Comment Patricia Bouchon a été tuée le 14 février 2011

Selon la mère « dodu », femme médecin épouse de médecin (« Samaj » chez les tarés du blog Luraghi) se partageant entre Paris et Montpellier, « déconnologue » et soeur masculiniste notoire, pas du tout opposée aux fellations entre collègues de travail, bien au contraire, mais ne tolérant pas celles qui s’y refusent et peuvent se plaindre de harcèlement sexuel ou pire lorsqu’elles y sont contraintes, là où le corps de Patricia Bouchon avait été caché, il ne serait sans doute pas retrouvé avant un an et la décomposition ayant fait son oeuvre, il ne pourrait plus « parler ».

Sitôt après l’assassinat, elle était donc tranquille, ne s’inquiétait pour aucun de ses complices et les rassurait publiquement à peu près dans les termes que je viens de rapporter.

Finalement, le corps a été découvert de manière fortuite un mois et demi après les faits, autopsié, et la presse s’est dès lors fait l’écho des conclusions des légistes avec suffisamment de précisions pour que quiconque ayant alors la curiosité de lire ou relire les discussions publiques des « déconnologues » sur leurs blogs privilégiés, ceux du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, puisse reconnaître l’une après l’autre, chacune des violences précises qui furent infligées à Patricia Bouchon par son agresseur le 14 février 2011 dans tous les délires publics de cette bande de cinglés durant les trois semaines ayant suivi les faits. Ils en hurlaient de rire tous ensemble.

Personnellement, je l’ai fait beaucoup plus tard, pour les besoins des procédures nous opposant, et c’est seulement là que j’ai compris tous ces délires qui bien évidemment ne m’évoquaient pas grand-chose à l’époque des faits, lorsque calomniée à outrance par toute la bande, son chef en tête, je consultais régulièrement leurs écrits pour ce qui me concernait : je n’y voyais que les délires quotidiens de cette bande de tarés, avec toutes leurs violences et ordures habituelles, ne pouvant soupçonner que cette fois ils évoquaient tous les détails d’un crime bien réel – personne ne savait ce qui était arrivé à Patricia Bouchon, hormis son agresseur, elle avait simplement disparu – et de manière rétrospective, je me demande de combien d’autres crimes aussi réels ils ont pu publiquement s’amuser de la même manière, toujours à l’insu de leurs lecteurs innocents, tous dans l’incapacité de comprendre leurs délires publics par défaut d’information parfaitement claire sur leurs activités criminelles non assumées.

Précisons encore que le malade mental extrêmement dangereux et non moins rusé Pascal Edouard Cyprien Luraghi a supprimé de l’espace public tous ces textes concernant directement l’assassinat de Patricia Bouchon le 14 février 2011 dès le mois d’avril 2011, et qu’il fallait donc les avoir enregistrés avant pour pouvoir les reconsulter ultérieurement, comme je l’ai fait quand j’en ai eu besoin beaucoup plus tard, après avoir, dans l’intervalle, pris connaissance des résultats de l’autopsie tels que rapportés par la presse à compter de ce mois d’avril 2011.

Je suivais cette affaire depuis le début car j’avais bien compris dès l’annonce de la disparition de Patricia Bouchon que l’internaute localisé à Bouloc qui avait consulté très peu de temps auparavant le blog où je m’exprimais alors, « Un petit coucou » chez OverBlog, était très probablement son agresseur. Certains de mes harceleurs, ou peut-être toujours le même, sans que je puisse savoir quels ils étaient, avaient ensuite continué à attirer discrètement mon attention sur cette affaire, concernant des personnes que je ne connaissais absolument pas, et dont, par conséquent, je ne voyais pas le rapport, ni avec mes affaires personnelles, ni avec mes harceleurs clairement identifiés, les « déconnologues » de la bande du cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Tout s’est définitivement éclairé lorsqu’à l’automne 2014 j’ai relu les discussions publiques du premier trimestre 2011 de cette bande de cinglés, que je ne pouvais pas comprendre à l’époque des faits et n’avais alors nullement mémorisées.

Ils étaient donc tous bien au courant de tous les détails de l’agression de Patricia Bouchon, tuée sur ordre du chef Pascal Edouard Cyprien Luraghi craignant d’être poursuivi pour tous ses harcèlements à mon encontre, passant notamment par des piratages informatiques et des écoutes illégales.

Cela pose la question de savoir comment ils avaient tous été si bien renseignés sur les faits sitôt après leur commission : en ont-ils tous été témoins ? étaient-ils tous présents lors de l’agression ? ou l’agresseur, peut-être aidé d’un complice, leur avait-t-il fourni un rapport très détaillé sur toutes les violences subies par la victime ?

J’ai lu dans leurs écrits y relatifs que la scène de l’agression, qui s’est produite en un lieu sans éclairage public par une nuit noire (la pleine lune n’arrive effectivement que le 18 févier 2011), aurait été éclairée par une lampe à xenon, donc possiblement les phares du véhicule, ou peut-être, comme le laisse entendre l’écrit, une lampe frontale.

Sachant que le malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi donne déjà dans le snuff book (sa marotte est d’écrire des bouquins sur des gens qu’il hait et prend plaisir à torturer et faire assassiner), je pense qu’elle a pu être filmée puis visionnée par chacun des membres de la bande.

Par ailleurs, comme déjà dit, la victime a été frappée avec des pierres.

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/proces-du-meurtrier-presume-patricia-bouchon-ce-que-dit-autopsie-du-corps-victime-1642234.html

Procès de Laurent Dejean : les blessures de Patricia Bouchon expliquées aux jurés

 

Le corps de Patricia Bouchon a été retrouvé le 29 mars 2011, dans une buse en contrebas d'une route, à Villematier. / © MaxPPP

Le corps de Patricia Bouchon a été retrouvé le 29 mars 2011, dans une buse en contrebas d’une route, à Villematier. / © MaxPPP

 

Jeudi 21 mars 2019, 6ème jour du procès de Laurent Dejean, la cour d’assises de Haute-Garonne entend les experts scientifiques, et notamment le médecin légiste qui a procédé à l’autopsie du corps de Patricia Bouchon et livré les derniers iinstants ainsi que les causes de la mort de la victime.

Par Marie Martin Publié le 21/03/2019 à 11:59 Mis à jour le 21/03/2019 à 12:09

Le 29 mars 2011, 42 jours après sa disparition, le corps de Patricia Bouchon est retrouvé par un chasseur, à Villematier, à quelques kilomètres de Bouloc. Il repose dans une buse, en contrebas d’une petite route, dans une quarantaine de centimètres d’eau.

Dès le lendemain, le corps de la joggeuse est confié aux mains du docteur Norbert Talmon, médecin légiste au CHU de Rangeuil à Toulouse. C’est lui qui vient livrer ce jeudi 21 mars 2019 les conclusions de son expertise, aux jurés de la cour d’assises de Haute-Garonne qui jugent pendant 12 jours Laurent Dejean, accusé du meurtre de Patricia Bouchon.

« Ce n’est pas une autopsie très compliquée« , explique-t-il à la barre.
Le visage présente, sur la face gauche, des plaies contuses, de 1 à 1,5 centimètres. Ce sont elles qui ont saigné, laissant une importante trace de sang dans l’impasse où Patricia Bouchon a été tuée.
Ces plaies sont le résultat de coups portés avant la mort, avec un « objet » contondant qui peut être un bout de bois, un barre de métal, une pierre. Ou un poing.
Un gant de latex déchiré ainsi que quelques cheveux sont retrouvés dans la bouche, juste derrière les dents.

Le corps présente également un traumatisme cervical grave dû à un mouvement de rotation et de flexion violent de la tête, une fracture du rocher droit, un hématome sur l’épaule droite. Des blessures infligées avant la mort mais également une fracture du nez et une fracture de l’os hyoïde post-mortem.

La partie inférieure du corps ne présente aucune blessure, ce qui exclut l’hypothèse d’un accident de la circulation.
Bien que le pantalon de jogging de Patricia Bouchon soit baissé sous les fesses, le tee-shirt et le soutien-gorge relevés, aucune lésion de la sphère génitale n’est constatée. Patricia Bouchon n’a pas subi d’agression sexuelle.

Le docteur Talmon est clair : il n’est pas là pour formuler une opinion mais les blessures constatées amènent à une hypothèse « probable » : Patricia Bouchon, qui mesurait 1,64 mètres et pesait 43 kilos, a été frappée au visage par son agresseur qui lui a ensuite infligé, par derrière, des mouvements violents à la tête, provoquant une tétraplégie. Une pression très forte est alors imprimé sur le cou, c’est l’asphyxie. L’os hyoïde est alors brisé.

Le corps de la victime est ensuite transporté un peu plus loin dans l’impasse où l’on retrouve son chouchou, une boucle d’oreille et un piercing. Et une importante trace de sang. Entre le premier coup et le décès, une dizaine de minutes…

Patricia Bouchon a par la suite été amenée à Villematier, dans cette buse où on la retrouvera plus d’un mois après. Son transport, vraisemblablement en voiture, a pu causer la fracture post-mortem du nez.

Les traces ADN retrouvées sur Patricia Bouchon mais aussi sur les lieux du crime et du transport du corps ont fait l’objet de très nombreuses analyses. Ce sont elles qui seront au coeur des débats, cet après-midi…

 

https://www.ladepeche.fr/2019/03/21/meurtre-de-la-joggeuse-de-bouloc-lagression-a-dure-une-dizaine-de-minutes-selon-les-specialistes,8082007.php

Meurtre de la joggeuse de Bouloc : l’agression a duré une dizaine de minutes selon les médecins légistes

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  • Patricia Bouchon allait avoir 50 ans en mars 2011 quand elle a été agressée et tuée.
Patricia Bouchon allait avoir 50 ans en mars 2011 quand elle a été agressée et tuée. DDM

 

Publié le 21/03/2019 à 12:32 , mis à jour à 12:34

l’essentiel

Les spécialistes de la médécine légale ont été entendu ce jeudi matin par la cour d’assises de la Haute-Garonne. Ils ont établi que l’agression de Patricia Bouchon, qui a duré entre dix et quinze minutes a mené à sa mort par asphyxie.

Matinée difficile ce jeudi pour les proches de Patricia Bouchon, cette mère de famille tuée alors qu’elle effectuait son jogging le lundi 14 février 2011 à Bouloc au nord de Toulouse. Le médecin légiste et l’experte en anatomocytopathologie se sont succédé à la barre pour détailler les blessures de la victime. Il en ressort qu’elle a été frappée à trois reprises à la joue gauche, entraînant une hémorragie importante et peut-être sa chute violente qui lui a fracturé l’arrière de la tête.

Mais ce ne sont pas ces coups qui l’ont tuée. Patricia Bouchon a été violemment secouée au niveau du cou, si fortement qu’elle ne pouvait plus respirer. « Ce n’est pas une lésion qui tue d’emblée, a précisé le légiste. Mais elle est incapacitante, vous devenez paraplégique. Vous devenez une poupée de chiffon. » Patricia a également été longuement étranglée, jusqu’à mourir.

 

Cyberharcèlement : en Autriche en 2019 comme en Bretagne en 2015, une victime obtient l’annulation de sa condamnation

Mercredi 13 mars 2019, en Autriche, une élue écologiste condamnée au mois d’octobre dernier pour avoir révélé l’identité de son agresseur sur Internet a obtenu l’annulation de ce premier jugement.

Un nouveau procès est ordonné.

L’affaire est paraît-il suivie dans le monde entier.

Les défenseurs des droits des femmes, indignés par le premier verdict, se réjouissent de son annulation.

Je rappelle ici avoir moi aussi obtenu le 2 décembre 2015 en appel à Rennes l’annulation d’un jugement particulièrement scandaleux rendu le 11 juin 2013 à Brest où j’avais été poursuivie et condamnée pour avoir osé publier en 2011 des démentis et droits de réponse à la suite de campagnes de calomnies publiques particulièrement ordurières et outrancières qui s’accompagnaient depuis 2008 de cyberharcèlements quotidiens massifs comprenant notamment de nombreuses menaces de viol et menaces de mort.

Le tout était organisé à mon encontre par la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest qui avec ses sbires de l’extrême-gauche harcèle toute ma famille depuis plusieurs décennies.

Dans le même temps, nos propres plaintes pour l’ensemble des faits dont nous étions victimes étaient toutes rejetées illégalement par les mêmes magistrats qui avaient décidé tout aussi illégalement d’utiliser ses plaintes toutes nulles ou irrecevables pour me poursuivre et me condamner en sachant pertinemment que j’en étais bien victime et n’avais jamais commis les faits dont elle m’accusait mensongèrement.

L’annulation de cette condamnation et ma relaxe totale subséquente sont devenues définitives le 8 mars 2016, le pourvoi en cassation formé par Josette Brenterch ayant alors été rejeté.

Mais aucun média français ne s’en est jamais fait l’écho, je suis la seule à publier à ce sujet.

De même, personne n’a jamais entendu les défenseurs des droits des femmes français s’indigner de ce que je subissais et subis toujours : mes harceleurs ont continué à tenter d’obtenir de la justice qu’elle ordonne la suppression de toute publication qui puisse m’être attribuée et me prive définitivement de tout droit d’expression, tandis qu’eux-mêmes continuent à nous calomnier, mais surtout, à violer l’intimité de nos vies privées de toutes les manières possibles et imaginables et organiser toutes sortes d’agressions à notre encontre, toujours le plus tranquillement du monde.

Comment s’en étonner ?

Ceux qui en France ont fait main basse sur la défense des droits des femmes et en détiennent le monopole depuis si longtemps ne sont autres que leurs agresseurs… et si le verrou a bien commencé à sauter avec les révélations du mois dernier sur la Ligue du LOL, ce n’est encore – malheureusement – qu’un timide début…

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/13/la-justice-autrichienne-casse-un-jugement-condamnant-une-victime-de-cyber-harcelement_5435631_3210.html

La justice autrichienne casse un jugement condamnant une victime de cyber-harcèlement

 

Une élue écologiste avait été condamnée pour avoir révélé sur Internet l’identité de l’un de ses agresseurs.

