Le chat siamois, un excellent gardien !

 

 

J’en ai eu cinq et ai pu le constater à de multiples reprises, d’abord avec la première tant qu’elle était toute seule, puis avec toute son équipe de descendants, qu’elle manageait super bien : les plus jeunes étaient chargés de monter la garde chacun à un point stratégique de la maison quand la maîtresse se trouvait en situation de grande vulnérabilité (au lit en train de dormir, dans la salle de bains, les toilettes, etc…) et d’appeler les aînés, notamment l’attaquante en chef, pour faire la chasse à l’intrus en cas d’alerte. L’efficacité était toujours au rendez-vous, aucun ne se maintenait plus de 30 secondes…

J’ai vu aussi l’unique mâle de l’équipe, qui ne supportait pas que les filles se mettent en danger en rivalisant d’adresse dans toutes sortes d’acrobaties sur les rampes de l’escalier, sauter lui-même entre les rampes pour se retrouver immédiatement suspendu au-dessus du vide central, ne se retenant au bord d’une rampe que des griffes de la main gauche, tandis que de l’autre il repoussait les filles vers l’escalier pour leur faire quitter la rampe, le tout en criant, très énervé, et une fois sa mission accomplie, rebondir lui-même dans l’escalier en repassant par-dessus la rampe, dans le sens inverse du premier saut… En général, il m’appelait à la rescousse ou venait me chercher pour que j’intervienne quand elles faisaient des bêtises, mais là, il ne tenait plus et je n’avais eu le temps d’arriver que pour le voir passer à l’action.

Physiquement, il ne ressemblait pas au chat siamois de la vidéo, qui a plutôt l’air d’être une bonne maman : poil ras, grand, très fin, tout en muscles avec une tête de loup, il faisait peur à tous les vétos, qui ne tarissaient pas d’éloges sur sa beauté, sa musculature impressionnante, ses mâchoires puissantes, ses crocs d’une blancheur éclatante (il aimait bien les os de poulet, qu’il broyait jusqu’à en faire de la bouillie), ses oreilles tout aussi impeccables (même chose pour les filles, également très belles : ils se faisaient tous la toilette mutuellement) et s’extasiaient nettement moins sur ses griffes jamais taillées, mais ce n’était pas la peine : quoique entier il a toujours été super gentil et très câlin. C’était mon petit garçon, quoi. Comme tous les siamois, il adorait sa maîtresse et se serait mis en quatre pour me faire plaisir.



Roman Polanski, défendu bec et ongles par Cyprien Luraghi, une nouvelle fois accusé de viol…

Le 23 août dernier, j’avais rapporté dans l’article suivant des propos de Cyprien Luraghi intervenant au mois d’octobre 2009 dans les commentaires du site Rue89 pour défendre le cinéaste pédophile :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/08/23/le-site-20minutes-fr-en-symbiose-totale-avec-les-pedocriminels/

Il faut bien dire que j’avais aussi remarqué durant l’été toutes les séries « coquines » ou « érotiques » du site pro-pédophile 20minutes.fr, dont sa rétrospective sur l’année 1969 qui fut l’occasion pour ses auteurs de publier en date du 9 août 2019 une photographie de Roman Polanski avec cette seule légende : « Roman »…

J’avais ainsi bien relevé ce qui m’avait valu la publication calomnieuse d’Hélène Sergent du 28 janvier 2019 : une sympathie certaine pour les adeptes de pratiques sexuelles non « bourgeoises »…

Si Libération reconnaît bien depuis longtemps avoir eu tort de soutenir des pédophiles dans les années 1970 et jusqu’au début des années 1980, d’autres ont encore à effectuer ce travail d’auto-critique.

En attendant, notons que les médias qui, à l’inverse, n’hésitent pas à relayer les témoignages de personnes se disant victimes de viols ou de pédophilie, ne le font pas sans avoir au préalable recueilli suffisamment d’éléments de preuve pour s’assurer que ces témoignages soient tout à fait crédibles.

Cela n’a évidemment rien à voir avec le soi-disant « témoignage » à mon encontre de la fausse victime de cyberharcèlements Pascal Edouard Cyprien Luraghi, publié le 28 janvier dernier par la journaliste pro-pédophile Hélène Sergent sur le site pro-pédophile 20minutes.fr.

Je rappelle qu’en réalité ce sont mes proches et moi-même qui sommes victimes des harcèlements multiformes de ce pervers narcissique et de ses divers complices depuis maintenant plus de onze ans.

 

http://www.leparisien.fr/podcasts/code-source/roman-polanski-le-j-accuse-de-valentine-monnier-11-11-2019-8190936.php

Roman Polanski : le «J’accuse» de Valentine Monnier

 

PODCAST. La photographe dit avoir été violée par le cinéaste à Gstaad, en Suisse, pendant l’hiver 1975. Code source raconte le travail de vérification qui a permis la publication de son témoignage par le Parisien.

 

 « Je sors bouleversée de la lecture de son témoignage. Je la crois », nous indique Adèle Haenel, à propos des révélations de Valentine Monnier.

« Je sors bouleversée de la lecture de son témoignage. Je la crois », nous indique Adèle Haenel, à propos des révélations de Valentine Monnier. DR

 

Par L’équipe de Code source

Le 11 novembre 2019 à 18h02

Ecoutez Code source, le podcast d’actualité du Parisien

Roman Polanski est accusé de viol pour la première fois par une Française. Vous avez sans doute entendu parler de cette affaire révélée par Le Parisien le vendredi 8 novembre.

L’actrice Adèle Haenel soutient Valentine Monnier et se dit bouleversée par son témoignage. Le cinéaste dément fermement et envisage des suites judiciaires, alors que sort le 13 novembre son film « J’accuse », sur l’affaire Dreyfus, symbole en France de l’antisémitisme et de l’injustice.

La publication de ce témoignage est le résultat d’une longue enquête que raconte, dans cet épisode de Code source, Catherine Balle, journaliste au Parisien depuis 2003.

Un commentaire? Écrivez-nous par courriel à codesource@leparisien.fr ou interpellez-nous sur Twitter (@codesource)

A propos de Code source

Code source est le podcast quotidien d’actualité du Parisien. Des histoires racontées par les journalistes de la rédaction ou par celles et ceux qui les ont vécues directement. Un rendez-vous porté par le présentateur Jules Lavie et la reporter Clawdia Prolongeau, à retrouver du lundi au vendredi à partir de 18 heures sur LeParisien.fr ou sur les principales plateformes d’écoute.

Crédits

Direction de la rédaction : Pierre Chausse – Rédacteur en chef : Jules Lavie – Reporter : Clawdia Prolongeau – Production : Marion Bothorel – Réalisation et mixage : Julien Montcouquiol – Musiques : François Clos – Identité graphique : Upian.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/une-francaise-accuse-le-realisateur-roman-polanski-de-viol-08-11-2019-8189568.php

La nouvelle affaire Polanski : une Française l’accuse de viol

 

Valentine Monnier assure que le cinéaste l’a violée en 1975. Plusieurs témoins nous confirment son récit. C’est la première Française à accuser ainsi le réalisateur, qui conteste les faits.

 

 Valentine Monnier, 18 ans en 1975, accuse Roman Polanski de l’avoir violée à Gstaad il y a plus de 44 ans.

Valentine Monnier, 18 ans en 1975, accuse Roman Polanski de l’avoir violée à Gstaad il y a plus de 44 ans.  AFP/Thomas Samson et DR

 

Par Catherine Balle

Le 8 novembre 2019 à 19h30, modifié le 9 novembre 2019 à 09h36

Elle s’est tue pendant quarante-quatre ans. Et puis, elle a écrit un texte. Un « cri », dans lequel elle dénonce : « En 1975, j’ai été violée par Roman Polanski. Je n’avais aucun lien avec lui, ni personnel, ni professionnel et le connaissais à peine, décrit Valentine Monnier. Ce fut d’une extrême violence, après une descente de ski, dans son chalet, à Gstaad (Suisse). Il me frappa, roua de coups jusqu’à ma reddition puis me viola en me faisant subir toutes les vicissitudes. Je venais d’avoir 18 ans. »

Dans ces lignes, cette photographe, qui a été mannequin à New York et a joué dans quelques films, comme « Le Bar du téléphone » ou « Trois hommes et un couffin » explique que c’est la sortie au cinéma du « J’accuse » de Polanski, en salles le 13 novembre, qui lui impose de parler.

VIDÉO. Valentine Monnier, la Française qui accuse Roman Polanski de viol

Mi-septembre, Valentine Monnier nous contacte pour publier son texte. Ses accusations sont graves. Elle n’a jamais déposé plainte et les faits sont prescrits. Depuis 2017, encouragée par le scandale Weinstein, Valentine a raconté son histoire dans des lettres à la police de Los Angeles, à Brigitte Macron, Franck Riester et Marlène Schiappa… Elle a reçu quelques réponses que nous avons pu consulter.

Marlène Schiappa lui répond notamment : « Ces faits sont aujourd’hui prescrits pour la justice française, et il m’est impossible d’intervenir dans des procédures judiciaires engagées dans un autre pays. Je souhaite néanmoins témoigner de mon soutien entier à l’égard de votre démarche courageuse. »

« Le viol est une bombe à retardement »

Lorsqu’on la rencontre, cette femme réfléchie et directe sait que son initiative est délicate. Elle nous explique alors les raisons de son long silence. Ou comment, au choc, ont succédé l’instinct de survie, le déni, puis la reprise de conscience. « Le délai de réaction ne vaut pas oubli, le viol est une bombe à retardement, explique-t-elle. La mémoire ne s’efface pas, elle se fait fantôme et vous poursuit, vous altère insidieusement. Le corps finit souvent par relayer ce que l’esprit a relégué, jusqu’à ce que l’âge ou un événement vous remette en face du souvenir traumatique. »

Depuis quelques mois, cet événement a un nom : « J’accuse ». Dans ce film, Polanski met en scène l’une des erreurs judiciaires les plus célèbres de l’histoire française. Et a pu comparer, dans une interview, l’acharnement dont a été victime Dreyfus à celui que lui-même aurait subi… Lui qui est poursuivi par la justice américaine depuis 1977 pour avoir violé une mineure de 13 ans. « Est-ce tenable, sous prétexte d’un film, sous couvert de l’Histoire, d’entendre dire J’accuse par celui qui vous a marquée au fer, alors qu’il vous est interdit, à vous, victime, de l’accuser? », interroge Valentine.

