A mes lecteurs les plus assidus

Vous pouvez retourner photographier sous toutes ses coutures l’article suivant, je viens de l’allonger un peu :

http://petitcoucou.unblog.fr/2021/01/20/affaire-karachi-debut-du-proces-de-balladur-et-leotard-joel-roma-toujours-pas-entendu/

A vos flashs, prêts, partez !



Affaire Karachi : début du procès de Balladur et Léotard, Joël Roma toujours pas entendu…

Et pourtant, lui, il sait…

Il sait tout depuis mon arrivée dans l’association AC ! Brest au mois de février 2004.

Même moi, à cette époque, j’étais encore bien loin de tout savoir.

Aujourd’hui toujours, d’ailleurs, il reste des tas de choses que j’ignore totalement, mais que lui a toujours sues depuis l’année 2004 au moins.

Il connaît toute ma vie mieux que moi, et sait surtout bien mieux que moi qui la dirige depuis que je ne peux moi-même plus rien maîtriser, et pourquoi et comment, mais c’est un secret qu’il s’honore de bien garder…

Il est comme ça, Joël, il ne trahit pas ses anciens chefs de la LCR de Brest, ou jamais tout à fait… même après s’être fait virer de leur parti comme un malpropre, en 2005, et avoir fini par passer carrément dans le camp adverse le plus radical, celui du Front national, après avoir appris tout comme moi en lisant en 2010 les écrits publics du mythomane et malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi nous concernant que nous aurions eu une liaison, et même qu’il m’aurait quittée parce que j’aurais eu un « trop gros cul » (sic).

Tout comme moi, il était aussi présenté à ses lecteurs par le scribouaillard totalement dément de son ancienne cheftaine Josette Brenterch comme un fou furieux très dangereux et bien connu de toute la ville de Brest et au-delà depuis des lustres – nous aurions paraît-il formé un couple d’enfer qui aurait cassé ou foutu en l’air des tas d’associations, entre autres choses, faire des misères à la Mère Sup de la LCR de Brest et à tous ses amis, notamment ceux du tribunal, étant aussi, bien entendu, de nos plaisirs favoris… enfin bref, toutes ces nouvelles inventions de Josette Brenterch, qui dès le printemps 2005 le dénonçait déjà calomnieusement à son parti en prétendant mensongèrement que nous aurions été « amants », l’avaient alors convaincu qu’il ne pourrait s’en venger qu’en ralliant ses pires ennemis supposés, ceux de l’extrême-droite, du Front national, où il était dès lors allé déballer tout ce qu’il avait sur le coeur au lieu de déposer plainte et tout raconter aux autorités judiciaires, en qui, en l’occurrence, il n’avait aucune confiance, sans aucun doute pour d’excellentes raisons.

Et pour cause…

Dès mon arrivée à AC ! Brest en 2004, donc, les chefs de la LCR de Brest s’étaient mis à organiser des réunions secrètes très très spéciales dont j’étais l’unique objet, dans le but de « briefer » à mon sujet tous les militants de leur parti qui seraient amenés à me rencontrer dans l’association AC ! Brest et les diverses structures militantes y étant fréquemment associées. Ils effectuaient ce travail sur la base d’un énorme dossier constitué notamment de faux grossiers destinés à me nuire ou me porter préjudice partout où ces documents étaient diffusés, mais aussi de dossiers médicaux, judiciaires et administratifs tous couverts par des secrets professionnels tels qu’il était bien évident qu’ils n’avaient pu les obtenir que de manière frauduleuse, et encore de transcriptions d’écoutes téléphoniques illégales pratiquées contre mes proches et moi-même depuis déjà plus de onze ans et attestant on ne peut plus clairement que tous ceux qui les détenaient commettaient à notre encontre des infractions pénales extrêmement graves.

Joël Roma avait commencé à m’en parler deux ans et demi plus tard.

Ses chefs de la LCR lui avaient en fait toujours donné des consignes pour me harceler et l’avaient exclu de leur parti à l’automne 2005 pour s’être montré beaucoup trop mou dans cet exercice à mon égard.

Depuis, il tentait de se racheter aux yeux de tous ses anciens camarades de l’extrême-gauche en me harcelant très méchamment, et ce faisant, me lâchait de plus en plus de bribes d’informations sur l’énorme dossier que possédaient sur mon compte ses anciens chefs de la LCR de Brest, et l’usage qu’ils en faisaient.

Comme, en réaction, je le pressais de questions bien légitimes, il finira par me raconter toutes les réunions secrètes qui étaient organisées à mon sujet, d’abord celles du « briefing » initial, puis toutes les autres, en cours de route, en fonction des évènements, et toujours sur ordre de la criminelle Josette Brenterch qui dirigeait déjà toutes les opérations de harcèlement et campagnes de calomnies associées dont j’étais victime, le tout ayant d’abord été conçu dans son imagination perverse.

Cependant, il a toujours refusé de m’informer complètement à ce sujet, préférant de très loin me harceler avec des allusions aux contenus du dossier hautement illégal de ses chefs de la LCR me concernant, consistant pour la plupart en sous-entendus qui sont toujours restés pour moi totalement incompréhensibles.

Il était toutefois clairement question de ma scolarité, de mes études (je n’aurais pas dû en faire), et par-dessus tout, de toutes mes années de travail comme ingénieur d’études en informatique (je n’aurais jamais dû travailler non plus, surtout comme ingénieur, un travail d’homme, et qui plus est des pires qui soient, ces individus étant tous des fous dangereux et atrocement méchants, comme l’écriront aussi à compter de juin 2010 sous la dictée de la même criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, deux autres de ses sbires parmi les plus dévoués, les cybercriminels Pascal Edouard Cyprien Luraghi et Jean-Marc Donnadieu).

Une femme ingénieur… le valeureux militant de la LCR de Brest et donc non moins psychopathe Joël Roma, qui lui a toujours été connu et reconnu depuis sa plus tendre enfance comme un débile léger, en était extrêmement choqué.

D’après lui, toute ma vie, j’aurais « fait chier » tout le monde avec mon « intelligence reptilienne » (quelques débiles excessivement jaloux, oui, sans aucun doute, les criminels ou mafieux qui m’attaquaient sans relâche depuis les années 1990, dont ses chefs de la LCR et tous leurs sbires, oui, aussi, cela va de soi, et surtout durant ces années où, ayant déjà fait l’objet de plusieurs tentatives d’assassinat de leur part, j’étais toujours en vie et continuais à leur donner du fil à retordre, mais tous les autres, très franchement, non, jamais).

Témoignent de ses propos de l’époque, pour l’exemple, les contenus du courrier électronique qu’il m’avait adressé le 25 août 2006 à 15h07 et dont copie ci-dessous (j’en ai seulement masqué mon nom).

Joël se moquait de moi en permanence. Plutôt que de répondre à mes questions concernant toutes ses allusions totalement incompréhensibles, il préférait en rajouter toujours plus, mais en fait, il s’agissait surtout de ses délires habituels concernant les ingénieurs et cadres, des idées fausses dans lesquelles ses camarades de la LCR de Brest l’avaient toujours entretenu depuis qu’il les avait rejoints dans ce parti, en 1999 : « prédateur », « les dents qui rayent le parquet », etc, etc…

Très clairement, il se vengeait aussi sur moi de tout ce qu’il avait subi de leur part pour ne m’avoir pas virée de l’association AC ! Brest dès 2004 ni par la suite, comme n’avait cessé de le lui ordonner Josette Brenterch.

Il m’en faisait porter la responsabilité en m’accusant mensongèrement de n’importe quoi et reniant ainsi ses propres décisions ou prises de position antérieures, alors qu’il savait depuis le début, comme il me l’expliquait aussi dans le même temps, que ma présence dans cette association était de toute façon LE problème de base, quels que fussent mes propos, actions ou agissements (lesquels étaient d’ailleurs, tous, systématiquement déformés, transformés et dénigrés par toujours la même Josette Brenterch qui n’en supportait strictement aucun), problème de taille s’étant étendu à compter de décembre 2004 à tous ceux qui comme lui refusaient d’obéir à cette femme en tout ce qu’elle en exigeait me concernant, et qui leur apparaissait à tous particulièrement choquant.

Je retiens toutefois, dans tout ce fatras de propos mensongers et délirants, ce « message » authentique :

« A plus tard peut-être XXXXXXXXXXX. Ho! que de questions; tu es de la DST?
Tiens, un message? »

 

En réalité, celle qui était constamment dans l’invective et la vengeance n’était autre que la criminelle Josette Brenterch, dont les complices qui me harcelaient et avaient tenté de me faire assassiner à plusieurs reprises en 1994 avaient de ce fait eu affaire à la DST…

Quoiqu’en disent certains, j’occupais quand même un poste assez sensible sur un très gros projet classé de la Défense nationale. Il était donc parfaitement normal que certaines autorités s’inquiètent de ce que j’y subissais. Mais pour la criminelle Josette Brenterch, qui s’est toujours considérée en tout et pour tout comme l’autorité suprême incarnée, non, pas du tout, comme toujours c’est encore elle qui aurait dû être écoutée et obéie par tous en tout ce qui me concernait, et comme toujours en cas d’échec dans ses entreprises criminelles à mon encontre, elle n’a par la suite jamais cessé de s’en venger.

Aussi, la vermine Joël Roma, qui notamment a toujours trouvé parfaitement normal que mes proches et moi-même soyons constamment violés dans l’intimité de nos vies privées par tous ses camarades militants, que ceux-ci constituent des dossiers hautement illégaux à notre sujet sur la base de leurs propres inventions calomnieuses et de toutes leurs écoutes illégales à notre encontre ainsi qu’en allant voler des documents confidentiels nous concernant dans différentes administrations, et encore qu’ils organisent à notre encontre tous les harcèlements qu’il connaît (il n’avait lui-même commencé à se rebeller en 2005 qu’après en être aussi devenu une cible) se montre particulièrement cruel et infecte à mon égard lorsqu’il m’accuse mensongèrement d’être responsable de mon isolement, alors qu’il sait pertinemment tous les moyens mis en oeuvre pour y parvenir par la criminelle Josette Brenterch et ses divers complices depuis les années 1990 : campagnes de calomnies monstrueuses avec accusations mensongères contradictoires (je suis simultanément ou alternativement accusée de tout et de son contraire auprès de personnes différentes), destinées à convaincre les uns et les autres, aux personnalités, sympathies et idées politiques diverses, parfois diamétralement opposées, que je ne suis fréquentable pour absolument personne, viols permanents de l’intimité de la vie privée, la mienne, mais aussi, du même coup, celles de toutes les personnes qui en font partie, ce qui est quand même assez dissuasif pour le maintien ou le développement de relations quelconques avec moi quand ces mêmes personnes ne peuvent ignorer ces viols dont elles sont également victimes et pâtissent aussi, leurs produits étant systématiquement mis en circulation parmi tous ceux qui nous connaissent ou que nous sommes amenés à rencontrer et qui bien évidemment sont toujours connus de mes harceleurs grâce à toutes leurs écoutes illégales à notre encontre, incitation de toutes ces personnes à diverses violences à mon encontre (même mes parents ont été à maintes reprises harcelés à cet effet), interdiction faite à toutes ces personnes de me parler ou de me fréquenter, et pour celles qui passent outre, menaces de mort quasi immédiates et représailles diverses…

Enfin, l’on notera qu’en 2006 ma profession bien connue d’ingénieur informaticien n’était pas encore remise en cause dans un délire similaire à celui du cybercriminel mythomane Pascal Edouard Cyprien Luraghi à compter de juin 2010 : je m’inventerais une vie que je n’aurais pas eue…

 

Le 25/08/2006 à 15:07, roma.joel a écrit :
C’est là que réside tout le problème hélas; tu n’as toujours rien compris,et il est fort probable que tu ne comprendras toujours pas sans volonté avérée… Tu es pourtant un peu comme moi, et comme moi, tu te devrais de connaître tes points forts et faibles. Et si ton intelligence est harmonieusement répartie, compenser les défauts inhérents à ta vivacité d’esprit par de l’humanité de la rondeur « d’esprit », en un mot apprendre enfin à essayer de connaître l’autre et anticiper un peu mieux et ne pas  casser tout en avant première! Transformer un adversaire en ennemi là se trouve être la chose la plus dangereuse.  Dans le cadre d’AC! tu n’as pas pris le temps, ni le tact adéquat pour placer le sujet de ta prédilection « la Psychiatrie qui était un sujet légitime et pertinent de ta part », n’ était pas un sujet incongru, mais savoir composer est tout un art. Bon, j’ai rendez vous.
A plus tard peut-être XXXXXXXXXXX. Ho! que de questions; tu es de la DST?
Tiens, un message?
Joël
—– Original Message —–
From: XXXXXXXXXXXX
Sent: Friday, August 25, 2006 2:03 PM
Subject: Re: XXXXXXXXXXXXX ne comprends toujours pas…
Et maintenant, pourrais-tu m’expliquer d’où tu sors tout ça ? Qui t’a raconté tout ça ?
Qui, d’après toi, m’a « abandonnée sur le bord du chemin de la vie » ?
Qui ai-je bien pu « virer d’un revers de main après exploitation » ?
Invective et vengeance là où j’ai travaillé ? Peux-tu être plus précis ? Encore une fois, je ne sais pas du tout de quoi tu parles.
D’après toi, que s’est-il passé durant la période où je travaillais à Paris ?
Et avant, pourquoi dis-tu « on ne sait pas et on ne saura jamais » ? Que cherchez-vous à savoir ?
Quelles circonstances atténuantes pour quelle parole ? Je ne vois pas.
—– Original Message —–
From: roma.joel
To: XXXXXXXXXXXXXXXX
Sent: Friday, August 25, 2006 11:08 AM
Subject: XXXXXXXXXXXX ne comprends toujours pas…
XXXXXXXXXX,
Mes allégations n’ont pas pour but de te blesser pour rien surtout toi, mais comment dire les choses alors?  Tu es un prédateur, jolie soit, mais tu as les dents qui rayent le parquet! Je pourrai écrire des heures, rien que tu ne rentreras dans une option pourquoi pas concevable, puisque venant de moi. L’intelligence est la chose la mieux répartie dans le corps humain puisque quoi que l’on pense c’est toujours avec ce potentiel que l’on « juge, ou jauge qui est bien mieux adapté ». Tu as tout misé sur cette sphère « intellect »en oubliant que tu beignes dans une société où les qualités des gens sans posséder un gros Q I sont dotés pour nombres d’entres eux de qualités différentes mais non moins pertinentes, et jouissent d’une vision rationnelle et cohérente quant aux comportements de cadres quelques fois bien souvent déjantés. Ne fait pas l’innocente tu sais très bien de quoi je parle. Il est vrais que ces derniers ont une drôle de vie, ils emportent du travail à la maison en plus!
Qui est-ce que je fais chier avec mon intelligence « reptilienne » ?  Tous ceux qui t’ont abandonnés sur le bord du chemin de la vie, sans oublier ceux que tu as virés d’un revers de mains après exploitation. Il fut un temps je suppose où il ne devait pas bon être subalterne avec toi comme responsable d’une équipe ou à l’intérieur compétition oblige.
Qui ne me trouve pas « vivable » ? Uniquement toi ? Ou d’autres aussi ?        Regarde derrière toi et tu t’apercevras de l’immensité du désert. Rien qui ne pousse!
Quelle période pénible de mon existence ?            Tu n’as pas travaillé à Paris? Et avant on ne sait pas, et je pense qu’on ne le saura jamais…
Quelle « invective » ? Quelle vengeance ?                 Là où tu as travaillé »ce qui peut être légitime », mais qu’elle ténacité et quel gâchis par la suite. AC!  LCR  Fonctionnaires de tous grades. Et moi que tu places dans cette perspective puisque posant des questions, étant sceptique et ne cautionnant pas tout et n’importe quoi de ta part. C’est d’ailleurs comme cela que tu pratiques, quand une tête se lève pour sortir du rang et remettre en cause tes allégations, tu sors la kalachnikov et Pan!
Quelles circonstances atténuantes ?                    Pour ta parole, ainsi que ta vision que tu places au dessus de tout et qui ne souffre d’aucunes critiques « Politique et privée »
Je ne sais pas du tout de quoi tu parles. Pourrais-tu m’expliquer ?   Je me dois de reconnaître que pour faire l’andouille, tu n’es pas mal non plus! et que tu peux rivaliser dignement avec moi; Cela dit sans l’humour! cela ne t’es pas accessible du fait de ta déformation professorale. Il faut toujours faire coincé et ennuyeux au possible, cela donne l’air intelligent est-ce qu’il paraît. Les petits sont bien souvent teigneux et méchant parce qu’ils s’estimes être un outrage de mère nature, ce qui pour nous plus grand laisse de marbre.
Bisous petite, mais teigneuse XXXXXXXXXXXX!
Joël
                                                       ______________________________________________________________________________________
  »Pour ta gouverne » Le melon… J’ai la tête qui enfle au point de risquer un caillot! Quand même XXXXXXXXXXX, c’est vraiment nul et prétentieux au possible.

