Jean-Marc Donnadieu, ses amis « sceptiques » et les réseaux pédo-satanistes

Voilà ce que Jean-Marc Donnadieu a posté hier à 18h27 sur sa page Facebook, manifestement en écho à ma dernière publication, celle-ci :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/23/des-avocats-attaquent-la-justice-les-magistrats-sinsurgent-vaste-plaisanterie/

 

Jean-Marc Donnadieu, ses amis

 

Il s’agit de cette vidéo qui venait tout juste d’être mise en ligne sur Youtube et a déjà fait 640 vues :

 

#20 – Les réseaux pédo-satanistes

640 vues
•26 avr. 2020

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Découvrez la face cachée de nos politiciens, la nature et la raison de leurs rituels pédo-satanistes. Certains lanceurs d’alerte ont trouvé des enjeux bien plus vastes à l’existence de tels réseaux, il est temps aujourd’hui qu’éclate la vérité.
Special guests:
- Cédric André
- Corine Fanton Auroy (Exister en liberté),
- François De Siebenthal,
- Stan Maillaud,
- Yan Lopez,
**************************
Plus d’informations: https://www.youtube.com/watch?v=oBZCQ… (avec minutage)

Culpabilité de Yan Lopez: https://drive.google.com/file/d/1fwdP…

Catégorie
Éducation
 

L’auteur de cette vidéo, manifestement un des amis sceptiques de Jean-Marc Donnadieu, a aussi sa page Facebook, qu’il a ouverte le 30 octobre 2018, ici :

https://www.facebook.com/lhistoire.corrigee.1

Il n’a d’ailleurs pas tardé à se féliciter lui-même sur la page de son ami Jean-Marc Donnadieu après que celui-ci eut posté sa vidéo sur sa propre page Facebook…

Histoire de recadrer un peu le sujet avec des propos sérieux et non travestis par un montage malhonnête, je vous invite à visionner et écouter très attentivement cette vidéo où Gilbert Abas, ancien policier des Renseignements Généraux de Toulouse, a la parole :

 

 

Les textes en insertion dans cette vidéo d’Alexandre Lebreton du 5 janvier 2017 sont disponibles ici :

http://mk-polis2.eklablog.com/les-reseaux-satano-pedophiles-par-gilbert-abas-p1236162?noajax&mobile=0

Et voici une présentation de son auteur :

http://mk-polis2.eklablog.com/alexandre-lebreton-p1363462

Voir également cet hommage qui a été rendu à Gilbert Abas le 19 avril 2017 à la suite de son décès :

https://www.lamidesauteurs.fr/hommage-a-gilbert-abas/

Il était né en 1947, comme l’indique cette biographie du 2 février 2014 :

http://fichesauteurs.canalblog.com/archives/2014/02/02/29102291.html

 

