Cyprien Luraghi connaît des magistrats…

Il l’a dit aujourd’hui même dans une discussion sur Twitter que je rapporte intégralement ci-dessous.

Voilà qui est très intéressant, parce que cela rejoint ce que je dis depuis longtemps pour m’en être rendue compte assez tôt : il est en contact direct avec les magistrats qu’il a CORROMPUS dès le début des années 2010 afin qu’ils prennent des décisions contraires aux lois de la République dans les affaires qui nous concernent.

Auparavant, il n’en connaissait pas.

A noter : sa copine Muriel Corre est déjà quasi convaincue de corruption mais n’a eu pour seule sanction qu’une mutation à Lorient en 2017.

 

Conversation

Cyprien Luraghi connaît des magistrats... dans AC ! Brest 90X_wZ6q_bigger
Julien Mucchielli
@JMucchielli
·

10h

C’est tout de même inouï que cet état de fait, l’indigence crasse de la justice, son budget riquiqui, soit devenu à ce point un thème habituel des débats de professionnels, sans qu’au niveau politique on se décide à la résoudre.
Citer le Tweet
 dans Attentats
Frédéric Lauféron
@Fred92140
· 11h
Il y a des constances dont on se passerait bien… @USM_magistrats
Image
90X_wZ6q_bigger dans Calomnie
Julien Mucchielli
@JMucchielli
·

11h

Franchement, amis greffiers, personnels de justice, magistrats, enfilez des gilets jaunes et relaxez tout le monde, ça va voir floue à l’Élysée.
wacpeS_-_bigger dans Corruption
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

4h

S’il n’y avait que ce que vous dites, qui est très vrai, mais il y a avant tout qu’il s’agit d’une justice de classe. Le gilet jaune serait irrémédiablement pollué s’il était porté par des magistrats.
7rp6x_xR_bigger dans Crime
Chris S.
@WannabeALawyer
·

3h

Les magistrats ne sont clairement pas ceux qui sont le plus éloignés des préoccupations des pauvres gens, comme vous semblez l’indiquer. Au contraire, ils y ont affaire au quotidien et connaissent probablement mieux ces problématiques que vous ne connaissez la justice.
wacpeS_-_bigger dans Folie
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

3h

Vous êtes de la partie et vous défendez votre partie. Seulement je suis totalement insensible à ces arguments, ressassés à l’envi et jusqu’à l’écœurement sur les réseaux. Nous ne sommes pas du même monde et ne le serons jamais.
7rp6x_xR_bigger dans LCR - NPA
Chris S.
@WannabeALawyer
·

3h

Vous êtes en plein rêve avec vos certitudes. Vous ne connaissez d’autre avocat ou magistrat que ceux que vous voyez à la télé. La fermeture d’esprit est patente.
wacpeS_-_bigger dans Le Post
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

2h

Pas du tout. Vous ne savez rien de moi. Primo je n’ai pas de télévision depuis au moins quarante ans et je connais et des magistrats et des avocats. En vrai, s’entend.
7rp6x_xR_bigger dans Luraghi
Chris S.
@WannabeALawyer
·

2h

Et les 3 ou 4 que vous connaissez représentent toute la profession, c’est ça ? Y a des fonctionnaires fainéants, tous le sont ? Des policiers ripoux, tous le sont ?
wacpeS_-_bigger dans NEMROD34
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

2h

Je n’aime pas quand quelqu’un me fait dire ce que je n’ai ni dit ni même pensé et c’est ce que vous faites. Je n’ai aucune estime − c’est peu de le dire − pour cette institution, c’est clair. C’est une justice de classe : c’est tout ce que je disais dans mon tweet initial.
7rp6x_xR_bigger dans Perversité
Chris S.
@WannabeALawyer
·

2h

Allez dire ça à Balkany.
  • wacpeS_-_bigger dans Politique
    Cyprien Luraghi
    @CyprienLuraghi
En réponse à

et

Bon écoutez : ça ne m’intéresse pas du tout de discuter avec vous. Donc je vous souhaite une bonne fin d’après-midi et adieu.
5:10 PM · 26 juin 2019 · Twitter Web Client

 



Attentat de Trèbes : cinq nouvelles gardes à vue…

… et toujours aucune pour les commanditaires de l’attentat, pourtant connus avant même la commission des faits…

Il y a aussi dans cette affaire une question à laquelle ne répond clairement aucune des informations rendues publiques jusqu’à ce jour : le boucher était-il spécialement recherché et visé ? Pourquoi le tueur est-il allé parler avec la boulangère avant de revenir vers les caisses et le tuer ? De quel genre d’assassinat s’agit-il réellement ?

Je suis quasi certaine qu’il était bien spécialement visé et tout aussi certaine de savoir pourquoi, mais bon… pour des individus tels, par exemple, les nuls en tout et néanmoins très ambitieux, férus de pouvoir, qui à Brest nous tiennent lieu de parquetiers ou juges d’instruction, une femme ingénieur n’a toujours pas la « crédibilité » d’une vraie prostituée…

 

https://actu.fr/occitanie/carcassonne_11069/attentat-trebes-coup-filet-raid-police-judiciaire-montpellier_25190988.html

Attentat de Trèbes : coup de filet du RAID et de la police judiciaire de Montpellier

 

Un coup de filet a été lancé à 6h ce mardi à Carcassonne et alentour par les policiers du SRPJ et du RAID de Montpellier, avec la SDAT, dans le cadre de l’attentat de Trèbes.

