Le crash de Mélenchon et LFI ou comment Josette Brenterch du NPA de Brest abat tous ses amis…

… un feuilleton dont on ne se lasse pas…

 

https://actu.orange.fr/politique/apres-la-debacle-l-amorce-de-la-discorde-a-la-france-insoumise-CNT000001g4GXW/photos/le-chef-de-file-de-la-france-insoumise-jean-luc-melenchon-et-la-tete-de-liste-lfi-aux-europeennes-manon-aubry-apres-l-annonce-des-resultats-des-elections-europeennes-le-26-mai-2019-a-paris-b9c70feff36f2e48bc10b4d5127f8e52.html

Après la débâcle, l’amorce de la discorde à La France insoumise

 

Le chef de file de La France insoumise  Jean-Luc Mélenchon et la tête de liste LFI aux européennes Manon Aubry après l'annonce des résultats des élections européennes le 26 mai 2019 à Paris
Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon et la tête de liste LFI aux européennes Manon Aubry après l’annonce des résultats des élections européennes le 26 mai 2019 à Paris
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© AFP, GEOFFROY VAN DER HASSELT

 

 

AFP, publié le mercredi 29 mai 2019 à 16h47

De premières voix discordantes s’élèvent en public, mais les principaux cadres de La France insoumise, éreintée dimanche par la division par trois de son score entre les élections présidentielle et européennes, resserrent pour l’instant les rangs autour de Jean-Luc Mélenchon.

Chez Les Républicains, autres grands perdants du scrutin de dimanche, le débat est parti sur les chapeaux de roue. Mais chez LFI, malgré un score tombé à 6,31% dimanche, loin des 19,58% de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2017, rien n’a filtré de la réunion du groupe parlementaire du mardi matin, le principal lieu de discussion stratégique.

« Ca s’est bien passé, chacun a pu s’exprimer sur ce qu’il pensait de la campagne », se contente de dire à l’AFP le député Eric Coquerel, par ailleurs coordinateur du Parti de gauche, composante fondatrice de LFI.

La députée Clémentine Autain a pourtant ouvert le débat, dès dimanche soir puis les jours suivants: « Ce qui est en cause, c’est la ligne politique de LFI », a-t-elle attaqué dans les médias. Elle a aussi déploré « la récurrence de formulations » visant à « cliver », ainsi que « des murs » dressés « là où il aurait davantage fallu chercher à construire des passerelles ».

D’autres reproches ont surgi sur les réseaux sociaux, venant par exemple de Manon Le Bretton, responsable de l’Ecole de formation insoumise: « Épuisée par cette campagne. Pas tant par l’énergie déployée sur le terrain, que par les désaccords et alertes que j’ai exprimés en interne quant à la ligne adoptée, qui abandonnait le travail remarquable engagé en 2017″, a-t-elle tweeté. « Je pleure d’avoir eu raison, avec d’autres. »

Elle fait notamment allusion au manque de structures de décision collective sur la stratégie, qui s’est soldé par plusieurs départs. « Cet échec doit amener LFI à se régénérer » autour d’une « ligne co-construite avec les militants », résume auprès de l’AFP un candidat aux européennes.

- « Illisible » -

Selon un cadre insoumis, « ça tangue déjà » mais « rien ne se dessine clairement ». Il prévient: « Soit les dirigeants ont une réaction intelligente pour repenser le mouvement » de manière aussi démocratique que ses idéaux, « soit LFI se +cornérise+ encore plus ».

Pour l’instant, les lieutenants de M. Mélenchon sont plutôt montés au créneau pour relativiser la défaite. Le député Alexis Corbière a déploré que Clémentine Autain soit « allée à la radio avant qu’on ne se réunisse », taclant: « Ca ne sert à rien de chercher à tirer son aiguille personnelle ».

LFI n’a certes « pas su montrer à ceux qui souffrent du système que l’enjeu était tel qu’il fallait se déplacer et voter pour nous », mais « c’est une élection qui est très dure pour nous, où notre électorat populaire s’abstient considérablement », a déclaré Eric Coquerel.

« C’est du pipeau! C’était un scrutin national, un point de passage vers la présidentielle », cingle François Cocq, ancien orateur national LFI congédié d’un tweet par Jean-Luc Mélenchon en janvier, mais qui entend continuer à militer. Il critique la stratégie d’ouverture à gauche de LFI, qui a par exemple accueilli à l’automne une partie de l’aile gauche du PS: « On a préféré, en vue des élections locales à venir, retourner à la tambouille. Les municipales vont être une pagaille incroyable pour LFI qui sera illisible ».

« On n’est pas dans les guéguerres personnelles, tout le monde a le droit de s’exprimer », assure à l’AFP Muriel Ressiguier, une autre députée. Cependant, « on s’est dit qu’il ne fallait pas réagir à chaud, chacun va réfléchir ».

L’éventuel impact de la colère médiatisée de M. Mélenchon durant les perquisitions au siège de LFI en octobre? « D’habitude, ce qui se passe, c’est que tout le monde la ferme, ça ne discute pas », croit savoir un ancien du mouvement, pour qui « Mélenchon envoie bouler (toute personne critique), qu’il classe ensuite comme pas fiable ».

Même dans les troupes à la base, « l’analyse est assez pauvre », témoigne un militant nordiste qui amorce une prise de recul, critiquant des décisions « de plus en plus opportunistes » de M. Mélenchon et ses proches. Il soupire: « Les militants ont été enfermés et s’enferment eux-mêmes dans un honneur militant, donc ils obéissent ».

 

https://www.francetvinfo.fr/elections/europeennes/abandonner-le-populisme-sortir-de-la-dependance-a-melenchon-apres-les-europeennes-les-insoumis-s-interrogent-sur-leur-avenir_3464141.html

Abandonner le populisme, sortir de la dépendance à Mélenchon… Après les européennes, les « Insoumis » s’interrogent sur leur avenir

 

Avec 6,31% des voix, La France insoumise a échoué, dimanche, à s’imposer comme la troisième force politique du pays et son leader fait l’objet de nombreuses critiques en interne.

Jean-Luc Mélenchon et Manon Aubry lors d\'un discours adressé aux militants de La France insoumise, le 26 mai 2019 à Paris, au soir des élections européennes.

Jean-Luc Mélenchon et Manon Aubry lors d’un discours adressé aux militants de La France insoumise, le 26 mai 2019 à Paris, au soir des élections européennes. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Elle n’a attendu que quelques heures avant de tirer la première. Dans un entretien publié lundi 27 mai par L’Obs, Clémentine Autain accuse la « ligne politique » de La France insoumise (LFI) d’être à l’origine de la débâcle survenue la veille, lors des élections européennes : avec 6,31% des voix, la formation n’a pas réussi à émerger comme la troisième force politique du pays, se retrouvant même derrière Les Républicains, affaiblis comme jamais.

Trop de « formulations » visant à « cliver », « de murs » érigés « là où il aurait davantage fallu chercher à construire des passerelles »… La députée « insoumise » de Seine-Saint-Denis ne ménage pas ses critiques, y compris contre la direction du parti, accusant en creux Jean-Luc Mélenchon de faire preuve d’autoritarisme dans le fonctionnement du mouvement.

J’ai posé la question du pluralisme et de la démocratie interne il y a plus d’un an. Cela avait été très fraîchement accueilli à l’époque. On nous avait promis des changements à l’été, un meilleur fonctionnement de l’espace politique… Mais rien n’a été fait en ce sens.Clémentine Autainà « L’Obs »

Les reproches de Clémentine Autain sonnent d’autant plus fort dans le mouvement qu’à la différence des Républicains, qui ont mis directement en cause Laurent Wauquiez dès la publication des résultats, les « Insoumis » ont serré les rangs dimanche soir. La consigne est alors de « ne pas faire d’autocritique », selon les informations du Monde. Devant des militants réunis dans un bar parisien, Jean-Luc Mélenchon concède tout juste que son camp doit « assumer [ses] responsabilités ». « C’est l’heure des combats et des caractères », lâche-t-il encore d’une voix lasse.

Malgré l’unité de façade affichée au soir des élections, la débâcle des européennes suscite pourtant de profondes interrogations sur l’évolution du mouvement.

Populisme ou gauche radicale ?