Par Blaise Gauquelin Publié le 13 mars 2019 à 18h50 – Mis à jour le 13 mars 2019 à 19h40

 

C’est une affaire suivie dans le monde entier, car elle pourrait faire date. Mercredi 13 mars, la justice autrichienne a annulé la condamnation d’une élue écologiste qui avait révélé sur Internet l’identité de son agresseur.

En octobre, Sigrid Maurer avait été reconnue coupable d’avoir porté atteinte aux intérêts d’un commerçant en postant, cinq mois plus tôt sur Facebook et sur Twitter, le nom du monsieur et le texte ordurier qu’il lui avait envoyé par le biais de Messenger, et ce sans vérifier qu’il était bien personnellement à l’origine de la missive.

Ce dernier, vendeur de bière, affirmait qu’il laissait son ordinateur à la disposition de ses clients et niait être à l’origine des messages à caractère sexuel. Les accusations publiques portées contre lui auraient causé un préjudice moral et financier. Le tribunal avait considéré que Mme Maurer aurait dû entrer en contact avec lui afin de vérifier son identité.

Ce jugement avait indigné les défenseurs des droits des femmes et posait de nombreuses questions quant à la responsabilité des internautes dans la gestion de leur compte personnel sur les réseaux sociaux. L’ancienne députée avait fait appel et la Cour de Vienne vient d’estimer qu’elle n’a pas fait l’objet d’une procédure équitable.

Un nouveau procès est ordonné. « Le plaignant n’a pas pu prouver qu’une autre personne avait pu rédiger et envoyer les messages à sa place dans un laps de temps aussi court », estime le juge, qui considère que ses explications sont « peu plausibles » et que les précautions réclamées à Mme Maurer en première instance « placent la barre trop haut ».

« Il y avait une inversion des rôles »

« Je suis extrêmement heureuse », a réagi Sigrid Maurer, interrogée par l’agence de presse autrichienne APA, qui voulait dénoncer l’absence de recours judiciaires possibles pour les victimes de harcèlement en ligne, en rendant publics les messages qu’elle recevait comme élue. De nombreux responsables politiques ont également fait part de leur satisfaction, car ils avaient estimé qu’en condamnant Mme Maurer la justice proposait l’impunité aux harceleurs et le bâillon à leurs victimes.

« Il y avait une inversion des rôles dans cette histoire », a, par exemple, estimé Selma Yildirim, une députée sociale-démocrate (SPÖ).

« Les femmes sont encore trop souvent confrontées à des humiliations, au sexisme et à l’abus de pouvoir. Elles ne doivent pas se taire et tout subir ! Réagir et s’indigner, c’est important et c’est la seule chose à faire ! »

L’Autriche n’est pas épargnée par les scandales de harcèlement sexuel et plusieurs affaires ont fait couler beaucoup d’encre depuis 2017 dans le pays alpin. Le rédacteur en chef d’un quotidien a été licencié pour avoir envoyé un message inapproprié à une jeune femme. Plusieurs skieuses professionnelles ont témoigné d’abus institutionnalisés et le directeur d’un festival culturel a fait l’objet d’accusations de la part d’artistes engagées dans sa programmation.

Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)

 

Attentats de Barcelone d’août 2017 : le « cerveau » voyage autant que Jean-Marc Donnadieu !

C’est une information du 2 août 2018 (voir série d’articles ci-dessous).

L’homme qui aurait planifié les attentats meurtriers du 17 août 2017 en Catalogne, dans le nord-est de l’Espagne, circule librement en Europe, « il change régulièrement de pays et ‘continue à entrer en contact avec d’autres groupes’ radicaux ».

Par ailleurs, des précisions d’importance ont été récemment publiées concernant les repérages effectués par les auteurs de ces attentats lors d’un voyage éclair en dates des 11 et 12 août 2017 à Paris, où ils auraient projeté d’attaquer la tour Eiffel à l’aide de bombes.

Rappelons qu’il s’agissait du premier attentat revendiqué par Daech en Espagne, dans une région où se rend régulièrement le Bitterrois Jean-Marc Donnadieu.

En outre, les terroristes disposaient d’au moins 120 bonbonnes de gaz évoquant immanquablement l’attentat raté de début septembre 2016 ayant déjà visé un monument parisien, la cathédrale Notre-Dame, sur l’île de la Cité.

J’ai déjà expliqué dans de précédents articles comment et pourquoi cet attentat m’était certainement dédié, alors que j’étais attendue au Palais de Justice de Paris le 13 septembre 2016 pour y être jugée et condamnée de manière expresse selon les voeux du psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Au mois d’août 2017, l’individu ayant fait appel de l’ordonnance du 5 janvier 2017 par laquelle le juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Paris avait rejeté toutes ses demandes à mon encontre, mon avocat venait de se constituer pour le procès en appel initialement prévu au mois de novembre 2017.

Voir le planning ici :

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/09/30/nouvelles-menaces-de-cyprien-luraghi-le-21-septembre-2018/

Conclusion : les commanditaires étaient bien toujours les mêmes.

 

https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/attentats-en-espagne-retour-sur-24-heures-de-traque-et-d-enquete_1936272.html

Attentats en Espagne: au moins 120 bonbonnes de gaz retrouvées à Alcanar

 

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 18/08/2017 à 21:58 , mis à jour le 20/08/2017 à 18:49
Des bonbonnes de gaz retrouvées lors de perquisitions à Alcanar, en Espagne après l'attentat de Barcelone, le 18 août 2017Des bonbonnes de gaz retrouvées lors de perquisitions à Alcanar, en Espagne après l’attentat de Barcelone, le 18 août 2017

afp.com/JOSE JORDAN

 

Les attentats de Barcelone et Cambrils ont fait 14 victimes et près de 120 blessés. Un homme est toujours recherché et un imam focalise l’attention des enquêteurs.

 

L’enquête sur les attentats sanglants à la camionnette de Barcelone et Cambrils, qui ont fait 14 morts en Catalogne, progresse rapidement dans une Espagne en deuil.

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Quatre suspects, 3 Marocains et un Espagnol, ont désormais été arrêtés. Cinq « terroristes présumés » ont été tués mais au moins un individu est encore recherché. On dénombre pour l’instant 14 morts et plus de 120 blessés, d’au moins 35 nationalités. Voici un point sur l’enquête.

Les faits

Ce jeudi, à Barcelone, à 16h50 heure locale, une camionnette blanche a dévalé à toute allure l’allée centrale de la Rambla, dans le coeur touristique de la capitale catalane, fauchant les passants par dizaines et faisant au moins 13 morts et une centaine de blessés. Des témoins ont vu le conducteur prendre la fuite.

EN IMAGES >> Hommages et émotion en Espagne après le double attentat en Catalogne

Environ huit heures plus tard, juste après minuit, une Audi A3 a foncé sur la promenade du bord de mer de la station balnéaire de Cambrils, à 120 km au sud de Barcelone, blessant six civils, ainsi qu’un policier. L’un des civils, une femme, a succombé à ses blessures. Une fusillade a alors éclaté, au cours de laquelle la police a abattu les cinq occupants de l’Audi, des « terroristes présumés » portant de fausses ceintures d’explosifs. Daech a revendiqué l’attentat à la camionnette-bélier à Barcelone et celui de Cambrils.

Un homme toujours recherché

La traque d’un des derniers membres du groupe qui a commis les attentats se poursuit. Les policiers recherchent ainsi toujours Younès Abouyaaqoub, un Marocain de 22 ans dont la photo a été diffusée. Le chef de la police régionale de Catalogne a confié ce dimanche lors d’une conférence de presse que la police ignorait si le fugitif était toujours en Espagne. « Si je savais qu’il était en Espagne et où, nous irions le chercher. Nous ne savons pas où il est », a déclaré Josep Lluis Trapero.

LIRE AUSSI >> Comment les villes se protègent des attaques au véhicule-bélier

La cellule responsable des attentats a été « neutralisée » bien qu’un de ses membres soit encore en fuite, a encore assuré ce dimanche le responsable des affaires intérieures en Catalogne. « La capacité d’action de cette cellule a été neutralisée grâce au travail de la police », a déclaré Joaquim Forn.

120 bonbonnes de gaz retrouvées

La cellule responsable des attentats en Espagne préparait « un ou plusieurs attentats » à la bombe à Barcelone avec 120 bonbonnes de butane retrouvées dans une maison à Alcanar, à 200 kilomètres au sud-ouest, a annoncé la police dimanche.

« Nous commençons à voir clairement que c’est le lieu où se préparaient les explosifs pour commettre un ou plusieurs attentats dans la ville de Barcelone », a déclaré le chef de la police de Catalogne, Josep Lluis Trapero, ce dimanche.

La Sagrada Familia visée?

Le nombre de camionnettes louées, trois, laisse penser que le plan n’a pas été entièrement exécuté. Ainsi, le commando aurait pu abandonner une partie en raison de l’explosion de la maison à Alcanar. C’est en tout cas ce que pensent les enquêteurs. Selon une information du JDD, qui a eu accès à un rapport de police, la basilique de la Sagrada Familia était ainsi initialement visée par les djihadistes. Une cible très symbolique au coeur de Barcelone.

Le rôle d’un imam

Samedi, l’imam Abdelbaki Es Satty du village catalan de Ripoll, d’où sont originaires une partie des auteurs présumés des attaques était au centre de toutes les attentions. La presse s’interroge sur son rôle dans l’éventuelle radicalisation très rapide des auteurs.

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Le domicile de l’homme, qui a disparu depuis mardi, a été perquisitionné à l’aube, selon Nourddem, son colocataire qui a assisté à l’opération de police.

Le Kangoo blanc retrouvé

Le véhicule blanc de type Kangoo que la police espagnole avait signalé vendredi aux autorités françaises a été retrouvé en Espagne, a indiqué samedi une source policière française. Cette source, qui n’a pas donné plus de détails, confirmait une information donnée par France 2 et France Info. Le signalement avait été effectué par Madrid en anticipant un possible passage du véhicule du côté français de la frontière.

VIDÉO >> No Tinc Por: « Je n’ai pas peur », mot d’ordre des Barcelonais après le drame

Il s’agit du premier attentat revendiqué par Daech en Espagne, mais le pays avait été touché en mars 2004 par le pire attentat islamiste en Europe. Des bombes avaient explosé dans des trains à Madrid faisant 191 morts, une attaque revendiquée par un groupe de la mouvance al-Qaïda.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/attentats-en-espagne-un-suspect-reconnait-un-projet-d-attaque-plus-important-22-08-2017-7206759.php

Attentats en Espagne : un suspect admet que le projet d’attaque initial était plus important

 

>Faits divers|F.M. avec AFP| 22 août 2017, 16h33 | MAJ : 22 août 2017, 21h01 |6
Attentats de Barcelone d'août 2017 : le
Des enquêteurs fouillent les décombres de la maison où des suspects planifiaient un projet d’attentat d’ampleur, le 20 août 2017 à Alcanar (Espagne) (AFP/JOSE JORDAN )

 

Les quatre suspects encore en vie ont été inculpés «pour appartenance à une organisation terroriste» par l’Audience nationale à Madrid.

Ils préparaient une attaque bien plus vaste. L’un des quatre suspects encore en vie des attentats en Catalogne, Mohamed Houli Chemla, a déclaré ce mardi, devant la justice, que la cellule terroriste n’a pas pu exécuter son plan initial et envisageait «un attentat plus important» que les attaques de Barcelone et Cambrils, qui ont fait 15 morts et plus de 120 blessés. L’Espagnol de 21 ans a également précisé que le groupe comptait viser des «monuments (…) à l’aide de bombes».

Sur les douze membres présumés de la cellule, huit sont morts ou ont été tués par les forces de l’ordre. Trois d’entre eux ont été tués, dont un imam soupçonné d’être l’initiateur des attentats, dans l’explosion accidentelle, mercredi dernier, de leur planque d’Alcanar, transformée en fabrique d’explosif.

Sous les décombres, les policiers avaient découvert 120 bombonnes de gaz et des traces de substances habituellement utilisées pour fabriquer du TATP, un explosif prisé par le groupe Etat islamique (EI), qui a revendiqué les attentats. Cet événement est soupçonné par les enquêteurs d’avoir précipité le passage à l’acte des autres terroristes et annihilé une partie de leurs projets.

 

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>Attentats en Espagne : les quatre suspects inculpés pour assassinats terroristes

Attentats en Espagne : au moins 120 bonbonnes de gaz stockées «pour une ou plusieurs» attaques

 

Le lendemain, une camionnette conduite par Younes Abouyaaqoub avait foncé sur les Ramblas, à Barcelone, tuant treize personnes et en blessant une centaine d’autres. L’assaillant a ensuite poignardé un homme, Pau Perez, pour lui dérober sa voiture et prendre la fuite. Quelques heures après cette première attaque, cinq terroristes avaient foncé en voiture sur la foule dans la station balnéaire de Cambrils, tuant une personne, avant d’être abattus par la police. Younes Abouyaaqoub, lui, a été abattu ce lundi par la police espagnole à Subirats, à une quarantaine de kilomètre de Barcelone, après quatre jours de traque.

Après avoir été auditionnés devant l’Audience nationale à Madrid, les quatre derniers suspects, appréhendés à Alcanar et à Ripoll, ont été inculpés «pour appartenance à une organisation terroriste». Deux ont été écroués, deux remis en liberté provisoire.

C’est au cours de cette audition que l’un d’eux est revenu sur les projets initiaux de la cellule. Mohamed Houli Chemlal, blessé dans la déflagration de la maison d’Alcanar, est à ce titre un suspect clef pour les enquêteurs : il est le seul en vie dont on sait avec certitude qu’il avait séjourné dans cette maison et qui puisse raconter ce que les suspects y faisaient. Une source judiciaire a précisé que l’Espagnol avait cherché à rejetter la responsabilité sur l’imam marocain Abdelbaki Es Satty, dont le corps a été retrouvé dans les décombres de la maison.

 

 - LP/Infographie

 

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http://www.leparisien.fr/faits-divers/attentats-en-espagne-les-quatre-suspects-inculpes-pour-assassinats-terroristes-22-08-2017-7207080.php

Attentats en Espagne : deux suspects écroués et un troisième libéré

 

>Faits divers|Le Parisien avec AFP| 22 août 2017, 18h31 | MAJ : 23 août 2017, 8h19 |13
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(De gauche à droite) Mohamed Houli Chemlal, Driss Oukabir, Salah El Karib et Mohamed Aallaa, membres présumés de la cellule djihadiste responsable des attentats en Espagne le 22 août 2017 à Tres Cantos, près de Madrid.

