Assassinat d’Hervé Gourdel : enquête sur ses accompagnateurs

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Algérie: l’otage français décapité par ses ravisseurs

 

Par LEXPRESS.fr, publié le 24/09/2014 à 17:11, mis à jour à 17:54

Le groupe djihadiste Jund al-Khilafa annonce dans une vidéo avoir exécuté Hervé Gourdel, le Français pris en otage dimanche.

 

Algérie: l'otage français décapité par ses ravisseurs

Hervé Gourdel avait été kidnapé dimanche.

Youtube

Le pire est arrivé. Le groupe djihadiste Jund al-Khilafa a diffusé ce mercredi une vidéo montrant la décapitation de l’otage français Hervé Gourdel. Cette vidéo, pas encore authentifiée, s’intitule « Message de sang pour le gouvernement français ».

Le groupe avait menacé lundi dans une précédente vidéo de tuer ce guide de haute montagne de 55 ans enlevé en Kabylie, à l’est d’Alger, si la France ne renonçait pas « sous 24 heures » à ses frappes aériennes en Irak. L’ultimatum avait été rejeté mardi par le président François Hollande.

« Croisés criminels français »

Ce montage vidéo de près de 4m45 secondes débute par les images de François Hollande annonçant le début des bombardements français en Irak. Avant d’être exécuté, Hervé Gourdel mentionne, sous la contrainte, Hollande et Obama, puis envoie un message d’amour aux membres de sa famille. S’en suit plus de deux minutes de discours des djihadistes avant leur passage à l’acte. Un des hommes lit notamment un message dans lequel il dénonce l’intervention des « croisés criminels français » contre les musulmans en Algérie, au Mali et en Irak notamment.

L’enlèvement d’Hervé Gourdel, venu en Kabylie pour pratiquer la randonnée, avait eu lieu dimanche. Les randonneurs algériens qui l’accompagnaient avaient été relâchés par les ravisseurs, mais de telle façon que l’alerte auprès des autorités laisse suffisamment de temps aux terroristes pour déjouer au mieux la traque qui s’annonçait. 1500 militaires algériens avaient été déployés depuis lundi dans cette région montagneuse difficile d’accès.

Jund al-Khilafa (« les soldats du califat ») a prêté allégeance à l’organisation Etat islamique (EI) en juillet dernier. Après les bombardements français contre ses positions en Irak, EI a appelé en vidéo et dans diverses langues le week-end dernier au meurtre de citoyens de pays engagés dans la coalition internationale, et particulier de Français. Quelques heures plus tard, Hervé Gourdel était enlevé.

Avec Assassinat d'Hervé Gourdel : enquête sur ses accompagnateurs dans Attentats fpa

 

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VIDEO. Mort d’Hervé Gourdel: « Des djihadistes nihilistes dans une surenchère de l’horreur »

 

Propos recueillis par , publié le 24/09/2014 à 21:56, mis à jour le 25/09/2014 à 10:28

Spécialiste de l’islamisme radical, le journaliste algérien H’mida Ayachi analyse pour L’Express la stratégie du groupe Jund al-Khilafa, qui a décapité l’otage français Hervé Gourdel.

VIDEO. Mort d'Hervé Gourdel: "Des djihadistes nihilistes dans une surenchère de l'horreur"

Capture d’écran d’un portrait d’Hervé Gourdel, placé sous les arcades de la mairie de Saint-Martin-Vésubie (Alpes-Maritimes), le 23 septembre 2014.

afp.com

Comment interprétez-vous l’exécution de l’otage français Hervé Gourdel par le groupe djihadiste Jund al-Khilafa (les soldats du califat) aussitôt après l’expiration de l’ultimatum lancé à la France?

Cette issue terrible était malheureusement prévisible. Dès que leur ultimatum a expiré, ces djihadistes ont mis leur sinistre menace à exécution. Tout simplement parce qu’ils n’avaient aucune intention de négocier. A partir du moment où leur demande – impossible à satisfaire – d’arrêter les frappes de la coalition internationale en Syrie et en Irak contre Daech, l’organisation Etat islamique, a été refusée, ils ont assassiné leur otage, en le décapitant. Les gens de Jund-al-Khilafa sont des salafistes djihadistes « nihilistes » : contrairement à ce qu’ils prétendent, ils n’ont aucun projet politique. Ils s’opposent à tous les autres courants de l’islamisme politique. S’ils ont prêté allégeance à Daech, l’organisation de l’Etat islamique, c’est surtout parce que ce dernier est le mouvement le plus puissant et le plus visible aujourd’hui. Ces djihadistes ont une formation très pauvre sur le plan idéologique. Mais ils sont dans la surenchère en matière de violence et d’horreur.

Qui sont les membres de ce groupe?

Ils sont plutôt jeunes. Leur chef, Abdelmalek Gouri, a 37 ans. Ils sont pour beaucoup le produit de l’échec du processus de concorde civile en Algérie durant les années 2000. Ce processus octroyait une grâce aux djihadistes qui déclaraient vouloir rentrer dans le rang. Abdelmalek Gouri avait été condamné en 1997 à cinq ans de prison pour avoir appartenu à une cellule de soutien du Groupe islamique armé (GIA) qui a semé la terreur en Algérie entre 1992 et 1999. Gouri a été libéré en 1999, mais il a repris le maquis dès l’année suivante. Il a fait partie du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), devenu Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), en 2007. Puis, le 13 septembre dernier, Abdelmalek Gouri et ses hommes ont fait allégeance à l’Etat islamique.

Hervé Gourdel est le premier français assassiné par des djihadistes algériens depuis 2008. Il est aussi le premier otage français décapité. Que cherche Jund al-Khalifa en perpétrant cet acte horrible et en diffusant la vidéo?

Il a voulu faire un coup d’éclat, avec une énorme répercussion médiatique. Tout d’abord, Jund al-Khalifa adresse un message effrayant à l’Occident et, en particulier, à la France. Ensuite, il émet un signal fort en direction de la galaxie djihadiste. En décapitant son otage, il signe son acte sanglant à la manière de Daech : c’est une manière de rappeler son allégeance à cette organisation et de gagner en crédibilité auprès d’elle. C’est aussi un moyen d’attirer à elle d’autres groupes djihadistes locaux. En dépassant Aqmi en terme d’horreur mise en scène, Jund al-Khalifa compte s’affirmer comme l’organisation la plus radicale en Algérie et dans la région. Il peut attirer de nouveaux militants et combattants en incarnant le label de Daech en Algérie. Cette surenchère pourrait malheureusement fonctionner.

