Jean-Luc Mélenchon et LFI : le fonctionnement à la mode Brenterch précisément mis en cause

Le p’tit prof’ qui se la pète et impose aux autres tous ses desiderata sur le mode dictatorial a du souci à se faire pour son avenir politique.

En effet, il a bien mangé tout son pain blanc…

 

https://actu.orange.fr/politique/crise-ouverte-a-la-france-insoumise-magic-CNT000001ggw4W.html

Crise ouverte à La France insoumise

 

Crise ouverte à La France insoumise©Panoramic

6Medias, publié le jeudi 06 juin 2019 à 11h30

Une note interne signée par 42 cadres et militants LFI, que Le Monde s’est procuré, critique le fonctionnement et la stratégie du parti alors que son leader Jean-Luc Mélenchon doit s’exprimer ce jeudi.

Les élections européennes secouent à droite comme à gauche, les Républicains comme La France insoumise. Le parti de Jean-Luc Mélenchon, déjà fragilisé par les attaques de Clémentine Autain, affronte une nouvelle déferlante jeudi matin quelques heures avant que son leader, désormais contesté, prenne la parole lors de l’installation des six députés européens LFI à Bruxelles, bien moins qu’espéré.

Le Monde dévoile un texte long de cinq pages signé par une quarantaine de cadres et militants La France insoumise, parmi lesquels Charlotte Girard, ex-responsable du programme ou Manon Le Bretton, qui dirige l’école de formation.

Son titre veut tout dire : Repenser le fonctionnement de La France insoumise.Les signataires attaquent vivement les patrons Jean-Luc Mélenchon et Manuel Bompard sans les nommer.

Après la séquence présidentielle de 2017, le parti n’a pas su « maintenir la dynamique » ni « s’ancrer durablement dans la société », est-il écrit, soulignant « l’affaiblissement du réseau militant et le départ de plusieurs responsables » mettant en péril les municipales de 2020 dus « en grande partie au mode de fonctionnement du mouvement depuis sa création ».

En effet, « le fonctionnement actuel de LFI combine une certaine horizontalité en termes de fonctionnement, mais une grande verticalité en termes de décisions collectives« , selon les auteurs qui présentent leur note comme « une contribution interne et positive ».

Les rebelles du parti se font ensuite plus précis et plus virulents : « Aucune véritable instance de décision collective ayant une base démocratique n’a été mise en place.

(…) Les décisions stratégiques fondamentales sont finalement prises par un petit groupe de personnes (…) sans qu’ils aient pour autant reçu de véritables délégations de la part du mouvement pour le faire ».

Ils poursuivent : « Les positions politiques publiques proviennent essentiellement du groupe parlementaire, qui a bien entendu toute légitimité pour prendre des positions, mais qui n’a pas reçu de mandat de la part du mouvement pour le faire en son nom. (…) Si nous n’y prenons garde, notre mouvement finira par tomber dans les excès de ceux qu’on a appelés des ‘partis d’élus’. »

« Dangereux pour l’avenir »

Les exemples de dysfonctionnements n’ont pas manqué durant la dernière campagne électorale. Les signataires citent : « mot d’ordre de ‘référendum anti-Macron’, relativisation du rôle des députés européens, procédures d’arbitrage autour des questions animales/agricoles ou bien des droits d’auteur en lien avec le programme et les livrets, annonce d’une ‘fédération populaire’ à venir »…

En conséquence, « un tel fonctionnement n’a plus de justification et n’a pas d’avenir (…). Et il est dangereux pour l’avenir du mouvement ».

La note se termine par trois exigences constructives pour la tenue de l’assemblée représentative de La France insoumise le 23 juin à Paris : « Que de véritables débats contradictoires puissent avoir lieu » ; « que les ‘insoumis’ aient la possibilité de proposer des textes au vote de l’Assemblée » pour « trancher la ligne politique et les contre-pouvoirs internes permettant de la valider » ; « le principe d’une assemblée constituante du mouvement pour la rentrée ».

En attendant peut-être la réaction de Jean-Luc Mélenchon cet après-midi, Manuel Bompard, le dirigeant statutaire de LFI, a affirmé sèchement au Monde : « Cette note ne pose pas de problème. Les propositions vont être prises en compte. Je ne me sens pas visé. »

 

https://www.nouvelobs.com/politique/20190606.OBS14013/une-note-interne-a-la-france-insoumise-etrille-sans-le-nommer-jean-luc-melenchon.html

Une note interne à La France insoumise étrille (sans le nommer) Jean-Luc Mélenchon

 

Jean-Luc Mélenchon, devant l'Elysée, le 6 février 2019.
Jean-Luc Mélenchon, devant l’Elysée, le 6 février 2019. (LUDOVIC MARIN / AFP)

 

Le fonctionnement du mouvement, pensé par le député de Marseille, serait désormais « dangereux pour l’avenir ».

 

Par L’Obs

Publié le 06 juin 2019 à 11h23

C’est une pierre de plus – et elle est de taille – dans le jardin de Jean-Luc Mélenchon. Fragilisé par les déclarations de la députée « insoumise » Clémentine Autain et son appel en faveur d’un « big bang de la gauche », le leader de La France insoumise est en réalité face à une contestation bien plus large dans ses rangs. « Le Monde » révèle ce jeudi 6 juin l’existence d’une note interne qui critique vertement le fonctionnement du mouvement et le leadership imposé par Jean-Luc Mélenchon. La note, intitulée « Repenser le fonctionnement de La France insoumise », est signée par 42 cadres et militants « insoumis ». Parmi eux : « Charlotte Girard, ex-responsable du programme ; Manon Le Bretton, qui dirige l’école de formation ; ou encore Hélène Franco, magistrate et coanimatrice du livret Justice de LFI », détaillent nos confrères.

Jean-Luc Mélenchon, qui s’est (presque) abstenu de tout commentaire depuis la débâcle des européennes, doit prendre la parole ce jeudi ou dans les prochains jours. Les auteurs de la note ont pris le soin de ne jamais nommer le député de Marseille, ni son bras droit, Manuel Bompard, dirigeant statutaire LFI.

