Attentats de Trèbes et de Carcassonne : un indic de la DGSI suspecté

Il s’agit d’un ancien militaire qui pourrait avoir fourni au terroriste l’arme du crime.

Ce n’est pas la première fois que d’anciens militaires, des indics ou des agents du renseignement sont suspectés ou convaincus de complicité dans ces affaires de terrorisme islamiste.

Est-ce un frein pour les enquêteurs ? Probablement.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/attentat-de-trebes-et-de-carcassonne-le-role-trouble-d-un-indic-du-renseignement-02-12-2019-8208102.php

Attentats de Trèbes et de Carcassonne : le rôle trouble d’un indic du renseignement

 

Selon nos informations, un huitième suspect vient d’être mis en examen dans l’enquête sur les attentats de l’Aude. Son profil réserve des surprises : proche du terroriste, il est aussi un informateur d’un service de renseignement.

 

 Le 23 mars 2018, le terroriste Radouane Lakdim sème la mort sur un parking de Carcassonne et au Super U de Trèbes.

Le 23 mars 2018, le terroriste Radouane Lakdim sème la mort sur un parking de Carcassonne et au Super U de Trèbes. AFP/Eric Cabanis

 

Par Jérémie Pham-Lê

Le 2 décembre 2019 à 17h55, modifié le 2 décembre 2019 à 18h03

A-t-il dupé ses agents traitants? Ou bien a-t-il été pris par erreur dans la nasse antiterroriste du fait de ses missions au service de l’Etat? Un certain mystère nimbe le dossier des attentats de Trèbes et de Carcassonne (Aude) depuis la discrète mise en examen, le 3 octobre, d’un nouveau suspect que nous appellerons Paul ( le prénom a été modifié ).

Côté pile, ce quadragénaire se présente comme un ancien militaire reconverti dans le privé. Côté face, cet homme est un collaborateur d’un service de renseignement français. De sources proches de l’enquête, la justice se demande s’il n’a pas aidé, en toute duplicité, le terroriste Radouane Lakdim à se procurer des armes pour perpétrer les tueries (quatre morts, quinze blessés). L’intéressé, lui, jure au contraire avoir signalé la radicalisation du défunt djihadiste…

Ce développement embarrassant pour la lutte antiterroriste trouve son origine dans les investigations menées sur la provenance du pistolet utilisé par Lakdim. C’est avec ce calibre 7-65, de marque Ruby, que l’ancien délinquant de 25 ans sème la mort le 23 mars 2018 sur un parking de Carcassonne et au Super U de Trèbes. Avant d’exécuter le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, qui s’est substitué à une otage, et d’être abattu par les gendarmes du GIGN.

En contact avec le terroriste via Messenger

Sept personnes – dont sa compagne – sont mises en examen dans les mois qui suivent, soupçonnées d’avoir eu connaissance de son projet ou de lui avoir apporté un soutien logistique. Mais aucune pour avoir fourni l’arme du crime. Plus inquiétant, selon des proches, Radouane Lakdim se serait constitué un arsenal, qu’il aurait confié à des tiers ou enterré à un endroit non identifié.

C’est dans ce cadre que le nom de Paul apparaît dans l’enquête. Converti à l’islam, il a côtoyé de nombreux jeunes dans l’Aude dans le cadre d’activités sociales, dont Lakdim. Les investigations révèlent qu’il était en contact avec le terroriste jusque dans les dernières semaines précédant les attaques, utilisant l’application Messenger ou un téléphone dédié. Deux témoignages récents l’incriminent. Mais leur crédibilité est incertaine.

Selon un ami de Radouane Lakdim, ce dernier se serait vanté d’avoir récupéré une arme auprès « d’un militaire » peu avant de se muer en terroriste. Un autre accuse Paul de s’être adonné au trafic d’armes avec Lakdim en vue de braquages dont il tirait une partie des bénéfices. Le quadragénaire est-il ce fameux militaire ? Aurait-il cédé l’arme des attentats ? L’homme se ferait petit depuis…

Il aurait signalé un début de radicalisation dès 2014

Le 30 septembre, Paul est interpellé par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) dans le sud de la France. En garde à vue, le suspect semble tomber des nues. « Ça (l’attentat) aurait pu être évité, lâche-t-il d’emblée aux enquêteurs. Lakdim avait changé. Il avait un parler sur la religion qui a changé. C’est pour cela que je l’ai signalé à C. » « Qui est C. ? » le relance un policier. « C’est quelqu’un de chez vous à qui je signalais les jeunes […] quand je voyais un changement au niveau de la religion. »

L’ancien soldat révèle qu’il est un indicateur de la DGSI depuis plusieurs années du fait de son entregent dans les quartiers sensibles de l’Aude. Il y jouirait d’une aura de « grand frère ». L’homme prétend qu’il s’est rapproché de Radouane Lakdim uniquement en vue de recueillir des informations qu’il transmettait à ses agents traitants, qu’il voyait chaque mois selon un protocole confidentiel. Il dit avoir signalé un début de radicalisation de Lakdim dès 2014 après un projet de voyage pour La Réunion qu’il soupçonnait être une tentative de rejoindre la Syrie. Ainsi que le braquage d’une armurerie qu’il aurait commis.

Le comportement du jeune homme se serait encore plus endurci trois mois avant l’attentat. « Il était de plus en plus en djellaba et, dans sa façon de parler, de plus en plus radical […]. Il ne voulait plus rien à voir avec notre monde. Il était encore plus dur contre les mécréants, disant qu’il faut les combattre », relate Paul aux enquêteurs, précisant alors avoir reçu des « consignes de signaler quand il changerait ». Néanmoins, admet-il, il n’aurait pas imaginé que Lakdim passe à l’action. « Je ne pensais pas qu’il ferait ça. À la rigueur péter des plombs le jour où il se fait contrôler, ça ne m’aurait pas surpris mais pas un tel acte. »

Libéré sous contrôle judiciaire

Ces informations sont-elles bien remontées jusqu’aux autorités ? Ou Paul est-il un manipulateur ? Des sources proches de l’enquête confirment en tout cas qu’il était un informateur des renseignements. Il a été mis fin depuis à certaines de ses missions.

Contactés, le ministère de l’Intérieur et la DGSI n’ont pas souhaité faire de commentaires. « Il est faux de prétendre que nous avions des informations sur la dangerosité de Lakdim, assure un haut fonctionnaire. Lakdim avait dissimulé sa radicalisation violente, c’était même une stratégie délibérée. » De fait, le terroriste était fiché S mais n’avait pas été perçu comme une menace imminente. Y compris par son entourage.

Lors de sa garde à vue, l’informateur a dit ignorer qui a fourni le revolver au djihadiste et qui l’a radicalisé. Il a néanmoins été mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et « détention et cession d’armes de catégorie A et B en relation avec une entreprise terroriste ». Fait rare dans un dossier de terrorisme islamiste, Paul a été libéré sous contrôle judiciaire, contre l’avis du parquet national antiterroriste (PNAT) qui réclamait son incarcération. Sollicité, son avocat Me Moad Nefati a refusé de s’exprimer.

 

https://www.lindependant.fr/2018/03/27/aude-la-mere-dune-des-victimes-de-mohamed-merah-avait-ete-menacee-par-radouane-lakdim,3911607.php

Aude : la mère d’une des victimes de Mohamed Merah avait été menacée par le terroriste

 

Latifa Ibn Ziaten avait été menacée par le jihadiste de l’Aude lors de son passage à Carcassonne il u a deux ans.

 

« Continue comme ça et tu verras! »: Latifa Ibn Ziaten, la mère d’une des victimes de Mohamed Merah, qui milite pour la laïcité, avait été menacée par le tueur jihadiste de l’Aude, il y a près de deux ans lors de son passage à Carcassonne.

Le visage de Mme Ibn Ziaten est connu dans les médias, car elle tient régulièrement des conférences pour promouvoir le dialogue avec les jeunes des quartiers en difficulté et éviter leur radicalisation. Elle a raconté mardi à l’AFP comment Radouane Lakdim, le tueur du Super U de Trèbes, l’avait interpellée dans la rue à Carcassonne.
« Il est sorti du café, il est venu en vitesse, il m’a appelée par mon prénom et par mon nom, il a mis sa capuche et il m’a dit « pourquoi vous mentez? Pourquoi vous dites que vous portez le foulard en signe de deuil? »
« J’ai dit : « je ne mens pas, je n’ai pas peur, je porte ce foulard depuis que j’ai perdu mon fils ». Et il m’a dit: « continue comme ça, ma mère, et tu verras« .
« Il m’a fait peur sur le coup, il m’a mis la main sur le dos, je pouvais rien faire », a ajouté la mère d’Imad Ibn Ziaten, la première victime de Mohamed Merah en mars 2012. « Il m’aurait tué, ça c’est sûr« , s’il n’y avait pas eu du monde autour, pense-t-elle, pour lui, « je suis une mauvaise musulmane parce que je m’habille à l’occidentale ».

« un geste, un mot » 

C’était fin 2016. Latifa Ibn Ziaten venait alors de terminer une intervention à la maison d’arrêt de Carcassonne, avec le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP). Quinze mois plus tard, elle souligne l’avoir immédiatement reconnu sur la photo du preneur d’otages de l’Aude, au lendemain des attentats de Carcassonne et de Trèbes: « J’ai crié fort, j’ai dit: c’est lui!« .
Aujourd’hui, Latifa Ibn Ziaten dit regretter de ne pas avoir tenté de lui parler, « de le convaincre ». « C’est resté sur ma conscience. J’aurais dû tendre la main à ce jeune, peut-être qu’il n’y aurait pas eu ce drame, peut-être, il aurait suffi d’un mot, d’un geste, je n’en sais rien« , a-t-elle dit.
« Il n’était déjà pas normal, ça se voyait dans ses yeux, dans sa barbe, dans son regard, mais il n’était peut-être pas à fond » dans la radicalisation, a-t-elle ajouté.
Ces nouveaux attentats en France « m’ont fait trop, trop mal
« , a-t-elle ajouté, « parce que cet homme (Arnaud Beltrame) qui a donné sa vie pour sauver les otages, m’a rappelé Imad, mon fils qui n’a pas voulu se mettre à genoux » devant Mohamed Merah, lorsqu’il a été abattu par le « tueur au scooter« , il y a six ans.

AFP

 

https://www.ladepeche.fr/article/2012/03/29/1318229-affaire-merah-une-clio-suspecte-retrouvee-dans-l-aude.html

Saint-Papoul. Affaire Merah : une Clio suspecte retrouvée dans l’Aude

 

Affaire Merah : une Clio suspecte retrouvée dans l’Aude
Publié le 29/03/2012 à 07:36 , mis à jour à 09:42

 

L’enquête sur l’affaire des tueries de Toulouse et Montauban a conduit, hier en fin de journée, des policiers dans un petit village de l’Aude. Au cours d’une patrouille, les gendarmes de Castelnaudary ont en effet découvert une voiture stationnée depuis plusieurs jours au cœur du village de Saint-Papoul et qui pourrait être liée à l’affaire Merah. Plusieurs habitants affirment que le véhicule était stationné depuis au moins une semaine. A-t-il pu être abandonné sur place par Mohamed Merah, tué le jeudi 22 mars à Toulouse après plus de 30 heures de siège par la police ?

Selon une source proche de l’enquête, le propriétaire de cette Renault Clio de couleur grise immatriculée dans la Haute-Garonne aurait été identifié et pourrait « appartenir à un locataire du même immeuble que celui de Mohammed Merah », situé rue Sergent-Vigné à Toulouse.

À l’intérieur, les enquêteurs auraient découverts un casque de motard ainsi que des éléments de carrosserie d’un Yamaha T Max, la même marque que le puissant scooter employé par Mohamed Merah pour assassiner trois enfants, un enseignant juifs et trois parachutistes entre le 11 et le 19 mars. Reste à déterminer si ces objets sont effectivement liés à l’affaire Merah.

Ces découvertes pourraient en tout cas expliquer pourquoi un scooter de couleurs différentes était apparu sur les trois scènes de crime, si le carénage a été modifié. Elles pourraient surtout contribuer, si elles sont confirmées, à accréditer la thèse d’un troisième homme lié à Mohamed Merah et à son frère Abdelkader. S’agit-il du complice qui aurait posté les vidéos des assassinats à la chaîne Al-Jazeera ? Bien des questions demeurent. Hier, la voiture, placée sous scellés, a été embarquée par les policiers pour des investigations plus poussées.

 

image dans Calomnie
La Dépêche du Midi

 

 

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/affaire/merah/affaire-merah-la-piste-d-un-troisieme-homme-se-renforce_77911.html

Affaire Merah : la voiture retrouvée dans l’Aude est une fausse piste

 

Les policiers avaient retrouvé à l’intérieur un carénage de scooter T-Max, selon France 3 Languedoc-Roussillon.

