Affaire Karachi : début du procès de Balladur et Léotard, Joël Roma toujours pas entendu…

Et pourtant, lui, il sait…

Il sait tout depuis mon arrivée dans l’association AC ! Brest au mois de février 2004.

Même moi, à cette époque, j’étais encore bien loin de tout savoir.

Aujourd’hui toujours, d’ailleurs, il reste des tas de choses que j’ignore totalement, mais que lui a toujours sues depuis l’année 2004 au moins.

Il connaît toute ma vie mieux que moi, et sait surtout bien mieux que moi qui la dirige depuis que je ne peux moi-même plus rien maîtriser, et pourquoi et comment, mais c’est un secret qu’il s’honore de bien garder…

Il est comme ça, Joël, il ne trahit pas ses anciens chefs de la LCR de Brest, ou jamais tout à fait… même après s’être fait virer de leur parti comme un malpropre, en 2005, et avoir fini par passer carrément dans le camp adverse le plus radical, celui du Front national, après avoir appris tout comme moi en lisant en 2010 les écrits publics du mythomane et malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi nous concernant que nous aurions eu une liaison, et même qu’il m’aurait quittée parce que j’aurais eu un « trop gros cul » (sic).

Tout comme moi, il était aussi présenté à ses lecteurs par le scribouaillard totalement dément de son ancienne cheftaine Josette Brenterch comme un fou furieux très dangereux et bien connu de toute la ville de Brest et au-delà depuis des lustres – nous aurions paraît-il formé un couple d’enfer qui aurait cassé ou foutu en l’air des tas d’associations, entre autres choses, faire des misères à la Mère Sup de la LCR de Brest et à tous ses amis, notamment ceux du tribunal, étant aussi, bien entendu, de nos plaisirs favoris… enfin bref, toutes ces nouvelles inventions de Josette Brenterch, qui dès le printemps 2005 le dénonçait déjà calomnieusement à son parti en prétendant mensongèrement que nous aurions été « amants », l’avaient alors convaincu qu’il ne pourrait s’en venger qu’en ralliant ses pires ennemis supposés, ceux de l’extrême-droite, du Front national, où il était dès lors allé déballer tout ce qu’il avait sur le coeur au lieu de déposer plainte et tout raconter aux autorités judiciaires, en qui, en l’occurrence, il n’avait aucune confiance, sans aucun doute pour d’excellentes raisons.

Et pour cause…

Dès mon arrivée à AC ! Brest en 2004, donc, les chefs de la LCR de Brest s’étaient mis à organiser des réunions secrètes très très spéciales dont j’étais l’unique objet, dans le but de « briefer » à mon sujet tous les militants de leur parti qui seraient amenés à me rencontrer dans l’association AC ! Brest et les diverses structures militantes y étant fréquemment associées. Ils effectuaient ce travail sur la base d’un énorme dossier constitué notamment de faux grossiers destinés à me nuire ou me porter préjudice partout où ces documents étaient diffusés, mais aussi de dossiers médicaux, judiciaires et administratifs tous couverts par des secrets professionnels tels qu’il était bien évident qu’ils n’avaient pu les obtenir que de manière frauduleuse, et encore de transcriptions d’écoutes téléphoniques illégales pratiquées contre mes proches et moi-même depuis déjà plus de onze ans et attestant on ne peut plus clairement que tous ceux qui les détenaient commettaient à notre encontre des infractions pénales extrêmement graves.

Joël Roma avait commencé à m’en parler deux ans et demi plus tard.

Ses chefs de la LCR lui avaient en fait toujours donné des consignes pour me harceler et l’avaient exclu de leur parti à l’automne 2005 pour s’être montré beaucoup trop mou dans cet exercice à mon égard.

Depuis, il tentait de se racheter aux yeux de tous ses anciens camarades de l’extrême-gauche en me harcelant très méchamment, et ce faisant, me lâchait de plus en plus de bribes d’informations sur l’énorme dossier que possédaient sur mon compte ses anciens chefs de la LCR de Brest, et l’usage qu’ils en faisaient.

Comme, en réaction, je le pressais de questions bien légitimes, il finira par me raconter toutes les réunions secrètes qui étaient organisées à mon sujet, d’abord celles du « briefing » initial, puis toutes les autres, en cours de route, en fonction des évènements, et toujours sur ordre de la criminelle Josette Brenterch qui dirigeait déjà toutes les opérations de harcèlement et campagnes de calomnies associées dont j’étais victime, le tout ayant d’abord été conçu dans son imagination perverse.

Cependant, il a toujours refusé de m’informer complètement à ce sujet, préférant de très loin me harceler avec des allusions aux contenus du dossier hautement illégal de ses chefs de la LCR me concernant, consistant pour la plupart en sous-entendus qui sont toujours restés pour moi totalement incompréhensibles.

Il était toutefois clairement question de ma scolarité, de mes études (je n’aurais pas dû en faire), et par-dessus tout, de toutes mes années de travail comme ingénieur d’études en informatique (je n’aurais jamais dû travailler non plus, surtout comme ingénieur, un travail d’homme, et qui plus est des pires qui soient, ces individus étant tous des fous dangereux et atrocement méchants, comme l’écriront aussi à compter de juin 2010 sous la dictée de la même criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, deux autres de ses sbires parmi les plus dévoués, les cybercriminels Pascal Edouard Cyprien Luraghi et Jean-Marc Donnadieu).

Une femme ingénieur… le valeureux militant de la LCR de Brest et donc non moins psychopathe Joël Roma, qui lui a toujours été connu et reconnu depuis sa plus tendre enfance comme un débile léger, en était extrêmement choqué.

D’après lui, toute ma vie, j’aurais « fait chier » tout le monde avec mon « intelligence reptilienne » (quelques débiles excessivement jaloux, oui, sans aucun doute, les criminels ou mafieux qui m’attaquaient sans relâche depuis les années 1990, dont ses chefs de la LCR et tous leurs sbires, oui, aussi, cela va de soi, et surtout durant ces années où, ayant déjà fait l’objet de plusieurs tentatives d’assassinat de leur part, j’étais toujours en vie et continuais à leur donner du fil à retordre, mais tous les autres, très franchement, non, jamais).

Témoignent de ses propos de l’époque, pour l’exemple, les contenus du courrier électronique qu’il m’avait adressé le 25 août 2006 à 15h07 et dont copie ci-dessous (j’en ai seulement masqué mon nom).

Joël se moquait de moi en permanence. Plutôt que de répondre à mes questions concernant toutes ses allusions totalement incompréhensibles, il préférait en rajouter toujours plus, mais en fait, il s’agissait surtout de ses délires habituels concernant les ingénieurs et cadres, des idées fausses dans lesquelles ses camarades de la LCR de Brest l’avaient toujours entretenu depuis qu’il les avait rejoints dans ce parti, en 1999 : « prédateur », « les dents qui rayent le parquet », etc, etc…

Très clairement, il se vengeait aussi sur moi de tout ce qu’il avait subi de leur part pour ne m’avoir pas virée de l’association AC ! Brest dès 2004 ni par la suite, comme n’avait cessé de le lui ordonner Josette Brenterch.

Il m’en faisait porter la responsabilité en m’accusant mensongèrement de n’importe quoi et reniant ainsi ses propres décisions ou prises de position antérieures, alors qu’il savait depuis le début, comme il me l’expliquait aussi dans le même temps, que ma présence dans cette association était de toute façon LE problème de base, quels que fussent mes propos, actions ou agissements (lesquels étaient d’ailleurs, tous, systématiquement déformés, transformés et dénigrés par toujours la même Josette Brenterch qui n’en supportait strictement aucun), problème de taille s’étant étendu à compter de décembre 2004 à tous ceux qui comme lui refusaient d’obéir à cette femme en tout ce qu’elle en exigeait me concernant, et qui leur apparaissait à tous particulièrement choquant.

Je retiens toutefois, dans tout ce fatras de propos mensongers et délirants, ce « message » authentique :

« A plus tard peut-être XXXXXXXXXXX. Ho! que de questions; tu es de la DST?
Tiens, un message? »

 

En réalité, celle qui était constamment dans l’invective et la vengeance n’était autre que la criminelle Josette Brenterch, dont les complices qui me harcelaient et avaient tenté de me faire assassiner à plusieurs reprises en 1994 avaient de ce fait eu affaire à la DST…

Quoiqu’en disent certains, j’occupais quand même un poste assez sensible sur un très gros projet classé de la Défense nationale. Il était donc parfaitement normal que certaines autorités s’inquiètent de ce que j’y subissais. Mais pour la criminelle Josette Brenterch, qui s’est toujours considérée en tout et pour tout comme l’autorité suprême incarnée, non, pas du tout, comme toujours c’est encore elle qui aurait dû être écoutée et obéie par tous en tout ce qui me concernait, et comme toujours en cas d’échec dans ses entreprises criminelles à mon encontre, elle n’a par la suite jamais cessé de s’en venger.

Aussi, la vermine Joël Roma, qui notamment a toujours trouvé parfaitement normal que mes proches et moi-même soyons constamment violés dans l’intimité de nos vies privées par tous ses camarades militants, que ceux-ci constituent des dossiers hautement illégaux à notre sujet sur la base de leurs propres inventions calomnieuses et de toutes leurs écoutes illégales à notre encontre ainsi qu’en allant voler des documents confidentiels nous concernant dans différentes administrations, et encore qu’ils organisent à notre encontre tous les harcèlements qu’il connaît (il n’avait lui-même commencé à se rebeller en 2005 qu’après en être aussi devenu une cible) se montre particulièrement cruel et infecte à mon égard lorsqu’il m’accuse mensongèrement d’être responsable de mon isolement, alors qu’il sait pertinemment tous les moyens mis en oeuvre pour y parvenir par la criminelle Josette Brenterch et ses divers complices depuis les années 1990 : campagnes de calomnies monstrueuses avec accusations mensongères contradictoires (je suis simultanément ou alternativement accusée de tout et de son contraire auprès de personnes différentes), destinées à convaincre les uns et les autres, aux personnalités, sympathies et idées politiques diverses, parfois diamétralement opposées, que je ne suis fréquentable pour absolument personne, viols permanents de l’intimité de la vie privée, la mienne, mais aussi, du même coup, celles de toutes les personnes qui en font partie, ce qui est quand même assez dissuasif pour le maintien ou le développement de relations quelconques avec moi quand ces mêmes personnes ne peuvent ignorer ces viols dont elles sont également victimes et pâtissent aussi, leurs produits étant systématiquement mis en circulation parmi tous ceux qui nous connaissent ou que nous sommes amenés à rencontrer et qui bien évidemment sont toujours connus de mes harceleurs grâce à toutes leurs écoutes illégales à notre encontre, incitation de toutes ces personnes à diverses violences à mon encontre (même mes parents ont été à maintes reprises harcelés à cet effet), interdiction faite à toutes ces personnes de me parler ou de me fréquenter, et pour celles qui passent outre, menaces de mort quasi immédiates et représailles diverses…

Enfin, l’on notera qu’en 2006 ma profession bien connue d’ingénieur informaticien n’était pas encore remise en cause dans un délire similaire à celui du cybercriminel mythomane Pascal Edouard Cyprien Luraghi à compter de juin 2010 : je m’inventerais une vie que je n’aurais pas eue…

 

