Procès de Salah Abdeslam : nouvelle interview d’un avocat

Pour moi qui n’ai toujours été que victime, tout cela est totalement surréaliste.

Je rappelle avoir toujours connu des difficultés quasi insurmontables à trouver des avocats qui acceptent de prendre en charge la défense de mes intérêts et qu’il ressort très clairement de mes différentes expériences en la matière depuis 2010 que ce sont les magistrats de mon Tribunal de Grande Instance, à Brest, qui exercent des pressions sur les avocats que je consulte pour les dissuader de me défendre.

Quand je lis que nous serions « dans un système qui pratique la « victimocratie »", je suis obligée de rectifier : c’est exactement l’inverse, les mafias sont au pouvoir, ou à tout le moins, disposent de pouvoirs en comparaison desquels ceux de l’opinion ou de l’ensemble des citoyens du pays sont absolument ridicules.

« Personne ne va reprocher au médecin qui a soigné Salah Abdeslam après son arrestation d’avoir fait son travail. Il s’agit de la même chose avec son avocat. »

Aïe aïe aïe… C’est peut-être vrai en ce qui le concerne, mais bien des médecins se voient reprocher ou interdire de soigner des victimes. Si des mafieux assez puissants pour acheter leurs juges ont tenté de tuer des personnes qui les dérangeaient, ils achètent aussi leurs médecins autant que possible, ou exercent sur eux diverses pressions en vue d’en obtenir ce qu’ils veulent : refus de soins, ou mieux encore, « erreurs » médicales fatales tout à fait volontaires.

 

http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/arrestation-de-salah-abdeslam/proces-de-salah-abdeslam-je-trouve-grave-qu-on-ne-reconnaisse-pas-a-certains-le-droit-d-etre-defendus_1428161.html

Procès de Salah Abdeslam : « Je trouve grave qu’on ne reconnaisse pas à certains le droit d’être défendus »

 

Alors que Frank Berton essuie des critiques pour avoir accepté de défendre Salah Abdeslam, francetv info a interrogé Liliane Glock, qui a eu pour client Francis Heaulme, l’un des criminels les plus détestés de France.

 

Frank Berton, l'avocat de Salah Abdeslam, le 27 avril 2016 à Paris.
Frank Berton, l’avocat de Salah Abdeslam, le 27 avril 2016 à Paris. (MATTHIEU ALEXANDRE / AFP)

Procès de Salah Abdeslam : nouvelle interview d'un avocat dans Attentats vincent.matalon Propos recueillis parVincent Matalon

Mis à jour le 01/05/2016 | 07:05, publié le 01/05/2016 | 07:05

Comment défendre l’indéfendable ? Frank Berton, avocat au barreau de Lille, est directement concerné par cette question depuis qu’il a annoncé, mercredi 27 avril, qu’il défendrait Salah Abdeslam lors de son procès en France.

Avant lui, d’autres pénalistes ont eu pour client des criminels détestés par la France entière. C’est le cas de Liliane Glock. Avocate au barreau de Nancy (Meurthe-et-Moselle), elle a assuré la défense de Francis Heaulme, le « routard du crime » condamné pour neuf meurtres perpétrés entre 1984 et 1992. A francetv info, elle raconte comment elle a vécu cette mission, pas si extraordinaire à ses yeux.

Francetv info : auriez-vous accepté de défendre Salah Abdeslam ?

Bien entendu, même si je doute que lui aurait souhaité être défendu par une femme ! Je trouve inouï que les avocats qui se chargent de ce genre de profil soient obligés de se justifier : être défendu est un droit accordé à tout le monde. Ne pas le concevoir révèle un déficit démocratique.

Je ne comprends d’ailleurs pas les commentaires indignés par le fait que Frank Berton soit payé via l’aide juridictionnelle. Il ne va pas toucher une fortune, mais une misère : pour une instruction criminelle, le forfait prévu doit être de l’ordre de 800 euros environ, même si l’affaire s’étale sur cinq ans. La France est d’ailleurs l’un des seuls pays à procéder ainsi : les avocats belges, luxembourgeois ou allemands sont rémunérés à l’heure, même quand leurs clients n’ont pas les moyens de régler la facture.

Votre client le plus médiatique est Francis Heaulme. Comment êtes-vous entrée en contact avec lui ?

C’était il y a au moins une dizaine d’années. Son avocat de l’époque, aujourd’hui décédé, m’avait contactée pour que j’intervienne à ses côtés sur les crimes qui avaient été commis dans l’Est de la France. Francis Heaulme était alors détenu à Nancy, ce qui me permettait de lui rendre visite facilement. Par la suite, il a voulu que je le défende sur l’ensemble des affaires qui le concernaient encore.

Avez-vous hésité à assurer sa défense, vu le personnage ?  

