Procès de Georges Tron aux assises : grand déballage en vue…

Il n’est pas impossible que je me mette moi aussi à « balancer » des proches de Marine Le Pen dans pas longtemps… des messieurs dans le genre gros porcs et leurs cochonnes, dont une magistrate qui va bientôt être mutée à Pétaouchnok…

En attendant, il serait souhaitable que les « vraies victimes » de cette affaire, qu’il s’agisse des accusatrices ou des accusés, soient tout à fait reconnues comme telles.

Et vu tout ce que la presse a déjà déballé par le passé, il fallait bien un procès pour pouvoir commencer à faire le tri…

 

http://www.lepoint.fr/politique/le-proces-aux-assises-de-georges-tron-pour-viols-s-ouvre-mardi-11-12-2017-2178813_20.php

Georges Tron aux assises: le procès de l’ancien secrétaire d’Etat pour viols s’est ouvert

 

AFP

Modifié le 12/12/2017 à 11:15 – Publié le 11/12/2017 à 14:26 | AFP

Georges Tron aux assises: le procès de l'ancien secrétaire d'Etat pour viols s'est ouvert
Georges Tron aux assises: le procès de l’ancien secrétaire d’Etat pour viols s’est ouvert © AFP / JACQUES DEMARTHON AFP

 

Il est accusé de viols et agressions sexuelles en réunion par deux anciennes employées de sa mairie de Draveil (Essonne): le procès de l’ancien secrétaire d’Etat Georges Tron s’est ouvert mardi devant les assises de Seine-Saint-Denis .

Avant d’entrer dans la salle où il sera jugé neuf jours durant, l’ancien secrétaire d’Etat à la Fonction publique (2010-2011) a traversé une nuée de caméras sans dire un mot, entouré par ses avocats Eric Dupond-Moretti et Antoine Vey.

« Je suis sans appréhension et j’espère que (le procès) servira à éclaircir des tas de choses qui auraient dû l’être depuis longtemps », avait-il déclaré à l’AFP à quelques jours du procès.

A Bobigny, l’élu LR comparaît au côté de son ancienne adjointe à la Culture Brigitte Gruel. Tous deux clament leur innocence.

 

L'une des deux plaignantes, Eva Loubrieu, arrive au tribunal de Bobigny, le 12 décembre 2017 © JACQUES DEMARTHON AFP
L’une des deux plaignantes, Eva Loubrieu, arrive au tribunal de Bobigny, le 12 décembre 2017 © JACQUES DEMARTHON AFP

 

Les deux accusés ont décliné leur identité au début de l’audience. « Quelle est votre profession ? » demande le président Régis de Jorna. « Je suis élu local », répond Georges Tron, costume noir et cravate grenat.

La justice a décidé de juger l’homme politique en dehors de l’Essonne où il est élu de longue date : il est maire de Draveil (30.000 habitants) depuis 1995, conseiller départemental et ancien député (1993-2010, 2011-2012).

Jugé dans le sillage de l’affaire Weinstein, le scandale avait éclaté en mai 2011, peu après la retentissante arrestation à New York de l’ancien directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn.

Georges Tron avait démissionné du gouvernement Fillon, affirmant qu’il ferait de la reconnaissance de son innocence une « affaire personnelle ».

Sa passion pour la réflexologie plantaire est soudain devenue connue du grand public, suscitant nombre de détournements et de caricatures.

Les opposants politiques de Georges Tron « se sont servis » de sa pratique de la réflexologie « pour faire croire qu’il était un fétichiste à coloration criminelle », a dit Me Vey avant le procès.

‘Volonté de dissimulation’

Mais ce qui vaut au maire de Draveil d’être renvoyé devant les assises va au-delà de massages de pied impromptus. Virginie Ettel et Eva Loubrieu disent avoir subi des attouchements et des pénétrations digitales entre 2007 et 2010, sans être capables de s’y opposer, tétanisées face à leur employeur.

Des accusations « fallacieuses » pour Antoine Vey, qui pense que leurs « mensonges » vont « nuire aux vraies victimes » en jetant le doute sur l’ensemble des femmes qui dénoncent des violences sexuelles.

L’avocat d’Eva Loubrieu, Alexandre-M. Braun, affirme de son côté que les parties civiles « ont vécu un enfer », sans le « soutien dont peuvent bénéficier les victimes qui parlent aujourd’hui ».

Le procès s’ouvre alors que plusieurs magistrats ont estimé qu’il n’y avait pas matière à juger le maire de Draveil et son adjointe.

En 2013, après deux ans et demi d’enquête, deux juges d’instruction d’Evry avaient prononcé un non-lieu. L’année suivante, saisie par les plaignantes, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris avait finalement renvoyé le dossier devant les assises.

Soulignant que cinq autres femmes avaient décrit dans les mêmes termes que les plaignantes les pratiques sexuelles de l’édile, seul ou avec son adjointe, la cour d’appel a considéré que les « dénégations absolues » des deux élus « suggèrent une volonté de dissimulation de leurs moeurs qui n’est pas en faveur de leur sincérité ».

Elle a aussi estimé que les critères de « surprise » et de « contrainte » caractérisant un viol pouvaient être établis, notamment au vu de l’ »ascendant » qu’avaient les accusés sur leurs employées.

Le maire de Draveil se dit victime d’un complot de l’extrême droite locale.