(AFP/STRINGER)

 

Alors que les quatre suspects ont été inculpés mardi soir pour appartenance à une organisation terroriste, seuls deux d’entre eux ont été placés en détention.

Les quatre suspects encore en vie de la cellule djihadiste responsable des attaques sanglantes ayant fait 15 morts en Catalogne ont été inculpés mardi soir pour assassinat de nature terroriste.

Deux d’entre eux ont été placés en détention dans la foulée. Il s’agit de l’Espagnol de 21 ans Mohamed Houli Chemlal, qui a admis qu’une attaque plus importante se préparait bien, et du Marocain de 27 ans Driss Oukabir, arrêté jeudi à Ripoll, petite localité au pied des Pyrénées et dont le passeport a été retrouvé dans la fourgonnette sur les Ramblas. Mohammed Aallaa, propriétaire du véhicule ayant tué une personne à Cambrils, a, lui, été relâché sous contrôle judiciaire faute «d’indices permettant d’établir sa participation aux faits en dehors de la propriété (de la voiture) de nature formelle», a déclaré le juge Fernando Andreu.

Le magistrat s’est enfin laissé trois jours pour enquêter et décider s’il libère le quatrième suspect, Salh El Karib. Cet homme de Ripoll, la petite ville catalane d’où viennent la plupart des suspects, aurait acheté des billets d’avion pour deux des membres de la cellule. Le juge attend pour se décider le résultat de perquisitions qui étaient en cours mardi soir en Catalogne.

Une attaque «à la bombe (…) contre des monuments»

Le juge de l’Audience nationale, une juridiction spécialisée dans les affaires sensibles à Madrid, n’a donc pas suivi le parquet qui demandait l’incarcération des quatre hommes, mis en examen pour «appartenance à une organisation terroriste, assassinats terroristes et possession d’explosifs». Pendant 70 minutes, Mohamed Houli Chemlal a déclaré que les 12 membres de la cellule préparaient un attentat plus important que les deux survenus jeudi et vendredi et revendiqués par le groupe Etat islamique (EI). «Des monuments» devaient être frappés «à l’aide de bombes», a-t-il précisé. Il aurait aussi dit, non sans se contredire, qu’il «ne voulait pas faire de mal».

L’Espagnol de 21 ans avait été blessé dans l’explosion d’une maison à Alcanar, au sud de Barcelone, où la cellule aurait préparé les attaques. Il est à ce titre un suspect-clef pour les enquêteurs. Sous les décombres, les policiers avaient découvert 120 bonbonnes de gaz et des traces de substances habituellement utilisées pour fabriquer du TATP, un explosif prisé par le groupe EI. Selon la police, la perte de ce laboratoire de fortune a pu pousser les suspects à recourir à des moyens plus rudimentaires.

Chemlal a cherché à rejeter la responsabilité sur l’imam marocain Abdelbaki Es Satty, dont le corps a été retrouvé dans les décombres de la maison et soupçonné par les médias espagnols d’être le chef du groupe. Il a expliqué avoir survécu à l’explosion de la maison «parce qu’il était dehors, après le dîner, sous le porche».

 
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La camionnette louée pour un déménagement, selon Driss Oubakir

Après Mohamed Houli Chemlal, le juge a entendu les trois suspects marocains. Driss Oukabir a admis avoir loué la camionnette qui a servi à commettre l’attentat de Barcelone, mais a assuré que c’était pour un déménagement. Mohammed Aallaa, 27 ans, propriétaire de l’Audi A3, a lui expliqué qu’elle était à son nom «pour des raisons d’assurance», mais que que c’était son frère Saïd de 19 ans qui s’en servait.

La police continue parallèlement à enquêter sur les possibles ramifications internationales de la cellule, et les déplacements de plusieurs de ses membres à l’étranger. Au moins un des suspects, dont le nom n’a pas été révélé, s’est rendu à Zurich en décembre, selon la police fédérale suisse, qui a retrouvé trace de son passage dans un hôtel. L’imam Abdelbaki Es Satty a séjourné en Belgique entre janvier et mars 2016. Enfin, l’Audi A3 utilisée à Cambrils a été flashée près de Paris par un radar le 12 août avec quatre personnes à son bord, selon le ministre français de l’Intérieur Gérard Collomb, qui doit recevoir mercredi à Paris son homologue espagnol Juan Ignacio Zoido.

Au total, huit des 12 membres de la cellule sont morts : cinq abattus dès vendredi dans la localité de Cambrils, où ils ont foncé à bord de l’Audi contre un barrage de police, deux tués dans l’explosion de la maison d’Alcanar, dont l’imam Abdelbaki Es Satty, présumé cerveau du groupe, et le chauffeur ayant frappé les Ramblas de Barcelone, Younès Abouyaaqoub, lundi après-midi. Parmi les quatre suspects encore en vie, deux sont des frères des assaillants abattus à Cambrils.

 

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Attentats en Espagne : le mystérieux séjour parisien des djihadistes

 

>Faits divers|Éric Pelletier| 23 août 2017, 7h57 | MAJ : 23 août 2017, 9h59 |8
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Cambrils (Espagne), le 18 août. L’épave de l’Audi A3 impliquée dans l’attentat, et flashée quelques jours plus tôt en région parisienne.

AFP /LLUIS GENE

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Quatre jours avant les attentats de Barcelone et de Cambrils, plusieurs membres du commando ont fait un aller-retour à Paris. Un voyage aussi rapide qu’énigmatique.

Les Pyrénées, l’autoroute A 10, un hôtel le long du périphérique parisien, une grande enseigne culturelle… Le parcours en France de plusieurs djihadistes appartenant à la cellule de Barcelone se précise. Mais le motif de ce déplacement comporte encore bien des zones d’ombre. Moins d’une semaine avant de finir sa course sur le toit, dans la station balnéaire de Cambrils en Catalogne (Espagne), l’Audi A3 utilisée comme voiture-bélier contre les passants avait effectué un aller et retour en région parisienne. Un déplacement «extrêmement rapide», selon l’expression employée par le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, mardi sur RMC-BFMTV.

Ce trajet de deux jours — les vendredi 11 et samedi 12 août — est au cœur des investigations de la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire et de la Direction générale de la sécurité intérieure. Il a pu être retracé après les attaques de Barcelone et Cambrils (15 morts, 126 blessés) grâce à l’exploitation des images recueillies sur les grands axes de circulation entre la France et l’Espagne, et celles d’un radar automatique en région parisienne.

Nuit d’hôtel à Malakoff et passage à la Fnac

L’Audi noire aurait été aperçue le 11, dès 13 heures, au péage de Lestelle (Pyrénées-Atlantiques) dans le sens sud-nord. On peut en déduire que la voiture, venue d’Espagne, avait franchi les Pyrénées un peu plus tôt pour ensuite remonter vers le nord. Les policiers français retrouvent en effet sa trace en toute fin d’après-midi, à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Paris. Cette fois, grâce à un radar. L’Audi est flashée alors qu’elle roule vite — trop vite — vers la capitale, sur l’autoroute A 10, à la hauteur de Janvry, dans l’Essonne. L’immatriculation «9 676 BHF» et la couleur sombre de la voiture sont clairement visibles mais l’image, prise par l’arrière, est de trop mauvaise qualité pour identifier les occupants et même pour en connaître le nombre.

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 Deux suspects écroués et un troisième libéré

Younes Abouyaacoub, l’homme soupçonné d’avoir percuté la foule massée sur La Rambla de Barcelone le 17 août, était-il à bord ? Les investigations étaient toujours en cours sur ce point mardi. L’enquête a en tout cas montré que plusieurs suspects avaient passé la nuit dans un hôtel d’entrée de gamme à Malakoff (Hauts-de-Seine), le long du périphérique sud de Paris. Le lendemain, on les retrouve en visite dans un centre commercial de Paris et une Fnac. Ils auraient ensuite repris la route vers l’Espagne.

Des sources proches de l’enquête assurent n’avoir décelé «aucun dessein terroriste» dans cet étrange aller et retour mais restent prudentes, estimant que l’intégralité de l’emploi du temps n’a pas encore été retracée. Trois jours après le retour de l’Audi, la base arrière des terroristes, un pavillon d’Alcanar, à 200 km de Barcelone, était soufflée dans une explosion, décapitant les deux principaux chefs du groupe, l’imam et l’artificier. Le lendemain, Younes Abouyaacoub lançait son fourgon de location contre les passants sur La Rambla. Dans la soirée, cinq autres membres de la cellule montaient dans l’Audi noire pour une ultime action meurtrière.

Les quatre survivants inculpés

Des témoins clés. Quatre survivants de la cellule terroriste de Catalogne ont été inculpés mardi à Madrid d’«appartenance à une organisation terroriste, assassinats terroristes et possession d’explosifs». Au cours d’un interrogatoire d’un peu plus d’une heure, Mohamed Houli Chemlal, 21 ans, le seul avoir la nationalité espagnole, a confirmé vouloir préparer un attentat de plus grande ampleur. «A l’aide de bombes», il s’agissait de s’en prendre à des «monuments». Lui-même a été blessé dans l’explosion accidentelle de l’atelier de confection d’explosifs à Alcanar. Il doit la vie, selon lui, au fait d’être sorti «après le dîner, sous le porche».

Deux autres personnes se trouvant à l’intérieur, l’imam de Ripoll et l’artificier présumé, ont été tués. Le juge a par ailleurs entendu Driss Oukabir, Mohamed Aallaa et Salah El Karib, tous trois de nationalité marocaine.

Après avoir menti en garde à vue, Oukabir a reconnu avoir loué la camionnette qui a servi à commettre l’attentat de Barcelone. Il pensait, dit-il, qu’il s’agissait d’un déménagement. Aallaa, 27 ans, propriétaire de l’Audi A3 flashée quelques jours plus tôt en France, a expliqué que le véhicule lui appartenait, «pour des raisons d’assurance», mais que l’utilisateur était en fait son frère Saïd, 19 ans, tué dans l’attaque de Cambrils. Quant à El Karib, il est soupçonné d’avoir aidé financièrement le groupe. Selon le quotidien El Pais, Houli Chemlal et Oukabir ont été écroués mardi soir. Aallaa a été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Quant à El Karib, son cas sera examiné ultérieurement.

 

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/08/02/97001-20180802FILWWW00162-le-cerveau-des-attentats-de-barcelone-serait-en-liberte.php

Le cerveau des attentats de Barcelone serait en liberté

 

  • Par  Le Figaro.fr avec AFP
  • Mis à jour le 02/08/2018 à 16:07
  • Publié le 02/08/2018 à 15:30

 

L’homme qui aurait planifié les attentats meurtriers du 17 août 2017 en Catalogne, dans le nord-est de l’Espagne, circule librement en Europe, affirme aujourd’hui le journal El Periódico.

 

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« Le terroriste est localisé, il change régulièrement de pays (ils ne précisent pas s’il passe par l’Espagne) et ‘continue à entrer en contact avec d’autres groupes’ radicaux », écrit le quotidien catalan, citant des sources proches de l’enquête sur les attentats de Barcelone et Cambrils (Catalogne) – revendiqués par l’organisation djihadiste Etat islamique – qui avaient fait 16 morts et 120 blessés, le 17 août 2017.

Pendant longtemps, un imam marocain de 43 ans, Abdelbaki Es Satty, avait été présenté comme le cerveau de ces attaques, ayant pris l’ascendant sur un groupe de jeunes radicalisés dans la petite ville catalane de Ripoll. Désormais, « les forces de sécurité considèrent que l’imam servait de contact avec l’auteur intellectuel des attaques, qui se trouvait alors ‘dans une ville du centre de l’Europe’ », a indiqué El Periódico. Ses sources n’ont cependant pas indiqué « la nationalité ni l’âge du cerveau des attentats, ni dévoilé s’il avait vécu à un moment donné en Espagne ».

 

Barcelone se rassemble contre le terrorisme
Neuf jours après les attentats de Barcelone et de Cambrils, 500.000 personnes ont manifesté contre la terreur, selon la police.
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L’imam était mort dans une explosion accidentelle, un jour avant les attentats, dans une maison située à 200 km de Barcelone, où le groupe était en train de confectionner des bombes. Les six auteurs matériels des attaques sont des enfants d’immigrés marocains, âgés de 17 à 24 ans, qui ont tous été tués par la police. Le 17 août, un assaillant au volant d’une camionnette avait foncé dans la foule sur l’avenue la plus touristique de Barcelone, tuant 14 passants, puis avait tué un automobiliste auquel il avait dérobé une voiture pour s’enfuir. Quelques heures plus tard, cinq complices avaient lancé leur voiture dans la foule dans la station balnéaire de Cambrils, faisant un mort.

 

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Consultée par l’AFP, une porte-parole de la police régionale catalane a refusé de commenter l’information publiée par El Periodico, en soulignant que « tout ce qui concerne les connexions internationales » de la cellule djihadiste est « couvert par le secret de l’instruction ». En février, un homme arrêté en France pour ses liens avec un des membres de la cellule a été inculpé et écroué à Paris.

Le Figaro.fr avec AFP

 

 

https://www.lindependant.fr/2018/08/07/attentats-de-cambrils-et-barcelone-limam-de-ripoll-aurait-recu-en-prison-quatre-visites-de-la-police,4671546.php

  • archives
    archives AFP/PAU BARRENA
Publié le 07/08/2018 à 19:43 / Modifié le 07/08/2018 à 19:43
 
Attentats de Cambrils et Barcelone: l’imam de Ripoll aurait reçu en prison quatre visites de la police
 
Abdelbaki Es Satty, l’imam de Ripoll, cerveau des attentats de Cambrils et Barcelone, le 17 août 2017, aurait reçu quatre visites de la police au centre pénitentiaire de Castellon, où il purgeait une peine de quatre ans pour trafic de drogue de 2010 à 2014.

