Que deviennent les deux amis de 30 ans Pierre-Jean Chalençon et Oleg Sokolov ?

 

 

Rappelez-vous, il y a un peu plus d’un an, le second, un historien russe connu à Lyon comme enseignant et membre du conseil scientifique de l’ISSEP, école fondée en 2018 par l’ancienne députée du Front national, Marion Maréchal, s’était fait remarquer pour le meurtre de sa jeune compagne Anastasia Iechtchenko, qu’il avait décapitée et dépecée.

J’en avais parlé dans cet article du 15 novembre 2019 :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/11/15/oleg-sokolov-un-psychopathe-tres-sympa-comme-cyprien-luraghi-et-bien-dautres/

Son procès, plusieurs fois reporté pour cause de crise sanitaire, s’est ouvert le 9 juin dernier à Saint-Pétersbourg.

N’ayant trouvé nulle part la moindre mention concernant sa conclusion, je ne sais s’il est toujours en cours, ajourné ou terminé.

La dernière information concernant cette affaire remonte au 8 juillet dernier et n’a été publiée que par le site Sputnik qui à cette date nous apprenait que le meurtrier, décoré de la Légion d’honneur en 2003, avait appelé l’ambassade de France après avoir commis son crime (voir ci-dessous).

Quant à son ami de 30 ans Pierre-Jean Chalençon, manifestement perturbé par ce crime sordide ou l’incarcération de son auteur, il a depuis multiplié les prises de positions publiques jugées incompatibles avec son activité sur le service public, notamment en compagnie de ses amis du Front national, jusqu’à son départ pour cette raison le 24 juin dernier de l’émission Affaire Conclue dont il était la vedette depuis août 2017.

Gageons que les difficultés que connaît aussi depuis fin 2019 le pédophile Gabriel Matzneff, autre ami notoire de Jean-Marie Le Pen, n’auront pas favorisé sa sérénité depuis le début de l’année.

Il en va de même pour celles du pédophile Pascal Edouard Cyprien Luraghi, vieil ami d’Alain Pougetoux, autre spécialiste de Napoléon et ancien conservateur en chef du patrimoine du Château de Rueil-Malmaison, où tout ce beau monde aimait à se rencontrer et faire la fête.

 

https://fr.sputniknews.com/societe/202007081044074717-apres-avoir-tue-et-demembre-sa-compagne-lhistorien-russe-decore-de-legion-dhonneur-a-appele/

Oleg Sokolov

Après avoir tué et démembré sa compagne, l’historien russe décoré de la Légion d’honneur a appelé l’ambassade de France

 

© Sputnik . Aleksey Koudenko

Société

17:57 08.07.2020(mis à jour 07:38 09.07.2020) URL courte
1112100

 

Après avoir tué sa compagne, l’historien russe Sokolov, décoré de la Légion d’honneur, a appelé l’ambassade de France. La juge a accédé à la requête de l’avocate de la famille de la victime de rendre public le contenu des échanges. Si les enregistrements ne sont pas disponibles, l’employé qui a décroché sera invité à témoigner.

L’avocate de la famille d’Anastasia Echtchenko, dont des restes ont été repêchés en novembre dernier dans les eaux de la rivière Moïka, à Saint-Pétersbourg, a exigé que l’enregistrement des appels passés à l’ambassade de France en Russie après le crime par son auteur, l’historien et intervenant à l’Issep Oleg Sokolov, soit rendu public. Le tribunal où se déroule le procès a répondu à la requête, rapporte un correspondant de Sputnik sur place.

«En cas d’incapacité à fournir les enregistrements, que soit envoyée une demande judiciaire d’information sur l’employé qui était chargé de répondre aux appels le 8 novembre et ce pour témoigner au tribunal au sujet des buts des appels et du contenu de la conversation», a statué la juge Ioulia Maksimenko.

Maître Alexandra Bakacheeva estime que Sokolov aurait pu appeler l’ambassade de France pour essayer d’échapper aux poursuites, car il est toujours détenteur de la Légion d’honneur. Lors de la séance, l’historien n’a pas répondu à la question de la juge relative aux appels en question.

Meurtre de son ex-étudiante et compagne

Légion d'Honneur
© AFP 2020 Adalberto Roque

 
La France pourrait priver de sa Légion d’honneur l’historien russe ayant démembré une ex-étudiante

Le crime que Sokolov a avoué a été perpétré dans la nuit du 7 au 8 novembre 2019. Selon les éléments de l’enquête, l’historien a tué sa compagne et ex-étudiante Anastasia Echtchenko, 24 ans, avec un fusil à canon scié. La nuit suivante, il a décidé de se défaire du corps de sa victime, qu’il a démembré. Le lendemain matin, Sokolov, ivre, a été repêché dans les eaux de la Moïka. Dans son sac à dos, une enveloppe plastique contenant les bras de la victime a été découverte.Au domicile de l’historien de 63 ans, les enquêteurs ont retrouvé des fragments du corps de la victime ainsi que sa tête. Sokolov a reconnu les faits et expliqué que le crime avait été provoqué par une dispute.

Spécialiste de Napoléon, Sokolov avait reçu la Légion d’honneur en 2003.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Jean_Chalen%C3%A7on

Pierre-Jean Chalençon

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Pour les articles homonymes, voir Chalencon (homonymie).
Pierre-Jean Chalençon
Pierre-Jean Chalençon en 2019.png
Pierre-Jean Chalençon en 2019.
Biographie
Naissance

(50 ans)
Rueil-Malmaison

Nationalité
Activités
Fratrie
Isabelle Chalençon (d)
Autres informations
Distinction

Pierre-Jean Chalençon, né le 23 juin 1970 à Rueil-Malmaison1, est un collectionneur français d’objets principalement liés à Napoléon Bonaparte2. Il est administrateur du Cercle France Napoléon3,4.

Biographie

Pierre-Jean Chalençon passe une partie de son adolescence dans la ville de Saint-Germain-en-Laye ; sa grand-mère est originaire de Firminy, près de Saint-Étienne5. Il suit une scolarité au sein de l’établissement Les cours de la Terrasse à la fin des années 1980.

Pierre-Jean Chalençon affirme avoir « découvert Napoléon à l’âge de huit ans »6. Il a acheté la première pièce de sa collection à l’âge de 17 ans. À l’âge de 43 ans, sa collection est selon lui la plus importante du monde et atteint 2 000 à 3 000 pièces2. Il fait partie du comité directeur du Souvenir napoléonien.

Il est le frère d’Isabelle Chalençon, chroniqueuse mode dans l’émission de France 2 Télématin7.

Il a été le confident et l’ami intime de Charles Trenet, dont il raconte la vie de 1989 à 2001 dans un livre publié en 20058.

Carrière

Pierre-Jean Chalençon est gérant de la Société civile du palais Vivienne9 depuis 2015. Il a acheté cet ancien hôtel particulier situé rue Vivienne pour la somme de 6 millions d’euros10.

Durant la saison 2014-2015, Pierre-Jean Chalençon participe à l’émission Vos objets ont une histoire, sur France 2, présentée par Charlotte de Turckheim, en tant qu’expert11. Depuis le mois d’août 2017, il est célèbre pour sa participation à une autre émission de France 2, Affaire conclue12.

Fin juin 2019, il annonce rejoindre l’équipe de l’émission Touche pas à mon poste ! à la rentrée 202013. Il fait à cette occasion son coming out officiel en tant que bisexuel13. En janvier 2020, il fait son entrée dans l’équipe des Grosses Têtes sur la radio RTL14.

Départ du service public

Le 24 juin 2020, Pierre-Jean Chalençon quitte l’émission Affaire conclue15, à la suite d’une quatrième prise de position publique jugée incompatible avec son activité sur le service public :

  • le 23 décembre 2019, il a présenté ses vœux de Noël avec Florian Philippot, élu et président d’un parti politique d’extrême droite16. Son employeur lui a signifié deux fautes, car en tant qu’employé chargé d’une mission de service public il devait s’abstenir de tout message religieux (la fête chrétienne de Noël ) ou politique ;
  • le 15 juin 2020, Pierre-Jean Chalençon a paru souhaiter la mort à la chanteuse Line Renaud sur Twitter, par un double message incompréhensible pour les non-initiés, car il semblait reprocher à la « demoiselle d’Armentières » de n’avoir pas soutenu Thierry Le Luron quand celui-ci devait dissimuler son homosexualité dans les années 1970. Chalençon a ensuite présenté ses excuses, toujours sur Twitter, et exprimé le souhait de rencontrer « prochainement » Line Renaud17 ;
  • le 17 juin 2020, Erwan Toularastel, le compagnon de Michou , a accusé Pierre-Jean Chalençon d’imposture, affirmant que ce dernier n’avait jamais été proche du cabaretier de Montmartre, mort en janvier 202018 ;
  • le 21 juin 2020, son employeur l’a exonèré de toute faute en le maintenant à l’antenne sur le service public19 ;
  • le 24 juin 2020, une série de photos ont été publiées par Stéphane Blet, condamné pour antisémitisme : elles provenaient de la fête d’anniversaire de Jean-Marie Le Pen en présence de Dieudonné (tous deux également condamnés pour antisémitisme), à laquelle Pierre-Jean Chalençon était convié. Tout en déclarant que « tous ceux qui [le] connaissent savent [qu'il] ne [peut] pas être soupçonné de partager les idées de Dieudonné », devant l’ampleur de la polémique, Chalençon décide alors, « en accord avec la production d’Affaire conclue », de se retirer des enregistrements20.

Fondation

Que deviennent les deux amis de 30 ans Pierre-Jean Chalençon et Oleg Sokolov ? dans Attentats
Cartes à jouer et manuscrits de Napoléon Bonaparte (1815) concernant la campagne d’Égypte (1798–1801), collection Pierre-Jean Chalençon

En juillet 2019, Pierre-Jean Chalençon déclare son intention de lèguer sa collection à l’État français21. Il réitère son intention l’année suivante.

Décoration

Les expositions de la collection Chalençon

1999
  • Melbourne
2002
2005
  • National Geographic Museum at Explorers Hall, Washington, États-Unis
2006
  • South Carolina State Museum, États-Unis
  • Florida’s Museum of Florida History, Tallahassee, États-Unis
2007
2008
  • Louisiana State Museum OLD U.S, États-Unis
2009
  • The Muzeo, Anaheim, États-Unis
  • National Constitution Center, Philadelphie, États-Unis
2010
2012
2013
  • Hamilton Art Gallery, Canada
2014

Publications

Notes et références

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Oleg_Sokolov

Oleg Sokolov

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Oleg Sokolov
2018-02-11 Oleg Sokolov Оле́г Вале́рьевич Соколо́в 02 (cropped).jpg
Oleg Sokolov en 2018.
Biographie
Naissance
      (64 ans)

Saint-Pétersbourg

Nom dans la langue maternelle
Олег Валерьевич Соколов
Nationalités
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Chaire
Domaines
Maître
Vladimir Révounenkov (d)
Directeur de thèse
Vladimir Révounenkov (d)
Distinction

Oleg Valerievitch Sokolov (en russe : Олег Валерьевич Соколов) est un historien russe, né en 1956 à Léningrad. Il est spécialiste de l’époque napoléonienne.

Fin 2019, il est incarcéré à la suite du meurtre de sa compagne, une étudiante ukrainienne de près de quarante ans sa cadette.

Biographie

Oleg Sokolov entame des études scientifiques, avant de se consacrer définitivement à l’histoire. Après une thèse sur les officiers français à l’époque révolutionnaire, il a publié des ouvrages sur l’histoire militaire et les campagnes napoléoniennes dont il est le meilleur spécialiste de son pays. Il enseigne comme professeur de civilisation française à l’université de Saint-Pétersbourg1.

Président de l’association russe d’histoire militaire, sa participation à de nombreuses reconstitutions lui vaut la faveur des télévisions européennes qui font souvent appel à lui comme conseiller technique[réf. nécessaire].

Il a été fait chevalier de la Légion d’honneur en 20032,1.

Enseignant et membre du conseil scientifique à l’Institut des sciences sociales, économiques et politiques (Issep), école fondée à Lyon par l’ancienne députée du Front national, Marion Maréchal, il a été démis de toutes fonctions le 9 novembre 2019 à la suite de l’affaire Anastasia Iechtchenko (uk)3.

Affaire Anastasia Iechtchenko

Le 9 novembre 2019, Oleg Sokolov est arrêté à Saint-Pétersbourg sur le quai de la Moïka. Il a avec lui un sac dans lequel des mains de femme tranchées sont découvertes2. Il serait tombé à l’eau alors qu’il tentait de faire disparaître ces restes humains2. Le comité d’enquête de la fédération de Russie à Saint-Pétersbourg a ouvert une procédure pénale au titre de la partie 1 de l’article 105 du Code pénal de la fédération de Russie (« meurtre »). Le corps sans tête découvert dans l’appartement de Sokolov est celui de son élève et co-auteure Anastasia Iechtchenko (uk), âgée de 24 ans4,5 qui était sa compagne. Il avoue le 10 novembre l’avoir tuée6.

Ce meurtre rouvre un débat sur les violences conjugales, alors que le pays a diminué les peines pour les violences dans le cadre familial7. Son procès s’ouvre le 9 juin 2020 en Russie7.

Ouvrages traduits en français

      • L’Armée de Napoléon, éditions Commios, 600 p.
      • Austerlitz – Napoléon, l’Europe et la Russie, éditions Commios, 592 p.
      • Le Combat de deux Empires, Paris, Éditions Fayard, coll. « Divers Histoire », 2012, 528 p. (ISBN 978-2-213-67076-8)

Notes et références

  1. L’Obs avec AFP, « Il a tué et démembré sa compagne : l’historien russe Oleg Sokolov face à ses juges », L’Obs,‎ 9 juin 2020 (lire en ligne [archive], consulté le 27 juin 2020)

Liens externes

 

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_des_sciences_sociales,_%C3%A9conomiques_et_politiques

Institut des sciences sociales, économiques et politiques

Institut des sciences sociales, économiques et politiques
Institut des sciences sociales, économiques et politiques - logo.png
Histoire
Fondation
Cadre
Sigle
ISSEP
Type
Forme juridique
Siège social
Pays
Organisation
Fondateur
Direction
Site web
Identifiants
RNA
SIREN
SIRET
OpenCorporates

L’Institut des sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP) est une école privée d’enseignement supérieur à but non lucratif fondée en 2018 à Lyon.

Co-fondé par Marion Maréchal, qui en en est la directrice générale, il dispense à la fois un enseignement de management type école de commerce, des sciences politiques et de la culture générale.

Historique

Genèse

Marion Maréchal fonde l’école avec Thibaut Monnier, conseiller régional RN d’Auvergne-Rhône-Alpes et secrétaire départemental du parti dans l’Isère, et avec le soutien opérationnel d’Agnès Marion, membre du conseil national du RN et ancienne candidate à la mairie de Lyon, via son imprimerie Saint-Joseph1,2. Thibaut Monnier indique avoir eu « l’idée de lancer une école à Lyon » avant que le projet ne se développe « dans [son] entourage »2. L’association est enregistrée le 30 octobre 2017 — les statuts étant déposés par Thibaut Monnier, Sylvain Roussillon et Amaury Navarranne — et domiciliée à Saint-Étienne, puis le site de l’Issep est créé le 13 novembre2,3. Thibaut Monnier propose à Marion Maréchal de s’associer au projet en décembre 2017 ; elle le rejoint en janvier 20184. Selon Le Figaro, l’initiative bénéficie des réseaux et du soutien de nombreux conseillers régionaux FN3.

Il est conçu pour que sa « famille de pensée investisse davantage le champ de la métapolitique » dans sa conquête du pouvoir5,6. Il « ambitionne de former les futurs dirigeants de « la vraie droite » et « mener la guerre des idées » tel que le décrit L’Obs lors de son ouverture7. Selon sa directrice, il s’agit d’« une école conservatrice » assumant « le souhait de former une nouvelle élite patriotique », avec pour ambition de constituer un « Sciences-Po de droite »8,9. Marion Maréchal se revendique d’Émile Boutmy et son souhait au XIXe siècle de répondre à la « faillite morale » de la classe politique8. L’ancien député européen FN puis MNR Jean-Yves Le Gallou précise que « l’idée de Marion est de professionnaliser des sympathisants politiques ou responsables d’association sur qui la droite de la droite pourra s’appuyer si elle prend le pouvoir », une façon de « faire de la politique autrement » selon Marion Maréchal et « de former ses soutiens » d’après Paul-Marie Coûteaux10. Pour Lyon Capitale, son but est de « former les directeurs de cabinet mais aussi les têtes pensantes du FN de demain »2.

Ouverture

L’établissement de 360 m2 est situé dans le quartier de la Confluence à Lyon.

Son président honoraire est Patrick Libbrecht, ancien directeur général de la société agroalimentaire Materne11. Selon les statuts de 2019, le bureau de l’ISSEP est présidé par le monarchiste Sylvain Roussillon, par ailleurs responsable de la société lyonnaise Janus International qui gère la communication de Marion Maréchal selon l’historien Grégoire Kauffmann, ce que l’intéressé dément. Pierre Meurin, ex-président des Jeunes pour la France, occupe le poste de secrétaire ; Christophe Bentz, délégué général du Parti chrétien démocrate, celui de secrétaire général1,2.

Fondé sur une structure d’association à but non lucratif, le projet est au départ financé par des dons tenus secret et prévoit un retour à l’équilibre financier au bout de quelques années8. Son intérêt reste avant tout appuyé sur le nom de Marion Maréchal8. Il s’agit d’une école privée hors contrat1.

La première rentrée a lieu en octobre 2018. Quelque 80 étudiants y suivent des cours, dont une quinzaine en magistère 18,12. La première promotion est placée sous le patronage de Georges Loustaunau-Lacau, dont elle prend le nom13,14.

La reconnaissance académique comme établissement d’enseignement supérieur privé est accordée le 4 janvier 2019 par le rectorat de Lyon, plusieurs mois après l’ouverture, à cause d’un dossier initial incomplet15. Ce manque de reconnaissance académique freine le nombre d’inscriptions15. L’ISSEP dit avoir accueilli 150 étudiants en deux ans1.

Le 26 mars 2019, l’école est la cible d’une attaque revendiquée par « le groupe Antifascite Lyon et Environs », qui vandalise sa vitrine16.

La 5e promotion de formation continue prend le nom de Jean III Sobieski.

Enseignement et financement

L’ISSEP délivre une formation en deux ans, le magistère « Sciences politiques et management de projet », ouverte aux étudiants ayant validé un diplôme de niveau Bac+3 ou Bac+4, après une sélection sur dossier et un examen. L’enseignement est consacré pour moitié à la « direction des hommes et de projet » (management, communication, stratégie) et pour moitié aux humanités (sciences politiques et sociales, histoire, droit, philosophie etc.). Les frais de scolarité s’élèvent à 5 500 euros, pour environ 500 heures de cours8.

Il propose également un programme de formation continue en dix week-ends ouverte à tous pour un peu moins de 2 000 euros9.

Le diplôme de l’école n’est pas encore reconnu par l’État, un minimum d’années d’ancienneté étant nécessaire pour cela17.

En date de novembre 2018, une quarantaine d’entreprises lyonnaises ont soutenu l’établissement18.

Personnalités liées à l’école et intervenants

Dans l’organigramme du « conseil scientifique » figurent une quarantaine de figures plutôt conservatrices19, dont l’essayiste Jacques de Guillebon (coprésident), l’homme politique et enseignant Patrick Louis (coprésident), le géopolitologue Pascal Gauchon, l’écrivain Yves-Marie Adeline, fondateur de l’Alliance royale, le philosophe Thibaud Collin ou encore le professeur de droit Guillaume Drago20. Cet organigramme est notamment alimenté par les réseaux de Charles Millon21,20. Il compte également des personnalités étrangères telles que le professeur américain Paul Gottfried (en) et le Britannique Raheem Kassam (en), conseiller de Nigel Farage22. L’entrepreneur Charles Beigbeder a aidé à trouver des mécènes sans lui-même participer au financement23. En 2020, parmi les enseignants, figurent notamment l’historien Jean Étèvenaux, les historiens du droit Jean-Luc Coronel de Boissezon et Philippe Pichot-Bravard, le journaliste Frédéric Pons ou encore des hauts gradés de l’armée tels que le général Bertrand de La Chesnais24,1.