En janvier 2017, Georges Tron avait annoncé qu’il ne serait pas candidat aux législatives malgré l’investiture de LR afin de respecter la loi sur le non-cumul des mandats.

Il avait alors assuré que ce renoncement n’avait pas de lien avec l’imminence du procès, qui doit durer jusqu’au 22 décembre.

12/12/2017 11:14:14 -          Bobigny (AFP) -          © 2017 AFP

 

 

http://www.lejdd.fr/societe/georges-tron-au-jdd-moi-aussi-je-vais-balancer-lors-du-proces-3515915

Georges Tron au JDD : « Moi aussi, je vais balancer » lors du procès

 

23h45 , le 9 décembre 2017, modifié à 09h54 , le 12 décembre 2017

INTERVIEWAccusé le 24 mai 2011 par deux anciennes employées municipales, Georges Tron avait dû démissionner du gouvernement Fillon. Son procès pour viols et agressions sexuelles s’ouvre mardi et jusqu’au 22 décembre.

Georges Tron se montre déterminé avant le début de son procès, mardi. (Bernard Bisson pour le JDD)

Il prépare sa défense. Alors que s’ouvre mardi son procès pour « viols et agressions sexuelles », Georges Tron récuse ces accusations dans les colonnes du JDD. « Non », dit-il, il n’est pas fétichiste des pieds, malgré les témoignages de 40 femmes qui affirment avoir reçu des « massages » sans toujours en avoir été demandeuses. Et le maire de Draveil compte se montrer offensif lors de l’audience, après six ans de procédures : « Je vais me battre. C’est dans mon caractère. Jusqu’à présent, j’ai été pudique mais au cours de ce procès, je vais sortir de ma réserve et balancer moi aussi. »

Redoutez-vous d’être emporté par la vague soulevée par le hashtag « balance ton porc »?
Le contexte ne justifie pas le n’importe quoi. Il ne suffit pas que quelqu’un se déclare victime pour que cette expression devienne parole d’évangile. Nous sommes dans un Etat de droit et le principe de présomption d’innocence n’est pas remis en cause… La parole des femmes s’est libérée et je m’en félicite. Mais je n’ai jamais agressé et encore moins violé qui que ce soit.

Pourtant, vous êtes renvoyé devant un tribunal après six ans de procédures…
J’ai été entendu en garde à vue, par les juges, et confronté aux plaignantes. Au terme de l’enquête, le parquet, les juges et le parquet général ont demandé le non-lieu. Lorsque le 15 décembre 2014 la chambre de l’instruction a infirmé ces décisions, j’étais abasourdi. C’est comme si la justice s’était mise dans la roue des médias et de ceux qui les manipulent.

En réalité, huit ou neuf personnes dont mes deux accusatrices déclarent avoir été gênées par ma pratique de la réflexologie

Près de 40 femmes ont déclaré avoir eu droit à un « massage des pieds » sans toujours en avoir été demandeuses, certaines y ont même décelé une connotation sexuelle…
Tout d’abord, je veux rectifier ce chiffre de 40 qui ferait de moi un serial agresseur. En réalité, huit ou neuf personnes dont mes deux accusatrices déclarent avoir été gênées par ma pratique de la réflexologie. Toutes appartiennent à un cercle qui gravite autour de la mairie. Cela fait trente ans que je pratique la réflexologie sans me cacher, alors je vais vous livrer un scoop : le chiffre de 4.000 n’aurait pas été plus faux. Je précise que cela n’a rien à voir avec le « massage », il s’agit de points de pression sur le pied qui rassemble 7.200 terminaisons nerveuses. En 1993, j’étais l’auteur d’un rapport parlementaire sur le sujet, puis je créais une association à Draveil.

Deux journalistes, d’anciennes secrétaires, des femmes extérieures à Draveil ont aussi évoqué leur gêne…
J’attends leurs explications.

Dans cette affaire, la réflexologie n’est pas en cause. Vous êtes accusé en tant qu’élu et employeur…
On dit que je ne pratiquais que sur des femmes. C’est faux, mais elles sont les principales adeptes des médecines alternatives. On me soupçonne de m’entourer volontairement de femmes à Draveil. Sur les 700 agents, 500 sont effectivement de sexe féminin. Elles sont majoritaires dans la fonction publique territoriale.

Etes-vous fétichiste des pieds?
Non!

Mes « patientes » – le terme est impropre puisqu’il y avait des hommes, je le répète – ont entre 24 et 75 ans… et des physiques très différents

Ce ne serait pas un crime…
Lorsque je pratique la réflexologie, le pied devient un objet. Mes « patientes » – le terme est impropre puisqu’il y avait des hommes, je le répète – ont entre 24 et 75 ans… et des physiques très différents.

