Ce matin, Petitcoucou est de retour dans Google

Le voilà :

 

Classé sous Folie, LCR – NPA, Le Post, Luraghi, NEMROD34, Perversité, Politique, Rue89, Sceptiques du Québec, Ufoscepticisme par petitcoucou | 0 …

 

 

Avez-vous eu le temps de vous apercevoir de sa disparition ?

Elle n’a pas duré très longtemps, trois jours tout au plus.

Il a suffi que je signale le problème pour que tout rentre dans l’ordre.

Je ne l’ai fait qu’hier et la personne compétente n’a pas encore eu le temps de répondre à mon message.

Que s’est-il donc passé ?

Exactement la même chose qu’au mois de février 2011 pour mon ancien blog « Un petit coucou » chez OVERBLOG, quelques jours avant l’assassinat de Patricia Bouchon, à Bouloc, c’est-à-dire qu’il s’agit encore d’une intrusion et d’une action malicieuses du pirate informatique Pascal Edouard Cyprien Luraghi dans la gestion de l’indexation de mon blog dans Google.

Ayant vu mon message d’alerte, toujours grâce à ses piratages informatiques, il s’est empressé de tout remettre en ordre.

 



Décès brutal du juge Raymond André à Brest

L’annonce en a été faite par un unique article du Télégramme publié sur Internet lundi à 16h22 et sur papier hier (copie ci-dessous).

Son auteur n’est pas vraiment journaliste, c’est juste une plume au service de la mafia locale, comme il en avait bien fait la démonstration avec son torchon du 10 avril 2013 me concernant : il ne s’agissait en rien d’un compte rendu d’audience honnête, mais d’un papier rédigé sur commande de mes harceleurs et calomniateurs, à savoir, les magistrats du Tribunal de Grande Instance de Brest autant que la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et ses complices « déconnologues » de la bande du cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi, lesquels avaient entrepris de me faire condamner très lourdement pour avoir publié quelques droits de réponse à la suite de leurs campagnes de calomnies publiques à mon encontre, véritablement démentielles.

Cette fois-ci, le journaleux sans scrupules a beau passer la brosse à reluire sur le costard du disparu, il y reste suffisamment de pellicules pour refaire le film.

« Grand amateur de littérature, incollable sur les westerns hollywoodiens et les films des années 50, » nous dit-il, l’individu « possédait une incroyable collection de livres et de films où la figure tutélaire de Marilyn Monroe lui servait de guide. »

Un brin machiste, le juge André ? Sexiste, peut-être ? Nooon, ce n’est pas possible… vu le nombre de magistrates brestoises à s’être compromises sous ses ordres, je dois me faire des idées…

Grand gamin, alors. Hors du tribunal, il passe son temps à se faire plaisir avec les histoires d’un Far West sauvage peuplé d’Indiens et de cowboys tous assoiffés de sang et de vengeances en tous sens : sans foi ni lois, ils se font « justice » eux-mêmes. Voilà ses héros, ses idoles, ses modèles… Brillante idée de ses fonctions au tribunal ! Au diable, les lois de la République !

Cet « homme habile et économe en mots » est donc devenu magistrat pour assouvir une vengeance à Brest, dans le Finistère, Far West sauvage du vieux continent.

Laquelle ?

C’est toute la question.

Ceux qui le connaissent le disent, pour le moins, « terne », voire « incompétent », « trop intéressé par les filles »; nombre sont ceux, surtout parmi les avocats, qui se plaignent de tous les dégâts dont il a été l’auteur dans la juridiction brestoise durant toutes les années où il y a sévi, soit tout près de trente ans, puisqu’il y a exercé presque sans discontinuer de 1989 jusqu’à très récemment, après avoir été commissaire de police.

Aurait-il, à l’instar de sa complice la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest avec tous ses amis politiciens, recherché à travers ses fonctions ou son poste de magistrat au Tribunal de Grande Instance de Brest le pouvoir nécessaire pour être en mesure de se venger de toutes ses insuffisances et frustrations personnelles sur des individus bien plus brillants ou séduisants que lui ?

L’hypothèse prend corps quand on le voit s’acharner des années durant sur toute une famille d’ingénieurs – la mienne – jusqu’à l’avoir totalement détruite.

Juge d’instruction à compter de son arrivée à Brest en 1989, doyen des juges d’instruction de Brest, vice-président chargé de l’instruction du Tribunal de Grande Instance de Brest à compter du 8 juillet 2003, il avait été déchargé des fonctions de l’instruction et chargé des fonctions de juge des enfants le 20 juillet 2012.

Sa collègue la juge d’instruction Mathilde Boissy, décédée prématurément à l’âge de 31 ans au mois d’octobre 2015, avait rendu le 16 juillet 2012 un avis de fin de l’information judiciaire dont elle avait été saisie sur plaintes toutes nulles ou irrecevables de Josette Brenterch contre mon hébergeur de blog OverBlog et moi-même.

Steven Le Roy a curieusement choisi de taire cette évolution de carrière et de citer plutôt l’ouverture des informations judiciaires dans l’affaire Clarisse et Erwan et dans celle de Jean-Jacques Le Page… pourtant l’une et l’autre exemplaires de tous les naufrages dont le juge André est le premier responsable…

Ayant déjà plusieurs fois évoqué la seconde de ces affaires, je vous propose de découvrir la première à travers tous les articles de presse copiés ci-dessous.

Il s’agit d’un double assassinat survenu dans la nuit du 19 au 20 août 2003, le juge André venant tout juste d’être nommé vice-président chargé de l’instruction.

A bien des égards, cette affaire ressemble à celle de l’assassinat de l’ancien proxénète brestois Bernard Algret, survenu près de deux ans et demi plus tard, au mois de décembre 2005 : sous prétexte de cambriolages précédés de repérages, ces trois personnes ont été agressées chez elles, dans le Finistère, puis enlevées, séquestrées, torturées et tuées; leurs corps ont été retrouvés très loin de leurs domiciles, près de La Roche-sur-Yon pour les deux premières et près de Nantes pour la troisième.

Je rappelle ici avoir été victime d’un empoisonnement criminel au printemps 2002 alors même que le juge André avait été saisi de mes plaintes contre des proxénètes locaux. Le CHU de Brest ayant toujours catégoriquement refusé de me communiquer les résultats des analyses toxicologiques réalisées alors à mon admission à l’hôpital, j’avais naturellement cherché par divers autres moyens à identifier le ou les produits utilisés par mes empoisonneurs. A cet effet, je m’étais notamment rapprochée d’un laboratoire d’analyses de la faculté des sciences de Brest. Or, une des deux premières victimes, Erwan Duramé, y était laborantin. De plus, lorsqu’il a été assassiné, au mois d’août 2003, je venais tout juste de porter plainte pour l’empoisonnement. Et par la suite, plusieurs autres personnes plus ou moins liées à cette affaire d’empoisonnement criminel ont elles aussi disparu brutalement dans des conditions suspectes ou clairement criminelles mais jamais totalement élucidées. Existe-t-il un lien de cause à effet ? Peut-on encore le rechercher aujourd’hui ? Le juge Raymond André a-t-il emporté tous ses secrets dans l’au-delà ? Mystère.

En tous les cas, je n’ai jamais vu chez lui aucune humanité.

Il jouissait des souffrances qu’il infligeait à ses victimes et n’a jamais respecté aucune douleur.

Ceux qui le pleurent aujourd’hui et peuvent me lire doivent le savoir.

 

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/brest-tribunal-disparition-brutale-du-juge-raymond-andre-11-02-2019-12206760.php

Brest. Tribunal : disparition brutale du juge Raymond André

 

Publié le 11 février 2019 à 16h22

Figure du palais, le juge Raymond André était réputé pour sa grande humanité.

Figure du palais, le juge Raymond André était réputé pour sa grande humanité. (Le Télégramme/Steven Le Roy)

 

Le juge Raymond André, vice-président au tribunal de grande instance de Brest, est décédé, à l’âge de 59 ans, d’une maladie foudroyante. Figure du palais où il est entré en 1989, cet homme habile et économe en mots a conduit toute sa carrière à Brest, où un bref passage à la cour d’appel de Rennes entre 1999 et 2001 fait office d’unique escapade.

 

Évoluant à diverses fonctions du siège, c’est pourtant en qualité de magistrat instructeur, puis de doyen des juges d’instruction que Raymond André a mené la plus grande partie de son magistère. Il avait ouvert les informations dans l’affaire Clarisse et Erwan, comme dans celle de Jean-Jacques Le Page.

Grande qualité d’écoute

Jeune juge, après un bref passage dans la Police nationale au début de sa vie professionnelle, il est aussi le premier à avoir entendu Francis Heaulme après le meurtre d’Aline Pères, sur une plage du Relecq-Kerhuon. Raymond André a, dans le même ordre d’idée, présidé de longues années nombre et nombre d’audiences correctionnelles, où sa qualité d’écoute tant pour le ministère public que pour les défenses d’avocats l’amenait régulièrement à prononcer des peines toujours mâtinées d’humanisme et d’humanité.

Collectionneur de livres et de films

Le juge André n’était pas simplement un homme de robe. Arpentant inlassablement les rues de Brest, ville qu’il aimait par-dessus tout, il aimait chiner et fouiller tout ce que bouquinistes et libraires pouvaient mettre à disposition. Grand amateur de littérature, incollable sur les westerns hollywoodiens et les films des années 50, il possédait une incroyable collection de livres et de films où la figure tutélaire de Marilyn Monroe lui servait de guide.

Il nourrissait aussi une solide affection pour le Stade brestois dont il suivait les résultats qu’il commentait avec délice, le regard plissé et le sourire aux lèvres quand les zefs avaient gagné.

Le juge André était marié et père d’un fils, à qui Le Télégramme présente ses sincères condoléances. Ses obsèques seront célébrées le samedi 16 février, à 16 h 30, à la salle de cérémonies du Vern, 345 zone artisanale du Vern, à Brest.

 

 

https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20010901&article=3209804&type=ar

Trois nouveaux magistrats installés sur fond de délinquance des mineurs

 

Publié le 01 septembre 2001
 
Photo Juges 2001

 

La rentrée judiciaire approche à grands pas. Alors que les audiences correctionnelles reprendront dès le début de semaine prochaine, le tribunal de grande instance (TGI) de Brest a procédé hier à l’installation de trois nouveaux magistrats, deux juges d’instruction et une substitut du procureur de la République.

 

S’il est vrai que Raymond André et Bernard Simier, juges d’instruction, ont déjà fourbi leurs armes dans la cité du Ponant, pour Isabelle Johanny, substitut du procureur, il s’agit en revanche d’une grande première (lire par ailleurs). Quoi qu’il en soit, le procureur François Nicot s’est félicité de ces arrivées, notamment auprès du parquet. «C’est la fin d’une longue vacance au ministère public, où heureusement nous avions des magistrats placés de grande qualité. Mais l’intérêt de nommer un titulaire attribue un gage de stabilité et d’efficacité dans le travail. J’estime que le temps est absolument essentiel à la bonne connaissance du terrain».

Une réponse systématique

François Nicot a par ailleurs confirmé que Melle Isabelle Johanny occuperait spécialement la place de procureur auprès du tribunal des mineurs «une mission délicate mais tout à fait essentielle car la politique pénale menée auprès des mineurs est une priorité où nous nous efforçons de traiter les dossiers en temps réel et en apportant une réponse judiciaire systématique. Dans ce domaine, il n’existe pas de dossiers classés sans suite». Et le procureur d’insister : «La diminution de cette délinquance sur les six premiers mois de l’année, à Brest, est tout à fait positive. Mais de nombreux efforts restent à faire, notamment grâce à la future police de proximité». Une philosophie que n’a pas contredite le président Bertrand Louvel dans son allocution de bienvenue. «L’exception brestoise en matière de délinquance des mineurs est en voie de résorption. Aujourd’hui, ce chiffre est comparable à celui des autres agglomérations de la même importance».

Deux vice-présidents attendus

Voici pourquoi, sans doute, le TGI de Brest a récemment obtenu la création d’une nouvelle vice-présidence auprès du tribunal des enfants. Pour l’instant, ce poste n’est pas pourvu, tout comme celui de vice-président juge des libertés, estimé pourtant dans le discours des magistrats comme «une fonction se révélant de plus en plus prenante». Le président Louvel garde toutefois bon espoir pour que ces lacunes soient comblées dans «les six mois à venir». En tout état de cause, avant la fin des travaux destinés à la rénovation du palais de justice, convenue à la prochaine rentrée.

 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000574953&categorieLien=id

JORF n°18 du 22 janvier 1999 page 1194

Décret du 20 janvier 1999 portant nomination de magistrats

NOR: JUSB9810450D

ELI: Non disponible

Par décret du Président de la République en date du 20 janvier 1999, vu l’avis du Conseil supérieur de la magistrature, sont nommés :

Tribunal de grande instance de Rennes

Vice-présidents :

Mme Marie-Isabelle Le Roux, épouse Le Potier, juge audit tribunal, chargée du service du tribunal d’instance de Rennes, en remplacement de Mme Morel-Tivan, nommée conseillère à la cour d’appel de Rennes ;

M. Pierre Calloch, juge audit tribunal, en remplacement de M. Angibaud, nommé conseiller à la cour d’appel de Caen.

Juges :

Sur sa demande, Mme Agnès Allex, épouse Baehr, juge au tribunal de grande instance de Dinan, en remplacement de M. Calloch ;

Mlle Marthe Moreau, juge placée auprès du premier président de la cour d’appel de Rennes, en remplacement de M. Le Donge L’Henoret ;

Juge chargée du service du tribunal d’instance de Rennes : Mlle Géraldine Berhault, juge placée auprès du premier président de la cour d’appel de Rennes, en remplacement de Mme Le Potier.

Juges d’instruction, sur leur demande :

M. Raymond André, juge d’instruction au tribunal de grande instance de Brest, en remplacement de Mme Angibaud ;

M. Patrice Sotero, juge d’instruction au tribunal de grande instance de Poitiers, en remplacement de M. Lemoine.

 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000588675&categorieLien=id

JORF n°77 du 31 mars 2001 page 5082

Décret du 29 mars 2001 portant nomination de magistrats

NOR: JUSB0110119D

ELI: Non disponible

Par décret du Président de la République en date du 29 mars 2001, vu l’avis du Conseil supérieur de la magistrature :

Sont nommés :

Tribunal de grande instance de Brest

Substitute du procureur de la République, à compter du 20 juillet 2001 : Mlle Isabelle Johanny, substitute du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Blois.

 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000406596

JORF n°179 du 4 août 2001 page 12662

Décret du 31 juillet 2001 portant nomination de magistrats

NOR: JUSB0110301D

ELI: Non disponible

Par décret du Président de la République en date du 31 juillet 2001, vu l’avis du Conseil supérieur de la magistrature :

Sont nommés :

Tribunal de grande instance de Brest

Juges d’instruction :

M. Raymond André, juge d’instruction au tribunal de grande instance de Rennes ;

M. Bernard Simier, juge d’instruction au tribunal de grande instance de Bernay.

 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000229723

JORF n°157 du 9 juillet 2003 page 11634
texte n° 77
 
Décret du 8 juillet 2003 portant nomination (magistrature)
NOR: JUSB0310313D

ELI: Non disponible

Par décret du Président de la République en date du 8 juillet 2003, vu l’avis du Conseil supérieur de la magistrature, sont nommés :

Tribunal de grande instance de Brest

Vice-président chargé de l’instruction : M. Raymond Andre, juge d’instruction audit tribunal.
Vice-présidente chargée du service du tribunal d’instance de Brest : Mme Pierrette Codina, épouse Handel, juge au tribunal de grande instance de Quimper chargée du service du tribunal d’instance de Châteaulin.
Vice-procureur de la République : M. Jean-Yves Kerboeuf, substitut du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Rennes.