 

Publié le 25 Juin 19 à 8:43
Le Raid est intervenu
Le Raid est intervenu (©DGPN – SICOP)

 

INFO MÉTROPOLITAIN. Une importante opération de police est en cours à Carcassonne et alentour, dans l’Aude, dans le cadre de l’attentat de Trèbes. La sous-direction antiterroriste -SDAT- de la direction centrale de la police judiciaire descendue de Paris, des enquêteurs du Service régional de police judiciaire -SRPJ- de Montpellier et les policiers d’élite de l’antenne du RAID de Montpellier ont investi des appartements ciblés.

Il s’agit de proches de Redouane Lakdim, le terroriste abattu le 23 mars 2018 dans le Super U de Trèbes, qui ont été identifiés lors des investigations pointues et minutieuses qui se poursuivent depuis plus d’un an. Des perquisitions sont en cours. Cinq suspects âgés de 19 à 29 ans ont été placés en garde à vue.

Lire aussi : Attentat de Trèbes, un an après : l’hommage aux victimes d’Edouard Philippe et Nicole Belloubet

Quatre morts

Plus d’un an après les attentats de Trèbes et de Carcassonne, où quatre personnes ont perdu la vie, l’enquête se poursuit pour tenter d’identifier les soutiens de Redouane Lakdim, passé à l’acte le 23 mars 2018. Alors qu’un proche de l’auteur de l’attaque a été placé en garde à vue au début d’avril, avant d’être relâché, les investigations se portent une nouvelle fois sur son entourage.

La mère et les deux sœurs de l’assaillant avaient été placées en garde à vue, mardi 16 avril dernier par les policiers de la sous-direction antiterroriste, avant d’être finalement levées 48 heures plus tard, iAucune charge n’avait été retenue contre la mère de Redouane Lakdim et ses sœurs.

Déjà entendues au début de l’enquête, ces trois femmes, âgées de 47, 22 et 18 ans, vivaient avec le délinquant de 25 ans « fiché S » (pour sûreté de l’Etat).

Lire aussi : Attentats dans l’Aude : Jean, Hervé, Christian et Arnaud, qui sont les quatre victimes

 

Cinq mises en examen

Cinq personnes sont mises en examen, quatre hommes et une jeune femme, âgés de 19 à 24 ans, qui étaient tous des proches du terroriste. Des profils qui illustrent en creux un environnement de cité très radicalisé où la détention d’arme est monnaie courante : un champ de travail difficile pour les enquêteurs.

Douze mois après les faits, les éléments manquent encore pour étayer la façon dont Radouane Lakdim, 25 ans à l’époque, s’est procuré une arme de poing de calibre 7,65 mm, et identifier les personnalités qui ont clairement pu l’inciter à passer à l’acte.

Le jeune homme était suivi depuis 2013 par la direction générale de la sécurité intérieure, la DGSI. Ses amitiés étaient connues. Quelques jours avant son périple sanglant achevé par la prise d’otages du Super U de Trèbes – lors de laquelle il a trouvé la mort –, il avait reçu une convocation pour un entretien avec le service de renseignement. Mais ses préparatifs n’en demeurent pas moins obscurs.

Lire aussi : Attentats de Trèbes et Carcassonne : trois proches du terroriste arrêtés dans l’Aude et à Mayotte

Otages dans le Super U

Le 23 mars 2018, Radouane Lakdim, 25 ans, avait volé une voiture à Carcassonne dont il avait abattu le passager et blessé le conducteur par balle. Il avait ensuite tiré sur des policiers devant leur caserne, avant d’entrer dans un supermarché Super U à Trèbes où il avait tué un boucher, un client, ainsi que le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui s’était livré comme otage à la place d’une femme. Le djihadiste avait été ensuite tué par des membres de l’antenne du groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) de Toulouse.

Tombé en héros

Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, officier adjoint commandement du groupement de gendarmerie départementale de l’Aude, avait succombé aux blessures par balle. Dépêché sur place dans le cadre du dispositif de gendarmerie, le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame s’était volontairement substitué au dernier otage entre les mains du terroriste.

Grâce à son téléphone laissé ouvert, les forces d’intervention ont pu suivre l’évolution de la situation à l’intérieur du supermarché. Ce  23 mars 2018, à 14 h 25, après de nouveaux tirs, les militaires de l’antenne GIGN de Toulouse ont déclenché le plan d’assaut d’urgence. Touché par balle à trois reprises par le terroriste, le lieutenant-colonel Beltrame est décédé dans la nuit du 23 au 24 mars des suites de ses blessures, malgré l’intervention rapide des secours et sa prise en charge au centre hospitalier de Carcassonne.

Âgé de 44 ans, il était marié.. Depuis, plus de 200 villes en France ont baptisé des artères, places, squares etc. du nom de cet officier de gendarmerie.

