Dépression : luminothérapie et phytothérapie sont efficaces

Plusieurs journaux publient actuellement les résultats d’une étude montrant que la luminothérapie est aussi efficace que les antidépresseurs chimiques pour lutter contre la dépression – effets indésirables en moins…

Il faut rappeler que les plantes, et particulièrement le millepertuis qui ailleurs qu’en France, notamment en Allemagne, est depuis longtemps utilisé avec succès par les psychiatres, le sont aussi, quoiqu’en disent les médecins sous influence des laboratoires pharmaceutiques et leurs idiots utiles tels les deux débiles mentaux Jean-Marc Donnadieu de Béziers et Pascal Edouard Cyprien Luraghi dont certains se rappellent peut-être comment ils se « moquaient » de moi à ce sujet sur le site du Gorafi il y a quelques années…

Noter l’extrême stupidité des médecins malhonnêtes de Doctissimo qui, d’une part, mettent en garde contre les risques liés aux effets sérotoninergiques du millepertuis, lesquels sont très exactement ceux de tous les antidépresseurs de cette classe (exemple : le Prozac ou fluoxétine), et d’autre part, laissent entendre qu’il n’en aurait pas l’efficacité contre la dépression…

En vérité, il est au moins aussi efficace, et ses effets indésirables restent bien moindres.

 

https://www.franceculture.fr/emissions/le-journal-des-sciences/luminotherapie-versus-antidepresseur-exaequo

Luminothérapie vs antidépresseur : ex aequo

 

07/11/2019

 

De nouvelles évidences sur l’efficacité de la luminothérapie pour le traitement des dépressions sévères et autres actualités scientifiques.

 

• Crédits : PhotononstopGetty

 

Selon une nouvelle étude parue dans Sleep Medicine Reviews, la luminothérapie est aussi efficace que les antidépresseurs pour traiter la dépression. Depuis la première étude en 1984, on sait que la luminothérapie est très efficace pour soigner les dépressions saisonnières, car elle vient lutter contre la baisse de luminosité. Mais ce traitement reste sous-estimé.

Une équipe du CHU de Strasbourg vient de publier une méta-étude qui a regroupé l’ensemble des essais disponibles dans la littérature scientifique, concernant environ 400 participants, et qui compare les effets de la luminothérapie avec ceux des antidépresseurs pour traiter les dépressions sévères. L’équipe a aussi regardé quels étaient les effets de la combinaison des deux traitements. En psychiatrie, en France, les habitudes sont très médicamenteuses, mais ce travail montre de nouvelles preuves scientifiques sur l’efficacité de la luminothérapie.

Interview avec le psychiatre et neuroscientifique Pierre-Alexis Geoffroy qui a mené cette étude.

« Si on compare luminothérapie versus antidépresseurs, notre étude ne montre pas de supériorité d’un traitement par rapport à l’autre. C’est une première information qui est très importante. Aucun des deux traitements n’est supérieur l’un par rapport à l’autre. La deuxième information qui est importante et qu’on a pu observer, c’est que la combinaison luminothérapie-antidépresseurs était significativement supérieure à la monothérapie seule antidépresseur. Ça, c’est une information qui est très utile sur plan clinique parce que ça invite les médecins, face à une dépression qui serait sévère, à prescrire d’emblée les deux thérapies pour avoir un meilleur effet et être plus efficace. Et l’autre information aussi : on fait une analyse, ce qu’on appelle en sous-groupes, c’est à dire chez des patients qui n’avaient que des dépressions non saisonnières. On montre que la bithérapie est aussi plus efficace chez les patients qui ont une dépression qu’on dit non-saisonnière. »

Ce que suggère vos travaux, c’est que l’option thérapeutique de la luminothérapie pourrait être une option de première ligne ?

« Absolument, c’est tout à fait ça. Ce qu’on espère pour la suite, c’est de penser à une luminothérapie en première ligne et pas seulement en seconde ligne, sur un traitement qui est efficace, qui a démontré son efficacité. C’est au moins un outil supplémentaire dans la boîte à outils des médecins. Il n’y a pas que la réponse médicamenteuse antidépresseurs classique. Penser à cette bithérapie d’emblée, parce que ça marche mieux que l’antidépresseur seul. Mais en dehors de ce trouble affectif saisonnier, donc la dépression non-saisonnière, la luminothérapie n’était pas vraiment une stratégie utilisée. Il faut que ça change. Il faut que ça soit un des outils disponibles auxquels les médecins pensent parce qu’il y a un niveau de preuve scientifique. »

 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/prozac-au-naturel_497735.html

Prozac au naturel

 

Par LEXPRESS.fr , publié le 25/09/1997 à 00:00

 

C’est une plante aux fleurs jaunes qui pousse dans tous les parcs publics. Vulgairement baptisé «herbe de Saint-Jean», le millepertuis est devenu en Allemagne l’un des antidépresseurs les plus utilisés: trois fois plus prescrit que le Prozac, remboursé par les caisses d’assurance-maladie, il connaît, sous forme de pilules ou de dragées, une carrière fulgurante outre-Rhin, après avoir été longtemps considéré comme un remède de bonne femme. Utilisée depuis des siècles en baume pour guérir les blessures et réduire les hématomes, l’herbe de Saint-Jean aurait en effet des vertus thérapeutiques contre la dépression.

L’histoire commence en 1991, avec la mise sur le marché allemand d’un produit baptisé Jarsin, aux extraits d’Hypericum perforatum, nom scientifique du millepertuis. Pour être homologué par les autorités sanitaires, le nouveau médicament a dû s’appuyer sur une vingtaine d’études cliniques prouvant son efficacité. Etudes menées en «double aveugle» (ni le médecin ni le patient ne sait s’il a recours ou non à un placebo) et financées en partie, il est vrai, par la firme qui commercialise le Jarsin, l’entreprise Lichtwer Pharma, à Berlin. «Mais c’est souvent l’usage, se défend le PDG de cette société spécialisée dans l’élaboration de produits pharmaceutiques à base de plantes. Les scientifiques des universités avec lesquelles nous avons collaboré ont travaillé en toute indépendance.» Leurs résultats: le Jarsin serait efficace contre les dépressions moyennes ou modérées et provoquerait des effets secondaires moins nombreux et moins forts que ceux des antidépresseurs traditionnels. Par exemple, des maux d’estomac et une hypersensibilité au soleil. Mieux que le Prozac, donc? En tout cas aussi bien, si l’on en croit Walter Müller, directeur du laboratoire de pharmacologie de l’université de Francfort, qui vient de publier dans la revue Pharmacopsychiatry les résultats de ses propres recherches menées depuis deux ans: l’herbe de Saint-Jean déclenche dans les cellules du cerveau des mécanismes similaires à ceux suscités par le Prozac. « Nous ne sommes pas des gourous, explique Walter Müller. Il faut savoir que des extraits de plantes ne sont pas toujours réguliers dans leurs effets, un peu comme un vin peut être plus ou moins bon. Il ne s’agit donc pas d’un remède miracle. Mais nous avons démontré d’un point de vue pharmacologique que le millepertuis agit d’une façon comparable au Prozac.» D’autres l’avaient déjà compris: les grandes entreprises pharmaceutiques allemandes, comme Bayer ou Böhringer Mannheim, pourtant spécialisées dans la production de médicaments traditionnels, ont lancé il y a peu des produits aux extraits de millepertuis destinés à traiter les petites dépressions. Il faut dire que les Allemands, très portés sur les produits naturels, ont été saisis d’un incroyable engouement pour l’herbe de Saint-Jean. Les ventes de Jarsin ont ainsi littéralement explosé entre 1994 et 1995: + 82% des prescriptions, quand le Prozac, lui, n’affichait «que» 55% de progression. Parmi les produits à base d’extrait de millepertuis, le Jarsin réalise près de 30% de part de marché et figure dans le peloton de tête des antidépresseurs les plus prescrits en Allemagne. Après les Pays-Bas, les Etats-Unis commencent à découvrir ce «Prozac naturel». La France, elle, l’ignore encore. La firme Lichtwer Pharma a demandé l’homologation du Jarsin auprès des autorités sanitaires françaises. Elle attend toujours la réponse.

 

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/le-millepertuis-plante-aux-vertus-antidepressives_31009

Le millepertuis, plante aux vertus antidépressives

 

Par Rachel Mulot le 24.07.2016 à 17h00, mis à jour le 24.07.2016 à 17h00

Sciences et Avenir a croisé les études scientifiques sur quelques plantes efficaces contre des affections courantes. Parmi elles, le millepertuis.