L’ISSEP accueille également des conférenciers, les premiers invités étant Laurent Obertone, Ivan Rioufol du Figaro, Éric Zemmour et François Bousquet25,26, mais aussi l’entrepreneur Laurent Alexandre27.

Victoria Pourcher, ancienne membre du RN et ancienne conseillère du 8e arrondissement de Lyon, est directrice administrative de l’établissement1.

Marion Maréchal dit espérer que son école soit « le terreau dans lequel tous les courants de la droite pourront se retrouver et s’épanouir ». Selon l’AFP, l’établissement ouvre ainsi ses portes à « tous les courants de l’extrême droite » tout en créant « des passerelles avec une droite plus traditionnelle », avec comme « le conservatisme sur les mœurs apparaît comme un trait d’union, notamment par le combat mené par la quasi-totalité des intervenants contre l’ouverture du mariage aux couples de même sexe »28.

Antenne à l’étranger et partenariats

En octobre 2020, l’ISSEP ouvre des locaux à Madrid, où 24 étudiants font alors leur rentrée. L’antenne espagnole partage le même programme pédagogique mais sera autonome dans son fonctionnement et son recrutement29. Selon Médiacités, cette antenne « s’appuie sur des cadres du parti ultranationaliste Vox et recrute parmi les néo-franquistes »1. Jaime Mayor Oreja, ministre de l’Intérieur de 1996 à 2001, figure parmi les intervenants1.

L’ISSEP a également annoncé un partenariat avec l’université d’État de Saint-Pétersbourg et l’université Saint-Esprit de Kaslik au Liban1.

Notes et références

      • Paul Laubacher, « À l’école de Marion Maréchal », L’Obs, no 2818,‎ 8 novembre 2018, p. 42 à 45 (ISSN 0029-4713) Document utilisé pour la rédaction de l’article
      • Laurent Fargues, « La vérité sur… l’école de Marion Maréchal », Challenges, no 586,‎ 15 novembre 2018, p. 78 à 79 (ISSN 0751-4417) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Voir aussi

Article connexe

Liens externes

 

Amis mauritaniens en lutte contre la corruption, vous avez tout mon soutien contre David Rajjou

David Rajjou, avocat de la mère maquerelle et criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et de tous ses complices, qu’ils soient pédophiles, violeurs, proxénètes, tueurs en série, trafiquants d’armes, de drogue, d’êtres vivants, islamistes, terroristes, etc… a récemment décidé de se faire remarquer à l’international comme avocat de l’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, contre lequel pèsent actuellement de lourds soupçons de corruption durant ses deux mandats successifs à la tête de la République islamique de Mauritanie (2008-2019).

Rappelons que Mohamed Ould Abdel Aziz était déjà soupçonné depuis longtemps d’être au centre d’un énorme réseau international de trafiquants de drogue et qu’il est par ailleurs convaincu d’avoir conclu en 2010 un pacte de non-agression avec Al Qaïda au Maghreb islamique particulièrement avantageux pour l’organisation terroriste, à laquelle il aurait dès lors fourni bien des moyens de sévir…

Or, comme à son habitude, l’avocat brestois des terroristes islamistes et trafiquants de drogue Luraghi & Cie ne respecte pas l’adverse qui cette fois-ci est quand même un pays démocratique tout entier, dont les journalistes le qualifient déjà en retour de « grossier » et « discourtois ».

Je rappelle ici que pour défendre sa cliente de longue date Josette Brenterch, laquelle violait l’intimité de ma vie privée et celles de tous mes proches de toutes les manières possibles et imaginables depuis les années 1990 afin d’organiser à notre encontre d’innombrables agresssions et malversations et avait entrepris en 2008 de me faire harceler et calomnier sur Internet par PEC Luraghi et sa bande de cybercriminels (faits qui se poursuivent toujours actuellement), appliquant à la lettre l’adage selon lequel la meilleure défense est toujours l’attaque, à compter de l’année 2011 David Rajjou avait mené à mon encontre une procédure accusatoire entièrement mensongère et calomnieuse et particulièrement scandaleuse.

Ainsi avait-il notamment prétendu lors de sa plaidoierie du 9 avril 2013 devant le Tribunal Correctionnel de Brest que j’aurais été une malade mentale dangereuse qui aurait pris sa cliente et ses amis pour cibles au hasard et pourrait s’attaquer de même à n’importe qui d’autre. Il reprenait de la sorte à son compte, mot pour mot, tous les délires publics à mon sujet du malade mental Jean-Marc Donnadieu de Béziers, très distingué « déconnologue » de la bande de cybercriminels du pédophile, trafiquant de drogue et mythomane notoire PEC Luraghi.

Or, dans le « microcosme » brestois, tout le monde sait bien qui je suis réellement et tout ce qui me vaut la haine féroce de sa cliente, David Rajjou comme tous les autres.

Noter à ce sujet que j’ai eu l’occasion de le croiser quelques temps plus tard alors que j’arrivais à la porte d’entrée sécurisée du couloir du Tribunal de Grande Instance de Brest desservant tous les cabinets d’instruction dudit tribunal. Lui-même en sortait et m’avait proposé de profiter de cette ouverture de la porte pour y entrer… sans craindre le moins du monde que je n’aille y commettre d’agressions graves contre les magistrats et leurs greffières… et pour cause : ici, tout le monde sait bien que je n’ai rien d’une folle et n’ai jamais été dangereuse pour quiconque, hormis pour les criminels contre lesquels je me défends, éléments de preuves à l’appui, seule la plupart du temps, et sans jamais me départir, ni de mon calme, ni de ma politesse habituels, en dépit de tout ce que les uns et les autres me font subir.

En ce qui concerne la défense de son client mauritanien, constatant que c’est exatement la même que celle adoptée par Josette Brenterch en 2005 avant sa radiation de l’association AC ! Brest en raison de malversations et agressions diverses, je rappelle qu’elle avait alors dare-dare organisé une assemblée générale extraordinaire de cette association dont elle ne faisait même plus partie, en n’y conviant que ses amis, presque tous également non adhérents de cette association, afin d’en reprendre la direction avec le conseil d’administration et le bureau de son choix, un coup de force vécu comme un véritable putsch par tous les dirigeants légitimes et membres actifs de l’association à cette époque.

D’où cette question qui me vient tout de suite à l’esprit : les islamistes préparent-ils un coup d’Etat en Mauritanie, afin de reprendre le contrôle de ce pays qui leur a été si favorable depuis 2010 ?

 

https://alwiam.info/fr/ar/8744

Un autre avocat d’Aziz tient des termes grossiers qualifiant les enquêteurs de « mauvais »

 

Amis mauritaniens en lutte contre la corruption, vous avez tout mon soutien contre David Rajjou dans AC ! Brest

Après les propos discourtois prononcés par l’avocat français de l’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, en l’occurrence David Rajjou, à l’endroit de la police mauritanienne chargée des crimes économiques et financiers, lorsqu’il a qualifié l’enquête visant son client de « farce politique », voilà son collègue du même collectif de défense de l’ex Chef de l’Etat, le canadien d’origine mauritanienne Taghiyoullah Ould Eida qui en rajoute une autre couche, qui est même plus outrageuse.

En effet, ce dernier a qualifié ce lundi 24 aout courant, sur les antennes de RFI et à la surprise générale, les limiers de la police anticorruption de « mauvais enquêteurs ».

Ce qui est une autre insulte portée au pouvoir judiciaire mauritanien, la première fois par un avocat français en carence d’informations sur les abus impensables pensés par son client.

La seconde fois, quand un avocat mauritanien se permet de qualifier les limiers de mauvais enquêteurs.

Un minimum de décence professionnelle lui aurait pourtant dicté, en tenant à cracher son courroux, à parler d’enquêteurs « inappropriés ».

, « Il (Mohamed ould Abdel Aziz) n’a pas voulu coopérer avec les enquêteurs, confie son avocat Me Takioullah Eidda. Il pense, avec raison, qu’il est devant de mauvais enquêteurs puisqu’il jouit d’une immunité constitutionnelle. Il ne peut être jugé ou être l’objet d’une enquête que devant la Cour de justice de la République islamique mauritanienne, et pour une haute trahison. Ce qui n’est pas le cas évidemment. Nous sommes très contents et soulagés de sa libération. »

Aucune charge n’a été signifiée à l’ancien chef de l’État dimanche soir. Il lui a simplement été demandé de ne pas quitter le pays. Ses avocats se disent aujourd’hui confiants, mais plus que jamais mobilisés pour garantir les droits de leur client.

Rappelons que l’ex-président mauritanien est rentré chez lui dans la nuit du dimanche au lundi 23-24 août sous les youyous de ses proches. Peu après une heure du matin, Mohamed ould Abdel Aziz a quitté la direction de la sureté où il était retenu depuis lundi dernier. Soulagement pour sa famille et ses avocats qui dénonçaient depuis une semaine ses conditions de détention et sa convocation elle-même par les enquêteurs.

Les enquêteurs souhaitaient entendre Mohamed ould Abdel Aziz sur de présumés détournements de biens publics durant sa décennie au pouvoir. Détournements mis au jour par une commission parlementaire qui a rendu son rapport à la justice début aout. Mais toute la semaine, il a gardé le même mode de défense: pas un mot. Une ligne de conduite, la même depuis lundi dernier. Il a juste concédé aux enquêteurs de décliner son identité et son titre d’ancien président. Car pour lui comme pour ses avocats sa détention était illégitime.

 

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Mauritanie

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République islamique de Mauritanie

(ar) الجمهورية الإسلامية الموريتانية

Drapeau
Drapeau de la Mauritanie.
Blason
Sceau de la Mauritanie.
 
Devise شرف إخاء عدالة
Honneur Fraternité Justice
Hymne Nachid al-watani
(l’hymne national)
Description de l'image Mauritania (orthographic projection).svg.
Administration
Forme de l’État République islamique
Président de la République Mohamed Ould Ghazouani
Premier ministre Mohamed Ould Bilal
Langues officielles Arabe et français
Capitale Nouakchott18° 05′ N, 15° 58′ O
Géographie
Plus grande ville Nouakchott
Superficie totale 1 030 700 km2
(classé 29e)
Superficie en eau Négligeable
Fuseau horaire UTC +0
Histoire
Indépendance De la France
Date 28 novembre 1960
Démographie
Gentilé Mauritanien
Population totale (20201) 4 005 475 hab.
(classé 128e)
Densité 4 hab./km2
Économie
PIB nominal (2020) 5,9 milliards de dollars
IDH (2017) en stagnation 0,5202 (bas ; 159e)
Monnaie Ouguiya (MRU​)
Divers
Code ISO 3166-1 MRT, MR​
Domaine Internet .mr
Indicatif téléphonique +222
Organisations internationales ONU (28 octobre 1961)3
Union du Maghreb arabe (1989)
Organisation de l’unité africaine (1963) / Union africaine (2002)Ligue arabe (1973)APOBADCEN-SADCIROMVSG5S

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La Mauritanie (en arabe : موريتانيا, en berbère : Agawej ou Cengiṭ), en forme longue la république islamique de Mauritanie (en arabe : الجمهورية الإسلامية الموريتانية), est un pays d’Afrique du Nord-Ouest, situé entre 15 et 27 degrés de latitude nord et 5 et 17 degrés de longitude ouest. La Mauritanie fait partie de l’Union africaine, de la Ligue arabe, de l’Union du Maghreb arabe, de l’Organisation de la coopération islamique et de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), en plus d’être membre de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). La capitale de l’actuelle Mauritanie est Nouakchott. Les autres villes principales sont Nouadhibou, Kiffa, Kaedi, Zouérate et Rosso.

Elle possède une côte d’environ 800 km ouverte sur l’océan Atlantique s’étirant de Ndiago au sud jusqu’à Nouadhibou au nord. Au nord, elle est limitrophe du Sahara occidental (revendiqué par le Maroc et la République arabe sahraouie démocratique), de l’Algérie au nord-nord-est, du Mali à l’est et au sud-sud-est, et du Sénégal au sud-ouest.

La Mauritanie constitue un espace de contact entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne, ce qui en fait un pays pluriethnique ; elle est majoritairement peuplée d’une communauté arabe et berbère dans laquelle se distinguent deux groupes : les Maures arabo-berbères dits « Maures blancs » ou Beidanes (qui représenteraient 40 %), et les Haratins dits « Maures noirs », anciens esclaves arabophones, d’origine Bafour (qui seraient 30 % de la population), et d’un ensemble noir-africain composé de plusieurs ethnies, telles que les Peuls, Soninkés, Wolofs et Bambaras, qui représenteraient 30 % de la population, selon les estimations de la CIA1 (sans études précises , il n’existe pas de statistiques dans ce sens). Il convient de souligner que la proportion des différents groupes ethno-linguistiques n’est pas connue avec précision, les statistiques avancées variant fortement selon la source. Pour mémoire, les statistiques datant des années 1960 indiquaient une proportion d’environ 80 % d’arabophones (hassanophones).

Sommaire

 

 

Politique

Politique intérieure

La Constitution de la République islamique de Mauritanie date du 20 juillet 1991, et a été révisée à trois reprises, en 2006, 2012 et 2017. Elle rappelle dans son préambule son attachement à l’islam et aux principes démocratiques tels que définis dans la Déclaration universelle des droits de l’homme ainsi que dans la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples36.

Terrorisme

La Mauritanie se trouve dans une zone d’activité de mouvements salafistes radicaux, en particulier d’Al-Qaïda au Maghreb islamique. Bien qu’étant le seul État du Maghreb qui ne compte pas une branche locale d’Al Qaïda, la Mauritanie connu des attentats perpétrés par le GSPC en 2003, quand le groupe terroriste algérien attaque une unité de l’armée mauritanienne à Lemgheity dans le nord du pays. Le bilan de l’attaque fait état de 17 tués et des armes, des munitions ainsi que des véhicules militaires sont volés par les assaillants. Le président Ould Taya avait à l’époque mobilisé d’importants moyens militaires pour répliquer au GSPC sans arriver pour autant à éradiquer le groupe37.

Durant les quatre années qui suivent cet incident aucune attaque terroriste n’est à déplorer sur le territoire mauritanien. Le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi avance la possibilité d’un dialogue avec les islamistes et fait preuve d’ouverture en autorisant la création de deux partis politiques d’obédience islamiste : Tawassoul et Al-Fadila37.

Pourtant, fin 2007, la Mauritanie connaît une série d’attaque terroristes. Le 24 décembre 2007, à la veille de Noël, quatre touristes français sont abattus par trois jeunes mauritaniens se réclamant de l’islamisme radical. Deux jours plus tard, une attaque revendiquée par la branche Al-Qaïda au Maghreb fait trois victimes parmi les forces armées mauritanienne à Al-Ghallawouiya dans le nord-est du pays. AQMI reproche alors au gouvernement mauritanien de ne pas avoir mis fin à ses relations diplomatiques avec Israël. Un mois plus tard, l’ambassade d’Israël à Nouakchott est attaquée par des assaillants que les services de sécurité n’arriveront pas à identifier37. Cette série d’attaques terroriste donnera lieu à l’annulation du rallye Paris-Dakar qui passait par la Mauritanie38.

En août 2009, trois jours après l’investiture de Mohamed Ould Abdel Aziz à la suite de sa victoire à l’élection présidentielle de 2009, un attentat-suicide revendiqué par Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) est perpétré au passage de deux gendarmes mobiles français devant l’ambassade de France à Nouakchott39.

Des documents découverts par l’armée américaine durant la traque d’Oussama Ben Laden au Pakistan révèlent que le président Mohamed Ould Abdel Aziz se serait rapproché d’AQMI pour conclure un pacte de non-agression en 201040. Ces documents montrent qu’un accord d’un an reconductible proposait la fin des attaques sur le sol mauritanien contre un pacte de non agression entre l’armée mauritanienne et AQMI, le versement d’une somme de 10 à 20 millions d’euros chaque année ainsi que la libération de prisonniers41. Les documents mentionnent également qu’une trêve permettrait à AQMI de disposer de bases arrières en Mauritanie afin d’y installer ses cadres en sécurité, ce qui lui permettrait de se concentrer sur l’Algérie40. Le pouvoir mauritanien a toujours nié l’existence d’un tel contrat passé entre la Mauritanie et AQMI42.

De fait, depuis 2011, et contrairement à ses voisins malien et algérien, la Mauritanie n’a pas subit d’attaque terroriste sur son sol. Le pays fait par ailleurs face à de multiples critiques à l’international pour avoir libéré en 2015, sans même l’avoir présenté à la justice, l’un des principaux leaders de l’insurrection dans le nord du Mali et ancien porte-parole d’Ansar Dine (allié d’AQMI), Sanda Ould Bouamama43, ainsi que pour l’évasion d’autres prisonniers djihadistes dans des circonstances jugées opaques40. Cet accord secret expliquerait également pourquoi, durant l’opération Serval menée en 2013 par la France dans le nord du Mali, le président président Aziz a refusé d’apporter l’aide militaire de la Mauritanie à son allié français43.

L’ancien numéro 3 d’Al-Qaïda d’origine mauritanienne Abou Hafs al-Mauritani, qui s’était opposé à Oussama Ben Laden au sujet des attentats du 11 septembre, vit à Nouakchott depuis 2012 après avoir été extradé par l’Iran où il vivait en résidence surveillée44,45.

Modification du drapeau national

Le 9 mars 2017 une révision de la Constitution est approuvée à l’Assemblée nationale. Elle porte sur la suppression du Sénat, de la Haute cour de justice, du médiateur de la République et du Haut Conseil islamique ainsi que sur une modification du drapeau national qui portera désormais deux bandes rouges symbolisant le sang versé par les « martyrs de la résistance » durant la période coloniale française46. Soumise initialement au parlement, cette modification, vivement contestée par l’opposition47, est rejetée, à la surprise générale, par le Sénat. Le président Mohamed Ould Abdel Aziz opte alors pour l’organisation d’un référendum, qui a lieu le 5 août 2017. Les électeurs mauritaniens votent « oui » à 85 %, selon les résultats dévoilés par la commission électorale. La participation s’est élevée à 53,73 %48.

Politique extérieure

Les traités et accords internationaux ne peuvent être ratifiés qu’en vertu d’une loi. Aucune modification du territoire (cession, échange, adjonction) ne peut se faire sans le consentement du peuple par référendum.

Les engagements internationaux contraires à la Constitution rendent nécessaire la révision de celle-ci afin de ratifier ces engagements. À partir de leur publications, ces engagements internationaux ont une valeur supérieure à celle des lois49.

Ordres et décorations

  • Ordre national du Mérite

 

 

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Mohamed Ould Abdel Aziz

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Mohamed Ould Abdel Aziz
محمد ولد عبد العزيز
Illustration.
Mohamed Ould Abdel Aziz en 2014.
Fonctions
Président de la République islamique de Mauritanie
5 août 20091er août 2019
(9 ans, 11 mois et 27 jours)
Élection 18 juillet 2009
Réélection 21 juin 2014
Premier ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdhaf
Yahya Ould Hademine
Mohamed Salem Ould Béchir
Prédécesseur Ba Mamadou M’Baré
(intérim)
Lui-même (chef de l’État, de facto)
Successeur Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed El-Ghazouani
Président de l’Union africaine
30 janvier 201430 janvier 2015
(1 an)
Prédécesseur Haile Mariam Dessalegn
Successeur Robert Mugabe
Chef de l’État de la République islamique de Mauritanie
(de facto)
6 août 200815 avril 2009
(8 mois et 9 jours)
Premier ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdhaf
Prédécesseur Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi
(président de la République)
Successeur Ba Mamadou M’Baré (président de la République, intérim)
Lui-même
Biographie
Nom de naissance Mohamed Ould Abdel Aziz
Date de naissance 20 décembre 1956 (63 ans)
Lieu de naissance Akjoujt, Colonie de la Mauritanie
Nationalité mauritanienne
Parti politique Indépendant
Profession militaire
Religion Islam

Seal of Mauritania (1959-2018).svg Seal of Mauritania (December 2018).svg Emblème de l'Union africaine.svg
Présidents de la
République islamique de Mauritanie

Présidents de l’Union africaine
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Mohamed Ould Abdel Aziz Ould Ahel Elya (parfois Muhammad Ould Abd al-Aziz, Ould Abdelaziz, en arabe : محمد ولد عبد العزيز ولد أهل اعليا), né le 20 décembre 1956 à Akjoujt, est un ancien général mauritanien, chef de l’État du 6 août 2008 au 15 avril 2009, puis président de la République du 5 août 2009 au 1er août 2019.

