Balance ton porc : et après ?

Blablabla… Blablabla… Certains continuent à professer hors des réalités…

Les femmes doivent porter plainte, peut-on lire ici ou là, les réseaux sociaux ne sont pas le lieu pour dénoncer, etc, etc…

Bah, si c’était si simple, si les victimes pouvaient être entendues ailleurs, le tag n’aurait pas rencontré un tel succès.

Pour commencer, 95% des femmes qui dénoncent un fait de harcèlement sexuel perdent leur emploi.

Mais ce n’est pas tout. Dans l’immense majorité des cas, elles perdent aussi toute crédibilité avec la décision de justice qui va nécessairement en découler.

Et quels sont les critères des magistrats pour refuser de poursuivre ou absoudre le délinquant ou criminel ?

Ils se résument presque toujours au classique « le viol d’une pute n’est pas un viol ».

Leur définition de « la pute » est celle des porcs : c’est celle qui dit non, elle n’avait qu’à dire oui.

Le juge est un porc.

 

http://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/affaire-harvey-weinstein/balancetonporc-un-hashtag-ne-remplace-pas-un-proces_2422283.html

#balancetonporc : « Un hashtag ne remplace pas un procès »

 

La journaliste Clara Schmelck a estimé, lundi sur franceinfo, que les harcèlements qui ont été dénoncés sur Twitter via #balancetonporc doivent « passer devant les tribunaux ».

 

La journaliste Clara Schmelck, sur franceinfo, le 16 octobre 2017.
La journaliste Clara Schmelck, sur franceinfo, le 16 octobre 2017. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)
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franceinfoRadio France

Mis à jour le 16/10/2017 | 11:58
publié le 16/10/2017 | 11:58

« Un hashtag ne remplace pas un procès », a tempéré la journaliste et philosophe des médias Clara Schmelck, invitée de franceinfo lundi 16 octobre, après le succès du hashtag #balancetonporc sur Twitter. Pour elle, ces harcèlements sexuels qui ont été dénoncés doivent « passer devant les tribunaux », car « ce sont des faits très graves. Ce ne sont pas juste des comportements indélicats ».

Après l’affaire Weinstein, des milliers de femmes en France ont raconté le harcèlement ou les agressions sexuelles dont elles ont pu être victimes. La journaliste Sandra Muller a créé le mot clé #balancetonporc sur le réseau social Twitter pour « dénoncer » ceux qui harcèlent.

franceinfo : Est-ce que le succès du hashtag « balance ton porc » vous étonne ?

Clara Schmelck : Non, car cela fait un moment déjà que Twitter est utilisé pour libérer la parole. Sandra Muller, celle qui a lancé le hashtag, l’a fait en temps voulu. Les femmes étaient prêtes à raconter, et on le voit d’ailleurs. Le sujet du harcèlement, des choses qui sont passibles de justice, ont été cadrées, énoncées et factualisées. Ça, c’est une avancée très grande.

Est-ce un cri de colère ou est-ce que cela pourra aller vers un procès ?

Ce sont des faits très clairs et très explicites qui ont été décrits. Surtout, on se demande comment cela n’a pas pu déjà être mis en procès. C’est vraiment la question de la rapidité de la justice, et en même temps sa nécessité qui est posée, car le hashtag ne remplace pas un procès. Quand vous regardez #balancetonporc, ce sont des faits très graves, des faits vraiment condamnables, ce ne sont pas juste des comportements indélicats. Certains récits remontent à plusieurs années. Ce qui a été dénoncé doit passer devant les tribunaux. C’est aussi pour donner l’exemple aux générations futures, leur montrer que ces pratiques sont d’un autre âge et que l’on ne peut plus faire ça maintenant.

Y-a-t-il un risque d’accuser nommément ses agresseurs ?

Accuser sans preuve est très risqué. Il y des risques de calomnie ou de règlement de comptes. Il y a aussi une autre difficulté, c’est d’énoncer des faits difficiles à raconter en 160 caractères.

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20171016.OBS6065/balance-ton-porc-la-force-du-groupe-peut-provoquer-un-changement-social.html

« Balance ton porc » : « La force du groupe peut provoquer un changement social »

 

"Balance ton porc" : "La force du groupe peut provoquer un changement social"

Une femme pose devant un écran portant le logo de Twitter. Image d’illustration (MATHIEU PATTIER/SIPA)

 

Pour le psychiatre Serge Hefez, le hashtag #BalanceTonPorc permet aux femmes victimes de harcèlement sexuel de créer un mouvement social.

 

Mathilde Goupil Publié le 16 octobre 2017 à 16h37

« Un jour, je vais te baiser, que tu le veuilles ou non. » Avec le hashtag #BalanceTonPorc, des milliers de femmes livrent sur Twitter leurs témoignages de harcèlement sexuel au travail. Une action lancée en France après la prise de parole de nombreuses femmes contre le producteur américain Harvey Weinstein, accusé de harcèlement, d’agression sexuelle et de viol. Serge Hefez est psychiatre, et travaille entre autres sur les problématiques liées à la sexualité. Il décrypte pour « l’Obs » les mécanismes psychologiques à l’œuvre derrière ce hashtag.

« Balance ton porc » : l’affaire Weinstein libère la parole sur le harcèlement sexuel

Quel regard portez-vous sur cette vague de témoignages de harcèlement sexuel, regroupés sous le hashtag #balancetonporc ?

Ne soyons pas hypocrites : on ne tombe pas tous des nues quand on apprend qu’un producteur hollywoodien profite de sa position pour draguer lourdement, voire violer, un certain nombre d’actrices.

Vous dites « draguer lourdement », mais on parle de harcèlement sexuel, là ?

Oui, vous avez raison. Et dans le cas Weinstein, on parle aussi de viols, c’est bien de ça dont il est question.

Ce qui est intéressant avec ce hashtag, c’est que la façon dont se crée le lien social s’est renversée ces derniers jours. Il y a une espèce de complaisance sociale autour du sujet des agressions sexuelles. La complicité fait que tout le monde se voile la face, et le lien social se crée autour du fait de ne pas vouloir savoir. Jusqu’au moment où quelque chose brise l’omerta.

Désormais, on fait face à une irruption extrêmement brutale de femmes qui témoignent. On est passé d’une situation où être liés les uns aux autres, c’était faire semblant de ne pas savoir, à une situation où tout le monde témoigne dans la presse et sur Twitter de ces agressions. Et tant mieux. C’est comme des traînées de poudre, sauf que ce sont des traînées d’indignation partagée. On se relie tous les uns aux autres autour de la même émotion. Personne n’ignore que la plupart des femmes doivent subir un certain nombre d’agressions, des plus « minimes » aux plus majeures. Mais là, ça devient un fait social.

Pourquoi le mouvement a-t-il aussi bien pris sur les réseaux sociaux ?

Parce que tout sur les réseaux sociaux va très vite, ils permettent de créer très vite un groupe. Et il y a un pouvoir libérateur à la parole partagée : témoigner seul auprès d’un journaliste permet de se représenter soi-même comme victime, mais ça n’a pas force de ralliement.

Est-ce que ça n’est pas aussi parce qu’un tweet engage moins qu’une plainte ? Et dans les cas où les faits exposés sont prescrits, et qu’il n’existe donc pas de suite judiciaire possible, cela permet quand même de verbaliser son expérience ?

Oui, tout à fait. Mais j’ajouterais quand même que si le tweet engage moins, le lien virtuel reste très fort. Je change totalement de sujet pour l’illustrer, mais je travaille aussi sur le processus de radicalisation. Et les personnes que je rencontre se sont quasiment toutes radicalisées via internet. Il ne faut pas sous-estimer la puissance de ce lien-là.

Vous parlez de « pouvoir libérateur ». Donc le fait de verbaliser son agression est une première étape importante ?

C’est une première étape fondamentale. Non pas tant dans la perspective de revendiquer un statut de victime – même si ça n’est pas anodin de le faire. Mais surtout dans l’idée de faire du lien social, de sentir la force du groupe et du mouvement social autour de soi. On n’est pas seulement dans une position de victime qui cherche la réparation, on est membre d’un groupe de femmes qui, par la force du groupe, peut provoquer un changement social.

Justement, qu’est-ce qui vient après le témoignage ?

Ce qui vient après, c’est : comment l’individu se détache de ce groupe pour être dans sa propre mobilisation et sa propre action ? Il y a sans doute des femmes qui vont oser déposer plainte au pénal, portées par la force de la mobilisation sur Twitter. C’est à chaque femme de déterminer si elle se mobilise aussi personnellement.

Mais est-ce qu’il n’y a pas un risque pour ces femmes de se sentir abandonnées dans leur combat quand Twitter et les médias passeront à autre chose ?

Effectivement, c’est toujours le risque de ces mobilisations effervescentes : ça crée un mouvement collectif et ensuite ça retombe. Sans être cynique, que va-t-il se passer ? Des milliers de femmes vont témoigner sur les réseaux sociaux et dans la presse. Et puis dans deux mois, voire quinze jours, plus personne n’y pensera, et les femmes vont continuer à subir en silence.

Pour que ces femmes ne se sentent pas doublement agressées, il faut que leur indignation soit reprise sur un plan politique. Il faut qu’il y ait un changement perceptible dans la vie des femmes au quotidien : que le chef du rayon qui met la main aux fesses de la caissière ne le fasse plus. Et que les hommes commencent à avoir peur aussi, qu’ils ne se sentent plus impunis.

Comment on fait ?