 

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Mort d’Hervé Gourdel: choc, colère et sidération en Algérie

 

De notre correspondant à Alger, Anis Allik, publié le 25/09/2014 à 17:03, mis à jour à 19:19

Les recherches de l’armée algérienne pour retrouver l’otage français se sont avérées infructueuses. Ce crime perpétré au nom de l’EI ne devrait pourtant pas avoir d’impact sur les autorités algériennes.

 

Mort d'Hervé Gourdel: choc, colère et sidération en Algérie

L’entrée du village d’Ait Ouaban, à 80 km de Tizi Ouzou, dans les environs duquel l’armée algérienne a effectué des recherches pour retrouver Herve Gourdel

AFP PHOTO / FAROUK BATICHE

L’exécution en Algérie du randonneur français Hervé Gourdel par les djihadistes de « Jund al-khilafa », groupuscule dissident d’Aqmi et se réclamant de l’organisation Etat islamique, Daech, provoque un choc terrible dans le pays. Son intensité et son amplitude ne sont pas loin de celles ressenties en janvier 2013 après l’attaque de la plateforme gazière de Tinguentourine par un commando affilié à Al-Qaïda et l’assassinat sur ce site d’otages étrangers et occidentaux.

Mais, à la différence de ce qui s’est passé dans le désert de l’extrême sud du pays, les djihadistes qui ont tué le ressortissant français mercredi en haute Kabylie courent toujours. Dans leur sillage, et dans l’esprit des militaires algériens qui ont continué à mener ce jeudi matin des opérations de recherche, il s’est enkysté un terrible sentiment d’impuissance face au « manque de temps et de chance » de les intercepter ; et face au destin cruel qui a projeté dans le massif du Djurdjura le guide de montagne du pays niçois sur le chemin de ses assassins, la nuit du 21 septembre dernier.

Enquête en cours sur les accompagnateurs

« Les bourreaux auraient pu être n’importe où dans le massif du Djurjura où sont signalés de fréquents mouvements d’hommes armés, mais pas à Ait Ouabane, fief de résistance contre les islamistes retranchés dans la région durant les années 1990, pas où se trouvait Hervé Gourdel », rage un militaire algérien présent dans le massif avant de regagner Alger. Tant qu’ils n’ont pas été retrouvés et « écrasés comme à Tiguentourine », dira-t-il, il subsistera chez les « opérationnels » la frustration de n’avoir pas agi à temps. « L’enquête auprès des accompagnateurs algériens du randonneur français et sur les circonstances de son enlèvement n’est pas tout à fait terminée », laisse-t-il entendre. Elle peut conduire à de nouveaux éléments, mais il est très difficile selon lui de sortir de la « consternation » suscitée par des groupes qui ne sont plus ce qu’ils étaient, « ni en hommes ni en moyens », mais qui continuent de « donner de sales coups au pays ».

« Le crime odieux commis contre Hervé Gourdel, explique pour sa part le politologue Ahmed Khodja, n’a pas d’impact durable sur les autorités algériennes qui, bénéficiant du soutien précieux des Etats-Unis et de la France, passeront sous la crise » et continueront d’être écoutées sur le dossier de l’antiterrorisme. Il relance cependant le « vieux débat » du terrorisme résiduel -une « fiction fabriquée par le système Bouteflika » selon Athmane Mazouz du RCD, un parti de l’opposition-, et sur les moyens de combattre des djihadistes mondialisés et nihilistes, presque sanctuarisés en Kabylie, en impliquant une population dont la mobilisation s’est affaiblie.

Dilution du terrorisme dans le quotidien

En avril dernier, 11 militaires ont été tués dans les Ouacifs à quelques kilomètres du lieu où Hervé Gourdel a été enlevé. Dimanche dernier, près d’Iboudrarène, un bus transportant de jeunes soldats a été ciblé avant que le chef des assaillants ne soit éliminé. Tout cela s’est passé dans une passivité générale qu’on explique par le fait que des villageois, priés de se mettre de côté par les services de sécurité et par le gouvernement qui ne leur a pas restitué leurs fusils, ne défendent plus qu’eux-mêmes.

Pour le psychiatre Mahmoud Boudarene de Tizi-Ouzou, l’ancienne solidarité contre le terrorisme des groupes armés subsiste toujours là où existe le danger. Elle s’est cependant affaiblie sous le coup de l’ »inquiétante sidération » qu’ont les Algériens, en Kabylie en particulier, face à la violence dans sa globalité. C’est, d’après lui, le résultat de bouleversements sociaux dont le marqueur sombre est dans la « dilution » du terrorisme dans l’ »ordinaire » de rapts dont les motivations restent souvent inexpliquées. Selon un recensement non exhaustif, plus de 80 personnes ont été enlevées depuis 2005. Certaines ont perdu la vie. Mercredi, une quarantaine de citoyens se sont rassemblés devant l’université de Tizi-Ouzou pour dénoncer l’assassinat de Hervé Gourdel.

 

http://www.lefigaro.fr/international/2014/09/25/01003-20140925ARTFIG00188-assassinat-d-herve-gourdel-l-imprudence-des-accompagnateurs-algeriens.php

Assassinat d’Hervé Gourdel : l’imprudence des accompagnateurs algériens

    • Par Mélanie Matarese
    • Mis à jour le 25/09/2014 à 17:46
    • Publié le 25/09/2014 à 13:31
«Tous ceux qui font de la montagne savent que la zone de Tizi N'koulal est très dangereuse», affirme le président du Club sportif des montagnes d'Alger.

 

Selon le site arabophone al-Ahdat, le guide français serait entré en contact avec ses compagnons de randonnée algériens via Facebook.

