Comment Patricia Bouchon a été tuée le 14 février 2011

Selon la mère « dodu », femme médecin épouse de médecin (« Samaj » chez les tarés du blog Luraghi) se partageant entre Paris et Montpellier, « déconnologue » et soeur masculiniste notoire, pas du tout opposée aux fellations entre collègues de travail, bien au contraire, mais ne tolérant pas celles qui s’y refusent et peuvent se plaindre de harcèlement sexuel ou pire lorsqu’elles y sont contraintes, là où le corps de Patricia Bouchon avait été caché, il ne serait sans doute pas retrouvé avant un an et la décomposition ayant fait son oeuvre, il ne pourrait plus « parler ».

Sitôt après l’assassinat, elle était donc tranquille, ne s’inquiétait pour aucun de ses complices et les rassurait publiquement à peu près dans les termes que je viens de rapporter.

Finalement, le corps a été découvert de manière fortuite un mois et demi après les faits, autopsié, et la presse s’est dès lors fait l’écho des conclusions des légistes avec suffisamment de précisions pour que quiconque ayant alors la curiosité de lire ou relire les discussions publiques des « déconnologues » sur leurs blogs privilégiés, ceux du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, puisse reconnaître l’une après l’autre, chacune des violences précises qui furent infligées à Patricia Bouchon par son agresseur le 14 février 2011 dans tous les délires publics de cette bande de cinglés durant les trois semaines ayant suivi les faits. Ils en hurlaient de rire tous ensemble.

Personnellement, je l’ai fait beaucoup plus tard, pour les besoins des procédures nous opposant, et c’est seulement là que j’ai compris tous ces délires qui bien évidemment ne m’évoquaient pas grand-chose à l’époque des faits, lorsque calomniée à outrance par toute la bande, son chef en tête, je consultais régulièrement leurs écrits pour ce qui me concernait : je n’y voyais que les délires quotidiens de cette bande de tarés, avec toutes leurs violences et ordures habituelles, ne pouvant soupçonner que cette fois ils évoquaient tous les détails d’un crime bien réel – personne ne savait ce qui était arrivé à Patricia Bouchon, hormis son agresseur, elle avait simplement disparu – et de manière rétrospective, je me demande de combien d’autres crimes aussi réels ils ont pu publiquement s’amuser de la même manière, toujours à l’insu de leurs lecteurs innocents, tous dans l’incapacité de comprendre leurs délires publics par défaut d’information parfaitement claire sur leurs activités criminelles non assumées.

Précisons encore que le malade mental extrêmement dangereux et non moins rusé Pascal Edouard Cyprien Luraghi a supprimé de l’espace public tous ces textes concernant directement l’assassinat de Patricia Bouchon le 14 février 2011 dès le mois d’avril 2011, et qu’il fallait donc les avoir enregistrés avant pour pouvoir les reconsulter ultérieurement, comme je l’ai fait quand j’en ai eu besoin beaucoup plus tard, après avoir, dans l’intervalle, pris connaissance des résultats de l’autopsie tels que rapportés par la presse à compter de ce mois d’avril 2011.

Je suivais cette affaire depuis le début car j’avais bien compris dès l’annonce de la disparition de Patricia Bouchon que l’internaute localisé à Bouloc qui avait consulté très peu de temps auparavant le blog où je m’exprimais alors, « Un petit coucou » chez OverBlog, était très probablement son agresseur. Certains de mes harceleurs, ou peut-être toujours le même, sans que je puisse savoir quels ils étaient, avaient ensuite continué à attirer discrètement mon attention sur cette affaire, concernant des personnes que je ne connaissais absolument pas, et dont, par conséquent, je ne voyais pas le rapport, ni avec mes affaires personnelles, ni avec mes harceleurs clairement identifiés, les « déconnologues » de la bande du cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Tout s’est définitivement éclairé lorsqu’à l’automne 2014 j’ai relu les discussions publiques du premier trimestre 2011 de cette bande de cinglés, que je ne pouvais pas comprendre à l’époque des faits et n’avais alors nullement mémorisées.

Ils étaient donc tous bien au courant de tous les détails de l’agression de Patricia Bouchon, tuée sur ordre du chef Pascal Edouard Cyprien Luraghi craignant d’être poursuivi pour tous ses harcèlements à mon encontre, passant notamment par des piratages informatiques et des écoutes illégales.

Cela pose la question de savoir comment ils avaient tous été si bien renseignés sur les faits sitôt après leur commission : en ont-ils tous été témoins ? étaient-ils tous présents lors de l’agression ? ou l’agresseur, peut-être aidé d’un complice, leur avait-t-il fourni un rapport très détaillé sur toutes les violences subies par la victime ?

J’ai lu dans leurs écrits y relatifs que la scène de l’agression, qui s’est produite en un lieu sans éclairage public par une nuit noire (la pleine lune n’arrive effectivement que le 18 févier 2011), aurait été éclairée par une lampe à xenon, donc possiblement les phares du véhicule, ou peut-être, comme le laisse entendre l’écrit, une lampe frontale.

Sachant que le malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi donne déjà dans le snuff book (sa marotte est d’écrire des bouquins sur des gens qu’il hait et prend plaisir à torturer et faire assassiner), je pense qu’elle a pu être filmée puis visionnée par chacun des membres de la bande.

Par ailleurs, comme déjà dit, la victime a été frappée avec des pierres.

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/proces-du-meurtrier-presume-patricia-bouchon-ce-que-dit-autopsie-du-corps-victime-1642234.html

Procès de Laurent Dejean : les blessures de Patricia Bouchon expliquées aux jurés

 

Le corps de Patricia Bouchon a été retrouvé le 29 mars 2011, dans une buse en contrebas d'une route, à Villematier. / © MaxPPP

Le corps de Patricia Bouchon a été retrouvé le 29 mars 2011, dans une buse en contrebas d’une route, à Villematier. / © MaxPPP

 

Jeudi 21 mars 2019, 6ème jour du procès de Laurent Dejean, la cour d’assises de Haute-Garonne entend les experts scientifiques, et notamment le médecin légiste qui a procédé à l’autopsie du corps de Patricia Bouchon et livré les derniers iinstants ainsi que les causes de la mort de la victime.

Par Marie Martin Publié le 21/03/2019 à 11:59 Mis à jour le 21/03/2019 à 12:09

Le 29 mars 2011, 42 jours après sa disparition, le corps de Patricia Bouchon est retrouvé par un chasseur, à Villematier, à quelques kilomètres de Bouloc. Il repose dans une buse, en contrebas d’une petite route, dans une quarantaine de centimètres d’eau.

Dès le lendemain, le corps de la joggeuse est confié aux mains du docteur Norbert Talmon, médecin légiste au CHU de Rangeuil à Toulouse. C’est lui qui vient livrer ce jeudi 21 mars 2019 les conclusions de son expertise, aux jurés de la cour d’assises de Haute-Garonne qui jugent pendant 12 jours Laurent Dejean, accusé du meurtre de Patricia Bouchon.

« Ce n’est pas une autopsie très compliquée« , explique-t-il à la barre.
Le visage présente, sur la face gauche, des plaies contuses, de 1 à 1,5 centimètres. Ce sont elles qui ont saigné, laissant une importante trace de sang dans l’impasse où Patricia Bouchon a été tuée.
Ces plaies sont le résultat de coups portés avant la mort, avec un « objet » contondant qui peut être un bout de bois, un barre de métal, une pierre. Ou un poing.
Un gant de latex déchiré ainsi que quelques cheveux sont retrouvés dans la bouche, juste derrière les dents.

Le corps présente également un traumatisme cervical grave dû à un mouvement de rotation et de flexion violent de la tête, une fracture du rocher droit, un hématome sur l’épaule droite. Des blessures infligées avant la mort mais également une fracture du nez et une fracture de l’os hyoïde post-mortem.

La partie inférieure du corps ne présente aucune blessure, ce qui exclut l’hypothèse d’un accident de la circulation.
Bien que le pantalon de jogging de Patricia Bouchon soit baissé sous les fesses, le tee-shirt et le soutien-gorge relevés, aucune lésion de la sphère génitale n’est constatée. Patricia Bouchon n’a pas subi d’agression sexuelle.

Le docteur Talmon est clair : il n’est pas là pour formuler une opinion mais les blessures constatées amènent à une hypothèse « probable » : Patricia Bouchon, qui mesurait 1,64 mètres et pesait 43 kilos, a été frappée au visage par son agresseur qui lui a ensuite infligé, par derrière, des mouvements violents à la tête, provoquant une tétraplégie. Une pression très forte est alors imprimé sur le cou, c’est l’asphyxie. L’os hyoïde est alors brisé.

Le corps de la victime est ensuite transporté un peu plus loin dans l’impasse où l’on retrouve son chouchou, une boucle d’oreille et un piercing. Et une importante trace de sang. Entre le premier coup et le décès, une dizaine de minutes…

Patricia Bouchon a par la suite été amenée à Villematier, dans cette buse où on la retrouvera plus d’un mois après. Son transport, vraisemblablement en voiture, a pu causer la fracture post-mortem du nez.

Les traces ADN retrouvées sur Patricia Bouchon mais aussi sur les lieux du crime et du transport du corps ont fait l’objet de très nombreuses analyses. Ce sont elles qui seront au coeur des débats, cet après-midi…

 

https://www.ladepeche.fr/2019/03/21/meurtre-de-la-joggeuse-de-bouloc-lagression-a-dure-une-dizaine-de-minutes-selon-les-specialistes,8082007.php

Meurtre de la joggeuse de Bouloc : l’agression a duré une dizaine de minutes selon les médecins légistes

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  • Patricia Bouchon allait avoir 50 ans en mars 2011 quand elle a été agressée et tuée.
Patricia Bouchon allait avoir 50 ans en mars 2011 quand elle a été agressée et tuée. DDM

 

Publié le 21/03/2019 à 12:32 , mis à jour à 12:34

l’essentiel

Les spécialistes de la médécine légale ont été entendu ce jeudi matin par la cour d’assises de la Haute-Garonne. Ils ont établi que l’agression de Patricia Bouchon, qui a duré entre dix et quinze minutes a mené à sa mort par asphyxie.

Matinée difficile ce jeudi pour les proches de Patricia Bouchon, cette mère de famille tuée alors qu’elle effectuait son jogging le lundi 14 février 2011 à Bouloc au nord de Toulouse. Le médecin légiste et l’experte en anatomocytopathologie se sont succédé à la barre pour détailler les blessures de la victime. Il en ressort qu’elle a été frappée à trois reprises à la joue gauche, entraînant une hémorragie importante et peut-être sa chute violente qui lui a fracturé l’arrière de la tête.

Mais ce ne sont pas ces coups qui l’ont tuée. Patricia Bouchon a été violemment secouée au niveau du cou, si fortement qu’elle ne pouvait plus respirer. « Ce n’est pas une lésion qui tue d’emblée, a précisé le légiste. Mais elle est incapacitante, vous devenez paraplégique. Vous devenez une poupée de chiffon. » Patricia a également été longuement étranglée, jusqu’à mourir.

