Tueurs à gages francs-maçons : bientôt de nouvelles révélations

Depuis quelques jours, les révélations époustouflantes quant aux activités criminelles d’une loge franc-maçonne de Puteaux récemment dissoute se succèdent les unes aux autres :

http://petitcoucou.unblog.fr/2021/02/17/une-loge-franc-maconne-dissoute-pour-cause-de-complots-criminels/

http://petitcoucou.unblog.fr/2021/02/21/des-tueurs-a-gages-francs-macons-missionnes-a-saint-maur-des-fosses/

Il est actuellement question d’au moins une dizaine de « dossiers » similaires qu’elle aurait « gérés », soit au moins six de plus que ceux déjà cités par les médias, qui ont abouti à l’assassinat ou au meurtre d’un coureur automobile, à deux agressions, contre une coach et une personnalité politique, et trois tentatives d’assassinat avortées, contre la même coach, une seconde personnalité politique et un syndicaliste.

Pour moi qui ai été victime de plusieurs « contrats » tout à fait similaires, comprenant à chaque fois des tentatives d’assassinat précédées de surveillances illicites et de filatures sur une période totale d’environ une trentaine d’années jusqu’à ce jour, il est très intéressant de découvrir quels sont les tarifs pratiqués pour de telles prestations.

Sachant que tous mes proches ont eu le droit aux mêmes traitements approximativement, j’essaie d’évaluer le coût de revient global de l’assassinat de toute ma famille en gardant bien à l’esprit que pour ses commanditaires, il existe dès le départ un ou plusieurs enjeux qui en valent la peine.

 

https://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/enquete-linvraisemblable-officine-criminelle-qui-reunissait-francs-macons-et-gardiens-affilies-a-la-dgse-4026590

ENQUETE. L’invraisemblable officine criminelle qui réunissait francs-maçons et gardiens affiliés à la DGSE

 

08h00 , le 21 février 2021

  • Par
  • Boris Thiolay

ABONNÉS

Une tentative d’assassinat ratée révèle une invraisemblable officine criminelle rassemblant francs-maçons, anciens policiers et gardiens affiliés à la DGSE. Des tribulations des apprentis tueurs à gages aux aveux passés par leur commanditaire, voici toute l’histoire de cette stupéfiante équipée.

 

Le siège de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) le 4 juin 2015.
Le siège de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) le 4 juin 2015. (Martin Bureau/AFP)

 

Le 3 juin 2020, deux hommes d’affaires se retrouvent pour déjeuner dans le quartier de la ­Confluence, à Lyon. Le restaurant offre une vue sur les quais de la presqu’île, là où les eaux du Rhône et de la Saône se fondent en un seul fleuve. Les deux ­convives travaillent régulièrement ensemble. Francs-maçons, ils se sont d’ailleurs rencontrés trois ans plus tôt au sein d’une loge qu’ils fréquentent, en région parisienne. Le premier, Jean-Luc B., 64 ans, est à la tête d’un centre de formation au coaching professionnel. Le second, Frédéric V., 49 ans, officie dans la sécurité privée, pour des entreprises et des particuliers. Mais, ce mercredi 3 juin, les deux « frères » sont là pour ­conclure une affaire qui les préoccupe depuis des mois. Un « ­contrat », irréversible : Jean-Luc B. ­confirme, à deux reprises, sa volonté de voir éliminer physiquement une ­concurrente dans le business du coaching.

La raison de sa haine mortelle? Cette femme va mettre en place un label de qualité pour les entreprises du secteur et il redoute d’en pâtir sur le plan financier. Alors, entre la poire et le fromage, le sexagénaire, crâne rasé et carrure imposante, lâche : « Cela ne peut plus durer, il faut que cela s’arrête… » Face à lui, Frédéric V. entérine l’accord : ­contre le versement de 60.000 euros, il va activer des hommes de main qui exécuteront le ­contrat avant la fin de l’été…

Le meurtre, sur le contrat, est libellé « évaluation d’impact sur la santé »

La victime désignée, ­Marie ­Hélène ­Dini, 54 ans, coach en entreprise et présidente d’un syndicat professionnel, échappera au dernier moment à ce sinistre complot. Mais cette affaire, révélée à l’été 2020 par Le Parisien, a depuis lors dévoilé l’existence d’une invraisemblable officine criminelle, prête à exécuter toutes sortes de coups tordus. À commencer par l’affaire de la coach, oscillant entre fait divers sordide et roman d’espionnage, mêlant intérêts privés et prétendue « raison d’État ». À ce jour, neuf personnes sont mises en examen dans ce dossier pour « tentative de meurtre aggravé avec préméditation en bande organisée » et « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ».

Lire aussi - Le maire de Saint-Maur a vécu sous la menace d’ex-militaires et francs-maçons

Parmi elles, on trouve pêle-mêle : trois francs-maçons directeurs de société, dont l’un est un commandant en retraite de l’ancienne direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, aujourd’hui DGSI, direction générale de la sécurité intérieure), ainsi qu’un policier spécialisé en faux documents, quelques aigrefins et des militaires, agents de sécurité sur une base d’entraînement de la direction générale du renseignement extérieur (DGSE). Autrement dit, le plus secret des services d’espionnage français, popularisé par la série Le Bureau des légendes.

Le 1er février dernier, ce dossier tentaculaire a livré son épilogue. Selon nos informations, durant sa garde à vue, Jean-Luc B. finit par livrer des aveux. « Je me suis rendu à Lyon le 3 juin pour ­confirmer la proposition, faite par ­Frédéric, de neutralisation de ­Marie-­Hélène ­Dini, ­confesse-t-il. Je n’avais rien validé avant notre déjeuner. » Devant les enquêteurs, l’homme reconnaît donc être le commanditaire de la tentative de meurtre. Détail pittoresque : sa société de coaching devait régler le montant du ­contrat à ­Frédéric V. via deux factures « gonflées », dont l’une de 36.000 euros, correspondant à des prestations fictives, estampillées « Ingénierie pédagogique EIS et suivi commercial ». « EIS », dans le jargon spécialisé, signifie « évaluation d’impact sur la santé ».

Dagomar et Adelard

L’affaire s’est jouée le 24 juillet 2020. Peu après 8 heures du matin, dans une rue paisible de Créteil (Val-de-Marne), un riverain repère deux hommes au comportement suspect. Assis à l’avant d’une Renault Clio noire en mauvais état, les deux individus, portant des gants, font semblant de dormir. Inquiet, le riverain appelle le commissariat. À 8h20, les policiers interpellent les deux hommes. La voiture, dont la plaque d’immatriculation a été grossièrement trafiquée, est volée. Le ­conducteur est intégralement vêtu de noir. Le passager porte une cagoule verte abaissée sur le cou. Il a du coton dans les oreilles… À bord de la Clio, qui sent la poudre d’arme à feu, les policiers découvrent un pistolet Browning 9 mm, un système artisanal de silencieux ainsi qu’un traceur permettant de localiser à distance un véhicule.

Placés en garde à vue, les deux suspects, ­Pierre B. et Carl E., déclarent être militaires. Ils disent être rattachés au centre d’entraînement parachutiste spécialisé de la DGSE de Saran, près d’Orléans (Loiret). Puis ils font une révélation, ahurissante : ils étaient à Créteil pour accomplir une « mission d’État », une opération « homo » (homicide), pour le compte de la DGSE…

Leur cible? ­Marie-­Hélène ­Dini, une coach en entreprise qui, selon eux, travaille « pour le Mossad [le service de renseignement extérieur israélien] et livre des secrets d’État à Israël »! Un scénario invraisemblable. Les investigations sont cependant ­confiées à la section antiterroriste de la brigade criminelle, une unité pouvant enquêter sur des personnes habilitées « secret-défense ».

Comment des représentants d’institutions censées incarner la raison, le progrès et la sécurité des citoyens peuvent-ils à ce point ­contrevenir à leur mission?

Vérifications faites, les deux porte-flingues travaillent bien pour le compte de la DGSE… en tant que gardiens – avec le grade de caporal – au camp de Saran. Le pseudonyme de ­Pierre B. est « ­Dagomar ». Celui de Carl E., « Adelard ». Ils ne sont pas des agents opérationnels du service action, le gratin des officiers, à qui sont ­confiées les missions les plus périlleuses. Les deux caporaux ont bien tenté d’intégrer le sérail des « clandestins », mais ils ont été recalés.

Pierre B., 28 ans, a été jugé « puéril » par sa hiérarchie. Il ne sait pas « rester à sa place »… Plusieurs de ses collègues le qualifient de « mythomane » : l’homme évoque sans cesse des histoires de trafic d’armes ou de pierres précieuses. De son côté, Carl E., 25 ans, est bien noté, mais il a été ­considéré « un peu immature » lors des sélections pour devenir un « opérationnel ».

Rapidement, des perquisitions font apparaître deux nouveaux personnages. Deux profils troublants, dont la trace se trouve dans les papiers de ­Pierre B., l’aspirant espion qui a la fâcheuse habitude de tout noter… Le premier, ­Yannick P., 45 ans, est un policier en disponibilité de la DGSI, spécialiste en faux documents. En 2016 et en 2018, il est venu à plusieurs reprises à Saran pour dispenser une formation à la détection de pièces d’identité falsifiées. ­Pierre B.-­Dagomar faisait partie des stagiaires.

Le second personnage s’appelle ­Sébastien L. Âgé de 30 ans, il travaille en indépendant dans la sécurité privée. En fait, l’homme, fasciné par le monde de l’espionnage, nage en eaux troubles depuis des années. Toujours prêt à rendre des services, même les plus sales, si l’on sait y mettre le prix. ­Sébastien L. sollicite ­Yannick P. durant l’été 2019 pour obtenir des renseignements sur du matériel de surveillance. Au détour de la ­conversation, il ­confie qu’il lui arrive de faire des choses « un peu chaudes », des « missions homo ». Il se targue même d’être missionné par « l’État, au plus haut niveau ».

Festival d’amateurisme

Le 26 juillet 2020, deux jours après la tentative d’assassinat sur la coach, ­Sébastien L. est interpellé et placé en garde à vue. Il est dos au mur : à son domicile, les policiers ont découvert, entre autres, 27.500 euros en liquide et deux pistolets Glock. Surtout, ses empreintes ont été retrouvées sur la fausse plaque d’immatriculation de la Renault Clio noire dans laquelle ­Dagomar et ­Adelard faisaient semblant de dormir… ­Sébastien L. reconnaît alors leur avoir fourni la voiture, le traceur, et avoir posé une balise sur le véhicule de ­Marie-­Hélène ­Dini. Il assure avoir été missionné, uniquement pour cela, au mois de mai précédent, par un inconnu, un « vieux », lors d’un rendez-vous nocturne sous un pont du périphérique parisien.

