Jacques Chirac est mort

Difficile de l’ignorer…

Les journaux locaux rappellent à leurs lecteurs ses visites dans la région, Le Télégramme tout en images et Ouest France en republiant l’intégralité d’une compilation de 2007 pour le Finistère.

France Bleu a fait plus court, tellement court que la visite à Brest du 17 février 2004 n’est même pas mentionnée.

Ce jour-là, j’avais décidé de me rendre à un endroit de la ville qui m’éloignât le plus possible de l’attraction du jour et m’étais retrouvée tout à fait par hasard dans le local de l’association AC ! Brest que je ne connaissais pas encore. En fait, je cherchais une autre association, sans aucun rapport avec celle-là, sinon qu’elles se trouvaient toutes deux à la même adresse.

Ce fut donc ma première rencontre avec des militants d’AC ! Brest, un groupe de chômeurs avec lesquels je suis revenue discuter plusieurs fois les semaines suivantes, sans savoir qu’ils étaient sous contrôle de la LCR. J’étais moi-même au chômage. Nous connaissions tous quelques problèmes similaires et partagions le même intérêt pour cette association : il s’agissait d’abord d’échanger sur nos difficultés respectives et communes, puis de nous organiser pour faire reconnaître nos droits. Quoi de plus naturel ?

Jamais je n’aurais pu imaginer toutes ces choses incroyables que par la suite j’ai pu lire ou entendre en provenance ou de la part des grands paranoïaques et malades mentaux délirants Josette Brenterch, Arnaud Hell et Hubert Casel, dirigeants quasi invisibles de cette association.

Il se trouve que ce sont ces trois-là qui au printemps 2002 avaient convaincu leur organisation politique, la LCR, devenue depuis le NPA, d’appeler les électeurs de son champion d’alors, Olivier Besancenot, à voter Jacques Chirac au second tour de l’élection présidentielle.

Arnaud Hell en était tombé en amour depuis qu’il était conseiller régional de Bretagne, sous la présidence du très chiraquien Josselin de Rohan (1998-2004).

Je vous laisse découvrir ci-dessous le communiqué que ce parti de tordus a fait paraître aujourd’hui.

 

https://www.francebleu.fr/infos/medias-people/jacques-chirac-retour-sur-ses-visites-en-bretagne-1569494232

Jacques Chirac au Domaine des Ormes d’Epiniac – Domaine des Ormes – DR

Quimper, France

Dans l’année qui a suivi son élection à la tête de l’Etat, Jacques Chirac a effectué une visite officielle de trois jours à Quimper, c’était en mai 1996, il avait alors salué le caractère des Bretons, et le tempérament des Finistériens. Le Finistère est le seul département breton à l’avoir placé en tête dès le premier tour de la présidentielle. Cette visite officielle était placée sous le thème de l’innovation : il avait évoqué la « force de la Bretagne » et le « modèle breton ». 

A l’époque, 2.000 personnes s’étaient rassemblées devant la cathédrale pour accueillir le Chef de l’Etat, et le maire de Quimper Bernard Poignant lui avait offert une statuette chinoise : « Ce n’est pas un cadeau traditionnel, avait alors déclaré Jacques Chirac, mais après tout un cadeau c’est fait pour faire plaisir, le but est atteint ».

La même année, sa visite à Brest avait été marquée par les manifestations des salariés de l’Arsenal, qui s’inquiétaient de la restructuration des industries de l’armement. Le Chef des armées avait alors visité le sous-marin nucléaire le Triomphant et le porte avion « Charles de Gaulle », en cours de construction.

De la « Corona » au Domaine des Ormes

Quelques années plus tôt, le président de la République avait aussi fait une visite en toute décontraction, à Épiniac, près de Dol-de-Bretagne en 1993. Le couple Chirac était l’invité du Domaine des Ormes pour découvrir les cabanes dans les arbres. « On avait bu pas mal de Corona« , se souvient le propriétaire des lieux.

En 1998 il défend le service minimum devant le Conseil régional de Bretagne

En 1998, répondant à l’invitation de Josselin de Rohan, Jacques Chirac a présenté devant les élus du Conseil régional ses propositions de modernisation de la vie publique. Alors que la grève à la SNCF entrait dans sa deuxième semaine, Jacques Chirac s’était alors prononcé pour l’instauration d’un « service minimum » dans les entreprises de service public.

Au parlement de Bretagne restauré en 2000

En janvier 2000, Jacques Chirac vient présider l’audience de rentrée solennelle de la Cour d’appel de Rennes qui se déroule dans un parlement de Bretagne entièrement restauré après l’incendie de 1994.  Il est ensuite reçu à l’hôtel de ville par le maire de l’époque Edmond Hervé.

Le 11 septembre 2001

Jacques Chirac et la Bretagne, c’est aussi l’image du 11 septembre 2001. Le président est alors en déplacement en Ille-et-Vilaine, au SPACE, quand il apprend qu’un avion s’est encastré dans un gratte ciel de New-York. Il ne bouscule pas immédiatement son agenda.

Il inaugure la faculté des métiers de Ker Lann quand soudain il est informé qu’un second avion vient de percuter l’autre tour jumelle. Jacques Chirac réagira à ces attentats depuis la Bretagne. Il dit l’émotion de la France, la solidarité des Français avec le peuple américain.

Il est à Rennes quand il refuse le débat avec Le Pen

Le 23 avril 2002, deux jours après l’élimination surprise du socialiste Lionel Jospin au premier tour de l’élection présidentielle, Jacques Chirac est en meeting à Rennes. Le président sortant annonce qu’il refuse le débat avec son adversaire du Front national. C’est une première depuis 1974 :_ »La république ne transige pas quand il en va de l’essentiel, quand il en va de l’esprit et du coeur de notre pays », dit-il. Jacques Chirac explique alors qu’il refuse de cautionner « la banalisation de la haine et de l’intolérance »._

Amoureux des bains de foule

Jacques Chirac fréquentait aussi Dinard, invité par François Pinault. Ami très proche de l’homme d’affaires, propriétaire du Stade rennais, Jacques Chirac est apparu la dernière fois en 2013 en Bretagne à Dinard, pour quelques jours de vacances chez la famille Pinault.

Comme chaque été depuis plusieurs années, l’ancien chef de l’Etat aime arpenter les étals du marché et serrer quelques mains au passage. A l’époque, une commerçante déclarait sur France Bleu : « On a plaisir de lui serrer la main au marché, de faire une photo ». Sentiment partagé par un habitant s’enthousiasmant de sa simplicité « pour un président de la République. Il me dit : vous en avez de belles moustaches vous ! » Jacques Chirac appréciait aussi le Café des anges, à la sortie des halles.

à lire aussi Pour Richard Ferrand, Jacques Chirac fait « désormais partie de l’Histoire de France »
 

https://www.nouvelobs.com/politique/20040217.OBS4386/chirac-met-en-lumiere-la-lutte-contre-les-voyous-des-mers.html

Chirac met en lumière la lutte
contre les « voyous des mers »

 

Chirac met en lumière la lutte<br>contre les "voyous des mers"
Le porte-avions Charles-de-Gaulle

 

Le président Jacques Chirac s’est rendu mardi sur la base navale de Brest pour mettre en lumière les nouvelles missions de la Marine nationale en matière de lutte contre les « voyous des mers ». Il a également rassuré les salariés de la DCN sur le nouveau porte-avions.

 

Par L’Obs

Publié le 25 février 2004 à 08h40

Le président Jacques Chirac s’est rendu mardi sur la base navale de Brest (Finistère) pour mettre en lumière les nouvelles missions de la Marine nationale en matière de lutte contre les « voyous des mers », la pollution ou le terrorisme.
Le président de la République a insisté sur la « sauvegarde maritime », des missions peu connues qui représentent maintenant le quart de l’activité de la Marine. Celles-ci ont pris récemment une importance nouvelle face à des menaces telles que la pollution des côtes, les accidents en mer, les transports de matière dangereuse ou les trafics de toutes sortes.
D’autant qu’avec 11 millions de km2, le domaine maritime de la France est le deuxième au monde par la taille.
La mer est « malheureusement le lieu de tous les excès », a-t-il déclaré en s’adressant aux marins sur la base navale où il était accompagné par la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie.

