Interview de Myret Zaki sur la désinformation économique en France

 

 

 

A noter : l’Etat de Joe Biden, le Delaware où se trouve domicilié le cabinet de conseil McKinsey, est le plus important de tous les paradis fiscaux.

Or, jamais à une contradiction près, Philippe Poutou, le NPA et tous leurs affidés s’affichent en France comme les plus fervents soutiens de Joe Biden à tous points de vue, et notamment en ce qui concerne toutes ses interventions dans le conflit ukrainien.

Rappelons encore qu’en 2012 la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest se félicitait publiquement de l’élection de François Hollande comme président de la République française dans ses commentaires sur le blog principal de son complice le pédophile Pascal Edouard Cyprien Luraghi, où j’étais toujours calomniée quotidiennement de manière publique tandis qu’étaient rondement menées à Brest des poursuites à mon encontre à raison des maigrelets droits de réponse que j’avais eu le malheur de publier à compter de l’été 2010, car d’après elle ce nouveau président comptait parmi ses amis et allait lui accorder tout ce qu’elle voulait me concernant.

Elle n’a par la suite sûrement pas été déçue avec Richard Ferrand qui a toujours fait partie du groupe de ses amis politiques de la « gôche » brestoise depuis son arrivée dans le Finistère en 1992 – mais pour quel motif, au fait ? Tout ce qu’on en sait tient en ces deux phrases extraites de sa fiche Wikipédia :

« En mai 1991, il devient conseiller en communication de Kofi Yamgnane3, secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires sociales et de l’Intégration4.

Il demande en 1992 à Kofi Yamgnane s’il peut « s’installer en Bretagne et continuer le travail pour le ministère ». L’épouse de Kofi Yamgnane lui trouve une maison à Hanvec, où il s’installe en famille3. »

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Myret_Zaki

Myret Zaki

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Zaki.

Myret Zaki
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Myret Zaki, en 2012
Biographie
Naissance

(49 ans)
Le Caire

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Myret Zaki (née le 10 février 1973 au Caire, Égypte1) est une journaliste économique suisse romande, rédactrice en chef du magazine économique Bilan2 de 2014 à 2019. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages liés à l’actualité financière, principalement suisse et américaine. Elle se positionne politiquement comme une défenseuse du libéralisme3.

Biographie

Son père, politologue, a dirigé les rédactions de quotidiens nationaux égyptiens (Al Akhbar, Al Ahali), alors que sa mère est interprète à l’ONU4. Myret Zaki vit à Genève depuis 19811. En 1997, elle fait ses débuts dans la banque privée genevoise Lombard Odier Darier Hentsch & Cie, où elle se forme à l’analyse financière. En 1998, elle obtient un MBA de la Business School of Lausanne1.

Stéphane Benoit-Godet l’engage en 2001 à la rubrique économique au journal LeTemps5. De 2001 à octobre 2009, elle dirige les pages et suppléments financiers du quotidien suisse Le Temps1. En octobre 2008, Myret Zaki publie son premier ouvrage, UBS, les dessous d’un scandale4, livre sur la banque UBS, mise en difficulté par les autorités américaines dans plusieurs affaires d’évasion fiscale aux États-Unis et surtout par la crise des subprimes. Elle obtient le prix de Journaliste Suisse 2008 de Schweizer Journalist.

En janvier 2010, elle devient rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan. En février de la même année, elle publie Le Secret bancaire est mort, vive l’évasion fiscale6. Dans ce livre, elle expose la guerre économique qui a mené la Suisse à abandonner son secret bancaire, tandis que les places financières anglo-saxonnes attirent toujours impunément l’évasion fiscale en provenance du reste du monde, grâce à leurs outils (trusts, sociétés-écrans, arrangements fiduciaires) supérieurs au secret bancaire helvétique. Elle explique que l’évasion fiscale est devenue un produit de luxe, seules les plus grandes fortunes pouvant s’offrir un « permis d’évader » sous la forme d’arrangements coûteux et opaques pour dissimuler leurs avoirs dans les juridictions anglo-saxonnes.

En 2011, elle publie La Fin du dollar1 qui prédit la fin du statut de monnaie de réserve de la monnaie américaine à cause de sa dévaluation prolongée et de la dérive monétaire de la Réserve fédérale des États-Unis2. Le 3 décembre 2011, elle intervient lors de la conférence L’État et les banques, les dessous d’un hold-up historique7 avec Étienne Chouard, lors de laquelle elle explique comment les attaques spéculatives ont contribué à la déstabilisation de la zone euro, dont l’échec est l’une des conditions de la survie du dollar.

En 2014, elle est nommée rédactrice en chef du bimensuel économique Bilan, elle remplace dès le 1er novembre Stéphane Benoit-Godet, appelé à prendre la tête du Temps8. Après une tentative infructueuse de racheter le titre à son éditeur Tamedia, elle quitte la rédaction de Bilan au printemps 20199.

Elle met en lumière les mécanismes du protectionnisme en temps de guerre économique, et considère le libre-échange comme une utopie10.

Publications

  • UBS, les dessous d’un scandale, Éditions Favre, octobre 2008.
  • Le Secret bancaire est mort, vive l’évasion fiscale, Éditions Favre, février 2010.
  • La Fin du dollar. Comment le billet vert est devenu la plus grande bulle spéculative de l’histoire, Éditions Favre, avril 2011.
  • La finance de l’ombre a pris le contrôle, coécrit avec Dominique Morisod, Éditions Favre, avril 2016.
  • Désinformation économique, Editions Favre, février 2022.
Préface

Notes et références

  1. Myret Zaki, « Ode au protectionnisme », Bilan,‎ 30 octobre 2012 (lire en ligne [archive], consulté le 6 novembre 2012)

Voir aussi

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Bibliographie

Lien externe

 

 

Des origines des douze candidats à l’élection présidentielle française…

… d’après leurs fiches Wikipédia respectives, très grosses pour certains et maigrelettes pour d’autres.

Il n’y a que des littéraires, communicants, commerciaux, économistes et politiques, pas un seul scientifique ou matheux.

Une vraie rigueur intellectuelle, de la réflexion, des capacités à raisonner correctement et à construire plutôt qu’à détruire, voilà précisément qui fait cruellement défaut à tous nos gouvernants depuis un bon paquet d’années.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Macron

Emmanuel Macron

 

Emmanuel Macron ([emanɥɛl makʁɔ̃]e Écouter), né le 21 décembre 1977 à Amiens (France), est un haut fonctionnaire et homme d’État français. Il est président de la République française depuis le 14 mai 2017.

Sorti de l’École nationale d’administration (ENA) en 2004, il devient inspecteur des finances. En 2007, il est nommé rapporteur adjoint de la commission pour la libération de la croissance française (« commission Attali »). L’année suivante, il rejoint la banque d’affaires Rothschild & Cie, dont il devient associé-gérant en 2010.

Proche du Mouvement des citoyens (MDC) puis membre du Parti socialiste (PS) de 2006 à 2009, il participe à la campagne électorale de François Hollande pour l’élection présidentielle de 2012, qui le nomme après sa victoire secrétaire général adjoint de son cabinet. Alors encore inconnu du grand public, mais réputé pour sa ligne sociale-libérale, Emmanuel Macron devient en 2014 ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique ; en 2015, il fait adopter une loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, dite « loi Macron ». Sa notoriété s’accroît alors qu’il prend progressivement ses distances avec François Hollande.

En 2016, il fonde et prend la présidence de son propre mouvement politique, baptisé En marche, et démissionne du gouvernement Valls. Il adopte un positionnement hostile au clivage gauche-droite et se présente à l’élection présidentielle de 2017. Il l’emporte au second tour face à la candidate du Front national, Marine Le Pen, avec 66,1 % des suffrages exprimés. À 39 ans, il devient le plus jeune président français et le plus jeune dirigeant du G20 du moment.

Il nomme comme Premier ministre Édouard Philippe, alors membre des Républicains (LR), tandis que son parti — devenu La République en marche — remporte les élections législatives de 2017. En 2020, il remplace Édouard Philippe par Jean Castex, également issu de LR. Son mandat est marqué par une réforme du code du travail, une loi de réforme de la SNCF, l’affaire Benalla, le mouvement des Gilets jaunes et le grand débat national qui s’ensuit, ainsi que par un projet contesté de réforme des retraites, la mise en place d’une convention citoyenne pour le climat, la pandémie de Covid-19 puis en février 2022, la crise provoquée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie, alors que la France vient de prendre la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne.

Il est candidat à sa réélection lors de l’élection présidentielle de 2022.

 

Situation personnelle

Origines

Emmanuel Jean-Michel Frédéric Macron est le fils de Jean-Michel Macron, né en 1950, médecin, professeur de neurologie au CHU d’Amiens2 et responsable d’enseignement à la faculté de médecine de cette même ville3, et de Françoise Noguès, médecin-conseil à la Sécurité sociale4. Leur premier enfant, une fille, est morte à la naissance5. Ils ont ensuite eu trois enfants : Emmanuel, Laurent (né en 1979, radiologue, marié à Sabine Aimot, gynécologue-obstétricienne) et Estelle (née en 1982, néphrologue, mariée à Carl Franjou, ingénieur)6. Après leur divorce en 2010, Jean-Michel Macron épouse Hélène Joly, psychiatre au CHS Pinel-Dury.

La famille Macron est originaire du village d’Authie, dans la Somme où elle occupait une situation modeste. Son arrière-grand-père, Henri Macron, ingénieur voyer, fut maire de la commune de 1953 à 19647. Ses grands-parents paternels sont André Macron, qui était cadre (chef de district) à la SNCF8, et Jacqueline Macron, fille de l’Amiénoise Suzanne Leblond et du Britannique George Robertson, venu de Bristol pour combattre durant la Première Guerre mondiale et qui quitte son épouse Suzanne en 19289. Ses grands-parents maternels, Jean et Germaine Noguès (née Arribet), sont originaires de Bagnères-de-Bigorre, dans les Pyrénées10,11,12. Emmanuel Macron affirme s’être passionné pour les lettres et s’être engagé à gauche en raison de l’influence de sa grand-mère Germaine, enseignante puis principale de collège13,14,15,16.

Formation

De la sixième à la première, Emmanuel Macron est scolarisé à La Providence, un établissement privé catholique d’Amiens fondé par la congrégation des jésuites. Il obtient une « mention régionale » au concours général de français en 1994, alors qu’il est élève en classe de première17,18,19. Il termine ses études secondaires au lycée Henri-IV, à Paris, où ses parents l’envoient pour l’éloigner de Brigitte Trogneux, sa professeur de théâtre avec laquelle il a une relation. Il réécrit avec elle la pièce de théâtre de l’auteur italien Eduardo De Filippo L’Art de la comédie18,20,21,22. Il obtient le baccalauréat scientifique avec la mention « très bien » en 199523.

Admis en hypokhâgne et khâgne B/L au lycée Henri-IV, il échoue à deux reprises à l’écrit du concours d’entrée de l’École normale supérieure (ENS)19,24,25.

Il intègre l’Institut d’études politiques de Paris en 199826. D’abord étudiant au sein de la section « Internationale », il se réoriente en troisième année au sein de la section « Service public ». Il sort diplômé de Sciences Po en 200127. Il suit en parallèle un cursus en philosophie à l’université Paris-Nanterre et y obtient successivement une maîtrise en 2000 et un DEA en 200128 ; ses mémoires d’études sont dédiés à des penseurs politiques27 : Machiavel29 et Hegel30.

De 1999 à 2001, il est assistant éditorial pour le livre La Mémoire, l’histoire, l’oubli du philosophe Paul Ricœur, qui recherchait un archiviste24,13,31. Il devient membre du comité de rédaction de la revue Esprit32. Certains observateurs mettront en avant l’influence de Paul Ricœur dans les modes de raisonnement d’Emmanuel Macron33,34.

Emmanuel Macron n’effectue pas son service national en raison de la poursuite de ses études supérieures, qui reportent sa date d’incorporation. Né en décembre 1977, il appartenait aux dernières classes d’âge encore soumises à l’obligation de la conscription. Celle-ci a, en effet, été suspendue en 1996 pour « tous les Français nés après le 31 décembre 1978 ». Les derniers appelés (environ 4 380) ont quitté leur caserne en novembre 200135.

Il poursuit ses études à l’ENA à Strasbourg dans la promotion Léopold-Sédar-Senghor (2002-2004)36 de laquelle il sort classé 5e37. Mais comme l’un des sujets de l’examen final avait déjà été abordé par certains élèves, le Conseil d’État annule le classement final de cette promotion, un recours38 ayant été déposé par 75 élèves, dont Emmanuel Macron39,40. Pour la première fois depuis la création de l’ENA, une promotion sort donc sans classement final41, mais cette décision n’aura d’influence ni sur l’affectation d’Emmanuel Macron à l’Inspection des finances42 ni sur les autres élèves de la promotion39. Il fait partie des étudiants militant pour le choix de Senghor comme nom de promotion43. Il effectue un stage de l’ENA de six mois en ambassade à Abuja au Nigeria43,44, puis un autre à la préfecture de l’Oise45.

En 2007, il bénéficie du German Marshall Fund, qui lui permet de découvrir les États-Unis, pays où il effectuera par la suite un stage pour la banque Rothschild46.

Des éléments de sa biographie publiés dans les médias font l’objet d’incertitudes et de contradictions47. Ainsi, Emmanuel Macron semble avoir entretenu pendant un certain temps l’ambigüité sur son prétendu passage par l’École normale supérieure48. Par ailleurs, il indique avoir réalisé un mémoire sur l’intérêt général, en rapport avec la philosophie du droit de Hegel, sous la direction d’Étienne Balibar, mais ce dernier déclare ne pas avoir de souvenir ni de trace de cet épisode49,31, précisant : « Peut-être s’agit-il d’une censure inconsciente, je ne sais pas50. » Selon l’historien François Dosse, « dans la mesure où Balibar ne semble pas véritablement atteint par quelque pathologie mémorielle, un tel déni du réel relève bien chez lui d’une démarche volontaire de ne pas se retrouver lié au nom d’Emmanuel Macron »51 Par ailleurs, le couple présidentiel évoque régulièrement Jean-Paul Sartre[pas clair]52,53.

Vie privée

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Emmanuel et Brigitte Macron en 2017.

Le 20 octobre 2007, au Touquet, où il réside54, Emmanuel Macron épouse Brigitte Trogneux55,56, avec pour témoins le professeur d’économie Marc Ferracci et l’homme d’affaires Henry Hermand57,58.

Brigitte Trogneux est une professeur de lettres classiques de vingt-quatre ans son aînée, qui a eu trois enfants d’une union précédente avec André-Louis Auzière (dont elle est séparée depuis 1994 et divorcée depuis 2006)59,60,61. Emmanuel Macron l’a rencontrée en 1993, au cours d’un atelier de théâtre qu’elle animait dans son lycée, alors qu’il était âgé de quatorze à quinze ans et en classe de seconde62,63. La communication d’Emmanuel Macron a longtemps minoré cette différence d’âge en la réduisant à vingt ans, alors qu’elle est de presque vingt-cinq ans64.

Il pratique le piano, qu’il a étudié pendant dix ans au conservatoire d’Amiens, dont il a obtenu un troisième prix2,65,66, le ski67 et le tennis68. Il a pratiqué la boxe française13 et le football (il apprécie l’Olympique de Marseille) et suit le Tour de France cycliste68.

En ce qui concerne ses goûts culturels, il apprécie beaucoup le film Les Tontons flingueurs ainsi que les écrivains André Gide — dont l’ouvrage Les Nourritures terrestres est présent dans son portrait officiel69 —, Stendhal, Albert Camus, Arthur Rimbaud, René Char70. Ses chanteurs préférés sont Léo Ferré, Johnny Hallyday et Charles Aznavour70. Selon le sociologue Philippe Coulangeon, il y a chez Emmanuel Macron un « hyperconformisme mâtiné d’un peu de transgression et d’une certaine bienveillance à l’égard de la culture de masse »71.

Carrière professionnelle

Inspecteur des finances

En 2004, à l’issue de ses études à l’ENA, il intègre le corps de l’Inspection générale des finances (IGF)42,72. Emmanuel Macron devient l’un des protégés de Jean-Pierre Jouyet qui dirige alors l’IGF73. Il participe notamment à des missions sur la « valorisation de la recherche »74,75, la « fraude aux prélèvements obligatoires et son contrôle »76 et « la répartition des prélèvements obligatoires entre générations et la question de l’équité intergénérationnelle »77. Alors qu’il est inspecteur des finances, Macron enseigne l’été à la « prep’ENA » du groupe privé IPESUP78,79,80.

Laurence Parisot lui propose en 2006, le poste de directeur général du Mouvement des entreprises de France (MEDEF), qu’elle préside, mais Emmanuel Macron décline l’offre, tout en restant en étroit contact avec celle-ci81.

En août 2007, il est nommé rapporteur adjoint de la commission pour la libération de la croissance française (« commission Attali »)82. En mars 2010, il est nommé par décret membre de cette commission83. Il y rencontre notamment Peter Brabeck, alors PDG de Nestlé, contact qui lui a permis chez Rothschild & Cie de conseiller le rachat par Nestlé de la filiale de lait infantile de Pfizer en 201284.

Emmanuel Macron est co-rapporteur de la commission sur les professions du droit en 200885.

Il démissionne de l’Inspection des finances en 2016. En tant qu’énarque, il devait dix ans de services à l’État ; n’en ayant effectué que six (ses deux ans comme ministre n’étant pas comptés), il doit s’acquitter de la somme de 54 000 euros86.

Banquier d’affaires

En septembre 2008, il se met en disponibilité de la fonction publique et devient banquier d’affaires chez Rothschild & Cie87,88. Recruté par François Henrot sur recommandation de Jacques Attali, Serge Weinberg (président du conseil d’administration d’Accor) et Xavier Fontanet (PDG d’Essilor International), il indique que l’échec de son militantisme local dans le Pas-de-Calais, où il n’a pu obtenir une investiture socialiste, et l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, l’ont poussé vers cette activité13. À cette époque, il a déjà pour ambition de devenir président de la République, mais, en s’engageant dans le privé, il suit les conseils d’Alain Minc, qui estime qu’il est préférable d’être fortuné pour faire de la politique89. L’un de ses premiers dossiers est le rachat de Cofidis, spécialiste du crédit à la consommation, par le Crédit mutuel84.