  Formule pédante, rien que cela en dévoile beaucoup sur une personne; Tu poses tes marques comme les bourrins! Les poils de l’intello! 
XXXXXXXXXXX,
Si c’est ce que tu penses de moi, alors je te plaint, tu es bien seule dans ta tour d’ivoire à essayer de vivre en te servant de l’autre et de son humanité perfectible que tu n’as pas toi hélas!
La raison tu la connais!
Tu fais ch..r avec ton intelligence reptilienne, Tu ferais bien mieux d’être un peu plus conne, mais vivable.
 Isolée dans ta burka d’intello, tu ressasses une période pénible de ta vie en objectant de vivre ce qu’il te reste encore.
Redevient un être humain, et arrête de fantasmer sur le cœfficient de ton cortex il ne sert qu’a l’invective, et la vengeance.
Cesse de te trouver des circonstances atténuantes. 
Pour l’adjectif de menteur, c’est celui qui dit qui est!
Joël qui te fais un bisous.                                                                 
 —– Original Message —–

 

 

https://actu.orange.fr/france/affaire-karachi-balladur-devant-la-justice-pour-le-financement-de-sa-campagne-de-1995-CNT000001wuZsL/photos/edouard-balladur-le-11-fevrier-1995-lors-de-sa-candidature-a-la-presidentielle-f6a358fd227364fa35c4a26f81df8117.html

Affaire Karachi: Balladur devant la justice pour le financement de sa campagne de 1995

 

Edouard Balladur le 11 février 1995 lors de sa candidature à la présidentielle
Edouard Balladur le 11 février 1995 lors de sa candidature à la présidentielle
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© AFP, JOEL ROBINE

 

AFP, publié le mardi 19 janvier 2021 à 07h55

Y a-t-il eu financement occulte de la campagne malheureuse d’Edouard Balladur à la présidentielle de 1995 ? Plus de vingt-cinq ans après, l’ancien Premier ministre fait face mardi à la justice, dans ce volet de la tentaculaire affaire Karachi.

L’ancien locataire de Matignon (1993-95) est accusé d’avoir été derrière un système de rétrocommissions illégales sur d’importants contrats d’armement avec l’Arabie saoudite et le Pakistan destinées à renflouer ses comptes de campagne dans une élection marquée par la guerre fratricide à droite avec Jacques Chirac.

Il doit être jugé jusqu’au 11 février devant la Cour de justice de la République (CJR) au côté de son ancien ministre de la défense François Léotard pour « complicité d’abus de biens sociaux », l’ex-Premier ministre comparaissant également pour « recel » de ce délit.

M. Balladur, 91 ans, sera présent à l’ouverture du procès, a assuré à l’AFP l’un de ses avocats, Félix de Belloy. « Il veut faire face à ses juges et répondre à leurs questions ». M. Léotard, 78 ans, qui a un temps fait savoir qu’il était malade, devrait finalement venir et « se défendre lui-même », ont indiqué des sources judiciaires.

Le dossier arrive devant la CJR, seule instance habilitée à juger les membres du gouvernement pour des infractions commises pendant leur mandat, sept mois après les sévères condamnations dans le volet non gouvernemental de la même affaire de six autres protagonistes, dont l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine et d’anciens proches des deux ministres.

Les proches d’Edouard Balladur ne pouvaient ignorer « l’origine douteuse » des fonds versés sur les comptes de la campagne de 1995, avait estimé le tribunal correctionnel de Paris en juin.

C’est donc maintenant à l’ancien Premier ministre de s’expliquer. Un versement surtout, interroge : 10,25 millions de francs (environ 1,5 million d’euros), en une seule fois et en liquide, juste après sa défaite au premier tour.

Le dépôt de l’argent – une majorité de billets de 500 francs – est concomitant avec des allers-retours de M. Takieddine à Genève. Ce dernier avait affirmé, avant de se rétracter, avoir remis des espèces à Thierry Gaubert (alors membre du cabinet du ministre du Budget Nicolas Sarkozy, et impliqué dans la campagne), sur demande de Nicolas Bazire, directeur de la campagne Balladur. Condamnés à des peines de deux à cinq ans de prison ferme en juin, ils ont fait appel.

- Dons et gadgets -

La défense de l’ancien Premier ministre, qui va plaider la relaxe et estime par ailleurs que les faits sont prescrits, a toujours rejeté la « thèse » d’un financement occulte, soutenant que cette somme provenait de la collecte de dons et de ventes de gadgets ou tee-shirts lors de meetings.

Devant les enquêteurs, Edouard Balladur a lui répété qu’il ne s’occupait pas de la logistique. « On ne me tenait pas informé de la dimension des sacs », avait-il balayé, rappelant que ses comptes avaient été validés – in extremis- par le Conseil constitutionnel en 1995.

L’accusation estime que le pouvoir politique a imposé, avant la présidentielle, à deux entités détenues par l’Etat qui vendaient sous-marins et frégates – la branche internationale de la Direction des constructions navales (DCNI) et la Sofresa - un réseau d’intermédiaires « inutiles » dans ces contrats quasiment finalisés : le « réseau K », pour King en référence au roi d’Arabie Saoudite.

Et ce afin qu’ils reversent ensuite illégalement sur les comptes de campagne une partie de l’argent perçu.

Ces soupçons de rétrocommissions n’ont émergé que des années plus tard, au fil de l’enquête sur un attentat commis à Karachi, le 8 mai 2002. Il avait coûté la vie à 15 personnes, dont 11 Français travaillant à la construction de sous-marins pour la DCNI dans le port pakistanais.

L’enquête avait au départ privilégié la piste d’Al-Qaïda puis s’en était ensuite éloignée pour explorer les possibles liens – non confirmés à ce jour – entre l’attaque et l’arrêt du versement des commissions après l’élection de Jacques Chirac. Avant de privilégier à nouveau la piste islamiste, selon une note des renseignements de fin 2019. Cette enquête est toujours en cours.

Composée de trois magistrats et de douze parlementaires, la CJR se réunit pour la huitième fois seulement en vingt-huit ans d’existence. Au total, elle a prononcé trois relaxes, deux dispenses de peine et trois condamnations à du sursis.

 

 

https://www.francetvinfo.fr/politique/affaire/affaire-karachi/l-article-a-lire-pour-comprendre-l-affaire-karachi-et-le-proces-qui-s-ouvre-ou-sera-juge-edouard-balladur_4253085.html

L’article à lire pour comprendre l’affaire Karachi et le procès qui s’ouvre, où sera jugé Edouard Balladur

Article rédigé par

Affaire Karachi : début du procès de Balladur et Léotard, Joël Roma toujours pas entendu... dans AC ! Brest anne-brigaudeau-6ae5cb0f
France Télévisions
Publié le 19/01/2021 07:00 Mis à jour il y a 59 minutes
Temps de lecture : 12 min.
Edouard Balladur (à gauche), alors Premier ministre, se promène dans les rues de Paris, accompagné de son directeur de cabinet Nicolas Bazire, le 20 juillet 1994. (GERARD FOUET / AFP)

Edouard Balladur (à gauche), alors Premier ministre, se promène dans les rues de Paris, accompagné de son directeur de cabinet Nicolas Bazire, le 20 juillet 1994. (GERARD FOUET / AFP)

 

L’ancien Premier ministre comparaît à partir de mardi devant la Cour de justice de la République à Paris. Il est accusé de financement occulte de sa campagne présidentielle de 1995 via des contrats d’armement.

Un quart de siècle s’est écoulé depuis la présidentielle de 1995 et la guerre fratricide qui, à cette occasion, a opposé, à droite, Jacques Chirac et Edouard Balladur. Le premier est mort en 2019. A 91 ans, le second s’apprête à comparaître, à partir du mardi 19 janvier, devant la Cour de justice de la République, dans le volet financier de l’affaire Karachi.

L’ancien Premier ministre devra répondre, tout comme son ancien ministre de la Défense François Léotard, des accusations de financement occulte de sa campagne présidentielle de 1995. Tous deux sont jugés pour « complicité d’abus de biens sociaux » et, pour l’ancien chef de gouvernement, recel de ce délit.

Pourquoi parle-t-on d’affaire « Karachi » ?

Parce que ces accusations sont consécutives à l’enquête lancée après un attentat commis au Pakistan. Le 8 mai 2002, dans la ville de Karachi, 14 personnes, dont 11 employés français de la Direction des constructions navales (DCN, basée à Cherbourg, et travaillant pour la Marine nationale) sont tuées dans un attentat à la voiture piégée contre le bus qui les transportait. Les Français venaient visiter le chantier où devait être construit l’un des trois sous-marins Agosta vendus par la France au Pakistan. L’attaque ne sera jamais revendiquée, les auteurs et les commanditaires n’ont toujours pas été identifiés.

Le premier juge antiterroriste chargé de l’affaire, Jean-Louis Bruguière, privilégie la thèse d’un attentat commis par le groupe terroriste Al-Qaïda. Mais en 2009, Marc Trévidic, qui lui succède, se penche sur une autre piste : celles des représailles. Les commanditaires de l’attentat auraient voulu se venger parce que des commissions promises par le gouvernement français dans le cadre des ventes d’armes n’auraient pas été versées. L’exécutif de Jacques Chirac, élu en 1995 à l’Elysée, aurait refusé d’honorer les promesses faites par l’équipe d’Edouard Balladur, le candidat vaincu. C’est ce qu’on a appelé le volet financier de l’affaire Karachi, qui va notamment être exploré par le juge Renaud van Ruymbeke.

C’est quoi, cette histoire de commissions sur des contrats d’armement ?

La justice va donc se pencher sur deux gros contrats d’armement conclus en 1994 par le gouvernement d’Edouard Balladur. L’un d’eux porte sur les trois sous-marins Agosta vendus au Pakistan pour quelque 830 millions d’euros, l’autre sur deux frégates militaires (le contrat dit « Sawari II ») vendues à l’Arabie saoudite pour trois milliards d’euros. Comme c’est autorisé à l’époque, des « pots-de-vin légaux » vont être versés « à des intermédiaires qui ont des réseaux dans le pays, afin de convaincre les bons interlocuteurs », explique Paris Match. Les sommes versées se comptent en dizaines de millions.

« En juillet 1994, expose encore l’hebdomadaire, alors que le contrat (avec le Pakistan) est presque bouclé, deux nouveaux intermédiaires sont imposés par le ministère de la Défense – soit le ministre François Léotard et son chef de cabinet Renaud Donnedieu de Vabres. Les deux hommes, Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir, ont déjà joué le même rôle pour le contrat de vente de frégates à l’Arabie saoudite (dit Sawari II) ».

Dirigée par un haut fonctionnaire, Dominique Castellan, la branche internationale de la DCN se voit dans l’obligation de recourir à ces deux hommes, qu’elle n’a pas choisis, alors qu’elle a l’habitude de ce type de contrats et dispose de ses propres intermédiaires.

Comment le nom d’Edouard Balladur est-il apparu dans cette affaire ?

Selon les enquêteurs, si Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir ont été imposés à la dernière minute comme intermédiaires, c’est pour contribuer au financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995 via des « rétrocommissions ». La justice a étudié le rôle joué par les deux hommes, tous deux nés au Liban en 1950, et dont l’association a été surnommée le « réseau K » (« K » pour « Kingdom », le royaume, une allusion au contrat saoudien).

Au grand étonnement de la branche internationale de la DCN chargée des contrats, le duo d’intermédiaires va obtenir des conditions très avantageuses pour sa « mission ». Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir vont en effet « imposer de toucher 100% de leurs commissions à la signature de leur mission de consultance –ils en obtiendront finalement 85% après négociations dans l’appartement parisien de El-Assir », développe Mediapart. Or, cette rapidité de paiement est totalement « exceptionnelle », selon le site d’investigation.

Pour la justice, cette rapidité a une explication : une partie des pots-de-vin touchés par ces intermédiaires en 1994 devait ensuite revenir en France pour alimenter la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995. Des doutes sur le financement de cette campagne sont d’ailleurs très vite mis au jour. Certes, après l’élection présidentielle, le Conseil constitutionnel valide les comptes de campagne balladuriens. Mais il s’étonne déjà d’importants dépôts en espèces effectués sur les comptes en question. Trois jours après le premier tour, 10,25 millions de francs sont versés en une fois au Crédit du Nord, « en quatre sacs de billets de 500 francs« . L’équipe Balladur expliquera que ces sommes résultent de collectes dans les meetings et de vente de tee-shirts et gadgets divers, sans convaincre les enquêteurs.

Pourquoi cette affaire est-elle jugée devant la Cour de justice de la République ?

Parce que la Cour de justice de la République (CJR) est seule habilitée à juger les ministres pour des infractions commises dans l’exercice de leurs fonctions. Cette Cour est composée de trois magistrats du siège à la Cour de cassation et de 12 parlementaires (six députés, six sénateurs),

C’est donc elle qui jugera, du 19 janvier au 11 février, l’ancien Premier ministre Edouard Balladur, qui a toujours assuré n’avoir été « informé de rien sur l’existence de commissions, de rétrocommissions », ainsi que son ancien ministre de la Défense François Léotard.

La procédure devant cette juridiction remonte à 2017. Le 29 mai de cette année-là, la CJR met en examen Edouard Balladur, puis, le 4 juillet, François Léotard. Le 30 septembre 2019, elle décide de les juger pour « complicité d’abus de biens sociaux » et, pour l’ancien chef de gouvernement, recel de ces délits. Enfin, le 13 mars 2020, elle rejette les pourvois déposés par Edouard Balladur, confirmant ainsi la tenue d’un procès.

Que risque Edouard Balladur ?

Pour « complicité d’abus de biens sociaux », Edouard Balladur, tout comme François Léotard, risque jusqu’à cinq ans de prison. Mais la Cour de justice de la République, qui fait l’objet de critiques récurrentes pour sa lenteur et sa clémence, n’a jamais condamné de ministres à des peines de prison ferme. Au total, depuis sa création, elle a jugé huit anciens ministres ou secrétaires d’Etat : trois ont été relaxés, trois condamnés à des peines de sursis et deux, déclarés coupables mais dispensés de peines. Dernier en date à avoir été jugé par la CJR, Jean-Jacques Urvoas, ancien ministre de la Justice, a été condamné, le 2 octobre 2019, à un mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende pour « violation du secret professionnel ».

« La formation de jugement, précise le site Vie-Publique, composée de trois magistrats et de douze parlementaires, se prononce à la majorité absolue et à bulletin secret sur la culpabilité du prévenu puis, en cas de culpabilité, sur l’application de la peine infligée. Son arrêt peut faire l’objet d’un pourvoi en cassation, en cas de rejet de ses décisions, la Cour doit être recomposée avant de rejuger l’affaire ».

Mais il n’y a pas déjà eu des condamnations, dans cette affaire Karachi ?

Si, effectivement. Six prévenus impliqués dans le volet financier de l’affaire Karachi ont été condamnés, le 15 juin 2020, à des peines allant de deux à cinq ans de prison ferme pour abus de biens sociaux, complicité ou recel de ce délit. Le tribunal correctionnel de Paris a estimé que ces prévenus ne pouvaient ignorer « l’origine douteuse » des fonds versés sur le compte de la campagne présidentielle de 1995. Les condamnés ont fait appel.

Ex-conseiller de François Léotard au ministère de la Défense, Renaud Donnedieu de Vabres, 66 ans, a écopé de cinq ans de prison, dont deux avec sursis, et 120 000 euros d’amende. Cette peine sanctionne le fait d’avoir relayé « les instructions aux fins ‘d’imposer’ » aux industriels de la branche internationale de la DCN le recours au « réseau K ».