Il est l’un des meneurs du coup d’État d’août 2005 qui dépose le président Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya, puis conduit le coup d’août 2008 qui renverse le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi et le Premier ministre Yahya Ould Ahmed El Waghef, à l’issue d’une crise politique. Il est désigné par la junte président du Haut Conseil d’État1, l’organe de la transition, avant d’être élu président de la Mauritanie en 2009, et réélu en 2014. Il annonce en 2018 son intention de quitter le pouvoir à l’expiration de son second et dernier mandat, conformément aux dispositions de l’article 28 de la Constitution mauritanienne de 19912.

Biographie

Famille et vie privée

Mohamed Ould Abdel Aziz naît le 20 décembre 1956 à Fort Repoux, une ancienne ville minière du centre-ouest de la Mauritanie. Il est issu de la tribu des Ouled Bou Sbaa, une grande tribu originaire du Maroc et présente en Mauritanie et au Sahara occidental . Son père Abdel Aziz, qui était commerçant, a longtemps vécu au Sénégal3. Il est aussi le cousin de l’ancien président Ely Ould Mohamed Vall4, décédé le 5 mai 2017. Longtemps proches, les deux hommes se sont brouillés politiquement en 2008 : Ely Ould Mohamed Vall avait condamné le renversement de Sidi Ould Cheikh Abdallahi par Mohamed Ould Abdel Aziz5.

Mohamed ould Abdelaziz est marié à Tekber Mint Malaïnine Ould Ahmed6. Discret sur sa vie personnelle, il est probablement père de sept enfants parmi lesquels deux fils régulièrement cités par la presse locale. Le premier, Ahmed Ould Abdelaziz est décédé en 2015 dans un accident de voiture après avoir été impliqué dans le rapport Sherpa7 et dans l’« affaire Sheikh Rada Al-Saidy », un célèbre scandale immobilier basé sur un Schéma Ponzi8. Le deuxième, Badr Ould Abdelaziz, a quant à lui succédé à son frère en tant que président de la fondation Rahmaa et a été plusieurs fois cité dans la presse dans le cadre d’affaires de tirs par arme à feu9,10 et d’intimidation de journalistes11.

Carrière militaire et politique

1977-2005

Après des études secondaires, il rejoint l’armée nationale où il occupe plusieurs postes de commandement12.

Entre 1977 et 1982, il suit deux formations militaires au Maroc, à l’Académie royale militaire de Meknès13, et en Algérie. En 1984, au lendemain du putsch contre Mohamed Khouna Ould Haidalla, il devient aide de camp de Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya, le nouveau président de la République mauritanienne. Il intègre ensuite le Bataillon de la Sécurité Présidentielle (BASEP) créé sous le régime de Ould Taya.

Promu en janvier 1994 au grade de commandant, il occupe le poste de commandant-adjoint de la 6e région militaire jusqu’en 1998 où il obtient le grade de lieutenant-colonel et devient le commandant du BASEP. Il accède en 2004 au grade de colonel.

Le 8 juin 2003, le BASEP, commandé par Mohamed Ould Abdel Aziz, déjoue le putsch des Cavaliers du changement, et reprend le contrôle de Nouakchott après de violents combats, qui font officiellement une quinzaine de morts14.

2005-2008

Mohamed Ould Abdel Aziz, qui en est probablement le cerveau15, mène aux côtés du colonel Ely Ould Mohamed Vall un coup d’état le 3 août 2005 qui aboutit au renversement du président Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya au pouvoir depuis 21 ans16,17,18Ely Ould Mohamed Vall, qui était le directeur général de la sûreté nationale, prend la tête du Conseil militaire pour la justice et la démocratie (CMJD) et promet l’organisation d’élections démocratiques dans un délai de deux ans. Ould Taya était en Arabie Saoudite, aux obsèques du roi Fahd, lors de sa déposition, qui s’est déroulée sans violence14.

Alors que Vall est semi-retraité de l’armée après l’élection de 2007, Aziz, qui est le cousin Oulad Bousbaa de Madame Khattou Mint El Boukhary, l’épouse du président Sidi Ould Cheikh Abdallahi15, a continué à diriger le BASEP et a été élevé au grade de général par le président nouvellement élu Sidi Ould Cheikh Abdallahi en janvier 2008. Il devient ainsi le deuxième général de l’histoire de l’armée mauritanienne depuis l’indépendance du pays en 1960. Il est nommé chef d’état-major particulier du président19

La rumeur d’Aziz disait qu’il avait une influence considérable sur Abdallahi, une influence qu’Abdallahi recherchait et subissait à la fois15.

Le général a été au cœur des conspirations parlementaires qui ont bloqué le gouvernement Abdallahi et institutions mauritaniennes en 2007, aboutissant au coup d’État du 6 août15.

Coup d’État de 2008

Le matin du 6 août 2008, Mohamed Ould Abdel Aziz est limogé, avec trois hauts officiers de l’armée dont le général Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed El-Ghazouani, par le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, qui les accusait de mettre la pression sur les parlementaires frondant contre lui. Mohamed Ould Abdel Aziz s’empare du pouvoir, annule la décision présidentielle, et prend la direction d’un Haut Conseil d’État. Il promet de rectifier la trajectoire du pays vers la démocratie20 et un retour rapide à l’ordre constitutionnel21. Le président déchu, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, est placé en liberté surveillée : il sera libéré le 21 décembre 200822.

Le coup d’État de Mohamed Ould Abdel Aziz intervient sur fond de crise politique et sociale et de recrudescence d’attaques terroristes visant notamment des touristes français23. La Mauritanie avait connu, en novembre 2007, des émeutes du pain24. En mai 2008, l’entrée de personnalités islamistes du parti Tawassoul et de proches de l’ancien président Ould Taya dans le gouvernement d’union nationale de Yahya Ould Ahmed el Waghf avait provoqué des remous et déclenché le lancement d’une motion de censure à l’Assemblée25. Pour éviter d’être renversé, le Premier ministre Yahya Ould Ahmed el Waghf avait présenté la démission de son gouvernement juste avant le vote du Parlement. Reconduit dans ses fonctions par le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, Yahya Ould ahmed el Waghf avait constitué un nouveau gouvernement mi-juillet, sans les islamistes, et sans les figures de l’ancien régime Ould Taya26, mais sans parvenir à restaurer la confiance27.

Le 12 avril 2009, Mohamed Ould Abdel Aziz annonce sa démission de l’armée et de la présidence du Haut Conseil d’État avant le 21 avril afin de pouvoir se présenter à l’élection présidentielle prévue le 6 juin par ce conseil28. Le 15 avril, l’intérim du pouvoir revient constitutionnellement au président du Sénat, Ba Mamadou dit M’Baré29,30. Pour sa part, Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed lui succède à la tête du Haut Conseil d’État, qui est alors maintenu31.

De nombreuses pressions et menaces de la communauté internationale sont alors brandies contre les putschistes pour qu’ils négocient avec le président déchu Ould Cheikh Abdallahi. Le groupe de contact international sur la situation en Mauritanie (GCIM) créé pour coordonner les positions des partenaires internationaux de la Mauritanie sur cette crise, invite les protagonistes mauritaniens à un dialogue politique sous le patronage du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, président en exercice de l’UA. Un dialogue qui échoue vite à l’arrivée de ce dernier à Nouakchott. Le président Abdoulaye Wade propose sa médiation que l’UA appuie pour conduire à l’accord de Dakar du 2 juin 2009 dont les points principaux sont :

  • la signature d’un décret de formation du gouvernement transitoire d’union nationale par le président Ould Cheikh Abdallahi ;
  • la formalisation de sa démission volontaire de son mandat de président de la République et de l’exercice de l’intérim par le président du Sénat ;
  • la fixation de la date de l’élection présidentielle au 18 juillet 200932.

Le 3 juin 2009, le scrutin présidentiel, initialement est reporté au 15 juillet33. Le 27 juin 2009, après avoir formé la veille un gouvernement de transition et que la junte ait été placée sous tutelle de celui-ci, Abdallahi présente sa démission, permettant le début de la transition34.

Le 18 juillet 2009, Ould Abdel Aziz, désigné candidat de l’Union pour la République, est élu au suffrage universel président de la République avec 52,47 % des voix, dès le 1er tour, pour un mandat de cinq ans35. La transition aura été menée au terme d’un processus politique très rapide36, d’à peine neuf mois37, contrairement à son prédécesseur, Ould Taya, qui avait mis huit ans pour passer du statut de chef de la junte à celui de président élu38.

Depuis 2009

Le 13 octobre 2012, alors qu’il regagne en voiture la capitale Nouakchott, Ould Abdel Aziz est blessé par balle. Il subit à l’hôpital militaire de Nouakchott une première opération destinée à extraire la balle de son corps. Il est ensuite évacué en France pour des soins complémentaires39. Selon les autorités du pays, il s’agirait d’un tir par erreur de l’armée alors que le président roulait dans une voiture banalisée de nuit près d’un barrage40.

Le 21 juin 2014, Mohamed Ould Abdel Aziz est réélu pour un second mandat avec plus de 80 % des voix41, à l’issue d’une élection présidentielle boycottée par tous les principaux partis de l’opposition radicale, rassemblés au sein du Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU)42. Le résultat de cette élection est contesté par l’opposition et notamment par le candidat Biram Dah Abeid, qui affirme que le scrutin a été entaché de fraude massive43. Néanmoins, les observateurs de la mission de l’Union africaine dirigée par l’ancien Premier ministre tunisien Béji Caïd Essebsi ont jugé que le scrutin s’était déroulé dans des conditions satisfaisantes44.

Alors que la Mauritanie avait connu, depuis 2005 (attaque de Lemgheity) une multiplication des attaques et attentats terroristes, le pays, sous la conduite du président Mohamed Ould Abdel Aziz, a su endiguer la menace représentée par le groupe Al Qaïda Au Maghreb Islamique (AQMI). Dès 2010, l’armée mauritanienne mène, seule ou conjointement avec la France et le Mali45, des raids préventifs pour détruire des bases maliennes d’AQMI qui menaçaient ses frontières nationales. Après le déclenchement de l’opération française Serval, destinée à reconquérir le Nord du Mali contrôlé par les djihadistes, la Mauritanie réussit à maintenir sa frontière, longue de 1 000 kilomètres, hermétique aux infiltrations des combattants islamistes46. Les succès dans la lutte contre le terrorisme et la restauration de la sécurité constituent un progrès notable accompli par Mohamed Ould Abdel Aziz, « sur lequel s’accordent même les plus farouches détracteurs du chef de l’État »47. Le pays n’a plus connu d’attaques terroristes sur son sol depuis février 2011.

Action internationale et diplomatie

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz préside l’Union africaine entre le 30 janvier 2014 et le 30 janvier 201548. Il participe activement, comme médiateur, à la conclusion d’un cessez-le-feu entre la rébellion touarègue et l’armée malienne, après les affrontements de Kidal, en mai 201446.

Mohamed Ould Abdel Aziz est à l’origine de la création du G5 Sahel, en 201449. Cette organisation régionale réunit cinq pays de la bande sahélo-saharienne, la Mauritanie, le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad, et son secrétariat général siège à Nouakchott. Elle s’est dotée en 2017 d’une composante militaire, dont les effectifs seront portés, à terme, à 5 000 hommes. La force conjointe du G5 Sahel doit épauler la Minusma et les soldats de l’opération Barkhane pour lutter contre les djihadistes au Sahel50.

Depuis l’élection du président Mohamed Ould Abdel Aziz, la Mauritanie s’est engagée activement dans le renforcement de la sécurité collective en Afrique. Des soldats mauritaniens ont participé aux opérations de maintien de la paix en Côte d’Ivoire (ONUCI) et au Darfour. Elle a déployé un contingent de 120 gendarmes et 750 casques bleus dans le cadre de la MINUSCA en République Centrafricaine51.

Accusations de trafic de drogue : polémique avec le député français Noël Mamère

Plusieurs hommes politiques mauritaniens et étrangers ont accusé le président Mohamed Ould Abdel Aziz d’être au centre d’un réseau de trafic de drogue.

Sur la chaîne franco-allemande Arte, l’homme politique français Noël Mamère déclarait que le président mauritanien était impliqué dans des affaires de trafic de drogue52. Le député français a réitéré ces accusations : « Je vous confirme les propos que j’ai tenus concernant le président de la Mauritanie, qui ne font que confirmer ce qui est de notoriété publique » et de préciser le processus en faisant référence aux relations de président mauritanien « avec Hamdi Boucharaya, consul général de Guinée-Bissau, pays aujourd’hui plaque tournante du trafic de la région »53. Suite à ces déclarations, le président mauritanien engage des poursuites contre le député français. Noël Mamère déclare alors « avoir évoqué le président mauritanien, sans doute, abusivement », évoquant plutôt les dysfonctionnements des appareils judiciaires qui laissent le champ libre aux trafiquants54. En mars 2014, Noël Mamère se dit prêt à s’excuser auprès du peuple mauritanien et de son président55.

Le 2 mai 2014, il présente au président mauritanien des excuses en bonne et due forme : « je comprends que vous attendiez de moi une démarche personnelle. En conséquence, je vous prie de bien vouloir accepter mes excuses pour avoir tenu des propos publics qui ont pu porter atteinte à votre honneur et qui vous ont blessé. »56.

Malgré cela, l’opposant mauritanien, Moustapha Ould Limam Chafi, ancien conseiller du président burkinabè Blaise Compaoré, et proche de l’homme d’affaires mauritanien devenu opposant Mohamed Ould Bouamatou, reprend ces accusations, affirmant détenir des preuves qui n’ont pourtant jamais été rendues publiques57.

Présidentielle de 2019 : bilan et transition

En mars 2018, après onze ans passés à diriger la Mauritanie, Ould Abdelaziz confirme au magazine Jeune Afrique qu’il quittera le pouvoir en 2019 conformément aux dispositions de la Constitution qui l’empêchent de briguer un troisième mandat58,59.

Contrastant avec les succès sécuritaires affichés60, Mohamed Ould Abdelaziz laisse en réalité un pays marqué par une dette61,62 avoisinant les 100% et des inégalités aggravés63. Le conseil des droits de l’homme de l’ONU pointe entre autres une extrême pauvreté touchant les trois quarts de la population63; un taux accablant de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans63; une insécurité alimentaire chronique64 et une persistante exclusion65 politique et sociale ciblant les Haratines (Maures noirs descendants d’esclaves) et les Afro-Mauritaniens (Peuls, Soninkés, Wolofs)63,66. Dans le domaine de l’éducation, une étude du Forum économique mondial classe la Mauritanie 129e sur 130 pays67. Plus globalement, l’opposition juge le bilan des deux mandats d’Ould Abdelaziz parmi les plus sombres68.

À la veille de son départ, et bien que son régime soit accusé d’avoir géré le pays de manière clanique et clientéliste, Mohamed Ould Abdelaziz déroge aux principes d’un fin de règne en pressant une série de nominations au sein de l’administration69. À partir de 2019, soucieux de faire valoir ses positions quand au choix de son successeur, il est fortement impliqué dans une campagne présidentielle marquée par plusieurs heurts ainsi que par une coupure d’internet et une exclusion de l’ensemble des observateurs internationaux. Fort de l’expérience de ses deux mandat, Ould Abdelaziz pèse de tout son poids70 pour faire élire son dauphin désigné et son compagnon de toujours, dès le premier tour71.

Le 1er août 2019, Mohamed Ould Abdelaziz cède officiellement son poste à Mohamed Ould Ghazouani72. Dans un pays marqué par de nombreux coups d’État de 1978 à 2008, cette première « transition démocratique » est célébrée par le régime mais dénoncée par la majorité de l’opposition comme une « mascarade électorale » qui donne naissance quelques semaines plus tard à un gouvernement dans la continuité de celui d’Ould Abdelaziz58.

Après la présidence

Selon plusieurs voix expertes de la politique en Mauritanie, le passage de relai entre Ould Abdelaziz et Ould Ghazouani est à voir comme la première étape d’un tandémocratie à la Poutine et Medvedev »73,74,75, stratégie réfléchie pour répondre à la contrainte de la constitution actuelle en créant les conditions d’un retour prochain de l’ancien président au plus haut sommet de l’État76. Contrastant avec les multiples critiques attachées à ses deux mandats, Ould Abdelaziz confirmait dès 2018, sa ferme intention de continuer à peser sur l’avenir de la Mauritanie et déclarait « Dès que la constitution me permettra de me représenter, je le ferai. Je ne peux pas me présenter à un troisième mandat mais la constitution ne m’empêche pas de me représenter après »77.

Selon Alain Antil, de l’Institut français de relations internationales, Ould Ghazouani est « très structuré et était très apprécié dans l’armée mauritanienne. Ce n’est pas du tout un homme de paille »78.

Peu après son accession au pouvoir, Ould Ghazouani restructure les groupes spéciaux d’intervention (GSI) et reprend le contrôle du parti présidentiel, dans lesquels Ould Abdelaziz avait encore de l’influence79.

Le 26 juillet 2020, le rapport de la Commission d’enquête parlementaire chargée de passer au crible la gestion de Mohamed Ould Abdelaziz durant ses deux mandats est remis au président de l’Assemblée nationale. Le Parlement a décidé de saisir la justice pénale.

Le 29 juillet 2020, l’Assemblée nationale adopte une résolution dont l’article unique stipule : « Les dossiers d’enquête qui n’incluent pas ce qui peut relever de la compétence de la Haute Cour de justice sont transmis au ministre de la Justice afin de prendre les mesures nécessaires pour saisir les juridictions compétentes ». Cette décision fait suite à la publication du rapport de la Commission d’enquête parlementaire (CEP) dont la création avait été votée le 30 janvier pour analyser la gouvernance des dix ans de présidence de Mohamed Ould Abdelaziz (2009-2019)80.

En août 2020, six ex-ministres de Mohamed Ould Abdel Aziz sont placés sous contrôle judiciaire après avoir été auditionnés par la brigade chargée de la répression des crimes économiques. Des soupçons de corruption pèsent contre ces personnalités, en relation avec l’attribution de juteux contrats passés sous la présidence de Mohamed Ould Abdel Aziz.

La Commission d’enquête parlementaire sur la décennie Aziz a débusqué plusieurs contrats en contraventions avec la loi. Son rapport transmis à l’Assemblée nationale est à l’origine de la convocation d’un certain nombre de ministres de Mohamed Ould Abdel Aziz par la brigade chargée de la répression des crimes économiques81.

