Satanistique : légère augmentation du nombre de visites les 11 et 12 février 2019

Comme je l’ai déjà fait observer lundi et mardi soir, mes nombres de visites quotidiennes ont augmenté sensiblement de la même manière durant ces deux journées sur mes deux blogs Petitcoucou et Justinpetitcoucou, en relation avec le décès du juge Raymond André, à Brest.

J’avais remarqué ces visites avant l’annonce publique du décès par Le Télégramme, lundi à 16h22.

Aujourd’hui, c’est quasiment fini, comme le montrent les statistiques du jour pour Petitcoucou à l’heure où j’écris ces lignes, soit 19h (voir ci-dessous).

Il en va de même pour Satanistique, où le nombre de visites quotidiennes avait légèrement augmenté lundi et mardi en raison de l’intérêt subit de mes lecteurs pour un article du 5 mai 2017 concernant la « justice » brestoise que j’avais alors comparée à celle de Rome :

 

16 janv. 2019 – 14 févr. 2019

 

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Voilà les traces de quelques-unes de ces visites, montrant qu’elles avaient débuté avant 16h22 et ne sont pas toutes locales :

 

Satanistique : légère augmentation du nombre de visites les 11 et 12 février 2019 dans Attentats frTreffléan, Bretagne, France, Orange

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fr dans CorruptionParis, Ile-de-france, France, Direction Interministerielle Du Numerique Et Du Sy

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Win7, IE 11.0, 1680×1050
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fr dans CrimeBrest, Bretagne, France, Orange     

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OS X, Safari 12.0, 1152×720
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fr dans FolieParis, Ile-de-france, France, Orange     

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Win10, Chrome 72.0, 1366×768
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11 Feb 16:54:37

 

fr dans LuraghiSaint-vran, Bretagne, France, Sfr    

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OS X, Safari 12.0, 1152×720
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11 Feb 15:46:24

 

 

La Direction Interministérielle du Numérique et du Système d’Information et de Communication de l’Etat était donc déjà informée du décès lundi, 11 février 2019, à 10h36, tout comme devait l’être aussi le cybercriminel et psychopathe Jean-Marc Donnadieu de Béziers lorsque vers 9h30 ou 10h il avait posté sur Facebook ce message m’étant manifestement adressé :

 

J'aurais des admirateurs au Maroc ! dans Folie
Balance : Si vous avez un Iphone, vous casserez l’écran en le faisant tomber de 2 centimètres. Si vous n’en avez pas, vous deviendrez juste ami(e) avec une loutre.

Commenter

 

C’était donc l’annonce de 16h22 qui aurait dû me faire lâcher mon Iphone de stupeur…

J’avoue avoir bien eu un choc sur le coup.

 

Statistiques du jour, jeudi 14 février 2019, à 19h, pour Petitcoucou :

 

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Grand nombre de visites sur Petitcoucou ce jour

Il y a longtemps que je n’ai pas publié les statistiques de ce blog, tout simplement parce qu’il n’y avait pas grand-chose de très intéressant à en retirer.

Ce soir, c’est différent.

En effet, dans la foulée du scandale du week-end, la révélation des cyberharcèlements commis il y a quelques années par la Ligue du LOL, les Brestois ont eu l’énorme surprise d’apprendre, par une publication du Télégramme de 16h22, le décès brutal du juge Raymond André.

J’aurai l’occasion d’y revenir.

Dans l’immédiat, après avoir précisé que l’horoscope du jour de Jean-Marc Donnadieu à mon adresse, celui que j’ai rapporté dans mon précédent article de blog, a été posté sur Facebook ce matin vers 9h30 ou 10h, je vous propose de prendre connaissance des statistiques de ce blog en fin de journée (23h45) :

 

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Attentats de Barcelone d’août 2017 : le « cerveau » voyage autant que Jean-Marc Donnadieu !

C’est une information du 2 août 2018 (voir série d’articles ci-dessous).

L’homme qui aurait planifié les attentats meurtriers du 17 août 2017 en Catalogne, dans le nord-est de l’Espagne, circule librement en Europe, « il change régulièrement de pays et ‘continue à entrer en contact avec d’autres groupes’ radicaux ».

Par ailleurs, des précisions d’importance ont été récemment publiées concernant les repérages effectués par les auteurs de ces attentats lors d’un voyage éclair en dates des 11 et 12 août 2017 à Paris, où ils auraient projeté d’attaquer la tour Eiffel à l’aide de bombes.

Rappelons qu’il s’agissait du premier attentat revendiqué par Daech en Espagne, dans une région où se rend régulièrement le Bitterrois Jean-Marc Donnadieu.

En outre, les terroristes disposaient d’au moins 120 bonbonnes de gaz évoquant immanquablement l’attentat raté de début septembre 2016 ayant déjà visé un monument parisien, la cathédrale Notre-Dame, sur l’île de la Cité.

J’ai déjà expliqué dans de précédents articles comment et pourquoi cet attentat m’était certainement dédié, alors que j’étais attendue au Palais de Justice de Paris le 13 septembre 2016 pour y être jugée et condamnée de manière expresse selon les voeux du psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Au mois d’août 2017, l’individu ayant fait appel de l’ordonnance du 5 janvier 2017 par laquelle le juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Paris avait rejeté toutes ses demandes à mon encontre, mon avocat venait de se constituer pour le procès en appel initialement prévu au mois de novembre 2017.

Voir le planning ici :

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/09/30/nouvelles-menaces-de-cyprien-luraghi-le-21-septembre-2018/

Conclusion : les commanditaires étaient bien toujours les mêmes.

 

https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/attentats-en-espagne-retour-sur-24-heures-de-traque-et-d-enquete_1936272.html

Attentats en Espagne: au moins 120 bonbonnes de gaz retrouvées à Alcanar

 

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 18/08/2017 à 21:58 , mis à jour le 20/08/2017 à 18:49
Des bonbonnes de gaz retrouvées lors de perquisitions à Alcanar, en Espagne après l'attentat de Barcelone, le 18 août 2017Des bonbonnes de gaz retrouvées lors de perquisitions à Alcanar, en Espagne après l’attentat de Barcelone, le 18 août 2017

afp.com/JOSE JORDAN

 

Les attentats de Barcelone et Cambrils ont fait 14 victimes et près de 120 blessés. Un homme est toujours recherché et un imam focalise l’attention des enquêteurs.

 

L’enquête sur les attentats sanglants à la camionnette de Barcelone et Cambrils, qui ont fait 14 morts en Catalogne, progresse rapidement dans une Espagne en deuil.

LIRE AUSSI >> En fuite, arrêtés ou tués, la cellule « démantelée » des attentats en Espagne

Quatre suspects, 3 Marocains et un Espagnol, ont désormais été arrêtés. Cinq « terroristes présumés » ont été tués mais au moins un individu est encore recherché. On dénombre pour l’instant 14 morts et plus de 120 blessés, d’au moins 35 nationalités. Voici un point sur l’enquête.

Les faits

Ce jeudi, à Barcelone, à 16h50 heure locale, une camionnette blanche a dévalé à toute allure l’allée centrale de la Rambla, dans le coeur touristique de la capitale catalane, fauchant les passants par dizaines et faisant au moins 13 morts et une centaine de blessés. Des témoins ont vu le conducteur prendre la fuite.

EN IMAGES >> Hommages et émotion en Espagne après le double attentat en Catalogne

Environ huit heures plus tard, juste après minuit, une Audi A3 a foncé sur la promenade du bord de mer de la station balnéaire de Cambrils, à 120 km au sud de Barcelone, blessant six civils, ainsi qu’un policier. L’un des civils, une femme, a succombé à ses blessures. Une fusillade a alors éclaté, au cours de laquelle la police a abattu les cinq occupants de l’Audi, des « terroristes présumés » portant de fausses ceintures d’explosifs. Daech a revendiqué l’attentat à la camionnette-bélier à Barcelone et celui de Cambrils.

Un homme toujours recherché

La traque d’un des derniers membres du groupe qui a commis les attentats se poursuit. Les policiers recherchent ainsi toujours Younès Abouyaaqoub, un Marocain de 22 ans dont la photo a été diffusée. Le chef de la police régionale de Catalogne a confié ce dimanche lors d’une conférence de presse que la police ignorait si le fugitif était toujours en Espagne. « Si je savais qu’il était en Espagne et où, nous irions le chercher. Nous ne savons pas où il est », a déclaré Josep Lluis Trapero.

LIRE AUSSI >> Comment les villes se protègent des attaques au véhicule-bélier

La cellule responsable des attentats a été « neutralisée » bien qu’un de ses membres soit encore en fuite, a encore assuré ce dimanche le responsable des affaires intérieures en Catalogne. « La capacité d’action de cette cellule a été neutralisée grâce au travail de la police », a déclaré Joaquim Forn.

120 bonbonnes de gaz retrouvées

La cellule responsable des attentats en Espagne préparait « un ou plusieurs attentats » à la bombe à Barcelone avec 120 bonbonnes de butane retrouvées dans une maison à Alcanar, à 200 kilomètres au sud-ouest, a annoncé la police dimanche.

« Nous commençons à voir clairement que c’est le lieu où se préparaient les explosifs pour commettre un ou plusieurs attentats dans la ville de Barcelone », a déclaré le chef de la police de Catalogne, Josep Lluis Trapero, ce dimanche.

La Sagrada Familia visée?

Le nombre de camionnettes louées, trois, laisse penser que le plan n’a pas été entièrement exécuté. Ainsi, le commando aurait pu abandonner une partie en raison de l’explosion de la maison à Alcanar. C’est en tout cas ce que pensent les enquêteurs. Selon une information du JDD, qui a eu accès à un rapport de police, la basilique de la Sagrada Familia était ainsi initialement visée par les djihadistes. Une cible très symbolique au coeur de Barcelone.

Le rôle d’un imam

Samedi, l’imam Abdelbaki Es Satty du village catalan de Ripoll, d’où sont originaires une partie des auteurs présumés des attaques était au centre de toutes les attentions. La presse s’interroge sur son rôle dans l’éventuelle radicalisation très rapide des auteurs.

LIRE AUSSI >> Attentats en Espagne: un imam de Catalogne au coeur de l’enquête

Le domicile de l’homme, qui a disparu depuis mardi, a été perquisitionné à l’aube, selon Nourddem, son colocataire qui a assisté à l’opération de police.

Le Kangoo blanc retrouvé

Le véhicule blanc de type Kangoo que la police espagnole avait signalé vendredi aux autorités françaises a été retrouvé en Espagne, a indiqué samedi une source policière française. Cette source, qui n’a pas donné plus de détails, confirmait une information donnée par France 2 et France Info. Le signalement avait été effectué par Madrid en anticipant un possible passage du véhicule du côté français de la frontière.

VIDÉO >> No Tinc Por: « Je n’ai pas peur », mot d’ordre des Barcelonais après le drame

Il s’agit du premier attentat revendiqué par Daech en Espagne, mais le pays avait été touché en mars 2004 par le pire attentat islamiste en Europe. Des bombes avaient explosé dans des trains à Madrid faisant 191 morts, une attaque revendiquée par un groupe de la mouvance al-Qaïda.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/attentats-en-espagne-un-suspect-reconnait-un-projet-d-attaque-plus-important-22-08-2017-7206759.php

Attentats en Espagne : un suspect admet que le projet d’attaque initial était plus important

 

>Faits divers|F.M. avec AFP| 22 août 2017, 16h33 | MAJ : 22 août 2017, 21h01 |6
Attentats de Barcelone d'août 2017 : le
Des enquêteurs fouillent les décombres de la maison où des suspects planifiaient un projet d’attentat d’ampleur, le 20 août 2017 à Alcanar (Espagne) (AFP/JOSE JORDAN )

 

Les quatre suspects encore en vie ont été inculpés «pour appartenance à une organisation terroriste» par l’Audience nationale à Madrid.

