Des tueurs à gages francs-maçons missionnés à Saint-Maur-des-Fossés…

Dans la famille chiraco-barbouze du crime organisé, après PPDA, voilà que se pointent Henri Plagnol et toute sa clique…

C’est drôle, parce que j’ai bien eu un ou plusieurs lecteurs très réguliers de Saint-Maur-des-Fossés à compter de 2010.

J’ignore de qui il s’agissait, mais là, je sens bien qu’il, elle ou eux doivent être tout à fait cuits… carbonisés, même…

A noter : très peu de médias informent leurs lecteurs sur cette affaire, un seul a évoqué le récent procès en appel d’Henri Plagnol pour avoir cautionné un système de fausses factures émanant d’une filiale de Bygmalion lorsqu’il dirigeait la mairie de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), et dont les résultats sont attendus pour le 23 mars.

 

https://fr.sputniknews.com/france/202102201045251339-un-ancien-maire-soupconne-davoir-eu-recours-a-un-reseau-maconnique-pour-nuire-a-son-adversaire/

Tueur à gages (image d'illustation)

Un ancien maire soupçonné d’avoir eu recours à un réseau maçonnique pour nuire à son adversaire politique

 

© Photo / Pixabay / leo2014

France

15:58 20.02.2021
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L’ancien maire de Saint-Maur-des Fossés, Henri Plagnol, aurait eu recours aux services d’un groupuscule de francs-maçons pour surveiller un adversaire aux municipales, selon Libération. Certains membres de ce réseau sont liés à une tentative de meurtre et soupçonnés d’un autre assassinat.

L’enquête sur la tentative de meurtre d’une coach en entreprise survenue en juillet 2020 a révélé l’existence d’un groupuscule de tueurs à gages au sein d’un réseau franc-maçonnique, dissous depuis. C’est à ces individus que se serait adressé l’ancien maire de Saint-Maur-des-Fossés, Henri Plagnol, pour surveiller l’un de ses adversaires politiques, Sylvain Berrios, révèle Libération.

Plusieurs de ses membres seraient également liés au meurtre d’un ancien pilote de course, Laurent Pasquali, dont le corps a été retrouvé en septembre 2019, ajoute Le Parisien. Cette équipe était en partie composée de membres de la DGSI (Direction générale de sécurité intérieure). L’un de leurs «recruteurs», Frédéric V., ancien policier, a été interpellé cet été pour la tentative de meurtre.

Lors de son audition fin janvier, ce dernier a affirmé avoir été mandaté par le maire de l’époque, M. Plagnol, pour constituer un dossier censé nuire à Sylvain Berrios, son ancien adjoint devenu adversaire aux municipales de 2014, élections qu’il a d’ailleurs remportées. Ce Frédéric V. a alors demandé à l’un de ses comparses, un retraité de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), ancêtre de la DGSI, de récolter des informations sur lui.

Facturé à la mairie

Ce service aurait été facturé 10.000 euros, indique Le Parisien. Le montant a été transféré au nom de la mairie, prétextant un «audit de sécurité», vers la société de Frédéric V. Henri Plagnol a d’ailleurs été reconnu coupable en 2017 dans une affaire de fausses factures. La mission s’est toutefois conclue par un échec, le maire n’ayant pu utiliser le moindre élément contre son concurrent.

Contacté, l’avocat de l’ancien élu a livré la même réponse à Libération et au Parisien: «mon client dément formellement avoir fait appel à qui que ce soit pour exercer une quelconque surveillance sur ses adversaires quels qu’ils soient au cours des nombreuses élections auxquelles il a pris part tout au long de sa carrière politique».

Projet de meurtre

Mais Frédéric V. va plus loin, révélant aux enquêteurs qu’il a missionné un homme pour éliminer Sylvain Berrios, indique Le Parisien.

«C’était de la surveillance dans le but de passer à l’action, dans le but que Berrios ait un accident. La finalité était floue, il me l’a expliquée en me disant que ça pouvait aller de la chaise roulante au cercueil. La finalité était à son appréciation. Dans tous les cas j’étais d’accord», a-t-il confié.

Il aurait renoncé à ce projet après en avoir parlé à sa compagne, à l’époque directrice de cabinet du maire et conseillère régionale d’Île-de-France, laquelle l’a «engueulé». Le Parquet de Paris n’a pas fait savoir si des suites avaient été données à ces confessions.

 

 

https://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/le-maire-de-saint-maur-a-vecu-sous-la-menace-dex-militaires-et-francs-macons-4026499

Le maire de Saint-Maur a vécu sous la menace d’ex-militaires et francs-maçons

 

08h38 , le 20 février 2021

 

INFO JDD – Le maire de Saint-Maur, Sylvain Berrios, était dans le collimateur de l’officine composée de militaires et de francs-maçons dès 2014. Un de ses adjoints a également été tabassé en 2016.

Sylvain Berrios en 2016, quand il était député du Val-de-Marne.

Sylvain Berrios en 2016, quand il était député du Val-de-Marne. (Sipa)

 

Depuis le 24 juillet dernier et la neutralisation d’un commando armé mandaté pour assassiner une coach en entreprise à Créteil (Val-de-Marne), magistrats parisiens et policiers de la Brigade criminelle vont de découverte en découverte. La liste des mis en examen, huit actuellement, ne cesse de s’allonger autour d’un groupe de francs-maçons dévoyés. Tout comme celle des meurtres, projets criminels, tabassages, surveillances et autres dérives qu’ils ont commencé à avouer.

Certains vont secouer la ville de Saint-Maur, commune du Val-de-Marne où une guerre fratricide avait opposé en 2014, sur fond de fausses factures liées à l’affaire Bygmalion, le maire sortant Henri Plagnol à son ancien adjoint Sylvain Berrios. Pendant des mois, ce dernier aurait été surveillé par cette officine barbouzarde dans l’objectif de s’en pendre physiquement à lui : « Ça pouvait aller de la chaise roulante au cercueil », a reconnu un des protagonistes.

Un ancien journaliste et un retraité des RG

Deux hommes, Frédéric V… et Pierre B…, jouent un rôle central dans cette affaire hors du commun qui a explosé avec le projet d’assassinat avorté de Marie-Hélène Dini, coach en entreprise et hypnotiseuse, commandité par un concurrent. Le premier, Frédéric V…, 50 ans, est un ancien et éphémère journaliste du Dauphiné Libéré rapidement reconverti dans la communication, notamment chez PSA, avant de créer par la suite plusieurs sociétés (sécurité privée, conseil, formation…) en France et en Suisse.

Depuis 2012, il partage la vie de Stéphanie C…, conseillère régionale UMP d’Ile-de-France de 2010 à 2015 et surtout directrice de cabinet du maire de Saint-Maur, l’ancien ministre Henri Plagnol, jusqu’en 2014.

Ça pouvait aller de la chaise roulante au cercueil

Il a sympathisé avec le second, Daniel B…, 67 ans, pur produit des renseignements généraux (RG) jusqu’à sa retraite en 2009, en fréquentant la loge maçonnique de Puteaux (Hauts-de-Seine). Ce père de cinq enfants s’est ensuite lancé dans l’intelligence économique, notamment en Afrique, avant de travailler comme sous-traitant, principalement pour Frédéric V…, tout en continuant, dit-il, à « rendre des services » à la DGSE…

Un homicide, celui du pilote automobile Laurent Pasquali, révélé par Le Parisien, tué pour une histoire de dettes dans son parking à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) fin 2018 avant d’être enterré dans un bois perdu en Haute-Loire, leur est déjà attribué. Ainsi qu’un projet non abouti la même année visant un syndicaliste de l’Ain. Selon les aveux passés le 27 janvier par Frédéric V…, il faut désormais ajouter un autre dessein criminel : organiser un « accident » contre Sylvain Berrios.

Une facture de « peut-être 10.000 euros »

Les campagnes électorales pour les municipales comptent parmi les plus dures. Celle de 2014 à Saint-Maur a atteint des sommets en matière de menaces, rumeurs et calomnies. La guerre est fratricide à droite entre le frondeur Sylvain Berrios, qui a déjà raflé le siège de député en 2012, et le maire sortant, l’ancien ministre Henri Plagnol qui venait d’embaucher Stéphanie, la compagne de Frédéric V…, au sein de son cabinet.

Pressé de question par les enquêteurs de la brigade criminelle, ce dernier a d’abord révélé, comme l’a dévoilé Libération, avoir fait surveiller Sylvain Berrios à cette époque précisant que c’est à la demande de l’ancien ministre Plagnol qu’il a missionné Pierre B… pour enquêter sur son concurrent. Des accusations rejetées par l’avocat de l’ancien secrétaire d’Etat de Jacques Chirac.

Dans le but que Berrios ait un accident

« Mon client dément formellement avoir fait appel à qui que ce soit pour exercer une quelconque surveillance sur ses adversaires quels qu’ils soient au cours des nombreuses élections auxquelles il a pris part tout au long de sa carrière politique », a fait savoir Jérôme Grand D’Esnon à Libé. Frédéric V… évoque une facture de « peut-être 10.000 euros », payée par la ville au prétexte d’un audit de sécurité.

Mais l’affaire ne s’est pas arrêtée là. La campagne, conclue par une victoire de Berrios, a laissé des traces d’autant que le nouveau maire de Saint-Maur est à l’origine de la plainte qui va conduire Plagnol, mais aussi Stéphanie C…, devant la justice pour avoir cautionné un système de fausses factures (près de 280.000 euros) au profit d’ »Idéepole », une filiale de Bygmalion. Des peines de prison avec sursis ont été prononcées en 2017, le délibéré de l’appel est attendu le 23 mars.

Un adjoint passé à tabac dans son jardin

Cette fois, c’est à sa demande personnelle, assume Frédéric V…, qu’il a missionné Pierre B… et ses sbires d’abord pour espionner le nouveau maire puis pour envisager « de passer à l’action, dans le but que Berrios ait un accident ». Il serait question de près de deux ans de surveillance en attendant le moment opportun qui n’arrivera pas. Ce serait sa compagne Stéphanie qui, une fois prévenue peu avant le procès de 2017, aurait mis le holà définitif à ce projet. Sollicité par le JDD, Sylvain Berrios n’a pas souhaité s’exprimer.

Un des anciens adjoints de Sylvain Berrios a eu moins de chance. Un matin d’octobre 2016, le conseiller départemental Jean-François Le Helloco est attaqué par deux hommes cagoulés dans le jardin de sa maison de Saint-Maur. S’en suit une pluie de coups, des injonctions « Faut que tu arrêtes! » et une photo souvenir. Frédéric V… voue une haine féroce contre Le Helloco qu’il accuse d’avoir pourri la vie de sa compagne Stéphane durant des années. Une raison suffisante pour demander à ce qu’on « lui casse la gueule ». « J’espère que ça te soulagera », lui aurait dit son ami Pierre B… en lui montrant la photo sur son téléphone.

 

 

https://www.leparisien.fr/faits-divers/reseau-franc-macon-de-tueurs-les-inquietants-contrats-autour-de-la-mairie-de-saint-maur-des-fosses-20-02-2021-8425635.php

Réseau franc-maçon de tueurs : les inquiétants contrats autour de la mairie de Saint-Maur-des-Fossés

 

Des membres du groupe criminel démantelé lors de l’enquête sur la tentative d’assassinat d’une coach en entreprise ont révélé en garde à vue l’existence de «contrats» de surveillance, d’agression et de projet de meurtre visant le maire de Saint-Maur et l’un de ses lieutenants.

 

 Frédéric V. a révélé en garde à vue avoir missionné son ami Daniel B. pour éliminer Sylvain Berrios après sa victoire aux municipales à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne).

Frédéric V. a révélé en garde à vue avoir missionné son ami Daniel B. pour éliminer Sylvain Berrios après sa victoire aux municipales à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne). LP/Elsa Marnette

 

Par Timothée Boutry, Jean-Michel Décugis et Jérémie Pham-Lê

Le 20 février 2021 à 12h11, modifié le 20 février 2021 à 12h27

 

Les développements de l’enquête sur la tentative d’assassinat dont a été victime en juillet 2020 Marie-Hélène Dini, une professionnelle du coaching en entreprise, donnent le tournis. A ce jour, neuf personnes sont mises en examen dans cette histoire à tiroirs, dont quatre militaires de la DGSE et deux anciens policiers des renseignements intérieurs. Les investigations ont révélé l’existence d’une officine privée de tueurs à gages dont les membres sont liés par une loge franc-maçonne des Hauts-de-Seine : Athanor.

Outre le projet visant Marie-Hélène Dini, plusieurs membres de ce groupuscule sont soupçonnés d’avoir pris part à l’exécution d’un ancien pilote de course, Laurent Pasquali, dont la dépouille a été découverte dans un bois de Haute-Loire en septembre 2019. Cette enquête vertigineuse fait dorénavant un crochet inattendu à Saint-Maur des Fossés (Val-de-Marne).

Comme l’a révélé Libération, Henri Plagnol, l’ancien député-maire (UMP) de cette commune cossue de banlieue parisienne et ancien secrétaire d’Etat à la réforme de l’Etat du gouvernement Raffarin, est soupçonné d’avoir eu recours à ce réseau occulte. C’est en tout cas ce qu’affirme son maître d’œuvre Frédéric V., ex-journaliste et communicant devenu professionnel de la sécurité privée.

L’ancien député-maire «voulait des éléments sur son adversaire»

Lors de sa garde à vue, ce dernier a expliqué que l’ancien édile lui avait demandé de surveiller son rival Sylvain Berrios, ex-député LR qui l’a battu lors des élections municipales de 2014. « Dans le cadre de la campagne électorale, il voulait des éléments sur son adversaire », indique Frédéric V. aux enquêteurs de la brigade criminelle de Paris en parlant d’Henri Plagnol. Il s’agissait alors de glaner des informations compromettantes sur de prétendues commissions perçues en marge de programmes immobiliers.

 

Sylvain Berrios, maire de Saint-Maur-des-Fossés depuis 2014./DR
Sylvain Berrios, maire de Saint-Maur-des-Fossés depuis 2014./DR  

 

Pour ce faire, Frédéric V. précise avoir eu recours aux services de son frère de loge Daniel B., un ancien policier de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, l’ancêtre de la DGSI) reconverti en barbouze. Les deux hommes, placés en détention provisoire, sont déjà mis en cause dans les volets Dini et Pasquali de l’enquête.

Selon Frédéric V., Daniel B. aurait fait suivre Sylvain Berrios. Il évoque une mission payée 10000 euros. « C’est la ville de Saint-Maur-des-Fossés qui a payé cette facture à ma société (…). On avait fait passer ça pour de l’audit de sécurité », relate Frédéric V. en garde à vue. La mission n’aurait pas prospéré : « On n’a pas eu de photos et Plagnol a fait avec. Puis Plagnol a perdu les élections », explique-t-il laconique.

Contacté, Me Jérôme Grand d’Esnon, l’avocat d’Henri Plagnol, nous a renvoyés au commentaire suivant : « Mon client dément formellement avoir fait appel à qui que ce soit pour exercer une quelconque surveillance sur ses adversaires quels qu’ils soient au cours des nombreuses élections auxquelles il a pris part tout au long de sa carrière politique. » Sollicité, le parquet de Paris n’a pas souhaité indiquer si des suites procédurales avaient été données à cette confession.

L’agression d’un conseiller départemental (LR)

Mais lors de cette audition qui s’est déroulée fin janvier, Frédéric V. n’en reste pas là et confesse son implication dans un autre épisode trouble de la vie politique à Saint-Maur. Le 11 octobre 2016, le conseiller départemental (LR) Jean- François Le Helloco se fait violemment agresser dans le jardin de son domicile par deux hommes encagoulés. Son épouse, alors enceinte de 8 mois, est présente dans la maison. Ses agresseurs le frappent au visage puis prennent son faciès tuméfié en photo et le menacent en ces termes : « Faut que tu arrêtes », « Maintenant tu fais plus rien », « On en reste là pour aujourd’hui ».

A ce jour, cette agression n’avait jamais été résolue. Face aux enquêteurs, Frédéric V. affirme en être l’unique commanditaire. « J’ai demandé à B. (NDLR : Daniel B.), puisque je savais qu’il en avait la possibilité, d’aller bousculer un monsieur qui s’appelle Le Helloco Jean-François. » Le consultant justifie son initiative par des considérations privées. A l’époque, il reprochait à l’élu, ancien adjoint au maire de Saint-Maur, de dénigrer sa compagne Stéphanie C. qui n’était autre que la directrice de cabinet d’Henri Plagnol à la mairie. « Je n’ai pas supporté que cette personne fasse tout ça, en continuant de se moquer d’elle, en expliquant des horreurs », se justifie-t-il, assurant que sa compagne ne lui avait rien demandé. Frédéric V. évoque une somme de 3 ou 4000 euros remise en liquide à son comparse.

Egalement entendu en garde à vue, Daniel B. confirme la mission commandée par son ami. Et précise avoir fait appel à son homme de main préféré. « Il m’a confirmé que la personne avait été intimidée, à savoir tapée dans son jardin », relate l’ancien policier.

Contacté, Jean-François Le Helloco se satisfait de ces derniers développements. « Maintenant je sais qui est derrière tout ça, la justice va pouvoir passer », souligne celui qui est encore pour quelques mois conseiller départemental. En revanche, l’élu conteste le mobile mis en avant par Frédéric V. « Je ne connais absolument pas cette personne. Je connais effectivement sa compagne. Nous avons eu des différends mais je ne me suis jamais livré à des attaques personnelles contre elle. Cette excuse ne tient pas la route. »

Un système de fausses factures à la mairie

Selon lui, l’explication serait à chercher ailleurs. Jean-François Le Helloco fait partie des élus qui ont dénoncé l’existence d’un système de fausses factures à la mairie. Ces accusations ont donné lieu à un procès à l’issue duquel Henri Plagnol et Stéphanie C. ont été condamnés en 2017. L’audience en appel s’est tenue le 4 février dernier à Paris. « Je suis convaincu que mon agression est en lien avec cette affaire », assure Jean-François Le Helloco.

Reste que la haine de Fréderic V. à l’égard de la municipalité de Saint-Maur est telle qu’il a envisagé des scénarios bien plus noirs. Au cours de sa garde à vue, l’homme révèle ainsi spontanément avoir également missionné son « frère » Daniel B. pour éliminer Sylvain Berrios après sa victoire aux municipales. Il le tient pour responsable des déboires judiciaires de sa compagne. « J’ai demandé à B. de faire surveiller Berrios dans un premier temps, et ensuite je lui ai demandé de me rendre compte sur le contexte, il m’a dit que c’était un monsieur qui n’était jamais seul, qui était très attentif et prudent, confie Frédéric V. aux enquêteurs. C’était de la surveillance dans le but de passer à l’action, dans le but que Berrios ait un accident. La finalité était floue, il me l’a expliqué en me disant que ça pouvait aller de la chaise roulante au cercueil. La finalité était à son appréciation. Dans tous les cas j’étais d’accord. »

Cette sombre mission aurait duré plus de deux ans. Frédéric V. l’aurait finalement annulée après s’être épanché auprès sa compagne peu avant son procès. Celle-ci l’aurait copieusement « engueulé »… Contacté, l’avocat de Frédéric V., Me Sébastien Schapira, n’a pas souhaité s’exprimer.

 

 

https://94.citoyens.com/2021/affaire-bygmalion-proces-en-appel-de-lancien-maire-de-saint-maur-des-fosses,31-01-2021.html

Affaire Bygmalion: procès en appel de l’ancien maire de Saint-Maur-des-Fossés

 

Affaire Bygmalion: procès en appel de l’ancien maire de Saint-Maur-des-Fossés
 

C’est ce mercredi 3 février que démarre à Paris le procès en appel d’Henri Plagnol, ancien maire de Saint-Maur-des-Fossés, condamné pour cautionnement d’un système de fausses factures d’une filiale de Bygmalion.

Lors de son procès en 2017, l’ancien ministre avait été condamné à trois ans d’inéligibilité et un an d’emprisonnement avec sursis, pour avoir cautionné un système de fausses factures émanant d’une filiale de Bygmalion lorsqu’il dirigeait la mairie de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne).

Trois de ses collaboratrices ont écopé de peines allant d’un mois à un an de prison avec sursis et le patron de Bygmalion, Sébastien Millot, d’une peine de 15 mois d’emprisonnement, dont six ferme, pour recel de détournement de fonds. Le procès devait avoir lieu du 18 au 19 novembre 2020 mais a été reporté, Sébastien Millot étant cas contact. Le procès se tient à la Cour d’appel de Paris.

 

 

 
https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Plagnol

Henri Plagnol

Page d’aide sur l’homonymiePour les articles homonymes, voir Plagnol.

Henri Plagnol
Illustration.
Henri Plagnol en 2010.
Fonctions
Maire de Saint-Maur-des-Fossés
20 mars 200830 mars 2014
(6 ans et 14 jours)
Élection 16 mars 2008
Prédécesseur Jean-Louis Beaumont (DVD)
Successeur Sylvain Berrios (UMP)
Secrétaire d’État chargé de
la Réforme de l’État
17 juin 200230 mars 2004
(1 an, 9 mois et 13 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin II
Prédécesseur Jean-Paul Delevoye (indirectement)
Successeur Éric Woerth
Député de la 1re circonscription
du Val-de-Marne
20 juin 200718 octobre 2012
(5 ans, 3 mois et 28 jours)
Élection 17 juin 2007
Prédécesseur Jean-Louis Beaumont (UDF)
Successeur Sylvain Berrios (UMP)
12 juin 199718 juillet 2002
(5 ans, 1 mois et 6 jours)
Élection 1er juin 1997
Réélection 16 juin 2002
Prédécesseur Jean-Louis Beaumont (UDF)
Successeur Pierre-Louis Fagniez (UMP)
Conseiller général du Val-de-Marne
29 mars 200428 avril 2009
(5 ans et 30 jours)
Circonscription Canton de Saint-Maur-des-Fossés-Centre
Prédécesseur Bernard Vincens (UMP)
Successeur Nicolas Clodong (DVD)
27 mars 199418 mars 2001
(6 ans, 11 mois et 19 jours)
Circonscription Canton de Créteil-Nord
Prédécesseur André Maurin (PS)
Successeur Pierre-Louis Fagniez (DVD)
Biographie
Date de naissance 11 février 1961 (60 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité française
Parti politique UDI
Diplômé de École normale supérieure de Saint-Cloud
Sciences-Po Paris
ENA
Profession Maître de conférences à Sciences Po Paris
Conseiller d’Etat
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Henri Plagnol, né le 11 février 1961 à Paris, est un homme politique français.

Biographie

Henri Plagnol naît à Paris, il est l’aîné de cinq enfants. Sa mère est enseignante en lettres et son père, officier dans l’armée de terre.

Après des études au lycée jésuite Saint-Louis de Gonzague à Paris, il est élève en hypokhâgne et en khâgne au lycée Henri-IV, puis à l’École normale supérieure de Saint-Cloud dont il est diplômé en 1980.

Il intègre ensuite l’IEP de Paris, décroche en parallèle une agrégation de sciences sociales et est admis à l’École nationale d’administration, au sein de la promotion Fernand-Braudel (1987)1. Il opte à la sortie pour le Conseil d’État, où il devient maître des requêtes2.

Maître de conférences à Sciences Po, il a également enseigné la géopolitique internationale au sein du master 2 affaires internationales de l’université Paris-Dauphine3.

Le 1er avril 1993, il entre au cabinet du premier ministre Édouard Balladur, afin d’y être chargé des affaires culturelles – via l’appui de Nicolas Bazire, directeur du cabinet4. Le Premier ministre met fin à ses fonctions le 13 avril : Pagnol a fréquenté de trop près une agente de la CIA intéressée par la position de la France concernant les négociations du GATT2. La DST utilise alors Pagnol, à son gré et seulement sur quelques rendez-vous, pour jouer les agents doubles vis-à-vis des agents américains. Ses contacts seront expulsés du territoire français à la veille de l’élection présidentielle de 19952. Plagnol se verra alors reprocher par le Conseil d’État son travail avec la DST5.

En 2000, il publie aux éditions Flammarion un roman intitulé Les Orphelins de l’Empire.

Chevalier de la Légion d’honneur, Henri Plagnol est également signataire du Pacte écologique local proposé par Nicolas Hulot et membre de la Société internationale des Droits de l’homme.

Henri Plagnol est marié et père d’un enfant.

Mandats locaux

En 1989, il est élu au conseil municipal de Saint-Maur-des-Fossés sur la liste du maire Jean-Louis Beaumont et se voit confier la délégation au patrimoine historique et à l’université6.

En 1994, il est élu conseiller général du Val-de-Marne, dans le canton de Créteil-Nord.

