L’actualité du NPA est toujours tournée vers l’étranger ou l’international

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Alain Krivine : «Syriza n’est pas transposable en France» (La Dépèche)

International
actualité

Jeudi 12 Février 2015

L'actualité du NPA est toujours tournée vers l'étranger ou l'international dans Attentats
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Jeudi à 20 h 30 salle du Sénéchal, Alain Krivine interviendra aux côtés d’une militante anticapitaliste grecque./Photo DDM, Archives

Article de la Dépèche du Midi. Alain Krivine, le leader historique du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) participera ce jeudi 12 février, à Toulouse, à un meeting de solidarité avec le peuple grec.

En quoi la victoire de Syriza est-elle un événement politique majeur pour le NPA ?

C’est la première fois que la population et le monde du travail enregistrent un succès électoral. C’est positif, mais la bataille va être difficile car l’épreuve de force est engagée entre le peuple grec et les gouvernements de l’Union Européenne. On peut être inquiets face aux compromis que Syriza pourrait être contraint de concéder. Mais pour le moment, les mesures annoncées par Tsipras vont dans le bon sens. En France nous devons continuer à soutenir le peuple grec. C’est ce que nous ferons notamment lors des deux grandes mobilisations européennes des 15 février et 18 mars.

La victoire de Syriza peut-elle faire boule de neige ?

Il faut avoir conscience que la politique d’austérité est une véritable guerre sociale engagée contre les peuples par tous les gouvernements européens. Jusqu’à la victoire de Syriza cette guerre n’avait généré que des défaites du monde du travail et un renforcement quasi général de l’extrême droite nationaliste. La Grèce et l’Espagne avec Podemos constituent les deux exceptions à cette règle parce que ces deux pays ont développé des mobilisations populaires très fortes. Ce qui n’est pas le cas en France. L’expérience Syriza n’y est donc pas transposable pour le moment.

Cette expérience reste fragile ?

Syriza peut échouer pour deux raisons : si Tsipras abandonne la politique pour laquelle il a été élu. Ou si Syriza est écrasé par l’intransigeance de l’Union Européenne qui va tout faire pour casser l’expérience grecque. Car si elle va jusqu’au bout cette expérience est dangereuse pour les gouvernements de l’Union puisqu’elle montre qu’il existe d’autres voies que l’austérité en réponse à la crise.

Quelle est la position du NPA sur une éventuelle sortie de la Grèce de l’Euro ?

Nous ne sommes pas pour une sortie de la Grèce de la zone euro. Mais si elle est virée nous en prendront acte et nous accentuerons notre solidarité avec le peuple grec.

Une union des partis d’extrême gauche en vue d’une victoire électorale est-elle envisagée au NPA ?

C’est effectivement le moment de s’unir, et d’abord au sein même du NPA. Mais nous devons conserver notre indépendance lors des élections. Notamment avec le Front de Gauche qui est trop réformiste et institutionnel à notre goût. L’adversaire c’est le Front national. Et comme le FN bâti sa propagande contre les institutions et les partis au pouvoir, nous ne devons pas lui laisser prise. Le NPA lutte également contre les institutions telles qu’elles existent. Mais contrairement au FN qui développe des thèses libérales, nous donnons un contenu de classe à notre opposition. Notre position doit être claire et audible.


Depuis 1969

En 1969, après la démission du général De Gaulle, Alain Krivine effectuait son service militaire lorsqu’il fut candidat à la présidentielle sous les couleurs de la ligue communiste révolutionnaire (LCR). En 2009, la LCR est devenue NPA et l’image d’Olivier Besancenot a détrôné celle du vieux chef dans un parti qui, depuis que Besancenot a quitté à son tour le devant de la scène, peine à se trouver un leader.

Recueilli par Bernard Davodeau

 

http://www.npa2009.org/actualite/i-simpson-sur-sivens-va-bien-reflechir-la-suite

I. Simpson sur Sivens : «On va bien réfléchir à la suite»

Écologie
actualité

Mardi 24 Février 2015

Article de la Dépêche. Membre du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) de la Haute-Garonne, signataire de l’appel avec ATTAC, Ian Simpson s’explique sur la manifestation de samedi dernier…

24 heures après la manif des anti-Sivens, on a le sentiment que tout n’a pas été maîtrisé…

On peut effectivement dire ça. De notre côté, en déclarant la manifestation, notre volonté était de permettre que celle-ci puisse se dérouler dans de bonnes conditions, de manière sécurisée, afin d’éviter de revivre les événements de novembre, avec leur lot de blessés et d’interpellations.

On n’a pas vu non plus de drapeaux du NPA, ni ceux d’ATTAC, dans le cortège. Pourquoi, vous n’assumez pas ?

Pas du tout, nous assumons pleinement d’avoir appelé à manifester en soutien aux ZADs. Nous étions bien présents à Toulouse avec drapeaux, tracts et mégaphone pour faire entendre notre message. Nous regrettons d’ailleurs de n’avoir pas réussi à élargir la manifestation à un arc de forces plus important, car vu la gravité de la situation sur place, toutes les organisations progressistes auraient dû se retrouver dans la rue samedi.

La préfecture parle toujours de «casseurs» concernant certains des manifestants. Viennent-ils pour cela à Toulouse, ou ce sont les circonstances, la provocation réciproque avec les policiers, copieusement représentés (250), qui peut soudain tout faire basculer ?

Difficile à dire vu que nous ne sommes dans la tête ni des uns ni des autres. Casser des vitrines ne fait pas partie de nos méthodes et nous ne pensons pas que cela fasse avancer la lutte, bien au contraire. Ceci étant dit, nous ne mettons pas sur le même plan des dégâts matériels regrettables d’un côté, et de l’autre, la mort d’un homme et les blessés graves qui l’ont précédée, résultant des violences des forces de l’ordre. Ces événements, l’impunité jusqu’ici des responsables de la mort de Rémi Fraisse, la fuite en avant répressive qui a suivi, tout cela a vraisemblablement joué un rôle dans la situation aujourd’hui.

Pensez-vous qu’il y aura d’autres manifestations ?

Il n’y a pas d’autre manifestation programmée sur ce thème pour l’instant, mais la lutte contre les grands projets inutiles et imposés (GP2I) va évidemment continuer tant que ces projets continueront. On va prendre le temps de faire les bilans et de bien réfléchir à la suite la plus appropriée…

Recueillis par X. Hurtevent

 

http://www.sudradio.fr/Politique/L-interview-politique/Poutou-NPA-denonce-la-grosse-comedie-des-frondeurs-du-PS

Poutou (NPA) dénonce “la grosse comédie des frondeurs” du PS


Par La rédaction
Publié le 04/03/2015  à 11:08

Philippe Poutou, porte-parole du NPA, était l’invité politique de Sud Radio ce mercredi matin.

 

Philippe Poutou © FRED TANNEAU / AFP

© FRED TANNEAU / AFP
Philippe Poutou

Philippe Poutou réagit ce matin à la politique du Gouvernement (loi Macron, etc.) en proposant de réunir la gauche radicale de France. « Une gauche radicale a intérêt à se rassembler, selon lui, des libertaires aux associations, en passant par les milieux syndicalistes, la gauche de la gauche, le NPA, etc. Il y a besoin de se réveiller à la gauche de la gauche ! » clame-t-il, pour lutter contre la politique capitaliste du Gouvernement. Et de lancer un appel à manifester le 9 avril partout en France.

Philippe Poutou dénonce « une grosse comédie du coté des frondeurs [du PS]«  et déplore que « pour beaucoup de gens cela ne paraisse pas naturel de se mobiliser, de descendre dans la rue ». « On verra bien qui se retrouvera » à la mobilisation du 9 avril, « mais il faut déjà y aller », estime-t-il. « On verra après qui se rassemble ou non », et avec quel projet politique. Car, pour le porte-parole du NPA, il y a avant tout « urgence à engager des luttes sociales ! »

 

Le 5/9 Info Sud Radio

Philippe Poutou, porte-parole du NPA.

 

http://www.npa2009.org/actualite/finistere-une-liste-unitaire-anticapitaliste-dans-le-kreiz-breizh

Finistère : une liste unitaire anticapitaliste dans le Kreiz-Breizh

Politique
actualité

Vendredi 6 Mars 2015

 dans LCR - NPA
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C’est la suite des municipales à Carhaix qui avait vu l’élection d’un conseiller municipal du NPA ; la suite des luttes contre les licenciements à Marine Harvest, Tilly Sabco ; la suite aussi du boulot de construction d’un pôle ouvrier anticapitaliste au sein du mouvement dit des « Bonnets rouges ». Des militants du NPA, du PCF, du PG, des syndicalistes, des non « organisés », se retrouvent une nouvelle fois pour faire entendre le refus de se résigner et la colère contre l’austérité.

Quatre candidats bien entourés d’une équipe motivée expriment la nécessité d’une démocratie réelle. Les gens d’en-bas doivent prendre leurs affaires en main. Une campagne pour la défense des services publics, notamment dans la santé, le logement et pour les transports gratuits… Pour des choix politiques qui répondent aux besoins quotidiens de la population, au respect de l’environnement. En clair, une politique qui s’oppose aux règles libérales du moment.

La première réunion publique à Huelgoat a rassemblé 60 personnes. Une très bonne surprise. Débats sur l’importance de cette liste, la seule vraiment de « gauche », à l’opposé des candidatures de politiques professionnels. La lutte contre l’austérité passe par les élections mais aussi par les luttes sociales qui seules peuvent changer le rapport de forces. On a aussi discuté du besoin de recoller les morceaux et de reconstruire le mouvement social, de retrouver une dynamique. Qu’il ne faut rien lâcher…

Étaient présents des élus locaux (maire, conseillers municipaux) sensibles à la bataille démocratique, à la défense d’une politique sociale, au service des populations. Des participants parlaient du désespoir ambiant, du danger du vote extrême droite. Dans ce climat, la liste anticapitaliste peut aider à redonner confiance à toutes celles et ceux qui cherchent un cadre pour résister.
Les tracts ont été répartis entre les participantEs. Le calendrier des activités et réunions est fait, reste à mener la campagne et au-delà du résultat électoral, au moins important pour le moral, la reconstruction d’un réseau militant. L’espoir était bien présent à l’issue de la réunion.

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-marc-b/080315/le-groupe-de-travail-economique-du-npa-son-site

Le groupe de travail économique du NPA a son site

08 mars 2015 |  Par Jean-marc B

 

-Anti-K.org veut contribuer à répondre au besoin d’information économique. Ce site est lancé sur l’initiative du Groupe de travail économique (GTE) du NPA mais ouvert à toutes celles et ceux qui ne se contentent pas de commenter et d’analyser les mécanismes du « système » mais veulent passer d’une économie mue par le profit à une économie au service de l’humanité et qui protège la planète.

Sur le site, vous y trouverez régulièrement des données et analyses critiques de l’économie capitaliste, ainsi qu’une veille de l’actualité économique nationale et internationale. La petite équipe de la phase pilote a déjà mis en ligne plus de 1 900 documents (textes, articles, vidéos, graphiques, caricatures) sur les sujets économiques les plus divers : de l’agriculture à la crise immobilière chinoise en passant par le rôle des banques centrales… et en ce moment un suivi serré de la situation de la Grèce.

Participez !
Consultez le site, envoyez commentaires, suggestions et critiques… Et contribuez sur tel ou tel sujet à la bataille idéologique sur l’économie ! Pour des militantEs, cela ne nécessite pas des compétences particulières en « économie », cette prétendue science qui ne sert qu’à justifier des politiques antisociales. Vous pouvez contribuer à :
– La gestion des documents mis en ligne sur un ou plusieurs domaines qui vous intéressent particulièrement
– La veille de l’actualité : il s’agit de permettre aux militants (et à celles et ceux que cette lecture « radicalisera » jusqu’à rejoindre nos rangs…) de saisir en quelques minutes l’essentiel de l’actu économique.
Tant pour le volet documents que pour le volet actualités, nous pouvons vous former « on line » à agir avec le site Anti-K. Et pour tout cela, on se donne aussi rendez-vous à la prochaine Université d’été…

Le GTE du NPA
Site : http://www.anti-k.org

Contact : gte@anti-K.org
Dessins : blog.fanch-bd.com et contact@fanch-bd.com

 

http://www.npa2009.org/actualite/usa-israel-la-tension-monte

USA-Israël : la tension monte

International
actualité

Mercredi 11 Mars 2015

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Netanyahou applaudi par les Républicains DR

Le discours prononcé par Benyamin Netanyhaou devant le Congrès US le 3 mars dernier n’avait rien d’original : défense de la politique coloniale et militariste israélienne, appel au soutien inconditionnel des États-Unis, dénonciation de la « menace nucléaire » iranienne, etc.

Rien de bien nouveau dans le contenu, donc, mais un petit événement tout de même : Barack Obama avait expressément demandé à Netanyahou de ne pas s’exprimer devant le Congrès, une demande ignorée par le Premier ministre israélien.
Cet « accrochage » révèle une tension grandissante entre l’administration US et les autorités israéliennes, conséquence de la déstabilisation du Moyen-Orient et de l’incapacité des États-Unis à réaffirmer un semblant d’hégémonie sur la région.

L’accord sur le nucléaire iranien
L’une des principales cibles du discours de Netanyahou a été l’accord, toujours en discussion, sur le nucléaire iranien. Les négociations en cours, dans lesquelles l’administration Obama est en pointe, ont pour objectif d’obtenir d’ici la fin du mois de mars un règlement politique de la question du nucléaire iranien : garantie du caractère non-militaire du programme nucléaire iranien contre levée des sanctions internationales.
Netanyahou dénonce  un tel accord : pour lui, il est impossible de faire confiance à l’Iran, et la République islamique doit donc renoncer à toute forme de nucléaire, y compris civile. Cette position « maximaliste » du Premier ministre israélien, qui feint de s’inquiéter d’une « course à l’armement nucléaire » dans la région (alors qu’Israël est le seul État disposant de l’arme atomique), dissimule mal une triple inquiétude : la fin du « monopole légitime » d’Israël sur le nucléaire à l’échelle régionale sur lequel repose en grande partie sa force de dissuasion ; la reconnaissance internationale de la fin de la « menace iranienne », au nom de laquelle Israël justifie sa politique ultra-agressive ; une inflexion stratégique des États-Unis au Moyen-Orient.

Crise d’hégémonie des États-Unis
Ce dernier point est en effet essentiel pour comprendre ce qui se joue derrière les affrontements symboliques entre Obama et Netanyahou. L’administration US a en effet pris acte de son incapacité à stabiliser le Moyen-Orient, y compris avec ses alliés occidentaux, et opère depuis plusieurs années un rapprochement avec l’Iran, un État qui présente le double avantage de la stabilité institutionnelle et de l’influence régionale, notamment vis-à-vis de courants hostiles aux États-Unis.
La décomposition de l’Irak et de la Syrie, les politiques ambiguës des États du Golfe et la fuite en avant de l’État d’Israël, font de l’Iran un État toujours plus central pour quiconque veut, à l’instar des États-Unis, éviter de perdre totalement pied dans une région aux enjeux économiques et géostratégiques majeurs. On se souviendra ainsi que, jusqu’en 1979 et la chute du Shah, l’Iran était l’un des piliers du système d’alliance régionale des États-Unis au côté d’Israël et de l’Arabie Saoudite…

Offensive israélienne
L’offensive de Netanyahou n’est donc pas seulement une énième preuve du jusqu’au-boutisme d’un Premier ministre israélien en pleine campagne électorale. Elle illustre les conséquences potentielles de la déstabilisation régionale, en cours depuis plus de quatre ans : pour les États-Unis, l’alliance quasi-exclusive avec Israël ne suffit pas, et elle peut même être, au contraire, un poids. D’où les manœuvres d’approche vis-à-vis de l’Iran.
Mais, paradoxalement, cette inflexion politique de l’administration Obama est révélatrice de sa faiblesse relative dans la région : faiblesse sur laquelle Netanyahou tente de s’appuyer en se posant, notamment auprès des Républicains, comme seul allié véritablement fiable, qui devrait dès lors être soutenu aveuglément et sans aucune critique.
Si nous sommes évidemment très loin d’un véritable « clash » entre États-Unis et Israël, il s’agit toutefois de prendre acte du fait que les soulèvements arabes n’ont pas fini de produire leurs multiples effets, et qu’au Moyen-Orient comme ailleurs, rien n’est gravé dans le marbre quand les peuples surgissent sur le devant de la scène.

Julien Salingue

 

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Areva : vers le carnage

Entreprises
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Jeudi 12 Mars 2015

«  Il n’y aura pas de carnage social », a déclaré Emmanuel Macron alors qu’Areva annonce 4,8 milliards d’euros de perte en 2014 et programme un plan d’économies. En fait, carnage économique et carnage social sont bien à l’horizon.

Areva, créé en 2001, est un poids lourd du système industriel français. L’entreprise est le produit d’une stratégie visant à construire un leader mondial du nucléaire, de l’amont à l’aval de la filière, en rapprochant la Cogema et Framatome. La Cogema avait pour missions essentielles l’extraction, le traitement et le retraitement du combustible afin d’alimenter les centrales, tandis que Framatome travaillait à la conception et à la fabrication de réacteurs nucléaires. EdF de son côté avait la charge de la conception des nouvelles centrales et du pilotage de leur construction.
Sous la houlette d’Anne Lauvergeon, ancienne conseillère de Mitterrand qui a présidé son directoire de 2001 à 2011, Areva a adopté une politique de puissance, et s’est positionné en concurrent d’EdF. L’État détient 87 % du capital d’Areva mais, comme dans d’autres cas, ses représentants se sont alignés sur les décisions de dirigeants avides de pouvoir et de rémunérations élevées dont « Atomic Anne » a été un des plus purs représentants.

La direction a creusé un gouffre financier
Derrière les 4,8 milliards de perte de 2014 (et ceux des années antérieures), il y a trois facteurs : des erreurs de gestion, la dégradation de l’outil industriel et un recul du chiffre d’affaires.
Parmi les erreurs de gestion imputables à « Atomic Anne », il y a l’EPR et UraMin. En 2003, le groupe, en tandem avec l’allemand Siemens, avait emporté la construction de l’EPR (réacteur pressurisé européen) finlandais. Il s’avère rapidement que l’opération dépasse les compétences d’Areva. Démarré en septembre 2005, le chantier devait être terminé en 2009. En 2015, il n’est toujours pas achevé et nul ne sait exactement quand il le sera. Cette opération se révèle être un gouffre financier : la facture atteint 7,4 milliards d’euros dont 3,9 milliards d’euros de surcoût. Rien qu’en 2014, selon le Figaro, le groupe a dû provisionner 600 millions d’euros au titre des pénalités de retard.
S’y est ajouté l’achat de la société minière canadienne UraMin qui aurait causé 2 milliards d’euros de pertes entre 2010 et 2013. On peut se demander comment Areva a pu racheter en 2007, pour 1,8 milliard d’euros et sans véritable expertise, une entreprise détenant des mines d’uranium… qui se sont révélées inexploitables. La justice est sur l’affaire mais avance lentement…

Malfaçons, retards et reculs
La dégradation de l’outil industriel a eu comme conséquence une multiplication des malfaçons et des retards de livraison, d’où surcoûts et des pénalités de retard. Ce n’était pas une préoccupation essentielle de la haute hiérarchie de l’entreprise empêtrée dans ses rêves de puissance. Ainsi, un couvercle de cuve pour Flamanville a pris deux ans de retard : de mauvaises consignes ont été données aux soudeurs, reconnaît la direction selon le quotidien économique les Échos. Comme le dit un responsable CGT de l’usine de Saint-Marcel (en Saône-et-Loire) qui évoque toutes les erreurs de gestion : « La note va être présentée aux salariés… alors que objectivement ce n’est pas le soudeur qui est responsable ».
Il y a enfin, et c’est le facteur sur lequel les dirigeants de l’entreprise préfèrent mettre l’accent, un recul du chiffre d’affaires de l’entreprise qui renvoie notamment à un « effet Fukushima » et à la montée en puissance de la Chine désormais capable d’élaborer et construire des équipements.

« L’équipe de France du nucléaire » !
Pour l’instant, entreprise et gouvernement jurent qu’il n’y aura pas de licenciements, mais une réduction des effectifs (45 000 salariéEs au total, dont 28 000 en France) est de toute évidence à l’ordre du jour. Les salariéEs vont payer les pots cassés et le mirifique projet industriel risque de s’effondrer.
Valls a parlé d’« un dialogue social efficace qui permette d’identifier les mesures à mettre en œuvre dans la concertation avec les salariés et les élus des territoires concernés », ce qui n’annonce rien de bon au vu des expériences d’autres entreprises. Quant à Hollande, il veut que « les acteurs de l’équipe de France du nucléaire puissent collaborer davantage ». Derrière ce langage, il faut comprendre l’idée qu’EdF doit apporter un soutien à Areva.
Quelle qu’en soit la forme précise, cette solution lierait organiquement EdF au nucléaire alors que c’est une tout autre voie qu’il faudrait emprunter : économies d’énergie et sortie du nucléaire. Dans le cadre d’une rupture avec le nucléaire, il y aurait des emplois et des activités à développer pour Areva : démantèlement de centrales, techniques de décontamination, gestion des déchets. En tout cas, les salariéEs ne doivent pas faire les frais d’une gestion patronale catastrophique cautionnée par les gouvernements successifs.

Henri Wilno

 

http://www.npa2009.org/actualite/allemagne-des-salaires-sans-eclat

Allemagne : des salaires sans éclat

International
actualité

Jeudi 12 Mars 2015

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La presse bourgeoise aime bien évoquer des « victoires » du syndicalisme… surtout quand ces victoires sont en demi-teinte, pour accréditer l’idée que demander plus serait alors irresponsable ou utopique. « La victoire d’IG Metall » écrivait ainsi le Monde fin février suite à l’accord signé par le syndicat sur la question salariale…

Affiliée à la confédération quasi unique DGB, la fédération de la métallurgie IG Metall représente quelques 2,27 millions de membres (avec une croissance de + 110 000 adhérentEs au cours de l’année 2014). Plus d’une structure syndicale en Europe en rêverait, bien que IG Metall dise aussi qu’au mieux, « un membre sur cent est unE militantE », les autres se comportant comme des adhérentEs qui s’affilient à un syndicat tout comme ils adhéreraient à une assurance…

Croissance positive, salaires en berne
Alors que plusieurs sources prédisent à l’Allemagne un taux de croissance proche de + 2 % pour l’année en cours, la question des salaires revient fréquemment sur le tapis. Jusque-là, la croissance était souvent tirée par les exportations, alors que les rémunérations dans certains secteurs d’activité en Allemagne (hors ouvriers hautement qualifiés ou spécialistes) sont parfois très basses. Le ministre des Finances conservateur, Wolfgang Schäuble, s’était d’ailleurs prononcé au printemps 2013 pour des augmentations salariales afin que les rémunérations puissent constituer une « seconde locomotive » (selon les termes utilisés par certains économistes) de la croissance, à côté des exportations.
Le gouvernement de « Grande coalition » a par ailleurs introduit pour la première fois un salaire minimum légal, qui existe depuis le 1er janvier 2015, mais comporte encore de nombreuses exceptions et laisse (entre autres) subsister des minima conventionnels inférieurs au minimum légal. Et ce n’est que dans deux ans, à partir de début 2017, que ce salaire minimum légal sera vraiment généralisé… cela alors que des secteurs de la droite veulent créer des exceptions et des dérogations.
Les regards sont donc naturellement tournés vers les négociations syndicales, pour voir si elles réussissent à obtenir de l’oxygène pour les travailleurEs, si possible au-delà de ce que le patronat voudrait lui-même accorder aux salariéEs en vue de soutenir la croissance. À cet égard, l’article du Monde présente une vision triomphaliste : « Le syndicat de la métallurgie fait grise mine », même si l’article précise par la suite que ce dernier « n’est pas à plaindre », non plus…

Un accord en demi-teinte
Un accord a été conclu entre IG Metall et le patronat de la métallurgie le 24 février dans la région du Bade-Wurtemberg, une région de forte industrie qui sert souvent de région-pilote dans les négociations (les résultats étant étendus partout à la suite). Cet accord donne une augmentation salariale de l’ordre de + 3,4 %, cela sans qu’il y ait vraiment eu un affrontement de taille pour l’obtenir, même s’il y a eu des débrayages d’avertissement dans plusieurs régions la semaine précédant la conclusion de l’accord.
Mais la durée de l’accord n’est pas de 12 mois, comme c’est souvent le cas pour les accords collectifs en matière salariale, mais de 15 mois. Il court en effet rétroactivement depuis le 1er janvier dernier, et jusqu’à la fin mars 2016. Or, l’augmentation salariale, elle, ne prendra effet qu’au 1er avril 2015. Pour les trois premiers mois de 2015, les salaires n’augmentent donc pas, mais une prime unique à hauteur de 150 euros est versée pour compenser le manque à gagner. Mais cette prime unique ne rentre ni dans l’assiette de calcul des cotisations sociales, ni dans celle des futures évolutions salariales. Ce qui fait écrire à l’économiste keynésien Heiner Flassbeck que « l’augmentation est en réalité de l’ordre de + 2,72 % », si on ramène l’augmentation à la durée de l’accord. Et si on prend en compte le fait que les institutions européennes souhaitent elles-mêmes des augmentations de + 1,9 % en moyenne dans les pays membres afin de ne pas tomber en « déflation » (inflation négative), on mesure que le résultat n’est pas si faramineux que ça…
Par ailleurs, l’accord prévoit quelques mesures d’ordre qualitatif, notamment concernant le temps partiel des seniors préparant leur retraite. Cela devrait concerner environ 4 % des effectifs. Le groupe syndicaliste progressiste « Daimler Alternativen » à Hambourg écrit que c’est une bonne idée sur le principe, mais que les conséquences matérielles pour les collègues concernés seront « des retraites très basses, parfois proches du minimum en matière de retraite »…

Bertold du Ryon

 

http://www.npa2009.org/agir/toulouse-31-succes-des-6-heures-pour-kobane-et-le-kurdistan

Toulouse (31) : succès des 6 heures pour Kobané et le Kurdistan

Activité du NPA
agir

Jeudi 12 Mars 2015

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Samedi 28 février, plus de 500 personnes ont participé aux 6 heures pour le Kurdistan. Cette initiative était organisée par le collectif de solidarité avec le peuple Kurde (CSPK) qui regroupe des organisations kurdes et des organisations « françaises » (dont le NPA).

Les 6 heures ont commencé par deux forums : « Histoire du Kurdistan » et « Actualité du Rojava » animés par Clémence (NPA), Richard (CGT) et Sylvie Jan (PCF). S’en est suivi un meeting avec des prises de parole des organisations du collectif, de Suleymane Güneley (HDP) et de Farouk (PKK). Les différents intervenants ont pu expliquer le bras de fer engagé entre la résistance kurde et le gouvernement turc, et la résistance héroïque des combattantEs de Kobané contre Daesh.

Au côté d’autres intervenants, notre camarade Olivier Besancenot a fait une prise de parole très applaudie pour, entre autres, rappeler la responsabilité du gouvernement français face à l’isolement de la résistance kurde, exiger la sortie du PKK de la liste des organisations terroristes et la vérité et la justice pour les 3 militantes kurdes assassinées à Paris en 2013. Il a également salué le combat des militants kurdes, combat face auquel « nous nous sentons tout petits » et qui nous donne des responsabilités.
L’heure est maintenant à la reconstruction de Kobané et à la solidarité internationale. Une délégation toulousaine unitaire partira au Kurdistan dans les semaines qui viennent pour porter cette nécessité.

 

http://www.npa2009.org/actualite/racisme-et-islamophobie-le-gouvernement-contre-les-oppressions

Racisme et islamophobie : le gouvernement contre les oppressions ?

Antiracisme
actualité

Jeudi 12 Mars 2015

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Photothèque Rouge / JMB

La ministre de la Justice a annoncé la préparation d’une loi aggravant la pénalisation des propos racistes et antisémites… Et dans le même temps, la Secrétaire d’État aux Droits des femmes, son intérêt pour un projet de loi interdisant le port du voile à l’université.

Pièces d’un « Patriot Act » français…
En fait de lutte contre le racisme, le projet Taubira sera focalisé sur les délits d’opinion. La fausse solution : une justice toujours plus expéditive. Parallèlement, la fermeture de sites internet peut se faire désormais sans passer par un juge, et la lutte contre l’apologie du terrorisme entretient une panique morale. Parmi les cas extrêmes, l’interrogatoire policier d’un enfant de 8 ans, et même la prison pour des propos tenus sous l’emprise de l’alcool. La restriction des libertés est une tendance de fond…
Le projet fragilisera aussi la liberté de la presse, un comble après les beaux discours du mois de janvier… Pourtant la presse défend parfois cette démarche autoritaire, citant le précédent de l’été 2014 : la lutte contre l’antisémitisme… par l’interdiction de manifestations de solidarité avec les Palestiniens de Gaza ! Et les partenaires du gouvernement jouent les pompiers pyromanes, comme le CRIF (« Marine Le Pen est irréprochable ») ou la Licra (avec la promotion de l’occupation israélienne dans les écoles).

Acharnement islamophobe, raciste et antisocial
Au même moment, un député UMP propose, lui, d’interdire le voile dans les universités. Au nom des droits des femmes, le gouvernement a d’abord exprimé son intérêt, cela alors qu’une telle loi, comme bien des discriminations et agressions islamophobes, serait une attaque contre les libertés des femmes musulmanes. Par la suite, face aux critiques, Valls a déclaré que ce projet n’est pas d’actualité. Jusqu’à la prochaine occasion ?
En attendant, après le succès du meeting de Saint-Denis du vendredi 6 mars contre l’islamophobie qui a réuni 600 personnes, la mobilisation continue : contre la circulaire Chatel interdisant les sorties scolaires aux mamans voilées ; contre les discriminations au travail ; contre la loi du 15 mars 2004.
Quand ce gouvernement, par la voix de Valls, dénonce « l’apartheid », c’est pour encourager la spéculation immobilière tout en rendant les minorités responsables de la ségrégation qu’elles subissent. Condamnant certains propos racistes, il perpétue dans le même temps un racisme banalisé par les hommes politiques de tous bords et les médias. Par la loi et la police, l’État contribue aussi à un racisme structurel. Difficile de déposer plainte pour islamophobie. « Si la police nous protège, qui nous protège de la police ? », dit-on. On pourrait rajouter : si l’État nous protège du racisme, qui nous protège du racisme d’État ?

Ripostons !
Face aux coups de com’ (et de matraque) du gouvernement, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. En soutenant l’auto-organisation des oppriméEs, construisons un front large contre le racisme, le fascisme, la violence d’État et l’impérialisme. Un front contre la poursuite d’une même politique gauche-droite, et contre les « alternatives » réactionnaires cristallisées par le FN. Le succès – encore modeste – de ce dernier parmi les minorités révèle aussi le gouffre creusé entre le mouvement ouvrier et les cibles du racisme.
Comme dans l’appel à manifester le samedi 21 mars prochain, la lucidité sur l’action de l’État n’empêche pas de revendiquer de véritables réformes démocratiques : retrait des lois racistes et liberticides, droit de vote des étrangers, reconnaissance et réparation des discriminations racistes.

Mathieu Bonzom

La famille Merah impliquée dans une exécution de l’Etat Islamique

 

 

 
http://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/0204218412212-etat-islamique-une-execution-pourrait-etre-liee-a-la-famille-merah-1101121.php

La famille Merah impliquée dans la dernière exécution de l’Etat Islamique filmée en video ?

 

Le 11/03 à 18:00, mis à jour à 18:23
  • Selon Reuters, les services français pensent que le djihadiste qui apparaît dans la vidéo publiée mardi l’Etat islamique est Sabri Essid, le demi-frère de Mohamed Merah – Capture d\’écran

Selon l’agence Reuters, les services français pensent que le djihadiste qui apparaît dans une vidéo diffusée mardi par l’EI, montrant une exécution, est Sabri Essid, le demi-frère de Mohamed Merah.

 

Les services français pensent que le djihadiste qui apparaît dans la vidéo publiée mardi par le service média de l’Etat islamique (EI), Furkan, est bien Sabri Essid, le demi-frère de Mohamed Merah, selon l’agence Reuters, citant une source policière.

De leur côté, les autorités n’ont pas commenté l’avis d’experts du djihadisme selon lesquels cette vidéo, montrant un enfant tirant une balle dans la tête d’un Arabe israélien, serait liée à la famille Merah.

Par ailleurs, ils cherchent également à savoir si l’enfant qui a tiré les coups de feu n’est pas un fils de Sabri Essid, parti en Syrie avec sa famille depuis plus d’un an, et non de Souad Merah, la soeur de Mohamed, a-t-on ajouté de même source, rapporte Reuters. Il y a trois ans, Mohamed Merah a assassiné trois militaires ainsi que trois enfants et un enseignant d’une école juive de Toulouse avant d’être abattu par les forces de l’ordre lors de l’assaut de son logement.

Un « djihadiste français originaire de Toulouse »

En mai 2014, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve avait annoncé que les autorités soupçonnaient Souad Merah, la soeur du djihadiste de Toulouse, d’avoir rejoint son compagnon en Syrie avec ses quatre enfants. Le chercheur Romain Caillet a estimé sur son compte Twitter que l’homme apparaissant sur la vidéo était un « djihadiste français originaire de Toulouse », dont il n’a pas précisé le nom.

 

Le journaliste David Thomson, auteur du livre « Les Français jihadistes », précise également sur Twitter que certains pensent reconnaître Sabri Essid, ancienne figure du milieu salafiste radical toulousain.

 

« Pensé et réfléchi par les spin doctors de l’État Islamique »

Pour la première fois sur une vidéo de l’EI, la sentence de mort est prononcée en français. Tout en restant prudent, Wassim Nasr, journaliste à France 24 et spécialiste du djihadisme, rapporte pour sa part que l’enfant mis en scène dans la vidéo serait français et pourrait avoir l’âge d’un fils de la soeur de Mohamed Merah.

Sur Twitter, il rappelle que le 11 mars correspond au début des attaques de Mohamed Merah dans la région de Toulouse il y a trois ans. « Ce timing n’est pas le fruit du hasard mais il est pensé et réfléchi par les spin doctors de l’État Islamique à l’adresse de la France », écrit-il.

 

La vidéo de 13 minutes diffusée mardi montre un Arabe israélien, Mohamed Moussallam, 19 ans, vêtu d’une combinaison orange, raconter comment il a été recruté et entraîné par les services de renseignement israéliens, encouragé en cela par son père et son frère. Moussallam est ensuite conduit à l’extérieur, jusqu’à un champ où il écoute à genoux la sentence de mort lue par un djihadiste qui s’exprime en français, puis un enfant en uniforme militaire, en face de lui, lui tire une balle en pleine tête.

Source Reuters

 

 

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/03/11/ce-que-l-on-sait-de-la-video-de-l-ei-mettant-en-scene-un-enfant-bourreau_4591713_1653578.html

Ce que l’on sait de la video de l’EI mettant en scène un enfant bourreau

 

Le Monde.fr | 11.03.2015 à 21h12 • Mis à jour le 12.03.2015 à 14h38 | Par Elise Vincent, Soren Seelow et Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)

L’Etat islamique (EI) a diffusé, mercredi 11 mars, une vidéo de propagande dans laquelle, pour la première fois, est mis en scène dans le rôle de bourreau, un mineur soupçonné d’être français. Présenté comme « un jeune lion du Califat », le garçonnet y est montré abattant à bout portant un arabe israélien qualifié d’espion du Mossad. Beaucoup de zones d’ombre entourent toutefois cette vidéo.