« Attention, vous rappelez quelqu’un à Roman »

Valentine Monnier nous raconte alors ce qui se serait passé ce soir d’hiver 1975. Après avoir obtenu son bac dans un lycée privé parisien, elle profite d’une année sabbatique pour sortir et faire la fête. Cette fille d’industriels alsaciens rencontre une jeune fille qui lui propose d’aller skier en Suisse, avec des amis, chez Roman Polanski. Dont elle sait alors seulement qu’il a réalisé « Rosemary’s Baby » en 1968 et que sa femme, Sharon Tate, a été sauvagement assassinée l’année suivante. Passionnée de ski, Valentine accepte.

Ce chalet, où elle partage sa chambre avec son amie, abrite aussi Gérard Brach, fidèle scénariste du réalisateur, sa femme, le cinéaste bien sûr, et Hercules Bellville, son assistant. Qui, énigmatique, glisse à Valentine : « Attention, vous rappelez quelqu’un à Roman »… Après une première nuit, Valentine part skier avec le cinéaste et certains de ses amis dans une ambiance « bon enfant ». Jusqu’à ce que Polanski, seul sur le télésiège avec elle, lui demande : « Do you want to fuck ? » (NDLR : Est-ce que tu veux b… ?). La jeune femme répond « Non » et la conversation tourne court.

Roman Polanski sur les pistes de Gstaad en janvier 1975. Gamma-Rapho via Getty Images/Bertrand Laforet

Roman Polanski sur les pistes de Gstaad en janvier 1975. Gamma-Rapho via Getty Images/Bertrand Laforet  

Le soir, Valentine dîne dans un restaurant d’altitude avec Roman Polanski, celui-ci lui ayant proposé de participer à une descente aux flambeaux. Une fois en bas de la piste, le réalisateur propose de repasser au chalet, avant de retrouver son groupe d’amis dînant de leur côté dans la station. Valentine rejoint sa chambre, se change. Quand Polanski l’appelle à l’étage. « La vie ne m’avait pas encore formée à me méfier », se souvient-elle. Mais une fois arrivée sur le palier, celui-ci, nu, se jette sur elle, la frappe, lui arrache ses vêtements, tente de lui faire avaler un cachet et la viole.

« J’étais totalement sous le choc, assure Valentine Monnier. Je pesais 50 kg, Polanski était petit, mais musclé et, à 42 ans, dans la force de l’âge : il a pris le dessus en deux minutes ». Valentine se souvient de sa peur de mourir. « Je me suis dit : C’est Roman Polanski, il ne peut prendre le risque que cela se sache, alors il devra me tuer ». Puis, après l’agression, des excuses du réalisateur en pleurs. À qui, terrifiée, elle promet de ne rien dire. Elle se rappelle avoir aperçu, en redescendant, certains occupants du chalet, « comme des ombres silencieuses », et quitté la maison. Valentine a ensuite « trouvé refuge » chez un ami de Polanski.

« Il a pris soin de moi », commente celle qui, depuis 1975, a gardé en mémoire le nom de ce « chevalier blanc ». Sans jamais le revoir, comme elle n’a plus jamais croisé ceux qu’hébergeait alors le réalisateur – à l’exception de Gérard Brach qui, des années plus tard, « s’est présenté à (elle) pour lui exprimer ses remords. »

« Un récit très violent, très effrayant »

Cette nuit à Gstaad, Valentine ne l’a racontée que quelques mois plus tard à sa meilleure amie Isabelle S., puis à celui qui deviendra son petit ami pendant quatre ans. Aujourd’hui, les deux se rappellent très bien de ses confidences. Isabelle rapporte un « récit très violent, très effrayant » et l’ancien fiancé son sentiment d’impuissance face à une Valentine qui « un jour, a craqué et raconté l’histoire en larmes. »

En 1993, elle se confiera aussi à son mari, rencontré un an plus tôt : « Ce drame a refait surface dans notre vie à chaque actualité de Polanski », note ce dernier. Vers 2001, la photographe se livre enfin à son frère, Antoine, « épargné » jusqu’alors : « On vient d’une famille assez catho, bourgeoise, tradi… Dans nos milieux, on ne pouvait pas parler de ça », regrette celui-ci.

Tandis que ses proches nous relatent le récit, inchangé, de Valentine depuis 44 ans, nous cherchons à contacter les invités de Polanski ce soir de 1975. Mais Valentine Monnier a oublié le nom de l’amie parisienne. « Le déni n’a pas encore levé tous les black-out », explique-t-elle. Le scénariste Gérard Brach est mort en 2006, sa femme Elizabeth est introuvable et Hercules Bellville, l’assistant du cinéaste, est décédé en 2009. Il y a un mois, Valentine décide alors de contacter, pour la première fois depuis 1975, le « chevalier blanc » de Gstaad. Elle le localise à l’étranger, lui envoie un e-mail et Charles (le témoin a souhaité qu’on utilise un pseudonyme) répond immédiatement : il se souvient d’elle et est prêt à nous parler.

« Elle m’a dit qu’elle venait d’être brutalement violée »

S’il tient à rester anonyme, Charles, comme nos autres interlocuteurs, signera une attestation et témoignera si l’accusation prenait une tournure judiciaire. « J’ai rencontré Roman Polanski à Gstaad en 1969 ou 1970, nous explique-t-il dans le bureau de son avocat. On est devenus amis, on se fréquentait, on skiait ensemble. J’ai rencontré Valentine Monnier en compagnie de Polanski entre fin janvier et début mars 1975. Après avoir dîné et skié ensemble avec un groupe pendant un ou deux jours, elle m’a appelé et demandé si elle pouvait venir chez moi. Elle avait l’air bouleversée. Quand elle est arrivée dans mon chalet, je crois me souvenir qu’elle avait un bleu sur la joue. Puis, elle m’a dit qu’elle venait d’être brutalement violée par Polanski. »

« J’ai demandé à Valentine si elle voulait aller voir la police, poursuit Charles. Sous le choc, elle ne savait pas quoi faire. Elle était si jeune et d’un caractère très positif, elle essayait donc de laisser cette expérience horrible derrière elle. » Charles a tout de suite « cru » Valentine Monnier : « Je trouvais que c’était une personne honnête et qui allait de l’avant et je n’avais aucune raison de douter de ce qu’elle me disait. »

Encouragée par le témoignage de Charles, Valentine nous livre alors le nom d’une autre connaissance de Polanski qui l’a aidée ce soir-là. Cet homme, dont elle n’a jamais eu de nouvelles depuis non plus, s’appelle John Bentley et avait loué à l’hiver 1975 à Gstaad le chalet en face de celui du réalisateur. Lorsque nous retrouvons sa trace, cet ancien producteur âgé de 79 ans se rappelle bien de Valentine. « Alors qu’elle séjournait chez Roman, elle a traversé la rue un soir pour venir chez moi et m’a dit qu’elle avait eu un problème avec Polanski, raconte-t-il, par téléphone, puis dans une attestation signée. Elle m’a demandé si je pouvais la protéger. Elle voulait être loin de Roman. Elle avait l’air bouleversée. »John Bentley assure ne pas se rappeler que Valentine lui ait parlé de « viol ». « Sinon, j’aurais fait quelque chose », jure-t-il. Précisant ensuite : « Roman avait des problèmes psychologiques avec les femmes. Beaucoup de filles tournaient autour de lui dans l’espoir d’avoir un rôle… Valentine était une très jolie fille, mais n’était pas de ce genre-là. »

« Je dénonce le crime sachant qu’il ne peut y avoir de châtiment »

Quarante-quatre ans après s’être réfugiée chez John Bentley puis chez Charles, Valentine Monnier a donc décidé de parler. Une fois pour toutes. « Je ne souhaite plus m’exprimer après, insiste-t-elle. Je dénonce le crime sachant qu’il ne peut y avoir de châtiment, pour tenter d’en finir avec les exceptions, l’impunité. » Si son accusation lui semble nécessaire, c’est parce que Polanski est un emblème : « Les personnes publiques font figure d’exemples. En sacralisant des coupables, on empêche d’autres de mesurer la gravité de leurs actes. »

Joint par notre journal, l’avocat du cinéaste Hervé Témime affirme que « Roman Polanski conteste fermement toute accusation de viol ». « A titre personnel, précise le conseil du réalisateur, je ne peux que constater que les faits allégués datent d’il y a quarante-cinq ans. Qu’ils n’ont, pendant toutes ces longues années, jamais été portés à la connaissance de l’autorité judiciaire ou de M. Polanski. Dans de telles conditions, je déplore gravement la parution, à la veille de la sortie du film, de telles accusations. »

 

https://www.liberation.fr/checknews/2019/11/12/accusation-de-viol-contre-polanski-la-promotion-du-film-j-accuse-est-elle-suspendue_1762868

Accusation de viol contre Polanski : la promotion du film «J’accuse» est-elle suspendue ?

 

Par Robin Andraca 12 novembre 2019 à 14:24
Roman Polanski, le producteur Alain Goldman, et l’équipe du film lors d’une projection de «J’accuse» à Paris, le 4 novembre. Photo Thomas Samson. AFP

 

Alors que la photographe Valentine Monnier accuse Roman Polanski de l’avoir violée en 1975, la promotion du nouveau film du réalisateur franco-polonais, inspiré de l’affaire Dreyfus, est fortement perturbée.

 

Question posée par Nicolas le 10/11/2019

Bonjour,

Nous avons élargi votre question, qui était à l’origine : «Jean Dujardin a-t-il stoppé la promotion du film « J’accuse » ?»

Vous évoquez les nouvelles accusations de viol à l’encontre du réalisateur Roman Polanski, qui perturbent la promotion de son dernier film, «J’accuse», dont la sortie est prévue demain, 13 novembre, dans les salles françaises.

C’est précisément la sortie de ce film, consacré à l’affaire Dreyfus, qui a poussé la photographe Valentine Monnier à témoigner auprès du Parisien le 8 novembre dernier. «En 1975, j’ai été violée par Roman Polanski. Je n’avais aucun lien avec lui, ni personnel ni professionnel, et le connaissais à peine. […] Ce fut d’une extrême violence, après une descente de ski, dans son chalet, à Gstaad [Suisse]. Il me frappa, me roua de coups jusqu’à ma reddition puis me viola en me faisant subir toutes les vicissitudes. Je venais d’avoir 18 ans et ma première relation seulement quelques mois auparavant. Je crus mourir», affirme-t-elle au quotidien, qui affirme avoir pu vérifier ce témoignage auprès de plusieurs témoins.

Les faits, aujourd’hui prescrits, se seraient déroulés dans le chalet du cinéaste, en Suisse. Aucune plainte ne fut jamais déposée. Le réalisateur, de son côté, nie et réfléchit à une riposte judiciaire.

La publication de cet article intervenait dans un contexte doublement particulier : outre la sortie du film, le papier du Parisien a été publié quelques jours seulement après une longue enquête de Mediapart, où Adèle Haenel accusait le réalisateur Christophe Ruggia de «comportements sexuels inappropriés entre 2001 et 2004», alors que l’actrice avait entre 12 et 15 ans.