 

Millepertuis

Millepertuis (Hypericum perforatum)

© Creative Commons

 

COMPOSITION. Les sommités fleuries recèlent des flavonoïdes ou des composés phénoliques dont l’hyperforine, principal actif antidépresseur, et de l’hypéricine, pigment rouge aux propriétés anti-inflammatoires, cicatrisantes, antalgiques et antirétrovirales.

Comme antidépresseur par voie orale, le millepertuis (Hypericum perforatum) est le médicament à base de plantes le plus vendu en Allemagne et aux États-Unis. En France, il a moins bonne presse : dans un communiqué en ligne depuis 2000, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) souligne que son activité thérapeutique n’a pas pu être démontrée et met en garde contre les risques d’interaction, notamment avec un médicament destiné aux malades du Sida.

Si le dernier point est exact — les conseils d’un médecin phytothérapeute étant toujours souhaitables —, le premier en revanche ne l’est pas : de multiples essais cliniques et des méta-analyses de ces tests attribuent à ce végétal une efficacité comparable à celle de différents antidépresseurs synthétiques chez les patients faiblement ou modérément déprimés. Qui plus est avec moins d’effets secondaires. Sa prise améliore tous les symptômes de la dépression : humeur, perte d’intérêt et d’activité, de concentration et de sommeil. La monographie européenne de contrôle de l’EMA (Agence européenne des médicaments) précise que cet usage est bien établi. Les résultats des différents essais menés ne sont contradictoires que pour les épisodes dépressifs sévères.

Les essais pharmacologiques ont permis de préciser ses voies d’action. In vitro, il inhibe ce que les spécialistes nomment « la recapture de la sérotonine, de la dopamine et de la noradrénaline », ce qui est également le mode d’action des antidépresseurs de synthèse de deuxième et troisième génération parmi les plus prescrits aujourd’hui en France. Les extraits agissent aussi sur la mélatonine, une hormone produite par le système nerveux central et impliquée dans la régulation de l’horloge interne (sommeil, rythme circadien).

 

https://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2001/mag0126/ps_3482_millepertuis.htm

Le millepertuis contre la dépression

 

Dossier

Utilisée en phytothérapie, le millepertuis est disponible en pharmacie et dans certains magasins de diététique contre la déprime. Quelle est sa réelle efficacité contre la dépression ? Alors que ce produit est l’objet d’une médiatisation régulière, Doctissimo fait le point sur son éventuelle efficacité et les risques liés à son utilisation.

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Le millepertuis, efficace en cas de dépression ?

La plupart des études sur le millepertuis font l’objet de controverses. Parmi celles qui ont tenté de prouver son efficacité dans le traitement de la dépression, une analyse1 datant de 1996 conduite sur plus de 1 700 patients. Elle avait conclu à une efficacité du millepertuis supérieure à celle d’un placebo. Puis, une étude allemande2 publiée en 2000 dans la prestigieuse revue The British Medical Journal a comparé l’extrait de millepertuis à l’imipramine, un médicament antidépresseur. Après six semaines de traitement sur 324 patients, l’équipe de Helmut Woelk de l’université de Giessenles concluaient que l’hypericum est aussi efficace et mieux toléré que l’imipramine dans le traitement de dépressions légères et modérées.

Sans remettre en cause la validité de cette étude, on doit cependant souligner trois points.

  • Premièrement, les doses de l’hypericum délivrées lors de cette étude (250 mg) sont supérieures à celles généralement recommandées.
  • Deuxièmement, l’imipramine est un médicament assez ancien qui comprend plus d’effets secondaires (sécheresse de la bouche, sueurs, bouffées de chaleur) que les dernières générations d’antidépresseurs dont fait partie la fluoxétine.
  • Enfin, les résultats ne concernent que des dépressions légères.

Ainsi, il est impératif de consulter un médecin qui diagnostiquera le type de dépression.

Actuellement disponible en officine et dans certains magasins de diététique, le millepertuis est utilisé dans le traitement de courte durée (transitoire) des manifestations dépressives légères. Mais, ce produit est-il sans risque ?

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Millepertuis : des interactions dangereuses avec d’autres médicaments

En attendant que l’efficacité du millepertuis soit comparée à celle des derniers antidépresseurs, certains risques associés au millepertuis doivent inciter à la prudence.

En effet, il présente en effet le sérieux inconvénient d’interagir avec de très nombreux médicaments, dont certains antidépresseurs. Le millepertuis est donc fortement déconseillé voire contre-indiqué en cas de prise de médicaments contenant :

  • de la digoxine (utilisée dans le traitement de l’insuffisance cardiaque),
  • de la théophylline (autrefois utilisée dans le traitement de l’asthme),
  • de l’ indinavir3 (utilisé dans le traitement d’infection à VIH),
  • un contraceptif oral,
  • un anti-épileptique,
  • un antidépresseur,
  • de la carbamazépine,
  • de la phénytoïne,
  • un antimigraineux (de la famille des triptans),
  • des anticoagulants oraux,
  • de la ciclosporine4 (utilisé contre le rejet des greffes)

Le 1 er mars 2000, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé précise certaines recommandations, reprises par la HAS en 2002.

Ne doivent pas prendre de millepertuis :

  • Les patients traités par indinavir et, par extrapolation, les patients traités par d’autres médicaments antirétroviraux dans le cadre d’une infection à VIH, étant donné le risque de baisse d’efficacité du traitement antirétroviral et de développement de résistances virales ;
  • Les patients traités par un antidépresseur inhibiteur de la recapture de la sérotonine, étant donné le risque de survenue d’un syndrome sérotoninergique potentiellement grave, particulièrement chez les sujets âgés ;
  • Les femmes sous pilule, étant donné le risque de diminution de l’efficacité contraceptive ;
  • Par prudence, tout patient soumis à un autre traitement médicamenteux, étant donné le risque d’interaction médicamenteuse pouvant se traduire par une baisse d’efficacité des médicaments associés.

Attention, les patients recevant un traitement médicamenteux et prenant du millepertuis ne doivent pas interrompre brutalement la prise de millepertuis sans avis médical.

Une telle interruption peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de ces médicaments. Un tel phénomène peut se révéler dangereux pour des produits tels que la digoxine, la ciclosporine, la théophylline, ou les anticoagulants oraux.

Millepertuis : demandez l’avis d’un médecin

L’utilité thérapeutique de cette plante médicinale n’est pas démontrée. Seuls les cas de manifestation dépressives légères semblent pouvoir bénéficier de ses vertus. Selon les auteurs, une dépression non traitée ou mal traitée peut entraîner un cercle vicieux de rechutes et augmenter le risque de suicide. Seul un médecin pourra diagnostiquer le degré d’importance de la dépression et proposer le traitement adapté. Pas de place à l’automédication !

L’Inpes et le ministère de la santé s’accordent aussi à cet avis et précisent : « Le millepertuis n’est pas un traitement pour les épisodes dépressifs caractérisés, même d’intensité légère. Bien qu’il soit actuellement en vente libre en France, le millepertuis ne doit en aucun cas être pris à la légère, comme une sorte de tisane antidépressive. Il est très important d’informer le médecin de l’utilisation éventuelle de ce produit« .

Vous souhaitez consulter un thérapeute ? Prenez rendez-vous près de chez vous avec un praticien certifié dont les dipômes et références ont été vérifiés.

Révision médicale : Dr Jesus Cardenas, Directeur médical de Doctissimo, 08 novembre 2017

Mis à jour le 07 novembre 2017

Sources :

 

 

http://cheminsdelasante.canalblog.com/archives/2017/06/18/35340867.html

18 juin 2017

3 généralistes sur 4 ne connaissent pas le millepertuis contre la dépression

 

Lettre d’Eric Muller, de la Newsletter Neonutrition

 


 

Remède contre la dépression découvert il y a 2500 ans

Hippocrate, médecin de la Grèce antique, connaissait déjà une plante aux fleurs jaunes d’apparence banale… mais redoutable pour soigner la mélancolie : Il s’agit du millepertuis.

Par la suite, à toutes les époques (Rome, Moyen Âge, Renaissance, etc.), le millepertuis était prescrit par les plus grands médecins : Pline, Galien, Paracelse [3].
Il servait surtout à chasser « les mauvais esprits »… en langage moderne, la dépression. Mais il avait beaucoup d’autres usages médicaux. Nous en parlerons plus loin.

Au XIXe siècle encore, le millepertuis appartenait à la pharmacopée française. Puis il tomba dans l’oubli à l’avènement de la médecine chimique.