2 février 2014

Gilbert ABAS

Biographie
Gilbert Abas est né en 1947. Licencié en Droit, il effectue sa carrière aux « Renseignements Généraux », pendant 30 ans, service qu’il quitte avec le grade de Commandant de Police.
Après un passage au Ministère de l’Intérieur, Place Beauvau, à Paris, il est affecté ensuite à la « Direction Régionale des RG » à Toulouse. (DCRI aujourd’hui). C’est dans ce service de la « ville rose » qu’il obtient rapidement la responsabilité du « service opérationnel photo » et qu’il intègre la nouvelle section créée par Nicolas Sarkozy destinée à lutter contre le terrorisme et les groupes à risques agissant sur le territoire national.
Ses capacités d’observation, sa discrétion, son sens de l’observation et ses initiatives osées lui permettent de rejoindre très vite le groupe actif qui opére au sein de la section spécialisée dans la recherche du renseignement auprès des bandes hostiles et potentiellement violentes. Il a su ainsi pénétrer efficacement les « milieux fermés » particulièrement agressifs et clandestins: L’Islamisme activiste, l’hooliganisme, les skinheads, les sectes et notamment le satanisme en mettant constamment en exergue son talent de policier « fin limier ».
Grâce aux outils dont il disposait: surveillance, planque, filature, recours aux sources humaines (informateurs) et interceptions de sécurité (écoutes administratives), il a pu obtenir des résultats qui lui ont valu de nombreuses lettres de félicitation signées par sa hiérarchie. Petit à petit, spécialisé dans la lutte contre les dérives sectaires, il a surtout focalisé son travail dans un combat difficile contre les gourous de tous poils qui sévissaient dans la clandestinité et l’impunité.
Traumatisé par des affaires particulièrement douloureuses et terrifiantes (suicides d’adolescents, profanations, exhumations de cadavres, mutilation des dépouilles, viols, rapt d’enfants, pédophilie et meurtres…) Il a voulu, dès sa retraite, alerter l’homme de la rue sur les dangers véhiculés par des individus fanatiques et prêts à tout pour étancher leur soif exacerbée par un machiavélisme inimaginable. Il a donc écrit un livre : Qui veut encore tuer le Christ ? qui reprend fidèlement des affaires horribles perpétrées à Toulouse, dans le pays cathare, en France, en Europe ou ailleurs dans le monde. En ce qui concerne le satanisme, tous les faits repris dans son roman sont réels ! Il voulait ainsi dénoncer les pratiques horribles de « l’armée de Satan » et surtout appeler les lecteurs à une vigilance plus efficace. En effet aucune famille n’est à l’abri aujourd’hui de ces « fous de Lucifer » parfaitement structurés en bandes organisées, fédérées à un réseau international, étonnamment désavoué par la presse, la police judiciaire et la justice !
~~~
Résumés
  1. Les coups tordus des services secrets français (Éd. Coëtquen – 2014)
  2. Qui veut encore tuer le Christ ? (Éd. Tatamis – 2012)
Bonne lecture

 

Les meilleurs partent toujours trop tôt.

Et bien sûr, Jean-Marc Donnadieu ne fait partie d’aucun réseau pédo-sataniste, non, non, non…

 

A lire ou à relire :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/11/24/jean-marc-donnadieu-rend-hommage-au-pedophile-patrick-font/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/01/26/la-theorie-des-faux-souvenirs-ou-comment-jean-marc-donnadieu-defend-les-pedophiles/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/03/07/comment-jean-marc-donnadieu-sest-encore-fait-remarquer-chez-des-anti-pedophiles/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/03/28/comment-jean-marc-donnadieu-va-devenir-celebre/

 



Des avocats attaquent la justice, les magistrats s’insurgent… vaste plaisanterie…

Voir article ci-dessous : trois avocats parisiens ont signé mercredi une tribune incendiaire contre toute une corporation de fonctionnaires démissionnaires ou déserteurs en ces temps de pandémie, les magistrats, faisant sortir de leur réserve deux de leurs plus hauts représentants…

Dans le même temps, signes que ce genre de problème n’a pas attendu la crise sanitaire pour se manifester et se faire très cruellement sentir, d’une part, j’enregistre depuis hier sur mes trois blogs un gros regain d’intérêt pour tous mes articles concernant l’affaire de l’assassinat de Jean-Jacques Le Page à Plougonvelin le 24 juillet 2009, et d’autre part, je constate aussi en consultant les statistiques de Satanistique que depuis environ huit jours certains de mes harceleurs parviennent à visiter ce blog avec toute une série de mots-clés improbables concernant des avocats que pour la plupart je n’ai jamais cités dans aucun article :

 

25 mars 2020 – 23 avr. 2020

Mots-clés de recherche

Entrée Pages vues

http://satanistique.blogspot.com/2018/11/?m=1

3

cabinet avocat 15 rue du caire paris 002 language:fr

2

cabinet avocat 33 rue traverse brest language:fr

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olivier morice avocat cabinet language:fr

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satanistique.blogspot.com

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avocat calvados droit civil pages jaunes language:fr

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avocat clermont ferrand ayant gagné aux droits de l homme language:fr

1

avocat droit de la construction benoit lamber language:fr

1

avocat romans sur isere language:fr

1

cabinet avocat 11 rue de la vieille intendance language:fr

1

 

16 avr. 2020 20:00 – 23 avr. 2020 19:00

Mots-clés de recherche

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cabinet avocat 11 rue de la vieille intendance language:fr

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cabinet avocat 11 rue de la vieille intendance à montpellier language:fr

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Puisqu’apparaît dans cette liste la mention d’un avocat de Romans-sur-Isère, je rappelle avoir rapporté dans l’article suivant l’existence d’une polémique ayant quelque peu secoué le Barreau de la Drôme à la suite de l’attentat du 4 avril dernier :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/10/attentat-de-romans-sur-isere-pas-de-revendication-pour-cause-de-confinement/

Or, elle a conduit à la démission du bâtonnier mis en cause précisément mardi (voir ci-dessous).

Vu de Brest, tout cela est évidemment assez surréaliste, puisqu’ici, les « avocats » se trouvent tous pieds et poings liés aux magistrats locaux par un règlement intérieur très très particulier qui leur interdit de les contrarier, raison pour laquelle aucun d’entre eux ne m’a jamais défendue et ne le fera jamais.

Mais je ne suis pas la seule des justiciables français à se voir depuis des lustres quasi interdire tout accès à la « justice » française par des magistrats aussi CORROMPUS que ceux du TGI de Brest et des avocats comme ceux du Barreau de Brest qui en fait ne valent guère mieux, en témoignent notamment deux responsables de l’association Wanted Pedo dans cette émission d’hier que je vous recommande à tous de visionner et bien écouter, aussi longue soit-elle :

 

 

 

 

 

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/des-avocats-attaquent-la-justice-les-plus-hauts-magistrats-du-pays-s-insurgent-20200423

Des avocats attaquent la justice, les plus hauts magistrats du pays s’insurgent

 

Une tribune de trois avocats accusant la magistrature de déserter la justice, met le feu aux poudres, révélant l’exaspération croissante au sein des tribunaux.

Publié il y a 5 heures, mis à jour il y a 3 heures

 

Une outrance qui passe mal et fait sortir de sa réserve la première présidente et le procureur général près la Cour de cassation, Chantal Arens et François Molins. Trois avocats du Barreau de Paris en l’occurrence Dominique Tricaud, Matteo Bonaglia et Anis Harabi ont signé mercredi une tribune de sang sur Mediapart accusant non seulement les magistrats de se terrer plutôt que de rendre la justice en ces temps troublés, mais en rappelant l’attitude des magistrats pendant l’occupation. En ligne de mire : une justice ralentie, recentrées sur les urgences pénales et qui crispent les avocats, une profession en crise. « Aujourd’hui dans une société qui vacille sous la peur et rêve de dictature, ils devraient rendre la justice c’est-à-dire être le dernier rempart institutionnel des libertés publiques et privées contre l’arbitraire. Ils devraient intervenir dans l’urgence pour sauver des familles que le confinement déchire, protéger des enfants battus. Au lieu de quoi ils se terrent ! », affirme le texte.

 

De quoi engendrer un mouvement de colère rare au sein de ce corps très policé : « Outre le fait que de tels propos sont particulièrement insultants, ils sont inexacts », protestent les deux plus hauts magistrats de l’ordre judiciaire français. « Dans cette période difficile, nous ne pouvons que regretter que par de vaines polémiques, des auxiliaires de justice cherchent ainsi à décrédibiliser notre institution dans une période qui exige, au contraire, qu’autour des valeurs qui nous sont communes, magistrats, fonctionnaires et auxiliaires de justice, nous mobilisions nos énergies dans l’exercice optimal de nos missions ».

 