En 2010, sous le mandat du président Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron offre son aide bénévole à la « Société des rédacteurs du Monde » (SRM), dans le contexte de la revente du journal Le Monde. Mais il est aussi en relation secrète avec Alain Minc, alors que celui-ci soutient une offre Perdriel-Prisa-Orange, et alors que cette offre paraissait à la SRM « particulièrement dangereuse »90. Découvert de manière rocambolesque par Adrien de Tricornot91, il doit renoncer à ce double jeu91,92, révélateur de sa stratégie médiatique, selon les analyses de Laurent Mauduit et Julia Cagé, fin 2021 sur Off-investigation91.

Il est promu, fin 2010, associé au sein de la banque, après avoir travaillé sur la recapitalisation du journal Le Monde et sur le rachat par Atos de Siemens IT Solutions and Services93. À l’âge de 33 ans seulement, Emmanuel Macron bat ainsi le record de jeunesse d’âge de Grégoire Chertok. Cette ascension rapide apparaît comme un « mystère » pour certains commentateurs89.

En février 2012, il conseille Philippe Tillous-Borde, le PDG de Sofiprotéol qui prend 41 % du capital de Lesieur Cristal85.

La même année, il est nommé gérant et dirige l’une des plus grosses négociations de l’année, le rachat par Nestlé de la filiale « laits pour bébé » de Pfizer84. Cette transaction, évaluée à plus de neuf milliards d’euros, lui permet de devenir millionnaire62,88. François Henrot dira de lui qu’« il aurait été, s’il était resté dans le métier, un des meilleurs en France, sans doute même en Europe »87. L’expression « Mozart de la finance », parfois utilisée, est cependant critiquée par certains observateurs84. La journaliste Martine Orange, auteur de Rothschild, une banque au pouvoir, indique qu’Emmanuel Macron avait été recruté pour son carnet d’adresses89.

Entre décembre 2010, date de sa nomination comme associé-gérant, et mai 2012, celle de son arrivée à l’Élysée comme secrétaire général adjoint, Emmanuel Macron indique avoir gagné 2 millions d’euros brut94. Selon ses déclarations de revenus et de patrimoine faites à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, il a gagné plus de 2,5 millions d’euros bruts entre 2009 et 2013.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marine_Le_Pen

Marine Le Pen

 

Marine Le Pen [ma.ʁin lə.pɛn]b Écouter, née le 5 août 1968 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est une femme politique française.

Elle s’engage dès sa majorité au sein du Front national (FN), le principal parti d’extrême droite en France, dirigé par son père Jean-Marie Le Pen. Elle occupe plusieurs mandats locaux à partir de 1998 (conseillère régionale d’Île-de-France, du Nord-Pas-de-Calais puis des Hauts-de-France, conseillère municipale d’Hénin-Beaumont) et siège de 2004 à 2017 au Parlement européen, où elle co-préside le groupe Europe des nations et des libertés (ENL) à partir de 2015.

Elle est élue présidente du Front national lors de son congrès de 2011. Candidate à l’élection présidentielle de 2012, elle arrive en troisième position au premier tour en obtenant 17,9 % des suffrages exprimés. De nouveau candidate à l’élection présidentielle de 2017, elle se qualifie pour le second tour, qu’elle perd face à Emmanuel Macron en obtenant 33,9 % des voix. Lors des élections législatives qui suivent, elle est élue députée dans la onzième circonscription du Pas-de-Calais.

En 2021, elle quitte la tête du Rassemblement national (ex-FN) et lance sa campagne de candidate à l’élection présidentielle de 2022.

 

Situation personnelle

Origines

Article connexe : Famille Le Pen.
170px-200109_Jean-Marie_Le_Pen_191 dans Crime

Jean-Marie Le Pen, son père.

Marion Anne Perrine Le Pen1,2 naît le 5 août 1968 à Neuilly-sur-Seine, benjamine des trois filles de Jean-Marie Le Pen et de sa première épouse, Pierrette Lalanne. Alors qu’elle est baptisée le 25 avril 1969 sous le prénom de Marine3 en l’église de la Madeleine, son père lui donne pour parrain Henri Botey4. Elle est également la tante de Marion Maréchal, qu’elle a élevée avec sa sœur Yann entre sa naissance et la rencontre de cette dernière avec Samuel Maréchal5.

Dans la nuit du 1er novembre au 2 novembre 1976, elle et sa famille sont victimes d’un attentat6. La bombe détruit le domicile parisien de son père, Jean-Marie Le Pen, au 9, villa Poirier. Les vingt kilos d’explosifs, l’une des plus grosses charges qu’ait connues Paris depuis la Seconde Guerre mondiale, détruisent toute une partie de l’immeuble de cinq étages7. Hormis quelques égratignures dues aux éclats de verre, Marine Le Pen est indemne, tout comme ses deux sœurs Marie-Caroline et Yann, qui dormaient auprès d’elle8,9.

Vie familiale

Après que la mère de Marine Le Pen, Pierrette Lalanne, est tombée amoureuse d’un journaliste venu l’interviewer dans la maison familiale de Saint-Cloud, ses parents se séparent en 1984, alors qu’elle a 16 ans10. L’événement prend une tournure médiatique dont elle vit très mal certaines péripétiesc,11.

La même année, elle entame une relation avec le chargé de communication de son père, Lorrain de Saint Affrique12.

En juin 19971,13, elle épouse Franck Chauffroy, dirigeant d’entreprise ayant travaillé pour le Front national. De ce mariage naissent trois enfants, Jehanne, née en 1998, et les jumeaux Louis et Mathilde, nés en 19992,14,15,16, baptisés dans l’église catholique traditionaliste de Saint-Nicolas-du-Chardonnet17. Divorcée en avril 20001, elle se remarie, en décembre 2002, avec Éric Iorio18,1,19, ancien secrétaire national du FN aux élections et ancien conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais20, dont elle divorce en juin 20061. À partir de 200921, elle a pour compagnon Louis Aliot, lui-même divorcé22, secrétaire général du Front national d’octobre 2005 à mai 2010 puis vice-président du parti depuis janvier 201123. Louis Aliot annonce leur séparation en septembre 201924.

Elle vit, jusqu’en 2014, dans une dépendance de la propriété de Montretout à Saint-Cloud en proche banlieue parisienne, où la famille Le Pen s’est installée à la fin des années 1970. Elle déménage ensuite pour une résidence qu’elle acquiert à La Celle-Saint-Cloud25,26, dans les Yvelines. Marine Le Pen a six chats du Bengale et a la formation nécessaire pour faire de l’élevage27.

Elle se définit comme « catholique non pratiquante »28.

Études et formation

Marine Le Pen est élève au lycée Florent-Schmitt de Saint-Cloud2,29. À cause notamment d’une note de 4/20 à l’épreuve de philosophie, elle n’obtient son baccalauréat (série B) qu’au rattrapage en 198630,31. Elle étudie par la suite le droit à l’université Paris II-Assas2, où elle obtient une maîtrise en droit (mention carrières judiciaires) en 1990, puis un DEA de droit pénal en 19912,32. Elle est alors « cornaquée par Jean-Claude Martinez, professeur de droit public dans la même fac et proche conseiller de son père », qui décrit une étudiante « très médiocre et très fêtarde »33. Un jour, elle vit très mal qu’un professeur fasse travailler sa classe sur un arrêt de 1973 rendu contre son père pour « apologie de crime de guerre »34.

En 1992, après avoir suivi l’École de formation professionnelle des barreaux de la cour d’appel de Paris (EFB)35, elle obtient le certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA)2 et devient avocate au barreau de Paris. Dans son autobiographie À contre flots (éditions Grancher, 2006), elle indique qu’elle souhaitait entrer dans la vie active alors que son père aurait préféré qu’elle passe son doctorat36,35.

Carrière professionnelle

Elle s’inscrit au barreau de Paris en 19922. Elle entre alors au cabinet de Georges-Paul Wagner, intime de la famille Le Pen35,3. En 1994, elle s’installe à son compte dans un bureau de la rue de Logelbach qu’elle loue à Sylvain Garant, un avocat proche de la droite du RPR37,35.

L’Express relève que sa carrière d’avocate est très brève « dans une profession où il en faut souvent dix pour exister », et que « son seul « grand » procès reste celui du sang contaminé, en octobre 1992 puis juillet 1993 », dans lequel le cabinet Wagner défend l’association des polytransfusés ; commençant sa carrière professionnelle, elle n’y plaide pas35. Elle se porte volontaire aux permanences de comparutions immédiates à la 23e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris, « travail mal payé mais qui permet aux jeunes avocats d’arrondir leurs fins de mois et d’acquérir une certaine compétence38 ». Dans ce cadre, elle est amenée à défendre des étrangers en situation irrégulière39,40,35. L’Express précise que « ses anciens confrères, de droite comme de gauche, brossent le portrait d’une avocate « bosseuse et pugnace », « indestructible et fêtarde », évitant toute forme de prosélytisme »35. Elle doit faire face à l’hostilité de certains de ses confrères, dont Arnaud Montebourg et Jean-Marc Fédida, opposés à son élection à la conférence des avocats du barreau de Paris35.

Elle quitte le barreau pour entrer le 1er janvier 1998 au service juridique du Front national35,41. Renaud Dély lie ce changement à l’échec de son activité d’avocate indépendante : « Elle n’a pas de clients, pas de dossiers, et donc pas de revenus »13.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Val%C3%A9rie_P%C3%A9cresse

Valérie Pécresse

 

Valérie Pécresse Écouter, née Roux le 14 juillet 1967 à Neuilly-sur-Seine, est une femme politique française.

Elle est enseignante à l’Institut d’études politiques de Paris de 1992 à 1998, maître des requêtes au Conseil d’État de 1992 à 2015, conseillère du président de la République Jacques Chirac après 1997.

Lors des élections législatives de 2002, elle est élue députée de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) dans la deuxième circonscription des Yvelines. Elle est réélue en 2007, mais ne siège pas en raison de son entrée au premier gouvernement François Fillon, sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de 2007 à 2011, elle mène la réforme de l’autonomie des universités. Elle est ensuite ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’État et porte-parole du troisième gouvernement François Fillon de 2011 à 2012.

En 2015, elle est élue présidente du conseil régional d’Île-de-France, succédant au socialiste Jean-Paul Huchon. En janvier 2016, elle abandonne son mandat de députée, qu’elle avait retrouvé en 2012.

Elle fonde le mouvement Soyons libres en 2017 et quitte le parti Les Républicains (LR) en 2019.

Réélue en 2021 à la tête de la région Île-de-France, elle adhère à nouveau à LR et devient la candidate du parti à l’élection présidentielle de 2022, l’emportant au second tour d’une primaire interne face à Éric Ciotti.

Le 7 mars 2022, elle est déclarée officiellement en lice pour la présidentielle.

 

Situation personnelle

Naissance et famille

Article connexe : Famille Pécresse.

Valérie Anne Émilie Roux naît le 14 juillet 1967 à Neuilly-sur-Seine. Elle est la fille de Dominique Roux, universitaire et ancien président de la société Bolloré Telecom au sein du groupe Bolloré, et de Catherine Bertagna1,2. Son grand-père maternel Louis Bertagna, psychiatre, catholique et résistant, hébergea le journal Témoignage chrétien, paru clandestinement pendant l’Occupation, et soigna plus tard l’anorexie de Laurence, fille de Jacques Chirac3.

Elle épouse le 6 août 19941 Jérôme Pécresse, qui deviendra directeur général adjoint d’Imerys, puis vice-président exécutif d’Alstom et président d’Alstom Renewable Power4. De cette union, naissent trois enfants1,5. Elle est élevée dans le catholicisme, mais se dit « d’abord laïque » ayant « une relation à la religion du domaine de l’intime, pas du politique » et « apprécie la doctrine sociale de l’Église catholique »6.

Scolarité et études

Elle étudie à l’école privée Sainte-Marie de Neuilly7. À 15 ans, elle apprend le russe à Yalta, dans un camp d’été des jeunesses communistes3. Elle obtient son baccalauréat à 16 ans7,8. Elle étudie ensuite le japonais, qu’elle perfectionne à Tokyo en vendant des caméscopes et des liqueurs9.

Passée par les classes préparatoires économiques et commerciales au lycée privé Sainte-Geneviève à Versailles10, elle intègre l’École des hautes études commerciales de Paris (HEC Paris), dont elle sort diplômée en 198811. Après avoir préparé le concours à l’université Paris-Dauphine12, elle intègre l’École nationale d’administration (ENA)1 ; elle sort classée 2e de la promotion Condorcet (1990-1992)13. En 1991, elle fait partie des élèves qui occupent un amphithéâtre de l’école pour protester contre la décision de transférer l’ENA à Strasbourg14. La même année, alors qu’elle effectue son stage de l’ENA à Moscou, elle rencontre un certain Sergueï Jirnov, un officier espion du KGB qui se fait passer pour un journaliste15,16.

Pendant sa scolarité à l’ENA, elle effectue aussi un stage ouvrier chez William Saurin17.

Elle intègre la promotion 2002 des Young Leaders de la French-American Foundation18,19.

Carrière au Conseil d’État

De 1992 à 1998, elle enseigne le droit constitutionnel à l’Institut d’études politiques de Paris1.

À sa sortie de l’ENA, elle entre au Conseil d’État. Auditrice en 1992, elle est promue maître des requêtes en 1993. De 1993 à 1998, elle est conseillère juridique auprès du chef du service juridique et technologie de l’information. Parallèlement de 1995 à 1998, elle est commissaire du gouvernement près la section du contentieux du Conseil d’État[Quoi ?] et secrétaire générale du conseil supérieur de l’Agence France-Presse (AFP)1. Elle démissionne du Conseil d’État en novembre 2015 et explique ce choix en se disant « contre le cumul et à 100 % dans les régionales »20. Elle est radiée des cadres le 4 novembre21.

Patrimoine

Valérie Pécresse dispose d’un patrimoine de dix millions d’euros composé de biens mobiliers et immobiliers22.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Hidalgo

Anne Hidalgo

 

Ana María Hidalgo Aleu, dite Anne Hidalgo Écouter, née le 19 juin 1959 à San Fernando (Espagne), est une femme politique française possédant également la nationalité espagnole.

Membre du Parti socialiste (PS), elle est première adjointe au maire de Paris de 2001 à 2014 et conseillère régionale d’Île-de-France de 2004 à 2014. À l’issue des élections municipales de 2014, elle devient la première femme maire de Paris ; elle est réélue à la suite des élections municipales de 2020.

Elle est candidate du PS à l’élection présidentielle de 2022.

 

Jeunesse et carrière professionnelle

Origines et enfance

Ana María Hidalgo Aleu naît en Espagne, à San Fernando, le 19 juin 19592. Son père, Antonio Hidalgo, ouvrier électricien syndicaliste, et sa mère, María, couturière3, émigrent en France au printemps 1962 avec leurs deux filles, Ana, 2 ans, et Maria, 4 ans4. Anne Hidalgo grandit à Vaise, un quartier de Lyon.

Elle est naturalisée française avec ses parents le 25 juillet 1973, à l’âge de 14 ans. Elle reprend en 2003 la nationalité espagnole et a depuis la double nationalité franco-espagnole5,6. Elle parle couramment espagnol7.

Depuis, ses parents sont retournés en Espagne tandis que sa sœur aînée, Mary, est notamment entraîneuse de football8.

Vie familiale

Mariée une première fois en 1979 à un camarade d’université, Philippe Jantet (d), Anne Hidalgo est mère de deux enfants nés de cette union en 1985 (Matthieu, devenu avocat) et 1988 (Elsa, devenue ingénieure)9,10,8.

Depuis juin 2004, elle est mariée au polytechnicien et homme politique Jean-Marc Germain, qu’elle avait rencontré quand tous deux travaillaient dans le cabinet de Martine Aubry, alors ministre du Travailc. Ils ont ensemble un fils, Arthur, né en 200110.

Formation

Anne Hidalgo est titulaire d’une maîtrise de sciences sociales du travail11, obtenue à l’université Jean-Moulin-Lyon-III et d’un DEA de droit social et syndical c à l’université Paris X Nanterre12. En 1982, elle fait partie des rares femmes reçues au concours national de l’inspection du travailc.

Inspectrice du travail

En 1984, elle est nommée inspectrice du travail à Chevilly-Larue, dans le Val-de-Marne13.

Elle intègre en 1993 la délégation à la formation professionnelle au ministère du Travail puis est chargée d’une mission au Bureau international du travail à Genève entre 1995 et 1996. Elle est ensuite, durant une année, chargée de mission auprès du directeur des ressources humaines de la Compagnie générale des eaux14.

Depuis le 1er juillet 2011, Anne Hidalgo est en retraite de son poste de directrice du travail15.

Membre de cabinets ministériels

Anne Hidalgo prend sa carte au Parti socialiste en 199416. Entre 1997 et 2002, elle travaille dans trois cabinets ministériels au sein du gouvernement Lionel Jospin, d’abord au sein du cabinet de Martine Aubry au ministère de l’Emploi et de la Solidarité en tant que conseillère technique17, puis auprès de Nicole Péry, secrétaire d’État aux droits des femmes et à la formation professionnelle, de 1998 à 2000, comme conseillère technique puis conseillère au cabinet, participant, notamment, à l’élaboration des lois sur la parité et l’égalité professionnelle entre femmes et hommes. De novembre 2000 à mai 2002, elle est conseillère technique puis chargée de mission, chargée des relations sociales et du statut des fonctionnaires, au cabinet de Marylise Lebranchu, ministre de la Justice18.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nathalie_Arthaud

Nathalie Arthaud

 

Nathalie Arthaud Écouter, née le 23 février 1970 à Peyrins (Drôme), est une enseignante et femme politique française.

Depuis 2008, elle est la porte-parole du parti d’extrême gauche Lutte ouvrière (LO). Entre 2008 et 2014, elle est conseillère municipale de Vaulx-en-Velin. Candidate de LO à l’élection présidentielle de 2012, elle obtient 0,56 % des voix, puis lors de l’élection présidentielle de 2017 elle obtient 0,64 % des suffrages.

Elle est à nouveau candidate à l’élection présidentielle de 2022.

 

Situation personnelle

Origines et formation

Nathalie Arthaud naît le 23 février 1970 à Peyrins, dans la Drôme1. Fille de garagistes, elle est titulaire d’un CAPET et agrégée d’économie et de gestion2,3,4.

Carrière professionnelle

Elle est d’abord enseignante au lycée Albert-Camus à Rillieux-la-Pape dans la région lyonnaise. Depuis 2011, elle enseigne en région parisienne au lycée Le Corbusier à Aubervilliers5.