«Tous ceux qui font de la montagne savent que la zone de Tizi N’koulal est très dangereuse. Moi-même, je n’y emmène plus personne depuis 1992. Quatre jours après l’enlèvement de Hervé Gourdel en Kabylie, exécuté mercredi par ses ravisseurs, Redouane Benzerroug, président du Club sportif des montagnes d’Alger, moniteur et guide de haut-montagne, se demande pourquoi ses accompagnateurs ont pris, selon lui, «un tel risque». «Il est très périlleux de s’aventurer au-delà du belvédère d’Assouil, (à trois km de Tizi N’Koulal, là où le groupe aurait été intercepté par les Soldats du Califat). Le terrain est encore dégagé et une caserne militaire se trouve à côté, précise-t-il. Mais au-delà du chemin forestier qui longe la forêt jusqu’à la grotte du Macchabée, la zone n’est plus sécurisée. En 2004, je me souviens que des skieurs algériens avaient été attaqués par des terroristes. Ici, tout le monde sait ça et un des accompagnateurs de l’otage le savait aussi».

Des Algériens qui se trouvaient avec Hervé Gourdel, on sait encore peu de choses. D’après des habitants de Tikdjda, ils seraient cinq. Il y aurait parmi eux un Franco-algérien, alpiniste amateur lillois originaire de Boufarik – un certain Karim Oukara, «électron libre qui vient souvent dans la région pour faire de l’alpinisme», et un certain Oussama Dehendi, qui serait âgé de 21 ans selon son frère, joint par téléphone en Allemagne. Sur sa page Facebook, celui-ci se présente comme «guide touristique à Tikdjda et précise qu’il habite à Boufarik. Son dernier post remonte au vendredi 19 septembre. Il indique dans son statut «ikdjda» (surexcité). D’après le quotidien Liberté, ces deux membres du club des alpinistes de Boufarik auraient été interpellés par les services de sécurité dans le cadre de l’enquête. La mère d’Oussama, que nous avons jointe par téléphone, précise avoir vu son fils «arriver mardi avec des gendarmes qui ont perquisitionné le domicile, avant de repartir avec les gendarmes pour Bouira».

Dans le groupe se trouvait aussi un certain Boukamoun, dont le père possède des chalets privés à Tikdjda. Toujours selon des habitants de la petite station, située à proximité d’une caserne militaire, d’une auberge et du Centre national des sports et loisirs, c’est dans sa maison qu’Hervé Gourdel aurait passé la nuit du samedi au dimanche après son arrivée à Alger. Il aurait même «appelé sa famille pour la prévenir qu’il se trouvait chez des amis». Beaucoup de mystère entoure encore l’identité du quatrième Algérien, que certaines sources décrivent comme «un mineur de Lakhdaria».

Ils seraient toujours retenus par les services de sécurité, qui leur reprocheraient de ne pas avoir signalé la présence d’un étranger parmi eux comme l’exige la procédure de sécurité. Selon le site arabophone al-Ahdat, qui cite des responsables sécuritaires, l’enquête a été confiée à la gendarmerie de Blida, aidée par des officiers du DRS (services de renseignement). Le site rapporte aussi qu’Hervé Gourdel est entré en contact avec ses accompagnateurs via Facebook. C’est Karim Oukara, le Franco-algérien de Lille qui l’aurait invité à venir en Algérie et qui aurait fourni l’attestation de résidence nécessaire pour l’obtention du visa. À l’aéroport, où l’attendaient Kamel et un des jeunes du groupe, le Niçois a ensuite pris directement la route pour Tikdjda dans une Kia Picanto. Le dimanche à 16h, ils auraient décidé de partir en promenade. Toujours selon al-Ahdat, les terroristes les auraient interceptés à proximité d’Ait Ouabane, relâchant quinze minutes plus tard les Algériens en leur disant: «prévenez les autorités si vous voulez».

 

http://www.lefigaro.fr/international/2014/09/25/01003-20140925ARTFIG00398-l-algerie-pourchasse-les-terroristes.php

L’Algérie pourchasse les terroristes

Convoi militaire de l'armée algérienne dans la région de Tizi Ouzou, au nord-est de l'Algérie, le 23 septembre.

 

Les accompagnateurs algériens d’Hervé Gourdel ont pris des risques en s’aventurant dans le massif du Djurdjura.

«Le ratissage se poursuivra nuit et jour jusqu’à ce que le corps d’Hervé Gourdel soit retrouvé» et que ses ravisseurs soient «neutralisés». Alors que les opérations de ratissage menées par près de 3000 militaires ne donnaient hier, toujours rien, les autorités algériennes ont répété que l’assassinat d’Hervé Gourdel ne resterait pas «impuni». Malgré le peu d’informations officielles données sur l’enquête, menée par la gendarmerie et les services de renseignements, des sources sécuritaires anonymes ont laissé entendre que les cinq Algériens qui accompagnaient le touriste français étaient toujours auditionnés.

Il y aurait parmi eux un Franco-Algérien, un Lillois originaire de Boufarik, un certain Karim Oukara, «un électron libre qui vient souvent dans la région pour faire de l’alpinisme», et un certain Oussama Dehendi, qui selon son frère en Allemagne joint par téléphone, aurait 21 ans. Sur sa page Facebook, il se présente comme «guide touristique à Tikjda» et précise qu’il habite à Boufarik. Son dernier post remonte au vendredi 19 septembre: il indique dans son statut «Tikjda! – surexcité!». D’après le quotidien Liberté, ces deux membres du club des alpinistes de Boufarik auraient été interpellés par les services de sécurité dans le cadre de l’enquête. La mère d’Oussama, que nous avons jointe par téléphone, précise avoir vu «son fils arriver mardi avec des gendarmes qui ont perquisitionné le domicile, avant de repartir avec les gendarmes pour Bouira.»

Les services de sécurité, qui ont perquisitionné les ordinateurs portables, les téléphones et les documents, n’auraient pas établi de lien entre les jeunes et les terroristes, mais ils leur reprochent de ne pas avoir signalé la présence d’un étranger parmi eux comme l’exige la procédure de sécurité. Une négligence dont les accusent aussi les connaisseurs de la région adeptes des sports de montagne. «Tous ceux qui font de la montagne savent que la zone de Tizi N’kouilal est très dangereuse. Moi-même, je n’y emmène plus personne depuis l’insurrection islamiste de 1992.»