Pas du tout. Je suis avocate depuis 35 ans, spécialisée en droit pénal… J’ai plaidé pour un nombre non négligeable de criminels, comme Simone Weber [condamnée en 1991 pour le meurtre de son ancien amant, dont le corps avait été retrouvé découpé par une meuleuse à béton], je n’avais donc aucune raison de décliner cette proposition. Si un avocat criminaliste refuse de plaider pour une affaire de crime de sang, il doit à mon sens changer de spécialité !

Concernant Francis Heaulme, je refuse d’ailleurs de parler de défense de l’extrême. Il ne s’agissait pas d’un tueur en série qui choisissait méthodiquement ses cibles parmi une certaine catégorie de personnes, mais d’un tueur multiple dont la personnalité montrait qu’il possédait des circonstances atténuantes – même si la justice n’a pas voulu le reconnaître expressément.

N’avez-vous tout de même pas craint d’être menacée, ou prise à partie ?

Je sais que cela peut arriver. Lorsqu’il défendait Richard Roman, accusé à tort du meurtre d’une fillette de 7 ans, mon confrère Henri Leclerc avait été malmené au point de se faire déchirer la chemise lors d’une reconstitution des faits. Il est d’ailleurs plus facile aujourd’hui que jamais d’envoyer un courriel de menaces à un avocat.

Pour autant, ni moi ni ma famille n’avons jamais été menacés. Dans l’affaire Francis Heaulme, je savais qu’il ne fallait pas tomber dans la provocation. Je défendais un tueur, mais il fallait toujours tenir compte des victimes et les respecter. C’est sans doute ce qui m’a permis de ne pas être inquiétée. Je ne l’ai d’ailleurs pas plus été lorsque j’ai défendu le Hamas devant les juridictions européennes, en obtenant en première instance le retrait du mouvement de la liste des organisations terroristes établie par l’Union européenne.

Comprenez-vous que la défense d’un criminel détesté de l’opinion puisse provoquer l’indignation, voire les insultes et la violence ?

Nous sommes dans un système qui pratique la « victimocratie » : dès qu’il y a des victimes, il nous est très difficile d’observer les choses de manière objective. Je comprends que l’opinion puisse se plaindre lorsqu’un criminel échappe à une condamnation, mais je trouve grave qu’on ne reconnaisse pas à certains le droit d’être défendus.

Nous devons par exemple reconnaître que Francis Heaulme était le produit de notre société. Et c’est cette société qui doit gérer ces personnes, les condamner ; mais également leur donner la possibilité d’être défendues. Je ne me suis jamais excusée d’avoir défendu un client, quel qu’il soit.

Dans le cas de Salah Abdeslam, les commentaires indignés s’expliquent sans doute par le profil terroriste de l’accusé…

Mais le travail de l’avocat n’est pas de défendre l’idéologie de son client ! Exposer les motifs d’un passage à l’acte ne revient pas à les approuver. Si je dois demain défendre un mari jaloux accusé d’avoir tué sa femme, cela ne fera pas de moi quelqu’un de jaloux, et je n’approuverai pas non plus ses motivations.

Personne ne va reprocher au médecin qui a soigné Salah Abdeslam après son arrestation d’avoir fait son travail. Il s’agit de la même chose avec son avocat.

Que retire-t-on d’une affaire aussi retentissante que celle de Francis Heaulme, une fois le procès terminé ?

Défendre Francis Heaulme a été marquant d’un point de vue médiatique, tant les sollicitations ont été nombreuses. Mais du point de vue de ma clientèle, je n’ai pas l’impression que cette affaire ait changé les choses. Les clients expliquent très rarement pourquoi ils vous ont choisie plutôt qu’un ou une autre, mais jusqu’à présent, aucun n’est venu me voir en faisant référence à l’affaire Heaulme.

En fait, la seule fois où les médias m’ont apporté un client, c’est après que je sois apparue avec mon chien dans un reportage sur les animaux diffusé à la télévision ! Professionnellement, ce n’était pas franchement flatteur…



Terrorisme : nouvelles menaces

Et voilà, c’est ce que je craignais : nouveau vendredi 13 à haut risque.

 

http://www.metronews.fr/info/suede-l-eurovision-menacee-par-le-terrorisme/mpdC!hxY32sCxjMw/

Suède : l’Eurovision menacée par le terrorisme ?

 

Mis à jour : 29-04-2016 17:56

- Créé : 29-04-2016 17:42

TERRORISME – A deux semaines du concours, les services de sûreté du pays seraient sur les dents.

 

Selon la presse suédoise, les organisateurs ont rencontré la police mardi pour renforcer leur collaboration.

Selon la presse suédoise, les organisateurs ont rencontré la police mardi pour renforcer leur collaboration.

