Affaire Polanski : Pascal Légitimus plus drôle du tout

Il n’y a décidément pas une journée sans qu’une nouvelle voix ne s’élève en faveur du cinéaste et néanmoins pédophile Roman Polanski… jusqu’au désaveu total de son propriétaire qui tout à coup s’est révélé sous un jour… euh… stupéfiant…

Même quand il s’excuse, a priori sous la pression d’homosexuels à juste titre outrés par ses propos, il est évident que le monsieur Légitimus n’a toujours pas compris : c’est d’abord aux victimes de viol ou de pédophilie qu’il aurait dû présenter ses excuses, car il y a là des victimes, pas seulement un homme dont les moeurs n’auraient été pour tous totalement irréprochables.

Et ces victimes, dont les vies sont brisées par des individus bénéficiant presque toujours d’une impunité totale qui leur permet de recommencer autant qu’ils veulent tout en faisant des émules, et d’autant plus qu’ils sont connus et adulés d’un vaste public, on voudrait qu’il n’y en ait plus.

 

http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/affaire-polanski-pascal-legitimus-evoque-des-artistes-homosexuels-et-pourtant-admires-17-11-2019-8194923.php

Affaire Polanski : Pascal Légitimus évoque des artistes «homosexuels» et pourtant admirés

 

Le membre des Inconnus a depuis supprimé son message et présenté ses excuses à « la communauté LGBTQ + ».

 

 Vendredi, Pascal Légitimus avait appelé à dissocier « l’homme » et « l’artiste ».

Vendredi, Pascal Légitimus avait appelé à dissocier « l’homme » et « l’artiste ». LP/Frédéric Dugit

 

Par Le Parisien
Le 17 novembre 2019 à 00h10

Tenter de se justifier… et s’enfoncer davantage. C’est le sort que semble avoir connu Pascal Légitimus, ce samedi. Interrogé sur BFMTV sur la nécessité – ou non – de boycotter le film « J’accuse » de Roman Polanski, accusé de viol par une Française dans nos colonnes -, le comédien avait invité vendredi à dissocier « l’homme » et « l’artiste ».

Le membre des Inconnus avait par ailleurs évoqué un « dîner » chez cet « homme vraiment charmant » il y a 20 ans. Une formule ambiguë qui l’a poussé à préciser ses pensées sur les réseaux sociaux. Mais cette plaidoirie a immédiatement déclenché un début de polémique.

« Ce n’est pas parce que Polanski m’a invité à déjeuner il y a 20 ans et que j’aime ses films que je suis pour la pédophilie et que je le défends […]. Voltaire était raciste, Sade pervers, Genet, Cocteau, Trenet, homosexuels, et pourtant vous appréciez leurs œuvres », écrit-il notamment dans un message supprimé depuis, mais capturé par des internautes.

Le comédien de 60 ans a visiblement compris un peu plus tard qu’il semblait par son message mettre sur un même plan le racisme, la pédophilie et l’homosexualité. « Je me suis mal exprimé […], estime-t-il dans un second post. Je m’excuse auprès de vous et de la communauté LGBTQ + pour mes propos flous. »

L’acteur « ne cautionne en rien, évidemment, les faits et gestes » de Roman Polanski, ajoute-t-il. Avant de conclure pas un « sans rancune » qui n’a pas vraiment mis fin au vent de protestations sur les réseaux sociaux.

 

https://twitter.com/Luke_Seafer/status/1195778020885307394?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1195778020885307394&ref_url=http%3A%2F%2Fwww.leparisien.fr%2Fculture-loisirs%2Faffaire-polanski-pascal-legitimus-evoque-des-artistes-homosexuels-et-pourtant-admires-17-11-2019-8194923.php

Discussion

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Affaire Polanski : Pascal Légitimus plus drôle du tout dans Crime 4E2BHcxu_bigger

Lvke Seafer

@Luke_Seafer
Legitimus il creuse au tractopelle c’est terrible.
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7:57 PM · 16 nov. 2019·Twitter for Android
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Lvke Seafer

@Luke_Seafer
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11h

En réponse à

Apres bon voila hein
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Couscousfragile

@Couscousfragile
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12h

En réponse à

MDRRR IL A MIS HOMOSÉXUALITÉ À COTÉ D’ANTISÉMITISME, DE RACISME ET DE PÉDOPHILIE

1 réponse de plus
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Pascale Proute
@PascaleProute
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14h

En réponse à

il fait quand même l’effort de dire homosexuel et pas pédé
cyLY2kar_bigger dans Politique

NicoZzzzzz

@jousep24_b
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14h

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Ouais homos, pedophiles tous pareils.
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Clément Girardon
@CGirardon
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14h

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à partir de novembre, toujours chausser les pneus neige.
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Clooz
@clooz2012
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14h

Il a supprimé.
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Martin Duffer
@Martinduffer
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14h

En réponse à

C un fake ?
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Lvke Seafer

@Luke_Seafer
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14h

Pas du tout
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Remc®
@Remc__
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14h

En réponse à

MDRRR je suis mooooort au début ça partait bien et vers la fin cest un festival

 

 



Maltraitance à l’hôpital psychiatrique de Morlaix : déni total de l’administration

Comme d’hab…

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/hopital-de-morlaix-l-enquete-administrative-refute-la-maltraitance-15-11-2019-12434009.php

Hôpital de Morlaix. L’enquête administrative réfute la maltraitance

 

Publié le 15 novembre 2019 à 17h37 Modifié le 15 novembre 2019 à 17h36
 

Pour Ariane Bénard, c’était la première fois qu’une affaire était à ce point médiatisée, partie des réseaux sociaux. « Les professionnels sont touchés par les commentaires ».

Pour Ariane Bénard, c’était la première fois qu’une affaire était à ce point médiatisée, partie des réseaux sociaux. « Les professionnels sont touchés par les commentaires ». (Le Télégramme/Cécile Renouard)

 

« Je n’avais aucun doute sur le travail du personnel et je veux le redire après avoir reçu le rapport de l’enquête administrative ». Ce vendredi 15 novembre, Ariane Bénard, la directrice de l’hôpital de Morlaix, tient dans les mains le rapport, effectué en interne, qu’elle a diligenté après le dépôt de plainte de trois sœurs, le 31 octobre, contre l’hôpital pour des faits supposés de « maltraitance » vis-à-vis de leur mère de 63 ans, hospitalisée dans l’un des services psychiatriques. Rapport qu’elle résume sans entrer « dans le registre médical ».

Ce rapport a été codirigé par le directeur des soins, Bernard Laurent, et par la présidente de la commission médicale de l’établissement et médiatrice médicale, Dr Catherine Lemoine. Tous deux ont analysé « le dossier de soins » et « médical », effectué « 23 entretiens avec des infirmiers, agents des services et cadres » et rencontré « les médecins tant sur l’aspect somatique que psychiatrique de la prise en charge ».

