Dans l’Yonne, un cyberharceleur terrorise des femmes

Plusieurs d’entre elles ayant porté plainte pour des faits ayant débuté pour certaines fin novembre, soit il y a à peine plus d’un mois, une enquête a été ouverte et un suspect identifié et interrogé.

Il reconnaît une partie des faits tout en les minimisant.

Mes harceleurs Pascal Edouard Cyprien Luraghi de Puy-l’Evêque, Jean-Marc Donnadieu de Béziers et Josette Brenterch du NPA de Brest avaient fait de même en 2011 : ils avaient reconnu être les auteurs des écrits publics me concernant qui leur étaient présentés et reprochés, et qui ne correspondaient qu’à une infime partie de tout ce qu’ils avaient produit et publié sur mon compte depuis 2008, tous leurs harcèlements commis en bande organisée à mon encontre avec tous leurs complices cybercriminels qui avaient débuté cette année-là étant devenus quotidiens à compter de février 2009.

Ne figuraient donc là que quelques écrits récents, de 2010 ou 2011, les plus anciens tombant sous le coup de la prescription tant que seules l’injure et la diffamation publiques étaient retenues par les autorités judiciaires. Ils en avaient minimisé la gravité, notamment en les justifiant au moyen d’allégations mensongères, et avaient bien évidemment totalement nié tout le reste.

Mais ils furent vraiment très peu inquiétés par ces enquêtes préliminaires de 2011 n’ayant consisté qu’en un unique interrogatoire très superficiel de chacun d’entre eux avant classement sans suite. Par exemple, ils ne furent jamais interrogés sur la source de toutes leurs informations me concernant, notamment celles relevant à l’évidence de ma vie privée, à commencer par mon identité et toutes mes coordonnées, alors que je ne les avais moi-même jamais données au public, n’ayant toujours écrit sur la toile que sous pseudonyme. Ne pouvant nier être les auteurs de propos tenus publiquement sous leurs identités réelles sur leurs supports d’expression personnels, ils avaient simplement reconnu que les contenus de leurs publications me concernant n’étaient pas très gentils ou très sympas à mon égard et précisé s’être selon eux juste « moqués » de moi ou m’avoir « taquinée ». C’est tout ce qu’ils admettaient.

Cependant, le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi expliquait bien être à la tête d’un groupe d’internautes pratiquant tous ensemble la « déconnologie », une activité de son invention ayant consisté, pour tous ses amis « déconnologues » et lui-même, à compter de l’année 2008, à aller se « moquer » de divers commentateurs du site Rue89, notamment des femmes qui intervenaient sur le sujet du harcèlement moral en entreprise en prétendant avoir été victimes de cette pratique, dont moi-même.

Il reconnaissait donc bien s’être, selon lui, toujours « moqué » de moi sur la toile pour ce motif avec tous ses amis internautes dits « déconnologues » à compter de l’année 2008 et c’est avec une fierté non feinte que son complice Jean-Marc Donnadieu de Béziers se revendiquait lui aussi « déconnologue ».

Ils étaient en fait les auteurs de raids numériques quotidiens d’une grande violence à mon encontre sur les différents supports d’expression que j’utilisais, dont le premier fut le site d’information Rue89, incroyablement tolérant à leur égard, tout en publiant quotidiennement des monceaux de saloperies sur mon compte sur leurs propres blogs ou sites, et encore sur de très nombreux autres sites où je n’intervenais pas davantage.

Dès l’année 2008, ce que je subis est au moins aussi grave et terrifiant que ce qui est décrit dans l’article ci-dessous, mes harceleurs multipliant à dessein les allusions à ma vie privée, alors qu’ils ne sont même pas censés connaître mon identité et que je n’en connais moi-même aucun, la plupart d’entre eux intervenant de toute façon sous pseudonyme, en usant de plus de comptes anonymes spécifiquement dédiés à leurs harcèlements à mon encontre.

D’emblée, ils me font comprendre qu’ils savent tout de ma vie privée, aussi bien mes échanges privés quotidiens à cette époque, qu’ils captent manifestement au moyen de piratages informatiques et d’écoutes illégales, que tout mon passé professionnel et privé, qu’ils me recrachent par morceaux avec des appréciations délirantes que je n’ai aucun mal à reconnaître : il s’agit d’inventions des dirigeants de la LCR de Brest qui m’ont déjà été rapportées par des tiers, et dont la cheftaine Josette Brenterch finira effectivement par se révéler être l’organisatrice de tous ces harcèlements que je subis sur la toile depuis 2008, lorsqu’à compter du mois de juin 2010, avec son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi, elle décide de passer à la vitesse supérieure.

Pour moi, ces faits qui perdurent aujourd’hui depuis plus de douze ans n’ont cessé de s’aggraver au fil du temps, les diverses mises en danger et menaces de mort dont mes proches et moi-même avons très tôt été victimes ayant bien fini par produire effet ou par être mises à exécution, les assassins ayant toujours été confortés dans tous leurs agissements criminels à notre encontre par tous les encouragements qu’ils recevaient de magistrats brestois CORROMPUS.

 

https://www.ouest-france.fr/bourgogne-franche-comte/sens-89100/yonne-victimes-de-cyberharcelement-elles-prennent-contact-entre-elles-certaines-portent-plainte-7109298

Yonne. Victimes de cyberharcèlement, elles prennent contact entre elles, certaines portent plainte

 

Plusieurs plaintes ont été déposées à la gendarmerie de Sens (Yonne) par des femmes victimes de cyberharcèlement depuis fin novembre pour certaines. Elles font état d’insultes, de menaces d’agression sexuelles et de mort. Elles se sont rendu compte qu’elles étaient plusieurs. Une enquête a été ouverte et un suspect a été identifié.

 

Le cyberharcèlement est puni de deux ans de prison et de 30 000 € d'amende. Photo d'illustration.
Le cyberharcèlement est puni de deux ans de prison et de 30 000 € d’amende. Photo d’illustration. | THOMAS WHITE / REUTERS
Ouest-France avec NG Publié le 06/01/2021 à 14h08

 

Cinq plaintes ont été déposées à la gendarmerie de Sens (Yonne) par des femmes après avoir subi du harcèlement en ligne et de menaces de viol et de mort. D’autres pourraient suivre car elles sont au moins une dizaine à avoir été victime de faits similaires. Ces dernières ont commencé à recevoir des messages il y a plusieurs semaines, via les réseaux sociaux et notamment Instagram, rapporte France Bleu Auxerre.

Menaces de mort et de viol

« Cela provenait de faux comptes parce qu’il n’y avait pas d’abonné, pas d’abonnement. C’était des comptes qui venaient juste d’être créés », a indiqué l’une d’elles. Des messages d’insultes d’abord, puis de menaces d’agression sexuelle et/ou de violence, jusqu’à la mort.

Certains messages ont grandement inquiété les victimes car le harceleur semblait bien les connaître : « Il me disait à quelle heure je sortais du travail, comment je m’habillais et d’autres détails concernant ma vie privée et mes amis ». Une source de stress et d’angoisse qui a poussé les jeunes femmes à se protéger : « maintenant, j’ai une bombe lacrymogène avec moi et un sifflet de détresse. »

Un homme reconnaît en partie les faits

Les victimes ont rapidement compris qu’elles n’étaient pas seules et ont pris contact entre elles via les réseaux sociaux. « On s’est rendu compte que certains comptes avaient les mêmes noms », a expliqué une jeune femme. Des histoires similaires qui laissent à penser qu’il pourrait s’agir d’une seule et même personne. Un jeune homme est soupçonné et a été entendu par les gendarmes.

Il a reconnu une partie des faits, tout en minimisant leur gravité. La gendarmerie a ouvert une enquête et invite les victimes à venir porter plainte. Pour ces faits de cyberharcèlement, les auteurs encourent jusqu’à deux ans de prison et 30 000€ d’amende. Ils risquent également jusqu’à trois ans de prison et 45 000 € d’amende pour les menaces de mort.

 



Verdier, c’est le Merdier

La juge brestoise Céline Verdier a toujours été depuis 2012 au moins une fervente admiratrice du cybercriminel pédophile et trafiquant de drogue mythomane Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

C’est ce qu’elle m’avait fait comprendre lors de notre toute première entrevue au mois d’octobre 2012.