Henrik Montgomery / TT / TT NEWS AGENCY / AFP

Photo:

L’Eurovision constitue-t-elle la nouvelle cible du groupe Etat islamique ? D’après le Daily Mail qui cite la presse locale, les services de sûreté de l’Etat suédois (Sapo) ont reçu des informations en ce sens de leurs homologues irakiens.

Les services irakiens croient savoir qu’une cellule serait parvenue à rallier la Suède. Composée de sept à huit personnes, elle ciblerait en priorité des civils à Stockholm, qui reçoit le concours dans deux semaines. « Je peux confirmer que nous travaillons intensivement, en coordination avec nos partenaires locaux et internationaux, pour nous assurer de la véracité des informations que nous avons reçues », a abondé la porte-parole des Sapo, Sirpa Franzen.

« Nous recevons assez souvent des informations de ce type »

Selon la presse suédoise, les organisateurs ont d’ailleurs rencontré la police mardi, pour renforcer leur collaboration et faire le point sur la sécurité prévue dans la capitale ce soir là. « Nous recevons assez souvent des informations de ce type, qui sont parfois correctes et parfois erronées », a également expliqué Sirpa Franzen, qui n’a pas voulu préciser ni la nature de l’alerte ni s’il s’agissait d’une menace terroriste.

Pour la sixième fois, la Suède accueille la concours Eurovision grâce à sa victoire, l’an dernier. Les artistes se produiront dans le décor futuriste de l’Ericsson Globe de Stockholm devant près de 20.000 spectateurs et des dizaines de millions de téléspectateurs.



Je suis méchante à faire peur…

Vous n’avez pas idée…

 

Pollux

 

Ici avec un de mes copains d’antan, un agité perpétuel que j’avais dû fermement maintenir le temps que tout le monde soit bien dans le cadre pour la photo…

Ce n’était pas mon chien mais celui de voisins en un lieu de villégiature où nous nous rendions assez souvent. Un Clochard, toujours en vadrouille, totalement libre.

Sitôt la voiture passée devant chez lui, il était derrière, à fond la caisse sur plusieurs centaines de mètres pour nous rejoindre, nous ses meilleurs copains.

J’ai rarement vu un chien courir aussi vite que lui à cette occasion. Un vrai petit bolide.

A peine étions-nous arrivés qu’il était là lui aussi, fou de joie.

Tout pareil :

 

 

 

Plus d’une fois il s’est pris de mauvais coups de crocs avec des rivaux deux ou trois plus gros que lui pour les beaux yeux de sa Belle, une petite boule de poils comme celle-là :

 

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Vraiment tout pareil :

 

 

 

Et donc, eh bien voilà, je ne suis pas blonde du tout, je suis une méchante.

Si Josette le dit, c’est sûrement vrai.

Mais mes copains à truffes ne l’ont jamais crue.



Thierry Lévy pourrait défendre Salah Abdeslam

Le second avocat français annoncé pour prendre en charge la défense de Salah Abdeslam avec Frank Berton, l’avocat d’Antonio Freitas, codétenu d’Amedy Coulibaly à Fleury-Mérogis en 2007, pour l’affaire de l’assassinat de l’ancien proxénète brestois Bernard Algret, pourrait être Thierry Lévy.

Des discussions sont en cours à ce sujet.

Or, Maître Thierry Lévy, ancien président de l’Observatoire international des prisons (OIP), est opposant à la privation de liberté.

Ces choix ne sont pas neutres. Ils renvoient à l’idée que je souligne depuis le début, seule dans le désert :

Le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi ne veut pas aller en prison pour ce qu’il a fait, il préfère mettre toute la planète à feu et à sang. Et il n’est pas seul…

Voir sur le site BFMTV l’intégralité de l’émission L’histoire en direct citée ci-dessous. Tous les avocats qui s’y expriment sont des hommes. Un hasard ?

En ce qui me concerne, j’ai toujours fait bien pire que le pire de leurs clients.

Pour commencer, je suis ingénieur alors que je n’ai toujours été qu’une femme. Or, le juge Raymond André du Tribunal de Grande Instance de Brest estime qu’aucune femme ingénieur n’aurait jamais dû exister, qu’elles méritent toutes d’être détruites, éliminées, et tous leurs gènes avec elles pour qu’elles ne puissent se reproduire. Il les hait toutes car elles sont toutes plus intelligentes que lui et qu’il ne peut absolument pas tolérer qu’une femme soit plus intelligente que lui. Il n’apprécie que ses collègues magistrates, fonctionnaires et auxiliaires de justice qui lui sont entièrement soumises et dont certaines n’hésitent pas à se comporter en vulgaires mères maquerelles pour lui être agréables (cas de Céline Verdier que je n’hésite plus à nommer publiquement depuis que j’ai tous les éléments étayant mes dires).

Ensuite, j’ai jadis catégoriquement refusé de mettre mes compétences d’ingénieur d’études en informatique au service du crime organisé.

