Des nouvelles de Dominique Cantien, ex de Nicolas Hulot et Philippe Douste-Blazy…

… également productrice de Jean-Luc Lahaye sur TF1 entre 1987 et 1989…

Notons que sa séparation avec Philippe Douste-Blazy, à l’issue d’une dispute mémorable le 31 décembre 2005 dans l’hôtel où ils séjournaient à Marrakech, La Mamounia, avait été précédée d’à peine quinze jours par la disparition inattendue de son domicile de Bénodet du proxénète brestois Bernard Algret, un ami du proxénète et ancien directeur de l’hôpital psychiatrique de Bohars, Christian Barthes, lui-même très lié à Philippe Douste-Blazy depuis leur jeunesse commune à Toulouse.

Or, à cette époque, Bernard Algret préparait son départ pour Marrakech, tout comme quelques semaines plus tôt le pédophile et ancien psychiatre brestois Serge Rodallec, l’un et l’autre ayant décidé de fuir la justice française qui les poursuivait, l’un pour ses activités de proxénète et l’autre pour des viols et agressions sexuelles sur plusieurs de ses jeunes patients handicapés mentaux.

On apprendra par la suite après la découverte de son cadavre très abîmé dans la Loire au printemps 2006 comment Bernard Algret avait été sauvagement agressé à son domicile dans la nuit du 15 au 16 décembre 2005, puis conduit à Nantes par ses agresseurs pour y être torturé et finalement assassiné.

Cependant, enquêtant sur cette sordide affaire criminelle, la « justice » quimpéroise semble n’avoir jamais retrouvé le coffre-fort où, de notoriété quasi publique à Brest, Bernard Algret conservait ses plus précieux outils de travail, ses licences occultes, en quelque sorte, comprenant notamment quantités de photos et vidéos très compromettantes pour nombre de notables.

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/nicolas-hulot-que-devient-dominique-cantien-avec-qui-il-a-forme-un-couple-dinfluence_482545

Nicolas Hulot : que devient Dominique Cantien avec qui il a formé un « couple d’influence » ?

 

Geneviève Cloup | ven. 10 décembre 2021 à 17h34 – Mis à jour le sam. 11 décembre 2021 à 10h44

Grande prêtresse des divertissements de TF1 dans les années 90, Dominique Cantien partagea pendant 7 ans la vie de Nicolas Hulot. Ensemble, ils furent un couple d’influence. Aujourd’hui, la productrice multiplie les projets.

 

C’était au temps de l’émission Ushuaia, qu’ils imaginèrent ensemble, en 1986, sur TF1. Première conscience écologique sur une chaîne télé. Dominique Cantien et Nicolas Hulot furent un couple à la scène (elle dans l’ombre, lui dans la lumière), comme à la ville pendant 7 ans. Il fut avec notamment Arthur, Christophe Dechavanne, Nagui, Jean-Luc Delarue, l’une des nombreuses personnalités que la productrice au flair redoutable lança.

Professionnellement, Dominique Cantien a toujours fonctionné au coup de cœur. Pour ce qui est de l’ordre privé également. Aux côtés de Nicolas Hulot, elle va vivre à cent à l’heure, fera trente fois le tour de la planète, ira le rejoindre parfois au bout du monde rien que pour un baiser, bref, une vraie histoire d’amour qui se terminera pourtant. Elle expliquera en 2012 : « À vouloir réussir leur carrière à tout prix des femmes découvrent trop tard qu’elle ne peuvent plus avoir d’enfants, ça a été mon cas avec Nicolas. […] Cet enfant jamais né est l’une des raisons de notre séparation. »

PHOTOS – Découvrez les femmes de la vie de Nicolas Hulot

Dominique Cantien en couple avec Philippe Douste-Blazy pendant 14 ans

Par la suite, pendant quatorze ans, Dominique Cantien sera en couple avec Philippe Douste-Blazy. Elle dira qu’être la compagne d’un politique, c’est s’oublier. D’autant qu’à l’époque, TF1 lui demande de choisir entre son histoire et sa carrière. Elle choisira sans hésiter l’amour. Sans doute l’un des talons d’Achille de cette femme de pouvoir. L’amour pour un homme et, surtout, l’amour pour ses enfants.

La productrice, désormais célibataire, a trois enfants. L’ainé, Grégory, qui travaille aujourd’hui également dans l’audiovisuel ; Sorey-Gabriel, adopté au Cambodge, dont le prénom signifie « liberté » en khmer, auquel elle a ajouté le nom d’un ange protecteur, qui créé des logiciels ; et la si jolie Jada, adoptée au Laos, 17 ans. « Dans leurs regards, a-t-elle déclaré un jour, je retrouve l’innocence que je n’ai pas eue. » C’est au cours de ses nombreux voyages avec Nicolas Hulot qu’elle avait pris conscience de la détresse de beaucoup de peuples et de la misère des enfants abandonnés. Bouleversée, elle s’était dit alors qu’un jour elle changerait le destin d’au moins un de ces enfants.

Elle poursuit son activité de productrice

A présent, Dominique Cantien qui ne tient pas en place et ne connaît pas l’adjectif « contemplatif », multiplie les casquettes. Toujours très proche de l’enfance, elle manage les Petites mains symphoniques, une association créée par Eric du Faÿ qui regroupe 250 jeunes musiciens venus de toute la France. De façon associative elle est également au comité d’honneur de l’ONG Aviation sans frontières, qui apporte une aide humanitaire dans des zones où ils n’y a pas accès aux soins.

Si Dominique Cantien n’est plus liée à une chaîne – liberté à laquelle elle dit tenir-, elle poursuit son activité de productrice. Aux côtés de Michel Drucker sur des opérations événementielles (la prochaine est un hommage aux médecins et chirurgiens français dans le cadre de l’association la Chaîne de l’espoir, puis Viens dans mon école, où des personnalités retournent avec deux copains sur les bancs de l’école). Elle collabore avec Tim Newman sur des modules d’art pour France Télévisions, monte des événements dans des villes et, avec le groupe Azoulay, travaille sur un concept novateur de téléréalité venu de Corée. À 68 ans, sur tous les fronts, elle n’a rien perdu ni de son flair. Ni de son enthousiasme.

 

https://www.closermag.fr/people/dominique-cantien-je-n-ai-pas-retrouve-douste-blazy-avec-de-jeunes-garcons-comme-on-l-a-laisse-supposer-76195

Dominique Cantien : « Je n’ai pas retrouvé Douste-Blazy avec de jeunes garçons, comme on l’a laissé supposer »

 

Par Le 16 avril 2012 à 14h00 mis à jour 09 mars 2013 à 20h54

La productrice d’émissions de télévision Dominique Cantien était l’invitée de Laurent Ruquier, dans « On n’est pas couché », samedi soir. Elle a mis les choses au point concernant les rumeurs qui circulaient sur son ancien compagnon Philippe Douste-Blazy.

Souvenez-vous, en juin 2011, l’ancien ministre de l’Education Nationale Luc Ferry avait affirmé à la télévision qu’un ministre de la République avait organisé une soirée un peu particulière avec des garçons mineurs, au Maroc. Alors qu’il n’avait voulu nommer personne, la rumeur avait vite couru, suggérant plusieurs noms, dont celui de Philippe Douste-Blazy, alors ministre des Affaires Etrangères du temps de cette soirée, en 2005.

Dominique Cantien, l’ancienne compagne de Philippe Douste-Blazy, qui avait déjà démenti à l’époque (été 2011), a cette fois définitivement clos le délicat dossier, en réponse à l’interrogation de la journaliste Audrey Pulvar : « Ça c’est l’histoire que tout le monde adore. Cette histoire de Marrakech est d’abord fausse. En revanche, il y a eu une vraie dispute entre Philippe Douste-Blazy et moi-même, comme il y en a dans tous les couples. Il se trouve juste que ça s’est passé à Marrakech, au milieu d’un très grand nombre de personnalités, puisque c’était le 31 décembre (…) Cette nuit-là, il y a eu une dispute, qui n’a rien à voir avec ce que le ‘Canard Enchaîné’ a pu raconter. J’ai pleuré, il est parti, je n’ai rien cassé. Je ne l’ai pas retrouvé dans une chambre avec de jeunes garçons, comme on l’a laissé supposer. »

Dominique Cantien a ajouté : « Je pense qu’il y avait des gens qui nous accompagnaient et qui avaient tout intérêt à détruire Douste-Blazy. Et un papier de ce style-là, dans un journal comme le ‘Canard Enchaîné’, repris ensuite dans le ‘Monde’, était de nature à lui faire du mal. Mais en tous cas, je le redis, d’autant plus que, voilà, quand une histoire est terminée, je pourrais ne plus le défendre, c’est faux, vraiment faux, archi-faux. »

Cliquez ici pour regarder l’intervention de Dominique Cantien chez Laurent Ruquier, à propos de Philippe Douste-Blazy.

Catherine Laprévotte

 

https://www.jeuneafrique.com/83813/archives-thematique/docteur-douste-et-mister-blazy/

Docteur Douste et Mister Blazy

 

23 janvier 2007 à 14:43
Par François Soudan – François Soudan
Mis à jour le 23 janvier 2007 à 14:43

 

Jamais un ministre des Affaires étrangères n’avait été autant raillé et critiqué que celui-là. Rencontre avec un homme blessé qui ne s’explique toujours pas le lynchage médiatique dont il se dit la victime.

« Je rêve d’un journaliste qui fasse enfin une enquête objective sur moi. » Cette petite phrase en forme de cri du cur est la première – ou presque – que Philippe Douste-Blazy a prononcée en nous recevant dans son bureau du Quai d’Orsay. Nous voilà donc prévenus. Affaire d’ego, bien sûr : cet homme né un 1er janvier – il vient de fêter ses 54 ans – se verrait bien objet d’étude, cas d’école, voire sujet de thèse. Question de fierté, surtout. Rarement ministre des Affaires étrangères aura été autant critiqué, raillé, vilipendé que ce médecin cardiologue originaire de Lourdes, la ville des miracles, propulsé un jour de juin 2005 sous les ors du plus beau bâtiment ministériel de France. « Jamais, auparavant, on n’avait ainsi remis en cause mes qualités professionnelles et mon travail, explique-t-il, visiblement peiné. J’en ai été surpris, choqué et, bien sûr, blessé. » Ce qu’il faut bien appeler le lynchage médiatique de Philippe Douste-Blazy – même si, reconnaissons-le, la victime a souvent tendu les verges pour qu’on le batte – a commencé par les surnoms. « Mickey d’Orsay », « Mister Bluff », « Douste Blabla » Puis sont venues les anecdotes ravageuses le dépeignant sous les traits d’une sorte de benêt du village, opportuniste et satisfait, qui enfilerait les bourdes comme des perles. Enfin est arrivé le jugement, en forme de couperet : l’erreur de casting que fut sa nomination serait le symbole et le syndrome d’une fin de règne interminable, celle de Jacques Chirac. À trois mois de l’élection présidentielle et de l’issue programmée de sa propre mission, le locataire du Quai a donc une obsession : se défaire de l’image calamiteuse qui lui colle à la peau et réparer ce qu’il estime être une profonde injustice. Alors, Philippe Douste-Blazy écrit (ou plutôt dicte) un livre sur son expérience au Quai. Et recherche, désespérément, un journaliste objectif