Manque de « base démocratique »

« Aucune véritable instance de décision collective ayant une base démocratique n’a été mise en place. […] Les décisions stratégiques fondamentales sont finalement prises par un petit groupe de personnes, dont on ne connaît même pas précisément la démarcation – prérogatives, champ d’action, identité, statut, sans qu’ils aient pour autant reçu de véritable délégation de la part du mouvement pour le faire », écrivent les auteurs de la note, laquelle se veut néanmoins une « contribution interne et positive ».Le poids trop important pris par le groupe parlementaire LFI ferait également partie des enseignements à tirer du revers des européennes :

« Les positions politiques publiques proviennent essentiellement du groupe parlementaire, qui a bien entendu toute légitimité pour prendre des positions, mais qui n’a pas reçu de mandat de la part du mouvement pour le faire en son nom. Ne pas reproduire les travers des partis traditionnels est évidemment une problématique cruciale ; mais si nous n’y prenons garde, notre mouvement finira par tomber dans les excès de ceux qu’on a appelés des partis d’élus” ».

Les Insoumis dans le gaz

Plus généralement, c’est toute l’organisation « gazeuse » du mouvement qui est visée, en témoigne l’absence de fonction statutaire du député de Marseille.

« Un tel fonctionnement n’a plus de justification et n’a pas d’avenir une fois cette phase [élections présidentielle et législatives] passée. Et il est dangereux pour l’avenir du mouvement. […] Cette prétention de construction d’un mouvement suffisamment “gazeux” pour être à l’abri des tensions entre “courants” ou “fractions”, et à l’abri des enjeux de pouvoir, est un leurre », insiste la note.Les auteurs du texte font ainsi le constat que les « conditions ne sont plus réunies » pour que le leadership de Jean-Luc Mélenchon et la ligne politique décidée par les dirigeants ne soient plus contestés.

« Le fonctionnement pouvait ne pas poser de problème majeur tant qu’il n’y avait pas de débats de fond à arbitrer (question européenne, relations avec le reste de la gauche…), tant que l’attitude et la stratégie des dirigeants semblaient incontestables et tant que la question de la nomination de candidats à une élection nationale ne se posait pas. Mais dès que ces conditions n’ont plus été réunies, suite notamment aux perquisitions et dans le cadre de la préparation des élections européennes, nous avons pu constater que les problèmes pouvaient surgir très rapidement. »Enfin, trois exigences sont formulées dans la note, énumère « le Monde » : « Que de véritables débats contradictoires puissent avoir lieu », « que les “insoumis” aient la possibilité de proposer des textes au vote de l’Assemblée » et « le principe d’une assemblée constituante du mouvement pour la rentrée ».

L'Obs

L’Obs

 

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/apres-ses-critiques-clementine-autain-devient-la-femme-a-abattre-a-la-france-insoumise-20190605

Après ses critiques, Clémentine Autain devient «la femme à abattre» à La France Insoumise

 

 

LE SCAN POLITIQUE – En sortant du bois pour critiquer la campagne de La France Insoumise aux européennes et proposer un «big bang» à gauche, la députée LFI s’est mis à dos ses collègues.

La traditionnelle réunion du groupe LFI à l’Assemblée semble interminable ce mardi matin pour Clémentine Autain. En face d’elle, la députée Danièle Obono l’accuse devant les autres de tous les maux. Comme beaucoup d’Insoumis, elle semble ne pas avoir digéré les critiques de sa collègue dans les médias ces derniers jours. Clémentine Autain a durement remis en cause «la ligne politique» adoptée par le mouvement pour les européennes. Pire dans la maison Insoumise, elle a osé s’attaquer à Jean-Luc Mélenchon, déplorant notamment sa «logique du clash», celle «du bruit et de la fureur». Ce mardi matin, le chef des troupes préfère rester silencieux. D’autres parlent à sa place. Ils reprochent à la députée sa manière de faire, remettent en cause sa fidélité, l’accusent même de trahison.

» VOIR AUSSI – LFI aux Européennes: «Un problème de ligne», selon Clémentine Autain

LFI aux Européennes : «Un problème de ligne politique», selon Clémentine Autain
Clémentine Autain, députée LFI de Seine-Saint-Denis a fustigé sur France Inter «le profil politique» de son parti aux Européennes, soulignant qu’il était «trop dans la haine».
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«Elle en prend plein la gueule»

Pour Clémentine Autain, la situation au sein du groupe Insoumis est devenue critique. «Mis à part François Ruffin, tous les députés sont contre elle. Elle en prend plein la gueule. C’est la femme à abattre», s’alarme un de ses proches. Dans les couloirs du Palais Bourbon, de nombreux attachés parlementaires des élus LFI ont arrêté de la saluer. «On a peur qu’elle connaisse le même sort qu’un Djordje Kuzmanovic ou un François Cocq, virés du mouvement par un simple tweet», s’inquiète son entourage. À l’hiver dernier, les deux hommes du courant souverainiste ont été exclus sans aucun ménagement après avoir émis publiquement des critiques.

Clémentine Autain paie aussi sa dernière initiative. Après la débâcle des européennes (un peu plus de 6% des voix), la députée de Seine-Saint-Denis a lancé un appel pour un «big bang» à gauche avec Elsa Faucillon, son amie et députée communiste. Un projet qui a vocation à «construire une espérance capable de rassembler et de mobiliser» la gauche radicale, au-delà de La France Insoumise. Une tribune publiée dans Le Monde a déjà recueilli plus d’un millier de signataires et un événement est prévu le 30 juin au cirque Romanes, à Paris.

Les proches de Clémentine Autain assurent cependant qu’il ne s’agit «pas d’une initiative contre» le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. «LFI a connu un essoufflement lors de la campagne des européennes. Nous devons prendre notre part de réflexion sur les causes qui nous incombent. On ne peut pas trouver des solutions tout seul, il faut discuter avec les autres formations de gauche, les associations, les syndicats…», explique Laurence Lyonnais, candidate sur la liste LFI aux européennes, du courant Ensemble Insoumis, et signataire de l’appel.

De sévères critiques

Rien qui n’apaise l’agacement des cadres Insoumis. Parmi eux, le député Éric Coquerel. Mardi après-midi, il enchaînait les prises de parole dans les couloirs du Palais Bourbon pour dire tout le mal qu’il pensait de l’initiative. «Avec La France Insoumise, on a réussi à bâtir une force qui a quand même représenté 19% à la présidentielle, 11% aux législatives. On s’est planté aux européennes mais on a tout de même six élus. Est-ce la peine de laisser penser que tout est à reconstruire? Je ne crois pas. Ce n’est pas rendre service à notre espace politique», a-t-il martelé.

