Petits juges Lambert et autres : de la misère de la « justice » française…

Je lis et j’écoute attentivement ce qui se dit depuis un mois sur cette affaire Grégory, si semblable à la mienne sur certains points (des corbeaux qui menacent puis revendiquent le crime, la jalousie à l’égard du père de l’enfant assassiné comme mobile, toute une équipe de dingues ayant agi de manière concertée comme auteurs, le principal suspect militant à la CGT et clamant haut et fort sa haine du chef ou de celui qui « réussit », des journalistes qui à l’époque des faits vont déployer une énergie incroyable pour en détourner l’enquête en désignant la mère de la victime, elle-même victime, comme coupable, etc…), et maintenant la mort du juge Lambert, et suis vraiment consternée d’entendre désormais des journalistes exprimer précisément et avec beaucoup de circonspection leur consternation à l’égard de propos de ce magistrat.

Il disait ne pas comprendre pourquoi cette affaire « repartait ».

Par le passé, il avait déjà évoqué pour cette affaire une « justice » tout autre que celle qui se rend en application des lois de la République.

Il refusait en fait très clairement tout droit à la justice aux différentes victimes de cette affaire criminelle qu’il avait décidé de s’approprier à leurs dépens.

Ne tournons pas autour du pot, appelons un chat un chat : ce type est DINGUE, totalement DINGUE, aussi DINGUE que le juge Raymond André et tous ses collègues du Tribunal de Grande Instance de Brest qui s’acharnent sur ma famille depuis le début des années 2000 au moins.

Comment ces DINGUES sont-ils devenus magistrats ?

Pourquoi continuent-ils à exercer ou à sévir hors de tout contrôle dès lors que leur état de délabrement moral n’échappe plus à personne ?

Il serait peut-être temps d’exiger des magistrats qu’ils nous rendent des comptes à hauteur de leurs responsabilités et de veiller scrupuleusement à empêcher ceux d’entre eux qui apparaissent coupables de crimes ou délits de se soustraire à la justice des hommes comme vient de le faire le juge Lambert, c’est-à-dire exactement comme David Hamilton au mois de novembre dernier, et tout comme lui avec l’aide éventuelle d’un complice quelconque.

Il faut aussi refuser vigoureusement de céder au chantage au suicide qui se profile derrière ce nouveau drame.

 

http://www.bfmtv.com/police-justice/affaire-gregory-des-extraits-des-carnets-secrets-du-juge-simon-devoiles-1214360.html

Affaire Grégory: des extraits des carnets secrets du juge Simon dévoilés

 

11/07/2017 à 10h55
  • Newsletter BFMTV Midi

C’est un document exclusif que s’est procuré BFMTV. Les carnets personnels du juge Maurice Simon. Le magistrat avait repris de zéro l’affaire sur la mort du garçonnet en 1987, après l’éloignement du juge Lambert.

 

« Grégory est de plus en plus dans mon cœur et je veux savoir qui a eu la sauvagerie de le tuer ». Cette phrase a été écrite par le juge Simon, dans ses carnets secrets. L’homme démontre, dès 1987, son attachement viscéral à la résolution de l’enquête sur le meurtre de cet enfant de quatre ans retrouvé dans la Vologne le 16 octobre 1984.

« Ces carnets, on a été les chercher et je peux vous assurer que c’est un bombe atomique », a déclaré ce mardi Dominique Rizet, consultant police-justice à BFMTV.

« Le juge Simon est le premier à évoquer la piste d’une équipe. C’est-à-dire un ravisseur, un kidnappeur. Pour lui, ce ravisseur, c’est Bernard Laroche qui va remettre Grégory le 16 octobre 1984 à une ou plusieurs autres personnes qui pourraient être Marcel Jacob, le grand-oncle mis en examen et son épouse Jacqueline Jacob, qui serait elle l’auteure de lettres anonymes », a-t-il expliqué.

Des carnets évoqués dans la lettre adressée lundi par Marie-Ange Laroche à Emmanuel Macron. Pour le juge Simon, deux questions ont rapidement émergé à l’époque. Celle du rôle de Christine Villemin, la mère de Grégory et celle du témoignage de Murielle Bolle qui accuse son beau-frère Bernard Laroche, avant de se rétracter. Questionnement que le juge traduit dans ses carnets.

« Nous allons tourner autour de deux problèmes : Christine Villemin a-t-elle oui ou non posté (…) la fameuse lettre de revendication du crime ? La petite Murielle Bolle a-t-elle oui ou non négligé le car de ramassage (…) pour partir avec Laroche ? »

Le magistrat reprend l’affaire après l’instruction menée par celui qui était alors surnommé « le petit juge » Lambert, très critiqué par la presse pour sa mauvaise maîtrise de la procédure, provoquant l’annulation de nombreuses pièces du dossier.

Maurice Simon, carnet

 

Des notes rajoutées au dossier il y a un an

Maurice Simon, bien plus expérimenté, n’en sera pas moins « surpris par cette affaire hors norme », s’inscrivant dans un contexte « rarement vu de pression médiatique extrême. »

« Le poids de l’opinion est écrasant. Moi, je poursuis ma route, c’est tout », écrira-t-il le 19 avril 1988. Il ne manquera toutefois pas de s’indigner du travail de son prédécesseur, Jean-Michel Lambert, quelques mois plus tard. « On reste confondu devant les carences, les irrégularités, les fautes (…) ou le désordre intellectuel du juge Lambert. Je suis en présence de l’erreur judiciaire dans toute son horreur », écrira-t-il même après les accusations et les pressions contre Christine Villemin.

Mais en janvier 1990, l’instruction va brutalement s’interrompre quand le juge Simon est victime d’un infarctus. Ses notes, qui n’ont été rajoutées au dossier qu’il y un an, sont désormais un éclairage essentiel sur l’enquête sur la mort du petit Grégory.

B.C.
A lire aussi
  • Affaire Grégory: Murielle Bolle sera confrontée à son cousin le 28 juillet

  • Affaire Grégory: Marie-Ange Laroche lance un appel à Emmanuel Macron

  • L’avocat du cousin de Murielle Bolle assure que le témoignage de son client « est un appel »

 

http://www.bfmtv.com/police-justice/affaire-gregory-le-juge-lambert-un-jeune-magistrat-confronte-a-une-enquete-hors-normes-1214876.html

Affaire Grégory: le juge Lambert, un jeune magistrat confronté à une enquête hors normes

 

12/07/2017 à 00h18
  • Newsletter BFMTV Midi

Jean-Michel Lambert, premier juge d’instruction de l’affaire Grégory, a été retrouvé mort à son domicile sarthois ce mardi soir. Retraité depuis trois ans, il était entré dans la carrière judiciaire par une enquête qui n’a toujours pas livré ses secrets 33 ans après.

 

Le magistrat Jean-Michel Lambert a été retrouvé mort ce mardi soir dans son appartement près du Mans (Sarthe). A présent âgé de 65 ans, il était connu de l’opinion depuis ses premiers pas dans le monde judiciaire, il y a de cela 33 ans. Il était en effet le premier juge d’instruction nommé pour se saisir du dossier mis sur pied à la mort du petit Grégory Villemin, dont le corps avait été retrouvé dans la Vologne le 16 octobre 1984.

L’Etat condamné en 2004

« Il est tout jeune à ce moment-là et on connaît l’emballement médiatique autour de cette affaire. Cet homme se retrouve avec l’obligation non seulement de gérer une affaire très délicate mais aussi des médias très pressants qui demandent énormément d’informations. A l’époque, les magistrats ne sont pas aussi rodés qu’aujourd’hui à tenir des conférences de presse », a retracé ce mardi soir la journaliste de BFMTV, Cécile Danré.

Sa conduite de l’instruction avait été vivement critiquée. Le 5 juillet 1985, il avait décidé d’inculper pour assassinat Christine Villemin, mère de Grégory, après que des études graphologiques avaient affirmé qu’elle pouvait être l’un des corbeaux. En 1993, elle est totalement innocentés pour « absence totale de charges ». Presque un aveu d’erreur judiciaire quand, en plus, en 2004, l’État est condamné pour « dysfonctionnement du service public de la justice ».

La gestion de Murielle Bolle

Mais c’est surtout sa gestion du témoignage initial de Murielle Bolle, où elle dénonçait son beau-frère Bernard Laroche comme le kidnappeur de l’enfant, qui plane sur son enquête.

« Il se retrouve dans une situation où après la première inculpation qu’il décide de faire, celle de Bernard Laroche, il est presque contraint par la pression médiatique de donner une conférence de presse. Et il en dit un peu trop ce jour-là parce qu’il va révéler la raison pour laquelle il a choisi d’inculper Bernard Laroche, explique Cécile Danré. Cette raison, c’est le témoignage de Murielle Bolle dont il va révéler la teneur alors qu’il est tenu au secret de l’instruction. S’ensuit la rétractation de Murielle Bolle. »

Bernard Laroche avait ensuite été abattu par le père de Grégory, Jean-Marie Villemin, en mars 1985.

« Une affaire qui m’a accompagné tout au long de ma vie »

Il avait été dessaisi de cette instruction en 1987, au profit d’un magistrat chevronné, le juge Simon, dont des extraits du carnet, parfois très durs au sujet de son prédécesseur, ont été dévoilés sur BFMTV ce mardi. En 1987, toujours il participe à l’émission Apostrophes de Bernard Pivot et subit les attaques de certains des invités qui remettent en cause ses compétences.

Jean-Michel Lambert avait bien entendu poursuivi ensuite une carrière qui avait laissé place à la retraite il y a trois ans. Jean-Michel Lambert  a été juge d’instance à Bourg-en-Bresse (Ain) de 1988 à 2003 avant de devenir vice-président du Tribunal de grande instance du Mans (Sarthe) jusqu’en 2014.

Mais jamais le souvenir de cette première et si terrible affaire ne l’avait quitté, comme il l’avait confié à BFMTV, dans un entretien accordé le 13 septembre 2014: « C’est une affaire qui m’a accompagné tout au long de ma carrière et de ma vie. » Pour preuve, il lui a consacré deux livres intitulés Le petit juge (1987), son surnom au milieu des années 80, et De combien d’injustices suis-je coupable ? (2014).

« Des atteintes personnelles dont je me souviens trente ans après »

Il avait également expliqué ses difficultés dans l’instruction de l’affaire par les conditions particulières avec lesquelles il avait composé: « J’étais seul juge d’instruction à Epinal, du 1er septembre au 31 décembre 1984. Comme par hasard, je n’ai jamais eu autant de dossiers à traiter que cette année-là. J’avais deux cabinets à gérer pendant quatre mois et une autre dimension a été très importante: la pression médiatique. » Il avait aussi glissé: « Je vivais au quotidien des atteintes personnelles dont je me souviens trente ans après ».

Un surnom peu amène, échafaudé à la fois sur la base de sa jeunesse au moment de sa prise en charge du dossier et de sa manière parfois controversée de le traiter, lui a longtemps collé à la peau: le « petit juge ». Très marqué par celui-ci, il en avait fait le titre du livre qu’il avait publié, au moment où l’enquête lui avait été retirée, en 1987.

Robin Verner

 

http://www.bfmtv.com/police-justice/le-juge-lambert-et-le-juge-simon-deux-magistrats-que-tout-opposait-1215013.html

Le juge Lambert et le juge Simon, deux magistrats que tout opposait

 

12/07/2017 à 10h36
  • Newsletter BFMTV Midi

Décédé mardi soir, Jean-Michel Lambert avait été le premier juge d’instruction chargé de l’enquête sur le meurtre de Grégory Villemin. Dessaisi de l’affaire en 1987, il avait passé le relais à Maurice Simon, un juge bien plus expérimenté qui avait vivement critiqué le travail de son prédécesseur.

 

Quand ils sont saisis de l’enquête sur l’assassinat de Grégory Villemin en 1984 puis en 1987, l’un – le juge Lambert – est inexpérimenté et vient de connaître sa première affectation, l’autre – le juge Simon - a déjà connu une carrière fournie. Jean-Michel Lambert, retrouvé mort mardi soir avait 32 ans en 1984. À l’époque, il est juge d’instruction à Épinal, son premier poste. Dessaisi de l’affaire en 1986, le dossier est alors confié à un juge expérimenté, Maurice Simon. Président de la chambre d’accusation de la cour d’appel de Dijon et ancien juge d’instruction spécialiste des gros dossiers, il est discret et apparaît comme l’antithèse du juge Lambert, surnommé « le petit juge » par la presse et critiqué pour sa gestion de l’enquête.

Pression médiatique

Poussé par la pression médiatique, l’inexpérimenté Jean-Michel Lambert révèle lors d’une conférence de presse, le rôle de Murielle Bolle dans l’inculpation de son beau-frère Bernard Laroche, alors qu’il est tenu au secret de l’instruction. Trois mois plus tard, allant à l’encontre du ministère public d’Épinal, Jean-Michel Lambert libère Bernard Laroche, après que Murielle Bolle se soit rétractée. En mars 1985, Bernard Laroche est assassiné par Jean-Marie Villemin.

« C’est une affaire qui m’a accompagné tout au long de ma carrière (…) Que s’est-il passé pour que la décision de sa remise en liberté (celle de Bernard Laroche ndlr) ne soit pas acceptée », s’interrogeait en 2014 « le petit juge ».

En juillet 1985 revirement de situation, Jean-Michel Lambert inculpe Christine Villemin, la mère de Grégory, pour « assassinat ». Elle est finalement innocentée en 1993 pour « absence totale de charges ».

Vives critiques

Même s’il avouera lui-même avoir été surpris par un contexte « rarement vu de pression médiatique extrême », Maurice Simon saisi de l’instruction après l’éviction de Jean-Michel Lambert en 1986, critiquera vivement son prédécesseur.

« On reste confondu devant les carences, les irrégularités, les fautes (…) ou le désordre intellectuel du juge Lambert. Je suis en présence de l’erreur judiciaire dans toute son horreur », écrit le juge Simon dans ses carnets, révélés par BFMTV mardi.

Lorsqu’il reprend l’affaire de zéro en 1987, Maurice Simon est le premier à évoquer l’hypothèse d’une « équipe » qui aurait organisé le rapt et le meurtre de Grégory, ainsi que l’écriture des lettres du « corbeau ». Il devient l’un des défenseurs de Christine Villemin.

« Grégory est de plus en plus dans mon cœur et je veux savoir qui a eu la sauvagerie de le tuer »

« On a cherché à faire de moi le bouc émissaire »

L’instruction s’interrompt brutalement en janvier 1990 quand le juge Simon est victime d’un infarctus, auquel il succombera quelques mois plus tard.

Jean-Michel Lambert, vivement critiqué même après avoir dessaisi de l’affaire,  est ensuite juge d’instance à Bourg-en-Bresse de 1988 à 2003 avant de devenir vice-président du tribunal de grande instance du Mans, jusqu’à son départ à la retraite en 2014. Dans un livre publié en 1987, Jean-Michel Lambert était revenu sur l’affaire Grégory, puis avait par la suite publié des romans policiers.

« On a cherché à faire de moi le bouc émissaire. J’assume effectivement certaines erreurs de procédure, mais j’aurais aimé que tous en fassent autant, et ce n’est pas le cas », avait-il affirmé au micro de France 2, le 17 juin dernier.

G.D.
A lire aussi
  • Affaire Grégory: un mystérieux message découvert dans une église intrigue les enquêteurs

  • Affaire Grégory: Murielle Bolle sera confrontée à son cousin le 28 juillet

  • Affaire Grégory: Marie-Ange Laroche lance un appel à Emmanuel Macron

  • L’avocat du cousin de Murielle Bolle assure que le témoignage de son client « est un appel »

  • Affaire Grégory: le juge Lambert, un jeune magistrat confronté à une enquête hors normes

 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/affaire-gregory-les-quatre-controverses-qui-collaient-au-juge-lambert_1926602.html

Affaire Grégory: les quatre controverses qui collaient au juge Lambert

 

Par et , publié le 12/07/2017 à 14:08 , mis à jour le 13/07/2017 à 15:11

 

L'ex-juge Jean-Michel Lambert se serait donné la mort, 32 ans après le meurtre du petit Grégory.

L’ex-juge Jean-Michel Lambert se serait donné la mort, 32 ans après le meurtre du petit Grégory.afp.com/Jean-François MONIER, Jean-François MONIER, Jean-François MONIER

 

Premier juge d’instruction de l’affaire Grégory, Jean-Michel Lambert a été retrouvé mort mardi. Il était resté marqué par l’énigme criminelle et les critiques qui le visaient.

 

L’affaire Grégory s’enfonce dans le drame. Plus de 30 ans après le meurtre non élucidé du garçonnet de quatre ans dans les Vosges et celui du suspect Bernard Laroche, elle semble avoir fait un nouveau mort. Le corps sans vie de Jean-Michel Lambert, le premier magistrat qui a instruit l’enquête entre 1984 et 1986, a été retrouvé mardi à son domicile près du Mans. Les premières investigations font état d’un suicide par asphyxie.

