François Vérove dit « le Grêlé » : de la pédophilie aux attentats islamistes ?

 

 

 
Il a fallu attendre le décès du monstre Raymond Gouardo pour que sa fille Lydia, enfin libérée, puisse se mettre à en parler avec succès.

Depuis que le tueur en série dit « le Grêlé » a enfin été identifié comme étant François Vérove, un ancien gendarme devenu policier en 1988 et qui s’est suicidé le 29 septembre dernier pour échapper à une justice en passe de le rattraper, nous attendons aussi d’en savoir plus sur le parcours criminel de celui-là, qui a très probablement fait bien plus de victimes que celles qui lui sont aujourd’hui attribuées avec certitude grâce à la preuve ADN.

Et là, je dois bien avouer que je m’impatiente et ne peux plus attendre davantage pour mettre en évidence à l’attention de mes très chers lecteurs les quelques similitudes et éventuels points de rencontre que j’avais tout de suite remarqués entre eux et plusieurs autres criminels de haut vol, dont mes harceleurs, comptant des pédophiles et tortionnaires notoires qui se revendiquent eux-mêmes comme étant les organisateurs de tous les attentats terroristes « islamistes » commis sur le sol français ou contre des Français depuis mars 2012 – je mets le mot « islamistes » entre guillemets car les organisateurs premiers de ces attentats n’en sont absolument pas, ce sont des manipulateurs.

Commençons donc par les deux monstres Raymond Gouardo et François Vérove.

Ils se présentent tous deux comme des nostalgiques de l’Algérie française, manifestent le même attrait pour les petites filles et les tortures, et auraient de surcroît bien pu se croiser dans l’arrondissement de Meaux où ils ont tous deux vécu dans le même temps,  dans les années 1980 et 1990, d’autant qu’ils évoluaient aussi tous deux dans les forces de l’ordre ou leurs milieux, l’imprimeur Raymond Gouardo en étant apparemment un indic. Rappelons encore au sujet de ce dernier qu’il ne se contentait pas de violer sa fille, et éventuellement d’attaquer d’autres fillettes, il la prostituait et aurait eu des policiers parmi ses clients.

Leur proximité est si grande qu’il est même possible de les imaginer complices pour plusieurs enlèvements, viols et meurtres de fillettes, par exemple lorsque ceux-ci se caractérisent par le sentiment de toute puissance de l’auteur ou des auteurs des faits agissant en plein jour dans des endroits très fréquentés, et ce sans même se faire remarquer comme suspects potentiels, comme s’il s’agissait de personnes dont la présence est habituelle ou peut être parfaitement normale dans les lieux publics dont il s’agit.

Continuons avec la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, et ses complices de l’extrême-droite, qu’elle a bien convaincus eux aussi de me harceler.

Voilà encore tout un lot d’individus qui se signalent comme des nostalgiques de l’Algérie française, dont ils ont été rapatriés lors de la guerre d’Algérie ou après son issue.

En effet, Josette Brenterch y vivait dans les années 1950 avec toute sa famille, à Orléansville (aujourd’hui Chlef), où son père exerçait comme gendarme, en relation avec le service départemental des Renseignements généraux et l’état-major de la ZOA (Zone opérationnelle ouest algérois). La jeune Josette aura sans doute été très impressionnée par les attentats qui ciblaient alors les responsables, militaires et policiers français, et sera toujours restée une fidèle partisane et praticienne de la contre-insurrection qui fut organisée par le bureau de la guerre psychologique et restera un modèle du genre, puisqu’elle s’est ensuite elle-même spécialisée dans la manipulation des forces « révolutionnaires » de la LCR, après avoir effectué son service militaire volontaire dans la gendarmerie – une particularité de son CV qu’elle a toujours soigneusement cachée à tous ses bons « camarades » de l’extrême-gauche.

La « nostalgie » de tous ces pervers et tortionnaires extrêmement sadiques est en fait, tout comme celle de Josette Brenterch, celle d’un monde partagé de façon non équitable entre deux populations, d’une part celle des êtres supérieurs dont ils estiment avoir toujours été du seul fait de leur naissance, comme au temps des colonies, et d’autre part celle, beaucoup plus abondante, des êtres inférieurs qui seraient tous destinés à n’être toujours que les esclaves des premiers. Revenue en France, à Brest, Josette a bien toujours été entretenue dans cette idée dans les établissements d’enseignement catholique très huppés où ses parents inscrivaient toute leur progéniture, afin qu’elle ne se mélangeât point avec la plèbe locale – dont, pour ma part, je suis, bien entendu, puisque je n’ai toujours fréquenté que des établissements publics.

Cette même « nostalgie » avait déjà conduit des fils et filles bien nés à fomenter la simili « révolution » de mai 68, afin d’abattre une méritocratie en vertu de laquelle ils se voyaient régulièrement dépasser par des enfants de pauvres aux têtes mieux faites que les leurs.

La vraie révolution en marche avec la popularisation de l’accès à Internet, celle de l’advenue d’une démocratie qui se manifeste d’abord par une libération un peu désordonnée de la parole des victimes du totalitarisme de ces gens qui estiment toujours être en droit, d’une part, de consommer comme ils l’entendent ceux qui leur seraient inférieurs, et d’autre part, de tous les supprimer quand ils ne savent rester à leur place ou menacent encore d’accéder à des postes plus importants ou plus prestigieux que les leurs, cette vraie révolution, donc, que permet la liberté d’expression en vigueur dans cet espace public nouveau que nous fournit le réseau Internet, ne pouvait donc, de nouveau, que provoquer chez ces abuseurs une réaction extrêmement violente, une contre-insurrection menée tambour battant à grands coups d’attentats islamistes par la folledingue Josette Brenterch et tous ses complices de la bande du pédophile et cybercriminel notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Voilà pourquoi, depuis le début, ces attentats ont toujours accompagné toutes leurs procédures abusives à mon encontre, procédures toutes destinées à me faire taire ou me faire « boucler ma gueule », comme l’a toujours dit le psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Rappelons à ce sujet qu’il est remonté contre la liberté d’expression au point d’en avoir fait le thème central de son attentat contre Charlie Hebdo du 7 janvier 2015.

Mais il n’est évidemment pas le seul, il a toujours été rejoint en cela par tous ceux qui pouvaient craindre tout comme lui d’être un jour dénoncés ou simplement dérangés par une de leurs victimes usant de son droit d’expression publique directe sur le réseau.

Je rappelle qu’en ce qui me concerne, je ne dénonçais personne avant d’être harcelée autant sur le plan judiciaire que sur la toile par cette bande de dégénérés qui au départ se plaignaient seulement que je puisse, et pourtant de manière uniquement et parfaitement anonyme, parler un peu de moi ou de ma vie, car rien de ce que je pouvais en dire moi-même ne correspondait aux diverses « informations », toutes mensongères, qu’ils diffusaient déjà à mon sujet dans tous leurs réseaux depuis bien des années. Ainsi mes commentaires publics anonymes dérangeaient-ils ces malfrats même lorsqu’ils portaient sur des sujets tout autres ou parfaitement anodins, car ils révélaient chez moi une personnalité réelle aux antipodes de celle qu’avait toujours présentée partout mensongèrement la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, outre que cette dernière craignait aussi qu’ils ne me permissent de sortir de l’isolement dans lequel elle me maintenait depuis des années avec toutes ses campagnes de calomnies assorties d’agressions graves.

Aussi, du jour où l’on découvre l’identité du « Grêlé », on ne s’étonne pas outre mesure de constater que lui aussi se mêle de politique et s’intéresse tout particulièrement aux réseaux sociaux.

Puis l’on remarque avec intérêt qu’il était depuis longtemps installé dans l’Hérault, d’où sont originaires deux de mes harceleurs et chefs terroristes complices du duo Luraghi / Brenterch, le premier étant lui-même établi depuis très longtemps en Thaïlande, et le second, Jean-Marc Donnadieu, résidant toujours à Béziers ou à proximité, ceci après avoir déjà relevé que les frères Kouachi ont passé toutes leurs vacances d’été des années 1994 à 2000 dans ce même département, à La Grande Motte, où François Vérove habitait lui-même en tout dernier lieu.

Et enfin, l’on s’interroge sur l’étrange parcours des terroristes en fuite après leur attaque du 7 janvier 2015 : ayant d’abord filé vers Soissons et les Ardennes de l’ogre Michel Fourniret, où ils s’étaient tous deux mariés à Charleville-Mézières, ou peut-être en direction de la Belgique où un imam complice leur aurait préparé une planque, ils ont ensuite fait demi-tour pour revenir vers Paris ou Meaux et s’arrêter finalement à l’entrée de Dammartin-en-Goële, dont l’agglomération est contiguë à celle de Longperrier où vivait François Vérove dans les années 1990.

Et bien entendu, l’on ne peut imaginer qu’ils ne connaissaient pas déjà l’imprimerie où ils ont finalement trouvé la mort le 9 janvier 2015.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Gouardo

    • Affaire Gouardo

      Affaire Gouardo
      Titre Infractions diverses contre Lydia Gouardo et un de ses fils par son père et sa belle-mère, Lucienne Ulpat
      Fait reproché Violences familiales sexuelles : Séquestration, viol (inceste), torture, agression sexuelle
      Pays Drapeau de la France France
      Ville Meaux et Coulommes en Seine-et-Marne
      Nombre de victimes 10 : Lydia Gouardo, son frère et sa sœur et ses sept enfants
      Jugement
      Statut Affaire jugée : condamnation de sa belle-mère à quatre ans de prison avec sursis pour non-empêchement de crime (son père étant mort avant la révélation des faits)
      Tribunal Cour d’appel de Paris
      Date du jugement 18 avril 2008
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      L’Affaire Gouardo est une affaire criminelle française. Lydia Gouardo (née le 13 novembre 1962 à Maisons-Alfort) est une Française qui a été séquestrée, violée et torturée par son père légitime (mais pas biologique) Raymond à son domicile à Meaux et Coulommes en Seine-et-Marne pendant 28 ans, de 1971 à 1999.

      Histoire

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      En 1956, Raymond Gouardo et Jacqueline se marient. Le couple a deux enfants, Bruno et Nadia. En 1962, alors que Raymond Gouardo purge cinq ans de prison pour vol à main armée, Jacqueline lui apprend qu’elle est enceinte d’un autre homme. Raymond reconnaît cependant l’enfant, Lydia qui naît le 13 novembre 1962 à Maisons-Alfort1 ; elle serait en réalité la fille du père de Raymond2. À sa sortie de prison, Raymond qui a rompu avec la mère de Lydia, a refait sa vie avec une visiteuse de prison, Lucienne Ulpat, et veut revoir ses enfants qui ont été abandonnés par Jacqueline et placés par la DDASS dans une famille d’accueil. Un soir, Raymond vient les chercher, armé d’un fusil chargé et force la famille d’accueil à lui rendre ses enfants.

      Raymond Gouardo, Lucienne et les trois enfants vivent dans un appartement dans la cité populaire de Meaux. Les deux parents sont imprimeurs et décident que leurs enfants ne suivront plus l’école. Raymond commence à violer Nadia, puis, à huit ans, Lydia, lui faisant parfois sentir de l’éther avant les viols quotidiens lorsqu’elle se rebelle. Un jour, Lucienne Ulpat, fait prendre un bain d’eau bouillante à Lydia qui fait un malaise à cause de la douleur terrible. Puis Lucienne rajoute de l’eau de javel et utilise une brosse pour chien qui arrache la peau si fragile d’une si jeune enfant qui est brûlée au troisième degré et subit une dizaine de greffes à l’hôpital où elle reste pendant huit mois jusqu’à ce que son père la fasse sortir de force. Raymond séquestre ses filles dans leurs chambres et va même jusqu’à violer leur intimité en perçant des trous dans chaque pièce. Parfois Lucienne Ulpat observe ces viols par l’œilleton.

      Raymond gagne de l’argent grâce à la pension d’invalidité des brûlures de Lydia et pour toucher l’invalidité totale, l’oblige à rester en fauteuil roulant. Parfois, Lydia, souffre tellement de ses brûlures que les voisins portent plainte, si bien que la famille se fait expulser de son logement. En 1975, la famille emménage dans une vieille ferme d’un village de Coulommes, achetée à crédit grâce à la pension d’invalidité. Là, jusqu’en 1999, l’année où il meurt, Raymond Gouardo, imprimeur ambulant, frappe et viole ses enfants. Bruno s’enfuit du domicile familial lorsqu’il a 15 ans, Nadia 18 ans. Le jour où Lydia atteint la maturité, Raymond lui annonce qu’elle a l’âge d’avoir des enfants. Six garçons naissent de 1982 à 1996. Pour être sûr d’obtenir une grossesse, il l’enchaîne à une poutre dans le grenier pendant plusieurs jours3.

      Les faits et l’enquête

      Pendant sa séquestration par son père, Lydia fait plusieurs fugues et des appels à l’aide judiciaire. Lors de la deuxième fugue, Raymond l’enferme dans le grenier pendant six mois et la viole avec des ustensiles de cuisine puis avec des outils. Elle serait allée se réfugier à la gendarmerie, à plusieurs reprises. Mais les forces de l’ordre l’auraient livrée de nouveau à son bourreau, « par peur de son père1 » et ni le système judiciaire, ni l’aide sociale, pas plus que les personnes environnantes de cette famille n’auraient agi1.

      Quatre ans après la mort de son père, la jeune fille intente un procès contre sa belle-mère qui est condamnée pour non-dénonciation de crime et agression sexuelle sur l’un des fils de Lydia. Elle est condamnée à trois ans de prison avec sursis en première instance puis quatre ans de prison avec sursis en seconde instance4,5,6.

      Raymond Gouardo est fortement soupçonné par sa fille Lydia d’être l’auteur des enlèvements et meurtres de Virginie Delmas et de Perrine Vigneron7,8,9.

      Postérité

      Lydia Gouardo raconte son histoire dans un livre, en collaboration avec le journaliste Jean-Michel Caradec’h, Le Silence des autres10, ainsi que dans plusieurs émissions (T’empêches tout le monde de dormir du 6 mai 2008 et Ça se discute du 4 mars 2009).

      À la suite des procès et de l’affaire Fritzl, une indignation médiatique s’abat sur les habitants de Coulommes où habitait la famille et la cité de Meaux où le père travaillait11.

      Léonore Le Caisne, ethnologue au CNRS, a publié un livre sur l’affaire (Un inceste ordinaire. Et pourtant tout le monde savait, Belin, 201412). À partir d’une enquête ethnographique d’une année dans le village de Coulommes et Meaux, la chercheuse a essayé de comprendre pourquoi, alors que tout le monde (habitants et élus) « savait » que Raymond Gouardo « faisait des enfants à sa fille », personne n’a signalé les faits.

      Lydia a depuis refait sa vie avec Sylvain Skirlo, avec qui elle a deux enfants1.

      Notes et références

    • Ondine Millot, « Seule au cœur des ténèbres », Libération « Grand Angle »,‎ 9 mai 2007 (lire en ligne [archive])
      « Violée, battue, torturée pendant vingt-huit ans, Lydia Gouardo a eu six fils de son père, aujourd’hui décédé. Tout le village savait, et aucune autorité, école, médecins ou services sociaux, n’est jamais intervenue. »
    • « Lydia Gouardo, l’enfant martyr – L’intégrale » [archive], sur Europe 1 (consulté le 30 mars 2021)
    • « Les extraits du livre de Lydia Gouardo » [archive], sur leparisien.fr, 22 mai 2008
    • Ségolène de Larquier, « En France, le drame de Lydia, torturée et six fois enceinte de son père [archive] », sur le site LePoint.fr, 29 avril 2008.
    • Henry De Laguerie, « Abusée par son père pendant 30 ans, Lydia avait révélé son calvaire sur RTL [archive] », sur le site RTL.fr, 6 mai 2008.
    • « Condamnée pour avoir nié les viols de sa fille », Le Parisien, 13 mars 2007.
    • « Affaire Sabine Dumont » dans Non élucidé le 7 mars 2010 sur France 2
    • « Le père incestueux soupçonné de 4 meurtres » [archive] Article publié le 14 mai 2009 dans Le Parisien
    • « Lydia Gouardo : « Pour refaire sa vie, Jaycee Dugard a intérêt à être solide » » [archive] Article publié le 4 septembre 2009 dans Le Nouvel Observateur
    • Lydia Gouardo et Jean-Michel Caradec’h, Le Silence des autres, Neuilly-sur-Seine, Michel Lafon, 2008, 258 p. (ISBN 978-2-7499-0795-6).
    • Léonore Le Caisne, « Quand l’inceste va sans dire », Sociétés & Représentations, no 42,‎ 2016, p. 111 à 126
  1. Ondine Millot, « A Coulommes, l’inceste au coin de la rue », Libération,‎ novembre 2014 (lire en ligne [archive])

Articles de presse

Documentaires télévisés

      • « L’affaire Guardo « l’ogre de Meaux » » le 9 juin 2008 dans Complément d’enquête sur France 2.
      • « Lydia, une vie en enfer » (premier reportage) dans Suspect n° 1 le 5 octobre 2012 sur TMC.
      • « Le calvaire de Lydia Gouardo » (troisième reportage) le 28 octobre 2013 dans Chroniques criminelles sur NT1.
      • « Les meurtres du printemps 87 » le 31 juillet 2014 dans Les faits Karl Zéro sur 13e rue, puis sur RMC Découverte, puis sur Crime District.
      • « 28 ans de séquestration, Lydia Gouardo témoigne » le 13 octobre 2016 , dans Mille et une vies sur France 2
      • « Violée par son père qui lui fait 6 enfants » le 20 mai 2019 et le 4 novembre 2019 dans Crimes et faits divers sur NRJ12.

Émissions de radio

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

:

 

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François Vérove

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Vérove.

Page d’aide sur l’homonymie

Ne doit pas être confondu avec Franck Vérove.

François Verove
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonction
Conseiller municipal
Prades-le-Lez
2019-2020
Biographie
Naissance

Gravelines

Décès

(à 59 ans)
Le Grau-du-Roi

Pseudonymes
Le Grêlé, Le tueur au visage grêlé
Nationalité
Domiciles
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Victimes
3 , 6

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François Vérove, dit le « tueur au visage grêlé » ou plus simplement « le Grêlé », né le 22 janvier 1962 à Gravelines et mort le 29 septembre 2021 au Grau-du-Roi, est un violeur et tueur en série français.