Le 25/08/2006 à 15:07, roma.joel a écrit :
C’est là que réside tout le problème hélas; tu n’as toujours rien compris,et il est fort probable que tu ne comprendras toujours pas sans volonté avérée… Tu es pourtant un peu comme moi, et comme moi, tu te devrais de connaître tes points forts et faibles. Et si ton intelligence est harmonieusement répartie, compenser les défauts inhérents à ta vivacité d’esprit par de l’humanité de la rondeur « d’esprit », en un mot apprendre enfin à essayer de connaître l’autre et anticiper un peu mieux et ne pas  casser tout en avant première! Transformer un adversaire en ennemi là se trouve être la chose la plus dangereuse.  Dans le cadre d’AC! tu n’as pas pris le temps, ni le tact adéquat pour placer le sujet de ta prédilection « la Psychiatrie qui était un sujet légitime et pertinent de ta part », n’ était pas un sujet incongru, mais savoir composer est tout un art. Bon, j’ai rendez vous.
A plus tard peut-être XXXXXXXXXXX. Ho! que de questions; tu es de la DST?
Tiens, un message?
Joël
—– Original Message —–
From: XXXXXXXXXXXX
Sent: Friday, August 25, 2006 2:03 PM
Subject: Re: XXXXXXXXXXXXX ne comprends toujours pas…
Et maintenant, pourrais-tu m’expliquer d’où tu sors tout ça ? Qui t’a raconté tout ça ?
Qui, d’après toi, m’a « abandonnée sur le bord du chemin de la vie » ?
Qui ai-je bien pu « virer d’un revers de main après exploitation » ?
Invective et vengeance là où j’ai travaillé ? Peux-tu être plus précis ? Encore une fois, je ne sais pas du tout de quoi tu parles.
D’après toi, que s’est-il passé durant la période où je travaillais à Paris ?
Et avant, pourquoi dis-tu « on ne sait pas et on ne saura jamais » ? Que cherchez-vous à savoir ?
Quelles circonstances atténuantes pour quelle parole ? Je ne vois pas.
—– Original Message —–
From: roma.joel
To: XXXXXXXXXXXXXXXX
Sent: Friday, August 25, 2006 11:08 AM
Subject: XXXXXXXXXXXX ne comprends toujours pas…
XXXXXXXXXX,
Mes allégations n’ont pas pour but de te blesser pour rien surtout toi, mais comment dire les choses alors?  Tu es un prédateur, jolie soit, mais tu as les dents qui rayent le parquet! Je pourrai écrire des heures, rien que tu ne rentreras dans une option pourquoi pas concevable, puisque venant de moi. L’intelligence est la chose la mieux répartie dans le corps humain puisque quoi que l’on pense c’est toujours avec ce potentiel que l’on « juge, ou jauge qui est bien mieux adapté ». Tu as tout misé sur cette sphère « intellect »en oubliant que tu beignes dans une société où les qualités des gens sans posséder un gros Q I sont dotés pour nombres d’entres eux de qualités différentes mais non moins pertinentes, et jouissent d’une vision rationnelle et cohérente quant aux comportements de cadres quelques fois bien souvent déjantés. Ne fait pas l’innocente tu sais très bien de quoi je parle. Il est vrais que ces derniers ont une drôle de vie, ils emportent du travail à la maison en plus!
Qui est-ce que je fais chier avec mon intelligence « reptilienne » ?  Tous ceux qui t’ont abandonnés sur le bord du chemin de la vie, sans oublier ceux que tu as virés d’un revers de mains après exploitation. Il fut un temps je suppose où il ne devait pas bon être subalterne avec toi comme responsable d’une équipe ou à l’intérieur compétition oblige.
Qui ne me trouve pas « vivable » ? Uniquement toi ? Ou d’autres aussi ?        Regarde derrière toi et tu t’apercevras de l’immensité du désert. Rien qui ne pousse!
Quelle période pénible de mon existence ?            Tu n’as pas travaillé à Paris? Et avant on ne sait pas, et je pense qu’on ne le saura jamais…
Quelle « invective » ? Quelle vengeance ?                 Là où tu as travaillé »ce qui peut être légitime », mais qu’elle ténacité et quel gâchis par la suite. AC!  LCR  Fonctionnaires de tous grades. Et moi que tu places dans cette perspective puisque posant des questions, étant sceptique et ne cautionnant pas tout et n’importe quoi de ta part. C’est d’ailleurs comme cela que tu pratiques, quand une tête se lève pour sortir du rang et remettre en cause tes allégations, tu sors la kalachnikov et Pan!
Quelles circonstances atténuantes ?                    Pour ta parole, ainsi que ta vision que tu places au dessus de tout et qui ne souffre d’aucunes critiques « Politique et privée »
Je ne sais pas du tout de quoi tu parles. Pourrais-tu m’expliquer ?   Je me dois de reconnaître que pour faire l’andouille, tu n’es pas mal non plus! et que tu peux rivaliser dignement avec moi; Cela dit sans l’humour! cela ne t’es pas accessible du fait de ta déformation professorale. Il faut toujours faire coincé et ennuyeux au possible, cela donne l’air intelligent est-ce qu’il paraît. Les petits sont bien souvent teigneux et méchant parce qu’ils s’estimes être un outrage de mère nature, ce qui pour nous plus grand laisse de marbre.
Bisous petite, mais teigneuse XXXXXXXXXXXX!
Joël
                                                       ______________________________________________________________________________________
  »Pour ta gouverne » Le melon… J’ai la tête qui enfle au point de risquer un caillot! Quand même XXXXXXXXXXX, c’est vraiment nul et prétentieux au possible.

  Formule pédante, rien que cela en dévoile beaucoup sur une personne; Tu poses tes marques comme les bourrins! Les poils de l’intello! 
XXXXXXXXXXX,
Si c’est ce que tu penses de moi, alors je te plaint, tu es bien seule dans ta tour d’ivoire à essayer de vivre en te servant de l’autre et de son humanité perfectible que tu n’as pas toi hélas!
La raison tu la connais!
Tu fais ch..r avec ton intelligence reptilienne, Tu ferais bien mieux d’être un peu plus conne, mais vivable.
 Isolée dans ta burka d’intello, tu ressasses une période pénible de ta vie en objectant de vivre ce qu’il te reste encore.
Redevient un être humain, et arrête de fantasmer sur le cœfficient de ton cortex il ne sert qu’a l’invective, et la vengeance.
Cesse de te trouver des circonstances atténuantes. 
Pour l’adjectif de menteur, c’est celui qui dit qui est!
Joël qui te fais un bisous.                                                                 
 —– Original Message —–

 

 

https://actu.orange.fr/france/affaire-karachi-balladur-devant-la-justice-pour-le-financement-de-sa-campagne-de-1995-CNT000001wuZsL/photos/edouard-balladur-le-11-fevrier-1995-lors-de-sa-candidature-a-la-presidentielle-f6a358fd227364fa35c4a26f81df8117.html

Affaire Karachi: Balladur devant la justice pour le financement de sa campagne de 1995

 

Edouard Balladur le 11 février 1995 lors de sa candidature à la présidentielle
Edouard Balladur le 11 février 1995 lors de sa candidature à la présidentielle
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© AFP, JOEL ROBINE

 

AFP, publié le mardi 19 janvier 2021 à 07h55

Y a-t-il eu financement occulte de la campagne malheureuse d’Edouard Balladur à la présidentielle de 1995 ? Plus de vingt-cinq ans après, l’ancien Premier ministre fait face mardi à la justice, dans ce volet de la tentaculaire affaire Karachi.

L’ancien locataire de Matignon (1993-95) est accusé d’avoir été derrière un système de rétrocommissions illégales sur d’importants contrats d’armement avec l’Arabie saoudite et le Pakistan destinées à renflouer ses comptes de campagne dans une élection marquée par la guerre fratricide à droite avec Jacques Chirac.

Il doit être jugé jusqu’au 11 février devant la Cour de justice de la République (CJR) au côté de son ancien ministre de la défense François Léotard pour « complicité d’abus de biens sociaux », l’ex-Premier ministre comparaissant également pour « recel » de ce délit.

M. Balladur, 91 ans, sera présent à l’ouverture du procès, a assuré à l’AFP l’un de ses avocats, Félix de Belloy. « Il veut faire face à ses juges et répondre à leurs questions ». M. Léotard, 78 ans, qui a un temps fait savoir qu’il était malade, devrait finalement venir et « se défendre lui-même », ont indiqué des sources judiciaires.

Le dossier arrive devant la CJR, seule instance habilitée à juger les membres du gouvernement pour des infractions commises pendant leur mandat, sept mois après les sévères condamnations dans le volet non gouvernemental de la même affaire de six autres protagonistes, dont l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine et d’anciens proches des deux ministres.

Les proches d’Edouard Balladur ne pouvaient ignorer « l’origine douteuse » des fonds versés sur les comptes de la campagne de 1995, avait estimé le tribunal correctionnel de Paris en juin.

C’est donc maintenant à l’ancien Premier ministre de s’expliquer. Un versement surtout, interroge : 10,25 millions de francs (environ 1,5 million d’euros), en une seule fois et en liquide, juste après sa défaite au premier tour.

Le dépôt de l’argent – une majorité de billets de 500 francs – est concomitant avec des allers-retours de M. Takieddine à Genève. Ce dernier avait affirmé, avant de se rétracter, avoir remis des espèces à Thierry Gaubert (alors membre du cabinet du ministre du Budget Nicolas Sarkozy, et impliqué dans la campagne), sur demande de Nicolas Bazire, directeur de la campagne Balladur. Condamnés à des peines de deux à cinq ans de prison ferme en juin, ils ont fait appel.

- Dons et gadgets -

La défense de l’ancien Premier ministre, qui va plaider la relaxe et estime par ailleurs que les faits sont prescrits, a toujours rejeté la « thèse » d’un financement occulte, soutenant que cette somme provenait de la collecte de dons et de ventes de gadgets ou tee-shirts lors de meetings.

Devant les enquêteurs, Edouard Balladur a lui répété qu’il ne s’occupait pas de la logistique. « On ne me tenait pas informé de la dimension des sacs », avait-il balayé, rappelant que ses comptes avaient été validés – in extremis- par le Conseil constitutionnel en 1995.

L’accusation estime que le pouvoir politique a imposé, avant la présidentielle, à deux entités détenues par l’Etat qui vendaient sous-marins et frégates – la branche internationale de la Direction des constructions navales (DCNI) et la Sofresa - un réseau d’intermédiaires « inutiles » dans ces contrats quasiment finalisés : le « réseau K », pour King en référence au roi d’Arabie Saoudite.

Et ce afin qu’ils reversent ensuite illégalement sur les comptes de campagne une partie de l’argent perçu.

Ces soupçons de rétrocommissions n’ont émergé que des années plus tard, au fil de l’enquête sur un attentat commis à Karachi, le 8 mai 2002. Il avait coûté la vie à 15 personnes, dont 11 Français travaillant à la construction de sous-marins pour la DCNI dans le port pakistanais.

L’enquête avait au départ privilégié la piste d’Al-Qaïda puis s’en était ensuite éloignée pour explorer les possibles liens – non confirmés à ce jour – entre l’attaque et l’arrêt du versement des commissions après l’élection de Jacques Chirac. Avant de privilégier à nouveau la piste islamiste, selon une note des renseignements de fin 2019. Cette enquête est toujours en cours.

Composée de trois magistrats et de douze parlementaires, la CJR se réunit pour la huitième fois seulement en vingt-huit ans d’existence. Au total, elle a prononcé trois relaxes, deux dispenses de peine et trois condamnations à du sursis.

 

 

https://www.francetvinfo.fr/politique/affaire/affaire-karachi/l-article-a-lire-pour-comprendre-l-affaire-karachi-et-le-proces-qui-s-ouvre-ou-sera-juge-edouard-balladur_4253085.html

L’article à lire pour comprendre l’affaire Karachi et le procès qui s’ouvre, où sera jugé Edouard Balladur

Article rédigé par

Affaire Karachi : début du procès de Balladur et Léotard, Joël Roma toujours pas entendu... dans AC ! Brest anne-brigaudeau-6ae5cb0f
France Télévisions
Publié le 19/01/2021 07:00 Mis à jour il y a 59 minutes
Temps de lecture : 12 min.
Edouard Balladur (à gauche), alors Premier ministre, se promène dans les rues de Paris, accompagné de son directeur de cabinet Nicolas Bazire, le 20 juillet 1994. (GERARD FOUET / AFP)

Edouard Balladur (à gauche), alors Premier ministre, se promène dans les rues de Paris, accompagné de son directeur de cabinet Nicolas Bazire, le 20 juillet 1994. (GERARD FOUET / AFP)

 

L’ancien Premier ministre comparaît à partir de mardi devant la Cour de justice de la République à Paris. Il est accusé de financement occulte de sa campagne présidentielle de 1995 via des contrats d’armement.

Un quart de siècle s’est écoulé depuis la présidentielle de 1995 et la guerre fratricide qui, à cette occasion, a opposé, à droite, Jacques Chirac et Edouard Balladur. Le premier est mort en 2019. A 91 ans, le second s’apprête à comparaître, à partir du mardi 19 janvier, devant la Cour de justice de la République, dans le volet financier de l’affaire Karachi.

L’ancien Premier ministre devra répondre, tout comme son ancien ministre de la Défense François Léotard, des accusations de financement occulte de sa campagne présidentielle de 1995. Tous deux sont jugés pour « complicité d’abus de biens sociaux » et, pour l’ancien chef de gouvernement, recel de ce délit.

Pourquoi parle-t-on d’affaire « Karachi » ?

Parce que ces accusations sont consécutives à l’enquête lancée après un attentat commis au Pakistan. Le 8 mai 2002, dans la ville de Karachi, 14 personnes, dont 11 employés français de la Direction des constructions navales (DCN, basée à Cherbourg, et travaillant pour la Marine nationale) sont tuées dans un attentat à la voiture piégée contre le bus qui les transportait. Les Français venaient visiter le chantier où devait être construit l’un des trois sous-marins Agosta vendus par la France au Pakistan. L’attaque ne sera jamais revendiquée, les auteurs et les commanditaires n’ont toujours pas été identifiés.

Le premier juge antiterroriste chargé de l’affaire, Jean-Louis Bruguière, privilégie la thèse d’un attentat commis par le groupe terroriste Al-Qaïda. Mais en 2009, Marc Trévidic, qui lui succède, se penche sur une autre piste : celles des représailles. Les commanditaires de l’attentat auraient voulu se venger parce que des commissions promises par le gouvernement français dans le cadre des ventes d’armes n’auraient pas été versées. L’exécutif de Jacques Chirac, élu en 1995 à l’Elysée, aurait refusé d’honorer les promesses faites par l’équipe d’Edouard Balladur, le candidat vaincu. C’est ce qu’on a appelé le volet financier de l’affaire Karachi, qui va notamment être exploré par le juge Renaud van Ruymbeke.

C’est quoi, cette histoire de commissions sur des contrats d’armement ?

La justice va donc se pencher sur deux gros contrats d’armement conclus en 1994 par le gouvernement d’Edouard Balladur. L’un d’eux porte sur les trois sous-marins Agosta vendus au Pakistan pour quelque 830 millions d’euros, l’autre sur deux frégates militaires (le contrat dit « Sawari II ») vendues à l’Arabie saoudite pour trois milliards d’euros. Comme c’est autorisé à l’époque, des « pots-de-vin légaux » vont être versés « à des intermédiaires qui ont des réseaux dans le pays, afin de convaincre les bons interlocuteurs », explique Paris Match. Les sommes versées se comptent en dizaines de millions.

« En juillet 1994, expose encore l’hebdomadaire, alors que le contrat (avec le Pakistan) est presque bouclé, deux nouveaux intermédiaires sont imposés par le ministère de la Défense – soit le ministre François Léotard et son chef de cabinet Renaud Donnedieu de Vabres. Les deux hommes, Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir, ont déjà joué le même rôle pour le contrat de vente de frégates à l’Arabie saoudite (dit Sawari II) ».

Dirigée par un haut fonctionnaire, Dominique Castellan, la branche internationale de la DCN se voit dans l’obligation de recourir à ces deux hommes, qu’elle n’a pas choisis, alors qu’elle a l’habitude de ce type de contrats et dispose de ses propres intermédiaires.

Comment le nom d’Edouard Balladur est-il apparu dans cette affaire ?