En 1995, il est élu au conseil municipal de Créteil.

En 2001, il est réélu conseiller municipal de Saint-Maur-des-Fossés. Il remporte en 2004 l’élection cantonale pour le canton de Saint-Maur-des-Fossés-Centre, fonction dont il choisit de démissionner en 2009 pour se consacrer à ses autres mandats.

Le 16 mars 2008, la liste qu’il conduit remporte les élections municipales de Saint-Maur-des-Fossés en recueillant 45,4 % des voix au second tour, dans une triangulaire face aux listes de Jean-Bernard Thonus (DVD) et Philippe Rosaire (PS).

Le 11 octobre 2012, face à l’opposition de sa propre majorité municipale, il est contraint de retirer deux délibérations à l’ordre du jour du conseil municipal de Saint-Maur, portant sur une hausse de 23 % de la CFE et sur la décision modificative du budget7. Quelques jours plus tard, le 17 octobre 2012, 14 adjoints au maire (sur 16) suivis par 13 conseillers municipaux (dont deux de l’opposition) demandent solennellement la démission du maire8 dans leur appel pour une nouvelle majorité9.

Le 14 novembre 2013, Henri Plagnol annonce sa candidature à l’élection municipale de 2014. À l’issue du second tour, il est battu par Sylvain Berrios. Élu conseiller municipal, il démissionne de cette fonction.

D’après Libération, Henri Plagnol aurait fait appel à une cellule de « barbouzes » afin d’espionner son adversaire lors les élections municipales de 2014. Les agents mis en cause ont été arrêtés en 2020 à la suite d’une tentative d’assassinat, permettant à la justice d’enquêter sur leurs précédents clients10.

Mandats nationaux

En 1993, il est élu député suppléant de la première circonscription du Val-de-Marne.

En 1997, il est élu député UDF de la première circonscription du Val-de-Marne, en remportant le second tour avec 58,09 % face à la candidate PS Michèle Sabban (le député sortant et maire de Saint-Maur-des-Fossés Jean-Louis Beaumont étant éliminé dès le premier tour)11.

En 2002, il est réélu député de la première circonscription du Val-de-Marne sous l’étiquette UMP, avec 62,08 % au second tour. Appelé au gouvernement, il cède sa place à son suppléant11.

En 2007, il est réélu député de la première circonscription du Val-de-Marne, en obtenant 54,23 % au second tour face au candidat Modem, l’ancien journaliste Jean-Marie Cavada. Lors de sa campagne, il avait notamment reçu une visite de soutien de Simone Veil11.

Membre de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, il est notamment l’auteur, avec le député PS Jean Glavany, d’un rapport parlementaire intitulé Afghanistan : un chemin pour la paix. Il est également membre de la délégation française à l’Assemblée parlementaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

En juin 2010, il se voit confier par le président de la République Nicolas Sarkozy une mission parlementaire destinée à inventer une nouvelle gouvernance économique en Europe12.

Il présente sa candidature pour les élections législatives de 201213 et est élu. Le 18 octobre 2012, le Conseil constitutionnel annule son élection car son suppléant était déjà inscrit comme suppléant lors des sénatoriales de 201114,15. Une nouvelle élection a lieu les 9 et 16 décembre 2012. Au second tour, Henri Plagnol est battu par Sylvain Berrios qui se présentait en tant que dissident UMP.

Fonctions ministérielles

Le 17 juin 2002, au lendemain de sa réélection en tant que député de première circonscription du Val-de-Marne, il est appelé par Jacques Chirac, président de la République, au sein du deuxième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.

Il y occupe les fonctions de secrétaire d’État à la Réforme de l’État, auprès du ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l’État et de l’Aménagement du territoire, Jean-Paul Delevoye16.

À ce titre, il a surtout œuvré en faveur d’un plan de développement de l’usage des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans l’administration française, au niveau central et dans les collectivités territoriales (plan ADELE)17.

Il a également été à l’initiative d’un plan destiné à simplifier la vie des Français et introduire des critères d’évaluation de la qualité du service rendu dans l’administration.

Affaires judiciaires

Il est jugé en septembre 2017 pour détournement de fonds publics et faux en écriture dans le cadre d’un marché de communication passé entre la ville de Saint-Maur et une filiale de Bygmalion, de décembre 2009 à juin 2013. Trois de ses collaborateurs sont également poursuivis pour complicité de recel de détournements de fonds18.

Reconnu coupable de complicité de détournement de fonds publics en novembre 2017, Henri Plagnol est condamné à trois ans d’inéligibilité et un an d’emprisonnement avec sursis19.

Mandats électifs

Mandats parlementaires

Mandats locaux

Fonction ministérielle

  • 17 juin 2002 – 30 mars 2004 : secrétaire d’État chargé de la Réforme de l’État auprès du ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l’État et de l’Aménagement du territoire à la réforme de l’État.

Ouvrage

Notes et références

  1. « Décision n° 2012-4565/4567/4568/4574/4575/4576/4577 AN du 18 octobre 2012 » [archive], sur Conseil constitutionnel (consulté le 26 septembre 2020).

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Gouvernement Jean-Pierre Raffarin II (17 juin 2002 – 30 mars 2004)

 

Affaire Karachi : de l’utilité du « réseau K »

Elle est bien affirmée par tous, autant ceux qui soutiennent qu’il aurait permis aux négociations d’aboutir que ceux qui les accusent de n’avoir eu pour objectif que d’obtenir des financements pour la campagne présidentielle de Balladur, mais aucun ne démontre vraiment ses prétentions.

Que s’est-il donc passé au mois de janvier 1994 ? Pourquoi le contrat Sawari II n’a-t-il pas été signé le 8 janvier 1994, comme tout le gouvernement Balladur semble alors l’escompter ?

Le premier procès n’apporte aucune réponse.

- Les chèvres corses, c’est bien, aussi.

- Non, nous ce qu’on veut, c’est le mouton breton, un mouton noir unique au monde.

Certains sont parfaitement capables de m’avoir à cette époque vendue à mon insu à un émir quelconque. Puis ils ont peut-être dû renoncer à livrer leur marchandise qui n’en faisait encore qu’à sa tête.

Ce qui est certain, c’est que ces proxénètes avaient bien décidé que je leur appartenais et devais leur rapporter du fric, beaucoup, au moins dix millions de francs selon ce qu’ils m’ont toujours dit.

 

 

https://www.lepoint.fr/justice/affaire-karachi-le-reseau-k-en-proces-07-10-2019-2339688_2386.php

Affaire Karachi : le « réseau K » en procès

 

VIDÉO. Six hommes sont jugés jusqu’au 31 octobre pour des soupçons de rétrocommissions qui auraient servi au financement de la campagne d’Édouard Balladur en 1995.

Source AFP

Publié le 07/10/2019 à 07h08 – Modifié le 07/10/2019 à 18h58

 

Le procès qui s’ouvre ce lundi n’est que le premier de la tentaculaire affaire Karachi et se penchera sur le volet strictement financier de ce dossier : six hommes sont jugés au tribunal correctionnel de Paris pour des soupçons de commissions occultes en marge de la campagne présidentielle malheureuse d’Édouard Balladur en 1995. Trois politiques, un industriel et deux intermédiaires devront répondre, jusqu’au 31 octobre, d’abus de biens sociaux ou de complicité et recel de ce délit, notamment au détriment de la branche internationale de la Direction des constructions navales (DCNI).

Au cœur du dossier, des soupçons de rétrocommissions sur des sommes réglées à des intermédiaires, le « réseau K », en marge de la vente de frégates à l’Arabie saoudite (contrat Sawari II) et de sous-marins au Pakistan (Agosta). Si le versement de pots-de-vin à des agents étrangers était alors la règle à l’international – jusqu’à leur interdiction en 2000 –, les rétrocommissions étaient, elles, proscrites. Pour l’accusation, ce sont ces rétrocommissions qui auraient alimenté les comptes de campagne d’Édouard Balladur dans un contexte très particulier : celui de la lutte fratricide qui opposait alors au sein de la droite française le Premier ministre sortant, sans appareil, au maire de Paris Jacques Chirac, qui avait, lui, le soutien du RPR.

Balladur et Léotard renvoyés devant la CJR

L’affaire prend sa source dans l’enquête sur l’attentat de Karachi. Le 8 mai 2002, une voiture piégée précipitée contre un bus transportant des salariés de la DCNI coûtait la vie à 15 personnes, dont 11 Français travaillant à la construction des sous-marins dans le port pakistanais de Karachi. L’enquête, qui avait au départ privilégié la piste terroriste d’Al-Qaïda, s’en était éloignée en 2009 pour explorer les possibles liens, non confirmés à ce jour, entre l’attaque et l’arrêt du versement des commissions en 1995.

Le procès qui s’ouvre lundi ne permettra pas de savoir si l’arrêt du versement des commissions, décidé par Jacques Chirac après son élection, est ou non lié à l’attentat survenu sept ans plus tard. C’est exclusivement le volet financier du dossier qui sera jugé, mais en l’absence du principal intéressé, Édouard Balladur, et de son ancien ministre de la Défense François Léotard : tous deux viennent d’être renvoyés devant la Cour de justice de la République, seule juridiction habilitée à juger les membres du gouvernement pour des actes commis dans l’exercice de leurs fonctions.

À LIRE AUSSIAffaire Karachi : Édouard Balladur renvoyé devant la Cour de justice de la République

De l’utilité du « réseau K »

Les trois prévenus issus du monde politique nient tout financement illégal : Nicolas Bazire, ex-directeur de campagne d’Édouard Balladur et aujourd’hui un des dirigeants du groupe de luxe LVMH ; Renaud Donnedieu de Vabres, conseiller à l’époque du ministre de la Défense ; Thierry Gaubert, alors membre du cabinet du ministre du Budget Nicolas Sarkozy et surtout engagé dans la campagne d’Édouard Balladur. Ils sont jugés aux côtés de Dominique Castellan, ancien patron de la DCNI, ainsi que deux hommes d’affaires : le Franco-Libanais Ziad Takieddine et l’Espagnol d’origine libanaise Abdul Rahman Al Assir, membres du « réseau K ». La présence de ce dernier, qui réside en Suisse, est peu probable.

Si le réseau est utile, il n’y a pas d’abus de biens sociaux et ce dossier est vide.

Après des années d’enquête, les juges d’instruction ont estimé que plus de 300 millions d’euros de commissions « indues » et « exorbitantes » sur des contrats d’armement avaient été versés au « réseau K » (pour King, allusion au roi d’Arabie). Un réseau « inutile » et imposé par le gouvernement en fin de négociations pour enrichir ses membres et financer par des rétrocommissions la campagne Balladur, via des sociétés offshore, selon les magistrats. Une thèse combattue par l’ancien dirigeant de la DCNI et les intermédiaires, qui affirment que l’intervention du « réseau K » a été décisive pour la signature des contrats, notamment au Pakistan, où la France était en concurrence avec le Royaume-Uni. « Si le réseau est utile, il n’y a pas d’abus de biens sociaux et ce dossier est vide », a commenté un avocat de la défense.

Pendant l’enquête, après avoir longtemps tergiversé, Ziad Takieddine avait concédé avoir financé la campagne d’Édouard Balladur à hauteur de 6 millions de francs (moins d’un million d’euros), affirmant avoir été sollicité par Nicolas Bazire via Thierry Gaubert, ce que les deux hommes contestent. Les juges s’étaient notamment intéressés aux 10,2 millions de francs versés en coupures de 500 et 100 francs le 26 avril 1995 sur le compte de campagne de M. Balladur. Les comptes de campagne de l’ex-Premier ministre avaient été validés par le Conseil constitutionnel.

 

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https://www.capital.fr/economie-politique/karachi-3-ans-de-prison-ferme-requis-contre-renaud-donnedieu-de-vabres-et-nicolas-bazire-1353943

Karachi : 3 ans de prison ferme requis contre Renaud Donnedieu de Vabres et Nicolas Bazire

 

6medias Publié le 29/10/2019 à 12h05 Mis à jour le 29/10/2019 à 12h15
Karachi : 3 ans de prison ferme requis contre Renaud Donnedieu de Vabres et Nicolas Bazire
Frederic SOULOY / Contributeur / Getty Images

 

Dans le cadre du volet financier de l’affaire Karachi, cinq ans de prison, dont deux avec sursis, ont été requis contre Renaud Donnedieu de Vabres, ancien proche collaborateur du ministre de la Défense François Léotard, et Nicolas Bazire, ex-directeur de cabinet d’Édouard Balladur à Matignon et ex-directeur de sa campagne présidentielle.

 

« Une véritable entreprise de prédation ». C’est en ces termes qu’a qualifié le procureurs, Nicolas Baïetto, l’affaire Karachi devant le tribunal correctionnel. Le parquet de Paris a requis ce lundi 28 octobre de 18 mois ferme à sept ans de prison à l’encontre des six prévenus au procès du volet financier de l’affaire Karachi, une affaire de soupçons de commissions occultes sur des ventes d’armement en marge de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur. Dans ce procès pour abus de biens sociaux, recel ou complicité, l’accusation considère que des rétrocommissions illégales sur des contrats d’armement signés en 1994 avec le Pakistan et l’Arabie Saoudite ont contribué notamment à financer la campagne malheureuse de l’ancien Premier ministre en 1995.

« Certains des plus hauts fonctionnaires de l’État se sont livrés à une véritable entreprise de prédation (…) notamment pour financer la campagne du candidat Balladur », a lancé l’un des deux procureurs, Nicolas Baïetto, devant le tribunal correctionnel. Six prévenus sont jugés depuis trois semaines : un industriel, trois politiques et deux intermédiaires. Il leur est reproché d’avoir floué deux entités détenues par l’État : la branche internationale de la Direction des constructions navales (DNCI), qui vendait des sous-marins au Pakistan (contrat Agosta), et la Sofresa, pour la vente de frégates à l’Arabie Saoudite (Sawari II).

Les prévenus nient tout financement politique

Selon l’accusation, le pouvoir politique a imposé à la DCNI et la Sofresa des intermédiaires « inutiles » dans ces contrats, le « réseau K », à des conditions financières « anormales ». Dans son « intérêt » : faire revenir une partie des commissions versées à ce réseau vers les comptes de la campagne Balladur. Le parquet a requis trois ans d’emprisonnement, dont 18 mois ferme contre Dominique Castellan, alors patron de la DCNI. Contre l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, l’un des intermédiaires, également jugé pour fraude fiscale et blanchiment, cinq ans de prison avec mandat de dépôt ont été requis.

À l’encontre de son ancien associé Abdul Rahman Al Assir, absent du procès, le parquet a demandé sept ans et un mandat d’arrêt. Cinq ans, dont deux avec sursis, et des amendes ont été requis contre Renaud Donnedieu de Vabres, alors proche collaborateur du ministre de la Défense François Léotard, et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Édouard Balladur à Matignon et ex-directeur de sa campagne présidentielle. Renaud Donnedieu de Vabres est notamment jugé pour avoir imposé le « réseau K ». Et Nicolas Bazire, aujourd’hui l’un des dirigeants du groupe de luxe LVMH, pour avoir, en tant que directeur de la campagne Balladur, téléguidé l’arrivée des 10,25 millions sur le compte de la campagne.

>> À lire aussi : Édouard Balladur et François Léotard renvoyés devant la Cour de justice de la République

Enfin, contre Thierry Gaubert, alors au ministère du Budget, quatre ans, dont deux ferme, et 100.000 euros d’amende ont été requis. L’accusation estime qu’il a profité des « largesses de Ziad Takieddine » mais n’a toutefois « pas pu faire le lien » avec la campagne Balladur. Édouard Balladur et François Léotard seront quant à eux jugés ultérieurement devant la Cour de justice de la République.

 

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/06/15/prison-ferme-pour-les-six-prevenus-dans-le-volet-financier-de-l-affaire-karachi_6042907_3224.html

Affaire de Karachi : prison ferme pour six prévenus, dont des proches d’Edouard Balladur, dans le volet financier

 

La justice a durement sanctionné les prévenus qui ne pouvaient ignorer « l’origine douteuse » des fonds versés pour la campagne présidentielle de Balladur en 1995.

Par Service société

Publié le 15 juin 2020 à 14h53 – Mis à jour le 16 juin 2020 à 10h50Temps de Lecture 4 min.

 

Thierry Gaubert, deuxième à partir de la droite, un des six prévenus condamnés dans le volet financier de l’affaire Karachi.
Thierry Gaubert, deuxième à partir de la droite, un des six prévenus condamnés dans le volet financier de l’affaire Karachi. THOMAS COEX / AFP

 

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné, lundi 15 juin, à des peines de deux à cinq ans de prison ferme les six personnes jugées dans le volet financier de l’affaire de Karachi, un scandale politico-financier sur fond de commissions occultes versées à l’occasion de contrats d’armements signés en 1994. Pour le tribunal, les fonds détournés à cette occasion ont bien contribué au financement occulte de la campagne présidentielle malheureuse d’Edouard Balladur, alors premier ministre, en 1995.

La décision du tribunal est de mauvais augure pour M. Balladur qui comparaîtra prochainement devant la Cour de justice de la République (CJR) dans le volet ministériel de l’affaire, aux côtés de son ministre de la défense de l’époque, François Léotard. La CJR est la seule juridiction habilitée à juger les ministres pour des infractions commises au cours de leur mandat.

Pour justifier sa décision, jugée particulièrement dure par les avocats des prévenus au vu de l’ancienneté des faits, le tribunal a dénoncé « une atteinte d’une gravité exceptionnelle non seulement à l’ordre public économique mais aussi à la confiance dans le fonctionnement de la vie publique », a fortiori émanant de hauts fonctionnaires et personnalités politiques, desquels sont attendus une probité « exemplaire ».

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Affaire de Karachi : un procès et deux grands absents

 

Condamnés pour « abus de biens sociaux », « complicité » ou « recel » de ce délit – l’infraction de « financement politique illicite » étant prescrite –, les prévenus, parmi lesquels l’ancien ministre Renaud Donnedieu de Vabres et deux proches de Nicolas Sarkozy, Nicolas Bazire et Thierry Gaubert, ont tous annoncé leur intention de faire appel.

Lancée par les révélations de Mediapart en septembre 2008, l’enquête judiciaire, conduite d’abord par le juge Marc Trévidic puis par Renaud Van Ruymbeke, a établi que dans le cadre de deux contrats d’armement conclu en 1994 entre la France (par la direction des constructions navales internationales, DCN-I), le Pakistan et l’Arabie saoudite, un réseau d’intermédiaires d’origine libanaise avait été imposé au dernier moment, sans aucune justification commerciale. Il était animé par deux hommes, Abdul Rahman El-Assir et, surtout, le fantasque intermédiaire Ziad Takieddine – le tribunal a décerné un mandat d’arrêt contre les deux hommes, absents ce lundi au délibéré.

Les contrats de sous-marins (Agosta) et de frégates (Sawari II) conclus respectivement avec le Pakistan et l’Arabie saoudite ont donné lieu à des rétrocommissions occultes, dont une partie aurait enrichi les prévenus, l’autre ayant abondé de manière tout aussi illicite la campagne présidentielle d’Edouard Balladur. Le tribunal stigmatise le versement de « commissions exorbitantes », au détriment de DCN-I et de la Sofresa, deux sociétés d’Etat chargées de vendre les équipements militaires. Le jugement évoque ainsi « le montant disproportionné des commissions accordées plus de 190 millions de francs , sans justifications économiques et dans des conditions anormalement avantageuses, dérogatoires et contraires aux usages ».

« Retour d’ascenseur »

Pour les juges, la preuve a été apportée que les 10,25 millions de francs en liquide versés providentiellement en avril 1995 sur le compte de l’association de financement de la campagne d’Edouard Balladur provenaient de M. Takieddine. Le versement de cette somme aurait constitué un « retour d’ascenseur » aux balladuriens, qui avaient permis à l’homme d’affaires de s’enrichir grâce aux contrats d’armement.

Si les plus lourdes peines, cinq ans de prison ferme, ont été infligées au tandem Takieddine-El-Assir, Nicolas Bazire, ancien directeur du cabinet et chef de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, et Renaud Donnedieu de Vabres, alors proche collaborateur du ministre de la défense, François Léotard, n’ont pas été épargnés : ils sont condamnés à cinq ans de prison dont deux avec sursis et de lourdes amendes (respectivement 300 000 et 120 000 euros). Il est notamment reproché à M. Bazire d’avoir eu « parfaite connaissance de l’origine douteuse » des 10,25 millions suspects versés sur le compte de campagne, et à M. Donnedieu de Vabres d’avoir œuvré en faveur du duo Takieddine-El-Assir.

De son côté, Thierry Gaubert, alors conseiller du ministre du budget, Nicolas Sarkozy – souvent cité dans la procédure, ce dernier n’a pas été poursuivi –, a été condamné à quatre ans de prison ferme, dont deux avec sursis, et 120 000 euros d’amende. Pour les magistrats, M. Gaubert était « le maillon indispensable entre Nicolas Bazire et Ziad Takieddine » qui aurait « permis en toute connaissance de cause, le retour en France sous forme de rétrocommissions de fonds provenant des commissions litigieuses, à destination du compte de campagne de M. Edouard Balladur ».

Lire aussi : Affaire de Karachi : plus de vingt-cinq ans après les faits, Balladur sera jugé devant la Cour de justice de la République

 

Enfin, Dominique Castellan, alors patron de la DCN-I, a été condamné à trois ans ferme dont un avec sursis et 50 000 euros d’amende. A l’audience, M. Castellan avait admis avoir reçu l’ordre du cabinet de M. Léotard d’imposer le « réseau K », le duo Takieddine-El-Assir.

Si le jugement du tribunal correctionnel de Paris a mécontenté les avocats des prévenus, il a en revanche satisfait les familles des victimes de l’attentat de Karachi, convaincues que cette affaire de rétrocommissions est à l’origine de l’attentat du 8 mai 2002 visant des salariés de la DCN-I travaillant alors au Pakistan. L’explosion avait tué à quinze personnes dont onze Français œuvrant à la construction des sous-marins Agosta.

Alors que la piste Al-Qaida avait été initialement privilégiée, une autre hypothèse franco- française était apparue : l’attentat aurait été commis en rétorsion à l’arrêt brutal des commissions décidé en 1996 par Jacques Chirac, désireux de sanctionner les balladuriens. Un lien de causalité éventuel, non confirmé à ce jour, qui devrait être au cœur du procès de MM. Balladur et Léotard devant la CJR.

 

 

https://www.parismatch.com/Actu/Societe/Affaire-Karachi-la-France-menacee-par-de-lourdes-penalites-1107818

Affaire Karachi : la France menacée par de lourdes pénalités

 

Paris Match | Publié le 01/11/2016 à 12h52

Au large de l'île de Groix, en juillet 2002, la frégate furtive "Al Riyad", premier bâtiment du programme Sawari II.
Au large de l’île de Groix, en juillet 2002, la frégate furtive « Al Riyad », premier bâtiment du programme Sawari II. VALERY HACHE / AFP

 

La Cour d’appel de Lyon examinera, ce 3 novembre, la validité du renvoi en correctionnelle de six des protagonistes du scandale Karachi. La défense de l’intermédiaire Ziad Takieddine évoque le risque d’importantes pénalités financières, semblables à celles des frégates de Taiwan, au détriment du Trésor public français.

Le versement de commissions occultes dans les ventes d’armes de l’affaire Karachi expose la France à des dédommagements pouvant atteindre plusieurs centaines de millions d’euros, pour cause de non respect des contrats signés. Cette alerte est lancé par Bérenger Tourné, l’avocat de l’homme d’affaires Ziad Takieddine, l’un des personnages clés du scandale, pour lequel il plaidera devant la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Lyon.

Celle-ci, à partir du 3 novembre prochain, doit examiner à huis clos la validité du renvoi devant le tribunal correctionnel de six protagonistes du dossier avec outre Takieddine, l’intermédiaire libanais Abdul Rahman el-Assir, les anciens membre de cabinets ministériels Nicolas Bazire, Renaud Donnedieu de Vabres et Thierry Gaubert, ainsi que Dominique Castellan, l’ex-patron de DCN-I, la filiale internationale de la Direction des constructions navales.

A lire :Qu’est-ce que l’affaire Karachi?