J’ai aussi toujours refusé de me prostituer et de faire don à mes employeurs véreux de toute la (maigre) fortune de ma famille, laquelle n’était pas mienne.

Et au passage, j’ai été accusée de « vouloir [leur] faire payer un congé maternité », un crime absolument abominable que personne ne m’a jamais pardonné et dont la réalité ne reposait que sur les soupçons d’un paranoïaque.

Pour tous ces faits, j’ai toujours eu droit à la guillotine sans aucun procès.

 

http://www.bfmtv.com/societe/thierry-levy-pourrait-defendre-salah-abdeslam-aux-cotes-de-frank-berton-970881.html

Thierry Lévy pourrait défendre Salah Abdeslam aux côtés de Frank Berton

 

30/04/2016 à 12h12

 

 

Invité de L’histoire en direct sur BFMTV, le célèbre pénaliste explique qu’il défendra Salah Abdeslam s’il parvient à établir un dialogue avec le survivant des commandos des attentats du 13 novembre.

 

Mais comment peut-on défendre des gens pareils? Qualifiés de monstres, d’ennemis publics numéro un, les grands criminels, terroristes ou tueurs d’enfants ont tous eu des avocats. Un principe démocratique pas toujours facile à assurer, entre cas de conscience et stratégie de défense.

« Oui, j’ai hésité », a confié mercredi Frank Berton, avocat français de Salah Abdeslam, seul membre vivant des commandos des attentats du 13 novembre, rappelant la difficulté d’un métier « où souvent on assimile l’avocat à son client ». Mais « ce qui m’importe, et ce qui nous importe nous les avocats qui allons l’assister, c’est tout simplement qu’il ait un procès équitable« , ajoute-t-il.

Son confrère belge, Sven Mary, a confié à Libération qu’il hésitait à rester dans ce dossier qui lui a déjà valu des agressions verbales et physiques, et l’a contraint à faire protéger ses filles sur le chemin de l’école.

« Ce n’est pas un choix très difficile »

  »Ce n’est pas un choix très difficile car l’avocat retire de cette acception un certain nombre d’avantages évident en terme de notoriété et de visibilité », tranche au contraire l’avocat pénaliste au barreau de Paris, Thierry Lévy, qui a notamment défendu au cours de sa carrière des personnalités emblématiques comme Patrick Henry, tueur du petit Philippe Bertrand, des membres d’Action directe et Bernard Tapie.

Interrogé sur BFMTV pour savoir s’il défendrait Salah Abdeslam, il répond « sans aucun doute » et précise que « la question est d’actualité ». Cela dépend maintenant du présumé terroriste qui doit lui assurer les conditions d’un véritable dialogue, explique-t-il.

Cet ancien président de l’Observatoire international des prisons (OIP), opposant à la privation de liberté, précise que « dans des affaires de ce type, la marge de la manœuvre de la défense est très étroite ».

« Une institution qui ne veut pas l’entendre »

« Dans une affaire comme celle-là ce qui est important ce n’est pas l’avocat, ce qui est important c’est l’homme accusé qui à travers l’avocat a, ou non, la possibilité de s’exprimer et de faire valoir ses droits; sans être écrasé par une institution qui a besoin d’une défense mais qui ne veut pas l’entendre », estime Thierry Lévy.

Salah Abdeslam devrait être présenté à une cour d’assises spéciale. Elle sera uniquement composée de magistrats sans juré populaire, étant donné la sensibilité du dossier. La date du procès dépendra de la durée de l’instruction qui devrait durer au moins quatre ou cinq ans, comme par exemple dans l’affaire Merah.

>>> Retrouvez ci-dessous le replay de l’émission L’histoire en direct: Salah Abdeslam: Comment défend-on l’indéfendable ?



Frank Berton nouvel avocat de Salah Abdeslam

Depuis cette annonce, les portraits du pénaliste se multiplient, tous élogieux.

Frank Berton est décrit par tous… comme l’avocat dont rêvent toutes les victimes, éternelles oubliées, méprisées ou haïes du système judiciaire français.

Mais il défend des accusés, comme quasiment tous ses confrères les plus réputés.

Et si je tuais quelqu’un pour avoir droit moi aussi à une défense ? Voilà la question que doivent se poser assez souvent quelques-unes de ces victimes auxquelles l’Etat refuse toujours toute aide juridictionnelle, les poussant à voler ou se prostituer pour survivre après avoir été dépouillées de toutes leurs ressources et privées de tout moyen de travailler.

Qu’elles donnent le bâton pour se faire battre encore plus est évidemment pour elles la dernière chose à faire, le « système » ou ses représentants n’attendent pas mieux pour laisser exploser de nouveaux déferlements de haine à leur encontre.

Que n’eurent-elles commencé par là, elles n’en seraient certainement pas là et profiteraient allègrement de la vie comme tous les autres.