De son côté, l’Union syndicale des magistrats tente de calmer le jeu en demandant à ce que « tous les acteurs de la justice puissent s’impliquer pleinement dans cette étape de relèvement des tribunaux, qui sortiront encore plus exsangues de cette crise sans précédent ». Olivier Cousi, le Bâtonnier de Paris, ne dit pas autre chose. En faisant remarquer que « les propos de ces avocats n’engagent en aucun cas l’ordre », il insiste sur la nécessité désormais de « laisser là les polémiques. Il est temps au contraire de se retrousser les manches et de travailler à la restauration d’une justice au quotidien digne d’un grand pays ».

» À VOIR AUSSI – La justice française est-elle vraiment indépendante?

Coronavirus: les avocats parisiens assignent la Chancellerie

 

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/le-batonnier-de-la-drome-demissionne-apres-la-polemique-sur-l-auteur-de-l-attaque-au-couteau-de-1587464239

Démission du bâtonnier de la Drôme après la polémique sur l’auteur de l’attaque au couteau à Romans-sur-Isère

 

Mardi 21 avril 2020 à 12:55 -
Par , France Bleu Drôme Ardèche

 

Cette démission est du jamais vu au barreau de la Drôme. Elle fait suite à une vive polémique après des propos tenus sur Facebook par le Bâtonnier et deux de ses confrères sur l’auteur de l’attaque au couteau de Romans. Des propos jugés inacceptables par de nombreux avocats.

 

Illustration
Illustration © Radio France – Nathanael Charbonnier

 

C’est une première dans l’histoire du Barreau de la Drôme. Le Bâtonnier Thierry Chauvin a envoyé son courrier de démission ce mardi matin. Un conseil de l’ordre s’est tenu en visioconférence lundi après-midi dans lequel il avait évoqué cette possibilité. Le Bâtonnier et deux autres de ses confrères étaient mis en cause de manière insistante par de nombreux avocats drômois mais aussi français depuis ses propos écrits sur un groupe professionnel privé de Facebook après l’attaque au couteau commise à Romans-sur-Isère le 4 avril dernier.

Propos indignes

Ce jour-là, devant l’horreur des actes commis, et sans doute sous le coup de l’émotion un premier membre du conseil de l’ordre, avocat a Romans, s’en était pris à l ‘ensemble de ses confrères. Il avait traité de « connards » ceux qui voudraient défendre l’auteur de la tuerie. Le Bâtonnier avait commenté qu’il ne « désignerait » d’office aucun avocat pour le défendre et que l’auteur pouvait «crever» où il voulait. Une ex-bâtonnière avait également tenu des propos jugés inacceptables sur la nationalité de l’auteur de l’attaque.

Vives réactions

Immédiatement, de très nombreux avocats drômois mais aussi de la France entière ont condamné ces écrits. Certains s’en sont émus au point qu’un courrier a fini par circuler dans le barreau de la Drôme demandant la démission des trois avocats concernés. Avant même que la demande soit faite de manière officielle, le Bâtonnier a évoqué cette possibilité hier. Après une nuit de réflexion, il a envoyé un courrier à l’ensemble de ses confrères dans lequel il annonce mettre un terme à son mandat. Le Bâtonnier Chauvin avait pris ses fonctions le premier janvier dernier.

Reconnaître son erreur

Thierry Chauvin ne souhaite pas faire de déclaration mais dans sa lettre il souligne qu’en prenant ses fonctions, il souhaitait mettre un terme aux deux années précédentes, et retrouver « l’ambiance confraternelle » que le barreau avait perdue. Il faut préciser qu’en juin 2018 le Bâtonnier précédent avait dû faire face à une vague de dix démissions au sein du conseil de l’ordre, ces avocats lui reprochant une mauvaise gestion administrative de l’ordre. D’où la mauvaise ambiance soulignée par le démissionnaire. Thierry Chauvin poursuit :

« Chacun peut commette une erreur. Certains de mes prédécesseurs en ont commis. »

Il précise : « le plus important est de le reconnaître, s’en excuser et ne pas la renouveler. » Une façon de se défendre qui fait bondir son prédécesseur Ivan Flaud : « Je souhaite rappeler que tout Bâtonnier peut commettre des erreurs, on s’en remet toujours. C’est moins grave que de commettre une faute qui a sali la réputation et l’honneur du Barreau de la Drôme dont j’ai eu l’honneur d’être Bâtonnier pendant deux ans au cours desquels l’image, l’honneur et la dignité du Barreau n’ont jamais été mis en cause ».

Ça aurait dû rester en interne

Thierry Chauvin pointe aussi du doigt, sans le nommer, un confrère à qui il attribue la divulgation des propos à la presse et donc au public. Un sentiment partagé par l’un des pénalistes parmi les plus respectés du barreau Maître Alain fort. Il était sorti de sa réserve habituelle au début de la polémique, pour préciser que : « défendre même le pire des criminels, est l’un des fondements de notre démocratie ».

Ce même Alain Fort déplore aujourd’hui que toute cette affaire ait été rendue publique. « Il aurait mieux valu que tout cela reste en interne au sein du barreau, même si l’issue aurait été la même » précise cet avocat qui plaide depuis 50 ans. « Car en effet la démission du Bâtonnier et de ses deux confrères mis en cause serait sans doute arrivée de la même façon, mais sans éclabousser l’ensemble des avocats drômois aux yeux du grand public ».

Par ailleurs, en démissionnant, le Bâtonnier tente de mettre un terme à la polémique, les propos tenus lui faisant risquer des poursuites, au moins à titre déontologique puisque certains étaient disposés à porter plainte contre lui auprès des instances qui régissent la profession.

 



Tuerie au Canada dans la nuit de samedi 18 à dimanche 19 avril 2020 : au moins 19 morts, encore une influence « sceptique »…

En effet, très bizarrement, ces derniers jours, j’ai enregistré dans les statistiques de Satanistique plusieurs visites pour mon unique article consacré à la tuerie masculiniste du 6 décembre 1989 à Montréal, ce qui n’est pas du tout habituel, cet article du 10 mars 2019 n’ayant jamais intéressé grand monde (voir ci-dessous les trois dernières, des 9, 13 et 14 avril 2020).

Or, la dernière de ces visites, du 14 avril 2020, montre bien que son auteur était également très intéressé par le soi-disant « sceptique » Jean-Marc Donnadieu, comme ne le sont habituellement que ses amis et complices… pour la plupart également masculinistes…

 

 

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https://www.francetvinfo.fr/monde/canada/canada-un-homme-arme-fait-au-moins-16-morts-la-pire-tuerie-du-pays_3925339.html

Canada : un homme armé tue au moins 18 personnes au cours de la pire fusillade de l’histoire récente du pays

 

Le suspect de 51 ans a trouvé la mort lors de son arrestation à l’issue d’une vaste chasse à l’homme d’une douzaine d’heures dans toute la province de Nouvelle-Ecosse.

 

Des policiers inspectent un véhicule alors qu\'un homme armé a fait au moins 16 morts, à Debert, au Canada, dans la nuit du 18 au 19 avril 2020. 
Des policiers inspectent un véhicule alors qu’un homme armé a fait au moins 16 morts, à Debert, au Canada, dans la nuit du 18 au 19 avril 2020.  (JOHN MORRIS / REUTERS)

 

Un homme armé a tué au moins 18 personnes en Nouvelle-Ecosse (Canada). Un précédent bilan faisait état de 16 personnes tuées, dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 avril, en plus du tueur abattu par la police, mais il s’est alourdi lundi. C’est la pire tuerie de ce genre qu’ait connu le Canada.

Le suspect de 51 ans, un prothésiste dentaire, qui s’appelait Gabriel Wortman, selon les médias, a trouvé la mort lors de son arrestation à l’issue d’une vaste chasse à l’homme d’une douzaine d’heures dans toute cette province de l’est du Canada. Lundi, le Premier ministre Justin Trudeau a demandé « aux médias de ne pas utiliser le nom ou les photos de l’auteur de ces actes terribles ». « Ne lui faisons pas ce cadeau, concentrons-nous plutôt sur les victimes et leurs proches », a justifié Justin Trudeau.

« La tragédie n’aurait jamais dû se produire. La violence n’a jamais sa place dans notre pays », a déclaré le Premier ministre canadien. « Bien que la pandémie [de coronavirus] nous empêche » de nous réunir physiquement pour rendre hommage aux victimes, « une veillée virtuelle aura lieu en ligne à 19 heures vendredi [heure locale]«  sur un groupe Facebook, a-t-il précisé.

Un mobile encore inconnu

Cet homme a notamment circulé à bord d’une voiture semblable à celles de la police, portant au moins une partie d’un uniforme de policier. Il a semé la mort en plusieurs endroits, dans des circonstances et pour une raison encore mystérieuses qui ont choqué le pays, où les fusillades de masse sont rares. Ses motivations doivent encore être éclaircies par l’enquête.

« Il est trop tôt pour parler de mobile », a expliqué, lors d’un point-presse, un responsable de la police fédérale de Nouvelle-Ecosse. Plusieurs victimes « ne semblent pas avoir de lien avec le tireur », a-t-il noté. Mais « le fait que cet individu disposait d’un uniforme et d’une voiture de police laisse certainement penser que ce n’était pas un acte spontané ».

Selon les médias locaux, Gabriel Wortman était propriétaire d’un cabinet de prothésiste dentaire à Dartsmouth, près de Halifax. La police a indiqué qu’elle tenterait de déterminer si ce massacre a un lien quelconque avec l’épidémie de coronavirus, qui a entraîné la fermeture des activités non essentielles dans tout le pays.

 

 

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2020/04/19/canada-un-homme-arme-tue-apres-avoir-fait-au-moins-dix-morts_6037110_3210.html

Canada : dix-huit morts dans une fusillade, la plus meurtrière de l’histoire du pays

 

La tuerie a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche en Nouvelle-Ecosse. L’auteur présumé de ces meurtres a trouvé la mort lors de son arrestation, à l’issue d’une chasse à l’homme d’une douzaine d’heures.

