Des « antifascistes » actifs à Tarbes et Pau

Pyros ?
 
http://www.ladepeche.fr/article/2014/02/07/1812911-tarbes-gadi-revendique-deux-attaques-incendiaires.html

Tarbes. Gadi, un groupe terroriste, revendique deux attaques incendiaires

 

Publié le 07/02/2014 à 07:53, Mis à jour le 07/02/2014 à 08:03

 

Tarbes (65) – Tarbes

 

L'incendie du cercle Foch, bâtiment voisin du 35e RAP, survenu le 27 décembre dernier et photographié par ses auteurs. Comme pour la maison d'arrêt deux jours plus tôt, cet acte n'avait provoqué que des dégâts minimes./ Photo DR

L’incendie du cercle Foch, bâtiment voisin du 35e RAP, survenu le 27 décembre dernier et photographié par ses auteurs. Comme pour la maison d’arrêt deux jours plus tôt, cet acte n’avait provoqué que des dégâts minimes./ Photo DR

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Le Groupe action directe international a revendiqué avoir tenté d’incendier la maison d’arrêt et un bâtiment voisin du 35e RAP, fin décembre. Des revendications «prises au sérieux» par le parquet.

Entre Noël et le Premier de l’An, les deux incendies n’avaient guère attiré l’attention. Certes, deux enquêtes avaient été ouvertes, l’une concernant l’attaque incendiaire de la maison d’arrêt survenue le 25 décembre et confiée à la PJ de Pau, l’autre, deux jours plus tard, visant le bâtiment du Cirfa attenant au 35e RAP, le cercle Foch, et dont l’enquête avait été confiée à la communauté de brigades de Tarbes. Deux actes volontaires qui n’avaient fait que peu de dégâts et aucun blessé. «Cela n’a pas eu d’incidences sur le fonctionnement de la maison d’arrêt. D’autant que nous n’avions été alertés ni avant ni après cet incendie», précise-t-on à la prison. Même discours au régiment où la porte, toujours condamnée, porte les stigmates des flammes, sans «qu’aucune menace ou revendication» n’ait pu renseigner sur l’origine de cet acte.

«Venger dans le sang»

Il y avait bien cette rumeur pointant l’action de «corpuscules» d’extrême droite. Mais rien de significatif jusqu’à ce mardi et ce communiqué publié sur internet. Le Groupe action directe international (Gadi) y revendique ces deux attaques aux conséquences mesurées, «en solidarité et à l’appel international des cinq anarchistes de Barcelone (1). En solidarité aussi à tous nos frères anarchistes incarcérés dans les centres d’exterminations des états terroristes. Par ces actions, nous voulons aussi prouver aux fascistes français que la rue n’est plus à eux. Le temps où ils tuaient impunément est révolu.» Le Gadi fait ensuite référence à Clément Méric, étudiant et militant d’extrême gauche, mort en juin 2013 lors d’une rixe avec un groupe de skinheads. «Nous appelons les nôtres à venger la mort de Clément Méric dans le sang, poursuit le Gadi. Nous appelons les nôtres à s’organiser et à s’armer.» Le groupe explique ne pas avoir communiqué avant «par sécurité» et détaille même le procédé utilisé, précisant «qu’un explosif n’a pas sauté lors de l’attaque de la prison».

Un groupe inconnu

Suite à cette revendication, la procureure de la République de Tarbes, Chantal Firmigier-Michel, a expliqué que les deux enquêtes ouvertes initialement suite à ces attaques aux cocktails molotovs avaient été regroupées sous une même procédure confiée à la section de recherches de la police judiciaire de Pau, en lien avec les services antiterroristes. «Ce groupe, qui semble appartenir à la mouvance d’extrême gauche anarchique, n’était pas connu des services spécialisés, précise la procureure. Si les charges n’ont pas occasionné de dégâts, cela ne veut pour autant pas dire que telle était l’intention de leurs auteurs. Il s’agit là de revendications qu’il convient de vérifier et de prendre au sérieux.» Les enquêteurs sont notamment à la recherche de faits similaires commis dans le Grand Sud.

Depuis ces deux attaques fin décembre, aucun autre acte semblable n’a été recensé sur Tarbes.