Actif durant les années 1980 et les années 1990 en région parisienne, il intègre de 1983 à 1988 la Gendarmerie nationale comme motard de la Garde républicaine. Il poursuit ensuite sa carrière comme policier au sein de la Police nationale, notamment à la préfecture de police de Paris, avant d’être retraité et de connaître une brève période d’élu local à Prades-le-Lez. Il échappe aux autorités pendant près de 35 ans, bien que les enquêteurs disposent de ses empreintes digitales et, à partir de 2001, de son profil génétique. Le tueur est surnommé le « Grêlé » par la police et les médias en raison d’une peau marquée par des cicatrices de boutons selon des témoins, stigmates qui s’atténuent au fil des années.

Le « Grêlé » possède un profil criminel atypique qui intrigue longtemps la police judiciaire. D’abord tueur et violeur d’enfants avec le meurtre de Cécile Bloch en 1986, il tue ensuite deux adultes dans le 4e arrondissement de Paris en 1987 (Affaire Politi-Müller) puis disparaît pendant plusieurs années. La police établit plus tard son implication dans un enlèvement et viol d’enfant initié en 1994 à Mitry-Mory, en Seine-et-Marne, avant de perdre définitivement sa trace. À plusieurs reprises au cours de son parcours criminel, il présente une carte de police à ses victimes afin de tromper leur vigilance.

Ce n’est qu’en 2021 que la police judiciaire remonte finalement à lui en décidant d’interroger près de 750 gendarmes ayant opéré en région parisienne au moment des faits, dont François Vérove. Comprenant qu’il est sur le point d’être démasqué, celui-ci se suicide le 29 septembre 2021 au Grau-du-Roi dans le Gard, après avoir confessé ses crimes dans une lettre.

Biographie

Jeunesse

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François Vérove naît le 22 janvier 1962 à Gravelines dans le Nord1. Enfant unique, il grandit à Marcq-en-Barœul dans les années 1970, élevé par un père très strict avec lui2, sa belle-mère et ses deux demi-sœurs, sa mère étant décédée de la grippe deux semaines avant leur déménagement3,4.

En 1977, François Vérove est en 4ème 1 au collège Pierre et Marie Curie de Gravelines5[réf. non conforme], se dit nostalgique de l’Algérie française et se passionne pour les films d’horreur notamment Cannibal Holocaust de Ruggero Deodato6 ou se repasse Le Vieux Soldat, de Jean-Pax Méfret7).

François Vérove se marie en 1983 dans le Nord8.

Formation et carrière

François Vérove dit

En 1983, François Vérove intègre l’escadron motocycliste de la Garde républicaine qu’il quitte en 1988 pour rejoindre la Police nationale à la préfecture de police de Paris. De 1994 à 1999, il travaille comme policier motocycliste dans les Hauts-de-Seine où il est délégué syndical, évolue entre Asnières-sur-Seine, Châtenay-Malabry, après une formation décrite par son collègue Franck Jourde, « à la Top Gun »9. Parfois surnommé « Fernandel »10, il loge à cette époque dans la ville de Longperrier (Seine-et-Marne) dans une maison qu’il a fait construire (ceci explique que l’on retrouve sa trace dans le département notamment à Mitry-Mory). Il intègre ensuite la brigade motocycliste urbaine de la police (Formation Motocycliste Urbaine Départementale) dans les Bouches-du-Rhône, avant de devenir chef de la brigade des mineurs11,12,13,14,15 de Montpellier16. François Vérove s’installe dans le sud de la France, d’abord à Port-Saint-Louis, puis à Martigues (Bouches-du-Rhône), Prades-le-Lez (Hérault) et enfin réside avec sa famille dans le quartier du Goéland à La Grande-Motte17 (Hérault). Là-bas, policier puis retraité, il mène la vie d’un citoyen modèle, mari, père et grand-père au dessus de tout soupçon. En 2011, il est victime d’un accident de moto. Retraité de la police, marié et père de deux enfants, — il est conseiller municipal de la commune de Prades-le-Lez18 de 2019 à 202019,20,21 —.

Denis Jacob, fondateur du syndicat Alternative Police et ancien membre du syndicat Alliance Police nationale, responsable du département des Hauts-de-Seine entre 1995 et 1999, a côtoyé pendant quatre ans François Vérove. Celui-ci était en effet délégué pour les motards de la police nationale à la même époque22. Il le décrit comme « un monsieur tout le monde », d’une « gentillesse absolue », toujours « prêt à servir » et à se rendre disponible pour leur activité syndicale. Néanmoins, il le dépeint aussi comme un individu capable de « s’énerver facilement ». Dépressif, sous traitement médicamenteux, François Vérove aurait connu à cette époque d’importantes souffrances psychologiques et se serait arrêté de nombreux mois en maladie23. Denis Jacob fêtait tous les ans le Nouvel An avec François Vérove au Paradis Latin.

Parcours criminel

Crimes attestés par l’ADN

Agression dans le 13e arrondissement et meurtre de Cécile Bloch

Le parcours criminel connu du tueur commence le 7 avril 1986 dans le 13e arrondissement de Paris quand une fillette de huit ans croise sa route dans l’ascenseur de son immeuble. Vérove l’entraîne au sous-sol où il la viole et l’étrangle avec une cordelette avant de s’enfuir, croyant probablement l’avoir tuée. La victime survit à l’agression et donne l’alerte.

Photo couleur de la façade d'un immeuble de dix étages (fond de l'image), vue d'une rue (premier plan) bordée par des bâtiments d'habitations de quatre à cinq étages.
Façade d’un immeuble de la cité Fontainebleau au 116 rue Petit, vue de la rue Eugène-Jumin, lieu du viol et assassinat de Cécile Bloch.

Le prédateur récidive, dans le 19e arrondissement, moins d’un mois plus tard le 5 mai 1986, au 116 rue Petit. Cécile Bloch, onze ans, est agressée dans son ascenseur alors qu’elle se rend au collège. Vérove l’emmène dans un local situé au 3e sous-sol de la résidence et la tue après l’avoir violée. Vers 15 h, Cécile est retrouvée poignardée, étranglée, la colonne vertébrale brisée. Son corps est enroulé dans un morceau de moquette. Il s’agit du premier meurtre officiellement attribué à celui que la presse va surnommer le « tueur au visage grêlé ». Les témoins qui l’avaient croisés dans l’ascenseur le matin du meurtre, dont le demi-frère et les parents de la victime, dressent en effet le portrait d’un jeune homme avec un visage à la peau irrégulière24,25.

Affaire Politi-Müller

Cette affaire, qui débute le 28 avril 1987 dans le quartier du Marais à Paris, constitue un cas à part dans le parcours criminel de François Vérove. Les victimes ne sont plus des enfants mais deux adultes, retrouvés morts dans un appartement de la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie dans des conditions particulières sordides. Gilles Politi, technicien aérien de trente-huit ans, gît nu dans une position singulière : allongé sur le ventre, il a les jambes et les bras attachés dans le dos. Il a été étranglé selon une technique baptisée le « garrot espagnol », habituellement maîtrisée par les militaires. Irmgard Müller, jeune fille au pair allemande de vingt ans employée par la famille Politi, est accrochée par les bras aux montants d’un lit superposé, ses cordes vocales tranchées à l’arme blanche. Les deux victimes ont subi des brûlures de cigarette26,27.

 dans Attentats
Rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie au niveau de la rue des Guillemites (à droite), lieu du double homicide.

L’enquête démontre que l’assassin connaissait la jeune allemande avec qui il avait entretenu une relation. Un nom retrouvé dans le carnet de contacts d’Irmgard Müller, « Élie Lauringe », n’existe en effet pas à l’état civil, ce qui suggère aux enquêteurs qu’il pourrait s’agir d’un pseudonyme utilisé par le tueur. Les témoins relatent que, la veille du meurtre, un jeune homme athlétique d’une vingtaine d’années avait été vu en compagnie de la jeune fille au pair en train d’avoir une altercation puis, plus tard, entrant dans son appartement situé rue de Sévigné. Le matin du meurtre, un homme à la description semblable est vu négociant à l’interphone avec Irmgard Müller avant de se faire ouvrir à la porte28. L’autopsie révèle en outre que, la veille du double meurtre, Irmgard Müller avait eu un rapport sexuel consenti avec un individu dont le sperme est retrouvé sur un tampon. Pour les enquêteurs, il s’agit vraisemblablement du même homme.

À l’époque, la police judiciaire ne dispose pas des empreintes ADN et ne soupçonne pas que le meurtrier sadique du Marais puisse également être le prédateur recherché pour le meurtre de Cécile Bloch. Ce n’est qu’en 2001, quatorze ans après les faits, qu’une analyse génétique révèle que le sperme est celui du « tueur au visage grêlé » recherché depuis 1986. La même empreinte ADN est présente sur les mégots de cigarette retrouvés à proximité des corps, ce qui confirme que l’assassin du Marais est bien François Vérove16.

Agression et viol dans le 14e arrondissement (1987)

Le 27 octobre 1987, la police judiciaire retrouve la trace de François Vérove dans le 14e arrondissement de Paris. Aux alentours de midi, une collégienne de quatorze ans qui rentre chez elle est abordée par un jeune homme se prétendant policier qui l’interpelle sous le prétexte de mener une enquête. Une fois dans son appartement, il lui passe les menottes avant de la violer, mais lui laisse la vie sauve. Il abandonne finalement sa victime après avoir cambriolé l’appartement. À l’époque les enquêteurs soupçonnent déjà le Grêlé d’être l’auteur de cette agression, mais ce n’est qu’en 1996 que sa culpabilité est démontrée par l’ADN. Il s’agit de la dernière agression connue de François Vérove avant une période de silence de sept ans.

Enlèvement et viol d’Ingrid G. initié à Mitry-Mory (1994)

Le 29 juin 1994, l’ex-garde républicain frappe à nouveau à Mitry-Mory en Seine-et-Marne. Une fillette de onze ans se déplaçant à vélo le long de la ligne à grande vitesse est abordée par un homme qui se dit policier et lui ordonne de monter dans sa voiture sous prétexte de l’emmener au commissariat. La victime obtempère et subit alors un enlèvement. Vérove roule pendant plus d’une heure, trajet durant lequel il discute avec la fillette. Parvenu à Saclay, dans l’Essonne, il emmène sa victime dans une ferme abandonnée. Il l’attache et la viole avant de s’enfuir brusquement sans l’avoir tuée. Il laisse derrière lui des traces ADN qui permettront de relier cette affaire aux autres crimes du tueur à la peau grêlée.

Autres affaires

François Vérove est suspecté d’être l’auteur d’autres agressions et crimes. Il pourrait être notamment impliqué dans les meurtres de :

  • Sophie Narme25, 23 ans, stagiaire au sein d’une agence immobilière et tuée dans un appartement qu’elle faisait visiter dans le 19e arrondissement de Paris, le 5 décembre 1991.
  • Karine Leroy29, 19 ans, disparue à Meaux (Seine-et-Marne) le 9 juin 1994 et dont le corps fut retrouvé dans une forêt de la région un mois plus tard16.

Mort et identification

L’enquête de la brigade criminelle, reprise ensuite au sein de cette brigade par l’unité d’analyse criminelle et des affaires classées, s’était orientée vers un criminel issu des forces de l’ordre en activité à l’époque des faits à cause de plusieurs éléments qui s’accumulaient pourtant depuis des décennies : utilisation à plusieurs reprises d’une carte professionnelle de policier ou de gendarme sur laquelle figurait la mention « sous officier » (utilisation lors de laquelle il avait même donné son véritable prénom lors d’une fête dans les années 1980), d’un talkie-walkie, de menottes professionnelles, maîtrise du jargon policier (corroboré par plusieurs témoins), soupçon de connaissance précise des procédures et manières d’opérer des enquêteurs par sa capacité à échapper à une enquête très serrée16.

Dans l’affaire du double meurtre du Marais en 1987 (Affaire Politi-Müller), il avait probablement donné à Irmgard Müller une fausse identité, Elie Lauringe, avec une fausse adresse dans le 13e arrondissement de Paris qui correspondait à un ancien local de la police.

En outre, la dernière affaire imputée au « Grêlé » avait eu lieu à Saclay près d’un centre d’entraînement de la gendarmerie.

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La commune du Grau-du-Roi, dans le département du Gard, où s’est suicidé François Vérove le 29 septembre 2021.

En 2021, la nouvelle juge d’instruction sur ce dossier depuis décembre 2014, Nathalie Turquey, avait demandé la convocation de 750 gendarmes présents en Île-de-France à l’époque des faits dont François Vérove16. Il se suicide avec un mélange d’alcool et de barbituriques antidouleurs30 dans un appartement loué pour quelques jours au Grau-du-Roi dans le Gard le 29 septembre 2021, après une convocation reçue par téléphone le 24 septembre 202117,31. Cet appel, passé par une policière de la DTPJ (direction territoriale de la police judiciaire) de Montpellier, lui adressait une convocation pour le 6 octobre 2021, pour être auditionné dans le cadre d’une vieille affaire criminelle des années 1980, à l’époque où il exerçait à Paris, sans lui donner de précision autre qu’à l’issue de l’interrogatoire son ADN serait prélevé32,31.

Dans une lettre laissée dans l’appartement, il reconnaît « être un grand criminel qui a commis des faits impardonnables jusqu’à la fin des années 1990 ». Cette lettre est adressée à sa femme, à laquelle il confie : « Tu avais décelé des choses chez moi quand j’étais plus jeune. […] J’ai fait du mal à des gens, j’ai tué des innocents. Je pense à vous [sa compagne et ses enfants], et aux familles des victimes ». Il ne donne le nom d’aucune de ses victimes et ne détaille pas les circonstances de ses exactions. Il affirme avoir agi sous le coup de « pulsions », les expliquant par une enfance difficile ; il affirme que celles-ci auraient été apaisées par son mariage et la naissance de ses enfants et qu’il se serait alors « pris en main » et n’aurait « rien fait depuis 1997 »17, sous-entendant ainsi l’existence de crimes autres que ceux connus par la police, qui ne lui attribue des actes criminels avec certitude que jusqu’en 199433Interprétation abusive ?. Dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2021, le parquet de Paris annonce qu’une « comparaison ADN [a] établi ce jour une correspondance entre le profil génétique retrouvé sur plusieurs scènes de crime et celui de l’homme décédé »16.

Notes et références

Voir aussi

Ressources

Articles connexes

Liens externes

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A9rif_et_Sa%C3%AFd_Kouachi

Chérif et Saïd Kouachi

Chérif Kouachi
Terroriste islamiste
Image illustrative de l’article Chérif et Saïd Kouachi
Information
Naissance 29 novembre 1982
Paris (France)
Décès 9 janvier 2015 (à 32 ans)
Dammartin-en-Goële (France)
Cause du décès Abattu par le GIGN lors de l’assaut de Dammartin-en-Goële
Nationalité Drapeau de la France Française
Allégeance Drapeau d'Al-Qaïda dans la péninsule Arabique Al-Qaïda dans la péninsule Arabique
Idéologie Salafisme djihadiste
Attentats Attentats de janvier 2015 en France
Attentat contre Charlie Hebdo
Victimes 12 morts et plusieurs blessés
Période 7-9 janvier 2015
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Saïd Kouachi
Terroriste islamiste
Image illustrative de l’article Chérif et Saïd Kouachi
Information
Naissance 7 septembre 1980
Paris (France)
Décès 9 janvier 2015 (à 34 ans)
Dammartin-en-Goële (France)
Cause du décès Abattu par le GIGN lors de l’assaut de Dammartin-en-Goële
Nationalité Drapeau de la France Française
Allégeance Drapeau d'Al-Qaïda dans la péninsule Arabique Al-Qaïda dans la péninsule Arabique
Idéologie Salafisme djihadiste
Attentats Attentats de janvier 2015 en France
Attentat contre Charlie Hebdo
Victimes 12 morts et plusieurs blessés
Période 7-9 janvier 2015
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Chérif Kouachi, né le 29 novembre 19821 dans le 10e arrondissement de Paris, et Saïd Kouachi, né le 7 septembre 1980 à Paris, tous les deux morts le 9 janvier 2015 à Dammartin-en-Goële, sont des terroristes français auteurs de l’attentat contre le journal Charlie Hebdo, qui a eu lieu à Paris le 7 janvier 2015 et a entraîné la mort de douze personnes. Ils se sont revendiqués d’Al-Qaïda du Yémen. Lors de cet attentat dans les locaux du journal satirique, tandis que son frère « monte la garde », c’est Chérif Kouachi qui assassine les membres de la rédaction et leurs invités avec sa kalachnikov2.

Biographie

Jeunesse et radicalisation islamique

Article connexe : Filière des Buttes-Chaumont.

Les frères Kouachi sont français, issus d’une fratrie de cinq enfants. Ils deviennent orphelins très tôt de leur père puis de leur mère, qui se prostituait occasionnellement pour subvenir à leurs besoins, décédée en 1995, enceinte d’un sixième enfant, probablement suicidée avec des médicaments. Le parking de leur immeuble, rue d’Aubervilliers dans le 19e arrondissement, est devenu un repaire de pédophiles, les enfants y traînant, les parents ne pouvant s’en occuper3, ils sont élevés en foyer d’accueil4 après une enfance au 156 rue d’Aubervilliers, à Paris5. Saïd, son frère Chérif, une sœur et un autre frère, sont placés au Centre des Monédières, appartenant à la Fondation Claude-Pompidou, à Treignac6, en Corrèze, de 1994 à 20007. Saïd y passe un CAP et un BEP d’hôtellerie avant de gagner Paris8. Chérif est scolarisé au lycée Georges-Cabanis de Brive-la-Gaillarde où il suit une formation en électrotechnique. Arrivé à Paris, il réalise des clips de rap et devient livreur chez El Primo Pizza9.

Jeunes et sans histoire, ils se radicalisent au début des années 2000 en fréquentant un petit cercle de jeunes salafistes9. Chérif rencontre Farid Benyettou, chef du groupe dit « des Buttes Chaumont » (19e arrondissement de Paris) qui l’endoctrine. Il apparaît dans un numéro de Pièces à conviction sur les jeunes djihadistes.

En janvier 2005, connu des services de lutte antiterroriste, Chérif est appréhendé alors qu’il s’apprête à prendre l’avion pour Damas10.

Il se marie à Charleville-Mézières le 1er mars 2008, et a un enfant11 avec sa compagne Izzana qui a commencé à porter le niqab depuis son pèlerinage à La Mecque en 2008, avant d’abandonner son travail d’animatrice en crèche12.

Saïd, contrairement à son frère, est connu des autorités pour une seule garde à vue dans le cadre de la filière des Buttes-Chaumont13.