Policiers et médecins légistes devant l’immeuble où vivait Mohamed Merah, le 22 mars 2012, à Toulouse.  (PASCAL PAVANI / AFP)

Si la piste d’un troisième homme semble se confirmer dans l’affaire Mohamed Merah, celle de la voiture retrouvée dans l’Aude et pouvant contenir des pièces à conviction, en revanche, se dégonfle jeudi 29 mars. Ce véhicule serait sans lien avec l’enquête, selon des sources judiciaire et policière. FTVi fait le point.

La Clio de Saint-Papoul n’est pas liée à Merah 

Localisée mercredi dans le village de Saint-Papoul, près de Castelnaudary (Aude), une voiture avait intrigué des habitants qui se seraient étonnés de la voir stationner plusieurs jours sans bouger. Dans ce véhicule auraient été repérés un casque et des pièces de carénage d’un scooter de type semblable à celui utilisé par Mohamed Merah.

Si la voiture a appartenu auparavant à un individu alors domicilié à Toulouse près du domicile du « tueur au scooter », cet ancien propriétaire, qui n’habite plus en Haute-Garonne, a vendu le véhicule en septembre 2011 à l’état d’épave à un acheteur vivant à Saint-Papoul. Ce dernier a, par la suite, entreposé dans l’auto des pièces usagées de son propre deux-roues, selon une source judiciaire. La piste n’a donc « manifestement aucun lien avec l’affaire Merah », selon des sources de l’enquête.

 Le frère incarcéré confirme la présence d’un complice

Selon Le Parisien, Abdelkader Merah, le grand frère du tueur, incarcéré depuis dimanche pour « complicité d’assassinats », aurait confirmé la présence d’un autre homme, sans « préciser son nom », le jour du vol du deux-roues dont s’est servi Mohamed Merah lors de ses tueries. Il n’aurait pas non plus donné d’éléments permettant de le localiser ou de l’identifier, selon le quotidien.

Mardi, une source proche proche de l’enquête avait indiqué que ce troisième homme était peut-être aussi impliqué dans l’achat d’accessoires de moto pour Mohamed Merah ou le recueil d’informations sur la manière de neutraliser le « traqueur », le système de localisation antivol du scooter.

En outre, la police est toujours à la recherche de la personne qui a posté le courrier contenant la vidéo des tueries envoyé à la chaîne Al Jazeera. Des expertises sont en cours pour identifier l’expéditeur. Il pourrait s’agir d’Abdelkader Merah, ou d’une tierce personne.

 

https://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/Une-voiture-de-l-Aude-a-t-elle-un-lien-avec-Mohamed-Merah-498326-3273842

Affaire Merah : confusion autour d’un troisième homme

 

08h03 , le 29 mars 2012, modifié à 12h26 , le 19 juin 2017

  • Par
  • A.F. (avec AFP)

La police a localisé mercredi soir une voiture dans un village de l’Aude, dans laquelle se trouvaient un casque et des pièces de carénage d’un scooter semblable à celui utilisé par Mohamed Merah pour commettre ses meurtres. Le véhicule appartiendrait à un homme domicilié à la même adresse que le tueur présumé, selon une source proche de l’enquête. De quoi renforcer la piste d’un troisième homme, complice du « tueur au scooter ». Pourtant, une autre source indique jeudi que l’automobile n’a aucun lien avec l’affaire Merah.

La découverte est-elle liée à l’affaire Merah? Mercredi soir, la police a localisé une voiture dans un village de l’Aude. A l’intérieur, un casque et des pièces de carénage d’un scooter semblable à celui utilisé par Mohamed Merah pour commettre ses tueries à Montauban et Toulouse, a indiqué une source proche de l’enquête à l’AFP. Le véhicule, une Clio immatriculée en Haute-Garonne (le département où vivait Mohamed Merah), appartiendrait à un homme domicilié à la même adresse que le tueur, a précisé cette source, confirmant des informations mises en ligne sur le site du quotidien Midi Libre. Pourtant, une autre source policière indique jeudi que cette voiture « n’a pas de lien avec l’affaire » Merah. Qui croire alors?

Une deuxième clé USB retrouvée

L’automobile a été repérée à Saint-Papoul dans l’Aude où des habitants se sont étonnés de la voir stationner plusieurs jours sans bouger. Dans ses négociations avec les policiers quand il était retranché chez lui avant d’être tué par les hommes du Raid, Mohamed Merah a indiqué où retrouver le scooter, volé début mars. Mais cette découverte pourrait expliquer pourquoi un scooter de couleurs différentes était apparu sur les trois scènes de crime, si le carénage a été modifié. Elle pourrait également confirmer la piste d’un troisième homme, qui aurait été le complice de Mohamed Merah, en plus du frère de ce dernier, Abdelkader Merah. Selon Le Parisien mercredi, ce dernier l’aurait même affirmé aux enquêteurs.

Par ailleurs, une clé USB contenant la vidéo des tueries a été retrouvée dans la poche du pantalon de Mohamed Merah après sa mort, a-t-on appris mercredi dans un jugement du tribunal de grande instance de Paris. Il s’agit donc de la deuxième clé USB connue avec des montages vidéo des crimes du tueur au scooter, en plus de celle reçue à Paris par la chaîne qatarie Al-Jazira et remise lundi à la police. Le « tueur au scooter » sera enterré en France dans les prochaines « 24 heures », a annoncé jeudi le représentant du recteur de la Grande mosquée de Paris, Abdallah Zekri. Il devait être inhumé en Algérie, mais les autorités ont refusé d’accueillir le corps, invoquant des raisons de sécurité.

Source: leJDD.fr

 

https://www.lepoint.fr/societe/de-la-legion-etrangere-a-daech-l-inquietant-parcours-d-un-ex-militaire-francais-20-10-2016-2077297_23.php

De la Légion étrangère à Daech : l’inquiétant parcours d’un ex-militaire français

 

Les services secrets américains affirment avoir identifié l’ex-légionnaire comme étant la « tête pensante » des attentats de Paris et de Bruxelles.

 

Par

Modifié le 20/10/2016 à 11:50 – Publié le 20/10/2016 à 08:11 | Le Point.fr
Un ancien legionnaire de 26 ans a mis son experience militaire au service du drapeau noir de Daech (capture d'ecran d'un spot de propagande djihadiste).
Un ancien légionnaire de 26 ans a mis son expérience militaire au service du drapeau noir de Daech (capture d’écran d’un spot de propagande djihadiste). © DR

 

Il se fait appeler Abou Souleymane al-Faransi. Et c’est sous ce nom de guerre qui fait référence à ses origines françaises qu’il était jusque-là connu. De son vrai nom, Abdelilah Himich, ce Franco-Marocain de 26 ans serait l’un des planificateurs des attentats organisés, par Daech, ces derniers mois en Europe. C’est, du moins, la conviction des services secrets américains, partagée par un certain nombre d’acteurs du contre-terrorisme français mais pas par les magistrats du Parquet anti-terroriste qui mettent en doute les informations transmises par la CIA.

Son nom apparaît régulièrement sur divers documents interceptés par les agences de renseignements d’au moins deux pays occidentaux, aux côtés d’un autre « stratège » de l’État islamique : Abou Ahmad. Des conversations de ce dernier avec des protagonistes des attaques djihadistes perpétrées à Bruxelles le 22 mars attestent de la dangerosité de cet individu. Plusieurs sources s’étonnent d’ailleurs des conversations en français des deux hommes « ce qui remet en cause la nationalité d’Abou Ahmad qui maîtrise visiblement très bien l’argot des quartiers », confie une source. Bras droit d’Abou Mohammed al-Adnani, tué par un drone américain pendant l’été et que les instigatrices de l’attentat raté de Notre-Dame de Paris voulaient venger, Abou Ahmad était, jusque là, présenté comme un Syrien.

Prof de sport, puis engagé en Afghanistan

Peu d’éléments ont filtré sur Abdelilah Himich. Tout juste sait-on que cet homme, né à Rabat en 1989, a grandi à Lunel (Hérault), une commune de 26 000 habitants, située à une vingtaine de kilomètres de Montpellier, dont seraient originaires une vingtaine de « soldats du Sham » (comme les djihadistes désignent le territoire actuellement contrôlé par Daech).

Abdelilah Himich aurait été professeur d’éducation physique. Il s’est engagé dans la Légion étrangère en 2008 et a été envoyé, dans les rangs de l’armée française, en Afghanistan où il se serait d’abord illustré au combat avant de faire défection, officiellement pour assister à l’enterrement de son père en 2010. Déclaré « déserteur », puis arrêté l’année suivante à la Gare du Nord, de retour d’Amsterdam, avec un peu plus d’un kilo de cocaïne dans ses bagages, il a été condamné début 2013 pour trafic de stupéfiants. Il n’aurait purgé que cinq mois prison avant de partir pour la Syrie, en février 2014, pour s’enrôler aux côtés des djihadistes anti-Assad: d’abord au sein des brigades al-Nosra puis de Daech.

Son passé de militaire lui aurait alors permis de grimper rapidement les échelons de la hiérarchie militaire avant d’intégrer la direction de la cellule Emni, un département dédié à l’organisation d’attaques terroristes en Europe. Les autorités américaines pensent que c’est lui qui chapeautait les commandos, que l’on croyait jusque là placé sous l’autorité d’Abdelhamid Abaaoud, lors des attaques de Paris, le 13 novembre 2015. C’est, en effet, à Abou Souleymane que l’un des preneurs d’otages du Bataclan aurait fait allusion devant témoin, s’interrogeant sur la nécessité de l’appeler pour prendre des consignes avant l’assaut des forces de l’ordre.

Consultez notre dossier : Spécial attentats de Paris

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Abdelilah_Himich

      1. Abdelilah Himich

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        Abdelilah Himich
        Surnom Abou Souleyman al-Faransi
        Abdel le légionnaire
        Naissance 16 novembre 1989 (30 ans)
        Rabat (Maroc)
        Origine Marocain
        Allégeance Drapeau de la France France (2008-2010)
        Drapeau de l'État islamique État islamique (depuis 2014)
        Grade Émir
        Commandement Brigade Tariq ibn Ziyad
        Conflits Guerre d’Afghanistan
        Guerre civile syrienne
        Faits d’armes Bataille de Raqqa (2017)
        Distinctions Médaille commémorative française
        Médaille de l’OTAN
        modifier Consultez la documentation du modèle

        Abdelilah Himich, surnommé Abdel le légionnaire ou Abou Souleyman al-Faransi, né le 16 novembre 1989 à Rabat au Maroc, est un djihadiste marocain ayant vécu en France1,2.

        Biographie

        Il a vécu à Lunel (Hérault)1, commune marquée à partir de 2013 par le départ vers la Syrie d’une vingtaine de jeunes3. Le 13 novembre 2008, il s’engage dans la Légion étrangère, au sein du 2e régiment étranger d’infanterie1,4. Il combat en Afghanistan durant six mois, du 3 juillet 2009 au 6 janvier 2010, et reçoit deux décorations : la médaille commémorative française le 30 août 2009 et la médaille de l’OTAN le 1er janvier 20101,3. Selon sa fiche de service, hormis une ivresse l’empêchant de prendre son service le 4 juillet 2010, Abdelilah Himich est considéré comme un soldat exemplaire ; mais selon la mère de sa compagne, il revient « très marqué » par l’Afghanistan1.

        Abdelilah Himich fait défection le 28 septembre 2010 en profitant d’une permission pour assister à l’enterrement de son père, il est déclaré déserteur et radié des contrôles de la Légion le 21 octobre 20101,3. Il retourne à Lunel, puis emménage à Salon-de-Provence avec sa compagne. Il est condamné à 48 000 euros d’amende et trois ans de prison, dont un avec sursis le 19 avril 20133 après avoir été arrêté à la gare du Nord à Paris2 pour avoir transporté 1,2 kilogramme de cocaïne en 2011 entre Amsterdam et Paris3. Malgré ces antécédents, il parvient cependant à être recruté comme agent de sécurité par deux sociétés privées5. Il ne purge que cinq mois de prison2. Après avoir manqué le concours d’aide-soignant, il fréquente des personnes radicalisées et devient l’émir d’un petit groupe de candidats au départ pour la Syrie3.

        Il quitte Lunel dans la nuit du 6 au 7 février 2014 et rejoint la Syrie1. Il aurait d’abord intégré un petit groupe appelé Jaych Mohammed, avant de rallier l’État islamique1. Nommé « émir » et placé à la tête d’un groupe de 50 hommes, il participe à ses premiers combats en mars dans la région de Raqqa où il est blessé à l’épaule par un éclat d’obus1. Quelques mois plus tard, il est nommé émir de la brigade Tariq ibn Ziyad, forte de 300 combattants1. Sa compagne le rejoint également en Syrie et lui donne un fils, Souleyman3.

