Comment lamorille / Astro Zombie pollue le site Rue89

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http://riverains.rue89.nouvelobs.com/astro-zombie/commentaires

Astro Zombie

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Le juge Trévidic autorisé à enquêter en Algérie et au Pakistan

Le juge antiterroriste Marc Trévidic a récemment été enfin autorisé à se rendre en Algérie et au Pakistan pour y enquêter sur l’assassinat, en 1996, des moines de Tibhirine, ainsi que sur l’attentat ayant coûté le 8 mai 2002 à Karachi la vie de onze Français employés de la DCN, en des lieux plus que jamais infestés de coupeurs de têtes, kamikazes et poseurs de bombes très irrités par l’ingérence de la France dans leurs affaires et la présence de Français sur leurs territoires.

On lui souhaite bien du courage.

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/2014/09/05/le-juge-trevidic-va-pouvoir-enqueter-en-algerie-sur-les-moines-de-tibhirine-544872.html

Le juge Trévidic va pouvoir enquêter en Algérie sur les moines de Tibhirine

 

La justice algérienne a donné son feu vert à une visite, en octobre, du juge français chargé de l’enquête sur l’assassinat des sept moines de Tibhirine, en 1996. Après deux reports cette année, qui ont provoqué la colère du magistrat, l’Algérie semble enfin ouvrir ses portes.

  • F.G avec AFP
  • Publié le 05/09/2014 | 15:49, mis à jour le 05/09/2014 | 16:14
Hommage aux moines de Tibhirine en Algérie en 2007 © AFP
© AFP Hommage aux moines de Tibhirine en Algérie en 2007

 

Un certain nombre des moines assassinés il y a 18 ans avaient de la famille dans les Pays de Savoie. Ces hommes de prière étaient issus de l’Abbaye de Tamié, en Savoie. Dans les Alpes, on a donc toujours suivi, avec intérêt, l’enquête qui, au final, a beaucoup fait de surplace. Un espoir vient aujourd’hui de l’Algérie.  »Les autorités judiciaires ont donné leur feu vert à une visite les 12 et 13 octobre en Algérie » du juge français Marc Trévidic, a affirmé, mercredi 3 septembre, le ministre algérien de la Justice, Tayeb Louh.

Marc Trévidic © AFP

 
Le magistrat antiterroriste, qui enquête sur cet assassinat, a dû reporter deux fois cette année cette visite, notamment faute d’avoir reçu l’invitation officielle d’Alger. Le 9 juillet, M. Trévidic s’était montré excédé de ces reports: « il va falloir savoir si on se moque de nous », avait-il lancé sur la radio France Inter.M. Trévidic et sa consoeur Nathalie Poux avaient obtenu en novembre 2013 l’accord de principe des autorités algériennes pour assister à l’exhumation des têtes des moines enterrées à Tibhirine, et à leur autopsie dans le but de faire la lumière sur leur assassinat. On sait aujourd’hui que la procédure d’expertise et d’autopsie sera assurée par des experts algériens. Le magistrat algérien, en charge de ce dossier, doit, de son côté, se rendre en France le 21 octobre pour mener des auditions.

Seules les têtes avaient été retrouvées

Les moines avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, dans leur monastère isolé de Tibhirine, près de Medea (90 km au sud d’Alger). Le rapt avait été revendiqué un mois plus tard par le Groupe islamique armé (GIA) via un communiqué. Le 21 mai, un second communiqué annonçait l’exécution des religieux dont seules les têtes avaient été retrouvées, neuf jours plus tard, au bord d’une route de montagne. Trois moines, qui avaient échappé à l’enlèvement, ainsi que des villageois, ont confirmé aux gendarmes l’implication du GIA dans le rapt survenu dans une des zones les plus troublées d’une guerre civile qui a fait environ 200.000 morts en une décennie.

Des versions contradictoires

Le 25 juin 2009, l’ancien attaché militaire de l’ambassade de France à Alger, le général François Buchwalter, a livré à M. Trévidic le témoignage indirect d’un militaire algérien. Ce général a expliqué que « les hélicoptères (de l’armée) ont vu un bivouac (…) pour eux, ça ne pouvait être qu’un groupe armé. Ils ont donc tiré sur le bivouac (…) Une fois posés, ils ont découvert qu’ils avaient tiré notamment sur les moines. Les corps des moines étaient criblés de balles ». C’est pour dissimuler cette bavure que les corps auraient été décapités.

Outre la présence d’impacts de balles, les analyses prévues sur les têtes visent notamment à établir si la décapitation a été menée avant ou après la mort et pourraient permettre d’écarter certains témoignages et d’en accréditer d’autres.

Lors de sa visite en France, le juge algérien souhaite interroger Pierre le Doaré, ancien chef d’antenne des services secrets français (DGSE) à Alger (1994-1996), et Jean-Charles Marchiani, ancien officier du même service et ex-préfet du Var, selon le quotidien francophone algérien El Watan. M. Marchiani, qui avait été chargé d’une mission auprès du GIA, a confirmé à M. Trévidic en 2012 que cette mission avait été décidée par le président Jacques Chirac pour négocier une rançon, mais que le Premier ministre d’alors, Alain Juppé, qui n’en avait pas été informé, y a mis fin, signant « l’arrêt de mort des moines », selon le témoignage de M. Marchiani.

De son côté, Pierre le Doaré avait reçu dans les locaux de l’ambassade de France à Alger un émissaire du GIA qui lui avait remis une preuve de vie des religieux en captivité, selon plusieurs témoignages et documents versés au dossier.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/attentat-de-karachi-le-juge-trevidic-va-enfin-enqueter-au-pakistan-12-09-2014-4129745.php

Info le Parisien

Attentat de Karachi : le juge Trévidic va enfin enquêter au Pakistan

 

Elisabeth Fleury | Publié le 12.09.2014, 15h38 | Mise à jour : 15h42

Le juge français Marc Trevidic. 

Le juge français Marc Trevidic.  | LP / OC

 

Cela faisait presque deux ans que, pour les besoins de son enquête sur l’attentat de Karachi, le juge Marc Trévidic réclamait aux autorités d’Islamabad l’autorisation d’aller au Pakistan. A la faveur de l’été, le magistrat antiterroriste a enfin obtenu leur feu vert. De quoi relancer l’enquête sur ce drame qui, le 8 mai 2002, a causé la mort de 11 Français, employés de la Direction des constructions navales (DCN).

Reste à trouver une date et à s’entendre avec les autorités pakistanaises sur l’étendue des investigations qu’il pourra conduire sur place. Marc Trévidic espère s’y rendre au plus vite, «avant la fin de l’année», indique une source proche du dossier.

Son voyage peut s’avérer décisif . Car, aussi surprenant que cela puisse paraître dans une affaire criminelle de cette envergure, le dossier ne comporte quasiment rien sur les investigations menées, sur place, par les enquêteurs pakistanais. Aucun interrogatoire de suspect. Aucun témoignage. «Il n’y a pas, non plus, le moindre procès-verbal relatif à la scène de crime», relate une source judiciaire.

Les autorités pakistanaises ne sont pourtant pas restées inactives. Dès le lendemain de l’attentat, une centaine de suspects sont interpellés avant d’être, finalement, relâchés. En décembre 2002, trois hommes sont arrêtés, tous islamistes. L’un d’entre eux s’échappe. Ses complices présumés, condamnés à mort en 2003 par la cour anti-terroriste de Karachi, sont finalement acquittés et remis en liberté par la Haute Cour du Sind en juin 2009.

L’attentat n’a jamais été revendiqué

«L’accusation n’a pas pu apporter de preuve qui ne laisserait subsister aucun doute raisonnable», estime alors la haute juridiction. N’ayant été revendiqué par personne, l’attentat de Karachi n’a donc toujours pas, officiellement, d’auteur.

Des experts français, dépêchés sur la scène de crime au lendemain de l’attentat, ont pu analyser la nature de l’explosif utilisé. Leurs conclusions : il s’agit essentiellement de TNT, une substance utilisée par l’armée pakistanaise. Du coup, c’est sur les services secrets pakistanais que pèsent, aujourd’hui, les soupçons.

Ces derniers auraient pu organiser l’attentat pour punir la France d’avoir stoppé le versement de commissions en marge du contrat Agosta, signé en 1994 avec le Pakistan, et prévoyant la livraison de trois sous-marins. Cette hypothèse a abouti, en France, à l’ouverture du volet financier de l’enquête que le juge Renaud Van Ruymbeke a très récemment clôturé.

A l’occasion de sa visite, Marc Trévidic souhaite consulter l’intégralité de la procédure judiciaire pakistanaise, «y compris la retranscription des audiences». Douze ans après les faits, des témoins-clés ont peut-être encore des choses à dire : le magistrat entend réclamer, à cet effet, un certain nombre d’auditions. Si les autorités pakistanaises l’acceptent, c’est à coup sûr un travail de Titan qui attend le juge avec, qui sait, de nouveaux rebondissements à la clef.

LeParisien.fr

 

http://www.lepoint.fr/societe/djihad-en-syrie-trevidic-ceux-qui-rentrent-sont-degoutes-par-ce-qu-ils-ont-vu-08-09-2014-1861320_23.php

Djihad en Syrie – Trévidic : « Ceux qui rentrent sont dégoûtés par ce qu’ils ont vu »

 

Le Point – Publié le 08/09/2014 à 16:59

L’emblématique juge antiterroriste Marc Trévidic évoque les profils et les témoignages d’apprentis djihadistes français de retour de Syrie. Entretien.

 

Des combattants djihadistes du Front al-Nosra en Syrie.

Des combattants djihadistes du Front al-Nosra en Syrie. © GUILLAUME BRIQUET/CITIZENSIDE / AFP

 
Propos recueillis par
 

Le juge antiterroriste Marc Trévidic ©  JACQUES DEMARTHON/AFP PHOTO

 
D’après le procureur de Paris, 942 Français seraient partis en Syrie ces deux dernières années. Un phénomène de grande ampleur, qui touche aussi les femmes et les mineurs, en France comme à l’étranger. Et qui fait craindre la multiplication de Merah ou de Nemmouche en puissance. En France, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé en avril dernier l’activation d’un plan anti-djihad. Marc Trévidic, juge emblématique du pôle antiterrorisme du TGI de Paris et spécialiste des filières islamistes, revient pour Le Point.fr sur ces mesures. Il évoque aussi les profils, toujours plus diversifiés, les missions et les témoignages des apprentis djihadistes français partis rejoindre la Syrie. Entretien.

 
Le Point.fr : Quelles sont les différences entre vos premiers dossiers concernant les affaires liées à l’islamisme radical et ceux auxquels vous êtes confronté aujourd’hui ?

Marc Trévidic : La première évolution majeure, c’est que nous sommes passés d’un terrorisme professionnel à un terrorisme d’amateur. Le GIA (Groupe islamique armé en Algérie) – qui avait une mission très territoriale et non une logique internationale – expliquait ses actes par la raison. Il n’y avait pas d’attentats kamikazes à cette époque. Les gens ne se faisaient pas sauter, cela ne faisait pas partie de leur mode opératoire. C’étaient des actes plus longs qui s’inscrivaient dans la tradition du terrorisme d’État. Par ailleurs, les personnes concernées lisaient et avaient des fondements religieux : elles pouvaient passer des heures à tenter de convaincre, à prêcher. Désormais, les candidats au djihad ne sont le plus souvent convaincus que par l’image : des clichés ou des vidéos d’exécutions, d’égorgements, de kalachnikovs. Ils font appel à l’émotion, aux images fortes, pas à la raison. La plupart des jeunes qui partent en Syrie sont ainsi très peu radicalisés au fond.

Il semble difficile d’établir un profil-type des Français qui rejoignent la Syrie…

Il y a deux ans, j’aurais dit qu’il s’agissait d’un jeune, entre 20 et 22 ans, en difficulté sociale, qui a côtoyé les milieux radicaux. Aujourd’hui, il y a parfois des jeunes filles de 17 ans, de 14 ans… On voit des mineurs, des femmes partir, ce qui n’a jamais été le cas auparavant. C’est, entre autres, le fruit d’une radicalisation via Internet.

Quel est le rôle des femmes sur place ?

Nous n’avons pas de preuves qu’elles combattent. Il n’y a pas de prostitution les concernant, mais, le plus souvent, elles doivent épouser des combattants. Parfois, elles doivent en épouser quatre à cinq différents : il arrive que leur époux meure et soit immédiatement remplacé par un autre.

Quelles sont les tâches assignées aux hommes par l’État islamique ou, dans une moindre mesure, le Front al-Nosra ?

Ces missions peuvent être très différentes. Récemment, un Français a par exemple été chargé d’être fossoyeur : pendant trois mois, il a enterré des cadavres avant de rentrer ! Mais la plupart, bien sûr, combattent. Il arrive même qu’ils luttent contre des groupes opposés, où ils retrouvent d’autres Français ! Certains ont d’ailleurs quitté le Front al-Nosra pour l’EI et vice-et-versa.

Que vous racontent ceux qui sont rentrés en France ?