Lorsque, en juin 2005, l’ancien ministre de la Santé, puis de la Culture, passé par les mairies de Lourdes et de Toulouse tout en siégeant au Palais-Bourbon comme député des Hautes-Pyrénées, accède aux très convoitées Affaires étrangères, le choc est rude pour les fonctionnaires de cette grande maison. PDB est précédé d’une réputation peu en phase avec les exigences du lieu : celle d’un politicien malin, rapide, intuitif, qui a le sens des médias et le goût du risque, fonctionne à l’oral et cultive une désinvolture, parfois une légèreté, insupportables pour des diplomates très pénétrés de leur rôle. Peu d’entre eux savent que Philippe Douste-Blazy s’est battu pendant trois ans pour obtenir ce poste prestigieux et qu’il l’a obtenu de justesse, à force d’insistance, alors qu’on lui proposait les Affaires sociales. Tous y voient un cadeau de Jacques Chirac pour son ralliement à l’UMP (Union pour un mouvement populaire) en 2001. « En réalité, confie un proche de Chirac, c’est Dominique de Villepin qui a fait pencher la balance en sa faveur. Il se disait que, avec Douste au Quai, flanqué du très précieux Pierre Vimont comme directeur de cabinet, il pourrait continuer à tirer les fils. Mais, comme d’habitude, Villepin a surestimé sa capacité à tout contrôler. » L’intéressé, on l’imagine, y voit une tout autre explication : « Si j’ai demandé ce ministère, c’est parce qu’il s’inscrivait logiquement dans le sens de ma carrière, assure Douste-Blazy. J’ai été chef de clinique et professeur de santé publique, j’ai fait quinze ans d’action humanitaire aux côtés, notamment, de mon ami Bernard Kouchner, le temps était venu de faire coïncider cet engagement avec la politique extérieure de la France. Avec la prolifération nucléaire, l’humanitaire est sans doute le sujet mondial numéro un du XXIe siècle. » Il n’empêche. Lorsqu’il expose ses idées devant ses nouveaux collaborateurs, ces derniers ouvrent des yeux ronds : « Ils se demandaient ce que je racontais là, explique PDB, et ils se disaient que je me trompais de ministère, alors que je leur proposais de mettre en uvre la politique la plus audacieuse que le Quai avait à accomplir depuis longtemps ! »

En juin 2005, Philippe Douste-Blazy se donne « un an pour apprendre ». L’état de grâce ne durera que quelques semaines. Distillées de l’intérieur et amplifiées à l’extérieur par le réseau apparemment acharné de ses ennemis politiques – au premier rang desquels figure le patron sortant du Conseil supérieur de l’audiovisuel, Dominique Baudis -, les petites histoires croustillantes, voire salaces, sur le comportement et l’amateurisme du ministre font les délices des rédactions parisiennes. Lors d’une visite au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem, en septembre, Douste se serait enquis du sort des « Juifs d’Angleterre » pendant la Seconde Guerre mondiale. À l’occasion d’une visite à Paris de la présidente du Sri Lanka, il aurait confondu la Thaïlande avec Taiwan. En décembre, c’est le pompon. Il se raconte, puis s’imprime, que Douste, en vacances à La Mamounia de Marrakech, a eu une violente altercation avec sa compagne, occasionnant pour 30 000 euros de dégâts dans la suite que le couple occupait. Plus récemment, fin novembre 2006, c’est le coût de son voyage en Inde, à bord d’un avion de location, qui fait la une du Canard enchaîné : près de 300 000 euros ! « Faux, honteux, inouï, s’emporte Douste. Yad Vashem, la Thaïlande, tout cela, ce sont des inventions. Qu’on m’apporte des preuves, des témoignages précis ! À La Mamounia, c’est vrai qu’il y a eu une engueulade que les voisins ont entendue. Mais l’ancien et le nouveau directeurs de cet hôtel, Robert Bergé et Mohamed Chab, ont certifié par écrit que les dégâts ne furent que minimes, à peine un cendrier ébréché. Quant à mon voyage en Inde, pour un sommet avec Bill Clinton, Sonia Gandhi et trois de mes collègues, le ministère m’a loué un appareil chez une compagnie suisse après appel d’offres parce que les ?avions officiels étaient tous occupés. Je signale au passage que le tarif était 20 % moins cher que celui pratiqué par le ministère de la Défense lorsqu’il nous affrète l’un de ses avions ! » Interrogé sur l’origine, selon lui, de ce qu’il qualifie d’« acharnement indécent », Philippe Douste-Blazy se ferme, énigmatique. « J’ai ma petite idée, qui n’a rien à voir avec la politique nationale. Ceux qui veulent ma peau connaissent très bien le système. Il y a un fil rouge à tirer, mais je le garde pour moi. » On l’aura compris : ce « fil rouge » ne saurait en aucun cas être de son fait, encore moins relever de sa propre (ir)responsabilité. Studieux, le ministre se replonge aussitôt dans les fiches préparées par ses collaborateurs, qu’il lit avec le plus grand naturel, pour répondre à nos questions, dès que celles-là s’éloignent des terrains qui lui sont familiers

Cet amateur de golf, qui affirme travailler « quatorze ou quinze heures par jour », n’ignore pas que sa marge de manuvre par rapport à Jacques Chirac est extrêmement faible. Cela semble l’arranger et il le revendique : « S’il y avait autonomie, cela voudrait dire qu’il y aurait une différence entre le président et moi. Or je n’ai aucune divergence de vue avec Chirac. Il est parmi les dix personnes qui, au monde, connaissent le mieux les affaires internationales : quelle légitimité aurais-je pour lui porter la contradiction ? » Mais cette osmose ne signifie pas pour autant que le Docteur Douste soit en panne d’idées et de jugement. Intarissable sur la crise du Darfour, qu’il connaît manifestement très bien, il est également à l’aise sur le Maghreb. Lui qui, pour avoir rencontré les infirmières bulgares dans leur prison de Benghazi et qui juge « choquante » leur condamnation à mort, n’hésite pas à dire qu’à ses yeux de médecin, « comme pour 99,9 % de la communauté internationale », elles sont innocentes. Lui qui, en octobre 2005, avait reçu des opposants tunisiens à l’ambassade de France à Tunis, une initiative dont la conséquence immédiate fut l’annulation de son audience prévue avec le président Ben Ali, tient à marteler que « si c’était à refaire, [il] le referai[t] », tant il est vrai que « les droits de l’homme sont un marqueur essentiel de la démocratie ». Lui qui, enfin, fut l’un des initiateurs de la fameuse et très controversée loi du 23 février 2003 sur le rôle positif de la colonisation française en Algérie persiste à sa manière – en assumant du bout des doigts un texte purement électoraliste qu’il a, dit-il, signé « par solidarité » en tant que secrétaire général de l’UMP, mais qu’il se défend d’avoir présenté. Oui, bien sûr, le ministre peut admettre que, « vu d’Alger, cela puisse choquer ». Mais, ajoute-t-il, « 75 % des Algériens ont moins de 25 ans. Leurs dirigeants devraient donc comprendre qu’ils doivent cesser de regarder la relation avec la France dans le rétroviseur. »

Mais la vraie passion, le vrai bijou et le vrai joujou de Mister Blazy a pour nom Unitaid, acronyme très charity business d’une fondation ambitieuse dont le but est de contribuer à la lutte contre le sida, la tuberculose, le paludisme et la faim dans le monde à raison de 1 milliard de dollars par an pendant vingt ans. Lancée en 2005, l’initiative Unitaid, dont PDB préside le conseil d’administration, est née d’une idée conjointe Chirac-Lula (le président brésilien), avec comme financement espéré les revenus dégagés par la fameuse taxe sur les billets d’avion. « Une idée géniale », applaudit Douste, qui revendique le privilège d’y avoir fait adhérer Bill Clinton en personne « à l’issue d’un entretien de trois heures dans son bureau de New York ». Enthousiasmé par ce projet, qui revient à subventionner une vaste centrale d’achat de médicaments à la disposition de l’OMS et de l’Onusida, l’ancien président américain aurait accepté de transférer 200 millions de dollars de sa propre fondation dans les caisses d’Unitaid. « C’est la réalisation dont je suis le plus fier », confie-t-il. Un rêve de « French Doctor » que le ministre devra cependant laisser à d’autres au lendemain du 6 mai, date du second tour de l’élection présidentielle. Que fera-t-il ensuite ? « Je ne me projette jamais, dit-il, et puis je suis président de l’agglomération du Grand Toulouse jusqu’en mars 2008. J’ai donc de quoi m’occuper. » En réalité, ce faux modeste, qui a attendu l’avant-veille de Noël pour officialiser son soutien à Nicolas Sarkozy, espère mieux et plus. Un nouveau maroquin ? Rien n’est exclu, même si son ralliement un peu tardif à Sarko lui a valu ce commentaire acerbe d’un très proche de ce dernier, Patrick Devedjian : « Comme les hirondelles suivent le printemps, Douste Blazy ne se trompe jamais de succès » – manière de signifier qu’il vole au secours de la victoire. « De Devedjian, no comment », lâche devant nous PDB, qui poursuit : « L’important, c’est de battre madame Royal. Je n’ai aucune envie qu’elle devienne chef de l’État. Ce n’est pas un problème de droite ou de gauche, c’est tout simplement inimaginable. »

Alors, Philippe Douste-Blazy fait campagne pour « Nicolas », qu’il assure « connaître et apprécier depuis plus de quinze ans », tout en expédiant les affaires courantes de son grand ministère. Le soir, devant son dictaphone, il s’échine à traduire pour son futur livre ce qui aura été sa « plus belle expérience ». Mais il y a problème. Les premières pages, juge-t-il avec lucidité, sont tout simplement « désastreuses ».

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Luc_Lahaye

Jean-Luc Lahaye

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Pour les articles homonymes, voir Lahaye.

Jean-Luc Lahaye
Description de cette image, également commentée ci-après
Jean-Luc Lahaye en 2010.
Informations générales
Nom de naissance Jean-Luc Lahaeye
Naissance 23 décembre 1952 (68 ans)
Paris, France
Activité principale Chanteur
Activités annexes Animateur de télévision
Genre musical Variétés
Années actives Depuis 1979
Labels Philips
Site officiel http://www.jeanluclahaye.fr/

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Jean-Luc Lahaeye, dit Jean-Luc Lahaye, est un chanteur de variétés, auteur et compositeur français, né le 23 décembre 19521 à Paris 10e.

Il connaît le succès en tant que chanteur entre 1982 et 1987 avec Femme que j’aime (1982), Papa chanteur (1984) et Débarquez-moi (1987). Il est également animateur de télévision avec son émission Lahaye d’honneur.

Biographie

Enfant, Jean-Luc Lahaye est placé à la DDASS où il est inscrit sous le matricule 65 RTP 5152. Plus tard, il apprend le métier d’ajusteur à la Snecma. C’est au cours de cette période qu’il commet quelques délits qui lui valent d’être condamné à six mois de prison en 1976 — peine qu’il effectue à Fresnes. Il est aussi, entre autres, chauffeur et garde du corps de Zizi Jeanmaire.

Carrière musicale

Les débuts

Jean-Luc Lahaye commence ses spectacles lorsqu’il est embauché comme barman dans un restaurant, dont le patron, Gérard Pedron, deviendra son producteur. La chanteuse Dalida, qui fréquentait l’établissement, sera sa marraine de spectacle. À cette époque, elle vit seule et souhaite une présence régulière dans sa maison. De 1975 à 19793, elle lui loue un petit appartement au dernier étage de sa résidence. C’est en 1979 qu’il sort son premier 45 tours, Maîtresse, maîtresse, puis en 1980 un second, Allez viens, et un troisième : C’est quand l’entr’acte. Le succès n’est toujours pas au rendez-vous. Il se produit pour la première fois sur scène au théâtre de la Potinière en 1981 (spectacle de Rachid Bahri).

Les succès

Jean-Luc Lahaye obtient son premier succès en 1982 avec Femme que j’aime. Son premier album, Appelle-moi Brando, sort en 1983. Il se produit alors en première partie des spectacles de Linda de Suza et de Michel Leeb à l’Olympia en 1983 et 1984. Il connaît à nouveau le succès avec Décibelle, Appelle-moi Brando et, en 1984, il sort un second album, Peur, avec de nouveaux titres comme Pleure pas, Plus jamais et surtout Papa chanteur, dédié à sa fille Margaux. Avec ce titre, il reste 28 semaines au Top 504 (1 200 000 exemplaires écoulés).

En 1985, il publie un livre autobiographique, Cent familles. L’année suivante, il est tête d’affiche à l’Olympia avec les chansons de son troisième album Flagrant Délit tendresse (incluant Il faudrait que tu reviennes, Lettre à la vieille et Djemila des Lilas). En 1987, il donne plusieurs concerts à guichets fermés au Palais des sports de Paris, où un album « live » est enregistré. La même année, il devient le présentateur d’une émission de divertissements sur TF1, Lahaye d’honneur, dont il interprète la chanson du générique, Débarquez-moi.