« Pas de dysfonctionnement dans la démarche médicale »

Et les conclusions sont tombées : « Il n’y a pas eu de dysfonctionnement dans la démarche médicale, soignante et également vis-à-vis des autres patients ». Et la directrice d’ajouter : « Les éléments sont tracés : on peut dire à quelle heure chaque soin a été effectué ». Un seul point peut être regretté, selon elle, « c’est de ne pas avoir suffisamment communiqué avec la famille sur la dégradation de l’état de la patiente », tout en rappelant que « c’est compliqué car on s’interdit de donner des éléments par téléphone et comme la famille n’était pas sur place »… Depuis, l’hôpital a proposé « une rencontre ». Ariane Bénard rappelle que « l’émotion de la famille est compréhensible. Elle vit des choses difficiles dans la prise en charge de la maman. Elle est scandalisée mais c’est à mettre en relation avec la santé de la patiente, non pas avec le travail de l’équipe ».

Concernant le volet judiciaire, le parquet de Brest a été contacté mais n’a pas indiqué quelle suite était donnée à cette affaire. De son côté, la famille a annoncé qu’elle sera représentée par l’avocat lillois Frank Berton.



Oleg Sokolov, un psychopathe très sympa… comme Cyprien Luraghi et bien d’autres…

 

 

Il se prenait vraiment pour Napoléon quand il en portait le costume, tout comme le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi est devenu pour sa part l’unique Konducator de ces dernières années…

Tous les chemins mènent à Rome, dit-on.

Pour ces deux-là et un bon nombre de leurs copains violemment allumés de la coiffe, ils passent d’abord par Rueil-Malmaison et le Château de Malmaison, dont le conservateur n’est autre que le meilleur ami du second, Alain Pougetoux, celui-là même qui en deux temps trois mouvements, en 2002 et 2003, avait acheté pour lui la maison dont il est alors devenu propriétaire et qu’il occupe toujours aujourd’hui à Puy-l’Evêque, comme il l’a lui-même raconté plusieurs fois sur la toile depuis qu’il y sévit régulièrement, notamment dans un commentaire de 2006 qui se trouve rapporté dans cet article du 3 avril 2016 :

http://petitcoucou.unblog.fr/2016/04/03/cyprien-luraghi-a-de-fideles-amis-tres-riches-et-tres-genereux/

Ce n’est pas l’ami de 30 ans du premier qui me contredira, il est lui-même originaire de Rueil-Malmaison et a bien dû y rencontrer assez souvent les Le Pen autant qu’un autre passionné de Napoléon, le très villepiniste… Dominique de Villepin !

Noter par ailleurs qu’à l’instar de tous les pervers que j’ai sur le dos depuis des lustres, Oleg Sokolov a déjà complètement inversé les faits criminels qui lui valent aujourd’hui son placement en détention provisoire en racontant que sa victime, devenant selon lui folle de jalousie, l’aurait attaqué avec un couteau… Il n’aurait fait que se défendre et son avocat parle de plaider la légitime défense… Ben voyons… Pourquoi se gênerait-il quand ça marche si bien au pays de son idole ?

 

https://www.programme-television.org/news-tv/Pierre-Jean-Chalencon-effondre-son-ami-Oleg-Sokolov-accuse-d-avoir-depece-une-etudiante-4650460#xtor=AL-54

Pierre-Jean Chalençon « effondré » : son ami Oleg Sokolov accusé d’avoir dépecé une étudiante

 

12/11/2019 – 21h47

 
Pierre-Jean Chalennçon a confié sa tristesse et son incompréhension après l’annonce de l’arrestation de son ami de 30 ans.

Oleg Sokolov, un psychopathe très sympa... comme Cyprien Luraghi et bien d'autres... dans AC ! Brest Pierre-Jean-Chalencon-effondre-son-ami-Oleg-Sokolov-accuse-d-avoir-depece-une-etudiante
© France 2

 

Professeur à l’Institut des sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP) de Lyon, Oleg Sokolov a été arrêté en état d’ébriété, le 8 novembre dernier aux abords de la rivière Moïka en Russie. Dénoncé par des témoins pour son comportement suspect, l’homme était en train de jeter des sacs à l’eau. A l’intérieur de l’un de ces sacs, les policiers ont fait une macabre découverte : deux bras d’une femme… L’historien a finit par avouer qu’il venait de tuer l’une de ses étudiantes qui partageait aussi sa vie. Une mort survenue après un coup de pistolet automatique. L’homme a ensuite cherché à se débarrasser du corps en le dépeçant…

« Mon ami de 30 ans »

Oleg Solokov qui avait reçu la Légion d’honneur en 2003 des mains du Président Jacques Chirac, est un ami de 30 ans de Pierre-Jean Chalençon. Ce midi, dans la quotidienne de Crimes sur NRJ12, l’acheteur d’Affaire Conclue s’est dit “bouleversé”. “Quand j’ai appris la nouvelle samedi, j’en ai même pleuré parce que j’ai trouvé ça terrible. Ca m’a bouleversé, parce qu’Oleg est une personne très agréable. Jamais je n’aurais imaginé qu’il puisse être capable de faire ça. C’est étonnant », a-t-il déclaré à Jean-Marc Morandini.

« Il était un peu schizophrène »

Pierre-Jean Chalençon raconte : « Il avait des accès de folie de temps à autre quand il était sur les champs de bataille. Il faisait des reconstitutions historiques depuis une vingtaine d’années. Une fois, il avait tellement maltraité un cheval qu’il en est mort. Il lui avait donné des coups. Il avait ce côté slave. Il pouvait être très doux, très délicat. Quand il avait un accès de colère ou d’alcool, il pouvait être assez tempéreux. Mais de là à tuer quelqu’un, c’est absolument invraisemblable”. “Je pense qu’il a ingurgité des masses d’alcool. Peut-être qu’il avait des problèmes de santé depuis quelques temps. Il était un peu schizophrène », a continué Pierre-Jean Chalençon. Il s’est dit prêt à se rendre à son procès « dès qu’(il aura) des nouvelles un peu plus sérieuses”.

Pauline Conseil

 

https://www.parismatch.com/Actu/Faits-divers/L-historien-russe-Oleg-Sokolov-employe-par-l-ecole-de-Marion-Marechal-devant-un-juge-pour-meurtre-1658207

L’historien Oleg Sokolov, employé par l’école de Marion Maréchal, devant un juge pour meurtre

 

Paris Match | Publié le 11/11/2019 à 11h47

 Oleg Sokolov

Auteur de plusieurs livres dont certains traduits en français, Oleg Sokolov a été décoré de la Légion d’Honneur en 2003 et a travaillé comme conseiller sur des films et documentaires sur Napoléon. Il aimait aussi interpréter les rôles de Napoléon ou de ses généraux dans des reconstitutions historiques de grandes batailles du Premier empire. DENIS SINYAKOV / AFP

 

Arrêté, l’historien de 63 ans, a confessé dimanche avoir tué et démembré son ancienne étudiante Anastassia Echtchenko, 24 ans, dont il partageait la vie.