Ancien directeur de cabinet et chef de campagne d’Edouard Balladur, Nicolas Bazire, 63 ans, devenu aujourd’hui l’un des dirigeants du groupe de luxe LVMH, a été condamné à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, et 300 000 euros d’amende, pour son « soutien » à l’intervention du « réseau K » depuis Matignon.

A 69 ans, Thierry Gaubert, alors au ministère du Budget et impliqué dans la campagne, a été condamné à quatre ans de prison, dont deux ferme, et 120 000 euros d’amende pour avoir « permis en toute connaissance de cause le retour en France, sous forme de rétrocommissions, de fonds provenant des commissions litigieuses, à destination du compte de campagne d’Edouard Balladur ». 

Enfin, Dominique Castellan, 83 ans, qui était à l’époque PDG de la branche internationale de la Direction des constructions navales, a été condamné à 3 ans dont un avec sursis, et 50 000 euros d’amende. La justice lui a reproché d’avoir, sur « ordre » du ministère de la Défense, introduit dans les négociations Agosta un réseau d’intermédiaires « aussi coûteux qu’inutile ». Il a également été jugé coupable d’avoir alloué des « commissions disproportionnées » à ce « réseau K » : plus de 190 millions de francs (28 millions d’euros).

Quant aux deux intermédiaires, Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir, ils ont été condamnés à cinq ans de prison pour complicité et recel d’abus de biens sociaux. Les deux hommes étaient absents au délibéré et des mandats d’arrêt ont été émis à leur encontre. Le tribunal a jugé que Ziad Takieddine « avait parfaitement conscience de participer à un système de rétrocommissions, lesquelles ont permis de renflouer les comptes de campagne du candidat Balladur ».

On n’a pas parlé de Ziad Takieddine dans une autre affaire, récemment ?

Si. Cet ancien publicitaire et ex-dirigeant de la station de ski Isola 2000 (Alpes-Maritimes), qui s’était reconverti en intermédiaire dans les contrats d’armes, a refait parler de lui à la fin de l’année 2020. De son refuge libanais, à Beyrouth, il a spectaculairement retiré les accusations qu’il porte depuis huit ans contre Nicolas Sarkozy, dans l’affaire du présumé financement libyen de la campagne présidentielle de 2007. Le 11 novembre 2020, dans une vidéo dévoilée par Paris Match et BFMTV, il a déclaré « haut et fort » avoir été manipulé dans ce dossier par l’ancien juge d’instruction Serge Tournaire, qui a démenti. Le 14 janvier, il a été entendu à nouveau dans cette affaire par des magistrats français, qui se sont déplacés à Beyrouth. On ne connaît pas la teneur des entretiens.

On sait en revanche qu’en novembre 2016, Ziad Takieddine avait affirmé avoir remis entre fin 2006 et début 2007 cinq millions d’euros à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, et à son directeur de cabinet Claude Guéant. Selon des propos qu’il a réitérés plusieurs fois, cet argent libyen était destiné à financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Un changement de pied parmi d’autres. « Vous mentez sans arrêt », lui a lancé en octobre 2019 la présidente de la 11e chambre correctionnelle du tribunal de Paris. Pendant l’enquête sur les rétrocommissions, le Franco-Libanais a dit avoir remis 6 millions de francs (moins d’un million d’euros) à Thierry Gaubert sur demande de Nicolas Bazire, directeur de la campagne Balladur. Mais il s’est ensuite rétracté.

Et Nicolas Sarkozy, il n’est pas impliqué dans cette affaire ?

Non, sinon à la marge. Lorsqu’ils ont transmis le dossier à la Cour de justice de la République, les juges ont visé l’ex-Premier ministre Edouard Balladur et son ministre de la Défense François Léotard, mais pas Nicolas Sarkozy. Ce dernier, qui était ministre du Budget dans le gouvernement dirigé par Edouard Balladur (1993-1995), a simplement été entendu en juin 2017 par la Cour de justice de la République comme témoin.

Néanmoins, en relation avec l’affaire Karachi, la cour d’appel de Paris a relancé en novembre 2018 une enquête sur des soupçons de « violation du secret de l’instruction » par l’Elysée en 2011. A la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy, la présidence de la République avait indiqué dans un communiqué daté du 20 septembre 2011 que « le nom du chef de l’Etat n’apparaît dans aucun des éléments » du volet financier de l’affaire Karachi. Une plainte en justice pour « violations du secret de l’instruction et du secret professionnel » avait d’abord abouti à un non-lieu en août 2016. Mais la cour d’appel, contre l’avis du parquet général, a ordonné fin 2018 la reprise de l’information judiciaire.

Je n’ai pas eu le temps de tout lire. Vous me faites un petit résumé ?

Du 19 janvier au 11 février, Edouard Balladur comparaît devant la Cour de justice de la république (CJR), seule habilitée à juger des ministres pour des faits commis pendant leurs fonctions. L‘affaire a commencé en 2002, après un attentat commis dans la ville pakistanaise de Karachi, où 14 personnes, dont 11 employés français de la Direction des constructions navales, ont trouvé la mort. La justice française soupçonne les commanditaires de l’attentat d’avoir voulu se venger parce que des commissions promises par le gouvernement français dans le cadre de ventes d’armes n’auraient pas été versées.

Désormais âgé de 91 ans, l’ancien Premier ministre (de 1993 à 1995) sera jugé pour  »complicité d’abus de biens sociaux », comme son ancien ministre de la défense François Léotard, et pour « recel de ces délits ». La justice estime qu’il a bénéficié d’un financement illégal pour sa campagne présidentielle de 1995. Des sommes occultes provenant de commissions versées sur des contrats d’armement (ce qu’on appelle des « rétrocommissions ») auraient alimenté les fonds de campagne balladuriens. L’un de ces contrats était destiné au Pakistan, l’autre à l’Arabie saoudite. Six prévenus impliqués dans cette affaire ont déjà été condamnés, à des peines allant de deux à cinq ans de prison ferme. Parmi eux, l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, en fuite à Beyrouth.

 



Ronan Gosnet, tué par un djihadiste le 12 mai 2018

Son profil mérite qu’on s’y attarde car, d’une part, il ressemble un peu au mien autrefois, et d’autre part, son assassinat pourrait en fait avoir été ciblé et déguisé en attentat islamiste commis contre des passants choisis au hasard lors de l’attaque djihadiste alors qu’il est si facile de savoir à tout instant où trouver sa proie lorsqu’elle est aussi surveillée que je le suis moi-même depuis des lustres.

En effet, Ronan Gosnet était manifestement l’un de ces informaticiens que mes harceleurs et leurs divers complices, magistrats et autres fonctionnaires corrompus y compris, n’ont jamais pu tolérer du fait que, contrairement à eux, ils ont reçu une éducation et ont une conscience qui les empêche d’obéir à n’importe quoi, surtout lorsqu’il s’agit de commettre de graves infractions pénales.

Le « grand remplacement » est aussi et d’abord celui-là : les patrons voyous ou mafieux comme le sont les amis de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest qui me harcelaient dans les années 1990 n’ont besoin que de salariés qui en acceptent n’importe quoi et obéissent à tous leurs ordres, aussi choquants soient-ils; or, à cet égard, et pour diverses raisons assez faciles à appréhender, les étrangers sont généralement bien plus malléables que les Français; exit ces derniers, donc, on n’en veut plus et on le fait savoir avec quelques assassinats très symboliques qui reçoivent toute la médiatisation voulue s’ils sont commis dans le cadre d’attentats islamistes.

Cette hypothèse est d’autant moins farfelue que, tout comme l’intégralité des magistrats ultra CORROMPUS de Brest qui encouragent tous les harcèlements publics dont je suis victime depuis 2008, notamment l’actuelle doyenne des juges d’instruction de Brest, Céline Verdier, qui est aussi très impliquée dans tous les attentats islamistes qui ont été commis en France depuis mars 2012, mes harceleurs savent tous que la première des tentatives d’assassinat dont j’ai été victime dans la période de mai à septembre 1994, durant les négociations du contrat Agosta par le fameux « réseau K » de Ziad Takieddine, s’était produite dans la station de métro Opéra, vers 21h00, le mercredi 4 mai 1994, alors que je me trouvais sur le chemin me ramenant à mon domicile, aux Gobelins.

Il reste à savoir dans quelles conditions Ronan Gosnet s’est trouvé à peu près au même endroit à la même heure un soir de mai 2018 : s’agissait-il pour lui d’un lieu de passage régulier ou y avait-il été tout spécialement attiré ?

 

 

https://www.leparisien.fr/faits-divers/tue-lors-de-l-attaque-a-paris-ronan-etait-un-eleve-comme-on-aime-tant-en-avoir-17-05-2018-7721853.php

Tué lors de l’attaque à Paris : «Ronan était un élève comme on aime tant en avoir»

 

La victime de l’attentat de samedi, Ronan Gosnet, 29 ans, était originaire du village de Connerré (Sarthe) où il a passé son enfance et adolescence. Nous avons retrouvé une de ses ex-enseignantes.

 

 Depuis jeudi après-midi, avenue des Gobelins (XIIIe), des panneaux ont étés installés pour rendre hommage à Ronan Gosnet, qui habitait le quartier.

Depuis jeudi après-midi, avenue des Gobelins (XIIIe), des panneaux ont étés installés pour rendre hommage à Ronan Gosnet, qui habitait le quartier. DR

 

Par Jean-Marc Ducos, notre envoyé spécial à Connerré (Sarthe)

Le 18 mai 2018 à 08h52

« Un enfant sage qui s’intéressait à tout et avait un bon esprit ». C’est ainsi que Suzanne Jalinier, 84 ans, ancienne principale du collège François-Grudé et ex-maire du bourg de Connerré, berceau de la course automobile et des rillettes, décrit Ronan Gosnet, 29 ans. Cet ingénieur informaticien, un enfant du pays sarthois entre bocage et bonne pâture, a été tué samedi soir dans l’attaque terroriste menée par Khamzat Azimov, 20 ans, entre la rue Monsigny et Marsollier à Paris (IIe).

« Il était attentif à tout. C’était un élève comme on aime tant en avoir. Un enfant généreux qui savait donner et recevoir », se souvient Suzanne, ex-professeur de mathématiques dont la mémoire est intacte. Et elle s’en souvient d’autant mieux que Ronan avait eu les faveurs de la commune en 2003 lorsqu’elle était premier magistrat de Connerré.

« Il avait obtenu un deuxième prix au Concours national de la Résistance au niveau départemental et nous avions décidé d’organiser une cérémonie avec les anciens combattants », témoigne la vieille dame alerte et fort bien mise. Elle se souvient que Ronan avait fait toute une dissertation sur « un réseau de résistance installé à Connerré », gagnant grâce à son travail une série de livres d’histoire dont un exemplaire consacré à la résistance dans la Sarthe.

«Un adolescent agréable, doux et qui ne se mettait pas en avant, presque trop discret»

« Ronan avait de l’intérêt pour l’histoire, ça se voyait. Il posait les bonnes questions. Je garde le souvenir d’un adolescent agréable, doux et qui ne se mettait pas en avant, presque trop discret. Il n’était pas dans l’ostentatoire. Mais ce garçon avait une qualité indéniable : il savait écouter », témoigne l’ex- enseignante qui a même eu ses parents, « Jocelyne et Patrick », en classe ensemble. Eux aussi des enfants du pays de Connerré.Longtemps, la mère de Ronan, Jocelyne, a travaillé dans une célèbre conserverie du bourg traversé par la paisible rivière du Dué. Un temps, le garçon et sa mère ont vécu rue de la Jatterie dans l’ancienne maison d’un vieux médecin en retraite. « Ronan, c’est le fils que tout le monde veut avoir un jour. Gentil, poli, serviable, dévoué et bon camarade avec tout le monde », se souvient le voisin d’en face. Ronan avait une sœur cadette, réputée excellente musicienne. Puis Jocelyne et Patrick ont divorcé. Le papa, technicien est parti vivre au Mans. Et la maman est restée sur Connerré.

Joueur de handball

C’est au collège, en classe de sixième, que Ronan découvre le handball, la seconde spécialité locale après les rillettes avec un club de très bon niveau qui a un temps évolué en Nationale 3. « Comme tous les enfants des campagnes, on fait du sport pour rester avec ses copains. Après si on est doué, la compétition prend le dessus. Ronan a fait trois saisons chez nous entre 2 001 et 2 004 », note Jean-Michel Boby, pilier du club de Connerré créé en 1971. « Ce n’était pas un buteur né. Mais il avait bon esprit, c’est ce qui compte. Ici, on joue avant tout pour le plaisir d’être ensemble. Un ado agréable, il n’y avait jamais de problèmes avec lui », précise encore M. Boby.

Puis Ronan a grandi, il est parti au lycée puis au Mans suivre ses études supérieures. « Et il a abandonné le handball comme beaucoup de jeunes qui quittent le village », regrette ce membre fondateur et dirigeant du club. Ronan s’est ensuite installé à Paris où il avait fondé une petite entreprise de maintenance informatique. Chacun se souvient que dans son immeuble de la Villa des Gobelins à Paris (XIIIe), le jeune homme s’est occupé avec un de ses voisins d’un habitant gravement malade qui avait du mal à se déplacer.

« C’est bien lui ça ! Ça lui ressemble parfaitement », assure encore Suzanne Jalinier, bouleversée par le décès de son ancien élève. « Bientôt chacun connaîtra en France une personne directement touchée par un attentat », a écrit Marc, un natif de Connerré sur la page d’un célèbre réseau social.

Depuis le début de la semaine, les proches de Ronan sont à Paris pour organiser le retour de sa dépouille. Mais aucune date d’obsèques n’était encore fixée ce jeudi soir.

Avenue des Gobelins (Paris XIIIe). Dans le quartier où habitait le jeune homme, des panneaux ont été installés pour rendre hommage à Ronan Gosnet./DR

Avenue des Gobelins (Paris XIIIe). Dans le quartier où habitait le jeune homme, des panneaux ont été installés pour rendre hommage à Ronan Gosnet./DR  

 

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/ronan-29-ans-victime-du-terrorisme-c-etait-garcon-grande-generosite-1475249.html

Ronan, 29 ans, victime du terrorisme : « C’était un garçon d’une grande générosité »

 

A 29 ans, Ronan Gosnet a été tué samedi soir, dans une rue du deuxième arrondissement, lors de l’attaque au couteau dans le quartier de l’Opéra, à Paris. Ses voisins rendent hommage au jeune homme, « un garçon d’une grande générosité« .

 
Publié le 14/05/2018 à 17h21 • Mis à jour le 12/06/2020 à 14h29

Un bouquet de fleurs déposé devant la porte de Ronan Gosnet, victime de l'attaque au couteau, samedi, dans le quartier d'Opéra, à Paris.

Un bouquet de fleurs déposé devant la porte de Ronan Gosnet, victime de l’attaque au couteau, samedi, dans le quartier d’Opéra, à Paris. • © France 3 Paris IDF

 

Un simple mot affiché près des boîtes aux lettres pour annoncer la terrible nouvelle :  »Nous venons d’apprendre que la victime (…) n’est autre que notre voisin Ronan Gosnet, habitant au 5ème étage. » Dans l’immeuble du 13ème arrondissement où vivait Ronan, c’est le choc. Le jeune homme de 29 ans est décédé samedi soir, lors de l’attaque au couteau, dans les rues du deuxième arrondissement de Paris. Revendiqué par le groupe Etat islamique, l’attentat a également fait quatre blessés, tous hors de danger.

« Ronan habitait ici depuis une dizaine d’années. C’était un garçon d’une grande générosité« , raconte Pierre, l’un des habitants de l’immeuble qui connaissait sans doute le mieux le jeune homme, originaire du Mans, dans la Sarthe.

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« Nous nous sommes occupés ensemble de Michel, un habitant de l’immeuble atteint d’une longue maladie. Ronan était quelqu’un de fiable à qui on pouvait faire confiance. »

Ronan, mort sous les coups de Khamzat Azimov

 

« Discret, toujours jovial« 

Le jeune homme était connu et apprécié dans le quartier. Il fréquentait particulièrement un restaurant du quartier. Erik Gouenard, restaurateur, garde un souvenir de Ronan : « C’est un garçon empathique, discret, mais toujours jovial. »

« Je ne savais pas grand-chose de sa vie, il était très discret, très respectueux et très agréable« , confie-t-il.