Son quatrième album, En vol, passera inaperçu malgré les titres L’Amour pour qui (qu’il interprète avec son ex-épouse Aurélie) et Gamine. Deux autres singles inédits paraissent, Do l’enfant d’eau (1988) et Partie sans laisser d’tendresse (1989), mais ne rencontreront pas plus de succès. En 1991, avec la collaboration de Michel Mallory, il publie l’album Paroles d’homme. Une compilation, Chanteur, sort en 1993 avec un titre inédit, Tu peux lui dire. En 1994, il coécrit avec Jean-Paul Dréau l’album Parfum d’enfer. Il enregistre en 1997 une nouvelle version de Femme que j’aime pour son album Rendez-vous où figurent de nouveaux titres comme La Mélodie Du Monde qu’il interprète encore aujourd’hui en concert, Gloria (dédié à sa seconde fille) ainsi qu’une reprise de Sous quelle étoile suis-je né ? de Michel Polnareff.

Retour gagnant

Des nouvelles de Dominique Cantien, ex de Nicolas Hulot et Philippe Douste-Blazy... dans AC ! Brest 170px-Jean-Luc_Lahaye_2013
Jean-Luc Lahaye sur scène en 2013.

En 2004, Jean-Luc Lahaye participe à l’émission de TF1 Retour gagnant : des anciens chanteurs oubliés qui ont eu leur heure de gloire passée viennent chanter deux titres, et le public vote pour son artiste préféré. Jean-Luc Lahaye obtient alors le plus grand nombre de votes des téléspectateurs ce qui va lui permettre de sortir le single Sans vous, titre composé par André Maruani et coécrit avec Jean-Luc Lahaye, évoquant son retour sur scène après une longue et douloureuse absence.

Le 6 avril 2004, il sort son huitième album (préparé essentiellement avec Didier Barbelivien), Gloria, du prénom de sa deuxième fille. Il donne un concert à l’Olympia le 20 décembre 2004, durant lequel un album live et un DVD sont enregistrés. Une tournée a lieu en France et en Suisse durant l’année 2007, et un album de reprises des années 1960-1970, Chansons que j’aime, sort en février 2008. Après une nouvelle tournée durant l’été 2010, il se produit à nouveau sur la scène de l’Olympia les 10 et 11 septembre 2010.

En 2009 et 2012, il fait partie des têtes d’affiches du spectacle RFM Party 80. Il figure également dans le film Stars 80, sorti le 24 octobre 2012, dans lequel il joue son propre rôle.

Le 6 août 2012, paraît l’album Jean-Luc Lahaye 1982-2012, 30 ans de chansons sous forme d’un coffret comprenant des inédits (dont Menteur tricheur) et un best of, et le DVD de l’Olympia 2010.

Famille

Avec son ex-épouse Aurélie, Jean-Luc Lahaye a deux filles : Margaux (1984) et Gloria (1986). Jean-Luc Lahaye est à l’origine d’une fondation en faveur des enfants déshérités, la fondation Cent Familles.

Activités publiques

Jean-Luc Lahaye s’est lancé dans l’écriture en 1985 avec un livre autobiographique, Cent familles, succès de ventes en librairie2. Il est suivi, en 1988, de Cent familles Tome II. En 1994, il publie une fiction futuriste Parfum d’enfer, à lire en écoutant un album éponyme sorti la même année. En 2005, paraît une nouvelle édition complétée, Cent familles – De la DDASS à la vie.

En 1986, Jean-Luc Lahaye crée la Fondation Cent Familles qui vise à venir en aide aux enfants « en panne de parents ». L’inauguration a lieu le 8 octobre 1986 à Clichy en présence du président François Mitterrand. Le 16 décembre de la même année, Donne-moi la main, une émission de quatre heures en direct sur TF1, réunit des artistes, hommes politiques et autres personnalités, afin de réunir des fonds pour la « Fonda ». Les promesses de dons atteignent des montants inespérés, les plus grandes entreprises françaises offrent leurs services. Depuis, la Fondation Cent Familles a accueilli et élevé plus de mille enfants dans ses différentes maisons. Actuellement cent vingt enfants vivent dans trois établissements et dix familles satellites accueillent les placements de longue durée.

Après avoir animé l’émission caritative Cent familles, il rejoint TF1 en septembre 1987, à la demande de Dominique Cantien qui réussit à convaincre la direction de la chaîne, en animant son émission Lahaye d’honneur2. Ce programme en direct qui mêle variétés et financement d’œuvres caritatives sera diffusé pendant un an et demi. Il en chante lui-même la chanson du générique à chaque émission (Débarquez-moi), accompagné par les ballets de Redha.

En 2001, il ouvre un dîner-spectacle, le « studio 287 », qu’il transforme rapidement en discothèque. Il vend cet établissement pour se consacrer exclusivement à sa carrière de chanteur après son succès à l’émission Retour gagnant en 2004.

Depuis 2018, Jean-Luc Lahaye est président du comité directeur de l’association de parachutisme sportif de Frétoy-le-Château, Skydive Frétoy5. Il compte plus de 1 400 sauts en parachute à son actif.

Justice et polémiques

Le 8 janvier 2007, l’artiste est condamné à une amende de 10 000 euros pour atteinte sexuelle sur mineur de 15 ans lors d’un procès à huis clos au tribunal correctionnel de Paris. Selon la presse, les débats ont porté en particulier sur l’âge que la plaignante avait, et sur l’âge qu’elle avait dit avoir, au moment des faits6.

Le chanteur est interpellé le 11 février 2015 par l’Office central de répression des violences aux personnes de la police judiciaire. Il est présenté à un juge d’instruction le lendemain avant d’être mis en examen. Placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire et obligation de recevoir des soins, il est convoqué le 23 mars au tribunal de grande instance de Paris pour corruption de mineure aggravée par l’utilisation d’un réseau de communication électronique pour une proposition sexuelle à une mineure de 15 ans, ainsi que par la détention d’images pédopornographiques7,8. Lors de ce procès qui s’est tenu à huis clos, le parquet a requis deux ans de prison avec sursis. Le lundi 18 mai 2015, le tribunal correctionnel de Paris rend sa décision et condamne le chanteur à un an de prison avec sursis pour corruption de mineur de 15 ans ; il est en revanche relaxé des chefs d’accusation de « proposition sexuelle à mineur de quinze ans » et de « détention d’images pédopornographique de mineur de quinze ans »9,10.

En octobre 2017, l’association La Voix de l’Enfant reproche à Jean-Luc Lahaye une réplique de la bande-annonce de Stars 80, la suite (« [mes copines] vont venir ! Mais à cette heure-ci elles sont au lycée… Ben oui, elles passent le bac ») qu’elle juge déplacée dans la bouche d’un homme de 64 ans, dans un film où il joue son propre rôle. Jean-Luc Lahaye fait répondre par son avocat que « la plaisanterie litigieuse s’inscrit uniquement dans le caractère comique du film, dont Jean-Luc Lahaye n’est ni le dialoguiste, ni le réalisateur ». Il ajoute que le chanteur « n’a jamais eu la moindre intention de blesser, de choquer ni de heurter quiconque, et regrette vivement si cela a pu être le cas »11. Face à la polémique, l’attachée de presse du film annonce que la scène sera coupée au montage12.

Le 8 juin 2020, Jean-Luc Lahaye présente, pour la première fois, lors d’une émission de télévision, sa compagne Paola, jeune femme d’au moins 35 ans sa cadette, en ironisant qu’il « l’avait choisie à l’échographie »13.

Accusation de viol

17px-Scale_icon_white-orange.svg dans Calomnie
Cette section est liée à une affaire judiciaire en cours (novembre 2021).
Le texte peut changer fréquemment, n’est peut-être pas à jour et peut manquer de recul. N’hésitez pas à participer à l’écriture de synthèse de manière neutre et objective, en citant vos sources. N’oubliez pas que, dans nombre de systèmes judiciaires, toute personne est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement et définitivement établie.

Le 3 novembre 2021, Jean-Luc Lahaye est placé en garde à vue en raison de soupçons de viol sur deux adolescentes âgées de 16 et 17 ans. Les faits seraient survenus en 2013 et 2014. Il est également soupçonné de détention d’images à caractère pédopornographique14. Le 5 novembre, à l’issue de sa garde à vue, il est mis en examen et placé en détention provisoire15.

Discographie

Albums studios

  • 1983 : Appelle-moi Brando
  • 1984 : Peur
  • 1986 : Flagrant délit tendresse
  • 1987 : Palais des sports Live
  • 1988 : En vol
  • 1991 : Paroles d’homme
  • 1994 : Parfum d’enfer
  • 1997 : Rendez-vous
  • 2004 : Gloria

Compilations

  • 1993 : Jean-Luc Lahaye chanteur
  • 1998 : Femme que j’aime
  • 2000 : Best of
  • 2003 : Jean-Luc Lahaye
  • 2004 : Histoire d’idole
  • 2005 : Oympia 2004
  • 2008 : Chansons que j’aime
  • 2008 : Ses plus grands succès
  • 2012 : 30 ans de chansons

Cinéma

Publications

  • Cent familles (Carrère – Michel Lafon 1985). Réédition J’ai lu 1991 (format de poche)
  • Cent familles tome II (Michel Lafon 1988). Réédition J’ai lu 1992 (format de poche)
  • Parfum d’enfer, Jean-Claude Lattès, 1994 (ISBN 2-7096-1394-8)
  • Cent familles : De la DDASS à la vie, Michel Lafon, 2005
  • Classé confidentiel, Montparnasse, 2016

Notes et références

  1. « Soupçonné de viols sur mineurs, Jean-Luc Lahaye placé en détention » [archive], sur Le Point, 5 novembre 2021 (consulté le 12 novembre 2021)

Voir aussi

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Liens externes

 

https://le-milieu-nantais.skyrock.com/3023630926-Fin-tragique-de-Bernard-Algret-dit-Le-Nantais.html

Fin tragique de Bernard Algret dit Le Nantais
 
20 décembre 2005. Meurtre, assassinat, mise en scène ? Les investigations se poursuivent à Bénodet, au domicile de Bernard Algret, 58 ans, porté disparu depuis peu. Dans sa maison, des traces de sang et de lutte, ainsi que de tirs de plomb, d’un couteau et d’un gant ensanglantés sont découverts.
A Quimper, Jean-Yves Gouëffon, le vice-procureur du parquet a tenu une conférence de presse tandis qu’à Brest, une instruction est actuellement en cours à l’encontre de B. Algret pour proxénétisme aggravé.22 décembre 2005. Alors que les résultats des premiers prélèvements (sang, balistique) sont attendus, l’enquête sur la disparition, à Bénodet (29), du locataire d’un pavillon a connu, un changement de procédure. Compte tenu du très grand nombre de prélèvements effectués, le parquet de Quimper a, en effet, ouvert une information judiciaire, qui prend le relais de l’enquête de flagrance pour violences. Cela signifie que l’affaire est désormais entre les mains d’un juge d’instruction, le Quimpérois Richard Foltzer, et que les enquêteurs travailleront sur commission rogatoire. Bernard Algret, 58 ans, reste introuvable.

23 décembre 2005. Les résultats des analyses des traces de sang relevées dans le pavillon de Bénodet sont parvenus aux enquêteurs. « Du sang humain », s’est contenté de dévoiler le parquet de Quimper.

11 mai 2006. Le corps d’un homme a été repêché, le 30 avril dernier, dans l’embouchure de La Loire. Il s’agit de Bernard Algret, 58 ans, porté disparu à Bénodet depuis le mois de décembre. En lien avec l’enquête, une dizaine d’interpellations ont été effectuées, hier matin, dans des bars à hôtesses de Loire-Atlantique. Le règlement de comptes sur fond de proxénétisme se confirme.
Un corps entravé et porteur de traces de violences, un sparadrap sur la bouche, une balle de gros calibre dans la cuisse.

13 mai 2006. Bernard Algret, l’homme retrouvé dans la Loire fin avril, avait disparu de son domicile de Bénodet fin décembre. La victime que l’on dit fréquentant « le monde de la nuit », aurait été victime d’un contrat sur sa personne selon les premières informations recueillies hier par le Parquet de Quimper.