Ils préparaient une attaque bien plus vaste. L’un des quatre suspects encore en vie des attentats en Catalogne, Mohamed Houli Chemla, a déclaré ce mardi, devant la justice, que la cellule terroriste n’a pas pu exécuter son plan initial et envisageait «un attentat plus important» que les attaques de Barcelone et Cambrils, qui ont fait 15 morts et plus de 120 blessés. L’Espagnol de 21 ans a également précisé que le groupe comptait viser des «monuments (…) à l’aide de bombes».

Sur les douze membres présumés de la cellule, huit sont morts ou ont été tués par les forces de l’ordre. Trois d’entre eux ont été tués, dont un imam soupçonné d’être l’initiateur des attentats, dans l’explosion accidentelle, mercredi dernier, de leur planque d’Alcanar, transformée en fabrique d’explosif.

Sous les décombres, les policiers avaient découvert 120 bombonnes de gaz et des traces de substances habituellement utilisées pour fabriquer du TATP, un explosif prisé par le groupe Etat islamique (EI), qui a revendiqué les attentats. Cet événement est soupçonné par les enquêteurs d’avoir précipité le passage à l’acte des autres terroristes et annihilé une partie de leurs projets.

 

LIRE AUSSI

>Attentats en Espagne : les quatre suspects inculpés pour assassinats terroristes

Attentats en Espagne : au moins 120 bonbonnes de gaz stockées «pour une ou plusieurs» attaques

 

Le lendemain, une camionnette conduite par Younes Abouyaaqoub avait foncé sur les Ramblas, à Barcelone, tuant treize personnes et en blessant une centaine d’autres. L’assaillant a ensuite poignardé un homme, Pau Perez, pour lui dérober sa voiture et prendre la fuite. Quelques heures après cette première attaque, cinq terroristes avaient foncé en voiture sur la foule dans la station balnéaire de Cambrils, tuant une personne, avant d’être abattus par la police. Younes Abouyaaqoub, lui, a été abattu ce lundi par la police espagnole à Subirats, à une quarantaine de kilomètre de Barcelone, après quatre jours de traque.

Après avoir été auditionnés devant l’Audience nationale à Madrid, les quatre derniers suspects, appréhendés à Alcanar et à Ripoll, ont été inculpés «pour appartenance à une organisation terroriste». Deux ont été écroués, deux remis en liberté provisoire.

C’est au cours de cette audition que l’un d’eux est revenu sur les projets initiaux de la cellule. Mohamed Houli Chemlal, blessé dans la déflagration de la maison d’Alcanar, est à ce titre un suspect clef pour les enquêteurs : il est le seul en vie dont on sait avec certitude qu’il avait séjourné dans cette maison et qui puisse raconter ce que les suspects y faisaient. Une source judiciaire a précisé que l’Espagnol avait cherché à rejetter la responsabilité sur l’imam marocain Abdelbaki Es Satty, dont le corps a été retrouvé dans les décombres de la maison.

 

 - LP/Infographie

 

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Attentats en Espagne : deux suspects écroués et un troisième libéré

 

>Faits divers|Le Parisien avec AFP| 22 août 2017, 18h31 | MAJ : 23 août 2017, 8h19 |13
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(De gauche à droite) Mohamed Houli Chemlal, Driss Oukabir, Salah El Karib et Mohamed Aallaa, membres présumés de la cellule djihadiste responsable des attentats en Espagne le 22 août 2017 à Tres Cantos, près de Madrid.

(AFP/STRINGER)

 

Alors que les quatre suspects ont été inculpés mardi soir pour appartenance à une organisation terroriste, seuls deux d’entre eux ont été placés en détention.

Les quatre suspects encore en vie de la cellule djihadiste responsable des attaques sanglantes ayant fait 15 morts en Catalogne ont été inculpés mardi soir pour assassinat de nature terroriste.

Deux d’entre eux ont été placés en détention dans la foulée. Il s’agit de l’Espagnol de 21 ans Mohamed Houli Chemlal, qui a admis qu’une attaque plus importante se préparait bien, et du Marocain de 27 ans Driss Oukabir, arrêté jeudi à Ripoll, petite localité au pied des Pyrénées et dont le passeport a été retrouvé dans la fourgonnette sur les Ramblas. Mohammed Aallaa, propriétaire du véhicule ayant tué une personne à Cambrils, a, lui, été relâché sous contrôle judiciaire faute «d’indices permettant d’établir sa participation aux faits en dehors de la propriété (de la voiture) de nature formelle», a déclaré le juge Fernando Andreu.

Le magistrat s’est enfin laissé trois jours pour enquêter et décider s’il libère le quatrième suspect, Salh El Karib. Cet homme de Ripoll, la petite ville catalane d’où viennent la plupart des suspects, aurait acheté des billets d’avion pour deux des membres de la cellule. Le juge attend pour se décider le résultat de perquisitions qui étaient en cours mardi soir en Catalogne.

Une attaque «à la bombe (…) contre des monuments»

Le juge de l’Audience nationale, une juridiction spécialisée dans les affaires sensibles à Madrid, n’a donc pas suivi le parquet qui demandait l’incarcération des quatre hommes, mis en examen pour «appartenance à une organisation terroriste, assassinats terroristes et possession d’explosifs». Pendant 70 minutes, Mohamed Houli Chemlal a déclaré que les 12 membres de la cellule préparaient un attentat plus important que les deux survenus jeudi et vendredi et revendiqués par le groupe Etat islamique (EI). «Des monuments» devaient être frappés «à l’aide de bombes», a-t-il précisé. Il aurait aussi dit, non sans se contredire, qu’il «ne voulait pas faire de mal».

L’Espagnol de 21 ans avait été blessé dans l’explosion d’une maison à Alcanar, au sud de Barcelone, où la cellule aurait préparé les attaques. Il est à ce titre un suspect-clef pour les enquêteurs. Sous les décombres, les policiers avaient découvert 120 bonbonnes de gaz et des traces de substances habituellement utilisées pour fabriquer du TATP, un explosif prisé par le groupe EI. Selon la police, la perte de ce laboratoire de fortune a pu pousser les suspects à recourir à des moyens plus rudimentaires.

Chemlal a cherché à rejeter la responsabilité sur l’imam marocain Abdelbaki Es Satty, dont le corps a été retrouvé dans les décombres de la maison et soupçonné par les médias espagnols d’être le chef du groupe. Il a expliqué avoir survécu à l’explosion de la maison «parce qu’il était dehors, après le dîner, sous le porche».

 
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La camionnette louée pour un déménagement, selon Driss Oubakir

Après Mohamed Houli Chemlal, le juge a entendu les trois suspects marocains. Driss Oukabir a admis avoir loué la camionnette qui a servi à commettre l’attentat de Barcelone, mais a assuré que c’était pour un déménagement. Mohammed Aallaa, 27 ans, propriétaire de l’Audi A3, a lui expliqué qu’elle était à son nom «pour des raisons d’assurance», mais que que c’était son frère Saïd de 19 ans qui s’en servait.

La police continue parallèlement à enquêter sur les possibles ramifications internationales de la cellule, et les déplacements de plusieurs de ses membres à l’étranger. Au moins un des suspects, dont le nom n’a pas été révélé, s’est rendu à Zurich en décembre, selon la police fédérale suisse, qui a retrouvé trace de son passage dans un hôtel. L’imam Abdelbaki Es Satty a séjourné en Belgique entre janvier et mars 2016. Enfin, l’Audi A3 utilisée à Cambrils a été flashée près de Paris par un radar le 12 août avec quatre personnes à son bord, selon le ministre français de l’Intérieur Gérard Collomb, qui doit recevoir mercredi à Paris son homologue espagnol Juan Ignacio Zoido.

Au total, huit des 12 membres de la cellule sont morts : cinq abattus dès vendredi dans la localité de Cambrils, où ils ont foncé à bord de l’Audi contre un barrage de police, deux tués dans l’explosion de la maison d’Alcanar, dont l’imam Abdelbaki Es Satty, présumé cerveau du groupe, et le chauffeur ayant frappé les Ramblas de Barcelone, Younès Abouyaaqoub, lundi après-midi. Parmi les quatre suspects encore en vie, deux sont des frères des assaillants abattus à Cambrils.

 

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Attentats en Espagne : le mystérieux séjour parisien des djihadistes

 

>Faits divers|Éric Pelletier| 23 août 2017, 7h57 | MAJ : 23 août 2017, 9h59 |8
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Cambrils (Espagne), le 18 août. L’épave de l’Audi A3 impliquée dans l’attentat, et flashée quelques jours plus tôt en région parisienne.

AFP /LLUIS GENE

picto info

Quatre jours avant les attentats de Barcelone et de Cambrils, plusieurs membres du commando ont fait un aller-retour à Paris. Un voyage aussi rapide qu’énigmatique.

Les Pyrénées, l’autoroute A 10, un hôtel le long du périphérique parisien, une grande enseigne culturelle… Le parcours en France de plusieurs djihadistes appartenant à la cellule de Barcelone se précise. Mais le motif de ce déplacement comporte encore bien des zones d’ombre. Moins d’une semaine avant de finir sa course sur le toit, dans la station balnéaire de Cambrils en Catalogne (Espagne), l’Audi A3 utilisée comme voiture-bélier contre les passants avait effectué un aller et retour en région parisienne. Un déplacement «extrêmement rapide», selon l’expression employée par le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, mardi sur RMC-BFMTV.

Ce trajet de deux jours — les vendredi 11 et samedi 12 août — est au cœur des investigations de la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire et de la Direction générale de la sécurité intérieure. Il a pu être retracé après les attaques de Barcelone et Cambrils (15 morts, 126 blessés) grâce à l’exploitation des images recueillies sur les grands axes de circulation entre la France et l’Espagne, et celles d’un radar automatique en région parisienne.

Nuit d’hôtel à Malakoff et passage à la Fnac

L’Audi noire aurait été aperçue le 11, dès 13 heures, au péage de Lestelle (Pyrénées-Atlantiques) dans le sens sud-nord. On peut en déduire que la voiture, venue d’Espagne, avait franchi les Pyrénées un peu plus tôt pour ensuite remonter vers le nord. Les policiers français retrouvent en effet sa trace en toute fin d’après-midi, à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Paris. Cette fois, grâce à un radar. L’Audi est flashée alors qu’elle roule vite — trop vite — vers la capitale, sur l’autoroute A 10, à la hauteur de Janvry, dans l’Essonne. L’immatriculation «9 676 BHF» et la couleur sombre de la voiture sont clairement visibles mais l’image, prise par l’arrière, est de trop mauvaise qualité pour identifier les occupants et même pour en connaître le nombre.

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 Deux suspects écroués et un troisième libéré

Younes Abouyaacoub, l’homme soupçonné d’avoir percuté la foule massée sur La Rambla de Barcelone le 17 août, était-il à bord ? Les investigations étaient toujours en cours sur ce point mardi. L’enquête a en tout cas montré que plusieurs suspects avaient passé la nuit dans un hôtel d’entrée de gamme à Malakoff (Hauts-de-Seine), le long du périphérique sud de Paris. Le lendemain, on les retrouve en visite dans un centre commercial de Paris et une Fnac. Ils auraient ensuite repris la route vers l’Espagne.