Vie privée

En 2017, elle déclare vivre en concubinage en Seine-Saint-Denis4.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Luc_M%C3%A9lenchon

Jean-Luc Mélenchon

 

Jean-Luc Mélenchon [ ʒɑ̃ lyk melɑ̃ʃɔ̃]b Écouter, né le 19 août 1951 à Tanger (Maroc), est un homme politique français.

Membre du Parti socialiste (PS) à partir de 1976, il est successivement élu conseiller municipal de Massy en 1983, conseiller général de l’Essonne en 1985 et sénateur en 1986. Il est également ministre délégué à l’Enseignement professionnel de 2000 à 2002, dans le gouvernement Lionel Jospin. Il fait partie de l’aile gauche du PS jusqu’au congrès de Reims de 2008, à l’issue duquel il quitte ce parti pour fonder le Parti de gauche (PG), dont il devient d’abord président du bureau national, puis coprésident, fonction qu’il conserve jusqu’en 2014.

Sous les couleurs du Front de gauche, coalition qui réunit notamment le PG et le Parti communiste français (PCF), il est élu député européen en 2009 et réélu en 2014. Il est le candidat de cette coalition à l’élection présidentielle de 2012, à l’issue de laquelle il arrive en quatrième position au premier tour, avec 11,10 % des voix. En 2016, il fonde le mouvement La France insoumise (LFI) et se présente sous cette étiquette à l’élection présidentielle de 2017, à laquelle il termine à nouveau en quatrième position, avec 19,58 % des suffrages exprimés. Il est ensuite élu député dans la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône et préside jusqu’en 2021 le groupe LFI à l’Assemblée nationale.

En novembre 2020, il annonce sa candidature à l’élection présidentielle de 2022.

 

Jeunesse et activités professionnelles

Naissance et famille

Jean-Luc Mélenchon naît le 19 août 1951 à Tanger, au Maroc, alors zone internationale, où ses parents travaillent1. Il est le fils cadet de Georges Mélenchon, receveur des Postes, télégraphes et téléphones (PTT), et de Jeanine Bayona, institutrice, tous deux Français en Algérie française (« Pieds-noirs »)2,3. Son grand-père paternel, Antonio Melenchón, est un Espagnol de la région de Murcie. Au début des années 1900, Antonio s’installe à Oran, en Algérie française et y épouse Aimée Canicio, elle aussi d’origine espagnole, de Novelda. Du côté maternel, son grand-père François Bayona est né en 1889 près de Valence, en Espagne, et est marié à Jeanne Emmanuelle Caserta, une Algéroise d’origine sicilienne2.

Éducation

Jean-Luc Mélenchon reçoit une éducation catholique par sa mère : il est notamment enfant de chœur et sert la messe en latin3. Sa mère s’éloigne ensuite de la religion3. Sans revendiquer une foi, il déclare être de « culture catholique »4.

En 1962, à la suite du divorce de ses parents deux ans plus tôt5, il quitte le Maroc pour la France : il s’installe avec sa mère à Elbeuf, puis à Yvetot, dans le pays de Caux6, puis dans le Jura, où sa mère est mutée1,7,8.

Parcours professionnel

Bachelier en 1969 après avoir été scolarisé au lycée Rouget-de-Lisle de Lons-le-Saunier9, J.-L. Mélenchon est titulaire d’une licence de philosophie obtenue à la faculté de lettres et sciences humaines de l’université de Besançon en 1972, ainsi que d’une licence de lettres modernes7,10,11. Il devient correcteur8 à l’imprimerie Néo-Typo12 de Besançon, parallèlement à ses études8. Il travaille également dans l’entreprise d’horlogerie Maty et dans une station-service12.

En 1975, il devient surveillant, puis professeur auxiliaire au lycée du bois à Mouchard13,14. En 1976, il retourne à Lons-le-Saunier8, où il est professeur de français dans un lycée technique8,15,16,17, après avoir obtenu le CAPES de lettres modernes18,19.

Il est ensuite journaliste à La Dépêche du Jura, collabore ponctuellement en qualité de dessinateur à l’hebdomadaire catholique d’information Voix du Jura, sous le pseudo « Moz », et dirige La Tribune du Jura, le mensuel de la fédération socialiste du Jura, qui finit par péricliter, à la fin des années 197020,21. En 1978, à la demande de Claude Germon, maire de Massy qu’il a rencontré lors d’une visite de ce dernier dans le Jura, il s’installe dans l’Essonne où il devient son directeur de cabinet11,20,22 et fonde un bulletin hebdomadaire intitulé Données et arguments8. De 1993 à 1995, il est directeur politique de l’hebdomadaire du Parti socialiste Vendredi7,8,11.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_Zemmour

Éric Zemmour

 

Éric Zemmour Écouter, né le 31 août 1958 à Montreuil, est un journaliste, écrivain, essayiste, éditorialiste, chroniqueur, polémiste et homme politique français d’extrême droitea.

Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, il commence une carrière dans la presse écrite en travaillant au Quotidien de Paris de 1986 à 1994. Il rejoint en 1996 le service politique du Figaro, où il reste jusqu’en 2009 et revient en 2013, tout en écrivant des chroniques au Figaro Magazine jusqu’en 2021.

Sa notoriété s’accroît grâce à la télévision et à la radio : Ça se dispute sur I-Télé et On n’est pas couché sur France 2, sur RTL de 2010 à 2016, sur CNews dans Face à l’info de 2019 à 2021.

Ses essais rencontrent d’importants succès de librairie et suscitent des polémiques.

Fréquemment poursuivi en justice pour des déclarations controversées, il est plusieurs fois relaxé, mais condamné pour provocation à la discrimination raciale en 2011 et pour provocation à la haine envers les musulmans en 2018.

À la fin de l’année 2021, il annonce sa candidature à l’élection présidentielle de 2022 et fonde le parti politique Reconquête, qui rallie quelques élus RN et LR dans une optique d’union des droites autour de thèmes identitaires et nationalistes.

 

Situation personnelle

Naissance et famille

Né à Montreuil (département de la Seine, aujourd’hui en Seine-Saint-Denis) le 31 août 1958, Éric Justin Léon Zemmourb est issu d’une famille populaire de Français juifs d’Algérie originaire de Sétif dans l’ancien département de Constantine, arrivée en métropole en 1952c,1. Ayant reçu la nationalité française en 1870 après le décret Crémieux, elle en est déchue par le régime de Vichy pendant la Seconde Guerre mondiale2. À leur arrivée en banlieue parisienne, ses grands-parents paternels, Liaou et Messouka, adoptent les prénoms Justin et Rachel, et sa grand-mère maternelle Ourida privilégie Claire, son second prénom, alors que son mari s’appelle Léon2,3.

D’après l’historien Benjamin Stora, Éric Zemmour est « juif arabe » mais préfère se présenter comme « juif berbère »4.

Mariés à Sétif, ses parents quittent l’Algérie en 1952 avec leurs propres parents et leurs fratries. Dans cette famille juive séfarade, le patriotisme est une valeur cardinale et la question de l’identité est centrale, raconte le journaliste Étienne Girard dans son livre-enquête Le Radicalisé5. Son père, Roger Zemmour (1932-2013)6, est préparateur en pharmacie, puis directeur d’une société d’ambulances ; sa mère, Lucette Lévy (1936-2010) est femme au foyer2,7,8. Son père étant souvent absent, il est principalement élevé par sa mère et sa grand-mère maternelle9.

Élevé dans le judaïsme, il connaîtrait l’hébreu10. Dans la sphère privée, il suit les prescriptions de la Halakha et fréquente la synagogue, au moins jusqu’à la mort de son père en 2013 ; il déclare que son prénom dans la sphère confessionnelle est « Moïse »2,7,11.

Formation

Photo d'une rue bordée d'immeubles de chaque côté, la chaussée est goudronnée et bordée de chaque côté par des barrières et des arbres.

À droite, le groupe scolaire Yabné.

Éric Zemmour passe son enfance à Drancy puis à Stains12, il est scolarisé dans des établissements confessionnels privés en classes non-mixtes à l’école Lucien-de-Hirsch (Paris) puis fréquente le groupe scolaire Yabné, dans le 13e arrondissement de Paris, où il est ailier gauche de son club de football, le Yabné Olympique Club, alors qu’il vit son adolescence rue Doudeauville, dans le quartier parisien de Château Rouge2,8.

Diplômé (D – Service public, 1979) de l’Institut d’études politiques de Paris1, Zemmour échoue par deux fois au concours d’entrée de l’École nationale d’administration, en 1980 et 198113, la première fois aux oraux — René Rémond est au jury et l’interroge notamment sur le nombre annuel de touristes en Espagne —, la seconde aux écrits14.

Zemmour a été exempté du service militaire en raison d’une monoarthrite du genou avec épanchement de synovie4,15.

Vie privée

En 1982, Éric Zemmour se marie avec Mylène Chichportich, administratrice judiciaire puis avocate spécialisée en droit des faillites, née à Montreuil d’une famille juive tunisienne. Ensemble, ils ont trois enfants16.

À partir de 2021, Sarah Knafo est présentée dans les médias comme la compagne de Zemmour17,18. En janvier 2022, au cours d’une émission télévisée sur BFM TV, il rend publique cette relation19.

Carrière professionnelle

Journaliste politique dans la presse

Au début des années 1980, après six mois à l’agence de publicité FCA où Éric Zemmour écrit des slogans, il est stagiaire au Quotidien de Paris où le « critique musical Marcel Claverie lui fait écrire son premier article »1,7, avant d’y être embauché en 1986 comme journaliste au service politique par le directeur Philippe Tesson1.

Après la fermeture du Quotidien de Paris en 1994, Zemmour est éditorialiste à InfoMatin pendant un an1,20 puis rejoint en 1996 Le Figaro, en tant que journaliste politique21. Il est parallèlement pigiste pour Marianne en 1997, et pour Valeurs actuelles en 199922.

Selon Libération, il plaide, dès les années 1990, pour « l’union des droites », « fort d’une proximité cultivée avec le fondateur du Front national, Jean-Marie Le Pen, qu’il est le seul journaliste à appeler “président”, et avec son rival Bruno Mégret »23.

En 2009, sa collaboration cesse avec Le Figaro : Étienne Mougeotte lui reproche les propos tenus sur Canal+ selon lesquels « la plupart des trafiquants sont noirs et arabes », qui lui vaudront d’être condamné pour provocation à la discrimination raciale ; mais selon Électron libre de France Inter, cette rupture est surtout due au fait qu’il était payé 9 700 euros par mois pour un faible nombre de publications24,25. À partir de 2010, Zemmour est chroniqueur dans Le Figaro Magazine26. Il revient au Figaro en 2013, présentant une chronique sur un livre dans son supplément hebdomadaire, Le Figaro littéraire26. Il suspend finalement sa participation au Figaro et au Figaro Magazine en septembre 2021, pour promouvoir son livre La France n’a pas dit son dernier mot alors que les spéculations sur sa candidature à l’élection présidentielle de 2022 s’intensifient27.

Il est également chroniqueur politique au Spectacle du monde, mensuel politique du groupe Valeurs actuelles, de 2013 jusqu’à l’arrêt de la publication en juillet 201422.

Écrivain et essayiste

Éric Zemmour est l’auteur des biographies d’Édouard Balladur (Balladur, immobile à grands pas, 1995) et de Jacques Chirac (L’Homme qui ne s’aimait pas, 2002) ainsi que d’essais politiques. Il publie notamment en 2006 Le Premier Sexe, essai sur ce qu’il juge être une féminisation ou une dévirilisation de la société. Il participe à l’élaboration des textes du film Dans la peau de Jacques Chirac de Michel Royer et Karl Zéro même si ce dernier déclare n’avoir que « bien peu » gardé de son texte, « qui était surtout cher »28. En 2008, il publie Petit Frère, roman dans lequel il attaque l’« angélisme antiraciste »29. En mars 2010, avec Mélancolie française (essai avec lequel il a remporté le prix du livre incorrect), il revisite l’histoire de France30.

En 2014, sort son livre Le Suicide français. Il y défend la thèse d’un affaiblissement progressif de l’État-nation français depuis les années 1970, qu’il attribue notamment à l’emprise de la « génération Mai 68 ». Le livre rencontre un succès de librairie à sa parution31 et l’auteur est décrit comme un « phénomène »32,33.

Dans Destin français, publié en 2018, il dresse un parallèle entre son récit autobiographique et divers évènements historiques qui l’ont marqué. Il revient ensuite sur des pages de l’histoire de France marquantes de son point de vue, et termine son essai sur l’influence de l’islam qu’il juge grandissante au sein de la société française34,35.

Son ouvrage La France n’a pas dit son dernier mot (2021) lui permet de vendre 165 000 exemplaires en trois semaines, ce qui lui rapporterait une somme estimée par Le Parisien à 1,3 million d’euros à titre personnel36.

Activité d’auto-éditeur

En 2008, Éric Zemmour et son épouse fondent la société Rubempré, dont ils détiennent la totalité du capital37,38. Le nom de la société s’inspire de celui de Lucien de Rubempré, personnage de La Comédie humaine d’Honoré de Balzac39. En septembre 2021, après avoir été refusé par son éditeur Albin Michel, son livre La France n’a pas dit son dernier mot est publié par cette société, qui étend pour l’occasion son activité à l’édition d’ouvrages38,40.

Débatteur, polémiste et éditorialiste dans l’audiovisuel

À partir de septembre 2003, Éric Zemmour participe à l’émission hebdomadaire Ça se dispute sur la chaîne d’information en continu I-Télé, face à Christophe Barbier jusqu’en 2006 puis Nicolas Domenach. Il est licencié en décembre 2014, I-Télé mettant fin à l’émission après les propos tenus par Zemmour au journal Corriere della Sera concernant les musulmans41. Poursuivie par le journaliste, la chaîne est condamnée le 22 novembre 2016 pour « rupture brutale et abusive du contrat, sans préavis et sans invoquer aucun manquement contractuel » à payer 50 000  à la société qui gère les intérêts de Zemmour42.

Il participe aussi à l’émission Vendredi pétantes sur Canal+ jusqu’en juin 200643.

Photo portrait en couleurs d'un homme blanc barbu portant une chemise blanche ouverte.

Éric Naulleau, chroniqueur avec Zemmour dans On n’est pas couché, puis dans Zemmour et Naulleau.

Après avoir écrit deux biographies de personnalités politiques au tirage modeste, il se tourne en 2006-2007 vers les sujets sociétaux, sur un ton plus polémique. Son passage à l’émission Tout le monde en parle de Thierry Ardisson en mars 2006, lors de la promotion de son livre Le Premier Sexe et le vif débat avec Clémentine Autain qui s’ensuit, est remarqué par Catherine Barma, productrice de l’émission On n’est pas couché sur France 2. C’est à partir de septembre 2006 qu’il rejoint Laurent Ruquier dans cette dernière émission, en compagnie de Michel Polac44, puis avec son ami Éric Naulleau. Il est avec eux chargé de procéder à une critique du film, livre ou album présenté. Lors de cette émission, leurs échanges avec des personnalités du monde culturel se terminent parfois en affrontements ou en esclandres qui amènent certains invités à quitter le plateau de l’émission. Laurent Ruquier annonce en 2011 le remplacement de Zemmour et de Naulleau par de nouveaux intervenants, Natacha Polony et Audrey Pulvar45,46. Dans les dernières années de l’émission et par la suite, les relations entre Zemmour et Ruquier se détériorent, ce dernier déclarant en 2015 « regrette[r] » d’avoir donné la parole à Zemmour pendant cinq ans47,48.

Zemmour participe aussi à l’émission L’Hebdo, en tant qu’éditorialiste, sur Tempo, chaîne destinée à l’outre-mer. Il y est entouré, entre autres, de Dominique Wolton. Il quitte cette émission de France Ô à la fin de l’année 201049.

À partir de 2010, Zemmour présente sur RTL une brève chronique d’actualités quotidienne, intitulée Z comme Zemmour, dans la matinale de Vincent Parizot. En 2011, suite à une condamnation de Zemmour pour provocation à la discrimination raciale, RTL demande à Zemmour de « veiller au respect des valeurs humanistes de la station »50. À la rentrée 2012, cette chronique devient bihebdomaire dans la matinale de Laurent Bazin puis d’Yves Calvi (mardi et jeudi) et s’intitule On n’est pas forcément d’accord. Il y confronte d’autre part son point de vue dans un débat hebdomadaire avec Nicolas Domenach ou Alain Duhamel51. À la rentrée 2018, Zemmour ne participe plus à la matinale, mais seulement en débatteur invité le vendredi52. Le 3 octobre 2019, RTL annonce cesser sa collaboration avec Zemmour à la suite de ses incitations à la haine religieuse53.

À partir de septembre 2011, il anime, en duo avec Éric Naulleau, Zemmour et Naulleau, des talk-shows hebdomadaires sur Paris Première54.

Au milieu des années 2010, les interventions de Zemmour suscitent un intérêt grandissant. Ainsi, Ça se dispute aura été la seule émission qui permet à I-Télé de devancer sa principale concurrente, BFM TV, tandis que Zemmour et Naulleau devient rapidement « la plus puissante » deuxième partie de soirée de Paris Première55. Un sondage réalisé par l’Ifop pour Valeurs actuelles en 2014 indique que 30 % des sondés ont une bonne ou très bonne opinion de lui, contre 42 % ayant une mauvaise ou très mauvaise opinion, tandis que 28 % disent ne pas le connaître56,57.

Éditorialiste dans Face à l’info sur CNews

À partir du 14 octobre 2019, Éric Zemmour participe à la nouvelle émission Face à l’info, programmée du lundi au jeudi de 19 h à 20 h sur CNews. Pendant trente minutes, il débat de l’actualité avec d’autres chroniqueurs, notamment Marc Menant, sur un plateau animé par Christine Kelly. Un duel, arbitré par Christine Kelly, l’oppose ensuite à un contradicteur. Par la suite, ce duel intervient seulement le vendredi, pendant une heure58,59. CNews multiplie par trois son audience lors de sa première intervention60.

Photo portrait d'une femme noire aux cheveux longs qui porte un chemisier de couleur sombre.

Christine Kelly, animatrice depuis 2019 de l’émission Face à l’info.

Le 22 octobre, le parti La France insoumise déclare ne plus vouloir se rendre à CNews tant que le polémiste y sera présent61. Le 24 octobre, les élus du personnel du groupe Canal+ exigent à l’unanimité le départ de Zemmour de CNews62,63, invoquant des raisons économiques et de sécurité pour le personnel, ainsi que d’éthique et d’image pour le groupe64. Des élus LREM, de la CGT et des personnalités telles que l’économiste Jacques Attali ou la journaliste Valérie Trierweiler boycottent également la chaîne du fait de la présence de Zemmour65. De nombreux publicitaires font de même66.