Des villageois toujours en alerte

Quatre jours après l’enlèvement d’Hervé Gourdel en Kabylie, assassiné mercredi par ses ravisseurs, Redouane Benzerroug, président du Club sportif des montagnes d’Alger, moniteur et guide de haute montagne, se demande pourquoi ses accompagnateurs ont pris, selon lui, «un tel risque». «Il est très périlleux de s’aventurer au-delà du belvédère d’Assouil, (à 3 km de Tizi N’kouilal, là où le groupe aurait été intercepté par les Soldats du califat). Le terrain est encore dégagé et une caserne militaire se trouve à côté, précise-t-il. Mais au-delà – du chemin forestier qui longe la forêt jusqu’à la grotte du Macchabée – la zone n’est plus sécurisée. En 2004, je me souviens que des skieurs algériens avaient été attaqués par des terroristes. Ici, tout le monde sait ça et un des accompagnateurs de l’otage le savait aussi.»

Méziane, un habitant de Bouira adepte de randonnées, confirme, un peu gêné: «Oui, on sait que les terroristes sont là, comme dans d’autres coins non sécurisés au pied du Djurdjura. Dans les années 1990, en plein terrorisme, les gens de la région se sont armés pour se défendre et j’en connais dans des petits villages isolés, qui ont encore des armes.» Le sujet pourrait revenir d’actualité puisque le ministre de l’Intérieur, Tayeb Belaïz, a affirmé hier que tous les fusils de chasse confisqués durant la décennie noire devaient être restitués à leurs propriétaires. «Mais à Tikjda, poursuit Méziane, on ne risque rien. La semaine dernière, des membres du conseil d’administration de Danone, des Autrichiens, des Anglais, des Français et des Suisses, ont été hébergés au Centre national des sports et loisirs de Tikjda et sont partis en randonnée dans la montagne.»

Tikjda, c’est la petite station de montagne à 1475 m d’altitude où Hervé Gourdel a passé la nuit de samedi à dimanche, chez un autre Algérien du groupe, un certain Boukamoun, dont le père possède des chalets privés à Tikjda. Selon le site arabophone al-Ahdath, qui cite des responsables sécuritaires, le touriste français y est venu directement après son arrivée à l’aéroport où l’attendaient Karim Oukara et un autre de ses compagnons, avec qui il était entré en contact via Facebook. Le Franco-Algérien de Lille l’aurait invité à venir en Algérie, fournissant au consulat l’attestation de résidence nécessaire pour l’obtention du visa. Le dimanche à 16 heures, ils auraient décidé de partir en promenade. Toujours selon al-Ahdath, les terroristes les auraient interceptés à proximité d’Aït Ouabane, relâchant quinze minutes plus tard les Algériens en leur disant: «Prévenez les autorités si vous voulez.»

 

http://www.europe1.fr/international/otage-assassine-ses-compagnons-de-trek-entendus-2242557

Assassinat d’Hervé Gourdel : ses compagnons de trek entendus

 

Publié à 20h54, le 25 septembre 2014, Modifié à 06h57, le 26 septembre 2014

Assassinat d'Hervé Gourdel : ses compagnons de trek entendus

© SIPA
europe 1

Par Barthélémy Gaillard avec AFP 

COMPLICITÉ – La sûreté algérienne soupçonne l’un des compagnons d’Hervé Gourdel de complicité avec les terroristes responsables de sa mort.

 

Les compagnons de randonnées entendus par la police. Alors que l’opinion publique est en émoi après la décapitation d’Hervé Gourdel dans les montagnes de Kabylie, les enquêteurs de la police algérienne, eux, poursuivent leurs investigations. Elles les mènent pour l’instant aux cinq compagnons de randonnée d’Hervé Gourdel.

>> LIRE AUSSI – Hervé Gourdel a été décapité en Kabylie

En contact avec les ravisseurs ? De lourds soupçons pèsent sur les cinq personnes avec qui il se trouvait dans le massif du Djurdjura, selon un officier de la sûreté algérienne qui s’est confié au micro du correspondant d’Europe 1 en Algérie. En effet, l’armée est convaincue que l’un de ses accompagnateurs est en fait un complice de Jund Al-Khilafa, le groupe islamique qui revendique l’assassinat de l’otage français. Et pour cause, peu d’Algériens osent se rendre dans ce massif montagneux de Kabylie ou règnent les organisations terroristes. Pour l’armée, si un guide français a pu s’y rendre, c’est donc qu’un des accompagnateurs était en contact avec les ravisseurs.

>> LIRE AUSSI – Les musulmans de France entre colère et inquiétude

Jusqu’à douze jours de garde à vue. Aucune charge n’a été encore retenue contre ces amateurs de sports de montagne qui se sont rendus aux autorités après avoir été relâchés par les ravisseurs d’Hervé Gourdel selon ces sources. Selon la loi, ils auraient dû prévenir les autorités qu’ils accueillaient un étranger. En Algérie, la garde à vue peut aller jusqu’à 12 jours en matière de faits liés au terrorisme. Les enquêteurs cherchent à comprendre comment les quatre hommes ont rencontré l’otage décapité et dans quelles circonstances ils l’ont conduit à effectuer une randonnée dans une zone réputée pour abriter des groupes armés islamistes.

>> LIRE AUSSI – Comment expliquer la mort d’Hervé Gourdel aux enfants ?

« Ce sont des amateurs de trekking et de ski qui connaissent très bien la zone et qui servent de guides aux randonneurs », a expliqué un employé du parc national du Djurdjura, en excluant une possible relation entre eux et le groupe Jund al-Khilafa qui a revendiqué l’enlèvement et la décapitation de l’otage.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/enquete-sur-les-accompagnateurs-d-herve-gourdel-en-algerie-27-09-2014-4168485.php

Enquête sur les accompagnateurs d’Hervé Gourdel en Algérie

 

Alger (Algérie) de notre correspondant Fayçal Métaoui | Publié le 27.09.2014, 07h10

Hervé Gourdel. 

Hervé Gourdel.  | (Document Facebook.)