Une figure des nuits brestoisesLe quinquagénaire, figure de la nuit brestoise, emprisonné à plusieurs reprises à la suite de vols, escroqueries, contrefaçon, fraude au RMI et proxénétisme, s’était, en tout cas, forgé de sérieuses inimitiés dans la région. Nombreux sont ceux qui auraient pu vouloir sa disparition. Selon nos informations, l’homme s’apprêtait à quitter la France pour le Maroc, où il comptait s’installer.
Depuis plusieurs mois, Bernard Algret était interdit de séjour dans la cité brestoise, dans le cadre d’une affaire de proxénétisme aggravé le mettant en cause.

Un établissement à Marrakech ou Agadir

En juillet 2004, à cette époque, malgré une interdiction de gestion, ce Brestois d’origine nantaise exploitait, avec sa compagne, un bar à hôtesses – « Le monocle » – dans le quartier Saint-Martin, à Brest. Il aurait également été à la tête, via des prête-noms, de plusieurs autres établissements (« L’Ecrin » et « Le Romantique », notamment) ces dernières années. Depuis quelques mois, selon nos informations, l’homme était en train de récupérer tous ses avoirs et s’apprêtait à quitter la France. Il avait émis le souhait de s’installer au Maroc, à Marrakech ou Agadir, pour y ouvrir un bar ou un hôtel.

Stups, racket et différends musclés

Au fil de sa « carrière », Bernard Algret, aujourd’hui âgé de 58 ans, s’était créé de solides inimitiés. A Nantes notamment, où il y a de nombreuses années, il avait eu maille à partir avec le milieu nantais. Une figure nantaise, persuadée d’avoir été donnée par Bernard Algret, dans une affaire de stupéfiants, aurait tenté de le racketter à sa sortie de prison. A l’époque, le Brestois tenait un établissement dans la presqu’île de Quiberon (56). Le Nantais avait fini une nouvelle fois en prison. Malgré son interdiction de séjour, Bernard Algret se serait rendu régulièrement à Brest. Ici aussi, il comptait de nombreux ennemis. Trapu, parfois accompagné de colosses, l’homme était très craint. Une image acquise à la suite de plusieurs différends musclés. Ces derniers temps, l’homme se sentait néanmoins menacé. Il se déplaçait avec précaution et portait sur lui une arme à feu.

20.12.2005
Une fin tragique…Frossay, à 45 km à l’ouest de Nantes, dimanche 30 avril. Personne ne le sait encore, mais ce cadavre coincé dans des roseaux, en bord de Loire, c’est Bernard Algret, le disparu de Bénodet. Sa tête entourée de gros ruban adhésif et son corps entravé ne laissent aucun doute : l’homme a été assassiné. Les liens distendus ont laissé filer les parpaings. Le cadavre a refait surface. Il n’aurait jamais dû.

Le disparu risquait dix ans de prison

Bernard Algret, 59 ans, est un petit truand brestois, connu de la Justice pour des affaires de proxénétisme, de vols et d’escroqueries. Il a disparu de son domicile quatre mois et demi plus tôt. Dans la maison qu’il louait à Bénodet et où il vivait seul, des traces de lutte et beaucoup de sang. Presque trop pour faire vrai. Celui qu’on appelle « Bernard le Nantais » n’aurait-il pas mis en scène sa disparition ? Les enquêteurs n’excluent rien. D’autant que l’homme, qui attendait la date de son procès pour proxénétisme aggravé, risquait gros : jusqu’à dix ans de prison. D’ailleurs, son entourage ne cache pas qu’il avait l’intention de se mettre au vert, à l’étranger. Au Maroc. Il avait même commencé à récupérer ses avoirs et à vendre ses biens.

« Balancés » par Algret

Mais d’autres voix se font entendre et laissent supposer un tout autre scénario. Bernard Algret était devenu très nerveux. Il se savait menacé. Il avait même fait installer chez lui une alarme avec vidéosurveillance. Elle n’aura servi à rien. La nuit de sa disparition, celle-ci est restée muette. Très vite, deux noms circulent. José Antonio Freitas, 38 ans, – « Tonio » pour les intimes -, un gros bras, patron de deux bars à hôtesses à Nantes. Et Michel Chabot, 57 ans, dit « King Kong », un autre gros bras nantais. En 1999, tous les deux ont plongé, balancés par Bernard Algret qu’ils tentaient de racketter à Quiberon. A l’époque, les deux hommes tentaient de se faire « indemniser » à la suite d’une précédente incarcération qu’ils attribuaient, déjà, à Algret.

« Les anguilles seront bien grasses cette année

» Ces trois années supplémentaires à l’ombre, Tonio ne les aurait pas digérées… Pour Chabot, c’est pire. En prison, il a perdu un pied. Amputé, emporté par une infection mal soignée. Mais pour cette nouvelle affaire, « King Kong » a un alibi béton. Il est mis hors de cause. Tonio aussi a un alibi. Il n’était pas à Bénodet dans la nuit du 15 au 16 décembre. Mais une écoute téléphonique le trahit. A un copain incarcéré à la centrale de Saint-Martin de Ré pour un braquage commis à Nantes en 2002, il parle un peu trop. Et fait cette étrange confidence : « Les anguilles seront bien grasses cette année »… Les gendarmes en sont désormais persuadés. Antonio Freitas est derrière cette sordide affaire.

Quatre surnoms : Chiffon Scarface, Jo et Peter

Dans l’environnement du suspect nº 1, un homme attire l’attention des enquêteurs. Il s’appelle Christian Soler, 43 ans, surnommé « Chiffon » en raison de son allure négligée. Depuis peu, l’homme effectue pour Tonio des travaux de bricolage dans l’un de ses bars. Coïncidence, il a travaillé pour Algret, à Brest. Les deux hommes se sont quittés en très mauvais termes. Des histoires de cambriolages et de chèques volés que Soler, prête-nom d’Algret, aurait refusé d’encaisser malgré ses menaces répétées. Autour de Tonio, les enquêteurs parviennent à identifier deux autres individus peu recommandables. Joël Bogaert, dit « Jo », 30 ans, installé depuis quelques mois dans l’agglomération nantaise. Tonio l’a connu en prison. Il y a aussi Rachid Harafane, un Rouennais âgé de 35 ans surnommé « Scarface ». Une connaissance carcérale de Jo. Un quatrième personnage apparaît enfin : Pierre Kolye, 27 ans, dit « Peter », un Nantais qui s’est entiché d’une des hôtesses de Tonio. C’est pour la « racheter » qu’il aurait accepté de faiire partie du commando à Bénodet (il n’était question, selon lui, que d’un cambriolage). Il est le seul des quatre à avoir un casier judiciaire vierge. Les trois autres ont déjà eu affaire à la correctionnelle ou à une cour d’assises.

Un récit insoutenable

Fin avril, la Loire rend le corps de Bernard Algret, que seule une analyse ADN permettra d’identifier. Il faut faire vite. Les gendarmes craignent que la nouvelle de la macabre découverte ne s’ébruite. L’interpellation des quatre hommes et de leur commanditaire présumé est précipitée. Avec succès. Les enquêteurs délient vite les langues. Les ADN de deux des quatre suspects ont été retrouvés dans la maison d’Algret. Les quatre auraient fini par passer à table. Un récit épouvantable. 16 décembre. Bénodet, 1 h 30. Quatre ombres se glissent dans la propriété de Bernard Algret. Les quatre comparses ont reconnu les lieux deux jours auparavant. Ils sont tous armés. Ils brisent une vitre à l’arrière de l’édifice. Dans la maison, Bernard Algret est réveillé en sursaut. Il descend en sous-vêtements et tombe nez à nez avec les quatre hommes. Il se bat, et leur oppose même une très vive résistance. Le tir d’un fusil de chasse claque. C’est un coup de crosse asséné en plein visage qui l’a accidentellement provoqué. Les plombs se fichent dans le plafond. La lutte continue, mais elle est inégale. Bernard Algret s’affaisse, victime d’un très violent coup de pied de biche à la tête. La plaie saigne beaucoup. Plusieurs pièces sont souillées, jusqu’à l’étage où l’un des agresseurs est monté pour se nettoyer. Bernard le Nantais est inerte. Il est saucissonné et jeté dans le coffre d’une voiture. Direction Nantes.

Torturé avec une perceuse électrique

En cours de route, le « colis » reprend connaissance et s’agite. Trop. Les coups ne suffisent pas à le réduire au silence. L’un des agresseurs saisit une arme de petit calibre et tire par-dessus la banquette arrière. Bernard Algret est touché à la cuisse. Plus personne ne l’entend jusqu’à l’arrivée à Nantes. Il est 8 h 30. Le calvaire de Bernard le Nantais ne fait que commencer. Sur les bords de Loire, dans le fourgon où il vient d’être transporté, il est torturé. Un coup de feu tiré à bout portant lui arrache un morceau d’oreille. A l’aide d’une perceuse, notamment, ses bourreaux (un ou deux) s’acharnent sur lui. En fin d’après-midi, un ultime coup de barre porté à la tête le laisse sans vie. Le cadavre de Bernard Algret est lesté et jeté d’un pont. C’est ce scénario qui devrait être vérifié lors d’une très prochaine reconstitution.

Le « magot » de Bernard Algret ?

Qui a fait quoi, et pour quel mobile ? C’est ce que l’instruction tente d’établir. Une hypothèse, toujours à l’étude, se dessine. Début décembre, Soler aurait fait part à Tonio, son nouvel employeur, de ses ennuis avec Algret. Il sait que Tonio a des comptes à régler. Soler est peut-être également au courant que leur ennemi commun s’apprête à quitter la France et qu’il a probablement amassé un « trésor de guerre ». Il aurait alors proposé à Tonio de lui amener Bernard le Nantais. Avec un double objectif : le faire parler et le supprimer. En échange, Tonio aurait accepté de fournir des hommes de main : Jo, Scarface et Peter. Selon ces derniers, il n’a jamais été question d’enlever Bernard Algret, encore moins de le supprimer. Le soir du casse, il ne devait même pas être là. La mission, c’était le cambriolage. Dans la maison, ils n’auraient mis la main, en guise de « magot », que sur 1.500 EUR en espèces. Rien n’aurait donc fonctionné comme prévu. Tout aurait dégénéré.

Acquitté en 1995… faute de cadavre

De son côté, Soler ne réfuterait que la planification de la mort d’Algret. Selon lui, il n’a été question que de lui administrer une bonne correction. La mort de Bernard le Nantais ne serait, en quelque sorte, qu’accidentelle.

Quant à Tonio, mis en cause par plusieurs de ses camarades à différentes étapes duu scénario, il nie absolument tout. Il ne concéderait qu’une chose : oui, il savait que le cadavre de Bernard Algret avait été jeté dans la Loire, mais ce serait Soler qui le lui aurait dit. Paniqué, ce dernier lui aurait téléphoné pour lui demander de l’aide. Tonio dit avoir refusé. Selon lui, Soler aurait agi seul, pour régler ses propres comptes. Crédible ? Difficile à dire car, pour Tonio, il y a un fâcheux précédent. Il s’appelle Michel Zinetti, un patron de bar nantais, ancien associé de l’étoile montante du milieu nantais dans les années 1975. Zinetti a mystérieusement disparu en 1990. Mis en cause dans cette affaire, inculpé de meurtre avec le frère de feue l’étoile montante (*), Tonio sera acquitté, en 1995, par la cour d’assises de Loire-Atlantique, faute de preuves. Le cadavre de Zinetti n’a jamais été retrouvé… La légende dit qu’il aurait été coulé dans le béton de l’une des piles du pont de Cheviré.

Nicolas Hulot et PPDA, ou les Bretons de chez TF1…

Lillois, Rémois d’origine, ils viennent tous se réfugier en Bretagne au fur et à mesure que s’allongent leurs fiches Wikipédia… ou au contraire qu’elles s’amenuisent comme peau de chagrin…

 

https://www.parismatch.com/Actu/Societe/Hulot-et-PPDA-une-amitie-particuliere-1773752

Hulot et PPDA, une amitié particulière…

 

Paris Match | Publié le 02/12/2021 à 16h57

Nicolas Hulot et Patrick Poivre d'Arvor au Fort National de Saint-Malo.
Nicolas Hulot et Patrick Poivre d’Arvor au Fort National de Saint-Malo. THIERRY ORBAN/Sygma via Getty Images

 

Nicolas Hulot et Patrick Poivre d’Arvor ciblaient dans le public des femmes à conquérir et les notaient, révèle Paris Match dans son enquête consacré à l’ancien ministre.