Le Monde avec AFP et AP Publié hier à 23h32, mis à jour à 18h14

 

Intervention des forces de police pour abattre l’auteur de la fusillade, dans une station-service d’Enfield, en Nouvelle-Ecosse, au Canada, le 19 avril.
Intervention des forces de police pour abattre l’auteur de la fusillade, dans une station-service d’Enfield, en Nouvelle-Ecosse, au Canada, le 19 avril. TIM KROCHAK / AP

 

Un homme armé a tué au moins 18 personnes pour une raison encore inconnue dans la nuit de samedi 18 à dimanche 19 avril en Nouvelle-Ecosse, au Canada, selon un bilan actualisé annoncé lundi par le premier ministre, Justin Trudeau. Il s’agit de la pire tuerie de ce genre qu’ait connu le Canada.

L’homme de 51 ans, un prothésiste dentaire selon les médias, a trouvé la mort lors de son arrestation, à l’issue d’une vaste chasse à l’homme d’une douzaine d’heures dans toute la province de l’est du Canada, a annoncé la police.

Gabriel Wortman a notamment circulé à bord d’un véhicule ressemblant à une voiture de police, et portait plusieurs éléments d’un uniforme de policier. Il a semé la mort en plusieurs endroits, dans des circonstances et pour une raison encore mystérieuses qui ont choqué le pays, où les fusillades de masse sont rares.

Motivations inconnues

Les motivations de Gabriel Wortman doivent encore être éclaircies par l’enquête. « Il est trop tôt pour parler de motivation », a expliqué lors d’une conférence de presse le responsable des enquêtes criminelles de la police fédérale de Nouvelle-Ecosse, Chris Leather. Plusieurs victimes « ne semblent pas avoir de lien avec le tireur », a-t-il noté. Mais « le fait que cet individu disposait d’un uniforme et d’une voiture de police laisse certainement penser que ce n’était pas un acte spontané ».

La tuerie a commencé samedi en fin de soirée dans la petite commune rurale de Portapique, une bourgade à une centaine de kilomètres de la capitale, Halifax. Plusieurs victimes ont été découvertes devant et à l’intérieur d’une maison où la police a été appelée pour des signalements de coups de feu.

L’auteur présumé de ces meurtres avait pris la fuite à l’arrivée de la police, déclenchant une vaste chasse à l’homme d’une douzaine d’heures dans toute la province. Les habitants de la région ont été priés par les autorités de rester chez eux.

« Violence insensée »

Selon les médias locaux, Gabriel Wortman était propriétaire d’un cabinet d’orthodontie à Dartsmouth, près de Halifax. La police a fait savoir qu’elle tenterait de déterminer si ce massacre avait un lien quelconque avec l’épidémie due au coronavirus, qui a entraîné la fermeture des activités non essentielles dans tout le pays.

Ce massacre est d’ores et déjà le plus grave que le Canada ait connu de toute son histoire. Une policière, mère de deux enfants, fait partie des victimes.

Le 6 décembre 1989, un homme avait tué par balles 14 femmes à l’Ecole polytechnique de Montréal avant de se donner la mort, provoquant ce qui était à l’époque la pire tuerie de masse de l’histoire du pays. Le 23 avril 2018 à Toronto, le conducteur d’une camionnette de location avait tué huit femmes et deux hommes qu’il avait volontairement percutés sur un trottoir d’une artère du centre-ville.

« C’est avec tristesse que j’ai appris l’acte de violence insensé qui a été perpétré en Nouvelle-Ecosse et a coûté la vie de nombreuses personnes, y compris celle d’une membre de la gendarmerie royale du Canada (GRC) », a réagi le premier ministre, Justin Trudeau, dans un communiqué.

Le Monde avec AFP et AP

 

 

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1695510/enquete-lendemain-tuerie-nouvelle-ecosse

Tuerie en Nouvelle-Écosse : au moins 18 victimes et « peut-être plus encore »

 

Un blindé de la police sur la route et des policiers qui interceptent des automobilistes.

Le drame de Portapique, en Nouvelle-Écosse, a fait au moins 18 victimes, toutes des adultes.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada

15 h 03 | Mis à jour à 19 h 48

 

Le bilan de la pire tragédie de l’histoire du Canada, survenue au cours de la fin de semaine dans le nord de la Nouvelle-Écosse, fait maintenant état de 18 morts, en plus du tireur. La Gendarmerie royale du Canada (GRC), qui poursuit son enquête, a cependant prévenu lundi que les nombreuses scènes de crime pourraient mener à la découverte d’autres victimes.

Au total, la GRC a identifié au moins 16 scènes de crime, incluant des incendies, dans la petite communauté de Portapique et ailleurs dans le centre de la province.

Nous pensons avoir identifié toutes les scènes de crime, mais nous n’avons pas pu tout examiner, car, par exemple, il y a cinq incendies de structures. La plupart de ces structures sont des résidences, a expliqué Chris Leather, chef des opérations criminelles de la GRC en Nouvelle-Écosse.

Cette multiplication des scènes de crime fait craindre aux autorités un bilan encore plus lourd que celui annoncé lundi.

Nous pensons qu’il y a possiblement des victimes dans ces maisons brûlées. Cette partie de l’enquête continue.

Chris Leather, chef des opérations criminelles de la GRC en Nouvelle-Écosse

Nous en sommes au début de cette enquête très complexe. Nous continuons à chercher des réponses. Nous avons des équipes qui se chargent des différents processus de l’enquête : entrevue, travail analytique et recherches sur les propriétés du suspect, a indiqué le chef des opérations criminelles.

Les autorités s’intéressent tout particulièrement au fait que le tireur ait eu accès à une copie d’une voiture de patrouille ainsi qu’à un uniforme identique à ceux que portent les agents de la GRC.

[C]ette fausse voiture de police a été découverte tôt le matin et retrouvée sur une scène de crime qui impliquait la constable Heidi [Stevenson]. En ce qui concerne l’uniforme de police, nous ne connaissons pas l’origine. Nous pensons que c’était soit un vrai uniforme ou soit une bonne reproduction. Nous n’avons pas tous les éléments de l’enquête encore, a affirmé Chris Leather.

La GRC a aussi précisé que le suspect connaissait certaines de ses victimes, mais que d’autres lui étaient inconnues.

L’agente de la GRC Heidi Stevenson, qui cumulait 23 ans de service, figure parmi les 18 personnes qui ont perdu la vie. Un autre policier, le constable Chad Morrison, a été blessé par balle, mais on ne craint pas pour sa vie. Ce vétéran qui compte 11 ans de service au sein de la GRC récupère chez lui, s’est réjoui Chris Leather.

 

Le drapeau du Canada flotte moins haut que d'habitude.

Les drapeaux sont en berne sur les édifices du Parlement, à Ottawa, à la suite de la tuerie commise en Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada

 

« Merci pour ce que vous faites »

Le premier ministre Justin Trudeau a profité de sa mise à jour quotidienne sur la crise de la COVID-19, lundi, pour remercier les premiers répondants qui risquent leur vie pour protéger la population.

Vous travaillez déjà très fort à cause de la pandémie. Plus que jamais, on a besoin de vous et par moment, c’est une responsabilité qui peut être lourde à porter, a-t-il reconnu.

Malgré des circonstances exceptionnelles, vous avez fait ce que vous avez l’habitude de faire : vous n’avez pas hésité à risquer votre vie pour sauver celle des autres. De la part de tous les Canadiens, merci.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Le premier ministre a également saisi l’occasion pour demander aux Canadiens d’être patients et de laisser l’enquête suivre son cours. Je sais que les gens ont des questions. L’enquête est toujours en cours, mais je peux vous assurer que la GRC et les autorités locales vont vous garder au courant des derniers développements, a-t-il précisé.

Longue chasse à l’homme

Le tireur, identifié comme étant Gabriel Wortman, 51 ans, a été tué après que la police l’eut intercepté dans une station-service d’Enfield, en Nouvelle-Écosse. La police affirme que ce dernier ne semble pas avoir eu de complice.

Sa mort fait actuellement l’objet d’une enquête par un groupe d’enquêteurs indépendant. Il n’était pas connu des autorités, selon la commissaire de la GRC, Brenda Lucki.

 

Un policier se rue vers un groupe de collègues en vêtements d'allure militaire.

Les derniers instants de la traque du tireur, le 19 avril 2020, à une station-service d’Enfield, en Nouvelle-Écosse.

Photo : La Presse canadienne / Tim Krochak

 

Pendant ce temps, la GRC tente de savoir exactement comment la tuerie s’est déroulée.

Les agents disent qu’ils ont d’abord reçu samedi soir des signalements au sujet d’un homme armé dans la petite ville de Portapique, en Nouvelle-Écosse.

Les agents y ont trouvé de nombreuses personnes mortes ou blessées, à l’intérieur comme à l’extérieur d’une propriété. Mais l’inspecteur en chef Chris Leather a indiqué que lorsque la police est arrivée, le tireur avait disparu.

Une chasse à l’homme d’une durée de plusieurs heures et une poursuite policière ont suivi dans une partie de la province maritime.

M. Leather a noté que les meurtres semblaient être, au moins en partie, de nature très aléatoire.

Le premier ministre Stephen McNeil a décrit le massacre comme l’un des actes de violence les plus insensés de l’histoire de notre province.

Je n’aurais jamais pensé en allant me coucher hier soir que je me lèverais en apprenant l’horrible nouvelle qu’un tireur était en fuite en Nouvelle-Écosse, a déclaré M. McNeil à Halifax dimanche.

 

 

 

