Interdit de harceler, Jean-Marc Donnadieu veut se battre !

 
Donnadieu veut se battre

 

Il vient de l’afficher sur sa page Facebook il y a tout juste une heure, ici :

https://www.facebook.com/jeanmarc.donnadieu

 

Cela me rappelle bien évidemment le tout début de ses harcèlements à mon encontre sous son identité réelle ou celle de NEMROD34, un pseudonyme auquel il a toujours, de lui-même, publiquement associé son identité et toutes ses coordonnées, comme ici sur un de ses anciens sites, actif lors de ses premières attaques contre mon ancien blog « Un petit coucou » chez OverBlog, au printemps 2010 :

 

2013-08-12_012131

 

Ou bien encore sur sa page Facebook elle-même :

 

Donnadieu Facebook

 

Mais celle-ci n’existait pas encore en 2010, puisqu’elle n’a été créée qu’en date du 11 novembre 2014 :

 

Ouverture Facebook Donnadieu

 

En revanche, cet ancien site de Jean-Marc Donnadieu, alors domicilié au 46, rue Denis Diderot, à Béziers, existait bien :

 

2013-08-12_012131

 

On précise au passage qu’il avait déménagé au mois d’août 2010 pour aller habiter au 4, place de la Renardière, à Béziers, adresse qui figure autant sur les décisions de justice qu’il a affichées sur la toile à compter du mois de décembre 2011 que sur ce Curriculum Vitae qu’il a mis en ligne au plus tôt au mois d’avril 2013 :

http://myreader.toile-libre.org/uploads/My_53fc91103ec7c.pdf

Il avait alors quitté un petit appartement décrit comme un quasi taudis où il vivait depuis de nombreuses années sans même l’électricité, ce dont il se plaignait sur Le Post, expliquant qu’il allait faire un procès à EDF, pour un grand et bel appartement d’un loyer de 580 euros par mois dans une résidence de bon standing.

Très fier de son nouveau logement, il avait posté sur mon blog plusieurs photographies de la vue qu’il en avait depuis les différentes ouvertures, et même des photographies de sa chambre à coucher, comme celles-ci, avec les légendes appropriées :

- vues du salon et de sa chambre :

spa0495

spa0496

spa0501.th

- vues de la chambre de son fils et de la loggia derrière la cuisine :

spa0504

spa0505m

spa0506f

- vue de sa chambre à coucher, à l’intérieur :

chambregeisha

 

Voilà le plan de l’appartement, un trois pièces de 89,58 m2, et la description qu’en donnait l’agence de location :

pl2243677

DANS QUARTIER RECHERCHE, RESIDENCE CALME ET AGREABLE, BEL APPARTEMENT SPACIEUX LUMINEUX, PARKING-GRAND BALCON VUE IMPRENABLE. Entrée, séjour-salon, 2 chambres, 1 salle de bains, 1wc, rangements, loggia.

Adresse du bien :
RESIDENCE CURMONT PLACE DE LA RENARDIERE, 34500 BEZIERS 

 

Il s’agit d’un ensemble d’immeubles de 4 étages avec parking privé, donc, et espaces verts.

Le n°4 est celui du milieu dans la barre ci-dessous :

 

Rue de la Renardière

Résidence Curmont

Place de la Renardière

Rue des Vendanges

 

Toutes ces indications et photographies laissent à penser que ce nouvel appartement était en effet bien plus attrayant que le précédent, manifestement vétuste, dans cette maison ancienne d’un étage qui lors du passage de la voiture Google au mois de juin 2014 était en vente :

 

46 rue Denis Diderot

 

Depuis, il a encore déménagé après s’être acheté une maison dans un village se trouvant à une dizaine de kilomètres de Béziers, il en parlait dans ses tout derniers commentaires sur le site de ses ex-amis les Sataniques Sceptiques du Québec, au mois d’avril 2016 :

http://petitcoucou.unblog.fr/2016/05/06/nemrod34-sest-achete-une-maison-pres-de-beziers/

Mais il envisageait déjà un autre déménagement pour un plus grand appartement que celui de la résidence Curmont, au 4, place de la Renardière à Béziers, au mois de décembre 2012 :

 

J'envisage de déménager

 

Cet individu qui aura passé le plus clair de son temps au RMI ou au RSA depuis qu’au mois de juin 2004 il a quitté son emploi d’agent hospitalier à l’hôpital de Béziers dans des conditions qui n’en font sûrement pas un héros – il en bénéficiait depuis octobre 1988, avec une interruption de trois ans et demi à compter de février 1989 pour son service militaire sur la base aérienne 701 de Salon de Provence, suivi de deux emplois d’aide-soignant, dans un EHPAD et une association de services à domicile – a donc vu sa situation matérielle s’améliorer régulièrement depuis le début de ses harcèlements à mon encontre, au printemps 2010.

Venu m’injurier et notamment me traiter de folle sur mon propre blog au mois d’avril 2010 sans qu’auparavant je ne l’aie jamais vu ni croisé nulle part, je n’avais pas tardé à l’en bannir, étant donné qu’il n’entendait absolument pas les réponses très courtoises que je lui faisais et continuait à m’injurier sans raison, de manière gratuite.

Or, vite interdit de poursuivre ses harcèlements à mon encontre dans les commentaires de mon blog, il était revenu à la charge en demandant à mon hébergeur la suppression de mon blog au motif que d’après lui je n’aurais été qu’une folle n’y faisant que de la diffamation. Je ne lui avais pas encore consacré un seul article de mon blog, je l’en avais simplement banni pour qu’il me fiche la paix.

Il précisait alors passer son temps à faire supprimer tous les commentaires qu’il pensait être les miens sur Le Post et sur d’autres sites et m’avait envoyé une copie de sa demande à OverBlog, qu’il menaçait déjà de procès pour le cas où j’aurais publié quoi que ce soit à son sujet, ce que je m’étais empressée de faire le même jour avec cet article (cliquer sur l’image pour l’agrandir et lire le texte) :

 

2010-05-26 De quoi se mêle Jean-Marc Donnadieu  - Un petit coucou

 

En effet, j’avais prévenu mes lecteurs que je publierais toutes les menaces que j’en recevrais.

Voilà pourquoi, en définitive, au mois de juin 2010 NEMROD34 n’était déjà plus banni de mon blog : comme désormais il y revenait tous les jours pour poster de nombreux commentaires d’injures et de menaces, j’avais décidé d’en accepter le plus grand nombre possible afin que le public puisse apprécier les harcèlements que je subissais de sa part.

Dès les trois premiers mois, juin, juillet et août 2010, j’eus droit à tout : menaces de viol, menaces de mort, avec toutes sortes d’armes à feu, de toutes tailles et tous calibres, incitation au suicide, promesses de procès et d’internement psychiatrique « à vie ».

Dans le même temps, il participait aussi au blog Tique Toc de son complice le malade mental au clavier – son « arme » – exclusivement dédié à mon lynchage public depuis sa création le 12 juin 2010 – un lieu où bien évidemment je n’avais aucun droit de réponse.

Et par la suite, j’ai bien retrouvé sur le forum de discussion de ses ex-amis les Sataniques Sceptiques du Québec, qui est l’un des nombreux sites où il avait pris l’habitude de m’injurier et me diffamer, des commentaires comme celui-ci, où il se vantait lui-même de violences commises sur diverses personnes :

 

2013-10-20_000316

 

Tandis que son appartement du 4, place de la Renardière à Béziers se trouvait donc au troisième étage, celui de la rue Diderot était au rez-de-chaussée, derrières les barreaux… une situation peut-être propice au développement d’une certaine empathie à l’égard des détenus, et susceptible d’expliquer son engagement dans une association venant en aide aux délinquants et criminels à leur sortie de prison.

