Pascal Edouard Cyprien Luraghi ou Jeffrey Epstein ?

Le pédocriminel Jeffrey Epstein, retrouvé mort dans sa dernière demeure il y a tout juste dix jours, n’était pas le seul à aimer se représenter ou se faire peindre dans son environnement familier (cf. article ci-dessous).

En effet, le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi s’adonne lui aussi très régulièrement à ce genre d’exercice, comme le savent bien tous ceux qui le suivent depuis longtemps – pour ma part, depuis ses premières agressions à mon encontre sur le site Rue89 en 2008.

La preuve avec cette capture d’écran que je viens d’effectuer sur Twitter, correspondant à la dernière image qu’il y a postée, aujourd’hui même :

 

Pascal Edouard Cyprien Luraghi ou Jeffrey Epstein ? dans AC ! Brest

 

 

Les deux précédentes sont celles-ci :

 

 dans Attentats

 

 dans Calomnie

 

 

A comparer à celles-ci :

 

A la fin des années 1990, il achète Petit Saint-James. Et y bâtit un drôle de temple au sommet. En médaillon : Bienfaiteur de Harvard, dont il porte l’écusson, Jeffrey Epstein, ici en 2004, a versé 30 millions de dollars à l’université via sa fondation.

 

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Mêmes motifs géométriques, mêmes couleurs pour les deux premières, toutes deux emblématiques des deux personnages qui les affichent.

Idem pour les secondes : même corps bleu électrique, mêmes pointes rouges.

Deux teintes qui se retrouvent encore dans ces illustrations de deux billets de blog que le malade mental m’avait consacrés en juin 2010 et février 2011, l’éclat en moins, éteintes par la mort des sujets :

 

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Ceux-là évoquent la poupée grandeur nature pendue à un chandelier et les animaux empaillés qui ont également impressionné tous les visiteurs de la résidence new-yorkaise d’Epstein, de ses divers invités jusqu’aux policiers qui l’ont récemment perquisitionnée.

Et cette dernière image, à votre avis, d’où provient-elle ?

 

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Décor mural chez Epstein ou blog Luraghi ?

 

 
http://www.leparisien.fr/faits-divers/affaire-jeffrey-epstein-l-etrange-decoration-de-sa-residence-new-yorkaise-17-08-2019-8134785.php

Affaire Jeffrey Epstein : l’étrange décoration de sa résidence new-yorkaise

 

Après une perquisition menée au domicile du multimillionnaire, la police a fait part de ses trouvailles. Des éléments confirmés par plusieurs témoins.

 

 La résidence principale de Jeffrey Epstein se trouve dans l’Upper East Side, un quartier très chic de Manhattan, à New York

La résidence principale de Jeffrey Epstein se trouve dans l’Upper East Side, un quartier très chic de Manhattan, à New York AFP/Kevin Hagen

 

Par Marie Zafimehy

Le 17 août 2019 à 13h47, modifié le 17 août 2019 à 14h13

 

Quarante pièces, sept étages et près de 2000 mètres carrés. C’est la taille de la résidence principale de Jeffrey Epstein, homme d’affaires multimillionnaire accusé de trafic sexuel et retrouvé pendu dans sa cellule de prison le week-end dernier. Après une perquisition, la police a pu fournir des détails sur la décoration de cet hôtel particulier situé dans l’Upper East Side, le très chic quartier de l’île de Manhattan.

La maison, estimée entre 56 millions et 77 millions de dollars, est l’une des plus grandes de la ville de New York. Elle était le lieu des activités suspectes de Jeffrey Epstein. Il y rencontrait aussi certaines personnalités puissantes de la scène internationale qui foulaient régulièrement le seuil et son trottoir chauffé (pour mieux faire fondre la neige l’hiver).

 

Portrait de Bill Clinton et autre œuvres extravagantes

 

Bill Clinton, robe bleue et talons rouges (célèbre tenue de Monica Lewinsky mais qui ressemble également à une robe de Hillary Clinton), assis de travers sur un siège dans le Bureau ovale. C’est l’un des tableaux qu’il était possible d’apercevoir pour quiconque entrait dans la demeure de Jeffrey Epstein. « Il était ostensiblement accroché, juste à l’entrée, dans une pièce à droite », a confié une source policière au New York Post. Le journal n’a cependant pas pu se faire confirmer l’identité de l’artiste, à l’origine de l’huile sur toile.

 

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New York Post @nypost
2 967 personnes parlent à ce sujet

 

uYNAYCaq_normal dans Le Post

Guy Benson @guypbenson

oh, it gets weirder, gang https://www.dailymail.co.uk/news/article-7353967/Did-Jeffrey-Epstein-portrait-Bill-Clinton-blue-dress-red-heels-NYC-mansion.html …

 dans Luraghi

Jeffrey Epstein had portrait of Bill Clinton in blue dress in his home

The painting was snapped inside convicted pedophile Jeffrey Epstein’s $56m New York mansion in 2012, seven years before his suicide in the wake of new charges of sex trafficking.

dailymail.co.uk

264 personnes parlent à ce sujet

 

Autre œuvre d’art citée à plusieurs reprises dans l’inventaire de la maison : une fresque représentant Epstein lui-même, entouré de surveillants de prison, sur fond de barbelés. « C’est moi, et j’ai commandé ce tableau parce qu’il y a une possibilité que ce soit de nouveau moi un jour », avait confié Epstein à un visiteur dont le témoignage est retranscrit par le New York Times.

Plusieurs témoins rapportent également l’existence d’une poupée grandeur nature pendue à un chandelier ou encore un mur couvert de « rangs d’yeux de verre en provenance d’Angleterre, fabriqués pour les soldats blessés ». Au pied de l’escalier se trouve aussi un jeu d’échecs dont les pions ont été inspirés des membres du personnel de la maison, « habillés de manière suggestive ».

 

Des animaux empaillés

 

L’extravagance de Jeffrey Epstein ne s’arrêtait pas aux tableaux et sculptures. L’homme d’affaires possédait ainsi deux animaux empaillés. L’un, un caniche noir, se trouve debout sur un piano. « Aucun décorateur ne vous dirait de faire ça, confiait Epstein à Vanity Fair en 2011. Mais je veux que les gens pensent à ce qu’empailler un chien signifie ».

 

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Megha Mohan @meghamohan

Photos obtained by the New York Post supposedly inside Jeffrey Epstein’s New York home. Yes, that’s a stuffed tiger and a painting of Bill Clinton in a dress.

50 personnes parlent à ce sujet

 

Une fascination qui s’étend aux félins. The New York Post s’est ainsi procuré la photo d’un tigre empaillé qui décorait le bureau de Jeffrey Epstein. Celle-ci a été fournie par un investisseur venu s’entretenir avec l’homme d’affaires pour un projet. « Le bureau était le plus grand bureau que je n’ai jamais vu, et le tigre le faisait paraître petit », témoigne-t-il au journal américain.

 

« Excentrique » et « impersonnel »

 

Dans le portrait publié par Vanity Fair en 2011, la journaliste Vicky Ward décrivait déjà l’appartement d’Epstein comme à la fois « excentrique » et « impersonnel », « celui d’un homme qui veut être célèbre pour l’étendue de tout ce qu’il possède ».

Elle raconte y avoir été reçue dans la « salle en cuir » où les sièges sont couverts de tissus léopard, puis dans le « bureau » (différent de « la salle d’ordinateurs »). Là sur le sol se trouve un tapis. « Le plus grand tapis perse que vous verrez dans une maison de particulier, tellement grand qu’il doit provenir d’une mosquée », lui précise l’homme d’affaires.Dans ce même bureau, se trouve un « Mur des célébrités » affichant les portraits de Woody Allen ou Mohammed Ben Salmane, prince héritier aujourd’hui à la tête du royaume d’Arabie Saoudite.

L’hôtel particulier d’Epstein n’est qu’une petite partie de son patrimoine immobilier. L’homme d’affaires est entre autres aussi propriétaire d’une île privée, un ranch, mais aussi une maison à Palm Beach en Floride, où il est accusé d’avoir recruté certaines jeunes filles pour en faire ses esclaves sexuelles

Mort mystérieuse du pédocriminel Jeffrey Epstein au lendemain de révélations embarrassantes…

Il s’agit d’un « suicide apparent », comme pour David Hamilton, le photographe du Cap d’Agde, où Jean-Marc Donnadieu de Béziers s’adonne régulièrement à ses plaisirs favoris dans un « donjon » : échangisme, BDSM, etc…

… mais aussi comme pour les terroristes non reconnus Sébastien Sarron et Karl Foyer, lesquels ont tous deux laissé pour leurs actes criminels des explications qualifiées de « délirantes ». Rappelons ici que le premier avait vécu quelques années entre le Cap d’Agde et Béziers, où il avait eu maille à partir avec la justice, et avait bizarrement commis son attentat du 22 décembre 2014 au soir contre un marché Noël dans une ville où il n’avait strictement aucune attache, Nantes, après y avoir passé l’après-midi dans des établissements du quai de la Fosse, haut lieu de la prostitution locale où exerçait notamment l’ancien proxénète nantais José Antonio Freitas de Jesus, devenu voisin de cellule d’Amedy Coulibaly à la prison de Fleury-Mérogis à la suite de l’assassinat de l’ancien proxénète brestois Bernard Algret au mois de décembre 2005 (ils y avaient ensemble réalisé un film sur leurs conditions de détention en 2008, l’assasssin présumé de la personnalité brestoise étant soumis à l’isolement). Tout juste quinze jours avant le début des attentats organisés à Paris par le même Amedy Coulibaly, jamais interrogé par la justice pour des faits de détention de photos pédopornographiques pourtant connus de ses juges dès 2010, Sébastien Sarron, décrit comme un ours ne quittant jamais son domicile de Berneuil en Charente-Maritime, avait donc brutalement parcouru plus de 200 km pour se rendre à Nantes où il n’avait encore jamais mis les pieds, afin de foncer dans la foule du marché de Noël avec son véhicule, un mode d’attentat préconisé dès 2009 par le cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi, et avait laissé après son acte des écrits semble-t-il assez confus dans lesquels il se plaignait tout à la fois de sa famille qui l’aurait diffamé sur Internet et d’un professeur de l’Education nationale qui aurait pu exercer des pressions à son encontre.

Le pédocriminel Jeffrey Epstein avait été le même genre de professeur que certains de mes harceleurs :

Les étudiants lui trouvent un côté Robin Williams du « Cercle des poètes disparus ». En long manteau de fourrure noire, chaîne en or sur chemise largement ouverte, « brillantissime » pendant ses cours, même s’il regarde les filles de manière insistante, il est à la fois copain et gourou. Invité à des boums chez les élèves, il est le seul prof présent. Ça détonne. Il finit par se faire virer mais ne reste pas longtemps au chômage.

Il affectionnait les mêmes motifs bizarres :

A la fin des années 1990, il achète Petit Saint-James. Et y bâtit un drôle de temple au sommet. En médaillon : Bienfaiteur de Harvard, dont il porte l’écusson, Jeffrey Epstein, ici en 2004, a versé 30 millions de dollars à l’université via sa fondation.

Et Donald Trump le décrivait en 2002 comme «un type génial avec qui on s’amuse bien».

C’est ce que disent aussi de mes harceleurs tous leurs amis ou complices.

 

https://www.liberation.fr/planete/2019/08/10/la-mort-de-jeffrey-epstein-evite-un-proces-embarrassant-pour-de-nombreuses-personnalites_1744740

Le procureur du district sud de New York énonce les charges contre Jeffrey Epstein le 8 juillet. AFP

Le milliardaire poursuivi pour exploitation sexuelle de mineurs a été retrouvé pendu dans sa cellule d’une prison de New York. Il fréquentait le gratin et son procès promettait des révélations.

  • La mort de Jeffrey Epstein évite un procès embarrassant pour de nombreuses personnalités

Son arrestation début juillet, et son inculpation pour exploitation sexuelle de mineures, avait ouvert la porte à un procès d’ampleur et promettait un séisme politico-judiciaire. Mais le milliardaire et ami des puissants Jeffrey Epstein, 66 ans, a été retrouvé pendu dans sa cellule du Metropolitan Correctional Center à Manhattan (New York), au petit matin samedi. Un «suicide apparent», selon un communiqué de l’administration pénitentiaire, sur lequel enquête le FBI. Il est mort peu après dans un hôpital des environs. Au lendemain de la publication, par le tribunal fédéral de New York, de centaines de pages de documents, révélant de nouveaux détails sur l’affaire et les noms de plusieurs complices présumés. Il encourait jusqu’à 45 ans de prison.