 

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000026218624

JORF n°0170 du 24 juillet 2012
texte n° 24
 
Décret du 20 juillet 2012 portant nomination (magistrature)
NOR: JUSB1226068D

ELI: Non disponible

Par décret du Président de la République en date du 20 juillet 2012, vu l’avis du Conseil supérieur de la magistrature lors de ses séances du 29 mai 2012 et du 31 mai 2012, sont nommés :

Tribunal de grande instance de Brest
M. Raymond ANDRE, vice-président, est déchargé des fonctions de l’instruction et chargé des fonctions de juge des enfants.
Vice-président chargé de l’instruction :
M. Serge DURAND, vice-président chargé de l’instruction au tribunal de première instance de Nouméa.
Vice-président chargé du service du tribunal d’instance de Morlaix :
M. Eric DURAFFOUR, juge au tribunal de première instance de Nouméa chargé du service de la section détachée de Lifou.
Mme Anne-Cécile ANDRE, juge, est déchargée du service du tribunal d’instance de Morlaix et chargée du service du tribunal d’instance de Brest.
Substitute du procureur de la République :
Mme Gwenaëlle THOUROUDE, épouse SCHULZ, substitute placée auprès du procureur général près la cour d’appel de Rennes.

 

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/un-couple-assassine-lors-d-une-equipee-sauvage-26-08-2003-2004338836.php

Un couple assassiné lors d’une équipée sauvage

 

>Faits divers|Rodolphe Landais| 26 août 2003, 0h00 |0

 

Le Champ-Saint-Père (Vendée)

 

C’EST DANS un étang, situé près d’une ferme isolée du Champ-Saint-Père, à une vingtaine de kilomètres au sud de La Roche-sur-Yon (Vendée), que les policiers du SRPJ de Rennes ont découvert dimanche les restes de Clarisse Lignez et d’Erwan Duramé, 31 ans, découpés, partiellement calcinés et jetés dans des sacs poubelle lestés de parpaings.

Les enquêteurs ont établi que les victimes auraient été assassinées dans leur maison à Brest (Finistère), dans la nuit de mardi à mercredi dernier, par six hommes âgés de 17 à 31 ans, dont quatre frères : Stéphane, Eric, Ludovic et Tony Planchet. Ensuite, les meurtriers auraient transporté en voiture les cadavres jusqu’en Vendée. Leur mobile semble être le vol de deux puissantes voitures et de deux cartes de crédit.

Pour les policiers, l’affaire avait commencé vendredi par un banal signalement. «Les parents de Clarisse et d’Erwan étaient inquiets, raconte un enquêteur. Clarisse, qui était visiteuse médicale, avait manqué un séminaire sans raison. Leur maison était vide, elle semblait avoir été visitée. De plus, le chien était là, alors que le couple ne s’en séparait jamais.» Quelques heures seulement après le signalement de cette disparition, une patrouille retrouve la trace du 4 x 4 Toyota d’Erwan, laborantin à l’université de Brest, piloté par deux jeunes. Images vidéo de banque à l’appui, les enquêteurs comprennent très vite que ces deux suspects ont également utilisé la carte bleue de Clarisse pour retirer un total de 870 .

Trahis par le téléphone portable de l’une des victimes

« A ce stade, on récupère le nom des complices, on en arrête deux autres, mais personne ne parle encore de crime », précise un policier.

Les derniers suspects encore en fuite seront trahis par le téléphone portable d’Erwan qu’ils utilisent plusieurs fois, alors qu’ils se trouvent à La Roche-sur-Yon, puis à Champ-Saint-Père, un petit village de 1 400 habitants. Tard vendredi soir, les policiers parviennent à localiser avec une grande précision le dernier appel qui a été passé du lieudit la Poterie-Neuve, un hameau isolé en bordure du village de Champ-Saint-Père.

Samedi matin, le GIPN passe à l’action, interpelle les deux derniers suspects et retrouve immédiatement la deuxième voiture du couple, une Audi TT.

Finalement, le lendemain dimanche, ils finiront par faire la macabre découverte dans un étang, tout près de la ferme de la famille Planchet.

« Jeudi, l’un des gars a fait du feu, raconte le voisin le plus proche. Je lui ai dit que ce n’était pas prudent d’en faire si près d’une maison. Il a tout de suite arrêté. Il est venu me serrer la main. Evidemment j’étais trop loin pour voir ce qu’il brûlait. »

Pour l’instant sur les six prévenus, un seul a été mis hors de cause pour les meurtres, les cinq autres se renvoient les responsabilités, et les enquêteurs tardent à établir la chronologie exacte de cette équipée sauvage.

« Sans qu’on ait encore de certitude, il semble que le groupe ait d’abord voulu voler l’une des voitures. Il se sera sans doute fait surprendre. A partir de là, les choses ont probablement dégénéré. Les quatre frères n’avaient plus qu’une solution : fuir dans la ferme familiale pour tenter d’y dissimuler les corps », résumait hier un enquêteur.

Cinq membres de la bande ont été mis en examen et écroués, le sixième a été placé sous contrôle judiciaire.

 

https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20051003&article=10786208&type=ar

Clarisse et Erwan. La terrible énigme

 

Publié le 03 octobre 2005
Dans la nuit du 19 au 20 août 2003, un jeune couple de Brestois disparaissait...

Dans la nuit du 19 au 20 août 2003, un jeune couple de Brestois disparaissait de son domicile. Leurs corps calcinés étaient retrouvés quatre jours plus tard, dans un plan d’eau, en Vendée. Le fait divers a horrifié Brest. Un mois après les faits, 1.500 personnes défilaient en silence dans les rues de la ville (Photo d’archives Hervé Chambonnière).

 

Un meurtrier présumé libéré, un juge d’instruction dessaisi et, deux ans après les faits, toujours aucune vérité sur «le double meurtre de Brest».

 

Un meurtrier présumé libéré, un juge d’instruction dessaisi et, deux ans après les faits, toujours aucune vérité sur « le double meurtre de Brest». Pourquoi l’instruction s’est-elle enlisée ? Quelles sont les parts d’ombre de ce dossier que tout le monde connaît désormais sous le nom de «Clarisse et Erwan» ?Dimanche 24 août 2003. La police retrouve les corps sans vie de Clarisse et Erwan, un couple brestois disparu quatre jours plus tôt. Ils ont été assassinés. Leurs corps ont été brûlés, puis immergés. Ils avaient 32 et 30 ans. Le fait divers horrifie Brest. Le jeune couple aurait été surpris dans sa maison par des cambrioleurs qui convoitaient leurs voitures : une Audi TT et un Toyota Rav 4X4 (1). Trois hommes sont très rapidement interpellés.«En moins de 48 heures, l’affaire était bouclée», se rappelle un proche de la famille de Clarisse.

«A cet instant, nous avons senti qu’il y avait un relâchement général. Les policiers avaient les meurtriers présumés. C’était fini».

C’est du moins ce que tout le monde croyait.

Le plus jeune avait 16 ans

Les trois suspects sont jeunes et tous connus, à des degrés divers, des services de police. Le premier, Gérôme B., un Lorientais placé en foyer à Brest quelques mois plus tôt, a 16 ans. C’est un «caïd» d’1,70 m, au crâne rasé et au visage sans expression. Son compagnon, 1,83 m, filiforme, a 23 ans et se nomme Saïd Abdellaoui. Il a le look «bohême», mais l’individu, volontiers affabulateur (il se fait passer pour un Colombien dénommé Assoul), est également décrit comme «froid et dur». Et il peut être violent. Sa compagne l’aurait d’ailleurs quitté pour ce motif. Le troisième suspect s’appelle Stéphane Planchet. Ce Vendéen au visage émacié, âgé de 30 ans, père d’une fillette de cinq ans, dont il a la garde, s’est installé dans le Finistère en 1995, à Morlaix, puis à Brest. Divorcé, il vit de petits boulots et réside dans un logement HLM… à moins de 200 m du pavillon de Clarisse et Erwan. Dès le 24 août, les trois hommes sont mis en examen pour meurtre ayant facilité un délit, vol en réunion et atteinte à l’intégrité des cadavres. Ils risquent la réclusion criminelle à perpétuité.

«Ils vont craquer»

L’affaire éclate pendant les vacances. Les policiers qui interrogent les suspects ne sont pas forcément les plus rompus à cet exercice, surtout face à des individus qui font preuve d’un aplomb déroutant. Pourtant, à cette époque, les enquêteurs ne doutent pas un instant que ces trois-là vont craquer, et tout raconter. Erreur. Le trio parle. Mais seulement pour se rejeter mutuellement la responsabilité des meurtres. Saïd désigne Stéphane, Gérôme incrimine Saïd. Et Stéphane assure qu’il n’a tué personne. Il affirme avoir agi sous la menace pour transporter, puis faire disparaître les corps, dans la propriété de ses parents, à Champ-Saint-Père, en Vendée. Que s’est-il passé dans la nuit du 19 au 20 août ? Les enquêteurs butent sur un vide de huit heures. Clarisse est rentrée vers 19 h et Erwan vers 21 h. Le trio était déjà là. On ne retrouve leur trace qu’à 5 h 25 du matin. L’heure à laquelle une caméra du CMB, situé à 300 m de là, saisit les visages de Saïd et Gérôme. On les voit retirer 870 € avec la carte d’Erwan. Après trois tentatives infructueuses, la carte de Clarisse a été avalée. La jeune femme avait-elle déjà été tuée ? Personne ne parle. Et rien ne fait craquer le trio. Pas même les suppliques des familles qui assistent aux reconstitutions. Ce mauvais scénario dure des mois. Les enquêteurs ne peuvent malheureusement s’appuyer sur aucun élément matériel déterminant. Les autopsies n’ont révélé qu’une chose : le couple a été abattu d’une balle de 22 Long Rifle dans la tête, tirée à bout portant. L’arme, subtilisée par Gérôme à son père, puis vendue à Saïd, n’a pas été retrouvée. L’examen du domicile du couple n’a rien donné. Pas de sang. Rien. Une tâche a bien été relevée dans le coffre de l’Audi. Du sang appartenant à Erwan. Et c’est tout. Quant au bornage des téléphones portables, pas assez précis, il ne démontre rien.

«D’indispensables vérifications» pas réalisées

En l’état du dossier, le risque, si aucune responsabilité n’est établie, c’est un acquittemment en Cour d’assises. Vingt mois ont déjà passé. Le parquet se décide enfin à requalifier les faits en «enlèvement, séquestration, actes de barbarie, suivis de mort». D’un point de vue juridique, il n’est plus besoin de savoir qui a donné la mort pour que les trois mis en cause risquent pour de bon la réclusion criminelle à perpétuité (2). Deux mois plus tard, coup de théâtre. Gérôme B. est remis en liberté. C’est la loi. La détention provisoire, pour un mineur, ne peut excéder deux années, tant que l’instruction n’est pas achevée. Deux ans, c’est aussi le délai légal au terme duquel le juge d’instruction doit justifier, à la chambre de l’instruction d’une Cour d’appel, la poursuite de l’enquête. Et là, face aux magistrats rennais, le bilan du juge André ne convainc pas. Fait rare, la Cour d’appel dessaisit le juge brestois. Et confie l’instruction au doyen des juges d’instruction du tribunal de grande instance de Nantes, Jacky Coulon. Le magistrat, réputé «redoutable», «méticuleux et intelligent», a officié comme substitut du procureur à Brest au début des années 90.

A Brest, la nouvelle fait l’effet d’une bombe. Me Labat, l’avocat de Gérôme, dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.«C’est un scandale ! Le juge André a bien fait son travail. On lui fait payer le fait que certains des mis en examen ne parlent pas ! Je ne vois pas en quoi la désignation d’un nouveau juge pourrait faire avancer l’enquête».

Pourtant, selon nos informations, la cour aurait estimé que «des vérifications indispensables» n’avaient pas été réalisées. Des manquements dénoncés en des termes «très vifs». Premier d’entre eux : l’absence d’expertise pour estimer le temps de crémation des corps. Celle-ci pourrait pourtant s’avérer capitale pour apprécier les différents horaires avancés par les mis en examen. Utile aussi pour savoir si les parents Planchet, qui n’ont pas été mis en examen, pouvaient ignorer qu’on brûlait des corps à moins de 100 mètres de chez eux.«S’ils avaient été mis en examen dès le départ, Stéphane et ses deux frères auraient parlé», soutient une source proche de l’enquête. Techniquement, c’était impossible pour le magistrat instructeur. Pas sans l’appui du parquet. Mais celui-ci n’est jamais venu.

«Papa a mis des piles dans le fusil»

Autre «raté» : un sous-vêtement féminin apparaît sur au moins deux clichés de l’identité judiciaire, pris en Vendée. Aucun PV n’en fait état. Appartient-il à la victime ? Si tel est le cas, il pourrait apporter de précieuses informations. On ne le saura jamais. Il n’a jamais été saisi. D’autres questions restent sans réponse : le corps de Clarisse pouvait-il être contenu dans une valise, comme l’a prétendu le trio ? Pourquoi, enfin, les domiciles des suspects et l’endroit où ils s’entraînaient au tir, dans des locaux désaffectés du port de commerce de Brest, n’ont-ils pas été passés au crible ? Le couple aurait pu y être emmené et exécuté. Concernant les faits, il y a plus troublant. Il y a quelques mois, la fille de Stéphane Planchet, qui a fait l’horrible voyage Brest-Champ Saint-Père dans la nuit du 19 au 20 août, a fait des «révélations». Comme Saïd Abdellaoui, elle affirme qu’Erwan était encore vivant à son arrivée en Vendée. Mais elle ajoute que c’est son père qui l’a tué. Elle l’a dit avec les mots d’une petite fille de sept ans :«Papa a mis des piles dans le fusil (…) Il a tué le monsieur dans la malle».

Elle désigne Gérôme comme étant le meurtrier de Clarisse. Ses propos, non vérifiables, peut-être orientés, ont néanmoins été jugés «crédibles» par deux experts. L’enfant a aussi affirmé que le corps d’Erwan avait été enterré avant d’être immergé. Sans aucune concertation, Saïd a dit la même chose, désignant même un trou qui a été retrouvé. Une analyse est en cours. Ces résultats, comme ceux d’autres investigations ultérieures, permettront peut-être de mesurer la crédibilité des uns et des autres. Un élément décisif dans un dossier où tout le monde dissimule la vérité et où tout ne semble plus reposer que sur les déclarations des mis en cause.

La crainte d’un troisième coup de théâtre

En détention provisoire, Saïd Abdellaoui a pris 10 kilos et aurait perdu son caractère «dur». Stéphane Planchet, décrit comme «froussard et fuyant», ne parle quasiment plus. Gérôme, qui est libre mais «sous contrôle judiciaire strict», continue de nier.«C’est le plus intelligent des trois. Il est dur. C’est quelqu’un de froid et sûr de lui», confie une source proche de l’enquête, impressionnée, comme d’autres, par son regard.

« Un regard qui fait peur.»

Et tout le monde redoute un troisième coup de théâtre. Et si Gérôme, qui sait que vingt années de réclusion pèsent au-dessus de sa tête, décidait de prendre la fuite ?