        En 2015, il aurait pris part à la formation du commando responsable des attentats du 13 novembre et de Bruxelles6.

        Le 22 novembre 2016, les services secrets américains rendent publique leur enquête sur les attentats. Le département d’État inscrit Abdelilah Himich, sur sa liste noire des terroristes étrangers comme « responsable des opérations extérieures » de l’État islamique et qu’il « aurait été impliqué [was reportedly involved] dans l’organisation des attentats de Paris en novembre 2015 et de Bruxelles de mars 2016, mais l’information n’est pas validée par la justice française1 ». Une source de confusion possible serait le témoignage d’un survivant du Bataclan qui raconte avoir entendu un des deux terroristes, encore vivants après que l’un d’eux a été abattu par un policier, s’adresser à son complice pour lui demander s’il « comptait appeler Souleymane », mais les enquêteurs français attribuent cette évocation du prénom Souleymane à Ibrahim El Bakraoui dont la kunya est Abou Souleyman al-Baljiki, qui meurt en se faisant exploser à Bruxelles, le 22 mars 20163.

        Il serait toutefois l’un des Français les plus importants au sein de l’EI, surtout depuis la mort d’Abou Mohammed al-Adnani, ancien porte-parole du groupe et principal coordinateur des attentats de Paris, tué en août par une frappe de drone américain2. Il est rapporté aussi qu’il serait tombé en disgrâce et aurait été emprisonné7.

        En 2017, il aurait pris part à la bataille de Raqqa contre les Forces démocratiques syriennes ; son sort n’est pas connu, il pourrait avoir été fait prisonnier ou aurait fait partie du convoi de djihadistes évacués de la ville après la conclusion d’un accord négocié par le Conseil civil de Raqqa8,9.

        Article connexe

        Notes et références

      2. Soren Seelow, « Abdelilah Himich, le légionnaire devenu cadre de l’organisation Etat islamique » [archive], lemonde.fr, 23 novembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
      3. Thomas Liabot, « Abou Souleymane, un légionnaire devenu commandant de Daech? » [archive], lejdd.fr, 20 octobre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
      4. « Abdelilah Himich, de soldat de la Légion étrangère à lieutenant de l’EI » [archive], nouvelobs.com, 23 novembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
      5. Samuel Forey, Le sanglant parcours dans l’EI du légionnaire de Lunel [archive], Le Figaro, 28 février 2017.
      6. Stéphane Joahny, « 13-Novembre : les principales avancées de l’enquête » [archive], lejdd.fr, 21 juin 2017 (consulté le 10 juin 2018)
      7. Nicolas Hénin, « Profession : formateur de djihadistes » [archive], lepoint.fr, 6 décembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
      8. Guillaume Atchouel, « Un jihadiste de Lunel suspecté par les USA d’avoir planifié les attentats » [archive], ladepeche.fr, 24 novembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
      9. Madjid Zerrouky et Allan Kaval, « Avant la chute de Rakka, la question stratégique du sort des étrangers de l’EI » [archive], lemonde.fr, 16 octobre 2017.

Paul Khalifeh,

Raqqa: le sort d’un cerveau présumé du 13-Novembre en question [archive]

      ,

RFI

      , 15 octobre 2017.

 



Où l’on reparle de Karl Foyer et de son mystérieux attentat brestois du 27 juin 2019…

Qui a mené l’enquête ? le parquet de Brest ? Vaste plaisanterie…

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/le-mysterieux-profil-du-tireur-de-la-mosquee-de-brest-01-12-2019-12445916.php

Le mystérieux profil du tireur de la mosquée de Brest

abonné
Publié le 01 décembre 2019 à 06h30

L’imam Rachid Eljay, le 29 juin dernier, depuis son lit d’hôpital, deux jours après avoir été fauché par plusieurs balles tirées par Karl F., devant la mosquée Sunna de Brest (vidéo post�
L’imam Rachid Eljay, le 29 juin dernier, depuis son lit d’hôpital, deux jours après avoir été fauché par plusieurs balles tirées par Karl F., devant la mosquée Sunna de Brest (vidéo postée sur sa chaîne Youtube). (Capture d’écran Le Télégramme)

 

Le mystère sur les motivations du tireur qui avait blessé l’imam Eljay et l’un de ses fidèles, à Brest, en juin dernier, demeure. Un autre projet d’assassinat aurait été déjoué.

 

Karl F, 21 ans, a emporté ses mystères avec lui, le 27 juin dernier. D’une balle de 9 mm tirée à bout touchant sous le menton, dans une zone boisée de Guipavas, une commune voisine de Brest. C’est devant la mosquée de Pontanézen, à quelques kilomètres de là, un peu plus tôt, vers 16 h, que le jeune homme avait tiré à neuf reprises sur Rachid Eljay, l’imam controversé de cette mosquée, et l’un de ses fidèles. L’imam avait échappé de peu à la mort.

Une lettre délirante

Pour expliquer son geste et le guet-apens tendu à l’imam, Karl F. avait envoyé et mis en ligne une lettre de deux pages dans laquelle il assurait avoir été séquestré, deux mois plus tôt, par trois hommes encagoulés qui lui auraient intimé l’ordre, sous peine de représailles contre sa famille, d’assassiner l’imam ElJay, « entre le 15 et le 30 juin ». Il évoquait également de peu crédibles instructions écrites, un implant de puce dans le bras, un mystérieux appel téléphonique reçu par l’un de ses ravisseurs de la part d’un ancien responsable de la DGSI… L’enquête judiciaire déclenchée dans la foulée des tirs n’a confirmé aucune de ces affirmations.

Autopsie : un suicide et pas d’implant

L’autopsie pratiquée fin juin a confirmé l’hypothèse d’un suicide. Elle n’a révélé aucune trace d’implant.

Arrivé à Lyon en 2016

Karl F. s’était installé, en 2016, dans un studio d’une commune de la métropole lyonnaise, où il vivait seul. Karl F. n’avait pratiquement aucun ami. Il exerçait depuis février 2018 le métier d’agent d’entretien. Il a démissionné de son poste fin mai 2019, avec le projet de suivre une formation de maître-chien.

« Isolé et perturbé »

Karl F. vivait loin de sa famille, avec qui il n’avait pratiquement plus aucun contact. Ses parents étaient séparés. Son père vit en région parisienne et sa mère, en Normandie. Dans sa jeunesse, il aurait fugué à trois reprises. Sa sœur fait le récit d’un être « isolé et perturbé ». Dans la région lyonnaise, son propriétaire évoque un locataire « très discret, ayant très peu de contacts ». Son employeur décrit un employé « très introverti, très secret », mais « très courageux » dans son travail.

Des armes acquises régulièrement

Les deux pistolets Glock 17 et 26 retrouvés près de son corps, fin juin, à Guipavas, avaient été acquis régulièrement. Le jeune homme était titulaire d’une licence de tir et s’entraînait dans le club de Bourgoin-Jallieu, une ville de 27 000 habitants, située à 50 km au sud-est de Lyon. Il y avait pratiqué le nombre de séances requises pour réaliser ces achats. Les armes ont été commandées en ligne auprès d’un armurier de Nîmes, et livrées en deux fois, dans le respect de la législation.

Rien sur les réseaux sociaux

Les enquêteurs n’ont trouvé aucune trace du jeune homme sur les réseaux sociaux. Et, jusqu’à présent, aucun discours de haine, aucun propos islamophobe.

Arrivé à Brest le 17 juin

Karl F. avait gagné la région brestoise, le 17 juin. Il avait loué, jusqu’à fin juin, un bungalow dans un camping de la métropole, dont la clé avait été retrouvée dans sa Clio, à Guipavas. Il n’aurait eu aucun contact localement, se contentant de brefs échanges avec la gérante du camping.

Première approche, une semaine avant le drame

L’enquête a déterminé que Karl F. a tourné près de dix jours autour de la mosquée de Pontanézen avant de passer à l’acte. Sept jours avant le drame, il noue un premier contact avec l’entourage de l’imam. Il lui confie qu’il « admire le discours et l’action de Rachid Eljay ». Le 28, il parvient à l’approcher, lui demande s’il peut faire un selfie, retourne à son véhicule, saisit une arme qu’il dissimule sous un blouson, revient et fait feu.

Un autre projet d’assassinat

Il est rapporté par un militaire au parcours étonnant (de l’École des mousses de Brest et la Marine nationale, en passant par le Service hydrographique et océanographique de la Marine, la Direction du renseignement militaire (DRM)… à la diplomatie), interpellé en juin dernier par la DGSI (sécurité intérieure). Franck G., 52 ans, est suspecté d’appartenir au groupuscule d’ultradroite Action des forces opérationnelles (AFO). Cette cellule d’une dizaine de membres, démantelée en 2018 par la DGSI, est soupçonnée d’avoir voulu commettre des attentats islamophobes : empoisonnement de nourriture halal dans les supermarchés, attaques de mosquées… Au cours de sa garde à vue, selon Le Parisien, Franck G. aurait rapporté que des imams jugés radicaux figuraient également parmi les cibles à frapper. Il aurait alors spontanément cité « l’exemple de l’imam de Brest », Rachid Eljay. Aucun passage à l’acte ne semblait cependant programmé.

Cible de Daesh et de l’extrême droite

L’imam de la mosquée Sunna de Brest-Pontanézen, Rachid Eljay, était devenu, depuis quelques années, une cible pour l’extrême droite. Alors qu’il se faisait appeler à l’époque Rachid Abou Houdeyfa, l’imam s’était attiré les foudres de cette mouvance, notamment après la publication, dans nos colonnes, en septembre 2015, de ses propos sulfureux sur la musique, « créature du diable ». L’épisode avait également attiré l’attention des autorités, jusqu’au plus haut sommet de l’État. Les services de police avaient alors procédé à une enquête poussée. Celle-ci n’avait mis au jour aucune infraction.

Rachid Eljay avait ensuite entamé une mue spectaculaire. Exit les réseaux sociaux et les attributs physiques pouvant laisser croire à une radicalisation. « L’imam youtubeur », autodidacte, opère un virage radical. Il décroche même en décembre 2017, à l’université de Rennes, un diplôme de « référent laïcité ». Depuis, il ne fait quasiment plus parler de lui (il se serait prononcé en faveur de la « marche contre l’islamophobie » du 10 novembre dernier, mais n’y aurait finalement pas participé), poursuit ses prêches dans sa mosquée et se rend régulièrement à l’étranger pour ses activités religieuses et commerciales (voyagiste pour la Mecque, produits dérivés de ses prêches, etc.).

L’imam brestois est aussi la cible des islamistes radicaux. En 2016, à deux reprises, Daesh appelle officiellement à son meurtre, photo, adresse et coordonnées GPS de la mosquée à la clé… L’organisation terroriste lui reproche notamment « son appel à voter aux élections françaises, à participer au système démocratique » et à respecter les lois françaises.

 



Séances de réflexion à haut risque pour Jean-Marc Donnadieu cette semaine

Ce sont ses potes du Gorafi qui le disent :

http://www.legorafi.fr/2019/11/25/horoscope-d-u-25-novembre-2019/

Lion : Faîtes attention : en raison de l’influence de Mercure, il est possible que vous soyez absorbé par un sanibroyeur. Notre conseil : portez des couches jusqu’à la semaine prochaine.

 

Pour mémoire :

 

Dites j’été en rain de chier et de lire un vieux téléstar quand une idée m’est venue:
Jaques Grimault ne serait il pas le plus grand con de l’histoire ?

Le mec ça fait je ne sais combien d’années qu’il essai de sauver l’humanité en donnant ses connaissances sur une catastrophe à venir, et chaque fois on lui vole tout !
Bon c’est vrai qu’il donne pas tout et fait payer.
Même quand il demande des sous parce qu’on a lui voler ceux d’avant, on les vole!
Et pourtant sa femme est de mieux habillée, ils voyagent de plus en plus, pose sur photo dans les carnavals ou parties fines…

Est-ce qu’il ne serait pas un peu naif et un peu con le gars qui veut sauver l’humanité avec ce qu’il sait ?
Parce que franchement se faire baiser tout le temps comme ça, sans avoir de l’être, et avec autant de savoir … Il y a un truc…

Commentaires
  • Norman Wilcox
    Norman Wilcox Oui, ce mec se fait facilement manipuler c’est hallucinant de connerie.
    Pas besoin de chier pour le comprendre mais ça aide parfois. ^^
  • Jean-marc Donnadieu
    Jean-marc Donnadieu J’ai les idées plus claires quand je chie, c’est comme si les choses s’éclairaient…

 



Jean-Marc Donnadieu rend hommage au pédophile Patrick Font

 

Jean-Marc Donnadieu rend hommage au pédophile Patrick Font dans Corruption Hommage%2B%25C3%25A0%2BFont%2B-%2B%252863%2529%2BJean-marc%2BDonnadieu%2B-%2Bwww.facebook.com

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Font

Patrick Font

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Patrick Font
Patrick Font et Denis Zavarise.jpg
Biographie
Naissance

Le Vésinet

Décès
      (à 77 ans)

Chambéry

Nationalité
Activité
Autres informations
A travaillé pour

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Patrick Font, né le 27 septembre 1940 au Vésinet et mort le 6 avril 2018 à Chambéry1,2, est un humoriste et chansonnier français.