A lire aussi Pédocriminalité : le séisme judiciaire de l’affaire Jeffrey Epstein

«Vaste réseau de victimes mineures»

Inculpé pour trafic sexuel de dizaines de jeunes filles mineures, Jeffrey Epstein avait plaidé non coupable, et attendait son procès, prévu l’an prochain, depuis début juillet en prison. Craignant une éventuelle fuite à l’étranger, le milliardaire possédant un jet privé et plusieurs résidences (notamment une île privée aux Iles Vierges et un domicile à Paris), le bureau du procureur avait obtenu son maintien en détention. Le 23 juillet, il avait été retrouvé sans connaissance dans sa cellule avec des marques sur le cou, laissant croire à une possible tentative de suicide – Epstein aurait lui affirmé qu’il avait été agressé. Sa mort met déjà sous le feu des critiques la gestion, par l’administration pénitentiaire américaine (Bureau of Prisons), des conditions de détention et de surveillance de ce type de détenus très médiatisés. «La mort de M. Epstein soulève des questions graves auxquelles il faudra répondre», a indiqué dans un communiqué le ministre de la Justice, William Barr, annonçant une enquête en plus de celle du FBI. D’autant qu’Epstein avait été récemment retiré du programme de surveillance préventive pour les détenus suicidaires, affirme l’agence AP.

Le financier américain était accusé d’avoir, au moins entre 2002 et 2005, fait venir des jeunes filles, dont certaines seulement âgées de 14 ans, dans sa résidence de l’Upper East Side à New York, et celle de Palm Beach en Floride, pour «se livrer à des actes sexuels avec lui» contre rémunération, précisait l’acte d’accusation. «Afin d’augmenter son approvisionnement en victimes, Epstein a également payé certaines de ses victimes pour qu’elles recrutent d’autres filles, qui étaient à leur tour abusées», ajoutait la justice, pour qui le milliardaire avait «créé un vaste réseau de victimes mineures», avec la complicité de certains employés et associés.

Carnets d’adresse

La justice américaine s’intéressait également aux proches d’Epstein qui fréquentait les élites des milieux politiques, financiers, universitaires, de la mode et du divertissement depuis qu’il a fait fortune dans les années 1980 et 90. Dans ses carnets d’adresse, truffés des puissants du monde entier et épluchés par la presse, on trouve l’ancien président démocrate Bill Clinton, le Prince Andrew ou encore l’homme d’affaires Leslie Wexner. Après avoir longtemps côtoyé Epstein, «un type génial avec qui on s’amuse bien», disait-il en 2002, le président américain Donald Trump avait affirmé récemment qu’il «n’était pas un grand fan» du financier.

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Les accusations contre Epstein n’étaient pas nouvelles. Le riche investisseur avait été inculpé pour des faits similaires en Floride en 2007. Accusé de recourir aux services de mineures pour des «massages» et des relations sexuelles tarifées dans sa propriété de Palm Beach, il avait plaidé coupable en 2008 dans le cadre d’un accord, longtemps resté confidentiel, passé avec le procureur fédéral de Miami de l’époque, Alexander Acosta. Ministre du Travail de Donald Trump, Acosta avait dû démissionner mi-juillet, vivement critiqué pour cet accord jugé très favorable à Epstein: le milliardaire avait accepté d’être inscrit au registre des délinquants sexuels, en échange d’une peine réduite et aménagée. Il n’avait passé que treize mois derrière les barreaux, avec l’autorisation exceptionnelle de pouvoir continuer à travailler, et donc de quitter la prison douze heures par jour, six jours par semaine.

Maquerelle

Les 2000 documents rendus publics vendredi par le tribunal de New York apportent de nouveaux détails sinistres sur l’affaire. Dépositions, rapports de police, photos…  Entre autres, sur les tactiques de recrutement de jeunes filles, notamment dans un lycée de Floride, et sur le rôle d’une complice, Ghislaine Maxwell, décrite comme sa maquerelle dans la première moitié des années 2000.

Les documents soulèvent de nouvelles questions sur l’accord de plaider coupable de 2008, qui aurait également permis de protéger d’autres personnes dans l’entourage d’Epstein. Dans une interview accordée en 2017 au Miami Herald, en pointe sur les révélations de l’affaire, l’une des victimes d’Epstein, Virginia Roberts Giuffre, affirmait que le financier américain lui avait demandé d’avoir des rapports sexuels avec des hommes influents pour qu’Epstein connaisse leurs «excentricités sexuelles et puisse les utiliser comme levier, si besoin», écrit le quotidien de Floride. Dans les documents publiés par la justice américaine, Giuffre affirme avoir eu des rapports sexuels, commandités dans ce cadre par Epstein, avec de nombreux hommes politiques (dont l’ancien sénateur du Maine George Mitchell et l’ex-gouverneur du Nouveau-Mexique Bill Richardson, tous deux démocrates), et hommes d’affaires (le magnat Tom Pritzker, entre autres président des hôtels Hyatt, ou encore le gestionnaire de fonds spéculatifs Glenn Dubin). Lors de déclarations précédentes, Virginia Roberts Giuffre avait également affirmé avoir eu des rapports sexuels avec l’avocat d’Epstein, Alan Dershowitz, et le prince Andrew.

Tous ces hommes ont publié des communiqués pour démentir les affirmations de Guiffre et Epstein était le seul accusé dans l’affaire. Les documents révélés vendredi ne livrent pas de preuve directe des accusations de Giuffre, mais la jeune femme, aujourd’hui âgée de 36 ans, a fourni de nombreux éléments pour corroborer le système mis en place par Epstein et Ghislaine Maxwell. Photographies, carnet de vol, et même un dossier médical du Presbyterian Hospital de New York, où elle avait été admise après un épisode d’abus sexuel particulièrement violent.

Dans ses dépositions sous serment, Giuffre a également affirmé avoir rencontré l’ancien vice-président Al Gore, Bill Clinton et Donald Trump (ces deux derniers ayant été visés par d’autres accusations d’abus sexuels, dans des affaires distinctes), mais n’avait pas eu de rapports sexuels avec eux. «Nous savons que ces hommes étaient associés à Epstein à différentes périodes et pour différentes raisons, mais de ce que nous savons, il n’y a pas d’indication qu’ils aient fait quoi que ce soit de déplacé», avait affirmé l’avocat de Virginia Roberts Giuffre. Bill Clinton avait reconnu avoir fait plusieurs séjours à bord de l’avion privé d’Epstein, mais indiqué qu’il ne savait «rien des crimes terribles pour lesquels Jeffrey Epstein avait plaidé coupable il y a quelques années en Floride, ni de ceux pour lesquels il a été récemment inculpé à New York», selon une déclaration de son porte-parole, publiée en juillet.

Egalement dans les documents, la déposition d’une ancienne assistante de Maxwell, Johanna Sjoberg, dont le rôle était de fournir à Epstein plusieurs jeunes filles quotidiennement. «Il m’avait expliqué que, à son avis, il devait avoir trois orgasmes par jour, avait affirmé Sjoberg lors d’une déposition sous serment, en 2015. Que c’était biologique, comme le fait de manger». La mort de Jeffrey Epstein court-circuite un procès qui aurait pu impliquer de nombreuses personnalités puissantes, et met fin à toute possibilité de justice pour ses dizaines de victimes.

Isabelle Hanne correspondante à New York

 

 

https://francais.rt.com/international/64937-affaire-epstein-premiers-noms-reveles-documents-rendus-publics

Affaire Epstein : les premiers noms révélés dans des documents rendus publics

 

10 août 2019, 14:51

Affaire Epstein : les premiers noms révélés dans des documents rendus publics© Shannon Stapleton Source: Reuters
Le procureur de New York Geoffrey Berman pointe du doigt une photographie du milliardaire Jeffrey Epstein lors de l’inculpation de ce dernier, le 8 juillet.

 

Plusieurs hommes politiques américains, des hommes d’affaires et le prince Andrew, fils d’Elisabeth II, sont accusés par une «esclave sexuelle» du milliardaire Jeffrey Epstein d’avoir eu des relations sexuelles avec elle alors qu’elle était mineure.

Les premiers documents liés à l’affaire Epstein, inculpé le 8 juillet pour «exploitation sexuelle de mineures», ont été rendus publics le 9 août. Ils concernent une plainte en diffamation déposée en 2015 par Virginia Roberts Giuffre – qui se décrit elle-même comme une ancienne «esclave sexuelle» du milliardaire – contre la complice présumée de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell.

Dans ces documents, Virginia Roberts Giuffre accuse Ghislaine Maxwell d’avoir aidé Jeffrey Epstein à la contraindre à participer, avec d’autres filles mineures, à des orgies sexuelles dans les nombreuses résidences du milliardaire. La jeune femme, mineure au moment des faits, donne également les noms de plusieurs personnalités publiques qui auraient pris part à ces activités.

«Ils m’ont demandé d’aller voir George Mitchell [un homme politique américain], Jean-Luc Brunel [qui tient une agence de mannequins], Bill Richardson [un homme politique américain], un autre prince dont je ne connais pas le nom», a notamment déclaré la jeune femme dans sa déposition. «Un type qui possède un hôtel, une très grande chaîne d’hôtels, je ne me souviens plus de quel hôtel il s’agissait», a-t-elle ajouté. Et de poursuivre : «Il y avait un autre président étranger, vous savez, je ne me souviens plus de son nom. Il y en a tout un tas, il m’est difficile de me souvenir de tous.»

Plus loin dans sa déposition, Virginia Roberts Giuffre a été interrogée sur les détails de sa prétendue relation sexuelle avec Glenn Dubin, un homme d’affaires américain : «Quels termes a employé Ghislaine Maxwell pour vous demander d’avoir une relation sexuelle avec Glenn Dubin ?» «C’était la même chose tout le temps. Ils voulaient que j’aille « faire un massage » à ces hommes», a-t-elle répondu.

Le mot «massage» est devenu un code pour «sexe», a-t-elle poursuivi dans sa déposition. «Toute ma vie a consisté simplement à plaire à ces hommes et à rendre heureux Ghislaine et Jeffrey», a-t-elle encore déclaré.

Hormis Jeffrey Epstein, aucun des accusés n’est à l’heure actuelle poursuivi en justice pour les faits dénoncés par Virginia Roberts Giuffre. Plusieurs d’entre eux, ont par ailleurs catégoriquement réfuté ces accusations.

Prince Andrew

Dans cette masse de documents rendus publics, se trouvent également des photographies, des reçus, les journaux de vol du «Lolita express» ou encore un mémoire écrit par une femme qui dit avoir été victime d’exploitation sexuelle par Jeffrey Epstein et ses connaissances. On trouve ainsi une photographie du prince Andrew, le deuxième fils d’Elisabeth II, la main autour de la taille nue de Virginia Roberts Giuffre à l’intérieur de la maison de Ghislaine Maxwell à Londres. Un cliché qui, selon les avocats de la jeune femme, vient appuyer les allégations de cette dernière, qui affirme avoir été contrainte à avoir une relation sexuelle avec ce membre de la famille royale.

«Cette photographie confirme les affirmations de [Virginia Roberts] Giuffre. Il n’y a aucune autre explication raisonnable selon laquelle un enfant américain devrait être en compagnie d’adultes et non de membres de sa famille, dans la maison londonienne de la petite amie d’un homme désormais reconnu coupable d’être un délinquant sexuel», ont ainsi fait valoir les avocats de la jeune femme, mineure au moment où a été pris le cliché.

Des accusations que le palais de Buckingham a pourtant nié à de nombreuses reprises. Dans une déclaration très inhabituelle publiée en 2015, Buckingham Palace avait ainsi assuré que «toute suggestion d’irrégularité envers des mineures [était] absolument fausse», niant explicitement que le prince Andrew ait eu des rapports sexuels avec Virginia Roberts Giuffre, comme le rappelle le Guardian.

Une position fragilisée par un autre témoignage, celui de Joanna Sjoberg, qui selon ces documents rendus publics a affirmé avoir été victime d’attouchements sexuels de la part du prince Andrew au même titre que Virginia Roberts Giuffre, dans la maison de Jeffrey Epstein à Manhattan.