Médicament star en Allemagne

C’est en 1984, en Allemagne, que le millepertuis fit son grand retour.
L’agence sanitaire allemande, la « Commission E » l’ajouta à la liste des traitements des troubles psychosomatiques, des états dépressifs, de l’anxiété et de l’agitation nerveuse.
Le millepertuis s’est donc vu attribuer la même place que les antidépresseurs chimiques.
Aujourd’hui, les médecins allemands n’hésitent pas à prescrire du millepertuis.

Quel est le principe actif du millepertuis ?

 

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Pour vous expliquer, je laisse la parole à Annie Casamayou, rédactrice pour la revue Alternatif Bien-Être :

« Malgré les recherches, tout n’est pas encore élucidé sur le mode d’action du millepertuis.
Il est fort probable que l’ensemble des constituants de la plante participe à son activité thérapeutique, alors que l’on a longtemps considéré un de ses pigments, l’hypéricine, comme étant le principe actif essentiel.

Mais on sait aujourd’hui que son activité est trop faible ; il semble que l’hyperforine, associée à l’adhyperforine [4], soient les molécules à l’origine du rééquilibrage de la chimie du cerveau [5] [6]

Le sentiment d’échec, le découragement, la fatigue psychique, l’anxiété et les troubles de l’humeur sont intimement liés à des altérations de la transmission des informations opérée d’un neurone à l’autre par les neurotransmetteurs.

Or, le mécanisme d’action du millepertuis ressemble à celui de la plupart des antidépresseurs chimiques : il optimise la production et la circulation des neurotransmetteurs [7] (sérotonine [8], dopamine [9], noradrénaline [10] [11], mais aussi GABA et glutamate). 

Il agit à un double niveau, en bloquant aussi bien leur destruction que leur recapture, ce qui a pour résultat d’augmenter leur présence dans les synapses du cerveau et de faciliter les connexions neuronales [12].

Il s’agit, comme les médicaments, d’un traitement symptomatique : on ne guérit pas la cause de la dépression mais on permet à l’organisme d’affronter plus sereinement cette période difficile [13]. » 

Que disent les études ?

En 1996, une vaste méta-analyse a été réalisée par une équipe allemande. En étudiant plus de 1 700 patients, les chercheurs ont conclu que le millepertuis avait une action comparable aux antidépresseurs chimiques sur les troubles dépressifs [14].

C’est donc en 1996 que le monde a recommencé à s’intéresser au millepertuis.

De nombreuses études sur des milliers de patients ont confirmé que le millepertuis était aussi efficace voire plus efficace que les antidépresseurs standards pour traiter les dépressions légères à modérées [15]. 

Dans une étude sur 12 mois, 440 participants souffrant de dépression légère à modérée ont reçu 500 mg par jour d’extrait de millepertuis. Les résultats ont montré que le millepertuis permettait de diminuer les symptômes de la dépression… et qu’il serait également efficace pour prévenir une rechute [16].

En 2008, le Groupe Cochrane a recensé les 29 meilleurs essais cliniques sur le millepertuis pour les cas de dépressions sévères. Leur synthèse a révélé que :

  • Le millepertuis est plus efficace que les placebos 
  • Le millepertuis est aussi efficace que les antidépresseurs chimiques [17] 
  • Le millepertuis implique moins d’effets secondaires que les antidépresseurs standard. 

En plus d’être efficace sur les symptômes de la dépression, le millepertuis est plutôt bien toléré. Lors d’une étude menée sur environ 1500 personnes, aucun effet secondaire sérieux n’a été répertorié [18].

Le millepertuis améliore donc considérablement la qualité de vie des patients sous traitement contre la dépression.

En 2000, la France veut interdire le millepertuis !?

Malgré l’intérêt grandissant en Allemagne, et en France, chez les patients lassés des effets secondaires des antidépresseurs chimiques…
Malgré même les essais cliniques concluants … Le millepertuis n’est toujours pas reconnu officiellement en France.

Pire même, le 1er mars 2000, l’AFSSAPS, l’Agence française du médicament, publie un communiqué mettant en garde contre l’utilisation du millepertuis [19].

L’AFSSAPS réfléchit même à interdire complètement la vente de millepertuis en France. Puis, en 2002, elle se ravise et publie une Autorisation de Mise sur le Marché pour le millepertuis. 

Il aura donc fallu 2 400 ans avant que le millepertuis soit enfin reconnu par les autorités sanitaires françaises.  Mais la bataille n’est pas terminée. Après 2002, il faut le temps que les produits arrivent sur le marché. C’est seulement en 2009 que le millepertuis débarque en pharmacie. Et surtout… il faut informer les médecins que le millepertuis est un traitement agréé, aussi légitime que les autres. Et même plus valable que les antidépresseurs chimiques, puisque le millepertuis est naturel et que ses effets secondaires sont bien moins nombreux.

Or ce n’est pas gagné…  En 2009, le Centre régional de pharmacovigilance et d’information sur les médicaments du CHU de Clermont-Ferrand publie une note à destination des médecins.

La conclusion est la suivante :

  • Le millepertuis est fortement déconseillé pour les dépressions majeures, car disent-ils, son efficacité n’a pas été démontrée (sic) [20].
  • Pour les dépressions mineures, les médecins devraient cesser de prescrire du millepertuis.

Parce que « la balance bénéfice/risque du millepertuis n’est pas plus favorable que celle des médicaments antidépresseurs ».

Autrement dit, à choisir entre un médicament naturel et un médicament chimique pour des effets identiques, ils recommandent le produit chimique !?

Leur posture est incompréhensible… Ils pourraient par exemple comparer les prix des 2 traitements s’ils les considèrent équivalents par ailleurs. Ce serait une démarche un peu plus honnête.

Pourquoi tant de haine contre le millepertuis ?

D’abord parce qu’on a cru que son principe actif était l’hypéricine.

Aujourd’hui encore, les chercheurs ne sont pas certains d’avoir identifié tous les principes actifs du millepertuis.

Ensuite parce que le millepertuis est comme tout : il ne marche pas à 100 %.

Il existe des personnes sur lesquelles il est inefficace. Cela paraît évident, mais c’est seulement en 2004 que des chercheurs américains ont mis en évidence ce phénomène [21].

Car ce phénomène s’observe dans les études. Certains résultats sont inégaux. C’est pourquoi beaucoup ont cru que le millepertuis était globalement inefficace.

Voici ce qu’il faut retenir :

Au pire, le millepertuis sera inefficace pour vous (mais pas nocif).

Au mieux, il sera plus efficace que les antidépresseurs « atomiques » – ceux que l’on n’ose même plus prescrire à cause de leurs effets secondaires mortels…

Donc le millerpertuis vaut toujours la peine d’être essayé.

Quand prendre du millepertuis ?

  • À la place des antidépresseurs tricycliques et des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRs) : fluoxétine (Prozac), fluvoxamine (Floxyfral), paroxétine (Déroxat, Divarius), citalopram (Séropram), escitalopram (Séroplex), sertraline (Zoloft), amitriptyline (Laroxyl, Elavil), amoxapine (Défanyl), clomipramine (Anafranil, Clomipramine Merck), chlorhydrate de dosulépine (Prothiaden), doxépine (Quitaxon), maprotiline (Ludiomil), opipramol (Insidon).
  • En cas de dépression saisonnière.
  • En cas de dépression juvénile (entre 10 et 35 ans).
  • Pour contrer la dépression, améliorer l’humeur et le sommeil chez les personnes âgées. Il est comparable à la fluoxétine (Prozac).
  • En cas de dépressions sévères. Son efficacité est comparable à l’imipramine (Tofranil, Surmontil, Kinupril).
  • Pour traiter les symptômes de la fatigue, de l’inactivité et de l’insomnie [22].

Voici ce que vous devez dire à votre médecin 

En consultation, si votre médecin ne connaît pas le millepertuis, demandez-lui de chercher « Mildac » dans son Vidal. C’est le nom du produit le plus vendu en pharmacie.
Si au bout de 3 semaines vous ne voyez aucun effet, il est alors raisonnable d’envisager un traitement chimique.

Précautions importantes

Le millepertuis contient des principes actifs puissants. Il exige des précautions d’utilisation.

Gardez en tête que les effets secondaires des antidépresseurs chimiques sur ordonnance sont bien plus graves. Le millepertuis, lui, reste accessible en vente libre. Vous pouvez donc l’utiliser en toute sécurité.

Soleil

On entend souvent que le millepertuis est dangereux car il rend la peau plus sensible au soleil.  C’est largement exagéré.
Lors d’une étude clinique, même en prenant 600 mg par jour, une dose conséquente, les sujets continuaient à bien supporter le soleil [23].
Simplement, les personnes ayant une peau très claire doivent mieux se protéger du soleil lors d’un traitement au millepertuis.