 

Les cinq accompagnateurs d’Hervé Gourdel, le touriste français assassiné par l’organisation terroriste les Soldats du califat, mercredi, sont toujours en détention provisoire. Les services de sécurité poussent leurs investigations à propos de Karim Oukara, Hamza Boukamoum, Oussama Dehendi, Amine Ayache et Kamel Saâdi.

Il s’agit d’abord de déterminer les circonstances exactes de l’enlèvement du guide de montagne français dimanche dernier dans la région de Tikjda, en Kabylie.

Karim Oukara, membre d’un club amateur d’alpinistes, a été arrêté mardi à Boufarik, à 30 km au sud-ouest d’Alger. Chez lui, les policiers ont saisi du matériel informatique et un appareil photo. Karim Oukara, qui est de mère française et qui vit entre Lille et Boufarik, était en contact avec Hervé Gourdel avant son arrivée en Algérie. Oussama Dehendi, ami de Karim Oukara et membre du même club, a été interpellé le même jour. Selon des témoignages, les deux hommes ne sont pas connus pour être des radicaux islamistes. Hamza Boukamoum a loué un chalet à Hervé Gourdel à côté de la station d’hiver de Tikjda. Amine Ayache est un sportif, Kamel Sâadi est guide au centre des sports et de loisirs de Tikjda, qui dépend de l’Etat algérien. Un silence total englobe l’enquête sur ces cinq hommes. Leurs familles évitent tout contact avec la presse.

Passivité des autorités

Depuis la mort d’Hervé Gourdel, de nombreuses questions surgissent sur l’imprudence d’une telle expédition. La forêt de Tikjda est régulièrement visitée par des touristes algériens et étrangers, surtout le week-end. Les sportifs s’y rendent pour des entraînements. La région est partiellement sécurisée. De temps à autre, des groupes terroristes au nombre réduit signalent leur présence, surtout autour de la colline de Tizi N’Koulal et du village d’Iboudrarène, dans le département (wilaya) de Tizi-Ouzou.

Dans cette zone montagneuse, la population a exprimé sa colère à l’égard de la passivité des autorités qui n’auraient pas mis tous les moyens nécessaires pour traquer les terroristes qui passent par la région. En Kabylie, le crime organisé s’est également développé ces deux dernières années, avec notamment des cas de kidnapping qui ciblent des familles fortunées, des commerçants et des hommes d’affaires. Les bandes armées exigent souvent de fortes rançons pour libérer les otages. L’opposition accuse la justice de n’avoir pas fait grand-chose pour élucider ces cas d’enlèvement et poursuivre les ravisseurs qui semblent jouir d’une certaine impunité. En attendant les suites de l’enquête, les autorités algériennes traquent toujours le groupe terroriste et tente de récupérer le corps d’Hervé Gourdel.

 

Le Parisien

 

http://www.letempsdz.com/content/view/131667/182/

23-09-2014

Ali Zaoui, expert en questions sécuritaires et lutte antiterroriste, au Temps d’Algérie :

«L’enlèvement est monté de toutes pièces par les services secrets français»

Ali Zaoui, ancien militaire, expert en questions sécuritaires et lutte antiterroriste, ne croit pas à la version donnée par les autorités françaises  sur l’enlèvement du touriste français en Algérie. Il a indiqué que le rapt  du ressortissant français Pierre Hervé Gourdel à Bouira est monté de toute pièce par les services secrets français afin d’entraîner l’Algérie dans la lutte contre Daech.

Le Temps d’Algérie : Quelle analyse faites-vous du rapt du ressortissant français Pierre Hervé Gourdel à Bouira ?  
Ali Zaoui : Pour moi, cet enlèvement est monté de toute pièce par les services secrets français. La France veut forcer l’Algérie à s’ingérer militairement dans la région et notamment en Libye. C’est le même scénario de Pierre Camatt. On se souvient encore de son affaire.

Les Français veulent resserrer l’étau sur l’Algérie et lui forcer la main pour entrer dans ces conflits, surtout après la création de la coalition pour lutter contre l’Etat islamique (EI), et la participation de 10 pays arabes, comme déclaré par le président américain Barack Obama. L’Algérie est une puissance régionale à ne pas négliger.

La France ainsi que d’autres pays ont besoin de cette force pour les aider à combattre le terrorisme qu’ils ont même soutenu et financé. Alors que l’un des principes indéfectibles du pays est celui de ne jamais s’ingérer dans les affaires internes des pays et encore loin de sortir son armée hors de ses frontières.

Pourquoi vous pensez que ce rapt est un scénario monté par les parties citées ? Disposez-vous de preuves ?
Tous les indices indiquent que ce rapt combien même revendiqué par le groupuscule «Djound al khilafa» a été déjà planifié. Comment se fait-il que Pierre Hervé Gourdel soit enlevé le lendemain de son arrivée en Algérie ?

Pourquoi ne s’est-il pas conformé aux consignes de sécurité ? Le ressortissant français faisait de la randonnée dans cette région connue pour son insécurité. Pourquoi a-t-il donc choisi cet endroit ? Le kidnappé avait loué un chalet au nom de son ami algérien afin d’éviter d’être identifié par les services de sécurité algériens.

Et puis, dans son dernier tweet, on pouvait lire «Quand je rentre d’Algérie après le premier octobre, si je rentre». Cela indique qu’il était certainement destiné à mener une mission précise en Algérie. Les deux premiers ressortissants français enlevés en Algérie ont déjà été identifiés comme étant des agents d’espionnage français. Pour moi, il n’y a pas de doute. Gourdel serait un agent français bien rusé.

Mais le groupe dit «Djound el khilafa» a revendiqué ce rapt…
Le groupe terroriste activant dans cette région, baptisé «Djound el khilafa» qui a porté allégeance il y a quelques jours à l’organisation terroriste Daech, est composé de douze membres. Il serait vrai qu’ils ont pu enlever ce ressortissant français.

Le chef de ce groupe, de son vrai nom Djamel Aissaoui (Abou Djahada), a cherché par cet acte un nouveau coup médiatique. Mais je pense que cet enlèvement est de la pure propagande médiatique dans la région et au niveau international. Les médias servent de trait d’union entre «Djound el khilafa» et Daech. En réalité, ce groupe terroriste n’a pas de contact direct avec cette organisation et utilise les médias pour atteindre ce but.