Pas de 20 heures de TF1 pour Dujardin

Depuis les révélations du Parisien, la promotion du film a subi un net coup d’arrêt. Comme l’ont depuis expliqué le Parisien et le Monde, Jean Dujardin a d’abord annulé sa venue, dimanche 10 novembre, au 20 heures de TF1.

France Inter a également annoncé qu’Emmanuelle Seigner, actrice dans le film et épouse de Polanski, s’était «décommandée» de l’émission Boomerang prévue ce mardi. Sur la même antenne, l’émission d’Antoine de Caunes Popopop, enregistrée avec Louis Garrel, autre acteur du film, n’a pas non plus été diffusée lundi 11 novembre, car tournée avant les révélations du Parisien. «La question de cette nouvelle accusation n’était pas posée», a expliqué la directrice de la radio publique, Laurence Bloch, à l’antenne. Ajoutant que France Inter, partenaire du film, continuera d’en faire la promotion, estimant que les «auditeurs sont adultes, et ils feront en conscience ce qu’ils croient devoir faire». Quelle forme, dès lors, prendra cette promotion ? Contactée par CheckNews, Laurence Bloch répond : «Ce que l’on fait toujours lorsqu’il y a des partenariats : la diffusion des messages de recommandation à l’antenne.»

De son côté, France 5 n’a pas non plus diffusé ce lundi l’émission C à vous, enregistrée il y a quelques jours avec Louis Garrel.

Ces annulations en cascade signent-elles la fin de la promotion du film, avant même sa sortie ? Contacté par CheckNews, Dominique Segall, attaché de presse du film, n’a pour l’heure pas répondu à nos sollicitations.

«Dans cette histoire, j’ai retrouvé des moments que j’avais parfois vécus moi-même»

Dans le dossier de presse du film, Polanski faisait lui-même l’analogie entre l’affaire Dreyfus et celles qui le concernent.

C’est son ami, le philosophe Pascal Bruckner, qui l’interroge dans ce document accompagnant la sortie du film. Sa question est la suivante : «En tant que juif chassé pendant la guerre et cinéaste persécuté par les staliniens en Pologne, survivrez-vous au maccarthysme néoféministe actuel qui, tout en vous poursuivant dans le monde entier pour empêcher la projection de vos films, a obtenu votre exclusion de l’Académie des Oscars ?»

Réponse de Polanski : «Travailler, faire des films m’aide énormément. Dans cette histoire, j’ai retrouvé des moments que j’avais parfois vécus moi-même. Je peux voir la même détermination pour nier les faits, et me condamner pour des choses que je n’ai pas faites. La plupart des gens qui me harcèlent ne me connaissent pas, et ne connaissent rien du dossier en question. Mon travail n’est pas thérapeutique. Toutefois, je dois admettre que je suis familier avec un grand nombre de rouages de l’appareil de persécution montré dans le film, et que cela m’a clairement inspiré.»

Depuis 1977, le réalisateur est accusé par la justice américaine d’avoir drogué Samantha Geimer, et de l’avoir violée dans la maison de Jack Nicholson à Los Angeles, pendant que ce dernier était en voyage. Comme le rappelait récemment l’AFP, «il avait alors plaidé coupable de détournement de mineure après avoir eu des relations sexuelles illégales avec Samantha Geimer, âgée de 13 ans. Ce seul chef d’accusation retenu était le résultat d’un accord à l’amiable avec le juge, après que Polanski eut été inculpé initialement de chefs d’accusation plus graves, notamment viol d’une mineure sous l’emprise de stupéfiants. Condamné à 90 jours de prison, il avait été libéré après 42 jours. Mais le juge avait ensuite estimé la sentence insuffisante. Polanski avait choisi de s’envoler pour la France. Il est depuis sous le coup d’un mandat d’arrêt.»

Ces dernières années, plusieurs femmes, toutes mineures au moment des faits évoqués, ont également accusé Polanski de viol. En 2010, en plein festival de Cannes, l’actrice britannique Charlotte Lewis avait accusé le réalisateur d’avoir «abusé [d’elle] sexuellement» à 16 ans lors d’un casting en 1983. Une deuxième femme, identifiée comme «Robin», l’a accusé en août 2017 d’agression sexuelle lorsqu’elle avait 16 ans, en 1973. En septembre 2017, Renate Langer, ancienne actrice, avait déposé plainte, affirmant avoir été agressée en 1972 à Gstaad alors qu’elle avait 15 ans. La plainte a été refusée par la justice suisse, au motif que les faits étaient prescrits. Roman Polanski a toujours nié ces accusations.

Cordialement

Robin Andraca

 

https://www.liberation.fr/checknews/2017/09/24/liberation-a-t-il-soutenu-la-pedophilie-en-1974_1652441

Libération a-t-il soutenu la pédophilie en 1974 ?

 

24 septembre 2017 à 07:37

 

Question posée par le 23/09/2017

Bonjour,

Si on doit répondre par oui ou par non à cette question, il faut répondre oui. Pas seulement en 1974, mais jusqu’au tout début des années 80. En guise de réponse plus détaillée, voici un article écrit dans Libé, par un journaliste de Libé, en 2001. Sorj Chalandon y revient sur la manière dont libé a traité de la question de la pédophilie, ne réfutant rien du passé, et tentant de l’expliquer.

Cordialement

C.Mt

Voici de qu’écrivait Sorj Chalandon :

Dimanche, dans son éditorial, Jean-Claude Guillebaud, journaliste à Sud-Ouest (et au Nouvel Observateur), écrivait à propos des années 70 et de la pédophilie: «Des crétins dans le vent allaient jusqu’à vanter la permissivité en ce domaine, sans que cela ne suscite beaucoup de protestations. Je pense à ces écrivains qui exaltaient dans les colonnes de Libération ce qu’ils appelaient « l’aventure pédophile ».»

«Je faisais un cunnilingus à une amie. Sa fille, âgée de cinq ans, paraissait dormir dans son petit lit mitoyen. Quand j’ai eu fini, la petite s’est placée sur le dos en écartant les cuisses et, très sérieusement, me dit « à mon tour, maintenant ». Elle était adorable. Nos rapports se sont poursuivis pendant trois ans.» C’est un homme qui parle. Il s’appelle Benoît. Son interview, titrée «câlins enfantins», est précédée d’une phrase du journaliste: «Quand Benoît parle des enfants, ses yeux sombres de pâtre grec s’embrasent de tendresse.» C’est terrible, illisible, glaçant. Et publié dans Libération le 20 juin 1981.

Une autre fois, en 1979, défendant à pleines brassées de mots et de pages un moniteur d’éducation physique condamné pour détournement de mineur, Libé titre «baudruche» une affaire qu’il estime se dégonfler. Des journaux avaient mis en scène des accusations de «prostitution enfantine», de «traites d’enfants». Tout cela était faux. Ce qui était vrai, en revanche, c’est que cet homme mêlait des enfants à ses saloperies d’adulte. Le journaliste de Libération interroge le juge d’instruction chargé de l’enquête. «Cet homme était-il violent avec les enfants?» «Non, répond le juge, mais il les faisait pisser et chier dans les partouzes.» «Mais y a-t-il proxénétisme?», continue le journaliste. «Non, mais il leur faisait faire des horreurs, jouer avec leurs excréments, ils en mangeaient.» Presque victorieusement, l’article estime avoir démonté la machination parce qu’aucune violence n’avait été exercée sur les enfants. Voilà. Alors «lâchez-nous les baskets», grondait l’article juste à côté, pour lequel cette «baudruche dégonflée» n’est rien de plus que l’expression d’«une campagne d’ordre moral».

Laboratoire. L’ordre moral. Voilà l’ennemi. Et Libération de cette époque n’est rien d’autre que l’écho particulier du vertige commun. Nous sommes à la fin des années 70. Les traces du mai des barricades traînent sur les murs et dans les têtes. «Interdit d’interdire», «contestons toute forme d’autorité». C’est plus qu’une période, c’est un laboratoire. Accoucheur d’espoirs, de rêves, de combats insensés. Et de mons tres. A Libération comme ailleurs, l’affrontement fait rage sur tout. Une page de courrier pédophile déclenche la polémique. Mais est néanmoins publiée. Il y a panique à revêtir les oripeaux du censeur. Mais dans les locaux, des coups sont échangés. Des coups encore, lorsqu’un chroniqueur de la nuit arbore une croix de fer allemande au comité de rédaction. Celui qui frappe est conspué par de nombreux présents. L’interdiction, n’importe laquelle, est ressentie comme appartenant au vieux monde, à celui des aigris, des oppresseurs, des milices patronales, des policiers matraqueurs, des corrompus. La pensée est en confusion. La violence politique est un autre moyen de la politique. On a raison de séquestrer les patrons, on a raison de traquer les possédants, on a raison de se révolter et de jouir sans entrave. On a raison de soutenir les prisonniers, les homosexuels, les fous, les drogués. Les femmes se révoltent, et les hommes cherchent une nouvelle place. Dans ce tumulte, ce retournement des sens, cet ancrage de repères nouveaux, dans cette nouvelle préhension de la morale et du droit, cette fragilité et cette urgence, tout ce qui se dresse sur le chemin de toutes les libertés est à abattre.

A Libération même, soucieux de traquer en chaque mot l’ordre établi, la déviance libérale ou gauchiste, des journalistes ont pour tâche de contester tout établissement d’une ligne figée. C’est la fièvre. Un homme en jupe, inconnu, ivre, couvert de pisse et de morve, hurlant et pleurant s’invite au comité de rédaction pour dénoncer le reste du monde. Il n’est pas mis à la porte. Les journalistes l’écoutent jusqu’à ce qu’il parte. Il ne faut mépriser personne, entendre toute minorité. Respecter le droit à la différence. La pédophilie, qui ne dit pas son nom, est un simple élément de cette tourmente. Sauf pour ceux qui la revendiquent comme un acte «d’éducation militante», elle ne vient que rarement sur le devant de la scène. Le mot est terrible aujourd’hui. Mais elle n’est pas le problème d’alors. D’elle-même, et seulement, elle s’inscrit dans un bouillonnement chaviré, où chacun puise ce qu’il croit salvateur. C’est ainsi, c’est hier. C’est comme ça.