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https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/paris-inaugure-plaque-ronan-gosnet-tue-lors-attentat-au-couteau-opera-il-y-an-1668235.html

Paris inaugure une plaque pour Ronan Gosnet, tué lors de l’attentat au couteau à Opéra il y a un an

 

Le 12 mai 2018, Ronan Gosnet mourrait, poignardé par un terroriste dans le quartier de l’Opéra. Un an après, un hommage lui a été rendu et une plaque a été inaugurée en son honneur, ce dimanche.

 

Publié le 12/05/2019 à 15h27 • Mis à jour le 11/06/2020 à 13h44

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et la maire de Paris Anne Hidalgo, présents pour rendre hommage à Ronan Gosnet.

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et la maire de Paris Anne Hidalgo, présents pour rendre hommage à Ronan Gosnet. • © A. Nys / France 3 Paris IDF

 

Son nom restera désormais visible rue Marsollier dans le 2e arrondissement de la capitale, en sa mémoire. Une cérémonie d’hommage a été tenue ce dimanche en honneur de Ronan Gosnet, tué lors de l’attaque au couteau à Opéra il y a un an.

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Hormis l’inauguration d’une plaque commémorative, une minute de silence a également été respectée.

La famille, Christophe Castaner et Anne Hidalgo sur place

La famille du jeune homme, des proches, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, la maire de Paris Anne Hidalgo et le procureur de Paris Rémy Heitz étaient présents pour assister à la cérémonie.

Le 12 mai 2018, le jeune libraire parisien était assassiné, poignardé par un terroriste dans le quartier de l’Opéra. « Un jeune homme est mort, un Parisien, Ronan Gosnet, qui aimait cette ville, qui y travaillait », avait alors déclaré à l’époque Anne Hidalgo.

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Il y a un peu moins d’un an, le 16 mai 2018, un premier hommage avait déjà été rendu dans le quartier de l’Opéra.

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https://www.lefigaro.fr/flash-actu/attentat-a-paris-une-plaque-pour-ronan-gosnet-victime-du-terrorisme-20190512

Attentat à Paris: une plaque pour Ronan Gosnet, victime du terrorisme

 

Par Le Figaro

Publié le 12/05/2019 à 16:32

 

Le jeune homme de 29 ans avait été poignardé le 12 mai 2018, lors de l’attentat au couteau par un terroriste rue Marsollier, dans le 2e arrondissement de Paris. Un an après, Paris a inauguré une plaque pour Ronan Gosnet ce dimanche matin.

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Une cérémonie d’hommage en mémoire du jeune parisien s’est déroulée ce dimanche matin où une plaque commémorative a été dévoilée rue Marsollier. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, la maire de Paris Anne Hidalgo, le procureur de Paris Rémy Heitz, la famille du jeune homme et des proches étaient présents. Une minute de silence a été observée.

La maire de Paris Anne Hidalgo a tweeté ce dimanche: «Ce matin, cérémonie en hommage à Ronan Gosnet, jeune Parisien assassiné le 12 mai 2018, victime du terrorisme. N’oublions jamais. #ParisSeSouvient».

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a également réagit dans un tweet: «À la mémoire de Ronan Gosnet, assassiné le 12 mai 2018, victime du terrorisme.»

 

 

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/05/13/01016-20180513ARTFIG00036-attentat-a-paris-les-faits-le-profil-de-l-assaillant-l-enquete.php

Attentat de Paris : fiché S, naturalisé… Ce que l’on sait de l’auteur de l’attaque au couteau

 

VIDÉOS – Armé d’un couteau, Khamzat Azimov, de nationalité française, né en 1997 en Tchétchénie et fiché S, a attaqué samedi soir cinq passants, dont l’un est mort, dans le quartier de l’Opéra. Il résidait avec ses parents et sa soeur dans un hôtel du 18e arrondissement à Paris.

Par , AFP agence et agence Reuters

Publié le 13/05/2018 à 09:28, Mis à jour le 14/05/2018 à 12:30

 

L’auteur de l’attaque serait arrivé samedi soir sur les lieux par le métro. Selon des témoignages et une photo vue par Reuters, il était vêtu de noir, brun et barbu. L’assaillant armé d’un couteau est un jeune homme né en 1997 dans le Caucase, en Tchétchénie, une république musulmane de la Fédération de Russie. Khamzat Azimov, c’est son nom, a grandi dans une famille de réfugiés à Strasbourg, dans le quartier populaire d’Elsau où vit une importante communauté tchétchène, et dispose de la nationalité française. Il est devenu Français «en 2010 suite à la naturalisation de sa mère», a déclaré Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement.

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Khamzat Azimov n’avait pas d’antécédents judiciaires mais il avait attiré l’attention des services de renseignement, selon des sources judiciaires. Il était ainsi fiché S, ce fichier qui regroupe plus de 10.000 personnes, dont des islamistes radicaux ou des individus pouvant avoir un lien avec la mouvance terroriste, ainsi que des hooligans et des membres de groupes d’utra-gauche ou d’extrême-droite.

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Le jeune homme était également inscrit au FSPRT, le fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation islamiste, mais «plutôt» en raison de «ses relations» que de «son propre comportement, ses agissements et prises de position», selon une source proche du dossier. Le jeune homme avait été «entendu il y a un an par la section antiterroriste de la brigade criminelle car il connaissait un homme lui-même en lien avec quelqu’un parti en Syrie», a indiqué une source proche de l’enquête.

Ses parents ont été placés dimanche matin en garde à vue et une perquisition a été menée à leur domicile dans la nuit de samedi à dimanche rue Pajol, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, où Khamzat Azimov résidait avec sa soeur de 7 ans, a-t-on appris de source judiciaire.

Cet hôtel meublé à la façade défraîchie est situé dans l’un des secteurs les plus modestes du XVIIIe arrondissement. Évoquant une famille «vraiment discrète», qui «n’était pas dans l’ostentation au niveau religion», l’une des gérantes de l’établissement a décrit Khamzat Azimov comme un «garçon souvent habillé en survêtement», qui «disait qu’il était étudiant».

«Cela fait un peu plus d’un an qu’ils vivaient là», estime Reda, 42 ans, un client de l’hôtel. «Le papa travaillait des fois, plutôt dans le bâtiment, la peinture. La maman travaillait dans une association de sans-abris». Une voisine parle d’une «famille sans problème» qui «ne recevait jamais personne». Selon elle, le jeune homme n’était «pas un caïd, mais quelqu’un de réservé». Khamzat Azimov est aussi décrit comme «vraiment discret», «dans son coin» par d’anciens élèves qui l’ont côtoyé au lycée à Strasbourg, recueillis par l’AFP.

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«Un soldat de l’État islamique»

«À ce stade et sur la foi d’une part de témoignages faisant état du fait que l’agresseur a crié “Allah Akbar” en attaquant les passants au couteau», et «compte tenu du mode opératoire, nous avons saisi la section antiterroriste du parquet de Paris», a déclaré le procureur de la République François Molins, samedi soir. Les qualifications d’«association de malfaiteurs terroriste pour préparer la commission de crime d’atteinte aux personnes» et «d’assassinat et tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste» ont été retenues.

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Le groupe État islamique, qui a frappé plusieurs fois la France depuis 2015, a ensuite revendiqué l’attaque dans la soirée. «L’auteur de cette attaque au couteau à Paris est un soldat de l’État islamique», a déclaré une «source sécuritaire» à Amaq, l’agence de presse de l’EI. Cette dernière a diffusé dimanche soir une vidéo de l’assaillant qui affirme avoir agi en riposte à la coalition des «mécréants» qui luttent contre l’EI en Syrie et en Irak. Sur la vidéo d’une durée de 2 minutes 32, diffusée dimanche, le jeune homme apparaît le visage à demi dissimulé par un bonnet, une capuche et une écharpe noire. Il se filme en extérieur. Il pleut et des arbres sont visibles en arrière-plan.

L’un des amis de Khamzat Azimov, né comme lui en 1997, a également été arrêté dimanche après-midi à Strasbourg et placé en garde à vue. Une dizaine de policiers porteurs de cagoules et lourdement armés ont perquisitionné le domicile de cet homme, dans un immeuble du quartier de L’Esplanade. Un deuxième individu a également été emmené par les policiers sans être menotté.

Un homme de 29 ans tué

Lors de son parcours macabre, Khamzat Azimov a tué un passant de nationalité française de 29 ans. Selon Le Parisien, il s’appelait Ronan. Le ministre a tenu à «saluer (la) mémoire» du jeune homme qui «a perdu la vie». «C’est à nouveau la jeunesse de France qui est frappée», a déclaré le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.

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Parmi les quatre blessés, un homme de 34 ans a été transporté en «urgence absolue» à l’hôpital parisien Georges-Pompidou et une femme de 54 ans a aussi été grièvement blessée. Une femme de 26 ans et un homme de 31 ans l’ont été plus légèrement. «La personne la plus grièvement blessée (…) va mieux», elle «a été opérée et donc aujourd’hui elle est sauvée», s’est réjoui dans la nuit Gérard Collomb, qui s’est rendu à son chevet à Georges-Pompidou. «Deux de ses amis sont dans un autre hôpital, ils sont totalement hors de danger. Une quatrième personne qui avait été blessée est aussi hors de danger», a-t-il ajouté.

 

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> Abdoul Hakim Anaiev, mentor du terroriste de l’Opéra ?

 

Par Antoine Bonin – 19 juin 2018 à 14:33 | mis à jour le 01 juin 2019 à 15:48 – Temps de lecture : 3 min

 

Au lycée Marie-Curie de Strasbourg, où il a obtenu son baccalauréat ES en 2016 — la même année que son ami Khamzat Azimov —, Abdoul Hakim Anaiev ne cherchait pas à cacher ses opinions. Barbu dès la seconde, plutôt distant avec les filles, il affichait fièrement sa religion. Certains de ses camarades étaient au courant que le jeune homme d’origine tchétchène nourrissait des rêves de djihad.

« Je savais qu’il voulait partir en Syrie, relate Ilies, un jeune Strasbourgeois de l’Esplanade, qui le voyait aussi au foot et à la muscu. J’ai essayé plusieurs fois de le convaincre de ne pas y aller. Après le bac, il m’a dit qu’il était sorti de tout ça, qu’il avait retrouvé la raison. Il voulait faire sa vie, il travaillait. » Le jeune homme avait décroché début 2018 un contrat à durée déterminée à l’accueil de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) à Strasbourg, contrat qui avait été renouvelé jusqu’à décembre 2018.

Naturalisé à l’âge de 13 ans

Arrivé en France avec ses parents en 2005 à l’âge de 8 ans, Abdoul Hakim Anaiev a vécu quelques années en Vendée avant de rejoindre à Strasbourg. C’est à cette époque qu’il a rencontré Khamzat Azimov, né la même année que lui et installé à Schiltigheim. Les deux hommes, naturalisés à l’âge de 13 ans, conservaient depuis lors des liens d’amitié profonds.

Les services de renseignement ont commencé à s’intéresser sérieusement à Abdoul Hakim Anaiev à compter de son mariage religieux avec une jeune Francilienne qui avait cherché à se rendre en Syrie. Fiché S depuis 2016, il avait d’ailleurs été entendu comme témoin en avril 2017, en compagnie de Khamzat Azimov, dans le cadre d’une procédure visant la mouvance islamiste.

L’attaque au couteau qui a fait un mort et cinq blessés le 12 mai 2018 dans le quartier de l’Opéra à Paris l’a fait changer de statut. Abdoul Hakim Anaiev a été interpellé le lendemain de l’attentat revendiqué par l’Etat islamique dans l’appartement qu’il partage avec ses parents et sa sœur, rue de Londres à Strasbourg, par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Après quatre jours de garde à vue, il a été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et placé en détention provisoire.

Chant djihadiste

Abdoul Hakim Anaiev a-t-il influencé dans son projet djihadiste son ami Khamzat Azimov, abattu par la police rue Monsigny dans le 2e arrondissement dix minutes après le début de l’attaque ? Avait-il connaissance de l’acte criminel qu’il préparait ? Le procureur de la République de Paris François Molins a précisé qu’Abdoul Hakim Anaiev « a contesté une quelconque participation et implication dans la préparation et la commission des faits ». Le suspect âgé de 20 ans a aussi déclaré qu’il n’avait pas vu ni contacté le terroriste « depuis plusieurs mois ». Les sept téléphones saisis lors de la perquisition dans son appartement apporteront peut-être sur ce point des éléments tangibles aux enquêteurs. Même si le portable qu’il utilisait le plus souvent n’a pas été retrouvé. Abdoul Hakim Anaiev l’aurait mystérieusement égaré le matin de son arrestation…

Les investigations sur sa ligne téléphonique ont cependant permis d’établir un fait troublant. Peu de temps avant l’attentat de l’Opéra, l’homme a adressé à sa sœur, via une messagerie instantanée, un chant djihadiste régulièrement repris par l’Etat islamique.

 

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/attaque-au-couteau-a-paris/attaque-au-couteau-a-paris-deux-jeunes-filles-interpellees-abdoul-hakim-anaiev-defere_2757355.html

Attaque au couteau à Paris : deux jeunes filles interpellées, Abdoul Hakim Anaiev déféré

 

Plusieurs personnes soupçonnées d’être en lien avec l’attentat du samedi 12 mai à Paris ont été interpellées ce jeudi 17 mai.

France 3

Deux jeunes filles ont été interpellées ce jeudi 17 mai, cinq jours après l’attaque au couteau en plein Paris. Les deux jeunes filles sont liées à Abdoul Hakim Anaiev, un ami de Khamzat Azimov, auteur de l’attentat. L’une d’elles est une habitante de la région parisienne, radicalisée et âgée de 19 ans, à qui Abdoul Hakim Anaiev était marié. Quant à l’autre femme, il s’agirait de sa petite amie actuelle. Le procureur de la République, François Molins, vient également d’annoncer qu’Anaiev sera présenté ce soir devant un juge.

Abdoul Hakim Anaiev devrait être mis en examen

Abdoul Hakim Anaiev est déjà même devant le juge actuellement et devrait être mis en examen. « Même si l’intéressé le nie, il entretenait toujours des liens d’amitié avec Kamzat Azimov. La famille l’a confirmé. L’homme a d’ailleurs eu une activité soutenue sur internet avant les faits de samedi dernier. Une heure avant le passage à l’acte de Kamzat Azimov, il a envoyé un chant islamiste utilisé par les terroristes à sa soeur via l’application WhatsApp« , détaille notre journaliste Florent Carrière.

Le JT

 

 

https://www.centre-presse.fr/article-603680-attentat-au-couteau-a-paris-remise-en-liberte-de-deux-femmes.html

20/05/2018 04:51

Attentat au couteau à Paris: remise en liberté de deux femmes

 

Les deux jeunes femmes proches du djihadiste qui a tué un homme samedi dernier à Paris lors d’une attaque au couteau ont été remises en liberté samedi par le juge d’instruction après deux jours de garde à vue. Ces deux femmes sont des proches de Khamzat Azimov, l’assaillant de 20 ans abattu par la police, et d’Abdoul Hakim Anaiev, un ami de ce dernier qui a été mis en examen et incarcéré jeudi. Toutes deux avaient été interpellées jeudi en région parisienne, à la demande du magistrat en charge de cette enquête, ouverte pour assassinat et tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste. L’une d’elles, Inès Hamza, est une Francilienne radicalisée de 19 ans qui s’était mariée religieusement avec Abdoul Hakim Anaiev avant de tenter de partir en Syrie.

L’autre femme est une de ses amies. En janvier 2017, Inès Hamza avait été mise en examen pour association de malfaiteurs à visée terroriste et libérée sous contrôle judiciaire dans une instruction à Paris où trois autres femmes sont impliquées.
Quant à Abdoul Hakim Anaiev, un Franco-Russe de 20 ans fiché S pour radicalisation depuis juin 2016 mais sans antécédents judiciaires, il a été mis en examen jeudi soir pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et placé en détention provisoire. Il avait été interpellé quatre jours plus tôt à Strasbourg, où la famille de l’assaillant avait vécu avant de s’installer à Paris l’an dernier.
Armé d’un couteau de cuisine, Khamzat Azimov, un Français d’origine tchétchène suivi pour radicalisation, a tué un passant de 29 ans et blessé cinq autres personnes dans le quartier de l’Opéra. Le groupe État islamique (EI) a revendiqué l’attentat.