Biographie

Patrick Font est instituteur de 1961 à 1968, avant de se tourner vers une carrière dans le spectacle3.

Il s’est notamment illustré en compagnie de Philippe Val dans le duo Font et Val des années 1970 à 1995. Il a également écrit des textes de chansons pour d’autres artistes comme Thierry Le Luron ou, plus tard, Christophe Alévêque3.

En 1992, il devient chroniqueur à Charlie Hebdo, dont Val est le rédacteur en chef. Il a aussi été chroniqueur, entre autres, dans l’émission Rien à cirer de Laurent Ruquier sur France Inter.

Il a été marié quelques années à Minou Drouet, de sept ans sa cadette, qu’il avait rencontrée en 19684.

En 1994, en Haute-Savoie, il fonde Marie Pantalon, école parallèle de formation au spectacle qui doit son nom à cette héroïne5.

En décembre 2005, Patrick Font et le compositeur Denis Zavarise fondent Les Auteurs Réunis, association regroupant ses compagnons de scène dont Jean-Patrick Douillon, Martial et Anthony, Christophe Sibille, Éric Mie, Ze Fred, ainsi que ses différents interprètes comme le comédien Daniel Gros, la chanteuse Évelyne Gallet, ou encore l’imitateur Jean-Michel Mattei. Les Auteurs Réunis sont à l’origine de l’hebdomadaire satirique Le Coq des Bruyères et de l’émission radiophonique Le Bar des vieux cons.

En janvier 2007, il devient avec Thierry Rocher l’un des comiques permanents du théâtre des Deux Ânes à Paris3.

Il meurt le 6 avril 2018 à Chambéry des suites d’une longue maladie du foie6.

Condamnation pour attouchements sur mineurs

En 1996, Patrick Font est accusé d’attouchements sur mineurs dans un cadre institutionnel, commis sur des jeunes filles élèves dans son établissement « ouvert à la rentrée 1994, une école parallèle7 » de formation au spectacle. Poursuivi par les familles de douze enfants, onze filles et un garçon5,8, « le 25 juillet [1996], [il] est incarcéré à la prison d’Aiton (Savoie) pour atteintes sexuelles sur enfants de moins de 15 ans7. »

Il reconnaît la plupart des attouchements avec les adolescentes et les rapports sexuels avec les filles âgées de plus de quinze ans, déclarant à l’audience : « Je me suis trouvé de plus en plus en contact avec les jeunes filles. Je me suis laissé emporter par le torrent9. » L’Express le décrit comme un « pédophile type obnubilé par les enfants5 » et les psychiatres considèrent que « seule une incarcération pourra favoriser une prise de conscience5 ». Il est condamné en mars 1998 à six ans de prison pour « attouchements sur mineurs10 ». Libéré au bout de quatre ans, il remonte ensuite sur scène, poussé par des amis chansonniers10.

Publications

Discographie

En solo

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1974 : Patrick Font
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1980 : Il fera beau ce soir
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1980 : J’arrive pas à être hard
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1982 : Patrick Font en public
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1986 : 19 chansons
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1995 : Patrick Font chante en public
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1996 : Le chien abandonné
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2003 : Ontario
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2004 : Les neiges de mars
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2005 : Quatre chansons
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2010 : Si tu n’as rien à le dire, chante-le à la télé
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2015 : L’épouvantail et l’hirondelle

Avec Philippe Val

  • 1977 : L’Autogestion
  • 1978 : Font et Val
  • 1978 : À l’Olympia
  • 1980 : Ils finiront sur l’échafaud
  • 1981 : Messieurs « Plus »
  • 1982 : Montrent tout à Bobino
  • 1984 : Ça donne pas envie de chanter (au théâtre du Gymnase)
  • 1987 : Ça va chier (au Théâtre libertaire de Paris)
  • 1989 : Votez sensuel
  • 1990 : Bientôt l’Europe (au Théâtre libertaire de Paris)
  • 1992 : À Connard Land
  • 1994 : Liberté, égalité, vos papiers
  • 1995 : Tournée 95

Contributions

Filmographie

Notes et références

  1. Tel Père, Tel Fils sur cinefiches.com. [archive]

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

      • 1987 : Catherine Muson et Franck Bunel, Patrick Font, l’artiste qui ne voulait pas être star (sous-titre intérieur Font sans Val ou le chanteur qui ne voulait pas être star), coll. « Écrit-S », Arcantère Éditions (ISBN 2-86829-023-X)

Liens externes



Des trafiquants de drogue dans le Lot, à Figeac, Cahors et même à Puy-l’Evêque…

Une lecture instructive que je recommande à tous.

Elle permet d’appréhender quelque peu trafics et trafiquants dans le Lot à partir d’affaires rapportées par la presse à compter de 2010, année où le Toulousain Mohamed Merah a commencé à se préparer pour ses attentats de mars 2012.

Les villes de Figeac (première sous-préfecture, dans le nord-est du département, 9 833 habitants en 2016) et Cahors (préfecture, au sud du département, 19 405 habitants en 2016) sont régulièrement citées comme lieux des trafics. Gourdon (seconde sous-préfecture du département, dans le nord-ouest, 4 202 habitants en 2016) l’est aussi de temps en temps.

Et pour Puy-l’Evêque (1 984 habitants en 2016), c’est tout récent : c’est tombé la semaine dernière, là, comme ça, tout à coup…

Moi je vous dis : on se rapproche de la Maison de l’Horreur…

Egalement à lire ou à relire :

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/01/11/terrorisme-les-djihadistes-du-lot-sont-tres-entoures/

Enjoy !

 

 

https://www.ladepeche.fr/article/2010/11/04/941369-figeac-drogue-le-proces-du-plus-gros-trafic.html

Figeac. Drogue : le procès du plus gros trafic

 

  • La drogue saisie dans les caches.

La drogue saisie dans les caches. Photo DDM, archives.

Publié le 04/11/2010 à 07:52

Quatre hommes de 22 à 30 ans comparaissent cet après-midi devant le tribunal correctionnel de Cahors. En juillet dernier, la gendarmerie avait démantelé un trafic s’opérant entre l’Espagne et le Figeacois, portant sur 50 kg de résine de cannabis et 1 kg de cocaïne.

Cet après-midi, quatre Figeacois seront jugés devant le tribunal correctionnel de Cahors. Interpellés en juillet pour transport ou complicité de transport, détention, cession et usage de stupéfiants, trois d’entre eux devaient être jugés en comparution immédiate, mais ils avaient décidé de bénéficier d’un délai pour préparer leur défense et avaient été placés en détention provisoire. Il faut dire que ce trafic de drogue mis au jour par les gendarmes porte sur plusieurs dizaines de kilos de résine de cannabis et un kilo de cocaïne (lire encadré).

Une quinzaine de personnes étaient soupçonnées d’être impliquées à des degrés divers. Certaines sont passées devant le délégué du procureur ; d’autres ont été jugées selon la procédure du « plaidé coupable ».

En septembre, l’un des trois prévenus, Sébastien C., 30 ans, cadre dans une société de sous-traitance aéronautique, poursuivi pour complicité de transport, détention, cession et usage de stupéfiants car soupçonné d’avoir conduit une voiture ouvreuse, avait été relâché. Son avocat Mustapha Yassfy souligne : « C’est un primo délinquant. Il s’est rendu compte qu’il avait été manipulé. Il n’a rien touché du trafic ».

Deux autres prévenus sont toujours détenus depuis le 8 juillet : celui qui risque le plus gros est Halim K., chef de famille et patron d’une entreprise en nom propre. Considéré comme l’animateur du réseau, il comparaîtra en récidive légale, après avoir déjà été condamné pour des faits similaires. Il sera défendu par Simon Cohen du barreau de Toulouse.

Un quatrième prévenu jugé

Pour sa part Jérémy F., 26 ans, en détention, est poursuivi pour complicité de transport, détention, cession et usage de stupéfiants. Il sera défendu par Henri Touboul.

Entre la comparution immédiate et le jugement d’aujourd’hui, un quatrième prévenu est renvoyé en correctionnelle par citation directe du parquet : Cédric J., 22 ans, poursuivi pour transport, détention, cession et usage de stupéfiants. Il comparaît libre, mais se trouve déjà sous le coup d’un sursis avec mise à l’épreuve, pour des faits de nature différente. Il sera défendu par Damien Thébault.


50 kg de shit et 1 kg de cocaïne

Au terme d’une longue enquête débutée il y a près de deux ans, à la suite d’une précédente saisie de 3 kg de résine de cannabis à Figeac, les gendarmes avaient mis au jour, en juillet dernier, un trafic de 50 kg de résine de cannabis et d’1 kg de cocaïne, dans le Figeacois. Selon l’enquête, certains prévenus se rendaient régulièrement en Espagne ou à Perpignan à bord de deux véhicules, pour s’approvisionner en drogue. Le trafic aurait au total concerné jusqu’à 180 kg de résine de cannabis. Un trafic juteux puisque la cocaïne se revend jusqu’à 100 € le gramme et le cannabis environ 30 € les 10 grammes.

Bernard-Hugues Saint-Paul

 

 

https://www.ladepeche.fr/article/2011/03/18/1037636-figeac-drogue-trafic-demantele-treize-arrestations-prison-ferme-cerveau.html#xtor=RSS-6

Figeac. Drogue : un trafic démantelé, treize arrestations et prison ferme pour le cerveau

 

Publié le 18/03/2011 à 08:32

 

Hier, le tribunal correctionnel de Cahors a condamné un Figeacois de 41 ans à 3 ans de prison, dont 18 mois avec sursis avec une mise à l’épreuve de 24 mois, pour acquisition, détention, vente ou cession, et usage de produits stupéfiants, entre le 12 février 2008 et le 15 mars 2011 (date de l’interpellation). Une peine un peu plus légère que les quatre ans de prison, dont deux avec sursis requis par Magali Norguet, substitut du procureur. « Dans les trafics de drogue, on paie toujours l’addition », soulignait Isabelle Six, présidente du tribunal, qui déplorait le comportement de l’auteur principal de ce trafic, pour lequel treize personnes ont été interpellées mardi et mercredi, trois (dont le prévenu) placées en garde à vue : outre le procès d’hier, quatre personnes seront jugées en correctionnelle le 30 juin et huit (dont l’épouse du prévenu) seront jugées prochainement en composition pénale.

Le quadragénaire, dont le casier judiciaire comporte dix condamnations de 1989 à 2008, fut un ancien toxicomane aux drogues dures. Agent communal à Figeac, marié et père de trois enfants, il était déjà mis en examen dans une autre affaire de drogue en 2008. Pour autant, il continuait tous les jours à 17 heures, à se rendre en scooter place de la Raison à Figeac, pour fournir des clients locaux ou parfois aveyronnais. à son domicile, les enquêteurs ont retrouvé près de 1,3 kg de résine de cannabis. Les écoutes téléphoniques et les auditions des mis en cause ont permis d’évaluer que l’homme avait écoulé en quatre ans plus de 41 kg de drogue et perçu près de 125 000€. Mettant en avant l’état de dépendance de son client « qui ne conteste pas les faits », ayant entraîné le trafic, Damien Thébault, avocat de la défense, regrettait le choix de la procédure de comparution immédiate dans cette affaire.

B.-H. S.-P.

 

 

https://www.sudouest.fr/2011/07/02/trafic-de-drogue-neuf-personnes-interpellees-442138-1733.php

Trafic de drogue : neuf personnes interpellées

 

Publié le 02/07/2011 à 0h00.

 

Les policiers ont saisi 3,450 kg de cannabis.

 

Mardi, les hommes de l’antenne départementale de la police judiciaire et du commissariat de Bergerac ont saisi 3,450 kg de cannabis, 500 grammes d’héroïne et 11 000 euros, dont une bonne partie en liquide. La drogue et l’argent ont été retrouvés chez des particuliers domiciliés à Bergerac, Gourdon (46), Eymet et Toulouse.

La drogue venait d’EspagneLes perquisitions, qui étaient organisées sous le contrôle du juge d’instruction de Bergerac, ont débouché sur l’interpellation de neuf ipersonnes. Six d’entre elles ont été mises en examen, à l’issue de quoi, deux ont été placées sous contrôle judiciaire et les quatre autres ont été conduites en détention provisoire. Les quatre personnes actuellement détenues sont originaires de Bergerac, pour deux d’entre elles, de Gourdon pour la troisième, et de Toulouse pour la quatrième.