De nombreuses villes en France ont baptisé des lieux en hommage à Arnaud Beltrame.
De nombreuses villes en France ont baptisé des lieux en hommage à Arnaud Beltrame. (©Archives La Gazette de la Manche / Actu.fr)
Métropolitain

 

 

https://www.liberation.fr/france/2018/07/22/attentat-de-trebes-plus-beltrame-avancait-plus-je-sentais-lakdim-trembler_1668188

Attentat de Trèbes : «Plus Beltrame avançait, plus je sentais Lakdim trembler»

 

Par Willy Le Devin — 22 juillet 2018 à 21:16
Le Super U de Trèbes, le 27 mars, au lendemain de l’attentat. Photo Tien Tran

Quatre mois après l’attaque jihadiste qui a fait 4 morts dont un gendarmerie, dans l’Aude, «Libération» a eu accès au dossier, et notamment aux PV issus de la vidéosurveillance, qui éclairent les coulisses de l’assaut mené par le GIGN.

  • Attentat de Trèbes : «Plus Beltrame avançait, plus je sentais Lakdim trembler»

Il est 10 h 38, ce matin du 23 mars, lorsque la caméra numéro 40 du Super U de Trèbes filme l’arrivée d’une Opel Corsa blanche. Le véhicule roule à faible allure, avant de s’immobiliser sous un arbre touffu. Une minute plus tard, un homme vêtu d’un pantalon de treillis, d’une doudoune marron clair et d’un tee-shirt long à capuche bleu marine s’en extirpe. A petites foulées, il se précipite alors vers l’entrée du supermarché, et s’apprête à semer quatre heures et demie d’horreur.

Cet homme s’appelle Radouane Lakdim. Fiché S depuis l’été 2014, il ne semblait plus inquiéter la Direction générale de la sécurité intérieure, qui a plusieurs fois envisagé de cesser sa surveillance faute d’éléments probants. Pourtant, ce 23 mars, le Franco-Marocain a bel et bien commis l’une des attaques jihadistes les plus meurtrières de l’histoire du pays. Avant d’arriver au Super U de Trèbes, Lakdim a déjà abattu Jean Mazières, un viticulteur de 61 ans. Il a également tiré sur des policiers revenant d’un footing, appliquant à la lettre les préceptes de l’Etat islamique.

A l’intérieur du supermarché, il ne faut que vingt-six secondes à Radouane Lakdim pour faire une nouvelle victime. L’un des deux bouchers de l’enseigne, Christian Medvès, 50 ans, badine avec l’employée de la caisse numéro 6. Le terroriste, qui revient précipitamment du rayon boulangerie, fond dans son dos. Il ne s’aperçoit de rien. Bras tendu, il porte alors son arme à «bout touchant», à l’arrière de son crâne. Mais le coup ne part pas. Lakdim recharge. Devant l’effroi de la caissière, qui se dissimule sous le tapis roulant, Medvès se retourne légèrement. Cette fois, Lakdim fait feu, toujours à «bout touchant».

«Allumer une mèche»

Les clients du magasin comprennent alors qu’ils vivent une attaque terroriste. Dans le champ de la caméra numéro 29, Radouane Lakdim brandit son arme et invective la foule. Aussi hallucinant que cela puisse paraître, à quelques mètres de là, à hauteur de la caisse numéro 3, deux hommes continuent de déposer leurs articles sur le tapis roulant. Est-ce par tétanie qu’ils ne fuient pas ? Le PV issu de la vidéosurveillance ne laisse planer aucun doute quant à leur compréhension de la scène en cours : «Nous pouvons les voir accuser le coup de feu quand ils contractent tous les deux leurs épaules et s’affaissent légèrement.» A 10 h 40, Lakdim s’avance vers l’un d’eux, Hervé Sosna, maçon retraité de 65 ans. Une balle dans la tête, de nouveau à «bout touchant».

La suite se déroule dans le huis clos de la salle des coffres, un réduit un peu foutraque duquel Lakdim ne sortira pas vivant. Avant d’y pénétrer, le jihadiste lance une grenade artisanale en direction de l’îlot des caisses 1 et 2. Elle n’explosera jamais. Une fois à l’intérieur, il découvre que l’hôtesse d’accueil du magasin, Y., 39 ans, s’y est retranchée. D’un ton satisfait, Lakdim lui lance : «Ben tiens, voilà mon otage.»

Lors d’une incroyable audition, Y. met des mots précis sur ses cinquante-deux minutes de captivité : «Il avait l’air content de trouver son otage, assez vite il m’a dit qu’il ne me ferait rien, il m’a demandé de trouver un téléphone. J’ai pris celui qui se trouve derrière la pièce où je me trouvais. A sa demande, j’ai contacté la gendarmerie de Carcassonne. Il m’a dit de dire qu’il s’agissait d’une prise d’otage au supermarché de Trèbes, il m’a dit de dire que c’était pour les frères en Syrie.»

Au bout du fil, une voix de femme :

«La gendarmerie, j’écoute, bonjour…

- Oui, bonjour madame, je m’appelle Y., je travaille à Super U à Trèbes.

- Oui ?

- Et je suis actuellement, euh… prise en otage par un monsieur armé.»

L’enregistrement intégral de l’appel – qui, étrangement, n’est pas horodaté – permet de mesurer la détermination sans faille de Radouane Lakdim. Même s’il ne se saisit pas directement du combiné, les revendications du terroriste sont aisément audibles : «Allah fait de moi un martyr. Donne-moi un martyr, Allah. Donnez-moi un martyr […]. Moi, j’ai pas peur là. Moi, j’ai envie de mourir.» Y. l’interrompt : «Moi, je ne suis pas prête à ça.» «Mais moi j’suis prêt», vocifère le jihadiste.