Selon les enquêteurs, si Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir ont été imposés à la dernière minute comme intermédiaires, c’est pour contribuer au financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995 via des « rétrocommissions ». La justice a étudié le rôle joué par les deux hommes, tous deux nés au Liban en 1950, et dont l’association a été surnommée le « réseau K » (« K » pour « Kingdom », le royaume, une allusion au contrat saoudien).

Au grand étonnement de la branche internationale de la DCN chargée des contrats, le duo d’intermédiaires va obtenir des conditions très avantageuses pour sa « mission ». Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir vont en effet « imposer de toucher 100% de leurs commissions à la signature de leur mission de consultance –ils en obtiendront finalement 85% après négociations dans l’appartement parisien de El-Assir », développe Mediapart. Or, cette rapidité de paiement est totalement « exceptionnelle », selon le site d’investigation.

Pour la justice, cette rapidité a une explication : une partie des pots-de-vin touchés par ces intermédiaires en 1994 devait ensuite revenir en France pour alimenter la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995. Des doutes sur le financement de cette campagne sont d’ailleurs très vite mis au jour. Certes, après l’élection présidentielle, le Conseil constitutionnel valide les comptes de campagne balladuriens. Mais il s’étonne déjà d’importants dépôts en espèces effectués sur les comptes en question. Trois jours après le premier tour, 10,25 millions de francs sont versés en une fois au Crédit du Nord, « en quatre sacs de billets de 500 francs« . L’équipe Balladur expliquera que ces sommes résultent de collectes dans les meetings et de vente de tee-shirts et gadgets divers, sans convaincre les enquêteurs.

Pourquoi cette affaire est-elle jugée devant la Cour de justice de la République ?

Parce que la Cour de justice de la République (CJR) est seule habilitée à juger les ministres pour des infractions commises dans l’exercice de leurs fonctions. Cette Cour est composée de trois magistrats du siège à la Cour de cassation et de 12 parlementaires (six députés, six sénateurs),

C’est donc elle qui jugera, du 19 janvier au 11 février, l’ancien Premier ministre Edouard Balladur, qui a toujours assuré n’avoir été « informé de rien sur l’existence de commissions, de rétrocommissions », ainsi que son ancien ministre de la Défense François Léotard.

La procédure devant cette juridiction remonte à 2017. Le 29 mai de cette année-là, la CJR met en examen Edouard Balladur, puis, le 4 juillet, François Léotard. Le 30 septembre 2019, elle décide de les juger pour « complicité d’abus de biens sociaux » et, pour l’ancien chef de gouvernement, recel de ces délits. Enfin, le 13 mars 2020, elle rejette les pourvois déposés par Edouard Balladur, confirmant ainsi la tenue d’un procès.

Que risque Edouard Balladur ?

Pour « complicité d’abus de biens sociaux », Edouard Balladur, tout comme François Léotard, risque jusqu’à cinq ans de prison. Mais la Cour de justice de la République, qui fait l’objet de critiques récurrentes pour sa lenteur et sa clémence, n’a jamais condamné de ministres à des peines de prison ferme. Au total, depuis sa création, elle a jugé huit anciens ministres ou secrétaires d’Etat : trois ont été relaxés, trois condamnés à des peines de sursis et deux, déclarés coupables mais dispensés de peines. Dernier en date à avoir été jugé par la CJR, Jean-Jacques Urvoas, ancien ministre de la Justice, a été condamné, le 2 octobre 2019, à un mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende pour « violation du secret professionnel ».

« La formation de jugement, précise le site Vie-Publique, composée de trois magistrats et de douze parlementaires, se prononce à la majorité absolue et à bulletin secret sur la culpabilité du prévenu puis, en cas de culpabilité, sur l’application de la peine infligée. Son arrêt peut faire l’objet d’un pourvoi en cassation, en cas de rejet de ses décisions, la Cour doit être recomposée avant de rejuger l’affaire ».

Mais il n’y a pas déjà eu des condamnations, dans cette affaire Karachi ?

Si, effectivement. Six prévenus impliqués dans le volet financier de l’affaire Karachi ont été condamnés, le 15 juin 2020, à des peines allant de deux à cinq ans de prison ferme pour abus de biens sociaux, complicité ou recel de ce délit. Le tribunal correctionnel de Paris a estimé que ces prévenus ne pouvaient ignorer « l’origine douteuse » des fonds versés sur le compte de la campagne présidentielle de 1995. Les condamnés ont fait appel.

Ex-conseiller de François Léotard au ministère de la Défense, Renaud Donnedieu de Vabres, 66 ans, a écopé de cinq ans de prison, dont deux avec sursis, et 120 000 euros d’amende. Cette peine sanctionne le fait d’avoir relayé « les instructions aux fins ‘d’imposer’ » aux industriels de la branche internationale de la DCN le recours au « réseau K ».

Ancien directeur de cabinet et chef de campagne d’Edouard Balladur, Nicolas Bazire, 63 ans, devenu aujourd’hui l’un des dirigeants du groupe de luxe LVMH, a été condamné à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, et 300 000 euros d’amende, pour son « soutien » à l’intervention du « réseau K » depuis Matignon.

A 69 ans, Thierry Gaubert, alors au ministère du Budget et impliqué dans la campagne, a été condamné à quatre ans de prison, dont deux ferme, et 120 000 euros d’amende pour avoir « permis en toute connaissance de cause le retour en France, sous forme de rétrocommissions, de fonds provenant des commissions litigieuses, à destination du compte de campagne d’Edouard Balladur ». 

Enfin, Dominique Castellan, 83 ans, qui était à l’époque PDG de la branche internationale de la Direction des constructions navales, a été condamné à 3 ans dont un avec sursis, et 50 000 euros d’amende. La justice lui a reproché d’avoir, sur « ordre » du ministère de la Défense, introduit dans les négociations Agosta un réseau d’intermédiaires « aussi coûteux qu’inutile ». Il a également été jugé coupable d’avoir alloué des « commissions disproportionnées » à ce « réseau K » : plus de 190 millions de francs (28 millions d’euros).

Quant aux deux intermédiaires, Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir, ils ont été condamnés à cinq ans de prison pour complicité et recel d’abus de biens sociaux. Les deux hommes étaient absents au délibéré et des mandats d’arrêt ont été émis à leur encontre. Le tribunal a jugé que Ziad Takieddine « avait parfaitement conscience de participer à un système de rétrocommissions, lesquelles ont permis de renflouer les comptes de campagne du candidat Balladur ».

On n’a pas parlé de Ziad Takieddine dans une autre affaire, récemment ?

Si. Cet ancien publicitaire et ex-dirigeant de la station de ski Isola 2000 (Alpes-Maritimes), qui s’était reconverti en intermédiaire dans les contrats d’armes, a refait parler de lui à la fin de l’année 2020. De son refuge libanais, à Beyrouth, il a spectaculairement retiré les accusations qu’il porte depuis huit ans contre Nicolas Sarkozy, dans l’affaire du présumé financement libyen de la campagne présidentielle de 2007. Le 11 novembre 2020, dans une vidéo dévoilée par Paris Match et BFMTV, il a déclaré « haut et fort » avoir été manipulé dans ce dossier par l’ancien juge d’instruction Serge Tournaire, qui a démenti. Le 14 janvier, il a été entendu à nouveau dans cette affaire par des magistrats français, qui se sont déplacés à Beyrouth. On ne connaît pas la teneur des entretiens.

On sait en revanche qu’en novembre 2016, Ziad Takieddine avait affirmé avoir remis entre fin 2006 et début 2007 cinq millions d’euros à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, et à son directeur de cabinet Claude Guéant. Selon des propos qu’il a réitérés plusieurs fois, cet argent libyen était destiné à financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Un changement de pied parmi d’autres. « Vous mentez sans arrêt », lui a lancé en octobre 2019 la présidente de la 11e chambre correctionnelle du tribunal de Paris. Pendant l’enquête sur les rétrocommissions, le Franco-Libanais a dit avoir remis 6 millions de francs (moins d’un million d’euros) à Thierry Gaubert sur demande de Nicolas Bazire, directeur de la campagne Balladur. Mais il s’est ensuite rétracté.

Et Nicolas Sarkozy, il n’est pas impliqué dans cette affaire ?

Non, sinon à la marge. Lorsqu’ils ont transmis le dossier à la Cour de justice de la République, les juges ont visé l’ex-Premier ministre Edouard Balladur et son ministre de la Défense François Léotard, mais pas Nicolas Sarkozy. Ce dernier, qui était ministre du Budget dans le gouvernement dirigé par Edouard Balladur (1993-1995), a simplement été entendu en juin 2017 par la Cour de justice de la République comme témoin.

Néanmoins, en relation avec l’affaire Karachi, la cour d’appel de Paris a relancé en novembre 2018 une enquête sur des soupçons de « violation du secret de l’instruction » par l’Elysée en 2011. A la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy, la présidence de la République avait indiqué dans un communiqué daté du 20 septembre 2011 que « le nom du chef de l’Etat n’apparaît dans aucun des éléments » du volet financier de l’affaire Karachi. Une plainte en justice pour « violations du secret de l’instruction et du secret professionnel » avait d’abord abouti à un non-lieu en août 2016. Mais la cour d’appel, contre l’avis du parquet général, a ordonné fin 2018 la reprise de l’information judiciaire.

Je n’ai pas eu le temps de tout lire. Vous me faites un petit résumé ?

Du 19 janvier au 11 février, Edouard Balladur comparaît devant la Cour de justice de la république (CJR), seule habilitée à juger des ministres pour des faits commis pendant leurs fonctions. L‘affaire a commencé en 2002, après un attentat commis dans la ville pakistanaise de Karachi, où 14 personnes, dont 11 employés français de la Direction des constructions navales, ont trouvé la mort. La justice française soupçonne les commanditaires de l’attentat d’avoir voulu se venger parce que des commissions promises par le gouvernement français dans le cadre de ventes d’armes n’auraient pas été versées.

Désormais âgé de 91 ans, l’ancien Premier ministre (de 1993 à 1995) sera jugé pour  »complicité d’abus de biens sociaux », comme son ancien ministre de la défense François Léotard, et pour « recel de ces délits ». La justice estime qu’il a bénéficié d’un financement illégal pour sa campagne présidentielle de 1995. Des sommes occultes provenant de commissions versées sur des contrats d’armement (ce qu’on appelle des « rétrocommissions ») auraient alimenté les fonds de campagne balladuriens. L’un de ces contrats était destiné au Pakistan, l’autre à l’Arabie saoudite. Six prévenus impliqués dans cette affaire ont déjà été condamnés, à des peines allant de deux à cinq ans de prison ferme. Parmi eux, l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, en fuite à Beyrouth.

 



Ronan Gosnet, tué par un djihadiste le 12 mai 2018

Son profil mérite qu’on s’y attarde car, d’une part, il ressemble un peu au mien autrefois, et d’autre part, son assassinat pourrait en fait avoir été ciblé et déguisé en attentat islamiste commis contre des passants choisis au hasard lors de l’attaque djihadiste alors qu’il est si facile de savoir à tout instant où trouver sa proie lorsqu’elle est aussi surveillée que je le suis moi-même depuis des lustres.

En effet, Ronan Gosnet était manifestement l’un de ces informaticiens que mes harceleurs et leurs divers complices, magistrats et autres fonctionnaires corrompus y compris, n’ont jamais pu tolérer du fait que, contrairement à eux, ils ont reçu une éducation et ont une conscience qui les empêche d’obéir à n’importe quoi, surtout lorsqu’il s’agit de commettre de graves infractions pénales.

Le « grand remplacement » est aussi et d’abord celui-là : les patrons voyous ou mafieux comme le sont les amis de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest qui me harcelaient dans les années 1990 n’ont besoin que de salariés qui en acceptent n’importe quoi et obéissent à tous leurs ordres, aussi choquants soient-ils; or, à cet égard, et pour diverses raisons assez faciles à appréhender, les étrangers sont généralement bien plus malléables que les Français; exit ces derniers, donc, on n’en veut plus et on le fait savoir avec quelques assassinats très symboliques qui reçoivent toute la médiatisation voulue s’ils sont commis dans le cadre d’attentats islamistes.

Cette hypothèse est d’autant moins farfelue que, tout comme l’intégralité des magistrats ultra CORROMPUS de Brest qui encouragent tous les harcèlements publics dont je suis victime depuis 2008, notamment l’actuelle doyenne des juges d’instruction de Brest, Céline Verdier, qui est aussi très impliquée dans tous les attentats islamistes qui ont été commis en France depuis mars 2012, mes harceleurs savent tous que la première des tentatives d’assassinat dont j’ai été victime dans la période de mai à septembre 1994, durant les négociations du contrat Agosta par le fameux « réseau K » de Ziad Takieddine, s’était produite dans la station de métro Opéra, vers 21h00, le mercredi 4 mai 1994, alors que je me trouvais sur le chemin me ramenant à mon domicile, aux Gobelins.

Il reste à savoir dans quelles conditions Ronan Gosnet s’est trouvé à peu près au même endroit à la même heure un soir de mai 2018 : s’agissait-il pour lui d’un lieu de passage régulier ou y avait-il été tout spécialement attiré ?

 

 

https://www.leparisien.fr/faits-divers/tue-lors-de-l-attaque-a-paris-ronan-etait-un-eleve-comme-on-aime-tant-en-avoir-17-05-2018-7721853.php

Tué lors de l’attaque à Paris : «Ronan était un élève comme on aime tant en avoir»

 

La victime de l’attentat de samedi, Ronan Gosnet, 29 ans, était originaire du village de Connerré (Sarthe) où il a passé son enfance et adolescence. Nous avons retrouvé une de ses ex-enseignantes.

 

 Depuis jeudi après-midi, avenue des Gobelins (XIIIe), des panneaux ont étés installés pour rendre hommage à Ronan Gosnet, qui habitait le quartier.