Deux camps se font face et se reprochent mutuellement d’avoir précipité l’échec de la campagne de Manon Aubry. L’un prône un retour aux fondamentaux de la campagne présidentielle, avec un discours populiste débarrassé de toute référence à la gauche – « Je pense que ces forces politiques ont été sanctionnées, balayées », a notamment estimé Alexis Corbière sur BFMTV mardi soir. En se recentrant sur le dégagisme et la mise en place d’une VIe République moins présidentielle, ce camp espère séduire les abstentionnistes et les « gilets jaunes », qui rêvent de référendum d’initiative citoyenne et de démocratie directe.

Le camp d’en face, incarné par Clémentine Autain, plaide de son côté pour un positionnement de gauche radicale assumé, avec de possibles ouvertures. « Cela suppose évidemment d’avoir des partenaires et de faire vivre le pluralisme », précise la députée à L’Obs.  »C’est exactement ce qui a été fait avec Manon Aubry [ex-porte-parole de l'ONG Oxfam, désignée tête de liste aux européennes]« , réplique froidement l’ancienne porte-parole Raquel Garrido, toujours proche du mouvement, dans une vidéo diffusée sur le site de Regards. « Fondamentalement, la ligne Autain a été mise en œuvre [et] elle a pris 6% », tâcle-t-elle.

« Ce n’est jamais le bon moment pour discuter »

Au-delà du positionnement politique, les discussions portent de plus en plus sur l’organisation du mouvement et sur l’opacité de son fonctionnement, basé sur la garde rapprochée qui entoure Jean-Luc Mélenchon. « Que ce soit la ligne ou la stratégie… Ce n’est jamais le bon endroit ou le bon moment pour discuter », résume un ancien « Insoumis », interrogé par franceinfo. « Nous sommes mis devant le fait accompli. Quand Jean-Luc a annoncé sa proposition de fédération populaire [des échanges entre militants en dehors des appareils], tous les militants de LFI et la quasi-totalité des cadres l’ont appris dans Libération.« 

Ces critiques font écho aux départs contraints ou spontanés des derniers mois. Au mois de janvier, par exemple, Jean-Luc Mélenchon annonce sur Twitter le « bannissement » de son « orateur national », François Cocq. Dans un courrier adressé à la direction, révélé par Le Monde, plusieurs cadres dénoncent alors la « brutalité » de cette annonce publique et insistent sur la nécessaire  »diversité » des personnalités  »fidèles » au programme. L’affaire renforce encore l’image d’un dirigeant retranché derrière un état-major resserré. Un reproche balayé en avril par Jean-Luc Mélenchon, dans Libération.

LFI, c’est 4 000 comités qui fonctionnent en autonomie. Le temps long est géré par le siège du mouvement, avec des campagnes nationales décidées par les adhérents. Le groupe parlementaire gère le temps court des réactions à l’actualité.Jean-Luc Mélenchonà « Libération », en avril

Le fonctionnement était déjà « vertical » au moment de la présidentielle, assure un cadre à franceinfo, tout en précisant que l’équipe du dirigeant était alors davantage étoffée : cela « offrait davantage de possibilités pour un débat contradictoire ». Lors de ces européennes, ce cercle  »s’est réduit et le fonctionnement s’est opacifié », déplore-t-il.

Les perquisitions ont eu « un impact négatif »

Ces élections ont également constitué un test sérieux pour Jean-Luc Mélenchon, après l’épisode des perquisitions d’octobre menées au siège de LFI et chez certains de ses responsables. Les images de son coup de sang avaient tourné en boucle et 59% des Français interrogés alors par l’Ifop retenaient l’adjectif « inquiétant » pour qualifier le dirigeant, soit une hausse de 21 points par rapport au mois d’avril 2017. « Une véritable rupture d’opinion », analysait l’institut de sondage, évoquant un phénomène « très rarement observé (…) s’agissant d’une personnalité politique ».

« C’était sans doute l’objectif, mais ces perquisitions ont peut-être eu un impact négatif. Cela nous a affectés collectivement », reconnaît Sergio Coronado, ex-député écologiste passé sous la bannière LFI en 2017. Un autre candidat aux européennes interrogé par franceinfo ajoute que les militants ont « senti l’onde de choc qui a suivi l’épisode, augmentée en partie par les médias ». Ceux-ci ont parfois « été confrontés à des réactions récurrentes sur le terrain, sur les marchés. Ils ont constaté que cela avait fait du tort à Jean-Luc Mélenchon », figure presque exclusive du mouvement pour de nombreux Français.

L’émergence de nouvelles personnalités prend du temps et la jeune génération incarnée par Adrien Quatennens ou Mathilde Panot peine encore à se faire un nom auprès du grand public. Un ancien cadre de LFI juge avec sévérité cette situation, accusant Jean-Luc Mélenchon d’absorber toute la lumière médiatique.

Jean-Luc Mélenchon a systématiquement tenu à l’écart les profils susceptibles de lui faire de l’ombre. Citez-moi un quinquagénaire médiatique, hormis Alexis Corbière, d’une totale loyauté ?Un ancien cadre de LFIà franceinfo

Danielle Simonnet, de son côté, estime que le dirigeant a toujours « favorisé l’émergence de nouvelles figures » dans le groupe qu’il préside à l’Assemblée. « Adrien Quatennens s’est illustré dès le début de la loi Travail, tout comme Mathilde Panot sur les questions écologistes », rappelle la coordinatrice du Parti de gauche. Suffisant ? « A l’heure actuelle, le mouvement ne repose plus que sur un groupe de 17 élus parlementaires, fait remarquer un cadre. Cela ne leur laisse pas le temps de faire vivre le mouvement. »

« Jean-Luc Mélenchon est le moteur »

Ces thèmes devraient prochainement nourrir les réflexions internes. Afin de redonner du souffle au projet, Danielle Simonnet plaide pour la création d’un « espace de coordination » entre les différentes composantes du mouvement (espaces nationaux, groupes d’action locaux…) « toutes les semaines ou tous les quinze jours ». Celui-ci pourrait par exemple accueillir des représentants des députés et eurodéputés du mouvement. « Nous l’avons toujours souhaité et cela devient plus important aujourd’hui », fait valoir l’élue parisienne. En début d’année, cet espace de dialogue avait pourtant été promis « d’ici les européennes » par Manuel Bompard, proche de Jean-Luc Mélenchon à la tête de l’équipe opérationnelle.

Pour autant, hors de question de remettre en cause la position centrale du tribun. Mais son avenir au sein de LFI pour les prochaines échéances électorales est, selon Danielle Simonnet, « une fausse question ». L’élection présidentielle « me paraît très très loin », préfère temporiser Sergio Coronado. « Mais quand on a réuni 19% [au premier tour de la présidentielle de 2017], on a selon moi des options sérieuses pour être candidat », ajoute l’ancien écologiste, alors que certains imaginent déjà le député picard François Ruffin porter les couleurs de LFI en 2022.

Les proches de Jean-Luc Mélenchon, eux, sont rapidement montés au front. « Il est quand même le moteur de ce que nous faisons, a rappelé Alexis Corbière sur BFMTV. C’est lui qui a fait émerger ce mouvement nouveau à hauteur de près de 20% [en 2017], c’est lui qui rassemble énormément de gens dans nos meetings. » « Il n’y a pas de dépendance à Jean-Luc Mélenchon, précise le cadre anonyme contacté par franceinfo. Un mouvement populiste s’appuie justement sur la figure d’un tribun : c’est théorisé et assumé. »

 

Deux énormes incendies à Mulhouse et Bordeaux, comme à Notre-Dame le mois dernier…

 

 

 

A Mulhouse comme à Paris, des explosions ont été entendues avant l’incendie.

Et à Bordeaux, où l’incendie s’est déclaré hier soir dans un parking, il y a eu beaucoup d’explosions lors de la phase d’embrasement.

Les causes de ces incendies sont inconnues.

L’enquête à Notre-Dame a tout juste débuté et promet d’être longue.

 

https://www.nouvelobs.com/faits-divers/20190519.OBS13125/incendie-a-la-gare-de-mulhouse-8-000-m2-d-entrepots-detruits-pas-de-victime.html

Incendie à la gare de Mulhouse, 8.000 m2 d’entrepôts détruits, pas de victime

 

Le bâtiment a brûlé aux deux tiers, estime Georges Thill, chef de site au Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) du Haut-Rhin.
Le bâtiment a brûlé aux deux tiers, estime Georges Thill, chef de site au Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) du Haut-Rhin. (Capture « Républicain Lorrain »)

 

Une enquête a été ouverte pour déterminer l’origine de l’incendie.