Les prévenus, âgés pour la plupart d’une vingtaine d’années, formaient un véritable réseau autour de la tête présumée, un homme de 40 ans originaire de Bergerac, déjà condamné pour trafic de drogue à Limoges en 2006. Les membres du réseau s’approvisionnaient en cannabis, héroïne, cocaïne et extasie en Espagne. La majeure partie de la drogue était ensuite revendue sur Bergerac, le reste des produits étant distribués sur Gourdon et Toulouse.

Lors des perquisitions, deux restaurants kebabs ont été mis sous scellés, l’un à Bergerac et l’autre à Gourdon. Un véhicule a également été placé sous scellés.

Ce vaste coup de filet faisait suite à l’ouverture d’une information judiciaire en 2010. Depuis, « plusieurs petites affaires », selon le parquet de Bergerac, avaient conforté les soupçons des enquêteurs.

Émilie Delpeyrat

 

 

https://www.ladepeche.fr/article/2012/03/30/1319218-cahors-plaque-tournante-du-trafic-de-drogue.html

Cahors, plaque tournante du trafic de drogue

 

  • Maître Yassfi se prépare. Cette longue audience s'est ouverte hier et s'achève ce soir.

Maître Yassfi se prépare. Cette longue audience s’est ouverte hier et s’achève ce soir. Photo, Marc Salvet.

 

Publié le 30/03/2012 à 08:18

 

Vingt-huit prévenus, trois trafics de drogue démantelés (cannabis, cocaïne, héroïne) avec pour décor la ville de Cahors, véritable plaque tournante où ce petit monde faisait fructifier ces affaires lucratives, ont occupé les débats d’une première journée d’audience, hier, au tribunal correctionnel de Cahors.

Les ventes de drogues qui ont conduit les prévenus au tribunal ont eu lieu entre l’année 2006 et 2007. Trois hommes de 39 ans, 40 ans et 46 ans ont essentiellement opéré à Montauban, mais la majeure partie des tentacules des trafics s’est étendue dans le Lot, notamment à Cahors pour la revente, puis à Arcambal, Espère et Degagnac où l’on retrouve des consommateurs assidus de résine de cannabis, fournie par trois individus au service du cerveau, installé dans la ville rose.

« L’affaire a démarré le 23 juin 2006, par le biais d’une dénonciation anonyme », rappelle Anne-Claire Bourdon, présidente du tribunal.

Un homme de 46 ans, qui détenait et revendait du cannabis à Cahors, est appelé à la barre. « Vous vous êtes décrit comme l’un des maillons de trafic de stupéfiants », rappelle la présidente. Les écoutes téléphoniques ont confirmé les ventes répétées de drogue.

Au téléphone, ce jeune père de famille, qui se dit « rangé », évoquait la vente de « petits bonbons ».

Les enquêteurs ont bien sûr rapidement traduit ces termes par « barrettes de cannabis ».

Le cerveau de l’affaire trafiquait aussi en prison

« Je faisais ça pour m’acheter un véhicule et me reloger », lance le prévenu. Deux autres hommes, absents à l’audience, servaient d’intermédiaire pour la revente. L’un d’eux aurait eu en charge près de 12 kg de cannabis. Le cerveau toulousain, un homme de 36 ans, ne venait à Cahors que pour récupérer l’argent, parfois avec l’aide de plusieurs femmes (lire notre encadré). Il a été placé en détention provisoire durant 6 mois. « J’essayais de faire passer du cannabis en prison », a-t-il reconnu, en niant tout trafic de stupéfiant. Les écoutes téléphoniques ont démontré le contraire.

L’homme a alors avoué avoir fourni le principal vendeur cadurcien à trois reprises : « trois fois 900 grammes, puis je lui indiquais des endroits où il pouvait se procurer la drogue », précise-t-il.

Il a confirmé ses déplacements dans la belle cité médiévale, point stratégique du trafic où s’est aussi développée la vente de cocaïne. Elle était acheminée par un individu de 45 ans qui se fournissait à Perpignan et aux Pays-Bas, grâce au véhicule d’un « contact » toulousain qui lui prêtait une voiture et dont les responsabilités semblent difficiles à établir.

« Ce n’était pas un ange », souligne l’infatigable voyageur, qui a indiqué se fournir pour lui-même et la revente « car il fallait bien financer mes déplacements », a-t-il justifié.

Aujourd’hui, suite et fin de cette audience où les maillons du trafic dévoilent peu à peu leur position et leur rôle précis.


affaire de drogue au tribunal

Le rôle des femmes dans le dossier cannabis

Le rôle de la compagne de l’homme fournissant du cannabis aux revendeurs qui écumaient la ville de Cahors (lire ci-contre) a été longuement commenté par la présidente du tribunal correctionnel, hier. Anne-Claire Bourdon a révélé que cette jeune femme est « venue à Cahors pour récupérer de l’argent auprès des vendeurs. Dans ses dépositions, elle a précisé qu’elle voulait rendre service à son compagnon, mais qu’elle n’était pas consommatrice de drogue .» Une autre des femmes au cœur de l’affaire, qui a fréquenté le trafiquant toulousain entre mars et septembre 2008, veut aussi se dédouaner de cet encombrant dossier en indiquant avoir constaté que son compagnon « détenait beaucoup d’argent. J’ai vu au moins 2 kg de cannabis dans un sac. Je consommais avec lui. Lorsque je venais à Cahors, j’attendais dans la voiture. J’ai arrêté tout ça. C’est une période noire de ma vie. Je ne fume désormais que des cigarettes », a-t-elle conclu. De son côté, une amie du même fournisseur a avoué qu’elle avait « accepté de transporter et de livrer 1,8 kg de cannabis. J’avais aussi de la cocaïne (85 g). Je l’ai gardé pour ma consommation personnelle. En effet, j’avais menti lors de ma déposition sur le fait que je prenais 1 g de cocaïne par mois.

En fait, c’était 4 g par semaine. Aujourd’hui, j’ai tout arrêté.

Ma garde à vue a été beaucoup trop stressante pour moi », déclare-t-elle à la présidente.

Hôtesse d’accueil dont le contrat à durée déterminée s’apprête à être renouvelé, cette personne, à l’instar des autres femmes impliquées, apparaît comme une « complice malgré elle », instrumentalisée par un ami qui l’utilisait le plus souvent comme simple chauffeur.

Jean-Luc Garcia

 

 

https://www.toulouse7.com/2016/11/29/trafic-cannabis-heroine-figeac-decazeville/

Un trafic de Cannabis et héroïne démantelé entre Figeac et Decazeville

 

Un trafic de Cannabis et héroïne démantelé entre Figeac et DecazevillePlusieurs dizaines de gendarmes du Lot et du Tarn ont participé à cette enquête.

 

Les gendarmes du Lot ont arrêté 6 personnes soupçonnées d’avoir organisé un trafic de drogue entre l’Espagne, le Lot et l’Aveyron. De l’héroïne et plusieurs centaines de grammes de Cannabis ont été saisies.

 

Plus d’une dizaine de kilos de cannabis : voilà ce qu’auraient écoulé les membres d’un réseau de trafic de drogue organisé entre l’Espagne, le Lot et l’Aveyron selon les estimation des enquêteurs.Après plusieurs mois d’enquête, les gendarmes ont procédé à plusieurs arrestations.

Deux hommes âgés d’une quarantaine d’années, originaires de Decazeville et Aubin ont d’abord été interpellés à bord d’un véhicule où était cachées 400 grammes de résine de cannabis.

D’autres complices présumés ont été interpellés dans la région de Figeac. Les différentes perquisitions ont permis la saisie de plus d’un kilo de résine de cannabis, de plus de quatre kilos d’herbe de cannabis et de 10 grammes d’héroïne ont précisé des sources proches de l’enquête.

Trois d’entre eux ont été jugés en comparution immédiate lundi. Ils ont été condamnés à 30 mois de prison ferme dont 10 avec sursis pour deux d’entre eux et 10 mois dont 5 mois avec sursis pour le troisième.

 

 

 

https://www.blogdesbourians.fr/gourdon-trafic-de-drogue-demantele/

Gourdon: Trafic de drogue démantelé

 

par  • lundi, 26 décembre 2016 • Commentaires fermés sur Gourdon: Trafic de drogue démantelé

Des trafiquants de drogue dans le Lot, à Figeac, Cahors et même à Puy-l'Evêque... dans AC ! Brest Justice-192x133Le jeudi 15 décembre, à 16 heures, C. et B. respectivement âgés de 26 et 21 ans, ont comparu devant le tribunal correctionnel de Cahors. Les deux prévenus se voient opposer les mêmes incriminations, à savoir : transport, détention, offre, cession, acquisition de cannabis. S’ajoute pour le second, l’infraction de consommation de produits stupéfiants.

Pour C., les faits reprochés ont débuté le 1er juin dernier et pour B., le 4 novembre 2015. Le coup d’arrêt assuré à leurs agissements a été assuré par la gendarmerie de Gourdon le mercredi 14 décembre dernier.

L’affaire aurait pris un caractère familial

Pierre-Louis Pugnet, président du tribunal confie à William Delamarre, le soin de mener l’instruction à l’audience.

Dans un premier temps, le juge évoque la situation de B. en faisant état d’une première perquisition menée à son domicile en novembre 2015. À ce moment-là, sont découverts des plants de cannabis, chez la mère du prévenu et du matériel chez son frère. Les investigations se poursuivent et vont conduire, en septembre dernier, à la saisie de barrettes de cannabis et d’argent liquide… Au moment de son entrée en scène dans ce trafic de drogue, C. apparaît comme le fournisseur principal de B., se chargeant de l’approvisionnement sur Marseille et Toulouse. Le 3 novembre dernier un contrôle met en évidence l’implication de la mère, du frère et même du père de B. L’entreprise prend « un caractère familial ! » déclare le juge. Une nouvelle perquisition, permet la saisie d’argent liquide, une balance électronique, 10 g. de résine de cannabis,…

Quant à C., il reconnaît avoir créé un réseau de revente. Il confirme à l’audience ses déclarations faites aux enquêteurs :

« J’allais m’approvisionner sur Toulouse principalement et cela me rapportait environ 2 000 euros par mois. »

D’autres protagonistes ont été pris dans ce coup de filet et font l’objet de procédures, qui les conduiront prochainement devant la justice. Eux aussi !

« C. a reconnu assez vite les faits reprochés », poursuit le juge Delamarre. Le prévenu explique sa motivation :

« Je n’avais pas de travail, c’était la facilité. Je reconnais avoir créé un réseau… Après voilà, toujours pareil, c’est le manque de moyens pour vivre ! »

Selon ses dires, le prévenu aurait écoulé 400 g. de cannabis par mois, dont une partie auprès de B.
S’adressant à B. le juge Delamarre lui demande :

« Pourquoi avez-vous nié les faits dans un premier temps ? »

« On m’a appris à tenir ma langue ! » rétorque le prévenu. Puis, se montrant plus explicite, il explique qu’il est difficile de s’en sortir lorsqu’on a un crédit sur le dos, un loyer à payer, des factures en instance. B. assure que la vente du cannabis, lui permettait seulement d’assurer le paiement de sa consommation personnelle. « J’ai juste refait les sous que j’ai investis ! » assure-t-il.

Les deux hommes ont déjà le casier judiciaire entaché de condamnations, pour des faits liés aux stupéfiants notamment.

C.vit en couple et il est père d’un enfant de quatre mois. Il perçoit le RSA à hauteur de 600 euros par mois. À présent, son souhait serait d’entrer dans l’armée. Pas moins !

Pour sa part, B. est titulaire d’un CAP de peintre en bâtiment, mais s’est retrouvé au chômage. Par ailleurs, la justice s’étonne qu’il n’ait pas honoré les convocations des juges, qui lui avaient été adressées à plusieurs reprises. Arguant de sa bonne foi, B. indique :

« Je voulais bien répondre à ces convocations, mais la voiture est tombée en panne deux fois et l’autre fois, j’avais juste oublié. »

Un « fléau » pour la société ?

Autant d’éléments qui ne passent pas inaperçus auprès d’Agnès Jorda, Substitut du Procureur, qui ne va pas être tendre dans ses réquisitions.

Après avoir salué la qualité des travaux menés par la brigade de gendarmerie de Gourdon, elle dénonce le mode de vie choisi par les deux prévenus. Elle s’insurge contre la désinvolture de B. et s’indigne de ce que ce trafic ait pu atteindre des mineurs. « Cette drogue est un fléau pour notre société et ces arrestations sont salutaires pour Gourdon et le Lot ! » tonne-t-elle. Elle rappelle aux prévenus qu’ils encourent jusqu’à 10 ans de prison. Il est requis à leur encontre :

– pour B., 12 mois de prison, dont 4 avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans, plus obligation de travail et de soins, et mandat de dépôt,

– pour C, 18 mois de prison, dont 6 avec sursis et mise à l’épreuve pendant 24 mois, avec obligation de travail et mandat de dépôt.