Rassurer les salariés de la DCN

M. Chirac a aussi tenu à rassurer les quelque 3.000 employés de la Direction des constructions navales (DCN) qui espéraient, après le Charle de Gaulle, construire un deuxième porte-avions à propulsion nucléaire. Rappelant le choix fait en faveur d’une propulsion classique, qui « ouvre les meilleures perspectives de coopération avec le Royaume Uni », M. Chirac a assuré que « naturellement, DCN jouera dans cette entreprise tout le rôle essentiel auquel son formidable savoir-faire la destine ».
Signe de leur inquiétude, quelque 200 salariés de la DCN ont déployé dans la matinée une banderole sur un pont réclamant « des actes pour Brest et son arsenal, des activités et emplois stables ».

Missions nécessaires

Les missions dites de « sauvegarde maritime » se sont avérées nécessaires par les catastrophes des pétroliers Erika, en 1999, ou Prestige en 2002, les accidents tels celui du Bugaled Breizh et l’augmentation du trafic de drogue, l’immigration clandestine ou les menaces terroristes, fait valoir le ministère de la Défense.
Près de 2.000 marins, plus de 70 bâtiments – bâtiments de combat, patrouilleurs, vedettes de la gendarmerie maritime – et une trentaine d’avions et hélicoptères participent désormais à ces missions.
M. Chirac devait visiter en début d’après-midi quelques uns de ces navires, dont le nouveau bâtiment de dépollution « L’argonaute » et le célèbre remorqueur « Abeille Flandres » qui a fait près de 600 interventions majeures en 23 ans.
Il devait ensuite survoler le rail d’Ouessant, au large des côtes finistériennes, un lieu de passage fréquenté quotidiennement par 150 à 200 navires, dont certains transportant des cargaisons sensibles.

Pertinence

Le chef de l’Etat a souligné que « les contrôles dans les ports ont été renforcés, (que) le taux de 30% est maintenant dépassé et continuera à augmenter ». Il a noté que « la surveillance du trafic en mer (…) s’est intensifiée avec succès ».
« La conjonction d’un arsenal juridique et de moyens d’intervention pleinement utilisés montre sa pertinence, face aux navires poubelle, aux dégazages sauvages, aux comportements criminels, à l’action de tous les voyous de la mer », a déclaré Jacques Chirac.
Il a également « salué la mémoire des marins récemment disparus » après plusieurs accidents dont celui du Bugaled Breizh. « A travers eux, c’est toute la communauté maritime qui est touchée », a-t-il dit.
Le chalutier Bugaled Breizh, avec cinq marins à bord, a fait naufrage le 15 janvier au large des côtes anglaises après avoir été éperonné par un navire inconnu, provoquant une vive émotion chez les gens de la mer.

L'Obs

L’Obs

 

https://npa2009.org/communique/nous-ne-commenterons-pas-la-mort-de-jacques-chirac-communique-du-npa

Nous ne commenterons pas la mort de Jacques Chirac (communiqué du NPA)

 

Jeudi 26 septembre 2019, mise à jour Jeudi 26 septembre 2019, 15:44

Jacques Chirac est mort. Nous comprenons bien évidemment la douleur, sincère, de ses proches et de sa famille en deuil.

Mais la profusion des déclarations, communiqués et reportages apologétiques, qui peignent l’ancien Président de la république en champion de la lutte contre la pauvreté, de l’amitié entre les peuples et de la défense des « valeurs de la république », a quant à elle de quoi donner la nausée.

« Ce n’est pas le moment de faire de la politique, il faut respecter le temps du deuil », disent-ils toutefois, comme si cette déferlante pro-Chirac n’était pas elle-même très politique. Nous avons cependant compris le message et, en vertu de cette étrange trêve, nous mettrons de côté notre appréciation de la vie et de l’œuvre de Jacques Chirac.

Nous n’évoquerons donc pas les affaires (emplois fictifs, marchés publics, HLM, faux électeurs, frais de bouche, voyages, etc.), symptomatiques d’une « certaine idée de la politique ».

Nous ne reviendrons pas non plus sur la reprise des essais nucléaires en 1995, aberration écologique, fuite en avant militariste et symbole d’une attitude néocoloniale à l’égard de la Polynésie.

À ce dernier propos, nous ne parlerons pas du massacre de la grotte d’Ouvéa, en mai 1988, au cours duquel 19 indépendantistes kanaks furent tués lors d’un sanglant assaut ordonné par Jacques Chirac, alors Premier ministre.

Ce n’est pas non plus le moment de se souvenir des déclarations de Chirac, le 19 juin 1991, sur « le bruit et l’odeur » des étrangers, illustration précoce de la reprise par la droite dite « républicaine » des thématiques les plus nauséabondes du Front national.

Nous ne mentionnerons pas davantage la participation active de Jacques Chirac à l’entretien des réseaux de la Françafrique, illustrée notamment par ses belles amitiés avec les dictateurs Omar Bongo, Blaise Compaoré ou Denis Sassou Nguesso.

Nous ne reviendrons pas plus sur ses politiques favorables aux ultra-riches (privatisations de 65 groupes industriels et financiers et suppression de l’ISF en 1986…) et destructrices pour les salariéEs (suppression de l’autorisation administrative de licenciement en 1986, plan Juppé de 1995, réforme des retraites en 2003…).

Nous ne parlerons pas, enfin, de ses ministres de l’Intérieur, Charles Pasqua, Jean-Louis Debré, Nicolas Sarkozy, de leurs politiques répressives et racistes, du sort réservé aux sans-papiers de Saint-Bernard en 1996 ou de l’assassinat de Malik Oussekine en 1986.

Bref, Jacques Chirac est mort et nous ferons preuve, comme tous ceux qui s’expriment en boucle sur les chaînes d’information et les réseaux sociaux depuis ce midi, de retenue.

Montreuil, le 26 septembre 2019. 

 



Cyprien Luraghi a des hallus, il voit des tribunaux partout…

Quant à son interlocutrice, on se demande comment elle peut encore discuter sérieusement avec lui depuis le temps qu’il lui débite toutes ses _onneries…

Le cinéma dure bien depuis au moins six mois…

Cyprien Luraghi a des hallus, il voit des tribunaux partout... dans AC ! Brest Cyprien%2BLuraghi%2Bsur%2BTwitter%2B_%2B_%2540Florence_StA%2BJe%2Bvous%2Badmire%2Bde%2B_%2B-%2Btwitter.com


Le pédopsychiatre, meilleur allié du pédophile…

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_d%27ali%C3%A9nation_parentale

Syndrome d’aliénation parentale

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Le syndrome d’aliénation parentale (abrégé en SAP) est une notion introduite par le psychiatre Richard A. Gardner au début des années 1980 1. Il fait référence à un trouble dans lequel un enfant, de manière continue, rabaisse et insulte un parent sans justification. Ce syndrome apparaîtrait en raison d’une combinaison de facteurs, comprenant l’endoctrinement par l’autre parent2, que ce soit de manière consciente ou de manière induite dans le cadre d’une perversion narcissique d’un des parents3, et le comportement de l’enfant de dénigrement du parent ciblé4. Gardner a introduit ce terme dans un article publié en 1985, décrivant un ensemble de symptômes qu’il dit avoir observé dans sa propre pratique en tant que thérapeute4.

Gardner a dépeint le SAP comme étant reconnu par le système judiciaire et comme ayant établi plusieurs jurisprudences, mais l’analyse juridique des affaires actuelles indique que cette déclaration est incorrecte5 : la recevabilité du SAP a été rejetée par une expertise et par la Cour d’appel d’Angleterre et du pays de Galles au Royaume-Uni, et le Ministère de la Justice du Canada a avancé des recommandations contre son usage. Le terme SAP a néanmoins été mentionné dans certains conflits devant les tribunaux de la famille aux États-Unis6,7, où il n’est pas toujours retenu en raison du manque de preuves scientifiques étayant son existence. En France une notice sur le site du Ministère de la Justice mettant en garde contre son utilisation a été publiée à la demande de Laurence Rossignol.

La théorie initiale de Gardner et les recherches qui y sont liées ont été critiquées par des juristes et des spécialistes de la santé mentale pour leur manque de fiabilité et de validité scientifique8,9,10,11,5. Par conséquent, le syndrome d’aliénation parentale n’est pas listé dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) de l’Association américaine de psychiatrie ni dans la Classification internationale des maladies de l’Organisation mondiale de la santé.