Depuis jeudi après-midi, avenue des Gobelins (XIIIe), des panneaux ont étés installés pour rendre hommage à Ronan Gosnet, qui habitait le quartier. DR

 

Par Jean-Marc Ducos, notre envoyé spécial à Connerré (Sarthe)

Le 18 mai 2018 à 08h52

« Un enfant sage qui s’intéressait à tout et avait un bon esprit ». C’est ainsi que Suzanne Jalinier, 84 ans, ancienne principale du collège François-Grudé et ex-maire du bourg de Connerré, berceau de la course automobile et des rillettes, décrit Ronan Gosnet, 29 ans. Cet ingénieur informaticien, un enfant du pays sarthois entre bocage et bonne pâture, a été tué samedi soir dans l’attaque terroriste menée par Khamzat Azimov, 20 ans, entre la rue Monsigny et Marsollier à Paris (IIe).

« Il était attentif à tout. C’était un élève comme on aime tant en avoir. Un enfant généreux qui savait donner et recevoir », se souvient Suzanne, ex-professeur de mathématiques dont la mémoire est intacte. Et elle s’en souvient d’autant mieux que Ronan avait eu les faveurs de la commune en 2003 lorsqu’elle était premier magistrat de Connerré.

« Il avait obtenu un deuxième prix au Concours national de la Résistance au niveau départemental et nous avions décidé d’organiser une cérémonie avec les anciens combattants », témoigne la vieille dame alerte et fort bien mise. Elle se souvient que Ronan avait fait toute une dissertation sur « un réseau de résistance installé à Connerré », gagnant grâce à son travail une série de livres d’histoire dont un exemplaire consacré à la résistance dans la Sarthe.

«Un adolescent agréable, doux et qui ne se mettait pas en avant, presque trop discret»

« Ronan avait de l’intérêt pour l’histoire, ça se voyait. Il posait les bonnes questions. Je garde le souvenir d’un adolescent agréable, doux et qui ne se mettait pas en avant, presque trop discret. Il n’était pas dans l’ostentatoire. Mais ce garçon avait une qualité indéniable : il savait écouter », témoigne l’ex- enseignante qui a même eu ses parents, « Jocelyne et Patrick », en classe ensemble. Eux aussi des enfants du pays de Connerré.Longtemps, la mère de Ronan, Jocelyne, a travaillé dans une célèbre conserverie du bourg traversé par la paisible rivière du Dué. Un temps, le garçon et sa mère ont vécu rue de la Jatterie dans l’ancienne maison d’un vieux médecin en retraite. « Ronan, c’est le fils que tout le monde veut avoir un jour. Gentil, poli, serviable, dévoué et bon camarade avec tout le monde », se souvient le voisin d’en face. Ronan avait une sœur cadette, réputée excellente musicienne. Puis Jocelyne et Patrick ont divorcé. Le papa, technicien est parti vivre au Mans. Et la maman est restée sur Connerré.

Joueur de handball

C’est au collège, en classe de sixième, que Ronan découvre le handball, la seconde spécialité locale après les rillettes avec un club de très bon niveau qui a un temps évolué en Nationale 3. « Comme tous les enfants des campagnes, on fait du sport pour rester avec ses copains. Après si on est doué, la compétition prend le dessus. Ronan a fait trois saisons chez nous entre 2 001 et 2 004 », note Jean-Michel Boby, pilier du club de Connerré créé en 1971. « Ce n’était pas un buteur né. Mais il avait bon esprit, c’est ce qui compte. Ici, on joue avant tout pour le plaisir d’être ensemble. Un ado agréable, il n’y avait jamais de problèmes avec lui », précise encore M. Boby.

Puis Ronan a grandi, il est parti au lycée puis au Mans suivre ses études supérieures. « Et il a abandonné le handball comme beaucoup de jeunes qui quittent le village », regrette ce membre fondateur et dirigeant du club. Ronan s’est ensuite installé à Paris où il avait fondé une petite entreprise de maintenance informatique. Chacun se souvient que dans son immeuble de la Villa des Gobelins à Paris (XIIIe), le jeune homme s’est occupé avec un de ses voisins d’un habitant gravement malade qui avait du mal à se déplacer.

« C’est bien lui ça ! Ça lui ressemble parfaitement », assure encore Suzanne Jalinier, bouleversée par le décès de son ancien élève. « Bientôt chacun connaîtra en France une personne directement touchée par un attentat », a écrit Marc, un natif de Connerré sur la page d’un célèbre réseau social.

Depuis le début de la semaine, les proches de Ronan sont à Paris pour organiser le retour de sa dépouille. Mais aucune date d’obsèques n’était encore fixée ce jeudi soir.

Avenue des Gobelins (Paris XIIIe). Dans le quartier où habitait le jeune homme, des panneaux ont été installés pour rendre hommage à Ronan Gosnet./DR

Avenue des Gobelins (Paris XIIIe). Dans le quartier où habitait le jeune homme, des panneaux ont été installés pour rendre hommage à Ronan Gosnet./DR  

 

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/ronan-29-ans-victime-du-terrorisme-c-etait-garcon-grande-generosite-1475249.html

Ronan, 29 ans, victime du terrorisme : « C’était un garçon d’une grande générosité »

 

A 29 ans, Ronan Gosnet a été tué samedi soir, dans une rue du deuxième arrondissement, lors de l’attaque au couteau dans le quartier de l’Opéra, à Paris. Ses voisins rendent hommage au jeune homme, « un garçon d’une grande générosité« .

 
Publié le 14/05/2018 à 17h21 • Mis à jour le 12/06/2020 à 14h29

Un bouquet de fleurs déposé devant la porte de Ronan Gosnet, victime de l'attaque au couteau, samedi, dans le quartier d'Opéra, à Paris.

Un bouquet de fleurs déposé devant la porte de Ronan Gosnet, victime de l’attaque au couteau, samedi, dans le quartier d’Opéra, à Paris. • © France 3 Paris IDF

 

Un simple mot affiché près des boîtes aux lettres pour annoncer la terrible nouvelle :  »Nous venons d’apprendre que la victime (…) n’est autre que notre voisin Ronan Gosnet, habitant au 5ème étage. » Dans l’immeuble du 13ème arrondissement où vivait Ronan, c’est le choc. Le jeune homme de 29 ans est décédé samedi soir, lors de l’attaque au couteau, dans les rues du deuxième arrondissement de Paris. Revendiqué par le groupe Etat islamique, l’attentat a également fait quatre blessés, tous hors de danger.

« Ronan habitait ici depuis une dizaine d’années. C’était un garçon d’une grande générosité« , raconte Pierre, l’un des habitants de l’immeuble qui connaissait sans doute le mieux le jeune homme, originaire du Mans, dans la Sarthe.

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« Nous nous sommes occupés ensemble de Michel, un habitant de l’immeuble atteint d’une longue maladie. Ronan était quelqu’un de fiable à qui on pouvait faire confiance. »

Ronan, mort sous les coups de Khamzat Azimov

 

« Discret, toujours jovial« 

Le jeune homme était connu et apprécié dans le quartier. Il fréquentait particulièrement un restaurant du quartier. Erik Gouenard, restaurateur, garde un souvenir de Ronan : « C’est un garçon empathique, discret, mais toujours jovial. »

« Je ne savais pas grand-chose de sa vie, il était très discret, très respectueux et très agréable« , confie-t-il.

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https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/paris-inaugure-plaque-ronan-gosnet-tue-lors-attentat-au-couteau-opera-il-y-an-1668235.html

Paris inaugure une plaque pour Ronan Gosnet, tué lors de l’attentat au couteau à Opéra il y a un an

 

Le 12 mai 2018, Ronan Gosnet mourrait, poignardé par un terroriste dans le quartier de l’Opéra. Un an après, un hommage lui a été rendu et une plaque a été inaugurée en son honneur, ce dimanche.

 

Publié le 12/05/2019 à 15h27 • Mis à jour le 11/06/2020 à 13h44

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et la maire de Paris Anne Hidalgo, présents pour rendre hommage à Ronan Gosnet.

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et la maire de Paris Anne Hidalgo, présents pour rendre hommage à Ronan Gosnet. • © A. Nys / France 3 Paris IDF

 

Son nom restera désormais visible rue Marsollier dans le 2e arrondissement de la capitale, en sa mémoire. Une cérémonie d’hommage a été tenue ce dimanche en honneur de Ronan Gosnet, tué lors de l’attaque au couteau à Opéra il y a un an.

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Hormis l’inauguration d’une plaque commémorative, une minute de silence a également été respectée.

La famille, Christophe Castaner et Anne Hidalgo sur place

La famille du jeune homme, des proches, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, la maire de Paris Anne Hidalgo et le procureur de Paris Rémy Heitz étaient présents pour assister à la cérémonie.

Le 12 mai 2018, le jeune libraire parisien était assassiné, poignardé par un terroriste dans le quartier de l’Opéra. « Un jeune homme est mort, un Parisien, Ronan Gosnet, qui aimait cette ville, qui y travaillait », avait alors déclaré à l’époque Anne Hidalgo.

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Il y a un peu moins d’un an, le 16 mai 2018, un premier hommage avait déjà été rendu dans le quartier de l’Opéra.

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https://www.lefigaro.fr/flash-actu/attentat-a-paris-une-plaque-pour-ronan-gosnet-victime-du-terrorisme-20190512

Attentat à Paris: une plaque pour Ronan Gosnet, victime du terrorisme

 

Par Le Figaro

Publié le 12/05/2019 à 16:32

 

Le jeune homme de 29 ans avait été poignardé le 12 mai 2018, lors de l’attentat au couteau par un terroriste rue Marsollier, dans le 2e arrondissement de Paris. Un an après, Paris a inauguré une plaque pour Ronan Gosnet ce dimanche matin.

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Une cérémonie d’hommage en mémoire du jeune parisien s’est déroulée ce dimanche matin où une plaque commémorative a été dévoilée rue Marsollier. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, la maire de Paris Anne Hidalgo, le procureur de Paris Rémy Heitz, la famille du jeune homme et des proches étaient présents. Une minute de silence a été observée.

La maire de Paris Anne Hidalgo a tweeté ce dimanche: «Ce matin, cérémonie en hommage à Ronan Gosnet, jeune Parisien assassiné le 12 mai 2018, victime du terrorisme. N’oublions jamais. #ParisSeSouvient».

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a également réagit dans un tweet: «À la mémoire de Ronan Gosnet, assassiné le 12 mai 2018, victime du terrorisme.»

 

 

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/05/13/01016-20180513ARTFIG00036-attentat-a-paris-les-faits-le-profil-de-l-assaillant-l-enquete.php

Attentat de Paris : fiché S, naturalisé… Ce que l’on sait de l’auteur de l’attaque au couteau

 

VIDÉOS – Armé d’un couteau, Khamzat Azimov, de nationalité française, né en 1997 en Tchétchénie et fiché S, a attaqué samedi soir cinq passants, dont l’un est mort, dans le quartier de l’Opéra. Il résidait avec ses parents et sa soeur dans un hôtel du 18e arrondissement à Paris.

Par , AFP agence et agence Reuters

Publié le 13/05/2018 à 09:28, Mis à jour le 14/05/2018 à 12:30

 

L’auteur de l’attaque serait arrivé samedi soir sur les lieux par le métro. Selon des témoignages et une photo vue par Reuters, il était vêtu de noir, brun et barbu. L’assaillant armé d’un couteau est un jeune homme né en 1997 dans le Caucase, en Tchétchénie, une république musulmane de la Fédération de Russie. Khamzat Azimov, c’est son nom, a grandi dans une famille de réfugiés à Strasbourg, dans le quartier populaire d’Elsau où vit une importante communauté tchétchène, et dispose de la nationalité française. Il est devenu Français «en 2010 suite à la naturalisation de sa mère», a déclaré Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement.

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Khamzat Azimov n’avait pas d’antécédents judiciaires mais il avait attiré l’attention des services de renseignement, selon des sources judiciaires. Il était ainsi fiché S, ce fichier qui regroupe plus de 10.000 personnes, dont des islamistes radicaux ou des individus pouvant avoir un lien avec la mouvance terroriste, ainsi que des hooligans et des membres de groupes d’utra-gauche ou d’extrême-droite.

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Le jeune homme était également inscrit au FSPRT, le fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation islamiste, mais «plutôt» en raison de «ses relations» que de «son propre comportement, ses agissements et prises de position», selon une source proche du dossier. Le jeune homme avait été «entendu il y a un an par la section antiterroriste de la brigade criminelle car il connaissait un homme lui-même en lien avec quelqu’un parti en Syrie», a indiqué une source proche de l’enquête.

Ses parents ont été placés dimanche matin en garde à vue et une perquisition a été menée à leur domicile dans la nuit de samedi à dimanche rue Pajol, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, où Khamzat Azimov résidait avec sa soeur de 7 ans, a-t-on appris de source judiciaire.

Cet hôtel meublé à la façade défraîchie est situé dans l’un des secteurs les plus modestes du XVIIIe arrondissement. Évoquant une famille «vraiment discrète», qui «n’était pas dans l’ostentation au niveau religion», l’une des gérantes de l’établissement a décrit Khamzat Azimov comme un «garçon souvent habillé en survêtement», qui «disait qu’il était étudiant».

«Cela fait un peu plus d’un an qu’ils vivaient là», estime Reda, 42 ans, un client de l’hôtel. «Le papa travaillait des fois, plutôt dans le bâtiment, la peinture. La maman travaillait dans une association de sans-abris». Une voisine parle d’une «famille sans problème» qui «ne recevait jamais personne». Selon elle, le jeune homme n’était «pas un caïd, mais quelqu’un de réservé». Khamzat Azimov est aussi décrit comme «vraiment discret», «dans son coin» par d’anciens élèves qui l’ont côtoyé au lycée à Strasbourg, recueillis par l’AFP.