Le 17 août 2020, Mohamed Ould Abdel Aziz se rend dans les locaux de la Sûreté nationale pour répondre à une convocation des services de la police de répression des crimes économiques. Il est entendu pour répondre à de « fortes présomptions de mauvaise gouvernance et de détournements de biens publics ». Les policiers mènent des investigations sur de présumés cas de corruption et de détournements de biens publics pointés dans un rapport d’enquête parlementaire sur la gestion de l’ancien président, entre 2008 et 2019. Un rapport validé par l’Assemblée nationale le 28 juillet 2020 est transmis à la justice le 5 août 202082. Mohamed Ould Abdel Aziz brandit son immunité d’ancien président de la République pour justifier son refus de communiquer avec les enquêteurs. Selon ses avocats qui ont rapporté ses propos, l’ex-chef de l’État qualifie d’illégale sa convocation à la Sûreté nationale. L’ancien président a reçu le 20 août 2020 un groupe d’avocats français venu renforcer sa défense. Les avocats soutiennent leur client dans sa stratégie de silence. « Juridiquement, si vous considérez que la convocation est irrégulière, tous les actes subséquents qui en résultent, le placement en garde à vue, les interrogatoires, la rétention sont totalement irréguliers c’est pour ça que nous n’hésitons pas aujourd’hui à parler d’une détention totalement illégale qui s’apparente à une séquestration », témoigne Maitre David Rajjou du barreau de Brest. Les avocats français ont rencontré leur client durant une heure et demie. « Il est détenu depuis bientôt cinq jours dans une petite pièce dans des conditions de températures inacceptables », détaille Maitre David Rajjou qui revient sur les conditions de détention de l’ancien président mauritanienne. Selon le parquet mauritanien, tous les droits de l’ex-chef de l’État sont respectés. Il reçoit ses conseils juridiques et les membres de sa famille.83. Le 24 août 2020, Mohamed Ould Abdel Aziz qui était retenu par la police depuis une semaine pour répondre à de «fortes présomptions de mauvaise gouvernance et de détournements de biens publics» a été libéré sans être chargé et a pu rentrer chez lui a annoncé l’un de ses avocats.84. Cependant, les autorités n’ont pas rendu son passeport, lui interdisant de quitter Nouakchott.85

Notes et références

  1. « L’ex-président Aziz libre mais sans passeport » [archive], sur La Tribune de Genève (consulté le 25 août 2020)

Voir aussi

Bibliographie

  • (en) Anthony G. Pazzanita, « Mohamed Ould Abdelaziz », in Historical dictionary of Mauritania, Scarecrow Press, Lanham (Maryland) ; Toronto, Plymouth (Royaume-Uni), 2008 (3e éd.), p. 329-341 (ISBN 9780810855960)

 

Christophe Girard : une chute annoncée dès le mois de février dernier…

Rappelez-vous comment je me réjouissais des caractéristiques de la Pleine Lune du 9 février dernier :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/02/16/9-fevrier-2020-une-pleine-lune-sensationnelle-anti-menteurs/

Comme bien d’autres, Christophe Girard aura eu beau tenter de se raccrocher à quelques branches, elles ont toutes fini par céder et désormais il continue inexorablement de chuter…

Noter que depuis le début du mois au moins, se disant « harcelé », il se cache à Lannilis, dans le Finistère, où il se trouve de fait sous la protection de deux grandes amies et complices du pédophile notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi, lui-même fervent admirateur de Gabriel Matzneff, dont il collectionne tous les écrits pédopornographiques, à savoir :

- la doyenne des juges d’instruction du TGI de Brest, Céline Verdier, qui pourrait être parente du peintre Claude Verdier, compagnon de Christian Giudicelli…

- et la faussaire Isabelle Johanny, vice-procureure du TGI de Brest, qui selon sa fiche « Copains d’avant » vit dans le « village » voisin de Plouguerneau :

http://copainsdavant.linternaute.com/p/isabelle-johanny-3729602

 

 

https://www.leparisien.fr/politique/affaire-matzneff-cinq-minutes-pour-comprendre-la-demission-de-christophe-girard-25-07-2020-8358633.php

Affaire Matzneff : cinq minutes pour comprendre la démission de Christophe Girard

 

Le départ de l’ex-adjoint à la Culture de la mairie de Paris, accusé d’avoir soutenu l’écrivain pédophile Gabriel Matzneff, a suscité de vives tensions à la mairie entre la majorité socialiste et les élus écologistes.

 

 Christophe Girard a financé la chambre d’hôtel dans laquelle Gabriel Matzneff a résidé pendant deux ans - et dans laquelle il amenait une de ses victimes adolescentes, Vanessa Springora.

Christophe Girard a financé la chambre d’hôtel dans laquelle Gabriel Matzneff a résidé pendant deux ans – et dans laquelle il amenait une de ses victimes adolescentes, Vanessa Springora. AFP/Stéphane de Sakutin
Par Paméla Rougerie

Le 25 juillet 2020 à 14h56
 

L’affaire mêle les milieux culturel, politique et féministe de la capitale. Jeudi soir, alors qu’il venait d’être reconduit à son poste d’adjoint à la Culture de la mairie de Paris, Christophe Girard a finalement annoncé sa démission, après avoir été visé par une manifestation organisée par des élus écologistes et des militants féministes. Des manifestants qui reprochent à l’élu une proximité avec l’écrivain Gabriel Matzneff, actuellement visé par une enquête pour « viols sur mineur ».

C’est quoi, l’affaire Matzneff ?

L’affaire avait fait polémique à la toute fin de l’année 2019, avec la sortie du « Consentement », un ouvrage signé Vanessa Springora. Dans ses pages, l’écrivaine, aujourd’hui âgée de 48 ans, raconte sa relation entretenue avec Gabriel Matzneff alors qu’elle n’était qu’une adolescente de 14 ans. Lui avait, au moment des faits, 50 ans.

La sortie du livre a mis en lumière un fait qui était déjà connu du milieu littéraire depuis les années 1970 : Gabriel Matzneff a longtemps écrit des ouvrages sur ses penchants pédophiles, qu’il s’agisse de jeunes filles avec lesquelles il disait entretenir de relations amoureuses, ou de garçons dont il a abusé lors de voyages à l’étranger.

Ces récits n’avaient pas fait de vague jusqu’à la sortie du « Consentement ». Car, après l’ère « #MeToo », le regard sur les violences sexistes et sexuelles a changé. Plus tard, c’est Francesca Gee, une autre de ses victimes, dont l’histoire est racontée dans « Ivre du vin perdu », qui a dénoncé des faits similaires dans la presse.

Depuis, Gabriel Matzneff, qui est visé par une enquête pour « viols sur mineurs » et est cité à comparaître en 2021 devant un tribunal correctionnel pour apologie du crime de viol aggravé, vit loin des regards et des médias. Mais des questions se posent sur l’implication de ses proches et, plus généralement, de l’indulgence qui lui a été accordée par un milieu littéraire qui a publié et même encensé ses ouvrages.

Quels sont les liens entre Girard et Matzneff ?

Dans les années 1980, tandis que Gabriel Matzneff entretenait une relation avec Vanessa Springora, Christophe Girard, alors secrétaire général de la Maison Yves Saint Laurent, est soupçonné d’avoir financé deux ans de séjours à l’hôtel pour l’écrivain, qui y emmenait sa victime, selon une enquête du New York Times. D’après Vanessa Springora, ces séjours permettaient aussi à Matzneff d’échapper aux visites des policiers de la brigade des mineurs dans son appartement. L’auteur, lui, dit que ces séjours lui avaient permis de se remettre d’une opération des yeux.

Christophe Girard a d’ailleurs été entendu en mars dans le cadre de l’enquête pour viols sur mineur. Dans une interview au Parisien, l’ex-élu assure avoir eu une « relation amicale » avec l’écrivain, sans pour autant le considérer comme un « ami ». Il a admis « s’être occupé » de la chambre d’hôtel de Gabriel Matzneff à la demande de Pierre Bergé, le compagnon d’Yves Saint Laurent. Il déclare également n’avoir lu qu’un seul des livres de Matzneff, et donc n’avoir pas eu connaissance de ses penchants pédophiles.

Christophe Girard aurait aussi, en 2002, rédigé une lettre de recommandation permettant à l’écrivain de toucher une allocation du Centre national du livre (CNL).

Qu’est-il reproché à Christophe Girard ?

Lors d’un rassemblement organisé jeudi, des élus écologistes se sont associés à des militants féministes pour demander la suspension de Christophe Girard, qui faisait partie de la liste d’Anne Hidalgo et était alors adjoint à la mairie de Paris en charge de la Culture.

Ils estimaient que sa présence au sein de l’Hôtel de Ville allait à l’encontre des valeurs féministes, en raison de ses liens et de son soutien supposé à Gabriel Matzneff.

« Trois ans après MeToo, après la discussion publique provoquée par la publication de l’ouvrage Le Consentement de Vanessa Springora, quelques mois après la terrible cérémonie des César, quelques jours après la nomination d’un ministre faisant l’objet d’une instruction pour viol et harcèlement sexuel, la Mairie de Paris ne peut pas, ne doit pas, prendre une position hostile aux revendications féministes. Il en va de notre cohérence politique », écrivaient-ils alors.

Pourquoi a-t-il démissionné ?

Après ce rassemblement jeudi, l’avocate de Christophe Girard, Delphine Meillet, avait dénoncé « une vindicte militante cherchant à substituer le tribunal de la rue au tribunal judiciaire ». Devant l’Hôtel de Ville, « il y avait 20 personnes […], mais il y avait des pancartes qui étaient inadmissibles, bienvenue à pédoland et pédos en commun, un détournement de notre logo de campagne (Paris en commun) », raconte Emmanuel Grégoire, le premier adjoint d’Anne Hidalgo.

Manifestation pour la démission de Christophe Girard devant le Conseil de Paris. /LP/Delphine Goldsztejn

Manifestation pour la démission de Christophe Girard devant le Conseil de Paris. /LP/Delphine Goldsztejn  
« Ces slogans sont diffamatoires à l’encontre de Christophe Girard en ce qu’ils assimilent celui-ci à un complice de pédocriminalité », explique Me Meillet, rappelant que son client « n’est mis en cause dans aucune enquête judiciaire » et a été « auditionné en qualité de simple témoin ».

Malgré cela, Christophe Girard a finalement choisi d’annoncer sa démission du poste d’adjoint à la Culture jeudi soir. « Dans le climat délétère général […] où l’on piétine notre Droit et le Code pénal, et même si la manifestation de ce jour contre moi n’a rassemblé qu’une vingtaine de personnes, la première de mes priorités est qu’Anne Hidalgo, brillamment réélue Maire de Paris, puisse exercer son mandat sereinement », a-t-il justifié dans un communiqué.

« J’ai 64 ans, une vie de famille épanouie et de nombreux engagements culturels, politiques et associatifs, et n’ai nullement envie de pourrir ma vie plus longtemps et de m’emmerder à me justifier en permanence pour quelque chose qui n’existe pas », poursuit-il. L’élu reste cependant conseiller de Paris du XVIIIe arrondissement, où il a été élu le 28 juin dernier.

Quelles ont été les réactions au sein de la mairie ?

Cette affaire dans l’affaire a créé de vives tensions entre élus écologistes et la tête de la mairie. Les écologistes, qui dénonçaient sa présence, ont salué cette décision. « Au regard de la situation, qui devenait politiquement intenable, Christophe Girard a pris la meilleure décision pour protéger la ville et l’exécutif », ont-ils réagi dans un communiqué.

La maire Anne Hidalgo, elle, a vanté une « décision courageuse », mais s’est dite « écœurée ». « Dans quelle démocratie vivons-nous où le droit est piétiné par la rumeur, les amalgames et les soupçons ? Tout mon soutien à mon ami Christophe Girard », s’est-elle agacée sur Twitter.

Elle a également annoncé vouloir demander des excuses aux élus écologistes, qui avaient affiché des pancartes jugées insultantes. Elle dénonce tout particulièrement l’attitude de deux élues écologistes à l’origine du rassemblement, Raphaëlle Rémy-Leleu et Alice Coffin. Elles « ont incité et soutenu ces comportements, (et) se placent ainsi d’elles-mêmes en dehors de la majorité municipale », juge la maire de Paris.

Des tensions qui se sont aussi fait ressentir ce vendredi au Conseil de Paris. Indignée par le « salut républicain » et les applaudissements accordés à Christophe Girard, Alice Coffin a hurlé « la honte, la honte, la honte » en plein milieu de l’assemblée. « C’est terrible », juge-t-elle sur Twitter.

 

 

https://www.mediapart.fr/journal/france/270720/derriere-la-demission-de-christophe-girard-des-repas-avec-matzneff-payes-par-la-ville?onglet=full

Derrière la démission de Christophe Girard, des repas avec Matzneff payés par la Ville

 

27 juillet 2020 Par

 

L’adjoint à la maire de Paris chargé de la culture n’a pas seulement démissionné à cause de la manifestation des militantes féministes. Selon nos informations, les services municipaux ont découvert, les 22 et 23 juillet, trois notes de frais de repas entre l’élu et l’écrivain Gabriel Matzneff, réglés par la Ville. Anne Hidalgo en a informé le parquet de Paris.

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Contrairement à ce qu’ont mis en avant Christophe Girard et la mairie de Paris, l’adjoint à la culture n’a pas démissionné seulement à cause de la manifestation, jeudi 23 juillet, de militantes féministes et d’élu·e·s écologistes. Selon nos informations, les services de la Ville de Paris ont découvert, mercredi puis jeudi dernier, trois notes de frais de repas entre l’élu et l’écrivain Gabriel Matzneff, réglés par la Ville.

 

 

https://www.valeursactuelles.com/societe/en-prive-girard-refuse-toujours-de-juger-les-amours-de-matzneff-et-fustige-coffin-la-lesbienne-122642

En privé, Girard refuse toujours de “juger les amours” de Matzneff et fustige Coffin la “lesbienne”

Par

/ Jeudi 13 août 2020 à 14:22 10

Christophe Girard : une chute annoncée dès le mois de février dernier... dans AC ! Brest

Christophe Girard © ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

A la mairie de Paris, les élus de la majorité et les écologistes se déchirent à la suite de la démission de l’adjoint à la Culture.

Christophe Girard s’est retiré de la vie parisienne depuis son éviction de la mairie, avant tout pour fuir le vacarme lié à l’affaire dont il est un des personnages centraux avec Gabriel Matzneff. Accusé d’avoir soutenu l’écrivain, et notamment de lui avoir payé une chambre pendant deux ans abritant « les amours de Matzneff avec Vanessa Springora », il continue aujourd’hui à nier toute implication. Joignant de lui-même l’Express, il s’interroge toujours : « Pourquoi moi ? Pourquoi aurais-je dû savoir ? ». Longtemps contesté au sein de la mairie par les écologistes, notamment Alice Coffin, Christophe Girard a longtemps été défendu par Anne Hidalgo qui martelait alors : « Je ne lâche pas quelqu’un sur la base de présomptions ».

De son coté, en mars, Christophe Girard sent le vent tourner et se propose de partir si la situation devient intenable. Mais après le premier tour des municipales où la maire sortante arrive en tête, la situation s’améliore d’autant que David Belliard ne bénéficie pas de la vague verte, précise L’Express. Les négociations dureront plus de trois mois pour trouver une alliance avec Anne Hidalgo. Mais alors que les écologistes obtiennent cinq sièges durant ces pourparlers, Raphaëlle Rémy-Leleu et Alice Coffin sont « furieuses par la nomination de Christophe Girard ». Une ambiance délétère qui tiraille David Belliard. On apprend même qu’en rentrant chez lui, « Christophe Giard reçoit un seau d’urine sur la tête ».

La « haine des hommes »

Le 3 juillet, Christophe Girard demande à être auditionné par le groupe écologiste et réaffirme ne pas vouloir « juger les amours de Gabriel Matzneff », provoquant l’ire de ses accusatrices. Les Verts refusent alors de donner leur confiance au « gouvernement parisien », détaille l’express. Sauf que trois semaines après, un agent de la mairie découvre les fameuses notes de frais de deux repas entre Matzneff et Girard. On apprend qu’Anne Hidalgo « tombe de sa chaise » en apprenant la nouvelle ; Christophe Girard lui avait assuré ne l’avoir croisé qu’à quelques reprises. Elle décide d’en informer le Parquet. Le lendemain, sur le parvis de l’Hôtel de Ville, des militants, féministes et élus écolos se sont rassemblés avec des pancartes sans équivoque : « Mairie de Paris, bienvenue à Pedoland » ou encore « Ville du déni » et « adjoint à la culture du viol ». Christophe Girard avoue avoir « eu la nausée » en les voyant et décide de démissionner.

Tout aurait pu se calmer si la mairie n’avait pas décidé de se « venger ». Selon les informations de l’Express, « les noms de plusieurs écolos qui devaient représenter la municipalité dans certains organismes » ont été effacés : ceux d’Alice Coffin, Fatoumata Koné et Raphaëlle Rémy-Leleu notamment. Depuis la diffusion d’une vidéo d’Alice Coffin datant de 2018 sur le plateau de Russia Today, le climat est d’autant plus délétère à la mairie. L’élue déclarait : « Ne pas avoir de mari, ça m’expose plutôt à ne pas être violée, ne pas être tuée, ne pas être tabassée ». Elle a été relayée par plusieurs élus de la majorité. Christophe Girard y voit lui un « signe d’haine des hommes ». Il ajoute en privé : « Alice Coffin est une lesbienne qui ne supporte pas que je sois bisexuel ». Malgré les départs en vacances, les esprits ne se sont pas calmés.

Sur le même sujet

 

 

https://www.lexpress.fr/actualite/politique/de-l-affaire-matzneff-a-l-affaire-girard-choc-des-generations-a-la-mairie-de-paris_2132539.html

De l’affaire Matzneff à l’affaire Girard : choc des générations à la mairie de Paris

 

Par Camille Vigogne Le Coat et Erwan Bruckert, publié le 12/08/2020 à 09:00 , mis à jour à 15:32
Écouter cet article sur l’application

 

Les politiques parisiens se déchirent depuis le début de l’été au sujet de la démission de Christophe Girard. Plongée dans les coulisses d’une crise de société.

 

[ARTICLE MIS A JOUR le 18 août 2020] Dans un article de New York Times publié le 16 août 2020, un homme accuse Christophe Girard de l’avoir « contraint à des rapports sexuels » alors qu’il était mineur. Aujourd’hui atteint d’une quarantaine d’années, il affirme que l’ancien élu parisien l’a forcé à des rapports sexuels « une vingtaine de fois » depuis ses 16 ans. Mardi 18 août, le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « viol par personne ayant autorité ». « Les investigations (…) s’attacheront à déterminer avec exactitude si les faits dénoncés sont susceptibles de caractériser une infraction pénale et si, au vu de leur ancienneté, la prescription de l’action publique est acquise », a précisé le procureur dans un communiqué. Christophe Girard nie les faits, et a annoncé par l’intermédiaire de son avocate vouloir engager des poursuites « pour dénonciation calomnieuse » contre l’article du NYT. Des élues écologistes et des militantes féministes demandent à présent son retrait de la vie politique.

Lannilis (Finistère), 5 août. Christophe Girard est parti se retirer dans ce petit village du Finistère, avec enfants et conjoint, loin de Paris et de ses polémiques. Il ne consulte plus ni les réseaux sociaux ni sa messagerie, et s’est promis de se tenir loin de la presse. Pourtant, ce jour-là, c’est bien lui qui rappelle L’Express, d’un numéro inconnu. « J’ai changé de numéro, celui-ci est provisoire », explique l’ancien adjoint à la culture à la mairie de Paris, qui se dit « harcelé ». Est-ce bien la même personne qui, hier encore, régnait sur tout ce que la capitale compte de musées et de salles de spectacles, dirigeant près de 5000 agents et gérant 500 millions d’euros de budget ?

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https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/08/18/le-parquet-de-paris-ouvre-une-enquete-preliminaire-pour-viol-contre-christophe-girard_6049230_3224.html

Visé par une enquête préliminaire pour viol, Christophe Girard se met « en retrait » du Conseil de Paris

 

L’élu est accusé par un homme de l’avoir agressé sexuellement une vingtaine de fois. Il a démissionné de son poste d’adjoint à la culture, le 23 juillet, pour mettre fin à la polémique sur ses liens avec l’écrivain Gabriel Matzneff.

Le Monde avec AFP Publié hier à 12h25, mis à jour à 06h02

 

L’adjoint à la mairie de Paris, Christophe Girard, en 2013 à Paris.
L’adjoint à la mairie de Paris, Christophe Girard, en 2013 à Paris. LIONEL BONAVENTURE / AFP

 

Le parquet de Paris a ouvert, lundi 17 août, une enquête préliminaire du chef de « viol par personne ayant autorité » concernant Christophe Girard, ex-adjoint à la culture de la maire de Paris, Anne Hidalgo, mis en cause par un homme ayant témoigné, dans un article du New York Times, de multiples agressions sexuelles datant de la fin des années 1980.

« Les investigations ont été confiées à la brigade de protection des mineurs de la direction régionale de la police judiciaire. Elles s’attacheront à déterminer avec exactitude si les faits dénoncés sont susceptibles de caractériser une infraction pénale et si, au vu de leur ancienneté, la prescription de l’action publique est acquise », précise le communiqué rendu public mardi.

« Par souci de sérénité et du bon fonctionnement de la majorité au sein du Conseil de Paris, j’ai proposé à Anne Hidalgo et à Rémi Féraud, président du groupe Paris en commun [structure de campagne de la maire de Paris], ma mise en retrait le temps de l’enquête préliminaire et pour mieux me défendre », a réagi M. Girard, qui reste élu au Conseil et au conseil municipal du 18e arrondissement.