Outre ces critiques scientifiques, le syndrome du SAP a également fait l’objet de nombreuses critiques féministes, dont celle de Patrizia Romito, qui l’analyse comme relevant d’un phénomène de backlash visant à occulter la violence masculine.

En France, différentes associations de parents divorcés luttent pour la reconnaissance officielle du syndrome d’aliénation parentale. Il existe par ailleurs un concept apparenté dit d’aliénation parentale, à savoir l’éloignement d’un enfant d’un de ses parents du fait de la manipulation de l’autre parent. Une minorité de chercheurs ainsi que certaines associations militent également pour la promotion de l’aliénation parentale.

Définition du syndrome

Le syndrome d’aliénation parentale est une notion initialement introduite par le pédopsychiatre Richard A. Gardner s’appuyant sur ses expériences cliniques datant du début des années 19804. Dans un article publié en 1985, Gardner décrit ce qu’il nomme le syndrome d’aliénation parentale (SAP), défini comme un ensemble de troubles psychologiques qui seraient la conséquence chez l’enfant et l’adolescent d’une situation où un parent qualifié d’« aliénant » s’efforce par tous les moyens de l’éloigner de son autre parent (qualifié de « parent aliéné »). Selon Gardner, ce trouble naîtrait principalement dans le contexte d’un conflit sur la garde de l’enfant et résulterait d’une combinaison d’endoctrinements par le parent aliénant et des propres contributions de l’enfant à la diffamation du parent aliéné4. L’enfant, préoccupé par l’un de ses parents, le critique, le déprécie et le dénigre d’une manière excessive et sans motifs valables12. Selon Gardner, l’endoctrinement du parent aliénant serait soit délibéré et volontaire, soit inconscient et, dans ce cas, involontaire13. Cependant, le parent qui exerce un contrôle sur l’enfant saurait que la situation serait au détriment de celui-ci mais accepterait cette situation, avantageuse pour lui

Dans cette première définition, Gardner identifie huit symptômes qui caractérisent le syndrome d’aliénation parentale, à savoir :

  1. une campagne de dénigrement à l’encontre du parent ciblé ;
  2. des rationalisations/argumentations souvent faibles, absurdes, frivoles, changeantes, venant justifier ce dénigrement et cette haine ;
  3. l’absence d’ambivalence (du moins affichée) vis-à-vis du parent ciblé ;
  4. des affirmations fortes que cette décision de rejeter le parent appartient à lui (l’enfant) seul (le « phénomène du penseur indépendant ») ;
  5. un soutien intentionnel, indéfectible et absolu au parent « favori » dans le conflit ;
  6. l’absence de culpabilité (du moins affichée) vis-à-vis de la façon de traiter le parent aliéné ;
  7. l’usage de scénarios et de phrases empruntés au parent aliénant ;
  8. un dénigrement (et une rupture des liens) concernant non seulement le parent ciblé mais aussi l’ensemble de cette branche parentale et familiale14,15,16.

Le SAP a été, à l’origine, développé pour justifier la croissance des signalements de maltraitance d’enfant dans les années 198017,18. Gardner croyait à l’origine que les parents (habituellement les mères) lançaient de fausses accusations de maltraitance sur mineur et d’abus sexuel sur mineur contre l’autre parent (habituellement les pères) dans le but d’empêcher le développement de contacts entre l’enfant et le parent visé19,20. Alors que Gardner a initialement décrit la mère comme étant la personne aliénante dans 90 % des cas de SAP, il a déclaré plus tard que les deux parents étaient aussi enclins à aliéner17,15,21. Il a également déclaré par la suite que les accusations d’abus sexuels n’étaient pas présentes dans la grande majorité des cas de SAP qu’il avait rencontrés18. La surreprésentation des mères, au moment des observations faites par Gardner, ayant ensuite été critiquée comme constitutif d’un biais statistique lié au fait que les juges donnaient très majoritairement la garde aux mères. Le parent le plus capable de mettre en place un SAP, ou SEP, étant le parent qui s’est vu accordé la garde principale de l’enfant.

SAP et droit de garde

Les propositions de Gardner

La prise en charge du syndrome d’aliénation parentale (SAP), telle que recommandée par Gardner, repose sur deux angles d’approche conjoints : un angle judiciaire et un angle psychothérapeutique22. Gardner, et d’autres à sa suite, ont par ailleurs divisé le SAP en trois niveaux : léger, modéré et sévère. Le nombre et la sévérité des huit symptômes affichés croît en fonction de ces différents niveaux. Ce qui importe pour établir ce classement n’est pas l’intensité du lavage de cerveau à l’encontre du parent non gardien, mais le degré de réussite de l’endoctrinement subi par l’enfant22. Pour chaque niveau de sévérité de SAP, Gardner émet des recommandations différentes en termes de prise en charge psychothérapeutique et judiciaire, avec, notamment, des recommandations différentes en ce qui concerne le droit de garde22. Selon Gardner, les décisions judiciaires relatives au droit de garde et aux conditions d’exercice du droit de visite devraient découler de l’appréciation de la sévérité du syndrome d’aliénation parentale afin de préserver les droits du parent non-gardien (le plus souvent le père) et garantir un développement psychologique harmonieux des enfants.

Cas légers

Dans les cas légers, où l’endoctrinement du parent gardien (décrit comme parent aliénant par Gardner) contre l’autre parent n’entraînent pas de perturbation du droit de visites, Gardner recommande de ne pas recourir au tribunal concernant le droit de visite16,23. Dans ces cas légers, la relation aux deux parents est décrite comme étant «forte, saine24», pouvant cependant être «minimalement pathologique25» avec le parent non gardien. En résumé, les enfants ne sont aliénés que de manière «relativement superficielle », se montrant « critiques et mécontents par intermittence26 ».

D’après Gardner, si le parent aliénant se voit confirmé son statut de parent gardien lors du jugement de divorce, il est probable que le syndrome d’aliénation parentale se dissipe par lui-même sans qu’une intervention psychothérapeutique spécifique pour le syndrome d’aliénation parentale ne soit nécessaire22.

mais « Selon Gardner, il serait dommageable pour l’enfant qu’un parent s’exprime de manière neutre à propos de son ex-conjoint, au lieu d’adopter un ton affectueux5. Cependant, les parents divorcés ont le droit à la libre expression de leurs opinions – y compris défavorables – de leurs ex-conjoints5.

Cas modérés

Dans les cas modérés, l’enfant se comporte «parfois de manière antagoniste et provocante27», les moments de passage de l’enfant entre ses deux parents se passent de manière «modérément difficile27» ; l’enfant se montre davantage sensible à l’endoctrinement du parent préféré : l’enfant soutient par exemple sans distance ce dernier dans le conflit parental, critique son autre parent de manière absurde ou sans fondement, il étend son rejet du parent ciblé à la famille de ce dernier27». La relation au parent non gardien est cependant «forte, saine ou minimalement pathologique27», tandis que la relation au parent gardien est «forte, légèrement ou modérément pathologique28».

Selon Gardner, les cas de syndrome d’aliénation parentale de degré modéré sont les plus communs29. Il suppose par ailleurs que ces cas sont le fruit de tentatives d’endoctrinement poussées30.

Recommandations légales

De manière générale, Gardner recommande le maintien de la garde exclusive de l’enfant à la mère pour les cas modérés de SAP. Ce droit de garde est cependant soumis à des conditions drastiques : à savoir possiblement l’obligation de suivre un traitement par un thérapeute appointé par le tribunal et spécialisé en syndrome d’aliénation parentale ainsi que – dans la plupart des cas – l’obligation pour la mère de s’assurer que l’enfant se rende en visite auprès de son père sous peine de sanctions sévères31.Ainsi, si la mère ne répond pas à ces obligations, Gardner recommande des sanctions financières dans un premier temps – comme la réduction du montant de la pension alimentaire perçue – puis en cas de récidive, le travail d’intérêt général, l’assignation à résidence (y compris avec la pose d’un bracelet électronique), voire l’incarcération pure et simple pour de courtes périodes31,32,13.

Dans le cas où l’enfant présente un syndrome d’aliénation parentale de degré modéré mais le parent aliénant un syndrome de degré sévère, Gardner recommande que le droit de garde soit transféré par le juge à l’autre parent33. Il recommande également que dans ce cas, le droit de visite exercé par le parent aliénant soit « extrêmement restreint, sous supervision si nécessaire, pour prévenir l’endoctrinement 34 ».