LIRE AUSSI >> Affaire Grégory: le corps du juge Lambert ne présentait « aucune trace de violence »

Aucune lettre expliquant ce passage à l’acte désespéré n’a été découverte. Mais l’ancien juge d’instruction, à la retraite depuis trois ans, est resté tourmenté par ce dossier. Il suivait avec attention les derniers développements -et les mises en examen surprise du couple Jacob et de Murielle Bolle- refusant systématiquement toute sollicitation des médias. C’est que les nouvelles investigations, menées tambour battant, étaient de nature à fragiliser un peu plus son travail de l’époque, déjà très critiqué.

« J’assume effectivement certaines erreurs de procédure, mais j’aurais aimé que tous en fassent autant et ce n’est pas le cas », admettait-il en 2014 à France 2, Tout en se qualifiant de « bouc-émissaire ».

Une inexpérience et une attitude « légère »

« L’affaire Grégory, c’est surtout l’affaire du juge Lambert. » Voilà comment l’ancien colonel de gendarmerie Etienne Sesmat, l’un des premiers enquêteurs qui a travaillé sous les ordres du magistrat, résume l’énigme criminelle. Interrogé en juin dernier par L’Express, le gendarme livrait un diagnostic sévère du juge Lambert, évoquant un personnage « à côté de ses pompes », « léger » dans sa conduite des investigations et « manipulé par les médias ».

LIRE AUSSI >> Lambert, Sesmat, Lacour… Ils ont été marqués à vie par l’affaire Grégory

Il faut dire qu’à l’époque des faits, Jean-Michel Lambert n’a que 32 ans. Lorsqu’il est nommé juge d’instruction à Épinal, le seul poste de ce type existant dans cette juridiction, il ne travaille que depuis cinq ans. Sur les 220 dossiers qui s’empilent sur son bureau, l’affaire Grégory porte le numéro 180. Il admettra plus tard qu’il n’a pas accordé au dossier, dans un premier temps, toute l’attention qu’il méritait. Par ailleurs, Jean-Michel Lambert n’hésitait pas à se confier aux journalistes avec qui il déjeunait parfois, au mépris du secret de l’instruction. Pour beaucoup d’observateurs de l’époque, il n’a pas su résister à la pression médiatique et a pêché par inexpérience et tentation carriériste.

Une absence lors des aveux de Murielle Bolle

Lorsqu’en novembre 1984, les enquêteurs recueillent les aveux explosifs de Murielle Bolle, qui accuse son beau-frère Bernard Laroche du rapt de Grégory, ils tentent de joindre le juge Lambert. Le délai de garde à vue de l’adolescente va expirer. Les gendarmes demandent au magistrat, par téléphone, de venir recueillir à son tour sa déposition et de prendre les suites judiciaires appropriées.

« [Jean-Michel Lambert] confirme qu’il ne se déplacera pas et qu’il faut libérer Murielle. Les membres de l’équipe échangent une fois encore des regards incrédules. Il nous semble faire preuve d’une légèreté qui pourrait avoir des répercussions catastrophiques », déplore le colonel Sesmat dans son livre Les Deux affaires Grégory.

Murielle Bolle n’est entendue par le magistrat que le lundi suivant. Est-il parti en voyage, à un moment crucial des investigations? Dans son ouvrage De combien d’injustices suis-je le coupable?, l’intéressé dément: « Pur mensonge! [...] Je devais rester joignable à tout moment. » Autre attitude critiquée: le juge annonce en personne aux médias la mise en examen de Bernard Laroche, sur la foi du témoignage de Murielle Bolle. Cette dernière se rétracte le lendemain et blanchit son beau-frère. Une ligne qu’elle tient encore aujourd’hui et à laquelle la justice ne croit pas, estimant qu’elle a subi des violences.

Des annulations de procédure

Son attitude dilettante aurait aussi conduit à la désintégration de plusieurs pièces maîtresses du dossier. Le 1er décembre 1984, cela fait six semaines que les gendarmes travaillent à la découverte de la vérité, lorsque le couperet tombe: une partie des expertises ajoutées au dossier est annulée. « Tout le travail effectué pendant des semaines, par les meilleurs spécialistes, sur des points fondamentaux de l’enquête devient nul et non avenu », déplore dans son livre Etienne Sesmat.

Cette erreur est directement imputable à Jean-Michel Lambert. En dépit des demandes des enquêteurs, il n’a -probablement par méconnaissance- pas respecté la procédure de saisine des experts. Une faille qui n’échappe pas aux avocats de Bernard Laroche, à l’origine de cette demande d’annulation.

Parmi les pièces concernées figuraient les conclusions d’un expert en écriture à propos des courriers du corbeau. Elles auraient pu, à en croire les enquêteurs de l’époque, permettre de confondre Bernard Laroche comme étant l’expéditeur des lettres. Le colonel Sesmat reproche aussi au magistrat instructeur de n’avoir ordonné aucune expertise psychiatrique de ce dernier.

Obsédé par la culpabilité de Christine Villemin

Le 6 novembre 1984, Murielle Bolle revient sur ses aveux. Le magistrat instructeur estime que la piste de la culpabilité de Bernard Laroche s’effondre. Son enquête fait du sur-place alors il développe une idée fixe, celle de la mère infanticide. Les gendarmes n’allant pas dans son sens, Jean-Michel Lambert les écarte progressivement.

Entre le jour du meurtre et les aveux de Murielle Bolle, ils procèdent à 173 auditions. Mais seulement à sept, entre décembre et février, relate la presse de l’époque. « Lorsqu’il s’est mis sur la piste de Christine Villemin, le juge Lambert nous a mis au chômage technique. Il refusait qu’on auditionne de nouvelles personnes, ne nous délivrait plus aucune commission rogatoire », se souvient le gendarme Etienne Sesmat.

Il est amer: « Le magistrat a saboté son travail et celui des enquêteurs ». Les gendarmes sont totalement écartés des investigations le 20 février 1985, au profit de la police judiciaire de Nancy. Puis, en juillet, à la demande du juge, Christine Villemin est inculpée et placée 11 jours en détention.

Mais Jean-Michel Lambert s’est fourvoyé: en 1993, la mère de Grégory est blanchie par un arrêt de la Cour d’appel de Dijon. Lui n’en démord pas, elle est coupable. « J’ai été frappé de plein fouet par la mauvaise foi, voire les mensonges, entrecoupés de vérités, des uns et des autres », écrit-il à propos de cette audience dans son livre. En 1986, Jean-Michel Lambert est dessaisi du dossier et quitte définitivement l’instruction.

 

http://www.20minutes.fr/societe/2104175-20170713-affaire-gregory-mort-juge-lambert-journaliste-vincent-vantighem-repondu-questions

Affaire Grégory, mort du juge Lambert… Notre journaliste Vincent Vantighem a répondu à vos questions

 

CHAT Trente-deux ans après, l’enquête sur la mort du petit Grégory a connu de nombreux rebondissements…

20 Minutes

Publié le 13/07/17 à 12h29 — Mis à jour le 13/07/17 à 12h29

Portrait du petit Grégory Villemin, 4 ans, dont le corps est découvert dans la Vologne le 16 octobre 1984.

Portrait du petit Grégory Villemin, 4 ans, dont le corps est découvert dans la Vologne le 16 octobre 1984. — AFP
  • Vous avez été nombreux à poser des questions sur la mort brutale du Juge Lambert
  • Notre journaliste a suivi ce dossier et vous répond

Trois personnes mises en examen. L’une d’entre elles placée en détention provisoire. L’ancien juge d’instruction découvert mort chez lui. Trente-deux ans après, l’enquête sur la mort du petit Grégory Villemin, 4 ans, n’en finit plus de connaître des rebondissements.

>> Dossier : Retrouvez tous nos articles consacrés à l’affaire…

Des rebondissements que nous avons suivis depuis plus d’un mois. Les articles, comptes rendus d’audience et live-tweet régulier de l’affaire ont suscité beaucoup de questions, notamment sur la page Facebook de 20 Minutes. Face à vos nombreuses interrogations, notre journaliste Vincent Vantighem vous répond.

  • Depuis quand se suicide-t-on avec un sac en plastique ? A-t-il ajouté un cocktail médicamenteux ?

Depuis l’invention du plastique, serais-je tenté de répondre… J’ai vu que cette question revenait beaucoup dans les commentaires mais la thèse du suicide fait peu de doute et ce mode opératoire existe bien. Alors qu’elle était en voyage pour suivre une cure, l’épouse du juge Lambert s’est inquiétée de ne pas avoir de ses nouvelles. Elle a donc appelé leur voisine au Mans (Sarthe) qui s’est donc rendue chez eux et a découvert le corps, peu après 19h, mardi, dans son bureau.

>> Les faits: «C’est de la folie», confiait le juge Lambert avant sa mort

« Il ne présentait aucune trace de violence, la tête étant recouverte d’un sac en plastique, a confirmé mercredi Fabrice Bélargent, le procureur de la République du Mans. Aucune trace d’effraction ni de désordre n’a été constatée sur place. Aucun écrit de nature à expliquer ce décès n’a été découvert. » Une autopsie doit être pratiquée, ce jeudi, afin de déterminer précisément la cause du décès. Des analyses seront également effectuées afin de savoir s’il avait pris des médicaments ou bu de l’alcool avant sa mort.

Extrait du communiqué du procureur du Mans sur la mort du juge Lambert.
Extrait du communiqué du procureur du Mans sur la mort du juge Lambert. – PARQUET DU MANS

 

La méthode peut surprendre. Mais, auteur de nombreux ouvrages depuis 1987 -il a même été invité à l’émission « Apostrophes »- Jean-Michel Lambert devait publier à la rentrée, une fiction intitulée Témoins à charge aux éditions De Borée. Et selon le quotidien La Montagne, le manuscrit retraçait justement le parcours d’un professeur « qui ressemble trait pour trait à l’ex-juge Lambert » et qui se donne la mort « pour sauver son honneur » avec un sac plastique…

  • Le juge Lambert savait-il la vérité ? Allait-il parler ?

J’ai consacré, mercredi, un article à son état d’esprit depuis un mois que vous pouvez retrouver par ici. Le juge Lambert avait « sa » vérité. Dessaisi du dossier en 1986, il est resté « hanté » par la mort du petit Grégory jusqu’à la fin de sa carrière en 2014. Il avait ce que l’on pourrait appeler son intime conviction, ce qui est différent d’une preuve ou d’un dénouement de l’enquête.

Après l’avoir interrogé à de multiples reprises depuis le 14 juin, je peux vous assurer qu’il estimait toujours aujourd’hui que Bernard Laroche était innocent et que Christine Villemin a des choses à se reprocher, en dépit de l’arrêt de non-lieu en la faveur de la mère de Grégory, rendu en 1993 par la cour d’appel de Dijon (Côte d’Or).

>> Enquêtes: Toutes les polémiques qui ont « hanté » le juge Lambert

« Tout cela m’affecte évidemment et me trouble encore maintenant, me confiait-il. Mais c’est trop sensible. Je ne compte pas m’exprimer officiellement avant la rentrée de septembre. » Il m’a aussi expliqué qu’il n’avait conservé aucune copie du dossier judiciaire sur lequel il aurait pu continuer à travailler.

  • Pourquoi cette affaire ressort en 2017 ?

« Jean-Marie et Christine Villemin vivent toujours dans l’espoir de savoir qui a tué leur enfant », m’a indiqué Marie-Christine Chastant-Morand, l’une de leurs avocates. En 2012, ils ont obtenu de la justice que de nouvelles analyses ADN soient pratiquées sur les pièces à conviction, notamment sur les cordelettes ayant servi à ficeler le garçonnet. A ce moment-là, la cour d’appel de Dijon a donc été saisie de ce que l’on appelle un supplément d’information. Les analyses ont été effectuées. Et en 2014, on a appris que cela n’avait donné aucun résultat.

>> Anacrim: Le logiciel qui a permis de relancer l’enquête sur Grégory

Pour autant, le dossier est resté ouvert. Et un service de gendarmerie spécialisé dans la gestion des Cold Case a décidé de tout reprendre à zéro pour voir si la vérité ne pouvait pas se manifester. Plusieurs enquêteurs se sont notamment appuyés sur un logiciel d’analyse criminelle (Anacrim, lire notre article par ici) pour cela. C’est sur la base de ce travail que les nouvelles arrestations ont eu lieu en juin. Aujourd’hui, douze enquêteurs travaillent à temps plein sur cette affaire.

  • Comment a-t-on pu confier une telle affaire à un juge débutant en 1984 ?

Le juge Jean-Michel Lambert avait 32 ans quand il a été nommé juge d’instruction à Epinal (Vosges). C’était sa première affectation. Et il était alors le seul juge chargé de l’instruction dans ce palais de justice. En 1984, son bureau était encombré de 229 dossiers. Celui portant sur la mort du petit Grégory portait le numéro 180. Le problème, à l’époque, n’était pas tant l’âge du juge Lambert que son isolement. C’est seul qu’il a renvoyé Murielle Bolle chez elle. Seul qu’il a pris la décision de libérer Bernard Laroche. Seul qu’il a inculpé Christine Villemin…

Lépanges-sur-Vologne, le 30 octobre 1985. Le juge Jean-Michel Lambert lors d'une reconstitution dans l'enquête sur la mort du petit Grégory.
Lépanges-sur-Vologne, le 30 octobre 1985. Le juge Jean-Michel Lambert lors d’une reconstitution dans l’enquête sur la mort du petit Grégory. – PATRICK HERTZOG / AFP

 

Ce ne serait plus le cas aujourd’hui. Depuis le fiasco judiciaire d’Outreau, en 2005, la législation a évolué. Ce genre de dossier dit « sensible » serait aujourd’hui traité par trois magistrats -un juge principal et deux assesseurs- en cosaisine. De quoi éviter de s’enferrer dans un jugement erroné.

  • Pourquoi le juge Lambert a-t-il relâché Murielle Bolle ?

A l’époque Murielle Bolle est âgée de 15 ans. Les gendarmes considèrent qu’elle est un témoin clé. Ils l’interrogent donc dans le cadre d’une garde à vue avant de la transférer, quelques jours plus tard, dans le bureau du juge Lambert. Comme les enquêteurs, ce dernier estime qu’elle ne peut pas être considérée comme une complice de l’enlèvement. Elle n’est donc ni inculpée, ni placée en détention provisoire. Et en toute logique, elle est remise à ses parents, le 5 novembre 1984.

Trente-deux ans après, les enquêteurs qui ont repris le dossier n’ont pas la même analyse. Ils estiment aujourd’hui que Murielle Bolle pourrait avoir une plus grande responsabilité dans la mort de Grégory. C’est pour cette raison qu’elle a été mise en examen pour « enlèvement suivi de la mort » et placée en détention provisoire.

  • Pourquoi le juge Lambert n’a-t-il pas cherché où était Murielle en interrogeant le chauffeur de bus ?

Il l’a fait. A l’époque, Murielle Bolle avait commencé par raconter qu’elle avait pris le bus pour rentrer du collège. Les gendarmes ont donc interrogé le chauffeur de bus ainsi que quatre de ses camarades de classe qui avaient l’habitude de rentrer avec elle. C’est après avoir noté des divergences dans leurs dépositions que les enquêteurs ont réinterrogé Murielle Bolle. C’est à ce moment-là qu’elle a « craqué » et avoué qu’elle était en fait rentrée en voiture avec Bernard Laroche. Avant de finalement se rétracter le 6 novembre 1984.

Murielle Bolle (à gauche) sortant du tribunal en octobre 1989.
Murielle Bolle (à gauche) sortant du tribunal en octobre 1989. – BENGUIGUI/SIPA

 

Aujourd’hui, Murielle Bolle continue de maintenir qu’elle a pris l’autocar scolaire en dépit de témoignages contraires. Ses avocats assurent qu’elle a, en 1984, incriminé son beau-frère à cause de la pression exercée par les gendarmes qui l’auraient notamment menacé d’un séjour en « maison de correction ».

  • Avec qui était Grégory avant de disparaître ?

La 16 octobre 1984, Christine Villemin quitte son travail à Lépanges-sur-Vologne (Vosges), vers 17h. Elle récupère son fils Grégory, chez sa nourrice, Christine Jacquot, dont la maison est située dans le même village. A son retour au domicile, Christine Villemin décide de faire un peu de repassage et laisse l’enfant jouer sur un tas de sable situé devant la maison, après lui avoir enfilé un bonnet en raison du froid. Elle allume la radio pour écouter l’émission « Les grosses têtes » sur RTL.

Ce n’est que vers 17h30 qu’elle sort récupérer Grégory et qu’elle s’aperçoit qu’il a disparu. Le corps de l’enfant sera retrouvé, vers 21h15, à six kilomètres de là, coincé sur un petit barrage de la Vologne dans la commune de Docelles.