Aux Etats-Unis ou dans les pays nordiques par exemple, l’acception de ce qu’est le harcèlement sexuel est beaucoup plus large : on ne dit pas à une collègue que sa robe lui va bien. Chez nous, il existe une sorte de marivaudage à la française qui brouille les repères entre la drague, la « drague lourde », et la violence sexuelle. Il faut travailler sur ces frontières-là, pour les rendre plus claires.

Il faut voir ce que proposera la loi qui est en préparation [le projet de loi « contre les violences sexistes et sexuelles », NDLR]. Mais c’est le rôle de toute la société : il existe une prévention à faire avec des affiches dans le métro, des spots à la télévision, mais aussi quelque chose de plus fin dans l’éducation, notamment des garçons. Mais aujourd’hui, cette idée rencontre beaucoup d’obstacles.

Propos recueillis par Mathilde Goupil

Mathilde Goupil

Mathilde Goupil

Journaliste

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20171016.OBS6073/balance-ton-porc-quelles-suites-judiciaires-possibles-aux-temoignages.html

« Balance ton porc » : quelles peuvent être les suites judiciaires après tous ces témoignages ?

 

"Balance ton porc" : quelles peuvent être les suites judiciaires après tous ces témoignages ?

Manifestation devant le Conseil constitutionnel après qu’il ait abrogé l’article de loi sur le harcèlement sexuel, le 5 mai 2012 à Paris. (ALFRED/SIPA)

 

Certains des témoignages de harcèlement sexuel rapportés sur Twitter pourraient-ils déboucher sur une action en justice ? Possible, mais compliqué.

 

Thierry Noisette Publié le 16 octobre 2017 à 18h42

 

Le déferlement de témoignages avec le hashtag #balancetonporc charrie toutes sortes de récits, de propos ou gestes déplacés jusqu’aux agressions sexuelles. La plupart ne donne pas d’éléments d’identification, mais dans certains cas les hommes mis en cause sont identifiables. Avec quelles conséquences ?

Depuis la loi du 6 août 2012 (présentation, texte), le harcèlement sexuel est en France un délit, défini comme « le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou ou comportements à connotation sexuelle qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante ».

Et est assimilé au harcèlement sexuel « le fait, même non répété, d’user de toute forme de pression grave dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle, que celui-ci soit recherché au profit de l’auteur des faits ou au profit d’un tiers ».

Le parquet peut être saisi d’éléments précis

Dès lors, toutes les paroles, pour certaines précises, diffusées depuis le 13 octobre sur des « porcs » resteront-elles cantonnées au Net ou peuvent-elles entraîner des conséquences en justice ?

Affaire Weinstein : comment est né « Balance ton porc », le hashtag contre le harcèlement sexuelInterrogée par « l’Obs », Clarisse Taron, présidente du Syndicat de la magistrature, souligne que « ce phénomène, c’est la preuve que c’est difficile de porter plainte. Que la parole de ces femmes soit entendue, c’est toujours compliqué. Ces messages par internet, ce n’est pas toujours conforme à ce que la justice peut attendre, mais c’est la traduction d’un réel besoin. »

Elle souligne qu’un parquet peut être saisi par tout moyen, et que le parquet peut s’auto-saisir s’il a suffisamment d’éléments précis portés à sa connaissance :

« Si quelqu’un écrit ‘j’ai été agressée par Untel’, ce n’est pas suffisant, mais si cette personne écrit ‘je travaille à tel endroit, où Untel m’a agressée’, c’est précis. Après, la chancellerie peut s’en saisir ou non, ou encore une association féministe locale peut saisir le parquet local en lui signalant ce qui a été écrit. »

Prescription, diffamation : des écueils

Porter plainte n’est pas évident pour autant. Clarisse Taron observe que « ces affaires restent toujours compliquées à établir ».

« Il y a des enquêtes, des déclarations, des témoignages recueillis. Mais toutes les affaires de harcèlement, moral ou sexuel, restent compliquées, le risque étant qu’elles aboutissent à une situation de parole contre parole. »

Par ailleurs, les faits peuvent être frappés de prescription s’ils remontent, selon les cas, à plus de 3 ou 6 ans : la loi du 27 février 2017 sur la prescription a en effet fixé comme nouvelle durée de prescription d’un délit (cas du harcèlement) 6 ans. Mais si les faits étaient déjà prescrits avant la loi – remontant à 3 ans au moins -, ils le restent après.

Quid, en sens inverse, de la possibilité pour l’homme, mis au pilori virtuel par ses accusatrices, de contre-attaquer en justice ? La présidente du Syndicat de la magistrature précise que « contrairement au harcèlement où la justice peut s’auto-saisir, la plainte de la victime est indispensable en cas de diffamation. Ensuite, tout dépendra pour cette personne si les propos sont suffisamment précis. Et en face, on peut plaider l’exception de vérité… » – si on traite quelqu’un de voleur et que l’on prouve que c’est bien un voleur, le propos n’est plus condamnable comme diffamation. Pareil pour un harceleur. Eventuellement, « la personne désignée pourrait aussi attaquer pour injure, étant traitée de ‘porc’… ». A ses risques et périls…

Traitée de « conne » par Guy Bedos, Nadine Morano perd définitivement son procès

Très peu de condamnations

Jusqu’à présent, les plaintes pour harcèlement sexuel aboutissent rarement à des condamnations. Dans un rapport de la commission des Lois de l’Assemblée nationale en novembre 2016, sur l’évaluation de la loi n° 2012-954 du 6 août 2012 relative au harcèlement sexuel, les auteurs notaient que les condamnations pénales sont rares :

« Entre 30 et 40 condamnations pénales pour des faits de harcèlement sexuel ont été prononcées chaque année entre 1994 à 2003 et entre 70 à 85 condamnations entre 2006 et 2010. La plupart du temps, les coupables ont été condamnés à des peines de prison avec sursis (seules trois à quatre condamnations par an en moyenne comportaient une partie d’emprisonnement ferme). Dans 10 à 12% des cas, une peine d’amende était prononcée, d’un montant moyen de 1.000 euros. »

Et de souligner :

« Par ailleurs, la durée moyenne des procédures était très longue : le délai moyen entre les faits les plus récents et la date du jugement en première instance était de 27 mois. »

18 mois de prison pour un ex- »dircom » de Versailles condamné pour harcèlement sexuelLa loi d’août 2012 semble avoir eu peu d’effet : le directeur des affaires criminelles et des grâces, entendu par la commission des Lois, a « constaté que le nombre de plaintes et de condamnations n’avait pas augmenté depuis 2012. Ainsi en 2014, si 1.048 plaintes ont été déposées pour des faits de harcèlement sexuel, seules 65 condamnations ont été prononcées, 50% des poursuites ayant donné lieu, par ailleurs, à des procédures alternatives (rappel à la loi, composition pénale…). Seules 30 à 40% de ce type d’affaires font généralement l’objet de poursuites. »

6,2 % des plaintes aboutissent à une condamnation.

« Cet écart est encore plus flagrant avec le nombre potentiel de victimes de harcèlement, une femme active sur cinq déclarant avoir une fois été confrontée à de genre de comportement au cours de leur carrière », notaient les députés en citant une étude de l’Ifop de 2014.

T.N.

Thierry Noisette

Thierry Noisette

Journaliste

 

http://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/affaire-harvey-weinstein/balancetonporc-denoncer-un-harcelement-sexuel-sur-un-reseau-social-avec-un-hashtag-ce-n-est-pas-du-tout-l-endroit_2422691.html

#balancetonporc : « Dénoncer un harcèlement sexuel sur un réseau social avec un hashtag, ce n’est pas du tout l’endroit »

 

Christophe Noël, avocat spécialiste du droit du travail, alerte contre les risques auxquels s’exposent les victimes qui dénoncent une situation de harcèlement sexuel sur Twitter : les personnes qu’elles visent peuvent porter plainte « diffamation » ou « injure ».

 

Dénoncer son harceleur sur Twitter ou tout autre réseau social comporte des risques.

Dénoncer son harceleur sur Twitter ou tout autre réseau social comporte des risques. (MATHIEU PATTIER/SIPA)
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propos recueillis parBenoît ZagdounFrance Télévisions

Mis à jour le 16/10/2017 | 20:22
publié le 16/10/2017 | 20:22

« Balance ton porc. » Depuis que cette injonction a été lancée sur Twitter sous la forme d’un hashtag, vendredi 13 octobre, dans la foulée de l’affaire Harvey Weinstein, des centaines de femmes ont relaté dans des tweets le harcèlement voire les agressions sexuelles dont elles ont été victimes. Pour la journaliste Sandra Muller à l’origine de cette initiative, c’est une manière de « crever l’abcès ».

Ces publications contribuent à « la libération de la parole des femmes » et représente une  »première étape avant l’intervention de la justice », abonde Céline Piques, porte-parole de l’association Osez le féminisme. Mais Christophe Noël, avocat spécialiste du droit du travail, prévient : « Quand on veut dénoncer une situation de harcèlement sexuel, il ne faut pas s’y prendre de cette façon-là. »

Franceinfo : Ces tweets n’exposent-ils pas à des attaques en diffamation ?

Christophe Noël : On est en plein dedans. Dénoncer un harcèlement sexuel sur un réseau social avec un hashtag, ce n’est pas du tout l’endroit. C’est une caisse de résonance phénoménale et c’est la porte ouverte à toutes sortes d’excès et de diffamations. Le problème, c’est qu’il y a à la fois du vrai et du faux et que tout se mélange. Il n’y a aucun moyen de contrôler ce qui est dit sur ce réseau social. On va sans doute retrouver des gens qui, par vengeance, vont calomnier des collègues de travail avec lesquels ils ne s’entendent pas.