La majorité d’entre eux témoignent de scènes abominables, notamment à Racca (dans le centre de la Syrie, NDLR). On a pu voir des photos qu’ils ont prises ou des photos publiées directement sur Internet. Il y a eu de nombreuses exécutions : sur certains clichés, on voit des têtes alignées sur la place publique. Certains ont été témoins, ou directement acteurs, d’atrocités. Ce n’est pas très encourageant d’entendre de tels témoignages.

Actuellement, existe-t-il beaucoup de potentiels Mohamed Merah qui ont regagné la France ?

Il y en a sûrement, c’est évident. Mais le profil de ceux qui sont partis en Syrie est tellement varié qu’il faut rester prudent. Il y a ceux qui versent dans le djihadisme comme dans le trafic de drogue, ceux qui deviennent incontrôlables en revenant – comme Mehdi Nemmouche -, et ceux qui sont partis combattre Bachar el-Assad et reviennent en disant « j’ai fait le djihad » et n’ont pas d’intention particulière à leur retour.

Selon le procureur de Paris, il y a 942 cas recensés de Français partis ou revenus de Syrie, 329 font l’objet d’une enquête et 35 d’une information judiciaire. Comment faites-vous pour les surveiller ?

Nous faisons vite, donc je pense qu’il nous arrive de faire mal. Dans les conflits précédents (Bosnie, Afghanistan, Irak), il n’y avait jamais plus de quarante Français concernés. Nous avions alors la capacité de les suivre. Mais ce n’est jamais évident de distinguer ceux qui, à leur retour, ont véritablement de mauvaises intentions. Avant, lorsqu’ils revenaient du Waziristan (région du nord-ouest du Pakistan hébergeant des talibans afghans et des islamistes d’al-Qaida, qui servirait de base d’entraînement aux apprentis djihadistes, NDLR), cela pouvait nécessiter un an d’enquête avant que nous ne décidions de les suivre. Désormais, on les arrête dès qu’ils rentrent sur le territoire. Ils écopent souvent de courtes peines, mais ensuite, nous ne savons pas ce qu’ils vont faire. La plupart de ceux que nous interrogeons à leur retour affirment être dégoûtés par ce qu’ils ont vu et ne plus vouloir y retourner. Faut-il pour autant les croire ? Le fait est que nous ne pouvons pas avoir un oeil sur tout le monde. D’autant que tous ne s’affichent pas sur Facebook et parfois, il n’est donc pas simple d’engager une procédure par manque de preuves.

Un plan antiterroriste a été décidé par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. Répond-il à vos attentes ?

Pour l’instant, il n’est pas voté. Il sera discuté en commission des Lois au Sénat à la mi-septembre, avant que la discussion n’ait lieu à l’Assemblée nationale en octobre prochain. L’idée de la loi est de criminaliser le projet individuel, alors qu’auparavant, l’association de malfaiteurs à caractère terroriste obligeait à être au moins deux. Désormais, nous sommes dans l’idée d’arrêter quelqu’un qui est dans le projet d’un acte terroriste. Aussi, ce qu’il faudrait, c’est davantage de solidarité entre les nations pour lutter plus efficacement.

Le gouvernement a annoncé la création d’un numéro vert à destination des familles dont un membre serait tenté de partir en Syrie. Quelle est l’efficacité de ce service ?

Cela commence à porter ses fruits. En juin, 55 familles se sont signalées par ce biais. Nous constatons que la plupart d’entre elles ne sont pas radicales et ne sont pas musulmanes pratiquantes. Le numéro vert permet de faire remonter des informations et, surtout, de rassurer les familles.

>> Lire aussi Marc Trévidic : « Pas de repentir possible pour les terroristes »

 

http://www.roubaix.maville.com/actu/actudet_-marc-trevidic-%20les-profils-des-jihadistes-ont-change%20_une-2616198_actu.Htm

Mercredi 10 septembre 2014 22:01

Marc Trévidic : « Les profils des jihadistes ont changé »

photo marc trévidic, juge d’instruction et vice-président du pôle antiterrorisme de paris. © photo : daniel fouray / ouest-france

Marc Trévidic, juge d’instruction et vice-président du pôle antiterrorisme de Paris.© Photo : Daniel Fouray / Ouest-France

Les députés vont revoir le projet de loi visant à renforcer la lutte contre le terrorisme, dont les actions individuelles. « Indispensable », selon le juge Marc Trévidic.

 

« Une personne qui, sur le territoire français, fait des recherches sur le net, loue un local, achète du matériel, repère des cibles de façon complètement isolée, n’est pour l’instant pas punissable », rappelle Marc Trévidic, juge d’instruction et vice-président du pôle antiterrorisme de Paris. « Avec l’explosion de la radicalisation islamiste via internet, les profils ont changé. On se trouve confronté à des jeunes faiblement endoctrinés, au sens où leur culture de l’islam est faible, mais surexcités par les images ultraviolentes… »

Pour lire gratuitement notre entretien avec le juge Marc Trévidic dans l’édition du soir de ce mercredi, cliquez sur le lien ci-dessous :

>>> Marc Trévidic : « Les profils des jihadistes ont changé »

 

http://www.lefigaro.fr/international/2014/09/11/01003-20140911ARTFIG00105-djihad-le-juge-trevidic-alerte-sur-les-coupeurs-de-tete-francais.php

Djihad : le juge Trévidic alerte sur les coupeurs de tête français

    • Par Jean-Marc Leclerc
    • Mis à jour le 11/09/2014 à 11:12
    • Publié le 11/09/2014 à 10:24
Capture d'écran d'une vidéo d'exécution orchestrée par des djihadistes du Front al-Nosra en Syrie, le 16 mai 2013.

 

Selon le magistrat antiterroriste, de jeunes Français participent aux exécutions publiques en Syrie et s’exhibent même sur Internet, avec des têtes tranchées dans les mains. Certains ont des profils de tueurs en série, dit-il.

Après la diffusion, il y a neuf jours, par les islamistes, des images de la décapitation du journaliste israélo-américain, Steven Sotloff, le juge Trévidic, fait cette confidence inquiétante au Figaro: «Il y a dans nos dossiers antiterroristes des cas de jeunes Français qui ont été formés à couper des têtes par les djihadistes en Syrie. Certains ont directement mis en pratique ce qui leur a été enseigné en décapitant des personnes, lors d’exécutions publiques, notamment à Racca», ville syrienne tombée aux mains des djihadistes et proclamée capitale du califat créé le 29 juin dernier.

Ce magistrat français très chevronné, qui a repris le cabinet d’instruction du juge Bruguière depuis de nombreuses années, précise même que «circulent actuellement sur Internet des images de jeunes Français qui tiennent une tête coupée dans leur main». À le croire, «ils s’habituent à l’horreur», comme les enfants soldats d’Angola. «C’est dire leur degré de dangerosité» lorsqu’ils reviennent en France, selon lui.

Profils de plus en plus psychiatriques

Combien au juste de jeunes exaltés Français se livrent ou se sont livrés à de telles exactions? Une poignée sans doute parmi le millier de personnes, comptant les femmes et des mineurs, qui se sont rendus dans les zones de conflit. À ce jour, 370 djihadistes présumés font l’objet de poursuites judiciaires en France. Leurs parcours très variés nécessitent une action «sur mesure, au cas par cas», explique-t-on chez les experts du ministère de l’Intérieur.

Mais le juge Trévidic insiste sur le «durcissement des profils». Selon lui, «des profils de plus en plus psychiatriques émergent» dans les enquêtes. À l’entendre, «le djihad en Syrie draine des individus à ce point déséquilibrés que», même sans l’islam radical extrême dans lequel ils basculent, «l’on peut se demander s’ils n’auraient pas pu finir tueurs en série». Cet expert ajoute que «parmi les profils les plus pulsionnels, l’on croise des adolescents extrêmement isolés, y compris des gamins de 15 à 16 ans».

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/09/25/les-etats-unis-pas-au-courant-de-projets-d-attentats-de-l-ei-en-occident_4494665_3218.html

Sécurité renforcée dans les centres commerciaux et les grands magasins

 

Le Monde.fr | 25.09.2014 à 18h52 • Mis à jour le 26.09.2014 à 09h49 | Par Matthieu Suc

Patrouille de l'armée dans le cadre du plan Vigipirate à la gare du Nord, à Paris, le 4 octobre 2010.

 

Aucun détail n’avait filtré jusque-là sur le conseil de défense qui s’était tenu en milieu d’après-midi à l’Elysée, jeudi 25 septembre. « Les mesures de prévention contre les risques terroristes mises en œuvre sur le territoire national vont être renforcées dans les lieux publics et dans les transports », s’était contentée d’annoncer la présidence.

 

Jeudi soir, Matignon a détaillé dans un communiqué lesdites mesures. Il s’agit de l’application du plan « Vigipirate renforcé », et déjà adopté le 17 juillet. Avec néanmoins deux nouveautés : une intensification des patrouilles dans les gares et surtout un contrôle destiné à assurer la sécurité dans les grands magasins et les centres commerciaux.

Lire aussi : François Hollande rappelle la fermeté de la France face au terrorisme

La modalité de ces contrôles reste à déterminer après une concertation dans les jours qui viennent avec les entreprises concernées. Parmi les mesures envisagées, un contrôle systématique des sacs à l’entrée des grands magasins. Par ailleurs, note le communiqué, « le ministre de l’intérieur adressera aux préfets une instruction précisant ces différentes mesures dont le détail opérationnel ne saurait être rendu public ».

CONTRÔLES D’IDENTITÉ

Le secrétariat général à la défense et à la sécurité nationale (SGDSN), qui gère « Vigipirate », a pécisé dans un communiqué que ces « patrouilles fréquentes », menées de « manière ponctuelle et aléatoire », pourront notamment « comporter des contrôles d’identité ».

Les mesures de sécurité en vigueur comportent « la restriction ou l’interdiction de stationnement ou de circulation aux abords de certains bâtiments, lieux ou installations sensibles ainsi que des opérations de surveillance des principaux sites touristiques, des lieux de culte, des aérogares et des gares ».

DÉMENTIS FRANÇAIS ET AMÉRICAIN

Enfin, Matignon a pris soin d’éteindre l’incendie après les propos d’Haïdar Al-Abadi, le premier ministre irakien, qui, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York, jeudi, a affirmé à des journalistes américains que l’Etat islamique préparait des attentats dans les métros de Paris et des Etats-Unis :

« Aujourd’hui, j’ai reçu des renseignements de Bagdad, où ont été arrêtés certains éléments, laissant penser que des réseaux présents en Irak préparent des attentats. Au vu des détails que j’ai reçus, cela semble crédible. »

Dans son communiqué, Matignon a pris soin de préciser que « les services de renseignement français ne disposent à cette heure d’aucun élément permettant de confirmer les propos tenus aujourd’hui par le premier ministre irakien concernant des menaces contre le métro. Les mesures décidées lors du conseil restreint de défense l’ont été indépendamment et préalablement à ces déclarations ».

Dans la soirée, diverses sources policières affectées à la surveillance des transports en commun nous ont assuré ne pas avoir reçu de consignes particulières de vigilance. Et, Place Beauvau, on confirmait que le niveau « alerte attentat », dernière étape du plan « Vigipirate », déclenché lorsque la menace est imminente et précise, n’était pas envisagé.

De leur côté, les Etats-Unis ont également affirmé jeudi ne pas disposer d’éléments corroborant des informations données par le premier ministre irakien. Les Etats-Unis ont eu connaissance par le passé de menaces de divers groupes radicaux, mais il n’y a rien eu de tel récemment concernant un éventuel projet imminent de la part de l’Etat islamique, selon un responsable américain, cité anonymement par l’agence de presse Reuters.

Toutefois, le chef de la police de New York, William Bratton, a indiqué que ses services avaient renforcé la présence policière dans les métros et les rues de la ville après la mise en garde du premier ministre irakien.

Les Etats-Unis et la France, avec plusieurs pays du Proche-Orient, mènent depuis plusieurs jours des frappes contres des cibles de l’EI en Irak et, plus récemment, en Syrie.

  • Matthieu Suc
    Journaliste au Monde

Affaires Méric et Gourdel : quels rapports ?

Mon Chinois de Thaïlande, qui était bien surexcité vendredi 19 septembre 2014, comme je l’ai montré dans les deux articles que je lui ai consacrés mardi 23 septembre 2014 à l’occasion de la cinquante-millième visite d’une page de mon blog « Petitcoucou », qu’il affectionne particulièrement, revient depuis hier sur l’affaire Clément Méric en me suggérant de faire des comparaisons, comme j’en ai déjà faites entre ce dernier et Michael Schumacher à propos de leurs traumatismes crâniens respectifs :

 

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L’affaire de la rixe ayant entraîné la mort de Clément Méric au mois de juin 2013, laquelle, médiatisée à l’excès, avait suscité une vive émotion juste avant que le tribunal correctionnel de Brest ne rendît, le 11 juin 2013, une décision d’importance concernant mes différends avec Josette Brenterch et son complice le cyberdélinquant Cyprien Luraghi, et celle de la décapitation présumée du guide de haute montagne Hervé Gourdel alors que les procédures judiciaires qui m’opposent au duo Josette Brenterch / Cyprien Luraghi en sont encore dans une phase décisionnelle assez importante, présentent en effet bien des similitudes.