 

http://www.20minutes.fr/societe/2104175-20170713-affaire-gregory-mort-juge-lambert-journaliste-vincent-vantighem-repondu-questions

Mort du juge Lambert: «Quand tirerons-nous véritablement les leçons?», s’interroge un magistrat

 

JUSTICE Avec la mort du juge Jean-Michel Lambert, la question de la « solitude » des magistrats est mise en lumière ainsi que cette profession difficile, très exposée et à risques…

Gilles Varela

Publié le 13/07/17 à 14h32 — Mis à jour le 13/07/17 à 14h54

Illustration palais de justice, Tribunal de Lyon, le 15 novembre 2012. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES

Illustration palais de justice, Tribunal de Lyon, le 15 novembre 2012. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES — C. VILLEMAIN/20 MINUTES
  • La mort du juge Jean-Michel Lambert rappelle à chacun combien la fonction de juge d’instruction est difficile, complexe ou exposée
  • Comment protéger les juges ? Des magistrats s’interrogent
  • Le manque d’effectifs est pointé du doigt

C’est un coup de tonnerre qui a secoué la justice mardi avec la mort du juge Jean-Michel Lambert, chargé de l’enquête de 1984 à 1986 dans l’affaire du « petit Gregory ». Ce décès met en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés les magistrats, et particulièrement les juges d’instruction. Cette mort (probablement un suicide) souligne également le manque d’effectifs et de prise en charge psychologiques des magistrats. Mercredi, au lendemain de la disparition du juge Lambert, 20 Minutes a interrogé des magistrats pour prendre le pouls de la profession.

>> A lire aussi : « C’est de la folie… », confiait le juge Jean-Michel Lambert à propos de l’affaire Grégory avant sa mort

La solitude du juge.  Serge Portelli, président de chambre à la cour d’appel de Versailles et juge d’instruction pendant 25 ans, rappelle que « le juge Lambert n’était plus juge d’instruction depuis fort longtemps », mais qu’en même temps, « cette affaire-là pose la question de ce qu’est le juge aujourd’hui et de ce qu’était ce même juge il y a une trentaine d’années.

Quelle peut être sa solitude, ses problèmes, les risques ? « Le juge Lambert faisait partie d’une catégorie de juges qui était et qui reste particulièrement exposée à beaucoup de risques. Dans les années 1980, il n’y avait pas de collégialité de l’instruction, il y avait beaucoup de juges solitaires. » Le magistrat précise qu’un homme n’est pas forcément formé pour se retrouver seul face à une affaire qui est parfois extrêmement difficile, douloureuse à supporter psychologiquement.

Les juges d’instructions sont les seuls magistrats qui se retrouvent seuls face à des viols, des affaires de mœurs, d’incestes, d’infanticides très dures à instruire. « On est confronté, quand on est juge d’instruction, pas uniquement à la lecture d’un dossier, on a vraiment les gens en face de nous. On a les parents en face, les victimes, la personne qui est accusée d’avoir commis parfois des actes sordides. C’est un contact direct. Un risque auquel nous sommes exposés tout comme les policiers, les gendarmes qui sont également en première ligne. »

>> A lire aussi : Affaire Grégory: Le juge Lambert décrivait son suicide dans son dernier manuscrit

La collégialité pour lutter contre cette solitude. « Les choses ont avancé suite à l’affaire Outreau », rappelle Serge Portelli. « Un projet de loi avait été adopté, mais une des solutions qui était proposée pour remédier à la solitude du juge d’instruction, la collégialité [trois juges] parce que c’était trop cher, ce n’était pas possible de la mettre en place. On est donc revenu au principe du juge unique. Même si l’on peut toujours, dans les affaires complexes, désigner plusieurs juges. La collégialité est une des meilleures choses qui soit et on s’aperçoit qu’aujourd’hui avec un peu de retard, que ce n’est pas vraiment du luxe. Pas seulement de la garantie d’une meilleure justice mais aussi une garantie pour les secteurs du monde judiciaire, de pouvoir vivre leur métier de façon normale. »

Le magistrat avance : « Si les juges Lambert ou Burgaud avaient été entourés, ne serait-ce que pour eux-mêmes, pour des décisions qui sont très délicates, très difficiles, si elles avaient été prises au moins à trois, cela aurait atténué, voire, peut-être, empêcher, en grande partie les erreurs. »

Un avis partagé par Juliane Pinsard, secrétaire national de la magistrature : « Si les juges d’instruction pouvaient prendre leurs décisions à trois au lieu de les prendre seuls, dans bien des dossiers, cela serait un moyen non pas de se décharger de la décision mais de la faciliter, de percevoir en plus les enjeux, les suites de la procédure, les réactions de tel ou tel justiciable. Mais cela a été abandonné avec les années », regrette la magistrate.

Le manque d’effectifs, encore. Juliane Pinsard soulève surtout la question des effectifs, insuffisants. Une question centrale pour la magistrate. « Pour faire son travail dans des conditions acceptables et donc avoir aussi un peu plus de temps pour prendre du recul sur certains dossiers plus complexes, plus difficiles émotionnellement, des effectifs supplémentaires sont nécessaires. C’est ce qui manque principalement, à tous les postes. »

>> A lire aussi : Les polémiques de l’affaire Grégory qui ont «hanté» le juge Lambert jusqu’à sa mort

Un numéro « vert » mais une aide ponctuelle. « La justice est un métier confronté aux crimes, à toutes les déviances de l’homme, c’est une profession difficile, exposée et qui réclame un maximum de garantie, comme une aide psychologique mais aussi des règles institutionnelles qui font que des décisions lourdes doivent être prises par plusieurs », explique Serge Portelli.

Même constat pour Juliane Pinsard : « Les questions de souffrance au travail et les questions de risques sont des choses qui commencent tout juste à émerger dans les réflexions. Le numéro “vert” mis en place par la chancellerie depuis un an et demi environ, avec au bout de la ligne des psychologues, n’est qu’une aide ponctuelle. Si c’est trop grave, ou trop long dans la durée, le magistrat est invité à prendre rendez-vous avec les psychologues indépendants. Cela peut être demandé suite à un choc psychologique, par exemple comme une agression. Il existe aussi la protection fonctionnelle, mis en place par le ministère mais c’est plus pour des conditions de sécurité [protection], de menaces précises ou des questions de soutien juridique, mais sous de nombreuses conditions. »

Une bonne mesure selon Serge Portelli, mais pas suffisante. « Le numéro “vert” pour les magistrats, est un des aspects du problème. Mais quand vous devez prendre une décision très importante, et que les enjeux sont énormes, que l’implication personnelle est très forte, c’est à ce moment-là qu’il faut mettre des garanties. Ce n’est pas une fois que le mal est éventuellement fait, qu’il y a des impacts personnels psychiques forts qu’il faut agir. »

Une situation qui pourrait se reproduire. La situation qui s’est produite en 1984 pour l’affaire du petit Grégory pourrait-elle se reproduire ? « Bien évidemment, assure Serge Portelli. Les derniers développements de l’affaire de Gregory, montre d’une façon désespérante qu’on n’a presque rien appris depuis 30 ans. Les mêmes erreurs que l’on commettait dans les années 1980, on les commet aujourd’hui. Je vois ça avec une tristesse infinie [très ému], je me demande quand finiront toutes ces catastrophes et quand tirerons-nous véritablement les leçons ? […] J’avais quand même l’impression qu’après toutes ces catastrophes qui se sont accumulées, autour du juge d’instruction et plus généralement des enquêtes criminelles, on avait un peu plus de prudence, de réserves. Et ce n’est pas ce que je constate. J’en suis profondément triste, je ne sais pas ce que l’on pourrait faire, on a fait beaucoup de commissions parlementaires, de colloques, mais il faudrait faire infiniment plus pour que dans les enquêtes, on respecte un certain nombre de règles, élémentaires, de bon sens, et de droit. »

 



Agression d’un jeune handicapé mental diffusée sur Facebook

Voilà encore une illustration de ce que je disais dans mon précédent article. Allez voir la vidéo sur le site 20minutes.fr. Les images sont floutées, mais le son explose dans les oreilles.

Je rappelle au passage que pour encourager et justifier toutes ses saloperies à mon encontre, la criminelle notoire Josette Brenterch du NPA de Brest m’a toujours fait passer pour une malade mentale qui selon ses dires serait même reconnue handicapée pour ce motif.

Et les magistrats brestois la suivent à 1000% alors que théoriquement les handicapés font partie des personnes les mieux protégées contre toutes les infractions pénales qu’avec ses complices les pervers de la bande du cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi elle commet à mon encontre de manière quotidienne depuis plus de huit ans…

 

 

http://www.20minutes.fr/monde/1989919-20170105-video-etats-unis-agression-jeune-handicape-mental-diffusee-direct-facebook

VIDEO. Etats-Unis: L’agression d’un jeune handicapé mental diffusée en direct sur Facebook

 

FAITS DIVERS Le jeune homme a été séquestré pendant 24 à 48 heures, ont fait savoir les autorités…

Illustration de la police de Chicago
Illustration de la police de Chicago – SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

20 Minutes avec AFP

    • Publié le 05.01.2017 à 07:46
    • Mis à jour le 05.01.2017 à 11:48

Traumatisée, la victime peine communiquer. Quatre personnes ont été appréhendées et placées en garde à vue après la diffusion d’une vidéo où on les voit maltraiter un jeune homme en criant des insultes racistes, a annoncé ce jeudi la police de Chicago, dans le nord-est des Etats-Unis.

Les suspects, qui sont noirs, et la victime, qui est blanche, sont tous de jeunes adultes.

La victime souffrirait d’un handicap mental

La vidéo, diffusée sur Facebook Live, a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux. Elle montre les quatre suspects en train de maltraiter le jeune homme apparemment attaché.

La victime, qui souffrirait d’un handicap mental, a été enlevée par les suspects dans une banlieue de Chicago et conduite dans un quartier du sud-ouest de la ville où elle a été séquestrée entre 24 et 48 heures, a déclaré la police, selon laquelle l’un des suspects avait connu la victime à l’école.

>> A lire aussi : Une vidéo montre l’agression de trois policiers par des vendeurs à la sauvette

Sur la vidéo, diffusée initialement par l’un des auteurs présumés des sévices, on voit les suspects rire pendant les sévices et crier de manière répétée : « Fuck Donald Trump ! Fuck white people ! » (Va te faire voir Donald Trump ! Allez vous faire voir, les gens blancs !).

« Répugnant »

La vidéo montre le jeune homme accroupi dans un coin, bâillonné avec du ruban adhésif et qui semble avoir les mains et les pieds attachés. Ses vêtements sont en partie découpés, et une partie de ses cheveux sont coupés jusqu’au cuir chevelu, lequel présente une blessure qui saigne.

>> A lire aussi : Avec l’agression sexuelle en réalité virtuelle, «une nouvelle ligne a été franchie»

« C’est répugnant », a déclaré au cours d’une conférence de presse le chef de la police de Chicago, Eddie Johnson. Il a annoncé que les quatre suspects étaient en garde à vue en attendant une inculpation.

Le jeune homme, traumatisé a quitté l’hôpital où il avait été admis à la suite des faits.

 



Scoop : la « déconnologie » ne protège pas contre le cancer !

Les victimes de harcèlements ou d’agressions graves à répétition font rarement de vieux os.

Quand elles ne finissent pas par se suicider, objectif très souvent poursuivi par leurs harceleurs, ou ne sont pas purement et simplement assassinées par ces criminels se désespérant qu’elles en viennent jamais à se suicider, elles développent toutes sortes de maladies dues au stress intense auxquelles elles sont continuellement soumises et en meurent à un âge où d’autres, en pleine forme, ont encore de beaux jours devant eux.

Leurs harceleurs crient alors victoire et affichent leur joie de manière plus ou moins ostensible, mais toujours beaucoup plus que moins ou toujours trop. En effet, en bons pervers, ils adorent se vanter de toutes leurs saloperies à l’égard de leurs cibles, particulièrement lorsqu’ils sont enfin parvenus à les tuer. Nombre d’entre eux organisent alors de grandes fêtes, publiques autant que possible, ou qui recevront une grand publicité. Et bien entendu, à l’heure d’Internet, on les voit parfois se vanter sur la Toile sans aucune vergogne d’avoir bien eu la peau de leurs souffre-douleur, surtout lorsqu’il s’agit d’un des lieux privilégiés de tous leurs méfaits.

Les lecteurs réguliers du forum des Sataniques Sceptiques du Québec savent ainsi que l’un des amis et complices du pirate informatique NEMROD34, qui avec la bande de cybercriminels du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi viole quotidiennement  l’intimité de ma vie privée depuis de nombreuses années, le dénommé Julien Pellegrino, alias Pépéjul, lui aussi un professionnel du harcèlement et une crapule de violeur sévissant notamment sur ce forum des Sataniques Sceptiques du Québec, s’y vante d’avoir tué l’une de ses victimes à force de harcèlements.

Il s’agissait d’un Suisse du nom de Roger Robert qui en 2011 lui avait consacré cette lettre ouverte et serait décédé d’une tumeur au cerveau quelques mois plus tard :

http://rogerrobert.unblog.fr/2011/12/24/lettre-ouverte-a-julien-pellegrino-alias-pepejul/comment-page-1/

On notera au passage que comme bien d’autres des harceleurs et violeurs de la bande du cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi et de sa complice Josette Brenterch du NPA de Brest, Julien Pellegrino exerce hors Internet comme professeur dans l’Education nationale. Il précise lui-même ne l’avoir intégrée que par défaut, en raison d’une nullité crasse en mathématiques, et haïr autant cette discipline que ceux qu’elle enchante.

Dans tous ses écrits publics me concernant à compter du mois de juin 2010, Josette Brenterch elle-même avait toujours exprimé sa joie extrême à propos de la grande réussite de sa vie : avoir réussi à me voler toute une vie qui dans ses débuts s’annonçait bien plus prometteuse que la sienne.

Ses complices de la bande des cybercriminels du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi de même ne cessent depuis huit ans d’exprimer leur joie et bonne humeur dans la commission de toutes les exactions qui les rassemblent quotidiennement et ont toujours soutenu que ces activités criminelles de « bons vivants », qu’ils nomment « déconnologie », les protégeaient contre le cancer.

Depuis le mois d’octobre 2015, on savait déjà que les magistrats qui y participent n’étaient pas tous protégés contre ce type de maladie, puisque l’un d’eux, l’ancienne juge d’instruction brestoise Mathilde Boissy, en est décédée à l’âge de seulement 31 ans une quinzaine de jours après avoir été fort critiquée devant la Cour d’Appel de Rennes pour cette activité dans l’exercice de ses fonctions à Brest en 2011 et 2012.

Or, voilà que l’un d’eux vient d’en mourir et que les lecteurs de leurs commentaires sur le site Rue89 apprennent pas la même occasion que d’autres seraient morts ces derniers temps ou sont eux-mêmes touchés par cette maladie.

Selon son Konducator, le dernier décédé avait vu son cancer diagnostiqué au cours de l’automne de l’année dernière, c’est-à-dire, très probablement, après l’audience du 30 septembre 2015 devant la Cour d’Appel de Rennes où la relaxe finale des deux prévenus, mon ancien hébergeur de blog OVERBLOG et moi-même, semblait déjà se profiler pour le 2 décembre 2015.

 

http://rue89.nouvelobs.com/2016/12/15/15-choses-jai-apprises-internet-2016-265909

15 choses que j’ai apprises sur Internet en 2016

 

Se filmer en train de manger une banane, être remplacé par un robot, être assuré contre la violence dans les réseaux sociaux… Rapide panorama de l’année numérique.

Par Xavier de La Porte. Publié le 15/12/2016 à 11h52
20 544 visites 60 réactions   0

 

Commentaires postés

 

Publié le 15/12/2016 à 14h18
olea-europaea-600x450 dans Attentats

On a reçu une nouvelle, et elle est plutôt triste 8-(

6 réponses
Publié le 15/12/2016 à 15h42
 dans Calomnie

Edmond Tagnard

Alpagiste
répond à Soul-Comandante Pancho

 : -((( Adieu not’ Picho…

Publié le 15/12/2016 à 15h38
chatnbr dans Corruption

Saucy Allister

Hangin’ out.
répond à Soul-Comandante Pancho

Hein ? : ’(

1 réponse
Publié le 15/12/2016 à 16h18
hilsenrath1 dans Crime

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à Saucy Allister

C’est un riverain, proche ami de notre Picholive (Moctezumiaou sur Rue89) − qui m’a appris la nouvelle par MP tout à l’heure.

Picho, il s’était chopé le crabe à l’automne dernier et un jour il n’était plus venu dans mon estaminet de l’internet, il y a quelques mois. Je me doutais bien que ça ne devait pas trop gazer pour lui − chimio, etc. −, mais je n’imaginais pas qu’il puisse casser sa pipe comme ça, d’un coup, aussi tôt.

On ne se connaissait pas en dehors du Web, mais il voulait à tout prix qu’on se fasse un raout en sa compagnie dans mon bled au printemps. On le fera quand même, pour lui rendre hommage, non mais !

