Quadruple meurtre pour un trafic d’oeuvres d’art volées dans des églises bretonnes : les magistrats passent l’éponge et se moquent de l’enquêteur

 

 

 

Et où cela s’est-il donc passé ?

En Bretagne, bien sûr…

Tout mon soutien au policier en retraite Pascal Huche.

On les voudrait tous comme lui.

 

 

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2006/08/25/01006-20060825ARTMAG90418-la_traque_sans_fin_des_tueurs_de_touristes.php

LA TRAQUE SANS FIN DES TUEURS DE TOURISTES

 

  • Par  PAR JULIEN MIGNOT
  • Mis à jour le 15/10/2007 à 15:36
  • Publié le 25/08/2006 à 06:00

 

Deux couples d’étrangers ont trouvé la mort en Bretagne à sept ans d’intervalle, en 1979 et en 1986. Deux drames très similaires toujours pas résolus. Le premier est prescrit, le second, en passe de l’être. Pourtant…

Sur le bureau du capitaine Pascal Huche un dossier cartonné, serré par une sangle, s’épaissit lentement. Il contient des rapports d’audition, des expertises, des noms de suspects, des fiches détaillées sur d’interminables recherches. Mais l’enquête n’avance plus. Bloquée ! Et pour ce policier madré, à la stature impressionnante, c’est un véritable défi. Blessé au cours d’un attentat commis par le groupe Action Directe dans les années 80, il est devenu particulièrement sensible au sort des victimes et de leurs proches.

Voilà des années qu’il est en poste à Saint-Malo et que ce fameux dossier le tourmente. Il faut dire que les victimes de ce crime-là avaient été particulièrement abîmées. Et que la pauvre maman qui avait signalé la triste affaire à l’un de ses prédécesseurs n’a jamais retrouvé la tranquillité puisqu’elle attend désespérément sa conclusion depuis vingt ans.

C’est en effet le 23 septembre 1986 que la longue enquête commence. Dans la cité corsaire, les derniers vacanciers plient bagage et les commerçants font leurs comptes. Même les policiers s’apprêtent à passer en mode hivernal après une saison touristique plutôt calme quand cette mère particulièrement angoissée, Pauline Glasby, pousse la lourde porte du commissariat. «Ma fille, Lorraine, accompagnée de son futur mari, Paul Bellion, ont disparu, explique cette Britannique, mêlant l’anglais à un français approximatif. Enseignants de travaux manuels dans le Norfolk (Angleterre), ils n’ont pas assuré leur rentrée scolaire le 9 septembre. Ils devaient revenir d’un périple à vélo en France…» Puis elle ajoute, en sortant des cartes postales de son sac : «Ils nous écrivaient régulièrement. La dernière carte que nous avons reçue, de La Rochelle, date du 14 août. Ils devaient rejoindre Saint-Malo pour prendre le ferry du retour le 24 août à 21 h 30. Nous savons qu’ils n’étaient pas à bord. Apparemment, ils n’ont toujours pas quitté la France…»

L’inspecteur réagit sur-le-champ en lançant un avis de recherche. Des témoins se manifestent, notamment des commerçants de Saint-Solen, un bourg tranquille à six kilomètres à l’est de Dinan. Ils se souviennent avoir vu les deux jeunes touristes le 23 août vers 19 heures. Sous une pluie battante, ils revêtaient leurs cirés jaunes, après avoir bu un chocolat chaud. Ils enfourchaient leurs bicyclettes et prenaient la direction de l’auberge de jeunesse de Dinan. Où ils ne sont jamais arrivés.

une fin terrible

Plusieurs semaines plus tard, au matin du 1er octobre, Gérard, la cinquantaine solide, part à la chasse ; sa passion. Ubik, son épagneul breton, trotte en tête dans la campagne et s’engage soudain dans un champ de maïs de Bois-Fougère, à la sortie de Saint-Solen.

«Si mon chien n’avait pas aboyé, je n’aurais pas eu l’idée de regarder entre les tiges, hautes de plus de deux mètres… J’ai compris tout de suite. J’ai pensé instantanément aux touristes anglais pour lesquels on avait lancé un avis de recherche.»

Les légistes font remonter la mort au 24 août au soir, le lendemain de leur disparition. Leurs constatations racontent une fin terrible : les corps sont allongés côte à côte sur le dos, les bouches bâillonnées par du ruban adhésif, les mains liées dans le dos avec de la cordelette. Ils sont attachés l’un à l’autre à hauteur des coudes. Au poignet de la jeune femme reste accrochée une longe de la même cordelette de 2,80 mètres. Comme si le ou les meurtriers les avaient tenus en laisse jusqu’à cet endroit avant de les abattre d’une décharge de fusil de chasse dans la nuque.

Quel mobile ? Le jeune couple d’enseignants en fin de vacances n’avait plus que quelques centaines de francs. Aucun mouvement sur leurs comptes bancaires ne sera relevé et leurs trois chèques de voyage volés, jamais utilisés. Une agression sexuelle ? La fermeture Eclair du short de Lorraine était baissée, mais l’état des corps ne permet pas à l’autopsie de l’affirmer.

Les policiers mènent une enquête opiniâtre et, en épluchant les archives, exhument un autre double meurtre aux ressemblances troublantes. Cette ancienne affaire, toujours pas élucidée, remonte à 1979.

Cet été-là, André et Marie-Christine Van Herpen, originaires de Gand (Belgique) profitaient de leurs vacances pour visiter la France. Un petit couple sans problèmes : la trentaine, lui est cadre administratif, elle, enseignante. Le 15 juillet 1979, on les avait retrouvés assassinés près de Dinan, à Vildé-Guingalan. Le champ de maïs de Saint-Solen où ont été découverts les jeunes Anglais n’est qu’à treize ou quatorze kilomètres.

André et Marie-Christine avaient été abattus d’une décharge dans la nuque. Ils étaient dans leur Toyota Corolla couleur moutarde : Marie-Christine au volant, André à ses côtés, et leur tueur à l’arrière avec un fusil de chasse à canon scié. Contrairement à Lorraine, il n’y a aucune suspicion d’agression sexuelle de Marie-Christine, encore vêtue. Mais là non plus, on ne retrouvera jamais ni leurs bagages ni l’arme du crime.

Bien que les gendarmes en charge de cette enquête n’aient pas ménagé leurs efforts pour examiner toutes les hypothèses, c’est le hasard qui a fourni la piste la plus sérieuse.

A 800 kilomètres de là, en décembre 1980, la brigade de gendarmerie d’Arlon (Belgique) recueillait le témoignage d’une femme blessée dans son orgueil, Marceline, 43 ans : «Mon concubin m’a quittée pour aller vivre avec ma soeur. Ça ne vous intéresse peut-être pas, mais si je vous dis qu’en l’espace de trois ans il a volé quarante statues et oeuvres d’art dans des lieux de culte bretons pour les revendre à l’étranger… Et, surtout, qu’il a tué un couple de jeunes Belges…»

Les gendarmes la pressent de questions. Elle poursuit : «Il s’appelle Roger, il a 40 ans. C’est un brocanteur manouche. Le 15 juillet 1979, nous faisions un coup dans l’église de Lamballe quand nous avons été surpris par un couple de jeunes touristes belges. Pour détourner leur attention, Roger s’est adressé à eux, en flamand, et a finalement proposé d’acheter la bague de la jeune femme. Il est monté dans leur voiture jaune pour aller prendre un verre avec eux à Dinan.»

Marceline, restée sur place, n’a eu des nouvelles qu’un peu plus tard. «Il m’a demandé de venir le chercher. Il était tout seul en train d’abandonner la voiture des Belges (au croisement où elle sera finalement retrouvée). Puis il a jeté un peu plus loin leurs bagages et ses vêtements dans une décharge. Il avait du sang au poignet droit.»

Malheureusement pour les enquêteurs, Marceline n’est pas ce qu’on appelle un témoin fiable. Connue de leurs services, elle est impliquée dans le trafic international d’oeuvres qu’elle dénonce. Plus grave, elle change constamment de version pour se couvrir. Aussi, le juge d’instruction de l’époque préfère-t-il prononcer un non-lieu plutôt que de voir la fiabilité d’un témoin clé voler en éclats au procès. Dix ans plus tard, le délai de prescription enterre définitivement l’affaire.

détourner les soupçons

Pour éviter le même sort aux investigations qu’ils poursuivent sur le meurtre de 1986, celui du couple anglais, les policiers se relancent une nouvelle fois sur la piste. Mais Roger ne peut pas être inquiété, puisque à cette époque il était détenu à Rennes pour ses pillages d’églises.

Ils reportent alors leurs espoirs sur le combi Volkswagen qui avait été signalé le lendemain du crime à quatre kilomètres de là, dans une décharge. Des cheveux et du sang appartenant au couple britannique avaient été prélevés à l’intérieur. Lorraine et Paul étaient donc montés à bord, mais le véhicule, volé cinq jours plus tôt en Allemagne, n’était pas aux mains de son propriétaire. Et son conducteur demeurait impossible à identifier. Jusqu’à ce que le hasard, décidément, leur apporte le nom sur un plateau… près de quinze ans plus tard.