«Quelque chose de pire»

Quand les trois meurtriers présumés répondent aux questions, ce n’est qu’avec prudence. Ils n’expriment aucune émotion. Aucun remord. Cette indifférence a surpris tout le monde.«Ils ne pensent pas et ne réagissent pas comme des êtres normaux», rapportent plusieurs sources qui illustrent leurs propos par une terrible anecdote : une réponse faite à des policiers.

«Qu’avez-vous fait après avoir brûlé les corps ?» «Nous avons mangé une pizza». «Pris isolément, ils pourraient être inoffensifs. Ensemble, ils constituaient un mélange explosif. Ils ont dû s’entraîner mutuellement», avance une autre source. Saïd, Stéphane et Gérôme vont-ils enfin dire ce qui s’est réellement passé dans la nuit du 19 au 20 août 2004 ? Vont-ils mettre un terme à l’insoutenable attente des familles ? Le doute est permis. Les enquêteurs craignent que les trois meurtriers présumés aient «quelque chose de pire à cacher». Pire que le meurtre et la crémation de deux êtres humains.

(1) L’un des trois meurtriers présumés avait loué, à Brest, la veille du drame, deux boxes fermés. Il avait confié au propriétaire qu’il souhaitait notamment y garer «un gros 4X4»… (2) Agé de 16 ans à l’époque des faits, Gérôme bénéficie de «l’excuse de minorité» et ne risque donc que 20 ans de réclusion. Par une décision spécialement motivée, la Cour d’assises pourrait cependant le condamner, s’il est renvoyé devant elle, comme un majeur.

 

https://www.letelegramme.fr/ig/dossiers/crim/clarisse-et-erwan-faits-et-procedure-01-11-2006-206517.php

Clarisse et Erwan. Faits et procédure

 

Publié le 01 novembre 2006 à 00h00 Modifié le 15 janvier 2009 à 16h50

Nuit du 19 au 20 août 2003

19 h. Clarisse Lignez, 32 ans, visiteuse médicale, rentre chez elle. Elle gare son 4X4 à côté de la maison qu’elle et son compagnon, Erwan Duramé, 29 ans, laborantin à la faculté de sciences, ont achetée quelques mois plus tôt . Il a fait très chaud dans la journée. La jeune femme prend une douche. C’est peut-être à cet instant, ou peu après, qu’une ou plusieurs personnes s’introduisent chez elle. Ces mêmes personnes avaient déjà inspecté la maison, plus tôt dans l’après-midi.
21 h. Erwan rentre à son tour, au volant de son Audi TT.
3 h 30. Une habitante qui réside à 250 m du domicile du jeune couple voit les deux voitures se garer devant le domicile de son voisin, Stéphane Planchet.
5 h 30. Deux individus retirent 870 EUR, en deux fois, avec la carte d’Erwan, à un distributeur situé à 300 m de la maison du couple. Une caméra vidéo filme la scène. La carte de Clarisse est avalée après trois tentatives infructueuses. Dans la foulée, les deux véhicules volés prennent la direction de la Vendée, au domicile des parents de Stéphane Planchet, à Champ-Saint-Père. (Photo archives Le Télégramme)

Vendredi 22 août
Très inquiète de la disparition du couple, la famille alerte la police. Plusieurs proches, qui passent la ville au peigne fin, repèrent le 4X4 de Clarisse, dans une rue du quartier Saint-Martin, à Brest. La police planque et interpelle, en fin de soirée, deux individus qui montent dans le véhicule. Il s’agit des deux individus filmés devant la banque.

Samedi 23 août
Stéphane Planchet est interpellé à Brest. La police pense alors que le couple est séquestré en Vendée. Une descente avec le GIPN est organisée. Le couple n’est pas retrouvé, mais les trois frères de Stéphane Planchet sont interpellés. Les auditions permettent de retrouver les corps mutilés et carbonisés, dans un plan d’eau, non loin du domicile des Planchet, en Vendée.

Vendredi 5 septembre
Obsèques du jeune couple à l’église Saint-Martin, à Brest. Une foule nombreuse adresse ses derniers adieux à Erwan et Clarisse. La ville est en état de choc.

Vendredi 19 septembre
Plus de 1.500 personnes manifestent silencieusement dans les rues de la ville, en hommage au jeune couple, et pour dire aussi leur « refus de la violence gratuite et aveugle ». « Cela aurait pu vous arriver à vous ou à vos proches », lance un membre de la famille de Clarisse à la foule. Un collectif est créé dans la foulée (700 adhérents) et une pétition lancée (12.872 signatures), remise en 2004 au ministre de la Justice.

Novembre et décembre
Les autopsies pratiquées fin août révèlent que Clarisse et Erwan ont été abattus d’une balle de 22LR dans la tête. Le juge d’instruction organise une première confrontation avec les trois principaux mis en examen, qui se rejettent la responsabilité du double crime. Ils restent en détention. Ludovic et Eric Planchet sont libérés et placés sous contrôle judiciaire. Ils n’ont pas participé aux faits brestois.

Février 2004
Première « reconstitution » (huit heures), à Brest, sous haute protection policière. Une seconde sera organisée, quatre mois plus tard, en Vendée (ci-dessous, la fermette de Champ-Saint-Père, où les corps de Clarisse et Erwan ont été transportés). (Photo archives Vendée Matin-Ronan Le Monnier).

Août 2005
Gérôme B., 16 ans et quatre mois au moment des faits, est libéré, sous contrôle juudiciaire. Une détention provisoire ne peut excéder deux ans pour un mineur. Abasourdies, les familles des victimes (ci-dessous) sont reçues par le procureur de Brest. (Photo archives Guillaume Meyer)

Septembre 2005
Le juge d’instruction brestois est dessaisi. Estimant que des actes d’instruction essentiels n’ont pas été réalisés, la chambre de l’accusation de la cour d’appel de Rennes confie l’enquête au doyen des juges d’instruction de Nantes.

Novembre 2005
Gérôme B. retourne en prison. Il est condamné à six mois de prison ferme pour avoir utilisé deux chèques volés au propriétaire de son appartement, pour acheter 1.300 EUR de boissons alcoolisées et de CD.

Avril 2006
Fin de l’instruction. Gérôme B. a purgé sa peine de six mois de prison ferme. Il est libre sous contrôle judiciaire.

Juin 2006
Pour une erreur administrative, le procès d’assises ne peut avoir lieu qu’à Nantes, dans le ressort du second juge d’instruction, et pas à Quimper (29), comme les familles des victimes en avaient fait la demande. La cour d’appel de Rennes décide de disjoindre les cas des frères et de la mère de Stéphane Planchet, obligeant à un second procès, plus tard, devant un simple tribunal correctionnel.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/proces-du-double-meurtre-entre-amis-08-11-2006-2007487730.php

Procès du double meurtre entre amis

 

>Faits divers|Rodolphe Landais| 08 novembre 2006, 0h00 |

Nantes (Loire-Atlantique)

 

DIFFICILE de concevoir un mobile plus dérisoire pour un double meurtre aussi atroce.

En août 2003, on découvrait les corps mutilés et calcinés de Clarisse Lignez, 32 ans, et Erwan Deramé, 30 ans, près d’une ferme de Champ-Saint-Père, en Vendée. L’enquête montrera que le jeune couple a été abattu d’une balle dans la tête après un banal cambriolage dans sa maison de Brest. Les quatre agresseurs visaient les voitures, les bijoux et les cartes bleues de leurs victimes. Ils se sont finalement déchaînés sur le couple.

Agés de 16 à 30 ans au moment des faits, les accusés comparaissent depuis hier et jusqu’au 17 novembre devant la cour d’assises de Loire-Atlantique, à Nantes, pour « séquestration suivie de mort ». Si la qualification de meurtre ne figure pas explicitement » dans l’arrêt de renvoi, c’est qu’aucun des accusés ne reconnaît le double crime. D’où l’immense détresse des familles d’Erwan et Clarisse, et singulièrement de leurs mères présentes hier à Nantes. « Ils ont tué nos enfants trois fois, affirme la maman de Clarisse, en larmes. Une première fois en les tuant d’un coup de fusil, une deuxième fois en brûlant leurs corps et une troisième en refusant de dire la vérité ! »

« Angoissées à l’idée que leurs enfants aient pu vivre un calvaire »

Les accusés se sont bornés à reconnaître l’évidence. Les uns ont été filmés alors qu’ils retiraient de l’argent dans un distributeur de billets à Brest avec la carte bleue de Clarisse. Les autres ont été arrêtés au volant de l’une des voitures du couple. Impossible dans ces conditions de tout nier en bloc. Mais sur l’enchaînement des événements, dans la nuit du 19 au 20 août 2003, deux juges d’instruction successifs ne sont pas parvenus à percer le mystère. « Ce soir-là, Clarisse est rentrée la première vers 19 heures, puis Erwan est arrivé vers 21 heures. Leurs agresseurs sont repartis vers 4 h 30 le lendemain matin. Toute la question est de savoir ce qui s’est passé entre-temps. Les familles des victimes sont légitimement angoissées à l’idée que leurs enfants aient pu vivre une nuit épouvantable, un calvaire », résume un proche du dossier.

Pour les mères d’Erwan et Clarisse, c’est précisément parce qu’ils partagent un lourd et terrifiant secret que les accusés se taisent. Un silence d’autant plus dérisoire que la peine encourue pour une séquestration suivie de mort est la même que pour un assassinat : la réclusion criminelle à perpétuité.

 

https://www.20minutes.fr/nantes/122578-20061123-perpetuite-deux-accuses-meurtre-couple-brestois

Perpétuité pour deux accusés du meurtre d’un couple brestois

 

©2006 20 minutes

Publié le 23/11/06 à 00h00 — Mis à jour le 22/11/06 à 23h49

Deux des quatre jeunes qui comparaissaient depuis deux semaines à huis clos devant la cour d’assises des mineurs de Loire-Atlantique pour avoir tué d’une balle dans la tête un jeune couple brestois, ont été condamnés mardi, en fin de soirée, à la réclusion criminelle à perpétuité. Cette peine maximale, prononcée à l’issue de 6 h 30 de délibéré contre les deux principaux instigateurs du meurtre, est assortie de périodes de sûreté fixes de 22 et 20 ans. Un mineur au moment des faits a aussi été condamné à 30 ans de prison. Le quatrième jeune, considéré comme complice, a écopé de 8 ans. Le 23 août 2003, les corps mutilés et calcinés d’Erwan Durame, 31 ans, et de Clarisse Lignez, 32 ans, un laborantin et une visiteuse médicale résidant à Brest, avaient été retrouvés au fond d’un lac à Champ-Saint-Père (Vendée), à moins de 50 mètres d’une résidence appartenant aux parents de deux des accusés. « Aucune peine ne les ramènera en vie, mais nous sommes quand même satisfaits », a déclaré Stéphane Pichon, le beau-frère de Clarisse.

F. B.

 

https://www.letelegramme.fr/ig/dossiers/crim/clarisse-et-erwan-le-verdict-de-la-cour-d-assises-22-11-2006-206520.php

Clarisse et Erwan. Le verdict de la cour d’assises

 

Publié le 22 novembre 2006 à 00h00

Le verdict est tombé, hier soir peu après minuit. Après six heures de délibéré, la cour d’assises de Loire-Atlantique a condamné Gérôme B. à 30 ans de réclusion cirminelle, Saïd Abdellaoui et Stéphane Planchet à la perpétuité. Eric Planchet écope d’une peine de huit ans de réclusion criminelle.

 

La réclusion criminelle à perpétuité. Le maximum prévu par la loi. Au terme d’un procès qui aura duré onze jours, c’est cette peine que les neuf jurés et les trois magistrats de la cour d’assises de Loire-Atlantique ont infligée à Saïd Abdellaoui, et Stéphane Planchet avec, respectivement 22 et 20 ans de sureté (*). C’est cette peine qu’avaient requise les deux avocats généraux, après trois heures d’un réquisitoire qui a démonté les versions des uns et des autres. Personne n’a donc dit la vérité. Les avocats généraux ont dès lors considéré que les trois principaux accusés étaient coupables, tous les trois au même niveau. Cependant, et bien que les jurés aient levé « l’excuse de minorité » de Gérôme B. – fait rare – ce dernier, mineur au moment des faits, n’est condamné qu’à trente ans de réclusion criminelle.

La défense « piégée »
C’était l’une des «bizarreries» de ce procès. Aucun de ces trois mis en cause n’était accusé des meurtres de Clarisse et Erwan. Pourquoi? Techniquement, il était impossible de prouver qui avait fait quoi. Et les trois accusés se rejettaient mutuellement la responsabilité des crimes. Pour l’accusation, c’était risquer, devant une cour d’assises, un acquittement: le doute doit toujours profiter aux accusés, dit la loi. En les poursuivant pour « séquestration suivie de mort, vol accompagné de violences ayant entraîné la mort, et atteinte à l’intégrité des cadavres », plus besoin de prouver qui a tué pour risquer, malgré tout, la réclusion criminelle à perpétuité. Plus besoin de faire « toute la lumière » sur les faits. Avec cette qualification, la défense se retrouvait en quelque sorte « piégée ». Y a-t-il eu vol? Oui. Y a-t-il eu violences? Forcément oui. Y a-t-il eu mort? Encore oui. Les jurés devaient répondre à 34 questions. A chacune, ils ont répondu « oui ».

 » Le pacte de l’horreur  »
Mais les familles attendaient plus. Que s’est-il passé pendant les huit heures où le jeune couple a été retenu à son domicile ? Pourquoi avoir tué Clarisse et Erwan ? Pourquoi s’être acharné sur leurs cadavres ? Cette vérité, le procès n’est, semble-t-il, pas parvenu à l’établir. Pourquoi, sachant qu’ils risquaient la peine la plus lourde, les trois principaux accusés n’ont-ils pas raconté ce qui s’était passé ce soir-là ? Pourquoi n’ont-ils pas dit la vérité ? Pour l’accusation, l’explication était simple. Ils avaient quelque chose de pire à cacher. Les accusés sont restés muets, parce qu’ils étaient « liés par un pacte de l’horreur », diront les deux avocats généraux, qualifiant les trois hommes de « bêtes assoiffées de sang ».

Pas d’excuse de minorité
L’accusation et les parties civiles sont bien parvenues à établir un scénario. Mais, huis clos oblige, ce dernier n’a pu être communiqué hors la salle d’assises. C’est la règle quand l’un des accusés ou l’une des victimes est mineur. C’était le cas de Gérôme B., l’un des trois principaux accusés, âgé de 16 ans et quatre mois au moment des faits, en août 2003. Dès que le huis clos est prononcé, le public et la presse ne peuvent plus assister aux débats. Rien ne doit filtrer de la salle de la cour d’assises, sous peine de voir tout le procès annulé pour vice de procédure. C’est ce qu’a solennellement rappelé, à plusieurs reprises, le président André Lourdelle. Mais ce n’est pas parce qu’il était mineur que cela pouvait excuser un tel acharnement et une telle barbarie, a répondu hier soir la cour d’assises.

(*)La sûreté, de 22 ans pour Saïd Abdellaoui et 20 ans pour Stéphane Planchet, est le délai pendant lequel ils ne pourront bénéficier d’aucune remise de peine. Malgré la levée de l’excuse de minorité, la loi interdit d’infliger une peine de sûreté à une personne qui était mineure au moment des faits. Beaucoup moins impliqué, Eric Planchet a été condamné à 8 ans de réclusion criminelle, pour le recel des deux voitures volées et la crémation des deux cadavres, assimilée à une dissimulation de preuves.