 

 

https://www.leparisien.fr/faits-divers/projet-d-attentats-un-jeune-homme-de-18-ans-d-origine-tchetchene-mis-en-examen-et-ecroue-25-09-2018-7902672.php

Projet d’attentats : un jeune homme de 18 ans d’origine tchétchène mis en examen et écroué

 

Abdoul Malik Anaiev a été arrêté le 18 septembre à Strasbourg. Son frère est cité dans l’enquête sur l’attentat au couteau perpétré le 12 mai près de l’Opéra de Paris.

 

 Lundi, Abdoul Malik Anaiev été mis en examen à Paris pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et placé en détention provisoire, a
Lundi, Abdoul Malik Anaiev été mis en examen à Paris pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et placé en détention provisoire, a LP/Olivier Boitet

 

Par Le Parisien avec AFP

Le 25 septembre 2018 à 22h33

Un homme d’origine tchétchène, dont le frère est impliqué dans l’enquête sur l’attaque près de l’Opéra de Paris en mai, a été mis en examen lundi et écroué. Il est soupçonné d’avoir projeté des attentats.

Décrit comme un islamiste radicalisé, Abdoul Malik Anaiev, 18 ans, a été arrêté le 18 septembre à Strasbourg (Bas-Rhin), selon des sources proches du dossier, confirmant une information de l’hebdomadaire Le Point. Il est soupçonné d’avoir envisagé un passage à l’acte violent, sans qu’aucune cible n’ait été identifiée à ce jour.

Lundi, il été mis en examen à Paris pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et placé en détention provisoire, a indiqué une source judiciaire.

Frère d’un des amis de l’auteur de l’attaque du 12 mai

Le jeune homme est le frère d’Abdoul Hakim Anaiev, un Franco-russe de 20 ans mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », cette fois dans l’enquête sur l’attentat au couteau perpétré le 12 mai à Paris.

Fiché S pour radicalisation depuis juin 2016, Abdoul Hakim Anaiev avait été arrêté lui aussi à Strasbourg, au lendemain de cette attaque menée par un de ses amis. Il avait été placé en détention provisoire après sa mise en examen.Le 12 mai, armé d’un couteau de cuisine, Khamzat Azimov avait tué un passant de 29 ans et blessé cinq autres personnes dans le quartier de l’Opéra. Ce Français, lui aussi d’origine tchétchène et suivi pour radicalisation, avait été abattu par les forces de l’ordre. Le groupe État islamique (EI) avait revendiqué l’attentat.

 

 

https://www.ouest-france.fr/faits-divers/attentat/attentat-du-quartier-de-l-opera-en-2018-quatre-personnes-ont-ete-placees-en-garde-a-vue-7054727

Attentat du quartier de l’Opéra en 2018. Quatre personnes ont été placées en garde à vue

 

Dans le cadre de l’enquête sur l’attaque au couteau dans le quartier de l’Opéra à Paris en mai 2018, quatre hommes ont été interpellés mardi matin en Essonne, dans le Val-de-Marne, dans les Landes et dans le Gard.

 
Ouest-France avec AFP. Publié le 17/11/2020 à 16h50

Quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue mardi dans l’enquête sur l’attaque au couteau dans le quartier de l’Opéra à Paris en mai 2018, a appris l’AFP mardi 17 novembre de source judiciaire, confirmant une information du Point .

Ces quatre personnes sont des connaissances soit de Khamzat Azimov, le djihadiste français d’origine tchétchène qui avait tué un homme et blessé cinq autres personnes dans cette attaque avant d’être abattu, soit d’Abdoul Hakim Anaiev, un Franco-Russe ami d’Azimov qui a été mis en examen et écroué dans ce dossier pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Le groupe État islamique avait revendiqué l’attentat

Les quatre hommes ont été interpellés mardi matin en Essonne, dans le Val-de-Marne, dans les Landes et dans le Gard.

Armé d’un couteau de cuisine, Khamzat Azimov, suivi pour radicalisation, avait tué un passant de 29 ans, Ronan Gosnet, et blessé cinq autres personnes dans le quartier de l’Opéra, en plein cœur commerçant et touristique de Paris. Le groupe État islamique (EI) avait revendiqué l’attentat.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Attaque_du_12_mai_2018_%C3%A0_Paris

    1. Attaque du 12 mai 2018 à Paris

      Attaque du 12 mai 2018 à Paris
      Image illustrative de l’article Attaque du 12 mai 2018 à Paris
      Photo prise devant le no 34 de l’avenue de l’Opéra à Paris 2e arr., le 12 mai 2018.

      Localisation Rue Monsigny, 2e arrondissement de Paris, Drapeau de la France France
      Cible Civils
      Coordonnées 48° 52′ 08″ nord, 2° 20′ 08″ est
      Date 12 mai 2018
      21 h (UTC+2)
      Type Attaque au couteau
      Armes Couteau
      Morts 2 (dont l’auteur)
      Blessés 4
      Auteurs Khamzat Azimov
      Organisations Drapeau de l'État islamique État islamique
      Mouvance Terrorisme islamiste
      Géolocalisation sur la carte : 2e arrondissement de Paris
      (Voir situation sur carte : 2e arrondissement de Paris)

      Attaque du 12 mai 2018 à Paris
      modifier Consultez la documentation du modèle

      L’attaque du 12 mai 2018 à Paris est une action terroriste islamiste commise dans la soirée du 12 mai 2018 à Paris, au cours de laquelle un homme est tué à l’arme blanche par un assaillant et quatre autres blessés. L’assaillant est tué par des policiers, intervenant sur place. L’attaque est revendiquée par l’État islamique dans les heures qui suivent.

      Contexte

      Selon une étude1 du Centre d’analyse du terrorisme, la France est depuis 2013 le pays occidental « le plus visé par le terrorisme islamiste, devant les États-Unis, l’Allemagne, l’Australie et le Royaume-Uni2 ». L’homme décédé dans cette attaque au couteau est, depuis janvier 2015, la 246e victime tuée dans un attentat sur le sol français3. L’attaque de l’Opéra est le deuxième attentat mortel de l’année après les attaques du 23 mars 2018 à Carcassonne et Trèbes4.

      Sur les douze attentats aboutis depuis début 2015, impliquant au total vingt-deux terroristes, seul Ahmed Hanachi pour l’attaque du 1er octobre 2017 à Marseille et les deux kamikazes du Stade de France étaient en situation irrégulière lorsqu’ils sont passés à l’acte. Les six autres auteurs de nationalité étrangère étaient légalement présents en France4. Contrairement aux attentats et tentatives de 2015, les terroristes attaquent dorénavant avec des armes basiques et un réseau faiblement structuré5. Aux projets planifiés depuis la zone syro-irakienne mis en œuvre par des djihadistes aguerris ont succédé principalement des attaques simplement inspirées et recourant à des acteurs isolés4.

      Déroulement

      Le samedi 12 mai 2018, vers 20 h 45, un individu attaque au couteau des passants rue Monsigny (dans le 2e arrondissement de Paris) en criant « Allahu akbar » ; il tue une personne et en blesse quatre autres, dont deux gravement6. Il se dirige ensuite vers une patrouille de police, dépêchée sur les lieux, « couteau à la main en étant très menaçant et criant “Tire, tire, je vais te planter” »7.

      L’un des policiers tente de maîtriser l’individu avec son pistolet à impulsion électrique à deux reprises, mais sans succès7. Un second policier fait alors usage à deux reprises de son arme administrative, blessant mortellement l’individu dans la région du cœur7. Un premier appel à la police est enregistré à 20 h 47 et le suspect est neutralisé dans un délai de 9 minutes5.

      Le groupe État islamique revendique rapidement l’attentat dans un communiqué diffusé sur son organe de propagande Amaq8.

      Victime

      Ronan Gosnet, tué par un djihadiste le 12 mai 2018 dans AC ! Brest 220px-Plaque_Ronan_Gosnet%2C_5_rue_Marsollier%2C_Paris_2e_1
      Plaque 5 rue Marsollier (Paris).

      La personne décédée se nomme Ronan Gosnet qui présente 10 plaies à l’arme blanche9. Âgé de 29 ans, il était originaire de la Sarthe10. Il avait grandi dans le village de Connerré. Licencié plusieurs années au club de handball local et primé en 2003 au Concours national de la résistance et de la déportation, il s’était installé en 2014 à Paris pour travailler dans l’informatique11. Une minute de silence est observée en sa mémoire à l’Assemblée nationale et au Sénat12.

      Enquête judiciaire

      45px-Scale_icon_white-orange.svg dans Attentats
      Cet article est lié à une affaire judiciaire en cours.Le texte peut changer fréquemment, n’est peut-être pas à jour et peut manquer de recul.

      Le titre et la description de l’acte concerné reposent sur la qualification juridique retenue lors de la rédaction de l’article et peuvent évoluer en même temps que celle-ci.

      N’hésitez pas à participer de manière neutre et objective, en citant vos sources et en n’oubliant pas que, dans nombre de systèmes judiciaires, toute personne est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement et définitivement établie.
      La dernière modification de cette page a été faite le 30 octobre 2020 à 06:05.

      La section antiterroriste du parquet de Paris est saisie. Le procureur François Molins annonce l’ouverture d’une enquête pour « assassinats en relation avec une entreprise terroriste » et « tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique »13,7.

      L’enquête est confiée conjointement à la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris, à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la police judiciaire13.

      Profil du terroriste

      Khamzat Azimov
      Terroriste islamiste
      Information
      Nom de naissance Khamzat Azimov
      Naissance 1er novembre 1997
      Argoun, Tchétchénie (Russie)
      Décès 12 mai 2018 (à 20 ans)
      Paris (France)
      Cause du décès Abattu par la police
      Nationalité Drapeau de Russie Russe
      Drapeau de France Français (à partir de 2010)
      Allégeance Drapeau de l'État islamique État islamique
      Idéologie Salafisme djihadiste
      Sexe Masculin
      Actions criminelles Attentat
      Attentats Attaque du 12 mai 2018 à Paris
      Victimes 1 mort et 4 blessés
      modifier Consultez la documentation du modèle

      Le terroriste, Khamzat Azimov, est un franco-russe originaire de Tchétchénie, âgé de 20 ans14, naturalisé en 2010 en même temps que sa mère15. Ses parents s’étaient réfugiés en France au début des années 2000 lors d’un pic de la guerre de Tchétchénie entre la Russie et les indépendantistes. La France avait alors accueilli nombre de Tchétchènes auxquels elle avait accordé le statut de réfugiés16. Les parents de Khamzat Azimov s’étaient récemment installés en région parisienne. Ils sont placés en garde à vue après l’attaque14,17,18, mais relâchés deux jours plus tard en l’absence de tout élément les incriminant19.

      Identifié par ses empreintes digitales en l’absence de pièce d’identité sur lui4, Khamzat Azimov avait grandi à Strasbourg où il avait effectué sa scolarité et fréquenté l’université après l’obtention de son baccalauréat ES20. Il ne s’était pas fait remarquer par sa pratique religieuse ou un comportement violent, contrairement à son ami Hakim Anaïev20.

      Il avait été entendu par les services anti-terroristes en avril 201714 et était fiché S21 depuis l’été 2016. Il est aussi inscrit au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), mais « plutôt » en raison de « ses relations » que de « son propre comportement, ses agissements et prises de position20,22 ».

      L’État islamique diffuse aussitôt après l’attentat, via son agence de propagande Amaq, une vidéo où l’on aperçoit le terroriste parler. Khamzat Azimov s’y exprime en français et fait allégeance à Abou Bakr al-Baghdadi, le « calife » autoproclamé du groupe État islamique. Cette vidéo montre que des contacts ont bien existé entre le terroriste et des membres du groupe État islamique23.

      Complices présumés

      Abdoul Hakim Anaïev, né à Grozny en 1997, fiché S, est mis en garde à vue le 14 mai dans le cadre de l’enquête sur l’attentat. Il était ami avec Khamzat Azimov. Face aux enquêteurs, il s’est dit musulman pratiquant, mais modéré. Il avait 7 téléphones portables chez lui lors de son arrestation24. Plusieurs documents sont saisis au domicile du suspect alors qu’une heure avant l’attentat, à 19 h 16, il adresse à sa sœur sur la messagerie WhatsApp un chant jihadiste souvent repris par Daesh9. Il est aussi d’origine tchétchène. Avec son ancienne épouse, Inès Hamza, il avait essayé de partir vivre en Syrie ou en Irak, sans y parvenir24. Inès Hamza était fichée S à l’âge de 16 ans quand elle tenta de se rendre en Syrie en 201525. Un de ses camarades de classe témoigne : « Les professeurs avaient déjà signalé Hakim. On le soupçonnait de s’approcher du salafisme donc il avait été convoqué par la proviseure. En sortant de son bureau, Hakim avait dit : « Ils me prennent pour un terroriste… » Ce qui a éveillé les soupçons : un exposé sur l’islam, où il parlait des relations hommes-femmes. Il avait expliqué que la charia était une bonne chose et les professeurs n’ont pas compris où ils venaient en venir. Mais aucune violence n’était prônée explicitement »26. Il a eu des accès de violence dans son lycée20.

      Sans casier judiciaire,  il travaillait depuis janvier 2018 en CDD à l’accueil de l’OFII, dans un poste qui n’était pas à responsabilités, et son contrat avait été renouvelé jusqu’à décembre. Immédiatement mis à pied, il était suivi par les services de renseignement depuis son mariage religieux avec une Francilienne radicalisée de 19 ans qui avait tenté de partir en Syrie27.

      Ines Hamza , ainsi qu’une autre femme sont arrêtées le 17 mai 201828.

      Djihadisme et Tchétchénie

      Après la première guerre de Tchétchénie (1994–1996), la rébellion séparatiste tchétchène s’est progressivement islamisée et s’est étendue au-delà des frontières de cette république russe pour se transformer au milieu des années 2000 en un mouvement islamiste armé actif dans tout le Caucase du Nord15. Fin juin 2015, une partie de l’Émirat du Caucase prête allégeance à l’État islamique devenant une source importante de combattants djihadistes. Selon les services de sécurité russes, au moins 4 500 Russes, majoritairement originaires des républiques du Caucase, se trouvaient en 2017 aux côtés des groupes jihadistes de par le monde15. Le double attentat du Marathon de Boston (3 morts et 264 blessés), le 15 avril 2013, est imputé à deux frères d’origine tchétchène16.

      En France, selon Jean-Charles Brisard, 7 à 8 % des Français impliqués dans les filières jihadistes en Syrie et en Irak seraient d’origine tchétchène, soit « un vivier assez important, la proportion est significative »15. Selon le Ministère de l’Intérieur, les réfugiés tchétchènes constituent le quatrième groupe d’étrangers fichés S après les Algériens, les Marocains et les Tunisiens16, ce qui fait dire à l’ancien ambassadeur russe en France Alexandre Orlov que les autorités françaises auraient manqué de vigilance face aux demandes d’asile des Tchétchènes : « Quand j’étais encore ambassadeur, je trouvais que les autorités françaises donnaient à ces familles l’asile trop facilement, On voit les conséquences16 ».

      Le 15 mai, le DGSI interpelle deux personnes d’origine tchétchène en Haute-Garonne qui pourraient être liées aux attentats des 17 et 18 août 2017 en Catalogne. Le même jour, la DGSI interpelle également quatre personnes d’origine tchétchène dans le Bas-Rhin (deux femmes nées en 1982 et 1983 et un homme né en 1989) et les Yvelines (une femme née en 1976) dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en février 2017 des chefs de participation à une association de malfaiteurs terroristes et financement du terrorisme29.

      Réactions

      Réactions nationales

      • Le président de la République, Emmanuel Macron, déclare : « Toutes mes pensées vont aux victimes et aux blessés de l’attaque au couteau perpétrée ce soir à Paris, ainsi qu’à leurs proches. Je salue au nom de tous les Français le courage des policiers qui ont neutralisé le terroriste. La France paye une nouvelle fois le prix du sang mais ne cède pas un pouce aux ennemis de la liberté »8.
      • Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, salue « le sang-froid et la réactivité des forces de police qui ont neutralisé l’assaillant (…) Mes premières pensées vont aux victimes de cet acte odieux »8.
      • La maire de Paris, Anne Hidalgo, s’est rendue sur place : « Ce soir, notre ville a été meurtrie »8.