 

Terrorisme : encore une attaque de diligence, cette fois aux Pays-Bas

Place du 24 octobre… Pfff… Il m’a déjà collé ce jour anniversaire, une fois, il y a longtemps, par piratage informatique, mais ce n’est pas le mien, c’est le sien…

Un individu né en Turquie étant recherché, il faut que je vous montre mes statistiques du jour pour Petitcoucou :

 

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Il y en a donc au moins un qui clique comme un malade sur cet article :

http://petitcoucou.unblog.fr/2016/03/29/encore-une-salete-a-piece-jointe-infectee-en-provenance-de-turquie/

C’est le moment de rappeler que le psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi est depuis longtemps associé à un groupe de pirates turcs ou qui se présentent comme tels et soutiennent les mêmes revendications que lui quant à cette activité qui selon eux n’est pas criminelle. J’en avais parlé sur mon ancien blog « Un petit coucou » chez OverBlog au mois de septembre 2011 (cliquer sur les images ci-dessous pour les agrandir et lire les textes) :

 

2011-09-09 Le 4 septembre 2011, journée mondiale des hackers pour un groupe de pirates turcs - Un petit coucou

 

2011-09-09 Quel rapport entre les hackers du groupe TurkGuvenligi et SaMo_Dz  - Un petit coucou

 

2011-09-13 Preuves d'une curieuse intrusion dans mon système - Un petit coucou

 

Le nom de leur groupe étant sous-titré « Gel Banana », je rappelle que « Banana » est aussi, curieusement, le pseudonyme utilisé sur le site Rue89 par une des « déconnologues » « historiques » de la bande du cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi. Il s’agit d’une femme qui tout comme son complice Laurent Morillon de Montluçon est enseignante et aime aussi beaucoup le cinéma, puisqu’elle a fait des études dans ce domaine. Or, cette personne qui dans les années 2008 à 2011 au moins résidait à Strasbourg a eu jusqu’en 2010 une colocataire qui participait elle aussi aux harcèlements de la bande à mon encontre et est allée s’installer à Toulouse cette année-là. Cette dernière n’est autre que « Manue », très impliquée dans l’assassinat de Patricia Bouchon à Bouloc en février 2011 (voir mon article précédent).

Pour finir, je publie sous l’article qui suit les dernières traces de visites de leur complice Jean-Marc Donnadieu de Béziers sur mon blog Satanistique, montrant qu’il se balade derechef aux Pays-Bas depuis hier…

 

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/pays-bas/pays-bas-plusieurs-blesses-apres-des-coups-de-feu-a-utrecht_3238797.html

Pays-Bas : au moins trois morts et cinq blessés dans des attaques à Utrecht

 

Peu après 11 heures, la police a signalé les faits sur Twitter.

 

Les forces de l\'ordre interviennent à Utrecht (Pays-Bas), après une fusillade dans un tram, le 18 mars 2019.
Les forces de l’ordre interviennent à Utrecht (Pays-Bas), après une fusillade dans un tram, le 18 mars 2019. (ROBIN VAN LONKHUIJSEN / ANP)

Trois personnes ont été tuées, lundi 18 mars, après les attaques survenues à Utrecht (Pays-Bas). Jan van Zanen, maire de la ville, a précisé dans une vidéo publiée sur Twitter que les autorités avaient recensé « neuf blessés, dont trois grièvement » touchés. Vers 16h30, la police locale a revu ce bilan à la baisse, évoquant désormais cinq blessés. Le lieu du drame, la place du 24-Octobre, située à la périphérie du centre de la ville, a été bouclée par la police. Les services de secours sont sur place.

>> Retrouvez dans notre direct les dernières informations après les coups de feu à Utrecht

Selon la police, les coups de feu ont été tirés à l’intérieur d’un tramway, dans ces attaques qualifiées de « potentiellement terroristes »Les services de secours ont indiqué que trois hélicoptères avaient été déployés pour prendre en charge les victimes. Sur une photo postée par un journaliste, on peut apercevoir un corps recouvert d’un drap près du tramway.

Tireur en fuite, piste terroriste envisagée

La police a conseillé aux écoles de la ville de fermer leurs portes. Elle a annoncé, à la mi-journée que le tireur était en fuite, n’excluant pas qu’il y ait eu plusieurs tireurs. Elle a diffusé lundi la photo d’un suspect : « La police recherche Gökmen Tanis, 37 ans (né en Turquie) en lien avec l’incident de ce matin », affirme la police d’Utrecht sur Twitter, enjoignant au public de « ne pas l’approcher ».

Le porte-parole de la police a dit que la thèse d’une motivation terroriste était envisagée. « Une enquête sur la fusillade sur la place du 24 octobre à Utrecht est en cours. Dans celle-ci, nous prenons également en compte un éventuel motif terroriste », a déclaré la police dans un tweet. La sécurité a été renforcée dans les bâtiments clés et les aéroports des Pays-Bas, dont celui d’Amsterdam-Schiphol. A Utrecht, la police a conseillé aux écoles de fermer leurs portes et l’université de la ville a été bouclée.

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Cyberharcèlement : en Autriche en 2019 comme en Bretagne en 2015, une victime obtient l’annulation de sa condamnation

Mercredi 13 mars 2019, en Autriche, une élue écologiste condamnée au mois d’octobre dernier pour avoir révélé l’identité de son agresseur sur Internet a obtenu l’annulation de ce premier jugement.

Un nouveau procès est ordonné.

L’affaire est paraît-il suivie dans le monde entier.

Les défenseurs des droits des femmes, indignés par le premier verdict, se réjouissent de son annulation.

Je rappelle ici avoir moi aussi obtenu le 2 décembre 2015 en appel à Rennes l’annulation d’un jugement particulièrement scandaleux rendu le 11 juin 2013 à Brest où j’avais été poursuivie et condamnée pour avoir osé publier en 2011 des démentis et droits de réponse à la suite de campagnes de calomnies publiques particulièrement ordurières et outrancières qui s’accompagnaient depuis 2008 de cyberharcèlements quotidiens massifs comprenant notamment de nombreuses menaces de viol et menaces de mort.

Le tout était organisé à mon encontre par la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest qui avec ses sbires de l’extrême-gauche harcèle toute ma famille depuis plusieurs décennies.

Dans le même temps, nos propres plaintes pour l’ensemble des faits dont nous étions victimes étaient toutes rejetées illégalement par les mêmes magistrats qui avaient décidé tout aussi illégalement d’utiliser ses plaintes toutes nulles ou irrecevables pour me poursuivre et me condamner en sachant pertinemment que j’en étais bien victime et n’avais jamais commis les faits dont elle m’accusait mensongèrement.

L’annulation de cette condamnation et ma relaxe totale subséquente sont devenues définitives le 8 mars 2016, le pourvoi en cassation formé par Josette Brenterch ayant alors été rejeté.

Mais aucun média français ne s’en est jamais fait l’écho, je suis la seule à publier à ce sujet.

De même, personne n’a jamais entendu les défenseurs des droits des femmes français s’indigner de ce que je subissais et subis toujours : mes harceleurs ont continué à tenter d’obtenir de la justice qu’elle ordonne la suppression de toute publication qui puisse m’être attribuée et me prive définitivement de tout droit d’expression, tandis qu’eux-mêmes continuent à nous calomnier, mais surtout, à violer l’intimité de nos vies privées de toutes les manières possibles et imaginables et organiser toutes sortes d’agressions à notre encontre, toujours le plus tranquillement du monde.

Comment s’en étonner ?

Ceux qui en France ont fait main basse sur la défense des droits des femmes et en détiennent le monopole depuis si longtemps ne sont autres que leurs agresseurs… et si le verrou a bien commencé à sauter avec les révélations du mois dernier sur la Ligue du LOL, ce n’est encore – malheureusement – qu’un timide début…

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/13/la-justice-autrichienne-casse-un-jugement-condamnant-une-victime-de-cyber-harcelement_5435631_3210.html

La justice autrichienne casse un jugement condamnant une victime de cyber-harcèlement

 

Une élue écologiste avait été condamnée pour avoir révélé sur Internet l’identité de l’un de ses agresseurs.

Par Blaise Gauquelin Publié le 13 mars 2019 à 18h50 – Mis à jour le 13 mars 2019 à 19h40

 

C’est une affaire suivie dans le monde entier, car elle pourrait faire date. Mercredi 13 mars, la justice autrichienne a annulé la condamnation d’une élue écologiste qui avait révélé sur Internet l’identité de son agresseur.

En octobre, Sigrid Maurer avait été reconnue coupable d’avoir porté atteinte aux intérêts d’un commerçant en postant, cinq mois plus tôt sur Facebook et sur Twitter, le nom du monsieur et le texte ordurier qu’il lui avait envoyé par le biais de Messenger, et ce sans vérifier qu’il était bien personnellement à l’origine de la missive.

Ce dernier, vendeur de bière, affirmait qu’il laissait son ordinateur à la disposition de ses clients et niait être à l’origine des messages à caractère sexuel. Les accusations publiques portées contre lui auraient causé un préjudice moral et financier. Le tribunal avait considéré que Mme Maurer aurait dû entrer en contact avec lui afin de vérifier son identité.

Ce jugement avait indigné les défenseurs des droits des femmes et posait de nombreuses questions quant à la responsabilité des internautes dans la gestion de leur compte personnel sur les réseaux sociaux. L’ancienne députée avait fait appel et la Cour de Vienne vient d’estimer qu’elle n’a pas fait l’objet d’une procédure équitable.

Un nouveau procès est ordonné. « Le plaignant n’a pas pu prouver qu’une autre personne avait pu rédiger et envoyer les messages à sa place dans un laps de temps aussi court », estime le juge, qui considère que ses explications sont « peu plausibles » et que les précautions réclamées à Mme Maurer en première instance « placent la barre trop haut ».

« Il y avait une inversion des rôles »

« Je suis extrêmement heureuse », a réagi Sigrid Maurer, interrogée par l’agence de presse autrichienne APA, qui voulait dénoncer l’absence de recours judiciaires possibles pour les victimes de harcèlement en ligne, en rendant publics les messages qu’elle recevait comme élue. De nombreux responsables politiques ont également fait part de leur satisfaction, car ils avaient estimé qu’en condamnant Mme Maurer la justice proposait l’impunité aux harceleurs et le bâillon à leurs victimes.

« Il y avait une inversion des rôles dans cette histoire », a, par exemple, estimé Selma Yildirim, une députée sociale-démocrate (SPÖ).