Quoi qu’il en soit, cet individu ultra violent réagit bien toujours plus ou moins de la même manière dès qu’il se trouve banni d’un site ou d’un forum de discussion où ses harcèlements habituels ne sont plus acceptés.



Comment l’escroc et cybercriminel Jean-Marc Donnadieu s’est encore fait p(r)endre !

Depuis quelques semaines, les statistiques de mon blog Satanistique étaient frappées du même phénomène déjà observé pour Petitcoucou puis Justinpetitcoucou à compter du vendredi 25 juillet 2014 en fin de journée, correspondant à l’activité de mon Chinois de Thaïlande devenu allemand au mois d’avril 2016, et qui n’est autre que le malade mental au clavier – son « arme »-, comme je l’avais bien compris assez rapidement. En effet, il m’en a depuis donné plusieurs confirmations qu’il ne doit même pas soupçonner tant il en a peu dans le ciboulot, hormis la merde que connaissent tous ceux qui ont eu affaire au personnage.

Ces derniers temps, ce sont donc les nombres de visites quotidiennes du blog Satanistique et de plusieurs de ses articles que je voyais artificiellement gonflés par des visites en provenance de Grande-Bretagne.

Or, le phénomène s’est brutalement arrêté en date du 27 mars 2018.

Voyez vous-mêmes :

 

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Alors qu’habituellement personne ne s’intéresse à ce que je publie sur aucun de mes harceleurs, durant cette période de quelques semaines un article concernant Jean-Marc Donnadieu était ainsi arrivé jusqu’au tableau des dix articles les plus lus du blog, en faisant disparaître celui concernant un djihadiste dont le nombre de visites retombait irrémédiablement à 666 après de nouvelles lectures :

 

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1485

 

Il s’agit donc de cet article publié le 1er février 2018 :

http://satanistique.blogspot.fr/2018/02/jean-marc-donnadieu-au-nombre-des.html

Aussi, je me doutais bien que cette fois mon visiteur obsessionnel était ce malade, et me suis naturellement inquiétée pour lui après avoir constaté que les nombres de mes visites quotidiennes sur Satanistique étaient brutalement revenus à leur niveau habituel : ses pérégrinations internationales l’avaient-elles mené à un cachot quelconque ?

Je vais donc consulter sa page Facebook, et là, ô surprise bientôt mêlée d’une joie confuse, je le trouve en plein démêlé avec un de ses adversaires récurrents, l’ufologue Christian Comtesse, avec qui il est très occupé depuis le 27 mars 2018, raison pour laquelle son petit jeu sur Satanistique a brutalement cessé ce jour.

Voilà sa page Facebook où, en date du 29 mars 2018, il a rendu publics un certain nombre de documents de son cru :

https://www.facebook.com/jeanmarc.donnadieu

Et voici la page Facebook de son contradicteur, auquel il répond par ces publications :

https://www.facebook.com/groups/1557600904330873/about/

Cela commence donc par la mise en ligne de ce texte dont deux pages et demi le concernent, le 18 mars 2018 :

Méthode Ultra sceptique.pdf/

Jean-Marc Donnadieu y a répondu le 29 mars 2018 par la mise en ligne de ce texte renvoyant à d’autres publications qu’il a faites en date du 27 mars 2018 :

https://www.fichier-pdf.fr/2018/03/29/christian-comtesse-ses-methodes/

Bien entendu, deux de ses plus grandes victimes, la société OVERBLOG et moi-même, y sont encore injuriées et diffamées, mais ce n’est pas tout, car le règlement de comptes public entre les deux contradicteurs de très longue date porte aussi sur des faits présumés de piratages informatiques et d’atteintes à l’intimité de la vie privée du sieur Donnadieu qui m’intéressent au plus haut point, la plainte et la procédure subséquentes, remontant à l’année 2012, se situant dans une période où j’étais moi-même piratée par cet individu et plusieurs de ses complices harceleurs depuis au moins quatre ans.

Cela se poursuit par la mise en ligne le 31 mars 2018 d’un nouveau texte concernant Jean-Marc Donnadieu, celui-ci :

Témoin Golfech-1.pdf

En réponse à son auteur, c’est avec plaisir que je témoigne ici-même du fait que l’escroc et cybercriminel Jean-Marc Donnadieu est tout à fait capable d’avoir inventé tout seul le témoin fantôme en question, ce menteur et affabulateur notoire m’en ayant fait voir bien d’autres depuis 2010.

Attendant avec impatience le « plat principal » qu’il nous promet après son « apéro » du 29 mars 2018, je commente aussi d’ores et déjà sa plainte du 3 février 2012, dont j’ai pris connaissance tout comme la personne qu’elle vise nommément avec une certaine jovialité.

La voilà, telle que la publie Jean-Marc Donnadieu :

fichier pdf plainte-le-comtesse-2

Ce qu’en dit l’intéressé est à découvrir dans ce texte, en ses pages 5, 6 et 7 :

fichier pdf Méthode Ultra sceptique

Et revoilà les commentaires de Jean-Marc Donnadieu, où l’on découvre notamment qu’en date du 21 février 2012 il a dû répondre au Commissariat de Béziers à une plainte de Christian Comtesse contre lui :

fichier pdf christian-comtesse-ses-methodes

Ce monsieur qui me piratait avec ses complices « déconnologues » depuis plusieurs années laissait donc traîner ses codes un peu partout…

Je confirme l’avoir bien vu publier des codes de connexion à Internet, dont ceux de ses propres parents, en précisant que les autres avaient pour la plupart été obtenus par piratages informatiques, sur le blog principal de son complice cybercriminel et harceleur le malade mental au clavier – son « arme » – le 5 avril 2012, comme exposé dans celui de mes articles qui l’excitait tant depuis deux mois :

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/02/01/jean-marc-donnadieu-au-nombre-des-francais-enleves-par-pyongyang/

Concernant ses identifiants de connexion à un « blog ultra privé », en l’occurrence le blog Tique Toc du même malade mental au clavier, entièrement dédié à un certain nombre de ses exactions contre mes proches et moi-même depuis sa création en juin 2010, je me souviens très bien de l’incident évoqué, car l’auteur et administrateur du blog en question en avait immédiatement parlé aux lecteurs de son blog principal en indiquant avoir bloqué l’intrus au moment même de sa connexion, si bien que celui-ci n’avait pas eu le temps d’accéder à leurs échanges ultra secrets à propos de tous leurs viols de l’intimité de ma vie privée et de leurs complots à mon encontre.

En revanche, des « ufosceptiques » de ses amis, comme la dénommée Francine Cordier qui accuse Christian Comtesse de n’avoir su résister à la tentation de se servir des identifiants et mots de passe que Jean-Marc Donnadieu aurait « malencontreusement » laissé apparaître « un court moment » sur un site qu’ils fréquentaient tous, ces amis ufosceptiques de Jean-Marc Donnadieu à qui, à n’en pas douter, s’adressait cette publication particulière, ont pu utiliser les mêmes codes sans se faire bloquer par son administrateur à l’entrée du blog.

De fait, j’ai eu de nombreuses occasions de me rendre compte qu’effectivement, tous ces amis du cybercriminel et harceleur Jean-Marc Donnadieu, tous affligés des mêmes tendances au cyberharcèlement, étaient bien tous au courant d’éléments de ma vie privée volés par piratages informatiques et différents autres moyens illégaux par cet individu et ses complices « déconnologues ».

Ce sont tous des pirates, des délinquants.

Et c’est bien de là que provient ce document que j’avais reçu par La Poste au mois de juin 2011, comportant des copies d’e-mails de mes harceleurs à propos de leurs piratages informatiques à mon encontre, Jean-Marc Donnadieu en faisant partie :

 

Pirates

Cliquer sur l’image pour l’agrandir et lire le texte.

 

Tout comme certains de ses complices dès l’été 2011, Jean-Marc Donnadieu confirme aujourd’hui l’authenticité de ces courriers électroniques en se plaignant d’avoir été lui-même « piraté ».