Le 29 octobre, le groupe Canal+ décide de ne plus diffuser l’émission en direct du fait, selon Le Monde, « de nombreux dérapages d’Éric Zemmour »67. Le chroniqueur avait notamment déclaré que Bachar el-Assad « n’a pas gazé son peuple mais des gens qui étaient ses adversaires »68, que « soit on couche avec l’autre sexe et on fait des enfants, soit on ne couche pas avec l’autre sexe et on n’a pas d’enfants »69, que Pétain avait sauvé les « Juifs français » des camps nazis en sacrifiant les « Juifs étrangers » (propos pour lesquels il a été relaxé par la justice)70 et qu’il faudrait, pour être français, prendre le point de vue de la France et renoncer au point de vue de ses ancêtres, y compris en étant « du côté du général Bugeaud », qui en Algérie a « commencé à massacrer les musulmans et même certains juifs »71. Début décembre, le CSA met en demeure CNews pour des propos de Zemmour sur la colonisation de l’Algérie72.

Face à l’Info améliore notablement son audience. En novembre 2019, CNews prend la tête des chaînes d’information, sur la tranche horaire de l’émission, devant BFM TV et LCI73,74. Le 3 mai 2021, CNews dépasse BFM TV pour la première fois sur une journée grâce en particulier à Zemmour et Pascal Praud75,76.

Le 8 septembre 2021, le CSA demande aux médias audiovisuels de comptabiliser le temps de parole de Zemmour au motif qu’il devient « un acteur du débat politique national ». En conséquence, le 13 septembre, CNews annonce se séparer du chroniqueur77.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan

 

Nicolas Dupont-Aignan Écouter, né le 7 mars 1961 à Paris 15e, est un homme politique français.

Énarque, il est successivement membre du Rassemblement pour la République (RPR), du Rassemblement pour la France (RPF) et de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), avant de fonder en parallèle et de prendre la présidence de Debout la France (DLF) — anciennement Debout la République (DLR) —, courant politique qu’il transforme en un parti se réclamant du gaullisme et du souverainisme.

Il est maire d’Yerres (Essonne) de 1995 à 2017 et député de l’Essonne depuis 1997.

Candidat aux élections présidentielles de 2012 et de 2017, il recueille respectivement 1,79 % et 4,70 % des suffrages exprimés. Dans l’entre-deux-tours de l’élection de 2017, il conclut une alliance de gouvernement avec Marine Le Pen, qui devient caduque après l’élection d’Emmanuel Macron. Tête de liste DLF, il se présente sans succès aux élections européennes de 2019.

Il est candidat à l’élection présidentielle de 2022.

 

Situation personnelle

Origines et formation

Né Nicolas Dupont, c’est à partir du cours préparatoire qu’il est connu sous son nom actuel : du fait de la présence d’un second Nicolas Dupont dans la même classe, « Dupont-Aignan » devient son nom d’usage par adjonction du matronyme de sa mère4, dont la famille de vignerons vient de Châlons-en-Champagne.

Nicolas Dupont-Aignan est le petit-fils d’André Aignan, un aviateurc de la Première Guerre mondiale dont l’avion a été abattu dans la région de Metz, s’en sortant indemne et mort en 1974 à 86 ans à Neuilly-sur-Seine. Il est le fils de Jean-Louis Dupont, courtier en vin, chasseur alpin qui participe à la bataille de Narvik, prisonnier en Allemagne puis évadé durant la Seconde Guerre mondiale5, décédé le 27 septembre 2017, à l’âge de 100 ans6 ; et de Colette Aignan, morte le 27 avril 2017, à l’âge de 96 ans, de la maladie d’Alzheimer7,8.

Il est le benjamin d’une fratrie de trois enfants.

Il est l’époux de Valérie Vecchierini, avocate, avec qui il a eu deux filles, Victoire et Sixtine9. Son épouse est son assistante parlementaire à partir de 1997 ; elle quitte son emploi début 2018 en raison de l’entrée en vigueur de la loi pour « la confiance dans la vie politique » interdisant les emplois familiaux au Parlement. Elle est ensuite embauchée comme directrice par la mairie de Yerres, dont son mari est l’ancien maire, ce qui suscite un soupçon de favoritisme10, que la préfecture de l’Essonne rejette implicitement11.

Il est diplômé, en 1982, de l’Institut d’études politiques de Paris (section « service public ») et devient, en 1984, licencié en droit12. En 1985, il obtient un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en gestion de l’entreprise et marché financier à l’université Paris-Dauphine12.

De 1987 à 1989, il est élève de l’École nationale d’administration (promotion Liberté-Égalité-Fraternité)12.

Carrière civile et cabinets ministériels

25px-2017-fr.wp-orange-source.svg dans Folie
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (octobre 2021).

Il commence sa carrière professionnelle en tant qu’administrateur civil avant d’être adjoint au chef de bureau des élections à la direction générale de l’administration du ministère de l’Intérieur en 1988-1989. En 1990, il est nommé chef de cabinet du préfet de la région Île-de-France (Olivier Philip), avec rang de sous-préfet.

De 1992 à 1993, il est directeur adjoint du cabinet du préfet de la région Île-de-France Christian Sautter, puis chef de cabinet, puis conseiller technique du ministre de l’Éducation nationale François Bayrou (1993-1994), avant d’être nommé conseiller technique pour l’emploi, l’écologie urbaine et le bruit, au sein du cabinet du ministre de l’Environnement Michel Barnier de 1994 à 1995.

Patrimoine

En 2013, Nicolas Dupont-Aignan a déclaré que son patrimoine est constitué d’une maison à Yerres achetée 130 000 , d’un appartement à Paris acheté 420 000  et qu’il ne possédait aucune valeur mobilière ni assurance-vie13.

Il déclare, lors de la campagne présidentielle de 2017, un patrimoine supérieur à deux millions d’euros, composé de sept biens immobiliers, tous acquis avant 201314.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Yannick_Jadot

Yannick Jadot

 

Yannick Jadot Écouter, né le 27 juillet 1967 à Clacy-et-Thierret (Aisne), est un militant écologiste et homme politique français.

Il est membre des Verts à partir de 1999 et directeur des campagnes de Greenpeace France de 2002 à 2008. Tête de liste d’Europe Écologie dans la circonscription Ouest lors des élections européennes de 2009, il est élu député européen, mandat qu’il occupe depuis.

Au terme de la primaire de son parti, il est désigné candidat d’Europe Écologie Les Verts (EÉLV) à l’élection présidentielle de 2017 avant de se retirer en faveur de Benoît Hamon, candidat du Parti socialiste. La liste EÉLV qu’il dirige lors des élections européennes de 2019 arrive en troisième position avec 13,5 % des suffrages exprimés.

À l’issue de la primaire de l’écologie de 2021, il est désigné candidat du pôle écologiste en vue de l’élection présidentielle de 2022.

 

Situation personnelle

Famille et vie privée

Yannick Jadot, fils d’un couple d’enseignants et cadet d’une fratrie de quatre garçons, grandit à Laon en Picardie1,2. Son frère Thierry Jadot a été nommé en 2012 président de la filiale française de l’agence de publicité japonaise Dentsu Aegis Network3.

Yannick Jadot est père de deux garçons nés d’une union passée4,5. En mai 2019, au moment des élections européennes, la presse révèle que, depuis deux ans, sa compagne est la journaliste spécialisée Isabelle Saporta6, qui abandonne sa chronique sur RTL, la presse rappelant la « jurisprudence Anne Sinclair ».

Formation et débuts dans le monde associatif

Après avoir obtenu son baccalauréat au lycée Paul Claudel de Laon dans l’Aisne, il fait des études d’économie à l’université Paris-Dauphine5. Dans la foulée du mouvement estudiantin de 1986 contre le projet de loi Devaquet de réforme des universités, il participe à la fondation de l’association La Déferlante.

Après une maîtrise (aujourd’hui master 1) de commerce international spécialisée en économie du développement obtenue en 1990 à Paris-Dauphine7, il travaille plusieurs années au Burkina Faso et au Bangladesh dans une ONG de solidarité internationale8 avec l’association Solagral9,5.

En 1995, il intègre Solagral, une ONG spécialisée dans le suivi des négociations internationales (commerce, environnement, agriculture…) et l’appui aux pays en développement. Avec Solagral9, il milite contre la violence de la mondialisation néo-libérale, à Seattle et ailleurs pour les contre-sommets de l’Organisation mondiale du commerce, mais également à Porto Alegre lors du forum social où le mouvement altermondialiste se structure.

Passage à Greenpeace

Il est directeur des campagnes de Greenpeace France de 2002 à septembre 200810 : il est amené à y travailler avec Michèle Rivasi, qui en est directrice quelques mois entre 2003 et 2004, dans une atmosphère tendue11, jusqu’au départ de celle-ci12,13,14. Au cours de son action au sein de Greenpeace France, il est notamment condamné pour atteinte aux intérêts supérieurs de la Nation15 pour avoir pénétré dans la base opérationnelle de l’Île longue (rade de Brest), port des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de la Marine nationale, dans le cadre de l’opération Plutonium menée par l’ONG contre le nucléaire16,17.

Il est un des fondateurs et le porte-parole de L’Alliance pour la planète, un important rassemblement d’organisations écologistes, dissous par la suite, au nom duquel il a participé au Grenelle de l’environnement, dont il est l’un des principaux négociateurs18,19,20.

Procès EDF

170px-Yannick_Jadot_-_Parlamentum_europaeum_20110628 dans Perversité

Yannick Jadot en 2011.

Directeur de campagne de Greenpeace, Yannick Jadot est visé par un espionnage informatique pour lequel l’ancien commandant de police Pierre François, adjoint au responsable de la sécurité auprès d’Électricité de France (EDF), est mis en examen21,22,23,24.

Le site d’information Mediapart rend publique l’affaire. Le procès s’ouvre le 17 octobre 2011. EDF est condamnée pour espionnage contre Greenpeace à 1,5 million d’euros. Le 10 novembre 201125, Pierre François est condamné à trois ans de prison dont trente mois avec sursis et Pascal Durieux, responsable de la sécurité d’EDF, à trois ans de prison dont deux avec sursis. EDF fait appel : le 6 février 2013, EDF et Pascal Durieux sont relaxés26. Pierre François est condamné à six mois de prison ferme et 10 000  de dommages-intérêts à verser à Yannick Jadot27,28.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fabien_Roussel

Fabien Roussel

 

Fabien Roussel Écouter, né le 16 avril 1969 à Béthune, est un homme politique français.

Membre du Parti communiste français (PCF), il est député dans la vingtième circonscription du Nord depuis 2017 et secrétaire national du PCF depuis 2018. Il est désigné candidat du parti pour l’élection présidentielle de 2022.

 

Famille

Fabien Roussel est issu d’une famille de militants communistes1. Son prénom a été choisi en hommage au « Colonel Fabien », figure de la résistance communiste à Paris2. Sa grand-mère maternelle, institutrice, joue un rôle important dans son éducation. Un de ses arrière grands-pères paternels est un réfugié espagnol mort après avoir été interné au camp du Vernet3.

Sa mère est employée de banque4. Son père, Daniel, l’amenait, enfant, distribuer des tracts dans l’usine Bridgestone de Béthune5. Il était adjoint communiste au maire socialiste de Béthune Jacques Mellick, contre qui il a représenté le PCF aux élections législatives de 1978, à l’âge de 32 ans, avec pour suppléant le maire communiste d’Auchel et futur sénateur Jean-Luc Bécart. Daniel Roussel avait également été conseiller régional communiste et conseiller général du canton de Béthune-Sud dès 19736, à l’âge de 27 ans. Correspondant du quotidien communiste L’Humanité7 pour le Vietnam, Cambodge, Laos et sud-est asiatique de 1980 à 19878, Daniel Roussel est à partir de 1989 réalisateur de documentaires pour la télévision, auteur notamment de Prisonniers au Hanoi-Hilton et Portés disparus, sélectionné au FIPA à Cannes en 1992 et 19938.

Fabien Roussel fait partie d’une famille recomposée comptant cinq enfants. Sa compagne, Dorothée, est fonctionnaire de catégorie C, attachée à la défense de la consommation des catégories modestes9,10.

Jeunesse et début militants

Son père étant correspondant du journal L’Humanité au Viêt Nam au début des années 1980, Fabien Roussel passe à ses côtés deux années à l’âge de 14 ans7,1. Revenu en France chez sa mère1, il est ensuite élève au lycée de Champigny-sur-Marne où il devient le « meilleur ami »11,12 de son futur directeur de campagne en 202213, le jeune militant communiste Olivier Marchais, sans savoir qu’il est le fils de Georges Marchais11,14, député de Champigny-sur-Marne et secrétaire général du PCF, qui est aussi son voisin15.

Ses premiers meetings sont ceux de Georges Marchais en 198513, l’année de ses 16 ans, où il adhère au Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF) à la suite d’un tractage contre l’apartheid en Afrique du Sud de cette organisation devant son lycée13. Il est lui-même un des responsables à Champigny-sur-Marne de la campagne pour le boycott du régime sud-africain13, invitant des militants de l’ANC dans son lycée et participant aux grandes manifestations des printemps 1986 et 1987 à Paris16,17 au cours desquelles il est interpellé par la police pour s’être trop approché de bâtiments officiels18,19. Fin 1986, il s’engage aussi contre le projet de réforme Devaquet des universités1

Vie professionnelle

À L’Humanité puis à France 3

Après des études secondaires qu’il termine à Champigny-sur-Marne, en région parisienne, il est embauché à L’Humanité comme stagiaire en 198920, coursier, distributeur de dépêches et journaliste iconographe3. Il est ensuite chargé de production et assistant de production chez Daniel Roussel Productions de 1990 à 199220 et suit une formation de journaliste reporter d’images au CPJ21,20,22 puis part en Afrique et au Vietnam, où son père avait été journaliste de L’Humanité jusqu’en 1987, puis chez France Télévisions où il travaille comme pigiste11,22 entre 1995 et 1996, pour l’émission Au bout de la rue22, diffusée sur France 3 Lorraine et France 3 Champagne-Ardenne3,7. En 1997, après l’arrêt d’Au bout de la rue22, il part au Vietnam pour faire un reportage et un autre aux îles Kerguelen, diffusé sur Thalassa22.

Conseiller ministériel

À l’âge de 28 ans, en 1997, il entre comme conseiller chargé de la communication au cabinet de Michelle Demessine, ex-sénatrice PCF du Nord, alors secrétaire d’État au Tourisme23,24. Il travaille ensuite comme attaché parlementaire de députés communistes du département du Nord, Alain Bocquet15 et Jean-Jacques Candelier25.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Poutou

Philippe Poutou

 

Philippe Poutou [filip putu]a Écouter, né le 14 mars 1967 à Villemomble (alors dans le département de la Seine), est un ouvrier, syndicaliste et homme politique français.

Ouvrier dans une usine Ford, il milite dans les rangs de la CGT contre la fermeture de celle-ci, qui a finalement lieu en 2019. Il s’engage dans des partis d’extrême gauche, à savoir Lutte ouvrière (LO) puis la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), qui devient en 2007 le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA).

Candidat du NPA à l’élection présidentielle de 2012, il recueille 1,15 % des voix. Il est à nouveau candidat au scrutin présidentiel de 2017, où il obtient 1,09 % des voix.

Tête de la liste « Bordeaux en luttes » soutenue par le NPA, La France insoumise et des Gilets jaunes aux élections municipales de 2020 à Bordeaux, il est élu conseiller municipal à l’issue du second tour.

En 2021, il est investi une troisième fois par son parti pour la présidentielle de 2022.

 

Biographie

Famille

Philippe Poutou naît le 14 mars 1967 à Villemomble1. Il est le fils d’un père postier et d’une mère femme au foyer2.

Pendant la campagne pour l’élection présidentielle de 2017, il déclare à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique vivre en concubinage3. Philippe Poutou habite à Mérignac1.

Situation professionnelle

Sans diplôme, après avoir échoué au bac mécanique, Philippe Poutou a d’abord enchaîné les emplois précaires, comme intérimaire ou surveillant de collège, avant d’être embauché en CDI chez Ford comme réparateur de machines-outils en 19964.

Il est ouvrier à l’usine Ford de Blanquefort en Gironde5, usine qui fabrique principalement des boîtes de vitesses automatiques6, au sein de laquelle il est l’un des responsables de la section syndicale de la CGT. Il se fait connaître en 2007 pour son implication dans le mouvement contre la fermeture de l’usine de Blanquefort, qui permet de maintenir 955 emplois7.

Dans sa déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique en 2017, il indique posséder une Peugeot 3008 de 2012 mais aucun bien immobilier, ni aucun autre bien8,3.

En 2019, avec la fermeture de l’usine Ford de Blanquefort, Philippe Poutou est licencié9,10. À partir de juin 2020, il touche 1 000 euros par mois en tant que conseiller métropolitain de Bordeaux Métropole et 300 euros par mois en tant que conseiller municipal de Bordeaux11,12.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Lassalle

Jean Lassalle

 

Jean Lassalle, né le 3 mai 1955 à Lourdios-Ichère (Basses-Pyrénées, aujourd’hui Pyrénées-Atlantiques), est un homme politique français.

Il est maire de Lourdios-Ichère de 1977 à 2017 et député depuis 2002. Remarqué pour ses interventions à l’Assemblée nationale, il acquiert une notoriété nationale avec sa grève de la faim pour éviter le départ de la vallée d’Aspe de l’usine Toyal. Il est candidat à l’élection présidentielle de 2017, et fonde le mouvement Résistons pour soutenir cette dernière. Il finit en septième position sur onze candidats.

Il est de nouveau candidat à l’élection présidentielle de 2022.

 

Situation personnelle

Origines et études

Jean Lassalle naît le 3 mai 1955 à Lourdios-Ichère, petit village de la vallée d’Aspe1. Il est issu d’une famille de bergers pratiquant la transhumance, dont l’exploitation à flanc de montagne est aujourd’hui tenue par son frère1, Julien Lassalle2. Après des études classiques, où il apprend le latin et le grec3, il devient technicien agricole spécialisé dans l’hydraulique et l’aménagement du territoire1. Il fonde une société de conseil qui emploie une dizaine de salariés1.

Sa langue maternelle est l’occitan du Béarn, et il signe Jan de Lassala quand il écrit dans cette langue4.

Vie privée

Jean Lassalle et son épouse, Pascale, ont quatre enfants : Alizée, Geoffray, Amaury et Thibault Lassalle, rugbyman professionnel5,6.