Maître Christian Calonne, avocat de B. dépeint une société « qui s’effondre » où l’on compte trois millions de consommateurs de cannabis en France, générant trois milliards de chiffre d’affaire. « D’où la difficulté de combattre ceux qui sont au bas de l’échelle, pour qui le bénéfice des ventes servait à couvrir la consommation personnelle » affirme l’avocat. Plutôt qu’une incarcération, Maître Calonne préconise une peine avec sursis. Et l’ancien bâtonnier d’ironiser sur une obligation de travail, « quand la société compte plus de trois millions de chômeurs ! »

Même ton, chez maître Henri Touboul, avocat de C. se montrant surpris de la lourdeur des réquisitions. L’avocat insiste sur la loyauté de son client qui a fait acte de repentir actif en acceptant de favoriser l’enquête. Maître Touboul demande au tribunal de ne pas hypothéquer l’avenir de son client et il sollicite une peine de prison avec sursis, qui aurait le mérite de « faire planer le couperet », tout en amenant son client à la formation et au travail. Et C. d’ajouter : « Je promets de rechercher du travail et d’aller dans le droit chemin. »

JC Bonnemère La Vie Quercynoise

 

 

https://www.toulouse7.com/2017/01/21/heroine-cocaine-cannabis-nouvelle-saisies-a-cahors/

Héroïne, Cocaïne, Cannabis. nouvelle saisies à Cahors

 

Héroïne, Cocaïne, Cannabis. nouvelle saisies à CahorsLa filière remontait jusqu’en Espagne où les dealers s’approvisionnaient régulièrement. Crédit Photo Gendarmerie du Lot.

 

Un vaste trafic de stupéfiants vient d’être démantelé dans le Lot. La filière installée à Cahors se ravitaillait régulièrement en Cocaïne, Héroïne ou Cannabis en Espagne. L’enquête menée par les gendarmes sous la direction du procureur de la République a abouti en début de semaine par une importante saisie de stupéfiants et d’argent liquide : plus de un kilo de résine de cannabis, 285 grammes d’héroïne, 334 grammes de cocaïne, 427 grammes d’herbe de cannabis, près de 300 grammes de produits de coupe, des produits de substitution et environ 2400 Euros en numéraire provenant du trafic.

condamnations à de la prison ferme

Plusieurs personnes ont été arrêtées à Cahors et Varaire. Ce business très lucratif rapportait plusieurs milliers d’euros par semaine. 6000 euros selon les estimations des enquêteurs.

Jugés en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Cahors mercredi deux membres du réseau ont été condamnés à 04 ans et demi de prison ferme pour l’homme et à 18 mois de prison ferme pour la femme. D’autres protagonistes seront jugés dans les prochaines semaines.

Sur le Sujet:

  1. Grenade. le dealer de Cannabis et Cocaïne avait porté plainte pour vol
  2. Cocaïne, héroïne et cannabis saisies par la police à Toulouse Bellefontaine
  3. Un trafic de Cannabis et héroïne démantelé entre Figeac et Decazeville

 

 

https://www.radiototem.fr/quercy-rouergue/1273-un-nouveau-trafic-de-drogues-demantele-a-cahors

Un nouveau trafic de drogues démantelé à Cahors

 

Le 1 Février 2017. Publié dans Quercy-Rouergue

Lot

Trois prévenus sont jugés ce mercredi après-midi devant le tribunal correctionnel de Cahors. Ils ont participé à un trafic de drogues pendant deux ans.

Trois prévenus sont jugés ce mercredi après-midi, à partir de 14 heures, en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Cahors dans une nouvelle affaire de trafic de stupéfiants. Ils ont été interpellés lundi matin par les policiers cadurciens au terme d’une longue enquête.

Deux ans de trafic

Ce trafic a duré près de deux ans dans le centre de l’agglomération et porte sur au moins 12 kilos de résine de cannabis, de la cocaïne et du crack.

« Ce nouveau dossier jugé ce jour, illustre clairement la volonté affichée du parquet de Cahors de lutter efficacement et sans relâche contre tous les trafics de produits stupéfiants », explique le Procureur de la République de Cahors, Nicolas Septe.

Il affiche deux priorités : « lutter contre les infractions sous-jacentes nées des trafics (vols, violences, extorsions) et éviter que le deal de stupéfiants se banalise ».

Il y a deux semaines, le 18 janvier, un couple de Cadurciens a aussi été jugé et condamné à de la prison ferme dans une affaire de trafic de drogues.

  • Créé le 1 Février 2017.

 

 

http://www.syndicat-snpm.fr/a-cahors-deux-cadurciens-et-trois-toulousains-ecroues-pour-trafic-de-cocaine-et-dheroine/

 

 

https://actu.fr/societe/cannabis-figeac-dans-lot-trafiquant-condamne-5-ans-prison-confiscation-vehicules_15097915.html

Cannabis à Figeac et dans le Lot. Un trafiquant condamné à 5 ans de prison et confiscation de véhicules

 

Des allées et venues entre Figeac, Perpignan, l’Espagne et Brive, une cache découverte dans le trou d’un talus, de l’argent par paquets de 10 000 €, le recours à un neveu mineur… un trafiquant de drogue de Figeac n’a pas pu sortir des mailles de la justice.

 

Publié le 22 Jan 18 à 8:01
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Un trafiquant de drogue résidant à Figeac, qui n’en était pas à son coup d’essai, vient d’écoper d’une longue peine de prison. © Harmony Accorsi

 

Jeudi 11 janvier 2018, peu après 17 h, H. 38 ans, a fait son entrée au Palais de justice de Cahors, sous escorte policière. Incarcéré à la maison d’arrêt Beausoleil de Montauban depuis le 20 juillet 2016, il est en attente de jugement devant le tribunal correctionnel. Dans le cadre d’une vaste opération de démantèlement de trafic de cannabis menée dans la région de Figeac entre le 28 septembre 2015 et le 18 juillet 2016. H. est poursuivi pour quatre motifs :

– Offre de cannabis, en récidive légale,

– Acquisition de cannabis, en récidive légale,

– Détention de cannabis, en récidive légale,

– Incitation de mineur au transport de cannabis.

Vincent Ramette, président du tribunal, épluche le dossier en menant une véritable instruction à l’audience. Il égraine les faits, tout en sollicitant du prévenu, précisions et commentaires.

Le trafic pouvait rapporter jusqu’à 100 000€

L’enquête démarre sur la base d’un renseignement anonyme, faisant état d’un trafic de stupéfiants aux abords de la boîte de nuit « Le Baron », à Figeac. D’emblée apparaît le nom de H., comme étant celui de la personne susceptible d’assurer l’approvisionnement en cannabis. Un véhicule de marque Volkswagen à bord duquel circule H. est repéré. Celui-ci appartient à sa mère. Les gendarmes apposent alors sur le véhicule, un dispositif permettant de le géolocaliser. Ainsi sont repérés des déplacements vers Perpignan et l’Espagne, toutes les 3 – 4 semaines.

– « J’ai dû faire 5 déplacements en tout et pour tout et c’était pour aller faire la fête avec des amis » souligne H..

En revenant du sud de la France, la voiture de H. emprunte une petite route aux abords de Figeac, qui conduira les enquêteurs à la découverte d’un trou dans un talus, bordant le chemin en direction du lieu-dit la « La Déganie »… Une cache où est retrouvée une « grosse somme d’argent » et des savonnettes de cannabis, sur lesquelles est inscrite la mention « Bonne chance ». Par ailleurs, il est établi que H. loue un logement rue Caviale à Figeac, tout près du Kebab « Le Médina » qu’il a lui-même ouvert quelques mois auparavant.

Le 7 mai 2016, les gendarmes tentent d’intercepter H. au volant de son véhicule. S’engage alors une course-poursuite en direction de l’Aveyron. Des pointes de vitesse à 170 km/h sont enregistrées, avant que H. s’évanouisse dans la nature, après avoir abandonné son véhicule, au beau milieu d’une cité HLM de Decazeville.

– « Il n’y a pas eu de refus d’obtempérer de ma part, je n’ai vu aucun gendarme me faire signe de m’arrêter ! » rétorque H.. Imparable !

Une perquisition menée au domicile de sa compagne et de leur enfant de sept ans, permet aux gendarmes de retrouver 750 € sur une étagère de bibliothèque, ainsi que deux feuilles portant un semblant de comptabilité.

– « C’était de l’argent du Kebab, que je devais remettre à la banque et qu’on avait mis entre des livres pour défroisser les billets » précise H.. Précautionneux !

8,8 kg de cannabis sont retrouvés au logement de H. et 300 gr de cannabis au Kebab. Explications du prévenu.

– « À un moment donné, j’ai eu des problèmes avec les gens du sud, qui me faisaient stocker de la marchandise et me faisaient transporter de l’argent, mais mon rôle se limitait à ça » affirme H. droit dans ses bottes. Bonne poire !

– « Que vous vendiez ou pas, peu importe, c’est une participation active ! » observe le président Ramette, qui entend remettre les pendules à l’heure.

– « Et les 300 gr de cannabis retrouvés au Kebab, et ce couteau portant des résidus de cannabis sur la lame ? » poursuit le président.

– « Honnêtement, j’étais un gros consommateur à l’époque, ces 300 gr c’était pour moi » assure le prévenu.

– « Ça rapportait pas mal tout ça ; dans une de vos déclarations vous précisez qu’avec toutes ces sommes réunies cela pouvait atteindre 100 000€ ! » reprend le président.

– « C’est pas vrai, je n’ai jamais dit ça, les gendarmes ont ajouté des zéros ! » s’emporte H..

Vincent Ramette ne lâche rien. Il relève dans les déclarations de H. aux enquêteurs, que les paquets d’argent étaient conditionnés par sommes de 10 000 € et la somme de 100 000€ est évoquée à plusieurs reprises par le prévenu lui-même. Le prévenu répète « qu’il ne transportait pas de stupéfiants, simplement des sommes d’argent ». Il aurait accepté de rendre ce service « pour ne pas avoir sur le dos ces mystérieux fournisseurs, dont il ne veut pas révéler l’identité.

Il fait transporter de la drogue à un mineur !

H. affirme qu’il en avait « marre de tout cela », au point qu’il avait prévu de se présenter à la gendarmerie.

– « Pourquoi ne l’avez-vous pas fait ? » interroge M. Ramette.

– « Parce que ce jour-là, il faisait chaud ! J’ai sonné à la porte de la gendarmerie et personne n’a répondu… Alors je suis reparti et je me suis dit que j’allais attendre à l’automne, car en prison, il fait tellement chaud dans les cellules l’été ; c’est l’horreur M. le juge, vous ne pouvez pas savoir ! » explique H..

Le président ne paraît pas convaincu par l’argumentation, même s’il se montre sensible aux conditions d’incarcération, décrites par le prévenu. Il chasse un chat de sa gorge, avant de s’intéresser de plus près à la demande faite par H. à son neveu.

– « Vous qui étiez censé l’éloigner de ses mauvaises fréquentations toulousaines, vous qui passiez pour être un modèle de réinsertion, vous demandez à votre neveu d’aller sortir de la voiture le gros paquet de cannabis, pour le porter chez vous, en lui demandant de dire que cela lui appartenait ? » interroge M. Ramette.

– « Je n’aurai jamais dû l’appeler, c’est là mon erreur, je le reconnais M. le juge. Mais jamais, je ne lui ai demandé de dire que cela lui appartenait ! » reprend H..

H. sera interpellé le 18 juillet 2016, au volant de la voiture Saxo de sa sœur, en possession de 547 € en liquide.

Mme Cécile Lasfargues, Substitut du Procureur, demande des éclaircissements sur les mouvements d’argent et de stupéfiants, par rapport à la cache.

Réponse du prévenu : « Je ne sais plus très bien, les faits datent de plus d’un an et demi, et en plus, j’ai des problèmes de mémoire ! » Vraiment pas de chance !

H. a déjà été condamné à quatre reprises, dans le cadre d’affaires liées à des stupéfiants ; en prison il a passé dix jours en cellule disciplinaire, suite à la découverte sur lui d’un téléphone portable et de stupéfiants.

Mme Lasfargues revient sur les faits en mettant en doute la sincérité des déclarations du prévenu à l’audience. Selon elle, l’argent liquide que brassait H. ne pouvait provenir de la seule activité de son établissement de restauration rapide. Elle retient H. dans les liens de la prévention, en ce qui concerne la cession, l’offre, le transport et la détention de cannabis. Elle relève que le prévenu se retrouve en situation de « récidive de récidive », qu’en somme il était un maillon d’un gros trafic de cannabis. Elle requiert à son encontre une peine de 6 ans de prison et demande une interdiction de le voir paraître dans les départements du Lot et de l’Aveyron, pour une durée de cinq ans. Elle sollicite la confiscation des véhicules.