 

https://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/clarisse-et-erwan-le-proces-en-appel-debute-aujourdhui-20080325-2770538_1267595.php

Clarisse et Erwan. Le procès en appel débute aujourd’hui

 

Publié le 25 mars 2008
Les parents de Clarisse et Erwan - ici Mmes Lignez et Duramé, lors du premier...
Les parents de Clarisse et Erwan – ici Mmes Lignez et Duramé, lors du premier procès – vont à nouveau subir le récit de la mort de leur enfant. « Avancer dans la vérité nous fait peur. Il y a trop d’horreur », dit Josette Duramé.
Photo archives Françoise Destoc

 

Le procès en appel des trois meurtriers présumés du jeune couple brestois Clarisse Lignez et Erwan Duramé s’ouvre aujourd’hui à Rennes.

 

Le procès en appel des trois meurtriers présumés du jeune couple brestois Clarisse Lignez et Erwan Duramé s’ouvre aujourd’hui à Rennes. Pour les familles, trois semaines très éprouvantes se profilent. « Le verdict du premier procès nous convenait. La Justice avait fait son travail. Nous devons subir à nouveau… », constatent, éplorés, les parents d’Erwan, Josette et Jean-Pierre Duramé. Aux côtés de la famille de Clarisse Lignez, ils ne pourront échapper, malgré tous les faux-fuyants des accusés, au récit cru et terrifiant des dernières heures de leurs enfants respectifs. « Écouter le déroulement de leur mort, minute par minute, c’est à perdre la raison. S’ils étaient morts dans un accident de voiture ou de maladie, on n’y pourrait rien. Mais on nous les a assassinés. Il fallait qu’ils les tuent, et qu’ils les brûlent. Ils ne nous ont même pas laissé les serrer dans nos bras », souffle Josette Duramé.

« Ils ont détruit toute la famille »

Le premier verdict ne leur a apporté aucune paix. Ils ressassent inlassablement la vie sans histoires d’Erwan et Clarisse. « C’était un couple on ne peut plus normal. Ils rentraient à la même heure le soir, nous téléphonaient, prenaient des nouvelles des uns et des autres. Clarisse disait toujours : comme Erwan me fait rire ! Ils étaient si bien ensemble… ». Noël, les anniversaires, les repas entre amis… Tous ces petits événements ne sont plus pour eux que des mots sans substance, qui les ramènent au calvaire de leur enfant. « Notre Erwan, c’était toute notre vie comme l’est notre fille Nathalie. Entre Erwan, Nathalie et nous, il y avait tant d’amour. Nous étions une famille unie. Ce n’est pas de l’eau de rose. C’était vraiment comme ça. Nous avions tout pour être heureux. En nous l’enlevant dans ces conditions, ils ont détruit toute la famille. Jean-Pierre et moi, nous ne pouvons même plus nous regarder. Heureusement que nous avons 25 ans de mariage », murmure Josette Duramé.

« Avancer dans la vérité nous fait peur »

Depuis quelques semaines, les deux familles réunissent leurs forces. « Même si vous souffrez comme une bête, même si ça rentre à chaque fois comme un couteau dans le coeur, vous devez être au procès. Vous êtes obligés de rabâcher, de tout reprendre à zéro pour que les jurés comprennent bien ». L’éventualité d’entendre la vérité les fait vaciller un peu plus. « Toutes les nuits, je me demande ce qu’ils leur ont fait subir. Cachets, acupuncture, psychiatre… Rien n’y fait. Deux secondes après, c’est dans ma tête. Avancer dans la vérité nous fait peur. Nous voulons savoir et en même temps, ne pas savoir. Il y a trop d’horreur ».

 

https://brest.maville.com/actu/actudet_-clarisse-et-erwan-la-douleur-a-perpetuite-_6-605593_actu.Htm

logo Ouest-France Vendredi 28 mars 2008 00:00

Clarisse et Erwan : « La douleur à perpétuité »

C’est un torrent de douleur qui s’est déversé hier aux assises, à Rennes, au procès en appel des meurtriers du jeune couple finistérien, tué en 2003.

 

« Ils nous ont détruits ! » Cette expression est revenue souvent dans les témoignages des familles du jeune couple agressé et tué à son domicile de Brest, en août 2003. Après deux jours consacrés à la personnalité des trois accusés (Ouest-France d’hier), la cour d’assises d’appel a écouté, presque tétanisée, « la douleur à perpétuité » des parents.

Chaque jour, les mères vont sur les tombes de leur enfant. « Maintenant, pour les anniversaires, on n’amène plus de cadeaux, mais des fleurs », pleure Maryse, la maman de Clarisse.

« Des barbares »

À la douleur de cette disparition brutale, s’est ajoutée l’inconsolable « impossibilité de dire au revoir » aux deux victimes dont les corps ont été mutilés et brûlés. « J’avais préparé des vêtements pour Erwan, sa gourmette, une longue lettre et une photo de sa soeur. Quand j’ai su que je ne pourrais pas le serrer dans mes bras, ça a été la pire des choses », sanglote Josette.

La colère a aussi affleuré. « Vous êtes des barbares, des ordures », lance Valérie, la soeur aînée de Clarisse, aux trois accusés, impassibles.

Les familles attendent surtout de ce second procès, « nouvelle épreuve », que les accusés parlent enfin. Ainsi, surmontant sa douleur, Louis Lignez, père de Clarisse, s’est adressé à Saïd Abdellaoui, Stéphane Planchet et Gérôme B. : « Au lieu de regarder vos godasses, dites la vérité ! Après, vous pourrez vous regarder en face. »

Promesse de vérité

Clarisse Lignez avait 32 ans. Elle était visiteuse médicale, « brillante, sortie major de sa promo ». La beauté de Clarisse, grande jeune femme blonde, ne passait pas inaperçue. Très élégante, toujours tirée à quatre épingles, « Clarisse rayonnait ». « C’était quelqu’un aux côtés de laquelle on était heureux de se trouver ». Tous évoquent « son sourire », « son attention aux autres », « sa gentillesse ». Erwan Duramé avait 29 ans. Travailleur, sérieux, il était laborantin à l’université de Brest. Il allait devenir assistant-ingénieur. Pour ses copains et amis, c’était « le rigolo de la bande ». L’humour de ce jeune homme avait séduit Clarisse.

Le couple s’était formé quatre ans auparavant. Parents et proches ont insisté : « C’était du sérieux. » En octobre 2002, dix mois avant leur disparition, ils avaient acheté une maison, près de la fac des sciences où travaillait Erwan. Une amie de la jeune femme a témoigné que le couple avait un projet d’avoir un bébé. Ce vendredi, la cour va commencer à aborder les faits concernant l’agression et la mort du couple. « Je dirai tout. Je demande pardon », a dit Saïd Abdellaoui. Avant de prononcer cette phrase terrible : « Vos enfants ont été courageux. »

Yannick GUÉRIN.

Ouest-France  

 

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logo Ouest-France Samedi 29 mars 2008 00:00

Clarisse et Erwan : les accusés se déchirent

Tension extrême hier au procès en appel des trois meurtriers de Clarisse et Erwan. Dans le box, le mineur a tenté de frapper un coaccusé qui venait de le mettre en cause.

 

Après les insultes, les coups ! Saïd Abdellaoui fait sa déposition sur la mort de Clarisse Lignez et Erwan Duramé, le soir du 19 août 2003. Sa « vérité » : avec Gérôme B., il est entré dans la maison du couple. Il devait y avoir de l’argent liquide. Un coup indiqué par Stéphane Planchet dont l’appartement HLM surplombait la maison des victimes.

Ils ont attendu l’arrivée successive de Clarisse, puis d’Erwan. Ils les ont ligotés et bâillonnés. Il l’assure : il ne s’est « rien passé » avec la jeune femme. Sous-entendu : pas de viol. En attendant l’arrivée d’Erwan, puis de Planchet, venu avec des produits « pour tout nettoyer pour pas laisser de traces », il a « fumé deux cigarettes, assis dans l’escalier » ; Gérôme B. « a mangé du poulet » trouvé dans le frigo…

Et il n’a pas appuyé sur la détente. C’est Gérôme B. qui a tué la jeune femme : « Une cartouche dans la tête. » Puis Stéphane Planchet a fait « pareil » pour Erwan.

Cinquième version

Saïd Abdellaoui conclut : « Je prends mes responsabilités. Je réglerai mes comptes avec ces deux personnages plus tard ! » Livide, Gérôme B. bondit. « Enc… ! » Il donne un coup de pied circulaire. Les policiers, derrière, lui sautent dessus. Le coup manque Abdellaoui, mais frôle la tête du propre avocat du mineur !

Abdellaoui a-t-il dit cette vérité tant promise ? C’était sa cinquième version. L’exécution du jeune couple à Brest paraît établie. Au premier procès, il avait soutenu que Clarisse et Erwan, transportés vivants dans une malle et une valise, avaient été tués en Vendée, chez les parents Planchet. Là où les corps furent ensuite brûlés.

La version de Stéphane Planchet est toute différente. Abdellaoui lui a demandé de faire le guet tandis que Gérôme B. cambriolait la maison où il serait resté un quart d’heure. Ce n’est qu’à 5 h 30 du matin qu’Abdellaoui l’a réveillé pour qu’il conduise « un 4×4 de location » (en fait, celui de Clarisse). Abdellaoui pilotait une Audi TT (celle d’Erwan) « donnée par un type qui lui devait de l’argent ».

Pendant le trajet vers la Vendée, sa petite fille de 5 ans, embarquée dans cette macabre randonnée, s’est plainte d’une mauvaise odeur. En demandant des explications à Abdellaoui, Planchet aurait appris qu’il y avait « un corps dans le coffre ». Abdellaoui l’a menacé : « J’ai tué quelqu’un. Si tu continues pas, je t’en fais autant. » Il a « obéi ». Le menacé ira pourtant au restaurant à La Rochelle avec Abdelllaoui…

Gérôme B. a une autre version : le cambriolage, c’est Abdellaoui. Il n’a fait que le guet dehors et prévenu « en sifflant » de l’arrivée des victimes. Un guet « jusqu’à 2 heures du matin ». Après, il a aidé « à charger des trucs ». La malle et la valise très lourdes ? « Je ne me suis pas posé de questions et j’avais pas envie de m’en poser»

Reprise du procès lundi.

Yannick GUÉRIN.

Ouest-France  

 

https://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/clarisse-et-erwan-sur-les-lieux-du-drame-20080410-2873432_1287409.php

Clarisse et Erwan. Sur les lieux du drame

 

Publié le 10 avril 2008
Depuis une fenêtre de son appartement, Stéphane Planchet pouvait apercevoir les...
Depuis une fenêtre de son appartement, Stéphane Planchet pouvait apercevoir les abords du pavillon de Clarisse et Erwan. La thèse de la préméditation est sortie renforcée du transport de la cour d’assises à Brest, hier.
Photo Eugène Le Droff

 

Stéphane Planchet pouvait, de son appartement, épier les abords de la maison de Clarisse et Erwan.

 

Stéphane Planchet pouvait, de son appartement, épier les abords de la maison de Clarisse et Erwan. C’est l’un des enseignements du transport de la cour d’assises sur les lieux du double meurtre, hier à Brest. Un mouchoir de poche. L’impression s’est vite imposée, hier, aux jurés arpentant les 300 mètres séparant l’ancien pavillon de Clarisse et Erwan, rue du Professeur-Langevin, à Brest, et les deux résidences HLM qui surplombent l’artère depuis la rue de Penthièvre. Au bout de ce petit trajet, la cour a découvert l’immeuble nº 7. Stéphane Planchet y occupait un appartement, au 4 e et dernier étage. Blafard, mine défaite, l’accusé, si combatif dans son box, n’était plus que l’ombre de lui-même. Après avoir soutenu, pendant deux semaines, ne pas connaître la maison du jeune couple, il semblait mesurer l’inanité soudaine de sa thèse. Comment, au vu d’une telle proximité, n’avoir, jamais croisé le Toyota Rav 4 et l’Audi TT du couple ? Quand, de surcroît, le buraliste du quartier a indiqué qu’il achetait parfois ses cigarettes dans son commerce, à deux pas du domicile de Clarisse et Erwan… Le président Buckel, ses assesseurs et les jurés ont également vérifié l’angle de vue privilégié dont jouissait Stéphane Planchet, depuis l’une des fenêtres de son ancien logement. Certes, la maison du jeune couple est masquée par l’habitation voisine mais le tronçon de la rue Langevin et le préau de l’école voisine, où Clarisse garait souvent sa voiture, sont visibles.

Quelques invectives

C’est justement là, à 13 h 45, que la cour, véhiculée en bus depuis Rennes (*), a fait halte à son arrivée à Brest. Une centaine de personnes s’étaient rassemblées sur le trottoir d’en face. La vue des accusés, vêtus de gilets pare-balles et entourés par des membres du GIPN, a déclenché quelques invectives – « Assassins, à mort ! », ont hurlé quelques personnes – avant que la soeur de Clarisse ne rétablisse le silence. Rappelons que Gérôme B. soutient n’avoir pénétré dans le pavillon que dans l’après-midi du 19 août 2003, pour un simple repérage. En soirée, pourtant muni de gants en latex, il se serait limité, selon ses dires, à faire le guet… notamment dans le préau qui offre une vue simultanée sur l’appartement de son complice et sur l’habitation du jeune couple ! Quoi qu’ils disent, les accusés semblaient, hier, apporter de l’eau au moulin de l’accusation. Stéphane Planchet a bien tenté une diversion, demandant si un pan de l’enceinte de l’école, qui aurait pu masquer la vue, n’avait pas été détruit. Un coup d’oeil aux photos de l’époque a suffi à le convaincre du contraire. * En Bretagne, le précédent transport d’une cour d’assises sur les lieux d’un crime remonte à octobre 1997, à Plérin (22). Un coiffeur avait été condamné par la cour d’assises des Côtes-d’Armor à 30 ans de réclusion pour l’assassinat de son épouse et de son fils.

 

https://brest.maville.com/actu/actudet_-clarisse-et-erwan-au-bout-de-l-horreur-_6-614091_actu.Htm

logo Ouest-France Vendredi 11 avril 2008 00:00

Clarisse et Erwan : « Au bout de l’horreur »

L’avocat général a requis la perpétuité avec 22 ans de sûreté contre Abdellaoui et Planchet ;

 

30 ans contre Gérôme B., accusés de la séquestration et de la mort de Clarisse et Erwan.

Journée à marche forcée, hier, à la cour d’assises d’appel pour l’avant-dernier jour du procès, avec les interventions des avocats des familles de Clarisse Lignez et Erwan Duramé, le réquisitoire de l’avocat général. Et les plaidoiries de la défense que nous évoquerons, demain samedi, avec le verdict attendu ce vendredi.

Sans surprise, l’avocat général Yves Boivin a requis la peine maximale pour Saïd Abdellaoui et Stéphane Planchet : la perpétuité avec 22 ans de sûreté. À Nantes, ils avaient été respectivement condamnés à perpétuité avec 22 et 20 ans incompressibles.

Il n’a pas requis la perpétuité contre Gérôme B., condamné à 30 ans, mais a demandé la confirmation de cette peine : « 30 ans, c’est un minimum ! »

M. Boivin a rappelé le cadre juridique : « La question n’est pas : ‘Qui a tiré ?’ La cour devra dire si oui ou non Clarisse et Erwan ont été séquestrés et si cette séquestration a été suivie de mort, si le vol de leurs biens a été accompagné ou précédé de violences ayant entraîné la mort. La responsabilité pénale s’étend à tous ceux qui ont participé à ces crimes. »

« Ignoble suspicion »

Auparavant, Mes André Élard, William Pineau et Brigitte Aveline ont fait partager à la cour et aux jurés « leurs convictions » concernant l’implication « égale » du « trio pathogène ». Un trio avec « Gérôme B. qui a besoin d’une bande, Abdellaoui qui a besoin d’une tête, Planchet qui a besoin d’une main ».