Selon une source proche des services de renseignement, le jeune garçon « est susceptible d’être » le beau-fils de Sabri Essid, un ancien proche du tueur de Toulouse, Mohamed Merah. Sabri Essid est lui-même « susceptible » d’être l’adulte qui apparait aux côtés de l’enfant à l’écran. Le journaliste de RFI David Thomson est le premier à avoir identifié Sabri Essid sur la vidéo, sur la foi de témoignages provenant de Syrie, mais les autorités françaises se sont pour l’heure refusées à confirmer ces informations.

La justice française a annoncé, jeudi, avoir ouvert une enquête, notamment pour assassinat, selon une source judiciaire à l’Agence France-Presse.

Reconnu par des amis d’enfance

Capture d'écran de la vidéo diffusée par l'EI mardi, où l'on aperçoit un homme qui pourrait être un proche de Mohamed Merah, Sabri Essid.

Les seuls éléments établis sont que Sabri Essid, 30 ans, a rejoint les rangs de l’EI en avril 2014. Il avait auparavant quitté la France avec femme et enfants : ses filles jumelles, un nourrisson et un enfant de 12 ans que son épouse a eu d’une première union. C’est ce dernier qui apparaîtrait sur la vidéo de propagande.

Les autorités françaises sont extrêmement prudentes depuis la confusion, en novembre 2014, autour de l’identification d’un autre djihadiste français : Mickaël Dos Santos. Celui-ci avait été officiellement reconnu par le parquet de Paris comme faisant partie des bourreaux de 18 soldats syriens. Mais le jeune homme avait ensuite démenti l’information via un compte Twitter créé pour l’occasion. Sa propre mère l’avait également reconnu, avant de se rétracter.

Selon nos informations, des amis d’enfance de Sabri Essid qui habitent la cité des Izards, à Toulouse, l’ont néanmoins formellement identifié. Un des responsables de la mosquée du « château », dans le quartier du Mirail, à Toulouse, juge également que la photo lui « ressemble » fortement, même si il aurait pris du poids depuis.

La date de diffusion de la vidéo tend également à désigner Sabri Essid. C’est il y a exactement trois ans, le 11 mars 2012, que Mohamed Merah débutait sa cavale meurtrière en tuant à bout portant Imad Ibn Ziaten, un militaire français. Sabri Essid avait un lien familial avec Mohamed Merah, car son père avait épousé sa mère. C’est par ailleurs lui qui avait organisé ses funérailles.

« Un signe envoyé aux juges »

« Le dossier montre que Sabri Essid a pu jouer un rôle important dans l’endoctrinement de Merah. Il lui rendait souvent visite en prison et l’a eu au téléphone la veille de l’attentat. Or il n’a jamais été entendu. pourquoi ? Cette vidéo est un signe envoyé aux juges instructeurs », estime de son côté Me Samia Maktouf, avocate de la veuve d’Imad Ibn Ziaten.

Certains experts ont toutefois des doutes sur le fait que ce soit bien l’enfant qui tire sur l’agent supposé du Mossad. Le montage ne permet pas de le voir clairement l’abattre. Cette vidéo est la deuxième du genre diffusée par l’EI. En janvier, dans une mise en scène similaire destinée à montrer que Daech dispose d’une génération de réserve, on pouvait voir un très jeune garçon abattre deux espions russes.

Reste l’identité de la victime de la vidéo du 11 mars. Il s’agit d’un arabe israélien de 19 ans : Mouhammad Moussalam. Il avait rejoint les rangs de l’EI en octobre 2014. Originaire du quartier de Beit Hanina, à Jérusalem-est, il avait, selon son père, très vite regretté sa décision et tenté de revenir deux mois après son arrivée. Mais, toujours selon son père, il avait alors été arrêté à un barrage, incarcéré, et forcé à reconnaître qu’il était un agent israélien.

En février, le magazine anglophone Dabiq, instrument de propagande de l’EI, avait publié un entretien – dont l’authenticité est impossible à établir – avec le jeune homme. Dans celui-ci, il expliquait que son recrutement avait été facilité dans son quartier par un voisin juif, policier de profession. Il aurait perçu un salaire de base de 5000 shekels (1100 euros) et suivi une formation initiale d’un mois. Puis un agent du Mossad l’aurait sollicité pour qu’il infiltre les rangs de l’EI afin de repérer les caches d’armes et identifier les Arabes israéliens et les Palestiniens dans ses rangs.

Selon un haut responsable militaire, interrogé par Le Monde, l’influence de l’État islamique parmi les Arabes israéliens et les Palestiniens des territoires occupés, à Gaza ou en Cisjordanie, «n’est pas un problème central, mais une inquiétude ». Les autorités ont comptabilisé une quarantaine d’Arabes israéliens partis combattre dans les rangs djihadistes, et à peu près le même nombre de Palestiniens partis des territoires occupés.

 

http://www.liberation.fr/societe/2015/03/11/le-demi-frere-de-merah-etendard-francais-de-l-ei_1218844

Le «demi-frère» de Merah, étendard français de l’EI

 
Jean-Manuel ESCARNOT (Correspondant à Toulouse) 11 mars 2015 à 19:36 (Mis à jour : 11 mars 2015 à 19:39)

Capture d’écran de la vidéo de propagande publiée mardi par l’EI dans laquelle Sabri Essid évoque la prise d’otages de l’Hyper Cacher.

Capture d’écran de la vidéo de propagande publiée mardi par l’EI dans laquelle Sabri Essid évoque la prise d’otages de l’Hyper Cacher. (Photo AFP)

RÉCIT

Connu de la police depuis 2002 et membre d’un groupe extrémiste basé en Ariège, Sabri Essid s’exprime dans la dernière vidéo d’exécution de l’Etat islamique.

 

L’homme qui apparaît dans la vidéo d’exécution de l’Etat islamique publiée mardi serait Sabri Essid, 31 ans, le «demi-frère» de Mohamed Merah. Selon plusieurs sources dans son entourage jointes par Libération, il y aurait peu de doutes sur son identité. «Des vérifications avec des membres de sa famille» sont en cours, nous a précisé une source judiciaire. Les images de la vidéo sont ultra-violentes. Un enfant âgé d’une dizaine d’années en djellaba et treillis camouflage exécute, d’une balle dans la tête, un arabe israélien soupçonné d’être un espion du Mossad. Le gamin – il pourrait s’agir du beau-fils de Sabri Essid, âgé de 12 ans – tire ensuite plusieurs balles sur le corps en criant «Allah akbar». A ses côtés et s’exprimant en français, Sabri Essid, s’il s’agit bien de lui, évoque l’attaque de l’Hyper Cacher Porte de Vincennes en janvier et menace de s’en prendre aux Israéliens et de conquérir Jérusalem.

Prosélytisme. L’homme, longue barbe et queue-de-cheval, est une figure de l’islamisme radical toulousain. Sa dernière apparition publique remonte au 29 mars 2012, le jour de l’enterrement de Mohamed Merah. Entouré d’une vingtaine de proches du tueur de Toulouse et Montauban, il participe alors à l’inhumation dans le carré musulman du cimetière de Cornebarrieu (Haute-Garonne). Joint par Libération, il refuse notre demande d’interview. Se sachant surveillé par la Direction générale du renseignement intérieur (DGSI), il fait profil bas. Jusqu’à son départ en famille, fin mars 2014, pour la Syrie. Le Franco-Tunisien y rejoint l’Etat islamique avec son frère Walid, 28 ans, sa femme, le fils de celle-ci et leurs trois jeunes enfants. C’est sa belle-mère qui signalera leur disparition, fin avril, à la police.

Sabri Essid était très lié à Mohamed Merah et était même devenu son «demi-frère» après le mariage de son père, Mohamed Essid, 60 ans, avec la mère de Merah. Après la mort du «tueur au scooter», Sabri Essid était resté en contact avec sa sœur aînée, Souad, et sa mère, qu’il accompagnait parfois faire ses courses dans le quartier toulousain du Mirail.

Sabri Essid apparaît dans les radars policiers dès 2002. Avec des jeunes des quartiers des Izards et du Mirail, il appartient à un groupe d’islamistes rassemblés autour d’Olivier Corel, natif de Syrie et fondateur d’une communauté islamique dans le hameau de Lanes à Artigat (Ariège). Sa maison aux fenêtres obstruées y accueille des stages d’apprentissage de la «religion vraie». Considéré comme un «émir», Corel y dispense un enseignement théologique doublé d’analyses de géopolitique internationale.

Les plus assidus, Essid et l’Albigeois Thomas Barnouin, font du prosélytisme à Toulouse et diffusent des textes sur l’interprétation du Coran. Le groupe se réunit dans la salle de prière d’un foyer Adoma (ex-Sonacotra) du quartier des Izards. A partir de 2004, il déserte les mosquées toulousaines, trop modérées à ses yeux, pour se réunir dans des appartements.

En avril 2005, Sabri Essid est interpellé à cause d’un courrier anonyme l’accusant de préparer un attentat contre le consulat des Etats-Unis à Lyon et deux supermarchés toulousains. Il ressort libre de sa garde à vue. Le groupe se durcit, parle ouvertement du jihad. En novembre 2006, Sabri Essid et Thomas Barnouin échappent à la vigilance policière, partent en Syrie et projettent de passer en Irak pour y mener le jihad contre les Américains. Les deux sont interpellés par les services syriens dans une maison à la frontière et renvoyés en France.

«Fondus». A leur descente d’avion, Essid et Barnouin sont mis en examen à Paris pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste» puis incarcérés. Mohamed Merah «assiste» en détention Sabri Essid. Les autres membres du groupe qui s’apprêtaient à les rejoindre en Irak sont arrêtés dans la région de Toulouse. Jugé en 2009 à Paris avec ses comparses, Sabri Essid est condamné à quatre ans de prison puis, à sa sortie, devient grutier.

Disséminés dans la nature, les membres du groupe reviennent sur le devant de la scène en 2012, lors des attentats de Merah. «On les sentait inquiets», livre un policier. Le groupe est surveillé par la police, qui les file lors de séances de paintball, de réunions dans des appartements et de déplacements à Grigny, en région parisienne. De nouvelles têtes, notamment des convertis, apparaissent dans leur entourage. Mais leur suivi n’empêche pas leur départ simultané d’Albi et de Toulouse pour la Syrie entre mars et avril 2014. Une vingtaine de départs au total.

«Le profil de types comme ceux du groupe d’Artigat est inquiétant. Ce sont des fondus qui auront gagné en influence à leur retour, s’ils reviennent», commente une source judiciaire. Depuis septembre 2013, le juge antiterroriste Marc Trévidic enquête sur ce réseau dit «Artigat 2» et «susceptible de commettre des attentats sur le territoire national». Sabri Essid et comparses sont soupçonnés de continuer à recruter dans la région toulousaine.

Jean-Manuel ESCARNOT (Correspondant à Toulouse)

 

 
http://www.liberation.fr/societe/2014/05/26/les-disparus-de-la-nebuleuse-merah_1027555

Les disparus de la nébuleuse Merah

 

Jean-Manuel ESCARNOT (à Toulouse) et Patricia TOURANCHEAU 26 mai 2014 à 19:56

Lors de l'enterrement de Mohamed Merah, le 29 mars 2012, au cimetière de Cornebarrieu, près de Toulouse.

Lors de l’enterrement de Mohamed Merah, le 29 mars 2012, au cimetière de Cornebarrieu, près de Toulouse. (Photo Eric Cabanis. AFP)

RÉCIT

Comme la sœur et le «demi-frère» du «tueur au scooter», les jihadistes du groupe d’Artigat ont réussi, les uns après les autres, à partir pour la Syrie. Malgré la surveillance de la police.

 

Les jihadistes de la région Midi-Pyrénées ont parfaitement rangé leur appartement avant de partir pour la Syrie. A Toulouse et à Albi, entre janvier et mai, une quinzaine d’islamistes radicaux pourtant surveillés par la police s’en sont allés. Dernière en date, Souad Merah a quitté Toulouse le 9 mai avec ses quatre enfants (Libération des 24 et 25 mai). Les membres de ce réseau sont des salafistes proches des frères Merah, passés comme eux par les stages dispensés par Olivier Corel, le «cheikh» franco-syrien de la communauté islamique d’Artigat (Ariège).

Comme l’a révélé le Journal du dimanche, Sabri Essid, 29 ans, serait parti fin mars pour la Syrie. Il était très lié à Mohamed Merah, le «tueur au scooter» qui a perpétré sept assassinats de militaires et de Juifs à Montauban et Toulouse en mars 2012. Il était devenu son «demi-frère» après le mariage de son père, Mohamed Essid, 60 ans, avec la mère de Merah. Surveillé par la Direction générale de la sécurité intérieure, le Franco-Tunisien a filé en Syrie avec son frère, sa femme, le fils de celle-ci et leurs trois enfants en bas âge. C’est sa belle-mère qui a signalé leur disparition, début avril, à la police. Après la mort de Mohamed Merah, Sabri Essid était resté en contact avec sa sœur aînée, Souad, et sa mère, qu’il accompagnait parfois faire ses courses dans le quartier toulousain du Mirail.

Couvertures. Sabri Essid apparaît dans les radars policiers dès 2002. Avec ses coreligionnaires, les frères Jean-Michel et Fabien Clain, âgés de 33 et 35 ans et originaires de l’île de la Réunion, Mohamed Megherbi et le Français converti Thomas Barnouin, issus des quartiers des Izards et du Mirail à Toulouse, il appartient à un groupe d’islamistes rassemblés autour du charismatique Olivier Corel, natif de Syrie et fondateur d’une communauté islamique dans le hameau de Lanes à Artigat. Sa maison en parpaings rouges aux fenêtres bouchées par des couvertures y accueille des stages d’apprentissage de la «religion vraie». Considéré comme un «émir» ou un «gourou» par les services de renseignements, Corel y dispense un enseignement théologique doublé d’analyses de géopolitique internationale. Souad Merah, qui pratique un islam rigoriste et a inévitablement fréquenté ce haut lieu d’Artigat, nous disait de lui : «C’est un savant, un cheikh à qui nous demandons conseil. Il a des chevaux, et mes enfants ont découvert chez lui la poterie et l’équitation.»

Les plus assidus, Essid, Barnouin, les frères Clain et Megherbi, font du prosélytisme à Toulouse, diffusent des textes sur l’interprétation du Coran. Megherbi épouse l’une des sœurs Clain. La nuit, le groupe se réunit dans la salle de prière d’un foyer Sonacotra du quartier des Izards. A partir de 2004, il déserte les mosquées toulousaines, trop modérées à leurs yeux, pour se réunir dans des appartements. L’Albigeois Barnouin part étudier la religion dans une école coranique de Médine, en Arabie Saoudite. Essid, les frères Clain et Megherbi se rendent à Utrecht, aux Pays-Bas, d’où ils rapportent de la littérature islamique et des cassettes de prêches vendues sur les marchés toulousains. En 2005, les frères Clain et Megherbi séjournent en Egypte, dans une école coranique.

En avril 2005, Sabri Essid est interpellé à cause d’un courrier anonyme l’accusant de préparer un attentat contre le consulat des Etats-Unis à Lyon et deux supermarchés toulousains. Il ressort libre de sa garde à vue. Le groupe se durcit, parle ouvertement du jihad autour de lui. En novembre 2006, Sabri Essid et Thomas Barnouin échappent déjà à la vigilance policière, partent en Syrie et projettent de passer en Irak pour y mener le jihad contre les Américains. Les deux sont interpellés dans une maison à la frontière et renvoyés en France. Leur compagnon de voyage Miloud Chachou disparaîtra en Irak.

Grutier. A leur descente d’avion, Essid et Barnouin sont mis en examen à Paris pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste» puis incarcérés. Mohamed Merah «assiste» en détention son pote et «demi-frère» Sabri Essid. Les autres membres du groupe d’Artigat qui s’apprêtaient à les rejoindre en Irak sont arrêtés dans la région de Toulouse. On retrouve un testament chez Megherbi. Jugé en 2009 à Paris avec ses comparses, Sabri Essid est condamné à quatre ans de prison, devient grutier à la sortie. Dissipés dans la nature, les membres de ce groupe sont revenus sur le devant de la scène en 2012 avec les attentats de Mohamed Merah. Essid a assisté à son enterrement en catimini. «On les sentait inquiets», livre un policier.

A Albi, Thomas Barnouin agrège autour de lui une poignée de jeunes du quartier sensible de Cantepau. Le groupe est surveillé par la police qui assiste en janvier à des entraînements au close-combat. Cela n’empêche pas leur départ simultané d’Albi et de Toulouse pour la Syrie en février. Essid, Megherbi, Barnouin et quatre de ses potes d’Albi disparaissent les uns après les autres. Les familles signalent les départs à la police. «Le profil de types comme ceux du groupe d’Artigat est inquiétant. Ce sont des fondus qui auront gagné en influence à leur retour, s’ils reviennent», commente un policier du renseignement. C’est pourquoi, depuis septembre 2013, le juge antiterroriste Marc Trévidic enquête sur ce réseau dit Artigat 2, «susceptible de commettre des attentats sur le territoire national».

Jean-Manuel ESCARNOT (à Toulouse) et Patricia TOURANCHEAU

 

http://www.ladepeche.fr/article/2015/03/12/2065447-otage-israelien-execute-ei-justice-francaise-ouvre-enquete.html

Otage israélien exécuté par l’EI : la justice française ouvre une enquête

 

Publié le 12/03/2015 à 14:59, Mis à jour le 12/03/2015 à 15:00

Terrorisme

Sabri Essid, 30 ans, a épousé les thèse de l'islamisme radical dès le début des années 2000./

Sabri Essid, 30 ans, a épousé les thèse de l’islamisme radical dès le début des années 2000./

zoom dans Crime

Une enquête a été ouverte en France notamment pour assassinat à la suite de la diffusion de la vidéo de l’exécution d’un otage arabe israélien par l’organisation Etat islamique (EI), dans laquelle apparaît un homme présenté comme étant le demi-frère de Mohamed Merah.

Sur les images, on voit un jihadiste s’exprimant en Français avec l’accent de Toulouse en compagnie d’un enfant d’une douzaine d’années qui semble exécuter avec un pistolet un homme présenté comme un espion d’Israël. Selon des sources proches du dossier, il pourrait s’agir de Sabri Essid et d’un des fils de Souad Merah, la sœur du tueur au scooter. Ces identifications n’ont pas été confirmées par les autorités françaises.

L’enquête a été ouverte des chefs d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, association de malfaiteurs criminelle en relation avec une entreprise terroriste, apologie du terrorisme et indication à commettre des actes de terrorisme. C’est la première application en France de ce chef de poursuites.

Sabri Essid est le fils d’un ancien compagnon de la mère de Mohamed Merah. Les deux hommes étaient proches. Âgé de 31 ans, Sabri Essid est parti pour la Syrie au printemps 2014 avec des proches, dont une figure du jihadisme dans le Sud-Ouest, Thomas Barnouin. Les deux hommes avaient été interceptés en 2006 par l’armée syrienne alors qu’ils se rendaient en Irak pour y prendre part au jihad contre les forces de la coalition internationale. Ils avaient été condamnés en 2009 à cinq ans de prison.

Dans l’enregistrement, le jihadiste menace Israël et évoque en français la récente attaque contre l’Hyper Cacher à Paris, où Amédy Coulibaly a assassiné quatre juifs.

LaDepeche.fr

 

 

http://www.ladepeche.fr/article/2015/03/12/2065316-la-france-est-le-pays-le-plus-menace.html

«La France est le pays le plus menacé»

 

Publié le 12/03/2015 à 07:53

Terrorisme – Daniel Thomson, Journaliste à RFI, auteur du livre «Les Français jihadistes»

«La France est le pays le plus menacé»
«La France est le pays le plus menacé»

zoom dans Folie

Est-on sûr que le jihadiste qui s’exprime dans la vidéo, est bien Sabri Essid ?

Pour moi, il n’y a pas de doute. J’ai eu confirmation de plusieurs sources en Syrie, et de combattants de l’Etat islamique. C’est pour ça que j’ai été le premier à mentionner son nom sur mon compte Twitter.

La vidéo a été publiée à la veille du 11 mars, 3e anniversaire du premier meurtre de Merah à Toulouse. Ce n’est pas qu’une coïncidence… ?

Non, effectivement, je ne pense pas que ça puisse être une coïncidence, surtout connaissant les réflexes de la propagande de l’Etat islamique, qui adore ce genre de symbole. Chaque vidéo est toujours pensée parfaitement, ils pensent toujours à la cible qu’ils veulent toucher. Si un des plus proches du clan Merah intervient dans cette vidéo en faisant allusion aux attaques passées contre les juifs en France et en menaçant les juifs de France, la veille du premier assassinat de Merah, ce n’est pas possible que ce soit un hasard. Ils veulent marquer l’événement, ils veulent le célébrer à leur manière.

C’est une manière de continuer à mettre la pression sur la France ?

Tout à fait. On peut même dire que parmi tous les pays qui font partie de la coalition, la France est le pays qui est le plus menacé dans toute la propagande, la communication, les vidéos, les textes de l’EI. Leur idée c’est de continuer à menacer, à donner une illusion de puissance, à dire on peut frapper partout à tout moment, même si ce n’est pas vrai. Ils font en sorte, par leurs vidéos, que cette peur existe.

Comment expliquer que ces vidéos justement, servent à embrigader les jeunes français et européens ?

Effectivement, quand tu poses la question aux jihadistes, ils répondent toujours que chaque vidéo a deux volets : terroriser leurs ennemis et recruter de nouveaux adeptes. Quels sont les ressorts qui permettent à ces vidéos de fonctionner, ça, c’est très difficile à expliquer. Ce qui est sûr, c’est qu’au sein du public jihadiste, beaucoup ne s’informent qu’à travers ces vidéos. Ce sont leurs JT. Et ils considèrent que la vérité ne vient que de ça, et que tout ce qui vient de nos médias mainstream est faux. C’est un inversement des valeurs.

Voyez-vous le rapprochement entre Boko Haram et l’EI comme une menace supplémentaire ?

C’est plus qu’un rapprochement, Boko Haram est devenu la branche nigériane de l’EI. On peut imaginer qu’il y aura des transferts de combattants étrangers, comme ça a été le cas de la Syrie vers la Lybie, avec la création de la branche libyenne. Par contre on a déjà pu constater une mise à niveau médiatique de Boko Haram, qui en 2 semaines est passé de l’âge de pierre, à des vidéos sophistiquées du niveau de l’Etat islamique. C’est, selon moi, le signe d’une volonté d’expansion, pas de faiblesse, mais je n’ai pas de certitude là-dessus.

Recueillis par Olivier Auradou

 

 

http://www.ladepeche.fr/article/2015/03/12/2065440-sabri-essid-proche-merah-tres-probablement-filme-ei-video-execution.html

Sabri Essid, proche de Merah, « très probablement » filmé par l’EI dans une vidéo d’exécution

 

Publié le 12/03/2015 à 14:03

A la Une

Capture d'écran en date du d'une vidéo diffusée par le groupe Etat islamique (IS) et présentant
Capture d’écran en date du d’une vidéo diffusée par le groupe Etat islamique (IS) et présentant « très probablement » Sabri Essid, un proche de Merah –  /  Al-Furqam media/AFP

zoom

Le jihadiste s’exprimant en français dans une vidéo d’exécution diffusée mardi par le groupe État islamique est « très probablement » Sabri Essid, un proche de Mohamed Merah, et l’enfant qui tue le prisonnier est le fils de sa femme, ont indiqué jeudi des sources concordantes.

Selon une source proche du dossier, qui demande à rester anonyme, « il y a une forte probabilité » que le jihadiste filmé en compagnie d’un enfant d’une douzaine d’années qui exécute avec un pistolet un Palestinien présenté comme un espion soit bien Sabri Essid, « demi-frère » de Mohamed Merah après le mariage de son père, Mohamed Essid, avec la mère du tueur au scooter de Toulouse.

Une autre source proche de l’enquête en cours, lancée pour l’identifier, précise que tout porte à croire qu’il s’agit bien d’Essid, 31 ans, dont les enquêteurs estiment qu’il est parti pour la Syrie au printemps 2014. L’enfant filmé en train d’exécuter de plusieurs balles l’Arabe israélien Muhammad Said Ismail Musallam, accusé d’être un agent du Mossad, serait le fils de la femme de Sabri Essid, précise la même source.

Mais, faute de preuve irréfutable, comme son arrestation ou un élément pouvant permettre le prélèvement d’ADN, il ne sera pas possible d’affirmer que c’est bien Sabri Essid avec davantage de certitude, à la vue de ce film d’une dizaine de minutes, précisent à l’AFP ces deux sources.

Vieille connaissance des services antiterroristes français, figure de l’islamisme radical à Toulouse, Sabri Essid évoque en français, dans cet enregistrement, la récente attaque de l’Hyper Cacher, menace de s’en prendre aux Israéliens et de conquérir Jérusalem. Il avait été intercepté en décembre 2006 en Syrie, dans une maison connue pour abriter des membres d’Al-Qaïda en transit pour l’Irak. Renvoyé en France, il avait été condamné en 2009 à cinq ans de prison dont un avec sursis dans une affaire de filière jihadiste irakienne.

Il était proche de Mohamed Merah et de son frère Abdelkader, mis en examen et en détention provisoire dans le cadre de l’enquête sur les tueries de Toulouse et de Montauban en mars 2012.

Mohamed Merah avait semé l’effroi en France en tuant entre le 11 et le 19 mars 2012 à Montauban et Toulouse trois militaires et trois enfants et un enseignant dans une école juive.

© 2015 AFP

 

 

http://www.ladepeche.fr/article/2015/03/12/2065315-sabri-essid-toulousain-et-bourreau-de-daech.html

Sabri Essid : Toulousain et bourreau de Daech

 

Publié le 12/03/2015 à 07:51, Mis à jour le 12/03/2015 à 09:36

Terrorisme

Le jihadiste apparaissant sur la vidéo d'exécution diffusée hier par Daesh pourrait être Sabri Essid./ Photo DR
Le jihadiste apparaissant sur la vidéo d’exécution diffusée hier par Daesh pourrait être Sabri Essid./ Photo DR

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C’est une quasi-certitude : dans cette dernière vidéo postée par Daesh, le jihadiste aux côtés d’un enfant qui va assassiner un otage est le Toulousain Sabri Essid. Il se présentait comme le «demi-frère» de Mohammed Merah. Quant à l’enfant, est-il lui aussi toulousain ?

Il n’a que 30 ans, mais c’est déjà un des adeptes les plus actifs du salafisme toulousain, se disant le «demi-frère» de Mohammed Merah. Sabri Essid a franchi un nouveau degré dans l’horreur, en se présentant dans une vidéo postée sur internet. On le découvre en compagnie d’un jeune garçon d’une douzaine d’années, qui va, devant la caméra, abattre un otage.

La vidéo a été diffusée mardi par L’État islamique. Dès les premières images, les spécialistes du renseignement, voyant qu’ils avaient affaire à un jihadiste parlant français, ont pensé qu’il s’agissait bien de Sabri Essid. Des vérifications sont en cours, mais elles tendent bien à confirmer ces premiers éléments. Des témoins toulousains, qui ont connu Essid, ont également le sentiment qu’il s’agit bien de cet ancien gamin de Jolimont sur les photos venues de Syrie.

La vidéo est effarante. Conçue comme un véritable clip, avec ralentis, travellings avant, zoom, gros plans et fond musical. Celui que l’on pense être Sabri Essid se lance alors dans une logorrhée mystico-apocalyptique : «Louange à Allah le fort, le tout-puissant vainqueur des mécréants et des athées, le prophète de la grande bataille. Vous les Juifs, Allah nous a permis de tuer vos frères sur le sol français, et ici sur la terre de l’État islamique.»

En désignant de la main le garçon qui est à ses côtés, il lance : «Les jeunes lions du califat vont tuer ceux que le Mossad imbécile a envoyés pour espionner les moudjahidins et les musulmans. Un sale espion apostat, dit-il en pointant du doigt l’otage à genoux, mais Allah a retourné votre ruse contre vous. Oh, Juifs, les conquêtes de l’État islamique viennent de commencer…»

Essid fait alors un geste vers l’enfant. Qui se place devant l’otage, toujours agenouillé, vêtu d’une combinaison orange. Il vise, et tire une balle dans le front. La victime s’écroule. L’enfant fait feu alors encore plusieurs fois sur le corps. Puis lance les bras au ciel avec un grand sourire en s’écriant : «Allah Ou Akbar !» avant de tirer une ultime cartouche.

Qui est cet enfant ? Fait-il partie de cette «famille» élargie de la galaxie Merah ? On sait que le père de Sabri Essid a épousé la mère de Merah, ce qui a scellé cette espèce de «fraternité». Essid a ensuite épousé une femme qui était mère d’un petit garçon. On suppose que toute cette famille a pris ensemble le chemin de la Syrie. Alors, l’enfant, exécuteur docile et manifestement totalement insensible, est-il le beau-fils d’Essid ? En tout cas, selon certaines sources de renseignements français, il s’agirait d’un enfant français.

Quant à la victime, il s’agit d’un garçon de 19 ans, Arabe israélien, Muhammad Said Ismail Musallam. Il est accusé d’être un espion du Mossad, ce que son père dément totalement. Au contraire, Muhammad aurait faussé compagnie à sa famille, pour rejoindre le jihad, en cachette. Avant d’être tué par l’enfant, il paraît étonnamment calme : selon certains médias orientaux, rapportant des témoignages d’ex-prisonniers des terroristes, c’est parce que souvent, les bourreaux de Daech expliquent qu’il s’agit juste d’une mise en scène pour l’Occident, et qu’ils ne seront pas tués… Les nazis ne faisaient pas mieux.

D. D. et F. Ab.

 

 

http://www.ladepeche.fr/article/2015/03/12/2065313-il-y-a-trois-ans-les-massacres-de-merah.html

Il y a trois ans, les massacres de Merah

 

Publié le 12/03/2015 à 07:52

Affaire Merah – Zoom

C'était le massacre de l'école Ozar Hatorah, à Toulouse./ DDM, archives
C’était le massacre de l’école Ozar Hatorah, à Toulouse./ DDM, archives

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Cette vidéo où l’on retrouve Sabri Essid vient rouvrir des plaies qui ont bien du mal à se cicatriser, à Toulouse : car il y a trois ans, jours pour jour, on était en plein dans le début de l’affaire Merah.

C’est en effet le 11 mars 2012, vers 16 heures, que le tueur au scooter va donner rendez-vous à Imad Ibn Ziaten, du côté de la Cité de l’Hers, et perpétrer son premier meurtre. Il assassine le soldat à bout portant.

Quatre jours plus tard, c’est la tuerie de Montauban. À proximité de la caserne Doumerc, Merah va abattre trois hommes : Loïc Liber, Mohammed Legouad, Abel Chennouf. Seul Liber survivra, mais il est encore très handicapé et poursuit sa convalescence.

Le 19 mars, enfin, c’est le massacre de l’école Ozar Hatorah, à Toulouse. Il tue un enseignant, Jonathan Sandler et ses deux enfants, Gabriel 3 ans, et Aryeh, 6 ans, ainsi qu’une petite fille, Myriam Monsonégo, qu’il rattrape avant de l’exécuter d’une balle dans la tempe. Elle était la fille du directeur de l’école.

Merah blesse aussi un adolescent, Brian Bijaoui, qui réussira à s’en sortir.

Cette trajectoire sanglante va s’achever le 21 mars, dans l’appartement du tueur. Les services de police ont réussi à l’identifier et à le loger. Après un siège de 32 heures, l’assaut est donné et Merah tué en essayant de s’échapper.

Son père souhaitait qu’il soit enterré en Algérie, mais la commune choisie a refusé l’inhumation. Le tueur a donc été enterré le 29 mars dans le carré musulman du cimetière de Cornebarrieu, près de Toulouse. C’est Sabri Essid qui a alors organisé ces obsèques. C’était également lui qui avait largement contribué à la radicalisation de Mohammed Merah, qui venait le visiter à la prison où il a été incarcéré entre 2006 et 2010.

La Dépêche du Midi

 

 

http://www.ladepeche.fr/article/2015/03/12/2065314-le-jihad-dans-l-ombre-de-merah.html

Le jihad dans l’ombre de Merah

 

Publié le 12/03/2015 à 07:52

Terrorisme – Portrait

Sabri Essid, 30 ans, a épousé les thèse de l'islamisme radical dès le début des années 2000./

Sabri Essid, 30 ans, a épousé les thèse de l’islamisme radical dès le début des années 2000./

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Les vidéos de propagande, Sabri Essid a l’habitude. Celui qui est réapparu, hier, sur la dernière exécution filmée de l’État islamique (EI) pour menacer de reprendre Jérusalem «aux juifs qui tremblent», affiche tranquillement sa barbe soigneusement coupée sur YouTube. Au vu et au su de toute la Toile. Sur le site sanâbil.fr, dédié à la propagation de l’islam en prison, ce salafiste toulousain de 30 ans, très tôt séduit par les vertus du jihad, évoque ses années de prison à Fresnes dans la région parisienne.

Le document a été mis en ligne en janvier 2011, juste à sa sortie de détention. Quatre ans censés solder son activisme au sein de la filière islamiste radicale d’Artigat, du nom du village ariégeois où Olivier Corel, alias L’Émir blanc, son mentor d’origine syrienne, a été arrêté avec toutes ses ouailles en 2007. Toutes ? Deux au moins ont échappé au coup de filet et à la curiosité de la police. Pas des moindres.

Leurs noms ? Abdelkader et Mohammed Merah. À l’époque, le tueur sanguinaire d’Ozar Hatorah, n’est qu’un adolescent mal dans sa peau, un petit voyou en rupture familiale, qui traîne son mal de vivre d’enfant de divorcés dans la cité des Izards. À boire et à fumer. «On lui reprochait d’être un mécréant, c’est dire», se souvient un proche. Sans soupçonner que la métamorphose, est déjà engagée, dans ce quartier des Izards où tout le monde se croise. Où Sabri Essid, en tout cas, a fini par débarquer. Comme tous ses «frères» de jihad, lui non plus n’a pas toujours porté la barbe du converti.

Petit, c’est sur les bancs de l’école Monge, dans le quartier Jolimont-Matabiau qu’il a usé ses fonds de culotte. Avant de partir vivre dans le quartier Bellefontaine, au Mirail. Mais des embrouilles entre petits délinquants l’en chassent définitivement. Ce jeune homme de 18 ans, au visage encore émacié, a plongé très vite dans la religion.

Dès 2002, il est actif dans la mouvance salafiste d’Artigat, fait du prosélytisme, tourne (déjà) des vidéos et s’imagine mourir en martyr au cœur de la filière irakienne. «Aux Izards, il indisposait beaucoup de gens par son côté intégriste, souffle un habitant. Les familles avaient peur de son influence sur leurs enfants». Dans la cité, tout le monde a en tête la disparition de Miloud Chachou, un gamin du quartier qui n’a plus jamais donné de nouvelles. Sans doute tué, selon les services de renseignements dans les premières vagues de convertis partis au Moyen-Orient. C’est dans cette ambiance-là que Sabri Essid va rencontrer la famille Merah.

«Avec Mohammed ils ne se fréquentaient pas. Ils ne pouvaient pas ne pas se connaître, mais ils n’avaient pas de relation étroite», se rappelle un de leurs copains. Celui que Sabri Essid connaît très bien en revanche, c’est le frère aîné de Mohammed, Abdelkader, toujours emprisonné dans le cadre des enquêtes sur les tueries de Toulouse et de Montauban, il y a tout juste trois ans.

«C’est lui, Abdelkader qui a favorisé le rapprochement entre le père de Sabri Essid et sa propre mère, alors divorcée», croit se souvenir ce témoin.