En mai 2010, les enquêteurs de la sous-direction anti-terroriste avaient perquisitionné son domicile et celui d’Amedy Coulibaly dans le cadre de l’enquête sur la tentative d’évasion de Smaïn Aït Ali Belkacem. Durant leurs investigations techniques dans le disque dur des ordinateurs des deux terroristes, les enquêteurs avaient trouvé de nombreuses photos pornographiques « classiques » et d’autres montrant des actes sexuels avec des enfants. Ces découvertes n’avaient pas fait l’objet d’investigations, le juge d’instruction antiterroriste Thierry Fragnoli avait considéré qu’elles n’avaient pas de rapport avec les faits de terrorisme dont ils étaient chargés. Les enquêteurs se demandent aujourd’hui si ces images ne se sont pas retrouvées dans les disques durs de leurs ordinateurs en raison de leur navigation sur des sites internet adultes servant de boîte de messagerie discrète. Car on a déjà vu des terroristes se parler sur des sites de jeux en ligne pour déjouer la surveillance de leurs mails et de leurs communications téléphoniques14.

En 2011, Saïd reçoit un entraînement au combat et au maniement d’armes légères au Yémen15,16,17.

C’est en 2012 qu’il se marie à Charleville-Mézières où son frère s’était marié en 200818.

Il était inscrit sur la liste noire des terroristes aux États-Unis depuis quelques années. Repéré à cause de son voyage au Yémen via le sultanat d’Oman, il fait l’objet entre 2011 et 2014, de quinze mois d’écoutes et de quatre mois de surveillance physique. La Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité {CNCIS) met fin aux écoutes téléphoniques en juin 2014 faute d’éléments probants en lien avec le terrorisme, les écoutes ayant uniquement révélé des allusions à un trafic de contrefaçons de vêtements et de chaussures de sport19.

Saïd Kouachi et son frère montraient encore, par l’itinéraire de leur fuite en janvier 2015 vers la Belgique, des réflexes liés à leurs attaches ardennaises20.

Criminalisation et attentats de janvier 2015 en France

Article connexe : Attentat contre Charlie Hebdo.

Emprisonné entre janvier 2005 et octobre 2006, Chérif Kouachi fait en prison la connaissance de Djamel Beghal, qui devient son « nouveau mentor » : il se radicalise encore en prison21. Il fait également la connaissance d’Amedy Coulibaly, incarcéré pour des délits de droit commun, qui devient lui aussi proche de Beghal22. Condamné en 2008 à 3 ans de prison (dont 18 mois avec sursis)1 pour « association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste » du fait de recrutement de terroristes pour combattre en Irak23 dans le cadre de la filière des Buttes-Chaumont, Chérif Kouachi reste en liberté, sa peine ayant été couverte par la détention provisoire21.

Cherif Kouachi et son frère Saïd Kouachi sont répertoriés dans deux bases de données de sécurité1 des États-Unis : ils sont interdits de vol sur le territoire des États-Unis et listés dans la « no fly list » du Terrorist Screening Center ; et celle du TIDE — liste hautement confidentielle contenant les cas de terroristes soupçonnés ou connus24. Selon des sources européennes et américaines proches de l’enquête, Chérif Kouachi se serait rendu au Yémen en 2011 pour s’entraîner avec des militants islamistes liés à AQPA25.

Chérif fait l’objet entre 2011 et 2014, de deux ans de surveillance téléphonique. La CNCIS met fin aux écoutes téléphoniques en juin 2014 faute d’éléments probants en lien avec le terrorisme, les écoutes ayant uniquement révélé des allusions à un trafic de contrefaçons de vêtements et de chaussures de sport19.

Les frères Kouachi connaissaient Amedy Coulibaly, qui est impliqué dans la fusillade de Montrouge le 8 janvier 2015 et dans la prise d’otages du magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes le 9 janvier 2015. Coulibaly affirme au téléphone à BFM TV s’être « synchronisé » avec les tueurs de Charlie Hebdo, et se réclame de l’organisation État islamique (dite « Daech »)26.

Le mercredi 7 janvier 2015, Chérif et Saïd Kouachi commettent à Paris l’attentat au siège de Charlie Hebdo, tuant huit membres de la rédaction de l’hebdomadaire satirique, deux policiers et deux autres personnes. Ils sont identifiés par la police dans la soirée, grâce à la découverte d’une carte d’identité que Saïd Kouachi avait perdue dans le véhicule qui a permis leur fuite27.

Recherchés par toutes les polices de France, les frères Kouachi se retranchent dans une imprimerie de Dammartin-en-Goële en Seine-et-Marne, vers 8 h 3028. Chérif Kouachi donne un entretien à un journaliste de BFM TV le matin du 9 janvier 2015 : il affirme être missionné et financé par Al-Qaïda du Yémen (AQPA) et avoir été formé par Anwar al-Awlaqi29.

Ils sont tués par le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale vers 17 h alors qu’ils tentent de sortir de l’imprimerie en faisant feu sur les gendarmes.

Les deux frères avaient l’intention de prendre la fuite direction la Belgique où ils avaient prévu une planque à Bruxelles30.

Sépultures

Le 14 janvier 2015, le maire de Reims, Arnaud Robinet, fait savoir qu’il refuse d’accueillir la dépouille d’un ou deux des frères Kouachi à Reims. L’argument invoqué est celui de risque de trouble à l’ordre public, compte tenu de risques de pèlerinages extrémistes ou de dégradation de sépulture en un lieu de recueillement31. En matière d’inhumation, la loi française dispose que l’autorisation est à demander au maire de la commune du cimetière choisi. Le défunt peut être inhumé dans les cimetières suivants : celui de la commune où le défunt habitait (Reims pour Saïd, Gennevilliers pour Chérif), celui de la commune où le défunt est mort (Dammartin-en-Goële), ou celui où est situé le caveau de famille32.

Saïd Kouachi est finalement inhumé anonymement à Reims le 16 janvier33 et son frère Chérif à Gennevilliers le 17 janvier34.

Mourad Hamid

Le beau-frère de Chérif Kouachi (Mourad Hamid ou Hamyd) a été interpellé en juillet 2016 à la frontière bulgaro-turque35. Il est soupçonné de vouloir rejoindre Daech en Syrie. Il avait été entendu en janvier 2015 après l’attentat contre Charlie Hebdo au commissariat de Charleville-Mézières avant d’être relâché, libre de toute charge. Il est fiché S depuis les attentats de janvier 2015. Le 25 juillet 2016, sa famille a signalé sa disparition. Le parquet antiterroriste de Paris a ouvert le 29 juillet 2016 une information judiciaire en vue de délivrer un mandat d’arrêt européen à son encontre.

Notes et références

  1. « Le beau-frère de Kouachi arrêté » [archive], sur Le Figaro, 7 août 2016.

Voir aussi

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Articles connexes

 

Des nouvelles de Dominique Cantien, ex de Nicolas Hulot et Philippe Douste-Blazy…

… également productrice de Jean-Luc Lahaye sur TF1 entre 1987 et 1989…

Notons que sa séparation avec Philippe Douste-Blazy, à l’issue d’une dispute mémorable le 31 décembre 2005 dans l’hôtel où ils séjournaient à Marrakech, La Mamounia, avait été précédée d’à peine quinze jours par la disparition inattendue de son domicile de Bénodet du proxénète brestois Bernard Algret, un ami du proxénète et ancien directeur de l’hôpital psychiatrique de Bohars, Christian Barthes, lui-même très lié à Philippe Douste-Blazy depuis leur jeunesse commune à Toulouse.

Or, à cette époque, Bernard Algret préparait son départ pour Marrakech, tout comme quelques semaines plus tôt le pédophile et ancien psychiatre brestois Serge Rodallec, l’un et l’autre ayant décidé de fuir la justice française qui les poursuivait, l’un pour ses activités de proxénète et l’autre pour des viols et agressions sexuelles sur plusieurs de ses jeunes patients handicapés mentaux.

On apprendra par la suite après la découverte de son cadavre très abîmé dans la Loire au printemps 2006 comment Bernard Algret avait été sauvagement agressé à son domicile dans la nuit du 15 au 16 décembre 2005, puis conduit à Nantes par ses agresseurs pour y être torturé et finalement assassiné.

Cependant, enquêtant sur cette sordide affaire criminelle, la « justice » quimpéroise semble n’avoir jamais retrouvé le coffre-fort où, de notoriété quasi publique à Brest, Bernard Algret conservait ses plus précieux outils de travail, ses licences occultes, en quelque sorte, comprenant notamment quantités de photos et vidéos très compromettantes pour nombre de notables.

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/nicolas-hulot-que-devient-dominique-cantien-avec-qui-il-a-forme-un-couple-dinfluence_482545

Nicolas Hulot : que devient Dominique Cantien avec qui il a formé un « couple d’influence » ?

 

Geneviève Cloup | ven. 10 décembre 2021 à 17h34 – Mis à jour le sam. 11 décembre 2021 à 10h44

Grande prêtresse des divertissements de TF1 dans les années 90, Dominique Cantien partagea pendant 7 ans la vie de Nicolas Hulot. Ensemble, ils furent un couple d’influence. Aujourd’hui, la productrice multiplie les projets.

 

C’était au temps de l’émission Ushuaia, qu’ils imaginèrent ensemble, en 1986, sur TF1. Première conscience écologique sur une chaîne télé. Dominique Cantien et Nicolas Hulot furent un couple à la scène (elle dans l’ombre, lui dans la lumière), comme à la ville pendant 7 ans. Il fut avec notamment Arthur, Christophe Dechavanne, Nagui, Jean-Luc Delarue, l’une des nombreuses personnalités que la productrice au flair redoutable lança.

Professionnellement, Dominique Cantien a toujours fonctionné au coup de cœur. Pour ce qui est de l’ordre privé également. Aux côtés de Nicolas Hulot, elle va vivre à cent à l’heure, fera trente fois le tour de la planète, ira le rejoindre parfois au bout du monde rien que pour un baiser, bref, une vraie histoire d’amour qui se terminera pourtant. Elle expliquera en 2012 : « À vouloir réussir leur carrière à tout prix des femmes découvrent trop tard qu’elle ne peuvent plus avoir d’enfants, ça a été mon cas avec Nicolas. […] Cet enfant jamais né est l’une des raisons de notre séparation. »

PHOTOS – Découvrez les femmes de la vie de Nicolas Hulot

Dominique Cantien en couple avec Philippe Douste-Blazy pendant 14 ans

Par la suite, pendant quatorze ans, Dominique Cantien sera en couple avec Philippe Douste-Blazy. Elle dira qu’être la compagne d’un politique, c’est s’oublier. D’autant qu’à l’époque, TF1 lui demande de choisir entre son histoire et sa carrière. Elle choisira sans hésiter l’amour. Sans doute l’un des talons d’Achille de cette femme de pouvoir. L’amour pour un homme et, surtout, l’amour pour ses enfants.

La productrice, désormais célibataire, a trois enfants. L’ainé, Grégory, qui travaille aujourd’hui également dans l’audiovisuel ; Sorey-Gabriel, adopté au Cambodge, dont le prénom signifie « liberté » en khmer, auquel elle a ajouté le nom d’un ange protecteur, qui créé des logiciels ; et la si jolie Jada, adoptée au Laos, 17 ans. « Dans leurs regards, a-t-elle déclaré un jour, je retrouve l’innocence que je n’ai pas eue. » C’est au cours de ses nombreux voyages avec Nicolas Hulot qu’elle avait pris conscience de la détresse de beaucoup de peuples et de la misère des enfants abandonnés. Bouleversée, elle s’était dit alors qu’un jour elle changerait le destin d’au moins un de ces enfants.

Elle poursuit son activité de productrice

A présent, Dominique Cantien qui ne tient pas en place et ne connaît pas l’adjectif « contemplatif », multiplie les casquettes. Toujours très proche de l’enfance, elle manage les Petites mains symphoniques, une association créée par Eric du Faÿ qui regroupe 250 jeunes musiciens venus de toute la France. De façon associative elle est également au comité d’honneur de l’ONG Aviation sans frontières, qui apporte une aide humanitaire dans des zones où ils n’y a pas accès aux soins.

Si Dominique Cantien n’est plus liée à une chaîne – liberté à laquelle elle dit tenir-, elle poursuit son activité de productrice. Aux côtés de Michel Drucker sur des opérations événementielles (la prochaine est un hommage aux médecins et chirurgiens français dans le cadre de l’association la Chaîne de l’espoir, puis Viens dans mon école, où des personnalités retournent avec deux copains sur les bancs de l’école). Elle collabore avec Tim Newman sur des modules d’art pour France Télévisions, monte des événements dans des villes et, avec le groupe Azoulay, travaille sur un concept novateur de téléréalité venu de Corée. À 68 ans, sur tous les fronts, elle n’a rien perdu ni de son flair. Ni de son enthousiasme.

 

https://www.closermag.fr/people/dominique-cantien-je-n-ai-pas-retrouve-douste-blazy-avec-de-jeunes-garcons-comme-on-l-a-laisse-supposer-76195

Dominique Cantien : « Je n’ai pas retrouvé Douste-Blazy avec de jeunes garçons, comme on l’a laissé supposer »

 

Par Le 16 avril 2012 à 14h00 mis à jour 09 mars 2013 à 20h54

La productrice d’émissions de télévision Dominique Cantien était l’invitée de Laurent Ruquier, dans « On n’est pas couché », samedi soir. Elle a mis les choses au point concernant les rumeurs qui circulaient sur son ancien compagnon Philippe Douste-Blazy.

Souvenez-vous, en juin 2011, l’ancien ministre de l’Education Nationale Luc Ferry avait affirmé à la télévision qu’un ministre de la République avait organisé une soirée un peu particulière avec des garçons mineurs, au Maroc. Alors qu’il n’avait voulu nommer personne, la rumeur avait vite couru, suggérant plusieurs noms, dont celui de Philippe Douste-Blazy, alors ministre des Affaires Etrangères du temps de cette soirée, en 2005.

Dominique Cantien, l’ancienne compagne de Philippe Douste-Blazy, qui avait déjà démenti à l’époque (été 2011), a cette fois définitivement clos le délicat dossier, en réponse à l’interrogation de la journaliste Audrey Pulvar : « Ça c’est l’histoire que tout le monde adore. Cette histoire de Marrakech est d’abord fausse. En revanche, il y a eu une vraie dispute entre Philippe Douste-Blazy et moi-même, comme il y en a dans tous les couples. Il se trouve juste que ça s’est passé à Marrakech, au milieu d’un très grand nombre de personnalités, puisque c’était le 31 décembre (…) Cette nuit-là, il y a eu une dispute, qui n’a rien à voir avec ce que le ‘Canard Enchaîné’ a pu raconter. J’ai pleuré, il est parti, je n’ai rien cassé. Je ne l’ai pas retrouvé dans une chambre avec de jeunes garçons, comme on l’a laissé supposer. »

Dominique Cantien a ajouté : « Je pense qu’il y avait des gens qui nous accompagnaient et qui avaient tout intérêt à détruire Douste-Blazy. Et un papier de ce style-là, dans un journal comme le ‘Canard Enchaîné’, repris ensuite dans le ‘Monde’, était de nature à lui faire du mal. Mais en tous cas, je le redis, d’autant plus que, voilà, quand une histoire est terminée, je pourrais ne plus le défendre, c’est faux, vraiment faux, archi-faux. »

Cliquez ici pour regarder l’intervention de Dominique Cantien chez Laurent Ruquier, à propos de Philippe Douste-Blazy.

Catherine Laprévotte

 

https://www.jeuneafrique.com/83813/archives-thematique/docteur-douste-et-mister-blazy/

Docteur Douste et Mister Blazy

 

23 janvier 2007 à 14:43
Par François Soudan – François Soudan
Mis à jour le 23 janvier 2007 à 14:43

 

Jamais un ministre des Affaires étrangères n’avait été autant raillé et critiqué que celui-là. Rencontre avec un homme blessé qui ne s’explique toujours pas le lynchage médiatique dont il se dit la victime.

« Je rêve d’un journaliste qui fasse enfin une enquête objective sur moi. » Cette petite phrase en forme de cri du cur est la première – ou presque – que Philippe Douste-Blazy a prononcée en nous recevant dans son bureau du Quai d’Orsay. Nous voilà donc prévenus. Affaire d’ego, bien sûr : cet homme né un 1er janvier – il vient de fêter ses 54 ans – se verrait bien objet d’étude, cas d’école, voire sujet de thèse. Question de fierté, surtout. Rarement ministre des Affaires étrangères aura été autant critiqué, raillé, vilipendé que ce médecin cardiologue originaire de Lourdes, la ville des miracles, propulsé un jour de juin 2005 sous les ors du plus beau bâtiment ministériel de France. « Jamais, auparavant, on n’avait ainsi remis en cause mes qualités professionnelles et mon travail, explique-t-il, visiblement peiné. J’en ai été surpris, choqué et, bien sûr, blessé. » Ce qu’il faut bien appeler le lynchage médiatique de Philippe Douste-Blazy – même si, reconnaissons-le, la victime a souvent tendu les verges pour qu’on le batte – a commencé par les surnoms. « Mickey d’Orsay », « Mister Bluff », « Douste Blabla » Puis sont venues les anecdotes ravageuses le dépeignant sous les traits d’une sorte de benêt du village, opportuniste et satisfait, qui enfilerait les bourdes comme des perles. Enfin est arrivé le jugement, en forme de couperet : l’erreur de casting que fut sa nomination serait le symbole et le syndrome d’une fin de règne interminable, celle de Jacques Chirac. À trois mois de l’élection présidentielle et de l’issue programmée de sa propre mission, le locataire du Quai a donc une obsession : se défaire de l’image calamiteuse qui lui colle à la peau et réparer ce qu’il estime être une profonde injustice. Alors, Philippe Douste-Blazy écrit (ou plutôt dicte) un livre sur son expérience au Quai. Et recherche, désespérément, un journaliste objectif