La justice russe doit décider lundi du placement en détention provisoire d’un historien renommé pour le meurtre sordide de sa compagne, suscitant une controverse sur les violences conjugales en Russie et l’impunité de leurs auteurs. Oleg Sokolov, titulaire d’une chaire d’histoire à l’université d’Etat de Saint-Pétersbourg et grand spécialiste de Napoléon, a été sorti en état d’ébriété samedi matin par la police de la rivière Moïka dans l’ancienne capitale impériale avec un sac à dos où se trouvaient deux bras de femme et un pistolet d’alarme. Arrêté, l’historien de 63 ans, a confessé dimanche avoir tué et démembré son ancienne étudiante Anastassia Echtchenko, 24 ans, dont il partageait la vie. Un juge doit décider de son placement ou non en détention provisoire, à l’issue d’une audience prévue pour débuter à 11H00 GMT.

Selon Sergueï Echtchenko, le frère de la victime qui dit avoir parlé à sa soeur peu avant sa mort, « c’est la jalousie » qui est le mobile du crime. « Elle lui a dit aller à l’anniversaire d’un ami étudiant. Il l’a passée à tabac, elle est sortie quant même puis elle est rentrée… », a-t-il raconté au site d’information RBK. Dès lors, des associations voient dans cette affaire une nouvelle illustration du fléau des violences faites aux femmes, alors que la Russie a décriminalisé en 2017, les violences familiales et conjugales dans la majorité des cas. « Il ne faut pas attendre qu’une victime se fasse exécuter, il faut faire de la prévention », s’est insurgée sur Facebook la militante pour les droits des femmes Alena Popova.

Une première plainte

Elle dénonce un système judiciaire « pourri qui protège les hommes violents jusqu’au moment où l’on a un cadavre » et estime que « ce meurtre aurait pu être empêché ». Car, selon le quotidien poopulaire Moskovski Komsomolets et une pétition lancée sur le site Change.org, M. Sokolov avait déjà été mis en cause pour des faits de violences contre au moins une jeune étudiante. La pétition, qui a recueilli 5.300 signatures en quelques jours, dénonce l’inertie de la direction de l’université, l’accusant d’avoir fermé les yeux sur le comportement « monstrueux » du professeur.

Une étudiante, qui avait eu une liaison avec Oleg Sokolov en 2008, avait déposé une plainte à la police à l’époque, affirmant avoir été attachée à une chaise par son amant qui l’aurait frappée au visage et menacée de la marquer au fer rouge parce qu’elle voulait le quitter, selon Moskovski Komsomolets qui publie la plainte. Malgré ces soupçons et d’autres, aucune mesure disciplinaire n’a été prise à l’encontre du professeur, selon les auteurs de la pétition qui ont adressé leur texte au président Vladimir Poutine, un ancien de cette université, et réclamé la démission du doyen et de plusieurs autres responsables universitaires.

« C’est une preuve de l’impunité dont bénéficie (en Russie) les hommes violents », a dénoncé auprès de l’AFP Alena Sadikova, qui dirige le centre Kitej d’assistance psychologique aux femmes. Auteur de plusieurs livres dont certains traduits en français, Oleg Sokolov a été décoré de la Légion d’Honneur en 2003 et a travaillé comme conseiller sur des films et documentaires sur Napoléon. Il aimait aussi interpréter les rôles de Napoléon ou de ses généraux dans des reconstitutions historiques de grandes batailles du Premier empire. Employé également par l’Issep, l’école fondée par l’ancienne députée d’extrême droite Marion Maréchal, il a été limogé immédiatement à l’annonce de son arrestation.

 

https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/passe-aux-aveux-l-historien-russe-qui-a-tue-sa-compagne-place-en-detention-et-limoge_2106744.html

Passé aux aveux, l’historien russe qui a tué sa compagne placé en détention et limogé

 

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 12/11/2019 à 08:53
L'historien russe Oleg Sokolov, habillé en Napoléon, lors d'une reconstitution historique en 2005 en Russie.
L’historien russe Oleg Sokolov, habillé en Napoléon, lors d’une reconstitution historique en 2005 en Russie.

afp.com/DENIS SINYAKOV

 

Oleg Sokolov, qui a reconnu avoir tué et dépecé sa compagne, avait déjà été mis en cause pour des faits de violences à l’université de Saint-Pétersbourg.

 

Son crime suscite un débat sur l’impunité des auteurs de violences conjugales en Russie: un historien russe renommé, Oleg Sokolov, qui a avoué avoir tué et démembré une de ses anciennes étudiantes, Anastassia Echtchenko, 24 ans, dont il partageait la vie, a été placé en détention provisoire lundi.

À l’issue d’une audience lundi après-midi devant un tribunal de Saint-Pétersbourg, un juge a placé Oleg Sokolov, titulaire d’une chaire d’histoire à l’université d’État de la ville et grand spécialiste de Napoléon, en détention provisoire jusqu’au 8 janvier.

LIRE AUSSI >> L’historien russe Oleg Sokolov avoue avoir tué et démembré sa compagne

La police avait extrait l’éminent professeur de 63 ans, en état d’ébriété, samedi matin de la rivière Moïka, dans l’ancienne capitale impériale, portant un sac à dos où se trouvaient deux bras de femme et un pistolet d’alarme. Depuis, à une poignée de kilomètres, d’autres fragments du corps de la victime ont été retrouvés dans un autre cours d’eau.

Des « remords »

Oleg Sokolov s’est couvert le visage des mains devant le juge pour sangloter avant d’accuser la victime de l’avoir attaqué la première. « Ces derniers temps, elle devenait folle lorsqu’il était question de mes enfants » d’un précédent mariage, a-t-il dit. Selon lui, « elle a attaqué au couteau ». « Je suis en état de choc, j’ai des remords », a-t-il ajouté. Son avocat, Alexandre Potchouev a évoqué la possibilité de plaider la « légitime défense ».

LIRE AUSSI >> Féminicide: pourquoi ce mot s’est imposé dans le débat (mais pas dans le droit)

Sergueï Echtchenko, le frère de la victime, avait affirmé lui que « la jalousie » était à l’origine du crime. « Elle lui a dit qu’elle se rendait à l’anniversaire d’un ami étudiant. Il l’a passée à tabac, elle est sortie quand même puis elle est rentrée… », a-t-il relaté au site d’information RBK.

Des associations voient dans cette affaire une nouvelle illustration du fléau des violences faites aux femmes, alors que la Russie a décriminalisé en 2017 les violences familiales et conjugales dans la majorité des cas.

L’historien démis de ses fonctions

Après l’annonce du placement en détention, l’université de Saint-Pétersbourg a annoncé qu’Oleg Sokolov était « démis de ses fonctions ». Selon le quotidien populaire Moskovski Komsomolets et une pétition lancée sur le site Change.org, Oleg Sokolov avait déjà été mis en cause pour des faits de violences.

Une étudiante, qui avait eu une liaison avec Oleg Sokolov en 2008, avait déposé une plainte, affirmant qu’il l’a attachée à une chaise, frappée au visage et menacée de la marquer au fer rouge parce qu’elle voulait le quitter, selon Moskovski Komsomolets.