La semaine dernière, l’ancienne chroniqueuse de C8 Raquel Garrido, épouse du député LFI Alexis Corbière et historique du mouvement, avait déjà ouvert les hostilités lors d’un entretien vidéo à Regards. «Ce que fait Clémentine Autain est déloyal mais, comme elle ouvre la discussion, discutons», avait-elle raillé. Raquel Garrido estimait que, contrairement à ce qu’avance la députée, c’est bien «la ligne Autain» qui avait «été mise en œuvre lors de cette élection européenne». À savoir parler à «la gauche» plutôt qu’au «peuple», contrairement à la présidentielle. «Et sa ligne a pris 6%», soulignait-elle. Des propos sévères, sous fond de provocation. Le média en ligne Regards est en effet codirigé par… Clémentine Autain. «Raquel Garrido était à la limite de l’insulte en souriant», grince-t-on en interne.

C’est justement sur Regards que Clémentine Autain a répliqué mercredi. «Ce que j’ai fait est assez banal», assure-t-elle. «Les leaders politiques sont amenés à s’exprimer et à donner des éléments d’explications du résultat et des éléments pour pouvoir se relancer». Sur son initiative, pas question de faire machine arrière. «Je continue de penser que ce qui rétrécit notre espace, c’est de ne pas avoir une culture du pluralisme suffisamment affirmée pour que tout le monde puisse se retrouver dans le grand espace commun que doit être La France Insoumise», explique-t-elle. Jeudi matin, Clémentine Autain montera dans le même train que le reste de son groupe parlementaire. Direction Bruxelles pour accompagner les nouveaux eurodéputés LFI au Parlement européen. Même François Ruffin, qui pensait pouvoir se porter pâle, en sera. Objectif: apparaître uni…

» VOIR AUSSI – Gauche: Jean-Luc Mélenchon doit-il passer la main?

Gauche : Jean-Luc Mélenchon doit-il passer la main ?
Débat dans Points de vue sur l’avenir de Jean-Luc Mélenchon. Le chef de La France insoumise a annoncé sur son blog qu’il allait certainement prendre du champ.
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Pierre Lepelletier
Auteur – Sa biographie

 



Le crash de Mélenchon et LFI ou comment Josette Brenterch du NPA de Brest abat tous ses amis…

… un feuilleton dont on ne se lasse pas…

 

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Après la débâcle, l’amorce de la discorde à La France insoumise

 

Le chef de file de La France insoumise  Jean-Luc Mélenchon et la tête de liste LFI aux européennes Manon Aubry après l'annonce des résultats des élections européennes le 26 mai 2019 à Paris
Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon et la tête de liste LFI aux européennes Manon Aubry après l’annonce des résultats des élections européennes le 26 mai 2019 à Paris
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© AFP, GEOFFROY VAN DER HASSELT

 

 

AFP, publié le mercredi 29 mai 2019 à 16h47

De premières voix discordantes s’élèvent en public, mais les principaux cadres de La France insoumise, éreintée dimanche par la division par trois de son score entre les élections présidentielle et européennes, resserrent pour l’instant les rangs autour de Jean-Luc Mélenchon.

Chez Les Républicains, autres grands perdants du scrutin de dimanche, le débat est parti sur les chapeaux de roue. Mais chez LFI, malgré un score tombé à 6,31% dimanche, loin des 19,58% de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2017, rien n’a filtré de la réunion du groupe parlementaire du mardi matin, le principal lieu de discussion stratégique.

« Ca s’est bien passé, chacun a pu s’exprimer sur ce qu’il pensait de la campagne », se contente de dire à l’AFP le député Eric Coquerel, par ailleurs coordinateur du Parti de gauche, composante fondatrice de LFI.

La députée Clémentine Autain a pourtant ouvert le débat, dès dimanche soir puis les jours suivants: « Ce qui est en cause, c’est la ligne politique de LFI », a-t-elle attaqué dans les médias. Elle a aussi déploré « la récurrence de formulations » visant à « cliver », ainsi que « des murs » dressés « là où il aurait davantage fallu chercher à construire des passerelles ».

D’autres reproches ont surgi sur les réseaux sociaux, venant par exemple de Manon Le Bretton, responsable de l’Ecole de formation insoumise: « Épuisée par cette campagne. Pas tant par l’énergie déployée sur le terrain, que par les désaccords et alertes que j’ai exprimés en interne quant à la ligne adoptée, qui abandonnait le travail remarquable engagé en 2017″, a-t-elle tweeté. « Je pleure d’avoir eu raison, avec d’autres. »

Elle fait notamment allusion au manque de structures de décision collective sur la stratégie, qui s’est soldé par plusieurs départs. « Cet échec doit amener LFI à se régénérer » autour d’une « ligne co-construite avec les militants », résume auprès de l’AFP un candidat aux européennes.

- « Illisible » -

Selon un cadre insoumis, « ça tangue déjà » mais « rien ne se dessine clairement ». Il prévient: « Soit les dirigeants ont une réaction intelligente pour repenser le mouvement » de manière aussi démocratique que ses idéaux, « soit LFI se +cornérise+ encore plus ».

Pour l’instant, les lieutenants de M. Mélenchon sont plutôt montés au créneau pour relativiser la défaite. Le député Alexis Corbière a déploré que Clémentine Autain soit « allée à la radio avant qu’on ne se réunisse », taclant: « Ca ne sert à rien de chercher à tirer son aiguille personnelle ».

LFI n’a certes « pas su montrer à ceux qui souffrent du système que l’enjeu était tel qu’il fallait se déplacer et voter pour nous », mais « c’est une élection qui est très dure pour nous, où notre électorat populaire s’abstient considérablement », a déclaré Eric Coquerel.

« C’est du pipeau! C’était un scrutin national, un point de passage vers la présidentielle », cingle François Cocq, ancien orateur national LFI congédié d’un tweet par Jean-Luc Mélenchon en janvier, mais qui entend continuer à militer. Il critique la stratégie d’ouverture à gauche de LFI, qui a par exemple accueilli à l’automne une partie de l’aile gauche du PS: « On a préféré, en vue des élections locales à venir, retourner à la tambouille. Les municipales vont être une pagaille incroyable pour LFI qui sera illisible ».