Quoi qu’il en soit, l’idylle ne va pas durer longtemps. En fait, l’union ne tiendra pas un an. Les proches subodorent que la mère de Mohammed et Abdelkader Merah ne goûte guère la religiosité exacerbée de son nouveau conjoint. C’est pourtant sous le signe du culte le plus traditionnel, que ce mariage s’est conclu… à Artigat, en Ariège. Olivier Corel, l’Emir blanc en personne a uni les deux familles. Dans l’ombre de cette alliance, Mohammed Merah a commencé à changer. «Il s’est rapproché de Sabri Essid à partir du moment où il a commencé à s’intéresser à la religion, à sa sortie de prison en 2007», note l’avocat Chritian Etelin. À l’époque, Merah n’a pas encore 20 ans. Incarcéré pour des affaires de vols, il a beaucoup souffert de sa détention. D’autant plus sensible au discours qu’il entend déjà depuis plusieurs années, sans accrocher. Mais l’adolescent a changé. Dans la bouche des intégristes d’Artigat, il est question de la nécessité de respecter les règles du Coran, aussi bien que de jihad. Mohammed Merah et son frère Abdelkader fréquentent plus assidûment la cellule salafiste. Dans laquelle Sabri Essid prend de plus en plus de place. Et commence à intéresser les services de police. Il est inquiété une première fois en avril 2006. Un courrier anonyme l’accuse de préparer un attentat contre le consulat des États-Unis à Lyon et deux supermarchés toulousains. Le suspect s’en sort, mais franchit une nouvelle étape dans son engagement. Quelques mois plus tard, il est arrêté à la frontière irakienne, après un passage en Syrie, en compagnie de Thomas Barnouin, un converti albigeois. De retour en France, il rejoint Artigat au moment où les services de renseignement frappent. La filière est démantelée. Mohammed Merah et son frère Abdelkader passent bizarrement au travers du coup de filet. Mais ils n’oublient pas leur «demi-frère». Signe d’une vraie complicité, Mohammed Merah entreprend même toutes les démarches pour visiter Sabri Essid, emprisonné à Fresnes. Sans attirer plus que ça l’attention. Pourtant, le mécanisme psychologique qui va le jeter dans l’action terroriste est enclenché. «Lui qui n’avait jamais eu beaucoup de reconnaissance ne voulait pas apparaître comme un bouffon, il voulait monter aux autres ce qu’il était capable de faire», analyse a posteriori une connaissance. Pour le pire. En apparence, Sabri Essid, lui, s’est acheté une conduite. Libéré à l’automne 2010, il s’est trouvé un job de grutier à Toulouse. Un jeu de rôle. Le salafiste est loin d’être repenti, mais il se sait surveillé de près par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Il ne bouge plus. Sans s’éloigner de Mohammed Merah. C’est même lui qui creusera sa tombe, pelle à la main, dans le cimetière de Cornebarrieu. Sabri Essid a finalement pris le chemin qu’il indiquait dans ses «prêches». La Syrie où il s’est volatilisé, il y a un an, avant de ressurgir aux côtés de Daesh sur cette vidéo glaçante.

Et pendant ce temps, sur le site sanâbil.fr, au vu et au su de toute la toile, s’affiche toujours le cynisme de l’embrigadement islamiste. Avec en exergue cet ahurissant appel au martyr… «La bonne récolte d’ici-bas pour l’au-delà».

Gilles-R. Souillés

 

 

http://www.ladepeche.fr/article/2015/03/12/2065312-ecroue-depuis-3-ans-abdelkader-merah-place-a-l-isolement.html

Ecroué depuis 3 ans, Abdelkader Merah placé à l’isolement

 

Publié le 12/03/2015 à 07:53

Affaire Merah – Zoom expert

Ecroué depuis 3 ans,  Abdelkader Merah placé à l'isolement

Ecroué depuis 3 ans, Abdelkader Merah placé à l’isolement

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Depuis début janvier, Abdelkader Merah, le frère du tueur au scooter, est placé à l’isolement. Un régime restrictif qui le prive d’activités, de travail dans les ateliers ou de formation. Seules, des visites au parloir sont autorisées mais il est coupé de la population carcérale. Une décision intervenue au moment des attentats de Paris, à Charlie Hebdo et dans l’hyper Cacher. «Il n’a pas changé de version depuis le début. Il se dit toujours innocent. Il n’a jamais aidé ni assisté son frère Mohammed à commettre les crimes à Toulouse et Montauban», insiste Me Tiffany Dhuiege qui défend les intérêts d’Abdelkader Merah avec Me Dupont-Moretti. Ecroué et mis en examen (photo) depuis le 26 mars 2012 pour «complicité d’assassinat, association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et vol en réunion», le frère du tueur au scooter âgé de 32 ans avait déjà été placé à l’isolement durant 2 ans. La décision du renouvellement ou pas de sa détention doit intervenir avant le 25 mars, devant le juge des libertés et de la détention. Islamiste radical formé dans un institut coranique égyptien, Abdelkader est décrit par les enquêteurs comme «l’idéologue» à l’origine de la radicalisation de son frère. Même si c’est en prison que ce dernier avait épousé les thèses de l’islam radical. Autre personnage emblématique du clan Merah, la sœur, Souad. Une femme de 36 ans qui se trouverait actuellement en Algérie avec ses enfants. Elle avait quitté Toulouse au printemps 2014 pour rejoindre la Syrie, via Barcelone, sur les pas de Sabri Essid. Proche elle aussi des milieux salafistes, elle avait commencé à se radicaliser au début des années 2000. Comme Abdelkader, elle a suivi une formation religieuse et rigoriste au Caire. Elle est signalée par la DCRI (ex-DGSI) dès 2010, comme adepte de l’islam radical. A Toulouse, elle vivait dans le quartier du Mirail avec ses quatre enfants. Mohammed Merah a tué trois militaires, trois enfants et un enseignant juifs, entre le 11 et le 19 mars 2012, à Toulouse et Montauban au nom du jihad avant d’être abattu par le Raid.

F. Ab

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De l’attrait de l’Etat Islamique en Asie du Sud-Est

Une allégeance en date du 23 juillet 2014

http://www.lemonde.fr/international/article/2014/09/24/philippines-des-djihadistes-menacent-de-mort-deux-otages-allemands_4493514_3210.html

Les djihadistes d’Abou Sayyaf menacent de mort deux otages allemands aux Philippines

 

Le Monde.fr | 24.09.2014 à 15h30 • Mis à jour le 24.09.2014 à 16h05

Un contingent de la marine philippine en partance vers la Sud du pays pour combattre les rebelles du groupe islamiste Abou Sayyaf en 2009.

Des islamistes philippins du groupe djihadiste Abou Sayyaf ont menacé mercredi 24 juin d’exécuter deux ressortissants allemands qu’ils retiennent en otage depuis le mois d’avril si l’Allemagne continue de soutenir la coalition menée par les Etats-Unis contre l’Etat islamique (EI). Dans un message diffusé sur Twitter, les activistes ont affirmé qu’ils exécuteraient « un des deux otages » si leurs demandes n’étaient pas satisfaites dans les quinze jours.

 

Abou Sayyaf est l’un des nombreux groupes islamistes armés qui opèrent dans le sud des Philippines. Connu pour être violent, il a été créé dans la région au début des années 1990 soutenu par des financements du réseau Al-Qaida d’Oussama Ben Laden. Il a été accusé des pires attaques dans l’histoire du pays et a été responsable de nombreux enlèvements d’étrangers, de chrétiens et d’hommes d’affaires locaux pour exiger des rançons. Il réclame par ailleurs une rançon de 250 millions de pesos (5,6 millions de dollars) en échange de la libération de ses membres, capturés alors qu’ils naviguaient entre Bornéo et le sud des Philippines, selon des médias philippins.

BERLIN « NE CHANGERA PAS DE POLITIQUE »

Berlin « ne changera pas de politique sur l’Irak et la Syrie », a aussitôt déclaré une porte-parole du ministère des affaires étrangères allemand. L’Allemagne a exclu de participer aux frappes militaires lancées contre les combattants de l’EI en Irak et en Syrie, mais a en revanche envoyé des armes aux combattants kurdes d’Irak, en première ligne face aux djihadistes sunnites.

Un membre du renseignement militaire philippin a dit douter que les ravisseurs mettent leurs menaces à exécution. Selon lui, le groupe va continuer à négocier pour obtenir une rançon d’un montant inférieur à celui de ses exigences initiales.

 

http://www.zamanfrance.fr/article/aux-philippines-abou-sayyaf-veut-profiter-lessor-lei-12402.html

Aux Philippines, Abou Sayyaf veut profiter de l’essor de l’EI

 

En menaçant d’exécuter un otage allemand pour manifester une forme de solidarité à l’égard de l’Etat islamique, le groupe philippin Abou Sayyaf atteste du pouvoir d’attraction exercé en Asie par les combattants islamistes qui occupent une partie de l’Irak et de la Syrie.

Samedi, Septembre 27, 2014 – 01:22

De l'attrait de l'Etat Islamique en Asie du Sud-Est dans Attentats

 

En menaçant d’exécuter un otage allemand pour manifester une forme de solidarité à l’égard de l’Etat islamique, le groupe philippin Abou Sayyaf atteste du pouvoir d’attraction exercé en Asie par les combattants islamistes qui occupent une partie de l’Irak et de la Syrie.

Des sources sécuritaires et des analystes estiment que plus d’une centaine de personnes sont parties d’Indonésie et de Malaisie, deux Etats à forte majorité musulmane, ainsi que du sud des Philippines pour rejoindre l’Etat islamique et certains d’entre eux songeraient à créer une brigade composée de combattants s’exprimant en langue malaise.

Le commandant en chef des forces américaines dans la région Asie-Pacifique, l’amiral Samuel Locklear, a déclaré jeudi que près d’un millier d’Asiatiques, avaient rejoint les rangs de l’Etat islamique, sans donner de précision sur leur pays d’origine, et « ce nombre pourrait augmenter », prévient-il.

Selon des analystes spécialisés dans les questions de sécurité, des milliers d’Asiatiques auraient déjà prêté allégeance à l’Etat islamique et des groupes locaux cherchent à capitaliser sur une « marque » qui gagne progressivement en visibilité en recourant massivement aux réseaux sociaux qui relaient des vidéos violentes et des appels au djihad.

Les autorités locales craignent désormais l’effet d’un retour au pays de ces combattants radicalisés susceptibles d’importer un savoir-faire acquis en Irak et en Syrie.

Le groupe philippin Abou Sayyaf, qui revendiquait jusqu’à présent son affiliation à Al Qaïda, a menacé de tuer l’un des deux otages allemands qu’il détient d’ici le 10 octobre si l’Allemagne ne verse pas une rançon de 5,6 millions de dollars (4,39 millions d’euros) et ne cesse pas de soutenir les frappes aériennes menées par les Etats-Unis et leurs alliés contre des positions de l’Etat islamique.

Abou Sayyaf s’est fait connaître au début des années 2000 par des enlèvements de ressortissants étrangers. Cette organisation réputée pour sa violence s’est spécialisée dans les rapts en vue d’obtenir des rançons ainsi que dans d’autres activités criminelles.

Depuis une décennie cependant, l’aura du groupe s’est peu à peu estompée à mesure qu’il multipliait les échecs militaires et que diminuaient le nombre de ses soutiens.

Des sources sécuritaires doutent qu’il existe aujourd’hui un lien entre Abou Sayyaf et l’Etat islamique et soupçonnent le groupe philippin de vouloir capitaliser sur les succès que rencontrent les combattants islamistes en Irak et en Syrie.

« Nous pensons qu’il n’existe pas de lien direct, mais il y a sans doute des sympathisants qui cherchent à prendre le train en marche pour récolter un soutien plus large », dit Ramon Zagla, porte-parole de l’armée.

« Pour nous, c’est une manière de gagner en réputation, parce qu’actuellement, Abou Sayyaf est sur le déclin. »

 

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2014/10/01/l-etat-islamique-tisse-sa-toile-en-asie-du-sud-est_4498360_3216.html

L’Etat islamique tisse sa toile en Asie du Sud-Est

 

LE MONDE | 01.10.2014 à 11h26 • Mis à jour le 01.10.2014 à 12h03 | Par Jacques Follorou

Arrestation, le 14 septembre, à l’aéroport de Djakarta, de ressortissants turcs et d’Indonésiens soupçonnés d’être liés à l’EI.

Depuis la proclamation de son califat, en juin, l’ombre de l’Etat islamique (EI) ne cesse de s’étendre en Asie. Les autorités du plus grand pays musulman au monde, l’Indonésie, celles de Thaïlande où sévit, au sud, une guérilla séparatiste musulmane, de Singapour, de la Malaisie ou des Philippines ne peuvent plus cacher la multiplication, sur leur sol, des signes de sympathie en faveur du mouvement djihadiste.

Selon les estimations officielles, « plus de 10 % des étrangers combattant dans les rangs de l’EI » seraient originaires d’Asie du Sud-Est. Les collectes de fonds organisées auprès d’individus, d’associations, voire de formations politiques, financent, dans cette région, les départs vers le Proche-Orient, la propagande et alimentent les caisses des djihadistes de l’EI.

OBJECTIFS CRAPULEUX PLUTÔT QUE POLITIQUES 

Le gouvernement de Manille a dû déployer, dimanche 28 septembre, un millier de soldats au sud du pays, sur l’île de Basilan, pour tenter de retrouver un couple de touristes allemands détenus par le groupe islamiste Abou Sayyaf (« porteur de l’épée ») : ce dernier exige une rançon de 4,5 millions d’euros et la fin du soutien allemand aux frappes américaines contre l’Etat islamique en Irak et en Syrie. A défaut de réponse dans « les deux semaines », Abou Sayyaf a assuré qu’il décapiterait l’un des deux otages. Berlin a répondu, le 25 septembre, qu’il ne « changerait pas de politique ».

Dans des vidéos, Abou Sayyaf avait proclamé, en juillet, son allégeance à l’EI. Le ministère de l…

L’accès à la totalité de l’article est protégéArrestation, le 14 septembre, à l’aéroport de Djakarta, de ressortissants turcs et d’Indonésiens soupçonnés d’être liés à l’EI.

L’Etat islamique tisse sa toile en Asie du Sud-Est

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http://www.liberation.fr/monde/2014/10/16/le-label-etat-islamique-fait-flores-en-asie-du-sud-est_1122419

Le label Etat islamique s’exporte bien en Asie du Sud-Est

 

Arnaud VAULERIN (à Tokyo) 16 octobre 2014 à 13:07

En juin 2013, des Indonésiens défilent dans l'île de Java contre le régime syrien de Bachar al-Assad en agitant un drapeau de l'Etat islamique.

En juin 2013, des Indonésiens défilent dans l’île de Java contre le régime syrien de Bachar al-Assad en agitant un drapeau de l’Etat islamique. (Photo Anwar Mustafa. AFP)

RÉCIT

Le groupe jihadiste philippin, Abu Sayyaf, qui a prêté allégeance en juillet à l’EI, menace de décapiter l’un de ses deux otages allemands vendredi.

 

L’ultimatum a été fixé vendredi 17 octobre à 15 heures (8 heures, heure française). A cette date, le groupe islamiste Abu Sayyaf menace de décapiter l’un des deux otages allemands qu’il détient depuis avril si l’Allemagne ne répond pas à ses exigences. Basé dans le sud des Philippines, Abu Sayyaf demande le versement d’une rançon de 250 millions de pesos (4,4 millions d’euros) et l’arrêt du soutien de Berlin aux opérations des Kurdes et aux frappes américaines contre l’Etat islamique en Syrie et en Irak. Le groupe a prêté allégeance à EI en juillet. Dans une vidéo postée sur YouTube, on y voyait le numéro 2 de l’organisation philippine, Isnilon Totoni Hapilon, se mettre en scène avec une partie de ses hommes aux côtés d’un drapeau de l’EI.

Même si selon plusieurs experts, cette démonstration de foi à EI est surtout le moyen pour Abu Sayyaf de faire parler de lui alors qu’il est en perte de vitesse, elle a été prise au sérieux par le gouvernement philippin. Fin septembre, Manille a dépêché un millier d’hommes dans l’île de Sulu où l’organisation retiendrait les otages. Et surveille de près les agissements de certains militants radicaux qui recrutent pour l’EI dans le Bangsamoro, le sud musulman du pays.

«L’avant-garde d’une force de combat»

Cette affaire est le dernier signe en date que l’Etat islamique gagne en audience dans les rangs des militants jihadistes d’Asie du Sud-Est. L’organisation jihadiste constitue même une menace directe pour les Etats de la région qui abrite de grands pays musulmans. Ses appels à organiser des attentats et à «frapper, égorger des infidèles d’Amérique, de France ou leurs alliés», comme elle l’a déclaré le 22 septembre, risque de relancer les attaques terroristes qui ont endeuillé la région au début des années 2000. Des experts et plusieurs gouvernements d’Asie du Sud-Est redoutent que des volontaires partis combattre dans les rangs d’EI reviennent nourrir un militantisme extrême dans leurs pays d’origine. «Ils pourraient devenir l’avant-garde d’une force de combat qui atteindrait l’Indonésie, la Malaisie et les Philippines», écrivait, fin septembre, l’Institut pour l’analyse politique des conflits (Ipac) dans un rapport informé sur l’évolution d’EI en Indonésie.

Selon l’amiral Samuel Locklear qui commande les forces américaines dans le Pacifique, un millier de combattants d’Asie auraient rejoint la Syrie et l’Irak pour se battre aux côtés de l’EI. «Ce chiffre pourrait être plus important», a-t-il avancé lors d’une conférence de presse au Pentagone le 25 septembre.

«La majorité ne cherchera jamais à aller en Syrie»

En Asie du Sud-Est, des rassemblements en soutien à l’Etat islamique ont ameuté des foules. En Indonésie, des milliers de militants ont prêté allégeance à EI après que celui-ci eut proclamé un califat islamique entre l’Irak et la Syrie le 29 juin. «Fin août, ils étaient environ 2 000 à avoir prêté serment, indique l’Ipac. La grande majorité de ces personnes ne cherchera jamais à aller en Syrie et n’a pas d’attirance pour la violence. Mais les chiffres sont une indication de l’intérêt que peut générer l’idée d’un califat au sein d’un public dévôt.»

L’Ipac préfère avancer le chiffre d’une centaine d’Indonésiens engagés en Irak et en Syrie. L’institut précise que la police indonésienne connaît l’identité de 56 d’entre eux dont quatre se seraient fait exploser avec leurs bombes. De son côté, l’agence antiterroriste a répertorié 34 personnes qui ont rejoint l’EI ces derniers mois. Dans la Malaisie voisine, ce sont 30 à 40 hommes au minimum qui sont partis faire le jihad en Irak et en Syrie. Malaisiens et Indonésiens ont même créé une unité militaire pour partager la même langue, des intérêts et des objectifs communs. Conscientes du danger, les autorités de deux pays ont renforcé leur vigilance. Jakarta a édicté une circulaire en sept points pour endiguer la diffusion des idées d’EI et a procédé à plusieurs arrestations. Kuala Lumpur dit avoir déjoué des projets d’attentats et mis la main sur 19 islamistes radicaux qui envisageaient des attaques dans des bars, des brasseries et des discothèques. Au Bangladesh, au Japon – d’où 9 combattants seraient partis pour rejoindre l’EI –, ainsi qu’en Australie, de nombreuses perquisitions et des arrestations ont eu lieu ces dernières semaines.

L’Indonésie, épicentre de l’islamisme radical

Les gouvernements ont tiré les leçons des années 90. L’Indonésie, qui reste l’épicentre de l’islamisme radical dans la région, est restée en alerte en contrôlant et en affaiblissant les fondamentalistes. Une mission qui figure sur la feuille de route du nouveau président, Joko Widodo, qui prend ses fonctions le 20 octobre à Jakarta. Les capitales de la région redoutent la répétition du scénario des années 80-90. Partis combattre les Soviétiques en Afghanistan, des centaines d’Indonésiens, de Malaisiens, de Philippins étaient revenus entraînés et endoctrinés par Al-Qaeda, avant de commettre des attentats et des prises d’otages.

Trente ans après, le contexte a changé. «Alors que la lutte des moudjahidin afghans a été largement acceptée et soutenue, rappelait dernièrement l’expert de l’islam politique pour la Brookings Institution, Joseph Chinyong Liow, l’Etat islamique a créé des divisions parmi les groupes radicaux en Asie du Sud-Est. Certains ont même rejeté et condamné avec virulence l’organisation. Le recrutement terroriste a perdu l’avantage tactique de la surprise.»

Arnaud VAULERIN (à Tokyo)

 

http://www.rfi.fr/hebdo/20141017-philippines-virus-organisation-ei-asie-abou-sayyaf-jihadistes-terroristes/

Publié le 17-10-2014 Modifié le 17-10-2014 à 14:48

 

Le «virus» de l’organisation État islamique atteint l’Asie du Sud-est

 

Par Gabriel Kahn

media Photo distribuée par le site de l’Intelligence Group, le 23 septembre, montrant des militants du groupe Abou Sayyaf, qui détient un couple d’Allemands en otage. AFP PHOTO / SITE INTELLIGENCE GROUP

 

L’Organisation État islamique a étendu son influence jusqu’en Asie du Sud-est, notamment aux Philippines, où plusieurs groupes armés islamistes lui ont officiellement prêté allégeance ces derniers mois.

Le drapeau noir de l’organisation État islamique (EI) flotte dans les régions des Philippines où sévissent des groupes armés islamistes. Ce drapeau a été brandi quand le groupe séparatiste islamiste Abou Sayyaf a officiellement prêté allégeance à l’organisation EI sur une vidéo postée sur Youtube en juillet dernier. Lié à al-Qaïda et à l’organisation islamiste indonésienne Jemaah Islamiya, le groupe Abou Sayyaf évolue dans la jungle des îles tropicales qui s’étendent entre l’île de Mindanao, dans le sud des Philippines, et la Malaisie.

Un second groupe islamiste philippin, celui des Combattants pour la liberté du Bangsamoro islamique (BIFF) a également prêté allégeance au groupe EI en août dernier. Constitué de plusieurs centaines d’anciens rebelles du Front Moro islamique de libération (MILF), il est, contrairement à ce dernier, favorable à la création d’un État islamique dans le sud des Philippines et opposé aux négociations de paix en cours avec le gouvernement.

Deux autres groupes armés islamistes philippins seraient également proches de l’organisation EI, selon Rommel Banlaoi, président de l’Institut philippin pour la paix. « Nous avons vu le Mouvement islamique Rajah Solaiman et le Khalifa Islamiyah Mindanao (KIM) brandir le drapeau noir depuis 2010. Nous ne savions pas à l’époque qu’il était celui de EI », a-t-il souligné lors d’un forum sur la sécurité organisé à Manille avec le soutien de l’Union européenne. Ces deux mouvements, qui rassemblent des combattants issus d’Abou Sayyaf, du BIFF, du MILF et de Jemaah Ismaiya, militent également pour la création d’un Etat islamiste dans la région de Mindanao.

L’étendue de l’influence de l’organisation EI est difficile à évaluer

Cependant, d’autres groupes armés musulmans ont jusqu’à présent gardé leur distance avec le groupe EI, en particulier le plus puissant d’entre eux, le MILF, qui compterait plus de 12 000 combattants. Formé à l’origine par des combattants du Front Moro de libération nationale (MNLF) opposés au traité de paix signé en 1976 avec le gouvernement qui créait un région semi-autonome musulmane, le MILF a finalement signé à son tour un accord de paix avec le gouvernement le 24 janvier dernier. Cet accord global envisage la création d’une nouvelle région semi-autonome dans le sud de l’Archipel, soumise à la charia.

Quand au MNLF de Nur Misuari, bien qu’il soit opposé à ce nouveau traité de paix et milite désormais, lui aussi, en faveur de la création d’un Etat islamique dans le sud des Philippines, il semble être resté fidèle à ses convictions marxistes.

L’étendue de l’influence du groupe EI aux Philippines est difficile à évaluer. Elle est essentiellement perceptible sur Internet, sur lequel le groupe Abou Sayyaf multiplie ses mises en scène macabres inspirées par l’organisation EI. Ainsi, un garde philippin, employé par une société privée, a-t-il été décapité le 30 août dernier. Sur une photo postée sur Internet, quatre hommes masqués, armés de fusils d’assauts, posent dans une tente au côté de son corps décapité avec en toile de fond le drapeau noir de l’organisation jihadiste.

En septembre, Abou Sayyaf a posté une nouvelle vidéo sur YouTube. Deux Allemands, pris en otage en avril dernier alors qu’ils naviguaient entre les Philippines et la Malaisie, y sont montrés à genoux, dans la jungle, tandis que l’un de leurs ravisseurs brandit une hachette. Il menace de les décapiter si une rançon d’environ 4,5 millions d’euros n’est pas payée et si l’Allemagne continue à soutenir les combattants kurdes du nord de l’Irak.

Une photo diffusée le 15 octobre sur les réseaux sociaux par le groupe Abou Sayyaf, montre l’un de ces otages allemands, Stefan Viktor Okonek, âgé de 71 ans, assis dans une fosse fraichement creusée et tenu en joue par quatre hommes masqués qui brandissent le drapeau du groupe EI. « Abou Sayyaf décapitera ce ressortissant allemand le 17 octobre 2014, à 15:00 h, heure exactement si nos demandes ne sont pas comblées », précise le message qui accompagne la photo.

Sous le contrôle de ses ravisseurs, un second otage allemand, Henrike Dielen, une femme de 55 ans, avait appelé, quelques jours auparavant, sur un radio locale, les gouvernements philippin et allemand à faire tout leur possible pour les sortir de là. « La situation ici est très stressante, la jungle est très dangereuse, nous ne savons pas combien de temps nous allons pouvoir tenir », avait-elle souligné. Vendredi 17 octobre, juste avant l’heure fatidique, un quotidien local affirme qu’une partie de la rançon aurait été versée.

Entre 700 et 900 dollars par recrues

Reste que la menace est prise au sérieux par les forces de sécurité aux Philippines qui ont envoyé des renforts dans le sud de l’Archipel, en particulier sur l’île de Jolo, où sont retenus les otages. Mais le gouvernement hésite à mener une action militaire pour les libérer, craignant pour leurs vies.

Spécialisé dans la prise d’otage contre rançon, Abou Sayyaf détient au moins dix autres otages parmi lesquels un Suisse, un Hollandais, un Japonais et plusieurs Malaisiens.

Selon l’armée, l’influence de l’organisation EI sur les groupes armés philippins serait illusoire. « Ces groupes profitent de l’attention internationale apportée à l’EI pour se faire remarquer et tenter de faire augmenter les rançons », a récemment déclaré le lieutenant-général Rustico Guerrero, qui dirige les opérations des Forces armées des Philippines dans l’ouest de Mindanao. « Toutes leurs activités sont de nature criminelle », a-t-il souligné.

Cependant, plusieurs personnalités ont fait état de la présence de recruteurs du groupe EI sur l’archipel. En août dernier, le maire de Davao, Rodrigo Duterte, a ainsi déclaré que certains résidents avaient été recrutés par le groupe jihadiste dans le sud de l’île de Mindanao et avaient quitté le pays en juillet. Le maire d’Ungkaya Pukan, une localité de l’île de Basilan, a été plus précis. « Des combattants de l’EI sont présents sur l’île de Basilan depuis trois mois. Ils recrutent des jeunes gens à qui ils donnent de l’argent, des armes et des munitions. Ils offrent entre 700 et 900 dollars par recrues. La somme est donnée à leurs parents ou, s’ils sont mariés, à leurs femmes », a déclaré Joël Maturan sur une radio locale. L’ancien président, Fidel V. Ramos, a affirmé dans une interview télévisée qu’une centaine de jeunes Philippins s’entraînaient avec l’organisation EI.

Le gouvernement n’a pas ouvertement reconnu que de tels recrutements aient eu lieu. Cependant, le ministre des Affaires étrangères a assuré, lors d’une conférence de presse, qu’une enquête était en cours afin de vérifier si l’organisation EI menait effectivement des recrutements aux Philippines. Albert de Rosario a également évoqué d’éventuels recrutements par l’organisation EI ou d’autres groupes jihadistes d’expatriés philippins aux Moyen-Orient. « Nous sommes conscients des dangers si des Philippins partent se battre en Syrie. Ils constituent une menace potentielle pour notre sécurité à cause des thèses extrémistes qu’ils pourraient ramener et qui pourraient se propager ici », a-t-il précisé.

Afin de lutter contre les menaces d’infiltration de l’organisation EI dans les régions à majorité musulmane qui échappent déjà en grande partie au contrôle du gouvernement, ce dernier compte sur le soutien des anciens rebelles du MILF. « Nous obtenons de l’aide de nos frères musulmans pour nous assurer qu’aucun élément EI ne se glisse dans le pays », a affirmé la porte-parole du gouvernement, Abigail Valte sur une radio locale.

Confrontés à des négociations délicates sur leur désarmement et sur le projet de loi instituant la future région semi-autonome musulmane, les anciens rebelles du MILF voient dans cette délégation de pouvoir une opportunité pour gagner du poids. « Franchement, c’est la puissance, la ligne de modération, et l’influence du MILF qui empêche la naissance d’un groupe radical vraiment fort », souligne-t-il sur son site internet, appelant le gouvernement à accélérer le passage de loi d’autonomie pour lutter « contre le virus de l’EI ». « Pour nous, les groupes armés philippins qui ont rejoint le groupe EI ne constituent pas une menace, car ils n’ont pas assez de combattants. La menace vient du fait que les idées propagées par EI peuvent être contagieuses », précise-t-il.

Selon le chef des études stratégiques de l’armée, le général Joselito E. Kakilala, ces groupes risquent en effet d’être radicalisés par le groupe EI et sont « susceptibles de se muter en des organisations terroristes plus sophistiquées et plus meurtrières ». Cette radicalisation « peut compliquer davantage les efforts concertés du gouvernement philippin pour forger une paix durable à Mindanao à travers les accords de paix avec le MILF et le MNLF », explique-t-il.

En d’autres termes, l’attraction créée par l’activisme de l’organisation EI pourrait briser les espoirs de paix qui existent actuellement aux Philippines entre la majorité chrétienne et la minorité musulmane.

 
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/philippines-deux-ex-otages-d-abu-sayyaf-arrives-a-l-ambassade-d-allemagne-18-10-2014-4223611.php

Philippines: deux ex-otages d’Abu Sayyaf arrivés à l’ambassade d’Allemagne

 

Le Parisien | 18 Oct. 2014, 13h19

 

Deux otages allemands retenus par des militants islamistes du groupe Abu Sayyaf depuis six mois dans le sud des Philippines, sont arrivés samedi à l’ambassade d’Allemagne à Manille, a indiqué un responsable militaire, leurs ravisseurs évoquant le versement d’une rançon.A Berlin, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a « remercié le gouvernement des Philippines pour sa collaboration étroite » dans cette affaire.

 

Les deux otages allemands ont décrit des ravisseurs « très agressifs » et violents, dans le quotidien populaire allemand Bild de samedi. »Au début, en particulier, les ravisseurs étaient très agressifs et ils nous frappaient. Ils ont violemment battu mon compagnon », a raconté au journal Henrike Dielen, 55 ans, compagne de Stefan Okonek, médecin de 74 ans.Le couple avait été enlevé en mer près de l’île de Palawan (ouest), « le 25 avril », par des « hommes en uniforme de policier » venus à bord d’une navette au prétexte d’un contrôle de leur voilier, se souvient Mme Dielen.Abu Sayyaf, qui a fait allégeance au groupe Etat islamique (EI) après avoir été inféodé à Al-Qaïda, avait donné jusqu’à vendredi à Berlin pour payer une rançon de 5,6 millions de dollars (4,38 millions d’euros) et pour retirer son soutien aux frappes occidentales contre les jihadistes en Irak et en Syrie.Il avait menacé de décapiter l’un des deux otages si Berlin n’accédait pas à sa demande.Un porte-parole du groupe, Abu Rami, a déclaré à la radio qu’Abu Sayyaf avait reçu « ni plus ni moins » que sa rançon, en confirmant la libération des deux otages allemands. »Nous ne négocions pas avec les terroristes », a répondu le général en chef des forces armées philippines Gregorio Catapang sur la radio DZMM, affirmant qu’il n’avait aucune information concernant le paiement d’une rançon.Mais selon Rex Robles, un officier du renseignement des Philippines à la retraite, il est inconcevable que le groupe Abu Sayyaf ait libéré les otages sans une rançon. »Je suis déçu parce que cela les encourage », a-t-il déclaré à l’AFP, ajoutant que l’argent servira à acheter plus d’équipements, comme des fusils et des bateaux pour renforcer leurs activités terroristes.En juillet, un des leaders d’Abu Sayyaf a fait allégeance à l’EI, actif en Syrie et en Irak, dans une video sur YouTube. Le groupe avait auparavant bénéficié du financement d’un beau-frère d’Oussama Ben Laden, dirigeant d’Al-Qaïda tué en 2011.Les autorités philippines considèrent qu’Abu Sayyaf n’est qu’un groupe criminel intéressé par le paiement de rançons après des enlèvements. Ce groupe figure sur la liste des groupes terroristes établie par les Etats-Unis et le gouvernement philippin. »Avec la libération des deux ressortissants allemands, nos forces de sécurité poursuivront leurs efforts pour endiguer la vague de criminalité perpétrée par des bandits », a déclaré le porte-parole du président Benigno Aquino, Herminio Coloma, dans un communiqué.Le groupe détiendrait encore 13 otages, dont cinq étrangers, selon l’armée philippine.

 

http://www.ladepeche.fr/article/2014/12/06/2006198-philippines-suisse-enleve-2012-detenu-abou-sayyaf-est-libre.html

Philippines: un Suisse, enlevé en 2012 et détenu par Abou Sayyaf, est libre

Publié le 06/12/2014 à 07:25, Mis à jour le 06/12/2014 à 08:58

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Des soldats philippins en patrouille à Jolo, sur l'île de Mindanao - AFP/Archives

Des soldats philippins en patrouille à Jolo, sur l’île de Mindanao AFP/Archives

zoom dans Corruption

Un Suisse enlevé en 2012 dans le sud des Philippines et détenu par le groupe islamiste Abou Sayyaf a retrouvé la liberté samedi à la suite d’un affrontement armé entre des soldats philippins et les rebelles, a annoncé un porte-parole militaire.

Lorenzo Vinciguerra, un ornithologue amateur suisse capturé en février 2012, a échappé aux rebelles d’Abou Sayyaf pendant ces combats survenus sur l’île de Jolo et a ensuite été recueilli par les soldats, a déclaré à l’AFP le porte-parole national de l’armée philippine, le colonel Restituto Padilla.

« Il a eu la possibilité de s’échapper à cause des échanges de tirs de nos troupes » avec les rebelles, a indiqué le colonel Padilla.

L’ambassadeur de Suisse aux Philippines, Ivo Sieber, a confirmé à l’AFP que M. Vinciguerra était libre. Le diplomate a précisé que l’ancien otage se trouvait à présent dans un hôpital militaire après avoir reçu au cours de son évasion des blessures ne mettant pas sa vie en danger.

Selon le colonel Padilla, les soldats philippins, agissant sur renseignement, avaient repéré les rebelles dans une zone de jungle épaisse, près de Patikul, une ville de l’île de Jolo, un bastion des rebelles d’Abou Sayyaf.

« Ca se passait dans la jungle, dans l’obscurité. J’avais donné l’ordre aux soldats de ne pas tirer à l’aveugle. Mais on les a trouvés », a dit le responsable militaire à l’AFP.