Ces dissidences ne sont, dans le fond, qu’une guerre de leadership entre eux. Le but d’une telle annonce est d’attirer le plus grand nombre de jeunes et de les enrôler dans leurs rangs. Mais ce n’est pas sans compter sur la volonté de l’ANP qui est de combattre sans relâche le terrorisme et son financement. Qu’il s’agisse d’Aqmi ou de «Djound el khilafa», c’est juste les noms qui changent mais la détermination de l’armée reste la même.

Croyez-vous que les services de sécurité seraient en mesure de le sauver ?
L’ANP est capable de défendre et de protéger l’intégrité du territoire, du peuple et des ressortissants étrangers en Algérie. L’opération de ratissage menée hier aboutira. Les services de sécurité ont acquis une expérience en la matière. L’ultimatum de 24 heures fixé par ce groupe terroriste par la voix du kidnappé via la vidéo diffusée hier ne doit pas être une entrave dans les recherches menées par l’ANP.

Entretien réalisé par Fella Hamici

 

Hum…

Il y aurait parmi eux un Franco-Algérien, un Lillois originaire de Boufarik, un certain Karim Oukara, «un électron libre qui vient souvent dans la région pour faire de l’alpinisme», et un certain Oussama Dehendi, qui selon son frère en Allemagne joint par téléphone, aurait 21 ans. Sur sa page Facebook, il se présente comme «guide touristique à Tikjda» et précise qu’il habite à Boufarik. Son dernier post remonte au vendredi 19 septembre: il indique dans son statut «Tikjda! – surexcité!».

Tous les indices indiquent que ce rapt combien même revendiqué par le groupuscule «Djound al khilafa» a été déjà planifié. Comment se fait-il que Pierre Hervé Gourdel soit enlevé le lendemain de son arrivée en Algérie ?

Pourquoi ne s’est-il pas conformé aux consignes de sécurité ? Le ressortissant français faisait de la randonnée dans cette région connue pour son insécurité. Pourquoi a-t-il donc choisi cet endroit ? Le kidnappé avait loué un chalet au nom de son ami algérien afin d’éviter d’être identifié par les services de sécurité algériens.

Et puis, dans son dernier tweet, on pouvait lire «Quand je rentre d’Algérie après le premier octobre, si je rentre».

Assassinat d’Hervé Gourdel : qu’est-ce au juste ?

Depuis l’annonce de la décapitation du guide de haute montagne Hervé Gourdel moins de trois jours après son enlèvement en Algérie dans la soirée du dimanche 21 septembre 2014, de nombreuses questions se posent à propos de cette opération très surprenante.

Certains vont jusqu’à se demander si assassinat il y a bien eu, et exposent des arguments non dénués de sens, comme « jaiunequestion » sur le site Agoravox (voir ci-dessous).

Ce qui est certain, c’est que le corps de la victime présumée n’a pas été retrouvé ni livré par ses ravisseurs et assassins présumés, il est activement recherché à la manière du Boeing 777 de Malaysia Airlines qui a disparu le 8 mars dernier, pour la Journée internationale de la femme.

On est également frappé par tous ses points communs avec le cyberdélinquant et génial fouteur de merde Cyprien LURAGHI, qui en 2009 avait lancé toutes ses attaques systématiques et quotidiennes à mon encontre précisément le 8 mars, pour cette Journée de la femme.

 

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/herve-gourdel-decapitation-montee-157277

Hervé Gourdel, décapitation… montée ?

vendredi 26 septembre 2014

Assassinat d'Hervé Gourdel : qu'est-ce au juste ? dans Attentats herve_gourdel_0-7356b

Après les Etats-Unis et le Royaume-Uni qui ont eu leurs “décapitations” dans des circonstances plus que suspectes, c’est au tour de la France de se faire attaquer par l’état islamique/daesh/EIIL à travers un groupe affilié via la “décapitation” d’Hervé Gourdel. A nouveau, des incohérences viennent s’immiscer dans ce scénario poussé par l’ensemble des médias de masse.

Rappelons-nous que de nombreux experts ont clairement indiqué que la vidéo du “décapité” James Foley était fausse. Rappelons-nous aussi, qu’en 2004, Benjamin Venderford, suite aux décapitations américaines de Nick Clegg et d’autres ressortissants américains, avait réalisé une fausse vidéo de la décapitation de son ami pour montrer à quel point il était facile de duper les médias. La vidéo a d’ailleurs été reprise par l’Associated Press plusieurs mois plus tard, qui l’a estampillée comme étant véritable au départ. De nombreux médias occidentaux et orientaux type Al Jazeera ont relayé l’information.

Pour juger de la véracité de la thèse officielle, nous devons répondre à quelques questions clefs :

  1. Mais qui est vraiment Hervé Gourdel ?

  2. Quel est le profil des anciens otages français ?

  3. Et qui est ce groupe “Jund al Khalifa” qui était inconnu jusqu’alors ?

  4. Quel a été le parcours d’Hervé Gourdel avant le kidnapping ?

  5. Qui a trouvé la vidéo de la décapitation ?

  6. Les vidéos sont-elles crédibles ?

  7. “Cui Bono” – A qui profite le crime ?

  1. Portrait d’Hervé Gourdel

Hervé Gourdel est peint comme un guide de montagne, avec un penchant pour celle du mercantour, il est aussi un amoureux de la photographie – il aime se qualifier de “guide photographe”. Quelqu’un de tout à fait normal somme toute. Une rapide recherche sur Google images ou son profil facebook montre un photographe qui aime aussi prendre des photos de demoiselles plutôt jeunes et… nues.

Site officiel 1Site officiel 2Book Hervé GourdelExemple d’une modèle

Ce côté d’Hervé Gourdel n’est pas mis en avant par les journalistes, il est pourtant assez facile d’accéder à ces informations. Que nous cache-t-on de plus sur cette personne ?

  1. Profil des anciens otages

Si nous nous penchons sur les anciens otages français, on se rends vite compte que les “photographes”, “humanitaires”, “présidents d’ONG” ont une double casquette, celle d’agents de la DGSE ou pour user du langage courant, d’espions.