Aucune mesure disciplinaire n’avait pourtant été prise, selon les auteurs de la pétition qui ont adressé leur texte au président Vladimir Poutine. Interrogé par la presse, le porte-parole du Kremlin a condamné un « crime effroyable », mais a refusé de lier le meurtre à un débat plus large.

 



Le chat siamois, un excellent gardien !

 

 

J’en ai eu cinq et ai pu le constater à de multiples reprises, d’abord avec la première tant qu’elle était toute seule, puis avec toute son équipe de descendants, qu’elle manageait super bien : les plus jeunes étaient chargés de monter la garde chacun à un point stratégique de la maison quand la maîtresse se trouvait en situation de grande vulnérabilité (au lit en train de dormir, dans la salle de bains, les toilettes, etc…) et d’appeler les aînés, notamment l’attaquante en chef, pour faire la chasse à l’intrus en cas d’alerte. L’efficacité était toujours au rendez-vous, aucun ne se maintenait plus de 30 secondes…

J’ai vu aussi l’unique mâle de l’équipe, qui ne supportait pas que les filles se mettent en danger en rivalisant d’adresse dans toutes sortes d’acrobaties sur les rampes de l’escalier, sauter lui-même entre les rampes pour se retrouver immédiatement suspendu au-dessus du vide central, ne se retenant au bord d’une rampe que des griffes de la main gauche, tandis que de l’autre il repoussait les filles vers l’escalier pour leur faire quitter la rampe, le tout en criant, très énervé, et une fois sa mission accomplie, rebondir lui-même dans l’escalier en repassant par-dessus la rampe, dans le sens inverse du premier saut… En général, il m’appelait à la rescousse ou venait me chercher pour que j’intervienne quand elles faisaient des bêtises, mais là, il ne tenait plus et je n’avais eu le temps d’arriver que pour le voir passer à l’action.

Physiquement, il ne ressemblait pas au chat siamois de la vidéo, qui a plutôt l’air d’être une bonne maman : poil ras, grand, très fin, tout en muscles avec une tête de loup, il faisait peur à tous les vétos, qui ne tarissaient pas d’éloges sur sa beauté, sa musculature impressionnante, ses mâchoires puissantes, ses crocs d’une blancheur éclatante (il aimait bien les os de poulet, qu’il broyait jusqu’à en faire de la bouillie), ses oreilles tout aussi impeccables (même chose pour les filles, également très belles : ils se faisaient tous la toilette mutuellement) et s’extasiaient nettement moins sur ses griffes jamais taillées, mais ce n’était pas la peine : quoique entier il a toujours été super gentil et très câlin. C’était mon petit garçon, quoi. Comme tous les siamois, il adorait sa maîtresse et se serait mis en quatre pour me faire plaisir.



Roman Polanski, défendu bec et ongles par Cyprien Luraghi, une nouvelle fois accusé de viol…

Le 23 août dernier, j’avais rapporté dans l’article suivant des propos de Cyprien Luraghi intervenant au mois d’octobre 2009 dans les commentaires du site Rue89 pour défendre le cinéaste pédophile :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/08/23/le-site-20minutes-fr-en-symbiose-totale-avec-les-pedocriminels/

Il faut bien dire que j’avais aussi remarqué durant l’été toutes les séries « coquines » ou « érotiques » du site pro-pédophile 20minutes.fr, dont sa rétrospective sur l’année 1969 qui fut l’occasion pour ses auteurs de publier en date du 9 août 2019 une photographie de Roman Polanski avec cette seule légende : « Roman »…

J’avais ainsi bien relevé ce qui m’avait valu la publication calomnieuse d’Hélène Sergent du 28 janvier 2019 : une sympathie certaine pour les adeptes de pratiques sexuelles non « bourgeoises »…

Si Libération reconnaît bien depuis longtemps avoir eu tort de soutenir des pédophiles dans les années 1970 et jusqu’au début des années 1980, d’autres ont encore à effectuer ce travail d’auto-critique.

En attendant, notons que les médias qui, à l’inverse, n’hésitent pas à relayer les témoignages de personnes se disant victimes de viols ou de pédophilie, ne le font pas sans avoir au préalable recueilli suffisamment d’éléments de preuve pour s’assurer que ces témoignages soient tout à fait crédibles.

Cela n’a évidemment rien à voir avec le soi-disant « témoignage » à mon encontre de la fausse victime de cyberharcèlements Pascal Edouard Cyprien Luraghi, publié le 28 janvier dernier par la journaliste pro-pédophile Hélène Sergent sur le site pro-pédophile 20minutes.fr.

Je rappelle qu’en réalité ce sont mes proches et moi-même qui sommes victimes des harcèlements multiformes de ce pervers narcissique et de ses divers complices depuis maintenant plus de onze ans.

 

http://www.leparisien.fr/podcasts/code-source/roman-polanski-le-j-accuse-de-valentine-monnier-11-11-2019-8190936.php

Roman Polanski : le «J’accuse» de Valentine Monnier

 

PODCAST. La photographe dit avoir été violée par le cinéaste à Gstaad, en Suisse, pendant l’hiver 1975. Code source raconte le travail de vérification qui a permis la publication de son témoignage par le Parisien.

 

 « Je sors bouleversée de la lecture de son témoignage. Je la crois », nous indique Adèle Haenel, à propos des révélations de Valentine Monnier.

« Je sors bouleversée de la lecture de son témoignage. Je la crois », nous indique Adèle Haenel, à propos des révélations de Valentine Monnier. DR

 

Par L’équipe de Code source

Le 11 novembre 2019 à 18h02

Ecoutez Code source, le podcast d’actualité du Parisien

Roman Polanski est accusé de viol pour la première fois par une Française. Vous avez sans doute entendu parler de cette affaire révélée par Le Parisien le vendredi 8 novembre.

L’actrice Adèle Haenel soutient Valentine Monnier et se dit bouleversée par son témoignage. Le cinéaste dément fermement et envisage des suites judiciaires, alors que sort le 13 novembre son film « J’accuse », sur l’affaire Dreyfus, symbole en France de l’antisémitisme et de l’injustice.

La publication de ce témoignage est le résultat d’une longue enquête que raconte, dans cet épisode de Code source, Catherine Balle, journaliste au Parisien depuis 2003.

Un commentaire? Écrivez-nous par courriel à codesource@leparisien.fr ou interpellez-nous sur Twitter (@codesource)

A propos de Code source

Code source est le podcast quotidien d’actualité du Parisien. Des histoires racontées par les journalistes de la rédaction ou par celles et ceux qui les ont vécues directement. Un rendez-vous porté par le présentateur Jules Lavie et la reporter Clawdia Prolongeau, à retrouver du lundi au vendredi à partir de 18 heures sur LeParisien.fr ou sur les principales plateformes d’écoute.

Crédits

Direction de la rédaction : Pierre Chausse – Rédacteur en chef : Jules Lavie – Reporter : Clawdia Prolongeau – Production : Marion Bothorel – Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol – Musiques : François Clos – Identité graphique : Upian.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/une-francaise-accuse-le-realisateur-roman-polanski-de-viol-08-11-2019-8189568.php

La nouvelle affaire Polanski : une Française l’accuse de viol

 

Valentine Monnier assure que le cinéaste l’a violée en 1975. Plusieurs témoins nous confirment son récit. C’est la première Française à accuser ainsi le réalisateur, qui conteste les faits.