Le 6 septembre 2001, à quinze jours de la fin du délai de prescription, un certain Paul Buccheit, détenu de la prison de Toul, en Meurthe-et-Moselle, veut négocier des révélations «contre une remise de peine». Les policiers qui l’avaient arrêté croient mollement à ce genre de confession, mais ils vont vite comprendre l’intérêt de cette audition. Un codétenu de Paul Buccheit se plaignait de la sévérité de sa condamnation pour cambriolages. «Cela méritait moins, disait-il. En plus, ces cons ne m’ont jamais coincé pour un double meurtre dans l’Ouest qui valait plusieurs fois la perpétuité.» Devant l’afflux de détails, les enquêteurs réalisent que Paul Buccheit n’invente rien et que son codétenu pourrait être l’auteur du double meurtre en Bretagne.

C’est à ce moment qu’intervient le capitaine Pascal Huche, qui reprend ce funeste dossier et arrive de Saint-Malo pour questionner à son tour le détenu à Toul. Les auditions se poursuivent, plus précises. Il est même question de la tentative de viol sur la femme, élément pourtant connu des seuls enquêteurs… et du meurtrier. Mais qui était donc ce codétenu mécontent… et bavard ? «Un gars du voyage, leur apprend Buccheit. Il s’appelait Michel, il était auxiliaire (détenu employé par la prison) à Metz en 1996.» Vérification faite, Michel n’est autre que le fils de Roger, le brocanteur soupçonné du meurtre des Belges !

Le capitaine Huche et ses policiers risquent une hypothèse : en 1986, Michel aurait commis un forfait similaire à celui que son père avait commis sept ans plus tôt. Un moyen de détourner les soupçons puisque Roger est alors en prison. Ils préparent une véritable enquête de terrain autour des suspects qui sont alors en liberté. Mais, avant de lancer de longues et coûteuses investigations, les magistrats préfèrent d’abord établir que Michel était bien le conducteur du combi Volskwagen. Ils comptent sur une analyse ADN. Las, la chance qui auparavant souriait aux enquêteurs a désormais tourné. Le scellé essentiel des prélèvements du combi a été détruit lors d’un grand ménage de printemps au palais de justice de Dinan.

Le capitaine de police, Pascal Huche, fulmine : «L’ADN seul ne vaut rien sans une bonne enquête policière, et, à ce jour, il reste plusieurs portes que nous n’avons pas encore fermées.»

Pour autant, un mauvais épilogue se profile. Faute d’éléments probants, la justice envisage de rendre un non-lieu avant la fin de l’année. «J’accepte l’échec, maugrée le capitaine Huche, mais je ne veux pas dire aux familles des victimes que nous n’avons pas de résultats alors que nous n’avons pas tout essayé.»

Dans son bureau, l’oeil fixé sur l’épais dossier qu’il connaît pourtant par coeur, le policier pense souvent à ces familles, ces parents de touristes assassinés, qui, là-bas en Angleterre et en Belgique, s’accrochent encore à l’espoir de connaître la vérité. Et d’y trouver enfin l’apaisement.

PAR JULIEN MIGNOT

 

 

https://actu.fr/bretagne/dinan_22050/double-meurtre-de-lanvallay-lex-policier-veut-rouvrir-lenquete_5874081.html

Double-meurtre de Lanvallay : L’ex-policier veut rouvrir l’enquête

 

Pascal Huche veut rebondir sur le meurtre de touristes britanniques en Haute-Savoie pour relancer le dossier de Lanvallay. Le parquet de Saint-Malo procéderait à des vérifications.

 

Publié le 20 Sep 12 à 0:28

 

Paul Beillon et Lorraine Glasby, jeune couple d’enseignants Britanniques qui font du cyclo-tourisme en Bretagne ont été abattus d’au moins trois coups de fusil de chasse, dans la nuque, le 24 août 1986, dans un champ à Lanvallay. L’enquête ne donne rien jusqu’en 2001. Pascal Huche, alors inspecteur de la police judiciaire de Rennes, découvre l’existence d’un certain Michel H., auteur de nombreux cambriolages, en France et en Belgique, dénoncé par un codétenu. Ce ‘voleur itinérant’se serait vanté de n’avoir jamais été inquiété dans un double-meurtre commis dans l’Ouest de la France, des années auparavant.
Pascal Huche fait le lien avec un autre H., Roger. Il s’agit de son père, trafiquant d’objets d’art anciens, qui avait été soupçonné – puis blanchi — dans un autre double-meurtre commis à 15 km de là, à Vildé-Guingalan en 1979 sur des touristes belges, abattus eux-aussi d’une balle dans la nuque. Coïncidence troublante, donc, renforcée par la proximité géographique des deux assassinats, un mode opératoire analogue, etc.
Mais les auditions et analyses ADN concernant Michel H. déboucheront sur un non-lieu en octobre 2006.
Il faudrait désormais un fait nouveau pour rouvrir le dossier avant la prescription en octobre 2016. Pascal Huche estime qu’il en existe. En 2008,  Michel H. a été condamné par la justice belge  à dix ans de prison pour tentative de triple homicide avec un fusil de chasse. Le même calibre 12 que celui employé lors du double-meurtre de Lanvallay. D’autres similitudes sont notées par Pascal Huche qui a donc tenté de convaincre la cour d’appel de Rennes de relancer l’enquête, en vain. Le meurtre de touristes britanniques  commis à Chevaline il y a une quinzaine de jours constitue à ses yeux un autre fait nouveau… un prétexte en tout cas pour obtenir une commission rogatoire internationale. Bien qu’à la retraite depuis six mois, l’ancien capitaine de police ne lâche pas le morceau : « Tout doit être tenté pour faire la vérité sur ce qui est arrivé à Lorraine Glasby et Paul Beillon. »
En fait, apprend-on au parquet de Saint-Malo, « l’ affaire n’est pas définitivement close. Des vérifications sont en cours.  Un procureur a le dossier en mains depuis quelques mois ». Pascal Huche a peut-être été davantage entendu qu’il ne le croyait…

Lire l’intégralité de cette affaire dans Le Petit Bleu du 20 septembre 2012, où l’ex-inspecteur de police donne tous les détails de son enquête et fait état de nouvelles coïncidences troublantes.

 

Pascal Huche, ex-inspecteur de police raconte tous les détails de son enquête.

Pascal Huche, ex-inspecteur de police raconte tous les détails de son enquête.

 

 

https://www.liberation.fr/societe/2013/02/15/un-ex-policier-hante-par-deux-fiances-abattus_882218

Un ex-policier hanté par deux fiancés abattus

 

Par Célia Lebur — 15 février 2013 à 21:46

 

Retraité, Pascal Huche continue de travailler sur le meurtre d’un couple de jeunes Anglais en 1986.

 

  • Un ex-policier hanté par deux fiancés abattus

Rouvrir le dossier. Depuis qu’il a pris sa retraite, il y a un an, Pascal Huche ne pense qu’à ça. Le meurtre jamais résolu de deux touristes anglais en 1986 continue à tourmenter l’ancien lieutenant de police. Le jeune couple avait été assassiné à Lanvallay (Côtes-d’Armor). Et la découverte des corps, particulièrement abîmés, avait créé l’émoi des deux côtés de la Manche. Quand il apprend le meurtre d’une famille anglaise à Chevaline, en septembre, Pascal Huche ne peut s’empêcher de faire le lien. Il a tout conservé chez lui : rapports d’auditions, témoignages, expertises… Vingt années d’enquête soldées par un non-lieu, en 2006, alors qu’il pensait tenir le coupable.

Ses récentes tentatives pour dépoussiérer le dossier sont restées vaines. Les faits sont très (trop) vieux, et la justice s’est lassée. Mais l’ex-capitaine est trop obstiné pour abandonner. «Quand tout le monde avait baissé les bras, il était encore là : il suivait toutes les pistes les unes après les autres, la recherche de la vérité l’obsédait», raconte le commissaire Pierre Guiziou, qui dirigeait alors la brigade criminelle de la police judiciaire de Rennes, «marqué» lui aussi «par cette affaire horrible et le fait de ne pas l’avoir résolue».

Entré à 17 ans dans la police comme archiviste au SRPJ de Rennes, Pascal Huche vit, dans les années 80, les grands moments de la BRB, la brigade de répression du banditisme à Paris : l’arrestation du Gang des postiches après un hold-up rue du Docteur-Blanche et l’évasion spectaculaire du braqueur Michel Vaujour en hélicoptère de la prison de la Santé en 1986… Et aussi l’attentat à la bombe, le 9 juillet de la même année, commis par le groupe Action directe dans les locaux de la BRB : un mort (Marcel Basdevant) et trente blessés, dont Pascal Huche, gravement. Il a les tympans brisés, un traumatisme crânien et des vertiges qui le poursuivront longtemps.

Injures. A l’ouverture du procès, en 1992, malgré l’attitude insultante de Max Frérot, il est l’un des rares policiers à tenter un impossible dialogue avec l’activiste. «Pourquoi t’as fait ça ? Pour venger un gamin victime d’une bavure commise par un autre ? Moi, si je voulais ta peau, j’irais pas tuer ta mère.» C’est lui aussi, qui, furieux des injures de Frérot à l’avocat de la veuve, saute la barre qui le sépare de l’accusé pour «lui casser la gueule».

Sa hiérarchie lui reproche d’avoir manqué à son devoir de réserve en disant «qu’on rentrait à la BRB comme dans un moulin» et lui retire sa promotion d’enquêteur de première classe. Il mettra quatorze ans pour obtenir son grade de capitaine.