Et pour cause, s’il publiait de son propre chef toutes les informations nécessaires…

Même chose pour les prétendues « atteintes à l’intimité de la vie privée » à raison desquelles il a gagné deux fois contre OVERBLOG devant la Cour d’Appel de Montpellier après avoir toujours perdu en première instance à Béziers : l’escroc avait lui-même apporté sur mon blog tous les éléments de sa vie privée dont ensuite il est allé se plaindre qu’ils y figuraient… et comme rappelé par OVERBLOG pour sa défense, il révélait lui-même son identité sur tous les autres sites où il s’exprimait sous son pseudonyme de NEMROD34 depuis une bonne dizaine d’années, si bien que l’infraction d’atteinte à l’intimité de la vie privée qu’aurait pu consister une levée de son anonymat sur mon blog n’était nullement constituée, et il en était de même pour ses difficultés conjugales et familiales qu’il étalait aussi de lui-même sur de nombreux autres sites…

Puisqu’il insiste pour que je fasse connaître à mes lecteurs la dernière de ces décisions, du 22 mars 2017, la voici :

 

fichier pdf Arrêt CA Montpellier 22 Mars 2017

 

Il a donc obtenu une somme de 7 500 € en réparation du prétendu préjudice allégué pour un maintien en ligne durant 18 mois des informations censées constituer une atteinte à l’intimité de sa vie privée.

Dans ces conditions, nous allons lui rappeler qu’il a lui-même réellement commis cette infraction à mon encontre sans discontinuer à compter de juin 2010, ce qui fait actuellement une durée de près de huit ans.

Mon préjudice de ce seul fait peut donc s’évaluer à ce jour à une somme de près de 40 000 €.

Et comme il le sait, j’ai bien porté plainte contre lui.

 



Jean-Marc Donnadieu au nombre des Français enlevés par Pyongyang ?

 

 

Lol !

Voilà un petit aperçu de toutes les connexions à Internet dont dispose le cybercriminel, harceleur et escroc notoire Jean-Marc Donnadieu de Béziers, à l’oeil et à l’insu de ceux qui paient les abonnements, bien entendu (cliquer sur l’image pour l’agrandir et lire le texte) :

 

2012-04-06 NEMROD34- pirate et fier de l'être ! - Un petit coucou

 

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Jean-Marc Donnadieu au nombre des Français enlevés par Pyongyang ? dans AC ! Brest

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Petits juges Lambert et autres : de la misère de la « justice » française…

Je lis et j’écoute attentivement ce qui se dit depuis un mois sur cette affaire Grégory, si semblable à la mienne sur certains points (des corbeaux qui menacent puis revendiquent le crime, la jalousie à l’égard du père de l’enfant assassiné comme mobile, toute une équipe de dingues ayant agi de manière concertée comme auteurs, le principal suspect militant à la CGT et clamant haut et fort sa haine du chef ou de celui qui « réussit », des journalistes qui à l’époque des faits vont déployer une énergie incroyable pour en détourner l’enquête en désignant la mère de la victime, elle-même victime, comme coupable, etc…), et maintenant la mort du juge Lambert, et suis vraiment consternée d’entendre désormais des journalistes exprimer précisément et avec beaucoup de circonspection leur consternation à l’égard de propos de ce magistrat.

Il disait ne pas comprendre pourquoi cette affaire « repartait ».

Par le passé, il avait déjà évoqué pour cette affaire une « justice » tout autre que celle qui se rend en application des lois de la République.

Il refusait en fait très clairement tout droit à la justice aux différentes victimes de cette affaire criminelle qu’il avait décidé de s’approprier à leurs dépens.

Ne tournons pas autour du pot, appelons un chat un chat : ce type est DINGUE, totalement DINGUE, aussi DINGUE que le juge Raymond André et tous ses collègues du Tribunal de Grande Instance de Brest qui s’acharnent sur ma famille depuis le début des années 2000 au moins.

Comment ces DINGUES sont-ils devenus magistrats ?

Pourquoi continuent-ils à exercer ou à sévir hors de tout contrôle dès lors que leur état de délabrement moral n’échappe plus à personne ?

Il serait peut-être temps d’exiger des magistrats qu’ils nous rendent des comptes à hauteur de leurs responsabilités et de veiller scrupuleusement à empêcher ceux d’entre eux qui apparaissent coupables de crimes ou délits de se soustraire à la justice des hommes comme vient de le faire le juge Lambert, c’est-à-dire exactement comme David Hamilton au mois de novembre dernier, et tout comme lui avec l’aide éventuelle d’un complice quelconque.

Il faut aussi refuser vigoureusement de céder au chantage au suicide qui se profile derrière ce nouveau drame.

 

http://www.bfmtv.com/police-justice/affaire-gregory-des-extraits-des-carnets-secrets-du-juge-simon-devoiles-1214360.html

Affaire Grégory: des extraits des carnets secrets du juge Simon dévoilés

 

11/07/2017 à 10h55
  • Newsletter BFMTV Midi

C’est un document exclusif que s’est procuré BFMTV. Les carnets personnels du juge Maurice Simon. Le magistrat avait repris de zéro l’affaire sur la mort du garçonnet en 1987, après l’éloignement du juge Lambert.

 

« Grégory est de plus en plus dans mon cœur et je veux savoir qui a eu la sauvagerie de le tuer ». Cette phrase a été écrite par le juge Simon, dans ses carnets secrets. L’homme démontre, dès 1987, son attachement viscéral à la résolution de l’enquête sur le meurtre de cet enfant de quatre ans retrouvé dans la Vologne le 16 octobre 1984.

« Ces carnets, on a été les chercher et je peux vous assurer que c’est un bombe atomique », a déclaré ce mardi Dominique Rizet, consultant police-justice à BFMTV.

« Le juge Simon est le premier à évoquer la piste d’une équipe. C’est-à-dire un ravisseur, un kidnappeur. Pour lui, ce ravisseur, c’est Bernard Laroche qui va remettre Grégory le 16 octobre 1984 à une ou plusieurs autres personnes qui pourraient être Marcel Jacob, le grand-oncle mis en examen et son épouse Jacqueline Jacob, qui serait elle l’auteure de lettres anonymes », a-t-il expliqué.

Des carnets évoqués dans la lettre adressée lundi par Marie-Ange Laroche à Emmanuel Macron. Pour le juge Simon, deux questions ont rapidement émergé à l’époque. Celle du rôle de Christine Villemin, la mère de Grégory et celle du témoignage de Murielle Bolle qui accuse son beau-frère Bernard Laroche, avant de se rétracter. Questionnement que le juge traduit dans ses carnets.

« Nous allons tourner autour de deux problèmes : Christine Villemin a-t-elle oui ou non posté (…) la fameuse lettre de revendication du crime ? La petite Murielle Bolle a-t-elle oui ou non négligé le car de ramassage (…) pour partir avec Laroche ? »

Le magistrat reprend l’affaire après l’instruction menée par celui qui était alors surnommé « le petit juge » Lambert, très critiqué par la presse pour sa mauvaise maîtrise de la procédure, provoquant l’annulation de nombreuses pièces du dossier.

Maurice Simon, carnet

 

Des notes rajoutées au dossier il y a un an

Maurice Simon, bien plus expérimenté, n’en sera pas moins « surpris par cette affaire hors norme », s’inscrivant dans un contexte « rarement vu de pression médiatique extrême. »

« Le poids de l’opinion est écrasant. Moi, je poursuis ma route, c’est tout », écrira-t-il le 19 avril 1988. Il ne manquera toutefois pas de s’indigner du travail de son prédécesseur, Jean-Michel Lambert, quelques mois plus tard. « On reste confondu devant les carences, les irrégularités, les fautes (…) ou le désordre intellectuel du juge Lambert. Je suis en présence de l’erreur judiciaire dans toute son horreur », écrira-t-il même après les accusations et les pressions contre Christine Villemin.