Un homme dénonce une vingtaine d’agressions sexuelles

Le New York Times a publié, dimanche 16 août, le témoignage d’Aniss Hmaïd, âgé aujourd’hui de 46 ans, qui dit avoir rencontré l’accusé dans la station balnéaire d’Hammamet (Tunisie) à la fin des années 1980, alors qu’il avait 15 ans. Il assure avoir été sexuellement agressé une vingtaine de fois, les années suivantes, par M. Girard.

En échange, poursuit l’article, M. Hmaïd assure que M. Girard l’employait parfois comme domestique dans sa résidence d’été dans le sud de la France et « lui obtenait des emplois temporaires au sein de la maison Yves Saint Laurent », dont il était l’un des principaux dirigeants avant d’entrer en politique.

A l’appui de ses dires, M. Hmaïd a montré au New York Times plusieurs attestations de travail et fiches de paie de la maison Yves Saint Laurent, et « plus d’une centaine » de photographies de M. Girard, dont l’une le montrant entièrement nu. Quatre personnes contactées par le journal américain – le père et le petit frère d’Aniss Hmaïd, une ancienne petite amie et un ancien collègue de travail – ont confirmé que M. Hmaïd leur avait parlé de ces abus il y a près de vingt ans.

L’ex-adjoint à la culture d’Anne Hidalgo avait déclaré dimanche, par la voix de son avocate, Delphine Meillet, qu’il « conteste ces dénonciations et ces faits avec la plus grande fermeté », ajoutant : « Les faits dénoncés étant prescrits, la parole de l’accusateur, contre la parole de l’accusé, est laissée à l’appréciation du tribunal de l’opinion, où trop souvent une présomption de culpabilité en matière d’infractions sexuelles a pris le pas sur la présomption d’innocence. »

Les faits dénoncés par M. Hmaïd sur la période où il était encore mineur pourraient être prescrits depuis son 38e anniversaire. Le délai de prescription, depuis une loi de 2018, a été porté à trente ans après la majorité de la victime, mais la loi n’est pas rétroactive.

« Je me satisfais de l’enquête préliminaire qui s’ouvre et qui permettra à la victime de s’exprimer, de participer à la manifestation de la vérité compte tenu de la gravité des faits reprochés à Christophe Girard », a réagi de son côté la maire de Paris dans un message publié mardi sur Twitter.

Affaire Gabriel Matzneff

« Nous demandons l’exemplarité (…) et nous souhaitons que Christophe Girard abandonne ses mandats pour se concentrer sur sa défense judiciaire », a réagi mardi auprès de l’Agence France-Presse (AFP) la porte-parole d’Osez le féminisme ! Céline Piques, rappelant que M. Girard est toujours élu dans le 18e arrondissement et siège au Conseil de Paris.

Pour elle, « l’affaire Girard », jusqu’ici centrée sur sa proximité avec l’écrivain accusé de pédophilie Gabriel Matzneff, « change de tournure ». « Nous ne sommes pas des ayatollahs du féminisme, on essaie simplement de dévoiler la stratégie des agresseurs (…) : quelqu’un qui a du pouvoir et qui cible une personne vulnérable pour commettre des violences sexuelles et construire le silence ensuite autour de ces actes, du fait d’une position de pouvoir », a-t-elle ajouté.

« Il est temps que M. Girard lui-même prenne ses responsabilités », a réagi auprès de l’AFP l’élue écologiste au Conseil de Paris Raphaëlle Rémy-Leleu, en pointe avec sa collègue Alice Coffin dans le conflit qui a divisé les socialistes et leurs alliés en juillet. « Il est important que la justice puisse examiner » ces faits « et que les politiques aient un peu de courage », a-t-elle ajouté, dénonçant le « silence » autour de cette affaire et réclamant une prise de parole d’Anne Hidalgo.

L’ex-adjoint à la culture d’Anne Hidalgo avait démissionné, le 23 juillet, pour mettre fin à la polémique sur ses liens avec M. Matzneff, visé par une enquête pour « viols sur mineurs ». M. Girard avait été entendu en mars dans le cadre de cette affaire, en tant qu’ancien secrétaire général de la maison Yves Saint Laurent entre 1986 et 1987, structure qui avait apporté un soutien financier à M. Matzneff dans les années 1980, selon plusieurs récits.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Prescription, déni, complaisance… Matzneff, une affaire toujours en souffrance

L’enquête visant M. Matzneff a été ouverte par le parquet de Paris après la publication en janvier du roman autobiographique de Vanessa Springora : elle y décrit la relation sous emprise qu’elle a entretenue lorsqu’elle était mineure avec l’écrivain.

Le Monde avec AFP

 

 

https://www.purepeople.com/article/christophe-girard-accuse-de-viol-retrait-politique-anne-hidalgo-satisfaite_a400562/1

Christophe Girard accusé de viol : retrait politique, Anne Hidalgo « satisfaite »

 

Exclusif - Anne Hidalgo (Maire de Paris) accompagnée de Christophe Girard (adjoint à la Maire de Paris pour la culture et Maire du 4ème arrondissement) à la 46e édition de la Foire Internationale d'Art Contemporain (FIAC) à Paris © Stéphane Lemouton/Bestimage
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Exclusif – Anne Hidalgo (Maire de Paris) accompagnée de Christophe Girard (adjoint à la Maire de Paris pour la culture et Maire du 4ème arrondissement) à la 46e édition de la Foire Internationale d’Art Contemporain (FIAC) à Paris © Stéphane Lemouton/Bestimage
Publié le 19 Août 2020 – 10h42
En plein coeur de l’été, c’est la saga politico-judiciaire qui fait battre le coeur de Paris. Christophe Girard, conseiller de Paris et conseiller municipale du 18e, s’est mis en retrait après l’ouverture d’une enquête dans laquelle il est accusé de viol. La maire Anne Hidalgo s’est dite satisfaite.

 

Chaque jour qui passe, l’ex-adjoint à la maire de Paris, Christophe Girard, est un peu plus dans de sales draps… Alors qu’il était déjà fortement affaibli par les révélations sur ses liens avec le décrié écrivain Gabriel Matzneff, – il avait été entendu en tant que témoin dans le cadre de l’enquête ouverte pour viols commis sur mineurs de moins de 15 ans à l’encontre de celui-ci -, il est à son tour dans le viseur de la justice. Ce qui met un nouveau coup de frein à sa carrière.

Des blessures psychologiques durables

Christophe Girard, âgé de 64 ans, est accusé par un homme affirmant avoir été victime d’une relation abusive avec lui quand il était mineur dans les années 1990. Visé par une enquête pour viol, il conteste toute relation sexuelle avec lui. Mardi 18 août 2020, il a annoncé à l’AFP son retrait temporaire du Conseil de Paris. Quelques semaines plus tôt, il perdait déjà son poste d’adjoint à la Culture sous la pression d’élus écolos et de féministes ; une charge bruyamment menée par la clivante élue Alice Coffin. « Par souci de sérénité et du bon fonctionnement de la majorité au sein du Conseil de Paris, j’ai proposé à Anne Hidalgo (…) ma mise en retrait le temps de l’enquête préliminaire et pour mieux me défendre« , a annoncé via son avocate, l’élu au Conseil de Paris et au Conseil municipal du 18e arrondissement.

Le procureur de Paris Rémy Heitz avait annoncé plus tôt l’ouverture d’une « enquête pour examiner des soupçons de viol par personne ayant autorité« . Mais le procureur précise aussi que les investigations devront déterminer, outre l’exactitude des accusations, si « la prescription de l’action publique est acquise » au vu de l’ancienneté des faits. C’est un article du New York Times qui a tout déclenché puisque le journal a recueilli le témoignage d’Aniss Hmaïd, qui a raconté avoir rencontré Christophe Girard en Tunisie à l’été 1989, quand il avait 15 ans, et avoir ensuite été entraîné dans une relation abusive de près de dix ans qui lui a laissé « des blessures psychologiques durables« .

L’accusateur qui avoir été sexuellement agressé une première fois lorsqu’il avait 16 lors d’un séjour aux Etats-Unis et aurait été abusé une vingtaine de fois par la suite. Une supposée relation faite de chantage puisqu’en échange l’élu l’aurait employé parfois comme domestique dans sa résidence d’été dans le sud de la France et « lui obtenait des emplois temporaires au sein de la maison Yves Saint Laurent » dont il était l’un des principaux dirigeants avant d’entrer en politique.

La maire de Paris change de ton

Réélue avec succès aux dernières municipales à la tête de Paris, la maire Anne Hidalgo a changé de ton après avoir soutenu bec et ongles son ami Christophe Girard, au point de risquer la rupture avec ses alliés écolos. Sur Twitter, elle a écrit : « Je me satisfais de l’enquête préliminaire qui s’ouvre et qui permettra à la victime de s’exprimer, de participer à la manifestation de la vérité compte tenu de la gravité des faits reprochés à Christophe Girard. En tant que Maire de Paris et militante féministe pour l’égalité des droits, je réaffirme mon soutien indéfectible à toutes les victimes de viols et d’agressions sexuelles et serai toujours à leur côté. Je crois à l’État de droit et ai toute confiance en la justice de mon pays et souhaite que cette enquête se déroule sereinement afin que la vérité judiciaire soit établie. »

Dans le même temps, l’avocate de l’élu, Delphine Meillet, a pris la parole pour dénoncer cette enquête. « La personne qui met en cause Christophe Girard n’a pas porté plainte, même aujourd’hui, et elle a préféré contacter les journalistes. On peut imaginer qu’il ne voulait pas être confronté à l’institution judiciaire, qui juge avec impartialité et sagesse, et il a privilégié la justice médiatique. Le parquet se sent obligé d’ouvrir une enquête au regard de la pression médiatique (…) Mais juridiquement ça ne tient pas une seule seconde« , estime-t-elle, notamment puisque M. Hmaïd affirme avoir été « consentant« , tout en disant avoir été pris dans un « engrenage« .

Christophe Girard reste innocent des faits reprochés jusqu’à la clôture de l’enquête ou du jugement définitif de cette affaire.

Nouveaux problèmes avec mes statistiques de blogs ce mois de juin 2020

Comme ces problèmes sont généralement liés à des attaques terroristes et qu’effectivement, il y en a eu de notables au cours de ce mois de juin 2020, en particulier celle de Reading comme indiqué dans mon précédent article, du 22 juin 2020, j’en parle ici à qui me fait l’honneur de me lire.

Voilà donc mes statistiques de ces trente derniers jours sur Petitcoucou, montrant de vrais problèmes les 5 et 6 juin puis du 15 au 23 juin 2020 :

 

Visiteurs – 30 derniers jours

Date Visites Unique Rebonds
30/06/2020 30 30 24
29/06/2020 34 32 30
28/06/2020 32 30 24
27/06/2020 23 23 20
26/06/2020 18 18 14
25/06/2020 25 25 24
24/06/2020 30 28 24
23/06/2020 1 1 1
22/06/2020 0 0 0
21/06/2020 0 0 0
20/06/2020 1 1 1
19/06/2020 0 0 0
18/06/2020 0 0 0
17/06/2020 0 0 0
16/06/2020 0 0 0
15/06/2020 18 15 14
14/06/2020 23 23 19
13/06/2020 32 30 29
12/06/2020 27 26 25
11/06/2020 34 33 28
10/06/2020 30 27 25
09/06/2020 28 25 22
08/06/2020 40 36 31
07/06/2020 27 26 23
06/06/2020 4 4 2
05/06/2020 9 8 9
04/06/2020 21 21 15
03/06/2020 22 21 16
02/06/2020 25 25 23
01/06/2020 28 26 24
Unique TOTAL Somme: 534 Moyenne: 18

 

 

Même chose pour Justinpetitcoucou aux mêmes dates :

 

Visiteurs – 30 derniers jours

Date Visites Unique Rebonds
30/06/2020 8 8 8
29/06/2020 14 14 12
28/06/2020 13 13 11
27/06/2020 11 11 11
26/06/2020 15 15 13
25/06/2020 15 14 12
24/06/2020 14 13 12
23/06/2020 0 0 0
22/06/2020 0 0 0
21/06/2020 0 0 0
20/06/2020 0 0 0
19/06/2020 0 0 0
18/06/2020 0 0 0
17/06/2020 0 0 0
16/06/2020 0 0 0
15/06/2020 6 6 4
14/06/2020 21 21 17
13/06/2020 25 24 23
12/06/2020 22 21 20
11/06/2020 72 71 65
10/06/2020 12 11 11
09/06/2020 19 18 13
08/06/2020 26 24 22
07/06/2020 19 19 16
06/06/2020 1 1 1
05/06/2020 8 7 8
04/06/2020 14 13 11
03/06/2020 18 18 10
02/06/2020 9 9 8
01/06/2020 15 15 12
Unique TOTAL Somme: 366 Moyenne: 12

 

 

En parallèle, j’avais vu revenir sur Satanistique mes visiteurs du Turkménistan et m’attendais donc par conséquent, tout comme durant le confinement, à au moins une attaque terroriste remarquable.

On note sur ce blog une augmentation des visites en milieu de mois, entre le 8 et le 18 juin, avec un gros pic du 12 au 15 juin (892 visites le 14 juin), et une chute des visites à compter du 19 juin 2020, l’attentat de Reading ayant eu lieu le lendemain, samedi 20 juin 2020 :

 

1 juin 2020 – 30 juin 2020

 

Stat Satanistique 30 06 2020

 

Pages vues aujourd’hui
84
Pages vues hier
115
Pages vues le mois dernier
6 509
463 356
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1707

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France

1088

États-Unis

957

Russie

418

région indéterminée

254

Allemagne

94

Royaume-Uni

46

Canada

26

Belgique

21

 

 

https://www.lepoint.fr/monde/attaque-au-couteau-de-reading-le-profil-du-suspect-interroge-22-06-2020-2381174_24.php

Attaque au couteau de Reading : le profil du suspect interroge

 

Selon la presse britannique, le suspect, un réfugié libyen de 25 ans, était dans le radar des services de renseignement depuis 2019.

 

Source AFP

Publié le 22/06/2020 à 15:56 | Le Point.fr
" alt="A proximite de l'attaque au couteau, a Reading, des personnes sont venues deposer des fleurs.<br />
" src="https://static.lpnt.fr/images/2020/06/22/20481112lpw-20481167-article-reading-terrorisme-royaumeuni-jpg_7187018_660x281.jpg" width="660" height="281" />
À proximité de l’attaque au couteau, à Reading, des personnes sont venues déposer des fleurs. © Haydn West/REX/SIPA / SHUTTERSTOCK / Haydn West/REX/SIPA

 

À Reading (Royaume-Uni), l’heure était au recueillement lundi 22 juin. Une minute de silence, en hommage aux trois victimes (dont une est un Américain) d’une attaque au couteau, a été observée à 10 heures. La ministre de l’Intérieur, Priti Patel, avait fait le déplacement dans cette ville de 200 000 habitants, située à une soixantaine de kilomètres de Londres. « Nous devons veiller à tirer les leçons de ce qui s’est passé durant le week-end pour éviter que quelque chose comme ça ne se reproduise », a-t-elle déclaré.

Dans le radar du MI5

La presse britannique souligne lundi que le suspect, présenté comme Khairi Saadallah, un réfugié libyen de 25 ans, avait été dans le radar du renseignement intérieur (MI5) en 2019 en raison de possibles velléités de se rendre à l’étranger à des fins terroristes, mais qu’aucun risque imminent n’avait été mis en évidence. Selon l’agence Press Association, le jeune homme avait été emprisonné en octobre pour des délits sans lien avec le terrorisme, dont l’agression raciste d’une policière en 2018 et dégradation volontaire.

Lire aussi Attentat de Londres : le terrorisme s’invite dans la campagne électorale

En mars, la cour d’appel avait réduit sa peine à environ 17 mois d’emprisonnement en raison notamment de problèmes de santé mentale, dont de syndrome post-traumatique. Il a été libéré début juin. Ces derniers mois, deux attaques ont été menées à Londres par des assaillants qui avaient déjà été condamnés pour des délits terroristes. Fin novembre, un djihadiste en liberté conditionnelle a tué deux personnes en plein cœur de la capitale avant d’être abattu par la police sur le pont de London-Bridge. Le 2 février, trois personnes ont été blessées au couteau lors d’une attaque « de nature islamiste » dans une rue commerçante, selon la police. L’assaillant a également été tué par les forces de l’ordre.

Arrêté rapidement

« En février […], nous avons présenté un projet de loi […] mettant fin à la libération automatique des auteurs de délits terroristes à mi-peine », a rappelé un porte-parole du Premier ministre conservateur Boris Johnson. « Nous avons ainsi montré que nous agirons là où il y a des leçons à tirer », a-t-il ajouté. Durant le week-end, le dirigeant, « écœuré », avait indiqué que son gouvernement « n’hésiterait pas à prendre des mesures » là où ce serait nécessaire.

Lire aussi Les neuf vies de Boris Johnson

Samedi, le suspect, qui a été arrêté « cinq minutes » après le premier appel aux forces de l’ordre, a agi seul pour mener cette attaque considérée comme « terroriste », selon la police, qui ne recherche personne d’autre. « Il courait très vite », a raconté un témoin, Sydney McDonald, un agent de sécurité de 65 ans, à l’agence PA. Quand les policiers l’ont maîtrisé, « il était ventre à terre et c’est comme s’il avait mis ses mains dans un grand seau de peinture rouge. Ils l’ont menotté, il n’a pas opposé de résistance. »

25 attaques terroristes déjouées

Au cours des trois dernières années, les services de sécurité ont déjoué 25 attaques terroristes, a indiqué le secrétaire d’État chargé de la Sécurité, James Brokenshire, sur la BBC, soulignant que la menace s’étendait sur un large spectre allant de l’extrême droite au djihadisme. Mark Rowley, l’ancien chef de l’antiterrorisme de la police londonienne, a indiqué sur la BBC que si « environ 3 000 personnes font l’objet d’une enquête à un certain moment » pour la menace terroriste qu’elles représentent, « il y a 40 000 personnes […] dont le nom a touché le système ».

Devant les grilles du parc où s’est déroulé le drame, lors d’une soirée ensoleillée samedi soir, des fleurs ont été déposées en hommage aux victimes. L’une d’elles est un citoyen américain, a indiqué l’ambassadeur des États-Unis à Londres, Woody Johnson, qui a condamné « catégoriquement » l’attaque. Selon les médias américains, il s’agit de Joe Ritchie-Bennett, 39 ans, originaire de Philadelphie et installé depuis une quinzaine d’années au Royaume-Uni où il travaillait pour un groupe pharmaceutique. Figure aussi celui qui aurait été son ami, James Furlong, 36 ans, professeur d’histoire dans une école secondaire de la ville voisine de Wokingham.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Attaque_du_20_juin_2020_%C3%A0_Reading

    1. Attaque du 20 juin 2020 à Reading

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      45px-Ambox_currentevent.svg dans Calomnie
      Cet article concerne un événement récent ou en cours (20 juin 2020).Ces informations peuvent manquer de recul, ne pas prendre en compte des développements récents ou changer à mesure que l’événement progresse. Le titre lui-même peut être provisoire. N’hésitez pas à l’améliorer en veillant à citer vos sources.
      La dernière modification de cette page a été faite le 27 juin 2020 à 18:10.
      Attaque du 20 juin 2020 à Reading

      Localisation Reading, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
      Cible Civils
      Date 20 juin 2020
      Vers 19 h 0
      Type Attaque au couteau
      Armes Couteau
      Morts 3
      Blessés 3
      Auteurs 1
      Mouvance Terrorisme islamiste
      modifier Consultez la documentation du modèle

      L’attaque du 20 juin 2020 à Reading est une attaque terroriste au couteau survenue le 20 juin 2020 à Forbury Gardens, Reading, au Royaume-Uni. Trois personnes sont décédées des suites de leurs blessures et trois autres ont été grièvement blessées. Un homme de 25 ans a été arrêté sur les lieux, soupçonné de meurtre. Le lendemain, l’attaque est considéré comme une attaque terroriste .