Pascal Huche repart en Bretagne poursuivre «des braqueurs, encore». Jusqu’à ce qu’il déterre en 1993, le double meurtre de Lanvallay. Les corps de Paul Beillon et Lorraine Glasby, jeune couple d’enseignants britanniques, ont été retrouvés décomposés dans un champ de maïs le 1er octobre 1986. Les fiancés ont été ligotés, traînés par une laisse et abattus à coups de fusil de chasse. Des témoins les ont aperçus un mois plus tôt, dans un petit bourg près de Dinan, enfourchant leurs bicyclettes pour rejoindre leur auberge de jeunesse. Où ils ne sont jamais arrivés. Les collègues de Huche ont déjà exploré de nombreuses pistes : milieu des chasseurs, gens du voyage, délinquants sexuels, etc.

Reliques. Sept ans après, l’enquête est au point mort. «Après l’attentat d’Action directe, j’ai voulu me rapprocher des victimes, et prendre tous les dossiers pourris», dit l’ancien flic. Pascal Huche reprend l’affaire depuis le départ, et son travail de fourmi finit par payer. En 2001, il fait le lien avec un certain Michel H., incarcéré pour de nombreux cambriolages en France et en Belgique. En prison, il se serait vanté d’avoir commis un double meurtre en Bretagne plusieurs années auparavant, pour lequel il n’a jamais été inquiété. Le policier retrouve alors la piste du manouche près des lieux du crime : il a dérobé des centaines de reliques dans les églises alentours. En fouillant les archives de la police, il tombe sur le meurtre d’un couple de Belges en 1979. Le mode opératoire est le même et les faits se sont déroulés à 15 km de Lanvallay. Le principal suspect – finalement blanchi – était un certain Roger H., le père de Michel H. Le policier est persuadé de tenir le coupable. Mais Michel H. nie en bloc. Le codétenu qui l’a dénoncé n’est pas considéré comme un témoin crédible, et la dernière juge d’instruction en charge du dossier clôt l’affaire par un non-lieu en 2006.

Pascal Huche est amer. Il faut un fait nouveau pour rouvrir le dossier avant prescription en 2016. Les scellés contenant des cheveux prélevés à l’époque auraient pu livrer leur secret, mais la chancellerie a refusé de considérer comme «fait nouveau» les progrès de la science en matière d’ADN. Pour Pascal Huche, les points communs avec la tuerie de Chevaline – touristes anglais, utilisation d’armes à feu – pourraient servir de prétexte.

Célia Lebur

 

https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/l-heure-du-crime-mardi-14-mai-double-meurtre-a-lanvallay-7771230864

Mardi 14 mai : Double meurtre à Lanvallay.

 

Le 15 juillet 1979, les corps sans vie d’un couple de touristes belges en vacances en Bretagne, Marie-Christine et André Vanherpen, sont trouvés dans un champ près de Dinan (Côtes d’Armor). Ce double meurtre n’a jamais été élucidé.

 

La scène de crime à Lanvallay

La scène de crime à Lanvallay
Publié le 10/05/2013 à 10:20

L'édito de Jacques Pradel

Bonjour à tous ! A la Une de L’heure du crime, une affaire non résolue : le double meurtre d’un couple de touristes anglais près de Dinan dans les Côtes d’Armor, en 1986 !

Après 27 ans de mystère, un ancien inspecteur de la PJ de Rennes, Pascal Huche, aujourd’hui Capitaine de Police en retraite, demande une réouverture de l’enquête car il pense avoir réuni de nouveaux éléments qui pourraient permettre d’identifier le ou les assassins.

Pascal Huche a pris contact avec L’heure du crime sur RTL.FR. Il est à ce jour l’homme qui connaît le mieux ce dossier qui n’est toujours pas prescrit .

Il va nous raconter pourquoi il pense que de nouveaux témoignages, associés aux progrès de la police scientifique, pourraient mettre un terme aux activités d’un meurtrier qui circule aujourd’hui en toute liberté, et qui a peut-être d’autres assassinats sur la conscience…

Nous ouvrons aujourd’hui ce dossier passionnant.

Jacques Pradel

Lanvallay
Carte de la région de Lanvallay.

Sept ans plus tard, en août 1986, c’est au tour d’un jeune couple de touristes britanniques, Paul et Lorraine Bellion, en vacances en Bretagne, d’être assassiné à douze kilomètres de Dinan, exécutés comme les Belges d’une balle de fusil de chasse dans la nuque.

Lorraine Glasby et Paul Bellion
Lorraine Glasby et Paul Bellion

Les époux Van Herpen
Les époux Van Herpen

Selon les enquêteurs, un lien peut être fait entre les deux dossiers.

Le combi orange
Le combi orangeretrouvé sur les lieux du crime (d’après photo parue dans « Le petit bleu des Côtes d’Armor »).

Ce lien repose sur les confidences d’un détenu qui se serait vanté d’avoir tué les Anglais pour procurer un alibi à son père, lequel avait tué les Belges en 1979 parce qu’ils l’avaient surpris en train de voler des statuettes dans une église de la région.


Invités : Pascal Huche
, ancien inspecteur de la BRB au Quai des Orfèvres et de la PJ de Rennes. Gérard Lebec, chasseur qui a découvert les corps. Paul Leflour, pompiste à Guingamp.

Inspecteur Huche
Inspecteur Huche

 

https://www.ouest-france.fr/le-mystere-du-double-meurtre-de-lanvallay-625510

Le mystère du double meurtre de Lanvallay

 

Modifié le 27/09/2013 à 17:38

  • Le 1er octobre 1986, les corps de deux jeunes touristes anglais sont retrouvés ligotés et bâillonnés dans un champ de maïs isolé à Lanvallay. Pendant des mois les enquêteurs fouilleront la campagne à la recherche de preuves.

    Le 1er octobre 1986, les corps de deux jeunes touristes anglais sont retrouvés ligotés et bâillonnés dans un champ de maïs isolé à Lanvallay. Pendant des mois les enquêteurs fouilleront la campagne à la recherche de preuves. | Archives.

 

F. R.

Parmi les grandes affaires passées par le tribunal de Dinan, figure celle du double meurtre de Lanvallay. Le 1er octobre 1986, les corps de deux jeunes touristes anglais sont retrouvés ligotés et bâillonnés dans un champ de maïs isolé à Lanvallay. L’enquête a duré plus de 20 ans, en vain. Elle s’est soldée par un non-lieu prononcé en 2006 par le procureur du tribunal de Dinan.

En 1979 pourtant, un autre double meurtre a été commis dans la région. Deux Belges, eux aussi enseignants ont été tués à la chevrotine, à Vildé-Guingalan, à 10 km. En Belgique, en 1980, la compagne abandonnée d’un brocanteur, nommé Roger, l’accuse de meurtre. Ce dernier aurait été surpris par un couple belge en pleine razzia dans une chapelle bretonne en 1979. Mais les versions de la dame varient. L’accusation tombe à l’eau

L’enquête avait pourtant rebondi en 2001 quand un homme rapporte le témoignage de son co-détenu pour cambriolage_ Michel _ qui « na jamais été coincé pour un double meurtre dans lOuest ». Le témoignage retient toute l’attention du capitaine de police Pascal Huche. Michel, n’est autre que… le fils de Roger le brocanteur ! Mais ce témoignage est fragile car le co-détenu, bavard, s’était déjà distingué pour faux témoignage. Une analyse des cheveux retrouvés dans le combi est demandée pour les comparer avec ceux de Michel. Las, ce scellé à disparu.

« Rien nest venu étayer cette hypothèse », indiquait Eric Bouillard, procureur au tribunal de Dinan. Faute de preuves, une ordonnance de non-lieu est rendue le 16 octobre 2006. Mais le mystère reste entier.

 

https://www.lci.fr/faits-divers/un-double-meurtre-en-bretagne-pourrait-relancer-lenquete-sur-la-tuerie-de-chevaline-1536957.html

Un double meurtre en Bretagne pourrait relancer l’enquête sur la tuerie de Chevaline

 

Un double meurtre en Bretagne pourrait relancer l'enquête sur la tuerie de Chevaline

 

AFFAIRES NON CLASSÉES – Le mystère de la tuerie de Chevaline reste entier trois ans après les faits. Un appel d’un policier à la retraite aux enquêteurs pourrait peut-être faire rebondir l’affaire.
27 déc. 2015 14:37 – Le service METRONEWS

 

Les deux affaires sont au point mort. D’un côte, la tuerie dite « de Chevaline », survenue en 2012 dans la région d’Annecy et au cours de laquelle quatre personnes sont abattues de sang froid en pleine forêt, toutes tuées de deux balles dans la tête. De l’autre, le double meurtre de Lanvallay (Côtes d’Armor) : en 1986, les corps de Paul Beillon et Lorraine Glasby sont retrouvés dans un champ. Le couple d’enseignants anglais a été abattu au fusil de chasse après avoir été battu et traîné en laisse.