3 réponses
Publié le 15/12/2016 à 16h20
viva_zapata3_1 dans Folie

Soul-Comandante Pancho

Hecho a mano
répond à Itzig Finkelstein
Tabasco_Baudry_deuil_0 dans LCR - NPA

A posto.

1 réponse
Publié le 15/12/2016 à 16h29
hilsenrath1 dans Le Post

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à Soul-Comandante Pancho

Tu nous mitonneras un couscous impérial, hein…

Déconnologie never dead !

1 réponse
Publié le 15/12/2016 à 16h37
viva_zapata3_1 dans Luraghi

Soul-Comandante Pancho

Hecho a mano
répond à Itzig Finkelstein

Je ferai un couscous aux olives, pour marquer le coup.

1 réponse
Publié le 15/12/2016 à 16h40
hilsenrath1 dans NEMROD34

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à Soul-Comandante Pancho

Aux picholines, tant qu’à faire. Et on se foutra dans tous nos états et surtout les meilleurs…

1 réponse
Publié le 15/12/2016 à 17h53
viva_zapata3_1 dans Perversité

Soul-Comandante Pancho

Hecho a mano
répond à Itzig Finkelstein

Aux picholines.

1 réponse
Publié le 15/12/2016 à 17h59
hilsenrath1 dans Politique

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à Soul-Comandante Pancho

Et à la pastagaïne.

Publié le 15/12/2016 à 19h16
chatnbr dans Rue89

Saucy Allister

Hangin’ out.
répond à Itzig Finkelstein

Rarement échangé avec lui, mais c’était un plaisir de le lire. Quel monde de merde (surtout quand ce crabe s’y invite).

Qu’il repose en paix : ’(

1 réponse
Publié le 15/12/2016 à 19h19
hilsenrath1 dans Sceptiques du Québec

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à Saucy Allister
leopardo-drapeau-1600-1-icyp dans Troll

Il nous avait confectionné notre drapeau, qu’on aperçoit derrière notre fétiche Léopardo…

Publié le 15/12/2016 à 19h46
tamarin-lion-dore

yabon

Let’s Lynch The Landlord
répond à Itzig Finkelstein

Putain de crabe

1 réponse
Publié le 15/12/2016 à 19h49
hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à yabon

Ouais. Faudrait le noyer dans la mayonnaise, ce salaud…

Publié le 15/12/2016 à 20h08
tamarin-lion-dore

yabon

Let’s Lynch The Landlord
répond à Itzig Finkelstein

Dire qu’il survivra après la prochaine guerre nucléaire perpétrée par les primates et leurs cousins, ça me débecte.
J’en référerai bien à Belzébuth mais il est trop occupé à gagner sur tous les tableaux.

Avec de l’ail ?

1 réponse
Publié le 15/12/2016 à 20h12
hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à yabon

Avec de l’ail. Comme dans tout gratin dauphinois qui se respecte.

1 réponse
Publié le 16/12/2016 à 17h13
papatte_1

craque_cable

grmf.
répond à Itzig Finkelstein

J’ai l’impression que tu vas à la pêche, là ?

1 réponse
Publié le 16/12/2016 à 17h15
hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à craque_cable

Oui, mais la saison de la mon-al n’est pas encore ouverte…

1 réponse
Publié le 16/12/2016 à 17h21
papatte_1

craque_cable

grmf.
répond à Itzig Finkelstein

Attendons…

1 réponse
Publié le 16/12/2016 à 17h46

Edmond Tagnard

Alpagiste
répond à craque_cable

Pour une meilleure pêche, faut rajouter du fromage râpé dans le gratin.

1 réponse
Publié le 16/12/2016 à 18h08
papatte_1

craque_cable

grmf.
répond à Edmond Tagnard

De la vache qui rit ?

1 réponse
Publié le 16/12/2016 à 18h18

Mon-Al

Ni l’un ni l’autre. :-)
répond à craque_cable

He he je suis là : NE JAMAIS METTRE D’AIL DANS LE VRAI GRATIN DAUPHINOIS (ce sont des faux dauphinois qui font çà). PAS DE FROMAGE non plus, ce sont les savoyards qui font ça. Ni oignons (Lyonnais) ni tomate (ritals) ni quoi que ce soit d’autre que des pommes de terre, de la crème et du sel.

Qu’on se le dise. Bon pour faire valoir ce que de droit.

1 réponse
Publié le 16/12/2016 à 18h19
papatte_1

craque_cable

grmf.
répond à Mon-Al

Tu vois, Cyp, la prise est bonne…

1 réponse
Publié le 16/12/2016 à 18h23
hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à craque_cable

Une Mon-Al saumonée de trois kilos !

2 réponses
Publié le 16/12/2016 à 18h38
papatte_1

craque_cable

grmf.
répond à Itzig Finkelstein
canne-a-peche

1 réponse
Publié le 16/12/2016 à 20h00

Edmond Tagnard

Alpagiste
répond à craque_cable

Mone, c’est pas GAFF, c’est GIF !

1 réponse
Publié le 16/12/2016 à 20h10
papatte_1

craque_cable

grmf.
répond à Edmond Tagnard

Pfff, ici, les gifs ne marchent même pas… Framboise en est triste.

1 réponse
Publié le 16/12/2016 à 22h41

Edmond Tagnard

Alpagiste
répond à craque_cable

Y’a un endroit où les gifs passent mais on t’y voit plus. ; -(

Publié le 16/12/2016 à 23h18
jimmy-hendrix-lovers-4131

jserg

Si j’aurais lu tous les livres, je serais pas été plus intelligent !
répond à Itzig Finkelstein

Attention à la sAL-MON-ellose…

Publié le 15/12/2016 à 16h26
bougie_fboise

framboise92

En hibernation.
répond à Soul-Comandante Pancho

On ne voit pas la triste nouvelle dans son profil ? ? ?

2 réponses
Publié le 15/12/2016 à 16h27
bougie_fboise

framboise92

En hibernation.
répond à framboise92

ok J’ai compris , c’est sur le site de Cyp.

Publié le 15/12/2016 à 16h36
viva_zapata3_1

Soul-Comandante Pancho

Hecho a mano
répond à framboise92

Picholine, le camarade Moctezumiaou, a passé l’arme à gauche.
Son dernier message ici passait le salut à la compagnie : la compagnie le lui rend fraternellement.
Glurp.

3 réponses
Publié le 15/12/2016 à 16h45
bougie_fboise

framboise92

En hibernation.
répond à Soul-Comandante Pancho

Triste ! !

Il a joué sa dernière carte….
Je faisais partie de ses voisins sans le savoir.
Rue89 est tout de même un endroit fraternel.
Merci pour ta réponse.

Publié le 15/12/2016 à 16h51
lololela

pemmore

faire merienne et flooder
répond à Soul-Comandante Pancho

Condoléances sincères pour sa famille, je pense qu’il est parti au paradis des flooders.

Publié le 15/12/2016 à 17h44
jimmy-hendrix-lovers-4131

jserg

Si j’aurais lu tous les livres, je serais pas été plus intelligent !
répond à Soul-Comandante Pancho

On s’était accroché gentiment deux ou trois fois, on se filait régulièrement des boules rouges… Condoléances sincères à sa famille et à tous ses potes.

Publié le 15/12/2016 à 20h37
chao2

Xi Kang

A bas le commerce !
répond à Soul-Comandante Pancho
wwwxxccv

C’est pas vrai, que quelqu’un dise que c’est pas vrai, balancez-moi un commentaire d’un signataire approchant à une ou deux lettres près, celui de Moctezumiaou.

Cela va faire trois ans qu’il me soutenait que la kriek Cantillon était la seule faite avec des cerises fraiches. Juste avant que Cantillon ferme pour refaire ses installations. La Cantillon est maintenant dans le viseur, mais qu’est-ce que j’en ai à branler ?

On aurait pu au moins échanger nos cancers à la récré. Il aurait pu être gratifié d’un millésime de plus, et moi de quelques gentillesses médicales de moins.

1 réponse
Publié le 15/12/2016 à 23h13
viva_zapata3_1

Soul-Comandante Pancho

Hecho a mano
répond à Xi Kang

-_-

1 réponse
Publié le 16/12/2016 à 13h46
chao2

Xi Kang

A bas le commerce !
répond à Soul-Comandante Pancho
wwww%20lotus%202%20zhang

On avait parfois une énergie commune due à un état de santé dont ni l’un ni l’autre n’avait pourtant jamais fait état.

Publié le 16/12/2016 à 03h25
ciudad3

Elzévir.

Tisseur de volubilis
répond à Soul-Comandante Pancho

Triste. On déconnait souvent ensemble. Adieu, l’Aztèque !
On est peu de choses. Carpe diem, les amis !

Publié le 16/12/2016 à 17h15
papatte_1

craque_cable

grmf.
répond à Elzévir.

Yep, j’aimais bien déconner avec lui, bouter du ou de la troll/ette…

Publié le 16/12/2016 à 15h17
bobcatyawn

We want… a shrubbery

Fonctionnaire à chat. http://www.psplusjamais.fr/
répond à Soul-Comandante Pancho

Ah ben ça c’est moche, et déjà Al Ceste le mois dernier…

1 réponse
Publié le 16/12/2016 à 23h23
jimmy-hendrix-lovers-4131

jserg

Si j’aurais lu tous les livres, je serais pas été plus intelligent !
répond à We want… a shrubbery

Non ?

1 réponse
Publié le 16/12/2016 à 23h27
bobcatyawn

We want… a shrubbery

Fonctionnaire à chat. http://www.psplusjamais.fr/
répond à jserg

Si, c’est Itzig qui nous a rapporté ça, voir la note de blog du Gratteur : Lien

1 réponse
Publié le 17/12/2016 à 00h00
jimmy-hendrix-lovers-4131

jserg

Si j’aurais lu tous les livres, je serais pas été plus intelligent !
répond à We want… a shrubbery

Merci.

Publié le 15/12/2016 à 23h30
bougie_fboise

framboise92

En hibernation.

« Qu’as-tu appris ’sur le net’ , mon fils
Sur le net, aujourd’hui ?
Qu’as-tu appris ’sur le net’, mon fils
’Sur le net’ aujourd’hui ?

J’ai appris qu’il n’faut mentir jamais
Qu’il y a des bons et des mauvais
Que je suis libre comme tout le monde
Même si le maître parfois me gronde
C’est ça qu’on m’a dit ’sur le net’, Papa
C’est ça qu’on m’a dit ’sur le net’

Qu’as-tu appris ’sur le net’, mon fils
’Sur le net’, aujourd’hui ?
Qu’as-tu appris ’sur le net’, mon fils
’Sur le net’ aujourd’hui ?

Que les gendarmes sont mes amis
Et tous les juges très gentils
Que les criminels sont punis pourtant
Même si on s’trompe de temps en temps
C’est ça qu’on m’a ’sur le net’ , Papa
C’est ça qu’on m’a dit ’sur le net’

Qu’as-tu appris ’sur le net’, mon fils
’Sur le net’, aujourd’hui ?
Qu’as-tu appris “sur le net’ mon fils,
’Sur le net’ aujourd’hui ?

Que le gouvernement doit être fort
A toujours raison et jamais tort
Nos chefs sont tous très forts en thème
Et on élit toujours les mêmes
C’est ça qu’on m’a dit ’sur le net’, Papa
C’est ça qu’on m’a dit ‘sur le net’

Qu’as-tu appris ’surle net’, mon fils
’Sur le net’ aujourd’hui ?
Qu’as-tu appris à ’sur le net’, mon fils
’Sur le net’ aujourd’hui ?

J’ai appris que la guerre n’est pas si mal
Qu’il y a des grandes et des spéciales
Qu’on s’bat souvent pour son pays
Et p’t’être j’aurais ma chance aussi
C’est ça qu’on m’a dit ’sur le net’, Papa
C’est ça qu’on m’a dit ….’sur le net’…..

1 réponse
Publié le 16/12/2016 à 23h24
jimmy-hendrix-lovers-4131

jserg

Si j’aurais lu tous les livres, je serais pas été plus intelligent !
répond à framboise92

Allwright now ! ! !

Publié le 16/12/2016 à 09h15
lololela

pemmore

faire merienne et flooder

Pendant qu’on en touchait mot,je n’avais pas appris que Chimulus était décédé depuis septembre, persuadé qu’il avait « migré “ comme notre poète arabe (je dirais même aède).
Dans une autre vie il s’appelait Faizant et j’adorais ses dessins des journaux plus traditionnels ou il apportait un peu de gaîté.
Dire que j’ai quitté Travian car trop difficile de voir des amis, trop amis, IG commencer à remplir la rubrique nécrologique.
Sans doute le clavier et la souris permet de conserver un espace de vie quand le corps se fout la malle.

Publié le 16/12/2016 à 15h41
bobcatyawn

We want… a shrubbery

Fonctionnaire à chat. http://www.psplusjamais.fr/

Une bonne nouvelle quand même, les copains : les Isérois qui ne voudront pas choisir entre le fausse blonde et le croque-mort pourront aller à la pêche au deuxième tour : Lien

1 réponse
Publié le 16/12/2016 à 19h20

Mon-Al

Ni l’un ni l’autre. :-)
répond à We want… a shrubbery

C’est pas encore fini ces conneries ? Un appel d’offre pour zadistes au chômage ?
: -)

 



Russes et Ukrainiens de retour sur Satanistique

J’avais déjà observé le retour de Russes sur ce blog ces derniers jours. Voilà maintenant les Ukrainiens.

 

11 déc. 2016 08:38 – 11 déc. 2016 10:37

 

Pages vues par pays

Graphique des pays les plus populaires parmi les lecteurs du blog
Entrée Pages vues

Ukraine

45

France

2

Belgique

1

Roumanie

1

Russie

1

Pages vues par navigateur

Entrée Pages vues

Internet Explorer

43 (82%)

Chrome

6 (11%)

Firefox

3 (5%)
Image illustrant les navigateurs les plus populaires

Pages vues par système d’exploitation

Entrée Pages vues

Windows

45 (86%)

Macintosh

4 (7%)

Android

2 (3%)

Linux

1 (1%)
Image illustrant les plates-formes les plus populaires

 

 

10 déc. 2016 11:00 – 11 déc. 2016 10:00

 

Pages vues par pays

Graphique des pays les plus populaires parmi les lecteurs du blog
Entrée Pages vues

Ukraine

99

France

57

Russie

45

États-Unis

10

Allemagne

5

Irlande

4

Suisse

2

Gabon

2

Inde

2

Portugal

2

Pages vues par navigateur

Entrée Pages vues

Internet Explorer

140 (57%)

Chrome

44 (18%)

Firefox

43 (17%)

Safari

13 (5%)

Mobile Safari

2 (<1%)

GSA

1 (<1%)

SamsungBrowser

1 (<1%)
Image illustrant les navigateurs les plus populaires

Pages vues par système d’exploitation

Entrée Pages vues

Windows

191 (78%)

Android

17 (6%)

Macintosh

14 (5%)

iPhone

8 (3%)

Linux

7 (2%)

Unix

4 (1%)

iPad

3 (1%)
Image illustrant les plates-formes les plus populaires

 

 

4 déc. 2016 11:00 – 11 déc. 2016 10:00

 

Pages vues par pays

Graphique des pays les plus populaires parmi les lecteurs du blog
Entrée Pages vues

France

515

Russie

158

Ukraine

134

États-Unis

110

Allemagne

43

Espagne

21

Royaume-Uni

14

Irlande

14

Italie

10

Suède

8

Pages vues par navigateur

Entrée Pages vues

Firefox

356 (29%)

Chrome

333 (28%)

Internet Explorer

325 (27%)

Safari

111 (9%)

SamsungBrowser

33 (2%)

GSA

10 (<1%)

PhantomJS

6 (<1%)

Opera

5 (<1%)

Konqueror

4 (<1%)

Mobile Safari

4 (<1%)
Image illustrant les navigateurs les plus populaires

Pages vues par système d’exploitation

Entrée Pages vues

Windows

817 (68%)

Macintosh

108 (9%)

Android

98 (8%)

iPhone

65 (5%)

Linux

46 (3%)

iPad

27 (2%)

Unix

12 (1%)

Unknown

6 (<1%)

Linux 2.6.2

4 (<1%)

Android 4.4.2

3 (<1%)
Image illustrant les plates-formes les plus populaires

 

 

12 nov. 2016 – 11 déc. 2016

 

Pages vues par pays

Graphique des pays les plus populaires parmi les lecteurs du blog
Entrée Pages vues

France

2435

États-Unis

639

Ukraine

358

Allemagne

323

Russie

208

Royaume-Uni

82

Belgique

79

Suède

69

Espagne

62

Canada

54

Pages vues par navigateur

Entrée Pages vues

Firefox

2245 (39%)

Chrome

2042 (36%)

Internet Explorer

612 (10%)

Safari

535 (9%)

SamsungBrowser

93 (1%)

Maxthon

37 (<1%)

GSA

31 (<1%)

PhantomJS

31 (<1%)

Mobile Safari

17 (<1%)

Opera

13 (<1%)
Image illustrant les navigateurs les plus populaires

Pages vues par système d’exploitation

Entrée Pages vues

Windows

4125 (72%)

Android

360 (6%)

Macintosh

333 (5%)

iPhone

321 (5%)

Linux

251 (4%)

Unix

130 (2%)

iPad

107 (1%)

Unknown

31 (<1%)

iPod touch

6 (<1%)

Linux 2.6.2

4 (<1%)
Image illustrant les plates-formes les plus populaires

 

 

mai 2010 – décembre 2016

 

Pages vues par pays

Graphique des pays les plus populaires parmi les lecteurs du blog
Entrée Pages vues

France

47367

Russie

17015

États-Unis

9655

Allemagne

4377

Ukraine

3657

Irlande

968

Royaume-Uni

795

Suisse

696

Philippines

631

Pologne

596

Pages vues par navigateur

Entrée Pages vues

Firefox

33311 (32%)

Chrome

28457 (27%)

Internet Explorer

27390 (26%)

Safari

10070 (9%)

SamsungBrowser

1222 (1%)

Mobile Safari

763 (<1%)

GSA

650 (<1%)

Opera

360 (<1%)

PhantomJS

305 (<1%)

CriOS

221 (<1%)
Image illustrant les navigateurs les plus populaires

Pages vues par système d’exploitation

Entrée Pages vues

Windows

75762 (73%)

Android

7214 (6%)

Macintosh

5981 (5%)

iPhone

5932 (5%)

Linux

3837 (3%)

iPad

2065 (1%)

Unix

1656 (1%)

Other Unix

531 (<1%)

Unknown

315 (<1%)

BB10

80 (<1%)
Image illustrant les plates-formes les plus populaires

 



Nemrod et Loki : des histoires qui finissent mal…

Attention, les gars, l’un devient fou à cause d’un moustique et l’autre finit traqué comme le bandit qu’il est, puis supplicié jusqu’à la fin du monde…

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nimrod

Nimrod

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Nimrod (homonymie).
Crystal Clear app fonts.svg Cette page contient des caractères spéciaux ou non latins. Si certains caractères de cet article s’affichent mal (carrés vides, points d’interrogation…), consultez la page d’aide Unicode.