« Tout tient à un fil ! » soutien maître Cohen

Pour tenter de sortir de l’enfer dans lequel s’est enfoncé son client, maître Simon Cohen théâtralisera une argumentation portant sur « l’absence de preuve ». L’avocat cherche à démontrer que toute la surveillance mise en branle pour contrôler les faits et gestes de H. n’aurait rien donné de probant. « Les interceptions téléphoniques, qu’ont-elles mis en évidence ? Rien ! Pas de commandes ! Pas de demandes de livraison, rien ! » déclare maître Cohen. Il enchaîne les arguments. « Les dispositifs de géolocalisation placés sur les différents véhicules, qu’ont-ils révélé ? Que mon client s’est rendu sept fois dans le sud de la France ! Et alors ? Il vous dit qu’il s’y rendait comme de nombreux autres Figeacois, pour faire la fête ! Que dire de plus ? Alors qu’il n’a jamais été constaté que le véhicule soit revenu à Figeac chargé de stupéfiants ? »

L’avocat enfonce le clou : « Durant sept mois, sont passées au peigne fin ses allées et venues et les enquêteurs n’ont pas assisté à une seule transaction ! Ils n’ont pas aperçu un seul acte de vente ! »

Selon l’avocat toulousain, aucune preuve n’est rapportée quant à l’implication de son client dans un trafic de drogue, alors que tous les moyens possibles ont été déployés.

L’avocat développe également le fait que le train de vie de son client n’aurait pas été modifié durant cette période. Il hausse le ton : « Pas de voiture de luxe ! Pas de bijoux ! Pas d’équipements particuliers ! » Pour terminer, maître Cohen fait valoir que son client a obtenu en prison un diplôme dans le domaine de la restauration et de l’hygiène et entretien ; autant d’éléments qui tendraient selon lui à prouver que H. évolue dans le bon sens.

Pour sa part, bien qu’il ait relaxé H. au bénéfice du doute, sur les faits d’acquisition de cannabis, le tribunal ne s’en est pas montré moins sévère dans son jugement, en prononçant une condamnation à 5 ans de prison ferme (voir encadré ci-dessous). Le prévenu dispose d’un délai de 10 jours pour faire appel.

Le jugement
Après en avoir délibéré, le tribunal a prononcé son jugement
à 20  h  45. Il a relaxé H. pour les faits d’acquisition
qui lui étaient reprochés, « au bénéfice du doute ». En revanche,
H. est condamné pour les actes de cession retenus
et il est considéré comme « coauteur ». Il se voit également
condamné pour provocation d’un mineur au transport et à
la détention de stupéfiants. Les véhicules ayant servi dans le
cadre de ce trafic sont confisqués. H. écope d’une peine de
5 ans de prison ferme, avec maintien en détention. De plus,
il se voit interdit de paraître dans les départements du Lot et
des Pyrénées-Orientales pendant une durée de 5 ans.

JEAN-CLAUDE BONNEMÈRE

 

 

https://www.illicit-trade.com/fr/2018/04/france-six-individus-condamnes-trafic-drogue/

France : six individus condamnés pour trafic de drogue

 

Publié il y a 2 ansle

16 avril 2018

0912_nws-tdb-z-gavel dans Calomnie

Les six prévenus comparaissent le lundi 9 avril devant le tribunal de Cahors.

 

Six individus, toulousains et cadurciens âgés de 19 à 35 ans, comparaissent ce lundi devant le tribunal correctionnel de Cahors pour trafic de drogues.

Le jour de leur arrestation, le 6 janvier dernier, ils sont tous les six réunis pour livrer plus de 300 g d’héroïne sur un parking à Cahors. Les têtes du réseau avaient alors été rapidement identifiées par les gendarmes, menant l’enquête depuis trois mois.

Celle-ci avait démarré à l’automne 2017 suite à une dénonciation anonyme envoyée aux gendarmes de Cahors. Mise sur écoute, filatures et surveillance se sont montrées efficaces et ont conduit à l’arrestation des criminels pris en flagrant délit.

Un cadurcien d’une trentaine d’années au casier judiciaire vierge, vivant en couple et bénéficiant d’un emploi stable depuis plusieurs années, a témoigné devant le tribunal de sa relation avec la drogue. Consommateur, il explique avoir commencé à vendre de l’héroïne à ses proches pour financer ses propres doses. Il explique avoir continué son travail à forte responsabilité sans que ces collègues ne s’aperçoivent de ses habitudes toxicomanes, et a confié voir son arrestation comme une délivrance.

Un deuxième homme lui aussi originaire de Cahors et travaillant pour une entreprise toulousaine était un client régulier du premier, qui aurait fait l’intermédiaire avec la ville rose. Il a lui aussi reconnu son implication dans les faits.

Parmi les quatre toulousains, seuls l’un d’entre eux, un étudiant vivant chez ses parents, a reconnu sa culpabilité. Ses trois compliment nient toute implication dans le réseau de trafic.

Ils ont été condamnés à des peines allant de quatre ans de prison (dont deux avec sursis) et 3000 euros d’amende à 8 mois d’emprisonnement.

 

 

https://www.ladepeche.fr/2019/02/21/trafic-de-stupefiant-6-mois-ferme,8028235.php

Gourdon. Trafic de stupéfiant : 6 mois ferme

 

Publié le 21/02/2019 à 03:59 , mis à jour à 08:17

 

Hier après-midi, le tribunal correctionnel de Cahors s’est réuni pour la comparution immédiate de Cihan A. après 48 heures passées en garde à vue.

L’homme de 31 ans a été interpellé lundi vers six heures du matin par les gendarmes de Gourdon qui le surveillaient depuis plusieurs mois par le biais de filatures et d’écoutes téléphoniques. Des rendez-vous sont fixés près des grottes de Cougnac, sur des parkings ou des bords de routes : le prévenu vendait de la cocaïne, en moyenne 80 € le gramme. «Je n’en retirais que 20 €. J’en proposais à des amis et parfois pour faire du troc contre de l’essence, pour remplir mon frigo et habiller mes enfants», a-t-il justifié pour minimiser son délit. Père de deux enfants, Cihan A. était déjà sous le coup d’un sursis avec mise à l’épreuve, après 11 mentions dans son casier judiciaire dont sept avant sa majorité. Il a perdu son emploi en juin 2018, date à laquelle il dit avoir «arrêté de consommer» de la cocaïne. Son récent train de vie l’a donc trahi : de nombreux déplacements en voitures, des nuits en compagnie de sa maîtresse dans des hôtels à Souillac et Sarlat. «Ce n’était pas Byzance», a toutefois défendu son avocate. Aucun échantillon de drogue ni de somme d’argent n’a été saisi lors de la perquisition. Le tribunal l’a reconnu coupable et condamné à six mois de prison ferme.

LaDepeche.fr

 

 

https://www.ladepeche.fr/2019/02/22/2-ans-de-prison-pour-trafic-de-drogue,8030366.php

Cahors. Deux ans de prison pour trafic de drogue

 

Publié le 22/02/2019 à 03:57 , mis à jour à 08:27

 

Allaeddine K. et Bastien F. ont respectivement 22 et 21 ans. Ils comparaissaient hier au tribunal correctionnel de Cahors pour des délits de transport, acquisition, détention, et cession de produits stupéfiants, en l’occurrence du cannabis et un peu de cocaïne.

Suite à un appel anonyme sur la commune de Caillac, le 17 juillet 2018, puis sept mois d’enquête, les gendarmes ont interpellé puis effectué deux perquisitions successives à leur domicile dans la journée de mercredi 20 février. 4,5 kg de cannabis et deux grammes de cocaïne seront notamment retrouvés chez Bastien F. derrière une machine à laver. Ce qui correspond à plus de 10 000 € de marchandise. Le lien entre les deux prévenus relève d’une réelle amitié. Allaeddine K. passe souvent chez Bastien F. pour partager un loisir commun : les jeux vidéos. Et à l’occasion la consommation de produits stupéfiants. «Je prenais une part pour ma consommation puis revendais le reste», décrit Allaeddine K. Son avocate, maître Aurélie Smagghe, l’interroge sur ce qu’il doit, en tant qu’intermédiaire, à ses fournisseurs : pas loin de 15 000 €. «J’ai peur des représailles et j’ai passé une des pires années de ma vie», dira -t-il lors de l’audience. Son ami Bastien F., à côté de lui dans le box des prévenus a été chargé de revendre une partie de cette drogue. Les enquêteurs estiment entre 20 et 25 kg la quantité qui a pu passer entre leurs mains entre le 1er juillet 2018 et le 19 février 2019. L’importante quantité retrouvée lors de la perquisition s’explique, selon Bastien F., par des clients qui «se sont rétractés» après «une demande importante». Le président du tribunal l’interroge ironiquement sur la «rentabilité» d’un tel commerce. Les deux jeunes hommes ont été reconnus coupables et condamnés chacun à deux ans de prison, dont la moitié avec sursis pour Bastien F., le dernier maillon de ce trafic.

Mathieu Delaunay

 

 

https://actu.fr/occitanie/cahors_46042/lot-condamne-deux-ans-prison-trafic-cannabis-entre-cahors-prayssac_21724064.html

Lot : condamné à deux ans de prison pour trafic de cannabis entre Cahors et Prayssac

 

Jeudi 21 février 2019, deux jeunes hommes de 21 et 22 ans ont comparu devant le tribunal correctionnel de Cahors dnas le Lot pour trafic de drogue.

 

Publié le 4 Mar 19 à 8:02
25511-190226171738347-0-854x641 dans Corruption

Le tribunal de Cahors dans le Lot.

 

L’affaire jugée en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Cahors dans le Lot jeudi 21 février 2019 a été le fruit d’une enquête lancée suite à une dénonciation.

En juillet 2018, les gendarmes de la brigade de Cahors sont avisés qu’un certain A., un jeune homme de 22 ans vivant dans la vallée du Lot, se livrait à un trafic de cannabis. Les enquêteurs se lancent alors dans des investigations : ils mettent son téléphone sur écoute, épluchent ses comptes en banque, procèdent à des filatures… Et il ressort de cette enquête des éléments qui reviennent souvent dans les trafics, notamment un train de vie qui ne correspond pas aux revenus déclarés, des allées et venues étranges, des conversations téléphoniques suspectes. Une perquisition a alors été menée au domicile des parents de A. chez qui il vit toujours, où rien n’a été retrouvé excepté des éléments matériels, consoles de jeux, matériel vidéo, iPhone, ordinateurs portables… qui témoignent de son train de vie. Une autre perquisition a également été menée chez les parents de la compagne de A. ainsi que chez un autre jeune homme de 21 ans, B., ami de A. et surtout son complice présumé suite aux écoutes téléphoniques.

Et chez B., les gendarmes sont tombés sur pas moins de 4,5 kg de cannabis cachés derrière le lave-linge et deux boulettes de 1 gramme de cocaïne

Placés en garde à vue, les deux jeunes hommes ne tardent pas à se mettre à table.

L’engrenage de la drogue

A. a commencé le cannabis il y a 3-4 ans, en soirée, comme beaucoup de jeunes. Puis c’est l’engrenage. Il commence à revendre un peu de cannabis pour se payer sa propre consommation. Puis il prend de plus grosses quantités, en garde un peu pour lui et revend le reste… Et son ami B. suit exactement le même parcours. « Et ça va crescendo » ajoute le président du tribunal Vincent Ramette. « On est surpris qu’un jeune comme vous, qui n’a pas trop d’histoire, puisse fournir du cannabis en kilo » souligne le président, précisant que A. n’a que deux mentions à son casier judiciaire, dont une pour consommation de cannabis pour laquelle il a effectué un stage de sensibilisation et une plus récente de violence pour laquelle il est sous contrôle judiciaire.

B. de son côté n’a qu’une seule mention à son casier, là encore pour consommation de cannabis pour laquelle il a effectué un stage de sensibilisation. Mais c’est bien A. qui était la « nourrice » de B., qui à son tour revendait à d’autres revendeurs… A. et B. menaient donc leur trafic à la fois en duo et chacun de son côté…

Et lorsque le président demande à B. pourquoi autant de quantités, celui-ci de répondre « Il y avait une forte demande, du coup j’en ai pris beaucoup… »

Le président ajoute « en général, les gens détiennent quelques centaines de grammes et revendent par de multiples transactions. Et vous, vous vous risquez à acheter par kilos. C’est un schéma qui sort de l’ordinaire ». D’autant qu’en deux ans, on parle de dizaines de kilos…

« Vous mesurez que derrière vous, pas mal de gens vont trafiquer pour revendre encore ? Que cette drogue va être répandue dans le secteur de CahorsVous alimentez un trafic dont vous êtes les victimes au départ ! poursuit le président du tribunal. Le trafic de drogue est sévèrement réprimé car des jeunes de 15-16 ans commencent à cause de gens comme vous Ça ne vous dérange pas de perpétuer cet usage ? »

« Sur le moment, on n’y pense pas » répond B.