Lorsque, en juin 2005, l’ancien ministre de la Santé, puis de la Culture, passé par les mairies de Lourdes et de Toulouse tout en siégeant au Palais-Bourbon comme député des Hautes-Pyrénées, accède aux très convoitées Affaires étrangères, le choc est rude pour les fonctionnaires de cette grande maison. PDB est précédé d’une réputation peu en phase avec les exigences du lieu : celle d’un politicien malin, rapide, intuitif, qui a le sens des médias et le goût du risque, fonctionne à l’oral et cultive une désinvolture, parfois une légèreté, insupportables pour des diplomates très pénétrés de leur rôle. Peu d’entre eux savent que Philippe Douste-Blazy s’est battu pendant trois ans pour obtenir ce poste prestigieux et qu’il l’a obtenu de justesse, à force d’insistance, alors qu’on lui proposait les Affaires sociales. Tous y voient un cadeau de Jacques Chirac pour son ralliement à l’UMP (Union pour un mouvement populaire) en 2001. « En réalité, confie un proche de Chirac, c’est Dominique de Villepin qui a fait pencher la balance en sa faveur. Il se disait que, avec Douste au Quai, flanqué du très précieux Pierre Vimont comme directeur de cabinet, il pourrait continuer à tirer les fils. Mais, comme d’habitude, Villepin a surestimé sa capacité à tout contrôler. » L’intéressé, on l’imagine, y voit une tout autre explication : « Si j’ai demandé ce ministère, c’est parce qu’il s’inscrivait logiquement dans le sens de ma carrière, assure Douste-Blazy. J’ai été chef de clinique et professeur de santé publique, j’ai fait quinze ans d’action humanitaire aux côtés, notamment, de mon ami Bernard Kouchner, le temps était venu de faire coïncider cet engagement avec la politique extérieure de la France. Avec la prolifération nucléaire, l’humanitaire est sans doute le sujet mondial numéro un du XXIe siècle. » Il n’empêche. Lorsqu’il expose ses idées devant ses nouveaux collaborateurs, ces derniers ouvrent des yeux ronds : « Ils se demandaient ce que je racontais là, explique PDB, et ils se disaient que je me trompais de ministère, alors que je leur proposais de mettre en uvre la politique la plus audacieuse que le Quai avait à accomplir depuis longtemps ! »

En juin 2005, Philippe Douste-Blazy se donne « un an pour apprendre ». L’état de grâce ne durera que quelques semaines. Distillées de l’intérieur et amplifiées à l’extérieur par le réseau apparemment acharné de ses ennemis politiques – au premier rang desquels figure le patron sortant du Conseil supérieur de l’audiovisuel, Dominique Baudis -, les petites histoires croustillantes, voire salaces, sur le comportement et l’amateurisme du ministre font les délices des rédactions parisiennes. Lors d’une visite au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem, en septembre, Douste se serait enquis du sort des « Juifs d’Angleterre » pendant la Seconde Guerre mondiale. À l’occasion d’une visite à Paris de la présidente du Sri Lanka, il aurait confondu la Thaïlande avec Taiwan. En décembre, c’est le pompon. Il se raconte, puis s’imprime, que Douste, en vacances à La Mamounia de Marrakech, a eu une violente altercation avec sa compagne, occasionnant pour 30 000 euros de dégâts dans la suite que le couple occupait. Plus récemment, fin novembre 2006, c’est le coût de son voyage en Inde, à bord d’un avion de location, qui fait la une du Canard enchaîné : près de 300 000 euros ! « Faux, honteux, inouï, s’emporte Douste. Yad Vashem, la Thaïlande, tout cela, ce sont des inventions. Qu’on m’apporte des preuves, des témoignages précis ! À La Mamounia, c’est vrai qu’il y a eu une engueulade que les voisins ont entendue. Mais l’ancien et le nouveau directeurs de cet hôtel, Robert Bergé et Mohamed Chab, ont certifié par écrit que les dégâts ne furent que minimes, à peine un cendrier ébréché. Quant à mon voyage en Inde, pour un sommet avec Bill Clinton, Sonia Gandhi et trois de mes collègues, le ministère m’a loué un appareil chez une compagnie suisse après appel d’offres parce que les ?avions officiels étaient tous occupés. Je signale au passage que le tarif était 20 % moins cher que celui pratiqué par le ministère de la Défense lorsqu’il nous affrète l’un de ses avions ! » Interrogé sur l’origine, selon lui, de ce qu’il qualifie d’« acharnement indécent », Philippe Douste-Blazy se ferme, énigmatique. « J’ai ma petite idée, qui n’a rien à voir avec la politique nationale. Ceux qui veulent ma peau connaissent très bien le système. Il y a un fil rouge à tirer, mais je le garde pour moi. » On l’aura compris : ce « fil rouge » ne saurait en aucun cas être de son fait, encore moins relever de sa propre (ir)responsabilité. Studieux, le ministre se replonge aussitôt dans les fiches préparées par ses collaborateurs, qu’il lit avec le plus grand naturel, pour répondre à nos questions, dès que celles-là s’éloignent des terrains qui lui sont familiers

Cet amateur de golf, qui affirme travailler « quatorze ou quinze heures par jour », n’ignore pas que sa marge de manuvre par rapport à Jacques Chirac est extrêmement faible. Cela semble l’arranger et il le revendique : « S’il y avait autonomie, cela voudrait dire qu’il y aurait une différence entre le président et moi. Or je n’ai aucune divergence de vue avec Chirac. Il est parmi les dix personnes qui, au monde, connaissent le mieux les affaires internationales : quelle légitimité aurais-je pour lui porter la contradiction ? » Mais cette osmose ne signifie pas pour autant que le Docteur Douste soit en panne d’idées et de jugement. Intarissable sur la crise du Darfour, qu’il connaît manifestement très bien, il est également à l’aise sur le Maghreb. Lui qui, pour avoir rencontré les infirmières bulgares dans leur prison de Benghazi et qui juge « choquante » leur condamnation à mort, n’hésite pas à dire qu’à ses yeux de médecin, « comme pour 99,9 % de la communauté internationale », elles sont innocentes. Lui qui, en octobre 2005, avait reçu des opposants tunisiens à l’ambassade de France à Tunis, une initiative dont la conséquence immédiate fut l’annulation de son audience prévue avec le président Ben Ali, tient à marteler que « si c’était à refaire, [il] le referai[t] », tant il est vrai que « les droits de l’homme sont un marqueur essentiel de la démocratie ». Lui qui, enfin, fut l’un des initiateurs de la fameuse et très controversée loi du 23 février 2003 sur le rôle positif de la colonisation française en Algérie persiste à sa manière – en assumant du bout des doigts un texte purement électoraliste qu’il a, dit-il, signé « par solidarité » en tant que secrétaire général de l’UMP, mais qu’il se défend d’avoir présenté. Oui, bien sûr, le ministre peut admettre que, « vu d’Alger, cela puisse choquer ». Mais, ajoute-t-il, « 75 % des Algériens ont moins de 25 ans. Leurs dirigeants devraient donc comprendre qu’ils doivent cesser de regarder la relation avec la France dans le rétroviseur. »

Mais la vraie passion, le vrai bijou et le vrai joujou de Mister Blazy a pour nom Unitaid, acronyme très charity business d’une fondation ambitieuse dont le but est de contribuer à la lutte contre le sida, la tuberculose, le paludisme et la faim dans le monde à raison de 1 milliard de dollars par an pendant vingt ans. Lancée en 2005, l’initiative Unitaid, dont PDB préside le conseil d’administration, est née d’une idée conjointe Chirac-Lula (le président brésilien), avec comme financement espéré les revenus dégagés par la fameuse taxe sur les billets d’avion. « Une idée géniale », applaudit Douste, qui revendique le privilège d’y avoir fait adhérer Bill Clinton en personne « à l’issue d’un entretien de trois heures dans son bureau de New York ». Enthousiasmé par ce projet, qui revient à subventionner une vaste centrale d’achat de médicaments à la disposition de l’OMS et de l’Onusida, l’ancien président américain aurait accepté de transférer 200 millions de dollars de sa propre fondation dans les caisses d’Unitaid. « C’est la réalisation dont je suis le plus fier », confie-t-il. Un rêve de « French Doctor » que le ministre devra cependant laisser à d’autres au lendemain du 6 mai, date du second tour de l’élection présidentielle. Que fera-t-il ensuite ? « Je ne me projette jamais, dit-il, et puis je suis président de l’agglomération du Grand Toulouse jusqu’en mars 2008. J’ai donc de quoi m’occuper. » En réalité, ce faux modeste, qui a attendu l’avant-veille de Noël pour officialiser son soutien à Nicolas Sarkozy, espère mieux et plus. Un nouveau maroquin ? Rien n’est exclu, même si son ralliement un peu tardif à Sarko lui a valu ce commentaire acerbe d’un très proche de ce dernier, Patrick Devedjian : « Comme les hirondelles suivent le printemps, Douste Blazy ne se trompe jamais de succès » – manière de signifier qu’il vole au secours de la victoire. « De Devedjian, no comment », lâche devant nous PDB, qui poursuit : « L’important, c’est de battre madame Royal. Je n’ai aucune envie qu’elle devienne chef de l’État. Ce n’est pas un problème de droite ou de gauche, c’est tout simplement inimaginable. »

Alors, Philippe Douste-Blazy fait campagne pour « Nicolas », qu’il assure « connaître et apprécier depuis plus de quinze ans », tout en expédiant les affaires courantes de son grand ministère. Le soir, devant son dictaphone, il s’échine à traduire pour son futur livre ce qui aura été sa « plus belle expérience ». Mais il y a problème. Les premières pages, juge-t-il avec lucidité, sont tout simplement « désastreuses ».

 

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Jean-Luc Lahaye

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Jean-Luc Lahaye
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Jean-Luc Lahaye en 2010.
Informations générales
Nom de naissance Jean-Luc Lahaeye
Naissance 23 décembre 1952 (68 ans)
Paris, France
Activité principale Chanteur
Activités annexes Animateur de télévision
Genre musical Variétés
Années actives Depuis 1979
Labels Philips
Site officiel http://www.jeanluclahaye.fr/

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Jean-Luc Lahaeye, dit Jean-Luc Lahaye, est un chanteur de variétés, auteur et compositeur français, né le 23 décembre 19521 à Paris 10e.

Il connaît le succès en tant que chanteur entre 1982 et 1987 avec Femme que j’aime (1982), Papa chanteur (1984) et Débarquez-moi (1987). Il est également animateur de télévision avec son émission Lahaye d’honneur.

Biographie

Enfant, Jean-Luc Lahaye est placé à la DDASS où il est inscrit sous le matricule 65 RTP 5152. Plus tard, il apprend le métier d’ajusteur à la Snecma. C’est au cours de cette période qu’il commet quelques délits qui lui valent d’être condamné à six mois de prison en 1976 — peine qu’il effectue à Fresnes. Il est aussi, entre autres, chauffeur et garde du corps de Zizi Jeanmaire.

Carrière musicale

Les débuts

Jean-Luc Lahaye commence ses spectacles lorsqu’il est embauché comme barman dans un restaurant, dont le patron, Gérard Pedron, deviendra son producteur. La chanteuse Dalida, qui fréquentait l’établissement, sera sa marraine de spectacle. À cette époque, elle vit seule et souhaite une présence régulière dans sa maison. De 1975 à 19793, elle lui loue un petit appartement au dernier étage de sa résidence. C’est en 1979 qu’il sort son premier 45 tours, Maîtresse, maîtresse, puis en 1980 un second, Allez viens, et un troisième : C’est quand l’entr’acte. Le succès n’est toujours pas au rendez-vous. Il se produit pour la première fois sur scène au théâtre de la Potinière en 1981 (spectacle de Rachid Bahri).

Les succès

Jean-Luc Lahaye obtient son premier succès en 1982 avec Femme que j’aime. Son premier album, Appelle-moi Brando, sort en 1983. Il se produit alors en première partie des spectacles de Linda de Suza et de Michel Leeb à l’Olympia en 1983 et 1984. Il connaît à nouveau le succès avec Décibelle, Appelle-moi Brando et, en 1984, il sort un second album, Peur, avec de nouveaux titres comme Pleure pas, Plus jamais et surtout Papa chanteur, dédié à sa fille Margaux. Avec ce titre, il reste 28 semaines au Top 504 (1 200 000 exemplaires écoulés).

En 1985, il publie un livre autobiographique, Cent familles. L’année suivante, il est tête d’affiche à l’Olympia avec les chansons de son troisième album Flagrant Délit tendresse (incluant Il faudrait que tu reviennes, Lettre à la vieille et Djemila des Lilas). En 1987, il donne plusieurs concerts à guichets fermés au Palais des sports de Paris, où un album « live » est enregistré. La même année, il devient le présentateur d’une émission de divertissements sur TF1, Lahaye d’honneur, dont il interprète la chanson du générique, Débarquez-moi.

Son quatrième album, En vol, passera inaperçu malgré les titres L’Amour pour qui (qu’il interprète avec son ex-épouse Aurélie) et Gamine. Deux autres singles inédits paraissent, Do l’enfant d’eau (1988) et Partie sans laisser d’tendresse (1989), mais ne rencontreront pas plus de succès. En 1991, avec la collaboration de Michel Mallory, il publie l’album Paroles d’homme. Une compilation, Chanteur, sort en 1993 avec un titre inédit, Tu peux lui dire. En 1994, il coécrit avec Jean-Paul Dréau l’album Parfum d’enfer. Il enregistre en 1997 une nouvelle version de Femme que j’aime pour son album Rendez-vous où figurent de nouveaux titres comme La Mélodie Du Monde qu’il interprète encore aujourd’hui en concert, Gloria (dédié à sa seconde fille) ainsi qu’une reprise de Sous quelle étoile suis-je né ? de Michel Polnareff.

Retour gagnant

Des nouvelles de Dominique Cantien, ex de Nicolas Hulot et Philippe Douste-Blazy... dans AC ! Brest 170px-Jean-Luc_Lahaye_2013
Jean-Luc Lahaye sur scène en 2013.

En 2004, Jean-Luc Lahaye participe à l’émission de TF1 Retour gagnant : des anciens chanteurs oubliés qui ont eu leur heure de gloire passée viennent chanter deux titres, et le public vote pour son artiste préféré. Jean-Luc Lahaye obtient alors le plus grand nombre de votes des téléspectateurs ce qui va lui permettre de sortir le single Sans vous, titre composé par André Maruani et coécrit avec Jean-Luc Lahaye, évoquant son retour sur scène après une longue et douloureuse absence.

Le 6 avril 2004, il sort son huitième album (préparé essentiellement avec Didier Barbelivien), Gloria, du prénom de sa deuxième fille. Il donne un concert à l’Olympia le 20 décembre 2004, durant lequel un album live et un DVD sont enregistrés. Une tournée a lieu en France et en Suisse durant l’année 2007, et un album de reprises des années 1960-1970, Chansons que j’aime, sort en février 2008. Après une nouvelle tournée durant l’été 2010, il se produit à nouveau sur la scène de l’Olympia les 10 et 11 septembre 2010.

En 2009 et 2012, il fait partie des têtes d’affiches du spectacle RFM Party 80. Il figure également dans le film Stars 80, sorti le 24 octobre 2012, dans lequel il joue son propre rôle.

Le 6 août 2012, paraît l’album Jean-Luc Lahaye 1982-2012, 30 ans de chansons sous forme d’un coffret comprenant des inédits (dont Menteur tricheur) et un best of, et le DVD de l’Olympia 2010.

Famille

Avec son ex-épouse Aurélie, Jean-Luc Lahaye a deux filles : Margaux (1984) et Gloria (1986). Jean-Luc Lahaye est à l’origine d’une fondation en faveur des enfants déshérités, la fondation Cent Familles.

Activités publiques

Jean-Luc Lahaye s’est lancé dans l’écriture en 1985 avec un livre autobiographique, Cent familles, succès de ventes en librairie2. Il est suivi, en 1988, de Cent familles Tome II. En 1994, il publie une fiction futuriste Parfum d’enfer, à lire en écoutant un album éponyme sorti la même année. En 2005, paraît une nouvelle édition complétée, Cent familles – De la DDASS à la vie.

En 1986, Jean-Luc Lahaye crée la Fondation Cent Familles qui vise à venir en aide aux enfants « en panne de parents ». L’inauguration a lieu le 8 octobre 1986 à Clichy en présence du président François Mitterrand. Le 16 décembre de la même année, Donne-moi la main, une émission de quatre heures en direct sur TF1, réunit des artistes, hommes politiques et autres personnalités, afin de réunir des fonds pour la « Fonda ». Les promesses de dons atteignent des montants inespérés, les plus grandes entreprises françaises offrent leurs services. Depuis, la Fondation Cent Familles a accueilli et élevé plus de mille enfants dans ses différentes maisons. Actuellement cent vingt enfants vivent dans trois établissements et dix familles satellites accueillent les placements de longue durée.

Après avoir animé l’émission caritative Cent familles, il rejoint TF1 en septembre 1987, à la demande de Dominique Cantien qui réussit à convaincre la direction de la chaîne, en animant son émission Lahaye d’honneur2. Ce programme en direct qui mêle variétés et financement d’œuvres caritatives sera diffusé pendant un an et demi. Il en chante lui-même la chanson du générique à chaque émission (Débarquez-moi), accompagné par les ballets de Redha.

En 2001, il ouvre un dîner-spectacle, le « studio 287 », qu’il transforme rapidement en discothèque. Il vend cet établissement pour se consacrer exclusivement à sa carrière de chanteur après son succès à l’émission Retour gagnant en 2004.

Depuis 2018, Jean-Luc Lahaye est président du comité directeur de l’association de parachutisme sportif de Frétoy-le-Château, Skydive Frétoy5. Il compte plus de 1 400 sauts en parachute à son actif.

Justice et polémiques

Le 8 janvier 2007, l’artiste est condamné à une amende de 10 000 euros pour atteinte sexuelle sur mineur de 15 ans lors d’un procès à huis clos au tribunal correctionnel de Paris. Selon la presse, les débats ont porté en particulier sur l’âge que la plaignante avait, et sur l’âge qu’elle avait dit avoir, au moment des faits6.

Le chanteur est interpellé le 11 février 2015 par l’Office central de répression des violences aux personnes de la police judiciaire. Il est présenté à un juge d’instruction le lendemain avant d’être mis en examen. Placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire et obligation de recevoir des soins, il est convoqué le 23 mars au tribunal de grande instance de Paris pour corruption de mineure aggravée par l’utilisation d’un réseau de communication électronique pour une proposition sexuelle à une mineure de 15 ans, ainsi que par la détention d’images pédopornographiques7,8. Lors de ce procès qui s’est tenu à huis clos, le parquet a requis deux ans de prison avec sursis. Le lundi 18 mai 2015, le tribunal correctionnel de Paris rend sa décision et condamne le chanteur à un an de prison avec sursis pour corruption de mineur de 15 ans ; il est en revanche relaxé des chefs d’accusation de « proposition sexuelle à mineur de quinze ans » et de « détention d’images pédopornographique de mineur de quinze ans »9,10.

En octobre 2017, l’association La Voix de l’Enfant reproche à Jean-Luc Lahaye une réplique de la bande-annonce de Stars 80, la suite (« [mes copines] vont venir ! Mais à cette heure-ci elles sont au lycée… Ben oui, elles passent le bac ») qu’elle juge déplacée dans la bouche d’un homme de 64 ans, dans un film où il joue son propre rôle. Jean-Luc Lahaye fait répondre par son avocat que « la plaisanterie litigieuse s’inscrit uniquement dans le caractère comique du film, dont Jean-Luc Lahaye n’est ni le dialoguiste, ni le réalisateur ». Il ajoute que le chanteur « n’a jamais eu la moindre intention de blesser, de choquer ni de heurter quiconque, et regrette vivement si cela a pu être le cas »11. Face à la polémique, l’attachée de presse du film annonce que la scène sera coupée au montage12.