Nemrod et Loki : des histoires qui finissent mal... dans AC ! Brest 220px-Danziger%2C_Itzhak%2C_Nimrod%2C_1939

Nimrud ou Nimrod, Nemrod (en arabe نمرود du verbe tamarada, et qui signifie « se rebeller », en hébreu נִמְרוֹד du verbe maradh, qui dérive du verbe mered, qui signifie également « se rebeller ») est un personnage biblique du livre de la Genèse. Le nom de Nimrod peut signifier également « celui qui a dompté le tigre », en partant de la signification arabe de Nimr, « tigre » et Rawad, « dompter ».

Sommaire

Nimrod dans la Bible

Récit biblique

Dans la Genèse, Nimrod est présenté comme un fils de Koush1, lui-même fils aîné de Cham et petit-fils de Noé. Nimrod est le premier héros sur la terre, et le premier roi après le Déluge. Il est décrit comme un « chasseur héroïque devant Dieu »2. La ville de Babel, au pays de Shinar, est une capitale de son royaume. En Assyrie, Nimrod a fondé Ninive, Kalkhu et Résen.

Interprétation et tradition juive puis chrétienne

Le titre de « chasseur devant Dieu », donné à Nimrod, est peut-être péjoratif. En effet, le mot hébreu liphné, « à la face de », peut signifier « contre » ou « en opposition avec ». Bien que, dans ce cas, certains spécialistes prêtent à la préposition hébraïque le sens favorable, « en face de », les Targoumim juifs, ainsi que les Antiquités juives de l’historien Flavius Josèphe, mais aussi le contexte du chapitre 10 de la Genèse lui-même laissent entendre que Nimrud était un puissant chasseur qui provoquait Dieu.

Selon les traditions juive et chrétienne, Nimrod, le « roi-chasseur » régnant sur les descendants de Noé, eut l’idée de construire à Babel (Babylone) une tour assez haute pour que son sommet atteigne le ciel, et rassemblant tous les hommes en opposition avec l’ordre Divin donné à Noé et à ses fils de remplir la terre (Genèse 9:1).[réf. nécessaire]

Nimrod était le fils-époux de Sémiramis[réf. nécessaire], la déification et le culte voué à ce couple incestueux sont traces de la naissance du mythe de la Mère et de l’Enfant commun à de très nombreuses religions.

Nimrod meurt d’une façon humiliante. Un moustique s’est introduit dans son nez, provoquant d’atroces migraines[réf. nécessaire]. Il demande à tous les passants de lui donner une tape sur le crâne dans l’espoir de faire tomber le moustique. C’est ainsi que celui qui se prenait pour un Dieu meurt victime d’un moustique. Dans le Talmud, la mort du « méchant Titus » qui a détruit le Temple de Jérusalem est décrite par un midrash identique. Selon les sources juives, Nimrod a été tué après avoir été provoqué en duel par Esaü, frère de Jacob[réf. nécessaire].

L’opinion juive traditionnelle considère que la construction de Babel et de la tour de Babel débuta sous sa direction. Josèphe écrivit : « [Nimrud] peu à peu, transforme l’état de choses en une tyrannie. Il estimait que le seul moyen de détacher les hommes de la crainte de Dieu, c’était qu’ils s’en remissent toujours à sa propre puissance. Il promet de les défendre contre une seconde punition de Dieu qui veut inonder la terre : il construira une tour assez haute pour que les eaux ne puissent s’élever jusqu’à elle et il vengera même la mort de leurs pères. Le peuple était tout disposé à suivre les avis de [Nimrod], considérant l’obéissance à Dieu comme une servitude ; ils se mirent à édifier la tour […] ; elle s’éleva plus vite qu’on eût supposé. » — Antiquités judaïques, I, 114, 115 (IV, 2, 3).

Archéologiquement parlant, la Tour de Babel a été restaurée par Nabuchodonosor au VIe siècle avant notre ère, plus de 1 000 années après l’existence de Nimrod selon la Bible. [réf. nécessaire]

Étant un des plus anciens rois d’Assyrie, puissant chasseur, inaugurateur des guerres, il fut aussi un des premiers à regrouper les hommes en tribus et à construire des cités (Babylone et Ninive sont les plus importantes)[réf. nécessaire].

Nimrod appartient également au domaine légendaire arabe et persan[réf. nécessaire].

Déification

Selon Alexandre Hislop, pasteur protestant du XIXe siècle, après la mort de Nimrod, les Babyloniens se sentirent poussés à l’honorer grandement en tant que fondateur, bâtisseur et premier roi de leur ville, et comme organisateur de l’Empire babylonien initial. D’après la tradition, Nimrod mourut de mort violente. Puisque le dieu Mardouk (Merodak) était tenu pour le fondateur de Babylone, Hislop a émis l’hypothèse que Mardouk représente Nimrod déifié. De même, il en rapproche la figure des divinités méditerranéennes et orientales Bacchus-Dionysos, voire Cupidon et Mithra archétypes antiques de l’Enfant Divin à la mort tragique.

Nimrod dans d’autres ouvrages

  • Il est possible de voir en Nimrod, un personnage repris dans Les Mille et Une Nuits, mentionné dans L’Histoire du Portefaix avec les jeunes filles, Histoire de Zobéida, la première adolescente. Cette dernière, à la suite de quelques mésaventures, échoue dans une cité où les personnages ont été changés en statues de pierre noire. Seul le fils du roi, converti à la religion d’Allah et de son Prophète par son éducatrice, a survécu à la punition qui a frappé la ville. En effet, ses habitants étaient des mages qui vénéraient « le terrible Nardoun », roi des Géants rebelles à Dieu, tout comme Nimrod.
  • Dans l’Enfer, Dante fait de Nimrod l’un des gardiens du Puits aux Géants, se trouvant au fond du huitième cercle de l’enfer. Ce puits est le passage vers le 9e cercle et terme de l’enfer. En voyant Dante et Virgile approcher, Nimrod leur crie ces paroles mystérieuses : « Raphél mai amèche zabi almi », mots vraisemblablement inventés par Dante pour retranscrire le mélange des langues (arabes et hébraïques) à Babylone, Nimrod étant celui qui causa la perte du langage unique et la division des hommes.
  • Nimrod est un personnage majeur de la franc-maçonnerie. Dans son encyclopédie maçonnique, Albert Mackey écrit que Nimrod fut l’un des fondateurs de la franc-maçonnerie.
  • Dans La Fin de Satan de Victor Hugo, Nimrod est représenté comme un tyran qui tentera d’atteindre les cieux après avoir conquis et ravagé la Terre. Il construit une grande cage, y accroche quatre aigles et au-dessus d’eux quatre carcasses de lions, et s’envole vers les cieux. Au bout de plusieurs jours de vols, il bande son arc et tire une flèche, « Et la terre entendit un long coup de tonnerre »3. Nimrod retombe mort sur Terre. « Auprès de lui gisait sa flèche retombée. La pointe, qui s’était enfoncée au ciel bleu, Était teinte de sang. Avait-il blessé Dieu ? »3
  • Friedrich Nietzsche, dans ses Dithyrambes de Dionysos, qualifie son Zarathoustra de « cruel Nemrod », dans Entre Oiseaux de proie.4
  • Lucrèce Nemrod est un personnage féminin créé par l’écrivain Bernard Werber apparu dans Le Père de nos pères, L’Ultime Secret et Le Rire du cyclope.

Articles connexes

Bibliographie

  • Alexandre Hislop, Les deux babylones, 1889

Notes et références

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Nimrod, sur Wikimedia Commons
  1. Genèse 10,8–10,10.
  2. En allemand : http://bitflow.dyndns.org/german/MartinLuther/Von_Der_Babylonischen_Gefangenschaft_Der_Kirche.html [archive]
  3. a et b Victor Hugo, La Fin de Satan.
  4. Friedrich Nietzsche, « Dithyrambes de Dionysos », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ 1892, https://fr.wikisource.org/wiki/Dithyrambes_de_Dionysos#cite_note-1 [archive]

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Loki

Loki

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Loki (homonymie).
Loki
Dieu de la mythologie nordique
Loki tel que représenté dans le manuscrit MS NKS 1867 4° du XVIIIe siècle.
Loki tel que représenté dans le manuscrit MS NKS 1867 4° du XVIIIe siècle.
Caractéristiques
Autre(s) nom(s) Loptr, Hveðrungr
Fonction principale Dieu fripon
Équivalent(s) par syncrétisme Syrdon (mythologie ossète)
Prométhée et Typhon (mythologie grecque)
Amiran (mythologie géorgienne)
Lucifer (religions abrahamiques)
Seth (Mythologie égyptienne).
Culte
Région de culte Scandinavie
Mentionné dans Edda poétique

Edda de Snorri

Ynglingatal 7, 32
Sörla þáttr (en)
Poème runique norvégien 13

Famille
Père Farbauti
Mère Laufey
Fratrie Býleist et Helblindi
« Frère de sang » d’Odin.
Premier conjoint Sigyn
• Enfant(s) Nari et/ou Narfi
Deuxième conjoint Angrboda
• Enfant(s) Fenrir, Jörmungand et Hel
Troisième conjoint Svadilfari
• Enfant(s) Sleipnir
Quatrième conjoint Inconnue
• Enfant(s) Vali
Symboles
Attribut(s) Feu et vent ?
modifier Consultez la documentation du modèle

Loki (aussi appelé Loptr et Hveðrungr) est le dieu de la discorde dans la mythologie nordique. Il est le fils du géant Farbauti et de Laufey. Loki est le père de plusieurs monstres ; le serpent Jörmungand, le loup Fenrir, et la déesse du monde des morts Hel. Il est également le parent du cheval d’Odin à huit jambes Sleipnir. Malgré ses origines, il est accueilli dans le panthéon divin des Ases par Odin.

Loki est capable de métamorphose, et il est aussi impulsif et irresponsable que malin et rusé. Les Ases ont souvent recours à lui pour régler des problèmes, alors que bien souvent c’est Loki lui-même qui en est la cause. De nature fondamentalement négative et traître, sa jalousie l’amène à causer la mort du dieu Baldr. Furieux, les Ases le punissent en l’attachant avec les entrailles d’un de ses fils sous un serpent dont le venin goutte sur son visage. Il en sera ainsi jusqu’à la fin prophétique du monde, le Ragnarök, où Loki se libèrera et mènera les géants à l’assaut contre les dieux et les hommes. Loki et son dieu opposé, Heimdall, s’entretueront pendant la bataille.

La nature changeante et ambiguë de Loki est sujette à débats chez les spécialistes quant à son rôle dans le panthéon divin, et il a été comparé à divers personnages d’autres mythologies. Loki est un dieu récurrent et célèbre qui a survécu dans le folklore moderne d’Europe du Nord, et son personnage est référencé et source d’inspiration dans de nombreuses œuvres de la culture moderne.

Sommaire

Noms

Étymologie

L’étymologie du nom « Loki » est discutée. Elle pourrait être apparentée au vieux norrois lúka, signifiant « proche »1. Une autre origine possible serait le verbe du germanique commun *lukijan, désignant l’action de fermer un anneau ou, par extension, de voyager par des chemins sinueux. Ce dernier sens pourrait être adapté pour le nom d’un dieu escroc[réf. nécessaire]. La Fibule de Nordendorf datée du VIIe siècle porte une inscription runique de dieux germaniques dont Logaþore, proche des termes du vieil anglais logþor ou logþer qui signifient « malicieux » ce qui correspond à la nature de Loki. S’appuyant sur ces éléments, le linguiste Jean Haudry avance que le nom Loki serait une hypocoristique de Logaþore, qu’il faudrait interpréter comme « celui qui dépasse la flamme »2, mais cette interprétation n’est pas entièrement acceptée3.

Plusieurs sources primaires désignent Loki sous le nom de LoptrNote 2. En vieux norrois loptr signifie « air »4 ou « vent »5,6.

Loki est également nommé HveðrungrNote 3 dont l’étymologie est incertaine. Il signifie peut être « hurleur »7 ou « écumant »8. Ce nom est également rapproché à hvida qui signifie « coup de vent », associant Loki au vent immatériel[réf. nécessaire].

Kenningar

Le kenning (au pluriel, kenningar) est une figure de style propre à la poésie scandinave qui consiste à remplacer un mot, ou le nom d’un personnage ou d’une créature par une périphrase. Le chapitre 16 de la partie Skáldskaparmál de l’Edda en prose de Snorri Sturluson révèle les kenningar qui peuvent désigner Loki et qui font référence à sa famille, sa nature ou aux mythes qui lui sont associés ;

« Fils de Farbauti et de Laufey, de Nál ; le frère de Byleistr, de Helblindi ; le père de Vanargandr, de Jörmungandr, de Hel, et Nari, d’Áli ; le parent, l’oncle paternel, le compagnon de route et de siège d’Óðinn et des Ases, le visiteur et l’ornement du coffre de Geirröđr, le voleur des géants, du bouc, du collier des Brísingar, des Pommes d’Iðunn ; le parent de Sleipnir, Mari de Sigyn ; l’ennemi des dieux ; le dévastateur de la chevelure de Sif ; l’artisan de malheur ; l’Ase malin ; le diffamateur et le trompeur des dieux ; le ráðbaniNote 4 de Baldr ; l’Ase lié ; l’ennemi obstiné de Heimdallr et de Skadi. »

— Skáldskaparmál, chapitre 16 (traduction de Georges Dumézil)9,10

Le chapitre 33 du Gylfaginning propose les kenningar « calomniateur des Ases », « initiateur des tromperies », « honte de tous les dieux et de tous les hommes ». On lit également « père du Loup », « artisan de malheur », « corneille du mal » et « fils de Laufey » dans Lokasenna 10, 41, 43, 52. « Fils de Laufey » apparaît également dans Þrymskviða 18 et 20. Loki est appelé « frère de Býleist » dans Völuspá 51 et Hyndluljóð 40. La strophe 7 du poème scaldique Haustlǫng désigne Loki par le kenning « charge des bras de Sigyn ».

Parallèlement, un kenning pour le dieu Heimdall est « ennemi de Loki » d’après le chapitre 8 du Skaldskaparmal10. « Fils/fille de Hveðrungr » sont des kenningar servant à désigner respectivement Fenrir et Hel dans Völuspá 55 et Ynglingatal 327.

Parenté et filiation

220px-Lokis_Gez%C3%BCcht dans Action Directe

Les enfants de Loki et d’Angrboda : Jörmungand, Hel et Fenrir. Illustration d’Emil Doepler (1905).

Loki est le fils du géant Fárbauti et de LaufeyNote 5. Ses deux frères sont Býleist et Helblindi. Les sources primaires ne mentionnent ces personnages qu’en raison de leur parenté à Loki ; autrement nous ne disposons d’aucune information sur eux. D’après le poème eddique Lokasenna 9, le dieu Odin et Loki ont fait un pacte de sang ce qui a permis de l’intégrer dans le panthéon des Ases.