Mais en janvier 1990, l’instruction va brutalement s’interrompre quand le juge Simon est victime d’un infarctus. Ses notes, qui n’ont été rajoutées au dossier qu’il y un an, sont désormais un éclairage essentiel sur l’enquête sur la mort du petit Grégory.

B.C.
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http://www.bfmtv.com/police-justice/affaire-gregory-le-juge-lambert-un-jeune-magistrat-confronte-a-une-enquete-hors-normes-1214876.html

Affaire Grégory: le juge Lambert, un jeune magistrat confronté à une enquête hors normes

 

12/07/2017 à 00h18
  • Newsletter BFMTV Midi

Jean-Michel Lambert, premier juge d’instruction de l’affaire Grégory, a été retrouvé mort à son domicile sarthois ce mardi soir. Retraité depuis trois ans, il était entré dans la carrière judiciaire par une enquête qui n’a toujours pas livré ses secrets 33 ans après.

 

Le magistrat Jean-Michel Lambert a été retrouvé mort ce mardi soir dans son appartement près du Mans (Sarthe). A présent âgé de 65 ans, il était connu de l’opinion depuis ses premiers pas dans le monde judiciaire, il y a de cela 33 ans. Il était en effet le premier juge d’instruction nommé pour se saisir du dossier mis sur pied à la mort du petit Grégory Villemin, dont le corps avait été retrouvé dans la Vologne le 16 octobre 1984.

L’Etat condamné en 2004

« Il est tout jeune à ce moment-là et on connaît l’emballement médiatique autour de cette affaire. Cet homme se retrouve avec l’obligation non seulement de gérer une affaire très délicate mais aussi des médias très pressants qui demandent énormément d’informations. A l’époque, les magistrats ne sont pas aussi rodés qu’aujourd’hui à tenir des conférences de presse », a retracé ce mardi soir la journaliste de BFMTV, Cécile Danré.

Sa conduite de l’instruction avait été vivement critiquée. Le 5 juillet 1985, il avait décidé d’inculper pour assassinat Christine Villemin, mère de Grégory, après que des études graphologiques avaient affirmé qu’elle pouvait être l’un des corbeaux. En 1993, elle est totalement innocentés pour « absence totale de charges ». Presque un aveu d’erreur judiciaire quand, en plus, en 2004, l’État est condamné pour « dysfonctionnement du service public de la justice ».

La gestion de Murielle Bolle

Mais c’est surtout sa gestion du témoignage initial de Murielle Bolle, où elle dénonçait son beau-frère Bernard Laroche comme le kidnappeur de l’enfant, qui plane sur son enquête.

« Il se retrouve dans une situation où après la première inculpation qu’il décide de faire, celle de Bernard Laroche, il est presque contraint par la pression médiatique de donner une conférence de presse. Et il en dit un peu trop ce jour-là parce qu’il va révéler la raison pour laquelle il a choisi d’inculper Bernard Laroche, explique Cécile Danré. Cette raison, c’est le témoignage de Murielle Bolle dont il va révéler la teneur alors qu’il est tenu au secret de l’instruction. S’ensuit la rétractation de Murielle Bolle. »

Bernard Laroche avait ensuite été abattu par le père de Grégory, Jean-Marie Villemin, en mars 1985.

« Une affaire qui m’a accompagné tout au long de ma vie »

Il avait été dessaisi de cette instruction en 1987, au profit d’un magistrat chevronné, le juge Simon, dont des extraits du carnet, parfois très durs au sujet de son prédécesseur, ont été dévoilés sur BFMTV ce mardi. En 1987, toujours il participe à l’émission Apostrophes de Bernard Pivot et subit les attaques de certains des invités qui remettent en cause ses compétences.

Jean-Michel Lambert avait bien entendu poursuivi ensuite une carrière qui avait laissé place à la retraite il y a trois ans. Jean-Michel Lambert  a été juge d’instance à Bourg-en-Bresse (Ain) de 1988 à 2003 avant de devenir vice-président du Tribunal de grande instance du Mans (Sarthe) jusqu’en 2014.

Mais jamais le souvenir de cette première et si terrible affaire ne l’avait quitté, comme il l’avait confié à BFMTV, dans un entretien accordé le 13 septembre 2014: « C’est une affaire qui m’a accompagné tout au long de ma carrière et de ma vie. » Pour preuve, il lui a consacré deux livres intitulés Le petit juge (1987), son surnom au milieu des années 80, et De combien d’injustices suis-je coupable ? (2014).

« Des atteintes personnelles dont je me souviens trente ans après »

Il avait également expliqué ses difficultés dans l’instruction de l’affaire par les conditions particulières avec lesquelles il avait composé: « J’étais seul juge d’instruction à Epinal, du 1er septembre au 31 décembre 1984. Comme par hasard, je n’ai jamais eu autant de dossiers à traiter que cette année-là. J’avais deux cabinets à gérer pendant quatre mois et une autre dimension a été très importante: la pression médiatique. » Il avait aussi glissé: « Je vivais au quotidien des atteintes personnelles dont je me souviens trente ans après ».

Un surnom peu amène, échafaudé à la fois sur la base de sa jeunesse au moment de sa prise en charge du dossier et de sa manière parfois controversée de le traiter, lui a longtemps collé à la peau: le « petit juge ». Très marqué par celui-ci, il en avait fait le titre du livre qu’il avait publié, au moment où l’enquête lui avait été retirée, en 1987.

Robin Verner

 

http://www.bfmtv.com/police-justice/le-juge-lambert-et-le-juge-simon-deux-magistrats-que-tout-opposait-1215013.html

Le juge Lambert et le juge Simon, deux magistrats que tout opposait

 

12/07/2017 à 10h36
  • Newsletter BFMTV Midi

Décédé mardi soir, Jean-Michel Lambert avait été le premier juge d’instruction chargé de l’enquête sur le meurtre de Grégory Villemin. Dessaisi de l’affaire en 1987, il avait passé le relais à Maurice Simon, un juge bien plus expérimenté qui avait vivement critiqué le travail de son prédécesseur.

 

Quand ils sont saisis de l’enquête sur l’assassinat de Grégory Villemin en 1984 puis en 1987, l’un – le juge Lambert – est inexpérimenté et vient de connaître sa première affectation, l’autre – le juge Simon - a déjà connu une carrière fournie. Jean-Michel Lambert, retrouvé mort mardi soir avait 32 ans en 1984. À l’époque, il est juge d’instruction à Épinal, son premier poste. Dessaisi de l’affaire en 1986, le dossier est alors confié à un juge expérimenté, Maurice Simon. Président de la chambre d’accusation de la cour d’appel de Dijon et ancien juge d’instruction spécialiste des gros dossiers, il est discret et apparaît comme l’antithèse du juge Lambert, surnommé « le petit juge » par la presse et critiqué pour sa gestion de l’enquête.

Pression médiatique

Poussé par la pression médiatique, l’inexpérimenté Jean-Michel Lambert révèle lors d’une conférence de presse, le rôle de Murielle Bolle dans l’inculpation de son beau-frère Bernard Laroche, alors qu’il est tenu au secret de l’instruction. Trois mois plus tard, allant à l’encontre du ministère public d’Épinal, Jean-Michel Lambert libère Bernard Laroche, après que Murielle Bolle se soit rétractée. En mars 1985, Bernard Laroche est assassiné par Jean-Marie Villemin.

« C’est une affaire qui m’a accompagné tout au long de ma carrière (…) Que s’est-il passé pour que la décision de sa remise en liberté (celle de Bernard Laroche ndlr) ne soit pas acceptée », s’interrogeait en 2014 « le petit juge ».

En juillet 1985 revirement de situation, Jean-Michel Lambert inculpe Christine Villemin, la mère de Grégory, pour « assassinat ». Elle est finalement innocentée en 1993 pour « absence totale de charges ».