Comprenez-vous que votre intérêt pour les pieds de collaboratrices choisies, selon votre DRH, pour leur « plastique », puisse intriguer?
Elles sont venues me voir pour me demander du travail et je les ai orientées vers mon DRH. C’est lui qui les a embauchées. L’une, Eva Loubrieu, avait une compétence dans le secteur du livre dont nous avions besoin. L’autre, Virginie Faux, s’est présentée à ma permanence après les municipales de 2008. Elle a dû attendre qu’un poste se libère. C’est elle qui a engagé la conversation sur la réflexologie, qu’elle disait pratiquer. Il est vrai que je les ai licenciées. J’ai viré Mme Loubrieu pour détournement de fonds publics, plus de 5.000 euros, en vin notamment. Je n’ai pas renouvelé le contrat de Mme Faux en raison de son comportement. Quelques jours après le ­deuxième viol allégué, elle a participé à une soirée en mairie, au cours de laquelle elle a saisi les parties génitales d’un de mes adjoints, s’est fortement alcoolisée puis a fini pieds nus dans la neige. Et je n’étais pas là! Cette soirée faisait suite à d’innombrables absences justifiées par un cancer qu’elle n’a jamais eu.

Leur avez-vous touché les pieds?
Oui sans doute.

Vous espérez une réhabilitation comme Dominique Baudis, l’ancien maire de Toulouse victime de la rumeur municipale?
Je vais me battre. C’est dans mon caractère. Jusqu’à présent, j’ai été pudique mais au cours de ce procès, je vais sortir de ma réserve et balancer moi aussi.

Les plaintes de mes deux accusatrices étaient sur les réseaux sociaux quelques jours seulement après leur révélation. Tout le monde pouvait s’en inspirer…

Est-ce une menace?
Non, mais cette affaire a été traumatisante pour mes proches, ma famille, mes collaborateurs. Tout le monde parle du procès Tron. On oublie qu’il y a une coaccusée, Brigitte Gruel, qui était ma première adjointe. En six ans d’enquête, on ne lui a pas trouvé le moindre écart de conduite – ce qui n’est pas le cas de ses accusatrices. Elle aurait été la rabatteuse, la « Pompadour », ma maîtresse. C’est faux. J’ai dû avouer dans ce dossier une liaison extraconjugale. Pourquoi aurais-je caché celle-ci? Je me suis découvert des « amantes » que je ne soupçonnais pas. Pourtant, ces dernières n’ont jamais fourni le moindre sms, mail, date et lieu de dîners, cadeaux…

Le dossier montre que ces femmes, sans toujours se connaître, décrivent un mode opératoire similaire. N’est-ce pas troublant?
Troublant? Les plaintes de mes deux accusatrices étaient sur les réseaux sociaux quelques jours seulement après leur révélation. Tout le monde pouvait s’en inspirer…

Vous agitez la thèse d’un complot du Front national. L’instruction n’a rien démontré.
Philippe Olivier, le beau-frère de Marine Le Pen, a joué un rôle central. Avec son frère Jacques, ils possèdent près de 50.000 m² allotis à Draveil. Cela leur procure des revenus conséquents. En 2008, je ne les connais pas. Je loue même sans le savoir un de leurs biens. Ils se manifestent comme riverains au moment où se profile une opération immobilière dans leur quartier. Le 7 décembre 2009, j’organise une réunion publique dans une salle de 500 personnes avec les différents acteurs et le préfet. Très vite, nous nous apercevons qu’il y a 300 agitateurs dans la salle.

Philippe Olivier n’était-il pas alors en rupture de ban avec les Le Pen?
En fait, il n’avait jamais rompu les liens avec Marine Le Pen. Philippe Olivier était un de ses principaux conseillers pour la dernière campagne. En 2008, son frère avait domicilié une de ses associations de soutien chez lui à Draveil. De plus, son ordinateur a servi à envoyer au moins un mail d’une plaignante. Mon ancien directeur de cabinet, dont j’ai découvert qu’il avait été sur la liste du FN pour les élections municipales de 1995, a payé les billets de train de mes accusatrices pour aller voir leur avocat à Marseille. Il s’agissait de Gilbert Collard, actuel député proche Marine Le Pen.

 

Sur le même sujet :

 



Faut-il craindre une attaque terroriste nucléaire ?

Oui, d’après un docu d’Arte (voir ci-dessous).

Je le confirme, car les malades mentaux qui me harcèlent depuis 2008 ont bien commencé très tôt à s’exciter sur les armes de destruction massive et ceux qui selon eux participent à leur création, en témoigne ce commentaire de celui de Béziers sur mon ancien blog « Un petit coucou » chez OverBlog le 10 janvier 2011 :

 

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Son complice de Puy-L’Evêque lui-même évoquait récemment sa « bombe à neutrons » sur son blog public.

Ce n’est pas un hasard.

Et mon lecteur de l’autorité britannique de l’énergie atomique ne sort pas non plus de nulle part.

 

 

http://www.20minutes.fr/societe/2182311-20171205-apprend-documentaire-securite-nucleaire-diffuse-mardi-soir-arte

Faut-il craindre une attaque terroriste contre une centrale nucléaire? Oui, d’après un docu d’Arte

 

SECURITE Un attentat nucléaire est-il possible ? C’est la question que posent Eric Guéret et Laure Noualhat, dans un documentaire qu’ils ont réalisé et qui sera diffusé ce mardi soir à 20h50 sur Arte et disponible en VOD sur le site de la chaîne…

T.C.le 05/12/17 à 19h33 — Mis à jour le 05/12/17 à 19h38

 

La centrale de Croas, en Ardèche.
La centrale de Croas, en Ardèche. — PHILIPPE DESMAZES / AFP 

 

  • Un documentaire diffusé sur Arte avance que les centrales nucléaires ne sont pas assez protégées face au risque terroriste.
  • Bombe sale, attaque de convoi de combustible, drones, cyberattaque, l’équipe du docu fait le tour des menaces et cela fait froid dans le dos.