Pour commencer, dans les deux cas, la mort de la victime a été annoncée prématurément.

Clément Méric n’est officiellement décédé que le lendemain de l’annonce publique de son « assassinat », qui effectivement pourrait bien en être un, vu les nombreux indices en faveur d’un coup monté, d’une préméditation, d’une mort programmée.

Quant à Hervé Gourdel, son cadavre n’a pas encore été retrouvé et rien ne prouve que la vidéo de sa décapitation ne soit pas pur cinéma, mais pour l’heure, elle fait foi pour à peu près tous et peut effectivement avoir présenté le guide décapité, dont l’assassinat était dans ce cas inéluctable (voir ci-dessous).

Les deux événements ont bénéficié d’une couverture politico-médiatique exceptionnelle et immédiatement suscité une vive émotion du public ou de sa frange la plus politisée, celle qui s’exprime à l’instar des responsables politiques du pays.

Dans les deux cas, la victime est devenue martyr d’une cause, celle de la lutte des « antifascistes » pour Clément Méric, celle de la guerre contre les islamistes pour Hervé Gourdel.

Mais très rapidement, dans les deux cas, maintes anomalies amènent à se poser des questions sur ce qu’ils pouvaient bien faire l’un et l’autre à l’endroit où ils sont tombés, ainsi que sur les personnes qui les ont appelés à s’y rendre et leurs responsabilités ou éventuelles complicités avec les auteurs de l’assassinat présumé.

Tandis que les accompagnateurs d’Hervé Gourdel, très suspects pour les autorités algériennes, sont actuellement toujours interrogés, il reste très surprenant que l’un des amis de Clément Méric ait totalement disculpé l’un de leurs agresseurs communs, à l’encontre de qui subsistent des éléments à charge.

Dans les deux cas, l’événement semble avoir été programmé pour répondre aux exigences d’une opération de communication, et la future victime délibérément choisie pour ses caractéristiques essentielles.

Comment ne pas reconnaître dans le guide de haute montagne Hervé Gourdel un représentant du cyberdélinquant Cyprien Luraghi quand le Brestois Clément Méric défendait à l’évidence les couleurs de ses mentors du NPA de Brest, Josette Brenterch en tête ?

Le message est toujours à double sens :

1. L’antifasciste brestois et son complice Cyprien Luraghi, on en a marre.

2. Non, non, non, ce sont des victimes et des héros, des martyrs, voyez toute l’émotion suscitée dans le public par leur assassinat.

Les différentes personnes impliquées sont toujours des relations de Cyprien Luraghi et de son égérie brestoise Josette Brenterch.

Qui a manipulé qui ?

 

http://www.alterinfo.net/Video-de-la-decapitation-d-Herve-Gourdel-ce-qu-il-faut-savoir_a106553.html

Vidéo de la décapitation d’Hervé Gourdel : ce qu’il faut savoir

 

Hicham Hamza
Jeudi 25 Septembre 2014

 

Vidéo de la décapitation d'Hervé Gourdel : ce qu'il faut savoir

 

VIDÉO DE LA DÉCAPITATION D’HERVÉ GOURDEL : CE QU’IL FAUT SAVOIR.

Hervé Gourdel, guide de haute montagne passionné par la photographie et âgé de 55 ans, a été assassiné par ses kidnappeurs en Algérie {http://panamza.com/akd }.

Voici plusieurs éléments -dont certains n’ont pas été évoqués par la presse traditionnelle- relatifs à la vidéo mise en ligne cet après-midi :

* d’une durée de 4’47, elle débute par des images extraites d’un JT arabe et relatives à la déclaration de François Hollande à propos de l’intervention militaire française contre Daesh.

* Élément singulier: en dépit de sa qualité d’image particulièrement médiocre (contrairement aux films haute-définition réalisés par Daesh), la vidéo semble avoir bénéficié d’un montage exactement similaire (comme si elle avait été montée par les mêmes équipes techniques de Daesh, censées être localisées en Irak et en Syrie).

* Sous la contrainte, Hervé Gourdel (qui avait demandé dans la première vidéo illustrant son kidnapping l’aide du chef de l’État) tient les propos suivants: « Hollande, tu as suivi le bourricot de Obama ». Il enchaîne directement sur ces mots adressés à ses proches : « Je vous aime ».

* Quatre hommes cagoulés l’entourent. L’un d’entre eux lit un papier contenant un message hostile à la France. Sa voix est déformée. De nombreux éléments visuels initialement présents dans la vidéo sont floutés.

* Contrairement aux autres victimes occidentales de Daesh, Hervé Gourdel a eu les yeux bandés. La scène s’interrompt alors et reprend après la pose du bandage.

* À l’instar des autres vidéos de décapitation de ressortissants occidentaux {http://panamza.com/8004}, la scène de l’égorgement n’est pas filmée. Un fondu enchaîné apparaît et laisse place à l’image du corps de la victime sur lequel repose sa tête.

* Les quatre hommes sont rejoints par un cinquième personnage pour poser, face caméra, avec la tête de la victime tenue par les cheveux.

*************************
« Je me suis longtemps contenté de photographier des paysages en milieu naturel car c’était ces endroits qui m’inspiraient.
C’est dans l’Atlas marocain que j’ai commencé à voir les choses autrement. J’ai été intéressé par les gens qui y vivent et j’ai eu envie d’en ramener des images.
J’ai connu ce même sentiment lors d’un voyage au Viêt-Nam et ensuite au Népal.
Je me sens maintenant de plus en plus attiré par les scènes de la vie en général, les paysages de bord de mer et urbains, le portrait et aussi le nu.
Je me suis ouvert aux différentes sensibilités qui émanent des photos des autres et me rends compte de l’intérêt d’échanger nos impressions et nos idées ».

Hervé Gourdel, 1959-2014
{http://panamza.com/akb; http://panamza.com/akc }

 

http://rmc.bfmtv.com/emission/herve-gourdel-est-devenu-un-martyr-international-836302.html

« Hervé Gourdel est devenu un martyr international »

RMC Claire Béziau avec Jean-Jacques Bourdin Publié le 25/09/2014 à 09h28

 

Au lendemain de l'assassinat d'Hervé Gourdel, la presse est presque unanime pour évoquer un climat de guerre (photo d'illustration).

Au lendemain de l’assassinat d’Hervé Gourdel, la presse est presque unanime pour évoquer un climat de guerre (photo d’illustration). – © Family Handout – AFP

 

Sur RMC, Jean-Michel Grinda, ami de Hervé Gourdel, l’otage assassiné par des jihadistes, a estimé qu’il n’y avait eu aucune chance de sauver ce dernier, et estime que cet acte va desservir les terroristes.

 

L’émotion est vive à Saint-Martin-Vésubie ce jeudi, après l’exécution de Hervé Gourdel, qui y travaillait quatre mois dans l’année en tant que guide de montagne. Après le maire de la commune, Henri Giuge, Jean-Michel Grinda, ami d’Hervé Gourdel, s’est exprimé sur la mort de son ami dans Bourdin Direct : « Il n’y avait pas de négociation possible, cela n’existe pas avec ces gens-là, ils n’ont pas laissé de numéro, c’est sans appel, la vidéo était déjà une condamnation. On n’est pas devant des soldats, mais des terroristes, ils cherchent à nous marquer. »

« Il n’envisageait pas ce genre de situation »

Pour Jean-Michel Grinda, Hervé Gourdel n’était pas conscient des risques : « Sa passion l’a emmené en Algérie, il n’envisageait pas ce genre de situation, au-delà de l’imaginable » a-t-il déclaré, avant de donner son opinion sur l’engagement français en Irak : « Je cautionne la position du gouvernement, dans la mesure où Hervé est devenu un martyr international, le président Barack Obama en a parlé. Il faut prendre du recul, et ne pas réagir au chaud, mais agir, c’est certain. Les ravisseurs ont dépassé le stade de l’horreur, ça va les desservir, la coalition va se resserrer, le débat a changé, il est devenu mondial, Hervé est devenu une cause internationale » a-t-il conclu.

A lire aussi >> Otage assassinée : « La France entière est concernée »

A lire aussi >> « Ce qui arrive fait terriblement mal au monde musulman »

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Écrit par Claire Béziau avec Jean-Jacques Bourdin
 
 
 
http://rmc.bfmtv.com/emission/herve-gourdel-son-guide-franco-algerien-suspecte-d-avoir-joue-un-role-dans-l-enlevement-836382.html

 

Hervé Gourdel: son guide suspecté d’avoir joué un rôle dans l’enlèvement

RMC Philippe Gril avec Céline Martelet Publié le 25/09/2014 à 16h11

 

Les enquêteurs soupçonnent le guide franco-algérien d'Hervé Gourdel d'avoir joué un rôle dans son enlèvement.

Les enquêteurs soupçonnent le guide franco-algérien d’Hervé Gourdel d’avoir joué un rôle dans son enlèvement. – © AFP – Ho

 

Les enquêteurs algériens interrogent le guide franco-algérien d’Hervé Gourdel, qu’ils soupçonnent d’avoir un joué un rôle dans son enlèvement par les jihadistes de Jund Al-Khalifa.

 

Au lendemain de l’exécution d’Hervé Gourdel par des jihadistes liés à l’organisation Daesh, les enquêteurs algériens s’intéressent de très près à un Franco-Algérien, qu’ils qualifient de principal suspect dans l’enlèvement du guide français. Il est entendu par les enquêteurs algériens, ce jeudi après-midi, à Blida. Selon le droit algérien, il peut être maintenu en garde à vue 20 jours dans des affaires liées au terrorisme.

Il aurait contacté Hervé Gourdel via Facebook

Karim O. est Lillois, passionné d’alpinisme. Il serait rentré en Algérie il y a environ un mois, pour reprendre des activités de guide de haute-montagne. D’après nos informations, il ne se serait pas déclaré aux autorités algériennes pour cette activité, et surtout il ne les a jamais avertis de son départ avec un Français dans une zone dangereuse où les guides algériens eux ne s’aventurent plus. C’est via Facebook qu’il aurait pris contact avec Hervé Gourdel, pour organiser sa randonnée dans le massif de Tikjad, en Kabylie. Lors de son enlèvement dimanche durant la randonnée, il était accompagné de quatre autres Algériens.

Sur le terrain, l’armée ratisse toujours une zone de plusieurs centaines de kilomètres entre Tizi Ouzou et Béjaia à la recherche du corps du touriste français, mais aussi d’éventuelles traces des ravisseurs.

Écrit par Philippe Gril avec Céline Martelet

 

Bécile, un nom de nain qui fait fureur

Je poursuis la série « Poulet grillé » débutée sur mon blog « Un petit coucou » chez OverBlog avec le cas Michel Neyret :

http://www.bfmtv.com/societe/disparition-cocaine-36-un-imbecile-plus-qu-un-veritable-ripou-823155.html

Cocaïne volée au 36: un « imbécile » plus qu’un « vrai ripou » structuré

Qui est le fonctionnaire des stups interpellé samedi dans l’affaire de la disparition de plus de 50 kg de cocaïne? Pourquoi est-il le principal suspect? BFMTV.com fait le point.

Bécile, un nom de nain qui fait fureur dans Crime avatar_45x45

Caroline Piquet avec Dominique Rizet
Le 02/08/2014 à 15:23
Mis à jour le 02/08/2014 à 17:01
Un fonctionnaire de police à la brigade des stupéfiants du 36, quai des Orfèvres a été appréhendé ce samedi, dans l'affaire de la disparition de plus de 50 kg de cocaïne. (Thomas Samson - AFP)Un fonctionnaire de police à la brigade des stupéfiants du 36, quai des Orfèvres a été appréhendé ce samedi, dans l’affaire de la disparition de plus de 50 kg de cocaïne. (Thomas Samson – AFP)

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C’est l’histoire de l’incroyable interpellation d’un homme au-dessus de tout soupçon. Un fonctionnaire de police de la brigade des stupéfiants, âgé de 34 ans, a été appréhendé ce samedi à la mi-journée sur son lieu de vacances, à Perpignan. Il est le principal suspect de la nouvelle affaire qui secoue le mythique « 36, quai des Orfèvres », où ont disparu plus de 50 kg de cocaïne. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé sa suspension dans la foulée.

« Je ne suis pas surpris que ce soit un fonctionnaire des stups qui soit interpellé, même s’il n’est pas encore reconnu coupable, parce que l’affaire ne pouvait être menée que par un membre de cette brigade », réagit René-Georges Querry, ancien commissaire de police joint par BFMTV. Ce n’est pas une surprise, et pour cause: pour accéder à cette pièce forte, dans laquelle était enfermé ce scellé, il fallait bien connaître le service.