« Les femmes sont encore trop souvent confrontées à des humiliations, au sexisme et à l’abus de pouvoir. Elles ne doivent pas se taire et tout subir ! Réagir et s’indigner, c’est important et c’est la seule chose à faire ! »

L’Autriche n’est pas épargnée par les scandales de harcèlement sexuel et plusieurs affaires ont fait couler beaucoup d’encre depuis 2017 dans le pays alpin. Le rédacteur en chef d’un quotidien a été licencié pour avoir envoyé un message inapproprié à une jeune femme. Plusieurs skieuses professionnelles ont témoigné d’abus institutionnalisés et le directeur d’un festival culturel a fait l’objet d’accusations de la part d’artistes engagées dans sa programmation.

Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)

 

Ligue du LOL : deux nouveaux journalistes remerciés ou licenciés, toujours rien sur Rue89

Rappelons donc qu’avant Twitter, il y avait déjà les sites d’information participatifs Rue89 et Le Post, mais surtout le premier, qui n’a jamais pris les mesures adéquates pour faire cesser les harcèlements en bande organisée du malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi et de sa troupe de « déconnologues », en réalité une bande de pirates informatiques violant l’intimité de la vie privée de leurs cibles pour pouvoir ensuite indéfiniment les harceler avec des éléments d’information ainsi illégalement recueillis, qu’ils mêlent très habilement à des montagnes de calomnies, injures et menaces en tous genres, avant de poursuivre ces harcèlements par des dénonciations calomnieuses et tentatives d’escroquerie au jugement de très grande ampleur dès la première tentative de se défendre d’une des victimes.

Je publie beaucoup à ce sujet depuis les révélations du mois dernier, et c’est bien normal, puisque depuis mes tout premiers commentaires anonymes sur le site Rue89 en 2008, j’ai toujours été victime de ces criminels ayant toujours bénéficié de la complicité des journalistes aujourd’hui mis en cause.

 

A lire ou à relire :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/11/jean-marc-donnadieu-de-beziers-son-echappee-en-solitaire-de-la-ligue-du-lol/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/16/ligue-du-lol-le-journaliste-david-servenay-a-encore-perdu-une-bonne-occasion-de-se-faire-discret/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/19/quand-la-ligue-du-lol-faisait-du-luraghi-pascal-edouard-cyprien/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/20/ligue-du-lol-apres-les-journalistes-deux-agents-de-la-mairie-de-paris-suspendus/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/21/ligue-du-lol-les-inrocks-des-harceleurs-issus-de-rue89/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/21/victimes-de-la-ligue-du-lol-et-autres-harceleurs-aucun-droit-dexister-aucun-droit-a-la-vie/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/26/ligue-du-lol-et-autres-jean-marc-manach-darret-sur-images-aime-beaucoup-trop-les-cyberharceleurs/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/27/pascal-edouard-cyprien-luraghi-de-puy-leveque-et-jean-marc-donnadieu-de-beziers-deux-predateurs/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/27/ligue-du-lol-et-autres-jean-marc-manach-defend-lindefendable/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/28/ligue-du-lol-jean-marc-manach-provoque-la-colere-des-victimes-et-le-degout-des-abonnes-dasi/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/01/cybercriminalite-jean-marc-manach-ou-la-comprenette-tout-a-lenvers/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/02/ligue-du-lol-les-cool-kids-ont-pour-mere-une-prostituee-nommee-jean-marc-manach/

 

 

http://www.lefigaro.fr/medias/2019/03/04/20004-20190304ARTFIG00143-ligue-du-lol-liberation-licencie-deux-de-ses-journalistes.php

«Ligue du LOL»: Libération licencie deux de ses journalistes

 

La direction du quotidien a annoncé «se séparer» de Vincent Glad et d’Alexandre Hervaud, qui avaient été mis à pied dans cette affaire de harcèlement en ligne. La semaine dernière, deux autres licenciements ont eu lieu aux Inrocks.

Le temps des sanctions est venu dans l’affaire de «la Ligue du LOL». Lundi, la direction de Libération a fait savoir par un communiqué qu’elle «a décidé de se séparer de deux journalistes de la rédaction qui faisaient partie de cette ligue, l’un comme fondateur, l’autre comme membre actif.» Il s’agit de Vincent Glad, pigiste régulier pour le quotidien, et d’Alexandre Hervaud, rédacteur en chef adjoint de Liberation.fr. Cette décision a fait suite à «une enquête interne approfondie». «Les faits rendus publics, qui ont causé des dommages graves à plusieurs personnes, se situent à l’exact opposé des valeurs que le journal défend depuis sa fondation, créant un trouble grave et caractérisé pour Libération», explique le quotidien.

La semaine dernière, c’est la direction des Inrocks qui a annoncé le licenciement de son rédacteur en chef, David Doucet, et de son adjoint, François-Luc Doyez, pour leur participation à la «Ligue du LOL». Il leur est aussi reproché «des comportements non-professionnels dans l’exercice de leur fonction hiérarchique», révélés par des enquêtes publiées par Médiapart, l’Obs et Le Monde. François-Luc Doyez a indiqué à l’AFP «contester les motifs invoqués mais aussi la méthode pour [le] licencier.»

De nombreux témoignages de victimes

L’affaire de la «Ligue du LOL» a éclaté le mois dernier, après la publication d’une enquête du service CheckNews de Libération. L’article confirmait l’existence de ce groupe Facebook, créé il y a plus de dix ans, et rassemblant une trentaine de jeunes journalistes et de communicants. Plusieurs de ses membres ont harcelé, parfois durant des années, des internautes, notamment des blogueurs ou des militantes féministes. Certaines victimes ont dû subir des photomontages pornographiques ou antisémites.

Après la publication de l’enquête, des témoignages de victimes ont inondé Twitter, soulignant les dommages psychologiques durables de cet acharnement, mais aussi l’effet sur la carrière professionnelle des cibles de la Ligue. Certaines victimes, notamment des jeunes femmes, se sont ainsi détournées du journalisme, les membres de la Ligue du LOL étant présents dans plusieurs magazines et quotidiens nationaux. Les employeurs des membres de la Ligue ont dans leur grande majorité décidé de mettre à pied ces salariés, ou de cesser toute collaboration avec eux.

Par ricochet, l’affaire a aussi permis de délier les langues sur le sexisme prégnant dans les rédactions. Au HuffPost, trois journalistes avaient été licenciés fin 2018 pour des propos sexistes, violents et insultants tenus sur la messagerie professionnelle Slack à l’encontre de leurs collègues féminines. Une affaire similaire a eu lieu à l’été 2017 dans la rédaction de Vice France. Les associations féministes Prenons la une, Nous toutes et Paye ton journal ont lancé une grande enquête sur le sexisme et le harcèlement sexuel dans les rédactions et les écoles de journalisme, dont les résultats devraient être dévoilés dans les prochaines semaines.

La rédaction vous conseille
Chloé Woitier
AFP agence

 

 

https://www.telerama.fr/medias/cetait-le-journalisme-des-annees-ligue-du-lol,n6146470.php

C’était le journalisme des années Ligue du LOL

 

  • Jérémie Maire

    Jérémie Maire

  • Publié le 01/03/2019. Mis à jour le 01/03/2019 à 13h02.
Logo de Twitter.

Si les comportements de la Ligue du LOL ont pu prospérer, c’est qu’un terreau favorable à la moquerie et à l’entre-soi a été rendu possible. Retour sur ce qu’étaient Twitter et le journalisme web au début des années 2010.

Ne faites pas comme Vincent Glad ! » Cette phrase, qui résonne encore en nous, a été glanée aux alentours de novembre 2010, en cours de journalisme web dispensé à l’Institut de journalisme Bordeaux-Aquitaine (IJBA). « Dans mes cours, je me servais de lui comme d’une tête de Turc car, à l’époque, je m’étonnais des dérives de ce qu’on pouvait appeler le journalisme LOL et de l’aptitude de certains à blaguer de tout sur Twitter », réagit aujourd’hui Jean-Charles Bouniol, responsable de cette unité de l’école bordelaise.

 

Le journalisme web et les comportements sur les réseaux sociaux durant les premières années de la décennie 2010 sont particulièrement scrutés à la lumière des révélations d’agissements sordides (harcèlement, insultes, etc.) commis par certains membres de la Ligue du LOL (1), ce groupe Facebook ayant réuni d’influents jeunes journalistes et communicants parisiens à partir de 2009. Les témoignages de leurs victimes, comme les excuses successives des harceleurs, ont presque tous mis en avant le contexte de l’époque, propice aux moqueries, à un certain cynisme sur les réseaux sociaux balbutiants comme Twitter, où rien n’était pris au sérieux. Mais quel était ce fameux terreau mis en avant pour expliquer ces agissements injustifiables ?

Une espèce naissante

Fin des années 2000. L’ambiance est au choc des cultures : d’un côté, la presse papier est déjà en crise. De l’autre, les sites Internet (lancés par les journaux et magazines à la fin du siècle précédent, ou par des médias en ligne, plus neufs, innovants mais économiquement instables, comme Rue89, LePost.fr, Owni, Quoi.info, Newsring…) gagnent en audience. Conjointement les réseaux sociaux, eux aussi, sont en plein boom. Facebook se développe en France à partir de 2007, Twitter voit ses premiers gazouillis francophones envoyés l’année suivante. Sur ce réseau de « microblogging » – selon le terme de l’époque –, quelques aficionados des nouvelles technos et des blogueurs confirmés côtoient des journalistes, souvent jeunes, qui y décèlent un intérêt professionnel. Ils y découvrent une grammaire bizarre, voire répulsive, pour le grand public (140 signes composés de RT, @ et #), une interface sommaire très éloignée des fonctionnalités actuelles (voire de Facebook au même moment), un univers plutôt masculin, une tendance à l’entre-soi (comme le montre cette infographie datée de 2011)… L’élection présidentielle française de 2007, l’élection américaine l’année suivante, le crash de l’avion sur l’Hudson en 2009, les premiers fact checkings politiques en France, le printemps arabe en 2010… autant d’événements suivis grâce à Twitter et Facebook, qui donnent l’impression que l’actualité s’accélère et se déporte sur le Web.

Mais, derrière les écrans des rédactions, des journalistes, jeunes, mal rémunérés et peu considérés paient les pots cassés d’un métier qui se cherche, avec ses formats encore en friche : écriture en direct, vidéos, datajournalisme, etc. « La forme était malléable, les façons de faire nouvelles, rédhibitoires pour certains, mais elles suivaient l’évolution d’un métier qui a toujours été technique », raconte Philippe Couve, créateur de l’Atelier des médias sur RFI. « On percevait une utopie dans le journalisme web », explique Samuel Laurent, salarié du site du Figaro à l’époque et aujourd’hui responsable des Décodeurs au Monde. « En pleine sinistrose à propos de l’avenir du papier, on sentait que quelque chose allait se passer », note Pierre Savary, directeur de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille dont il a dirigé les études dès 2008.

