Hommages à Clément Méric : très discret à Brest

La manifestation annoncée pour la journée d’hier dans la capitale a rassemblé plusieurs milliers de personnes.

De nombreux autres rassemblements ont eu lieu un peu partout en France et à l’étranger ces derniers jours.

A Brest, ville dont Clément Méric était originaire, une cinquantaine de personnes a répondu vendredi soir à un appel minimaliste publié le même jour sur le site La Horde.

Contrairement à l’année dernière, syndicalistes et politiques s’y sont fait discrets.

 

http://www.rtl.fr/actualites/info/article/mort-de-clement-meric-l-hommage-un-an-plus-tard-7772472461

Hommage à Clément Méric : 3.500 personnes selon la police

Une marche à eu lieu à Paris samedi 7 juin, pour rendre hommage à Clément Méric

Une marche à eu lieu à Paris samedi 7 juin, pour rendre hommage à Clément Méric

Crédit : JACQUES DEMARTHON / AFP

Des milliers manifestants se sont rassemblés pour rendre hommage à Clément Méric, jeune militant d’extrême gauche décédé il y a un an. Selon la police, ils étaient 3.500.

Un an après la mort de Clément Méric, le militant d’extrême gauche qui avait perdu la vie lors d’une bagarre avec des skinheads, plus d’un millier de personnes (3.500 selon la police) se sont rassemblées pour lui rendre hommage, ce samedi 7 juin à Paris. Le cortège était mené par des « militants antifascistes ».

Les participants ont quitté la place de la Bastille fermée à la circulation peu avant 15 heures pour se diriger vers Gambetta dans l’est de la capitale.

Une banderole  »Plus que jamais combattons l’extrême droite » s’affichait en tête de cortège, parmi des détonations de pétards. Suivaient des militants « antifa »(scistes) le visage souvent dissimulé par des foulards, cagoules, casquettes ou lunettes noires.

Les « antifa » mobilisés pour Clément Méric

Des membres de l’Action antifasciste, tapant dans leurs mains et levant les bras, en rythme, ont scandé  »Clément, Clément, an-ti-fa » ou « Oui, Clément était un camarade ». D’autres, derrière une banderole « Ni oubli, ni pardon », hurlaient « On pardonne pas, on n’oublie pas ».

Plusieurs autres mouvements avaient appelé à manifester, notamment le Front de gauche et plusieurs syndicats. Au delà du souvenir de Clément Meric, mort à l’âge de 18 ans, beaucoup étaient présents pour marquer leur opposition au Front national.  »Pas de quartier pour les fachos, pas de fachos dans nos quartiers », « Le fascisme c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève », criaient les manifestants.

Il a été assassiné il y a un an par des militants néo-nazis.Ihn, un manifestant

« Clément était un ami, un camarade. Il a été assassiné il y a un an par des militants néo-nazis. Aujourd’hui, c’est un moment en son honneur mais aussi un moment de lutte », a expliqué à l’AFP Ihn, un jeune militant qui ne veut pas donner son nom de famille. Interrogé sur les résultats du Front national aux élections européennes, il affirme : « Nous n’avons pas attendu cette montée pour avoir un sursaut, le FN est aussi haut parce que les thèses d’extrême droite sont consolidées par les politiques ».

Clément Méric est mort le 5 juin 2013 au lendemain d’une rixe entre un groupe de skinheads et des militants d’extrême gauche, dont lui, près de la gare Saint-Lazare. Quatre personnes sont mises en examen dans cette affaire, dont deux sont en détention provisoire, poursuivis pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

L’hommage à Clément Méric, un an après sa mort

Crédit : Sina Mir

 

http://lahorde.samizdat.net/ai1ec_event/brest-rassemblement-en-hommage-a-clement-meric-2/?instance_id=

Brest : rassemblement en hommage à Clément Méric

6 juin 2014

Quand : 6 juin 2014 @ 18:00
Où : Place de la Liberté
29200 Brest
France

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/ligue-des-droits-de-l-homme-un-hommage-a-clement-meric-07-06-2014-10201670.php

Ligue des droits de l’homme. Un hommage à Clément Méric

7 juin 2014

 

Hommages à Clément Méric : très discret à Brest dans LCR - NPA une-cinquantaine-de-personnes-s-est-rendue-hier-place-de_1932499_528x397

Une cinquantaine de personnes s’est rendue, hier, place de la Liberté, au rassemblement-hommage à Clément Méric proposé par la Ligue des droits de l’homme..

 

« L’an dernier, nous avions déjà appelé à se rassembler suite à la mort de Clément », ont expliqué, hier, Jean-Yves Varin, président de la Ligue des droits de l’homme (LDH) Brest-BMO, et Claire Duval-Olivaud, chargée du groupe de lutte contre les extrêmes droites. « Aujourd’hui, un an, jour pour jour, après la confrontation violente avec un fasciste qui a entraîné son décès, il nous a semblé logique d’organiser un moment-hommage ». Une cinquantaine de personnes, de LDH, mais aussi de l’Université de la paix, se sont ainsi regroupées, hier, peu après 18 h, pour lire, à tour de rôle, un texte spécialement rédigé pour l’occasion. « Nous n’oublions pas », a-t-il été rappelé. Aujourd’hui, un nouveau rassemblement organisé par un jeune collectif « encore en construction » est prévu, à partir de 11 h, sous l’arche de la place de la Liberté.

 

http://www.ouest-france.fr/800-personnes-brest-en-hommage-clement-meric-363492

800 personnes à Brest en hommage à Clément Méric

 

 

 

Environ 800 personnes se sont rassemblées à 18 h 30 place de la Liberté à Brest, en hommage à Clément Méric.

A Brest, 800 personnes ont rendu hommage à Clément Méric, 18 ans, mort à la suite de coups reçus mercredi soir par des skinheads, militants d’extrême droite, à Paris. Le rassemblement était à l’initiative de la Ligue des droits de l’homme et d’un collectif de syndicats et partis politiques.

Tension

François Cuillandre, maire PS de Brest, a été sévèrement pris à partie par des militants de la CNT, mouvement anarcho-syndicaliste auquel appartenait Clément Méric. Il a même été bousculé par l’un d’eux. Il était reproché aux formations présentes une sorte de récupération politique du drame.

Les nombreuses personnes anonymes, proches de la victime ou Brestois solidaires, n’ont pas vraiment apprécié une telle tension dans ce moment plutôt dédié au recueillement.

Un nouveau rassemblement est prévu à 20h30 place Guérin à Brest.

 


Brest. Rassemblement en hommage à Clément Méric par Letelegramme

 

 

Affaire Clément Méric : un an après

Le point avec huit articles de presse suivis de mes informations personnelles, inédites.
 

http://paris-ile-de-france.france3.fr/2014/06/04/video-il-y-un-l-affaire-clement-meric-491293.html

 

VIDEO : il y a un an l’affaire Clément Méric

 

Le 5 juin 2013, Clément Méric mourrait à la suite d’une bagarre entre son groupe anti-fa et un groupe d’extrême droite, rue Caumartin à Paris. Un an après plusieurs manifestations sont prévues ce samedi.

  • Par Mathilde Riou
  • Publié le 04/06/2014 | 17:42, mis à jour le 04/06/2014 | 18:01

Entre 4.000 et 8.000 personnes, selon une source policière, sont attendues pour le rassemblement des « anti-fa » ce samedi à Paris organisé en mémoire de Clément Méric.

Originaire de Brest et étudiant à Sciences Po à Paris, Clément Méric, 18 ans, est décédé au lendemain d’une bagarre violente avec des skins. C’était un « antifa », un militant antifasciste d’extrême gauche, très engagé dans de multiples causes. Ses camarades de Sciences Po décrivent un jeune homme blond, petit, frêle avec un visage poupin. « Clément se relevait d’une leucémie, ce n’était pas un monstre de guerre », ont même précisé des membres d’Action antifasciste Paris Banlieue, groupe auquel appartenait selon eux Clément Méric. Ce dernier « faisait du terrain, du renseignement, de l’agit-prop ».
 

>> Le point sur l’enquête avec Laurence Barbry

 

http://www.liberation.fr/societe/2014/06/04/un-an-apres-la-mort-de-meric-un-scenario-et-des-zones-d-ombre_1033323

 

Une rencontre entre skinheads et antifascistes en plein Paris, des invectives, des provocations, puis les coups mortels: un an après le décès de Clément Méric, l’enquête a permis de retracer le scenario du drame, mais des zones d’ombre demeurent.

La semaine dernière, la justice a prolongé la détention provisoire des deux skinheads incarcérés après cette rixe tragique, qui avait provoqué une grande émotion.

Sympathisant comme ses camarades de Troisième voie, l’un des groupuscules dissous par la suite par le gouvernement, Esteban Morillo a reconnu dès le départ avoir porté deux coups de poing, à mains nues, au visage de l’étudiant de Sciences-Po, alors en rémission d’une leucémie. Le premier parce qu’il s’est senti «menacé», le second «alors qu’il reçoit lui-même des coups», déclare à l’AFP son avocat, Antoine Maisonneuve, qui ajoute que «sa version n’a jamais varié». C’est après le second coup que l’étudiant de 18 ans a chuté au sol et ne s’est pas relevé.