Le 8 juin 2020, Jean-Luc Lahaye présente, pour la première fois, lors d’une émission de télévision, sa compagne Paola, jeune femme d’au moins 35 ans sa cadette, en ironisant qu’il « l’avait choisie à l’échographie »13.

Accusation de viol

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Cette section est liée à une affaire judiciaire en cours (novembre 2021).
Le texte peut changer fréquemment, n’est peut-être pas à jour et peut manquer de recul. N’hésitez pas à participer à l’écriture de synthèse de manière neutre et objective, en citant vos sources. N’oubliez pas que, dans nombre de systèmes judiciaires, toute personne est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement et définitivement établie.

Le 3 novembre 2021, Jean-Luc Lahaye est placé en garde à vue en raison de soupçons de viol sur deux adolescentes âgées de 16 et 17 ans. Les faits seraient survenus en 2013 et 2014. Il est également soupçonné de détention d’images à caractère pédopornographique14. Le 5 novembre, à l’issue de sa garde à vue, il est mis en examen et placé en détention provisoire15.

Discographie

Albums studios

  • 1983 : Appelle-moi Brando
  • 1984 : Peur
  • 1986 : Flagrant délit tendresse
  • 1987 : Palais des sports Live
  • 1988 : En vol
  • 1991 : Paroles d’homme
  • 1994 : Parfum d’enfer
  • 1997 : Rendez-vous
  • 2004 : Gloria

Compilations

  • 1993 : Jean-Luc Lahaye chanteur
  • 1998 : Femme que j’aime
  • 2000 : Best of
  • 2003 : Jean-Luc Lahaye
  • 2004 : Histoire d’idole
  • 2005 : Oympia 2004
  • 2008 : Chansons que j’aime
  • 2008 : Ses plus grands succès
  • 2012 : 30 ans de chansons

Cinéma

Publications

  • Cent familles (Carrère – Michel Lafon 1985). Réédition J’ai lu 1991 (format de poche)
  • Cent familles tome II (Michel Lafon 1988). Réédition J’ai lu 1992 (format de poche)
  • Parfum d’enfer, Jean-Claude Lattès, 1994 (ISBN 2-7096-1394-8)
  • Cent familles : De la DDASS à la vie, Michel Lafon, 2005
  • Classé confidentiel, Montparnasse, 2016

Notes et références

  1. « Soupçonné de viols sur mineurs, Jean-Luc Lahaye placé en détention » [archive], sur Le Point, 5 novembre 2021 (consulté le 12 novembre 2021)

Voir aussi

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Liens externes

 

https://le-milieu-nantais.skyrock.com/3023630926-Fin-tragique-de-Bernard-Algret-dit-Le-Nantais.html

Fin tragique de Bernard Algret dit Le Nantais
 
20 décembre 2005. Meurtre, assassinat, mise en scène ? Les investigations se poursuivent à Bénodet, au domicile de Bernard Algret, 58 ans, porté disparu depuis peu. Dans sa maison, des traces de sang et de lutte, ainsi que de tirs de plomb, d’un couteau et d’un gant ensanglantés sont découverts.
A Quimper, Jean-Yves Gouëffon, le vice-procureur du parquet a tenu une conférence de presse tandis qu’à Brest, une instruction est actuellement en cours à l’encontre de B. Algret pour proxénétisme aggravé.22 décembre 2005. Alors que les résultats des premiers prélèvements (sang, balistique) sont attendus, l’enquête sur la disparition, à Bénodet (29), du locataire d’un pavillon a connu, un changement de procédure. Compte tenu du très grand nombre de prélèvements effectués, le parquet de Quimper a, en effet, ouvert une information judiciaire, qui prend le relais de l’enquête de flagrance pour violences. Cela signifie que l’affaire est désormais entre les mains d’un juge d’instruction, le Quimpérois Richard Foltzer, et que les enquêteurs travailleront sur commission rogatoire. Bernard Algret, 58 ans, reste introuvable.

23 décembre 2005. Les résultats des analyses des traces de sang relevées dans le pavillon de Bénodet sont parvenus aux enquêteurs. « Du sang humain », s’est contenté de dévoiler le parquet de Quimper.

11 mai 2006. Le corps d’un homme a été repêché, le 30 avril dernier, dans l’embouchure de La Loire. Il s’agit de Bernard Algret, 58 ans, porté disparu à Bénodet depuis le mois de décembre. En lien avec l’enquête, une dizaine d’interpellations ont été effectuées, hier matin, dans des bars à hôtesses de Loire-Atlantique. Le règlement de comptes sur fond de proxénétisme se confirme.
Un corps entravé et porteur de traces de violences, un sparadrap sur la bouche, une balle de gros calibre dans la cuisse.

13 mai 2006. Bernard Algret, l’homme retrouvé dans la Loire fin avril, avait disparu de son domicile de Bénodet fin décembre. La victime que l’on dit fréquentant « le monde de la nuit », aurait été victime d’un contrat sur sa personne selon les premières informations recueillies hier par le Parquet de Quimper.

Une figure des nuits brestoisesLe quinquagénaire, figure de la nuit brestoise, emprisonné à plusieurs reprises à la suite de vols, escroqueries, contrefaçon, fraude au RMI et proxénétisme, s’était, en tout cas, forgé de sérieuses inimitiés dans la région. Nombreux sont ceux qui auraient pu vouloir sa disparition. Selon nos informations, l’homme s’apprêtait à quitter la France pour le Maroc, où il comptait s’installer.
Depuis plusieurs mois, Bernard Algret était interdit de séjour dans la cité brestoise, dans le cadre d’une affaire de proxénétisme aggravé le mettant en cause.

Un établissement à Marrakech ou Agadir

En juillet 2004, à cette époque, malgré une interdiction de gestion, ce Brestois d’origine nantaise exploitait, avec sa compagne, un bar à hôtesses – « Le monocle » – dans le quartier Saint-Martin, à Brest. Il aurait également été à la tête, via des prête-noms, de plusieurs autres établissements (« L’Ecrin » et « Le Romantique », notamment) ces dernières années. Depuis quelques mois, selon nos informations, l’homme était en train de récupérer tous ses avoirs et s’apprêtait à quitter la France. Il avait émis le souhait de s’installer au Maroc, à Marrakech ou Agadir, pour y ouvrir un bar ou un hôtel.

Stups, racket et différends musclés

Au fil de sa « carrière », Bernard Algret, aujourd’hui âgé de 58 ans, s’était créé de solides inimitiés. A Nantes notamment, où il y a de nombreuses années, il avait eu maille à partir avec le milieu nantais. Une figure nantaise, persuadée d’avoir été donnée par Bernard Algret, dans une affaire de stupéfiants, aurait tenté de le racketter à sa sortie de prison. A l’époque, le Brestois tenait un établissement dans la presqu’île de Quiberon (56). Le Nantais avait fini une nouvelle fois en prison. Malgré son interdiction de séjour, Bernard Algret se serait rendu régulièrement à Brest. Ici aussi, il comptait de nombreux ennemis. Trapu, parfois accompagné de colosses, l’homme était très craint. Une image acquise à la suite de plusieurs différends musclés. Ces derniers temps, l’homme se sentait néanmoins menacé. Il se déplaçait avec précaution et portait sur lui une arme à feu.

20.12.2005
Une fin tragique…Frossay, à 45 km à l’ouest de Nantes, dimanche 30 avril. Personne ne le sait encore, mais ce cadavre coincé dans des roseaux, en bord de Loire, c’est Bernard Algret, le disparu de Bénodet. Sa tête entourée de gros ruban adhésif et son corps entravé ne laissent aucun doute : l’homme a été assassiné. Les liens distendus ont laissé filer les parpaings. Le cadavre a refait surface. Il n’aurait jamais dû.

Le disparu risquait dix ans de prison

Bernard Algret, 59 ans, est un petit truand brestois, connu de la Justice pour des affaires de proxénétisme, de vols et d’escroqueries. Il a disparu de son domicile quatre mois et demi plus tôt. Dans la maison qu’il louait à Bénodet et où il vivait seul, des traces de lutte et beaucoup de sang. Presque trop pour faire vrai. Celui qu’on appelle « Bernard le Nantais » n’aurait-il pas mis en scène sa disparition ? Les enquêteurs n’excluent rien. D’autant que l’homme, qui attendait la date de son procès pour proxénétisme aggravé, risquait gros : jusqu’à dix ans de prison. D’ailleurs, son entourage ne cache pas qu’il avait l’intention de se mettre au vert, à l’étranger. Au Maroc. Il avait même commencé à récupérer ses avoirs et à vendre ses biens.

« Balancés » par Algret

Mais d’autres voix se font entendre et laissent supposer un tout autre scénario. Bernard Algret était devenu très nerveux. Il se savait menacé. Il avait même fait installer chez lui une alarme avec vidéosurveillance. Elle n’aura servi à rien. La nuit de sa disparition, celle-ci est restée muette. Très vite, deux noms circulent. José Antonio Freitas, 38 ans, – « Tonio » pour les intimes -, un gros bras, patron de deux bars à hôtesses à Nantes. Et Michel Chabot, 57 ans, dit « King Kong », un autre gros bras nantais. En 1999, tous les deux ont plongé, balancés par Bernard Algret qu’ils tentaient de racketter à Quiberon. A l’époque, les deux hommes tentaient de se faire « indemniser » à la suite d’une précédente incarcération qu’ils attribuaient, déjà, à Algret.

« Les anguilles seront bien grasses cette année

» Ces trois années supplémentaires à l’ombre, Tonio ne les aurait pas digérées… Pour Chabot, c’est pire. En prison, il a perdu un pied. Amputé, emporté par une infection mal soignée. Mais pour cette nouvelle affaire, « King Kong » a un alibi béton. Il est mis hors de cause. Tonio aussi a un alibi. Il n’était pas à Bénodet dans la nuit du 15 au 16 décembre. Mais une écoute téléphonique le trahit. A un copain incarcéré à la centrale de Saint-Martin de Ré pour un braquage commis à Nantes en 2002, il parle un peu trop. Et fait cette étrange confidence : « Les anguilles seront bien grasses cette année »… Les gendarmes en sont désormais persuadés. Antonio Freitas est derrière cette sordide affaire.

Quatre surnoms : Chiffon Scarface, Jo et Peter

Dans l’environnement du suspect nº 1, un homme attire l’attention des enquêteurs. Il s’appelle Christian Soler, 43 ans, surnommé « Chiffon » en raison de son allure négligée. Depuis peu, l’homme effectue pour Tonio des travaux de bricolage dans l’un de ses bars. Coïncidence, il a travaillé pour Algret, à Brest. Les deux hommes se sont quittés en très mauvais termes. Des histoires de cambriolages et de chèques volés que Soler, prête-nom d’Algret, aurait refusé d’encaisser malgré ses menaces répétées. Autour de Tonio, les enquêteurs parviennent à identifier deux autres individus peu recommandables. Joël Bogaert, dit « Jo », 30 ans, installé depuis quelques mois dans l’agglomération nantaise. Tonio l’a connu en prison. Il y a aussi Rachid Harafane, un Rouennais âgé de 35 ans surnommé « Scarface ». Une connaissance carcérale de Jo. Un quatrième personnage apparaît enfin : Pierre Kolye, 27 ans, dit « Peter », un Nantais qui s’est entiché d’une des hôtesses de Tonio. C’est pour la « racheter » qu’il aurait accepté de faiire partie du commando à Bénodet (il n’était question, selon lui, que d’un cambriolage). Il est le seul des quatre à avoir un casier judiciaire vierge. Les trois autres ont déjà eu affaire à la correctionnelle ou à une cour d’assises.

Un récit insoutenable

Fin avril, la Loire rend le corps de Bernard Algret, que seule une analyse ADN permettra d’identifier. Il faut faire vite. Les gendarmes craignent que la nouvelle de la macabre découverte ne s’ébruite. L’interpellation des quatre hommes et de leur commanditaire présumé est précipitée. Avec succès. Les enquêteurs délient vite les langues. Les ADN de deux des quatre suspects ont été retrouvés dans la maison d’Algret. Les quatre auraient fini par passer à table. Un récit épouvantable. 16 décembre. Bénodet, 1 h 30. Quatre ombres se glissent dans la propriété de Bernard Algret. Les quatre comparses ont reconnu les lieux deux jours auparavant. Ils sont tous armés. Ils brisent une vitre à l’arrière de l’édifice. Dans la maison, Bernard Algret est réveillé en sursaut. Il descend en sous-vêtements et tombe nez à nez avec les quatre hommes. Il se bat, et leur oppose même une très vive résistance. Le tir d’un fusil de chasse claque. C’est un coup de crosse asséné en plein visage qui l’a accidentellement provoqué. Les plombs se fichent dans le plafond. La lutte continue, mais elle est inégale. Bernard Algret s’affaisse, victime d’un très violent coup de pied de biche à la tête. La plaie saigne beaucoup. Plusieurs pièces sont souillées, jusqu’à l’étage où l’un des agresseurs est monté pour se nettoyer. Bernard le Nantais est inerte. Il est saucissonné et jeté dans le coffre d’une voiture. Direction Nantes.

Torturé avec une perceuse électrique

En cours de route, le « colis » reprend connaissance et s’agite. Trop. Les coups ne suffisent pas à le réduire au silence. L’un des agresseurs saisit une arme de petit calibre et tire par-dessus la banquette arrière. Bernard Algret est touché à la cuisse. Plus personne ne l’entend jusqu’à l’arrivée à Nantes. Il est 8 h 30. Le calvaire de Bernard le Nantais ne fait que commencer. Sur les bords de Loire, dans le fourgon où il vient d’être transporté, il est torturé. Un coup de feu tiré à bout portant lui arrache un morceau d’oreille. A l’aide d’une perceuse, notamment, ses bourreaux (un ou deux) s’acharnent sur lui. En fin d’après-midi, un ultime coup de barre porté à la tête le laisse sans vie. Le cadavre de Bernard Algret est lesté et jeté d’un pont. C’est ce scénario qui devrait être vérifié lors d’une très prochaine reconstitution.

Le « magot » de Bernard Algret ?

Qui a fait quoi, et pour quel mobile ? C’est ce que l’instruction tente d’établir. Une hypothèse, toujours à l’étude, se dessine. Début décembre, Soler aurait fait part à Tonio, son nouvel employeur, de ses ennuis avec Algret. Il sait que Tonio a des comptes à régler. Soler est peut-être également au courant que leur ennemi commun s’apprête à quitter la France et qu’il a probablement amassé un « trésor de guerre ». Il aurait alors proposé à Tonio de lui amener Bernard le Nantais. Avec un double objectif : le faire parler et le supprimer. En échange, Tonio aurait accepté de fournir des hommes de main : Jo, Scarface et Peter. Selon ces derniers, il n’a jamais été question d’enlever Bernard Algret, encore moins de le supprimer. Le soir du casse, il ne devait même pas être là. La mission, c’était le cambriolage. Dans la maison, ils n’auraient mis la main, en guise de « magot », que sur 1.500 EUR en espèces. Rien n’aurait donc fonctionné comme prévu. Tout aurait dégénéré.

Acquitté en 1995… faute de cadavre

De son côté, Soler ne réfuterait que la planification de la mort d’Algret. Selon lui, il n’a été question que de lui administrer une bonne correction. La mort de Bernard le Nantais ne serait, en quelque sorte, qu’accidentelle.

Quant à Tonio, mis en cause par plusieurs de ses camarades à différentes étapes duu scénario, il nie absolument tout. Il ne concéderait qu’une chose : oui, il savait que le cadavre de Bernard Algret avait été jeté dans la Loire, mais ce serait Soler qui le lui aurait dit. Paniqué, ce dernier lui aurait téléphoné pour lui demander de l’aide. Tonio dit avoir refusé. Selon lui, Soler aurait agi seul, pour régler ses propres comptes. Crédible ? Difficile à dire car, pour Tonio, il y a un fâcheux précédent. Il s’appelle Michel Zinetti, un patron de bar nantais, ancien associé de l’étoile montante du milieu nantais dans les années 1975. Zinetti a mystérieusement disparu en 1990. Mis en cause dans cette affaire, inculpé de meurtre avec le frère de feue l’étoile montante (*), Tonio sera acquitté, en 1995, par la cour d’assises de Loire-Atlantique, faute de preuves. Le cadavre de Zinetti n’a jamais été retrouvé… La légende dit qu’il aurait été coulé dans le béton de l’une des piles du pont de Cheviré.

Henri Lafont et ses « déconnologues » de la rue Lauriston…

 

 

… ou comment l’Histoire a tendance à se répéter…

 

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Henri Lafont

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Henri Lafont
Image dans Infobox.
Photographie d’identité judiciaire d’Henri Chamberlin, dit Henri Lafont, en mai 1944.
Biographie
Naissance

Paris

Décès
      (à 42 ans)

Fort de Montrouge

Nom de naissance
Henri Louis Chamberlin
Nationalité
Activité
Autres informations
A travaillé pour

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Henri Chamberlin, dit Henri Lafont, né dans le 13e arrondissement de Paris le 22 avril 19021 et mort fusillé au fort de Montrouge à Arcueil le 26 décembre 1944, est un repris de justice français qui, durant la Seconde Guerre mondiale, fut le chef de la Gestapo française (la « Carlingue ») sous l’occupation allemande. Il incarne la collusion entre la pègre française et les autorités nazies pendant l’Occupation, tant pour le pillage de richesses, la persécution et la spoliation des juifs, que pour la traque et la torture de résistants français.

Jeunesse

Henri Louis Chamberlin grandit dans un milieu populaire, son père étant ouvrier clicheur et sa mère journalière. Son père meurt quand il a 11 ans2 et sa mère l’aurait abandonné le jour même de l’enterrement, en 19123. Livré à lui-même, il traîne souvent dans le quartier des Halles à Paris, et exerce de nombreux métiers, de manœuvre à coursier.

En 1919, il est condamné à la maison de correction jusqu’à sa majorité pour vol de bicyclette. À sa sortie, il est incorporé au 39e régiment de tirailleurs algériens. Rendu à la vie civile deux ans plus tard, il est condamné en correctionnelle à deux ans de prison, assortis de dix ans d’interdiction de séjour, pour le recel d’une automobile volée. Il se marie à la maison d’arrêt de la ville d’Aix-en-Provence le 26 avril 1926 à Rebecchi Arzia1, avec qui il aura deux enfants, Pierre et Henriette.