Lorsque vingt-trois femmes ont témoigné contre les agissements du grand ami de Nicolas Hulot, Patrick Poivre d’Arvor, certaines l’accusant de viol, plusieurs personnes se sont souvenues du jeu que le journaliste star du 20 heures avait instauré avec un «ex-présentateur vedette de TF1, lui-même très insistant avec les femmes», révèle Paris Match dans son enquête consacré à l’ancien ministre.

Lire aussi : Accusé de viols et agressions sexuelles, Nicolas Hulot s’est réfugié à Saint-Lunaire

Un «système de points» pour chaque femme conquise dans le public, tant pour une serveuse, tant pour une hôtesse de l’air… avait même été instauré entre les deux hommes. «L’ami de PPDA dont il est question, c’est Hulot », ont confirmé plusieurs sources à Mariana Grépinet et Anne Jouan, co-autrice de l’enquête.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Hulot

  1. « Ecologie : quel bilan pour Nicolas Hulot ? », leparisien.fr,‎ 2018-05-16cest16:33:44+02:00 (lire en ligne [archive], consulté le 14 juillet 2018).

Voir aussi

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Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Poivre_d%27Arvor

  1. « capatationopera-un amour en guerre » [archive], sur chapeau rouge studio (consulté le 11 avril 2020)

Annexes

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Articles connexes

Bibliographie

Liens externes

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Zabel

    1. Roger Zabel

      Page d’aide sur l’homonymie

      Pour les articles homonymes, voir Zabel.

      Roger Zabel
      une illustration sous licence libre serait bienvenue
      Biographie
      Naissance

      (69 ans)
      Épernay

      Nationalité
      Formation
      Activité
      Autres informations
      A travaillé pour
      Distinction

      Roger Zabel est un journaliste français né le 22 décembre 1951 à Épernay (Marne).

      Parcours

      Après une année d’études à l’École supérieure de journalisme de Paris, il passe huit années au service des sports de RTL, dirigé par Guy Kédia, au cours desquelles il couvre, entre autres, huit Tours de France cycliste de 1975 à 1981, des Jeux olympiques d’été (1976 et 1980) et d’hiver (1976 et 1980).

      Journaliste télé

      Robert Chapatte l’engage sur Antenne 2 en 1981. Il reste pendant trois ans à Stade 2 et présente le journal de 23 heures durant l’été 1983. En 1984, il rejoint Pierre Lescure sur Canal+ où il crée le service des sports avec Charles Biétry et anime le jeu Maxi-Tête, le temps d’une saison (Sophie Favier animera ensuite l’émission). En 1986, il rejoint La Cinq où il couvre de grands évènements sportifs (Flushing Meadow, 24 heures du Mans…) et anime un autre jeu Pentathlon. En mars 1987, il retourne sur Antenne 2 pour présenter la matinale Télématin jusqu’en 1989.

      Journaliste sportif sur TF1

      Date à laquelle, il devient directeur adjoint du service des sports de TF1, aux côtés de Jean-Claude Dassier. Il couvre pendant plus de dix ans les coupes du monde de football 1990, 1994 et 1998 ainsi que les coupes du monde de rugby 1991, 1995 et 1999. Il présente également les émissions : Téléfoot, Automoto, Formule Sport, Formule Foot et Va y avoir du sport avec Dominique Grimault et Jérôme Bureau, et présente aussi les soirées de Ligue des champions et les Grands Prix de Formule 1.

      En 1989, il obtient le 7 d’Or du meilleur journaliste sportif.

      L’après TF1

      Il devient directeur de la rédaction de 2001 à 2003 puis directeur général adjoint d’Eurosport France de 2003 à 2007. Il anime aussi Auto Critiques de 2003 à 2007. Parallèlement, il participe aux émissions de Laurent Ruquier : On va s’gêner sur Europe 1 et On a tout essayé sur France 2.

      À partir de la saison 2008, Roger Zabel, directeur général adjoint, n’anime plus le magazine Auto Critiques, après avoir été débarqué par sa direction. La chaine sportive de TF1 justifie sa décision par la volonté de rajeunir la présentation de ses émissions1,2,3.

      Créateur d’une formation de journalisme de sports en 2009 à l’École supérieure de journalisme de Paris, puis directeur pédagogique de cette même école. Il quitte l’ESJ et prend la direction de l’école de journalisme de l’Institut international de la communication de Paris dont il sera le responsable pédagogique jusqu’en 2013.

      Le 5 novembre 2014, il fait son retour à RTL en devenant sociétaire des Grosses Têtes. Il reste titulaire sur TF1.

      Décorations

      Notes et références

    2. Roger Zabel viré d’Eurosport [archive], TV mag, 13-03-2008.
    3. Le blogtv.news cite un entretien paru dans La lettre de l’audiovisuel [archive].
    4. Interview de Roger Zabel [archive], Télé 2 semaines, 12-03-2008.

Décret du 24 juin 1993 portant promotion et nomination [archive]

      .

 

Gabriel Matzneff ou Cyprien Luraghi : du pareil au même…

Notons à ce propos que la grande copine brestoise du second, Céline Verdier, doyenne des juges d’instruction du tribunal judiciaire de Brest, semble être originaire du même secteur que Claude Verdier, amant de Christian Giudicelli, l’ami avec lequel Gabriel Matzneff a passé de nombreuses vacances pédophiles aux Philippines.

Ses relations avec eux seraient-elles anciennes, voire familiales ?

Une chose est en tous les cas bien certaine : elle adule les pédophiles, particulièrement le Luraghi Pascal Edouard Cyprien, qu’elle n’a cessé de porter aux nues depuis au moins une bonne dizaine d’années en sachant pertinemment qu’il avait entrepris de rechercher toutes mes relations anciennes et actuelles, afin d’assassiner tous ceux qui m’ont connue et pouvoir ainsi plus aisément défoncer l’Etat français et son armée avec ses amis islamistes…

 

https://copainsdavant.linternaute.com/p/celine-verdier-5306732

Celine VERDIER

  • BREST

Celine VERDIER est sur Copains d’avant. Pour la contacter, connectez-vous ou inscrivez-vous gratuitement.

Parcours

Parcours scolaire

A propos

Général

  • Prénom Nom :

    Celine VERDIER

  • Vit à :

    BREST, France

  • Née le :

    5 juil. 1979 (42 ans)

Ma vie aujourd’hui

  • Aucune information disponible

Mes goûts et passions

Aucune information disponible

 

 

Je remarque au passage qu’elle a récemment supprimé de sa fiche Copains d’avant toute mention à ses fonctions actuelles de magistrate, à Brest, ainsi qu’à sa formation à l’Ecole nationale de la magistrature sitôt après ses études à l’IEP de Bordeaux, lesquelles y ont figuré durant plusieurs années.

Ce n’est pourtant pas elle qui craint grand-chose en affichant publiquement ce qu’elle est, les islamistes l’adorent autant que les pédophiles : c’est la juge à Lura, ils sont tous au courant depuis le début.

 

 

https://www.midilibre.fr/2011/08/01/quand-la-commune-inspirait-deux-artistes,364727.php

Quand la commune inspirait deux artistes

 

  • Christian Giudicelli peint par son ami Claude Verdier.
    Christian Giudicelli peint par son ami Claude Verdier. © D.R
Publié le 01/08/2011 à 00:00

 

Quelques articles récents concernant La Roque ont brièvement mentionné les noms de Christian Giudicelli et de Claude Verdier : deux artistes talentueux dont les œuvres ont valorisé la région, bien au-delà des frontières. Ils ont, maintes fois, puisé leur inspiration, l’un pour la peinture, l’autre pour la littérature, dans le charme des vieux villages locaux, les faisant ainsi apprécier par un très large public.

Claude Verdier (1932-1997) quittait régulièrement Paris pour se ressourcer dans sa maison familiale à Goudargues, où sa mère enseigna le piano à plusieurs générations de Goudarguais. Par ses créations picturales, Claude recherchait inlassablement à percer le mystère de la nature et des vieilles bâtisses. Le site de La Roque l’attirait tellement qu’il lui consacra un livre et une exposition dans la capitale en 1971. Par cinq fois, la galerie d’art Anne-Colin exposa ses tableaux. Petite anecdote : cette galerie, située rue Mazarine, recevait à chaque fois, un visiteur de marque, François Mitterrand qui appréciait particulièrement Goudargues. En 2011, le domaine de Bel-Air rend hommage à Claude ; l’étiquette apposée sur les bouteilles de la cuvée, médaille d’or 2010, est une pointe sèche de l’artiste représentant La Roque.

Ces années de création artistiques (théâtres, décors, expositions, conférences etc.), Claude les a partagées avec son compagnon Christian Giudicelli.

Ce dernier, Nîmois de naissance, est devenu un homme de Lettres récompensé par les prix les plus prestigieux (prix Valéry-Larbaud, prix Jean-Freustié, prix Renaudot en 1986 pour le livre Station balnéaire). Son dernier ouvrage Square de la couronne (2010) se passe à Nîmes. Ses émissions sur France Culture ont séduit un large public. Il est conseiller littéraire chez Gallimard.

Fidèle à la mémoire de Claude et de leurs souvenirs communs de La Roque, Christian a accepté avec joie de préfacer le tout nouveau livre de Mme Frach-Descazeaux intitulé Vivre à La Roque au XVIIIe siècle ». (Midi Libre du 23 juillet 2011).

« Je ressens ce village, tout en traits coupés, comme l’étape d’un ultime pèlerinage », écrivait leur ami commun Boris Schreiber, lui aussi prix Renaudot.

Correspondant : 06 60 09 59 49

Midi Libre

 

 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/qui-est-christian-giudicelli-ecrivain-editeur-et-compagnon-de-voyage-de-matzneff_2118095.html

Qui est Christian Giudicelli, écrivain, éditeur et compagnon de voyage de Matzneff ?

 

Les enquêteurs s’intéressent à cet intime de Gabriel Matzneff, avec qui il partage une profonde amitié depuis plusieurs décennies.

 

Christian Giudicelli, l'ami intime de Gabriel Matzneff

Christian Giudicelli, l’ami intime de Gabriel Matzneff

Capture YouTube / Gérard Courant

Par LEXPRESS.fr
Publié le 12/02/2020 à 19:28

 

Le siège de Gallimard à Paris a été perquisitionné ce mercredi dans le cadre de l’enquête ouverte contre l’écrivain Gabriel Matzneff pour « viols sur mineur » de moins de 15 ans. La perquisition, révélée par Mediapart, a débuté dans la matinée et s’est achevée en tout début d’après-midi.

Les enquêteurs de l’Office central de répression des violences aux personnes (OCRVP) recherchaient notamment des passages écrits de l’écrivain ne figurant pas dans ses ouvrages publiés. Mais selon des sources proches du dossier et Mediapart, ils s’intéressent aussi à Christian Giudicelli, 78 ans, intime de Gabriel Matzneff et compagnon de ses voyages aux Philippines.

Un ami très proche

Lui-même romancier, il est membre du comité de lecture de Gallimard et dirige la collection « La fantaisie du voyageur » aux éditions Rocher, dans laquelle a publié Matzneff. Christian Giudicelli est l’un des dix jurés du prix Renaudot et a défendu à plusieurs reprises la candidature de son ami lors des délibérations, comme l’a raconté Le Monde.

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Très proche de Gabriel Matzneff, il se définissait lui-même dans son ouvrage Les Spectre Joyeux comme le « fidèle complice » de l’écrivain accusé de viols sur mineurs. Par ailleurs, comme le note Mediapart, dans un texte intitulé Gabriel infiniment aimable, publié dans le livre hommage des éditions du Sandre, Christian Giudicelli parlait de « coup de foudre » amical, pour décrire sa relation avec Matzneff, « un homme qui [lui] est si proche depuis environ trente-cinq ans ».