Loki est le parent de plusieurs créatures spectaculaires. Métamorphosé en jument, il engendra avec l’étalon Svadilfari le cheval à huit jambes Sleipnir, qui devient le monture d’Odin. Le chapitre 34 de la Gylfaginning de l’Edda de Snorri raconte que Loki a procréé trois enfants monstrueux avec la géante Angrboda : le loup Fenrir, le serpent de Midgard Jörmungand et Hel, qui sont élevés à Jötunheim. Comme les prophéties racontent que ceux-ci causeront le malheur des dieux, ces derniers décident de s’en débarrasser. Odin jette alors Jörmungand dans la mer et envoie Hel dans Niflheim, le monde des morts, dont elle devient la gardienne. Le loup Fenrir est quant à lui enchaîné11. Angrboda est également mentionnée comme mère de Fenrir dans le poème eddique Hyndluljóð 40.

Fárbauti
Laufey
Svadilfari
Loki
Angrboda
Sleipnir
Jörmungand
Fenrir
Hel

Hyndluljóð évoque à la strophe 41 un mythe énigmatique où Loki mange le cœur brûlé d’une femme sorcière ou géante, et en tombe enceinte d’un monstre9,12. Le poème eddique Lokasenna évoque aux strophes 23 et 33 la métamorphose de Loki en femme féconde qui aurait enfanté ; nous ignorons les mythes auxquels ces strophes font référence13, mais la seconde pourrait être une référence à Sleipnir14. Lokasenna 40 mentionne également que Loki aurait eu un fils de la femme du dieu Týr, toutefois aucun mythe préservé ne le confirme, et nous ne connaissons pas de femme pour Týr15.

Loki est cependant marié à la déesse Asyne Sigyn qui selon l’Edda de Snorri lui donna un fils « Nari ou Narfi ». Loki a également un autre fils, Vali, dont la mère n’est pas mentionnée. Ceci est contradictoire avec l’épilogue en prose de la Lokasenna où Nari et Narfi sont deux fils distincts de Loki.

Sigyn
Loki
Inconnue
Nari ou Narfi
Vali

Nature

Dans la partie Gylfaginning de l’Edda de Snorri, Loki est décrit au chapitre 33 comme suit :

« Loki est beau et splendide d’apparence, mauvais de caractère, très changeant dans son comportement. Plus que les autres êtres, il possédait cette sagesse qui est appelée rouerie, ainsi que les ruses permettant d’accomplir toutes choses. Il mettait constamment les dieux dans les plus grandes difficultés, mais il les tirait souvent d’affaire à l’aide de subterfuges. »

— Gylfaginning, chapitre 3316

Loki est compté parmi les Ases bien qu’il n’ait aucun lien de parenté avec eux ; il a été accepté dans la famille par Odin. Il apparaît dans de nombreux mythes comme compagnon de route pour Odin et pour Thor. Il sert en quelque sorte de bouffon pour les dieux, qui l’utilisent comme messager et semblent le considérer comme un inférieur. Malgré son ingéniosité, sa nature impulsive conduit à ce qu’il soit la cause de problèmes et de malheurs, qu’il est contraint de réparer sous la menace des autres dieux, ce qu’il réussit grâce à sa ruse et ses tromperies. Loki est un observateur curieux et détient le don de métamorphose, changeant sa forme parfois en saumon, en cheval, en oiseau, en phoque ou encore en mouche. Il peut également changer de sexe, se métamorphosant en jument ou en femme. Loki est foncièrement amoral, traître, injurieux et menteur, des qualités qu’il utilise pour sauver sa peau ou simplement par plaisir. Il s’amuse de farces perverses qui le mettent souvent dans des situations délicates, et il se révèle mauvais joueur. Finalement, sa nature négative et haineuse culmine dans sa part dans le meurtre gratuit du dieu Baldr. Il ne se soucie pas des répercussions de ses actes, et finit traqué comme un bandit; il est finalement puni jusqu’à la fin du monde prophétique, le Ragnarök, où, libéré, il mènera les géants et forces du mal contre les dieux17.

Mythes

Les récits nordiques proviennent de sources éparses avec peu d’informations chronologiques, ainsi les différents mythes mentionnés dans cette section n’ont pas volonté à être présentés de manière chronologique, excepté les mythes qui possèdent un repère de temps indéniable, comme la première rencontre entre Loki et Odin, forcément au début, et le Ragnarök à la fin. L’organisation des mythes présentée ci-dessous s’appuie néanmoins en partie sur la chronologie théorique proposée par le spécialiste Viktor Rydberg dans Investigations sur la Mythologie germanique, Volume II (1889)18.

Origine

Loki est le fils des géants Farbauti et Laufey, toutefois il fait partie du panthéon des Ases. Dans le poème eddique Lokasenna, à la strophe 9, Loki rappelle brièvement (et énigmatiquement) les circonstances de son adoption par les Ases, lorsqu’Odin et lui se sont liés par une fraternité sacrée, le rite du fóstbroedralag, un rite que se retrouve également dans le cycle héroïque de Sigurd19.

Loci qvaþ:
9.
«Mantv þat, Oþinn!
er við i ardaga
blendom bloþi saman:
a/lvi bergia
leztv eigi mvndo,
nema ocr veri baþom borit?»20
Loki dit :
9.
« Te rappelles-tu, Ódinn,
Quand autrefois, nous deux
Mêlâmes ensemble notre sang ?
Boire de la bière,
Tu déclaras que tu ne le ferais pas
Si elle ne nous était offerte à tous deux. »19

La forge des attributs divins

Au chapitre 35Note 6 du Skáldskaparmál de l’Edda de Snorri le farceur Loki coupe la chevelure de la déesse Sif, épouse de Thor, pendant son sommeil. Lorsque Thor menace Loki de le broyer, ce dernier propose de récupérer chez les nains une chevelure d’or. Alors les nains fils d’Ivaldi fabriquent pour les dieux la chevelure de Sif ainsi que le bateau Skidbladnir pour Freyr et la lance d’Odin, Gungnir. Ensuite, Loki parie sa tête avec les nains Brokk et son frère Eitri qu’ils ne pourraient fabriquer des objets aussi précieux. À la forge, Eitri demande à Brokk d’actionner le soufflet sans s’arrêter avant qu’il n’ait retiré l’objet qu’il a fabriqué. Afin de gagner son pari, Loki métamorphosé en mouche vient piquer Brokk pour le distraire mais ce dernier continue à actionner le soufflet jusqu’au bout, et le forgeron retire du fourneau le verrat aux soies d’or Gullinbursti pour Freyr. Pour le second objet, Eitri place de l’or dans le fourneau et Brokk ne cède pas aux piqures de Loki avant qu’Eitri ne retire du fourneau un anneau d’or appelé Draupnir, pour Odin. Ensuite Eitri place du fer dans le fourneau en exigeant à Brokk de ne pas arrêter d’actionner le soufflet sinon tout serait gâché. Mais Loki en mouche le pique entre les paupières jusqu’au sang, alors Brokk s’arrête un court instant, et il en a fallu de peu pour que tout soit gâché. Ils sortent du fourneau le marteau Mjöllnir pour Thor, mais à cause de Loki le manche du marteau est trop court. Brokk et Loki présentent les objets aux Ases pour qu’ils décident lesquels sont les plus précieux. Les Ases décident que le marteau est la plus grande protection possible contre les géants du givre. Ainsi le nain a gagné le pari pour la tête de Loki. Ce dernier essaye alors de s’échapper grâce à ses chaussures qui lui permettent de courir à travers les airs et la mer, mais Thor le rattrape pour qu’il honore son engagement. Afin de sauver sa peau, Loki déclare qu’il avait mis sa tête en gage et non pas son cou. Finalement, le nain Brokk se contente de lui coudre les lèvres21.

Intrigues avec les géants

Chez Útgarða-Loki

220px-I_am_the_giant_Skrymir_by_Elmer_Boyd_Smith dans Attentats

Je suis le géant Skrymir, illustration d’Elmer Boyd Smith (1902).

Les chapitres 44 à 47 de la Gylfaginning racontent la légende de Thor, Loki et Thjálfi chez le roi géant Útgarða-Loki. Au chapitre 44, Thor et Loki sont reçus par un paysan pour la nuit. Les boucs de Thor servent de repas mais Thjálfi, le fils du paysan, casse un os pour récupérer la moelle. Le lendemain matin, Thor bénit les restes des boucs qui ressuscitent, mais l’un d’entre eux boite. Furieux il accuse les paysans d’avoir cassé un os. Terrifiés ils acceptent de lui donner en compensation leurs deux enfants comme servants, Thjálfi et Roskva. Au chapitre 45, les quatre protagonistes marchent vers Jötunheim, et se reposent une nuit dans une grande maison. Ils découvrent le lendemain matin que la maison était en fait le gant du géant Skrymir, qui propose de les accompagner. L’arrogance et les moqueries de Skrymir sur leur petite taille énervent Thor à plusieurs reprises, mais ses grands coups de marteau font tellement peu d’effet contre le géant que ce dernier semble à peine les remarquer, demandant par exemple si un gland lui est tombé sur la tête. Skrymir leur indique ensuite la route pour atteindre le fort d’Utgard où réside le géant Útgarða-Loki et il conseille les compagnons de bien s’y tenir car les géants sont très puissants. Au chapitre 46 les compagnons arrivent à l’immense fort d’Utgard et se présentent au roi Útgarða-Loki qui en se moquant de leur petite taille leur demande s’ils ont quelconque talent supérieur aux autres hommes. Loki répond qu’il mange plus vite qu’aucun autre. Il se mesure alors à un certain Logi qui le défait au jeu puisque Loki n’a mangé que la viande alors que Logi a mangé les os également. Thjálfi affirme qu’il est plus rapide que tous les hommes, mais il perd sa course contre un garçonnet nommé Hugi. Thor déclare qu’il est bon buveur, mais il peine à baisser le niveau d’une corne à boire après trois traits. Riant de sa faiblesse, Útgarða-Loki propose à Thor de tenter de soulever son chat, mais le dieu parvient difficilement à soulever une de ses pattes. Furieux des moqueries du roi, Thor demande que quelqu’un se mesure à lui en lutte. Le roi le fait alors combattre sa vieille nourrice Elli qui réussit à mettre Thor sur un genou. Au chapitre 47 on lit que le lendemain matin le roi les accompagne à la sortie du royaume et demande à Thor s’il avait déjà rencontré d’adversaire plus puissant, ce à quoi Thor répond qu’il a effectivement subit un grand déshonneur. Alors Útgarða-Loki lui explique les illusions visuelles qu’il leur ont fait subir. Il avoue qu’il était le géant Skrymir et que ses coups de marteau l’ont en fait raté et ont créé trois vallées profondes. Loki s’était battu contre le feu sauvage, et Thjálfi contre son esprit. La corne que Thor but était reliée à l’océan et le dieu but tellement qu’il a créé les marées, le chat était en fait le serpent de Midgard que Thor a quand même réussit à soulever, et enfin la vieille qu’il combattit était en fait une personnification de la vieillesse. Tous les témoins furent impressionnés et terrifiés par les prouesses des trois compagnons, qui excédaient largement leurs attentes. Furieux Thor brandit son marteau pour frapper le géant mais celui-ci disparait ainsi que son fort22.

Le poème eddique Hymiskviða, à la strophe 37, attribue à Loki la responsabilité de la boiterie du bouc, mais la strophe suivante mentionne la compensation des deux enfants d’un géant, ce qui est plus en accord avec le récit du Gylfaginning23. Aux strophes 60 et 62 du poème eddique Lokasenna, Loki se moque de la rencontre de Thor avec Skrymir24.

Chez Geirröd

Le chapitre 18Note 7 du Skáldskaparmál raconte qu’un jour, Loki s’amuse à voler sous la forme de faucon qui appartient à Frigg. Il vole par curiosité dans la demeure du géant Geirröd et se pose sur une lucarne pour observer la halle. Voyant l’oiseau, Geirröd ordonne qu’on lui amène. Loki reste posé s’amusant des difficultés du serviteur à grimper jusqu’à lui, mais lorsqu’il décide de s’envoler il réalise que ses pattes restent collées. Loki est capturé et Geirröd soupçonne sa véritable nature d’humain, mais le dieu ne l’avouant pas le géant l’enferme dans un coffre pendant trois mois jusqu’à ce que Loki lui révèle son identité et pour racheter sa vie il lui jure d’attirer Thor dans son domaine mais sans son marteau Mjöllnir ni ses autres attributs puissants. Lorsque Thor et Loki arrivent dans la halle de Geirröd en tant qu’invités, les géants tentent de tuer Thor mais ce dernier parvient malgré tout à en sortir victorieux, massacrant Geirröd et ses deux filles25.

L’expédition de Thor chez Geirröd est également raconté dans le poème scaldique Þórsdrápa qui est vraisemblablement la source de Snorri Sturluson qui en cite des strophes. Toutefois dans le poème, Thor visite Geirröd accompagné de son valet Thjálfi et non de Loki. Loki est tout de même indiqué comme l’instigateur de l’expédition et est qualifié de « grand menteur » dès la première strophe26.

Vol de Mjöllnir

220px-Thor_Destroys_the_Giant_Thrym dans Calomnie

Thor abat le géant Þrymr, illustration de Lorenz Frølich (1906).

Le mythe burlesque du vol du marteau de Thor est raconté dans le poème eddique Þrymskviða. Thor se réveille et constate la disparition de son marteau Mjöllnir. Loki s’envole alors le chercher dans le monde des géants, et rencontre le géant Þrymr qui déclare l’avoir pris, et ne le rendrait qu’en échange de la main de la déesse Freyja. Loki retourne en informer Thor, et Freyja furieuse refuse de se donner au géant. Le dieu Heimdall propose de travestir Thor en mariée pour tromper le géant, ce qu’il fait alors non sans réticences. Loki l’accompagne déguisé en servante. Les deux dieux sont accueillis à un banquet du géant qui est trompé par le subterfuge. Le géant remarque quelques éléments étranges dans la façon d’agir de son épouse ; elle mange et boit beaucoup plus que l’on s’attendrait. Loki déguisé explique que c’est parce qu’elle a voyagé huit nuits de suite sans manger dans son empressement de prendre sa main. Þrymr demande ensuite pourquoi elle a des yeux aussi enragés. Loki répond que c’est parce qu’elle n’a pas dormi pendant huit nuits dans son empressement pour prendre sa main. Þrymr ordonne qu’on lui apporte le marteau pour consacrer la fiancée, alors Thor s’en empare, jette son déguisement et tue Þrymr avant de massacrer toute sa famille27.

Si le thème du poème émane sans doute d’un mythe authentique, cette version rédigée au XIIIe siècle, sans doute par Snorri Sturluson, trahit son christianisme par son ton évidemment satirique, amusé de la goinfrerie et de la brutalité de Thor, sans toutefois être méprisant28.

Le géant maître-bâtisseur et Sleipnir

220px-Loki_and_Svadilfari_by_Hardy dans Corruption

Loki en jument séduit l’étalon Svaðilfari alors que le géant maître-bâtisseur tente de le retenir. Illustration de Dorothy Hardy (1909).

Au chapitre 42 de la Gylfaginning, un maître-bâtisseur se présente aux dieux et propose de leur construire une forteresse pour Ásgard en seulement trois semestres, ce qui les protégera des géants. Il demande alors comme payement la déesse Freyja, le Soleil et la Lune à condition qu’il réussisse son exploit. Les dieux acceptent, pensant qu’il ne réussirait pas. Mais l’étranger, avec l’aide de son étalon Svadilfari, entame la construction à une vitesse impressionnante. Inquiets qu’il réussisse sa prouesse, les dieux tiennent conseil et forcent Loki à empêcher l’étranger de finir son travail à temps. Loki se transforme en jument en rut pour distraire le cheval de l’étranger l’empêchant par ce biais d’accomplir à temps son ouvrage. Pris de fureur, le maître-bâtisseur révèle sa véritable identité de géant. Les dieux invoquent Thor qui lui fracasse le crâne avec son marteau. Loki fut néanmoins fécondé par l’étalon, et engendre le cheval à huit pattes Sleipnir, qui devient la monture d’Odin29.

L’enlèvement d’Idunn

220px-He_flapped_away_with_her%2C_magic_apples_and_all_by_Elmer_Boyd_Smith dans Crime

Il s’envola avec elle, pommes magiques et tout, illustration d’Elmer Boyd Smith (1902).