      Déroulement

      Le 20 Juin 2020, vers 19h00 BST, les officiers de police de Thames Valley ont été appelés à Forbury Gardens, un parc public dans le centre de Reading, Berkshire, Angleterre, 40 miles (64 kilomètres) à l’ ouest de Londres1. La police a répondu à des alertes faisant état de coups de couteau faisant de nombreuses victimes. 2 Un témoin a déclaré que les coups de couteau étaient « complètement aléatoires », décrivant une personne seule qui avait crié « des mots inintelligibles » et attaqué deux groupes de personnes différents avec une arme3,4.

      Auteur

      Un homme avec un couteau a été poursuivi, plaqué et cloué au sol par des policiers5,4. L’homme de 25 ans est arrêté, soupçonné de meurtre6,7,8. L’homme est un réfugié libyen de 25 ans du nom Khairi Saadallah9,10.

      Le directeur du détective en chef de la police de Thames Valley, Ian Hunter, a déclaré: « Les agents gardent un esprit ouvert quant à la motivation de l’incident et sont soutenus par des collègues de Counter Terrorism Policing South East . »4.

      Victimes

      Trois décès et trois blessés graves ont été confirmés6. Deux ambulances aériennes ont été déployées sur les lieux11 et le South Central Ambulance Service a confirmé sur Twitter qu’ils avaient déployé leur équipe d’intervention en zone dangereuse 12. Un certain nombre de personnes ont été hospitalisées7. Un porte-parole de l’hôpital Royal Berkshire a confirmé que deux victimes de l’attaque étaient traitées dans leur service d’urgence13.

      Les réactions

      La ministre de l’Intérieur Priti Patel, et le chef du parti travailliste Keir Starmer ont tous deux exprimé leur préoccupation face à cet incident3,14. Le Premier ministre Boris Johnson a exprimé ses condoléances et a remercié les services d’urgence pour être intervenu sur les lieux, comme le chef du conseil d’arrondissement de Reading15 qui avait précédemment décrit la situation comme un « incident majeur »16.

      Le conseil d’arrondissement de Reading a publié une déclaration le lendemain, le 21 juin, disant que « les pensées et les prières du conseil accompagnent les familles des trois personnes qui ont perdu la vie et celles qui restent gravement blessées », et annonçant que le drapeau du conseil serait en berne pour la journée.

      Des agents antiterroristes ont été appelés à enquêter, bien que l’attaque n’ait pas été initialement déclarée comme un incident terroriste17. Cependant, au matin du 21 juin, la police antiterroriste du Sud-Est a confirmé que les attaques étaient « un incident terroriste »18.

      Références

    2. (en) « Three killed in stabbing at UK park; police say motive unclear » [archive], sur independent.com.mt/ (consulté le 21 juin 2020)
    3. (en) « Police release full statement amid major incident in town » [archive], Reading Chronicle (consulté le 20 juin 2020)
    4. (en) « Reading stabbings: Police launch murder investigation after three people killed » [archive], sur The Telegraph (consulté le 21 juin 2020)
    5. (en) « Reading stabbing: Three dead in suspected terror attack in park » [archive], sur Independent (consulté le 21 juin 2020)
    6. Kitching, Shadwell et King, « Hospital patient in Reading told by ‘shaken’ nurse that 3 died in knife attack » [archive], Mirror Online, 21 juin 2020
    7. (en) « Reading stabbings: PM Johnson says he is ‘appalled’ by attack » [archive], sur BBC (consulté le 21 juin 2020)
    8. (en) « Reading stabbings: murder inquiry launched after three killed in rampage » [archive], sur Guardian (consulté le 21 juin 2020)
    9. « Murder investigation launched – Reading » [archive], Thames Valley Police (consulté le 20 juin 2020)
    10. (en) « Reading stabbing attack suspect is Khairi Saadallah » [archive], sur BBC (consulté le 21 juin 2020)
    11. (en) « Reading terror attack suspect named as 25-year-old Libyan refugee Khairi Saadallah » [archive], sur Mirror (consulté le 21 juin 2020)
    12. (en) « Reading stabbings: Mass knife attack on people sitting in park declared terrorist incident » [archive], sur lbcnews.co.uk (consulté le 21 juin 2020)
    13. Modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant. https://twitter.com/{{{user}}}/status/{{{number}}} [archive], sur Twitter, 21 juin 2020; Missing or empty |user= (help); Missing or empty |number= (help)
    14. Hornall et Astle, « Multiple stabbings as police deal with ‘major incident’ in Reading park » [archive], Stoke Sentinel Live, 20 juin 2020 (consulté le 20 juin 2020)
    15. {{Article}} : paramètre « titre » manquant, paramètre « périodique » manquant,‎ 20 juin 2020
    16. Modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant. https://twitter.com/{{{user}}}/status/{{{number}}} [archive], sur Twitter, 20 juin 2020; Missing or empty |user= (help); Missing or empty |number= (help)
    17. (en) « Reading stabbings: At least two stabbed as police deal with ‘terror incident’ » [archive], Sky News (consulté le 20 juin 2020)
    18. (en-US) « Reading Park Stabbings: Three people died & many injured by an attacker » [archive], EMEA Tribune, 21 juin 2020 (consulté le 21 juin 2020)

(en-GB)« Reading attack: Stabbings declared ‘terrorist incident’ » [archive]

      , BBC News

(consulté le 21 juin 2020)

Attentats djihadistes en Europe
Années 1990
Années 2000
Années 2010
2010 Drapeau de la Suède Stockholm (11 décembre 2010)
2012
2013
2014 Drapeau de la Belgique Bruxelles (24 mai 2014)
2015
2016
2017
2018
2019
Années 2020

 

La chlorpromazine contre le Covid-19 : un éclairage intéressant

 

 

 
Je commente depuis mardi l’annonce faite lundi d’un premier essai clinique de traitement du Covid-19 par la chlorpromazine, qui est le plus vieux des neuroleptiques utilisés en psychiatrie  :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/05/05/un-antipsychotique-contre-le-covid-19/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/05/06/la-chlorpromazine-contre-le-covid-19-complements-dinformations/

Je complète aujourd’hui avec deux vidéos et toute une série d’articles concernant l’unique producteur de ce médicament.

Dès mardi, j’expliquais comment cette annonce recèle, cache ou dévoile plusieurs mensonges des psychiatres.

Egalement, je m’interrogeais sur le choix de ce neuroleptique particulier qui fait partie de la sous-classe des plus dangereux, ceux de la première génération, qui d’ailleurs ne devraient plus être prescrits en psychiatrie, mais sont encore très utiles et utilisés pour incapaciter divers gêneurs : victimes de toutes sortes, particulièrement celles de violeurs, de pédophiles et autres pervers narcissiques, de leurs employeurs, de notables, etc… lanceurs d’alertes, opposants politiques, etc…

Et mercredi, des compléments d’informations trouvés dans l’intervalle me permettaient d’être plus précise sur certains – très gros – mensonges de toute la corporation psychiatrique : oui, la chlorpromazine est encore très largement prescrite dans certains services, à des patients par conséquent assez nombreux qui ne sont pas traités en psychiatrie pour de quelconques maladies mentales mais au contraire en raison de fonctionnements cérébraux trop performants pour ceux qu’ils dérangent, d’où l’absence totale de questionnement des psychiatres concernant leur peu de réactions au Covid-19 : elle résulte de leur traitement neuroleptique et non d’une quelconque maladie ou anomalie sous-jacente, telle la schizophrénie que l’on sait depuis très longtemps intimement liée à un déficit immunitaire qui limite les manifestations habituelles d’une infection grippale ou par coronavirus.

M’étant depuis intéressée au producteur du Largactil (chlorpromazine), il me semble être tombée sur le pot aux roses.

En effet, étant données les difficultés de ce dernier depuis un an, il apparaît que l’on tente de les sauver l’un et l’autre d’une disparition programmée à relativement brève échéance (3 juillet 2020).

 

 

 

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/coronavirus-covid-19-premiers-essais-cliniques-demarrent-lyon-1804596.html

Coronavirus Covid 19 : les premiers essais cliniques démarrent à Lyon

 

Les essais cliniques pour trouver un remède au coronavirus Covid 19 commencent à Lyon dimanche 22 mars. Bientôt un traitement contre la pandémie ? / © F. Cottereau / MaxPPP

Les essais cliniques pour trouver un remède au coronavirus Covid 19 commencent à Lyon dimanche 22 mars. Bientôt un traitement contre la pandémie ? / © F. Cottereau / MaxPPP

 

Discovery est lancé dimanche 22 mars depuis Lyon : il s’agit d’un vaste essai clinique sur des milliers de patients atteints du coronavirus Covid 19, pour tester 4 molécules contre le virus, dont la chloroquine.

Par Renaud Gardette Publié le 22/03/2020 à 15:55

Dans la lutte contre le coronavirus, une première étape est peut-être franchie dimanche 22 mars : un essai clinique démarre sur 800 patients français, piloté par les Hospices civils de Lyon.

Discovery

L’essai est baptisé Discovery, mené par l’Inserm. En plus des malades français, 3.200 patients européens sont concernés, pour tester quatre traitements expérimentaux contre le Covid-19.

La partie française est pilotée par Florence Ader, infectiologue dans le service des maladies infectieuses de l’hôpital de la Croix-Rousse et chercheuse au Centre international de recherche en infectiologie (CIRI) à Lyon.

La chloroquine, un médicament antipaludéen, fait partie de cet essai. Certains médecins placent beaucoup d’espoirs dans cette molécule, d’autres se montrent plus prudents.

Une liste de molécules

Pour l’Inserm, en termes scientifiques: « l’objectif est d’évaluer l’efficacité et la sécurité de 4 stratégies thérapeutiques expérimentales qui pourraient avoir un effet contre le Covid-19 au regard des données scientifiques actuelles. Nous avons analysé les données issues de la littérature scientifique concernant les coronavirus SARS et MERS ainsi que les premières publications sur le SARS-COV2 émanant de la Chine pour aboutir à une liste de molécules antivirales à tester : le remdesivir, le lopinavir en combinaison avec le ritonavir, ce dernier traitement étant associé ou non à l’interféron bêta, et l’hyroxychloroquine. La liste de ces médicaments potentiels est par ailleurs basée sur la liste des traitements expérimentaux classés comme prioritaires par l’Organisation Mondiale de la Santé. »

Un essai adaptatif

L’Inserm assure que la grande force de cet essai est son caractère « adaptatif ». Cela signifie que très rapidement les traitements expérimentaux inefficaces pourraient être abandonnés et remplacés par d’autres molécules qui émergeront de la recherche. « Nous pourrons donc réagir en temps réel, en cohérence avec les données scientifiques les plus récentes, afin de mettre en évidence le meilleur traitement pour nos malades« , explique Florence Ader dans un communiqué.

Les patients européens sont soignés en Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg, au Royaume uni, en Allemagne et en Espagne, et peut être d’autres pays.

Cinq hôpitaux français participeront au départ (Bichat et AP-HP à Paris, Lille, Nantes, Strasbourg et Lyon) puis d’autres centres doivent ouvrir pour arriver au moins à une vingtaine d’établissements.

« C’est une démarche de recherche résolument proactive contre la maladie » conclue Florence Ader.

Cet essai va par ailleurs compléter les données qui seront recueillies au cours d’un autre essai clinique international qui va bientôt commencer sous l’égide de l’Organisation Mondiale de la Santé, baptisé  « Solidarity ».

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/coronavirus-covid-19-saint-genis-laval-seul-fabricant-francais-chloroquine-est-redressement-judiciaire-1804830.html

Coronavirus – COVID 19: à Saint-Genis-Laval, le seul fabricant français de chloroquine est en redressement judiciaire

 

Des comprimés de Nivaquine, contenant de la chloroquine et des comprimés de Plaqueril, contenant de l'hydroxychloroquine. Des médicaments qui auraient montré des signes d'efficacité contre le coronavirus. / © GERARD JULIEN / AFP

Des comprimés de Nivaquine, contenant de la chloroquine et des comprimés de Plaqueril, contenant de l’hydroxychloroquine. Des médicaments qui auraient montré des signes d’efficacité contre le coronavirus. / © GERARD JULIEN / AFP

 

Le sous-traitant pharmaceutique FAMAR se situe à St-Genis-Laval. En juin, ce site de production lyonnais a été placé en redressement judiciaire. Il risque la fermeture. Or, il est  »l’unique usine enregistrée pour délivrer le marché français en Nivaquine (Chloroquine) », rappelle la CGT.

Par Dolores Mazzola Publié le 23/03/2020 à 12:39 Mis à jour le 24/03/2020 à 10:25

L’usine  FAMAR Lyon, installée à Saint-Genis Laval, fabrique un éventail de produits pharmaceutiques (antidiabétique, neuroleptique, cardiovasculaire, antibiotique, antiparasitaire, antipaludéen, dermatologique et antifongique). « Parmi ce portefeuille, le site compte 12 médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) dont la NIVAQUINE (Chloroquine), » a indiqué le syndicat CGT dans un communiqué diffusé la semaine dernière.

De la Chloroquine produite pour le marché français

La chloroquine serait une molécule prometteuse dans la lutte contre le Covid 19. Cet antipaludique utilisé depuis plusieurs décennies et commercialisé notamment sous le nom de Nivaquine. Ce traitement est souvent recommandé lorsqu’on prévoit de se rendre en zone infestée par le parasite du paludisme, transmis par les moustiques. Des essais ont débuté dans la lutte contre le Coronavirus…

L’entreprise FAMAR Lyon est « l’unique usine enregistrée pour délivrer le marché Français en NIVAQUIN (Chloroquine), » précise le communiqué.  Or, le site de Saint-Genis-Laval est actuellement en redressement judiciaire. La production de Chloroquine sulfate, pour le compte de Sanofi, reste cependant mineure aujourd’hui sur ce site.

Audience reportée au Tribunal de Commerce pour cause de Coronavirus

Le site FAMAR Lyon a été placé redressement judiciaire le 24 juin 2019. Le groupe FAMAR était détenu par le fonds d’investissement américain KKR qui a mis en vente tous les sites du groupe à travers le monde. Sur les douze sites, seul restait celui de Saint-Genis-Laval qui n’a pas trouvé preneur. « Les différents appels d’offre réalisés depuis l’ouverture de cette procédure collective sont restés sans suite, » indique le syndicat CGT dans son communiqué.

Sous-traitante de l’industrie pharmaceutique employant un peu plus de 250 salariés, l’entreprise FAMAR Lyon « risque une fermeture si aucune solution de reprise n’est présentée au Tribunal de Commerce, » rappelle le syndicat.

Pour l’heure, malgré les mesures de confinement et la crise du Coronavirus, le site de production fonctionne en équipes (en 3X8).

Mais dans un avenir proche, faute de trouver un repreneur, l’usine pourrait donc fermer. Or, le syndicat précise :« pour pouvoir intéresser de potentiels repreneurs, le maintien des productions sur le site est nécessaire. » 

L’audience devant le tribunal de commerce qui devait statuer sur l’avenir de FAMAR Lyon et sur une éventuelle prolongation devait se tenir le mardi 17 mars. Elle a été reportée aux calendes grecques en raison des mesures de confinement adoptées pour cause de Coronavirus.

Un appel aux pouvoirs publics

Le syndicat avait déjà alerté l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn sur la situation de l’entreprise. Face à la crise sanitaire du Coronavirus, le syndicat en appelle une nouvelle fois à l’Etat et notamment au ministre de la Santé Olivier Véran: « Le site de Saint-Genis Laval est à disposition pour répondre aux besoins sanitaires de milliers de patients en souffrance et ainsi satisfaire les intérêts de santé publique. »

Le syndicat demande ainsi que le nécessaire soit fait de la part des pouvoir publics pour préserver « l’indépendance pharmaceutique » du pays. Le syndicat n’hésite pas à rappeler que FAMAR Lyon « participe également à la constitution de stocks de sécurité ». Cette mission prendrait fin, explique-t-on, si le site disparaissait au risque de voir les productions « transférées vers d’autres pays, et pas forcément en Europe. »

Dans l’attente de trouver un repreneur pour le site de Saint-Genis, le syndicat demande l’aide de l’Etat, qui passerait soit par « une réquisition » du site, soit par une « nationalisation temporaire ». Un appel resté pour l’heure sans réponse.

Le soutien du maire de Saint-Genis-Laval

Lundi 23 mars, Roland Crimier, maire de la commune de Saint-Genis-Laval sur laquelle est implantée FAMAR Lyon, a également lancé un appel aux pouvoirs publics et aux investisseurs pour soutenir le sous-traitant pharmaceutique, dans l’attente des résultats des essais menés sur la Chloroquine.

« Au regard de la situation sanitaire, j’en appelle aux investisseurs et à l’Etat pour sauvegarder le potentiel de production du site FAMAR de Saint-Genis-Laval dans l’attente des résultats des tests cliniques de la chloriquine. L’entreprise est la seule en France à produire cet antipaludique susceptible d’être utilisé dans le traitement du COVID19. »
Quid de l’après-crise ? Le maire ne se prononce pas et évoque la seule production de Chloroquine : » Le maintien de cette production sera à examiner après la crise sanitaire dans le cadre du système de santé au regard des capacités nationales de production de médicaments. »

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/coronavirus-wauquiez-veut-sauver-famar-chloroquine-1806622.html

Coronavirus. Wauquiez veut sauver “Famar” et la chloroquine

 

Laurent Wauquiez / © MaxPPP/Nicolas Parent

Laurent Wauquiez / © MaxPPP/Nicolas Parent

 

Le président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé, ce mercredi 25 mars, la mobilisation de la Région pour sauver le seul producteur français de chloroquine, l’antipaludéen testé contre le coronavirus. L’entreprise Famar en redressement judiciaire depuis 2019.

Par AFP Publié le 25/03/2020 à 19:44 Mis à jour le 25/03/2020 à 19:48

Située à Saint-Genis-Laval, près de Lyon, l’usine pharmaceutique Famar, qui compte 250 salariés, est la seule en France habilitée par l’agence du médicament à fabriquer la chloroquine.

« Va-t-on en pleine crise du coronavirus laisser disparaître sans rien faire le seul producteur français de ce qui peut être un espoir » pour lutter contre le Covid-19, questionne Laurent Wauquiez dans un communiqué.

« Il faut un projet de reprise pour cette entreprise avec un accompagnement permettant par le biais de commandes et d’investissements d’assurer sa transmission », poursuit-il.

C’est pourquoi « la Région est prête à mobiliser ses aides régionales sous forme de prêts et d’accompagnement direct pour réussir ce projet », annonce M. Wauquiez.

Ce dernier indique avoir demandé à l’Agence économique de la région et aux services régionaux « de fédérer les acteurs et de voir tous les moyens permettant de sauver Famar dans les jours à venir ».

Placée en redressement judiciaire depuis le 24 juin 2019, Famar n’a jusqu’à présent jamais intéressé de repreneur.

Le Haut conseil de santé publique a décidé lundi que la chloroquine, dont l’utilisation contre le Covid-19 divise à ce stade le monde médical, pourra être administrée aux malades souffrant de « formes graves » du coronavirus, mais pas pour des formes « moins sévères ».

Un essai clinique européen a commencé dimanche dans au moins sept pays pour tester quatre traitements expérimentaux contre le coronavirus, dont la chloroquine.

 

https://www.marianne.net/economie/chloroquine-qui-veut-sauver-l-usine-famar-lyon-unique-productrice-francaise-de-nivaquine

Le site de Saint-Genis-Laval a livré 180.000 boîtes de Nivaquine à Sanofi, en janvier dernier.

Le site de Saint-Genis-Laval a livré 180.000 boîtes de Nivaquine à Sanofi, en janvier dernier. – PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

 

Économie
Souveraineté sanitaire

Chloroquine : qui veut sauver l’usine Famar Lyon, unique productrice française de Nivaquine ?

 

Par Mathilde Régis

Publié le 30/03/2020 à 17:38

 

En redressement judiciaire et sans commandes au-delà du 3 juillet, l’usine Famar Lyon pourrait fermer ses portes alors même que sort de ses chaînes le fameux antipaludéen à base de chloroquine.