Elle était alors censée instruire ma première plainte avec constitution de partie civile contre les cybercriminels qui me harcelaient sur la toile depuis 2008, me pirataient et m’écoutaient illégalement depuis la même année au moins, ce qui leur avait permis, dès mes tout premiers commentaires anonymes sur le site Rue89 en 2008, d’appréhender tout à la fois mon identité et de nombreux éléments de ma vie privée, dont, précisément, tous ceux avec lesquels ils m’avaient harcelée d’abord sur ce site d’information, de 2008 à 2009, puis sur le site Le Post, de 2009 à 2010, et enfin sur le blog que j’avais ouvert fin mars 2010 sur la plateforme de blogs OverBlog, sans compter tous les sites où ils me calomniaient tout en révélant illégalement au public ces éléments de ma vie privée volés par divers moyens frauduleux, et quantité d’autres, à commencer par les blogs du cybercriminel en chef Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Dès 2012, donc, Céline Verdier était déjà fixée concernant les aspects les plus saillants de sa personnalité et de ses diverses activités : cyberharcèlement, piratages informatiques, écoutes illégales, pédophilie, mythomanie, campagnes de calomnies publiques, etc…

Elle savait aussi comment, dès l’année 2010, il m’avait dénoncée comme « mécréante » sur de nombreux sites islamistes en fournissant mon identité et toutes mes coordonnées ainsi que l’accès à tous ses romans calomnieux à mon encontre et m’avait également directement menacée de mort à maintes reprises tout en incitant quotidiennement ses lecteurs et ceux de nombreux autres sites à la haine à mon encontre, à me tuer, et tous mes proches, témoins et soutiens divers et variés de même.

Ses dénonciations à mon encontre sur des sites islamistes n’étaient peut-être pas indispensables.

En effet, dès le mois de juin 2010, fermement résolu à rendre publics mon identité, mes coordonnées et d’autres éléments de ma vie privée tous illégalement obtenus, et surtout, une montagne d’inventions calomnieuses à mon encontre, tout en sachant très bien quels risques il encourait et faisait courir à de très nombreuses autres personnes en commettant toutes ces infractions pénales, ceux-ci étant en l’occurrence particulièrement élevés du fait que j’avais jadis travaillé pour la Défense nationale sur des projets classés Confidentiel et Secret Défense et y avais été gravement attaquée par des trafiquants d’armes sans que la justice française, malheureusement corrompue, n’ait jamais rien résolu, le pervers et mythomane notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi avait déjà prévu avec ses amis islamistes de commettre des attentats contre la France, lesquels surviendront tous à compter de mars 2012 comme de véritables cris de guerre ponctuant la croisade judiciaire et juridique dans laquelle il avait décidé de s’engager à cette époque contre une république coupable de toujours interdire toutes ses publications, et à plus forte raison toutes celles me concernant, visant aussi, à travers moi, et à l’évidence bien plus que moi, anonyme femme ingénieur qui, seule, n’ai jamais intéressé personne, les plus hautes autorités de l’Etat, son chef, ses autorités militaires, leurs services les plus sensibles ou leurs agents théoriquement les mieux protégés.

Cela s’était notamment traduit dès le début de l’été 2010 par la création du magazine de propagande Inspire :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Inspire_(magazine)

Egalement, dès le mois de juin 2010, Mohammed Merah commençait à s’agiter dangereusement, avant de se lancer dans le périple qui aboutira au mois de mars 2012 aux tueries qui l’ont rendu célèbre à compter de cette année-là.

Avant même qu’il n’eût commencé à publier toutes ses saloperies à mon encontre, à compter du 19 juin 2010, tous les complices du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi étaient donc déjà bien avertis de ses projets et se préparaient, à raison de ses prochaines publications me concernant, à un combat titanesque contre l’Etat français.

Le chef de guerre publiait dès lors tout son programme pour les années à venir en annonçant toute une série de procédures judiciaires à mon encontre, du fait que je m’opposais ouvertement à ses publications calomnieuses et ô combien dangereuses et en démentais publiquement tous les contenus mensongers.

Dans le but de pouvoir, à terme, publier un « brûlot » dont les autorités militaires comme le chef de l’Etat, mes proches, mes amis, la plupart de mes anciennes relations et moi-même ne pourraient pas se remettre, il lui fallait d’abord faire authentifier ou cautionner par une justice forcément corrompue toutes ses inventions calomnieuses à mon encontre et en obtenir que personne ne viendrait plus jamais le contredire à mon sujet, ni la première intéressée, ni aucune autre des nombreuses personnes très respectables qu’il calomniait avec moi, en sachant qu’elles se montreraient autrement plus coriaces que je ne pouvais l’être moi-même, en sachant aussi comment certains services de l’Etat interviennent d’autorité lorsqu’une justice « indépendante » et corrompue jusqu’à la moelle les met en danger.

En tout cela, il ne rencontrait aucune difficulté avec les magistrats brestois, lesquels soutenaient entièrement tous ses projets me concernant, de la guerre judiciaire et juridique contre l’Etat français dans ses propres prétoires, un combat particulièrement scandaleux accompagné d’attentats islamistes destinés à faire diversion, jusqu’à l’ultime attaque « littéraire » projetée, en passant par la recherche et l’identification de toutes mes anciennes relations, de tous les témoins de ma vraie vie, afin de pouvoir éliminer ou neutraliser toutes ces personnes pour ensuite publier sans plus craindre aucune contradiction, remise en cause ou plainte susceptible d’obérer son succès la version entièrement fausse de ma « biographie » dont l’essentiel lui était dicté par sa complice la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest depuis 2008 au moins.

Tout le Plan étant déjà tracé, validé, acté dès juin 2010, jusque dans la stratégie encore utilisée aujourd’hui par le pervers narcissique Pascal Edouard Cyprien Luraghi et tous ses complices et qui consiste, partout comme dans le cadre de toutes les procédures qu’ils engagent à mon encontre préventivement, parce que la meilleure défense est toujours l’attaque, à m’accuser mensongèrement de manière quasi systématique de faits imaginaires de même nature que ceux, bien réels, dont ils se rendent, eux, effectivement coupables à mon encontre, les dénonciations ultérieures comme « mécréante » sur de nombreux sites islamistes, notamment au cours de l’automne 2010, apparaissent donc superfétatoires.

Mais peut-être fallait-il que les islamistes sachent bien tous à quel dieu se vouer…

Quoi qu’il en soit, ces dénonciations étaient déjà connues de la juge Céline Verdier la première fois que je l’ai rencontrée, au mois d’octobre 2012, alors que je ne lui en avais pas encore parlé et ne les avais non plus pas évoquées dans mes diverses plaintes jusqu’à cette date (les infractions pénales dont j’ai à me plaindre de la part du malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi et de sa bande de cybercriminels sont, dès l’origine des faits, tellement nombreuses qu’il m’a toujours été impossible de tout dénoncer, même à travers plusieurs plaintes déjà assez « touffues » et bien étayées).

Pour tout le reste aussi, elle était bien au courant.

A propos de tous les problèmes extrêmement graves que posaient et provoquaient depuis déjà plus de deux ans les publications calomnieuses quotidiennes du malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi à mon encontre, ou qui accompagnaient ces publications et toutes les procédures abusives engagées par icelui et ses complices à mon encontre dans le but d’obtenir notamment le maintien de toutes ces publications calomnieuses extrêmement dangereuses et la poursuite de leur production, problèmes pour lesquels je multipliais les avertissements depuis 2010, la justice brestoise ultra CORROMPUE me faisait donc répondre, grosso modo, par cette juge très agressive :

« Il n’y a aucun problème, on a tout prévu, on fait des attentats islamistes. »

Et pour blanchir son protégé, le pédophile cybercriminel terroriste et mythomane notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi, dont toutes les activités criminelles génialissimes étaient alors censées régler définitivement le problème que constituait depuis déjà fort longtemps pour un certain nombre de magistrats, autres fonctionnaires et politiciens brestois tous CORROMPUS, ma famille d’ingénieurs à l’intégrité sans faille, non seulement elle a toujours accrédité en toute connaissance de cause toutes ses inventions calomnieuses à notre encontre, mais elle en a elle-même produit un bon nombre.

Céline Verdier se dit Brestoise d’origine.

Soit.

Par ici, on parle encore un peu breton et bien des noms propres ont cette origine linguistique, ce qui en fait parfois muter le M en V (voir ci-dessous).

Rendons donc à Céline Verdier son vrai patronyme qui tant qu’elle continuera à sévir à Brest ou en Bretagne ne sera toujours que Merdier.

Voilà, moi aussi je peux jouer avec les mots, si je veux, c’est à la portée de n’importe qui et cela n’a jamais fait aucun écrivain.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mutations_du_breton

Mutations du breton

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Comme toutes les langues celtiques modernes, le breton connaît certains phénomènes d’altération orale, les mutations consonantiques et les adoucissements de liaisons, qui en font une langue très liée (par opposition par exemple au chinois, qui est une langue très « hachée »).

Ainsi, le mot tad « père » devient ma zad « mon père », da dad « ton père ». De même, le mot penn « tête » devient ma fenn « ma tête », da benn « ta tête ».

Les mutations du breton ont plusieurs fonctions :

  • les mutations de liaison; elles se produisent systématiquement après certains mots, appelés mutateurs (il en existe une centaine en breton)
  • les mutations distinctives du genre; elles se produisent :
  • les mutations de reconnaissance : elles permettent d’identifier correctement les mots homonymes et sont indispensables à la compréhension de la phrase.
Les mutations consonantiques du breton
Mutations consonantiques

Ces mutations se répartissent en quatre grandes catégories, selon les transformations phonétiques qu’elles entraînent :

  • les mutations adoucissantes (également appelées affaiblissement ou lénition),
  • les mutations durcissantes (également appelées renforcement ou provection),
  • les mutations spirantes (également appelées spirantisation)
  • les mutations mixtes (qui comprennent trois adoucissantes et une durcissante ; également appelées léniprovection),

Notons que les mutations ne sont pas des sandhis, parce qu’elles ont une valeur syntaxique, tandis que les sandhis sont des phénomènes purement phonétiques[réf. nécessaire].