 

22 mars 2016. Des attentats revendiqués par Daesh font 32 morts et plus de 300 blessés à Bruxelles. Les enquêteurs découvrent que les terroristes avaient installé une caméra en face du domicile du directeur du centre d’étude nucléaire belge, un endroit qui contient de grandes quantités de matière radioactive et nucléaire. Discrètement, ils surveillaient tous ses déplacements.

« Selon une théorie, ces types étaient poursuivis par la police et ils ont dû se dépêcher. C’est pour ça qu’ils n’ont pas fait exploser le site nucléaire mais seulement les cibles plus accessibles, l’aéroport et le métro », raconte Tom Sauer, professeur à l’université d’Anvers, aux auteurs du documentaire Sécurité nucléaire : le grand mensonge, diffusé mardi ce soir sur Arte à 20h50, mais également disponible en ligne par ici.

>> A lire aussi : Un rapport alarmant sur la sécurité des centrales nucléaires

« L’idée que les installations nucléaires subissent des attaques n’est clairement pas exagérée », estime Gary Ackerman, directeur de Start, le consortium national américain pour l’étude du terrorisme, l’une des plus grandes institutions universitaires au monde de recherche sur le terrorisme. « Si vous voulez réellement tuer un très grand nombre de personnes, ou causer des dégâts considérables, comme seul un Etat pourrait le faire, l’un des seuls moyens pour cela est d’utiliser des armes nucléaires », ajoute-t-il

Menace terroriste

Selon les auteurs du film, certaines organisations terroristes ont cherché à plusieurs reprises à se procurer de la matière nucléaire pour fabriquer une bombe. Trois d’entre elles « ont eu des plans sérieux », indique Gary Ackerman. Parmi elles, une secte japonaise « apocalyptique et millénariste » et Al-Qaida.

« Pour le groupe Etat islamique (EI), nous n’avons aucune preuve qu’il existe un programme d’armement nucléaire. Mais certains indicateurs préoccupants ont émergé suite aux événements récents en Belgique, affirme Matthew Bunn, analyste en politique nucléaire à l’université d’Harvard. S’il l’EI décidait de se lancer dans une course au nucléaire, il pourrait y arriver. Ils ont plus d’argent, plus de manœuvre, ils contrôlent plus de territoire et ils ont une plus grande capacité d’experts dans le monde entier qu’Al-Qaida n’en a jamais eu. »

Bombe sale

Les matières radioactives nécessaires à la fabrication d’une bombe sale, utilisées souvent dans les hôpitaux ou dans l’industrie, sont parfois mal sécurisées. Ces armes « ne vont pas détruire grand-chose et ne vont pas tuer beaucoup de monde. Mais elles peuvent contaminer et empêcher l’accès à de larges zones et ainsi les rendre inexploitables. Ce qui va causer des dommages économiques considérables », ajoute Gary Ackerman. L’AIEA a recensé, entre 1993 et 2015, 782 cas de disparition de matières radioactives.

Autre point d’inquiétude. Alors que le plutonium est produit à la Hague par Areva, l’usine qui le transforme se situe à Marcoule, à l’autre bout du pays, à plus de 800 km. Chaque année, 15 tonnes de plutonium traversent discrètement la France. « Le fait d’imaginer que le secret fait partie de la protection est une utopie totale », assure Yannick Rousselet, chargé de la campagne nucléaire de Greenpeace France. Une partie du convoi, dit-il, passe nécessairement toujours pas le même tronçon, chaque semaine et dont certains endroits présentent de grandes fragilités. »

L’équipe du film a pu suivre le convoi, le doubler à plusieurs reprises, « sans jamais être repérée, ni inquiétée ». Les militants de Greenpeace ont également remarqué que les camions « s’arrêtent systématiquement pour faire le plein sur l’autoroute » dans des stations-service qui appartiennent toujours à la même enseigne.

Menace d’un crash aérien

Après le 11-septembre, les pays nucléarisés se sont demandé si leurs centrales résisteraient à la chute d’un gros avion de ligne. « La menace d’un avion avait été évaluée mais avec des avions légers, qui par erreur ou accident pourraient se projeter contre une centrale », reconnaît Jacques Repussard, directeur de l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire de 2003 à 2016. Le risque terroriste n’avait jamais été pris en compte. Mais les réacteurs n’ont, à quelques exceptions près, pas été renforcés après le 11-septembre.

>> A lire aussi : Greenpeace épingle la fragilité des piscines à combustible qui ressemblent à «des hangars agricoles»

« En aucun cas, une éventuelle chute d’avion sur une centrale ne peut conduire à un accident grave », soutient néanmoins Philippe Sasseigne, directeur du parc nucléaire d’EDF. Mais, les réalisateurs du film remarquent qu’en Allemagne, le risque de crash aérien a pesé dans le choix de sortir du nucléaire. « Toutes les centrales nucléaires américaines sont vulnérables à une attaque aérienne. Et il en est de même pour presque toutes les centrales nucléaires du monde », affirme Alan Kuperman, professeur à l’université du Texas.

Drones et cyberattaques

Les drones constituent également un risque pour la sécurité des centrales nucléaires. En effet, les réalisateurs du documentaire notent qu’avec « un minimum de connaissances techniques, il est possible de fabriquer et d’envoyer un engin porteur de plusieurs dizaines de kilos d’explosifs sur les zones sensibles d’un site nucléaire ».