 

Dans un rapport adressé au juge de la Cour nationale concernant l’enquête sur les attentats, il ressort que Es Satty aurait subi « quatre interrogatoires de la police » avec quatre agents, deux gardes civils et deux membres du Centre national de renseignements (CNI).

La relation de l’imam de Ripoll et la police est l’un des points les plus sombres de l’enquête sur les attentats. Le CNI a admis qu’il avait « maintenu le contact » avec Es Satty lors de son emprisonnement dans le cadre de la prévention contre le terrorisme.

Le CNI n’a cependant pas précisé la fréquence ni la teneur de ces contacts. Le rapport des institutions pénitentiaires incorporé dans le résumé de l’enquête fait référence à quatre réunions avec l’imam en prison. Trois des quatre interrogatoires de la police ont été enregistrés en avril, mai et juin 2012 par deux agents de la garde civile.

La dernière visite aurait eu lieu le 17 mars 2014 par des agents de la CNI.

Es Satty a été arrêté au port de Ceuta le 1er janvier 2010, le jour de ses 37 ans, pour avoir tenté d’introduire 121 kilos de haschisch en Espagne. Il est entré en prison deux jours plus tard et ne l’a pas quittée avant avril 2014, un mois après le dernier entretien avec la police. Au procès, Es Satty a déclaré que trois frères marocains l’avaient battu et forcé à transporter la drogue. Déjà en prison, il s’est plaint au parquet et au médiateur d’avoir été emprisonné injustement.

Le rapport comprend également la liste des prisonniers avec lesquels il partageait sa cellule en prison. Les Mossos d’Esquadra ont retrouvé dans cette liste Bennaceur Ameskour dont les empreintes digitales ont été identifiées dans un dictionnaire arabe-espagnol dans la maison d’Alcanar, l’endroit choisi par la cellule terroriste pour fabriquer des matières explosives. Une explosion fortuite dans cette maison le 16 août a tué Es Satty, Un événement qui avait précipité les attaques de Barcelone et de Cambrils.

V. V./Lindep.fr
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Attentats de Barcelone : le seul suspect français libéré

 

>Faits divers|Jérémie Pham-Lê| 10 janvier 2019, 21h04 | MAJ : 10 janvier 2019, 21h39 |1
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Des policiers sur les lieux de l’attentat qui avait frappé Barcelone le 17 août 2017. AFP/Josep Lago

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Mohamed B., un Tarnais mis en examen dans le volet français de l’enquête sur les tueries de l’été 2017, a été libéré le 18 décembre sous contrôle judiciaire. Les policiers espagnols ont reconnu une erreur concernant un élément qui l’accablait.

 

C’est une libération qui pourrait réduire à néant tout un pan des investigations menées en France sur les attentats de Barcelone. Selon nos informations, Mohamed B., un Tarnais de 32 ans, a été libéré sous contrôle judiciaire le 18 décembre par le juge antiterroriste chargé du volet français de l’enquête sur les tueries. Celles-ci avaient été perpétrées les 17 et 18 août 2017 par une cellule de jeunes radicalisés affiliés à Daech à Barcelone et Cambrils (16 morts, plus de 120 blessés dont des Français).

Mohamed B. était l’unique suspect mis en cause en France. Il avait été interpellé à Albi (Tarn) le 23 février 2018, puis mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et écroué à Fleury-Mérogis.

S’il reste mis en examen, avec notamment l’interdiction de quitter le territoire français, le trentenaire, qui a toujours nié toute implication dans la préparation des attentats, a vu une partie des charges portées à son encontre s’effondrer… à la faveur d’une erreur des enquêteurs espagnols. Ainsi était-il reproché à Mohamed B., ami d’enfance de Driss Oukabir, l’un des terroristes présumés ayant survécu, d’avoir voyagé à Ripoll (Espagne) les jours précédant les massacres. C’est dans cette ville que la cellule djihadiste a préparé son plan funeste.

Marche arrière des policiers catalans

Dans un premier temps, les policiers catalans – les Mossos d’Esquadra – avaient indiqué à leurs homologues français que le Tarnais avait communiqué, lors de ce séjour à Ripoll, un numéro de téléphone à la réception de l’hôtel où il logeait. Or ce numéro serait identique à celui utilisé pour la location de la camionnette ayant servi à semer la mort sur La Rambla, à Barcelone.

Mais voilà : en avril dernier, les enquêteurs espagnols opèrent une marche arrière brutale. Dans un rapport rectificatif, ils indiquent que Mohamed B. n’a en fait jamais utilisé cette ligne, comme il l’a toujours affirmé en garde à vue. La confusion viendrait du fait que le terroriste qui a loué la fameuse fourgonnette a communiqué un numéro… officiel de l’hôtel où a logé Mohamed B. Les policiers catalans admettent piteusement que le Français n’a en plus donné aucune coordonnée téléphonique lors de sa réservation.

Il « n’apparaît pas être radicalisé »

Dans son ordonnance, le juge d’instruction français reconnaît que « l’erreur des autorités policières catalanes » a pesé lourd dans sa décision de remise en liberté. Mais le magistrat note aussi que Mohamed B. « n’apparaît pas, au terme des investigations, être radicalisé ». S’il a reconnu avoir rencontré Driss Oukabir ainsi que l’un des frères de ce dernier lors de son séjour en Espagne, le Tarnais, père de famille, soutient qu’il n’a jamais été mis au courant de leur projet d’attentat. D’ailleurs, cet été-là, Mohamed B. ne voyageait pas seul… mais avec une autre personne française. Celle-ci a confirmé aux policiers français n’avoir rien décelé d’inhabituel dans le comportement du suspect.

« Mon client aspire désormais à retrouver sa vie, réagit l’avocat de Mohamed B., Me. Moad Nefati. Il a toujours clamé son innocence et remercie le juge d’instruction français saisi du dossier car il a pu faire la part des choses entre les informations erronées transmises par les autorités espagnoles et ses propres déclarations qui ont pu être vérifiées. Il va maintenant se reconstruire après près d’un an de détention provisoire auprès de sa famille. »

Depuis les attentats de Barcelone, la justice française cherche à savoir si la cellule terroriste a bénéficié de complicités en France, voire si elle projetait une attaque sur le territoire national, notamment en raison d’un voyage de deux des terroristes à Paris à l’été 2017. Mais les investigations n’ont, jusqu’ici, pas été concluantes sur ces points.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/attentats-en-espagne-revelations-sur-les-reperages-des-terroristes-a-paris-21-01-2019-7993773.php

Attentats en Espagne : révélations sur les repérages des terroristes à Paris

 

>Faits divers|Éric Pelletier et Jérémie Pham-Lê| 21 janvier 2019, 21h55 | MAJ : 21 janvier 2019, 21h57 |13
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Une cinquantaine de photos et vidéos, contenues dans une carte SD d’appareil photo, saisie dans la planque des terroristes à Alcanar (Espagne), ont été exploitées par les enquêteurs. DR

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Un an et demi après les attentats en Espagne, les policiers français et espagnols ont désormais la preuve de repérages des terroristes à Paris.

 

Les soupçons d’un projet d’attentat à Paris fomenté par la cellule terroriste de Barcelone se renforcent. Mais la majorité des protagonistes ne sont plus en vie pour le confirmer. Le 17 août 2017, une camionnette lancée à toute vitesse dans la foule sur les Ramblas faisait 15 morts et 126 blessés. Dans la soirée, des complices attaquaient Cambrils une station balnéaire catalane plus au sud, tuant une femme.

Un an et demi plus tard, l’enquête conjointe des polices espagnole et française laisse à penser qu’un attentat simultané à la tour Eiffel a été évité. « Nous avons échappé à un carnage de même intensité que le Bataclan », résume une source policière française. Des indices essentiels ont en effet été retrouvés dans une « carte mémoire SD » d’appareil photo, saisie dans la planque des terroristes à Alcanar (Espagne).

Ce support se trouvait parmi les décombres : la maison venait d’être soufflée par les produits explosifs qui y étaient stockés. Explosion qui a conduit la cellule, composée de jeunes Marocains ralliés à Daech, à passer à l’action de manière précipitée. Selon les déclarations de l’un des survivants en garde à vue, le groupe projetait des attaques contre des « monuments ».

Photos des files d’attente des touristes

Outre la piste de la Sagrada Familia, l’exploitation d’une cinquantaine de photos et vidéos contenues dans cette carte SD prouve que des repérages minutieux ont été effectués à la tour Eiffel cinq jours avant les massacres. Les images, prises par deux des terroristes abattus en Catalogne, s’attardent sur les files d’attente des touristes et les passages protégés alentours.

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/DR « L’auteur de ces images paraît davantage intéressé par les différents moyens d’accès au monument, ses systèmes de protection et de sécurité, ainsi que les flux de touristes déambulant sur les trottoirs et files d’attente que par l’édifice en lui-même et le symbole touristique qu’il représente », relève un rapport de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

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/DR Selon les enquêteurs, ce repérage « laisse supposer la préparation d’une action d’envergure sur ce site ». Soupçons renforcés par la découverte en Espagne, dans l’ordinateur d’un djihadiste, d’un document PowerPoint contenant six diapositives sur la tour Eiffel. Dont une présentation, schéma à l’appui, des caractéristiques techniques de l’édifice : hauteur, étages, ascenseurs…

Mystérieux aller-retour à Paris en août 2017

Les enquêteurs disposent aussi d’une vidéo troublante d’une quarantaine de secondes, extraite de cette même carte mémoire. On voit et on entend l’un des membres de la cellule déclarer : « Je jure par Allah que vous les chrétiens, vous allez voir ce qui va vous arriver. Dieu a préparé les Moudjahidin de Ripoll, si Dieu veut jusqu’à Paris. » Enfin, en perquisition, les enquêteurs catalans sont tombés sur un agrandissement d’une autre ville française, Marseille, où était inscrit : « centre-ville, attaque expert cousin ».

En janvier 2018, la revue CTC Sentinel de l’académie militaire de West Point avait déjà évoqué la piste d’un projet d’attentat en France. Les indices se sont accumulés depuis. Très tôt, les investigations se sont concentrées, côté français, sur un mystérieux aller-retour à Paris les 11 et 12 août 2017.

Deux des futurs djihadistes font le déplacement à bord d’une Audi A3 : Younès Abouyaaqoub, 22 ans, tué par la police catalane quatre jours après l’attentat de Barcelone, et Omar Hichamy, 21 ans, mort à Cambrils.

«Ils étaient calmes, souriants»

Grâce aux caméras de vidéosurveillance des autoroutes, au flash d’un radar pour excès de vitesse et à des recoupements téléphoniques, l’itinéraire est connu. Les deux jeunes gens franchissent la frontière franco-espagnole le 11 août à 11 heures, passent en route un court appel à un hôtel parisien du XIe arrondissement, avant de se présenter à 21 heures à la réception de l’hôtel BnB de Malakoff, le long du périphérique.

Ils montent dans leur chambre mais ne s’éternisent pas : ils reprennent leur voiture pour se rendre à la tour Eiffel, où ils restent entre 22 heures et minuit. La raison de leur présence dans le secteur reste obscure. En tout cas, Abouyaaqoub et Hichamy rentrent à l’hôtel dans la nuit après un détour par Rungis.

« Ils étaient calmes, souriants, comme deux personnes qui viennent faire une virée à Paris », se souvient une employée devant les policiers. Une autre décrit des hommes « pressés », dont l’un était « réticent à donner sa carte bancaire » lors de la réservation.

Halte inexpliquée devant le ministère de l’Intérieur

Le lendemain matin, des caméras saisissent l’image des deux Marocains dans un parking face à la gare Saint-Lazare. À la Fnac toute proche, ils payent en liquide un petit appareil photo Canon pour 129,99 euros, après s’être attardés au rayon des drones. Puis prennent à nouveau la direction de la tour Eiffel. Sur le chemin, ils font une halte inexpliquée devant le ministère de l’Intérieur. « Précisons que la longévité de cet arrêt n’est pas due à un trafic routier », note un enquêteur sur procès-verbal.

De 11 heures à 13 heures, les deux jeunes gens flânent à la tour Eiffel, photographiant frénétiquement le monument avec leur nouvel appareil. Ils font ensuite un crochet par un bureau de tabac de Courbevoie (Hauts-de-Seine) pour acheter deux puces téléphoniques utilisables à l’étranger.

Vers 23 heures, ils sont de retour en Espagne. Un séjour express, sans contacts locaux, qui semble avoir conduit les autorités françaises à sécuriser la tour Eiffel : aujourd’hui, le monument est protégé par des plots anti-voitures béliers et un mur de verre.

Cesare Battisti, recherché pour quatre assassinats, largement protégé par mes harceleurs

Comment s’en étonner ?

En comparaison de tous les assassinats dont ils sont les auteurs ou co-auteurs, cet homme n’a quasiment rien fait.

On rappelle par ailleurs que l’autoproclamé « écrivain » Pascal Edouard Cyprien Luraghi n’a jamais eu aucune des qualités qu’il s’attribue.

 

https://actu.orange.fr/monde/battisti-toujours-recherche-par-les-autorites-bresiliennes-CNT000001b5qWw.html

Battisti toujours recherché par les autorités brésiliennes

 

Battisti toujours recherché par les autorités brésiliennes
Cesare Battisti à Cananeia lors d’une interview avec l’AFP le 20 octobre 2017
©Miguel SCHINCARIOL, AFP

AFP, publié le samedi 15 décembre 2018 à 14h26

La police brésilienne n’est toujours pas parvenue à localiser l’ex-militant d’extrême gauche Cesare Battisti, sous le coup d’un mandat d’arrêt en vue d’une extradition vers l’Italie, où il a été condamné à la prison à perpétuité pour quatre homicides dans les années 70.

L’acte d’extradition signé vendredi par le président brésilien Michel Temer a été publié samedi au Journal Officiel.

Jeudi soir, le juge de la Cour suprême Luiz Fux avait ordonné  que Cesare Battisti, 63 ans, soit placé en détention pour éviter « une quelconque tentative de fuite » face à une éventuelle extradition.

Selon la radio brésilienne CBN, un avion militaire italien se trouve déjà à l’aéroport international de Guarulhos, près de Sao Paulo, pour ramener M. Battisti dans son pays d’origine une fois qu’il sera arrêté.