Le breton connaît également des sandhis, à savoir:

  • les liaisons adoucissantes en fin de mot
  • les consonnes durcies en finale absolue (fin de phrase, …)
  • les sandhis de durcissement (p. ex. : dek gwech « dix fois » se prononce fréquemment /deːkweʃ/, tud ‘zo « il y a des gens » /tyːtso/).

Les sandhis du breton ne sont pas écrits, contrairement aux mutations.

Les types de mutations

Les mutations consonantiques du breton peuvent se répartir en plusieurs types selon les phénomènes phonétiques qu’elles induisent.

Ce classement correspond aux mutations listées par les grammaires et qui sont régulièrement écrites. Il en existe d’autres, qui ne sont pas écrites (voir les mutations non écrites).

Ces mutations sont résumés dans le tableau ci-dessous :

Consonne non mutée Mutation adoucissante Mutation spirante Mutation durcissante Mutation mixte
p b /b̥/ f /v̥/
t d /d̥/ z /h/
k g /ɡ̊/ c’h /x/
b v p /p̎/ v
d z t /t͈/ t /t͈/
g c’h /ɣ/ k /k͈/ c’h /ɣ/
gw w kw w
m v v

Les mutations adoucissantes

Elles se nomment kemmadurioù dre vlotaat en breton et consistent en un adoucissement de consonnes dures en consonnes douces. Elle concerne huit consonnes :

  • trois plosives non voisées (qui se voisent) : P/B, T/D et K/G
  • trois plosives voisées (qui deviennent des fricatives) : B/V, D/Z et G/C’H (cas particulier : Gw/W)
  • une nasale : M/V

Les mutations adoucissantes sont de loin les plus fréquentes en breton : elles se produisent dans les mutations distinctives du genre ainsi que dans la très grande majorité des mutations de liaison.

Exemple : bihan « petit » devient re vihan eo « il est trop petit ».

Ces mutations se produisent après :

  • les mutateurs de liaison, au nombre d’une centaine, (holl, l’adverbe re, …)
  • l’article (sous conditions)
  • les prépositions da, dre, a, war, dindan, eme, en ur, …
  • le pronom interrogatif pe
  • les possessifs da, e,
  • les particules verbales a, ne, na
  • les numéraux daou et div
  • la conjonction pa
  • la forme réfléchie en em
  • les pronoms hini et re pour les substantifs féminins,

Les mutations durcissantes

Elles se nomment kemmadurioù dre galetaat en breton et consistent en un durcissement de consonnes douces en consonnes dures : B/P, D/T et G/K. Cela correspond à un dévoisement de ces consonnes.

Exemples :

  • daouarn « mains » devient ho taouarn « vos mains »,
  • breur « frère » devient ho preur « votre frère »,
  • bag « bateau » devient ez pag « dans ton bateau »

Ces mutations se produisent après :

  • les possessifs ho, ez, da’z, az

Les mutations spirantes

Les mutations spirantes (kemmadurioù dre c’hwezañ en breton) transforment trois consonnes plosives non voisées en fricatives : P/F, T/Z et K/C’H.

Exemples :

  • paotr «gars » devient ma faotr « mon gars »
  • tad « père » devient he zad « son père » (à elle)
  • ki « chien » devient o c’hi «leurs chien »

Ces mutations se produisent également, selon les dialectes, après :

  • les numéraux tri/teir, pevar/peder, nav
  • les possessifs hon (en trégorrois uniquement), ma, em, he et o
  • le jour Sul pour Pâques (Sul Fask, « le dimanche de Pâques »)

Les mutations mixtes

Les mutations mixtes (kemmadurioù kemmesket en breton) rassemblent trois mutations adoucissantes et une mutation durcissante : B/V, D/T, G/C’H (Gw/W) et M/V.

Exemple : mont « aller » devient emaon o vont da Vrest « Je suis en train d’aller à Brest »

Ces mutations se produisent après :

  • les particules verbales e et o
  • la conjonction ma

Les fonctions des mutations

Les mutations consonantiques jouent un rôle dans la syntaxe et la grammaire du breton. Elles remplissent plusieurs fonctions.

Les mutations de liaison

Elles se produisent systématiquement après certains mots, appelés mutateurs (il en existe une centaine en breton). Ce sont toujours des mutations adoucissantes.

Exemples :

  • baraerien « boulangers » devient ar gwir varaerien « les vrais boulangers »
  • tad (papa) devient da dad « ton père »
  • mamm (maman) devient da vamm « ta mère »

Les mutations distinctives du genre

Elles se produisent après l’article en fonction du genre et de la pluralité du substantif ainsi que dans l’adjectif après le nom (sous certaines conditions). Ce sont toujours des mutations adoucissantes.

Un nom féminin singulier mute systématiquement. Au pluriel, seuls les noms masculins de personnes mutent (sauf les rares en -où comme tadoù). Derrière un substantif mutable, l’adjectif épithète mute (sauf pour p, t et k si le substantif se termine par l, m, n, r ou une voyelle).

Tous les autres substantifs ne font que la seule mutation K/C’H (e.g : ki, « chien », devient ur c’hi), ce qui distingue le breton du gallois.

Exemples:

  • paotr (« garçon, homme », masculin) : ur paotr brav « un beau gars » mais ar baotred vrav « les beaux gars »
  • bro (« pays », féminin) : ar vro vihan « le petit pays » mais ar broioù bihan « les petits pays »
  • tad et mamm : an tad kozh « le grand-père » et ar vamm gozh « la grand-mère »

Il existe des exceptions, ainsi plac’h, bien que féminin, ne mute pas, mais entraîne la mutation de l’épithète : ur plac’h vrav « une belle fille » mais ur verc’h vrav.

Les mutations de reconnaissance

Elles permettent d’identifier correctement les mots homonymes et sont indispensables à la compréhension de la phrase orale.

Ce sont généralement des mutations durcissantes, spirantes ou mixtes.

Exemples :

  • e vreur « son frère (à lui) » mais he breur « son frère (à elle) »
  • ho ti « votre maison »)= mais o zi « leur maison »

Les mutations et l’écrit

Les mutations écrites

En vieux-breton et en moyen-breton, il était extrêmement rare d’écrire les mutations consonantiques.

Mais lorsque les jésuites lancèrent de vastes campagne au XVIIe siècle; ils se virent dans l’obligation d’apprendre le breton. Ils étudièrent la langue et rédigèrent des grammaires. À cette occasion, ils introduisirent une innovation, l’écriture des mutations. Sont donc aujourd’hui écrits tad (père), ma zad (mon père), da dad (ton père), …

Parfois (généralement pour les noms propres), on écrit la lettre mutée devant la lettre non mutée afin de faciliter la lecture. Exemple : Itron vMaria (« la vierge Marie ») se prononce /intron varia/.

Les mutations non écrites

Cependant, certaines mutations ne sont pas écrites: CH/J, F/V, S/Z, C’H dur en C’H doux, … Souvent les locuteurs ne se rendent d’ailleurs même pas compte de ces mutations…

On remarquera que ce sont principalement les mutations de fricatives en d’autre fricatives qui ne sont pas écrites.

Il s’agit en fait des mutations (relativement) nouvelles, ce qui explique pourquoi elles ne sont pas historiquement écrites. De plus, elles ne sont généralement pas employées en vannetais. Enfin, elles n’ont pas de caractère distinctif du genre et sont (relativement) automatiques pour les mots qu’elles affectent. En ce sens, elles peuvent être appelés sandhi plutôt que mutations. Elles ne sont pas systématiques en ce sens qu’elles n’affectent pas tous les mots commençant par f, s, …

Par exemple, les mots ou verbes sellout, chom, … sont affectés par ces sandhis chez la plupart des locuteurs.

Le lecteur pourra consulter la thèse de François Falc’hun, « Le système consonantique du breton » pour plus d’informations.

Lénitions non écrites

CH/J

Par exemple, Emaon o chom se prononce /(e)ˈmaɔ̃n(o)ʒɔmː/. Notons le phénomène inverse, qui n’est pas une mutation de l’initiale mais un sandhi final de liaison : Ne blij ket din se prononce /(ne)bliʃ‿keː(t)‿din/.

De même, <ch> est régulièrement prononcé /ʒ/ après da.

F/V

La mutation F/V se rencontre surtout en léonard, qui par ailleurs, connaît globalement plus de mutations que les autres dialectes.

Il est cependant assez courant de prononcer da fri /davri/ (« ton nez »)

S/Z

En liaison, s se voise fréquemment (surtout en Léon) en z : da sell(out) se prononce /dazél(oute)/.

Par contre, dans une grande partie du Trégor, et dans la moitié Est de la Cornouaille, le s initial de la plupart des mots se prononcent /z/ en situation normale. Un /z/ qui subit une mutation durcissante en /s/ (voir plus bas).