Cela dit, je n’ai encore vu rappeler nulle part que Me Berton s’est aussi illustré en Bretagne pour sa défense de José Antonio Freitas de Jesus dans l’affaire de l’assassinat au mois de décembre 2005 de l’ancien proxénète brestois Bernard Algret, d’abord à Quimper en première instance à l’automne 2009, puis à Saint-Brieuc en appel au printemps 2011.

Tout comme Amedy Coulibaly, l’un des auteurs des attentats de janvier 2015 à Paris, le « parrain » nantais José Antonio Freitas de Jesus fait partie des détenus qui avaient clandestinement filmé leur quotidien à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis en 2007, plusieurs mois durant.

 

http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2016/04/26/frank-berton-avocat-francais-de-salah-abdeslam_4909215_4809495.html

Frank Berton, avocat français de Salah Abdeslam

 

LE MONDE | 26.04.2016 à 22h42 • Mis à jour le 28.04.2016 à 11h13 | Par Soren Seelow

 

L'avocat Frank Berton, le 3 juin 2016 à Rennes.

L’avocat français Frank Berton a déclaré au Monde, mardi 26 avril, qu’il avait été désigné par Salah Abdeslam pour le défendre dans la procédure des attentats à Paris et à Saint-Denis. MBerton a déjà participé à plusieurs dossiers médiatisés, comme les affaires d’Outreau, de Florence Cassez ou encore Cottrez.

 

Le pénaliste lillois constituera une équipe de défense avec l’avocat belge Sven Mary et un second avocat français, dont le nom n’a pas été communiqué. Mes Frank Berton et Sven Mary ont rencontré Salah Abdeslam vendredi 22 avril pendant plus de deux heures à la prison de Beveren, où il était incarcéré jusqu’à son transfèrement vers la France mercredi 27 avril au matin.

« J’ai rencontré un jeune homme abattu, qui a témoigné d’une réelle volonté de s’expliquer à la fois sur son parcours de radicalisation et sur les faits eux-mêmes : le 13 novembre, ainsi que les jours qui ont précédé et suivi, a déclaré Me Berton au Monde. S’il avait été dans une démarche de revendication, je ne l’aurais pas défendu. Mais il est d’accord pour aborder le fond et nous pouvons écrire une page intéressante de la justice, notamment pour les victimes : j’ai donc accepté d’être son avocat. »

Lire aussi :   Qui est Sven Mary, l’avocat belge de Salah Abdeslam ?

Arrêté le 18 mars à Molenbeek, dans la région de Bruxelles, après quatre mois de cavale, Salah Abdeslam, 26 ans, a été placé en détention provisoire et mis en examen pour « meurtres terroristes et participation aux activités d’un groupe terroriste » dans l’enquête sur les attentats du 13 novembre en France. Il était sous le coup d’un mandat d’arrêt européen délivré par la justice française le 19 mars 2016 par les juges d’instruction.

Ce mandat d’arrêt lui a été notifié mercredi après son arrivée, à 9 h 5, sur le territoire français. Il sera présenté dans la journée aux magistrats instructeurs en vue de sa mise en examen. Le parquet a annoncé dans un communiqué qu’il allait requérir son placement en détention provisoire.

Le suspect clé des attentats à Paris et à Saint-Denis a également été mis en examen en Belgique, le 21 avril, pour « tentative de meurtres comme auteur ou coauteur » dans l’enquête sur la fusillade survenue dans la commune bruxelloise de Forest le 15 mars.

Une semaine avant les attentats qui ensanglantèrent la capitale belge, le 22 mars, une opération antiterroriste liée aux attentats du 13 novembre en France s’était soldée par des tirs contre les policiers, la mort d’un suspect, Mohamed Belkaid, et la fuite de deux autres. Salah Abdeslam était soupçonné d’être l’un d’eux.

Lire aussi :   Attentats du 13 novembre : Salah Abdeslam mis en examen et placé à l’isolement à Fleury-Mérogis

 

http://www.liberation.fr/france/2016/04/27/si-je-tuais-quelqu-un-c-est-frank-berton-que-je-prendrais_1449089

«Si je tuais quelqu’un, c’est Frank Berton que je prendrais»

Par Stéphanie Maurice, Correspondante à Lille — 27 avril 2016 à 20:31

Pour sa défense en France, Salah Abdeslam a choisi ce ténor du barreau lillois, connu pour avoir fait libérer Florence Cassez ou assisté Smaïn Ait Ali Belkacem, artificier des attentats de 1995.

  • «Si je tuais quelqu’un, c’est Frank Berton que je prendrais»

Salah Abdeslam n’a pas choisi un inconnu pour sa défense en France : Frank Berton, 53 ans, ténor du barreau lillois, appartient au club fermé des meilleurs avocats pénalistes français. Il est décrit comme pugnace, aux épaules assez larges pour assumer son rôle dans le dossier judiciaire le plus compliqué du moment : «Il se place tout de même à côté de celui que tout le monde veut crucifier sur la place publique», note une de ses consœurs. «Il est excellent. Si je tuais quelqu’un un jour, c’est lui que je prendrais», s’amuse-t-elle. Elle résume ses atouts : un bon technicien du droit, doté de vraies qualités humaines dans ses rapports avec ses clients.