Des agents de la police fédérale se sont rendus au domicile de l’Italien à Cananeia, petite ville côtière de l’Etat de Sao Paulo (sud-est), où il réside depuis plusieurs années, mais ne l’ont pas trouvé. Il a également été recherché à certaines adresses à Sao Paulo, capitale économique du Brésil.

Vendredi, son avocat Igor Sant’Anna Tamasauskas a annoncé avoir présenté un recours contre la décision du juge Fux et affirmé à l’AFP ne pas savoir où se trouvait son client, expliquant qu’il ne lui avait pas parlé depuis le mois dernier.

Des voisins de M. Battisti à Cananeia ont révélé au quotidien O Globo qu’ils ne l’ont pas vu depuis la victoire du candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro au second tour de l’élection présidentielle, le 28 octobre.

Selon un de ces voisins, il avait suivi le résultat du scrutin dans un petit bistrot local, mais n’avait pas été aperçu en ville par la suite.

« C’est la dernière fois qu’il est venu ici. Il venait tous les jours, prenait une bière et lisait le journal. Il a suivi les résultats de l’élection avec l’air inquiet », a raconté au journal le propriétaire du bistrot.

Ex-capitaine de l’armée brésilienne, Jair Bolsonaro a réitéré à plusieurs reprises son intention de livrer à l’Italie celui qu’il qualifie de « terroriste ».

Ancien militant d’un groupe d’extrême gauche classé comme terroriste par la justice italienne, Cesare Battisti a été condamné par contumace en 1993 en Italie à la réclusion à perpétuité pour quatre meurtres et complicité de meurtres à la fin des années 1970.

Aujourd’hui âgé de 63 ans, il a toujours clamé son innocence et vit exilé au Brésil depuis 2004, après avoir passé près de 15 ans en France.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cesare_Battisti_(1954)

      • Cesare Battisti (1954)

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        Cesare Battisti
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        Cesare Battisti en novembre 2009.
        Données clés
        Naissance 18 décembre 1954 (63 ans)
        Cisterna di Latina, Italie
        Pays de résidence Italie, Mexique, France,
        Brésil (à partir de 2004)
        Profession
        Autres activités

        Compléments

        En 1993, il est condamné, en Italie, à la réclusion criminelle à perpétuité pour assassinat et complicité d’assassinat de 4 personnes.

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        Cesare Battisti, né le 18 décembre 1954 à Cisterna di Latina, dans la province de Latina, au sud de Rome, est un criminel et terroriste italien, devenu écrivain. Durant les « années de plomb », il est membre du groupe des Prolétaires armés pour le communisme (PAC), classé comme terroriste par la magistrature italienne1. À ce titre, il est condamné par contumace pour quatre assassinats commis durant cette période. Réfugié en France, il y devient écrivain et publie plusieurs romans policiers. La France ayant finalement accepté de l’extrader vers l’Italie, il prend la fuite en 2004. Il se réfugie ensuite au Brésil, où il est arrêté en 2007. Après une longue controverse politique et judiciaire, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva décide de lui accorder l’asile dans ce pays2.

        Biographie

        Inscrit au Lycée, Cesare Battisti abandonne vite l’école3 et commet des délits de rapine et séquestration de personnes entre 1972 et 19744. Emprisonné en 1979 et condamné en 1981 pour appartenance à une bande armée, il s’évade et se réfugie alors au Mexique. En 1988, il est jugé par contumace par la Cour de Milan et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat du surveillant de prison Antonio Santoro (Udine, 1978) et de l’agent de police Andrea Campagna (Milan, 1979), ainsi que pour complicité dans les assassinats le 16 février 1979 du boucher Lino Sabbadin (Santa Maria di Sala, Vénétie) et du bijoutier Pierluigi Torregiani (Milan).

        Il s’installe en France en 1990. Une demande d’extradition vers l’Italie est refusée en 1991. Il séjourne librement en France, devient gardien d’immeuble et publie plusieurs romans noirs à partir de 1993.

        Battisti déclarait en 2001, à propos des crimes lui ayant valu sa condamnation, « Politiquement, j’assume tout »5. Il a commencé à affirmer son innocence à partir de 2004, quand la situation judiciaire lui est devenue défavorable en France6,7.

        En 2004, le gouvernement français s’apprête finalement à l’extrader en Italie, ce qui nourrit un débat français sur l’opportunité de cette extradition. Cesare Battisti est alors en fuite, jusqu’à son arrestation au Brésil, le 18 mars 2007.

        Période italienne

        Les faits

        Dès 1968, il entre en contact avec la contestation étudiante8.

        Il vit de menus larcins et fait des séjours réguliers en prison à partir de 1971 pour des délits mineurs8. Il devient progressivement un délinquant : il est arrêté et condamné à six ans de prison pour vol à main armée en 1974. C’est lors de ses séjours en prison, qu’il entre en contact avec des militants d’extrême gauche qui influeront sur son évolution. Il est libéré puis poursuivi à nouveau en 1976 ; il rejoint alors la clandestinité et la lutte armée dans le cadre du groupuscule Prolétaires armés pour le communisme (PAC), dont l’organisation dite « horizontale » est peu structurée, contrairement aux Brigades rouges.

        L’organisation des Prolétaires armés pour le communisme a commis des hold-up et quatre meurtres ont été revendiqués au nom des PAC : ceux du gardien de prison Antonio Santoro (6 juin 1978 à Udine), du bijoutier Pierluigi Torregiani (16 février 1979 à Milan), du boucher Lino Sabbadin9 (le même jour près de Mestre) et du policier Andrea Campagna (le 19 avril 1979 à Milan), en tirant plusieurs fois au visage. Lors de la fusillade contre Pierluigi Torregiani, une balle perdue, tirée par Torregiani lui-même10, a blessé son jeune fils Alberto Torregiani, avec qui il se promenait11, ce dernier en est resté paraplégique. Les quatre tireurs, Gabriele Grimaldi, Giuseppe Memeo, Sebastiano Masala et Sante Fatone, ont été identifiés et condamnés en 198112,13. Les PAC reprochaient aux commerçants Torregiani et Sabbadin d’avoir résisté aux braquages commis par des membres de leur groupe14.

        Dans plusieurs textes publiés des années plus tard, Cesare Battisti indique avoir renoncé à la lutte armée en 1978, à la suite de l’assassinat d’Aldo Moro et se dit innocent des quatre assassinats revendiqués par les PAC.

        Il est arrêté le 26 juin 1979 et condamné en 1981 à treize ans de réclusion pour appartenance à une bande armée, grâce notamment aux témoignages de repentis13.

        Le 4 octobre 1981 des membres de PAC organisent son évasion de la prison de Frosinone et Cesare Battisti s’enfuit d’Italie pour rejoindre la France puis le Mexique en 198215.

        Pietro Mutti, un des chefs des PAC recherché pour le meurtre de Santoro (condamné par contumace), est arrêté en 1982 ; à la suite de ses déclarations, Cesare Battisti est impliqué par la justice italienne dans les quatre meurtres commis par les PAC, directement pour les meurtres du gardien de prison et du policier et pour complicité dans ceux des deux autres victimes16. Le procès de Cesare Battisti est donc rouvert en 1987, et il sera condamné par contumace en 1988 pour un double meurtre (Santoro, Campagna) et deux complicités d’assassinat (Torregiani, Sabbadin). La sentence est confirmée le 16 février 1990 par la 1re cour d’assises d’appel de Milan, puis après cassation partielle, le 31 mars 1993 par la 2e cour d’assises d’appel de Milan17. Il en résulte une condamnation à réclusion criminelle à perpétuité, avec isolement diurne de six mois, selon la procédure italienne de contumace.

        Le débat

        Dans son livre sur le sujet, Guillaume Perrault fait la liste des éléments que la cour d’assises a recensés comme preuve : analyses balistiques, documents retrouvés dans la planque de 1981, et recoupements de témoignages extérieurs et de repentis des PAC18. Selon Fred Vargas13 et d’autres auteurs (Valerio Evangelisti19, Bernard-Henri Lévy20), aucune preuve matérielle n’incriminerait Cesare Battisti (y compris les analyses balistiques) et ce procès aurait été entaché d’irrégularités.

        Dans les publications issues de l’affaire de 2004, les indications divergent sur la façon dont Cesare Battisti a été défendu lors de ces procès en Italie à partir de 1987. Ce dernier affirme qu’il n’a pas eu de communication avec sa défense, tandis que le gouvernement italien indique qu’il menait sa défense secrètement depuis sa fuite. Ce point semble important dans la perspective de l’affaire en France, car ce n’est que dans le cas où il est réputé avoir pu mener sa défense lui-même, que la contumace italienne, qui ne permet pas de nouveau procès, peut être compatible avec les règles françaises de l’extradition21). Sur ce point, Guillaume Perrault, journaliste au Figaro, rappelle à son tour qu’« en Italie, au contraire [de la France], un accusé a le droit de ne pas comparaître devant les jurés s’il l’estime utile à son système de défense. Qu’il attende en face du tribunal ou soit en fuite sous les tropiques, l’essentiel est qu’il ait eu connaissance de sa convocation, des voies de recours possibles et, surtout, qu’il ait pu préparer librement sa défense avec les avocats de son choix22 ». Il rappelle en outre22,23 que cette procédure de contumace a été approuvée, le 14 décembre 1993, par le comité des ministres du Conseil de l’Europe, instance politique chargée de l’application des décisions de la Cour européenne des droits de l’homme, bien que, comme l’indique la défense de Cesare Battisti, les décisions judiciaires de la Cour de Strasbourg en elles-mêmes aient plusieurs fois contesté la condamnation par contumace italienne24,25,26.

        En fuite

        Au Mexique, pendant neuf années27, il vit d’emplois alimentaires. Il travaille dans des restaurants. Il crée une revue littéraire (via Libre en 1986, dont une version électronique existe encore aujourd’hui28), participe à la création du Festival du livre de Managua, organise la première Biennale d’Arts Graphiques à Mexico. Il commence à écrire sous l’impulsion du romancier Paco Ignacio Taibo II, il collabore à plusieurs journaux.

        En 1985, le président François Mitterrand s’engage à ne pas extrader les anciens activistes italiens ayant rompu avec la violence, à l’exclusion des crimes de sang29. C’est la doctrine Mitterrand. Sur la base de cet engagement politique, Cesare Battisti revient en France en 1990. Cesare Battisti, étant réclamé notamment pour homicide volontaire aggravé d’autres faits de violences graves, n’était pas protégé par cette doctrine, mais dans les faits jouit de la même protection30,31.

        Il y est cependant arrêté à la demande de l’Italie en 1991. Il passe cinq mois à la prison de Fresnes. La chambre d’accusation de la cour d’appel de Paris rejette la demande d’extradition le 29 mai 1991, par deux arrêts ; à l’époque, la justice française estime que les lois adoptées en Italie contre le terrorisme « allaient à l’encontre de la conception française du droit »32, notamment en appliquant le principe Non bis in idem, selon lequel on ne peut être jugé deux fois pour les mêmes faits33.

        Les craintes d’extradition vers l’Italie écartées, sous la protection juridique de la France, il s’installe à Paris, où il prend un travail de gardien d’immeuble, en même temps qu’il continue son activité littéraire et commence une carrière d’écrivain qui va lui conférer une certaine notoriété et des articles favorables dans des journaux orientés à gauche5.

        Il écrit son premier roman Les Habits d’ombre. Ce roman et les deux qui suivront L’Ombre rouge et Buena onda sont des romans noirs qui prennent pour toile de fond le monde des exilés italiens à Paris. Il publie également Dernières cartouches qui se déroule dans l’Italie des Années de plomb.

        Pendant ce temps, le 31 mars 1993, il est condamné définitivement pour assassinat (Antonio Santoro, Andrea Campagna) et complicité d’assassinat (Lino Sabbadin). En 1997, il obtint une carte de séjour pour dix ans34.

        L’affaire Battisti

        2004 : en France

        Le 10 février 2004, les policiers de la Direction nationale antiterroriste l’arrêtent à nouveau dans le hall de son immeuble, où il arrondit ses fins de mois comme concierge, pour être extradé, à la suite d’une nouvelle demande de l’Italie. C’est le début de l’« affaire Battisti »35.

        Cette affaire suscite une vive polémique en Italie et en France où cet homme marié et père de deux enfants est surtout connu comme homme de lettres. Plusieurs artistes, écrivains, journalistes, personnalités politiques et publiques, incluant une partie de la gauche et l’extrême gauche française protestent contre l’extradition de Battisti, dont le collectif du Poulpe, qui rassemble des auteurs de polars, dont la romancière Fred Vargas, l’humoriste Guy Bedos, le chanteur Georges Moustaki, le maire de Paris Bertrand Delanoë, le philosophe Bernard-Henri Lévy, l’Abbé Pierre. François Hollande lui rend visite à la prison de la Santé alors que Battisti y est incarcéré. Le gouvernement français communique que cette procédure est habituelle36. Le 2 mars 2004, le Conseil de Paris vote une résolution le soutenant37. Ces réactions de soutien suscitent par ailleurs des critiques en France, comme celle du journaliste Guillaume Perrault qui, dans un ouvrage consacré à l’affaire, estime que les soutiens de Battisti obéissent essentiellement à une logique politique et ne défendent pas son innocence mais demandent l’« indulgence due à la pureté de sa cause »38. En 2012, l’essai du journaliste d’investigation Karl Laske, La mémoire du plomb met également en évidence les aveuglements d’une classe politico-médiatique française pratiquant le déni de la réalité par proximité idéologique avec l’ancien militant d’extrême gauche39.

        Ces réactions de soutien suscitent en retour des réactions de groupes politiques français et italiens, et d’une partie de l’opinion publique internationale40 et italienne. L’Italie, tout comme la France, est divisée sur l’affaire mais le sentiment prédominant est défavorable à Battisti : il est condamné aussi bien par la gauche et la droite politique, par la plupart des médias, ainsi que par les autorités41,42. Le traitement de l’affaire diffère également entre les médias français et italiens : tandis que la majorité des médias français utilisent pour décrire Cesare Battisti le qualificatif d’« activiste », les médias italiens adoptent pour la plupart celui de « terroriste ».