Ce n’est pas bon : ça peut se retourner contre les victimes qui dénoncent un harcèlement sexuel. Les personnes qu’elles visent peuvent porter plainte pour « diffamation » ou « injure ». Les employeurs pris pour cible peuvent sanctionner leurs salariés. Il ne faut pas accuser à la légère, surtout en public. Quand on veut dénoncer une situation de harcèlement sexuel, il ne faut pas s’y prendre de cette façon-là. Il n’y a pas de publicité à donner à l’affaire. Il y a des moyens d’action sérieux, concrets, qui ne prêtent pas le flanc à la critique ou à la plainte.

Comment s’y prendre pour dénoncer un harceleur sexuel ? 

En théorie, il y a plein de moyens. On peut porter plainte auprès des policiers ou des gendarmes, on peut aller voir la médecine ou l’inspection du travail, on peut dénoncer auprès de la direction de l’entreprise, voire le comité d’entreprise qui est là pour protéger la santé des salariés… Mais tout cela s’avère souvent soit théorique parce que les gens ne sont pas formés à répondre à cela, notamment les policiers et les gendarmes qui ne maîtrisent absolument pas ce délit la plupart du temps. La réponse donnée aux femmes qui se plaignent de ça est à 95% : « Mais madame, allez devant les prud’hommes. » L’inspection et la médecine du travail doivent constater quelque chose qui est souvent caché. Souvent, il n’y a pas de suites. Quant à dénoncer ces situations auprès de la direction de l’entreprise, la plupart des gens travaillent dans des PME et le harceleur est souvent le chef d’entreprise lui-même.

La meilleure façon de faire, c’est d’écrire au harceleur lui-même. Envoyer un petit mail, par exemple. A chaque fois qu’on subit un acte, un propos, un comportement pas tolérable, on l’écrit. « Ta remarque sur mon décolleté aujourd’hui, ça n’a pas sa place sur le lieu de travail », par exemple. Ça a un effet. D’abord, ça peut parfois résoudre le problème, même si c’est rare. Mais surtout, ça permet à la victime d’établir la situation. C’est un indice pour le procès futur qui va permettre de présumer la situation de harcèlement, parce que l’auteur du harcèlement va parfois répondre : « Tu le prends mal… C’est une plaisanterie grivoise… »

Il faut prendre les devants, sortir de son rôle de victime et dénoncer la situation le plus vite possible directement auprès du harceleur. C’est fondamental pour la suite, parce que souvent on se heurte à un problème de preuve. Le harcèlement, c’est souvent quelque chose de caché, de ténu, d’insidieux, qui ne se fait pas en public devant témoins et qui vise des personnes fragiles.

Cette initiative ne permet-elle pas surtout d’inciter les victimes à agir ?

Libérer la parole, c’est très bien. Le grand mérite des affaires comme celle d’Harvey Weinstein, c’est qu’elles sont des caricatures. Ces cas-là n’existent pas dans la vraie vie. On n’a pas de monstres pareils dans le monde du travail. Ce sont des cas moins extrêmes. Mais au moins elles ont un mérite : elles informent les victimes et leur permettent de prendre conscience qu’elles ont des droits, qu’elles peuvent agir.

Car il y a un gros défaut d’information des victimes, mais aussi de prise en charge par la justice. Les services de police et de gendarmerie ne sont pas formés à cela ou ils comprennent et maîtrisent assez mal ce délit. Sur le plan pénal, il faudrait faciliter l’action. La plupart du temps, ça ne débouche pas : les plaintes déposées en gendarmerie ou au commissariat sont classées sans suite. Sur le plan civil, la définition du harcèlement est claire et il y a un aménagement de la preuve qui aide la victime. Sur l’action aux prud’hommes, le Défenseur des droits n’est pas assez mis en avant. Il peut s’associer à l’action des victimes.

Ce n’est pas si compliqué d’agir, de dénoncer une situation de harcèlement sexuel. Il y a des moyens d’action. Les victimes peuvent saisir le Défenseur des droits. Il a un rôle fondamental dans la lutte contre le harcèlement au travail. Il a un pouvoir d’enquête, d’investigation, il pourra aussi vous conseiller utilement. En plus, c’est gratuit. Ce serait dommage de s’en priver. C’est un interlocuteur fiable et sérieux.

Vous pouvez saisir un avocat pour agir en justice. Et il n’y a pas que l’action au pénal, qui est compliquée, parce qu’il faut apporter la culpabilité de la personne devant le tribunal, il faut une preuve directe de la culpabilité de la personne. Devant un conseil de prud’hommes, la preuve est facilitée. On ne vous demande pas d’apporter la preuve, mais des éléments permettant de présumer un harcèlement sexuel. C’est beaucoup plus facile d’engager des poursuites. Et lorsque vous agissez pour dénoncer un harcèlement sexuel, vous ne pouvez pas être sanctionné pour ça. La victime n’a rien à perdre à agir. Et c’est libérateur.

 

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/que-risque-t-on-en-denoncant-des-noms-sur-internet-7790546073

#BalanceTonPorc : que risque-t-on en dénonçant sur internet ?

 

La parole se libère concernant le harcèlement sexuel via les réseaux sociaux. Mais peut-on dénoncer quelqu’un sur internet sans de possibles conséquences juridiques ?

 

Marc-Olivier Fogiel RTL Soir Marc-Olivier Fogiel
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Télécharger #BalanceTonPorc : que risque-t-on en dénonçant sur internet ? Crédit Image : LEON NEAL / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : 01:05 | Date : 16/10/2017 La page de l’émission
Jean-Alphonse Richard

Jean-Alphonse Richard et La rédaction numérique de RTL
publié le 16/10/2017 à 20:03

 

Diffamations, injures, dénonciations calomnieuses… S’exprimer sur les réseaux sociaux ne met pas à l’abris de poursuites judiciaires. La loi stipule que la personne dénoncée peut se défendre juridiquement si elle est nommément citée ou reconnaissable. Si c’est le cas, elle peut alors attaquer l’auteur du message, elle a trois mois pour le faire.

Twitter ne risque rien, mais les services juridiques du réseau social ont l’obligation de transmettre l’identité et les coordonnées de l’auteur, même si ce dernier utilise un pseudonyme. Personne n’est anonyme sur Twitter. Et si une personne retwitte, republie, le message incriminé, elle peut aussi être poursuivie. Tout comme l’accusateur principal elle risque jusqu’à 12.000 euros d’amende. Le lundi 16 octobre dans la soirée, le parquet de Paris n’avait pas encore été informé de plaintes à ce sujet.

L’affaire Weinstein a libéré la parole de nombreuses femmes qui racontent via le hashtag #BalanceTonPorc des cas de harcèlement de la vie quotidienne. Lancé par la journaliste Sandra Muller, le mouvement prend de plus en plus d’ampleur. Elle avait écrit sur Twitter, le vendredi 13 octobre : « #BalanceTonPorc : toi aussi raconte, en donnant le nom et les détails d’un harcèlement sexuel que tu as connu dans ton boulot. Je vous attends ».

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Affaire Weinstein et autres : balance ton porc, OUAIS !

 

 

Super !

Depuis trois jours, des personnalités de plus en plus nombreuses n’hésitent plus à qualifier publiquement de « porc » le harceleur et violeur présumé Harvey Weinstein, dont de nouvelles victimes se manifestent tous les jours depuis les premiers témoignages publics, il y a tout juste dix jours.

Je vais donc rappeler avoir pour ma part été condamnée par le Tribunal de Grande Instance de Brest le 11 juin 2013 (condamnation heureusement annulée en appel de manière définitive le 2 décembre 2015) pour avoir notamment traité de « porcs » tous les messieurs que la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest envoie régulièrement me harceler ou m’agresser sexuellement depuis maintenant plusieurs décennies, toujours avec la bénédiction d’un certain nombre de magistrats, lesquels encouragent eux-mêmes toutes ces exactions et bien d’autres à mon encontre.

Je n’avais même pas nommé les « porcs » en question !

Seuls étaient connus du public ceux qui ne se gênaient pas pour me harceler sexuellement sur la toile avec leur complice Josette Brenterch du NPA de Brest depuis le mois de juin 2010, sans même cacher leur identité.

Leurs harcèlements publics à mon encontre avaient provoqué de ma part quelques réponses qui m’auront donc valu, à compter de l’année 2011, poursuites puis condamnation, tandis que dans le même temps mes plaintes pour harcèlements, atteintes à l’intimité de la vie privée et menaces en tous genres étaient toutes classées sans suite ou illégalement rejetées par les mêmes magistrats me témoignant une telle haine que l’un de mes avocats, particulièrement choqué par la teneur et la violence de leurs propos inacceptables à mon égard, me dira toujours par la suite n’avoir jamais vu de comportements aussi odieux en 25 ans de carrière, même avec le pire des criminels, alors que pour ma part j’étais victime !!!

Ces magistrats manifestement CORROMPUS me reprochaient, tout comme leurs protégés mes harceleurs primitifs des années 1990, puis tous les suivants jusqu’aux cybercriminels auxquels j’avais et ai encore affaire sur la toile depuis 2008, d’avoir toujours refusé de me prostituer, alors que j’avais aussi refusé de commettre des crimes et délits contre la Nation au profit de ceux, patrons voyous harceleurs également proxénètes et trafiquants d’armes notoires qui, en guise de punition, avaient dès lors décidé de me prostituer de gré ou de force.