Ombrageux. Qu’il se colle à l’affaire n’a surpris personne parmi les avocats nordistes. Mario Califano, un autre avocat lillois, évoque de son côté un professionnel qui n’a pas froid aux yeux, capable d’assumer une défense en contre, avec un accusé qui revendique ses actes, aussi horribles soient-ils, au nom d’une conviction politico-religieuse.

Le cas Abdeslam n’est pas le premier dossier terroriste de l’avocat lillois : Berton avait déjà défendu l’Algérien Smaïn Ait Ali Belkacem, du Groupe islamiste armé (GIA), impliqué dans la vague d’attentats qui a frappé la France en 1995. Avec ses cheveux gominés en arrière et sa gueule de film noir, Frank Berton hante les cours d’assises depuis 1989, infatigable bosseur. Sur lui, les avis divergent : les uns trouvent l’homme au caractère ombrageux antipathique, les autres humain, fidèle en amitié.

Le procès d’Outreau, en 2004, est son premier révélateur médiatique : la fine fleur du barreau lillois est là et élabore une défense commune, avec en figure de proue Eric Dupond-Moretti, avocat connu pour sa truculence et ses plaidoiries implacables. Berton, lui, est le défenseur d’Odile Marécaux, la femme de l’huissier. Les deux hommes se respectent. D’ailleurs, Eric Dupond-Moretti avait été le propre avocat de Berton, lorsque ce dernier avait été mis en cause dans une sombre affaire d’agression de travestis se livrant à la prostitution en 2000 : un coup monté dont il sortira avec un non-lieu.

Mais c’est surtout la libération de Florence Cassez, condamnée à 96 ans d’emprisonnement au Mexique pour participation à des enlèvements, qui le propulse sur le devant de la scène. L’arrestation de la jeune femme a été mise en scène par la police, et elle crie son innocence depuis trois ans quand il prend l’affaire en main, en 2008. «Imaginez, vous êtes avocat en France, et vous vous demandez bien comment vous allez pouvoir sortir votre cliente de là», sourit Mario Califano. Frank Berton relève le pari. «Il ne se contente pas des techniques procédurales habituelles, mais frappe à toutes les portes possibles, poursuit son confrère. Il sait se servir des médias et réussit le tour de force de faire intervenir les politiques au plus haut niveau.»

A relire le portrait de Frank Berton publié en janvier 2013

«Malin». Les journalistes locaux se souviennent encore de ces conférences téléphoniques organisées dans le bureau de Berton, tous groupés autour du haut-parleur à écouter la voix de Florence Cassez répondre à leurs questions, du fond de sa prison. Sa libération lui vaut la réputation d’être «un malin», capable de sortir du strict domaine du droit pour défendre un client. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir «une vraie conscience professionnelle». Pas de doute : Abdeslam s’est offert le haut du panier.

Stéphanie Maurice Correspondante à Lille

 

http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/arrestation-de-salah-abdeslam/qui-est-frank-berton-la-gueule-du-barreau-de-lille-prete-a-prendre-des-coups-pour-defendre-salah-abdeslam_1425179.html

Qui est Frank Berton, la « gueule » du barreau de Lille prête à prendre des coups pour défendre Salah Abdeslam ?

 

L’avocat lillois, qui a défendu Florence Cassez et des acquittés d’Outreau, estime que tout accusé mérite une défense. Ténor au parcours cabossé, il n’a pas son pareil pour faire ressortir l’humanité de ses clients.

 

Frank Berton, le nouvel avocat français de Salah Abdeslam, devant le Palais de justice de Paris, le 27 avril 2016.

Frank Berton, le nouvel avocat français de Salah Abdeslam, devant le Palais de justice de Paris, le 27 avril 2016. (MATTHIEU ALEXANDRE / AFP)

Frank Berton nouvel avocat de Salah Abdeslam dans Attentats louis.boy Louis Boy

Mis à jour le 28/04/2016 | 19:06, publié le 28/04/2016 | 16:11

 

En annonçant, mercredi 27 avril à La Voix du Nord, qu’il défendrait Salah Abdeslam, Frank Berton, 53 ans, a pris le risque de devenir l’avocat le plus détesté de France. Lui-même a confié, au 20 heures de France 2, que le flot de commentaires haineux sur internet ne lui avaient pas échappé. Il a aussi décroché un dossier, médiatique et complexe, que les plus prestigieux de ses confrères lorgnaient sans doute. Mais il est revenu à ce ténor du barreau lillois, révélé par l’affaire Outreau puis par sa défense de Florence Cassez, et dont le profil et le look détonnent dans le milieu. Portrait de celui qui devra convaincre l’opinion que l’on peut défendre l’ennemi public numéro 1.