Recommandations psychothérapeutiques

Comme mentionné plus haut, Gardner subordonne le droit de garde du parent aliénant à sa participation à une thérapie menée par un professionnel mandaté par le tribunal et spécialisé en traitement du syndrome d’aliénation parentale31. Il précise que c’est dans le bureau de ce thérapeute que le parent aliénant doit amener l’enfant pour le droit de visite et que le thérapeute devra annoncer tout manquement de présentation de l’enfant aux autorités. Pour Gardner, seuls des thérapeutes spécialisés dans le traitement du syndrome d’aliénation parentale sont à même d’intervenir dans ces situations5. Ces spécialistes ne doivent pas hésiter à menacer le parent non gardien de la perte du droit de garde ni s’abstenir d’exercer des pressions envers lui/elle afin qu’il adopte un comportement adéquat5. Le parent aliénant et l’enfant voient le même thérapeute et ce dernier ne doit pas dénoncer d’éventuelles violences qui apparaitraient dans ce cadre5. Contrairement aux pratiques usuelles en matière de thérapie familiale, le thérapeute ne voit pas toute la famille mais uniquement le parent aliénant et le ou les enfants diagnostiqués comme souffrant du syndrome d’aliénation parentale5. Enfin, Gardner recommande que les parents aliénants et leur enfant soient forcés de suivre un tel traitement thérapeutique, même s’ils n’en ressentent pas le besoin de ce traitement ou s’y refusent5.

Cas sévères

Selon Gardner, les cas de syndrome d’aliénation parentale de degré sévère seraient rares, il estime leur prévalence à 5% à 10% des cas35,36. À ce stade, l’enfant présente les 8 symptômes du SAP et ce à un degré élevé. Par conséquent, l’exercice du droit de visite par le parent non gardien devient pratiquement impossible ou impossible à exercer35. Malgré ces difficultés avérées, Gardner décrit la relation entre l’enfant et le parent aliéné comme « forte, saine ou minimalement pathologique28 ». La relation entre l’enfant et le parent aliénant serait elle « sévèrement pathologique, souvent basée sur un lien paranoïde37 ».

Dans les cas sévères, où les enfants présentent la plupart ou l’ensemble des huit symptômes, et refusent obstinément la visite chez le parent ciblé – y compris avec des menaces de fugue ou de suicide si la visite est forcée – Gardner recommande que l’enfant soit retiré de la maison du parent aliénant puis placé dans une maison de transition avant d’aller dans la maison du parent ciblé. Une thérapie pour l’enfant est également recommandée16,23. Le but de la thérapie est alors de « déprogrammer » l’enfant, comme on « déprogramme » les soldats ayant été faits prisonniers de guerre et ayant subi un tel « lavage de cerveau » qu’ils en viennent à proclamer la haine de leur patrie38.

En cas de syndrome d’aliénation parentale modérée à sévère, Gardner incite le parent non gardien à saisir les tribunaux afin que le transfert de l’enfant chez lui soit ordonné par le tribunal, qu’il soit défendu au parent aliénant de prendre contact avec l’enfant pendant plusieurs semaines et que des amendes soit infligées au parent aliénant5,39. Dans les cas jugés sévères de syndrome d’aliénation parentale, Gardner recommande également aux juges de ne pas prendre au sérieux les allégations d’abus sexuels qui surviendraient dans le cadre d’une procédure de divorce10.

Selon Gardner, il faut agir rapidement en cas de syndrome sévère d’aliénation parentale car sinon le lien avec l’autre parent – le parent aliéné – serait endommagé de manière irrémédiable, voire à vie10. Selon certaines études l’enfant se rapprocherait du parent aliéné lorsqu’il grandit et devient plus mature psychologiquement, exception faite des cas de maltraitance10. D’autres études montrent cependant le contraire comme le rappelle Hubert Van Gijseghem (psychologue, professeur à l’université de Montréal) qui explique que : « souvent, en guise de consolation, on dit au parent aliéné : « ne vous en faites pas, en grandissant vos enfants vont voir plus clair et ils vont vous revenir ». Ceci est un mythe. L’observation longitudinale démontre que si on n’intervient pas, les enfants, s’aliènent de plus en plus du parent et, même adultes, ne chercheront plus du tout de contact avec le parent aliéné. Celui-ci est comme mort. S’il ne l’est pas en réalité, il l’est sur le plan psychologique40 ».

Intérêt supérieur de l’enfant

Dans le cadre des procédures de divorce ou de séparation, les juges sont fréquemment amenés à prendre des décisions relatives à l’autorité parentale et au lieu de résidence des enfants. Les législations occidentales et européennes prévoient généralement que ces décisions doivent être prises en fonction de l’intérêt supérieur de l’enfant. Les juges sont ainsi censés évaluer les situations au cas par cas et non suivre des principes généraux. De ce fait, tant des professionnels de la santé, du droit des enfants et de la protection contre la maltraitance infantile se sont alarmés des conséquences problématiques, selon eux, des prises de position de Gardner en matière de droit de garde18,41,5. D’autres, au contraire, ont alerté sur les conséquences dramatiques pour les enfants des cas d’aliénation parentale42.

Le cas des maltraitances envers l’enfant et l’adolescent

Apologie de la pédophilie

Dans ses écrits, Gardner a fait l’apologie de la pédophilie. On peut ainsi lire dans True and false accusations of child sex que « la pédophilie a été considérée comme étant la norme par la vaste majorité des individus dans l’histoire du monde43» et qu’il s’agit là «d’une pratique largement répandue et acceptée parmi littéralement des milliards de personne43 Selon lui – et contrairement à toute la littérature scientifique disponible à ce sujet – les abus sexuels n’auraient pas forcément des conséquences traumatisantes pour les enfants concernés, les effets dépendraient des attitudes sociales vis-à-vis de la pédophilie18. Il s’est déclaré favorable à ce que la mise à jour d’un abus sexuel ne soit pas automatiquement dénoncée aux autorités et a milité pour que des fonds fédéraux soient attribués pour assister ceux qui sont accusés à tort d’abus sexuel18. La position de Gardner relative à la pédophilie s’inscrit dans sa théorie personnelle sur la sexualité, d’après laquelle la violence sexuelle masculine dans son ensemble serait  » bénéfique du point de vue reproductif » pour l’humanité dans une perspective de l’évolution5.

Dans les années 1980, Gardner estime que lorsqu’un syndrome d’aliénation parentale est diagnostiqué chez l’enfant, alors l’on peut être certain que l’enfant n’a pas subi d’abus sexuel44. À la fin des années 1990, il considère qu’il ne faut pas diagnostiquer de syndrome d’aliénation parentale en cas d’abus sexuel avéré45.

Abus sexuel ou affabulations ?

Lorsque Richard Gardner conceptualise le SAP, il est convaincu que les mères ont de plus en plus recours à des fausses accusations d’abus sexuel afin de s’octroyer la garde exclusive de leur(s) enfant(s)46,44. En particulier, il est persuadé que :

  • il y aurait une épidémie d’accusations d’abus sexuels faites par les mères séparées dans le cadre de conflits autour de la garde de l’enfant ;
  • la majorité des accusations d’abus sexuels émergeant dans le cadre de conflit sur la garde de l’enfant seraient infondées ;
  • la majorité des fausses accusations sont le fait de d’épouses vengeresses qui cherchent à refuser un droit de garde à leur ex-conjoint ;
  • les parents maltraitants ou négligents en matière d’éducation se comporteraient d’une manière stéréotypée et seraient faciles à repérer46.

Richard Gardner aurait été d’avis que les mères éprouvent davantage que les pères le besoin de se venger de leur ex-conjoint car les hommes auraient « davantage d’opportunités de trouver une nouvelle partenaire47 » ce qui pose la question de sa propre perception de certains aspects psychologique. Pour Gardner, les mères transmettraient leur colère de manière consciente ou inconsciente à leur enfant, et c’est ce processus qui est à la source des accusations d’abus sexuels44. Le but de ces mères serait davantage la vengeance qu’un souci authentique de protéger leur enfant44. Gardner en aurait vu la preuve dans le fait qu’elles sont prêtes à dénoncer pénalement des abus sexuels, une attitude qui d’après lui découlerait du fait qu’elles « ne comprennent généralement pas le traumatisme psychologique subi par l’enfant à la suite des interrogatoires répétés par des professionnels de la santé mentale et du droit. […] Elles en veulent tellement à leur mari et sont si déterminées à se venger de lui qu’elles font l’impasse sur les effets préjudiciables des interrogatoires sur leurs enfants48 ».