      Réactions internationales

      • Drapeau des États-Unis États-Unis : Le président des États-Unis, Donald Trump, via Twitter : « C’est triste de voir l’attaque terroriste à Paris. À un moment donné, les pays devront ouvrir leurs yeux et voir ce qui se passe réellement. Ce genre de maladie et de haine n’est pas compatible avec un pays aimant, paisible et prospère ! Des changements dans notre processus de réflexion sur la terreur doivent être faits »30.
      • Drapeau de la Tchétchénie Tchétchénie : le président tchétchène Ramzan Kadyrov a affirmé que « toute la responsabilité » de l’attaque en revient à la France, l’assaillant n’aurait fait que « naître en Tchétchénie » : « Je considère important de faire remarquer que toute la responsabilité pour le fait [que Khamzat A.] a décidé d’emprunter la voie de la criminalité revient entièrement aux autorités françaises »31.

      Articles connexes

      Sur les autres projets Wikimedia :

      Notes et références

    2. « Attentats, tentatives et projets d’attentats en relation avec le contexte syro-irakien dans les pays occidentaux (2013-2016) » [archive], sur Centre d’analyse du terrorisme, mars 2017
    3. « Terrorisme : la France, pays occidental le plus ciblé depuis 2013 » [archive], sur leparisien.fr, 30 mars 2017
    4. Attentat à Paris : les jours des blessés ne sont plus en danger [archive], sur francetvinfo.fr
    5. Mathieu Suc, « Une attaque au couteau confirme les mutations de la menace terroriste » [archive], [mediapart.fr, 12 mai 2018 (consulté le 16 mai 2018)
    6. Pierre Alonso et Ismaël Halissat, « Attentats : l’arme de la simplicité » [archive], liberation.fr, 13 mai 2018 (consulté le 22 mai 2018)
    7. « Attaque au couteau à Paris : deux blessés en « urgence absolue » selon Edouard Philippe », LCI.fr,‎ 12 mai 2018 (lire en ligne [archive])
    8. « Attaque au couteau à Paris ; ce que l’on sait de l’assaillant et de ses motivations » [archive], 20 minutes.fr, 13 mai 2018.
    9. « Attaque au couteau à Paris : Ce que l’on sait » [archive], 20 minutes.fr, 13 mai 2018.
    10. Thibaut Deleaz, « Attentat à Paris : où en est l’enquête sur Khamzat Azimov ? » [archive], rtl.fr, 17 mai 2018 (consulté le 18 mai 2018)
    11. « Attentat de Paris : Ronan Gosnet, victime du terrorisme » [archive], francetvinfo.fr, 14 mai 2018 (consulté le 15 mai 2018)
    12. « Attaque au couteau à Paris. Émotion dans la commune d’enfance de Ronan, tué par l’assaillant » [archive], ouest-france.fr, 15 mai 2018 (consulté le 15 mai 2018)
    13. « Attaque au couteau: minute de silence de l’Assemblée nationale et au Sénat » [archive], nouvelobs.com, 15 mai 2018 (consulté le 15 mai 2018)
    14. « Une personne tuée à Paris dans une agression au couteau, le parquet antiterroriste saisi » [archive], sur Le Monde.fr, 12 mai 2018
    15. « Attaque à Paris : l’assaillant était Khamzat Azimov, Tchétchène naturalisé français en 2010 » [archive], LCI.fr, 13 mai 2018.
    16. Agence France-Presse, « Attaque au couteau à Paris : la Tchétchénie, « vivier important » de jihadistes » [archive], sudouest.fr, 14 mai 2018 (consulté le 15 mai 2018)
    17. Elizabeth Pineau et Emmanuel Jarry, « La première manifestation d’une menace tchétchène en France » [archive], reuters.com, 14 mai 2018 (consulté le 15 mai 2018)
    18. « Attaque au couteau à Paris : deux morts dont l’assaillant, l’État islamique revendique l’attaque » [archive], Europe 1.fr, 12 mai 2018.
    19. « Attaque au couteau à Paris : naturalisé français en 2010, fiché S depuis 2016… » [archive], sur Franceinfo.fr, 13 mai 2018
    20. Agence France-Presse, « Attentat à Paris: les parents de l’assaillant remis en liberté » [archive], lefigaro.fr, 15 mai 2018 (consulté le 16 mai 2018)
    21. Guillaume Krempp, « Attaque au couteau à Paris : le choc des anciens camarades de Khamzat Azimov » [archive], rue89strasbourg.com, 14 mai 2018 (consulté le 15 mai 2018)
    22. « Attaque au couteau à Paris : l’assaillant connu des renseignements et fiché S » [archive], Europe 1.fr, 13 mai 2018.
    23. Agence France-Presse, « Attaque au couteau à Paris : les dernières avancées de l’enquête » [archive], lepoint.fr, 14 mai 2018 (consulté le 14 mai 2018)
    24. C. Laudercq et R. Lefras, « Attentat de Paris : L’EI diffuse une vidéo du terroriste Khamzat Azimov. », Actu17.fr,‎ 13 mai 2018 (lire en ligne [archive])
    25. La rédaction de LCI, « EN DIRECT – Attaque au couteau : les deux jeunes femmes proches d’Azimov ont été relâchées » [archive], sur lci.fr, 19 mai 2018 (consulté le 11 septembre 2020).
    26. MIDI LIBRE, « Adolescente radicalisée en fugue : Inès, 16 ans, a été retrouvée », Midi libre,‎ 2 décembre 2015 (lire en ligne [archive], consulté le 11 septembre 2020).
    27. Guillaume Krempp, « Attentat à Paris : «Khamzat Azimov disait qu’il voulait « sauver des vies »» », Libération,‎ 14 mai 2018 (lire en ligne [archive], consulté le 11 septembre 2020).
    28. Agence France-Presse, « Attaque au couteau à Paris. L’ami de l’assaillant travaillait à l’Office français de l’immigration » [archive], ouest-france.fr, 15 mai 2018 (consulté le 15 mai 2018)
    29. S.C., « Attaque au couteau à Paris : deux femmes interpellées » [archive], leparisien.fr, 17 mai 2018 (consulté le 18 mai 2018)
    30. Elizabeth, « La DGSI mène une série d’interpellations dans le Bas-Rhin, la Gironde et la Haute-Garonne » [archive], francetvinfo.fr, 16 mai 2018 (consulté le 16 mai 2018)
    31. « Attaque au couteau à Paris: Donald Trump invite à « ouvrir les yeux » » [archive], rtbf.be, 14 mai 2018 (consulté le 15 mai 2018)

« Attaque au couteau à Paris : Kadyrov, le président tchétchène, accable la France » [archive]

      ,

CNews

      .fr, 13 lai 2018.

 



Retour aux sources : en voilà une idée qu’elle est bonne…

Depuis le temps que des connards très officiels ne me lisent que dans l’intérêt de criminels…

Il n’est vraiment pas trop tôt pour qu’ils se mettent à réfléchir un minimum…

 

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Oui, ça chie grave dès que le malade mental commence à publier ses merdes à mon sujet avec mon nom en haut de l’affiche.

C’était le but du jeu, de son jeu, de leur jeu, celui des « déconnologues » de sa bande.

Dès le mois de juin 2010 des mentions concernant l’attentat de Karachi du 8 mai 2002 sont associées à mon nom sur ses blogs de merde.

De mon côté, j’en suis totalement tétanisée.

J’avais déjà de gros doutes en 1995 et 1996, j’avais l’impression d’être poursuivie par les attentats.

En 2002, j’ai acquis des certitudes.

Et depuis 2012, alors, tout a toujours été cousu de fil blanc.

 



Affaire Olivier Duhamel : retour sur le suicide de Marie-France Pisier en 2011

Les révélations de Camille Kouchner sur les viols subis par son frère jumeau durant son adolescence sont l’occasion de revenir sur l’étrange suicide de sa tante Marie-France Pisier, le 24 avril 2011.

Ayant pris connaissance des faits avec sa soeur Evelyne Pisier en 2008, elle était la seule à vouloir briser le silence sur cette affaire d’inceste qui l’aura manifestement minée jusqu’à sa mort, survenue dans le contexte des violences graves que je subissais moi-même depuis 2008 de la part d’une bande de cybercriminels comptant quelques pédophiles notoires, et avec moi tous mes proches et mes anciennes relations, ainsi que divers autres témoins gênants pour nos harceleurs et agresseurs.

Tout étant devenu public à compter de juin 2010, plusieurs assassinats s’étaient déjà produits et cette affaire de suicide ou d’accident bien étrange suivant de très près celle tout aussi mystérieuse des Dupont de Ligonnès m’avait naturellement interpellée.

Je venais alors de publier trois articles dans lesquels je revenais en détail sur le début des harcèlements que j’avais subis sur le site Rue89 à compter de 2008, articles dont j’ai republié des copies sur ce blog une première fois le 26 avril 2015 et plus récemment le 11 novembre 2018, toujours avec plus de détails :

http://petitcoucou.unblog.fr/2015/04/26/du-commencement-de-mes-problemes-sur-le-site-rue89-en-2008/

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/11/11/de-la-violence-du-pervers-narcissique-david-servenay/

 

https://www.femmeactuelle.fr/actu/news-actu/pourquoi-marie-france-pisier-na-pas-supporte-les-revelations-sur-olivier-duhamel-2106660

Pourquoi Marie-France Pisier n’a « pas supporté » les révélations sur Olivier Duhamel

 

le 8 janvier 2021 à 15h08
Pourquoi Marie-France Pisier n'a "pas supporté" les révélations sur Olivier Duhamel

 

Camille Kouchner a publié jeudi 7 janvier 2021 son ouvrage La familia grande (éd. Seuil), dans laquelle accuse son beau-père Olivier Duhamel d’inceste. Marie-France Pisier, sa tante, n’a pas supporté d’apprendre que le politologue aurait abusé de son neveu.

Camille Kouchner change le destin de sa famille. La juriste de 45 ans a publié jeudi 7 janvier 2021 un ouvrage intitulé La Familia Grande (éd. Seuil) dans lequel elle dénonce, 30 ans après, les abus sexuels dont aurait été victime son frère jumeau de la part d’Olivier Duhamel, le second mari de leur mère Evelyne Pisier. Un récit glaçant dans lequel Camille Kouchner relate avec beaucoup de justesse les mécanismes du silence et de l’emprise très courants dans les affaires d’inceste. « Victor », comme il est surnommé dans le livre pour garantir son intimité, a en effet raconté une première fois son histoire à sa mère avant qu’elle ne meure en 2017, mais celle-ci aurait protégé son mari. Selon Camille Kouchner, ils étaient d’ailleurs plusieurs dizaines à avoir eu vent des rumeurs qui pesaient sur le politologue de 70 ans… et à avoir fermé les yeux.

La réaction de Marie-France Pisier

Camille Kouchner a tout de même tenu à saluer la mémoire de sa tante l’actrice Marie-France Pisier, qui a eu le courage de parler. Dans une interview accordée à L’Obs, la juriste a en effet assuré qu’elle était à l’époque « la seule qui n’était pas clivée » : « Elle était absolument entière. Elle n’a pas supporté cette histoire. Elle a dit : ‘C’est insupportable.’ Et elle a parlé. Elle m’engueulait presque : ‘Je ne veux pas me taire !’ », s’est-elle souvenue.

Avant que Victor et Camille Kouchner ne parlent à leur entourage de ce qu’il s’était passé pendant leur adolescence, Marie-France Pisier et sa sœur Evelyne Pisier étaient très proches. Mais cette affaire a changé leurs relations à jamais. Iris Funck-Brentano, la fille de Marie-France Pisier, se souvient dans les colonnes du Monde. « Ma mère était très choquée que sa sœur ne protège pas d’abord ses enfants et que personne ne réagisse. Elles se sont brouillées. Je me souviens de tas de tentatives de réconciliation, toutes se soldaient par des échecs ». Les deux sœurs ne se sont jamais réconciliées. Au printemps 2011, Marie-France Pisier a été retrouvée morte au fond de la piscine de sa maison de vacances de Saint-Cyr-sur-Mer.

À lire aussi : Olivier Duhamel accusé d’inceste : au courant, le directeur de Sciences Po dévoile pourquoi il n’a pas agi

Sophia CHAFAI

 

https://www.purepeople.com/article/marie-france-pisier-son-neveu-victime-d-inceste-la-cause-de-sa-mort-remise-en-question_a418433/1

Marie-France Pisier, son neveu victime d’inceste : la cause de sa mort remise en question

 

Marie-France Pisier au Festival du Film Américain de Deauville, un an avant sa mort.
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Marie-France Pisier au Festival du Film Américain de Deauville, un an avant sa mort.

Publié le 05 Janvier 2021 – 14h28

Elle était la comédienne fétiche de François Truffaut et a brillé sur le tapis rouge jusqu’à sa mort tragique en 2011. Suicide ou accident ? Le flou autour du décès de Marie-France Pisier refait surface depuis que sa nièce Camille Kouchner a révélé un terrible secret de famille.

Près de 10 ans après la mort de Marie-France Pisier, la mystérieuse cause de son décès se retrouve à nouveau au coeur de toutes les interrogations, avec la sortie du livre La Familia grande (Editions du Seuil). Dans cet ouvrage à paraître le 7 janvier 2021, sa nièce Camille Kouchner, la fille de l’écrivaine Evelyne Pisier et de l’ancien ministre Bernard Kouchner, affirme que son frère jumeau a été victime d’inceste durant son adolescence. Elle accuse alors leur beau-père, le politologue Olivier Duhamel.

Dans les bonnes feuilles du livre, publiées par Le Monde lundi, Camille Kouchner raconte que les faits se seraient produits à la fin des années 1980. A de multiples reprises et durant au moins deux ans, Olivier Duhamel se serait rendu le soir dans la chambre de son beau-fils de 14 ans. L’adolescent, nommé « Victor » dans le livre, en aurait rapidement parlé à sa soeur jumelle, en lui faisant promettre de garder le secret. Un secret préservé durant vingt ans, jusqu’à ce que « Victor » décide de le confier à leur mère, Evelyne Pisier, en 2008. Sous le choc, cette dernière s’est réfugiée chez sa soeur Marie-France, qui habitait non loin de là, à Paris. Finalement, l’écrivaine a préféré prendre le parti de son mari.

Les soeurs qui étaient jusqu’alors « des confidentes inséparables » ne se comprennent plus. « Dès qu’elle a su pour Olivier, Marie-France a parlé à tout le monde. Elle voulait lui faire la peau« , se souvient Camille Kouchner. La comédienne a proposé d’héberger sa soeur, en vain. « Ma mère était très choquée que sa soeur ne protège pas d’abord ses enfants et que personne ne réagisse, ajoute de son côté Iris Funck-Brentano, la fille de Marie-France Pisier. Elles se sont brouillées. Je me souviens de tas de tentatives de reconciliation, toutes se soldaient par des échecs. » L’actrice était encore en froid avec sa soeur lorsqu’elle a été retrouvée morte, peu de temps après la révélation de ce terrible secret…

 

Christine Ockrent (la compagne de Bernard Kouchner) et Evelyne Pisier - Hommage à Marie-France Pisier à l'Eglise Saint-Roch à Paris en 2011.
Christine Ockrent (la compagne de Bernard Kouchner) et Evelyne Pisier – Hommage à Marie-France Pisier à l’Eglise Saint-Roch à Paris en 2011.

 

Le 24 avril 2011, en pleine nuit, la comédienne alors âgée de 66 ans a été retrouvée noyée au fond de la piscine de sa villa de Saint-Cyr-sur-Mer par son mari, Thierry Funck-Brentano. La tête et les épaules de Marie-France Pisier étaient coincées sous une lourde chaise en fer forgé. La piste de l’accident a été écartée pour privilégier celle du suicide, suite à des analyses médico-légales révélant un taux d’alcool important et la présence d’antidépresseurs et d’antalgiques. Une hypothèse renforcée par le fait que l’actrice souffrait d’une récidive du cancer du sein. Mais l’enquête est fermée sans conclusion précise et la cause de la mort de Marie-France Pisier reste floue.

Vous vous en prendrez à Olivier quand je ne serai plus là

Dix ans plus tard, les révélations de sa nièce questionnent à nouveau les circonstances de cette disparition. A en croire le témoignage de Camille Kouchner, sa mère Evelyne « pensait que Marie-France s’était plutôt suicidée« . Un geste en partie motivé par ce secret de famille, trop lourd à porter ? A l’époque, une amie de Marie-France Pisier avait affirmé aux enquêteurs qu’il fallait chercher du côté de la brouille entre les deux soeurs, en mentionnant le nom d’Olivier Duhamel… « Victor » a même été entendu par la brigade des mineurs, mais il a refusé de porter plainte par peur de « foutre en l’air » sa vie.