« On n’est pas dans les guéguerres personnelles, tout le monde a le droit de s’exprimer », assure à l’AFP Muriel Ressiguier, une autre députée. Cependant, « on s’est dit qu’il ne fallait pas réagir à chaud, chacun va réfléchir ».

L’éventuel impact de la colère médiatisée de M. Mélenchon durant les perquisitions au siège de LFI en octobre? « D’habitude, ce qui se passe, c’est que tout le monde la ferme, ça ne discute pas », croit savoir un ancien du mouvement, pour qui « Mélenchon envoie bouler (toute personne critique), qu’il classe ensuite comme pas fiable ».

Même dans les troupes à la base, « l’analyse est assez pauvre », témoigne un militant nordiste qui amorce une prise de recul, critiquant des décisions « de plus en plus opportunistes » de M. Mélenchon et ses proches. Il soupire: « Les militants ont été enfermés et s’enferment eux-mêmes dans un honneur militant, donc ils obéissent ».

 

https://www.francetvinfo.fr/elections/europeennes/abandonner-le-populisme-sortir-de-la-dependance-a-melenchon-apres-les-europeennes-les-insoumis-s-interrogent-sur-leur-avenir_3464141.html

Abandonner le populisme, sortir de la dépendance à Mélenchon… Après les européennes, les « Insoumis » s’interrogent sur leur avenir

 

Avec 6,31% des voix, La France insoumise a échoué, dimanche, à s’imposer comme la troisième force politique du pays et son leader fait l’objet de nombreuses critiques en interne.

Jean-Luc Mélenchon et Manon Aubry lors d\'un discours adressé aux militants de La France insoumise, le 26 mai 2019 à Paris, au soir des élections européennes.

Jean-Luc Mélenchon et Manon Aubry lors d’un discours adressé aux militants de La France insoumise, le 26 mai 2019 à Paris, au soir des élections européennes. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Elle n’a attendu que quelques heures avant de tirer la première. Dans un entretien publié lundi 27 mai par L’Obs, Clémentine Autain accuse la « ligne politique » de La France insoumise (LFI) d’être à l’origine de la débâcle survenue la veille, lors des élections européennes : avec 6,31% des voix, la formation n’a pas réussi à émerger comme la troisième force politique du pays, se retrouvant même derrière Les Républicains, affaiblis comme jamais.

Trop de « formulations » visant à « cliver », « de murs » érigés « là où il aurait davantage fallu chercher à construire des passerelles »… La députée « insoumise » de Seine-Saint-Denis ne ménage pas ses critiques, y compris contre la direction du parti, accusant en creux Jean-Luc Mélenchon de faire preuve d’autoritarisme dans le fonctionnement du mouvement.

J’ai posé la question du pluralisme et de la démocratie interne il y a plus d’un an. Cela avait été très fraîchement accueilli à l’époque. On nous avait promis des changements à l’été, un meilleur fonctionnement de l’espace politique… Mais rien n’a été fait en ce sens.Clémentine Autainà « L’Obs »

Les reproches de Clémentine Autain sonnent d’autant plus fort dans le mouvement qu’à la différence des Républicains, qui ont mis directement en cause Laurent Wauquiez dès la publication des résultats, les « Insoumis » ont serré les rangs dimanche soir. La consigne est alors de « ne pas faire d’autocritique », selon les informations du Monde. Devant des militants réunis dans un bar parisien, Jean-Luc Mélenchon concède tout juste que son camp doit « assumer [ses] responsabilités ». « C’est l’heure des combats et des caractères », lâche-t-il encore d’une voix lasse.

Malgré l’unité de façade affichée au soir des élections, la débâcle des européennes suscite pourtant de profondes interrogations sur l’évolution du mouvement.

Populisme ou gauche radicale ?

Deux camps se font face et se reprochent mutuellement d’avoir précipité l’échec de la campagne de Manon Aubry. L’un prône un retour aux fondamentaux de la campagne présidentielle, avec un discours populiste débarrassé de toute référence à la gauche – « Je pense que ces forces politiques ont été sanctionnées, balayées », a notamment estimé Alexis Corbière sur BFMTV mardi soir. En se recentrant sur le dégagisme et la mise en place d’une VIe République moins présidentielle, ce camp espère séduire les abstentionnistes et les « gilets jaunes », qui rêvent de référendum d’initiative citoyenne et de démocratie directe.

Le camp d’en face, incarné par Clémentine Autain, plaide de son côté pour un positionnement de gauche radicale assumé, avec de possibles ouvertures. « Cela suppose évidemment d’avoir des partenaires et de faire vivre le pluralisme », précise la députée à L’Obs.  »C’est exactement ce qui a été fait avec Manon Aubry [ex-porte-parole de l'ONG Oxfam, désignée tête de liste aux européennes]« , réplique froidement l’ancienne porte-parole Raquel Garrido, toujours proche du mouvement, dans une vidéo diffusée sur le site de Regards. « Fondamentalement, la ligne Autain a été mise en œuvre [et] elle a pris 6% », tâcle-t-elle.

« Ce n’est jamais le bon moment pour discuter »

Au-delà du positionnement politique, les discussions portent de plus en plus sur l’organisation du mouvement et sur l’opacité de son fonctionnement, basé sur la garde rapprochée qui entoure Jean-Luc Mélenchon. « Que ce soit la ligne ou la stratégie… Ce n’est jamais le bon endroit ou le bon moment pour discuter », résume un ancien « Insoumis », interrogé par franceinfo. « Nous sommes mis devant le fait accompli. Quand Jean-Luc a annoncé sa proposition de fédération populaire [des échanges entre militants en dehors des appareils], tous les militants de LFI et la quasi-totalité des cadres l’ont appris dans Libération.« 

Ces critiques font écho aux départs contraints ou spontanés des derniers mois. Au mois de janvier, par exemple, Jean-Luc Mélenchon annonce sur Twitter le « bannissement » de son « orateur national », François Cocq. Dans un courrier adressé à la direction, révélé par Le Monde, plusieurs cadres dénoncent alors la « brutalité » de cette annonce publique et insistent sur la nécessaire  »diversité » des personnalités  »fidèles » au programme. L’affaire renforce encore l’image d’un dirigeant retranché derrière un état-major resserré. Un reproche balayé en avril par Jean-Luc Mélenchon, dans Libération.