Des similitudes relevées par un policier à la retraite

Les deux affaires sont-elles liées ? Rien ne l’indique, mais pour Pascal Huche, policier à la retraite qui a passé des années à tenter de résoudre l’énigme du double meurtre de Lanvallay, des similitudes relevées dans les deux dossiers méritaient d’être portées la connaissance des enquêteurs. « Il y a une unité de temps avec des meurtres qui se produisent pendant la période estivale, dans une zone rurale, avec des armes, sur des touristes étrangers. Et le mobile n’est pas clairement éclairci », explique-t-il à metronews. Il y a un an, l’ancien flic avait contacté la gendarmerie en charge de l’enquête. Avant de relancer, ces dernières semaines, le procureur d’Annecy Eric Maillaud, comme le révélait dimanche le quotidien britannique Telegraph.

En 2013, Libération avait dressé son portrait . L’affaire de Chevaline faisait déjà écho à cette affaire survenue trente ans plus tôt. Problème : le dossier de Lanvallay a été classée en 2006. Mais de ces 20 années d’enquête, Pascal Huche a tout conservé, surtout la conviction qu’à l’époque, il tenait le coupable. En 2001, il tient un nom, Michel H. Incarcéré en Belgique, l’homme s’est vanté en cellule d’avoir tué un couple en Bretagne, 20 ans plus tôt. En Belgique, Michel H. purge une peine de prison pour de multiples cambriolages. Détail déroutant : le nom de Michel H. apparaît dans les fichiers de la police pour des pillages d’églises dans la région de… Lanvallay.

Un troisième double meurtre

En fouillant le passé, Pascal Huche exhume une troisième affaire, celle du double meurtre d’un couple de touristes belges en 1979. Comme le couple Beillon-Glasby, ils ont été battus, traînés par une laisse et tués au fusil de chasse à seulement 15km de Lanvallay. Dans cette affaire, le principal suspect, blanchi depuis, s’appelait Roger H. Qui n’est autre que le père de Michel H. Tous deux nient en bloc une quelconque implication dans ces meurtres.

En 2006, un non-lieu est prononcé, mais Pascal Huche n’en démord pas. Pour rouvrir officiellement l’enquête, il faut désormais un élément nouveau. Et si cet élément se trouvait dans le dossier sur de la tuerie de Chevaline, survenue en 2013 ? L’ADN retrouvé sur les lieux du quadruple meurtre n’a jamais été identifié. S’il correspondait à d’anciens prélèvements effectués à Lanvallay, les deux affaires seraient alors relancées.

EN SAVOIR +
>> Tuerie de Chevaline : enquête sur un « crime parfait »
>> Chevaline: un ancien légionnaire entendu par la police se suicide

Le service METRONEWS

Mis à jour : 27/12/2015 Créé : 27/12/2015

 

https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/chevaline-expolicier-veut-relancer-enquete/story/11157733

Chevaline: un ex-policier veut relancer l’enquête

 

Justice Selon Pascal Huche, il pourrait y avoir un lien entre la tuerie de 2012 et un double meurtre perpétré en Bretagne en 1986

 

Le procureur de la République d’Annecy, Eric MaillaudLe procureur de la République d’Annecy, Eric Maillaud Image: L. Fortunati

 

C’est un article du Telegraph qui remet l’affaire de la tuerie de Chevaline sur le devant de la scène médiatique. Le média britannique s’interroge: y a-t-il un lien entre la mort de la famille Al-Hilli et le meurtre d’un couple britannique commis en Bretagne 30 ans plus tôt? Tout part en réalité de la conviction d’un policier à la retraite nommé Pascal Huche. Cet ancien lieutenant de police continue d’enquêter sur le meurtre non élucidé de deux touristes anglais. Ce couple avait été assassiné en 1986 à Lanvallay (Côtes-d’Armor).

Selon Pascal Huche, il pourrait y avoir un lien entre cette affaire, qui a fait l’objet d’un non-lieu en 2006, et la tuerie de Chevaline, remontant à septembre 2012. Le Telegraph met par ailleurs en avant le fait que les deux traces ADN retrouvées sur les lieux du quadruple meurtre n’ont jamais été identifiées.

Questionné sur ce point par la Tribune de Genève, le procureur de la République d’Annecy, Eric Maillaud, souligne: «Si des traces ADN ont été prélevées dans le cadre du meurtre commis en Bretagne, elles sont dans le Fichier national automatisé des empreintes génétiques. Or, ce dernier a été consulté et aucune correspondance n’a permis d’identifier les deux ADN relevés sur les lieux du crime perpétré à Chevaline.» En l’occurrence, les traces étaient situées pour l’une à l’extérieur du véhicule de la famille Al-Hilli, sur le pare-chocs avant; pour la seconde, à l’intérieur du véhicule, sous un tapis de sol.

Surpris que la presse se fasse aujourd’hui l’écho de l’hypothèse avancée par le policier retraité, Eric Maillaud précise: «Cette thèse est déjà connue. J’ai effectivement transmis le nom de Pascal Huche au juge d’instruction, qui lui-même a confié ces éléments à la section de recherches afin qu’elle procède aux vérifications.» Et le procureur de conclure: «Durant les deux dernières années, nous avons reçu quasiment un courrier par semaine de quelqu’un qui pense avoir résolu l’affaire de Chevaline.» (TDG)

Créé: 29.12.2015, 10h49

 



En Egypte et au Maroc, les « plaisanteries » de mes harceleurs « déconnologues » n’amusent pas

En fait, il n’y a guère que des magistrats brestois que j’aie vus louer la « déconnologie » de Pascal Edouard Cyprien Luraghi et de sa bande de cybercriminels dits « déconnologues » dans des écrits officiels après que celui-ci ait lui-même expliqué à la gendarmerie de Puy-l’Evêque que leur science consistait en cyberharcèlements massifs et totalement démentiels à l’encontre de divers internautes, journalistes et autres personnages publics, notamment sur le site Rue89.

On rappelle que cette activité est dès son origine en 2008 pénalement répréhensible et que de nouvelles lois la condamnant encore plus précisément et fermement ont depuis lors été votées, notamment au cours de cette année 2018.

Par ailleurs, les mêmes magistrats savaient aussi parfaitement bien que la « déconnologie » de Pascal Edouard Cyprien Luraghi s’exerce depuis ses débuts avec la complicité de terroristes islamistes, dont les activités particulières sur le territoire français, notamment depuis mars 2012, ont également justifié l’apparition de nouvelles lois théoriquement destinées à les restreindre.

 

http://lavdn.lavoixdunord.fr/514097/article/2018-12-29/40-terroristes-tues-en-egypte-apres-l-attentat-meutrier-contre-un-bus-de

Le Caire «40 terroristes» tués en Egypte,

après l’attentat meurtrier contre un bus de

touristes vietnamiens

 

Les forces de sécurité ont tué samedi «40 terroristes» dans plusieurs raids en

Egypte, au lendemain d’un attentat meurtrier contre un bus de touristes

vietnamiens près du Caire, a indiqué le ministère de l’Intérieur

dans un communiqué.

 

LA VDN | 29/12/2018

Les forces de sécurité ont tué samedi «40 terroristes» dans plusieurs raids en Egypte. photo AFP

Les forces de sécurité ont tué samedi «40 terroristes» dans plusieurs raids en Egypte. photo AFP – AFP

 

Les raids ont été menés contre des combattants jihadistes présumés à Guizeh, lieu de l’attaque de vendredi, et dans le Sinaï (est), selon le ministère qui précise que 30 d’entre eux ont été tués à Guizeh. «Ils planifiaient une série d’agressions contre le secteur du tourisme, les lieux de culte chrétiens et les forces de sécurité».

Le ministère n’a pas lié directement ces raids policiers à l’attaque de vendredi qui n’a pas été revendiquée, mais une source sécuritaire a précisé qu’ils avaient eu lieu «tôt» samedi matin, donc après l’attentat.

Cet attentat est le premier contre des touristes en Egypte depuis juillet 2017. Le secteur crucial du tourisme a souffert de l’instabilité politique et des attentats de groupes extrémistes, dont le groupe jihadiste Etat islamique (EI), à la suite du soulèvement populaire de janvier 2011.

 

https://www.jeuneafrique.com/696020/politique/attentat-au-maroc-les-salafistes-marocains-condamnent-le-crime-terroriste/

Attentat au Maroc : les salafistes marocains condamnent le crime terroriste

 

28 décembre 2018 à 12h08 | Par
En Egypte et au Maroc, les

 

Le principal groupe politique salafiste du royaume a condamné le meurtre des deux randonneuses scandinaves au pied du Mont Toubkal et a rediffusé ses principales revendications.

C’est par voie de communiqué que la Coordination commune pour la défense des détenus islamistes (CCDDI) a condamné le 27 décembre le récent double assassinat à caractère terroriste commis à Imlil, dans la région de Marrakech.


>>> À LIRE – Maroc : le terrorisme frappe au pied du mont Toubkal


La CCDDI, née afin de porter la voix des prisonniers salafistes marocains – souvent arrêtés dans le cadre de la principale loi antiterroriste n°03-03, promulguée au lendemain des attentats de mai 2003 –, est au fil du temps devenue l’un des principaux groupes du salafisme militant marocain. La Coordination est notamment active à Rabat, Salé, Fès, Tanger et Tétouan.

Un communiqué militant

Dans son communiqué, la CCDDI a gardé un ton militant et condamné ceux qui profitent de la séquence pour accuser à tort l’islam. La CCDDI a réitéré sa demande de voir abroger la loi antiterroriste. Cette dernière avait été étendue en 2015, notamment sous la houlette du ministre de la Justice, l’islamiste Mustapha Ramid, avocat anciennement engagé dans la défense des droits des prisonniers salafistes.