« Un fonctionnaire irréprochable »

Rien cependant, dans la personnalité du brigadier mis en cause, ne laissait prévoir un tel passage à l’acte: « C’est un fonctionnaire irréprochable, un excellent policier et un grand sportif », affirme Dominique Rizet sur le plateau de BFMTV. « C’est encore plus surprenant. » Le suspect, « beau gosse », est considéré comme « quelqu’un de confiance », plutôt « passe-muraille », selon des sources policières, mais beaucoup « se posent des questions sur son attitude récente ».

« Je pense qu’il a fait ce que l’on appelle souvent dans la police un ‘délit de connerie’ », reprend René-Georges Querry. « Parce qu’il faut vraiment être complètement abruti pour espérer soustraire 50 kg de cocaïne de la brigade des stups, pour ensuite aller la négocier avec je ne sais trop qui. Franchement, on a plus affaire à un imbécile qu’à un véritable ripou ou un voyou intelligent », ajoute celui qui fut un grand patron de la police.

« C’est absolument inadmissible, inacceptable. Il y va de l’honneur de la police, de la PJ. Le Quai des Orfèvres est un sanctuaire qui doit rester inviolé. J’espère qu’il sera très sévèrement puni », conclut le grand flic, ivre de colère.

Stups: des saisies spectaculaires

Un imbécile plus qu’un malhonnête, la distinction est importante. Comment un policier a-t-il pu déraper ainsi? « Ce que va dire son avocat », reprend Dominique Rizet, c’est qu’un brigadier de police « doit gagner 1700 ou 2000 euros par mois ». Dans les affaires de stups, les policiers voient passer énormément d’argent, les saisies sont parfois spectaculaires. Ils confisquent les biens des trafiquants: les maisons, les voitures, les bateaux, etc. Les suspects brassent énormément d’argent.

« Si un trafiquant de drogue se fait saisir un million d’euros chez lui, et si les policiers des stups en prenaient 200.000, ce n’est pas ni le suspect, ni son avocat qui [iraient] s’en plaindre. Ils seraient même très contents qu’on ne retrouve pas d’argent chez eux, parce ces montants saisis constituent le délit », continue Dominique Rizet. « Eh bien cet argent, il est toujours à sa place, remis au greffe des scellés du tribunal. La police ne tape pas dedans, et c’est important de le dire. C’est même surprenant de ne pas voir plus de dérapages, les policiers des stups sont vraiment des policiers intègres », conclut le spécialiste police justice de BFMTV.

Un train de vie « intéressant »

Malgré tout, la drogue était dans une salle ultrasécurisée. « L’IGPN, la police des polices, a eu son attention attirée par le fait que ce fonctionnaire de police avait posé beaucoup de questions sur cette salle: comment cela se passait? Comment on y entrait? Combien de clés, etc. Cela a attiré les soupçons sur lui », reprend Dominique Rizet.

Puis il a été filmé par la vidéosurveillance: il est vu entrant de nuit avec deux sacs, puis ressortir. Son visage n’est pas vraiment reconnaissable, mais sa corpulence et sa démarche le trahissent. Le lien avec ce policier, auquel personne ne pensait – puisqu’il est irréprochable – est alors fait.

L’IGPS, la police scientifique, a fait des prélèvements dans la salle des scellés, en cours d’analyse. « Même si cet homme niait les faits, il y a fort à parier qu’on va retrouver son ADN », ajoute Dominique Rizet. Des perquisitions sont en cours à son domicile parisien, dans le 17e arrondissement, et à Perpignan, où, selon les informations de Cécile Ollivier, journaliste police-justice à BFMTV, il possède… sept adresses différentes.

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/08/03/01016-20140803ARTFIG00168-cocaine-volee-la-piste-du-policier-ripou.php

Cocaïne volée : la piste du «policier ripou»

Le brigadier soupçonné (visage recouvert) lors de son transfert, samedi, de Perpignan à Paris.
 

Jonathan, brigadier, est le principal suspect dans la disparition spectaculaire de 52 kilos de cocaïne quai des Orfèvres.

C’est donc la piste du «policier ripou» vers laquelle les enquêteurs de l’IGPN (l’Inspection générale de la police nationale) s’acheminent, après la disparition, fin juillet, de 52 kilos de cocaïne dans les locaux du 36 quai des Orfèvres, siège de la police judiciaire (PJ) parisienne. Depuis samedi, la «police des polices» interroge Jonathan, un brigadier de 34 ans, en poste à la brigade des stupéfiants du «36» depuis quelques années et devenu le suspect numéro un dans l’affaire. Arrêté à Perpignan où il séjournait en vacances avec sa famille, il a été transféré à Paris où il est depuis placé en garde à vue.

Sa silhouette sportive serait en effet apparue sur les films des caméras de vidéosurveillance installées aux entrées de la PJ et saisis par l’IGPN après la découverte, jeudi, de la disparition de la drogue. «Les images ont été soumises à quatre de ses collègues séparément et, à chaque fois, ils l’ont reconnu», indique une source proche de l’enquête. Cet élément conforte les déclarations d’une gardienne de la paix, planton devant le «36», qui, interrogée par les enquêteurs, avait évoqué le passage, en pleine nuit du 24 au 25 juillet dernier, d’un collègue portant deux gros sacs en plastique.

L’annonce de cette interpellation a créé autant la stupeur que l’incompréhension au siège de la PJ. Comment un policier aguerri, rodé aux techniques d’enquête et plutôt bien vu par ses collègues, a t-il pu concevoir pareil stratagème? Même un malfrat débutant ne se laisserait pas piéger par des caméras dont il connaît l’existence… «On se repasse le film des dernières semaines, et des épisodes dorénavant nous interpellent», relate un collègue. Ainsi, dernièrement, Jonathan avait trouvé un prétexte pour être accompagné dans la salle des scellés qui n’est accessible que par trois fonctionnaires. L’occasion de repérer le lieu où sont entreposées les clés pour s’en servir par la suite et de localiser la drogue sur les étagères? «Il n’avait pas participé à l’affaire parisienne qui avait permis cette saisie, début juillet, de 52 kilos, mais il s’y intéressait et posait de nombreuses questions», relève aujourd’hui un policier qui s’interroge. «Dernièrement, deux opérations d’interpellation ont échoué in extremis. Pour l’une d’elles, les dealers avaient trouvé les balises sous leur voiture.»

Par ailleurs, le comportement de ce brigadier en laisse pantois plus d’un. «De Perpignan où il se trouvait, et alors que l’affaire avait éclaté, il continuait très sereinement à appeler ses collègues pour suivre l’évolution des investigations et évoquer d’autres dossiers dans lesquels il avait travaillé», raconte un proche.

La drogue demeure introuvable

Quant à la drogue, d’une valeur de 2 millions d’euros à la revente, elle est aujourd’hui introuvable. Le patrimoine du policier a d’ailleurs contraint les enquêteurs à se rendre à différentes adresses. Celui-ci possède pas moins de sept appartements à Perpignan et un autre à Paris. «Même si le nombre peut paraître élevé, on est parfois davantage dans la chambre de bonne que dans le standing», nuance une source bien informée tout en confirmant que les comptes du fonctionnaire allaient être scrupuleusement épluchés et ses biens passés au crible. Pour ce faire, ordinateur et documents ont été saisis. «On entre dans une phase d’enquête où tout va être analysé et cela va prendre du temps», ajoute le même interlocuteur.

De même, les portables du fonctionnaire intéressent de près les enquêteurs, qui s’interrogent sur l’existence éventuelle de complices. La cocaïne volatilisée a-t-elle rejoint une filière d’approvisionnement? Dans ce domaine et en prise directe avec le milieu, le spécialiste «des stups» a forcément un bon carnet d’adresses. «Rien aujourd’hui n’est écarté et on espère que l’image de la police ne sera pas davantage écornée», note un fonctionnaire.

Pour l’heure et dans le cadre d’une garde à vue qui peut durer quatre jours, le principal suspect, aujourd’hui suspendu de ses fonctions, nie les faits. Amateur de course à pied, il avait confié il y a deux ans sur un site: «J’ai un goût prononcé pour les épreuves difficiles.» Ces dernières pourraient bien rapidement s’enchaîner.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/cocaine-disparue-le-policier-suspect-s-interessait-au-coffre-des-scelles-02-08-2014-4043649.php

Info le Parisien

VIDEOS. Cocaïne disparue : le policier suspect muet devant les enquêteurs

Adrien Cadorel | Publié le 02.08.2014, 21h39 | Mise à jour : 03.08.2014, 15h56

 

  | LP/Victoria Viennet

 

En quittant samedi matin son domicile estival en compagnie de son épouse et de leur fille, Jonathan G. ne se savait pas sous étroite surveillance. Depuis la veille, plusieurs dizaines de policiers venus de Paris et de Marseille avaient discrètement investi les abords de cette résidence de Perpignan (Pyrénées-Orientales), afin d’interpeller l’organisateur présumé du vol de 52 kilos de cocaïne dérobées du coffre fort du 36, Quai des Orfèvres.

 
Après plusieurs heures de perquisition dans les différents logements qu’il possède à Perpignan, le suspect, qui a nié son implication dans cette affaire depuis son arrestation samedi matin, a été transféré samedi soir dans les locaux de l’Inspection générale de la police nationale, située dans le XIIe arrondissement de Paris, où il était toujours entendu dimanche matin. Il restait quasiment «muet» selon les enquêteurs. Sa garde à vue va être prolongée jusqu’à mercredi.

 
VIDEO. Cocaïne au 36 : une interpellation et des questions

«Beau gosse» et «passe-muraille»
Le suspect, «beau gosse», est considéré comme «quelqu’un de confiance», plutôt «passe-muraille», selon des sources policières, même si beaucoup se posent des questions sur son attitude récente. Le brigadier a, par ailleurs, fait toute sa scolarité à Perpignan et est marié. Selon de tout premiers éléments d’enquête, il serait «propriétaire de sept appartements» à Perpignan. Un train de vie qui intéresse les enquêteurs.

VIDEO. «Un imbécile» plutôt qu’un «véritable ripou»

Comment ce brigadier de 34 ans membre de la brigade des stupéfiants, a-t-il planifié le vol le plus incroyable réalisé dans le centre névralgique de la PJ parisienne, avant d’être interpellé à l’endroit même où il avait déclaré qu’il passerait ses vacances ? Tout commence le 4 juillet dernier, lors du démantèlement d’un réseau de trafiquants de drogue évoluant dans le nord de la capitale. Lors du coup de filet, 52,6 kilos de cocaïne sont découverts dans un box de la rue Ordener (XVIIIe).

Trois jours plus tard, la drogue est placée dans l’armoire à scellé du bâtiment de la PJ parisienne. Deux semaines après, le suspect aurait mis son plan à exécution. Prétextant un contrôle dans les scellés entreposés, il aurait alors demandé de pouvoir accéder à la pièce sécurisée où sont stockés les scellés. «Un policier n’y pénètre jamais seul», révèle une source policière. «Il faut être accompagné d’un responsable qui est muni de l’une des clés. Il est fort possible que cette visite inopinée lui ait servi à localiser l’emplacement de la clé du coffre». A chaque visite, les fonctionnaires doivent de plus signer un registre.

Au cours des dernières semaines, celui-ci avait attiré l’attention de certains collègues, suite aux nombreuses questions qu’il aurait posé sur cette pièce ultra sécurisée de dix mètres carrées, qui ne dispose pas de caméras de vidéo surveillance. «L’enquête s’est notamment concentrée autour des dernières personnes qui avaient eu accès à la salle, et les raisons pour lesquelles elles avaient demandé l’accès», explique une source judiciaire. «Dans son cas, sa dernière visite ne semblait pas justifiée. D’autant qu’elle n’a duré que quelques secondes».

Depuis plusieurs années déjà, la question de la gestion des scellés est régulièrement évoquée par les fonctionnaires de police. «Cette affaire démontre qu’il est nécessaire de faire évoluer les règles en la matière», juge un officier de police judiciaire. « l peut arriver que des scellés soient conservés pendant plusieurs semaines, voire des mois dans les coffres, avant que la justice donne le feu vert à leur destruction. Si on pouvait raccourcir ces délais, on gagnerait en tranquillité tout en éteignant les convoitises mal placées».

 

http://www.lepoint.fr/societe/vol-de-cocaine-au-quai-des-orfevres-l-enquete-progresse-02-08-2014-1850982_23.php

Vol de cocaïne au 36, Quai des Orfèvres : le suspect reste « quasi muet »

 

Le Point.fr – Publié le 02/08/2014 à 09:46 – Modifié le 03/08/2014 à 19:34

Le policier de 34 ans, membre de la brigade des stups, est soupçonné du vol spectaculaire de 52 kilos de cocaïne dans la salle des scellés des locaux de la PJ.

Officiellement, seulement deux clés permettent d'accéder à la salle des scellés au 36, Quai des Orfèvres.
Officiellement, seulement deux clés permettent d’accéder à la salle des scellés au 36, Quai des Orfèvres. © Thomas Samson / AFP

 

 
Il était bien noté, mais son train de vie avait de quoi étonner ses collègues. Le gardien de la paix interpellé ce samedi matin à Perpignan par les enquêteurs de la police des polices, aidés par des hommes du Raid et des éléments de la BRI, est le principal suspect du vol de plus de 52 kg de cocaïne au 36, Quai des Orfèvres. Entendu sous le régime de la garde à vue dans les locaux parisiens de l’Inspection générale de la police nationale, il est « peu disert » sur les faits, « quasi muet » même et se « comporte comme un cador », assure une source proche de l’enquête, selon l’AFP.