 

Par L’Obs.fr avec AFP

Publié le 19 mai 2019 à 11h18

Un incendie s’est déclaré dans la nuit de samedi à dimanche près de la gare de triage de Mulhouse, ravageant 8.000 m2 d’entrepôts, sans faire de victime. Selon le « Républicain Lorrain », des explosions ont d’abord été entendues aux alentours de minuit dans le secteur, avec des projections de débris enflammés.

Les pompiers ont été alertés par « de multiples appels de riverains » vers 23H00 pour un incendie « dans un ancien entrepôt de la SNCF de 12.000 m2, loué à diverses entreprises, notamment un important dépôt de meubles », indique le lieutenant-colonel Georges Thill, chef de site au Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) du Haut-Rhin.« Ce bâtiment a brûlé aux deux tiers, la charpente métallique s’est écroulée et tout le contenu est perdu », a-t-il ajouté.

8.000 m2 détruits par le feu

« Quand les pompiers sont arrivés, il y avait un embrasement très important », a relaté l’officier.

En tout, 8.000 m2 ont été ravagés par les flammes, pour une raison encore inconnue. « Une centaine de sapeurs-pompiers, une dizaine d’engins incendies, trois grandes échelles, quatre lances-canons et dix lances de plain-pied » ont été mobilisés toute la nuit, a détaillé le lieutenant-colonel Thill.

L’incendie, qui n’a pas fait de victime, a été maîtrisé vers 03h00 dimanche. Une vingtaine de pompiers étaient encore sur place pour éteindre les foyers résiduels et « des moyens seront engagés toute la journée », a précisé à l’AFP l’officier du Centre opérationnel d’incendie et de secours (Codis) du Haut-Rhin.

L'Obs

L’Obs.fr avec AFP

 

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/incendie/mulhouse-un-violent-incendie-ravage-l-entrepot-de-la-gare-de-triage_3450209.html

Mulhouse : l’incendie de l’entrepôt de la gare de triage est éteint, 8 000 m² détruits par les flammes

 

Une trentaine de pompiers sont pour autant toujours sur place et travaillent à « l’extinction des foyers résiduels ».

 

Mulhouse, dans l\'est de la France, près des frontières suisse et allemande.
Mulhouse, dans l’est de la France, près des frontières suisse et allemande. (GOOGLE MAPS)

 

L’incendie qui a ravagé 8 000 mètres carré dans l’entrepôt de la gare de triage de Mulhouse (Haut-Rhin) est dorénavant éteint, indiquent les pompiers à franceinfo dimanche 19 mai. Une trentaine de pompiers sont pour autant toujours sur place et travaillent à « l’extinction des foyers résiduels ».

L’incendie s’est déclenché vers 23 heures samedi. 8 000 m² ont été complètement détruit, sur les 12 000 que compte l’entrepôt au total. La charpente en métal s’est effondrée. Cet ancien entrepôt de la SNCF était loué à plusieurs entreprises, dont l’une qui stockait des meubles, précisent les pompiers. Une vingtaine d’habitations qui se trouvaient à proximité de l’entrepôt ont été évacuées jusqu’à 1 heure du matin.

Il n’y a aucun blessé. Une centaine de pompiers ont été mobilisés au plus fort de l’incendie.

 

https://www.sudouest.fr/2019/05/18/bordeaux-un-quartier-boucle-apres-l-incendie-du-parking-6095548-2780.php

Vidéos. Incendie au parking des Salinières à Bordeaux : une dalle « serait tombée », inquiétudes sur la structure

 

Publié le 18/05/2019 à 23h48. Mis à jour le 19/05/2019 par Florence Moreau.
Vidéos. Incendie au parking des Salinières à Bordeaux : une dalle "serait tombée", inquiétudes sur la structure
Le quartier Saint-Michel est bouclé depuis samedi soir pour permettre aux pompiers de venir à bout de l’incendie. L’épaisse fumée est visible de loin.

David Thierry

 

Un feu ravage depuis samedi soir le parking des Salinières. Le quartier est toujours bouclé ce dimanche, et le tram C est interrompu, sans doute pour au moins une semaine. D’éventuelles victimes sont recherchées.

Une fumée noire et épaisse sortie du sol, qui se voyait de très loin ce dimanche matin, une odeur âcre qui se répandait… Le secteur autour du quai des Salinières, dans le quartier Saint-Michel à Bordeaux, a été bouclé samedi soir pour permettre aux pompiers de venir à bout d’un incendie survenu dans le parking des Salinières, sur la rive gauche des quais. Un incendie qui semblait maîtrisé samedi soir, mais qui a repris de la vigueur dans la nuit et n’est toujours pas maîtrisé ce dimanche.

Le feu encore actif mais des progrès ont été réalisés

Vers midi, les équipes de pompiers dites « d’engagement longue durée » ont pénétré dans le parking, jusque-là inaccessible en raison de la chaleur et d’un doute sur la stabilité des lieux. « Elles ont mis et laissé en place des lances qui vont cracher de l’eau de façon automatique », explique le capitaine Matthieu Jomain, officier de communication du Sdis. Car le feu brûle toujours ce dimanche, avec  »un effet cocotte-minute qui fait monter la température », expliquait-il plus tôt dans la journée.

Ces lances « ont en quelque sorte ouvert la voie. Mais ce n’est pas parce qu’elles quittent les lieux que c’est fini. Désormais, d’autres pompiers vont se relayer. Nous sommes confiants mais vigilants sur la fin prochaine de l’incendie. C’est seulement après que nous pourrons faire un état des lieux ».

Recherche d’éventuelles victimes

Deux sujets d’inquiétude prédominent et ont été au coeur d’un point de situation, effectué sur place avec de la directrice de cabinet du préfet, de Jean-Louis David, adjoint au maire notamment chargé de la sécurité, de TBM et de l’architecte des bâtiments de France…  »Notre préoccupation principale est qu’il n’y ait pas de victimes à l’intérieur ».

Certains riverains ou utilisateurs font en effet état de SDF qui dorment régulièrement au chaud sur un matelas, voire d’autres – des plaintes ont été déposées – qui cassent une voiture pour y passer la nuit. « La recherche d’éventuelles victimes se fait niveau par niveau. Il n’y en a pas pour le moment. Mais c’est aussi pour cette raison aussi que nous avons fait évacuer un bâtiment samedi soir (un immeuble de quatre étages a été évacué, neuf personnes ont été relogées et 31 ont été prises en charge par la Croix rouge, NDLR). L’endroit devenait dangereux. Il y a eu beaucoup d’explosions lors de la phase d’embrasement et ce matin encore ».

Une structure fragilisée ?

Reste l’état des lieux une fois l’incendie maîtrisé. Il conditionne la reprise du trafic des tramways de la ligne C qui dessert la gare, le retour des habitants à leur domicile, la reprise de la circulation sur les quais… « On ne connaît pas encore l’étendue des dégradations », pose l’adjoint au maire. « Tant que le doute n’est pas levé, la circulation des tramways ne pourra pas reprendre, soit pas avant une semaine, le temps que les experts rendent leur rapport ».

Forts de leur expérience, les pompiers ont en effet émis des doutes sur la stabilité de la structure qui pourrait être fragilisée. « Il y a beaucoup de gravats à l’intérieur et une partie de la dalle entre le deuxième et le troisième étage serait tombée », révèle l’élu, qui ne veut pas sombrer dans le catastrophisme. « Il faut attendre pour s’assurer qu’il n’y a pas de danger ». Le marché de la place Saint-Michel est annulé pour la journée de lundi.

« Les pompiers, dont il faut souligner le travail remarquable, sont allés d’abord dans les endroits les plus profonds, au –5 et –4 pour faire leur reconnaissance », détaille Angélique Rocher-Bedjoudjou, directrice de cabinet du préfet. « C’est à cette occasion que trois sapeurs pompiers ont été intoxiqués. Ils sont désormais hors de danger. La vigilance reste de mise à l’intérieur du parking ».

Le feu localisé au niveau –3

Tout a commencé samedi soir, peu avant 20h30, au moment où les caméras de vidéosurveillance ont repéré de la fumée. Le Sdis a tout de suite envoyé de gros moyens, qui ont ensuite été renforcés. « Nous avions 32 véhicules et une petite centaine d’hommes », racontait samedi soir le lieutenant-colonel Arnaud Mendousse, officier de communication du service départemental d’incendie et de secours de la Gironde (Sdis).

Un poste de commandement avancé a été installé avec cartes des lieux, tableau blanc résumant les événements marquants, radios qui font crépiter les bilans de reconnaissance à tous les étages. C’est seulement vers 22h20 que le foyer a été localisé. « Au niveau –3, c’est une voiture qui a pris feu », révélait le lieutenant-colonel Mendousse.