Enfin, un autre menace plane sur les installations nucléaires : celui d’une cyberattaque. Il s’agit « de la menace la plus probable contre une centrale nucléaire », explique Bill Cross, responsable américain de la sécurité nucléaire et de la cybersécurité. Il souligne que des « mesures de protection » ont été mises en place pour y faire face. Mais ces dispositifs sont loin d’être suffisants, selon les auteurs.

 



Bertrand Cantat : encore une icône qui tombe…

Il y en a d’autres dans les cartons. Il n’y a plus qu’à…

Allez, encore un petit effort…

 

https://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20171130.OBS8039/il-a-tente-d-etrangler-sa-petite-amie-en-1989-nouvelles-revelations-sur-bertrand-cantat.html

« Il a tenté d’étrangler sa petite amie en 1989″ : nouvelles révélations sur Bertrand Cantat*

 

"Il a tenté d'étrangler sa petite amie en 1989" : nouvelles révélations sur Bertrand Cantat
Bertrand Cantat aux Eurockéennes de Belfort, le 29 juin 2012. (E. POL/SIPA)

 

Le comportement violent du chanteur était connu de ses proches, explique un membre du groupe Noir Désir dans « le Point ».

 

Par L’Obs

Publié le 30 novembre 2017 à 16h12

Avant de frapper et de tuer Marie Trintignant en 2003, Bertrand Cantat s’en était déjà pris physiquement, par le passé, à certaines de ses compagnes, révèle une enquête publiée ce jeudi par « le Point ».

Contrairement à ce qu’affirmaient les proches de Cantat lors de son procès, le comportement violent du chanteur était bel et bien connu de son entourage depuis plusieurs années, et une véritable omerta aurait régné autour de ce sujet, écrit l’hebdomadaire.

Selon un membre du groupe Noir Désir, cité par nos confrères, Kristina Rady, l’épouse de Bertrand Cantat, aurait demandé à plusieurs proches de mentir lors du procès du chanteur.  »Elle ne voulait pas que ses enfants sachent que leur père était un homme violent », raconte le musicien, qui a préféré resté anonyme.

« Je savais qu’il avait frappé la femme avec qui il était avant Kristina. Je savais qu’il avait tenté d’étrangler sa petite amie, en 1989. Je savais qu’il avait frappé Kristina. Mais ce jour-là, nous avons tous décidé de mentir. Nous étions tous sous son emprise. Et nous pensons qu’il se soignerait. »A en croire cet ancien partenaire de Bertrand Cantat, les membres du groupe Noir Désir n’étaient d’ailleurs pas les seuls à savoir que le chanteur était violent.

« Beaucoup de gens dans le milieu bordelais savaient que Kristina avait été battue avant l’affaire Vilnius, mais ils se sont tus », précise-t-il.

« J’espère que vous pourrez encore entendre ma voix »

Selon « le Point », Bertrand Cantat aurait d’ailleurs continué de se montrer menaçant et violent envers Kristina Rady après sa sortie de prison, en 2007. Le chanteur l’aurait notamment harcelée et menacée après qu’elle a choisi de le quitter un temps pour un autre homme.

Bertrand Cantat se serait montré si menaçant qu’il arrivait à la jeune femme de cacher ses enfants chez une voisine.

« Clairement, elle les laissait chez nous pour les protéger. [...] Elle avait peur que son mari ne vienne la chercher violemment. Kristina semblait être à la fois sous emprise, amoureuse, tiraillée, perdue », raconte celle-ci à l’hebdomadaire. Malgré cette violence, Kristina Rady finira par revenir vers Bertrand Cantat. Elle sera retrouvée pendue, chez elle, en 2010.

Dans son enquête, fournie, « le Point » retranscrit également des SMS et des mails que Kristina Rady a adressés à son amant à cette époque. « S’il apprend que tu connais mon numéro, c’est fini pour moi », écrit-elle notamment. « A plusieurs reprises, j’ai échappé au pire », raconte-elle également dans un message vocal laissé sur le répondeur de ses parents.

« Il fait des choses horribles avec moi devant sa famille. […] J’espère qu’on va pouvoir s’en sortir et que vous pourrez encore entendre ma voix. »Joint par « le Point », l’avocat de Bertrand Cantat a répondu qu’il n’avait pas pu joindre son client.

S.B.

L'Obs

L’Obs

 



Raids aériens russes meurtriers ce dimanche en Syrie

Plus de 300 morts en Egypte vendredi => reprise de raids aériens russes meurtriers visant en Syrie certains Français. Logique.

C’est le trafic de drogue qui fédère tous les terroristes.

Le malade mental au clavier – son « arme » – a fait sa vie grâce au trafic de drogue entre l’Afghanistan et la France sous couvert de trekking dans l’Himalaya.

Sans cela, il ne serait jamais sorti de l’ornière, fort mal tracée en ce qui le concerne.

 

http://www.parismatch.com/Actu/International/Syrie-53-civils-dont-21-enfants-tues-dans-des-raids-aeriens-russes-1403018

Syrie: 53 civils, dont 21 enfants, tués dans des raids aériens russes

 

Paris Match| Publié le 27/11/2017 à 09h01

La Rédaction, avec AFP
Un bombardier russe cible l'État islamique au nord-est de la Syrie, selon cette image issue d'une vidéo publiée par le ministère russe de la Défense.