Il a été suspendu samedi de ses fonctions à titre conservatoire par le ministère de l’Intérieur. « Si l’enquête devait confirmer son implication, et dès que j’aurai connaissance des conclusions de cette enquête, je prendrais toutes les sanctions et autres dispositions nécessaires », a expliqué Bernard Cazeneuve devant la presse. Le ministre de l’Intérieur a souhaité « que les investigations en cours fassent toute la lumière sur ces actes intolérables afin de savoir comment ils ont été perpétrés et s’il y a eu des complicités ».

Un butin de 2 millions d’euros

Selon les sources policières, il y aurait des complices, dont « certains », sans doute, « dans le milieu perpignanais ». En revanche, on ne savait pas à l’heure de son arrestation s’il avait commencé à écouler les 52,6 kg de cocaïne, très exactement, qu’il a dérobés dans la salle des scellés du siège de la PJ à Paris. D’une valeur estimée à quelque 2 millions d’euros, la drogue n’a pas été retrouvée lors de l’arrestation. Des perquisitions sont en cours dans la région de Perpignan, mais également à son domicile parisien, selon des sources policières.

En poste à la brigade des stupéfiants, le gardien de la paix de 34 ans était, selon des témoins, très décontracté ces derniers jours. De son lieu de vacances, il passait régulièrement des appels à ses collègues des stups : « Alors, vous en êtes où dans l’enquête ? » interrogeait-il. Sa personnalité ainsi que son patrimoine intriguent les enquêteurs de l’IGPN. Il posséderait, en effet, sept appartements à Perpignan. Féru de raids aventure, il avait pour devise : « Jusqu’au bout, on donne tout. »

Son interpellation s’est déroulée sans encombre. L’IGPN, après avoir frappé aux portes des différents appartements que le suspect possède à Perpignan, a réussi à l’arrêter à la sortie d’un centre commercial où il faisait ses courses avec sa femme. Les soupçons se sont portés sur lui après l’exploitation de la vidéo-surveillance des entrées et sorties du 36, Quai des Orfèvres. Il aurait été reconnu par ses supérieurs qui ont visionné les bandes. Une fonctionnaire de police de la sécurité publique qui était en faction au poste de garde a livré aux « boeufs-carottes » un témoignage déterminant. Selon ses déclarations, elle aurait remarqué le comportement suspect d’un policier. Ce dernier serait entré dans le service un sac vide à la main et en serait ressorti avec le même sac rempli.

Le patron des stups sur un siège éjectable ?

Pour accéder à la salle des scellés, il aurait utilisé un double des clés, dont les originaux sont pourtant détenus par le patron des stups et le chef d’état-major. D’autres clés seraient en circulation au sein du service. Cent grammes de cocaïne avaient disparu en avril lors d’une saisie. L’affaire était restée cantonnée à la PJ.

Les enquêteurs de l’IGPN se sont rendus à Perpignan avec un avion affrété par la Direction centrale de la police aux frontières. Le gardien de la paix interpellé doit être ramené à Paris dans cet avion privé.

Le commissaire Thierry Huguet, chef de la brigade des stupéfiants au 36, Quai des Orfèvres, siège de la police judiciaire parisienne, a été convoqué par le préfet de police vendredi après-midi. Bernard Boucault lui aurait fait part de l’impatience du ministre de l’Intérieur à trouver le ou les coupables. Les proches du patron des stups démentent les rumeurs selon lesquelles son avenir serait compromis. « Son limogeage, c’est de l’intox… » « Pour l’instant », ajoutent-ils.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/cocaine-disparue-le-ras-le-bol-des-policiers-parisiens-02-08-2014-4043167.php

Cocaïne disparue : le ras-le-bol des policiers parisiens

Adrien Cadorel | Publié le 02.08.2014, 12h53

Trois mois après la mise en cause de quatre membres de la brigade de recherche et d'intervention (BRI) dans une affaire de viol sur une jeune touriste canadienne, l'image de la préfecture de police de Paris (PP) se trouve bien ternie.

Trois mois après la mise en cause de quatre membres de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) dans une affaire de viol sur une jeune touriste canadienne, l’image de la préfecture de police de Paris (PP) se trouve bien ternie. | AFP / PIERRE ANDRIEU

 

De l’avis de nombreux policiers parisiens, la disparition des 52 kg de cocaïne est l’affaire de trop. Trois mois après la mise en cause de quatre membres de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) dans une affaire de viol sur une jeune touriste canadienne, l’image de la préfecture de police de Paris (PP) se trouve bien ternie.

« La coupe est pleine, s’énerve un officier. L’effervescence autour de cette affaire de viol — qui est d’ailleurs bien plus complexe que ce qui a pu en être dit — était à peine retombée, que l’on découvre maintenant que des scellés manquent. Et il ne s’agit pas de disparition, c’est un vol, il n’y a pas l’ombre d’un doute. »

« Aucun flic digne de ce nom ne peut douter d’un vol », confirme un autre officier qui fréquente les bureaux exigus de la police judiciaire parisienne depuis une dizaine d’années. « A l’intérieur, on ne peut s’empêcher de regarder certains collègues de travers. A l’extérieur, le regard est encore pire. On en a marre de passer pour des ripoux. La PP, c’est d’abord des services d’excellence et de grands flics », ajoute-t-il.


VIDEO. Disparition de cocaïne au 36 : «des actes intolérables» pour Cazeneuve

VIDEO. Disparition de cocaïne au 36 : «Un imbécile» plutôt qu’un «véritable ripou»


Une « police à papa »

La spécificité de la police judiciaire parisienne est en effet bien connue. La sélection y est particulièrement stricte, et les services jouissent d’une réputation d’excellence. « C’est un Etat dans l’Etat », décrypte un enquêteur passé par les bureaux du quai des Orfèvres. « Quelques détracteurs évoquent une police à papa, avec un certain savoir-faire, mais surtout un mode de fonctionnement particulier, aussi lié à la compétition intraservices. » A l’ombre des murs du mythique 36, plusieurs policiers soulignent néanmoins le climat délétère qui s’est installé à certains étages. On y évoque les relations fraîches entre chefs de service, les conflits larvés au plus haut sommet de la hiérarchie, et la pression des encadrants sur leurs effectifs. Notamment au sein de la brigade des stupéfiants, où la gestion du commissaire à la tête du service serait critiquée par nombre de ses hommes.

« Le climat est tendu, beaucoup de collègues sont partis, car il ne supportait plus la pression exercée par la hiérarchie », relate un membre du service qui s’interroge sur la survie à son poste du taulier. « Face à de telles affaires, il faut de l’apaisement et ne surtout pas diviser les troupes ou faire régner la terreur. Il faut des actions concrètes, et pas des notes de service stupides, qui ne sont que de la poudre aux yeux. » Ambiance.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/cocaine-disparue-cazeneuve-veut-un-audit-de-la-brigade-des-stupefiants-03-08-2014-4044831.php

Exclusif.

Cocaïne disparue : Cazeneuve veut un «audit de la brigade des stupéfiants»

Adrien Cadorel | Publié le 03.08.2014, 20h26 | Mise à jour : 20h47

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve | LP/DELPHINE GOLDSZTEJN

 

Au lendemain de l’arrestation d’un brigadier de 34 ans, soupçonné d’être à l’origine du vol des 52 kilos de cocaïne dérobés dans l’enceinte du 36 Quai des Orfèvres, le ministre de l’Intérieur souhaite mener une réflexion sur le fonctionnement de la brigade des stupéfiants.

Dans une interview à paraître lundi matin dans nos colonnes, Bernard Cazeneuve déclare qu’il a demandé à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) de « mener un audit rigoureux et approfondi » de la brigade des stupéfiants. « Au delà des accès, je souhaite que les méthodes, les procédures, les pratiques professionnelles soient passées au crible », ajoute le locataire de la place Beauvau.

Un suspect qui nie les faits

Arrêté samedi midi dans la périphérie de Perpignan (Aude), Jonathan G. nie toujours les accusations devant les enquêteurs de l’IGPN qui poursuivaient les auditions dimanche soir à Paris.

Sa garde à vue pourrait être prolongée jusqu’à mardi matin, alors que les policiers recherchent toujours la cocaïne disparue, et travaillent dans le même temps à l’identification de présumés complices.

Alors que nombre de policiers du « 36 » font état de leur « écœurement » face à l’implication présumé de leur collègue, qui fait jette un « climat de suspicion » sur l’ensemble de le police judiciaire parisienne, le ministre de l’Intérieur tient à apaiser les esprits des fonctionnaires. « Je tiens à dire ma confiance en tous ceux qui, partout en France, souvent au péril de leur vie, travaillent avec courage », déclare t-il, avant de conclure : « Et j’ai la même confiance dans le jugement de nos concitoyens qui savent faire la part des choses ».

Damien Camélio, « prisonnier anarchiste », lit et écrit

Et il écoute aussi la radio.

Tout comme « Contra Info », site de « contre-information » d’un collectif disant s’inscrire « dans le mouvement anarchiste/anti-autoritaire/libertaire le plus large », qui a supporté les premières communications du GADI, Groupe Action Directe International, d’inspiration extrême-gauchiste, et le blog « Servir Le Peuple », des « Nouveaux Partisans », le « Blog du réseau des Antifascistes Anarchistes Autonomes situés en Aveyron » fait partie des sites qui relaient les revendications et écrits de ce nouveau groupuscule et de son seul membre connu, Damien Camélio.

Sitôt après la condamnation de ce dernier en comparution immédiate à Tarbes le 17 février 2014 y étaient postés les articles suivants :

 

http://aaa12.noblogs.org/post/2014/02/18/un-membre-du-gadi-inculpe/

Un membre du GADI inculpé

 

La nouvelle est tombée aujourd’hui, nous la découvrons à travers un article de la presse bourgeoise[1]. Un membre du GADI a été arrêté et condamné à 2 ans de prison ferme pour les attaques de Tarbes[2] et de Pau[3]. Il s’agit de Damien Camelio, 31 ans. Le camarade anarchiste espagnol également mis en examen n’a pas été poursuivi.

Notre camarade.

Notre camarade.

« Je revendique ces attaques en soutien aux compagnons anarchistes emprisonnés et contre les conséquences des politiques libérales appliquées en Europe. L’ascenseur social ne fonctionne pas. Le capitalisme, ce système féodal dans lequel la vie entière d’un individu est déterminée à la naissance, il est là le vrai terrorisme, quand des familles sont jetées à la rue, quand des parents ne peuvent plus nourrir leurs enfants, quand la dignité humaine est piétinée. Regardez votre terrorisme dans les yeux avant de juger le mien.[...]

J’attaque des symboles et vous répondez de façon violente en ordonnant mon incarcération. Je ne suis pas innocent, au propre comme au figuré. Ni coupable tant que vous ne reconnaîtrez pas la culpabilité des vrais oppresseurs terroristes. je ne suis pas non plus une victime. Je suis juste un militant anarchiste entré en résistance. »

Solidarité totale et inconditionnelle avec ceux qui attaquent ce monde de merde !
Vive le feu !

[1] http://www.ladepeche.fr/article/2014/02/18/1820564-tarbes-deux-ans-de-prison-pour-le-terroriste-du-gadi.html

[2] http://aaa12.noblogs.org/post/2014/02/04/476/

[3] http://aaa12.noblogs.org/post/2014/02/08/pau-attaques-incendiaires/

 

http://servirlepeuple.over-blog.com/article-damien-camelio-du-gadi-condamne-a-2-ans-ferme-a-tarbes-122626523.html

Mercredi 19 février 2014

 

Ces deux derniers mois, nous n’avons hélas – et nous le confessons – pas pris le temps de relayer les informations sur les actions du GADI (Groupe d’Action directe internationale) menées en Béarn et Bigorre occitane (nous pouvions d’ailleurs leur/lui reprocher, mais c’est un péché mineur, d’avoir situé dans leurs/ses communiqués ces actions en « France », et non dans l’État français).

Nous nous en excusons mais bon, l’information factuelle était dans tous les cas très présente sur la Toile (radicale comme bourgeoise) et cela vaut de toute manière mieux que d’en parler uniquement pour critiquer, comme l’on fait certains pseudo- »maoïstes » qui préfèrent, à l’autonomie populaire-révolutionnaire qualifiée d’ »ultra-gauche », l’union sacrée « antifasciste » (anti-Dieudonné) avec Pierre-Manuel LaValls…

À présent la triste nouvelle est tombée : le GADI a été démantelé et son soit leader, soit unique membre a été condamné à deux ans de prison ferme, en comparution immédiate, par la justice d’occupation franchimane à Tarbes (Bigòrra). Les uniques considérations qui nous viennent sont :

- Le respect et l’admiration pour la droiture et la fierté de ce camarade révolutionnaire face à la justice bourgeoise ; pour sa revendication sans contorsions intellectuelles de son combat contre la fascisation ambiante dans l’État français comme en l’État espagnol (où il est désormais pratiquement interdit de manifester, comme aux femmes d’avorter d’ailleurs, bref le franquisme est quasiment rétabli).