Sexual Abuse Legitimacy Scale (SALS)

En 1987, Gardner développe un outil de mesure censé discriminer entre les fausses accusations d’abus sexuels et les situations d’abus sexuels avérés5. Il intitule cette échelle Sexual Abuse Legitimacy Scale (SALS)49,ce qu’on peut traduire en français par « Échelle de légitimité des abus sexuels ». Cette échelle est basée sur les opinions et intuitions de Gardner50 ; elle n’a pas été validée par de la recherche empirique9. La SALS était censée déterminer si un enfant a été abusé ou non, plus particulièrement si l’enfant a été victime d’inceste de la part du père9. L’échelle comprend 84 facteurs, relatifs à l’enfant, au père et à la mère9. Certains facteurs relatifs à la mère font partie prenante de sa définition du syndrome d’aliénation parentale9. Cependant il apparaît toujours délicat de définir des critères systématiques pour mesurer la légitimité de propos tenus par des enfants.

Protocols for Sex-Abuse Evaluation

Mesures d’éloignement (protection de l’enfance)

Réception et critiques

La validité scientifique du SAP, et donc sa recevabilité dans le témoignage d’experts, fait l’objet d’un débat constant. Il concernait l’ampleur avec laquelle le SAP était accepté par les professionnels sur le terrain et dans quelle mesure la méthodologie scientifique était vérifiable, vérifiée, et possédait un taux d’erreur connu et évaluée par les pairs16.

Absence du DSM

Le SAP n’est pas inclus dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV)5,18,19,51. Gardner et d’autres personnes ont milité pour son inclusion dans la révision du DSM-V15,52. En 2001, Gardner a soulevé le fait que lorsque le DSM-IV a été publié il n’y avait pas suffisamment de recherches pour y inclure le SAP, mais depuis, il y a eu des articles suffisamment rigoureux pour pouvoir être pris en compte53. Dans une enquête des évaluateurs de garde publiée en 2007 aux États-Unis la moitié des réponses étaient défavorables à son inclusion, tandis qu’un tiers y étaient favorables14. Une formulation connexe, nommée trouble d’aliénation parentale, a été proposée, suggérant que l’intégration du SAP dans le DSM-V promouverait la recherche sur le sujet et le traitement approprié, ainsi que réduirait le mauvais usage de ce concept valide et fiable8. En décembre 2012, l’Association américaine de psychiatrie a annoncé que le SAP n’était pas inclus dans la révision du DSM-V54 faite cette année là.

Critiques de la communauté scientifique

La communauté scientifique a largement réfuté les travaux de Gardner et le syndrome d’aliénation parentale est majoritairement considéré comme de la pseudo-science par cette dernière. Les critiques formulées à l’encontre de cette théorie sont de plusieurs ordres : manque de rigueur scientifique, faiblesse conceptuelle. hypothèses de bases infirmées par des études rigoureuses, non falsifiabilité.Le SAP tel que formulé par Gardner a été critiqué pour son manque de fondement scientifique55,56,57, et en tant qu’hypothèse dont les adeptes n’auraient pas réussi à s’acquitter de la charge de la preuve pour justifier son acceptation5,55,57. Les premières publications sur le SAP ont été auto-publiées et n’ont pas été révisées par des pairs32. Bien que les articles suivants aient été publiés dans des revues évaluées par les pairs, la plupart étaient constitués de preuves anecdotiques sous forme d’études de cas58,59. En outre, dans le peu de recherches effectuées sur le SAP, sa validité et sa réfutabilité n’ont pas été suffisamment prouvées10,11. Le manque de recherches objectives, ainsi que de réplication, de falsifiabilité et de publication indépendante ont conduit à des critiques, qualifiant le SAP de pseudo-science ou de junk science (« science poubelle »)9,55,56 par ses détracteurs. Les défenseurs du SAP admettent que la validité et la fiabilité du SAP doivent être confirmées par des études contrôlées et systématiques à une plus grande échelle32,14,60, et que l’unique étude publiée en 2004 doit être complétée, ce qui suggère que les praticiens pourraient arriver à un consensus basé sur des rapports écrits61.

Le fondement de la théorie du SAP a été décrit comme incomplet, simpliste et erroné du fait qu’il ignore de multiples facteurs (y compris les comportements de l’enfant, des parents et des autres membres de la famille) qui peuvent contribuer à l’aliénation parentale, au dysfonctionnement de la famille et à la rupture de l’attachement entre un parent et un enfant32,17,62,58,63. Selon ses détracteurs le SAP exagèrerait les effets néfastes de l’aliénation parentale sur les enfants10,61. Cependant, selon ses défenseurs, il est très difficile de déterminer le nombre de fausses allégations d’abus sexuels sur enfant. Des inquiétudes ont été exprimées sur le fait que le SAP n’ait pas le soutien scientifique suffisant pour être qualifié de syndrome et que Gardner ait popularisé le SAP comme un syndrome en se basant sur une classification de comportements assez vague32,19.

Bien que le SAP ne soit pas accepté comme syndrome, l’aliénation parentale est une dynamique moins controversée présente dans la littérature juridique et de la santé mentale64,65. Depuis que Gardner a proposé le SAP, d’autres chercheurs dans le domaine ont suggéré de se concentrer moins sur le diagnostic du syndrome et plus sur la définition de ‘’l’enfant aliéné’’ ainsi que sur la dynamique des situations qui ont contribué à l’aliénation17,65.

Statut clinique

Le SAP a été critiqué pour rendre le travail clinique avec les enfants aliénés confus32. L’analyse de Gardner a été critiquée pour l’attribution inappropriée de toute responsabilité du comportement de l’enfant à un seul parent, alors que le comportement de l’enfant est souvent le résultat d’une dynamique plus complexe, dans laquelle les deux parents et l’enfant jouent un rôle39,63.

Gardner a désapprouvé la critique du SAP[Laquelle ?] en la qualifiant de simpliste et affirmant que, bien qu’il existait une grande variété de causes pour lesquelles un enfant peut devenir aliéné d’un parent, dans le cas du SAP le facteur étiologique primaire était le parent effectuant le lavage de cerveau et que dans le cas contraire le SAP n’avait pas lieu13.

Critiques féministes

En 2006 Patrizia Romito publie un livre sur les stratégies d’occultation de la violence masculine à partir d’études scientifiques et s’attache à démontrer que les « fausses dénonciations d’abus sexuels sur les enfants en cas de séparation » sont un mythe fabriqué, car d’une part peu les études montrent que très peu de plaintes sont fausses (2 à 8%) , et d’autre part le taux de dénonciation est peu élevé66. Elle démonte les arguments de Richard Gardner qu’elle qualifie d’escroquerie intellectuelle, et dénonce la tendance à la psychologisation de cas individuels qui empêche tout traitement politique de la violence conjugale et contribue au déni de la violence masculine, découlant selon elle des rapports sociaux entre les sexes. Pour Romito, ce déni de la violence masculine est à mettre sur le compte du Backlash (essai) tel que décrit par Susan Faludi en 199167, à savoir une tentative de démantèlement des acquis des droits des femmes68. Au Canada, le sociologue féministe Martin Dufresne a également critiqué le concept du SAP en s’appuyant sur de nombreuses études et publications scientifiques69. Il souligne que la plupart des ouvrages de Gardner ont été publiés à compte d’auteur et ne sont donc pas le résultat d’une démarche scientifique rigoureuse70. Ce fait est également attesté lors d’un procès aux États-Unis, le tribunal de l’Etat de New-York en 2000 refuse de se baser sur le témoignage de Gardner dans l’affaire Fortin, alléguant que 42 sur 43 livres de Gardner ont été publiés par sa prope maison d’édition70.