Vives critiques

Même s’il avouera lui-même avoir été surpris par un contexte « rarement vu de pression médiatique extrême », Maurice Simon saisi de l’instruction après l’éviction de Jean-Michel Lambert en 1986, critiquera vivement son prédécesseur.

« On reste confondu devant les carences, les irrégularités, les fautes (…) ou le désordre intellectuel du juge Lambert. Je suis en présence de l’erreur judiciaire dans toute son horreur », écrit le juge Simon dans ses carnets, révélés par BFMTV mardi.

Lorsqu’il reprend l’affaire de zéro en 1987, Maurice Simon est le premier à évoquer l’hypothèse d’une « équipe » qui aurait organisé le rapt et le meurtre de Grégory, ainsi que l’écriture des lettres du « corbeau ». Il devient l’un des défenseurs de Christine Villemin.

« Grégory est de plus en plus dans mon cœur et je veux savoir qui a eu la sauvagerie de le tuer »

« On a cherché à faire de moi le bouc émissaire »

L’instruction s’interrompt brutalement en janvier 1990 quand le juge Simon est victime d’un infarctus, auquel il succombera quelques mois plus tard.

Jean-Michel Lambert, vivement critiqué même après avoir dessaisi de l’affaire,  est ensuite juge d’instance à Bourg-en-Bresse de 1988 à 2003 avant de devenir vice-président du tribunal de grande instance du Mans, jusqu’à son départ à la retraite en 2014. Dans un livre publié en 1987, Jean-Michel Lambert était revenu sur l’affaire Grégory, puis avait par la suite publié des romans policiers.

« On a cherché à faire de moi le bouc émissaire. J’assume effectivement certaines erreurs de procédure, mais j’aurais aimé que tous en fassent autant, et ce n’est pas le cas », avait-il affirmé au micro de France 2, le 17 juin dernier.

G.D.
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http://www.lexpress.fr/actualite/societe/affaire-gregory-les-quatre-controverses-qui-collaient-au-juge-lambert_1926602.html

Affaire Grégory: les quatre controverses qui collaient au juge Lambert

 

Par et , publié le 12/07/2017 à 14:08 , mis à jour le 13/07/2017 à 15:11

 

L'ex-juge Jean-Michel Lambert se serait donné la mort, 32 ans après le meurtre du petit Grégory.

L’ex-juge Jean-Michel Lambert se serait donné la mort, 32 ans après le meurtre du petit Grégory.afp.com/Jean-François MONIER, Jean-François MONIER, Jean-François MONIER

 

Premier juge d’instruction de l’affaire Grégory, Jean-Michel Lambert a été retrouvé mort mardi. Il était resté marqué par l’énigme criminelle et les critiques qui le visaient.

 

L’affaire Grégory s’enfonce dans le drame. Plus de 30 ans après le meurtre non élucidé du garçonnet de quatre ans dans les Vosges et celui du suspect Bernard Laroche, elle semble avoir fait un nouveau mort. Le corps sans vie de Jean-Michel Lambert, le premier magistrat qui a instruit l’enquête entre 1984 et 1986, a été retrouvé mardi à son domicile près du Mans. Les premières investigations font état d’un suicide par asphyxie.

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Aucune lettre expliquant ce passage à l’acte désespéré n’a été découverte. Mais l’ancien juge d’instruction, à la retraite depuis trois ans, est resté tourmenté par ce dossier. Il suivait avec attention les derniers développements -et les mises en examen surprise du couple Jacob et de Murielle Bolle- refusant systématiquement toute sollicitation des médias. C’est que les nouvelles investigations, menées tambour battant, étaient de nature à fragiliser un peu plus son travail de l’époque, déjà très critiqué.

« J’assume effectivement certaines erreurs de procédure, mais j’aurais aimé que tous en fassent autant et ce n’est pas le cas », admettait-il en 2014 à France 2, Tout en se qualifiant de « bouc-émissaire ».

Une inexpérience et une attitude « légère »

« L’affaire Grégory, c’est surtout l’affaire du juge Lambert. » Voilà comment l’ancien colonel de gendarmerie Etienne Sesmat, l’un des premiers enquêteurs qui a travaillé sous les ordres du magistrat, résume l’énigme criminelle. Interrogé en juin dernier par L’Express, le gendarme livrait un diagnostic sévère du juge Lambert, évoquant un personnage « à côté de ses pompes », « léger » dans sa conduite des investigations et « manipulé par les médias ».

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Il faut dire qu’à l’époque des faits, Jean-Michel Lambert n’a que 32 ans. Lorsqu’il est nommé juge d’instruction à Épinal, le seul poste de ce type existant dans cette juridiction, il ne travaille que depuis cinq ans. Sur les 220 dossiers qui s’empilent sur son bureau, l’affaire Grégory porte le numéro 180. Il admettra plus tard qu’il n’a pas accordé au dossier, dans un premier temps, toute l’attention qu’il méritait. Par ailleurs, Jean-Michel Lambert n’hésitait pas à se confier aux journalistes avec qui il déjeunait parfois, au mépris du secret de l’instruction. Pour beaucoup d’observateurs de l’époque, il n’a pas su résister à la pression médiatique et a pêché par inexpérience et tentation carriériste.

Une absence lors des aveux de Murielle Bolle

Lorsqu’en novembre 1984, les enquêteurs recueillent les aveux explosifs de Murielle Bolle, qui accuse son beau-frère Bernard Laroche du rapt de Grégory, ils tentent de joindre le juge Lambert. Le délai de garde à vue de l’adolescente va expirer. Les gendarmes demandent au magistrat, par téléphone, de venir recueillir à son tour sa déposition et de prendre les suites judiciaires appropriées.

« [Jean-Michel Lambert] confirme qu’il ne se déplacera pas et qu’il faut libérer Murielle. Les membres de l’équipe échangent une fois encore des regards incrédules. Il nous semble faire preuve d’une légèreté qui pourrait avoir des répercussions catastrophiques », déplore le colonel Sesmat dans son livre Les Deux affaires Grégory.

Murielle Bolle n’est entendue par le magistrat que le lundi suivant. Est-il parti en voyage, à un moment crucial des investigations? Dans son ouvrage De combien d’injustices suis-je le coupable?, l’intéressé dément: « Pur mensonge! [...] Je devais rester joignable à tout moment. » Autre attitude critiquée: le juge annonce en personne aux médias la mise en examen de Bernard Laroche, sur la foi du témoignage de Murielle Bolle. Cette dernière se rétracte le lendemain et blanchit son beau-frère. Une ligne qu’elle tient encore aujourd’hui et à laquelle la justice ne croit pas, estimant qu’elle a subi des violences.

Des annulations de procédure

Son attitude dilettante aurait aussi conduit à la désintégration de plusieurs pièces maîtresses du dossier. Le 1er décembre 1984, cela fait six semaines que les gendarmes travaillent à la découverte de la vérité, lorsque le couperet tombe: une partie des expertises ajoutées au dossier est annulée. « Tout le travail effectué pendant des semaines, par les meilleurs spécialistes, sur des points fondamentaux de l’enquête devient nul et non avenu », déplore dans son livre Etienne Sesmat.

Cette erreur est directement imputable à Jean-Michel Lambert. En dépit des demandes des enquêteurs, il n’a -probablement par méconnaissance- pas respecté la procédure de saisine des experts. Une faille qui n’échappe pas aux avocats de Bernard Laroche, à l’origine de cette demande d’annulation.

Parmi les pièces concernées figuraient les conclusions d’un expert en écriture à propos des courriers du corbeau. Elles auraient pu, à en croire les enquêteurs de l’époque, permettre de confondre Bernard Laroche comme étant l’expéditeur des lettres. Le colonel Sesmat reproche aussi au magistrat instructeur de n’avoir ordonné aucune expertise psychiatrique de ce dernier.