En juin 2014, les juges d’instruction Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire ont ordonné le renvoi devant un tribunal de ces six prévenus, accusés d’abus de biens sociaux ou de recel. En cause : une vaste affaire de détournements de fonds, où se mêlent grands contrats à l’exportation, corruption et financement politique, lors de la vente par la France, fin 1994, de sous-marins Agosta au Pakistan puis de frégates de type Sawari à l’Arabie Saoudite. Après trois années d’enquêtes et le décryptage de centaines de documents bancaires, en provenance de Suisse et des paradis fiscaux, les deux magistrats ont établi qu’en marge de ces contrats près de 327 millions d’euros de commissions occultes ont été versés par DCN et la Sofresa, deux entreprises contrôlée par l’Etat, au «réseau K» des intermédiaires Takieddine et el-Assir. Une partie de cet argent serait revenue en France sous forme de «retrocoms» pour financer notamment la campagne présidentielle d’Edouard Balladur. Dans un arrêt du 10 février 2016, la Cour de cassation a pourtant annulé cette ordonnance de renvoi, en raison de son caractère «complexe» et de problèmes de procédure. Elle a demandé que le dossier soit réexaminé par la Cour d’appel de Lyon qui devra entre autres trancher sur l’éventuelle prescription des abus de biens sociaux reprochés qui datent de plus de vingt ans.

Les contrats prohibent la corruption et le paiement de commissions

En préparant cette audience, Me Tourné a exhumé des «scellés» du dossier des pièces capitales : les contrats d’origine signés par le gouvernement français en 1994 avec le Pakistan et l’Arabie Saoudite pour la vente des sous-marins Agosta et des frégates Sawari. Il a alors constaté que ces documents d’Etat à Etat comportent des clauses prohibant formellement la corruption, l’intervention d’intermédiaires et le paiement de commissions, sous peine de recours en arbitrage et de sanctions financières conséquentes pour «rupture fautive du contrat». Intitulée «Corrupt Gifts/Commission» (Cadeaux corruptifs/Commission), la clause 47 du contrat Agosta est très explicite sur le sujet. Quant au contrat «Sawari 2» des frégates saoudiennes, il se réfère à l’«accord cadre intergouvernemental» signé le 8 juin 1989 par Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de la Défense, et son homologue saoudien, le prince Sultan Bin Abdul Aziz. Il y est stipulé, à l’article 1 du titre IV : «Les relations entre les deux gouvernements seront directes et sans intermédiaires. Les contrats d’armements et de prestations de service y afférant le seront également.»

Un schéma d’escroquerie d’Etat

Pourtant, comme l’a montré l’instruction du juge Van Ruymbeke, DCN-I et Sofresa, les deux entreprises para-publiques chargées de ces commandes, ont multiplié le recours à des intermédiaires (dont Takieddine et el-Assir) et à des sociétés off-shore, avec le versement de dessous de table pudiquement camouflés dans les comptes sous le nom de FCE : Frais Commerciaux Exceptionnels. Le caractère illicite de ces FCE, même s’ils étaient validés par les douanes et les services fiscaux, étaient bien connu des entreprises concernées. Ainsi, à la Sofresa, l’une des responsables a déclaré aux juges: «Les contrats de commissions ne se traitaient pas en Arabie Saoudite. En effet, pour la partie saoudienne, il ne faut pas que l’on sache qu’il y a des commissions puisque c’est interdit. La discrétion impose une négociation avec des intermédiaires, en dehors de l’Arabie.» De même, Anne Le Lorier, alors conseillère économique d’Edouard Balladur, soulignait le risque, en cas de révélation des FCE à l’Arabie Saoudite, de voir la France être accusée de «faux contrat». «Le système a duré des années, dénonce Bérenger Tourné. Nous sommes dans un schéma d’escroquerie d’Etat à Etat où la France gonflait sciemment le prix des matériels livrés pour pouvoir corrompre, avec les propres deniers de ses clients, les dignitaires des pays acheteurs. Si le Pakistan ou l’Arabie Saoudite décident aujourd’hui de déclencher les clauses anti-corruption des contrats, la facture pourrait êtes salée pour le Trésor public».

A lire :Un conseiller de Trump… épinglé dans l’affaire Karachi

En effet, l’article 47, interdisant les «cadeaux corruptifs» du contrat Agosta est rédigé à peu près dans les mêmes termes que celui figurant dans le contrat «Bravo» signé entre Paris et Taipei en août 1991 pour le vente des fameuses «frégates de Taiwan». Après la mise au jour de commissions illicites dans ce marché -autre affaire d’Etat déjà instruite par le juge Van Ruymbeke-, le gouvernement taïwanais a réclamé des sanctions devant une Cour d’arbitrage. Et en 2011, après dix années de bataille judiciaire, la France a été condamnée à lui régler des pénalités record de 630 millions d’euros, dont 460 millions à la charge de l’Etat et 170 millions pour Thales (anciennement Thomson-CSF), le vendeur des frégates. «Il va sans dire que le parallèle entre les frégates de Taiwan et les contrats Agosta ou Sawari 2 est édifiant, renchérit Me Tourné, puisque le même schéma d’escroquerie d’Etat se retrouve dans ces deux contrats, au préjudice cette fois du Pakistan et de l’Arabie Saoudite».

 

 

https://www.parismatch.com/Actu/International/Le-nouveau-conseiller-de-Donald-Trump-avait-ete-epingle-dans-l-affaire-Karachi-943849

Le nouveau conseiller de Donald Trump avait été épinglé dans l’affaire Karachi

 

Paris Match | Publié le 12/04/2016 à 14h43 |Mis à jour le 12/04/2016 à 14h44

Paul Manafort lors de son passage sur NBC.
Paul Manafort lors de son passage sur NBC. DR

 

Nouvelle recrue de Donald Trump pour sa campagne présidentielle, le « spin doctor » américain Paul Manafort est apparu dans le dossier Karachi pour des honoraires  provenant de commissions occultes  sur des ventes d’armes françaises.

Depuis début avril, Donald Trump a renforcé son équipe de campagne avec un vieux routier de la communication politique, Paul Manafort, qui jadis a œuvré pour une flopée de candidats républicains : Gerald Ford, Ronald Reagan, George Bush père ou encore John McCain. Agé de soixante six ans, Manafort s’est vu octroyer le titre de « conseiller politique » de Trump. « Je travaille directement pour le patron », s’est-il exclamé sur CNN.Le nouvel homme fort de l’entourage de Donald Trump n’est pas tout à fait un inconnu en France. En 2012, son nom est apparu dans l’enquête du juge Renaud Van Ruymbeke sur les commissions occultes issues des ventes d’armes de l’affaire Karachi soupçonnées d’avoir alimenté, en 1995, le financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur.

Le « spin doctor » américain qui a aussi conseillé des personnages sulfureux, comme le dictateur philippin Ferdinand Marcos ou récemment le président ukrainien déchu Viktor Ianoukovitch, avait offert ses services à l’équipe de campagne d’Edouard Balladur. C’est l’ex-épouse de Ziad Takieddine, l’Anglaise Nicola Johnson, qui, en décembre 2011, a vendu la mèche aux enquêteurs. « Ziad m’avait dit que Paul Manafort donnait des conseils par rapport à la campagne de M. Balladur. »

400 000 dollars versés depuis la Suisse

De fait, l’examen des comptes suisses du Libanais Abdul Rahman El-Assir, l’un des intermédiaires mis en examen dans l’affaire Karachi, a permis aux enquêteurs de retrouver la trace de nombreux paiements en faveur de Paul Manafort. Ainsi, le 22 septembre 1994, El-Assir verse 35000 dollars à BMSK (Black, Manafort, Stone and Kelly), la société du consultant américain. Le 7 novembre 1994, il vire 43016 dollars sur le compte de l’épouse de Manafort. Le 16 novem­bre 1994, ­nouveau versement de 17 000 dollars à BMSK. Le 22 mai 1995, El-Assir règle 52 000 dollars au Tarrance Group, une société proche de Manafort. Le 2 août 1995, ce sont 125 017 dollars qui alimentent BMSK. Enfin, le 15 août 1995, El-Assir paie 125 016 dollars à Paul Manafort.

Au total, entre septembre 1994 et août 1995, le consultant et ses proches ont donc empoché près de 400 000 dollars provenant des fameux comptes où El-Assir a encaissé les commissions occultes de l’affaire Karachi. Pour les enquêteurs, cette découverte était essentielle. Elle établissait enfin un lien entre ces commissions et la campagne Balladur.

Le futur conseiller de Donald Trump a été entendu par les policiers français, aux Etats-Unis, dans le cadre d’une commission rogatoire internationale envoyée par le juge Van Ruymbeke. Il leur a confirmé avoir été payé par l’intermédiaire Al Assir pour un sondage et son analyse réalisé lors de la campagne Balladur. Le communicant américain n’a pas été poursuivi par la justice française. Mais son témoignage ainsi que les traces de ses paiements figurent dans le dossier Karachi aujourd’hui en attente de jugement.

 

Affaire Karachi : Léotard amnésique, je veux bien l’aider !

Il fut un temps où la presse évoquait sans problème l’épisode du voyage gouvernemental à Riyad du 8 janvier 1994, puis plus personne ne semble s’y être intéressé, surtout pas les juges d’instruction, ce qui est quand même assez curieux. A leur place, j’aurais bien posé quelques questions, mais je n’y suis pas, n’y ai jamais été et ne suis pas non plus magistrate, je suis juste ingénieur, avec une intelligence « reptilienne » à « faire chier » tout le monde, comme le disait en août 2006 le très « rationnel et cohérent » Joël Roma, militant de la LCR de Brest de 1999 à 2005 m’ayant harcelée entre 2004 et 2007 sur ordre des chefs de son ancien parti, notamment la criminelle Josette Brenterch, laquelle participait déjà à tous les harcèlements dont j’étais victime en 1994 alors que je travaillais sur un très gros projet classé de la Défense nationale, comme le sait bien le précité Joël Roma, tellement « rationnel et cohérent » qu’il n’a, lui, jamais fait d’études d’ingénieur (il n’est pas si fou…), mais un CAP de carreleur qu’il n’aura jamais su exploiter dans les règles de l’art (faillite en moins d’un an en 1989 pour incapacité notoire à gérer sa petite affaire personnelle), ce qui prouve son indéniable aptitude à dire ce que sont ou ne sont pas les ingénieurs et à les juger ou jauger ainsi qu’à juger aussi de leur travail sans rien en connaître (j’étais en 2004 le tout premier ingénieur qu’il ait jamais eu l’occasion d’approcher de près, vraiment de très près, jusqu’à même pouvoir le toucher, et il était tout surpris de constater que je ne mordais pas).

Voir ici :

http://petitcoucou.unblog.fr/2021/01/20/affaire-karachi-debut-du-proces-de-balladur-et-leotard-joel-roma-toujours-pas-entendu/

Sawari II n’aura donc pas été signé le 8 janvier 1994 comme prévu initialement, mais seulement le 19 ou le 24 novembre 1994 selon les sources. Pourquoi, et que s’est-il donc passé dans l’intervalle ? Les juges ne rapportent rien, hormis des notes et arbitrages interministériels entre la mi-octobre 1994 et la signature du contrat, montrant qu’à ce moment-là tout s’accélère étonnamment après plusieurs longs mois de blocage absolu dans ces négociations.

Et de mon côté, que se passe-t-il donc à cette époque ?

Eh bien, comme d’habitude, je fais « chier » avec mon intelligence « reptilienne ».

Alors que durant les derniers mois de l’année 1993, les complices de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest qui me harcelaient alors avaient monté un super plan pour pouvoir m’expédier au Maroc et ainsi, enfin se débarrasser de moi de manière définitive à coup sûr après le 6 janvier 1994, ce jour-là ils avaient encore essuyé un échec monumental à cause de mon intelligence « reptilienne ». D’où une très grosse colère de tous les intéressés… que le ministre de l’Intérieur parti rigoler au Maroc le 8 janvier 1994 s’était apparemment abstenu de rapporter à ses petits copains du gouvernement tous du voyage à Ryiad…

La situation pour les négociations du contrat Sawari II ne se débloque ensuite qu’à l’automne 1994, alors que je me trouve en arrêt de travail depuis le 24 septembre 1994 et que tous ceux qui attendaient patiemment la fin de mon contrat de travail depuis le début de l’année la voient enfin arriver de ce fait…

Ceux qui dans l’intervalle avaient tenté de m’assassiner ou me faire assassiner à plusieurs reprises iront se réfugier au Maroc après mes premiers dépôts de plaintes contre eux à raison de ces faits.

Apparemment, ils s’y trouvent toujours et montrent un vif intérêt pour celles de mes publications actuellement les plus susceptibles de les concerner :

 

Affaire Karachi : Léotard amnésique, je veux bien l'aider ! dans AC ! Brest maMorocco, Youtube, Llc

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Comme quoi tout le monde n’est pas encore mort, même si effectivement il y a bien eu plusieurs grosses vagues d’assassinats depuis 1994, les dernières du fait des deux malades mentaux Pascal Edouard Cyprien Luraghi et Jean-Marc Donnadieu.

 

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/01/22/proces-de-l-affaire-de-karachi-francois-leotard-l-amnesique-de-la-republique_6067166_3224.html

Procès de l’affaire de Karachi : François Léotard, l’amnésique de la République

 

L’ancien ministre de la défense, 78 ans, a été entendu, mercredi, par la Cour de justice de la République, sur les contrats d’armements des années 1990.

Par Béatrice Gurrey

Publié le 22 janvier 2021 à 06h26 – Mis à jour le 22 janvier 2021 à 06h26Temps de Lecture 2 min.

 

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Edouard Balladur et l’ancien ministre de la défense François Léotard témoignent dans l’affaire Karachi le 19 janvier à Paris.

Edouard Balladur et l’ancien ministre de la défense François Léotard témoignent dans l’affaire Karachi le 19 janvier à Paris. BENOIT PEYRUCQ / AFP

 

François Léotard a la mémoire qui flanche. Que lui a-t-on dit ? Quel était son degré d’information ? Quel était son avis ? L’ancien ministre de la défense, 78 ans, ne se souvient plus très bien de « l’épicerie » de ces marchés colossaux d’armement des années 1990, dont les rétrocommissions illégales auraient servi à financer la vie politique.

Lire aussi Edouard Balladur, François Léotard, les rétrocommissions et le conditionnel : devant la Cour de justice de la République, le décor est posé dans l’affaire Karachi

« Le problème de ce procès, M. le président, c’est que tout le monde est mort. » Mercredi 21 janvier, au troisième jour d’audience, et en l’absence d’Edouard Balladur, le président de la Cour de justice de la République (CJR), Dominique Pauthe, n’obtient pas de réponse précise du prévenu, pourtant bien vivant.

Il a changé de lecture, un livre de la Blanche de Gallimard retourné sur sa table, et tient à la main un mouchoir rouge qui ressemble à une serviette de restaurant. Mais alors, cette note de la Direction générale de l’armement (DGA) qui s’alarme des garanties financières sur le contrat Agosta – des sous-marins vendus au Pakistan pour 5,4 milliards de francs –, ne lui dit vraiment rien. « Vous me posez une colle, M. le président. Si on m’avait signalé quelque chose d’illégal, je n’aurai pas poursuivi cette démarche. J’ai toujours pensé que c’était régulier. »

La confiance post-mortem

Les commissions très grasses versées aux intermédiaires (Ziad Takieddine et le « réseau K »), à un rythme plus soutenu que les versements du client, pratique très inhabituelle, qu’en pense-t-il ? « Je faisais confiance à mes collaborateurs. Je n’ai aucune raison de mettre en doute ce que faisait M. Douffiagues [PDG de la Sofresa, organisme chargé des ventes d’armes, disparu en 2011]. Je lui fais confiance post-mortem. » Ah, la confiance post-mortem…

Lire aussi Affaire de Karachi : la complainte d’Edouard Balladur
 

Et les notes inquiètes du ministère de l’économie sur les risques financiers du contrat ? « J’ai toujours eu confiance dans les notes des agents du ministère des finances. » Il se mouche dans sa serviette rouge. « Ces contrats ont rapporté de l’argent à la France. Les risques, oui, c’est comme ça. Il y a sans arrêt des abus de biens sociaux dans l’histoire économique de la France. On enlève des œuvres au Louvre pour les mettre à Abou Dhabi. Tout cela m’échappe. » Quel est le rapport ?

Impavide et courtois, le président Pauthe continue ses questions techniques et logiques pour tenter de comprendre comment l’ancien ministre de la défense a agi. « En 1995, excusez-moi de vous le dire, j’étais totalement engagé auprès d’Edouard Balladur dans la campagne, c’était le cadet de mes soucis ces contrats. »

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https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/affaire-karachi-au-proc-c3-a8s-balladur-dialogue-de-sourds-entre-la-cour-et-fran-c3-a7ois-l-c3-a9otard/ar-BB1cYs5j

Affaire Karachi. Au procès Balladur, dialogue de sourds entre la cour et François Léotard 

il y a 2 jours

 

Édouard Balladur et François Léotard comparaissent devant la Cour de justice de la République depuis le 19 janvier 2021. © BENOIT PEYRUCQ / AFP Édouard Balladur et François Léotard comparaissent devant la Cour de justice de la République depuis le 19 janvier 2021.

L’ancien ministre de la Défense, interrogé par les magistrats de la Cour de justice de la République, jeudi 21 janvier, a multiplié les digressions.

Mais quel est le rapport ? Entre digressions et trous de mémoire, la Cour de justice de la République (CJR) a poursuivi jeudi 21 janvier le difficile interrogatoire de François Léotard, jugé à Paris avec Édouard Balladur pour le financement de la campagne de ce dernier à la présidentielle de 1995.

L’ancien ministre de la Défense et l’ex-Premier ministre sont soupçonnés d’avoir mis en place dans les années 90 un système de rétrocommissions illégales liées à d’importants contrats d’armement avec l’Arabie saoudite et le Pakistan, qui aurait servi à nourrir les comptes de la campagne d’Édouard Balladur.

Ce système de commissions exorbitantes réglées à des intermédiaires inutiles, selon l’accusation, a valu aux collaborateurs d’Édouard Balladur et François Léotard de lourdes condamnations en juin dernier, dans le volet non-ministériel de cette partie de la tentaculaire affaire Karachi.

Jugés depuis mardi devant la CJR, composée de magistrats et de parlementaires, les deux anciens responsables politiques ont tous les deux fermement nié toute culpabilité dans cette affaire.

« Je ne me souviens pas »

Jean noir et pull marine, planté devant le pupitre au centre de la salle d’audience, François Léotard, 78 ans, écoute patiemment le président Dominique Pauthe décrire les complexes négociations qui ont entouré les contrats de vente de sous-marins au Pakistan.

La cour veut des précisions sur une note des services du ministère de la Défense mais se heurte à l’une des difficultés de ce procès : juger des faits un quart de siècle après.

Alors là, vous me posez une colle M. le président, ça doit avoir vingt-cinq ans, souffle l’ancien ministre. Je ne me souviens pas, ajoute-t-il, comme il le répétera encore une dizaine de fois lors de son interrogatoire.

Si on m’avait signalé quelque chose d’irrégulier, naturellement, je n’aurais pas accepté que ça se poursuive, s’empresse de préciser François Léotard. J’ai toujours pensé que tout ça était légal, régulier, et dans notre intérêt.

« Si c’était à refaire, je le referai »

Lorsque l’ex-ministre rappelle que la pratique des commissions pour faciliter l’obtention d’un contrat était à son époque légale, le président lui précise : Il ne s’agit pas de critiquer la vente de sous-marins ou de frégates mais […] des accords passés en marge de ces contrats.

Si c’est légal, j’assume tout. Si c’est pas légal, je n’assume rien, lui rétorque François Léotard. Et, si c’était à refaire, je le referai, ajoute à plusieurs reprises celui qui a décidé de défendre son honneur lui-même, sans avocat.

Ces affaires de contrats, excusez-moi d’avoir l’air désinvolte, mais c’était le cadet de mes soucis, insiste-t-il en évoquant le nucléaire français, les guerres en Bosnie et au Rwanda ou les soldats blessés qu’il devait accueillir.

- D’autres que vous s’en chargeaient ?, coupe le président, revenant sur les contrats.

- Bien sûr.

- Notamment Renaud Donnedieu de Vabres ?

Plus proche conseiller de François Léotard à l’époque – il était connu comme son double – Renaud Donnedieu de Vabres a été condamné en juin à cinq ans de prison dont trois ferme pour avoir imposé le réseau d’intermédiaires aux industriels et reçu de l’argent du sulfureux intermédiaire libanais Ziad Takkiedine pour des services rendus en marge des contrats.

Il a fait appel de ce jugement, tout comme ses coprévenus.

Du Liban à Fréjus

Le procureur général François Molins aimerait bien savoir à quelle fréquence Renaud Donnedieu de Vabres rendait des comptes à son ministre, et s’agace quand François Léotard se lance en réponse dans un commentaire sur les pratiques financières au Liban.

Est-ce qu’il est possible d’avoir une réponse à ma question ?, s’impatiente le magistrat. Les conversations étaient quotidiennes, finit par lui répondre François Léotard. Avant de se lancer dans une nouvelle digression, cette fois sur son long mandat de maire à Fréjus, où il réside.

Le président est interloqué. Mais quel est le rapport ?

L’audience reprend mercredi prochain avec l’interrogatoire d’Édouard Balladur.

 

https://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-vente-de-fregates-en-arabie-saoudite-un-contrat-en-or_952611.html

La vente de frégates en Arabie Saoudite, un contrat en or 

Après Karachi, c’est à cette affaire de vente de frégates à l’Arabie saoudite que s’intéressent les juges. Avec une question clef: en marge de l’accord sulfureux négocié en 1994, des rétrocommissions ont-elles financé la campagne présidentielle d’Edouard Balladur?

 

Nicolas Sarkozy (à gauche) accompagné par Edouard Balladur et François Léotard (à droite) lors de la campagne présidentielle de 1995.

Nicolas Sarkozy (à gauche) accompagné par Edouard Balladur et François Léotard (à droite) lors de la campagne présidentielle de 1995.

Reuters

Par pascal ceaux et jean-marie pontaut
publié le 17/01/2011 à 12:56

 

Cap sur Riyad. Le contrat Sawari II de vente de trois frégates de la France à l’Arabie saoudite en novembre 1994 est désormais au coeur des soupçons de rétrocommissions ayant alimenté la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole. Les juges Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke, codésignés au terme d’une passe d’armes avec le parquet de Paris, sont désormais libres d’enquêter sur les dessous d’un sulfureux contrat. Ils s’apprêtent à réclamer au ministère des Finances les pièces relatives à cet accord commercial.

Les magistrats s’intéressent aux rétributions des intermédiaires. Ils pourraient également, pour retrouver la trace de ces versements, délivrer plusieurs commissions rogatoires internationales dans divers paradis fiscaux.

Une similitude troublante avec le contrat du Pakistan

L’enquête sur Sawari II semble prendre le pas sur le contrat des sous-marins Agosta avec le Pakistan et ses liens éventuels avec l’attentat du 8 mai 2002 à Karachi. 15 personnes, dont 11 employés français de la Direction des constructions navales (DCN), avaient été tuées dans l’explosion d’une voiture piégée. Or le contrat saoudien présente une similitude troublante avec celui du Pakistan: il fait apparaître les mêmes personnages parmi les intermédiaires, chevilles ouvrières des négociations.

Il retient l’attention des juges en raison du montant des sommes en jeu, quatre fois plus importantes. Pour toutes ces raisons, Sawari II suscite aussi l’intérêt des familles des victimes de l’attentat de Karachi. Convaincu du lien entre les deux affaires, leur avocat, Me Olivier Morice, a déposé le 23 décembre une plainte auprès des juges Le Loire et Van Ruymbeke. Me Thibault de Montbrial, défenseur des blessés dans l’explosion, devrait lui emboîter le pas.

Que sait-on aujourd’hui du contrat saoudien, de sa destinée hors norme et de ses contours romanesques? Négocié à l’arraché pendant la cohabitation (1993-1995) par les balladuriens, il a été en partie remis en question, quand Jacques Chirac, élu président, a décidé d’interrompre le paiement des sommes promises aux intermédiaires. Un cas unique dans l’histoire des contrats d’armement signés par la France.

L’année 1993 marque un tournant décisif. Les négociations entre Paris et Riyad remontent déjà à plusieurs mois, sans aboutir. Elles portent sur un ensemble d’équipements militaires, mais surtout sur la vente de trois frégates La Fayette, le dernier cri en la matière. Les réseaux traditionnels de discussions échouent à conclure favorablement. Les Saoudiens exigent en effet des délais de paiement étirés.

De nouveaux réseaux d’intermédiaires mis en place

Les élections législatives de 1993 se traduisent par une victoire nette de la droite. Elles conduisent Edouard Balladur à la tête du gouvernement et François Léotard au ministère de la Défense. Celui-ci modifie la stratégie adoptée jusque-là pour convaincre les Saoudiens d’acheter français. Il nomme Jacques Douffiagues, l’un de ses proches, à la tête de la Société française d’exportation de systèmes avancés (Sofresa). L’arrivant présente l’avantage d’avoir une surface politique, lui qui fut ministre et maire d’Orléans (Loiret). De nouveaux réseaux d’intermédiaires sont mis en place, en catastrophe. Apparaissent alors trois personnages clefs, Ziad Takieddine, Abdul Rhaman el-Assir et le cheikh Ali bin Mussalam.