Et voilà qu’aujourd’hui, dans la foulée de l’affaire Weinstein, il n’est plus question de crier haro sur les victimes quand elles ne se suicident pas, mais au contraire de les inciter à balancer !

Je balance donc mes porcs et leurs cochonnes, parmi lesquels ces magistrats et magistrates !

Point n’est besoin de décrire les porcs, tout le monde sait ce qu’ils sont.

Pour ce qui est de leurs cochonnes, l’expérience me permet de préciser qu’elles appartiennent toujours à l’une ou l’autre des deux catégories de femmes suivantes :

1°/ des femmes qui sont elles-mêmes « passées à la casserole » sans protester ou qui n’envisagent pas d’autre mode d’évolution professionnelle que la promotion canapé, qu’elles sollicitent d’emblée, et qui n’admettent pas que d’autres puissent s’en passer ou envisager de faire sans, ce qui les renvoie automatiquement à une image d’elles-mêmes très négative et que bien évidemment elles ne peuvent accepter : ce sont des « putes » et contrairement à celles qui ne couchent pas ou estiment pouvoir s’en dispenser, elles n’ont pas d’autre compétence à faire valoir pour trouver du boulot ou obtenir des promotions ; ces femmes font preuve d’un acharnement particulier à détruire tous ceux et celles qui menacent leur système, celui des porcs ;

2°/ des femmes qui comme la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest ne risquent absolument rien à fréquenter des porcs et trouvent un avantage certain à les utiliser pour détruire leurs cibles.

Voilà pour l’essentiel.

« Quand une actrice se fait séduisante pour décrocher un rôle, ce n’est pas pour se faire violer ! » dit justement Isabelle Adjani.

Même chose pour de nombreux autres métiers et tous les postes incluant une fonction de représentation : on ne soigne pas sa tenue pour se faire violer quand c’est une obligation professionnelle.

Des spécialistes s’expriment aussi sur la question du harcèlement en entreprise.

Marie Pezé, qui a créé la première consultation « Souffrance & Travail » en 1997, précise que « les salariés sont responsables de la santé de leurs collègues. S’ils constatent qu’une femme ne s’habille plus comme avant, qu’elle commence à perdre du poids ou à en prendre, qu’elle a des crises de larmes, qu’elle va mal, il relève de la posture citoyenne d’aller la voir et de lui dire ‘que puis-je faire pour t’aider?’ afin qu’elle puisse se confier ».

Vivons-nous sur la même planète ?

Pour ma part, j’ai dû me résoudre il y a maintenant une douzaine d’années à ne quasiment plus sortir de chez moi pour éviter toutes les agressions que la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest continuait à organiser à mon encontre avec l’approbation ou la complicité de ses amis du Tribunal de Grande Instance de Brest.

Et quand le harcèlement reprend sur la toile dès mes premiers commentaires anonymes sur un site d’information, en l’occurrence Rue89 en 2008, il peut se poursuivre indéfiniment au vu et au su de tous sans aucun problème pour les harceleurs. Près de dix ans plus tard, ceux-ci ne sont toujours pas inquiétés, ni par la « justice » pourtant régulièrement saisie, ni par aucune enquête journalistique.

Autrefois déjà, tous mes collègues de travail étaient bien au courant de ce qui se passait, les harceleurs en chef les incitaient tous, voire les forçaient à participer à tous leurs harcèlements à mon encontre, tout comme plus tard leur complice Josette Brenterch du NPA de Brest à compter de mon arrivée dans l’association AC ! Brest dont elle était trésorière, en 2004.

Dans ces conditions, il n’y a rien à confier à qui que ce soit, et quand on va vraiment mal, on disparaît, on ne va quand même pas offrir à tous ces pervers le spectacle d’une crise de larmes, ils n’attendent que ça.

Une fois, en 1994, il m’est arrivé de craquer dans mon bureau.

Un de mes harceleurs, qui n’avait rien à y faire, mais venait très souvent m’y harceler, l’a vu. Et que croyez-vous qu’il ait fait ? Tout en joie, exultant, il a aussitôt appelé tous les mecs de l’entreprise à venir défiler dans mon bureau pour y contempler « la pute » en train de « verser des larmes de crocodile » (sic). Plusieurs d’entre eux ont bien rappliqué, rigolards. Certains ont fait demi-tour rapidement, gênés.

Je précise ici à l’attention de ceux qui pourraient l’ignorer que dans le système porcin, « la pute » ou « la salope » n’est pas celle qui couche mais celle qui dit non.

 

http://www.ozap.com/actu/-ce-gros-porc-puant-d-harvey-weinstein-antoine-de-caunes-fier-de-sa-fille-emma-de-caunes/539172

« Ce gros porc puant d’Harvey Weinstein » : Antoine de Caunes « fier » de sa fille Emma de Caunes

 

Antoine de Caunes dans "Popopop"

Antoine de Caunes dans « Popopop » © France Inter
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publié par
Jeudi 12 Octobre 2017
L’animateur a évoqué le témoignage de sa fille au « New Yorker ».

 

Le papa soutient sa fille. Depuis une semaine, le producteur américain Harvey Weinstein est empêtré dans un scandale sexuel qui voit chaque jour de nouvelles actrices l’accuser de harcèlement sexuel ou de viol. Après un premier article du « New York Times », le « New Yorker » a été le deuxième média à faire des révélations sur cette sordide affaire, dévoilant le témoignage de huit nouvelles femmes qui auraient été victimes du producteur.

Parmi elles, Emma de Caunes, qui a raconté en détails au magazine comment Harvey Weinstein avait tenté de la forcer à avoir des rapports sexuels avec lui dans une chambre d’hôtel, après un déjeuner professionnel. « J’étais tétanisée » raconte ainsi Emma de Caunes au « New Yorker ». « Mais je ne voulais pas lui montrer que j’avais peur parce que je sentais que plus j’étais effrayée, plus il était excité » poursuit-elle, disant s’être sentie comme « un animal sauvage face à un chasseur »

« Ce gros porc puant »

Hier après-midi, Antoine de Caunes est revenu sur les révélations faites par sa fille en introduction de « Popopop », son émission culturelle quotidienne diffusée sur France Inter. « Je suis un père comblé. J’ai trois beaux enfants auxquels je trouve toutes les vertus« , a-t-il commencé, évoquant ses « deux beaux gaillards » puis sa fille qui fait « le merveilleux métier d’actrice« . Il a ensuite parlé des « hommes de pouvoir« , des « prédateurs sexuels qui abusent de leur position » dans ce milieu.

« Mais il arrive que ces femmes se rebiffent et rendent publics de tels agissements. C’est ce que vient de faire ma fille, en même temps qu’Asia Argento, Angelina Jolie, Judith Godrèche, Rosanna Arquette et plein d’autres en dévoilant les turpitudes d’un tout puissant producteur hollywoodien, ce gros porc puant d’Harvey Weinstien pour bien le nommer. Tout le monde le sait, il faut du courage quand on est une femme pour mettre sur la place publique de telles histoires (…) Voilà pourquoi aujourd’hui je suis heureux non seulement d’avoir trois beaux enfants, mais en plus je suis fier d’avoir une fille comme elle« , a-t-il conclu. puremedias.com vous propose de découvrir la séquence dans le tweet ci-dessous. De son côté, Emma de Caunes a simplement repris la chronique en question sur son compte Twitter, la commentant de la sorte : « Et moi fière d’avoir un papa comme lui« .

 

 

http://www.purepeople.com/article/harvey-weinstein-le-porc-ses-soirees-cannoises-entre-partouzes-et-cocaine_a254839/1

Harvey Weinstein, « le Porc » : Ses soirées cannoises, entre partouzes et cocaïne

Harvey Weinstein - Photocall de la soirée de Grisogono "Love On The Rocks" à l'hôtel Eden Roc au Cap d'Antibes lors du 70e Festival International du Film de Cannes. Le 23 mai 2017.
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Harvey Weinstein – Photocall de la soirée de Grisogono « Love On The Rocks » à l’hôtel Eden Roc au Cap d’Antibes lors du 70e Festival International du Film de Cannes. Le 23 mai 2017.
Un secret de polichinelle pourtant bien couvé…

 

Après le récit d’Emma de Caunes, suivi de près par celui de Judith Godrèche, le cinéma français a fait irruption dans le scandale Weinstein. Depuis quelques jours, les langues se délient à Hollywood où de nombreuses actrices et femmes racontent comment elles ont été harcelées, agressées sexuellement voire violées pour trois d’entre elles, par Harvey Weinstein. Léa Seydoux, probablement l’une des stars françaises les plus populaires à l’international et notamment à Los Angeles, a également évoqué l’agression sexuelle dont elle a été victime.

Harvey Weinstein, en effet, ne se limitait pas à Hollywood. Le producteur américain adore la France, et il n’a jamais lésiné sur les moyens pour distribuer des films tels que La Reine Margot, Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, Intouchables et bien évidemment The Artist et ses cinq Oscars. Chaque année, il venait à Cannes pour le Festival où sa réputation est apparemment un véritable secret de polichinelle.