https://www.journaldemontreal.com/2020/04/20/tuerie-en-nouvelle-ecosse-la-grc-fait-le-point

Tuerie en Nouvelle-Écosse: 19 victimes, dont certaines connaissaient le suspect

 

Agence QMI

Lundi, 20 avril 2020 12:55 MISE À JOUR Lundi, 20 avril 2020 14:21

Au moins 19 personnes ont perdu la vie dans la tuerie survenue en fin de semaine en Nouvelle-Écosse, mais d’autres morts sont à prévoir, a prévenu la Gendarmerie royale du Canada (GRC) dans son bilan présenté lundi après-midi.

• À lire aussi: La fusillade la plus meurtrière de l’histoire du Canada

• À lire aussi: Un visage sur la policière qui a perdu la vie

Le suspect, Gabriel Wortman, aurait tué 18 personnes lors d’une cavale qui s’est échelonnée sur une douzaine d’heures. Elle a débuté dans le petit village de Portapique, qui se situe à 40 kilomètres à l’ouest de Truro, en bordure de la baie de Cobéquid.

L’homme de 51 ans qui s’est fait passer pour un policier a parcouru en tout 90 kilomètres avant d’être intercepté et abattu à une station-service d’Enfield, à une trentaine de kilomètres au nord d’Halifax.

Cette rage meurtrière constitue la pire tuerie de masse de l’histoire récente du Canada, devançant les événements de l’École Polytechnique. En effet, la fusillade qui s’est déroulée dans l’université montréalaise en 1989 avait fait 14 victimes et 14 blessés.

Gabriel Wortman aurait incendié sa propre maison et plusieurs autres résidences de son quartier avant de faire feu sur les gens qui sortaient de leurs demeures en panique. Le suspect a ensuite pris la fuite, en se déguisant en agent de police de la GRC.

Dans son point de presse tenu lundi en début d’après-midi, le superintendant de la GRC Chris Leather a précisé que le bilan des victimes pourrait continuer à s’alourdir, puisque 16 différentes scènes de crimes étaient analysées. Les pompiers combattaient aussi cinq feux de structures, notamment dans des résidences, alors que des corps pourraient s’y retrouver.

La GRC compte une victime parmi ses rangs, l’agente Heidi Stevenson qui détenait 23 ans d’expérience dans son domaine. Un autre policier a été blessé, mais on ne craint pas pour sa vie. Le superintendant n’a pas écarté que d’autres agents aient pu subir des blessures.

  • Écoutez l’analyse de Geneviève Pettersen qui revient sur le point de presse de la GRC à QUB Radio:

 

Une cavale meurtrière

Des premiers tirs d’arme à feu ont été entendus à Portapique «samedi en fin de soirée», selon les informations de la GRC. Le service de police s’est ensuite servi de son compte Twitter à 23h32 pour signifier à la population que ses agents enquêtaient et que les résidents devaient se barricader dans leurs demeures.

Plusieurs résidents ont aussi entendu au moins une explosion, alors que des bâtiments ont été rasés et des voitures incendiées. Gabriel Wortman connaissait apparemment plusieurs de ses victimes, habitant lui-même Portapique et étant denturologiste.

À 10h12, heure locale, dimanche matin, la GRC a rapporté que le tireur pouvait être vêtu d’un uniforme des services de police en plus de conduire une réplique des voitures de la GRC. Selon le «Globe and Mail», le suspect aurait stoppé une voiture sur une route de campagne en se faisant passer pour un officier, avant de tuer les occupants du véhicule à bout portant.

Le superintendant Leather a affirmé que la voiture et l’uniforme du suspect étaient des imitations très convaincantes et qu’il n’avait pas encore reçu d’information sur un possible vol de ces items chez un véritable agent de police.

Selon le parcours détaillé en direct par la GRC, le suspect aurait finalement abandonné sa fausse voiture de police pour un VUS Chevrolet. C’est dans ce véhicule qu’il a été appréhendé par la GRC à Enfield, à 11h40.

Toujours selon le «Globe and Mail», Gabriel Wortman a été décrit comme un passionné de la police, lui qui en collectionnait plusieurs souvenirs et plus de retaper à l’occasion des voitures de patrouilles. Selon Nathan Staples, une source du quotidien torontois, le suspect était «obsédé» par la police tandis que sa demeure de Portapique était un «sanctuaire» en hommage à la GRC.

Des réactions de partout au Canada

Au-delà des milliers de réactions d’internautes et de personnalités publiques sur les réseaux sociaux, le premier ministre Justin Trudeau a débuté sa conférence de presse quotidienne à Ottawa, qu’il tient depuis le début de la crise sur la COVID-19, par un hommage aux victimes de la tuerie.

«Aux grands-parents qui ont perdu un enfant – aux enfants qui ont perdu un parent – aux voisins qui ont perdu des amis – mes pensées et les pensées de tous les Canadiens vous accompagnent», a mentionné M. Trudeau.

«Une telle tragédie n’aurait jamais dû se produire. La violence n’a jamais sa place dans notre pays», a-t-il ajouté.

Dans son point de presse quotidien, le premier ministre du Québec François Legault a offert ses condoléances aux victimes. «C’est une tragédie épouvantable», a-t-il dit lundi.

L’Assemblée nationale a d’ailleurs annoncé que le drapeau québécois a été mis en berne sur la tour centrale de l’hôtel du Parlement.

 



Pourquoi Cyprien Luraghi ne va plus dans l’Himalaya

 

 

 

 


 

 

 

Il l’a dit lui-même dans un de ses billets de blog le 28 juillet 2019 comme dans ses commentaires récents sur Twitter : l’« insipide modernité » avance dans les montagnes comme ailleurs (voir : http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/17/quand-cyprien-luraghi-faisait-du-tourisme-sexuel-dans-lhimalaya/), et avec elle son flot d’humanitaires, d’enseignants et d’enquêteurs en tous genres, même de la police française…

Résultat : tandis que l’illettrisme et l’ignorance reculent chez leurs proies d’habitude, la traque aux prédateurs sexuels s’organise, mettant en danger ces derniers comme ils ne le sont pas encore dans le Lot, en France, où le trafiquant de drogue, pirate informatique et pédophile notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi a élu domicile voici une trentaine d’années et n’a jamais été inquiété pour aucune de ses nombreuses activités illicites.

 

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/asie/seisme-au-nepal/video-envoye-special-nepal-la-traque-des-touristes-sexuels_1600167.html

VIDEO. Envoyé spécial. Népal : la traque des touristes sexuels

 

Frappé l’an dernier par un terrible séisme, le Népal fait face à un afflux de pédophiles. Enquête sur le travail des membres d’une ONG en première ligne dans la traque des prédateurs d’enfants.

 

Frappé l’an dernier par un séisme, le Népal fait face à un afflux de pédophiles venus du monde entier. Une centaine d’entre eux se rendraient régulièrement dans ce petit pays montagneux, grimés en travailleurs humanitaires, pour cibler les nombreux enfants des rues. Face à ces prédateurs, la police locale est peu ou pas formée. Les ONG sont en première ligne. Pendant huit mois, « Envoyé spécial » a suivi le travail d’une femme, Sulakshana Rana, et d’une cellule anti-pédophiles particulièrement efficace. Filatures, tournages en caméra cachée, recueil de témoignages… pour la première fois, le magazine a pu filmer, dans les rues de Katmandou, la traque et l’arrestation de plusieurs Français déjà condamnés par le passé.

Des ressortissants français arrêtés

Avec le commissaire Grossir, un policier français, « Envoyé spécial » a également enquêté sur la façon dont les pédophiles s’échangent des photos de jeunes Népalais sur internet. Le travail du commissaire Grossir a conduit à l’arrestation de 12 Français en trois ans dans la région. Enquête sur la nouvelle destination de prédilection des prédateurs d’enfants.

Un reportage de Camille Le Pomellec, Sébastien Sega.

 

 

https://www.lepoint.fr/monde/au-coeur-d-une-caste-d-intouchables-episode-1-17-08-2015-1957195_24.php#xtmc=lamoureux-nepal&xtnp=1&xtcr=3

Au coeur d’une caste d’intouchables, épisode 1

 

Pendant des siècles, les femmes badis du Népal ont dansé pour les rois, avant de basculer dans le commerce du sexe. Notre reporter les a rencontrées.

 

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Modifié le 14/09/2015 à 17:51 – Publié le 17/08/2015 à 12:19 | Le Point.fr
Communaute badie de Tulsipur, dans le district de Dang.
Communauté badie de Tulsipur, dans le district de Dang.   © Le Point/ Nathalie Lamoureux

 

Nuit sans charme, froide et humide, au pied du Toit du monde. Des chiens qui traînent leur misère, des bus qui fument. Le pschitt des cocottes à dal bhat (plat local).

 

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Mina Badi, ancienne prostituée, elle rêvait d’un mariage et d’une maison.    © Nathalie Lamoureux Le Point

 

Mina attend dans l’arrière-salle d’un hôtel blafard, où tous les sentiments sont gris, les mots d’amours, rares. Elle resserre doucement un châle autour de ses épaules. Ses yeux sourient. Puis, sans fioriture, elle raconte : « J’ai commencé avant les règles, à dix ans peut-être. Personne ne m’a forcée. Pour manger », mime-t-elle avec sa main. Puis elle reprend sèchement en levant les yeux vers l’ancienne trappe qui desservait les étages. «Les filles se plaçaient contre un mur de la pièce. Les hommes, de l’autre côté. La musique aidant, ils n’avaient plus qu’à choisir. » Comme dans les années 1960, dans les dancings au Groenland.