Samuel Dufour, un apprenti boulanger de 20 ans, réfute en revanche avoir frappé Clément Méric. L’un des «antifas» qui l’a eu face à lui a même confirmé cette version aux juges d’instruction. «Il est incompréhensible qu’on n’entende pas cet élément. On est en train de bousiller sa vie en prison», déplore son avocat, Julien Fresnault.

Son client est mis en examen, comme Morillo, pour violences volontaires en réunion et avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Les juges d’instruction avaient dès le début écarté l’intention de tuer.

Mais la position de Dufour s’est sérieusement compliquée depuis qu’une expertise sur son téléphone a dévoilé des SMS au soir des faits: «J’ai frappé avec ton poing américain», dit l’un d’eux. «On les a défoncés», dit un autre.

Pour son avocat, ces éléments ne démontrent toujours pas qu’il a touché Clément Méric.

- Bagarre brève et violente -

Cet après-midi du 5 juin 2013, rue Caumartin, dans le quartier Saint-Lazare, Esteban Morillo et Clément Méric ne sont pas encore là quand leurs camarades respectifs se croisent dans une vente privée de vêtements. Selon des témoins, les premières invectives viennent des étudiants d’extrême-gauche, qui disent avoir vu les skins ranger des poings américains.

«On vous attend à dix en bas (…) il va falloir courir», aurait dit l’un d’eux. Seul Clément Méric les rejoindra.

De leur côté, les skins, décrits comme «inquiets», appellent Esteban Morillo. Le jeune homme de 21 ans prévient sa compagne, Katia. Elle téléphone à son tour à deux autres amis. D’abord poursuivie pour complicité, la jeune femme a obtenu l’annulation de sa mise en examen par la cour d’appel de Paris, qui a souligné son «inquiétude légitime».

L’un des vigiles de la vente demande aux antifascistes de partir, mais ces derniers restent près de l’église Saint-Louis d’Antin. Des témoins décrivent un Clément Méric virulent.

«Ils ne cherchaient pas la bagarre», affirme à l’AFP l’avocate de deux «antifas», Me Irène Terrel. «Entre des mots et des coups avec un poing américain, il y a un fossé».

Le vigile conseille aux skinheads de sortir par la droite pour éviter de croiser l’autre groupe. «Mais ils sont partis à gauche, là où ils étaient sûrs de rencontrer Clément Méric et ses amis», affirme Me Yves Baudelot, l’avocat des parents de la victime, qui y voit une preuve de leur volonté d’en découdre.

Les avocats des skinheads répondent que de ce côté-là, une bouche de métro était très facilement accessible et leur aurait aussi permis de fuir.

Le premier coup part. Dans cette rue passante et commerçante, la bagarre est brève et violente. Les deux camps se sont accusés d’être les premiers agresseurs.

Une caméra de vidéo-surveillance a filmé la scène, mais la vue est obstruée par un obstacle, et comme le disent plusieurs avocats, «on ne voit que des pieds». Impossible, donc, de certifier par l’image qu’Esteban Morillo a utilisé une arme, en l’occurrence un poing américain. Des antifas et des témoins l’affirment, lui réfute avec constance.

Pour tenter de mieux déterminer le déroulement du drame, une reconstitution sur place pourrait avoir lieu prochainement. Outre Morillo et Dufour, deux autres skinheads sont mis en examen pour violences. Les antifascistes sont parties civiles.

 

http://www.rtl.fr/actualites/info/article/mort-de-clement-meric-on-n-a-jamais-souhaite-ca-dit-un-temoin-7772431826

 

Mort de Clément Méric : « On n’a jamais souhaité ça », dit un témoin

 

Un poster de Clément Méric, le 6 juin 2013

Un poster de Clément Méric, le 6 juin 2013

Crédit : AFP PHOTO/PASCAL PAVANI

DOCUMENT RTL – Ancienne compagne du principal accusé de l’époque, Katia tente de tourner la page, un an après le décès du jeune militant d’extrême gauche.

 

Mort de Clément Méric : « On n’a jamais souhaité ça », dit un témoin

 

Crédit : Georges Brenier

Il y a un an, le 5 juin 2013, Clément Méric, militant d’extrême gauche, perdait la vie au cours d’une bagarre avec un groupe d’extrême droite, dans les rues de Paris. Compagne du principal suspect de l’époque, Katia avait assisté à la scène et avait été mise en examen pour complicité. Une accusation finalement annulée.

La jeune femme se souvient de cette rixe, qu’elle a revue des centaines de fois dans sa tête. « La bagarre a commencé, ça a été très rapide. Tout le monde frappait (…) Je vois un garçon qui tombe par terre (…) Je pensais qu’il allait se relever. Ça ne nous a jamais effleuré l’esprit qu’il tomberait dans le coma ou allait mourir« , raconte-t-elle.
 

Des regrets

 

Katia regrette de ne pas être intervenue pour tenter de calmer les choses. « Des fois, je me dis que si une fille était allée leur parler, ça aurait calmé les choses. Mais je ne l’ai pas fait, je suis restée à ma place, se rappelle-t-elle. Si on avait su que ça se finirait comme ça, on ne l’aurait jamais fait« .

Voilà un an que Katia tente de tourner la page et ne fréquente plus les groupes d’extrême droite que Clément Méric combattait.

 

http://www.liberation.fr/societe/2014/02/24/mort-de-meric-la-verite-des-sms_982714

 

Les examens des portables contredisent la version de la rixe que les skins ont donnée aux policiers.

 

Devant les policiers, devant les juges, lors de toutes ses auditions, Samuel Dufour a toujours nié. Le jeune skin de 20 ans, mis en examen et écroué depuis cet été dans l’enquête sur la mort de Clément Méric lors d’une rixe le 5 juin 2013 a toujours expliqué ne pas avoir donné de coup à ce dernier. Il réfute avoir été armé d’un poing américain. Grâce à l’examen de son téléphone portable, la justice est aujourd’hui en possession d’éléments qui contredisent le système de défense du jeune homme.

D’après nos informations, des SMS envoyés par Samuel Dufour lors de la soirée suivant la bagarre qui avait éclaté entre skins et antifas et provoqué la mort de Méric, à la sortie d’une vente privée de vêtements Fred Perry près des grands boulevards parisiens, sont accablants. «J’ai frappé avec ton poing américain», écrit-il à une connaissance. «Ba il est parti à l’hôpital», écrit encore Samuel Dufour, qui ouvre cet échange avec un «mdr» comme «mort de rire», sans que l’on sache à quelle partie de la conversation cet éclat de joie fait référence.

Bagues. Ces messages, d’après une source proche de l’enquête, ont été envoyés à un proche de Serge Ayoub, leader des groupuscules d’extrême droite Troisième Voie et les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) dissoutes après la mort de Clément Méric. Cet interlocuteur lui répond : «vous étiez combien ?» «Cinq contre trois», puis, «on les a défoncés». Autre SMS : «j’ai plein de sang sur mon bombers mais c’est le mien, demande à Serge si je dois le nettoyer ?» Ce SMS restera sans réponse. Aux policiers, lors de sa garde à vue, Samuel Dufour, apprenti pâtissier, avait expliqué qu’il n’avait fait que se défendre face à l’agression des antifas. Tout comme lors de sa mise en examen pour «violence volontaire en réunion avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner» sur la personne de Clément Méric. Le coup-de-poing américain ? Il n’en a pas porté ce jour-là, dit-il. Il concède simplement avoir eu ses bagues, au nombre de deux, comme tous les jours. Il nie que ces bijoux soient des bagues de combat et réfute les avoir portés pour frapper. L’un des antifas décrira pourtant très précisément que Samuel Dufour était porteur «d’un poing américain de couleur argentée avec de la peinture rouge un peu passé sur les phalanges». Des témoins extérieurs à la bagarre également. A-t-il porté des coups à Clément Méric ? Il jure que non, et explique n’avoir fait que se défendre. Un témoin raconte pourtant aux enquêteurs que celui qui a tapé Méric était porteur d’un «drapeau français». Or, Dufour reconnaît avoir eu un blouson avec un écusson du drapeau français. Lors de sa garde à vue, Samuel Dufour s’était montré plus confus. «J’ai pris plusieurs [coups], mais je ne sais plus si j’en ai donné plusieurs.»

L’expertise concernant les causes exactes de la mort de Clément Méric, 1 m 80 pour 66 kilos et en rémission d’une leucémie depuis dix-huit mois avait conclu à l’absence d’usage d’un poing américain, mais sur le mode interrogatif. Les experts concluaient également que cinq coups avaient été portés sur le jeune homme, alors qu’Esteban Morillo, l’autre skinhead écroué et mis en examen dans le dossier, a lui reconnu en avoir porté deux. «Ces éléments ne remettent pas en cause ce qui a été établi par ailleurs, c’est-à-dire que Samuel Dufour n’a jamais touché Clément Méric», a réagi hier soir Julien Fresnault, l’avocat du jeune skin.