Des voyages aux Philippines

Sur le site matzneff.com, dédié à l’écrivain et qui a été supprimé en décembre dernier, la décennie 1980 mentionne plusieurs voyages à Manille avec Christian Giudicelli. Comme le souligne Mediapart, deux photos publiées dans le livre hommage des éditions du Sandre confirment ces voyages. Dans leurs ouvrages, les deux hommes se surnomment « 804″ pour Matzneff et « 811″ pour Giudicelli.

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Toujours dans le même livre hommage, Christian Giudicelli donne des détails sur leur relation. « Durant notre premier séjour à l’hôtel Tropicana [à Manille], lui habitait la chambre 804 [Eight o four] et moi la 811 [Eight one one] : ainsi, en bavardant, avons-nous pris l’habitude de nous désigner plutôt que par nos prénoms et, lorsqu’il s’agit d’évoquer, ici et là, en un court paragraphe, de menues coquineries et fredaines dont nous ne nous sentons guère coupables, mon cher Eight o four prend soin de dissimuler son cher Christian sous l’aile protectrice d’Eight one one : un tour de passe-passe qui n’abuse plus depuis longtemps ses fidèles lecteurs. » Des références à ces surnoms apparaîtront ensuite dans plusieurs de leurs romans respectifs.

A-t-il cherché à protéger Matzneff ?

Les clins d’oeil n’ont cependant pas toujours été aussi discrets. Dans La Prunelle de mes yeux, Gabriel Matzneff fait référence de manière plus ouverte à son ami. Alors qu’il raconte une scène où il sodomise une jeune fille, qui ressent des douleurs, il écrit : « Je me suis aussitôt retiré du ‘sentier des épices’ (ça, c’est une anecdote de Giudicelli, un ‘private joke’). »

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Au nom de cette amitié, Christian Giudicelli a-t-il cherché à protéger Gabriel Matzneff ? Toujours dans La Prunelle de mes yeux, l’écrivain raconte avoir été inquiété par la Brigade des mineurs, à la suite de lettres anonymes le dénonçant. « Hier soir, Christian Giudicelli (auquel, redoutant une perquisition, j’ai confié les photos de Vanessa prises chez moi et ses lettres), puis Marc Lacroix, ont été, comme toujours, des amis épatants », retrace-t-il.

Dans un entretien à l’ex-site Biffures, en 2008, Gabriel Matzneff déclarait avoir « autocensuré » des « passages » de ses écrits qui risquaient d’être « jugés spécialement scandaleux » après avoir notamment pris conseil auprès de Christian Giudicelli.

Matzneff ajoute avoir mis ces textes « en sécurité dans un coffre de banque ». Selon Mediapart, ce coffre-fort aurait été « localisé » par les enquêteurs.

 

 

https://www.franceinter.fr/justice/l-arme-la-plus-meurtriere-le-livre-riposte-d-une-autre-victime-de-matzneff

“L’Arme la plus meurtrière” : le livre riposte d’une autre victime de Matzneff

 

par Ilana Moryoussef publié le 27 septembre 2021 à 6h29
 

Après Vanessa Springora, une autre femme, Francesca Gee, aujourd’hui âgée de 63 ans, accuse Gabriel Matzneff d’abus sexuels. Dans un livre auto-édité, L’arme la plus meurtrière, elle dresse le portrait implacable d’un prédateur et du système qui l’a protégé.

 

Francesca Gee en septembre 2021
Francesca Gee en septembre 2021 © AFP / JOEL SAGET

 

Lorsqu’elle a rencontré Matzneff, Francesca Gee avait quinze ans et lui trente-sept, le même âge qu’Humbert Humbert, le protagoniste de « Lolita » de Nabokov. Quand on a lu Vanessa Springora (Le Consentement, Grasset, 2020), on ne peut qu’être saisi par les similitudes entre les deux récits. Comme Vanessa, Francesca était une adolescente passionnée de littérature, dont les parents, fraîchement séparés, « sont trop pris par leur mélo personnel pour s’intéresser à ce que je deviens ».

« Mes appas, mon intelligence, ma simple existence sont portés aux nues. Comment résister à te tels compliments ? »

Un soir, à la sortie du cinéma, Francesca et sa mère tombent sur Matzneff, une vieille connaissance, perdue de vue depuis longtemps. Ah, le plaisir des retrouvailles ! Assez vite, cependant, la jeune Francesca, troublée, comprend que c’est après elle que l’écrivain en a, et non après sa journaliste de mère. « Grâce à son sismographe intérieur le détourneur de fillettes a détecté la fêlure et, sans hésiter, il a foncé », écrit-elle dans L’Arme la plus meurtrière.

Il appelle aux heures de bureau pour être sûr de tomber sur la jeune fille. Il lui propose de la voir, l’étourdit de discours. « Mes appas, mon intelligence, ma simple existence sont portés aux nues. Comment résister à te tels compliments ? Comment refuser de vivre, enfin, la vie d’une héroïne », écrit-elle dans un extrait du livre disponible sur son site.

Une adolescente sous emprise

Lorsqu’il se jette sur elle, lors d’une promenade sur les quais, elle ne peut pas retenir un mouvement de dégoût. « Tandis qu’il s’escrime sur ma bouche, mes yeux ouverts enregistrent la chair flasque du cou, la peau du menton un peu pendante. » Un peu plus tard, ce sera le lit « comme une arène ». Dire non ? Impensable. À cette adolescente peu sûre d’elle, on a appris à être polie, à faire plaisir, à obéir aux adultes.

Les adultes, justement, que pensent-ils de cette drôle d’affaire ? « Ma mère était très opposée à cette liaison, déclare Francesca Gee à France Inter, mais mon père y était très favorable. Il était tout à fait d’accord pour que je sois la maîtresse de Matzneff. » Dans cette famille, personne n’occupe la place qu’il devrait occuper. Personne ne fait ce qu’il devrait faire. Car si la mère est opposée à cette liaison, la jeune Francesca en découvre bientôt la raison : « Tu m’as volé mon amant », lance-t-elle un jour à sa fille médusée. « Quand une mère et sa fille ont des rapports avec le même homme, c’est un triangle incestueux », analyse Francesca Gee. Sa mère, aujourd’hui âgée de près de 90 ans, refuse d’aborder avec sa fille ce chapitre douloureux.

Pendant ce temps, l’écrivain resserre sa prise. « Gabriel Matzneff m’a mise en garde. (..) Le monde, celui des adultes, est méchant. Il ne supporte pas les gens qui s’aiment comme lui et moi nous aimons. Car « nous » nous aimons. C’est un dogme. » Il l’espionne, lui interdit de voir ses amis, manœuvre pour qu’elle soit inscrite dans un lycée près de chez lui, pille les lettres qu’elle lui a envoyées pour les publier, à son insu, dans son essai Les moins de seize ans. Les vacances, qu’elle passe à la neige ou dans sa famille italienne, sont une respiration bienvenue pour Francesca.  Mais elle a beau se débattre, elle est engluée.

Un système qui protège Matzneff

Matzneff, prudent, a toujours dans son portefeuille une lettre autographe de Pompidou, à en-tête de la Présidence de la République. Plus tard, elle sera remplacée par une lettre de Mitterrand. En cas d’ennuis avec la police, cela peut faire son effet. Rarement on a lu une aussi fine analyse du système de manipulation mis en place par un prédateur. « Matzneff m’aime comme il aime les côtes de bœuf et les vins de Bourgogne : il me dévore et me transforme en bouillie ; plus tard il me défèquera. »

À ses dix-huit ans, Franscesca Gee parvient enfin à le quitter. Mais on ne quitte pas Matzneff. Elle a beau mettre de la distance entre eux (elle vivra de nombreuses années à l’étranger), il la poursuit : dans son journal (publié) il la traite de « garce luciférienne » et autres vocables du même tonneau. Pire, il utilise une photo d’elle à quinze ans pour illustrer l’édition Folio d’un de ses livres.

C’est en vain qu’elle essaie de faire cesser l’utilisation de son image. L’écrivain est bien entouré. Il dispose de relais puissants. Deux avocats refusent de prendre le dossier qu’elle leur soumet. Essaie-t-elle de faire le récit de ce qui lui est arrivé ? Des éditeurs la découragent. Pendant ce temps, droite et gauche confondues, l’État « fait risette au pédopornographe en chef », constate, amère, Francesca Gee, avant d’énumérer les hochets honorifiques (mais pas seulement) offerts par les gouvernements successifs. Comment cela a-t-il été rendu possible ? C’est aussi le propos de ce livre. Récit d’une dépossession de soi mais aussi décryptage de ce que l’auteure appelle lors de notre entretien « le biotope de Gabriel Matzneff ». En clair, les relations et le système qui l’ont protégé.

Un livre pour « riposter »

Lorsqu’est paru Le Consentement, de Vanessa Springora, Francesca Gee a accueilli avec joie et soulagement la déflagration qui a accompagné la sortie du livre. Elle s’est d’abord dit que c’était réglé, qu’elle n’aurait plus à y revenir. Puis, petit à petit, le désir de reprendre son manuscrit refusé est apparu. « J’ai été si gravement insultée, il faut bien lui répondre à ce type ! On ne va pas faire comme s’il ne s’était rien passé, j’avais besoin de me défendre et de riposter ! », s’exclame-t-elle avec véhémence.

Francesca Gee a parlé à la presse pour la première fois l’an dernier. C’est au New York Times qu’elle a choisi de confier son récit, écartant d’office les journaux français. Pour son livre, L’Arme la plus meurtrière, elle opté pour l’auto-édition après quelques contacts infructueux dans l’édition. Des choix qui disent bien sa défiance à l’égard d’un système longtemps acquis à son prédateur et qui a érigé autour de lui une conspiration du silence.

Gabriel Matzneff

À lire  -   Société Ni remords, ni autocritique, on a lu « Vanessavirus » de Gabriel Matzneff

 

Henri Lafont et ses « déconnologues » de la rue Lauriston…

 

 

… ou comment l’Histoire a tendance à se répéter…

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Lafont

Henri Lafont

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Henri Lafont
Image dans Infobox.
Photographie d’identité judiciaire d’Henri Chamberlin, dit Henri Lafont, en mai 1944.
Biographie
Naissance

Paris

Décès
      (à 42 ans)

Fort de Montrouge

Nom de naissance
Henri Louis Chamberlin
Nationalité
Activité
Autres informations
A travaillé pour

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Henri Chamberlin, dit Henri Lafont, né dans le 13e arrondissement de Paris le 22 avril 19021 et mort fusillé au fort de Montrouge à Arcueil le 26 décembre 1944, est un repris de justice français qui, durant la Seconde Guerre mondiale, fut le chef de la Gestapo française (la « Carlingue ») sous l’occupation allemande. Il incarne la collusion entre la pègre française et les autorités nazies pendant l’Occupation, tant pour le pillage de richesses, la persécution et la spoliation des juifs, que pour la traque et la torture de résistants français.

Jeunesse

Henri Louis Chamberlin grandit dans un milieu populaire, son père étant ouvrier clicheur et sa mère journalière. Son père meurt quand il a 11 ans2 et sa mère l’aurait abandonné le jour même de l’enterrement, en 19123. Livré à lui-même, il traîne souvent dans le quartier des Halles à Paris, et exerce de nombreux métiers, de manœuvre à coursier.

En 1919, il est condamné à la maison de correction jusqu’à sa majorité pour vol de bicyclette. À sa sortie, il est incorporé au 39e régiment de tirailleurs algériens. Rendu à la vie civile deux ans plus tard, il est condamné en correctionnelle à deux ans de prison, assortis de dix ans d’interdiction de séjour, pour le recel d’une automobile volée. Il se marie à la maison d’arrêt de la ville d’Aix-en-Provence le 26 avril 1926 à Rebecchi Arzia1, avec qui il aura deux enfants, Pierre et Henriette.

À sa sortie de prison, il se fixe à Saint-Jean-de-Maurienne où il trouve un emploi. À la suite d’un vol de 2 000 francs dans la caisse du magasin qui l’emploie, il est envoyé au bagne de Cayenne, d’où il s’évade 4. Il change de nom à plusieurs reprises (Norman, puis Lafont).