Ne pas cumuler les antidépresseurs

Ne prenez pas de millepertuis si vous êtes déjà sous antidépresseurs chimiques.  Le millepertuis doit être pris seul, comme un traitement à part entière.

Interactions possibles

Le millepertuis peut interagir avec certaines classes de médicaments :

  • Contraceptifs oraux
  • Anticoagulants
  • Antirétroviraux (par exemple pour le VIH)
  • Antiépileptiques
  • Thymorégulateurs
  • Anticancéreux
  • Médicaments antirejet de greffe.

Si vous prenez l’un de ces traitements et que vous êtes intéressé par le millepertuis, demandez l’avis de votre médecin.

Les femmes enceintes et les enfants de moins de 6 ans devraient consulter un médecin avant de prendre du millepertuis.

Cure de traitement et sevrage

Les effets du millepertuis se font sentir de façon graduelle après 10 jours de traitement.  La durée du traitement est de 30 jours au minimum.  Certaines personnes ayant arrêté le millepertuis brutalement ont ressenti un manque.
Pour éviter ce désagrément, il est donc conseillé de réduire petit à petit les doses de millepertuis… avant d’arrêter.

Autre utilisation du millepertuis

Arthrose : L’huile « rouge » de millepertuis appliquée sur la peau est réputée pour soulager les douleurs articulaires [24].
L’huile « rouge » de millepertuis s’achète en magasin bio.

On peut aussi la produire soi-même. Voici la recette :

Récoltez un grand bol de fleurs jaunes de millepertuis pendant une journée ensoleillée autour de la Saint-Jean, le 24 juin – solstice d’été. C’est la date à laquelle il fleurit, ce qui lui vaut son petit nom : « Herbe de la Saint-Jean ».
Sans attendre, empilez délicatement les fleurs de millepertuis dans un bocal stérile en verre transparent et équipé d’un bouchon bien hermétique.
Confectionnez un mélange d’huiles de tournesol, de jojoba (20 %) et de noisette (20 %) [25]. Remplissez le bocal avec ce mélange d’huiles jusqu’à couvrir les fleurs.
Fermez le bocal, puis déposez-le au soleil (ou près d’une source de chaleur) pendant 3 semaines. Secouez régulièrement pendant ce processus de macération.
Vous verrez que l’huile prendra une couleur rouge-brun.
C’est le moment de la filtrer à travers un linge propre. Essorez les fleurs retenues dans le linge pour récupérer toute la lie. Conservez l’huile « rouge » de millepertuis obtenue dans une bouteille en verre sombre.

Sciatiques et troubles nerveux : Pour soulager une sciatique, appliquez de l’huile « rouge » de millepertuis à l’endroit de la douleur, puis massez [26]. Pour les troubles nerveux, optez pour la voie orale.

Migraines : Le millepertuis est réputé pour soigner les maux de tête [27].

Blessures, brûlures, infections : Traditionnellement, le millepertuis en pommade était utilisé sur la peau pour apaiser les brûlures, blessures et infections.

Ménopause : Le millepertuis a montré son efficacité pour atténuer les symptômes de la ménopause [28].

Fibromyalgie : La fibromyalgie est une douleur musculaire continue. Elle s’accompagne d’une fatigue permanente et d’un mauvais sommeil. Elle touche surtout les femmes.

Lors d’une étude clinique, 79 sujets atteints de fibromyalgie ont reçu soit du millepertuis, soit de l’amitriptyline (un antidépresseur tricyclique).

Après 12 semaines, tous les sujets ont rapporté une diminution semblable de la sensation de douleur [29].

Quelle forme de millepertuis consommer ?

Traditionnellement, on boit une infusion 4 g de millepertuis par jour.
Cependant, la teneur en principes actifs de l’infusion reste aléatoire. Et donc son efficacité n’est pas constante.
Pour plus de certitude, préférez les extraits standardisés à teneur garantie en molécules actives.

Où trouver des extraits standardisés de millepertuis ?

Le millepertuis se trouve en pharmacie – demandez du Mildac 300 mg.
 


 

Sources :

[1] Site Hepmag.com, Poll : 75 % of Primary Care Docs Unaware of New Hep C Meds, 25 juin 2014
[2] Site lefigaro.fr, 215.865 médecins en activité en France, 4 juin 2013
[3] 215.865 médecins en activité en France
[3] Annie Casamayou, Dépression : le traitement efficace négligé par les médecinsAlternatif Bien-Être, n°101, février 2015.
[4] Tian J, et al. Antidepressant-like activity of adhyperforin, a novel constituent of Hypericum perforatum L. sci Rep. (2014)
[5] Greeson JM, sanford B, Monti DA. st. John’s wort (Hypericum perforatum): a review of the current pharmacological, toxicological, and clinical literature. Psychopharmacology (Berl). 2001 feb;153(4):402-14.
[6] Zanoli P. Role of hyperforin in the pharmacological activities of st. John’s Wort. CNs Drug Rev. 2004 fall;10(3):203-18.
[7] Müller We, et al. Hyperforin represents the neurotransmitter reuptake inhibiting constituent of hypericum extract. Pharmacopsychiatry. (1998)
[8] Gobbi M, et al. Hypericum perforatum L. extract does not inhibit 5-HT transporter in rat brain cortex. Naunyn schmiedebergs Arch Pharmacol. (1999)
[9] Yoshitake , et al. Hypericum perforatum L (st John’s wort) preferentially increases extracellular dopamine levels in the rat prefrontal cortex. Br J Pharmacol. (2004)
[10] Jakobs D, et al. Downregulation of β1 -adrenergic receptors in rat C6 glioblastoma cells by hyperforin and hyperoside from st John’s wort. J Pharm Pharmacol. (2013)
[11] Prenner L, et al. Reduction of high-affinity beta2-adrenergic receptor binding by hyperforin and hyperoside on rat C6 glioblastoma cells measured by fluorescence correlation spectroscopy. Biochemistry. (2007)
[12] Singer A, Wonnemann M, Müller We. Hyperforin, a major antidepressant constituent of st. John’s Wort, inhibits serotonin uptake by elevating free intracellular Na+1. J Pharmacol exp Ther. (1999)
[13] Annie Casamayou, Dépression : le traitement efficace négligé par les médecinsAlternatif Bien-Être, n°101, février 2015.
[14] Linde K, et al., St John’s wort for depression – an overview and meta-analysis of randomised clinical trials, BMJ, 1996 Août 3;313(7052):253-8.
[15] Kim HL, streltzer J, Goebert D, St. John’s wort for depression: a meta-analysis of well-defined clinical trials, J Nerv Ment Dis. 1999 sept; 187(9):532-8.
[16] Brattström A, Long-term effects of St. John’s wort (Hypericum perforatum) treatment: a 1-year safety study in mild to moderate depression. Phytomedicine. 2009 Apr;16(4):277-83. doi: 10.1016/j.phymed.2008.12.023. Epub 2009 Mar 18.
[17] Linde K, Berner MM, Kriston L, St John’s wort for major depression, Cochrane Database syst Rev. 2008 oct 8;(4):CD000448. doi: 10.1002/14651858.CD000448.pub3.
[18] Melzer J, et al., A hypericum extract in the treatment of depressive symptoms in outpatients: an open study. Forsch Komplementmed. 2010 Mar;17(1):7-14. doi: 10.1159/000277628. Epub 2010 Feb 4.
[19] TPE millepertuis
[20] Retrait européen du dextropropoxyphène : une mesure adaptée à la France ?
[21] Goodnick PJ, et al., The effectiveness of st. John’s Wort in major depressive disorder: a naturalistic phase 2 follow-up in which nonresponders were provided alternate medication. J Clin Psychiatry. 2004 Aug;65(8):1114-9.
[22] Annie Casamayou, Dépression : le traitement efficace négligé par les médecinsAlternatif Bien-Être, n°101, février 2015.
[23] Brockmöller J, et al., Hypericin and pseudohypericin : pharmacokinetics and effects on photosensitivity in humans. PharmacopsychiStry. 1997 sep; 30 suppl 2: 94-101.
[24] Didier Le Bail, Douleurs arthrosiques : les solutions AromaAlternatif Bien-Être, n°85
[25] Claudine Luu, Huiles de fleurs solarisées : une préparation beauté, Plantes & Bien-Être, n°8
[26] Nicolas Wirth, Courrier des lecteurs, Plantes & Bien-Être, n°8
[27] Annie Casamayou, Dépression : le traitement efficace négligé par les médecinsAlternatif Bien-Être, n°101, février 2015.
[28] Thierry Souccar, Bien vivre sa ménopauseDossier de Santé & Nutrition, n°24, septembre 2013
[29] Thierry Souccar, Fibromyalgie : Les solutions naturellesDossier de Santé & Nutrition, n°7, avril 2012

 

 



Cas de maltraitance à l’hôpital psychiatrique de Morlaix

Est-ce un nouvel effet de l’affaire du chirurgien pédophile Joël Le Scouarnec ?