Le premier chapitre de la partie Skáldskaparmál de l’Edda de Snorri raconte l’enlèvement d’Idunn. Odin, Loki et Hœnir voyagent loin de chez eux et capturent un bœuf pour le manger, mais étrangement la viande ne cuit pas. Un aigle perché sur un chêne au-dessus d’eux leur explique qu’il en est la cause et propose de laisser se faire la cuisson si les dieux lui permettent d’en manger tout son soûl. Ils acceptent, et le bœuf cuit, l’aigle emporte une grande partie de la viande. Alors Loki en colère frappe l’aigle avec une perche mais la perche reste accrochée à ses mains et au dos de l’oiseau qui s’envole. Saisi par la douleur, Loki supplie l’aigle de le relâcher, et ce dernier accepte à la seule condition que Loki attire la déesse Idunn et ses pommes hors d’Ásgard. Libéré, Loki emmène alors Idunn dans un bois hors d’Ásgard, sous le prétexte qu’il a trouvé d’autres pommes remarquables. Il lui recommande d’emporter ses propres pommes pour les comparer. Le géant Thjazi sous la forme d’un aigle s’empare d’Idunn et l’emporte chez lui à Thrymheim. Privés de ses pommes de jouvence, les Ases vieillissent rapidement. Ils tiennent conseil et comprennent qu’elle a été vue pour la dernière fois sortant d’Ásgard avec Loki. Ils le menacent alors des pires supplices s’il ne retrouve pas Idunn. Apeuré, Loki promet de la ramener et réclame à Freyja son plumage de faucon. Loki s’envole alors vers le Nord à Jötunheim pour la demeure de Thjazi où il retrouve Idunn seule, Thjazi étant sorti. Loki la transforme en noix afin de la porter dans ses serres et il la ramène vers Ásgard. Lorsque Thjazi rentre et constate la disparition d’Idunn, il prend sa forme d’aigle et se lance à leur poursuite. Les Ases voient alors Loki arriver vers eux avec la noix, poursuivi par un aigle, et comprennent la situation. Dès que Loki franchit l’enceinte d’Ásgard, les Ases enflamment les copeaux qui brûlent les plumes de l’aigle. Il tuent ensuite le géant au sol. Alors, Skadi, la fille du géant, marche vers Ásgard pour venger son père. Les Ases lui proposent comme compensation de choisir n’importe quel mari d’entre eux mais en ne regardant que leurs pieds. Elle choisit alors le dieu Njörd bien qu’elle ait espéré tomber sur Baldr. L’autre clause était de parvenir à la faire rire. Loki attache une corde à la barbe d’une chèvre et l’autre bout à ses propres bourses, et chacun tire tour à tour, ce qui fait rire la géante30.

Les strophes 2 à 13 du poème scaldique Haustlǫng racontent le même mythe en s’arrêtant à la mort de Thjazi, mais ne précisent pas la métamorphose d’Idunn en noix31. Snorri Sturluson a utilisé ce poème comme source pour son récit, et il le cite dans son œuvre. À la strophe 50 du poème eddique Lokasenna, Loki fait allusion à son rôle dans la mort du géant32.

L’or d’Andvari

Dans le poème eddique héroïque Reginsmál, on apprend que Regin élève Sigurd et lui raconte l’histoire de l’or d’Andvari. Ce mythe est également raconté dans la Völsunga saga et au chapitre 39Note 8 du Skáldskaparmál, avec peu de variations. Regin explique qu’Odin, Hoenir et Loki arrivent à une cascade et Loki tue avec une pierre une loutre qui mangeait un saumon. Loki se vante alors de sa double prise. Cette loutre n’est autre que Ótr métamorphosé, le frère de Reginn et de Fafnir, fils de Hreidmarr. Le soir même, les dieux se logent chez Hreidmarr avec leur butin. Hreidmarr et ses fils s’emparent des dieux et demandent en réparation assez d’or pour remplir et recouvrir la peau de la loutre. Loki est envoyé pour récupérer l’or, et il capture le nain Andvari métamorphosé en brochet. Loki exige l’or d’Andvari qui le lui donne. Le nain dissimule tout de même un anneau mais Loki le voit et lui prend, alors Andvari prononce la malédiction sur l’or. Les Ases remplissent ensuite la peau de la loutre et la recouvrent d’or. Hreidmarr voit qu’un poil de moustache dépasse, et donc Odin place l’anneau d’Andvari pour le recouvrir. Loki informe Hreidmarr de la malédiction sur l’or, et annonce la trame du cycle de Sigurd33,34.

Vol du collier des Brísingar

Il existe plusieurs allusions au mythe du vol par Loki du collier des Brísingar qui appartient à la déesse Freyja. Dans le poème scaldique Haustlǫng 9, et dans Skáldskaparmál 16, un kenning pour désigner Loki est « voleur du collier des Brísingar ». Le poème scaldique Húsdrápa préservé en partie dans le Skáldskaparmál, mentionne que Loki a volé l’objet précieux à Freyja. Celle-ci demande à Heimdall de le retrouver et ils découvrent que Loki en est le voleur. S’ensuit un combat entre les deux dieux métamorphosés en phoques, où Heimdall triomphe.

Dans le texte évhémériste Sörla þáttr rédigé au XIVe siècle, Freyja est la maîtresse favorite du roi Odin. Elle désire un collier fabriqué par des nains, qui lui donnent à condition qu’elle passe une nuit d’amour avec chacun d’entre eux, ce qu’elle fait. Un certain Loki est au courant du marché scandaleux et en informe Odin qui ordonne de ravir le collier à Freyja. Alors il lui vole métamorphosé en mouche pendant qu’elle dort. Lorsque Freyja réclame le collier à Odin, il lui rend à la seule condition qu’elle provoque une guerre éternelle entre deux rois, ce qu’elle réussit au troisième essai. Cette guerre se termine finalement avec l’avènement du christianisme.

Meurtre de Baldr

220px-Treated_NKS_baldr dans Folie

Représentation de Loki incitant Höd à tuer Baldr dans le manuscrit islandais du XVIIIe siècle NKS 1867 4to.

Le chapitre 49 de la Gylfaginning raconte que Baldr, l’un des fils d’Odin, rêve de sa mort prochaine ce qui inquiète les Ases. Sa mère Frigg fait alors jurer à chaque élément de ne jamais faire de mal à son fils. Ainsi les Ases s’amusent à honorer Baldr en lançant vers lui des objets qui conséquemment ne lui font aucun mal. Ceci déplaisant à Loki35, il prend l’apparence d’une femme et obtient l’aveu de Frigg qu’elle n’a pas demandé de serment au gui, tant cette pousse lui paraissait inoffensive. Loki recueille alors le rameau de gui, et incite le dieu aveugle Höd, frère de Baldr, de le lancer contre lui pour se joindre à l’activité. Loki guide le jet de Höd, et le rameau transperce Baldr et le tue devant la stupéfaction des Ases. Le dieu Hermód se porte alors volontaire pour voyager au monde des morts pour demander à la gardienne Hel de leur rendre Baldr. Celle-ci accepte à condition que toutes choses au monde le pleurent. Les Ases envoient donc des messagers à travers les mondes pour leur demander de pleurer la mort de Baldr, mais ils confrontent une géante appelée Thokk, qui est en fait Loki déguisé, qui refuse de le pleurer, empêchant ainsi Baldr de revenir des morts36.

Le poème eddique Baldrs draumar raconte le meurtre de Baldr par Höd, mais le rôle de Loki n’y est pas mentionné. De même, le poème Völuspá aux strophes 31 à 34 évoque ce meurtre sans impliquer Loki, toutefois la strophe 35 mentionne la punition de Loki (cf. infra). Dans le poème eddique Lokasenna, Loki se vante d’avoir causé la mort de Baldr :

Loci qvaþ:
17.
«Enn vill þv, Frigg!
at ec fleiri telia
mina meinstafi:
ec þvi red,
er þv riþa serat
siþan Baldr at sa/lom.»37
Loki dit :
28.
« Veux-tu encore, Frigg,
Que je prononce d’autres
De mes charmes maléfiques ?
Je suis la cause
Que tu ne verras plus
Baldr revenir à la salle. »38

Le poème runique norvégien offre un moyen mnémotechnique pour mémoriser les runes, Loki est associé à la rune Berkanan (bouleau) et on lit à la strophe 13 : « Ruse à Loki valut misère »39. Il s’agit peut être d’une référence à son rôle dans le meurtre de Baldr[réf. nécessaire].

Querelle de Loki

220px-Lokasenna_by_Lorenz_Fr%C3%B8lich dans LCR - NPA

Loki se querellant avec les dieux, illustration de Lorenz Frølich (1895).

Dans le poème eddique Lokasenna, le dieu malin Loki profère des insultes à l’encontre des principaux Ases lors d’un banquet. Le prologue en prose raconte que le géant Ægir tient un banquet pour tous les Ases. Loki est énervé par la louange des domestiques du géant, Eldir et Fimafeng, ainsi il tue le second et se fait chasser du banquet par les Ases. En revenant, Loki croise Eldir et le poème commence à cet instant. Eldir lui informe que les dieux parlent de leurs prouesses et ne parlent pas de Loki en bien. Dès la strophe 3, Loki précise ses intentions pour la suite :

Loci qvaþ:
3.
«Inn scal ganga
Egiss hallir i
a þat svmbl at siá;
ioll oc áfo
fori ec asa sonom
oc blend ec þeim sva meini mioþ.»37
Loki dit :
3.
« Faut que j’entre
Dans la halle d’Aegir
pour voir ce banquet ;
Discorde et dissension
J’apporte aux fils des Ases
Et mêlerai maléfices à leur hydromel. »38

Entré dans la halle qui est devenue silencieuse à son arrivée, Loki exige à boire et Odin lui permet de s’assoir pour le calmer. S’ensuit un échange verbal entre Loki et les principaux dieux, où Loki les insulte et les nargue tour à tour. Beaucoup de mythes sont rappelés dans le poème, et d’autres qui ne nous sont pas parvenus. À la strophe 57, Thor, qui était absent, arrive au banquet et menace Loki, « être abject », de le tuer avec son marteau. Après un bref échange, Loki se résigne à partir car il sait que Thor le frapperait, puis il maudit Ægir. L’épilogue en prose raconte alors la capture et la punition de Loki par les Ases40.

Capture et supplice

Au chapitre 50 de la Gylfaginning, les dieux, excédés par le meurtre de Baldr, décident de rechercher Loki, qui s’était caché sur une montagne. Il s’y construit une maison dotée de quatre portes, une sur chaque façade, afin de pouvoir surveiller toutes les directions. Le jour, il se transforme parfois en saumon dans les cascades de la rivière Fránangr. Réfléchissant à la manière dont les Ases pourraient l’attraper sous sa forme de poisson, il invente le premier filet de pêche avec des fibres de lin. Il voit alors les Ases s’approcher, il jette le filet au feu avant de bondir dans la rivière. Kvasir entre en premier dans la maison et en voyant les cendres laissés par le filet il comprend son utilité pour pêcher les poissons, ainsi les Ases en fabriquent un à leur tour. Les Ases se divisent en deux groupes et remontent la rivière, finissant ainsi par capturer Loki. Thor attrape Loki par la queue, et depuis les saumons sont minces à l’arrière. Les Ases emmènent Loki dans une caverne, ainsi que ses fils Narfi (ou Nari) et Vali. Ils métamorphosent Vali en loup qui déchire son frère Narfi, et avec les boyaux de ce dernier ils attachent Loki à trois pierres. Skaði place un serpent au-dessus de lui, de manière à ce que le venin coule sur son visage. Sigyn, la femme de Loki, recueille le venin dans une cuvette. Toutefois, lorsqu’elle vide la cuvette pleine, du venin coule sur le visage de Loki ce qui le fait se tordre de douleur et causer les tremblements de terre. Loki restera ainsi jusqu’au Ragnarök41.

L’épilogue du poème eddique Lokasenna raconte en moins de détails le supplice de Loki. Une différence notable avec la Gylfaginning est que dans ce poème les deux fils de Loki sont Nari et Narfi, et Vali n’y est pas mentionné42. À la strophe 49 de ce poème, Skaði annonce à Loki qu’il sera entravé par les entrailles de son fils sur un rocher. Le supplice de Loki est également mentionné par la völva (prophétesse) à la strophe 35 du poème Völuspá, où Sigyn est décrite siégeant à ses côtés :

35.
Hapt sá hon liggja
undir hvera lundi
lægjarnlíki
Loka áþekkjan;
þar sitr Sigyn
þeygi um sínum
ver vel glýjuð.
Vituð ér enn eða hvat ?43
35.
Elle vitNote 9, enchaîné
Sous HveralundrNote 10,
Un fourbe de forme
Semblable à Loki ;
Là, siège Sigyn,
Bien que, du lot de son mari,
Elle ne soit point remplie d’allégresse.
En savez-vous davantage ? – ou quoi 44?

Ragnarök

Le chapitre 51 du Gylfaginning raconte en détail les évènements de la fin du monde prophétique du Ragnarök. Le monde sera ravagé par les guerres et un hiver de trois ans, le Fimbulvetr. Toutes les chaînes se briseront, ainsi le loup Fenrir et Loki seront libérés, et le serpent Jörmungand dévastera les terres. Les géants et Loki accompagné du cortège des morts de Hel combattront les dieux sur la plaine de Vigrid. Presque tous périront. Fenrir engloutira Odin avant d’être tué par Vidar, Jörmungand et Thor s’entretueront, et Loki combattra le dieu Heimdall et ils s’entretueront également. Le géant du feu Surt enflammera le monde, avant qu’il renaisse des flammes45.

Le poème eddique Völuspá raconte également les évènements du Ragnarök, et a servi de source pour Snorri Sturluson. Le poème précise à la strophe 51 que Loki arrivera de l’est sur un bateau46, ce qui contraste avec la Gylfaginning qui mentionne également un bateau, Naglfar, mais c’est le géant Hrym qui le gouvernera45.

Témoignages archéologiques

Fibule de Nordendorf I

La fibule de Nordendorf I est une fibule d’argent de 13 cm découverte en 1843 vers Nordendorf, au sud de l’Allemagne et datée de la première moitié du VIIe siècle. Cette pièce figure une inscription runique qui semble mentionner des noms de dieux47. On lit :

logaþore
wodan
wigiþonar

Si wodan et wigiþonar sont vraisemblablement les noms alémaniques des dieux Odin et Thor, logaþore pose problème. Certains spécialistes ont proposé Lódur et Loki, mais aucune conclusion satisfaisante n’a été trouvée48,3.

110px-Gosforth_Cross_Loki_and_Sigyn dans Pédophilie

Détail de la croix de Gosforth.

Croix de Gosforth

La croix de Gosforth, retrouvée en Cumbrie (Angleterre), et datée de la première moitié du Xe siècle, présente un mélange d’iconographies chrétienne et païenne. Une image sur la face ouest représente certainement Loki enchaîné et protégé par Sigyn du venin d’un serpent49,50. Cette scène fait écho à une autre représentation de la sculpture, celle du Christ sur sa croix assisté par Marie-Madeleine51. Il s’agit là d’un exemple de syncrétisme entre la religion païenne nordique et le christianisme ; ici des mythes païens ont servi à établir des concepts chrétiens à une population christianisée et certainement versée en légendes nordiques52.

Croix de Kirkby Stephen

110px-Kirkby_Stephen_Stone_by_Petersen dans Perversité

Le personnage attaché de la pierre de Kirkby Stephen.

Une croix fragmentée de la fin du Xe siècle, retrouvée à Kirkby Stephen en Cumbrie, porte une figure entravée dotée de cornes et d’une barbe. Ce personnage est parfois pensé représenter Loki53. La pierre, découverte en 1870, est en grès jaune pâle ; elle est aujourd’hui placée à l’entrée de l’église de Kirkby Stephen. Une pierre portant des gravures similaires, découverte à Gainford, dans le nord de l’Angleterre, est abritée à la cathédrale de Durham54.

Pierre de Snaptun

220px-Lokistone dans Politique

La pierre de Snaptun porte une représentation probable de Loki.

Au printemps 1950, une pierre plate semi-circulaire portant, gravé un visage moustachu, fut retrouvée sur une plage proche de Snaptun, au Danemark. Les gravures de la pierre, une stéatite de Norvège ou de Suède, ont été datées aux environs de l’an Mil. Le personnage moustachu fut identifié grâce aux cicatrices figurant sur ses lèvres, en référence à un conte du Skáldskaparmál, une section de l’Edda poétique, où les fils d’Ivaldi, des nains, cousent ensemble les lèvres de Loki55.

La pierre de Snaptun est une pierre d’âtre ; le museau du soufflet se plaçait dans le trou situé à l’avant de la pierre, et l’air produit par le soufflet poussait la flamme à travers l’orifice supérieur. La pierre protégeait ainsi le soufflet de la chaleur du feu et d’une exposition directe aux flammes. D’après Hans Jørgen Madsen, la pierre de Snaptun est « la plus belle pierre d’âtre ouvragée connue ». La pierre, qui pourrait suggérer une connexion entre Loki et la forge ou les flammes, est aujourd’hui exposée au musée Moesgård, près d’Århus au Danemark55.