Rôle. L’examen des appels passés par le petit groupe de skins présent lors de la rixe contredit une partie de leurs déclarations. Dès 20 heures ce soir-là, et jusqu’au lendemain sans interruption, les lignes de portables ont crépité. Ont-ils préparé leur défense ? Convenu d’un rôle pour chacun ? Samuel Dufour, encore lui, avait par exemple expliqué aux policiers lors de sa garde à vue être rentré directement chez lui après la rixe et appris le lendemain matin la mort du jeune antifa. En fait, le jeune homme, tout comme Morillo, s’est retrouvé ce soir-là dans le XVe arrondissement de Paris, au Local, le bar de Batskin (surnom de Serge Ayoub) qui était également présent ce soir-là, près du comptoir. Le duo a fini par le reconnaître, tout en niant lui avoir parlé. Ayoub, entendu le 7 juin par les policiers, a lui reconnu s’être entretenu avec Morillo et l’avoir encouragé à se rendre à la police le lendemain. D’après les relevés des appels, Ayoub et Morillo se sont bien parlé treize minutes après minuit. Mais ce n’est que l’un des 34 contacts entre les deux hommes cette nuit-là. Ils ont ensuite échangé jusqu’à 3 heures du matin, puis de nouveau tôt le lendemain matin. Et Ayoub ne s’est pas entretenu qu’avec une seule des personnes présentes lors de la rixe. Il a eu des contacts avec un autre skin, Alexandre E. à 22 reprises, puis avec Stéphane C. (qui n’a pas donné de coup le 5 juin, mais s’est approché des antifas en faisant tournoyer sa ceinture) à 4 reprises. A 9 reprises, enfin, Ayoub a communiqué avec Samuel Dufour.

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/l-enquete-de-l-obs/20130919.OBS7760/exclusif-clement-meric-la-video-de-l-agression-decryptee.html

EXCLUSIF. Clément Méric : la vidéo de l’agression décryptée

Publié le 19-09-2013 à 18h42

La bande-vidéo de la rixe du 5 juin contredit la thèse selon laquelle le jeune « antifa » aurait lui-même déclenché l’affrontement. « L’Obs » révèle le déroulement des événements, minute par minute.

 

Manifestation le 8 juin 2013 à Toulouse, à la mémoire du jeune militant antifasciste Clément Méric, tué à Paris le 5 juin par un skinhead. (LANCELOT FREDERIC/SIPA/SIPA) Manifestation le 8 juin 2013 à Toulouse, à la mémoire du jeune militant antifasciste Clément Méric, tué à Paris le 5 juin par un skinhead. (LANCELOT FREDERIC/SIPA/SIPA)

 

À lire aussi

 

Que s’est-il vraiment passé le 5 juin 2013 ? Comment s’est déroulée la rixe entre « antifas » et skinheads, qui s’est achevée par la mort de Clément Méric ? Le 25 juin, trois semaines après les faits, certains médias avaient avancé une nouvelle version des événements : Clément, contrairement à ce qui avait été dit jusqu’ici, serait le « provocateur », celui qui aurait déclenché l’affrontement, en assénant le premier coup, qui plus est par derrière, à Esteban Morillo… C’est ce qu’aurait révélé une vidéo de la scène, filmée par une caméra de surveillance de la RATP.

En réalité, le décryptage de cette vidéo, ainsi que les déclarations d’Esteban Morillo, le jeune skinhead qui a mortellement frappé Clément Méric, et le récit de plusieurs témoins de la scène, démentent cette thèse. Dans son édition du 19 septembre, « le Nouvel Observateur » révèle les derniers éléments de l’enquête.

 

Ce que dit vraiment la vidéo

 

Hormis la police judiciaire, personne n’a visionné la bande vidéo. Mais les enquêteurs, qui l’ont analysée séquence par séquence, ont consigné leur décryptage sur un procès verbal versé au dossier.
Les images filmées par la caméra de surveillance de la RATP, expliquent les policiers, montrent les deux groupes ennemis sortant de l’immeuble où se tient la vente de vêtements Fred Perry. D’abord Méric et ses trois compagnons de shopping, tous militants antifas ; puis, quarante minutes plus tard, Morillo et ses six amis skins. La bagarre va éclater quelques mètres plus loin, devant l’église Saint-Louis d’Antin. A cet endroit, « les visages sont hors du champ de vision de la caméra, seuls les jambes et le torse des individus sont visibles », précise le procès-verbal. Quant à la scène clé, voici très exactement comment elle est décrite :

A 18h43 et 25 secondes, deux individus, initialement adossés au mur [issus du "groupe Méric"] se déplacent en avant. Le pilier à l’entrée de la gare obstrue le reste de l’action. On ne peut pas voir si des coups sont échangés, ni qui assène les premiers coups. A 18h43 et 28 secondes, l’individu le plus à droite de l’image donne des coups de pied à un individu qui se jette sur lui juste après. Ce dernier, porteur d’une chemise à manches courtes et à prédominance violette, peut être Esteban Morillo. A 18h43 et 30 secondes, ce dernier fait face à celui qui lui a donné les coups de pied. Des coups semblent échangés [...]. A 18h43 et 31 secondes, constatons qu’une masse sombre semble tomber à la renverse. [...] Il s’agit probablement de Clément Méric. »

 

Ce qu’a dit Esteban Morillo à la police et au juge

 

Esteban Morillo a reconnu dès sa première garde à vue des faits qui devraient à eux seuls suffire à éteindre le faux débat suscité par la bande-vidéo de la RATP.

Arrivés à (la) hauteur (du groupe Méric), explique Esteban Morillo le 6 juin à 16 heures, j’ai constaté qu’ils nous fixaient. Ils nous ont lâché des insultes telles que ‘enculés’, etc. Moi je leur ai dit : ‘C’est bon il n’y a pas de problème.’ [...] Puis ils se sont rapprochés en premier et nous nous sommes alors nous aussi rapprochés [...] Un des jeunes [Clément Méric] m’a dit : ‘Bande de fiottes, vous vous cachez derrière les vigiles.’ [ ...] Il s’est avancé. J’ai eu le réflexe de lui mettre un coup de poing au visage. Car je me suis senti menacé. Il est resté debout. Ses deux copains m’ont mis des coups de pieds sur tout le corps. Je réussissais à les repousser. [...] Dans cette altercation, le gamin à qui j’avais porté le premier coup s’est de nouveau approché de moi. C’est là que je lui ai porté le coup de poing qui l’a fait tomber par terre. »

 

Esteban Morillo admet avoir porté le coup initial. Il l’a répété lors de tous ses interrogatoires à la PJ, puis devant le juge. Il a frappé en premier. Et il a rapidement eu le dessus. « Après le coup de poing, raconte un témoin entendu par la police, il a écarté les bras, pour signifier ‘Je l’ai eu’, il faisait le fier. » D’autres l’ont entendu crier : « One shot ! » Morillo, enfin, n’a pas retenu sa force, la bagarre a duré moins d’une minute.

 

Ce qu’ont raconté les témoins de la scène

 

Selon le rapport d’autopsie, ce sont ces coups à la tête qui ont entraîné la mort de l’étudiant (et non le choc quand il est tombé sur le trottoir). Ont-ils été donnés avec un poing américain ? Morillo nie farouchement.

Mais au milieu de l’été, plusieurs personnes, des vendeurs ou des passants, que l’on ne peut soupçonner d’appartenir à la mouvance antifa, ont été interrogées. De leurs déclarations, rien n’avait encore filtré. « Le Nouvel Observateur » a pu en prendre connaissance : ces témoins eux aussi déclarent avoir vu la pièce de métal, classée arme de 6e catégorie, sur les phalanges de Morillo.

« Je le vois clairement sortir quelque chose de sa poche, que j’ai pris pour un poing américain, car je l’ai vu faire le geste d’enfiler cet objet sur sa main », affirme T., un employé de la vente Fred Perry, entendu fin juillet par la police.

« Je l’ai vu mettre un poing américain […] en métal blanc argenté plat. J’en suis sûr », déclare M., un autre employé du magasin. « Allez, on y va », a ensuite lancé Morillo, aux dires du même témoin. Puis, une fois dans la rue, « avec son poing américain, il a fait tomber le jeune Méric comme par KO ».

P., un SDF de la rue Caumartin présent lors de la rixe, est tout aussi formel : « J’ai bien vu le poing américain. […] Il brillait. C’est pour cela que je l’ai remarqué. Il n’avait pas la forme classique. Il n’était pas composé de plusieurs anneaux reliés avec des pointes. On aurait cru une barre d’un centimètre de large qui prenait toute la main du gars. […] Le skin a frappé Clément Méric et l’a mis KO direct. »

Une amie de Morillo, présente dans le magasin, a également aperçu dans son sac « un poing américain assez gros, vraiment gros, couleur métal argenté. […] Je crois qu’il avait des piques mais je n’en suis pas sûre.  »

Une infirmière du Smur, également auditionnée, assure que les graves blessures sur le visage de Clément Méric n’ont pas pu être « occasionnées par un simple coup de poing à main nue ».