Pour survivre, Y. tente de se montrer réceptive et compréhensive à l’égard de Lakdim. «Il m’a posé des questions, il m’a demandé mon âge, mes origines, si j’avais des enfants. J’ai compris avec ce qu’il me disait, qu’il faisait une distinction entre ceux qu’il allait abattre et ceux qu’il allait laisser en vie. Il m’a dit qu’il avait tué le client dans le magasin car il ne le prenait pas au sérieux. Donc je me suis concentré pour avoir une attitude pour conserver son respect. Je lui ai dit que je comprenais sa démarche à lui, j’ai gardé mon sang-froid. J’allais dans son sens dès qu’il me parlait.» En psychologie, ce procédé, qui consiste à faire preuve d’un intérêt et d’une certaine empathie vis-à-vis d’un agresseur, a un nom : l’écoute active. Et la technique fonctionne. Moins agressif, Radouane Lakdim explique à Y. «que sa démarche était juste d’allumer une mèche, de faire une petite action, pour donner envie à ses frères de faire des actes plus violents». Il aimerait par exemple «que ses frères lancent un camion sur le magasin».

La gendarmerie est toujours en ligne. Radouane Lakdim empoigne désormais de temps à autre le combiné, pour cracher sa propagande : «J’vais la faire à la Coulibaly, j’vais rejoindre mes frères, Mohammed Merah, Coulibaly, ils ont raison […], j’vois que les soldats français violent des enfants au Mali, après ils ont une relaxe, ça se fait ça ? [les faits concernaient la Centrafrique, un non-lieu a été prononcé le 11 janvier, ndlr] Plus tard, il reprend : «Je représente l’Etat islamique, vous voyez tous les bombardements que vous avez faits en Syrie, en Irak, au Mali, faut le payer, vous voyez. Là, j’ai un otage maintenant, je vais vous dire un truc. Je sais que vous allez pas vouloir, vous allez ramener Abdeslam Salah [seul survivant des commandos du 13 Novembre]. Je veux que vous le libériez, on fait un échange.»

Dehors, les gendarmes s’activent. Selon le rapport d’intervention du GIGN, que Libération a pu consulter, l’unité est prévenue à 10 h 56. Il est indiqué : «Devant la gravité des faits annoncés, le colonel Laurent P., commandant le GIGN, sollicite dès 10 h 58 auprès de la direction des opérations et de l’emploi de la DGGN, l’engagement du GIGN [basé à Versailles-Satory, près de Paris] et l’envoi immédiat de l’antenne GIGN de Toulouse.» Cette dernière, partie de la Ville rose par la route, est la première unité d’intervention à prendre position au Super U. Le rapport précise : «Douze personnels de l’antenne GIGN d’astreinte arrivent sur le site à 12 h 10. Dix-huit autres gendarmes supplémentaires de l’AGIGN rejoignent Trèbes ultérieurement.»

«Non, colonel, reculez !»

Entre-temps, l’un des personnages les plus célébrés de l’histoire récente est entré en scène : le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, 44 ans. A 11 h 21, la caméra numéro 32 filme l’entrée dans le magasin des premiers gendarmes à intervenir. Le PV issu des images de vidéosurveillance souligne : «La progression se fait par binômes, à la tête desquels se trouve le lieutenant-colonel Beltrame.» Un peu plus de trois minutes plus tard, à 11 h 24 et 40 secondes, la caméra 1 montre «le lieutenant-colonel Beltrame les deux bras en l’air, mains bien visibles au-dessus de la tête ; face au bas flanc de l’accueil, derrière lequel se trouve la salle des coffres et Lakdim. Immédiatement, une négociation s’engage entre les deux hommes. Nous voyons le lieutenant-colonel Beltrame agitant les deux mains vers le bas en signe d’apaisement à l’attention de Lakdim, puis vers ses effectifs ayant pris position derrière lui».

A cet instant, le destin du gendarme bascule. En prenant ses fonctions quelques heures plus tôt, Arnaud Beltrame était loin d’imaginer qu’il ferait face à «un soldat de l’Etat islamique» venu répandre la terreur dans cette petite ville de l’Aude. C’est seul que le lieutenant-colonel décide de négocier sa captivité contre celle de l’otage. A l’arrière, ses collègues du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie l’en dissuadent fortement. Certains s’écrient «non, colonel, reculez !» ou encore «vous n’avez pas de gilet pare-balles !». Mais sourd et déterminé, Arnaud Beltrame avance vers Radouane Lakdim. Une initiative qui le conduit tout droit vers la mort. Contactées par Libération, six sources familières de ce type d’intervention peinent à masquer leur embarras à l’évocation des faits. Si toutes rendent hommage à la bravoure d’Arnaud Beltrame, qui a payé de sa vie la libération de Y., elles insistent sur le caractère «cavalier» et «inconscient» de la manœuvre. En clair, Beltrame n’aurait jamais dû procéder ainsi. «Les situations de crise telles que les prises d’otage requièrent des protocoles d’intervention des plus rigoureux. Les effectifs sont déployés selon des plans adaptés à la typicité des lieux, ainsi qu’au profil de l’assaillant. Ces schémas complexes sont le fruit d’une élaboration hiérarchique collective, dont l’objectif est d’aboutir à une libération avec le moins de dommages possibles. Arnaud Beltrame est un héros, cela ne fait aucun doute, mais il n’a pas agi selon les règles enseignées. Il les connaissait pourtant parfaitement», regrette, très ému, un gradé de la gendarmerie.