« Il y avait des beaux, des gentils, des moches, des vulgaires, surtout de hautes castes, des Brahmanes, des Chetris, mais aussi des Magars… Certains venaient à cheval, d’autres, en grosse voiture. » À 17 ans, Mina succombe au charme d’un de ses clients, et tombe enceinte. « Je l’aimais, il me donnait un peu d’argent. Je savais que je ne trouverais pas d’autres hommes et je me suis accrochée à lui. Mais sa femme l’a su et ne l’a plus lâché. J’ai recommencé avec le sexe pour nourrir mon enfant », poursuit-elle. Quelques années plus tard, Mina revoit son client et donne naissance à un second garçon. Elle rêve secrètement d’un mariage et d’une maison. Ses désirs se réalisent, mais sans cohabitation véritable.

L’arbre qui cache la forêt

L’histoire de Mina n’est pas un cas isolé, c’est l’arbre qui cache la forêt. La jeune femme appartient à la communauté badie et, pendant des décennies, les femmes de cette caste d’intouchables ont vendu leurs charmes pour survivre. La communauté badie, estimée à 38 603 habitants, forme l’une des vingt-cinq sous-castes du Népal, la plus basse sur l’échelle de l’intouchabilité, dont on n’accepte ni l’eau, ni la nourriture, ni le contact, ni la proximité. Difficile de saisir, du point de vue de la dualité pur-impur, qui structure la hiérarchie des castes, théorisée par Louis Dumont, comment un Brahmane, qui vit dans l’angoisse de la souillure, puisse copuler avec une intouchable. Sauf à penser que la purification par aspersion d’eau suffit à laver ses écarts et que sa moralité s’arrête au pied du lit. « Les Kamis sont là pour travailler le métal, les Damais pour coudre des habits, les Sarkis pour fabriquer des chaussures, les Badis pour fournir des plaisirs sexuels », explique le sociologue Thomas Cox.

 

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Les désirs de Mina se réalisent mais sans cohabitation véritable.   © Nathalie Lamoureux Le Point

 

« Traiter ces femmes comme autre chose que des objets sexuels est, pour les Brahmanes, les Chetris et les Thakuris (1), une violation des règles de la caste qui porte atteinte au statut social de l’individu supérieur », analyse encore le sociologue.

La réalité est plus complexe. Si les Badis sont intouchables, c’est parce qu’ils fabriquent des tambours, conçus à partir d’éléments organiques. Leur fonction dans l’ordre socio-brahmanique est de divertir, lors des festivals et des mariages, pas de fournir des services sexuels. Par ailleurs, des enfants illégitimes sont nés de ces relations et des mariages intercastes, encouragés notamment par les maoïstes, ont favorisé ce que l’hindouisme rejette par-dessus tout : le mélange des individus. Mais, encore une fois, valeurs, croyances et moralité s’arrêtent au pied du lit…

1) Thakuri, caste royale, descendant des Rajput, rois du Rajasthan, juste en dessous des Chetris (guerriers) dans l’ordre socio-brahmanique.

 

https://www.lepoint.fr/monde/nepal-au-coeur-d-une-caste-d-intouchables-episode-2-24-08-2015-1958868_24.php#xtmc=lamoureux-nepal&xtnp=1&xtcr=2

Népal : au cœur d’une caste d’intouchables, épisode 2

 

Intouchables, mais pourtant à vendre ou à louer… Au cœur du Népal, chez les Badis, la prostitution est une « tradition ». Reportage.

 

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Modifié le 14/09/2015 à 17:50 – Publié le 24/08/2015 à 17:42 | Le Point.fr
Communaute Badi a Lantee dans le district de Salyan. Rassemblement des habitants du village.
Communauté Badi à Lantee dans le district de Salyan. Rassemblement des habitants du village.   © Le Point/ Nathalie Lamoureux

 

Salyan est la terre ancestrale des Badis, dont l’histoire est aussi nébuleuse que celle du Népal ancien. Les scientifiques pensent que les Badis sont venus dans l’ouest du pays depuis l’Inde, vraisemblablement au XIVe siècle. Leur territoire est éclaté en une poussière de petits royaumes, dirigés par des dynasties belliqueuses. Le roi fait appel à des troupes d’artistes pour le divertir, les Badis, déformation de baadak qui signifie joueur de musique. Au fil du temps, les seigneurs usent de leur prestige aristocratique sur le beau sexe. Le roi peut pratiquer ce qu’il interdit, les règles de caste ne s’appliquent pas à sa personne. Cependant, les alliances et naissances qui en découlent, reprouvées par les codes brahmaniques, embarrassent la noblesse, et les Brahmanes ne sont pas toujours disposés à imaginer un artifice de généalogie pour introduire les rejetons dans une caste enviée.

Hors castes et exclus du palais

Les Badis sont donc exclus des palais et poursuivent leurs activités dans la rue. Comme tous les hors-caste, certains travaillaient pour un patron, le bista, et recevaient, en échange, du grain. Après la chute du régime Rana, les notables de l’ouest du Népal perdirent leur pouvoir économique et ne purent continuer à assumer le patronage des Badis, qui, pour survivre, entamèrent une vie de débauche. Le phénomène sera facilité au milieu des années 60 par l’ouverture de nouveaux accès routiers – grâce aux programmes d’éradication de la malaria – vers les villes de la plaine du Terai, ouvrant ainsi un large marché pour le commerce du sexe. Parallèlement, l’émergence de la radio et de la télévision réduisit, de façon drastique, la demande en divertissements traditionnels.

 

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Bahadur Guma Badi et son épouse. Bien que sa vie matérielle se soit améliorée, son statut de basse caste n’a pas changé. Lantee dans le district de Salyan.    © Nathalie Lamoureux Le Point

 

Des huttes de chaume et d’argile

Salyan, sur les premiers reliefs himalayens, est leur terre ancestrale. Dans la brume matinale, les bus Tata multicolores y tracent des courbes vertigineuses, la porte ouverte aux quatre vents. Arrêt en fanfare à Lantee, petit paradis pour aventurier solitaire, aux maisonnettes bleu et ocre, entouré de champs de blé vert, de moutarde et de forêts. « C’est la première fois que l’on voit des Occidentaux », lance Bahadur Guma Badi, dit le « brave ». De la bravoure, il en a fallu à ses ancêtres pour traverser les montagnes fragiles, peu habitées, chahutées par les rivières en crue, les glissements de terrain. « Ma famille cherchait une rivière pour pêcher, car nous n’avions pas le droit de posséder des terres. On vendait des tambours. On mendiait auprès des hautes-castes. »

Les Badis vivaient dans des huttes de chaume et d’argile. Des villages leur étaient affectés. « Mais les villageois nous persécutaient. De fait, nous sommes devenus des nomades. Personne ne voulait nous approcher. Puis mes fils sont partis travailler en Inde, mes filles se sont prostituées. J’ai acheté une terre à un privé. Nous avons vécu sans l’aide de personne. » Bahadur vend des fruits et des légumes sur le marché, élève des porcs. « C’est plus rentable que de cultiver des champs. Un porcelet rapporte 5 000 roupies pièce [50 euros] », dit-il fièrement.

 

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Salyan, le fief historique des Badis, caste de troubadours venue d’Inde au14ème.   © Nathalie Lamoureux Le Point

 

La famille, pilier de la prostitution

Le soleil peine à élever sa torche jaune. Des hommes, rassemblés autour d’un feu, sirotent par goulées bruyantes du dudh cya brûlant (thé au lait). Des enfants, impatients de se faire photographier, s’agitent dans le dédale de maisons de terre serrées les unes contre les autres. « Il est arrivé que des clients éméchés se trompent de maison et violent les filles d’à côté », raconte Geni Badi. Elle a 14 ans lorsque sa mère lui apprend les rudiments du métier. « Elle-même avait appris de sa mère. Mais la première fois fut très dure. J’avais mal, je pleurais, j’étais effrayée. »

Les familles sont de solides piliers dans la prostitution. Elles prospectent les clients, négocient les tarifs, et dissuadent leurs filles de se marier. Les parents autorisent le mariage seulement après avoir obtenu une compensation du futur époux correspondant à la perte de revenu occasionnée. Celles qui contreviennent aux règles de la caste sont obligées de s’enfuir, avec leur compagnon. Le premier rapport sexuel est très prisé. La fille offerte a le statut de déesse. « On peut toucher entre 5 000 et 10 000 roupies [50 à 100 euros] », précise Gina. Il s’accompagne, comme pour un mariage traditionnel hindou, d’un rituel, arrangé par la mère et appelé nathuni kholne. La fille est maquillée et habillée avec de jolis vêtements. Elle porte un gros bijou (bulaki) qui relie le nez à l’oreille. Le plus offrant a le droit d’ouvrir le bulaki, de la déflorer.

Aujourd’hui, là où la prostitution persiste, la vente du corps se banalise. La fille accepte simplement de perdre sa virginité. « L’hiver, je descendais à pied dans le Terai, reprend Gina. Là, il y avait beaucoup d’hommes, des militaires, des chauffeurs. Je les interpellais dans la rue. Mais ce n’était pas des oranges que je vendais. » Gina vit seule, sans enfants. Sa vie s’est améliorée, dit-elle. « On peut trouver de l’argent en vendant des fruits, du poisson, en faisant pousser des champignons, en cassant des cailloux. Pour un camion plein, on reçoit 1 500 roupies (15 euros). » L’équivalent d’une dizaine de passes. « Plus jamais je ne voudrais refaire ça. »

Une loi sur l’intouchabilité en 2001