Un bombardier russe cible l’État islamique au nord-est de la Syrie, selon cette image issue d’une vidéo publiée par le ministère russe de la Défense. Ministry of Defence of the Russian Federation/Handout via REUTERS TV

 

Au moins 53 civils ont été tués dimanche en Syrie dans des frappes de l’aviation russe sur un village tenu par le groupe Etat islamique dans l’est du pays.

Au moins 53 civils, dont 21 enfants, ont été tués dimanche en Syrie dans des frappes de l’aviation russe sur un village tenu par le groupe Etat islamique (EI) dans l’est du pays, a annoncé une ONG, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Les raids aériens, menés à l’aube, ont frappé « des bâtiments résidentiels » dans le village d’Al-Chafah, sur la rive est du fleuve Euphrate, dans la province de Deir Ezzor, a déclaré l’OSDH, une ONG qui est basée en Grande-Bretagne et dispose d’un réseau de sources en Syrie.

L’OSDH avait donné précédemment un bilan de 34 civils tués, dont 15 enfants.  »Le bilan s’est accru après le déblaiement des débris au cours d’une longue journée d’opération de secours », a déclaré à l’AFP dans la soirée le chef de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane. Ces raids aériens ont également fait 18 blessés, a-t-il dit.

La Russie, alliée du président syrien Bachar al-Assad, mène depuis septembre 2015 une opération militaire en Syrie qui a permis aux forces gouvernementales de reprendre progressivement du terrain aux groupes rebelles et aux jihadistes. L’aviation russe effectue dernièrement des raids pour aider les forces de Damas à reprendre aux jihadistes les derniers territoires qu’ils contrôlent.

La province de Deir Ezzor, dans l’est, est une des dernières régions de Syrie où les jihadistes de l’EI tiennent encore des territoires, après avoir été chassés de leurs principaux bastions syriens dont la ville de Raqa, dont ils avaient fait la capitale de leur émirat autoproclamé. Cette province voisine de l’Irak et riche en pétrole a été à un moment presque entièrement tenue par l’EI, mais les jihadistes n’en contrôlent plus actuellement que 9 pour cent, selon l’OSDH.

Plus de 340.000 morts depuis 2011

Les miliciens de l’EI sont confrontés depuis plusieurs mois dans cette province à deux offensives distinctes, celle du gouvernement et celle d’une alliance arabo-kurde soutenue par Washington. Les forces gouvernementales ont récemment réussi à reprendre à l’EI son dernier fief urbain en Syrie, la localité de Boukamal, près de la frontière. Depuis plusieurs mois, des dizaines de civils ont été tués dans des frappes aériennes menées en appui à ces deux offensives.

Déclenché en 2011 par la répression gouvernementale de manifestations pacifiques, le conflit en Syrie s’est compliqué dans les années suivantes avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes. Il a fait plus de 340.000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés.

 

https://fr.sputniknews.com/international/201711241034018339-defense-video-frappe-euphrate/

Des Tu-22M3

Le raid destructeur des bombardiers russes contre Daech sur l’Euphrate en vidéo

 

© Sputnik. Alexei Filippov
International

18:45 24.11.2017(mis à jour 18:50 24.11.2017) URL courte
511739712

 

La Défense russe a rendu publique une vidéo montrant des Tu-22M3 russes larguant des bombes sur les positions de Daech sur l’Euphrate.

Le ministère russe de la Défense a publié une vidéo d’une récente frappe de l’aviation russe contre les sites de Daech en Syrie. Vendredi, six bombardiers Tupolev Tu-22M3, partis d’un aérodrome en Russie, ont frappé les positions des djihadistes sur la rive occidentale de l’Euphrate dans la zone de la localité d’Abbas de la province de Deir ez-Zor.

Des avions de chasse Soukhoi Su-30SM stationnés dans la base aérienne de Hmeimim, en Syrie, ont accompagné les bombardiers russes en mission, précise le ministère. Tous les avions impliqués dans l’opération ont par la suite regagné leurs bases.

Jeudi, des bombardiers russes à long rayon d’action avaient détruit les positions des terroristes de Daech situées dans la zone d’al-Katiah dans le gouvernorat de Deir ez-Zor.

 

https://fr.sputniknews.com/international/201711251034031563-tu-22m3-syrie-video-raid-ishara-euphrate/

Un bombardier à long rayon d'action Tu-22M3 (image d'archives)

La Défense russe met en ligne une vidéo du nouveau raid des Tu-22M3 en Syrie

 

© Sputnik. Mikhail Voskresenskiy
International

17:59 25.11.2017(mis à jour 18:02 25.11.2017) URL courte
86692450

 

Le ministère russe de la Défense a publié une vidéo du bombardement effectué samedi par les Forces aérospatiales russes en Syrie pour détruire des postes de commandement de Daech.

Une nouvelle vidéo publiée sur internet montre des avions russes à long rayon d’action Tupolev Tu-22M3 qui larguent des bombes sur des positions du groupe terroriste Daech sur la rive orientale de l’Euphrate, en Syrie.

Le ministère russe de la Défense a publié cette vidéo de deux minutes filmée depuis un cockpit d’avion sur Facebook.