L’armée a indiqué qu’un Néerlandais, Ewold Horn, qui avait été capturé en même temps que M. Vinciguerra, n’avait pas pu s’échapper et les autorités estimaient qu’il était toujours captif. L’ex-otage suisse a expliqué, selon l’armée, que M. Horn n’avait pu courir à cause d’une douleur au dos.

MM. Vinciguerra et Horn effectuaient ensemble en février 2012 une expédition pour photographier des oiseaux rares sur l’archipel isolé de Tawi-Tawi, près de l’île de Jolo, dans le sud des Philippines, lorsqu’ils avaient été enlevés par des hommes armés inconnus puis livrés au groupe Abou Sayyaf.

Au moment de leur enlèvement, M. Vinciguerra avait 47 ans et M. Horn 52 ans.

Le groupe Abou Sayyaf est considéré comme responsable des plus graves actions terroristes de l’histoire des Philippines. Il est notamment accusé d’un attentat contre un ferry à Manille qui avait fait plus de 100 morts et il a effectué de nombreux enlèvements d’étrangers qu’il échange habituellement contre d’énormes rançons.

Il est classé comme organisation terroriste par les Etats-Unis, qui fournissent assistance et entraînement à l’armée philippine pour l’aider à traquer ces rebelles.

De nombreux gouvernements étrangers déconseillent à leurs citoyens de se rendre dans les îles de l’archipel de Tawi-Tawi et dans d’autres îles des Philippines méridionales, considérées comme des bastions d’Abou Sayyaf et d’autres groupes islamistes.

En juillet, un des leaders du groupe islamiste était apparu dans une vidéo dans laquelle il faisait allégeance au groupe Etat islamique combattu par une coalition internationale en Irak et en Syrie.

Le gouvernement philippin considère toutefois Abou Sayyaf comme un groupe criminel – et non idéologique – surtout impliqué dans les enlèvements afin d’obtenir de fortes rançons.

Abou Sayyaf a libéré en octobre dernier deux Allemands qu’il détenait depuis six mois. Les autorités allemandes et philippines ont refusé de dire si une rançon avait été versée en échange de leur libération.

Mais le groupe islamiste a ensuite mis en ligne sur Facebook une vidéo montrant une grande quantité d’argent censée être les 250 millions de pesos philippins (5,7 millions de dollars) qu’il avait exigé en échange de la libération des deux Allemands.

Selon l’armée, les militants d’Abou Sayyaf sont tombés de quelques milliers à environ 400 ces dernières années et nombre de ses leaders ont été tués ou capturés.

 

http://www.lepoint.fr/monde/philippines-un-suisse-enleve-en-2012-et-detenu-par-abou-sayyaf-est-libre-06-12-2014-1887379_24.php

Philippines: un Suisse, enlevé en 2012 et détenu par Abou Sayyaf, est libre

 

afp dans Crime – Publié le 06/12/2014 à 07:26 – Modifié le 06/12/2014 à 15:15

Un Suisse enlevé en 2012 dans le sud des Philippines et détenu par le groupe islamiste Abou Sayyaf a retrouvé la liberté samedi à la suite d’un affrontement armé entre des soldats philippins et les rebelles, a annoncé un porte-parole militaire.

Lorenzo Vinciguerra, un ornithologue amateur suisse capturé en février 2012, a échappé aux rebelles d’Abou Sayyaf pendant ces combats survenus sur l’île de Jolo et a ensuite été recueilli par les soldats philippins.

« Lorsqu’il était en train de fuir, l’un des hommes armés l’a rattrapé et ils se sont affrontés. Vinciguerra a été entaillé à la joue par une machette et il s’est fait tirer dessus en courant pour échapper à ses ravisseurs, mais il n’a été que légèrement atteint et a réussi à s’échapper. » a déclaré la porte-parole des forces militaires locales, le capitaine Rowena Muyuela.

Vinciguerra a raconté aux militaires qu’il avait tué l’un de ses ravisseurs en luttant avec lui pour s’emparer d’une machette, ont déclaré le commandant militaire local, le colonel Alan Arrojado et le porte-parole national de l’armée philippine, le colonel Restituto Padilla. L’armée n’a pu toutefois confirmer les dires du Suisse.

Selon le colonel Arrojado, les soldats philippins, agissant sur renseignement, avaient repéré les rebelles dans une zone de jungle épaisse, près de Patikul, une ville de l’île de Jolo, un bastion des rebelles d’Abou Sayyaf.

« Ca se passait dans la jungle, dans l’obscurité. J’avais donné l’ordre aux soldats de ne pas tirer à l’aveugle. Mais on les a trouvés », a dit le responsable militaire à l’AFP.

- Un second otage -

L’armée a indiqué qu’un Néerlandais, Ewold Horn, qui avait été capturé en même temps que M. Vinciguerra, n’avait pas pu s’échapper et les autorités estimaient qu’il était toujours captif. L’ex-otage suisse a expliqué, selon l’armée, que M. Horn n’avait pu courir à cause d’une douleur au dos.

L’armée continuait à ratisser la région pour tenter de retrouver le groupe détenant M. Horn.

MM. Vinciguerra et Horn effectuaient ensemble en février 2012 une expédition pour photographier des oiseaux rares sur l’archipel isolé de Tawi-Tawi, près de l’île de Jolo, dans le sud des Philippines, lorsqu’ils avaient été enlevés par des hommes armés inconnus puis livrés au groupe Abou Sayyaf.

Au moment de leur enlèvement, M. Vinciguerra avait 47 ans et M. Horn 52 ans.

Vinciguerra a été transporté dans un hôpital militaire pour des examens médicaux. Des photos prises par les militaires le montrent couché sur un lit d’hôpital, son visage orné d’une barbe et entouré d’un bandage.

Il est apparu bien plus maigre que sur des photos prises peu après son enlèvement.

Le groupe Abou Sayyaf est considéré comme responsable des plus graves actions terroristes de l’histoire des Philippines. Il est notamment accusé d’un attentat contre un ferry à Manille qui avait fait plus de 100 morts et il a effectué de nombreux enlèvements d’étrangers qu’il échange habituellement contre d’énormes rançons.

Il est classé comme organisation terroriste par les Etats-Unis, qui fournissent assistance et entraînement à l’armée philippine pour l’aider à traquer ces rebelles.

De nombreux gouvernements étrangers déconseillent à leurs citoyens de se rendre dans les îles de l’archipel de Tawi-Tawi et dans d’autres îles des Philippines méridionales, considérées comme des bastions d’Abou Sayyaf et d’autres groupes islamistes.

En juillet, un des leaders du groupe islamiste était apparu dans une vidéo dans laquelle il faisait allégeance au groupe Etat islamique combattu par une coalition internationale en Irak et en Syrie.

Le gouvernement philippin considère toutefois Abou Sayyaf comme un groupe criminel – et non idéologique – surtout impliqué dans les enlèvements afin d’obtenir de fortes rançons.

Abou Sayyaf a libéré en octobre dernier deux Allemands qu’il détenait depuis six mois. Les autorités allemandes et philippines ont refusé de dire si une rançon avait été versée en échange de leur libération.

Mais le groupe islamiste a ensuite mis en ligne sur Facebook une vidéo montrant une grande quantité d’argent censée être les 250 millions de pesos philippins (5,7 millions de dollars) qu’il avait exigé en échange de la libération des deux Allemands.

Selon l’armée, les militants d’Abou Sayyaf sont tombés de quelques milliers à environ 400 ces dernières années et nombre de ses leaders ont été tués ou capturés.

06/12/2014 15:14:49 – Manille (AFP) – Par Mynardo MACARAIG – © 2014 AFP

 

http://www.aa.com.tr/fr/monde/461474–philippines-deux-insurges-d-abu-sayyaf-tues-et-quatre-autres-blesses-a-sulu

 

Philippines: Deux insurgés d’Abu Sayyaf tués et quatre autres blessés à Sulu

 

05 Février 2015 19:12 (Dernière mise a jour 05 Février 2015 19:13)

Les quatre soldats blessés ont immédiatement été transférés dans une installation médicale du Camp du Général Teodolfo Bautista, à Jolo, capitale de la province de Sulu.

 

AA/Zamboanga (Philippines)/ Hader Glang

Deux membres du groupe armé extrémiste Abu Sayyaf ont été tués dans des affrontements qui ont également fait trois blessés dans le camp d’Abu Sayyaf, et quatre autres dans les rangs de l’armée philippines, à Sulu, province du Sud des Philippines.

Le porte-parole de la Joint Task Force Zambasulta de l’armée dans la région, Ensign Chester Ramos, a déclaré à l’Agence Anadolu (AA), que les combats ont éclaté jeudi, à environ 9H10 (heure locale – 01:10 GMT), dans le village de Tagbili, lorsqu’une vingtaine d’hommes armés d’Abu Sayyaf A ouvert le feu sur des soldats menant une patrouille « d’application de la loi ».

Les quatre soldats blessés ont immédiatement été transférés dans une installation médicale du Camp du Général Teodolfo Bautista à Jolo, capitale de la province de Sulu.

Dans un communiqué de presse, la porte-parole du commandement de l’armée dans l’ouest du Mindanao, Rowena Muyuela, a déclaré que trois insurgés avaient été blessés dans les affrontements qui se sont déroulés de Tagbili à un autre village de la région de Patikul, Kabuntakas.

Le groupe armé extrémiste, affilié à al-Qaïda, Abu Sayyaf, détient, à lui seul, plusieurs otages de différentes nationalités, à Sulu, une île province située dans le Mindanao.

Le groupe d’insurgés Abu Sayyaf a vu le jour en 1990, en tant que faction dissidente, lorsque des anciens combattants du Front Moro de Libération nationale et des vétérans philippins de la guerre en Afghanistan se sont ligués.

Il est accusé d’avoir perpétré de nombreuses attaques meurtrières contre des civils et des militaires, ainsi qu’un nombre croissant d’enlèvements.

 
http://newsinfo.inquirer.net/671038/8-abu-sayyaf-members-killed-11-soldiers-hurt-in-sulu-firefight

8 Abu Sayyaf members killed, 11 soldiers hurt in Sulu firefight

 

Frances Mangosing

 dans Perversité@FMangosingINQ

INQUIRER.net

7:23 PM | Friday, February 6th, 2015

 

MANILA, Philippines—Eight members of the Abu Sayyaf were killed and 11 soldiers were wounded in a firefight in Sulu on Friday.

The soldiers from the 35th Infantry Battalion, led by Maj. Ibni Saddama, figured in a fight with about 100 Abu Sayyaf men led by Radulan Sahiron, Hairulah Asbang and Amlon Abtahi in Siito Kan Islam in Brgy. Buhanginan in Patikul at about 11:50 a.m., Armed Forces Public Affairs Office chief Lt. Col. Harold Cabunoc said on Friday.

The gun battle lasted for two hours. The Air Force also provided close air support to the engaged troops.

Cabunoc said one of the 11 wounded soldiers was in critical condition.

The Abu Sayyaf were seen taking their dead comrades towards Sitio Kantitap, he added.

The military is doing all-out law enforcement operations in Sulu since October following the release of the German captives of the Abu Sayyaf.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Abou_Sayyaf

Abou Sayyaf

Abou Sayyaf
Al-Harakat al-Islamiyya
أبو سياف
Image illustrative de l'article Abou Sayyaf

Idéologie Salafisme djihadiste
Objectifs Création d’un État islamique indépendant
Statut Actif
Fondation
Date de formation 1991
Fondé par Abdurajak Abubakar Janjalani
Pays d’origine Drapeau des Philippines Philippines
Actions
Mode opératoire attentat, enlèvement, assassinat
Zone d’opération Drapeau des Philippines Philippines
Organisation
Chefs principaux Yasser Igasan, Radulan Sahiron, Isnilon Totoni Hapilon, Khair Mundos
Membres 2 0001
(en 2009)3002
(en 2014)
Financement Enlèvements, banditisme
Groupe relié Front Moro de libération nationale
Front islamique de libération moro
Jemaah Islamiyah
Etat islamique (organisation)
Répression
Considéré comme terroriste par Canada, États-Unis d’Amérique, Australie, Royaume-Uni
modifier Consultez la documentation du modèle

 

Abou Sayyaf (en arabe : أبو سياف), aussi connu sous le nom de Al-Harakat al-Islamiyya (« Mouvement islamiste ») est un mouvement séparatiste islamiste armé situé dans les îles du sud des Philippines, principalement Jolo, Basilan et Mindanao.

Le groupe est actuellement combattu par l’armée philippine qui bénéficie de l’aide de l’armée américaine. L’organisation est considérée par l’Organisation des Nations unies comme proche d’Al-Qaida et à ce titre sanctionné de la part du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies3.

On rapporte qu’Abou Sayyaf a récemment[Quand ?] étendu son influence dans les pays voisins des Philippines comme la Malaisie et l’Indonésie. Le groupe est responsable d’un grand nombre d’attentats à la bombe, d’assassinats, d’enlèvements et d’extorsions de fonds, afin de promouvoir l’indépendance d’un État islamique composé de l’ouest de Mindanao et de l’archipel des Sulu, une première étape dans la création d’un grand état islamique situé dans la péninsule malaise en Asie du Sud-Est.

Le nom Abou Sayyaf est arabe et signifie « le père » (abou) « du sabreur » (sayyaf).

Abou Sayyaf est l’un des plus petits mais aussi des plus radicaux et dangereux groupes islamiques indépendantistes de Mindanao. Certains des membres d’Abou Sayyaf ont étudié ou travaillé en Arabie saoudite et développé des liens avec d’autres moudjahiddins pendant leur entraînement en Afghanistan ou au Pakistan.

L’organisation est placée sur la liste officielle des organisations terroristes du Canada4, des États-Unis d’Amérique5, de l’Australie6 et du Royaume-Uni7

Sommaire

Histoire

Les membres d’Abu Sayyaf sont à l’origine issus du Front Moro de Libération nationale (MNLF), dont ils se séparent en 1991 sous l’impulsion de Abdurajak Abubakar Janjalani.

Ramzi Yousef et Khalid Shaikh Mohammed, deux des radicaux impliqués dans l’opération Bojinka arrivent aux Philippines au début des années 1990 et deviennent organisateurs de plongées sous-marine à Puerto Galera. On suppose qu’il s’agissait d’une couverture pour recruter des militants d’Abu Sayyaf et les former.

Ramzi Yousef fait exploser une bombe à bord du vol 434 de Philippine Airlines, tuant un passager japonais. Un homme appelle alors les autorités et déclare « Nous sommes le groupe Abu Sayyaf. Nous faisons exploser un avion en provenance de Cebu ». On pense que cette opération était un test pour l’opération Bojinka découverte par la police de Manille le 6 janvier 1995.

La première opération d’envergure du groupe Abu Sayyaf est l’assaut d’une tête de pont dans la ville de Ipil sur l’île de Mindanao en avril 1995.

Le groupe est responsable du meurtre de plus de 30 étrangers (notamment des touristes) et de clercs chrétiens,

Abdurajik Janjalani est tué lors d’un affrontement avec les forces de police philippines le 18 décembre 1998. Son jeune frère, Khadaffy Abubakar Janjalani, lui succède à la tête de l’organisation. La mort du leader historique du groupe a induit un changement de politique du mouvement qui passe d’actions idéologiques et symboliques à des actions de kidnappings, de meurtres et de vols.

Le fief d’Abou Sayyaf est situé dans le sud des Philippines, mais ses membres voyagent occasionnellement pour des actions à Manille ou dans d’autres îles. Le groupe étend ses opérations à la Malaisie en 2000, avec l’enlèvement de touristes étrangers. Le groupe s’attaque deux fois à des hôtels de luxe, notamment à Sipadan, enlevant à chaque fois des touristes, en 2000 et 2001. Les otages sont relâchés quelques mois plus tard contre des rançons.

Le commandant Abou Sabaya est tué en 2002 en essayant d’échapper aux forces philippines. Galib Andang, dit le commandant Robot, est capturé à Sulu en décembre 20038.

Le groupe est accusé d’avoir perpétré l’attentat le plus meurtrier de l’histoire des Philippines, l’attaque d’un ferry près de Manille qui a fait cent morts en 2004.

En septembre 2006, Khadaffy Abubakar Janjalani est tué par les forces de sécurité philippines9. Sa mort est prouvée par des tests ADN.

En janvier 2007, un haut-commandant du groupe, Jainal Antel Sali jr, aussi connu sous le nom d’Abu Sulaiman, est abattu par les forces philippines au cours d’un violent échange de tirs10.

En juin 2007, Yasser Igasan est désigné comme le nouveau chef du groupe terroriste. La nouvelle est confirmée plus d’un an après, le 3 octobre 200811.

Le 20 juillet 2009, un porte-parole des forces armées philippines annonce que le gouvernement planifie une offensive majeure contre Abu Sayyaf en vue d’entraîner sa disparition d’ici fin 2010. De même, il affirme que cette opération doit viser à résoudre la question de la pauvreté au sud des Philippines, principal vivier du terrorisme12.

Le 21 septembre 2009, l’armée philippine s’empare d’un des principaux repaires d’Abu Sayyaf sur l’île de Jolo. 24 islamistes et 8 soldats philippins sont tués au cours de l’affrontement13.

Le 29 septembre 2009, une bombe improvisée explose au passage d’un véhicule de l’armée américaine à Indanan, tuant deux GI et un soldat philippin. L’attaque, bien que non revendiquée, est imputée à Abu Sayyaf. L’attentat pousse les responsables de l’armée américaine à retirer leurs troupes de la province de Sulu14.

Le 9 novembre 2009, le directeur d’un établissement scolaire philippin, enlevé le 18 octobre 2009 près de Patikul sur l’île de Jolo, est retrouvé décapité15.

2010 : Offensive gouvernementale

Le 21 février 2010, une opération lancée par les forces armées philippines contre un camp d’Abu Sayyaf se solde par la mort de six militants islamistes et de deux soldats philippins. Parmi les six militants tués, figure Albader Parad, commandant militaire connu pour avoir orchestré l’enlèvement de trois soigneurs de la Croix-Rouge en janvier 200916.

Le 28 mars 2010, l’armée philippine capture un camp d’Abou Sayyaf à Sitio Kanbaddal dans le village de Panglayahan sur l’île de Sulu, dirigé par le chef islamiste Radulan Sahiron qui parvient à s’échapper. Quatre militants islamistes sont tués et un soldat philippin blessé au cours de l’affrontement17 .

2014

En août 2014, Abu Sayyaf fait allégeance à l’État islamique2.

En avril 2014, Abu Sayyaf capture en mer un couple d’Allemands entre Bornéo et les Philippines. En septembre Abu Sayyaf menace de décapiter l’un de ses otages si l’Allemagne ne cesse pas ses livraisons d’armes au gouvernement régional du Kurdistan et si une rançon de 250 millions de pesos, soit environ 4,5 millions d’euros, n’est pas livrée avant le 10 octobre18,19,20. Les deux otages allemands, Stefan Okonek, un médecin de 74 ans et Henrike Diele, 55 ans, sont finalement relâchés le 17 octobre par Abou Sayyaf qui affirme avoir perçu le versement d’une rançon21,22.

Liste des principaux chefs

Anciens chefs

Effectifs et financement

En 2009, les forces d’Abu Sayyaf sont estimées à plus de 2 000 membres avec un noyau actif de 200 personnes1. En 2014, l’armée philippine estime cependant qu’Abu Sayyaf ne compte plus de 300 combattants2.

On a longtemps pensé que le groupe ne recevait pas de financement externe et se contentait de ses enlèvements, rançons ou vols. Mais des rapports de services de renseignement des États-Unis, de l’Indonésie et de l’Australie montrent l’existence de liens par intermittence avec le groupe indonésien Jemaah Islamiyah.

Références

  1. a et b newsinfo.inquirer.net [archive]
  2. a, b et c AFP : Philippines: des insurgés musulmans condamnent l’EI [archive]
  3. http://www.un.org/french/sc/committees/1267/consolist.shtml [archive]
  4. http://www.publicsafety.gc.ca/prg/ns/le/cle-fr.asp#AIAI [archive]
  5. http://www.state.gov/s/ct/rls/other/des/123085.htm [archive]
  6. http://www.nationalsecurity.gov.au/agd/WWW/NationalSecurity.nsf/Page/What_Governments_are_doingListing_of_Terrorism_Organisations [archive]
  7. http://security.homeoffice.gov.uk/legislation/current-legislation/terrorism-act-2000/proscribed-groups [archive]
  8. (en) Article sur le Sun Star, Commander Robot’s capture big blow to Abu Sayyaf [archive]
  9. (fr) Philippines : Manille annonce la mort du chef du groupe islamiste Abou Sayyaf [archive], Le Monde, 22 janvier 2007.
  10. (en) guardian.co.uk [archive]
  11. (en) What Next for Abu Sayyaf? [archive], Philippine Information Agency, 3 octobre 2008.
  12. (fr) Supprimer Abu Sayyaf d´ici 2010 [archive] CCTV.com, 20 juillet 2009
  13. L’armée philippine s’est emparée du principal repaire des islamistes d’Abou Sayyaf. Violents combats [archive] TSR.ch, 21 septembre 2009
  14. french.peopledaily.com.cn [archive] Le Quotidien du Peuple, 1er octobre 2009
  15. Un directeur d’école décapité aux Philippines [archive] 7s7, 9 novembre 2009
  16. Philippines : un dirigeant d’Abou Sayyaf et cinq rebelles tués [archive] Cyberpresse.ca, 21 février 2010
  17. newsinfo.inquirer.net [archive]
  18. RFI : Islamisme: l’appel à l’aide des deux otages allemands aux Philippines [archive]
  19. RFI : Philippines: des islamistes menacent d’exécuter deux otages allemands [archive]
  20. Le Monde : Les djihadistes d’Abou Sayyaf menacent de mort deux otages allemands aux Philippines [archive]
  21. RFI : Philippines: le groupe Abou Sayyaf libère deux otages allemands [archive]
  22. RFI : Philippines: après leur libération, les otages allemands témoignent [archive]

Voir aussi

Liens externes

(en) « Abu Sayyaf Group (ASG) »

Laurent Morillon, prof islamo-gauchiste de Montluçon, troll sur Rue89

C’est donc ainsi qu’il se définit :

 

http://riverains.rue89.nouvelobs.com/astro-zombie

ville Montluçon
sexe Homme
date de naissance 23.07.1967

 

Prof en LP, amateur de films de zombies, auvergnat d’adoption, j’aime bien me friter sur Rue89, même si c’était mieux avant.

 

http://rue89.nouvelobs.com/comment/4369818#comment-4369818

Vous avez un message 18/12/2014 à 07h43

« Très intéressante tribune. Merci »

Xavier de La Porte | Rédacteur en chef Rue89

 

  • Astro Zombie

    Astro Zombie
    Lost in the supermarket

    D’après un MP reçu de cette dame, elle est plein de choses à la fois. Donc elle est soit balèze soit mytho. Mais bon, peu importe, elle fait de la lèche.

  • Bardamu

    Bardamu
    difficile

    En restant dans le sujet des orientations idéologiques de telle ou telle profession, ce serait intéressant de s’intéresser aux journalistes. On se souvient des simulations de vote au CFJ pour les dernières présidentielles où AUCUN apprenti journaliste n’avait voté à droite.

    Ca pose quand même un léger problème démocratique quand ceux qui enseignent sont majoritairement à gauche et ceux qui informent aussi !

    Mais, là, bizarrement, personne ne s’en préoccupe.

    • Astro Zombie

      Astro Zombie répond à Bardamu
      Lost in the supermarket

      Moi, en tant qu’islamo-gauchiste, je les enjoins à faire le djihad. M’enfin, vos certitudes concernant les enseignants sont confortables. Bon après, je sais que pour vous, le PS c’est la gauche.

 

Et bien entendu, il n’aime pas les militaires.

Voilà en effet l’objet de la discussion dont les commentaires ci-dessus sont extraits, il s’agit de ce commentaire d’une riveraine, celle qu’il vient traiter de mytho en révélant sans aucune gêne le contenu d’un message privé qu’il dit en avoir reçu, à moins qu’il n’affabule à ce sujet pour la calomnier, comme il l’a toujours fait à mon encontre depuis 2008 :

 

« Très intéressante tribune. Merci.

Pour avoir aujourd’hui quelques amis militaires de carrière, ou ex-militaires, je sais que cette institution est bien plus diverse qu’on ne l’imagine parfois de l’extérieur.

Je pense en particulier à la vision naïve et simpliste de groupuscules hostiles à la démocratie qui, paradoxalement, crient au fascisme généralisé dans la police et l’armée, et s’opposent d’autant plus étrangement à l’existence d’associations et de syndicats en leur sein (A moins d’être assez bête pour vouloir la politique du pire ?).

En réalité, loin d’être en majorité des putschistes fascistes rêvant d’un coup d’état d’extrême-droite (lorsque j’étais ado, on pouvait le craindre, car ill y avait encore pas mal de dictatures militaires entre Chili, Brésil, Grèce, Espagne, Portugal, etc.), les militaires français reflètent assez bien la diversité française ; j’y ai croisé des hommes et des femmes de droite, mais aussi des électeurs de Mélenchon, tous fondamentalement républicains et respectueux de la Nation dans sa diversité.

Une armée de métier (et la gendarmerie, c’est l’armée) peut certes présenter un risque de repli sur soi, et de radicalisation (on l’a senti récemment lors de certaines opérations dites de maintien de l’ordre). Raison de plus pour y faire entrer – dans la mesure des contraintes particulières à leurs missions comme l’explique le Colonel – le souffle de la démocratie, et donc le droit de syndicalisation.

J’ajoute, militante LGBT, que l’armée devrait aussi de décoincer sur la question. Non que la situation y soit pire qu’ailleurs, mais la haute hiérarchie – dont un certain nombre d’éléments proches de la Manif pour tous – nie l’existence d’une homophobie rampante dans certaines unités, attitude d’un autre temps. Il est donc plus que temps, sur ce dossier aussi, comme sur celui du harcèlement sexuelle auquel certaines engagées sont confrontées, que la situation évolue. De nombreux militaires sont cependant déjà ouverts, et si j’ai vu – une fois – des officiers supérieurs refuser de saluer le porte-drapeau d’une association mémorielle LGBT lors d’une cérémonie d’hommage aux déportés, je vois surtout des officiers et sous-officiers nous saluer chaleureusement.

Un syndicat de militaire se doit d’être républicain, et dans ce cadre ouvert à tous. Une telle initiative ne peut donc que faire avancer les droits de tous au sein de l’armée, mais aussi donner aux citoyens la garantie de disposer d’une armée vraiment républicaine. »

 

Jusqu’à hier soir, je n’avais jamais évoqué le cas du « déconnologue » Laurent Morillon dit « lamorille » dans aucun de mes écrits publics, quoiqu’il ait toujours été associé à son ami Cyprien Luraghi dans toutes ses exactions à mon encontre depuis 2008.

C’est une erreur qu’il convient de corriger, car l’un ne va pas sans l’autre.

Commençons donc comme pour ses acolytes NEMROD34, Luraghi et autres par son Curriculum Vitae.

Selon les informations qu’il donne lui-même au public depuis très longtemps, il est né le 23 juillet 1967, ce qui lui fait aujourd’hui 47 ans, et tout juste 41 ans lorsqu’il commence à me harceler sur Internet en 2008.

Il est professeur au lycée professionnel Paul Constans de Montluçon depuis de nombreuses années, il y était déjà en 2008.

Il enseigne dans l’Education Nationale depuis 1995, soit depuis 19 ans.

Auparavant, il a suivi une ou plusieurs formations universitaires à Nantes durant cinq ans, de 1989 à 1994.

Originaire de Charente-Maritime, il a fait ses études secondaires au lycée Maurice Merleau-Ponty de Rochefort de 1982 à 1985, et avait fréquenté le collège Edouard Grimaux de la même ville de 1977 à 1981 :

http://www.trombi.com/Personnes/Rochefort-sur-Mer/Laurent-Morillon-P-577QM-P

Laurent Morillon

 

Nous supposons en effet qu’il s’agit bien toujours du même individu, quoique les dates de ces années de collège soient intrigantes, car elles indiquent que notre « ami » « déconnologue » Laurent Morillon aurait pu entrer en classe de 6ème avec un an d’avance et le perdre avant d’avoir obtenu son baccalauréat, peut-être entre 1981 et 1982, une année où il ne semble plus scolarisé nulle part.

De même, nous ne savons pas ce qu’il a pu faire entre 1985 et 1989, soit durant quatre ans, de 18 ans jusqu’à 22 ans.

Il a débuté ses études universitaires à Nantes à l’âge de 22 ans et les a terminées cinq ans plus tard, à 27 ans, pour devenir professeur de l’Education Nationale en 1995, soit à 28 ans.

Jusqu’à cet âge de 28 ans, son parcours est donc bien loin d’être rectiligne, à moins qu’il ne lui ait fallu dix ans pour obtenir une licence quand habituellement trois ans suffisent.

Ceci explique peut-être cela.

Depuis que nous le connaissons, nous avons toujours été frappé par son manque d’assurance ou de confiance en lui, qui cadre assez peu avec le profil d’un professeur qu’il soit possible de qualifier de « normal » ou ordinaire.

Quand il ne s’amuse pas à harceler ceux qui débattent sérieusement, ce qui est tout de même l’essentiel de son activité sur le site Rue89 et plus largement sur Internet, il n’exprime toujours, et de surcroît de manière extrêmement succincte ou raccourcie, que des opinions simplistes, des préjugés ou idées fausses, et semble totalement incapable d’exposer quoi que ce soit.

A l’évidence, ce n’est pas un intellectuel. Il ne s’impose pas en dominant, il manipule en creux comme un enfant du genre plaintif, jamais content, piquant sans cesse les uns et les autres de ses petits et gros mensonges pour attirer sur lui l’attention de son entourage ou dénigrer toux ceux de ses camarades qui lui font de l’ombre. Il est d’ailleurs très clairement totalement immature et n’a jamais informé les riverains du site Rue89 que de ses faits et gestes, sa vie, ses goûts musicaux ou cinématographiques, toutes choses qu’aucun d’entre eux n’est jamais venu chercher en consultant le site Rue89, mais il n’en semble même pas conscient, il en est toujours à la rédaction libre de l’école primaire où chacun racontait fièrement à la maîtresse ce qu’il avait fait durant le week-end, attendant naturellement qu’elle en tombât en pâmoison.

Et maintenant, visitons la ville de ses jeunes années :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rochefort_%28Charente-Maritime%29

Rochefort (Charente-Maritime)

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Page d’aide sur l’homonymie Rochefort-sur-Mer redirige ici.
Rochefort
La place Colbert, cœur historique de la ville.
La place Colbert, cœur historique de la ville.
Blason de Rochefort
Blason
Rochefort (Charente-Maritime)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
(sous-préfecture)
Canton chef-lieu de 3 cantons
Rochefort-Centre
Rochefort-Nord
Rochefort-Sud
Intercommunalité Communauté d’agglomération Rochefort Océan
Maire
Mandat
Hervé Blanché
2014-2020
Code postal 17300
Code commune 17299
Démographie
Gentilé Rochefortais
Population
municipale
25 183 hab. (2011)
Densité 1 147 hab./km2
Population
aire urbaine
55 740 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées Laurent Morillon, prof islamo-gauchiste de Montluçon, troll sur Rue89 dans LCR - NPA 18px-Geographylogo.svg45° 56′ 32″ Nord 0° 57′ 32″ Ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 29 m
Superficie 21,95 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France

City locator 14.svg
Rochefort
Liens
Site web www.ville-rochefort.fr
modifier Consultez la documentation du modèle
Carte de la commune de Rochefort au sein de la Charente-Maritime

Position de Rochefort en Charente-Maritime

RochefortPrononciation du titre dans sa version originale ÉcouterNote 1, appelée aussi Rochefort-sur-MerNote 2, est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Rochefortais et les Rochefortaises1.

Rochefort est située dans une boucle de la Charente, entièrement sur la rive droite, ce qui la place dans l’ancienne province de l’Aunis. C’est une « ville nouvelle » du XVIIe siècle qui doit sa création en 1666 à l’implantation d’un arsenal maritime et militaire dont l’ambition était d’en faire le plus grand et le plus beau du royaume. De ce passé prestigieux, Rochefort hérite d’un patrimoine urbain parmi l’un des plus riches et des plus remarquables de la Charente-Maritime, ce qui lui a valu d’être classée ville d’art et d’histoire. Depuis le départ de la Marine nationale, elle s’efforce de se reconvertir en ville touristique grâce à ses musées, à sa vie culturelle animée, à sa station thermale qui est devenue la plus importante du centre-ouest de la France.

Deuxième pôle industriel de la Charente-Maritime dont l’activité économique est principalement stimulée par la construction aéronautique et la plasturgie, ainsi que par son port de commerce encore actif sur le fleuve Charente, Rochefort a également développé un secteur tertiaire administratif (sous-préfecture, services judiciaires, chambre de commerce et d’industrie, enseignement et formation professionnelle) et s’affirme de plus en plus comme un des principaux centres commerciaux du département.

Par sa population, elle est la troisième ville de Charente-Maritime ainsi que la troisième aire urbaine avec 55 588 habitantsNote 3. Faisant partie intégrante du bipôle La Rochelle-Rochefort, Rochefort tire un grand avantage de sa proximité avec La Rochelle, cette dernière étant la locomotive économique de la Charente-Maritime. Dans la région Poitou-Charentes, elle se classe au sixième rang des agglomérations urbainesNote 4.

Sommaire

Géographie

Articles connexes : Géographie de la Charente-Maritime et Géographie de l’Aunis.

Situation géographique

La ville de Rochefort est située dans la partie sud-ouest de la FranceNote 5, au centre de la côte atlantique dont elle est distante d’une dizaine de kilomètres à vol d’oiseau, faisant partie du « Midi atlantique »2.

Ville fluviale et estuarienne, Rochefort dispose du dernier pont permettant de franchir le fleuve avant son embouchure.

Un carrefour entre Aunis et Saintonge

La ville est située au carrefour des principales villes du département : La Rochelle au nord, Royan au sud et Saintes au sud-est. Ce qui lui a permis de bénéficier d’importants aménagements et d’une modernisation de ses accès. La ville est desservie par l’autoroute Saintes-Rochefort qui se prolonge au nord de l’agglomération par la D 137 à 2×2 voies en direction de La Rochelle. Elle est également reliée par une 2×2 voies jusqu’à Saint-Agnant via le pont-viaduc sur la Charente. Une rocade urbaine contourne la ville tout à l’ouest pour assurer la continuité du réseau routier entre La Rochelle et Saint-Agnant, et au-delà, vers Marennes et l’île d’Oléron d’une part et vers Royan d’autre part.

Rochefort bénéficie d’une gare ferroviaire au trafic voyageurs important qui la met en contact direct avec les grandes métropoles régionales de Nantes, au nord, et de Bordeaux, au sud, ainsi qu’avec les villes régionales de La Rochelle, Saintes et Angoulême.

Enfin, Rochefort est à proximité de l’aéroport de Rochefort – Charente-Maritime – civil et militaire – situé au sud du fleuve, dans la commune de Saint-Agnant. Cette infrastructure qui appartient au département est appelée à devenir la grande plateforme aéroportuaire de la Charente-Maritime à l’horizon 2020.

Localisation géographique

Rose des vents La Rochelle,
Châtelaillon-Plage,
Fouras
Aigrefeuille-d’Aunis Surgères Rose des vents
Port-des-Barques N Tonnay-Charente
O    Rochefort    E
S
Moëze,
Marennes
Saint-Agnant,
Royan
Saint-Hippolyte,
Saintes

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Rochefort3
Vergeroux Breuil-Magné Loire-les-Marais
Saint-Nazaire-sur-Charente Rochefort[3] Tonnay-Charente
Soubise Échillais Saint-Hippolyte

Axes de communication

Liaisons routières et autoroutières

(distance de centre-ville à centre-ville)

Concernant l’intensité du trafic routier et le temps émis entre chaque ville, les données globales sont les suivantes.