Virginia Roberts Giuffre a par ailleurs accusé Ghislaine Maxwell de l’avoir recrutée pour devenir la masseuse de Jeffrey Epstein à 15 ans, alors qu’elle travaillait à la résidence de Donald Trump de Mar-a-Lago, en Floride. Toutefois, dans ces documents, aucune allégation n’est portée contre l’actuel président des Etats-Unis. «Il n’a jamais eu de relations sexuelles avec aucune d’entre nous [...] Il n’a jamais flirté avec moi», a déclaré Virginia Roberts Giuffre, précisant n’avoir jamais vu Donald Trump sur l’île du milliardaire, ni dans l’une des résidences de ce dernier.

Ces documents, qui lèvent le voile sur les personnes accusées d’avoir participé au trafic sexuel de mineurs pour lequel a été inculpé Jeffrey Epstein, ne sont que les premiers d’une longue série à être rendus publics.

Lire aussi : Le milliardaire Jeffrey Epstein retrouvé blessé et presque inconscient dans sa cellule à New York

 

 

https://www.nicematin.com/faits-divers/le-suicide-en-prison-du-milliardaire-jeffrey-epstein-declenche-le-scandale-aux-etats-unis-404228

Le suicide en prison du milliardaire Jeffrey Epstein déclenche le scandale aux Etats-Unis

PAR La rédaction avec l’AFP Mis à jour le 11/08/2019 à 08:13 Publié le 11/08/2019 à 08:13
Le Metropolitan Correctional Center de New York, où était détenu Jeffrey Epstein, le 10 août 2019
Le Metropolitan Correctional Center de New York, où était détenu Jeffrey Epstein, le 10 août 2019 AFP / Don Emmert

Le suicide dans sa cellule de prison new-yorkaise du financier et figure de la jet set américaine Jeffrey Epstein, accusé d’agressions sexuelles sur mineures, a causé la stupeur aux Etats-Unis et délenché des enquêtes du FBI et du ministère de la Justice.

 

Vers 06H30 heure locale (10H30 GMT) samedi, « Jeffrey Epstein a été retrouvé inanimé dans sa cellule », il s’agit « apparemment d’un suicide », a confirmé l’administration pénitentiaire après que le New York Times, notamment, eut annoncé qu’il s’était pendu au Metropolitan Correctional Center, la prison fédérale de Manhattan.

« Le personnel a immédiatement tenté de le ranimer », avant de le faire transporter à l’hôpital où sa mort a été prononcée, a-t-elle ajouté, annonçant l’ouverture d’une enquête du FBI.

Le ministre de la Justice William Barr s’est dit « effaré » par la mort en détention du financier de 66 ans, qui « pose de graves questions ». Il a dit que l’inspection générale du ministère allait enquêter parallèlement au FBI.

Le 23 juillet, Epstein avait déjà été retrouvé allongé sur le sol de sa cellule, blessé, avec des marques sur le cou.

Certains sources avaient alors assuré qu’il avait tenté de se suicider, mais ses blessures étaient sans gravité et il s’était présenté peu après à une audience.

Il avait ensuite fait l’objet d’une surveillance particulière antisuicide, mais celle-ci s’était arrêtée le 29 juillet, selon le New York Times. Il était depuis simplement placé dans une unité de la prison à sécurité renforcée.

Si certains sur les réseaux sociaux n’hésitaient pas à s’interroger sur le fait de savoir à qui profiterait sa mort, beaucoup exprimaient simplement leur stupéfaction devant un tel dénouement, la prison fédérale de Manhattan étant considérée comme l’une des plus sûres des Etats-Unis.

« Il nous faut des réponses. Beaucoup », a réagi sur Twitter l’influente élue démocrate new-yorkaise du Congrès Alexandria Ocasio-Cortez.

M. Epstein avait été arrêté le 6 juillet à son retour d’un voyage en France et inculpé à New York pour avoir organisé, de 2002 à 2005 au moins, un réseau constitué de dizaines de jeunes filles, certaines ayant été des collégiennes, sous son emprise. Il avait avec elles des rapports sexuels dans ses nombreuses propriétés, notamment à Manhattan et en Floride.

Un prédateur insatiable

Les témoignages qui sont ressortis via des documents judiciaires brossaient de ce brillant et riche homme d’affaires, un ex-professeur de mathématiques, l’image d’un prédateur insatiable de jeunes filles, qu’il faisait recruter par dizaines et aller dans ses somptueuses résidences.

Selon plusieurs témoignages, employées et recruteuses géraient au millimètre un sombre emploi du temps, avec prise de rendez-vous, transport, parfois même en jet privé, instructions et rétribution, souvent 200 à 300 dollars par visite, voire cadeaux.

Bien que son nom ait déjà été inscrit au fichier des délinquants sexuels après une première condamnation en 2008 pour avoir conduit des jeunes filles à se prostituer en Floride – il s’était alors vu infliger une peine minime de 13 mois après un accord contesté avec un procureur fédéral – une perquisition dans sa maison du quartier huppé de l’Upper East Side à Manhattan en juillet avait permis de mettre au jour une salle de massage où il aurait entraîné ses victimes présumées.

Le journal Miami Herald avait enquêté sur cet accord fin 2018, relançant l’enquête. En juillet, après l’inculpation de Jeffrey Epstein à New York, l’ex-procureur de Floride, Alexander Acosta, devenu ministre du Travail de l’administration Trump, avait dû démissionner.

Des centaines de pages de documents judiciaires rendus publics vendredi avaient permis de confirmer qu’il avait longtemps été une figure incontournable des soirées mondaines new-yorkaises, proche de nombreuses personnalités.

« Je connais Jeff depuis 15 ans. Un type génial », disait ainsi Donald Trump, alors lui-même membre éminent de la jet set, dans un entretien en 2002. « On dit même qu’il aime les jolies femmes autant que moi, et beaucoup sont plutôt jeunes ».

Samedi, le président républicain a retweeté un message complotiste alléguant, sans preuve, que l’ex-président démocrate Bill Clinton, autre ami d’Epstein, pourrait être lié à sa mort.

Victimes privées de procès

Ses anciens amis influents avaient affirmé après son inculpation ne pas avoir été au courant de ses délits présumés et avoir coupé tout lien avec lui.

Inculpé le 8 juillet d’exploitation sexuelle de mineures et d’association de malfaiteurs en vue d’exploiter sexuellement des mineures, il était passible de 45 ans d’emprisonnement.

Son procès devait s’ouvrir au plus tôt en juin 2020. Il s’était vu refuser une remise en liberté sous caution, les procureurs estimant qu’il risquait fort de fuir à l’étranger, vu sa fortune – évaluée à plus de 500 millions de dollars – et ses connexions.

Pour les victimes présumées, sa mort les prive d’un procès qu’elles attendaient avec impatience, même si le procureur fédéral de Manhattan a promis de poursuivre l’enquête sur ses agissements et ses éventuels complices.

« Nous ne pourrons jamais tourner la page », a lâché une des victimes, dans un message rediffusé par son avocate Lisa Bloom. « Vous nous avez volé ce grand morceau de guérison dont nous avions besoin pour passer à autre chose ».

« Ce n’est pas la fin que quiconque attendait », a déclaré Brad Edwards, un avocat d’une autre victime présumée.

 

 

https://www.parismatch.com/Actu/International/Jeffrey-Epstein-l-homme-qui-jonglait-avec-les-milliiards-et-les-jeunes-filles-1639476

Jeffrey Epstein, l’homme qui jonglait avec les milliards et les jeunes filles

 

Paris Match | Publié le 28/07/2019 à 06h55 |Mis à jour le 28/07/2019 à 10h27

De notre correspondant aux Etats-Unis Olivier O’Mahony
A la fin des années 1990, il achète Petit Saint-James. Et y bâtit un drôle de temple au sommet. En médaillon : Bienfaiteur de Harvard, dont il porte l’écusson, Jeffrey Epstein, ici en 2004, a versé 30 millions de dollars à l’université via sa fondation.
A la fin des années 1990, il achète Petit Saint-James. Et y bâtit un drôle de temple au sommet. En médaillon : Bienfaiteur de Harvard, dont il porte l’écusson, Jeffrey Epstein, ici en 2004, a versé 30 millions de dollars à l’université via sa fondation. Reuters, Getty Images
 

Après vingt ans de quasi-impunité et de débauche, le financier Jeffrey Epstein va rendre des comptes… à la justice américaine

Il croupit dans une petite cellule infestée de souris, sous une lumière allumée vingt-trois heures sur vingt-quatre. En détention provisoire depuis le 6 juillet dernier, Jeffrey Epstein est à l’isolement au « 10 South », le quartier des grands criminels et des terroristes au Metropolitan Correctional Center, sinistre prison du sud de Manhattan. Un de ses voisins s’appelle Joaquin Guzman, alias El Chapo, le baron de la drogue qui a écopé d’une peine de perpétuité. Jeffrey Epstein, lui, n’encourt « que » quarante-cinq années mais, à 66 ans, ça lui laisse peu d’espoir de revoir jamais la mer…

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Quelle chute spectaculaire ! Quand il se fait interpeller, Epstein sort de son Boeing 727 privé. Il rentre d’un mois de repos à Paris, où il possède deux appartements, de 430 et 367 mètres carrés, dans un immeuble haussmannien au 22, avenue Foch, une des artères les plus chères de Paris. Et encore, l’endroit fait-il pâle figure en comparaison de sa résidence de New York, à côté de Central Park. C’est, paraît-il, la plus grande maison privée de Manhattan – 2 000 mètres carrés ! Un hôtel particulier parisien version XL. Il s’est offert ce bijou en pierre de taille dans les années 1990 et a aussitôt fait installer un trottoir chauffant. Ça lui évite de « déraper » les jours de verglas. Pratique. Pour les vacances, il possède son île privée dans les Caraïbes. Une des îles Vierges, choisie peut-être pour son nom, comme on le découvrira plus tard. Il mériterait d’être le héros d’un tome II du « Bûcher des vanités », le best-seller de Tom Wolfe.

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Comme dans toute success story à l’américaine, le bonhomme sort de nulle part. Papa est jardinier à la municipalité de New York ; maman, employée à domicile. La famille vit à Coney Island, modeste quartier de Brooklyn. Jeffrey, l’aîné, semble avoir reçu à profusion tout ce qui avait été refusé à ses parents : belle gueule, physique athlétique, intelligence au laser, talent artistique au piano – dans son hôtel particulier, il joue toujours sur son Steinway. Jeffrey est un scientifique inclassable, qui n’arrive pas à décrocher des diplômes mais parvient à se faire engager comme prof de maths à la Dalton School, école privée particulièrement huppée et coûteuse.

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Les étudiants lui trouvent un côté Robin Williams du « Cercle des poètes disparus ». En long manteau de fourrure noire, chaîne en or sur chemise largement ouverte, « brillantissime » pendant ses cours, même s’il regarde les filles de manière insistante, il est à la fois copain et gourou. Invité à des boums chez les élèves, il est le seul prof présent. Ça détonne. Il finit par se faire virer mais ne reste pas longtemps au chômage.

Conférence de presse de David Boies et Bradley Edwards, avocats de plusieurs victimes, alors que le milliardaire est entendu à la cour fédérale de New York, le 15 juillet.
Conférence de presse de David Boies et Bradley Edwards, avocats de plusieurs victimes, alors que le milliardaire est entendu à la cour fédérale de New York, le 15 juillet. © Drew Angerer / AFP

 

Alan « Ace » Greenberg, le tout-puissant patron de la banque d’affaires Bear Stearns, a entendu parler de ses talents en mathématiques par un de ses amis, parent d’élève à la Dalton School. « Ace » l’embauche comme trader. C’est l’époque où la planète finance explose. Il faudrait avoir fait Polytechnique pour comprendre quelque chose aux nouveaux produits « dérivés » et autres « options » ou « futures » qui se multiplient sur les marchés. Mais Epstein est à l’aise dans cet univers. Il fait gagner des millions à sa banque, qui le nomme « associé »… avant de le virer pour « délit d’initié ». Déjà, il se croit au-dessus des lois. A Wall Street, c’est un atout. Leslie Wexner, fondateur de la chaîne de sous-vêtements féminins Victoria’s Secret, le trouve épatant. Il lui confie la gestion de sa fortune : 1 milliard de dollars. D’autres businessmen du même calibre vont suivre. Avec une telle clientèle, le jeune gestionnaire de patrimoines, qui fait merveille sur les marchés, ne va pas tarder à rouler sur l’or.