 

 

Les attentats islamistes commis en France sont le fait de mes harceleurs

C’est l’un des thèmes récurrents de mes articles de blog depuis mars 2012, j’ai maintes fois expliqué de manière détaillée comment et pourquoi tous les attentats islamistes qui ont été commis en France ou contre des Français depuis 2012 ont bien tous été organisés par le cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi et sa bande de criminels, dont un grand nombre de militants de l’extrême-gauche, la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest en tête.

Je viens encore d’en parler à propos de l’assassinat d’Yvan Colonna dans cet article publié il y a trois jours :

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/03/22/assassinat-dyvan-colonna-encore-cyprien-luraghi/

Notons que ce crime a été ajouté à la liste Wikipédia des attentats islamistes commis en France (voir ci-dessous), quoique l’auteur des faits se défende que son acte fût terroriste, mais il est bien traité comme tel par les autorités.

C’est le premier de cette année 2022, après une année 2021 particulièrement calme en comparaison des précédentes, puisqu’un seul fait, en date du 23 avril 2021, l’assassinat d’une fonctionnaire de police au commissariat de Rambouillet, y est inscrit, quoique la France fût particulièrement menacée à compter du mois de juillet dernier. Bien sûr, il y a toujours des projets d’attentats qui ne peuvent aboutir, et parfois des agressions qui ne reçoivent pas la qualification adéquate de terroriste, outre que les attentats commis contre des Français à l’étranger ne figurent pas dans cette liste, mais ce ne sont pas les seules explications à ce calme plat d’autant plus surprenant que la France était à nouveau particulièrement menacée depuis le mois de juillet.

Pourquoi donc ce regain de menaces dont le ministère de l’Intérieur nous avait avertis au cours de l’été dernier ? Et comment se fait-il qu’elles ne fussent jamais suivies d’aucun nouvel acte terroriste ?

Eh bien, c’est très simple : des procédures très menaçantes à mon égard existaient encore et avançaient bien, pour le plus grand plaisir du cybercriminel, pédophile, harceleur et calomniateur notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi, qui comme d’habitude en était le commanditaire, y était étroitement asssocié, et en informait avec joie tout le cercle des pourritures qui le suivent.

Or, j’en ai stoppé toutes les avancées l’une après l’autre jusqu’au mois d’octobre dernier, si bien qu’il ne se passe plus rien depuis lors, sauf, peut-être, actuellement, les débuts d’une toute nouvelle procédure dont je ne suis pas encore informée.

Je l’avais déjà mentionné dans cet article du 2 mars dernier :

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/03/02/les-brestois-sont-fous-bis-repetita/

Voilà donc pourquoi nous n’avons finalement pas eu de nouveaux attentats sur le sol français depuis près d’un an : les terroristes « islamistes » Pascal Edouard Cyprien Luraghi et consorts, dont les espoirs de nouvelles saloperies à mon encontre étaient tous douchés les uns après les autres, n’avaient plus grand-chose à fêter.

En outre, au mois de novembre 2020, j’avais détaillé à l’attention de certains magistrats les mécanismes des attentats islamistes qu’ils organisaient depuis 2012. Or, l’on ne peut aujourd’hui que constater une retombée spectaculaire de la fête islamiste précisément à ce moment-là. Ces explications de ma part ont donc eu un rôle dissuasif majeur, ce qui était bien évidemment l’un des buts que je poursuivais.

Que se passait-il donc auparavant ?

Les attentats des années 2012 à 2015 sont tous liés à la procédure brestoise de Josette Brenterch à mon encontre.

Les attentats des années 2016 à 2018 sont tous liés à la procédure parisienne de son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi à mon encontre, qu’en fait elle dirigeait elle-même, comme ont pu le constater tout comme moi les tiers qui m’avaient accompagnée à Paris pour les audiences de septembre et novembre 2016.

En juin 2013, Josette Brenterch avait obtenu à la virgule près tout ce qu’elle avait demandé à ses complices magistrats ultra corrompus du TGI de Brest, mais elle a perdu en appel à Rennes le 2 décembre 2015.

Son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi n’a jamais rien gagné à Paris, alors que je m’étais défendue seule en première instance.

Après sa première défaite du 5 janvier 2017, il n’y a quasiment plus que des attaques de militaires et de policiers et la fréquence des attentats diminue très nettement après sa seconde défaite, du 11 avril 2018 devant la Cour d’Appel de Paris, où toute sa procédure a été carrément annulée comme celle de sa complice Josette Brenterch du NPA de Brest le 2 décembre 2015.

Au cours de l’année 2019, il tente de relancer la machine en faisant publier par des journalistes qu’il a achetés de faux témoignages contre moi, notamment sur les sites 20minutes.fr et Midi Libre. Il s’inscrit sur Twitter avec les mêmes objectifs et finit par convaincre en fin d’année un de mes anciens avocats de se lancer lui aussi, en son nom propre, dans des procédures complètement délirantes à mon encontre, en conséquence de quoi on observe une belle reprise des attentats en 2020.

Tous les attentats commis depuis 2020 sont donc liés aux saloperies de cet avocat à mon encontre.

Pour l’heure, il n’a gagné aucune de ses procédures abusives contre moi. Il en a déjà perdu deux de manière définitive, et les autres sont bloquées depuis le mois d’octobre dernier.

 

 

https://www.franceinter.fr/justice/menace-terroriste-accrue-le-ministre-de-l-interieur-appelle-les-prefets-a-la-vigilance-cet-ete

Menace terroriste accrue : le ministère de l’Intérieur appelle les préfets à la « vigilance » cet été

 

par Ariane Griessel publié le 23 juillet 2021 à 11h44

 
Après la diffusion d’une vidéo de menaces visant la France, le cabinet de Gérald Darmanin appelle les préfets à « des mesures de vigilance propres à la menace terroriste pour les mois de juillet et d’août ». Le parquet national antiterroriste a, de son côté, décidé d’ouvrir une enquête préliminaire sur ces images.

 

Gérald Darmanin à l'Élysée le 19 juillet 2021
Gérald Darmanin à l’Élysée le 19 juillet 2021 © AFP / Xose Bouzas / Hans Lucas

 

Le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a envoyé, mercredi, une note aux préfets, afin de les prévenir d’une menace terroriste accrue « dans le cadre de la reprise partielle des activités économiques et culturelles au cours des deux mois d’été« . Dans ce document que France Inter a pu consulter, et dont l’existence a été révélée ce vendredi matin par Europe1, le ministère appelle à veiller tout particulièrement à la menace « endogène », autrement dit, au risque d’attaques perpétrées à leur initiative par des personnes résidant en France, sans assistance d’organes étrangers.

Enquête ouverte

Cet appel à une vigilance accrue fait suite à la diffusion sur Internet, le 15 juillet, d’une vidéo mise en ligne par un organe de propagande du groupe terroriste Al-Qaïda. Ce film d’une quarantaine de minutes, dont le ministère de l’Intérieur souligne « le potentiel de diffusion important », cite très régulièrement la France et la diffusion des caricatures de Mahomet par Charlie Hebdo. Le pays y est présenté comme menant une guerre contre l’Islam, dans la continuité des Croisades.

Le parquet national anti-terroriste a décidé d’ouvrir une enquête préliminaire au sujet de ces images, pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et  »provocation a des actes de terrorisme par un service de communication au public en ligne ».

Des cibles désignées

Emmanuel Macron y apparaît à de nombreuses reprises, que ce soit via des extraits de son discours du 2 octobre 2020 aux Mureaux « sur la lutte contre les séparatismes », ou lors de la réception de chefs d’État du monde arabe présentés comme des traîtres à la cause islamiste. Gérald Darmanin est également cité à plusieurs endroits, notamment lors d’une interview dans laquelle il s’exprime sur la fermeture de mosquées jugées radicalisées.

Les vidéos de l’attaque de Charlie Hebdo, présentée par les auteurs de la vidéo comme « bénie » y sont également montrées plusieurs fois. Des images du palais de justice de Paris sont, quant à elle, accompagnées de commentaires faisant état d’un « simulacre de procès » des attentats de janvier 2015. Trois attentats avaient frappé la France peu après l’ouverture de ce procès, en septembre 2020, comme le rappelle le  cabinet du ministre de l’Intérieur dans sa note aux préfets, insistant sur le fait que le procès des attentats du 13-Novembre qui doit s’ouvrir le 8 septembre 2021 sera également « à fort retentissement médiatique ».

Le ministère appelle donc à veiller à cette menace « endogène et exogène » via les réunions hebdomadaires en préfecture des groupe d’évaluation départementaux (GED) et de cellules de prévention de la radicalisation et d’accompagnement des familles (Cpraf), et à sécuriser les rassemblements par les mesures correspondant au niveau Vigipirate « sécurité renforcée risque attentat ».

 

 

https://www.bfmtv.com/police-justice/risque-d-attentats-pour-gerald-darmanin-la-france-est-tres-menacee_AN-202109150125.html

Risque d’attentats: pour Gérald Darmanin, « la France est très menacée »

 

Ambre Lepoivre
Le 15/09/2021 à 9:44

 

Gérald Darmanin à l'Assemblée nationale le 7 septembre 2021
Gérald Darmanin à l’Assemblée nationale le 7 septembre 2021 – Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP

 

Le ministre de l’Intérieur alerte sur la menace d’attentat endogène, « avec quelqu’un qui prend un couteau, entre n’importe où et commet un attentat au nom d’une religion ».

« Nous vivons dans un monde extrêmement troublé. » Invité ce mercredi matin sur RTL, le ministre de l’Intérieur est revenu sur la menace terroriste qui pèse sur la France, alors que le procès des attentats du 13 novembre 2015 a débuté depuis une semaine.

« La France est très menacée, tous les Français le sont. Mais nous sommes aujourd’hui sans doute assez prémunis contre des attentats de type 13-Novembre, c’est-à-dire organisés de l’étranger, même si tout peut arriver. En revanche, il y a des menaces endogènes, avec quelqu’un qui prend un couteau, entre n’importe où et commet un attentat au nom d’une religion », a détaillé Gérald Darmanin.

Soucieux de souligner le travail fourni par les autorités pour lutter contre la menace terroriste, le ministre a rappelé que 36 attentats islamistes ont été déjoués depuis 2017, « et quelques-uns cette année ».

Niveau de sécurité renforcé

Gérald Darmanin a également fait part d’une autre mouvance menaçant la sécurité des Français, celle des survivalistes.

« Des gens qui pensent que la fin du monde approche et donc, qu’il faut l’accélérer. Nous avons déjà déjoué des attentats de ces gens qui allaient passer à l’acte », a déclaré le ministre qui constate que le pays se trouve dans « une période très particulière ».

Sur le même sujet

Début septembre, Gérald Darmanin a demandé aux responsables de la sécurité du territoire « un haut niveau de vigilance », particulièrement autour des lieux classés sensibles, pendant le procès des attentats du 13 novembre 2015 qui doit s’étendre sur neuf mois. Il requiert une « vigilance collective (…) totale tant à l’égard de la menace (terroriste) endogène qu’exogène » tout en rappelant que l’an dernier, le procès des attentats de janvier 2015 avaient été l’occasion d’une « succession d’attaques sur le territoire national » (contre les anciens locaux de Charlie Hebdo, assassinat de Samuel Paty mi-octobre).

dossier :

Gérald Darmanin

Ambre Lepoivre Journaliste BFMTV

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d%27attentats_islamistes_en_France

Liste d’attentats islamistes en France

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Cette page recense les attentats islamistes perpétrés en France, manifestations du terrorisme islamiste en France. On distingue trois grandes vagues d’attentats : une première entre 1985 et 1986, une seconde entre 1994 et 1996, et une troisième depuis 2012 qui a causé 271 morts et dont la dernière attaque est l’attaque au couteau dans un commissariat à Rambouillet le 23 avril 20211. Un certain nombre de ces attaques visent des représentants des forces armées françaises (militaires et policiers), ainsi que des membres de la communauté juive ou chrétienne. Les attaques contre des personnalités sont quant à elles une minorité.

La France est, selon une étude internationale publiée en juin 20172, le pays le plus touché par les attentats islamistes commis en Europe et en Amérique du Nord depuis la proclamation du « califat » de l’État islamique, le 29 juin 20143.

Années 1980

1980

  • Le 18 juillet 1980, tentative d’attentat à Neuilly-sur-Seine contre Chapour Bakhtiar, ancien premier ministre iranien : deux morts et trois blessés.4

1982

  • Le 9 août 1982, attentat de la rue des Rosiers à Paris : six morts et vingt-deux blessés.
  • Le 11 août 1982, attaque à la voiture piégée devant l’ambassade d’Irak à Paris revendiqué par le Mouvement de l’Action Islamique d’Irak : cinq blessés.5

1984

1985

  • 7 décembre 1985 : 43 personnes sont blessées aux galeries Lafayette et au Printemps Haussmann à Paris

1986

Entre fin décembre 1985 et septembre 1986, quatorze attaques à la bombe sont perpétrées à Paris et sur la ligne ferroviaire Paris-Lyon, au cours desquelles treize personnes perdent la vie et plus de 300 autres sont blessées. Ces attentats sont organisés par le Comité de solidarité avec les prisonniers politiques arabes et du Proche-Orient mené par Fouad Ali Saleh, terroriste du Hezbollah. Voici la liste exhaustive des attaques, ainsi que leur bilan7 :

  • 3 février 1986 : huit personnes sont blessées dans la galerie marchande de l’Hôtel Claridge, rue des Champs-Élysées à Paris
  • 3 février 1986 : un engin explosif est découvert dans les toilettes du 3e étage de la Tour Eiffel à Paris mais n’explose pas
  • 4 février 1986 : cinq personnes sont blessées dans la librairie Gibert Jeune à Paris
  • 5 février 1986 : vingt-deux personnes sont blessées dans le magasin FNAC du Forum des Halles à Paris
  • 17 mars 1986 : neuf personnes sont blessées lors d’une attaque contre un train sur la ligne ferroviaire Paris-Lyon
  • 17 mars 1986 : un engin explosif est découvert sur le quai du RER à Gare de Lyon à Paris mais n’explose pas
  • 20 mars 1986 : un engin explosif est découvert à la station de RER de Châtelet à Paris mais n’explose pas
  • 20 mars 1986 : deux personnes sont tuées et 29 autres blessées dans la librairie Gibert Jeune à Paris
  • 8 septembre 1986 : une personne est tuée et 21 autres blessées dans le bureau de poste de l’hôtel de Ville de Paris
  • 12 septembre 1986 : 54 personnes sont blessées à la Cafétéria Casino du centre commercial de la Défense
  • 14 septembre 1986 : trois personnes sont tuées et une autre blessée au Pub Renault à Paris
  • 15 septembre 1986 : une personne est tuée et 56 autres blessées au service des permis de conduire de la préfecture de police de Paris
  • 17 septembre 1986 : sept personnes sont tuées et 55 autres blessées lors de l’Attentat de la rue de Rennes à Paris

Années 1990

Entre décembre 1994 et décembre 1996, le Groupe islamique armé va perpétrer onze attaques sur le sol français, au cours desquelles douze personnes perdent la vie et plus de 300 autres sont blessées.

1991

  • Le 6 août 1991, assassinat de Chapour Bakhtiar et de son secrétaire à Suresnes.

1994

  • 24-26 décembre 1994 : Abdul Abdallah Yahia, Mustafa Chekienne, Makhlouf Benguetaff et Salim Layadila organisent la prise d’otages du vol Air France 8969 qui se solde par un assaut du GIGN au cours duquel seize otages sont blessés

1995

La France est particulièrement frappée par une série d’attentats en 1995, organisée par une cellule constituée de Ali Touchent, cerveau présumé du groupe, de l’artificier Boualem Bensaïd, des poseurs de bombe Khaled Kelkal et Smaïn Aït Ali Belkacem et financée par Rachid Ramda.

  • 11 juillet 1995 : Abdelbaki Sahraoui et son secrétaire sont abattus dans la mosquée de la rue Myrha
  • 25 juillet 1995 : huit personnes sont tuées et 117 autres blessées lors de l’attaque à la bombe de la gare de Saint-Michel de RER
  • 17 août 1995 : seize personnes sont blessées lors de l’explosion d’une bombe près de la place Charles de Gaulle à Paris
  • 26 août 1995 : un engin explosif destiné à faire dérailler un TGV est découvert à Cailloux-sur-Fontaines
  • 3 septembre 1995 : quatre personnes sont blessées lors de l’explosion d’une bombe sur le marché du boulevard Richard Lenoir à Paris
  • 4 septembre 1995 : un engin explosif est découvert dans des toilettes publiques de la place Charles-Vallin à Paris
  • 7 septembre 1995 : quatorze personnes sont blessées lors de l’explosion d’une bombe à proximité d’une école juive de Villeurbanne
  • 6 octobre 1995 : douze personnes sont blessées lors de l’explosion d’une bombe près de la station de métro Maison-Blanche à Paris
  • 17 octobre 1995 : une trentaine de personnes est blessée lors de l’explosion d’une bombe dans une rame du RER C à Paris

1996

La France est frappée une dernière fois en 1996.

Années 2000

2004

Années 2010

2012

  • En mars 2012, tueries à Toulouse et Montauban faisant sept morts dont trois enfants et six blessés.
    • 11 mars : Mohammed Merah assassine un militaire à Toulouse
    • 15 mars : Mohammed Merah assassine deux militaires et en blesse un autre à Montauban
    • 19 mars : Mohammed Merah assassine quatre personnes devant une école juive de Toulouse. Il est abattu le 22 mars par le RAID.
  • 19 septembre 2012 : Jérémie Louis Sidney et Jérémie Bailly, membres de la cellule Cannes-Torcy, blessent une personne en lançant une grenade dans un épicerie juive de Sarcelles

2013

2014

  • Le 20 décembre 2014, attaque contre un commissariat de Joué-lès-Tours. Un homme criant « Allahu akbar » attaque un poste de police avec un couteau. Il blesse trois policiers avant d’être abattu10,11,12.
  • Le 21 décembre 2014, attaque de Dijon. Un homme souffrant de troubles psychiatrique fait une attaque à la voiture-bélier, criant selon les témoins « Allahu akbar »13. Treize personnes sont blessées, dont 2 grièvement14. Le procureur de Dijon exclut l’acte terroriste15, mais plusieurs observateurs, comme The Times16, le Financial Times17, The Globe and Mail18 et l’universitaire David C. Rapoport19, considèrent qu’il s’agit d’une attaque islamiste.
  • Le 22 décembre 2014, attaque de Nantes. Sébastien Sarron, souffrant de troubles psychiatrique, fait une attaque à la voiture-bélier, criant selon les témoins « Allahu akbar »20. Neuf personnes sont blessées et un homme meurt21. Le procureur de Nantes exclut l’acte terroriste (ce que pense également le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve)22, mais plusieurs observateurs, comme le Financial Times17, The Globe and Mail18 et l’universitaire David C. Rapoport19, considèrent qu’il s’agit d’une attaque islamiste.