Obsédé par la culpabilité de Christine Villemin

Le 6 novembre 1984, Murielle Bolle revient sur ses aveux. Le magistrat instructeur estime que la piste de la culpabilité de Bernard Laroche s’effondre. Son enquête fait du sur-place alors il développe une idée fixe, celle de la mère infanticide. Les gendarmes n’allant pas dans son sens, Jean-Michel Lambert les écarte progressivement.

Entre le jour du meurtre et les aveux de Murielle Bolle, ils procèdent à 173 auditions. Mais seulement à sept, entre décembre et février, relate la presse de l’époque. « Lorsqu’il s’est mis sur la piste de Christine Villemin, le juge Lambert nous a mis au chômage technique. Il refusait qu’on auditionne de nouvelles personnes, ne nous délivrait plus aucune commission rogatoire », se souvient le gendarme Etienne Sesmat.

Il est amer: « Le magistrat a saboté son travail et celui des enquêteurs ». Les gendarmes sont totalement écartés des investigations le 20 février 1985, au profit de la police judiciaire de Nancy. Puis, en juillet, à la demande du juge, Christine Villemin est inculpée et placée 11 jours en détention.

Mais Jean-Michel Lambert s’est fourvoyé: en 1993, la mère de Grégory est blanchie par un arrêt de la Cour d’appel de Dijon. Lui n’en démord pas, elle est coupable. « J’ai été frappé de plein fouet par la mauvaise foi, voire les mensonges, entrecoupés de vérités, des uns et des autres », écrit-il à propos de cette audience dans son livre. En 1986, Jean-Michel Lambert est dessaisi du dossier et quitte définitivement l’instruction.

 

http://www.20minutes.fr/societe/2104175-20170713-affaire-gregory-mort-juge-lambert-journaliste-vincent-vantighem-repondu-questions

Affaire Grégory, mort du juge Lambert… Notre journaliste Vincent Vantighem a répondu à vos questions

 

CHAT Trente-deux ans après, l’enquête sur la mort du petit Grégory a connu de nombreux rebondissements…

20 Minutes

Publié le 13/07/17 à 12h29 — Mis à jour le 13/07/17 à 12h29

Portrait du petit Grégory Villemin, 4 ans, dont le corps est découvert dans la Vologne le 16 octobre 1984.

Portrait du petit Grégory Villemin, 4 ans, dont le corps est découvert dans la Vologne le 16 octobre 1984. — AFP
  • Vous avez été nombreux à poser des questions sur la mort brutale du Juge Lambert
  • Notre journaliste a suivi ce dossier et vous répond

Trois personnes mises en examen. L’une d’entre elles placée en détention provisoire. L’ancien juge d’instruction découvert mort chez lui. Trente-deux ans après, l’enquête sur la mort du petit Grégory Villemin, 4 ans, n’en finit plus de connaître des rebondissements.

>> Dossier : Retrouvez tous nos articles consacrés à l’affaire…

Des rebondissements que nous avons suivis depuis plus d’un mois. Les articles, comptes rendus d’audience et live-tweet régulier de l’affaire ont suscité beaucoup de questions, notamment sur la page Facebook de 20 Minutes. Face à vos nombreuses interrogations, notre journaliste Vincent Vantighem vous répond.

  • Depuis quand se suicide-t-on avec un sac en plastique ? A-t-il ajouté un cocktail médicamenteux ?

Depuis l’invention du plastique, serais-je tenté de répondre… J’ai vu que cette question revenait beaucoup dans les commentaires mais la thèse du suicide fait peu de doute et ce mode opératoire existe bien. Alors qu’elle était en voyage pour suivre une cure, l’épouse du juge Lambert s’est inquiétée de ne pas avoir de ses nouvelles. Elle a donc appelé leur voisine au Mans (Sarthe) qui s’est donc rendue chez eux et a découvert le corps, peu après 19h, mardi, dans son bureau.

>> Les faits: «C’est de la folie», confiait le juge Lambert avant sa mort

« Il ne présentait aucune trace de violence, la tête étant recouverte d’un sac en plastique, a confirmé mercredi Fabrice Bélargent, le procureur de la République du Mans. Aucune trace d’effraction ni de désordre n’a été constatée sur place. Aucun écrit de nature à expliquer ce décès n’a été découvert. » Une autopsie doit être pratiquée, ce jeudi, afin de déterminer précisément la cause du décès. Des analyses seront également effectuées afin de savoir s’il avait pris des médicaments ou bu de l’alcool avant sa mort.

Extrait du communiqué du procureur du Mans sur la mort du juge Lambert.
Extrait du communiqué du procureur du Mans sur la mort du juge Lambert. – PARQUET DU MANS

 

La méthode peut surprendre. Mais, auteur de nombreux ouvrages depuis 1987 -il a même été invité à l’émission « Apostrophes »- Jean-Michel Lambert devait publier à la rentrée, une fiction intitulée Témoins à charge aux éditions De Borée. Et selon le quotidien La Montagne, le manuscrit retraçait justement le parcours d’un professeur « qui ressemble trait pour trait à l’ex-juge Lambert » et qui se donne la mort « pour sauver son honneur » avec un sac plastique…

  • Le juge Lambert savait-il la vérité ? Allait-il parler ?

J’ai consacré, mercredi, un article à son état d’esprit depuis un mois que vous pouvez retrouver par ici. Le juge Lambert avait « sa » vérité. Dessaisi du dossier en 1986, il est resté « hanté » par la mort du petit Grégory jusqu’à la fin de sa carrière en 2014. Il avait ce que l’on pourrait appeler son intime conviction, ce qui est différent d’une preuve ou d’un dénouement de l’enquête.

Après l’avoir interrogé à de multiples reprises depuis le 14 juin, je peux vous assurer qu’il estimait toujours aujourd’hui que Bernard Laroche était innocent et que Christine Villemin a des choses à se reprocher, en dépit de l’arrêt de non-lieu en la faveur de la mère de Grégory, rendu en 1993 par la cour d’appel de Dijon (Côte d’Or).

>> Enquêtes: Toutes les polémiques qui ont « hanté » le juge Lambert

« Tout cela m’affecte évidemment et me trouble encore maintenant, me confiait-il. Mais c’est trop sensible. Je ne compte pas m’exprimer officiellement avant la rentrée de septembre. » Il m’a aussi expliqué qu’il n’avait conservé aucune copie du dossier judiciaire sur lequel il aurait pu continuer à travailler.

  • Pourquoi cette affaire ressort en 2017 ?

« Jean-Marie et Christine Villemin vivent toujours dans l’espoir de savoir qui a tué leur enfant », m’a indiqué Marie-Christine Chastant-Morand, l’une de leurs avocates. En 2012, ils ont obtenu de la justice que de nouvelles analyses ADN soient pratiquées sur les pièces à conviction, notamment sur les cordelettes ayant servi à ficeler le garçonnet. A ce moment-là, la cour d’appel de Dijon a donc été saisie de ce que l’on appelle un supplément d’information. Les analyses ont été effectuées. Et en 2014, on a appris que cela n’avait donné aucun résultat.

>> Anacrim: Le logiciel qui a permis de relancer l’enquête sur Grégory

Pour autant, le dossier est resté ouvert. Et un service de gendarmerie spécialisé dans la gestion des Cold Case a décidé de tout reprendre à zéro pour voir si la vérité ne pouvait pas se manifester. Plusieurs enquêteurs se sont notamment appuyés sur un logiciel d’analyse criminelle (Anacrim, lire notre article par ici) pour cela. C’est sur la base de ce travail que les nouvelles arrestations ont eu lieu en juin. Aujourd’hui, douze enquêteurs travaillent à temps plein sur cette affaire.

  • Comment a-t-on pu confier une telle affaire à un juge débutant en 1984 ?