“On ne nous considérait plus comme des réparateurs d’imprimante, mais comme des journalistes qui pouvaient être utiles”

Dans les écoles, c’est aussi le Far West : « Il y avait des écarts de compétences inédits entre étudiants classiques et d’autres, au profil plus geeks, qui maîtrisaient les outils et ce langage », se souvient encore Pierre Savary. Dans l’école lilloise, on regroupe, « durant deux ou trois promos », les élèves par niveau de compétences 2.0. Au programme, recommandations d’usage (« comment se servir de Twitter comme outil journalistique ») ou introduction au LOL journalisme (comme on peut le lire sur ce tweet de Christophe Carron, membre de la Ligue du LOL et futur rédacteur en chef de Slate, à destination de Vincent Glad, formateur à l’ESJ, et retweeté, fait remarquable, par… l’étudiant d’alors Hugo Clément). Mais l’enseignement était encore très sommaire, et donnait surtout l’impression d’être réalisé avec les moyens du bord. « La responsabilisation des étudiants sur les réseaux sociaux était prioritaire et l’est toujours, explique Jean-Charles Bouniol, enseignant à Bordeaux. Mais c’étaient des considérations que j’exprimais en cours, elles ne faisaient pas nécessairement partie des sujets discutés en réunion pédagogique. »

Dans les rédactions, on commence doucement à ne plus considérer ces geeks remisés dans un coin « comme des réparateurs d’imprimante, mais comme des journalistes qui peuvent être utiles », dit Alice Antheaume, passée par les sites de Télérama, 20 Minutes et aujourd’hui directrice exécutive de l’Ecole de journalisme de Sciences Po Paris. Entre-temps, en 2009, un article du Monde, « Les forçats de l’info », a fait l’effet d’une bombe : les sites d’information sont animés par des « journalistes “low cost” », des « Pakistanais du Web » ou encore des « esclaves consentants », écrit Xavier Ternisien – qui a par ailleurs refusé de répondre à nos questions. « J’étais comme un fou quand j’ai lu ça », fulmine encore Eric Mettout, directeur adjoint de la rédaction de L’Express, rattaché à son site depuis 2000. « Ce papier a au moins permis de mettre le doigt sur le fait que tous les journalistes web connaissaient les mêmes problèmes : précarité, manque de considération de leurs pairs… Ça nous a fédérés », mesure Samuel Laurent. « Cela a jeté une forme de désolation parmi nous. Alors, nous nous sommes rencontrés, avons commencé à échanger, à nous organiser pour valoriser nos métiers », raconte la journaliste Mélissa Bounoua dans Télérama. Dans la foulée, un groupe informel, le Café des OS – pour ouvriers spécialisés, pied-de-nez au vocabulaire de l’article du Monde – est créé, afin de faire connaître leurs conditions de travail, mais permet surtout de se rencontrer entre « Pakis du Web ». Et parmi ces « forçats », on trouve la « crème » de Twitter de l’époque, composée de journalistes sortant d’école, en stage, pigistes ou déjà en poste : certains membres de la Ligue du LOL (créée par Vincent Glad la même année), mais pas seulement. « L’ambiance était bon enfant, on se croisait, se souvient Steven Jambot, ex-étudiant de Toulouse embauché à France 24 (avant un crochet à la tête de Mashable France et aujourd’hui à RFI), avec un compte Twitter déjà bien garni en abonnés. Une bande de jeunes gens bossant sur le Web s’est rapidement constituée, qui a petit à petit imposé un ton vachard et s’est posée comme ambassadrice de la coolitude et de l’influence. »

La force du réseau (social)

Pour un jeune journaliste arrivant sur le marché du travail, sans réseau dans le métier et sans – trop – d’expérience en rédaction, les places sont chères et rares. « Dans les écoles de journalisme, c’est en général le directeur qui aide à entrer en contact avec les médias parisiens, dit Steven Jambot. Twitter permettait d’avoir directement accès aux rédacteurs en chef, avec une carte de visite à présenter assez complète : quels sujets nous intéressaient, comment on interagissait avec les autres, à quoi ressemblaient nos productions. »

Dans un dossier intitulé « Toi aussi, deviens un twitto » daté de 2011, Télérama observait le fonctionnement en vigueur : « Suivre les gros comptes dans l’espoir qu’ils vous suivent en retour. Leur envoyer des messages brillants, risquer le clash. Se faire remarquer, sans en faire trop. Une blague ratée et hop, vous voilà tout unfollowé. En revanche, si vous êtes malin… Vincent Glad, à 26 printemps, est déjà suivi par tous les journalistes qui comptent. » Nombreux étaient ceux qui pensaient alors obligatoire de prendre la parole, d’interagir, pour sortir du lot et pouvoir obtenir un petit poste quelque part. Se faire discret, c’était prendre le risque de passer sous les radars des rédactions. Sur cet espace sans barrière hiérarchique que semblait être Twitter, on pouvait avoir la logorrhée facile, avec le risque d’en faire trop. Claire (2), aujourd’hui journaliste de 34 ans dans un hebdo parisien, explique dans Télérama que « l’aptitude à manier Twitter était alors plus importante que les qualités journalistiques ». « Je mourais d’envie de faire partie de ces “cool kids”, explique aujourd’hui Sophie (2), ancienne journaliste sortie de Sciences Po Lille au début des années 2010. Ils discutaient en public avec les chefs, des “darons”, cool eux aussi, et ils squattaient les places dans toutes les rédacs qui nous faisaient rêver. Mais en les rencontrant, je me suis rendue compte que ce n’étaient pas eux qui allaient me donner du boulot. Pire : ils galéraient aussi dans ce métier, entre piges et contrats précaires. »

N’empêche : nombre de recruteurs semblaient séduits par ces beaux parleurs. « Certains rédacteurs en chef s’en défendent aujourd’hui, mais ils ont pu recruter sur le nombre de followers. Ça a pu servir de valeur marchande autant que ça a pu freiner des débuts de carrière », dit Samuel Laurent du Monde.fr. Les tweets postés avec le mot-clef #FollowFriday, qui indiquaient, le vendredi, quels étaient les comptes intéressants à suivre, ou encore l’appli Klout, système de calcul de l’influence et de la popularité de son compte Twitter, passent aujourd’hui pour des aberrations narcissiques, mais étaient alors pris au sérieux. Eric Mettout de L’Express le confesse : « C’est sur Twitter qu’on suivait le travail des journalistes 2.0, on les scrutait, on se les piquait entre nous. » Les gens interrogés pour cet article disent tous avoir été repérés via un tweet, voire « un article qui a buzzé et m’a valu un entretien pour un poste sur le site de 20 Minutes », plus que pour leurs écrits journalistiques.

Dérapages incontrôlés

L’affaire de la Ligue du LOL a mis en lumière l’existence des leviers de cooptation dans ce tout petit milieu, notamment parce que certains de ses membres sont passés par plusieurs rédactions innovantes et attractives comme Slate, Owni, Le Mouv’, Libération, 20 Minutes... Leurs chefs, d’ailleurs, y allaient eux aussi de leurs tweets rigolos – ils sont aujourd’hui peu enclins à assumer l’ambiance instaurée à l’époque, et n’ont, pour la plupart, pas souhaité répondre à nos questions.

Ce contexte d’« un petit milieu concentré sur un petit réseau » (Samuel Laurent) renforçait le sentiment d’appartenance à « un village gaulois peuplé de gens irascibles », comme le décrit Eric Mettout : « Si on ne répondait pas aux attaques, notamment de la vieille garde journalistique, on se faisait bouffer tout cru. Avec le recul, aller au (tweet)clash était en fait une perte de temps. » Tout le monde semblait y utiliser, comme le dit Alice Antheaume de Sciences Po Paris, « le même jargon » et « développer un esprit de corps », que l’on soit membres de la Ligue du LOL ou journalistes plus discrets ou sérieux. «  On cherchait simplement des journalistes capables de maîtriser ces techniques, qui manipulaient les réseaux sociaux, qui pouvaient certes créer des fakes grossiers pour faire rire, mais qui savaient aussi ne pas se faire avoir, défend toutefois Eric Mettout. On n’a pas su voir certains signaux. A force de leur répéter qu’ils étaient les meilleurs, on a créé des monstres. On les a sûrement fait grandir trop vite… »

Comment une Ligue du LOL a pu prospérer si cette communauté de jeunes 2.0 adoubés par leurs aînés était au centre de toutes les attentions ? « Je suis sûr que les rédacteurs en chef de l’époque savaient très bien ce que leurs employés/amis faisaient sur Twitter. Mais ça les arrangeait bien d’avoir des ambassadeurs de leur média très populaires », nous dit l’un de nos interlocuteurs en off. Il faut cependant se souvenir qu’à l’époque Twitter ne comportait pas de fils de conversation, pas d’outil de recherche ou ne faisaient pas apparaître les échanges de personnes que l’on ne suivait pas, pouvant créer des angles morts propices aux dérives. Et quand des dérapages ont été signalés, ils sont restés « lettre » morte.

« Twitter était un parcours non fléché. Si les médias et les grands chefs n’avaient pas déserté les réseaux sociaux, on aurait pu éviter cette situation. Certaines sorties repérées à l’époque et les comportements mis en lumière aujourd’hui sont des fautes journalistiques », juge Jean-Charles Bouniol, enseignant à l’IJBA. Aurait-il fallu édicter des règles ? « Je n’étais pas spécialement pour la création d’une charte des médias sur les réseaux sociaux. Avec le recul, c’est vrai que des garde-fous auraient été bienvenus », complète Samuel Laurent, qui indique toutefois que « l’usage de Twitter chez les journalistes s’est très vite normalisé, notamment à partir de 2012 : l’élection présidentielle a ouvert le réseau à d’autres personnes, dont les militants politiques ». Qui ont repris, avec brio, le flambeau du harcèlement 2.0.

En 2019, Twitter a changé, les journalistes se sont policés et le web-journalisme est enfin mieux considéré. Les questionnements sur l’encadrement et la formation parcourent aujourd’hui la profession. Ce n’est pas ce qui résoudra tous les problèmes mis en lumière par l’affaire de la Ligue du LOL, mais c’est déjà ça : « Sexisme, cyberharcèlement et responsabilisation sont des thématiques que nous abordons ou allons aborder frontalement dans les formations que je donne, notamment avec le collectif Prenons la une », précise Philippe Couve. Et dans les cours de journalisme web donnés à l’école de journalisme de Bordeaux, l’exemple à ne pas suivre de Vincent Glad a été remplacé par celui de Donald Trump. Au moins son compte Twitter ne souffre pas d’ambivalence.

(1) Un journaliste de Télérama a fait partie de ce groupe. Une procédure Ressources humaines interne est en cours.

(2) Les prénoms ont été modifiés.