2015

2016

  • Le 7 janvier 2016, un islamiste marocain portant une fausse ceinture explosif attaque des policiers à l’aide d’un couperet à viande ; il est abattu. Il s’agit d’un ressortissant marocain né en 1995 à Casablanca, mis en cause pour vol en 201327.
  • Le 11 janvier 2016, un adolescent turc âgé de 15 ans agresse à la machette un enseignant juif portant une kippa. Le blessé28 parvient à se défendre en parant les coups avec un exemplaire de la Torah. L’auteur dit avoir agi « au nom d’Allah » et de l’organisation État islamique. En mars 2017, l’agresseur est condamné à sept ans de prison et cinq ans de suivi socio-judiciaire dans ce qui est le premier procès terroriste criminel devant le tribunal pour enfants de Paris29.
  • Le 13 juin 2016, double meurtre à Magnanville. Un commandant de police et sa compagne, fonctionnaire du ministère de l’intérieur (Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider), sont assassinés devant leur domicile à Magnanville par Larossi Abballa. L’attentat est revendiqué par l’organisation État islamique30.
  • Le 14 juillet 2016 à Nice, le jour de la fête nationale, un Tunisien, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, fonce dans la foule venue voir le feu d’artifice au volant d’un camion sur la promenade des Anglais, tuant 86 personnes et en blessant 458, avant d’être abattu par les forces de l’ordre31. L’État islamique revendique cet acte32.
  • Le 26 juillet 2016, lors d’une messe, deux islamistes munis d’armes blanches prennent en otage plusieurs personnes dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen. Le curé de la paroisse, le Père Hamel, est égorgé, et un paroissien est blessé. Les deux terroristes sont abattus par les forces de l’ordre, l’un d’eux, Adel Kermiche, était fiché S. Selon le Président de la République, « les deux terroristes se réclament de Daesh »33,34. L’attentat est revendiqué via Amaq, l’agence de presse de l’État islamique35.
  • Le 4 septembre 2016, Bilal Taghi, détenu franco-marocain, purgeant une peine de cinq ans de prison pour avoir tenté d’aller faire le jihad en Syrie, blesse grièvement 2 surveillants, aidé par plusieurs complices36.
  • Le 4 septembre 2016, une tentative avortée d’attentat terroriste a lieu devant Notre-Dame de Paris à l’aide d’une voiture piégée par un commando de trois femmes, commanditées par Daesh.

2017

2018

2019

Années 2020

2020

  • Le 3 janvier 2020, dans le parc des Hautes-Bruyères à Villejuif, un jeune homme de 22 ans, attaque à l’arme blanche des passants, en répétant « Allah Akbar », tuant un homme et blessant gravement deux femmes. L’individu sera par la suite neutralisé par une patrouille de policiers. Le jeune homme récemment converti à l’islam58 a perpétré cette attaque d’une « extrême violence » avec une « extrême détermination », selon les déclarations du Parquet national antiterroriste qui s’est saisit de l’affaire.
  • Le 5 janvier 2020, un individu connu de la DGSI et fiché S, armé d’un couteau et criant « Allah Akbar », est interpellé à Metz après avoir tenté d’agresser des policiers59. La section antiterroriste ne s’est pas saisie de l’enquête.
  • Le 4 avril 2020, à Romans-sur-Isère, un réfugié soudanais, Abdallah Ahmed-Osman, crie « Allah Akbar », tue au couteau deux passants et en blesse cinq autres, leur demandant s’ils sont de confession musulmane.
  • Le lundi 27 avril 2020, en fin d’après-midi à Colombes (Hauts-de-Seine), le conducteur d’une voiture a percuté volontairement deux motards de la police à vive allure, les blessant gravement. L’auteur a fait allégeance à l’État islamique.
  • Le vendredi 25 septembre 2020, deux personnes sont grièvement blessées à l’arme blanche près des anciens locaux du journal Charlie Hebdo. Le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour « tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Selon l’AFP citant des sources concordantes, l’assaillant de nationalité pakistanaise assurait « assumer son acte qu’il situe dans le contexte de la republication des caricatures (de Charlie Hebdo, ndlr) qu’il n’a pas supportée ».
  • Le 16 octobre 2020, un enseignant, Samuel Paty, est décapité devant un collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), car il a montré lors d’un cours sur la liberté d’expression les caricatures de Mahomet. Son assassin présumé (islamiste de nationalité russe) est abattu par la police dans la ville voisine d’Éragny (Val-d’Oise)60.
  • Le 29 octobre, un Tunisien tue trois personnes et en blesse plusieurs autres dans la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption de Nice avant d’être arrêté par la police61.

2021

2022

  • Le 2 mars 2022, Yvan Colonna, emprisonné à Arles, est étranglé dans la salle de sport de la prison par un islamiste pour avoir blasphémé Allah. Le parquet antiterroriste s’est autosaisi63. Il meurt le 21 mars 2022 après avoir été plongé dans un coma artificiel.64

Notes et références

  1. Maxime Gil, « Mort d’Yvan Colonna : des réactions très contrastées et des hommages » [archive], sur www.linternaute.com (consulté le 22 mars 2022)

Bibliographie

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Articles connexes

Quand les trotskistes français étaient ouvertement nazis…

Cela se trouve dans Wikipédia, maintenant, comme bien d’autres choses.

Chouette ! Voilà plein d’infos qui ne sont pas contestées par les premiers intéressés.

En Bretagne, ils sont allés jusqu’à faire ami-ami avec la Wehrmacht dans une cellule commune en 1943, ce qui s’est d’ailleurs très mal terminé pour tout le monde, parce qu’ils copinaient aussi avec la Gestapo…

Et… cerise sur le gâteau… il s’agissait encore de postiers et d’ouvriers de l’arsenal de Brest… qui auront gagné pour tout leur mouvement le qualificatif d’ « hitléro-trotskiste »…

A leur décharge : ils étaient jeunes et, probablement manipulés, devaient croire en ce qu’ils faisaient.

En fait, ils résistaient à leur manière.

Retenons donc de leur aventure tragique qu’à Brest, les ouvriers n’ont pas froid aux yeux…

En complément, voici quelques explications que m’avaient fournies en août 2006 sur la cellule brestoise de la LCR l’un de ses membres à cette époque (on notera aussi que son chef André Fichaut s’était bizarrement fendu pour Rouge d’un article sur la cellule brestoise « hitléro-troskiste » le 15 juillet 2004 alors que je participais depuis peu aux activités de l’association AC ! Brest… et qu’à la même époque, après la publication d’un premier article sur les dénonciations calomnieuses à l’origine de l’affaire Clearstream 2 le 8 juillet 2004 par Le Point, je me retrouvais de nouveau sous protection lors de mes déplacements parisiens) :

 

salut
oui tu disais que le vieux fichaut etait un ancien du pcf et
donc un  vieux stal

c est formellement vrai mais...

en fait les troskistes existent a brest depuis avant guerre 39
dans le PSOP de marceau pivert puis dans un petit groupe qui
diffusait "bretagne rouge " et "arbeiter und soldat" d une
cellule dans l armee allemande exterminee en 1943
ce dernier journal a servi de pretexte au pcf pour creer l
insulte "hitlero trotskiste", les revenantes de camp etant
traitees comme des prostituees, les hommes non

fichaut a adhere au PCI parti communiste internationaliste
sorti de la guerre vers 1947 
il a donc ete dans tous les jeux de fractions , grande
scission des annees 50 qui a donne l OCI de lambert ( Jospin,
pierre arditi etc) et actuellement pt 
contre PCI jcr -krivine,bensaid,weber LC, FCR,LCR

le fractionnisme est l education politique du mec

le PCI a analyse la situation en 1952 (la coree avant le
rapport kroutchev staline en mort en 1953)comme l iminence d
une guerre mondiale et donc a theorise l entree dans les
partis majoritaires, ps en belgique, pcf en france, non en
tendnce publique comme au ps du temps de trotsky, mais en
fraction secrete comme actuellement le PT noyaute FO et les
francs macons
au pcf c etait impossible bien sur

fichaut a donc du abjurer avant d entrer pour plus de 15 ans
au pcf jusqu en 68 ou 69 tout en etant au comite central du pci
il est vite devenu le chef a brest

d un cote le pci est tombe a 40 en france,( c etait le bon
temps)LO ne devait pas etre autant, tandis que l oci s est
developpee

puis il y a eu les annees 60 la reprise des luttes ouvrieres
et les luttes coloniales, cuba et la guerre d algerie

le pci et certains  anars ont aide le fnl tandis que l oci
defendait leurs opposants et le pcf "la paix"
i y a eu une amelioration qui a permi la JCR en 1966 comme
opposition au pcf dans la jeunesse en liaison avec les autres
jeunesses europeennes contre la guerre du vietnam

comme il etait le seul "ouvrier" du PCI (en fait agent EDF) il
a pris l habitude d avoir toujours raison en disant c est moi
ou eux, et donc a Paris a pris l habitude d exclure tous ceux
que fichaut designait comme ... ce qu il veut

mieux valait perdre 10 etudiants qu un seul ouvrier
brest depuis 68 c est une lutte incessante en des jeunes:
femmes etudiants contre fichaut
les "zouvrrriers" ne comprennent pas, en fait JE ne comprends pas 

il est le seul a brest a avoir le portable de krivine,
besancenot et tous les intellos qu il fascine

je l ai vu devant moi tenter d avoir l exclusion d une
"deviante" en fait c est vraie une chieuse qui a failli faire
rentrer chez eux tout un camp de jeunes en espagne
mais son habitude c est ca j appelle le national 

donc a brest la lcr est une famille qui perpetue les moeurs
des annees 50
jamais elle ne s est developpee allant de crise en crise
le developpement est interdit avec ce fonctionnement en groupe
referme sur lui meme se defendant contre le monde entier
soumis au caprices d un vieux chef qui selectionne les
adherents en fonction de leur allegeance envers sa personne

je suppose que ce back ground t eclaire un peu sur l etrange
positionnement de la lcr a brest face aux chomeurs rmistes et
autres

a plus
ph

 

Un des membres de la cellule brestoise « hitléro-trotskiste » confirme dans ses mémoires qu’après la guerre André Fichaut et son groupe faisaient de l’entrisme :

http://andre-calves.org/resistance/J_ai_essaye_de_comprendre_%28livre%29.htm

« A cause du piétinement de l’organisation, la direction de la IVéme Internationale lança le mot d’ordre « d’entrisme ». Autrement dit, elle invita les militants à entrer dans les partis sociaux-démocrates ou staliniens.

J’ai compris cela dans le sens suivant : Une importante partie de l’organisation doit poursuivre une existence indépendante et tenir le drapeau. Un certain nombre de militants adhèrent aux organisations réformistes. Il se trouve que la grande majorité de la section française refusa l’entrisme et dénia toute autorité à l’Internationale.

Il m’a toujours semblé que même s’il n’y avait que cinq trotskystes en France, cinq aux USA et autant au Vietnam, une internationale était nécessaire, et je ne pouvais approuver cette majorité du PCI que l’on appela aussi « organisation Lambert ».

Ceci dit, une minuscule partie de l’organisation française, avec Pierre Frank se montra disciplinée et appliqua l’entrisme. Ainsi agirent des camarades bretons avec André Fichaut.

Mais, que valait à présent cette tactique dans la mesure où une très minuscule poignée était chargée de maintenir le drapeau ?

Inutile de dire qu’un grand nombre de militants découragés étaient dans la nature. N’étant pas une tête politique, je vis tout cela d’une manière peut-être simpliste. Nous sommes dix et nous avons la capacité de bâtir une maison. L’Internationale nous le demande : huit refusent et je ne suis pas d’accord avec les indisciplinés. Mais les deux qui sont disciplinés, ne doivent-ils pas se poser la question de savoir s’il est maintenant possible de bâtir la maison ?

Bref, j’étais dans le cirage et c’était une maigre consolation de songer que je n’étais pas le seul. »

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Trotskistes_fran%C3%A7ais_durant_la_Seconde_Guerre_mondiale

Trotskistes français durant la Seconde Guerre mondiale

Le mouvement trotskyste français est divisé pendant l’Occupation, bien que la plupart refusent de s’allier avec les « petits-bourgeois » et les « impérialistes » contre l’Allemagne nazie. En 1939, le gouvernement dissout les deux principales organisations trotskistes, le Parti ouvrier internationaliste (POI) de Pierre Naville et le PCI de Raymond Molinier. Lors de la drôle de guerre, le mouvement trotskiste français adopte une position de « défaitisme révolutionnaire », puis publie, dès août 1940, le premier journal clandestin de la Résistance, La Vérité, organe bolchevique-léniniste. Divisé principalement entre ses deux composantes principales devenues clandestines: le Parti ouvrier internationaliste (POI), – tenté un temps par l’alliance avec la bourgeoisie contre Hitler -, et le Parti communiste internationaliste (PCI), – alors dirigé par Henri Molinier, en l’absence de son frère Raymond. Il refuse les attentats contre l’Occupant, assimilant ceux-ci à du « terrorisme » coupé des masses1. Il s’oppose notamment au virage patriotique du PCF après la rupture du Pacte germano-soviétique en 1941, au nom de l’« internationalisme », qui le pousse à préférer la propagande envers l’Occupant, afin de gagner « les prolétaires allemands » sous les drapeaux à la cause révolutionnaire, plutôt que l’action armée directe. Ce n’est qu’en décembre 1943 que la Quatrième Internationale prône la participation aux organisations armées afin de les structurer sur une base de classe ; si certains trotskistes français suivent, à titre personnel, cette ligne (par exemple Marcel Bleibtreu), elle n’est cependant pas officialisée par les structures clandestines trotskistes.

Défaitisme révolutionnaire et désorientation d’une partie des militants trotskistes

Le 15 février 1940, seize militants (dont Pierre Boussel, alias « Pierre Lambert ») se réclamant de la Quatrième Internationale, sont arrêtés. L’inculpation mentionne le chef d’accusation suivant : « infraction au décret du 1er septembre 1939 sur la publication de textes de nature à nuire au moral de l’armée et de la population ». Le rapport de police se termine ainsi « [...] se réclame ouvertement du marxisme-léninisme intégral, du défaitisme révolutionnaire et de l’antimilitarisme ».

Pierre Boussel, est alors membre du Parti communiste internationaliste (PCI) qui prône et pratique l’entrisme au Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel Déat, l’un des principaux partis collaborationnistes. Henri Molinier, alias Henri Testu, frère de Raymond Molinier, prit même la parole lors d’un congrès du RNP. Cette attitude est cependant minoritaire. Elle traduit l’émiettement et la désorientation des trotskistes. Henri Molinier, alias Henri Testu, ne « voit de solution que dans les organisations fascistes et staliniennes qui naîtront du triomphe du Pacte germano-soviétique ». Pierre Boussel, futur dirigeant de l’OCI, qui s’est évadé en juin 1940, lors d’un transfert, s’oppose, lui, à cette orientation de d’Henri Molinier, alias Henri Testu. Sans toutefois quitter le Parti communiste internationaliste (PCI), il s’engage dans la CGT clandestine. Il est finalement exclu du PCI, avec sa compagne. Il demande alors à adhérer, en décembre 1943, au Parti ouvrier internationaliste (POI) qui développe l’idée du défaitisme révolutionnaire : « Derrière un soldat nazi se cache un travailleur allemand ! ». Reprenant ainsi les théories communistes de la Première Guerre mondiale où la guerre est impérialiste.

En janvier 1944, le Parti ouvrier internationaliste (POI) fusionne avec les autres groupuscules trotskistes dans le PCI, section française de la quatrième internationale, dont l’organe est La Vérité, pour qui « le fascisme est le fruit naturel du capitalisme, et on ne peut le finir qu’en abattant le capitalisme », et qui se démarque notamment en se prononçant contre l’union sacrée aussi bien extérieure (les Alliés et l’URSS) qu’intérieure (De Gaulle et le PCF). Cette attitude leur vaudra un acharnement de la part du PCF contre les « hitléro-trotskistes ».

La résistance trotskiste

La Résistance trotskiste occupe une place à part car elle ne participe pas à l’élan nationaliste qui anime toutes les résistances et refuse le travail commun avec les courants « bourgeois » de la Résistance, considérés comme des adversaires dans la lutte pour la Révolution. Seuls le Mouvement national révolutionnaire de Jean Rous et Fred Zeller, et, pendant un temps, le Parti ouvrier internationaliste (POI) de Marcel Hic, échappent à cette règle.

Les petits groupes trotskistes refusent aussi la dérive nationaliste du « À chacun son boche ! » du PCF, se veulent internationalistes, prônent la fraternisation avec les « travailleurs allemands sous l’uniforme », et organisent avant tout un travail en direction des soldats allemands de la Wehrmacht, publiant des journaux en langue allemande, en Bretagne, par exemple. Ainsi, selon le journaliste Christophe Nick,

« Au printemps 1943, le POI compte une cellule de quinze soldats et sous-officiers allemands en Bretagne. Sur toute la France, ils en « réseautent » une cinquantaine2. »

L’activité était risquée et la Gestapo réussit à démanteler assez aisément ces réseaux: la cellule bretonne comptait un agent gestapiste, ce qui conduit aux arrestations du 6 octobre 1943: Robert Cruau (fusillé), Yves Bodénez (mort à Dora) et 10 autres bretons (dont trois ne reviendront pas de déportation), 15 soldats allemands (qui auraient été guillotinés), ainsi qu’à Paris, Marcel Hic (mort à Dora), David Rousset, Philippe Fournié, Yvonne et Roland Filiâtre, également déportés2.

Dans le contexte d’une occupation de plus en plus brutale de la France, ce discours internationaliste avait toute chance de paraître irréel à la plupart des habitants, surtout lorsque le travail en direction des Allemands n’était pas accompagné d’autres formes de lutte visant concrètement à la fin de l’Occupation. D’autre part, en dépit du discours fort patriotique voire nationaliste du PCF clandestin, ce dernier ne négligeait pas non plus la propagande à destination des soldats occupants (le « travail allemand », confié aux militants FTP-MOI et à Artur London), bien que ce travail n’ait pas été pour lui une priorité.