Le juge Jean-Michel Lambert avait 32 ans quand il a été nommé juge d’instruction à Epinal (Vosges). C’était sa première affectation. Et il était alors le seul juge chargé de l’instruction dans ce palais de justice. En 1984, son bureau était encombré de 229 dossiers. Celui portant sur la mort du petit Grégory portait le numéro 180. Le problème, à l’époque, n’était pas tant l’âge du juge Lambert que son isolement. C’est seul qu’il a renvoyé Murielle Bolle chez elle. Seul qu’il a pris la décision de libérer Bernard Laroche. Seul qu’il a inculpé Christine Villemin…

Lépanges-sur-Vologne, le 30 octobre 1985. Le juge Jean-Michel Lambert lors d'une reconstitution dans l'enquête sur la mort du petit Grégory.
Lépanges-sur-Vologne, le 30 octobre 1985. Le juge Jean-Michel Lambert lors d’une reconstitution dans l’enquête sur la mort du petit Grégory. – PATRICK HERTZOG / AFP

 

Ce ne serait plus le cas aujourd’hui. Depuis le fiasco judiciaire d’Outreau, en 2005, la législation a évolué. Ce genre de dossier dit « sensible » serait aujourd’hui traité par trois magistrats -un juge principal et deux assesseurs- en cosaisine. De quoi éviter de s’enferrer dans un jugement erroné.

  • Pourquoi le juge Lambert a-t-il relâché Murielle Bolle ?

A l’époque Murielle Bolle est âgée de 15 ans. Les gendarmes considèrent qu’elle est un témoin clé. Ils l’interrogent donc dans le cadre d’une garde à vue avant de la transférer, quelques jours plus tard, dans le bureau du juge Lambert. Comme les enquêteurs, ce dernier estime qu’elle ne peut pas être considérée comme une complice de l’enlèvement. Elle n’est donc ni inculpée, ni placée en détention provisoire. Et en toute logique, elle est remise à ses parents, le 5 novembre 1984.

Trente-deux ans après, les enquêteurs qui ont repris le dossier n’ont pas la même analyse. Ils estiment aujourd’hui que Murielle Bolle pourrait avoir une plus grande responsabilité dans la mort de Grégory. C’est pour cette raison qu’elle a été mise en examen pour « enlèvement suivi de la mort » et placée en détention provisoire.

  • Pourquoi le juge Lambert n’a-t-il pas cherché où était Murielle en interrogeant le chauffeur de bus ?

Il l’a fait. A l’époque, Murielle Bolle avait commencé par raconter qu’elle avait pris le bus pour rentrer du collège. Les gendarmes ont donc interrogé le chauffeur de bus ainsi que quatre de ses camarades de classe qui avaient l’habitude de rentrer avec elle. C’est après avoir noté des divergences dans leurs dépositions que les enquêteurs ont réinterrogé Murielle Bolle. C’est à ce moment-là qu’elle a « craqué » et avoué qu’elle était en fait rentrée en voiture avec Bernard Laroche. Avant de finalement se rétracter le 6 novembre 1984.

Murielle Bolle (à gauche) sortant du tribunal en octobre 1989.
Murielle Bolle (à gauche) sortant du tribunal en octobre 1989. – BENGUIGUI/SIPA

 

Aujourd’hui, Murielle Bolle continue de maintenir qu’elle a pris l’autocar scolaire en dépit de témoignages contraires. Ses avocats assurent qu’elle a, en 1984, incriminé son beau-frère à cause de la pression exercée par les gendarmes qui l’auraient notamment menacé d’un séjour en « maison de correction ».

  • Avec qui était Grégory avant de disparaître ?

La 16 octobre 1984, Christine Villemin quitte son travail à Lépanges-sur-Vologne (Vosges), vers 17h. Elle récupère son fils Grégory, chez sa nourrice, Christine Jacquot, dont la maison est située dans le même village. A son retour au domicile, Christine Villemin décide de faire un peu de repassage et laisse l’enfant jouer sur un tas de sable situé devant la maison, après lui avoir enfilé un bonnet en raison du froid. Elle allume la radio pour écouter l’émission « Les grosses têtes » sur RTL.

Ce n’est que vers 17h30 qu’elle sort récupérer Grégory et qu’elle s’aperçoit qu’il a disparu. Le corps de l’enfant sera retrouvé, vers 21h15, à six kilomètres de là, coincé sur un petit barrage de la Vologne dans la commune de Docelles.

 

http://www.20minutes.fr/societe/2104175-20170713-affaire-gregory-mort-juge-lambert-journaliste-vincent-vantighem-repondu-questions

Mort du juge Lambert: «Quand tirerons-nous véritablement les leçons?», s’interroge un magistrat

 

JUSTICE Avec la mort du juge Jean-Michel Lambert, la question de la « solitude » des magistrats est mise en lumière ainsi que cette profession difficile, très exposée et à risques…

Gilles Varela

Publié le 13/07/17 à 14h32 — Mis à jour le 13/07/17 à 14h54

Illustration palais de justice, Tribunal de Lyon, le 15 novembre 2012. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES

Illustration palais de justice, Tribunal de Lyon, le 15 novembre 2012. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES — C. VILLEMAIN/20 MINUTES
  • La mort du juge Jean-Michel Lambert rappelle à chacun combien la fonction de juge d’instruction est difficile, complexe ou exposée
  • Comment protéger les juges ? Des magistrats s’interrogent
  • Le manque d’effectifs est pointé du doigt

C’est un coup de tonnerre qui a secoué la justice mardi avec la mort du juge Jean-Michel Lambert, chargé de l’enquête de 1984 à 1986 dans l’affaire du « petit Gregory ». Ce décès met en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés les magistrats, et particulièrement les juges d’instruction. Cette mort (probablement un suicide) souligne également le manque d’effectifs et de prise en charge psychologiques des magistrats. Mercredi, au lendemain de la disparition du juge Lambert, 20 Minutes a interrogé des magistrats pour prendre le pouls de la profession.

>> A lire aussi : « C’est de la folie… », confiait le juge Jean-Michel Lambert à propos de l’affaire Grégory avant sa mort

La solitude du juge.  Serge Portelli, président de chambre à la cour d’appel de Versailles et juge d’instruction pendant 25 ans, rappelle que « le juge Lambert n’était plus juge d’instruction depuis fort longtemps », mais qu’en même temps, « cette affaire-là pose la question de ce qu’est le juge aujourd’hui et de ce qu’était ce même juge il y a une trentaine d’années.

Quelle peut être sa solitude, ses problèmes, les risques ? « Le juge Lambert faisait partie d’une catégorie de juges qui était et qui reste particulièrement exposée à beaucoup de risques. Dans les années 1980, il n’y avait pas de collégialité de l’instruction, il y avait beaucoup de juges solitaires. » Le magistrat précise qu’un homme n’est pas forcément formé pour se retrouver seul face à une affaire qui est parfois extrêmement difficile, douloureuse à supporter psychologiquement.