Pétitions. En janvier 1977, trois hommes comparaissent devant la cour d’assises de Versailles pour «attentats à la pudeur sans violence sur mineurs de moins de 15 ans». Leurs trois années de détention préventive déclenchent une pétition relayée par Libération. Le texte ne laisse aucune place à l’ambiguïté. Une fois encore, il affirme que les enfants n’ont subi «aucune violence», qu’ils étaient «consentants». «Si une fille de 13 ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire?», demande la pétition. Le texte estime qu’il n’y a pas «crime» et que «trois ans pour des baisers et des caresses, ça suffit». Qui signe? Aragon, Bernard Kouchner, André Glucksmann, François Chatelet, Jack Lang et bien d’autres encore, de Félix Guattari à Patrice Chéreau ou Daniel Guérin. Un peu plus tard, une lettre ouverte à la commission de révision du code pénal exigeait que soient «abrogés ou profondément modifiés» les articles de loi concernant «le détournement de mineur», dans le sens «d’une reconnaissance du droit de l’enfant et de l’adolescent à entretenir des relations avec les personnes de son choix». Qui signe? Jean-Paul Sartre, Michel Foucault, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Alain Robbe-Grillet, Françoise Dolto, Jacques Derrida. Interrogé aujourd’hui, Philippe Sollers, signataire lui aussi de cette supplique, ne se souvient pas. Mais il a une formidable phrase de ce temps: «Il y avait tellement de pétitions. On signait presque automatiquement.»

Du plaisir à la souffrance. Sollers exagère à peine. En cette époque de violence extrême, sociale, politique, humaine, certains ont publié des textes, signé des manifestes, sont descendus dans la rue même, pour sou tenir des actes que parfois ils n’approuvaient pas. D’autres, comme ces pétitionnaires qui demandent la modification de la loi, associent sans malice, sans calcul, sans démagogie le texte protégeant les mineurs aux textes ­ tout juste abrogés ­ réprimant «l’adultère, l’interruption de grossesse et les pratiques anticonceptionnelles». Coucher avec un enfant? Une liberté comme les autres. Sous toutes les plumes, toujours, d’articles en tracts et de prises de parole en tribunes libres, les mêmes mots reviennent : «l’évolution de notre société». «Il faut changer la vie», écrit en 1979 dans Libération, un pédophile emprisonné. «Nos lois sur la sexualité des mineurs ne sont plus en adéquation avec cette époque», écrivent d’autres pétitionnaires. Ils estiment que l’on doit aborder autrement tout le système éducatif. Que nier sa sexualité à l’enfant, c’est nier qu’il est un être à part entière. Et que la société leur donnera bientôt raison. Ils ont eu tort.

«Elle gazouille quand elle éprouve du plaisir», écrit encore Benoît le malade, racontant la petite fille de cinq ans. Et il aura fallu du temps, tout ce temps, pour que le gazouillement ou le silence des enfants souillés se transforment en mots. Puis en colère. En accusation, enfin. Et que les voix d’adultes prétendant que l’enfant trouve du plaisir à ces jeux soient recouvertes par les voix d’enfants qui disent que tout cela n’est que souffrance.

 



Comment Jean-Marc Donnadieu continue à me menacer de mort

Ceux qui nous suivent ou nous lisent assidûment l’un et l’autre savent depuis longtemps que l’escroc et psychopathe Jean-Marc Donnadieu de Béziers dit être un chat depuis déjà un bon bout de temps et publie régulièrement sur son mur Facebook des images de chats tuant des oiseaux. C’est toujours la même promesse qu’il adresse au petit coucou que je suis : il menace de me tuer.

Ses menaces de mort récurrentes à mon encontre ont commencé avec le début de tous ses harcèlements à mon encontre, en 2010, et n’ont jusqu’à ce jour jamais cessé.

Elles ont toutefois évolué dans leur forme.

Durant les premières années, elles étaient très explicites et directes, il les postait en tous les endroits de la toile où il s’exprimait quotidiennement à mon sujet, notamment les blogs de son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi et le mien, où j’étais aussi abondamment menacée de mort par ses complices « déconnologues ».

Mais j’ai porté plainte à raison de toutes ces menaces de mort.

Aussi, aujourd’hui, elles apparaissent nettement moins directes et quelque peu déguisées ou voilées. Pas trop, toutefois, juste assez pour que je comprenne bien la menace qui m’est encore adressée sans que celle-ci ne soit très limpide dans son expression pour des tiers qui n’en connaissent pas le contexte.

Cela donne notamment ces images de chats tuant des oiseaux que Jean-Marc Donnadieu, pourquoi pas, pourrait s’amuser à poster sur son mur Facebook sans aucunement penser que je vais les voir et les interpréter comme des menaces de mort à mon encontre.

C’est d’ailleurs ce qu’il soutient sans vergogne en me traitant de « folle paranoïaque » auprès de tiers peu au fait de tous ses petits jeux malsains dès que j’évoque ces menaces.

Et tout de suite après, pour le cas où je cesserais d’interpréter comme telles ces menaces de mort à peine voilées qu’il m’adresse assez souvent, il prend bien soin de me rappeler qu’effectivement elles en sont et ne sont bien produites qu’à mon intention… par exemple, comme le 7 octobre dernier, en en postant le même rappel presque simultanément sur son mur Facebook et sur mon blog Satanistique :

 

- sur Satanistique, donc, en commentaire sur cet article :

 

http://satanistique.blogspot.com/2019/10/jean-jacques-urvoas-condamne-pour.html?showComment=1570470566410#c8119372997084911481

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Comment Jean-Marc Donnadieu continue à me menacer de mort dans AC ! Brest blank

http://zupimages.net/viewer.php?id=19/41/oxkb.jpg

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Adresse où se trouve l’image suivante :

oxkb dans Attentats

 

- et sur son mur Facebook :

 

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Voilà, le message est parfaitement clair : le chat guette l’oiseau et ne le ratera pas, comme me l’a déjà signifié son auteur au moins 36 000 fois et de multiples manières.

Il y a de même son horoscope « balance » du lundi, toujours rédigé à mon intention par son auteur du Gorafi, à l’évidence un complice de longue date des deux débiles mentaux et néanmoins psychopathes extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi de Puy-l’Evêque et Jean-Marc Donnadieu de Béziers, afin que ce dernier puisse le republier sur son mur Facebook, où je vais le lire et pouvoir comprendre tous les sous-entendus et menaces qu’il contient encore à mon encontre…

Et depuis quelques mois s’y ajoutent encore les menaces liées au procès qu’il fait par personne interposée, toujours avec son avocat Philippe Desruelles de Béziers, à un ufologue qui d’après lui serait mon complice : Jean-Marc Donnadieu joue au billard, il utilise un individu sans-le-sou et sans aucun scrupule ayant pour énorme avantage de bénéficier de l’aide juridictionnelle totale afin d’atteindre d’abord cet ufologue, puis moi par voie de conséquence, à peu près comme à compter de l’année 2010, alors qu’au RSA il pouvait encore bénéficier de l’aide juridictionnelle totale, ses amis « déconnologues » l’ont lui-même utilisé pour atteindre d’abord mon hébergeur de blog OverBlog, puis moi par voie de conséquence, et avec moi toutes celles de leurs autres victimes qui me soutenaient contre eux…

Voilà donc ce que cela donne pour la suite du mois passé où, notamment, l’on reconnaîtra en Gaspard, fils de prof et enfant de CE2 censé me battre aux échecs, l’un des fils de Philippe Dulauroy, dit « Dulconte », ancien informaticien devenu professeur en Argentine et « déconnologue » de la première heure ayant choisi de prénommer son fils aîné comme celui de son Konducator bien-aimé Pascal Edouard Cyprien Luraghi, et dans le « gendarme nucléaire tunisien » censé se faire exploser par le jugement attendu le mois prochain, l’ufologue que le délirant Jean-Marc Donnadieu accuse d’être mon complice ou de me manipuler, la vidéo qu’il a postée le 29 octobre dernier étant par ailleurs une menace de mort directe et très explicite émanant selon la présentation qu’il en fait d’un Chat(loween), donc toujours lui-même contre l’oiseau, moi, qu’il menace aussi d’un murder pour lui très nourrissant le 26 octobre :

 

 

Balance : Nous n’avons pas de temps à vous accorder aujourd’hui. Vous avez été un vrai poison toute la semaine dernière, alors vous pouvez vous asseoir sur vos précisions cette fois-ci. C’est bien fait pour vous. La prochaine fois, vous y réfléchirez à deux fois avant d’être insupportable.
– Chérie ? Tu vois, je t’avais dit que je les punirai, et ben j’ai pas cédé, je l’ai fait jusqu’au bout.

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 dans Crime

Jean-marc Donnadieu

Balance : Vous devrez jouer « A la Claire Fontaine » à la flûte à bec, pour faire plaisir à vos collègues. Cela fait partie de la nouvelle politique managériale, où chacun doit jouer d’un instrument ridicule pour la cohésion de l’équipe (la semaine prochaine vous devrez jouer du didjeridoo).

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Mesdames Messieurs ceci est un message du gouvernement:
Nous avons deux mois avant qu’un gendarme nucléaire tunisien explose, et ça ne sera pas fini… Gardez votre calme en attendant… Valà vous pouvez caresser des chats… à vos risques et périls …

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Manque plus qu’un cou en meilleur état, de quoi payer la licence et le club, et ça va chier !

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Jacques Le Guen fait Chevalier de la Légion d’honneur en 2014

Je l’avais loupée, celle-là…

Salut, Jean-Louis !

Déclaration du tout frais Chevalier de juillet 2014 :

« Mon métier de médecin et ma vie d’homme politique ont de nombreux points communs. Dans les deux cas, il s’agit d’assumer des responsabilités dans lesquelles il faut avoir le courage de prendre des décisions parfois lourdes de conséquences. Mais, en médecine ou en politique, il y a des valeurs qui ne doivent jamais être perdues de vue au moment des choix : celles du respect, de la dignité et de la liberté. Ces valeurs ne m’ont jamais quitté. »

Ah ouais ??? Ah bon…

Pfff…

Une chose est bien certaine, ce monsieur reste entièrement libre de « témoigner » de tout ce qu’il veut, pour reprendre le terme utilisé par le journaliste de Ouest France ayant rapporté ses propos, ce qui n’est évidemment pas le cas des divers prisonniers politiques qui sont retenus contre leur gré dans les hôpitaux psychiatriques de la région, ni durant ces incarcérations illégales, ni après… quand ils peuvent en sortir toujours vivants et pas trop amochés…

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/plounevez-lochrist/legion-d-h0nneur-jacques-le-guen-fait-chevalier-07-07-2014-10247560.php

Légion d’honneur. Jacques Le Guen fait Chevalier

 

Publié le 07 juillet 2014
Jacques Le Guen a été fait Chevalier de la Légion d'honneur.

Jacques Le Guen a été fait Chevalier de la Légion d’honneur.