(1) : Le 13 novembre, cinq militants anarchistes espagnols étaient arrêtés, accusés d’être les auteurs de l’attaque à la bombe contre la basilique del Pilar de Zaragoza le 02 octobre 2013. Depuis, un mouvement de solidarité internationaliste de soutien s’organise.


Le spectre d’Action directe

Qui se cache derrière Gadi ? Inconnu des services spécialisés, le Groupe action directe international s’assimile «à un groupe d’extrême gauche», selon le parquet. Il fait ressurgir le spectre du groupe armé anarcho-communiste Action directe dont les membres avaient revendiqué plus de 80 attentats ou assassinats sur le territoire français entre 1979 et 1987. Les derniers militants de l’organisation ont été arrêtés en 1987, puis jugés et condamnés. Parmi eux, l’Auscitain Jean-Marc Rouillan, condamné en 1989 puis 1994 à la réclusion criminelle à perpétuité. Il est en liberté conditionnelle depuis le 18 mai 2012. Jean-Marc Rouillan avait également contribué à la création des Groupes d’action révolutionnaires internationalistes, les Gari, très proches phonétiquement du Gadi.

Andy Barréjot

 

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2014/02/13/pau-deux-interpellations-apres-une-attaque-au-cocktail-molotov,1179329.php

Pau : deux interpellations après une attaque au cocktail Molotov

 
Par B.R.

 
Publié le 13/02/2014 à 10h49

Un cocktail Molotov a été lancé contre une des portes d'entrée du local de l'Eglise de la science chrétienne, à Pau.

Un cocktail Molotov a été lancé contre une des portes d’entrée du local de l’Eglise de la science chrétienne, à Pau. (B.R)

 

Dans la nuit de vendredi à samedi, un cocktail Molotov a été lancé contre une des portes d’entrée du local de l’Eglise de la science chrétienne, rue Montpensier à Pau. L’enquête, confiée à la police judiciaire paloise, a abouti à l’interpellation à Tarbes de deux personnes, actuellement en garde à vue.

L’attaque incendiaire de ce week-end a été revendiquée sur internet – photos des faits à l’appui – par le groupe action directe international (GADI) qui explique s’en être pris à l’Eglise de la science chrétienne parce que, selon lui, elle servirait « de base d’arrière-garde pour les fascistes du Front National » (sic) – le siège palois du parti frontiste est situé de l’autre côté de la rue.

Ce dont se défend fermement une membre de cette église, qui prône « un retour à la source du christianisme primitif » : « Nous ne faisons absolument pas de politique ! Nous n’avons qu’une activité religieuse ». Et de préciser : « Nous n’avons aussi aucun lien avec la scientologie ».

Dans la nuit de vendredi à samedi, cette fidèle a été réveillée vers 3h30 par la police qui lui a annoncé l’attaque du lieu de rassemblement de la rue Montpensier : « Le cocktail molotov a été lancé contre la porte, mais il n’a pas traversé la vitre et a explosé devant ». Les sapeurs-pompiers sont rapidement intervenus, ce qui a permis de limiter les dégâts. Une plaque de bois a été posée pour protéger l’entrée.

La police judiciaire a mené son enquête dans la plus grande discrétion, en lien avec le parquet anti-terroriste de Paris. Car l’activité du GADI, qui se revendique comme « anti-fasciste » et qui semble appartenir à une mouvance d’extrême-gauche, inquiète les pouvoirs publics : en effet, il a également revendiqué les tentatives d’incendies de la maison d’arrêt de Tarbes et d’un bâtiment voisin du 35e RAP (régiment d’artillerie parachutiste), également à Tarbes, commises fin décembre.

Les deux attaques tarbaises et celle de Pau ont depuis été regroupées dans une même enquête. Aucune information ne filtre sur les deux personnes placées en garde à vue.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/attentats-anarchistes-a-tarbes-et-pau-deux-hommes-en-garde-a-vue-13-02-2014-3588303.php

Attentats anarchistes à Tarbes et Pau : deux hommes en garde à vue

 

Publié le 13.02.2014

TARBES (HAUTES-PYRÉNÉES). Les militants anarchistes s'en étaient pris à des symboles comme le 35e régiment d'artillerie parachutiste.