Dans les foyers, qui tournent avec l’argent de la prostitution – où prédomine le modèle patriarcal –, les femmes ont souvent plus de pouvoir. Mais quand la prostitution cesse ou devient gênante, l’hégémonie masculine se reconfigure. La relative autonomie des femmes Badis les rend plus vulnérables aux viols. Les histoires qui circulent racontent comment une jeune fille Dalit a été violée, battue et promenée dans le village, comment telle autre a été enlevée et vendue à des particuliers. « Ma sœur se prostituait, raconte Sirzana Malla, 27 ans. Un jour, un homme est venu à la maison. Puis, quand il est parti, mon père m’a enfermée pendant un mois dans une pièce. Il me disait que les autres garçons ne devaient pas me voir. Je ne comprenais pas. Le jour du mariage, j’ai su. Mon père m’avait donnée à un Thakuri. J’avais douze ans, il en avait 30 ans. »

Aujourd’hui, cette alliance lui confère une certaine position dans la communauté, mais à quel prix. Le regard baissé, malgré l’émotion qui l’envahit, elle poursuit. « Il me battait, buvait, allait voir d’autres filles. Puis nous avons eu deux enfants et il s’est calmé. Mais ma belle-famille ne veut pas me recevoir car je suis de caste inférieure. » Elle s’interrompt brusquement. Deux hommes hautains traversent le village, marquent une pause, font mine de s’intéresser à la discussion, envoient de grands sourires mielleux, puis repartent en direction de la rivière. « Bahun [brahmane en nepali], lâche-telle, discrètement. Nos relations se sont améliorées. On n’a plus à laver nos verres dans les tea-shop, mais ils viennent toujours brûler leurs morts en face de nos maisons. » La loi sur l’intouchabilité ne date que de 2001.

 

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Sirzana Malla, 27, mariée de force à 12 ans, à un homme de haute-caste. Sa belle famille refuse toujours de la recevoir.    © Nathalie Lamoureux Le Point

 

 

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Népal : au cœur d’une caste d’intouchables, épisode 3

 

La prostitution, stigmate ou norme sociale  ? Au cœur du Népal, chez les Badis, où la prostitution est une « tradition ». Reportage.

 

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Modifié le 14/09/2015 à 17:49 – Publié le 04/09/2015 à 10:50 | Le Point.fr
Sunita Badi, 17 ans, mariee, un enfant. Traditionnellement, les filles sont mariees jeunes. C'est parfois un moyen pour eviter qu'elles ne se prostituent.
Sunita Badi, 17 ans, mariée, un enfant. Traditionnellement, les filles sont mariées jeunes. C’est parfois un moyen pour éviter qu’elles ne se prostituent.   © Le Point/ Nathalie Lamoureux

 

La prostitution est une pratique complexe, produit de significations particulières en fonction des cultures. « Les frontières qui séparent intérêts et sentiments, contraintes et plaisirs, égalité et domination sont ténues », analysent les chercheurs de l’École des hautes études en sciences sociales (EHSS) (1).

Le sexe pour s’émanciper

On peut penser que les femmes badis ont, à travers les transactions sexuelles, cherché à construire les conditions sociales de leur émancipation, sans pour autant acquérir toujours valorisation et dignité aux yeux des hommes. Les mariages intercastes, se pratiquant souvent hors du cercle familial, leur ont donné un moyen d’exister socialement, de fonder une famille, tout en échappant à la dépendance de la belle-famille, qui, si elle les avait acceptées, les aurait cantonnées dans des rôles de bonnes à tout faire : servir le mari, le nourrir, entretenir sa fertilité, assurer l’engendrement, nettoyer l’étable, couper les fourrages, aller chercher l’eau au puits…. Rien ne dit, néanmoins, qu’au sein du foyer distant, la femme ne retrouve pas le statut social de la femme dans la société népalaise en général, « qui n’est pas celui d’une très grande liberté, dans les premières années qui suivent le mariage, et ce quel que soit le rang social, même les plus élevés, explique Rémi Bordes, anthropologue au Centre d’études himalayennes. Ce n’est qu’ensuite, lorsque les femmes auront eu plusieurs enfants et pris un peu d’âge, qu’elles seront mieux considérées. Pour ce qui est de l’aisance économique, rien n’interdit à une femme de monter une petite affaire pour dégager du revenu, ou d’y aider son mari, et les femmes badis s’associent sans doute assez facilement à leurs époux dans ce genre de projet, voire elles le choisissent aussi selon ce critère, lorsqu’elles savent que cela sera possible. »

 

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Bina et Parbati Badi, anciennes prostituées, àTulsipur. « La prostitution est interdite, on n’a plus de job. Qu’est ce qu’on fait ? »   © Nathalie Lamoureux Le Point

 

Le trottoir, ma fille

Le soleil cogne les bas-reliefs qui entourent Tulsipur, ville du Sud-Ouest, à trois heures au sud de Salyan, déglinguée, comme après un tremblement de terre. La poussière s’infiltre dans la bouche, les narines. La sécheresse est à son apogée. Il y a dix ans, le site était un vaste bordel à ciel ouvert, où convergeaient les prostituées originaires des pahad, les montagnes. Quelques familles ont pu y acheter des terres et construire de belles maisons. Gopal Nepali, comptable pour DMEK, association de défense des femmes dalit, égrène  : « Ici vivait une fille avec deux enfants. Elle a rencontré un homme français. Elle vit là-bas. Là, la femme possède trois maisons, dont deux à Katmandou. » L’intéressée, Sabrita Nepali, intriguée par cette visite impromptue, accepte de nous rencontrer. Rayonnante, elle porte fièrement le sindur, cette poudre de vermillon tracée sur la raie des cheveux, marque des femmes mariées. Dans la culture hindoue, toute femme qui n’est pas une épouse (veuve incluse) est suspecte. Très tôt, sa mère lui trace son destin. Le trottoir, ma fille. « Les hommes étaient saouls, violents. Ils me battaient, parfois ne payaient pas. J’étais la risée des autres filles. » Sa mère écoute, sans rien dire. Le calvaire de Sabrita prend fin au bout de trois ans. Elle rencontre un homme avec lequel elle s’engage dans des relations suivies, « un ingénieur chetri, qui trouve du travail aux USA. Il m’envoyait 5 000, parfois 8 000 euros. » Elle semble heureuse. « On n’aurait pas eu tout ça. Qu’est-ce que je pouvais faire d’autre, je suis illettrée. » Son sourire se dissipe. « Quand j’y repense, tous ces hommes, on a envie de leur dire que ce sont des cochons. »

 

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© Nathalie Lamoureux Le Point

 

La prostitution, une norme

Les témoignages récoltés permettent de nuancer les conclusions de Thomas Cox, qui les a étudiées pendant dix ans et qui écrivait dans les années 2000  : « Il n’y a pas de stigmate de la prostitution dans la société badi. Au contraire, c’est une norme. C’est précisément parce que les prostituées badis reçoivent des soutiens psychologiques des autres membres de la communauté qu’elles ne sont pas traumatisées, comme les prostituées dans les autres sociétés. » Gopal Nepali, titulaire d’un master en sociologie, dénonce lui aussi cette vision réductrice et humiliante. « C’est un stigmate qui souille toute la communauté. Les Badis ne sont pas nés dans la prostitution. Et toutes les femmes ne vendent pas leur corps. » En 2013, il a publié une étude, recentrée sur leur exploitation par les puissants, et multiplie les conférences pour alerter l’opinion sur le sort des Dalit, ces « rebuts de l’ordre hindou », qui luttent pour leurs droits. L’affirmation de Cox a suscité un tollé, également parmi les chercheurs internationaux qui s’intéressent aux basses castes – et à juste titre. « En reprenant pour argent comptant le discours de façade produit par les Badis, Cox culturalise le stigmate, le fait passer pour une donnée naturelle de la société, avec sous-jacente l’idée terrifiante que toute norme instillée par la culture est bonne à partir du moment où elle est reconnue par le groupe, argumente Rémi Bordes. Imaginez ce que serait cette idée transposée à l’assassinat djihadiste  : à partir du moment où on naîtrait dans une société où il serait normal et valorisé de devenir kamikaze à l’âge de douze ans, eh bien cela n’aurait plus rien de répréhensible parce que le kamikaze et son entourage le vivraient bien. »

 

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© Nathalie Lamoureux Le Point

 

Des corps aliénés

Si les femmes badis, soutenues par leur famille, souffrent peut-être moins que des filles enrôlées brutalement et de force, leur corps est tout aussi aliéné. « Il n’y a certes pas de maquereau chez les Badis, pas d’agent personnel de l’exploitation des corps, mais ce qui se passe au niveau sociologique et subjectif est peut-être pire, quoique larvé. Ce qui tient lieu de maquereau, c’est l’adhésion fataliste et intériorisée à un système de valeurs et de positions sociales particulièrement impitoyables, devant lequel les Badis n’ont pas eu d’autre choix que de survivre en faisant bonne figure », poursuit Rémi Bordes.

(1) Le revenu moyen par personne est de 340 dollars par an.

 

https://www.lepoint.fr/monde/nepal-au-coeur-d-une-caste-d-intouchables-episode-3-13-09-2015-1964380_24.php#xtmc=lamoureux&xtnp=1&xtcr=1

Népal : au cœur d’une caste d’intouchables, épisode 4

 

Une reconfiguration, pas une disparition. Aujourd’hui, au Népal, la prostitution subsiste, mais ne se pratique plus au grand jour. Reportage.

 

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Publié le 13/09/2015 à 16:02 | Le Point.fr
Puspa Badi, 19 ans, nee d'une mere prostituee et de pere inconnu, a du batailler pour s'inscrire a l'universite. La Constitution provisoire ne prevoit pas la delivrance du certificat de citoyennete a partir du nom de la mere.