Ce dernier va jouer un rôle déterminant. C’est un homme d’affaires doublé d’un courtisan à l’entregent efficace. Bien que d’origine yéménite et de confession chiite, il est un familier de la cour saoudienne et du roi Fahd, qui en a fait son conseiller privé. Bin Mussalam dispose d’un accès direct à la personne royale et au ministre de la Défense, le prince Sultan bin Abdulaziz. A Paris, lui appartient le luxueux hôtel Prince-de-Galles, près des Champs-Elysées, et, à Londres, le Sheraton de l’aéroport de Heathrow. Ses relations avec les Américains sont plus étroites encore. Dans les années 1980, il aurait financé pour le compte de la CIA, des groupes d’islamistes combattant l’occupation soviétique en Afghanistan.

Pour mener à bien la négociation Sawari II, Bin Mussalam collabore avec un Libanais, Ziad Takieddine. Ce quadragénaire, fils de diplomate, est versé dans les affaires. Ancien dirigeant au Moyen-Orient de l’agence de publicité américaine Young & Rubicam, il reprend au début des années 1980 la station de sports d’hiver Isola 2000. C’est à cette époque qu’il fait connaissance du Tout-Paris politique et de François Léotard.

En 1993, Takieddine entre donc en scène par le biais de contrats de consultant passés avec la Sofresa. Il met en place les réseaux financiers liés à Sawari II. A-t-il aussi été au coeur du système des rétrocommissions, comme il en est aujourd’hui soupçonné? Ou n’a-t-il rien à se reprocher, comme il l’assure avec force?

Charles Pasqua privé de voyage

En cette année 1993, François Léotard suit de près le dossier. Il s’y investit personnellement. Dès l’été, il effectue une visite officielle en Arabie saoudite. Les 18 novembre 1993 et 1er janvier 1994, Ali bin Mussalam est reçu par le Premier ministre Balladur, après avoir rencontré Nicolas Bazire, directeur du cabinet du chef du gouvernement, et François Léotard. Fort de ce dispositif, le ministre de la Défense croit l’affaire conclue. Un déplacement de Balladur est même programmé pour janvier 1994. Dans un entretien au quotidien économique La Tribune du 17 novembre 1993, Léotard déclare: « J’ai la certitude que nous obtiendrons notification du contrat Sawari II pour de nouvelles frégates, une signature lors de cette visite du Premier ministre n’est pas à exclure. »

Le ministère des Affaires étrangères ne partage pas cet enthousiasme. L’ambassadeur de France à Riyad, Jean Bressot, émet des doutes sur la fiabilité des intermédiaires. Ce gaulliste arabisant, ayant multiplié les postes dans la région, se fend d’un télégramme au Quai d’Orsay. Il y formule des réserves à l’encontre d’Ali bin Mussalam. Pour lui, l’homme n’est plus en cour. Chiite, il souffre d’un handicap majeur au royaume de l’islam sunnite.

Pourtant, c’est une délégation fournie qui débarque le 8 janvier 1994 dans la capitale saoudienne. Le ministre de l’Industrie, Gérard Longuet, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, et François Léotard accompagnent le Premier ministre, Edouard Balladur. En dépit des efforts, rien n’est signé. Les Français repartent tête basse. L’humiliation a épargné Charles Pasqua: le ministre de l’Intérieur n’était pas du voyage. Mais il n’est pas écarté des discussions. A la même date, il rencontre son homologue saoudien dans le sud du Maroc, afin d’évoquer un autre contrat portant sur la sécurisation des frontières terrestres du royaume wahhabite. Invité à discuter sous une tente, Pasqua en profite pour vanter à ses interlocuteurs, chefs de tribu, la qualité des chèvres corses!

Une affaire conclue dans un décor des Mille et Une Nuits

L’échec du voyage à Riyad ne fait qu’accélérer les négociations en coulisse. Le contexte pousse à l’urgence. L’élection présidentielle de 1995 approche. D’où l’interrogation d’aujourd’hui: et si le contrat Sawari II avait fourni l’occasion de récupérer des fonds pour la campagne du candidat Balladur?

Léotard multiplie les rendez-vous avec Bin Mussalam. Il le rencontre à sept reprises jusqu’à la signature du contrat, au Maroc, le 19 novembre 1994. Dans un décor de palais des Mille et Une Nuits, l’affaire est conclue, à l’issue d’un protocole solennel. Sans que l’on sache les raisons du revirement saoudien. Les Balladuriens ont-ils convaincu les Saoudiens que leur champion allait entrer à l’Elysée?

« Le contrat Sawari II était une grande victoire pour l’économie française », affirme Renaud Donnedieu de Vabres, alors conseiller politique de Léotard. Interrogé par L’Express, il se dit aujourd’hui « ulcéré » d’être mis en cause, alors qu’il tenait un rôle purement politique dans les discussions. « Ce n’est pas moi qui ai signé les contrats, précise-t-il. Et tout se décidait au niveau interministériel. Mais, moi, j’ai l’honnêteté de dire que j’ai rencontré ces gens sans me cacher au ministère de la Défense. »

Il n’empêche que les conditions de ce happy end interpellent. Car le montant des commissions réclamé par les intermédiaires dépasse largement la norme. On évoque pas moins de 18 % du contrat, quand les taux habituels dépassent rarement 10 %. Autre particularité: les Français exercent une forte pression sur les Saoudiens, afin d’en obtenir un premier versement, sur lequel sera prélevée une partie de la rémunération des intermédiaires. Une troisième bizarrerie retient l’attention: après la signature de novembre 1994, des rencontres se poursuivent jusqu’à la veille de l’élection présidentielle.

A Riyad, on critique la gourmandise des intermédiaires

Le 7 mai 1995, les Français choisissent Jacques Chirac. Au ministère de la Défense, Léotard fait ses cartons. Passation de pouvoir oblige, il converse un moment avec son successeur, Charles Millon. Celui-ci s’étonne de sa fébrilité et remarque que « Léo » ne lui parle que du contrat saoudien. Quinze jours plus tard, le président Chirac charge son ministre d’enquêter sur les soupçons de rétrocommissions illégales qui auraient alimenté les caisses de Balladur.

Charles Millon se rend à Riyad en octobre 1995 pour s’entendre reprocher de la bouche de son homologue saoudien la gourmandise des intermédiaires du contrat. Le dignitaire aurait ajouté ironiquement que, si lui, dans un système féodal, avait à payer ses tribus, il ne comprenait pas ce que les gens en France faisaient de tout cet argent.

Au cabinet Millon, un jeune conseiller, Marwan Lahoud, est chargé des investigations et identifie une série d’anomalies. Très vite, sa conviction est faite, comme il l’a expliqué le 13 décembre au juge Van Ruymbeke. « Vers l’été 1996, j’ai compris le caractère inhabituel de ce réseau supplémentaire. Il vient de ce qu’il est rajouté à la dernière minute, qu’il n’est pas validé et que les profils de paiement ne sont pas conformes au profil de paiement du client. » En clair, les Saoudiens ne procèdent pas de cette manière dans les autres contrats.

En juillet 1996, après une visite officielle en Arabie saoudite, Jacques Chirac ordonne de cesser les paiements aux intermédiaires. Selon une lettre révélée par l’hebdomadaire Le Point, ceux-ci ont déjà encaissé près de 53 millions d’euros sur l’ensemble des contrats passés avec Riyad. Quelle a été la destination réelle de ces sommes d’argent? Ont-elles un rapport avec l’achat du siège du Parti républicain via le Fondo?

L’un des bénéficiaires n’est plus là pour en répondre aux juges. Ali bin Mussalam est décédé à Genève en juin 2004 des suites d’une maladie respiratoire. Le cheikh était alors en disgrâce à la cour de Riyad. Il était aussi visé par une enquête américaine sur une banque suisse de Lugano suspectée de financer le terrorisme islamiste. Mais les deux autres intermédiaires sont susceptibles de répondre aux juges, dont l’objectif est dorénavant d’identifier des bénéficiaires français d’éventuelles rétrocommissions. Ce qui constituerait une véritable affaire d’Etat.

 

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2013/06/26/karachi-m-takieddine-reconnait-avoir-finance-la-campagne-de-m-balladur_3436674_3224.html

Karachi : M. Takieddine reconnaît avoir financé la campagne de M. Balladur 

L’homme d’affaires au cœur du volet financier de l’affaire Karachi a reconnu avoir remis 6 millions de francs (1 220 000 euros) à Thierry Gaubert, lors de trois voyages à Genève fin 1994.

Par Gérard Davet et Fabrice Lhomme

Publié le 26 juin 2013 à 09h38 – Mis à jour le 26 juin 2013 à 12h54Temps de Lecture 5 min.

 

L'homme d'affaires, soumis en France à un strict contrôle judiciaire lui interdisant de quitter le pays, aurait tenté de se procurer un passeport diplomatique de République dominicaine.

L’homme d’affaires, soumis en France à un strict contrôle judiciaire lui interdisant de quitter le pays, aurait tenté de se procurer un passeport diplomatique de République dominicaine. AFP/JACQUES DEMARTHON

 

Ainsi donc, après des années de dénégations et de déclarations incohérentes, Ziad Takieddine a craqué. L’homme d’affaires au cœur du volet financier de l’affaire de Karachi a livré, jeudi 20 juin, les aveux que les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire n’espéraient plus.

L’intermédiaire d’origine libanaise a enfin admis ce que les investigations judiciaires – et journalistiques – avaient rendu évident, à savoir qu’il avait bien œuvré au financement occulte de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995, via des rétrocommissions issues des juteux contrats d’armement avec l’Arabie saoudite et le Pakistan, dans lesquels le gouvernement du même Balladur lui avait concédé le rôle d’intermédiaire.

Placé en détention provisoire depuis le 31 mai pour avoir tenté de se procurer un « vrai-faux » passeport dominicain, sans doute destiné à lui permettre de s’enfuir, M. Takieddine, lâché par ses anciens amis balladuriens et sarkozystes, ne supporte pas son incarcération, ce qui explique sans doute son changement d’attitude.

Lire : « La détention de Ziad Takieddine est une ‘farce’ selon son avocat »

DES VALISES D’ESPÈCES

Alors, dans le cabinet de M. Van Ruymbeke, M. Takieddine a raconté dans quelles circonstances il avait rencontré, fin 1993, Thierry Gaubert, ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly puis au ministère du budget (entre 1994 et 1995), qui lui avait été présenté par Nicolas Bazire, à la fois directeur du cabinet du premier ministre Edouard Balladur et directeur de sa campagne présidentielle.

Selon M. Takieddine, M. Bazire l’aurait appelé en décembre 1993 pour l’informer qu’il allait être contacté par M. Gaubert, qu’il avait mandaté. Il s’agissait de préparer la visite de M. Balladur en Arabie saoudite, avec l’espoir de décrocher un contrat de vente de frégates, dit Sawari II, susceptibles de rapporter beaucoup d’argent à l’Etat français.

M. Gaubert présente à M. Takieddine son épouse, la princesse Hélène de Yougoslavie, son ami Philippe Smadja (qui sera mis en cause, comme M. Gaubert, dans l’affaire du « 1 % logement »), un proche de M. Sarkozy, Dominique Desseigne, l’associé de M. Gaubert en Colombie, Jean-Philippe Couzi ou encore Pierre-Mathieu Duhamel, futur directeur général des douanes françaises. C’est à cette date que l’épouse de l’intermédiaire, Nicola Johnson, sympathise avec Mme Gaubert. Les deux femmes, depuis, ont rompu avec leurs maris et les ont dénoncés aux juges.

Las, le voyage de M. Balladur à Riyad en janvier 1994 se révèle être un échec. Mandaté par les autorités françaises pour débloquer la situation, avec son associé Abdul Rahman El-Assir, M. Takieddine dit ne plus avoir eu de nouvelles de M. Bazire jusqu’à la signature du contrat Sawari II, le 24 novembre 1994. C’est juste après cette date que M. Bazire l’aurait recontacté pour lui dire que M. Gaubert avait un message à lui faire porter. Ce message est simple : Gaubert réclame 1,5 million de francs, afin de financer la campagne de M. Balladur. M. Takieddine accepte à condition qu’il les lui remette en cash à Genève, où M. Gaubert détenait lui-même des avoirs.

A Genève, les deux hommes retrouvent M. El-Assir qui avait préparé l’argent, en coupures de 500 francs, glissées dans une mallette remise à M. Gaubert. Selon M. Takieddine, cette remise de fonds s’apparentait à un « retour d’ascenseur » logique, le contrat Sawari II lui ayant rapporté une fortune. Dix jours plus tard, M. Gaubert vient trouver M. Takieddine pour lui demander « la même somme ». Après s’être assuré que M. Bazire était informé de cette nouvelle demande, M. Takieddine procède de la même manière : il prend rendez-vous à Genève avec MM. El-Assir et Gaubert, le second repartant avec une valise d’espèces d’1,5 million de francs.

D’après l’homme d’affaires, il y aura une troisième visite de M. Gaubert, qui va réclamer cette fois 3 millions de francs. « On doit boucler les comptes, il nous manque 3 millions et quelque », lui aurait dit M. Gaubert. Jugeant la demande excessive, M. Takieddine se rend dans le bureau de M. Bazire pour avoir confirmation. « M. Bazire m’a dit qu’effectivement, ce que m’a demandé Gaubert est vrai car ils avaient besoin de cet argent, mais que c’était la dernière fois. » Une nouvelle fois donc, via M. El-Assir, M. Takieddine va remettre une valise d’espèces à M. Gaubert.

DES SONDAGES PAYÉS PAR LES VENTES D’ARMES

Les révélations de M. Takieddine confortent les découvertes des juges sur les déplacements à Genève de MM. Gaubert et Takieddine, les retraits d’espèces suspects détectés à cette période, ou encore le témoignage de Hélène Gaubert, qui déclarait au Monde, le 26 septembre 2011, à propos de son mari : « Il m’a dit un jour qu’il allait chercher ces espèces en Suisse pour les remettre à Nicolas Bazire. »

M. Takieddine a également mis en cause François Léotard, ministre de la défense entre 1993 et 1995 et son conseiller Renaud Donnedieu de Vabres. Les deux hommes avaient imposé le duo Takieddine-El-Assir dans les contrats d’armement. « M. Donnedieu de Vabres représentait M. Léotard », a déclaré M. Takieddine qui a révélé qu’après l’élection de 1995, M. Donnedieu de Vabres lui avait demandé de l’aider à payer le loyer de son appartement parisien : « Je lui ai payé en cash allant jusqu’à des sommes entre 15 000 et 20 000 francs à chaque fois », a-t-il dit. L’intermédiaire assure avoir également « financé » une partie de l’installation de M. Donnedieu de Vabres à Tours, ainsi que sa campagne législative, en 1997. Au total, il estime lui avoir remis « un maximum de 250 000 francs » en liquide.

M. Takieddine a par ailleurs confirmé que le politologue américain Paul Manafort avait effectué des sondages au profit du camp Balladur, via M. El-Assir, donc payés par les ventes d’armes. « M. Manafort, a-t-il ajouté, ne m’a pas précisé [que cette étude] avait été payée par M. El-Assir mais je l’ai supposé », révélant à ce sujet l’existence de « contacts directs » entre MM. Bazire et El-Assir. Interrogé par Le Monde, Me François Esclatine, avocat de M. Gaubert, a déclaré : « Mon client conteste et s’expliquera devant le juge ». Me Frédéric Landon, l’avocat de M. Bazire, de son côté, a assuré que son client « conteste formellement ces allégations ».

Quant au défenseur de M. Takieddine, Me Francis Vuillemin, tout en dénonçant une « détention-pression », il reconnaît que ce que son client a dit est « énorme ». M. Takieddine sera prochainement confronté à MM. Gaubert et Bazire.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Collection_Blanche_(Gallimard)

Collection Blanche (Gallimard)

Page d’aide sur l’homonymie
Pour les articles homonymes, voir Collection Blanche.
170px-Camus23 dans Calomnie
L’Étranger d’Albert Camus, paru en 1942 dans la collection.

La « Collection Blanche » est la grande collection de littérature française des éditions Gallimard.

Elle apparaît en 1911, et se nourrit à ses débuts des publications issues de La Nouvelle Revue française, la marque « Librairie Gallimard » n’apparaissant, elle, qu’après juillet 19191. Depuis sa création, « la Blanche », qui tire son nom de la couleur crème de sa couverture, a édité 6 500 titres, dont 3 800 sont encore disponibles aujourd’hui.

Outre le logo « NRF » initialement dessiné par Jean Schlumberger, la charte graphique de cette collection — un liseré noir entourant deux liserés rouges — s’inspire des Éditions de La Phalange, avec son premier titre, L’Otage de Paul Claudel, publié le 26 mai 19111. Le premier imprimeur de cette collection fut un temps Verbeke, directeur de « The St. Catherine Press Ltd », installé à Bruges1. Les formats génériques évoluèrent très peu au cours des années, ce qui est un cas unique dans l’histoire de l’édition contemporaine française, bien que la couleur crème passât au jaune clair pelliculé brillant dans les années 1980.

Championne des prix littéraires2, elle a été récompensée de 1911 à 2011 par 32 prix Goncourt, 29 prix Femina, 15 prix Renaudot, 10 prix Médicis, 14 prix Interallié, 27 Grand prix du roman de l’Académie française et 4 prix du Livre Inter3.

Références

  1. Collection Blanche [archive], éditions Gallimard
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v · m
Collections et revues de la maison d’édition Gallimard
Poche
Littérature et policier
Sciences humaines
Audio et bande dessinée
Anciennes collections
Périodiques
Éditions Denoël

 

Affaire Olivier Duhamel : retour sur le suicide de Marie-France Pisier en 2011

Les révélations de Camille Kouchner sur les viols subis par son frère jumeau durant son adolescence sont l’occasion de revenir sur l’étrange suicide de sa tante Marie-France Pisier, le 24 avril 2011.

Ayant pris connaissance des faits avec sa soeur Evelyne Pisier en 2008, elle était la seule à vouloir briser le silence sur cette affaire d’inceste qui l’aura manifestement minée jusqu’à sa mort, survenue dans le contexte des violences graves que je subissais moi-même depuis 2008 de la part d’une bande de cybercriminels comptant quelques pédophiles notoires, et avec moi tous mes proches et mes anciennes relations, ainsi que divers autres témoins gênants pour nos harceleurs et agresseurs.

Tout étant devenu public à compter de juin 2010, plusieurs assassinats s’étaient déjà produits et cette affaire de suicide ou d’accident bien étrange suivant de très près celle tout aussi mystérieuse des Dupont de Ligonnès m’avait naturellement interpellée.

Je venais alors de publier trois articles dans lesquels je revenais en détail sur le début des harcèlements que j’avais subis sur le site Rue89 à compter de 2008, articles dont j’ai republié des copies sur ce blog une première fois le 26 avril 2015 et plus récemment le 11 novembre 2018, toujours avec plus de détails :

http://petitcoucou.unblog.fr/2015/04/26/du-commencement-de-mes-problemes-sur-le-site-rue89-en-2008/

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/11/11/de-la-violence-du-pervers-narcissique-david-servenay/

 

https://www.femmeactuelle.fr/actu/news-actu/pourquoi-marie-france-pisier-na-pas-supporte-les-revelations-sur-olivier-duhamel-2106660

Pourquoi Marie-France Pisier n’a « pas supporté » les révélations sur Olivier Duhamel

 

le 8 janvier 2021 à 15h08
Pourquoi Marie-France Pisier n'a "pas supporté" les révélations sur Olivier Duhamel

 

Camille Kouchner a publié jeudi 7 janvier 2021 son ouvrage La familia grande (éd. Seuil), dans laquelle accuse son beau-père Olivier Duhamel d’inceste. Marie-France Pisier, sa tante, n’a pas supporté d’apprendre que le politologue aurait abusé de son neveu.

Camille Kouchner change le destin de sa famille. La juriste de 45 ans a publié jeudi 7 janvier 2021 un ouvrage intitulé La Familia Grande (éd. Seuil) dans lequel elle dénonce, 30 ans après, les abus sexuels dont aurait été victime son frère jumeau de la part d’Olivier Duhamel, le second mari de leur mère Evelyne Pisier. Un récit glaçant dans lequel Camille Kouchner relate avec beaucoup de justesse les mécanismes du silence et de l’emprise très courants dans les affaires d’inceste. « Victor », comme il est surnommé dans le livre pour garantir son intimité, a en effet raconté une première fois son histoire à sa mère avant qu’elle ne meure en 2017, mais celle-ci aurait protégé son mari. Selon Camille Kouchner, ils étaient d’ailleurs plusieurs dizaines à avoir eu vent des rumeurs qui pesaient sur le politologue de 70 ans… et à avoir fermé les yeux.

La réaction de Marie-France Pisier

Camille Kouchner a tout de même tenu à saluer la mémoire de sa tante l’actrice Marie-France Pisier, qui a eu le courage de parler. Dans une interview accordée à L’Obs, la juriste a en effet assuré qu’elle était à l’époque « la seule qui n’était pas clivée » : « Elle était absolument entière. Elle n’a pas supporté cette histoire. Elle a dit : ‘C’est insupportable.’ Et elle a parlé. Elle m’engueulait presque : ‘Je ne veux pas me taire !’ », s’est-elle souvenue.

Avant que Victor et Camille Kouchner ne parlent à leur entourage de ce qu’il s’était passé pendant leur adolescence, Marie-France Pisier et sa sœur Evelyne Pisier étaient très proches. Mais cette affaire a changé leurs relations à jamais. Iris Funck-Brentano, la fille de Marie-France Pisier, se souvient dans les colonnes du Monde. « Ma mère était très choquée que sa sœur ne protège pas d’abord ses enfants et que personne ne réagisse. Elles se sont brouillées. Je me souviens de tas de tentatives de réconciliation, toutes se soldaient par des échecs ». Les deux sœurs ne se sont jamais réconciliées. Au printemps 2011, Marie-France Pisier a été retrouvée morte au fond de la piscine de sa maison de vacances de Saint-Cyr-sur-Mer.

À lire aussi : Olivier Duhamel accusé d’inceste : au courant, le directeur de Sciences Po dévoile pourquoi il n’a pas agi

Sophia CHAFAI

 

https://www.purepeople.com/article/marie-france-pisier-son-neveu-victime-d-inceste-la-cause-de-sa-mort-remise-en-question_a418433/1

Marie-France Pisier, son neveu victime d’inceste : la cause de sa mort remise en question

 

Marie-France Pisier au Festival du Film Américain de Deauville, un an avant sa mort.
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Marie-France Pisier au Festival du Film Américain de Deauville, un an avant sa mort.

Publié le 05 Janvier 2021 – 14h28

Elle était la comédienne fétiche de François Truffaut et a brillé sur le tapis rouge jusqu’à sa mort tragique en 2011. Suicide ou accident ? Le flou autour du décès de Marie-France Pisier refait surface depuis que sa nièce Camille Kouchner a révélé un terrible secret de famille.

Près de 10 ans après la mort de Marie-France Pisier, la mystérieuse cause de son décès se retrouve à nouveau au coeur de toutes les interrogations, avec la sortie du livre La Familia grande (Editions du Seuil). Dans cet ouvrage à paraître le 7 janvier 2021, sa nièce Camille Kouchner, la fille de l’écrivaine Evelyne Pisier et de l’ancien ministre Bernard Kouchner, affirme que son frère jumeau a été victime d’inceste durant son adolescence. Elle accuse alors leur beau-père, le politologue Olivier Duhamel.

Dans les bonnes feuilles du livre, publiées par Le Monde lundi, Camille Kouchner raconte que les faits se seraient produits à la fin des années 1980. A de multiples reprises et durant au moins deux ans, Olivier Duhamel se serait rendu le soir dans la chambre de son beau-fils de 14 ans. L’adolescent, nommé « Victor » dans le livre, en aurait rapidement parlé à sa soeur jumelle, en lui faisant promettre de garder le secret. Un secret préservé durant vingt ans, jusqu’à ce que « Victor » décide de le confier à leur mère, Evelyne Pisier, en 2008. Sous le choc, cette dernière s’est réfugiée chez sa soeur Marie-France, qui habitait non loin de là, à Paris. Finalement, l’écrivaine a préféré prendre le parti de son mari.