>>> À LIRE – Antiterrorisme : le modèle marocain


Enfin, la Coordination n’a pas caché sa crainte d’abus après la confirmation de la piste terroriste du crime d’Imlil. En 2005, Mohammed VI lui-même avait reconnu l’existence d’« abus » dans la répression post-attentats de 2003 dans une interview au quotidien espagnol El País. À Jeune Afrique, Abdelhak Bassou, ancien directeur central des renseignements généraux marocains, avait assuré que l’organisation du Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ), créé en 2015 et chargé de l’enquête sur le crime d’Imlil, permettait aussi d’éviter les atteintes aux droits.

Dans son communiqué, la CCDDI a regretté des « arrestations préventives » dans les milieux salafistes à l’orée de la fin d’année 2018, dont témoignent aussi des articles de la presse arabophone, notamment le quotidien à grand tirage Al Massae.

Les chouyoukh condamnent

Le texte de la Coordination n’est pas la première réaction à l’assassinat des deux jeunes touristes scandinaves par des individus visiblement radicalisés à grande vitesse émanant de la galaxie salafiste marocaine. Le cheikh Mohamed Fizazi avait rapidement condamné l’assassinat des deux jeunes touristes.

« Le meurtre des femmes est illicite en temps guerre, comment tuer en paix ? » Fizazi avait été libéré en 2011, après plusieurs années de prison. Cette voix influente du salafisme contemporain marocain avait été arrêtée dans la foulée des attentats de mai 2003, alors qu’il était connu pour ses prêches enflammés. Aujourd’hui, toujours très conservateur, il est devenu bien moins politique dans ses propos et s’érige souvent en ardent défenseur de l’ordre. Mais comme un certain nombre de chouyoukh enfermés dans une période courant du 11 septembre 2001 aux printemps arabes et libérés dans la foulée de ces derniers, il a perdu de son influence dans le milieu salafiste.

Le cheikh Hassan Kettani, enfermé lui aussi dans la foulée des attentats de 2003 pour ses prêches et gracié par le roi en 2012, a également condamné un « crime odieux ». Kettani est resté plus proche des bases militantes que Fizazi et apparaît parfois aux côtés des militants de la CCDDI dans des manifestations publiques. Avec les réactions des salafistes dits « quiétistes », comme le Marrakchi Hammad el Kabbaj, qui ont tâché de condamner les assassinats tout en insistant sur la dissociation de l’islam et du terrorisme, c’est le gros de la sphère salafiste marocaine qui a désavoué le crime d’Imlil.

 



Comment l’escroc et cybercriminel Jean-Marc Donnadieu s’est encore fait p(r)endre !

Depuis quelques semaines, les statistiques de mon blog Satanistique étaient frappées du même phénomène déjà observé pour Petitcoucou puis Justinpetitcoucou à compter du vendredi 25 juillet 2014 en fin de journée, correspondant à l’activité de mon Chinois de Thaïlande devenu allemand au mois d’avril 2016, et qui n’est autre que le malade mental au clavier – son « arme »-, comme je l’avais bien compris assez rapidement. En effet, il m’en a depuis donné plusieurs confirmations qu’il ne doit même pas soupçonner tant il en a peu dans le ciboulot, hormis la merde que connaissent tous ceux qui ont eu affaire au personnage.

Ces derniers temps, ce sont donc les nombres de visites quotidiennes du blog Satanistique et de plusieurs de ses articles que je voyais artificiellement gonflés par des visites en provenance de Grande-Bretagne.

Or, le phénomène s’est brutalement arrêté en date du 27 mars 2018.

Voyez vous-mêmes :

 

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Alors qu’habituellement personne ne s’intéresse à ce que je publie sur aucun de mes harceleurs, durant cette période de quelques semaines un article concernant Jean-Marc Donnadieu était ainsi arrivé jusqu’au tableau des dix articles les plus lus du blog, en faisant disparaître celui concernant un djihadiste dont le nombre de visites retombait irrémédiablement à 666 après de nouvelles lectures :

 

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Il s’agit donc de cet article publié le 1er février 2018 :

http://satanistique.blogspot.fr/2018/02/jean-marc-donnadieu-au-nombre-des.html

Aussi, je me doutais bien que cette fois mon visiteur obsessionnel était ce malade, et me suis naturellement inquiétée pour lui après avoir constaté que les nombres de mes visites quotidiennes sur Satanistique étaient brutalement revenus à leur niveau habituel : ses pérégrinations internationales l’avaient-elles mené à un cachot quelconque ?

Je vais donc consulter sa page Facebook, et là, ô surprise bientôt mêlée d’une joie confuse, je le trouve en plein démêlé avec un de ses adversaires récurrents, l’ufologue Christian Comtesse, avec qui il est très occupé depuis le 27 mars 2018, raison pour laquelle son petit jeu sur Satanistique a brutalement cessé ce jour.

Voilà sa page Facebook où, en date du 29 mars 2018, il a rendu publics un certain nombre de documents de son cru :

https://www.facebook.com/jeanmarc.donnadieu

Et voici la page Facebook de son contradicteur, auquel il répond par ces publications :

https://www.facebook.com/groups/1557600904330873/about/

Cela commence donc par la mise en ligne de ce texte dont deux pages et demi le concernent, le 18 mars 2018 :

Méthode Ultra sceptique.pdf/

Jean-Marc Donnadieu y a répondu le 29 mars 2018 par la mise en ligne de ce texte renvoyant à d’autres publications qu’il a faites en date du 27 mars 2018 :

https://www.fichier-pdf.fr/2018/03/29/christian-comtesse-ses-methodes/

Bien entendu, deux de ses plus grandes victimes, la société OVERBLOG et moi-même, y sont encore injuriées et diffamées, mais ce n’est pas tout, car le règlement de comptes public entre les deux contradicteurs de très longue date porte aussi sur des faits présumés de piratages informatiques et d’atteintes à l’intimité de la vie privée du sieur Donnadieu qui m’intéressent au plus haut point, la plainte et la procédure subséquentes, remontant à l’année 2012, se situant dans une période où j’étais moi-même piratée par cet individu et plusieurs de ses complices harceleurs depuis au moins quatre ans.

Cela se poursuit par la mise en ligne le 31 mars 2018 d’un nouveau texte concernant Jean-Marc Donnadieu, celui-ci :

Témoin Golfech-1.pdf

En réponse à son auteur, c’est avec plaisir que je témoigne ici-même du fait que l’escroc et cybercriminel Jean-Marc Donnadieu est tout à fait capable d’avoir inventé tout seul le témoin fantôme en question, ce menteur et affabulateur notoire m’en ayant fait voir bien d’autres depuis 2010.

Attendant avec impatience le « plat principal » qu’il nous promet après son « apéro » du 29 mars 2018, je commente aussi d’ores et déjà sa plainte du 3 février 2012, dont j’ai pris connaissance tout comme la personne qu’elle vise nommément avec une certaine jovialité.

La voilà, telle que la publie Jean-Marc Donnadieu :

fichier pdf plainte-le-comtesse-2

Ce qu’en dit l’intéressé est à découvrir dans ce texte, en ses pages 5, 6 et 7 :

fichier pdf Méthode Ultra sceptique

Et revoilà les commentaires de Jean-Marc Donnadieu, où l’on découvre notamment qu’en date du 21 février 2012 il a dû répondre au Commissariat de Béziers à une plainte de Christian Comtesse contre lui :

fichier pdf christian-comtesse-ses-methodes

Ce monsieur qui me piratait avec ses complices « déconnologues » depuis plusieurs années laissait donc traîner ses codes un peu partout…

Je confirme l’avoir bien vu publier des codes de connexion à Internet, dont ceux de ses propres parents, en précisant que les autres avaient pour la plupart été obtenus par piratages informatiques, sur le blog principal de son complice cybercriminel et harceleur le malade mental au clavier – son « arme » – le 5 avril 2012, comme exposé dans celui de mes articles qui l’excitait tant depuis deux mois :

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/02/01/jean-marc-donnadieu-au-nombre-des-francais-enleves-par-pyongyang/

Concernant ses identifiants de connexion à un « blog ultra privé », en l’occurrence le blog Tique Toc du même malade mental au clavier, entièrement dédié à un certain nombre de ses exactions contre mes proches et moi-même depuis sa création en juin 2010, je me souviens très bien de l’incident évoqué, car l’auteur et administrateur du blog en question en avait immédiatement parlé aux lecteurs de son blog principal en indiquant avoir bloqué l’intrus au moment même de sa connexion, si bien que celui-ci n’avait pas eu le temps d’accéder à leurs échanges ultra secrets à propos de tous leurs viols de l’intimité de ma vie privée et de leurs complots à mon encontre.

En revanche, des « ufosceptiques » de ses amis, comme la dénommée Francine Cordier qui accuse Christian Comtesse de n’avoir su résister à la tentation de se servir des identifiants et mots de passe que Jean-Marc Donnadieu aurait « malencontreusement » laissé apparaître « un court moment » sur un site qu’ils fréquentaient tous, ces amis ufosceptiques de Jean-Marc Donnadieu à qui, à n’en pas douter, s’adressait cette publication particulière, ont pu utiliser les mêmes codes sans se faire bloquer par son administrateur à l’entrée du blog.