Des Tu-22M3
© Sputnik. Alexei Filippov

 

Le service de presse du ministère a précédemment indiqué que le raid avait engagé six bombardiers Tu-22M3 qui avaient décollé d’un aérodrome russe.

Protégés par les chasseurs Sukhoi Su-30SM et Su-35S, les Tu-22M3 ont détruit des postes de commandement et du matériel de Daech près d’Al-Ishara, dans le nord-est de la Syrie.

 

https://fr.sputniknews.com/international/201711261034047326-tu-22m3-video-raid-euphrate-syrie-daech/

Un bombardier Tu-22M3

Les pilotes des Tu-22M3 filment leur raid en Syrie (vidéo)

 

International

17:57 26.11.2017(mis à jour 17:59 26.11.2017) URL courte
122988341

 

La Russie a publié des séquences vidéo consacrée à la frappe portée dimanche par son aviation à long rayon d’action contre des positions de Daech en Syrie.

Le ministère russe de la Défense a publié une vidéo des frappes réalisées dimanche par les bombardiers Tupolev Tu-22M3 des Forces aérospatiales russes dans la province syrienne de Deir ez-Zor.

Sur la vidéo apparemment filmée par un pilote pendant sa mission, on voit les avions à long rayon d’action Tu-22M3 larguer leurs bombes.

Le ministère de la Défense a précédemment annoncé que six bombardiers Tu-22M3, qui avaient décollé d’un aérodrome russe, avaient détruit des positions de Daech dans la vallée de l’Euphrate, dans la province de Deir ez-Zor.

Protégés par les chasseurs Sukhoi Su-30SM et Su-35S, les Tu-22M3 ont détruit des postes de commandement de Daech et plusieurs groupes de terroristes.

 

https://www.algeriepatriotique.com/2017/11/26/bombardiers-russes-portent-frappe-collective-contre-daech-syrie/

Des bombardiers russes portent une frappe collective contre Daech en Syrie

 

novembre 26, 2017 – 4:37 0 Commentaire
Russie Daech

La Russie frappe encore une fois Daech en Syrie. D. R.

 

L’aviation russe à long rayon d’action a mené, dimanche, un nouveau raid contre les positions du groupe terroriste Daech dans la province syrienne de Deir Ez-Zor.

Six bombardiers russes Tu-22M3 ont porté, dimanche, une frappe collective contre Daech dans la province de Deir Ez-Zor, en Syrie, a annoncé le ministère russe de la Défense, cité par le site d’informations Sputnik.

«Le 26 novembre, six bombardiers à long rayon d’action Tu-22M3 ont frappé des ouvrages du groupe terroriste Daech dans la province de Deir Ez-Zor. Les avions, qui ont décollé d’un aérodrome situé sur le territoire russe, ont ciblé des postes de commandement et des groupes de terroristes dans la vallée de l’Euphrate», a indiqué le ministère dans un communiqué.

Toutes les cibles ont été détruites, d’après les moyens techniques de contrôle objectif.

«Des chasseurs Sukhoi Su-30SM et Su-35S, basés sur l’aérodrome de Hmeimim, ont protégé les bombardiers à long rayon d’action dans l’espace aérien syrien», a précisé le ministère.

Samedi, le ministère a aussi annoncé le succès d’une frappe aérienne des bombardiers Tu-22M3 visant les positions de Daech dans le nord-est de la Syrie.

R. I.

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/11/25/le-bilan-de-l-attentat-en-egypte-s-alourdit-un-deuil-national-decrete_5220369_3212.html

Egypte : le bilan de l’attentat dans le Sinaï s’alourdit

 

L’attaque survenue vendredi contre la mosquée de Bir Al-Abeb a fait au moins 305 morts dont 27 enfants, et 128 blessés, selon le parquet égyptien.

Le Monde.fr avec AFP Le 25.11.2017 à 12h19 • Mis à jour le 25.11.2017 à 12h26

Le bilan de l’attaque perpétrée contre la mosquée de Bir Al-Abeb, dans le nord du Sinaï, s’est alourdi à 305 morts dont 27 enfants, et 128 blessés, a annoncé samedi le parquet égyptien. Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière qu’ait connue l’Egypte dans son histoire récente.

 

Lire aussi :   L’attaque contre la mosquée de Bir Al-Abed est la plus meurtrière de l’histoire récente de l’Egypte

Encore non revendiqué, même si tout indique une opération djihadiste, l’attentat est survenu lors de la prière du vendredi dans la mosquée Al-Rawda de Bir Al-Abeb. Les assaillants, une quarantaine d’hommes armés, ont encerclé le complexe religieux avec des véhicules tout-terrain, ont fait exploser une bombe avant de tirer à l’arme automatique sur les fidèles.

Les réactions internationales se sont multipliées pour condamner cette attaque « lâche » et « cynique ». Un deuil national de trois jours a été décrété en Egypte. Les médias arborent un bandeau de deuil alors que les funérailles de nombreuses victimes doivent se tenir samedi.

Quelques heures après la promesse du président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, de « venger les martyrs », l’armée a procédé dans la nuit à des bombardements aériens dans la zone de l’attaque, dans la région orientale du Sinaï où les forces de sécurité combattent la branche égyptienne du groupe djihadiste Etat islamique.