        Dans cette polémique, les deux parties s’accusent mutuellement de campagne de désinformation. Le procureur adjoint de Milan, Armando Spataro, qui était déjà procureur à l’époque et avait participé aux procès de Cesare Battisti, parle dans l’Express de « formidable désinformation en France43 », tandis que Cesare Battisti et ses soutiens parlent de cet acharnement, cette intoxication, et cette désinformation44.

        Cesare Battisti est mis en liberté surveillée le 3 mars 2004. Assigné à résidence à Paris, il s’installe dans le studio du 14e arrondissement d’un membre influent de son comité de soutien, son amie Fred Vargas, où il est surveillé en permanence par une équipe de la B.R.I.45.

        Le 30 juin 2004, la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris rend une décision favorable à son extradition46,47.

        Le 2 juillet 2004, le président de la République française Jacques Chirac déclare qu’il ne s’opposera pas à la décision de la justice française de l’extrader48. Dominique Perben, Garde des sceaux, confirme ce changement de position : « Il n’y a pas d’ambiguïté. Il y a un changement d’attitude de la part de la France et je l’assume » (en référence à la doctrine Mitterrand)49,50. Le 8 juillet 2004, le gouvernement retire le décret d’application51 concernant sa naturalisation, qui était en passe d’aboutir à la suite d’une procédure commencée en 200152.

        Le 21 août 2004, Cesare Battisti se soustrait à son contrôle judiciaire, et annonce qu’il reprend la clandestinité53,54. Il était alors recherché par la police française. Cesare Battisti affirme en janvier 2009 que cette fuite a été facilitée par les services secrets français55.

        Un pourvoi formé devant la chambre criminelle de la Cour de cassation française est examiné le 29 septembre, puis rejeté le 13 octobre 200456.

        Le décret d’extradition est signé par le premier ministre. Les avocats introduisent un recours en annulation devant le Conseil d’État français, qui confirme le décret d’extradition le 18 mars 200517.

        Cesare Battisti dépose une plainte auprès de la Cour européenne des droits de l’homme, au titre que son extradition vers l’Italie porterait atteinte à son droit à un procès équitable (en référence au fait, entre autres, qu’il n’était pas présent lors de son procès). La Cour européenne des droits de l’homme, à l’unanimité, a déclaré, par la décision du 12 décembre 2006, que les jugements sur Battisti en Italie ont été effectuées en stricte conformité avec les principes de procédure régulière57.

        La Cour européenne des droits de l’homme déclare le 19 mars 2007 que sa demande est irrecevable58,59. Là elle motive sa décision par le motif qu’il avait « renoncé d’une manière non équivoque à son droit de comparaître personnellement et d’être jugé en sa présence » en étant en fuite et note que « le requérant, qui avait délibérément choisi de rester en situation de fuite après son évasion en 1981, était effectivement assisté de plusieurs avocats, spécialement désignés par lui durant la procédure »60,61

        À partir de 2004 : au Brésil

        Cesare Battisti, recherché pour quatre assassinats, largement protégé par mes harceleurs dans AC ! Brest 220px-Battisti_Nov_2009
        Battisti en 2009.

        À partir de 2004, Cesare Battisti séjourne clandestinement au Brésil62.

        Il est arrêté par la police brésilienne le 18 mars 2007,63,64,63,65 à Rio de Janeiro. Dès les premiers jours, la presse a relayé qu’il avait été arrêté en compagnie d’une femme, Lucie Abadia, membre de son comité de soutien, prise en filature depuis la France, et qui allait lui apporter 9 000 €, mais cette version a été par la suite contestée66,67,68. L’opération était appuyée par des policiers français, présents lors de l’arrestation.

        L’Italie a appelé immédiatement à son extradition, mais la justice brésilienne doit elle-même se prononcer, auparavant, sur la légalité de cette procédure69, c’est-à-dire déterminer si le jugement italien, y compris la procédure de jugement par contumace, est en conformité avec la procédure criminelle brésilienne.

        Le 20 mars 2007, la Cour suprême brésilienne donne quarante jours à l’Italie pour présenter une demande formelle d’extradition de Cesare Battisti. À la suite de quoi, la Cour pourra statuer dans un délai non précisé. Si la Cour conclut que les crimes dont il est accusé constituent des actes de terrorisme, il pourra être extradé, mais s’il demande et obtient le statut de réfugié politique, l’extradition ne pourra pas avoir lieu. La Cour devra également prendre en compte le fait que le Brésil n’extrade pas pour des peines de plus de trente ans de prison et que les lois brésiliennes ne reconnaissent pas les jugements prononcés en absence de l’accusé (alors qu’il est condamné à perpétuité par contumace)70.

        Les autorités judiciaires italiennes se disent satisfaites de cette arrestation71,72. Romano Prodi, président du Conseil a félicité Giuliano Amato, ministre de l’Intérieur, de l’arrestation de Battisti. En effet, des membres de la police antiterroriste italienne, l’Ucigos, se trouvaient depuis le mois d’octobre au Brésil à la recherche de l’ex-membre des Prolétaires armés pour le communisme.

        À la suite son arrestation, Piero Fassino, secrétaire général des Démocrates de gauche (Democratici di sinistra, DS) et porte parole du plus important parti de la coalition au pouvoir, déclara qu’il était temps « que les responsables de graves actes de terrorisme ayant fait des victimes innocentes et bouleversé la vie de ce pays paient leur dette envers la justice »73,74. Cesare Battisti a obtenu le soutien de quelques rares personnalités italiennes, comme l’écrivain Valerio Evangelisti. Des personnalités et des groupes se sont manifestés et réclament une amnistie pour cette période de l’Histoire de l’Italie75, mais ils sont une minorité en Italie, et sont face à une opposition virulente de la part des associations de victimes. Maurizio Puddu, président de l’Association italienne des victimes du terrorisme a déclaré que « la grâce et l’amnistie ne peuvent pas être appliquées envers qui a commis des crimes de terrorisme et de massacre. De nombreux terroristes se sont réfugiés en France et ont reconstruit leur vie mais nos proches ne peuvent pas le faire, car ils sont dans des cimetières76 ».

        La classe politique et l’opinion française ont aussi réagi. La droite se félicitant de sa capture. Tandis que des responsables de la gauche française et le centriste François Bayrou, appellent le gouvernement français à faire pression sur l’Italie pour que Cesare Battisti soit rejugé (dans l’hypothèse d’une extradition, et en référence au fait qu’il n’aurait pas pu présenter sa défense lors de sa contumace de 1988)77. Constatant la participation de policiers français présents à l’arrestation, et la proximité avec la présidentielle française, des observateurs, avec parmi eux les sympathisants de Cesare Battisti, voient dans cette arrestation une manipulation de Nicolas Sarkozy, lui-même candidat. Le quotidien italien La Repubblica a par ailleurs indiqué que Nicolas Sarkozy savait dès 2006 où se trouvait Cesare Battisti78,79,80,67. Dans des propos rapportés par Bernard-Henri Lévy, Cesare Battisti raconte comment il était surveillé de près depuis un an par la police68. Nicolas Sarkozy répond en arguant que c’est une coïncidence, et que l’assistance de la police française était un devoir en vertu de la demande de collaboration émise par la justice italienne81

        Certains, au Brésil, ont protesté contre l’extradition. Le Groupe Tortura Nunca Mais/RJ82, la Commission des droits de l’homme de l’Ordre des avocats du Brésil (OAB-CE), des groupements sociaux, des partis politiques, des avocats et des enseignants ont lancé une campagne contre l’extradition. Ils demandent l’octroi de l’asile politique à Cesare Battisti en s’appuyant sur la tradition d’asile qu’a jusqu’ici accordé le Brésil aux réfugiés italiens des années de plomb (Luciano Pessina ex-militant du mouvement Autonomie Ouvrière, Toni Negri) et sur l’article 5º, alinéa LII de la Constitution : « Il ne sera accordé aucune extradition d’étranger pour crime politique ou d’opinion »83.

        À l’issue du délai de quarante jours accordé par le Brésil, le ministre de la Justice italienne, Clemente Mastella, a fait une demande formelle d’extradition. Afin d’éviter un blocage dû à la législation brésilienne qui refuse l’extradition pour des peines de plus de trente ans de réclusion, le ministre italien a précisé que la peine de Cesare Battisti ne serait pas nécessairement une perpétuité effective84, ce qui a déclenché une polémique en Italie et la colère des victimes des Prolétaires armés pour le communisme.

        Le 5 avril 2008, le procureur général du Brésil a donné un avis favorable à l’extradition de Cesare Battisti considérant que ce dernier avait bien « des motivations politiques », mais que celles-ci étaient insuffisantes pour justifier « la mise en danger de responsables de l’autorité et de civils sans défense »85, ses crimes étant marqués par une « certaine froideur et un certain mépris pour la vie humaine »86. Le procureur a également précisé qu’en cas d’extradition, la condamnation à perpétuité de Battisti devra être transformée en trente ans de réclusion et le temps passé en prison au Brésil décompté de sa peine86. La commission nationale pour les réfugiés, organisme relevant du ministère de la Justice, refuse pour sa part le statut de réfugié politique à Cesare Battisti87.

        Le 14 janvier 2009, le ministre brésilien de la justice Tarso Genro émet une opinion contraire à celle de la commission nationale pour les réfugiés, comme lui permet la loi, et donne un avis favorable à l’octroi à Battisti du statut de réfugié politique, arguant d’une « crainte fondée de persécution » dans son pays88. La décision revient désormais à la Cour suprême du Brésil, qui examine la demande italienne et l’avis du ministère public, organisme qui n’est pas soumis à l’autorité du pouvoir exécutif. En Italie, l’association « Domus Civitas » regroupant victimes du terrorisme et de la mafia, a qualifié la demande du ministre brésilien d’« humiliation ». Sabina Rossa, députée du Parti démocrate et membre d’une autre association de victimes du terrorisme, dont le père a été tué par les Brigades rouges, a déclaré que la décision du ministre brésilien « démontre encore une fois une insensibilité totale et un manque de respect pour notre démocratie ». Le ministère italien des affaires étrangères a aussitôt demandé au président brésilien Lula de revenir sur la décision de son ministre89. Le 27 janvier, l’Italie rappelle pour consultations son ambassadeur au Brésil. Sergio Romano, dans un éditorial du Corriere della sera, commente : « Le Brésil, en ce moment, se sent puissant en vertu de son succès économique et du modèle qu’il représente et il est vraiment dommage qu’il n’ait pas compris qu’il y avait en Italie cette blessure encore ouverte du terrorisme »90. Battisti demeure incarcéré en l’attente d’une décision de la cour suprême du Brésil.

        Dans une lettre publiée par ses avocats le 30 janvier 2009, Cesare Battisti nie une nouvelle fois avoir commis les meurtres pour lesquels il fut condamné et dénonce nommément quatre de ses anciens complices des PAC – Gabriele Grimaldi, Sebastiano Masala, Giuseppe Memeo et Sante Fatone, tous condamnés des années plus tôt et dont l’un est décédé en 2006 – comme responsables des assassinats91. Les trois ex-membres des PAC répliquent en qualifiant l’attitude de Battisti d’« infamante »92.

        Le 31 décembre 2010, le président Lula fait annoncer au dernier jour de son mandat son refus de l’extradition. La classe politique italienne s’insurge contre cette décision. Le gouvernement italien rappelle pour consultation son ambassadeur au Brésil, Gherardo La Francesca, et promet des sanctions contre le Brésil93, envisageant également un recours devant la Cour pénale internationale de La Haye94. Les soutiens français de l’ex-militant italien se sont félicités de la décision du président brésilien. « Je me réjouis de la sagesse du président Lula. C’est une décision avisée. C’est la décision d’un homme qui a pris le temps de se plonger dans le dossier, de vérifier ses nombreuses irrégularités et de prendre la mesure de sa dimension exagérément passionnelle », écrit Bernard-Henri Lévy sur son site internet, La règle du jeu95. En Italie, des manifestations ont lieu contre la décision du président brésilien, et réunissent des responsables politiques de droite et de gauche. Silvio Berlusconi, tout en promettant la fermeté, déclare ne pas souhaiter que l’amitié entre l’Italie et le Brésil souffre de l’affaire, ajoutant « cette affaire ne concerne pas les rapports entre nos deux pays, c’est une affaire judiciaire »96.

        Le 6 janvier 2011, le Tribunal fédéral suprême du Brésil rejette la demande de libération présentée par les avocats de Cesare Battisti, et renvoie l’affaire à l’un de ses magistrats, déjà rapporteur du cas Battisti, et partisan de l’extradition devant la cour suprême. Plusieurs juristes brésiliens se déclarent convaincus que l’Italie obtiendrait gain de cause en cas de recours à La Haye97. Le 20 janvier 2011, le Parlement européen approuve, avec un seul vote contre, une résolution demandant l’extradition de Cesare Battisti. La Commission européenne estime pour sa part que le différend à ce sujet doit être réglé de manière bilatérale entre l’Italie et le Brésil98.

        Le 9 juin 2011, Cesare Battisti est sorti de la prison de haute sécurité de Papuna99 près de Brasilia où il était incarcéré depuis quatre ans, après que la Cour suprême du Brésil a rejeté son extradition vers l’Italie. Le 22 juin 2011, le Conseil national de l’immigration lui accorde un permis de résidence permanente au Brésil100.

        Le 3 mars 2015, la juge fédérale Adverci Mendes de Abreu ordonne son expulsion vers la France ou le Mexique, pour séjour irrégulier au Brésil. Cette sentence remet en question la décision de la Cour suprême de juin 2011101. Le 12 mars, Cesare Battisti est interpellé par la police fédérale du Brésil à Embu das Artes, une ville de l’État de Sao Paulo. Il est retenu dans les locaux de la superintendance régionale de la police fédérale de Sao Paulo en attente de son expulsion102. Il est libéré quelques heures plus tard grâce à l’intervention de son avocat qui dénonce une arrestation et une détention arbitraires. Le 14 septembre, la Cour fédérale régionale de Sao Paulo déclare illégale l’expulsion de Battisti et annule la décision de la juge fédérale.

        Le 27 juin 2015, il se marie dans l’État de Sao Paulo, avec sa compagne brésilienne Joice Lima, à Cananeia, une ville côtière du sud-est du Brésil100.