- Le caractère proportionné de ses actions, adéquat au niveau actuel de la dialectique oppression-résistance : ni « Armée des Clowns » et autres fanfares contestataires grotesques au regard de la violence quotidienne que le capitalisme et la fascisation infligent aux masses ; ni aventurisme irresponsable et (à l’arrivée) contre-productif. Chose que la justice « républicaine » du Capital a elle-même été « condamnée » à reconnaître en correctionnalisant l’affaire et en infligeant finalement une peine (relativement) modérée. Cela mérite d’être souligné, car il se trouvera certainement des blaireaux (fascistes ou gauchistes de salon, ce qui revient au même) pour ironiser sur la relative « clémence » du verdict : les révolutionnaires sont prêt-e-s à affronter et ne se dérobent pas face à la répression ; ils/elles ont conscience que la classe dominante ne les laissera pas tranquillement la chasser du pouvoir ; mais ils/elles ne cherchent pas non plus un martyre qui, dans une guerre de classe (encore pour le moment) de relativement basse intensité, les exclurait à vie de la lutte révolutionnaire sans pour autant (bien au contraire) soulever une quelconque mobilisation dans les masses.

Voici l’article publié sur le site des Antifascistes Anarchistes Autonome (AAA), qui ont relaté les actions du GADI depuis le début :

La nouvelle est tombée aujourd’hui, nous la découvrons à travers un article de la presse bourgeoise[1]. Un membre du GADI a été arrêté et condamné à 2 ans de prison ferme pour les attaques de Tarbes[2] et de Pau[3]. Il s’agit de Damien Camelio, 31 ans. Le camarade anarchiste espagnol également mis en examen n’a pas été poursuivi.

Notre camarade

« Je revendique ces attaques en soutien aux compagnons anarchistes emprisonnés et contre les conséquences des politiques libérales appliquées en Europe. L’ascenseur social ne fonctionne pas. Le capitalisme, ce système féodal dans lequel la vie entière d’un individu est déterminée à la naissance, il est là le vrai terrorisme, quand des familles sont jetées à la rue, quand des parents ne peuvent plus nourrir leurs enfants, quand la dignité humaine est piétinée. Regardez votre terrorisme dans les yeux avant de juger le mien.[...]

J’attaque des symboles et vous répondez de façon violente en ordonnant mon incarcération. Je ne suis pas innocent, au propre comme au figuré. Ni coupable tant que vous ne reconnaîtrez pas la culpabilité des vrais oppresseurs terroristes. je ne suis pas non plus une victime. Je suis juste un militant anarchiste entré en résistance.»

Solidarité totale et inconditionnelle avec ceux qui attaquent ce monde de merde !
Vive le feu !

[1] http://www.ladepeche.fr/article/2014/02/18/1820564-tarbes-deux-ans-de-prison-pour-le-terroriste-du-gadi.html

[2] http://aaa12.noblogs.org/post/2014/02/04/476/

[3] http://aaa12.noblogs.org/post/2014/02/08/pau-attaques-incendiaires/

 

Solidaritat ! Solidarité !

 

http://aaa12.noblogs.org/post/2014/02/21/adresse-postale-de-damien-camelio/

Adresse postale de Damien Camelio

 

Si vous désirez écrire à Damien Camelio, incarcéré dans l’affaire du GADI[1], voici son adresse postale complète:

Maison d’Arrêt de PAU
Damien CAMELIO – Ecrou 25622
14 Bis Rue VIARD
BP 1616
64 037 PAU CEDEX

N’oubliez pas que le courrier est lu.

Autre option: la radio associative Radio Pau D’ousse organise une émission tous les jeudis de 18h00 à 20h00 intitulée Passe Muraille qui permet de transmettre des messages aux détenus. Vous pouvez contacter cette radio au 05 59 80 00 09 au cours de cette plage horaire pour transmettre votre message en espérant que Damien écoute cette émission.
Même chose avec Radio Libertaire, avec l’émission “ras les murs” tous les mercredi de 20h30 à 22h30.

Solidarité !

[1] http://aaa12.noblogs.org/post/2014/02/18/un-membre-du-gadi-inculpe/

 

http://fr.contrainfo.espiv.net/2014/02/23/france-adresse-postale-de-damien-camelio/

France : Adresse postale de Damien Camelio

 

Damien Camélio,

Si vous désirez écrire à Damien Camelio, incarcéré dans l’affaire du GADI, voici son adresse postale complète:

Maison d’Arrêt de PAU
Damien CAMELIO – Ecrou 25622
14 Bis Rue VIARD
BP 1616
64 037 PAU CEDEX
France

N’oubliez pas que le courrier est lu.

Autre option: la radio associative Radio Pau D’ousse organise une émission tous les jeudis de 18h00 à 20h00 intitulée Passe Muraille qui permet de transmettre des messages aux détenus. Vous pouvez contacter cette radio au 05 59 80 00 09 au cours de cette plage horaire pour transmettre votre message en espérant que Damien écoute cette émission.
Même chose avec Radio Libertaire, avec l’émission “ras les murs” tous les mercredi de 20h30 à 22h30.

Solidarité !

Source : Antifascistes Anarchistes Autonomes

1 comment to France : Adresse postale de Damien Camelio
Occitània internacionalista
  • Damien Camelio a été transféré au Centre de détention de Mont de Marsan

    Sa nouvelle adresse :
    DAMIEN CAMELIO
    n°5057
    Centre de détention de Mont de Marsan
    Chemin de Pémégnan
    BP 90629
    40000 MONT DE MARSAN CEDEX
    (France)

    Il va bien, a arrêté sa grève de la faim le 17 avril après 15 jours de grève (abcnancy.herbesfolles.org/?p=515).

 

Voici la liste des communiqués publiés sur ce site de « contre-information » sous le tag « GADI » :

http://fr.contrainfo.espiv.net/tag/gadi/

Si vous désirez écrire à Damien Camelio, incarcéré dans l’affaire du GADI, voici son adresse postale complète:

Maison d’Arrêt de PAU Damien CAMELIO – Ecrou 25622 14 Bis Rue VIARD BP 1616 64 037 PAU CEDEX France

N’oubliez pas que le courrier est lu.

Autre option: la radio associative Radio Pau D’ousse organise une émission [...]

Le 26 janvier dernier, les fascistes organisateurs de la manifestation «jour de colère» ont réuni nombreux de leurs militants sur Paris.

Ils ont défilés avec des slogans clairement antisémites et des saluts nazis. Des groupes néo nazis (tel que les jeunesses pétainistes) étaient aux cotés des responsables politiques du Front National ainsi que de nombreux [...]

Le GADI (groupe action directe international) revendique l’attaque incendiaire sur l’Église de la Science Chrétienne, à Pau (64000, France / dans les premières heures du 8 Février 2014) qui sert de base d’arrière-garde pour les fascistes du Front National. Du début des années 1990 à aujourd’hui, près d’une centaine de personnes ont été assassinés par [...]

Bâtiment de l’Armée Française

Prison de Tarbes

Nous revendiquons l’attaque incendiaire contre un bâtiment de l’armée française (35 RAP Tarbes, France) du 27 décembre 2013.

Nous revendiquons aussi l’attaque incendiaire contre la prison (Tarbes, france) du 25 décembre 2013.

Les deux attaques en solidarité et à l’appel international des [...]

 

 

Au passage, on relève aussi sur le blog des « Antifascistes Anarchistes Autonomes » de l’Aveyron l’article suivant, sans aucun rapport avec les luttes revendiquées par ses auteurs :

http://aaa12.noblogs.org/post/2014/04/07/science-happening-anti-homeopathie/

Les « militants » en question en perdent d’un coup d’un seul toute crédibilité, ils sont à l’évidence manipulés par les plus fervents partisans du système qu’ils prétendent combattre.

 

Ceci étant dit, que l’on y adhère ou non, les discours de Damien Camélio valent le détour, ils permettent de le cerner.

Egalement, ses propos sur la prison et ses conditions de détention ne sont pas inintéressants.

On en retient principalement deux choses :

1°/ la camisole chimique, toujours destructrice, proposée à tous les détenus et vivement recommandée pour l’obtention de remises de peines, mais qui ne leur est cependant pas imposée de force, sans leur consentement, comme dans le cadre d’une hospitalisation psychiatrique sous contrainte;

2°/ le très faible pourcentage de violeurs parmi les prisonniers concernés par ces mesures.

En hôpital psychiatrique également, ceux-ci ne constituent qu’une infime partie des personnes privées de leur liberté. Ce sont leurs victimes qui, de gré ou de force, fournissent toujours l’essentiel des « clients » pour les prescriptions de psychotropes en surnombre et à hautes doses, les auteurs des crimes qu’elles ont subis n’étant bien évidemment pas plus inquiétés que poursuivis.

Cela signifie que les autorités judiciaires françaises reconnaissent le viol comme un moyen de domination ou d’aliénation, un acte terroriste parfaitement légitime.

Voici les lettres que Damien Camélio a fait publier par ses amis depuis son incarcération, et l’essentiel de leurs appels à le soutenir :

 

http://www.abcnancy.herbesfolles.org/?p=515

Communiqué de Damien Camélio en gréve de la faim – 04/04/2014

Posted on avril 21st, 2014

 

J’ai pris la décision de me mettre en grève de la faim totale.

Mes revendications sont des revendications anti-carcérales, libertaires et politiques.

Bien que je ne souhaite pas faire de hierarchie entre les prisonniers, il me semble logique d’exiger de prime abord la liberation et l’assouplissement carcérale de ceux qui sont séquestrés pour s’être courageusement battus pour la liberté de tous.

Avant de commencer, je tiens à rappeler au gov « socialiste » français que l’une des premières mesures de M. Mitterrand, dont vous revendiquez tous la filiation idéologique, fut amnistie des prisonniers des divers organes de lutte sociale tel que Action Directe, ETA, FLNC, ALP, … Répondre à mes revendications que la situation politique était différente à l’époque est complètement hors de propos. En tant que parti socialiste, vous ne pouvez nier la pression sociale qui s’opère sur les plus démunis, vous ne pouvez nier que jamais le capitalisme ne fut si agressif, le néo-colonialisme plus global ni plus vicieux et la dégénérescence fascisante de la société si présente.

La vérité, c’est que la situation politique et sociale est encore plus inquiétante de nos jours.

Ainsi, si la question de la légitimité du mode de lutte employé par ces militants n’a pas empêché M. Mitterrand de prononcer une amnestie à l’époque, répondre à mes revendications que la situation a changé, c’est admettre que les manœuvres politiciennes ont depuis longtemps pris le pas sur la réalité politique et sociale et que l’utilisation du mot socialisme est une usurpation de votre parti.
Cette usurpation vide de ce mot de toute l’idéologie humaniste qu’il représente, provocant son rejet par la population que vous poussez dans les tentacules du fascisme.

A l’instar de Durruti, j’affirme qu’il y a que deux voies possibles à la chute du capitalisme: la voie Révolutionnaire, donc socialiste, et la voie fasciste. En discréditant le mot socialisme, vous grossissez les rangs des fascistes.

Ce ne sont pas les dernières élections municipales qui me donneront tord !

Voici donc mes revendications, votre réponse tiendra pour preuve à nombre de militants du reste de socialisme qui coule encore dans vos veines.

Tout d’abord pour Noelia Cotelo Riveiro, jeune prisonnière galicienne de 26 ans en lutte et militante anarchiste séquestré par l’état espagnol, je demande au gouvernement français de faire pression sur son voisin espagnol afin que cesse la répression qu’elle subit et que lui soit accordé, sinon sa liberté, au moins un assouplissement de régime carcérale.

Je demande aussi que les revendications pour lesquelles elle risque actuellement sa vie par une gréve de la faim totale et infinie soient reconnus et soutenus.
Par cet acte désespéré, Noah ne demande que justice et dignité pour l’ensemble des prisonniers espagnols.

Se revendications sont:

La fin des tortures en prison, la fin du régime FIES, la libération des prisonniers malades, et les peines incompressibles maximales ramenés à 20 ans pour abolir les peines de perpétuité incompressibles.

Noelia est incarcérée depuis l’agede 19 ans elle a été torturé et abusé sexuellement par ses geôliers. En régime FIES, elle a subit et subit encore une répression physique et psychologique inimaginable.

Loin de s’apitoyer sur son sort, elle trouve encore la force inébranlable de lutte pour toutes les victimes de la répression espagnole.

Comment le gouvernement socialiste du pays des droits de l’homme pourrait-il dénigrer la détresse et le courage politique d’une de ses concitoyenne européenne ?

Pour Monica Caballero et Francisco Solar, je demande que la france fasse pression afin d’obtenir, sinon leur libération, au moins l’assouplissement de leur régime carcéral. Je demande aussi que cesse la manipulation médiatique que l’espagne utilise afin de justifier ses manipulations judiciaires.