«Là, j’ai vraiment eu peur»

Dans la salle des coffres, Lakdim, qui craint d’être abattu lors de la progression de Beltrame, tient désormais Y. en joue. Lors de son audition, elle raconte : il «a menacé de m’abattre et une minute après il est entré en négociation avec un gendarme [Beltrame, ndlr]. Le gendarme lui demandait exactement ce qu’il voulait mais il n’avait pas grand-chose à demander car je pense qu’il savait comment ça finirait […]. L’auteur m’a mis le canon de son arme sur la tempe, plus précisément derrière l’oreille […]. Plus [Beltrame] avançait, plus [Lakdim] tremblait. Là, j’ai vraiment eu peur. Il a demandé au gendarme d’enlever son arme, ce qu’il a fait en la posant sur la table de l’accueil […]. Quand le gendarme s’est retrouvé avec nous à l’accueil, [Lakdim] a demandé son arme. Le gendarme a fait demi-tour, a pris son arme, a enlevé le chargeur, il l’a fait glisser au sol vers nous. Le gars [Lakdim] a vu tout de suite qu’il n’y avait pas le chargeur avec. Il lui a demandé le chargeur. Du coup, le gendarme s’est exécuté, et il a fait passer l’arme au sol. Là, [Lakdim] a ramassé le chargeur et l’arme […]. Il a mis le chargeur dans l’arme. Le gendarme était avec nous dans la pièce. Je lui ai dit « ok, je vais sortir doucement ». Pendant que je m’éloignais, le gendarme a pris ma place». A 11 h 32 et 37 secondes, la caméra 3 filme Y. en train de prendre la fuite en courant. «A compter de cette heure, révèle le PV issu de la vidéosurveillance, l’action est figée dans la salle des coffres. Aucun mouvement n’est détecté par la caméra 3 ou la caméra 1 ; c’est-à-dire que nous n’avons aucun élément sur le huis clos qui s’est déroulé entre le lieutenant-colonel Beltrame et Lakdim.»

Pour comprendre la suite des événements, il faut donc s’en remettre au rapport d’intervention sibyllin du GIGN. En préambule, le document indique que 24 personnels du GIGN décollent à 12 heures, en hélicoptères, de l’aéroport de Villacoublay (Yvelines). Dix minutes plus tard, leurs collègues partis de Toulouse arriveront sur site. Durant toute la durée du vol, les liaisons téléphoniques seront conservées. Le rapport insiste sur un autre point essentiel : le terroriste dispose désormais d’une arme supplémentaire, le pistolet automatique de dotation d’Arnaud Beltrame, garni d’un chargeur de 15 cartouches.

A 12 h 25, un tireur d’élite de l’antenne de Toulouse se positionne face à la porte de l’accueil du Super U, à une distance de trente mètres. Une escouade de cinq gendarmes s’installe également près de l’accueil, pour intervenir en cas urgence. A 12 h 45, Arnaud Beltrame contacte le commandant de groupement. Ce dernier fait savoir au GIGN par téléphone que Radouane Lakdim exige une nouvelle fois la libération de Salah Abdeslam, faute de quoi il fera sauter ses grenades. Nouveau rebondissement à 13 h 10, le jihadiste apparaît dans l’encadrement de la porte de la salle des coffres, légèrement entrouverte. Arnaud Beltrame lui sert de bouclier humain, empêchant le tireur d’élite d’ouvrir le feu. Mais la porte se referme brutalement. Parallèlement, les gendarmes font sonner différents téléphones dans l’espoir d’entamer une négociation. A 13 h 30, le rapport d’intervention du GIGN mentionne : «L’utilisation d’un moyen d’acquisition du son à travers les murs permet d’entendre T. [Radouane Lakdim, ndlr] prier.»

Une dizaine de minutes plus tard, le terroriste s’irrite. Par la voix d’Arnaud Beltrame, il exige qu’on lui remette un chargeur de téléphone sur le comptoir de l’accueil. Le lieutenant-colonel réapparaît dans l’encadrement de la porte de la salle des coffres, et fait «ok» avec sa main. Il annonce en outre que Lakdim dispose de deux armes à feu et d’une grenade. A ce moment précis, un dilemme naît dans l’esprit des gendarmes. L’antenne GIGN de Toulouse intervient-elle seule ? Ou attend-elle le contingent d’Ile-de-France ? A 14 heures, un compromis est adopté. Le commandant du GIGN donne les directives suivantes : «Jouer la fourniture du chargeur sans attendre si le terroriste s’énerve. Etre en mesure de déclencher un plan d’assaut d’urgence en cas de brusque dégradation de la situation à l’intérieur de la pièce.» A 14 h 08, Beltrame récupère un téléphone – probablement le sien – sur le comptoir de l’accueil.