Weinstein, le « Caligula de Cannes »

Les hôtels – et notamment le Cap-Eden-Roc où il avait ses habitudes – et les loueurs de yachts le connaissent bien. Comme le rappelle Le Parisien, l’influent tycoon américain « organise des fêtes avec partouzes et cocaïne« . Sur la Croisette, il est surnommé « le Porc« . Apparemment, professionnels du cinéma comme journalistes avaient l’air de savoir, par des bruits de couloir, des rumeurs ou des récits véridiques, comment Harvey Weinstein ambiançait le Festival de Cannes côté coulisses. Dans le Guardian, on parle même du « Caligula de Cannes« , référence au controversé empereur romain dont l’appétit pour les orgies fait la joie des historiens.

Cannes, c’est là que Judith Godrèche, 24 ans alors, est agressée. « Il s’est pressé contre moi et m’a enlevé mon pull », raconte-t-elle. Après avoir refusé de le masser, elle s’enfuit et se confie à Miramax, la société de Weinstein, qui la réduit au silence, « parce que c’est comme ça« . Un récit qui n’a pas étonné Dominique Besnehard, ex-agent de stars qui n’a jamais été réellement confronté à Weinstein. Il dit toutefois avoir entendu « des actrices raconter qu’elles avaient été convoquées dans sa chambre et qu’elles étaient parties en courant« , dénonçant chez lui ce « rapport de pouvoir digne d’un Pygmalion pervers« .

« Un comportement impardonnable »

De son côté, le Festival de Cannes a publié un communiqué de presse. « C’est avec consternation que nous avons découvert les accusations de harcèlement et de violence sexuelle récemment portées contre Harvey Weinstein, professionnel du cinéma dont l’activité et la réussite sont connues de tous, qui lui valent de séjourner à Cannes depuis de nombreuses années et d’avoir de nombreux films sélectionnés au Festival international du film dont il est une figure familière« , écrivent conjointement Pierre Lescure et Thierry Frémaux. « Ces faits relèvent d’un comportement impardonnable qui ne peut susciter qu’une condamnation nette et sans appel. Notre pensée va aux victimes, à celles qui ont eu le courage de témoigner et à toutes les autres. Puisse cette affaire contribuer à dénoncer une nouvelle fois des pratiques graves et inacceptables« , concluent le président et son délégué général.

Le 12 Octobre 2017 – 15h15

 

 

http://www.purepeople.com/article/eva-green-victime-du-gros-porc-harvey-weinstein-sa-mere-balance_a255121/1

Eva Green « victime du gros porc » Harvey Weinstein : Sa mère balance !

 

Marlène Jobert révèle que sa fille Eva Green a été harcelée par Harvey Weinstein.
Marlène Jobert a brisé le silence…

 

Et une nouvelle victime de plus dans le scandale des harcèlements et agressions sexuelles d’Harvey Weinstein. Ce vendredi 13 octobre sur Europe 1, Marlène Jobert a révélé que sa fille Eva Green (que l’on verra bientôt à l’affiche du prochain film de Roman Polanski, D’après une histoire vraie) avait été harcelée il y a sept ans de cela par le producteur hollywoodien.

« Ma fille Eva a été victime de cet horrible bonhomme, confie l’actrice, romancière et conteuse pour enfants. Il est tenace, il insiste pendant plusieurs mois, dès qu’il passait à Paris il l’appelait« , raconte l’actrice française de 76 ans.

Eva Green, bien connue à Hollywood pour ses rôles dans Casino Royale, Dark Shadows ou plus récemment Miss Peregrine, « ne répondait pas« . « Elle était un peu intimidée, ce type avait tellement de pouvoir ! De pouvoir sur tout le cinéma ! Il a dû lui mettre tellement de bâtons dans les roues, car il était vexé« , poursuit sa mère. Selon cette dernière, Eva « a mis du temps à s’en remettre« , et « préfère oublier et ne pas en parler aujourd’hui ».

Donnant un peu plus de détails sur le comportement qu’a eu le magnat hollywoodien avec Eva Green, il utilisait selon Marlène Jobert « le même mode opératoire« , à savoir « le prétexte d’un rendez-vous professionnel, d’un scénario à lui remettre, avec un beau rôle à la clé« . « Et comme son bureau était aussi dans sa suite d’hôtel, il les faisait monter et puis bon… Il leur promettait comme à toutes de favoriser leur carrière en échange de faveurs sexuelles« , assure la mère de famille.

Selon elle, sa fille « est arrivée à lui échapper mais il l’a menacée de la détruire professionnellement« . Sans fard, elle rajoute que « si le ‘gros porc’ avait été évincé par sa victime, pour se venger il interdisait (aux réalisateurs) de la choisir« . « Donc réagir brutalement pour une jeune actrice, c’était aussi se mettre en danger, être rayée des listes » explique Marlène Jobert.

Parlant aujourd’hui au nom de sa fille, l’actrice de Masculin féminin aurait aimé agir à l’époque. « J’en avais été tellement horrifiée, scandalisée, que je voulais faire quelque chose mais ma fille m’a dit ‘surtout pas ! Tu ne peux pas savoir le mal dont il est capable’« , raconte-t-elle, avant de conclure en affirmant que « ce n’est pas possible que ce type soit impuni« . « Il faut que cet odieux personnage soit poursuivi« , a-t-elle martelé.

Le 13 Octobre 2017 – 20h36

 

 

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/philippe-labro/philippe-labro-affaire-weinstein-un-porc-peut-en-cacher-un-autre-13-10-2017-2164332_1444.php

Philippe Labro - Affaire Weinstein : « Un porc peut en cacher un autre ! »

 

VIDÉO. Le journaliste et écrivain revient sans détour sur l’affaire Weinstein. Il dénonce le silence et craint de nouveaux scandales.

 

Par

Modifié le 13/10/2017 à 18:34 – Publié le 13/10/2017 à 16:40 | Le Point.fr

 

À Hollywood, c’est l’heure du grand déballage ! Depuis la publication d’un article du New York Times le 5 octobre, Harvey Weinstein, surpuissant producteur de cinéma américain, est dans la tourmente. Accusé de toutes parts aussi bien par des actrices, des mannequins que par des collaboratrices, le roi d’Hollywood est déchu. Jeudi, une enquête de la police de New York a été ouverte pour une agression sexuelle présumée remontant à 2004.

Pour le journaliste et écrivain Philippe Labro, Harvey Weinstein n’est rien d’autre qu’un « porc » dont le visage abîmé reflète « l’arrogance, la certitude ou encore la vanité ». L’animateur de Langue de bois s’abstenir dénonce le silence assourdissant qui a couvert les agissements de ce « prédateur prétentieux pétrifiant » durant de si longues années. Et de prévenir : « Un porc peut en cacher un autre. »

 

http://www.bvoltaire.fr/on-surnommait-porc/

On le surnommait « le porc »…

 

 Aujourd’hui

Qu’on n’occulte pas l’immense responsabilité d’un monde au sein duquel il avait toute latitude pour parader.

Magistrat honoraire et président de l’Institut de la parole 

Le lynchage a battu son plein et la justice a pris la relève dans divers pays.

Harvey Weinstein est un grand producteur, mais à l’évidence un triste personnage et une personnalité qui s’est servie de son pouvoir pour abuser des victimes, actrices débutantes ou confirmées, jeunes femmes évidemment en situation de dépendance.

Harcèlements, agressions, quatre viols présumés. Tout, dorénavant, y passe, tout est libéré. Il est à terre, il n’est presque plus rien. Son épouse l’a quitté. Depuis la dénonciation du New York Times, chaque jour son lot de révélations, d’indignations, de dégoûts.

Des plus illustres aux plus discrètes, elles se manifestent, révèlent, se révoltent, accablent, mettent en garde. Angelina Jolie, Judith Godrèche et Emma de Caunes, par exemple. Et tant d’autres blessées, souillées, offensées, aujourd’hui honteuses et justicières.

Ce n’est pas parce que Harvey Weinstein est ainsi justement vilipendé que je vais avoir l’impudence de le défendre pour ce qu’il aurait, paraît-il, accompli à l’insu de tous, en tout cas du monde artistico-politique dans lequel il était immergé et qui le connaissait en détail. Aux États-Unis comme à Paris, à Cannes ou en Angleterre.

Il avait ses pratiques, on les connaissait. Comme toujours, on savait mais on feignait de ne rien savoir. On le surnommait « le porc », mais il aurait été indécent de prendre son courage à deux mains pour le dénoncer. Pour rompre cette omerta des univers qui préfèrent murmurer entre eux contre l’immonde, partager l’ignoble dans leur cercle plutôt que de se lever, de s’élever et d’exprimer publiquement la vérité, aussi sale qu’elle soit.

Me gêne alors la stupéfaction surjouée, l’étonnement subit. Le couple Obama s’affirme dégoûté et Hillary Clinton choquée. C’est sans doute vrai, de même que la furie collective qui, maintenant, s’en prend à cette virilité dévoyée, à ce potentat du sexe sous diverses facettes. On ne m’empêchera pas de douter que personne n’ait su ce qui se déroulait dans les coulisses, que de rumeurs en certitudes négligées, personne n’ait eu l’oreille attirée, que personne, avant l’article du New York Times, n’ait eu l’occasion de mettre au jour ce que l’obscurité et l’intimité avaient prétendument dissimulé.

Ce n’est pas pour rien que Jane Fonda a avoué être honteuse parce qu’elle n’avait rien dit.

Il y a des histoires françaises qui me reviennent en mémoire et qui ne sont pas éloignées de ce déversement sincère mais si tardif sur Harvey Weinstein.