        Le 4 octobre 2017, Battisti est interpellé dans la ville brésilienne de Corumbá, à la frontière bolivienne. Il aurait tenté de traverser la frontière en possession de 5 000 dollars et 2 000 euros, selon le quodien O Globo, « les autorités brésiliennes pensent qu’il tentait de se réfugier en Bolivie »103. Il est remis en liberté le 7 octobre 2017104 mais la question de son extradition vers l’Italie se pose à nouveau105.

        Le 16 octobre 2018, le candidat à l’élection présidentielle brésilienne Jair Bolsonaro promet, via Twitter, qu’en cas de victoire il romprait avec la politique menée jusqu’alors par la gauche brésilienne au pouvoir, et livrerait Battisti aux autorités italiennes106. Le 29 octobre 2018, Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur du gouvernement italien, salue la victoire de Jair Bolsonaro et déclare sur Twitter : « Et après des années de vains discours, je demanderai qu’ils nous renvoient en Italie le terroriste rouge Battisti »107.

        Le 13 décembre 2018, la justice brésilienne ordonne l’arrestation de Cesare Battisti en vue de son extradition en Italie108.

        Cesare Battisti dans les œuvres de fiction

        • 2017 – Le film Après la guerre s’inspire des premiers jours de la cavale de Cesare Battisti en France.

        Œuvre

        Romans

        Collectif, recueils et anthologies

        • Via Libre 5, Cesare Battisti (dir.), [présentation en ligne] [lire en ligne]
        • « Quattro passi di danza », dans : Daniele Brolli (dir.) et al. (collectif), Italia odia, Arnoldo Mondadori Editori
        • « Super snail in action », (trad. de l’italien par Sonia Fanuele et Catherine Siné), dans : Serge Quadruppani (dir.) et al. (collectif) (entretien-préface avec Valerio Evangelisti), Portes d’Italie, Fleuve Noir, 2001, [présentation en ligne]
        • « Choice », dans : Gérard Delteil (dir.) et al. (collectif), Noir de Taule, Société d’Édition Les Belles Lettres, 2001
        • « L’air de rien », dans : J.P. Pouy (dir.) et al. (collectif), Paris rive noire, Autrement, Paris, 1996
        • Terres brûlées, Cesare Battisti (dir. et préf.) et al. (collectif), Paris, Payot et Rivages, coll. « Rivages thriller », 2000, 172 p. (ISBN 2-7436-0648-7). Rééd. coll. « Rivages noir », 2003, 201 p. (ISBN 2-7436-1121-9).[présentation en ligne]

        Bibliographie

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        Notes et références

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        7. Résumé de l’argumentaire officiel de Cesare Battisti : Cesare Battisti, Je n’ai pas tué, 06/8/2004
        8. a et b Cesare Battisti, « Cesare Battisti : biographie », dans Via Libre 5, Cesare Battisti (dir.), [lire en ligne]
        9. L’écrivain italien Gilda Piersanti rappelle que ce n’est pas pour leurs sympathies d’extrême droite que ces commerçants furent assassinés mais pour s’être défendu face à un braquage des PAC. Ces derniers « les ont revendiqués comme exemple de justice prolétaire contre deux commerçants coupables d’avoir tiré, pour se défendre, sur les braqueurs armés de ces mêmes PAC. » (Lettre ouverte à Fred Vargas par Gilda Piersanti [archive]). Ces propos sont confirmés par le procureur adjoint de Milan dans L’Express [archive]
        10. La balle perdue qui a rendu paraplégique le fils du bijoutier a été tirée par son père in Guillaume Perrault, Génération Battisti. Ils ne voulaient pas savoir, février 2006 p. 188
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        20. Cesare Battisti, Ma Cavale, 27/4/2006,
          en préface

          p. 13

        21. Fred Vargas écrit : « L’autre grande force du dossier de Battisti était qu’il avait été condamné en Italie en son absence. Selon la loi française, il devait donc bénéficier d’un nouveau procès en sa présence, et ne pouvait donc pas être envoyé directement en prison en Italie, encore moins pour une peine de perpétuité » dans la postface de Cesare Battisti, Ma Cavale, 27 avril 2006, p. 370.
        22. a et b Guillaume Perrault (préface de Gilles Martinet), Génération Battisti. Ils ne voulaient pas savoir, Plon, février 2006, 186 p., p. 28-29
        23. Elle « respectait pleinement le principe du débat contradictoire »
        24. Mémoire de la défense de Cesare Battisti présenté à la1re Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris : Maître Irène Terrel, Maître Jean-Jacques de Félicie (collectif), « Mémoire n°II – in limine litis et en réplique au fond », (10/5/2004), Paris, dans Via Libre 5, [lire en ligne]
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        28. Via Libre 5, Cesare Battisti (dir.), [lire en ligne]
        29. Les réfugiés italiens (…) qui ont participé à l’action terroriste avant 1981 (…) ont rompu avec la machine infernale dans laquelle ils s’étaient engagés, ont abordé une deuxième phase de leur propre vie, se sont insérés dans la société française (…). J’ai dit au gouvernement italien qu’ils étaient à l’abri de toute sanction par voie d’extradition (…). [La France] refusera toute protection directe ou indirecte pour le terrorisme actif, réel, sanglant. »
        30. Le Point [archive]
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        33. Christophe Kantcheff, « Cesare Battisti : l’État français aux ordres de Berlusconi », Politis, 19 février 2004
        34. Cesare Battisti, Ma cavale, Grasset, 2006, p. 9
        35. Cesare Battisti, Ma cavale, Grasset, 2006, p. 73
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        38. Guillaume Perrault, Génération Battisti – Ils ne voulaient pas savoir, éd. Plon, 2005, 205 pages
        39. Pourquoi les battististes sont-ils devenus muets ? [archive], Éric Conan, Marianne.net, 8 décembre 2012
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        42. Vera Gonçalves de Araujo, Terroriste ou intellectuel ?
        43. Armando Spataro, Procureur adjoint de Milan (Propos recueillis par la correspondante à Rome Vanja Luksic, traduction ?), « La culpabilité de Battisti repose sur des preuves », dans L’Express, [présentation en ligne [archive]], (15/3/2004), [lire en ligne [archive]]
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        49. Richard Mallié, Député des Bouches-du-Rhône, Question au gouvernement : Extradition de Cesare Battisti, 26 octobre 2004 [lire en ligne [archive]]
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        92. Anche gli ex compagni contro Battisti «Per i fatti di 30 anni fa abbiamo pagato» [archive], Corriere della sera, 31 janvier 2009
        93. Battisti : l’Italie dénonce « l’affront » de Lula [archive]. Le Monde/AFP, 31 décembre 2010
        94. Caso Battisti, Italia non si arrende: pronta a ricorrere all’Aia [archive], TMNews, 2 janvier 2011
        95. Battisti: ses soutiens français se félicitent de la décision de Lula [archive]. Le Point, 31/12/2010.
        96. Battisti: manifestations en Italie, Berlusconi promet la fermeté [archive], L’Express, 4 janvier 2011
        97. Brasile, prima sconfitta per Battisti [archive], Corriere della sera, 6 janvier 2011
        98. Il Parlamento europeo approva la risoluzione italiana su Battisti [archive], La Stampa, 20 janvier 2011
        99. « Cesare Battisti est libre » [archive], Le Point, 9 juin 2011.
        100. a et b Cesare Battisti se marie au Brésil [archive] dans Le Figaro du 28 juin 2015.
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        102. AFP, « Brésil : l’écrivain italien Cesare Battisti arrêté en vue de son expulsion » [archive], Le Figaro, 12 mars 2015.
        103. « Brésil : l’écrivain et militant Battisti interpellé » [archive], Le Figaro, 4 octobre 2017.
        104. Brésil : l’ancien militant d’extrême gauche Cesare Battisti libéré le monde.fr 7 octobre 2017 [archive]
        105. Michel Leclerc, « Le Brésil pourrait livrer Cesare Battisti à l’Italie » [archive], Le Figaro, samedi 7 / dimanche 8 octobre 2017.
        106. « Brésil: Bolsonaro extradera l’Italien Battisti s’il est élu président » [archive], sur FIGARO, 16 octobre 2018 (consulté le 4 novembre 2018)
        107. « Matteo Salvini félicite Bolsonaro pour sa victoire et attend l’extradition de Battisti », Libération.fr,‎ 29 octobre 2018 (lire en ligne [archive])
        108. « La justice brésilienne ordonne l’arrestation de Cesare Battisti en vue de son extradition », Le Figaro,‎ 14 décembre 2018 (lire en ligne [archive])

        Voir aussi

        Article connexe

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Comment à Paris on se moque des Bretons et des autres

Les mythomanes, menteurs et affabulateurs Pascal Edouard Cyprien Luraghi de Puy-l’Evêque, Jean-Marc Donnadieu de Béziers, Josette Brenterch du NPA de Brest et autres « déconnologues », auteurs de vastes campagnes de calomnies publiques à mon encontre depuis les années 2008 à 2010, m’ont toujours traitée mensongèrement de mythomane, menteuse ou affabulatrice à chaque fois que je démentais leurs allégations mensongères à mon encontre et parlais un peu de moi-même ou de ma vraie vie, la vraie de vraie, pas celle qu’ils ont décidé de m’inventer pour le public.

La personnalité antipathique qu’ils m’attribuent mensongèrement, très éloignée de ce que je suis réellement, est en fait la leur.

De même, la vie de « ratée absolue » qu’ils m’attribuent de manière délirante ressemble bien plus aux leurs qu’à la mienne.

Quant à tous les méfaits imaginaires dont ils m’accusent régulièrement, dans des écrits publics ou plus ou moins confidentiels, parfois adressés à des autorités susceptibles d’y donner suite, et jusque devant des tribunaux et cours d’appel, ce sont systématiquement et très exactement des faits de même nature que d’autres dont ils se sont eux-mêmes réellement rendus coupables à mon encontre au préalable.

Cependant, ce ne sont pas les premiers pervers narcissiques à donner dans ce travers caractéristique de leur maladie mentale en ce qui me concerne.

Il y eut avant eux mes anciens employeurs harceleurs, des patrons voyous pour lesquels ils travaillent toujours actuellement et dont ils poursuivent depuis le début toutes les exactions à mon encontre.

Ceux-là sont donc les premiers à m’avoir fait passer pour mythomane auprès de tiers, notamment dans mon milieu professionnel, en même temps qu’ils me calomniaient dans le but de me discréditer et de me porter préjudice à tout propos.

J’en ai déjà parlé un peu dans cet article du 19 août dernier :

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/08/19/bulletin-meteo-de-ce-dimanche-19-aout-2018/

Ayant un jour été interrogée par la commerciale représentant mon employeur sur mes éventuelles capacités de musicienne, j’avais dit ce qu’il en était et appris quatre ans plus tard que j’aurais été mythomane en raison de la réponse que je lui avais faite ce jour car « tout le monde sait bien que les Bretons sont des arriérés totalement incultes et incapables de jouer d’un instrument, ils ne connaissent rien à la musique ! »

Mais ce n’est pas tout !

Environ un an après avoir involontairement provoqué chez cette commerciale un éclat de rire hystérique qui sera resté pour moi totalement incompris durant quatre ans, c’est un autre commercial du même groupe qui tout à coup, alors qu’habituellement il ne parlait toujours que de cul ou de fric, s’était piqué d’évoquer la langue bretonne en ma présence. Il la comparaît au grec, affirmant que c’était pareil, car il l’avait entendu dire. Lui-même ne connaissait ni de près ni de loin aucune de ces deux langues. Tout comme son quasi jumeau Pascal Edouard Cyprien Luraghi, après avoir quitté l’école à l’adolescence en situation d’échec et sans aucun diplôme, il s’était fait dans la rue – à la force du poignet ou du couteau planté dans le dos – et aurait bien pu soutenir de même : « Ne connaissant ni le pays ni sa langue, je lui avais servi de guide ». C’est en effet ce qu’il faisait au quotidien auprès de chacun dans le cadre de ses fonctions, à la manière dictatoriale du « Konducator », et tous les professionnels du secteur informatique l’en haïssaient.

Cette fois, donc, il entendait nous instruire sur le grec ou le breton ou les deux à la fois. C’était gratuit, ou du moins, cela en avait l’air. Pour le coup, j’étais sortie de mon mutisme habituel en présence de ce pervers notoire lorsque nous n’avions aucun entretien « professionnel ». Je n’avais pas réfléchi. L’entendant débiter ses bêtises sur deux langues que je connaissais suffisamment l’une et l’autre pour pouvoir les comparer, sentant bien que ses propos m’étaient destinés, étant données mes origines, qu’il connaissait bien, encouragée par le fait que pour une fois il ne s’agissait ni de cul ni de fric, je m’étais enhardie à le corriger. Encore une fois, j’aurais mieux fait de me taire. Il était resté me regarder comme frappé par une hallucination quelconque et avait balbutié, l’air hébété : « Grec… Grec ancien ! » C’est bien de grec ancien que je parlais, je suis helléniste, mais il n’y entendait manifestement que du chinois. Vu le niveau de mon interlocuteur, je n’avais pas insisté. C’était inutile et la question discutée était de toute façon sans importance dans le contexte de nos relations.

Or, voilà que trois ans plus tard j’apprenais que le pervers me faisait passer pour mythomane dans tout mon milieu professionnel sous prétexte que ce jour-là j’avais dit connaître le grec ancien et qu’une autre fois, l’année précédente, j’avais dit à sa collègue pouvoir jouer d’un instrument de musique.

Moralité : ne jamais badiner avec ces débiles mentaux, on ne sait jamais ce qu’ils vont en faire.

En attendant, je me retrouvais dans l’obligation de prouver à un collègue de travail que je connaissais bien le grec et savais aussi jouer de l’instrument que j’avais cité.

Le message est bien passé.