  • La D 137 – ex N 137 – qui relie La Rochelle à Rochefort est une voie rapide à 2×2 voies, dont le trajet entre les deux villes se fait en 25 minutes. Il s’agit de l’axe routier le plus fréquenté de la région Poitou-Charentes. Cette voie expresse aboutit à l’autoroute A837 au nord de Rochefort.
  • La D 733 Rochefort – Royan (2×2 voies du Viaduc du Martrou à l’échangeur avec la D 123 en direction de Marennes) permet de rejoindre Royan en 35 minutes. Il s’agit du second axe le plus fréquenté du département pendant l’été.
  • La D 137 Rochefort – Saintes (anciennement N 137) permet de rejoindre Saintes en 45 minutes.
  • La D 911 – axe routier Rochefort – SurgèresMauzé-sur-le-Mignon – permet de rejoindre la N 11 en direction de Niort, puis de rejoindre l’autoroute A10 en direction de Poitiers, Tours et Paris. Rochefort est situé à 4 h 30 environ de Paris en voiture.

Sur le plan de la desserte autoroutière, Rochefort est desservie par l’autoroute A 837 dont l’accès se fait par deux échangeurs ; elle contourne l’agglomération par le nord. Cette autoroute rejoint l’A 10 en direction de Bordeaux à Saintes dont le trajet se fait en 31 minutes et le nord de Bordeaux en 1 h 10.

Un projet (en cours d’appel à concession4) de création d’une autoroute (Autoroute A831) devra relier Rochefort à Fontenay-le-Comte, (lien entre l’A 83 et l’A837). Le projet se heurte à une vive opposition en raison de la traversée du marais poitevin et du marais de Rochefort, deux grandes zones humides. L’A831 a été déclarée d’utilité publique (2005).

Liaisons ferroviaires

La ligne étant non électrifiée le trafic se fait en traction diésel de La Roche-sur-Yon à Bordeaux:

Liaisons aériennes

L’aéroport Rochefort-Saint-Agnant est situé à 9 km au sud de Rochefort (par la D 733 à 2×2 voies). Il s’agit d’un aéroport départemental c’est-à-dire qu’il est directement géré par le conseil général de la Charente-Maritime. L’Aéroport de Rochefort-Saint-Agnant accueille principalement des appareils militaires, de tourisme et d’affaires.

Le Conseil général de la Charente-Maritime envisage, d’ici 2020, le déménagement de l’Aéroport de La Rochelle – île de Ré sur le site aéroportuaire de Saint-Agnant qui nécessitera la création d’un nouvel axe routier rapide à 2×2 voies en direction de La Rochelle (D137), l’agrandissement du parking et celui du hall d’accueil.

Le cadre géographique

Une ville fluviale

220px-Rochefort_SPOT_1146 dans Perversité

Photo satellite de Rochefort.

Cité fluviale par excellence, Rochefort est entièrement bâtie sur la rive droite de la Charente, fleuve auquel elle doit sa création. La cité de Colbert a été créée en 1666 pour les besoins de la Marine de guerre et le fleuve au bord duquel l’arsenal militaire a été édifié présentait à cette époque tous les avantages stratégiques nécessaires à son implantation. En fait, la ville occupe un site de méandre profond qui répondait originellement à des besoins purement défensifs.

Un site peu favorable à l’urbanisation

Rochefort est située entre deux grands espaces de marais qui ont constitué pendant longtemps des obstacles à son développement avant qu’ils ne soient asséchés à partir du XVIIe siècle lors de la création de l’arsenal. Au nord de la ville s’étend le marais de Rochefort – qui englobe également le marais de la Petite Flandre, nommé ainsi en raison de la venue d’ingénieurs hollandais – et au sud, au-delà de la rive gauche du fleuve, se situe le vaste marais de Brouage, dont les travaux d’assèchement ont été entrepris dès le XVIe siècle.

Rochefort est édifiée à la fois en bordure des marais asséchés qui la cernent à l’ouest et au nord, et sur une table calcaire du jurassique qui correspond à une ancienne île avant le retrait de la mer à l’époque celtique. C’est sur ce substratum calcaire, dont l’altitude ne dépasse pas 20 mètres au-dessus du niveau de la mer, que la vieille ville a été en très large partie construite, tandis que le développement urbain contemporain s’est étendu sur les parties asséchées des marais et sur des zones inondables en bordure du fleuve, notamment le quartier portuaire et industriel.

Les contraintes du milieu sont à l’origine de l’enclavement de la ville avant que les progrès techniques ne viennent rompre cet isolement. Les voies ferrées ont rompu en premier lieu l’isolement de Rochefort. Tout d’abord, l’édification de la voie ferrée en 1857, qui s’est faite au nord de la ville à travers le marais de Rochefort, a permis de la mettre directement en relation avec Paris. Ensuite, la construction de la voie ferrée qui la relie à Saintes le long de la vallée de la Charente a brisé davantage encore cet enclavement à partir de 1867, tandis qu’en 1873 la liaison ferroviaire avec La Rochelle était enfin établie. Quant au réseau routier, il a fallu attendre le tout début du XXe siècle pour que la ville soit correctement reliée. Certes, les liaisons routières étaient établies avec le nord en direction de La Rochelle et de Surgères, mais il a fallu attendre l’année 1900 pour que le pont transbordeur soit construit et rompe définitivement l’isolement de la ville avec le sud du département, notamment avec Marennes et Royan.

Géologie

Article connexe : Géologie de la Charente-Maritime.

Le site urbain de Rochefort obéit à des conditions naturelles assez contraignantes dues, d’une part, à sa position dans un large méandre de la Charente et, d’autre part, à sa situation de contact avec des marais desséchés au nord de la ville. Cette situation particulière de la ville découle d’une géologie dont les assises sont relativement simples mais en réalité peu favorables à une urbanisation du site.

Au nord-ouest, se trouvent les plus hautes altitudes de la ville qui s’élèvent jusqu’à 30 mètres dans la zone commerciale des Quatre-Ânes, en bordure de la route, en direction de La Rochelle, et même encore jusqu’à 16 mètres à Béligon, dans le secteur du nouvel hôpital de Rochefort. Cette partie de la ville est en effet établie sur une assise du Crétacé inférieur dont l’étage correspond à celui du Cénomanien inférieur. Le substratum calcaire correspond à une ancienne île qui fait partie des nombreuses autres îles qui émergeaient dans l’ancien golfe santonique, aujourd’hui entièrement colmaté et occupé par le Marais de Rochefort, au nord de la vallée de la Charente. Cette île du Crétacé est de même nature géologique que celle de la Pointe de la Fumée dans la Presqu’île de Fouras et de l’île d’Aix, à l’ouest, dont le Cénomanien inférieur s’étire sur toute la rive droite du fleuve Charente et s’étend jusqu’à Burie, en limite du département de la Charente. Il se retrouve donc dans la pointe de Tonnay-Charente. Dans la commune voisine de Breuil-Magné, cet étage géologique est en contact avec l’effleurement du Jurassique supérieur, représenté ici par le Kimméridgien.

Tout le reste du soubassement géologique de Rochefort repose sur des terrains du Quaternaire, constitués essentiellement par des alluvions anciennes et modernes. Ces dernières ont envahi progressivement la vallée de la Charente où le fleuve a creusé de larges méandres en rencontrant des terrains tendres et meubles.

Ces formations du Quaternaire, constituées d’argiles fines, dénommées localement bri, sont de faible élévation, généralement inférieures à 3 mètres en bordure du fleuve, et sont occupées aujourd’hui par des marais d’origine fluviatile. Au nord-est de la ville, en limite des communes de Loire-les-Marais et de Tonnay-Charente, le marais de la Petite Flandre, portion du marais de Rochefort, a été desséché vers la fin du XVIIIe siècle, au temps de l’intendant Guéau de Reversaux. Au sud-ouest de la ville, dans la boucle que forme le fleuve, le marais de Martrou et la prée de Soubise, qui correspondent à de grandes étendues du marais fluviatile, sont aujourd’hui le domaine de la station de lagunage et de prées horticoles, prairies naturelles longeant la Charente converties en vastes serres horticoles. La cité historique, fondée par Colbert en 1666, est sise sur l’ancienne île calcaire de Rochefort tandis que le site de la Corderie royale qui longe le fleuve repose sur des madriers posés sur d’anciens marais asséchés, en contrebas de la ville. À l’ouest, au-delà des anciennes fortifications aujourd’hui disparues, le Faubourg s’est établi sur des terrains calcaires de 10 à 15 mètres d’élévation moyenne. L’urbanisation a « boudé » en général le fleuve, c’est pourquoi toute la ville a le dos tourné à la Charente, sauf au nord-est, où les industries et les activités portuaires, prolongées par des immeubles d’habitation collectif, des entrepôts et des grandes surfaces commerciales, ainsi que des voies de communication moderne (routes et voies ferrées), se sont établies le long de la Charente jusqu’à Tonnay-Charente, formant avec cette dernière une conurbation urbaine.

Topographie urbaine

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Topographie de Rochefort.

La cité historique a été originellement édifiée au centre du profond méandre occupé par la plate-forme du Crétacé inférieur, que contourne la Charente. La ville est bâtie en retrait par rapport au fleuve qui écoule ses eaux dans une vallée inondable et submersible. Le fleuve est en effet absent des regards de ses habitants, seule la haute silhouette métallique du pont transbordeur rappelle le caractère fluvial de cette ville née avec et pour le fleuve à ses origines premières. Ces terrains calcaires de faible élévation surplombent d’une dizaine de mètres en moyenne la basse vallée fluviale à l’est, au sud et à l’ouest, et s’abaissent lentement vers le nord en direction du Marais de Rochefort.

Au nord-ouest, la plate-forme de l’ancienne île de Rochefort s’élève doucement pour atteindre son point culminant à 30 mètres d’altitude, dans le secteur de la nouvelle zone commerciale des Quatre-Ânes, non loin de la commune de Vergeroux.

Dans son ensemble, la topographie de la ville est assez uniforme ; les ondulations de terrains sont plus marquées à l’ouest et au nord-ouest, et la ville offre un paysage de terrain plat sans accident de relief notable.

Dans les secteurs de la vallée fluviale qui contourne la ville dans le méandre à l’est, au sud et à l’ouest, les altitudes varient entre le niveau marin et les 3 mètres de hauteur en général. Ces terrains sont peu urbanisés et laissés le plus souvent à l’état de marais, car ils sont sujets à des inondations lors des crues hivernales que les prairies en terrains argileux de la rive gauche, ne peuvent totalement absorber.

220px-Ponttransbordeur6 dans Rue89

Le viaduc de Martrou, pont moderne à 2X2 voies franchit la Charente au sud de Rochefort et surplombe la vallée fluviale du haut de ses 41 mètres.

Au sud du méandre, se situent les ponts de franchissement de la Charente dont le plus ancien, aujourd’hui classé monument historique, a été inauguré en juillet 1900, et le plus moderne a été mis en service en 1990. Ce dernier constitue le dernier viaduc routier d’importance à avoir été édifié en Charente-Maritime. Ces différents ponts sont construits sur les zones inondables de la vallée mais au point de l’estuaire où le fleuve offre les meilleures conditions techniques de son franchissement.

Enfin, le marais de Rochefort, qui s’étend au nord et au nord-est de la ville, est ceinturé de canaux de drainage dont le canal de Genouillé qui forme une « frontière » naturelle avec la ville voisine de Tonnay-Charente et se jette dans la Charente au site du Pont Rouge. Cet important collecteur reçoit sur sa rive droite les eaux du canal de Saint-Louis qui draine le marais de la Petite Flandre, puis celles du canal des Longées et du canal de Loire qui irriguent la partie orientale du marais de Rochefort. Cette confluence des canaux est située dans le quartier urbain et industriel de Pont-Neuf, au nord-est de Rochefort, qui est contigu au quartier urbain de La Fraternité à Tonnay-Charente. Une partie de ces zones résidentielles est riveraine du fleuve et est occupée par des usines et des entrepôts, des voies de communication routière et ferroviaire et le bassin du port de commerce.

Climat

Article connexe : Climat de la Charente-Maritime.

Le climat de la Charente-Maritime est essentiellement de type tempéré, mais en raison de l’influence du Gulf Stream, de l’anticyclone des Açores, et de l’effet modérateur de la mer, le département bénéficie d’un climat océanique5, plus doux et plus chaud, appelé climat tempéré océanique aquitain.

Ce climat permet à la ville de Rochefort de bénéficier d’un taux d’ensoleillement moyen exceptionnel, proche de celui de Perpignan, sur la mer Méditerranée6. L’ensoleillement de la Charente-Maritime est le meilleur du littoral atlantique7 (2250 heures de soleil par an) et le Poitou-Charentes est une des régions les plus ensoleillées de France8. Les hivers y sont doux (quatre jours de neige par an), et la pluviométrie, modérée (755 mm de pluie par an), est surtout concentrée sur les mois d’automne et d’hiver. À la belle saison, les températures sont adoucies par la brise de mer, due à l’inertie thermique de l’océan, et qui se traduit par un vent parfois soutenu qui souffle en provenance de la mer l’après-midi.

Données climatiques à La Rochelle
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,4 2,8 5,4 7,4 10,7 13,7 15,8 15,7 13,7 10,5 6,3 3,9 9,2
Température moyenne (°C) 5,9 6,9 8,7 11,1 14,3 17,5 19,8 19,6 17,8 14,2 9,4 6,6 12,7
Température maximale moyenne (°C) 8,5 9,9 12,1 14,7 17,9 21,3 23,8 23,5 21,8 18 12,6 9,2 16,1
Ensoleillement (h) 84 111 174 212 239 272 305 277 218 167 107 85 2 250
Précipitations (mm) 82,5 66,1 57 52,7 61,1 42,9 35,1 46,4 56,5 81,6 91,8 81,8 755,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de La Rochelle de 1961 à 19909.
Comparaison des données météorologiques de Rochefort10 avec les données nationales
Ville Ensoleillement
20px-Weather-clear.svg dans Troll (h/an)
Pluie
20px-Weather-overcast-rare-showers.svg (mm/an)
Neige
20px-Weather-snow.svg (j/an)
Orage
20px-Weather-violent-storm.svg (j/an)
Brouillard
20px-Weather-day-more-fog.svg (j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Rochefort10 2 250 755 4 13 26
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Ces spécificités climatiques — été sec et ensoleillé, hiver doux et humide — ont conduit à l’implantation d’une végétation de type méditerranéenne cohabitant avec une végétation plus continentale ou océanique. Elles sont aussi propices au tourisme, secteur d’activité important pour le département.

Les risques liés à ce type de climat sont relativement faibles, le plus important étant les tempêtes océaniques. Ainsi, le département de la Charente-Maritime est celui qui a été le plus durement touché par les tempêtes Martin (décembre 1999) ou Xynthia (février 2010), dans les deux cas la conjugaison des rafales de vent et de la mer ayant provoqué des dégâts considérables sur le littoral charentais.

Histoire

Articles connexes : Histoire de la Charente-Maritime et Histoire de la marine française.

Toponymie

Le nom de Rochefort est d’abord mentionné avec celui de ses seigneurs comme Hugo Dominus Rocafortis (ou aussi S. Hugonis de Rocaforte) qui figure en 1096 parmi les signataires d’une charte de donation faite par Guillaume le Troubadour, duc d’Aquitaine, à l’abbaye de Saint-Jean-d’Angély. À partir du milieu du XIIIe siècle, les textes plus nombreux et écrits en français mentionnent simplement le nom de Rochefort, attesté en 125011.

Dès cette époque, ce nom étant courant, il fut décidé de préciser la position géographique du château placé sur un rocher fortifié au bord de la Charente dont il surveillait le trafic, et le nom du site s’écrivit alors Rochefort-sur-Charente.

Par la suite, la « ville nouvelle » du XVIIe siècle fut transcrite plus simplement sous le nom de Rochefort, la création de l’Arsenal donnant une notoriété suffisante pour rendre désormais inutile la précision « sur Charente ».

Cependant, l’appellation de Rochefort-sur-Mer apparaît à la fin du XVIIIe siècle. L’origine de cette dénomination n’est pas connue, son utilisation s’amplifie au cours des deux siècles suivants. La Poste notamment finit par l’adopter en 1845. Peu à peu, il sera employé par l’État et par la mairie dans leurs documents officiels, par exemple les panneaux d’entrée de la ville. Par contre, les services de l’INSEE continuent à utiliser le nom écourté.

Histoire de la ville

Avant le XXe siècle

Rochefort était une partie de la ligne de défense de la côte d’Aunis et de Saintonge et de la vallée de la Charente. Le château de Rochefort, isolé dans la boucle de la Charente n’a apparemment pas joué d’autre rôle que celui de surveiller le fleuve et de percevoir des droits sur le trafic fluvial. Il a cependant été attaqué et repris ou racheté plusieurs fois au cours des siècles.

Article détaillé : Château de Rochefort-sur-Charente.

À la fin du XIIIe siècle la famille de Rochefort s’éteint avec Gilbert de Rochefort, chevalier. Sa tante, vend alors le domaine à Philippe le Bel qui est intéressé car le domaine se situe à cette époque sur une frontière naturelle avec les possessions du roi d’Angleterre. Mais avec le traité de Brétigny en 1360, Rochefort ne tarde pas à passer aux main d’Édouard III d’Angleterre, et ce jusqu’à ce que Charles V le reprenne en 1372. Il reste dans le domaine royal jusqu’en 1462, date à laquelle il est confié aux mains des puissantes familles de Coétivy et de la Trémoille. En 1537, Rochefort revient à nouveau dans le domaine royal. Henri IV vend le 11 septembre 1599, la terre de Rochefort à un petit seigneur, Adrien de Lauzeré, 1er valet de chambre du roi, qui en offre 35 568 écus. Ses héritiers le conservent jusqu’en 1665.

Aux alentours de 1660, la marine française, créée par Richelieu est en mauvais état, elle ne compte plus que quelques navires capables de prendre la mer. Louis XIV charge alors Colbert de Terron de trouver un lieu sur la côte Atlantique capable d’accueillir un arsenal qui devienne un lieu de « refuge, de défense et d’approvisionnement ». Après la tenue à Brouage d’une commission, Rochefort est choisi en décembre 1665. Plusieurs raisons ont conduit au choix de ce site :

  • la situation, à la fois au milieu de la façade Atlantique et au fond d’une grande rade protégée par plusieurs îles, offre une protection contre un bombardement des bateaux en construction par les flottes ennemies, hollandaise et anglaise ;
  • le roi veut remplacer, en retrait de La Rochelle, le port de guerre Brouage qui s’est ensablé ;
  • la présence de vasières en eau douce est propice à l’échouage des navires ;
  • les propriétaires des deux sites qui sont d’abord préférés parce qu’ils sont plus proches de l’embouchure, Saint-Nazaire-sur-Charente et Soubise, refusent de se défaire de leur seigneurie en faveur du roi. Jacques Henry, seigneur de Cheusse, seigneur par sa femme de Rochefort, refuse aussi car il est calviniste, mais il a le statut de seigneur engagiste du roi ce qui permet à celui-ci d’exiger son rachat à un prix qui est fixé à 120 000 livres.
  • la Charente et les canaux permettent d’acheminer des bois, des vivres, des métaux, des toiles et des denrées depuis le Saintonge, le Périgord, le Limousin qui sont des pays riches.

En 1666, sur ordre de Louis XIV, les restes du château de Rochefort furent rasés, dans le but de créer un arsenal militaire pour abriter la flotte du Ponant. Le choix de Rochefort fut un compromis entre les propriétaires de deux villes préalablement choisies, Fouras et Tonnay-Charente ; Colbert de Terron sut convaincre le conseil du roi de choisir à mi-chemin entre ces deux villes, à Rochefort. L’arsenal est donc construit, accueillant ateliers et magasins. Le bâtiment de la corderie royale est alors construit. La ville se développe alors rapidement sous l’impulsion de Colbert de Terron, puis de Michel Bégon de 1688 à 1710 où la construction navale se fait à un rythme très soutenu (près de 49 navires jusqu’en 1692 et environ 350 bateaux au total). Bégon embellit la ville.

En 1677, l’eau est amenée par canalisation en bois depuis Tonnay-Charente pour les besoins de la population grandissante12.

Cependant à l’usage, l’arsenal est difficile à exploiter. Les 12 milles nautiques le séparant de la rade sont une très bonne protection, mais les méandres du fleuve et sa faible profondeur posent de gros problèmes aux plus gros navires. Il est nécessaire de décharger les vaisseaux de leur artillerie, de l’eau potable et des munitions jusqu’à la rade. Le halage se faisant à la force des bras, il faut 3 marées dans le meilleur des cas pour sortir le bateau et l’amener jusqu’à l’île d’Aix. À partir de 1766, on utilise des forçats pour ce travail.

Les canons sont ensuite chargés à l’île d’Aix, l’eau douce à Saint-Nazaire-sur-Charente (une fontaine d’eau potable est créée en 1676), l’embarquement se faisant à Port-des-Barques. L’étalement des infrastructures est générateur de retard, de surcoûts et de complications13.

L’État royal manque cruellement de finances et tarde de plus en plus à honorer ses fournisseurs, jusqu’à la banqueroute de 1720 : après avoir attendu leur salaire pendant plusieurs mois, les ouvriers s’insurgent, arrêtent le travail, et mettent le siège devant l’intendance14. La situation se répète avec les calfats et les charpentiers en 1717 et 171915. Au XVIIIe siècle, la ville se dote d’immeubles cossus, comme l’hôtel Mac Nemara aménagé par Jean-Baptiste Mac Nemara, qui commence par acheter en 1719 à Rochefort un immeuble urbain, et qui fut lieutenant de frégate et enseigne d’une compagnie de marine, puis chef de division d’escadre et vice-amiral, puis lieutenant général des armées navale.

Rochefort a été le site de nombreuses écoles de la marine et de l’armée, à commencer par ce qui va devenir l’école navale. La première compagnie de gardes-marines est créée par Mazarin en 1655, réformées par Colbert en 1670, dissoute en 1671, reconstituée en 1672, en partie à Rochefort. Avec l’École spéciale d’hydrographie fondée dans les principaux ports à l’initiative de Richelieu, la compagnie des gardes-marine assure la formation et l’apprentissage des futurs officiers de marine, dont beaucoup vécurent à Rochefort. En 1683, trois compagnies de cadets-gentilhommes sont créées à Brest, Rochefort et Toulon. Les deux premières prendront le nom définitif d’école navale lorsqu’elles seront rétablies en 1810 à Brest, et en 1816 à Angoulême, puis réunies définitivement à Brest en 1830. De nombreuses autres écoles ont été implantées à Rochefort par la suite, puis fermées, comme les écoles de Santé navale (médecine et pharmacie), la Grande école de navigation16, l’École d’hydrographie17, l’École d’artillerie de la marine17, l’École de salubrité navale16, l’École de construction navale, l’École de pilotage d’hélicoptères de la NAVCO, l’École des fourriers de la Marine, l’École des infirmières, école de formation des sous-officiers de l’armée de l’air (à la base aérienne 721), etc. jusqu’à l’implantation de l’école de gendarmerie.

Un bagne est ouvert à Rochefort en 177718, qui faisait partie des trois « grands bagnes » du royaume avec Toulon et Brest. On y enfermait les prisonniers condamnés à vie. Il fut fermé en 1854.

800px-ArsenalDeRochefort1690

L’arsenal de Rochefort en 1690.

La mauvaise récolte de 1788 conduit à des émeutes au moment de la soudure : les boulangeries sont pillées à Rochefort le 28 avril 178919. Les officiers de la Marine nationale étant restés majoritairement royalistes, la Terreur est particulièrement sévère : les représentants en mission Lequinio et Laignelot font guillotiner 52 prévenus (dont 19 officiers de la marine)20. Témoin des changements radicaux de l’époque : on compte 63 divorces sur la période21. Après le 9 Thermidor, la Convention envoie Chauvin-Hersant qui épure le tribunal révolutionnaire22.

Rochefort est aussi le point de départ d’une déportation qui a eu lieu en 1794 et 1795. Appelés les martyrs des pontons de Rochefort, les déportés étaient 829 prêtres. Parmi eux, 274 ont survécu.

Le 6 août 1798, une petite escadre formée des frégates Franchise, Médée et Concorde réussit à quitter Rochefort, et à déjouer la surveillance britannique pour arriver le 22 août 1798, avec environ 1 000 soldats français commandés par le général Humbert dans le nord-ouest de l’Irlande, à Kilcummin dans le comté de Mayo où débuta de l’Expédition d’Irlande (1798).

Aux XXe et XXIe siècles

Le port de plaisance.

En 1926, la fermeture de l’arsenal entraîne un déclin rapide de la ville. La préfecture maritime de l’Atlantique, la direction des constructions navales, l’artillerie, la justice militaire, les cartes et plans déménagent. Les bateaux qui assurent le désenvasement de la Charente partent également23.

En 1982, le viaduc de la Charente n’existe pas et le bassin no 2 n’est pas dévasé. La rocade nord vient d’être mise en service mais la rocade ouest et la pénétrante sud ne sont pas encore en chantier, la zone industrielle des Sœurs Ouest est occupé à 60 %, la partie Est ne comprend qu’un bâtiment. La Prée horticole n’existe pas.

En 2000, le viaduc de la Charente est construit, le bassin no 2 est devenu port de plaisance, l’autoroute A 837, la rocade ouest et la pénétrante sud sont en service, la zone industrielle des Sœurs Ouest est saturée, la partie Est occupée à 80 %, le quartier de l’avant garde est achevé. La Prée horticole est occupée à 90 %.

Héraldique

Blason de Rochefort

En haut à gauche : « d’azur à l’étoile de cinq rais rayonnante d’or », à droite : « aussi d’or au mont de sable sommé d’une tour donjonnée du même », en bas : « aussi de sable au vaisseau équipé et habillé d’or voguant sur des ondes d’argent mouvant de la pointe. »24

Ancien blason de Rochefort

Un blason plus ancien est rapporté par Malte-Brun, dans la France illustrée (1883) : « D’azur, à une montagne d’or, sommée d’une fleur de lys du même en chef. »

Blason de Rochefort sous le Premier Empire

Pendant le Premier Empire, il se blasonnait ainsi : « Coupé, au premier parti d’azur à un N d’or surmonté d’une étoile rayonnante du même, qui est des villes de seconde ordre ; et d’argent à un fort crénelé posé sur un rocher, le tout de sable ; au second de sable à un navire d’argent équipé d’or, voguant sur une mer d’argent mouvant de la pointe »25.

Drapeau de Rochefort

Le drapeau de Rochefort qui flotte sur le fronton de la mairie et sur la porte du Soleil

Administration et vie publique

170px-Mairie_rochefort

Hôtel de ville de Rochefort, façade rue Pierre Loti.

Tendances politiques et résultats

Article connexe : Élections municipales de 2014 en Charente-Maritime.
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Municipalité

Hôtel de ville

Situé rue Pierre Loti, l’Hôtel de ville a été construit vers 1770 pour l’officier de marine Claude Marguerite François Renart de Furschamberg, comte d’Amblimont (1736-1797). L’édifice est acquis en 1804 afin d’y abriter la mairie.

Vers 1880, une horloge est placée dans un oculus ceint de feuilles de chêne. L’hôtel de ville est agrandi dans la seconde moitié du XIXe siècle grâce à l’achat de trois maisons mitoyennes. En 1965, la façade située devant la place Colbert est prolongée de deux travées identiques.

Il est composé de trois niveaux :

  • rez-de-chaussée : l’accueil pour le public et les différents services municipaux, une petite cour avec une petite salle de réunion/de mariage, une arrière-cour pour le stationnement d’une dizaine de véhicules,
  • 1er étage : bureaux du maire et de ses adjoints, salle du conseil municipal et des mariages, bureaux administratifs,
  • 2e étage : bureaux administratifs.

Liste des maires

Liste des maires successifs depuis 1944
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1944 Albert Bignon
1944 1951 Roger Gaborit
1951 1953 Ernest Guépin
1953 1954 Louis Naudin
1954 1959 Ernest Guépin
1959 1971 Francis Gaury DVG
1971 1977 Jean Morin UDR
1977 2001 Jean-Louis Frot RPRDVD Vice-président du conseil général
2001 2014 Bernard Grasset PS Député 1997-2002
2014 en cours Hervé Blanché UMP Avocat

Conseil municipal26

Groupe Chef Effectif Statut
UMP – UDI / Hervé Blanché 2014 Hervé Blanché 26 majorité
PS / Une volonté pour Rochefort André Bonnin 6 opposition
Rochefort pour tous Alexis Blanc 3 opposition

Budget et fiscalité

La situation financière de la commune de Rochefort a connu une période difficile au début des années 2000 pour deux principales raisons :

Situation financière de Rochefort de 1998 à 2002 (en millions d’euros)27
1998 1999 2000 2001 2002
Dépenses globales 26 27,4 27,2 27,2 27,4
Recettes globales 29 30,2 28,5 29,1 29
Dépenses d’investissement 7,8 5,6 10,2 12,1 5,1
Capacité d’autofinancement 3,6 3,6 1,7 2,6 2,4

 

Cantons

Rochefort est le chef-lieu de trois cantons (Rochefort-Nord, Rochefort-Centre et Rochefort-Sud) regroupant au total huit communes.

Conseillers généraux des cantons de Rochefort
Conseiller général Canton Code cantonal Population (1999) Communes
Sylvie Marcilly Canton de Rochefort-Nord 17 21 11 885 hab. 8
Jean-Louis Frot Canton de Rochefort-Centre 17 47 11 173 hab. 1
Pierre Feydeau Canton de Rochefort-Sud 17 22 11 468 hab. 1

Le centre historique et les quartiers

En dehors du quartier historique que forme le centre-ville, organisé selon un plan en damier autour de la place Colbert et s’étirant le long du fleuve Charente avec l’ancien arsenal maritime, la ville dispose de trois quartiers (Nord, Sud et Ouest) qui se sont développés en dehors des anciens remparts édifiés au XVIIIe siècle et démolis dans le premier tiers du XXe siècle.

Ces trois grands quartiers se sont tous développés pendant l’époque contemporaine témoignant de l’étalement urbain inhérent de la fin du dernier quart du XXe siècle, seuls leurs toponymes prédatent cette période.

Liste des quartiers
Quartiers Nord
  • Basse Terre
  • Béligon
  • Cabane Carrée
  • Grand Bel-Air
  • La Chagrinerie
  • La Forêt
  • Le Point du Jour
  • La Vacherie
  • Le Brillouet
  • Les Moutiers
  • Les Quatre Ânes
  • Monlabeur
  • Petit Mouillepied
  • Petite Grange
  • Tout vent
Quartiers Ouest
  • Chante Alouette
  • La Beaune
  • La Grange
  • La Mauratière
  • Le Quereux
  • Les Meuriers
  • Moulin de la Prée
  • Petit Marseille (Cité Paul Gagnère)
  • Puy Vineux
Quartiers Sud
  • Cité Allaire
  • L’Avant-Garde
  • La Fosse aux Mâts
  • Prée des Canons
  • Prée du Martrou
  • Libération
  • La place Colbert, cœur historique de la ville, à partir de laquelle s’est édifiée la ville-centre.

  • 120px-Rochefort_ruerepublique

    La rue de la République, une des artères principales de la « ville nouvelle » du XVIIe siècle.

  • Un autre aspect du cœur historique de Rochefort mêlant les époques Moderne et contemporaine.

Intercommunalité

À partir du 1er janvier 2000, la Communauté d’agglomération du Pays Rochefortais, également appelée CAPR, a remplacé la Communauté de communes de Rochefort. Elle compte 18 communes membres.

La CAPR fait partie des deux composantes du « Pays Rochefortais » avec la Communauté de communes du Sud Charente (8 communes).

La Communauté d’agglomération du Pays Rochefortais et la Communauté d’agglomération de La Rochelle forment le Bipôle La Rochelle-Rochefort (36 communes).

Sous-préfecture

Située rue Jean Jaurès, Rochefort abrite l’une des 4 sous-préfectures de la Charente-Maritime avec Saintes, Saint-Jean-d’Angély et Jonzac. Le sous-préfet de Rochefort est Henri Duhaldeborde et son secrétaire général est Gérard Sotter.

La préfecture de la Charente-Maritime est située à La Rochelle. Le préfet est Béatrice Abollivier depuis le 15 juin 2011.

Forces de l’ordre et secours

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Centre de secours principal de Rochefort.

Sapeurs-pompiers

Le Centre de secours des sapeurs-pompiers de Rochefort est situé à l’entrée est de la ville, dans le quartier Libération.

Il fait partie des quatre centres de secours principaux (CSP) du département.

Il est équipé d’une vingtaine de véhicules de secours : fourgons-pompe-tonne, ambulances, camions citernes pour les feux de forêt, deux grandes échelles (EPA), cellule de dépollution, etc.

D’ici 3 à 5 ans, la caserne sera déplacée sur un autre site dans la zone artisanale des Pêcheurs d’Islande (à l’ouest de la ville). Celle-ci sera installée sur un terrain d’une superficie assez importante pour accueillir les exercices des sapeurs-pompiers. Les interventions vers le nord (La Rochelle) et le sud (Royan) de Rochefort seront plus rapides puisque le centre de secours sera situé juste à côté de la rocade ouest de Rochefort (D733). Toutefois, il sera situé beaucoup plus loin qu’auparavant pour aller vers l’est de Rochefort (Tonnay-Charente).

220px-Commissariat_de_Police_de_Rochefort

Commissariat de police.

Police nationale

La police nationale compétente sur les zones urbaines où les problématiques de sécurité sont particulièrement prégnantes, dispose d’une implantation sur la commune de Rochefort. Le commissariat de police est situé dans le centre-ville. Il est placé sous l’autorité du commissaire de police Xavier Lhermitte depuis le mois de juin 2013.

Il assure la sûreté publique sur les communes de Rochefort et de Tonnay-Charente 24 heures sur 24. Les autres communes rurales dans les environs de Rochefort sont sous la responsabilité de la compagnie de la gendarmerie nationale.

Gendarmerie nationale

La gendarmerie nationale de Rochefort est située à 50 mètres de la Corderie Royale et est juxtaposée au Jardin de la Marine. Elle accueille la Compagnie de gendarmerie nationale de Rochefort.

Son secteur de compétence est composé des communes rurales situées autour de Rochefort sur le territoire de laquelle seule la police nationale est compétente : Breuil-Magné, Cabariot, Fouras, Genouillé, Loire-les-Marais, Lussant, Muron, Moragne, Saint-Coutant-le-Grand, Saint-Hippolyte

Cette compagnie compte 152 militaires.

Justice

170px-Palais_de_Justice_de_Rochefort

Palais de justice.

Le Palais de Justice de Rochefort est situé rue Chanzy. Cité judiciaire, il abrite plusieurs juridictions : un Tribunal d’Instance, un Conseil de prud’hommes et une antenne du Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) ainsi que diverses associations de médiation et d’aide aux victimes.

Le Tribunal d’Instance de Rochefort est placé sous l’autorité de Sophie Roubeix. Il comprend 2 magistrats et un greffe composé de 10 agents dirigé par un directeur de greffe, Cédric Bernardet.

Le Conseil de prud’hommes de Rochefort compte 40 conseillers prud’hommes et son greffe composé de 3 personnes est dirigé par un greffier, Serge Barneyrat.