Ces jours-ci, plusieurs journaux ont relayé des informations publiées initialement sur son mur Facebook par la fille d’une femme de 63 ans dont l’hospitalisation en psychiatrie à Morlaix à compter du 16 octobre dernier a rapidement pris une tournure catastrophique, puisqu’en tout juste deux semaines, elle est devenue totalement méconnaissable pour ses propres enfants qui n’ont pu lui rendre visite avant le 30 octobre, et a dû alors être transférée en réanimation après que ceux-ci ont pu la voir et constater l’état lamentable dans lequel elle se trouvait sans qu’aucun des « soignants » de la psychiatrie ne s’en fût inquiété… ce qui est malheureusement assez fréquent dans les services psychiatriques de la région, dont les personnels, pour la plupart des dingues dangereux, ont pour habitude de bénéficier d’une impunité et d’une omerta totales quant à toutes leurs pratiques absolument scandaleuses, à tous les niveaux de responsabilités…

Comme bien d’autres avant eux, donc, les proches de cette femme sont extrêmement choqués, et le médecin qui la suivait jusque-là se montre également totalement « décontenancé ».

Une plainte a été déposée et la direction de l’hôpital dit avoir demandé une enquête administrative.

Que s’est-il donc passé ? Impossible de le savoir pour l’instant.

En attendant, et puisqu’il s’agit de l’hôpital psychiatrique de Morlaix, de triste réputation, je vais parler d’un autre cas de maltraitance dans cet hôpital. C’est celui d’un homme dans la force de l’âge qui n’était ni bipolaire ni schizophrène ni atteint d’aucune autre maladie psychiatrique mais avait pour tort d’avoir porté plainte contre son voisin agriculteur qui le spoliait d’une partie de ses terres sans aucune gêne. Ce dernier avait de ce fait demandé l’internement du plaignant à un copain médecin du même bord politique, lequel avait accepté d’établir le certificat médical nécessaire, un faux manifeste, sans avoir jamais vu l’intéressé. Lors de son internement, celui-ci avait notamment subi des passages à tabac de la part du personnel hospitalier et en était ressorti avec des dents cassées… et un tel traumatisme psychologique que des années plus tard, lorsque j’ai eu l’occasion de l’interroger à propos de ses aventures psychiatriques à Morlaix, il s’avérait totalement incapable d’en parler calmement : colère, terreur, souffrance et amertume mêlées bloquaient toujours son expression. Comme toujours, l’humiliation ressentie lors de cette expérience était également extrême. Mais c’est bien le but de tous les faits de maltraitance dont sont toujours victimes à l’hôpital psychiatrique ceux qui n’y ont pas leur place.

Dans ces cas-là, à l’hôpital psychiatrique de Bohars, du CHU de Brest, qui ne vaut guère mieux que celui de Morlaix, toute communication du « patient » avec ses proches ou d’autres personnes de l’extérieur est rigoureusement interdite. Le supplicié est à l’isolement total et n’a le droit à aucune visite jusqu’à ce qu’il soit suffisamment « ramolli » par les traitements médicamenteux pour ne plus pouvoir parler. Ses proches sont alors avertis que le très mauvais état dans lequel ils vont le trouver ne résulte que de sa maladie psychiatrique… laquelle n’a en réalité jamais existé…

Mais cela ne semble être le cas de la maman de Mathilde et Bénédicte, qui a plutôt été victime de maltraitances ordinaires en ces lieux sordides, comme l’est aussi le Centre René Fortin, un « Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées dépendantes (EHPAD) et une Unité de Soins Longue Durée (USLD) » administrativement rattachés à l’hôpital psychiatrique de Bohars et se trouvant sur le même site hospitalier, en vérité un « mouroir » dont nombre de visiteurs reviennent horrifiés par ce qu’ils ont vu.

J’en fais partie et ne tairai pas non plus le cas du Dr Jean-Baptiste Richard, lequel a d’abord exercé à l’hôpital psychiatrique de Bohars et a carrément assassiné.

J’insiste : ce psychiatre spécialisé en addictologie et qui a la réputation d’être lui-même alcoolique a assassiné dans le cadre de ses fonctions à l’hôpital psychiatrique de Morlaix.

 

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/morlaix/service-psychiatrie-hopital-morlaix-mis-cause-maltraitance-1744959.html

Le service de psychiatrie de l’hôpital de Morlaix mis en cause pour maltraitance

 

Le service de psychiatrie de Morlaix visé par une plainte / © France Télévisions
Le service de psychiatrie de Morlaix visé par une plainte / © France Télévisions

 

Les filles d’une patiente hospitalisée quinze jours au service de psychiatrie ont porté plainte contre l’hôpital de Morlaix. Elles estiment que leur mère a été victime de maltraitance. Une enquête administrative est ouverte au sein du service.

Par E.C Publié le 04/11/2019 à 16:56 Mis à jour le 04/11/2019 à 17:10

Mathilde se dit encore sous le choc. Sa mère a passé quinze jours dans le service de psychiatrie du centre hospitalier de Morlaix et en ressort « méconnaissable ». Âgée de 63 ans, cette dernière est bipolaire et également atteinte d’un syndrome parkinsonien, diagnostiqué il y a peu. Malgré les aides à domicile, le quotidien devient difficile et dangereux. L’été dernier, la sexagénaire décide d’intégrer une maison de retraite rattachée au centre hospitalier de Morlaix. Mi-octobre, sa famille est avertie qu’elle pourrait être envoyée dans le service de psychiatrie, notamment pour réajuster son traitement. « La communication se passe bien » souligne Mathilde.

Leur mère est hospitalisée mi-octobre, Mathilde indique « c’est là que ça devient problématique ». Les contacts téléphoniques sont compliqués, « il faut insister pour pouvoir lui parler ». Au fil des échanges, ses filles trouvent qu’elle a l’air fatiguée, qu’elle a du mal à parler. Une proche se rend sur place pendant un week-end et affiche son inquiétude.

Mathilde finit par se rendre sur place, à l’heure des visites mercredi dernier. « On a tout de suite senti un malaise en arrivant. Une infirmière nous a dit que nous allions peut-être être choquées car notre mère était tombée la veille. » 

Elles se rendent dans une salle commune où leur mère se trouve seule, attachée à une chaise. « Je ne l’ai pas reconnue tout de suite », dit Mathilde « seulement grâce à un vêtement qu’elle portait. Au début je ne voyais pas sa tête et elle avait perdu au moins dix kilos. » « Je me suis agenouillée pour être à sa hauteur et mieux la voir. Et là elle avait la tête d’un monstre. Elle était enflée de partout, avec des cocards. Elle ne parlait pas. Elle avait du pus qui lui sortait de la bouche. » 

Mathilde et sa soeur exigent de voir un médecin. « On a rencontré un psychiatre mais qui ne l’avait pas suivie. Il nous a parlé de mélancolie…alors que notre mère était défigurée. La cadre nous a pris de haut. » Elles rencontrent aussi le chef de service qui répond que « tout a été fait dans les règles. »

Leur mère est changée de service. Elle se trouve actuellement en réanimation. Un scanner a permis de révéler une infection. Selon Mathilde, la neurologue qui la suit habituellement dans un autre service et qui a pu la voir a été totalement « décontenancée ».

Une plainte a été déposée le 31 octobre aupès du commissariat de Morlaix, pour « délaissement d’une personne incapable de se protéger ». Mathilde et ses proches ont fait le choix de publier cette histoire sur les réseaux sociaux, « pour ne pas que ça arrive à d’autres. » Mathilde ajoute : « Je ne souhaite ça à personne. Ce qui est arrivé est honteux. »

Une enquête administrative ouverte

Contactée, la direction de l’hôpital confirme qu’une plainte a été déposée. « J’ai demandé une enquête administrative au sein du service », indique Ariane Bénard et d’ajouter « je renouvelle ma confiance au personnel. Par ailleurs, je réfute totalement le terme de maltraitance parce qu’on ne sait pas ce qu’il s’est passé. » 

Une rencontre avec la famille est prévue prochainement.

 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/enquete-interne-apres-un-possible-cas-de-maltraitance-a-l-hopital-psychiatrique-de-morlaix_2105745.html

Enquête interne après un possible cas de maltraitance à l’hôpital psychiatrique de Morlaix

 

Par LEXPRESS.fr , publié le 05/11/2019 à 08:09

 

Le centre hospitalier de Morlaix, dans le Finistère
Le centre hospitalier de Morlaix, dans le FinistèreGoogle Maps (capture d’écran)

 

Internée 15 jours, Françoise, 63 ans, aurait été retrouvée par ses filles avec un oeil au beurre noir et du pus qui sortait de la bouche. Une plainte a été déposée.