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«Un soldat de l’État islamique»

«À ce stade et sur la foi d’une part de témoignages faisant état du fait que l’agresseur a crié “Allah Akbar” en attaquant les passants au couteau», et «compte tenu du mode opératoire, nous avons saisi la section antiterroriste du parquet de Paris», a déclaré le procureur de la République François Molins, samedi soir. Les qualifications d’«association de malfaiteurs terroriste pour préparer la commission de crime d’atteinte aux personnes» et «d’assassinat et tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste» ont été retenues.

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Le groupe État islamique, qui a frappé plusieurs fois la France depuis 2015, a ensuite revendiqué l’attaque dans la soirée. «L’auteur de cette attaque au couteau à Paris est un soldat de l’État islamique», a déclaré une «source sécuritaire» à Amaq, l’agence de presse de l’EI. Cette dernière a diffusé dimanche soir une vidéo de l’assaillant qui affirme avoir agi en riposte à la coalition des «mécréants» qui luttent contre l’EI en Syrie et en Irak. Sur la vidéo d’une durée de 2 minutes 32, diffusée dimanche, le jeune homme apparaît le visage à demi dissimulé par un bonnet, une capuche et une écharpe noire. Il se filme en extérieur. Il pleut et des arbres sont visibles en arrière-plan.

L’un des amis de Khamzat Azimov, né comme lui en 1997, a également été arrêté dimanche après-midi à Strasbourg et placé en garde à vue. Une dizaine de policiers porteurs de cagoules et lourdement armés ont perquisitionné le domicile de cet homme, dans un immeuble du quartier de L’Esplanade. Un deuxième individu a également été emmené par les policiers sans être menotté.

Un homme de 29 ans tué

Lors de son parcours macabre, Khamzat Azimov a tué un passant de nationalité française de 29 ans. Selon Le Parisien, il s’appelait Ronan. Le ministre a tenu à «saluer (la) mémoire» du jeune homme qui «a perdu la vie». «C’est à nouveau la jeunesse de France qui est frappée», a déclaré le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.

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Parmi les quatre blessés, un homme de 34 ans a été transporté en «urgence absolue» à l’hôpital parisien Georges-Pompidou et une femme de 54 ans a aussi été grièvement blessée. Une femme de 26 ans et un homme de 31 ans l’ont été plus légèrement. «La personne la plus grièvement blessée (…) va mieux», elle «a été opérée et donc aujourd’hui elle est sauvée», s’est réjoui dans la nuit Gérard Collomb, qui s’est rendu à son chevet à Georges-Pompidou. «Deux de ses amis sont dans un autre hôpital, ils sont totalement hors de danger. Une quatrième personne qui avait été blessée est aussi hors de danger», a-t-il ajouté.

 

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> Abdoul Hakim Anaiev, mentor du terroriste de l’Opéra ?

 

Par Antoine Bonin – 19 juin 2018 à 14:33 | mis à jour le 01 juin 2019 à 15:48 – Temps de lecture : 3 min

 

Au lycée Marie-Curie de Strasbourg, où il a obtenu son baccalauréat ES en 2016 — la même année que son ami Khamzat Azimov —, Abdoul Hakim Anaiev ne cherchait pas à cacher ses opinions. Barbu dès la seconde, plutôt distant avec les filles, il affichait fièrement sa religion. Certains de ses camarades étaient au courant que le jeune homme d’origine tchétchène nourrissait des rêves de djihad.

« Je savais qu’il voulait partir en Syrie, relate Ilies, un jeune Strasbourgeois de l’Esplanade, qui le voyait aussi au foot et à la muscu. J’ai essayé plusieurs fois de le convaincre de ne pas y aller. Après le bac, il m’a dit qu’il était sorti de tout ça, qu’il avait retrouvé la raison. Il voulait faire sa vie, il travaillait. » Le jeune homme avait décroché début 2018 un contrat à durée déterminée à l’accueil de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) à Strasbourg, contrat qui avait été renouvelé jusqu’à décembre 2018.

Naturalisé à l’âge de 13 ans

Arrivé en France avec ses parents en 2005 à l’âge de 8 ans, Abdoul Hakim Anaiev a vécu quelques années en Vendée avant de rejoindre à Strasbourg. C’est à cette époque qu’il a rencontré Khamzat Azimov, né la même année que lui et installé à Schiltigheim. Les deux hommes, naturalisés à l’âge de 13 ans, conservaient depuis lors des liens d’amitié profonds.

Les services de renseignement ont commencé à s’intéresser sérieusement à Abdoul Hakim Anaiev à compter de son mariage religieux avec une jeune Francilienne qui avait cherché à se rendre en Syrie. Fiché S depuis 2016, il avait d’ailleurs été entendu comme témoin en avril 2017, en compagnie de Khamzat Azimov, dans le cadre d’une procédure visant la mouvance islamiste.

L’attaque au couteau qui a fait un mort et cinq blessés le 12 mai 2018 dans le quartier de l’Opéra à Paris l’a fait changer de statut. Abdoul Hakim Anaiev a été interpellé le lendemain de l’attentat revendiqué par l’Etat islamique dans l’appartement qu’il partage avec ses parents et sa sœur, rue de Londres à Strasbourg, par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Après quatre jours de garde à vue, il a été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et placé en détention provisoire.

Chant djihadiste

Abdoul Hakim Anaiev a-t-il influencé dans son projet djihadiste son ami Khamzat Azimov, abattu par la police rue Monsigny dans le 2e arrondissement dix minutes après le début de l’attaque ? Avait-il connaissance de l’acte criminel qu’il préparait ? Le procureur de la République de Paris François Molins a précisé qu’Abdoul Hakim Anaiev « a contesté une quelconque participation et implication dans la préparation et la commission des faits ». Le suspect âgé de 20 ans a aussi déclaré qu’il n’avait pas vu ni contacté le terroriste « depuis plusieurs mois ». Les sept téléphones saisis lors de la perquisition dans son appartement apporteront peut-être sur ce point des éléments tangibles aux enquêteurs. Même si le portable qu’il utilisait le plus souvent n’a pas été retrouvé. Abdoul Hakim Anaiev l’aurait mystérieusement égaré le matin de son arrestation…

Les investigations sur sa ligne téléphonique ont cependant permis d’établir un fait troublant. Peu de temps avant l’attentat de l’Opéra, l’homme a adressé à sa sœur, via une messagerie instantanée, un chant djihadiste régulièrement repris par l’Etat islamique.

 

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/attaque-au-couteau-a-paris/attaque-au-couteau-a-paris-deux-jeunes-filles-interpellees-abdoul-hakim-anaiev-defere_2757355.html

Attaque au couteau à Paris : deux jeunes filles interpellées, Abdoul Hakim Anaiev déféré

 

Plusieurs personnes soupçonnées d’être en lien avec l’attentat du samedi 12 mai à Paris ont été interpellées ce jeudi 17 mai.

France 3

Deux jeunes filles ont été interpellées ce jeudi 17 mai, cinq jours après l’attaque au couteau en plein Paris. Les deux jeunes filles sont liées à Abdoul Hakim Anaiev, un ami de Khamzat Azimov, auteur de l’attentat. L’une d’elles est une habitante de la région parisienne, radicalisée et âgée de 19 ans, à qui Abdoul Hakim Anaiev était marié. Quant à l’autre femme, il s’agirait de sa petite amie actuelle. Le procureur de la République, François Molins, vient également d’annoncer qu’Anaiev sera présenté ce soir devant un juge.

Abdoul Hakim Anaiev devrait être mis en examen

Abdoul Hakim Anaiev est déjà même devant le juge actuellement et devrait être mis en examen. « Même si l’intéressé le nie, il entretenait toujours des liens d’amitié avec Kamzat Azimov. La famille l’a confirmé. L’homme a d’ailleurs eu une activité soutenue sur internet avant les faits de samedi dernier. Une heure avant le passage à l’acte de Kamzat Azimov, il a envoyé un chant islamiste utilisé par les terroristes à sa soeur via l’application WhatsApp« , détaille notre journaliste Florent Carrière.

Le JT

 

 

https://www.centre-presse.fr/article-603680-attentat-au-couteau-a-paris-remise-en-liberte-de-deux-femmes.html

20/05/2018 04:51

Attentat au couteau à Paris: remise en liberté de deux femmes

 

Les deux jeunes femmes proches du djihadiste qui a tué un homme samedi dernier à Paris lors d’une attaque au couteau ont été remises en liberté samedi par le juge d’instruction après deux jours de garde à vue. Ces deux femmes sont des proches de Khamzat Azimov, l’assaillant de 20 ans abattu par la police, et d’Abdoul Hakim Anaiev, un ami de ce dernier qui a été mis en examen et incarcéré jeudi. Toutes deux avaient été interpellées jeudi en région parisienne, à la demande du magistrat en charge de cette enquête, ouverte pour assassinat et tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste. L’une d’elles, Inès Hamza, est une Francilienne radicalisée de 19 ans qui s’était mariée religieusement avec Abdoul Hakim Anaiev avant de tenter de partir en Syrie.

L’autre femme est une de ses amies. En janvier 2017, Inès Hamza avait été mise en examen pour association de malfaiteurs à visée terroriste et libérée sous contrôle judiciaire dans une instruction à Paris où trois autres femmes sont impliquées.
Quant à Abdoul Hakim Anaiev, un Franco-Russe de 20 ans fiché S pour radicalisation depuis juin 2016 mais sans antécédents judiciaires, il a été mis en examen jeudi soir pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et placé en détention provisoire. Il avait été interpellé quatre jours plus tôt à Strasbourg, où la famille de l’assaillant avait vécu avant de s’installer à Paris l’an dernier.
Armé d’un couteau de cuisine, Khamzat Azimov, un Français d’origine tchétchène suivi pour radicalisation, a tué un passant de 29 ans et blessé cinq autres personnes dans le quartier de l’Opéra. Le groupe État islamique (EI) a revendiqué l’attentat.

 

 

https://www.leparisien.fr/faits-divers/projet-d-attentats-un-jeune-homme-de-18-ans-d-origine-tchetchene-mis-en-examen-et-ecroue-25-09-2018-7902672.php

Projet d’attentats : un jeune homme de 18 ans d’origine tchétchène mis en examen et écroué

 

Abdoul Malik Anaiev a été arrêté le 18 septembre à Strasbourg. Son frère est cité dans l’enquête sur l’attentat au couteau perpétré le 12 mai près de l’Opéra de Paris.

 

 Lundi, Abdoul Malik Anaiev été mis en examen à Paris pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et placé en détention provisoire, a
Lundi, Abdoul Malik Anaiev été mis en examen à Paris pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et placé en détention provisoire, a LP/Olivier Boitet

 

Par Le Parisien avec AFP

Le 25 septembre 2018 à 22h33

Un homme d’origine tchétchène, dont le frère est impliqué dans l’enquête sur l’attaque près de l’Opéra de Paris en mai, a été mis en examen lundi et écroué. Il est soupçonné d’avoir projeté des attentats.

Décrit comme un islamiste radicalisé, Abdoul Malik Anaiev, 18 ans, a été arrêté le 18 septembre à Strasbourg (Bas-Rhin), selon des sources proches du dossier, confirmant une information de l’hebdomadaire Le Point. Il est soupçonné d’avoir envisagé un passage à l’acte violent, sans qu’aucune cible n’ait été identifiée à ce jour.

Lundi, il été mis en examen à Paris pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et placé en détention provisoire, a indiqué une source judiciaire.

Frère d’un des amis de l’auteur de l’attaque du 12 mai

Le jeune homme est le frère d’Abdoul Hakim Anaiev, un Franco-russe de 20 ans mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », cette fois dans l’enquête sur l’attentat au couteau perpétré le 12 mai à Paris.

Fiché S pour radicalisation depuis juin 2016, Abdoul Hakim Anaiev avait été arrêté lui aussi à Strasbourg, au lendemain de cette attaque menée par un de ses amis. Il avait été placé en détention provisoire après sa mise en examen.Le 12 mai, armé d’un couteau de cuisine, Khamzat Azimov avait tué un passant de 29 ans et blessé cinq autres personnes dans le quartier de l’Opéra. Ce Français, lui aussi d’origine tchétchène et suivi pour radicalisation, avait été abattu par les forces de l’ordre. Le groupe État islamique (EI) avait revendiqué l’attentat.

 

 

https://www.ouest-france.fr/faits-divers/attentat/attentat-du-quartier-de-l-opera-en-2018-quatre-personnes-ont-ete-placees-en-garde-a-vue-7054727

Attentat du quartier de l’Opéra en 2018. Quatre personnes ont été placées en garde à vue

 

Dans le cadre de l’enquête sur l’attaque au couteau dans le quartier de l’Opéra à Paris en mai 2018, quatre hommes ont été interpellés mardi matin en Essonne, dans le Val-de-Marne, dans les Landes et dans le Gard.

 
Ouest-France avec AFP. Publié le 17/11/2020 à 16h50

Quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue mardi dans l’enquête sur l’attaque au couteau dans le quartier de l’Opéra à Paris en mai 2018, a appris l’AFP mardi 17 novembre de source judiciaire, confirmant une information du Point .

Ces quatre personnes sont des connaissances soit de Khamzat Azimov, le djihadiste français d’origine tchétchène qui avait tué un homme et blessé cinq autres personnes dans cette attaque avant d’être abattu, soit d’Abdoul Hakim Anaiev, un Franco-Russe ami d’Azimov qui a été mis en examen et écroué dans ce dossier pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Le groupe État islamique avait revendiqué l’attentat

Les quatre hommes ont été interpellés mardi matin en Essonne, dans le Val-de-Marne, dans les Landes et dans le Gard.

Armé d’un couteau de cuisine, Khamzat Azimov, suivi pour radicalisation, avait tué un passant de 29 ans, Ronan Gosnet, et blessé cinq autres personnes dans le quartier de l’Opéra, en plein cœur commerçant et touristique de Paris. Le groupe État islamique (EI) avait revendiqué l’attentat.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Attaque_du_12_mai_2018_%C3%A0_Paris

    1. Attaque du 12 mai 2018 à Paris

      Attaque du 12 mai 2018 à Paris
      Image illustrative de l’article Attaque du 12 mai 2018 à Paris
      Photo prise devant le no 34 de l’avenue de l’Opéra à Paris 2e arr., le 12 mai 2018.