 

Jacques Le Guen, ancien député du Finistère, a été fait, lors de la promotion de Pâques 2014, Chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur. Sa médaille lui a été remise, vendredi, à la salle L’Optimist, devant un parterre de quelque 140 invités, parmi lesquels de nombreux parlementaires, élus locaux et représentants des institutions civiles et militaires. C’est Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, ancien député et ancien ministre de l’Intérieur, qui lui a remis sa médaille. Il a rappelé les dix années professionnelles de Jacques Le Guen, en tant que médecin généraliste, ses vingt années de député de la 5ecirconscription du Finistère et ses trente ans de conseiller général du canton de Plouescat. Jean-Louis Debré, qui aurait pu ajouter quatre mandats de conseil municipal de Plounévez-Lochrist dont deux comme adjoint au maire, deux mandats comme président de la communauté de communes de la baie du Kernic et un mandat, en cours, de conseiller régional de Bretagne, a déclaré : « Que serait la République, s’il n’y avait pas des hommes et des femmes qui se dévouent pour le service public ? ». Il a souligné l’honneur et le bonheur qu’il avait de présider cette cérémonie.

« La politique un art et un service »

Dans son allocution, Jacques Le Guen, nouveau médaillé, a remercié tous ceux qui avaient contribué à son parcours. En premier lieu, ses parents qui, de par leur parcours politique et associatif, lui ont inculqué certaines valeurs qu’il porte aujourd’hui ; Yves Priser et Charles Miossec, qui lui ont fait confiance et à qui il succédera comme conseiller général et député. Jacques Le Guen a terminé son propos par une citation du Général De Gaulle : « La politique quand elle est un art et un service, et non une exploitation, est une action pour un idéal à travers des réalités ».
 

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/jacques-le-guen-chevalier-de-la-legion-dhonneur-2695023

Jacques Le Guen, chevalier de la Légion d’honneur

 

Jean-Louis Debré et Jacques Le Guen, vendredi soir à l'Optimist, restaurant  de Plounévez-Lochrist.
Jean-Louis Debré et Jacques Le Guen, vendredi soir à l’Optimist, restaurant de Plounévez-Lochrist. |
 

Ouest-France Modifié le 10/07/2014 à 02h43 Publié le 10/07/2014 à 00h00

 

Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, a fait, vendredi soir, Jacques Le Guen, chevalier de la Légion d’honneur, à Plounévez-Lochrist. Jacques Le Guen est entré au conseil municipal de la commune en 1989. En 1998, il est conseiller général et, en 2002, député UMP en remplacement de Charles Miossec. Médecin de profession, il est resté conseiller général treize ans et député dix ans. Il est conseiller régional depuis 2010 et président de la communauté de communes. Jean-Louis Debré, a salué son « investissement », et sa « pugnacité ». Jacques Le Guen, dans son remerciement, explique : « Cette reconnaissance, je la prends non pas comme le terme d’une carrière politique, mais comme un encouragement à continuer. »

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plounevez-lochrist-29430/jacques-le-guen-chevalier-de-la-legion-dhonneur-2693611

Jacques Le Guen, chevalier de la Légion d’honneur

 

Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, Jacques Le Guen, conseiller régional, vendredi soir, lors de remise de la Légion d'honneur à Jacques Le Guen, à l'Optimist.
Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, Jacques Le Guen, conseiller régional, vendredi soir, lors de remise de la Légion d’honneur à Jacques Le Guen, à l’Optimist. |
 

Ouest-France Modifié le 10/07/2014 à 04h39 Publié le 10/07/2014 à 00h00

 

Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, a fait Jacques Le Guen, médecin, chevalier de la Légion d’honneur. La cérémonie s’est déroulée le vendredi 4 juillet, au restaurant L’Optimist, en présence de nombreux élus et amis.

Défenseur de la Bretagne

Jacques Le Guen a commencé sa carrière politique en 1989 au sein du conseil municipal de la commune et ce jusqu’en 2001. Il a ensuite été adjoint au maire. En 1998, il est élu conseiller général en remplacement d’Yves Priser et, en 2002, il est élu député de la circonscription en remplacement de Charles Miossec.

Il a été conseiller général treize ans et élu député dix ans. Il est actuellement conseiller régional depuis 2010 et toujours en fonction et président de la communauté de communes de la baie du Kernic.

« Je souligne ton investissement pour ta commune, ton département, ta région et ton pays, a dit Jean-Louis Debré, dans son allocution. Ta pugnacité a fait de toi un homme reconnu de tous. Tu l’as été pendant treize ans comme conseiller général et dix ans comme député. Que serait notre pays s’il n’y avait pas des hommes et des femmes, comme toi, pour le service aux autres ? Tu as été à l’écoute d’abord par ton métier de médecin puis pas ton engagement depuis dix-sept ans pour ta Bretagne que tu aimes et que tu ne veux pas que l’on oublie. Nous avons passé des années exceptionnelles à l’Assemblée nationale et c’est avec bonheur que je te remets cette distinction et te fais chevalier de la Légion d’honneur. »

Médecine et politique

« Mon métier de médecin et ma vie d’homme politique ont de nombreux points communs, a témoigné Jacques Le Guen, dans son mot de remerciement. Dans les deux cas, il s’agit d’assumer des responsabilités dans lesquelles il faut avoir le courage de prendre des décisions parfois lourdes de conséquences. Mais, en médecine ou en politique, il y a des valeurs qui ne doivent jamais être perdues de vue au moment des choix : celles du respect, de la dignité et de la liberté. Ces valeurs ne m’ont jamais quitté. Alors, cette reconnaissance, je la prends non pas comme le terme d’une carrière politique, bien au contraire, mais comme un encouragement à continuer. »

 

 

http://www.bernadette-malgorn.fr/2014/07/jacques-le-guen-chevalier-de-la-legion-d%E2%80%99honneur/

 

Jacques Le Guen, Chevalier de la Légion d’Honneur

 

Posted on 10 juillet 2014 by admin

 

C’est une des figures marquantes   de notre département dont les mérites éminents  au service du Finistère et de la Bretagne  viennent d’être honorés.

En effet c’est devant un parterre de 140 invités, composé d’élus nationaux, régionaux et locaux et de représentants des autorités civiles et militaires que Jacques Le Guen, ancien député du Finistère, conseiller régional de Bretagne s’est vu remettre les insignes de  Chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur, par Jean-Louis Debré, Président du Conseil constitutionnel et ancien Président de l’Assemblée Nationale..

Bernadette Malgorn, Présidente du groupe Droite et Centre de Bretagne (conseillers régionaux) et Présidente des élus du Rassemblement Pour Brest (conseillers municipaux et communautaires de Brest) participait à cette cérémonie  chaleureuse qui salue l’engagement très fort de Jacques le Guen au service de Finistère, de la Bretagne et de ses habitants.

Un parcours  qui  a mené Jacques Le Guen, médecin généraliste, à siéger  durant 10 ans  comme  député de la 5e circonscription du Finistère, 30 ans  conseiller général du canton de Plouescat. Il a été élu conseiller régional de Bretagne en 2010  sur la liste conduite par Bernadette Malgorn.

Par ailleurs, élu  municipal de la commune  de Plounévez-Lochrist, il a été réélu en 2014 Président de la communauté de communes de la baie du Kernic.

 

Un villepiniste mis en minorité dans le Finistère

 

Le député Jacques Le Guen a démissionné jeudi soir de son poste de secrétaire départe­mental, après un vote défavo­rable du comité départemental de l’UMP du Finistère.Mis en minorité par 101 voix cont…

Par C. J.
Publié le 21 octobre 2006 à 06:00, mis à jour le 15 octobre 2007 à 13:15

 

Le député Jacques Le Guen a démissionné jeudi soir de son poste de secrétaire départe­mental, après un vote défavo­rable du comité départemental de l’UMP du Finistère.

Mis en minorité par 101 voix contre 82, il a démissionné, en regrettant d’avoir été victime « de sa fidélité à Villepin ». « Dès que l’on a une position différente de celle de Sarkozy on devient quelqu’un à faire disparaître du circuit », a-t-il regretté.

Christian Ménard, député et ­président de la fédération, déclare avoir été « surpris » par ce ­vote, qui ­devait « logiquement » confirmer Jacques Le Guen dans son ­poste, « conformément à l’avis du siège de l’UMP ». Mais ce proche de Nicolas Sar­kozy ­explique ce vote par la « colère » des militants contre Jean-Louis Debré.

Selon lui, Jacques Le Guen est « une victime collatérale des ­déclarations de Jean-Louis Debré contre Nicolas Sarkozy ».

 



Dépression : luminothérapie et phytothérapie sont efficaces

Plusieurs journaux publient actuellement les résultats d’une étude montrant que la luminothérapie est aussi efficace que les antidépresseurs chimiques pour lutter contre la dépression – effets indésirables en moins…

Il faut rappeler que les plantes, et particulièrement le millepertuis qui ailleurs qu’en France, notamment en Allemagne, est depuis longtemps utilisé avec succès par les psychiatres, le sont aussi, quoiqu’en disent les médecins sous influence des laboratoires pharmaceutiques et leurs idiots utiles tels les deux débiles mentaux Jean-Marc Donnadieu de Béziers et Pascal Edouard Cyprien Luraghi dont certains se rappellent peut-être comment ils se « moquaient » de moi à ce sujet sur le site du Gorafi il y a quelques années…

Noter l’extrême stupidité des médecins malhonnêtes de Doctissimo qui, d’une part, mettent en garde contre les risques liés aux effets sérotoninergiques du millepertuis, lesquels sont très exactement ceux de tous les antidépresseurs de cette classe (exemple : le Prozac ou fluoxétine), et d’autre part, laissent entendre qu’il n’en aurait pas l’efficacité contre la dépression…

En vérité, il est au moins aussi efficace, et ses effets indésirables restent bien moindres.

 

https://www.franceculture.fr/emissions/le-journal-des-sciences/luminotherapie-versus-antidepresseur-exaequo

Luminothérapie vs antidépresseur : ex aequo

 

07/11/2019

 

De nouvelles évidences sur l’efficacité de la luminothérapie pour le traitement des dépressions sévères et autres actualités scientifiques.

 

• Crédits : PhotononstopGetty

 

Selon une nouvelle étude parue dans Sleep Medicine Reviews, la luminothérapie est aussi efficace que les antidépresseurs pour traiter la dépression. Depuis la première étude en 1984, on sait que la luminothérapie est très efficace pour soigner les dépressions saisonnières, car elle vient lutter contre la baisse de luminosité. Mais ce traitement reste sous-estimé.

Une équipe du CHU de Strasbourg vient de publier une méta-étude qui a regroupé l’ensemble des essais disponibles dans la littérature scientifique, concernant environ 400 participants, et qui compare les effets de la luminothérapie avec ceux des antidépresseurs pour traiter les dépressions sévères. L’équipe a aussi regardé quels étaient les effets de la combinaison des deux traitements. En psychiatrie, en France, les habitudes sont très médicamenteuses, mais ce travail montre de nouvelles preuves scientifiques sur l’efficacité de la luminothérapie.