Quant à Morillo, il a seulement admis, en garde à vue, que l’un de ses comparses, Samuel Dufour, avait fait usage d’un poing américain « ou peut-être de bagues de combat ». Les juges cherchent aujourd’hui à savoir si ce dernier a porté l’un des quatre coups assénés à Méric (outre les deux reconnus par Morillo). Dufour vient en effet d’être mis en examen pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».
 
 
> A LIRE. L’intégralité de l’enquête « Comment Clément Méric a été tué » dans « le Nouvel Observateur » du 19 septembre.

 

http://www.causeur.fr/meric-antifas-justice-23173.html#

Méric : ce que dit vraiment pour de vrai la vraie vidéo

 

Certaines preuves dérangent. Pourquoi ?

 

Publié le 26 juin 2013 à 11:20 dans Politique Société

 

Je ne sais pas si la police partage les interprétations tirées par RTL de la vidéo du meurtre de Clément Méric, mais je sais qu’elle ne partage pas celles de Libération.

Le brave quotidien de gauche hollandiste se fendait hier d’un article tortillard pour essayer de démonter, sous un titre accrocheur, ce que révélait le matin même RTL et ce que nos propres sources policières nous avaient confirmé il y a déjà trois jours : que la vidéo de la RATP, qui n’est certainement pas au ras du bitume, mais qui permet clairement d’identifier les combattants, joue clairement en défaveur du groupuscule d’extrême gauche. Ces images infirment donc définitivement la thèse hurlée sur toutes les ondes par une gauche de bonne conscience, Jean-Luc Mélenchon en tête, d’un malheureux Clément Méric victime d’un « assassinat », donc d’un meurtre avec préméditation. Il faut d’ailleurs qu’elle soit bien dérangeante cette vidéo qui, pour avoir été entre les mains de la police depuis le 6 juin, a dû attendre presque trois semaines avant d’être évoquée publiquement. Il faut croire que la gauche qui nous gouverne, qui a déjà selon toute probabilité trafiqué les images de la Manif pour Tous du 24 mars, a un sérieux problème avec les images en général, et en particulier quand elles appuient le réel contre ses rêves.

Si l’on se résume, et toujours selon la police, Clément Méric et ses amis, cornaqués par un antifa dur-à-cuire réputé pour sa pratique des sports de combat, étaient venus spécialement à la vente privée de la rue Caumartin pour en découdre. C’est-à-dire que s’il y a eu préméditation, elle était de leur côté. Dans la boutique même, ils commencent à prendre à partie des skins peu soucieux d’en venir aux mains qui en appellent à la sécurité. Celle-ci expulse les chasseurs de skins qui, têtus, se postent en bas, dans la cour, en attendant leur proie. Quand celle-ci arrive, une deuxième fois elle requiert les services des videurs qui éloignent à nouveau Clément Méric et ses camarades. Et c’est quand les skins, rassurés, se dispersent que, dissimulée un peu plus loin dans la rue, la bande d’extrême gauche tombe à bras raccourcis sur l’un d’eux. Les autres, alertés, rappliquent : une bagarre d’une « violence extrême », selon la police, se déclenche. La tragédie se noue : alors qu’Esteban Morillo lutte contre deux assaillants, Clément Méric tente de le frapper par derrière. Morillo se retourne et lui assène deux coups en pleine figure mais, et les images le confirment, c’est sans poing américain. D’ailleurs, quand les policiers perquisitionneront chez lui, il en découvriront deux, l’un vert fluo qui serait parfaitement identifiable sur une vidéo, l’autre clouté, dont les marques auraient été trouvées sur le visage de Méric s’il avait servi. Un Méric qui, toujours selon nos informations, portait pour sa part un protège-dents, accessoire peu usité quand on est en mode shopping. La vidéo permet aussi de savoir que les mains de la  plupart des combattants étaient serties de bagues d’un genre contondant, qui ne poussent guère au pacifisme.

Ce qui est troublant dans cette sinistre histoire c’est, outre la mort absurde d’un jeune homme, que ce qu’on peut appeler la gauche en l’occurrence, c’est-à-dire un mode d’être transpartisan, se soit accrochée à tout prix à une interprétation non fondée des événements qui s’est révélée très vite fausse. Il fallait à tout prix, semble-t-il,  que ce drame démontre que le démon fasciste avait encore frappé. Et d’ailleurs peut-être y avait-il des pulsions fascistes dedans, mais certainement pas du côté que l’on imaginait. Est troublante cette volonté malikoussékinienne, voire carpentriste, de trouver des boucs émissaires immédiatement, dans un lynchage médiatique général, sans même que la justice ait rendu la moindre conclusion. On se souvient tous avec dégoût de l’émotion, peut-être non feinte et c’est sans doute le pire, de dame Clémentine Autain à la télévision, sûre de son droit à dénoncer un assassinat, et sans preuves. Il n’y a pas si longtemps, on nous rebattait les oreilles avec la présomption d’innocence, me semble-t-il. Il faut croire que lorsqu’il s’agit d’une certaine catégorie de la population française, il y a au contraire présomption de nocence, pour employer le vocabulaire de Renaud Camus. Il faut croire qu’une certaine partie des Français est suspecte par principe. Les skins aiment la violence ? Certainement. Leurs jumeaux les antifas tout autant.

Mais on est à Hollywood : il faut prouver que le bien ne peut être le mal. Selon nos informations toujours, le juge d’instruction saisi de l’affaire serait si impartial qu’on lui aurait dépêché un adjoint pour réenquêter à charge, un adjoint sûr de ne pas figurer sur le mur des cons. Il faut bien que les méchants paient. Puisqu’ils sont méchants. Comment disait Churchill déjà ? Ah oui : « Les fascistes de demain s’appelleront eux-mêmes antifascistes. » Il se peut que demain soit aujourd’hui.

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/06/05/01016-20140605ARTFIG00007-affaire-clement-meric-un-an-apres-des-zones-d-ombre-subsistent.php

Affaire Clément Méric : un an après, des zones d’ombre subsistent

    • Par Julien Licourt
    • Mis à jour le 05/06/2014 à 14:59
    • Publié le 05/06/2014 à 06:02
En juin 2013, manifestation en hommage à Clément Méric à Marseille.

 

Les deux principaux groupes d’extrême droite dissous après la mort du militant antifasciste ont connu des destins radicalement différents. Les deux principaux suspects, eux, sont toujours en détention provisoire.

 

• Une bagarre à la sortie d’une vente de vêtements

 

Si la trame de l’histoire qui a conduit à la mort de Clément Méric, le 5 juin, les détails divergent selon les protagonistes. Ce jour-là, dans un quartier commerçant de Paris, proche de la gare Saint-Lazare, deux groupes antagonistes, l’un d’extrême droite, l’autre d’extrême gauche, se croisent lors d’une vente privée de la marque Fred Perry. Cette derrière a pour particularité d’être prisée à la fois par les skinhead, comme des milieux antifascistes.

Selon des témoins, les militants d’extrême gauche invectivent l’autre groupe et promettent de l’attendre en bas, dans la rue. Les nationalistes ne sortent pas tout de suite et appellent des renforts, notamment Esteban Morillo, âgé d’une vingtaine d’année. Clément Méric rejoint de son côté les antifascistes. Les skins finissent par descendre et la bagarre éclate. La rencontre entre les deux groupes est brève et violente. Clément Méric ne s’en relèvera pas. Transporté à l’hôpital dans un état critique, il est déclaré mort le lendemain.

 

• Des aspects toujours flous

 

Le 5 juin, chacun s’accuse d’avoir porté le premier coup. Une bande de vidéo-surveillance ne montre que les pieds des protagonistes et ne permet pas de savoir qui a fait quoi. Esteban Morillo reconnaît avoir porté deux coups à Clément Méric. Le premier parce qu’il s’est senti «menacé» et le second «alors qu’il reçoit lui-même des coups». Les rapports des experts n’ont pu déterminer si un ou des poings américains avaient été utilisés lors de la bagarre: «L’aspect des sutures en points séparés des ecchymoses [...] pourraient faire évoquer l’utilisation d’objet métallique. Cependant et au vu des conclusions de l’expert légiste, ces aspects morphologiques des lésions traumatiques ne permettent pas de l’affirmer.» Le second nationaliste mis en cause, Samuel Dufour, nie également toute utilisation de poing américain. Celui-ci s’en serait cependant vanté par des SMS envoyés le soir des faits. Les deux hommes sont toujours en détention provisoire.

 

• Des dissolutions aux résultats contrastés

 

À la suite de cette affaire, qui déclenche une tempête médiatico-politique, deux principaux groupes d’extrême droite, antagonistes, ont été dissous par le gouvernement.