LFI, c’est 4 000 comités qui fonctionnent en autonomie. Le temps long est géré par le siège du mouvement, avec des campagnes nationales décidées par les adhérents. Le groupe parlementaire gère le temps court des réactions à l’actualité.Jean-Luc Mélenchonà « Libération », en avril

Le fonctionnement était déjà « vertical » au moment de la présidentielle, assure un cadre à franceinfo, tout en précisant que l’équipe du dirigeant était alors davantage étoffée : cela « offrait davantage de possibilités pour un débat contradictoire ». Lors de ces européennes, ce cercle  »s’est réduit et le fonctionnement s’est opacifié », déplore-t-il.

Les perquisitions ont eu « un impact négatif »

Ces élections ont également constitué un test sérieux pour Jean-Luc Mélenchon, après l’épisode des perquisitions d’octobre menées au siège de LFI et chez certains de ses responsables. Les images de son coup de sang avaient tourné en boucle et 59% des Français interrogés alors par l’Ifop retenaient l’adjectif « inquiétant » pour qualifier le dirigeant, soit une hausse de 21 points par rapport au mois d’avril 2017. « Une véritable rupture d’opinion », analysait l’institut de sondage, évoquant un phénomène « très rarement observé (…) s’agissant d’une personnalité politique ».

« C’était sans doute l’objectif, mais ces perquisitions ont peut-être eu un impact négatif. Cela nous a affectés collectivement », reconnaît Sergio Coronado, ex-député écologiste passé sous la bannière LFI en 2017. Un autre candidat aux européennes interrogé par franceinfo ajoute que les militants ont « senti l’onde de choc qui a suivi l’épisode, augmentée en partie par les médias ». Ceux-ci ont parfois « été confrontés à des réactions récurrentes sur le terrain, sur les marchés. Ils ont constaté que cela avait fait du tort à Jean-Luc Mélenchon », figure presque exclusive du mouvement pour de nombreux Français.

L’émergence de nouvelles personnalités prend du temps et la jeune génération incarnée par Adrien Quatennens ou Mathilde Panot peine encore à se faire un nom auprès du grand public. Un ancien cadre de LFI juge avec sévérité cette situation, accusant Jean-Luc Mélenchon d’absorber toute la lumière médiatique.

Jean-Luc Mélenchon a systématiquement tenu à l’écart les profils susceptibles de lui faire de l’ombre. Citez-moi un quinquagénaire médiatique, hormis Alexis Corbière, d’une totale loyauté ?Un ancien cadre de LFIà franceinfo

Danielle Simonnet, de son côté, estime que le dirigeant a toujours « favorisé l’émergence de nouvelles figures » dans le groupe qu’il préside à l’Assemblée. « Adrien Quatennens s’est illustré dès le début de la loi Travail, tout comme Mathilde Panot sur les questions écologistes », rappelle la coordinatrice du Parti de gauche. Suffisant ? « A l’heure actuelle, le mouvement ne repose plus que sur un groupe de 17 élus parlementaires, fait remarquer un cadre. Cela ne leur laisse pas le temps de faire vivre le mouvement. »

« Jean-Luc Mélenchon est le moteur »

Ces thèmes devraient prochainement nourrir les réflexions internes. Afin de redonner du souffle au projet, Danielle Simonnet plaide pour la création d’un « espace de coordination » entre les différentes composantes du mouvement (espaces nationaux, groupes d’action locaux…) « toutes les semaines ou tous les quinze jours ». Celui-ci pourrait par exemple accueillir des représentants des députés et eurodéputés du mouvement. « Nous l’avons toujours souhaité et cela devient plus important aujourd’hui », fait valoir l’élue parisienne. En début d’année, cet espace de dialogue avait pourtant été promis « d’ici les européennes » par Manuel Bompard, proche de Jean-Luc Mélenchon à la tête de l’équipe opérationnelle.

Pour autant, hors de question de remettre en cause la position centrale du tribun. Mais son avenir au sein de LFI pour les prochaines échéances électorales est, selon Danielle Simonnet, « une fausse question ». L’élection présidentielle « me paraît très très loin », préfère temporiser Sergio Coronado. « Mais quand on a réuni 19% [au premier tour de la présidentielle de 2017], on a selon moi des options sérieuses pour être candidat », ajoute l’ancien écologiste, alors que certains imaginent déjà le député picard François Ruffin porter les couleurs de LFI en 2022.

Les proches de Jean-Luc Mélenchon, eux, sont rapidement montés au front. « Il est quand même le moteur de ce que nous faisons, a rappelé Alexis Corbière sur BFMTV. C’est lui qui a fait émerger ce mouvement nouveau à hauteur de près de 20% [en 2017], c’est lui qui rassemble énormément de gens dans nos meetings. » « Il n’y a pas de dépendance à Jean-Luc Mélenchon, précise le cadre anonyme contacté par franceinfo. Un mouvement populiste s’appuie justement sur la figure d’un tribun : c’est théorisé et assumé. »

 



Jean-Luc Mélenchon : la débâcle…

Et voilà !

Le NPA n’existe plus, au moins à Brest où ses anciens militants se retrouvent quasiment tous à LFI, qui à son tour se fait dégager par l’électeur, la démocratie, le peuple souverain…

Conclusion : partout où ils se présentent, les assassins d’ingénieurs, Rouillan et toute sa clique terro sont massivement rejetés, la France dans son ensemble condamne leurs exactions et ne veut pas davantage de révolution communiste.

Quant au fer de lance et double astrologique Jean-Marc Donnadieu de Béziers… ne pouvant plus cacher son anxiété, il me visite maintenant plusieurs fois par jour, cinq pour la seule journée d’hier…

 

https://www.bfmtv.com/politique/apres-le-coup-de-massue-des-europeennes-les-insoumis-tentent-peniblement-d-analyser-leur-defaite-1700328.html

Après le coup de massue des européennes, les insoumis tentent d’analyser leur défaite

 

27/05/2019 à 20h36 Mis à jour le 27/05/2019 à 23h05
Jean-Luc Mélenchon et Manon Aubry, le soir des résultats des élections européennes, le 26 mai 2019

Jean-Luc Mélenchon et Manon Aubry, le soir des résultats des élections européennes, le 26 mai 2019 – AFP – Geoffroy Van der Hasselt

 

Dimanche soir, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a subi une véritable déroute électorale, recueillant péniblement 6,3% des suffrages. Un score qui risque d’affaiblir durablement La France insoumise au sein de la gauche.