      Localisation Rue Monsigny, 2e arrondissement de Paris, Drapeau de la France France
      Cible Civils
      Coordonnées 48° 52′ 08″ nord, 2° 20′ 08″ est
      Date 12 mai 2018
      21 h (UTC+2)
      Type Attaque au couteau
      Armes Couteau
      Morts 2 (dont l’auteur)
      Blessés 4
      Auteurs Khamzat Azimov
      Organisations Drapeau de l'État islamique État islamique
      Mouvance Terrorisme islamiste
      Géolocalisation sur la carte : 2e arrondissement de Paris
      (Voir situation sur carte : 2e arrondissement de Paris)

      Attaque du 12 mai 2018 à Paris
      modifier Consultez la documentation du modèle

      L’attaque du 12 mai 2018 à Paris est une action terroriste islamiste commise dans la soirée du 12 mai 2018 à Paris, au cours de laquelle un homme est tué à l’arme blanche par un assaillant et quatre autres blessés. L’assaillant est tué par des policiers, intervenant sur place. L’attaque est revendiquée par l’État islamique dans les heures qui suivent.

      Contexte

      Selon une étude1 du Centre d’analyse du terrorisme, la France est depuis 2013 le pays occidental « le plus visé par le terrorisme islamiste, devant les États-Unis, l’Allemagne, l’Australie et le Royaume-Uni2 ». L’homme décédé dans cette attaque au couteau est, depuis janvier 2015, la 246e victime tuée dans un attentat sur le sol français3. L’attaque de l’Opéra est le deuxième attentat mortel de l’année après les attaques du 23 mars 2018 à Carcassonne et Trèbes4.

      Sur les douze attentats aboutis depuis début 2015, impliquant au total vingt-deux terroristes, seul Ahmed Hanachi pour l’attaque du 1er octobre 2017 à Marseille et les deux kamikazes du Stade de France étaient en situation irrégulière lorsqu’ils sont passés à l’acte. Les six autres auteurs de nationalité étrangère étaient légalement présents en France4. Contrairement aux attentats et tentatives de 2015, les terroristes attaquent dorénavant avec des armes basiques et un réseau faiblement structuré5. Aux projets planifiés depuis la zone syro-irakienne mis en œuvre par des djihadistes aguerris ont succédé principalement des attaques simplement inspirées et recourant à des acteurs isolés4.

      Déroulement

      Le samedi 12 mai 2018, vers 20 h 45, un individu attaque au couteau des passants rue Monsigny (dans le 2e arrondissement de Paris) en criant « Allahu akbar » ; il tue une personne et en blesse quatre autres, dont deux gravement6. Il se dirige ensuite vers une patrouille de police, dépêchée sur les lieux, « couteau à la main en étant très menaçant et criant “Tire, tire, je vais te planter” »7.

      L’un des policiers tente de maîtriser l’individu avec son pistolet à impulsion électrique à deux reprises, mais sans succès7. Un second policier fait alors usage à deux reprises de son arme administrative, blessant mortellement l’individu dans la région du cœur7. Un premier appel à la police est enregistré à 20 h 47 et le suspect est neutralisé dans un délai de 9 minutes5.

      Le groupe État islamique revendique rapidement l’attentat dans un communiqué diffusé sur son organe de propagande Amaq8.

      Victime

      Ronan Gosnet, tué par un djihadiste le 12 mai 2018 dans AC ! Brest 220px-Plaque_Ronan_Gosnet%2C_5_rue_Marsollier%2C_Paris_2e_1
      Plaque 5 rue Marsollier (Paris).

      La personne décédée se nomme Ronan Gosnet qui présente 10 plaies à l’arme blanche9. Âgé de 29 ans, il était originaire de la Sarthe10. Il avait grandi dans le village de Connerré. Licencié plusieurs années au club de handball local et primé en 2003 au Concours national de la résistance et de la déportation, il s’était installé en 2014 à Paris pour travailler dans l’informatique11. Une minute de silence est observée en sa mémoire à l’Assemblée nationale et au Sénat12.

      Enquête judiciaire

      45px-Scale_icon_white-orange.svg dans Attentats
      Cet article est lié à une affaire judiciaire en cours.Le texte peut changer fréquemment, n’est peut-être pas à jour et peut manquer de recul.

      Le titre et la description de l’acte concerné reposent sur la qualification juridique retenue lors de la rédaction de l’article et peuvent évoluer en même temps que celle-ci.

      N’hésitez pas à participer de manière neutre et objective, en citant vos sources et en n’oubliant pas que, dans nombre de systèmes judiciaires, toute personne est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement et définitivement établie.
      La dernière modification de cette page a été faite le 30 octobre 2020 à 06:05.

      La section antiterroriste du parquet de Paris est saisie. Le procureur François Molins annonce l’ouverture d’une enquête pour « assassinats en relation avec une entreprise terroriste » et « tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique »13,7.

      L’enquête est confiée conjointement à la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris, à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la police judiciaire13.

      Profil du terroriste

      Khamzat Azimov
      Terroriste islamiste
      Information
      Nom de naissance Khamzat Azimov
      Naissance 1er novembre 1997
      Argoun, Tchétchénie (Russie)
      Décès 12 mai 2018 (à 20 ans)
      Paris (France)
      Cause du décès Abattu par la police
      Nationalité Drapeau de Russie Russe
      Drapeau de France Français (à partir de 2010)
      Allégeance Drapeau de l'État islamique État islamique
      Idéologie Salafisme djihadiste
      Sexe Masculin
      Actions criminelles Attentat
      Attentats Attaque du 12 mai 2018 à Paris
      Victimes 1 mort et 4 blessés
      modifier Consultez la documentation du modèle

      Le terroriste, Khamzat Azimov, est un franco-russe originaire de Tchétchénie, âgé de 20 ans14, naturalisé en 2010 en même temps que sa mère15. Ses parents s’étaient réfugiés en France au début des années 2000 lors d’un pic de la guerre de Tchétchénie entre la Russie et les indépendantistes. La France avait alors accueilli nombre de Tchétchènes auxquels elle avait accordé le statut de réfugiés16. Les parents de Khamzat Azimov s’étaient récemment installés en région parisienne. Ils sont placés en garde à vue après l’attaque14,17,18, mais relâchés deux jours plus tard en l’absence de tout élément les incriminant19.

      Identifié par ses empreintes digitales en l’absence de pièce d’identité sur lui4, Khamzat Azimov avait grandi à Strasbourg où il avait effectué sa scolarité et fréquenté l’université après l’obtention de son baccalauréat ES20. Il ne s’était pas fait remarquer par sa pratique religieuse ou un comportement violent, contrairement à son ami Hakim Anaïev20.

      Il avait été entendu par les services anti-terroristes en avril 201714 et était fiché S21 depuis l’été 2016. Il est aussi inscrit au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), mais « plutôt » en raison de « ses relations » que de « son propre comportement, ses agissements et prises de position20,22 ».

      L’État islamique diffuse aussitôt après l’attentat, via son agence de propagande Amaq, une vidéo où l’on aperçoit le terroriste parler. Khamzat Azimov s’y exprime en français et fait allégeance à Abou Bakr al-Baghdadi, le « calife » autoproclamé du groupe État islamique. Cette vidéo montre que des contacts ont bien existé entre le terroriste et des membres du groupe État islamique23.

      Complices présumés

      Abdoul Hakim Anaïev, né à Grozny en 1997, fiché S, est mis en garde à vue le 14 mai dans le cadre de l’enquête sur l’attentat. Il était ami avec Khamzat Azimov. Face aux enquêteurs, il s’est dit musulman pratiquant, mais modéré. Il avait 7 téléphones portables chez lui lors de son arrestation24. Plusieurs documents sont saisis au domicile du suspect alors qu’une heure avant l’attentat, à 19 h 16, il adresse à sa sœur sur la messagerie WhatsApp un chant jihadiste souvent repris par Daesh9. Il est aussi d’origine tchétchène. Avec son ancienne épouse, Inès Hamza, il avait essayé de partir vivre en Syrie ou en Irak, sans y parvenir24. Inès Hamza était fichée S à l’âge de 16 ans quand elle tenta de se rendre en Syrie en 201525. Un de ses camarades de classe témoigne : « Les professeurs avaient déjà signalé Hakim. On le soupçonnait de s’approcher du salafisme donc il avait été convoqué par la proviseure. En sortant de son bureau, Hakim avait dit : « Ils me prennent pour un terroriste… » Ce qui a éveillé les soupçons : un exposé sur l’islam, où il parlait des relations hommes-femmes. Il avait expliqué que la charia était une bonne chose et les professeurs n’ont pas compris où ils venaient en venir. Mais aucune violence n’était prônée explicitement »26. Il a eu des accès de violence dans son lycée20.

      Sans casier judiciaire,  il travaillait depuis janvier 2018 en CDD à l’accueil de l’OFII, dans un poste qui n’était pas à responsabilités, et son contrat avait été renouvelé jusqu’à décembre. Immédiatement mis à pied, il était suivi par les services de renseignement depuis son mariage religieux avec une Francilienne radicalisée de 19 ans qui avait tenté de partir en Syrie27.

      Ines Hamza , ainsi qu’une autre femme sont arrêtées le 17 mai 201828.

      Djihadisme et Tchétchénie

      Après la première guerre de Tchétchénie (1994–1996), la rébellion séparatiste tchétchène s’est progressivement islamisée et s’est étendue au-delà des frontières de cette république russe pour se transformer au milieu des années 2000 en un mouvement islamiste armé actif dans tout le Caucase du Nord15. Fin juin 2015, une partie de l’Émirat du Caucase prête allégeance à l’État islamique devenant une source importante de combattants djihadistes. Selon les services de sécurité russes, au moins 4 500 Russes, majoritairement originaires des républiques du Caucase, se trouvaient en 2017 aux côtés des groupes jihadistes de par le monde15. Le double attentat du Marathon de Boston (3 morts et 264 blessés), le 15 avril 2013, est imputé à deux frères d’origine tchétchène16.

      En France, selon Jean-Charles Brisard, 7 à 8 % des Français impliqués dans les filières jihadistes en Syrie et en Irak seraient d’origine tchétchène, soit « un vivier assez important, la proportion est significative »15. Selon le Ministère de l’Intérieur, les réfugiés tchétchènes constituent le quatrième groupe d’étrangers fichés S après les Algériens, les Marocains et les Tunisiens16, ce qui fait dire à l’ancien ambassadeur russe en France Alexandre Orlov que les autorités françaises auraient manqué de vigilance face aux demandes d’asile des Tchétchènes : « Quand j’étais encore ambassadeur, je trouvais que les autorités françaises donnaient à ces familles l’asile trop facilement, On voit les conséquences16 ».

      Le 15 mai, le DGSI interpelle deux personnes d’origine tchétchène en Haute-Garonne qui pourraient être liées aux attentats des 17 et 18 août 2017 en Catalogne. Le même jour, la DGSI interpelle également quatre personnes d’origine tchétchène dans le Bas-Rhin (deux femmes nées en 1982 et 1983 et un homme né en 1989) et les Yvelines (une femme née en 1976) dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en février 2017 des chefs de participation à une association de malfaiteurs terroristes et financement du terrorisme29.

      Réactions

      Réactions nationales

      • Le président de la République, Emmanuel Macron, déclare : « Toutes mes pensées vont aux victimes et aux blessés de l’attaque au couteau perpétrée ce soir à Paris, ainsi qu’à leurs proches. Je salue au nom de tous les Français le courage des policiers qui ont neutralisé le terroriste. La France paye une nouvelle fois le prix du sang mais ne cède pas un pouce aux ennemis de la liberté »8.
      • Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, salue « le sang-froid et la réactivité des forces de police qui ont neutralisé l’assaillant (…) Mes premières pensées vont aux victimes de cet acte odieux »8.
      • La maire de Paris, Anne Hidalgo, s’est rendue sur place : « Ce soir, notre ville a été meurtrie »8.

      Réactions internationales

      • Drapeau des États-Unis États-Unis : Le président des États-Unis, Donald Trump, via Twitter : « C’est triste de voir l’attaque terroriste à Paris. À un moment donné, les pays devront ouvrir leurs yeux et voir ce qui se passe réellement. Ce genre de maladie et de haine n’est pas compatible avec un pays aimant, paisible et prospère ! Des changements dans notre processus de réflexion sur la terreur doivent être faits »30.
      • Drapeau de la Tchétchénie Tchétchénie : le président tchétchène Ramzan Kadyrov a affirmé que « toute la responsabilité » de l’attaque en revient à la France, l’assaillant n’aurait fait que « naître en Tchétchénie » : « Je considère important de faire remarquer que toute la responsabilité pour le fait [que Khamzat A.] a décidé d’emprunter la voie de la criminalité revient entièrement aux autorités françaises »31.