Le premier, Troisième voie, et son service d’ordre, les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), en raison de leur proximité avec les protagonistes impliqués dans la bagarre. Ces deux groupes, réunis derrière Serge Ayoub, militant nationaliste historique de la capitale, développaient une doctrine politique, le «solidarisme», affiliée au nationalisme-révolutionnaire. Les effectifs de ces deux formations, estimés à quelques centaines pour Troisième voie et une quarantaine pour les JNR, étaient en bonne partie constitués par des militants typés skinheads. On pouvait notamment les voir défiler le second weekend de mai, rue de Rivoli, à Paris, lors d’une manifestation traditionnelle en l’hommage à Jeanne d’Arc, réunissant l’extrême droite radicale française. Pour tenter de couper l’herbe sous le pied du gouvernement, ces groupes se sont autodissous avant l’annonce du gouvernement, qui a tout de même été prononcée en juin 2013. Le mouvement ne s’est pour le moment pas relevé de cette décision. Aujourd’hui, des cadres de l’ancienne Troisième voie, qui contestent toujours le bien-fondé de cette dissolution, se plaignent de la surveillance dont ils feraient toujours l’objet de la part des autorités. Cependant, alors que Serge Ayoub était connu pour savoir tenir ses troupes, la dissolution laisse dans la nature nombre de militants sans l’encadrement dont ils bénéficiaient avec Troisième voie.

Le second groupe emporté par l’affaire Méric fut l’Œuvre française. Assez différent du précédent, et même antagoniste sur nombre de points, l’Œuvre était l’un des plus vieux partis d’extrême droite français, prônant un nationalisme très pétainiste et nostalgique de la Révolution nationale. Le mouvement avait été fondé par Pierre Sidos en 1968, qui l’avait présidé avant d’en remettre les rênes à Yvan Benedetti. Ce dernier l’avait fait passer d’une structure discrète, pratiquant l’entrisme, notamment au Front national, à celui de mouvement d’action, prêt à occuper la rue et adepte de l’agitprop. Pour ce faire, la structure s’était dotée d’un organe de jeunesse, baptisé les Jeunesses nationalistes (JN), à la tête duquel se trouvait Alexandre Gabriac, exclu du FN en 2011 pour cause de salut nazi. Ces deux groupes sont dissous par Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur en juillet 2013, qui les accuse de propager «une idéologie xénophobe et antisémite, des thèses racistes et négationnistes». Les cadres de ces mouvements s’offusquent publiquement depuis près d’un an contre cette dissolution. Nombre de rencontres et d’actions militantes ont eut lieu depuis. Ainsi, début mai, ils ont continué à défiler rue de Rivoli, en affirmant que «la Marianne républicaine» n’était qu’une «prostituée» et qu’ils souhaitaient «abattre le système». Presque comme avant, mais sans le nom.

 

http://www.lalibre.be/dernieres-depeches/afp/un-an-apres-meric-destins-ambivalents-pour-les-groupuscules-d-extreme-droite-538eee92357065bdf31bf1ea

Un an après Méric, destins ambivalents pour les groupuscules d’extrême droite

 

Publié le 04 juin 2014 à 12h00

Paris (AFP)

Affaire Clément Méric : un an après dans Crime 538eee92357065bdf31bf1e7

Un an après la mort de Clément Méric, les groupuscules d’extrême droite dissous connaissent des destins ambivalents: si les pétainistes de l’ex-Oeuvre française sont actifs, Serge Ayoub et son groupe « Troisième Voie » sont « dans la nature ».

Entre 4.000 et 8.000 personnes, selon une source policière, sont attendues pour le rassemblement des « anti-fa » samedi à Paris organisé en mémoire de Clément Méric.

TROISIEME VOIE ET LES JNR: fondé en 2010 par Serge Ayoub, alias « Batskin », l’ancien chef des skinheads d’extrême droite parisiens, Troisième voie réunissait quelques centaines de sympathisants en France. Les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) étaient leur service d’ordre. Vêtus de noir, ils arboraient la devise « Croire, obéir, combattre », héritée des fascistes italiens. Les deux structures ont été dissoutes le 10 juillet 2013.

Depuis? « Serge Ayoub a arrêté son activité politique. Je serais étonné qu’il retourne vers une activité militante d’ici un certain temps. La dissolution a eu un effet: à ma connaissance il n’y a pas eu d’incident depuis l’affaire Méric », selon Jean-Yves Camus chercheur spécialiste de l’extrême droite.

Que font les personnes qui étaient autour de lui? « C’est une bonne question. On n’en sait rien, c’est tout le problème des dissolutions, on a des personnes dans la nature sans surveillance » remarque Stéphane François, autre spécialiste de l’extrême droite, maître de conférences à Valenciennes.

Une activité en berne ? « Evidemment, on est sous le coup d’une dissolution. On est en recours, on en attend le résultat », répond M. Ayoub à l’AFP. Que font ses ex-troupes? « Il y a certaines personnes qu’on continue à voir », élude-t-il. Mais il affirme avoir tiré bénéfice de cette dissolution sur internet avec une progression des vues de ses vidéos. Du « militantisme virtuel », pour M. Camus.

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L’OEUVRE FRANCAISE ET LES JEUNESSES: L’Oeuvre française était un groupuscule antisémite et pétainiste, longtemps présidé par Pierre Sidos, et dirigé jusqu’à sa dissolution, en juillet 2013, par Yvan Benedetti. Bras droit de Bruno Gollnisch dans la campagne de succession à Jean-Marie Le Pen au FN, M. Benedetti avait été exclu des rangs frontistes. Un de ses très proches, Alexandre Gabriac, jeune élu FN exclu du parti après la diffusion d’une photo le montrant faisant un salut nazi, avait fondé en octobre 2011 les Jeunesses nationalistes. Ce groupe, dissous aussi en juillet 2013, était en quelque sorte la branche activiste de l’Oeuvre française.

La dissolution n?a pas empêché les deux mouvements de continuer à agir au grand jour, par des manifestations et des réunions, et d?entretenir des liens avec des mouvements d?extrême droite en Europe, à tel point qu’une procédure pour reconstitution de ligue dissoute serait en cours à Lyon.

La dissolution n?a pas empêché non plus Gabriac et Benedetti de se présenter sur la même liste aux municipales de Vénissieux. Cette liste qui a bénéficié de l’absence de liste FN (motif officiel : ils n?avaient pas pu trouver suffisamment de candidats) a eu deux élus, dont Benedetti. Gabriac, troisième, n?a pas été élu.

Le préfet du Rhône, Jean-François Carenco, a déposé un « déféré » demandant l?annulation de l?élection d?Yvan Benedetti et de l?autre élue. Le Tribunal administratif de Lyon doit statuer à l?automne sur ce recours.

La dissolution « n’a pas fait diminuer leur niveau d’activité », constate M. Camus. Pierre Sidos, dirigeant historique de l’Oeuvre française, est « passé par de nombreuses dissolutions », note Nicolas Lebourg, historien de l’extrême droite. « Ce ne sont pas des gens faciles à dissoudre ».

 

Et pour finir, la révélation qui tue, ce message du 14 avril 2012 qui m’a été envoyé par erreur par son auteur, un ancien leader du Front national :

—– Original Message —–
From:
To:
Sent: Saturday, April 14, 2012 11:16 PM

 

Bsr Josette Comment vas tu. Je passe à Brest lundi On peux se voir? J ai de bonnes infos sur l oiseau de malheur Tel moi quand tu veux Bises

Eh oui, c’est bien de moi qu’il parle… à la grande prêtresse du NPA de Brest…

Au mois de juin 2013, ils attendaient, ensemble, la condamnation à laquelle ils travaillaient à mon encontre depuis au moins deux ans, à grands renforts de manipulations en tous genres…

L’UMP une mafia ?

 

 

 

Ce n’est pas moi qui pose la question et prononce le mot qui tue, c’est François Fillon, comme il l’avait déjà fait une première fois fin 2012.

Et j’en suis heureuse.

Car pour ma part, j’ai bien failli perdre la vie pour avoir eu l’audace de parler de mafias et de fonctionnaires corrompus, les unes n’existant que grâce aux autres, devant toute une assemblée de gauchistes réunis à Brest le 7 janvier 2005 pour une conférence-débat sur les paradis fiscaux.

Non, ni les unes ni les autres n’auraient jamais existé selon les organisateurs de l’évènement, dont les troupes m’avaient sitôt huée, avant qu’un tueur ne sorte des rangs…

 

http://lci.tf1.fr/politique/mentir-tricher-detourner-l-argent-des-adherents-la-violente-8429764.html

« Mentir, tricher, détourner l’argent des adhérents » : la violente charge de Fillon contre Copé


le 04 juin 2014 à 11h46 , mis à jour le 04 juin 2014 à 11h52.

 

La guerre à l’UMP entre François Fillon et Jean-François Copé est plus que jamais relancée depuis les révélations dans l’affaire Bygmalion. Mardi soir, l’ancien Premier ministre a très violemment attaqué son rival.