Le coordinateur national du renseignement à la présidence de la république, Pierre Barjolet, s’est vu demandé par Guillaume Garot, député, combien d’agents des renseignements étaient pris en otage. Sa réponse était claire, en évoquant le nombre d’agents otages à 8 en début 2010 (il y avait 8 otages français fin 2010 dans le monde), la totalité des otages à l’époque étaient donc des… espions. La probabilité qu’Hervé Gourdel soit un agent est donc très élevée, son métier de guide alpiniste étant une couverture.

Extrait de l’échange – audition complète :

M. Guillaume Garot. “Quelles informations pourriez-vous nous transmettre sur les agents de nos services retenus en otage, leur nombre, leur situation ? Quelles sont les perspectives les concernant ?”

M. Bernard Bajolet. “Nous avons actuellement huit otages. Un au Mali, Pierre Camatte, quatre au Soudan, un en Somalie et deux en Afghanistan.”

De plus, nous savons qu’au moins 3 des otages en question étaient peints comme des civils au départ :

Hervé Gourdel serait-il l’un de ces agents secrets ?

  1. Joud al Khalifa

Un autre groupe du même nom que “Joud al-Khalifa” est actif au Khazakstan et en Afghanistan, ce qui a amené certains journalistes à les confondre. Le terme signifie “soldats du califat”, c’est donc encore un énième groupe islamiste. Son leader, Gouri Abdelmalek, était un ancien chef de file de l’AQMI (Al Qaeda au Maghreb islamique) et a été condamné à mort par contumace à plusieurs reprises. A ce jour, on en sait peu sur ces capacités militaires et sur le nombre de personnes du groupe.

Le 14 septembre, ils ont décidé de prêter allégance à Al Baghdadi, le calife de l’état islamique/daesh qui fait bien plus parler de lui que le démodé groupe terroriste AQMI. Le timing était étonnement bien choisi puisque quelques jours plus tard, Hervé Gourdel est enlevé. Et quelques heures avant le kidnapping, l’Etat Islamique menaçait la France en appelant a tuer les “sals français de n’importe quelle manière”.

C’est la première fois qu’un groupe terroriste donne un ultimatum aussi court à la France, ultimatum qui était fixé à 24H. L’otage fut déclaré décapité 48H après. Un groupe émergeant de nulle part voulant réellement négocier donnerait-il si peu de temps ? Ou la “décapitation” était-elle prévue depuis le départ, quoiqu’il arrive ?

  1. Parcours d’Hervé Gourdel pré-kidnapping 

Reprenons le parcours d’Hervé Gourdel qui avait annoncé sur son facebook où il serait et était même jusqu’à dire qu’il ne reviendrait peut-être pas après un trekking d’une dizaine de jours. Savait-il quelquechose ? Une fois arrivé en Algérie le samedi 20 septembre, il aurait rejoint au moins 3 algériens d’après son père. Et c’est le dimanche 21 septembre à Tizi ouzou, d’après le quai d’orsay, qu’il se serait fait enlever en voiture avec ses collègues algériens (collèges immédiatement libérés). Nous savons c’est que la région dans laquelle le trekking était prévu a connu 80 enlèvements depuis 2005. Pourquoi donc aller dans une région à risque connue de tous ?

Soulignons que le timing de la dite décapitation arrive à point nommé, quelques moments avant le discours d’Hollande à l’ONU et en pleine session générale du conseil de sécurité. C’est le langage de “la force” qui est utilisé par Obama pour combattre le message “de sang” des terroristes, la résolution 2178 est passée.

  1. Origine des vidéos

Toutes les vidéos des décapitations récentes (Foley, Sotloff, Haines, Gourdel) ont un autre point commun : elles sont systématiquement découvertes par la même association : SITE (Search for international terrorist entities) qui dispose de moyens “très avancés” nous dit-on pour trouver et mettre en ligne les vidéos de groupes terroristes… avant même que les terroristes eux-mêmes… ne les mettent en ligne d’après les dires mêmes de la fondatrices Rita Katz. Une des vidéos de Bin Laden mise en ligne par cette même association s’est avérée fausse par la suite.

Rita Katz a également écrit un livre anonyme où elle aurait elle-même infiltré des groupes radicaux islamistes aux USA. On connaît la propension des groupes radicaux à s’entourer de femmes. Elle fuit l’Irak après que son père, un espion israélien, ait été tué.

  1. Crédibilité des vidéos

Dans la première vidéo, dérangeante de par ses incongruités, nous avons :

  • un otage qui a les mains… libres

  • un otage qui a son appareil photo autour du cou et son sac de randonnée en face de lui, autant de projectiles qu’il peut utiliser face à ses ravisseurs

  • un des gardes qui parle et a son arme posée sur son genou la rendant facilement attrapable par l’otage

  • une couverture colorée en fond pour, semble t-il, cacher ce qu’il s’y trouve derrière

  • une voix calme et limpide, à l’image des autres otages

Dans la deuxième vidéo, tout aussi étonnante, on perçoit :

  • une voix calme et un enchaînement des mots limpides d’Hervé Gourdel

  • des terroristes qui lui mettent un bandeau autour de la bouche pour aucune raison apparente

  • une vidéo à nouveau coupée au moment de la décapitation

  • un couteau pour la décapitation qui est très court

  • pas une trace de sang sur les habits des terroristes après la “décapitation”

  • les côtés de la vidéo sont floutés vers la fin alors qu’ils ne le sont pas au départ

Pourquoi couper systématiquement la vidéo lors du moment le plus traumatisant si le but est bien de terroriser les populations ?

  1. A qui profite le crime ?

Dans tous les cas, ce que nous pouvons constater, c’est l’impact sur l’opinion public : les Français à supporter les frappes contre la Syrie étaient minoritaires en début de mois de septembre, avec 64% d’opinions défavorables. Nous sommes aujourd’hui a 53% pour des frappes contre l’état islamique en Irak. Et nous avons maintenant Le Drian qui nous parle de faire la même chose en Syrie pour, évidemment, combattre l’Etat islamique.

Nous avons fait la même erreur pour la Libye où, suite à une forte propagande médiatique, nous sommes passé de 63% d’opinions défavorables pour une intervention (début mars 2011) à 66% pour fin mars pour finir à 51% contre 3 mois après.