Mutations durcissantes non écrites

La mutation durcissante peut concerner également :

  • le « s » prononcé /z/, le « f » prononcé /v/, qui mutent respectivement en /s/ et /f/ (« saout » /’zowt/ donnant « ho saout » /o’sowt/) ;
  • « j » qui mute en « ch » (« ar journal » donnant « ho chournal ») ;
  • les voyelles et « y » ;
  • les lettres liquides « l », « m », « n » et « r » en /lh/, /mh/, /nh/ et /x/ (dans la moitié Sud-Est de la Cornouaille) ;

Ces mutations sont parfois écrites en rajoutant « -c’h » au mot provoquant la mutation (bien qu’écrire un simple « h » serait plus juste) :

  • « hoc’h levr » /o’lhewr/,
  • « hoc’h mamm » (/o’mhãm/),
  • « hoc’h rastell » (/o’xastəl/).

Elles concerne « ho » (votre) et quelquefois « he » (son, à elle).

Renforcement de mutations mixtes

On a un phénomène similaire après la particule « o » (ou « é »). En fait, ces mots ne se prononcent que par la mutation qu’ils provoquent. Le renforcement se fait après « l », « n », « r »… ou après le résultat d’une mutation mixte : « v » provenant de « b » ou de « m », et « c’h » doux provenant de « g ».

  • « bale » : « o vale » /fa:lə/
  • « mont » : « o vont » /fõn/ (devenant souvent /hõn/)
  • « nijal » : « o nijal » /nhi:ʒəl/

Les anciennes mutations nasalisantes

Le moyen-breton connaissait les mutations nasalisantes comme le gallois. Cependant, elles sont devenues extrêmement rares en breton moderne, au point d’avoir quasiment disparu.

Il reste la notable et exceptionnelle mutation de dor (« porte ») en an nor (« la porte »), la seule à être écrite, selon les normes du moins. Mais localement, d’autres mots vont voir la consonne d se nasaliser après l’article : den (« personne ») dans an nen (« on »). Ceci est dû au fait que la nasalisation de d était l’une des plus fréquentes en moyen-breton.

La nasalisation de b se constate aussi pour « bennak(et) » (« quelque ») entendu /menak(ət)/.

Mutations et dialectes

Dans certains dialectes du breton, en particulier en trégorrois ou en cornouaillais, certaines mutations ont changé. Ainsi, certaines mutations spirantes disparaissent et sont remplacées par des mutations adoucissantes. Il ne s’agit pas d’erreurs, mais bien d’une évolution de la langue bretonne au niveau local. On pourra ainsi entendre :

  • ma dad (« mon père »), au lieu de ma zad
  • ma benn (« ma tête »), au lieu de ma fenn

Il est difficile d’expliquer l’origine de ces changements. Les mutations adoucissantes étant de loin les plus fréquentes en breton, il est possible qu’elles prennent le pas sur les autres, plus complexes, notamment lorsque la compréhension n’en est pas directement impactée.

Article connexe

 



Jean-Marc Donnadieu revendique les récents attentats commis contre des militaires français au Mali

Voilà en effet quel est le message qu’il m’a laissé hier sur l’article suivant :

 

http://satanistique.blogspot.com/2020/12/le-terroriste-et-son-ennemi-interieur.html#comment-form

 commentaire:

  1. Jean-Marc Donnadieu revendique les récents attentats commis contre des militaires français au Mali dans AC ! Brest blank

    https://www.marc-delantre.com/index.php?p=2020-12-28-quand-rael-s-oppose-a-moi-quatre-morts.html&fbclid=IwAR3sWUp1UQbaFGv0Dp_is-lrpv_V5rSUxS76PryPYillNW8DTI1owFDF_kc

    RépondreSupprimer

 

A n’en pas douter, il est bien l’auteur de ce message : il est à peu près le seul à commenter les articles de mon blog Satanistique depuis ses débuts en 2014, et cette manie de ne poster qu’un lien vers un autre article ou une vidéo a toujours été la sienne, il le faisait déjà très régulièrement sur mon précédent blog « Un petit coucou » chez OverBlog, durant quasiment tout le temps de son activité, c’est-à-dire depuis son arrivée sur ce blog ouvert fin mars 2010 à peine quinze jours plus tard, au mois d’avril 2010, jusqu’à sa suspension au mois de juin 2013.

Voilà donc pour quelle raison à compter du 5 décembre dernier il a cessé son petit jeu entrepris trois ans plus tôt et qui consistait à se faire remarquer dans mes statistiques de blog avec des IP toutes plus extravagantes les unes que les autres, comme je l’expliquais dans cet article du 27 décembre dernier :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/12/27/attention-grosse-rupture-dans-les-habitudes-quotidiennes-de-jean-marc-donnadieu/

Il s’agissait donc pour lui de venir désormais revendiquer ses attentats islamistes sur mon propre blog, sans plus me laisser en la circonstance aucune IP permettant de remonter jusqu’à son ordinateur personnel.

Egalement, je rappelle que, comme d’habitude, j’avais bien été prévenue de l’imminence de ces attentats, le 25 décembre dernier, jour de Noël :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/12/27/nouveau-message-de-la-sorciere-islamiste-celine-en-direct-de-tunisie/

 

N.B. : Aucun de mes lecteurs réguliers n’ayant jamais réagi de manière adéquate à mes publications, je ne leur souhaite pas une bonne année 2021.

 



Le terroriste et son ennemi intérieur…

Il est toujours le premier à se trahir…

 

Le terroriste et son ennemi intérieur... dans Attentats 2020%2B12%2B30%2B-%2BCyprien%2BLuraghi%2Bsur%2BTwitter%2B_%2B_Les%2Blendemains%2Bde%2Bf%25C3%25AAtes%2Bnous%2Bguettent_%2B-%2Btwitter.com

 

 



Le 24 mai 2019, un attentat islamiste à Lyon

C’est à ce jour le seul attentat commis à Lyon depuis le début de la vague de ces derniers années, qui avait commencé avec les tueries de Mohammed Merah de Toulouse et Montauban en mars 2012.

L’auteur des faits est un jeune Algérien venu en France suivre des études en informatique, à peu près comme Sid Ahmed Ghlam, auteur de l’attentat manqué de Villejuif du 19 avril 2015, lequel était associé à une Brestoise qui curieusement n’a jamais été inquiétée par les autorités judiciaires, en dépit d’un profil et de relations bien étranges…

« L’agence Reuters indique également que selon une source proche de l’enquête, l’auteur a délibérément agi peu de temps avant les élections européennes afin de « faire monter le vote populiste et raciste [...] pour pousser les musulmans à la révolte »17. »

On rappelle ici que les attentats de mars 2012, que certains tendent à oublier, s’étaient aussi produits en pleine campagne électorale, pour la présidentielle, et de surcroît dans un contexte de tension très particulier entre certains policiers de la DCRI et leurs direction, avec, à la manoeuvre, des personnages déjà très impliqués dans les prémices en 1994 de l’attentat du 8 mai 2002 à Karachi.

Mais surtout, cette idée assez délirante de « faire monter le vote populiste et raciste [...] pour pousser les musulmans à la révolte » est typiquement extrême-gauchiste ou brenterchienne.

En effet, la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest a bien toujours expliqué à ses ouailles qu’il leur fallait quotidiennement et partout où elles détiennent une once de pouvoir ou d’influence ou la possibilité d’en conquérir agir de manière systématique, illégale et violente pour corrompre le système capitaliste, le pourrir au maximum et le rendre totalement invivable pour les populations, afin de pousser celles-ci à la révolte.

C’est ainsi qu’elles vont, par exemple, systématiquement s’opposer à toute mesure sociale tendant à adoucir le capitalisme ou ses effets pour les plus pauvres, les plus fragiles ou les plus démunis, ou encore, systématiquement soutenir les patrons voyous contre toutes leurs victimes, au premier rang desquelles leurs salariés.

Sauf que personne n’a encore jamais vu aucun des cadavres en résultant sortir de sa tombe pour conduire une quelconque révolution et qu’en outre, aucun des cadres du NPA n’a jamais été assez stupide pour croire que ce fût possible.

Non, non, non.

Tout ce qu’ils veulent, en fait, c’est réduire à l’esclavage toute la population salariée et voir leurs postes de fonctionnaires devenir ceux des nababs du nouveau régime de type dictatorial qu’ils auront progressivement mis en place.

Encore une fois, donc, on reconnaît bien dans cet attentat l’influence majeure sinon la commandite de mes harceleurs, comme pour quasiment tous les précédents.