Un périmètre de sécurité a été délimité pour maintenir les badauds à l’écart et éviter les inhalations de fumées crachées par l’extraction automatique. Peu avant 23 heures, les pompiers pensaient avoir maîtrisé le feu. Mais ils ont rencontré une succession de difficultés, si bien que l’incendie est resté actif.

Sud Ouest
Crédit photo : Florence Moreau

 

Tram C interrompu, sans doute au moins jusqu’à lundi

Conséquence : le quartier est toujours bouclé avec interdiction de circuler. Sur son site internet, la mairie de Bordeaux précise que « l’accès, l’usage et l’exploitation du parking des Salinières sont interdits jusqu’à la mise en sécurité totale du site ». Plusieurs rues du secteur sont inaccessibles.

Depuis le début du sinistre, samedi soir, les tramways de la ligne C sont donc neutralisés entre les stations Quinconces et gare Saint-Jean, précise TBM. Une situation qui devrait durer et un vrai problème sur cette ligne qui dessert la gare Saint-Jean et ses milliers de passagers, comme l’expliquait Jean-Louis David (lire plus haut). Des bus relais ont été mis en place.

 

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/incendie/bordeaux-les-pompiers-mobilises-depuis-hier-soir-dans-l-incendie-d-un-parking-souterrain_3450347.html

Bordeaux : L’incendie de parking est maîtrisé, mais pas encore éteint, un étage menace de s’effondrer

 

Un feu ravage depuis samedi soir le parking souterrain des Salinières, à Bordeaux. La sous-préfète Angélique Rocher-Bedjoudjou annonce que le feu était maîtrisé.

L\'incendie a débuté vers 20h30 samedi soir.
L’incendie a débuté vers 20h30 samedi soir. (Radio France – Charles Napoli)

 

En début d’après-midi, la sous-préfète Angélique Rocher-Bedjoudjou a annoncé que le feu était maîtrisé. « On ne peut pas exclure qu’un véhicule, à nouveau, reprenne feu, donc une surveillance constante est effectuée par les pompiers », a-t-elle précisé.

Le niveau -2 menace de s’effondrer

Le niveau -2 du parking souterrain des Salinières à Bordeaux où un incendie d’origine indéterminée est en cours depuis ce samedi soir, menace de s’effondrer sur le niveau -3, rapporte ce dimanche les pompiers à France Bleu Gironde.

L’incendie s’est produit au niveau -3 de ce parking sous-terrain, qui en compte cinq. « Nous progressons à tâtons mais c’est très difficile d’avancer tant la température est élevée : plusieurs centaines de degrés. Il y aussi un risque de toxicité lié aux fumées très important », a expliqué le capitaine Mathieu Jomain, qui s’occupe de la communication des pompiers. 370 véhicules se trouvent dans le parking et plusieurs ont pris feu sans que l’on sache ni combien, ni pourquoi pour l’instant.

Les niveaux -5 et -4 ont fait l’objet de reconnaissance. Les autres étages étaient encore trop chauds pour être inspectés ce dimanche à 13h.

Les pompiers à la recherche d’éventuelles victimes

Plus de 100 pompiers sont mobilisés ce dimanche midi. Ils continuent également de rechercher d’éventuelles victimes. Trois pompiers ont été légèrement intoxiqués par les fumées et devaient sortir de l’hôpital dans la matinée. 45 personnes qui habitent dans les appartements voisins ont été évacuées et regroupées au Palais des sports.

Un périmètre de sécurité a été mis en place autour du parking. Le tram C est interrompu entre les stations Quinconces et Gare St-Jean. Un bus relais a été mis en place. On ne sait pas encore quand le trafic pourra reprendre.

Ce n’est pas la première fois que ce parking est victime d’un incendie. Cela s’était déjà produit en 2013 puis en 2016.

 

https://fr.aleteia.org/2019/04/16/et-la-levant-la-tete-de-la-fumee-horreur-elle-assistait-a-la-messe-a-notre-dame-quand-lincendie-sest-declare/

Deux énormes incendies à Mulhouse et Bordeaux, comme à Notre-Dame le mois dernier... dans Attentats sepgray_2

« Et là, levant la tête, de la fumée. Horreur. » Un témoin présent à Notre-Dame raconte

 

 dans Corruption

Un incendie ravage Notre-Dame de Paris, 15 avril 2019.
Hélène Bodenez | 16 avril 2019

 

EXCLUSIF : Hélène Bodenez, professeur de Lettres à Paris, était à la messe à Notre-Dame lundi en fin de journée quand l’alarme incendie s’est déclenchée. Elle raconte comment elle a vécu cet évènement tragique. L’Alléluia de dimanche promet une saveur particulière.

 

Pas de messe dans ma paroisse le lundi. En prenant le 47, en ce Lundi saint, je serai rapidement à Notre-Dame. J’arrive à 18h20, un peu en retard pour la messe de 18h15 célébrée par mon ancien curé de la paroisse Saint-Lambert, le père Carrau.

L’alarme en pleine messe

La lecture vient de se terminer et j’entends le psaume 26 chanté « Le Seigneur est ma lumière et mon salut. » L’évangile de saint Jean, l’onction à Béthanie, est proclamé. L’homélie commence. Le père Carrau n’a pas eu le temps de prononcer grand-chose quand une sorte d’alarme fait entendre alternativement une sirène puis une voix très forte qui dit un message inaudible, en plusieurs langues.

Dans le chœur, la dame à côté de moi me demande si j’ai entendu comme elle « le gros bruit ». Je lui réponds par l’affirmative bien que ne sachant pas précisément d’où ça venait ni ce que cela recouvrait. Plutôt en hauteur et à gauche. Habituée aux alertes incendie en tant qu’enseignante, je me demande cependant si c’en est une. Mais les vigiles arrivent et font évacuer tout le monde. Mêmes les fidèles de la messe. Aux alentours de 18h35.

Quand nous nous retrouvons dehors, nous ne savons pas ce qu’il en est. Les vigiles non plus. Très à cheval sur les procédures, ils rembarrent vigoureusement tous ceux qui veulent passer outre. Les grilles se ferment. Puis, alors que les touristes ne peuvent plus entrer, quelques fidèles dont je suis sont autorisés à rentrer, à rejoindre le prêtre pour continuer la messe interrompue. Plus de micro. Mais des personnes derrière et autour de l’autel s’affairent bruyamment dans cette cathédrale désormais vide, silencieuse. Le père Carrau a quitté l’ambon pour être plus proche de cette poignée de fidèles et commence deux phrases pour être interrompu très très vite : des hurlements nous intiment de sortir. On sent l’affolement grave. On obtempère sur le champ ; nous sommes dehors à nouveau à la vitesse de l’éclair. Incendie, attentat ? On déguerpit sans demander son reste.

La fumée entre les deux tours

Dehors à nouveau. Un peu sonnée. La messe ce n’est pas pour ce soir. Et là, levant la tête, de la fumée. Horreur. Il est aux alentours de 18h50. L’incendie est déclaré. Personne autour de moi ne croit pourtant que c’est grave. Ce n’est simplement pas possible. Mais au fur et à mesure que les minutes s’écoulent la sidération est palpable, celle de tous ceux qui sont présents, la mienne évidemment énorme. Les larmes me montent aux yeux.

Les périmètres de sécurité commencent à être mis en place. Les sirènes de police et de pompier à retentir. Les policiers arrivés en renfort nous font reculer sur un ton qui ne souffre pas d’opposition. D’abord un peu, et puis quelques minutes plus tard beaucoup plus loin pour évacuer toute la foule agglutinée. Une lourde fumée sort de la petite rosace qui me fait face. Mais bientôt après la fumée, l’orange et le rouge des flammes s’élancent dans le ciel. Des flammèches commencent à voler. La flèche est atteinte. La vitesse du feu est hallucinante. Des exclamations épouvantées fusent avec des « oh non ! » poignants.

 dans LCR - NPA
FRANCOIS GUILLOT/AFP/East News

 

L’arc-en-ciel et le pompier

La zone est à libérer. D’urgence. Je décide de ne pas rester. Je pars au moment où la grande échelle des pompiers de trente mètres lance enfin de sa lance sur les quatre-vingt-dix mètres de hauteur l’eau tant espérée. Un arc-en-ciel se forme dans les éclaboussures d’eau. Au cœur du malheur, toujours ces petits signes… Depuis le déluge, nous savons qu’il est le signe de l’alliance indéfectible de Dieu et de son peuple.