TARBES (HAUTES-PYRÉNÉES). Les militants anarchistes s’en étaient pris à des symboles comme le 35e régiment d’artillerie parachutiste.| (Google Street View.)

 

Deux hommes ont été arrêtés et placés en garde à vue dans l’enquête sur des attaques avec des engins incendiaires commises récemment à Tarbes et Pau revendiquées par un groupe anarchiste.Les deux hommes, un Français de 31 ans et un Espagnol de 39 ans, ont été interpellés à Tarbes (Hautes-Pyrénées) dans le cadre d’une enquête dirigée par le parquet antiterroriste de Paris.

En matière antiterroriste, une garde à vue peut être prolongée jusqu’à 96 heures.

Les investigations, désormais menées par la Sous-direction antiterroriste (SDAT) et la direction interrégionale de la police judiciaire de Bordeaux, avaient été lancées après deux attaques incendiaires à Tarbes en décembre.

La première, le jour de Noël, avait visé la prison de Tarbes. La seconde, deux jours plus tard, le 35e régiment d’artillerie parachutiste (RAP). Ces attaques, qui n’avaient fait que peu de dégâts, avaient été revendiquées début février par un groupe anarchiste, intitulé Groupe d’action directe international (Gadi).

«Venger la mort de Clément Méric dans le sang»

Publié sur le site «Contra info», le texte de revendication expliquait ces actions par solidarité avec «tous les frères anarchistes incarcérés dans les centres d’extermination des États terroristes». Il appelait également à «venger la mort de Clément Méric dans le sang», en référence au militant antifasciste mort en juin 2013 après une bagarre avec des skinheads à Paris.

Sur le site internet, les auteurs des attentats signent clairement leurs gestes : «Nous revendiquons l’attaque incendiaire contre un bâtiment de l’armée française (35 RAP Tarbes, France) du 27 décembre 2013. Nous revendiquons aussi l’attaque incendiaire contre la prison (Tarbes, France) du 25 décembre 2013. Les deux attaques en solidarité et à l’appel international des 5 anarchistes de Barcelone», écrivent les militants anarchistes. Plus inquiétant, ils n’hésitent pas à inciter leurs sympathisants à «s’organiser et à s’armer» avant de conclure par un lugubre «Mort à l’Etat, mort aux fascistes, mort au capitalisme».

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Une troisième attaque incendiaire a visé dans la nuit de vendredi à samedi un édifice religieux de Pau (Pyrénées-Atlantique), l’Église de la Science chrétienne, un courant religieux fondé aux États-Unis au XIXe siècle. Ce jet de cocktail molotov, qui n’a fait que peu de dégâts, a également été revendiqué par le Gadi sur le site «Contra Info», dans un texte lançant: «Mort au fascisme et à ses symboles». Pour le Gadi, cette église «sert de base d’arrière-garde pour les fascistes du Front National».

3588303_gadi-pau-2 dans Crime

On ignore si le nom du «Gadi» se veut une référence aux «Gari», les Groupes d’action révolutionnaires internationalistes, qui ont été particulièrement actifs dans le sud-ouest de la France en 1974-1975 où ils commirent des dizaines d’attentats à la bombe et des braquages de banque en relation avec les antifranquistes espagnols. Jean-Marc Rouillan avait été membre des Gari avant de créer Action directe.

Leparisien.fr avec A

 

http://www.leparisien.fr/toulouse-31000/attaques-incendiaires-a-tarbes-et-pau-une-comparution-immediate-lundi-14-02-2014-3593247.php

Attaques incendiaires à Tarbes et Pau: une comparution immédiate lundi

 

Publié le 14.02.2014

Un des deux hommes arrêtés après des attaques incendiaires à Tarbes et Pau revendiquées par un groupe anarchiste sera jugé lundi en comparution immédiate à Tarbes, le parquet antiterroriste de Paris s’étant dessaisi, a-t-on appris de sources judiciaires.Le parquet antiterroriste a estimé que « les faits ne rentraient pas dans son domaine de compétence et s’est dessaisi à mon profit », a indiqué à l’AFP la procureure de Tarbes Chantal Firmigier-Michel, en précisant que l’homme qui allait être jugé par le tribunal correctionnel, était un Français de 31 ans.