Grâce à sa fiancée Ghislaine, Epstein rencontre le prince Andrew, fils cadet de la reine Elizabeth, et Bill Clinton

Au même moment, Epstein rencontre la femme de sa vie, Ghislaine Maxwell. Il est taciturne et déteste porter des costumes, elle est mondaine et connaît la terre entière. Ghislaine est une héritière, fille préférée de Robert Maxwell, propriétaire du puissant tabloïd londonien « Daily Mirror », mort dans des conditions troubles en laissant beaucoup de dettes, mais aussi un carnet d’adresses dont Jeffrey va largement bénéficier. « Il était très avide de connaître du beau monde », me confie Conchita Sarnoff, qui a passé plusieurs réveillons de Nouvel An avec le couple avant d’écrire « Trafficking », un livre à charge où elle dénonce les agissements de son ex-ami. « Quand nous nous sommes rencontrés, il m’a posé beaucoup de questions sur le grand-père de mon mari, David Sarnoff, pionnier de la télévision en Amérique. J’avais trouvé ça étrange car j’étais en instance de divorce. »

Donald Trump dans son club de Mar-a-Lago à Palm Beach avec Melania (sa future femme), Jeffrey Epstein et sa « fiancée » Ghislaine Maxwell, en février 2000.
Donald Trump dans son club de Mar-a-Lago à Palm Beach avec Melania (sa future femme), Jeffrey Epstein et sa « fiancée » Ghislaine Maxwell, en février 2000. © Getty Images

 

Conchita est néanmoins sous le charme de l’ombrageux financier. A l’époque, Jeffrey Epstein est un jeune multimillionnaire au-dessus de tout soupçon. Donald Trump, avec qui il fait la fête à Mar-a-Lago, le trouve « très drôle ». Grâce à sa fiancée Ghislaine, Epstein rencontre le prince Andrew, fils cadet de la reine Elizabeth, et Bill Clinton, qui vient de quitter la Maison-Blanche et à qui il voue une admiration sans bornes. Il donne des millions de dollars à la fondation humanitaire tout juste créée par l’ancien président et finance la campagne de sa femme, Hillary, alors sénatrice. En 2002, il propose à Bill Clinton son avion pour un voyage en Afrique. Celui-ci accepte volontiers : il n’y a pas malice puisqu’il s’agit d’aider le « continent noir » à lutter contre l’épidémie de sida. Epstein, qui est du déplacement, entre dans la cour des grands.

Certes, l’homme a sa part d’ombre. Il éconduit Ghislaine, qui voulait l’épouser, mais reste son ami. Il n’a pas d’enfants. Surtout, on le voit toujours entouré de très jeunes filles qu’il emmène dans son Boeing privé, au point que celui-ci est rebaptisé « Lolita Express ». Le plancher y est molletonné pour, dit-on, mieux s’envoyer en l’air à 10 000 mètres d’altitude.

Virginia Roberts avec sa photo à 16 ans, l’âge auquel elle aurait commencé à être abusée par le milliardaire.
Virginia Roberts avec sa photo à 16 ans, l’âge auquel elle aurait commencé à être abusée par le milliardaire. © TNS via Getty Images

 

Le scandale éclate en mars 2005, quand la police de Palm Beach, où Epstein vit une partie de l’année, apprend qu’il a abusé d’une jeune fille de 14 ans. La mineure, qui tient à garder l’anonymat (elle s’est mariée depuis et a eu des enfants), s’est laissé piéger par une « recruteuse ». Une fois chez Epstein, elle a été priée de se déshabiller pour un « massage », avant de repartir avec 300 dollars. Michael Reiter, le « chief » du commissariat local, découvre l’existence d’un ballet incessant de jeunes filles qui entrent et sortent de sa maison à toute heure de la nuit. Quand elles se retrouvent dans la rue, ces mineures, entre 13 et 17 ans, souvent issues de foyers d’assistance publique, saccagent le quartier, ce qui, à Palm Beach, ne passe pas inaperçu. Reiter recueille sous serment 17 dépositions de victimes. Des perquisitions menées dans la maison du suspect révèlent des milliers de photos de mineures. Mais, à la surprise générale, Epstein s’en sort avec seulement dix-huit mois de prison, dont il ne purgera que treize, et dans des conditions ultra-privilégiées…

Ses avocats ont passé un accord avec le procureur de Floride, Alexander Acosta. Epstein a accepté de plaider coupable pour « sollicitation de prostitution de mineures », en échange de quoi il est inscrit sur la liste des délinquants sexuels, ce qui lui permet d’échapper aux accusations d’abus et de viols qui auraient pu l’envoyer derrière les barreaux pour quarante-cinq ans. A sa copine Conchita, il explique, droit dans ses bottes, que les jeunes filles étaient en réalité des « opportunistes » qui auraient tenté de lui « soutirer de l’argent ». Refrain connu, à l’heure de #MeToo. Reiter est scandalisé. Virginia Roberts aussi. Elle avait 16 ans quand elle a découvert l’univers d’Epstein, ses rabatteuses (elle accuse Ghislaine Maxwell d’en être une), les massages, les orgies avec les puissants de la terre entière, dont le prince Andrew, avec qui elle dit avoir eu au moins six rapports sexuels, ce que l’intéressé dément… En 2015, Virginia se confie dans une interview au tabloïd britannique « Daily Mail ».

Parce qu’il a réussi à amadouer le parquet de Floride, il ne prête pas attention aux autres Etats où les procureurs travaillent dans l’ombre.

Mais à l’époque, tout va bien pour Jeffrey Epstein. Il est réhabilité, ou presque. Peggy Siegal, attachée de presse qui fait la pluie et le beau temps à New York, l’invite à des premières de cinéma. Tout le monde a compris que Jeffrey Epstein est redevenu fréquentable, même si Trump a préféré prendre ses distances. Epstein se serait-il alors cru intouchable ? Quand le premier article sur Harvey Weinstein est publié dans le « New York Times », le 5 octobre 2017, il ne comprend pas que le monde a changé, qu’un mouvement est lancé. Selon Peggy Siegal, il se réfugie « dans le déni ». Pédophile, lui ? Allons donc ! « Les jeunes filles étaient pubères, pas enfants », se défend-il devant un journaliste du « New York Post ».

Quand, en novembre 2018, Julie K. Brown, journaliste d’investigation au quotidien « Miami Herald », publie une longue enquête titrée « Perversion of justice » où elle identifie 80 victimes, il ne voit pas que la fin est proche. Parce qu’il a réussi à amadouer le parquet de Floride, il ne prête pas attention aux autres Etats où les procureurs travaillent dans l’ombre. Ceux de New York, en particulier, qui font de nouvelles découvertes… Le 6 juillet, Jeffrey Epstein tombe des nues quand il est cueilli par les flics de la ville à la descente de son Boeing. Treize jours plus tard, Alexander Acosta, l’ex-procureur de Floride grâce à qui il n’a passé que treize petits mois en détention, doit démissionner de son poste de ministre du Travail de Donald Trump. On ne plaisante plus avec les histoires de jeunes filles. Le fait qu’Epstein soit aujourd’hui mis à l’isolement à la prison de Manhattan donne la mesure de la détermination des autorités judiciaires. Il s’agit de le faire craquer. Et de lui faire avouer des noms. Epstein est à terre, d’autres têtes vont rouler.

 

Le baccalauréat et les Brestois de Steven Le Roy, du Télégramme

C’est un article d’il y a trois jours.

Steven Le Roy s’est fait un petit plaisir en interrogeant huit Brestois de son monde sur les souvenirs qu’ils ont gardés du baccalauréat.

Constatons pour commencer qu’au moins quatre d’entre eux n’étaient pas brestois à l’âge de passer le baccalauréat.

Deux ne l’ont pas eu ou ne l’ont pas passé, dont un Brestois, Paul Bloas, qui s’est fait connaître du public dans les années 1980 pour ses massives silhouettes peintes sur les murs de Brest. L’autre est commerçante.

Plus souvent, à Brest comme ailleurs, quand on n’a pas le baccalauréat, on est ouvrier ou employé.

Trois ont passé un bac C ou ES : encore un artiste, Stan, le chanteur de Matmatah, à Quimper, et deux sportives, à Brest.

Plus souvent, à Brest comme ailleurs, avec ce type de baccalauréat… je vous laisse compléter…

Restent trois personnages qui font partie des cadres de la ville et n’en sont pas des moindres.

Au moins deux d’entre eux ne sont pas brestois d’origine et au moins deux d’entre eux ont a priori des profils de littéraires.

La première est une animatrice socioculturelle devenue adjointe au maire de Brest il y a deux ans. Originaire d’Alsace, elle est arrivée à Brest sitôt après avoir obtenu son baccalauréat et s’est tout de suite lancée dans le travail de proximité en devenant animatrice de rue. On ne saura pas quel bac elle a passé, elle en indique seulement :

« Moi ? Mon bac ? Je l’ai raté la première année. J’étais alors en Alsace et je pense que j’avais trop d’activités. Comme je ne bossais pas en plus… Ma deuxième term’ était super chouette. J’en ai encore moins fait, mais je l’ai eu et je suis partie à Brest. Je me suis formée sur le terrain, je fais partie de ces élues sans trop de diplômes ».

Le second est le président de l’Université de Bretagne Occidentale. A priori littéraire de formation, il indique à propos de son baccalauréat :

« Mon meilleur souvenir de bac ? La fête des résultats ! Avec mes amis et mes amies, on l’a tous eu, certains d’extrême justesse, et nous avons fêté ça jusqu’à l’aube. Après, on est parti chercher nos collantes au lycée. Pour l’anecdote, j’ai eu une meilleure note en sport qu’en philo (NDLR : Matthieu Gallou est prof de philo). Qui pourrait le parier aujourd’hui ? ».

Et le troisième est vice-procureur au Tribunal de Grande Instance de Brest. Celui-là rapporte sans honte :

« Je m’en souviens très bien. Dans un bac littéraire pur, je n’ai pas eu la moyenne en français et pas eu la moyenne en philo. Je me rappelle avoir disserté sur Hegel et la fin des empires pour un coefficient 5. Brillantissime. Il fallait 254 points, j’en ai eu 254 pile. Quand elle a vu les résultats, il y avait de la foudre dans les yeux de ma mère ».

Il fait partie des magistrats qui ont harcelé afin de la dissuader de me défendre la dernière avocate qui m’a assistée contre eux à Brest.

Je comprends pourquoi ce genre d’individu hait autant les ingénieurs et autres matheux ou scientifiques. Nous avons tous de vraies compétences très pointues dans nos métiers respectifs, et cela ne nous empêche pas d’être aussi artistes, sportifs, et même littéraires, bien plus que ne le sera jamais le quasi nul en tout et néanmoins très ambitieux, manifestement attiré par le pouvoir, qui a dû se diriger vers un bac littéraire à défaut de pouvoir faire autre chose.

 

 

https://www.letelegramme.fr/soir/bac-que-reste-t-il-de-nos-amours-19-06-2019-12316066.php

Personnalités. Le bac, et les souvenirs aussi

 

Que reste-t-il d’un bac, au fond ? Une photo, vieille photo d’une jeunesse aux contours plus ou moins flous, aux réminiscences plus ou moins importantes. Du tribunal à l’Olympia, de l’université à la mairie en passant par une piste, une salle ou un magasin de thé, voire un atelier d’artiste, huit Brestois se souviennent.

 


Stan, chanteur de Matmatah

 

Le baccalauréat et les Brestois de Steven Le Roy, du Télégramme dans AC ! Brest bac-que-reste-t-il-de-nos-amours_4640982_540x270p

 

« J’ai passé un bac C, comme on disait dans le temps. Je l’ai eu au lycée de Cornouaille à Quimper, en 91. J’ai même eu mention assez bien et, à l’époque, ben c’était assez bien, même si j’avais foiré la physique et que je me suis effondré au bac de philo, ce qui m’a bien fait ch… J’ai fait une prépa puis la fac de maths qui s’est insidieusement transformée en fac de musique. Faut dire que pour mon bac, j’ai pas fait spécialement la fête. Mon but était déjà de louer un quatre-pistes… ».