À sa sortie de prison, il se fixe à Saint-Jean-de-Maurienne où il trouve un emploi. À la suite d’un vol de 2 000 francs dans la caisse du magasin qui l’emploie, il est envoyé au bagne de Cayenne, d’où il s’évade 4. Il change de nom à plusieurs reprises (Norman, puis Lafont).

De Chamberlin à Lafont

Au début de 1940, Chamberlin est gérant d’un garage Simca à la Porte des Lilas sous le nom d’Henri Lafont où il noue quelques contacts avec des policiers. En mars, il réussit à devenir gérant du mess de l’Amicale de la préfecture de police. Il cherche à s’engager dans l’armée, et manque de se faire arrêter. Il s’engage alors dans la brigade des « volontaires de la mort » peu regardante sur le passé des recrutés, laquelle est toutefois dissoute deux mois plus tard. Il est arrêté à Paris pour insoumission (désertion) . En juin 1940, il est emprisonné à la prison du Cherche-Midi, puis, à la suite de l’avancée de la Wehrmacht, au camp de Cepoy. C’est là qu’il rencontre deux espions Allemands et un Suisse, internés à la déclaration de guerre, avec lesquels il s’évade.

« Pourquoi ne pas travailler avec nous ? »

Il rejoint Paris, désormais occupé, avec ses compagnons d’évasion et se fait promptement recruter par ces derniers, tous trois membres de l’Abwehr.

Lafont dira plus tard à l’un de ses avocats :

« Au début, cette histoire d’Allemands ne me plaisait guère. Si les gars d’en face, les Résistants, m’avaient proposé quelque chose, je l’aurais fait. Il n’y a pas de doute. Et je n’aurais pas fait de cadeaux aux fritz ! Seulement voilà, à l’époque, des résistants, j’en ai pas connu, j’en ai pas vu la couleur. Je ne savais même pas ce que c’était. C’est à cela que tient le destin d’un homme : un petit hasard, une histoire d’aiguillage. Ou alors c’est la fatalité ! »

Il est installé par l’agent Max Stocklin, rue Tiquetonne dans un bureau d’achats pour le compte de la Wehrmacht, officine chargée de s’approprier des richesses françaises, doublée d’une basse police. Il achète toutes sortes de produits, des vêtements aux meubles en passant par les denrées alimentaires. Un second bureau s’ouvre rue Cadet et un troisième rue du Faubourg-Saint-Antoine. Il joue les utilités et se fait remarquer par Hermann Brandl, agent spécial de l’Abwehr, et par le capitaine Wilhem Radecke de la Wehrmacht. Il déménage deux fois pour finalement s’installer au 93 rue Lauriston. Avant-guerre, l’immeuble est la propriété de Mme Weinberg5.

Lafont prend l’initiative, dès juillet 1940, d’aller recruter vingt-sept malfrats, en compagnie de Radecke à la prison de Fresnes. Le colonel Reile, supérieur de Brandl et Radecke, ordonne l’arrestation de Lafont en apprenant la libération des détenus.

Radecke prévient Lafont et lui propose de retrouver l’un des chefs de la résistance antinazie, le Belge Lambrecht recherché par l’Abwehr, dont la capture lui vaudrait la faveur des autorités allemandes. Lafont arrête Lambrecht en zone libre et, aidé par Robert dit « le fantassin », de Hirbes dit « la rigole » et Estebéteguy dit « Adrien la main froide » ou « Adrien le Basque » (qui finira ses jours dans les chaudières du docteur Petiot), le ramène à Paris au siège de la Gestapo, dans le coffre de sa voiture, pieds et poings liés. Là, il le torture de ses propres mains. Le résultat aboutit au démantèlement du réseau de contre-espionnage belge à la suite de l’arrestation de 600 personnes.

Il intègre la police allemande sous le matricule 6474 R6.

Sa bande se compose d’une centaine de permanents sur lesquels il règne en maître et qui bénéficie d’une impunité quasi-totale. Il instaure un système de sanctions pour ceux qui feraient des écarts aux règles édictées, allant de la simple amende jusqu’à la peine de mort. La bande est composée de gangsters et autres malfrats, mais aussi de policiers véreux, dont le plus connu, l’ancien « premier policier de France » Pierre Bonny, devient le second de Lafont.

Échec à Alger

Vers la fin de l’année 1940, Hermann Brandl demande à Lafont de faire passer un agent de liaison en Afrique du Nord pour y installer un émetteur clandestin en communication avec les services allemands. Lafont s’installe avec son équipe au Cap Doumia près d’Alger. Mais deux des complices sont arrêtés par la police et la mission échoue. Lafont est condamné à mort par contumace.

Pillage et tortures

Les Allemands utilisent la bande Bonny-Lafont pour tenter de mater la Résistance, et celle-ci se révèle redoutablement efficace.

La pratique de la torture pendant les interrogatoires est monnaie courante : arrachage des ongles, limage des dents, nerf de bœuf, coup de poing, de pied, brûlure à la cigarette ou à la lampe à souder, mais aussi le supplice de la baignoire glacée, de l’électricité, etc.

Les hommes de la bande auraient aussi perpétré des assassinats commandités par les Allemands7.

En 1942, la « carlingue » passe sous l’autorité de la Gestapo. Lafont se démène pour plaire à ses nouveaux supérieurs, notamment en offrant une somptueuse Bentley comme cadeau de mariage à Helmut Knochen, adjoint d’Heydrich chargé d’implanter la police secrète en France8.

Début 1942, il s’entend avec le Devisenschutzkommando (DSK) (Détachement pour la mise en sûreté des devises), installé au 5, rue Pillet-Will, qui est chargé des devises et de la lutte – très lucrative – contre le marché noir. Dans les trafics, il obtient jusqu’à 20 % de commission.

Il s’agit de s’introduire dans la bonne société, de mettre en confiance ses interlocuteurs, de se concentrer sur les personnes ayant des ennuis et désireuses de cacher de l’argent en Suisse ou d’obtenir des laissez-passer. Lors du rendez-vous, les membres de l’équipe sortent leur carte de police allemande ou française et accaparent les devises, or, meubles à des prix bradés. Quand il s’agit d’un Juif, tout lui est confisqué, puis il est emmené au SD de l’avenue Foch. De nombreux cambriolages sont également perpétrés, sous couvert de « perquisitions ».

Les trésors s’accumulent rue Lauriston ; un jour de décembre 1942, Lafont partage le butin de l’ancienne ambassade américaine, composé de vaisselle de luxe, avec les principaux chefs allemands de Paris.

Lafont mène la grande vie, jouissant de voir des gens importants lui faire des demandes. Il organise beaucoup de soirées mondaines où il multiplie les contacts et devient incontournable grâce aux faveurs qu’il distribue. Pour distraire ses chefs, il les emmène dans les grands cabarets et établissements de nuit de la capitale dont le One-Two-Two. Ayant obtenu la nationalité allemande avec le grade de capitaine, il fait la tournée des établissements de nuit parisiens, que par ailleurs sa bande rackette, en uniforme allemand, ce qui déplait aux services de renseignement de la Wehrmacht.

Il y a beaucoup d’habitués du « 93 », comme le préfet de police Amédée Bussière, le journaliste Jean Luchaire, l’actrice Yvette Lebon et sa fille, ainsi que beaucoup de femmes appelées les « comtesses de la Gestapo ». Lafont tutoie Pierre Laval9. Les rapports avec d’autres collaborationnistes, comme Fernand de Brinon, sont plutôt mauvais.

En 1943, la bande inflige de lourdes pertes au réseau Défense de la France dont une soixantaine de membres sont arrêtés. Cependant, Défense de la France survit à ce coup dur. Parmi les personnes arrêtées se trouve Geneviève de Gaulle, nièce du général, arrêtée le 20 juillet 1943 par l’ancien inspecteur Bonny.

D’autres gestapistes parisiens ont existé, avec lesquels la bande Laffont-Bony est entrée en conflit pour le pouvoir : la « bande des Corses », la « Gestapo de Neuilly » dirigée par Frédéric Martin alias Rudy de Mérode, un temps associé avec Gédéon van Houten. La bande de Lafont, appuyée par la Gestapo allemande, en raison de sa nocivité particulière pour les réseaux de Résistance, parvient à les faire déporter.

Au début de l’année 1944, Henri Lafont se voit désormais en chef de guerre, propose et crée la Brigade nord-africaine, composée essentiellement d’hommes originaires d’Afrique du Nord, avec le nationaliste algérien Mohamed el-Maadi (ancien officier français membre de la Cagoule, groupe clandestin d’extrême droite)10. Portant l’uniforme milicien, la brigade prend part à des combats contre la résistance intérieure française, les Maquis du Limousin (trois sections participent aux combats contre le maquis de Corrèze notamment Tulle), puis le Périgord qui est le département de la Dordogne (une section) avec le massacre de 52 otages à Mussidan11 Sainte-Marie-de-Chignac 23 otages exécutés12, ou encore 26 otages fusillés où il y avait Georges Dumas (résistant), parmi les otages dans une carrière désaffectée des environs de Brantôme placé sous le commandement d’Alexandre Villaplane13 et en Franche-Comté (une section). La légion est dissoute en juillet 1944 quand la troupe se disperse. Certains des anciens membres suivent Mohamed el-Maadi en Allemagne et d’autres rejoignent la SS Freies Indien Legion.

La fin de la guerre

En août 1944, les gens compromis dans la collaboration fuient Paris vers l’Allemagne, Sigmaringen, Baden-Baden, Steinhorst.

Lafont s’installe dans sa ferme des Baslins à Bazoches-sur-le-Betz laissant derrière lui les locaux de la rue Lauriston abandonnés, en demandant toutefois à Pierre Bonny de détruire les fichiers. Il est accompagné de sa maîtresse, de ses deux enfants ainsi que de Bonny et sa famille. Ils comptaient tous attendre que la situation redevienne normale pour ensuite fuir en Espagne et récupérer une partie du magot accumulé. Des FFI locaux, ignorant leur identité, réquisitionnèrent leurs voitures, une Bentley et une Jaguar14.

Cet imprévu obligea Lafont à envoyer le fils de Bonny à Paris à bicyclette pour obtenir des voitures de Joseph Joanovici.

Joanovici, dit « le chiffonnier milliardaire », fut agent du Komintern, de la Gestapo et soutien du mouvement de résistance Honneur de la Police. Il livre Lafont et sa bande à l’inspecteur Morin en lui indiquant la ferme.

Le 30 août 1944 au matin, la ferme est encerclée et Lafont et ses acolytes sont arrêtés sans résistance. Cinq millions de francs en liquide, des bijoux, des armes et des papiers sont saisis.

Procès et sentence

Henri Lafont et ses
Henri Lafont à gauche au premier plan, à côté de Pierre Bonny, lors du verdict rendu le 11 décembre 1944, qui les condamne tous deux à mort.

Pierre Bonny et Henri Chamberlin dit Lafont, sont interrogés à la Conciergerie.

Devant le magistrat instructeur, Pierre Bonny avoue tout et cite plus de mille noms impliqués dans « l’affaire de la rue Lauriston ». Un vent de panique se répand à Paris surtout après la révélation d’un marché noir de faux certificats de résistant.

Le procès commence le 1er décembre 1944 pour finir le 11 décembre15. Quelques personnes témoignent en faveur de Lafont pour service rendu, y compris des résistants pour lesquels il aurait eu une indulgence ou dont il aurait sauvé un membre de la famille. La police retrouve à la ferme, dans un bac à linge sale, 2,5 millions de francs en petites coupures.

Lors du verdict (ils sont tous les deux condamnés à mort), Pierre Bonny doit être soutenu par les gendarmes alors que Lafont a le sourire aux lèvres et est très détendu.

Le 26 décembre, au moment d’être fusillé au fort de Montrouge, Lafont adresse quelques mots à son avocate maître Drieu : « Je ne regrette rien, Madame, quatre années au milieu des orchidées, des dahlias et des Bentley, ça se paie ! J’ai vécu dix fois plus vite, voilà tout. Dites à mon fils qu’il ne faut jamais fréquenter les caves. Qu’il soit un homme comme son père ! ». Il est 9 h 50, Henri Chamberlin dit Lafont est attaché au poteau, la tête découverte et la cigarette aux lèvres.

Dans la biographie romancée qu’elle a consacrée à Marga, Comtesse de Palmyre16, Marie-Cécile de Taillac rapporte qu’Henri Lafont (qui aurait été un temps l’amant de l’héroïne), aurait lancé à son défenseur avant d’être fusillé : « Cela m’est égal de mourir. J’ai vécu dix vies, je peux bien en perdre une ! » Peu de temps auparavant, marchant vers le peloton d’exécution, il aurait dit : « On devrait moderniser tout cela — envoyer une belle nana, par exemple, à la place d’un curé. »

La French Connection aurait été financée par l’argent de la Carlingue par l’intermédiaire d’Auguste Ricord, agent de Lafont, arrêté en septembre 1972, jugé et condamné aux États-Unis.

Notes et références

  1. Marie-Cécile de Taillac, Marga, Comtesse de Palmyre, Paris, Belfond, 1995, 231 p. (ISBN 978-2-7144-3281-0, OCLC 406686730)

Annexes

Bibliographie

Bande dessinée

      • Il était une fois en France, par Fabien Nury et Sylvain Vallée
        • tome 1 : « L’empire de Monsieur Joseph », Glénat 2007
        • tome 2 : « Le vol noir des corbeaux », Glénat 2008
        • tome 3 : « Honneur et Police », Glénat 2009
        • tome 4 : « Aux armes, citoyens ! », Glénat 2010
        • tome 5 : « Le petit juge de Melun », Glénat 2011
        • tome 6 : « La Terre Promise », Glénat 2012

Articles connexes

Liens externes

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gestapo_fran%C3%A7aise_de_la_rue_Lauriston

Gestapo française de la rue Lauriston

Gestapo française
Histoire
Fondation
Dissolution
Cadre
Type
Pays
Coordonnées

 dans Crime

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240px-Plaque_Gestapo_fran%C3%A7aise%2C_93_rue_Lauriston%2C_Paris_16 dans Folie
Plaque commémorative, rue Lauriston, en hommage aux victimes de la Gestapo française.
220px-Ex-si%C3%A8ge_de_la_Gestapo_rue_Lauriston_3 dans LCR - NPA
Immeuble 93 rue Lauriston.

La Gestapo française de la rue Lauriston, ou la Carlingue, est le nom donné à l’une des officines de la Gestapo française, installée au 93, rue Lauriston dans le 16e arrondissement de Paris entre 1941 et 1944, durant l’occupation du pays par les forces armées du IIIe Reich, et responsable de nombreuses exactions sous la direction d’Henri Lafont et de Pierre Bonny

Une officine parallèle a été créée en 1942 au 3-5, rue Mallet-Stevens après l’arrestation d’Eric et Hélène Allatini.

Historique

Ce groupe rassemble des membres du milieu, comme les truands Henri Chamberlin dit Lafont (leur chef) ainsi qu’Abel Danos et quelques anciens policiers révoqués, en premier lieu Pierre Bonny1. Les liens avec l’occupant leur permettent de nombreux trafics, avec des personnages louches tels que Joseph Joanovici.

Ils sont à l’origine de la Légion nord-africaine, engagée dans la répression contre les maquis à Tulle (voir répression contre les maquis de Corrèze).

Selon le policier à la retraite Henri Longuechaud, « On peut être scandalisé par le chiffre de 30 000 à 32 000 souvent avancé [comme effectifs de la Carlingue]… À Paris, lorsque l’occupant lance un avis de recrutement pour 2 000 policiers auxiliaires à son service, il aurait reçu pas moins de 6 000 candidatures »2.

Les principaux membres ont été jugés et condamnés à mort à la Libération.

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Références

  1. Henri Longuechaud, Conformément à l’ordre de nos chefs, page 58, cité par Maurice Rajsfus in Maurice Rajsfus, La police de Vichy : les forces de l’ordre françaises au service de la Gestapo, 1940-1944, Paris, Cherche-Midi, coll. « Documents », 1995, 286 p. (ISBN 978-2-86274-358-5, OCLC 33362188) (page 51).

Annexes

Bibliographie

Études et essais

  • Grégory Auda, Les belles années du « milieu », 1940-1944 : le grand banditisme dans la machine répressive allemande en France, Paris, Michalon, 2002, 254 p. (ISBN 2-84186-164-3, OCLC 50493997).
    Réédition : Grégory Auda, Les belles années du « milieu », 1940-1944 : le grand banditisme dans la machine répressive allemande en France, Paris, Michalon, 2013, 2e éd., 253 p. (ISBN 978-2-84186-678-6).
  • Jean-Marc Berlière, Polices des temps noirs : France, 1939-1945, Paris, Perrin, 2018, 1357 p. (ISBN 978-2-262-03561-7, présentation en ligne [archive]).
  • Cyril Eder, Les Comtesses de la Gestapo, Paris, Grasset, 2006, 257 p. (ISBN 978-2-246-67401-6, OCLC 723952731)
  • Serge Jacquemard, La Bande Bonny-Lafont, Paris, Fleuve noir, coll. « Crime story » (no 10), 1992, 217 p. (ISBN 978-2-265-04673-3, OCLC 40382542)
  • Philippe Aziz, Au service de l’ennemi : la Gestapo française en province 1940-1944, Paris, Fayard, 1972, 186 p. (OCLC 417371268).
  • Philippe Aziz, Tu trahiras sans vergogne : histoire de deux collabos, Bonny et Lafont, Paris, le Livre de poche, coll. « Le Livre de poche » (no 3457), 379 p. (OCLC 1206738).
  • Jacques Delarue, Trafics et crimes sous l’Occupation, Paris, Fayard, coll. « Grands documents contemporains », 1993 (1re éd. 1968), 496 p. (ISBN 978-2-21303-154-5, OCLC 722598561)
    Édition revue et augmentée.
  • Jean-François Miniac, Les Grandes Affaires criminelles du Doubs, Romagnat, De Borée, 2009, 362 p. (ISBN 978-2-84494-959-2, OCLC 690431283). (sur le carlingue Roger Griveau)
  • Patrice Rolli, La Phalange nord-africaine (ou Brigade nord-africaine, ou Légion nord-africaine) en Dordogne: Histoire d’une alliance entre la Pègre et la Gestapo (15 mars-19 août 1944), Éditions l’Histoire en Partage, 2013, 189 pages (sur Alexandre Villaplane et Raymond Monange essentiellement)

Littérature

Filmographie

Articles connexes

Lien externe

  • Guy Penaud, L’inspecteur Pierre Bonny. Le policier déchu de la « Gestapo française » du 93, rue Lauriston, Paris, L’Harmattan, 2011, 260 p. (ISBN 978-2-296-55108-4, lire en ligne [archive]), p. 157 et suiv. D’autres anciens policiers révoqués se retrouvent également aux côtés des malfrats de la bande Lafont : Paul Maillebuau ainsi que des inspecteurs Bérard et Pehou, ces derniers étant probablement recrutés par Bonny lui-même, ou encore Jean Bernolles. Voir (en) Simon Kitson, Police and Politics in Marseille, 1936-1945, Leiden, Brill, 2014, 326 p. (ISBN 978-90-04-26523-3, lire en ligne [archive]), p. 138.