Les soeurs qui étaient jusqu’alors « des confidentes inséparables » ne se comprennent plus. « Dès qu’elle a su pour Olivier, Marie-France a parlé à tout le monde. Elle voulait lui faire la peau« , se souvient Camille Kouchner. La comédienne a proposé d’héberger sa soeur, en vain. « Ma mère était très choquée que sa soeur ne protège pas d’abord ses enfants et que personne ne réagisse, ajoute de son côté Iris Funck-Brentano, la fille de Marie-France Pisier. Elles se sont brouillées. Je me souviens de tas de tentatives de reconciliation, toutes se soldaient par des échecs. » L’actrice était encore en froid avec sa soeur lorsqu’elle a été retrouvée morte, peu de temps après la révélation de ce terrible secret…

 

Christine Ockrent (la compagne de Bernard Kouchner) et Evelyne Pisier - Hommage à Marie-France Pisier à l'Eglise Saint-Roch à Paris en 2011.
Christine Ockrent (la compagne de Bernard Kouchner) et Evelyne Pisier – Hommage à Marie-France Pisier à l’Eglise Saint-Roch à Paris en 2011.

 

Le 24 avril 2011, en pleine nuit, la comédienne alors âgée de 66 ans a été retrouvée noyée au fond de la piscine de sa villa de Saint-Cyr-sur-Mer par son mari, Thierry Funck-Brentano. La tête et les épaules de Marie-France Pisier étaient coincées sous une lourde chaise en fer forgé. La piste de l’accident a été écartée pour privilégier celle du suicide, suite à des analyses médico-légales révélant un taux d’alcool important et la présence d’antidépresseurs et d’antalgiques. Une hypothèse renforcée par le fait que l’actrice souffrait d’une récidive du cancer du sein. Mais l’enquête est fermée sans conclusion précise et la cause de la mort de Marie-France Pisier reste floue.

Vous vous en prendrez à Olivier quand je ne serai plus là

Dix ans plus tard, les révélations de sa nièce questionnent à nouveau les circonstances de cette disparition. A en croire le témoignage de Camille Kouchner, sa mère Evelyne « pensait que Marie-France s’était plutôt suicidée« . Un geste en partie motivé par ce secret de famille, trop lourd à porter ? A l’époque, une amie de Marie-France Pisier avait affirmé aux enquêteurs qu’il fallait chercher du côté de la brouille entre les deux soeurs, en mentionnant le nom d’Olivier Duhamel… « Victor » a même été entendu par la brigade des mineurs, mais il a refusé de porter plainte par peur de « foutre en l’air » sa vie.

La disparition de Marie-France Pisier a poussé « Victor » a révéler son terrible secret à son père, Bernard Kouchner. « On avait peur qu’il l’apprenne autrement, sa jumelle a-t-elle expliqué à L’Obs. Il trouvait ça insupportable, voulait casser la gueule de mon beau-père. Mon frère aîné et moi lui avons alors dit qu’il fallait, malgré la colère, respecter le tempo et la volonté de mon frère jumeau. » Pour ce qui est de leur relation avec leur mère Evelyne Pisier, frères et soeur se sont éloignés. Camille Kouchner a tout de même revu sa mère quelques jours avant son décès, survenu en février 2017. « Je sais très bien que vous vous en prendrez à Olivier quand je ne serai plus là« , lui a-t-elle lancé.

C’est finalement en parlant de ce douloureux secret de famille à ses propres enfants, il y a près d’un an, que Camille Kouchner a décidé de tout raconter dans un livre. « J’avais besoin de leur montrer qu’on n’allait pas tous rester emprisonnés dans le silence« , a-t-elle expliqué à L’Obs. Avec ce livre, la juriste espère « affranchir » et « libérer » tous les membres de sa famille. De son côté, « Victor » « ne souhaite que la paix » : « Trente-deux ans plus tard, c’est un survivant. Nous sommes des fugitifs de l’inceste, des affranchis. »

Olivier Duhamel reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés dans cette affaire.

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/inceste-suicides-de-ses-parents-evelyne-pisier-allait-tres-mal-on-avait-peur-quelle-se-tue_461301

Inceste, suicides de ses parents… Evelyne Pisier « allait très mal » : « On avait peur qu’elle se tue »

 

Un climat de terreur

Marion Rouyer | jeudi 7 janvier 2021 à 19h00 – Mis à jour le vendredi 8 janvier 2021 à 07h34

Dans les colonnes de l’Obs ce jeudi 7 janvier, Camille Kouchner évoque son livre La Familia grande (Seuil), où elle raconte comment son beau-père, Olivier Duhamel, a violé à plusieurs reprises son frère jumeau. Elle raconte aussi dans quel état d’esprit se trouvait sa mère, Evelyne Pisier, lorsqu’elle lui a révélé avec son frère ce terrible inceste en 2008.

 

C’est un affaire sordide qui vient d’être révélée au grand jour. Dans le livre La Familia grande (Seuil), Camille Kouchner a décidé d’en finir avec le silence, et de raconter le calvaire de son frère jumeau, abusé par leur beau-père, le célèbre politologue Olivier Duhamel. Un inceste connu par « des dizaines et des dizaines » de personnes, sans qu’aucune ne décide de briser l’omerta. Seule la tante des jumeaux, Marie-France Pisier, a tenté d’alerter leur entourage. En vain.

Mise au courant en 2008, la mère de Camille Kouchner, Evelyne Pisier, va avoir une réaction stupéfiante. « Nous venions de vivre les suicides successifs de ses parents. Mon frère et moi étions terrorisés. On avait peur qu’elle se tue«  se souvient Camille Kouchner dans les colonnes de l’Obs ce jeudi 7 janvier. Lorsqu’elle apprend cet inceste, Evelyne Pisier, sur le fil, s’emporte. « Salauds ! vous avez tout balancé » leur hurle-t-elle, « Je hais votre perversité. Tout le monde maintenant va être au courant ».

« Les victimes deviennent les coupables, et les coupables des victimes »

Une réaction qui va profondément choquer ses enfants. « J’ai longtemps cru pouvoir m’en remettre aux adultes et à leur bon sens. J’ai été surprise par la violence de ma mère, de son déni. Cette violence m’a enfermée dans le silence, encore plus » témoigne dans l’Obs celle qui a voulu en finir avec ce terrible secret. « C’est toujours la même histoire : on inverse les positions, les victimes deviennent les coupables, et les coupables des victimes. C’est l’effet du silence. Ma mère a joué de ça » regrette-t-elle amèrement.

Quelques années plus tard, Evelyne Pisier devra affronter un nouveau décès, celui de sa soeur, Marie-France Pisier, retrouvée morte au fond de sa piscine. Les jumeaux comprennent qu’ils ne pourront définitivement pas compter sur le soutien de leur propre mère. Evelyne Pisier a préféré prendre la défense de son mari et garder le silence, jusqu’à sa mort en 2017.

 

Bernard Kouchner n'a été informé que des années plus tard

Bernard Kouchner n’a été informé que des années plus tard ALAIN GUIZARD / BESTIMAGE

 

Bernard Kouchner a menacé de lui « péter le gueule »

Ce n’est qu’au tournant des années 2000 que Bernard Kouchner, sera informé du drame. L’ancien ministre des Affaires Etrangères entrera dans une colère folle. Il aurait alors menacé de « péter la gueule » d’Olivier Duhamel. Camille Kouchner lui interdira d’intervenir, son frère jumeau ne souhaitant plus évoquer le drame. Un père distant selon l’aveu de sa fille, qui vient néanmoins de la soutenir publiquement et de saluer son courage.

De son côté, Olivier Duhamel, a annoncé le 4 janvier dernier démissionner de toutes ses fonctions, dont celle de président de la Fondation nationale des sciences politiques. Interrogé sur ces accusations, il a simplement déclaré : « Je n’ai rien à dire là-dessus« …

 

Olivier Duhamel n'a pas souhaité commenter l'affaire

Olivier Duhamel n’a pas souhaité commenter l’affaire Bestimage

Crédits photos : FACELLY/SIPA

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/marie-france-pisier-et-bernard-kouchner-auraient-flirte-ensemble_461280

Marie-France Pisier et Bernard Kouchner auraient flirté ensemble…

 

Des révélations étonnantes

Nina Siahpoush-Royoux | mercredi 6 janvier 2021 à 22h25 – Mis à jour le jeudi 7 janvier 2021 à 09h37

Dans son dernier ouvrage, Camille Kouchner accuse son beau-père Olivier Duhamel d’inceste et revient sur l’éventualité d’une relation entre son père Bernard et sa tante Marie-France Pisier.

 

Camille Kouchner frappe fort en révélant l’inceste de son beau-père Olivier Duhamel, sur son frère jumeau lorsqu’il était adolescent, dans son nouveau livre intitulé La Familia Grande. La fille de Bernard Kouchner et d’Evelyne Pisier raconte dans son ouvrage, qui sortira le 7 janvier 2021, que son frère, dont le prénom a été changé en Victor pour conserver son anonymat (et qui est désormais père de trois enfants), a été victime d’abus sexuels de la part du politologue de 70 ans, dès 1988.

Olivier Duhamel a aussitôt démissionné de toutes ses fonctions officielles, notamment son mandat de président de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, lorsque les accusations à son encontre ont été médiatisées. Le Parisien revient sur l’affaire et précise qu’Evelyne Pisier avait très mal réagi en 2008, lorsque les abus sexuels de son compagnon sur son fils avaient été révélés à leur entourage proche. « Salauds ! Vous avez tout balancé. Je hais votre perversité. Tout le monde maintenant va être au courant », aurait-elle reproché alors à ses enfants. Nos confrères évoquent également sa sœur, Marie-France Pisier, qui a elle-aussi appris les actes commis par Olivier Duhamel et a vivement conseillé à Evelyne de le quitter. Les deux femmes sont restées « brouillées à vie ».

Des sœurs « partageuses »

De plus, on découvre que Camille Kouchner « suggère que pendant la liaison » de sa mère avec Fidel Castro (qui avait duré quatre ans), « Bernard Kouchner aurait pu vivre un bref amour avec la comédienne ». « Les deux sœurs de l’après-68, dit l’écrivaine, étaient ‘partageuses’ », ajoutent nos confrères, avant de souligner que « Marie-France Pisier a épousé le cousin germain d’Olivier Duhamel ».

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : AGENCE / BESTIMAGE

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/le-saviez-vous-evelyne-pisier-a-eu-une-histoire-damour-avec-fidel-castro_461204

Le saviez-vous ? Evelyne Pisier a eu une histoire d’amour avec Fidel Castro

 

Années 60

Marion Rouyer | mardi 5 janvier 2021 à 14h48 – Mis à jour le mercredi 6 janvier 2021 à 15h55

Dans le livre La Familia Grande à paraître aux éditions Seuil, Camille Kouchner raconte comment son beau-père, Olivier Duhamel, a abusé de son beau-fils. Leur mère, Evelyne Pisier, aurait eu connaissance des faits. Une femme disparue en 2017, qui avait eu une liaison avec Fidel Castro, avant d’épouser Bernard Kouchner.

 

Un inceste longtemps caché révélé en pleine lumière. Dans un ouvrage à paraître le 7 janvier aux éditions Seuil intitulé La Familia Grande, Camille Kouchner, la fille de Bernard Kouchner a décidé de briser le silence. L’avocate accuse son beau-père, le politologue Olivier Duhamel d’avoir abusé de son frère jumeau à partir de 1988. « Je vais t’expliquer, à toi qui dis que nous sommes tes enfants. Quand un adolescent dit oui à celui qui l’élève, c’est de l’inceste. Il dit oui au moment de son désir naissant. Il dit oui parce qu’il a confiance en toi et en ton apprentissage à la con. Et la violence, ça consiste à décider d’en profiter, tu comprends ? » écrit Camille Kouchner comme le rapporte Le Monde. Un inceste dont Evelyne Pisier était au courant. Mais contre toute attente, elle choisira de protéger son mari.

Evelyne Pisier avait épousé Bernard Kouchner en premières noces en 1970. Ensemble, ils ont eu trois enfants, Julien, Camille et Antoine. Avant ce mariage avec celui qui deviendra ministre des Affaires Etrangères sous Nicolas Sarkozy en 2007, la soeur de Marie-France Pisier a vécu une histoire d’amour avec Fidel Castro au début des années 60. En 1964, elle décide de partir pour Cuba où elle fait la connaissance de celui qui a pris l’île quelques années auparavant.

 

Fidel Castro en 1965

Fidel Castro en 1965 Zuma Press / Bestimage

 

« Je me persuade que Comandante ou pas, c’est bien l’homme que j’aime. »

« J’ai bientôt 23 ans et commence une histoire d’amour, qui durera quatre ans. Fidel est d’une tendresse incroyable » a-t-elle ouvertement témoigné en novembre 2016, « et, même si je n’ai pas le choix parce qu’il est un héros, notre relation se transforme peu à peu : il suffit qu’il enlève son ceinturon et ses armes, j’oublie le Lider Maximo, désormais, je me persuade que Comandante ou pas, c’est bien l’homme que j’aime. »

Mais très vite, celle qui deviendra la directrice du Livre, reconnaît entre eux de profonds désaccords. « Je ne supporte pas qu’à Cuba, les femmes et surtout les homosexuels, soient aussi mal traités » regrette Evelyne Pisier. Fidel Castro souhaite lui faire un enfant, elle refuse. Informée de cette idylle, sa mère tente de lui faire entendre raison. « Il a cent maîtresses ! Et la première s’appelle Cuba. Contre elle tu ne pourras rien ! » rapportent nos confrères de Libération. Evelyne Pisier finit par rompre et quitter la Havane pour rentrer en France. Quelques années plus tard, elle tombera sous le charme de Bernard Kouchner.

Crédits photos : FACELLY/SIPA

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/de-quoi-vous-vous-plaignez-evelyne-pisier-son-reproche-a-camille-kouchner-avant-sa-mort_461333

« De quoi vous vous plaignez ? » : Evelyne Pisier, son reproche à Camille Kouchner avant sa mort

 

Une réaction violente

Lea Cardinal | vendredi 8 janvier 2021 à 07h33 – Mis à jour le vendredi 8 janvier 2021 à 16h13

Dans son livre La Familia Grande paru ce jeudi 7 janvier, Camille Kouchner a accusé son beau-père, Olivier Duhamel, d’avoir abusé de son frère jumeau quand il était adolescent. Avant sa mort, sa mère Évelyne Pisier, qui a pris connaissance des faits plus tard, lui a fait un reproche qu’elle n’a pas oublié.

 

Après des années de souffrance et de silence, elle a choisi de briser l’omerta. Dans un nouveau livre intitulé La Familia Grande, paru ce jeudi 7 janvier aux éditions du Seuil, Camille Kouchner a raconté que son beau-père, le politologue renommé Olivier Duhamel, avait abusé à plusieurs reprises de son frère jumeau, lorsque celui-ci était adolescent. Après s’être confié à sa soeur et lui avoir demandé de « respecter ce secret », celui qui a été rebaptisé « Victor » pour une question d’anonymat a décidé de raconter le calvaire qu’il vivait à sa mère, Évelyne Pisier, qui avait refait sa vie avec Olivier Duhamel après avoir vécu une histoire d’amour avec Bernard Kouchner. Fin 2008, il a donc pris son courage à deux mains et s’est livré à l’écrivaine. Quelque temps avant de mourir (en 2017, ndlr), et alors qu’elle avait pris connaissance des faits sur le tard, la soeur de Marie-France Pisier a d’ailleurs fait un reproche à ses enfants, que sa fille n’a pas oublié.

Dans une interview accordée à L’Obs à l’occasion de la sortie de cet ouvrage, Camille Kouchner est en effet revenue sur une phrase forte prononcée par sa mère, peu de temps avant son départ : « Mais enfin, de quoi vous vous plaignez, vous avez tous les deux un boulot, des enfants« , aurait lancé l’ex-femme de Bernard Kouchner à Camille et « Victor » après qu’ils aient décidé de briser le silence et dénoncer les actes d’inceste de leur beau-père. Et à en croire la juriste, Évelyne Pisier n’a pas été la seule à réagir de la sorte : « Beaucoup ont essayé de nous le faire croire aussi, à partir du moment où nous avons élargi le cercle de la révélation : ce qui était digne, c’était de se taire. » Et de souligner : « Pour moi, le courage, ce n’est pas de se taire, c’est de parler. »

 

Evelyne Pisier salue Bernard Kouchner, le père de ses trois enfants, à l'occasion d'un hommage à Marie-France Pisier, à l'église Saint-Roch à Paris, en 2011.

Evelyne Pisier salue Bernard Kouchner, le père de ses trois enfants, à l’occasion d’un hommage à Marie-France Pisier, à l’église Saint-Roch à Paris, en 2011. JACOVIDES-BORDENAVE / BESTIMAGE

 

Évelyne Pisier en colère et dans le déni

Lorsque ses jumeaux ont commencé à ébruiter l’horreur qui se passait sous leur toit, leur père Bernard Kouchner n’a pas tergiversé. Il était prêt à en découdre et voulait « péter la gueule » d’Olivier Duhamel. À la demande de ses enfants, et surtout de « Victor » qui ne souhaitait pas évoquer ce drame, il ne s’en est finalement pas mêlé. Quant à Évelyne Pisier, sa réaction a été à la fois violente… et déroutante. Selon les dires de sa fille, cette révélation aurait provoqué une profonde colère chez celle qui a eu une histoire avec Fidel Castro.

« Salauds ! vous avez tout balancé« , aurait-elle lâché, ivre de rage, selon des propos rapportés par Le Parisien. « Je hais votre perversité. Tout le monde va être au courant. » Une attitude qui a ébahi les jumeaux, comme l’a confié Camille Kouchner, dans les colonnes de L’Obs. « J’ai été surprise par la violence de ma mère, de son déni. Cette violence m’a enfermée dans le silence, encore plus. » La seule à avoir osé briser l’omerta est leur tante, Marie-France Pisier, quitte à se brouiller avec sa soeur.

Crédits photos : GETTY

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/je-ne-veux-pas-me-taire-marie-france-pisier-na-pas-supporte-les-revelations-de-camille-kouchner_461322

« Je ne veux pas me taire ! » : Marie-France Pisier « n’a pas supporté » les révélations de Camille Kouchner

 

Une tante « entière »

Nina Siahpoush-Royoux | jeudi 7 janvier 2021 à 20h51 – Mis à jour le vendredi 8 janvier 2021 à 16h14

Interviewée par L’Obs ce 7 janvier, Camille Kouchner revient sur ses accusations d’inceste concernant son beau-père Olivier Duhamel et sur la manière dont Marie-France Pisier a réagi en apprenant les viols que ce dernier aurait fait subir à son neveu.

 

Dans le numéro de ce 7 janvier 2021 du magazine L’Obs, Camille Kouchner revient sur l’affaire Olivier Duhamel, qu’elle met en lumière dans son livre La Familia Grande. L’occasion d’expliquer avoir « compris après, par ses lectures sur les violences sexuelles, que, témoin direct ou indirect, on subit un trauma ». La fille d’Evelyne Pisier et de Bernard Kouchner estime que « le silence a pris racine là-dedans » concernant les viols que son frère jumeau aurait subis de la part de leur beau-père, lorsqu’il était adolescent. Des viols que sa tante Marie-France Pisier n’aurait pas supportés lorsqu’elle en a eu connaissance, avant sa mort.

« On l’a vécu de la même manière avec mon frère, à se demander ce qu’il se passait. Puis j’ai eu l’impression que seul mon silence pouvait l’aider », précise Camille Kouchner, qui a finalement osé dire des années plus tard et par écrit que « la culpabilité et le mensonge l’empêchaient de respirer ». L’écrivaine de 45 ans n’a pas été la seule à avoir du mal à briser le silence au sujet des abus sexuels que son frère aurait endurés dans sa jeunesse. De nombreuses personnes étaient dans la confidence, à commencer par Marie-France Pisier, la sœur cadette de sa maman. « Dans la ‘familia grande’, chacun a son hydre. Tous ceux qui ont su l’histoire ont été confrontés à ça aussi. Que faire ? Où est le courage ? », lance Camille Kouchner à nos confrères, avant de souligner que « sa tante était la seule qui n’était pas clivée. »

Une comédienne qui avait ses propres « démons »

« Elle était absolument entière. Elle n’a pas supporté cette histoire. Elle a dit : ‘C’est insupportable.’ Et elle a parlé. Elle m’engueulait presque : ‘Je ne veux pas me taire !’ », assure-t-elle, en évoquant par la suite, le décès de cette dernière. Pour rappel, l’actrice Marie-France Pisier a été retrouvée morte le 24 avril 2011, au fond de sa piscine, à l’âge de 66 ans. « Elle avait plein de fantômes, d’autres démons, mais là-dessus ma tante était très claire. Après, je ne sais pas exactement ce qui lui est arrivé… », affirme Camille Kouchner, qui n’a toujours pas de réponses à ses questions.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : CEDRIC PERRIN / BESTIMAGE

 

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Mort tragique de Marie-France Pisier, dans sa piscine

 

Le corps de l’actrice a été retrouvé par son mari…

Valérie Domain | dimanche 24 avril 2011 à 16h10 – Mis à jour le mardi 21 août 2018 à 20h40

 

Mort tragique de Marie-France Pisier, dans sa piscine

 

Marie-France Pisier s’est éteinte, accidentellement, chez elle, à 66 ans. «Elle a fait une très belle carrière. Elle était une des figures les plus marquantes du cinéma français, extrêmement attachante», s’est ému Serge Toubiana, le directeur de la cinémathèque française. «Elle était la suprême élégance qui naît de la plus parfaite simplicité», a réagi…

 

Des yeux vert lagon, une voix suave et un rire en cascade… Marie-France Pisier s’est noyée. C’est son mari, inquiet de ne pas la voir à ses côtés lorsqu’il s’est réveillé au milieu de la nui, qui a fait l’effroyable découverte. Son épouse flottait, inanimée, dans la piscine de leur résidence de Saint-Cyr-sur-Mer, dans le Var.?

Son décès a été constaté ce matin, à sept heures, à l’hôpital de Toulon. ??«Le corps ne portait pas de trace de violence externe», a indiqué le parquet, précisant qu’une autopsie et une enquête (non criminelle) étaient en cours.

Fille d’un gouverneur colonial en Outre-Mer, Marie-France Pisier est née le 10 mai 1944 à Dalat, en Indochine. Elle est repérée à 17 ans par

et devient la Colette de L’Amour à Vingt Ans, Baisers Volés et L’Amour en Fuite, grâce à une photo de famille, prise dans les rues de Nice. Le réalisateur cherche alors une adolescente pour donner la réplique à Jean-Pierre Léaud (alias Antoine Doisnel). Elle «doit être une vraie petite jeune fille, pas une lolita, pas une « blousonne », pas une petite jeune femme. Elle doit être simple et rieuse, et avoir une bonne culture moyenne. Si trop « sexy », s’abstenir», dit l’annonce.

Diplômée en droit et science politique, Marie-France Pisier est une intellectuelle engagée dans les combats de son époque. Elle milite pour légaliser la contraception puis l’avortement. Jeune étudiante à Nanterre et membre du mouvement du «22 Mars», elle aime raconter comment elle a aidé son compagnon Daniel Cohn-Bendit, interdit de séjour en France en 1968, à passer clandestinement la frontière en voiture en lui teignant les cheveux pour cacher ses (trop) célèbres boucles rousses.

Après des films de genre de

, cette beauté mystérieuse devient égérie des univers oniriques de Luis Buñuel, Alain Robbe-Grillet, Jacques Demy, Andrezj Zulawski, Yves Boisset et surtout André Téchiné. Grâce à ce dernier, elle obtient deux fois le César du Meilleur second rôle, pour Souvenirs d’en France en 1976 et Barocco en 1977.

1976: année de la consécration, les Césars récompensent aussi Marie-France Pisier pour sa performance dans Cousin, Cousine de Jean-Charles Tacchella, chronique sentimentale dont le succès aux Etats-Unis permet à cette polyglotte de tenter sa chance à Hollywood (The Other Side of Midnight).

Icône des auteurs, en couple avec l’avocat Georges Kiejman, notre femme de tête prend alors plaisir à jouer dans des séries télévisées et dans des succès populaires. Elle incarne, notamment, la sublime héroïne du feuilleton Les Gens de Mogador, et se révèle, partenaire de charme de Jean-Paul Belmondo dans L’As des As, en 1982.

Plus rare dans les années 90, cette «grande sensible», comme elle se décrivait, trouve cependant un de ses plus beaux rôles, celui d’une bourgeoise en mal d’enfant, dans Marion de Manuel Poirier en 1996. George Sand dans La Note Bleue, elle campe aussi Mme Verdurin dans Le Temps retrouvé de Ruiz.