« Aucune charge n’a été retenue contre l’autre homme » un Espagnol de 39 ans, lors des gardes à vue qui ont été conduites cette semaine à Pau par la Sous-direction antiterroriste (SDAT) et la direction interrégionale de la police judiciaire de Bordeaux, a ajouté la magistrate.L’homme présenté vendredi au parquet de Tarbes, a été placé en détention par le juge des libertés et de la détention (JLD) en attendant son procès, a précisé Mme Firmigier-Michel.Cet homme est poursuivi pour « dégradations par substance explosive, incendiaire ou par tout autre moyen représentant un danger pour les personnes, ainsi que pour transport de substance susceptible d’entrer dans la fabrication d’un engin incendiaire », a indiqué la procureure.Le premier engin incendiaire avait visé la prison de Tarbes, le jour de Noël, le deuxième, deux jours plus tard, le 35e régiment d’artillerie parachutiste (RAP).Ces attaques, qui n’avaient fait que peu de dégâts, avaient été revendiquées début février par un groupe anarchiste, intitulé Groupe d’action directe international (Gadi).Publié sur le site « Contra info », le texte de revendication expliquait ces actions par solidarité avec « tous les frères anarchistes incarcérés dans les centres d’extermination des États terroristes ».Il appelait également à « venger la mort de Clément Méric dans le sang », en référence au militant antifasciste mort en juin 2013 après une bagarre avec des skinheads à Paris.Une troisième attaque incendiaire, il y a une semaine à Pau (Pyrénées-Atlantique), a touché l’Église de la Science chrétienne, un courant religieux fondé aux États-Unis au XIXe siècle.Ce jet de cocktail molotov, qui n’a fait que peu de dégâts, a également été revendiqué par le Gadi sur le site « Contra Info », dans un texte lançant: « Mort au fascisme et à ses symboles ».Cette nouvelle revendication a rapidement débouché sur les deux interpellations, effectuées à Tarbes dans le cadre de l’enquête conduite par le parquet antiterroriste.

afp dans Folie

 

http://www.tarbes-infos.com/spip.php?article11371

Le Tarbais auteur des attaques incendiaires à Tarbes et Pau condamné à deux ans de prison ferme

 

lundi 17 février 2014 par Rédaction

 

Damien Camelio, 31 ans, qui a reconnu être l’auteur des attaques incendiaires de Tarbes, fin décembre et de celle de Pau, a comparu, aujourd’hui, devant le tribunal correctionnel de Tarbes. Pour expliquer son geste, il a lu un texte où il se décrit comme « un anarchiste entré en résistance ». Il a été condamné à deux ans de prison ferme et incarcéré à la maison d’arrêt de Pau où il se considérant désormais comme un « prisonnier politique ».

 

http://www.ladepeche.fr/article/2014/02/18/1820564-tarbes-deux-ans-de-prison-pour-le-terroriste-du-gadi.html

Tarbes. Deux ans de prison pour le terroriste du Gadi

 

Publié le 18/02/2014 à 03:48, Mis à jour le 18/02/2014 à 08:01

 

Tarbes (65)

 

Damien Camelio et son avocate, Me Stéphanie Balespouey. / Photo L. Dard

Damien Camelio et son avocate, Me Stéphanie Balespouey. / Photo L. Dard

zoom dans LCR - NPA

Damien Camelio, 31 ans, est l’homme qui a créé le Gadi et revendique la paternité des attaques incendiaires sur Tarbes et Pau. Aujourd’hui, il fait partie «des prisonniers politiques» qu’il soutient.

Un regard froid et déterminé qui assombrit une silhouette anonyme, couverte d’un sweat à capuche sombre. Et si le Gadi, c’était lui. À 31 ans, Damien Camelio comparaissait hier devant le tribunal de Tarbes, après que le parquet antiterroriste de Paris se soit dessaisi de l’enquête. Le prévenu ne cache pas son rôle dans les attaques incendiaires de Tarbes fin décembre comme dans celle de Pau. Il revendique même sa responsabilité, comme il l’avait fait auparavant par l’intermédiaire du Gadi, le groupe action directe international. «D’ailleurs on n’arrive pas à identifier d’autres membres que vous, avoue la présidente. Vous semblez avoir agi sans complice.» La deuxième personne interpellée, un anarchiste espagnol de 39 ans, n’a pas été poursuivie.