De fait, j’ai eu de nombreuses occasions de me rendre compte qu’effectivement, tous ces amis du cybercriminel et harceleur Jean-Marc Donnadieu, tous affligés des mêmes tendances au cyberharcèlement, étaient bien tous au courant d’éléments de ma vie privée volés par piratages informatiques et différents autres moyens illégaux par cet individu et ses complices « déconnologues ».

Ce sont tous des pirates, des délinquants.

Et c’est bien de là que provient ce document que j’avais reçu par La Poste au mois de juin 2011, comportant des copies d’e-mails de mes harceleurs à propos de leurs piratages informatiques à mon encontre, Jean-Marc Donnadieu en faisant partie :

 

Pirates

Cliquer sur l’image pour l’agrandir et lire le texte.

 

Tout comme certains de ses complices dès l’été 2011, Jean-Marc Donnadieu confirme aujourd’hui l’authenticité de ces courriers électroniques en se plaignant d’avoir été lui-même « piraté ».

Et pour cause, s’il publiait de son propre chef toutes les informations nécessaires…

Même chose pour les prétendues « atteintes à l’intimité de la vie privée » à raison desquelles il a gagné deux fois contre OVERBLOG devant la Cour d’Appel de Montpellier après avoir toujours perdu en première instance à Béziers : l’escroc avait lui-même apporté sur mon blog tous les éléments de sa vie privée dont ensuite il est allé se plaindre qu’ils y figuraient… et comme rappelé par OVERBLOG pour sa défense, il révélait lui-même son identité sur tous les autres sites où il s’exprimait sous son pseudonyme de NEMROD34 depuis une bonne dizaine d’années, si bien que l’infraction d’atteinte à l’intimité de la vie privée qu’aurait pu consister une levée de son anonymat sur mon blog n’était nullement constituée, et il en était de même pour ses difficultés conjugales et familiales qu’il étalait aussi de lui-même sur de nombreux autres sites…

Puisqu’il insiste pour que je fasse connaître à mes lecteurs la dernière de ces décisions, du 22 mars 2017, la voici :

 

fichier pdf Arrêt CA Montpellier 22 Mars 2017

 

Il a donc obtenu une somme de 7 500 € en réparation du prétendu préjudice allégué pour un maintien en ligne durant 18 mois des informations censées constituer une atteinte à l’intimité de sa vie privée.

Dans ces conditions, nous allons lui rappeler qu’il a lui-même réellement commis cette infraction à mon encontre sans discontinuer à compter de juin 2010, ce qui fait actuellement une durée de près de huit ans.

Mon préjudice de ce seul fait peut donc s’évaluer à ce jour à une somme de près de 40 000 €.

Et comme il le sait, j’ai bien porté plainte contre lui.

 



Affaire Richard Ferrand : enfin le parquet de Brest ouvre une enquête !

 

VIDEO. « Dans le cas de Ferrand, ce qui est grave, c’est qu’il n’y ait pas d’enquête », lance Jean-Christophe Lagarde (UDI)
 

Il était plus que temps qu’une enquête soit ouverte, cette affaire était en passe de devenir celle de la corruption qui gangrène le Tribunal de Grande Instance de Brest depuis tant d’années…

 

https://www.marianne.net/politique/affaire-ferrand-le-parquet-de-brest-ouvre-finalement-une-enquete-preliminaire

Affaire Ferrand : le parquet de Brest ouvre finalement une enquête préliminaire

 

Par Magazine Marianne

Publié le 01/06/2017 à 08:34
Le procureur de la République de Brest annonce ce jeudi des investigations sur les révélations qui mettent en cause le ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand.

 

Le procureur de la République de Brest, Eric Mathais, avait fait savoir vendredi dernier qu’il n’ouvrirait pas d’enquête « en l’état » sur les révélations qui mettent en cause Richard Ferrand. Les nouveaux éléments dévoilés depuis l’ont fait changer d’avis. Le parquet de Brest a en effet décidé d’ouvrir une enquête préliminaire « après analyse des éléments complémentaires susceptibles de mettre en cause M. Richard Ferrand », annonce-t-il dans un communiqué ce jeudi 1er juin, confirmant une information du Télégramme.

Confiée à la direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes, « cette enquête aura pour but de recueillir tout élément permettant une analyse complète des faits et de rechercher si ceux-ci sont susceptibles ou non de constituer une infraction pénale en matière d’atteinte aux biens, de manquement au devoir de probité et aux règles spécifiques du code de la mutualité », précise le procureur de la République.

Autrement dit, le champ des investigations est très large. Les enquêteurs devraient principalement s’intéresser à l’opération immobilière qui a permis à la compagne de Richard Ferrand de devenir propriétaire de locaux grâce à la décision des Mutuelles de Bretagne de les louer, en 2011, alors que Richard Ferrand en était le directeur général. Les investigations se pencheront aussi sur les soupçons de conflits d’intérêts pesant sur le député du Finistère, qui a cosigné une proposition de loi favorable aux réseaux mutualistes en 2012, alors qu’il était toujours rémunéré par les Mutuelles de Bretagne.

Une plainte d’Anticor

Anticor avait adressé mercredi une plainte contre X au parquet de Brest, s’interrogeant « sur l’intérêt de la convention » passée entre les Mutuelles de Bretagne et la compagne de Richard Ferrand, selon le président de l’association anti-corruption, Jean-Christophe Picard. D’après Le Parisien, le parti Les Républicains a lui aussi effectué un nouveau signalement au procureur de la République, sur la base d’un témoignage accablant de l’ancien bâtonnier de Brest, André Castel, révélé lundi.

L’ouverture de cette enquête préliminaire vient fragiliser la défense de Richard Ferrand qui, mercredi encore, se prévalait de n’être « pas mis en cause par la justice de la République ». Toutefois, le Premier ministre Edouard Philippe a affirmé mardi que seul « un ministre qui serait mis en examen devrait démissionner ». En déplacement à Saint-Nazaire mercredi, Emmanuel Macron n’a pas eu un mot sur l’affaire, mais il avait convié Richard Ferrand à un dîner à la préfecture de Vannes, avec une quinzaine d’élus et de responsables locaux, rapporte Le Parisien.

 

http://www.lejdd.fr/politique/richard-ferrand-a-t-il-fait-quelque-chose-dillegal-3347405

Richard Ferrand a-t-il fait quelque chose d’illégal?

 

18h07 , le 31 mai 2017, modifié à 18h14 , le 31 mai 2017

Edouard Philippe, qui soutient son ministre Richard Ferrand, a appelé mardi soir à séparer les faits illégaux de ceux qui « ne sont plus acceptés ». En effet, les différents volets de l’affaire Ferrand ne sont pas tous à mettre sur le même plan.

 

Richard Ferrand est au centre d'une polémique en plusieurs volets.
Richard Ferrand est au centre d’une polémique en plusieurs volets. (Sipa)

 

Le ministre Richard Ferrand, visé par des soupçons de favoritisme, a une nouvelle fois exclu mercredi de démissionner, tandis qu’Emmanuel Macron a appelé le gouvernement à la « solidarité », estimant aussi que la presse ne devait « pas devenir juge ». Avant le chef de l’Etat, le Premier ministre Edouard Philippe avait renouvelé sa confiance à Richard Ferrand mardi soir sur France 2. S’il a reconnu que les Français puissent être « agacés », il les a appelés à faire la part des choses entre faits illégaux, et graves, et pratiques légales mêmes si elles « ne sont plus acceptées ».

Voter une loi sur les mutuelles tout en travaillant pour l’une d’elles

Potentiellement susceptibles de poursuites

  • Les faits

De 1998 à 2012, Richard Ferrand est directeur général des Mutuelles de Bretagne. Il quitte son poste pour devenir député du Finistère. Mais il conserve un poste de chargé de mission au sein de l’entreprise. En janvier 2014, lors de sa déclaration à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique – qui venait d’être créée -, il confirme toucher un salaire de 1.250 euros par mois pour ce poste. « J’ai accompagné par des réunions de travail régulières mon successeur et le comité de direction dans le développement du projet stratégique arrêté par le Conseil d’administration », explique-t-il dans un communiqué publié mardi.

Dans ce cadre, Richard Ferrand a-t-il pu se trouver en situation de conflit d’intérêt? En 2013, il a en effet porté, avec ses collègues socialistes, une proposition de loi « visant à permettre aux réseaux mutualistes de réserver à leurs adhérents des prix plus avantageux ». Le ministre reconnaît avoir pris position sur ce texte avant de le voter, mais indique n’avoir déposé aucun amendement. Et ajoute : « Devais-je m’abstenir de défendre un principe au prétexte que je connais bien le sujet? »

  • Ce que dit la loi

Depuis 2013 et la loi sur la transparence de la vie publique, la définition du conflit d’intérêt a été précisée. Celui-ci désigne « toute situation d’interférence entre un intérêt public et des intérêts publics ou privés qui est de nature à influence l’exercice indépendant, impartial et objectif d’une fonction ». Le conflit d’intérêt n’est pas un délit en soi, mais la prise illégale d’intérêts, qui en découle souvent – un conflit d’intérêt est rarement désintéressé -, est sanctionnée pénalement. La peine maximale encourue est de cinq ans de prison et de 500.000 euros d’amende. Richard Ferrand serait concerné si un lien était fait entre l’adoption de la loi sur les mutuelles et un possible enrichissement personnel ou de ses proches. Il faudrait alors qu’un parquet se saisisse du dossier.