Stéphane Planchet, rongé par l’envie, qui épie de sa fenêtre « ce couple qui lui semble mener une vie aisée ». Gérôme B., pas encore 17 ans, « miroir à deux faces, à l’apparence trompeuse ». Et Saïd Abdellaoui, le mythomane violent « prêt à tout ».

Durant quatre heures, les avocats ont conduit l’auditoire « jusqu’au bout de l’horreur ». Celle du « calvaire » enduré par les victimes ; celle de deux familles « condamnées à perpétuité, qui ne verront jamais leur souffrance cesser ».

Ils ont évoqué « l’épouvante » de Clarisse rentrant chez elle vers 18 heures et se retrouvant face à Abdellaoui et Gérôme B, « les deux heures, seule avec sa peur », « huis clos sordide ». Avec « l’ignoble suspicion de l’atteinte à l’intimité de Clarisse qui hante ses parents ».

L’arrivée d’Erwan vers 21 heures Et puis, « les mains liées devant ou derrière, bâillonnés, Clarisse et Erwan ont vu la mort arriver. Et l’un d’eux a vu la mort de l’autre qu’il aime… »

Jusqu’au bout de l’horreur ont été rappelés « les détails sordides » de la macabre expédition en Vendée. On y a brûlé les corps et jeté « les restes, car il n’y a pas d’autres mots », dans un lac, avant d’aller « festoyer ».

Jusqu’au bout de l’horreur, « la négation de la dignité de la personne ».

Yannick GUÉRIN.

Ouest-France  

 

https://rennes.maville.com/actu/actudet_-Proces-des-meurtres-de-Clarisse-et-Erwan-deux-peines-revues-en-appel_-614254_actu.Htm

Vendredi 11 avril 2008 17:59

Procès des meurtres de Clarisse et Erwan: deux peines revues en appel

Leur verdict a consterné  les familles des victimes. Les jurés de la cour d’assises d’appel de Rennes ont partiellement revu les peines infligées pour les meurtres de Clarisse Lignez et Erwan Duramé.

Stéphane Planchet, condamné en première instance à la perpétuité avec une période de sûreté de 20 ans, est condamné cette fois à 30 ans de réclusion, dont les deux tiers de sûreté. Dans les faits, il devra purger le même nombre d’années en prison.

Mineur à l’époque des faits, Gérôme B. bénéficie d’une réduction de peine. Il est condamné à 20 ans de réclusion, contre 30 ans en première instance, les jurés lui ayant reconnu l’excuse de minorité.

Seul le troisième accusé, Saïd Abdellaoui, voit sa peine confirmée. Il est de nouveau condamné à la perpétuité avec 22 ans de sûreté.

Les meurtres de Clarisse Lignez et Erwan Duramé avaient eu lieu au mois d’août 2003 à Brest dans des circonstances qui n’ont été que partiellement élucidées. Le premier procès d’assises s’était déroulé à Nantes en 2006.

Ouest-France  

 

https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20080412&article=2884920&type=ar

Clarisse et Erwan. Deux peines revues à la baisse

 

Publié le 12 avril 2008
Les familles de Clarisse Lignez et d'Erwan Duramé, ici lors de l'ouverture du...
Les familles de Clarisse Lignez et d’Erwan Duramé, ici lors de l’ouverture du procès en appel, ont écouté, avec beaucoup de dignité, les plaidoiries de la défense.
Photo archives T.C.

 

Perpétuité pour Saïd Abdellaoui, 30 ans de réclusion dont les deux tiers de sûreté pour Stéphane Planchet ; et 20 ans de réclusion pour Gérôme B.

 

Perpétuité pour Saïd Abdellaoui, 30 ans de réclusion dont les deux tiers de sûreté pour Stéphane Planchet ; et 20 ans de réclusion pour Gérôme B., tel est le verdict de la cour d’assises d’appel de Rennes. Les jurés d’Ille-et-Vilaine ont donc partiellement revu le verdict de Loire-Atlantique, hier, hormis pour Saïd Abdellaoui, de nouveau condamné à la perpétuité avec 22 ans de sûreté. Stéphane Planchet, condamné en première instance à la perpétuité avec une peine de sûreté de 20 ans, voit sa peine symboliquement modifiée : il écope, cette fois, de 30 ans de réclusion, dont les deux tiers de sûreté. Dans les faits, il devra purger le même nombre d’années en prison. Mais c’est Gérôme B. qui bénéficie d’une réduction de peine : la cour lui ayant reconnu l’excuse de minorité, elle le condamne à 20 ans de réclusion, contre 30 ans en première instance.

Un mot pour que personne ne crie

Cette sentence a abasourdi les familles, qui avaient fait passer un mot dans la salle demandant à ce que personne ne crie, quel que soit le verdict. Mmes Lignez et Duramé se sont étreintes de longues minutes, en pleurs. Quatre heures auparavant, vers 9 h, les accusés avaient eu une dernière fois la parole. Saïd Abdellaoui a simplement murmuré : « J’ai tout dit ».

Les familles des victimes abattues

Gérôme B. s’est levé : « Je regrette terriblement ce que j’ai fait. Je ne demande pas à être excusé par qui que ce soit, encore moins par les familles. Ce que je demande, c’est d’être condamné pour ce que j’ai fait, pas pour la folie meurtrière de Saïd Abdellaoui ». Stéphane Planchet a été le dernier à s’exprimer : « En août 2003, j’ai fait le choix de faire souffrir les familles des victimes et ma fille. J’ai commis des actes monstrueux et je veux être jugé pour ce que j’ai fait ». Obsédé par une idée fixe, il a ensuite désarçonné les jurés en pointant les parties civiles : « Je ne comprends pas qu’on puisse utiliser ma fille et que ces gens-là ne soient pas condamnés ! Elle est où, la Justice ? ». Ses mots ont fini d’abattre les familles de Clarisse et Erwan.

« C’est un môme »

M e Thibaut, avocat de Saïd Abdellaoui, a expliqué que son client « avait dit la vérité pour faire la paix avec tout le monde ». Etonnamment, il s’est ensuite appliqué à renvoyer les accusés dos à dos. Ce qui allait lui valoir une sévère remontrance de M e Petit, défenseur de Gérôme B. : « On peut défendre, sans taper sur l’autre ». L’avocat nantais a, d’ailleurs, déploré que « Saïd Abdellaoui donne le tempo de ce dossier depuis le premier jour ». Il s’est évertué à rendre un statut d’enfant à son client. « Il faut de l’espoir, car c’est un môme », a-t-il lancé. M e Cabioch, pour Stéphane Planchet, a aussi exhorté les jurés à beaucoup de prudence à l’égard de Saïd Abdellaoui. « S’il avait été prévu de donner la mort à l’avance, Saïd Abdellaoui et Gérôme B. auraient exigé que mon client soit là tout du long. Rien, dans le dossier, ne dit que Stéphane Planchet est venu dans la maison ».



Du pillage des églises bretonnes et autres

Le phénomène est connu, seuls les voleurs mal organisés ou pas très futés se font prendre.

Comme toujours, les réseaux sont quasiment inatteignables.

Ils sont d’autant plus tranquilles qu’ils peuvent bénéficier de nombreuses complicités, y compris de celles de magistrats CORROMPUS.

Le mépris, voire la haine affichés par certains à l’égard de la religion catholique ou des populations locales, leur volonté de les casser, de les détruire, peuvent aussi être des facteurs déterminants, autant pour les vols que pour leur impunité.

 

https://abp.bzh/pillage-du-tresor-d-auray-les-pistes-de-l-enquete-23500

Pillage du trésor d’Auray : les pistes de l’enquête

 

Publié le 16/10/11 21:03, dans Reportage par Louis-Benoît Greffe pour ABP

Après le pillage jeudi soir du trésor de la basilique Sainte-Anne d’Auray, l’heure est venue de faire le point sur l’enquête.

Rappelons les faits : jeudi soir, des voleurs ont brisé les vitrines où étaient exposés les ex-votos ou objets précieux ou non, donnés en reconnaissance à Sainte Anne suite à une prière ou un voeu qu’elle aurait exaucé par son intercession auprès du Seigneur. Car, rappelons-le, les saints ne réalisent pas de miracles, ils les rendent possibles par leur intercession entre l’homme et Dieu.

Seuls les objets en argent et or ont disparu. Le dernier pillage du trésor remonte à quelques années et visait les pierres précieuses, les objets volés avaient été retrouvés dans la LaÏta, dépouillés de leurs pierreries.

Aujourd’hui, quatre pistes s’offrent à l’enquête.

– La première, la moins probable, est l’acte d’un ou de plusieurs déséquilibrés . C’est souvent la façon la plus simple de retrouver les objets, car ces gens-là que rien ne prédestine à ce type de délits se font prendre en tentant de revendre les objets.

– La deuxième, possible, est le forfait d’une bande de pilleurs d’églises comme il y en a eu en Seine-et-Marne et dans les Ardennes. Il faudrait, pour accréditer cette version, se pencher sur tous les vols passés dans les églises des environs, dans un rayon de 100 à 150 km (sud des Côtes-d’Armor, Cornouaille, pays de Vannes et de Nantes). Ces bandes opèrent en nombre, disposent de leur propre réseau de revendeurs, se caractérise par des modes d’actions rapides, primaires (pied de biche) et violents. Elles profitent aussi du fait que les églises sont mal sécurisées et qu’il n’y a eu que très peu d’inventaires des objets du culte depuis 1905, quoi que certains diocèses commencent à le faire (notamment ceux d’Orléans et de Blois en France, suite à… des vols nombreux). S’il y a une chaîne de vols dans les églises bretonnes, il est probable que le casse d’Auray puisse y être rattaché. C’est donc du côté des négociants en or et des fondeurs que se portera l’attention de la force publique.

– La troisième est la «commande» d’un collectionneur étranger , peu plausible dans le cas présent. Au fil des affaires, les enquêteurs se sont rendu compte que certains particuliers collectionneurs d’objets d’art «commandaient» des vols en rétribuant grassement des exécutants passés maîtres dans l’art de voler. Les modes d’action sont rapides, souvent précis et peu violents. Les chances de retrouver les objets, minimes, puisqu’en général, une fois parvenus à leurs commanditaires, ils ne reparaissent plus dans les ventes à l’étranger… ou des décennies après.

– La quatrième, la plus probable, est un casse lié à la flambée des cours de l’or : en effet, l’or, à 1.680 dollars l’once (28,3 grammes), atteint des sommets et un retournement du marché est anticipé depuis plusieurs semaines. Plus la crise dure, et plus l’or est la valeur refuge des investissements, qui se retirent de l’économie réelle et donc la plongent encore plus dans la crise. Rien ne semble vouloir arrêter le cercle vicieux. Dans ces conditions, les reliquaires des églises et les trésors des basiliques et des cathédrales, souvent richement pourvus d’objets en or, sont des cibles de premier choix . Là encore, l’attention des forces publiques va se porter, s’il n’est pas trop tard encore, sur les fondeurs, les négociants en gros en métaux précieux, et toute la chaîne de recyclage de l’or, sachant que les voleurs vont essayer de se débarrasser des objets le plus vite possible et peut-être à l’étranger .

Quoi qu’il en soit, après le casse d’Auray et suite à la multiplication des vols ces dernières années (depuis 2005), peut-être que l’Église de France prendra enfin des mesures simples pour sécuriser les objets précieux du culte. Ne serait-ce que changer les serrures vieillottes des sacristies et faire l’inventaire, dans chaque église, des objets du culte et des statues, principales cibles des vols. Afin qu’on ne débouche pas, à la longue, sur des églises fermées, claquemurées, faute de fidèles et par cause de vols incessants.

Louis Bouveron

 

https://www.christianophobie.fr/la-une/bretagne-pillage-dune-eglise-dans-le-morbihan

Bretagne : pillage d’une église dans le Morbihan

 

Du pillage des églises bretonnes et autres dans Corruption Eglise-de-Roudouallec

Encore un pillage d’église en Bretagne. Cette fois-ci c’est à Roudouallec dans le Morbihan…

 

L’église Notre-Dame-de-Lorette a été vandalisée dans la nuit de lundi à mardi [20-21 octobre]. Les personnes se sont introduites en descellant la grille extérieure de protection de l’un des vitraux. Elles ont ensuite tordu celui-ci pour pouvoir s’introduire dans l’édifice religieux. La disparition de la statue de Saint-Nicodème (XVe siècle), de celle de Notre-Dame-de-Lorette (XVIe siècle), sainte patronne de l’église, de Saint-Corentin (XVIe siècle) ainsi que des bougeoirs en laiton posés sur l’autel a été constatée.

 

Source : Ouest France (21 octobre)

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/roudouallec-56110/roudouallec-des-vols-leglise-notre-dame-de-lorette-2919136

Roudouallec. Des vols à l’église Notre-Dame-de-Lorette

 

Publié le 21/10/2014 à 22:18

  • « C’est par le vitrail que se sont introduits les malfaiteurs », explique le maire Louis-Marc Rivoal.
    « C’est par le vitrail que se sont introduits les malfaiteurs », explique le maire Louis-Marc Rivoal. | Ouest-France

 

Différents objets de l’’église Notre-Dame-de-Lorette ont été dérobés dans la nuit de lundi à mardi.

L’église Notre-Dame-de-Lorette a été vandalisée dans la nuit de lundi à mardi.

Les personnes se sont introduites en descellant la grille extérieure de protection de l’un des vitraux. Elles ont ensuite tordu celui-ci pour pouvoir s’introduire dans l’édifice religieux.

Statues et bougeoirs en laiton

La disparition de la statue de Saint-Nicodème (XVe siècle), de celle de Notre-Dame-de-Lorette (XVIe siècle), sainte patronne de l’église, de Saint-Corentin (XVIe siècle) ainsi que des bougeoirs en laiton posés sur l’autel a été constatée.

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/vols-ecroue-pour-avoir-pille-de-nombreuses-eglises-2958433

Vols. Ecroué pour avoir pillé de nombreuses églises

 

Modifié le 07/11/2014 à 14:52 | Publié le 07/11/2014 à 12:51

  • Plusieurs églises au sud de l'Ille-et-Vilaine et en Loire-Atlantique ont été cambriolées.
    Plusieurs églises au sud de l’Ille-et-Vilaine et en Loire-Atlantique ont été cambriolées. | Archives OF

 

Un Anglais, habitant la région de Vitré, avait cambriolé plusieurs églises en Ille-et-Vilaine et Loire-Atlantique. Les objets de culte étaient revendus sur internet.

Mercredi dernier, cinq personnes ont été interpellées dans une affaire de vols d’objets de culte dans les églises en Bretagne et dans les Pays de la Loire.

Grande valeur

L’enquête avait commencé après une série de cambriolages dans les églises. Vingt vols dont 17 pour le seul département d’Ille-et-Vilaine, dans le secteur de Vitré, étaient recensés. Le butin pour les malfaiteurs ? Des objets de cultes dont certains d’une grande valeur (calices, patènes, ciboires..).

Les gendarmes d’Ille-et-Vilaine ont travaillé avec l’office central de lutte contre le trafic d’objets culturels, et le service de renseignement criminel de la gendarmerie pour retrouver les auteurs.