 

Mardi soir, lors de l’Assemblée générale de son association de soutien Force républicaine, François Fillon a très violemment attaqué Jean-François Copé, sans toutefois citer son nom. En allusion à l’affaire Bygmalion, l’ancien Premier ministre a lancé :  »Des millions d’euros détournés, est-ce que c’est ça la politique ? Est-ce que la fin justifie toujours les moyens ? Est-ce qu’on peut mentir, tricher, détourner l’argent des adhérents et des sympathisants, et ensuite prétendre représenter la France et les Français. Moi je vous réponds non, non et non ».

Comme lors de la primaire pour la présidence de l’UMP fin 2012, il a répété « qu’un parti, ce n’est pas une mafia ». François Fillon, qui entend bien s’emparer du leadership à droite, s’est donné comme mission de sauver son parti, aujourd’hui englué dans l’affaire Bygmalion. « Sauver l’UMP d’une disparition désormais possible: voilà l’enjeu des prochaines semaines », a lancé François Fillon devant environ 800 personnes, selon les organisateurs, dont quelque 120 députés et sénateurs.

Faire toute la lumière sur ce qui s’est passé

Il a ajouté qu’il avait pris ses « responsabilités en décidant de défendre devant le bureau politique de l’UMP l’installation d’une direction collégiale provisoire ». « J’ai été rejoint par de nombreux élus de notre mouvement, et ensemble, nous n’avons fait que notre devoir », a-t-il assuré. Le député de Paris faisait ainsi allusion au triumvirat qu’il forme avec deux autres anciens Premiers ministres, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, mis en place à l’issue du bureau politique de leur parti le 27 mai pour pallier la démission forcée de son ex-président Jean-François Copé.

Avec MM. Juppé et Raffarin, « nous avons accepté une mission d’urgence. Il s’agit de restaurer la confiance des militants et des Français en contribuant à faire toute la lumière sur ce qui s’est passé » et de « garantir l’unité de notre mouvement dont Alain, Jean-Pierre et moi-même sommes parmi les fondateurs ». Selon François Fillon, il faut également « assurer les conditions exemplaires et transparentes d’un congrès au mois d’octobre », qui « permettra de donner toute la parole aux adhérents de l’UMP, car seule la démocratie peut nous sortir d’un tel chaos ».

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/06/04/fillon-veut-sauver-l-ump-d-une-disparition_4431494_823448.html

Fillon s’en prend au « chaos » créé par la présidence Copé

 

Le Monde.fr avec AFP | 04.06.2014 à 09h21 • Mis à jour le 04.06.2014 à 10h28

« Les soupçons et les affaires nous ont blessés », c'est le « chaos », a lancé M. Fillon.

 

« Les soupçons et les affaires nous ont blessés », c’est le « chaos ». François Fillon n’a pas épargné son ancien rival Jean-François Copé lors de l’assemblée générale de son association de soutien, Force républicaine mardi 3 juin soir à la porte de Versailles, à Paris.

« Problème de leadership, problème de projet politique, problème d’éthique », l’ancien premier ministre a résumé ainsi les « turpitudes » de la présidence Copé, rapporte Le Parisien. Le tout, « sur fond de disputes fratricides et de coups tordus ».

 
Des critiques qui lui ont permis de se poser en rédempteur de l’Union pour un mouvement populaire (UMP). « Sauver l’UMP d’une disparition désormais possible : voilà l’enjeu des prochaines semaines », à l’heure où l’affaire Bygmalion menace de l’engloutir, a-t-il affirmé.

Lire :  L’affaire Bygmalion fait imploser l’UMP et Affaire Bygmalion : des dénégations de Copé à sa démission

Il a ajouté qu’il avait pris ses « responsabilités en décidant de défendre devant le bureau politique de l’UMP l’installation d’une direction collégiale provisoire ». « J’ai été rejoint par de nombreux élus de notre mouvement, et ensemble, nous n’avons fait que notre devoir », a-t-il ainsi assuré.

Lire (édition abonnés) :  « Les dindons de la farce, c’est nous », déplorent des sympathisants UMP

« FAIRE TOUTE LA LUMIÈRE SUR CE QUI S’EST PASSÉ »

Le député de Paris faisait ainsi allusion au « triumvirat » qu’il forme avec deux autres anciens premiers ministres, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin. « Nous avons accepté une mission d’urgence. Il s’agit de restaurer la confiance des militants et des Français en contribuant à faire toute la lumière sur ce qui s’est passé [et de] garantir l’unité de notre mouvement, dont Alain [Juppé], Jean-Pierre [Raffarin] et moi-même sommes parmi les fondateurs ».

Selon M. Fillon, il faut également « assurer les conditions exemplaires et transparentes d’un congrès au mois d’octobre ». La direction tricéphale doit être validée le 10 juin par le bureau politique statutaire de l’UMP, organe qui regroupe les cinquante personnalités les plus importantes du mouvement.

CRAINTE DES SARKOZYSTES

D’ores et déjà, elle est contestée par de nombreux sarkozystes, qui craignent la concurrence de MM. Fillon et Juppé pour leur champion en vue de la présidentielle de 2017.

Lire (édition abonnés) :  Les sarkozystes contestent déjà la direction de l’UMP et Sarkozy, Bygmalion et la petite musique du retour

Revenant sur les élections européennes, gagnées par le Front national, M. Fillon a regretté que l’UMP et l’UDI n’aient « pas su se rassembler ».

« La pression du Front national est désormais suffisamment évidente pour ne pas s’interroger à chaque échéance à venir sur nos alliances avec nos partenaires naturels (…). Il faudra choisir : soit la victoire ensemble soit le risque de défaite. »

 

Ah ça… la « gauche radicale » brestoise ferait bien de se rendre à l’évidence, elle n’a jamais fait les meilleurs choix… encore que… allez savoir ce qu’elle veut vraiment…

Manifestation anti-FN ce samedi à Brest

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/brest-la-manifestation-anti-fn-rassemble-une-centaine-de-personnes-31-05-2014-10192216.php

 

Brest. La manifestation anti-FN rassemble… une centaine de personnes

 

31 mai 2014 à 15h08 2

 

Manifestation anti-FN ce samedi à Brest dans AC ! Brest brest-faible-participation-contre-le-front-national_1924465_660x372

 

En milieu de semaine, plusieurs centaines de lycéens étaient descendus dans les rues de Brest pour témoigner de leur colère et de leurs peurs face au score historique réalisé par le Front National lors des élections européennes.

Une centaine ce samedi…

Ce samedi, les adultes devaient prendre le relais. La manifestation s’est en fait résumée à un simple rassemblement devant les marches de l’hôtel de ville, faute de participants. Ils ne se comptaient en fait pas plus d’une centaine au moment de la prise de parole d’une jeune étudiante. Prochaine action annoncée, une soirée-débat organisée lundi à 20 h 30 à la maison des syndicats.

… contre 9.000 en 2002

Pour mémoire, même si le contexte est différent, en avril 2002 la manifestation contre le FN déclenchée par la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle avait réuni plus de 9.000 personnes dans les rues de Brest.

 

L’ESPACE DES LECTEURS

 

2Vos réactions

  •  dans LCR - NPA

    FANCH LE GALL 01 Juin 2014 à 09h13

    Toutes les manifestations contre le FN se traduisent donc par des fiascos.
    C’est rassurant quelque part de constater l’esprit civique de nos compatriotes qui ne contestent donc pas le verdict souverain du peuple qui s’est exprimé sans haine et sans crainte dans les urnes dimanche dernier et qui le fera encore.
    On laisse désormais les derniers bobos bien-pensants s’accrocher encore aux derniers miasmes de la pensée unique qui a régenté la France pendant trop de temps pour la mener dans l’état que l’on sait.

  • photo-profil dans Perversité

    gerard woillet 31 Mai 2014 à 18h08

    Reste a savoir ce que veut dire « FN  » si c’est F comme François et N comme Nicolas ils ont bien raison de manifester contre ces deux nuls .

 

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Le 24/11/2005 23:30, roma.joel a écrit :

 


ac-forum
———–

Moi je n’ai rien à cacher!

Oh merde alors, là Josette là les bras m’en tombent, je reste consterné, et dépassé par ce que t’inspire toute cette vision réelle des faits!  Je me vois donc dans l’obligation, soit de m’engager à suivre une thérapie, ou au mieux de me rendre à l’intérieur d’un abbayes faire acte de contrition!. Je reste sans voix, là je me dois de rendre hommage à l’art et la manière de la malhonnêteté la plus outrancière et l’aplomb le plus vil! Chapeau l’artiste, que de talents en ce monde caché. Je me retire dès ce soir à l’intérieur de ma loge, puis me démaquille sur le champs, et vais boire un coup!!!
Cependant, il en faudra plus pour convaincre les septiques! Cela me fait penser au livre de serge Halimi « les nouveaux chiens de garde »sur les méthodes qu’emploient certains médias pour déstabiliser, voir décrédibiliser une argumentation cohérente d’un adversaire politique à diaboliser; Soit par une moue « à la télé », ou un laconique mouaï  mouaï accommodé d’un geste de la tête, ce à défaut d’argumentations pertinentes, à l’intention de son interlocuteur qui lui avance des faits! Faire naître le doute sans avoir à argumenter les contre vérités de l’initiateur de la méthode.  Je comprends tout à fait que tu préfères te retrancher au mieux dans la dérision, au pire dans la négation.
Mais visiblement tu ne comprends que ce que tu veux bien comprendre; Le 26 Septembre 2005  toi Josette et  toute la clique hétéroclite de lampistes putchistes comprenaient bien mieux le travail à accomplir pour faire sauter le conseil d’administration ainsi que le bureau d’AC Brest en toute illégalité!. Ce soir encore, tu n’aura pas convaicu.