 

Jean-Christophe Lagarde en garde à vue

N’aurait-il pas, lui aussi, fréquenté la loge Athanor de Puteaux ?

Hâte de savoir qui sont exactement mes lecteurs de Drancy en relation avec mes harceleurs…

 

https://www.europe1.fr/politique/information-europe-1-le-president-de-ludi-jean-christophe-lagarde-en-garde-a-vue-4030648

INFORMATION EUROPE 1 – Le président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde en garde à vue

 

07h49, le 11 mars 2021 , modifié à 12h23, le 11 mars 2021
Jean-Christophe Lagarde a été interpellé en possession d'armes (photo d'illustration). 1:00
Jean-Christophe Lagarde a été interpellé en possession d’armes (photo d’illustration).

 

Selon les informations d’Europe 1, le député de Seine-Saint-Denis et président de l’UDI a passé la nuit en garde à vue à Bobigny après avoir été interpellé à son domicile en possession d’armes non déclarées.  

Le président de l’UDI et député de Seine-Saint-Denis Jean-Christophe Lagarde a été interpellé chez lui dans la nuit de mercredi à jeudi et placé en garde à vue, selon les informations recueillies par Europe 1. Ce sont ses proches qui ont appelé la police vers 1 heure du matin, en expliquant qu’il aurait fait une tentative de suicide et qu’il était armé. Les policiers se sont rendus sur place. Ils auraient entendu une détonation près de son pavillon de Drancy.

L’élu dément avoir fait une tentative de suicide

L’élu était sain et sauf, il a démenti avoir fait une tentative de suicide mais les policiers l’ont trouvé en possession de nombreuses armes longues et de poing, tandis que ses proches racontaient son état dépressif. Dans une situation relativement confuse, l’élu a été placé en garde à vue. Il est entendu dans les locaux de la police judiciaire de Seine-Saint-Denis, pour « détention d’armes », celles-ci n’étant manifestement pas déclarées – des vérifications approfondies doivent être menées.

Europe 1
Par Guillaume Biet

 

 

https://www.leparisien.fr/faits-divers/christophe-lagarde-en-garde-a-vue-pour-detention-darmes-11-03-2021-ASJFYMUHRNDOZOXKPCAINULCKU.php

Jean-Christophe Lagarde, le patron de l’UDI, en garde à vue pour détention d’armes

 

Le député a été interpellé en possession de plusieurs armes dans la nuit de mercredi à jeudi à son domicile de Drancy (Seine-Saint-Denis).

 

Le député (UDI) Jean-Christophe Lagarde, ici en janvier lors d'une séance de l'Assemblée nationale.

Le député (UDI) Jean-Christophe Lagarde, ici en janvier lors d’une séance de l’Assemblée nationale. 
 

Par Jean-Michel Decugis, Alexandre Arlot et Gaëtane Bossaert
Le 11 mars 2021 à 08h30, modifié le 11 mars 2021 à 12h31

Jean-Christophe Lagarde a été interpellé chez lui dans la nuit de mercredi à jeudi et placé en garde à vue pour détention d’armes. Le président de l’UDI est entendu depuis 5 heures du matin par les enquêteurs de la police judiciaire de Seine-Saint-Denis pour s’expliquer sur la présence de plusieurs armes à son domicile, comme nous l’ont confirmé plusieurs sources. Le député de Seine-Saint-Denis a été interpellé à Drancy après que ses proches ont appelé la police vers 1 heure du matin, indiquant qu’il était armé et craignant pour sa santé.

Selon son entourage, qui évoque un incident d’ordre privé, Jean-Christophe Lagarde serait détenteur de deux armes de catégorie B, pour le tir sportif qu’il pratique depuis quatre ans. Si l’élu est en effet autorisé à posséder ces deux armes de poing, dont un Glock, les policiers ont aussi mis la main sur une arme de guerre et deux armes longues, découvertes dans un coffre, et dont la détention serait illégale, selon nos informations.

Tensions intra-familiales

A l’origine, les pompiers ont été appelés à Drancy pour des tensions intra-familiales. Les policiers sont arrivés en renfort après qu’un coup de feu a retenti. Personne n’a été blessé. De source policière, Jean-Christophe Lagarde avait un faible taux d’alcool dans le sang.

«Vers 1 heure du matin, j’ai entendu du bruit dehors, raconte cette riveraine de la rue Mailly. Par la fenêtre de la cuisine, j’ai vu trois ou quatre policiers en uniforme, dehors, qui se dirigeaient vers le pavillon de monsieur le maire (NDLR : Jean-Christophe Lagarde n’est plus maire de Drancy depuis 2017). J’ai d’abord pensé que quelqu’un voulait le cambrioler ou qu’il lui était arrivé quelque chose. J’ai vu la lumière de son pavillon allumée, puis j’ai discerné un homme ouvrir le portail pour parler avec les policiers. Mais je ne sais pas si c’était lui. Plus tard dans la nuit, vers 5 heures du matin, d’autres policiers sont arrivés sur place, mais ils étaient habillés en civil», rapporte cette habitante, qui n’a entendu aucun coup de feu.

Jean-Christophe Lagarde est parti de l’Assemblée nationale peu après 23 heures mercredi soir, alors qu’il travaillait au groupe UDI avec d’autres élus sur les élections régionales, et sur d’autres textes liés à l’actualité parlementaire. Ces derniers temps, son moral n’était « pas au beau fixe » se contente de commenter un de ses collègues, qui évoque des soucis d’ordre privé. Dans l’entourage proche du député et de la mairesse, on évoque une affaire « totalement rocambolesque », qui ne correspond pas du tout au profil que l’on connaît de l’élu.

Député de la Seine-Saint-Denis et ex-maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, 53 ans, a pris la tête de l’UDI (Union des démocrates et indépendants) en 2014, succédant à Jean-Louis Borloo. Après avoir collé des affiches pour la campagne de Raymond Barre en 1988, et présidé les jeunes UDF (1996-2001), Jean-Christophe Lagarde s’est emparé de la ville de Drancy en 2001, faisant basculer cet historique bastion communiste.

Sur le plan judiciaire, le chef de parti centriste est toujours visé par une enquête préliminaire du Parquet national financier (PNF). Une plainte, notamment pour détournement de fonds publics, avait été déposée en octobre 2017 par un conseiller municipal d’opposition à Drancy, Hacène Chibane, qui s’interrogeait sur l’activité d’assistante parlementaire de l’épouse de M. Lagarde, Aude Lavail-Lagarde, entre 2002 et 2014. Cette dernière est aujourd’hui maire de Drancy, ayant succédé à son époux lorsqu’il a été réélu aux législatives de juin 2017.
 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Christophe_Lagarde

Liens externes

:

 

Entre TF1 et Toulouse, une longue histoire d’amours rocambolesques…

J’attends de voir des médias mainstream s’en saisir pour y revenir moi aussi avec quelques détails inédits…

M’enfin, pour l’essentiel, mes lecteurs les plus assidus savent déjà, et même, bien mieux que moi…

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Baudis

Dominique Baudis

Page d’aide sur l’homonymie
Pour les articles homonymes, voir Baudis.
Dominique Baudis
Illustration.
Dominique Baudis en 2009.
Fonctions
Défenseur des droits
22 juin 201110 avril 2014
(2 ans, 9 mois et 19 jours)
Prédécesseur Poste créé
Jean-Paul Delevoye
(Médiateur de la République)
Successeur Jacques Toubon
Député européen
14 juillet 200922 juin 2011
(1 an, 11 mois et 8 jours)
Élection 7 juin 2009
Législature 7e
Groupe politique PPE
19 juillet 19942 octobre 1997
(3 ans, 2 mois et 13 jours)
Élection 12 juin 1994
Législature 4e
Groupe politique PPE-DE
24 juillet 198420 juin 1988
(3 ans, 10 mois et 27 jours)
Élection 17 juin 1984
Législature 2e
Groupe politique PPE
Député de la Haute-Garonne
Élu dans la 1re circonscription
1er juin 199724 janvier 2001
(3 ans, 7 mois et 23 jours)
Législature XIe (Cinquième République)
Prédécesseur Jean-Claude Paix
Successeur Philippe Douste-Blazy
23 juin 19884 mai 1994
(5 ans, 10 mois et 11 jours)
Législature IXe (Cinquième République)
Prédécesseur Jacques Roger-Machart
Successeur Jean-Claude Paix
Président du conseil régional
de Midi-Pyrénées
1
21 mars 198623 juin 1988
(2 ans, 3 mois et 2 jours)
Prédécesseur Alex Raymond
Successeur Marc Censi
Maire de Toulouse
11 mars 198324 janvier 2001
(17 ans, 10 mois et 13 jours)
Prédécesseur Pierre Baudis
Successeur Guy Hersant (intérim)
Philippe Douste-Blazy
Biographie
Nom de naissance Dominique Pierre Jean Albert Baudis
Date de naissance 14 avril 1947
Lieu de naissance Paris (IXe)
Date de décès 10 avril 2014 (à 66 ans)
Lieu de décès Paris, Val-de-Grâce (Ve)
Nature du décès Cancer
Nationalité Française
Parti politique UDF
UMP
Diplômé de IEP de Paris
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Dominique Baudis, né le 14 avril 1947 à Paris où il est mort le 10 avril 2014, est un journaliste, écrivain et homme politique français. Il a notamment été journaliste de télévision, puis maire de Toulouse, député, président du conseil régional de Midi-Pyrénées, député européen, puis président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et Défenseur des droits.

Biographie

Famille et études

Fils de l’homme politique Pierre Baudis, il effectue ses études au collège du Caousou à Toulouse, puis à Paris au lycée Fénelon Sainte-Marie. Il effectue sa terminale philo au lycée Carnot en 1964. Il obtient son diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris (service public) en 1968.

Carrière journalistique

En 1965, Dominique Baudis devient responsable du mouvement des Jeunes démocrates, et en 1971, il part au Liban et devient journaliste de radio et de télévision à Beyrouth jusqu’au début de la guerre civile libanaise en 1975 où il est blessé2. Il devient ensuite correspondant de TF1 (alors chaîne publique) pour le Proche-Orient. Sa carrière journalistique l’amène à devenir grand reporter pour TF1 de 1976 à 1977, puis présentateur du journal télévisé de 20 h de la même chaîne de 1977 à 19803, et celui du Soir 3 de FR3 jusqu’en 1982. Cette même année, il est chargé par FR3 d’assurer les relations avec le Sénat4.

Carrière politique

Entre TF1 et Toulouse, une longue histoire d'amours rocambolesques... dans AC ! Brest 220px-12.10.82._P._Baudis_pr%C3%A9sente_son_fils_Dominique_comme_son_successeur_%281982%29_-_53Fi5700_%28cropped%29
Dominique Baudis aux côtés de son père, Pierre Baudis, auquel il succède en tant que maire de Toulouse.
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Dominique Baudis et Jacques Chaban-Delmas, maire de Bordeaux, en 1985.

Encore étudiant et président du Mouvement des jeunes démocrates, il est élu en mars 1971 conseiller municipal de Boulogne-Billancourt sur la liste menée par Georges Gorse.

Il quitte l’audiovisuel public fin 1982, pour être candidat à la succession de son père, Pierre Baudis, maire de Toulouse de 1971 à 19835. Il est élu en mars 1983 lors des élections municipales, sous l’étiquette du CDS, composante de l’UDF, tout en affirmant une ligne d’ouverture politique6. Les fois suivantes, il est réélu jusqu’aux élections de 1995 dès le premier tour, avec 55 % des voix. L’universitaire Stéphane Beaumont rappelle qu’en tant que maire, il fut « l’homme de l’endettement zéro ». Il a également participé à transformer la ville en grande métropole économique et universitaire et lancé le métro de Toulouse. Il refuse plusieurs fois de devenir ministre afin de se consacrer à sa ville7.

En 1984, il est aussi élu au Parlement européen pour quatre ans.

En 1985, il devient également conseiller général de la Haute-Garonne, pour cinq ans.

En 1986, il est élu au Conseil régional de Midi-Pyrénées, dont il devient le président. Enfin, la même année, il est élu député à l’Assemblée nationale, mandat dont il démissionne au profit de son père Pierre, il sera réélu en 1988, en 1993 et en 1997. Il est alors un des responsables de Force démocrate, parti faisant partie de la confédération de partis nommée UDF.

En 1989, il fait partie du courant des « rénovateurs », avec Michel Noir, François Bayrou, Philippe Séguin ou encore Alain Carignon, leur ambition (avortée) étant de lancer un parti unique de la droite et du centre (à partir du RPR et de l’UDF) en écartant Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing. Il demande ainsi personnellement à la télévision le départ de ce-dernier de la vie politique7.

En 1994, il conduit la liste UDF-RPR qui recueille 25,58 % des voix et arrive en tête des élections européennes ; initialement créditée de 40 % dans les sondages, la liste doit pâtir de la dissidence de Philippe de Villiers, encouragé par Charles Pasqua7.

En 1998, il devient membre du bureau politique et du conseil de la présidence de l’UDF.

Conseil supérieur de l’audiovisuel

En mai 2000, succédant à Alain Peyrefitte, il devient pour un an le président du comité éditorial du quotidien français Le Figaro7.

Il démissionne de tous ses mandats électifs, lorsque le président de la République Jacques Chirac lui propose de devenir président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Il laisse également ouverte sa succession au poste de maire de Toulouse, qui sera gagnée par Philippe Douste-Blazy aux élections municipales suivantes. Sa nomination au CSA fut contestée, son impartialité étant mise en cause par certains hommes politiques de gauche, tels François Hollande et Robert Hue8. Sa présidence a été marquée par le lancement de la télévision numérique terrestre (TNT) en 2005 et la lutte contre la pornographie.

Après avoir quitté ses fonctions de président du CSA en janvier 2007 (où il est remplacé par Michel Boyon), il est élu président de l’Institut du monde arabe en février 20079.

Retour en politique

En janvier 2009, il est désigné tête de liste UMP de la circonscription Sud-Ouest comptant 6 200 794 électeurs inscrits pour les élections européennes de 2009. Le 7 juin 2009, la liste de la majorité présidentielle qu’il conduit est celle qui obtient le plus de voix : 705 900 et 26,89 % des suffrages exprimés, ce qui permet à sa liste d’obtenir quatre sièges au Parlement européen, loin devant celle du Parti socialiste conduite par Kader Arif. Sa liste a obtenu une majorité relative de voix dans les trois régions de la circonscription Sud-Ouest, tout comme dans la très grande majorité des villes les plus grandes de cette circonscription, notamment à Toulouse où il dépasse le seuil symbolique des 30 %. Lors de ces élections, la majorité présidentielle a doublé ses députés par rapport au précédent scrutin de 2004.

Le 16 juillet 2009, il est élu vice-président de la commission des affaires étrangères du Parlement européen. Il est membre de la délégation pour les relations avec les pays du Machrek (Égypte, Jordanie, Liban et Syrie) et de la délégation à l’Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne.

Le 10 novembre 2009, il est nommé rapporteur sur l’accord d’association sur la Syrie, en négociation depuis 2004.

Fin octobre 2010, il est chargé par le Parlement de réaliser une étude des relations entre l’Union européenne et le Conseil de coopération du Golfe. Après une audition publique au Parlement européen, il rédige un rapport qui est adopté par celui-ci le 24 mars 2011 en session plénière10.

Défenseur des droits

Président de l’Institut du monde arabe, président de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité depuis le 12 octobre 2010 et député européen, PPE de la circonscription Sud-Ouest de France, il démissionne de tous ses mandats lorsqu’il est nommé défenseur des droits par le président Nicolas Sarkozy le 22 juin 2011.

À ce poste, il permet aux victimes du sida et aux séropositifs d’avoir accès aux soins funéraires, interdits depuis 198611.

Il est le premier Défenseur des droits à avoir permis que les matermittentes soient rétablies dans leurs droits en considérant dans sa décision du 13 mars 2012 que « la situation dans laquelle sont placées les intermittentes du spectacle durant et à l’issue de leur congé de maternité constitue une discrimination fondée sur l’état de grossesse tant au regard du droit communautaire que du droit interne »12.

Mort et hommages

Alors qu’il exerce la fonction de défenseur des droits, il est opéré du cervelet et hospitalisé à plusieurs reprises avant de mourir à l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris des suites d’un cancer généralisé, le 10 avril 201413,14.

Le 15 avril 2014, un hommage national, présidé par le président de la république François Hollande15, lui est rendu aux Invalides, à Paris16.

Ses obsèques ont lieu le 16 avril 2014, en la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse. Le lendemain matin, il est incinéré au crématorium de Toulouse à Cornebarrieu, et ses cendres sont inhumées au cimetière de Terre-Cabade, auprès de son père Pierre Baudis17.

Le 8 juillet 2019, l’aéroport de Toulouse-Blagnac a été décoré avec la signature de Dominique Baudis, sans pour autant être renommé18. Il existe également une esplanade Dominique Baudis à Colomiers (à proximité de la gare des Ramassiers) et la médiathèque d’Auterive (Haute-Garonne) porte le nom de l’homme politique.

Vie privée

Dominique Baudis a épousé en secondes noces Ysabel Saïah le 27 avril 1988. Le couple a eu deux enfants, Pierre et Benjamin. Dominique Baudis avait une fille, Florence, issue d’un précédent mariage.

Décorations

Affaire Alègre

En 2003, alors qu’il est président du CSA, Dominique Baudis est mis en cause dans une affaire liée au tueur en série Patrice Alègre. Le 18 mai 2003, il révèle publiquement cette affaire au journal de Claire Chazal sur TF1 : alors accusé de proxénétisme, de viol, de meurtre et d’actes de barbarie, il apparaît sur le plateau très tendu, le visage perlé de sueur. Déclarant être « bien décidé à affronter la calomnie les yeux dans les yeux », cette défense maladroite renforce les rumeurs de son implication, relayées par les médias20,21.

Les instigateurs de cette campagne de diffamation sont mis en examen et le 11 juillet 2005, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse confirme le non-lieu général dans le volet « viols et proxénétisme en bande organisée » dans lequel Baudis et d’autres personnalités sont mis en cause. Le président du CSA est ainsi blanchi par la justice21. Après être revenues sur leurs déclarations, les deux ex-prostituées, Fanny et Patricia, sont reconnues coupables de dénonciation calomnieuse et respectivement condamnées à deux et trois ans de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Toulouse le 26 mars 200922.