Des sources proches de l’enquête assurent n’avoir décelé «aucun dessein terroriste» dans cet étrange aller et retour mais restent prudentes, estimant que l’intégralité de l’emploi du temps n’a pas encore été retracée. Trois jours après le retour de l’Audi, la base arrière des terroristes, un pavillon d’Alcanar, à 200 km de Barcelone, était soufflée dans une explosion, décapitant les deux principaux chefs du groupe, l’imam et l’artificier. Le lendemain, Younes Abouyaacoub lançait son fourgon de location contre les passants sur La Rambla. Dans la soirée, cinq autres membres de la cellule montaient dans l’Audi noire pour une ultime action meurtrière.

Les quatre survivants inculpés

Des témoins clés. Quatre survivants de la cellule terroriste de Catalogne ont été inculpés mardi à Madrid d’«appartenance à une organisation terroriste, assassinats terroristes et possession d’explosifs». Au cours d’un interrogatoire d’un peu plus d’une heure, Mohamed Houli Chemlal, 21 ans, le seul avoir la nationalité espagnole, a confirmé vouloir préparer un attentat de plus grande ampleur. «A l’aide de bombes», il s’agissait de s’en prendre à des «monuments». Lui-même a été blessé dans l’explosion accidentelle de l’atelier de confection d’explosifs à Alcanar. Il doit la vie, selon lui, au fait d’être sorti «après le dîner, sous le porche».

Deux autres personnes se trouvant à l’intérieur, l’imam de Ripoll et l’artificier présumé, ont été tués. Le juge a par ailleurs entendu Driss Oukabir, Mohamed Aallaa et Salah El Karib, tous trois de nationalité marocaine.

Après avoir menti en garde à vue, Oukabir a reconnu avoir loué la camionnette qui a servi à commettre l’attentat de Barcelone. Il pensait, dit-il, qu’il s’agissait d’un déménagement. Aallaa, 27 ans, propriétaire de l’Audi A3 flashée quelques jours plus tôt en France, a expliqué que le véhicule lui appartenait, «pour des raisons d’assurance», mais que l’utilisateur était en fait son frère Saïd, 19 ans, tué dans l’attaque de Cambrils. Quant à El Karib, il est soupçonné d’avoir aidé financièrement le groupe. Selon le quotidien El Pais, Houli Chemlal et Oukabir ont été écroués mardi soir. Aallaa a été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Quant à El Karib, son cas sera examiné ultérieurement.

 

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/08/02/97001-20180802FILWWW00162-le-cerveau-des-attentats-de-barcelone-serait-en-liberte.php

Le cerveau des attentats de Barcelone serait en liberté

 

  • Par  Le Figaro.fr avec AFP
  • Mis à jour le 02/08/2018 à 16:07
  • Publié le 02/08/2018 à 15:30

 

L’homme qui aurait planifié les attentats meurtriers du 17 août 2017 en Catalogne, dans le nord-est de l’Espagne, circule librement en Europe, affirme aujourd’hui le journal El Periódico.

 

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« Le terroriste est localisé, il change régulièrement de pays (ils ne précisent pas s’il passe par l’Espagne) et ‘continue à entrer en contact avec d’autres groupes’ radicaux », écrit le quotidien catalan, citant des sources proches de l’enquête sur les attentats de Barcelone et Cambrils (Catalogne) – revendiqués par l’organisation djihadiste Etat islamique – qui avaient fait 16 morts et 120 blessés, le 17 août 2017.

Pendant longtemps, un imam marocain de 43 ans, Abdelbaki Es Satty, avait été présenté comme le cerveau de ces attaques, ayant pris l’ascendant sur un groupe de jeunes radicalisés dans la petite ville catalane de Ripoll. Désormais, « les forces de sécurité considèrent que l’imam servait de contact avec l’auteur intellectuel des attaques, qui se trouvait alors ‘dans une ville du centre de l’Europe’ », a indiqué El Periódico. Ses sources n’ont cependant pas indiqué « la nationalité ni l’âge du cerveau des attentats, ni dévoilé s’il avait vécu à un moment donné en Espagne ».

 

Barcelone se rassemble contre le terrorisme
Neuf jours après les attentats de Barcelone et de Cambrils, 500.000 personnes ont manifesté contre la terreur, selon la police.
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L’imam était mort dans une explosion accidentelle, un jour avant les attentats, dans une maison située à 200 km de Barcelone, où le groupe était en train de confectionner des bombes. Les six auteurs matériels des attaques sont des enfants d’immigrés marocains, âgés de 17 à 24 ans, qui ont tous été tués par la police. Le 17 août, un assaillant au volant d’une camionnette avait foncé dans la foule sur l’avenue la plus touristique de Barcelone, tuant 14 passants, puis avait tué un automobiliste auquel il avait dérobé une voiture pour s’enfuir. Quelques heures plus tard, cinq complices avaient lancé leur voiture dans la foule dans la station balnéaire de Cambrils, faisant un mort.

 

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Consultée par l’AFP, une porte-parole de la police régionale catalane a refusé de commenter l’information publiée par El Periodico, en soulignant que « tout ce qui concerne les connexions internationales » de la cellule djihadiste est « couvert par le secret de l’instruction ». En février, un homme arrêté en France pour ses liens avec un des membres de la cellule a été inculpé et écroué à Paris.

Le Figaro.fr avec AFP

 

 

https://www.lindependant.fr/2018/08/07/attentats-de-cambrils-et-barcelone-limam-de-ripoll-aurait-recu-en-prison-quatre-visites-de-la-police,4671546.php

  • archives
    archives AFP/PAU BARRENA
Publié le 07/08/2018 à 19:43 / Modifié le 07/08/2018 à 19:43
 
Attentats de Cambrils et Barcelone: l’imam de Ripoll aurait reçu en prison quatre visites de la police
 
Abdelbaki Es Satty, l’imam de Ripoll, cerveau des attentats de Cambrils et Barcelone, le 17 août 2017, aurait reçu quatre visites de la police au centre pénitentiaire de Castellon, où il purgeait une peine de quatre ans pour trafic de drogue de 2010 à 2014.

 

Dans un rapport adressé au juge de la Cour nationale concernant l’enquête sur les attentats, il ressort que Es Satty aurait subi « quatre interrogatoires de la police » avec quatre agents, deux gardes civils et deux membres du Centre national de renseignements (CNI).

La relation de l’imam de Ripoll et la police est l’un des points les plus sombres de l’enquête sur les attentats. Le CNI a admis qu’il avait « maintenu le contact » avec Es Satty lors de son emprisonnement dans le cadre de la prévention contre le terrorisme.

Le CNI n’a cependant pas précisé la fréquence ni la teneur de ces contacts. Le rapport des institutions pénitentiaires incorporé dans le résumé de l’enquête fait référence à quatre réunions avec l’imam en prison. Trois des quatre interrogatoires de la police ont été enregistrés en avril, mai et juin 2012 par deux agents de la garde civile.

La dernière visite aurait eu lieu le 17 mars 2014 par des agents de la CNI.

Es Satty a été arrêté au port de Ceuta le 1er janvier 2010, le jour de ses 37 ans, pour avoir tenté d’introduire 121 kilos de haschisch en Espagne. Il est entré en prison deux jours plus tard et ne l’a pas quittée avant avril 2014, un mois après le dernier entretien avec la police. Au procès, Es Satty a déclaré que trois frères marocains l’avaient battu et forcé à transporter la drogue. Déjà en prison, il s’est plaint au parquet et au médiateur d’avoir été emprisonné injustement.

Le rapport comprend également la liste des prisonniers avec lesquels il partageait sa cellule en prison. Les Mossos d’Esquadra ont retrouvé dans cette liste Bennaceur Ameskour dont les empreintes digitales ont été identifiées dans un dictionnaire arabe-espagnol dans la maison d’Alcanar, l’endroit choisi par la cellule terroriste pour fabriquer des matières explosives. Une explosion fortuite dans cette maison le 16 août a tué Es Satty, Un événement qui avait précipité les attaques de Barcelone et de Cambrils.

V. V./Lindep.fr
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Attentats de Barcelone : le seul suspect français libéré

 

>Faits divers|Jérémie Pham-Lê| 10 janvier 2019, 21h04 | MAJ : 10 janvier 2019, 21h39 |1
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Des policiers sur les lieux de l’attentat qui avait frappé Barcelone le 17 août 2017. AFP/Josep Lago

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Mohamed B., un Tarnais mis en examen dans le volet français de l’enquête sur les tueries de l’été 2017, a été libéré le 18 décembre sous contrôle judiciaire. Les policiers espagnols ont reconnu une erreur concernant un élément qui l’accablait.

 

C’est une libération qui pourrait réduire à néant tout un pan des investigations menées en France sur les attentats de Barcelone. Selon nos informations, Mohamed B., un Tarnais de 32 ans, a été libéré sous contrôle judiciaire le 18 décembre par le juge antiterroriste chargé du volet français de l’enquête sur les tueries. Celles-ci avaient été perpétrées les 17 et 18 août 2017 par une cellule de jeunes radicalisés affiliés à Daech à Barcelone et Cambrils (16 morts, plus de 120 blessés dont des Français).

Mohamed B. était l’unique suspect mis en cause en France. Il avait été interpellé à Albi (Tarn) le 23 février 2018, puis mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et écroué à Fleury-Mérogis.

S’il reste mis en examen, avec notamment l’interdiction de quitter le territoire français, le trentenaire, qui a toujours nié toute implication dans la préparation des attentats, a vu une partie des charges portées à son encontre s’effondrer… à la faveur d’une erreur des enquêteurs espagnols. Ainsi était-il reproché à Mohamed B., ami d’enfance de Driss Oukabir, l’un des terroristes présumés ayant survécu, d’avoir voyagé à Ripoll (Espagne) les jours précédant les massacres. C’est dans cette ville que la cellule djihadiste a préparé son plan funeste.

Marche arrière des policiers catalans

Dans un premier temps, les policiers catalans – les Mossos d’Esquadra – avaient indiqué à leurs homologues français que le Tarnais avait communiqué, lors de ce séjour à Ripoll, un numéro de téléphone à la réception de l’hôtel où il logeait. Or ce numéro serait identique à celui utilisé pour la location de la camionnette ayant servi à semer la mort sur La Rambla, à Barcelone.

Mais voilà : en avril dernier, les enquêteurs espagnols opèrent une marche arrière brutale. Dans un rapport rectificatif, ils indiquent que Mohamed B. n’a en fait jamais utilisé cette ligne, comme il l’a toujours affirmé en garde à vue. La confusion viendrait du fait que le terroriste qui a loué la fameuse fourgonnette a communiqué un numéro… officiel de l’hôtel où a logé Mohamed B. Les policiers catalans admettent piteusement que le Français n’a en plus donné aucune coordonnée téléphonique lors de sa réservation.

Il « n’apparaît pas être radicalisé »

Dans son ordonnance, le juge d’instruction français reconnaît que « l’erreur des autorités policières catalanes » a pesé lourd dans sa décision de remise en liberté. Mais le magistrat note aussi que Mohamed B. « n’apparaît pas, au terme des investigations, être radicalisé ». S’il a reconnu avoir rencontré Driss Oukabir ainsi que l’un des frères de ce dernier lors de son séjour en Espagne, le Tarnais, père de famille, soutient qu’il n’a jamais été mis au courant de leur projet d’attentat. D’ailleurs, cet été-là, Mohamed B. ne voyageait pas seul… mais avec une autre personne française. Celle-ci a confirmé aux policiers français n’avoir rien décelé d’inhabituel dans le comportement du suspect.

« Mon client aspire désormais à retrouver sa vie, réagit l’avocat de Mohamed B., Me. Moad Nefati. Il a toujours clamé son innocence et remercie le juge d’instruction français saisi du dossier car il a pu faire la part des choses entre les informations erronées transmises par les autorités espagnoles et ses propres déclarations qui ont pu être vérifiées. Il va maintenant se reconstruire après près d’un an de détention provisoire auprès de sa famille. »

Depuis les attentats de Barcelone, la justice française cherche à savoir si la cellule terroriste a bénéficié de complicités en France, voire si elle projetait une attaque sur le territoire national, notamment en raison d’un voyage de deux des terroristes à Paris à l’été 2017. Mais les investigations n’ont, jusqu’ici, pas été concluantes sur ces points.