Egalement femme de plume, elle signe plusieurs romans dont Le Bal du Gouverneur en 1984, récit de son enfance en Nouvelle-Calédonie, qu’elle adapte en 1990, avec Kristin Scott-Thomas. Elle passe également derrière la caméra, en 2001, pour Comme un Avion, un long-métrage inspiré du suicide de ses parents…

Cette année encore, Marie France Pisier était à l’affiche de la comédie Il Reste du Jambon? d’Anne de Petrini. Elle continuait d’inspirer de jeunes cinéastes comme Maïwenn, Laurence Ferreira Barbosa et Christophe Honoré. Et regorgeait de projets professionnels.

Selon ses proches, la défunte venait de confirmer sa présence à l’hommage qui sera rendu à Jean-Paul Belmondo, en mai au Festival de Cannes.

C’est une étoile, une grande dame, une immense interprète qui nous a quittés, prématurément…

J.B

Dimanche 24 avril 2011

 

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Marie-France Pisier: le destin tragique d’une insoumise

 

Les bonnes feuilles d’un livre sur la comédienne, demain dans Gala

La rédaction | mardi 22 avril 2014 à 21h56 – Mis à jour le mercredi 23 avril 2014 à 02h03

 

Marie-France Pisier: le destin tragique d'une insoumise

 

Une biographie retrace avec beaucoup de sensibilité la personnalité de Marie-France Pisier, dont la mort énigmatique a bouleversé le cinéma français… Morceaux choisis, dans Gala, demain en kiosques.

 

Elle a illuminé le cinéma de François Truffaut, de Jacques Rivette et d’André Téchiné. Sensuelle, mutine, généreuse …L’actrice faisait fondre le cœur des hommes! Frappée par le double suicide de ses parents, elle aura à cœur de fonder une famille. Mère de deux enfants, Mathieu et Iris, aujourd’hui âgés de vingt-neuf et vingt-sept ans, elle a eu bien du mal à surmonter la terrible épreuve d’une récidive du cancer du sein. Suicide ou accident? On ne saura jamais ce qui s’est vraiment passé le 24 avril 2011 dans sa maison de vacances de Saint-Cyr-sur-mer. La véritable Marie-France Pisier (éditions Pygmalion) dessine un formidable portrait intime de cette actrice à la beauté ravageuse. Extraits

«Garez vos copains, les filles. Les sœurs Pisier arrivent…» À Nice, dans les années 1960, c’est en ces termes explicites qu’on annonçait la présence d’Évelyne et Marie-France dans les fêtes. Séductrices en diable, elles font chavirer les cœurs.

(…)

Après la rupture avec Robert Hossein, Marie-France partage quelque temps sa vie avec Jacques Bontemps, tout en se liant avec Daniel Cohn-Bendit, puis tombe dans les bras de l’avocat Georges Kiejman. Les ex se croisent, cela ne fait jamais de vagues. «Puisque Marie-France nous aimait, elle, nous devions nous aimer aussi, explique l’acteur Jacques Bontemps. C’était évidemment un peu utopique mais, avec elle, l’utopie fonctionnait.»

(…)

« Marie-France était heureuse avec Georges Kiejman, se souvient Marie Jaoul de Poncheville. Ils s’aimaient beaucoup. Je garde d’elle l’image d’une jolie danseuse, d’une femme gracieuse. Avec lui, elle était très gaie. Elle l’était moins après leur séparation. Quand ils ont divorcé, elle venait se réfugier dans mon appartement de la rue du Bac, s’allongeait contre moi et faisait “chut” en mettant son doigt sur les lèvres. Elle restait sans parler des minutes entières. Elle avait beaucoup de chagrin. » Bernard-Henri Lévy sera le troisième grand amour de la comédienne. Ils se rencontrent en 1978, le soir des élections législatives, dans les locaux du Nouvel Observateur, où Claude Perdriel, ami de longue date de l’actrice, les a conviés séparément. «Nouveau philosophe», BHL n’est pas encore le personnage médiatique qu’il est devenu.

(…)

La rupture avec le philosophe est douloureuse. «Il venait de rencontrer Arielle Dombasle, résume un ami. Il a quitté Marie-France à regret, elle était presque trop incontrôlable pour lui à cause de sa liberté d’allure et de son indépendance. Arielle avait un côté plus “courtisane”.» Affectée par cette séparation, la comédienne prend le large. Elle voyage beaucoup, vit une brève aventure avec un acteur grec. C’est alors que Thierry Funck-Brentano entre dans son existence.

Sa mort reste une énigme

Dans le secret de son cœur, chacun se raconte désormais sa version. Mort de Georges Pisier en 1986, de Paula Caucanas deux ans plus tard… Le passé familial de la comédienne hante les mémoires. L’histoire s’est-elle répétée? Marie-France Pisier s’est-elle sentie rattrapée par le suicide de ses parents? A-t-elle consciemment répété leur geste? A-t-elle voulu jouer avec le feu?

Thierry Funck-Brentano, son mari, est depuis le début convaincu qu’il s’agit d’un suicide. «Marie-France, dit-il, est probablement morte d’une crise cardiaque. On n’a pas retrouvé d’eau dans ses poumons et on sait que le mélange alcool et Ixprim, l’antalgique qu’elle prenait, met dans un état très particulier au contact de l’eau. Iris, Mathieu et moi avons eu accès au dossier de l’enquête par l’intermédiaire d’un avocat que nous avons mandaté pour le consulter à Toulon. Il ne contenait pas d’informations nouvelles; juste un rapport extrêmement complet. Mes enfants n’acceptent pas l’idée du suicide et penchent pour la thèse de l’accident. Alors, moi, qui suis absolument certain du contraire, je finis aussi par me résoudre à employer le terme d’accident… Ce n’en est pas un. Marie-France n’était pas somnambule, elle n’est pas tombée dans la piscine en butant sur un obstacle sans qu’aucun de nos trois chiens n’aboie. Les policiers ont fait le test.

Je n’ai rien vu venir, rien senti dans le timbre de sa voix qui ait pu m’avertir. Elle venait de traverser une période difficile à cause de son cancer. Il l’avait beaucoup fatiguée. Comme sa mère avant elle, je pense qu’elle a décidé d’interrompre son existence. Pas de lettre, pas de message, pas de signe avant-coureur, ni écrit ni testament. Rien. Marie-France s’est noyée avec son téléphone. La police a remonté ses derniers appels. Il n’y en avait pas eu cette nuit-là.»

(…)

Le témoignage le plus bouleversant est sans doute celui de Mathieu, le fils de la comédienne. « […] Comment aurait-elle pu reproduire consciemment le geste de ses parents? Mam’ n’était pas une matheuse, elle ne se serait pas embarquée dans une histoire de chaises avec des calculs savants sur les masses. Ma sœur est convaincue qu’il s’agit d’un accident. Je penche, moi aussi, pour cette thèse, à une nuance près. Sa mort est un accident en ce sens qu’elle n’était pas voulue. Ce soir-là, elle a bu quelques verres. […]S’est-elle sentie happée par le drame de ses parents qu’elle rejetait mais dont je sens qu’il la fascinait aussi? Je ne le saurai jamais.»

Dès demain dans Gala, retrouvez l’intégralité du sujet, dans lequel Sophie Grassin et Marie-Elisabeth Rouchy retracent la vie de la comédienne, de ses premiers amours à sa fin tragique.

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/marie-france-pisier-qui-est-son-dernier-compagnon-thierry-funck-brentano_461351

Marie-France Pisier : qui est son dernier compagnon Thierry Funck-Brentano?

 

Un homme d’affaires discret

Mathilde Joris | vendredi 8 janvier 2021 à 16h01 – Mis à jour le vendredi 8 janvier 2021 à 18h28

L’homme d’affaires Thierry Funck-Brentano, cogérant du groupe Lagardère, est celui qui a retrouvé Marie-France Pisier, son épouse et mère de ses deux enfants, au fond d’une piscine en 2011.

 

Le livre a fait l’effet d’une véritable déflagration. Dans La Familia grande, Camille Kouchner raconte le lourd secret qui pèse sur sa famille : les viols qu’aurait commis le politologue Olivier Duhamel sur son frère jumeau, âgé de 14 ans au moment des faits, relate Le Monde dans une enquête accompagnant la sortie du brûlot. Sa tante, Marie-France Pisier, est la seule personne du clan à avoir voulu briser l’omerta autour de cet inceste. En disparaissant dans des conditions mystérieuses, la scénariste a laissé derrière elle ses deux enfants, Iris et Mathieu, fruits de son union avec Thierry Funck-Brentano.

Né en 1947, Thierry Funck-Brentano est un homme d’affaires français de 73 ans. Cogérant du groupe Lagardère, ce natif de Boulogne-Billancourt est également directeur des relations humaines, de la communication et du développement durable du groupe. Il est par ailleurs le filleul de Jean-Luc Lagardère et cousin d’Olivier Duhamel. Titulaire d’un doctorat en économie, il est passé par le lycée Janson-de-Sailly, à Paris, l’école Saint-Martin-de-France, à Pontoise, et l’université Paris-Dauphine. Il a partagé la vie de Marie-France Pisier, auparavant mariée à l’avocat Georges Kiejman, de 1984 jusqu’à sa mort. Ils se sont mariés en juin 2009. De leur union sont nés deux enfants, Iris (34 ans) et Mathieu Funck-Brentano (36 ans), très discrets sur leur vie privée ou sur le deuil de leur mère.

Une tragédie brutale

La relation du couple a brutalement pris fin à la mort de l’actrice à l’âge de 66 ans. Son époux l’a retrouvée au fond d’une piscine, la tête et les épaules coincées dans une lourde chaise en fer forgé. Il s’inquiétait de ne pas trouver sa compagne auprès de lui, dans leur lit, à 4 heures du matin, avant de faire la terrible découverte. Selon lui, pas de doutes : sa femme s’est suicidée. « Marie-France est probablement morte d’une crise cardiaque, affirmait-il dans l’ouvrage La véritable Marie-France Pisier, paru en 2014 aux éditions Pygmalion. Elle venait de traverser une période difficile à cause de son cancer. Il l’avait beaucoup fatiguée. Comme sa mère avant elle, je pense qu’elle a décidé d’interrompre son existence. » Les circonstances de la mort de la comédienne n’ont jamais été révélées à l’époque de sa disparition.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : JEAN-CLAUDE WOESTELANDT / BESTIMAGE

 

Retour sur l’année 2020 de Pierre-Jean Chalençon

Après une fin d’année 2019 assez perturbante qui pour finir l’aura vu surprendre tout le monde avec un n-ième coming out, cette fois aux côtés de son ami Florian Philippot, l’amoureux fou de Napoléon aura vécu une année 2020 totalement échevelée, à l’image de son personnage.

Le 16 août dernier, après avoir rompu avec son compagnon de 20 ans, perdu son père et plusieurs de ses amis, beaucoup d’argent en raison du confinement, beaucoup de crédit aussi en raison de gros mensonges, puis avoir dû quitter l’émission Affaire Conclue en raison d’une succession de prises de positions publiques incompatibles avec le service public, avoir à nouveau perdu de ses amis, mais être de nouveau très amoureux et entouré de vrais amis, il annonçait pour la fin de l’année un one man show « sanglant », « tranchant ».

Enfin, au cours de l’automne, il s’est révélé polygame, un peu comme ces Français qui se convertissent à l’Islam uniquement pour être en droit de se constituer des harems d’épouses parfois très jeunes (il faut bien dire que de ce point de vue, les lois de la République française sont encore très en retard sur la charia), et plus que jamais enlisé dans les difficultés financières.

Du coup, ce monsieur me fait très peur, je me demande si certaines décapitations ne l’auraient pas un peu trop impressionné.

 

https://www.bfmtv.com/people/pierre-jean-chalencon-aux-cotes-de-florian-philippot-pour-souhaiter-un-joyeux-noel-a-tous-leurs-amis_AN-201912230066.html

Pierre-Jean Chalençon aux côtés de Florian Philippot pour souhaiter un « joyeux Noël à tous (leurs) amis »

 

Benjamin Pierret
Le 23/12/2019 à 19:38

 

Pierre-Jean Chalençon et Florian Philippot

Pierre-Jean Chalençon et Florian Philippot – Capture d’écran Twitter – @f_philippot

 

Le collectionneur, star de l’émission Affaire conclue, a rencontré l’ancien vice-président du Rassemblement national (auparavant Front national). Promenades et voeux de bonnes fêtes étaient au menu.

Le duo que personne n’avait vu venir. Ce lundi, Florian Philippot a publié une vidéo sur son comtpe Twitter dans laquelle il souhaite un joyeux Noël à ses abonnés en compagnie de Pierre-Jean Chalençon, collectionneur de l’émission Affaire conclue sur France 2.

« Je souhaite un très bon et un très joyeux Noël à tous nos amis », déclare ce dernier dans la vidéo, avant que l’ancien vice-président du Rassemblement national (alors appelé Front national) ne prenne la parole: « Moi aussi, et d’abord aux Forbachoises et aux Forbachois et à tous les Français un très, très, très, joyeux Noël. »

Ce duo était réuni à Forbach à l’occasion d’un déplacement de Pierre-Jean Chalençon pour une dédicace de son livre, Napoléon, la collection. Le président du mouvement Les Patriotes l’a rencontré en sa qualité de Conseiller régional Grand Est.

Comme le montrent des photos publiées sur Twitter par Florian Philippot, les deux hommes ont partagé une balade dans les rues de Forbach et se sont attablés dans un restaurant. Pierre-Jean Chalençon s’est même abandonné à quelques pas de danse tandis que les notes de Jingle Bells résonnaient sur un piano.

Benjamin Pierret

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/pierre-jean-chalencon-et-florian-philippot-moques-apres-une-video-improbable_440348

Pierre-Jean Chalençon et Florian Philippot, moqués après une vidéo improbable

 

Des critiques virulentes

Lea Ouzan Lea Ouzan | lundi 23 décembre 2019 à 22h26 – Mis à jour le lundi 23 décembre 2019 à 23h45

Pour adresser ses voeux à ses compatriotes, Florian Philippot a eu une idée étonnante. Il a posté une vidéo avec Pierre-Jean Chalençon, l’acheteur de l’émission Affaire conclue. La séquence n’a pas vraiment conquis les internautes.

 

C’est une vidéo surprenante que Florian Philippot a partagé sur son compte Twitter ce lundi 23 décembre. Alors que Noël approche, l’ancien vice-Président du Front National s’est affiché en compagnie de Pierre-Jean Chalençon, la star d’Affaire conclue, le programme phare de France 2. Ensemble, ils ont adressé leurs meilleurs voeux aux Français à Forbach, la commune pour laquelle Florian Philippot se porte candidat aux élections municipales de 2020. « Je souhaite un très bon et un très joyeux Noël à tous nos amis », a débuté Pierre-Jean Chalençon. « Eh bien moi aussi, d’abord aux Forbachoises et aux Forbachois, et à tous les Français : un très, très, très joyeux Noël », a poursuivi Florian Philippot, le sourire aux lèvres.

Pierre-Jean Chalençon a ensuite fait sa publicité en invitant ses abonnés à se procurer son ouvrage. « Achetez le livre Napoléon [son dernier livre publié aux éditions EPA, ndlr.]« . De son côté, Florian Philippot a également eu une pensée pour les personnes qui sont seules pendant les fêtes : « Et puis on pense à tous ceux qui sont seuls à cette période de fête… », a-t-il déclaré avant d’être interrompu par le collectionneur, expert de Napoélon. « Oui, il faut penser à toutes les personnes âgées qui sont seules etc. On aimerait aller les voir tous parce que ce sont des gens magnifiques qui ont fait de notre pays ce qu’il est aujourd’hui. » « Voilà, gros bisous à tout le monde, très joyeux Noël et joyeuses fêtes », a conclu l’homme politique.

Sur Twitter, les internautes se sont moqués de la vidéo. Et ils n’ont pas été tendres avec Florian Philippot et Pierre-Jean Chalençon : « Il a changé Michel Polnaereff », « Il va se faire virer de la télé ! », « Ohlala, je sens que ça va critiquer », « sa carrière à la télévision va prendre un coup », peut-on lire dans les commentaires.

Crédits photos : Bestimage

 

https://www.programme-television.org/news-tv/Pierre-Jean-Chalencon-prepare-un-one-man-show-ca-va-etre-sanglant-4662096

Pierre-Jean Chalençon prépare un one man show : « ça va être sanglant ! »

 

18/08/2020 – 09h42

Via les réseaux sociaux, Pierre-Jean Chalençon a annoncé qu’il préparait un one man show pour la fin de l’année.

 

Retour sur l'année 2020 de Pierre-Jean Chalençon dans Attentats Pierre-Jean-Chalencon-prepare-un-one-man-show-ca-va-etre-sanglant © Baratoux Loic/ABACA

 

Ce dimanche 16 août, Pierre-Jean Chalençon a fait une grande annonce via les réseaux sociaux. « Les amis, si Napoléon le veut, et que ce putain de covid s’arrête : mon one man show pour la fin de l’année ! » lance le collectionneur. « Ça va être sanglant et je ne vais pas parler que de Napoléon… » souligne ce dernier. Serait-il déterminé à régler ses comptes en public ? Réponse d’ici quelques mois…

Pierre-Jean Chalençon est connu des téléspectateurs pour sa participation à Affaire Conclue (France 2). Cependant, d’un commun accord avec la chaîne, il a pris la décision de quitter le célèbre programme suite à plusieurs polémiques. En effet, l’acheteur avait publié un tweet où il demandait à Line Renaud quand cette dernière allait « rejoindre » Johnny Hallyday. Par la suite, l’ancien de France 2 avait surpris les internautes en prenant la pose aux côtés de Dieudonné, à l’anniversaire Jean-Marie Le Pen.

« Je ne partage absolument rien avec Dieudonné (…) Je suis allé à un anniversaire où il y avait plein de gens, il m’a dit : ‘je t’adore, je te regarde à la télévision, est-ce qu’on peut prendre une photo ? (…) Honnêtement, je n’ai pas réfléchi. J’ai fait une connerie, je l’assume. » avait-il expliqué sur CNews.

V-K. N.

 

https://www.lavoixdunord.fr/852819/article/2020-08-17/pierre-jean-chalencon-prepare-un-one-man-show-pour-la-fin-de-l-annee

Pierre-Jean Chalençon prépare un one man show «pour la fin de l’année»

 

L’ex-chroniqueur de l’émission « Affaire conclue », Pierre-Jean Chalençon, a annoncé qu’il préparait un spectacle pour la fin de l’année.

F.P. | Publié le 17/08/2020

L’ex-chroniqueur de l’émission « Affaire conclue », Pierre-Jean Chalençon, a annoncé qu’il préparait un spectacle pour la fin de l’année. – Gilles Gustine

Pierre-Jean Chalençon l’a annoncé sur son compte Twitter : « Les amis, si Napoléon le veut, et si ce putain de Covid s’arrête, mon one man show pour la fin de l’année ! Ça va être sanglant… Je vais pas parler que de Napoléon », écrit l’ancien chroniqueur de l’émission « Affaire conclue », par ailleurs passionné par l’Empereur.

En commentaire, il indique : « Je vais être tranchant, et drôle, ironique, et décapant ! Moi en sorte ! » Aucune information sur les dates, ni même sur le contenu de ce spectacle, n’a encore été communiquée.

Privé d’émission depuis une photo

Pierre-Jean Chalençon a quitté l’émission emblématique de France 2, présentée par Sophie Davant, début juillet suite à la diffusion d’une photo où le chroniqueur a été photographié en compagnie du polémiste Dieudonné.

« Je fais des photos tous les jours avec des fans et des personnalités. (…) Je reconnais que c’était une faute mais tous ceux qui me connaissent savent que je ne peux pas être soupçonné de partager les idées de Dieudonné. Devant l’ampleur prise par cette polémique, j’ai décidé en accord avec la production de me retirer des enregistrements dès aujourd’hui. J’aime trop cette émission et ceux qui la font pour prendre le risque de les voir toucher par cette polémique », avait-il précisé au site de Jean-Marc Morandini.

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/je-deteste-2020-pierre-jean-chalencon-pleure-la-mort-dhermine-de-clermont-tonnerre_451122

“Je déteste 2020” : Pierre-Jean Chalençon pleure la mort d’Hermine de Clermont-Tonnerre

 

Coup dur

Agence 6 Media | samedi 4 juillet 2020 à 11h10 – Mis à jour le samedi 4 juillet 2020 à 13h38

Sur Twitter, Pierre-Jean Chalençon a rendu un touchant hommage à son amie, Hermine de Clermont-Tonnerre, décédée ce vendredi 3 juillet, à l’âge de 54 ans, des suites d’un accident de moto.

 

De son amie Hermine de Clermont-Tonnerre, Pierre-Jean Chalençon gardera le souvenir d’une femme pleine de « folie », de « générosité » et de « joie de vivre ». À l’annonce de la mort de la duchesse, des suites d’un terrible accident de moto, l’excentrique acheteur d’Affaires conclues s’est saisi de son compte Twitter pour saluer la mémoire de la jet-setteuse sur Twitter, ce vendredi 3 juillet. « Ma princesse… Herminette, tu vas nous, me, manquer terriblement (…) Je déteste 2020… Je t’aime fort… Embrasse Gonzague (Saint-Bris, décédé en 2017, ndlr)… Que c’est con la vie », s’est-il désolé.

Pour accompagner ce touchant message, l’acolyte de Julien Cohen a posté une photo où il se trouve aux côtés de la princesse rock’n'roll. Tous deux y apparaissent radieux, photographiés lors de l’une des nombreuses soirées qu’ils ont partagées. Le 1er juin, pourtant, la fête a laissé place à la tristesse. Alors que son amie était plongée dans le coma, dans un état préoccupant, Pierre-Jean Chalençon a multiplié sur Twitter les messages de soutien et d’encouragement. « Je pense très fort à notre copine Hermine de Clermont-Tonnerre… Tiens bon ma puce », ou encore « Une pense émue pour Hermine… Sois forte petite sœur… »

Une année difficile

L’année 2020, qu’il « déteste », aura apporté son lot de mauvaises nouvelles et d’épreuves douloureuses pour Pierre-Jean Chalençon. Outre celle de son amie, le collectionneur a pleuré la mort de Michou, dont il était très proche, mais aussi de son père Gérard et du chanteur Christophe. Côté vie professionnelle, Pierre-Jean Chalençon s’est trouvé au cœur d’une polémique qui l’a profondément « blessé ». Face aux attaques, le fan de Napoléon a finalement décidé de quitter l’émission de Sophie Davant :« Il fallait que je m’en aille. »

Crédits photos : Romain Doucelin / Bestimage

 

https://www.femmeactuelle.fr/actu/news-actu/pierre-jean-chalencon-accuse-detre-un-imposteur-par-le-compagnon-de-michou-2096902

Pierre-Jean Chalençon « un imposteur » ? L’ex-compagnon de Michou balance

 

le 17 juin 2020 à 18h05
Pierre-Jean Chalençon "un imposteur" ? L'ex-compagnon de Michou balance

AGENCE / BESTIMAGE

Erwan Toularastel, qui partageait la vie de Michou depuis 20 ans, accuse Pierre-Jean Chalençon de mensonge dans une lettre qu’il a adressée à C8.

Pierre-Jean Chalençon finira-t-il comme Napoléon après Waterloo ? Les polémiques ne cessent de s’enchainer en ce moment pour l’acheteur d’Affaire Conclue. Alors que le plus fantasque des acolytes de Sophie Davant a repris le chemin des tournages, stoppés pendant plusieurs mois à cause de la Covid-19, Pierre-Jean Chalençon fait parler de lui pour une toute autre raison. Après son clash avec Line Renaud, c’est au tour du compagnon de Michou dont il avait pleuré la disparition de se fâcher avec Pierre-Jean. Serait-ce à cause de ses mises en garde aux héritiers de Michou ? Mardi 16 juin, Cyril Hanouna a dévoilé une lettre incendiaire d’Erwan Toularastel, le compagnon de Michou, dans C’est que du kif!. Ce dernier réagissait à la diffusion de l’émission Héritage, consacrée à l’homme en bleu mort à l’âge de 88 ans. Un documentaire diffusé sur NRJ 12 dans lequel Pierre-Jean Chalençon témoignait de son amitié avec Michou, à qui il avait rendu un dernier hommage lors de ses obsèques.

Erwan Toularastel prend la défense de son compagnon Michou

Très remonté, Erwan, qui a partagé plus de 20 ans la vie du propriétaire du célèbre cabaret de la rue des Martyrs dans le 18e arrondissement de Paris, reproche notamment à Pierre-Jean Chalençon d’être un menteur. « Non seulement, vous intervenez dans l’émission Héritage en vous faisant passer pour un ami de Michou depuis plusieurs années. Mais en ce qui me concerne, vivant avec Michou depuis 20 ans, je ne vous ai jamais vu auprès de lui. [...] Vous n’êtes apparu dans son entourage que depuis quelques mois, et vous prétendez être le gardien de sa volonté mais de quel droit ? » [...] Vos propos sont d’une indécence totale [...] Votre égo et votre suffisance font tâche sur sa personnalité. » lâche-t-il très en colère.