Ces interprétations du conflit conduiront les trotskistes à s’abstenir de toute résistance armée contre l’occupant jusqu’en décembre 1943, considérant que les masses n’appuyaient pas alors ce qui était considéré comme du « terrorisme ». La critique du virage patriotique du PCF est exprimé, en 1945, par le surréaliste Benjamin Péret, qui avait rejoint le POI en 1936 puis s’était battu en Espagne avec le POUM et la colonne Durutti: en réponse à L’Honneur des poètes (1943), auquel participaient Paul Éluard et Aragon, Péret rédige ainsi Le Déshonneur des poètes.

La presse trotskiste clandestine

Par ailleurs, les trotskistes éditent deux journaux clandestins La Vérité clandestine et L’Étincelle, qu’ils diffusent aussi largement que possible, c’est-à-dire fort peu. L’Étincelle est diffusée par le « Comité pour la IVe Internationale » autour de Yvan Craipeau, Jean Rous, Barta et Daniel Guérin3. À la Libération, en raison de leur refus de l’Union nationale et de la puissance du PCF, ces journaux seront les seuls à ne pas obtenir immédiatement l’autorisation de reparaître au grand jour.

La violence de leurs attaques contre les Anglo-Saxons et la France libre n’y est pas non plus étrangères, ainsi que le fait qu’ils renvoient dos à dos les puissances fascistes et les Alliés. De Gaulle était régulièrement qualifié au printemps 1944 d’agent de la City et de l’impérialisme britannique.

Quelques jours après le débarquement allié de Normandie, alors que les massacres des Nazis ensanglantent quotidiennement la France, et les bombardements des alliés détruisent les villes, La Vérité titre : « Ils se valent » : alors qu’en décembre 1943, le secrétariat provisoire de la IVe Internationale s’était enfin rallié à la Résistance, en proclamant une « résolution sur le mouvement des partisans » prônant l’entrisme dans les organisations armées afin d’appuyer une structuration sur une base de classe, La Vérité écrit, le 22 juin 1944, dans cet article : « En réalité, la libération de Roosevelt vaut tout autant que le socialisme de Hitler »4. L’article appelle les ouvriers à s’organiser dans des Milices Ouvrières pour se libérer eux-mêmes, sans les Alliés. Selon Marcel Bleibtreu, responsable du journal à l’époque (et l’un des rares à s’être engagé, à titre personnel, au sein du Conseil national de la Résistance), il fut alors scandalisé de ce « raccourci » attribué à Rodolphe Prager qui fut exclu du journal5.

D’autres interprétations furent aussi lancées par les trotskistes clandestins. Ainsi l’idée d’un accord secret entre les belligérants pour s’entendre sur le dos des travailleurs européens et prévenir l’éclatement d’une hypothétique révolution européenne à la chute du Troisième Reich – dans cette perspective, le débarquement signifiait que « le grand capital américain [venait] voler au secours du grand capital allemand » (novembre 1943). De même, les bombardements alliés sur la France, avec leur cortège d’imprécisions et de victimes inutiles, étaient interprétés comme une volonté délibérée de terroriser les ouvriers pour prévenir une révolution…

La Vérité fut l’une des premières feuilles à dénoncer les mesures antisémites6 : dès l’été 1940, avant même la promulgation du Statut des juifs d’octobre 1940, La Vérité dans son premier numéro clandestin (daté du 31 août 1940) publie un article intitulé « À bas l’antisémitisme !!! », qui se conclut par un appel à « organiser des groupes de défenses ouvriers contre les bandes antisémites »7 et dans son numéro 34 du 10 juillet 1942, le journal, sous le titre « La marque d’infamie », écrit au sujet de l’imposition de l’étoile jaune le 7 juin 1942 : « Travailleurs français, il faut vous unir aux travailleurs, aux artisans, aux intellectuels juifs pour lutter contre les pogroms et l’antisémitisme ! ». La Vérité fut aussi l’une des seules à révéler dès 1943 (n° 45 du 20 mai 1943) l’existence et les horreurs du camp d’Auschwitz dans un article intitulé « Déportations en Haute-Silésie »8.

Seuls les journaux trotskistes se sont explicitement indignés de la violence inutilement meurtrière des bombardements alliés sur l’Allemagne : La Vérité n° 56 du 15 janvier 1944, en référence aux bombardements de Hambourg de l’été 1943, publie un article intitulé « NON, les morts de Hambourg ne vengent pas les morts de Nantes ! »9.

La répression des trotskistes

La répression touche durement le mouvement trotskiste. Ils sont victimes d’abord des nazis : ainsi, Jean Meichler, ancien membre du PCI avant-guerre, est arrêté le 3 juillet 1941. Il éditait le journal clandestin en langue allemande Unser Wort ; il est fusillé comme otage en septembre 1941. Un peu plus tard, le 22 octobre 1941, c’est la fusillade de Châteaubriant : 27 otages, essentiellement communistes, passent devant un peloton d’exécution allemand. Deux d’entre eux sont trotskistes, Pierre Guéguin et Marc Bourhis. De janvier à juin 1942, plusieurs rafles sont menées par la police française et conduisent à l’arrestation de dizaines de trotskistes, à Lyon, à Nîmes, à Aix-en-Provence, à Montauban, etc.

Stalinisme et trotskisme durant la guerre

Les trotskistes sont aussi victimes des communistes staliniens. L’affaire la plus célèbre a lieu le 26 ou le 27 octobre 1943. Selon un travail d’enquête mené dans les archives et auprès des témoins par Pierre Broué et Raymond Vacheron, en collaboration avec Alain Dugrand, quatre militants trotskistes, Pietro Tresso alias « Blasco », un des fondateurs du Parti communiste italien, Jean Reboul, Abram Sadek et Maurice Sieglmann alias « Pierre Salini », ont été exécutés dans le maquis de Wodli, dans la Haute-Loire, par des résistants communistes parce qu’ils étaient trotskistes10. Théo Vial-Massat (futur député PCF jusqu’en 1993) qui dirigera le maquis de Wodli à partir de juin 1944, est mis hors de cause par Broué et Vacheron car à l’époque des faits il n’exerçait aucune responsabilité d’encadrement.

De même, déporté à Buchenwald en 1944, David Rousset, un des fondateurs du Parti ouvrier internationaliste (POI), devra cacher son appartenance au courant trotskiste et se présentera comme communiste dans la ligne du PCF, pour survivre. Idem pour Jean-René Chauvin, Marcel Beaufrère, ou Marcel Hic, envoyé par la cellule clandestine du PCF dans un kommando de la mort à Dora11.

Après-guerre

À la Libération, les trotskistes ont le plus grand mal à obtenir l’autorisation de reparution de leur presse qui n’est pas considérée comme une presse de la Résistance, dans un moment où le PCF est dominant.

Lambert est exclu de la CGT comme « hitléro-trotskiste ». Ce vocable sera employé durant plusieurs années par le PCF envers les trotskistes.

Notes et références

  1. Christophe Nick, Les Trotskistes, Fayard, 2002, p. 323

Bibliographie

  • Bibliographie Histoire du mouvement trotskyste en France [archive]
  • Bibliographie Révolutionnaires pendant la Seconde guerre mondiale [archive]
  • André Calvès, Sans botte ni médailles, La Brèche, 1984, réédité et mis en ligne sous le titre J’ai essayé de comprendre [archive]
  • Philippe Campinchi, Les Lambertistes, un courant trotskiste français, Balland, 2000
  • Jacqueline Pluet-Despatin, Les trotskystes et la guerre 1940-1944, Anthropos, 1980
  • Michel Lequenne, Le Trotskisme. Une histoire sans fard, Éditions Syllepse, Paris 2005, (ISBN 284-9-50050-X)
  • Fac-similé de La Vérité clandestine (1940-1944), suivi du Fac-similé de Arbeiter uns Soldat et des Thèses de la conférence européenne de la IVe Internationale, présentation et notes analytiques de Jean-Michel Brabant, Michel Dreyfus, Jacqueline Pluet, traduction d’ Arbeiter und Soldat par Jean-Jacques Bonhomme, EDI (Études et documentation internationales), Paris, 1978.
  • Jean-Louis Roche, Les Trotskiens, suivi de lexique du trotkisme, Editions du Pavé 2002
  • Michel Roger, Les années terribles (1926-1945) La Gauche italienne dans l’émigration, 2013, ed Sans patrie ni frontières.

Articles connexes

Liens externes

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Bod%C3%A9nez

Yves Bodénez

Yves Bodénez
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Biographie
Naissance

Brest

Décès

(à 22 ans)
Camp de concentration de Dora

Nationalité
Activité
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Yves François Bodénez, né le 15 novembre 1921 au Relecq-Kerhuon, près de Brest (Finistère) et mort en déportation en mars 1944 à Dora (Nordhausen, Allemagne), est un militant trotskiste.

Biographie

Activité militante

Yves Bodénez perd très jeune ses parents, Joseph Marie Bodénez et Andrée Berthou, et sera élevé par ses grands-parents. Ouvrier du bâtiment (électricien), travaillant à l’Arsenal de Brest, il a acquis, avant la guerre, une bonne formation politique. Il lit la presse trotskiste dès 1937 et prend contact avec les trotskistes bretons en 19391. Pendant l’occupation allemande, les trotskistes bretons portent le nom de « Parti communiste révolutionnaire », puis rejoignent les Comités français pour la IVe internationale courant 19422. Enfin, ils établissent le contact avec des camarades de Paris qui ont reconstitué le Parti ouvrier internationaliste (POI) et publient chaque mois « La Vérité » clandestine3. Ils prennent donc le nom de POI. Il y a une cellule à Brest, constituée d’environ sept personnes et entourée d’un noyau de sympathisants plus ou moins actifs4. Du début de 1941 à octobre 1943, l’organisation trotskiste clandestine de Brest publie une vingtaine de tracts, ainsi que près de 30 numéros des journaux ronéotypés « Le Bulletin Ouvrier et Paysan », « La Bretagne Rouge » (entre juin 1941 et juin 1942)5, « Le Front Ouvrier » (entre deux et trois cents exemplaires)6. Yves Bodénez rédige des articles (signés Huon)1 et constitue à Kerhuon une cellule de cinq personnes4.

Travail avec les soldats allemands

Les militants du POI ont la quasi-certitude que la guerre débouchera sur la Révolution, tout particulièrement en Allemagne. Il n’est donc pas question d’accepter le mot d’ordre nationaliste du Parti communiste français, « À chacun son Boche », mais bien plutôt celui plus marxiste de « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous »7,Note 1. Dès octobre 1942, Yves Bodénez et son groupe se doutent qu’il y a, dans la région de Brest, des Allemands anti-nazis, dont beaucoup sont originaires de Hambourg, autre ville portuaire, connue pour son mouvement ouvrier8. Mais c’est vers mars 1943, à l’arrivée de Robert Cruau, dit Max ou Pleton, qui avait dû fuir Nantes où il était recherché6, qu’il devient possible d’engager des contacts sérieux avec les soldats9. Postier d’à peine vingt ans, parlant allemand et très militant, Robert Cruau s’installe près des arsenaux, où se concentrent ouvriers français et soldats allemands10. Par l’intermédiaire de son collègue Gérard Trévien à l’Arsenal, Yves Bodénez rejoint le groupe de Robert Cruau. Yves Bodénez et Robert Cruau seront responsables du POI pour la Bretagne. Robert Cruau dirige le groupe dit de « travail parmi les soldats allemands » : les militants du POI sont chargés de distribuer des tracts, de recruter les « internationalistes » qui se dissimulent sous l’uniforme de la Wehrmacht et de diffuser le journal clandestin « Arbeiter und Soldat »10,Note 2, publié à Paris.

Le groupe des trotskistes brestois

Des militants de divers points de France agissent pour que ce journal parvienne à des soldats allemands. Mais c’est seulement à Brest qu’il y aura un début d’organisation11. Robert Cruau dispose d’un groupe solide, dont les membres ont entre dix-neuf et vingt-cinq ans (les frères nantais Georges et Henri Berthomé, André Darley, Marguerite Métayer, Eliane Ronel, Anne Kervella, Gérard Trévien et Yves Bodénez). Plusieurs sont réfractaires au Service du travail obligatoire (STO). André Calvès, dit Ned, né à Brest en 1920, marin puis ouvrier, autodidacte brillant et intelligent, milite à leurs côtés. Il se sent proche de Cruau et de ses camarades10. Tous sont d’accord sur quelques points :

  1. Cette guerre est une guerre impérialiste pour un nouveau partage du monde.
  2. Le nazisme signifie l’esclavage pour tous les peuples d’Europe y compris le peuple allemand, même s’il y a une hiérarchie parmi les esclaves.
  3. De Gaulle représente une alternative possible pour la bourgeoisie française. Le mouvement de lutte contre l’occupation n’a absolument pas intérêt à se lier à ses directives.
  4. L’URSS demeure un État ouvrier dégénéré. Tous les pactes de Staline ne peuvent effacer l’antagonisme fondamental qui l’oppose au capitalisme. Le pacte germano-soviétique ne durera pas longtemps12.

Les soldats allemands antinazis

Au début de septembre 1943, le groupe aurait réussi à enrôler 27 soldats allemands6 (notamment de la DCA ainsi que deux marins et un de l’Organisation Todt) qui partagent avec lui l’essentiel : un attachement de principe à l’internationalisme prolétarien et une haine farouche du nazisme. L’un d’eux, Heinz, se sert du cachet de l’Organisation Todt afin de truquer les cartes de travail de ceux qui doivent partir au STO13. Des soldats allemands fournissent les militants français en Ausweis11, préviennent les jeunes ouvriers lors de rafles ou les laissent passer lorsqu’ils sont censés les arrêter14. Il y a même, à Brest, une feuille écrite par des soldats allemands gagnés à la IVe Internationale : « Zeitung für Arbeiter und Soldat im Westen »15, tirée à 150 exemplaires6 et dont l’iconographie est particulièrement remarquable : le motif central est un drapeau contenant une faucille croisant un marteau – symboles entourés d’une étoile à cinq branches dont la partie basse porte le titre IVe Internationale16. Le journal La Vérité rapporte dans son numéro du 15 octobre 194317 : « À Kerhuon, le 6 août, des soldats allemands ont traversé le bourg en chantant l’Internationale »14.

Réaction de la Gestapo

Les trotskistes du POI n’ignorent pas que la tâche est délicate, périlleuse et fatale en cas d’erreur. Or, si l’armée allemande n’aime pas la propagande défaitiste qui sape le moral des troupes et discrédite la hiérarchie, elle aime encore moins que ses soldats s’enrôlent dans des cellules trotskistes et diffusent des pamphlets révolutionnaires10. «Faire de la propagande à des soldats allemands est le plus grand crime !» – phrase d’un officier de la Gestapo prononcée au cours des interrogatoires, rapportée par une sympathisante libérée de la prison de Rennes13. La Gestapo intervient donc en infiltrant un informateur parmi les soldats de Brest (ou bien en « retournant » l’un d’entre eux sous la menace)18, Konrad Leplow19. En octobre 1943, une rafle décime le groupe10 : une quinzaine de militants sont arrêtés au moyen de trois souricières. Robert Cruau tente de s’enfuir. Abattu par la Feldgendarmerie, il meurt sans soins en prison. Les autres Français sont torturés puis déportés. Quatre ne reviendront pas des camps: Georges Berthomé, André Le Floch, Albert Goavec et Yves Bodénez18. Quant aux soldats allemands, une douzaine ou une quinzaine d’entre eux (dont probablement Heinz) auraient été arrêtés et exécutés13. Mais, en octobre 1943, la police allemande n’a pas fait que démanteler le « groupe breton ». Elle est remontée plus haut et a frappé au sommet du POI10.

Arrestation et déportation

Yves Bodénez est arrêté le 6 octobre 1943 à Brest. Konrad ignore son adresse à Kerhuon, il ne l’a vu qu’une fois mais le reconnait rue de Siam. Yves est emprisonné à Rennes du 7 octobre 1943 au 14 janvier 1944. Il séjourne au camp de Compiègne (Oise) du 15 au 21 janvier 1944, d’où il partira à destination du camp de concentration de Buchenwald (Allemagne), par le convoi du 22 janvier 1944. Il arrive à Buchenwald le 24 janvier 1944, puis à Dora (Allemagne) le 16 février 1944, où il porte le matricule 42.420. Affecté au Kommando Heckbau-Mittelwerk-Sawasky, il travaille comme électricien dans le tunnel où sont construites les armes secrètes V1 et V2. Il contracte une pleurésie le 1er mars, après avoir passé la nuit dehors pour une «désinfection», puis entre à l’hôpital du camp le 8 mars, où il sera tué le 11 mars par un kapo tchèque (la date officielle de son décès est le 23 mars 1944). Ses derniers jours seront relatés par son camarade Gérard Trévien, déporté avec lui à Dora, dont il reviendra en 194520.

Souvenir

Cet épisode, absolument unique21 dans les annales de la Résistance en France, a été largement passé sous silence21. D’une part, les militants trotskistes ont été décimés ; d’autre part, le PCF, premier parti de France à la Libération, les qualifiait de « hitléro-trotskystes » et il était selon lui impossible qu’ils aient fait de la résistance21. La vérité oblige à dire d’une part que la formule « hitléro-trotskiste » est introuvable dans les documents et tracts émanant du PCF de l’après-libération et que d’autre part, même si certains trotskistes réduisent le fait à une « simple erreur stratégique », un certain nombre de dirigeants de l’époque (dont certains comme Henri Molinier reviendront très vite sur de plus justes positions) choisissent de pratiquer l’entrisme au RNP de Marcel Déat, dont Roger Foirier, dit Folk, qui réalisera même des affiches de propagande de ce mouvement fasciste. Le nom d’Yves François Bodénez a été donné à une rue de sa ville natale, Le Relecq-Kerhuon.

En 2015, l’auteur de polars et romans noirs Marek Corbel a écrit un roman « Les gravats de la rade » qui traite sous forme fictionnelle et d’enquête policière ces évènements tragiques de l’année 1943 à Brest.