En ce début de semaine sainte 2019, après le « Hosanna au plus des Cieux » des Rameaux d’hier, à deux jours de la messe chrismale, Pâques se profile décidément dans une épreuve toujours plus lourde et qui paraît n’avoir pas de fin. L’Alléluia de dimanche promet une saveur particulière.

En images : l’incendie de Notre-Dame de Paris

 

 

 

https://fr.sputniknews.com/france/201905161041137012-notre-dame-enquete-incendie-mois/

La cathédrale Notre-Dame de Paris après l'incendie, en avril 2019

Où en est l’enquête un mois après l’incendie de Notre-Dame?

 

© Sputnik . Oxana Bobrovitch
France

17:04 16.05.2019(mis à jour 17:08 16.05.2019) URL courte
26233

 

Un mois après l’incendie de Notre-Dame, on reste dans l’ignorance de ce qui l’a causé. La piste accidentelle est toujours retenue, et les enquêteurs ont isolé trois hypothèses de départ de feu, indique Euronews. Le projet de restauration n’est pas encore choisi et le gouvernement enjoint les architectes à laisser libre cours à leur imagination.

Un mois s’est écoulé depuis l’incendie qui a ravagé une partie de Notre-Dame de Paris. L’enquête est ouverte, mais les causes du sinistre demeurent encore inconnues, indique Euronews.

Notre-Dame de Paris en flammes
© Sputnik . Dominique Boutin

 

Les enquêteurs continuent à privilégier la piste d’un départ de feu accidentel. Trois hypothèses sont avancées actuellement, la première supposant que des ouvriers auraient violé l’interdiction de fumer sur le chantier, où plusieurs mégots ont été retrouvés après l’incendie, selon le Canard enchaîné.

La deuxième porte sur un éventuel court-circuit qui aurait pu se produire dans les ascenseurs installés pour les travaux de réfection. Enfin, un scénario incluant les cloches électrifiées est également pris en considération.

L’enquête en cours est aussi censée définir les raisons pour lesquelles l’incendie n’a été détecté que vingt-trois minutes après la première alerte.

Les coûts des dégâts causés par l’incendie restent imprécis à défaut d’un diagnostic complet, a déclaré le ministre de la Culture, Franck Riester. La charpente en bois et la flèche complètement détruites, des architectes proposent des projets de reconstruction aussi classiques qu’innovants.

Aucun projet n’a été choisi pour le moment et l’appel à des solutions constructives est toujours valable:

«Il est bien trop tôt pour conclure, c’est le moment du débat. Profitons de cet élan créatif, on voit que jaillissent partout des idées formidables, parfois saugrenues, mais aussi extraordinaires. Laissons la créativité s’emparer de nos compatriotes, faisons un beau débat architectural, et c’est un beau débat, et le moment venu nous déciderons», a affirmé le ministre.

le tombeau de Napoléon Ier

 

900 millions d’euros de promesses de dons ont été récoltés depuis le lancement de la souscription nationale. L’un des organismes collecteurs, la Fondation pour le patrimoine, a pris la décision d’arrêter la collecte de fonds et d’en créer une autre pour aider à sauver et reconstituer des sites français dans un état déplorable, a précisé Euronews.

 

Alexandre Hervaud fait des blagues sur Twitter

Il a recommencé aujourd’hui.

Comme d’autres, il est décidément incorrigible…

 

https://www.ozap.com/actu/-liguedulol-ce-groupe-n-a-jamais-harcele-personne-selon-alexandre-hervaud/578366

#LigueDuLol : « Ce groupe n’a jamais harcelé personne » selon Alexandre Hervaud

 

Facebook

Facebook © Abaca

Alexandre Hervaud fait des blagues sur Twitter dans AC ! Brest 33-58ff6e4a8dc51-article_author_media-1

publié par
Jeudi 09 Mai 2019

 

Le journaliste a été licencié de « Libération » après la révélation de l’affaire dite de la « Ligue du Lol » en février dernier.

Il s’explique sur Twitter. En février dernier, une dizaine de personnes, principalement de femmes, ont relaté le cyberharcèlement qu’auraient exercé il y a une dizaine d’années des membres de la « Ligue du Lol« , du nom d’un groupe Facebok créé par le journaliste Vincent Glad. A la suite de la révélation de cette affaire, plusieurs personnes liées à cette polémique ont été licenciées ou non reconduits au sein de leur entreprise. Parmi eux, Alexandre Hervaud, chef de service à « Libération.fr », a été mis à pied à titre conservatoire, avant d’être licencié après une enquête interne de la direction du quotidien.

« Une couverture médiatique aussi affligeante qu’à charge »

Sur Twitter, ce jeudi, Alexandre Hervaud a tenu à sortir du silence et à revenir longuement sur cette affaire : « Après trois mois d’insultes, de menaces, de sanctions démesurées et, surtout, beaucoup de très mauvais journalisme, le temps du mutisme est terminé« . Selon lui, l’enquête interne sur cette affaire « n’a rien révélé justifiant (son) licenciement« , « décidé pour raison de com, d’image » : « Une image de coupable par association façonnée par une couverture médiatique aussi affligeante qu’à charge. »

Dans ses tweets – une vingtaine-, Alexandre Hervaud a souhaité faire un distinguo entre le groupe Facebook, baptisé « Ligue du Lol », et les harcèlements sur Twitter dont certaines personnes ont été victimes. Pour cela, il a expliqué que certains faits évoqués par les victimes remontaient à 2009, soit avant que Facebook ne lance la fonctionnalité permettant de créer des groupes, en octobre 2010. « 2009 est l’année de création de comptes Twitter anonymes collectifs, trollesques – que je n’ai jamais alimentés (…) Tout ça date d’avant la ‘Ligue du Lol’« , a ainsi assuré Alexandre Hervaud, ajoutant : « L’erreur de datation du groupe a permis à des médias avides de sensationnalisme de publier des témoignages n’ayant strictement rien à voir avec ce groupe Facebook privé. »

« Le reste n’est que fantasmes »

Concernant le nom de la « Ligue du lol », il a précisé qu’il s’agissait d’une « simple vanne footeuse« , qui a « hélas été prise au premier degré » : « ‘Ligue’ étant très connotée, certains ont fantasmé une société secrète, des Illuminatis 2.0., une loge maçonnique…« . Alexandre Hervaud a souligné que l’affaire « n’a pas pu être fact-checkée car aucun matériel à exploiter n’existe » et que « rien n’a filtré de ce fameux groupe privé disparu« , « pas un échange« . « Les médias se sont contentés d’actions individuelles hors groupe (tweets, blogs…) exhumées hors contexte. Le reste n’est que fantasmes, suppositions, calomnies« , a-t-il poursuivi. Et de conclure : « Ce groupe n’a jamais harcelé personne. Une minorité de ses membres, sans doute, et ce déjà bien avant sa création. »

 

 

https://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/pretre-egorge-polemique-apres-les-183311

Prêtre égorgé : polémique après les dérapages d’une élue ex-EELV et d’un journaliste de Libé

 

par Play Mobil
vendredi 29 juillet 2016

 

Quelques heures seulement après l’exécution par des soldats de Daech du père Jacques Hamel, le 26 juillet 2016 dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, un journaliste de Libération et une élue locale bretonne ont fait scandale en blaguant sur Twitter au sujet de la mort atroce de l’octogénaire.

hervaud_le_goic_2-80a8e dans Calomnie

Julie Le Goïc est élue municipale à Brest, non encartée ; ex-EELV, elle a également quitté la majorité socialiste de sa ville. Le 26 juillet à 12h04, soit deux heures à peine après l’égorgement du père Hamel à Saint-Etienne du Rouvray, l’élue d’extrême gauche écrivait sur Twitter : « Du coup, le prêtre mort en martyr, il a le droit à 70 enfants de choeur au paradis ? »

Du coup, le prêtre mort en martyr, il a le droit à 70 enfants de choeur au Paradis ?

— Julie Le Goïc (@JulieLeGoic) 26 juillet 2016

L’onde de choc provoquée par ce tweet est remontée jusqu’à France 3 Bretagne, Atlantico et même Closer.

julielegoic_joly-2-e87da dans Folie Si l’élue admet que le tweet était de mauvais goût, elle l’assume. « Je regrette juste de l’avoir fait sur un réseau public. Je pense que le droit à l’humour est plus que nécessaire« , a-t-elle expliqué au Lab d’Europe 1.  »J’ai fait une blague de mauvais goût, et j’ai eu la bêtise de la faire sur Twitter« , ajoute-t-elle.