 

Jean-Luc Mélenchon n’en est pas à sa première déconvenue politique. Sa carrière est parsemée de moments de désillusion, à la suite desquels l’ancien socialiste a pour habitude de prendre du champ, avant tout pour retrouver le moral.

Dimanche soir, aux européennes, son mouvement La France insoumise (LFI) a subi une véritable déroute électorale, n’atteignant que 6,3% des suffrages exprimés. Par rapport à l’élection présidentielle de 2017 et les 19,58% recueillis alors par Jean-Luc Mélenchon, l’écart est immense. Et ce alors que LFI s’était donné pour objectif de démontrer son hégémonie sur la gauche. Ou, du moins, sa position de force, sa cohérence idéologique et sa capacité d’entraînement populaire.

Changement de braquet

Ce lundi, la plupart des cadres insoumis ont encore du mal à réaliser ce qu’il s’est produit. La gueule de bois est palpable. Au début de la campagne, Jean-Luc Mélenchon espérait miser sur son électorat de la présidentielle, le plus massif, mais aussi le plus friable, le plus hétérogène.

En cours de route, constatant que les choses ne décollaient pas du tout, la liste conduite par Manon Aubry a changé de braquet. Désormais, il fallait viser l’électorat des dernières législatives, celles où LFI avait recueilli 11,03% des suffrages (avec plus de 50% d’abstention).

« Si on dépasse 10%, c’est bien. Si on est dessous, c’est une défaite sévère », prévenait un membre de l’entourage du chef auprès de BFMTV.

Dégagistes victimes du dégagisme

Au final, les insoumis se trouvent très largement dépassés par Europe Écologie-Les Verts, dont la liste, emmenée par Yannick Jadot, a réalisé une surprenante percée avec 13,5% des voix. Un hold-up sur une partie de l’électorat de la gauche (mais aussi du centre) qui décontenance les proches de Jean-Luc Mélenchon.

« L’électorat LFI ne s’est pas reporté sur le Rassemblement national, il s’est reporté sur les Verts, sur d’autres formations politiques. Donc ce ne sont pas des gens qui ont choisi un vote de colère, ce sont des gens qui, tout simplement, ont arrêté de voter pour nous, et ont voté pour d’autres, ou n’ont pas voté du tout », déclare l’un d’entre eux à BFMTV.

Certains viennent à se dire victimes à leur tour, après l’avoir prôné durant la campagne présidentielle, d’une forme de « dégagisme »:

« La vague nous a touchés, c’est tout. Les classes populaires, de toute évidence, on ne leur fait plus envie. On s’est polarisé sur les gilets jaunes, mais est-ce que les gilets jaunes représentent toutes les classes populaires? La réponse est non. Et tous ces gens ne se reconnaissent plus chez nous. »

« On en a fait des tonnes, avec les gilets jaunes… »

De cette perplexité ressort le clivage stratégique fondamental qui perdure au sein de La France insoumise: celui qui sépare ceux qui entendent fédérer la gauche de ceux qui veulent « fédérer le peuple ». S’ajoute à cela l’équation personnelle de Jean-Luc Mélenchon, mise à mal par l’épisode des perquisitions au siège de LFI et de sa réaction fulminante face aux enquêteurs.

Pour un historique du parti, la défaite de dimanche est une « conséquence de fautes cumulées: les perquisitions, les distances prises avec la gauche, le ‘eux et nous’, la haine plutôt que l’espoir ». Et de poursuivre son diagnostic sans concession:

« Et puis les gilets jaunes, les gilets jaunes, on en a fait des tonnes, avec les gilets jaunes… Résultat, ils ont voté à 50% pour le RN, les gilets jaunes! Perméabilité nulle. Le référendum anti-Macron, c’était surtout bon pour Le Pen. Notre formation est totalement mise à l’écart. Le maintien du mouvement se pose. »

Les démissionnaires confortés?

Ceux qui ont quitté le mouvement, dont la liste s’est allongée au fil des mois, jugent aujourd’hui leur choix plus justifié que jamais.

« C’est étonnant de voir à quel point on avait raison. Après cet effondrement de la FI, il va être très dur de remonter la pente. L’adoption de la ligne populiste, c’est ce qui nous avait permis de frôler les 20% à la présidentielle. Cette ligne-là a été abandonnée, on en voit les conséquences. À l’heure actuelle, la FI est aussi faible que la droite. C’est une défaite », constate un ancien de la maison Mélenchon.

Pour cet ex-insoumis, « tous les gains » récoltés en 2017 ont été perdus. « La structure gazeuse montre ses limites. On n’a aucun endroit pour parler », déplore-t-il, pointant du doigt la structure atypique du mouvement. Un sujet de crispation qui a, à maintes reprises, secoué LFI en interne. Récemment, ce fut à l’occasion du départ tonitruant du politologue Thomas Guénolé. À quelques jours du scrutin, le conseiller régional d’Île-de-France, Andréa Kotarac, a porté l’estocade en quittant LFI pour voter RN. Un symbole dévastateur.

Ruffin se tient à l’écart

Et maintenant, où va-t-on? Difficile d’y voir clair. Le député électron libre François Ruffin, à qui certains prêtent un conflit d’ambitions avec Jean-Luc Mélenchon, compte bien préserver son autonomie. Notamment à l’Assemblée nationale, où il planche sur divers dossiers, comme la privatisation d’Aéroports de Paris, objet d’un référendum d’initiative partagée. Son entourage assure auprès de BFMTV qu’il se tient bien à l’écart du bilan des européennes.

Un proche du mouvement résume bien l’impasse dans laquelle se trouve désormais le mouvement:

« Si on avait été à 9, 10%, c’aurait été une bonne occasion de remettre sur la table des débats qu’on n’a pas eus depuis deux ans, de changer de ligne, de faire évoluer notre offre. Mais avec 6%, qu’est-ce que tu veux faire évoluer? »

Jules Pecnard et Anne Saurat-Dubois

 

 

https://www.francetvinfo.fr/politique/la-france-insoumise/resultats-europeennes-2019-apres-la-debacle-de-lfi-clementine-autain-remet-en-cause-la-ligne-politique-du-parti_3463855.html

Résultats européennes 2019 : après la débâcle de LFI, Clémentine Autain remet en cause « la ligne politique » du parti

 

La députée de Seine-Saint-Denis est l’une des rares élus LFI à critiquer la ligne adoptée par Jean-Luc Mélenchon.