 

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Attentats en Espagne : révélations sur les repérages des terroristes à Paris

 

>Faits divers|Éric Pelletier et Jérémie Pham-Lê| 21 janvier 2019, 21h55 | MAJ : 21 janvier 2019, 21h57 |13
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Une cinquantaine de photos et vidéos, contenues dans une carte SD d’appareil photo, saisie dans la planque des terroristes à Alcanar (Espagne), ont été exploitées par les enquêteurs. DR

picto info

Un an et demi après les attentats en Espagne, les policiers français et espagnols ont désormais la preuve de repérages des terroristes à Paris.

 

Les soupçons d’un projet d’attentat à Paris fomenté par la cellule terroriste de Barcelone se renforcent. Mais la majorité des protagonistes ne sont plus en vie pour le confirmer. Le 17 août 2017, une camionnette lancée à toute vitesse dans la foule sur les Ramblas faisait 15 morts et 126 blessés. Dans la soirée, des complices attaquaient Cambrils une station balnéaire catalane plus au sud, tuant une femme.

Un an et demi plus tard, l’enquête conjointe des polices espagnole et française laisse à penser qu’un attentat simultané à la tour Eiffel a été évité. « Nous avons échappé à un carnage de même intensité que le Bataclan », résume une source policière française. Des indices essentiels ont en effet été retrouvés dans une « carte mémoire SD » d’appareil photo, saisie dans la planque des terroristes à Alcanar (Espagne).

Ce support se trouvait parmi les décombres : la maison venait d’être soufflée par les produits explosifs qui y étaient stockés. Explosion qui a conduit la cellule, composée de jeunes Marocains ralliés à Daech, à passer à l’action de manière précipitée. Selon les déclarations de l’un des survivants en garde à vue, le groupe projetait des attaques contre des « monuments ».

Photos des files d’attente des touristes

Outre la piste de la Sagrada Familia, l’exploitation d’une cinquantaine de photos et vidéos contenues dans cette carte SD prouve que des repérages minutieux ont été effectués à la tour Eiffel cinq jours avant les massacres. Les images, prises par deux des terroristes abattus en Catalogne, s’attardent sur les files d’attente des touristes et les passages protégés alentours.

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/DR « L’auteur de ces images paraît davantage intéressé par les différents moyens d’accès au monument, ses systèmes de protection et de sécurité, ainsi que les flux de touristes déambulant sur les trottoirs et files d’attente que par l’édifice en lui-même et le symbole touristique qu’il représente », relève un rapport de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

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/DR Selon les enquêteurs, ce repérage « laisse supposer la préparation d’une action d’envergure sur ce site ». Soupçons renforcés par la découverte en Espagne, dans l’ordinateur d’un djihadiste, d’un document PowerPoint contenant six diapositives sur la tour Eiffel. Dont une présentation, schéma à l’appui, des caractéristiques techniques de l’édifice : hauteur, étages, ascenseurs…

Mystérieux aller-retour à Paris en août 2017

Les enquêteurs disposent aussi d’une vidéo troublante d’une quarantaine de secondes, extraite de cette même carte mémoire. On voit et on entend l’un des membres de la cellule déclarer : « Je jure par Allah que vous les chrétiens, vous allez voir ce qui va vous arriver. Dieu a préparé les Moudjahidin de Ripoll, si Dieu veut jusqu’à Paris. » Enfin, en perquisition, les enquêteurs catalans sont tombés sur un agrandissement d’une autre ville française, Marseille, où était inscrit : « centre-ville, attaque expert cousin ».

En janvier 2018, la revue CTC Sentinel de l’académie militaire de West Point avait déjà évoqué la piste d’un projet d’attentat en France. Les indices se sont accumulés depuis. Très tôt, les investigations se sont concentrées, côté français, sur un mystérieux aller-retour à Paris les 11 et 12 août 2017.

Deux des futurs djihadistes font le déplacement à bord d’une Audi A3 : Younès Abouyaaqoub, 22 ans, tué par la police catalane quatre jours après l’attentat de Barcelone, et Omar Hichamy, 21 ans, mort à Cambrils.

«Ils étaient calmes, souriants»

Grâce aux caméras de vidéosurveillance des autoroutes, au flash d’un radar pour excès de vitesse et à des recoupements téléphoniques, l’itinéraire est connu. Les deux jeunes gens franchissent la frontière franco-espagnole le 11 août à 11 heures, passent en route un court appel à un hôtel parisien du XIe arrondissement, avant de se présenter à 21 heures à la réception de l’hôtel BnB de Malakoff, le long du périphérique.

Ils montent dans leur chambre mais ne s’éternisent pas : ils reprennent leur voiture pour se rendre à la tour Eiffel, où ils restent entre 22 heures et minuit. La raison de leur présence dans le secteur reste obscure. En tout cas, Abouyaaqoub et Hichamy rentrent à l’hôtel dans la nuit après un détour par Rungis.

« Ils étaient calmes, souriants, comme deux personnes qui viennent faire une virée à Paris », se souvient une employée devant les policiers. Une autre décrit des hommes « pressés », dont l’un était « réticent à donner sa carte bancaire » lors de la réservation.

Halte inexpliquée devant le ministère de l’Intérieur

Le lendemain matin, des caméras saisissent l’image des deux Marocains dans un parking face à la gare Saint-Lazare. À la Fnac toute proche, ils payent en liquide un petit appareil photo Canon pour 129,99 euros, après s’être attardés au rayon des drones. Puis prennent à nouveau la direction de la tour Eiffel. Sur le chemin, ils font une halte inexpliquée devant le ministère de l’Intérieur. « Précisons que la longévité de cet arrêt n’est pas due à un trafic routier », note un enquêteur sur procès-verbal.

De 11 heures à 13 heures, les deux jeunes gens flânent à la tour Eiffel, photographiant frénétiquement le monument avec leur nouvel appareil. Ils font ensuite un crochet par un bureau de tabac de Courbevoie (Hauts-de-Seine) pour acheter deux puces téléphoniques utilisables à l’étranger.

Vers 23 heures, ils sont de retour en Espagne. Un séjour express, sans contacts locaux, qui semble avoir conduit les autorités françaises à sécuriser la tour Eiffel : aujourd’hui, le monument est protégé par des plots anti-voitures béliers et un mur de verre.

Attentats de janvier 2015 à Paris : éléments de preuves pour confondre le terroriste Pascal Edouard Cyprien Luraghi

Pour cette 11ème édition des manifestations de fin de semaine des Gilets jaunes, j’ai décidé de me faire plaisir en offrant à mes lecteurs la Pièce N°5 de l’assignation à comparaître le 13 septembre 2016 devant le juge des référés du Tribunal de Grand Instance de Paris qui m’avait été délivrée par exploit d’huissier en date du 12 juillet 2016 à la demande du dénommé Pascal Edouard Luraghi, dit Cyprien Luraghi, juste avant l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice – une vieille manie de l’intéressé, un genre de remake d’une séquence semblable de l’année 2011 : après avoir envoyé un long texte me concernant à « qui de droit » le 13 juillet, pour fêter le 14 juillet il avait alors piraté OverBlog de manière à faire tomber toute la plateforme de blogs, puis avait continué sur sa lancée en piratant dix jours plus tard des sites de préfectures françaises (revendication sous le pseudonyme de SaMo_Dz sur le site zone-h.org, à cette adresse : clic), cette fois pour fêter les dix ans de son Sitacyp qu’il avait décidé de fermer le même jour.

Rappelons qu’en 2016, pour cet anniversaire-là, ce fut la fête du père Hamel en l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, avant l’attaque ratée de la cathédrale Notre-Dame de Paris début septembre, laquelle était probablement destinée à me mettre dans l’ambiance pour notre première confrontation parisienne, comme expliqué dans cet article récent :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/01/19/attentats-de-janvier-2015-renvoi-aux-assises-de-14-personnes/

En complément, je précise ici qu’un de mes témoins contre lui et ses complices « déconnologues » fréquente aussi quotidiennement cette cathédrale et pouvait donc être visé, se sentir visé et être réellement menacé et/ou très exposé au risque d’être tué ou blessé lors de l’explosion prévue à peine dix jours avant cette confrontation juste en face, au Palais de Justice de Paris.

Par ailleurs, d’autres de mes témoins avaient déjà fait l’objet de tentatives d’assassinat ou étaient bien morts juste après la décision de la Cour d’Appel de Rennes du 2 décembre 2015 dans l’affaire de sa complice Josette Brenterch du NPA de Brest.

Venons-en à cette Pièce N°5 censée soutenir les prétentions du criminel à mon encontre.

Elle se compose de deux courriers électroniques, le premier de 16 pages, et le second de 7 pages, supportant l’un et l’autre de ses échanges avec Google entre juin 2013 et juillet 2014 à propos d’un blog dénommé « Puy-l’Evêque » dont il demande la suppression et qu’il m’attribue de manière gratuite – son auteur est anonyme, et tout ce qui est anonyme et le dérange, c’est moi… même chose pour de soi-disant appels téléphoniques anonymes qu’il aurait reçus : il a porté plainte contre moi pour harcèlement téléphonique alors que tous ceux qui m’écoutent illégalement au quotidien depuis des lustres savent parfaitement bien que je n’ai jamais composé son numéro de téléphone de toute ma vie…

A la lecture de cette pièce, on découvre qu’il a obtenu la suppression de quatre articles pour violation de ses droits d’auteur et n’a pu infléchir la décision de Google de conserver tout le reste en dépit de ses injonctions répétées de suppression de la totalité du blog.

Il soutenait que tous ses contenus auraient été « manifestement illicites », leur auteure présumée n’étant selon lui qu’une folle délirante, comme l’avait déjà jugé des magistrats brestois le 11 juin 2013.

Cependant, sans crainte de se contredire, il écrivait aussi – et c’est la vérité – que tout ce blog ne contenait en fait que des copies d’articles parus sur d’autres sites, dont le sien et mon ancien blog « Un petit coucou » chez OverBlog.

Pour autant, aucun de ces articles copiés de mon ancien blog n’était visé par le jugement de Brest comme étant soit-disant « manifestement illicite » – je rappelle qu’en définitive, c’est ce jugement qui a été jugé comme illicite et annulé pour ce motif, pas mes articles.

Aucun de ces articles n’était non plus visé par l’arrêt du 15 décembre 2011 obtenu à Montpellier contre OverBlog par son complice Jean-Marc Donnadieu de Béziers.

Les réponses de Google étaient pertinentes, mais Pascal Edouard Cyprien Luraghi ne les comprenant visiblement pas plus qu’il ne comprend le droit les qualifiera d’ »incohérentes » dans son assignation : quand il ne comprend pas, le problème n’est jamais chez lui mais dans la matière ou chez les personnes qu’il ne peut comprendre, par exemple les mathématiques et les mathématiciens ou autres matheux… et d’ailleurs, tant qu’à faire, il me qualifiera aussi d’ »incohérente » dans cette assignation – je suis analyste et ai fait beaucoup de cohérence fonctionnelle dans l’exercice de mon métier d’ingénieur d’études en informatique.