 

 Valentine Monnier, 18 ans en 1975, accuse Roman Polanski de l’avoir violée à Gstaad il y a plus de 44 ans.

Valentine Monnier, 18 ans en 1975, accuse Roman Polanski de l’avoir violée à Gstaad il y a plus de 44 ans.  AFP/Thomas Samson et DR

 

Par Catherine Balle

Le 8 novembre 2019 à 19h30, modifié le 9 novembre 2019 à 09h36

Elle s’est tue pendant quarante-quatre ans. Et puis, elle a écrit un texte. Un « cri », dans lequel elle dénonce : « En 1975, j’ai été violée par Roman Polanski. Je n’avais aucun lien avec lui, ni personnel, ni professionnel et le connaissais à peine, décrit Valentine Monnier. Ce fut d’une extrême violence, après une descente de ski, dans son chalet, à Gstaad (Suisse). Il me frappa, roua de coups jusqu’à ma reddition puis me viola en me faisant subir toutes les vicissitudes. Je venais d’avoir 18 ans. »

Dans ces lignes, cette photographe, qui a été mannequin à New York et a joué dans quelques films, comme « Le Bar du téléphone » ou « Trois hommes et un couffin » explique que c’est la sortie au cinéma du « J’accuse » de Polanski, en salles le 13 novembre, qui lui impose de parler.

VIDÉO. Valentine Monnier, la Française qui accuse Roman Polanski de viol

Mi-septembre, Valentine Monnier nous contacte pour publier son texte. Ses accusations sont graves. Elle n’a jamais déposé plainte et les faits sont prescrits. Depuis 2017, encouragée par le scandale Weinstein, Valentine a raconté son histoire dans des lettres à la police de Los Angeles, à Brigitte Macron, Franck Riester et Marlène Schiappa… Elle a reçu quelques réponses que nous avons pu consulter.

Marlène Schiappa lui répond notamment : « Ces faits sont aujourd’hui prescrits pour la justice française, et il m’est impossible d’intervenir dans des procédures judiciaires engagées dans un autre pays. Je souhaite néanmoins témoigner de mon soutien entier à l’égard de votre démarche courageuse. »

« Le viol est une bombe à retardement »

Lorsqu’on la rencontre, cette femme réfléchie et directe sait que son initiative est délicate. Elle nous explique alors les raisons de son long silence. Ou comment, au choc, ont succédé l’instinct de survie, le déni, puis la reprise de conscience. « Le délai de réaction ne vaut pas oubli, le viol est une bombe à retardement, explique-t-elle. La mémoire ne s’efface pas, elle se fait fantôme et vous poursuit, vous altère insidieusement. Le corps finit souvent par relayer ce que l’esprit a relégué, jusqu’à ce que l’âge ou un événement vous remette en face du souvenir traumatique. »

Depuis quelques mois, cet événement a un nom : « J’accuse ». Dans ce film, Polanski met en scène l’une des erreurs judiciaires les plus célèbres de l’histoire française. Et a pu comparer, dans une interview, l’acharnement dont a été victime Dreyfus à celui que lui-même aurait subi… Lui qui est poursuivi par la justice américaine depuis 1977 pour avoir violé une mineure de 13 ans. « Est-ce tenable, sous prétexte d’un film, sous couvert de l’Histoire, d’entendre dire J’accuse par celui qui vous a marquée au fer, alors qu’il vous est interdit, à vous, victime, de l’accuser? », interroge Valentine.

« Attention, vous rappelez quelqu’un à Roman »

Valentine Monnier nous raconte alors ce qui se serait passé ce soir d’hiver 1975. Après avoir obtenu son bac dans un lycée privé parisien, elle profite d’une année sabbatique pour sortir et faire la fête. Cette fille d’industriels alsaciens rencontre une jeune fille qui lui propose d’aller skier en Suisse, avec des amis, chez Roman Polanski. Dont elle sait alors seulement qu’il a réalisé « Rosemary’s Baby » en 1968 et que sa femme, Sharon Tate, a été sauvagement assassinée l’année suivante. Passionnée de ski, Valentine accepte.

Ce chalet, où elle partage sa chambre avec son amie, abrite aussi Gérard Brach, fidèle scénariste du réalisateur, sa femme, le cinéaste bien sûr, et Hercules Bellville, son assistant. Qui, énigmatique, glisse à Valentine : « Attention, vous rappelez quelqu’un à Roman »… Après une première nuit, Valentine part skier avec le cinéaste et certains de ses amis dans une ambiance « bon enfant ». Jusqu’à ce que Polanski, seul sur le télésiège avec elle, lui demande : « Do you want to fuck ? » (NDLR : Est-ce que tu veux b… ?). La jeune femme répond « Non » et la conversation tourne court.

Roman Polanski sur les pistes de Gstaad en janvier 1975. Gamma-Rapho via Getty Images/Bertrand Laforet

Roman Polanski sur les pistes de Gstaad en janvier 1975. Gamma-Rapho via Getty Images/Bertrand Laforet  

Le soir, Valentine dîne dans un restaurant d’altitude avec Roman Polanski, celui-ci lui ayant proposé de participer à une descente aux flambeaux. Une fois en bas de la piste, le réalisateur propose de repasser au chalet, avant de retrouver son groupe d’amis dînant de leur côté dans la station. Valentine rejoint sa chambre, se change. Quand Polanski l’appelle à l’étage. « La vie ne m’avait pas encore formée à me méfier », se souvient-elle. Mais une fois arrivée sur le palier, celui-ci, nu, se jette sur elle, la frappe, lui arrache ses vêtements, tente de lui faire avaler un cachet et la viole.

« J’étais totalement sous le choc, assure Valentine Monnier. Je pesais 50 kg, Polanski était petit, mais musclé et, à 42 ans, dans la force de l’âge : il a pris le dessus en deux minutes ». Valentine se souvient de sa peur de mourir. « Je me suis dit : C’est Roman Polanski, il ne peut prendre le risque que cela se sache, alors il devra me tuer ». Puis, après l’agression, des excuses du réalisateur en pleurs. À qui, terrifiée, elle promet de ne rien dire. Elle se rappelle avoir aperçu, en redescendant, certains occupants du chalet, « comme des ombres silencieuses », et quitté la maison. Valentine a ensuite « trouvé refuge » chez un ami de Polanski.