Un droit à l’erreur pour améliorer les relations entre l’administration et ses usagers

Dans la même optique, il faudrait peut-être aussi songer à revoir le « droit à l’erreur » permanent dont bénéficient en France tous les fonctionnaires jusqu’à la retraite, avec des conséquences gravissimes pour les usagers, quels qu’ils soient.

Dans l’affaire qui me concerne, ce sont notamment des ingénieurs chercheurs tous réputés à l’international qui sont assassinés par et pour une bande de malades mentaux en raison de ce « droit à l’erreur » permanent dont bénéficient un certain nombre de fonctionnaires français corrompus.

 

http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/droit-a-l-erreur-le-gouvernement-veut-ameliorer-les-relations-entre-l-administration-et-ses-usagers-1313553.html

Droit à l’erreur: le gouvernement veut améliorer les relations entre l’administration et ses usagers

 

27/11/2017 à 08h59
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Impot

Le « droit à l’erreur », nouvel essai pour améliorer les relations avec l’administration. – Philippe Huguen – AFP

 

Le gouvernement présente ce lundi son projet de loi sur le « droit à l’erreur ». Une entreprise ou un particulier ayant involontairement méconnu, pour la première fois, une règle applicable à sa situation, ne subira plus ni amende ni privation de droit s’il rectifie de lui-même son erreur ou si l’administration le lui demande.

 

Le gouvernement présente, ce lundi, son projet de loi sur le « droit à l’erreur » visant à améliorer la relation entre l’administration et les usagers, une volonté plus ou moins couronnée de succès par le passé. Promesse d’Emmanuel Macron, le texte veut initier un changement de philosophie dans les rapports avec l’administration et considérer l’usager ou l’entreprise comme étant de bonne foi dans ses démarches. Initialement attendu fin juillet, ce projet de loi avait été retoqué par le chef de l’État, qui l’avait jugé insuffisamment riche, puis confié au conseiller d’État Thierry Tuot et à une quinzaine de députés pour qu’ils l’étoffent.

Le souci de simplifier les démarches administratives avait déjà été mis en avant sous les précédents quinquennats. François Hollande avait ainsi promis un « choc de simplification » et Nicolas Sarkozy un « plan de simplification » du droit, avec des résultats contrastés.

Une quarantaine d’articles

Rebaptisé « projet de loi pour un État au service d’une société de confiance », le texte dévoilé ce lundi « comporte une quarantaine d’articles qui seront présentés d’ici au printemps au Parlement », a indiqué le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, au Journal du Dimanche. « Après le budget et le Code du travail, le Plan climat, à la demande du président de la République, la troisième transformation que nous portons est celle de l’action publique », déclare-t-il à l’hebdomadaire.

Le nouveau projet de loi porte « une série de mesures emblématiques d’une nouvelle conception de l’action publique pour remettre de la confiance dans les relations entre les Français et leurs administrations: la bonne foi doit profiter à l’usager et à l’entreprise », explique le ministre. Toute personne physique ou morale ayant involontairement méconnu, pour la première fois, une règle applicable à sa situation, ne subira ainsi plus ni amende ni privation de droit si elle rectifie son erreur, à son initiative ou quand l’administration le lui demande.

Parmi les dispositions prévues figure la possibilité de signaler à l’administration fiscale une erreur dans sa déclaration sans devoir payer de pénalités. Les entreprises pourront de leur côté demander à toute administration « de bénéficier d’un contrôle, pour s’assurer qu’elles respectent les procédures, sans risque de sanction aggravée », selon Gérald Darmanin. « Autre exemple: l’inspection du travail pourra désormais donner un avertissement au lieu de sanctionner tout de suite », a-t-il indiqué: « Le projet de loi crée ce carton jaune avant le carton rouge. »

Interroger l’administration au sujet de sa situation

Selon des sources concordantes, l’extension du « rescrit », qui existe en matière fiscale, à d’autres administrations devrait aussi figurer dans le texte.  Méconnu et parfois regardé avec méfiance, le rescrit permet à chacun d’interroger l’administration au sujet de sa situation sur l’application des règles fiscales. L’administration rend alors un avis qui est opposable en cas de contrôle.

Le projet devrait aussi contenir un volet numérique pour favoriser la fluidité dans les transmissions des informations d’une administration à l’autre, s’inspirant du principe du « Dites-le nous en une fois », déjà énoncé lors du précédent quinquennat mais qui n’avait pas remporté le succès escompté, selon une source gouvernementale. Plusieurs dispositions prévues dans le texte ont par ailleurs été expérimentées ou ont vocation à l’être.

Ces annonces ont été accueillies prudemment du côté des entreprises, échaudées par les promesses passées. « Si l’intention est louable, c’est la mise en oeuvre qui déterminera l’utilité de ce texte. Les différents chocs de simplification annoncés à coup de tambours et trompettes n’ont pas laissé un souvenir impérissable aux chefs d’entreprises », a réagi la Confédération des PME dans un communiqué.

Dans le JDD, Gérald Darmanin a annoncé l’instauration d’un comité de suivi qui se réunirait une fois par mois pour contrôler la mise en oeuvre du texte. « Nous allons mobiliser 1,5 milliard d’euros sur cinq ans pour former les agents publics à cette nouvelle posture de conseil et d’accompagnement car le changement doit entrer dans les textes mais surtout dans les têtes », a par ailleurs promis le ministre.

la rédaction

 



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