La suite de l’enquête révèle un enchaînement de péripéties improbables aboutissant au recrutement du commando de tueurs. C’est un festival d’amateurisme et de mensonges ­confondants. Au début d’avril 2020, ­Yannick P., le flic spécialiste en faux documents, met ­Sébastien L. en relation avec ­Pierre B., le gardien du site militaire de Saran. Leur rencontre se déroule au bord d’un étang, dans la forêt de Cercottes. C’est-à-dire à quelques encablures de la base de la DGSE où ­Pierre B.-­Dagomar travaille quotidiennement avec Carl E.-­Adelard. L’un des sites militaires les plus surveillés de France…

Pour moi, c’était une mission de sous-traitance de la DGSE et je mettais le pied dans l’opérationnel…

Lors de ce rendez-vous champêtre, ­Sébastien L. et ­Pierre B. trouvent rapidement un terrain d’entente. Le premier explique qu’il cherche des armes. Le second répond qu’il peut lui en fournir, par l’intermédiaire de trafiquants des pays de l’Est. ­Sébastien L. enchaîne : en fait, il est chargé d’une « mission d’État : l’élimination d’une femme qui travaille pour le Mossad »… Son interlocuteur saisit la balle au bond : il est l’homme de la situation. Le caporal voit-il dans cette proposition une chance inespérée d’accéder, via un circuit parallèle, à une mission sensible à laquelle il aspire vainement? Possible. Quoi qu’il en soit, ­Sébastien L. et ­Pierre B. sont emballés : chacun d’eux semble persuadé qu’il a enfin trouvé un interlocuteur à sa mesure. Un professionnel, issu des « services ». Il ne reste plus maintenant qu’à recruter un second équipier pour accomplir l’opération « homo »…

Là, le complot tourne à la pantalonnade. Se sentant investi de sa « mission pour la France », ­Pierre B. n’hésite pas à démarcher des collègues du centre d’entraînement parachutiste de Saran. Il fait miroiter une prime de 30.000 euros à partager, fifty-fifty. Au moins quatre d’entre eux refusent. Un autre finit par accepter le marché. C’est Carl E.-­Adelard. Lequel affirmera devant les policiers, quelques mois plus tard : « Pour moi, c’était une mission de sous-traitance de la DGSE et je mettais le pied dans l’opérationnel… »

Le 24 juillet 2020, à Créteil, « l’opération » échoue avant même d’avoir commencé. Auditionnée par les policiers, ­Marie-­Hélène ­Dini ne voit pas qui pourrait lui en vouloir. Elle cite cependant le nom de ­concurrents avec qui elle a eu des démêlés. Parmi eux, Jean-Luc B., le formateur en coaching. Mme ­Dini raconte aussi qu’elle avait déjà été agressée dans la rue, en octobre 2019, par deux hommes qui lui ont volé son ordinateur portable…

Pourtant, après la première vague d’interpellations, fin juillet, les investigations piétinent pendant des mois. L’identité des commanditaires reste un mystère. Jusqu’au 21 janvier dernier. L’affaire connaît alors un rebondissement stupéfiant. Les policiers entendent, à titre de témoin, la compagne de ­Sébastien L. Selon la jeune femme, son ­conjoint effectue bien des « missions d’État », et son officier « traitant » est un certain ­Daniel B. Cet homme, dit-elle, a d’ailleurs délégué à ­Sébastien un ­contrat ­concernant une femme « visée parce qu’elle donnait à un État étranger des informations couvertes par le secret-défense ».

Exécuteur de basses oeuvres

Interpellé dans la foulée, ­Daniel B., le supposé « officier traitant », va dévoiler tous les ressorts de l’affaire. L’homme, âgé de 67 ans, est un ancien commandant de la DCRI. À la retraite, il a créé une petite société d’intelligence économique. ­Daniel B. est par ailleurs franc-maçon depuis une vingtaine d’années. Après avoir quitté une première obédience, il a intégré en 2015 la loge Athanor, à Puteaux (Hauts-de-Seine), par le biais de ­Frédéric V., qui en était le « vénérable » (le responsable). Il y a aussi fait la ­connaissance de Jean-Luc B., lui-même ancien vénérable. Mais il affirme ne pas fréquenter ce dernier en dehors de la loge.

Frédéric V. avait une emprise sur moi. Si je n’acceptais pas, je perdais l’accès à son réseau

­Daniel B. en vient maintenant à la tentative de meurtre sur ­Marie-­Hélène ­Dini. « C’est ­Frédéric V. qui m’a mis cette affaire entre les mains. Il me disait que c’était bon pour moi, que cela m’apporterait d’autres ­contrats. » En octobre 2019, il accepte de superviser une première mission, ­confiée à son homme de main, ­Sébastien L. : « bousculer » Mme ­Dini et lui dérober son ordinateur. Puis, au début de l’année 2020, ­Frédéric V. serait revenu à la charge, « pour aller plus loin ». « Les intentions étaient claires, raconte ­Daniel B. devant les policiers. Il fallait que cette personne soit exécutée. »

Pour exécuter ces basses œuvres, ­Sébastien L. est de nouveau requis. « L’histoire du Mossad est une invention de ma part pour motiver ­Sébastien L. et lui faire croire que c’était un ­contrat d’État », poursuit-il. Pourquoi ­Daniel B. a-t-il accepté de servir d’intermédiaire dans ce projet d’assassinat? Réponse : « ­Frédéric avait une emprise sur moi. Si je n’acceptais pas, je perdais l’accès à son réseau […]. C’est sa société qui décrochait les ­contrats et qui m’associait en tant que sous-traitant… »

Fin de l’histoire? Pas encore. Car durant ses trois jours de garde de vue ­Daniel B. s’épanche longuement sur l’étendue des activités criminelles de l’officine ­constituée avec ses deux « frères » maçons de la loge Athanor. L’inventaire est affolant. L’ancien commandant de la DCRI estime avoir « géré une dizaine de dossiers » pour le compte de ­Frédéric V.

L’existence même d’un tel réseau criminel pose des questions vertigineuses

Le premier d’entre eux, en 2018, s’est soldé par un homicide. À l’époque, un couple d’entrepreneurs de l’est de la France se plaint auprès de ­Frédéric V. : ils sont, affirment-ils, victimes d’une « arnaque au sponsoring » mise au point par un pilote de rallye, ­Laurent ­Pasquali. Contre 200.000 euros, selon nos informations, le pilote aurait promis à ses clients d’apposer sur sa voiture leur logo publicitaire durant les courses. Une promesse pas toujours tenue, et multipliable à l’envi. Sur instruction de ­Frédéric V., ­Daniel B. aurait alors envoyé ­Sébastien L. pour récupérer l’argent. L’affaire tourne mal. ­Laurent ­Pasquali disparaît brutalement. Son cadavre est retrouvé fin 2019, enterré dans une forêt de Haute-Loire, à 500 kilomètres de son domicile. Entre-temps, ­Sébastien L. aurait envoyé une photo de la dépouille du pilote à ­Daniel B. Photo également visionnée par ­Frédéric V. Une enquête ­concernant cet homicide est actuellement en cours.

Un autre projet macabre a avorté l’année dernière. Les dirigeants d’une entreprise établie dans l’Ain ­contactent Frédéric V. : ils veulent se débarrasser d’un syndicaliste « gênant »… Le tandem ­Daniel B.-­Sébastien L. est mandaté pour régler l’affaire. Montant prévu pour ce ­contrat : environ 50.000 euros. Mais, à la fin de juillet 2020, juste après l’échec retentissant de la tentative d’assassinat de ­Marie-­Hélène ­Dini, la mission dans l’Ain est annulée en urgence…

Sollicités, les avocats de Jean-Luc B. et de ­Frédéric V. n’ont pas souhaité s’exprimer. « Depuis la révélation de cette affaire ahurissante, ma cliente a reçu le soutien de l’ensemble de sa profession. C’est un point essentiel », commente pour sa part maître ­Joseph ­Cohen-­Sabban, l’avocat de ­Marie-­Hélène ­Dini. « Mais, poursuit-il, l’existence même d’un tel réseau criminel, mêlant des francs-maçons, des chefs d’entreprise de sécurité et des agents du renseignement, dévoyés et sans aucun scrupule, pose des questions vertigineuses. Comment des représentants d’institutions censées incarner la raison, le progrès et la sécurité des citoyens peuvent-ils à ce point ­contrevenir à leur mission? »

L’enquête, toujours en cours, apportera probablement des précisions sur ces incroyables dérives. Et, au vu du nombre de personnes ayant sollicité les services du trio des « frères », d’autres surprises ne sont pas à exclure.

 



Des tueurs à gages francs-maçons missionnés à Saint-Maur-des-Fossés…

Dans la famille chiraco-barbouze du crime organisé, après PPDA, voilà que se pointent Henri Plagnol et toute sa clique…

C’est drôle, parce que j’ai bien eu un ou plusieurs lecteurs très réguliers de Saint-Maur-des-Fossés à compter de 2010.

J’ignore de qui il s’agissait, mais là, je sens bien qu’il, elle ou eux doivent être tout à fait cuits… carbonisés, même…

A noter : très peu de médias informent leurs lecteurs sur cette affaire, un seul a évoqué le récent procès en appel d’Henri Plagnol pour avoir cautionné un système de fausses factures émanant d’une filiale de Bygmalion lorsqu’il dirigeait la mairie de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), et dont les résultats sont attendus pour le 23 mars.

 

https://fr.sputniknews.com/france/202102201045251339-un-ancien-maire-soupconne-davoir-eu-recours-a-un-reseau-maconnique-pour-nuire-a-son-adversaire/

Tueur à gages (image d'illustation)

Un ancien maire soupçonné d’avoir eu recours à un réseau maçonnique pour nuire à son adversaire politique

 

© Photo / Pixabay / leo2014

France

15:58 20.02.2021
Par

L’ancien maire de Saint-Maur-des Fossés, Henri Plagnol, aurait eu recours aux services d’un groupuscule de francs-maçons pour surveiller un adversaire aux municipales, selon Libération. Certains membres de ce réseau sont liés à une tentative de meurtre et soupçonnés d’un autre assassinat.

L’enquête sur la tentative de meurtre d’une coach en entreprise survenue en juillet 2020 a révélé l’existence d’un groupuscule de tueurs à gages au sein d’un réseau franc-maçonnique, dissous depuis. C’est à ces individus que se serait adressé l’ancien maire de Saint-Maur-des-Fossés, Henri Plagnol, pour surveiller l’un de ses adversaires politiques, Sylvain Berrios, révèle Libération.

Plusieurs de ses membres seraient également liés au meurtre d’un ancien pilote de course, Laurent Pasquali, dont le corps a été retrouvé en septembre 2019, ajoute Le Parisien. Cette équipe était en partie composée de membres de la DGSI (Direction générale de sécurité intérieure). L’un de leurs «recruteurs», Frédéric V., ancien policier, a été interpellé cet été pour la tentative de meurtre.

Lors de son audition fin janvier, ce dernier a affirmé avoir été mandaté par le maire de l’époque, M. Plagnol, pour constituer un dossier censé nuire à Sylvain Berrios, son ancien adjoint devenu adversaire aux municipales de 2014, élections qu’il a d’ailleurs remportées. Ce Frédéric V. a alors demandé à l’un de ses comparses, un retraité de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), ancêtre de la DGSI, de récolter des informations sur lui.

Facturé à la mairie

Ce service aurait été facturé 10.000 euros, indique Le Parisien. Le montant a été transféré au nom de la mairie, prétextant un «audit de sécurité», vers la société de Frédéric V. Henri Plagnol a d’ailleurs été reconnu coupable en 2017 dans une affaire de fausses factures. La mission s’est toutefois conclue par un échec, le maire n’ayant pu utiliser le moindre élément contre son concurrent.

Contacté, l’avocat de l’ancien élu a livré la même réponse à Libération et au Parisien: «mon client dément formellement avoir fait appel à qui que ce soit pour exercer une quelconque surveillance sur ses adversaires quels qu’ils soient au cours des nombreuses élections auxquelles il a pris part tout au long de sa carrière politique».

Projet de meurtre

Mais Frédéric V. va plus loin, révélant aux enquêteurs qu’il a missionné un homme pour éliminer Sylvain Berrios, indique Le Parisien.

«C’était de la surveillance dans le but de passer à l’action, dans le but que Berrios ait un accident. La finalité était floue, il me l’a expliquée en me disant que ça pouvait aller de la chaise roulante au cercueil. La finalité était à son appréciation. Dans tous les cas j’étais d’accord», a-t-il confié.

Il aurait renoncé à ce projet après en avoir parlé à sa compagne, à l’époque directrice de cabinet du maire et conseillère régionale d’Île-de-France, laquelle l’a «engueulé». Le Parquet de Paris n’a pas fait savoir si des suites avaient été données à ces confessions.