Le président déchu d’AC Brest
Joël Roma.

—– Original Message —– From: « Josette… »
To: « roma.joel »
Sent: Thursday, November 24, 2005 2:06 PM
Subject: Re: [ac-forum] à la Mère Sup Nouvelles brestoises

Mouais… très moyennement convaincant à mon avis…

Je ne comprends pas tout, mais je n’ai rien contre les bisous, alors sans rancune…

Juste pour toi : tu devrais quand même changer de signature…

—– Original Message —– From: « roma.joel »
To: « Josette… » ; <ac-forum@ras.eu.org>
Sent: Thursday, November 24, 2005 12:11 PM
Subject: Re: [ac-forum] à la Mère Sup Nouvelles brestoises

Il est je vois toujours dans ta méthode de prendre la position de la vierge effarouchée, alors que tu portes largement ta part de responsabilité du coup État perpétré au sein de notre collectif d’AC Brest élu légalement à la majorité dont d’ailleurs tu étais partie prenante! Il est particulièrement généreux de ta part de faire passer « sans intérêt, générosité » oblige sur le forum, les méthodes que tu sois disant réprouves et répugnes du haut de ton éthique militante. Dans les actes de la vie associative tout au moins, ce n’est pas du tout de cette manière que tu as procédées dans AC Brest! Mais là tu te drapes de nouveau dans une vertu depuis bien longtemps rompue aux uses et coutumes de l’urgence politique locale. Les citoyens causant sur le forum ne peuvent pas savoir, et je comprends que des fois cela énerve, mais la liberté c’est aussi cela!
Quant à l’aspect collectif que tu appelles de tes voeux, tu en sais quelque chose puisque tu as cassée la boutique. Après avoir procédé de la sorte, tu souhaites revoir tes anciennes victimes rejoindre le giron des subversifs dans la repentance salvatrice enfin retrouvée! Là ont atteint le paroxysme de la félicité. Tu devrais être canonisée Josette. Je comprends que de nouveau « bonté chrétienne oblige » que tu ne veuilles pas encombrer le forum d’AC de questions réponses; Avec les casseroles que « tu » traînes, on ne le saurait à moins. Au sujet de combat derrière un ordinateur, tu te débrouilles pas mal en ce qui me concerne.
Pour récupérer du monde d’abord Josette, il faut susciter l’investissement militant, et c’est là que le bas blesse, vous les faites fuir par les méthodes pas très dignes de gens soit disant généreux. Pour ce qui est de se reconstruire, t’avais pas qu’à casser, ce qui t’aurais évité de sois disant Reconstruire! Tu n’as pas pu tenir trois mois de plus jusqu’à l’Assemblé Générale de Janvier 2006 pour laisser respirer la démocratie! Une démangeaison digne d’un purpuras militant pur et dur!
Il est vrais que nous aurions autre choses à faire, dans un premier temps reconnaître ses fautes puis peut-être se retrouver! Mais du haut de ton cursus le pourrais tu le faire ton Mea Culpa, et devenir plus prolixe au sujet  des acteurs de cette OPA ? Moi je les connais les protagonistes de ce coup tordu « je ne les oublies d’ailleurs pas! »
Sur la pilosité de ton commissaire politique Le Douaré, tu as très bien saisie ce que je voulais laisser entendre, puisque son comportement de primate lors de réunions à l’intérieur de nos locaux a laissé des souvenirs pas triste du tout. La bestialité qui l’a déployé laissait il est vrais parler une seconde nature, laquelle te sied  je m’en rends compte aujourd’hui.
Pour ce qui est du « Trotski » Hollande, c’est pareil tu fais de nouveau l’andouille pour t’attirer de la sympathie de l’extérieur aux dépends de ton interlocuteurs que tu feins de ne pas comprendre, mais que tu comprend très très bien Josette! Bien sur qu’il n’a jamais été simplement de gauche, alors d’extrême gauche?. Il n’empêche que pour 2007 Faudra pas nous refaire à nous les gueux, le coup Chirac de 2002 hein,  pis ensuite s’énerver dans la rue! Combien de fois ai-je dis à mes camarade interlocuteurs  que lorsque l’on porte une arme, on désactive le chien doucement, puis on rengaine calmement en évitant par inadvertance un coup de feu intempestif au niveau du pied!
« C’est pourtant simple merde alors; Écoutez ce que l’on vous dis de temps en temps »

Bisous ma Chérie.
Le président déchu.

—– Original Message —– From: « Josette… »
To: « roma.joel » ; <ac-forum@ras.eu.org>
Sent: Thursday, November 24, 2005 2:28 AM
Subject: Re: [ac-forum] à la Mère Sup Nouvelles brestoises

En réponse au message de Joël Roma, et en m’excusant auprès de ceux d’entre vous que ces « débats » sans intérêt excèdent ; je réponds (une fois n’est pas coutume) mais, que les lecteurs de cette liste se rassurent,  je n’ai pas l’intention d’en faire une habitude.

Eh ouais… chacun choisit… l’aspect personnel ou l’aspect collectif…

Moi, question d’âge sans doute, il y a longtemps que j’ai fait la part entre ces deux aspects, et c’est bien pour ça que le « dégueulis » de certain(e)s sur les listes ne m’a pas atteinte, pas plus que les autres personnes qui y ont eu droit.

Qu’on ait du mal à « rameuter du monde », ça c’est sûr, la mobilisation aujourd’hui, c’est pas facile et des fois il y a de quoi enrager… Mais si on baisse les bras, ça sera encore pire, donc on (c’est-à-dire le collectif AC! Brest) continue sur les bases de la Charte d’AC! et de notre refus de ce monde tel qu’il est et tel qu’on veut nous l’imposer.

Pour se reconstruire, on a aussi repris plein de contacts un peu en friche, plusieurs d’entre nous sont très actifs dans le « réseau d’alerte » qui connaît un bon départ (un premier résultat positif sur le relogement de X…), on se réinvestit aussi dans le collectif « Enrageons-nous ». Et on a évidemment des initiatives propres à AC! en chantier.

Je ne vais pas infliger aux lecteurs de cette liste le « pensum » de nos emplois du temps en ce moment, ils doivent ressembler aux leurs, assez chargés, mais bon, AC! Brest a repris le chemin de la délibération et de l’action collective, c’est l’essentiel.

Et puis, c’est pas en trépignant devant notre ordinateur en permanence pour se répandre sur les listes à dire du mal des uns et des autres qu’on avancera ; une fois de temps en temps, ça fait plaisir, mais on a franchement autre chose à faire.

Pour rassurer quand même les lecteurs de cette liste, la pilosité des uns ou des autres (cf. fin du message ci-dessous) n’est pas un débat qui mobilise les énergies d’AC! Brest (sur ce terrain, chacun ses goûts), pas plus que les délires qui ont alimenté ce forum depuis un moment. Merci à tous de faire la part entre la réalité virtuelle et la réalité « réelle ».

Notre téléphone : 02 98 05 19 88. Nos permanences sont les mardi et mercredi de 14 h 30 à 16 h 30, le reste du temps il y a parfois quelqu’un et parfois un répondeur.

Josette

—– Original Message —– From: « roma.joel »
To: <ac-forum@ras.eu.org>
Sent: Thursday, November 24, 2005 1:02 AM
Subject: [ac-forum] à la Mère Sup


ac-forum
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Josette je suis tout à fait d’accord avec toi , mais vois tu il m’est particulièrement pénible de côtoyer certaines personnes qui sont à l’origine de certaines méthodes que je réprouve. Je ne me vois pas pour encore dans la même rue puis sur la même place que les personnages que je serais susceptible d’y retrouver!
Je pense quant à moi qu’il y a un travail de deuil à faire avant de me remettre en selle dans ce mode d’actions, les résultats n’étant pas à la hauteur sur l’ensemble du territoire. Il faut bien reconnaître actuellement vous devez avoir certaines difficultés à rameuter du monde, puisque vous êtes à l’initiative de coups de revolvers dans le pied! à la fin cela doit piquer, se voir puis se savoir. C’est pas facile de toujours avoir dans sa poche à révolvers une bouteille de Dakin… et accuser les autres!
Je te retrouve tout de même toujours fidèle à toi même Josette; L’humour contenu avec juste assez de fiel doctement dosé sous une fine couche de dérision le tout enveloppé de pardon consenti. Je t’adore, ha, les études ça sert aussi à cela!
Ton subalterne le commissaire politique Le Douaré lui bombe le torse laissant apparaître une touffe de poils, signe d’une virilité guerrière prompt à tout pugilats naissant. Gageont que la « descendance » politique sera explosive!