Un calice en vente sur Ebay

C’est une petite annonce sur le site de vente en ligne Ebay qui a fait progresser l’enquête. « Un calice était mis en vente. On a réussi à remonter la piste du vendeur, basé en Angleterre », indique un officier de la gendarmerie.

Les gendarmes ont ensuite identifié l’auteur des vols et ses complices, basés en Ille-et-Vilaine. Tous ont été interpellés mercredi dans la région de Vitré.

En détention provisoire

L’auteur principal est un Britannique qui vit en France. Il aurait reconnu « 18 vols ». Il a été mis en examen pour soustraction frauduleuse d’objets de culte, et écroué. Sa compagne a été mise en examen et laissée libre. Les autres ne sont pas poursuivis.

Les gendarmes n’ont pas eu affaire à un réseau organisé, mais plutôt à « un délinquant qui a agi par opportunité ».

 

https://www.francebleu.fr/infos/societe/une-eglise-pillee-dans-le-village-de-simiane-la-rotonde-dans-les-alpes-de-haute-provence-1518036290

Une église pillée dans le village de Simiane-la-Rotonde dans les Alpes-de-Haute-Provence

 

mercredi 7 février 2018 à 21:44 – Mis à jour le jeudi 8 février 2018 à 7:01 Par Chloé Gandolfo, France Bleu Provence et France Bleu

L’église Sainte-Victoire de Simiane-la-Rotonde, dans les Alpes-de-Haute-Provence, a été pillée dans la nuit du 28 janvier. Les habitants du village sont émus : Sainte Victoire est la patronne du village. Son buste était dans l’église depuis le XVe siècle.

 

Le buste de la sainte patronne de Simiane-la-Rotonde a été dérobé
Le buste de la sainte patronne de Simiane-la-Rotonde a été dérobé © Maxppp –

 

Simiane-la-Rotonde, France

La porte était pourtant bien fermée à clef mais cette nuit du 28 janvier, des malfrats l’ont forcée pour piller l’église. Ils ont volé des reliques et surtout, le buste de Sainte Victoire. Une sculpture chère aux habitants de Simiane-la-Rotonde. Isabelle Oudo est conseillère municipale en charge des affaires de l’église dans le village. C’est elle qui est arrivée la première sur place, elle est encore très émue : « Ce sont des biens d’une valeur inestimable. »

Car Sainte Victoire pour les Simianais c’est la sainte patronne du village. Ici, on la fête tous les premiers week-ends de mai. Depuis des décennies, les habitants déposent des bijoux autour de son cou et les hommes la portent sur un brancard à travers le village pendant que le curé bénit les habitations. « Sainte Victoire n’avait jamais quitté l’église depuis le XVe siècle. Sauf pendant la Révolution quand il a fallu la cacher. J’en suis presque tombée malade. C’est très triste. »

 

 dans Crime

VOL! Avis de recherche : si vous voyez passer (on ne sait jamais…) le buste-reliquaire de Sainte Victoire (16e siècle) chez un antiquaire véreux (il ne peut que l’être), prévenez la police! Volé hier avec d’autres objets de culte ayant quelque valeur sur le marché des objets religieux, dans l’église de Simiane La Rotonde, (Haute Provence) Si vous pouvez, faites tourner l’information, merci à vous tous! (et merci P. pour la photo!) Ici le référencement du ministère de la culture : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palsri_fr… #antiquite #16esiecle #simianelarotonde #saintevictoire

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Par :

Chloé GandolfoFrance Bleu Provence

 

 

https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/patrimoine/vol-du-reliquaire-d-anne-de-bretagne-derniere-victime-d-une-longue-liste-d-exactions_123118

Le reliquaire d’Anne de Bretagne, volé puis retrouvé

 

Par Bernadette Arnaud le 16.04.2018 à 12h16, mis à jour le 23.04.2018 à 11h49

Le reliquaire en or du cœur d’Anne de Bretagne a été retrouvé samedi 21 avril 2018. Le vol de ce véritable trésor national s’inscrit dans une longue série de pillages récents partout en France.

 

Reliquaire du Coeur d'Anne de Bretagne

Reliquaire du coeur d’Anne de Bretagne

©Guillaume Souvant / AFP

MISE À JOUR. Le reliquaire en or du coeur d’Anne de Bretagne a été retrouvé samedi 21 avril 2018. Le quotidien « Presse-Océan » a précisé que les caméras de surveillance avaient filmé 4 personnes au moment du vol ; deux suspects ont été appréhendés.

La série noire des pillages de trésors du patrimoine continue ! Le très précieux reliquaire en or du cœur d’Anne de Bretagne, reine de France (de 1491 à 1498 puis de 1499 à 1514), a été dérobé au musée Dobrée, à Nantes (Loire-Atlantique) dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 avril 2018. Objet historique d’une valeur inestimable, cette pièce unique était présentée dans le cadre d’une exposition : « Voyage dans les collections« . Sauvé de justesse de la fonte à la Révolution, l’écrin ouvragé en 1514, a été soustrait en même temps qu’une statue hindoue dorée et un ensemble de monnaies d’or, ce qui fait craindre aux autorités qu’elle puisse être fondue… La police judiciaire de Nantes a été saisie de l’enquête immédiatement après la découverte du vol, comme l’a rapporté le quotidien régional Presse-Océan.

 

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Portrait d’Anne de Bretagne. ©Manuel Cohen / AFP

Pièce d’orfèvrerie funéraire fabriquée au début du XVIe siècle, le précieux étui avait contenu le cœur d’Anne de Bretagne. Avant son décès en 1514, la souveraine avait en effet exprimé le souhait qu’après sa mort, son cœur soit déposé dans le tombeau de ses parents, dans l’église des Carmes de la ville. Le traitement des dépouilles des souverains de France s’est en effet longtemps accompagné d’une étrange coutume qui était d’inhumer leur corps dans la Basilique royale de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), et leurs cœurs, voire leurs entrailles, dans des reliquaires répartis dans différents lieux de leur choix.

Ce spectaculaire cambriolage succède à une longue liste d’autres pillages récents dans des sites patrimoniaux. Ainsi, en mai 2017, une pièce majeure du trésor d’art sacré du musée de Fourvière, à Lyon (Rhône) –une couronne en or de la Vierge sertie de 1791 pierres précieuses – avait également été volée. Cette pièce exceptionnelle confectionnée en 1899 grâce à des dons de familles lyonnaises, a été subtilisée en même temps qu’un anneau et un calice. D’autres joyaux, telle la couronne de Notre-Dame d’Aubazine conservée dans la cathédrale Saint-Pierre d’Angoulême (Charente), ou celle de la statue de Notre-Dame-de-Bon-Secours, dans l’église Sainte-Croix de Nantes, ont également disparu en avril 2017 selon le quotidien Sud-Ouest. Hémorragie qui s’est poursuivie en novembre 2017 avec le vol de huit tableaux, dont sept œuvres majeures du XIXe siècle, dans l’église Saint-Jacques à Dieppe (Seine-Maritime), comme l’a rapporté France 3-Normandie.

Une triste énumération loin d’être exhaustive. Heureusement, des œuvres sont de temps à autre retrouvées, c’est le cas récent d’un tableau de Degas, à Marseille. Depuis 1975, l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC) a été créé au sein de la Direction centrale de la police judiciaire au ministère de l’Intérieur, pour traquer les objets d’art volés autant que les trafiquants, en France et à l’étranger.

 



Quadruple meurtre pour un trafic d’oeuvres d’art volées dans des églises bretonnes : les magistrats passent l’éponge et se moquent de l’enquêteur

 

 

 

Et où cela s’est-il donc passé ?

En Bretagne, bien sûr…

Tout mon soutien au policier en retraite Pascal Huche.

On les voudrait tous comme lui.

 

 

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2006/08/25/01006-20060825ARTMAG90418-la_traque_sans_fin_des_tueurs_de_touristes.php

LA TRAQUE SANS FIN DES TUEURS DE TOURISTES

 

  • Par  PAR JULIEN MIGNOT
  • Mis à jour le 15/10/2007 à 15:36
  • Publié le 25/08/2006 à 06:00

 

Deux couples d’étrangers ont trouvé la mort en Bretagne à sept ans d’intervalle, en 1979 et en 1986. Deux drames très similaires toujours pas résolus. Le premier est prescrit, le second, en passe de l’être. Pourtant…

Sur le bureau du capitaine Pascal Huche un dossier cartonné, serré par une sangle, s’épaissit lentement. Il contient des rapports d’audition, des expertises, des noms de suspects, des fiches détaillées sur d’interminables recherches. Mais l’enquête n’avance plus. Bloquée ! Et pour ce policier madré, à la stature impressionnante, c’est un véritable défi. Blessé au cours d’un attentat commis par le groupe Action Directe dans les années 80, il est devenu particulièrement sensible au sort des victimes et de leurs proches.

Voilà des années qu’il est en poste à Saint-Malo et que ce fameux dossier le tourmente. Il faut dire que les victimes de ce crime-là avaient été particulièrement abîmées. Et que la pauvre maman qui avait signalé la triste affaire à l’un de ses prédécesseurs n’a jamais retrouvé la tranquillité puisqu’elle attend désespérément sa conclusion depuis vingt ans.

C’est en effet le 23 septembre 1986 que la longue enquête commence. Dans la cité corsaire, les derniers vacanciers plient bagage et les commerçants font leurs comptes. Même les policiers s’apprêtent à passer en mode hivernal après une saison touristique plutôt calme quand cette mère particulièrement angoissée, Pauline Glasby, pousse la lourde porte du commissariat. «Ma fille, Lorraine, accompagnée de son futur mari, Paul Bellion, ont disparu, explique cette Britannique, mêlant l’anglais à un français approximatif. Enseignants de travaux manuels dans le Norfolk (Angleterre), ils n’ont pas assuré leur rentrée scolaire le 9 septembre. Ils devaient revenir d’un périple à vélo en France…» Puis elle ajoute, en sortant des cartes postales de son sac : «Ils nous écrivaient régulièrement. La dernière carte que nous avons reçue, de La Rochelle, date du 14 août. Ils devaient rejoindre Saint-Malo pour prendre le ferry du retour le 24 août à 21 h 30. Nous savons qu’ils n’étaient pas à bord. Apparemment, ils n’ont toujours pas quitté la France…»

L’inspecteur réagit sur-le-champ en lançant un avis de recherche. Des témoins se manifestent, notamment des commerçants de Saint-Solen, un bourg tranquille à six kilomètres à l’est de Dinan. Ils se souviennent avoir vu les deux jeunes touristes le 23 août vers 19 heures. Sous une pluie battante, ils revêtaient leurs cirés jaunes, après avoir bu un chocolat chaud. Ils enfourchaient leurs bicyclettes et prenaient la direction de l’auberge de jeunesse de Dinan. Où ils ne sont jamais arrivés.

une fin terrible

Plusieurs semaines plus tard, au matin du 1er octobre, Gérard, la cinquantaine solide, part à la chasse ; sa passion. Ubik, son épagneul breton, trotte en tête dans la campagne et s’engage soudain dans un champ de maïs de Bois-Fougère, à la sortie de Saint-Solen.

«Si mon chien n’avait pas aboyé, je n’aurais pas eu l’idée de regarder entre les tiges, hautes de plus de deux mètres… J’ai compris tout de suite. J’ai pensé instantanément aux touristes anglais pour lesquels on avait lancé un avis de recherche.»

Les légistes font remonter la mort au 24 août au soir, le lendemain de leur disparition. Leurs constatations racontent une fin terrible : les corps sont allongés côte à côte sur le dos, les bouches bâillonnées par du ruban adhésif, les mains liées dans le dos avec de la cordelette. Ils sont attachés l’un à l’autre à hauteur des coudes. Au poignet de la jeune femme reste accrochée une longe de la même cordelette de 2,80 mètres. Comme si le ou les meurtriers les avaient tenus en laisse jusqu’à cet endroit avant de les abattre d’une décharge de fusil de chasse dans la nuque.

Quel mobile ? Le jeune couple d’enseignants en fin de vacances n’avait plus que quelques centaines de francs. Aucun mouvement sur leurs comptes bancaires ne sera relevé et leurs trois chèques de voyage volés, jamais utilisés. Une agression sexuelle ? La fermeture Eclair du short de Lorraine était baissée, mais l’état des corps ne permet pas à l’autopsie de l’affirmer.

Les policiers mènent une enquête opiniâtre et, en épluchant les archives, exhument un autre double meurtre aux ressemblances troublantes. Cette ancienne affaire, toujours pas élucidée, remonte à 1979.

Cet été-là, André et Marie-Christine Van Herpen, originaires de Gand (Belgique) profitaient de leurs vacances pour visiter la France. Un petit couple sans problèmes : la trentaine, lui est cadre administratif, elle, enseignante. Le 15 juillet 1979, on les avait retrouvés assassinés près de Dinan, à Vildé-Guingalan. Le champ de maïs de Saint-Solen où ont été découverts les jeunes Anglais n’est qu’à treize ou quatorze kilomètres.

André et Marie-Christine avaient été abattus d’une décharge dans la nuque. Ils étaient dans leur Toyota Corolla couleur moutarde : Marie-Christine au volant, André à ses côtés, et leur tueur à l’arrière avec un fusil de chasse à canon scié. Contrairement à Lorraine, il n’y a aucune suspicion d’agression sexuelle de Marie-Christine, encore vêtue. Mais là non plus, on ne retrouvera jamais ni leurs bagages ni l’arme du crime.

Bien que les gendarmes en charge de cette enquête n’aient pas ménagé leurs efforts pour examiner toutes les hypothèses, c’est le hasard qui a fourni la piste la plus sérieuse.

A 800 kilomètres de là, en décembre 1980, la brigade de gendarmerie d’Arlon (Belgique) recueillait le témoignage d’une femme blessée dans son orgueil, Marceline, 43 ans : «Mon concubin m’a quittée pour aller vivre avec ma soeur. Ça ne vous intéresse peut-être pas, mais si je vous dis qu’en l’espace de trois ans il a volé quarante statues et oeuvres d’art dans des lieux de culte bretons pour les revendre à l’étranger… Et, surtout, qu’il a tué un couple de jeunes Belges…»

Les gendarmes la pressent de questions. Elle poursuit : «Il s’appelle Roger, il a 40 ans. C’est un brocanteur manouche. Le 15 juillet 1979, nous faisions un coup dans l’église de Lamballe quand nous avons été surpris par un couple de jeunes touristes belges. Pour détourner leur attention, Roger s’est adressé à eux, en flamand, et a finalement proposé d’acheter la bague de la jeune femme. Il est monté dans leur voiture jaune pour aller prendre un verre avec eux à Dinan.»

Marceline, restée sur place, n’a eu des nouvelles qu’un peu plus tard. «Il m’a demandé de venir le chercher. Il était tout seul en train d’abandonner la voiture des Belges (au croisement où elle sera finalement retrouvée). Puis il a jeté un peu plus loin leurs bagages et ses vêtements dans une décharge. Il avait du sang au poignet droit.»

Malheureusement pour les enquêteurs, Marceline n’est pas ce qu’on appelle un témoin fiable. Connue de leurs services, elle est impliquée dans le trafic international d’oeuvres qu’elle dénonce. Plus grave, elle change constamment de version pour se couvrir. Aussi, le juge d’instruction de l’époque préfère-t-il prononcer un non-lieu plutôt que de voir la fiabilité d’un témoin clé voler en éclats au procès. Dix ans plus tard, le délai de prescription enterre définitivement l’affaire.

détourner les soupçons

Pour éviter le même sort aux investigations qu’ils poursuivent sur le meurtre de 1986, celui du couple anglais, les policiers se relancent une nouvelle fois sur la piste. Mais Roger ne peut pas être inquiété, puisque à cette époque il était détenu à Rennes pour ses pillages d’églises.