 

 

https://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/le-maire-de-saint-maur-a-vecu-sous-la-menace-dex-militaires-et-francs-macons-4026499

Le maire de Saint-Maur a vécu sous la menace d’ex-militaires et francs-maçons

 

08h38 , le 20 février 2021

 

INFO JDD – Le maire de Saint-Maur, Sylvain Berrios, était dans le collimateur de l’officine composée de militaires et de francs-maçons dès 2014. Un de ses adjoints a également été tabassé en 2016.

Sylvain Berrios en 2016, quand il était député du Val-de-Marne.

Sylvain Berrios en 2016, quand il était député du Val-de-Marne. (Sipa)

 

Depuis le 24 juillet dernier et la neutralisation d’un commando armé mandaté pour assassiner une coach en entreprise à Créteil (Val-de-Marne), magistrats parisiens et policiers de la Brigade criminelle vont de découverte en découverte. La liste des mis en examen, huit actuellement, ne cesse de s’allonger autour d’un groupe de francs-maçons dévoyés. Tout comme celle des meurtres, projets criminels, tabassages, surveillances et autres dérives qu’ils ont commencé à avouer.

Certains vont secouer la ville de Saint-Maur, commune du Val-de-Marne où une guerre fratricide avait opposé en 2014, sur fond de fausses factures liées à l’affaire Bygmalion, le maire sortant Henri Plagnol à son ancien adjoint Sylvain Berrios. Pendant des mois, ce dernier aurait été surveillé par cette officine barbouzarde dans l’objectif de s’en pendre physiquement à lui : « Ça pouvait aller de la chaise roulante au cercueil », a reconnu un des protagonistes.

Un ancien journaliste et un retraité des RG

Deux hommes, Frédéric V… et Pierre B…, jouent un rôle central dans cette affaire hors du commun qui a explosé avec le projet d’assassinat avorté de Marie-Hélène Dini, coach en entreprise et hypnotiseuse, commandité par un concurrent. Le premier, Frédéric V…, 50 ans, est un ancien et éphémère journaliste du Dauphiné Libéré rapidement reconverti dans la communication, notamment chez PSA, avant de créer par la suite plusieurs sociétés (sécurité privée, conseil, formation…) en France et en Suisse.

Depuis 2012, il partage la vie de Stéphanie C…, conseillère régionale UMP d’Ile-de-France de 2010 à 2015 et surtout directrice de cabinet du maire de Saint-Maur, l’ancien ministre Henri Plagnol, jusqu’en 2014.

Ça pouvait aller de la chaise roulante au cercueil

Il a sympathisé avec le second, Daniel B…, 67 ans, pur produit des renseignements généraux (RG) jusqu’à sa retraite en 2009, en fréquentant la loge maçonnique de Puteaux (Hauts-de-Seine). Ce père de cinq enfants s’est ensuite lancé dans l’intelligence économique, notamment en Afrique, avant de travailler comme sous-traitant, principalement pour Frédéric V…, tout en continuant, dit-il, à « rendre des services » à la DGSE…

Un homicide, celui du pilote automobile Laurent Pasquali, révélé par Le Parisien, tué pour une histoire de dettes dans son parking à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) fin 2018 avant d’être enterré dans un bois perdu en Haute-Loire, leur est déjà attribué. Ainsi qu’un projet non abouti la même année visant un syndicaliste de l’Ain. Selon les aveux passés le 27 janvier par Frédéric V…, il faut désormais ajouter un autre dessein criminel : organiser un « accident » contre Sylvain Berrios.

Une facture de « peut-être 10.000 euros »

Les campagnes électorales pour les municipales comptent parmi les plus dures. Celle de 2014 à Saint-Maur a atteint des sommets en matière de menaces, rumeurs et calomnies. La guerre est fratricide à droite entre le frondeur Sylvain Berrios, qui a déjà raflé le siège de député en 2012, et le maire sortant, l’ancien ministre Henri Plagnol qui venait d’embaucher Stéphanie, la compagne de Frédéric V…, au sein de son cabinet.

Pressé de question par les enquêteurs de la brigade criminelle, ce dernier a d’abord révélé, comme l’a dévoilé Libération, avoir fait surveiller Sylvain Berrios à cette époque précisant que c’est à la demande de l’ancien ministre Plagnol qu’il a missionné Pierre B… pour enquêter sur son concurrent. Des accusations rejetées par l’avocat de l’ancien secrétaire d’Etat de Jacques Chirac.

Dans le but que Berrios ait un accident

« Mon client dément formellement avoir fait appel à qui que ce soit pour exercer une quelconque surveillance sur ses adversaires quels qu’ils soient au cours des nombreuses élections auxquelles il a pris part tout au long de sa carrière politique », a fait savoir Jérôme Grand D’Esnon à Libé. Frédéric V… évoque une facture de « peut-être 10.000 euros », payée par la ville au prétexte d’un audit de sécurité.

Mais l’affaire ne s’est pas arrêtée là. La campagne, conclue par une victoire de Berrios, a laissé des traces d’autant que le nouveau maire de Saint-Maur est à l’origine de la plainte qui va conduire Plagnol, mais aussi Stéphanie C…, devant la justice pour avoir cautionné un système de fausses factures (près de 280.000 euros) au profit d’ »Idéepole », une filiale de Bygmalion. Des peines de prison avec sursis ont été prononcées en 2017, le délibéré de l’appel est attendu le 23 mars.

Un adjoint passé à tabac dans son jardin

Cette fois, c’est à sa demande personnelle, assume Frédéric V…, qu’il a missionné Pierre B… et ses sbires d’abord pour espionner le nouveau maire puis pour envisager « de passer à l’action, dans le but que Berrios ait un accident ». Il serait question de près de deux ans de surveillance en attendant le moment opportun qui n’arrivera pas. Ce serait sa compagne Stéphanie qui, une fois prévenue peu avant le procès de 2017, aurait mis le holà définitif à ce projet. Sollicité par le JDD, Sylvain Berrios n’a pas souhaité s’exprimer.

Un des anciens adjoints de Sylvain Berrios a eu moins de chance. Un matin d’octobre 2016, le conseiller départemental Jean-François Le Helloco est attaqué par deux hommes cagoulés dans le jardin de sa maison de Saint-Maur. S’en suit une pluie de coups, des injonctions « Faut que tu arrêtes! » et une photo souvenir. Frédéric V… voue une haine féroce contre Le Helloco qu’il accuse d’avoir pourri la vie de sa compagne Stéphane durant des années. Une raison suffisante pour demander à ce qu’on « lui casse la gueule ». « J’espère que ça te soulagera », lui aurait dit son ami Pierre B… en lui montrant la photo sur son téléphone.

 

 

https://www.leparisien.fr/faits-divers/reseau-franc-macon-de-tueurs-les-inquietants-contrats-autour-de-la-mairie-de-saint-maur-des-fosses-20-02-2021-8425635.php

Réseau franc-maçon de tueurs : les inquiétants contrats autour de la mairie de Saint-Maur-des-Fossés

 

Des membres du groupe criminel démantelé lors de l’enquête sur la tentative d’assassinat d’une coach en entreprise ont révélé en garde à vue l’existence de «contrats» de surveillance, d’agression et de projet de meurtre visant le maire de Saint-Maur et l’un de ses lieutenants.

 

 Frédéric V. a révélé en garde à vue avoir missionné son ami Daniel B. pour éliminer Sylvain Berrios après sa victoire aux municipales à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne).

Frédéric V. a révélé en garde à vue avoir missionné son ami Daniel B. pour éliminer Sylvain Berrios après sa victoire aux municipales à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne). LP/Elsa Marnette

 

Par Timothée Boutry, Jean-Michel Décugis et Jérémie Pham-Lê

Le 20 février 2021 à 12h11, modifié le 20 février 2021 à 12h27

 

Les développements de l’enquête sur la tentative d’assassinat dont a été victime en juillet 2020 Marie-Hélène Dini, une professionnelle du coaching en entreprise, donnent le tournis. A ce jour, neuf personnes sont mises en examen dans cette histoire à tiroirs, dont quatre militaires de la DGSE et deux anciens policiers des renseignements intérieurs. Les investigations ont révélé l’existence d’une officine privée de tueurs à gages dont les membres sont liés par une loge franc-maçonne des Hauts-de-Seine : Athanor.

Outre le projet visant Marie-Hélène Dini, plusieurs membres de ce groupuscule sont soupçonnés d’avoir pris part à l’exécution d’un ancien pilote de course, Laurent Pasquali, dont la dépouille a été découverte dans un bois de Haute-Loire en septembre 2019. Cette enquête vertigineuse fait dorénavant un crochet inattendu à Saint-Maur des Fossés (Val-de-Marne).

Comme l’a révélé Libération, Henri Plagnol, l’ancien député-maire (UMP) de cette commune cossue de banlieue parisienne et ancien secrétaire d’Etat à la réforme de l’Etat du gouvernement Raffarin, est soupçonné d’avoir eu recours à ce réseau occulte. C’est en tout cas ce qu’affirme son maître d’œuvre Frédéric V., ex-journaliste et communicant devenu professionnel de la sécurité privée.

L’ancien député-maire «voulait des éléments sur son adversaire»

Lors de sa garde à vue, ce dernier a expliqué que l’ancien édile lui avait demandé de surveiller son rival Sylvain Berrios, ex-député LR qui l’a battu lors des élections municipales de 2014. « Dans le cadre de la campagne électorale, il voulait des éléments sur son adversaire », indique Frédéric V. aux enquêteurs de la brigade criminelle de Paris en parlant d’Henri Plagnol. Il s’agissait alors de glaner des informations compromettantes sur de prétendues commissions perçues en marge de programmes immobiliers.

 

Sylvain Berrios, maire de Saint-Maur-des-Fossés depuis 2014./DR
Sylvain Berrios, maire de Saint-Maur-des-Fossés depuis 2014./DR  

 

Pour ce faire, Frédéric V. précise avoir eu recours aux services de son frère de loge Daniel B., un ancien policier de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, l’ancêtre de la DGSI) reconverti en barbouze. Les deux hommes, placés en détention provisoire, sont déjà mis en cause dans les volets Dini et Pasquali de l’enquête.

Selon Frédéric V., Daniel B. aurait fait suivre Sylvain Berrios. Il évoque une mission payée 10000 euros. « C’est la ville de Saint-Maur-des-Fossés qui a payé cette facture à ma société (…). On avait fait passer ça pour de l’audit de sécurité », relate Frédéric V. en garde à vue. La mission n’aurait pas prospéré : « On n’a pas eu de photos et Plagnol a fait avec. Puis Plagnol a perdu les élections », explique-t-il laconique.

Contacté, Me Jérôme Grand d’Esnon, l’avocat d’Henri Plagnol, nous a renvoyés au commentaire suivant : « Mon client dément formellement avoir fait appel à qui que ce soit pour exercer une quelconque surveillance sur ses adversaires quels qu’ils soient au cours des nombreuses élections auxquelles il a pris part tout au long de sa carrière politique. » Sollicité, le parquet de Paris n’a pas souhaité indiquer si des suites procédurales avaient été données à cette confession.

L’agression d’un conseiller départemental (LR)

Mais lors de cette audition qui s’est déroulée fin janvier, Frédéric V. n’en reste pas là et confesse son implication dans un autre épisode trouble de la vie politique à Saint-Maur. Le 11 octobre 2016, le conseiller départemental (LR) Jean- François Le Helloco se fait violemment agresser dans le jardin de son domicile par deux hommes encagoulés. Son épouse, alors enceinte de 8 mois, est présente dans la maison. Ses agresseurs le frappent au visage puis prennent son faciès tuméfié en photo et le menacent en ces termes : « Faut que tu arrêtes », « Maintenant tu fais plus rien », « On en reste là pour aujourd’hui ».