Je te souhaite le bonsoir Josette,
Je vais de ce pas me coucher.
Le président déchu.


AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC!

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Le 20/10/2005 22:31, roma.joel a écrit :

 


ac-forum
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La présidence, la belle affaire! ce n’est absolument pas de cela qu’il s’agit; mais de la ligne politique que l’on y associe.Quant à l’Ego, je m’en contre fou à ceci près que la méthode Stalinienne employée pour faire sauter ce qui avait été acquiescé lors d’une assemblée Générale par l’ensemble des gens qui y figuraient, est tout simplement dégueulasse,tant dans le fond, montage d’intrigues, bourrage d’urnes par des « adhérents » jusqu’àlors inconnus Que dans la forme, à trois mois d’une nouvelle AG alors que rien ne justifiait un tel acte. Je m’efforce donc de le dénoncer! Mais comme tu fais, et ce à juste titre, allusion de bordel ambiant dans AC, je te signale qu’il existe des groupes de gens particulièrement zélé dans ce genre de méthodes. Je veux parler de certains bureaux politique, et non pas les nombreux militants de ces partis qui forcent  le respect d’une part par leurs investissements personnels, puis d’autre part dans la volonté de vouloir essayer d’enrayer, ou mieux de casser le libéralisme enfant naturel du capitalisme notre premier ennemi à tous! Pour cela il faut  être un dans la lutte, c’est à dire pour être efficace:  respecter les statuts  tous les statuts et rien que les statuts, ainsi que les gens qui y ont été élus! Je ne suis pas, et n’ai pas d’ailleurs à être contre les AGE les statuts le permettent. pour cela il y a le règlement inscrit à l’intérieur des STATUTS déposé en l’année 2002 à Brest, accepté et signé par l’ ancien bureau, dont Josette elle même faisait partie!

Le président   Roma Joël

 

Le 18/10/2005 23:41, roma.joel a écrit :

 


ac-forum
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Gérard, je me permet en tant que président légitime d’AC collectif de Brest, d’enfin prendre ma demande d’inscription en considération dans la liste d’AC! interne. Je te fais savoir que rien ne te permets sinon une mission que tu détiendrais du très haut de te permettre d’accorder oui ou non la parole à l’ensemble des gens qui constituent la trame des collectifs de l’association d’AC!. Je ne suis pas sans savoir que notre secrétaire est très prolixe, ce qui bien des fois me réjouit au plus haut point, vu le foncier de ses arguments au sujet d’AC! Brest pour moi amplement justifiés.
Je me doit de te rappeler, que nous ne sommes pas sous la dictature de Pinochet où sous celle de Staline.
Je te fais aujourd’hui savoir que de toutes les manières la vérité se propagera ne t’en déplaise!  Toi aussi tu te dois à un compte de résultats, puisque responsable dans la propagation ainsi que la diffusion d’informations, qui il se peut de temps à autre ne suivent pas la ligne politique que tu t’es donné de suivre, ou, que l’on t’a intimé de suivre. La démocratie cela se traduit par cela aussi. Ou alors il faut  prendre sa carte à l’UMP!
Il ne serait intellectuellement sain de te  dédouaner de toutes responsabilité concernant le poste, ainsi que les responsabilités qui t’incombent aujourd’hui au devant de problèmes qui sont hélas le sort désolant  j’en conviens de bon nombres d’associations quelqu’elles soient.
Si pour encore contrairement à notre secrétaire je n’ai pas encore pris la parole par intermédiaire du clavier, cela se fera ne t’en déplaise! Aurai-je le droit à la censure?
Tu es au service des collectifs, non l’inverse, à moins que tu te sentes investi d’une mission!
Ta position est celle d’un « parent pauvre », non d’un monarque assis sur un pied d’estale!
Il est souvent bien vrais qu’à un moment donné, le pauvre se sente pousser des ailes et, décide du haut de son intellect, de
concéder si oui ou non tel ou tel à le droitde vivre en se passant de son aval.
Cela fait tout de même plusieurs semaines que j’attends d’avoir la possibilité de m’exprimer sur AC interne!
Je te redemande donc « Humblement » de m’accorder le droit à la parole sur AC interne, et de ne pas te braquer quant à la rudesse de la forme, qui je pense vu ton poste ainsi que ton expérience se doivent d’être aguerris, puisque cela dure depuis déjà fort bien longtemps, et que moi aussi, je m’impatiente…
J’espère donc avoir été entendu, et dans l’attente d’une réponse,

Je vous prie Monsieur Régner d’agréer l’expression de ma profonde considération.

le président  d’AC Brest            Roma Joël

 

Le 13/10/2005 23:11, roma.joel a écrit :

 


ac-forum
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! Brest Brest le 1 / 10 / 2005
Agir  contre le chômage la précarité

Et les exclusions

Putsch  Brestois

Au nom du bureau d’AC Brest, nous tenons à informer l’ensemble du réseau des collectifs d’AC, que se déroulent actuellement des actes graves au sein de notre collectif organisé sous statut associative loi de 1901.

Une tentative de putsch a été organisé dès la rentrée de Septembre, ce malgré une réunion décidé par l’ensemble du collectif datant du 17 / 06 / 2005 pour la date de rentrée le 14 / 09 / 2005.

Il se trouve qu’après maintes menaces, insultes, affabulations, intimidations, un groupe d’adhérents de très fraîche date pour beaucoup d’entre eux, a demandé à son président de convoquer une Assemblée Générale Extraordinaire.

A peine se dernier avait-il pris connaissance de cette demande que l’AGE était décidé, puis convoqué par une des signataires nommée Josette Brenterche, méthode complètement illégale aux regards de l’association de Brest.

Malgré l’illégitimité de cette AGE, rappelé par les courriers de son président, confirmé à l’unanimité par le conseil d’administration.

L’AGE a quand même eu lieu, a élu un nouveau conseil d’administration d’AC Brest, puis par communiqué par voie de presse, un article et une photo avec pour message non pas de défendre les chômeurs contre les sous emploi, mais de les accompagner dans leurs démarches auprès des employeurs. Ce qui en outre n’est pas inscrit dans chartre d’AC !

Le nouveau président Clément Dinelli et sa nouvelle équipe sont donc des usurpateurs.

Josette a été radié en date du 21 / 09 / 2005 par décision du conseil d’administration suite aux motifs énumérés dans notre courrier daté du  22 / 09 / 2005.

Trois autres personnes sont convoquées entre autre devant le bureau pour s’expliquer sur des faits de violences, menaces, et intimidations diverses et variées !

Nous souhaitons évidemment tenir informé le réseau des collectifs d’AC !

Et nous sommes ouvert à toutes demande d’informations ou d’explications à qui le souhaite.

Pour le conseil d’administration d’AC Brest

Le président Roma Joël

 

Le 07/10/2005 15:50, roma.joel a écrit :

 


ac-forum
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Il me semble, en tant que président d’AC ! Brest démocratiquement élu en Février 2005, que je me dois de faire tout de même une rectification. Tout d’abord, la démarche de Josette que je ne partage évidemment pas de décider sous sa propre responsabilité une AGE  est contraire aux statuts d’AC ! Brest. Il est tout à fait légitime d’en demander une, mais dans le
respect de la forme aussi bien que du fond. Il est à noter que nous nous étions quittés à l’issue d’une réunion interne en date du 17 juin 2005  dans l’idée de faire ce qu’il est convenu d’appeler une pause : « On laisse du temps, on réfléchit, les vacances, cela va faire du bien à tout le  monde. » Réunion de rentrée donc prévue au 14 Septembre 2005, en accord  avec les deux groupes : le nôtre, et celui que Josette a commencé à  constituer à compter du printemps 2005. Je pense qu’on peut parler ainsi  sans enfreindre les foudres du Très Haut. Et PAN !!!! Début septembre,  décision de la trésorière de mettre en place une AGE, cela dans les règles  de l’art de l’intrigue (convocation des adhérents de son choix). Une chose est sûre, les protagonistes de ce coup d’état, car pour moi qui l’ai vécu de l’intérieur, c’en est un, je peux en témoigner, se devront de faire acte de contrition  !

Quant à toi, RES, le forum sert aussi à faire connaitre les difficultés des différents collectifs d’AC !
Nous autres légitimement élus, avons contre nous deux « structures de  parti » avec tout le maillage militant qui s’y associe,
alors on fait comme on peut, et on le fait, en espérant éveiller des consciences !  Ton téléphone a sonné, RES ?

Joël

 

Conclusion :

Au moins à Brest, le mensonge, la malhonnêteté, la tromperie, l’escroquerie, le vol, le viol, le crime organisé ne paient plus que devant les juges.

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