Karl Zéro, à l’époque présentateur sur Canal+, bénéficie d’un non-lieu en mars 2007 à la suite de sa mise en examen pour « sortie illicite de correspondance », « violation du secret de l’instruction » et « violation du secret professionnel » après avoir lu en direct à la télévision une lettre du meurtrier Patrice Alègre confirmant l’implication de Dominique Baudis dans cette affaire23. En janvier 2009, il est à nouveau mis en examen pour « sortie irrégulière de correspondance de prison »24. Dominique Baudis a également accusé La Dépêche du Midi et son directeur Jean-Michel Baylet ainsi qu’Edwy Plenel, alors au Monde, d’avoir contribué à propager la rumeur7.

Sous le titre Face à la calomnie, Dominique Baudis publie, en 2005, le journal qu’il a tenu pendant dix-huit mois, de 2003 à 2004, victime de ce qu’il qualifie de longue campagne de calomnies. Dans ce livre, il accuse l’ex-gendarme Michel Roussel d’avoir orienté les témoignages des deux anciennes prostituées qui l’avaient impliqué dans l’affaire Alègre. Cela vaudra à Dominique Baudis d’être condamné pour diffamation en première instance le 4 janvier 2006. Le 9 août de la même année, la cour d’appel de Toulouse confirme la diffamation ; il est condamné à verser 1 000 euros à Gilles Souillés25. Dans ce livre, Dominique Baudis dit ne pas comprendre l’attitude de son successeur à la mairie de Toulouse, Philippe Douste-Blazy, qu’il accuse de complaisance à l’égard de la rumeur.

Présentateur de télévision

Œuvres

- prix Relay 200126
prix Méditerranée 201027

.

Notes et références

  1. « Prix Méditerranée » [archive], sur www.prix-litteraires.net.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Douste-Blazy

Philippe Douste-Blazy

Philippe Douste-Blazy
Illustration.
Philippe Douste-Blazy en 2005.
Fonctions
Secrétaire général adjoint des Nations unies1
19 février 200819 février 2017
(9 ans)
Secrétaire général Ban Ki-moon
António Guterres
Successeur Jean-Pierre Lacroix
Ministre des Affaires étrangères
2 juin 200515 mai 2007
(1 an, 11 mois et 13 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Villepin
Prédécesseur Michel Barnier
Successeur Bernard Kouchner
Ministre des Solidarités, de la
Santé et de la Famille
31 mars 200431 mai 2005
(1 an et 2 mois)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Raffarin III
Prédécesseur Jean-François Mattei
Successeur Xavier Bertrand
Secrétaire général de l’UMP
17 novembre 200228 novembre 2004
(2 ans et 11 jours)
Prédécesseur Création de la fonction
Successeur Pierre Méhaignerie
Maire de Toulouse
23 mars 200129 avril 2004
(3 ans, 1 mois et 6 jours)
Élection 23 mars 2001
Prédécesseur Guy Hersant
Successeur Françoise de Veyrinas (intérim)
Jean-Luc Moudenc
Président du groupe UDF de
l’Assemblée nationale
19 juin 199919 juin 2002
(2 ans et 11 mois)
Législature XIe (Cinquième République)
Prédécesseur François Bayrou
Successeur Hervé Morin
Ministre de la Culture
18 mai 19952 juin 1997
(2 ans et 15 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Juppé I et II
Prédécesseur Jacques Toubon
Successeur Catherine Trautmann
Porte-parole de gouvernement
19 janvier 199511 mai 1995
(3 mois et 22 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Balladur
Prédécesseur Nicolas Sarkozy
Successeur François Baroin
Ministre délégué à la Santé
30 mars 199311 mai 1995
(2 ans, 1 mois et 11 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Balladur
Prédécesseur Bernard Kouchner
Successeur Élisabeth Hubert
Député français
2 avril 200130 avril 2004
(3 ans et 28 jours)
Circonscription 1re de la Haute-Garonne
Prédécesseur Dominique Baudis
Successeur Bernadette Païx
12 juin 19971er avril 2001
(3 ans, 9 mois et 20 jours)
Circonscription 2e des Hautes-Pyrénées
Prédécesseur Jean-François Calvo
Successeur Chantal Robin-Rodrigo
2 avril 19931er mai 1993
(29 jours)
Circonscription 2e des Hautes-Pyrénées
Prédécesseur Claude Gaits
Successeur Jean-François Calvo
Député européen
25 juillet 198930 mars 1993
(3 ans, 8 mois et 5 jours)
Élection 25 juin 1989
Successeur Jean-Pierre Abelin
Maire de Lourdes
13 mars 1989février 2000
(10 ans, 11 mois et 15 jours)
Prédécesseur François Abadie
Successeur Jean-Pierre Artiganave
Biographie
Date de naissance 1er janvier 1953 (68 ans)
Lieu de naissance Lourdes (France)
Nationalité Française
Parti politique CDS (1989-1995)
FD (1995-1998)
UDF (1989-2002)
UMP (2002-2008)
Diplômé de Université de Toulouse
Profession Cardiologue
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Philippe Douste-Blazy, né le 1er janvier 1953 à Lourdes (Hautes-Pyrénées), est un médecin et un homme politique français.

Membre de l’UDF puis de l’UMP, il est député et maire de Lourdes puis de Toulouse. Plusieurs fois ministre (Culture, Santé, Affaires étrangères), il est, de 2008 à 2017, secrétaire général adjoint des Nations unies et conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies, chargé des sources novatrices de financement du développement.

Biographie

Jeunesse

Natif de Lourdes, Philippe Douste-Blazy est le fils de Louis Douste-Blazy, professeur de médecine, et de Geneviève Béguère (1924-2018), ancienne dirigeante de la Ciergerie lourdaise2 et fille d’Antoine Béguère, sénateur-maire de Lourdes et dirigeant du FC Lourdes, lors des « années dorées » de ce club de rugby.

Philippe Douste-Blazy étudie au lycée Pierre-de-Fermat puis suit des études de médecine à Toulouse où il effectue son internat en 1976, et y soutient sa thèse en 1982, pour laquelle il obtient un prix en 1983[réf. nécessaire]. Il exerce ensuite comme cardiologue à Lourdes et à Toulouse, notamment à l’hôpital de Purpan à partir de 1986. Il rejoint alors la Société française de cardiologie. Il devient en 1988 professeur de médecine à la faculté des sciences de Toulouse, en épidémiologie, économie de la santé et prévention.

Débuts politiques

Il entre en politique en mars 1989 en étant élu maire de Lourdes (Hautes-Pyrénées), soutenu par le joueur de rugby Jean-Pierre Garuet3. Sa liste remporte au premier tour 53,81 % des suffrages contre 42 % à celle de François Abadie, élu depuis 19714.

Il est élu député européen, sur la liste « Le Centre pour l’Europe », en juin de la même année. Il siège dès lors au Parti populaire européen.

Cette année est aussi celle de son élection comme directeur national de l’Association de recherche contre les élévations du cholestérol (ARCOL).

Incontesté dans les scrutins locaux jusqu’à son départ de Lourdes, il connaît une ascension rapide : élu député dans la deuxième circonscription des Hautes-Pyrénées fin mars 1993, il abandonne son mandat en mai, à la suite de sa nomination comme ministre délégué à la Santé, fonction qu’il cumule avec celle de porte-parole du gouvernement à partir du 19 janvier 1995. En mars 1994, il est élu au conseil général des Hautes-Pyrénées, devient secrétaire général du CDS en décembre suivant, et est réélu au premier tour des municipales en 19954.

À Lourdes, Philippe Douste-Blazy axe son action sur le tourisme. La RN 21, l’aéroport Tarbes-Ossun-Lourdes et la nouvelle gare SNCF améliorent la desserte de la ville, qui se dote d’un nouvel office du tourisme et de deux accueils pour les malades en remplacement des anciens hospices. Mais la reprise en régie municipale du golf, hérité de l’équipe précédente, et l’acquisition du lac de Lourdes, dont l’aménagement est ensuite suspendu, alourdissent les finances municipales4. La chambre régionale des comptes constate en 1997 une augmentation des frais de fonctionnement de la ville, due selon l’opposition au nombre de collaborateurs du cabinet pléthorique et à une politique de communication coûteuse. Les impôts locaux augmentent de 77,8 % entre 1988 et 19944, pour rebaisser à partir de 19985, l’endettement de la ville atteint 206 millions de francs soit 13 885 francs par habitant en 2000, et la taxe de séjour est instaurée4. En matière d’emplois, il doit faire face à la fermeture de l’abattoir, et tente sans succès d’attirer deux usines pharmaceutiques4.

Ministre de la Culture

Soutien de Jacques Chirac à l’élection présidentielle de 1995, il est nommé ministre de la Culture le 18 mai après la victoire de ce dernier.

En juin, il est réélu maire de Lourdes, et devient secrétaire général de Force démocrate fin novembre. Il est ensuite membre du bureau politique de l’UDF (1996-1999) et vice-président de l’UDF.

En tant que ministre, il accentue les politiques culturelles en direction des territoires urbains et ruraux défavorisés, en associant les acteurs de l’aménagement du territoire et de l’Éducation nationale6.

En mai 1997, il est poignardé à Lourdes par un déséquilibré7.

Député et maire de Toulouse

En juin 1997, la défaite de la droite aux élections législatives anticipées lui fait perdre son portefeuille à la Culture. Il retrouve son siège de député des Hautes-Pyrénées, devenant président du groupe UDF-Alliance à l’Assemblée nationale. Le 23 mars 1999, il est témoin de l’arrêt cardiaque de Michel Crépeau en séance parlementaire des questions au gouvernement et le ranime (Michel Crépeau décédera quelques jours plus tard).

En mars 2001, il laisse la circonscription de Lourdes pour se faire élire dans la première circonscription de la Haute-Garonne. Abandonnant ses mandats de conseiller général et de membre du conseil municipal de Lourdes, il remporte à la même date la mairie de Toulouse, succédant à Guy Hersant, maire par intérim en remplacement de Dominique Baudis, nommé président du CSA. Il préside la communauté d’agglomération du Grand Toulouse de 2001 à 2008.

Fin 2001, il s’associe à la candidature de Jacques Chirac pour un second mandat présidentiel. Il organise l’adhésion d’une large frange de l’UDF au nouveau parti fondé lors de la campagne présidentielle et qui deviendra l’UMP, ce qui provoque son exclusion du parti centriste.

Réélu député de la Haute-Garonne le 16 juin 2002, et devenu secrétaire général de l’UMP le même mois lors du congrès du parti, il refuse d’entrer au gouvernement pour conserver la mairie de Toulouse. En 2004, il démissionnera cette fois de son poste de maire de la « Ville rose » pour entrer au gouvernement en tant que ministre de la Santé.

Le 5 mars 2003, il est à l’origine avec Jean Leonetti d’une proposition, non discutée à l’époque, de reconnaître « l’œuvre positive de l’ensemble de nos citoyens qui ont vécu en Algérie pendant la période de présence française », cosignée par 107 autres députés8. Des clauses plus étendues sur le même thème réapparaîtront dans les articles 1 à 4 de la loi française du 23 février 2005, soulevant une forte polémique autour de la reconnaissance, imposée à l’école par cet article, des aspects positifs de la colonisation.

Il est aussi maître de conférences à l’université Paris VII – Diderot où il donne chaque année, un cours de santé publique aux élèves de PACES traitant notamment sur la « connaissance de l’état de la population ».

Ministre de la Santé

Le 31 mars 2004, il est nommé ministre de la Santé et de la Protection sociale, et démissionne de son mandat de maire de Toulouse pour se plier à la règle du non-cumul des mandats9, où il est remplacé par Jean-Luc Moudenc. Le 29 novembre suivant, son titre s’élargit en ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille.

Il entame à ce poste la réforme de l’assurance maladie10, en prévoyant 10 milliards d’euros d’économies et 5 milliards de recettes supplémentaires en 3 ans, grâce à une franchise de 1 euro par acte médical, la hausse du forfait hospitalier et un élargissement de l’assiette de la CSG11.

Le 5 février 2005, il promet à des psychanalystes lacaniens de retirer un rapport de l’INSERM défavorable à la psychanalyse du site officiel du ministère de la santé12.

À l’issue de son mandat, il est salué pour avoir fait avancer des réformes délicates avec habileté, sans faire descendre dans la rue les personnels hospitaliers, mais reste considéré comme celui par qui la tarification du système hospitalier public est arrivée13. Dans le milieu de la santé, certains estiment aussi que la réforme de l’assurance maladie aurait pu être terminée pendant son ministère et non passée à son successeur, Xavier Bertrand14.

Ministre des Affaires étrangères

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Condoleezza Rice et Philippe Douste-Blazy en 2005.

Préférant le ministère des Affaires étrangères à un ministère des Affaires sociales élargi, il est nommé à la tête du Quai d’Orsay le 2 juin 2005, dans le gouvernement Dominique de Villepin15.

Son ministère est marqué par quelques bourdes, par exemple lorsqu’il confond Taïwan et la Thaïlande ou la Croatie et le Kosovo10. Par ailleurs, certaines de ses déclarations embarrassent, notamment celle sur le caractère « militaire clandestin » du programme nucléaire iranien, à contre-courant des efforts diplomatiques occidentaux16 ou celle, en plein conflit israélo-libanais, sur le rôle « stabilisateur » de l’Iran17. Son manque de maîtrise des codes diplomatiques et des dossiers, ainsi que son goût pour la communication18, irritent les fonctionnaires du Quai d’Orsay10.

Comme ministre, il défend une diplomatie humanitaire, développant notamment le fonds Unitaid, financement innovant d’achats de médicaments par une taxe prélevée sur les billets d’avion, initiée par les présidents Chirac et Lula17.

Démissionnaire à la suite de la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, il annonce le jour de la passation des pouvoirs à Bernard Kouchner, renoncer à se présenter aux législatives dans la 1re circonscription de Toulouse.

Le 3 mars 2007, il est élu président du conseil d’administration d’Unitaid, une organisation internationale d’achats de médicaments19.

En juin 2007, il est nommé conseiller, chargé de mission auprès du président de la République.

Conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies

 dans Politique
Philippe Douste-Blazy en 2012.

En 2008, il devient professeur des universités – praticien hospitalier (PU-PH), enseignant à la faculté de médecine Paris-Diderot, et rattaché à l’hôpital Lariboisière20.

En février 2008, il devient conseiller spécial chargé des sources novatrices de financement du développement21, auprès du secrétaire général des Nations unies22. Dans ce cadre, il a lancé MassiveGood, un programme humanitaire par lequel les voyageurs peuvent faire de micro-contributions à Unitaid lors d’une réservation d’un billet d’avion ou d’autres moyens de transports sur Internet.

Ce programme, qu’il dirige, se révèle une déception, malgré les contacts établis avec Bill Clinton ou Ban Ki-moon. La fondation Unitaid qui chapeautait ce programme le stoppe en 2010 devant les coûts supérieurs aux recettes réelles, après que le lancement lui a coûté 22 millions de dollars23. Néanmoins, à la suite des résultats positifs obtenus en Espagne avec la campagne « Ninõs Sin Malaria »24, le logiciel, qui a fait ses preuves, est aujourd’hui au service d’autres organisations internationales qui lèvent des fonds par micro-donations.

Le 8 janvier 2012, il appelle à un soutien pour François Bayrou, candidat du MoDem pour l’élection présidentielle, via une tribune dans le journal Le Monde25 dans laquelle il dénonce une droitisation de l’UMP dont il faisait partie. La même année, il convainc plusieurs chefs d’États africains de donner 10 cents par baril de pétrole vendu pour lutter contre la malnutrition dans le cadre du projet Unitlife, qu’il préside26.

Pour l’élection présidentielle de 2017, il soutient Alain Juppé, candidat à la primaire présidentielle des Républicains de 201627, puis Emmanuel Macron28.

Depuis janvier 2016, il est professeur à la Medical School de Harvard29. Il est candidat à la présidence de l’Organisation mondiale de la santé en 201630, mais sa candidature n’est pas retenue par le conseil exécutif réuni le 25 janvier 2017.

Retour en France

Lors des élections municipales de 2020, il est candidat en deuxième position sur la liste de Danièle Giazzi, maire sortante du 16e arrondissement de Paris, dissidente LR31. Celle-ci obtient 3,28 % des suffrages exprimés au premier tour32. Il n’est donc pas élu.

Membre bénévole du conseil d’administration de l’IHU Méditerranée Infection de Marseille dirigé par Didier Raoult, il apporte avec d’autres médecins, son soutien aux recherches du professeur et demande, le 3 avril 2020, la modification du décret 293 du 26 mars 2020 complété par le décret 337 du 26 mars 2020 pour autoriser l’utilisation du Plaquenil (hydroxychloroquine) pour toutes les formes symptomatiques du Covid-19 et pour le mettre à disposition afin que les médecins de ville puissent le prescrire dans le cadre de l’urgence sanitaire33,34.

Détail des mandats et fonctions

Mandats électifs
Fonctions ministérielles
  • 30 mars 199319 janvier 1995 : ministre délégué auprès du ministre d’État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville, chargé de la Santé
  • 19 janvier 199511 mai 1995 : ministre délégué auprès du ministre d’État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville, chargé de la Santé, porte-parole du gouvernement
  • 18 mai 19952 juin 1997 : ministre de la Culture
  • 31 mars 200429 novembre 2004 : ministre de la Santé et de la Protection sociale
  • 29 novembre 200431 mai 2005 : ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille
  • 2 juin 200515 mai 2007 : ministre des Affaires étrangères
Autres fonctions

Publications

Directeur de collection aux éditions Plon, il y a édité trois ouvrages :

Œuvres personnelles (entre autres) :

Distinctions

Décorations

Décorations françaises
Décorations étrangères

Prix

  • Prix Fred-Siguier de la Société française de médecine interne (1985)42
  • Lauréat de la Société française de cardiologie (1988)
  • Co-lauréat avec le président Clinton du prix Galien Pro Bono Humanum (2010)43
  • Lauréat de la Clinton Global Initiative (2011)44

Notes et références

  1. (en) « 2011 Annual Meeting – Clinton Global Citizen Awards » [archive], sur Clinton Foundation (consulté le 12 août 2019)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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Gouvernement Édouard Balladur (29 mars 1993 – 11 mai 1995)
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Gouvernement Alain Juppé I (17 mai 1995 – 7 novembre 1995)
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Gouvernement Alain Juppé II (7 novembre 1995 – 2 juin 1997)
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Gouvernement Jean-Pierre Raffarin III (30 mars 2004 – 31 mai 2005)
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Gouvernement Dominique de Villepin (31 mai 2005 – 15 mai 2007)
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