« Il a pris soin de moi », commente celle qui, depuis 1975, a gardé en mémoire le nom de ce « chevalier blanc ». Sans jamais le revoir, comme elle n’a plus jamais croisé ceux qu’hébergeait alors le réalisateur – à l’exception de Gérard Brach qui, des années plus tard, « s’est présenté à (elle) pour lui exprimer ses remords. »

« Un récit très violent, très effrayant »

Cette nuit à Gstaad, Valentine ne l’a racontée que quelques mois plus tard à sa meilleure amie Isabelle S., puis à celui qui deviendra son petit ami pendant quatre ans. Aujourd’hui, les deux se rappellent très bien de ses confidences. Isabelle rapporte un « récit très violent, très effrayant » et l’ancien fiancé son sentiment d’impuissance face à une Valentine qui « un jour, a craqué et raconté l’histoire en larmes. »

En 1993, elle se confiera aussi à son mari, rencontré un an plus tôt : « Ce drame a refait surface dans notre vie à chaque actualité de Polanski », note ce dernier. Vers 2001, la photographe se livre enfin à son frère, Antoine, « épargné » jusqu’alors : « On vient d’une famille assez catho, bourgeoise, tradi… Dans nos milieux, on ne pouvait pas parler de ça », regrette celui-ci.

Tandis que ses proches nous relatent le récit, inchangé, de Valentine depuis 44 ans, nous cherchons à contacter les invités de Polanski ce soir de 1975. Mais Valentine Monnier a oublié le nom de l’amie parisienne. « Le déni n’a pas encore levé tous les black-out », explique-t-elle. Le scénariste Gérard Brach est mort en 2006, sa femme Elizabeth est introuvable et Hercules Bellville, l’assistant du cinéaste, est décédé en 2009. Il y a un mois, Valentine décide alors de contacter, pour la première fois depuis 1975, le « chevalier blanc » de Gstaad. Elle le localise à l’étranger, lui envoie un e-mail et Charles (le témoin a souhaité qu’on utilise un pseudonyme) répond immédiatement : il se souvient d’elle et est prêt à nous parler.

« Elle m’a dit qu’elle venait d’être brutalement violée »

S’il tient à rester anonyme, Charles, comme nos autres interlocuteurs, signera une attestation et témoignera si l’accusation prenait une tournure judiciaire. « J’ai rencontré Roman Polanski à Gstaad en 1969 ou 1970, nous explique-t-il dans le bureau de son avocat. On est devenus amis, on se fréquentait, on skiait ensemble. J’ai rencontré Valentine Monnier en compagnie de Polanski entre fin janvier et début mars 1975. Après avoir dîné et skié ensemble avec un groupe pendant un ou deux jours, elle m’a appelé et demandé si elle pouvait venir chez moi. Elle avait l’air bouleversée. Quand elle est arrivée dans mon chalet, je crois me souvenir qu’elle avait un bleu sur la joue. Puis, elle m’a dit qu’elle venait d’être brutalement violée par Polanski. »

« J’ai demandé à Valentine si elle voulait aller voir la police, poursuit Charles. Sous le choc, elle ne savait pas quoi faire. Elle était si jeune et d’un caractère très positif, elle essayait donc de laisser cette expérience horrible derrière elle. » Charles a tout de suite « cru » Valentine Monnier : « Je trouvais que c’était une personne honnête et qui allait de l’avant et je n’avais aucune raison de douter de ce qu’elle me disait. »

Encouragée par le témoignage de Charles, Valentine nous livre alors le nom d’une autre connaissance de Polanski qui l’a aidée ce soir-là. Cet homme, dont elle n’a jamais eu de nouvelles depuis non plus, s’appelle John Bentley et avait loué à l’hiver 1975 à Gstaad le chalet en face de celui du réalisateur. Lorsque nous retrouvons sa trace, cet ancien producteur âgé de 79 ans se rappelle bien de Valentine. « Alors qu’elle séjournait chez Roman, elle a traversé la rue un soir pour venir chez moi et m’a dit qu’elle avait eu un problème avec Polanski, raconte-t-il, par téléphone, puis dans une attestation signée. Elle m’a demandé si je pouvais la protéger. Elle voulait être loin de Roman. Elle avait l’air bouleversée. »John Bentley assure ne pas se rappeler que Valentine lui ait parlé de « viol ». « Sinon, j’aurais fait quelque chose », jure-t-il. Précisant ensuite : « Roman avait des problèmes psychologiques avec les femmes. Beaucoup de filles tournaient autour de lui dans l’espoir d’avoir un rôle… Valentine était une très jolie fille, mais n’était pas de ce genre-là. »

« Je dénonce le crime sachant qu’il ne peut y avoir de châtiment »

Quarante-quatre ans après s’être réfugiée chez John Bentley puis chez Charles, Valentine Monnier a donc décidé de parler. Une fois pour toutes. « Je ne souhaite plus m’exprimer après, insiste-t-elle. Je dénonce le crime sachant qu’il ne peut y avoir de châtiment, pour tenter d’en finir avec les exceptions, l’impunité. » Si son accusation lui semble nécessaire, c’est parce que Polanski est un emblème : « Les personnes publiques font figure d’exemples. En sacralisant des coupables, on empêche d’autres de mesurer la gravité de leurs actes. »

Joint par notre journal, l’avocat du cinéaste Hervé Témime affirme que « Roman Polanski conteste fermement toute accusation de viol ». « A titre personnel, précise le conseil du réalisateur, je ne peux que constater que les faits allégués datent d’il y a quarante-cinq ans. Qu’ils n’ont, pendant toutes ces longues années, jamais été portés à la connaissance de l’autorité judiciaire ou de M. Polanski. Dans de telles conditions, je déplore gravement la parution, à la veille de la sortie du film, de telles accusations. »

 

https://www.liberation.fr/checknews/2019/11/12/accusation-de-viol-contre-polanski-la-promotion-du-film-j-accuse-est-elle-suspendue_1762868

Accusation de viol contre Polanski : la promotion du film «J’accuse» est-elle suspendue ?

 

Par Robin Andraca 12 novembre 2019 à 14:24
Roman Polanski, le producteur Alain Goldman, et l’équipe du film lors d’une projection de «J’accuse» à Paris, le 4 novembre. Photo Thomas Samson. AFP

 

Alors que la photographe Valentine Monnier accuse Roman Polanski de l’avoir violée en 1975, la promotion du nouveau film du réalisateur franco-polonais, inspiré de l’affaire Dreyfus, est fortement perturbée.

 

Question posée par Nicolas le 10/11/2019

Bonjour,

Nous avons élargi votre question, qui était à l’origine : «Jean Dujardin a-t-il stoppé la promotion du film « J’accuse » ?»

Vous évoquez les nouvelles accusations de viol à l’encontre du réalisateur Roman Polanski, qui perturbent la promotion de son dernier film, «J’accuse», dont la sortie est prévue demain, 13 novembre, dans les salles françaises.

C’est précisément la sortie de ce film, consacré à l’affaire Dreyfus, qui a poussé la photographe Valentine Monnier à témoigner auprès du Parisien le 8 novembre dernier. «En 1975, j’ai été violée par Roman Polanski. Je n’avais aucun lien avec lui, ni personnel ni professionnel, et le connaissais à peine. […] Ce fut d’une extrême violence, après une descente de ski, dans son chalet, à Gstaad [Suisse]. Il me frappa, me roua de coups jusqu’à ma reddition puis me viola en me faisant subir toutes les vicissitudes. Je venais d’avoir 18 ans et ma première relation seulement quelques mois auparavant. Je crus mourir», affirme-t-elle au quotidien, qui affirme avoir pu vérifier ce témoignage auprès de plusieurs témoins.