Depuis le PC arrière de Versailles-Satory, les négociateurs s’activent pour nouer une liaison téléphonique avec Radouane Lakdim. Après de multiples essais infructueux sur les lignes fixes du Super U, une communication s’engage, à 14 h 13, sur le portable d’Arnaud Beltrame. Le lieutenant-colonel demande à Lakdim s’il peut mettre le haut-parleur. Le terroriste accepte :

«Bonjour Radouane, c’est le négociateur du GIGN.

- Oui, alors j’ai demandé qu’on fasse un échange, le lieutenant-colonel gendarme contre Salah Abdeslam, Fleury-Mérogis.

- Oui, c’est ce que vous souhaitez ça, c’est exact ?

- Vous serez pas capables alors d’échanger un de vos membres contre un de mes membres ?

- Ben, Radouane, vous savez très bien que ça ne se fait pas comme ça, non…»

«Attaque… assaut, assaut»

Une bonne minute passe. Le négociateur évoque la présence de la mère de Radouane Lakdim à son côté quand, soudain, Arnaud Beltrame hurle : «Attaque… assaut, assaut.» Il est 14 h 16.

La suite s’avère relativement confuse. Au téléphone, le négociateur ne semble pas percevoir immédiatement que la situation lui échappe. Il s’égosille, malgré «des bruits de lutte et de cris» (audibles grâce au haut-parleur) : «Vous m’entendez ? Arnaud, vous êtes là ? Radouane, tu m’entends ?» Ses appels désespérés, entrecoupés de «bruits de râle», durent plusieurs minutes. Dehors non plus les effectifs ne semblent pas réagir dans la seconde. Le contingent du GIGN parisien est sur le site depuis à peine une minute lorsque Beltrame s’époumone «attaque… assaut, assaut». Faute de temps pour se coordonner, seuls les gendarmes de l’antenne toulousaine investissent le Super U. A la lecture du dossier, il s’avère très compliqué de connaître le laps de temps précis entre les cris d’Arnaud Beltrame et l’arrivée des gendarmes d’élite dans la salle des coffres. Etrangement, le rapport du GIGN ne donne jamais cette indication. Le PV issu de la vidéosurveillance livre cependant un indice : à 14 h 24 et 30 secondes, la caméra 32 filme l’arrivée des effectifs. Soit donc 8 minutes et 30 secondes après les premiers cris du lieutenant-colonel, une éternité.

Lorsque les hommes du GIGN pénètrent dans la salle des coffres, Radouane Lakdim est assis, dos à la porte. Arnaud Beltrame, porteur de plusieurs impacts de balles et tailladé au niveau du cou, est allongé sur lui, inanimé. Le terroriste crie «allah akbar», tente de se redresser. Mais il est finalement abattu. A 14 h 28, l’assaut est terminé et les premiers soins d’urgence sont apportés au lieutenant-colonel. Ils ne permettront pas de le sauver.

Willy Le Devin



Attentat de Magnanville : trois nouvelles gardes à vue…

… mais toujours pas dans l’Hérault, où réside un des commanditaires de l’attentat, probablement celui qui en a désigné les cibles…

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/06/25/attentat-de-magnanville-trois-hommes-places-en-garde-a-vue_5481236_3224.html

Attentat de Magnanville : trois hommes placés en garde à vue

 

Ces trois suspects, âgés de 32, 34 et 36 ans, appartiennent à l’entourage du tueur et de l’homme soupçonné d’avoir été un complice. Les enquêteurs tentent de déterminer comment il a choisi ses victimes et localisé leur adresse.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 13h05, mis à jour à 13h11

Temps de Lecture 1 min.

 

Hommage aux policiers assassinés le 13 juin 2016 à Magnanville (Yvelines).

Hommage aux policiers assassinés le 13 juin 2016 à Magnanville (Yvelines). DOMINIQUE FAGET / AFP

 

Trois hommes ont été interpellés et placés en garde à vue, mardi 25 juin au matin, dans l’enquête sur l’assassinat, par un djihadiste, d’un commissaire adjoint et de sa compagne en juin 2016 à Magnanville (Yvelines), a-t-on appris de source judiciaire.

Ces trois suspects, âgés de 32, 34 et 36 ans, appartiennent à l’entourage du tueur, Larossi Abballa, et de l’homme soupçonné d’avoir été un complice, Mohamed Aberouz. Ils résident eux aussi dans les Yvelines, a précisé cette source, confirmant une information du Parisien. Ce coup de filet s’inscrit dans les recherches des enquêteurs qui tentent depuis trois ans de déterminer comment Larossi Abballa a choisi ses victimes et localisé leur adresse.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Magnanville : Larossi Abballa, histoire d’une haine « anti-police »

 

Trois hommes mis en examen dans cette affaire

Le 13 juin 2016, ce jeune homme de 25 ans avait assassiné le couple à son domicile, à coups de couteau, sous les yeux de son fils de 3 ans. Il avait ensuite été abattu par les forces de l’ordre après avoir revendiqué son acte au nom de l’organisation Etat islamique (EI).