Damien Camelio ne dira mot sur la composition du Gadi. Il sera plus disert, à l’heure de lire une déclaration préalablement rédigée : «Je revendique ces attaques en soutien aux compagnons anarchistes emprisonnés et contre les conséquences des politiques libérales appliquées en Europe. L’ascenseur social ne fonctionne pas. Le capitalisme, ce système féodal dans lequel la vie entière d’un individu est déterminée à la naissance, il est là le vrai terrorisme, quand des familles sont jetées à la rue, quand des parents ne peuvent plus nourrir leurs enfants, quand la dignité humaine est piétinée. Regardez votre terrorisme dans les yeux avant de juger le mien.» Il cible l’Etat qui encourage le vol organisé de la «mafia des exploiteurs» et notamment Mittal ce «terroriste de classe mondiale». «J’attaque des symboles et vus répondez de façon violente en ordonnant mon incarcération. Je ne suis pas innocent, au propre comme au figuré. Ni coupable tant que vous ne reconnaîtrez pas la culpabilité des vrais oppresseurs terroristes. je ne suis pas non plus une victime. Je suis juste un militant anarchiste entré en résistance.»

Un papi anarchiste

Mais qui est-il vraiment ? «Un idéaliste passionné» comme le dira l’expert psychiatrique qui relèvera des maltraitances morales, mais aussi des convictions politiques inébranlables, une psychorigidité et une dangerosité criminologique plutôt que psychiatrique. «La question de sa réadaptabilité à la société est difficile» conclut le rapport. «Il y a un risque de récidive avec celui qui n’est plus un délinquant habituel» dira la procureur Marion de Lalande d’Olce qui réclamera quatre ans de prison. Neuf condamnations (pour des affaires de vol et stupéfiants) et plusieurs mois en prison, n’altéreront pas ses convictions. «C’est un homme exalté qui a toute sa tête, a fait des études supérieures, défendra Me Stéphanie Balespouey, son avocate. C’est un homme exalté dont j’ai l’honneur de défendre la liberté d’opinion et d’expression. Il a des convictions profondes. Toutes ses ressources, il les destine à la cause des prisonniers politiques. Même son grand-père était anarchiste !» «C’est l’abandon de mes idéaux qui m’a fait plonger dans la cocaïne, dira le prévenu, placé en foyer durant son adolescence, passé par la Corse et employé pendant huit ans comme cordiste. En retrouvant mes convictions, j’en suis sorti.» «Mais où donc ce militantisme va vous mener ?» l’interroge la présidente, Nicole Lauda. «En prison madame… Là, j’ai du mal à avoir des projets. Ce n’est pas un plaisir d’utiliser la violence. Mais remarquez que ça marche.» «Vous estimez que cela a eu un quelconque effet pour votre cause ?» reprend la présidente. «Je ne sais pas… Ça a aidé à diffuser certaines idées, à montrer qu’on existe.» Il n’en dira pas plus sur ce «on», qui pourrait bien se résumer à sa seule personne, malgré des contacts par-delà les Pyrénées. «Il s’en est pris aux biens uniquement, pointe Me Balespouey. À Pau, le siège du FN était sa cible, mais comme il y avait des voitures à proximité, il a visé l’Église en face pour ne pas causer de dégâts aux particuliers. Nous ne sommes pas dans du terrorisme.»

Le tribunal le condamnera à deux ans de prison, une décision pour laquelle Damien Camelio ne fera pas appel. «Je ne suis ni innocent, ni victime, ni coupable» lancera-t-il pour conclure son numéro.

Andy Barréjot

 

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2014/02/18/deux-ans-ferme-pour-les-attaques-au-cocktail-molotov,1180000.php

Pau : deux ans ferme pour les attaques au cocktail Molotov

 

Publié le 18/02/2014 à 06h00
Mise à jour : 18/02/2014 à 07h35

Un engin incendiaire avait endommagé les portes du local de l'Église de la science chrétienne, dans la nuit du 7 au 8 février.