Favoriser son ex-compagne dans le cadre d’un compromis de vente avec son entreprise

Potentiellement susceptibles de poursuites

  • Les faits

C’est tout le nœud de l’affaire. Richard Ferrand serait soupçonné d’avoir favorisé et enrichi son ex-compagne et sa fille, encore mineure. Résumé des épisodes précédents : en janvier 2011, quand Richard Ferrand en était encore directeur général, les Mutuelles de Bretagne cherchaient des locaux commerciaux à Brest pour ouvrir un centre de soins. Le Conseil d’administration examine trois offres et choisit celle d’une société civile immobilière (SCI) nommée Saca. Celle-ci appartient en fait à deux personnes : Sandrine Doucen, l’ex-compagne de Richard Ferrand qui en détient 99%, et un ami du désormais ministre qui ne possède qu’1%.

« C’était la proposition la moins chère! Le prix était conforme au marché, et rien n’a été caché : tout le monde savait que cette SCI était la propriété de ma compagne », s’est défendu la semaine dernière dans Le Canard enchaîné Richard Ferrand. Autre précision apportée mardi dans son communiqué par le ministre : « La première fois que les Mutuelles ont fait appel aux prestations [de Sandrine Doucen], c’était en 2002, donc 8 ans après notre divorce. Je ne suis bien évidemment jamais intervenu pour qu’elle obtienne un quelconque contrat. » A noter qu’en 2002, l’intéressé était déjà directeur général des Mutuelles.

Autre élément pouvant créer le soupçon d’un enrichissement personnel : la rétrocession, en février 2017, du 1% détenu au sein de la SCI par l’ami de Richard Ferrand. Cette part a été obtenue par… la fille du ministre. Agée de 13 ans, la collégienne était représentée chez le notaire par ses parents « agissant en tant qu’administrateurs légaux des biens de mademoiselle », selon des propos cités par Mediapart.

  • Ce que dit la loi

Favoriser une offre plutôt qu’une autre ou imposer un prestataire sans passer par un appel d’offres n’a rien d’illégal pour une entreprise privée telles que les Mutuelles de Bretagne. Deux questions se posent toutefois. D’abord, y a-t-il eu des « manoeuvres frauduleuses »? Les révélations du Canard enchaîné font en effet apparaître que la SCI sélectionnée par les Mutuelles de Bretagne n’avait pas encore d’existence légale et que ses statuts ont été déposés après avoir obtenu le contrat. Ce qui pourrait relever de l’escroquerie, et donc être caractérisé comme une infraction pénale.

Seconde question : y a-t-il eu un « abus de confiance » en défaveur des Mutuelles? La semaine dernière, Les Républicains se sont saisis du dossier et ont transmis à la justice leur interprétation juridique des faits alors connus. Selon l’avocat du parti d’opposition, la valeur de la SCI, à l’occasion d’une cession de parts au profit de la fille de Richard Ferrand, « aurait été multipliée par 3.000″. Un élément qui, selon les détracteurs du ministre, abonderait dans le sens d’un enrichissement de ses proches. Des arguments qui n’ont pas été entendus à ce jour par la justice : vendredi, le procureur de Brest a récusé cette analyse juridique, indiquant qu’ »il apparaît qu’en l’état aucun des faits relatés n’est susceptible de relever d’une ou plusieurs qualifications pénales permettant d’ouvrir une enquête préliminaire ».

Embaucher son fils à l’Assemblée nationale

Des faits « qui ne sont plus acceptés »

  • Les faits

Selon Le Canard enchaîné, Richard Ferrand a versé 8.704 euros brut à son fils embauché quelques mois en tant que collaborateur parlementaire entre janvier et mai 2014. « Je ferai observer que quand mon fils était salarié quatre mois et rémunéré au Smic, les collaborations familiales se chiffraient à plus d’une centaine » au sein de l’Assemblée, a expliqué le ministre, assurant que son enfant avait effectivement travaillé.

  • Ce que dit la loi

Selon les informations mises à jour dans la presse, l’emploi du fils de Richard Ferrand n’était pas fictif. Et jusqu’à aujourd’hui, embaucher l’un de ses proches – son mari, sa femme ou l’un de ses enfants – n’a rien d’illégal. Mais cela pourrait le devenir. « Des comportements, des usages acceptés par le passé et qui ne sont pas illégaux ne sont plus acceptés, a ainsi reconnu Edouard Philippe mardi soir. Nous en avons tellement conscience, avec Emmanuel Macron, que nous avons prévu une loi dans laquelle il y aura, par exemple, l’interdiction des emplois familiaux. » François Bayrou, le garde des Sceaux, doit confirmer cette information lors de sa présentation de ce texte, la loi sur la moralisation de la vie politique, jeudi devant la presse.

Sur le même sujet :

 

http://www.francetvinfo.fr/elections/video-dans-le-cas-de-ferrand-ce-qui-est-grave-c-est-qu-il-n-y-ait-pas-d-enquete-lance-jean-christophe-lagarde-udi_2213502.html

VIDEO. Pour Jean-Christophe Lagarde, « dans le cas de Richard Ferrand, ce qui est grave, c’est qu’il n’y ait pas d’enquête »

 

Le président de l’UDI était l’invité des « 4 Vérités » sur France 2.

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franceinfoFrance Télévisions

Mis à jour le 30/05/2017 | 09:12
publié le 30/05/2017 | 08:29

L’affaire Ferrand continue à alimenter la polémique. Invité de France 2, mardi 30 mai, Jean-Christophe Lagarde a estimé que « ce qui est grave, c’est qu’il n’y ait pas d’enquête ». Le ministre de la Cohésion des territoires est mis en cause par Le Canard enchaîné, pour avoir loué en 2011 des locaux des Mutuelles de Bretagne, dont il était directeur général, à la SCI de sa compagne, pour un loyer annuel de 42 000 euros.

« Je pense qu’il doit y avoir enquête, ne serait-ce que pour qu’il puisse être innocenté », a poursuivi le président de l’UDI, candidat aux législatives en Seine-Saint-Denis. « Et il y a une chose qui est insupportable, a ajouté Jean-Christophe Lagarde, c’est de l’entendre dire ‘ce sont les électeurs qui trancheront parce que nous sommes en démocratie’. Exactement ce que disait François Fillon et ce que Monsieur Ferrand dénonçait. Non, il y a des magistrats, il y a des juges (…) mais on ne peut pas accepter cette idée : ‘circulez, il n’y a rien à voir’. »

« Voilà quelqu’un qui, en son nom personnel, signe une promesse de vente sous conditions que lui-même, agissant cette fois au nom des Mutuelles de Bretagne, loue le local qu’il était en train d’acheter. Il y a quand même quelque chose qui nourrit le soupçon, le soupçon de prise d’intérêt ou en tout cas de mélange des genres, et le soupçon tue la République », a encore estimé le centriste.

 

http://www.latribune.fr/economie/france/sept-francais-sur-dix-souhaitent-la-demission-de-richard-ferrand-sondage-727314.html

Affaire Ferrand : sept Français sur dix souhaitent sa démission

 

Par Audrey Fisne  |  31/05/2017, 10:32  |  588  mots
Avec les révélations sur ses activités passées à la tête des Mutuelles de Bretagne et à l'Assemblée nationale, Richard Ferrand perd la confiance des Français. Sept Français sur dix jugent qu'il devrait démissionner.

Avec les révélations sur ses activités passées à la tête des Mutuelles de Bretagne et à l’Assemblée nationale, Richard Ferrand perd la confiance des Français. Sept Français sur dix jugent qu’il devrait démissionner. (Crédits : Reuters/ Benoît Tessier)

 

Le Premier ministre Edouard Philippe a, pourtant, renouvelé sa confiance au ministre de la Cohésion des territoires, mardi 30 mai, au journal télévisé de France 2.

(Article publié le mercredi 31 mai à 09h12 et mis à jour à 10h32)

Sur 924 Français interrogés après l’intervention d’Edouard Philippe sur France 2, mardi soir, 73%* estiment que les faits reprochés au ministre de la Cohésion des territoires concernant ses activité passées à la tête des Mutuelles de Bretagne et à l’Assemblée nationale, sont graves. Ils sont même 70% à juger qu’il devrait démissionner.

Des révélations du Canard Enchaîné ont mis en lumière une opération immobilière datant de 2011 ayant pu favoriser l’épouse de Richard Ferrand. A cette époque, il était conseiller régional de Bretagne et directeur général des Mutuelles de Bretagne.

> Lire aussi: Richard Ferrand : le premier couac d’Emmanuel Macron ? Non, selon le parquet

En outre, le ministre de la Cohésion des territoires est soupçonné d’avoir employé son fils pendant plusieurs mois à l’Assemblée nationale.

Interrogé sur France Inter, mercredi 31 mai, Richard Ferrand a répondu aux soupçons de conflits d’intérêts qui le concernent, soulignant: « Tout ce que j’ai fait dans ma vie professionnelle est légal, public et transparent [...] Est-ce que je suis un homme honnête ou pas ? La réponse: oui ».