Clémentine Autain sur le plateau de France 2, le 24 janvier 2019. 
Clémentine Autain sur le plateau de France 2, le 24 janvier 2019.  (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

 

Pour Clémentine Autain, c’est « la ligne politique » de La France insoumise « qui est en cause » après la débâcle subie par son parti lors des élections européennes. Dans une interview accordée à l’Obs (article payant), la députée de Seine-Saint-Denis tire des leçons après ce scrutin et s’en prend à Jean-Luc Mélenchon, déplorant l’accente mis sur « le ressentiment » et le « clash » depuis deux ans.

L’état d’esprit polémique et clivant a sans doute pris le dessus sur la mise en avant de notre vision du monde et de nos propositions. Or notre famille politique prospère quand elle s’appuie sur le ressort de l’espérance et non sur celui de la haine.Clémentine Autainà l’Obs

Pour Clémentine Autain, si LFI a récolté 6,31% des voix, loin des 19,58% obtenus par Jean-Luc Mélenchon au premier tour de l’élection présidentielle, c’est parce que ses électeurs « ont été désarçonnés ou mécontents de la proposition politique qu’on leur a faite ». En 2017, « on avait eu un Mélenchon rassembleur » qui « avait réussi à faire le plein au sein de la gauche radicale et à capter un électorat déçu du PS » mais « ce capital politique s’est érodé », juge-t-elle. « La séquence des perquisitions », menées en octobre au siège de LFI et au domicile de Jean-Luc Mélenchon « a évidemment pesé mais ce n’est pas le seul paramètre ».

« Des murs » plus que « des passerelles »

La parlementaire déplore « la récurrence de formulations » visant à « cliver » ainsi que les « murs » dressés « là où il aurait davantage fallu chercher à construire des passerelles ». Elle cite pour exemple le « Manifeste pour l’accueil des migrants », publié en septembre par l’hebdomadaire Politis, Mediapart et la revue Regards qu’elle co-dirige. Jean-Luc Mélenchon et  a fait le choix « d’entrer en opposition frontale avec les signataires » de ce texte, accuse-t-elle.

Cela veut-il dire que Jean-Luc Mélenchon n’est plus candidat naturel de LFI pour la présidentielle de 2022 ? « Ce n’est pas le sujet. La discussion que nous devons avoir, c’est quelle stratégie et comment on se met en mouvement pour reconstruire une perspective de transformation sociale et écologiste », répond Clémentine Autain.

Et d’ajouter : « j’ai posé la question du pluralisme et de la démocratie interne il y a plus d’un an. Cela avait été très fraîchement accueilli à l’époque. On nous avait promis des changements à l’été, un meilleur fonctionnement de l’espace politique… Mais rien n’a été fait en ce sens ».

 

 

https://www.lepoint.fr/politique/mais-ou-sont-passes-les-electeurs-de-jean-luc-melenchon-28-05-2019-2315433_20.php

Mais où sont passés les électeurs de Jean-Luc Mélenchon  ?

 

Entre démobilisation électorale et désaveu politique, la sentence infligée à La France insoumise est terrible. Simple accident ou crépuscule du mouvement ?

 

Par

Modifié le 28/05/2019 à 11:28 – Publié le 28/05/2019 à 07:31 | Le Point.fr

 

Plus qu’un doute, c’est un désaveu clair et massif. Avec seulement 6,31 % des suffrages exprimés (soit 1 428 386 votes), La France insoumise n’arrive qu’en cinquième position de ces élections européennes, derrière les listes RN, LREM-MoDem, Europe Écologie et Union droite-centre. Il s’agit là d’un coup dur à encaisser pour un mouvement politique qui aimait jusqu’alors se présenter comme la première force d’opposition à Emmanuel Macron – en dépit d’un groupe de parlementaires restreint. Même sur ses terres marseillaises, le leader de La France insoumise n’a pas su convaincre : sa liste conduite par Manon Aubry ne récolte qu’un petit 8,2 %, guère plus convaincant que son score national. Qu’est-il arrivé à La France insoumise  ? L’électorat de Jean-Luc Mélenchon se serait-il évaporé  ? Les Insoumis seraient-ils lassés  ?

Lire aussi Coignard - Mélenchon : après le gilet jaune, la veste verte !

D’après l’étude Ifop-Fiducial du 27 mai 2019, près de 53 % des électeurs de Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle sont restés chez eux dimanche dernier, un record de démobilisation électorale, à rebours de la forte mobilisation hexagonale. Cette démotivation des électeurs insoumis pourrait s’expliquer par la mauvaise séquence politique spectaculaire que vient de traverser Jean-Luc Mélenchon, perquisitionné dans le cadre de l’enquête sur le financement de sa campagne.

Lire aussi Plan B : ce document que Mélenchon voudrait oublier

L’électorat de Jean-Luc Mélenchon s’est transféré vers d’autres listes de gauche.

Si la passion des électeurs insoumis semble s’étioler, elle n’explique qu’en partie l’effondrement du mouvement dans les urnes, dont le score de la présidentielle de 19,58 % des suffrages exprimés a été divisé par trois (7 059 951 électeurs votant pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle). Chez les électeurs de La France insoumise de la présidentielle au premier tour, « seuls 36 % ont reconfirmé leur choix aux européennes, c’est un niveau très faible », commente Fédérico Vacas, directeur adjoint du département politique chez Ipsos. « La France insoumise n’est pas le seul parti touché par ce désaveu ; seuls 34 % des électeurs de François Fillon ont voté pour Les Républicains à ces européennes. » Pour ce spécialiste de l’opinion, il faut aussi prendre en compte l’éclatement de la gauche en quatre listes contre seulement deux lors de la présidentielle de 2017 : « Sans surprise, l’électorat de Jean-Luc Mélenchon s’est transféré vers d’autres listes de gauche. »

Lire aussi Comment Mélenchon peut invectiver impunément sur son blog

Enfin, le profil de l’électorat de La France insoumise évolue. Les jeunes, qui représentaient 30 % des voix LFI en 2017, se sont massivement transférés vers la liste écologiste menée par Yannick Jadot, arrivé en troisième position. « L’électorat de La France insoumise s’est rétréci vers son noyau dur. Les classes populaires semblent moins séduites et la liste réalise ses meilleurs scores avec les professions intermédiaires et employés », commente Fédérico Vacas. Reste que la sentence infligée à La France insoumise est terrible.