J’éprouve la plus vive compassion pour les victimes nombreuses de ce producteur, de ce prédateur, quoi qu’elles aient subi, et je n’aurais pas l’impudence de leur reprocher de s’être tues parce qu’elles avaient peur, mais les puissants qui n’ignoraient rien, le procureur Cyrus Vance, Jr. – le même qui s’est illustré plus tard avec l’affaire de DSK – qui n’a donné aucune suite pénale à une plainte portée par une intrépide contre Weinstein, comment leur pardonner d’avoir failli ? Il y en a plus qu’assez de ces complicités diffuses, implicites, évidentes qui se flattent d’une solidarité de classe, de fortune et de pouvoir quand la morale la plus élémentaire aurait eu besoin d’être respectée. Et la vérité proférée et dénoncée.

Je ressens aujourd’hui ce paroxysme multiplié et cette surabondance défoulée contre lui à la fois comme éminemment légitimes mais aussi telle une manière, pour beaucoup, de faire oublier leur indifférence, leur silence, leur abstention. Ou, plus tristement, leur tolérance amusée. Dans la périphérie éclatante, toute de lumières et de connivences, les ombres et les turpitudes d’Harvey Weinstein étaient connues, mais gardées au secret pour et par les initiés. On a les privilèges misérables qu’on peut.

La condamnation soit, les condamnations heureusement.

Mais qu’on n’occulte pas l’immense responsabilité d’un monde au sein duquel il avait toute latitude pour parader, puisque le « porc dans son auge » était préservé de toute révélation.

Extrait de : Justice au Singulier

 

http://www.huffingtonpost.fr/2017/10/15/laffaire-weinstein-fait-emerger-le-balancetonporc-qui-denonce-le-harcelement-sexuel-dans-le-monde-professionnel_a_23243706/

L’affaire Weinstein fait émerger le « #balancetonporc » qui dénonce le harcèlement sexuel au travail

 

Les femmes françaises ont décidé de briser le silence.

 

15/10/2017 10:14 CEST | Actualisé il y a 27 minutes

 dans Calomnie

Mike Blake / Reuters
L’affaire Weinstein fait émerger le « #balancetonporc » qui dénonce le harcèlement sexuel dans le monde professionnel

 

HARCELEMENT SEXUEL – « J’aurais dû être plus courageuse et je pense qu’à partir de maintenant je le serai quand j’entendrai de telles histoires ». Cette phrase, prononcée par Jane Fonda dans une interview accordée à la BBC ce jeudi 12 octobre, témoigne du tabou qui existe dans les affaires de harcèlement sexuel. Car l’actrice était au courant des accusations d’agression sexuelle et de viol portées contre Harvey Weinstein depuis un an. Mais cette omerta ne s’applique pas seulement au cas du producteur américain ni à Hollywood.

Ce silence existe aussi dans n’importe quel milieu professionnel. Pour Marie Pezé, docteur en psychologie, psychanalyste et expert auprès de la Cour d’appel de Versailles, celui-ci s’explique par le fait que « trop souvent, le harcèlement sexuel au travail est vécu comme une affaire privée ou personnelle. C’est aux femmes de se débrouiller seules pour se sortir de ces situations, alors qu’il existe un cadre légal très solide », explique-t-elle au HuffPost.

Ce vendredi 13 octobre, la journaliste Sandra Muller a créé le hashtag « #balancetonporc » sur Twitter. « Toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcèlement sexuel que tu as connu dans ton boulot. Je vous attends », écrit-elle. Un appel auquel les femmes n’ont pas manqué de répondre. Elles ont ainsi témoigné des situations de harcèlement et d’agressions sexuelles quotidiennes qu’elles ont subi dans le cadre de leur profession.

L’employeur et les salariés responsables de la santé physique et mentale des collaborateurs

En France, les articles L4121 et L4122 du code du travail fixent un cadre juridique: le chef de l’entreprise doit protéger la santé physique et mentale de ses salariés en terme de résultat. Il est légalement obligé de mettre en place une organisation du travail saine.

Il en est de même pour le salarié d’une entreprise, qui doit prendre soin de « sa santé et de sa sécurité », mais également de celle de ses collègues, sinon, il s’agit d’une « omission ».

- Article L4121: « L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent: des actions de prévention des risques professionnels, des actions d’information et de formation, la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés. L’employeur veille à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes ».

- Article L4122: « Conformément aux instructions qui lui sont données par l’employeur, dans les conditions prévues au règlement intérieur pour les entreprises tenues d’en élaborer un, il incombe à chaque travailleur de prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa santé et de sa sécurité ainsi que de celles des autres personnes concernées par ses actes ou ses omissions au travail ».

Marie Pezé, qui a créé la première consultation « Souffrance & Travail » en 1997, détaille: « Cela signifie que les salariés sont responsables de la santé de leurs collègues. S’ils constatent qu’une femme ne s’habille plus comme avant, qu’elle commence à perdre du poids ou à en prendre, qu’elle a des crises de larmes, qu’elle va mal, il relève de la posture citoyenne d’aller la voir et de lui dire ‘que puis-je faire pour t’aider?’ afin qu’elle puisse se confier ».

Contactée par Le HuffPost, Marilyn Baldeck, déléguée générale de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), ajoute: « Si ces informations remontent jusqu’à l’employeur, il est supposé réagir et doit s’en saisir. Quand un salarié est par exemple qualifié de ‘dragueur’ ou de ‘cavaleur’, cela cache bien souvent un discours qui relève d’une infraction pénale ou d’un comportement incompatible avec la démarche de l’entreprise ou le contrat de travail ».

« Le médecin du travail peut agir »

Mais quand on est témoin de harcèlement sur son lieu de travail, comment agir concrètement? Marilyn Baldeck explique: « Ce sont des salariées qui se confient à d’autres sur le harcèlement sexuel dont elles sont victimes. La rumeur a donc le statut d’information. La question est de savoir ce que les personnes qui ont reçu cette information sont supposées en faire. Si on parle de ‘rumeur’, personne ne va jamais rien faire, car ce ne sera pas pris au sérieux ».

Marie Pezé conseille tout d’abord d’aller parler aux acteurs de l’entreprise, à savoir, dans un premier temps, le médecin du travail, même si ces rumeurs paraissent infondées. « Le médecin du travail a le droit d’aller faire des visites de service et des visites de postes. Comme il a vu des salariés en consultation, il sait des choses. De plus, il est inscrit au Conseil de l’ordre et donc soumis au secret médical. Le médecin du travail peut vraiment agir et mener une enquête ».

Mais il est aussi possible d’aller se confier à un délégué syndical ou un délégué du personnel, et même à l’inspecteur du travail, soumis au secret professionnel. « Comme il est membre de droit du Comité d’Hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), il peut mettre le sujet sur la table sans citer personne. (…) Si le collègue ne parle pas, il devient un témoin passif et collabore à ce que la situation perdure. C’est une forme de complicité passive, voire même active », poursuit la spécialiste de la souffrance au travail.

Cependant, Marilyn Baldeck précise que « la victime doit avoir l’assurance que la personne qui est au courant ne fera rien sans son accord. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles les victimes ne veulent pas saisir les organisations syndicales: elles redoutent qu’il y ait tout de suite une démarche vis à vis de l’employeur. Elles sont dans des temporalités qui sont différentes des professionnels qui interviennent à leurs côtés. Agir tout de suite sans leur consentement est une erreur fatale, parce qu’on les perd. Si on va plus vite que leur propre rythme, on risque de les décourager à jamais d’entreprendre quoique ce soit ».

La jurisprudence progresse

En outre, la jurisprudence avance également en ce sens. La Cour d’appel d’Orléans a ainsi condamné un journal à 78.500 euros de dommages et intérêts le 7 février 2017 et a recouru, pour la première fois, à la notion de « harcèlement sexuel d’ambiance » ou « environnemental ».

Le site juridique Le Village de la Justice explique que le harcèlement sexuel d’ambiance est « caractérisé par une situation où ‘sans être directement visée, la victime subit des provocations et blagues obscènes ou vulgaires qui lui deviennent insupportables’ ». En d’autres termes, le harcèlement sexuel devient général et non plus individuel. Grâce à cet arrêt de la Cour d’appel d’Orléans, un collègue peut donc dénoncer ces comportements sexistes même s’il n’en est pas directement la cible.

Mais Marie Pezé est formelle, « s’il n’y avait pas cette ambiance complice et générale, cela ne se produirait pas ». Dans le cas du producteur Harvey Weinstein, elle tente d’expliquer toute la complexité de l’affaire: « Tout le monde savait probablement depuis toujours que c’était un prédateur. Mais tout le monde s’est tu parce qu’il est un bon producteur, qui a produit des films remarquables. Ce sont souvent des personnes qui exercent leur pouvoir pas seulement pour harceler sexuellement, mais aussi pour faire de bonnes choses dans le monde professionnel ».

 

Lire aussi :

Les 31 femmes qui accusent Weinstein d’agression sexuelle

Léa Seydoux raconte: Harvey Weinstein « a sauté sur moi »

À cause de la prescription, ni Judith Godrèche ni Emma de Caunes ne pourraient attaquer Weinstein

 

 

http://www.europe1.fr/societe/adjani-quand-une-actrice-se-fait-seduisante-pour-decrocher-un-role-ce-nest-pas-pour-se-faire-violer-3464414

Adjani : « Quand une actrice se fait séduisante pour décrocher un rôle, ce n’est pas pour se faire violer ! »

 

06h00, le 15 octobre 2017, modifié à 12h44, le 15 octobre 2017
Adjani : "Quand une actrice se fait séduisante pour décrocher un rôle, ce n'est pas pour se faire violer !"