 

https://www.lesechos.fr/27/02/2014/LesEchos/21636-149-ECH_arnaud-aubron–le-patron-geek-de—courrier-international–.htm

Arnaud Aubron, le patron geek de « Courrier international »

 

Fabienne SchmittLes Echos | Le 27/02/2014
  • ECH21636149_1 dans Corruption

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Une femme tunisienne, une marraine libanaise, un parrain martiniquais… Arnaud Aubron, le nouveau patron de « Courrier international  » (Groupe Le Monde) semble prédestiné à son poste. L’hebdomadaire francophone, qui offre une sélection d’articles de la presse mondiale, va comme un gant à ce fou de voyages, né à Palaiseau. A bientôt quarante ans, il a visité 40 pays…

Après Sciences po Paris et le Centre universitaire d’enseignement du journalisme (Strasbourg), Arnaud Aubron fait ses premières armes au secrétariat de rédaction de « Libération ». « Je rêvais de Libé. J’ai vécu la grande aventure de la presse à l’ancienne « , sourit-il. Neuf ans à réécrire des articles, jusqu’à devenir rédacteur en chef adjoint édition. Il écrit aussi, se spécialisant sur la drogue. Ce fils d’un directeur informatique, qui a eu son premier ordinateur à six ans, plonge en 2006 dans les abîmes de l’Internet, en lançant le blog Drogues News.

 

De Rue89 au festival déjanté Burning Man

 

Un an plus tard, il crée Rue89 avec Pierre Haski, Laurent Mauriac et Pascal Riché après leur départ de « Libé « . Vingt heures de travail par jour, plusieurs « gros coups » et une ambiance de cour de récréation qui sied bien à ce fan de Burning Man, le festival déjanté dédié à la création qui se déroule fin août dans le désert du Nevada, fréquenté notamment par les patrons de Google.

Serge July et Pierre Haski sont ses pères spirituels, tout comme Louis Dreyfus (aujourd’hui patron du « Monde »), qui l’arrache à Rue89 et le nomme rédacteur en chef numérique des « Inrockuptibles ». Propulsé codirecteur aux côtés d’Audrey Pulvar, il ne tiendra que deux mois. « Je n’ai pas grandi dans une ambiance de coups tordus », commente-t-il sans rancune. « Une grande bosseuse, mais un tel appétit de pouvoir… »

Après quelques missions de conseil, Louis Dreyfus l’appelle à la tête de « Courrier international » pour développer le numérique, enrayer la baisse des ventes (172.821 exemplaires) et diversifier les revenus. Un plan social est en cours. « « Courrier international », c’est la curation avant Internet : on traduit des articles de journaux divers. Demain, on pourrait devenir un traducteur de vidéos », esquisse-t-il. Avant d’ajouter : « Quand on referme ce journal, on a l’impression d’avoir voyagé.  » Comme après une conversation avec son patron.

 

Ligue du LOL : le journaliste David Servenay a encore perdu une bonne occasion de se faire discret

Voilà en effet ce qu’il twitte aujourd’hui sans aucune vergogne, alors qu’il est à l’origine du phénomène avec ses amis « déconnologues » de la bande du cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi, lequel a débuté en 2008 sur le site Rue89 :

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David Servenay
@servenay
RT @yannguegan: Tu te dis qu’on a peut-être fait le tour des révélations sur la #liguedulol mais en fait non
La Ligue du LOL était aussi une machine à broyer des femmes
[Enquête Numerama] Il y a dix ans, être une femme ciblée par la Ligue du LOL revenait à mettr… plus
numerama.com
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Point n’est besoin d’aller rechercher de lointains ancêtres aux membres de la Ligue du LOL, ni de tomber dans la tartufferie d’un Paul Godefrood, tout a bien commencé sur le site Rue89 en 2008 avec les harcèlements quotidiens dont y étaient victimes des femmes – et uniquement des femmes, jamais des hommes – déjà victimes de harcèlement moral dans le travail qui, appâtées par des articles sur ce sujet – tout comme des hommes se disant également victimes de harcèlement moral dans le travail – venaient comme moi très naïvement parler ou témoigner anonymement de ce que ces termes pouvaient recouvrir.

Le journaliste de Rue89 David Servenay nous faisait passer pour des folles, c’est son pote le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi qui le dit publiquement dès 2010 et au cours des années suivantes dans plusieurs de ses écrits publics me concernant, qu’il n’a pas tous rendus privés.

Au mois de février 2009, il avait bien fait publier sur ce site un article consacré au harcèlement moral en entreprise dont était victime une personne… handicapée… son but étant clairement de laisser entendre que le handicap, particulièrement lorsqu’il est mental, justifie le harcèlement moral en entreprise et ailleurs, lequel ne saurait être autre chose : on se « moque » à juste titre des « fous » ou des « folles », lesquels n’auraient leur place qu’en hôpital psychiatrique, et certainement pas dans les entreprises ni les espaces publics, comme l’ont toujours soutenu tous les « déconnologues » de la bande de Pascal Edouard Cyprien Luraghi et leurs divers complices, à commencer, en ce qui me concerne, par la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest qui alimentait déjà toute la bande en fausses informations à mon sujet. M’ayant toujours fait surveiller par divers moyens illégaux, comme des écoutes téléphoniques illégales et du piratage informatique, elle suivait attentivement toute mon activité anonyme sur Internet, particulièrement sur le site Rue89 où j’avais ouvert un compte, et contactait tous mes nouveaux contacts pour les « renseigner » à mon sujet…

A noter : les magistrats ultra CORROMPUS du Tribunal de Grande Instance de Brest n’ont par la suite jamais tari d’éloges sur la « déconnologie » pratiquée sur le site Rue89, telle que son inventeur le cybercriminel et psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi l’avait décrite et revendiquée lors de son interrogatoire du 14 mars 2011 à la Gendarmerie de Puy-l’Evêque, à la suite de mes premières plaintes à son encontre. Il en excluait alors ses prolongements ultra violents sur ses propres blogs comme dans les « vraies vies » de ses cibles, niant notamment m’avoir à maintes reprises menacée de mort, mais avait bien déclaré se « moquer » avec ses amis des « folles » qui se prétendaient victimes de harcèlement moral en entreprise dans leurs commentaires sur le site Rue89, lesquelles, en réalité, se contentaient ainsi de répondre aux appels explicites à témoigner et à débattre des journalistes du site.

Ce dernier a encore revendiqué comme « normales » ou parfaitement « justifiées » toutes ses soi-disant « moqueries » à mon encontre devant le juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Paris lors de l’audience du 8 novembre 2016 qu’il avait lui-même demandée pour exiger notamment qu’il me soit fait interdiction définitive de toute expression publique concernant ma propre biographie, sur laquelle il estime avoir un droit d’exclusivité.

En ce qui concerne le pervers manipulateur David Servenay, rappelons qu’il a quitté Rue89 au mois de décembre 2010 pour rejoindre l’éphémère site OWNI par où ont transité à la même époque plusieurs membres de la Ligue du LOL.

 

https://www.numerama.com/politique/463806-la-ligue-du-lol-etait-aussi-une-machine-a-broyer-des-femmes.html

La Ligue du LOL était aussi une machine à broyer des femmes

 

 

[Enquête Numerama] Il y a dix ans, être une femme ciblée par la Ligue du LOL revenait à mettre le doigt dans un engrenage bien particulier. Influence, pouvoir, harcèlement et photos intimes volées : de nouveaux témoignages recueillis par Numerama montrent l’étendue d’un système où des femmes, volontaires ou non, étaient tour à tour convoitées, dénigrées, moquées, harcelées.

Depuis la publication d’un article de Libération les accusant de cyberharcèlement le 8 février 2019, plusieurs membres de la « Ligue du LOL » ont publié des explications ou des excuses en ligne. La Ligue du LOL était le nom d’un groupe Facebook, créé par le journaliste Vincent Glad, qui rassemblait une trentaine de journalistes, communicants, blogueurs, et qui a harcelé en ligne de nombreux internautes francophones.

En grand majorité, ceux-ci assurent aujourd’hui avoir ciblé aussi bien des femmes que des hommes, et n’avoir pas fait de différence entre eux. Numerama a montré dans une première enquête combien cette entreprise visait en effet large — d’autres articles ont également montré l’homophobie de certains actes.

La plupart des femmes ciblées par la Ligue du LOL ont quant à elle subi un harcèlement bien spécifique, sexiste, et parfois sexuel. Numerama révèle de nouveaux témoignages et preuves de la pression que subissaient certaines d’entre elles, piégées dans une atmosphère d’entre-soi minuscule, où Twitter ressemblait alors à « une chatroom géante ».

Des détails intimes révélés sur Twitter

Iris Gaudin, journaliste et blogueuse, a fait partie de ces femmes. Elle connaissait le créateur de la Ligue du LOL, Vincent Glad. Ils étaient dans la même école de journalisme, l’ESJ, à une promo d’écart, et ils avaient eu ensemble une relation intime.

Un jour, après un café pour discuter d’une émission télévisée sur Twitter qu’il voulait lancer, Vincent Glad invite Iris Gaudin à rejoindre le réseau social. Elle accepte. Pour l’occasion, il lui dédie un tweet de bienvenue un peu particulier, dans lequel il l’appelle la «  salope ». Ce terme est utilisé en référence à une interview menée par la journaliste quelques temps plus tôt, dans laquelle l’acteur Gérard Depardieu la traite ainsi.

Dans les jours qui suivent, Iris Gaudin commence à recevoir des tweets, écrits depuis des comptes anonymes. Ils lui envoient des messages à caractère sexuel : «  Ils décrivaient des parties intimes de mon corps, avec beaucoup de précision », se souvient-t-elle. La journaliste envoie un message à Vincent Glad, et lui demande si c’est lui qui est derrière ces comptes. « Il m’a répondu que non, que j’étais complètement folle et qu’il n’était pas du tout au courant », raconte-t-elle à Numerama.

Des membres de la ligue du LOL comme le journaliste Alexandre Hervaud s’en mêlent. Dans un tweet toujours en ligne, il invite des comptes anonymes, dont au moins un a été relié à des membres de la Ligue, à «  payer une bonne bière » à Iris Gaudin, en la mentionnant. Un lien partagé renvoie vers la photo d’un sexe féminin dans lequel est inséré une canette de bière. Interrogé à ce sujet par la victime de harcèlement, Vincent Glad lui aurait répondu qu’elle «  n’avait pas d’humour ».

Ligue du LOL : le journaliste David Servenay a encore perdu une bonne occasion de se faire discret dans AC ! Brest ligue-lol-capture-hervaud-gaudin

Un tweet dans lequel était mentionnée Iris Gaudin. // Source : Capture d’écran Numerama

 

Un compte parodique nommé « jesuisunesalope » est aussi créé. Il mentionne régulièrement Iris Gaudin en se moquant d’elle, il se fait passer pour elle, ou se moque tantôt de ses tweets. «  Ce compte servait à me ridiculiser », résume la journaliste et blogueuse.

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Capture Numerama
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Capture Numerama

 

Un autre compte anonyme, @foutlamerde, a servi à harceler sexuellement Iris Gaudin. Elle y était qualifiée de «  poupée  », de « coquine », de «  putain de cougar en puissance  ». Vincent Glad a reconnu avoir été l’une des personnes derrière ce compte à 20 Minutes.