Paul Bloas, plasticien

 

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« J’ai tellement raté ma seconde technologique à la Croix-Rouge à Brest que j’ai fait un BEP électromécanique. Je n’ai jamais eu de bac… En même temps, je prenais des cours de dessin avec Jean Quéméneur, c’est lui qui m’a donné le goût et les techniques. Je voulais entrer aux Beaux-arts mais il fallait le bac. Il est allé voir le directeur pour que j’aie une dérogation mais il me fallait à tout prix ce BEP pour l’obtenir. Le même mois, j’ai eu le concours d’entrée, mon BEP et mon permis de conduire… ».


Laëtitia Bleunven, athlète

 

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« J’ai eu un bac ES en 2010 à la Croix-Rouge à Brest. C’était dans mes souvenirs un moment très stressant où on se dit qu’il ne sert pas à grand-chose mais qu’il faut l’avoir. Je courais déjà cinq fois par semaine et je me souviens que c’est au moment du bac que se tiennent les championnats de Bretagne. Mais pour courir, il faut avoir l’esprit libre et, clairement, je n’ai pas fait ma meilleure course ce jour-là ».


Émilie Kuchel, adjointe au maire

 

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« Moi ? Mon bac ? Je l’ai raté la première année. J’étais alors en Alsace et je pense que j’avais trop d’activités. Comme je ne bossais pas en plus… Ma deuxième term’ était super chouette. J’en ai encore moins fait, mais je l’ai eu et je suis partie à Brest. Je me suis formée sur le terrain, je fais partie de ces élues sans trop de diplômes ».


Matthieu Gallou, président de l’UBO

 

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« Mon meilleur souvenir de bac ? La fête des résultats ! Avec mes amis et mes amies, on l’a tous eu, certains d’extrême justesse, et nous avons fêté ça jusqu’à l’aube. Après, on est parti chercher nos collantes au lycée. Pour l’anecdote, j’ai eu une meilleure note en sport qu’en philo (NDLR : Matthieu Gallou est prof de philo). Qui pourrait le parier aujourd’hui ? ».


Maud-Eva Copy, hanballeuse au BBH

 

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« J’étais au pôle espoir hand à Lesven à Brest où j’ai eu un bac ES en 2010. C’est un bon souvenir parce qu’en dépit de la pression, je l’ai eu assez facilement et pourtant, en français, je n’avais pas eu de bonnes notes. Après le bac, j’ai continué mes études et j’ai réussi le concours pour devenir prof d’EPS. C’est important de pouvoir faire autre chose que sa carrière pro… ».


Bastien Diacono, vice-procureur au tribunal

 

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« Je m’en souviens très bien. Dans un bac littéraire pur, je n’ai pas eu la moyenne en français et pas eu la moyenne en philo. Je me rappelle avoir disserté sur Hegel et la fin des empires pour un coefficient 5. Brillantissime. Il fallait 254 points, j’en ai eu 254 pile. Quand elle a vu les résultats, il y avait de la foudre dans les yeux de ma mère ».


Armelle Lebret, commerçante à Tôt ou Tard

 

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« Moi, à 16 ans, je vivais ma vie ailleurs que chez mes parents. Je suis allée jusqu’au bac à Rouen mais je ne l’ai pas eu. Faut dire que c’était juste après les grèves Devaquet et qu’à l’époque, j’avais soulevé trois lycées. Alors bon. Après avoir été collée, j’ai décidé de ne pas retourner au lycée et d’essayer par correspondance. Vite fait… Je me suis démerdée comme je pouvais, et j’ai fini par faire le métier que je rêvais de faire ».

Steven Le Roy

 

 

https://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/bastien-diacono-un-parquetier-en-charge-des-stupefiants-28-01-2010-757983.php

Bastien Diacono, un parquetier en charge des stupéfiants

 

Publié le 28 janvier 2010
Bastien Diacono arrive d'Aix, où il exerçait ses talents à l'instruction. Mais...

Bastien Diacono arrive d’Aix, où il exerçait ses talents à l’instruction. Mais ce magistrat connaît bien la Bretagne pour avoir exercé à Saint-Brieuc.

 

Stéphane Le Tallec parti à Paris pour la chancellerie, un nouveau parquetier a pris ses fonctions à Brest, à l’an neuf, mais a simplement été installé, hier, dans ses fonctions de vice-procureur. Bastien Diacono est natif d’Angoulême, mais est connu en Bretagne, puisqu’il va obtenir ses galons de magistrat du ministère public à Saint-Brieuc. Nommé comme substitut, en mars 2001, dans les Côtes-d’Armor, il en devient vice-procureur, en 2004, puis part pour Aix-en-Provence, en 2008, en qualité de juge d’instruction. Un an et demi après, il reprend le chemin de la Bretagne, où il avait laissé sa famille, et est donc affecté au tribunal de Brest. «La Bretagne vous ravit, a glissé le procureur Leclerc, le verbe a deux sens et c’est exprès: elle vous enchante et elle vous capture».

Spécialisé depuis longtemps

Procureur touche-à-tout, expérimenté, passionné d’audience et d’assises, Bastien Diacono a cependant développé une compétence spéciale à Saint-Brieuc, où il a pris en charge la problématique des stupéfiants; «un service où l’on peut bâtir une politique pénale, où la spécialisation engrange les résultats», selon le procureur Leclerc. Il occupera la même fonction ici, «car notre parquet a des besoins» en la matière, a estimé le procureur. Bastien Diacono devra donc restructurer et diriger le service stupéfiants à Brest, «donner consistance au stage alternatif de sensibilisation aux dangers et tenter de réactiver l’injonction thérapeutique».

 

 

https://www.letudiant.fr/educpros/personnalites/gallou-matthieu.html

Biographie

Matthieu Gallou, président de l'université de Bretagne occidentale. // © Université de Bretagne occidentale

Matthieu GALLOU

Président de l’université de Bretagne occidentale

 

Matthieu Gallou a été élu président de l’UBO (université de Bretagne occidentale) le 30 mars 2016 par le conseil d’administration de l’université. Il en était le premier vice-président depuis novembre 2013.

Matthieu Gallou est professeur agrégé de philosophie (1996). Il est spécialiste de l’histoire de la philosophie antique et médiévale. Il est membre associé de deux unités de recherche : HCTI (Héritages et constructions dans le texte et l’image) et l’équipe d’accueil Éthique, professionnalisme et santé.

Ancien étudiant de l’UBO, il y débute sa carrière en 1998 comme Prag (professeur agrégé) au département philosophie de l’UFR lettres et sciences humaines. Il est responsable du département philosophie de 2003 à 2006, puis de 2008 à 2011. En parallèle, il assure pour l’UFR la charge de responsable des salons étudiants, avant de devenir, en 2006, assesseur du doyen jusqu’en 2007. En janvier 2008, il prend en charge la mission Orientation active pour l’UBO et assure la mise en place de l’application APB (Admission postbac) à l’UBO. Il est doyen de la faculté des lettres et sciences humaines de 2011 à 2014.

De 2006 à 2008, Matthieu Gallou est membre du conseil scientifique de l’UBO puis du Cevu (conseil des études et de la vie universitaire) à partir de 2008. En 2012, il siège comme représentant de l’enseignement supérieur et de la recherche au sein du conseil syndical régional du Sgen-CFDT Bretagne. En 2014, il est secrétaire fédéral à l’enseignement supérieur et à la recherche au sein de la fédération nationale des syndicats Sgen-CFDT. Il siège au comité national ministériel de suivi de la licence-licence pro (CSL-Lpro) et au comité national ministériel de suivi du master (CSM). Élu en juin 2015 au Cneser (Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche), il siégeait depuis juillet à la commission permanente. Élu à la présidence de l’UBO, il s’engage à abandonner l’ensemble de ces mandats pour se consacrer entièrement à l’université.

Compte Twitter : @matthieuGallou

Biographie créée en mars 2016

 

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/emilie-kuchel-une-nouvelle-adjointe-dans-les-rangs-12-05-2017-11509889.php

Émilie Kuchel. Une nouvelle adjointe dans les rangs

 

Publié le 12 mai 2017
Émilie Kuchel remplace Marc Sawicki . Sa délégation d'adjointe sera dévoilée...
Émilie Kuchel remplace Marc Sawicki . Sa délégation d’adjointe sera dévoilée mardi.

 
La récente démission de Marc Sawicki du conseil municipal a conduit le maire, François Cuillandre, à le remplacer. Celle qui était la dernière non-élue sur sa liste aux municipales de 2014 a ainsi été élue hier, avec 40 voix sur 43 exprimées, Julie Le Goïc et le groupe RPB n’ayant pas voulu prendre part au vote. La nouvelle élue s’appelle donc Émilie Kuchel, 37 ans. Elle occupe actuellement le poste de directrice du centre social de Kérourien. « Mais je vais bientôt quitter cette fonction, car je ne peux pas cumuler mon poste d’adjointe et celui-là, sous peine de conflit d’intérêts », plaide-t-elle. Direction la Caf, donc, après presque vingt ans passés au service de l’éducation populaire, de l’éducation de rue.

Naissance d’un combat

Émilie Kuchel est arrivée à Brest en 1999, « par hasard et par amour », raconte cette Alsacienne de naissance. Elle a aussitôt embrassé le travail de proximité en devenant animatrice de rue, avant de multiplier les fonctions les plus diverses. Animatrice dans diverses structures comme la Maison pour tous du Valy-Hir, déléguée syndicale de la FSU, militante dans diverses associations comme « Les P’tits débrouillards » ou « Vivre la rue » de Mireille Cann, directrice du centre social de Kérourien depuis 2013, elle n’a jamais quitté ce militantisme qui l’habite depuis de nombreuses années. « Je pense que ça m’est venu de ma région d’origine, qui est de droite, voire d’extrême droite. Elle m’a donné envie de m’intéresser aux autres, parce que j’ai été témoin d’injustices flagrantes. Cela a créé une révolte intime, pour que les choses changent, pour que les gens acceptent enfin de vivre ensemble ». C’est à Brest qu’Émilie Kuchel avoue avoir appris à « penser différemment. Ma famille n’est pas impliquée dans l’associatif, mais, ici, j’ai découvert des dizaines de petits quartiers avec autant de projets ».

À la gauche du PS

Dans cette logique, la jeune femme a choisi d’adhérer au Parti socialiste « il y a quelques années », parce que, « dans l’éducation populaire, c’est important de comprendre les choses en agissant de l’intérieur ». Dès le début de la campagne qui vient de s’achever, elle a choisi Benoît Hamon, devenant même responsable de sa candidature aux primaires dans la circonscription de Brest rural. « Je suis frondeuse depuis longtemps, à la gauche du PS », glisse-t-elle, avant d’ajouter « que cette élection doit permettre de reconstituer une gauche qui prendra en considération une politique de vie sociale ». « Ça prendra du temps », prédit celle qui estime toutefois « que les résultats ont été compliqués à vivre. Mais nous remonterons la pente. Quand on est engagé, on est obligé d’y croire ». Quant à la délégation qu’elle occupera, le maire devrait la dévoiler mardi.

 

 

https://www.brest-life.fr/mediatheque-et-ressources/temoignages-258/armelle-le-bret-934.html?cHash=96cf882df60f32b7444c3c2ac6276f1f

 

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Armelle Le Bret

Armelle Le Bret

- Créatrice de Tôt ou Tard

C’est un très beau territoire, qui est en mutation permanente

Publié le 30/04/2018

« Brest est la ville de tous les possibles »

Originaire de Rouen, Armelle Le Bret a posé ses valises à Brest il y a 17 ans. Elle y a créé “Tôt ou tard”, deux comptoirs de thé et d’épicerie fine situés en plein centre de la Cité du Ponant. Pour elle, Brest est « la ville de tous les possibles ».

Qu’est-ce qui vous a poussée à vous installer ici ?
J’avais des attaches familiales en presqu’île de Crozon, et j’étais attirée par ce côté “bout du monde”. Brest est vraiment une ville à part. C’est un peu difficile à décrire, c’est probablement de l’ordre de la magie celtique (rires). Mise à part son histoire, il y a ici un vrai mélange des gens, et ce que l’on ressent le plus, ce sont les possibilités. Et pas seulement en termes de commerce. On sent une véritable fierté d’être brestois : les habitants se sont approprié leur ville. Certes, les Brestois peuvent parfois paraître un peu abrupts au départ, mais ça ne dure pas et ils sont fidèles.