Les tueries de mars 2012 qui se préparaient depuis juin 2010 avaient pour but, en accompagnant la fête quotidienne de la bande de « déconnologues » de Cyprien Luraghi, Josette Brenterch et Jean-Marc Donnadieu sur leur blog ICI-BLOG alors encore intégralement public, depuis ma mise en examen à Brest dans le cadre de la procédure engagée à mon encontre par ladite Josette Brenterch sur la base de dénonciations calomnieuses que je commençais tout juste à découvrir, d’annoncer leur victoire à venir, lors de ma condamnation, qui celle-là sera fêtée en juin 2013 avec l’affaire de la mort de Clément Méric en conséquence d’une rixe organisée par les très complices Josette Brenterch du NPA de Brest et Jacques Fornès du Front National du Finistère, lequel avait déjà envoyé quelques Quimpérois de sa chapelle se battre avec Clément Méric en début d’année 2013.

Au mois de mai 2019, un nouvel attentat étant alors commis, cette fois à Lyon, toute la bande de dingues jubilait donc à nouveau, probablement à la suite d’une nouvelle plainte contre moi, puisque selon Jean-Marc Donnadieu, depuis cette année-là, j’en aurais encore tout un paquet sur le dos.

J’emploie là le conditionnel, car en fait, je ne les vois toujours pas venir, n’ayant à ce jour subi aucune nouvelle audition depuis celle de septembre 2015 consécutive à la plainte du malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi à mon encontre de cette année-là (une litanie d’inventions et dénonciations calomnieuses particulièrement odieuses et tout aussi abracadabrantes), laquelle avait ensuite été classée sans suite.

 

 

https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2012/03/14/avis-de-manifestation-historique-chez-les-policiers-de-la-dcri_5981730_1653578.html

Avis de manifestation historique chez les policiers de la DCRI

 

Par Laurent Borredon(Blog Vu de l’intérieur)

Publié le 14 mars 2012 à 15h49Temps de Lecture 2 min.

 

Il n’y aura pas de communiqué de presse, mais la nouvelle s’est répandue grâce aux bons offices du député (PS) Jean-Jacques Urvoas, sur Twitter: plusieurs dizaines de policiers de la prestigieuse direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) s’apprêtent à manifester leur mécontentement, vendredi matin 16 mars, dans le hall du siège de la direction, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Un évènement inédit pour des fonctionnaires qui évoluent tous dans le secret-défense et la plus grande discrétion. Ces 3100 policiers ont à leur charge la lutte contre l’espionnage étranger, la « répression des actes terroristes ou visant à porter atteinte à l’autorité de l’Etat », la « surveillance des communications », la surveillance des individus et groupes radicaux.

A la manoeuvre, la section du syndicat d’officier SNOP. Pour un responsable syndical, c’est un « ras-le-bol général » qui est en cause: « Cela fait des mois que ça bout. » Des problèmes de « gestion humaine », dans une direction où « tout est opaque ». C’est la nomination d’un commissaire sorti d’école dans l’un des services qui a déclenché l’ire des officiers. Pour les officiers, le choix d’un commissaire débutant plutôt que celui d’un commandant (le grade le plus élevé chez les officiers) témoigne du  manque de considération que la direction leur porte.

Le conflit entre officiers et commissaires – un classique du monde policier – a été relancé, ces dernières semaines, par la présentation au ministre d’un rapport sur une éventuelle fusion des deux corps. Le (très léger) rapport de l’Inspection générale de l’administration et de l’Inspection générale de la police nationale (composée uniquement de commissaires) a balayé tout projet de fusion – une revendication des syndicats d’officiers.

A la DCRI, ces tensions prennent une coloration particulière. La  direction est née d’un simple décret du 27 juin 2008 qui fusionnait la direction de la surveillance du territoire (DST, le contre-espionnage) et les renseignements généraux (RG). Ce qui s’est traduit en pratique par une absorption d’une partie des RG par la DST. Cette dernière a imposé, entre autres, le poids important des commissaires. La DCRI, à Levallois, compte environ 140 commissaires, près de 10% de tous les commissaires français.

Autre élément aggravant, qui est directement en cause ici, « le recrutement massif de jeunes commissaires sortis d’école à des postes élevés », estime Floran Vadillo, spécialiste des questions de renseignement. Un moyen, pour le directeur, Bernard Squarcini, de « faire disparaître la culture ST et la culture RG au profit d’une culture RI », explique M. Vadillo. Avec, comme victimes collatérales, les officiers.

Mais le malaise vient aussi de la personnalité contestée de Bernard Squarcini. « Il y a un effet d’opportunité. Le directeur central est fragilisé. Il n’arrive plus à tenir sa maison », explique Floran Vadillo. Déjà mis en examen, en octobre 2011 par la juge Sylvie Zimmerman, dans l’affaire des fadettes des journalistes du Monde, M. Squarcini a récemment été mis en cause dans le  livre L’Espion du président, des journalistes Olivia Recasens, Didier Hassoux, Christophe Labbé (Robert Laffont). La publication de cet ouvrage a secoué la DCRI. L’accélération de l’enquête sur le cercle Wagram, affaire dans laquelle une des proches de M. Squarcini est mise en examen, commence aussi à déranger à Levallois-Perret. Enfin, le nom du directeur apparaît dans le cadre de l’affaire Guérini. Un responsable syndical s’inquiète de « la pression médiatique » que subissent les policiers en raison de la personnalité de leur chef.

Laurent Borredon

Laurent Borredon(Blog Vu de l’intérieur)

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_de_la_rue_Victor-Hugo_de_Lyon

    1. Attentat de la rue Victor-Hugo de Lyon

      Attentat de la rue Victor-Hugo de Lyon
      Image illustrative de l’article Attentat de la rue Victor-Hugo de Lyon
      Vue du lieu de l’attentat au lendemain de l’évènement

      Localisation Rue Victor-Hugo, Lyon, Rhône, Drapeau de la France France
      Cible Civils
      Coordonnées 45° 45′ 15″ nord, 4° 49′ 48″ est
      Date 24 mai 2019
      17h30
      Type Attentat à la bombe
      Armes Engin explosif improvisé
      Morts 0
      Blessés 14
      Auteurs présumés Mohamed Hichem Medjoub
      Organisations Drapeau de l'État islamique État islamique (allégeance)
      Mouvance Terrorisme islamiste1
      Géolocalisation sur la carte : Lyon
      (Voir situation sur carte : Lyon)

      Attentat de la rue Victor-Hugo de Lyon
      modifier Consultez la documentation du modèle

      L’attentat de la rue Victor-Hugo de Lyon est une attaque à la bombe survenue le 24 mai 2019. Un individu dépose un sac ou un colis explosif contenant des vis, des clous et des boulons devant un commerce de cette artère piétonne proche de la place Bellecour. L’explosion fait, selon les sources, 14 victimes toutes blessées légèrement.

      Un suspect, auteur présumé de l’attentat, est arrêté le 27 mai 2019. Deux jours plus tard, celui-ci avoue son acte ainsi que son allégeance à l’État islamique2.

      Contexte

      Entre janvier 2015 et l’attentat du marché de Noël de Strasbourg en décembre 2018, la France est confrontée à une vague d’attentats ayant causé la mort de 251 personnes3.

      Déroulement

      Le vendredi 24 mai 2019 vers 17 h 30 dans la rue Victor-Hugo, située au 2e arrondissement de Lyon, un homme à vélo dépose un colis devant l’enseigne Brioche dorée. À 17h40, le colis explose et fait, selon un premier bilan, 13 blessés légers dont 8 femmes, 4 hommes et une enfant de 8 ans4 (ou 10 ans selon d’autres sources5), et les sources font ultérieurement état d’un quatorzième blessé6. Le colis composé de boulons et de vis ne cause pas de dégâts considérables mais des petits projectiles sont projetés sur les vitrines des commerces aux alentours. 11 des 13 blessés seront évacués vers les hôpitaux pour subir des interventions chirurgicales afin de retirer les objets en fer ainsi que les éclats de verre incrustés dans leurs membres. Le quartier d’Ainay où l’attentat a eu lieu est bouclé par la suite ; devant l’absence de danger immédiat suite au passage des démineurs, la rue Victor-Hugo, y compris les immeubles aux abords immédiats du lieu de l’explosion, n’est cependant pas évacuée.

      Enquête

      Le jour même de l’attentat, à 21 h 41, un appel à témoins est lancé par la Police nationale et une enquête a été ouverte pour « association de malfaiteurs terroristes »4.

      Près de 300 fonctionnaires participent à l’enquête jour et nuit dès vendredi soir (DGSI, DCPJ et PTS)7. Ce sont les images prises par les caméras de la ville et un témoignage qui ont permis de retrouver la trace du suspect : alors que les enquêteurs ont pu le suivre jusqu’aux quais du Rhône avant de le perdre, l’appel à témoin a permis de situer son passage vers le musée des Confluences7. L’étude des vidéos du quartier a permis de le suivre à nouveau jusqu’à Oullins, où des images plus précises ont permis dimanche après-midi de l’identifier7. À partir du secteur d’habitation, les enquêteurs ont pu retracer les achats des composants de la bombe, et localiser le domicile du poseur7.

      Le 26 mai, le suspect est toujours recherché. Une trace ADN est identifiée sur le sac qui a servi à dissimuler la bombe mais elle n’est alors pas encore connue de la police. L’explosif utilisé est identifié comme du TATP, un puissant explosif artisanal.