Depuis le 1er janvier 2009, la cité judiciaire n’abrite plus de Tribunal de Commerce puisqu’il a été absorbé par celui de la La Rochelle à la suite d’une réforme de la carte judiciaire. De même pour le Tribunal de Grande Instance qui a été absorbé par celui de La Rochelle le 1er janvier 2011.

Le dernier procureur de la République de Rochefort a été Pierre Arnaudin. Rochefort dépend désormais de l’arrondissement judiciaire de la Rochelle et donc de son parquet. Bruno Karl fut quant à lui, le dernier président du Tribunal de Grande Instance de Rochefort et a été appelé, tout comme le procureur, à exercer d’autres fonctions.

La Poste

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Hôtel des Postes de Rochefort.

Hôtel des Postes

L’hôtel des Postes de Rochefort a été conçu en 1911 par l’architecte Léon Lavoine. D’une allure imposante et de style académique, ce monument se compose d’un grand corps central à deux étages flanqué de deux pavillons à un seul niveau.

Il accueille toujours le public pour les services de La Poste.

Centre du tri postal

Le centre du tri postal de Rochefort était juxtaposé à l’hôtel des Postes jusqu’au début des années 2000. Il a été déplacé dans de nouveaux locaux, boulevard du Vercors (au nord du centre-ville).

Ville Internet

En 2004, la commune a reçu le label « Ville Internet M »28

Distinctions de la ville

  • 9e station thermale de France en fréquentation ;
  • ville fleurie (classée 2 fleurs) ;
  • 1999 prix Cervia Ambianté (Italie) ;
  • 1995 prix Neptuna,
  • 1993 grand prix national du patrimoine ;
  • 1990 Oscar de l’environnement;
  • 1990 Oscar préservation et mise en valeur de l’espace urbain ;
  • 1987 grand prix Europa Nostra ;
  • 1987 label ville d’Art et d’Histoire ;
  • 1986 prix du palmarès national de l’habitat (opération Avant-Garde) ;
  • 1986 grand projet culturel en France : Corderie royale et jardin des Retours ;
  • 1985 grand prix Europa Nostra.

Jumelages

La ville de Rochefort est jumelée29 avec :

Localisation des villes jumelées avec Rochefort

Localisation de la ville
Rochefort (Charente-Maritime)

Aménagements et projets

Nouvel hôpital

Article détaillé : Centre hospitalier de Rochefort.

Depuis le 27 mars 2011, le nouveau centre hospitalier de Rochefort, situé près de la zone artisanale Béligon (au nord de Rochefort), a succèdé à l’hôpital Saint-Charles situé en centre-ville devenu trop vétuste.

Ce nouveau centre de soins est moderne et d’un accès routier aisé (à 1 minute de l’autoroute A837). Sa capacité d’accueil est de 279 lits avec une majorité de chambres individuelles avec salle de bains privative. Il sera équipé, contrairement à l’hôpital Saint-Charles, d’un service d’IRM.

Parmi ses points forts, il est modulable et peut s’adapter aux évolutions médicales et chirurgicales de demain. Il a été élaboré avec le souci de consulter le personnel de l’hôpital, de façon à privilégier tous les aspects fonctionnels.

Son architecture est compacte mais non uniforme, ses façades sont sombres et soulignées de blancs, ses parvis permettent d’avoir différentes entrées, ses aires sont paysagées et favorisent ainsi son intégration harmonieuse dans l’environnement.

Le site hospitalier accueille également une crèche pour 45 enfants, un bâtiment de santé publique, un immeuble de bureaux et de commerces à 100 mètres et deux parcs de stationnement, le premier pour le public (200 places) et le second réservé au personnel hospitalier (400 places). Une hélisurface a été construite 20 mètres au nord de l’hôpital.

De plus, d’autres chantiers complémentaires se sont ouverts autour du centre hospitalier :

  • aménagements des abords et des voiries d’accès, avec notamment la création d’un rond-point sur la D 5, financé par le Conseil cénéral.
  • fermeture de l’hôpital Saint-Charles et de l’école d’infirmières qui permettra de soulager le stationnement en centre-ville de 400 voitures. L’avenir du site n’est pour l’instant pas connu. Le bâtiment administratif, côté rue Thiers, sera conservé pour recentrer plusieurs services municipaux sur un seul site.
  • construction du futur centre d’Hébergement et de Soins Gériatriques pour remplacer le Centre de gérontologie situé dans les faubourgs du centre-ville. Sa construction a été lancée en septembre 2010 et son inauguration est prévue fin 2012.

D’autres projets pourraient s’ouvrir sur le même site :

  • construction de l’école d’infirmières (projet refusé pour l’instant par la région Poitou-Charentes selon les mots de sa présidente, Ségolène Royal, qui rappelle que désormais les universités sont chargées de la gestion de ces écoles) ;
  • construction d’une clinique privée pour remplacer celle appelée Pujos qui est maintenant fermée.

Projets en cours

  • Développement du site des fourriers avec la rénovation de bâtiments pour accueillir une auberge de jeunesse et un foyer de jeunes travailleurs.
  • Construction du nouveau centre de gérontologie sur le site Béligon qui accueille depuis mars 2011 le nouveau centre hospitalier de Rochefort (non compris dans le budget municipal).
  • Construction d’un cinéma multiplexe sur le cours Roy-Bry afin de remplacer le cinéma Apollo.

Projets à venir

  • Futur destin du site hospitalier Saint-Charles après le départ de l’ensemble des services en mars 2011.
  • Construction de la nouvelle caserne des sapeurs-pompiers de Rochefort dans la zone artisanale des Pêcheurs d’Islande en remplacement de la caserne située actuellement au carrefour Libération, inondable et trop petite.
  • Réaménagement du magasin aux Vivres (hôtel, restaurant, habitat personnes âgées)30
  • Suppression du bâtiment de la gare routière (juxtaposée au cours Roy-Bry).
  • Réaménagement de la voirie devant le collège Grimaux et le lycée Merleau-Ponty (aménagement d’un parvis sécurisé devant le lycée, stationnement des cars scolaires près de la rue Maous et réalisation d’un parking à la place des emplacements des cars scolaires, sécurisation du site limité à 30 km/h avec ralentisseurs).
  • Recherche d’un site pour accueillir un nouveau cimetière en raison du manque de places dans le cimetière actuel.

Population et société

Démographie

Articles détaillés : Démographie de la Charente-Maritime, Aire urbaine de Rochefort et Villes et urbanisation de la Charente-Maritime.

Classement démographique

Population de l’agglomération rochefortaise
(Recensements Insee de 1999 et 2008)
Zones Population Surface
(km²)
Densité
(/km²)
évolution
1999-2008
Rochefort
Rochefort 25 676 21,95 1 170 - 0,47 %
Unité urbaine 39 287 99 397 + 9,13 %
Aire urbaine 55 588 315 176 + 11,4 %
Démographie de la Charente-Maritime
Charente-Maritime 611 714 6 864 89 + 8,94 %

En 2008, Rochefort compte 25 676 habitants, ce qui la classe au 3e rang en Charente-Maritime après La Rochelle et Saintes.

Avec une superficie communale de 2 195 hectares, la densité de population s’élève à 1 170 habitants par km², ce qui en fait la deuxième ville la plus densément peuplée de la Charente-Maritime après La Rochelle.

En 2008, l’unité urbaine qui comprend depuis la nouvelle délimitation de 2010 établie par l’Insee 5 communesNote 6 regroupe 39 287 habitants, et son aire urbaine, qui inclut 20 communes périurbaines situées dans la zone d’influence forte de la ville, rassemble 55 588 habitants.

Ces différentes données font de Rochefort la troisième ville la plus peuplée de la Charente-Maritime et la deuxième agglomération urbaine du département. En ce qui concerne son classement au niveau de l’aire urbaine, elle occupe le troisième rang se situant après les aires urbaines de La Rochelle et de Saintes.

Au niveau régional, elle occupe la septième place en Poitou-Charentes au niveau de la ville intra-muros, la sixième au plan de son unité urbaine et le septième rang au niveau des aires urbaines picto-charentaises31.

Évolution démographique

D’après l’Insee, la population de la ville de Rochefort est de 25 676 habitants pour une superficie de 21,95 km2, soit une densité de population de 1 169,75 habitants par km2.

Durant la période comprise entre les recensements de 1999 et 2008, la population a diminué de 121 habitants, ce qui représente une très légère baisse de 0,5 %. La principale raison de cette tendance est que le territoire de la commune de Rochefort ne peut plus développer de nouveaux quartiers résidentiels ou agrandir ceux existants en raison du manque de terrains non inondables. En conséquence et sur la même période, les communes de l’aire urbaine, principalement Soubise (+ 125 %), Tonnay-Charente (+ 15 %) et Saint-Agnant (+ 12,23 %) ont connu une très forte augmentation de leur population.

En 2011, la commune comptait 25 183 habitants. L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d’une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ansNote 7,Note 8.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
20 874 15 000 14 615 12 389 14 040 15 441 20 077 21 738 24 330
           Évolution de la population  [modifier], suite (1)
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
28 998 30 212 30 151 28 299 27 012 27 854 31 256 33 334 34 392
           Évolution de la population  [modifier], suite (2)
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
36 458 36 694 35 019 29 473 28 275 26 452 29 482 29 472 30 858
           Évolution de la population  [modifier], suite (3)
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
28 648 29 226 28 155 26 167 25 561 25 797 26 299 25 183 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu’en 199932 puis Insee à partir de 200433.)
Histogramme de l’évolution démographique

9f67e1a3e637ac947f3d5360428f5938

 

Pyramide des âges

En 2009, la population rochefortaise était composée de 13 535 femmes et de 11 782 hommes. La part des 45-59 ans est la mieux représentée, suivie de très près par la part des 15-29 ans puis la part des 30-44 ans. Au total, la part des 30-59 ans représente 38,28 % de la population (40 % à l’échelle départementale) et la part des jeunes (0-29 ans) représente 35,28 % de la population (31,87 % à l’échelle départementale).

Si la part des 0-14 ans est égale du département, la part des 15-29 ans est plus importante à Rochefort qu’à l’échelle départementale.

Pyramide des âges de Rochefort en 200934 en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7
> 90
1,7
8,5
75-89
13,5
14,7
60-74
16,0
20,5
45-59
19,4
18,8
30-44
17,7
19,6
15-29
16,7
17,2
0-14
15,1
Pyramide des âges de la Charente-Maritime en 200935 en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5
> 90
1,5
9,0
75-89
12,4
17,2
60-74
17,8
21,0
45-59
20,8
18,7
30-44
17,9
16,5
15-29
14,4
17,2
0-14
15,1

 

Immigration

D’après le recensement de 2006, la population immigrée représentait 737 personnes (soit 2,8 % de la population totale). La répartition de cette population sur la commune est très variée et est plus particulièrement présente en centre-ville et dans les quartiers populaires (Petit Marseille, Chagrinerie).

Cultes

Église Saint-Louis

Article connexe : Église Saint-Louis de Rochefort.

Ancienne chapelle des Capucins, l’église Saint-Louis abrite la tombe de l’intendant Bégon, ainsi qu’un orgue romantique Merklin (cet instrument nécessite actuellement une restauration complète).

Vieille Paroisse

Article détaillé : Musée de la Vieille Paroisse.

Au XIIe siècle, la seigneurie de Rochefort ne comporte qu’un fort surveillant la Charente et quelques hameaux dispersés de pêcheurs, cultivateurs et bûcherons. Le prieuré augustinien Saint-Vivien de Saintes y établit une église paroissiale sous le vocable de la Vierge. Dévastée au XVIe siècle, l’église est reconstruite au XVIIe siècle.

Désaffectée lors de la Révolution française et saccagée en 1793, elle sert de grange de foin. En 1797, grâce à une pétition des habitants, elle redevient lieu de culte. Mal entretenue au XIXe siècle, elle est fermée pour vétusté en 1886.

En 1900, le bâtiment devient la Bourse du travail.

En 1977, dans son plan de rénovation de la ville, la municipalité restaure « Notre-Dame de la Vieille Paroisse ». L’édifice abrite désormais le siège de la Société de géographie qui y a installé un musée archéologique.

À l’intérieur de cet ancien édifice religieux est nettement dessinée une forme de croix latine, avec une nef à trois travées précédant un transept saillant et un chœur à deux travées droites et chevet plat. Le chœur de l’église est l’une des parties les mieux conservées de l’édifice primitif du XIIe siècle. Le style roman se retrouve dans l’appareil des murs latéraux, dans les baies encadrées de colonnettes et dans un tronçon de voûte en berceau. Le chevet plat et le voûtement en ogive sont la marque d’un remaniement ultérieur.

Église Notre-Dame

Pour remplacer l’église Notre-Dame dite « la Vieille Paroisse », l’actuelle église Notre-Dame a été érigée au XIXe siècle de 1858 à 1860 sur un terrain du faubourg situé entre la Grande Rue (rue Gambetta) et la rue de la Barrière (rue Voltaire). Elle a été consacrée le 1er juillet 1861. Durant ce même mois de juillet 1861, les cloches de la « Vieille Paroisse » y ont été transportées.

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Mosquée

Rochefort est également dotée d’une mosquée dans le quartier dit du « petit Marseille » rue des Eglantines depuis 2010.

Sports

La ville de Rochefort est dotée de nombreux équipements pour satisfaires les passionnés, sportifs de loisirs ou pratiquants de haut niveau et que ce soit en plein air ou en salle, libre ou encadré.

Quelques chiffres

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Piscine municipale Jean Langet.
  • plus de 5 000 licenciés sportifs
  • une soixantaine d’associations sportives
  • une quarantaine de disciplines
  • 5 000 m2 de gymnases
  • 5 courts de tennis couverts et 10 extérieurs
  • 1 terrain de squash
  • 1 vélodrome
  • 1 dojo
  • 1 golf 9 trous implanté sur la commune de Saint-Laurent-de-la-Prée
  • 1 jardin d’arc
  • 1 skate park
  • 1 piscine olympique
  • 1 club nautique
  • des terrains de foot et de rugby
  • des salles de gym, boxe, billard, tir, catch, karaté…

Équipements sportifs

Gymnases et salles
  • Gymnase du Polygone (Boulevard Pouzet). C’est un gymnase principalement dédié au handball et au tir à l’arc
  • Gymnases Grimaux (rue Raymonde-Maous) :
    • 1 Gymnase utilisé en priorité pour le basket
    • 1 Gymnase utilisé en priorité pour le badminton
  • Gymnase de la Vieille Forme (Port de Plaisance) principalement dédié au roller
  • Gymnase Denfert Rochereau (rue Denfert Rochereau) principalement dédié au volley-ball et au handball
  • Gymnase Saint-Exupéry (rue Saint-Exupéry) principalement dédié au karaté
  • Gymnase Anatole-France (rue Anatole-France) principalement dédié au tennis de table
  • Centre départemental de Judo (Polygone)
  • Centre départemental de Tennis (Polygone)
  • Salle de Gymnastique (2 rue du 4-septembre)
Équipements divers
  • 1 salle de billard (esplanade Soumet)
  • 1 salle de catch (espace Champlain)
  • 1 salle de karaté (dojo Gambetta)
  • 1 stand de tir (Polygone)
  • 1 salle de boxe (rue de la Ferronnerie)
Stades et terrains extérieurs
220px-Boulodrome_de_la_Casse_aux_Pretres

Boulodrome de la Casse aux Prêtres.
  • Stade du Polygone avec un sentier sportif de 1 750 m, une piste d’athlétisme de 400 m, un terrain d’honneur de football (105×68) gazon, un terrain annexe (100×60) gazon et deux courts de tennis extérieurs béton
  • Stade de la Casse aux Prêtres (rue du Champ de manœuvre) avec un gazon mixte rugby football (100×60), deux terrains de football (100×60) semi-stabilisé, un terrain de football (100×60) gazon et courts de tennis extérieurs béton poreux
  • Stade de rugby Henri Robin (rue des Frères Jamain) avec un terrain d’honneur de rugby (100×66) gazon, un terrain annexe (100×60) gazon, un terrain d’entrainement (80×40) et un vélodrome (440 m) enrobé
  • Terrain de foot Petit Marseille avec un terrain gazon (100×60) et deux terrains stabilisés (20×30)
  • Jardin de la Marine avec cinq courts de tennis en terre battue
  • Stade nautique, piscine municipale (rue Charles Maher) avec un bassin Olympique (50 m) et un bassin d’apprentissage
  • Club nautique (rue Pêcheur d’Islande) avec un vaste plan d’eau sur la Charente
  • Divers terrains et stades :
    • 2 terrains ouverts à tous (derrière le gymnase de la Vieille Forme et ZI du Pont Neuf)
    • 1 plaine de jeux avec 3 handball, 3 baskets et 2 mini-foot (Stade Rouge et Grimaux extérieur), 1 skate parc (Stade Rouge)
    • Terrains de boules : Petit-Marseille, Jardin de la Marine, Stade Rouge, Chemins Blancs, Parc La Forêt et un boulodrome couvert à la Casse aux Prêtres

Associations sportives

  • Stade Athlétique Rochefort Rugby (SAR Rugby)
  • Association Omnisports Centre Hospitalier
  • Club Rochefortais des sports sous-marins
  • K’Hors d’Âges
  • Yoseikan Budo Rochefortais
  • Rochefort Football Club
  • Tiger’s Roller Club Rochefortais (Roller in-line Hockey)
  • Taekwondo Club Rochefort
  • Badminton Rochefort Club
  • Rochefort Alligators (Flag/Football Americain)
  • Echiquier Rochefortais
  • Rochefort Handball Club
  • SAR Volley-Ball
  • AS Golfeurs Pays Rochefortais

Vie militaire

Depuis sa création en 1666, Rochefort a toujours connu une présence militaire importante. En effet, la ville a été construite pour accueillir le premier arsenal du royaume de France selon la volonté du roi Louis XIV. Ainsi, la marine est restée présente à Rochefort jusqu’en 2002 soit 336 années. Puis au début XXe siècle, c’est l’aéronavale qui a fait son apparition puis l’Armée de l’air et une école de la Gendarmerie nationale.

Actuellement, Rochefort accueille deux sites militaires opérationnels : l’école de gendarmerie et le commandement des écoles de la Gendarmerie nationale. À quelques kilomètres au sud de Rochefort, la base aérienne 721 accueille l’école de formation des sous-officiers de l’armée de l’air. À Rochefort, environ 4 000 personnes (militaires et civils) travaillent pour la défense nationale.

Base aérienne 721 – EFSOAA

Articles détaillés : Base aérienne 721 Rochefort et École de formation des sous-officiers de l’armée de l’air.

En 1932, l’école des apprentis mécaniciens de l’armée de l’air ouvre ses portes à Rochefort.

Initialement installée sur le terrain de Soubise, elle regroupe progressivement les formations de toutes les spécialités techniques des sous-officiers de l’armée de l’air.

En 1979, elle se déplace à Saint-Agnant sur la base aérienne 721 et étend son champ d’activité en accueillant successivement le centre pédagogique en 1984, l’école de gestion et d’administration en 1993 et enfin en 1996, l’école de formation initiale des sous-officiers.

En septembre 1998, elle prend le nom d’école de formation des sous-officiers de l’armée de l’air. L’EFSOAA devient ainsi le pôle de formation des sous-officiers de l’armée de l’air. Elle est commandée par un officier général, commandant de la place d’armes de Rochefort.

Depuis 2002, elle accueille aussi la formation des mécaniciens de l’aéronautique navale, jusqu’alors dispensée au centre de l’aéronautique navale de Rochefort dissous en juin de la même année.

La base aérienne 721 est commandée par un officier supérieur, chef de corps.

Elle est chargée de supporter l’école de formation des sous-officiers de l’armée de l’air dans les fonctions administration, infrastructure, logistique, restauration, hébergement et protection.

Le site occupe une superficie de 162 hectares, répartis sur trois communes : Saint-Agnant, Soubise et Échillais. Plus importante unité militaire de la région Poitou-Charentes, le site est une véritable cité autonome, qui nourrit, héberge, fait vivre et instruit quelque 6350 élèves et stagiaires par an dont 50 marins, en présence simultanée, répartis au sein de quatre divisions de la direction des formations, ainsi que 797 personnes dont 307 instructeurs.

Commandement des Écoles de la Gendarmerie Nationale

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Cérémonie militaire sur la place Colbert.
Article détaillé : Commandement des écoles de la Gendarmerie nationale.

Placé sous le commandement du général de corps d’armée Alain Giorgis depuis septembre 2013, c’est à partir de Rochefort que sont dirigés les six écoles et les six centres de formation spécialisée de la Gendarmerie nationale situés sur l’ensemble du territoire national.

Après avoir quitté Maisons-Alfort où il était précédemment installé, le Commandement des écoles de la Gendarmerie nationale a marqué son installation officielle sous la présidence de Madame Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, le 7 octobre 2004 lors d’une prise d’armes organisée Place Colbert, suivi d’un défilé rue Touffaire qui regroupait six cent militaires de l’armée. Cette cérémonie à laquelle les Rochefortais se sont largement associés, a montré que la Gendarmerie a bien pris le relais de la Royale sur le site de l’ancien Hôtel de la Marine.

C’était précisément le souhait de Bernard Grasset qui, alors député, n’avait pas ménagé ses efforts ni sa volonté pour que ce transfert devienne réalité. Avec les 69 gendarmes affectés au commandement des écoles, soit avec les familles près de 200 nouveaux Rochefortais, ce sont maintenant 866 militaires, officiers, sous-officiers et gendarmes adjoints de la Gendarmerie nationale et officiers et sous-officiers du corps de soutien technique qui vivent et consomment à Rochefort, soit l’équivalent d’une grosse entreprise.

École de gendarmerie

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Cérémonie du 14 juillet.
Article détaillé : École de la gendarmerie nationale de Rochefort.

L’école de la gendarmerie nationale de Rochefort est destinée à la formation continue et initiale des cadres et du corps de soutien technique et administratif de la gendarmerie nationale. Elle a vu passer, en 2003, plus de 7 000 stagiaires ou élèves. Elle est dirigée par le colonel Thierry Sassard depuis juillet 2010.

L’école comprend :

  • un état-major :
    • Bureau logistique (affaires immobilières, budget, casernement, service des matériels…)
    • Bureau des ressources humaines
    • Section commandement (Cellule sécurité, Service entretien général, Cellule SIC)
  • un centre national de formation au commandement (CNFC) qui organise cinq types de stages :
    • le stage national de formation des gradés de la gendarmerie (SNFG)
    • le stage des commandants de brigade de proximité (CBP)
    • les stages préparatoires au premier commandement
    • la préparation des gradés aux emplois spécifiques «dominante brigade territoriale traditionnelle» (PGES.BT)
    • la préparation des gradés aux emplois spécifiques «dominante commandant de communauté de brigades» (PGES.CCB)
  • le centre national de formation aux langues et à l’international (CNFLIG)
    • le centre national de formation aux langues (CFLG)
    • le centre national de formation à l’international (CNFI)
    • le cours international de français de Rochefort (CIFR)
  • le Centre national de formation du Corps de soutien techniques et administratif de la gendarmerie nationale (CNF/CSTAGN)
  • le Centre national d’assistance aux utilisateurs (CNAU).
  • le Centre pédagogique de productions audiovisuelles des écoles (CPPAE).

Marine Nationale

Les unités ou services de la marine implantés sur la ville de Rochefort jusqu’à la fin des années 1970 étaient les suivants :

  • Arsenal de la Marine, fermé en 1926 en raison de l’envasement de La Charente qui rendait son utilisation problématique
  • Arrondissement et Préfecture maritime fermés en 1927, et rattachés à Brest
  • Base aéro-navale « BAN » (devenue ensuite « CEAN » : Centre École de l’Aéronautique Navale)
  • École d’hydrograpie et Compagnie des garde-côte de Rochefort (devenus École navale)
  • École de pilotage d’hélicoptères de la NAVCO
  • École des fourriers de la Marine, transférée en 2002 à Querqueville (Manche) comme école commune aux trois armées
  • Écoles de santé et de pharmacie navales, fermées en 1985
  • Direction des travaux maritimes
  • Direction du commissariat de la marine
  • Direction du service de santé de la Marine
  • Centre pyrotechnique du Vergeroux
  • Service des transmissions et infrastructures de la Marine (SERTIM)
  • Gendarmerie maritime
  • patrouilleur « La Violette » de port d’attache Rochefort
  • Hôpital des armées (ex Hôpital de la Marine) fermé en 1985
  • Hôpital des orphelines de la Marine, créé par l’intendant Bégon36
  • Infirmerie du port
  • Sécurité navale
  • Archives de la Marine
  • Musée de la Marine (annexe du Musée national de la Marine) et Musée de la médecine navale
  • Bagne de Rochefort fermé sous Napoléon III
  • centre sportif de la Beaune
  • cercle des Officiers Mariniers
  • Cimetière maritime

Cet ensemble imposant représentait environ 2 500 personnes.

Depuis 2002, la Marine nationale a entièrement quitté Rochefort. Il ne reste que quelques marins à l’école des mécaniciens de l’armée de l’air de Rochefort.

Une section du Service historique de la Défense, département de la Marine, est chargée de la conservation et de la mise à la disposition du public des archives du port militaire, des origines à la fin des versements (2000). Elle est située dans l’ancienne caserne Martrou.

Enseignement

Rochefort est située dans l’académie de Poitiers.

Liste des établissements scolaires
Groupes scolaires (maternelle et élémentaire)
  • École Samuel de Champlain
  • École Anatole France
  • École de La Gallissonnière
  • École Georges Guerineau
  • École Edouard Herriot
  • École de la Libération
  • École Antoine de Saint-Exupéry
  • École Emile Zola
Écoles maternelles et élémentaires privées
  • École La Providence
  • École Saint-Joseph
Collèges publics
  • Collège Edouard Grimaux
  • Collège La Fayette
  • Collège Pierre Loti
Collège privé
  • Collège La Providence
Lycées publics d’enseignement général
  • Lycée polyvalent régional Marcel Dassault
  • Lycée polyvalent régional Maurice Merleau-Ponty
Lycées professionnels public
  • Lycée professionnel régional Marcel Dassault
  • Lycée professionnel régional Gilles Jamain
Écoles militaires
Enseignement supérieur
  • CIPECMA
  • École paramédicale
  • Institut européen de la qualité totale (IEQT) Rochefort – Poitou-Charentes
  • Institut supérieur des achats et approvisionnements (ISAAP)
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  • Collège La Fayette.

  • Collège E. Grimaux.

  • 120px-College_pierre_loti

    Collège Pierre Loti.

  • 100px-Dassault2

    Lycée général M. Dassault.

  • 120px-Lycee_jamin_rochefort

    Lycée professionnel G. Jamain.

  • Lycée général Merleau-Ponty.

Transports et stationnement

La gare SNCF de Rochefort.

Transports ferroviaires

Gare de Rochefort

Article détaillé : Gare de Rochefort.

La gare, au style Art déco, a été construite en 1922 pour la Compagnie des chemins de fer de l’État par l’architecte Pierre Esquié (auteur par ailleurs de la Gare de La Rochelle-Ville). L’origine du bâtiment est clairement identifiée par la signalétique des Chemins de Fer de l’État sur la façade de la construction. Cette gare a un attrait certain, avec son horloge, ses céramiques en façade, sa marquise au-dessus de l’entrée, sa halle, et ses lampadaires. Elle a également conservé une petite verrière.

Carte des lignes SNCF de Poitou-Charentes

Liaisons SNCF de Poitou-Charentes.

Elle possède trois quais et tous les trains de voyageurs (Intercités et TER) qui y passent s’y arrêtent. Des trains de marchandises y passent très rarement[réf. nécessaire]. Cette gare fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 28 décembre 198437.

Réseau ferroviaire

Article détaillé : Ligne Nantes – Saintes.

Transports urbains

Sous l’autorité de la Communauté d’agglomération du Pays Rochefortais, la société exploitante Veolia Transport gère le réseau R’bus, nom commercial du réseau de transport urbain de l’agglomération.

Le réseau de transports urbains est composé de 8 lignes régulières (A, B, C, D, E, F, G et H) et d’une navette au centre-ville de Rochefort. Toutes ces lignes ont pour pôle d’échanges la gare routière de la gare SNCF de Rochefort. La boutique R’bus y est d’ailleurs implantée.

Réseau R’bus
Tracé Jour(s) de circulation Période(s) de circulation Nombre d’arrêts Durée Communes desservies Principaux arrêts
Ligne A ROCHEFORT Villeneuve de Montigny ↔ TONNAY-CHARENTE Les Fontenelles l/ma/me/j/v/s ps/vs/été 35 48 Rochefort, Tonnay-Charente Rochefort – Villeneuve de Montigny, Roy-Bry, Gare SNCF, Joliot Curie, Tonnay-Charente – Les Fontenelles
Ligne B MURON Grand Fief / BREUIL MAGNE La Croix ↔ ROCHEFORT Parc des Fourriers l/ma/me/j/v/s ps/vs/été 34 33 Rochefort, Vergeroux, Breuil Magné, Loire les Marais, Muron Rochefort – Parc des Fourriers, La Fayette, Roy-Bry, Gare SNCF, Merleau/Grimmaux, Hôpital, La Croix, Muron – Grand Fief
Ligne C ROCHEFORT Place Georges Brassens ↔ ST AGNANT Les Cordries l/ma/me/j/v/s ps/vs/été 29 52 Rochefort, Echillais, St Agnant Rochefort – Pl G Brassens, Merleau/Grimaux, Gare SNCF, Roy-Bry, La Fayette, BA 721, St Agnant – Les Cordries
Ligne D ROCHEFORT Roy-Bry ↔ ROCHEFORT Gare SNCF l/ma/me/j/v/s ps/vs/été 22 28 Rochefort Rochefort – Roy-Bry, La Fayette, Petit Marseille, Merleau/Grimaux, Rochefort – Gare SNCF
Ligne E ROCHEFORT Merleau/Grimaux / TONNAY-CHARENTE Joliot Curie ↔ SAINT-HIPPOLYTE Calvaire / SAINT COUTANT LE GRAND Mairie l/ma/me/j/v/s ps 24 variable Rochefort, Tonnay-Charente, Cabariot, St Hippolyte, Moragne, St Coutant Le Grand, Lussant Rochefort – Merleau/Grimaux, Gare SNCF, Joliot, Calvaire, Mairie de Saint Coutant le Grand
Ligne F ROCHEFORT Merleau/ Grimaux / Rochefort Gare SNCF ↔ PORT DES BARQUES Font Renaud l/ma/me/j/v/s ps/vs/été 25 44 Rochefort, Echillais, Soubise, St Nazaire, Port des Barques Rochefort – Merleau/Grimaux, Gare SNCF, La Fayette, Rue du Phare, Port-des-Barques – Font Renaud
Ligne G ROCHEFORT Roy-Bry ↔ FOURAS La Fumée l/ma/me/j/v/s ps/vs 35 46 Rochefort, Vergeroux, Saint Laurent de La Prée, Fouras Rochefort – Roy-Bry, Gare SNCF, Merleau/Grimaux, Mairie de Vergeroux, Halte TER, Fouras – La Fumée
Ligne H ROCHEFORT Parc des Fourriers ↔ FOURAS La Fumée d/jf ps/vs 36 52 Rochefort, Vergeroux, Saint Laurent de la Prée, Fouras Rochefort – Parc des Fourriers, Roy-Bry, Gare SNCF, Hôpital, Mairie de Vergeroux, Halte TER, Fouras – La Fumée
Ligne N (Navette) ROCHEFORT Gare SNCF ↔ ROCHEFORT Parc des Fourriers l/ma/me/j/v/s ps/vs/été 9 10 Rochefort Rochefort Parc des Fourriers, Jardins de la Marine, Rochefort – Gare SNCF

Le réseau R’bus dessert 16 communes : Rochefort, Tonnay-Charente (ligne A), Vergeroux, Breuil-Magné, Loire-les-Marais et Muron (ligne B), Echillais et Saint-Agnant (ligne C), Lussant, Moragne, Saint-Coutant-le-Grand, Cabariot et Saint-Hippolyte (ligne E), Port-des-Barques (ligne F), Saint-Laurent-de-la-Prée et Fouras (ligne G).

R’bus offre également 3 autres services :

  • service de Transport à la Demande Tic’TAD
  • service de Transport des Personnes à Mobilité Réduite Tic’TPMR
  • service de stations-vélos Les Demoiselles.

Transports interurbains

Le réseau « Les Mouettes », géré par le Conseil général de la Charente-Maritime, exploite le réseau départemental pour les transports scolaires des collèges et lycées de Rochefort, non exploité par R’bus. Cela concerne notamment certains transports scolaires de l’Île d’Oléron, Marennes, Surgères, Royan, Saintes et Saint-Jean-d’Angély.

Circulation et stationnement

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Porte Bégon – Une entrée de la zone 30.

Zone 30 en centre-ville

Depuis le 2 juillet 2007, le centre-ville rochefortais est devenu ce que l’on nomme une « zone calme » ou « zone 30 ».

Une grande majorité des villes de plus de 20 000 habitants a développé ces zones qui permettent de réduire la vitesse des véhicules et donc le risque d’accidents. De plus, cette zone 30 permet de lutter contre le bruit et la pollution, et également d’offrir une large zone sécurisée aux piétons.

La zone 30 en centre-ville autorise également la circulation des deux roues non motorisées en sens interdit.

La principale spécificité du code de la route à Rochefort est la priorité à droite à tous les carrefours sans signalisation d’arrêt au sol.

Parcs de stationnement

Rochefort possède plusieurs parcs de stationnement. Le principal se situe à l’ouest du centre-ville, il s’agit du Cours Roy-Bry avec 1 000 places de stationnement gratuites. Les autres parkings au centre-ville ou près du centre-ville sont situés à la Corderie Royale (220 places dont 20 payantes), place Amiral Dupont (60 places payantes), le long du Cours d’Ablois (200 places dont 25 payantes), les Thermes (60 places), Jardin de la Marine (165 places dont 25 payantes). D’autres parkings, à l’extérieur du centre-ville, existent : la gare SNCF (180 places), Parc des Fourriers (450 places au total), centre sportif Le Polygone (300 places).

Parcmètres

La ville est équipée de 3 zones de parcmètre payantes principalement au centre-ville :

  • zone orange (centre-ville et rue Gambetta) avec 2h00 maximum (0,70 € par heure)
  • zone orange avenue de Gaulle et avenue La Fayette qui possèdent un stationnement spécifique les jours du marché
  • zone verte (rue du Docteur Peltier) avec 4h00 maximum

Un tarif résidentiel a été mis en place.

Accueil pour les camping-cars

En raison de son attractivité touristique et avec la présence des thermes, des camping-caristes font une halte plus ou moins longue à Rochefort. Depuis quelques années, la ville essaie de s’équiper en conséquence. Plusieurs parkings gratuits sont à leur disposition : 20 places sur le parking du lycée Marcel Dassault, 15 places sur le Cours Roy-Bry, 10 places à la Vieille Forme. Ils peuvent également s’approvisionner en eau et effectuer leur vidange sur le parking de la capitainerie.

Une nouvelle aire a été ouverte avenue de la Fosse-aux-Mâts. Sa capacité d’accueil est de 30 camping-cars. Le stationnement est payant par horodateur. Cette ouverture a pour objet d’interdire la prolongation du stationnement sur le Cours Roy-Bry et sur le parking du lycée Dassault alors que beaucoup de curistes s’y installent pour la proximité du centre-ville et des thermes.

Voie en alternance

Rochefort pratique le stationnement unilatéral alterné dans près d’une centaine de rues à double sens ou à sens unique. En effet, seuls les faubourgs à l’ouest du centre-ville ont vu la mise en place du stationnement alterné afin d’augmenter la capacité de stationnement quand cela est réalisable.