On peut surtout lui reprocher de s’être moquée, non pas des terroristes musulmans, mais de leur victime catholique, sans doute portée par un anticléricalisme primaire.

Elle a expliqué que son tweet était « en réaction aux crétins qui instrumentalisaient le prêtre en en faisant un martyr« , ou encore : « je répondais à des tweets qui en faisaient un martyr au lieu juste de pleurer l’homme qu’il était« .

L’élue n’a pas présenté d’excuses, et n’a pas effacé son tweet. Au contraire, elle a continué avec des blagues « potaches », comparant les prêtres non-pédophiles à des « pokémons rares« , relève le site Breizh Info.

pokemon-2-126d3 dans LCR - NPA

Le maire de Brest, François Cuillandre, a tenu à prendre ses distances avec l’élue : « Julie Le Goic n’est pas élue de la majorité. A l’inverse de tels propos, nos pensées vont aux victimes et aux proches« . Le FN local, quant à lui, a demandé sa démission.

Selon Le Lab d’Europe 1, Julie Le Goïc, inondée d’insultes sur Twitter, a reçu depuis mardi environ 1000 menaces de mort ou de viol.

Dans les dizaines d’échanges qui ont suivi sur Twitter, l’élue s’est dit « choquée par ce qu’une blague peut provoquer comme haine« . Et a annoncé dans la foulée vouloir porter plainte en réaction à des « menaces de viols« .

2016, tu fais une blague potache sur un prêtre mort et on te menace de viol. Bande de crétins, vous ne valez pas mieux que les terroristes.

— Julie Le Goïc (@JulieLeGoic) 27 juillet 2016

La plupart des hommes, deux heures après une attaque terroriste et l’égorgement d’un vieux prêtre, n’ont pas envie de rire. Julie Le Goïc, elle, n’a pas pu s’empêcher de blaguer et de bouffer du curé, se réclamant de l’esprit Charlie.

Ils ont commencé par assassiner ceux qui auraient, demain, publié des dessins irrévérencieux. Alors, vive Charlie. pic.twitter.com/PuifPK0oMC

— Julie Le Goïc (@JulieLeGoic) 26 juillet 2016

Depuis qu’elle a déclenché un incendie dans le coeur de plusieurs milliers de personnes, qui le lui ont fait savoir de manière fort virulente, l’élue ne trouve rien de mieux que de retweeter les centaines de messages d’insultes et de menaces qu’elle reçoit, et d’y répondre, plutôt que d’effacer son tweet, de s’excuser et de se taire enfin.

Julie Le Goïc, comme elle l’a dit en réponse à un message d’apaisement, refuse de s’excuser, s’inscrivant en cela dans les pas d’autres Bretons célèbres, réputés pour leur opiniâtreté, si ce n’est leur caractère borné, à l’image d’un certain Dieudonné qui, après les attentats de janvier 2015, avait lui aussi blagué en déclarant se sentir « Charlie Coulibaly«  :

@marccoatanea :)) tu dois confondre avec les menaces et insultes que j’ai reçues. C’est vrai qu’elles demandent des excuses.

— Julie Le Goïc (@JulieLeGoic) 28 juillet 2016

Certains médias ont fait remarquer que Julie Le Goïc n’en était pas à son « coup d’essai ». En mars 2016 déjà, elle pilotait un groupe d’immigrés clandestins venus perturber le conseil municipal de Brest. Le 18 mars, Ouest France titrait ainsi : « Julie Le Goïc fait l’unanimité… contre elle« . Extrait :

« La majorité municipale ne la regarde plus comme une élue. Le conseil municipal de jeudi était la goutte d’eau de trop. (…)

Dans un communiqué de presse commun, initiative extrêmement rare pour ne pas dire inédite, les présidents des six groupes de la majorité municipale tombent à bras raccourcis sur leur ancienne camarade, Julie Le Goïc.

En cause, son comportement lors du dernier conseil municipal, quand la salle a été investie par une quarantaine de militants exigeant un logement pour des réfugiés d’Europe de l’Est.

Les signataires du texte évoquent son « attitude loin d’être neutre » ; sa «  complicité avec les comportements et l’agressivité verbale de certains manifestants » ; « le défaut d’honnêteté et de cohérence intellectuelle » (…). Ils la rangent donc parmi les manifestants davantage que parmi les élus, qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition.

(…) À compter d’aujourd’hui et jusqu’à la fin du mandat, elle parlera dans le vent… »

Julie_Dany_2-039e1 dans Le Post Selon Breizh.info, Julie Le Goïc fut adhérente de l’organisation marxiste “Ras l’Front” en 1995 puis à la CNT en 2000, avant d’être par la suite élue au Conseil administratif de l’université de Bretagne Ouest sous l’étiquette CNT FAU. En 2006 elle adhère chez les Verts puis intègre la majorité de François Cuillandre, jusqu’en juin 2015. Militante chevronnée (LGBT, migrants…), Le Goïc est « une des pièces maîtresses de l’activisme d’extrême-gauche brestois« .

Ses propos visant le père Hamel font écho à ceux du journaliste de Libération Alexandre Hervaud. Celui-ci a posté sur Twitter ce message peu après l’annonce de l’égorgement du prêtre : « dans le but d’apaiser les tensions entre communautés, j’espère que les deux assaillants étaient deux anciens scouts abusés par le prêtre ».

hervaud_tweet-2-51bf8 dans Luraghi

Les réactions sur Twitter furent là aussi très vives et très nombreuses… La Ligue de Défense Juive, dont on connaît la radicalité, a elle-même réagi sans tarder en dénonçant un tweet « abject« . Et une pétition a été lancée pour demander la suppression de sa carte de presse au journaliste ; elle a déjà recueilli plus de 10.000 signatures.

Alexandre Hervaut a pris l’initiative d’aller porter plainte à la police, comme il nous l’apprend dans un tweet :

Il a également publié un billet intitulé « C’est dur de faire marrer les cons » (clin d’oeil à la fameuse « une » de Charlie Hebdo avec Mahomet), où il a tenté de se justifier et d’expliquer sa blague.

Dans une mise à jour à ce billet, il a présenté ses excuses aux personnes qui ne l’ont pas insulté mais qui ont pu être blessées par son « tweet sarcastique ».

Julie Le Gohic, décidément peu inspirée, a affiché sa solidarité avec le journaliste de Libération, qui, suite à une protestation citoyenne massive, a été conduit à supprimer son tweet nauséabond :

Rho, il était drôle pourtant son tweet à @AlexHervaud … Je me sentais moins seule avec mes blagues… https://t.co/baVzD7zQ4x

— Julie Le Goïc (@JulieLeGoic) 26 juillet 2016

Dans sa défense de la blague de Hervaud, elle se renvendique encore de l’esprit Charlie :

C’est ce qui arrive quand on est encore #Charlie en 2016. Le Has-Been tue. ;) https://t.co/8jobee2j2Z

— Julie Le Goïc (@JulieLeGoic) 26 juillet 2016

Ce triste épisode témoigne, si besoin en était, d’un usage pour le moins contestable des réseaux sociaux par nombre d’élus et de journalistes, prompts à envenimer la situation, à jeter de l’huile sur le feu, dans des moments où nous aurions besoin du contaire, d’unité et de gravité. Comme le déclarait en 2011 le philosophe Raphaël Enthoven : « Sans loi, Internet n’est qu’un revolver entre les mains de milliards d’enfants. » Pas sûr qu’il visait à l’époque journalistes et politiques…

 

Des lecteurs des Emirats arabes unis pour Satanistique

Cela a commencé hier, tandis qu’avant-hier soir j’avais eu un lecteur d’Algérie pour l’affaire de l’assassinat de Patricia Bouchon à Bouloc le 14 février 2011 :

 

Des lecteurs des Emirats arabes unis pour Satanistique dans AC ! Brest dzAlgeria, Telecom Algeria

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Win7, Chrome 73.0, 1366×768
https://www.google.com/
3 May 19:32:47

 

 

Notons également que ces derniers temps j’ai eu bien plus de visites de lecteurs russes et américains que de lecteurs français.

Très clairement, c’est le Casino Luraghi qui les intéresse.

Et j’ai aussi, actuellement, quelques visites en provenance du blog de Jean-Marc Manach à propos de la Ligue du LOL.