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Les tweets datent de 2010 // Source : Capture d’écran Numerama

 

Ce harcèlement sexuel a duré deux ans, entre 2010 et 2011, durant lesquels on l’a aussi avertie sur le fait que des images intimes d’elle circulaient – elle n’en a jamais eu la preuve. Il s’est ensuite largement atténué, à peu près au moment où des membres ont trouvé un emploi dans des grandes entreprises. Contacté par Numerama, Vincent Glad, qui était « tagué » sur certaines publications insultantes, affirme qu’il ne savait pas que des comptes anonymes avaient harcelé sexuellement Iris Gaudin en dévoilant des détails de son anatomie.

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Un autre compte anonyme qui ciblait Iris Gaudin. // Source : Capture d’écran Numerama

 

Avoir des relations avec un des membres de la Ligue du LOL revenait-il à s’exposer au risque de voir des photos ou détails intimes circuler ? C’est une question que se pose aujourd’hui Camille, la femme derrière le compte Twitter @yelling__.

« Si tu n’étais plus sexuée, tu n’existais plus »

« À l’époque de Twitter, il n’y avait pas de notions de regard, il n’y avait que nous. Tout était public, c’était comme une chatroom géante. Il n’y avait pas de limite. J’entends parler de photos volées et aujourd’hui je me demande ce qu’il s’est échangé sur moi », explique celle qui a eu une relation avec l’un des membres de la Ligue du LOL. Aujourd’hui, elle est encore marquée par tout ce qu’il s’est passé.

Elle souligne combien certains membres cessaient de parler à quelques femmes dès qu’ils apprenaient que celles-ci étaient en couple. «  Les filles ciblées, c’était des célibataires. À partir du moment où je me suis mise en couple, j’étais devenue une ‘darone’. Si tu n’étais plus sexuée, tu n’existais plus. »

« Il m’a fait croire qu’il avait le SIDA »

La blogueuse Capucine Piot a également été l’une des cibles privilégiées de la Ligue. Parmi les insultes et commentaires dégradants qui la visaient, on trouve de nombreuses références à ses organes sexuels ou à des pratiques sexuelles.

Des comptes anonymes, parmi lesquels @foutlamerde, l’ont également harcelée. L’un d’entre eux se vantait d’avoir en sa possession une photo de la poitrine de Capucine Piot.

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Un compte anonyme // Source : Capture d’écran / Numerama

 

Ce même compte a harcelé sexuellement d’autres femmes.

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Tous ces tweets s’adressent à une même femme. // Source : Captures d’écran Numerama

 

Capucine Piot raconte par ailleurs sur Twitter avoir eu une relation avec l’un des membres de la ligue, Renaud Aledo alias ClaudeLoup. «  Il m’a fait croire qu’il avait le SIDA pour me faire peur et me laisser penser que je pourrais l’avoir, accuse Capucine Piot. Je me suis retrouvée tremblante, à faire les examens médicaux nécessaires. Pendant ce temps-là la traque en ligne continuait ».

Certaines femmes victimes du harcèlement de la Ligue du LOL ont eu, ou failli avoir des relations intimes avec un membre du groupe. Qu’elles y consentent ou qu’elles s’y refusent, le résultat était le même : le harcèlement, d’elles ou de proches.

Matthias Jambon nous racontait ainsi dans notre précédent article sur le sujet que son harcèlement avait commencé en 2011. Il s’était rendu au salon du livre avec une amie journaliste. Cette dernière avait été approchée par Renaud Aledo, mais avait refusé d’avoir une relation sexuelle avec lui. Renaud Aledo les avait vus au salon du livre et aurait pensé que Matthias Jambon avait séduit la journaliste. Le lendemain, Matthias Jambon était suivi par la quasi-totalité des membres de la Ligue du LOL sur Twitter. « On m’a dit c’est ton tour », se souvient-il au téléphone. Les premières insultes sont tombées 48 heures plus tard.

Des photos intimes volées et partagées publiquement

Au cours de notre enquête, nous avons retrouvé sur Twitter des traces de l’existence d’un compte, depuis supprimé, intitulé @TwitpicDeSeins, le «  compte où tu ne veux pas voir ta petite sœur », comme le décrivait Vincent Glad dans un tweet en 2010. Dans un message public, il dit avoir «  inventé » la notion de « photo de sein » et mentionne le compte en question, qui partageait de nombreuses photos de décolletés ou de seins nus. Interrogé par Numerama, il nie en être à l’origine. Le «  on » désignerait Twitter ou les internautes, mais pas lui, ou la Ligue du LOL…

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Capture Numerama

 

Numerama a constaté que de nombreux membres de la Ligue du LOL échangeaient des photos en mentionnant ce compte. C’était également le cas d’autres membres de Twitter à l’époque. David, un journaliste que nous avons interrogé et qui ne faisait pas partie de ce groupe, avait lui aussi publié plusieurs photos des décolletés de ses amies en soirées. Il insiste sur le fait que c’était avec leur accord : « Il y avait des filles qui envoyaient directement [des photos] » souligne-t-il. Deux femmes concernées nous ont confirmé cette version des faits.

Une autre femme qui avait consenti à ce qu’une photo de ses seins soit prise lors d’une soirée ne s’en souvenait tout simplement pas. Ce n’est qu’après avoir contacté l’homme qui avait pris la photo qu’elle nous a indiqué : « Ce n’était pas très malin mais ce n’était pas dans mon dos. »

À l’époque en 2009, de nombreuses femmes mettent en ligne volontairement des décolletés (souvent), ou plus (parfois). Elles sont nombreuses à expliquer, aujourd’hui, combien l’ambiance était différente et qu’elles ne se méfiaient pas. Nombreuses, aussi, à culpabiliser d’être entrée dans ce « jeu » sans comprendre qu’elles étaient, à un autre endroit, tournées en ridicule pendant des mois ou des années. « Quand Vincent Glad a parlé de mes seins à l’époque, le pire, c’est que j’ai dû être contente », nous explique Camille (@yelling), contactée au téléphone.

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Plusieurs images qui circulent ne sont pas restées que sur Twitter. On retrouve la mention de Capucine Piot à plusieurs reprises, par exemple, sur le réseau social mais aussi dans le Pearltree qu’archivait Vincent Glad à l’époque, et qu’il nous a confirmé utiliser pour « compil[er] les contenus qui [le] faisaient rire à l’époque sur Twitter ».

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Un des montages archivé que nous avons retrouvé utilise une des photos dénudées de la jeune femme. Elle est superposée à des chats vidéo anonymes de groupe. Il est difficile de savoir si c’est une capture d’écran qui a été modifiée ou non. Nous avons flouté la photo dénudée.

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Cette photo avait été partagée notamment par le compte Twitter @foutlamerde.

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Capture Numerama (lien floutés)

 

Certaines photos se sont échangées sans le consentement des femmes concernées. L’une d’entre elles nous raconte qu’elle avait bien publié des photos dénudées sur son compte, mais qu’elle n’avait pas donné l’accord pour les partager. On les retrouve pourtant sur des tweets, dont des tweets de @foutlamerde.

La journaliste Melissa Bounoua (qui a notamment travaillé chez Slate et au podcast Studio 404, dont l’équipe a annoncé arrêter la diffusion) en a aussi fait les frais avec deux images. En 2009, d’abord, une photo d’elle en robe avec un décolleté plongeant a beaucoup circulé. Elle l’avait elle-même partagée une fois sur Twitter : « À l’époque, je n’avais aucune conscience de tout ça », nous explique-t-elle par écrit.

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La deuxième est encore plus grave. En 2010, elle a pris en photo sa poitrine et l’a envoyée l’image à son petit-ami de l’époque en message privé sur Twitter. Le lendemain matin, l’URL de la photo avait été rendue publique par un compte anonyme, et tout le monde l’avait vue. Si elle l’a supprimée dans la foulée, la journaliste garde un souvenir amer, certaine que ce n’est pas son ami qui avait publié l’image.

Des flux RSS pour dénicher des photos Twitter privées

Comment l’image a-t-elle pu fuiter ? Aux débuts de Twitter, les photos mises en ligne étaient automatiquement transformées en URL en twitpic.com, la plateforme d’hébergement du réseau social. Or il était possible de s’abonner aux comptes TwitPic sous forme de flux RSS et donc « d’aspirer » automatiquement les photos publiées par les comptes. À ce jour, Melissa Bounoua est persuadée qu’il s’agit de la méthode qui a été employée pour récupérer cette photo privée, envoyée en message privé. «  Je n’en ai parlé personne à l’époque ne sachant pas, ne voulant pas investiguer plus. Je n’osais pas et j’étais gênée », nous explique-t-elle.

Aujourd’hui, cette faille de Twitter n’est plus exploitable. Il n’est pas possible de savoir combien d’images publiées dans des conversations privées ont ainsi été espionnées, et pendant combien de temps.

Des femmes inquiètes et des conséquences à vie

Iris Gaudin a dû fuir Twitter plusieurs fois (elle appelle cela des « tweetsuicides »), malgré le fait qu’elle jugeait le réseau social important pour faire parler de son travail. Elle a changé de pseudonyme, s’est absentée quelques mois avant de revenir. « J’ai même pensé à un moment qu’il s’agissait d’une sorte de bizutage ; alors j’ai fait des blagues à la con, pas méchantes mais idiotes. C’était avant que je me rende compte que je n’étais qu’une cible », se souvient Iris Gaudin, qui a mis des années à s’en remettre.

« Si ces mecs retweetaient une blague, un bon mot, un lien qu’on postait, on se sentait validées » abonde Camille (@yelling__). « Ils nous validaient ou nous invalidaient. Évidemment, le but c’était qu’ils nous valident et on plongeait tête baissée en disant surtout des conneries. Parce que je n’ai pas souvenir qu’ils retweetaient les choses intelligentes que l’on disait. Du coup on disait de la merde, sur nous-même et sur les autres. Quand j’y repense aujourd’hui, ça me tétanise. »

Une autre victime nous a confié avoir elle aussi tenté de «  copiner  » avec les personnes qui retwittaient des photos dénudées d’elle sans son consentement. Elle espérait ainsi qu’ils ne s’en prendraient pas davantage à elle.

Aujourd’hui, Iris Gaudin se souvient de « l’emprise » et la «  fascination » qu’elle éprouvait malgré elle pour certains membres de la Ligue du LOL. Elle se souvient aussi que «  leur but était de nous enlever toute dignité ». Et qu’ils faisaient ce «  travail » à une échelle « quasi-industrielle ».