C’est bien lui dont les propos et comportements sont toujours incohérents : il se plaint tout à la fois que les textes le concernant qui sont copiés sur ce blog porteraient atteinte à ses droits d’auteur et qu’ils ne véhiculeraient pas d’informations pertinentes à son sujet, mais il a bien montré qu’il est le premier à les diffuser; en réponse aux conseils de Google, il prétend n’avoir aucun moyen de joindre l’auteur du blog car celui-ci est anonyme, mais cela n’a jamais empêché les outils de contact d’un blog de fonctionner, et il envoie lui-même à Google l’adresse de la personne qu’il affirme être l’auteur du blog avec le jugement de Brest qu’il communique !

L’on notera au passage qu’il se trahit aussi sur un point très important, puisqu’il écrit à son interlocuteur que mon ancien blog « Un petit coucou » chez OverBlog a été suspendu par son hébergeur, ce qu’il n’est pas censé savoir, car cela n’a jamais été publié nulle part. A cette date, le blog n’est plus en ligne, certes, mais il pourrait avoir été supprimé plutôt que suspendu, rien ne permet de faire le distingo. Je suis la seule à savoir ce qu’il en est réellement, avec l’hébergeur qui m’a avertie de sa décision et de ses motifs… et bien sûr toute la clique des « déconnologues » du cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi qui continue à capter illégalement par piratages informatiques tous mes échanges de courriers électroniques…

Mais le plus intéressant de tous ces échanges avec Google est le tout dernier, le 25 juillet 2014 peu avant 18h.

Car c’est là que commence le phénomène de mon Chinois de Thaïlande :

http://petitcoucou.unblog.fr/2014/07/27/plus-de-10000-visites-au-compteur-du-petitcoucou-merci-fuzhou/

Manifestement, Cyprien Luraghi en était bien l’auteur.

Il aura pété un câble après l’échec de sa dernière tentative d’obtenir la suppression de ce blog et s’est dès lors mis à cliquer comme un fou sur l’article suivant, évoquant assez précisément le coup monté de sa bande de juin 2013 en lien avec le jugement illégalement prononcé par le Tribunal de Grande Instance de Brest moins d’une semaine plus tard :

http://petitcoucou.unblog.fr/2014/07/11/affaire-meric-front-de-gauche-et-violation-du-secret-medical/

Rappelons ici qu’Alexis Corbière est un ancien militant de la LCR, il s’agit donc bien d’un complice de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest. En outre, il est né à Béziers comme Jean-Marc Donnadieu et a étudié à l’Université de Montpellier comme Georges Cortez, deux « déconnologues » notoires, complices des précédents :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexis_Corbi%C3%A8re

Or, préparant déjà un coup similaire pour la décision de la Cour d’Appel de Rennes, qui sera l’attentat du 7 janvier 2015 contre Charlie Hebdo et la liberté d’expression, Cyprien Luraghi utilise un lot d’adresses IP localisées à Fuzhou, où doit se fournir Saïd Kouachi pour son commerce de fausses Nike :

http://petitcoucou.unblog.fr/2016/07/24/les-contrefacons-de-nike-viennent-de-fuzhou/

Manifestement, commanditaires et futurs exécutants sont déjà en relation.

L’attentat sera assez clairement revendiqué sur le blog Luraghi sous la double signature de l’auteur du blog et de son complice Georges Cortez, le 24 janvier 2015 :

http://petitcoucou.unblog.fr/2015/07/14/enquete-sur-les-attentats-de-paris-de-janvier-2015-revelations-du-4-juillet-2015/

Quant au blog « Puy-l’Evêque », il a été supprimé par son hébergeur sitôt après l’attentat, le 8 janvier 2015.

Voir ici :

http://satanistique.blogspot.com/2015/01/cyprien-luraghi-et-la-pedophilie-la.html

Ou là (c’est le même article) :

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2015/01/12/cyprien-luraghi-et-la-pedophilie-la-sanction-est-tombee/

Et quelques bonnes questions à ce sujet :

http://petitcoucou.unblog.fr/2015/06/22/mon-chinois-de-thailande-la-piste-passe-par-limoges-et-le-commissaire-fredou/

Ici, je dois préciser que mon correspondant de Limoges qui selon ses amis a été assassiné début mars 2011, tout juste trois semaines après la trop chrétienne et trop sportive Patricia Bouchon, alors qu’il était explicitement visé par Jean-Marc Donnadieu en raison de ses relations avec moi, quoique celles-ci n’aient jamais été publiques, cet ingénieur fut selon ses amis assassiné par des pédophiles qui le menaçaient depuis peu, lui-même n’ayant jamais eu aucun rapport avec la pédophilie.

Egalement à lire ou à relire :

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2015/01/13/amedy-coulibaly-a-l-ecole-du-crime-a-fleury-merogis/

http://petitcoucou.unblog.fr/2015/06/22/mon-chinois-de-thailande-cyprien-luraghi-une-piste-bien-etayee/

http://justinpetitcoucou.unblog.fr/2015/01/19/les-freres-kouachi-frequentent-tres-tot-des-pedophiles/

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/03/20/attentats-de-paris-de-janvier-2015-six-nouvelles-gardes-a-vue/

Et encore une attaque de joggeur, une !

Le « Konducator » Cyprien Luraghi déteste autant le sport que les mathématiques.

Il a vraiment haï la « battante » Patricia Bouchon.

Enfin, je rappelle que ce blog-ci, Petitcoucou, a été mystérieusement suspendu par son hébergeur durant trois semaines à compter du 6 janvier 2015, soit la veille de l’attentat.

 

Attentats de janvier 2015 à Paris : éléments de preuves pour confondre le terroriste Pascal Edouard Cyprien Luraghi dans Attentats LURAGHI_Pi%25C3%25A8ce_5-page-001%255B1%255D

 

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LURAGHI_Pi%25C3%25A8ce_5-page-007%255B1%255D dans NEMROD34

 

LURAGHI_Pi%25C3%25A8ce_5-page-008%255B1%255D dans Pédophilie

 

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Cesare Battisti, recherché pour quatre assassinats, largement protégé par mes harceleurs

Comment s’en étonner ?

En comparaison de tous les assassinats dont ils sont les auteurs ou co-auteurs, cet homme n’a quasiment rien fait.

On rappelle par ailleurs que l’autoproclamé « écrivain » Pascal Edouard Cyprien Luraghi n’a jamais eu aucune des qualités qu’il s’attribue.

 

https://actu.orange.fr/monde/battisti-toujours-recherche-par-les-autorites-bresiliennes-CNT000001b5qWw.html

Battisti toujours recherché par les autorités brésiliennes

 

Battisti toujours recherché par les autorités brésiliennes
Cesare Battisti à Cananeia lors d’une interview avec l’AFP le 20 octobre 2017
©Miguel SCHINCARIOL, AFP

AFP, publié le samedi 15 décembre 2018 à 14h26

La police brésilienne n’est toujours pas parvenue à localiser l’ex-militant d’extrême gauche Cesare Battisti, sous le coup d’un mandat d’arrêt en vue d’une extradition vers l’Italie, où il a été condamné à la prison à perpétuité pour quatre homicides dans les années 70.

L’acte d’extradition signé vendredi par le président brésilien Michel Temer a été publié samedi au Journal Officiel.

Jeudi soir, le juge de la Cour suprême Luiz Fux avait ordonné  que Cesare Battisti, 63 ans, soit placé en détention pour éviter « une quelconque tentative de fuite » face à une éventuelle extradition.

Selon la radio brésilienne CBN, un avion militaire italien se trouve déjà à l’aéroport international de Guarulhos, près de Sao Paulo, pour ramener M. Battisti dans son pays d’origine une fois qu’il sera arrêté.

Des agents de la police fédérale se sont rendus au domicile de l’Italien à Cananeia, petite ville côtière de l’Etat de Sao Paulo (sud-est), où il réside depuis plusieurs années, mais ne l’ont pas trouvé. Il a également été recherché à certaines adresses à Sao Paulo, capitale économique du Brésil.

Vendredi, son avocat Igor Sant’Anna Tamasauskas a annoncé avoir présenté un recours contre la décision du juge Fux et affirmé à l’AFP ne pas savoir où se trouvait son client, expliquant qu’il ne lui avait pas parlé depuis le mois dernier.

Des voisins de M. Battisti à Cananeia ont révélé au quotidien O Globo qu’ils ne l’ont pas vu depuis la victoire du candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro au second tour de l’élection présidentielle, le 28 octobre.

Selon un de ces voisins, il avait suivi le résultat du scrutin dans un petit bistrot local, mais n’avait pas été aperçu en ville par la suite.

« C’est la dernière fois qu’il est venu ici. Il venait tous les jours, prenait une bière et lisait le journal. Il a suivi les résultats de l’élection avec l’air inquiet », a raconté au journal le propriétaire du bistrot.

Ex-capitaine de l’armée brésilienne, Jair Bolsonaro a réitéré à plusieurs reprises son intention de livrer à l’Italie celui qu’il qualifie de « terroriste ».

Ancien militant d’un groupe d’extrême gauche classé comme terroriste par la justice italienne, Cesare Battisti a été condamné par contumace en 1993 en Italie à la réclusion à perpétuité pour quatre meurtres et complicité de meurtres à la fin des années 1970.

Aujourd’hui âgé de 63 ans, il a toujours clamé son innocence et vit exilé au Brésil depuis 2004, après avoir passé près de 15 ans en France.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cesare_Battisti_(1954)

      • Cesare Battisti (1954)

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        Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Battisti et Cesare Battisti.
        Cesare Battisti
        Description de cette image, également commentée ci-après
        Cesare Battisti en novembre 2009.
        Données clés
        Naissance 18 décembre 1954 (63 ans)
        Cisterna di Latina, Italie
        Pays de résidence Italie, Mexique, France,
        Brésil (à partir de 2004)
        Profession
        Autres activités

        Compléments

        En 1993, il est condamné, en Italie, à la réclusion criminelle à perpétuité pour assassinat et complicité d’assassinat de 4 personnes.

        modifier Consultez la documentation du modèle

        Cesare Battisti, né le 18 décembre 1954 à Cisterna di Latina, dans la province de Latina, au sud de Rome, est un criminel et terroriste italien, devenu écrivain. Durant les « années de plomb », il est membre du groupe des Prolétaires armés pour le communisme (PAC), classé comme terroriste par la magistrature italienne1. À ce titre, il est condamné par contumace pour quatre assassinats commis durant cette période. Réfugié en France, il y devient écrivain et publie plusieurs romans policiers. La France ayant finalement accepté de l’extrader vers l’Italie, il prend la fuite en 2004. Il se réfugie ensuite au Brésil, où il est arrêté en 2007. Après une longue controverse politique et judiciaire, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva décide de lui accorder l’asile dans ce pays2.

        Biographie

        Inscrit au Lycée, Cesare Battisti abandonne vite l’école3 et commet des délits de rapine et séquestration de personnes entre 1972 et 19744. Emprisonné en 1979 et condamné en 1981 pour appartenance à une bande armée, il s’évade et se réfugie alors au Mexique. En 1988, il est jugé par contumace par la Cour de Milan et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat du surveillant de prison Antonio Santoro (Udine, 1978) et de l’agent de police Andrea Campagna (Milan, 1979), ainsi que pour complicité dans les assassinats le 16 février 1979 du boucher Lino Sabbadin (Santa Maria di Sala, Vénétie) et du bijoutier Pierluigi Torregiani (Milan).

        Il s’installe en France en 1990. Une demande d’extradition vers l’Italie est refusée en 1991. Il séjourne librement en France, devient gardien d’immeuble et publie plusieurs romans noirs à partir de 1993.

        Battisti déclarait en 2001, à propos des crimes lui ayant valu sa condamnation, « Politiquement, j’assume tout »5. Il a commencé à affirmer son innocence à partir de 2004, quand la situation judiciaire lui est devenue défavorable en France6,7.