Théories

Loki est une divinité complexe qui se laisse difficilement ramener à un seul élément explicatif. Si les philologues du XIXe siècle sont enclins à mettre en avant des explications naturalistes aux nombreuses indications notamment folkloriques d’une divinité du feu, Jan de Vries propose une théorie de « trickster » (de fourbe, d’escroc), puis Georges Dumézil, tout en rappelant les éléments naturalistes, préfère mettre en avant un type psychologique « mal né contestataire ». Pour Rudolf Simek, il s’agit de « la figure la plus complexe, mais aussi la plus négative du panthéon germanique »56. Jean Haudry avance que la mythologie de Loki ne peut être comprise que par la duplicité fondamentale du feu, puis de l’image héritée de la « parole de feu » car la parole elle-même est ambiguë, ce qui explique son rôle de satiriste, puis finalement de messager, d’être en marge qui peut tromper et persifler.

Éléments naturalistes

Des spécialistes ont longtemps cherché une fonction pour Loki, et Jacob Grimm en a fait un dieu du feu, ce qui a été repris par plusieurs spécialistes, le feu étant comme Loki ; ambivalent, bénéfique ou destructeur. Cette association est également issue de la proximité linguistique avec le mot logi (« feu »). Mais les mythes n’associent pas particulièrement Loki à un élément. Georges Dumézil note tout de même que le feu est parfois associé à Loki dans les proverbes et expressions qui ont survécu à l’époque moderne. Le vent est également parfois associé à Loki, et un de ses autres noms, Lopt, signifie « air » en vieux norrois57.

Sophus Bugge estime en 1888 que Loki est dérivé de Lucifer (« Luki-fer ») de la mythologie chrétienne, une théorie qui n’est plus acceptée aujourd’hui. En revanche, il n’est pas exclu que Loki ait été assimilé au diable par les populations nordiques christianisées. Le diable est, selon son nom grec, « celui qui divise », et la proximité de Loki avec le feu ne pouvait que favoriser ce rapprochement58.

Rudolf Simek estime que Loki n’a rien à voir avec le feu, ni avec aucun autre élément59.

Le mal né contestataire

Dans sa monographie de Loki (1933), Jan de Vries propose une nouvelle théorie qui présente le dieu nordique comme un trickster, un fripon fourbe et parfois dangereux. Georges Dumézil, dans son ouvrage Loki (1948, 1986), développe largement cette interprétation psychologique et sociale, présentant Loki comme un de ces « êtres « en marge », de naissance inférieure, traités en inférieurs, incomplètement adoptés par la société et se détachant eux-mêmes de la société »60. Il avance également que cette figure est une figure héritée de la période commune proto-indo-européenne et trouve des équivalents en termes de personnalité dans le farceur semi-divin Syrdon de la mythologie ossète (et caucasienne en général) et le personnage irlandais Bricriu. En effet, comme Loki, Syrdon est indirectement responsable de la mort d’un personnage héroïque quasi-immortel en poussant un autre à l’acte, et s’est même métamorphosé en femme pour obtenir des informations sur le point faible de sa victime. Bricriu est, lui, un semeur de zizanie. Il établit ainsi un personnage divin de satiriste qui utilise une partie de ses dons « à ruser, à tromper, à intriguer, et aussi […] à persifler, à nuire, à haïr »61.

Dumézil reconnaît, néanmoins, l’importance des « vêtements naturalistes » de Loki, mais préfère les considérer comme symboliques.

Le feu de la parole-qualifiante

Dans son étude de Loki (1988), Jean Haudry affirme qu’il faut reconsidérer la présence du feu, « presque omniprésent dans sa mythologie »62 et amène une nouvelle comparaison avec le dieu du feu indien Agni, dont l’une des désignations est la « qualification des seigneurs »63. Cette qualification est, dès le départ, ambiguë, aussi bien louange que calomnie. La parole, pareille au feu, est caractérisée par sa duplicité fondamentale. Le feu passant constamment du monde des ténèbres à la lumière58, la parole peut être bienfaisante ou dangereuse. Loki, comme Agni, assume également un rôle de messager, d’éclaireur et de compagnon. Haudry reconstruit ainsi une notion héritée de « parole de feu » qui permet une réinterprétation de la mythologie du dieu nordique, tant dans ses aspects naturalistes, que dans le type de mal né contestaire, persifleur, dont l’apparition, dans les sociétés traditionnelles est particulièrement redoutée: la médisance et la satire pouvant avoir des effets destructeurs.

C’est en tant que personnage subversif, qui pousse les dieux au parjure, que Loki joue un rôle décisif dans le Ragnarök, car l’énonciation de la vérité, l’ordre moral, l’ordre social et l’ordre du monde sont homologues64. Il correspond alors au démon indien Kali, celui qui provoque le dernier âge du monde, le Kali Yuga65.

Une divinité complexe

Les auteurs de synthèses comme Régis Boyer ou Rudolf Simek préfèrent mettre en avant la complexité de la divinité. Boyer souligne son aspect « intelligent, mais amoral, aimant à faire le mal pour s’amuser », un « tissu de traits contradictoires »66.

Le mythe de la punition de Loki a également été comparé à ceux du Titan grec Prométhée (un voleur du feu), du géant Typhon et du géant du Caucase Amiran59.

Folklore et survivances modernes

Axel Olrik a publié deux articles dans la revue Danske Studier, l’un en 1908 et l’autre en 1909, regroupés sous le même titre de Loki i nyere Folkeoverlevering (« Survivances de Loki dans le folklore moderne »), où il note de nombreux proverbes, expressions et gestes rituels qui se référent à Loki, ainsi que des contes et récits populaires qui le mettent en scène, dans plusieurs pays et régions d’Europe du Nord ; les pays scandinaves, l’Islande, les Îles Féroé, l’Angleterre et les Shetland. Une ballade des Îles Féroé recueillie au XIXe siècle implique également Odin et Hœnir, et son caractère païen était tel qu’il était interdit de la raconter au moment de sa rédaction. La plupart des récits modernes mettent en scène un Loki malin voir cruel, parfois étourdi. Au XVIIIe siècle en Telemarken (sud de la Norvège), Lokje était un mauvais esprit parfois associé au diable67.

Des expressions incluent au Danemark « porter des lettres de Lokke » (mentir), en Norvège « Lokje bat ses enfants » (lorsqu’un feu pétille fort). Un proverbe islandais est « Loki et Thor marchent longtemps, les orages n’en finissent pas » (Leingi geingr Loki ok Þór, léttir ei hríðum). Certains termes modernes tirent leur étymologie de Loki. En Islande, Lokabrenna désigne la canicule, et Lokasjóðr (« bourse de Loki ») les plantes qu’on appelle ailleurs « monnaie de Judas »67.

En 1898, le clergyman Robt M. Kennley raconte que pendant son enfance en Lincolnshire (Angleterre), il apporta de la quinine a un enfant malade et observa sa grand-mère frapper un à un avec son marteau trois fers de cheval cloués au pied du lit de l’enfant et récitant67 :

Feyther, Son and Holy Ghoast
naale the divil to this poast;
with this mall Oi throice dew knowk
one for God an’ one for Wod an’ one for Lok !
Père, Fils et Saint-Esprit,
clouez le diable à ce poteau !
Avec ce marteau je frappe trois fois :
une pour Dieu, une pour Wod [Odin], une pour Lok !

Dans les œuvres modernes

Opéras

C’est un personnage, sous la graphie « Loge », de L’Anneau du Nibelung de Richard Wagner : il est physiquement présent dans L’Or du Rhin, et Wotan l’invoque à la fin de La Walkyrie.

Littérature et bandes dessinées

Loki apparaît dans de nombreux romans de fantasy, dont Le masque de Loki (en) (1990) de Roger Zelazny, la trilogie Everworld (1999-2001) de Katherine Alice Applegate, American Gods (2001) de Neil Gaiman, et les séries Amos Daragon (2003-2007) de Bryan Perro et Arielle Queen (2006-) de Michel J. Lévesque

Loki est un personnage Marvel Comics (première apparition en 1949 dans Venus, no 6)68. C’est également le nom du héros du manga et de l’animé Matantei Loki Ragnarok (en) et de Fairy Tail. Il apparait aussi dans Thorgal dans les tomes 29 à 32. Il apparait également dans la bande-dessinée Mythos.

Dans la série de livres «Gaïg», de Dynah Psyché, Loki est un Pookah, c’est-à-dire un lutin des bois farceur.

Cinéma et télévision

Loki apparaît ou a inspiré des personnages dans de nombreuses œuvres de cinéma et de télévision69.

Dans le film The Mask (1994), le masque est censé être celui du dieu Loki, qui apparaît en personne dans la suite Le Fils du Mask (2005) où il est interprété par Alan Cumming. Loki est également un ange de la mort interprété par Matt Damon dans le film Dogma (1999). Le personnage Marvel Comics Loki est interprété par Tom Hiddleston dans le film Thor (2011) ainsi que dans The Avengers (2012) et Thor : Le Monde des ténèbres (2013).

Dans la série de science-fiction Stargate SG-1 (1997-2007), Loki est un extra-terrestre de la race des Asgards, antagoniste des autres Asgards.

Dans la série fantastique Supernatural, Saison 5, épisode 19 : Une réunion de dieux païens à laquelle le dieu Loki est présent (il s’avérera que ce n’était qu’un usurpateur qui utilisait la ruse et la métamorphose pour se faire passer pour tel).

Dans la deuxième saison de Lost Girl, Bo apprend par Ryan (une Fée de l’Ombre) qu’il est un Loki[Quoi ?].

Jeux vidéo

Loki est régulièrement référencé dans les jeux vidéo, où il apparait sous différentes graphies soit en tant que véritable dieu nordique, soit en tant que personnage ou unité inventé qui porte son nom et s’inspire de sa nature. Parmi ces jeux on compte Valkyrie Profile (1999), Rune (2000), Age of Mythology (2002), World of Warcraft (2004), Loki (2007), Too Human (2008), StarCraft II (2010), The Binding of Isaac (2011), Divina (2012) et SMITE (2014)

Annexes

Notes

  1. Dans l’Edda traduite en français par Dillmann (1991) Loki apparait dans les chapitres 1, 4, 5 et 6. La numérotation des chapitres y est différente que dans la version originale car sa traduction n’inclut que les principaux passages en prose. Nous préciserons dans le corps de l’article par le moyen de notes le numéro de chapitre correspondant de la traduction de Dillman.
  2. Dans les poèmes eddiques Lokasenna 6, 19, Hyndluljóð 41, Fjölsvinnsmál 26, les poèmes scaldiques Haustlöng 8 et Þórsdrápa 1, et au chapitre 32 de la Gylfaginning
  3. Dans Völuspá 55 et Ynglingatal 32.
  4. « ráðbani » désigne celui qui tue par conseil9.
  5. La nature exacte de Laufey (géante ou déesse?) est incertaine.
  6. Dans l’Edda traduite par Dillmann (1991), ce passage est au chapitre 5.
  7. Dans l’Edda traduite par Dillmann (1991), ce passage est au chapitre 4.
  8. Dans l’Edda traduite par Dillmann (1991), ce passage est au chapitre 6.
  9. Dans la Völuspá, la völva se désigne à la troisième personne.
  10. « Hveralundr » pose problème, il pourrait signifier « arbre à chaudrons » ou « bosquet des sources chaudes »44.

Références

  1. Simek 2007, p. 195.
  2. Jean Haudry, Loki, Naramsama, Nairyo.Sanha, le feu de la « parole-qualifiante » , Etudes Indo-européennes, p. 110-111 et p. 124-125, 1988
  3. a et b Simek 2007, p. 191.
  4. Simek 2007, p. 197.
  5. Boyer 1992, p. 474.
  6. Sturluson 1991, p. 170.
  7. a et b Simek 2007, p. 166.
  8. Boyer 1992, p. 547.
  9. a, b et c Dumézil 1986, p. 53.
  10. a et b (en) « Skáldskaparmál » [archive], sur http://www.sacred-texts.com [archive] (consulté le 9 août 2011)
  11. Sturluson 1991, p. 61-65.
  12. Boyer 1992, p. 616.
  13. Dumézil 1986, p. 52.
  14. Boyer 1992, p. 481.
  15. Boyer 1992, p. 483.
  16. Sturluson 1991, p. 61.
  17. Dumézil 1986, p. 128-129.
  18. (en) Viktor Rydberg, Investigations into Germanic Mythology, Volume II : Translated and Annotated by William P. Reaves, 2010, 628 p. (lire en ligne [archive]), p. 375-426
  19. a et b Boyer 1992, p. 475.
  20. (is) « Lokasenna » [archive], sur http://etext.old.no/ [archive] (consulté le 10 août 2011)
  21. Sturluson 1991, p. 117-119.
  22. Sturluson 1991, p. 77-87.
  23. Dumézil 1986, p. 32.
  24. Boyer 1992, p. 488.
  25. Sturluson 1991, p. 115-116.
  26. Sturluson 1991, p. 199-200.
  27. Boyer 1992, p. 438-445.
  28. Boyer 1992, p. 437.
  29. Sturluson 1991, p. 73-75.
  30. Sturluson 1991, p. 105-108
  31. Dumézil 1986, p. 18.
  32. Dumézil 1986, p. 16.
  33. Boyer 1992, p. 242-244.
  34. Sturluson 1991, p. 119-120.
  35. Certains spécialistes, dont Eugen Mogk, ont contesté le rôle de Loki dans le meurtre de Baldr. En effet, ce rôle n’est décrit précisément que chez Snorri Sturluson (Mogk considérait Snorri plus comme un créateur qu’un témoin de mythes nordiques), les poèmes eddiques étant évasifs selon eux, et la version fortement évhémériste du meurtre de Baldr par Höd dans la Gesta Danorum de Saxo Grammaticus ne mentionne même pas Loki. Georges Dumézil a toutefois défendu que le mythe tel qu’il est décrit par Snorri est bien un témoignage sérieux d’une des versions connues à l’époque. Il assure que les mentions évasives du meurtre de Baldr ne contestent pas le rôle de Loki, au contraire, et rajoute que la Gesta Danorum qui reproduit de nombreux autres mythes nordiques ne mentionne Loki nulle part, mais par contre Loki est remplacé dans sa fonction par un Gevarus qui conseille à Höd sur la manière de tuer l’invincible Baldr ( ref. Dumézil, 1986, p.102-117)
  36. Sturluson 1991, p. 89-93.
  37. a et b (is) « Lokasenna » [archive], sur http://etext.old.no/ [archive] (consulté le 12 août 2011)
  38. a et b Boyer 1992, p. 480.
  39. Boyer 1992, p. 622.
  40. Boyer 1992, p. 472-489
  41. Sturluson 1991, p. 93-94.
  42. Sturluson 1991, p. 186.
  43. (is) « Völuspá » [archive], sur http://etext.old.no/ [archive] (consulté le 28 juin 2011)
  44. a et b Boyer 1992, p. 541.
  45. a et b Sturluson 1991, p. 95-97.
  46. Boyer 1992, p. 545
  47. Simek 2007, p. 235.
  48. Simek 2007, p. 236.
  49. Bailey 2000, p. 19.
  50. Dumézil 1986, p. 48.
  51. Bailey 2000, p. 21.
  52. Bailey 2000, p. 22.
  53. Orchard 1997, p. 105.
  54. Calverley (1899:218).
  55. a et b Madsen (1990:180).
  56. Rudolf Simek, Lexikon der germanischen Mythologie
  57. Dumézil 1986, p. 130-132.
  58. a et b Haudry 1988, p. 120
  59. a et b Simek 2007, p. 196.
  60. Dumézil 1986, p. 215
  61. Dumézil 1986, p. 216
  62. Haudry 1988, p. 100
  63. Haudry 1988, p. 101
  64. Haudry 1988, p. 127
  65. Haudry 1988, p. 128
  66. Régis Boyer, L’Edda poétique, Fayard, coll. « L’Espace intérieur », 1992, (ISBN 2-213-02725-0)
  67. a, b et c Dumézil 1986, p. 53-59
  68. (en) « Loki » [archive], sur marvel.com (consulté le 29 août 2011)
  69. (en) « Loki (personnage) » [archive], sur IMDB (consulté le 30 août 2011)

Bibliographie

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Loki, sur Wikimedia Commons

Document utilisé pour la rédaction de l’article : publication utilisée pour la rédaction de cet article.

Traductions annotées de sources primaires

Études spécialisées

  • Georges Dumézil, Loki, Paris, Flammarion, coll. « Nouvelle bibliothèque scientifique », 1986 (1re éd. 1948), 259 p. (ISBN 2-08-081342-0, présentation en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean Haudry, « Loki, Naramsama, Nairyo.Sanha, le feu de la « parole-qualifiante » », Études Indo-européennes,‎ 1988, p. 99-130Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Bernard Mezzadri, « Les brocards de Loki et la toile d’Arachné », Mètis. Anthropologie des mondes grecs anciens, vol. 13, no 13,‎ 1998, p. 439-450 (lire en ligne)
  • (da) Axel Olrik, « Loki i nyere Folkeoverlevering 1-2 », Danske Studier,‎ 1908-1909
  • (en) Jan de Vries, The problem of Loki, Folklore Fellow Communication 110, 1933

Études généralistes



12345...12

Le Club des Jeunes |
Collectif citoyen de Monfla... |
JCM Consultant |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Hug Lo
| Reelnew
| coachingmeteo