Quelles forces et valeurs aimez-vous sur ce territoire ?
Cet esprit d’indépendance qu’ont les gens d’ici, et en même temps cet esprit de groupe et l’importance de la notion de réseau. Et puis c’est un très beau territoire, qui est en mutation permanente : j’ai vu la ville évoluer d’une façon incroyable depuis mon arrivée ! Et puis pour être passée par Paris, j’apprécie vraiment l’air pur, la facilité pour se déplacer, etc…


Qu’avez-vous trouvé ici que vous n’auriez peut-être pas trouvé ailleurs ?

Sur le plan commercial, il y a une grande diversité de boutiques. Des franchises, bien sûr, mais aussi beaucoup d’indépendants, ce qui crée de l’émulation. Et puis il y a un véritable attrait touristique pour la ville, comme on le voit avec l’arrivée du téléphérique qui a fait son petit effet. J’aime aussi le fait qu’ici, les gens vont à la rencontre les uns des autres… Il y a aussi de vrais amoureux du centre-ville, des gens de tous horizons plein d’énergie qui arrivent à faire monter la mayonnaise !

 

 

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Paul Bloas

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Paul Bloas
PaulBloas2.jpg
Œuvre de Paul Bloas
Naissance
      (58 ans)

Quimper

Nationalité
Activité
Formation

Paul Bloas, né le 27 mars 1961 à Brest1, est un peintre français.

Biographie

Paul Bloas est connu à Brest à partir des années 1980 pour ses « silhouettes » peintes, faites de simples contours blancs, puis pour ses fresques murales dispersées dans les lieux délaissés de la grande cité portuaire : port de commerce, quartier de Recouvrance, et notamment en 1991 à la prison de Pontaniou, définitivement fermée en 1990, et qu’il a investie en y installant de nombreuses peintures inspirées des lieux.

Paul Bloas travaille d’abord en atelier à la réalisation de grandes peintures, au trait brut et coloré, sur papier qu’il colle ensuite in situ pour les insérer au mieux dans le décor qui reste le sujet essentiel. Reconnu rapidement, il installe dès les années 1990 ses personnages jusqu’à Berlin, Budapest, Bilbao, puis Madagascar.

« À la pérennité de l’œuvre, à la toile pour traverser le temps, Paul Bloas, artiste peintre, préfère l’éphémère absolu et ses géants de papier, collés à même les murs et voués à disparaître. S’il reste une trace, infime, c’est celle que le soleil, le vent ou la pluie… auront bien voulu laisser.
Ces personnages massifs, « sur-humains », ont inscrit leur silhouette dans des lieux à leur mesure – prison de Brest, bains turcs de Budapest, base sous-marine de Bordeaux…2 »

Œuvres

Expositions

Interventions picturales in situ
Anonyme - Photo de 2008
Œuvre de Paul Bloas.
      • 1980-1986 : Brest, premières interventions en ville et sur le port (îlot fortifié en rade, Bertheaume sweet home)
      • 1987 : Berlin, Anhalter Banhof, Un pied dans le sable (expo internationale Mythos Berlin)
      • 1988 : Brest, port et cale de radoub, Le manteau de papier
      • 1989 : Tulle, chapelle Saint-Pierre, Ainsi soit Tulle
      • 1990/93 La réussite de Boris (Belgrade, centre ville ; Budapest, Bains turcs abandonnés ; Berlin, No man’s land ; Brest, Prison de Pontaniou et port militaire)
      • 1992 : Bilbao, usine sidérurgique et centre ville, Les nuques de plomb
      • 1994 : Beyrouth, centre ville, Charmouta (Barcelone, Barceloneta, Demi-sommeil)
      • 1995 : Paris, Butte-aux-Cailles, Paris au mois d’août
      • 1996 : Brest, port de commerce
      • 1997 : Bordeaux, quartier Bastide, Terminus (Calvi, la citadelle, Sentinelles
      • 1999-2002 : Bordeaux, base sous-marine, Poussières (Madagascar, Diego Suarez, ancien camp de la Légion, Mada)
      • 2001 : Toulouse, Théâtre de la cité, Recto / Verso
      • 2002 : Calvi, festival du vent
      • 2003-2008 : Bruxelles, Paris, Brest, Madagascar, Bordeaux
      • 2007 : Valenciennes, Ma vie s’appelle peut-être
      • 2009 : Paris, canal Saint-Martin, les habits noirs
      • 2018 : Betton (Ille-et-Vilaine), La Confluence, rétrospective
Expositions personnelles et collectives

Depuis 1988, Paul Bloas présente régulièrement ses travaux in situ à travers des expositions d’études et de photographies de ses interventions : Bologne en 1988, le port de commerce de Brest entre 1988 et 1990, le Quartz de Brest depuis 1989, la galerie Loft à Paris, les centres culturels français de Beyrouth, Bilbao, Barcelone, Berlin, les musées de Tulle et de Brest, le théâtre de la cité à Toulouse, la base sous-marine de Bordeaux, les fêtes maritimes de Brest 96 et 2000 au Fourneau, Telgruc-sur-Mer, le no 15 square de Vergennes à Paris, phare de Penmarc’h en 2008. En 2017, suite à un imbroglio qui a vu la disparition de sa grande fresque « Le Lamaneur » qui se trouvait sur la façade du bâtiment Grand Large depuis plus de 20 ans sur le port de commerce, un financement participatif et privé devrait permettre l’installation d’une nouvelle version de cette œuvre iconique qui symbolise si bien la fierté brestoise3.

Films et vidéos

      • 1986 : Bertheaume sweet home – Objectif Bertheaume, J.A. Kerdraon et P. Bloas (Paul Émile Victor sont dans un bateau (7 min), J.A. Kerdraon)
      • 1988 : Le manteau de papier (26 min), O. Bourbeillon, Lazennec Production/FR3
      • 2001 : In situ (26 min), J.A. Kerdraon, Alligal Production
      • 2003 : Mada ; Debout, de terre et d’eau (52 min), P. Bloas, Lamoot, Morgane Production (Prix de la création au festival international du film d’art de Montréal 2005)
      • 2008 : Zones d’ombres de Sylvain Bouttet (26 min)

Publications

      • Berlin 88/ Brest 89/ Tulle 90/ Bilbao 92 (catalogues)
      • 1993 : La réussite de Boris – Éditions Dialogues
      • 1997/2000 : Visuels pour Noir Désir et Serge Teyssot-Gay d’après G. Hyvernaud
      • 2002 : Brest de Mac Orlan – Éditions Dialogues
      • 2003 : Mada, Éditions Alternatives
      • 2008 : Ma vie s’appelle peut-être Paul Bloas, Laurence Mauriaucourt, Jean-Bernard Pouy, Ed La Voix du Nord, 2008
      • 2008 : Catalogue exposition de Penmarc’h

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

 

 

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Matmatah

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Matmatah
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Matmatah en concert à Plougastel le 16 février 2017.
Informations générales
Pays d’origine Drapeau de la France Brest, France
Genre musical Rock, folk, reggae, roots
Années actives 1995-2008, depuis 2016
Labels La Ouache Production
Site officiel www.matmatah.com
Composition du groupe
Membres Tristan Nihouarn
Éric Digaire
Benoît Fournier
Emmanuel Baroux
Anciens membres Jean-François Paillard
Cédric Floc’h
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Logo de Matmatah.

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Matmatah est un groupe breton de rock et de folk, fondé à Brest en 1995. Le duo formé par Tristan Nihouarn (Stan) et Cédric Floc’h (Sammy) est rejoint par le bassiste Éric Digaire et le batteur Fañch pour jouer sous le nom de Matmatah, en référence au village troglodytique tunisien du même nom (Matmata).

En juillet 1997, Matmatah sort un premier single avec deux chansons liées à la Bretagne qui rencontrent le succès : Lambé An Dro et Les Moutons. L’album La Ouache, sorti en 1998, s’écoule à plus de 800 000 exemplaires. Emma et L’Apologie deviennent également des tubes.

Après avoir sorti quatre albums studio, le groupe se sépare en 2008.

Pour les 20 ans du groupe en 2015, Matmatah sort un double best of, comportant des titres réenregistrés et deux singles inédits, Tricératops et Les demoiselles de Loctudy.

Le 23 septembre 2016, le groupe annonce sa reformation pour une nouvelle tournée et sort un nouvel album, Plates Coutures, le 3 mars 2017.

Le groupe a vendu 1 300 000 albums et récolté 3 disques d’or et un double disque de platine1.

Histoire du groupe

Les débuts

Tout commence dans la ville de BrestTristan Nihouarn (Stan) et Cédric Floc’h (Sammy) tournent dans les bars sous le nom de Tricards Twins. À la suite de leur rencontre avec Jean-François Paillard (Fañch) et Éric Digaire (Éric), ils fondent un nouveau groupe, dont le nom, Matmatah, est tiré de celui de la ville Matmata, en Tunisie, où Stan a passé des vacances durant son enfance. Cette petite ville a la particularité d’être entièrement construite dans la roche : la chanson Troglodyte (sur l’album La Ouache) y fait justement référence.

Leurs influences musicales sont sans conteste le hard rock old school de la fin des années 1960, début des années 1970, sévèrement mâtiné, dans un premier temps, de musique traditionnelle bretonne. Les quatre rockeurs écument les rades brestois avec leur répertoire de reprises et déjà quelques compositions originales. Le véritable déclic survient en 1996, quand le groupe est programmé en première partie de FFF à Penfeld lors d’une soirée étudiante, triomphant devant un large public avec quarante minutes de compositions dont Lambé An Dro et L’Apologie. De plus, « le chanteur de FFF était malade et leur prestation a été raccourcie : le lendemain, la presse n’a parlé que de nous ! »2. Julien Banes, ami de Tristan, devient leur manager. Ils comptabilisent fin 1996 plus de 180 dates uniquement dans le Finistère3.

En 1997, Matmatah sort un premier single, véritable ovni dans le paysage musical, sur lequel figurent les titres Lambé An Dro et Les Moutons. Succès fulgurant à Brest, puis en Bretagne où ils enchaînent les concerts et gèrent un réseau de distribution grandissant (30 000 unités écoulées par le bouche-à-oreille)4. Les jeunes Bretons découvrent un groupe de rock à brandir comme porte-drapeau, les étudiants brestois surtout qui voient un motif de fierté dans l’évocation des rues et des lieux de leur ville dans Lambé2. L’époque propice au rock celtique (retour d’Alan Stivell, Héritage des Celtes, Ar Re Yaouank) accueille à bras ouverts ces airs dansants issus du kan ha diskan ou de l’an-dro. Relayé par Radio Bretagne Ouest, le succès du 2 titres conduit RTL à diffuser Lambé an Dro début 1998, qui se hisse alors à la première place du classement des auditeurs.

La même année, le groupe s’inscrit aux Découvertes du Printemps de Bourges. Il termine premier dans son département, le Finistère, mais ne passe pas le cap de la sélection régionale. Le groupe décide tout de même de venir à Bourges et donne de nombreux concerts dans les bars. « Je crois que nous sommes le groupe qui a le plus joué cette année-là à Bourges, même si officiellement, nous n’avons eu aucune date », déclare alors Éric Digaire, bassiste du groupe.

La Ouache : succès du premier album

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Logo du groupe dès ses débuts.

Fin 1998, c’est la sortie nationale de leur premier album : La Ouache, produit par Claude Chamboissier (ex-Framboisier du Club Dorothée) et enregistré en mars dans le sud de l’Angleterre, au Studio Parkgate. Nouveau succès, mais cette fois-ci aussi en France, et ailleurs (La Ouache sera même édité en Russie). Plus de 800 000 exemplaires sont vendus5, notamment grâce aux tubes Lambé An Dro, Emma et L’Apologie. L’album est probablement arrivé au bon moment, alors que le rock retrouve une place de choix dans le cœur du jeune public, et qu’une « vague celtique » s’abat sur l’Hexagone, voire sur une bonne partie de l’Europe de l’Ouest. On retrouve en effet des airs traditionnels bien connus des habitués de fest-noz avec des titres comme Lambé An Dro ou La Fille du Chat Noir. Autre exemple, La Complainte de Fanch, clin d’œil implicite aux gwerzioù (« complaintes » en breton, catégorie de chant lent, triste, a cappella).