        En 2004, le gouvernement français s’apprête finalement à l’extrader en Italie, ce qui nourrit un débat français sur l’opportunité de cette extradition. Cesare Battisti est alors en fuite, jusqu’à son arrestation au Brésil, le 18 mars 2007.

        Période italienne

        Les faits

        Dès 1968, il entre en contact avec la contestation étudiante8.

        Il vit de menus larcins et fait des séjours réguliers en prison à partir de 1971 pour des délits mineurs8. Il devient progressivement un délinquant : il est arrêté et condamné à six ans de prison pour vol à main armée en 1974. C’est lors de ses séjours en prison, qu’il entre en contact avec des militants d’extrême gauche qui influeront sur son évolution. Il est libéré puis poursuivi à nouveau en 1976 ; il rejoint alors la clandestinité et la lutte armée dans le cadre du groupuscule Prolétaires armés pour le communisme (PAC), dont l’organisation dite « horizontale » est peu structurée, contrairement aux Brigades rouges.

        L’organisation des Prolétaires armés pour le communisme a commis des hold-up et quatre meurtres ont été revendiqués au nom des PAC : ceux du gardien de prison Antonio Santoro (6 juin 1978 à Udine), du bijoutier Pierluigi Torregiani (16 février 1979 à Milan), du boucher Lino Sabbadin9 (le même jour près de Mestre) et du policier Andrea Campagna (le 19 avril 1979 à Milan), en tirant plusieurs fois au visage. Lors de la fusillade contre Pierluigi Torregiani, une balle perdue, tirée par Torregiani lui-même10, a blessé son jeune fils Alberto Torregiani, avec qui il se promenait11, ce dernier en est resté paraplégique. Les quatre tireurs, Gabriele Grimaldi, Giuseppe Memeo, Sebastiano Masala et Sante Fatone, ont été identifiés et condamnés en 198112,13. Les PAC reprochaient aux commerçants Torregiani et Sabbadin d’avoir résisté aux braquages commis par des membres de leur groupe14.

        Dans plusieurs textes publiés des années plus tard, Cesare Battisti indique avoir renoncé à la lutte armée en 1978, à la suite de l’assassinat d’Aldo Moro et se dit innocent des quatre assassinats revendiqués par les PAC.

        Il est arrêté le 26 juin 1979 et condamné en 1981 à treize ans de réclusion pour appartenance à une bande armée, grâce notamment aux témoignages de repentis13.

        Le 4 octobre 1981 des membres de PAC organisent son évasion de la prison de Frosinone et Cesare Battisti s’enfuit d’Italie pour rejoindre la France puis le Mexique en 198215.

        Pietro Mutti, un des chefs des PAC recherché pour le meurtre de Santoro (condamné par contumace), est arrêté en 1982 ; à la suite de ses déclarations, Cesare Battisti est impliqué par la justice italienne dans les quatre meurtres commis par les PAC, directement pour les meurtres du gardien de prison et du policier et pour complicité dans ceux des deux autres victimes16. Le procès de Cesare Battisti est donc rouvert en 1987, et il sera condamné par contumace en 1988 pour un double meurtre (Santoro, Campagna) et deux complicités d’assassinat (Torregiani, Sabbadin). La sentence est confirmée le 16 février 1990 par la 1re cour d’assises d’appel de Milan, puis après cassation partielle, le 31 mars 1993 par la 2e cour d’assises d’appel de Milan17. Il en résulte une condamnation à réclusion criminelle à perpétuité, avec isolement diurne de six mois, selon la procédure italienne de contumace.

        Le débat

        Dans son livre sur le sujet, Guillaume Perrault fait la liste des éléments que la cour d’assises a recensés comme preuve : analyses balistiques, documents retrouvés dans la planque de 1981, et recoupements de témoignages extérieurs et de repentis des PAC18. Selon Fred Vargas13 et d’autres auteurs (Valerio Evangelisti19, Bernard-Henri Lévy20), aucune preuve matérielle n’incriminerait Cesare Battisti (y compris les analyses balistiques) et ce procès aurait été entaché d’irrégularités.

        Dans les publications issues de l’affaire de 2004, les indications divergent sur la façon dont Cesare Battisti a été défendu lors de ces procès en Italie à partir de 1987. Ce dernier affirme qu’il n’a pas eu de communication avec sa défense, tandis que le gouvernement italien indique qu’il menait sa défense secrètement depuis sa fuite. Ce point semble important dans la perspective de l’affaire en France, car ce n’est que dans le cas où il est réputé avoir pu mener sa défense lui-même, que la contumace italienne, qui ne permet pas de nouveau procès, peut être compatible avec les règles françaises de l’extradition21). Sur ce point, Guillaume Perrault, journaliste au Figaro, rappelle à son tour qu’« en Italie, au contraire [de la France], un accusé a le droit de ne pas comparaître devant les jurés s’il l’estime utile à son système de défense. Qu’il attende en face du tribunal ou soit en fuite sous les tropiques, l’essentiel est qu’il ait eu connaissance de sa convocation, des voies de recours possibles et, surtout, qu’il ait pu préparer librement sa défense avec les avocats de son choix22 ». Il rappelle en outre22,23 que cette procédure de contumace a été approuvée, le 14 décembre 1993, par le comité des ministres du Conseil de l’Europe, instance politique chargée de l’application des décisions de la Cour européenne des droits de l’homme, bien que, comme l’indique la défense de Cesare Battisti, les décisions judiciaires de la Cour de Strasbourg en elles-mêmes aient plusieurs fois contesté la condamnation par contumace italienne24,25,26.

        En fuite

        Au Mexique, pendant neuf années27, il vit d’emplois alimentaires. Il travaille dans des restaurants. Il crée une revue littéraire (via Libre en 1986, dont une version électronique existe encore aujourd’hui28), participe à la création du Festival du livre de Managua, organise la première Biennale d’Arts Graphiques à Mexico. Il commence à écrire sous l’impulsion du romancier Paco Ignacio Taibo II, il collabore à plusieurs journaux.

        En 1985, le président François Mitterrand s’engage à ne pas extrader les anciens activistes italiens ayant rompu avec la violence, à l’exclusion des crimes de sang29. C’est la doctrine Mitterrand. Sur la base de cet engagement politique, Cesare Battisti revient en France en 1990. Cesare Battisti, étant réclamé notamment pour homicide volontaire aggravé d’autres faits de violences graves, n’était pas protégé par cette doctrine, mais dans les faits jouit de la même protection30,31.

        Il y est cependant arrêté à la demande de l’Italie en 1991. Il passe cinq mois à la prison de Fresnes. La chambre d’accusation de la cour d’appel de Paris rejette la demande d’extradition le 29 mai 1991, par deux arrêts ; à l’époque, la justice française estime que les lois adoptées en Italie contre le terrorisme « allaient à l’encontre de la conception française du droit »32, notamment en appliquant le principe Non bis in idem, selon lequel on ne peut être jugé deux fois pour les mêmes faits33.

        Les craintes d’extradition vers l’Italie écartées, sous la protection juridique de la France, il s’installe à Paris, où il prend un travail de gardien d’immeuble, en même temps qu’il continue son activité littéraire et commence une carrière d’écrivain qui va lui conférer une certaine notoriété et des articles favorables dans des journaux orientés à gauche5.

        Il écrit son premier roman Les Habits d’ombre. Ce roman et les deux qui suivront L’Ombre rouge et Buena onda sont des romans noirs qui prennent pour toile de fond le monde des exilés italiens à Paris. Il publie également Dernières cartouches qui se déroule dans l’Italie des Années de plomb.

        Pendant ce temps, le 31 mars 1993, il est condamné définitivement pour assassinat (Antonio Santoro, Andrea Campagna) et complicité d’assassinat (Lino Sabbadin). En 1997, il obtint une carte de séjour pour dix ans34.

        L’affaire Battisti

        2004 : en France

        Le 10 février 2004, les policiers de la Direction nationale antiterroriste l’arrêtent à nouveau dans le hall de son immeuble, où il arrondit ses fins de mois comme concierge, pour être extradé, à la suite d’une nouvelle demande de l’Italie. C’est le début de l’« affaire Battisti »35.

        Cette affaire suscite une vive polémique en Italie et en France où cet homme marié et père de deux enfants est surtout connu comme homme de lettres. Plusieurs artistes, écrivains, journalistes, personnalités politiques et publiques, incluant une partie de la gauche et l’extrême gauche française protestent contre l’extradition de Battisti, dont le collectif du Poulpe, qui rassemble des auteurs de polars, dont la romancière Fred Vargas, l’humoriste Guy Bedos, le chanteur Georges Moustaki, le maire de Paris Bertrand Delanoë, le philosophe Bernard-Henri Lévy, l’Abbé Pierre. François Hollande lui rend visite à la prison de la Santé alors que Battisti y est incarcéré. Le gouvernement français communique que cette procédure est habituelle36. Le 2 mars 2004, le Conseil de Paris vote une résolution le soutenant37. Ces réactions de soutien suscitent par ailleurs des critiques en France, comme celle du journaliste Guillaume Perrault qui, dans un ouvrage consacré à l’affaire, estime que les soutiens de Battisti obéissent essentiellement à une logique politique et ne défendent pas son innocence mais demandent l’« indulgence due à la pureté de sa cause »38. En 2012, l’essai du journaliste d’investigation Karl Laske, La mémoire du plomb met également en évidence les aveuglements d’une classe politico-médiatique française pratiquant le déni de la réalité par proximité idéologique avec l’ancien militant d’extrême gauche39.

        Ces réactions de soutien suscitent en retour des réactions de groupes politiques français et italiens, et d’une partie de l’opinion publique internationale40 et italienne. L’Italie, tout comme la France, est divisée sur l’affaire mais le sentiment prédominant est défavorable à Battisti : il est condamné aussi bien par la gauche et la droite politique, par la plupart des médias, ainsi que par les autorités41,42. Le traitement de l’affaire diffère également entre les médias français et italiens : tandis que la majorité des médias français utilisent pour décrire Cesare Battisti le qualificatif d’« activiste », les médias italiens adoptent pour la plupart celui de « terroriste ».

        Dans cette polémique, les deux parties s’accusent mutuellement de campagne de désinformation. Le procureur adjoint de Milan, Armando Spataro, qui était déjà procureur à l’époque et avait participé aux procès de Cesare Battisti, parle dans l’Express de « formidable désinformation en France43 », tandis que Cesare Battisti et ses soutiens parlent de cet acharnement, cette intoxication, et cette désinformation44.

        Cesare Battisti est mis en liberté surveillée le 3 mars 2004. Assigné à résidence à Paris, il s’installe dans le studio du 14e arrondissement d’un membre influent de son comité de soutien, son amie Fred Vargas, où il est surveillé en permanence par une équipe de la B.R.I.45.

        Le 30 juin 2004, la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris rend une décision favorable à son extradition46,47.

        Le 2 juillet 2004, le président de la République française Jacques Chirac déclare qu’il ne s’opposera pas à la décision de la justice française de l’extrader48. Dominique Perben, Garde des sceaux, confirme ce changement de position : « Il n’y a pas d’ambiguïté. Il y a un changement d’attitude de la part de la France et je l’assume » (en référence à la doctrine Mitterrand)49,50. Le 8 juillet 2004, le gouvernement retire le décret d’application51 concernant sa naturalisation, qui était en passe d’aboutir à la suite d’une procédure commencée en 200152.

        Le 21 août 2004, Cesare Battisti se soustrait à son contrôle judiciaire, et annonce qu’il reprend la clandestinité53,54. Il était alors recherché par la police française. Cesare Battisti affirme en janvier 2009 que cette fuite a été facilitée par les services secrets français55.

        Un pourvoi formé devant la chambre criminelle de la Cour de cassation française est examiné le 29 septembre, puis rejeté le 13 octobre 200456.