Bibliographie

  • André Calvès, J’ai essayé de comprendre, Mémoires : 1re partie : 1920-1950, mai 1993 (lire en ligne [archive])
    (Une première version a été publiée sous le titre Sans bottes ni médailles – Un trotskyste breton dans la guerre, Éditions La Brèche, Paris 1984)
  • André Calvès, La trahison de Conrad LEPLOW octobre 1943, 1944 (lire en ligne [archive])
    manuscrit déposé à la BDIC [archive]
  • André Calvès, Retour sur le travail en direction des soldats allemands à Brest, 1945 (lire en ligne [archive])
    notes griffonnées
  • André Calvès, Pour Yves Bodénès [archive], 16 octobre 1953
  • Jean-Pierre Cassard, Les trotskystes en France pendant la deuxième guerre mondiale (1939-1944), Université de Paris I Sorbonne, mémoire de maîtrise, Paris, Selio, 1981, 160 p.
  • André Fichaut, « Une résistance différente. Objectif : préparer la révolution », Rouge, no 2073,‎ 15 juillet 2004 (lire en ligne [archive])
  • Jean-Yves Guengant, « Yves Bodénez », mémoires des résistant-e-s du pays de Brest https://www.resistance-brest.net/spip.php?article247 [archive]
  • Fac-similé de La Vérité clandestine (1940-1944), suivi du Fac-similé de Arbeiter und Soldat et des Thèses de la conférence européenne de la IVe Internationale, présentation et notes analytiques de Jean-Michel Brabant, Michel Dreyfus, Jacqueline Pluet, traduction d’ Arbeiter und Soldat par Jean-Jacques Bonhomme, EDI (Études et documentation internationales), Paris, 1978
  • Frédéric Charpier, Histoire de l’extrême gauche trotskiste de 1929 à nos jours, Numéro 1, 2002
  • Christophe Nick, Les Trotskistes, Fayard, Paris, 2002
  • Livre Mémorial des Déportés de France de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation [archive], Partie I, liste no 172. (I.172.) [archive]
  • Journal Officiel de la République Française, octobre 1987, Page 11518 [archive], Secrétariat d’État Aux Anciens Combattants, Arrêté du 25 août 1987 relatif à l’apposition de la mention « Mort en déportation » sur les actes ou jugements déclaratifs de décès, NOR : ACVP8720042A
  • La lutte des trotskystes sous la terreur nazie [archive], Parti Communiste Internationaliste (Section française de la IVe Internationale), Paris, août 1945
  • Gérard Trévien, « Ce camarade-là, c’était un Communiste ! », Le Militant, Brest, no 13,‎ octobre-novembre 1947 (lire en ligne [archive])
    Le Militant était le Bulletin mensuel de la région bretonne du P.C.I. (IVe Internationale)
  • Gérard Trévien, Lettre à François Bodénez, oncle d’Yves Bodénez, datée du 17 juillet 1945 (archives de la famille d’Yves Bodénez)
  • « Les gravats de la rade ». Marek Corbel. Editions Wartberg. 2015

Lien externe

Notes et références

Notes

  1. https://www.marxists.org/history/etol/newspape/soldat/index.htm [archive] Traduction anglaise des journaux « Arbeiter und Soldat ».

Références

  1. (Fichaut 2004)

Voir aussi

 

 

http://www.association-radar.org/?Une-resistance-differente-Objectif-preparer-la-revolution-Rouge-no-2073-15

Une résistance différente. Objectif : préparer la révolution (Rouge n° 2073, 15 juillet 2004)

 

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, des militants du Parti ouvrier internationaliste ont poussé au regroupement de soldats allemands. Le double objectif était une résistance au nazisme de l’intérieur et la préparation de la Révolution, C’est à Brest que cette expérience est allée le plus loin.

Les militants trotskystes du Parti ouvrier internationaliste (POI, sec­tion française de la Quatrième Internationale) avaient, pendant la guerre 1939-1945, la quasi-certitu­de qu’elle déboucherait sur la Révolution, tout particulièrement en Allemagne. Leur objectif était donc de tenter de regrouper au sein même de l’armée allemande les militaires, sans doute nombreux, qui n’avaient pas oublié la riche expérience du mouvement ouvrier allemand. Il s’agissait de préparer ainsi des groupes de mili­tants révolutionnaires prêts à agir en Allemagne dès que les événements se précipiteraient et, au moins, de favoriser une certaine démoralisation de l’armée allemande. Il n’était donc pas ques­tion d’accepter aussi peu que ce soit le mot d’ordre nationaliste du Parti communiste fran­çais, « À chacun son Boche », mais bien plutôt celui plus marxiste de « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ». Les militants du POI n’étaient pas plus d’une quinzaine sur la région brestoise, mais ce n’était pas une raison pour ne pas se lancer dans ce que l’on peut bien appeler une aventure.

Une tâche à haut risque

C’est donc à Brest que cette expérience de regroupement de soldats dans l’armée alleman­de fut poussée le plus loin. C’est sans doute le fait que Brest soit une ville où la garnison demeurait longtemps sur place pour la défense antiaérienne, l’entretien des sous-marins et la construction du mur de l’Atlantique qui permit à cette expérience de se développer. Sous l’in­fluence et la direction de Robert Cruau, postier nantais venu à Brest pour échapper à la Gestapo de Nantes et qui parlait l’allemand, une partie des groupes de Brest et de Quimper fut affectée à cette tâche extrêmement risquée et dange­reuse. Les autres militants étaient occupés par le travail habituel de propagande en direction du mouvement ouvrier, avec pour support le journal Front Ouvrier. Le cloisonnement entre ces deux groupes devait être étanche, mais il ne le fut sans doute pas assez. Les chiffres dont
nous disposons, mais qui sont approximatifs, font état d’une quinzaine de soldats regroupés en cellule, dont sept ou huit se réclamaient de la IVe Internationale. En tout, il semble que de 25 à 30 militaires furent d’accord pour participer à la diffusion du journal en langue alleman­de Zeitung îür Soldat und Arbeiter im Westen en direction de l’armée et de la marine. Les articles étaient rédigés par les militaires alle­mands.

Cette activité ne dura pas très longtemps puisque, démarrée en mars 1943, elle s’est achevée en octobre de la même année par l’arrestation de la plupart des militants du groupe trotskyste et de tous les soldats impliqués dans cette démarche. Le seul nom de soldat allemand qui reste en mémoire est celui qui vendit le réseau, Konrad Leplôw de Hambourg, dont on ne sait pas s’il était infil­tré ou bien s’il avait été retourné par la police allemande. Le résultat en fut que tous les mili­taires ont été arrêtés et ont disparu sans que personne encore aujourd’hui ne sache ce qu’ils sont devenus. Fusillés, a dit un officier allemand à un membre du groupe français au cours de son interrogatoi­re à la prison de Rennes. Peut-être, mais il est aussi possible qu’ils furent expédiés directe­ment sur le front de l’Est où il fallait beaucoup d’hommes pour faire face à l’offensive de l’ar­mée rouge. Nous avons fait une démarche en direction de l’ambassade d’Allemagne à Paris pour qu’elle fasse une enquête sur cette affaire qui a dû laisser des traces quelque part dans les archives de l’armée, et pour que soit rendu un hommage à ces résistants d’un type assez parti­culier. Nous avons reçu une réponse correcte et nous attendons la suite.

Les militants français, on sait ce qu’ils sont devenus. Robert Cruau fut abattu dès son arres­tation, à l’école Bonne-Nouvelle de Brest, qui servait de prison à la Gestapo. Il est raisonnable de penser qu’il a provoqué sa mort en tentant de s’évader sans aucun espoir de réussite. Il était le seul à connaître la totalité du réseau. Yves Bodénès, Georges Berthomé, André Floc’h sont morts dans les camps. D’autres encore furent déportés mais sont revenus. Éliane Ronel, Henri Berthomé, Gérard Trévien, André Darley, Anne Kervella… Tous ceux-là et celles-là, je les ai très bien connus.
Des militants de la direction nationale du POI, Marcel Beaufrere et son épouse Odette, de passage à Brest, y ont aussi été arrêtés, provoquant une série d’arrestations impor­tantes dans la région parisienne. À Brest, quelques militants ont échappé aux arresta­tions, André Calvès, Jean Mallégol et Micheline Trévien, du groupe Front ouvrier. D’autres ont été arrêtés et gardés en prison à Rennes durant trois ou quatre mois. Au total, l’addition fut très lourde.

Une expérience passée sous silence

Cette expérience, absolument unique dans les annales de la résistance en France, a été lar­gement passée sous silence à la Libération pour plusieurs raisons. D’abord, le PCF n’aurait pas toléré que l’on puisse supposer que les trotskystes aussi avaient fait de la résistance. C’étaient selon eux des hitléros-trotskystes, et donc c’était impossible. Comme le pouvoir avait besoin des communistes pour relancer la machi­ne, il n’était pas question de les contrarier pour cette bricole. Les trotskystes, eux, n’avaient guère les moyens de briser ce silence, et puis les militants de retour des camps ne voulaient plus entendre parler de cette affaire. Depuis, à peu près tous les participants ont disparu. J’ai réussi à retrouver Micheline Trévien, du groupe Front ouvrier, et Jeanne Darley, chez qui fut organisée une souricière dans laquelle sont tombés un cer­tain nombre de militants, mais dont la mémoire est extrêmement défaillante.

Alors pourquoi aujourd’hui ressortir cette histoire qui fut finalement une expérience réa­lisée presque en laboratoire. Peut-être que le raffut fait autour du 60e anniversaire du Débarquement, avec pour la première fois une participation allemande officielle, donne-t-elle l’envie de rappeler que tous les Allemands n’étaient pas des nazis. Que si au lieu d’appe­ler à les abattre sans discernement, on avait préconisé la fraternisation entre les tra­vailleurs avec ou sans uniforme à une échelle de masse, la physionomie de la guerre et ses résultats en aurait été changés. Sûrement aussi pour montrer que ceux et celles que l’on a injuriés durant des années en les traitant d’hitléros-trotskystes, même à leur retour des camps, méritaient un plus grand respect. Et puis, puisque les derniers participants à cette aventure, les derniers informés de tout cela par ceux et celles qui en ont été les acteurs vont bientôt disparaître, au moins qu’il en reste quelque part une petite trace.

André Fichaut


Vous pouvez aussi lire :

- La lutte des trotskystes sous la terreur nazie

- La Vérité, journal des Comités français pour la IVe internationale

- Le Soviet

- La Vérité, journal du POI

- La Vérité, journal du PCI

- Ohé partisans !

 

Les Brestois sont fous

Je tiens à le souligner, à le rappeler encore une fois.

Par exemple, ce sont bien eux qui au cours de l’été 2001 étaient allés assassiner ou avaient fait assassiner en Sicile l’ancien administrateur judiciaire de Nanterre Olivier Sauvan, dans l’unique but de régler à leur avantage les affaires de fonctionnaires brestois corrompus.

L’un d’eux m’en avait parlé le 15 mars 2002 alors qu’officiellement personne ne savait encore ce qu’il était advenu de l’escroc de Nanterre : il était bien mort, m’avait-on affirmé ce jour-là, les Brestois avaient tout arrangé, il n’y avait plus aucun problème…

Les ripoux brestois sont bien capables de tout.

Notamment, ils sont parfaitement capables d’avoir décidé de provoquer Poutine en Ukraine il y a une dizaine de jours en sachant quelle serait sa réaction, de nature, encore une fois, à arranger leurs affaires.

En effet, quoi de mieux qu’une guerre qui permette à leur président et candidat préféré de se présenter comme chef de guerre et de resserrer les rangs derrière lui face à un bouc émissaire extérieur au pays, là, maintenant, en pleine campagne présidentielle, alors qu’ils craignent sérieusement de voir éventées leurs responsabilités dans tous les attentats islamistes qui ont été commis sur le territoire français ou contre des Français depuis mars 2012 ?

Notons que Jean-Pierre Chevènement vient de se rallier à Emmanuel Macron, un « être libre »…

Oui, oui, il a osé : Macron n’a pas été porté au pouvoir par Richard Ferrand et toute une clique de Brestois archi pourris dont l’ancien chevènementiste Arnaud Hell et sa complice la mère maquerelle Josette Brenterch du NPA de Brest, c’est un « être libre »…

Quant à leur commune « culture d’Etat », elle n’est faite que de respect pour les fonctionnaires corrompus, commandant pour leur tranquillité d’esprit l’assassinat de toutes leurs victimes, quelles qu’elles soient.

 

https://www.leparisien.fr/faits-divers/l-etrange-mort-de-l-administrateur-judiciaire-18-07-2002-2003257007.php

L’étrange mort de l’administrateur judiciaire

 

L'étrange mort de l'administrateur judiciaire

 

Par Laurent Léger et Geoffroy Tomasovitch

Le 18 juillet 2002 à 00h00

L’AFFAIRE Sauvan-Goulletquer, du nom des deux administrateurs judiciaires à la tête de la deuxième étude de France, soupçonnés par la justice d’avoir dilapidé 200 millions de francs, connaît un incroyable rebondissement. Olivier Sauvan, en fuite depuis deux ans, est mort dans des conditions troublantes. On était sans nouvelles de lui depuis le 19 juin 2000, à la veille d’une convocation chez le juge de Nanterre Patrick Desmure. Son corps a été retrouvé au pied d’une falaise en Sicile, plusieurs kilos de documents éparpillés à ses côtés. Le décès remonterait à près d’un an. Les enquêteurs italiens ont pratiqué des analyses d’ADN pour pouvoir certifier l’identité. La famille d’Olivier Sauvan n’a été informée qu’il y a peu de temps, via le consulat d’Italie. Selon nos informations, les Italiens ne croient pas à un suicide. « Il s’agit vraisemblablement d’un meurtre », confie un magistrat français, dans l’attente imminente des éléments d’enquête fournis par les policiers italiens. Jusqu’à sa mort, cet ancien associé de David Douillet dans l’agence de voyages Travelstore, dont la faillite a valu au judoka ses ennuis judiciaires, aurait vécu en Italie, réfugié dans des couvents et autres institutions religieuses. Révélé en 1997, le scandale a éclaboussé le monde des administrateurs judiciaires. A cette date, les deux associés, administrateurs judiciaires, sont à la tête d’une étude réputée. Ils sont chargés de redresser les entreprises en difficulté, et de gérer les sommes des trésoreries de ces sociétés. Premier reproche de la justice : Olivier Sauvan et Jean-Michel Goulletquer auraient bénéficié d’avantages indus de la part de banques dans lesquelles était placé de l’argent des entreprises en difficulté. La banque Rivaud avait été perquisitionnée en 1997. Ensuite, les deux hommes se lancent dans l’achat de bons du Trésor américain, un marché à risques. Objectif : placer l’argent qu’ils gèrent et s’enrichir en encaissant les intérêts, sans les réinjecter dans les entreprises d’où proviennent les fonds. Complètement illégal !La majeur partie de l’argent a disparu à l’étranger

Autre souci, la trace de 200 millions de francs se perd à la Bank of America, à Portland aux Etats-Unis, et dans la galaxie de sociétés de deux douteux hommes d’affaires, américain et ukrainien. Les deux administrateurs se sont défendus, expliquant avoir été eux-mêmes victimes d’une escroquerie. Aujourd’hui, le juge Desmure, nommé au parquet de Chartres, a bouclé l’instruction. Seule une partie des fonds, 40 millions de francs, a été retrouvée aux Etats-Unis et en Suisse. « Le reste a transité dans des pays où l’accès aux comptes bancaires est difficile », précise un enquêteur. Olivier Pardo, partie civile qui défend les intérêts de la profession, confie : « On est toujours à la recherche de l’argent. Les documents découverts en Italie permettront peut-être d’avancer sur de nouvelles pistes. Il faut indemniser la profession qui a solidairement payé le trou laissé par Sauvan et Goulletquer. » Le parquet de Nanterre prendra ses réquisitions à la rentrée sur le sort de Jean-Michel Goulletquer et de la banque Scalbert-Dupont, mise en examen en tant que personne morale. Goulletquer, qui avait fait de la détention préventive, a été radié de la profession le 9 juin 1997. Si l’assassinat de Sauvan est confirmé, une nouvelle enquête devrait démarrer.

 

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Présidentielle : Jean-Pierre Chevènement soutient Emmanuel Macron, un « être libre »

 

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Présidentielle : Jean-Pierre Chevènement soutient Emmanuel Macron, un « être libre »

Jean-Pierre Chevènement fut notamment ministre de l’Éducation nationale puis de la Défense sous François Mitterrand. © Crédit photo : AFP

 

Par SudOuest.fr avec AFP
Publié le 27/02/2022 à 9h41
Mis à jour le 27/02/2022 à 9h43

 

L’ancien ministre de François Mitterrand, figure de la gauche souverainiste, apporte son soutien au chef de l’État dans la course à l’Élysée. Le président serait le plus à même de satisfaire les électeurs de gauche attachés à la Ve République

L’ancien ministre de gauche Jean-Pierre Chevènement apporte officiellement son soutien à Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle dans un entretien publié au Journal du Dimanche de ce 27 février. « La gauche a perdu ses repères idéologiques. Aucun candidat ne représente cette gauche enracinée dans le terreau des Lumières, qui prétendait donner la maîtrise de son destin à chacun, individuellement et collectivement », déplore-t-il.

Les limites de Mélenchon et de la gauche

L’homme fut ministre de l’Éducation nationale puis de la Défense sous François Mitterrand, et ministre de l’Intérieur du gouvernement de cohabitation de Lionel Jospin dans les années 1990. Pourtant, il se détourne ainsi des candidats les plus à gauche. « Mélenchon a un certain talent, mais un problème avec la République. La VIe République dont il rêve ne serait qu’un retour au régime d’assemblée » explique-t-il.

EXCLUSIF. Jean-Pierre Chevènement : « J’apporte un soutien républicain à Emmanuel Macron » https://t.co/K6h7mFxIh0 pic.twitter.com/4w4lo9vM3n

— Le JDD (@leJDD) February 27, 2022

« Quant aux autres, ils sont restés dans le sillage du social-libéralisme. Quel choix peut donc faire un électeur de gauche entre ces reliques ? Beaucoup préféreront, je crois, cet alliage entre la tradition du progrès social et la culture de l’État, auquel tend Emmanuel Macron. »

« Le macronisme n’existe pas »

Aux yeux de celui qui fut candidat à la présidentielle de 2002, « le macronisme n’existe pas ». « Il y a Emmanuel Macron, qui est un être libre, qui pense par lui-même et qui décide » assure-t-il. Invité à dessiner l’avenir de la France, ce souverainiste de gauche interroge : « Va-t-on assister à une radicalisation, avec une coalition de la droite et de l’extrême droite ? Est-ce que la droite revenant aux affaires va réinstaller le système de l’essuie-glace ? »

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Âgé aujourd’hui de 82 ans, l’ex-ministre se dit en quête d’espoir. « On se débarrasse des sortants en faisant revenir les autres ? Ou bien est-ce qu’Emmanuel Macron va pouvoir, à travers un second quinquennat, redresser le pays et redonner un sens à la politique ? ». Le chef de l’État a fixé la date de son premier meeting le 5 mars prochain, à Marseille.

 

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