      Quatre8 personnes de nationalité algérienne9 (l’auteur présumé, son père8, sa mère et un lycéen majeur9) sont appréhendées le 27 mai dans le cadre de l’enquête9. Une autre personne est également entendue en audition libre8. L’identité du principal suspect est révélée ultérieurement : Mohamed Hichem Medjoub10.

      Une perquisition a lieu le 27 mai dans une résidence située dans un quartier populaire d’Oullins11. Le Parisien et Le Progrès révèlent l’identité partielle du principal suspect : Mohamed Hichem M.12. Il aurait été repéré grâce à ses commandes de produits chimiques nécessaires à la fabrication du TATP sur Internet13. En outre, le vélo avec lequel la bombe a été déposée est retrouvé à son domicile14. Le 28 mai 2019, le procureur de la République Rémy Heitz rappelle que « l’enquête ouverte à la suite des faits commis à Lyon vendredi soir est couverte par le secret et [...] qu’il est le seul à pouvoir rendre publics des éléments objectifs tirés de la procédure » après la communication à la presse par le ministre de l’intérieur Christophe Castaner et son prédécesseur Gérard Collomb qui ont annoncé des interpellations et gardes à vues avant qu’elles ne soient effectives15. Le 28 mai, les analyses ADN montrent que c’est celui du principal suspect qui avait été retrouvé sur le sac qui avait servi à dissimuler la bombe14.

      Le 29 mai 2019, Mohamed Hichem Medjoub avoue être l’auteur de l’attentat et avoir prêté allégeance à l’État islamique16. Son ordinateur a par ailleurs révélé des contacts avec le groupe terroriste16. L’agence Reuters indique également que selon une source proche de l’enquête, l’auteur a délibérément agi peu de temps avant les élections européennes afin de « faire monter le vote populiste et raciste [...] pour pousser les musulmans à la révolte »17.

      Le 30 mai, les gardes à vues des autres membres de sa famille sont levées, aucun élément n’étant retenu contre eux18.

      Le 31 mai, Mohamed Hichem Medjoub est mis en examen pour tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, association de malfaiteurs terroriste criminelle, fabrication, détention et transport d’explosifs en relation avec une entreprise terroriste, puis il est placé en détention provisoire18.

      Réactions nationales

      • Le Président de la République, Emmanuel Macron, déclare lors d’une interview : « Il y a eu une attaque à Lyon. Il ne m’appartient pas d’en faire le bilan, mais a priori, aujourd’hui, à ce stade, il n’y a pas de victime. Il y a des blessés, donc je veux avoir évidemment une pensée pour les blessés, leurs familles. »19
      • Le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, se rend sur place avec le procureur de la République de Paris et annonce un renforcement de la sécurité des sites accueillant du public et des événements sur l’ensemble du territoire19.
      • Le président de la région Auvergne Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, publie sur le réseau social Twitter : « Émotion après l’explosion au cœur de Lyon. Nous attendons des informations précises. De tout coeur avec les blessés. Merci aux secours et aux forces de l’ordre si rapidement mobilisées. »19
      • Le maire de Lyon, Gérard Collomb, a adressé sa profonde sympathie aux victimes de l’attentat et se dit surpris et ému qu’un tel acte puisse être commis dans le centre-ville de Lyon20.

      L’attentat s’étant déroulé en pleine campagne pour les élections européennes, de nombreux candidats apporteront leur soutien aux lyonnais et aux victimes dans des allocutions télévisées ou des communiqués publiés sur les réseaux sociaux19.

      Mohamed Hichem Medjoub

      Mohamed Hichem Medjoub
      Terroriste islamiste
      Information
      Nationalité Drapeau d'Algérie Algérien
      Allégeance Drapeau de l'État islamique État islamique
      Idéologie Salafisme djihadiste
      Sexe Masculin
      Actions criminelles Attentat
      Attentats Attentat de la rue Victor-Hugo de Lyon
      Victimes 14 blessés
      modifier Consultez la documentation du modèle

      Mohamed Hichem Medjoub est un citoyen algérien arrivé en France en août 2017 avec un visa touristique valable 90 jours18. Il se pré-inscrit à l’école d’informatique Epitech mais se voit refuser un titre de séjour le 22 du même mois : il se désinscrit aussitôt sans y avoir jamais mis les pieds21. Il continue alors à vivre sur le territoire français en situation irrégulière, restant inconnu des services de police18.

      Notes et références

    2. Jean-Michel Décugis et Jérémie Pham-Lê, « Explosion à Lyon : les déclarations ambigües du «terroriste à vélo» », Le Parisien,‎ 28 mai 2019 (lire en ligne [archive], consulté le 30 septembre 2020).
    3. « Colis piégé à Lyon : le suspect est passé aux aveux devant les enquêteurs » [archive], sur Franceinfo, 30 mai 2019 (consulté le 22 octobre 2020)
    4. « L’État islamique a fait 251 morts en France en 4 ans » [archive], sur Le Figaro, 23 mars 2019 (consulté le 6 octobre 2019)
    5. « Explosion dans une rue piétonne à Lyon, au moins 13 blessés » [archive], sur LeFigaro.fr, 24 mai 2019 (consulté le 25 mai 2019)
    6. « Explosion à Lyon : ce que l’on sait de l’attaque au colis piégé » [archive], sur LExpress.fr, 25 mai 2019 (consulté le 27 mai 2019)
    7. « Attentat de Lyon: Le suspect passé aux aveux a été inculpé et écroué » [archive], sur 20minutes.fr, 31 mai 2019.
    8. Richard Schittly et Simon Piel, « Colis piégé de Lyon : les pistes qui ont mené à l’interpellation du suspect » [archive], sur LeMonde.fr, 28 mai 2019.
    9. « Colis piégé à Lyon : quatre personnes placées en garde à vue » [archive], sur francetvinfo.fr, 27 mai 2019 (consulté le 27 mai 2019)
    10. « Lyon : trois suspects interpellés après l’explosion du colis piégé » [archive], sur lexpress.fr (consulté le 27 mai 2019)
    11. « Attentat au colis piégé à Lyon: le suspect mis en examen et écroué » [archive], sur huffingtonpost.fr, 31 mai 2019.
    12. Perquisition au domicile du suspect [archive]
    13. principal suspect [archive]
    14. « Colis piégé à Lyon : le suspect avait réalisé des achats en ligne de produits permettant de fabriquer l’engin explosif » [archive], sur francetvinfo.fr, 27 mai 2019 (consulté le 28 mai 2019)
    15. « Colis piégé à Lyon : le vélo vu sur les images de vidéosurveillance également retrouvé lors d’une perquisition chez le suspect » [archive], sur francetvinfo.fr, francetvinfo.fr, 28 mai 2019 (consulté le 28 mai 2019)
    16. Simon Piel, Nicolas Chapuis et Richard Schittly, « Attentat de Lyon : le parquet de Paris recadre Christophe Castaner et Gérard Collomb » [archive], sur LeMonde.fr, 31 mai 2019 (consulté le 2 juin 2019).
    17. Colis piégé à Lyon : le suspect est passé aux aveux devant les enquêteurs [archive], Franceinfo, 30 mai 2019.
    18. Explosion à Lyon: le suspect a admis avoir fait allégeance à Daech [archive], Le Figaro avec Reuters, 30 mai 2019.
    19. Simon Piel, « Attentat au colis piégé à Lyon : le suspect mis en examen » [archive], sur Le Monde, 31 mai 2019.
    20. BFMTV, « « Nous sommes à vos côtés »: Macron apporte son soutien aux blessés de « l’attaque » à Lyon » [archive], sur BFMTV (consulté le 29 mai 2019)
    21. Antoine Sillières, « « Vive émotion » pour Gérard Collomb après l’attentat à Lyon » [archive], sur Lyon Capitale, 25 mai 2019 (consulté le 29 mai 2019)

Non étudiant à l’Epitech [archive]

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Sid_Ahmed_Ghlam

Affaire Sid Ahmed Ghlam

Enfance et études

Sid Ahmed Ghlam, surnommé Djillali, est né à Tiaret, dans la région d’Oran, en Algérie en 19913.

Il arrive avec sa famille en 2001 à Saint-Dizier et retourne en Algérie en 2003 faute de papiers en règle. Il y passe son baccalauréat en 2010 et retourne en France la même année4 dans le cadre du regroupement familial5. Il enseignait l’arabe à la mosquée El-Fath de Saint-Dizier affiliée à la Grande mosquée de Paris6. La presse indique qu’il a été étudiant de 2010 à 2012 à l’école d’informatique SUPINFO de Paris et la quitte au bout de sa deuxième année7. Cependant SUPINFO n’est pas en mesure de confirmer cette information du fait qu’il existe des risques d’homonymie, seul le nom de l’individu ayant été divulgué8.

En septembre 2014, il s’inscrit à l’université Pierre-et-Marie-Curie, mais ne participe ni aux cours ni aux travaux dirigés (TD). L’université a engagé une procédure contre lui pour falsification de note9. L’UNEF est accusée par le Canard Enchaîné, qui cite une source ministérielle, d’avoir aidé Sid Ahmed Ghlam. L’UNEF rétorque que « Ghlam indique qu’il a été boursier échelon 6 (correspondant à une aide de 4 768 euros par an)… Ses demandes de logement ont fait l’objet d’un traitement prioritaire »10.