Les avertissements sur une « inquiétante perte d’indépendance sanitaire » lancés il y a un an par Famar Lyon prennent une tournure tristement prophétique. À Saint-Genis-Laval, l’usine fabrique douze médicaments d’intérêts thérapeutiques majeurs. Le site est le seul du pays à en fournir deux à destination du marché français : le Notézine et la Nivaquine. Commercialisée par Sanofi, la Nivaquine est à base de chloroquine, molécule dont le dérivé – l’hydroxychloroquine – fait l’objet d’essais – plus personne ne peut désormais l’ignorer vu l’ampleur du débat – contre le Covid-19. Malgré cette production hautement stratégique, l’usine de 250 salariés et 35 intérimaires est en redressement judiciaire. Soumise à une activité d’intérêt pour la nation, elle continue de tourner pendant le confinement et a livré à Sanofi, en janvier, 180.000 boîtes de Nivaquine. Mais les salariés le savent : le carnet de commandes s’arrête net au 3 juillet.

 

Pour en arriver là, l’usine a connu tous les maux du siècle commençant. Elle est d’abord vendue par Aventis en 2003 au groupe grec Famar, qui appartient à la famille Marinopoulos, géant de la grande distribution. En 2008, c’est la banqueroute, quatre banques grecques créancières reprennent la main. Le fonds d’investissement new-yorkais KKR prend le relai en 2017 et annonce réduire l’activité de moitié en 2020. Lorsque l’investisseur décide de revendre les neuf sites Famar de France, tous trouvent repreneur, sauf celui de Saint-Genis-Laval. Dans un courrier adressé, pour sauver la boîte et répondre aux besoins du pays, à la mission d’informations sur la pénurie de médicaments du Sénat et au ministère de la Santé, le représentant CGT évoque un prélèvement douteux de 30 millions d’euros dans la trésorerie qui aurait été transférée à la filiale grande distribution de la famille Marinopoulos. Pendant ce temps-là l’entreprise, elle, a des commandes, mais peine à acheter les matières premières…

Mais il n’y a pas que cela qui manque. « Depuis que nous sommes devenus sous-traitants, les investissements sur les équipements sont mis de côté », ajoute Yannig Donius, représentant CGT. Il faut pourtant répondre aux règlementations de plus en plus nombreuses. « Ce retard a des répercussions sur l’image et les laboratoires Sanofi puis Merck ont voulu arrêter. Avec un tiers du business qui part, le site ne pouvait pas se relever. Et faire de nouveaux produits à l’heure de la délocalisation, c’était une équation impossible », souffle la direction. Lorsque l’entreprise se retrouve en cessation de paiement, les laboratoires consentent à augmenter les prix de 60 %. A vrai dire, ils n’ont pas le choix : ils ne peuvent transférer la production de Famar ailleurs si rapidement. « La contrepartie, c’est que nous n’avions plus de commandes après juillet 2020. » Pour sauver l’activité, l’usine espère et parie donc sur une commande de Nivaquine.

prise dans Une guerre Nivaquine vs Plaquenil ?

« Le fabricant indien de la substance active a annoncé arrêter sa production. Nous avions acheté les derniers lots pour Famar », répond Sanofi. Mais du côté de Famar Lyon on s’inquiète de cette décision et l’on se demande si Sanofi ne voudrait pas en fait laisser tomber la Nivaquine au profit du Plaquenil. Car pour ce dernier médicament à base d’hydrochloroquine, le groupe maîtrise la chaîne de production du début à la fin. « Les principes actifs sont en Europe et nous pouvons monter en production en France si le médicament s’avère nécessaire et efficace contre le Covid », prévient d’ailleurs le groupe. Seul détenteur de l’autorisation de mise sur le marché, Sanofi a annoncé une livraison gracieuse de 350.000 boîtes de Plaquenil aux hôpitaux. « Des médecins traitants prescrivent actuellement la Nivaquine et vu l’actualité, ils ne le font pas pour traiter le paludisme », fait valoir la direction de Famar.

 

Alors que l’audience du tribunal de commerce censée statuer sur l’avenir de l’usine a été reportée en raison de à l’épidémie, la CGT tente de demander une nationalisation temporaire, soulignant que l’État marocain réquisitionne les stocks de Nivaquine et de Plaquenil du site Sanofi de Casablanca. Du côté de Bercy, on rappelle que Bruno Lemaire s’exprimait de « manière générale » sur de possibles nationalisations. Comprendre : il n’avait pas spécifiquement en tête le cas Famar. « L’entreprise est certes en redressement judiciaire, mais elle tourne », indique Bercy qui s’active, nous assure-t-on, dans la recherche d’un repreneur. 
« Si nos clients ne nous passent pas des volumes de commandes importants, l’industriel qui reprendra va devoir faire face à un temps incompressible compris entre 12 et 18 mois pour relancer des productions. Dans cet espace, un support de l’État peut-être souhaitable », plaide la direction.

« Trois investisseurs m’ont appelé à la mairie. Il faut aller vers un partenariat public-privé. La nationalisation, c’est une réponse simple à des thématiques compliquées », estime le maire de Saint-Genis-Laval, Roland Crimier. En tant que maire de l’une des 59 communes de la Métropole de Lyon, il siège dans la collectivité présidée par David Kimelfeld. Dans les tuyaux, l’idée d’un achat du foncier par la collectivité ferait son chemin.
 La situation de l’usine a également fait sortir Laurent Wauquiez du bois. Le patron d’Auvergne-Rhône-Alpes serait disposé à apporter des aides « sous forme de prêts et d’accompagnement direct ». « La Région ne va pas devenir actionnaire, mais intervenir pour accompagner. Les approches sont confidentielles, mais la volonté est de trouver directement un repreneur », glisse son entourage. « Demander la nationalisation a au moins le mérite de pousser à la recherche d’un acteur privé », constate Yannig Donius. Il y a un an, le maire avait bien tenté de réunir les acteurs publics pour une table ronde. L’État était absent.

 

https://www.lyonmag.com/article/106683/nationalisation-de-l-usine-famar-lyon-deux-senateurs-du-rhone-demandent-une-decision-immediate

Economie    01-04-2020 à 14:48  

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Nationalisation de l’usine Famar Lyon : deux sénateurs du Rhône demandent une décision immédiate

 

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L’usine de Saint-Genis-Laval est pour rappel placée en redressement judiciaire depuis juin dernier.

Famar Lyon est également la seule à produire en France la Nivaquine à base de chloroquine qui fait actuellement l’objet de tests comme possible traitement contre le Covid-19.

C’est la raison pour laquelle une nationalisation de l’usine était espérée par les 250 salariés afin de sauver l’entreprise. C’est également le souhait d’Annie Guillemot et de Gilbert-Luc Devinaz. Les deux sénateurs du Rhône demandent « que le gouvernement prenne une décision immédiate compte tenu de l’urgence sanitaire actuelle. Il nous apparait nécessaire que la nationalisation de cette entreprise soit envisagée dans les meilleurs délais ».

Ils avaient d’ailleurs écrit au mois de mars au Premier ministre Édouard Philippe afin de lui faire part de la situation de Famar Lyon. Une lettre restée pour le moment sans réponse.

 

https://www.lyonmag.com/article/106747/famar-lyon-producteur-de-nivaquine-a-enfin-recu-une-offre-ferme-de-reprise

Economie    03-04-2020 à 22:35  

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Famar Lyon, producteur de Nivaquine, a enfin reçu une offre ferme de reprise

 

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L’épidémie de coronavirus aura-t-elle au moins permis de sauver Famar Lyon ?

Une offre ferme de reprise est enfin arrivée dans les mains des administrateurs judiciaires. Car le producteur de Nivaquine (nom sous lequel est vendu la chloroquine promue par Didier Raoult ndlr) basé à Saint-Genis-Laval et employant 250 salariés est en redressement judiciaire depuis bientôt un an et risquait de ne pas passer l’été.

Le tribunal de commerce de Paris doit prochainement statuer sur cette offre émanant d’un repreneur dont l’identité n’est pas encore connue.

Pour rappel, deux sénateurs PS du Rhône, Annie Guillemot et Gilbert-Luc Devinaz, avaient demandé à l’Etat de nationaliser Famar pour la sauver et garantir la production de Nivaquine pour lutter plus efficacement contre le Covid-19. Le site au sud de Lyon est en effet capable de produire 80 millions de boîtes de médicaments chaque année. Outre le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez, Jean-Luc Mélenchon avait également pris la parole pour réclamer le sauvetage de Famar.

 

https://www.industriepharma.fr/une-reprise-de-famar-lyon-motivee-par-la-chloroquine,109776

Un repreneur pour le site Famar de Lyon

 

Mathilde Lemarchand

Publié le 08/04/2020à 12h00

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Un repreneur pour le site Famar de Lyon
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L’offre de reprise prendra fin le 10 avril prochain.

Placée en redressement judiciaire le 24 juin 2019, l’usine Famar de Saint-Genis-Laval dans le Rhône a reçu, début avril une offre de reprise. Une décision motivée par deux produits que le site est habilité à produire.

Le premier est la Nivaquine, ou chloroquine sulfate, une molécule sous le feu des projecteurs depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19. Le second est un antibiotique à base d’Azithromycine, un actif retrouvé dans les travaux du Professeur Didier Raoult sur l’hydroxychloroquine.

Un espoir donc, mais un espoir tout relatif selon Frédéric Gibert, représentant du personnel CGT : « cette offre a été considérée comme non sérieuse en raison de l’insuffisance de son plan de développement industriel pour assurer la pérennité du site ». « C’est également une offre au plus bas en terme d’emplois, puisque seuls 50 seraient conservés sur les 250 que compte le site », nous précise le délégué du personnel.

Alors opportunisme ou réelles ambitions industrielles de la part de ce repreneur dont l’identité n’a pas été divulguée ? A cette question, les syndicats ont un début de réponse : « ce repreneur cherche à profiter du buzz que suscite la chloroquine actuellement, rien n’est gagné pour le site ». Les syndicats ont d’ailleurs appelé à la nationalisation de l’usine « pour répondre aux besoins sanitaires et satisfaire ainsi les intérêts de santé publique ».

L’usine Famar Lyon est spécialisée dans la formulation et le conditionnent de médicaments sous différentes formes galéniques (comprimés, crèmes, poudres et sirops) avec une capacité de production de 80 millions de boîtes de médicaments par an. Parmi ses clients, Merck, Sanofi ou encore Mylan.

 

https://tribunedelyon.fr/salade-lyonnaise/article/saint-genis-laval-plusieurs-candidats-a-la-reprise-de-famar/

Saint-Genis-Laval. « Plusieurs candidats » à la reprise de Famar

 

David GOSSART -
10 avril 2020, 14h48

 

L’avenir de Famar, seul fabricant français de Nivaquine (lire ici), produit à base de chloroquine est toujours, à ce jour, très incertain. Les appels à la nationalisation (lire là) n’ont pour l’instant pas encore eu de suite, comme le confirment les sénateurs du Rhône qui, début avril, avaient demandé « que le gouvernement prenne une décision immédiate compte tenu de l’urgence sanitaire actuelle. Il nous apparait nécessaire que la nationalisation de cette entreprise soit envisagée dans les meilleurs délais  ».

Nationalisation ? « L’État devrait se positionner dans les jours qui viennent »

Annie Guillemot et Gilbert-Luc Devinaz n’en savent guère plus aujourd’hui, comme nous le confirme l’élu socialiste villeurbannais. « Nous avions aussi fait un courrier en mars, et nous n’avons eu de retour pour aucun des deux textes. Je veux bien que les ministres aient 1 000 choses à faire en ce moment, mais Famar s’inscrit dans un contexte qui joue fortement avec ce que l’on est en train de vivre : on manque de médicaments, et notre production est dépendante de pays étrangers  ».

C’est pour cela que Gilbert-Luc Devinaz émet le souhait que la commission en charge d’examiner les possibilités de nationalisation temporaires incluent Famar dans ces réflexions. « Il y a urgence à essayer de garder les entreprises productrices que l’on a encore sur le territoire  », souligne le sénateur, qui estime que « l’État devrait se positionner dans les jours qui viennent ».

Pour l’instant, la seule parole officielle à ce sujet est celle de Bruno Le Maire, la semaine dernière, qui affirmait privilégier une reprise à une nationalisation.

Annie Guillemot est sur la même ligne, alertant sur un projet de reprise à tout crin : “un repreneur, oui mais lequel? Avec quelle stratégie industrielle derrière?”

Lettres d’intention attendues pour la fin avril

Une offre ferme aurait pourtant bien atterri sur le bureau de l’administrateur judiciaire du producteur de médicaments de Saint-Genis-Laval, mais elle aurait été considérée comme « peu sérieuse  » par les syndicats.

L’administrateur parisien, Frédéric Abitbol, confirme en tout cas que « le processus de recherche de repreneurs est en cours et il est très actif. Plusieurs candidats travaillent activement. Des premières lettres d’intention structurées sont attendues pour la fin avri ».

Selon nos informations, des visites devraient encore être organisées la semaine prochaine au bénéfice de candidats repreneurs.

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/coronavirus-deja-deux-propositions-loi-nationaliser-luxfer-famar-deux-societes-auvergne-rhone-alpes-1816794.html

Coronavirus : déjà deux propositions de loi pour nationaliser Luxfer et Famar deux sociétés d’Auvergne-Rhône-Alpes

 

© BOILEAU FRANCK / MAXPPP
© BOILEAU FRANCK / MAXPPP

 

Après la France Insoumise, le groupe socialiste (SOC) a déposé mardi 14 avril une proposition de loi de nationalisation de Luxfer et de Famar. Deux sociétés d’Auvergne-Rhône-Alpes « particulièrement nécessaires à l’indépendance sanitaire de la Nation » dans le contexte d’épidémie de coronavirus.

Par Alexandre Rozga Publié le 15/04/2020 à 19:29 Mis à jour le 16/04/2020 à 15:13

Cela fait près d’un an que l’usine Luxfer de Gerzat (Puy-de-Dôme) a cessé son activité. Mais le contexte de crise sanitaire engendré par l’épidémie de coronavirus a remis sa survie au centre des débats. Après l’alerte lancée par la CGT 63, les premiers écrits du maire (PS) de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi, et celui de Gerzat, Jean Albisetti, une première proposition de nationalisation a été déposée début avril par le groupe la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Une nouvelle étape est franchie. Le groupe socialiste (SOC) à l’assemblée nationale a déposé mardi 14 avril une deuxième proposition de loi de nationalisation de Luxfer et de Famar, deux sociétés d’Auvergne-Rhône-Alpes « particulièrement nécessaires à l’indépendance sanitaire de la Nation » écrivent les signataires.

Nationaliser Luxer sinon rien ?

« Cette proposition de loi arrive au bon moment » estime la première signataire du texte, Christine Pires-Beaune, députée PS de la 2e circonscription du Puy-de-Dôme. « La crise sanitaire fait que ce dossier prend une autre importance, compte tenu de la pénurie de médicaments. Même si, le Ministère des Solidarirés et de la santé nous dit : « Les stocks d’oxygène sont suffisants pour faire face à cette crise !  » Qui nous dit que demain, on n’aura pas une autre crise ? s »interroge l’élue. « Dépendre de la Turquie, de la Chine ou des Etats-Unis pour nous fournir en oxygène, pour le coup se serait très dangereux «  met elle en garde.

Avant sa fermeture définitive en mai 2019, l’usine de Gerzat (Puy-de-Dôme) produisait 220 000 bouteilles par an d’oxygène médical destiné aux hôpitaux. Elle était alors la seule à en produire dans l’Union européenne. Le site fabriquait aussi des bouteilles de gaz haute pression pour les sapeurs-pompiers. De son côté la société Famar basée à Saint-Genis-Laval près de Lyon fabriquait de la chloroquine, médicament testé dans le traitement du coronavirus.
Dans leur proposition de loi, les parlementaires socialistes prennent au mot le Président de la République: « Ce que révéle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché » a reconnu Emmanuel Macron lors de son son allocution du 12 mars dernier.
« Qu’il s’agisse des respirateurs si nécessaires à la réanimation, des équipements de protection ou de certains médicaments, nos stocks étaient insuffisants. Cette situation est le résultat » selon les parlementaires socialistes  » de décennies d’absence de vision stratégique sur l’indépendance sanitaire de la France » peut-on lire dans l’exposé des motifs de la proposition de loi.

Favoriser un repreneur privé..?

Pour la députée de la majorité présidentielle Valérie Thomas:  » On est un peu dans la précipitation. La question de notre indépendance se pose en termes sanitaires, c’est une évidence. Est-ce que demander la nationalisation de Luxfer, un peu dans l’urgence, est une réponse à apporter à cette entreprise ? Je n’en suis pas sûre » tempère l’élue LREM de la 1ère circonscription du Puy-de-Dôme. « Est-ce que la France a un problème avec les bouteilles d’oxygène ? Si j’entends ce que dit le Ministère ? Non ! «  constate V. Thomas. « Il n’y a pas de problèmes sur ces bouteilles qui ne servent finalement » selon la députée « que pour le transport des malades, mais ce n’est pas du tout ce qui est utilisé en réanimation ». Et de préconiser « de travailler sur des solutions de reprises par un ou des acteurs privés, de réfléchir plus stratégiquement sur le devenir de l’entreprise. »
La députée se défend d’être fondamentalement contre « dans la mesure ou elles répondent à des besoins identifiés, je ne suis pas certaine que ce soit le cas pour celle ci. » conclut-elle.

Faut-il réquisitionner Luxfer ? 

A chaque parlementaire sa solution. Le député communiste André Chassaigne « apporte son soutien à toutes les actions qui soutiennent la lutte des salariés. » Mais plutôt que le dépôt d’une proposition de loi, il a fait le choix  » de demander au gouvernement d’actionner l’article de la loi d’urgence Covid 19 qui permet la réquisition immédiate ». La nationalisation viendra ensuite estime le patron de la Gauche démocrate et républicaine à l’Assemblée Nationale..
Une nationalisation qui, en tout état de cause, ne doit pas se faire sur l’achat d’actions. Ce serait faire « un cadeau aux liquidateurs » estime l’élu . D’autant qu’ « avec un immobilier estimé à 4,4 millions d’euros, des machines non transportables sans valeur marchande et un passif environnemental (dépollution) estimé à 20 millions d’euros » sa valeur est nulle conclut le parlementaire.

« La nationalisation de Luxfer c’est faisable » abonde Christine Pires-Beaune. Et sans craindre une irrecevabilité financière. De plus, le projet de loi de finances rectificative a inscrit 20 milliards d’euros dans le budget de l’Etat « pour des prises de participation de l’Etat qui pourraient aller jusqu’à des nationalisations pour une liste d’entreprises. Une liste classée confidentielle » souligne l’élue.

Une reprise d’activité de Luxfer est-elle possible ?

Le 10 avril dernier, les anciens salariés ont écrit au Président de la République pour redemander la nationalisation de l’entreprise. Ce jour là, le Figaro révélait qu’ « un repreneur potentiel du site Thierry Torti Holding (TTH) » s’était manifesté auprès de la Préfecture du Puy-de-Dôme « sans formaliser d’offre auprès du Ministère de l’Economie ». La possibilité d’une reprise du site de Luxfer « a fait l’objet de contacts préliminaires, sans garantie de faisabilité à ce stade » aurait confié Bercy au journal.

Dans ce contexte, le dépôt d’une nouvelle proposition de loi demandant la nationalisation de l’entreprise est forcément bien accueillie par les anciens salariés. « On est assez content de son contenu » se réjouit Alex Peronczyck, ancien représentant CGT Luxfer. « Elle est calquée sur une proposition de loi faite en 1982 . On appartenait alors au groupe Péchiney, on avait été nationalisés en 1982 jusqu’en 1995. On espère qu’elle va aboutir ». Pour l’ancien syndicaliste, il suffit de lever l’obstacle : « Aujourd’hui le blocage à la reprise, c’est Luxfer, qui abuse du droit de propriété privée et continue à prendre à la gorge tout le marché de la bouteille de gaz en abusant de sa position dominante ».