        Le décret d’extradition est signé par le premier ministre. Les avocats introduisent un recours en annulation devant le Conseil d’État français, qui confirme le décret d’extradition le 18 mars 200517.

        Cesare Battisti dépose une plainte auprès de la Cour européenne des droits de l’homme, au titre que son extradition vers l’Italie porterait atteinte à son droit à un procès équitable (en référence au fait, entre autres, qu’il n’était pas présent lors de son procès). La Cour européenne des droits de l’homme, à l’unanimité, a déclaré, par la décision du 12 décembre 2006, que les jugements sur Battisti en Italie ont été effectuées en stricte conformité avec les principes de procédure régulière57.

        La Cour européenne des droits de l’homme déclare le 19 mars 2007 que sa demande est irrecevable58,59. Là elle motive sa décision par le motif qu’il avait « renoncé d’une manière non équivoque à son droit de comparaître personnellement et d’être jugé en sa présence » en étant en fuite et note que « le requérant, qui avait délibérément choisi de rester en situation de fuite après son évasion en 1981, était effectivement assisté de plusieurs avocats, spécialement désignés par lui durant la procédure »60,61

        À partir de 2004 : au Brésil

        Cesare Battisti, recherché pour quatre assassinats, largement protégé par mes harceleurs dans AC ! Brest 220px-Battisti_Nov_2009
        Battisti en 2009.

        À partir de 2004, Cesare Battisti séjourne clandestinement au Brésil62.

        Il est arrêté par la police brésilienne le 18 mars 2007,63,64,63,65 à Rio de Janeiro. Dès les premiers jours, la presse a relayé qu’il avait été arrêté en compagnie d’une femme, Lucie Abadia, membre de son comité de soutien, prise en filature depuis la France, et qui allait lui apporter 9 000 €, mais cette version a été par la suite contestée66,67,68. L’opération était appuyée par des policiers français, présents lors de l’arrestation.

        L’Italie a appelé immédiatement à son extradition, mais la justice brésilienne doit elle-même se prononcer, auparavant, sur la légalité de cette procédure69, c’est-à-dire déterminer si le jugement italien, y compris la procédure de jugement par contumace, est en conformité avec la procédure criminelle brésilienne.

        Le 20 mars 2007, la Cour suprême brésilienne donne quarante jours à l’Italie pour présenter une demande formelle d’extradition de Cesare Battisti. À la suite de quoi, la Cour pourra statuer dans un délai non précisé. Si la Cour conclut que les crimes dont il est accusé constituent des actes de terrorisme, il pourra être extradé, mais s’il demande et obtient le statut de réfugié politique, l’extradition ne pourra pas avoir lieu. La Cour devra également prendre en compte le fait que le Brésil n’extrade pas pour des peines de plus de trente ans de prison et que les lois brésiliennes ne reconnaissent pas les jugements prononcés en absence de l’accusé (alors qu’il est condamné à perpétuité par contumace)70.

        Les autorités judiciaires italiennes se disent satisfaites de cette arrestation71,72. Romano Prodi, président du Conseil a félicité Giuliano Amato, ministre de l’Intérieur, de l’arrestation de Battisti. En effet, des membres de la police antiterroriste italienne, l’Ucigos, se trouvaient depuis le mois d’octobre au Brésil à la recherche de l’ex-membre des Prolétaires armés pour le communisme.

        À la suite son arrestation, Piero Fassino, secrétaire général des Démocrates de gauche (Democratici di sinistra, DS) et porte parole du plus important parti de la coalition au pouvoir, déclara qu’il était temps « que les responsables de graves actes de terrorisme ayant fait des victimes innocentes et bouleversé la vie de ce pays paient leur dette envers la justice »73,74. Cesare Battisti a obtenu le soutien de quelques rares personnalités italiennes, comme l’écrivain Valerio Evangelisti. Des personnalités et des groupes se sont manifestés et réclament une amnistie pour cette période de l’Histoire de l’Italie75, mais ils sont une minorité en Italie, et sont face à une opposition virulente de la part des associations de victimes. Maurizio Puddu, président de l’Association italienne des victimes du terrorisme a déclaré que « la grâce et l’amnistie ne peuvent pas être appliquées envers qui a commis des crimes de terrorisme et de massacre. De nombreux terroristes se sont réfugiés en France et ont reconstruit leur vie mais nos proches ne peuvent pas le faire, car ils sont dans des cimetières76 ».

        La classe politique et l’opinion française ont aussi réagi. La droite se félicitant de sa capture. Tandis que des responsables de la gauche française et le centriste François Bayrou, appellent le gouvernement français à faire pression sur l’Italie pour que Cesare Battisti soit rejugé (dans l’hypothèse d’une extradition, et en référence au fait qu’il n’aurait pas pu présenter sa défense lors de sa contumace de 1988)77. Constatant la participation de policiers français présents à l’arrestation, et la proximité avec la présidentielle française, des observateurs, avec parmi eux les sympathisants de Cesare Battisti, voient dans cette arrestation une manipulation de Nicolas Sarkozy, lui-même candidat. Le quotidien italien La Repubblica a par ailleurs indiqué que Nicolas Sarkozy savait dès 2006 où se trouvait Cesare Battisti78,79,80,67. Dans des propos rapportés par Bernard-Henri Lévy, Cesare Battisti raconte comment il était surveillé de près depuis un an par la police68. Nicolas Sarkozy répond en arguant que c’est une coïncidence, et que l’assistance de la police française était un devoir en vertu de la demande de collaboration émise par la justice italienne81

        Certains, au Brésil, ont protesté contre l’extradition. Le Groupe Tortura Nunca Mais/RJ82, la Commission des droits de l’homme de l’Ordre des avocats du Brésil (OAB-CE), des groupements sociaux, des partis politiques, des avocats et des enseignants ont lancé une campagne contre l’extradition. Ils demandent l’octroi de l’asile politique à Cesare Battisti en s’appuyant sur la tradition d’asile qu’a jusqu’ici accordé le Brésil aux réfugiés italiens des années de plomb (Luciano Pessina ex-militant du mouvement Autonomie Ouvrière, Toni Negri) et sur l’article 5º, alinéa LII de la Constitution : « Il ne sera accordé aucune extradition d’étranger pour crime politique ou d’opinion »83.

        À l’issue du délai de quarante jours accordé par le Brésil, le ministre de la Justice italienne, Clemente Mastella, a fait une demande formelle d’extradition. Afin d’éviter un blocage dû à la législation brésilienne qui refuse l’extradition pour des peines de plus de trente ans de réclusion, le ministre italien a précisé que la peine de Cesare Battisti ne serait pas nécessairement une perpétuité effective84, ce qui a déclenché une polémique en Italie et la colère des victimes des Prolétaires armés pour le communisme.

        Le 5 avril 2008, le procureur général du Brésil a donné un avis favorable à l’extradition de Cesare Battisti considérant que ce dernier avait bien « des motivations politiques », mais que celles-ci étaient insuffisantes pour justifier « la mise en danger de responsables de l’autorité et de civils sans défense »85, ses crimes étant marqués par une « certaine froideur et un certain mépris pour la vie humaine »86. Le procureur a également précisé qu’en cas d’extradition, la condamnation à perpétuité de Battisti devra être transformée en trente ans de réclusion et le temps passé en prison au Brésil décompté de sa peine86. La commission nationale pour les réfugiés, organisme relevant du ministère de la Justice, refuse pour sa part le statut de réfugié politique à Cesare Battisti87.

        Le 14 janvier 2009, le ministre brésilien de la justice Tarso Genro émet une opinion contraire à celle de la commission nationale pour les réfugiés, comme lui permet la loi, et donne un avis favorable à l’octroi à Battisti du statut de réfugié politique, arguant d’une « crainte fondée de persécution » dans son pays88. La décision revient désormais à la Cour suprême du Brésil, qui examine la demande italienne et l’avis du ministère public, organisme qui n’est pas soumis à l’autorité du pouvoir exécutif. En Italie, l’association « Domus Civitas » regroupant victimes du terrorisme et de la mafia, a qualifié la demande du ministre brésilien d’« humiliation ». Sabina Rossa, députée du Parti démocrate et membre d’une autre association de victimes du terrorisme, dont le père a été tué par les Brigades rouges, a déclaré que la décision du ministre brésilien « démontre encore une fois une insensibilité totale et un manque de respect pour notre démocratie ». Le ministère italien des affaires étrangères a aussitôt demandé au président brésilien Lula de revenir sur la décision de son ministre89. Le 27 janvier, l’Italie rappelle pour consultations son ambassadeur au Brésil. Sergio Romano, dans un éditorial du Corriere della sera, commente : « Le Brésil, en ce moment, se sent puissant en vertu de son succès économique et du modèle qu’il représente et il est vraiment dommage qu’il n’ait pas compris qu’il y avait en Italie cette blessure encore ouverte du terrorisme »90. Battisti demeure incarcéré en l’attente d’une décision de la cour suprême du Brésil.

        Dans une lettre publiée par ses avocats le 30 janvier 2009, Cesare Battisti nie une nouvelle fois avoir commis les meurtres pour lesquels il fut condamné et dénonce nommément quatre de ses anciens complices des PAC – Gabriele Grimaldi, Sebastiano Masala, Giuseppe Memeo et Sante Fatone, tous condamnés des années plus tôt et dont l’un est décédé en 2006 – comme responsables des assassinats91. Les trois ex-membres des PAC répliquent en qualifiant l’attitude de Battisti d’« infamante »92.

        Le 31 décembre 2010, le président Lula fait annoncer au dernier jour de son mandat son refus de l’extradition. La classe politique italienne s’insurge contre cette décision. Le gouvernement italien rappelle pour consultation son ambassadeur au Brésil, Gherardo La Francesca, et promet des sanctions contre le Brésil93, envisageant également un recours devant la Cour pénale internationale de La Haye94. Les soutiens français de l’ex-militant italien se sont félicités de la décision du président brésilien. « Je me réjouis de la sagesse du président Lula. C’est une décision avisée. C’est la décision d’un homme qui a pris le temps de se plonger dans le dossier, de vérifier ses nombreuses irrégularités et de prendre la mesure de sa dimension exagérément passionnelle », écrit Bernard-Henri Lévy sur son site internet, La règle du jeu95. En Italie, des manifestations ont lieu contre la décision du président brésilien, et réunissent des responsables politiques de droite et de gauche. Silvio Berlusconi, tout en promettant la fermeté, déclare ne pas souhaiter que l’amitié entre l’Italie et le Brésil souffre de l’affaire, ajoutant « cette affaire ne concerne pas les rapports entre nos deux pays, c’est une affaire judiciaire »96.

        Le 6 janvier 2011, le Tribunal fédéral suprême du Brésil rejette la demande de libération présentée par les avocats de Cesare Battisti, et renvoie l’affaire à l’un de ses magistrats, déjà rapporteur du cas Battisti, et partisan de l’extradition devant la cour suprême. Plusieurs juristes brésiliens se déclarent convaincus que l’Italie obtiendrait gain de cause en cas de recours à La Haye97. Le 20 janvier 2011, le Parlement européen approuve, avec un seul vote contre, une résolution demandant l’extradition de Cesare Battisti. La Commission européenne estime pour sa part que le différend à ce sujet doit être réglé de manière bilatérale entre l’Italie et le Brésil98.

        Le 9 juin 2011, Cesare Battisti est sorti de la prison de haute sécurité de Papuna99 près de Brasilia où il était incarcéré depuis quatre ans, après que la Cour suprême du Brésil a rejeté son extradition vers l’Italie. Le 22 juin 2011, le Conseil national de l’immigration lui accorde un permis de résidence permanente au Brésil100.