      Articles connexes

      Sur les autres projets Wikimedia :

      Notes et références

    2. « Attentats, tentatives et projets d’attentats en relation avec le contexte syro-irakien dans les pays occidentaux (2013-2016) » [archive], sur Centre d’analyse du terrorisme, mars 2017
    3. « Terrorisme : la France, pays occidental le plus ciblé depuis 2013 » [archive], sur leparisien.fr, 30 mars 2017
    4. Attentat à Paris : les jours des blessés ne sont plus en danger [archive], sur francetvinfo.fr
    5. Mathieu Suc, « Une attaque au couteau confirme les mutations de la menace terroriste » [archive], [mediapart.fr, 12 mai 2018 (consulté le 16 mai 2018)
    6. Pierre Alonso et Ismaël Halissat, « Attentats : l’arme de la simplicité » [archive], liberation.fr, 13 mai 2018 (consulté le 22 mai 2018)
    7. « Attaque au couteau à Paris : deux blessés en « urgence absolue » selon Edouard Philippe », LCI.fr,‎ 12 mai 2018 (lire en ligne [archive])
    8. « Attaque au couteau à Paris ; ce que l’on sait de l’assaillant et de ses motivations » [archive], 20 minutes.fr, 13 mai 2018.
    9. « Attaque au couteau à Paris : Ce que l’on sait » [archive], 20 minutes.fr, 13 mai 2018.
    10. Thibaut Deleaz, « Attentat à Paris : où en est l’enquête sur Khamzat Azimov ? » [archive], rtl.fr, 17 mai 2018 (consulté le 18 mai 2018)
    11. « Attentat de Paris : Ronan Gosnet, victime du terrorisme » [archive], francetvinfo.fr, 14 mai 2018 (consulté le 15 mai 2018)
    12. « Attaque au couteau à Paris. Émotion dans la commune d’enfance de Ronan, tué par l’assaillant » [archive], ouest-france.fr, 15 mai 2018 (consulté le 15 mai 2018)
    13. « Attaque au couteau: minute de silence de l’Assemblée nationale et au Sénat » [archive], nouvelobs.com, 15 mai 2018 (consulté le 15 mai 2018)
    14. « Une personne tuée à Paris dans une agression au couteau, le parquet antiterroriste saisi » [archive], sur Le Monde.fr, 12 mai 2018
    15. « Attaque à Paris : l’assaillant était Khamzat Azimov, Tchétchène naturalisé français en 2010 » [archive], LCI.fr, 13 mai 2018.
    16. Agence France-Presse, « Attaque au couteau à Paris : la Tchétchénie, « vivier important » de jihadistes » [archive], sudouest.fr, 14 mai 2018 (consulté le 15 mai 2018)
    17. Elizabeth Pineau et Emmanuel Jarry, « La première manifestation d’une menace tchétchène en France » [archive], reuters.com, 14 mai 2018 (consulté le 15 mai 2018)
    18. « Attaque au couteau à Paris : deux morts dont l’assaillant, l’État islamique revendique l’attaque » [archive], Europe 1.fr, 12 mai 2018.
    19. « Attaque au couteau à Paris : naturalisé français en 2010, fiché S depuis 2016… » [archive], sur Franceinfo.fr, 13 mai 2018
    20. Agence France-Presse, « Attentat à Paris: les parents de l’assaillant remis en liberté » [archive], lefigaro.fr, 15 mai 2018 (consulté le 16 mai 2018)
    21. Guillaume Krempp, « Attaque au couteau à Paris : le choc des anciens camarades de Khamzat Azimov » [archive], rue89strasbourg.com, 14 mai 2018 (consulté le 15 mai 2018)
    22. « Attaque au couteau à Paris : l’assaillant connu des renseignements et fiché S » [archive], Europe 1.fr, 13 mai 2018.
    23. Agence France-Presse, « Attaque au couteau à Paris : les dernières avancées de l’enquête » [archive], lepoint.fr, 14 mai 2018 (consulté le 14 mai 2018)
    24. C. Laudercq et R. Lefras, « Attentat de Paris : L’EI diffuse une vidéo du terroriste Khamzat Azimov. », Actu17.fr,‎ 13 mai 2018 (lire en ligne [archive])
    25. La rédaction de LCI, « EN DIRECT – Attaque au couteau : les deux jeunes femmes proches d’Azimov ont été relâchées » [archive], sur lci.fr, 19 mai 2018 (consulté le 11 septembre 2020).
    26. MIDI LIBRE, « Adolescente radicalisée en fugue : Inès, 16 ans, a été retrouvée », Midi libre,‎ 2 décembre 2015 (lire en ligne [archive], consulté le 11 septembre 2020).
    27. Guillaume Krempp, « Attentat à Paris : «Khamzat Azimov disait qu’il voulait « sauver des vies »» », Libération,‎ 14 mai 2018 (lire en ligne [archive], consulté le 11 septembre 2020).
    28. Agence France-Presse, « Attaque au couteau à Paris. L’ami de l’assaillant travaillait à l’Office français de l’immigration » [archive], ouest-france.fr, 15 mai 2018 (consulté le 15 mai 2018)
    29. S.C., « Attaque au couteau à Paris : deux femmes interpellées » [archive], leparisien.fr, 17 mai 2018 (consulté le 18 mai 2018)
    30. Elizabeth, « La DGSI mène une série d’interpellations dans le Bas-Rhin, la Gironde et la Haute-Garonne » [archive], francetvinfo.fr, 16 mai 2018 (consulté le 16 mai 2018)
    31. « Attaque au couteau à Paris: Donald Trump invite à « ouvrir les yeux » » [archive], rtbf.be, 14 mai 2018 (consulté le 15 mai 2018)

« Attaque au couteau à Paris : Kadyrov, le président tchétchène, accable la France » [archive]

      ,

CNews

      .fr, 13 lai 2018.

 



Sanction exceptionnelle pour l’ancien président du tribunal de Foix

Et c’est seulement ce soir qu’on l’apprend…

Si le Conseil supérieur de la magistrature sanctionnait systématiquement comme il devrait le faire les magistrats dont des fautes graves lui sont soumises au lieu de ne prendre des décisions exemplaires que de manière exceptionnelle, les plus permissifs d’abord pour eux-mêmes prendraient certainement bien moins de libertés avec les lois de la République.

Constatant donc qu’il est inefficace, ne remplit pas sa mission ou ne fait pas son boulot dans l’immense majorité des cas, il faudrait peut-être, a minima, revoir sa composition.

Mais non, il n’en est toujours pas question…

Egalement à lire ou à relire, cette quinzaine d’articles où j’ai déjà plus ou moins cité la juge ultra CORROMPUE Muriel Corre qui a sévi à Brest de 2012 à 2017 avant d’être sanctionnée par une simple mutation à Lorient où, au mois de septembre dernier, elle se trouvait à la tête de la contestation des magistrats locaux contre le nouveau ministre :

http://petitcoucou.unblog.fr/2015/10/01/terrorisme-le-juge-marc-trevidic-dit-sattendre-au-pire/

http://petitcoucou.unblog.fr/2016/10/22/a-mulhouse-une-ancienne-enseignante-a-la-tete-dun-reseau-de-proxenetisme/

http://petitcoucou.unblog.fr/2017/07/13/petits-juges-lambert-et-autres-de-la-misere-de-la-justice-francaise/

http://petitcoucou.unblog.fr/2017/09/26/viol-lexception-francaise-la-plus-execrable/

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/03/07/inegalites-hommes-femmes-des-sanctions-pour-les-entreprises-mais-toujours-pas-pour-les-magistrats/

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/03/08/la-juge-brestoise-muriel-corre-soutient-que-les-femmes-ingenieurs-sont-des-prostituees/

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/10/08/une-journaliste-bulgare-violee-et-tuee-apres-un-reportage-sur-la-corruption/

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/11/05/disparition-du-vol-mh370-en-asie-en-2014-lenquete-se-poursuit/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/06/22/le-baccalaureat-et-les-brestois-de-steven-le-roy-du-telegramme/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/06/23/mis-en-examen-dans-le-morbihan-lavocat-mathieu-davy-se-defend/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/06/26/cyprien-luraghi-connait-des-magistrats/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/09/05/brest-encore-un-coup-de-feu-au-lycee-dupuy-de-lome-mercredi-4-septembre-2019/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/11/04/aux-etats-unis-les-relations-intimes-entre-collegues-ne-sont-plus-tolerees/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/11/18/affaire-du-chirurgien-pedophile-joel-le-scouarnec-retour-du-dossier-a-lorient/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/29/ovnis-le-pentagone-rend-publiques-trois-videos-de-lus-navy/

 

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/sanction-exceptionnelle-magistrat-president-du-tribunal-foix-retrograde-mute-office-toulouse-1916186.html

Sanction exceptionnelle d’un magistrat : le président du Tribunal de Foix rétrogradé et muté d’office à Toulouse

 

Le Conseil supérieur de la magistrature vient de prendre une décision rare. Le président du Tribunal de Foix est sanctionné et muté pour avoir porté   »atteintes aux droits et libertés individuelles« , « perturbé le cours de procédures pénales » et « engendré de graves préjudices pour les justiciables ».

 

Publié le 17/01/2021 à 18h19 • Mis à jour le 17/01/2021 à 19h57
En sa qualité de président du Tribunal judiciaire de Foix, fabrice Vétu occupait le poste le plus important de la juridiction de l'Ariège.

En sa qualité de président du Tribunal judiciaire de Foix, fabrice Vétu occupait le poste le plus important de la juridiction de l’Ariège. • © FTV

 

La position de Président du tribunal judiciaire est la plus élevée au sein d’une juridiction. Ce qui n’a pas empêché le Conseil supérieur de la magistrature de sanctionner lourdement celui de Foix, Fabrice Vétu. C’est donc une décision rare qui a été rendue publique le 14 octobre dernier.

« Certaines des fautes relevées ont causé des atteintes aux droits et libertés individuelles ou perturbé le cours de procédures pénales. D’autres ont engendré des conséquences gravement préjudiciables pour les justiciables en raison des défaillances significatives et répétées constatées dans son activité civile. Enfin, M. X a fait un usage inadapté de sa qualité de chef hiérarchique à l’égard d’une juge d’instruction ».

Décision du Conseil supérieur de la magistrature du 14 octobre 2020

Des fautes « graves » et de nombreux « manquements« 

Des fautes graves au point que le magistrat a été rétrogradé et déplacé d’office à Toulouse (Haute-Garonne). La liste des griefs est particulièrement longue. Selon l’acte de saisine du garde des Sceaux, il lui est ainsi reproché de nombreux « manquements » dont trois incidents en particuliers.

Le 1er octobre 2017, Fabrice Vétu signe un mandat de dépôt provisoire de trois jours alors qu’il était saisi par un juge d’instruction en chargé de l’affaire afin de placer le prévenu sous mandat de dépôt d’une durée de quatre mois. S’étant rendu compte de l’erreur, le parquet demande une rectification évitant, de justesse, la remise en liberté du prévenu.

Des prévenus remis en liberté

Mais au mois de décembre suivant, nouvelle faute. Comme Juge des libertés et de la détention (JLD), M.Vétu prolonge  »de manière irrégulière une détention provisoire« . Impossible de rattraper l’erreur. Cette fois-ci, le détenu est remis en liberté.

Enfin quatre mois plus tard, en avril 2018, lors d’une permanence, le magistrat quitte le Tribunal pour raisons personnelles. En raison de son absence, le parquet n’a pas d’autres choix que de remettre en liberté un conducteur mis en examen pour homicide involontaire. Ce dernier aurait dû être placé en détention provisoire ou sous contrôle judiciaire…

A ceci s’ajoute son comportement vis-à-vis du parquet et de la directrice de greffe du Tribunal. Un manquement à son « devoir de loyauté » et à son « devoir de délicatesse« .

Des propos injurieux envers des fonctionnaires des douanes

Il est lui est aussi reproché d’avoir porté atteinte à l’indépendance d’une magistrat en intervenant auprès d’un juge d’instruction avec « pour objectif de peser sur sa décision et d’en orienter le sens« .

Enfin, pour le Conseil supérieur de la magistrature Fabrice Vétu a manqué « d’intégrité » et de « probité » pour  »avoir tenté de se soustraire à un contrôle routier en usant de sa carte professionnelle » en faisant état de « sa qualité de magistrat ». Mais contraint de s’arrêter, le magistrat a « tenu des propos injurieux envers les fonctionnaires des douanes qui découvraient des cartouches de fusil de chasse dans son coffre sans que l’intéressé puisse fournir un permis de chasse ». 

« Le magistrat concerné a manqué aux devoirs de rigueur professionnelle et au devoir de compétence , au sens des responsabilités professionnelles et à la conscience professionnelle qui s’imposent à tout juge, et a fortiori à celui qui occupe la position la plus élevée au sein du tribunal judiciaire au regard des responsabilités qui lui incombent ».

Décision du Conseil supérieur de la magistrature du 14 octobre 2020

Contacté par la Dépêche du Midi, Fabrice Vétu « n’a pas souhaité s’exprimer pour le moment« . Depuis le 1er novembre, il a rejoint la cour d’appel de Toulouse comme simple conseiller.

 

Sylvain Duchampt

 

 

https://www.pressreader.com/france/le-telegramme-lorient/20200925/282449941462444

Des magistrats en colère

  • Le Télégramme – Lorient
  • 25 Sep 2020

À Lorient, comme partout ailleurs, ce jeudi 24 septembre, les magistrats se sont rassemblés pour s’indigner des récentes actions du Garde des Sceaux et ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti. « L’institution judiciaire est attaquée par celui-là même qui est chargé d’en assurer la défense », condamne Muriel Corre, magistrate au tribunal judiciaire de Lorient. Et de rappeler l’ouverture d’une enquête administrative contre trois des magistrats du Parquet National Financier (PNF). Ce lundi 21 septembre, le ministre de la Justice a annoncé la nomination de Nathalie Roret, vice-bâtonnière de Paris, à la direction de l’École Nationale de la Magistrature (ENM). « Nous sommes ravis qu’une femme soit nommée à la tête de cette école et le fait qu’elle soit avocate, même si cela peut surprendre, ne nous pose pas problème, bien au contraire », souligne Muriel Corre. Mais ce qui a du mal à passer, explique-t-elle, « ce sont les propos tenus par M. Dupond-Moretti à l’encontre de l’école et de la profession qu’il accuse d’être une culture de corporatisme et d’entre-soi ».

Les magistrats et les fonctionnaires du tribunal judiciaire de Lorient se sont rassemblés, ce jeudi 24 septembre, devant le palais de justice de la ville.

 



Henri Guaino effaré par le pouvoir des juges : un peu d’hypocrisie, quand même, non ?