Pierre-Jean Chalençon est « outrageux », « sans filtre »… mais « pas menteur »

Sur le plateau de l’émission, chaque chroniqueur a défendu sa paroisse. Bernard Montiel a soutenu le compagnon de Michou : « Je connais bien Erwan qui a vécu 20 ans avec lui. Si il dit qu’il n’a pas vu Pierre-Jean Chalençon, je ne vois pas pourquoi on ne va pas le croire. » Pour Jean-Michel Maire, Pierre-Jean Chalençon est une personne « sans filtre« , certes, et le célèbre acheteur fan de Napoléon peut être parfois « outrageux » mais il n’est pas un « menteur« . Contacté par les équipes de C que du kif !, Pierre-Jean Chalençon réfute ces accusations, il maintient qu’il avait bel et bien une réelle proximité avec Michou. Dont acte.

 

https://www.telestar.fr/actu-tv/affaire-conclue-les-confidences-de-sophie-davant-sur-le-depart-de-pierre-jean-chalencon-560846

Affaire conclue : les confidences de Sophie Davant sur le départ de Pierre-Jean Chalençon

 

© Instagram
1/9 – Pierre-Jean Chalençon et Sophie Davant
L’animatrice regrette que Pierre-Jean Chalençon ne fasse plus parti d’Affaire conclue.

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© Instagram
2/9 – Pierre-Jean Chalençon et Sophie Davant
Les deux stars sont amies dans la vie !

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© Instagram
3/9 – Sophie Davant et Pierre-Jean Chalençon
L’animatrice avait prévenu Pierre-Jean Chalençon qu’il allait parfois trop loin.

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© BALDINI
4/9 – Pierre-Jean Chalençon
Pierre-Jean Chalençon est invité dans l’émission L’instant de Luxe avec Jordan de Luxe à Paris, le 14 mai 2020.

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© BALDINI
5/9 – Pierre-Jean Chalençon
Pierre-Jean Chalençon lors d’une visite privée du tombeau de Napoléon 1er le jour anniversaire de sa mort : 5 mai 1821, à Paris, le 5 mai 2020.

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© Christophe Aubert via Bestimage
6/9 – Pierre-Jean Chalençon
Marcel Campion a fêté son 80ème anniversaire au Cirque d’hiver Bouglione à Paris, le 17 février 2020.

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© COADIC GUIREC
7/9 – Sophie Davant
Conférence de presse du Téléthon 2019 dans les locaux de France Télévision à Paris, le 4 novembre 2019.

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© Giancarlo Gorassini
8/9 – Sophie Davant
Conférence de presse du Téléthon 2018 dans les locaux de France Télévision à Paris, le 8 novembre 2018.

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© Denis Guignebourg
9/9 – Sophie Davant
Projection du film ‘Galveston’ réalisé par M. Laurent lors du 44éme Festival du Cinéma Américain de Deauville, le 1er septembre 2018.
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Par Lola Leger Le 15 décembre 2020 à 17h36

Lundi 21 décembre 2020, Affaire Conclue aura droit à son prime time sur France 2. Pour l’occasion, c’est à travers une interview accordée à Télé 2 Semaines que Sophie Davant s’est confiée sur l’équipe d’acheteurs de l’émission.

Depuis trois ans, Affaire Conclue fait des cartons d’audience sur France 2 ! Si l’émission de ventes aux enchères est habituellement diffusée en début d’après-midi, elle aura le droit à un prime lundi 21 décembre 2020. Dans ce dernier, Sophie Davant et son équipe feront grimper les enchères au cœur du Musée des Arts Forains. Et pour l’occasion, ce seront des personnalités qui tenteront de vendre au meilleur prix des objets au profit d’associations. Pour l’occasion, Sophie Davant a répondu aux questions de ses collègues pour Télé 2 semaines. Alors que Julien Cohen lui a demandé qu’elle serait son équipe de rêve, l’animatrice a expliqué que les personnalités de certains n’étaient pas toujours faciles à gérer…

« ll y a forcément des ‘historiques’, comme toi ou Caroline (Margeridon, ndlr). Mais c’est très important d’avoir également des petits nouveaux performants, comme Damien Tison« , a commencé Sophie Davant. Évoquant le départ de Pierre-Jean Chalençon, il y a quelques mois, elle a ainsi expliqué : « L’équipe ne cesse de se renouveler et on fait tout pour qu’il y ait un mélange de personnalités différentes. Ce n’est pas toujours facile à gérer. Il y a parfois des susceptibilités, des animosités et des clans. Les acheteurs sont livrés au vedettariat et il peut y avoir des excès. Je joue alors un rôle de grande sœur en les calmant et en expliquant qu’on ne peut pas faire n’importe quoi publiquement. Je pense à Pierre-Jean Chalençon, mais pas seulement. Je regrette d’ailleurs que Pierre-Jean ne soit plus là, il manque à l’émission, mais ce n’est pas faute de l’avoir alerté à plusieurs reprises… »

Les mises en gardes de Sophie Davant

En juillet dernier, déjà, c’est dans l’émission Culture Médias sur Europe 1 que Sophie Davant s’était confiée sur le départ de Pierre-Jean Chalençon d’Affaire Conclue. Elle avait ainsi révélé : « Il a un peu trop parlé sur les réseaux sociaux et on lui a dit à plusieurs reprises de faire attention. On lui a dit qu’on ne pouvait pas se permettre de dire n’importe quoi quand on est regardé par des millions de téléspectateurs. Et c’est quelqu’un de libre Pierre-Jean. Hélas, il n’écoutait pas ce qu’on lui disait. Moi, ça fait trois ans que je lui parle souvent, en lui disant ‘Attention, fais attention, on ne peut pas se permettre de dire n’importe quoi, on ne peut pas prendre position sur tous les sujets.’ »

 

https://www.parismatch.com/Culture/Medias/Affaire-conclue-reglements-de-comptes-entre-Pierre-Jean-Chalencon-et-Caroline-Margeridon-1698342

« Affaire conclue » : règlements de comptes entre Pierre-Jean Chalençon et Caroline Margeridon

 

Paris Match | Publié le 13/08/2020 à 09h28 |Mis à jour le 14/08/2020 à 12h04

Caroline Margeridon et Pierre-Jean Chalençon sur le plateau de "Vivement dimanche" en mars dernier.

Caroline Margeridon et Pierre-Jean Chalençon sur le plateau de « Vivement dimanche » en mars dernier. Guillaume Gaffiot/Bestimage

 

Autrefois complices dans «Affaires conclue», Pierre-Jean Chalençon et Caroline Margeridon s’écharpent désormais par médias interposés.

Rien ne va plus entre Pierre-Jean Chalençon et Caroline Margeridon. Très complices dans l’émission «Affaire conclue», l’ancien et l’actuelle experts de l’émission de France 2 règlent désormais leurs comptes par médias interposés. C’est le fan de Napoléon qui a lancé les hostilités en répondant à un internaute sur Instagram qui disait qu’il était déçu de son départ du programme de Sophie Davant et qu’il continuerait à regarder l’émission uniquement pour Caroline Margeridon. Ce à quoi le collectionneur a répondu «J’ai plus de ses news !!! La bonne copine !! Lol…» avant de différencier les «vrais et nouveaux amis» des «ringards et cafards».

Un comportement qui donne envie de « vomir » à Caroline Margeridon

L’acheteuse et décoratrice a répondu à cette attaque sur le site de Jean-Marc Morandini. Elle se dit «vraiment choquée par les mots et les insultes de Pierre Jean». «J’ai découvert dans le même temps qu’il s’amusait à m’insulter auprès de mes amis intimes allant même jusqu’à me traiter de salope ou de pute. Et pendant ce temps, il m’envoie des messages privés en affirmant que je suis « son amour » et « son amie »», a-t-elle ajouté soulignant qu’il ne s’était rien passé entre eux qui justifie ces propos. «Il inonde même mon amoureux de messages, tous les jours en lui disant qu’il nous aime tous les deux et qu’il veut venir passer des vacances avec nous ! Tout cela à nos frais bien sûr… Ce type de comportement me donne vraiment envie de vomir».

Pierre-Jean Chalençon en a rajouté une couche sur Twitter où il estime ne pas avoir de regrets sur leur «pseudo amitié», que «la chaleur de l’été» a «tourné la tête» de son ancienne complice qu’il qualifie par ailleurs de «pauvre fille». «Je ne parlais pas d’elle mais de mon enfournage… quant à ses insinuations concernant son ami… c’est totalement absurde !!! C’est choquant !!! Bien triste», a-t-il encore déclaré.

Fin juin, Pierre-Jean Chalençon a annoncé son départ d’«Affaire conclue» après deux dérapages, un selfie avec Dieudonné lors de l’anniversaire de Jean-Marie Le Pen publié sur les réseaux sociaux par des internautes, et des messages peu élégants envoyés à Line Renaud sur Twitter. Le brocanteur avait assuré que ce départ était «programmé» mais ces dernières polémiques ont précipité son départ.

 

https://www.voici.fr/news-people/actu-people/photo-pierre-jean-chalencon-evince-daffaire-conclue-ces-acheteurs-dont-il-est-reste-proche-686964

Caroline Margeridon absente

 

PHOTO Pierre-Jean Chalençon évincé d’Affaire conclue : ces acheteurs dont il est resté proche

 

31/08/2020 à 17h08  | par La Rédaction | Crédits photos : Starface

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VOICI – Pierre-Jean Chalençon (Affaire conclue) se moque du résultat de Bilal Hassani à l’Eurovision

 

Voir les photos de Pierre-Jean Chalençon

Malgré son éviction d’Affaire conclue et ses (trop) nombreux bad buzz, Pierre-Jean Chalençon peut se targuer d’avoir encore le soutien d’anciens collègues. Ce 28 août, il a ainsi partagé une photographie de lui entouré de ces acheteurs de l’émission dont il est toujours proche.C’est la fin d’une ère. Alors qu’Affaire conclue a fait son retour avec des inédits, les téléspectateurs ont noté l’absence d’un des acheteurs emblématiques de l’émission de France 2. Pierre-Jean Chalençon a été viré à l’issue de la saison passée, sans la possibilité de faire ses adieux à ses fidèles. En cause ? Le dérapage de trop. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase. La production n’a pas digéré la publication d’une photographie de lui aux côtés de Dieudonné, à l’anniversaire de Jean-Marie Le Pen. Et ses tweets souhaitant la mort de Line Renaud n’ont rien arrangés. « C’est une accumulation je crois. Les deux cumulés et rapprochés, ça faisait un peu beaucoup », a expliqué Sophie Davant, avant de surenchérir : « Il était ingérable (…) Ça fait trois ans que je lui parlais souvent, en lui disant ‘Fais attention, on ne peut pas se permettre de dire n’importe quoi, on ne peut pas prendre position sur tous les sujets’ ». Qu’importe les conseils. Pierre-Jean Chalençon ne mâche pas ses mots, et rien ne pourra l’en empêcher.

Ces personnalités d’Affaire conclue dont il est toujours proche

Ainsi, depuis son éviction, il n’hésite pas à laver son linge sale en public, que ce soit en attaquant gratuitement et violemment son remplaçant ou en provoquant un clash avec Caroline Margeridon, autre visage incontournable du programme. Malgré ses nombreux bad buzz, ce fan de Napoléon peut toujours compter sur le soutien d’anciens collègues. Pour preuve, une photographie qu’il a postée le 28 août dernier sur Instagram et Twitter. Pierre-Jean Chalençon y apparaît tout sourire dans son palais Vivienne, mais surtout il prend la pose entouré d’autres visages phares d’Affaire conclue : à savoir les acheteurs Diane Chatelet, Julien Cohen et le commissaire-priseur Harold Hessel. La joyeuse bande affiche de larges et francs sourires. « Super team », « Tu es entouré de vrais amis sincères », « Ça, ce sont des amis », « La fine équipe », « On voit les vrais amis », commentent ses fans. Des messages qui font évidemment écho à sa brouille récente avec Caroline Margeridon. D’ailleurs, sur Twitter, un internaute n’a pas hésité à pointer directement cet épineux sujet du doigt. « Pas de Caroline Margeridon ? », a-t-il questionné. Réponse de l’intéressé ? « Elle vient quand elle veux c’est toujours ma copine » Une copine envers laquelle il n’est pourtant vraiment pas tendre. Pas sûr qu’elle y mette les pieds dans un avenir proche.

 

https://www.closermag.fr/people/pierre-jean-chalencon-revele-etre-aussi-en-couple-avec-une-femme-1175453

Pierre-Jean Chalençon révèle être aussi en couple avec une femme

 

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© Romain Doucelin
1/9 – Pierre-Jean Chalençon
Pierre-Jean Chalençon assiste à L’Autre Festival : Celui qui ouvre les livres à Avignon, France, le 20 février 2020. © Romain Doucelin/Bestimage

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© Marc-Ausset Lacroix – Pierre Perusseau
2/9 – Pierre-Jean Chalençon
Pierre-Jean Chalençon lors de la soirée de la grande finale du concours Top Model International au Lido à Paris, France, le 19 janvir 2020. © Pierre Perrussau/Bestimage

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© LAURENT ZABULON / TELE STAR – MONDADORI FRANCE
3/9 – Pierre-Jean Chalençon
Pierre-Jean Chalençon dans Affaire conclue, diffusé sur France 2

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© PASCAL BARIL / TELE STAR – MONDADORI FRANCE
4/9 – Pierre-Jean Chalençon
Pierre-Jean Chalençon, avant qu’il ne quitte l’émission Affaire Conclue

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5/9 – Pierre-Jean Chalençon
Exclusif – Rendez-vous avec Pierre-Jean Chalençon à Paris le 25 février 2020. © Cédric Perrin/Bestimage

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6/9 – Pierre-Jean Chalençon
Exclusif – Pierre-Jean Chalençon – Photocall du 8ème gala de l’association « Les Rois du Monde » avec un plateau d’artistes et une vente aux enchères au profit des enfants défavorisés, orphelins et hospitalisés, suivi d’une soirée dansante à la Salle Wagram à Paris, le 2 mars 2020. Le lancement de la traditionnelle vente caritative d’œuvres d’artistes contemporains les plus prisés du moment a été bousculé avec la mise aux enchères spontanée de la guitare de Patrick Bruel, faisant s’envoler les dons. La suite de la vente s’est déroulée dans une ambiance électrique, avec pour commissaire-priseur C. Hanouna, soutien de la première heure des Rois du Monde. Enfin, l’association a annoncé hier soir son implication de plus en plus forte à l’international, les actions à venir pour l’année 2020, et la sortie du livre de la présidente Stéphanie Robert : « Solide et solidaire.Les Rois du Monde s’engagent aujourd’hui d’avantage à l’international et œuvrent en faveur du financement de programmes locaux axés sur l’éducation, la santé, l’alimentation, le développement durable et les droits des enfants. Une ambition toujours plus forte pour l’association qui se mobilise chaque jour, grâce aux dons et à ses partenaires, mécènes et personnalités, pour rendre meilleure la vie des enfants défavorisés. © Cyril Moreau-Rachid Bellak/Bestimage

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7/9 – Pierre-Jean Chalençon
Exclusif – Pierre-Jean Chalençon fait sa cuisine au palais Vivienne pendant l’épidémie de coronavirus (COVID19) le 18 avril 2020.© Philippe Baldini / Bestimage

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8/9 – Pierre-Jean Chalençon
Exclusif – Portrait de Pierre-Jean Chalencon à Paris le 19 mai 2020.© Cédric Perrin / Bestimage

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9/9 – Pierre-Jean Chalençon
Exclusif – Pierre-Jean Chalençon lors d’une visite privée du tombeau de Napoléon 1er le jour anniversaire de sa mort : 5 mai 1821.Paris le 5 mai 2020.© Philippe Baldini / Bestimage
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Par Nina Siahpoush-Royoux

Le 24 septembre 2020 à 09h53

Interviewé par Jarry, Pierre-Jean Chalençon a révélé être en couple avec une femme, même s’il a déjà une relation avec un jeune homme depuis quelques mois.

Ce mercredi 23 septembre 2020, Pierre-Jean Chalençon était l’invité de Jarry dans son émission diffusée sur Youtube chaque semaine. Auprès de l’humoriste, l’ancien antiquaire d’Affaire Conclue a évoqué sa vie privée. Il a en effet annoncé avoir « une copine en ce moment ». Pour rappel le 29 juillet dernier sur les réseaux sociaux, il révélait à ses fans avoir « trouvé l’amour de sa vie », à savoir un jeune homme prénommé Dragan.

Déconcerté, Jarry lui a demandé ce qu’il en était de son histoire avec lui. Ni une ni deux, Pierre-Jean Chalençon a tenu à rappeler qu’il est tout à fait possible pour lui « d’avoir un amoureux femme et un amoureux homme », puisqu’il est bisexuel. Au final, le couple est parvenu à passer un accord. « J’accepte qu’il aille voir des femmes. Je suis un mec très open. Il faut être open minded », assure l’ancien ami de Caroline Margeridon avant d’illustrer un peu son mode de vie : « Si tu vas au restaurant, tu vas tous les jours te taper un steak-frites ? Il y a des jours où j’ai envie de me taper une sole, une soupe à l’oignon, une choucroute… Je peux comprendre qu’il y ait des gens qui veulent manger tous les jours des œufs mollets, mais moi j’en ai ras-le-bol ». Désormais, le collectionneur d’objets d’art liés à Napoléon semble avoir trouvé un bon compromis dans sa vie sentimentale et le moins que l’on puisse dire est que ça n’a pas toujours été le cas.

Un collectionneur qui aurait pu être papa

Interviewé par Gala en 2019, Pierre-Jean Chalençon déclarait être amoureux depuis 20 ans à « un homme marié à une femme ». Une situation délicate dont il semble enfin s’être libéré. Dans son livre Appelez-moi l’Empereur ! le propriétaire du Palais Vivienne revenait sur l’une de ses premières histoires d’amour. « J’avais 19 ans. J’étais amoureux d’une femme qui avait presque quinze ans de plus que moi. Elle est tombée enceinte sans que l’on ne voie la chose venir. Ce n’était pas le bon moment, ni pour moi ni pour elle. Ma copine a pris la décision de ne pas garder l’enfant. Ça a été douloureux bien sûr. Même si cela restait très abstrait dans mon esprit, ce n’est jamais une décision facile à prendre », racontait-il.

 

https://www.sudinfo.be/id193735/article/2020-05-21/pierre-jean-chalencon-fait-des-revelations-sur-sa-vie-amoureuse-lacheteur

Pierre-Jean Chalençon fait des révélations sur sa vie amoureuse: l’acheteur d’«Affaire Conclue» dévoile des détails sur son ex-compagnon (vidéo)

 

Publié le jeudi 21 Mai 2020 à 18h06

Pierre-Jean Chalençon, qui avait jusque-là pris soin de taire toute information sur son ex-compagnon, vient dévoiler plusieurs détails de son identité.

Vidéo

Pierre-Jean Chalençon fait des révélations sur sa vie amoureuse: l’acheteur d’«Affaire Conclue» dévoile des détails sur son ex-compagnon (vidéo)

Isopix

 

Les temps sont durs pour Pierre-Jean Chalençon. En plus d’avoir perdu son ami, le chanteur Christophe, l’acheteur d’« Affaire Conclue » a le cœur lourd. À la fin du mois d’avril, il s’est séparé de son compagnon, un homme marié avec qui il entretenait une liaison très compliquée. Si Pierre-Jean Chalençon s’était toujours montré très discret sur l’élu de son cœur, il s’est laissé aller à quelques confidences auprès de nos confrères de Non Stop People.

L’acheteur d’« Affaire Conclue » a ainsi confié qu’il était toujours très amoureux de son ex-compagnon. « Je l’aime énormément, je sais qu’il m’aime aussi énormément. Ça fait 20 ans qu’on a une relation très tumultueuse », a-t-il expliqué à Jordan De Luxe.

L’homme a malgré tout expliqué que leur relation s’était brutalement arrêtée. « Oui, on s’est pris la tête. On s’est séparés pour le moment. Mais je l’aime plus que tout. C’est l’homme de ma vie, je ne vais pas le renier. Je l’ai beaucoup aidé, il m’a beaucoup aidé. Je l’ai toujours respecté ». Et Pierre-Jean Chalençon n’a pas su s’empêcher de dévoiler quelques informations sur ce mystérieux inconnu.

« Dans mon livre, j’ai dit que j’étais amoureux d’un homme marié depuis 20 ans. Ce qui est la vérité. Mais il n’est pas marié depuis 20 ans, il a 38 ans. C’est aussi une preuve que je le respecte. Si je ne l’avais pas respecté, j’aurai donné son nom, son prénom, j’aurais donné son adresse », explique Pierre-Jean, avant de révéler le métier de cet homme. « C’est quelqu’un que j’aime beaucoup, je l’ai beaucoup aidé professionnellement. Il le sait très bien. Il était fonctionnaire, il sauvait des vies ».

Visiblement très meurtri par cette séparation, l’acheteur d’« Affaire Conclue » n’a pas caché son envie de réconciliations. « Au jour d’aujourd’hui, c’est toujours l’homme que j’aime le plus au monde. Et si demain, je le recroise, et bien on peut repartir ensemble, ce n’est pas un problème ».

 

https://www.closermag.fr/people/pierre-jean-chalencon-se-confie-sur-sa-bisexualite-je-suis-devenu-tres-chaste-1091699

Pierre-Jean Chalençon se confie sur sa bisexualité : « Je suis devenu très chaste »

 

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© CEDRIC PERRIN / BESTIMAGE
1/3 – Exclusif – Rendez-vous avec Pierre-Jean Chalençon à Paris le 25 février 2020.

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2/3 – Pierre-Jean Chalençon assiste à L’Autre Festival : Celui qui ouvre les livres à Avignon, France, le 20 février 2020.

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3/3 – Semi-exclusif – Pierre-Jean Chalençon – Conférence de presse à l’hotel de ville du lancement de la 5ème édition du salon de la gastronomie des Outre-Mer à Paris le 8 janvier 2020.
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Par La rédaction Le 04 mars 2020 à 10h30

Dans les colonnes d’ICI Paris, Pierre-Jean Chalençon se confie une nouvelle fois sur son statut sentimental. Bisexuel assumé, l’acheteur d’Affaire conclue explique être un cœur à prendre.

Pierre-Jean Chalençon est un cœur à prendre. Depuis plusieurs mois, l’acheteur d’Affaire conclue n’hésite pas à évoquer sa vie privée à cœur ouvert dans les médias. Bisexuel assumé, il avait révélé aimer les hommes après avoir été accusé d’homophobie envers Bilal Hassani. « Si je suis homophobe, je suis la reine des abeilles, parce que moi, j’en suis, mais largement. Je suis pédé, quoi ! », lançait-il, avec sa gouaille légendaire, sur le plateau de Morandini Live. Mais aujourd’hui, celui qui « aime autant un beau garçon qu’une belle fille » comme il l’explique à ICI Paris, est célibataire. « Depuis quelque temps, je suis devenu très chaste car je manque de temps pour sortir et rencontrer l’âme-soeur », regrette le spécialiste de Napoléon auprès de nos confrères qui multiplie les projets à la télévision, au théâtre et qui sort même son autobiographie, intitulée Appelez-moi l’Empereur.

Autant attiré par la gent féminine que par la masculine, Pierre-Jean Chalençon est très à l’aise avec sa sexualité. « A l’époque des Grecs et des Romains, la bisexualité n’avait rien d’étonnant. J’ai eu des copines, j’ai eu des copains, raconte-il à ICI Paris. Ma dernière grande histoire était avec un homme, on est resté en très bons termes, même si on ne se voit pas souvent. » Dans les colonnes de Gala il y a quelques mois, Pierre-Jean Chalençon levait un peu le voile sur son dernier partenaire. « On ne vit qu’une fois, je ne me vois pas cacher qui je suis. Ça fait vingt ans que je suis amoureux d’un homme marié à une femme, je peux dire que la fidélité sexuelle ne m’intéresse pas », confiait-il. Et s’il espère bien retrouver l’amour, pas question pour lui de s’enfermer.