        Le 3 mars 2015, la juge fédérale Adverci Mendes de Abreu ordonne son expulsion vers la France ou le Mexique, pour séjour irrégulier au Brésil. Cette sentence remet en question la décision de la Cour suprême de juin 2011101. Le 12 mars, Cesare Battisti est interpellé par la police fédérale du Brésil à Embu das Artes, une ville de l’État de Sao Paulo. Il est retenu dans les locaux de la superintendance régionale de la police fédérale de Sao Paulo en attente de son expulsion102. Il est libéré quelques heures plus tard grâce à l’intervention de son avocat qui dénonce une arrestation et une détention arbitraires. Le 14 septembre, la Cour fédérale régionale de Sao Paulo déclare illégale l’expulsion de Battisti et annule la décision de la juge fédérale.

        Le 27 juin 2015, il se marie dans l’État de Sao Paulo, avec sa compagne brésilienne Joice Lima, à Cananeia, une ville côtière du sud-est du Brésil100.

        Le 4 octobre 2017, Battisti est interpellé dans la ville brésilienne de Corumbá, à la frontière bolivienne. Il aurait tenté de traverser la frontière en possession de 5 000 dollars et 2 000 euros, selon le quodien O Globo, « les autorités brésiliennes pensent qu’il tentait de se réfugier en Bolivie »103. Il est remis en liberté le 7 octobre 2017104 mais la question de son extradition vers l’Italie se pose à nouveau105.

        Le 16 octobre 2018, le candidat à l’élection présidentielle brésilienne Jair Bolsonaro promet, via Twitter, qu’en cas de victoire il romprait avec la politique menée jusqu’alors par la gauche brésilienne au pouvoir, et livrerait Battisti aux autorités italiennes106. Le 29 octobre 2018, Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur du gouvernement italien, salue la victoire de Jair Bolsonaro et déclare sur Twitter : « Et après des années de vains discours, je demanderai qu’ils nous renvoient en Italie le terroriste rouge Battisti »107.

        Le 13 décembre 2018, la justice brésilienne ordonne l’arrestation de Cesare Battisti en vue de son extradition en Italie108.

        Cesare Battisti dans les œuvres de fiction

        • 2017 – Le film Après la guerre s’inspire des premiers jours de la cavale de Cesare Battisti en France.

        Œuvre

        Romans

        Collectif, recueils et anthologies

        • Via Libre 5, Cesare Battisti (dir.), [présentation en ligne] [lire en ligne]
        • « Quattro passi di danza », dans : Daniele Brolli (dir.) et al. (collectif), Italia odia, Arnoldo Mondadori Editori
        • « Super snail in action », (trad. de l’italien par Sonia Fanuele et Catherine Siné), dans : Serge Quadruppani (dir.) et al. (collectif) (entretien-préface avec Valerio Evangelisti), Portes d’Italie, Fleuve Noir, 2001, [présentation en ligne]
        • « Choice », dans : Gérard Delteil (dir.) et al. (collectif), Noir de Taule, Société d’Édition Les Belles Lettres, 2001
        • « L’air de rien », dans : J.P. Pouy (dir.) et al. (collectif), Paris rive noire, Autrement, Paris, 1996
        • Terres brûlées, Cesare Battisti (dir. et préf.) et al. (collectif), Paris, Payot et Rivages, coll. « Rivages thriller », 2000, 172 p. (ISBN 2-7436-0648-7). Rééd. coll. « Rivages noir », 2003, 201 p. (ISBN 2-7436-1121-9).[présentation en ligne]

        Bibliographie

        Sur les autres projets Wikimedia :

        Notes et références

        1. Sentence de la seconde cour d’appel de Milan [archive], condamnant les membres du groupe, 31 mars 1993.
        2. « Brésil : l’Italie déboutée, Cesare Battisti retrouve la liberté » [archive], Le Monde, 9 juin 2011.
        3. Battisti: una vita tra carcere e fughe [archive]
        4. [1] [archive]
        5. a et b L’homme aux semelles de plomb. Journal, 27/04/2001.
        6. Pourquoi Battisti n’a-t-il pas dit son innocence plus tôt ? Par Fred Vargas [archive]
        7. Résumé de l’argumentaire officiel de Cesare Battisti : Cesare Battisti, Je n’ai pas tué, 06/8/2004
        8. a et b Cesare Battisti, « Cesare Battisti : biographie », dans Via Libre 5, Cesare Battisti (dir.), [lire en ligne]
        9. L’écrivain italien Gilda Piersanti rappelle que ce n’est pas pour leurs sympathies d’extrême droite que ces commerçants furent assassinés mais pour s’être défendu face à un braquage des PAC. Ces derniers « les ont revendiqués comme exemple de justice prolétaire contre deux commerçants coupables d’avoir tiré, pour se défendre, sur les braqueurs armés de ces mêmes PAC. » (Lettre ouverte à Fred Vargas par Gilda Piersanti [archive]). Ces propos sont confirmés par le procureur adjoint de Milan dans L’Express [archive]
        10. La balle perdue qui a rendu paraplégique le fils du bijoutier a été tirée par son père in Guillaume Perrault, Génération Battisti. Ils ne voulaient pas savoir, février 2006 p. 188
        11. (en) Du correspondant à Rome Richard Heuzé, « Une victime de Battisti parle », Le Figaro,‎ mars 2007 (lire en ligne [archive])
        12. Fred Vargas, « Et si Battisti était vraiment innocent ? » dans Le Monde, 13/11/2004 [lire en ligne]
        13. a b et c Fred Vargas, « Cesare Battisti : À la recherche de la justice perdue », dans La Règle du Jeu, n°30 (janvier 2006), [lire en ligne [archive]]
        14. « Gilda Piersanti, « Cara Fred, (lettre ouverte à Fred Vargas sur l’affaire Battisti) » »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 30 mars 2013), Le Mague, 2 juin 2004
        15. Cesare Battisti, Ma cavale, Grasset, 2006, p. 57
        16. Carlos A. Lungarzo, Cesare Battisti. Les coulisses obscures, Éditions Viviane Hamy, 2014, p. 101
        17. a et b Conseil d’État, Assemblée du contentieux, 18 mars 2005, no273714 [archive], Publié au Recueil Lebon ; Lire également le communiqué de presse [archive] et l’analyse de la décision [archive] sur http://www.conseil-etat.fr/ [archive]
        18. Guillaume Perrault, Génération Battisti. Ils ne voulaient pas savoir, février 2006, p. 32
        19. Valerio Evangelisti répond À 50 Questions (traduit de l’italien pour bellaciao.org par Karl et Rosa) [archive]
        20. Cesare Battisti, Ma Cavale, 27/4/2006,
          en préface

          p. 13

        21. Fred Vargas écrit : « L’autre grande force du dossier de Battisti était qu’il avait été condamné en Italie en son absence. Selon la loi française, il devait donc bénéficier d’un nouveau procès en sa présence, et ne pouvait donc pas être envoyé directement en prison en Italie, encore moins pour une peine de perpétuité » dans la postface de Cesare Battisti, Ma Cavale, 27 avril 2006, p. 370.
        22. a et b Guillaume Perrault (préface de Gilles Martinet), Génération Battisti. Ils ne voulaient pas savoir, Plon, février 2006, 186 p., p. 28-29
        23. Elle « respectait pleinement le principe du débat contradictoire »
        24. Mémoire de la défense de Cesare Battisti présenté à la1re Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris : Maître Irène Terrel, Maître Jean-Jacques de Félicie (collectif), « Mémoire n°II – in limine litis et en réplique au fond », (10/5/2004), Paris, dans Via Libre 5, [lire en ligne]
        25. Sandra Vinciguerra, « Par ricochet, la Cour européenne change le destin de Battisti », (20/11/2004), dans Le Courrier, Genève, [lire en ligne [archive]], [lire en ligne [archive]]
        26. Cour européenne des droits de l’homme, « Arrêt de chambre – Sejdovic C. Italie », (10/11/2004), [lire en ligne [archive]],
          requête no 56581/00
        27. « Joëlle Losfeld :  » Les romans de Cesare Battisti ne sont pas extrémistes » » [archive], Le Figaro, 13 mars 2015.
        28. Via Libre 5, Cesare Battisti (dir.), [lire en ligne]
        29. Les réfugiés italiens (…) qui ont participé à l’action terroriste avant 1981 (…) ont rompu avec la machine infernale dans laquelle ils s’étaient engagés, ont abordé une deuxième phase de leur propre vie, se sont insérés dans la société française (…). J’ai dit au gouvernement italien qu’ils étaient à l’abri de toute sanction par voie d’extradition (…). [La France] refusera toute protection directe ou indirecte pour le terrorisme actif, réel, sanglant. »
        30. Le Point [archive]
        31. Figaro [archive]
        32. Jacques Vallet, « À propos de Cesare Battisti », dans Le Monde libertaire, Bernard Touchais (dir.), [lire en ligne [archive]], (27/5/2004), [lire en ligne [archive]]
        33. Christophe Kantcheff, « Cesare Battisti : l’État français aux ordres de Berlusconi », Politis, 19 février 2004
        34. Cesare Battisti, Ma cavale, Grasset, 2006, p. 9
        35. Cesare Battisti, Ma cavale, Grasset, 2006, p. 73
        36. Communiqué de presse du Ministère français de la justice, « La Chancellerie souhaite préciser que Monsieur Cesare BATTISTI fait l’objet d’une procédure judiciaire tout à fait habituelle et prévue en cas de demande d’extradition d’un pays tiers. », Paris, 20 février 2004, [lire en ligne [archive]]
        37. Vœu déposé par l’exécutif municipal et les élus du groupe socialiste et radical de gauche, du groupe Les Verts, du groupe communiste et du groupe Mouvement républicain et citoyen, 01/3/2004 [lire en ligne])
        38. Guillaume Perrault, Génération Battisti – Ils ne voulaient pas savoir, éd. Plon, 2005, 205 pages
        39. Pourquoi les battististes sont-ils devenus muets ? [archive], Éric Conan, Marianne.net, 8 décembre 2012
        40. Terrorist flees Paris sanctuary [archive]
        41. Cesare Battisti : ce que les médias ne disent pas, Roberto Bui (Wu Ming 1) (trad. de l’italien par Arlette Raynal et Serge Quadruppani) Un point de vue italien, avec analyse historique et politique
        42. Vera Gonçalves de Araujo, Terroriste ou intellectuel ?
        43. Armando Spataro, Procureur adjoint de Milan (Propos recueillis par la correspondante à Rome Vanja Luksic, traduction ?), « La culpabilité de Battisti repose sur des preuves », dans L’Express, [présentation en ligne [archive]], (15/3/2004), [lire en ligne [archive]]
        44. Cesare Battisti, témoignage vidéo recueilli après l’arrêt d’extradition, en juillet 2004, cité dans : Fred Vargas, « Cesare Battisti : À la recherche de la justice perdue », dans La Règle du Jeu, n°30 (janvier 2006), [lire en ligne [archive]]
        45. Guillaume Lebeau, Le mystère Fred Vargas, Gutenberg, 2009, p. 75
        46. Commentaire de l’arrêt par les avocats de Cesare Battisti (point de vue défavorable) : Irène Terrel, Jean-Jacques de Félice, Réflexions sur l’arrêt du 30/06/2004, Vialibre5 (lire en ligne)
        47. Commentaire de l’arrêt sur le blog « Journal d’un avocat » (point de vue favorable) : Eolas, Arrêt Battisti : explication de texte, Journal d’un avocat (lire en ligne [archive])
        48. « Chirac favorable à l’extradition de Battisti… », Associated Press, 2 juillet 2004, [lire en ligne [archive]]
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