De plus, les deux hommes n’avançaient pas forcément l’argent mais payaient leur fournisseur une fois qu’ils avaient revendu la drogue. Pour les 4,5 kg de cannabis et la cocaïne saisis et non payés, ils se retrouvent donc avec une dette de près de 15 000 € à leur fournisseur…

30 mois de prison ?

Pour le Ministère public, qui relève que trois comparutions immédiates ont eu lieu la même semaine autour d’affaires de drogue, « on s’aperçoit que tous ont des points communs sur le passage à l’acte et la banalisation… » Et si Mme la substitut du procureur concède que les deux jeunes hommes tiennent des Pieds Nickelés avec une naïveté et une mauvaise organisation, elle souligne toutefois qu’il faut quand même avoir les reins solides et la confiance du fournisseur pour écouler de telles quantités de drogue. Et donc demande une peine sévère au vu de tous les kilos retrouvés et de ceux déjà écoulés. Pour A., elle requiert 30 mois de prison et la révocation de son sursis de 3 mois, et pour B. 3 ans de prison dont 12 mois avec sursis/mise à l’épreuve de 2 ans, d’une obligation de soins et de travailler.

Dépassés par le trafic

Les avocates de la défense, Maîtres Smagghe et Alexopoulos, font valoir le fait que leurs clients n’ont opposé aucune résistance et que tous deux se sont laissés dépasser par leur consommation et la demande. « Ce sont des jeunes qui se laissent embarquer dans des histoires plus grosses qu’eux » précise Maître Alexopoulos.

De son côté, Maître Smagghe ajoute : « au mieux c’est de l’immaturité, au pire de la bêtise, mais ils ont mis le doigt dans un engrenage qu’ils ne maîtrisent pas, qui les a dépassés. Ils n’ont pas les reins solides, ils vivent chez papa-maman. Ils méritent une peine sévère pour qu’on ne les revoie pas devant cette juridiction mais on a vu que pour A. la mise à l’épreuve fonctionne ».

Soulignant qu’il manque les autres maillons de la chaîne, leurs revendeurs et leurs clients qui sont également revendeurs, elle demande qu’on leur accorde le bénéfice du doute en requérant sur sursis avec mise à l’épreuve. « Il faut les sanctionner mais pas au-delà de leur implication… ».

A. a finalement été condamné à 24 mois de prison, B. à 24 mois de prison dont 12 avec sursis et une mise à l’épreuve de 2 ans, obligation de soins et de travail, et interdiction de rentrer en contact avec A. Tous deux sont ressortis du tribunal sous escorte pour passer leur première nuit directement en détention.

 

 

https://www.ladepeche.fr/2019/06/04/trafic-de-drogue-ils-sapprovisionnaient-a-toulouse-et-revendaient-dans-le-lot-a-des-refugies-afghans,8238268.php

Trafic de drogue : ils s’approvisionnaient à Toulouse et revendaient dans le Lot à des réfugiés afghans

 

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  • Le cannabis était revendu dans le Lot à des réfugiés afghans hébergés dans un Centre d'accueil des demandeurs d'asile (CADA).

Le cannabis était revendu dans le Lot à des réfugiés afghans hébergés dans un Centre d’accueil des demandeurs d’asile (CADA). PHOTO DDM, ARCHIVES.

Publié le 04/06/2019 à 20:24

Justice, Lot, Cahors

l’essentiel

Une affaire, sur fond de cannabis, héroïne et cocaïne impliquant deux Lotois a été jugée mardi au tribunal correctionnel de Cahors. Le duo s’aprovisionnait à Toulouse et revendait dans le Lot. Les deux prévenus, en état de récidive, ont écopé de peines de prison ferme avec mandat de dépôt. Récit…

Héroïne, cocaïne, cannabis ont longtemps fait partie du quotidien d’un homme et de son amie originaires des Ardennes.

L’homme, âgé de 37 ans, a été rejoint au mois d’août dernier dans le Lot par son amie de 28 ans. Ils résidaient ensemble à Gourdon, au cœur de la résidence Terres des merveilles, leur port d’attache d’où ils organisaient leur business autour de la vente de produits stupéfiants. Drogues qu’ils se procuraient principalement à Toulouse, dans le quartier du Mirail.

C’est ce que les deux complices ont confirmé ce mardi après-midi au tribunal de Cahors où ils comparaissaient dans le cadre de la procédure de comparution immédiate.

Les écoutes…

Jean-Luc Garcia

 

 

https://www.ladepeche.fr/2019/06/05/poudre-blanche-et-poudre-descampette-une-affaire-de-drogue-rocambolesque-au-tribunal-de-cahors,8240203.php

Poudre blanche et poudre d’escampette : une affaire de drogue rocambolesque au tribunal de Cahors

 

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  • Frédéric Almendros, procureur de la Républuique, a prononcé son réquisitoire sur un tron grave et solennel, estimant que l'affaire et le profil du trafiquant  imposaient justement ce ton et cette gravité.

Frédéric Almendros, procureur de la République, a prononcé son réquisitoire sur un tron grave et solennel, estimant que l’affaire et le profil du trafiquant imposaient justement ce ton et cette gravité. DDM- MARC SALVET

Publié le 05/06/2019 à 17:48 , mis à jour à 17:50

Justice, Faits divers, Lot

l’essentiel

Sonné, le jeune trafiquant de produits stupéfiants de 28 ans qui a écopé mardi soir au tribunal correctionnel de Cahors, d’une peine de 4 ans de prison ferme, accuse le coup.

Sa vie n’est qu’un perpétuel aller-retour de la case prison au domicile de sa mère, à Figeac, où il cachait des drogues qu’il revendait ou consommait. Il avait été identifié par les gendarmes et interpellé dimanche dans les rues de Figeac.

Près d’un kilo d’héroïne, entre autres substances illicites, a été retrouvé chez la mère de figeacois. Un commerce très lucratif puisque le prix du gramme était fixé à 80 euros le gramme. Des billets ont été retrouvé dans le même logement. Le montant d’élevait à 6 825 €.

Cette seizième condamnation renvoie son fils derrière les barreaux après une interpellation rocambolesque, dimanche à Figeac où les gendarmes ont croisé le Figeacois. Ils interrogent alors leur fichier et constatent que ce trafiquant connu de leurs services, avait été interdit…

 

 

https://actu.fr/faits-divers/lot-trafic-drogue-demantele-entre-lot-lot-garonne-les-pyrenees-orientales_29444105.html

Lot. Un trafic de drogue démantelé entre le Lot, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Orientales

 

Un trafic de drogue a été démantelé mardi 12 novembre 2019 entre la vallée du Lot et la côte méditerranéenne, impliquant 5 personnes, dont un mineur.

 

Publié le 15 Nov 19 à 12:01
Les gendarmes ont démantelé un trafic de drogue entre le Lot, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Orientales mardi 12 novembre 2019. Image d'illustration.

Les gendarmes ont démantelé un trafic de drogue entre le Lot, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Orientales mardi 12 novembre 2019. Image d’illustration. (©Archives Actu Lot)

 

Mardi 12 novembre 2019, une opération a été menée sur les communes de Puy-l’Évêque dans le Lot, de Monsempron-Libos dans le Lot-et-Garonne et d’Argelès-sur-Mer dans les Pyrénées-Orientales par les gendarmes. Ce sont 32 militaires des compagnies de Cahors (46), Villeneuve-sur-Lot (47) et Céret (66), ainsi que 2 équipes cynophiles venues de Colomiers et Gramat qui ont été engagés.

5 personnes interpellées, dont un mineur

Cette opération a permis d’interpeller 5 personnes mises en cause dans un trafic de drogue, dont un mineur.

À l’issue des gardes à vue, 4 personnes dont le mineur ont été présentées au parquet de Cahors. Le mineur a été présenté devant le juge des enfants et fait l’objet d’un contrôle judiciaire.

Prison ferme

Les trois majeurs ont été pour leur part jugés en comparution immédiate et respectivement condamnés à 32 mois de prison, 8 mois sous le régime du bracelet électronique et 8 mois avec sursis. Deux d’entre eux ont eu une interdiction de séjour sur le Lot de 5 ans. Divers objets ont été saisis et confisqués dont un véhicule.

Enquête suite à des cambriolage à Puy L’Evêque dans le Lot

Cette opération faisait suite à une première opération judiciaire datant d’avril 2019, suite à des cambriolages sur le secteur de Puy-l’Évêque, dans la vallée du Lot. Celle-ci avait permis la découverte d’une grosse somme d’argent et de stupéfiants. Une nouvelle enquête avait alors été ouverte, dirigée par la communauté de brigades de Puy-l’Évêque avec le renfort de la brigade de recherches de Cahors, et avait duré plusieurs mois.

La gendarmerie du Lot se réjouit du dénouement de cette affaire, expliquant qu’elle « montre l’investissement de la gendarmerie du Lot dans la lutte contre les trafics de stupéfiants et la volonté du parquet de Cahors d’y apporter des réponses rapides ».

 

 

https://www.ladepeche.fr/2019/11/16/trafic-de-stupefiants-demantele,8544838.php

Figeac. Un trafic de stupéfiants démantelé

 

  • Trafic//Illustration
Trafic//Illustration

 

Publié le 16/11/2019 à 05:12 , mis à jour à 07:59

 

Au début de leurs investigations, ce sont plusieurs cambriolages sur le secteur de Puy-l’Évêque qui ont mobilisé les gendarmes de la compagnie de Cahors. Le 8 avril, ils engagent une importante opération judiciaire. «Celle-ci amène à la découverte d’une grosse somme d’argent et de stupéfiants. Une nouvelle enquête pour trafic de stupéfiants est donc ouverte et va durer plusieurs mois, sous la direction de la communauté de brigades de Puy-l’Évêque, avec le renfort de la brigade de recherches de Cahors», indique le groupement de gendarmerie du Lot.

Ce mardi 12 novembre, une nouvelle opération est menée sur les communes de Puy-l’Évêque, de Monsenpron-Libos dans le Lot-et-Garonne et d’Argelès-sur-Mer dans les Pyrénées-Orientales. Elle engage 32 militaires des compagnies de chacun de ces trois départements, à savoir Cahors, Villeneuve-sur-Lot et Céret ; ainsi que deux équipes cynophiles de Gramat et Colomiers.

«Cette opération permet d’interpeller cinq personnes mises en cause dans le trafic, dont un mineur. À l’issue des gardes à vue, quatre personnes dont le mineur sont présentées au parquet de Cahors. Le mineur est présenté devant le juge des enfants et fait l’objet d’un contrôle judiciaire. Les trois majeurs sont jugés en comparution immédiate et respectivement condamnés à 32 mois de prison, 8 mois sous le régime du bracelet électronique et 8 mois avec sursis. Deux d’entre eux ont une interdiction de séjour sur le Lot de 5 ans», précisent les autorités lotoises.

Lors de cette opération d’envergure, divers objets ont été saisis et confisqués dont un véhicule. Une affaire rondement menée par les gendarmes.

LaDepeche.fr

 

 

https://www.ladepeche.fr/2019/11/15/a-puy-leveque-petit-trafic-de-drogue-en-famille,8542262.php

À Puy-l’Evêque, petit trafic de drogue en famille

 

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  • Depuis janvier, 300 g de cannabis et 25 g de cocaïne ont été revendus chaque mois. / Photo DDM, archives M. S.

Depuis janvier, 300 g de cannabis et 25 g de cocaïne ont été revendus chaque mois. / Photo DDM, archives M. S.

Publié le 15/11/2019 à 05:02 , mis à jour à 09:09

l’essentiel

Cannabis et cocaïne s’écoulaient depuis Puy-l’Evêque. Et quand le fils part en prison, la mère et la fille prennent le relais. Les trois comparaissaient hier devant le tribunal.

À la barre du tribunal correctionnel de Cahors hier, le fils, la mère et la fille, tous prévenus pour trafic de drogue, cannabis et cocaïne, selon la procédure de la comparution immédiate. Seule la mère, 50 ans, travaille ; la fille vit du RSA et s’occupe du petit dernier de 8 mois ; le fils, Antoine (1), 19 ans, déscolarisé depuis la 5e, est à la tête du trafic implanté à Puy-l’Evêque. Un autre fils, mineur, est également de la partie. Aucun ne consomme, tous ont déjà fait l’objet de condamnations.

Depuis janvier 2019, l’affaire est bien organisée, pour un bénéfice estimé à 10 000 €. Antoine possède un téléphone dédié aux transactions, un fournisseur, toujours le même, tient une comptabilité, dispose de deux coffres-forts dans sa chambre, chez sa mère. Chaque mois, il achetait selon ses propres calculs 300 g de cannabis et…

Elisa Navarro

 



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