La disparition de Marie-France Pisier a poussé « Victor » a révéler son terrible secret à son père, Bernard Kouchner. « On avait peur qu’il l’apprenne autrement, sa jumelle a-t-elle expliqué à L’Obs. Il trouvait ça insupportable, voulait casser la gueule de mon beau-père. Mon frère aîné et moi lui avons alors dit qu’il fallait, malgré la colère, respecter le tempo et la volonté de mon frère jumeau. » Pour ce qui est de leur relation avec leur mère Evelyne Pisier, frères et soeur se sont éloignés. Camille Kouchner a tout de même revu sa mère quelques jours avant son décès, survenu en février 2017. « Je sais très bien que vous vous en prendrez à Olivier quand je ne serai plus là« , lui a-t-elle lancé.

C’est finalement en parlant de ce douloureux secret de famille à ses propres enfants, il y a près d’un an, que Camille Kouchner a décidé de tout raconter dans un livre. « J’avais besoin de leur montrer qu’on n’allait pas tous rester emprisonnés dans le silence« , a-t-elle expliqué à L’Obs. Avec ce livre, la juriste espère « affranchir » et « libérer » tous les membres de sa famille. De son côté, « Victor » « ne souhaite que la paix » : « Trente-deux ans plus tard, c’est un survivant. Nous sommes des fugitifs de l’inceste, des affranchis. »

Olivier Duhamel reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés dans cette affaire.

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/inceste-suicides-de-ses-parents-evelyne-pisier-allait-tres-mal-on-avait-peur-quelle-se-tue_461301

Inceste, suicides de ses parents… Evelyne Pisier « allait très mal » : « On avait peur qu’elle se tue »

 

Un climat de terreur

Marion Rouyer | jeudi 7 janvier 2021 à 19h00 – Mis à jour le vendredi 8 janvier 2021 à 07h34

Dans les colonnes de l’Obs ce jeudi 7 janvier, Camille Kouchner évoque son livre La Familia grande (Seuil), où elle raconte comment son beau-père, Olivier Duhamel, a violé à plusieurs reprises son frère jumeau. Elle raconte aussi dans quel état d’esprit se trouvait sa mère, Evelyne Pisier, lorsqu’elle lui a révélé avec son frère ce terrible inceste en 2008.

 

C’est un affaire sordide qui vient d’être révélée au grand jour. Dans le livre La Familia grande (Seuil), Camille Kouchner a décidé d’en finir avec le silence, et de raconter le calvaire de son frère jumeau, abusé par leur beau-père, le célèbre politologue Olivier Duhamel. Un inceste connu par « des dizaines et des dizaines » de personnes, sans qu’aucune ne décide de briser l’omerta. Seule la tante des jumeaux, Marie-France Pisier, a tenté d’alerter leur entourage. En vain.

Mise au courant en 2008, la mère de Camille Kouchner, Evelyne Pisier, va avoir une réaction stupéfiante. « Nous venions de vivre les suicides successifs de ses parents. Mon frère et moi étions terrorisés. On avait peur qu’elle se tue«  se souvient Camille Kouchner dans les colonnes de l’Obs ce jeudi 7 janvier. Lorsqu’elle apprend cet inceste, Evelyne Pisier, sur le fil, s’emporte. « Salauds ! vous avez tout balancé » leur hurle-t-elle, « Je hais votre perversité. Tout le monde maintenant va être au courant ».

« Les victimes deviennent les coupables, et les coupables des victimes »

Une réaction qui va profondément choquer ses enfants. « J’ai longtemps cru pouvoir m’en remettre aux adultes et à leur bon sens. J’ai été surprise par la violence de ma mère, de son déni. Cette violence m’a enfermée dans le silence, encore plus » témoigne dans l’Obs celle qui a voulu en finir avec ce terrible secret. « C’est toujours la même histoire : on inverse les positions, les victimes deviennent les coupables, et les coupables des victimes. C’est l’effet du silence. Ma mère a joué de ça » regrette-t-elle amèrement.

Quelques années plus tard, Evelyne Pisier devra affronter un nouveau décès, celui de sa soeur, Marie-France Pisier, retrouvée morte au fond de sa piscine. Les jumeaux comprennent qu’ils ne pourront définitivement pas compter sur le soutien de leur propre mère. Evelyne Pisier a préféré prendre la défense de son mari et garder le silence, jusqu’à sa mort en 2017.

 

Bernard Kouchner n'a été informé que des années plus tard

Bernard Kouchner n’a été informé que des années plus tard ALAIN GUIZARD / BESTIMAGE

 

Bernard Kouchner a menacé de lui « péter le gueule »

Ce n’est qu’au tournant des années 2000 que Bernard Kouchner, sera informé du drame. L’ancien ministre des Affaires Etrangères entrera dans une colère folle. Il aurait alors menacé de « péter la gueule » d’Olivier Duhamel. Camille Kouchner lui interdira d’intervenir, son frère jumeau ne souhaitant plus évoquer le drame. Un père distant selon l’aveu de sa fille, qui vient néanmoins de la soutenir publiquement et de saluer son courage.

De son côté, Olivier Duhamel, a annoncé le 4 janvier dernier démissionner de toutes ses fonctions, dont celle de président de la Fondation nationale des sciences politiques. Interrogé sur ces accusations, il a simplement déclaré : « Je n’ai rien à dire là-dessus« …

 

Olivier Duhamel n'a pas souhaité commenter l'affaire

Olivier Duhamel n’a pas souhaité commenter l’affaire Bestimage

Crédits photos : FACELLY/SIPA

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/marie-france-pisier-et-bernard-kouchner-auraient-flirte-ensemble_461280

Marie-France Pisier et Bernard Kouchner auraient flirté ensemble…

 

Des révélations étonnantes

Nina Siahpoush-Royoux | mercredi 6 janvier 2021 à 22h25 – Mis à jour le jeudi 7 janvier 2021 à 09h37

Dans son dernier ouvrage, Camille Kouchner accuse son beau-père Olivier Duhamel d’inceste et revient sur l’éventualité d’une relation entre son père Bernard et sa tante Marie-France Pisier.

 

Camille Kouchner frappe fort en révélant l’inceste de son beau-père Olivier Duhamel, sur son frère jumeau lorsqu’il était adolescent, dans son nouveau livre intitulé La Familia Grande. La fille de Bernard Kouchner et d’Evelyne Pisier raconte dans son ouvrage, qui sortira le 7 janvier 2021, que son frère, dont le prénom a été changé en Victor pour conserver son anonymat (et qui est désormais père de trois enfants), a été victime d’abus sexuels de la part du politologue de 70 ans, dès 1988.

Olivier Duhamel a aussitôt démissionné de toutes ses fonctions officielles, notamment son mandat de président de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, lorsque les accusations à son encontre ont été médiatisées. Le Parisien revient sur l’affaire et précise qu’Evelyne Pisier avait très mal réagi en 2008, lorsque les abus sexuels de son compagnon sur son fils avaient été révélés à leur entourage proche. « Salauds ! Vous avez tout balancé. Je hais votre perversité. Tout le monde maintenant va être au courant », aurait-elle reproché alors à ses enfants. Nos confrères évoquent également sa sœur, Marie-France Pisier, qui a elle-aussi appris les actes commis par Olivier Duhamel et a vivement conseillé à Evelyne de le quitter. Les deux femmes sont restées « brouillées à vie ».

Des sœurs « partageuses »

De plus, on découvre que Camille Kouchner « suggère que pendant la liaison » de sa mère avec Fidel Castro (qui avait duré quatre ans), « Bernard Kouchner aurait pu vivre un bref amour avec la comédienne ». « Les deux sœurs de l’après-68, dit l’écrivaine, étaient ‘partageuses’ », ajoutent nos confrères, avant de souligner que « Marie-France Pisier a épousé le cousin germain d’Olivier Duhamel ».

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : AGENCE / BESTIMAGE

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/le-saviez-vous-evelyne-pisier-a-eu-une-histoire-damour-avec-fidel-castro_461204

Le saviez-vous ? Evelyne Pisier a eu une histoire d’amour avec Fidel Castro

 

Années 60

Marion Rouyer | mardi 5 janvier 2021 à 14h48 – Mis à jour le mercredi 6 janvier 2021 à 15h55

Dans le livre La Familia Grande à paraître aux éditions Seuil, Camille Kouchner raconte comment son beau-père, Olivier Duhamel, a abusé de son beau-fils. Leur mère, Evelyne Pisier, aurait eu connaissance des faits. Une femme disparue en 2017, qui avait eu une liaison avec Fidel Castro, avant d’épouser Bernard Kouchner.

 

Un inceste longtemps caché révélé en pleine lumière. Dans un ouvrage à paraître le 7 janvier aux éditions Seuil intitulé La Familia Grande, Camille Kouchner, la fille de Bernard Kouchner a décidé de briser le silence. L’avocate accuse son beau-père, le politologue Olivier Duhamel d’avoir abusé de son frère jumeau à partir de 1988. « Je vais t’expliquer, à toi qui dis que nous sommes tes enfants. Quand un adolescent dit oui à celui qui l’élève, c’est de l’inceste. Il dit oui au moment de son désir naissant. Il dit oui parce qu’il a confiance en toi et en ton apprentissage à la con. Et la violence, ça consiste à décider d’en profiter, tu comprends ? » écrit Camille Kouchner comme le rapporte Le Monde. Un inceste dont Evelyne Pisier était au courant. Mais contre toute attente, elle choisira de protéger son mari.

Evelyne Pisier avait épousé Bernard Kouchner en premières noces en 1970. Ensemble, ils ont eu trois enfants, Julien, Camille et Antoine. Avant ce mariage avec celui qui deviendra ministre des Affaires Etrangères sous Nicolas Sarkozy en 2007, la soeur de Marie-France Pisier a vécu une histoire d’amour avec Fidel Castro au début des années 60. En 1964, elle décide de partir pour Cuba où elle fait la connaissance de celui qui a pris l’île quelques années auparavant.

 

Fidel Castro en 1965

Fidel Castro en 1965 Zuma Press / Bestimage

 

« Je me persuade que Comandante ou pas, c’est bien l’homme que j’aime. »

« J’ai bientôt 23 ans et commence une histoire d’amour, qui durera quatre ans. Fidel est d’une tendresse incroyable » a-t-elle ouvertement témoigné en novembre 2016, « et, même si je n’ai pas le choix parce qu’il est un héros, notre relation se transforme peu à peu : il suffit qu’il enlève son ceinturon et ses armes, j’oublie le Lider Maximo, désormais, je me persuade que Comandante ou pas, c’est bien l’homme que j’aime. »

Mais très vite, celle qui deviendra la directrice du Livre, reconnaît entre eux de profonds désaccords. « Je ne supporte pas qu’à Cuba, les femmes et surtout les homosexuels, soient aussi mal traités » regrette Evelyne Pisier. Fidel Castro souhaite lui faire un enfant, elle refuse. Informée de cette idylle, sa mère tente de lui faire entendre raison. « Il a cent maîtresses ! Et la première s’appelle Cuba. Contre elle tu ne pourras rien ! » rapportent nos confrères de Libération. Evelyne Pisier finit par rompre et quitter la Havane pour rentrer en France. Quelques années plus tard, elle tombera sous le charme de Bernard Kouchner.

Crédits photos : FACELLY/SIPA

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/de-quoi-vous-vous-plaignez-evelyne-pisier-son-reproche-a-camille-kouchner-avant-sa-mort_461333

« De quoi vous vous plaignez ? » : Evelyne Pisier, son reproche à Camille Kouchner avant sa mort

 

Une réaction violente

Lea Cardinal | vendredi 8 janvier 2021 à 07h33 – Mis à jour le vendredi 8 janvier 2021 à 16h13

Dans son livre La Familia Grande paru ce jeudi 7 janvier, Camille Kouchner a accusé son beau-père, Olivier Duhamel, d’avoir abusé de son frère jumeau quand il était adolescent. Avant sa mort, sa mère Évelyne Pisier, qui a pris connaissance des faits plus tard, lui a fait un reproche qu’elle n’a pas oublié.

 

Après des années de souffrance et de silence, elle a choisi de briser l’omerta. Dans un nouveau livre intitulé La Familia Grande, paru ce jeudi 7 janvier aux éditions du Seuil, Camille Kouchner a raconté que son beau-père, le politologue renommé Olivier Duhamel, avait abusé à plusieurs reprises de son frère jumeau, lorsque celui-ci était adolescent. Après s’être confié à sa soeur et lui avoir demandé de « respecter ce secret », celui qui a été rebaptisé « Victor » pour une question d’anonymat a décidé de raconter le calvaire qu’il vivait à sa mère, Évelyne Pisier, qui avait refait sa vie avec Olivier Duhamel après avoir vécu une histoire d’amour avec Bernard Kouchner. Fin 2008, il a donc pris son courage à deux mains et s’est livré à l’écrivaine. Quelque temps avant de mourir (en 2017, ndlr), et alors qu’elle avait pris connaissance des faits sur le tard, la soeur de Marie-France Pisier a d’ailleurs fait un reproche à ses enfants, que sa fille n’a pas oublié.

Dans une interview accordée à L’Obs à l’occasion de la sortie de cet ouvrage, Camille Kouchner est en effet revenue sur une phrase forte prononcée par sa mère, peu de temps avant son départ : « Mais enfin, de quoi vous vous plaignez, vous avez tous les deux un boulot, des enfants« , aurait lancé l’ex-femme de Bernard Kouchner à Camille et « Victor » après qu’ils aient décidé de briser le silence et dénoncer les actes d’inceste de leur beau-père. Et à en croire la juriste, Évelyne Pisier n’a pas été la seule à réagir de la sorte : « Beaucoup ont essayé de nous le faire croire aussi, à partir du moment où nous avons élargi le cercle de la révélation : ce qui était digne, c’était de se taire. » Et de souligner : « Pour moi, le courage, ce n’est pas de se taire, c’est de parler. »

 

Evelyne Pisier salue Bernard Kouchner, le père de ses trois enfants, à l'occasion d'un hommage à Marie-France Pisier, à l'église Saint-Roch à Paris, en 2011.

Evelyne Pisier salue Bernard Kouchner, le père de ses trois enfants, à l’occasion d’un hommage à Marie-France Pisier, à l’église Saint-Roch à Paris, en 2011. JACOVIDES-BORDENAVE / BESTIMAGE

 

Évelyne Pisier en colère et dans le déni

Lorsque ses jumeaux ont commencé à ébruiter l’horreur qui se passait sous leur toit, leur père Bernard Kouchner n’a pas tergiversé. Il était prêt à en découdre et voulait « péter la gueule » d’Olivier Duhamel. À la demande de ses enfants, et surtout de « Victor » qui ne souhaitait pas évoquer ce drame, il ne s’en est finalement pas mêlé. Quant à Évelyne Pisier, sa réaction a été à la fois violente… et déroutante. Selon les dires de sa fille, cette révélation aurait provoqué une profonde colère chez celle qui a eu une histoire avec Fidel Castro.

« Salauds ! vous avez tout balancé« , aurait-elle lâché, ivre de rage, selon des propos rapportés par Le Parisien. « Je hais votre perversité. Tout le monde va être au courant. » Une attitude qui a ébahi les jumeaux, comme l’a confié Camille Kouchner, dans les colonnes de L’Obs. « J’ai été surprise par la violence de ma mère, de son déni. Cette violence m’a enfermée dans le silence, encore plus. » La seule à avoir osé briser l’omerta est leur tante, Marie-France Pisier, quitte à se brouiller avec sa soeur.

Crédits photos : GETTY

 

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« Je ne veux pas me taire ! » : Marie-France Pisier « n’a pas supporté » les révélations de Camille Kouchner

 

Une tante « entière »

Nina Siahpoush-Royoux | jeudi 7 janvier 2021 à 20h51 – Mis à jour le vendredi 8 janvier 2021 à 16h14

Interviewée par L’Obs ce 7 janvier, Camille Kouchner revient sur ses accusations d’inceste concernant son beau-père Olivier Duhamel et sur la manière dont Marie-France Pisier a réagi en apprenant les viols que ce dernier aurait fait subir à son neveu.