Ils reportent alors leurs espoirs sur le combi Volkswagen qui avait été signalé le lendemain du crime à quatre kilomètres de là, dans une décharge. Des cheveux et du sang appartenant au couple britannique avaient été prélevés à l’intérieur. Lorraine et Paul étaient donc montés à bord, mais le véhicule, volé cinq jours plus tôt en Allemagne, n’était pas aux mains de son propriétaire. Et son conducteur demeurait impossible à identifier. Jusqu’à ce que le hasard, décidément, leur apporte le nom sur un plateau… près de quinze ans plus tard.

Le 6 septembre 2001, à quinze jours de la fin du délai de prescription, un certain Paul Buccheit, détenu de la prison de Toul, en Meurthe-et-Moselle, veut négocier des révélations «contre une remise de peine». Les policiers qui l’avaient arrêté croient mollement à ce genre de confession, mais ils vont vite comprendre l’intérêt de cette audition. Un codétenu de Paul Buccheit se plaignait de la sévérité de sa condamnation pour cambriolages. «Cela méritait moins, disait-il. En plus, ces cons ne m’ont jamais coincé pour un double meurtre dans l’Ouest qui valait plusieurs fois la perpétuité.» Devant l’afflux de détails, les enquêteurs réalisent que Paul Buccheit n’invente rien et que son codétenu pourrait être l’auteur du double meurtre en Bretagne.

C’est à ce moment qu’intervient le capitaine Pascal Huche, qui reprend ce funeste dossier et arrive de Saint-Malo pour questionner à son tour le détenu à Toul. Les auditions se poursuivent, plus précises. Il est même question de la tentative de viol sur la femme, élément pourtant connu des seuls enquêteurs… et du meurtrier. Mais qui était donc ce codétenu mécontent… et bavard ? «Un gars du voyage, leur apprend Buccheit. Il s’appelait Michel, il était auxiliaire (détenu employé par la prison) à Metz en 1996.» Vérification faite, Michel n’est autre que le fils de Roger, le brocanteur soupçonné du meurtre des Belges !

Le capitaine Huche et ses policiers risquent une hypothèse : en 1986, Michel aurait commis un forfait similaire à celui que son père avait commis sept ans plus tôt. Un moyen de détourner les soupçons puisque Roger est alors en prison. Ils préparent une véritable enquête de terrain autour des suspects qui sont alors en liberté. Mais, avant de lancer de longues et coûteuses investigations, les magistrats préfèrent d’abord établir que Michel était bien le conducteur du combi Volskwagen. Ils comptent sur une analyse ADN. Las, la chance qui auparavant souriait aux enquêteurs a désormais tourné. Le scellé essentiel des prélèvements du combi a été détruit lors d’un grand ménage de printemps au palais de justice de Dinan.

Le capitaine de police, Pascal Huche, fulmine : «L’ADN seul ne vaut rien sans une bonne enquête policière, et, à ce jour, il reste plusieurs portes que nous n’avons pas encore fermées.»

Pour autant, un mauvais épilogue se profile. Faute d’éléments probants, la justice envisage de rendre un non-lieu avant la fin de l’année. «J’accepte l’échec, maugrée le capitaine Huche, mais je ne veux pas dire aux familles des victimes que nous n’avons pas de résultats alors que nous n’avons pas tout essayé.»

Dans son bureau, l’oeil fixé sur l’épais dossier qu’il connaît pourtant par coeur, le policier pense souvent à ces familles, ces parents de touristes assassinés, qui, là-bas en Angleterre et en Belgique, s’accrochent encore à l’espoir de connaître la vérité. Et d’y trouver enfin l’apaisement.

PAR JULIEN MIGNOT

 

 

https://actu.fr/bretagne/dinan_22050/double-meurtre-de-lanvallay-lex-policier-veut-rouvrir-lenquete_5874081.html

Double-meurtre de Lanvallay : L’ex-policier veut rouvrir l’enquête

 

Pascal Huche veut rebondir sur le meurtre de touristes britanniques en Haute-Savoie pour relancer le dossier de Lanvallay. Le parquet de Saint-Malo procéderait à des vérifications.

 

Publié le 20 Sep 12 à 0:28

 

Paul Beillon et Lorraine Glasby, jeune couple d’enseignants Britanniques qui font du cyclo-tourisme en Bretagne ont été abattus d’au moins trois coups de fusil de chasse, dans la nuque, le 24 août 1986, dans un champ à Lanvallay. L’enquête ne donne rien jusqu’en 2001. Pascal Huche, alors inspecteur de la police judiciaire de Rennes, découvre l’existence d’un certain Michel H., auteur de nombreux cambriolages, en France et en Belgique, dénoncé par un codétenu. Ce ‘voleur itinérant’se serait vanté de n’avoir jamais été inquiété dans un double-meurtre commis dans l’Ouest de la France, des années auparavant.
Pascal Huche fait le lien avec un autre H., Roger. Il s’agit de son père, trafiquant d’objets d’art anciens, qui avait été soupçonné – puis blanchi — dans un autre double-meurtre commis à 15 km de là, à Vildé-Guingalan en 1979 sur des touristes belges, abattus eux-aussi d’une balle dans la nuque. Coïncidence troublante, donc, renforcée par la proximité géographique des deux assassinats, un mode opératoire analogue, etc.
Mais les auditions et analyses ADN concernant Michel H. déboucheront sur un non-lieu en octobre 2006.
Il faudrait désormais un fait nouveau pour rouvrir le dossier avant la prescription en octobre 2016. Pascal Huche estime qu’il en existe. En 2008,  Michel H. a été condamné par la justice belge  à dix ans de prison pour tentative de triple homicide avec un fusil de chasse. Le même calibre 12 que celui employé lors du double-meurtre de Lanvallay. D’autres similitudes sont notées par Pascal Huche qui a donc tenté de convaincre la cour d’appel de Rennes de relancer l’enquête, en vain. Le meurtre de touristes britanniques  commis à Chevaline il y a une quinzaine de jours constitue à ses yeux un autre fait nouveau… un prétexte en tout cas pour obtenir une commission rogatoire internationale. Bien qu’à la retraite depuis six mois, l’ancien capitaine de police ne lâche pas le morceau : « Tout doit être tenté pour faire la vérité sur ce qui est arrivé à Lorraine Glasby et Paul Beillon. »
En fait, apprend-on au parquet de Saint-Malo, « l’ affaire n’est pas définitivement close. Des vérifications sont en cours.  Un procureur a le dossier en mains depuis quelques mois ». Pascal Huche a peut-être été davantage entendu qu’il ne le croyait…

Lire l’intégralité de cette affaire dans Le Petit Bleu du 20 septembre 2012, où l’ex-inspecteur de police donne tous les détails de son enquête et fait état de nouvelles coïncidences troublantes.

 

Pascal Huche, ex-inspecteur de police raconte tous les détails de son enquête.

Pascal Huche, ex-inspecteur de police raconte tous les détails de son enquête.

 

 

https://www.liberation.fr/societe/2013/02/15/un-ex-policier-hante-par-deux-fiances-abattus_882218

Un ex-policier hanté par deux fiancés abattus

 

Par Célia Lebur — 15 février 2013 à 21:46

 

Retraité, Pascal Huche continue de travailler sur le meurtre d’un couple de jeunes Anglais en 1986.

 

  • Un ex-policier hanté par deux fiancés abattus

Rouvrir le dossier. Depuis qu’il a pris sa retraite, il y a un an, Pascal Huche ne pense qu’à ça. Le meurtre jamais résolu de deux touristes anglais en 1986 continue à tourmenter l’ancien lieutenant de police. Le jeune couple avait été assassiné à Lanvallay (Côtes-d’Armor). Et la découverte des corps, particulièrement abîmés, avait créé l’émoi des deux côtés de la Manche. Quand il apprend le meurtre d’une famille anglaise à Chevaline, en septembre, Pascal Huche ne peut s’empêcher de faire le lien. Il a tout conservé chez lui : rapports d’auditions, témoignages, expertises… Vingt années d’enquête soldées par un non-lieu, en 2006, alors qu’il pensait tenir le coupable.

Ses récentes tentatives pour dépoussiérer le dossier sont restées vaines. Les faits sont très (trop) vieux, et la justice s’est lassée. Mais l’ex-capitaine est trop obstiné pour abandonner. «Quand tout le monde avait baissé les bras, il était encore là : il suivait toutes les pistes les unes après les autres, la recherche de la vérité l’obsédait», raconte le commissaire Pierre Guiziou, qui dirigeait alors la brigade criminelle de la police judiciaire de Rennes, «marqué» lui aussi «par cette affaire horrible et le fait de ne pas l’avoir résolue».

Entré à 17 ans dans la police comme archiviste au SRPJ de Rennes, Pascal Huche vit, dans les années 80, les grands moments de la BRB, la brigade de répression du banditisme à Paris : l’arrestation du Gang des postiches après un hold-up rue du Docteur-Blanche et l’évasion spectaculaire du braqueur Michel Vaujour en hélicoptère de la prison de la Santé en 1986… Et aussi l’attentat à la bombe, le 9 juillet de la même année, commis par le groupe Action directe dans les locaux de la BRB : un mort (Marcel Basdevant) et trente blessés, dont Pascal Huche, gravement. Il a les tympans brisés, un traumatisme crânien et des vertiges qui le poursuivront longtemps.

Injures. A l’ouverture du procès, en 1992, malgré l’attitude insultante de Max Frérot, il est l’un des rares policiers à tenter un impossible dialogue avec l’activiste. «Pourquoi t’as fait ça ? Pour venger un gamin victime d’une bavure commise par un autre ? Moi, si je voulais ta peau, j’irais pas tuer ta mère.» C’est lui aussi, qui, furieux des injures de Frérot à l’avocat de la veuve, saute la barre qui le sépare de l’accusé pour «lui casser la gueule».

Sa hiérarchie lui reproche d’avoir manqué à son devoir de réserve en disant «qu’on rentrait à la BRB comme dans un moulin» et lui retire sa promotion d’enquêteur de première classe. Il mettra quatorze ans pour obtenir son grade de capitaine.

Pascal Huche repart en Bretagne poursuivre «des braqueurs, encore». Jusqu’à ce qu’il déterre en 1993, le double meurtre de Lanvallay. Les corps de Paul Beillon et Lorraine Glasby, jeune couple d’enseignants britanniques, ont été retrouvés décomposés dans un champ de maïs le 1er octobre 1986. Les fiancés ont été ligotés, traînés par une laisse et abattus à coups de fusil de chasse. Des témoins les ont aperçus un mois plus tôt, dans un petit bourg près de Dinan, enfourchant leurs bicyclettes pour rejoindre leur auberge de jeunesse. Où ils ne sont jamais arrivés. Les collègues de Huche ont déjà exploré de nombreuses pistes : milieu des chasseurs, gens du voyage, délinquants sexuels, etc.

Reliques. Sept ans après, l’enquête est au point mort. «Après l’attentat d’Action directe, j’ai voulu me rapprocher des victimes, et prendre tous les dossiers pourris», dit l’ancien flic. Pascal Huche reprend l’affaire depuis le départ, et son travail de fourmi finit par payer. En 2001, il fait le lien avec un certain Michel H., incarcéré pour de nombreux cambriolages en France et en Belgique. En prison, il se serait vanté d’avoir commis un double meurtre en Bretagne plusieurs années auparavant, pour lequel il n’a jamais été inquiété. Le policier retrouve alors la piste du manouche près des lieux du crime : il a dérobé des centaines de reliques dans les églises alentours. En fouillant les archives de la police, il tombe sur le meurtre d’un couple de Belges en 1979. Le mode opératoire est le même et les faits se sont déroulés à 15 km de Lanvallay. Le principal suspect – finalement blanchi – était un certain Roger H., le père de Michel H. Le policier est persuadé de tenir le coupable. Mais Michel H. nie en bloc. Le codétenu qui l’a dénoncé n’est pas considéré comme un témoin crédible, et la dernière juge d’instruction en charge du dossier clôt l’affaire par un non-lieu en 2006.

Pascal Huche est amer. Il faut un fait nouveau pour rouvrir le dossier avant prescription en 2016. Les scellés contenant des cheveux prélevés à l’époque auraient pu livrer leur secret, mais la chancellerie a refusé de considérer comme «fait nouveau» les progrès de la science en matière d’ADN. Pour Pascal Huche, les points communs avec la tuerie de Chevaline – touristes anglais, utilisation d’armes à feu – pourraient servir de prétexte.

Célia Lebur

 

https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/l-heure-du-crime-mardi-14-mai-double-meurtre-a-lanvallay-7771230864

Mardi 14 mai : Double meurtre à Lanvallay.

 

Le 15 juillet 1979, les corps sans vie d’un couple de touristes belges en vacances en Bretagne, Marie-Christine et André Vanherpen, sont trouvés dans un champ près de Dinan (Côtes d’Armor). Ce double meurtre n’a jamais été élucidé.

 

La scène de crime à Lanvallay

La scène de crime à Lanvallay
Publié le 10/05/2013 à 10:20

L'édito de Jacques Pradel

Bonjour à tous ! A la Une de L’heure du crime, une affaire non résolue : le double meurtre d’un couple de touristes anglais près de Dinan dans les Côtes d’Armor, en 1986 !

Après 27 ans de mystère, un ancien inspecteur de la PJ de Rennes, Pascal Huche, aujourd’hui Capitaine de Police en retraite, demande une réouverture de l’enquête car il pense avoir réuni de nouveaux éléments qui pourraient permettre d’identifier le ou les assassins.

Pascal Huche a pris contact avec L’heure du crime sur RTL.FR. Il est à ce jour l’homme qui connaît le mieux ce dossier qui n’est toujours pas prescrit .

Il va nous raconter pourquoi il pense que de nouveaux témoignages, associés aux progrès de la police scientifique, pourraient mettre un terme aux activités d’un meurtrier qui circule aujourd’hui en toute liberté, et qui a peut-être d’autres assassinats sur la conscience…

Nous ouvrons aujourd’hui ce dossier passionnant.

Jacques Pradel

Lanvallay
Carte de la région de Lanvallay.

Sept ans plus tard, en août 1986, c’est au tour d’un jeune couple de touristes britanniques, Paul et Lorraine Bellion, en vacances en Bretagne, d’être assassiné à douze kilomètres de Dinan, exécutés comme les Belges d’une balle de fusil de chasse dans la nuque.

Lorraine Glasby et Paul Bellion
Lorraine Glasby et Paul Bellion

Les époux Van Herpen
Les époux Van Herpen

Selon les enquêteurs, un lien peut être fait entre les deux dossiers.

Le combi orange
Le combi orangeretrouvé sur les lieux du crime (d’après photo parue dans « Le petit bleu des Côtes d’Armor »).

Ce lien repose sur les confidences d’un détenu qui se serait vanté d’avoir tué les Anglais pour procurer un alibi à son père, lequel avait tué les Belges en 1979 parce qu’ils l’avaient surpris en train de voler des statuettes dans une église de la région.


Invités : Pascal Huche
, ancien inspecteur de la BRB au Quai des Orfèvres et de la PJ de Rennes. Gérard Lebec, chasseur qui a découvert les corps. Paul Leflour, pompiste à Guingamp.