 

En quinze jours à l’hôpital psychiatrique, Françoise est devenue « méconnaissable » pour ses filles, Mathilde et Bénédicte. Âgée de 63 ans, bipolaire et atteinte d’un syndrome parkinsonien, raconte la première d’entre elles à France 3 Bretagne, elle aurait été victime de maltraitance.

LIRE AUSSI >> Rennes: l’hôpital psychiatrique au bord de la crise

Les deux soeurs sont alertées de l’état de leur mère lors d’un appel téléphonique pendant lequel elles la trouvent affaiblie. Inquiètes, elles décident de passer la voir. Une infirmière les prévient qu’elles risquent d’être « choquées » car Françoise était « tombée la veille ». Mais c’est plus qu’un choc lorsqu’elles arrivent dans l’aile psychiatrique: elles ne reconnaissent pas leur génitrice.

« Je ne l’ai pas reconnue tout de suite »

Mathilde raconte à France 3 avoir trouvé sa mère assise toute seule sur une chaise: « Je ne l’ai pas reconnue tout de suite(…) seulement grâce à un vêtement qu’elle portait. Au début je ne voyais pas sa tête et elle avait perdu au moins dix kilos (…) Je me suis agenouillée pour être à sa hauteur et mieux la voir. Et là, elle avait la tête d’un monstre. Elle était enflée de partout, avec des coquards. Elle ne parlait pas. Elle avait du pus qui lui sortait de la bouche ».

LIRE AUSSI >> « La psychiatrie citoyenne, alternative aux hôpitaux psychiatriques »

Dans son poste Facebook, Bénédicte tient le même discours. Elle raconte l’avoir retrouvée « recouverte de bleus sur le visage et sur le corps, même pas lavée et vomissant du pus. Elle a perdu 10 kilos et ne parle plus… L’horreur absolue… ».

Plainte déposée

« On a rencontré un psychiatre mais qui ne l’avait pas suivie, poursuit Mathilde auprès de la chaîne régionale. Il nous a parlé de mélancolie…alors que notre mère était défigurée. La cadre nous a pris de haut. »

Alors que leur mère a finalement été changée de service, les deux soeurs ont déposé une plainte pour « délaissement d’une personne incapable de se protéger », fait savoir France 3, tandis que la direction de l’hôpital a réclamé une enquête administrative au sein du service.

 



A Brest, Yohann Nédélec soutient toujours François Cuillandre malgré ses ennuis judiciaires

Il lui a quand même fallu deux jours pour sortir de son silence…

C’est que le maire est bel et bien mis en examen, et que l’on peine à comprendre pourquoi et comment, vu que les seules informations publiées par la presse jusqu’à présent sont celles que le mis en examen lui-même a bien voulu communiquer au public à l’issue de sa très longue audition du 17 octobre dernier – encore Le Télégramme a-t-il choisi de taire totalement à ses lecteurs l’objet de ces débats d’une durée de 7 heures, à savoir des flux financiers à hauteur de 46 000 euros dont la juge d’instruction n’a finalement même pas retenu le dixième pour prononcer sa mise en examen.

L’appel à la Chambre de l’Instruction de Rennes laisse entendre que celle-ci ne serait pas justifiée.

Si la juge d’instruction fait n’importe quoi pour venir en aide aux adversaires politiques de l’intéressé, il ne faut pas hésiter à la citer.

De laquelle s’agit-il ? Il n’y en a pas 36000, et la cheffe est de toute façon la doyenne Céline Verdier qui s’est déjà comportée avec moi, victime et non coupable, comme une vulgaire mère maquerelle, au profit de vrais proxénètes et de pervers sexuels avérés, et en parfaite connaissance de leurs accointances islamistes et terroristes, sans compter que je lui fournissais quantité de preuves irréfutables de leurs innombrables exactions à mon encontre, dont elle ne voulait rien entendre… (j’y reviendrai).

De la même manière, si elle a finalement absous le maire pour des flux financiers injustifiés à hauteur de 42000 euros, on veut son nom.

Il nous faut une transparence totale sur ce dossier. Quels sont donc tous ces flux et leurs justificatifs ?

Qu’est-ce qui a bien pu justifier une aussi longue audition ?

 

https://www.letelegramme.fr/elections-municipales/brest/municipales-a-brest-yohann-nedelec-maintient-son-soutien-a-francois-cuillandre-06-11-2019-12426873.php

Municipales à Brest. Yohann Nédélec maintient son soutien à François Cuillandre

 

Publié le 06 novembre 2019 à 18h52 Modifié le 06 novembre 2019 à 18h51

Yohann Nédélec a décidé de couper court aux spéculations : il sera bien aux côtés de François Cuillandre pour les prochaines élections municipales.
Yohann Nédélec a décidé de couper court aux spéculations : il sera bien aux côtés de François Cuillandre pour les prochaines élections municipales.

 

Son absence sur la photo, lundi, aux côtés des élus socialistes venus afficher leur soutien au maire sortant avait ouvert la porte aux spéculations. Ce mercredi soir, Yohann Nédélec a décidé de la refermer : il sera bien aux côtés de François Cuillandre pour les municipales.

 

Yohann Nédélec a donc décidé de mettre un terme aux spéculations qui entouraient son absence aux côtés de François Cuillandre, lors de la conférence de presse organisée par ce dernier, lundi, et le silence qu’il observait depuis. « Je maintiens mon soutien à François et confirme, s’il en était besoin, que je serai candidat auprès de lui pour mener de nouveaux projets à Brest », écrit, ce mercredi soir, le maire du Relecq-Kerhuon, qui avait, un temps, envisagé de se lancer dans la bataille brestoise.

L’élu socialiste affirme ainsi sa fidélité à ses propos initiaux, lâchés le 5 janvier dernier dans nos colonnes : « Je serai candidat pour être maire de Brest, si François Cuillandre n’y va pas ». Effectivement, Yohann Nédélec avait officiellement mis un mouchoir sur cette tentation, trois jours après la candidature de François Cuillandre à la primaire socialiste.

Seulement, depuis, la révélation de la mise en examen du maire de Brest, dans le cadre de l’affaire « Vivre à Brest », semble avoir ébranlé les certitudes de nombreux membres ou partenaires de la majorité sortante. À l’image des élus UDB, qui ont choisi de franchir le Rubicon pour soutenir la liste Europe Écologie-Les-Verts.

 

Pas d’impact de l’évolution judiciaire

Pour Yohann Nédélec, il n’en serait rien. « À mes yeux, l’évolution procédurale du 17 octobre dernier n’enlève rien aux qualités unanimement reconnues que possède le maire de Brest », affirme-t-il. « Avec lui et avec tant d’autres, nous nous mobiliserons pour que les Brestoises et Brestois continuent à être fiers de la cité du Ponant ».

Pour François Cuillandre, cette annonce vient éclaircir un ciel bien nuageux ces dernières semaines. Et elle pourrait précéder une autre bonne nouvelle : l’investiture officielle du Parti socialiste. On imagine assez mal, en effet, Yohann Nédélec, premier socialiste finistérien et proche du premier secrétaire Olivier Faure, affirmer son soutien à un candidat qui risquerait d’être désavoué par la direction nationale du parti…

En attendant Fayret, BNC et le PC

Aujourd’hui, des trois candidats socialistes potentiellement sur la ligne de départ, seul Thierry Fayret n’est donc pas encore sorti de son silence, et n’a pas commenté la mise en examen du maire, ni réaffirmé son soutien. Quant aux partenaires actuels des socialistes dans la majorité municipale, Brest nouvelle citoyenneté et le Parti communiste n’ont pas davantage fait entendre leur voix et n’auraient, selon nos informations, pas totalement arrêté leur choix.

Pour François Cuillandre, quelques nuages restent donc à dissiper avant d’entrer réellement en campagne. Mais sur ce point, Yohann Nédélec se veut rassurant : « L’équipe travaille déjà depuis de nombreuses semaines. Ces aléas n’empêchent aucunement les uns et les autres de réfléchir, rencontrer, produire… ». Et le soutien de François Cuillandre de tendre, à nouveau, la main vers les Verts, en citant leur tête de liste Ronan Pichon : « Ne nous trompons pas d’adversaires : nos combats sont contre la droite et l’extrême droite ».