Isabelle Adjani a été récompensée cinq fois du César de la meilleure actrice, notamment pour « La Journée de la jupe ».@ XAVIER LEOTY / AFP

 

Dans une tribune publiée par le « Journal du dimanche », l’actrice française Isabelle Adjani revient sur le scandale Harvey Weinstein

 

« Dans les maisons de production ou chez les décideurs, j’ai souvent entendu : ‘Toutes des salopes, toutes des putes de toute façon, ces actrices !’ » Isabelle Adjani connaît bien la musique qui accompagne le scandale Harvey Weinstein, le super-producteur d’Hollywood déchu face aux accusations en cascades de viols, agressions et harcèlement sexuels. L’actrice française connaît la musique, et elle en déroule les mécanismes dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche.

« Quand le silence se brise, quand la parole se libère et qu’elle est enfin relayée parce qu’il n’est plus possible de remettre en cause le témoignage de dizaines d’actrices devenues célèbres, le scandale éclate et révèle de manière spectaculaire le système de prédation dans toute sa monstruosité », écrit la comédienne, nommée deux fois pour l’Oscar de la meilleure actrice. « Ce qui était acceptable pour l’opinion sans être dit, devient inadmissible, insupportable, surtout dans un pays très puritain, en apparence, comme les États-Unis… »

En France, c’est autrement sournois

« Arsenal de défense des prédateurs ». « En France, c’est autrement sournois », estime Isabelle Adjani, en vertu des « trois G : galanterie, grivoiserie, goujaterie. Glisser de l’une à l’autre jusqu’à la violence en prétextant le jeu de la séduction est une des armes de l’arsenal de défense des prédateurs et des harceleurs. »

Par ailleurs récompensée cinq fois par le César de la meilleure actrice, notamment pour La Journée de la jupe, elle estime enfin qu’il est « grand temps de rappeler que dans libertinage il y a liberté et que quand une femme dit non, elle dit non, que son corps lui appartient et qu’elle seule est libre d’en disposer. Quand une actrice se fait séduisante pour décrocher un rôle, ce n’est pas pour se faire violer ! ».

 



Harceleurs, violeurs : tous les mêmes…

Assisté d’une armée d’avocats et de son équipe de relations publiques, celui-là a pu faire en sorte que rien ne soit rendu public durant des décennies, mais aujourd’hui, c’est fini, et il doit faire face à une pluie de témoignages publics sur ses comportements à l’égard des femmes.

Au passage, l’on apprend que ces derniers mois il aurait eu le culot de demander à l’une de ses victimes de produire un témoignage en sa faveur… un peu comme l’un de mes harceleurs qui ne se gêne pas lui non plus pour présenter mensongèrement aux autorités judiciaires d’autres de ses victimes comme mes propres victimes que soi-disant j’aurais manipulées pour le calomnier et le harceler lui, ainsi que ses complices…

 

http://culturebox.francetvinfo.fr/cinema/evenements/viol-et-harcelement-pluie-de-temoignages-contre-le-producteur-harvey-weinstein-263703

Viol et harcèlement sexuel : une pluie de témoignages contre le producteur Harvey Weinstein

 

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox

Mis à jour le 11/10/2017 à 09H45, publié le 11/10/2017 à 09H40

 

Après les révélations du New York Times qui ont déclenché le scandale jeudi, de nouveaux témoignages accablants pour Harvey Weinstein ont été publiés dans le New Yorker. De nouvelles actrices accusent le producteur de films américain de harcèlement sexuel, de viol, de manipulation et de pressions.

L’actrice italienne Asia Argento et deux autres femmes ont assuré, dans un article du magazine « The New Yorker » paru mardi, avoir été violées par le magnat hollywoodien, dont les agissements supposés ont été dénoncés par Barack Obama et Hillary Clinton.

Selon Asia Argento, la fille du réalisateur italien Dario Argento, le producteur aurait eu une relation sexuelle orale non consentie avec elle en 1997 dans une chambre d’hôtel de la Côte d’Azur.

« Cela ne s’arrêtait pas. C’était un cauchemar », a-t-elle déclaré au « New Yorker ». Elle dit avoir été invitée par l’un des membres de l’équipe d’Harvey Weinstein, avant de se retrouver seule avec lui. Dans l’article publié mardi sur le site du « New Yorker », elle explique que l’incident a été « un traumatisme horrible ». « J’ai été abimée », dit-elle.

Rosanna Arquette et Emma de Caunes harcelées

Asia Argento raconte que Harvey Weinstein a insisté pour la voir, ce qu’elle accepté. Il a aussi eu d’autres relations sexuelles avec elle durant les cinq années suivantes. Elle les qualifie de consenties mais dit s’être sentie « obligée » de céder à ses avances.

Dans le même article, Lucia Evans, une actrice, accuse le producteur de l’avoir forcée à lui faire une fellation en 2004 et une autre jeune femme, qui a souhaité garder l’anonymat, l’accuse d’une relation sexuelle forcée.

L’article du « New Yorker » mentionne également d’autres actrices, notamment Rosanna Arquette et la Française Emma de Caunes. Les deux femmes évoquent des rencontres lors desquelles le producteur a tenté d’avoir une relation sexuelle avec elles, sans succès.

Dans un article du New York Times également publié mardi, Gwyneth Paltrow et Angelina Jolie décrivent des moments similaires, lors desquels elles ont refusé les avances très appuyées de celui qui est désormais le paria d’Hollywood après en avoir longtemps été l’un des rois.

Judith Godrèche citée par le New York Times

Après l’incident impliquant Gwyneth Paltrow, Brad Pitt, qui était en couple avec l’actrice à l’époque, aurait demandé à Harvey Weinstein de ne plus jamais avoir de comportement équivoque avec elle, ce que l’acteur a confirmé au Times.

Le quotidien new-yorkais mentionne aussi l’actrice française Judith Godrèche.

Selon le « New Yorker », Harvey Weinstein lui-même, assisté des avocats et de son équipe de relations publiques a fait en sorte, depuis des décennies, que rien ne soit rendu public quant aux cas de harcèlement, d’agression ou de viols présumés. Il aurait même demandé à Asia Argento, ces derniers mois, de produire un témoignage en sa faveur.

Le « New Yorker » a également publié mardi l’extrait d’un enregistrement réalisé par la police de New York effectué alors que Harvey Weinstein tentait d’attirer une mannequin italienne, Ambra Battilana Gutierrez dans sa chambre. On y entend le discours insistant du producteur, entre menace et douceur, qui lui demande de « ne pas ruiner (leur) amitié pour cinq minutes » dans sa chambre.

C’est une enquête du New York Times qui avait mis le feu aux poudres la semaine dernière, révélant une série d’accusations de harcèlement : Harvey Weinstein était accusé par huit femmes, dont les actrices vedettes Ashley Judd et Rose McGowan.

Les Obama et Hillary Clinton « dégoûtés » et « écoeurée »

Michelle et Barack Obama se sont dits « dégoûtés » par les accusations visant Harvey Weinstein, tandis que l’ancienne candidate démocrate à la Maison Blanche, Hillary Clinton, se déclarait « choquée et écoeurée par les révélations sur Harvey Weinstein », qui a financé ses campagnes électorales et celles de nombreux démocrates depuis des années.

« Toutes les accusations de relations sexuelles non consenties sont réfutées par M. Weinstein », a commenté Sallie Hofmeister, sa porte-parole, dans une déclaration transmise à plusieurs médias américains. Mais depuis les révélations du New York Times, Harvey Weinstein s’est mis en congé de sa maison de production, The Weinstein Company, dont le conseil d’administration l’a ensuite licencié, dimanche.

Georgina Chapman, la femme de Harvey Weinstein, a annoncé mardi soir dans un communiqué adressé au magazine People sa séparation avec le producteur.

 

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Des revenants dans mes statistiques de blogs…

Depuis quelques jours, je vois revenir dans mes statistiques de blogs bien de mes anciens lecteurs un peu particuliers et m’interroge sur ce qui me vaut de leur part un tel retour d’affection.

Ne serait-ce pas, par hasard, le procès de l’affaire Merah qui s’est ouvert au début de la semaine ?

Comme j’ai eu l’occasion de le dire à plusieurs reprises par le passé, j’avais sur mon ancien blog « Un petit coucou » sur la plateforme de blogs OverBlog un régulier lecteur d’Auterive que je n’ai plus jamais revu après l’interpellation et l’incarcération d’Abdelkader Merah le 21 mars 2012.

Après que je me sois mise à publier sur les assassinats de militaires à compter du 18 mars 2012, ses visites de mon blog étaient devenues frénétiques, il le consultait plusieurs fois par jour.

Aussi, depuis la fin mars 2012, d’autres indices ayant achevé d’emporter ma conviction, j’ai toujours été absolument persuadée que mon lecteur d’Auterive était bien le frère du tueur au scooter.

Mais à la même époque, j’avais aussi un très régulier lecteur de Chéreng.

Or, le revoilà… avec quelques autres dont je parlerai peut-être plus tard, ou pas.

 

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http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/10/07/l-indispensable-et-impossible-proces-merah_5197640_1653578.html

L’indispensable et impossible procès Merah

 

L’absence de l’auteur des sept assassinats, en mars 2012 à Toulouse et Montauban, pèse sur le procès d’Abdelkader Merah et Fettah Malki.