Interview avec le psychiatre et neuroscientifique Pierre-Alexis Geoffroy qui a mené cette étude.

« Si on compare luminothérapie versus antidépresseurs, notre étude ne montre pas de supériorité d’un traitement par rapport à l’autre. C’est une première information qui est très importante. Aucun des deux traitements n’est supérieur l’un par rapport à l’autre. La deuxième information qui est importante et qu’on a pu observer, c’est que la combinaison luminothérapie-antidépresseurs était significativement supérieure à la monothérapie seule antidépresseur. Ça, c’est une information qui est très utile sur plan clinique parce que ça invite les médecins, face à une dépression qui serait sévère, à prescrire d’emblée les deux thérapies pour avoir un meilleur effet et être plus efficace. Et l’autre information aussi : on fait une analyse, ce qu’on appelle en sous-groupes, c’est à dire chez des patients qui n’avaient que des dépressions non saisonnières. On montre que la bithérapie est aussi plus efficace chez les patients qui ont une dépression qu’on dit non-saisonnière. »

Ce que suggère vos travaux, c’est que l’option thérapeutique de la luminothérapie pourrait être une option de première ligne ?

« Absolument, c’est tout à fait ça. Ce qu’on espère pour la suite, c’est de penser à une luminothérapie en première ligne et pas seulement en seconde ligne, sur un traitement qui est efficace, qui a démontré son efficacité. C’est au moins un outil supplémentaire dans la boîte à outils des médecins. Il n’y a pas que la réponse médicamenteuse antidépresseurs classique. Penser à cette bithérapie d’emblée, parce que ça marche mieux que l’antidépresseur seul. Mais en dehors de ce trouble affectif saisonnier, donc la dépression non-saisonnière, la luminothérapie n’était pas vraiment une stratégie utilisée. Il faut que ça change. Il faut que ça soit un des outils disponibles auxquels les médecins pensent parce qu’il y a un niveau de preuve scientifique. »

 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/prozac-au-naturel_497735.html

Prozac au naturel

 

Par LEXPRESS.fr , publié le 25/09/1997 à 00:00

 

C’est une plante aux fleurs jaunes qui pousse dans tous les parcs publics. Vulgairement baptisé «herbe de Saint-Jean», le millepertuis est devenu en Allemagne l’un des antidépresseurs les plus utilisés: trois fois plus prescrit que le Prozac, remboursé par les caisses d’assurance-maladie, il connaît, sous forme de pilules ou de dragées, une carrière fulgurante outre-Rhin, après avoir été longtemps considéré comme un remède de bonne femme. Utilisée depuis des siècles en baume pour guérir les blessures et réduire les hématomes, l’herbe de Saint-Jean aurait en effet des vertus thérapeutiques contre la dépression.

L’histoire commence en 1991, avec la mise sur le marché allemand d’un produit baptisé Jarsin, aux extraits d’Hypericum perforatum, nom scientifique du millepertuis. Pour être homologué par les autorités sanitaires, le nouveau médicament a dû s’appuyer sur une vingtaine d’études cliniques prouvant son efficacité. Etudes menées en «double aveugle» (ni le médecin ni le patient ne sait s’il a recours ou non à un placebo) et financées en partie, il est vrai, par la firme qui commercialise le Jarsin, l’entreprise Lichtwer Pharma, à Berlin. «Mais c’est souvent l’usage, se défend le PDG de cette société spécialisée dans l’élaboration de produits pharmaceutiques à base de plantes. Les scientifiques des universités avec lesquelles nous avons collaboré ont travaillé en toute indépendance.» Leurs résultats: le Jarsin serait efficace contre les dépressions moyennes ou modérées et provoquerait des effets secondaires moins nombreux et moins forts que ceux des antidépresseurs traditionnels. Par exemple, des maux d’estomac et une hypersensibilité au soleil. Mieux que le Prozac, donc? En tout cas aussi bien, si l’on en croit Walter Müller, directeur du laboratoire de pharmacologie de l’université de Francfort, qui vient de publier dans la revue Pharmacopsychiatry les résultats de ses propres recherches menées depuis deux ans: l’herbe de Saint-Jean déclenche dans les cellules du cerveau des mécanismes similaires à ceux suscités par le Prozac. « Nous ne sommes pas des gourous, explique Walter Müller. Il faut savoir que des extraits de plantes ne sont pas toujours réguliers dans leurs effets, un peu comme un vin peut être plus ou moins bon. Il ne s’agit donc pas d’un remède miracle. Mais nous avons démontré d’un point de vue pharmacologique que le millepertuis agit d’une façon comparable au Prozac.» D’autres l’avaient déjà compris: les grandes entreprises pharmaceutiques allemandes, comme Bayer ou Böhringer Mannheim, pourtant spécialisées dans la production de médicaments traditionnels, ont lancé il y a peu des produits aux extraits de millepertuis destinés à traiter les petites dépressions. Il faut dire que les Allemands, très portés sur les produits naturels, ont été saisis d’un incroyable engouement pour l’herbe de Saint-Jean. Les ventes de Jarsin ont ainsi littéralement explosé entre 1994 et 1995: + 82% des prescriptions, quand le Prozac, lui, n’affichait «que» 55% de progression. Parmi les produits à base d’extrait de millepertuis, le Jarsin réalise près de 30% de part de marché et figure dans le peloton de tête des antidépresseurs les plus prescrits en Allemagne. Après les Pays-Bas, les Etats-Unis commencent à découvrir ce «Prozac naturel». La France, elle, l’ignore encore. La firme Lichtwer Pharma a demandé l’homologation du Jarsin auprès des autorités sanitaires françaises. Elle attend toujours la réponse.

 

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/le-millepertuis-plante-aux-vertus-antidepressives_31009

Le millepertuis, plante aux vertus antidépressives

 

Par Rachel Mulot le 24.07.2016 à 17h00, mis à jour le 24.07.2016 à 17h00

Sciences et Avenir a croisé les études scientifiques sur quelques plantes efficaces contre des affections courantes. Parmi elles, le millepertuis.

 

Millepertuis

Millepertuis (Hypericum perforatum)

© Creative Commons

 

COMPOSITION. Les sommités fleuries recèlent des flavonoïdes ou des composés phénoliques dont l’hyperforine, principal actif antidépresseur, et de l’hypéricine, pigment rouge aux propriétés anti-inflammatoires, cicatrisantes, antalgiques et antirétrovirales.

Comme antidépresseur par voie orale, le millepertuis (Hypericum perforatum) est le médicament à base de plantes le plus vendu en Allemagne et aux États-Unis. En France, il a moins bonne presse : dans un communiqué en ligne depuis 2000, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) souligne que son activité thérapeutique n’a pas pu être démontrée et met en garde contre les risques d’interaction, notamment avec un médicament destiné aux malades du Sida.

Si le dernier point est exact — les conseils d’un médecin phytothérapeute étant toujours souhaitables —, le premier en revanche ne l’est pas : de multiples essais cliniques et des méta-analyses de ces tests attribuent à ce végétal une efficacité comparable à celle de différents antidépresseurs synthétiques chez les patients faiblement ou modérément déprimés. Qui plus est avec moins d’effets secondaires. Sa prise améliore tous les symptômes de la dépression : humeur, perte d’intérêt et d’activité, de concentration et de sommeil. La monographie européenne de contrôle de l’EMA (Agence européenne des médicaments) précise que cet usage est bien établi. Les résultats des différents essais menés ne sont contradictoires que pour les épisodes dépressifs sévères.

Les essais pharmacologiques ont permis de préciser ses voies d’action. In vitro, il inhibe ce que les spécialistes nomment « la recapture de la sérotonine, de la dopamine et de la noradrénaline », ce qui est également le mode d’action des antidépresseurs de synthèse de deuxième et troisième génération parmi les plus prescrits aujourd’hui en France. Les extraits agissent aussi sur la mélatonine, une hormone produite par le système nerveux central et impliquée dans la régulation de l’horloge interne (sommeil, rythme circadien).

 

https://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2001/mag0126/ps_3482_millepertuis.htm

Le millepertuis contre la dépression

 

Dossier

Utilisée en phytothérapie, le millepertuis est disponible en pharmacie et dans certains magasins de diététique contre la déprime. Quelle est sa réelle efficacité contre la dépression ? Alors que ce produit est l’objet d’une médiatisation régulière, Doctissimo fait le point sur son éventuelle efficacité et les risques liés à son utilisation.

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Le millepertuis, efficace en cas de dépression ?

La plupart des études sur le millepertuis font l’objet de controverses. Parmi celles qui ont tenté de prouver son efficacité dans le traitement de la dépression, une analyse1 datant de 1996 conduite sur plus de 1 700 patients. Elle avait conclu à une efficacité du millepertuis supérieure à celle d’un placebo. Puis, une étude allemande2 publiée en 2000 dans la prestigieuse revue The British Medical Journal a comparé l’extrait de millepertuis à l’imipramine, un médicament antidépresseur. Après six semaines de traitement sur 324 patients, l’équipe de Helmut Woelk de l’université de Giessenles concluaient que l’hypericum est aussi efficace et mieux toléré que l’imipramine dans le traitement de dépressions légères et modérées.

Sans remettre en cause la validité de cette étude, on doit cependant souligner trois points.

  • Premièrement, les doses de l’hypericum délivrées lors de cette étude (250 mg) sont supérieures à celles généralement recommandées.
  • Deuxièmement, l’imipramine est un médicament assez ancien qui comprend plus d’effets secondaires (sécheresse de la bouche, sueurs, bouffées de chaleur) que les dernières générations d’antidépresseurs dont fait partie la fluoxétine.
  • Enfin, les résultats ne concernent que des dépressions légères.

Ainsi, il est impératif de consulter un médecin qui diagnostiquera le type de dépression.

Actuellement disponible en officine et dans certains magasins de diététique, le millepertuis est utilisé dans le traitement de courte durée (transitoire) des manifestations dépressives légères. Mais, ce produit est-il sans risque ?

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Millepertuis : des interactions dangereuses avec d’autres médicaments

En attendant que l’efficacité du millepertuis soit comparée à celle des derniers antidépresseurs, certains risques associés au millepertuis doivent inciter à la prudence.