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-francois-cuillandre-mis-en-examen-pour-4-000-eu-6569849

Brest. Le maire François Cuillandre mis en examen pour un prêt de 4 000 € contracté en 2012

 

Le maire de Brest (Finistère) a été entendu toute la journée, ce jeudi 17 octobre 2019, par une juge d’instruction. Il prend acte de sa mise en examen mais annonce qu’il fait appel de cette décision.

 

François Cuillandre, maire de Brest, a été entendu toute la journée par une juge d’instruction. Il va faire appel de sa mise en examen.
François Cuillandre, maire de Brest, a été entendu toute la journée par une juge d’instruction. Il va faire appel de sa mise en examen. | OUEST-FRANCE
 

 
Ouest-France Modifié le 17/10/2019 à 19h58 Publié le 17/10/2019 à 19h09

 

Il l’annonce lui-même dans un communiqué de presse. Ce jeudi 17 octobre, François Cuillandre a été mis en examen dans le cadre de l’enquête sur l’association Vivre à Brest. [J’ai été] « entendu entre 9 h 30 et 16 h 30 par la juge d’instruction en charge du dossier Vivre à Brest, concernant des flux financiers à hauteur de 46 000 € », explique le maire de Brest dans son communiqué.

Cet « échange approfondi a amené la juge à écarter plus de 90 % des montants, objets des investigations le concernant. Cependant la juge a décidé la mise en examen de François Cuillandre, pour une somme de 4 000 €, constituant un prêt datant de 2012. »

« Aucun délit concernant sa qualité de maire »

Cette somme a été consignée voici plusieurs mois par François Cuillandre « dès qu’il a eu connaissance des éventuelles difficultés juridiques posées. Il a rappelé qu’il a lui-même apporté près de 100 000 € d’indemnités, qu’il n’a donc pas perçues, entre 1989 et 2001 au dispositif de mutualisation solidaire » mis en place entre élus socialistes à la Ville de Brest.

François Cuillandre insiste sur le fait « qu’aucun délit n’a été soulevé concernant sa qualité de maire, ni vis-à-vis des contribuables brestois ». Ayant pris acte de cette décision, il annonce néanmoins qu’il « déposera un appel » sur cette mise en examen devant la chambre de l’instruction, à Rennes, « dans les délais prévus par la loi ».

Une garde à vue illégale ?

Durant l’audition, son avocat a par ailleurs souligné « le caractère illégal de la garde à vue intervenue le 9 avril dernier ».

 

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/le-maire-de-brest-mis-en-examen-dans-l-affaire-des-indemnites-dans-la-majorite-socialiste-1571334044

Le maire de Brest François Cuillandre mis en examen à cinq mois des municipales

 

 

Le maire de Brest est mis en examen, après avoir été auditionné 7h par une juge d’instruction, ce jeudi. Un dossier lié à l’affaire de l’association « Vivre à Brest », qui collectait et redistribuait des indemnités des élus de la majorité socialiste brestoise.

 

Le maire de Brest François Cuillandre a été mis en examen ce jeudi
Le maire de Brest François Cuillandre a été mis en examen ce jeudi © Radio France – Valérie Le Nigen

Brest, France

Le maire de Brest François Cuillandre a été mis en examen, ce jeudi. Nouveau rebondissement dans l’affaire de l’association « Vivre à Brest ». Il a été entendu pendant sept heures par la juge d’instruction en charge du dossier.

4.000 euros au cœur du litige

Il semble que le maire de Brest a emprunté, en 2012, 46 000 euros à l’association Vivre à Brest. Il affirme dans un communiqué qu’il a fourni des justifications qui ont convaincu la juge pour 90% de cette somme sur laquelle elle demandait des explications. Mais il semble qu’il ait du mal à justifier 4.000 euros de « flux financiers ». La mairie précise que « cette somme a été consignée voici plusieurs mois par François Cuillandre dès qu’il a eu connaissance des éventuelles difficultés juridiques posées ».

François Cuillandre indique qu’il va faire appel. Il dénonce notamment une faille juridique concernant les modalités de sa garde à vue en avril dernier. Cette mise en examen rebat les cartes à cinq mois des élections municipales et pose la question du maintien de sa candidature.

Affaire des indemnités de la majorité

L’association Vivre à Brest était par ailleurs le pivot d’un système de redistributions des indemnités des adjoints de la majorité socialiste : elles étaient mises en commun avant d’être réparties auprès de ceux ayant les plus faibles revenus. François Cuillandre affirme qu’il a arrêté de prendre part au dispositif dès son élection en tant que maire. Il avait apporté en tant qu’adjoint _« près de 100.000 euros d’indemnités qu’il n’a donc pas perçues_, entre 1989 et 2001 à ce dispositif de mutualisation solidaire », précise le communiqué.

Le maire s’était précédemment désolidarisé d’Alain Masson, le premier vice-président de la métropole, avait reconnu avoir touché plus de 3.000 euros non déclarés par mois et avait démissionné en novembre 2018, de même que le trésorier de l’association Vivre à Brest, Jean-Luc Polard.

 



Les médecins sous influence des laboratoires pharmaceutiques sont mauvais

C’est ce qui ressort de l’étude citée ci-dessous, une première en France.

Il convient d’y ajouter que les psychiatres hospitaliers ne doivent leur science, toute leur science, qu’aux laboratoires pharmaceutiques dont ils sont à la solde…

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/11/06/les-medecins-qui-recoivent-des-cadeaux-des-laboratoires-pharmaceutiques-prescrivent-plus-et-moins-bien_6018197_3224.html

Les médecins qui reçoivent des cadeaux des laboratoires pharmaceutiques prescrivent plus et moins bien

 

Une étude publiée mercredi renforce « l’hypothèse selon laquelle l’industrie pharmaceutique peut influencer les prescriptions des médecins généralistes ».

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 08h06

Temps de Lecture 2 min.

 

L’étude montre que le groupe de médecins n’ayant reçu aucun avantage des laboratoires est associé à plus de prescriptions de médicaments génériques, pour les antibiotiques, les antihypertenseurs et les statines.
L’étude montre que le groupe de médecins n’ayant reçu aucun avantage des laboratoires est associé à plus de prescriptions de médicaments génériques, pour les antibiotiques, les antihypertenseurs et les statines. LOIC VENANCE / AFP

 

Les médecins généralistes français qui reçoivent des cadeaux des laboratoires pharmaceutiques ont tendance à faire « des prescriptions plus chères et de moindre qualité », montre une étude publiée mercredi 6 novembre.

Inversement, ceux « qui ne reçoivent aucun avantage de la part de l’industrie pharmaceutique sont associés en moyenne à de meilleurs indicateurs établis par l’Assurance-maladie quant à l’efficacité de leurs prescriptions, et celles-ci coûtent globalement moins cher », concluent ses auteurs, médecins, chercheurs et ingénieurs à l’université et au CHU de Rennes.

Lire l’enquête : Comment l’argent des labos irrigue le monde de la santé

 

Ces résultats ne démontrent pas de lien de cause à effet mais « renforcent l’hypothèse selon laquelle l’industrie pharmaceutique peut influencer les prescriptions des médecins généralistes et offrent un aperçu sur l’étendue de cette influence », soulignent l’université, le CHU et l’Ecole des hautes études en santé publique dans un communiqué.

« Cette influence, parfois inconsciente chez les médecins, peut conduire à choisir un traitement qui n’est pas optimal, au détriment de la santé du patient et du coût pour la collectivité. »

 

« Plus de prescriptions de génériques »

L’étude met en évidence qu’« en moyenne (…) le groupe de médecins n’ayant reçu aucun avantage est associé à » :

  • « des prescriptions moins coûteuses » ;
  • « plus de prescriptions de médicaments génériques par rapport aux mêmes médicaments non génériques » (pour trois types de médicaments : antibiotiques, antihypertenseurs, statines) ;
  • « moins de prescriptions de vasodilatateurs et de benzodiazépine pour des durées longues », dont l’usage est déconseillé par l’Assurance-maladie ;
  • « moins de prescriptions de sartans » par rapport à une autre famille de médicaments, recommandés pour leur efficacité similaire avec un moindre coût.

En revanche, « il n’existe pas de différence significative pour la prescription d’aspirine, de génériques d’antidépresseurs ou de génériques d’inhibiteurs de la pompe à protons », des médicaments antiacidité.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Prévention des conflits d’intérêts : les hôpitaux universitaires à la traîne

 

« Enormément d’argent dans la promotion »

Les auteurs montrent également que plus le montant total des avantages perçus est élevé, plus le surcoût moyen par prescription augmente, tout comme le déficit de prescription des versions génériques pour les antibiotiques, les antihypertenseurs et les statines.