Pour Ibon Fernandez Inadi, je demande au gouvernement français d’accorder une suspension de peine pour raison médicale. Ibon, prisonnier politique Basque, actuellement incarcéré à la centrale de Lanemezan, est gravement malade et une première commission médicale a jugé son état de santé incompatible avec la détention.

Un tribunal d’application des peines devant statues sur sa requête, je demande à la justice française compassion et… Justice!

Dans la même optique, je demande que la revendication de l’Eppk de rapatriement des presos Basques de plus de 70 ans et des presos gravement malades à la prison de Zaballa soit SÉRIEUSEMENT prise en considération.

Pour les prisonniers politiques corses, je demande que le rapprochement à Fresne et le rapatriement soit enfin envisagé.

Par délà les revendications particulières, je demande pour l’ensemble des prisonnier-e-s la fin de la dispersion et des conditions de détention dignes et hygiéniques.Je reprend donc tout simplement les revendications défendus par Noelia (FIES=DHS).

Je ne demande rien pour moi, sinon qu’une solution juridique me permette d’être transférée près de la femme que j’aime afin d’accomplir me peine à ses côtés.
Je demande donc mon transfert à Albolote en espagne, C.P. dans lequel est incarcéré Noelia.

Finalement je ne demande rien de plus aux socialistes français que de prouver qu’ils n’ont pas complétement oublié la signification du mot socialisme.

Damien Camélio, n°25622, MA de Pau, 14 bis rue Viard, 64000 Pau

Posted in Lettres et Communiqués

 

http://rebellyon.info/Nouvelles-lettres-de-Damien-Camelio.html

Nouvelles lettres de Damien Camélio, anarchiste emprisonné

Publié le 23 mai 2014 | Mise à jour le 3 juin

A sa demande, nous publions ces nouvelles lettres de Damien reçues au mois de mai.
Cela devient très compliqué pour lui par rapport à « la torture blanche » qu’il subit : coupure d’électricité quand il lit ou écrit, interphone allumé H24, lumière dès qu’il dort, coups sur la porte quand il arrive à dormir malgré la lumière…

Le 11/05/2014

Salut à tous et à toutes,

Merci de ne pas m’avoir fait le même reproche que certainEs : celui d’avoir, lors de ma grève de la faim, fait des concessions à l’État et le gouvernement français dans le seul but de venir en aide à ma chérie.
Ici, je ne peux pas poser du C4 ou partir avec mon AK organiser une évasion…ça je le faisais à l’extérieur…
Alors, pour préciser, Noelia s’est encore faite agressée par les surveillants et elle passe encore en jugement le 21 mai pour s’être défendue.
Ces … l’ont envoyé dans le quartier d’isolement des hommes, sans télé, sans affaires. Noelia a déjà subit des abus sexuels en 2012 par un surveillant. Ce coup-ci je l’annonce à l’avance, le prochain qui lui fait subir ça…

Cette lettre est lue par les services de renseignements et j’en ai rien à foutre. En sortant de ce trou pourri, je repartirai en clandestinité pour libérer tous les nôtres Anarchistes.
« porque el dever de todo Anarquista es : combatir al Estado y al capital de todas las formas posibles ; liberar a las camaradas de las garras del Estado cuando son detenidos, y vengar la memoria de los camaradas torturados o asesrnados par el Estado » (Noelia le 27/04/2014).

Le CP dans lequel je suis est le CP le plus sécurisé de France, c’est de la putain de haute sécurité et je suis classé DPS (détenu particulièrement surveillé) par risque d’évasion.
Ils viennent constamment mater en cellule, la nuit aussi. Impossible de dormir plus d’une heure d’affilée. Une bonne partie de mon courrier est bloqué : la dernière lettre de Francisco Solar a mis 2 mois avant d’arriver ; Monica Caballero bloquée, Noelia bloquée, Marina (Felury) bloquée, Christine Ribailly (Rennes) bloquée, et bien d’autres encore…
Bien sur, j’ai la permission de rien : ni sport, ni les cours (même par correspondance, refus de Paris), une heure de promenade dans une cour minuscule et, évidemment, histoire que je sois complètement dépendant de l’extérieur, pas de travail.

A la fin de ma grève de la faim (15 jours), j’avais perdu 10 kilos et je pissais du sang, j’ai failli perdre un rein parce que les 5 derniers jours, je ne buvais plus d’eau. Mon hospitalisation a été repoussée puis abandonnée encore une fois pour risque d’évasion.
Mon transfert s’est décidé dans l’heure, en urgence, toujours à cause du risque d’évasion, et ce sont les plus hauts gradés de la MA de Pau qui l’on fait : voitures blindés avec sirène à balle, blocage de la circulation, gilets par balles (pour eux, pas pour moi), armes de guerres ; moi j’étais encadré, menotté, entravé…
Malgré leur putain de démonstration de force, ce fut un plaisir d’apercevoir leurs regards apeurés dans leur putain de cercueil roulant. Ils ont profité de mon transfert pour me voler des affaires : vêtements, papiers, articles de presse, revues, courriers… Et jusqu’aux photos de Noelia que j’avais !!

Ce qui ne m’a pas été volé m’a été retiré pour « apologie du terrorisme ».
Les lettres de mes avocats bien que confidentielles sont ouvertes…
Ma sœur a été mise sous surveillance par la DCRI, elle ne l’a pas supporté et elle a fait une fausse couche.
Je considère la mort de mon futur neveu comme un assassinat d’État ! Et je réclame vengeance !

Au moment où je vous écris, il y a 2 avions de chasse qui tournent dans le ciel, zone aérienne protégée par une base militaire…
Comprenez que dans ces conditions je ne peux rien faire par moi-même…
La spécialité ici, c’est la camisole chimique, les psychotropes sont distribués à tour de bras.
Étant donné que je les refuse, ils me font du chantage aux RPS :
« Si tu as un suivi psychiatrique (comprenez si tu te gaves de cachets), tu obtiendras des remises de peines ».
Ce à quoi j’ai répondu :
« Allez vous faire … vous et vos RPS.
La liberté ne se mendie pas, elle se prend !
La liberté ne s’achète pas !
La liberté ne souffre d’aucune condition ! »
« La liberté d’autrui, loin d’être une limite ou la négation de ma propre liberté, en est au contraire l’indispensable condition ».
« Appliquez donc cette citation de Bakounine à vous-même tas de cons !
Les grâces sont pour les curés !
Les remises de peines pour les lâches et les traîtres !
Je les refuse en bloc et je vous emmerde ! »

Il faut avoir été DPS (ou FIES en Espagne) dans leurs putains de centres d’exterminations fascistes pour comprendre ce que l’on vit ici.
Comme il suffit d’avoir vécu la torture pour arrêter d’en parler.
Dans mon aile, il y a un de mes compagnons en lutte qui a dû par deux fois se couper le doigt avec un couteau qui coupe autant qu’une cuillère pour prouver sa détermination afin d’obtenir un parloir avec sa femme.
Qui osera me dire que ce « droit commun » n’est pas lui aussi un preso politique ?
Il est actuellement amputé d’un doigt car la 2ème fois ils ne lui ont pas recollé avec une broche.
Et son parloir, il ne l’a toujours pas !

Nous sommes tous des putains de presos politiques pour la simple et bonne raison que sans ce putain de capitalisme, sans ces putains d’États de merde qui ne sont là que pour assurer la protection de la classe dominante, aucun d’entre nous ne serait séquestré ici.
99% des presos le sont par nécessité économique. Et à notre revendication de détruire les prisons, on nous répondra encore et encore : oui mais les 1% restant, les violeurs ?
Toujours la même justification à la con pour maintenir ce système de merde en place.
Surtout quand on sait que les plus gros violeurs sont tranquilles en liberté pour être nos représentants politiques, nos chefs d’entreprises, et violent en toute impunité les femmes, les enfants et tous ceux qu’ils ne peuvent pas acheter.

L’État lui-même viole les presos ici-même, dans les murs de la prison. Ces mêmes États qui trouvent la justification de ces mêmes prisons dans la protection contre les viol, les utilise pour assouvir les bas instincts des putains de fachos qui nous séquestrent.

Elle est là réalité des MA, des CP, des centrales et de tous leurs centres de tortures à la con.

Parlez nous de sécurité et nous vous parlerons d’oppression !
Ser Anarquista, no se proba con palabras, se proba par el hecho !

Damien Camélio et Noelia Cotelo Riveira
(je signe aussi de la part de Noelia sur sa demande)


14 mai 2014

Ci-git la dignité humaine, tombée sous le feu de la raison d’État.

Tout ce que nous dénonçons à l’extérieur est ici multiplié par 100, par 1000, la prison agit comme un laboratoire pour que le capitalisme expérimente ce qu’il appliquera demain de lautre côté de nos murs.
Et d’autant plus dans ces CP dernières générations privatisées.
Ici, l’entreprise privé vend à l’État, elle vend la mort, la torture, les souffrances ; elle vend les suicides, elle vend l’extermination ; elle vend tous ces produits dont nous sommes nous-mêmes les matières premières.
Il faut venir ici pour comprendre pourquoi nous les appelons « centres d’extermination fascistes », il faut avoir vécu et senti la détresse de toute cette population carcérale qui sont les produits numérotés d’une vaste chaîne de dé-montage.
Le taylorisme appliqué à la matière humaine…
La rentabilisation du sang des insoumisES…
Les détenus sont incités à prendre encore et toujours plus de psychotropes afin de rendre la matière humaine malléable.
Il y aune règle tacite : plus tu prends de cachets, plus tu as de réductions de peine.
Et peu importe si ces mêmes cachets provoquent autant de décès :
5 morts ces 2 derniers mois dans mon CP, 5 morts sur 800 détenus (en fait on est 560 mais j’ai déjà envoyé un exemplaire avec le chiffre 800) d’une moyenne d’âge approximative de 27 ans !!!!
Dont un mort aujourd’hui même.
3 tentatives de suicide ces deux dernières semaines dont un tiers dans mon aile.
J’ai pu constater de mes yeux l’état dans lequel mon compagnon est revenu de l’UCSA (service hospitalier de la prison). Il était encore plus mal qu’à l’aller ! Un vrai zombie !
Et je ne suis pas certain que sans le réconfort que nous avons essayé de lui apporter, ce jeune (vingtaine d’années) aurait passer la nuit suivante…
Le seul soutien psychologique que lui ai apporté l’UCSA, c’est une piqure d’aldol dans la cul (un psychotrope hyper puissant). Sans même à chercher à comprendre ses souffrances, une piqure !
Comme on pique aux hormones ou aux antibiotiques un bœuf d’élevage industriel avant de l’envoyer à l’abattoir afin de s’assurer la rentabilité maximale avec un moindre coût…
Une piqure et tu repars dans le circuit industriel de la viande humaine.
Et les voilà leurs CP haute sécurité dernière génération dont tous les gouvernements nous vantent les mérites de modernisme, de salubrité et de sécurité.
Il y a devant l’UCSA une plaque commémorative de l’inauguration du CP par Rachida DATI en 2008.
Je trouve l’endroit très bien choisi pour y dresser cette plaque mortuaire. Seul le message est inadéquat, il devrait être :
« Ci-git la dignité humaine tombée sous le feu de la raison d’État ».
Il est grand temps de les détruire ces putains de prisons !
Nous, Anarchistes, nous nous faisons un devoir de prouver par l’exemple que l’insoumission et la dignité reste possible ici-même. Et l’exemple est communicatif, il est contagieux.
C’est notre devoir de combattantEs séquestréEs de rendre honneur et fierté à ces femmes et ces hommes oppresséEs.
Le votre à l’extérieur est de prouver que rien n’est perdu, qu’abattre les murs des centres de torture des États est encore chose possible.
Et tous les moyens seront bons !

Damien Camélio
Cosigné avec Noelia Cotelo Riveiro

P.-S.

Pour écrire à Damien :

DAMIEN CAMELIO
n°5057
Centre de détention de Mont de Marsan
Chemin de Pémégnan
BP 90629
40000 MONT DE MARSAN CEDEX
(France)

 

http://servirlepeuple.over-blog.com/article-des-nouvelles-des-prisonniers-revolutionnaires-123884098.html

Jeudi 12 juin 2014

 

Damien Camelio, anarchiste occitan du Groupe d’Action Directe Internationale (GADI) condamné à deux ans de prison ferme pour des attaques incendiaires contre une secte chrétienne servant de base arrière au Front National, une prison et un bâtiment militaire (communiqué reçu par le formulaire de contact) :

1Damien-Camelio

C’est en solidarité avec Damien CAMELIO, prisonnier anarchiste, que nous dénonçons publiquement les difficiles conditions de détention ainsi que le traitement dégradant qu’il subit au centre pénitentiaire de Mont de Marsan (40).

Si les publications légales auxquelles Damien CAMELIO est abonné lui sont délibérément retenues plusieurs semaines avant de lui parvenir, celui-ci s’est également vu notifier par la direction de l’administration pénitentiaire un « refus pour entrées incessantes de livres » au motif qu’il n’a « pas à faire entrer des livres en quantité et à les remettre à [ses] codétenus une fois lus ».