Puspa Badi, 19 ans, née d’une mère prostituée et de père inconnu, a dû batailler pour s’inscrire à l’université. La Constitution provisoire ne prévoit pas la délivrance du certificat de citoyenneté à partir du nom de la mère.    © Le Point/ Nathalie Lamoureux

 

Au Népal, peu à peu, la prostitution se reconfigure. Les programmes de prévention et de lutte contre le sida, engagés dans les années 90, ont eu pour effet de faire prendre conscience aux femmes des dangers de leur métier et des mutilations dont elles sont victimes. « Il fallait que ça s’arrête, avoue Bahadur. On ne pouvait plus continuer comme ça. Je voyais les hommes s’allonger sur mes filles. Pendant la guerre civile, les maoïstes battaient les femmes qui se vendaient pour le sexe. »

Un tournant en 2007

2007 marque un tournant. Des femmes Badis investissent, pendant 48 jours, les rues de la capitale népalaise pour réclamer la fin de la prostitution, un travail décent, des papiers pour les enfants illégitimes, et l’élimination du terme patar (prostituée) pour indiquer Badis. Le mouvement aboutit à l’établissement d’un Comité de développement. « Une révolution », exulte Rem Bahadur BK, président de Jagaran Media Center, une alliance de journalistes Dalit. Mais le projet s’empêtre dans les millefeuilles de la bureaucratie népalaise. En 2011, le gouvernement débloque finalement un million d’euros sur cinq ans, affectés à quatorze districts de l’Ouest. Les filles bénéficient de formations en esthétique et en couture, les garçons de stage de conduite. Des programmes de logement sont mis en place. Les emplois sont limités et les financements pas toujours bien répartis. « Mais on n’était plus considérés comme des sous-hommes », nuance Rem.

 

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Paysan Tharu sur sa charette. © Nathalie Lamoureux Le Point

 

Des intouchables à l’école

Près de quatre cents enfants illégitimes ont été scolarisés. « Pendant longtemps, les enfants Badis n’avaient pas le droit de toucher les livres, témoigne Sitara Badi, membre du parti du Congrès. Certains sont devenus instituteurs, infirmiers, patrons, d’autres se sont engagés en politique. » Malgré les soutiens, les blessures de l’enfance sont restées douloureuses et profondes. « Le jour où quelqu’un a dit que mon père était l’instituteur du village, mon enfance s’est brisée. En classe, l’homme ne m’a plus adressé la parole. Les autres élèves m’ont traité de tous les noms », racontePuspa Badi, 19 ans. Jolie comme un cœur dans sa polaire à pois, elle rêve alors d’un tourbillon qui l’aspire hors de l’infamie. Mais sa mère se marie avec un Kami (caste des travailleurs), donne naissance à deux autres enfants, puis l’abandonne, elle et sa sœur, chez l’oncle maternel. « J’étais perdue. J’ai dû me battre pour m’inscrire à l’université. » La Constitution provisoire de 2007 ne prévoit pas de disposition permettant de donner la citoyenneté à un enfant, à partir du nom de la femme. Sans papier d’identité, on ne peut pas postuler pour un travail, passer des concours, s’inscrire à l’école. La Cour suprême a ordonné au gouvernement de régulariser les cas d’enfants nés de père inconnu, « mais son application se fait au compte-gouttes », ajoute Rem, qui blâme l’inertie et la corruption.

Juste de quoi survivre

Les reliefs ne sont plus en vue, enveloppés dans une brume épaisse. Pas une plissure, pas un creux pour heurter le regard. Des forêts, des champs de céréales, parfois des cochons énormes qui se prélassent au soleil dans l’herbe. La plaine subtropicale du Terai, immense et fertile, s’étend de chaque côté de la route fourmillante de monde. Une moto avec trois personnes sur la selle, une quatrième sur le porte-bagages et une cinquième sur le réservoir, arrive en sens inverse. Esquive parfaite du pilote, qui, très zen, frôle le pare-choc avant du minibus, et évite, de justesse, la charrette d’un paysan Tharu. Direction Kailali, à deux pas de la frontière indienne, haut lieu de la prostitution. La piste en terre s’écarte de la route et vient buter sur un pâté de maisons peu engageantes et d’immeubles qui menacent de s’effondrer. Un peu à l’écart, le gouvernement a fait construire une trentaine de maisons pour les Badis. Quatre murs en briques avec une ou deux pièces, un toit de tôle et un carré de jardin. « Juste de quoi leur permettre de survivre », ironise un observateur. Certains, malgré tout, apprécient ce peu. « On peut cultiver un potager. Avant, les gens nous disaient que ça ne pousserait jamais, car nous sommes de basses castes, explique Malla Badi. Le seul problème, il n’y a pas de travail. Et quand on en trouve, le salaire est insuffisant pour vivre décemment. Je m’en sors, car je n’ai pas d’enfants. »

 

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District de Kailali, à la frontière indienne, foyer de prostitution.  © Nathalie Lamoureux Le Point

 

Des familles désintégrées

Elle passe en revue les habitations : « Dans celle-ci, les filles travaillent dans des maisons [comprendre de passe] à Bombay et dans le Penjab. Dans l’autre, là, aussi, elles ont emmené leurs enfants avec elles. Elles disent que c’est dur. » La maisonnée se limite aux parents et aux grands-parents. Accroupie par terre, une grand-mère sourire, aux yeux pleins de malice, couverte de bijoux, lâche : « Khane, bosne [manger, se reposer], il n’y a rien d’autre à faire ici. » Les flux migratoires et leurs drames délitent le tissu social. Les familles se désintègrent, mais aucune ne manque Dasain, fête religieuse qui célèbre la restauration de l’ordre du monde, la reconduction des vœux, des hiérarchies familiales et des contrats de toutes sortes. « Les filles reviennent avec 5 000 et 10 000 roupies en poche [50-100 euros]. Toute la famille accomplit les rites normalement », poursuit Malla. Intense moment de communication avec le sacré, avant le retour à l’enfer des bordels.

 

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Lotissement Badi dans le district de Kailali. Le gouvernement a financé la construction de maisons en dur, avec jardin. Les filles travaillent en Inde dans des bordels. © Nathalie Lamoureux Le Point

 

Des ombres au bord de l’asphalte

Le soir venu, sur les grandes artères où défilent les camions, les ombres qui bordent l’asphalte ne trompent pas. Elles cachent des visages aux histoires cabossées, nourries de miettes d’espérance. Bouche peinte en rouge, Bina témoigne sans gêne : « Je fais ça pour me payer une formation. Mes sœurs et mes frères sont en Inde. Mes parents sont âgés. » La porosité de la frontière, conséquence d’un traité datant de 1950, est dénoncée par les organisations humanitaires, ainsi que par l’État népalais, comme un facteur favorisant la traite des femmes. Les statistiques sur la prostitution, difficilement chiffrables, sont à prendre avec précaution. D’après la Fondation Scelles, qui lutte contre l’exploitation sexuelle, il y aurait des centaines de milliers de Népalaises dans les maisons de passe des métropoles indiennes, dont 100 000 rien qu’à Bombay. Quelque 50 000 exerceraient dans les restaurants dansants et salons de massage de Katmandou. Il aurait été intéressant de pousser notre enquête en Inde, mais le temps nous manquait. Le phénomène de la prostitution concerne toutes les castes et n’est plus l’apanage des Badis. Mais le regard de l’autre, lui, ne change pas.12 % de la communauté Badi s’est convertie au christianisme pour échapper au boycott économique et social, retrouver sa dignité, ainsi que des solidarités altruistes.

 



Quand Cyprien Luraghi faisait du tourisme sexuel dans l’Himalaya…

 


 

 

La première des trois photos ci-dessous, qu’il a prises en 1989 lors d’un de ses périples dans l’Himalaya et récemment postées sur Twitter, est vraiment infecte. La petite fille qu’il laisse entièrement nue vient d’être violée, sa posture est parlante, elle en a… plein le dos… et les deux adultes qui l’accompagnent, sans aucun doute contraints de subir cette abomination, exècrent le Français qui par-dessus le marché les viole tous les trois dans l’intimité de leur vie privée misérable avec sa photo souvenir volée qui risque de se retrouver dans un de ces catalogues que les pédophiles et trafiquants d’enfants constituent pour leur commerce…

Sur la seconde, on aperçoit deux hommes dont l’un porte dans ses bras un enfant si jeune que l’on peut s’étonner de ne pas le voir plutôt avec une femme. Ils sortent de la chambre où ils laissent celui qui les photographie, c’est-à-dire derechef le pédophile notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi, qui aujourd’hui ne se gêne pas pour les accuser publiquement, le premier, d’être un serial killer, et le second, un serial « enculeur », ce qu’en fait il est lui-même – le pervers narcissique voit toujours les autres à son image. Sont-ils venus récupérer l’enfant après usage ? Ce n’est pas impossible.

Quant à la troisième de ses trois photographies rapportées ci-dessous, la seule dont il n’ait pas surpris ou mécontenté le sujet avec son appareil, il l’a commentée sur Twitter en laissant lui-même entendre avoir effectivement – et encore – consommé de la chair fraîche durant la « nuit vraiment chouette » qu’il dit avoir passée dans la « petite famille » de l’adolescente népalaise dont il s’agit (voir la vidéo ci-dessus pour de plus amples explications).

 

 
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