En raison d’un marquage au sol permanent, le centre-ville est exclu de ce type de stationnement.

Économie

La population active

Catégories socioprofessionnelles

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Maison de l’emploi.
Catégories socioprofessionnelles en 1999 et 2009 (15 ans et plus) à Rochefort 38
(par rapport au département39 et à la nation40)
Catégorie 1999 2009
Agriculteurs exploitants 0.1 % (2.6 %) (1.4 %) 0.1 % (1.7 %) (1.0 %)
Artisans, commerçants, chefs d’entreprise 3.2 % (4.4 %) (3.5 %) 2.8 % (4.2 %) (3.3 %)
Cadres et professions intellectuelles supérieures 4.2 % (3.9 %) (6.6 %) 5.9 % (5.0 %) (8.6 %)
Professions intermédiaires 10.3 % (9.6 %) (12.1 %) 10.9 % (11.3 %) (13.8 %)
Employés 19.2 % (16.3 %) (16.6 %) 18.6 % (16.6 %) (16.7 %)
Ouvriers 14.5 % (13,4 %) (14.9 %) 13.6 % (12,8 %) (13.5 %)
Retraités 25.7 % (28,2 %) (22.2 %) 31.4 % (34,0 %) (22.9 %)
Autres personnes sans activité professionnelle 22.8 % (21.6 %) (22.9 %) 16.7 % (14.4 %) (17.2 %)

 

 

Secteurs d’activité

Les données suivantes datent de 200741.

Pourcentage d’actifs ayant un emploi selon les secteurs d’activité :

    • Secteur primaire (agriculture) : 0,63 %
    • Secteur secondaire : 19,99 %
      • Industrie : 14,63 % (17,6 % en 1999)
      • B.T.P. : 5,36 %
    • Secteur tertiaire : 79,37 % (77 % en 1999)
      • administration publique, enseignement, santé, action sociale : 44 %
      • commerces, transports, services divers : 35,37 %

Niveau d’études

Les données suivantes datent de 200741.

  • Pourcentage des 15-29 ans scolarisée : 36,66 %
  • Pourcentage des 2-17 ans non scolarisée : 6,75 %
  • Diplôme le plus élevé de la population non scolarisée de 15 ans ou plus :
    • Sans diplôme : 20,7 %
    • Niveau CEP : 13 %
    • Niveau BEPC : 6,6 %
    • Niveau CAP ou BEP : 27,5 %
    • Niveau bac ou brevet professionnel : 15 %
    • Niveau bac+2 : 9 % (5,9 % en 1999)
    • Niveau supérieur : 8,2 % (5,1 % en 1999)

La Chambre de commerce et d’industrie de Rochefort et de Saintonge

Rochefort est le siège de la Chambre de commerce et d’industrie de Rochefort et de Saintonge.

Elle gère avec le Conseil général de la Charente-Maritime, le port de Rochefort et celui de Tonnay-Charente42 et son siège est à la Corderie royale.

Le deuxième pôle industriel de la Charente-Maritime

Les activités industrielles

Deuxième pôle industriel de la Charente-Maritime après La Rochelle avec 2 512 emplois en 200741 répartis dans un grand nombre de PME et en plusieurs zones industrielles aménagées dès les années 1970, Rochefort dispose d’une certaine diversité industrielle où prédomine la construction aéronautique avec EADS-SOGERMA, SIMAIR, MALICHAUD-ATLANTIQUE, METAL-CHROME. L’industrie aéronautique est en effet le premier poste industriel à Rochefort avec plus de 1 200 emplois et près de la moitié des effectifs industriels de la ville43.

Les autres secteurs industriels sont représentés par des chantiers nautiques de plaisance répartis en 16 entreprises et employant 400 salariés. Les deux plus grands noms de cette industrie récemment implantée dans la ville sont CIM et NAUTITECH qui fabriquent des voiliers de grand renom.

L’industrie du bois, l’industrie des matériaux composites pour l’équipement automobile, la fonderie industrielle, l’industrie textile complètent un secteur industriel en véritable renouveau après les années de crise profonde que la ville a connues dans les années 1970 et 1980 où nombre d’entreprises industrielles ont disparu (ROL, Forsheda-France, Société Chimique de la Route).

Plus récemment la ville a connu quelques turbulences avec la fermeture de ZODIAC, une entreprise industrielle spécialisée dans la fabrication des célèbres canots pneumatiques, à cause de la concurrence asiatique et qui a employé jusqu’à plus de 500 personnes.

Le secteur de la construction

Le BTP, autre composante du secteur secondaire, occupe 921 emplois à Rochefort en 200743. Il s’agit d’un secteur économique constitué principalement de PME dont une entreprise du bâtiment qui emploie une centaine de personnes. Le marché de la construction est assez dynamique à Rochefort et dans sa zone urbaine depuis le début du nouveau siècle et stimule le secteur du bâtiment (construction du nouvel hôpital de la ville, rénovation urbaine, aménagement de lotissements résidentiels, construction d’immeubles modernes et de haut standing en bordure du port de plaisance).

Les zones artisanales et industrielles

  • ZA de Béligon
  • ZA des Pêcheurs d’Islande
  • ZI de l’Arsenal
  • ZI des Sœurs Nord
  • ZI des Sœurs Est
  • ZI des Sœurs Sud
  • ZI du Pont Neuf
  • Zone portuaire
  • Pôle Atlantique
  • Zone horticole de l’Avant Garde

Les ports de Rochefort

Articles détaillés : Port de commerce de Rochefort et Port de plaisance de Rochefort.

Rochefort possède deux ports, un de plaisance et l’autre de commerce, répartis en trois bassins à flot.

Historique du port de Rochefort

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, tandis que l’arsenal se transforme, le port de commerce se développe. Installé d’abord dans l’arsenal sud, le port marchand est transféré à la Cabane carrée dans l’actuel quartier Libération, limitrophe de la ville voisine de Tonnay-Charente et sur le chenal des vivres.

Sous Napoléon III, de 1859 à 1869, un nouveau port de commerce est construit. Il comprend deux bassins à flot qui sont devenus aujourd’hui les bassins de plaisance, complétés en 1890, par un troisième bassin, l’actuel port de commerce, qui connaît toujours une activité modeste mais régulière.

Le port de plaisance

Le port de plaisance de Rochefort est le premier port fluvial de Charente-Maritime. Il est situé sur la rive droite du fleuve Charente à 15 milles nautiques environ de fort Boyard ou de l’île d’Aix, au cœur de la ville.

Il s’agit d’un port qui se répartit en deux bassins à flots dénommés Lapérousse et Bougainville. Il comporte 300 places sur pontons ainsi que 40 places visiteurs.

Port de commerce de Rochefort-Tonnay-Charente

Le port de commerce fonctionne en binôme avec le port de Tonnay-Charente, formant ainsi le port de Rochefort-Tonnay-Charente, un complexe industrialo-portuaire déjà actif dans le années 197044.

Géré par le Conseil général de la Charente-Maritime et par la CCI de Rochefort, ce complexe portuaire est devenu le premier port départemental de France avec un trafic moyen annuel variant entre 800 000 tonnes et un million de tonnes. Il se classe au troisième rang des ports français pour l’importation des sciages résineux, au sixième rang pour l’importation d’engrais et au dixième rang pour l’exportation des céréales.

Le port de Rochefort accueille principalement des cargos chargés de bois du Nord. Les exportations portent principalement sur les céréales, blé et maïs.

Le port de Tonnay-Charente quant à lui reçoit principalement des engrais et du charbon en vrac et expédie des sables et des graviers ainsi que des céréales, principalement du maïs.

Il y a en moyenne deux arrivées ou départs par jour, suivant le rythme des marées. Ces deux ports fonctionnent en effet avec la remontée de la marée sur la Charente. Le tonnage des cargos est limité à cause du tirant d’eau maxi qui est de 5,70 m et surtout de la largeur de l’écluse qui ne peut accepter des navires de plus de 16 m de large pour une longueur de 116 m.

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  • 120px-Pont_plaisance_rochefort

    Suite du port de plaisance avec le pont basculant de Papenburg pour accéder au bassin de Bougainville.

  • 120px-Capitainerie_du_Port_de_plaisance_de_Rochefort

    Capitainerie du port de plaisance.

  • 120px-Pont_basculant_Rochefort_001

    Bassin de Bougainville et le pont basculant de Papenbourg.

Une ville commerciale

Marché

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Les Halles.

Le marché de Rochefort est le plus important de la région Poitou-Charentes. Il a lieu tous les mardis matins, jeudis matins, et samedis matins de toute l’année.

Il est composé de deux marchés :

  • le marché de plein air, localisé avenue Charles-de-Gaulle, en plus de la rue Lafayette le samedi, s’étend sur 1 000 mètres linéaires d’étalages et accueille une centaine de marchands. On y trouve plus particulièrement des fruits et légumes, fleurs, fromages…
  • le marché couvert situé aux halles, au rez-de-chaussée du palais des Congrès, est plus particulièrement tourné vers les métiers de bouche. 50 étals proposent des produits de la mer, viandes et charcuteries, produits régionaux…

Une foire mensuelle a lieu tous les 2e jeudi de chaque mois sur le cours Roy-Bry de 8h00 à 18h00.

Zones commerciales

Les principales zones commerciales de l’agglomération rochefortaise sont :

Santé

Le nouveau centre hospitalier de Rochefort

Article détaillé : Centre hospitalier de Rochefort.

Depuis le 27 mars 2011, le nouveau centre hospitalier situé au nord de la ville, près de la zone artisanale Béligon, remplace le centre hospitalier Saint-Charles, situé au centre-ville. Ce nouveau centre de soins est moderne et d’un accès routier aisé (à 1 minute de l’autoroute A837). D’une capacité d’accueil de 279 lits, il est équipé, contrairement à l’hôpital Saint-Charles, d’un service d’IRM.

Le nouveau site hospitalier accueille également une crèche (45 enfants), un bâtiment de santé publique, un immeuble de bureaux et de commerces à 100 mètres et deux parcs de stationnement, le premier pour le public (200 places) et le second réservé au personnel hospitalier (400 places). À partir de fin 2012, il accueillera le nouveau centre de Gérontologie (Centre d’Hébergement et de Soins Gériatriques) qui remplacera celui de la Maison des fleurs, situé dans le quartier Chante Alouette, et dont la construction a débuté en septembre 2010. Pour accueillir les secours par les airs, une hélisurface a été construite quelques mètres au nord de l’hôpital.

L’ancien Centre hospitalier Saint-Charles

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Hôpital Saint Charles de Rochefort.

La première fondation du centre hospitalier de Rochefort, anciennement appelé hôpital Saint-Charles, remonte à 1733, grâce à Charles Jouvenon, supérieur de la congrégation, prêtre de la mission établie dans la ville et curé de Saint-Louis. Aux termes de nombreuses formalités administratives, il obtient des lettres patentes du roi en date du 6 mai 1733 qui furent enregistrées par le Parlement le 9 juillet 1734, donnant « l’autorisation d’établir un hôpital pour les pauvres malades de l’un et l’autre sexe… ». Le service de santé fut, dès le départ et pour longtemps, confié aux chirurgiens de la Marine, qui apportèrent régulièrement leurs concours et compétences.

L’hôpital Saint-Charles actuel date de 1972. Depuis, un nouveau service des urgences a été construit et ouvert en 1993, ainsi que le service de surveillance continue (réanimation) en 1994. Aujourd’hui, cet hôpital est le bâtiment le plus haut de Rochefort.

En 2003, la reconstruction de l’hôpital de Rochefort a été retenue par le Ministre de la Santé, dans le cadre du plan « Hôpital 2007 », qui concerne notamment la rénovation du patrimoine hospitalier. Les objectifs de cette reconstruction sont :

  • d’améliorer les conditions d’accueil et de confort des patients, la qualité et la sécurité des soins
  • d’humaniser les services cliniques, en respectant les normes de sécurité et d’accessibilité à tous
  • de fédérer et de mutualiser les moyens.

Après déménagement, l’ensemble du site a été fermé au public le 27 mars 2011. Son avenir reste pour l’instant inconnu, et devrait être débattu lors de réunions publiques avec la population. Concernant le bâtiment administratif, côté rue Thiers, celui-ci sera conservé pour recentrer plusieurs services municipaux actuellement éparpillés dans la commune.

L’ancienne clinique de Rochefort

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Clinique de Rochefort.

Depuis le 29 avril 2011, la clinique de Rochefort, située en centre-ville, est fermée à la suite d’une décision de la direction du groupe Kapa Santé, locataire du site jusqu’à cette date et qui a décidé de fermer son centre de soins en raison d’une procédure judiciaire entre lui et le propriétaire des locaux (Snam). Depuis octobre 2009, le groupe ne paye plus le loyer, soit 600 000 euros à rembourser.

L’ancienne clinique est située rue Pierre Toufaire. Appelée jusqu’en 2009, « clinique Pujos », le nouveau propriétaire, le groupe Kapa Santé, l’avait renommée « Clinique de Rochefort ».

Fondée en 1928 et classée en catégorie A depuis 1987, elle était l’unique clinique privée de Rochefort. La majeure partie de ses services hospitaliers a été recentrée sur le nouveau centre hospitalier de Rochefort en 2011. La clinique devait se recentrer sur les soins de suite et la rééducation (S.S.R.) mais à la suite de sa fermeture, ces services ne verront jamais le jour.

Aujourd’hui le site se transforme en pôle de santé. Cette mutation se fera progressivement au cours de l’année 2012 où une quarantaine de professionnels de santé occuperont les lieux. Des nutritionnistes, médecins généralistes, infirmières, sages-femmes, pédicures, podologues, orthésistes, rhumatologues et pédiatres viendront compléter l’offre déjà présente (médecins généralistes, radiologues, kinésithérapeutes, dentiste, neurologue, orthoptiste, ORL, orthopédiste, psychologue et neuropsychologue)45.

Les œuvres hospitalières de l’Ordre de Malte

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Centre des autistes de l’Ordre de Malte.

L’Ordre de Malte est présent à Rochefort avec :

  • depuis 1985, la maison d’accueil spécialisée Saint-Jean de Jérusalem qui accueille 40 personnes handicapées adultes, présentant un handicap majeur associé à un ou plusieurs autres troubles secondaires ;
  • depuis 1996, le centre Saint-Jean de Jérusalem qui accueille 12 personnes adultes atteintes d’autisme ;
  • à partir de 2012, la maison d’accueil spécialisée située dans le quartier de la Casse aux Prêtres qui accueillera 46 personnes.

L’ancien hôpital de la Marine

Article détaillé : Hôpital de la Marine de Rochefort.

L’hôpital de la marine remplaça le premier hôpital, trop petit. Dû à l’ingénieur Pierre Toufaire, attaché au port depuis 1774, le nouvel hôpital de Rochefort, construit entre 1783 et 1788, est le premier établissement hospitalier de structure pavillonnaire, limitant ainsi les risques de contagion. Il est désaffecté en 1985. Vendu aux enchères autour de 17 millions de francs (à la bougie) à un homme tombé amoureux du site qui décède en 2007. L’école de chirurgie, située dans l’un des pavillons, a été conservée dans son état d’origine, avec le musée, la bibliothèque et la salle des actes, où étaient donnés les cours. Depuis, il est ouvert au public afin d’admirer les collections de dessins ramenés des diverses expéditions autour du monde par les chercheurs de l’époque, embarqués à bords des navires.

Le centre thermal de Rochefort

Article détaillé : Station thermale de Rochefort.

Rochefort est aujourd’hui la 7e ville thermale de France. La progression du nombre des curistes est liée à la fois à l’augmentation des besoins de soins et à la qualité des infrastructures pour réponde à cette demande46.

Les services de la Sécurité sociale et de la CPAM

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Ancien locaux de la Sécurité sociale et Assurance maladie.

La Sécurité sociale et de la Caisse primaire de l’assurance maladie – ou CPAM – ont ouvert des antennes départementales à Rochefort et ont implanté leurs services dans de nouveaux locaux dans le Parc des Fourriers depuis 2007.

Le service de la Sécurité sociale est implanté à Rochefort depuis 1975 et emploie aujourd’hui une soixantaine de personnes. Il est l’une des trois antennes ouvertes dans le département de la Charente-Maritime avec celles de La Rochelle où se trouve le siège départemental et à Saintes dont les compétences recouvrent les arrondissements de Saint-Jean-d’Angély, Saintes et Jonzac.

Tourisme et Patrimoine

Patrimoine historique et lieux touristiques

Rochefort est classée ville d’art et d’histoire. Aujourd’hui, la ville est également visitée pour ses thermes, exploités depuis 1953. Elle est soumise à une Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (Z.P.P.A.U.P), arrêté de création de la zone : 09/05/2005, et un périmètre de Secteur Sauvegardé a été délimité (Arrêté de création du secteur : 13/11/2009)47

Monuments classés aux Monuments historiques

  • ancien hôtel de Cheusses (musée naval) depuis le 19 janvier 193247
  • corderie royale et les bâtiments annexes (château d’eau, fontaine, corps de garde) depuis le 10 octobre 1967
  • pont transbordeur du Martrou depuis le 30 avril 1976
  • vieille forme et forme double depuis le 9 mai 1989
  • maison de Pierre Loti depuis le 7 mai 1990.
  • le commissariat de la marine sur le quai aux vivres en cours de rénovation

Monuments inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (IMH)

  • fontaine de la place Colbert depuis le 23 février 1925
  • porte de l’Arsenal dite porte du Soleil depuis le 11 juin 1928
  • remparts proches de l’ancien porte Martrou depuis le 30 mai 1930
  • hôpital maritime depuis le 14 septembre 1965
  • caserne Latouche-Tréville depuis le 7 avril 1967
  • théâtre municipal de la Coupe d’Or depuis le 29 décembre 1969
  • gare SNCF depuis le 28 décembre 1984
  • église Saint-Louis depuis le 2 juin 1987
  • forme Napoléon III depuis le 7 mars 1988.

Arsenal maritime

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Porte de l’Arsenal (aussi appelée porte du Soleil).

Dans l’esprit de ses fondateurs, Rochefort doit être le plus beau port de guerre de l’Europe. L’Arsenal en sera la pièce maîtresse.

La porte du Soleil (ci-contre) est une porte monumentale en forme d’arc de triomphe érigée en 1831 par Auguste Giral. Elle formait l’entrée principale de l’arsenal, sous laquelle « la ville entière passait matin et soir », la majorité des hommes travaillant à l’arsenal. Son nom vient du fait que, le 4 mars et le 10 octobre, le soleil se lève exactement dans son axe. C’est en la franchissant que l’on peut commencer la visite de l’arsenal voulu par Colbert.

Dès 1666, les trois parties principales de l’Arsenal sont en place:

  • au centre, « la maison du Roy »
  • au sud, les magasins généraux et l’Avant-garde, appelé le « Parc »
  • au nord, l’arrière-garde, la corderie royale et la forme de radoub.

L’ensemble des bâtiments de l’arsenal de Rochefort est candidat au patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO48.

La Corderie royale
Article détaillé : Corderie Royale – Centre International de la Mer.

La Corderie royale est située sur la rive droite de la Charente, en bordure même du fleuve. Elle renferme l’espace muséographique du Centre international de la Mer de Rochefort.

La construction, les cordes

La Corderie royale est l’un des bâtiments les plus importants de l’arsenal et ce fut l’un des premiers construits lors de la création de la ville en 1666. L’architecte de la corderie fut François Blondel qui lança les travaux en mars 1666. Envoyé aux Antilles, il ne put constater le résultat de ses plans.

La réalisation ne fut pas simple en raison du terrain. Situé à la bordure de la Charente, le sol est constitué d’une couche de vase épaisse de près d’une trentaine de mètres, parfois inondé d’une soixantaine de centimètres d’eau aux grandes marées. Avant la construction du bâtiment lui-même, il fallut donc surélever de quelques pieds49 et établir un radier constitué d’un quadrillage de pièces de chêne de 30 centimètres de section enfoncé à 5 pieds sous la nappe phréatique50.

Ce n’est qu’une fois le radier terminé que commença réellement la construction, à l’aide de pierres calcaires des carrières proches de Crazannes. Afin de ne pas déstabiliser ce radeau flottant, la construction par les 700 ouvriers se fit de manière symétrique, le passage au niveau supérieur n’ayant lieu que lorsque les deux pans de mur avaient atteint le niveau.

Finalement, après plus de trois ans de travail, la construction s’acheva en juin 1669.

Pendant près de deux cents ans, le bâtiment long de plus de 370 mètres fut utilisé pour réaliser les cordages de la marine royale. La longueur du bâtiment central permettait la fabrication en un seul tenant de cordages pouvant atteindre une encablure (soit 182,5 mètres). On utilisait pour cela du chanvre qui arrivait des provinces de France et de Rīga en mer Baltique. L’aile principale est bornée par deux pavillons. Au nord, celui destiné au stockage du chanvre et au sud, celui destiné au goudronnage du cordage. Toutes les étapes étaient prises en charge à l’arsenal, jusqu’au goudronnage pour éviter que les cordages ne pourrissent en mer.

Le déclin

En 1867, les cordiers cessent leur activité sur le site de Rochefort. Le bâtiment aura alors vocation à accueillir plusieurs institutions :

  • L’école de maistrance et des apprentis armuriers
  • L’annexe de l’artillerie navale
  • Les travaux maritimes
  • Les archives secrètes de la marine
  • Le musée des « petits-modèles »

Le 10 septembre 1926 est décidée la fermeture de l’arsenal de Rochefort qui, en plus d’un grand émoi au sein de la population locale, entraîne l’abandon progressif de la Corderie.

Le déclin du bâtiment sera complet lorsque les forces d’occupation quittant la ville en 1944 incendieront la Corderie. Le feu qui dura plusieurs jours rendit le bâtiment inutilisable. Laissé à l’abandon total pendant près de 20 ans, la Corderie et ses alentours devinrent le lieu d’une flore abondante.

La remise en service

En 1964, l’amiral Maurice Dupont entreprit le nettoyage du site avec l’aide d’appelés et en 1967, le bâtiment fut déclaré monument historique. La ville propriétaire décida alors en 1976 de lancer des travaux de rénovation, à l’identique pour l’extérieur, avec à l’intérieur un cloisonnement et des matériaux modernes.

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Médiathèque de la Corderie Royale.

Aujourd’hui, le bâtiment héberge :

Il est bordé, côté Charente, par un jardin, dit des Retours.

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    La Corderie Royale côté Charente, partie centrale.

  • 120px-Rochefort_corderie_2

    La Corderie Royale côté Charente, extrémité Sud.

Les formes de radoub

Les coques des navires devaient être périodiquement entretenues ou réparées. Pour éviter les délicates manœuvres d’abattage en carène des bateaux, on utilisait les formes de radoub. Les navires pénétraient, à marée haute, dans ces grandes coques, creusées dans la berge vaseuse puis maçonnées, qui se vidaient à marée basse (avec l’aide d’une machine hydraulique qui pompait le surplus d’eau) : le travail de réparation pouvait alors commencer.

À Rochefort, trois formes de radoub sont encore visibles :

  • la vieille forme dans l’arsenal nord conçue par François Le Vau
  • la forme double, dite aussi Louis XV, conçue par l’intendant Pierre Arnoul
  • la forme Napoléon III, située derrière la porte du Soleil.

La vieille forme, première « forme à l’anglaise » entièrement maçonnée, fut une innovation pour l’époque. Il fallait que le dallage supporte le poids d’un navire de premier rang51. Elle a été dégagée de la vase en 1985.

La forme double, dont les bassins amont et aval ont été dégagés en 1992 et 1993, est conçue par l’intendant Pierre Arnoul en 1683. Réalisée avec peine entre 1683 et 1728, car le sol trop meuble, engloutissait les pierres. Elle permettait de réparer deux navires à la fois et présentait deux innovations : au lieu d’être lisses, ses murs sont faits de gradins pour faciliter le travail de radoub et la fermeture de la forme est assurée par un bateau-porte.
C’est dans cette forme qu’a été reconstruite L’Hermione. Un nouveau bateau-porte installé en 2012 a permis la remise en fonction de cette forme.

La forme Napoléon III, construite entre 1853 et 1861, fut allongée en 1900 pour accueillir le Dupleix, long de 134 m, le dernier grand croiseur-cuirassé construit à Rochefort.
Après la mise en place en 2012 d’un nouveau bateau-porte, cette forme accueille maintenant L’Hermione pour la mise en place de son gréement et de ses aménagements.

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  • 120px-Forme_radoub_rochefort

    Une des deux parties de la forme double.

  • 120px-Forme_double_Rochefort

    Le bassin supérieur de la forme double.

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    La forme Napoléon III, forme de radoub du XIXe siècle.

  • La forme Napoléon III, avec les restes de son bateau-porte.

La maison du Roy

Maison du Roy (ancienne préfecture maritime et maintenant commandement des écoles de la gendarmerie).
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Porte de l’ancienne préfecture maritime.

Cette demeure édifiée entre l’arsenal et la ville sur les ruines de l’ancien château féodal fut la demeure de l’intendant de la Marine et, à partir de 1781, celle du commandant de la Marine. Depuis trois siècles, elle a subi maints remaniements. Sa porte d’entrée monumentale, de 1716, a été déplacée après l’incendie de l’édifice en 1895, rue Toufaire, pour être dans l’axe de la rue de l’Amiral-Courbet, la seule de Rochefort qui ait conservé ses pavés.

La maison du Roy abrita a deux reprises l’empereur Napoléon Bonaparte : la première fois en août 1808 pour visiter le fort Boyard en construction et pour dresser les plans du fort Liédot et la seconde, moins glorieuse, le 3 juillet 1815, lors de son départ sur l’île d’Aix avant son exil sur l’île Sainte-Hélène. En vérité, sa dernière destination volontaire sur le territoire et non sur une île sera Rochefort. Cependant, il se rendit le 8 juillet aux Anglais qui l’emmèneront sur sa terre d’exil depuis Fouras, qui est sa vraie dernière destination française mais non volontaire.

Depuis, la maison du Roy est devenue la préfecture maritime qui gère les côtes des Sables-d’Olonne jusqu’à Biarritz. En 2002, elle ferme ses portes à la Marine (la préfecture maritime de Brest reprend le flambeau) et elle abrite désormais le Commandement des Écoles de la gendarmerie nationale depuis 2004.

La tour des signaux
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La tour des signaux.

La tour des signaux date de 172852. Elle constituait à l’origine le clocher de la première église Saint-Louis, aménagée dans l’ancien prêche du seigneur de Cheusses, protestant, au moment de la fondation de la ville moderne. L’église, desservie par les Lazaristes (Congrégation de la Mission), est dès 1723 « trop petite, fort basse et peu convenable pour un lieu si considérable. Plusieurs poutres menacent ruine »52. Les Lazaristes refusant de prêter serment à la constitution civile du clergé, la marine saisit leur église en 179153 afin d’en faire un entrepôt. Le titre paroissial est transféré à la chapelle du couvent des Capucins, qui, presque intégralement reconstruite à partir de 1835, devient l’église Saint-Louis actuelle.

La tour des signaux et les bâtiments adjacents (restes de la première église) sont aménagés par l’armée. L’ancien clocher est étêté et un sémaphore, assurant les communications entre l’amirauté et la rade de la Charente, est installé sur la plate-forme sommitale. Malgré les évolutions technologiques, la tour est utilisée jusqu’en 1930, servant de réserve en cas de défaillance des autres moyens de communication. Elle reste propriété de l’armée jusqu’en 2002, puis est restituée à la ville, qui y aménage un espace multimédia en 2008.

Haute de 26 mètres, elle fut longtemps un des plus hauts bâtiments de la ville. De plan carré, elle domine les toits des immeubles de la rue Touffaire.

Le magasin aux vivres

La subsistance de tout ce peuple d’ouvriers et de marins, ainsi que l’approvisionnement des navires en vivres, posa très vite des problèmes à l’État. Colbert proposa au roi Louis XIV de créer un « munitionnaire » chargé de régler la nourriture. Le roi créa le poste par un arrêté du 2 octobre 1669 et on décida d’élever un bâtiment : le « magasin aux Vivres » qui fut le plus vaste des monuments de ce genre possédé dès lors par la Marine. Le bâtiment, construit entre 1671 et 1673, longe l’actuel bassin de plaisance. Il porte le cachet de l’époque. Élevé sur le même alignement nord que le premier hôpital (caserne Charente), il a 120 mètres de long. Il contenait les greniers d’approvisionnement. L’ensemble forme un vaste quadrilatère ; les deux ailes en retour mesurant 125 mètres. À droite de la porte d’entrée se trouvait la tonnellerie.

Par la suite, le bâtiment connut pratiquement toutes les affectations : magasin, hôpital de la marine, logements pour l’armée et bâtiment de la sécurité civil.

À partir de 2012, le site devrait être reconverti par un promoteur avec la réalisation :

  • de cent appartements de bon standing,
  • d’une résidence hôtelière trois étoiles,
  • d’un restaurant panoramique avec vue sur le port de plaisance,
  • d’un parking aménagé dans la cour.

Place Colbert

Place Colbert avec sa fontaine et sa pelouse.

Place la plus célèbre de Rochefort, c’est le centre vital de la ville.

À l’origine, cette place faisait office de pré pour le pacage des animaux et se nommait la place aux herbes. Par la suite, grâce à l’impulsion donnée par les urbanistes, cette place est embellie en 1757 et pourvue d’une belle fontaine de pierre couronnée, par Victor Bourguignon, d’une figure allégorique symbolisant la rencontre de la Charente et de l’Océan. La source alimentant cette fontaine provient de Tonnay-Charente par l’aqueduc du Coteau54. Cet aqueduc initialement construit à la demande de l’intendant Bégon en 1695 aboutissait à un énorme réservoir situé près du bâtiment de corps de garde de la Corderie Royale54. En 1754, cet aqueduc alimentait en eau toutes les fontaines de Rochefort54.

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L’horloge de marées de la place Colbert.

De cette époque datent aussi les balcons rocaille ou néoclassiques qui ornent de simples maisons comme des hôtels particuliers : hôtel des Lemoyne de Sérigny, seigneurs de Loire, devant la fontaine, et l’hôtel d’Amblimont, l’actuel hôtel de ville, en face. Célèbrement connue grâce aux Demoiselles de Rochefort, la place qui, pendant de nombreuses années, possédait un bassin carré au milieu qui a aujourd’hui disparu. En effet, depuis 2006, la place est redevenue ce qu’elle était lors de sa première construction. La fontaine a été remise en valeur, le bassin a disparu pour laisser deux axes croisés comme à l’origine. Une horloge de marées a été installée au centre de la place. Elle indique l’état de la marée et le nombre d’heures restant avant basse mer par une série de spots lumineux.

Les fortifications

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Guérite en pierre en centre-ville.

Louis Nicolas de Clerville fut le commissaire général des fortifications de Rochefort. Cependant en 1662, ces fortifications privilégient l’esthétique à la fonctionnalité et à l’efficacité puisqu’elles étaient caractérisées par :

  • de longues courtines trop basses et mal flanquées,
  • des redents pour remplacer des bastions,
  • l’absence de défenses avancées,
  • des portes sans dehors.

Plusieurs années plus tard, ce furent près de 20 000 personnes qui migrèrent à Rochefort.

En 1690, l’enceinte des remparts de Rochefort étaient composée de trois bastions et de huit redents triangulaires adossés à la Charente.

Les remparts ont été conservés sur de vastes portions malgré l’ordre de démolition en 1923. On peut notamment admirer devant le cours Roy-Bry, une guérite en pierre de forme pentagonale portée sur culot lisse. Il ne faut pas l’appeler échauguette, mot à réserver au vocabulaire des châteaux-forts. Les fortifications bastionnées (c’est le cas de Rochefort) ont des guérites en pierre, selon tous les documents de Vauban.

Cimetières, cénotaphes, monument aux morts

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Monument aux soldats de Rochefort morts pour la France. Place des Martyrs de la Résistance.

Rochefort possède plusieurs cimetières, ainsi que plusieurs stèles et monuments aux morts.

  • Cimetière municipal comportant un carré militaire;
  • Cimetière de la Marine dépendant de l’ancien hôpital de la Marine;
  • Cimetière militaire contenant 232 tombes de soldats morts pendant la guerre de 14-18 à l’hôpital de la Marine à Rochefort55 ;
  • Stèle à la mémoire des Neufs fusillés entre 1941 et 1944 inaugurée en 2004 au carrefour du Polygone, au centre de l’avenue des Déportés et Fusillés. Ne comporte pas de noms56.
  • Plaque commémorative des Sapeurs-Pompiers57.
  • Monument commémoratif dédié aux naufragés originaires de Rochefort, situé à l’entrée du Carré militaire58.
  • Stèle des déportés et des fusillés de la guerre de 1939-194559.
  • Stèle commémorative aux Rugbyman se trouve 202, rue des Frères-Jamain60.
  • Le monuments aux soldats de Rochefort morts depuis la Première Guerre mondiale. La destruction de la majorité des remparts à partir de 1923 entraîne l’ouverture de la ville vers le faubourg. Il se dégage un espace important sur lequel on prévoir l’emplacement de ce monument aux morts dont la construction, en 1924, est confiée à Georges Gourdon, entrepreneur en marbrerie à Paris. Le monument se compose d’un obélisque dressé lui-même sur un socle pourvu d’escaliers et de rampes. L’obélisque est surmonté d’une statue allégorique de la France coiffée d’un casque de poilu et tenant un étendard et une palme. Détruite par la foudre en 1968, elle a été remplacée par une figure de la Patrie en 1971. La Place du Monument aux Morts a été rebaptisée place des Martyrs de la Résistance61.

Une autre plaque commémorative pour les soldats tués pendant la guerre de 14-18 se trouve à l’Église Saint-Louis62.

Les ponts sur la Charente

La traversée de la Charente au niveau de Rochefort a de tous temps été une nécessité, et l’augmentation continue du trafic a rendu la traversée par bac insuffisante dès le milieu du XIXe siècle. Le problème était difficile car il fallait concilier une circulation terrestre importante (l’axe Bordeaux-Nantes et la desserte d’Échillais Soubise…) avec une circulation maritime de voiliers et de navires de haut bord imposant un fort tirant d’air. Après l’étude de plusieurs projets, c’est le « système de pont à transbordeur » qui fut choisi en premier. Il sera suivi ensuite de deux autres ouvrages.

Le pont transbordeur
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Le pont transbordeur.
Article détaillé : Pont transbordeur de Rochefort.

Ce pont, dont le système fut proposé par l’ingénieur Ferdinand Arnodin (18451924), a été inauguré le 29 juillet 1900, après 27 mois de construction.

Ce pont repose sur deux pylônes métalliques hauts de 66,25 mètres et situés de part et d’autre de la Charente. Un tablier de 175,50 mètres de long, culminant à 50 mètres au-dessus des plus hautes eaux, relie ces deux pylônes entre eux. Une nacelle suspendue à ce tablier permet alors aux passagers de passer d’une rive à l’autre.

Lors de son ouverture, ce pont qui avait coûté 586 500 francs de l’époque, pouvait contenir à chaque traversée, 9 voitures à 2 attelages et 50 personnes ou 200 personnes. Sa capacité était de 26 tonnes. La traversée durait à l’époque, temps d’embarquement et débarquement compris, 40 minutes.

Mais l’augmentation continue du trafic eut raison du transbordeur, et en 1967, il fut remplacé par le pont à travée levante et en 1975, un budget de 1,4 millions de francs fut alloué à sa démolition. Le pont sera finalement classé aux monuments historiques en 1993, 7 millions de francs seront utilisés à la rénovation globale. Aujourd’hui, le pont est de nouveau en activité pour son atout touristique. Il est exclusivement ouvert aux piétons et aux vélos. La traversée est payante (2,60 € l’aller-retour pour un adulte en 2014) et dure 4 minutes et demie. Coté Rochefort, le local du moteur électrique abrite un petit restaurant ouvert en saison.