Inspecteur Huche
Inspecteur Huche

 

https://www.ouest-france.fr/le-mystere-du-double-meurtre-de-lanvallay-625510

Le mystère du double meurtre de Lanvallay

 

Modifié le 27/09/2013 à 17:38

  • Le 1er octobre 1986, les corps de deux jeunes touristes anglais sont retrouvés ligotés et bâillonnés dans un champ de maïs isolé à Lanvallay. Pendant des mois les enquêteurs fouilleront la campagne à la recherche de preuves.

    Le 1er octobre 1986, les corps de deux jeunes touristes anglais sont retrouvés ligotés et bâillonnés dans un champ de maïs isolé à Lanvallay. Pendant des mois les enquêteurs fouilleront la campagne à la recherche de preuves. | Archives.

 

F. R.

Parmi les grandes affaires passées par le tribunal de Dinan, figure celle du double meurtre de Lanvallay. Le 1er octobre 1986, les corps de deux jeunes touristes anglais sont retrouvés ligotés et bâillonnés dans un champ de maïs isolé à Lanvallay. L’enquête a duré plus de 20 ans, en vain. Elle s’est soldée par un non-lieu prononcé en 2006 par le procureur du tribunal de Dinan.

En 1979 pourtant, un autre double meurtre a été commis dans la région. Deux Belges, eux aussi enseignants ont été tués à la chevrotine, à Vildé-Guingalan, à 10 km. En Belgique, en 1980, la compagne abandonnée d’un brocanteur, nommé Roger, l’accuse de meurtre. Ce dernier aurait été surpris par un couple belge en pleine razzia dans une chapelle bretonne en 1979. Mais les versions de la dame varient. L’accusation tombe à l’eau

L’enquête avait pourtant rebondi en 2001 quand un homme rapporte le témoignage de son co-détenu pour cambriolage_ Michel _ qui « na jamais été coincé pour un double meurtre dans lOuest ». Le témoignage retient toute l’attention du capitaine de police Pascal Huche. Michel, n’est autre que… le fils de Roger le brocanteur ! Mais ce témoignage est fragile car le co-détenu, bavard, s’était déjà distingué pour faux témoignage. Une analyse des cheveux retrouvés dans le combi est demandée pour les comparer avec ceux de Michel. Las, ce scellé à disparu.

« Rien nest venu étayer cette hypothèse », indiquait Eric Bouillard, procureur au tribunal de Dinan. Faute de preuves, une ordonnance de non-lieu est rendue le 16 octobre 2006. Mais le mystère reste entier.

 

https://www.lci.fr/faits-divers/un-double-meurtre-en-bretagne-pourrait-relancer-lenquete-sur-la-tuerie-de-chevaline-1536957.html

Un double meurtre en Bretagne pourrait relancer l’enquête sur la tuerie de Chevaline

 

Un double meurtre en Bretagne pourrait relancer l'enquête sur la tuerie de Chevaline

 

AFFAIRES NON CLASSÉES – Le mystère de la tuerie de Chevaline reste entier trois ans après les faits. Un appel d’un policier à la retraite aux enquêteurs pourrait peut-être faire rebondir l’affaire.
27 déc. 2015 14:37 – Le service METRONEWS

 

Les deux affaires sont au point mort. D’un côte, la tuerie dite « de Chevaline », survenue en 2012 dans la région d’Annecy et au cours de laquelle quatre personnes sont abattues de sang froid en pleine forêt, toutes tuées de deux balles dans la tête. De l’autre, le double meurtre de Lanvallay (Côtes d’Armor) : en 1986, les corps de Paul Beillon et Lorraine Glasby sont retrouvés dans un champ. Le couple d’enseignants anglais a été abattu au fusil de chasse après avoir été battu et traîné en laisse.

Des similitudes relevées par un policier à la retraite

Les deux affaires sont-elles liées ? Rien ne l’indique, mais pour Pascal Huche, policier à la retraite qui a passé des années à tenter de résoudre l’énigme du double meurtre de Lanvallay, des similitudes relevées dans les deux dossiers méritaient d’être portées la connaissance des enquêteurs. « Il y a une unité de temps avec des meurtres qui se produisent pendant la période estivale, dans une zone rurale, avec des armes, sur des touristes étrangers. Et le mobile n’est pas clairement éclairci », explique-t-il à metronews. Il y a un an, l’ancien flic avait contacté la gendarmerie en charge de l’enquête. Avant de relancer, ces dernières semaines, le procureur d’Annecy Eric Maillaud, comme le révélait dimanche le quotidien britannique Telegraph.

En 2013, Libération avait dressé son portrait . L’affaire de Chevaline faisait déjà écho à cette affaire survenue trente ans plus tôt. Problème : le dossier de Lanvallay a été classée en 2006. Mais de ces 20 années d’enquête, Pascal Huche a tout conservé, surtout la conviction qu’à l’époque, il tenait le coupable. En 2001, il tient un nom, Michel H. Incarcéré en Belgique, l’homme s’est vanté en cellule d’avoir tué un couple en Bretagne, 20 ans plus tôt. En Belgique, Michel H. purge une peine de prison pour de multiples cambriolages. Détail déroutant : le nom de Michel H. apparaît dans les fichiers de la police pour des pillages d’églises dans la région de… Lanvallay.

Un troisième double meurtre

En fouillant le passé, Pascal Huche exhume une troisième affaire, celle du double meurtre d’un couple de touristes belges en 1979. Comme le couple Beillon-Glasby, ils ont été battus, traînés par une laisse et tués au fusil de chasse à seulement 15km de Lanvallay. Dans cette affaire, le principal suspect, blanchi depuis, s’appelait Roger H. Qui n’est autre que le père de Michel H. Tous deux nient en bloc une quelconque implication dans ces meurtres.

En 2006, un non-lieu est prononcé, mais Pascal Huche n’en démord pas. Pour rouvrir officiellement l’enquête, il faut désormais un élément nouveau. Et si cet élément se trouvait dans le dossier sur de la tuerie de Chevaline, survenue en 2013 ? L’ADN retrouvé sur les lieux du quadruple meurtre n’a jamais été identifié. S’il correspondait à d’anciens prélèvements effectués à Lanvallay, les deux affaires seraient alors relancées.

EN SAVOIR +
>> Tuerie de Chevaline : enquête sur un « crime parfait »
>> Chevaline: un ancien légionnaire entendu par la police se suicide

Le service METRONEWS

Mis à jour : 27/12/2015 Créé : 27/12/2015

 

https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/chevaline-expolicier-veut-relancer-enquete/story/11157733

Chevaline: un ex-policier veut relancer l’enquête

 

Justice Selon Pascal Huche, il pourrait y avoir un lien entre la tuerie de 2012 et un double meurtre perpétré en Bretagne en 1986

 

Le procureur de la République d’Annecy, Eric MaillaudLe procureur de la République d’Annecy, Eric Maillaud Image: L. Fortunati

 

C’est un article du Telegraph qui remet l’affaire de la tuerie de Chevaline sur le devant de la scène médiatique. Le média britannique s’interroge: y a-t-il un lien entre la mort de la famille Al-Hilli et le meurtre d’un couple britannique commis en Bretagne 30 ans plus tôt? Tout part en réalité de la conviction d’un policier à la retraite nommé Pascal Huche. Cet ancien lieutenant de police continue d’enquêter sur le meurtre non élucidé de deux touristes anglais. Ce couple avait été assassiné en 1986 à Lanvallay (Côtes-d’Armor).

Selon Pascal Huche, il pourrait y avoir un lien entre cette affaire, qui a fait l’objet d’un non-lieu en 2006, et la tuerie de Chevaline, remontant à septembre 2012. Le Telegraph met par ailleurs en avant le fait que les deux traces ADN retrouvées sur les lieux du quadruple meurtre n’ont jamais été identifiées.

Questionné sur ce point par la Tribune de Genève, le procureur de la République d’Annecy, Eric Maillaud, souligne: «Si des traces ADN ont été prélevées dans le cadre du meurtre commis en Bretagne, elles sont dans le Fichier national automatisé des empreintes génétiques. Or, ce dernier a été consulté et aucune correspondance n’a permis d’identifier les deux ADN relevés sur les lieux du crime perpétré à Chevaline.» En l’occurrence, les traces étaient situées pour l’une à l’extérieur du véhicule de la famille Al-Hilli, sur le pare-chocs avant; pour la seconde, à l’intérieur du véhicule, sous un tapis de sol.

Surpris que la presse se fasse aujourd’hui l’écho de l’hypothèse avancée par le policier retraité, Eric Maillaud précise: «Cette thèse est déjà connue. J’ai effectivement transmis le nom de Pascal Huche au juge d’instruction, qui lui-même a confié ces éléments à la section de recherches afin qu’elle procède aux vérifications.» Et le procureur de conclure: «Durant les deux dernières années, nous avons reçu quasiment un courrier par semaine de quelqu’un qui pense avoir résolu l’affaire de Chevaline.» (TDG)

Créé: 29.12.2015, 10h49

 



En Egypte et au Maroc, les « plaisanteries » de mes harceleurs « déconnologues » n’amusent pas

En fait, il n’y a guère que des magistrats brestois que j’aie vus louer la « déconnologie » de Pascal Edouard Cyprien Luraghi et de sa bande de cybercriminels dits « déconnologues » dans des écrits officiels après que celui-ci ait lui-même expliqué à la gendarmerie de Puy-l’Evêque que leur science consistait en cyberharcèlements massifs et totalement démentiels à l’encontre de divers internautes, journalistes et autres personnages publics, notamment sur le site Rue89.

On rappelle que cette activité est dès son origine en 2008 pénalement répréhensible et que de nouvelles lois la condamnant encore plus précisément et fermement ont depuis lors été votées, notamment au cours de cette année 2018.

Par ailleurs, les mêmes magistrats savaient aussi parfaitement bien que la « déconnologie » de Pascal Edouard Cyprien Luraghi s’exerce depuis ses débuts avec la complicité de terroristes islamistes, dont les activités particulières sur le territoire français, notamment depuis mars 2012, ont également justifié l’apparition de nouvelles lois théoriquement destinées à les restreindre.

 

http://lavdn.lavoixdunord.fr/514097/article/2018-12-29/40-terroristes-tues-en-egypte-apres-l-attentat-meutrier-contre-un-bus-de

Le Caire «40 terroristes» tués en Egypte,

après l’attentat meurtrier contre un bus de

touristes vietnamiens

 

Les forces de sécurité ont tué samedi «40 terroristes» dans plusieurs raids en

Egypte, au lendemain d’un attentat meurtrier contre un bus de touristes

vietnamiens près du Caire, a indiqué le ministère de l’Intérieur

dans un communiqué.

 

LA VDN | 29/12/2018

Les forces de sécurité ont tué samedi «40 terroristes» dans plusieurs raids en Egypte. photo AFP

Les forces de sécurité ont tué samedi «40 terroristes» dans plusieurs raids en Egypte. photo AFP – AFP

 

Les raids ont été menés contre des combattants jihadistes présumés à Guizeh, lieu de l’attaque de vendredi, et dans le Sinaï (est), selon le ministère qui précise que 30 d’entre eux ont été tués à Guizeh. «Ils planifiaient une série d’agressions contre le secteur du tourisme, les lieux de culte chrétiens et les forces de sécurité».

Le ministère n’a pas lié directement ces raids policiers à l’attaque de vendredi qui n’a pas été revendiquée, mais une source sécuritaire a précisé qu’ils avaient eu lieu «tôt» samedi matin, donc après l’attentat.

Cet attentat est le premier contre des touristes en Egypte depuis juillet 2017. Le secteur crucial du tourisme a souffert de l’instabilité politique et des attentats de groupes extrémistes, dont le groupe jihadiste Etat islamique (EI), à la suite du soulèvement populaire de janvier 2011.

 

https://www.jeuneafrique.com/696020/politique/attentat-au-maroc-les-salafistes-marocains-condamnent-le-crime-terroriste/

Attentat au Maroc : les salafistes marocains condamnent le crime terroriste

 

28 décembre 2018 à 12h08 | Par
En Egypte et au Maroc, les

 

Le principal groupe politique salafiste du royaume a condamné le meurtre des deux randonneuses scandinaves au pied du Mont Toubkal et a rediffusé ses principales revendications.

C’est par voie de communiqué que la Coordination commune pour la défense des détenus islamistes (CCDDI) a condamné le 27 décembre le récent double assassinat à caractère terroriste commis à Imlil, dans la région de Marrakech.


>>> À LIRE – Maroc : le terrorisme frappe au pied du mont Toubkal


La CCDDI, née afin de porter la voix des prisonniers salafistes marocains – souvent arrêtés dans le cadre de la principale loi antiterroriste n°03-03, promulguée au lendemain des attentats de mai 2003 –, est au fil du temps devenue l’un des principaux groupes du salafisme militant marocain. La Coordination est notamment active à Rabat, Salé, Fès, Tanger et Tétouan.

Un communiqué militant

Dans son communiqué, la CCDDI a gardé un ton militant et condamné ceux qui profitent de la séquence pour accuser à tort l’islam. La CCDDI a réitéré sa demande de voir abroger la loi antiterroriste. Cette dernière avait été étendue en 2015, notamment sous la houlette du ministre de la Justice, l’islamiste Mustapha Ramid, avocat anciennement engagé dans la défense des droits des prisonniers salafistes.


>>> À LIRE – Antiterrorisme : le modèle marocain


Enfin, la Coordination n’a pas caché sa crainte d’abus après la confirmation de la piste terroriste du crime d’Imlil. En 2005, Mohammed VI lui-même avait reconnu l’existence d’« abus » dans la répression post-attentats de 2003 dans une interview au quotidien espagnol El País. À Jeune Afrique, Abdelhak Bassou, ancien directeur central des renseignements généraux marocains, avait assuré que l’organisation du Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ), créé en 2015 et chargé de l’enquête sur le crime d’Imlil, permettait aussi d’éviter les atteintes aux droits.

Dans son communiqué, la CCDDI a regretté des « arrestations préventives » dans les milieux salafistes à l’orée de la fin d’année 2018, dont témoignent aussi des articles de la presse arabophone, notamment le quotidien à grand tirage Al Massae.

Les chouyoukh condamnent

Le texte de la Coordination n’est pas la première réaction à l’assassinat des deux jeunes touristes scandinaves par des individus visiblement radicalisés à grande vitesse émanant de la galaxie salafiste marocaine. Le cheikh Mohamed Fizazi avait rapidement condamné l’assassinat des deux jeunes touristes.

« Le meurtre des femmes est illicite en temps guerre, comment tuer en paix ? » Fizazi avait été libéré en 2011, après plusieurs années de prison. Cette voix influente du salafisme contemporain marocain avait été arrêtée dans la foulée des attentats de mai 2003, alors qu’il était connu pour ses prêches enflammés. Aujourd’hui, toujours très conservateur, il est devenu bien moins politique dans ses propos et s’érige souvent en ardent défenseur de l’ordre. Mais comme un certain nombre de chouyoukh enfermés dans une période courant du 11 septembre 2001 aux printemps arabes et libérés dans la foulée de ces derniers, il a perdu de son influence dans le milieu salafiste.

Le cheikh Hassan Kettani, enfermé lui aussi dans la foulée des attentats de 2003 pour ses prêches et gracié par le roi en 2012, a également condamné un « crime odieux ». Kettani est resté plus proche des bases militantes que Fizazi et apparaît parfois aux côtés des militants de la CCDDI dans des manifestations publiques. Avec les réactions des salafistes dits « quiétistes », comme le Marrakchi Hammad el Kabbaj, qui ont tâché de condamner les assassinats tout en insistant sur la dissociation de l’islam et du terrorisme, c’est le gros de la sphère salafiste marocaine qui a désavoué le crime d’Imlil.

 



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