A ce jour, cette agression n’avait jamais été résolue. Face aux enquêteurs, Frédéric V. affirme en être l’unique commanditaire. « J’ai demandé à B. (NDLR : Daniel B.), puisque je savais qu’il en avait la possibilité, d’aller bousculer un monsieur qui s’appelle Le Helloco Jean-François. » Le consultant justifie son initiative par des considérations privées. A l’époque, il reprochait à l’élu, ancien adjoint au maire de Saint-Maur, de dénigrer sa compagne Stéphanie C. qui n’était autre que la directrice de cabinet d’Henri Plagnol à la mairie. « Je n’ai pas supporté que cette personne fasse tout ça, en continuant de se moquer d’elle, en expliquant des horreurs », se justifie-t-il, assurant que sa compagne ne lui avait rien demandé. Frédéric V. évoque une somme de 3 ou 4000 euros remise en liquide à son comparse.

Egalement entendu en garde à vue, Daniel B. confirme la mission commandée par son ami. Et précise avoir fait appel à son homme de main préféré. « Il m’a confirmé que la personne avait été intimidée, à savoir tapée dans son jardin », relate l’ancien policier.

Contacté, Jean-François Le Helloco se satisfait de ces derniers développements. « Maintenant je sais qui est derrière tout ça, la justice va pouvoir passer », souligne celui qui est encore pour quelques mois conseiller départemental. En revanche, l’élu conteste le mobile mis en avant par Frédéric V. « Je ne connais absolument pas cette personne. Je connais effectivement sa compagne. Nous avons eu des différends mais je ne me suis jamais livré à des attaques personnelles contre elle. Cette excuse ne tient pas la route. »

Un système de fausses factures à la mairie

Selon lui, l’explication serait à chercher ailleurs. Jean-François Le Helloco fait partie des élus qui ont dénoncé l’existence d’un système de fausses factures à la mairie. Ces accusations ont donné lieu à un procès à l’issue duquel Henri Plagnol et Stéphanie C. ont été condamnés en 2017. L’audience en appel s’est tenue le 4 février dernier à Paris. « Je suis convaincu que mon agression est en lien avec cette affaire », assure Jean-François Le Helloco.

Reste que la haine de Fréderic V. à l’égard de la municipalité de Saint-Maur est telle qu’il a envisagé des scénarios bien plus noirs. Au cours de sa garde à vue, l’homme révèle ainsi spontanément avoir également missionné son « frère » Daniel B. pour éliminer Sylvain Berrios après sa victoire aux municipales. Il le tient pour responsable des déboires judiciaires de sa compagne. « J’ai demandé à B. de faire surveiller Berrios dans un premier temps, et ensuite je lui ai demandé de me rendre compte sur le contexte, il m’a dit que c’était un monsieur qui n’était jamais seul, qui était très attentif et prudent, confie Frédéric V. aux enquêteurs. C’était de la surveillance dans le but de passer à l’action, dans le but que Berrios ait un accident. La finalité était floue, il me l’a expliqué en me disant que ça pouvait aller de la chaise roulante au cercueil. La finalité était à son appréciation. Dans tous les cas j’étais d’accord. »

Cette sombre mission aurait duré plus de deux ans. Frédéric V. l’aurait finalement annulée après s’être épanché auprès sa compagne peu avant son procès. Celle-ci l’aurait copieusement « engueulé »… Contacté, l’avocat de Frédéric V., Me Sébastien Schapira, n’a pas souhaité s’exprimer.

 

 

https://94.citoyens.com/2021/affaire-bygmalion-proces-en-appel-de-lancien-maire-de-saint-maur-des-fosses,31-01-2021.html

Affaire Bygmalion: procès en appel de l’ancien maire de Saint-Maur-des-Fossés

 

Affaire Bygmalion: procès en appel de l’ancien maire de Saint-Maur-des-Fossés
 

C’est ce mercredi 3 février que démarre à Paris le procès en appel d’Henri Plagnol, ancien maire de Saint-Maur-des-Fossés, condamné pour cautionnement d’un système de fausses factures d’une filiale de Bygmalion.

Lors de son procès en 2017, l’ancien ministre avait été condamné à trois ans d’inéligibilité et un an d’emprisonnement avec sursis, pour avoir cautionné un système de fausses factures émanant d’une filiale de Bygmalion lorsqu’il dirigeait la mairie de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne).

Trois de ses collaboratrices ont écopé de peines allant d’un mois à un an de prison avec sursis et le patron de Bygmalion, Sébastien Millot, d’une peine de 15 mois d’emprisonnement, dont six ferme, pour recel de détournement de fonds. Le procès devait avoir lieu du 18 au 19 novembre 2020 mais a été reporté, Sébastien Millot étant cas contact. Le procès se tient à la Cour d’appel de Paris.

 

 

 
https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Plagnol

Henri Plagnol

Page d’aide sur l’homonymiePour les articles homonymes, voir Plagnol.

Henri Plagnol
Illustration.
Henri Plagnol en 2010.
Fonctions
Maire de Saint-Maur-des-Fossés
20 mars 200830 mars 2014
(6 ans et 14 jours)
Élection 16 mars 2008
Prédécesseur Jean-Louis Beaumont (DVD)
Successeur Sylvain Berrios (UMP)
Secrétaire d’État chargé de
la Réforme de l’État
17 juin 200230 mars 2004
(1 an, 9 mois et 13 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin II
Prédécesseur Jean-Paul Delevoye (indirectement)
Successeur Éric Woerth
Député de la 1re circonscription
du Val-de-Marne
20 juin 200718 octobre 2012
(5 ans, 3 mois et 28 jours)
Élection 17 juin 2007
Prédécesseur Jean-Louis Beaumont (UDF)
Successeur Sylvain Berrios (UMP)
12 juin 199718 juillet 2002
(5 ans, 1 mois et 6 jours)
Élection 1er juin 1997
Réélection 16 juin 2002
Prédécesseur Jean-Louis Beaumont (UDF)
Successeur Pierre-Louis Fagniez (UMP)
Conseiller général du Val-de-Marne
29 mars 200428 avril 2009
(5 ans et 30 jours)
Circonscription Canton de Saint-Maur-des-Fossés-Centre
Prédécesseur Bernard Vincens (UMP)
Successeur Nicolas Clodong (DVD)
27 mars 199418 mars 2001
(6 ans, 11 mois et 19 jours)
Circonscription Canton de Créteil-Nord
Prédécesseur André Maurin (PS)
Successeur Pierre-Louis Fagniez (DVD)
Biographie
Date de naissance 11 février 1961 (60 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité française
Parti politique UDI
Diplômé de École normale supérieure de Saint-Cloud
Sciences-Po Paris
ENA
Profession Maître de conférences à Sciences Po Paris
Conseiller d’Etat
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Henri Plagnol, né le 11 février 1961 à Paris, est un homme politique français.

Biographie

Henri Plagnol naît à Paris, il est l’aîné de cinq enfants. Sa mère est enseignante en lettres et son père, officier dans l’armée de terre.

Après des études au lycée jésuite Saint-Louis de Gonzague à Paris, il est élève en hypokhâgne et en khâgne au lycée Henri-IV, puis à l’École normale supérieure de Saint-Cloud dont il est diplômé en 1980.

Il intègre ensuite l’IEP de Paris, décroche en parallèle une agrégation de sciences sociales et est admis à l’École nationale d’administration, au sein de la promotion Fernand-Braudel (1987)1. Il opte à la sortie pour le Conseil d’État, où il devient maître des requêtes2.

Maître de conférences à Sciences Po, il a également enseigné la géopolitique internationale au sein du master 2 affaires internationales de l’université Paris-Dauphine3.

Le 1er avril 1993, il entre au cabinet du premier ministre Édouard Balladur, afin d’y être chargé des affaires culturelles – via l’appui de Nicolas Bazire, directeur du cabinet4. Le Premier ministre met fin à ses fonctions le 13 avril : Pagnol a fréquenté de trop près une agente de la CIA intéressée par la position de la France concernant les négociations du GATT2. La DST utilise alors Pagnol, à son gré et seulement sur quelques rendez-vous, pour jouer les agents doubles vis-à-vis des agents américains. Ses contacts seront expulsés du territoire français à la veille de l’élection présidentielle de 19952. Plagnol se verra alors reprocher par le Conseil d’État son travail avec la DST5.

En 2000, il publie aux éditions Flammarion un roman intitulé Les Orphelins de l’Empire.

Chevalier de la Légion d’honneur, Henri Plagnol est également signataire du Pacte écologique local proposé par Nicolas Hulot et membre de la Société internationale des Droits de l’homme.

Henri Plagnol est marié et père d’un enfant.

Mandats locaux

En 1989, il est élu au conseil municipal de Saint-Maur-des-Fossés sur la liste du maire Jean-Louis Beaumont et se voit confier la délégation au patrimoine historique et à l’université6.

En 1994, il est élu conseiller général du Val-de-Marne, dans le canton de Créteil-Nord.

En 1995, il est élu au conseil municipal de Créteil.

En 2001, il est réélu conseiller municipal de Saint-Maur-des-Fossés. Il remporte en 2004 l’élection cantonale pour le canton de Saint-Maur-des-Fossés-Centre, fonction dont il choisit de démissionner en 2009 pour se consacrer à ses autres mandats.

Le 16 mars 2008, la liste qu’il conduit remporte les élections municipales de Saint-Maur-des-Fossés en recueillant 45,4 % des voix au second tour, dans une triangulaire face aux listes de Jean-Bernard Thonus (DVD) et Philippe Rosaire (PS).

Le 11 octobre 2012, face à l’opposition de sa propre majorité municipale, il est contraint de retirer deux délibérations à l’ordre du jour du conseil municipal de Saint-Maur, portant sur une hausse de 23 % de la CFE et sur la décision modificative du budget7. Quelques jours plus tard, le 17 octobre 2012, 14 adjoints au maire (sur 16) suivis par 13 conseillers municipaux (dont deux de l’opposition) demandent solennellement la démission du maire8 dans leur appel pour une nouvelle majorité9.

Le 14 novembre 2013, Henri Plagnol annonce sa candidature à l’élection municipale de 2014. À l’issue du second tour, il est battu par Sylvain Berrios. Élu conseiller municipal, il démissionne de cette fonction.

D’après Libération, Henri Plagnol aurait fait appel à une cellule de « barbouzes » afin d’espionner son adversaire lors les élections municipales de 2014. Les agents mis en cause ont été arrêtés en 2020 à la suite d’une tentative d’assassinat, permettant à la justice d’enquêter sur leurs précédents clients10.

Mandats nationaux

En 1993, il est élu député suppléant de la première circonscription du Val-de-Marne.

En 1997, il est élu député UDF de la première circonscription du Val-de-Marne, en remportant le second tour avec 58,09 % face à la candidate PS Michèle Sabban (le député sortant et maire de Saint-Maur-des-Fossés Jean-Louis Beaumont étant éliminé dès le premier tour)11.

En 2002, il est réélu député de la première circonscription du Val-de-Marne sous l’étiquette UMP, avec 62,08 % au second tour. Appelé au gouvernement, il cède sa place à son suppléant11.

En 2007, il est réélu député de la première circonscription du Val-de-Marne, en obtenant 54,23 % au second tour face au candidat Modem, l’ancien journaliste Jean-Marie Cavada. Lors de sa campagne, il avait notamment reçu une visite de soutien de Simone Veil11.

Membre de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, il est notamment l’auteur, avec le député PS Jean Glavany, d’un rapport parlementaire intitulé Afghanistan : un chemin pour la paix. Il est également membre de la délégation française à l’Assemblée parlementaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

En juin 2010, il se voit confier par le président de la République Nicolas Sarkozy une mission parlementaire destinée à inventer une nouvelle gouvernance économique en Europe12.