Le 2 avril dernier, Bruno Le Maire, le Ministre de l’Economie et des Finances avait opposé une fin de non recevoir à la demande de nationalisation de l’usine. Motif avancé selon la CGT 63, « ni les salariés, ni les machines ne sont disponibles pour reprendre l’activité, interrompue depuis fin 2019, ce qui rend la production impossible ». C’est faux ! rétorque Axel Peronczyck « C’est un manque de respect total, une méconnaissance de notre dossier » s’insurge l’ancien syndicaliste. « Sur les 136 salariés licenciés et les 27 intérimaires de l’usine, on est en contact avec chacun d’eux. 32 personnes sur les 136 ont retrouvé un travail , dont 12 en contrat précaire ». Depuis le début de l’année et jusqu’au début du déconfinement, une vingtaine d’entre eux s’était barricadé dans les locaux de Luxfer pour éviter le démantèlement du matériel. Sur les 4,5 hectares de l’usine de Gerzat, entre 60 et 70 machines seraient encore opérationnelles. « Les machines sont en l’état et il y a un plan qui a été monté sur un redémarrage en 9 semaines » avance Axel Peronczyck.« Cela c’est la Cgt qui le dit, seuls des experts indépendants pourraient nous dire si la reprise est possible ou pas «  tranche la députée de LREM Valérie Thomas. « Plus de la moitié des salariés ont trouvé une solution d’emploi ou sont en création d’entreprises ou en formation » soutient la députée.

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/famar-lyon-seul-fabricant-francais-chloroquine-n-est-toujours-pas-sauve-1817144.html

Famar Lyon, fabricant de Nivaquine (chloroquine), n’est toujours pas sauvé

 

© Rolland Quadrini / MaxPPP

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Située à Saint-Genis-Laval, près de Lyon, l’usine pharmaceutique Famar, -qui compte 250 salariés-, est la seule en France habilitée par l’agence du médicament à fabriquer la Nivaquine à base de chloroquine. La société est toujours en redressement judiciaire, et l’inquiétude grandit.

Par Franck Grassaud Publié le 16/04/2020 à 15:04 Mis à jour le 16/04/2020 à 16:35

« Les dernières commandes des clients fixent un arrêt des productions le 3 juillet 2020. L’urgence est d’obtenir de la part de ces donneurs d’ordre un maintien de l’ensemble des activités pour trouver une solution de reprise« , explique Yannig Donius, délégué syndical CGT chez Famar.La société basée dans la Métropole de Lyon, sous-traitante de l’industrie pharmaceutique, notamment de Sanofi et Merck, risque toujours la fermeture. Une seule offre a été déposée auprès des administrateurs judiciaires. Et le tandem d’investisseurs ne reprendrait que 50 des 250 salariés. Leur projet « ne permet pas de garantir un avenir pharmaceutique ni de pérenniser les emplois sur le site », ajoute la CGT.

Beaucoup pensaient que la crise sanitaire allait favoriser la reprise, que le coup de projecteur indirectement donné sur le traitement antipaludique à base de chloroquine allait aider. Pour les salariés, la réponse tarde.

C’est le Cabinet de la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances qui suit le dossier côté gouvernement. « On a un objectif clair, c’est le maintien de l’industrie sur ce site, on y travaille et on y travaillait avant même la crise sanitaire », explique un proche de la secrétaite d’Etat Agnès Pannier-Runacher.

« On attend la confirmation de marques d’intérêt, c’est un travail qui est discret. Il nous faut une reprise adossée à un projet industriel solide. On reste raisonnablement optimistes », ajoute cette source qui explique que l’Etat a « un rôle de conseil pour faire émerger les meilleurs offres. »

Famar Lyon est le seul site industriel à fabriquer et conditionner la Nivaquine, un composé de chloroquine sulfatée, pour le marché français. Parmi la soixantaine de produits fabriqués, 12 médicaments sont « d’intérêt thérapeutique majeur » et restent donc indispensables pour des milliers de patients. Une gamme d’antibiotiques contre les infections poumons/bronches peut également être produite sur le site comme l’Azithromycine.

Secrétaire du comité social et économique, Yannig Donius espère donc une intervention rapide de l’Etat. « La nationalisation de l’entreprise devient une décision incontournable pour répondre aux besoins sanitaires et satisfaire ainsi les intérêts de santé publique », explique le délégué syndical dans un communiqué.

La nationalisation demandée à l’Assemblée nationale

Le 14 avril, les députés socialistes ont aussi demandé la nationalisation de Famar (chloroquine) mais aussi de Luxfer (bouteilles à oxygène), des sociétés jugées « particulièrement nécessaires à l’indépendance sanitaire de la Nation ». Une proposition de loi a été déposée. Les parlementaires disent s’inspirer « du dispositif propre aux entreprises industrielles de la loi de nationalisation de 1982″.

Outre Famar, les élus défendent également le cas de Luxfer (Gerzat, Puy-de-Dôme). Avant sa fermeture en 2019, l’entreprise était la seule en Europe à fabriquer des bouteilles à oxygène médical.

Les députés Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Marine Le Pen (RN) ont, eux-aussi, réclamé la nationalisation de Luxfer et Famar.

 

https://www.lyonmag.com/article/107023/famar-lyon-la-seule-offre-de-reprise-ne-permettrait-de-garder-que-50-salaries-sur-250

Social    17-04-2020 à 08:59  

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Famar Lyon : la seule offre de reprise ne permettrait de garder que 50 salariés sur 250

 

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L’inquiétude grandit au sein de l’usine de Saint-Genis-Laval en redressement judiciaire.

L’arrivée d’une offre ferme de reprise n’a pas permis aux 250 salariés de voir l’avenir plus sereinement. « Une seule offre de reprise a été déposée auprès des administrateurs judiciaires par un tandem d’investisseurs dont le projet industriel ne permet pas de garantir un avenir pharmaceutique ni de pérenniser les emplois sur le site (reprise de 50 salariés sur 250) », assure la CGT.

Pour rappel, Famar Lyon est la seule usine en France à produire la Nivaquine à base de chloroquine ; un traitement donné à des patients atteints du Covid-19.  »Les dernières commandes des clients (SANOFI, Merck, Astellas, Mylan, Abbott, P&G…) fixent un arrêt des productions le 3 juillet 2020″, précise le syndicat qui tire la sonnette d’alarme. « L’urgence est d’obtenir de la part de ces donneurs d’ordre un maintien de l’ensemble des activités pour trouver une solution de reprise », demande la CGT qui estime une nouvelle fois que « la nationalisation de l’entreprise devient une décision incontournable pour répondre aux besoins sanitaires et satisfaire ainsi les intérêts de santé publique ».

Ce souhait de nationalisation a déjà fait l’objet d’un courrier d’Annie Guillemot et Gilbert-Luc Devinaz, deux sénateurs du Rhône. Famar Lyon avait également reçu le soutien de Jean-Luc Mélenchon ou encore Laurent Wauquiez.

 

https://rebellyon.info/FAMAR-Lyon-une-alternative-aux-besoins-de-22178

FAMAR Lyon : une seule solution, la nationalisation

 

Publié le 18 avril 2020

 

La société FAMAR Lyon située à Saint-Genis-Laval (Métropole de Lyon), sous-traitante de l’industrie pharmaceutique employant un peu plus de 250 salariés, risque toujours une fermeture. La nationalisation de l’entreprise devient une décision incontournable pour répondre aux besoins sanitaires et satisfaire ainsi les intérêts de santé publique.

FAMAR Lyon : une alternative aux besoins de santé publique

La société FAMAR LYON située à Saint-Genis-Laval (Métropole de Lyon), sous-traitante de l’industrie pharmaceutique employant un peu plus de 250 salariés, risque toujours une fermeture.

Une seule offre de reprise a été déposée auprès des administrateurs judiciaires par un tandem d’investisseurs dont le projet industriel ne permet pas de garantir un avenir pharmaceutique ni de pérenniser les emplois sur le site (reprise de 50 salariés sur 250).

Les dernières commandes des clients (SANOFI ; MERCK ; ASTELLAS ; MYLAN ; ABBOTT, P&G…) fixent un arrêt des productions le 3 juillet 2020. L’urgence est d’obtenir de la part de ces dormeurs d’ordre un maintien de l’ensemble des activités pour trouver une solution de reprise.

Cette crise sanitaire doit être le détonateur pour construire une alternative industrielle aux antipodes des logiques de délocalisations et des poli-tiques d’austérité qui fragilisent notre système de santé et multiplient les ruptures de médicaments.

FAMAR LYON est le seul site industriel â fabriquer et conditionner la NIVAQUINE (Chloroquine) pour le marché français. Le porte-feuille produit de l’usine compte parmi sa soixantaine de produits, 12 médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) qui sont indispensables à des milliers de patients.

Une gamme d’antibiotiques contre les infections poumons/ bronches est également enregistrée sur le site (ORDIPHA (Azithromycine) ; ROVAMYCINE (Spiramycine) ; PYOSTACINE (Pristinamycine).

L’indépendance sanitaire doit se construire autour de la création d’un pôle public du médicament et l’entreprise FAMAR LYON doit être une des priorités à intégrer au plan de « participations financières de l’Etat

Voici certaines propositions qui pourraient ré-pondre en partie aux carences avérées de notre système de santé mais également garantir un développement de l’activité sur le site de St Genis Laval dans le cadre d’un programme public de production et de distribution des médicaments :

  • Effectuer sur le territoire, un recensement de tous les derniers lieux de fabrication des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) localisés chez les sous-traitants.
  • Mettre en place une protection particulière (financière et administrative), pour ces MITM sur les sites façonniers (hors réseau de commercialisation du laboratoire phar-maceutique).
  • Constituer un fonds de garantie alimenté par une cotisation des laboratoires pharmaceu-tiques, dont la stratégie d’externalisation a contribué à la situation actuelle.
  • Redémarrer la fabrication des MITM actuellement importés qui ne seraient plus livrés aux patients de façon régulière ou qui seraient identifiés comme à risque de rupture, en privilégiant les sites façonniers disposant déjà des capacités opérationnelles nécessaires. Procéder au même processus pour leurs principes actifs.
  • Constituer des stocks minimum de MITM pour le marché ville et hôpital, indépendamment des choix commerciaux des laboratoires pharmaceutiques.

Ces quelques pistes doivent alimenter le débat sur le renforcement de l’éthique de santé publique dans la chaîne du médicament, mais le temps de la procédure judiciaire pour FAMAR LYON n’est pas extensible et le risque d’une fermeture de l’établissement dés cet été reste entier.

FNIC CGT FAMAR Lyon

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https://www.lyonmag.com/article/107113/le-senat-se-penche-sur-la-nationalisation-de-famar-lyon

Politique    21-04-2020 à 13:25  

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Le Sénat se penche sur la nationalisation de Famar Lyon

 

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Deux sénateurs du Rhône ont déposé un amendement dans le cadre du projet de loi de finances rectificative.

Annie Guillemot et Gilbert-Luc Devinaz annonce dans un communiqué commun que le Sénat va débuter ce mardi les discussions concernant la nationalisation de Famar Lyon. « Nous serons particulièrement attentifs aux suites données à notre démarche », assurent-ils. Les deux élus avaient déjà écrit au mois de mars au Premier ministre, Édouard Philippe, afin de lui part de la situation inquiétante de l’entreprise.

Pour rappel, l’usine de Saint-Genis-Laval, produisant la Nivaquine à base de chloroquine, est actuellement en redressement judiciaire avec pour l’instant une seule offre de reprise qui ne permettrait de reprendre que 50 salariés du site.

 

https://www.lyonmag.com/article/107167/famar-lyon-un-voeu-pour-la-nationalisation-vote-par-le-conseil-de-la-metropole-de-lyon

Politique    23-04-2020 à 20:02  

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Famar Lyon : un vœu pour la nationalisation voté par le conseil de la Métropole de Lyon

 

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Le cas de l’usine de Saint-Genis-Laval produisant la Nivaquine, actuellement en redressement judiciaire, a été évoqué ce jeudi par les élus.

A la fin de la séance exceptionnelle du conseil de la Métropole de Lyon, le conseiller métropolitain et sénateur, Gilbert-Luc Devinaz, a fait part de son souhait à soumettre au vote un vœu pour la nationalisation de Famar Lyon.

« La crise que nous vivons pose évidemment la question de notre souveraineté sur des secteurs stratégiques, tels que la production de médicaments. Le Président de la République l’a également reconnu lors de sa dernière intervention en évoquant la nécessité de « rebâtir une indépendance agricole, sanitaire, industrielle et technologique française ». Dans ce contexte, comment abandonner l’entreprise à son sort judiciaire et sa mort programmée en juillet prochain », a notamment déclaré l’élu mobilisé depuis plusieurs semaines sur le sujet.

Gilbert-Luc Devinaz a appelé la Métropole de Lyon à demander au Premier ministre, Édouard Philippe, que son gouvernement « accompagne l’engagement des clients actuels après le 3 juillet«  mais aussi « examine la possibilité de nationaliser (même temporairement) l’entreprise FAMAR« .

Le vœu a finalement été voté à 89 voix pour.

 

https://tribunedelyon.fr/salade-lyonnaise/article/saint-genis-laval-vers-une-nationalisation-de-famar/

Saint-Genis-Laval. Vers une nationalisation de Famar ?

 

David Gossart -
30 avril 2020, 08h14

 

Le Sénat a examiné le 22 avril dernier deux amendements demandant la nationalisation de Famar, le producteur de médicaments de Saint-Genis-Laval (lire ici et ). Un de ces deux amendements avait été déposé par les sénateurs PS du Rhône Annie Guillemot et Gilbert-Luc Devinaz (en savoir plus).

La secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher a rappelé que le gouvernement suivait ce dossier depuis des mois « comme le lait sur le feu » mais était surtout en attente « d’un projet de reprise solide ».

Le lendemain, la Métropole de Lyon a voté un vœu en faveur d’un « accompagnement des clients » de Famar au-delà du 3 juillet, date d’expiration de son carnet de commandes, afin d’envisager une nationalisation, même temporaire. La Métropole a par ailleurs proposé de reprendre le foncier pour ne laisser à un repreneur que l’investissement dans l’outil de production.

 

https://www.lettrevalloire.com/flash-eco/2020-franck-supplisson-veut-rebondir-dans-le-medicament/

Frank Supplisson veut rebondir dans le médicament

 

le 30 avril 2020 à 18h15

Frank Supplisson veut rebondir dans le médicament

EXCLUSIF

Sur le point de tourner le dos à la politique, Frank Supplisson – encore président pour quelques semaines de l’Agglomération Montargoise et Rives du Loing (AME) – pourrait rebondir dans l’industrie pharmaceutique.
À la tête d’un groupe d’entrepreneurs, l’ancien directeur de cabinet d’Éric Besson à Bercy a déposé une offre ferme de reprise de l’usine Famar de St-Genis-Laval, près de Lyon (69), la seule de ce groupe grec de sous‑traitance pharmaceutique qui n’avait pas été confiée à Delpharm au début de l’automne. Frank Supplisson (ci-dessus), qui a déjà redressé avec plus ou moins de succès plusieurs entreprises en difficulté (Ascométal, Montataire Industry et plus récemment Tarbes Industry), ne prévoirait que la reprise d’environ 50 des salariés d’une unité qui en compte 290, dont 40 intérimaires. Selon nos informations, les administrateurs judiciaires, Me Éric Étienne‑Martin et Me Frédéric Abitbol, auraient demandé à Frank Supplisson et à ses associés de formuler une proposition un peu plus ambitieuse sur le plan social. Ils ont jusqu’au 30 mai pour le faire.

Mais l’homme d’affaires montargois n’est pas le seul à convoiter cette usine en redressement judiciaire depuis juillet 2019, dont on a beaucoup parlé il y a peu. Elle conditionne en effet, pour le compte de Sanofi, l’antipaludique Nivaquine, dont le principe actif est la désormais fameuse chloroquine. On a d’ailleurs cru à tort que Famar Lyon produisait elle‑même la chloroquine alors qu’elle importe ce principe actif du Sud‑Est asiatique pour ne fabriquer que le médicament.

Le libanais Benta Pharma Industries (BPI), qui exploite deux unités industrielles à Dbayeh, au nord de Beyrouth, et au Caire pour y employer quelque 400 salariés, aurait adressé une lettre d’intention aux administrateurs en faisant également part de son intérêt pour le site de St-Genis-Laval, sans préciser à ce stade le périmètre de son projet. Celui‑ci devra être confirmé par une offre ferme et déposé avant la date fatidique du 30 mai.

 

https://www.leprogres.fr/edition-sud-lyonnais/2020/05/06/a-saint-genis-laval-famar-bientot-sauvee-par-le-largactil

À Saint-Genis-Laval, Famar bientôt sauvée par le Largactil?

 

En redressement judiciaire depuis juin 2019, Famar Lyon cherche toujours un repreneur. Ce sous-traitant des grands labos fonde à présent des espoirs sur le Largactil (chlorpromazine).

Par Fabrice DUFAUD – Hier à 20:00 | mis à jour à 23:35 – Temps de lecture : 2 min

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La chlorpromazine contre le Covid-19 : un éclairage intéressant dans Corruption title-1588791853

Famar Lyon est l’unique fabricant de Largactil, un médicament qui pourrait être efficace contre le covid-19. Photo Progrès /Joël PHILIPPON

 

En redressement judiciaire depuis le 24 juin 2019, Famar Lyon cherche toujours un repreneur. Ce sous-traitant des grands labos tente de se montrer sous ses plus beaux atours. Après avoir mis en lumière sa production de Nivaquine (sulfate de chloroquine) , l’entreprise saint-genoise fonde des espoirs sur le Largactil (chlorpromazine).

La production de ce vieux médicament commercialisé par Sanofi est, pour l’heure, exclusivement confiée à Famar. Or, le Largactil pourrait être efficace contre le covid-19. Depuis lundi, ce neuroleptique fait l’objet d’un essai clinique.

Un médicament utilisé dans l’étude “reCoVery”

Cette première étude sur l’homme, baptisée “reCoVery”, est menée au sein du Groupe hospitalier universitaire (GHU) Paris psychiatrie & neurosciences, en partenariat avec l’Institut Pasteur. Une expérimentation in vitro vient de rendre ses conclusions, publiées sur l’archive MedRxiv. Elle confirme l’action antivirale de la chloropromazine sur le SARS-CoV-2.

« Le premier traitement antipsychotique de l’histoire pourrait donc jouer un rôle clé dans la lutte contre la prolifération d’une pandémie », précise un communiqué du GHU paru lundi. Famar Lyon attend les résultats de reCoVery avec impatience. Et se dit capable de produire 500 000 unités de Largactil par an.

« L’approvisionnement en principe actif ne devrait pas poser de problème, précise Yannig Donius, délégué syndical CGT. Il est produit à Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence), sur un site de Sanofi. »

 

https://www.lyonmag.com/article/107449/apres-la-nivaquine-le-largactil-pour-sauver-famar-lyon

Santé    07-05-2020 à 09:21 

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Après la Nivaquine, le Largactil pour sauver Famar Lyon ?

 

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L’usine de Saint-Genis-Laval veut montrer qu’elle est plus que jamais impliquée dans la lutte contre le Covid-19.

Après la Nivaquine (nom sous lequel est venu la chloroquine promue par Didier Raoult ndlr), Famar Lyon met en avant un autre médicament que l’entreprise produit sur son site et commercialisé par Sanofi. Il s’agit du Largactil, connu également sous le nom de chlorpromazine, un antipsychotique faisant l’objet d’un essai depuis le début de la semaine dans la course contre la montre pour trouver un traitement contre le Covid-19.

« Le repositionnement du neuroleptique Largactil (Chlorpromazine), dans le traitement du Covid-19 pourrait diminuer l’évolution défavorable de l’infection et réduire sa contagiosité. Un essai pilote de phase III est en cours, protocole répondant aux recommandations de l’OMS », explique la CGT du site dans un communiqué.  »Le bénéfice potentiel du Largactil contre le Covid-19 pourrait placer Famar Lyon au centre de l’échiquier, apportant la preuve que le site apparaît comme stratégique dans la lutte contre ce coronavirus et participant ainsi à l’indépendance de notre système de santé », poursuit le syndicat.

Pour rappel, l’usine de Saint-Genis-Laval, dont la nationalisation est demandée, est actuellement en redressement judiciaire. Les 250 salariés de Famar Lyon attendent de connaître les offres de reprise dont la date de limite de dépôt est fixée au 25 mai.

 

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