Trois suspects sont déjà mis en examen dans cette affaire. Condamnés en 2013 aux côtés d’Abballa dans une filière afghano-pakistanaise de recrutement au djihad, Charaf Din Aberouz et Saad Rajraji sont soupçonnés d’avoir pu lui apporter un soutien logistique. Mais les enquêteurs n’ont pas retenu leur complicité directe dans l’attaque et ils ont été relâchés sous contrôle judiciaire. En revanche, ils pensent avoir identifié un possible « deuxième homme » : Mohamed Aberouz, 24 ans. Ce frère cadet de Charaf Din Aberouz, dont l’ADN a été trouvé sur les lieux du crime, a été mis en examen pour « complicité d’assassinats terroristes » en décembre 2017 et incarcéré.

L’an passé, six personnes, dont une policière, avaient été placées en garde à vue dans le cadre des investigations sur la possible fuite ayant conduit à la localisation des victimes par le tueur. Toutes avaient été relâchées, sans faire l’objet de poursuites.

 



Mis en examen dans le Morbihan, l’avocat Mathieu Davy se défend

Mardi dernier, je rapportais l’information publiée à compter de la veille le concernant, il était en garde à vue pour blessures involontaires avec délit de fuite dans le Morbihan :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/06/18/un-avocat-de-melenchon-et-lfi-en-garde-a-vue-dans-le-morbihan/

Il a depuis fait connaître sa version des faits au public, dénonce la longueur de sa garde à vue, selon lui injustifiée, et dément par ailleurs être un « chauffard irresponsable multirécidiviste » (voir ci-dessous).

Il accuse le parquet de Lorient d’avoir voulu se payer l’avocat d’un homme politique pour nuire à cet homme politique.

Il convient de noter la présence au Tribunal de Grande Instance de Lorient de la juge ultra corrompue Muriel Corre, ayant exercé à Brest jusqu’en 2017 :

https://jorfsearch.steinertriples.fr/name/Muriel%20Corre

Je rappelle que cette bonne amie de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest n’a pas hésité à me faire passer mensongèrement pour une prostituée, autant auprès de mes avocats afin de les dissuader de me défendre, que dans des décisions de justice toutes plus fantaisistes les unes que les autres et renfermant toujours des montagnes d’inventions calomnieuses à mon encontre, lesquelles ont d’ailleurs été sanctionnées à plusieurs reprises par des annulations ou infirmations prononcées par la Cour d’Appel de Rennes.

J’en avais parlé pour la journée de la femme de l’année dernière, dans cet article :

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/03/08/la-juge-brestoise-muriel-corre-soutient-que-les-femmes-ingenieurs-sont-des-prostituees/

Or, depuis 2016, cette magistrate très critiquée à Brest pour nombre de ses décisions aberrantes, toutes frappées du sceau de la corruption, se mêle aussi de l’avancement de ses collègues sur lesquels elle s’assure ainsi une certaine influence :

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000033203953&categorieLien=id

Question : qui donc aura réellement voulu se payer l’avocat de Jean-Luc Mélenchon, et pourquoi ?

Il est quand même assez extraordinaire que l’on retrouve régulièrement la trace d’amis et complices notoires de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest dans ces affaires où différentes personnalités se plaignent d’être jetées en pâture au public avec des accusations mensongères…

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/mis-en-examen-pour-avoir-percute-un-pieton-et-pris-la-fuite-un-avocat-parisien-se-defend-18-06-2019-8096331.php

Mis en examen pour avoir percuté un piéton et pris la fuite, l’avocat de Mélenchon se défend

 

Me Mathieu Davy a été mis en examen pour blessures involontaires avec délit de fuite. Il assure n’avoir pas pu éviter le piéton, « alcoolisé ».

 

 L’accident a eu lieu au centre de Plouhinec dans le Morbihan.

L’accident a eu lieu au centre de Plouhinec dans le Morbihan. 

 

Par C. P.

Le 18 juin 2019 à 22h29, modifié le 19 juin 2019 à 18h40

L’avocat Me Mathieu Davy, soupçonné d’avoir percuté un piéton avec sa voiture à Plouhinec (Morbihan) puis d’avoir pris la fuite, a été mis en examen ce mardi pour blessures involontaires aggravées, a annoncé la procureure de Lorient Laureline Pierrefitte. Il a été placé sous contrôle judiciaire.

Après avoir grièvement blessé le piéton, cet avocat au barreau de Paris, notamment connu pour avoir défendu Jean-Luc Mélenchon, a dans un premier temps poursuivi sa route. Puis il a contacté la gendarmerie en déclarant être l’auteur de l’accident, selon le parquet.

S’il reconnaît avoir fauché le piéton, un homme âgé de 53 ans, Mathieu Davy a tenu, ce mardi soir, à « rétablir la vérité » dans un post Facebook : il n’aurait pas réussi à « éviter » ce « déséquilibré », « alcoolisé », qui se serait jeté « littéralement sur sa voiture ». « Tétanisé », il n’aurait pas pris conscience de la violence de l’impact, et aurait pris la fuite, de crainte que le quinquagénaire, « costaud et violent », ne « vienne [lui] porter des coups ».

« Je sais qu’un homme est entre la vie et la mort et j’en suis tétanisé », ajoute l’avocat, mais « j’ai moi-même dans cette histoire été victime d’une situation exceptionnelle créée par un déséquilibré, qui a mis sa vie, et celle des autres, en danger ».