Ce n’est pas d’aujourd’hui que certains juges « dérapent » en toute impunité.

Pour ne prendre que l’exemple des agissements toujours hors la loi, véritablement criminels et parfaitement scandaleux de certains d’entre eux contre mes proches et moi-même, depuis le temps qu’ils perdurent et produisent bien tous les effets recherchés par leurs auteurs, notamment l’assassinat d’ingénieurs auxquels il n’a toujours été reproché que leur intégrité sans faille, ou tout simplement d’être ingénieurs et non débiles mentaux, pas davantage malades mentaux, il n’y a vraiment plus grand monde pour les ignorer, mais personne ne s’en est jamais ému, surtout pas dans les sphères du pouvoir.

Donc, tant que les juges se contentaient de faire assassiner des ingénieurs ou d’autres personnes dérangeant tout autant des élus que des fonctionnaires CORROMPUS, il n’y avait pas de problème, ou du moins pas plus pour M. Guaino que pour n’importe quel autre politique français.

Mais depuis qu’ils s’attaquent aussi aux politiques ou vont demander des comptes à quelques-uns d’entre eux, rien ne va plus pour M. Guaino qui pour autant ne propose toujours pas de réforme du système judiciaire français de nature à remettre celui-ci dans le droit chemin.

 

https://atlantico.fr/article/decryptage/henri-guaino—le-silence-generalise-autour-de-l-assaut-de-la-magistrature-contre-le-garde-des-sceaux-est-effarant

Grand entretien

 

Henri Guaino : « Le silence généralisé autour de l’assaut de la magistrature contre le Garde des sceaux est effarant »

 

Dans un entretien à Atlantico, l’ancien député Henri Guaino revient sur l’enquête qui vise Eric Dupont-Moretti, révélatrice d’une justice qui tente de se placer en contre pouvoir vis-à-vis du pouvoir politique. Une tendance dangereuse pour l’ensemble des institutions.

Henri Guaino


Eric Dupond-Moretti justiciable ordinaire…

Il a juste droit à la procédure d’exception qui sied à sa fonction actuelle de garde des Sceaux.

Pour le reste, c’est l’ordinaire de très nombreuses victimes dans les tribunaux français.

Tous les jours, des magistrats en exercice y sapent la confiance de la société dans l’institution judiciaire en transformant ces victimes en coupables selon leur bon plaisir ou l’épaisseur des portefeuilles ou des carnets d’adresses des uns ou des autres.

Bienvenue au club, M. le ministre.

 

https://www.lepoint.fr/societe/m-dupond-moretti-est-victime-et-se-retrouve-accuse-c-est-aberrant-13-01-2021-2409379_23.php

« M. Dupond-Moretti est victime et se retrouve accusé, c’est aberrant »

 

Le professeur de droit public Olivier Beaud (Panthéon-Assas) critique « une magistrature qui veut contrôler tout le monde, mais n’être contrôlée par personne ».

 

Olivier Beaud, professeur de droit public a l'universite Paris-2-Pantheon-Assas.<br />
Olivier Beaud, professeur de droit public à l’université Paris-2-Panthéon-Assas. © Daniel FOURAY / MAXPPP / PHOTOPQR/OUEST FRANCE

 

Par

Publié le 13/01/2021 à 08h00

Juriste respecté, spécialiste de droit constitutionnel, Olivier Beaud*, professeur de droit public à l’université Paris-2-Panthéon-Assas, s’insurge contre la procédure ouverte devant la Cour de justice de la République à l’encontre du garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti. Il déplore un « renversement des rôles » qui ferait passer un ministre de la position de victime à celle d’accusé, met en garde contre ce que de Gaulle appelait le « féodalisme judiciaire » et s’étonne du silence qui entoure cette affaire. Entretien corrosif.

Le Point.fr : Une information judiciaire pour « prise illégale d’intérêts » visant le garde des Sceaux en exercice, Éric Dupond-Moretti, va être ouverte devant la Cour de justice de la république (CJR). Elle fait suite au signalement et aux plaintes des principaux syndicats de magistrats (USM, SM, Unité Magistrats-FO). Le ministre est aujourd’hui sous la menace d’une mise en examen. Il s’agit d’une situation inédite…

Olivier Beaud : Ce qui est inédit, ce n’est pas la mise en cause d’un ministre, mais le fait que les syndicats de magistrats ont unanimement déposé une plainte pénale contre le garde des Sceaux en exercice.

En quoi est-ce problématique ?

Ce n’est pas tant l’action engagée par ces syndicats qui pose problème, après tout, pourquoi pas, mais les faits eux-mêmes. Dans cette affaire, Éric Dupond-Moretti a été victime d’agissements contestables, voire condamnables de la part de certains magistrats du Parquet national financier (PNF). Parce qu’il était l’ami de son confrère Thierry Herzog [mis en examen dans l’affaire Bismuth, dont le jugement sera rendu le 1er mars, NDLR], trois magistrats l’ont espionné à son insu, sans en rendre compte à personne, pas même à leur hiérarchie, dans le secret et de façon parallèle, en marge d’une information judiciaire instruite par ailleurs dans le respect du contradictoire. Ces magistrats, disons-le, ont travaillé de façon critiquable. Ils ont fait chou blanc et se sont abstenus ensuite de communiquer les résultats de leurs investigations aux parties mises en cause. Ce sont de très curieuses méthodes. Un juge ou un parquetier n’a pas à s’immiscer dans la vie des avocats, lesquels bénéficient d’un certain nombre de droits et privilèges, non pour leur faire plaisir, mais parce que les droits de la défense, comme la liberté d’informer chez les journalistes, méritent d’être protégés dans une démocratie. Espionner des avocats, comme cela a été fait dans cette affaire, ça ne se fait pas dans un État de droit. Aux États-Unis ou en Grande-Bretagne, de telles manœuvres auraient donné lieu à un scandale national.

À LIRE AUSSIAffaire Bismuth : la défense de Sarkozy dénonce l’« enquête poubelle » du PNF

L’Inspection générale de la justice, dans son rapport, n’a pas relevé de faute disciplinaire.

Si ces pratiques ne sont pas illégales, leur légalité peut être, à tout le moins, mise en cause. Moi, je dis qu’elles sont douteuses et je m’étonne que les membres de l’Inspection judiciaire aient pu être aussi péremptoires dans leurs conclusions. À supposer que l’épluchage des fadettes d’un avocat étranger à une procédure soit légal, ce dont on peut douter, d’un point de vue éthique et déontologique, la méthode me paraît très contestable.

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M. Dupond-Moretti a hérité de cette affaire en arrivant à la chancellerie. Aurait-il dû démissionner parce qu’il en était l’une des victimes ? Sauf à considérer que les magistrats jouissent d’une impunité totale, il était de son devoir, au contraire, d’enquêter, de tirer au clair les raisons qui ont conduit des magistrats du PNF à faire cette enquête secrète. En tant que ministre, il a des comptes à rendre sur les pratiques de la justice. Si les institutions fonctionnaient correctement, M. Dupond-Moretti devrait d’ailleurs s’en expliquer devant le Parlement, lieu naturel de contrôle de l’action de l’exécutif – mais c’est un autre problème. Il est de salubrité publique, en tout cas, que les magistrats s’expliquent sur leur action, y compris, le cas échéant, devant leurs instances disciplinaires, s’ils ont commis des fautes. Or qu’ont fait leurs syndicats ? Ils ont osé contester devant le Conseil d’État la légalité même de l’inspection demandée par Mme Belloubet (alors ministre de la Justice), quand l’affaire dite des écoutes a éclaté au grand jour – par hasard, d’ailleurs. Et aujourd’hui, ils contestent à son successeur d’en tirer les conclusions qui s’imposent. Que faut-il en déduire ? Que les juges veulent contrôler tout le monde, mais n’être contrôlés par personne. Quel sentiment d’impunité !

Ce qui me choque le plus, c’est le renversement des rôles auquel on assiste aujourd’hui. M. Dupond-Moretti était victime et se retrouve dans la position de l’accusé. C’est aberrant. Je ne le connais pas, c’est pourquoi je suis très à l’aise pour le dire : les magistrats vont trop loin.

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La prise illégale d’intérêts qui lui est reprochée n’implique pas forcément un enrichissement personnel. En droit, l’intérêt peut être indirect, voire amical.

Enfin, tout de même, c’est une bien curieuse formule, qui donne le sentiment que le ministre aurait été aussi indélicat que tant d’élus condamnés pour ce délit. C’est, me semble-t-il (je ne suis pas pénaliste), une application très extensive qui est faite du droit pénal, alors que celui-ci, tout juriste le sait, est d’interprétation stricte.

Cette procédure qui vise aujourd’hui le ministre de la Justice n’émeut pas grand monde. Peu de voix s’expriment, y compris chez les avocats. Et vous vous en étonnez.

Je ne m’explique pas ce silence, en effet. Enfin, si : les politiques ont désormais peur des juges. Ils sont tellement sur la défensive qu’ils craignent que le fait de prendre la défense d’un des leurs puisse apparaître comme du corporatisme. En se taisant, le gouvernement espère aussi, sans doute, que cette affaire sera instruite à bas bruit. Quant aux avocats, par qui les clients qu’ils défendent sont-ils jugés ? Les juges ! Un avocat qui prendrait isolément et publiquement parti contre la corporation judiciaire aurait sans doute beaucoup à perdre – du moins le pense-t-il. C’est la preuve que la corporation des avocats n’existe pas – ou plus –, car c’est elle qui devrait parler collectivement, face à ce scandale.

À LIRE AUSSI« Éric Dupond-Moretti a réussi à faire l’unanimité contre lui »

La nomination d’Éric Dupond-Moretti a été perçue d’emblée par l’USM (majoritaire) comme une « déclaration de guerre ». Pensez-vous que la magistrature veut à tout prix savonner la planche de son ministre, et ce, depuis le premier jour ?

Effectivement, ce fut la guerre dès le départ. C’est très surprenant, car il me semble que les magistrats, même s’ils ne sont pas fonctionnaires, ne disposent pas d’un droit de veto sur le choix de leur ministre. Les juges qui pensent avoir leur mot à dire là-dessus devraient relire la Constitution ! On le voit bien, cette affaire du PNF n’est, pour les syndicats, que la poursuite par d’autres moyens d’un combat engagé dès le premier jour. Comme un petit os à ronger pour instrumentaliser le droit pénal.

À LIRE AUSSIMe Henri Leclerc : « Les juges se croient parfois tout permis »

Les deux plus hauts magistrats du pays, M. Molins et Mme Arens, se sont vigoureusement indignés, dans une tribune parue dans Le Monde, du conflit d’intérêts dont se serait rendu coupable le ministre. Est-ce choquant, selon vous ?

Oui. Un haut magistrat a une obligation de réserve lorsqu’il s’exprime ès qualité. C’est nécessairement la contrepartie des hautes responsabilités qu’il exerce. Je ne comprends pas comment des magistrats si haut placés ont pu prendre parti contre leur ministre, a fortiori dans les médias. Je ne vois pas de précédent sous la Ve République. Du haut de la magistrature jusqu’à la base syndicale, tout le monde semble s’être ligué contre le garde des Sceaux ; un bloc s’est constitué pour dire : on ne veut pas d’Éric Dupond-Moretti comme ministre.

M. Molins porte la voix du ministère public devant la Cour de justice de la République. Compte tenu de sa prise de position, se trouve-t-il lui-même aujourd’hui dans une position de conflit d’intérêts ?

C’est évident que le jour où il devrait requérir contre le garde des Sceaux, il ne serait plus en position d’impartialité en raison de ses déclarations de 2020. De même, si l’on pousse le raisonnement des syndicats plaignants jusqu’au bout, il faudrait scruter le CV des membres (trois magistrats professionnels) de la commission d’instruction du CJR qui auront à se prononcer sur une éventuelle mise en examen du garde des Sceaux. Appartiennent-ils ou ont-ils appartenu à l’un des syndicats plaignants ?

On le voit, nous sommes face à une histoire de fou qui, à mes yeux, peut se transformer en une sorte de boomerang, pour les magistrats, si l’opinion devait se convaincre qu’une victime a pu être transformée en accusé.

Dans son allocution, lundi, lors de l’audience de rentrée solennelle de la Cour de cassation, le procureur général François Molins a fait valoir qu’attaquer la justice sapait la confiance de la société dans cette institution. N’est-ce pas ce que vous êtes en train de faire ?

D’abord, je me demande sur quoi se fonde cette appréciation générale d’une justice qui serait constamment brocardée et critiquée. Ensuite, en tant que citoyen, je considère que l’on a parfaitement le droit de critiquer la justice, surtout quand elle dérape. D’autant que dans cette affaire, ce n’est pas la justice, mais les méthodes de trois magistrats que je mets en cause. Ces formules rhétoriques donnent le sentiment d’une justice hors-sol ; il serait temps que cette noble institution reprenne contact avec la terre ferme. Ce sentiment d’entre-soi, c’est douteux et dangereux. De Gaulle, qui n’en voulait pas, a parlé de féodalité judiciaire. On s’en approche.

Sommes-nous entrés dans la République des juges ? Dans un billet récent, vous évoquez un « État dans l’État  »

Je n’aime pas trop cette formule, mais il est clair qu’on y serait si la procédure lancée devant la CJR devait conduire à la démission de M. Dupond-Moretti. Plus sobrement, je dirais que l’on est passé d’un extrême à l’autre ; d’une magistrature très soumise, beaucoup trop, voire lâche (voir à ce propos les dernières déclarations de M. Van Ruymbeke), à des juges qui se comportent en sauveurs de la République, pour paraphraser Jean-Pierre Royer (Histoire de la justice en France, PUF-Droit). C’est effectivement une noble ambition, mais ça s’arrête où ? Et qui gardera les gardiens ?

* Dernier ouvrage paru : La République injuriée : histoire des offenses au chef de l’État de la IIIe à la Ve République, PUF, 2019.

 



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