Il présente sa candidature pour les élections législatives de 201213 et est élu. Le 18 octobre 2012, le Conseil constitutionnel annule son élection car son suppléant était déjà inscrit comme suppléant lors des sénatoriales de 201114,15. Une nouvelle élection a lieu les 9 et 16 décembre 2012. Au second tour, Henri Plagnol est battu par Sylvain Berrios qui se présentait en tant que dissident UMP.

Fonctions ministérielles

Le 17 juin 2002, au lendemain de sa réélection en tant que député de première circonscription du Val-de-Marne, il est appelé par Jacques Chirac, président de la République, au sein du deuxième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.

Il y occupe les fonctions de secrétaire d’État à la Réforme de l’État, auprès du ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l’État et de l’Aménagement du territoire, Jean-Paul Delevoye16.

À ce titre, il a surtout œuvré en faveur d’un plan de développement de l’usage des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans l’administration française, au niveau central et dans les collectivités territoriales (plan ADELE)17.

Il a également été à l’initiative d’un plan destiné à simplifier la vie des Français et introduire des critères d’évaluation de la qualité du service rendu dans l’administration.

Affaires judiciaires

Il est jugé en septembre 2017 pour détournement de fonds publics et faux en écriture dans le cadre d’un marché de communication passé entre la ville de Saint-Maur et une filiale de Bygmalion, de décembre 2009 à juin 2013. Trois de ses collaborateurs sont également poursuivis pour complicité de recel de détournements de fonds18.

Reconnu coupable de complicité de détournement de fonds publics en novembre 2017, Henri Plagnol est condamné à trois ans d’inéligibilité et un an d’emprisonnement avec sursis19.

Mandats électifs

Mandats parlementaires

Mandats locaux

Fonction ministérielle

  • 17 juin 2002 – 30 mars 2004 : secrétaire d’État chargé de la Réforme de l’État auprès du ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l’État et de l’Aménagement du territoire à la réforme de l’État.

Ouvrage

Notes et références

  1. « Décision n° 2012-4565/4567/4568/4574/4575/4576/4577 AN du 18 octobre 2012 » [archive], sur Conseil constitutionnel (consulté le 26 septembre 2020).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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v · m
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin II (17 juin 2002 – 30 mars 2004)

 



Affaire PPDA : mauvaise réaction de Cyril Hanouna en réponse à Nathalie Marquay

Personnellement, ce qui me choque le plus dans ce qui s’est dit sur le plateau de TPMP à propos de l’affaire PPDA, c’est cette réaction de Cyril Hanouna « recadrant » Nathalie Marquay :

« Je ne peux pas vous laisser dire ça (…) Florence Porcel c’est pas une folle ! ».

Il est probable qu’il ait voulu bien faire, mais c’est raté.

Pour commencer, les personnes atteintes de troubles mentaux sont aussi bien plus que les autres victimes d’abus divers et variés, et ce pour des raisons absolument évidentes :

1°/ elles sont bien plus fragiles et vulnérables, ce que les abuseurs d’habitude repèrent tout de suite ou très rapidement chez elles, car ils sont toujours à la recherche des proies les plus faciles;

2°/ elles sont donc, aussi, bien plus visées que les autres, par des pervers qui savent pertinemment deux choses : 1/ qu’ils pourront les abuser plus facilement que les autres; 2/ qu’ils n’auront qu’à les traiter de « folles » ou rappeler quels sont leurs troubles psychiatriques éventuels pour discréditer totalement leur parole auprès des autorités judiciaires en cas de plainte.

Comme c’est très souvent le cas, Florence Porcel se présente d’ailleurs comme une jeune femme particulièrement fragile et vulnérable lors de la première agression qu’elle décrit, au sortir d’une adolescence marquée par de lourds problèmes de santé qui ne lui ont pas permis d’évoluer socialement, psychologiquement et mentalement comme les autres filles de son âge.

Dire d’une femme que ses accusations de viol ou autre seraient fausses ou mensongères parce qu’elle serait malade mentale est donc totalement inadmissible.

Mais il est vrai que les autorités judiciaires, qui malheureusement sont très souvent incarnées par des pervers, l’admettent couramment, par pur cynisme, parce que ces magistrats ont décidé de sacrifier cette catégorie de femmes sur l’autel des « besoins » d’une catégorie de messieurs (ou de femmes) qui normalement devraient tous être condamnés à de lourdes peines d’emprisonnement pour des crimes qu’ils ont commis avec la circonstance aggravante de la particulière vulnérabilité de leur victime, bien connue d’eux.

Tous ceux et toutes celles, fort nombreux, qui pour des raisons diverses et variées se sont retrouvés à tort étiquetés ou désignés à la vindicte populaire comme fous ou folles peuvent bien à cet égard témoigner de la manière dont ils ont alors vu leur vie basculer dans le cortège d’horreurs que subissent aussi, et encore plus fortement, toutes les personnes véritablement atteintes de troubles psychiatriques, ce qui vient d’être rappelé au sujet de ces dernières les concernant aussi en grande partie, quoique leur état psychique originel ne les prédispose pas à subir plus d’abus que la moyenne.

En l’occurrence, l’étiquette, peu important qu’elle soit erronée ou non, constitue par elle-même un très puissant appel au crime.

Si c’est une folle, vous pouvez y aller, elle ne pourra jamais porter plainte…

Cessez donc d’associer des accusations de viol ou autre qui seraient potentiellement sujettes à caution à la « folie » présumée de celle qui les porte, car dans les faits, il s’avère que les personnes atteintes de troubles psychiatriques ou considérées comme telles sont effectivement bien plus souvent que les autres victimes d’abus de toutes sortes et ne mentent pas ni n’affabulent lorsqu’elles s’en plaignent.

En revanche, les violeurs et autres abuseurs mentent et affabulent tous systématiquement et en permanence : d’abord pour ferrer leurs victimes, les attirer dans leurs filets, puis pour échapper aux condamnations qu’ils méritent.

Et eux ne sont généralement pas fous !

Ce ne sont que des pervers.

Les vraies questions à se poser portent donc en priorité sur les faits allégués par l’une et l’autre des deux parties qui s’opposent, puis sur leurs capacités respectives à mentir, affabuler ou avoir commis les faits dont elles s’accusent mutuellement : viols ou autres abus, dénonciations calomnieuses, etc…

 

https://www.public.fr/News/On-peut-pas-dire-ca-Cyril-Hanouna-recadre-sechement-Nathalie-Marquay-apres-un-derapage-sur-l-affaire-PPDA-1667534

« On peut pas dire ça », Cyril Hanouna recadre sèchement Nathalie Marquay après un dérapage sur l’affaire PPDA !

 

20 février 2021 à 06h00

 

L’équipe de TPMP a évoqué les accusations de viol dont fait l’objet Patrick Poivre d’Arvor ce qui a donné débat. Et durant ces échanges, la femme de Jean-Pierre Pernaut a été recadrée !

 

Cyril Hanouna a pris l’animation des TPMP : Week-end. L’occasion d’aborder avec son équipe de nombreux sujets dont l’affaire Patrick Poivre D’Arvor qui a fait couler beaucoup d’encre. Cette semaine, l’ancien présentateur du JT de 20 heures de TF1 est accusé de viols par l’écrivaine Florence Porcel. Celle-ci a indiqué que le journaliste aurait abusé d’elle dans un contexte d’emprise psychologique et d’abus de pouvoir. La première fois en 2004. Et la seconde agression en 2009.

En plateau, le meilleur ami de PPDA, Michel Polacco, et Marjolaine, ex-candidate de Greg, le millionnaire était sur le plateau. Le premier a défendu le journaliste tandis que la deuxième a indiqué avoir été invité au ski, pour le trophée des femmes par l’ex-star de la première chaîne. Celle qui est directrice, d’une agence immobilière a expliqué n’avoir jamais été en danger en sa présence.

Les chroniqueurs ont indiqué qu’il avait la réputation d’être un grand séducteur. Nathalie Marquay-Pernaut a ensuite pris la parole

« Jean-Pierre (Pernaut) est très choqué. Il l’a côtoyé pendant plus de 20 ans et il se dit c’est pas possible », a indiqué l’ex-Miss France avant de continuer en disant : « Moi ce qui me choque, c’est que soi-disant, elle s’est fait violer en 200… », a-t-elle commencé avant d’être interrompu par Cyril Hanouna, absolument pas d’accord avec le début de son propos. « Je ne peux pas vous laisser dire ça (…) Florence Porcel c’est pas une folle ! ».

« Non mais cinq ans après elle le recontacte pour lui demander une interview (…) Si on a été violé, enfin moi si j’avais été violée, j’aurais eu peur de voir mon violeur en face de moi », a-t-elle conclu face à la majorité de ses collègues en désaccord avec elle sur le sujet. Même chose sur les réseaux sociaux, où ses oreilles ont dû siffler !

« Je suis choquée par les propos de Nathalie Marquay qui a quand mm osé dire : Florence qui s’est ‘soit disant’ faite violer par ppda ! », « Sur C8 on a donc Nathalie Marquay, femme de JP pernaut et donc amie de PPDA par extension, qui nous dit qu’on ne peut pas se faire violer plusieurs fois sauf si, en gros, on en a envie… j’ai envie d’hurler et foutre le feu à ma télé, je les hais tous », « Nathalie marquay pourquoi elle a l’air aussi bête comme femme, « Je ne comprends pas la présence de Nathalie Marquay qui n ‘a aucune analyse fondée à part son “ moi je …” je suis déçue Cyril !! J ai bien peur de zapper à chaque fois qu elle sera là », pouvait-on lire en réaction sur Twitter.

À voir également : Affaire PPDA : ce qu’en pense Claire Chazal

La Rédaction

 



Jean-Marc Donnadieu me cherche encore sur la gauche…

 

 

 

… il va se reprendre une droite… parce que sa colonne de gauche de toxico notoire n’est toujours pas la mienne….

 

 

http://satanistique.blogspot.com/2021/02/au-tour-de-patrick-poivre-darvor-detre.html

2 commentaires:

Jean-Marc Donnadieu me cherche encore sur la gauche... dans Folie 2260

« de vastes campagnes de calomnies publiques associant viols manifestes de l’intimité de la vie privée »

C’est rigolo, c’est exactement pour ça que ton blog a été fermé et ton hébergeur condamné …
Mais ce procès là le dernier, il est pas dans ta liste en haut à gauche …

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Méthodologie

La boîte à outils de l’Intelligence collective
Chapitre II : Faire grandir sa posture de leader

Fiche 02 : La colonne de gauche

  • Retrouvez 9 fiches outils dans ce chapitre
  • Publié le 30 nov. 2017

La boîte à outils de l’Intelligence collective

7 chapitres / 65 fiches

le support de la colonne de gauche

En résumé

La colonne de gauche est un outil qui permet de prendre conscience de ses modèles mentaux, de ses pensées, de ses a priori ou hypothèses à l’oeuvre dans une relation. C’est un outil simple recommandé dans des situations de conflit interpersonnel ponctuelles ou répétitives.

L’expression par écrit de cette  » petite voix  » dans la tête met en lumière les non-dits, générant une première prise de distance. Leur analyse conduit à de nouvelles modalités de communication et d’actions dans la résolution du problème.

Pour Chris Argyris, l’exercice de la colonne de gauche est un révélateur puissant des modèles mentaux qui sont alors mis à jour pour être mieux appréhendés.

 

Pourquoi l’utiliser ?

Objectif

  • Repérer les croyances, les a priori, les hypothèses, les sentiments sous-jacents dans une relation.
  • Dépasser une situation bloquante.
  • Prendre conscience des freins qui empêchent de traiter réellement un problème et d’établir une communication fluide et saine.
  • Trouver de nouvelles pistes de communication et de comportements favorisant la résolution de tensions et de conflits au niveau de relations à deux ou en équipe.