De Chamberlin à Lafont

Au début de 1940, Chamberlin est gérant d’un garage Simca à la Porte des Lilas sous le nom d’Henri Lafont où il noue quelques contacts avec des policiers. En mars, il réussit à devenir gérant du mess de l’Amicale de la préfecture de police. Il cherche à s’engager dans l’armée, et manque de se faire arrêter. Il s’engage alors dans la brigade des « volontaires de la mort » peu regardante sur le passé des recrutés, laquelle est toutefois dissoute deux mois plus tard. Il est arrêté à Paris pour insoumission (désertion) . En juin 1940, il est emprisonné à la prison du Cherche-Midi, puis, à la suite de l’avancée de la Wehrmacht, au camp de Cepoy. C’est là qu’il rencontre deux espions Allemands et un Suisse, internés à la déclaration de guerre, avec lesquels il s’évade.

« Pourquoi ne pas travailler avec nous ? »

Il rejoint Paris, désormais occupé, avec ses compagnons d’évasion et se fait promptement recruter par ces derniers, tous trois membres de l’Abwehr.

Lafont dira plus tard à l’un de ses avocats :

« Au début, cette histoire d’Allemands ne me plaisait guère. Si les gars d’en face, les Résistants, m’avaient proposé quelque chose, je l’aurais fait. Il n’y a pas de doute. Et je n’aurais pas fait de cadeaux aux fritz ! Seulement voilà, à l’époque, des résistants, j’en ai pas connu, j’en ai pas vu la couleur. Je ne savais même pas ce que c’était. C’est à cela que tient le destin d’un homme : un petit hasard, une histoire d’aiguillage. Ou alors c’est la fatalité ! »

Il est installé par l’agent Max Stocklin, rue Tiquetonne dans un bureau d’achats pour le compte de la Wehrmacht, officine chargée de s’approprier des richesses françaises, doublée d’une basse police. Il achète toutes sortes de produits, des vêtements aux meubles en passant par les denrées alimentaires. Un second bureau s’ouvre rue Cadet et un troisième rue du Faubourg-Saint-Antoine. Il joue les utilités et se fait remarquer par Hermann Brandl, agent spécial de l’Abwehr, et par le capitaine Wilhem Radecke de la Wehrmacht. Il déménage deux fois pour finalement s’installer au 93 rue Lauriston. Avant-guerre, l’immeuble est la propriété de Mme Weinberg5.

Lafont prend l’initiative, dès juillet 1940, d’aller recruter vingt-sept malfrats, en compagnie de Radecke à la prison de Fresnes. Le colonel Reile, supérieur de Brandl et Radecke, ordonne l’arrestation de Lafont en apprenant la libération des détenus.

Radecke prévient Lafont et lui propose de retrouver l’un des chefs de la résistance antinazie, le Belge Lambrecht recherché par l’Abwehr, dont la capture lui vaudrait la faveur des autorités allemandes. Lafont arrête Lambrecht en zone libre et, aidé par Robert dit « le fantassin », de Hirbes dit « la rigole » et Estebéteguy dit « Adrien la main froide » ou « Adrien le Basque » (qui finira ses jours dans les chaudières du docteur Petiot), le ramène à Paris au siège de la Gestapo, dans le coffre de sa voiture, pieds et poings liés. Là, il le torture de ses propres mains. Le résultat aboutit au démantèlement du réseau de contre-espionnage belge à la suite de l’arrestation de 600 personnes.

Il intègre la police allemande sous le matricule 6474 R6.

Sa bande se compose d’une centaine de permanents sur lesquels il règne en maître et qui bénéficie d’une impunité quasi-totale. Il instaure un système de sanctions pour ceux qui feraient des écarts aux règles édictées, allant de la simple amende jusqu’à la peine de mort. La bande est composée de gangsters et autres malfrats, mais aussi de policiers véreux, dont le plus connu, l’ancien « premier policier de France » Pierre Bonny, devient le second de Lafont.

Échec à Alger

Vers la fin de l’année 1940, Hermann Brandl demande à Lafont de faire passer un agent de liaison en Afrique du Nord pour y installer un émetteur clandestin en communication avec les services allemands. Lafont s’installe avec son équipe au Cap Doumia près d’Alger. Mais deux des complices sont arrêtés par la police et la mission échoue. Lafont est condamné à mort par contumace.

Pillage et tortures

Les Allemands utilisent la bande Bonny-Lafont pour tenter de mater la Résistance, et celle-ci se révèle redoutablement efficace.

La pratique de la torture pendant les interrogatoires est monnaie courante : arrachage des ongles, limage des dents, nerf de bœuf, coup de poing, de pied, brûlure à la cigarette ou à la lampe à souder, mais aussi le supplice de la baignoire glacée, de l’électricité, etc.

Les hommes de la bande auraient aussi perpétré des assassinats commandités par les Allemands7.

En 1942, la « carlingue » passe sous l’autorité de la Gestapo. Lafont se démène pour plaire à ses nouveaux supérieurs, notamment en offrant une somptueuse Bentley comme cadeau de mariage à Helmut Knochen, adjoint d’Heydrich chargé d’implanter la police secrète en France8.

Début 1942, il s’entend avec le Devisenschutzkommando (DSK) (Détachement pour la mise en sûreté des devises), installé au 5, rue Pillet-Will, qui est chargé des devises et de la lutte – très lucrative – contre le marché noir. Dans les trafics, il obtient jusqu’à 20 % de commission.

Il s’agit de s’introduire dans la bonne société, de mettre en confiance ses interlocuteurs, de se concentrer sur les personnes ayant des ennuis et désireuses de cacher de l’argent en Suisse ou d’obtenir des laissez-passer. Lors du rendez-vous, les membres de l’équipe sortent leur carte de police allemande ou française et accaparent les devises, or, meubles à des prix bradés. Quand il s’agit d’un Juif, tout lui est confisqué, puis il est emmené au SD de l’avenue Foch. De nombreux cambriolages sont également perpétrés, sous couvert de « perquisitions ».

Les trésors s’accumulent rue Lauriston ; un jour de décembre 1942, Lafont partage le butin de l’ancienne ambassade américaine, composé de vaisselle de luxe, avec les principaux chefs allemands de Paris.

Lafont mène la grande vie, jouissant de voir des gens importants lui faire des demandes. Il organise beaucoup de soirées mondaines où il multiplie les contacts et devient incontournable grâce aux faveurs qu’il distribue. Pour distraire ses chefs, il les emmène dans les grands cabarets et établissements de nuit de la capitale dont le One-Two-Two. Ayant obtenu la nationalité allemande avec le grade de capitaine, il fait la tournée des établissements de nuit parisiens, que par ailleurs sa bande rackette, en uniforme allemand, ce qui déplait aux services de renseignement de la Wehrmacht.

Il y a beaucoup d’habitués du « 93 », comme le préfet de police Amédée Bussière, le journaliste Jean Luchaire, l’actrice Yvette Lebon et sa fille, ainsi que beaucoup de femmes appelées les « comtesses de la Gestapo ». Lafont tutoie Pierre Laval9. Les rapports avec d’autres collaborationnistes, comme Fernand de Brinon, sont plutôt mauvais.

En 1943, la bande inflige de lourdes pertes au réseau Défense de la France dont une soixantaine de membres sont arrêtés. Cependant, Défense de la France survit à ce coup dur. Parmi les personnes arrêtées se trouve Geneviève de Gaulle, nièce du général, arrêtée le 20 juillet 1943 par l’ancien inspecteur Bonny.

D’autres gestapistes parisiens ont existé, avec lesquels la bande Laffont-Bony est entrée en conflit pour le pouvoir : la « bande des Corses », la « Gestapo de Neuilly » dirigée par Frédéric Martin alias Rudy de Mérode, un temps associé avec Gédéon van Houten. La bande de Lafont, appuyée par la Gestapo allemande, en raison de sa nocivité particulière pour les réseaux de Résistance, parvient à les faire déporter.

Au début de l’année 1944, Henri Lafont se voit désormais en chef de guerre, propose et crée la Brigade nord-africaine, composée essentiellement d’hommes originaires d’Afrique du Nord, avec le nationaliste algérien Mohamed el-Maadi (ancien officier français membre de la Cagoule, groupe clandestin d’extrême droite)10. Portant l’uniforme milicien, la brigade prend part à des combats contre la résistance intérieure française, les Maquis du Limousin (trois sections participent aux combats contre le maquis de Corrèze notamment Tulle), puis le Périgord qui est le département de la Dordogne (une section) avec le massacre de 52 otages à Mussidan11 Sainte-Marie-de-Chignac 23 otages exécutés12, ou encore 26 otages fusillés où il y avait Georges Dumas (résistant), parmi les otages dans une carrière désaffectée des environs de Brantôme placé sous le commandement d’Alexandre Villaplane13 et en Franche-Comté (une section). La légion est dissoute en juillet 1944 quand la troupe se disperse. Certains des anciens membres suivent Mohamed el-Maadi en Allemagne et d’autres rejoignent la SS Freies Indien Legion.

La fin de la guerre

En août 1944, les gens compromis dans la collaboration fuient Paris vers l’Allemagne, Sigmaringen, Baden-Baden, Steinhorst.

Lafont s’installe dans sa ferme des Baslins à Bazoches-sur-le-Betz laissant derrière lui les locaux de la rue Lauriston abandonnés, en demandant toutefois à Pierre Bonny de détruire les fichiers. Il est accompagné de sa maîtresse, de ses deux enfants ainsi que de Bonny et sa famille. Ils comptaient tous attendre que la situation redevienne normale pour ensuite fuir en Espagne et récupérer une partie du magot accumulé. Des FFI locaux, ignorant leur identité, réquisitionnèrent leurs voitures, une Bentley et une Jaguar14.

Cet imprévu obligea Lafont à envoyer le fils de Bonny à Paris à bicyclette pour obtenir des voitures de Joseph Joanovici.

Joanovici, dit « le chiffonnier milliardaire », fut agent du Komintern, de la Gestapo et soutien du mouvement de résistance Honneur de la Police. Il livre Lafont et sa bande à l’inspecteur Morin en lui indiquant la ferme.

Le 30 août 1944 au matin, la ferme est encerclée et Lafont et ses acolytes sont arrêtés sans résistance. Cinq millions de francs en liquide, des bijoux, des armes et des papiers sont saisis.

Procès et sentence

Henri Lafont et ses
Henri Lafont à gauche au premier plan, à côté de Pierre Bonny, lors du verdict rendu le 11 décembre 1944, qui les condamne tous deux à mort.

Pierre Bonny et Henri Chamberlin dit Lafont, sont interrogés à la Conciergerie.

Devant le magistrat instructeur, Pierre Bonny avoue tout et cite plus de mille noms impliqués dans « l’affaire de la rue Lauriston ». Un vent de panique se répand à Paris surtout après la révélation d’un marché noir de faux certificats de résistant.

Le procès commence le 1er décembre 1944 pour finir le 11 décembre15. Quelques personnes témoignent en faveur de Lafont pour service rendu, y compris des résistants pour lesquels il aurait eu une indulgence ou dont il aurait sauvé un membre de la famille. La police retrouve à la ferme, dans un bac à linge sale, 2,5 millions de francs en petites coupures.

Lors du verdict (ils sont tous les deux condamnés à mort), Pierre Bonny doit être soutenu par les gendarmes alors que Lafont a le sourire aux lèvres et est très détendu.

Le 26 décembre, au moment d’être fusillé au fort de Montrouge, Lafont adresse quelques mots à son avocate maître Drieu : « Je ne regrette rien, Madame, quatre années au milieu des orchidées, des dahlias et des Bentley, ça se paie ! J’ai vécu dix fois plus vite, voilà tout. Dites à mon fils qu’il ne faut jamais fréquenter les caves. Qu’il soit un homme comme son père ! ». Il est 9 h 50, Henri Chamberlin dit Lafont est attaché au poteau, la tête découverte et la cigarette aux lèvres.

Dans la biographie romancée qu’elle a consacrée à Marga, Comtesse de Palmyre16, Marie-Cécile de Taillac rapporte qu’Henri Lafont (qui aurait été un temps l’amant de l’héroïne), aurait lancé à son défenseur avant d’être fusillé : « Cela m’est égal de mourir. J’ai vécu dix vies, je peux bien en perdre une ! » Peu de temps auparavant, marchant vers le peloton d’exécution, il aurait dit : « On devrait moderniser tout cela — envoyer une belle nana, par exemple, à la place d’un curé. »

La French Connection aurait été financée par l’argent de la Carlingue par l’intermédiaire d’Auguste Ricord, agent de Lafont, arrêté en septembre 1972, jugé et condamné aux États-Unis.