Le fait que le SAP vise principalement des mères dénonçant les abus sexuels au cours d’une procédure de séparation car ce sont elles qui en général ont la garde de des enfants, décrédibilisant leur discours a également été critiqué71,72, ainsi que l’utilisation de ses théories par une mouvance dite masculiniste73,74, notamment par des associations comme SOS Papa75et du collectif de la grue jaune en France76,77,78,79,80,81.

Lutte pour la reconnaissance du SAP

Associations

En France, l’ACALPA, association réunissant des psychologues et des juristes, lutte pour sa reconnaissance officielle et la défense des enfants concernés. De nombreux psychologues décrivent des cas de syndrome d’aliénation parentale comme Jacques Biolley3, qui préfère employer lui le terme de « syndrome d’éviction parentale » ou « syndrome d’exclusion parentale, ou encore Marie-France Hirigoyen qui aborde rapidement le sujet dans ses deux livres Le Harcèlement moral82 et Abus de faiblesse et autres manipulations83.

Selon Broca et Odinez, Gardner n’aurait pas été le premier à décrire l’aliénation parentale et ses effets psychologiques, le syndrome serait mentionné dans des procédures juridiques depuis le début du XIXe siècle, ainsi que dans les écrits des professionnels de la santé mentale depuis les années 194042. Selon ces auteurs, David L. Levy, qui n’avait jamais entendu parler de SAP, décrit tous les composants de ce phénomène dans son livre Maternal Oveprotection, publié en 194342.

Hubert Van Gijseghem

Sexisme et SAP

Le SAP a été critiqué pour son sexisme et utilisé par des groupes de pères pour marginaliser les craintes et les préoccupations légitimes concernant des abus. Des groupes de femmes se sont donc opposés à la légitimité du SAP et le considèrent comme un danger pour les enfants62. Après ses premières publications, Gardner a révisé sa théorie pour rendre les pères et les mères tout aussi susceptibles d’aliéner ou être manipulateurs et nié le caractère sexiste du SAP. Gardner a indiqué plus tard qu’il croyait que les hommes étaient tout aussi susceptibles d’être aliénants13. Des études sur les enfants et les adultes étiquetés comme souffrant du SAP ont suggéré que les mères étaient plus susceptibles que les pères d’être le parent aliénant14. Cependant, la surreprésentation des mères, au moment des observations faites par Gardner, a ensuite été critiquée comme constitutive d’un biais statistique lié au fait que les juges donnaient très majoritairement la garde aux mères. Le parent le plus capable de mettre en place un SAP, ou SEP, étant le parent qui s’est vu accordé la « garde principale » de l’enfant. L’aspect « sexiste » a dès lors perdu de sa substance.

La formulation originale de Gardner qualifie presque exclusivement les mères comme étant le parent aliénant. Elle a été approuvée par les groupes de défense des droits des pères, car elle leur a permis d’expliquer la réticence des enfants à rendre visite à leurs pères et de jeter le blâme sur leurs ex-épouses65,84. En revanche, les groupes de femmes ont critiqué le SAP car il permettait aux agresseurs de prétendre que les allégations de traitement abusif par la mère ou par l’enfant n’étaient qu’un reflet d’un lavage de cerveau65. La surreprésentation des mères, au moment des observations faites par Gardner, ayant ensuite été critiquée comme constitutif d’un biais statistique lié au fait que les juges donnaient très majoritairement la garde aux mères. Le parent le plus en capable de mettre en place un SAP, ou SEP, étant le parent qui s’est vu accordé la « garde principale » de l’enfant.

Recours au diagnostic de syndrome d’aliénation parentale dans les tribunaux

Amérique

Canada

À l’origine, les Affaires judiciaires canadiennes ont accepté des avis d’experts sur le SAP. Elles ont utilisé le terme « syndrome » et étaient d’accord avec la théorie de Gardner selon laquelle un seul des parents était entièrement responsable de l’apparition du SAP. Gardner a témoigné dans un cas (Fortin c Major, 1996), mais le tribunal n’a pas accepté son avis, concluant que l’enfant en question n’avait pas été aliéné. Une conclusion basée sur l’évaluation d’un expert désigné par le tribunal qui, contrairement à Gardner, avait rencontré les membres de la famille65. Des affaires plus récentes, bien qu’acceptant le concept d’aliénation, ont mentionné l’absence du SAP dans le DSM-IV, et ont généralement évité la terminologie « syndrome », soulignant que les changements de garde sont stressants pour l’enfant et ne devraient se produire que dans les cas les plus sévères65. En 2006 un rapport de recherche du Ministère de la Justice (Canada) décrit le SAP comme « empiriquement non vérifié » et a favorisé un cadre différent pour traiter des questions d’aliénation, bénéficiant de plus de soutien pour la recherche85. Les décisions quant à une éventuelle aliénation parentale sont considérées comme appartenant à la justice et déterminées par celle-ci sur la base des faits de l’affaire, plutôt que sur un diagnostic fait par un professionnel de la santé mentale.Il est reconnu que le rejet d’un parent est une question complexe, et qu’une distinction doit être faite entre l’aliénation pathologique et l’éloignement raisonnable65.

États-Unis

Le SAP a été cité dans le cadre du processus de détermination de la garde des enfants aux États-Unis6. Sur la base de l’évaluation du SAP, les tribunaux des États-Unis ont accordé la garde exclusive à certains pères5. Le SAP a été contesté en vertu du critère Frye qui a évalué sa reconnaissance par la communauté scientifique5,86. Gardner prétendait que le SAP était généralement admis par la communauté scientifique et a passé le test Frye dans deux états13. Or, une analyse des affaires judiciaires (2006) impliquant des cas de SAP cités par Gardner a conclu que ces décisions n’ont pas fait jurisprudence, que le SAP est perçu négativement dans la plupart des études juridiques et que les écrits de Gardner ne fondent pas l’existence du SAP. Des soixante-quatre cas précédents, seules deux décisions prises dans l’État de New York par deux tribunaux de juridiction criminelle ont effectivement créé des précédents. Les deux soutenaient que le SAP était irrecevable l’une d’entre elles a révélé que le SAP a échoué au test Frye. Étant donné que la communauté professionnelle n’avait pas fait consensus sur la question, cette décision a été confirmée dans une Cour d’appel. Gardner a listé cinquante affaires sur son site internet, où il déclarait qu’elles avaient mis en place des jurisprudences qui rendaient le SAP recevable. Cela dit, en réalité aucune ne l’a fait : quarante six n’ont pas discuté sa recevabilité et les quatre restant étaient problématiques :

  • Une affaire a établi que le SAP a passé le test Frye, mais l’appel n’a pas discuté le test et a rejeté l’appellation « Syndrome d’Aliénation Parentale ». Le verdict s’est concentré sur la « volonté et la capacité de chaque parent de faciliter et d’encourager une relation proche et continue entre les parents et l’enfant ».
  • Dans la seconde affaire, la cour d’appel n’a pas examiné le SAP.
  • La troisième affaire a spécifiquement choisi de ne pas discuter la recevabilité du SAP.
  • La quatrième affaire n’a pris aucune décision sur le SAP5.

Europe

Des exemples de décisions87 s’appuyant sur la reconnaissance du SAP apparaissent en France, Roumanie, Finlande, Espagne, Hongrie, Suisse, République tchèque, Bulgarie.

France

En France la ministre Laurence Rossignol demande l’inscription d’une fiche d’information sur le site du ministère de la justice afin d’interdire l’utilisation dans le cadre judiciaire du concept de SAP. Cette notice est mise à jour à la demande de Laurence Rossignol en 2018. Le Ministère de la Justice publie une réponse dans le JO suite à cette demande 88,89:

« une note d’information a été mise en ligne sur le site intranet de la direction des affaires civiles et du sceau du ministère de la justice pour informer les magistrats du caractère controversé et non reconnu du syndrome d’aliénation parentale, les inciter à regarder avec prudence ce moyen lorsqu’il est soulevé en défense et leur rappeler que d’autres outils sont à leur disposition en matière civile pour faire face aux situations parfois réelles d’un parent qui tenterait d’éloigner progressivement l’enfant de l’autre parent ».

Cette initiative est annoncée en 2017 dans la mesure 58 du 5ème plan de lutte contre toutes les violences faites aux femmes90 qui indique que :

«Dans les cas de violences conjugales ou de violences faites aux enfants, l’allégation du « syndrome d’aliénation parentale » soulève de réelles difficultés. Elle conduit à décrédibiliser la parole de la mère, exceptionnellement du père ou de l’enfant, et par conséquent à en nier le statut de victime en inversant les responsabilités.»

Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, concernant l’évaluation du SAP, sa recevabilité a été rejetée à la fois dans une étude d’experts91 et par la Cour d’appel d’Angleterre et du pays de Galles6,7

Aliénation parentale

De très nombreux termes ont été employés pour décrire ces phénomènes, SAP, aliénation parentale, etc. Dans tous les cas ils décrivent le fait qu’un parent manipule son enfant de manière que l’enfant développe une vision négative de l’autre parent, voire que l’enfant se mette à refuser de voir l’autre parent. Le dénigrement systématique de l’autre parent résultant de la seule animosité à son égard est source de souffrance psychique chez l’enfant et l’adolescent92. L’aliénation parentale est une forme de maltraitance psychologique93. L’aliénation parentale est le terme le plus employé aujourd’hui 93,42. « Certes Clawar et Rivlin et bien d’autres utilisent différents termes pour nommer le même phénomène que Gardner appelle le SAP. Et de nos jours, la plupart des auteurs se réfèrent désormais à l’Aliénation Parentale et n’utilisent pas le terme de SAP, sauf quand ils discutent le sujet dans un contexte historique »42

Lors de séparations et de divorces, les enfants sont parfois victimes de véritables campagnes de manipulation visant à aliéner un enfant à son autre parent dans le but d’obtenir une autorité parentale exclusive et/ou de restreindre fortement l’exercice du droit de visite.

Bien que le SAP ne soit pas accepté comme syndrome, l’aliénation parentale est une dynamique moins controversée présente dans la littérature juridique et de la santé mentale64,65. Depuis que Gardner a proposé le SAP, d’autres chercheurs dans le domaine ont suggéré de se concentrer moins sur le diagnostic du syndrome et plus sur la définition de « l’enfant aliéné » ainsi que sur la dynamique des situations qui ont contribué à l’aliénation17,65.

Article détaillé : aliénation parentale.

Évolution du concept de syndrome d’aliénation parentale

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Références

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  24. strong, healthy, cf. (en) Richard A. Gardner, « Recommendations for Dealing with Parents who Induce a Parental Alienation Syndrome in their Children », Journal of Divorce and Remarriage,‎ 1998, p.4 (DOI 10.1300/J087v28n03_01)
  25. strong, healthy or minimally pathological, cf. (en) Richard A. Gardner, « Recommendations for Dealing with Parents who Induce a Parental Alienation Syndrome in their Children », Journal of Divorce and Remarriage,‎ 1998, p.4 (DOI 10.1300/J087v28n03_01)
  26. « In the mild type, the alienation is relatively superficial and the children basically cooperate with visitation, but are intermittently critical and disgruntled ». cf. (en) Richard A. Gardner, « Recommendations for Dealing with Parents who Induce a Parental Alienation Syndrome in their Children », Journal of Divorce and Remarriage,‎ 1998, p.2 (DOI 10.1300/J087v28n03_01)
  27. a b c et d (en) Richard A. Gardner, « Recommendations for Dealing with Parents who Induce a Parental Alienation Syndrome in their Children », Journal of Divorce and Remarriage,‎ 1998, p.4 (DOI 10.1300/J087v28n03_01)
  28. a et b strong, mildly to moderately pathological, cf. (en) Richard A. Gardner, « Recommendations for Dealing with Parents who Induce a Parental Alienation Syndrome in their Children », Journal of Divorce and Remarriage,‎ 1998, p.4 (DOI 10.1300/J087v28n03_01)
  29. (en) Richard A. Gardner, « Recommendations for Dealing with Parents who Induce a Parental Alienation Syndrome in their Children », Journal of Divorce and Remarriage,‎ 1998, p.8 (DOI 10.1300/J087v28n03_01)
  30. « It is in this category that the mother’s programming of the child is likely to be formidable and she may utilize a wide variety of exclusionary tactics. » cf(en) Richard A. Gardner, « Recommendations for Dealing with Parents who Induce a Parental Alienation Syndrome in their Children », Journal of Divorce and Remarriage,‎ 1998, p.8 (DOI 10.1300/J087v28n03_01).
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  34. « extremely restricted visitation by the preferred parent, under supervision if necessary, to prevent indoctrination »{ cf. (en) Richard A. Gardner, « Recommendations for Dealing with Parents who Induce a Parental Alienation Syndrome in their Children », Journal of Divorce and Remarriage,‎ 1998, p.5 (DOI 10.1300/J087v28n03_01)
  35. a et b (en) Richard A. Gardner, « Recommendations for Dealing with Parents who Induce a Parental Alienation Syndrome in their Children », Journal of Divorce and Remarriage,‎ 1998, cf.p.4 et p.13-21 (DOI 10.1300/J087v28n03_01)
  36. Gardner ne présente aucune statistique pour étayer cette estimation. Il indique qu’elle découle de sa pratique, sans plus de précision.
  37. severely pathological, often paranoid bonding, cf. (en) Richard A. Gardner, « Recommendations for Dealing with Parents who Induce a Parental Alienation Syndrome in their Children », Journal of Divorce and Remarriage,‎ 1998, cf.p.4 (DOI 10.1300/J087v28n03_01)
  38. (en) Richard A. Gardner, « Family therapy of the moderate type of parental alienation syndrome », The American Journal of Family Therapy,‎ 1999, cf. p. 205-206
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  50. Pour un descriptif détaillé des opinions de Gardner relatif aux abus sexuelle, à la sexualité enfantine et adulte, à la psychologie féminine cf. Faller (1998) : The parental alienation syndrome : what is it and what data support it ?. L’article présente les idées qui sont à l’origine de l’échelle SALS ainsi que celles – légèrement différentes – qui sont à l’origine de l’ouvrage Protocols for Sex-Abuse Evaluation (1995).
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Bibliographie

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

 



Christophe Castaner a été condamné en 1995 pour de l’humour à la mode Luraghi

Mais je me demande si le maître lui-même n’a pas été condamné plus récemment.

C’est en tous les cas ce que laisse entendre cette discussion qu’il a eue sur Twitter avec un de ses camarades de jeu le 1er septembre 2019 :

Christophe Castaner a été condamné en 1995 pour de l'humour à la mode Luraghi dans Calomnie Cyprien%2BLuraghi%2Bsur%2BTwitter%2B_%2B_%2540krisz_terik%2B%2540Spleenlancien2%2BInt_%2B-%2Btwitter.com

 

https://www.nouvelobs.com/politique/20190809.OBS16999/marianne-ressort-l-affaire-de-la-bd-pornographique-distribuee-par-castaner-en-1995.html

« Marianne » ressort l’affaire de la « BD pornographique » distribuée par Castaner en 1995

 

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, à Nimes, le 6 août 2019.
Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, à Nimes, le 6 août 2019. (PASCAL GUYOT / AFP)

 

Le journal raconte comment, en 1995, l’actuel ministre de l’Intérieur avait été condamné pour avoir organisé la diffusion sur la voie publique d’une « bande dessinée véritablement pornographique ».

 

Par L’Obs

Publié le 09 août 2019 à 14h51

C’est la fois où Christophe Castaner a été condamné pour « diffamations et injures publiques envers particulier, fonctionnaire ou citoyen chargé d’un service public par parole, écrit, image ou moyen audiovisuel ».

L’histoire se déroule en 1995 à Avignon, raconte « Marianne » qui est allé fouiller dans les archives pour narrer cette ancienne bavure du ministre de l’Intérieur. A l’époque, Christophe Castaner a 29 ans, il est adjoint au directeur général des services de la mairie, son premier poste important, et il œuvre, avec d’autres, pour la campagne municipale du maire socialiste Guy Ravier.