LE MONDE | 07.10.2017 à 09h51 • Mis à jour le 07.10.2017 à 13h42 | Par Henri Seckel

Depuis l’ouverture du procès Merah, lundi 2 octobre à Paris, on assiste au spectacle déroutant d’une justice qui fait ce qu’elle peut avec ce qu’elle a. Et elle n’a pas Mohamed Merah. D’où ce décalage : l’auteur de sept assassinats en mars 2012 à Toulouse et Montauban, lui-même abattu par le RAID dans la foulée de ces tueries, n’est pas dans le box des accusés, mais il est partout ailleurs. Dans les esprits, dans les débats, dans la majeure partie des 117 tomes du dossier que l’on aperçoit empilés au fond de la salle Voltaire du Palais de justice.

 

Lire aussi :   Au procès Merah, le « cinéma » du témoin anonyme « n° 35 »

Le procès de Mohamed Merah ne peut pas avoir lieu, mais pouvait-il ne pas y avoir de « procès Merah », pour les familles des victimes, pour l’opinion publique, pour que ces faits terribles ne restent pas impunis ? Inimaginable. Pourtant, comment ne pas constater, dans le même temps, qu’on veut faire porter un chapeau trop grand pour eux à Abdelkader Merah et Fettah Malki, dont le président de la Cour a jugé utile de rappeler à plusieurs reprises qu’ils étaient « présumés innocents » ? Telle est l’ambivalence de ce procès : à la fois indispensable et impossible.

Le premier accusé est soupçonné d’avoir endoctriné son petit frère dans sa pensée djihadiste, de l’avoir encouragé à commettre des attentats, et d’avoir favorisé leur réalisation en l’aidant à voler un scooter. Au second, on reproche d’avoir fourni une arme et un gilet pare-balles à Mohamed Merah. Ils encourent respectivement la perpétuité et vingt ans de réclusion.

« Ce procès répond à un impératif politique et social, pas au droit, râle Me Christian Etelin, avocat de Fettah Malki. Le problème de leur complicité ne nécessitait pas tout ce maelström, cette audience qui dure cinq semaines, où l’on va instruire chacun des crimes de Mohamed Merah. »

Procès posthume

De fait, la première semaine a pris des airs de procès posthume du « tueur au scooter ». Enquêteurs, médecins légistes, experts balistiques sont revenus, avec un luxe de détails, sur le déroulé des tueries, et on en est parfois venu à oublier la présence des deux accusés dans le box. La journée de mercredi s’est achevée sans qu’ils aient été mentionnés dans les débats, ni amenés à s’exprimer.

« On est obligé de parler de Mohamed Merah pour le relier à son frère, explique Me Méhana Mouhou, avocat de la famille d’Imad Ibn Ziaten, première victime du tueur. On est obligé de s’attarder sur sa personnalité, sa radicalisation et ses contacts avec Abdelkader avant et pendant les attentats. C’est une frustration immense pour les familles qu’il ne soit pas là, mais c’est une satisfaction que la justice puisse passer grâce à la participation de son frère pour complicité. »

Lire aussi :   Procès Merah : « Votre frère, c’était un bon ou un mauvais musulman ? »

Mais « y a-t-il des preuves ? », a demandé plusieurs fois Me Eric Dupond-Moretti, l’avocat d’Abdelkader Merah. On n’en a pas encore vu de solides. Au sujet du vol du scooter, l’accusé a reconnu qu’il était avec son frère au moment des faits, mais nie y avoir participé. Sa présence – dans une voiture, d’où Mohamed Merah s’était soudain extrait pour aller commettre le vol – lui a semblé suffisamment peu grave pour qu’il l’apprenne lui-même aux policiers. « Si Abdelkader Merah ne vous avait pas dit qu’il était là pour le vol du scooter, vous l’auriez su ? », a demandé son avocat à un enquêteur venu témoigner, lequel a simplement répondu : « Non. »

Autre élément fragile de l’accusation : quelques heures avant de tuer Imad Ibn Ziaten, Mohamed Merah est venu s’entretenir avec son grand frère au bord d’un terrain où ce dernier jouait au football. « C’est indifférent, a balayé Me Dupond-Moretti. Qu’est-ce que vous avez comme preuve qu’il lui a demandé de commettre les horreurs qu’il a commises ? »

Enfin, élément à charge rappelé à l’envi par les avocats des parties civiles, cette déclaration d’Abdelkader Merah en garde à vue : « Je suis fier de la façon dont [Mohamed] est mort, il est mort en combattant, c’est ce que nous enseigne le Coran. » Argument démonté par Me Dupond-Moretti : « A supposer que ces propos soient bruts, qu’il n’y ait pas eu de provocation de la part des policiers, et qu’Abdelkader Merah trouve magnifique ce que son frangin a fait, cela s’appelle “apologie du terrorisme”, pas “complicité”. Ça le rend haïssable, mais pas complice. »

Lire aussi :   Terrorisme : le procès Merah sans Merah

« On s’inquiète vraiment, on a peur de l’acquittement, a lâché, en sortant de l’audience, jeudi, la sœur de Mohamed Legouad, militaire tué par Mohamed Merah à Montauban. Déjà qu’il manque celui qui est à nos yeux le coupable majeur… Normalement, le frère n’est pas pour rien dans ce massacre, mais bon, rien ne le prouve. » Le procès Merah, qui s’annonce laborieux et éprouvant jusqu’au bout, connaîtra son verdict le 2 novembre.



Attention, les escrocs tuent aussi leurs complices…

Il est parfois bon de rappeler quelques réalités.

Comme le savent bien mes lecteurs les plus assidus, je suis depuis longtemps la proie d’une bande de pirates informatiques et escrocs notoires qui instrumentalisent la justice pour parvenir à leurs fins, soit : obtention, effective depuis 2010 après corruption de magistrats, du droit à violer l’intimité de ma vie privée et celles de tous mes proches par tous moyens « légaux » et surtout illégaux (piratages informatiques, écoutes téléphoniques illégales, autres) afin de « documenter » à notre sujet un prétendu « écrivain » dont tous les écrits publics nous concernant sont calomnieux et nous mettent en danger de multiples manières, notamment en incitant explicitement à la haine et au meurtre à notre encontre quand il ne s’agit pas carrément de menaces de mort ou autres, privation du droit à porter plainte pour les victimes, privation de tout droit de réponse pour les mêmes à la suite des publications calomnieuses les concernant, privation de leurs ressources financières par divers moyens frauduleux, afin notamment de les empêcher de se défendre, condamnations illégales multiples, notamment à verser des sommes extraordinaires aux délinquants ou criminels, et par-dessus tout, repérage à l’aide de tous ces moyens de l’ensemble des proches, amis et « alliés » des victimes, ainsi que de divers témoins de leurs vraies vies ou des exactions dont elles sont victimes, afin d’éliminer tous ces gêneurs, car le prétendu « écrivain » cherche à faire fortune avec les « biographies » entièrement fausses qu’il publie à leur sujet.

Comme très souvent, l’actualité du jour vient à point nommé rappeler à tous ceux qui les soutiennent encore que les criminels de cette trempe n’hésitent pas non plus à se débarrasser de leurs complices lorsque ceux-ci deviennent gênants.

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/loire/saint-etienne/loireisere-garde-vue-escroquerie-elle-avoue-meurtre-son-complice-1341315.html

En garde à vue dans la Loire pour escroquerie, elle avoue le meurtre d’un complice, enterré en Isère

 

Les enquêteurs de la gendarmerie poursuivent leur travail d'enquête ce vendredi 6 octobre à Septème (38), où le cadavre a été déterré. / © S. Adam
Les enquêteurs de la gendarmerie poursuivent leur travail d’enquête ce vendredi 6 octobre à Septème (38), où le cadavre a été déterré. / © S. Adam

 

Les aveux ont été faits par une femme lors de sa garde à vue ce jeudi dans les locaux de la gendarmerie de Montbrison. Interrogée dans le cadre d’une affaire d’extorsion de fonds, elle a déclaré avoir tué un complice. Le corps d’un homme a été retrouvé dans un champ, à Septème en Isère.

Par Aude Henry Publié le 06/10/2017 à 08:45 Mis à jour le 06/10/2017 à 10:39

Ce jeudi 5 octobre, dans les locaux de la gendarmerie de Montbrison, dans la Loire, un couple est en garde à vue dans le cadre d’une affaire d’extorsion de fonds. En début d’après-midi, lors de son audition, la femme fait une incroyable déclaration. Elle avoue avoir tué leur complice, un homme porté disparu depuis le 26 août dernier. Elle indique par la même occasion aux gendarmes où est enterré le corps : près d’un village en Isère, à Septème.

Immédiatement, les gendarmes vont entamer les recherches et les vérifications. L’enquête est confiée à la brigade de recherche de Montbrison, appuyée par celle de Lyon. Un hélicoptère de la section aérienne de Lyon effectue un survol et une reconnaissance des lieux afin de localiser le point précis des recherches. Et sur la base des déclarations de la femme, les gendarmes vont engager les fouilles en début de soirée, et trouver un cadavre, enterré dans un champ.

Les techniciens de l’identification criminelle de la Loire et de l’Isère vont établir que le cadavre retrouvé en état de décomposition avancé, est celui d’un homme faisant l’objet d’une déclaration de disparition inquiétante depuis le 26 aout dernier. La même date à laquelle la femme a avoué l’avoir tué lors de son audition. Le procureur de Saint-Etienne, accompagné d’un médecin légiste, s’est rendu sur les lieux dans la soirée.

Jusqu’à hier, le couple était simplement soupçonné d’escroquerie, d’extorsion de fonds auprès de personnes âgées.



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