Matmatah contribue à renforcer la popularité de la musique celtique en France à la fin des années 1990 (tout comme le groupe de rap celtique Manau). Bien que cette musique, longtemps cantonnée au rang de folklore, se marie avec les musiques actuelles6, cette étiquette leur devient rapidement pesante : ils se sentent enfermés dans une vision ethnique de leur musique alors que c’est avant tout un groupe urbain brestois qui puise ses influences aux sources du rock’n roll, avec l’état d’esprit et le son seventies des guitares vintage qui vont avec. Ils considèrent ne pas rentrer dans une catégorie mais avoir une place à part dans le rock français7.

En janvier 2000, Matmatah est nommé dans la catégorie « groupe de l’année » à la première édition des NRJ Music Awards, qui a lieu pendant le Midem, à Cannes, et, le 11 mars 2000, nommé aux Victoires de la musique dans la catégorie « Groupe de l’année », le groupe chante sur le plateau L’Apologie, quelques mois avant le début du procès.

En juin 2000, les quatre membres du groupes comparaissent devant le tribunal correctionnel de Nantes, pour « provocation à l’usage de stupéfiants » et « présentation sous un jour favorable de l’usage du cannabis ». Ce procès fait suite à un concert à Nantes en 1998, où un policier de la brigade des stupéfiants, présent parmi le public est intervenu pour constater que le public ne se privait pas de fumer du cannabis, mais aussi et surtout à cause des paroles de deux de leurs chansons : L’Apologie (« Un pétard ou un Ricard, si t’as vraiment le cafard, à choisir y’a pas photo, moi je choisis le marocco. Les alcools ont leurs soûlards, le canna c’est le panard. Y’en a qui le mystifient, moi je fais son apologie. ») et Lambé An Dro (« Si t’as d’la beuh à partager, viens donc faire un tour à Lambé »)8. L’affaire est jugée malgré les protestations et une pétition de 10 000 signatures3. Les membres du groupe, qui risquent jusqu’à 5 ans de prison et 500 000 francs d’amende8, s’en sortent finalement avec 15 000 francs d’amende chacun9. Cet épisode leur inspire la chanson Quelques sourires présente sur leur deuxième album.

Rebelote

En mars 2001, Matmatah sort un deuxième album, Rebelote ; résolument rock où s’alternent titres anglais et français et rappelle le rock et le hard-rock des années 1970. Les textes et la musique sont dénués de toute référence à la Bretagne ; bien que cette orientation surprenne et déçoive leurs fans, il se vend quand même 200 000 albums et les concerts de la tournée affichent complets10. Daniel Presley (producteur de Faith No More, Dionysos, Axel Bauer) est à la production, aidant les quatre musiciens à présenter le meilleur de leurs influences (Out, dernier titre de l’opus, est ouvertement inspiré des pièces les plus épiques de Led Zeppelin). Le groupe reçoit son disque d’or, pour 100 000 exemplaires vendus11, le soir du deuxième concert à l’Olympia le 9 juin12. L’été, Matmatah repart sur les routes en passant par Solidays, les Eurockéennes, la Foire aux Vins de Colmar, ou bien encore les Vieilles Charrues devant 70 000 personnes.

L’année suivante, Matmatah, qui continue d’enchaîner les scènes (dont un concert au Midem le 21 janvier), sort l’album live Lust for a Live (où apparaît la reprise saluée par son auteur Sam Bernett de Toujours un coin qui me rappelle, chanson popularisée par Eddy Mitchell en France) et le DVD Piste Off. Après une tournée en Russie (4 dates, à Moscou, Nijni Novgorod, Saint-Pétersbourg), Fañch, en désaccords avec le groupe depuis Rebelote, met un terme à l’aventure. Sans batteur, Matmatah fait une pause en fin d’année avant de penser au futur album. Après la séparation de son groupe Alpha Jet (qui a fait les premières parties de la tournée Rebelotour), Benoit Fournier, alias Scholl, rejoint Matmatah et participe à la création du troisième album studio3.

Archie Kramer

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Matmatah au festival Saarang 2005

En octobre 2004, avec l’album Archie Kramer, Matmatah essaye un retour en force. Bien que toujours auto-produit, le groupe n’a pas oublié cette fois de créer des chansons calibrées FM, se prêtant à la diffusion radio (même si le groupe critique cette tendance dans les paroles du titre Radio Edit), en particulier Casi el Silencio et Au Conditionnel. La musique continue dans la même veine rock anglo-américain et hard des années 1970. Au fur et à mesure des hommages à peine déguisés, on y croise toutes leurs références, de Serge Gainsbourg aux Beatles, en passant par les Sex Pistols, Ennio Morricone et Led Zeppelin.

Mais, peut-être contrairement à l’album précédent, Archie Kramer n’est pas qu’un album à références, et le groupe essaye d’y imprimer davantage sa patte. Ses prises de positions s’y font plus fines. La chanson Au Conditionnel remporte cependant un franc succès et son clip est nommé aux Victoires de la musique13.

Les quatre membres (Benoît Fournier a remplacé Fañch à la batterie) sont invités en Inde (après le Canada, la Chine, la Russie) pour une tournée exotique dont ils ont tâché de ramener de nouvelles inspirations. La pochette de leur maxi CD suivant y fera d’ailleurs clairement référence.

And Times Goes Friendly

En 2006, les quatre membres de Matmatah sortent un maxi CD de 6 titres comportant le titre Comme si de rien n’était, dont le clip de Christophe Acker est diffusé sur les chaînes musicales.

La Cerise

L’album La Cerise sort le 5 mars 2007. Les guitares s’y font plus présentes et beaucoup plus agressives ; certains titres sont du hard rock pur, quelquefois mâtinés de touches très punky. Des ballades contrebalancent l’agressivité par la douceur des voix (chœurs aériens) et des arrangements (cordes, claviers)3. Le succès est fulgurant, porté par les deux premiers titres La Cerise et Crépuscule dandy, sortis en singles. Il existe une édition double album intitulée 28, Capucines comprenant des extraits d’un concert enregistré à L’Olympia lors de leur précédente tournée14.

Bande à part

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Matmatah aux Francofolies en 2008.

Le 6 novembre 2007, après 13 ans d’existence, le groupe annonce dans un communiqué sa séparation par consentement mutuel pour se consacrer à des projets plus personnels. « Cette décision collective a été prise pour des raisons aussi bien artistiques que professionnelles, chacun d’entre nous ayant pour désir de continuer différemment son aventure musicale », ajoute le groupe, qui poursuivra toutefois sa tournée d’hiver, comme prévu jusqu’au 15 décembre 2007. Les derniers concerts présentent une tristesse non dissimulée comme le 30 novembre pour le dernier à Paris, dans un Olympia complet ou pour le dernier concert de la tournée à l’Atabal de Biarritz.

En outre, le groupe remonte sur scène à l’été 2008 pour quelques concerts d’« adieux », notamment au festival de Poupet (Vendée), le 14 juillet 2008, sur la grande scène des Vieilles Charrues de Carhaix le 19 juillet 2008 et le 16 août 2008 à la Foire aux Vins de Colmar, avant de jouer, le 24 août 2008, au Brussels Summer Festival15. Le dernier concert a lieu le 30 août à Plougastel-Daoulas, dans la salle L’Avel-Vor, dirigée par Éric (le bassiste) à partir de mars 2010.

Matmatah tire sa révérence avec un dernier single intitulé Bande à part ; les paroles, et plus particulièrement la pochette (Stan pointant un revolver sur la tempe d’Eric), permettent de mieux comprendre les ressentis et désirs réels de chacun des membres. Le départ annoncé de Sammy marquait pour Stan la fin du groupe alors qu’Eric aurait envisagé de continuer l’aventure avec un nouveau membre3. Le 24 octobre 2011, un best of intitulé Greatest Hits : 1998-2008 est édité par Barclay.

Antaology : retour virtuel

En décembre 2014, le groupe annonce la sortie d’un double CD et un DVD comportant des inédits et des raretés à l’occasion des 20 ans du premier concert du groupe. Antaology sort le 25 septembre 2015 et comprend 2 CD16 :

  • Le premier comporte les morceaux choisis par les membres du groupe. Les chansons sont extraites des 4 albums studio ainsi que des Ep, plus un inédit, Triceratops, enregistré en studio avec Emmanuel Baroux à la guitare17 ;
  • Le second contient des inédits et des raretés du groupe (versions alternatives, remix, versions live), dont une nouvelle chanson, Les demoiselles de Loctudy, chantée avec Les Goristes.

Cet album sort en deux versions : un double digipack avec deux CD et un petit livret ainsi qu’un coffret avec les 2 CD, 2 DVD et un livret de 60 pages (avec plus de 200 photos) réalisé par Stan18.

Plates Coutures : l’album de la reformation

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Concert du groupe en février 2017.

En septembre 2016, le groupe se reforme avec l’arrivée du guitariste Emmanuel Baroux (ayant joué avec Astonvilla, Axel Bauer, Tristan Nihouarn) en remplacement de Sammy19. Une tournée démarre en février 2017 avec notamment un passage à l’Olympia le 2 mars 201720. Le single Marée haute est dévoilé le 17 janvier21, accompagné d’un clip le 17 février22. Les paroles dénoncent l’addiction au pouvoir et le détournement d’argent.

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Matmatah au Festival du Roi Arthur en 2017.

Onze nouvelles chansons sortent le 3 mars dans un 5e album studio intitulé Plates coutures23. L’enregistrement est réalisé en Angleterre sous la direction artistique de Bruno Green (Détroit) et le mastering à Londres aux studios Abbey Road24. Résolument rock, l’album présente des textes concernés par les problèmes de société25. Leur premier festival en plein air aux Landes Génusson sera le début d’une longue série de concert et de festivals, notamment les Vieilles Charrues et les Eurockéennes de Belfort.

Membres

Membres actuels

  • Tristan Nihouarn (Stan) : chant, guitares, harmonica, oud, claviers et flûtes
  • Éric Digaire : basse, chant, guitare, piano
  • Benoît Fournier (Scholl) (à partir de 2002) : batterie, percussions
  • Emmanuel Baroux (à partir de 2016) : guitare électrique, chant
  • Julien Carton (à partir de 2017 pour les concerts) : claviers, chant
  • 120px-Matmatah_Plougastel_02-2017_-_26

    Stan

  • 80px-Matmatah_Brest_02-2017_-_04

    Éric

  • 80px-Matmatah_Plougastel_02-2017_-_16

    Manu

  • 120px-Matmatah_Brest_02-2017_-_10

    Scholl

  • 120px-Matmatah_Brest_02-2017_-_09

    Julien

Anciens membres

  • Cédric Floc’h (Sammy) : guitare électrique, chant (1995-2008)
  • Jean-François Paillard (Fañch) : batterie, percussions (1996-2002)

Historique du groupe par années

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Discographie

Albums studio

Live

Eps

[afficher]

2005 : Mille Soleils

Singles

  • 1997 : Les Moutons
  • 1998 : Lambé an Dro
  • 1998 : Emma
  • 2001 : Quelques Sourires
  • 2001 : Archimède
  • 2002 : Crève les Yeux (Live)
  • 2004 : Casi el Silencio
  • 2004 : Au Conditionnel
  • 2006 : Comme si de rien n’était
  • 2007 : La Cerise
  • 2007 : Crépuscule Dandy
  • 2015 : Triceratops
  • 2017 : Marée Haute
  • 2017 : Lésine pas
  • 2018 : Retour à la normale

Compilation

  • 2011 : Greatest Hits : 1998-2008 (Barclay)
  • 2015 : Antaology

DVD

  • 2003 : Piste Off !