 

4 mai 2019 13:00 – 5 mai 2019 12:00

 

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Assassinat de Patricia Bouchon : des mégots sur la scène du crime…

Une chroniqueuse judiciaire a débuté le 25 mars 2019 une « série » intéressante sur l’affaire de cet assassinat, à lire ici :

http://www.slate.fr/story/impasse-a-bouloc-proces-laurent-dejean-meurtre-joggeuse-patricia-bouchon-episode-1

On y trouve des tas de détails qu’aucun autre journaliste n’a jamais rapporté.

Le second épisode a été publié ce matin, ici :

http://www.slate.fr/story/impasse-a-bouloc-proces-laurent-dejean-meurtre-joggeuse-patricia-bouchon-episode-2-temoignages

Il s’agit des premiers témoignages recueillis par les enquêteurs et des découvertes faites dans l’impasse.

Voir extraits ci-dessous.

On y apprend notamment que le lundi 14 février 2011, la camionnette du maraîcher, un véhicule volé, a brûlé vers 4h45 sur la route de Fronton à 100 m du domicile de Patricia Bouchon, qu’un témoin a aperçu le même jour vers 5h20 dans l’impasse où a eu lieu l’agression un véhicule sombre et volumineux à l’arrêt, plafonnier allumé, portière du conducteur ouverte, et à l’intérieur quelqu’un d’imposant, et enfin, que quatre mégots de cigarette ont été retrouvés au bout du chemin, avec une boucle d’oreille de Patricia Bouchon et les plus grandes quantités de sang.

Là encore, on aimerait bien connaître les vérifications effectuées par les enquêteurs.

Pas d’ADN sur les mégots ???!!

On voit bien deux explications possibles pour leur présence sur ce lieu : l’assassin a fumé quatre cigarettes une fois son crime commis, ou alors, il attendu là sa victime dans le noir jusqu’à ce qu’elle arrive en vue de l’impasse, et fumé quatre cigarettes durant ce temps d’attente.

A l’époque où j’étais constamment cernée par les hommes de la milice à chacune de mes sorties, j’en ai bien vu ainsi fumer en m’attendant, par exemple, devant chez moi.

Par ailleurs, le véhicule volé qui brûle à 100 m du domicile de la victime vers 4h45 a bien pu faire partie d’un dispositif de guet-apens encore une fois tout à fait similaire à tous ceux auxquels j’ai moi-même été habituée avec mes harceleurs. Il y avait régulièrement un véhicule ou deux et des hommes postés en différents endroits, se relayant les uns les autres, voire se surveillant mutuellement. Je n’avais pas juste un malade sur les talons, il s’agissait de toute une équipe – pour le moins…

 

 

Extraits :

 

Comme à son habitude les jours de repos, monsieur Ourmières s’en va chercher le pain. Avec sa femme Josette, ils habitent depuis dix-huit ans une maison embellie au fil du temps, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Les chambres donnent désormais sur un jardin arboré, et un parterre de fleurs entouré de galets de Garonne longe le muret bordant l’avant de leur propriété.

Ce lundi 14 février 2011, en sortant de chez lui, monsieur Ourmières appelle sa femme: «Viens voir, une voiture a failli rentrer dans notre portillon.» Une voiture qui s’engouffre par erreur dans leur impasse puis fait demi-tour, cela peut arriver, mais là, c’est tout de même embêtant.

La veille, dimanche après-midi, Monsieur Ourmières a jardiné. Il ne reste désormais plus rien de ce travail, si ce n’est des galets de Garonne dans tous les sens sur la terre fraîche et le parterre de fleurs balafré de deux empreintes de pneus.

Déjà, à Bouloc, le bruissement du malheur se répand.

«Le corps n’est pas là»

L’après-midi, madame Ourmières est allée chez le médecin. Dans la salle d’attente, quelqu’un a demandé: «Vous avez vu ce qui s’est passé?». Les mauvaises nouvelles jaillissent ainsi –du moins, c’est comme ça qu’elle l’a appris: une femme avait disparu très tôt ce matin, pendant son jogging.

Josette Ourmières n’avait rien vu, à part la longue trace de pneus sur ses fleurs. Elle n’a pas tout de suite fait le lien. Quand elle a vu les gendarmes, avec son mari, ils l’ont signalé. Des moulages des empreintes ont été faits, des photos aussi.

Tôt ou tard, ils seraient tombés dessus; ils allaient partout. Mais les gendarmes n’étaient pas encore allés dans l’impasse des Ourmières.

Patricia Bouchon ne l’aurait jamais empruntée volontairement: elle ne courait que dans les endroits éclairés. Là, sans éclairage public, à 4h33 du matin, il faisait toujours nuit noire.

C’est pourtant devant la maison du couple qu’une mèche de cheveux et un gant en latex appartenant à Patricia Bouchon sont retrouvés. Un peu plus loin, d’autres cheveux mélangés à des traces de sang, un morceau de doigt de son gant en latex, son piercing de nez et son chouchou noir et beige, plus tard identifié par son mari, Christian Bouchon. Au bout du chemin, enfin, une boucle d’oreille, son fermoir, quatre mégots de cigarette et un élément plus alarmant.

 

Assassinat de Patricia Bouchon : des mégots sur la scène du crime... dans Corruption 1_000_par8100984Un repère utilisé lors de la reconstitution du crime, le 17 février 2015 | Rémy Gabalda / AFP

«La troisième scène, à 110 mètres de l’entrée de l’impasse, est la zone la plus importante: on trouve des traces de sang éparses et du sang infiltré jusqu’à cinq centimètres de profondeur dans la terre», détaille la première directrice d’enquête, Véronique Chaudriller.

Trouver tant de sang tempère l’optimisme des enquêteurs. Carlyne Bouchon, la fille de Patricia, espère: «Mais le corps n’est pas là. Si elle n’est pas là, c’est peut-être qu’elle est encore en vie.» La procédure en flagrance pour disparition inquiétante se mue en enquête pour enlèvement, violences et séquestration.

Les époux Ourmières n’ont rien entendu cette nuit-là. Comment auraient-ils pu? Leur chambre donne sur le jardin à l’arrière.

 

«Des pleurs de désespoir»

L’impasse est composée de trois maisons, où vivent les Ourmières, le couple Nadal et, entre les deux, les époux Schnedler.

Jürgen Schnedler est ingénieur aéronautique, Allemand parlant français: «Lundi 14 février 2011 au soir, je suis allé à Hambourg, et le mardi, je reçois un appel de ma femme: “Gendarmerie! Hélicoptère! Une femme a disparu.” Le lendemain, j’ai fait mon protocole à la gendarmerie de Fronton.»

Dans la nuit du dimanche au lundi 14 février, vers 4h30 du matin, Jürgen a sursauté dans son lit. Il a entendu un bruit. Dany, sa femme, s’est elle aussi réveillée: «J’ai attribué ça au cri d’un animal, des chats qui se battent. Comme on habite à la campagne… Vous savez, les chats, quand ils se battent, ils ont un cri presque humain, aigu.» Mais avec tout son pragmatisme allemand, son mari lui a répondu que non, ce n’était pas ça: «Ça ressemble à un cri humain, de femme.»

Les Schnedler dorment avec les fenêtres ouvertes et les volets fermés. Jürgen ouvre le volet. «Nuit noire. Plus aucun bruit», observe Dany. Ils referment le volet.

C’est alors qu’ils entendent quelqu’un pleurer. «Une voix d’homme: “Excuse-moi, excuse-moi.” Deux fois.»

Jürgen est surpris d’entendre un homme pleurer ainsi. «Vraiment, des pleurs de désespoir, de regret, décrit Dany aux enquêteurs. Pour moi, c’était une décharge émotionnelle non contrôlée.» Dany a longtemps été infirmière en milieu psychiatrique, alors les sanglots, ça la connaît –un peu à la manière des pédiatres, qui savent analyser les pleurs des nourrissons.

Dany et Jürgen ont songé à une dispute de couple, une scène de ménage. Pour être tout à fait honnêtes, ils ont pensé à leurs voisins. Ils ont mis des visages sur l’incident, pour lui conférer moins d’intensité dramatique.

Le couple a ensuite entendu une voiture repartir en trombe, un véhicule tous phares éteints partant tellement vite qu’ils n’ont même pas aperçu les feux arrière rouges au bout du chemin.

Normalement, dans le jardin de devant, les époux Schnedler ont un éclairage automatique. Mais l’ampoule a grillé, «sinon, elle se serait allumée». Il n’y avait pas de bruit de moteur, celui des pneus crissant sur le gravier couvrait tout.

Jürgen croit savoir que la voiture a bifurqué à gauche au bout du chemin, direction Bouloc, parce que «quand une voiture part à droite vers Fronton, on l’entend sur cinq kilomètres».