Dénonçant la prolongation de sa garde à vue, qu’il juge injustifiée, Mathieu Davy estime que le parquet de Lorient « a décidé de se payer l’avocat d’un homme politique, pour nuire à cet homme politique » en le « faisant passer pour un chauffard irresponsable multirécidiviste ».

Mathieu Davy a notamment défendu les intérêts du mouvement de Jean-Luc Mélenchon après les perquisitions menées en octobre au siège de La France Insoumise (LFI). Des perquisitions auxquelles l’ex-candidat à la présidentielle s’était opposé avec virulence.

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lorient-56100/pieton-renverse-plouhinec-l-avocat-mis-en-cause-fustige-le-parquet-de-lorient-6406470

Piéton renversé à Plouhinec. L’avocat mis en cause fustige le parquet de Lorient

 

L’accident s’est produit dans le bourg de Plouhinec, près de la mairie.
L’accident s’est produit dans le bourg de Plouhinec, près de la mairie. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

 

Charles JOSSE. Publié le 19/06/2019 à 18h30

 

L’automobiliste présumé avoir renversé un homme dans le bourg de Plouhinec et ne pas s’être arrêté immédiatement dimanche 16 juin dans la soirée est l’avocat de Jean-Luc Mélenchon. À la sortie de sa garde à vue, il s’est exprimé sur sa page Facebook à l’encontre du parquet de Lorient.

L’avocat mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, à qui il est reproché d’avoir renversé un piéton dans le bourg de Plouhinec, dimanche 16 juin dans la soirée, et de ne pas s’être arrêté immédiatement, est sorti de sa garde à vue prolongée mardi après-midi.

Le soir même, il a livré sa version des faits sur sa page Facebook.

« Se payer l’avocat d’un politique »

Puis, il fustige le parquet de Lorient qui, écrit-il, « a décidé de se payer l’avocat d’un homme politique, pour nuire à cet homme politique, en me faisant passer pour un chauffard irresponsable multirécidiviste, ce que je ne suis pas ».

L’avocat a défendu la France Insoumise, de Jean-Luc Mélenchon, en octobre, après la perquisition au siège du parti dans une affaire d’emplois présumés fictifs.

Mis en examen dans le Morbihan, l'avocat Mathieu Davy se défend dans AC ! Brest

Extraits de la page Facebook de l’avocat mis en cause. | OUEST-FRANCE – CAPTURE D’ECRAN

 

Le parquet de Lorient ne souhaite pas réagir

Interrogée par nos soins, la procureure de la République de Lorient n’a pas souhaité réagir.

La victime transportée à Brest

La victime de l’accident, un homme de 53 ans habitant dans le bourg de Plouhinec, a été gravement blessée. Il avait été transporté en urgence par hélicoptère vers l’hôpital de Brest.

 



Nouvelle série de plaintes contre La France insoumise

Elles étaient annoncées depuis le mois d’avril.

Une première procédure s’est déjà engagée et d’autres devraient suivre.

Manifestement, pour le politologue Thomas Guénolé, les bannissements à la mode brestoise façon Josette Brenterch et autres criminels de l’extrême-gauche « révolutionnaire » ne passent absolument pas.

 

 

https://www.francetvinfo.fr/politique/melenchon/thomas-guenole-attaque-la-france-insoumise-en-justice-apres-avoir-ete-ecarte-pour-des-soupcons-de-harcelement-sexuel_3477613.html

Thomas Guénolé attaque La France insoumise en justice, après avoir été écarté pour des soupçons de « harcèlement sexuel »

 

Le politologue reproche au parti de Jean-Luc Mélenchon les conditions dans lesquelles la procédure s’est déroulée.

 

Thomas Guénolé lors du colloque au Conseil supérieur de l\'audiovisuel, le 6 octobre 2015.
Thomas Guénolé lors du colloque au Conseil supérieur de l’audiovisuel, le 6 octobre 2015. (CHRISTOPHE MORIN / MAXPPP)

Le politologue Thomas Guénolé, écarté de la liste de La France insoumise pour les élections européennes après des accusations de « harcèlement sexuel », vient d’assigner au civil La France insoumise auprès du tribunal de grande instance de Paris, a appris franceinfo jeudi 6 juin auprès de son avocat, confirmant une information du Point. L’ex-candidat de LFI avait déjà annoncé son intention de se tourner vers la justice le 18 avril.

Dans l’assignation rédigée par son avocat, douze fautes délictuelles ont été relevées. « LFI est poursuivie pour avoir organisé contre moi une procédure accusatoire violant les droits de l’Homme, avec pour but manifeste de salir ma réputation », dénonce Thomas Guénolé dans un communiqué. Le politologue reproche au parti de Jean-Luc Mélenchon les conditions dans lesquelles la procédure s’est déroulée (refus de l’accès aux documents, refus de l’assistance par un avocat, absence d’interrogatoire, etc.) mais également le fait que la procédure interne ouverte par LFI a conduit à « déshonorer un homme« , comme l’estime son avocat, Me Jérémy Afane-Jacquart.

Le parti « a orchestré mon bannissement sous un motif déshonorant et mensonger », assure Thomas Guénolé. Il assure que les faits concernés « ne relèvent d’aucun délit ». « D’autres procédures judiciaires sont par ailleurs en préparation. »

 



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