Notes et références

  1. Marie-Cécile de Taillac, Marga, Comtesse de Palmyre, Paris, Belfond, 1995, 231 p. (ISBN 978-2-7144-3281-0, OCLC 406686730)

Annexes

Bibliographie

Bande dessinée

      • Il était une fois en France, par Fabien Nury et Sylvain Vallée
        • tome 1 : « L’empire de Monsieur Joseph », Glénat 2007
        • tome 2 : « Le vol noir des corbeaux », Glénat 2008
        • tome 3 : « Honneur et Police », Glénat 2009
        • tome 4 : « Aux armes, citoyens ! », Glénat 2010
        • tome 5 : « Le petit juge de Melun », Glénat 2011
        • tome 6 : « La Terre Promise », Glénat 2012

Articles connexes

Liens externes

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gestapo_fran%C3%A7aise_de_la_rue_Lauriston

Gestapo française de la rue Lauriston

Gestapo française
Histoire
Fondation
Dissolution
Cadre
Type
Pays
Coordonnées

 dans Crime

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Page d’aide sur l’homonymie
240px-Plaque_Gestapo_fran%C3%A7aise%2C_93_rue_Lauriston%2C_Paris_16 dans Folie
Plaque commémorative, rue Lauriston, en hommage aux victimes de la Gestapo française.
220px-Ex-si%C3%A8ge_de_la_Gestapo_rue_Lauriston_3 dans LCR - NPA
Immeuble 93 rue Lauriston.

La Gestapo française de la rue Lauriston, ou la Carlingue, est le nom donné à l’une des officines de la Gestapo française, installée au 93, rue Lauriston dans le 16e arrondissement de Paris entre 1941 et 1944, durant l’occupation du pays par les forces armées du IIIe Reich, et responsable de nombreuses exactions sous la direction d’Henri Lafont et de Pierre Bonny

Une officine parallèle a été créée en 1942 au 3-5, rue Mallet-Stevens après l’arrestation d’Eric et Hélène Allatini.

Historique

Ce groupe rassemble des membres du milieu, comme les truands Henri Chamberlin dit Lafont (leur chef) ainsi qu’Abel Danos et quelques anciens policiers révoqués, en premier lieu Pierre Bonny1. Les liens avec l’occupant leur permettent de nombreux trafics, avec des personnages louches tels que Joseph Joanovici.

Ils sont à l’origine de la Légion nord-africaine, engagée dans la répression contre les maquis à Tulle (voir répression contre les maquis de Corrèze).

Selon le policier à la retraite Henri Longuechaud, « On peut être scandalisé par le chiffre de 30 000 à 32 000 souvent avancé [comme effectifs de la Carlingue]… À Paris, lorsque l’occupant lance un avis de recrutement pour 2 000 policiers auxiliaires à son service, il aurait reçu pas moins de 6 000 candidatures »2.

Les principaux membres ont été jugés et condamnés à mort à la Libération.

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Références

  1. Henri Longuechaud, Conformément à l’ordre de nos chefs, page 58, cité par Maurice Rajsfus in Maurice Rajsfus, La police de Vichy : les forces de l’ordre françaises au service de la Gestapo, 1940-1944, Paris, Cherche-Midi, coll. « Documents », 1995, 286 p. (ISBN 978-2-86274-358-5, OCLC 33362188) (page 51).

Annexes

Bibliographie

Études et essais

  • Grégory Auda, Les belles années du « milieu », 1940-1944 : le grand banditisme dans la machine répressive allemande en France, Paris, Michalon, 2002, 254 p. (ISBN 2-84186-164-3, OCLC 50493997).
    Réédition : Grégory Auda, Les belles années du « milieu », 1940-1944 : le grand banditisme dans la machine répressive allemande en France, Paris, Michalon, 2013, 2e éd., 253 p. (ISBN 978-2-84186-678-6).
  • Jean-Marc Berlière, Polices des temps noirs : France, 1939-1945, Paris, Perrin, 2018, 1357 p. (ISBN 978-2-262-03561-7, présentation en ligne [archive]).
  • Cyril Eder, Les Comtesses de la Gestapo, Paris, Grasset, 2006, 257 p. (ISBN 978-2-246-67401-6, OCLC 723952731)
  • Serge Jacquemard, La Bande Bonny-Lafont, Paris, Fleuve noir, coll. « Crime story » (no 10), 1992, 217 p. (ISBN 978-2-265-04673-3, OCLC 40382542)
  • Philippe Aziz, Au service de l’ennemi : la Gestapo française en province 1940-1944, Paris, Fayard, 1972, 186 p. (OCLC 417371268).
  • Philippe Aziz, Tu trahiras sans vergogne : histoire de deux collabos, Bonny et Lafont, Paris, le Livre de poche, coll. « Le Livre de poche » (no 3457), 379 p. (OCLC 1206738).
  • Jacques Delarue, Trafics et crimes sous l’Occupation, Paris, Fayard, coll. « Grands documents contemporains », 1993 (1re éd. 1968), 496 p. (ISBN 978-2-21303-154-5, OCLC 722598561)
    Édition revue et augmentée.
  • Jean-François Miniac, Les Grandes Affaires criminelles du Doubs, Romagnat, De Borée, 2009, 362 p. (ISBN 978-2-84494-959-2, OCLC 690431283). (sur le carlingue Roger Griveau)
  • Patrice Rolli, La Phalange nord-africaine (ou Brigade nord-africaine, ou Légion nord-africaine) en Dordogne: Histoire d’une alliance entre la Pègre et la Gestapo (15 mars-19 août 1944), Éditions l’Histoire en Partage, 2013, 189 pages (sur Alexandre Villaplane et Raymond Monange essentiellement)

Littérature

Filmographie

Articles connexes

Lien externe

  • Guy Penaud, L’inspecteur Pierre Bonny. Le policier déchu de la « Gestapo française » du 93, rue Lauriston, Paris, L’Harmattan, 2011, 260 p. (ISBN 978-2-296-55108-4, lire en ligne [archive]), p. 157 et suiv. D’autres anciens policiers révoqués se retrouvent également aux côtés des malfrats de la bande Lafont : Paul Maillebuau ainsi que des inspecteurs Bérard et Pehou, ces derniers étant probablement recrutés par Bonny lui-même, ou encore Jean Bernolles. Voir (en) Simon Kitson, Police and Politics in Marseille, 1936-1945, Leiden, Brill, 2014, 326 p. (ISBN 978-90-04-26523-3, lire en ligne [archive]), p. 138.

 

Eric Dupond-Moretti mis en examen pour prise illégale d’intérêts

 

 

 

Et voilà, excellemment conseillé par l’ancien procureur de Quimper Thierry Lescouarc’h, sur lequel pèsent de très gros soupçons de corruption au moins durant l’exercice de ses fonctions dans le Finistère de 2014 à 2020, Eric Dupond-Moretti vient de se voir signifier sa mise en examen pour prise illégale d’intérêts.

 

https://www.lefigaro.fr/politique/eric-dupond-moretti-une-audition-sur-des-charbons-ardents-20210715

Éric Dupond-Moretti: une audition sur des charbons ardents

 

Le garde des Sceaux est convoqué ce vendredi devant les juges de la Cour de justice de la République pour conflit d’intérêts.

Par 

Publié hier à 18:47, Mis à jour il y a 6 heures
Eric Dupond-Moretti mis en examen pour prise illégale d'intérêts dans AC ! Brest

La justice soupçonne Éric Dupond-Moretti d’être intervenu comme ministre dans des dossiers dans lesquels il était impliqué comme qu’avocat. Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

«Je ne vois pas pourquoi la Commission de l’instruction se priverait de mettre Éric Dupond-Moretti sur le gril toute la journée. Ne s’est-elle pas offert le luxe d’entendre le premier ministre Jean Castex, toute une demi-journée?» Pour ce bon connaisseur de la vie judiciaire, Éric Dupond-Moretti n’a pas fini de souffrir devant les juges de la Cour de justice de la République (CJR) qui l’a convoqué ce vendredi, à 9 heures précises, en vue d’une mise en examen.

À lire aussi :Une mise en examen d’Éric Dupond-Moretti l’empêcherait-elle d’être «le garant du bon fonctionnement de la justice»?

Le garde des Sceaux, soupçonné d’avoir voulu régler des comptes à propos de dossiers dans lequel il était impliqué comme avocat, sera accompagné de ses trois avocats – Olivier Cousi, Christophe Ingrain et Rémi Lorrain – pour affronter les trois juges de cette commission. La confrontation risque d’être d’autant plus électrique que les principaux protagonistes se connaissent fort bien. Entre eux, quelques procès d’assises aux incidents d’audience musclés, que les deux hauts magistrats, Janine Dray et Catherine Schneider, n’ont sans doute pas oubliés. Un temps, la rumeur a d’ailleurs couru que ces dernières pourraient même se déporter à cause de ce lourd passif. «C’est absurde», souligne cette source judiciaire, un brin agacée. «Il n’y aurait aucun sens de se déporter d’une audience et pas de l’instruction dans son ensemble». La surprise du chef serait la présence du parquet général à cette première comparution. La Cour de justice de la République ne dérogeant pas au droit commun de la procédure pénale, rien n’empêche François Molins, ou l’avocat général Philippe Lagauche, d’être présent. «Cela arrive une fois sur deux cent cinquante», soupire, un peu las, ce magistrat de la Cour de cassation qui n’imagine pas une seconde une telle provocation.

Une requête en nullité

La défense du ministre, tient en trois points: Éric Dupond-Moretti martèlera qu’il n’a fait que reprendre des dossiers lancés par son prédécesseur, Nicole Belloubet, et que suivre l’avis de son administration – laquelle incluait l’avis du procureur général, François Molins. Il devrait également insister sur le fait qu’une enquête administrative n’est pas une sanction disciplinaire et que le décret de déport de ses fonctions vers le premier ministre a précédé toute décision de poursuite disciplinaire.

La défense ne manquera pas de renvoyer à l’envoyeur l’accusation de conflit d’intérêts. Outre la spectaculaire mise en cause de François Molins, l’Union syndicale des magistrats, l’un des syndicats de magistrats à avoir porté plainte, a aussi été parti pris en assistant plusieurs magistrats dans les deux affaires qui valent aujourd’hui à Éric Dupond-Moretti d’être mis en cause.

À lire aussi :La justice éclaboussée par l’affaire Dupond-Moretti

À VOIR AUSSI – Dupond-Moretti en guerre contre les magistrats?

Dupond-Moretti en guerre contre les magistrats ?

Dupond-Moretti en guerre contre les magistrats ? – Regarder sur Figaro Live

«Jamais un ministre étant passé devant la commission d’instruction de la CJR n’en est sorti sans être mis en examen. Et là, on sent bien que c’est ce que veulent les juges, il n’y a qu’à voir comment toute la procédure a été montée à l’envers», souligne-t-on dans l’entourage du ministre. Ce dernier point devrait servir de base à la requête en nullité de mise en examen, pour défaut d’indices graves et concordants. La défense commencera par soulever le fait que le garde des Sceaux a été convoqué par ses juges alors que la perquisition n’avait pas encore eu lieu à la Chancellerie et qu’un autre témoin clé n’avait pas été entendu, en l’occurrence sa directrice de cabinet Véronique de Malbec. À cela s’ajouteront les demandes d’actes, dont la plus retentissante sera la demande d’audition par la commission d’instruction de François Molins lui-même. Procéduralement, c’est lui qui devrait signer les réquisitions pour accorder ou refuser cette audition.

En tout état de cause, il s’agit du troisième garde des Sceaux dont la carrière politique ou ministérielle est mise à mal par la justice, pour ne pas dire en danger. On se souvient que, avant Éric Dupond-Moretti, la Cour de justice de la République avait mis fin à la carrière politique de Jean-Jacques Urvoas. Et que, en 2017, la mise en examen de François Bayrou l’avait écarté de la Chancellerie, quinze jours après sa nomination.

 

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