« C’est sûr qu’on aura des menaces »

Frank Berton le sait, il va prendre des coups. « C’est sûr qu’on aura des critiques, c’est sûr qu’on aura des menaces », dit-il à La Voix du Nord. Il en a discuté avec Sven Mary, l’avocat belge de Salah Abdeslam, qui affirme avoir été agressé dans la rue à cause de son choix de défendre le suspect-clé des attentats de novembre à Paris et Saint-Denis. Son confrère français a hésité, il le reconnaît. La veille encore, il balançait « entre le vertige, la crainte et le plaisir de s’attaquer à cette affaire », raconte un ami auMonde. Un état d’esprit que résume à francetv info Eric Dussart, chroniqueur judiciaire de La Voix du Nord, qui le connaît depuis vingt ans : « Que ce soit pour défendre un petit dealer de Lille Sud ou Salah Abdeslam, il a besoin que ça ne soit pas simple. Je pense que ça le motive. »

Ce sont ces dossiers « pas simples » qui ont fait la carrière de Frank Berton. Il se révèle au grand public quand, en 2004 et 2005, aux côtés d’un autre ténor de Lille, Eric Dupont-Moretti, il se bat pour rétablir l’innocence des accusés d’Outreau. Il explose quand il devient l’avocat qui fait libérer Florence Cassez, emprisonnée au Mexique, où il ne peut se déplacer sans un garde du corps et une voiture blindée. Beaucoup d’observateurs retiennent aussi sa défense passionnée, l’an dernier, de Dominique Cottrez, meurtrière de huit de ses enfants et pour qui il obtiendra du jury une peine deux fois moins importante que les réquisitions. A Libération, pour expliquer son choix de se tourner vers le droit, il cite « l’envie de sortir quelqu’un du pétrin ». Nageur dans sa jeunesse, Frank Berton aime par dessus tout le contre-courant.

Avant de défendre Abdeslam, il a voulu le rencontrer

« Chacun a le droit à une défense », a martelé mercredi Frank Berton au sujet de Salah Abdeslam. « On est dans une République. Sinon, il n’y aurait pas besoin de faire un procès, une instruction… Autant qu’on lui tranche la tête tout de suite ! »

« Il a dit plusieurs fois qu’Abdeslam ne devait pas être jugé pour les actes des autres. Ça fait vingt ans que j’entends ce discours », confie Eric Dussart. Ce travail de pédagogie, pour faire entendre au public que même un terroriste a droit à un avocat, est une des motivations de Frank Berton. « Il faut être pétri de courage et imprégné de sa mission de défenseur » pour s’attaquer à cette affaire, juge Julien Delarue, son confrère au barreau de Lille, contacté par francetv info. « Beaucoup d’avocats médiatiques sont en quête de lumière, mais pas forcément des risques qui vont avec. »

Comment expliquer ces choix ? Frank Berton ne défend « jamais des causes, jamais une morale ou une histoire, toujours des personnes. C’est la nature humaine qui l’intéresse », révélait sa femme et associée à Libération. Le quotidien ajoute qu’il lui arrivait de refuser des clients médiatiques sur lesquels il ne trouvait rien à raconter. Avant d’accepter de défendre Salah Abdeslam, il a rencontré le prisonnier dans sa cellule belge pendant deux heures, vendredi, et explique en être sorti avec la conviction que son client était prêt à parler de sa participation aux attentats de Paris. Berton avait déjà défendu un terroriste, Smaïn Aït Ali Belkacem, condamné pour son implication dans l’attentat du métro parisien en 1995. Quand ce dernier est revenu sur ses aveux, l’avocat explique avoir quitté sa défense : « Ça, je l’ai dit à Salah Abdeslam. » Il y a donc une condition à l’engagement de Frank Berton : que ce procès serve à dire la vérité.

Un « hypersensible » avec ses clients comme avec les jurés

Avec ses clients, la relation humaine peut être intense. « Il s’intéresse aux gens qu’il défend, et cherche beaucoup à nouer des rapports avec eux. Ce n’est pas une défense de façade », estime Julien Delarue. Jean-Luc Romero, qui présidait le comité de soutien de Florence Cassez, se souvient « qu’au-delà de sa conviction très forte d’avocat, il était tombé, comme nous tous, sous le charme de Florence. Il avait cette conviction qu’elle était tombée dans un traquenard. » Une conviction qu’il ne réserve pas à ses clients stars, assure Eric Dussart : « Il y a quelques semaines, je l’ai vu défendre une femme qui a tué son père. J’étais le seul journaliste dans la salle, et je peux vous assurer qu’il a mouillé la chemise pour cette jeune femme. »