Toutes ses demandes pour accéder aux salles de sport, réaliser des études ou de régime ouvert n’ont pas été étudiées ; Damien CAMELIO est le seul prisonnier politique de son bâtiment, cet isolement rend ses conditions de détention plus que difficiles.

Au mois de mai, après que l’administration pénitentiaire ait « ouvert par erreur » un courrier confidentiel d’un avocat, s’en sont suivis 6 nuits consécutives de privation de sommeil : flash de lumières, alarme en cellule, bruits incessants.
Dans son rapport du 19 avril 2012, le Comité européen de Prévention de la Torture (CPT) a dénoncé la pratique consistant à contrôler certains détenus en les réveillant plusieurs fois par nuit étant donné les « conséquences néfastes pour la santé des détenus ».

Dans le même sens, par une ordonnance du 18 avril 2014, le juge des référés du Tribunal administratif de Limoges a ordonné la suspension du régime de surveillance nocturne qui était imposé depuis le mois de juin 2013 à un détenu ayant le statut de « détenu particulièrement signalé » (DPS). Il a relevé que les contrôles nocturnes appliqués à l’intéressé, qui perturbent son sommeil et ont un impact sur sa santé, portent une atteinte grave et immédiate à sa situation. Il rappelle par ailleurs que l’inscription sur le répertoire des DPS ne saurait automatiquement entraîner l’application d’un tel régime de surveillance (Source OIP).

Le centre pénitentiaire de Mont de Marsan, inauguré en novembre 2008, fait partie de ces nouvelles prisons où les surenchères technologiques et sécuritaires déshumanisantes conditionnent le détenu en simple objet, engendrent de la violence et génèrent des drames humains. Dans sa dernière lettre, Damien CAMELIO le souligne tout particulièrement : «Les ailes probatoires sont réputées pour être les pires. Tout le monde veut se barrer de ces ailes, les gars préfèrent même l’isolement. Tous les morts ou presque, sont morts dans nos ailes. Un gamin de 19 ans est mort ici il y a peu, c’est le 5ème en deux mois. J’ai vu un mec s’arracher les veines parce qu’il n’a pas supporté le traitement qu’il a subit. Il y a un autre mec qui s’est coupé le doigt avec un couteau, il a fini de se l’arracher avec les dents pour l’envoyer au procureur pour qu’il bouge d’ici».

Pour soutenir Damien, vous pouvez lui écrire :
Damien CAMELIO
n° 5057
Centre de détention de Mont de Marsan
Chemin de Pémégnan
BP 90629
40006 MONT DE MARSAN CEDEX

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C’est donc manifestement par un régime carcéral digne de Guantánamo que la République vallsienne tente de briser cet « anarchiste entré en résistance ».

N’oublions pas non plus le camarade indépendantiste de gauche breton Enguerrand Delanous, au cachot pour soi-disant « confection d’engins incendiaires » et « jets de pierres sur les forces de l’ordre » lors de la manifestation du 22 février contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (cliquer sur l’image pour la page de son Comité de Soutien).

1enguerrand naoned

On peut suivre aussi les communiqués de soutien et l’actualité le concernant ici : http://nantes.indymedia.org/groups/comité-de-soutien-à-enguerrand

Vous pouvez également lui écrire à :

Delanous Enguerrand
Écrou 59694
Rue de la Mainguais
BP 71636
44316 Nantes CEDEX 3

L’idéologie républicaine-bourgeoise francouille est un SYSTÈME TOTAL qui dans la crise générale du capitalisme et face à la contestation grandissante tombe de plus en plus ouvertement le masque « démocratique », conduisant au FASCISME ; les scores de plus en plus impressionnants du Front National sont un SYMPTÔME, un des symptômes de cela et non sa « cause ». C’est l’idéologie républicaine-bourgeoise BBR qu’il faut dénoncer, combattre et détruire avec l’appareil politico-militaire qui la porte avant que demain sa dictature ne s’exerce de manière ouvertement fasciste, avec Marine Le Pen ou qui que ce soit d’autre au pouvoir ; et non, comme le prétendent de pseudo- »maoïstes », défendre sa version « républicaine » contre la version ouvertement fasciste.

Cette accumulation des emprisonnements fermes de militant-e-s par la justice « républicaine » est peut-être, pour ces « mao »-vallsistes, une « juste réponse » des Lumières-bourgeoises-à-défendre contre la « décomposition petite-bourgeoise d’ultra-gauche » ; mais en réalité, comme dans un tout autre registre le parcours intellectuel d’un Alain Finkielkraut aboutissant… à l’Académie française, elle révèle l’abandon croissant du masque « républicain-démocratique-droit-de-l’hommiste » par la dictature du Capital BBR et son idéologie française ; elle révèle le pourrissement réactionnaire de l’ordre bourgeois qui, achevé, pourra alors être nommé fascisme ; elle le révèle même de manière beaucoup plus significative que la montée du FN ou le succès des « Manifs pour tous » homophobes, autrement dit des gens qui ont toujours été des ultra-réactionnaires et des fachos. C’est cela, ce « retour de l’autorité », de « l’ordre et du travail » autrement dit la dictature « sans complexes » de l’ordre bourgeois sur les « masses dangereuses » que veut (que l’on a fait vouloir à) l’électorat FN ; le reste (sortir de l’Union européenne, revenir au franc, instaurer un certain protectionnisme commercial, sortir de l’OTAN et se rapprocher de la Russie, soutenir plutôt Poutine ou plutôt les nationalistes ukrainiens, plutôt Israël l’ »avant-poste de l’Occident » ou plutôt Bachar el-Assad l’anti- »Nouvel Ordre mondial ») il s’en fout un peu dans le fond, ce sont des préoccupations de cénacles intellectuels.

Ce ne sont pas les fascistes qui instaurent le fascisme, mais le ralliement des « démocrates » et des « républicains » bourgeois à leurs positions. C’est ce qui est en train de se produire à grands pas.

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article141713

Liberté pour Damien Camelio
vendredi 20 juin 2014 – 09h14

vu sur AntifascitesAnarchitesAutonomes

Notre Camarade Damien CAMELIO a besoin de nous ! Les matons lui font croire qu’il n’a aucun soutien à l’extérieur. Il sait que c’est faux, mais entre quatres murs, tout est plus dur. la suite à lire sur http://anarsixtrois.unblog.fr/2014/…

 

http://anarsixtrois.unblog.fr/2014/06/19/liberte-pour-damien-camelio/

vu sur AntifascitesAnarchitesAutonomes

Notre Camarade Damien CAMELIO a besoin de nous !
Les matons lui font croire qu’il n’a aucun soutien à l’extérieur. Il sait que c’est faux, mais entre quatres murs, tout est plus dur.

Les demandes qu’il fait continuent de lui être refusées (sport, étude etc).
Le Centre Pénitentiaire de Mont de Marsan bloque son compte bancaire. Il ne peut ni fumer, ni écouter la radio (briquet et télécommande volatilisés).
Les demandes de permis de visites sont rejetées pour ses ami-es. Ayant échappé de peux à un passage à tabac, il a demandé à changer de bâtiment, sa demande est restée sans réponse… DAMIEN ON NE TE LACHERA PAS !!!

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http://aaa12.noblogs.org/post/2014/06/22/lettre-de-damien-camelio-a-la-cnt-ait/

Lettre de Damien Camelio à la CNT-AIT

 

Nous relayons ici la lettre de Damien Camelio qui nous a été envoyée par mail de la part de la CNT-AIT de Perpignan:

Camelio

13/06/2014

Salut à vous compagnon-e-s

Merci beaucoup pour le courrier et la diffusion. Bon, la prison a conservé votre lettre 3 semaines avant de la remettre. A vrai dire, je suis persuadé qu’ils ne me l’auraient jamais remise si je n’avais pas usé d’un stratagème : X m’a dit au parloir que vous m’aviez écrit, étant donné que j’ai une entière confiance en X ainsi qu’en la CNT-AIT, je savais que cette lettre était retenue (je devrais dire volée car il est complètement illégal de retenir du courrier après condamnation) par l’administration pénitentiaire. J’en ai donc parlé par téléphone avec X, me sachant écouté et la lettre m’est miraculeusement parvenue le lendemain matin, Enfin ce qu’il en reste, car comme tout mon courrier elle a subit une épuration sans que ça soit notifié ( ce qui est encore une fois et totalement illégal ).

Bon, si je commence à faire la liste de mes droits bafoués ici je n’en finirais plus, rapidement, voici quelques exemples:

- Une grande partie de mon courrier disparaît, parfois on me nargue en me montrant les lettres à la porte de la cellule sans me les remettre.

- L’accès à l’information m’est refusé (mise à part les chaînes nationales, si on peut qualifier ça d’information…).

- Je suis sous surveillance constante : l’interphone de ma cellule qui est censé servir à appeler en cas d’urgence est allumé 24 h sur 24.

- J’ai droit à des fouilles systématiques (rarement déclarées comme telles)

- J’ai subit une répression que l’on peut qualifier de torture blanche, à son apogée j’ai eu droit à 6 jours de privation de sommeil.

- La dernière chose dont je me suis rendu compte hier, j’étais étonné de ne plus recevoir d’aide financière depuis mon transfert. En fait la prison renvoie les mandats et rejette les virements.

Bon ceci est actuellement le plus gros problème : le détournement de l’argent des compas au profit de la prison est bien plus qu’ un vol, ce détournement s’inscrit dans une véritable stratégie de déstabilisation : associé à la disparition systématique d’une partie de mon courrier, la direction vient ensuite me voir pour me tenir un discours du style : « tu vois tu reçois plus rien, ils t’ont tous abandonné dehors… »

Mes soutiens étant internationaux, il m’est difficile de savoir ce qui disparaît et il est impossible à mes compas de savoir que lettres et argent ne me sont pas remis. Je voudrais rendre ceci public afin d’exprimer collectivement ma gratitude envers ceux et celles à qui je n’ai pu le faire, faute de n’avoir pas reçu leurs lettres / mandats.

Afin d’éviter le détournement de cet argent au profit de la prison (peut être bien de la direction car il faut bien que l’argent soit crédité quelque part…). Je souhaite que soit créé un compte bancaire dans le cadre d’un comité de soutien. Ce compte devra être géré par X qui est la seule personne à avoir un permis de visite et d’après les articles D422 et R57-7-33 du code de procédure pénale, l’argent que X m’envoie ne peut être refusé. De plus X à mon entière confiance. Cependant, je souhaite que des organismes reconnus tel que la CNT-AIT s’inscrivent dans cette démarche afin d’éviter toute méprise. Nous avons vu des cas de détournement avec de l’argent destiné aux compas (los 5 de barcelona), c’est pourquoi dans un souci de confiance je voudrais que la CNT appuie X dans cette démarche… A sa demande nous occultons ces quelques lignes de la lettre (CNT-AIT perpignan)…

Ami-e-s et compagnon-e-s CNTistes, je sais que vous n’êtes pas d’accord avec ce genre de mode opératoire, cependant je sais que vous êtes conscients de ce que nous organes de lutte clandestine subissons comme répression et à quel type de violence nous avons à faire face. Les petits cons du GAL (créé par l’Espagne afin de faire assassiner les Etarras) m’ont déjà tiré dessus avec une arme à feu. Avec le processus de paix relatif à ETA, la répression sanglante qu’ils subissaient est peu à peu en train de se diriger contre nous Anarchistes.

Nous sommes bien entendu pacifistes, la militarisation que nous avons initié a été une nécessite auto défensive face à des ennemis qui eux sont déjà largement armés et qui de plus profitent d’une considération bienveillante de la part des États ( dans le cas de l’État espagnol rien n’est plus à démontrer )… L’État français, lui, qui cultive une image de façade plus libérale est en fin de compte tout aussi répressif et pour le moins collaborationniste. J’ai lu attentivement tout ce que vous m’avez fait parvenir (enfin la partie qui m’a été remise)…

Je vais bien entendu écrire au comité de soutien à Enguerrand et je souhaiterais avoir son adresse exacte.

Je voudrais que vous me fassiez parvenir les adresses des 3 anarchistes de Vigo arrêtés peu avant moi ainsi que celle de Jorge Mario Gonzalès au Mexique…

Voilà, je voudrais aussi qu’un compa Cénétiste vienne me voir au parloir afin que je puisse m’exprimer.

Un énorme MERCI à vous tous, un FUERTE ABRAZO, je vous envoie toute ma force militante, tout mon amour et toutes mes espérances libertaires.

Damien

Ps :

Merci d’écrire -Prisonnier Anarchiste- sur mon adresse, l’affirmation du caractère politique d’une incarcération, c’est la reconnaissance d’une lutte.

PS2 :

Vous pouvez rendre public tout ce qui vous semble utile dans ma correspondance.

Note de la CNT-AIT de Perpignan : nous avons publié l’intégralité de la lettre reçue par notre syndicat hormis une partie à la demande de Damien et deux courts paragraphes que nous n’avons pas jugé utile de rendre public. Lettre reçue le 20 Juin2014 à Perpignan.

 

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