Et puis la nuit est redevenue silencieuse.

 

…/…

 

«J’étais suivie par une voiture»

Le téléphone de la cellule «Disparition 31» ne cesse de sonner. «Nous sommes bombardés par les signalements», indique le directeur d’enquête Didier Bonnin. Des médiums prétendent avoir réussi à localiser le corps de Patricia Bouchon. «Avec le pendule, ils disaient: “Je la vois là-bas, je la vois là-bas.”», raconte Didier Bonnin. L’un d’entre d’eux a même rédigé une lettre en écriture automatique. «Ce n’était pas la priorité, mais on les a versés à la procédure, bien sûr.»

Un chef d’entreprise de sécurité se rend à la gendarmerie pour signaler le comportement inhabituel de ses chiens le lundi 14 février au matin: «Mes chiens –ce sont des chiens de défense– aboyaient anormalement en direction du bois qui appartient à mon beau-père. Personne ne va dans ce bois. Ils avaient une réaction typique de la détection humaine: oreilles dressées et queue battante.» Une battue est organisée dans le bois, jusqu’à une carrière de gravats –en vain.

Un habitant de Bouloc raconte avoir vu des flammes sur la route de Fronton, vers 4h45. Mais il s’agit de la camionnette du maraîcher, qui brûle à cent mètres du domicile de Patricia Bouchon: «C’est une camionnette volée, précise l’enquêtrice. Des individus qui devaient connaître les habitudes du maraîcher, car ils ont pris les clés du véhicule cachées sous une poubelle.»

Dans cet univers nocturne parallèle, d’autres témoins ont vu Patricia Bouchon courir seule ce matin-là. Certains avec une tresse dépassant de sa capuche, d’autres avec un bonnet. Franck le boulanger se souvient l’avoir aperçue à l’heure où il prenait le service, dans la descente du stade. Un chauffeur routier est entendu: quelques jours avant le 14 février 2011, il a croisé «une silhouette cachée dans une haie, vers 6h15». Serge, le chauffeur de taxi, reconnaît «en avoir eues, des [personnes] très perturbées dans la voiture».

«Dans le chemin, j’ai vu un véhicule sombre et volumineux, avec le plafonnier allumé et la portière conducteur ouverte.»

Un témoin convoyeur de fonds

Deux femmes témoignent avoir été suivies sur la route, au départ ou au retour du travail. «Quand je rentrais le soir, j’étais suivie par une voiture, mais elle était tellement près que je n’ai jamais pu relever la plaque. La personne mettait les pleins phares. Si je freinais, elle freinait; si j’accélérais, elle accélérait», dit l’une. «C’était après la station-service, vers Bruguières. Un homme chevelu type ébouriffé, cheveux foncés, un peu engoncé. Il me faisait paniquer. Chaque fois que j’essayais de le doubler, il se déportait. Si j’accélérais, il freinait. Voiture couleur foncée, longue, type break. Pour moi, c’était un saoulard», dit l’autre.

Un convoyeur de fonds se remémore être passé vers 5h20 devant l’impasse où l’on a retrouvé le sang de Patricia Bouchon: «Je croisais quotidiennement Patricia Bouchon vers 4h30, 5 heures. Même sous la neige, elle courait. Ça m’interpellait. [...] Ce jour-là, je ne l’ai pas vue. Je commençais à 6 heures. Mais dans le chemin, j’ai vu un véhicule sombre et volumineux, une voiture noire ou bleu foncé type berline, avec le plafonnier allumé et la portière conducteur ouverte.» En audition, il déclare avoir vu «quelqu’un d’imposant à l’intérieur».

Une agricultrice du coin tombe souvent sur Patricia Bouchon à l’heure de sa livraison. Trois fois par semaine, elle livre les supermarchés de Bouloc et Fronton, la commune limitrophe. Ça l’inquiète, cette affaire, d’autant plus qu’elle livre toute seule et que dans les entrepôts à l’arrière des magasins, il n’y a aucune lumière. Mais ce matin du 14 février, elle n’a pas vu Patricia faire son footing.

Qui est la dernière personne à avoir vu la joggeuse de Bouloc?

«Son regard a bifurqué»

Cinq jours plus tard, le samedi 19 février 2011, un jeune homme de 22 ans pousse la porte de la gendarmerie de Fronton. Le directeur d’enquête Frédéric Aüllo en parle en ces termes: «Nicolas Gélis est un jeune passionné de rugby. Il ne s’intéresse pas trop aux faits divers. C’est un garçon sensible. Il ne boit pas, ne se drogue pas. Il est sportif. Il m’a paru sportif.»

Nicolas Gélis est chauffeur-livreur chez Chronopost à Montauban. Les livraisons commencent à 5 heures du matin. Et si le camion ne tourne pas à 5 heures pétantes, son chef l’appelle pour savoir où il est.

Lundi 14 février, il quitte son domicile de Saint-Jory à 4h20 au lieu de 4h15. Il sait qu’avec un coup d’accélérateur, il pourra rattraper son retard, mettre quarante minutes au lieu de quarante-cinq pour arriver au centre de dépôt.

Il n’habite pas très loin de la N20, «la route de Paris, très fréquentée par les camions», et après la zone industrielle, explique-t-il, «on peut bifurquer vers l’autoroute ou passer par Fronton-Bouloc». Lui ne prend pas l’autoroute, «ça permet de ne pas payer deux euros» –même si en vérité, ce n’est pas tant les deux euros: sa voiture n’est pas assurée, et par la route de Bouloc, il a moins de risques de croiser les gendarmes.

Cet entretien à la gendarmerie de Fronton, il s’en serait bien passé: quand on a 22 ans, on a toujours mieux à faire le samedi après-midi. C’est sa mère qui l’a incité à s’y rendre.

Lui n’avait rien suivi. Elle lui a parlé de la mauvaise nouvelle, vu le tapage médiatique, et lui a commencé à cogiter. Il s’est rappelé avoir aperçu une joggeuse à cette drôle d’heure, cela l’a marqué. Il empruntait cette route au lieu de l’autoroute depuis quinze jours, mais c’était la première fois qu’il la voyait.

Patricia Bouchon a subi une opération chirurgicale qui l’a empêchée de courir durant deux semaines. Le 14 février 2011 était son jour de reprise.

Il l’a vue au niveau du panneau de signalisation. Une centaine de mètres plus loin, il a été surpris par un véhicule stationné en plein milieu de la route, tous phares éteints; il a manqué de le percuter. Il a pilé pour éviter la collision, l’a dépassé par la droite pour s’arrêter à son niveau et lui faire un geste peu amical. L’homme l’a regardé dans les yeux.

«Et pfffiout, son regard a bifurqué», se souvient Nicolas Gélis. «J’ai plutôt une bonne mémoire visuelle. J’oublie pas les visages», ajoute-t-il. L’homme a redémarré en trombe, «la première a souffert». Nicolas Gélis regarde l’heure sur son autoradio: 4h33.

Un homme blanc, entre 30 et 50 ans, 1m75 à 1m80, avec un bonnet noir aux bords retournés, mal rasé. Le plafonnier de la voiture était allumé.

«Les gens qui font ça sont très compétents. Ils posent des questions en toute neutralité, arrivent à trouver des traits dominants du visage.»

Nicolas Gélis, témoin

Arrivé à la gendarmerie pour sa déposition en début d’après-midi, Nicolas Gélis n’en sortira qu’au milieu de la nuit. Son témoignage intéresse les enquêteurs au plus haut point.

Le directeur d’enquête Frédéric Aüllo fait le calcul: «Si Patricia Bouchon court à 8 km/h, il lui faut 1 minute 53 pour rejoindre le chemin. Si elle court à 10 km/h, 1 minute 31. Selon la vitesse du véhicule, il lui faut entre 21 et 24 secondes.»

La voiture et Patricia Bouchon se sont forcément croisées.

Une Renault Clio gris anthracite de première génération, trois ou cinq portes, avec les sièges arrière rabattus, sans plage arrière, avec «un peu de bordel à l’arrière»: Nicolas Gélis a exactement la même. Ce que l’on connaît, on le décrit mieux.

Pendant trois heures, Nicolas Gélis travaille avec un portraitiste de la gendarmerie pour établir un portrait-robot. «C’est pas mon métier, mais les gens qui font ça sont très compétents, assure-t-il. Ils posent des questions en toute neutralité, arrivent à trouver des traits dominants du visage. On part d’une dominante physique. Pour moi, c’était la barbe.»

…/…

 

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