« Les firmes pharmaceutiques dépensent énormément d’argent dans la promotion des médicaments (23 % de leur chiffre d’affaire soit plus que pour la recherche) dont les cadeaux ne sont qu’une partie », souligne le Dr Goupil, citant un rapport de la Commission européenne publié en 2009.

« Il semble peu probable que cet argent soit dépensé à perte et les résultats de notre étude concordent avec les études existantes en faveur d’une influence sur les prescriptions », ajoute-t-il.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Conflits d’intérêts avec les laboratoires pharmaceutiques : les facs de médecine épinglées

 

90 % des généralistes « ont reçu au moins un cadeau » depuis 2013

L’étude, parue dans le British Medical Journal (BMJ), repose sur le croisement de deux bases de données. La première est le portail Transparence Santé, sur lequel doivent être déclarés tous les « liens d’intérêt » des professionnels de santé, et notamment les équipements, repas, frais de transport ou d’hôtel offerts par des entreprises du secteur (laboratoires pharmaceutiques, fabricants de dispositifs médicaux, etc.), à partir d’un montant de 10 euros.

Selon cette base, « près de 90 % des médecins généralistes ont déjà reçu au moins un cadeau depuis 2013 », souligne Pierre Frouard, médecin généraliste à Rennes et coordonnateur de l’étude. « C’est la première étude de cette ampleur en France » qui exploite les données de ce portail, souligne Bruno Goupil, premier auteur de l’étude, interrogé par l’AFP.

La seconde base est le système national des données de santé (SNDS), qui recense consultations, actes médicaux, prescriptions de médicaments et hospitalisations remboursés en conservant l’anonymat des assurés.

Les auteurs ont passé au crible les prescriptions d’un peu plus de 41 000 médecins généralistes travaillant exclusivement en libéral et les ont classés en six groupes, en fonction du montant des avantages perçus au cours de l’année 2016.

 



A Brest, François Cuillandre maintient sa candidature pour les prochaines municipales

Sa mise en examen ?

Rien à foutre !

De toute façon, les magistrats brestois… hein… bon…

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/municipales-a-brest-francois-cuillandre-maintient-sa-candidature-04-11-2019-12425151.php

Municipales à Brest. François Cuillandre maintient sa candidature [Vidéo]

 

Publié le 04 novembre 2019 à 17h16 Modifié le 04 novembre 2019 à 17h15

 

François Cuillandre a annoncé ce lundi qu’il maintenait sa candidature aux élections municipales de mars 2020.

François Cuillandre a annoncé ce lundi qu’il maintenait sa candidature aux élections municipales de mars 2020. (Archives Le Télégramme/Sarah Morio)

 

Mis en examen le 17 octobre, François Cuillandre s’exprimait ce lundi à l’occasion d’une conférence de presse organisée au siège du Parti socialiste. Le maire de Brest a décidé de maintenir sa candidature comme tête de liste, pour les élections municipales de mars 2020.

 

Mis en examen le 17 octobre pour « un prêt de 4 000 € datant de 2012 » utilisé à des fins privées, et non remboursé, le maire de Brest, François Cuillandre, avait promis de s’exprimer publiquement la semaine suivante. Mais il n’en a rien fait, préférant finalement se laisser le temps de prendre la température dans ses rangs et surtout de discuter avec les instances nationales du PS avant de faire part de ses intentions. Ira, ira pas ?

 

Ce lundi à 17 h, le maire de Brest est finalement sorti du silence en proposant une conférence de presse. Il a fait savoir qu’il avait décidé « de maintenir (s)a candidature comme tête de liste pour les élections municipales de mars 2020. Cette décision a été prise après une longue – trop longue diront certains – réflexion personnelle, familiale et collective ». Le maire de Brest a précisé qu’il avait été mis en examen pour « recel d’abus de confiance au préjudice des élus du groupe socialiste de la Ville de Brest ».

 

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/affaire-vivre-a-brest-francois-cuillandre-mis-en-examen-17-10-2019-12411744.php

Affaire du PS brestois. François Cuillandre mis en examen

 

Publié le 17 octobre 2019 à 19h42

image: https://www.letelegramme.fr/auteurs/images/herve-chambonniere-journaliste-letelegramme-min.png

Hervé Chambonnière

Le risque était connu, et n’a pas empêché les adhérents socialistes de le désigner candidat pour les élections municipales, le 7 octobre. Le maire de Brest, François Cuillandre, a été mis en examen ce jeudi dans le cadre du dossier judiciaire « Vivre à Brest ». Il a annoncé lui-même l’information dans un communiqué de presse, après sept heures d’audition par une juge d’instruction.

 

En avril dernier, François Cuillandre « n’imaginait pas » la perspective d’une mise en examen dans le dossier de l’association des élus socialistes de Brest, « Vivre à Brest ». Depuis ce jeudi 17 octobre, cette perspective est pourtant devenue réalité. C’est ce que François Cuillandre a lui-même annoncé dans un communiqué de presse diffusé en début de soirée, au terme de sept heures d’interrogatoire de première comparution devant la juge d’instruction en charge du dossier. Il est le troisième élu socialiste, après ses deux principaux adjoints et piliers de la majorité municipale, Alain Masson et Jean-Luc Polard, à être mis en examen dans ce dossier.

 

Pas lié à la campagne électorale de 2008

Dans une interview qu’il avait accordée au Télégramme le 22 avril dernier, peu de temps après avoir brièvement été entendu par la police judiciaire sous le régime de la garde à vue, « illégale selon lui », précise-t-il dans son communiqué, le maire de Brest avait esquissé les raisons de sa propre mise en cause. Celle-ci était liée, selon lui, à des remboursements de frais de la campagne municipale de 2008 (frais d’impression des bulletins de vote et des professions de foi). « Vivre à Brest n’était pas simplement une caisse de solidarité entre élus socialistes, confessait alors François Cuillandre. Elle avait aussi pour objet de favoriser l’élection de candidats de sensibilité socialiste aux élections locales ». Des faits qui pouvaient effectivement faire débat, mais pour lesquels la menace juridique était quasi nulle : ceux-ci remontent à 2008, et semblent donc prescrits.

Les huit dates clés

4 000 € destinés à un proche

La mise en examen du maire ne serait donc pas liée à cet épisode, mais à l’une des autres transactions identifiées par l’enquête, et dont François Cuillandre aurait bénéficié, alors qu’il ne faisait plus partie de l’association depuis son élection en tant que maire (2001), et qu’il percevait directement ses quelque 7 300 € d’indemnités mensuelles (maire de Brest, et président de Brest métropole). C’est en fait un versement d’un montant de 4 000 €, onze ans après son départ de l’association, qui a attiré l’attention des enquêteurs. Tout d’abord parce que l’argent a été utilisé, selon nos informations, à des fins privées, sans rapport avec l’exercice du mandat de maire ou de l’activité politique du groupe socialiste (l’argent était destiné à l’un de ses proches). Et surtout parce que ce « prêt » n’a jamais été remboursé. Dans le communiqué qu’il a publié ce jeudi soir, François Cuillandre indique que la somme en question a été « consignée il y a déjà plusieurs mois, dès qu’il a eu connaissance des éventuelles difficultés juridiques posées ».

« J’ai laissé 100 000 € de ma poche à l’association »

Dans l’interview accordée le 22 avril, François Cuillandre avait pris soin d’indiquer qu’il avait lui-même largement contribué à alimenter la caisse commune des élus socialistes, quand il n’était que simple élu et qu’il versait donc directement ses indemnités à l’association. « J’ai fait mes comptes : j’ai laissé 100 000 € de ma poche à Vivre à Brest entre 1989 et 2000 », expliquait-il, ne « regrettant rien », parce que c’était « juste et solidaire ».

Dans ce dossier, l’opacité du fonctionnement de cette association, devenue fantôme et hors de tout contrôle, dont François Cuillandre a finalement reconnu dans la même interview du 22 avril, qu’elle avait « facilité le dérapage à l’origine de cette affaire », a probablement contribué aussi aux faits présumés dont le maire est lui-même aujourd’hui soupçonné.

Appel de la décision

Dans le communiqué de presse publié ce jeudi soir, François Cuillandre indique qu’il « prend acte » de cette décision judiciaire, dont il va prochainement faire appel devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes. Il souligne « qu’aucun délit n’a été soulevé concernant sa qualité de maire, ni vis-à-vis des contribuables brestois ». Il indique enfin qu’il s’exprimera « en début de semaine prochaine » devant la presse. Ni lui, ni la mairie n’ont indiqué le chef de cette mise en examen. Interrogé par nos soins, le parquet de Brest n’a pas souhaité apporter de précisions.

 



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