Pour mettre toutes les chances de leur côté et mieux atteindre le camp adverse, une poignée de militants socialistes distribuent dans les boîtes aux lettres des habitants 35 000 tracts à travers la ville sous forme d’une bande dessinée, titrée « la Dinde enchaînée » et « Erections municipales ». Sur la couverture pastichant le célèbre « Canard enchaîné «, raconte « Marianne » :« sont dépeints, animalisés, la candidate RPR Marie-Josée Roig et le sénateur Alain Dufaut, en train de s’accoupler. Lui est grimé en vautour, elle en dinde, enchaînée et extatique, tous deux bavant de plaisir.Le scénario est simple : Alain Dufaut (alias “Duf-duf”) manque de courage pour prendre la mairie lui-même et fait appel au représentant du “F-Haine” local, chauve et bardé d’un brassard noir, qui lui fait rencontrer Marie Josée-Roig.Celle-ci est croquée déambulant dans une voiture noire dont le pare-chocs a laissé place à une bouche aux lèvres bombées façon imagerie coloniale. Et au cas où tout le monde n’aurait pas saisi la finesse de la blague, un personnage la décrit, dans un parler petit nègre, comme arrivant au volant de sa “wingo noi’e’”… »

Contactée par « Marianne », Marie Josée-Roig se souvient :

« J’ai été très interloquée en découvrant ce tract, mais ayant une bonne connaissance de la population avignonnaise, j’étais aussi persuadée que cela ne prendrait pas, et ce fut largement le cas. »

« Je me rhabille, je débarque et je dis stop ! »

En effet, le tract n’empêchera pas Marie-Josée Roig d’être élue à Avignon, où elle restera maire jusqu’en 2014, précise encore « Marianne ». Mais la justice, elle, ne laisse pas passer l’affaire. Elle se saisit alors rapidement des plaintes déposées. Cinq hommes l’intéressent, parmi eux, Christophe Castaner.

Les autres : trois personnes, Michel Becker, Alain Moretti et Thomas Pierre, qui jettent les bases du tract, raconte « Marianne ». Et « un quatrième, Michel Coviaux, sera le dessinateur, tandis qu’Alain Moretti se chargera du scénario. Reste maintenant à trouver la personne idoine pour faciliter la diffusion des quelque 35 000 tracts. Ce sera Christophe Castaner. ».

En 2018, Castaner évoquait l’affaire au « JDD » en ces termes.

« Un militant m’appelle vers minuit. Il me réveille et me dit : “Casta, je crois qu’on a fait une connerie.” Je n’avais pas vu la BD. Je me rhabille, je débarque et je dis stop ! »

« A l’époque des faits, il sert la même version à la justice, reconnaît avoir “péché”, tout en invoquant auprès du tribunal une “inattention pendant une durée de vingt minutes”, rapporte « Marianne ». Mais déjà en 1995 le TGI d’Avignon n’est pas convaincu. Il estime également qu’il s’agit « non pas d’une brochure satirique » mais bien d’« une bande dessinée véritablement pornographique ». Sa décision tombe le 10 octobre 1996 :

« Christophe Castaner a été chargé de la distribution des brochures tirées à 35 000 exemplaires pour le prix de plus de 50 000 francs ; il est aussi peu pensable qu’après avoir permis cette diffusion, il en eut arrêté celle-ci seulement vingt minutes après, en raison du nombre d’exemplaires répandus dans la ville d’Avignon. »

Conclusion :

« M. Castaner ne peut bénéficier d’une équivoque quelconque car lui a eu en sa possession l’ouvrage en son entier et en couleur, et c’est par son intermédiaire que ces brochures ont été distribuées. »

Christophe Castaner sera finalement condamné à payer 50 000 francs d’amende pour « diffamations et injures publiques envers particulier, fonctionnaire ou citoyen chargé d’un service public par parole, écrit, image ou moyen audiovisuel. Auxquels s’ajoutent 51 000 francs de dommages et intérêts à régler avec ses camarades éditeurs improvisés de bande dessinée à l’attention d’Alain Dufaut et Marie-Josée Roig », poursuit « Marianne ».

L'Obs

 



@HomereHoupette sur Twitter n’est plus…

Je ne suis pas tous les jours sur Twitter mais vais quand même y surveiller assez régulièrement les cochoncetés du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi depuis qu’il s’y est inscrit le 14 février dernier, comme il le sait et tous ses complices également depuis que j’en ai republié quelques-unes ici même.

Le 22 mai dernier, j’en avais également relevé de son compère « Homere » :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/05/22/lancien-riverain-de-rue89-homere-toujours-tres-inspire/

Puis je n’y avais plus fait attention. Or, que vois-je aujourd’hui ?

Il s’est inscrit sur Twitter sous un nouveau pseudonyme le 25 mai dernier.

En effet, son antique « HomereHoupette » venait de disparaître, il est désormais suspendu :

https://twitter.com/HomereHoupette/with_replies

Son nouveau compte a été clairement signalé aujourd’hui même par une de ses complices « déconnologues » dans cette série de tweets :

 

les profs d’Histoire , friands de buzz , ne relaient que rarement la vision du Général pour la privatisation des aéroports et autres jeux d’argent.
PRDR8r0F_bigger dans Calomnie
TEAM MACRON
@Team_Macron_
·

18 juin

Pas étonnant quand on sait que le corps enseignant est gangrené par l’officine stalino-trotskiste SNUIPP-FSU.
CRFWX4x5_bigger dans Corruption
ohéheinbon
@oheheinbon
·

10h

Magnifique tweet illustrant à merveille l’étroitesse idéologique des macroneux, leur mépris pour les fonctionnaires, la gauche, la démocratie, et ajouterais-je, les hippies.
 dans Crime
Caporal_Pancho
@Caporal_Pancho
·

5h

Ah Ah ! Tu t’es fait eu

CRFWX4x5_bigger dans Folie
ohéheinbon
@oheheinbon
·

5h

Pas du tout. Tu me prends pour un couillon c’est ça ? Je sais bien que c’est un compte parodique, voyons.
 dans LCR - NPA
Caporal_Pancho
@Caporal_Pancho
·

5h

Je ne me permettrais pas

wacpeS_-_bigger dans Le Post
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

5h

Tout au plus nous pourrions nous permettre de dire qu’il a l’air nouille, c’t'andouille.
CRFWX4x5_bigger dans Luraghi
ohéheinbon
@oheheinbon
·

5h

/>

 dans NEMROD34
Caporal_Pancho
@Caporal_Pancho
·

5h

/>

CRFWX4x5_bigger dans Pédophilie
ohéheinbon
@oheheinbon
·

5h

C’est vil…
 dans Perversité
Caporal_Pancho
@Caporal_Pancho
·

5h

Ah oui mais moi je suis comme ça.
8ZzCZ4FT_bigger dans Politique
Miss Derkins
@_D_E_F_I
·

57m

Homère ne mérite pas ça.
  • wacpeS_-_bigger dans Rue89
    Cyprien Luraghi
    @CyprienLuraghi
Si. Largement, même.
3:38 PM · 24 juin 2019 · Twitter Web Client
8ZzCZ4FT_bigger dans Troll
Miss Derkins
@_D_E_F_I
·

47m

Tu dis ça parce qu’il est architecte ?
wacpeS_-_bigger dans Ufoscepticisme
Cyprien Luraghi
@CyprienLuraghi
·

47m

Aussi. Mais pas que.

 

 

Voilà donc le nouveau compte sur Twitter de l’ancien riverain de Rue89 et « déconnologue distingué » répondant au pseudonyme de « Homere », celui-là même qui en 2010 se vantait publiquement d’avoir usé de son « bras long » pour obtenir mes bannissements successifs des sites Rue89 et Le Post pour des publications tout à fait licites qui le dérangeaient :

https://twitter.com/oheheinbon

ohéheinbon
@oheheinbon
Dit parfois des gros mots. Déporté de Twitter à maintes reprises. Convaincu que les droiteux sont avant tout des gros radins, les fafs des crétins incurables.
A rejoint Twitter en mai 2019

 

 

Ses deux premiers tweets furent ceux-ci :

CRFWX4x5_bigger
ohéheinbon
@oheheinbon
·

25 mai

Les éructéropes sont des tafioles.
CRFWX4x5_bigger
ohéheinbon
@oheheinbon
·

25 mai

I am back and it is going to feuking chier !!!!

 

 

Apparemment, il aura donc suffi que j’en parle ici même pour qu’aussitôt il disparaisse, comme autrefois certains des comptes de son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi sur le site Rue89.

Il est heureux de constater que contrairement à des sites comme Rue89 et Le Post autrefois ou 20minutes.fr aujourd’hui (un cas particulièrement choquant sur lequel nous ne manquerons pas de nous épancher), Twitter n’est pas géré par des ténors ou des parrains de la pire « Ligue du LOL ».



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