Pierre-Jean Chalençon : « Je préfère la sensualité chez les autres »

« Je ne me vois pas vivre sous le même toit avec mon partenaire. Je préférerais suivre l’exemple de Gérard Oury et Michèle Morgan qui faisaient appartement séparé, mais dans le même immeuble si possible. Pour ne vivre que le meilleur », rêve-t-il. Très à l’aise pour parler de sa sexualité, Pierre-Jean Chalençon révélait pourtant à Gala être « très pudique » : « Je plaisante sur le sexe, mais je préfère la sensualité chez les autres ». Célibataire, il recherche une personne qui pourra lui tenir tête et avouait ne pas avoir d’atomes crochus avec « les gens fades ». La raison ? « On en a vite fait le tour. Tu ne t’amuses pas avec eux. J’adore quand il y a du répondant. Les dîners où tout le monde pense pareil, c’est ennuyeux », plaisantait-il. Au moins, c’est dit !

 

https://www.closermag.fr/people/info-closer-pierre-jean-chalencon-fatigue-par-son-histoire-d-amour-avec-un-pere-1094795

INFO CLOSER. Pierre-Jean Chalençon « fatigué » par son histoire d’amour avec un père de famille

 

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1/3 – Pierre-Jean Chalençon assiste à L’Autre Festival : Celui qui ouvre les livres à Avignon, France, le 20 février 2020.

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2/3 – Semi-exclusif – Pierre-Jean Chalençon – Conférence de presse à l’hotel de ville du lancement de la 5ème édition du salon de la gastronomie des Outre-Mer à Paris le 8 janvier 2020.

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© Christophe Aubert via Bestimage
3/3 – Semi-Exclusif – Pierre-Jean Chalençon – Marcel Campion a fêté son 80ème anniversaire au Cirque d’hiver Bouglione à Paris. Le 17 février 2020
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Par La rédaction Le 12 mars 2020 à 18h00

Selon les informations de Closer, dans son numéro à paraître le vendredi 13 mars 2020, Pierre-Jean Chalençon en a assez de courir après un père de famille dont il est amoureux.

Dans son ouvrage Appelez-moi l’Empereur !, Pierre-Jean Chalençon se livre sur sa passion pour Napoléon, son succès grâce à l’émission Affaire conclue mais aussi sur sa vie sentimentale. A cette occasion, Closer a donc rencontré le propriétaire du Palais Vivienne et ce dernier est revenu sur son histoire d’amour avec un père de famille. Ainsi, après avoir tout stoppé, Pierre-Jean Chalençon a expliqué : « Je suis fatigué. Je ne vais pas encore attendre ce garçon pendant dix ans. Même si je l’aime très fort. Le moment est venu que je me lâche. » Des propos à retrouver dans le numéro Closer à paraître le vendredi 13 mars 2020 en kiosques.

Puis, l’acolyte de Sophie Davant a poursuivi : « Je ne vais pas vivre jusqu’à 60 ans tout seul comme un con chez moi. Je lui ai dit clairement. Mais je l’aime tant que je recraquerai peut-être ! » Alors, Pierre-Jean Chalençon a-t-il du mal avec la solitude ? « J’ai horreur de ça. Sauf si je décide d’être seul… » a conclu la star de France 2 qui a failli devenir père à 19 ans. En effet, lors de son entretien, Pierre-Jean Chalençon a confié que sa petite amie de l’époque n’avait pas souhaité garder l’enfant. Aujourd’hui âgé de 50 ans, il n’envisage donc pas de donner la vie.

Pierre-Jean Chalençon dragueur ?

Pour autant, Pierre-Jean Chalençon ne ferme pas la porte aux rencontres. Mais est-il dragueur ? « Avant non. Maintenant, j’ose, je me suis affirmé. Moi quand on me drague, je me ferme comme une huître. J’ai la trouille de me faire alpaguer par des gens intéressés ou des obsédés. » a conclu le fan de l’empereur Napoléon. Etant un coeur à prendre, l’homme a confié être devenu très chaste car il manque toutefois de temps pour rencontrer l’âme soeur.

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/photo-pierre-jean-chalencon-amoureux-il-presente-son-nouveau-compagnon_452571

PHOTO – Pierre-Jean Chalençon amoureux : il présente son nouveau compagnon

 

« L’amour de ma vie »

Anaïs MOINE | jeudi 30 juillet 2020 à 13h20 – Mis à jour le jeudi 30 juillet 2020 à 16h06

Après une année des plus éprouvantes, Pierre-Jean Chalençon a retrouvé le sourire. Sur Instagram, le collectionneur a présenté ce mercredi 29 juillet son nouveau compagnon, Dragan, qu’il n’hésite pas à qualifier d’ »amour de sa vie ».

 

Pierre-Jean Chalençon n’a pas été épargné cette année. Évincé d’Affaire conclue, l’émission qui l’avait rendu célèbre, le complice de Julien Cohen a également été confronté au décès de nombreux proches, parmi lesquels son père, le chanteur Christophe, ou plus récemment, la princesse rock’n'roll Hermine de Clermont-Tonnerre. Des moments particulièrement difficiles pendant lesquels le collectionneur a pu compter sur le soutien de son nouveau compagnon, Dragan, qu’il a tenu à présenter ce mercredi 30 juillet sur Instagram.

Tout sourire, Pierre-Jean Chalençon a pris la pose aux côtés de celui qu’il présente comme « l’amour de sa vie« . Un cliché qui a ravi ses fans, rassurés de voir que l’antiquaire goûte finalement aux plaisirs de la vie à deux après avoir entretenu une relation « tumultueuse » avec un homme marié pendant plus de vingt ans.

« J’en prends plein la gueule en ce moment »

« On ne peut pas être heureux en tout dans la vie« , confiait-il en septembre dernier dans Télé-Loisirs à propos de cette romance, et de poursuivre, « Je suis très amoureux d’une personne depuis plus de 20 ans. Après, c’est jamais évident quand c’est deux personnes du même sexe, et qu’un des deux a des enfants ». Une relation qui aurait pris fin subitement en avril dernier, comme il l’a expliqué sur Instagram. « Croyez-moi j’en prends plein la gueule en ce moment… Là dernière du moment… le coup de couteau au cœur de l’homme que j’aime depuis 20 ans… assumer sa vie n’est pas à la portée de tous… carpe diem… » Un mal pour un bien puisque le féru de Napoléon a semble-t-il trouvé la perle rare !

Crédits photos : Christophe Aubert via Bestimage

 

https://www.femmeactuelle.fr/actu/news-actu/on-est-tres-mal-payes-les-revelations-de-pierre-jean-chalencon-sur-affaire-conclue-2101154

« On est très mal payés ! » : les révélations de Pierre-Jean Chalençon sur « Affaire Conclue »

 

le 24 septembre 2020 à 1h11

"On est très mal payés !" : les révélations de Pierre-Jean Chalençon sur "Affaire Conclue"

FEMME ACTUELLE – « On est très mal payés » : les révélations de Pierre-Jean Chalençon sur « Affaire Conclue »

Dans Le Jarry Show, émission diffusée sur la chaîne Youtube de Jarry, Pierre-Jean Chalençon a déclaré ouvertement qu’il n’était pas bien payé dans Affaire Conclue et expliqué pourquoi l’émission ne l’avait pas enrichi.

Décidément, l’ancien chroniqueur de France 2 ne s’arrête plus. Dans l’émission Le Jarry show, diffusé sur la chaîne Youtube de Jarry, Pierre-Jean Chalençon a fait des révélations inédites sur son salaire versé par France Télévisions pour Affaire conclue. Quelques jours après avoir été évincé de l’émission phare de Sophie Davant, il semblerait que le grand ami de Julien Cohen en ait encore gros sur la patate. Il faut dire que son départ brutal a surpris un grand nombre de téléspectateurs ! Depuis, l’antiquaire collectionneur n’hésite pas à tirer à balles réelles par médias interposés, allant même jusqu’à fustiger son ancienne camarade d’enchères, Caroline Margeridon. Mais pour l’heure, Pierre-Jean Chalençon a préféré s’en prendre… au porte-monnaie !

« Non, non. On est mal payés ! Très mal payés. »

« J’ai pris des crédits et donc je paye car je ne suis pas milliardaire ! Ce n’est pas France Télévisions qui m’a fait m’enrichir. Ça se saurait », a-t-il balancé à Jarry au moment de faire le point sur sa situation. Choqué par de tels propos, l’humoriste a rebondi : « Oh ! Vous êtes bien payés quand même ! » Ce à quoi Pierre-Jean Chalençon a répondu d’un air mesquin : « Non, non. On est mal payés ! Très mal payés. Il fallait acheter les objets avec ton argent, ce n’est pas une escroquerie cette émission, tu dois vraiment acheter avec ton argent ! », a-t-il expliqué, face à Jarry halluciné. Mais ce n’est pas tout.

Pierre-Jean Chalençon, qui a dû faire face à quelques problèmes financiers, a tenté d’expliquer pourquoi l’émission ne lui avait pas fait gagner tant d’argent que ça : « Quand on t’amène des objets à 8.000 ou 10.000 euros alors qu’on t’en donne 2.500, excuse-moi mais non, on ne va jamais gagner d’argent avec cette émission. Rien de perdu. En plus, on paye des impôts dessus ! » Heureusement pour le chroniqueur, l’émission lui a permis de trouver des amis : « Dans la presse people, ils disent : ‘Tellement de complicité !’, mais en réalité, ils se détestent ! S’ils pouvaient mettre du cyanure dans le verre le matin » … Raté.

À lire aussi : Pierre-Jean Chalençon, amoureux, dévoile le visage de son compagnon

Stacie Arena

 

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Pierre-Jean Chalençon, le fou de l’Empereur

 

Connu pour sa participation à l’émission «Affaire conclue», sur France 2, l’excentrique, voire incontrôlable, Pierre-Jean Chalençon est avant tout un collectionneur passionné par Napoléon, au point d’avoir acheté un hôtel particulier parisien pour y installer ses trésors.

 

 Pierre-Jean Chalençon, 50 ans, sous les dorures du palais Vivienne, un hôtel particulier situé dans le deuxième arrondisement de Paris, qu’il a acquis en 2015.

Pierre-Jean Chalençon, 50 ans, sous les dorures du palais Vivienne, un hôtel particulier situé dans le deuxième arrondisement de Paris, qu’il a acquis en 2015. LP/Arnaud Journois

Par Hubert Prolongeau
Le 28 novembre 2020 à 09h04

Se sent-il parfois seul comme ­l’Empereur sur sa dernière île? En ce matin de la mi-octobre, les beaux lambris du palais Vivienne, situé à un jet de pierre de la Bourse, dans le deuxième arrondissement de Paris, ont un air presque éteint. Le ciel est gris. La pluie tombe mollement. De longs cheveux frisés à la Polnareff, un visage poupin, un look habilement débraillé… Ce jour-là tout vêtu de rouge du gilet aux chaussures, en passant par le pantalon (déchiré, comme le veut la mode), un carré Hermès au cou, de grosses bagues aux doigts et un pin’s au nom de Michou à l’encolure, Pierre-Jean Chalençon, 50 ans, trône.

C’est son empire, sa Malmaison, qu’il espère ne pas voir se transformer en Sainte-Hélène pour cause de Covid 19. Il a acheté cet hôtel particulier du XVIIIe siècle en 2015 à un prix considérable – 6 millions d’euros, dit-on. Acquis en 1711 par un neveu de Colbert, abritant précédemment des bureaux de l’agence Publicis, l’immeuble, 500 mètres ­carrés de superficie et de 6 à 8 mètres de hauteur sous plafond, accueillait, jusqu’à l’arrivée de la pandémie, de nombreux événements.

«Quand on aime Napoléon, on a l’esprit ouvert»

Ici vit, dans un espace de 60 mètres carrés aménagé à l’étage, lui aussi débordant d’objets et de tableaux, celui qui intime en couverture de son dernier livre, sorti en mars chez Harper Collins : « Appelez-moi l’Empereur ! » Mégalomanie ? Identification, plutôt. Vocation, à coup sûr. Passion, définitivement. « Chez Napoléon Bonaparte, j’admire le self-made-man. Cet homme qui parlait mal le français est devenu, en 1804, le roi des rois, et a profondément transformé l’Europe. C’était un visionnaire ! Il nous a laissé le Code civil et une première tentative de monnaie européenne. Aujourd’hui, on essaie de dévaluer les gens qui ont fait notre pays. Napoléon est aussi le symbole de l’émigration. Quand on l’aime, on a l’esprit ouvert. »

S’il concède du bout des lèvres que l’homme a aussi été un autocrate, que la jeunesse de France a été décimée sur ses champs de bataille (« Mais il était en première ligne, pas à l’arrière, comme les généraux de la guerre de 1914 ! »), que l’état du pays en 1815 était effroyable, l’admiration l’emporte largement sur l’opprobre. Son historien favori n’est-il pas André Castelot, maître de l’anecdote, bien moins acerbe vis-à-vis de l’Empereur que ses confrères Emil Ludwig ou Louis Madelin ?

Un manuscrit au prix d’une Vespa

Cet impérial amour est né très tôt. « J’habitais à une dizaine de kilomètres de Paris, près de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), qui fut la villégiature campagnarde de la famille impériale, raconte Pierre-Jean Chalençon. Enfant, j’allais souvent, le week-end, visiter la résidence de Napoléon. » Il finira par nouer avec le conservateur une relation presque amicale. L’enfant, seul fils de divorcés de son entourage, est rêveur, solitaire. Il collectionne (déjà !) les timbres et les fèves. Chez ses grands-parents, à Mourmelon, dans la Marne, il passe des heures dans le grenier. Alors que ses amis rient des Dalton et de Milou, lui ingurgite des vieux exemplaires du magazine « Historia » et un livre pour enfants sur l’Empereur. « J’aimais tout chez lui, autant l’homme que l’époque qui l’entourait : les meubles, les habits, les draperies… »

 

Le collectionneur possède à la fois des œuvres représentant son idole, anciennes ou contemporaines, et des manuscrits rédigés ou signés de sa main. LP/Arnaud Journois
Le collectionneur possède à la fois des œuvres représentant son idole, anciennes ou contemporaines, et des manuscrits rédigés ou signés de sa main. LP/Arnaud Journois  

 

On est en 1987, il a 17 ans. Son père, journaliste à Europe 1 puis fondateur d’une agence de presse spécialisée dans l’agroalimentaire, lui offre une Vespa. Une belle, toute rouge. Un jour, à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) – autre cité de pouvoir, mais royal cette fois-ci –, il tombe sur un petit magasin, discret, où un amateur vend des timbres de collection, des éditions originales et quelques vieux papiers. Quand d’autres marqueraient une pause devant une pile reliée de Playboy, Chalençon s’arrête sur une lettre de Napoléon. Il se sent appelé, comme si cette missive n’était là que pour lui. Il en demande aussitôt le prix. « C’est 6 000 francs ! » lâche le marchand.

Un montant faramineux (environ 1500 euros aujourd’hui), mais la passion, si elle a un coût, n’a pas de prix. Comment trouver l’argent ? En rentrant, il voit sa belle Vespa. Au diable la fidélité ! S’il doit être inconstant, ce sera pour les mots de l’Empereur. Il revend le scooter flambant neuf à un copain de sa sœur, n’en demande que les 6 000 francs nécessaires et, avec cette cagnotte, achète la lettre. Trente-cinq ans après, il possède toujours la missive, et jure qu’il ne s’en séparera pas.

Un auguste bidet côtoie une statue dorée

« L’Histoire m’a passionné, mais j’étais un élève médiocre. J’ai voulu la sentir autrement, par un contact charnel, et pas seulement intellectuel. Ma passion pour les objets est née de là. » Si, au début, le jeune homme se contente de manuscrits, il rêve de tenir entre ses mains quelque chose que le grand homme a lui-même touché. Plaisir étourdissant. Aujourd’hui, des statues et des tableaux représentant le personnage tant admiré ornent les grandes salles du palais Vivienne : la copie d’une toile d’Antoine-Jean Gros, des dessins modernes, un portrait de Napoléon III – lui aussi sous-estimé, d’après Chalençon…

Le bric-à-brac est joyeux, mêle contemporain et ancien. Une statue en résine dorée, réalisée récemment par l’artiste cubain José Villa Soberon, est appuyée à la cheminée. A ses pieds, le bidet qui contempla l’impérial fessier. Dans une vitrine, de très nombreux bibelots, dont la tabatière utilisée par Napoléon à Sainte-Hélène, sa légion d’honneur, la montre de sa jeune sœur Caroline… Le maître des lieux porte lui-même souvent au doigt une chevalière en diamants ayant appartenu à son idole.

 

La statue dorée de Napoléon, signée du Cubain José Villa Soberon, semble veiller sur le bidet de l’Empereur, dissimulé dans un très chic petit meuble en acajou. LP/Arnaud Journois
La statue dorée de Napoléon, signée du Cubain José Villa Soberon, semble veiller sur le bidet de l’Empereur, dissimulé dans un très chic petit meuble en acajou. LP/Arnaud Journois  

 

Alors qu’il fait son service militaire comme marin sur la « Jeanne d’Arc », il achète avec sa solde un livre de poste du souverain, récupère plusieurs ouvrages du château de Malmaison… Les maisons de ventes, souvent accommodantes avec lui, lui assurent la primauté sur un objet alors qu’il n’a pas l’argent pour le payer sur-le-champ et leur demande des délais plus longs que d’autres.

Sa pièce préférée ? Le premier testament de Napoléon, rendu caduc par celui qu’il dicta ultérieurement à Sainte-Hélène. De passage chez Christie’s, Chalençon le découvre dans un catalogue, et n’en croit pas ses yeux. Il casse son prêt étudiant (mettant ainsi un terme aux études prévues) et achète le manuscrit, dont personne n’a perçu la valeur, l’obtenant au plus bas prix des enchères. Aujourd’hui, il rêverait de dégoter l’une des redingotes du conquérant. Il prête aussi beaucoup aux musées.

Une passion vécue au-delà des frontières

Cette chasse aux souvenirs napoléoniens l’a mené loin. Notamment grâce aux deux bonnes fées qui se sont penchées sur son berceau, et qui furent à la fois des amis et des cartes de visite : le compositeur Jean-Jacques Debout, rencontré par l’intermédiaire de son père et qui lui a fourni ses premiers contacts et, surtout, Charles Trenet, le proche qui a le plus compté pour lui (« En tout bien tout honneur, assure-t-il tout de suite, le sexe n’intéressait pas Charles »), et le seul dont le portrait soit présent dans ses salons. Une amitié très profonde les a liés jusqu’à la mort du chanteur, qui a sans doute été pour Pierre-Jean un père de substitution quand les relations avec le sien se sont dégradées.

Au début des années 1990, le « Frenchie » est serveur à New York, soûlant ses camarades avec des anecdotes impériales. Il arrive, grâce à son réseau, à rencontrer le photographe Roger Prigent, vivant lui aussi dans des meubles Empire. Il travaille un temps pour lui dans ses boutiques Malmaison Antiques, puis monte une exposition à Melbourne, en Australie. Quinze ans d’achats et de quêtes sont là. Il a 29 ans, le cœur qui tremble. L’événement attire 15000 visiteurs. Un succès !

Faire le vide pour renouveler son catalogue

Mais une mauvaise affaire financière, qui contraint son mécène, le milliardaire Michael Krüger, à mettre fin à l’aventure. Pierre-Jean Chalençon la réitérera quand même à de nombreuses reprises, aux Etats-Unis et au Canada. Mais le plus beau de ses périples, c’est à plus de 7000 kilomètres de Paris, en plein océan Atlantique, sur la mythique île Sainte-Hélène, qu’il l’effectue. Là où Napoléon a fini sa vie, et où Chalençon s’est rendu trois fois – il y a même été fait chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres, en 2007.

Comme tout acheteur, il lui faut aussi faire le vide pour renouveler son catalogue. « Un collectionneur vend pour mieux acheter. Une collection est faite pour évoluer, pas pour rester figée », estime-t-il. De 2006 à 2011, il cède la plupart de ses manuscrits… mais conserve notamment le testament et deux lettres écrites à Sainte-Hélène. « Près de 85 % des objets achetés en France partent à l’étranger. Nous sommes pillés par les fonds d’investissement », regrette celui qui considère que ces acquisitions devraient servir de contribution à la défense du patrimoine, et se lamente de ce que l’anneau du sacre, comme la feuille de la couronne de Napoléon, soient partis en Chine.

Epinglé notamment avec Dieudonné

Pour lui, l’année 2020 aura été houleuse. Ses amis sont toujours là : Sophie Davant, Nelson Monfort, Jean-Luc Reichmann … mais il a multiplié les algarades et les imprudences. Après avoir présenté des vœux de Noël en compagnie de l’ancien numéro 2 du Front national Florian Philippot, il menace Line Renaud sur Twitter, et se fait accuser d’« imposture » par le compagnon de Michou, dont il affirme avoir été très proche. En juin dernier, il a dû quitter l’émission d’enchères « Affaire conclue », sur France 2, à cause de photos circulant sur les réseaux sociaux le montrant aux côtés de Dieudonné lors de l’anniversaire de Jean-Marie Le Pen, en 2018 – pleurer chez Morandini en jurant qu’il n’est pas antisémite n’aura pas suffi.

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Le Covid 19 fait par ailleurs chuter dramatiquement le chiffre d’affaires du palais Vivienne. « J’ai vingt ans de remboursement sur le dos, j’ai pris perpète. » Dès que cela sera possible, il relancera les visites, proposées entre 30 et 60 euros par personne (champagne ou non, c’est en option), et compte y installer un studio de télévision. Bref, il s’adapte. Il pense au théâtre, donne des conférences… Et il pourrait aussi revenir sur France 2. On craignait Waterloo, ce n’aura été que l’île d’Elbe.

 

https://www.voici.fr/news-people/actu-people/pierre-jean-chalencon-en-difficulte-financiere-comment-il-compte-renflouer-ses-caisses-692253

Une idée originale

Pierre-Jean Chalençon en difficulté financière : comment il compte renflouer ses caisses

 

28/11/2020 à 12h32  | par Myriam Guyard | Crédits photos : Domine Jerome/ABACA

Voir les photos de Pierre-Jean Chalençon

Comme pour beaucoup de Français, les affaires de Pierre-Jean Chalençon souffrent de la crise sanitaire du coronavirus. Mais loin de s’avouer vaincu, l’ex-acheteur d’Affaire Conclue fourmille de projets. Dont un particulièrement étonnant.

Qu’on l’aime ou pas, Pierre-Jean Chalençon est toujours là où on ne l’attend pas. Après avoir fait les beaux jours de l’émission Affaire Conclue sur France 2, ce passionné de Napoléon Bonaparte a été dirigé vers la porte de sortie. Il faut dire que le personnage divise. S’il fait preuve d’un franc-parler corrosif, Pierre-Jean Chalençon dépasse bien souvent les limites de la bienséance. Et gare à ceux qui se mettent sur son chemin. Sur les réseaux sociaux, le célèbre collectionneur s’entête à répondre à ses détracteurs, et même à ceux que personne n’avait vu venir. En juin dernier, Line Renaud avait d’ailleurs goûté bien malgré elle aux foudres de Pierre-Jean Chalençon, pas du tout emballé par le personnage. Et quand il ne s’en prend pas à ses anciens camarades d’antenne, l’acheteur file des jours beaucoup plus paisibles entre les murs de son Palais Vivienne. C’est dans cet hôtel particulier du XVIIIe siècle, acheté en 2015 pour une somme mirobolante, que Pierre-Jean Chalençon laisse libre court à sa dévorante passion pour Napoléon Bonaparte.

« J’ai pris perpète »

En bon businessman, l’ami de Sophie Davant a très vite su tirer profit de cette jolie acquisition, comme c’est le cas pour d’autres objets de son immense collection. Depuis plusieurs années, Pierre-Jean Chalençon organise des visites privées de son Palais Vivienne. Mais ça, c’était avant. Depuis le début de la crise sanitaire du coronavirus, le monde de la culture est en souffrance. En mai dernier, Pierre-Jean Chalençon s’était d’ailleurs confié sur la situation alarmante : « C’est pas évident parce que je ne suis pas salarié de France 2, donc pas d’argent de ce côté. Le Palais Vivienne était fermé, donc pas de visites. C’est important que le gouvernement pense aux gens qui ne sont pas des salariés, il faut penser à ces gens-là. (…) Ma mère est une femme très généreuse et elle m’a fait un virement ».

Mais ça ne suffit pas. « J’ai vingt ans de remboursement sur le dos, j’ai pris perpète » a-t-il confié dans un entretien accordé au Parisien. Alors, pour sortir la tête de l’eau, Pierre-Jean Chalençon pense déjà à l’après-crise, notamment avec une idée surprenante : l’installation d’un « studio de télévision » entre les murs du Palais Vivienne ! Reste à savoir ce qui s’y jouera, mais avec Pierre-Jean Chalençon, tout est possible…

 

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