Beaucoup d’éléments nous amènent à remettre en question la thèse officielle qui tombe à pic pour justifier une nouvelle guerre dans un énième pays et qui entraînera de nombreuses morts.

Ne retombons pas à nouveau dans le piège de l’intervention illégale.

 

http://www.lejdd.fr/International/La-difficile-recherche-du-corps-d-Herve-Gourdel-en-Kabylie-689792

26 septembre 2014

La difficile recherche du corps d’Hervé Gourdel

 

Au lendemain de l’annonce de l’exécution d’Hervé Gourdel en Algérie, une vaste opération pour retrouver le corps de l’ancien otage a été lancée jeudi. Mais la zone de recherche, montagneuse et difficile d’accès, complique la tâche des militaires.

Près de 3.000 militaires algériens, des troupes d’élite du service de lutte anti-terrorisme algérienne… L’Algérie se mobilise pour retrouver le corps d’Hervé Gourdel, dont l’annonce de l’exécution a été rendue publique mercredi. Les recherches risquent d’être longues. Hervé Gourdel était dans le massif montagneux du Djurdjura, long de près de 60 kilomètres. La zone de ce parc national recouvre une superficie de 18.500 hectares. L’armée algérienne qui a réussi à reconstituer le trajet d’Hervé Gourdel devra donc explorer chaque m2 de cet espace.

Le Quai d’Orsay, joint par leJDD.fr, refuse de communiquer sur les recherches en cours : « Le Quai d’Orsay ne communique aucun élément (à propos de la recherche du corps d’Hervé Gourdel) par respect pour la famille et par souci de confidentialité. »

Des recherches minutieuses dans un terrain difficile

Les recherches seront d’autant plus ardues que le nord du massif du Djurdjura est particulièrement accidenté : le point culminant s’élève à 2.308 mètres d’altitude. Il faudra donc que les soldats explorent une zone très montagneuse. L’armée ne connaît pas l’endroit précis de l’enlèvement d’Hervé Gourdel, même si elle semble penser qu’il a été enlevé au col Tizi n’Kouilal, qui se situe loin de tout village. Les auditions toujours en cours des amis algériens du Français devraient apporter de nouvelles précisions.

Très accidenté, le Nord du parc national est aussi un maquis historique, principal repère des groupes terroristes de la région. Les militaires eux-mêmes ne s’y aventurent qu’en très grand nombre en raison de la dangerosité du site. Depuis 2005, 80 personnes se sont fait enlever par des groupes installés dans la zone.

Une intervention à haut risque

Dès lundi dernier, les recherches étaient coordonnées par le patron de la Gendarmerie nationale, Ahmed Boustila et supervisées par l’Etat-major algérien. C’est désormais près de 3.000 militaires et des troupes d’élite de la lutte anti-terrorisme algérienne qui sont chargés de retrouver le corps d’Hervé Gourdel.

Selon le journal algérien El Watan, 300 paras et 200 soldats sont déjà déployés dans la zone. Ils couvriront à la fois la route empruntée par Hervé Gourdel, mais aussi plusieurs zones supplémentaires, autour du trajet parcouru par l’ancien otage.  Un ancien garde communal cité par le journal affirme que certains habitants participeraient également aux recherches. Cette collaboration va à l’encontre de la politique tacite de non-agression mise en place entre la population et les groupes terroristes.

Les recherches devraient prendre du temps, au vu de la zone à parcourir. En effet, le groupe terroriste qui a enlevé Hervé Gourdel maîtrise particulièrement les régions montagneuses de l’Algérie et notamment le parc national dans lequel évoluait l’otage.

Louise-Camille Bouttier – leJDD.fr

vendredi 26 septembre 2014

 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/disparition-du-mh370-l-avion-peut-etre-deroute-vers-le-sud_1571052.html

Disparition du MH370: l’avion peut-être dérouté vers le sud

 

Par LEXPRESS.fr, publié le 28/08/2014 à 07:42, mis à jour à 07:44

Le vol MH370 de Malaysia Airlines, disparu en mars avec 239 personnes à son bord, pourrait s’être dérouté plus tôt qu’estimé vers le sud. Ces conclusions résultent d’un « nouvel affinement » de l’examen des données satellitaires.

 

Disparition du MH370: l'avion peut-être dérouté vers le sud
 

Le MH370 de la Malaysia Airlines pourrait s’être dérouté plus tôt qu’estimé vers le sud.

afp.com/Manan Vatsyayana

Cinq mois après la disparition du vol MH370 de Malaysia Airlines les recherches se poursuivent. L’avion pourrait avoir fait cap sur le sud, à l’opposé de son plan de vol, plus tôt qu’estimé, a annoncé ce jeudi l’Australie. Ces conclusions résultent d’un « nouvel affinement » de l’examen des données satellitaires réalisé par les enquêteurs en vue de localiser l’épave du Boeing, volatilisé le 8 mars avec 239 personnes à son bord peu après son décollage de Kuala Lumpur à destination de Pékin.

L’avion a changé radicalement de plan de vol, virant vers l’ouest, puis le sud. Aucune trace de l’appareil n’a été retrouvée depuis malgré de vastes recherches aériennes et sous-marines menées dans l’océan Indien au large des côtes occidentales de l’Australie.

 

« Le périmètre des recherches reste le même »

 

« Le périmètre de recherches reste le même mais certaines informations nouvelles suggèrent que des zones situées un peu plus au sud — à l’intérieur de la zone de recherches, mais un peu plus au sud — sont particulièrement intéressantes et prioritaires », a indiqué le vice-Premier ministre australien Warren Truss.

Ses déclarations coïncident avec la signature à Canberra d’un mémorandum entre l’Australie et la Malaisie concernant l’organisation de la prochaine phase de recherches sous-marines qui doivent démarrer dans les toutes prochaines semaines. Un périmètre de 60.000 kilomètres carrés a été circonscrit.

Selon Warren Truss, les spécialistes restent convaincus que l’avion, à court de carburant, s’est abîmé dans le sud de l’océan Indien quelque part sur le « 7ème arc de cercle » défini à partir de ses positions reçues automatiquement par les satellites.

Avec fpa dans Crime

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