Sur le même sujet

Coignard – Mélenchon : après le gilet jaune, la veste verte !

 

 

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L’ancien riverain de Rue89 « Homere » toujours très inspiré…

On le trouve maintenant sur Twitter, comme bien d’autres, ici :

https://twitter.com/HomereHoupette/with_replies

Un exemple récent de ses aphorismes sur ce média, ce jour 22 mai 2019 à 11h28 :

 

L'ancien riverain de Rue89

 



De quoi se mêle Jean-Luc Mélenchon ?

C’est la question que posait, très fâchée, la présidente géorgienne la semaine dernière (voir ci-dessous).

C’est amusant, cette propension des deux doubles astrologiques Jean-Luc Mélenchon et Jean-Marc Donnadieu de Béziers à s’attirer les mêmes réponses…

Pour mémoire, je recolle ci-dessous une copie de mon article du 26 mai 2010 sur mon ancien blog « Un petit coucou » sur la plateforme de blogs OVERBLOG (cliquer sur l’image pour l’agrandir et lire le texte) :

 

2010-05-26 De quoi se mêle Jean-Marc Donnadieu  - Un petit coucou

 

Sachant que je publiais automatiquement toute nouvelle menace ou dénonciation calomnieuse de mes harceleurs, le pervers Jean-Marc Donnadieu m’avait envoyé par courrier électronique une copie assortie de nouvelles menaces de la dénonciation calomnieuse qu’il venait d’adresser à mon hébergeur de blog OVERBLOG.

Ainsi était-il assuré que je la publierais, ce qu’il attendait pour porter plainte contre moi pour avoir soi-disant publié un courrier électronique « privé »…

Fin décembre 2011, il expliquera dans un très long texte publié sur l’un de ses sites personnels depuis tous disparus qu’il était intervenu sur mon blog à compter du 13 avril 2010 dans le but de venir en aide à ses amis de la bande de « déconnologues » du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, lesquels avaient échoué le 10 avril 2010 à obtenir de mon hébergeur la suppression de mon blog, alors ouvert depuis tout juste deux semaines.

Par ailleurs, l’un d’eux, le résident thaïlandais pseudonymé « Homere », tout comme Jean-Marc Donnadieu originaire de l’Hérault, ayant notamment fréquenté l’université de Montpellier, avait déjà expliqué au mois d’octobre 2010 avoir organisé tous les harcèlements dont j’étais victime depuis le mois de février 2009 dans le but d’obtenir tout à la fois des condamnations judiciaires les plus lourdes possibles à mon encontre, mon internement psychiatrique « à vie », et bien sûr la disparition ainsi que la fin de tous mes écrits publics anonymes.

En attendant, j’étais sans cesse harcelée et provoquée par toute leur bande en délire guettant de ma part la réplique à exploiter pour me faire un procès.

Celle du 26 mai 2010 intitulée « De quoi se mêle Jean-Marc Donnadieu ? » fut donc décisive.

Mais nous ne le savions pas encore…

 

 

https://www.lejdd.fr/Politique/la-presidente-georgienne-repond-a-jean-luc-melenchon-sur-lotan-de-quoi-je-me-mele-3898705

La présidente géorgienne répond à Jean-Luc Mélenchon sur l’Otan : « De quoi je me mêle? »

 

11h56 , le 15 mai 2019

La présidente géorgienne Salomé Zourabichvili s’en est pris mardi soir au leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon. Celui-ci avait qualifié l’adhésion prochaine de la Géorgie à l’Otan de « provocation grossière et stupide »

 

Jean-Luc Mélenchon a qualifié l’adhésion prochaine de la Géorgie à l'Otan de "provocation grossière et stupide".

Jean-Luc Mélenchon a qualifié l’adhésion prochaine de la Géorgie à l’Otan de « provocation grossière et stupide ». (Reuters)

 

C’est une petite phrase de Jean-Luc Mélenchon qui a provoqué la colère de la présidente géorgienne Salomé Zourabichvili. Lors d’un discours samedi à Marseille, le leader de la France insoumise a qualifié l’adhésion prochaine de la Géorgie à l’Otan de « provocation grossière et stupide ». « Vous avez intérêt à avoir des députés qui ne participeront pas à l’hystérie anti-russe et pro-Otan qui sévit au Parlement européen », a-t-il également ajouté. Interrogé mardi soir par le Figaro, la présidente géorgienne a répondu vertement au chef des députés insoumis : « De quoi je me mêle? », a-t-elle lancé avant de dénoncer « un acharnement eurosceptique ».

Lire aussi - En Géorgie, une diplomate française vise la présidence

« La Russie ne nous a pas fait changer d’un iota notre direction euro-atlantique, ce n’est pas Mélenchon qui va nous faire changer », a-t-elle ajouté en marge d’un colloque sur les populismes organisé à Paris.

Moscou considère l’entrée de la Géorgie dans l’Otan comme une ingérence occidentale

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a réaffirmé en mars dernier que la Géorgie rejoindrait l’Alliance atlantique malgré l’opposition de Moscou.  »Les 29 alliés ont clairement indiqué que la Géorgie deviendrait un membre de l’Otan. Nous allons continuer de travailler ensemble pour préparer l’adhésion de la Géorgie à l’Otan », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse commune avec le Premier ministre géorgien Mamouka Bakhtadzé à Tbilissi.

« Nous n’acceptons pas que la Russie ou n’importe quelle autre puissance puisse décider qui peut être membre » de l’Otan, a-t-il insisté.

L’éventualité d’une adhésion de Tbilissi à l’Otan, dont les 29 membres comptent plusieurs anciens pays du bloc communiste, est considérée par Moscou comme une ingérence occidentale dans sa sphère d’influence. Les dirigeants de l’Alliance atlantique avaient estimé lors d’un sommet en 2008 à Bucarest que la Géorgie avait vocation à rejoindre l’Otan mais ils n’ont jusqu’à présent pas lancé le processus d’adhésion.

L’année dernière, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a affirmé que l’éventuelle entrée de la Géorgie à l’Otan « pourrait provoquer un conflit terrible ».

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