Les juges d’instructions sont les seuls magistrats qui se retrouvent seuls face à des viols, des affaires de mœurs, d’incestes, d’infanticides très dures à instruire. « On est confronté, quand on est juge d’instruction, pas uniquement à la lecture d’un dossier, on a vraiment les gens en face de nous. On a les parents en face, les victimes, la personne qui est accusée d’avoir commis parfois des actes sordides. C’est un contact direct. Un risque auquel nous sommes exposés tout comme les policiers, les gendarmes qui sont également en première ligne. »

>> A lire aussi : Affaire Grégory: Le juge Lambert décrivait son suicide dans son dernier manuscrit

La collégialité pour lutter contre cette solitude. « Les choses ont avancé suite à l’affaire Outreau », rappelle Serge Portelli. « Un projet de loi avait été adopté, mais une des solutions qui était proposée pour remédier à la solitude du juge d’instruction, la collégialité [trois juges] parce que c’était trop cher, ce n’était pas possible de la mettre en place. On est donc revenu au principe du juge unique. Même si l’on peut toujours, dans les affaires complexes, désigner plusieurs juges. La collégialité est une des meilleures choses qui soit et on s’aperçoit qu’aujourd’hui avec un peu de retard, que ce n’est pas vraiment du luxe. Pas seulement de la garantie d’une meilleure justice mais aussi une garantie pour les secteurs du monde judiciaire, de pouvoir vivre leur métier de façon normale. »

Le magistrat avance : « Si les juges Lambert ou Burgaud avaient été entourés, ne serait-ce que pour eux-mêmes, pour des décisions qui sont très délicates, très difficiles, si elles avaient été prises au moins à trois, cela aurait atténué, voire, peut-être, empêcher, en grande partie les erreurs. »

Un avis partagé par Juliane Pinsard, secrétaire national de la magistrature : « Si les juges d’instruction pouvaient prendre leurs décisions à trois au lieu de les prendre seuls, dans bien des dossiers, cela serait un moyen non pas de se décharger de la décision mais de la faciliter, de percevoir en plus les enjeux, les suites de la procédure, les réactions de tel ou tel justiciable. Mais cela a été abandonné avec les années », regrette la magistrate.

Le manque d’effectifs, encore. Juliane Pinsard soulève surtout la question des effectifs, insuffisants. Une question centrale pour la magistrate. « Pour faire son travail dans des conditions acceptables et donc avoir aussi un peu plus de temps pour prendre du recul sur certains dossiers plus complexes, plus difficiles émotionnellement, des effectifs supplémentaires sont nécessaires. C’est ce qui manque principalement, à tous les postes. »

>> A lire aussi : Les polémiques de l’affaire Grégory qui ont «hanté» le juge Lambert jusqu’à sa mort

Un numéro « vert » mais une aide ponctuelle. « La justice est un métier confronté aux crimes, à toutes les déviances de l’homme, c’est une profession difficile, exposée et qui réclame un maximum de garantie, comme une aide psychologique mais aussi des règles institutionnelles qui font que des décisions lourdes doivent être prises par plusieurs », explique Serge Portelli.

Même constat pour Juliane Pinsard : « Les questions de souffrance au travail et les questions de risques sont des choses qui commencent tout juste à émerger dans les réflexions. Le numéro “vert” mis en place par la chancellerie depuis un an et demi environ, avec au bout de la ligne des psychologues, n’est qu’une aide ponctuelle. Si c’est trop grave, ou trop long dans la durée, le magistrat est invité à prendre rendez-vous avec les psychologues indépendants. Cela peut être demandé suite à un choc psychologique, par exemple comme une agression. Il existe aussi la protection fonctionnelle, mis en place par le ministère mais c’est plus pour des conditions de sécurité [protection], de menaces précises ou des questions de soutien juridique, mais sous de nombreuses conditions. »

Une bonne mesure selon Serge Portelli, mais pas suffisante. « Le numéro “vert” pour les magistrats, est un des aspects du problème. Mais quand vous devez prendre une décision très importante, et que les enjeux sont énormes, que l’implication personnelle est très forte, c’est à ce moment-là qu’il faut mettre des garanties. Ce n’est pas une fois que le mal est éventuellement fait, qu’il y a des impacts personnels psychiques forts qu’il faut agir. »

Une situation qui pourrait se reproduire. La situation qui s’est produite en 1984 pour l’affaire du petit Grégory pourrait-elle se reproduire ? « Bien évidemment, assure Serge Portelli. Les derniers développements de l’affaire de Gregory, montre d’une façon désespérante qu’on n’a presque rien appris depuis 30 ans. Les mêmes erreurs que l’on commettait dans les années 1980, on les commet aujourd’hui. Je vois ça avec une tristesse infinie [très ému], je me demande quand finiront toutes ces catastrophes et quand tirerons-nous véritablement les leçons ? […] J’avais quand même l’impression qu’après toutes ces catastrophes qui se sont accumulées, autour du juge d’instruction et plus généralement des enquêtes criminelles, on avait un peu plus de prudence, de réserves. Et ce n’est pas ce que je constate. J’en suis profondément triste, je ne sais pas ce que l’on pourrait faire, on a fait beaucoup de commissions parlementaires, de colloques, mais il faudrait faire infiniment plus pour que dans les enquêtes, on respecte un certain nombre de règles, élémentaires, de bon sens, et de droit. »

 



Agression d’un jeune handicapé mental diffusée sur Facebook

Voilà encore une illustration de ce que je disais dans mon précédent article. Allez voir la vidéo sur le site 20minutes.fr. Les images sont floutées, mais le son explose dans les oreilles.

Je rappelle au passage que pour encourager et justifier toutes ses saloperies à mon encontre, la criminelle notoire Josette Brenterch du NPA de Brest m’a toujours fait passer pour une malade mentale qui selon ses dires serait même reconnue handicapée pour ce motif.

Et les magistrats brestois la suivent à 1000% alors que théoriquement les handicapés font partie des personnes les mieux protégées contre toutes les infractions pénales qu’avec ses complices les pervers de la bande du cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi elle commet à mon encontre de manière quotidienne depuis plus de huit ans…

 

 

http://www.20minutes.fr/monde/1989919-20170105-video-etats-unis-agression-jeune-handicape-mental-diffusee-direct-facebook

VIDEO. Etats-Unis: L’agression d’un jeune handicapé mental diffusée en direct sur Facebook

 

FAITS DIVERS Le jeune homme a été séquestré pendant 24 à 48 heures, ont fait savoir les autorités…

Illustration de la police de Chicago
Illustration de la police de Chicago – SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

20 Minutes avec AFP

    • Publié le 05.01.2017 à 07:46
    • Mis à jour le 05.01.2017 à 11:48

Traumatisée, la victime peine communiquer. Quatre personnes ont été appréhendées et placées en garde à vue après la diffusion d’une vidéo où on les voit maltraiter un jeune homme en criant des insultes racistes, a annoncé ce jeudi la police de Chicago, dans le nord-est des Etats-Unis.

Les suspects, qui sont noirs, et la victime, qui est blanche, sont tous de jeunes adultes.

La victime souffrirait d’un handicap mental

La vidéo, diffusée sur Facebook Live, a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux. Elle montre les quatre suspects en train de maltraiter le jeune homme apparemment attaché.

La victime, qui souffrirait d’un handicap mental, a été enlevée par les suspects dans une banlieue de Chicago et conduite dans un quartier du sud-ouest de la ville où elle a été séquestrée entre 24 et 48 heures, a déclaré la police, selon laquelle l’un des suspects avait connu la victime à l’école.

>> A lire aussi : Une vidéo montre l’agression de trois policiers par des vendeurs à la sauvette

Sur la vidéo, diffusée initialement par l’un des auteurs présumés des sévices, on voit les suspects rire pendant les sévices et crier de manière répétée : « Fuck Donald Trump ! Fuck white people ! » (Va te faire voir Donald Trump ! Allez vous faire voir, les gens blancs !).

« Répugnant »

La vidéo montre le jeune homme accroupi dans un coin, bâillonné avec du ruban adhésif et qui semble avoir les mains et les pieds attachés. Ses vêtements sont en partie découpés, et une partie de ses cheveux sont coupés jusqu’au cuir chevelu, lequel présente une blessure qui saigne.

>> A lire aussi : Avec l’agression sexuelle en réalité virtuelle, «une nouvelle ligne a été franchie»

« C’est répugnant », a déclaré au cours d’une conférence de presse le chef de la police de Chicago, Eddie Johnson. Il a annoncé que les quatre suspects étaient en garde à vue en attendant une inculpation.

Le jeune homme, traumatisé a quitté l’hôpital où il avait été admis à la suite des faits.

 



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