Contexte

La colonne de gauche est recommandée dans toute situation relationnelle difficile dans laquelle la personne est directement impliquée et qui l’empêche d’atteindre ses objectifs propres ou ceux de l’entreprise. Cela peut être fait seul ou en groupe pour identifier les modèles mentaux inhibants et créer une culture de parler vrai. On peut également l’utiliser en équipe naturelle de travail comme révélateur d’éléments qui parasitent de façon masquée les relations interpersonnelles et la bonne marche de l’équipe.

Comment l’utiliser ?

Étapes

  • Identifier une situation relationnelle difficile (conversation ou conflit) dans laquelle vous êtes impliqué, et dans laquelle vous vous êtes senti incompris ou non pris en compte.
  • Retranscrire la conversation retenue sur une feuille divisée en deux colonnes. À droite, noter la conversation le plus fidèlement possible, sans censurer les propos, pour mieux dégager l’émotion associée et la force des préjugés mobilisés. Se concentrer sur un moment précis de la situation et s’en tenir à quelques échanges clés. Dans la colonne de gauche, noter devant chacune de vos interventions ce que vous avez réellement pensé ou ressenti et que vous n’avez pas vraiment exprimé.
  • Analyser et réfléchir personnellement à votre état d’esprit dans cette situation. Chercher à comprendre vos pensées, vos interactions et vos intentions implicites.
  • Échanger avec un partenaire si vous travaillez en groupe. L’échange permet encore mieux de prendre conscience de ses non-dits et de leurs intentions.

Méthodologie et conseils

Pour pratiquer cet exercice en collectif, il est préférable de démarrer sur des situations peu conflictuelles et aller progressivement vers des sujets portant sur des désaccords profonds. C’est une étape indispensable pour faire évoluer les postulats de départ dans une équipe qui rencontre des problèmes. Le résultat peut se voir sur les comportements des uns et des autres.

Les modèles mentaux constituent ce que l’on appelle la culture d’entreprise : avoir une réflexion avisée sur cette culture permet de la remettre en question et la réadapter en cas de besoin.

Avantages

  • Un exercice interpellant qui permet de prendre conscience de ses mécanismes mentaux sous-jacents et de leur ancrage profond.
  • Même si la situation n’a pas de chance de se reproduire, il est toujours possible de tirer des enseignements dans d’autres situations analogues.

Précaution à prendre

  • En collectif, choisir un partenaire non directement concerné par le problème évoqué pour que les choses puissent être dites.

Comment être plus efficace ?

Les situations insatisfaisantes où la colonne de gauche est une aide précieuse

Choisir une situation insatisfaisante que vous avez rencontrée, une difficulté interpersonnelle que beaucoup d’entre nous peuvent essayer d’ignorer et laisser de côté :

  • un problème rencontré avec son n+1 ou son n-1 ;
  • un collègue qui ne fait pas sa part de charge de travail ;
  • vous pensez avoir été traité injustement ;
  • votre point de vue n’a pas été pris en compte ;
  • vous pensez que les autres résistent au changement que vous souhaitez mettre en place ;
  • vous trouvez que votre équipe n’est pas motivée.

Rédiger un paragraphe sur la situation en vous posant les questions : qu’est-ce que j’essaie de réaliser ? Qui ou quoi me bloque ? Que risque-t-il de se produire si les choses continuent ainsi ?

Se poser les bonnes questions seul ou en groupe de pair

  • Quelle est la nature de ce que j’ai noté dans la colonne de gauche ?
  • Qu’est-ce qui m’a vraiment amené à penser et à ressentir les choses de cette manière ?
  • Quelle était mon intention ? Qu’est-ce que je cherchais à réaliser ?
  • Ai-je réussi à atteindre mes objectifs ?
  • En quoi ma façon d’intervenir dans la conversation a pu rendre les choses plus difficiles ?
  • Qu’est-ce qui m’a retenu de dire ce que j’ai écrit dans la colonne de gauche ?
  • Quelles sont les hypothèses ou les jugements que je fais sur mon interlocuteur ?
  • Qu’est-ce que je perds en agissant ainsi ? Qu’est-ce que je gagne en agissant ainsi ?
  • Qu’est-ce qui m’a empêché d’agir différemment ?
  • Qu’est-ce qui m’empêche d’aborder les vraies questions ? Qu’est-ce que je souhaite éviter ?

Réfléchir sur l’effet de levier de la conversation écrite

  • Comment puis-je utiliser ma colonne de gauche pour améliorer ma façon de communiquer ?
  • Quels sont les enseignements que je retire de ma façon de faire ?
  • Qu’est-ce que l’autre personne noterait dans sa colonne de gauche ?
  • Suis-je ainsi avec cette personne uniquement ou bien est-ce un comportement général chez moi ?
  • Ai-je envie de changer ? Qu’est-ce que j’obtiens en changeant ? Qu’est-ce qui je perds en changeant ?
  • Si je pouvais rejouer l’interaction, comment pourrais-je apporter plus de la colonne de gauche dans la conversation ?

Travail en groupe

Dans les réunions, lorsque vous sentez que les choses ne vont pas dans le bon sens, vous pouvez vous servir de votre expérience de la colonne de gauche pour proposer aux autres participants de :

  • faire un point et leur expliquer que d’après vous la vraie question n’est pas traitée ;
  • vérifier ensemble certaines de nos hypothèses avant de continuer ;
  • leur donner ce que vous avez noté dans votre colonne de gauche.

 

CAS Réflexion sur une conversation dans une situation relationnelle difficile

 

Dans le cas suivant, Sophie s’est donné un objectif d’exploration et de compréhension qu’elle a exprimé à Alex, son interlocuteur. Dans ce cadre, il est possible de proposer les hypothèses sur la conversation et de les vérifier. Les personnes peuvent alors se rendre compte rendre compte qu’elles ont soit des versions différentes de la conversation, soit que certaines parties sont restées implicites ou non exprimées. Le but n’est pas de convaincre l’autre personne mais de comprendre les hypothèses et les incompréhensions pour que la suite de la relation se passe mieux.

Sophie, responsable des commandes clients, rencontre des problèmes avec son n+1. Elle retranscrit dans la colonne de droite, sa dernière conversation avec Alex et note dans la colonne de gauche, ses pensées et ressentis. Une fois les deux colonnes remplies, Sophie peut se poser des questions simples.

  • Pourquoi n’ai-je pas dit ce que je pensais/ressentais ? Elle se rend compte qu’elle n’est pas à l’aise face à son directeur commercial, qu’elle n’a pas suffisamment confiance en elle pour lui dire les choses.
  • Quelle était mon intention dans cette interaction ? Sophie n’avait pas vraiment d’intention, elle était en attente d’une reconnaissance, même si elle sait que son n+1 ne pratique pas le feedback.
  • Qu’est-ce qui m’empêche de lui parler réellement ? La peur de sa réaction.
  • Qu’est-ce qui est en jeu pour moi ? Je ne me sens pas en confiance ni reconnue.
  • Qu’est-ce que j’anticipe de ses réactions ? Il peut se mettre en colère et faire la tête pendant une semaine.

Sophie peut alors mener un travail personnel à partir des interactions et de ses non-dits. Elle peut prendre conscience de ses réflexions, de ce qu’elle pense et ressent vraiment des réactions d’Alex, de ses propres modèles mentaux et les partager avec Alex. Cela lui permet de réfléchir à une meilleure stratégie à mettre en place pour un échange constructif.

Béatrice Arnaud, Sylvie Caruso Cahn

 

 



Au tour de Patrick Poivre d’Arvor d’être accusé de viols, par une très crédible Florence Porcel

Avec l’affaire d’atteinte aux droits d’auteur et à la vie privée d’Agathe Borne, le public connaissait déjà le sens très particulier du respect de l’autre de PPDA, qu’à l’instar d’un Gabriel Matzneff ou Cyprien Luraghi, il ne s’était pas gêné pour afficher de lui-même – ou en tous les cas, même si la presse s’était faite assez discrète sur cette affaire, pour ma part je l’avais bien remarquée.

Et voilà maintenant que dans la foulée d’une plainte pour viols récemment déposée contre lui par la journaliste, chroniqueuse, animatrice audiovisuelle, actrice et écrivaine Florence Porcel, tout son entourage journalistique déballe à son sujet… et bien entendu, c’est édifiant…

Quant à son accusatrice, ce n’est pas non plus une inconnue pour les innombrables victimes de cyberharcèlements qui comme moi auront suivi avec intérêt l’affaire de la Ligue du LOL, puisqu’elle a fait partie des cibles d’un certain nombre de cyberharceleurs de ce groupe constitué en 2010 alors que le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi et toute sa bande de « déconnologues », après m’avoir déjà harcelée non-stop sur la toile durant deux ans, notamment sur les sites d’information participative Rue89 et Le Post, s’étaient lancés à mon encontre dans de vastes campagnes de calomnies publiques associant viols manifestes de l’intimité de la vie privée, inventions délirantes concernant tous les aspects de cette vie privée et menaces en tous genres.

Ayant donc pu repérer l’existence de liens étroits entre les cyberharceleurs de la Ligue du LOL et les « déconnologues » du cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi, dont une soeur de l’ex-vedette de TF1 Roger Zabel, Sylvie Depierre née Zabel, laquelle semble m’avoir toujours piratée en relation avec la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest depuis l’année 2008 au moins, et sachant aujourd’hui que Florence Porcel avait parlé dès 2009 à plusieurs de ses amies de ce qui lui était arrivé avec PPDA, j’émets l’hypothèse que tout comme moi elle ne soit pas devenue par hasard la cible d’un de ces groupes de cyberharceleurs très proches les uns des autres, mais bien en raison de ces « antécédents » qu’elle ne révèle au public qu’aujourd’hui.

 

 
https://www.leparisien.fr/faits-divers/patrick-poivre-d-arvor-vise-par-une-enquete-pour-viols-18-02-2021-8425454.php

Patrick Poivre d’Arvor visé par une enquête pour viols

 

Selon nos informations, une enquête judiciaire pour «viols» a été ouverte cette semaine contre l’ex-star du 20 Heures de TF1. Une écrivaine l’accuse d’avoir abusé d’elle à plusieurs reprises entre 2004 et 2009 dans un contexte d’emprise psychologique et d’abus de pouvoir.

 

 Patrick Poivre d’Arvor est accusé par Florence Porcel de l’avoir violée à deux reprises, en 2004 et 2009.
Patrick Poivre d’Arvor est accusé par Florence Porcel de l’avoir violée à deux reprises, en 2004 et 2009. LP/Olivier Corsan

 

Par Jean-Michel Décugis et Jérémie Pham-Lê

Le 18 février 2021 à 18h22, modifié le 19 février 2021 à 09h52

 

Cette après-midi d’avril 2009, arrivée dans le bureau de l’ex-présentateur du 20 Heures de TF1, Florence Porcel garde son manteau pour, dit-elle, n’adresser à celui-ci aucun signe équivoque. L’étudiante, qui prépare un mémoire sur les livres écrits par des personnalités médiatiques de la télévision dans le cadre de ses études, se méfie de l’homme et connaît sa réputation avec les femmes. Mais l’épaisseur du vêtement n’aurait pas refroidi les ardeurs du journaliste et écrivain Patrick Poivre d’Arvor qui lui aurait imposé une fellation sans protection par la force.

La jeune femme assure aussi que, quatre ans auparavant, le présentateur vedette, de 36 ans son aîné, aurait abusé d’elle dans son bureau après l’avoir invitée à assister aux coulisses du journal du soir. Elle est alors âgée de 21 ans, en convalescence d’une tumeur au cerveau et encore vierge.