« Un ministre mis en examen devra démissionner immédiatement »

Lors de son intervention au JT, le Premier ministre a répété que Richard Ferrand pouvait rester au gouvernement tout en avouant avoir compris et pris conscience de « l’exaspération des Français, de leur émotion, de leur agacement devant ces mises en cause successives« . Il a ajouté:

Selon le même sondage, si 67% des personnes interrogées estiment que le gouvernement veut vraiment moraliser la vie politique, comme Emmanuel Macron l’a promis lors de la campagne présidentielle, seuls 43% des sondés pensent qu’il y parviendra.

Le projet de loi de moralisation de la vie publique prévu

Mariel de Sarnez, la ministre des Affaires étrangères, connaît également une perte de confiance, semble-t-il d’après le sondage puisque 65% des Français interrogés estiment les faits qui lui sont reprochés comme étant « graves ». La ministre fait l’objet d’une enquête préliminaire sur l’emploi d’une assistante parlementaire au Parlement européen. 62% des sondés souhaitent la voir démissionner.

Les accusations ont été émises par l’eurodéputée du Front national Sophie Montel. Celle-ci a énoncé dans une lettre une liste de dix-neuf députés européens français dont Brice Hortefeux, Jérôme Lavrilleux ou encore Yannick Jadot. Ce à quoi, Mariel de Sarnez a répliqué en portant plainte pour « dénonciation calomnieuse ».

L’ex-députée européenne MoDem, proche du ministre de la Justice, François Bayrou a déclaré qu’elle ne comptait pas démissionner, tout en affirmant qu’elle n’était pas « accro au pouvoir ».

Initialement prévu avant le premier tour des législatives, le projet de loi de moralisation de la vie publique devrait être présenté le 14 juin, soit entre les deux tours du scrutin.

* Sondage Harris Interactive pour RMC et Atlantico.

(avec Reuters)



Nouvel afflux de mes lecteurs ukrainiens ce week-end

Curieusement, alors que le cybercriminel d’Abeilhan est de retour dans mes statistiques de blog depuis hier, j’y vois aussi revenir mes lecteurs ukrainiens.

Serait-ce en rapport avec la vague de cyberattaques « sans précédent » qui a débuté vendredi ?

 

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http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/cyberattaque-des-experts-et-des-enqueteurs-traquent-les-pirates-14-05-2017-2127267_47.php

Cyberattaque : plus de 200 000 victimes dans le monde

 

La vague de cyberattaques, « sans précédent », pourrait reprendre lundi, quand les ordinateurs éteints vendredi pour le week-end seront rallumés.

 

Source AFP

Modifié le 14/05/2017 à 13:07 – Publié le 14/05/2017 à 12:02 | Le Point.fr
La cyberattaque massive a touché de très nombreux ordinateurs dans le monde grâce à un logiciel malveillant.
La cyberattaque massive a touché de très nombreux ordinateurs dans le monde grâce à un logiciel malveillant. © MAXPPP/ Marlene Awaad

 

Les conséquences de la cyberattaque commencent à se mesurer. Interrogé sur la chaîne britannique ITV, le directeur d’Europol Rob Wainwright a indiqué que « le dernier décompte fait état de plus de 200 000 victimes, essentiellement des entreprises, dans au moins 150 pays. Nous menons des opérations contre environ 200 cyberattaques par an, mais nous n’avions encore jamais rien vu de tel ». L’attaque a frappé « de manière indiscrimée » et s’est « propagée très rapidement », a ajouté le patron d’Europol. Il craint que le nombre de victimes continue à croître « lorsque les gens retourneront à leur travail lundi et allumeront leur ordinateur ». L’Office européen des polices Europol avait annoncé samedi qu’une équipe dédiée au sein de son Centre européen sur la cybercriminalité avait été « spécialement montée pour aider » l’enquête internationale chargée d’identifier les coupables. « Il est très difficile d’identifier et même de localiser les auteurs de l’attaque. Nous menons un combat compliqué face à des groupes de cybercriminalité de plus en plus sophistiqués qui ont recours à l’encryptage pour dissimuler leur activité. La menace est croissante », a souligné Rob Wainwright. « Nous ne connaissons pas encore les motivations » des pirates, a-t-il développé, ajoutant que « généralement, elles sont de type criminel ».

Après la cyberattaque de grande ampleur qui a touché de nombreux pays dans le monde vendredi, des enquêteurs et des experts informatiques internationaux ont entamé dimanche 14 mai la traque des pirates à l’origine de la propagation « sans précédent » du virus, qui pourrait frapper à nouveau dans les jours à venir. Cette attaque a touché des dizaines de milliers d’ordinateurs dans une centaine de pays et affecté les hôpitaux britanniques, le constructeur automobile français Renault, le système bancaire russe, le groupe américain FedEx ou encore des universités en Grèce et en Italie. L’attaque est « d’un niveau sans précédent » et « exigera une enquête internationale complexe pour identifier les coupables », a indiqué l’Office européen des polices Europol, en précisant qu’une équipe dédiée au sein de son Centre européen sur la cybercriminalité avait été « spécialement montée pour aider dans cette enquête, et qu’elle jouera un rôle important ».

Crainte de nouvelles attaques lundi

« Les cybercriminels pourraient croire qu’ils opèrent incognito, mais nous allons utiliser tout l’arsenal à notre disposition pour les amener devant la justice », a souligné Oliver Gower, directeur adjoint de la National Crime Agency britannique. « C’est la plus importante attaque de ce type de l’histoire », a assuré à l’Agence France-Presse Mikko Hypponen, responsable de la société de sécurité informatique F-Secure, basée en Finlande, en évoquant « 130 000 systèmes touchés dans plus de 100 pays ». La police française avait, elle, parlé de « plus de 75 000 » ordinateurs touchés dans le monde. Mais ce bilan « devrait s’alourdir dans les jours qui viennent », a précisé Valérie Maldonado, de la sous-direction française de la lutte contre la cybercriminalité.

La ministre britannique de l’Intérieur, Amber Rudd, a prévenu dans une tribune au Sunday Telegraph qu’il fallait s’attendre à d’autres attaques et souligné qu’on ne « connaîtra peut-être jamais la véritable identité des auteurs » de celle de vendredi. Les experts craignent de nouvelles perturbations lundi lorsque les gens retourneront au travail et allumeront des ordinateurs éteints depuis vendredi. Le chercheur en cybersécurité britannique de 22 ans qui a permis de ralentir la propagation du virus a prévenu dimanche que les pirates risquaient de revenir à la charge en changeant le code et qu’ils seront alors impossibles à arrêter. « Vous ne serez en sécurité que lorsque vous installez le correctif le plus rapidement possible », a-t-il tweeté sur son compte @MalwareTechBlog. Le jeune chercheur, qui souhaite rester anonyme, a été qualifié de « héros » qui a « sauvé le monde » par la presse britannique. Le Sunday Mail a retrouvé une photo du jeune homme, surfeur à ses heures perdues, qui vit encore chez ses parents au sud de l’Angleterre.

La critique d’Edward Snowden

De la Russie à l’Espagne et du Mexique au Vietnam, des dizaines de milliers d’ordinateurs, surtout en Europe, ont été infectés par un logiciel de rançon, un « rançongiciel », exploitant une faille dans les systèmes Windows, divulguée dans des documents piratés de l’agence de sécurité américaine NSA. Ce logiciel malveillant verrouille les fichiers des utilisateurs et les force à payer une somme d’argent, en l’occurrence 300 dollars (275 euros), pour en recouvrer l’usage. La rançon est demandée en monnaie virtuelle bitcoin, difficile à tracer. Le service public de santé britannique (NHS, 1,7 million de salariés) semble avoir été l’une des principales victimes avec 48 établissements touchés, dont plusieurs ont été obligés d’annuler ou de reporter des interventions médicales. Le constructeur automobile français Renault a aussi reconnu avoir été affecté. Notamment l’usine de Dacia Renault en Roumanie et l’usine britannique de Sunderland du japonais Nissan, partenaire de Renault. La Banque centrale russe, plusieurs ministères russes, le géant américain de livraison de colis FedEx ou encore la compagnie de télécoms espagnole Telefonica, où les employés ont été appelés par mégaphone à éteindre leurs ordinateurs en catastrophe, ont également été affectés.

Initiative inhabituelle, Microsoft a décidé de réactiver une mise à jour de certaines versions de ses logiciels pour contrer cette attaque. Le virus s’attaque notamment à la version Windows XP, dont Microsoft n’assure plus en principe le suivi technique. Le nouveau logiciel d’exploitation (OS) Windows 10 n’est pas visé. Les motivations des auteurs étaient toujours floues. Amar Zendik, dirigeant de la société de sécurité Mind Technologies, penche pour une attaque menée par des « hackers » souhaitant « faire un coup » plutôt que de récupérer de l’argent. Selon la société Kaspersky, le logiciel malveillant a été publié en avril par le groupe de pirates Shadow Brokers, qui affirme avoir découvert la faille informatique par la NSA. « Si la NSA avait discuté en privé de cette faille quand ils l’ont découverte, plutôt que quand elle leur a été volée, ça aurait pu être évité », a regretté sur Twitter Edward Snowden, l’ancien consultant de la NSA qui avait dévoilé en 2013 l’ampleur de la surveillance mise en place par les États-Unis.

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