 

Dans le numéro de ce 7 janvier 2021 du magazine L’Obs, Camille Kouchner revient sur l’affaire Olivier Duhamel, qu’elle met en lumière dans son livre La Familia Grande. L’occasion d’expliquer avoir « compris après, par ses lectures sur les violences sexuelles, que, témoin direct ou indirect, on subit un trauma ». La fille d’Evelyne Pisier et de Bernard Kouchner estime que « le silence a pris racine là-dedans » concernant les viols que son frère jumeau aurait subis de la part de leur beau-père, lorsqu’il était adolescent. Des viols que sa tante Marie-France Pisier n’aurait pas supportés lorsqu’elle en a eu connaissance, avant sa mort.

« On l’a vécu de la même manière avec mon frère, à se demander ce qu’il se passait. Puis j’ai eu l’impression que seul mon silence pouvait l’aider », précise Camille Kouchner, qui a finalement osé dire des années plus tard et par écrit que « la culpabilité et le mensonge l’empêchaient de respirer ». L’écrivaine de 45 ans n’a pas été la seule à avoir du mal à briser le silence au sujet des abus sexuels que son frère aurait endurés dans sa jeunesse. De nombreuses personnes étaient dans la confidence, à commencer par Marie-France Pisier, la sœur cadette de sa maman. « Dans la ‘familia grande’, chacun a son hydre. Tous ceux qui ont su l’histoire ont été confrontés à ça aussi. Que faire ? Où est le courage ? », lance Camille Kouchner à nos confrères, avant de souligner que « sa tante était la seule qui n’était pas clivée. »

Une comédienne qui avait ses propres « démons »

« Elle était absolument entière. Elle n’a pas supporté cette histoire. Elle a dit : ‘C’est insupportable.’ Et elle a parlé. Elle m’engueulait presque : ‘Je ne veux pas me taire !’ », assure-t-elle, en évoquant par la suite, le décès de cette dernière. Pour rappel, l’actrice Marie-France Pisier a été retrouvée morte le 24 avril 2011, au fond de sa piscine, à l’âge de 66 ans. « Elle avait plein de fantômes, d’autres démons, mais là-dessus ma tante était très claire. Après, je ne sais pas exactement ce qui lui est arrivé… », affirme Camille Kouchner, qui n’a toujours pas de réponses à ses questions.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

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Mort tragique de Marie-France Pisier, dans sa piscine

 

Le corps de l’actrice a été retrouvé par son mari…

Valérie Domain | dimanche 24 avril 2011 à 16h10 – Mis à jour le mardi 21 août 2018 à 20h40

 

Mort tragique de Marie-France Pisier, dans sa piscine

 

Marie-France Pisier s’est éteinte, accidentellement, chez elle, à 66 ans. «Elle a fait une très belle carrière. Elle était une des figures les plus marquantes du cinéma français, extrêmement attachante», s’est ému Serge Toubiana, le directeur de la cinémathèque française. «Elle était la suprême élégance qui naît de la plus parfaite simplicité», a réagi…

 

Des yeux vert lagon, une voix suave et un rire en cascade… Marie-France Pisier s’est noyée. C’est son mari, inquiet de ne pas la voir à ses côtés lorsqu’il s’est réveillé au milieu de la nui, qui a fait l’effroyable découverte. Son épouse flottait, inanimée, dans la piscine de leur résidence de Saint-Cyr-sur-Mer, dans le Var.?

Son décès a été constaté ce matin, à sept heures, à l’hôpital de Toulon. ??«Le corps ne portait pas de trace de violence externe», a indiqué le parquet, précisant qu’une autopsie et une enquête (non criminelle) étaient en cours.

Fille d’un gouverneur colonial en Outre-Mer, Marie-France Pisier est née le 10 mai 1944 à Dalat, en Indochine. Elle est repérée à 17 ans par

et devient la Colette de L’Amour à Vingt Ans, Baisers Volés et L’Amour en Fuite, grâce à une photo de famille, prise dans les rues de Nice. Le réalisateur cherche alors une adolescente pour donner la réplique à Jean-Pierre Léaud (alias Antoine Doisnel). Elle «doit être une vraie petite jeune fille, pas une lolita, pas une « blousonne », pas une petite jeune femme. Elle doit être simple et rieuse, et avoir une bonne culture moyenne. Si trop « sexy », s’abstenir», dit l’annonce.

Diplômée en droit et science politique, Marie-France Pisier est une intellectuelle engagée dans les combats de son époque. Elle milite pour légaliser la contraception puis l’avortement. Jeune étudiante à Nanterre et membre du mouvement du «22 Mars», elle aime raconter comment elle a aidé son compagnon Daniel Cohn-Bendit, interdit de séjour en France en 1968, à passer clandestinement la frontière en voiture en lui teignant les cheveux pour cacher ses (trop) célèbres boucles rousses.

Après des films de genre de

, cette beauté mystérieuse devient égérie des univers oniriques de Luis Buñuel, Alain Robbe-Grillet, Jacques Demy, Andrezj Zulawski, Yves Boisset et surtout André Téchiné. Grâce à ce dernier, elle obtient deux fois le César du Meilleur second rôle, pour Souvenirs d’en France en 1976 et Barocco en 1977.

1976: année de la consécration, les Césars récompensent aussi Marie-France Pisier pour sa performance dans Cousin, Cousine de Jean-Charles Tacchella, chronique sentimentale dont le succès aux Etats-Unis permet à cette polyglotte de tenter sa chance à Hollywood (The Other Side of Midnight).

Icône des auteurs, en couple avec l’avocat Georges Kiejman, notre femme de tête prend alors plaisir à jouer dans des séries télévisées et dans des succès populaires. Elle incarne, notamment, la sublime héroïne du feuilleton Les Gens de Mogador, et se révèle, partenaire de charme de Jean-Paul Belmondo dans L’As des As, en 1982.

Plus rare dans les années 90, cette «grande sensible», comme elle se décrivait, trouve cependant un de ses plus beaux rôles, celui d’une bourgeoise en mal d’enfant, dans Marion de Manuel Poirier en 1996. George Sand dans La Note Bleue, elle campe aussi Mme Verdurin dans Le Temps retrouvé de Ruiz.

Egalement femme de plume, elle signe plusieurs romans dont Le Bal du Gouverneur en 1984, récit de son enfance en Nouvelle-Calédonie, qu’elle adapte en 1990, avec Kristin Scott-Thomas. Elle passe également derrière la caméra, en 2001, pour Comme un Avion, un long-métrage inspiré du suicide de ses parents…

Cette année encore, Marie France Pisier était à l’affiche de la comédie Il Reste du Jambon? d’Anne de Petrini. Elle continuait d’inspirer de jeunes cinéastes comme Maïwenn, Laurence Ferreira Barbosa et Christophe Honoré. Et regorgeait de projets professionnels.

Selon ses proches, la défunte venait de confirmer sa présence à l’hommage qui sera rendu à Jean-Paul Belmondo, en mai au Festival de Cannes.

C’est une étoile, une grande dame, une immense interprète qui nous a quittés, prématurément…

J.B

Dimanche 24 avril 2011

 

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Marie-France Pisier: le destin tragique d’une insoumise

 

Les bonnes feuilles d’un livre sur la comédienne, demain dans Gala

La rédaction | mardi 22 avril 2014 à 21h56 – Mis à jour le mercredi 23 avril 2014 à 02h03

 

Marie-France Pisier: le destin tragique d'une insoumise

 

Une biographie retrace avec beaucoup de sensibilité la personnalité de Marie-France Pisier, dont la mort énigmatique a bouleversé le cinéma français… Morceaux choisis, dans Gala, demain en kiosques.

 

Elle a illuminé le cinéma de François Truffaut, de Jacques Rivette et d’André Téchiné. Sensuelle, mutine, généreuse …L’actrice faisait fondre le cœur des hommes! Frappée par le double suicide de ses parents, elle aura à cœur de fonder une famille. Mère de deux enfants, Mathieu et Iris, aujourd’hui âgés de vingt-neuf et vingt-sept ans, elle a eu bien du mal à surmonter la terrible épreuve d’une récidive du cancer du sein. Suicide ou accident? On ne saura jamais ce qui s’est vraiment passé le 24 avril 2011 dans sa maison de vacances de Saint-Cyr-sur-mer. La véritable Marie-France Pisier (éditions Pygmalion) dessine un formidable portrait intime de cette actrice à la beauté ravageuse. Extraits

«Garez vos copains, les filles. Les sœurs Pisier arrivent…» À Nice, dans les années 1960, c’est en ces termes explicites qu’on annonçait la présence d’Évelyne et Marie-France dans les fêtes. Séductrices en diable, elles font chavirer les cœurs.

(…)

Après la rupture avec Robert Hossein, Marie-France partage quelque temps sa vie avec Jacques Bontemps, tout en se liant avec Daniel Cohn-Bendit, puis tombe dans les bras de l’avocat Georges Kiejman. Les ex se croisent, cela ne fait jamais de vagues. «Puisque Marie-France nous aimait, elle, nous devions nous aimer aussi, explique l’acteur Jacques Bontemps. C’était évidemment un peu utopique mais, avec elle, l’utopie fonctionnait.»

(…)

« Marie-France était heureuse avec Georges Kiejman, se souvient Marie Jaoul de Poncheville. Ils s’aimaient beaucoup. Je garde d’elle l’image d’une jolie danseuse, d’une femme gracieuse. Avec lui, elle était très gaie. Elle l’était moins après leur séparation. Quand ils ont divorcé, elle venait se réfugier dans mon appartement de la rue du Bac, s’allongeait contre moi et faisait “chut” en mettant son doigt sur les lèvres. Elle restait sans parler des minutes entières. Elle avait beaucoup de chagrin. » Bernard-Henri Lévy sera le troisième grand amour de la comédienne. Ils se rencontrent en 1978, le soir des élections législatives, dans les locaux du Nouvel Observateur, où Claude Perdriel, ami de longue date de l’actrice, les a conviés séparément. «Nouveau philosophe», BHL n’est pas encore le personnage médiatique qu’il est devenu.

(…)

La rupture avec le philosophe est douloureuse. «Il venait de rencontrer Arielle Dombasle, résume un ami. Il a quitté Marie-France à regret, elle était presque trop incontrôlable pour lui à cause de sa liberté d’allure et de son indépendance. Arielle avait un côté plus “courtisane”.» Affectée par cette séparation, la comédienne prend le large. Elle voyage beaucoup, vit une brève aventure avec un acteur grec. C’est alors que Thierry Funck-Brentano entre dans son existence.

Sa mort reste une énigme

Dans le secret de son cœur, chacun se raconte désormais sa version. Mort de Georges Pisier en 1986, de Paula Caucanas deux ans plus tard… Le passé familial de la comédienne hante les mémoires. L’histoire s’est-elle répétée? Marie-France Pisier s’est-elle sentie rattrapée par le suicide de ses parents? A-t-elle consciemment répété leur geste? A-t-elle voulu jouer avec le feu?

Thierry Funck-Brentano, son mari, est depuis le début convaincu qu’il s’agit d’un suicide. «Marie-France, dit-il, est probablement morte d’une crise cardiaque. On n’a pas retrouvé d’eau dans ses poumons et on sait que le mélange alcool et Ixprim, l’antalgique qu’elle prenait, met dans un état très particulier au contact de l’eau. Iris, Mathieu et moi avons eu accès au dossier de l’enquête par l’intermédiaire d’un avocat que nous avons mandaté pour le consulter à Toulon. Il ne contenait pas d’informations nouvelles; juste un rapport extrêmement complet. Mes enfants n’acceptent pas l’idée du suicide et penchent pour la thèse de l’accident. Alors, moi, qui suis absolument certain du contraire, je finis aussi par me résoudre à employer le terme d’accident… Ce n’en est pas un. Marie-France n’était pas somnambule, elle n’est pas tombée dans la piscine en butant sur un obstacle sans qu’aucun de nos trois chiens n’aboie. Les policiers ont fait le test.

Je n’ai rien vu venir, rien senti dans le timbre de sa voix qui ait pu m’avertir. Elle venait de traverser une période difficile à cause de son cancer. Il l’avait beaucoup fatiguée. Comme sa mère avant elle, je pense qu’elle a décidé d’interrompre son existence. Pas de lettre, pas de message, pas de signe avant-coureur, ni écrit ni testament. Rien. Marie-France s’est noyée avec son téléphone. La police a remonté ses derniers appels. Il n’y en avait pas eu cette nuit-là.»

(…)

Le témoignage le plus bouleversant est sans doute celui de Mathieu, le fils de la comédienne. « […] Comment aurait-elle pu reproduire consciemment le geste de ses parents? Mam’ n’était pas une matheuse, elle ne se serait pas embarquée dans une histoire de chaises avec des calculs savants sur les masses. Ma sœur est convaincue qu’il s’agit d’un accident. Je penche, moi aussi, pour cette thèse, à une nuance près. Sa mort est un accident en ce sens qu’elle n’était pas voulue. Ce soir-là, elle a bu quelques verres. […]S’est-elle sentie happée par le drame de ses parents qu’elle rejetait mais dont je sens qu’il la fascinait aussi? Je ne le saurai jamais.»

Dès demain dans Gala, retrouvez l’intégralité du sujet, dans lequel Sophie Grassin et Marie-Elisabeth Rouchy retracent la vie de la comédienne, de ses premiers amours à sa fin tragique.

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/marie-france-pisier-qui-est-son-dernier-compagnon-thierry-funck-brentano_461351

Marie-France Pisier : qui est son dernier compagnon Thierry Funck-Brentano?

 

Un homme d’affaires discret

Mathilde Joris | vendredi 8 janvier 2021 à 16h01 – Mis à jour le vendredi 8 janvier 2021 à 18h28

L’homme d’affaires Thierry Funck-Brentano, cogérant du groupe Lagardère, est celui qui a retrouvé Marie-France Pisier, son épouse et mère de ses deux enfants, au fond d’une piscine en 2011.

 

Le livre a fait l’effet d’une véritable déflagration. Dans La Familia grande, Camille Kouchner raconte le lourd secret qui pèse sur sa famille : les viols qu’aurait commis le politologue Olivier Duhamel sur son frère jumeau, âgé de 14 ans au moment des faits, relate Le Monde dans une enquête accompagnant la sortie du brûlot. Sa tante, Marie-France Pisier, est la seule personne du clan à avoir voulu briser l’omerta autour de cet inceste. En disparaissant dans des conditions mystérieuses, la scénariste a laissé derrière elle ses deux enfants, Iris et Mathieu, fruits de son union avec Thierry Funck-Brentano.

Né en 1947, Thierry Funck-Brentano est un homme d’affaires français de 73 ans. Cogérant du groupe Lagardère, ce natif de Boulogne-Billancourt est également directeur des relations humaines, de la communication et du développement durable du groupe. Il est par ailleurs le filleul de Jean-Luc Lagardère et cousin d’Olivier Duhamel. Titulaire d’un doctorat en économie, il est passé par le lycée Janson-de-Sailly, à Paris, l’école Saint-Martin-de-France, à Pontoise, et l’université Paris-Dauphine. Il a partagé la vie de Marie-France Pisier, auparavant mariée à l’avocat Georges Kiejman, de 1984 jusqu’à sa mort. Ils se sont mariés en juin 2009. De leur union sont nés deux enfants, Iris (34 ans) et Mathieu Funck-Brentano (36 ans), très discrets sur leur vie privée ou sur le deuil de leur mère.

Une tragédie brutale

La relation du couple a brutalement pris fin à la mort de l’actrice à l’âge de 66 ans. Son époux l’a retrouvée au fond d’une piscine, la tête et les épaules coincées dans une lourde chaise en fer forgé. Il s’inquiétait de ne pas trouver sa compagne auprès de lui, dans leur lit, à 4 heures du matin, avant de faire la terrible découverte. Selon lui, pas de doutes : sa femme s’est suicidée. « Marie-France est probablement morte d’une crise cardiaque, affirmait-il dans l’ouvrage La véritable Marie-France Pisier, paru en 2014 aux éditions Pygmalion. Elle venait de traverser une période difficile à cause de son cancer. Il l’avait beaucoup fatiguée. Comme sa mère avant elle, je pense qu’elle a décidé d’interrompre son existence. » Les circonstances de la mort de la comédienne n’ont jamais été révélées à l’époque de sa disparition.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : JEAN-CLAUDE WOESTELANDT / BESTIMAGE

 



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