Ce récit cru, Florence Porcel vient de le livrer à la justice après avoir gardé le silence pendant seize ans. Cette chroniqueuse et écrivaine âgée de 37 ans aujourd’hui, qui a connu un petit succès sur YouTube avec ses vidéos de vulgarisation scientifique, a déposé plainte contre PPDA auprès du parquet de Nanterre. Ce qui a débouché, selon des sources concordantes, sur l’ouverture cette semaine d’une enquête préliminaire très sensible pour « viols », confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la PJ parisienne.

Une nouvelle affaire de violences sexuelles présumées dans laquelle se mêleraient fascination, emprise, relation toxique et abus de pouvoir. Elle vise une icône cathodique, entrée dans les foyers des Français durant trois décennies, à la réputation de séducteur. Mais depuis plusieurs années, certains n’hésitent plus dans la profession, sous couvert d’anonymat, à décrire une face plus sombre, un homme qui pouvait avoir un comportement lourd, voire très insistant avec les femmes.

Plusieurs appels et une invitation sur le plateau du 20 Heures en 2004

Florence Porcel a rencontré Patrick Poivre d’Arvor à l’automne 2004./DR
Florence Porcel a rencontré Patrick Poivre d’Arvor à l’automne 2004./DR  

 

Florence Porcel, qui n’a pas souhaité s’exprimer pour le moment, a rencontré l’ex-star de l’information au sommet de sa gloire, à l’automne 2004. Apprentie écrivaine inscrite à la Sorbonne à Paris et en école de comédie, elle est admirative du PPDA romancier plus que du journaliste. Dans sa plainte, elle raconte qu’elle lui adresse à l’époque une lettre pour lui témoigner son émotion à la lecture de son dernier ouvrage et y joint quelques écrits amateurs signés de sa plume pour avoir un avis professionnel.

Quelques jours plus tard, l’étudiante reçoit sur le répondeur de son téléphone portable un message d’un numéro masqué. Il s’agit de PPDA qui l’invite à le rappeler à son bureau. Les jours suivants, un numéro inconnu tente de la contacter chaque soir aux alentours de 23 heures. Dans la soirée du 7 novembre 2004, un dimanche, elle finit par décrocher. Au bout du fil, surprise : le présentateur du 20 Heures de TF1 en personne. Après un échange que la jeune femme décrit comme courtois au sujet de sa lettre, PPDA lui demande son âge, une description de son apparence physique avant de lui poser des questions franches et embarrassantes sur sa vie intime : son absence de petit ami, sa virginité, la fréquence à laquelle elle se masturbe, les habits qu’elle porte…

La jeune femme est invitée dès le lendemain à assister au journal télévisé. Gênée par cette conversation à tournure sexuelle mais flattée qu’une telle célébrité s’intéresse à elle, elle se présente à 19h45 dans les locaux de TF1 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), comme l’atteste le badge visiteur qu’elle a précieusement gardé. Elle entend lui demander des conseils pour que ses textes soient publiés par un éditeur.

Elle n’aurait pas pris conscience d’avoir subi un viol

Après le journal, une assistante conduit Florence Porcel jusqu’au bureau de PPDA. Selon le récit de la jeune femme, la star de l’info lui demande ses impressions sur sa prestation mais se montre peu bavard, occupé à dédicacer des photos. Quand, tout à coup, il ferme la porte, lui propose un verre d’alcool avant de l’agresser sexuellement en l’embrassant puis en introduisant sa main dans sa culotte. Les faits se seraient déroulés rapidement, sans signe annonciateur.

La jeune étudiante, tétanisée par la tournure de la situation, se met alors à exécuter mécaniquement ses demandes qu’elle décrit comme pressantes, comme se déshabiller. Puis vient le rapport sexuel, avec pénétration vaginale, dont elle assure qu’elle n’était pas consentante. Florence Porcel affirme n’être pas parvenue à s’enfuir sous l’effet de la surprise et de la sidération, mais soutient que sa panique était clairement perceptible et qu’elle a émis des cris de douleur. « Est-ce que vous réalisez que vous êtes devenue une femme ? » lui aurait dit son agresseur présumé à l’issue de l’acte. Avant de prendre aussitôt congé de la jeune femme en lui demandant de taire cette relation.

 

Florence Porcel (ici prise en photo en 2014) admet avoir continué à lui écrire après l’agression qu’elle dénonce./AFP/Martin Bureau
Florence Porcel (ici prise en photo en 2014) admet avoir continué à lui écrire après l’agression qu’elle dénonce./AFP/Martin Bureau  

 

A l’époque, l’étudiante n’aurait pas pris conscience qu’elle venait de subir un viol. Il s’agit de sa première expérience sexuelle, elle qui a longtemps été isolée socialement en raison de soucis de santé et de multiples hospitalisations pour opérer sa tumeur. Elle n’a même jamais eu d’histoire amoureuse. Elle décrit un mécanisme d’emprise psychologique dans lequel elle se serait alors enferrée, un système de déni né de l’admiration qu’elle avait pour cet homme célèbre, puissant et bien plus âgé et son désir de percer dans le monde littéraire.

L’aura de cet homme et son inexpérience sentimentale aurait même déclenché chez elle des sentiments amoureux qu’elle juge aujourd’hui créés artificiellement par cette emprise. Partagée entre la colère et la passion, elle admet ainsi avoir continué à lui écrire après l’agression présumée, y compris pour des échanges à caractères érotiques. Plus déstabilisant, elle accepte même une nouvelle relation sexuelle, à laquelle elle consent cette fois, toujours prise dans ce tourbillon sentimental paradoxal. Il s’agissait, dit-elle, de ne plus subir cette relation et d’expérimenter un rapport sexuel sans contrainte.

En 2009, elle envisage de porter plainte

Mais des années plus tard, alors que les liens avec la star se distendent, Florence Porcel aurait à nouveau subi un viol encore plus violent. Elle revoit PPDA en 2009 après l’avoir sollicité pour une interview dans le cadre de son mémoire de master. Le journaliste a quitté son fauteuil de taulier du 20 Heures de TF1 mais a rejoint la société de production A Prime Group, qui produit de émissions littéraires. Il l’accueille à son bureau de Boulogne-Billancourt, où siège l’entreprise.

Une fois sur place, selon la jeune femme, PPDA refuse de se prêter au jeu des questions-réponses. Il entame une conversation intime, cherche à embrasser l’étudiante puis l’entraîne de force, loin des baies vitrées de la pièce, dans un coin à l’écart où il ouvre son pantalon et sort son sexe. Florence Porcel assure que cette fois-ci elle lui fait part oralement de son refus. Elle le repousse et cherche à se dégager mais est maintenue par son hôte par la force sur un canapé. Le journaliste l’aurait ensuite contrainte à une fellation non protégée.

Florence Porcel envisage alors de déposer plainte pour viol mais renonce par crainte de ne pas être crue au regard du statut de PPDA. Elle a conservé des messages de 2009 dans lesquelles elle raconte à des amies du milieu avoir été « forcée » par le journaliste et les met en garde contre son comportement de prédateur.

Un roman cathartique

Après une longue psychothérapie et une discussion au sujet de cette expérience douloureuse avec ses parents en 2018, l’écrivaine trentenaire dit avoir pris conscience tardivement de la gravité des faits. Elle s’est finalement résolue à se tourner vers la justice dans un contexte de libération de la parole sur les violences sexuelles. Avec cette particularité que celle-ci s’est doublée… d’une libération par l’écrit. Car la jeune femme vient de raconter, de manière codée, une partie de son histoire au travers d’un livre publié en janvier intitulé « Pandorini » et publié aux éditions JC Lattès.

Présenté comme une fiction, ce roman à clés narre comment un monstre du cinéma français, présenté comme le Weinstein français, détruit l’innocence d’une jeune femme rêvant de devenir actrice. Et comment leur relation de séduction va basculer dans un système pervers d’abus sexuels, l’héroïne ne comprenant que son consentement a été vicié qu’à la mort de la célébrité. Au moment où Florence Porcel a publié ce livre cathartique, sa propre maison d’édition ignorait qu’elle accusait PPDA de viols entre les lignes. Elle ne l’a appris qu’au moment où la jeune femme a annoncé son désir de déposer plainte.

«PPDA ira répondre aux questions que la justice lui posera»

L’enquête judiciaire, désormais ouverte, va s’attacher à vérifier la réalité des faits dénoncés par l’écrivaine. Contacté, Me Emmanuel Moyne, l’avocat de Florence Porcel, nous confirme que « la justice est saisie et qu’il n’a donc aucun commentaire à faire ». Comme souvent dans ce type d’affaires où il est question d’emprise, une notion complexe à qualifier sur le plan pénal, les investigations vont devoir établir, en plus de l’éventuelle contrainte physique, s’il y a eu une contrainte morale du fait du rapport de domination entre la plaignante et la personne mise en cause.

La trentenaire a d’ailleurs déposé plainte pour viols aggravés par la circonstance que PPDA aurait abusé de l’autorité que lui conférait son statut de star du 20 Heures. Si la première agression présumée de 2004 pourrait être frappée de prescription, ce n’est pas le cas de la seconde.

Contacté à plusieurs reprises, PPDA, qui reste présumé innocent à ce stade, n’a pas donné suite. Dans un SMS, il évoque des « accusations qui ne peuvent être que fantaisistes » et annonce avoir saisi son avocat « pour engager les poursuites judiciaires qui s’imposeraient ». Joint, son avocat, Me François Binet, explique que « comme tout justiciable, Patrick Poivre d’Arvor ira répondre aux questions que la justice lui posera mais qu’il ne transférera pas ce dossier dans la presse. » Et de préciser que le journaliste profiterait également de son déplacement à Nanterre « pour procéder au dépôt d’une plainte poursuivant la dénonciation calomnieuse » de la plaignante.

 

https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/tv/affaire-ppda-je-lui-ai-dit-arretez-patrick-ca-ne-va-pas-19-02-2021-8425488.php

Affaire PPDA : «Je lui ai dit, arrêtez Patrick, ça ne va pas !»

 

A la rédaction de TF1 et plus largement dans le monde de la télévision, l’accusation de viol dont fait l’objet Patrick Poivre d’Arvor ne surprend pas. Certains évoquent l’obsession du journaliste pour les femmes, d’autres relatant même des expériences traumatisantes.

 

 Patrick Poivre d’Arvor, patron du 20 Heures de TF1 entre 1987 et 2008, est décrit comme quelqu’un pouvant se montrer très oppressant avec les femmes.

Patrick Poivre d’Arvor, patron du 20 Heures de TF1 entre 1987 et 2008, est décrit comme quelqu’un pouvant se montrer très oppressant avec les femmes. AFP 

 

Par Benoît Daragon, avec Michael Zoltobroda et Jean-Michel Décugis

Le 19 février 2021 à 06h18, modifié le 19 février 2021 à 08h00

 

Dans le petit monde de la télévision, cette affaire PPDA ne surprend personne. Bien au contraire. « A chaque fois qu’un scandale MeToo éclate, je ne peux m’empêcher de me demander Pourquoi rien ne sort sur Patrick Poivre d’Arvor? » lâche une reporter qui a travaillé à ses côtés pendant une décennie. « Poivre », comme le surnomment ses proches, a une solide réputation de collectionneur de femmes. Du tapis rouge du Festival de Cannes aux loges VIP de Roland-Garros, une femme est immanquablement accrochée à son bras. Jeune et jolie, de préférence.

Mais l’entourage de celui qui a présenté sans discontinuer entre 1987 et 2008 le « JT le plus regardé d’Europe » sait que les femmes sont devenues une obsession. PPDA est toujours à l’affût, pour ne pas rater une occasion de conclure. Quitte à se montrer très oppressant avec ses cibles. « C’est un gros dragueur, bien lourd », résume une vieille connaissance qui soupire : « Et je ne suis pas certaine qu’il se soit calmé avec le temps… »

Ses terrains de chasse privilégiés : les salons du livre, les interviews, les voyages de presse au ski entre personnalités influentes, les Chandelles, boîte de nuit de Trébeurden (Côtes-d’Armor) où il sort dès qu’il est en vacances dans sa maison à Trégastel ou les dîners parisiens. « Un soir, chez des amis communs, il m’a proposé 15 fois de me ramener chez moi sur son scooter malgré mes refus répétés… » se rappelle la dirigeante d’un média concurrent.