L’année suivante, je n’étais plus mythomane, mais toujours bien bretonne et apprenais avec effarement avoir été élevée à Brest dans une maison au sol en terre battue au milieu des cochons…

Par ailleurs, étant désormais bien entendu que j’avais reçu une excellente éducation ayant nécessairement coûté une fortune, mon père était devenu un « truand » bien connu du « milieu » brestois, car il était absolument certain qu’il n’avait pu que « piquer dans la caisse » pour pouvoir payer tous mes frais de scolarité, sachant que j’avais aussi fait des études d’ingénieur alors que je n’étais qu’une fille…

Josette Brenterch et ses complices de la LCR de Brest renchérissaient : il avait donné la même éducation à tous ses enfants, était effectivement propriétaire, c’était donc bien un « truand ».

Aussi, il fallait assassiner tous ses enfants ingénieurs si bien éduqués car bien mal acquis ne doit pas profiter…

Précisons qu’entre autres choses, le pervers et ses complices me demandaient depuis plusieurs années de leur faire don de tous les biens ou de l’immense fortune de mes parents, dont ils déduisaient l’existence selon eux absolument certaine au seul vu de mon CV d’ingénieur, de telles études, réputées très difficiles, étant censées coûter une fortune en cours particuliers ou en écoles privées.

En réalité, comme ils le savaient pourtant très bien en ce qui me concerne, nous n’avons toujours fréquenté que des établissements publics, et nos études, notre éducation, n’ont pas coûté grand-chose à nos parents qui par ailleurs sont assez connus à Brest et véritablement haïs par certains truands – de vrais de vrais, ceux-là – précisément en raison de leur intégrité sans faille.

Mais personne n’a jamais pu faire entendre raison au pervers en chef qui à cette époque se présentait partout comme étant celui qui savait qui j’étais à l’exclusion de toute autre personne, exactement comme l’ont fait par la suite la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et plusieurs de ses complices, notamment le mythomane Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

D’après lui, donc, j’étais faite pour la prostitution et rien d’autre, comme toutes ces autres Bretonnes jadis montées à Paris pour finalement s’y prostituer.

Je ne le savais pas moi-même, je ne le savais pas encore, mais lui le savait et allait me l’apprendre, il allait me « révéler » à moi-même – c’est exactement ce qu’il disait, il savait mieux que moi ce qui était « bon » pour moi.

Les Brestois, les Bretons, ne savent pas qui ils sont. Ils ne savent rien.

Ils ont toujours besoin que des Parisiens, des rustres venus d’ailleurs le leur apprennent, les instruisent.

Le pouvoir central y veille et leur fournit à cette époque deux solides Ruthénois ayant tous deux fait leurs classes à Toulouse.

L’un a pour ainsi dire été expulsé de la ville de Brest au printemps 2002 après quelques mésaventures discrètement judiciarisées… et l’autre a su par la suite gagner la confiance de l’actuel chef de l’Etat… pour combien de temps encore ?

A trop se moquer, on fâche parfois beaucoup.

 

http://www.leparisien.fr/politique/richard-ferrand-toujours-plus-pres-de-macron-07-12-2018-7963383.php

Richard Ferrand, toujours plus près de Macron

 

>Politique|Jannick Alimi| 07 décembre 2018, 20h12 | MAJ : 07 décembre 2018, 21h09 |21
Comment à Paris on se moque des Bretons et des autres dans AC ! Brest 7963383_3371816e-fa4f-11e8-a7d4-723acd032977-1_1000x625
Depuis le départ de Gérard Collomb de l’Intérieur, Richard Ferrand est devenu l’un des interlocuteurs privilégiés d’Emmanuel Macron. Certains lui prêtent même un avenir… à Matignon. LP/Arnaud Journois

 

Englué dans la crise des Gilets jaunes, le chef de l’Etat compte plus que jamais sur le président de l’Assemblée, marcheur des premiers jours.

 

Étonnant. C’est Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale, qui a précisé ce vendredi de façon quasi officielle l’agenda présidentiel. Mieux ! Il délivre, comme l’aurait fait un porte-parole, le sens même de l’intervention d’Emmanuel Macron. « Après différents échanges et un tour d’horizon, le président, lucide sur le contexte et la situation, ne souhaite pas mettre d’huile sur le feu et par conséquent n’a pas l’intention de s’exprimer avant samedi (NDLR : jour de manifestation des Gilets jaunes) », déclarait à 5 heures du matin (!) à l’AFP, le député LREM du Finistère. « À l’inverse, en début de semaine prochaine, il sera amené à s’exprimer », a ajouté Ferrand.

« On peut s’interroger sur la légitimité d’une telle déclaration, souligne un élu macronien. En effet, que Ferrand, l’incarnation du pouvoir législatif, intervienne dans la sphère élyséenne, et donc du pouvoir exécutif, peut paraître pour le moins saugrenu. Mais quand on connaît la proximité du président de l’Assemblée avec le chef de l’État, il n’y a finalement rien de surprenant. »

On sait, en effet, que Richard Ferrand, premier des députés socialistes à rejoindre Emmanuel Macron dans sa « grande marche » vers l’Élysée, est resté fidèle parmi les — quelques — fidèles au président. Mais cette proximité s’est encore renforcée depuis quelques semaines. Depuis le départ de Gérard Collomb, l’autre « grognard de Macron », du ministère de l’Intérieur. Et surtout depuis la crise des Gilets jaunes, qui place l’Élysée au cœur d’un tsunami à l’issue totalement incertaine.

Visiteur du soir de l’Élysée

« Il fait partie de la poignée de personnes qui chuchotent encore à l’oreille du président, à qui il fait confiance », confie un proche de Macron. Visiteur du soir de l’Élysée, Ferrand écoute et conseille le chef de l’État que l’on dit de plus en plus isolé au Château.

« Ferrand est le seul dans la Macronie à avoir une véritable expérience politique ainsi qu’une connaissance fine des territoires, explique Roland Lescure, député LREM et président de la Commission des affaires économiques à l’Assemblée nationale. Seul Jacques Mézard, ex-sénateur et ancien ministre de la Cohésion territoriale, pouvait arguer de telles compétences, mais il n’est plus au gouvernement. Jacqueline Gourault, qui lui a succédé, a également cette perception intime du terrain mais elle est membre du MoDem et pas du parti du président », poursuit Lescure.

Contesté lorsqu’il était président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, Richard Ferrand fait, en revanche, la quasi-unanimité au Perchoir. « La conférence des présidents qui se tient tous les mardis matin en présence de l’ensemble des représentants des groupes, se déroule désormais en bonne intelligence, confie un député de La France insoumise. Il n’y a plus de tensions et elle est efficace. »

Une réussite politique qui lui vaut, elle aussi, toute l’attention du président de la République. À l’aise à Paris, et en contact permanent avec ses terres bretonnes d’élection, Ferrand pourrait même, dit-on remplacer, Édouard Philippe à Matignon… Mais l’heure ne semble pas encore au remaniement et l’épée de Damoclès de l’affaire des Mutuelles de Bretagne pend toujours au-dessus de Ferrand.

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/gilets-jaunes-pourquoi-autant-d-interpellations-a-paris-et-ses-alentours-des-samedi-matin_3090823.html#xtor=AL-67-[article]

« Gilets jaunes » : on vous explique pourquoi autant de personnes ont été interpellées à Paris et ses alentours

 

En début de soirée, 920 personnes avaient déjà été arrêtées, dont certaines avant même d’atteindre la capitale.

 

Des policiers appréhendent un manifestant en marge de la mobilisation des \"gilets jaunes\" à Paris, le 8 décembre 2018.

Des policiers appréhendent un manifestant en marge de la mobilisation des « gilets jaunes » à Paris, le 8 décembre 2018. (CHRISTIAN HARTMANN / REUTERS)

 

Le chiffre grossit d’heure en heure. En début de soirée, 920 personnes ont déjà été interpellées en marge de « l’acte 4″ de la mobilisation des « gilets jaunes » à Paris, samedi 8 décembre. C’est deux fois plus que samedi dernier, avec 412 personnes arrêtées au total.

Cette journée s’annonçant particulièrement violente, la préfecture de police de Paris a mis en place une stratégie visant à filtrer les individus avant même qu’ils ne gagnent la capitale. Objectif : tenter d’éviter les débordements redoutés.

>> Suivez en direct « l’acte 4″ de la mobilisation des « gilets jaunes » samedi à Paris et dans les grandes villes 

« Certaines personnes étaient identifiées et signalées en raison de leurs appels à la violence sur les réseaux sociaux. Elles étaient donc frappées par un interdit préfectoral, prohibant leur accès aux zones de manifestation », explique une source policière à franceinfo. Une information confimée par Laurent Nunez, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur, sur le plateau du 13 heures de France 2 samedi : « Les services de police judiciaire ont travaillé pour confondre les auteurs d’exaction et de menaces, interpellés tout au long de la semaine et au petit matin », a-t-il explique. Au total, « 29 meneurs, membres de l’ultradroite ou de l’ultragauche ou de la frange radicalisée des gilets jaunes » ont été interpellés, a-t-il précisé.

Des boules de pétanque et des couteaux

Des contrôles ont également été menés, toujours via un arrêté pris par la préfecture ou sur réquisition du procureur de la République, aux péages situés autour de Paris et dans les gares de la capitale, pour procéder à une fouille des sacs et des véhicules et saisir des armes ou des objets. « Plus de 5 000 personnes ont été contrôlées sur les axes et péages », indique la gendarmerie nationale sur Twitter.

Parmi les saisies effectuées dans des coffres de voiture, on trouve des couteaux, des marteaux, des boules de pétanque, une batte de base-ball ou encore du matériel de protection.

« On ne vient pas faire de la pétanque sur les Champs-Elysées », ironise Philippe Capon, secrétaire général du syndicat Unsa-Police, interrogé par franceinfo. Selon lui, « on est sur un système de quadrillage faisant appel à la mobilité, la réactivité et la possibilité d’intervention des forces de l’ordre », qui tranche avec le dispositif de samedi dernier, beaucoup « plus statique ».

 

Des objets saisis par la préfecture de police de Paris, le 8 décembre 2018.

Des objets saisis par la préfecture de police de Paris, le 8 décembre 2018. (PREFECTURE DE POLICE DE PARIS)
Des masques à gaz saisis par la préfecture de police de Paris, le 8 décembre 2018.

Des masques à gaz saisis par la préfecture de police de Paris, le 8 décembre 2018. (PREFECTURE DE POLICE DE PARIS)

 

« Les personnes interpellées avec ce matériel ne sont pas forcément placées en garde à vue. Il leur est confisqué », reprend une source policière interrogée par franceinfo. Sur les 737 personnes interpellées samedi après-midi, 551 ont été placées en garde à vue, a annoncé la préfecture.

Les forces de l’ordre pratiquent aussi la fouille systématique aux abords des lieux de manifestation, et des personnes sont interpellées « sur site », à Paris, parfois par des policiers en civil. L’un d’entre eux, joint par franceinfo, estime que « pour l’instant, la situation n’à rien à voir avec la semaine dernière. Les barrages filtrant en préambule de cette manifestation ont pour le moment porté leurs fruits. Beaucoup d’individus ont été interpellés avant même d’avoir pu rejoindre les différents cortèges ».

Il fallait interpeller le plus tôt possible pour éviter de laisser le temps aux casseurs de s’organiser et de se rassembler.Un policier en civil à Parisà franceinfo

Pour traiter les gardes à vue, de nombreux officiers de police judiciaire ont aussi été réquisitionnés. Au niveau national, 1 385 avaient déjà été interpellées sur l’ensemble de la France. Parmi elles, 974 ont été placées en garde à vue. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner s’est félicité d’avoir mis « un coup d’arrêt à la violence » même si elle demeure « à un niveau inacceptable ».

Quatre articles à lire sur le mouvement
des « gilets jaunes »

 

• Que risquent les « gilets jaunes » qui appellent à la violence sur les réseaux sociaux ? >> à lire ici

• « Gilets jaunes » : comment l’arrivée d’un mystérieux « monsieur X » au sein du mouvement a tourné à la mauvaise blague >> à lire ici

• « Chaos total », « remplacement des peuples » : trois questions sur le pacte de Marrakech, qui affole certains « gilets jaunes » >> à lire ici

• POINT DE VUE. Les « gilets jaunes », énième symptôme de la crise de notre système politique >> à lire ici

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/gilets-jaunes-pres-de-1-000-interpellations-et-plus-de-720-gardes-a-vue-en-france-samedi_3091113.html

« Gilets jaunes » : 1 385 interpellations et 974 gardes à vue en France samedi

 

Plusieurs rassemblements ont dégénéré à Paris, Toulouse ou encore Saint-Étienne lors de « l’acte 4″ de la mobilisation des « gilets jaunes » samedi.

 

Des voitures incendiées, boulevard de Courcelles, à Paris, en marge de la manifestation des \"gilets jaunes\", samedi 8 décembre.

Des voitures incendiées, boulevard de Courcelles, à Paris, en marge de la manifestation des « gilets jaunes », samedi 8 décembre. (SANDRINE ETOA-ANDEGUE / RADIO FRANCE)

 

1 385 personnes ont été interpellées en France samedi 8 décembre en marge des manifestations de « gilets jaunes », a appris franceinfo de source policière. 974 personnes ont été placées en garde à vue, a ajouté cette source. Depuis le début de l’après-midi, certaines manifestations dégénèrent dans plusieurs villes de France. Quelque 125 000 manifestants se sont mobilisés, dont 10 000 à Paris, selon le ministère de l’Intérieur.

>> Suivez en direct « l’acte IV » de la mobilisation des « gilets jaunes » samedi à Paris et dans les grandes villes 

À Paris, des voitures ont été brûlées, plusieurs vitrines brisées et des barricades dressées avenue de Friedland, boulevard de Courcelles ou encore Gare Saint-Lazare notamment. 920 personnes ont été interpellées dans la capitale ou en région parisienne.

Des affrontements avec les forces de l’ordre

En région Occitanie, à Toulouse notamment, la situation dégénère. En fin de journée de violents affrontements ont éclaté entre un millier de manifestants et les forces de l’ordre. Des barricades ont été érigées sur la chaussée avec du matériel de chantier et enflammées.

La situation est tout aussi tendue à Saint-Étienne où une voiture de police a été incendiée ou encore à Rennes où la brigade anti-criminalité, a chargé un groupe de manifestants « avec les visages masqués ».

Plusieurs affrontements étaient toujours en cours dans la soirée.

 

 

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