Les faits, aujourd’hui prescrits, se seraient déroulés dans le chalet du cinéaste, en Suisse. Aucune plainte ne fut jamais déposée. Le réalisateur, de son côté, nie et réfléchit à une riposte judiciaire.

La publication de cet article intervenait dans un contexte doublement particulier : outre la sortie du film, le papier du Parisien a été publié quelques jours seulement après une longue enquête de Mediapart, où Adèle Haenel accusait le réalisateur Christophe Ruggia de «comportements sexuels inappropriés entre 2001 et 2004», alors que l’actrice avait entre 12 et 15 ans.

Pas de 20 heures de TF1 pour Dujardin

Depuis les révélations du Parisien, la promotion du film a subi un net coup d’arrêt. Comme l’ont depuis expliqué le Parisien et le Monde, Jean Dujardin a d’abord annulé sa venue, dimanche 10 novembre, au 20 heures de TF1.

France Inter a également annoncé qu’Emmanuelle Seigner, actrice dans le film et épouse de Polanski, s’était «décommandée» de l’émission Boomerang prévue ce mardi. Sur la même antenne, l’émission d’Antoine de Caunes Popopop, enregistrée avec Louis Garrel, autre acteur du film, n’a pas non plus été diffusée lundi 11 novembre, car tournée avant les révélations du Parisien. «La question de cette nouvelle accusation n’était pas posée», a expliqué la directrice de la radio publique, Laurence Bloch, à l’antenne. Ajoutant que France Inter, partenaire du film, continuera d’en faire la promotion, estimant que les «auditeurs sont adultes, et ils feront en conscience ce qu’ils croient devoir faire». Quelle forme, dès lors, prendra cette promotion ? Contactée par CheckNews, Laurence Bloch répond : «Ce que l’on fait toujours lorsqu’il y a des partenariats : la diffusion des messages de recommandation à l’antenne.»

De son côté, France 5 n’a pas non plus diffusé ce lundi l’émission C à vous, enregistrée il y a quelques jours avec Louis Garrel.

Ces annulations en cascade signent-elles la fin de la promotion du film, avant même sa sortie ? Contacté par CheckNews, Dominique Segall, attaché de presse du film, n’a pour l’heure pas répondu à nos sollicitations.

«Dans cette histoire, j’ai retrouvé des moments que j’avais parfois vécus moi-même»

Dans le dossier de presse du film, Polanski faisait lui-même l’analogie entre l’affaire Dreyfus et celles qui le concernent.

C’est son ami, le philosophe Pascal Bruckner, qui l’interroge dans ce document accompagnant la sortie du film. Sa question est la suivante : «En tant que juif chassé pendant la guerre et cinéaste persécuté par les staliniens en Pologne, survivrez-vous au maccarthysme néoféministe actuel qui, tout en vous poursuivant dans le monde entier pour empêcher la projection de vos films, a obtenu votre exclusion de l’Académie des Oscars ?»

Réponse de Polanski : «Travailler, faire des films m’aide énormément. Dans cette histoire, j’ai retrouvé des moments que j’avais parfois vécus moi-même. Je peux voir la même détermination pour nier les faits, et me condamner pour des choses que je n’ai pas faites. La plupart des gens qui me harcèlent ne me connaissent pas, et ne connaissent rien du dossier en question. Mon travail n’est pas thérapeutique. Toutefois, je dois admettre que je suis familier avec un grand nombre de rouages de l’appareil de persécution montré dans le film, et que cela m’a clairement inspiré.»

Depuis 1977, le réalisateur est accusé par la justice américaine d’avoir drogué Samantha Geimer, et de l’avoir violée dans la maison de Jack Nicholson à Los Angeles, pendant que ce dernier était en voyage. Comme le rappelait récemment l’AFP, «il avait alors plaidé coupable de détournement de mineure après avoir eu des relations sexuelles illégales avec Samantha Geimer, âgée de 13 ans. Ce seul chef d’accusation retenu était le résultat d’un accord à l’amiable avec le juge, après que Polanski eut été inculpé initialement de chefs d’accusation plus graves, notamment viol d’une mineure sous l’emprise de stupéfiants. Condamné à 90 jours de prison, il avait été libéré après 42 jours. Mais le juge avait ensuite estimé la sentence insuffisante. Polanski avait choisi de s’envoler pour la France. Il est depuis sous le coup d’un mandat d’arrêt.»

Ces dernières années, plusieurs femmes, toutes mineures au moment des faits évoqués, ont également accusé Polanski de viol. En 2010, en plein festival de Cannes, l’actrice britannique Charlotte Lewis avait accusé le réalisateur d’avoir «abusé [d’elle] sexuellement» à 16 ans lors d’un casting en 1983. Une deuxième femme, identifiée comme «Robin», l’a accusé en août 2017 d’agression sexuelle lorsqu’elle avait 16 ans, en 1973. En septembre 2017, Renate Langer, ancienne actrice, avait déposé plainte, affirmant avoir été agressée en 1972 à Gstaad alors qu’elle avait 15 ans. La plainte a été refusée par la justice suisse, au motif que les faits étaient prescrits. Roman Polanski a toujours nié ces accusations.

Cordialement

Robin Andraca

 

https://www.liberation.fr/checknews/2017/09/24/liberation-a-t-il-soutenu-la-pedophilie-en-1974_1652441

Libération a-t-il soutenu la pédophilie en 1974 ?

 

24 septembre 2017 à 07:37

 

Question posée par le 23/09/2017

Bonjour,

Si on doit répondre par oui ou par non à cette question, il faut répondre oui. Pas seulement en 1974, mais jusqu’au tout début des années 80. En guise de réponse plus détaillée, voici un article écrit dans Libé, par un journaliste de Libé, en 2001. Sorj Chalandon y revient sur la manière dont libé a traité de la question de la pédophilie, ne réfutant rien du passé, et tentant de l’expliquer.

Cordialement

C.Mt

Voici de qu’écrivait Sorj Chalandon :

Dimanche, dans son éditorial, Jean-Claude Guillebaud, journaliste à Sud-Ouest (et au Nouvel Observateur), écrivait à propos des années 70 et de la pédophilie: «Des crétins dans le vent allaient jusqu’à vanter la permissivité en ce domaine, sans que cela ne suscite beaucoup de protestations. Je pense à ces écrivains qui exaltaient dans les colonnes de Libération ce qu’ils appelaient « l’aventure pédophile ».»

«Je faisais un cunnilingus à une amie. Sa fille, âgée de cinq ans, paraissait dormir dans son petit lit mitoyen. Quand j’ai eu fini, la petite s’est placée sur le dos en écartant les cuisses et, très sérieusement, me dit « à mon tour, maintenant ». Elle était adorable. Nos rapports se sont poursuivis pendant trois ans.» C’est un homme qui parle. Il s’appelle Benoît. Son interview, titrée «câlins enfantins», est précédée d’une phrase du journaliste: «Quand Benoît parle des enfants, ses yeux sombres de pâtre grec s’embrasent de tendresse.» C’est terrible, illisible, glaçant. Et publié dans Libération le 20 juin 1981.