«Personne ne fait le poids face à l’ancien journaliste préféré des Français»

D’autres ont vécu des expériences bien plus traumatisantes. Il y a plus de dix ans, une ex-journaliste d’une radio nationale a été victime de la vedette de TF1. Après une interview pour sa station, elle propose à la star de TF1 qui l’a raccompagnée jusqu’à son domicile de monter boire un verre, comme il le suggère. Une fois à son domicile, elle doit repousser les assauts du présentateur qui va finalement, faute de mieux, se livrer à un plaisir solitaire sur son canapé. Elle n’a pas voulu directement nous raconter son histoire que nous tenons de l’un de ses proches.

Tous les témoins interrogés par le Parisien ont insisté pour rester anonyme. « Personne ne fait le poids face à l’ancien journaliste préféré des Français… Il connaît tout Paris et bénéficie toujours de puissants soutiens dans les médias, dans le milieu de l’édition et parmi les politiques grâce à ses amitiés créées à l’Elysée sous Mitterrand puis sous Chirac… » soupire une autre reporter de TF1.

Il n’intervient plus que sur l’antenne de CNews, qui vient de mettre un terme à son émission littéraire, mais Patrick Poivre d’Arvor reste influent. Jusqu’à aujourd’hui, le présentateur de 73 ans n’avait été l’objet d’aucune plainte pour viol ou harcèlement sexuel. Un haut dirigeant de la Une de l’époque est catégorique : aucune affaire de harcèlement contre PPDA n’a jamais été signalée aux ressources humaines.

A TF1, les anciennes alertent chaque nouvelle recrue

C’est pourtant à TF1 que les témoignages sont les plus nombreux. Les collègues féminines de « Poivre » n’ont pas échappé à ses avances. Lors de déjeuners en tête-à-tête qu’il sollicite régulièrement, il n’oublie jamais de faire un point sur leurs histoires de cœur, bien avant le café. A la rédaction, les anciennes alertent chaque nouvelle recrue. « Dès qu’une stagiaire arrivait, la première chose qu’on lui disait c’est Fais gaffe, ne monte jamais seule dans l’ascenseur avec PPDA. »

Une journaliste recrutée dès la fin de ses études au milieu des années 2000 raconte : « Un soir, moins d’une heure avant le début du 20 Heures, PPDA passe une tête dans la rédaction. Quelques minutes plus tard, le nom de son assistante s’affiche sur mon téléphone. Il demande à me voir. Un peu surprise, je rentre dans son grand bureau. La lumière était tamisée. Il me demande si mon CDD se passe bien puis enchaîne les questions très personnelles. Il m’a dit que mon conjoint avait de la chance et m’a demandé s’il pouvait me prendre dans les bras. C’était mon supérieur hiérarchique, je le voyais depuis que j’étais gamine à la télévision, je n’ai pas osé dire non. L’étreinte n’a dû durer qu’une poignée de secondes mais elle m’a semblé interminable », explique-t-elle. « Très honnêtement, je ne considère pas avoir été victime d’une agression. Mais ça a été un moment surprenant et perturbant. On n’imagine personne faire ça aujourd’hui… » ajoute ce visage de l’antenne, qui apparaît toujours dans les JT de la chaîne.

« Le McDo de Patrick »

Au deuxième étage du siège de la Une, le bureau de PPDA, avec stores et canapé, a vu défiler un nombre incalculable de femmes. Les étudiantes qui le sollicitent pour une thèse ou un mémoire de fin d’étude reçoivent une invitation manuscrite pour assister au tournage de « Vol de nuit » ou « Ex-Libris ». Idem pour celles qui rêvent de travailler dans la plus puissante chaîne de France. Après le tournage, la visite finit systématiquement dans son bureau.

« J’avais 28 ans quand j’ai rencontré Patrick Poivre d’Arvor lors d’une manifestation. C’était en 2005, je travaillais dans un grand quotidien et j’étais à la recherche d’un nouveau poste », confie Juliette, 44 ans, ancienne journaliste reconvertie dans la communication. « Entre nous, le courant était bien passé. Il avait été flatteur. En partant, il m’a demandé mon 06. Il m’a appelé deux trois fois, toujours de longues discussions. Quand il m’a donné rendez-vous dans son bureau à TF1, j’y ai vu une opportunité professionnelle. C’était le présentateur du 20 Heures ! On m’avait mise en garde sur sa réputation mais je voulais quand même tenter ma chance. J’ai tout de suite senti le malaise quand j’ai croisé le regard de sa secrétaire. Je lui ai donné mon CV. Il l’a jeté à la poubelle sans même le regarder. Je me suis sentie humiliée. Je me suis levée pour partir et lui s’est levé pour essayer de m’embrasser. Je lui ai dit : Arrêtez Patrick, ça ne va pas ! Et ça s’est arrêté là. C’était tellement gênant, j’en étais toute tourneboulée. Quand j’ai raconté la scène à mon copain, il a voulu lui casser la gueule », ajoute-t-elle.

Le témoignage de Juliette confirme le « modus operandi » relaté par Florence Porcel. Qu’elles ne sont pas les seules à avoir connu. Les deux assistantes de Patrick voient défiler ces visiteuses qu’elles surnomment entre elles pour rire « le McDo de Patrick ». « Chaque soir après le JT, on le voyait passer dans les locaux avec des créatures éthérées perchées sur des hauts talons », confie une de ses anciennes collègues.

Avec ses compagnes, la séparation prend parfois un tour conflictuel, houleux. « Il ne supporte pas qu’on le quitte », regrette une de ses ex. Les plus anciens salariés de la Une se souviennent de sa fureur lors de sa rupture avec Claire Chazal, avec qui il a eu un fils en 1995. A la machine à café, on se raconte cette anecdote confirmée par un témoin direct de la scène : quand il a appris que son ancienne compagne débutait une liaison avec Xavier Couture, l’un des grands patrons du groupe TF1, PPDA est monté dans le bureau de Claire Chazal et a uriné sur le canapé où elle avait l’habitude de faire la sieste.

En 2008, son histoire avec Agathe Borne se termine devant les tribunaux. « Poivre » est condamné à lui verser 33 000 euros pour avoir porté atteinte à ses droits d’auteur et à sa vie privée dans un roman intitulé « Fragments perdus de la vie d’une femme ». En 2011, lors du procès, Agathe Borne était revenue cette relation, qui s’est terminée par une dispute dans la rue, paparazzée par le magazine « Entrevue ».

« J’avais déjà porté plainte pour harcèlement, car il me persécutait au téléphone, m’espionnait, me disait qu’il pouvait avoir les fiches RG de tel ou tel ami que je voyais. Il m’avait volé pas mal de carnets, de journaux intimes. Cela m’a fait un choc, quand j’en ai revu des passages entiers dans son livre », déclare-t-elle à l’époque dans l’Obs, évoquant une « vengeance » après leur rupture. A l’époque, rare étaient les médias qui avaient couvert ce procès.

 

https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/livres/pandorini-le-livre-qui-accuse-ppda-de-viol-sans-le-nommer-18-02-2021-8425461.php

«Pandorini», le livre qui accuse PPDA… sans le nommer

 

Dans son premier roman, Florence Porcel raconte l’histoire d’une jeune femme de 19 ans tombée sous l’emprise d’une star de cinéma. Pour décrire l’abus de pouvoir, les violences sexuelles, le traumatisme, l’autrice s’est inspirée, selon elle, de sa relation avec Patrick Poivre d’Arvor.

 

 Dans son livre, Florence Porcel (prise ici en photo en 2014) raconte l’histoire d’une jeune comédienne qui tombe sous la coupe toxique d’un célèbre acteur.

Dans son livre, Florence Porcel (prise ici en photo en 2014) raconte l’histoire d’une jeune comédienne qui tombe sous la coupe toxique d’un célèbre acteur.  Archive/AFP/Martin Bureau

 

Par Sandrine Bajos

Le 18 février 2021 à 19h12, modifié le 19 février 2021 à 06h33

 

C’est l’histoire d’un homme, monstre sacré du cinéma et prédateur sexuel. C’est aussi celle d’une jeune fille de 19 ans qui voulait être comédienne et va tomber sous l’emprise de Pandorini, acteur de 40 ans son aîné. Quand l’artiste meurt, la parole se libère. De nombreuses victimes témoignent. Ce roman, prévient Florent Porcel, elle l’a puisé au plus profond d’elle-même. Sauf que celui qui l’a brisée n’est pas comédien. C’est, selon elle, l’ancienne star du 20 Heures de TF1, Patrick Poivre d’Arvor, contre qui elle vient de porter plainte pour viol.

« J’ai écrit ce livre dès le moment où je suis sortie du déni. Il m’aura fallu 14 ans pour comprendre que ce n’était pas normal et pour mettre les mots justes dessus », prévient l’écrivaine sur les réseaux sociaux. Sur 250 pages, d’une écriture fluide et sincère, une femme raconte son traumatisme. Comment l’étudiante en théâtre de 19 ans, naïve et vierge, est tombée sous la coupe de la plus grande star du cinéma français. Alors qu’elle commençait sa vie d’adulte en douceur, elle va provoquer la rencontre avec cet homme qui va lui voler ses rêves et sa virginité.

Leur relation ne durera qu’un court moment mais le mal est fait. Elle tombera folle amoureuse. Elle en parle à ses amies, s’invente une grande histoire. Malgré la différence d’âge, la célébrité, elle est grisée, assoiffée, étourdie. Insouciante. Elle se meut avec « la légèreté niaise d’une princesse Disney » même si « l’entrée des enfers ressemblait au paradis sur Terre ». Quand le téléphone ne sonne plus, elle harcèle l’acteur, lui envoie des poèmes. Il n’en a cure et elle bascule du côté obscur. Elle veut même mourir. Il faudra la disparition de celui qu’elle a aimé pour accepter l’indicible.

Florence Porcel, 37 ans, entrecoupe son récit d’extraits d’articles de presse dans lesquels les victimes lèvent le voile sur le personnage de son livre. L’affaire Pandorini devient notre affaire Weinstein. Si tout le monde savait, personne ne parlait, dénoncent ses détracteurs. C’était un amoureux des femmes, en 50 ans de carrière, jamais il n’a été accusé et aucune plainte n’a été déposée, répondent ses proches…

Une descente aux enfers décortiquée

Avec beaucoup de justesse, l’autrice décortique la descente aux enfers de la jeune étudiante, l’emprise de son amant, sa sidération au moment de ce premier rapport sexuel qu’elle n’a pas souhaité et aussi son déni. Son incapacité à oublier un homme médiatique omniprésent et adulé.

Le roman « Pandorini » est paru en janvier./DR

Le roman « Pandorini » est paru en janvier./DR  

 

Si on ne savait pas que Florence Porcel avait porté plainte contre Patrick Poivre d’Arvor, on n’aurait jamais fait le lien avec l’ex-journaliste vedette de la Une. Une fois les clés du livre connues, on réalise que Pandorini a pratiquement le même âge que PPDA et que leurs deux pères travaillaient dans la même branche, l’un était représentant de chaussures, l’autre cordonnier. Ils ont aussi donné un prénom breton à leurs enfants. Tous deux sont engagés dans des associations. Pour le présentateur, c’est « la Maison de Solenn », projet porté avant tout par Véronique Courcoux, son ex-femme, en souvenir de leur fille anorexique qui s’est suicidée à 19 ans. Dans le roman, Pandorini défend… la cause des femmes battues.

 



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