En effet, il présente en effet le sérieux inconvénient d’interagir avec de très nombreux médicaments, dont certains antidépresseurs. Le millepertuis est donc fortement déconseillé voire contre-indiqué en cas de prise de médicaments contenant :

  • de la digoxine (utilisée dans le traitement de l’insuffisance cardiaque),
  • de la théophylline (autrefois utilisée dans le traitement de l’asthme),
  • de l’ indinavir3 (utilisé dans le traitement d’infection à VIH),
  • un contraceptif oral,
  • un anti-épileptique,
  • un antidépresseur,
  • de la carbamazépine,
  • de la phénytoïne,
  • un antimigraineux (de la famille des triptans),
  • des anticoagulants oraux,
  • de la ciclosporine4 (utilisé contre le rejet des greffes)

Le 1 er mars 2000, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé précise certaines recommandations, reprises par la HAS en 2002.

Ne doivent pas prendre de millepertuis :

  • Les patients traités par indinavir et, par extrapolation, les patients traités par d’autres médicaments antirétroviraux dans le cadre d’une infection à VIH, étant donné le risque de baisse d’efficacité du traitement antirétroviral et de développement de résistances virales ;
  • Les patients traités par un antidépresseur inhibiteur de la recapture de la sérotonine, étant donné le risque de survenue d’un syndrome sérotoninergique potentiellement grave, particulièrement chez les sujets âgés ;
  • Les femmes sous pilule, étant donné le risque de diminution de l’efficacité contraceptive ;
  • Par prudence, tout patient soumis à un autre traitement médicamenteux, étant donné le risque d’interaction médicamenteuse pouvant se traduire par une baisse d’efficacité des médicaments associés.

Attention, les patients recevant un traitement médicamenteux et prenant du millepertuis ne doivent pas interrompre brutalement la prise de millepertuis sans avis médical.

Une telle interruption peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de ces médicaments. Un tel phénomène peut se révéler dangereux pour des produits tels que la digoxine, la ciclosporine, la théophylline, ou les anticoagulants oraux.

Millepertuis : demandez l’avis d’un médecin

L’utilité thérapeutique de cette plante médicinale n’est pas démontrée. Seuls les cas de manifestation dépressives légères semblent pouvoir bénéficier de ses vertus. Selon les auteurs, une dépression non traitée ou mal traitée peut entraîner un cercle vicieux de rechutes et augmenter le risque de suicide. Seul un médecin pourra diagnostiquer le degré d’importance de la dépression et proposer le traitement adapté. Pas de place à l’automédication !

L’Inpes et le ministère de la santé s’accordent aussi à cet avis et précisent : « Le millepertuis n’est pas un traitement pour les épisodes dépressifs caractérisés, même d’intensité légère. Bien qu’il soit actuellement en vente libre en France, le millepertuis ne doit en aucun cas être pris à la légère, comme une sorte de tisane antidépressive. Il est très important d’informer le médecin de l’utilisation éventuelle de ce produit« .

Vous souhaitez consulter un thérapeute ? Prenez rendez-vous près de chez vous avec un praticien certifié dont les dipômes et références ont été vérifiés.

Révision médicale : Dr Jesus Cardenas, Directeur médical de Doctissimo, 08 novembre 2017

Mis à jour le 07 novembre 2017

Sources :

 

 

http://cheminsdelasante.canalblog.com/archives/2017/06/18/35340867.html

18 juin 2017

3 généralistes sur 4 ne connaissent pas le millepertuis contre la dépression

 

Lettre d’Eric Muller, de la Newsletter Neonutrition

 


 

Remède contre la dépression découvert il y a 2500 ans

Hippocrate, médecin de la Grèce antique, connaissait déjà une plante aux fleurs jaunes d’apparence banale… mais redoutable pour soigner la mélancolie : Il s’agit du millepertuis.

Par la suite, à toutes les époques (Rome, Moyen Âge, Renaissance, etc.), le millepertuis était prescrit par les plus grands médecins : Pline, Galien, Paracelse [3].
Il servait surtout à chasser « les mauvais esprits »… en langage moderne, la dépression. Mais il avait beaucoup d’autres usages médicaux. Nous en parlerons plus loin.

Au XIXe siècle encore, le millepertuis appartenait à la pharmacopée française. Puis il tomba dans l’oubli à l’avènement de la médecine chimique.

Médicament star en Allemagne

C’est en 1984, en Allemagne, que le millepertuis fit son grand retour.
L’agence sanitaire allemande, la « Commission E » l’ajouta à la liste des traitements des troubles psychosomatiques, des états dépressifs, de l’anxiété et de l’agitation nerveuse.
Le millepertuis s’est donc vu attribuer la même place que les antidépresseurs chimiques.
Aujourd’hui, les médecins allemands n’hésitent pas à prescrire du millepertuis.

Quel est le principe actif du millepertuis ?

 

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Pour vous expliquer, je laisse la parole à Annie Casamayou, rédactrice pour la revue Alternatif Bien-Être :

« Malgré les recherches, tout n’est pas encore élucidé sur le mode d’action du millepertuis.
Il est fort probable que l’ensemble des constituants de la plante participe à son activité thérapeutique, alors que l’on a longtemps considéré un de ses pigments, l’hypéricine, comme étant le principe actif essentiel.

Mais on sait aujourd’hui que son activité est trop faible ; il semble que l’hyperforine, associée à l’adhyperforine [4], soient les molécules à l’origine du rééquilibrage de la chimie du cerveau [5] [6]

Le sentiment d’échec, le découragement, la fatigue psychique, l’anxiété et les troubles de l’humeur sont intimement liés à des altérations de la transmission des informations opérée d’un neurone à l’autre par les neurotransmetteurs.

Or, le mécanisme d’action du millepertuis ressemble à celui de la plupart des antidépresseurs chimiques : il optimise la production et la circulation des neurotransmetteurs [7] (sérotonine [8], dopamine [9], noradrénaline [10] [11], mais aussi GABA et glutamate). 

Il agit à un double niveau, en bloquant aussi bien leur destruction que leur recapture, ce qui a pour résultat d’augmenter leur présence dans les synapses du cerveau et de faciliter les connexions neuronales [12].

Il s’agit, comme les médicaments, d’un traitement symptomatique : on ne guérit pas la cause de la dépression mais on permet à l’organisme d’affronter plus sereinement cette période difficile [13]. » 

Que disent les études ?

En 1996, une vaste méta-analyse a été réalisée par une équipe allemande. En étudiant plus de 1 700 patients, les chercheurs ont conclu que le millepertuis avait une action comparable aux antidépresseurs chimiques sur les troubles dépressifs [14].

C’est donc en 1996 que le monde a recommencé à s’intéresser au millepertuis.

De nombreuses études sur des milliers de patients ont confirmé que le millepertuis était aussi efficace voire plus efficace que les antidépresseurs standards pour traiter les dépressions légères à modérées [15]. 

Dans une étude sur 12 mois, 440 participants souffrant de dépression légère à modérée ont reçu 500 mg par jour d’extrait de millepertuis. Les résultats ont montré que le millepertuis permettait de diminuer les symptômes de la dépression… et qu’il serait également efficace pour prévenir une rechute [16].

En 2008, le Groupe Cochrane a recensé les 29 meilleurs essais cliniques sur le millepertuis pour les cas de dépressions sévères. Leur synthèse a révélé que :

  • Le millepertuis est plus efficace que les placebos 
  • Le millepertuis est aussi efficace que les antidépresseurs chimiques [17] 
  • Le millepertuis implique moins d’effets secondaires que les antidépresseurs standard. 

En plus d’être efficace sur les symptômes de la dépression, le millepertuis est plutôt bien toléré. Lors d’une étude menée sur environ 1500 personnes, aucun effet secondaire sérieux n’a été répertorié [18].

Le millepertuis améliore donc considérablement la qualité de vie des patients sous traitement contre la dépression.

En 2000, la France veut interdire le millepertuis !?

Malgré l’intérêt grandissant en Allemagne, et en France, chez les patients lassés des effets secondaires des antidépresseurs chimiques…
Malgré même les essais cliniques concluants … Le millepertuis n’est toujours pas reconnu officiellement en France.

Pire même, le 1er mars 2000, l’AFSSAPS, l’Agence française du médicament, publie un communiqué mettant en garde contre l’utilisation du millepertuis [19].

L’AFSSAPS réfléchit même à interdire complètement la vente de millepertuis en France. Puis, en 2002, elle se ravise et publie une Autorisation de Mise sur le Marché pour le millepertuis. 

Il aura donc fallu 2 400 ans avant que le millepertuis soit enfin reconnu par les autorités sanitaires françaises.  Mais la bataille n’est pas terminée. Après 2002, il faut le temps que les produits arrivent sur le marché. C’est seulement en 2009 que le millepertuis débarque en pharmacie. Et surtout… il faut informer les médecins que le millepertuis est un traitement agréé, aussi légitime que les autres. Et même plus valable que les antidépresseurs chimiques, puisque le millepertuis est naturel et que ses effets secondaires sont bien moins nombreux.

Or ce n’est pas gagné…  En 2009, le Centre régional de pharmacovigilance et d’information sur les médicaments du CHU de Clermont-Ferrand publie une note à destination des médecins.

La conclusion est la suivante :

  • Le millepertuis est fortement déconseillé pour les dépressions majeures, car disent-ils, son efficacité n’a pas été démontrée (sic) [20].
  • Pour les dépressions mineures, les médecins devraient cesser de prescrire du millepertuis.

Parce que « la balance bénéfice/risque du millepertuis n’est pas plus favorable que celle des médicaments antidépresseurs ».

Autrement dit, à choisir entre un médicament naturel et un médicament chimique pour des effets identiques, ils recommandent le produit chimique !?

Leur posture est incompréhensible… Ils pourraient par exemple comparer les prix des 2 traitements s’ils les considèrent équivalents par ailleurs. Ce serait une démarche un peu plus honnête.

Pourquoi tant de haine contre le millepertuis ?

D’abord parce qu’on a cru que son principe actif était l’hypéricine.

Aujourd’hui encore, les chercheurs ne sont pas certains d’avoir identifié tous les principes actifs du millepertuis.

Ensuite parce que le millepertuis est comme tout : il ne marche pas à 100 %.

Il existe des personnes sur lesquelles il est inefficace. Cela paraît évident, mais c’est seulement en 2004 que des chercheurs américains ont mis en évidence ce phénomène [21].

Car ce phénomène s’observe dans les études. Certains résultats sont inégaux. C’est pourquoi beaucoup ont cru que le millepertuis était globalement inefficace.

Voici ce qu’il faut retenir :

Au pire, le millepertuis sera inefficace pour vous (mais pas nocif).

Au mieux, il sera plus efficace que les antidépresseurs « atomiques » – ceux que l’on n’ose même plus prescrire à cause de leurs effets secondaires mortels…

Donc le millerpertuis vaut toujours la peine d’être essayé.

Quand prendre du millepertuis ?