Une autre fois, en 1979, défendant à pleines brassées de mots et de pages un moniteur d’éducation physique condamné pour détournement de mineur, Libé titre «baudruche» une affaire qu’il estime se dégonfler. Des journaux avaient mis en scène des accusations de «prostitution enfantine», de «traites d’enfants». Tout cela était faux. Ce qui était vrai, en revanche, c’est que cet homme mêlait des enfants à ses saloperies d’adulte. Le journaliste de Libération interroge le juge d’instruction chargé de l’enquête. «Cet homme était-il violent avec les enfants?» «Non, répond le juge, mais il les faisait pisser et chier dans les partouzes.» «Mais y a-t-il proxénétisme?», continue le journaliste. «Non, mais il leur faisait faire des horreurs, jouer avec leurs excréments, ils en mangeaient.» Presque victorieusement, l’article estime avoir démonté la machination parce qu’aucune violence n’avait été exercée sur les enfants. Voilà. Alors «lâchez-nous les baskets», grondait l’article juste à côté, pour lequel cette «baudruche dégonflée» n’est rien de plus que l’expression d’«une campagne d’ordre moral».

Laboratoire. L’ordre moral. Voilà l’ennemi. Et Libération de cette époque n’est rien d’autre que l’écho particulier du vertige commun. Nous sommes à la fin des années 70. Les traces du mai des barricades traînent sur les murs et dans les têtes. «Interdit d’interdire», «contestons toute forme d’autorité». C’est plus qu’une période, c’est un laboratoire. Accoucheur d’espoirs, de rêves, de combats insensés. Et de mons tres. A Libération comme ailleurs, l’affrontement fait rage sur tout. Une page de courrier pédophile déclenche la polémique. Mais est néanmoins publiée. Il y a panique à revêtir les oripeaux du censeur. Mais dans les locaux, des coups sont échangés. Des coups encore, lorsqu’un chroniqueur de la nuit arbore une croix de fer allemande au comité de rédaction. Celui qui frappe est conspué par de nombreux présents. L’interdiction, n’importe laquelle, est ressentie comme appartenant au vieux monde, à celui des aigris, des oppresseurs, des milices patronales, des policiers matraqueurs, des corrompus. La pensée est en confusion. La violence politique est un autre moyen de la politique. On a raison de séquestrer les patrons, on a raison de traquer les possédants, on a raison de se révolter et de jouir sans entrave. On a raison de soutenir les prisonniers, les homosexuels, les fous, les drogués. Les femmes se révoltent, et les hommes cherchent une nouvelle place. Dans ce tumulte, ce retournement des sens, cet ancrage de repères nouveaux, dans cette nouvelle préhension de la morale et du droit, cette fragilité et cette urgence, tout ce qui se dresse sur le chemin de toutes les libertés est à abattre.

A Libération même, soucieux de traquer en chaque mot l’ordre établi, la déviance libérale ou gauchiste, des journalistes ont pour tâche de contester tout établissement d’une ligne figée. C’est la fièvre. Un homme en jupe, inconnu, ivre, couvert de pisse et de morve, hurlant et pleurant s’invite au comité de rédaction pour dénoncer le reste du monde. Il n’est pas mis à la porte. Les journalistes l’écoutent jusqu’à ce qu’il parte. Il ne faut mépriser personne, entendre toute minorité. Respecter le droit à la différence. La pédophilie, qui ne dit pas son nom, est un simple élément de cette tourmente. Sauf pour ceux qui la revendiquent comme un acte «d’éducation militante», elle ne vient que rarement sur le devant de la scène. Le mot est terrible aujourd’hui. Mais elle n’est pas le problème d’alors. D’elle-même, et seulement, elle s’inscrit dans un bouillonnement chaviré, où chacun puise ce qu’il croit salvateur. C’est ainsi, c’est hier. C’est comme ça.

Pétitions. En janvier 1977, trois hommes comparaissent devant la cour d’assises de Versailles pour «attentats à la pudeur sans violence sur mineurs de moins de 15 ans». Leurs trois années de détention préventive déclenchent une pétition relayée par Libération. Le texte ne laisse aucune place à l’ambiguïté. Une fois encore, il affirme que les enfants n’ont subi «aucune violence», qu’ils étaient «consentants». «Si une fille de 13 ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire?», demande la pétition. Le texte estime qu’il n’y a pas «crime» et que «trois ans pour des baisers et des caresses, ça suffit». Qui signe? Aragon, Bernard Kouchner, André Glucksmann, François Chatelet, Jack Lang et bien d’autres encore, de Félix Guattari à Patrice Chéreau ou Daniel Guérin. Un peu plus tard, une lettre ouverte à la commission de révision du code pénal exigeait que soient «abrogés ou profondément modifiés» les articles de loi concernant «le détournement de mineur», dans le sens «d’une reconnaissance du droit de l’enfant et de l’adolescent à entretenir des relations avec les personnes de son choix». Qui signe? Jean-Paul Sartre, Michel Foucault, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Alain Robbe-Grillet, Françoise Dolto, Jacques Derrida. Interrogé aujourd’hui, Philippe Sollers, signataire lui aussi de cette supplique, ne se souvient pas. Mais il a une formidable phrase de ce temps: «Il y avait tellement de pétitions. On signait presque automatiquement.»

Du plaisir à la souffrance. Sollers exagère à peine. En cette époque de violence extrême, sociale, politique, humaine, certains ont publié des textes, signé des manifestes, sont descendus dans la rue même, pour sou tenir des actes que parfois ils n’approuvaient pas. D’autres, comme ces pétitionnaires qui demandent la modification de la loi, associent sans malice, sans calcul, sans démagogie le texte protégeant les mineurs aux textes ­ tout juste abrogés ­ réprimant «l’adultère, l’interruption de grossesse et les pratiques anticonceptionnelles». Coucher avec un enfant? Une liberté comme les autres. Sous toutes les plumes, toujours, d’articles en tracts et de prises de parole en tribunes libres, les mêmes mots reviennent : «l’évolution de notre société». «Il faut changer la vie», écrit en 1979 dans Libération, un pédophile emprisonné. «Nos lois sur la sexualité des mineurs ne sont plus en adéquation avec cette époque», écrivent d’autres pétitionnaires. Ils estiment que l’on doit aborder autrement tout le système éducatif. Que nier sa sexualité à l’enfant, c’est nier qu’il est un être à part entière. Et que la société leur donnera bientôt raison. Ils ont eu tort.

«Elle gazouille quand elle éprouve du plaisir», écrit encore Benoît le malade, racontant la petite fille de cinq ans. Et il aura fallu du temps, tout ce temps, pour que le gazouillement ou le silence des enfants souillés se transforment en mots. Puis en colère. En accusation, enfin. Et que les voix d’adultes prétendant que l’enfant trouve du plaisir à ces jeux soient recouvertes par les voix d’enfants qui disent que tout cela n’est que souffrance.

 



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