« C’est quelqu’un qui a une hypersensibilité », estime Nathalie Perez, journaliste spécialiste de la justice à France 3 et qui a suivi nombre de ses plaidoiries. « Il travaille avec ses tripes. Il est tout le temps dans l’affect, il touche par ses mots forts, il est capable de faire pleurer les jurés. » L’avocat Julien Delarue décrit un homme « à l’humanité assez débordante, qui a une grande capacité à sonder les âmes. C’est un peu une éponge, qui s’inspire de tout ce qui se passe dans une salle d’audience. Et quand il faut élever la voix, il sait le faire aussi ». « Chez les gens simples et humbles, qui constituent une grande partie de sa clientèle, il passe très bien », poursuit Nathalie Perez. « Il parle comme eux, leur tape dans le dos. Quand ils pleurent, il sort un mouchoir. C’est ce genre d’homme. »

« Quand il s’adresse aux jurés, on sent que c’est un mec simple »

« Il faut le voir à l’œuvre », dit son confrère. Quand il plaide à Lille, dans des affaires pas toujours médiatiques, la salle est remplie de collègues comme de curieux, assure le chroniqueur de La Voix du Nord. Il faut lire le récit que fait la journaliste du Monde Pascale Robert-Diard de sa plaidoirie pour Dominique Cottrez, pour saisir son style, la façon dont il emporte un jury et dont il fait ressortir l’humanité de cette femme infanticide. « Les assises, il n’y a pas de lieu plus humain dans le monde judiciaire », explique Eric Dussart. « Quand il s’adresse aux jurés, on sent que c’est un mec simple, qui vient d’un milieu populaire. Les grands pénalistes ont ce point commun de savoir parler aux gens parce qu’ils en sont, des gens. » Pour autant, il n’est pas un de ces avocats qui se reposent sur leur éloquence à la barre. « Frank, c’est 90% de transpiration, et le reste après », assure Hubert Delarue, père de Julien et avocat lui aussi.

Cet ami de vingt ans de Frank Berton, qui a traité des dizaines d’affaires avec lui à commencer par Outreau, lie la sensibilité de l’avocat à son histoire personnelle. « On dit que l’adulte n’est qu’un enfant couvert de cicatrices. On ne devient pas avocat pénaliste par hasard », raconte-t-il. « Frank est un garçon pudique, mais je sais que sa jeunesse n’a pas toujours été facile. » Il s’en était un peu ouvert à Libération : sa naissance à Amiens, d’un représentant de commerce et d’une mère au foyer engagée au PCF ; son père qui les bat, et finit par partir ; sa sœur handicapée qu’il a longtemps crue morte, avant de la retrouver au soir de sa vie. Frank Berton a eu une jeunesse « de merde » et des complexes, « comme ceux que je défends aujourd’hui », explique-t-il à L’Obs.

« J’ai cette gueule-là, autant en jouer »

Son visage buriné, sa voix rocailleuse, ses cheveux gominés détonnent dans le milieu. Son look ne le dessert pas forcément à la barre ; il colle avec le personnage. « J’ai cette gueule-là, alors autant en jouer », a-t-il dit un jour à Eric Dussart. En plus de son look, Berton peut se montrer flambeur, comme lorsqu’il rend visite à son ami Hubert Delarue en Aston Martin : « Il n’est pas né avec une cuillère en argent dans la bouche, Frank. C’est peut-être un esprit de revanche. » Son succès fait sans doute quelques jaloux au barreau de Lille, qui comptait déjà une star en la personne d’Eric Dupont-Moretti (qui a d’ailleurs défendu Frank Berton dans une affaire où il était accusé à tort). « Des gens se disent qu’ils sont dans un autre monde », raconte le chroniqueur de La Voix du Nord. Dans les couloirs, on le surnomme affectueusement « la madone des aéroports » : depuis l’affaire Cassez, Frank Berton est celui qu’on appelle pour défendre les Français à l’étranger, du Pérou à la République dominicaine.

Mais tous évoquent un avocat jamais avare de conseils, adepte du travail d’équipe et fidèle en amitié. Eric Dussart décrit ce grand écart : « Quand il prend le train pour Paris, tout le monde se retourne. Mais il va encore jouer aux cartes avec ses copains ; on le voit boire des coups dans les mêmes bistrots qu’il y a vingt ans. » Celui qui a joué le DJ pour payer ses études est resté fêtard. « C’est un gros bosseur, très organisé dans son travail, mais quand le procès est fini, il aime la vie et la fête, c’est un épicurien », raconte son ami Hubert Delarue. « Je ne dirais pas qu’il brûle la chandelle par les deux bouts, mais il a une soif de vivre, une gourmandise. » Devant l’affaire Abdeslam, sans doute la plus alléchante de sa carrière, Frank Berton n’a pas résisté.



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