  • À la place des antidépresseurs tricycliques et des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRs) : fluoxétine (Prozac), fluvoxamine (Floxyfral), paroxétine (Déroxat, Divarius), citalopram (Séropram), escitalopram (Séroplex), sertraline (Zoloft), amitriptyline (Laroxyl, Elavil), amoxapine (Défanyl), clomipramine (Anafranil, Clomipramine Merck), chlorhydrate de dosulépine (Prothiaden), doxépine (Quitaxon), maprotiline (Ludiomil), opipramol (Insidon).
  • En cas de dépression saisonnière.
  • En cas de dépression juvénile (entre 10 et 35 ans).
  • Pour contrer la dépression, améliorer l’humeur et le sommeil chez les personnes âgées. Il est comparable à la fluoxétine (Prozac).
  • En cas de dépressions sévères. Son efficacité est comparable à l’imipramine (Tofranil, Surmontil, Kinupril).
  • Pour traiter les symptômes de la fatigue, de l’inactivité et de l’insomnie [22].

Voici ce que vous devez dire à votre médecin 

En consultation, si votre médecin ne connaît pas le millepertuis, demandez-lui de chercher « Mildac » dans son Vidal. C’est le nom du produit le plus vendu en pharmacie.
Si au bout de 3 semaines vous ne voyez aucun effet, il est alors raisonnable d’envisager un traitement chimique.

Précautions importantes

Le millepertuis contient des principes actifs puissants. Il exige des précautions d’utilisation.

Gardez en tête que les effets secondaires des antidépresseurs chimiques sur ordonnance sont bien plus graves. Le millepertuis, lui, reste accessible en vente libre. Vous pouvez donc l’utiliser en toute sécurité.

Soleil

On entend souvent que le millepertuis est dangereux car il rend la peau plus sensible au soleil.  C’est largement exagéré.
Lors d’une étude clinique, même en prenant 600 mg par jour, une dose conséquente, les sujets continuaient à bien supporter le soleil [23].
Simplement, les personnes ayant une peau très claire doivent mieux se protéger du soleil lors d’un traitement au millepertuis.

Ne pas cumuler les antidépresseurs

Ne prenez pas de millepertuis si vous êtes déjà sous antidépresseurs chimiques.  Le millepertuis doit être pris seul, comme un traitement à part entière.

Interactions possibles

Le millepertuis peut interagir avec certaines classes de médicaments :

  • Contraceptifs oraux
  • Anticoagulants
  • Antirétroviraux (par exemple pour le VIH)
  • Antiépileptiques
  • Thymorégulateurs
  • Anticancéreux
  • Médicaments antirejet de greffe.

Si vous prenez l’un de ces traitements et que vous êtes intéressé par le millepertuis, demandez l’avis de votre médecin.

Les femmes enceintes et les enfants de moins de 6 ans devraient consulter un médecin avant de prendre du millepertuis.

Cure de traitement et sevrage

Les effets du millepertuis se font sentir de façon graduelle après 10 jours de traitement.  La durée du traitement est de 30 jours au minimum.  Certaines personnes ayant arrêté le millepertuis brutalement ont ressenti un manque.
Pour éviter ce désagrément, il est donc conseillé de réduire petit à petit les doses de millepertuis… avant d’arrêter.

Autre utilisation du millepertuis

Arthrose : L’huile « rouge » de millepertuis appliquée sur la peau est réputée pour soulager les douleurs articulaires [24].
L’huile « rouge » de millepertuis s’achète en magasin bio.

On peut aussi la produire soi-même. Voici la recette :

Récoltez un grand bol de fleurs jaunes de millepertuis pendant une journée ensoleillée autour de la Saint-Jean, le 24 juin – solstice d’été. C’est la date à laquelle il fleurit, ce qui lui vaut son petit nom : « Herbe de la Saint-Jean ».
Sans attendre, empilez délicatement les fleurs de millepertuis dans un bocal stérile en verre transparent et équipé d’un bouchon bien hermétique.
Confectionnez un mélange d’huiles de tournesol, de jojoba (20 %) et de noisette (20 %) [25]. Remplissez le bocal avec ce mélange d’huiles jusqu’à couvrir les fleurs.
Fermez le bocal, puis déposez-le au soleil (ou près d’une source de chaleur) pendant 3 semaines. Secouez régulièrement pendant ce processus de macération.
Vous verrez que l’huile prendra une couleur rouge-brun.
C’est le moment de la filtrer à travers un linge propre. Essorez les fleurs retenues dans le linge pour récupérer toute la lie. Conservez l’huile « rouge » de millepertuis obtenue dans une bouteille en verre sombre.

Sciatiques et troubles nerveux : Pour soulager une sciatique, appliquez de l’huile « rouge » de millepertuis à l’endroit de la douleur, puis massez [26]. Pour les troubles nerveux, optez pour la voie orale.

Migraines : Le millepertuis est réputé pour soigner les maux de tête [27].

Blessures, brûlures, infections : Traditionnellement, le millepertuis en pommade était utilisé sur la peau pour apaiser les brûlures, blessures et infections.

Ménopause : Le millepertuis a montré son efficacité pour atténuer les symptômes de la ménopause [28].

Fibromyalgie : La fibromyalgie est une douleur musculaire continue. Elle s’accompagne d’une fatigue permanente et d’un mauvais sommeil. Elle touche surtout les femmes.

Lors d’une étude clinique, 79 sujets atteints de fibromyalgie ont reçu soit du millepertuis, soit de l’amitriptyline (un antidépresseur tricyclique).

Après 12 semaines, tous les sujets ont rapporté une diminution semblable de la sensation de douleur [29].

Quelle forme de millepertuis consommer ?

Traditionnellement, on boit une infusion 4 g de millepertuis par jour.
Cependant, la teneur en principes actifs de l’infusion reste aléatoire. Et donc son efficacité n’est pas constante.
Pour plus de certitude, préférez les extraits standardisés à teneur garantie en molécules actives.

Où trouver des extraits standardisés de millepertuis ?

Le millepertuis se trouve en pharmacie – demandez du Mildac 300 mg.
 


 

Sources :

[1] Site Hepmag.com, Poll : 75 % of Primary Care Docs Unaware of New Hep C Meds, 25 juin 2014
[2] Site lefigaro.fr, 215.865 médecins en activité en France, 4 juin 2013
[3] 215.865 médecins en activité en France
[3] Annie Casamayou, Dépression : le traitement efficace négligé par les médecinsAlternatif Bien-Être, n°101, février 2015.
[4] Tian J, et al. Antidepressant-like activity of adhyperforin, a novel constituent of Hypericum perforatum L. sci Rep. (2014)
[5] Greeson JM, sanford B, Monti DA. st. John’s wort (Hypericum perforatum): a review of the current pharmacological, toxicological, and clinical literature. Psychopharmacology (Berl). 2001 feb;153(4):402-14.
[6] Zanoli P. Role of hyperforin in the pharmacological activities of st. John’s Wort. CNs Drug Rev. 2004 fall;10(3):203-18.
[7] Müller We, et al. Hyperforin represents the neurotransmitter reuptake inhibiting constituent of hypericum extract. Pharmacopsychiatry. (1998)
[8] Gobbi M, et al. Hypericum perforatum L. extract does not inhibit 5-HT transporter in rat brain cortex. Naunyn schmiedebergs Arch Pharmacol. (1999)
[9] Yoshitake , et al. Hypericum perforatum L (st John’s wort) preferentially increases extracellular dopamine levels in the rat prefrontal cortex. Br J Pharmacol. (2004)
[10] Jakobs D, et al. Downregulation of β1 -adrenergic receptors in rat C6 glioblastoma cells by hyperforin and hyperoside from st John’s wort. J Pharm Pharmacol. (2013)
[11] Prenner L, et al. Reduction of high-affinity beta2-adrenergic receptor binding by hyperforin and hyperoside on rat C6 glioblastoma cells measured by fluorescence correlation spectroscopy. Biochemistry. (2007)
[12] Singer A, Wonnemann M, Müller We. Hyperforin, a major antidepressant constituent of st. John’s Wort, inhibits serotonin uptake by elevating free intracellular Na+1. J Pharmacol exp Ther. (1999)
[13] Annie Casamayou, Dépression : le traitement efficace négligé par les médecinsAlternatif Bien-Être, n°101, février 2015.
[14] Linde K, et al., St John’s wort for depression – an overview and meta-analysis of randomised clinical trials, BMJ, 1996 Août 3;313(7052):253-8.
[15] Kim HL, streltzer J, Goebert D, St. John’s wort for depression: a meta-analysis of well-defined clinical trials, J Nerv Ment Dis. 1999 sept; 187(9):532-8.
[16] Brattström A, Long-term effects of St. John’s wort (Hypericum perforatum) treatment: a 1-year safety study in mild to moderate depression. Phytomedicine. 2009 Apr;16(4):277-83. doi: 10.1016/j.phymed.2008.12.023. Epub 2009 Mar 18.
[17] Linde K, Berner MM, Kriston L, St John’s wort for major depression, Cochrane Database syst Rev. 2008 oct 8;(4):CD000448. doi: 10.1002/14651858.CD000448.pub3.
[18] Melzer J, et al., A hypericum extract in the treatment of depressive symptoms in outpatients: an open study. Forsch Komplementmed. 2010 Mar;17(1):7-14. doi: 10.1159/000277628. Epub 2010 Feb 4.
[19] TPE millepertuis
[20] Retrait européen du dextropropoxyphène : une mesure adaptée à la France ?
[21] Goodnick PJ, et al., The effectiveness of st. John’s Wort in major depressive disorder: a naturalistic phase 2 follow-up in which nonresponders were provided alternate medication. J Clin Psychiatry. 2004 Aug;65(8):1114-9.
[22] Annie Casamayou, Dépression : le traitement efficace négligé par les médecinsAlternatif Bien-Être, n°101, février 2015.
[23] Brockmöller J, et al., Hypericin and pseudohypericin : pharmacokinetics and effects on photosensitivity in humans. PharmacopsychiStry. 1997 sep; 30 suppl 2: 94-101.
[24] Didier Le Bail, Douleurs arthrosiques : les solutions AromaAlternatif Bien-Être, n°85
[25] Claudine Luu, Huiles de fleurs solarisées : une préparation beauté, Plantes & Bien-Être, n°8
[26] Nicolas Wirth, Courrier des lecteurs, Plantes & Bien-Être, n°8
[27] Annie Casamayou, Dépression : le traitement efficace négligé par les médecinsAlternatif Bien-Être, n°101, février 2015.
[28] Thierry Souccar, Bien vivre sa ménopauseDossier de Santé & Nutrition, n°24, septembre 2013
[29] Thierry Souccar, Fibromyalgie : Les solutions naturellesDossier de Santé & Nutrition, n°7, avril 2012

 

 



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