En 2015, il habite dans une résidence étudiante, rue Julie-Daubié à proximité de la Bibliothèque nationale de France, dans le 13e arrondissement de Paris. Le weekend, il rejoint sa famille dans le quartier sensible du Vert-bois à Saint-Dizier. Selon les médias, certains de ses proches à Saint-Dizier se sont rapprochés des thèses de l’islam radical11. Son frère et sa belle-sœur appartiendraient à la mouvance tabligh12.

Radicalisation

Il séjourne en 2013 et 2014 dans le quartier Croix-Rouge de Reims. Le domicile de Saïd Kouachi, le tueur de Charlie Hebdo, se trouve alors à quelques dizaines de mètres. La police évoque des liens possibles entre Sid Ahmed Ghlam et la « bande des Buttes-Chaumont »13,14.

En février 2014, il passe une semaine en Turquie. Il est placé en garde à vue à son retour. Selon le procureur de Paris, aucun élément ne permet de « justifier l’ouverture d’une information judiciaire ». Il est néanmoins l’objet d’une fiche des renseignements français notamment pour « velléité de départ en Syrie ». Cette « fiche S » (« Sûreté de l’État ») implique son placement sous surveillance policière « sans attirer l’attention »15.

Au printemps 2014, son petit frère de 9 ans signale « que son frère se radicalise ». La police est prévenue. Des écoutes téléphoniques menées à la suite, probablement en 2014 et 2015, n’ont rien révélé  ; ce que le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve justifie par le fait que « les moyens technologiques utilisés (…) sont de plus en plus sophistiqués »16.

Le suivi lancé en 2014 depuis l’alerte à la radicalisation de Sid Ahmed Ghlam n’a rien donné. C’est « parce que la nouvelle menace terroriste qui plane sur la France se caractérise par des techniques de dissimulation que les services secrets peinent à contrer. Cette technique a même un nom, la taqiya »17.

Le 15 octobre il se rend en Algérie, ce qui n’inquiète pas les services de renseignement, puisqu’il emprunte régulièrement cette destination pour se rendre dans son pays d’origine. Depuis l’Algérie, le 29 octobre, il se rend à Istanbul, en Turquie, où il reste un mois. Un djihadiste français se faisant appeler Abu Al-Mouthana lui paye alors des « frais de retour » (2000 euros), en échange de contreparties à venir18.

Assassinat et tentatives d’attentats

Meurtre d’Aurélie Châtelain

Localisation Villejuif, Val-de-Marne, Drapeau de la France France
Cible Civils
Coordonnées 48° 47′ 31″ nord, 2° 21′ 49″ est
Date 19 avril 2015
Type Fusillade, Meurtre
Armes Arme de poing, Kalachnikov
Morts 1
Blessés 1 (le terroriste)
Auteurs Sid Ahmed Ghlam
Organisations Flag of the Islamic State of Iraq and the Levant2.svg État islamique
Mouvance Terrorisme islamiste
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
(Voir situation sur carte : Île-de-France)

Affaire Sid Ahmed Ghlam
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Le 24 mai 2019, un attentat islamiste à Lyon dans AC ! Brest 220px-SacreCoeur_tb
La basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, l’une des trois églises ciblées par Sid Ahmed Glam.

En 2015, il effectue des repérages autour des deux principales églises de Villejuif : l’église Saint-Cyr-Sainte-Julitte dans le centre-ville et l’église Sainte-Thérèse au nord19. Selon l’historien Camille Pascal, cette ville au nom symbolique n’aurait pas été choisie au hasard et lui permettait de cibler deux religions en même temps20.

L’examen de son ordinateur révèle qu’il prévoyait également de s’en prendre à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, à Paris21.

Le samedi 18 avril, « Sid Ahmed Ghlam reçoit plusieurs nouveaux messages l’incitant « fortement » à passer à l’acte »22. Toujours selon le procureur, le dimanche 19 avril, tôt le matin, il tente de voler la voiture d’Aurélie Châtelain à Villejuif. Celle-ci est tuée d’une balle dans le cœur et il aurait ensuite brûlé la voiture, qui contenait le corps de la jeune femme, avant de regagner le 13e arrondissement.

Le dimanche 19 avril 2015, il préparait à l’heure de la messe un attentat contre les deux églises qu’il avait repérées. D’après le curé de Saint-Cyr-Sainte-Julitte, il y aurait eu « un carnage » car l’église accueille 300 personnes le dimanche23,24.

À 8 h 50, il appelle le SAMU car il est blessé gravement à la hanche et à la rotule par deux balles. Selon les enquêteurs, il se serait lui-même blessé au cours de la tentative de vol du véhicule. Interrogé par la police, il évoque un règlement de comptes. La police remonte les traces de sang et arrive à son véhicule, une Renault Mégane dans laquelle elle trouve un gyrophare, un fusil d’assaut Kalachnikov et un revolver. Les enquêteurs perquisitionnent son domicile et trouvent trois Kalachnikov supplémentaires, des gilets pare-balles25, un minutage précis entre les églises ciblées et les commissariats les plus proches. Il est placé en garde à vue et hospitalisé à l’Hôtel-Dieu26. La garde à vue est prolongée au maximum prévu dans les cas de risque d’attentat maximum.

Selon François Molins, procureur de la République, au moment de son arrestation, il « était en contact avec une autre personne pouvant se trouver en Syrie avec laquelle il échangeait sur les modalités de commission d’un attentat, ce dernier lui demandant explicitement de cibler particulièrement une église »27.

Victime

Aurélie Châtelain était mère d’une fille de cinq ans. Elle avait 32 ans. Elle était originaire de Caudry. Elle a été retrouvée dans sa voiture, dans un début d’incendie, à Villejuif après avoir été tuée par balle. Les enquêteurs pensaient initialement que le motif du meurtre était une tentative de vol de la voiture28. Après coup, ils supposent plutôt que Sid Ahmed Ghlam aurait voulu tuer Aurélie car il « la suspectait d’être un agent du renseignement. Il aurait été intrigué par la présence de cette voiture, au milieu de la rue, et de cette femme assise sur le siège passager avec un ordinateur portable sur les genoux28. »

Elle était professeur de fitness et ancienne conseillère municipale de Caudry. Elle allait participer à un stage à Villejuif pour se perfectionner dans son métier en prenant des cours de pilates29,30.

Le dimanche 26 avril 2015, trois mille personnes participent à une marche blanche dans sa ville d’origine, Caudry31.

Tandis que sa meilleure amie la considère comme une « héroïne », Guy Bricout, le maire de Caudry, suggère que « le décès d’Aurélie avait permis de sauver des vies »32 et demande qu’elle soit décorée de la Légion d’honneur à titre posthume33. Sa fille aura le statut de pupille de la Nation34.

Le 5 janvier 2016, on apprend qu’Aurélie Châtelain ne figure pas parmi les victimes des récents attentats décorées de la légion d’honneur. Le maire de sa commune fait aussitôt part de sa grande déception et de son incompréhension35. Il est alors annoncé que l’omission source de polémique sera réparée lors de la promotion de Pâques 201636. Elle fait finalement l’objet d’une nomination exceptionnelle le 18 mars 201637.

En hommage, son nom a été donné au Palais des Sports de Caudry38.

Version de Sid Admed Ghlam

D’après ses avocats : « Il a reconnu avoir été à Villejuif le 19 avril 2015 en présence d’un autre individu. Il conteste en revanche toute responsabilité dans la mort d’Aurélie Châtelain et a également affirmé avoir fait ce qu’il fallait pour empêcher la commission d’un attentat ce jour-là ». Il ne donne pas plus de détail sur cet autre individu39.

L’un des avocats de la famille d’Aurélie Châtelain, Antoine Casubolo Ferro, réfute cette version : « Il faut qu’il en dise plus, car pour l’instant la réalité du dossier ne correspond pas du tout à ses déclarations … Il faut qu’il s’explique sur toutes les preuves et les traces qui donnent la certitude qu’il a été en contact avec Aurélie Châtelain »40.

Ghlam affine ensuite sa version durant l’hiver 2015 et précise que le mystérieux individu, dont aucune trace n’a été retrouvée, serait Samy Amimour l’un des membres du commando des attentats du 13 novembre 2015, qui s’est fait exploser au Bataclan après avoir mitraillé la foule41. De l’avis des enquêteurs Samy Amimour était en Syrie en avril 2015 et aucun lien n’a pu être établi entre lui et la mort d’Aurélie Châtelain. Ghlam explique aussi avoir renoncé de lui-même à commettre l’attentat après avoir vu le meurtre d’Aurélie Châtelain qui l’aurait choqué, et prétend s’être en conséquence volontairement tiré dans la jambe.