Participation

Ventes d’albums

Liste des albums
Année Album Meilleur classement Ventes Certifications26
Drapeau de la France Drapeau de la Belgique Drapeau de la Suisse
1998 La Ouache27 11 25 - 800.000 FR:Disque de platine 2 × Platine1
2001 Rebelote28 8 46 83 200.000 FR:Disque d'or Or1
2004 Archie Kramer29 30 - - SNEP:Disque d'or Or
2007 La Cerise30 24 - - FR:Disque d'or Or1
2017 Plates coutures31 22 - -

Notes et références

  1. a b c et d « « Tricératops » : Matmatah renaît de ses cendres avec un inédit et un best-of anniversaire » [archive], sur chartsinfrance.net (consulté le 18 mars 2018)
  2. a et b Siohan 2005, p. 46
  3. a b c d et e Rok 2013, p. 102
  4. « Y a de la Ouache » [archive], L’Express (consulté le 15 décembre 2011)
  5. Sylvain Siclier, « Matmatah. Rebelote », Le Monde,‎ 21 avril 2001, p. 21.
  6. Solenn de Royer, « Matmatah, l’énergie de la scène bretonne », La Croix,‎ 16 décembre 1998 (lire en ligne [archive]).
  7. Siohan 2005, p. 49 : « On était trop jeunes pour copier Téléphone et trop vieux pour copier Noir Désir, du coup on a une place à part. »
  8. a et b Nicolas de la Casinière, « Le refrain de la fumette au tribunal. Le groupe Matmatah jugé pour «provocation à l’usage des stupéfiants». », Libération,‎ 16 mai 2000 (lire en ligne [archive])
    Le policier à l’origine de la procédure avait déjà alerté la justice quatre ans plus tôt, en entendant Mangez-moi ! Mangez-moi !, un tube du groupe rennais Billy Ze Kick et les Gamins en Folie, vantant les mérites de champignons hallucinogènes
  9. « Dépeche AFP de Juin 2000 » [archive], 11 juin 2000 (consulté le 29 juin 2012)
  10. « Matmatah. « La fin d’une belle histoire » », Le Telegramme,‎ 26 juin 2008 (lire en ligne [archive], consulté le 1er mars 2017)
  11. Victor Hache, « Matmatah, retour au rock », L’Humanité,‎ 13 avril 2001 (lire en ligne [archive]).
  12. Stéphane Koechlin, « Rock. Matmatah, la grosse artillerie bretonne », Le Figaro (Le Figaroscope),‎ 6 juin 2001, p. 4.
  13. « Victoires de la musique: meilleur clip pour Arthur H et M », AFP,‎ 4 mars 2006.
  14. Le CD étant par nature limité à 80 minutes, le second disque ne comporte pas l’intégralité du concert de l’Olympia. Manquent, par exemple, les chansons Lambe An Dro et Le Souvenir.
  15. Gorgiard 2008, p. 208
  16. Pour ses vingt ans, Matmatah sort une Antaologie ! [archive]Ouest-France, 23 juillet 2015.
  17. Pour ses 20 ans, Matmatah fait « le reuz » [archive], France 3, 18 juin 2015
  18. « Rock. Matmatah sort un coffret ce vendredi » [archive] (consulté le 27 septembre 2015)
  19. « Matmatah annonce son retour » [archive], sur people.bfmtv.com, 23 septembre 2016
  20. Sarah Morio, « Matmatah. « Rendez-vous le 2 mars à l’Olympia » » [archive], sur letelegramme.fr, 24 septembre 2016 (consulté le 23 septembre 2016)
  21. Jonathan Hamard, « Matmatah revient à « Marée haute » pour taper du poing sur la table. Écoutez ! », aficia,‎ 17 janvier 2017 (lire en ligne [archive], consulté le 25 février 2017)
  22. Matmatah, « Marée haute (clip officiel) » [archive], sur youtube.com, 17 février 2017
  23. Sarah Morio, « Matmatah. Un 5e album en gestation », Le Télégramme,‎ 3 décembre 2016 (lire en ligne [archive]).
  24. « « Marée haute » : Matmatah prend l’eau dans un clip pinçant et engagé » [archive], sur chartsinfrance.net, 18 février 2017
  25. « Matmatah de retour après huit ans d’absence », TV5MONDE,‎ 16 février 2017 (lire en ligne [archive], consulté le 25 février 2017)
  26. « Les Certifications – SNEP », SNEP,‎ 1er novembre 2013 (lire en ligne [archive], consulté le 18 mars 2018)
  27. « Matmatah – La Ouache » [archive], sur lescharts.com (consulté le 22 août 2011)
  28. « Matmatah – Rebelote » [archive], sur lescharts.com (consulté le 22 août 2011)
  29. « Matmatah – Archie Kramer » [archive], sur lescharts.com (consulté le 22 août 2011)
  30. « Matmatah – La Cerise » [archive], sur lescharts.com (consulté le 22 août 2011)
  31. « Matmatah – Plates coutures » [archive], sur lescharts.com (consulté le 3 août 2017)

Annexes

Bibliographie

  • Stéphan Siohan (photogr. Emmanuel Pain), « Matmatah : Rock’n roll attitude », Bretons, no 4,‎ novembre 2005, p. 44-49
  • Ronan Gorgiard, L’étonnante scène musicale bretonne, Palantines, coll. « Culture et patrimoine », 2008, 255 p. (ISBN 2911434986), « Rock et dépendances », p. 206-209
  • Olivier Polard, 40 ans de Rock à Brest, La Blanche Production, 2005, 192 p. (ISBN 2952472009) (CD, Sushi Bar live avec Miossec, 2002)
  • Ronan Gorgiard, L’étonnante scène musicale bretonne, Palantines, coll. « Culture et patrimoine », 2008, 255 p. (ISBN 2911434986), « Rock et dépendances », p. 206-209
  • Collectif (dir. Frank Darcel), ROK : De 1960 à nos jours, 50 Ans de musique électrifiée en Bretagne, t. 2 : 1990/2013, LATDK, 2013, 480 p. (ISBN 2954364408), « Matmatah », p. 100-10
  • Olivier Polard et Yan Le Gat, Le Vauban. Un siècle d’histoire brestoise, Coop Breizh, 2012
  • Pascal Pacaly, La France est vraiment Rock !!, 2019, Les Editions du Joyeux Pendu, 292 pages (ISBN 978-2-490462-07-0)

Liens externes

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EP Concert Matmatah (1999) · Mille Soleils (2005) · …and Times Goes Friendly (2006) · Bande à part (2008)
Vidéographie Piste Off ! (2003)

Des lecteurs des Emirats arabes unis pour Satanistique

Cela a commencé hier, tandis qu’avant-hier soir j’avais eu un lecteur d’Algérie pour l’affaire de l’assassinat de Patricia Bouchon à Bouloc le 14 février 2011 :

 

Des lecteurs des Emirats arabes unis pour Satanistique dans AC ! Brest dzAlgeria, Telecom Algeria

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Win7, Chrome 73.0, 1366×768
https://www.google.com/
3 May 19:32:47

 

 

Notons également que ces derniers temps j’ai eu bien plus de visites de lecteurs russes et américains que de lecteurs français.

Très clairement, c’est le Casino Luraghi qui les intéresse.

Et j’ai aussi, actuellement, quelques visites en provenance du blog de Jean-Marc Manach à propos de la Ligue du LOL.

 

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Harcèlements de Cyprien Luraghi : des témoins qui se taisent… et ce n’est plus tolérable

Hugues Serraf en fait partie.

Lui qui a été une cible de la bande des cyberharceleurs du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi durant plusieurs années sur le site Rue89 connaît bien les « amusements » de tous ses amis et complices « déconnologues » sur ce site.

Il avait publié le 17 février dernier l’article suivant sur la Ligue du LOL.

Ce n’est pas suffisant.

Les victimes ont besoin de témoignages tout à fait clairs.

Un peu de courage, messieurs les journalistes !

 

https://www.atlantico.fr/rdv/3566168/primaire-ligue–rions-de-bon-coeur-avec-la-ligue-du-lol

17 février 2019
© BERTRAND GUAY / AFP

 

Médiologie amusante

 

Primaire ligue : rions de bon coeur avec la ligue du LOL

 

L’affaire de la ligue du LOL, ce club de jeunes gens brillants qui déclamait du #MeToo dans les bons journaux de jour mais semait la terreur sexiste sur Twitter de nuit, c’est Émile Louis qui jouerait les doubles maléfiques d’Édouard Louis. Ça ne donne plus très envie de lire les Inrocks ou Libé dans un bus scolaire.

 

 

L’histoire de la ligue du LOL est tellement microcosmique qu’elle en deviendrait presque microscopique mais, comme on l’explique aux romanciers en herbe dans les ateliers d’écriture, c’est en allant du particulier vers le général qu’on touche à l’universel (enfin, moi je leur dis ça mais je raconte souvent n’importe quoi).

Ici, le particulier, c’est comment une petite clique de journalistes et de communicants parmi les plus progressistes de la place de Paris s’est organisée pour harceler sur Twitter, Facebook, par téléphone et IRL, des années durant, en toute impunité, toute une tripotée de femmes, d’homosexuels, de juifs ou de juste trop grosses dont la tronche ne leur revenait pas ou dont ils étaient jaloux…

Et le général, c’est comment des pharisiens passant leur temps à exciper de leurs vertus en public dans la journée torturent des petites filles handicapées dans leur cave dès la nuit tombée (c’est juste une image bien sûr, même si, au rythme auquel de nouvelles turpitudes sont exhumées depuis huit jours, on ne serait pas étonné d’apprendre un truc dans ce genre).

Vous voyez bien qu’on s’en approche, de l’universel.

Mais plus que de petits Harvey Weinstein, dont la beauferie semble avoir toujours été assumée, voire de mini Dieudonné, dont le sarcasme discriminatoire est même le fonds de commerce, nos loleurs en réunion tiendraient plutôt du Denis Baupin mettant du rouge à lèvres ou du Tariq Ramadan lapidant la femme adultère. Du directeur de conscience vaticanesque donnant des leçons de bonne conduite à la terre entière et ne loupant jamais un combat d’avant-garde…

Un peu comme si l’on découvrait désormais une ligue du LOL de sociologues bourdieusiens tous passés par l’EHESS, où les Pinçon-Charlot harcèleraient des chômeurs en fin de droit et des sociologues analytiques. Avouez qu’on trouverait ça plutôt MDR.

Pour autant, au-delà de la meute d’ambitieux doublement connectés confondant bêtise crasse et wittiness brillante et considérant qu’après trois lignes d’excuses ultra-formatées, il est déjà temps de leur lâcher les Stan Smith pour qu’ils puissent se remettre à rédiger des sermons en écriture inclusive, ce sont leurs parrains professionnels qu’on aimerait entendre s’expliquer. Ces vieux routiers qui savaient mais ne disaient rien, ou qui faisaient semblant de ne pas savoir, ou qui, pourquoi pas, trouvaient toutes ces saloperies si délicieusement bon enfant.

Oh, pas parce que l’on serait méchant nous aussi (si on l’était, on aurait on aurait monté notre propre ligue), mais vraiment, franchement, sincèrement par désir de comprendre. Et aussi parce qu’on aimerait éviter de monter dans bus au volant duquel Emile Louis aurait discrètement remplacé Edouard Louis. Un accident est si vite arrivé.

 

A lire ou à relire :

 

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/11/jean-marc-donnadieu-de-beziers-son-echappee-en-solitaire-de-la-ligue-du-lol/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/16/ligue-du-lol-le-journaliste-david-servenay-a-encore-perdu-une-bonne-occasion-de-se-faire-discret/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/19/quand-la-ligue-du-lol-faisait-du-luraghi-pascal-edouard-cyprien/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/20/ligue-du-lol-apres-les-journalistes-deux-agents-de-la-mairie-de-paris-suspendus/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/21/ligue-du-lol-les-inrocks-des-harceleurs-issus-de-rue89/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/21/victimes-de-la-ligue-du-lol-et-autres-harceleurs-aucun-droit-dexister-aucun-droit-a-la-vie/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/26/ligue-du-lol-et-autres-jean-marc-manach-darret-sur-images-aime-beaucoup-trop-les-cyberharceleurs/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/27/pascal-edouard-cyprien-luraghi-de-puy-leveque-et-jean-marc-donnadieu-de-beziers-deux-predateurs/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/27/ligue-du-lol-et-autres-jean-marc-manach-defend-lindefendable/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/28/ligue-du-lol-jean-marc-manach-provoque-la-colere-des-victimes-et-le-degout-des-abonnes-dasi/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/01/cybercriminalite-jean-marc-manach-ou-la-comprenette-tout-a-lenvers/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/02/ligue-du-lol-les-cool-kids-ont-pour-mere-une-prostituee-nommee-jean-marc-manach/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/04/ligue-du-lol-deux-nouveaux-journalistes-remercies-ou-licencies-toujours-rien-sur-rue89/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/05/jean-marc-manach-et-ses-gentisl-trolls-haro-sur-la-dissidence/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/06/comment-cyprien-luraghi-exige-mon-exclusion-de-rue89-en-2009/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/06/des-precurseurs-de-la-ligue-du-lol-sur-le-site-rue89/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/07/ligue-du-lol-nouvelles-pierres-dans-le-jardin-de-jean-marc-manach-en-provenance-des-inrocks/

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