Pour Mélanie Wanga, journaliste qui a subi des attaques sexistes et racistes sur Twitter mais aussi sur son blog personnel, ce groupe a contribué à certains membres de prendre de la place au sein d’un certain nombre de médias parisiens, tout en excluant de-facto celles et ceux qui n’étaient pas dans leur bande. «  Je me suis demandée pourquoi je m’infligeais ça », explique-t-elle dans le podcast Programme B. « Pourquoi je vais sur un réseau où je sais qu’il y a des mecs qui m’attendent en sniper au coin de la rue pour me tomber dessus et me balancer des trucs crypto-racistes en permanence. Et ce n’est pas anodin de se dire ça, en tant que jeune journaliste : ‘je vais quitter Twitter’, alors que c’est un outil indispensable. » Contactée par Numerama, une autre journaliste résume : « Soit tu étais avec eux, soit tu étais contre eux. »

Marie Turcan et Perrine Signoret

 

https://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/la-ligue-des-blaireaux-sauvages_2062093.html

La ligue des blaireaux sauvages

 

Par Eric Mettout, publié le 13/02/2019 à 18:55

 

Le fameux Lol, pour "Lough out Loud". Tout le monde n'est pas obligé d'être "mort de rire".

Le fameux Lol, pour « Lough out Loud ». Tout le monde n’est pas obligé d’être « mort de rire ».L’Express

Pourquoi leurs chefs n’ont-ils rien vu des dérapages des journalistes de la Ligue du Lol? Parce qu’ils étaient trop vieux.

 

C’est une histoire de happy few – ou plutôt de unhappy few. Elle est née et s’est développée à l’intérieur d’un tout petit milieu, pour resurgir aujourd’hui, dix ans plus tard. S’y croisent quelques dizaines de petits mâles alpha comme on en trouve à l’origine des pires bizutages et leurs quelques dizaines de victimes, des femmes le plus souvent, mais aussi des homos ou des noirs, chassés en meute et moqués pour leur physique, leurs activités mais surtout parce qu’elles ou ils sont femmes, homos ou noirs – et parce que c’est paraît-il marrant de chasser en meute plus faible que soi. C’est affligeant de bêtise mais pas très nouveau. Particularité : à l’époque des faits, ces petits mâles alpha sont très jeunes, plutôt parisiens, globalement de gauche, c’est important, et le plus souvent journalistes ou « communicants », comme on dit quand on veut définir ces métiers qui consistent essentiellement à faire fructifier son carnet d’adresses.

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Surtout, ils sont les rois des réseaux sociaux à un moment où les réseaux sociaux sont encore le privilège en France de quelques… happy few. Ils en tirent une gloire et une notoriété réelles, ils ont de l’influence, les rédactions ou les agences de com’ commencent à s’intéresser à eux, qui maîtrisent si bien ce drôle d’univers alléchant mais opaque qu’est encore internet pour la plupart des rédactions et des agences de com’. Ils impressionnent, par leur omniprésence, leur tchatche, leur connaissance des réseaux sociaux, leur humour aussi, parce qu’ils en ont, corrosif, destructeur, itératif. On les suit sur Twitter, où ils multiplient les « tweet-clashs », à la manière des « battles » de rap. Ils s’y écharpent à coups de mots d’esprit, de vivacité, de méchanceté, de mauvaise foi, dans des combats sauvages dont le vaincu ressort généralement lessivé mais revanchard, prêt à reprendre les armes à la première occasion.

Ça, c’est ce qu’on voit.

C’est ce que voit la majorité des utilisateurs de Twitter, loin d’être aussi nombreux qu’en 2019.

C’est ce que je vois moi, patron d’une rédaction numérique où défilent de jeunes journalistes des deux sexes qui m’initient plus aux subtilités de l’outil que je ne les y initie. C’est ce que voit la plupart de mes collègues, patrons d’autres rédactions numériques, avec qui nous nous réunissons régulièrement, sans que jamais il ne soit question d’autre chose que du talent, parce qu’ils en ont, de quelques-uns de ceux dont les noms ont été depuis frappés, très justement, d’infamie.

En y réfléchissant a posteriori, je me dis qu’il y a évidemment là de l’aveuglement – qui aurait pu imaginer que ces chérubins un peu arrogants mais sympathiques se transformaient en pervers narcissiques en enfilant leurs avatars ? Il y a une différence de génération, aussi : on n’invite pas son grand-père à sa surprise party quand on a 25 ans. Pas plus que les quadras qui, comme moi, étaient aux manettes, je n’ai été invité à la Ligue du Lol, le groupe Facebook où ils fomentaient leurs méfaits, moins encore à l’une de leurs opérations commando : trop vieux, pas assez… lol. Tout juste ai-je pu en mesurer la violence quand l’un de ses membres, responsable du site Web de Voici, m’a agoni d’injures en privé après un échange public un peu vif sur Twitter. L’affaire s’est arrêtée là : l’avantage d’avoir un peu de bouteille, c’est qu’on est moins sensible aux agressions des imbéciles et que les lâches le sentent vite. Ils abandonnent leur proie dès qu’elle fait mine de résister.

Passés par Owni

Celles et ceux qui, depuis quelques jours, racontent leur chemin de croix n’avaient pas cette chance. Ils avaient l’âge de leurs agresseurs, les admiraient parfois, en avaient peur souvent, ils étaient sans recours, fragilisés par leur isolement et leur précarité professionnelle. Ce qu’ils décrivent de leur calvaire est effrayant de brutalité et de vulgarité, on y retrouve tout ce qui caractérise ce cyber-harcèlement machiste, homophobe et raciste que l’on croyait réservé aux collégiens et aux lycéens, pas à de jeunes journalistes ostensiblement « progressistes », libertaires et modernes. Nombre d’entre eux sont passés par l’éphémère site Owni, le parangon de ce journalisme new-look, technologique, qui entendait enterrer les anciens – et où les anciens, fascinés par tant de modernité et de confiance en soi, venaient se fournir en recrues prometteuses. Il n’y avait pas de rédacteur en chef à Owni, pas de hiérarchie. Les jeunes journalistes avaient le pouvoir, sans contrôle, on leur disait qu’ils étaient les meilleurs et ils y ont cru. Ça n’explique pas tout, ça explique un peu.

Ça explique également que quelques-uns se soient retrouvés quelques années plus tard à des postes à responsabilité, où ils étaient encore confortablement installés quand a été révélé leur côté obscur : techniquement, ils étaient bons, et le remarquable travail fourni sur le Facebook des Gilets jaunes par l’un d’entre eux, Vincent Glad, en est la démonstration. De là à en tirer des leçons sur l’homogénéité masculine de notre métier, où les commandes sont tenues par des hommes blancs, il y a un pas, que nombre de groupes de défense du journalisme au féminin ont franchi très rapidement. Pas moi.

 

Document: dans cette interview de 2013, Renaud Revel interroge Vincent Glad et Eric Mettout sur le pouvoir de Twitter – et leurs réponses sont prémonitoires.

Que les choses soient claires : ce que ces femmes(et hommes) dénoncent est vrai, hélas! Alors qu’elles sont majoritaires dans les médias, il est tout à fait anormal que leurs officiers supérieurs soient essentiellement des mecs – pas partout : à L’Express, les deux patrons sont des patronnes.Mais si les lourdauds de la Ligue du Lol ont aussi bien réussi, ils le doivent avant tout à leur maîtrise du cyberespace, comme on disait alors, de ses mécanismes, de sa complexité et de ses armes. Ces mêmes armes, redoutables, empoisonnées, qu’ils ont utilisées pour harceler leurs bêtes noires. Ces mêmes armes qui se retournent finalement contre eux, avec les mêmes excès, quand des armées de bons esprits récupèrent les indignations légitimes de leurs victimes pour à leur tour, et avec le même sens du lynchage, chasser en meute. La boucle est bouclée.

A lire ailleurs

L’article de Libération, dont deux journalistes, membres de la Ligue du Lol ont été mis à pied, qui a tout déclenché.

Le témoignage de Léa Lejeune, l’une des victimes de la Ligue du Lol, qui l’ont conduite, dans un premier temps, à remettre en cause sa carrière, puis à s’engager pour que les femmes prennent toute leur place dans les médias.

La très complète enquête de Numerama sur les ravages de la Ligue du Lol.

 

https://www.lepoint.fr/societe/victor-hugo-avait-il-decouvert-l-ancetre-de-la-ligue-du-lol-12-02-2019-2292810_23.php

Victor Hugo avait-il découvert l’ancêtre de la Ligue du LOL ?

 

Dans un écrit de 1869, le grand homme raconte l’association malveillante qui préfigure le versant contemporain des réseaux sociaux, la Ligue du LOL.

 

Par

Modifié le 15/02/2019 à 07:43 – Publié le 12/02/2019 à 16:15 | Le Point.fr

 

On sait depuis ce week-end que le cercle des arracheurs de pattes de mouche, enfants sans conscience et sociopathes bons pour l’asile, s’est élargi d’une poignée de jeunes gens aux airs comme il faut : la Ligue du LOL. Des journalistes (Les Inrock, Télérama, Libération, Slate), des publicitaires, anonymes mais organisés derrière une communauté qui s’est employée entre 2009 et 2012, en toute impunité sur les réseaux sociaux, à humilier, terroriser quelques confrères journalistes ou militantes féministes. Une escalade dans l’abject, qui va du photomontage porno au faux entretien d’embauche, en passant par des menaces de mort. Les victimes de ce harcèlement brisent aujourd’hui le silence, les bourreaux soufflent au mieux quelques excuses molles (venir « de banlieue », « être jeune à l’époque » – 27 ans ! –, n’avoir participé qu’« un peu »). On pointe aussi les réseaux sociaux comme incubateur de la violence et de la perversité humaine.

Lire aussi La Ligue du LOL, ces harceleurs qui ne font plus rire

Vraiment ? C’est avoir oublié que Victor Hugo avait déjà mis le doigt sur le « Fun Club », une organisation malveillante « passe-temps des oisifs », qui préfigure la Ligue du LOL. Dans L’Homme qui rit, paru en 1869, notre monument national commence par évoquer un sport très couru à Londres au cours du siècle qui précédait le sien, sous un nom « intraduisible » : le « fun ». « Pénétrer dans une maison, y briser une glace de prix, y balafrer les portraits de famille, empoisonner le chien, mettre un chat dans la volière, cela s’appelle tailler une pièce de fun », écrit-il. « Donner une fausse mauvaise nouvelle qui fait prendre aux personnes le deuil à tort, c’est du fun », aussi. Comme de percer une toile de Holbein, puisque « le fun serait fier si c’était lui qui avait cassé les bras à la Vénus de Milo », poursuit le poète. Qui étaient les membres de ce club de déviants ? Tous de « la haute aristocratie », « d’aimables jeunes » comme c’est le cas des pubards et des journalistes mis en cause avec la Ligue. Pour « avoir du fun », ce qui est à la farce ce que le piment est au sel, reprend Hugo, en laissant au lecteur le soin de se faire son propre jugement sur la frontière qui sépare l’humour et l’ignoble. D’autant qu’un autre club dépassait encore de loin le Fun Club : le Mohock Club.

De tout temps, la jeunesse s’est amusée.