Le transbordeur est apparu dans le film de Jacques Demy, Les Demoiselles de Rochefort.

Le pont à travée levante

Un pont à travée levante fut construit à quelques dizaines de mètres en aval du pont transbordeur. Il a été démonté en 1991. Le tablier de ce pont était situé à quelques mètres seulement au-dessus de l’eau, mais il pouvait s’élever sur toute sa longueur afin de permettre le passage des bateaux. Cette opération était cependant relativement longue et causait des difficultés de circulation pour les personnes souhaitant traverser la Charente.

Le viaduc de Martrou
Article détaillé : Viaduc de Martrou.
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Le viaduc de Martrou devant le pont transbordeur.

Ce pont construit en 1991 est situé en aval du pont transbordeur. Il y eut donc un temps trois ponts alignés sur la Charente à ce niveau, mais le pont central levant de 1967 a finalement été démoli. Après avoir été payant pour les véhicules non immatriculés en Charente-Maritime, le viaduc est gratuit pour tous les véhicules depuis le 1er janvier 2004. Ainsi, le trafic routier a plus que doublé en deux ans et les ralentissements entre le viaduc et la sortie de l’autoroute venant de La Rochelle sont presque quotidiens.

Le viaduc permet le franchissement de la Charente en deux minutes pour se rendre vers Royan ou l’île d’Oléron dans un sens et vers Rochefort et La Rochelle de l’autre.

Un projet de contournement de Rochefort, par l’est, est à l’étude. Il pourrait permettre un désengorgement du trafic automobile du viaduc de Martrou ainsi qu’une liaison directe entre La Rochelle et le futur aéroport départemental de Saint-Agnant d’une part et Royan de l’autre. Le projet est contesté par une association de riverains et des élus écologistes locaux qui lui préféreraient un prolongement de la liaison ferrée cadencée existant déjà entre Rochefort et La Rochelle63.

L’Hermione

Article détaillé : L’Hermione.
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Le chantier de l’Hermione en 2009.

Depuis 1997, une association s’est donné pour projet de reconstruire à l’identique la frégate l’Hermione à bord de laquelle La Fayette partit en 1780 rejoindre les insurgés américains au cours de la guerre d’indépendance des États-Unis.

La version originale du navire fut construite en 11 mois grâce à la collaboration de centaines de travailleurs, bagnards compris, pour un total de 35 000 journées de travail.

L’équipe de reconstruction du navire s’est attachée à effectuer une reconstruction à l’identique et à faire partager cela au public à l’aide de divers stands (forgeron etc.) et d’une visite guidée du chantier. Le chantier est installé dans la double forme de radoub du XVIIe siècle située à Rochefort et les visites sont une source de financement pour le chantier.

En raison de difficultés d’approvisionnement, des bois humides, etc., l’association Hermione-La Fayette a décidé de modifier la construction du navire. Sa mise à l’eau prévue fin 2008 avec une coque nue, non équipée et non armée et ensuite la réalisation à flot pendant 2 ans des travaux d’aménagement et d’équipement est suspendue. Pour garantir la qualité du bordage, l’association a décidé de réaliser l’ensemble du bateau à sec sur le site actuel du chantier et de mettre l’Hermione à l’eau entièrement équipée et prête à naviguer. La mise à l’eau du bateau a été réalisée le vendredi 6 juillet 2012. La coque a quitté la forme double pour rejoindre la forme Napoléon III.

Patrimoine culturel et artistique

Maison de Pierre Loti

Article détaillé : Maison de Pierre Loti.

L’officier de Marine Julien Viaud (1850-1923), en littérature Pierre Loti, passa une grande partie de sa vie à transformer sa maison natale en un lieu théâtral où il se mettait en scène lors de fêtes mémorables, invitant toutes les célébrités de l’époque que son immense renom l’amenait à fréquenter. Pour ses décors, il s’inspirait à la fois du passé : salle gothique et salle Renaissance et des pays lointains d’Orient et d’Extrême-Orient, qu’il connut lors de ses lointaines missions : mosquée, salon turc, chambre arabe et salle chinoise, en grande partie disparue aujourd’hui.

Une fois passé derrière l’austère et banale façade rochefortaise le visiteur est transporté dans l’univers magique et exotique de l’écrivain qui fascine toujours autant plus d’un siècle après sa création.

Théâtre de la Coupe d’Or

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La Façade du Théâtre.

La ville de Rochefort se dote d’une salle de spectacles cent ans après sa fondation. En 1766, plusieurs notables créent une société pour financer cette édification. Le Maire, Hèbre de Saint-Clément, propose d’offrir un terrain où est bâti l’Hôtel de la Coupe d’Or. Cet hôtel aurait donné le nom du théâtre. Les travaux de construction sont confiés à Giovanni Antonio Berinzago, architecte et peintre de Lombardie qui travaille à l’époque au décor du théâtre de La Rochelle. Inspiré des théâtres italiens du XVIIe siècle, Berinzago en reprend la division en trois parties. D’est en ouest :

  • un espace d’accueil et un foyer réduit ;
  • une salle en U élevée sur quatre niveaux superposés (autour d’un parterre, un amphithéâtre en surplomb, deux étages de loges et une galerie) ;
  • une scène munie de cintres et de dessous de scène pour les décors.

La partie sud reçoit à chaque niveau les « chambres des actrices », séparées des « chambres des acteurs », et un chauffoir.

En 1852, après que les sociétaires rencontrèrent des difficultés financières, la municipalité s’en porte acquéreur et envisage sa reconstruction.

Le projet de l’architecte rochelais Brossard transforme profondément l’espace tout en gardant un plan en trois parties :

  • au rez-de-chaussée, le péristyle agrandi semble avoir conservé les colonnes doriques du premier édifice. Cet espace est surmonté d’un foyer qui permet de favoriser la rencontre des artistes et des spectateurs.
  • La salle est élargie d’un tiers par le rejet des coulisses à l’arrière de la scène. Son élévation maintient le principe du théâtre à l’italienne avec un parterre entouré de baignoires, un balcon en surplomb, un niveau de loges surmonté d’une galerie. Au plus près de la scène, quatre loges dites d’avant-scène reçoivent un décor particulièrement soigné.
  • Le plafond de la coupole qui couvre la salle est orné d’une toile marouflée d’Auguste Constantin où figurent les Muses antiques présidant aux libéraux (1844). Quant aux dessous de scènes et aux cintres, ils sont agrandis et adaptés pour assurer l’élargissement du plateau.

En 1969, le théâtre de la Coupe d’Or est inscrit à l’Inventaire des monuments historiques. En 1971, il fait l’objet d’une campagne de restauration au cours de laquelle on choisit d’habiller la salle selon le modèle des théâtres royaux en utilisant un velours bleu pâle et un paroi de miroir au deuxième niveau de loges.

Devenu théâtre conventionné en 1995, la Coupe d’Or est un espace capital pour la vie culturelle rochefortaise.

Depuis mai 2007, le théâtre est fermé à la suite d’un avis de la Commission de sécurité en vue de prévenir les risques d’incendie. La ville de Rochefort a souhaité effectuer l’ensemble des travaux en une seule tranche. Ainsi, les travaux qui devront durer jusqu’en 2011 permettront :

  • la mise aux normes de sécurité du théâtre ;
  • l’accès aux personnes à mobilité réduite ;
  • d’équiper le théâtre d’un ascenseur ;
  • de remplacer les fauteuils et les velours qui datent de 1971 ;
  • de mettre la scène à l’horizontale (en pente auparavant) ;
  • d’améliorer la fausse d’orchestre ;
  • d’améliorer l’accrochage des projecteurs ;
  • d’améliorer le montage et le démontage des décors.

Pendant la période des travaux, la salle de spectacles du parc des Fourriers remplace les représentations qui devaient avoir lieu à la Coupe d’Or.

Musée Hèbre de Saint-Clément

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Musée Hèbre de Saint-Clément.
Article détaillé : Musée Hèbre de Saint-Clément.

Anciennement appelé « Musée d’Art et d’Histoire », le musée Hèbre de St Clément était fermé depuis le 7 octobre 2002 et fut rouvert fin 2006 après sa restructuration. L’ancien hôtel du XVIIIe siècle a été détruit excepté les façades sur rues qui ont été conservées. Ces travaux ont été réalisés par l’architecte Pierre Louis Faloci. Les espaces muséaux sont répartis sur cinq niveaux :

  • au sous-sol : les locaux techniques et les sanitaires pour le public
  • au rez-de-chaussée : le hall d’accueil, la boutique, la salle d’exposition temporaire du Service d’Art et d’Histoire et un espace consacré au Pays rochefortais : collections archéologiques du Néolithique au Moyen Âge et carte interactive permettant au public de repérer les sites les plus intéressants à visiter
  • au premier étage : la salle d’exposition temporaire des Musées Municipaux et l’espace permanent du Service Ville d’Art et d’Histoire
  • au second étage : la présentation de l’histoire de la ville de la création de l’arsenal (fin XVIIe siècle) au XIXe, le plan-relief de Rochefort réalisé par l’ingénieur Touboulic en 1835 et la collection de peintures
  • au troisième étage : l’évocation iconographique de l’histoire de la ville luttant d’abord pour la sauvegarde de l’arsenal, puis pour de nouvelles ressources économiques, les collections extra-européennes (Océanie, Afrique, Asie) et un espace consacré à la culture kanake contemporaine, intégrant ou renouvelant la tradition.

L’entrée du musée est gratuite pour les expositions permanentes et payante pour celles qui sont à durée déterminée.

Musée national de la Marine

Article détaillé : Musée national de la Marine de Rochefort.
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Musée de la Marine.

Ancienne résidence des chefs d’escadre, l’hôtel de Cheusses est le grand témoin du passé maritime de Rochefort.

C’est le plus ancien hôtel de la ville. Construit à partir de 1599 (la tour nord-ouest), il appartenait à la famille protestante de Cheusses, que le pouvoir royal déposséda de ses biens lors de la création de l’arsenal. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, il servit de résidence aux chefs d’escadre, tels d’Estrées, de Tourville ou Barrin de La Galissonnière.

Transformé en musée de la Marine en 1973, l’hôtel de Cheusses, agrandi de l’hôtel contigu élevé en 1716 abrite désormais les collections historiques liées à la construction navale : modèles de navires, sculptures ornementales et objets précieux.

C’est un lieu dont les riches collections permettent des approches très diverses de l’histoire de la marine et de Rochefort, comme l’explique l’attaché de conservation du patrimoine du musée dans un court reportage de présentation64.

Ancienne École de Médecine Navale

Article détaillé : Ancienne École de médecine navale.

Le Musée national de la Marine de Rochefort est aussi composé d’un second bâtiment qui renfermait l’ancienne école de médecine navale et qui représente aujourd’hui un remarquable témoin de l’architecture hospitalière.

Située dans un pavillon de l’ancien hôpital de la Marine qui fut édifié en 1788, l’ancienne École de médecine navale a été transformée en musée national en 1998 et est gérée directement par le Musée national de la Marine de Rochefort.

C’est l’unique musée de France dans sa discipline qui ait été ouvert au public. Il est composé de collections qui servaient de supports à l’enseignement de la médecine navale (panneaux d’artériologie, crânes phrénologiques, caisses de chirurgie…)65.

Il est également doté d’une bibliothèque scientifique riche de 25 000 volumes qui sont très recherchés et consultés par de nombreux chercheurs et historiens.

Musée des Commerces d’autrefois

Musée des Commerces d’autrefois.
Article détaillé : Musée des Commerces d’autrefois.

Ce musée privé, situé dans le cœur historique de la ville, a été créé en 1990 et présente la plus riche collection d’objets publicitaires et de décoration de toute la France en une ingénieuse reconstitution d’une vingtaine de boutiques et d’ateliers datant de la période de la Belle Époque.

Musée de la Vieille Paroisse

Article détaillé : Musée de la Vieille Paroisse.

Ce musée archéologique est situé dans une ancienne église désaffectée qui est le plus ancien édifice de la ville. Le musée est géré par la Société de Géographie, société savante fondée en 1878, qui demeure très active dans la ville et dont le rayonnement intellectuel et culturel dépasse largement le cadre du département.

Service Historique de la Défense – antenne de Rochefort

Installé dans l’ancienne caserne Martrou datant de 1859 (Second Empire), en face du Cercle Mixte des Armées, et spécialement aménagé dans les années 1980, le Service Historique de la Défense à Rochefort abrite une salle de lecture ainsi qu’une bibliothèque spécialisée dans le domaine maritime. Les locaux permettent de recevoir des groupes, notamment scolaires.

Ce centre renferme 7 km linéaires d’archives couvrant tout le littoral de la Vendée à la frontière espagnole, 25 000 ouvrages et 500 titres de périodiques, plus de 5 000 plans de construction antérieurs à 1945, dont Fort Boyard66.

Kiosque à musique du square Parat

La ville de Rochefort possédait deux pavillons dédiés à recevoir les musiciens militaires des régiments dont seul subsiste le kiosque à musique du square Parat. Ce dernier a été créé en 1883, se présentant avec une architecture simple composée de huit colonnes reliées par des volutes ouvragées.

Le kiosque à musique fut mis en place à l’occasion de la grande exposition « industrielle, maritime, scolaire, scientifique, artistique et horticole » qui eut lieu sur le cours Roy Bry en 1883. Cet édifice fut dénommé « Kiosque Parat » en 1904, devant son nom au maire de la ville, Jean Parat, qui avait organisé cette manifestation couronnée par un grand succès67.

Peu à peu abandonné au lendemain de la dernière guerre mondiale, le kiosque fut interdit d’accès en 2005 pour des raisons de sécurité, notamment en raison de sa structure porteuse qui était fragilisée.

Heureusement rénové en 2007, il fait partie de la dizaine de kiosques à musique encore présents en Charente-Maritime.

Animations culturelles

  • Rochefort-sur-toile, le Cinéma Art et Essai
  • Rochefort, Ville en Fête
  • Cinéma des Ailleurs: le Festival du cinéma des pays du pacifique sud
  • Festival de cinéma L’œil écoute
  • Les Jeudis du Musée Hebre de St Clément
  • Les Mercredis du Jazz
  • Résonances : festival de musiques du monde et des arts de la rue
  • Rochefort en accords
  • La Fête de la musique

Environnement

Jardins et squares

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Cours d’Ablois devant l’ancien hôpital de la marine
  • Jardin de la Marine
  • Jardin des Retours
  • Cours d’Ablois
  • Square Parat
  • Square Herriot
  • Square Triviers
  • Le Potager du Roy (Jardin pédagogique des écoles)

Jardins des Retours

Le nom de ce nouveau parc conçu par Bernard Lassus évoque les grandes expéditions scientifiques des XVIIIe et XIXe siècles. En effet, Rochefort est alors le port de départ et de retour de plusieurs de ces grandes aventures auxquelles participèrent au XVIIIe siècle François Vivès sur l’Étoile, lors du voyage de Bougainville, et Claret de Fleurieu sur l’Isis. Au XIXe siècle, des officiers de santé prennent part, comme médecins naturalistes, à des voyages de circumnavigation : Jean René Constant Quoy sur l’Astrolabe avec Jules Dumont d’Urville (1826-1829), René-Primevère Lesson avec Louis Isidore Duperrey (18221825), son frère cadet, Pierre-Adolphe, avec Dumont-d’Urville (1837-1840).

Le jardin des Retours est dominé par ce qui subsiste de l’ancien « jardin du Roy », qu’on appelait aussi « jardin de l’Intendant » : Michel Bégon et ses successeurs aimaient s’y promener. Amputé par des lotissements successifs aux XVIIIe et XIXe siècles, ce jardin fut cédé à la ville et appelé « jardin de la Marine ». Il a gardé son tracé d’origine avec ses bosquets et ses parterres. Une large rampe plantée de tulipiers descend vers la Corderie, ouvrant la ville sur le fleuve. Les abords de la Corderie ont été aménagés en espace d’agrément : reconstitution d’un pont de navire, maquettes de navires animées. Les essences végétales sélectionnées pour ce jardin symbolisent l’importance du port de Rochefort aux XVIIe et XVIIIe siècles pour le développement de la botanique.

Conservatoire du Bégonia

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Conservatoire du Bégonia.
Article détaillé : Conservatoire du Bégonia.

Le Conservatoire du Bégonia, qui s’étend sur les bords de la Charente dans le pôle horticole de la ville, est une sorte de vitrine de l’écologie tropicale qui fait de Rochefort la « capitale du bégonia ». Cette vaste serre municipale de 1 100 m2 a été créée en mémoire de l’intendant de la Marine du XVIIe siècle, Bégon, en fonction à Rochefort et auquel la plante lui doit son nom.

Aménagé en 1986 et ouvert au public en 1990, ce Conservatoire du Bégonia qui est également un musée municipal a tout récemment inauguré de nouvelles installations dont la scénographie est particulièrement didactique.

Chemin de la Charente

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La Charente à Rochefort.

Ce chemin permet de longer le fleuve au plus près, sur tout son parcours rochefortais, de la Corderie Royale à Port-Neuf (soit 10 km).

Caractéristiques du chemin :

  • du stade nautique (Port-Neuf) à l’ancien embarcadère pour Soubise : chemin sécurisé avec revêtement de cailloux blancs uniquement pour piétons et vélos (2,4 km) ;
  • de l’embarcadère pour Soubise à la station de lagunage : chemin en bitume partagé avec voitures (rares puisque chemin sans issue) et vélos ;
  • de la station de lagunage au Pont Transbordeur : chemin sécurisé avec moitié bitume et cailloux blancs uniquement pour piétons et vélos ;
  • du Pont Transbordeur à la Corderie Royale : chemin sécurisé avec moitié bitume et cailloux blancs uniquement pour piétons et vélos.

Il y a également un chemin qui est uniquement pour piétons et vélos du Vergeroux (rond-point du Brillouet) jusqu’à Port-Neuf avec un revêtement en bitume. Il s’agit du chemin du Brillouet. Il ne longe pas la Charente mais les marais du Vergeroux.

16px-Information_icon.svg Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
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    Pancarte près de la zone de mouillage des pêcheurs d’Islande.

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    Pancarte sur le chemin du bord de Charente.

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    Pancarte en face de Soubise.

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    Pancarte entre le Pont Transbordeur et la Corderie Royale.

Marais et les oiseaux

De nombreux oiseaux migrateurs font halte dans ce marais aux qualités paysagères remarquables : oie cendrée, cigogne, aigrette garzette, échasse blanche, héron cendré, canard, cygne… sont à découvrir sur les lagunes côtières, les vasières littorales, les roselières, les prairies humides, les marais.

Partenariat avec la Ligue pour la protection des oiseaux

Les lagunes de traitement des eaux sont constituées de cinq espaces distincts. En sortie de la cinquième lagune, ses eaux (5 000 m3 en moyenne par jour) sont rejetées sur des parcelles en bord de Charente. Il s’agit de terrains inondables qui n’ont qu’une valeur agricole modeste. Ces marais sont donc utilisés par la LPO pour en faire un lieu d’accueil pour les oiseaux migrateurs et autres. La LPO a conçu des plans d’eau de profondeurs variables afin que les échassiers de toutes tailles puissent trouver des espaces accueillants.

Accueil des oiseaux

On peut voir, de l’observatoire de la station, cohabiter de nombreuses espèces d’oiseaux aquatiques. Les espèces les plus communes sont l’échasse blanche, l’avocette, le canard colvert, le canard souchet, le canard tadorne, le cormoran, la bécassine des marais, le râle d’eau, la foulque macroule, le fuligule milouin, le fuligule morillon, la mouette pygmée, le cygne, et différentes espèces de chevaliers… Ces aménagements furent réalisés en douceur et le site est devenu une richesse exceptionnelle en la matière.

C’est maintenant l’un des « pôles-nature » de la Charente-Maritime que l’on peut visiter individuellement ou en groupe. La promotion de ce « pôle-nature » est assurée par « Espace Nature » qui est installé place Colbert depuis décembre 1992 et géré conjointement par la Ligue pour la protection des oiseaux, la Ville de Rochefort, la communauté d’agglomération du Pays Rochefortais et le conseil général de la Charente-Maritime.

Station de lagunage

Rochefort possède la plus grande station de lagunage de France et d’Europe68 : sur près de 35 hectares, sont développées les nouvelles technologies liées à l’eau douce : épuration des eaux par lagunage, accueil des oiseaux migrateurs, production d’électricité à partir du biogaz… Le tout parfaitement intégré dans l’environnement des marais.

À leur arrivée à la station de lagunage, les eaux usées font d’abord l’objet d’un prétraitement : dégrillage, désablage puis dégraissage. Ainsi débarrassées des matières les plus lourdes, les eaux usées sont ensuite allégées de leurs boues avant d’être dirigées vers le réseau des lagunes où la véritable épuration va se produire. Les boues font l’objet d’un traitement spécifique puisqu’elles sont stockées dans une grande cuve en béton appelée « digesteur ». Elles vont y fermenter et produire du « bio-gaz ». Celui-ci est récupéré dans un gazomètre et va servir de combustible pour alimenter un moteur thermique, lui-même alimentant une génératrice électrique, l’ensemble constituant un cogénérateur (production simultanée d’électricité et de chaleur). L’énergie produite alimente la station d’épuration et lui fournit la plupart du temps tous ses besoins énergétiques. À certaines périodes la production est même supérieure aux besoins et le supplément d’énergie est vendu à Électricité de France. Quant aux boues, déshydratées après leur fermentation dans le digesteur, elles sont réutilisées par le service des espaces verts. Riches en azote et potassium, souvent mélangées avec de la tourbe, les boues constituent ainsi un apport appréciable comme substrat de culture pour le fleurissement de la ville.

Personnalités liées à la ville

Articles détaillés : Liste des intendants de la Marine à Rochefort et Liste des préfets maritimes de Rochefort.

Personnalités nées à Rochefort

Naissances pendant le XVIIe siècle
  • Rolland-Michel Barrin, comte de La Galissonière (1693-1756), officier de marine, administrateur colonial et gouverneur français.
Naissances pendant le XVIIIe siècle
Naissances pendant le XIXe siècle
Naissances pendant le XXe siècle

Personnalités décédées à Rochefort

Décès dans le courant du XVIIIe siècle
  • Michel Bégon, intendant de la Généralité de La Rochelle et de la Marine au port de Rochefort, mort à Rochefort le 14 mars 1710.
Décès dans le courant du XIXe siècle
  • Charles Romme (1745-1805), professeur de mathématique de l’école des garde-côtes à Rochefort.
  • Maurice Exelmans, né en 1816 à Ixelles, Amiral, préfet maritime de Rochefort, mort en fonction dans un accident à Rochefort le 25 juillet 1875.
  • Colonel Canard, né à Rocroi (Ardennes) le 6 avril 1824, décédé à Rochefort le 20 avril 1894.
Décès dans le courant du XXe siècle

Personnalités ayant visité Rochefort

Les intendants de la Marine de Rochefort et les préfets maritimes de Rochefort, dépositaires de l’autorité des chefs de l’état, ont reçu nombre d’hôtes officiels à l’hôtel de la Marine.

  • François Blondel, architecte du roi, venu à Rochefort réaliser la corderie.
  • Vauban, ingénieur du roi, surintendant des fortifications, mais ne réalisa pas de projet.
  • en 1775, le duc de Chartres69
  • le 27 et le mai 1777, le Comte d’Artois (1757-1836), frère du roi Louis XVI, venu visiter l’arsenal et les ports70.
  • le 19 juin 1777, l’Empereur d’Allemagne (1741-1790), frère de la reine Marie-Antoinette (1755-1793), venu aussi visiter l’arsenal, mais il voulut rester incognito et descendre à l’auberge du Bas-Chat70.
  • La Fayette pour prendre le commandement de son navire et embarquer le 20 mars 1780 pour l’Amérique. Il aurait séjourné dans une chambre du premier étage.
  • Napoléon est venu une première fois les 4 et 6 août 1808. Embarqué avec Joséphine à Sainte-Hippolyte, il arrive par le fleuve sur les quais sous les acclamation. Reçu par le vice-amiral Martin, premier préfet maritime, il réside avec Joséphine à l’hôtel de la Marine et va visiter Fort Boyard dont il avait ordonné la construction en 1801, alors qu’il était premier consul; il n’est pas impossible qu’il soit déjà venu à Rochefort à cette occasion. Il revient une seconde fois le 3 juillet 1815, en attendant que les deux frégates la Saale et la Méduse ne le prenne pour forcer le blocus au large de l’Île d’Aix et passer en Amérique.
  • Victor Hugo, venu visiter la région en septembre 1843 avec Juliette Drouet. C’est au Café de l’Europe, aujourd’hui Café de la Paix, qu’il a appris en lisant le journal Le Siècle la noyade de sa fille Léopoldine et de son gendre, et qu’il a écrit son magnifique poème: « Demain dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, je partirai, vois-tu, je sais que tu m’attends… »
  • Alain-Fournier (1886-1914), l’auteur du Grand Meaulnes, vient y rendre visite à Yvonne de Quiévrecourt (1885-1964), alors mariée au médecin de marine Amédée Brochet
  • le général De Gaulle
  • François Mitterrand, président de la République, le 3 novembre 1983.
  • Jacques Chirac, président de la République, le 10 juillet 1995 quelques mois après son élection. Il est revenu le 18 juillet 2005 pour fêter le 30e anniversaire du Conservatoire du Littoral, établissement public qu’il a créé en 1975.
  • Vigdís Finnbogadóttir, présidente de la République d’Islande fut l’hôte de la Maison de Pierre Loti le 24 septembre 1987.
  • Plusieurs chefs du gouvernement : Raymond Barre en février 1988, Jean-Pierre Raffarin à plusieurs reprises comme conseiller-général, notamment à la Corderie Royale en avril 1995, Lionel Jospin le 11 août 1999, Michel Debré, Michel Rocard, Édith Cresson et Édouard Balladur.

Voir aussi

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Bibliographie

Liste d’ouvrages par ordre alphabétique des auteurs
  • Anne-Françoise Damecour (ouvrage collectif coordonné par), Charente-Maritime, Aunis, guide découverte Gallimard, Paris, édition Nouveaux Loisirs, 1994
  • Florence Dubois (ouvrage collectif coordonné par), Rochefort, ville d’art et d’histoire – Le Guide, Centre des Monuments nationaux, Éditions du Patrimoine, Paris, 2003 (144 pages). (ISBN 2-85822-708-X)
  • Thierry Liot, La Maison de Pierre Loti à Rochefort, 1850-1923, Chauray, 1999. Prix de l’académie de Saintonge.
  • Lionel Pacaud, Rochefort, son combat pour l’Arsenal, Geste éditions, La Crèche, 1999 (284 pages). (ISBN 2-910919-96-X)
  • Suzanne Quéré, Rochefort, pages de son histoire, Les Chemins de la Mémoire éditeur, Saintes (36 pages). (ISBN 2-84702-017-9)
  • Rochefort Trois Siècles en Images – de Napoléon à nos Jours -, Centre d’Animation Lyrique et Culturel de Rochefort, deux tomes, imprimerie Maury, édition 1983. (Ouvrage collectif).
  • Annick Le Scoëzec Masson : Mélancolie au Sud, Paris, L’Harmattan, 2004 (roman dont l’action se passe à Rochefort dans les années 60-70).

Articles connexes

Territoires et administrations
Géographie
Environnement
Histoire
Patrimoine historique
Monuments religieux
Culture et loisirs
Économie
Transports et voirie
Santé
Militaire
Sports
Animations
Arts cinématographiques

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. prononcer [ʁɔʃ.fɔʁ]
  2. Dénomination utilisée par l’Administration depuis 1845, notamment par La Poste, par l’Équipement pour les panneaux d’entrée de ville, bien que l’appellation officielle soit Rochefort.
  3. Ce chiffre de population est celui du recensement de 2008 (population municipale). Ce chiffre de population est calculé selon la nouvelle délimitation de l’Insee établie en 2010.
  4. Depuis la nouvelle délimitation des unités urbaines établies par l’Insee en 2010, l’unité urbaine de Rochefort forme avec les communes de Tonnay-Charente, Échillais, Vergeroux et Breuil-Magné une agglomération urbaine qui la place au 6e rang en Poitou-Charentes, après Châtellerault (5e rang régional avec 42 708 habitants en 2007) mais avant Royan (7e rang régional) et Saintes (8e rang régional). Par contre, son aire urbaine la classe toujours au septième rang régional après les aires urbaines de Châtellerault (5e rang régional) et de Saintes (6e rang régional). Pour plus de détails sur ce sujet, consulter l’article détaillé Villes et urbanisation de la Charente-Maritime à la section dénommée « Une urbanisation moyenne mais qui se renforce ».
  5. Certains y voient une appartenance géographique au midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy – ainsi Rochefort comme le département de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français
  6. c’est-à-dire (par ordre alphabétique) Breuil-Magné, Échillais, Rochefort, Tonnay-Charente et Vergeroux selon la nouvelle délimitation définie par l’INSEE en 2010
  7. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002 [archive], dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  8. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références

  1. Les gentilés de Charente-Maritime [archive]
  2. Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p. 21
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. « A 831 Fontenay-Rochefort : l’appel à concession lancé ! » [archive], www.fontenaylecomte-blog.com,‎ 1 février 2012
  5. Le climat de la Charente-Maritime [archive] (Météo-France)
  6. Observatoire de l’environnement [archive], données Météo France.
  7. LPCWeather, sources Météo France [archive]
  8. Mon-ete.fr : ensoleillement en France [archive] et Météo France [archive]
  9. (fr) « Climatologie mensuelle à La Rochelle » [archive], sur infoclimat.fr (consulté le 22 octobre 2009)
  10. Données de la station de La Rochelle, sources l’Internaute [archive], INSEE [archive] et Lameteo.org [archive]
  11. Albert Dauzat, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de France.
  12. Emmanuel de Fontainieu, L’Hermione, de Rochefort à la gloire américaine, 2002 (ISBN 2-908071-95-9), p. 55
  13. Emmanuel de Fontainieu, L’Hermione, de Rochefort à la gloire américaine, 2002 (ISBN 2-908071-95-9), p. 47
  14. Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008. Collection Folio, ISBN 978-2-07-035971-4, p. 454
  15. Jean Nicolas, op. cit., p. 455
  16. a et b Mentionnée en 1810.
  17. a et b Dite de 2e classe en 1832.
  18. M.A. Gautier, Dictionnaire des communes de la Charente-Maritime, p. 52.
  19. Jacques Péret, « Affrontements et ruptures révolutionnaires », in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, éditions Gérard Tisserand,‎ 2001, 334 p. (ISBN 2-84494-084-6, lire en ligne [archive]), p. 328
  20. Jacques Péret, op. cit., p. 351
  21. Jacques Péret, op. cit., p. 353
  22. Jacques Péret, op. cit., p. 354
  23. Emmanuel de Fontainieu, L’Hermione, de Rochefort à la gloire américaine, 2002 (ISBN 2-908071-95-9), p. 166
  24. (fr) « Rochefort (Charente-Maritime) » [archive], sur www.newgaso.fr (consulté le 1er juillet 2010)
  25. http://perso.numericable.fr/briantimms3/chf/17poitoucharentes.htm [archive]
  26. http://www.ville-rochefort.fr/mairie/equipe [archive]
  27. Rapport de la Chambre régionale des comptes de Poitou-Charentes sur la ville de Rochefort [archive].
  28. « Villes Internet par régions » [archive], sur www.villes-internet.net (consulté le 3 octobre 2009)
  29. Comité de jumelage de la ville de Rochefort [archive]
  30. http://quai-aux-vivres.fr [archive] Site web du projet du Magasin Aux Vivres [archive]
  31. Se reporter à l’article détaillé Démographie de la région Poitou-Charentes à la section Liste des Unités urbaines.
  32. Des villages de Cassini aux communes d’aujourd’hui [archive] sur le site de l’École des hautes études en sciences sociales.
  33. Fiches Insee – Populations légales de la commune pour les années 2006 [archive], 2011 [archive]
  34. Insee – Recensement de la population – 2009 – Rochefort [archive]
  35. Insee – Recensement de la population – 2009 – Charente-Maritime [archive]
  36. Bonnet de Lescure, discours prononcé en 1838 à l’occasion du rétablissement du tombeau de M. Bégon et de sa fille, in Annales maritimes et coloniales, Volume 70, no 79, p. 1323.
  37. « Notice no PA00104866 » [archive], base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. Insee – Recensement de la population – 2009 – Rochefort [archive]
  39. Insee – Recensement de la population – 2009 – Charente-Maritime [archive]
  40. Insee – Recensement de la population – 2009 – France [archive]
  41. a, b et c Statistiques sur la population active à Rochefort – Source : Insee 1999 et 2007 [archive]
  42. Port de commerce Rochefort Tonnay-Charente [archive]
  43. a et b Les filières de l’économie rochefortaise vues par la mairie de Rochefort [archive]
  44. L’ensemble urbain Rochefort, Tonnay-Charente et ses industries, voir p. 621 du document en ligne [archive]
  45. http://www.sudouest.fr/2011/05/13/l-ancienne-clinique-opere-sa-mue-en-pole-de-sante-397067-1504.php [archive]
  46. (fr) « Les Thermes de Rochefort » [archive], sur www.ville-rochefort.fr (consulté le 1er juillet 2010)
  47. a et b Site départemental de l’architecture et du patrimoine. [archive]
  48. UNESCO : l’arsenal de Rochefort. [archive]
  49. Emmanuel de Fontainieu, L’Hermione, de Rochefort à la gloire américaine, 2002 (ISBN 2-908071-95-9), p. 24
  50. Emmanuel de Fontainieu, L’Hermione, de Rochefort à la gloire américaine, 2002 (ISBN 2-908071-95-9), p. 34
  51. Emmanuel de Fontainieu, L’Hermione, de Rochefort à la gloire américaine, 2002 (ISBN 2-908071-95-9), p. 36
  52. a et b Les églises d’Aunis, par Yves Blomme, éditions Bordessoules, p. 113
  53. Visiter Rochefort, par Agnès Claverie, éditions Sud-Ouest, p. 15
  54. a, b et c Didier PIGANEAU, Le Pays Rochefortais, un estuaire et des marais, Tourisme et Patrimoine, Les Éditions du Laquet, 2001, p. 77
  55. sur memorial-genweb [archive]
  56. sur memorial-genweb [archive]
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  60. sur memorial-genweb [archive]
  61. sur memorial-genweb [archive]
  62. sur memorial-genweb [archive]
  63. in journal Sud-Ouest du 10 février 2009
  64. Cette vidéo peut être consultée sur le site scienceculture : Le Musée de la Marine de Rochefort [archive] par ethnomedia [archive] pour scienceculture [archive]
  65. École de médecine navale de RochefortSite officiel de l’ancienne école de médecine navale [archive]A l’école des médecins [archive] reportage d’ethnomedia [archive] pour scienceculture [archive]
  66. Page web du Service Historique de la Défense à Rochefort sur le site de la Défense [archive]
  67. Florence Dubois (ouvrage collectif coordonnée par), Rochefort, ville d’art et d’histoire – Le Guide, Centre des Monuments nationaux, Éditions du Patrimoine, Paris, 2003, p. 110
  68. Energie-Cités : Énergie, eau, assainissement à Rochefort [archive]
  69. Charente-Maritime, Aunis, guide découverte, par Anne-Françoise Damecour, Paris, Gallimard
  70. a et b Théodore Viaud, Histoire de la ville et du port de Rochefort, Rochefort, chez Madame Honorin Fleury, tome II, p. 156-157.

 

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