Commanditaire et complicités

Commanditaire, complices et implication

Sid Admed Ghlam ne semble pas être un loup solitaire. En plus du fait qu’il possédait trop d’armes pour un seul homme42, les enquêteurs ont trouvé que « Sid Ahmed Ghlam reçoit en effet l’ordre de passer à l’acte, même seul, même si « il » ne le rejoint pas ». Ils recherchent activement ce « il »43.

Les armes ont été récupérées dans une voiture volée de type Renault Mégane stationnée sur une place de stationnement de la commune d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Le volet logistique du projet d’attentat aurait été préparé depuis un snack (« crêperie sucrée/salée« ) du Val-de-Marne dont le propriétaire et plusieurs de ses employés sont fichés S, notamment pour avoir fait le jihad au début des années 200054. Abdelkader Jalal l’un des employés est notamment soupçonné d’avoir fourni les armes.

Le terroriste a ensuite récupéré une seconde voiture, de type BMW 318, dans un garage de Pierrefitte-sur-Seine (toujours en Seine-Saint-Denis) où opéraient ses complices « Vega » (pseudonyme de Macreme Abrougui) et Thomas (Thomas Mayet). Ils sont allés en Syrie début 2015. Ces deux complices ont été endoctrinés par Fabien Clain, un toulousain né à l’île de la Réunion qui est aussi le fondateur du « clan des Belphégor » dans le quartier toulousain du Mirail. Fabien Clain était également un proche d’Olivier Corel, surnommé « l’émir blanc », qui organisait des réunions dans sa ferme d’Artigat, cellule très liée au terrorisme djihadiste.

Rabah Boukaouma, le principal logisticien présumé, connu sous le surnom de « le Kabyle », est supposé avoir livré les armes cachées dans la voiture Mégane55 avec l’aide de Farid Brahami. L’enquête décrit ensuite Abdelnasser Benyoucef (cousin de Boukaouma) et son compagnon Samir Nouad comme les commanditaires des attentas. Les deux hommes qui ont rejoint l’état islamique en Irak et en Syrie avant 2015, auraient plus tard été tués par des frappes de la coalition internationale.

Compagne du mis en examen

Émilie Lechat-Boizumeau56 est élevée dans une famille catholique. Elle effectue toute sa scolarité à Brest. Elle obtient à Vannes, un BEP dans la restauration. Elle a deux garçons à 19 puis 21 ans57. Elle se marie à un Brestois du quartier sensible de Pontanézen. Son mari est « connu des services de police pour des faits de grande délinquance », et se serait converti à l’islam pendant une peine effectuée à la prison brestoise de l’Hermitage58. Elle se convertit alors aussi à l’islam à 22 ans. Elle adopte la burqa comme une quinzaine de femmes de Pontanézen. Rachid Abou Houdeyfa, l’imam salafiste de la mosquée du quartier déclare qu’il ne la connaît pas car, dit-il, « les gens qui sombrent dans l’islam radical ne nous fréquentent pas. Ils ne supportent pas certains prêches ». Émilie part alors pour Saint-Dizier. Son nouveau compagnon a un frère arrêté en 2014 en Belgique pour possession d’armes de guerre. Sid Ahmed Ghlam devient son compagnon un peu plus tard «  mais Aouali, la mère de Sid Ahmed, avait refusé qu’ils se marient, raconte un ami. Parce qu’elle est plus âgée que lui et qu’elle avait déjà été mariée »3.

En février 2015, elle se présente entièrement voilée dans une grande surface de Gouesnou. Ce qui provoque l’intervention de la gendarmerie59.

Le 22 avril 2015, elle est arrêtée à Saint-Dizier. Les voisins parlent d’elle comme d’une femme discrète, convertie à l’islam radical, qui ne sort de chez elle que pour aller chercher ses enfants à l’école en burqa. Les volets de sa maison sont toujours clos. C’est la seule femme en burqa du quartier sensible du Vert-Bois à Saint-Dizier. Le voisinage « confie avoir vu des hommes à la nuit tombée rendre visite à plusieurs reprises à la jeune femme »60,61. Les enquêteurs disposent de trois éléments à charge :

  • Elle possédait des clés de chiffrement permettant d’échanger des messages cryptés.
  • Sid Ahmed Ghlam possédait un deuxième téléphone, uniquement destiné à l’appeler.
  • Un des derniers SMS qu’il ait envoyé à son contact syrien était : « Après le coup, j’irai me réfugier chez Jennifer ». Jennifer est le nom d’Émilie Lechat-Boizumeau dans le répertoire de Sid Ahmed Ghlam62.

Le 24 avril 2015, elle sort libre de sa garde à vue sans être mise en examen.

Réactions

Selon Bernard Bajolet le 22 avril, le directeur général de la Sécurité extérieure, ses hommes ont déjoué six attentats depuis le début 2015, cependant, le lendemain, Manuel Valls parle de cinq attentats déjoués y compris celui-ci. L’attaque planifiée ici serait le septième attentat évité63. 20 minutes note l’importance de la communication gouvernementale, en plein débat sur la loi Renseignement, au sujet d’un événement qui, de l’avis d’un officier de la DGSI, montre les failles des services de renseignement64.

Événements potentiellement liés

Dans la nuit du 23 au 24 avril 2015, un incendie volontaire ravage la salle de prière musulmane de Pargny-sur-Saulx dans la Marne, la sœur de Sid Ahmed Ghlam y donnait des cours65,66.

Incarcération

Le 20 novembre 2015, l’administration pénitentiaire découvre au moins une puce téléphonique dans sa cellule d’isolement à la prison de Fresnes. Il a ainsi, pendant les premiers mois de sa détention, communiqué avec l’extérieur. Ces appels ont cessé le jour même des attentats du 13 novembre 201567.

Il est alors transféré au centre pénitentiaire de Beauvais, où les brouilleurs d’ondes sont plus sophistiqués68.

En avril 2019, l’instruction durant depuis quatre ans sans procès, il a atteint la limite que la loi fixe pour la détention préventive. De manière exceptionnelle, cette détention a été prolongée de quatre mois. De manière encore plus exceptionnelle, elle pourrait être prolongée une deuxième et dernière fois, toujours de quatre mois69.

Procès

Première Instance

Le procès se déroule du 5 octobre au 5 novembre 2020 devant la cour d’assises spéciale à Paris. 6 prévenus comparaissent détenus, 2 sous contrôle judiciaire et les 2 commanditaires sont jugés par défaut car présumés morts en Syrie sans que cela ait été formellement établi70. Les proches d’Aurélie Châtelain font part de leur émotion et livrent des témoignages poignants71, notamment son ex-compagnon, qui raconte la douleur que représente l’absence d’Aurélie pour leur fille. Le procès met en évidence toute la préparation minutieuse de l’attentat et son pilotage depuis la Syrie72. Sid Ahmed Ghlam avait notamment repéré précisément les 2 églises et avait étudié le temps nécessaire aux policiers pour arriver afin de pouvoir s’échapper. D’après l’exploitation des échanges téléphoniques il prévoyait de faire un maximum de victimes parmi les fidèles.

La plupart des accusés reconnaissent leur implication mais essaient de la minimiser quitte à fournir des explications qualifiées de « rocambolesques »73. Ghlam refuse d’avouer le meurtre d’Aurélie Châtelain et maintient sa version concernant la présence de Samy Amimour et le fait qu’il ait renoncé à commettre l’attentat en se tirant volontairement dessus74. Les différents experts soulignent qu’il est presque impossible qu’il se soit volontairement tiré dessus. Son avocat demande l’acquittement de Ghlam pour le meurtre de Châtelain au bénéfice du doute75.

Après plusieurs heures de délibéré, le verdict tombe : les réquisitions des 2 procureurs 76 sont intégralement suivies : Sid Ahmed Ghlam est reconnu coupable du meurtre d’Aurélie Châtelain et de tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste1, il écope de la peine maximale soit la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans ainsi que d’une interdiction définitive du territoire français. Les 2 commanditaires présumés morts sont condamnés par défaut à la même peine avec mandat d’arrêt. Rabah Boukaouma et Farid Brahami sont reconnus coupable d’association de malfaiteurs terroriste (AMA) et de complicité de tentative d’assassinats, ils sont condamnés à respectivement 30 et 25 ans de prison avec une période de sûreté des 2/31. Abdelkader Jalal, moins impliqué et présentant de meilleures perspectives de réinsertion est condamné à 15 ans de prison également avec une période de sûreté des 2/3 pour AMA. Les 2 autres détenus dont un déjà condamné pour AMA sont condamnés pour des infractions à la législation sur les armes à 6 ans de prison et un est interdit du territoire français. Les 2 personnes comparaissant libres écopent de sursis.

Les avocats de Sid Ahmed Ghlam annoncent son intention de faire appel.

 

Références

  1. Par Timothée BoutryLe 2 novembre 2020 à 21h09 et Modifié Le 3 Novembre 2020 À 13h18, « Procès de l’attentat avorté de Villejuif : peine maximale requise contre Sid-Ahmed Ghlam » [archive], sur leparisien.fr, 2 novembre 2020 (consulté le 9 novembre 2020)

Articles connexes

 



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