Le Mohock Club, au sommet de l’échelle du vice, n’avait qu’un programme : « faire le mal pour le mal ». Et qu’un but – « grandiose » : « nuire ». Pour le présider, un empereur, « le grand Mohock », arborait « un croissant sur le front ». Ses fidèles, les Mohock, pour entrer dans le cénacle, devaient prêter serment « d’être nuisibles ». Leurs actions consistaient à s’en prendre directement à des individus, pris au piège de la meute, et à leur infliger une extrême souffrance. Saignée à la pointe de leurs épées, ratonnade par les valets, yeux percés (mais payés !) font partie des menus plaisirs que s’octroyait cette jeunesse bien née en mal de distraction. « De tout temps, la jeunesse s’est amusée », conclut Hugo, comme pourrait le faire Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook.

Londres au XVIIIe siècle ou Paris sur Twitter au XXIe, même perversité ? On trouve une esquisse de piste pour y remédier chez un commentateur d’Hugo dans un article paru en 1894. Lucien Victor-Meunier, homme de lettres oublié, s’attarde sur l’absence de « sens moral », l’insuffisante « notion du bien et du mal » de ceux qui « commettent ces actions infâmes », mais ouvre une piste : « Je rêve – qu’on me passe l’impropriété choquante du terme – une orthopédie pour les cerveaux ; je vois le médecin de l’avenir amendant les cerveaux malades comme celui d’aujourd’hui redresse les colonnes vertébrales, déformées par la scoliose ou la cyphose, les yeux tordus par le strabisme, les pieds-bots. Une science à créer : la chirurgie cérébrale ! » Une idée à étudier ?

Sur le même sujet

Le Fol – Ligue du LOL : bal tragique chez les bien-pensants !
La Ligue du LOL, ces harceleurs qui ne font plus rire

 

 

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2019/02/12/31003-20190212ARTFIG00207-ligue-du-lol-genealogie-d-un-entre-soi-qui-sombre-dans-la-tartufferie.php

Ligue du LOL: «Généalogie d’un entre-soi qui sombre dans la tartufferie»

 

  • Par  Paul Godefrood
  • Mis à jour le 13/02/2019 à 18:39
  • Publié le 12/02/2019 à 19:07

 

FIGAROVOX/ANALYSE – L’affaire de «la ligue du LOL», où plusieurs journalistes sont soupçonnés d’avoir harcelé certaines de leurs collègues sur les réseaux sociaux, disqualifie selon Paul Godefrood le discours moralisateur de certains médias.

 


Paul Godefrood est ancien élève de l’ESSEC. En septembre 2017, il a lancé La Nouvelle Garde, un site dont l’ambition est de participer à la refondation de la droite sur une base libérale conservatrice.


La ligue du LOL. On imagine un groupe d’adolescents incapables de communiquer autrement qu’en répétant les phrases cultes de films comme La cité de la peur, OSS 117 ou encore Dikkenek, et pour qui le summum de l’humour se résume à citer ses amis sur les pages fantasques dont foisonnent aujourd’hui les réseaux sociaux. Cela aurait même pu être attendrissant, tant ces mêmes réseaux sont devenus un égout à ciel ouvert où la délation sans preuve est encouragée et magnifiée et où des hordes anonymes mais déchaînées se coiffent du panache de la justice pour invectiver et harceler impunément.

Mais en guise d’adolescents, Alexandre Hervaud, Vincent Glad, Guillaume Ledit, David Doucet, Stephen des Aulnois, Christophe Carron, Guilhem Malissen, etc. Tous, au choix, journalistes chez Libé, Slate, Télérama ou encore aux Inrocks, collaborateurs pour des sites d’info-divertissement «cools» comme Konbini, Topito ou à la tête de magazines «trendy» comme Usbek & Rica ou Le Tag Parfait. Ce n’est plus la ligue du LOL, c’est la ligue de la fraîcheur.

Pas de tolérance pour les ennemis de la tolérance. Mais pour les autres, l’absolution est garantie.

Ou la ligue des Tartuffes, toujours prompts à s’indigner contre les discriminations dont sont victimes les minorités, les femmes en tête, et à condamner ceux qui en seraient à l’origine, à condition bien évidemment que ce soit un mâle blanc de plus de cinquante ans et si possible de droite. Pas de tolérance pour les ennemis de la tolérance. Mais pour les autres, l’absolution est garantie, à l’image de Daniel Morin, dont le billet insultant envers Charlotte d’Ornellas fut immédiatement pardonné par France Inter, ou encore de Mehdi Meklat, récemment réhabilité par ceux-là mêmes qui avaient couvert les messages homophobes, sexistes et francophobes dont était coupable son double maléfique. Et lorsque le pardon ne peut être garanti, du moins la discrétion est-elle de rigueur, jusqu’à ce que le peu de déontologie et d’intégrité qu’il leur reste en vienne à être compromis. Qui se souvient de l’empressement de ces journalistes et de leurs médias à évoquer les agissements de membres dirigeants de l’UNEF qui avaient transformé le syndicat progressiste en gigantesque terrain de chasse? Qui se souvient de la prompte condamnation de membres d’Oxfam qui avaient confondu aide aux territoires sinistrés et tourisme sexuel? Qui se souvient, enfin, du soutien apporté aux femmes du quartier Chapelle-Pajol qui appelaient les autorités à leur venir en aide? En réponse à ce dernier cri de détresse, Libération hébergea une tribune signée par la fine fleur de la pensée universitaire française appelant à s’opposer à la pénalisation du harcèlement de rue au motif que cela viserait les «hommes des classes populaires et racisées».

Mais passons sur cette tartufferie à laquelle nous a habitués le camp du Bien, dont ces journalistes sont les plus éminents représentants.

Passons également sur la défiance envers la presse que ces révélations ne manqueront pas d’attiser et sur les accusations de communion dans l’endogamie et dans une même vision hors-sol de la société qui achèveront de couper ces médias du pays réel dont ils prétendent rendre compte.

Passons sur tout cela pour nous intéresser davantage à ce que révèlent les messages d’excuse et les exercices de contrition auxquels les anciens membres de cette ligue se livrent depuis peu sur leur ancien terrain de chasse. Non pas pour espérer le pardon de leurs victimes mais pour tenter de sauver leur position.

Dans le message qu’il a publié, Vincent Glad, fondateur de cette ligue, écrit: «nous avions grandi dans l’idée que l’égalité était plus ou moins faite et que le seul combat féministe se résumait à la question des salaires. Une simple question de paramètres et en aucun cas un système. Cette parole féministe qui se libérait alors nous paraissait ridicule. Je ne comprenais pas au départ ces nouveaux mots qui apparaissaient alors: «patriarcat», «culture du viol», «mansplaining»… Cela me fait mal personnellement d’être associé à cette masculinité toxique, dont je ne voulais pas voir que j’en avais été un parfait représentant».

 

« Ligue du LOL  » : à qui la faute ?
Débat sur le plateau de Points de Vue sur ce que révèle vraiment le scandale de « la ligue du LOL ».
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« Ligue du LOL  » : à qui la faute ? – Regarder sur Figaro Live

Le problème réside dans l’entre-soi d’une caste privilégiée et idéologisée qui, du fait de sa position, influence le débat politique.

 

Un autre, Olivier Tesquet, est encore plus explicite: «Ces dernières années, avec le Gamergate ou le 18-25, je crois qu’on a tous pu prendre conscience de la masculinité toxique dans laquelle se vautre encore cette sous-culture. La ligue du LOL, c’était le ‘boys’ club’. Il valait mieux être dedans que dehors, c’est en tout cas ce que je me disais. [...] Qu’on le veuille ou non, c’était un lieu de pouvoir et une structure de domination. De ce point de vue, ce groupe Facebook n’est pas une exception, c’est une norme qu’il y a urgence à détruire. Ce sont les femmes et les racisés qui en ont fait les frais. Chaque homme devrait se saisir de ce moment pour y réfléchir».

Or, le problème n’est ni la «masculinité toxique», ni le «patriarcat», ni même le «système» ou la «structure de domination». Le problème réside dans l’entre-soi d’une caste privilégiée et idéologisée qui, du fait de sa position, influence le débat politique, détermine le cercle de raison et conditionne l’accès à la discussion démocratique à l’acceptation préalable de certains postulats. Et parmi ces postulats, la sexualisation et la racialisation des relations humaines. Ceux-là mêmes qui transpirent au travers de leurs communiqués.

La sexualisation et la racialisation des rapports humains ne sont que les aspects les plus visibles dans le débat public de la logique de «réidentification» qui a suivi la phase de «désidentification» dont parlait Finkielkraut. Alors que cette désidentification supposait la délégitimation et la déconstruction de toutes les normes et de toutes les communautés naturelles qui structuraient le développement des personnes et faisaient naître en elles un sentiment du semblable nécessaire à la continuité historique de leur communauté politique, ceci afin de laisser libre cours au déploiement des identités particulières et à l’expression libre des revendications identitaires des différentes minorités, la «réidentification» reconfigure cette nouvelle société, composée dès lors d’individus détachés de tout enracinement et libéré de toute conscience morale, en un «consortium de minorités» dont chacune est caractérisée et réduite au partage a priori d’un déterminant identitaire particulier entre tous ses membres – le sexe, l’origine ethnique, la confession religieuse – et dont toutes n’ont en commun que le sentiment d’être différent de la figure normative et fantasmée du «vieux mâle blanc» et la certitude d’être injustement discriminé du fait d’une différence objective.

Et alors que cette vision des rapports humains surdéterminés par la «race» ou le sexe n’était cantonné jusqu’à peu qu’aux marges de l’action politique et militante, et n’avait droit de cité que dans certains groupuscules extrémistes, les membres de cette sinistre ligue, mais également tous ceux qui ont été cooptés dans ces médias par d’autres moyens que la participation au harcèlement en ligne, ont implanté dans le débat public et légitimé, du fait de leur position culturellement hégémonique, cette vision multiculturaliste et essentialiste de l’organisation sociale.

Le voile aujourd’hui arraché sur leurs agissements passés ne les disqualifie pas seulement eux, il disqualifie également toute leur rhétorique…

Le voile aujourd’hui arraché sur leurs agissements passés ne les disqualifie pas seulement eux, il disqualifie également toute leur rhétorique qui, sous couvert de scientificité, d’objectivité journalistique et de neutralité axiologique, se révèle aujourd’hui ce qu’elle a en réalité toujours été, à savoir une opinion militante et un biais idéologique, qu’ils revendiquent jusque dans leur chute.

Cette leçon doit servir à tous ceux qui, par peur du harcèlement, de la raillerie ou de la disqualification, courbent l’échine, refusent d’évoquer les dérives de l’Islam, les dangers de l’immigration incontrôlée et la différence des sexes par peur d’être taxé d’islamophobie, de racisme ou de sexisme et se soumettent donc à cette vision de la société sous prétexte de souscrire au discours antidiscriminatoire.

Paul Godefrood

 

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