Un engin incendiaire avait endommagé les portes du local de l’Église de la science chrétienne, dans la nuit du 7 au 8 février. (Archives B. Robaly)

 

Le tribunal correctionnel de Tarbes a condamné hier à deux ans de prison l’auteur de trois attaques commises à Tarbes et Pau à l’engin incendiaire au nom de l’anticapitalisme. L’homme avait été interpellé mardi dernier à Tarbes pour des faits commis dans cette ville en décembre et à Pau, dans la nuit du 7 au 8 février dernier. Il avait cette fois visé un local de l’Église de la science chrétienne, rue Montpensier.

À l’issue d’un court procès, les juges ont prononcé hier le maintien en détention de Damien Camelio, un Tarbais de 31 ans. Cet ancien artisan du bâtiment aujourd’hui sans emploi, a complètement assumé ses actes dans une déclaration lue devant les juges. Il s’est revendiqué « anarchiste, anticapitaliste et antifasciste ».

Il visait en fait le local du Front National…

Si les attaques avaient été revendiquées par un mystérieux Groupe d’action directe international (Gadi) et si le parquet antiterroriste de Paris s’était provisoirement saisi de l’affaire, l’enquête, le procès et Damien Camelio lui-même ont fait apparaître le prévenu comme un homme agissant seul et pas très doué pour la clandestinité.

Damien Camelio avait été rapidement identifié. Sa voiture apparaissait sur les caméras de surveillance sur les lieux de ses méfaits. Son portable avait été géolocalisé près de là. Et il avait payé le péage entre Pau et Tarbes avec sa carte bancaire. S’il s’en était pris à l’Église de la Science chrétienne, c’était par défaut : il avait initialement l’intention de viser le local du Front national situé en face, mais il n’avait pas voulu endommager les voitures stationnées là.

L’expertise psychologique a noté chez lui des « troubles d’idéaliste passionné ». La procureure Marion de la Lande d’Olce a refusé de prendre le prévenu à la légère. Elle a souligné le risque de récidive de la part d’un homme qui « présente une dangerosité et une criminalité avérées ». Elle a requis contre lui quatre ans de prison ferme.

Après le jugement, Damien Camelio a donné pour consigne à son avocate Stéphanie Balespouey de ne pas faire appel. « Il vient de m’indiquer qu’il n’est ni innocent, ni victime, ni coupable. Il ne reconnaît pas l’État français », a-t-elle dit.

Plus de 10000 visites au compteur du Petitcoucou, merci Fuzhou !

Il se produit ce week-end un phénomène assez curieux qui a débuté vendredi en fin de journée et vient, ce dimanche matin, de faire grimper le compteur de visites public de ce blog à plus de 10 000 au total depuis sa création il y a quatre mois et une semaine, c’est-à-dire que ce nombre a quasiment doublé en moins de 48 heures.

Cet afflux soudain de visites concerne un seul et même article, celui-ci, publié le 11 juillet 2014 :

http://petitcoucou.unblog.fr/2014/07/11/affaire-meric-front-de-gauche-et-violation-du-secret-medical/

Par ailleurs, mes statistiques de blog n’en sont pas énormément modifiées.

Certes, les compteurs de visites et hits primaires ont bien fait un bond prodigieux depuis vendredi soir, mais en parallèle, les nombres de visiteurs et visiteurs uniques quotidiens n’augmentent absolument pas.

De plus, le ou les visiteurs en nombre restreint qui s’excitent sur cet article du 11 juillet 2014 proviennent tous de la même localité chinoise, Fuzhou, capitale de la province de Fujian, dans le Sud, au coeur du foyer chinois de la culture du riz.

Cela m’évoque inévitablement les habitudes et le profil très particuliers de celui de mes harceleurs et calomniateurs de la bande de cyberdélinquants du psychopathe Cyprien Luraghi qui répond au pseudonyme de Homere.

Ce Français originaire de l’Hérault réside en Thaïlande où il fait des affaires notamment dans l’hôtellerie et la culture du riz.

Egalement, faisant régulièrement l’apologie du terrorisme d’extrême-gauche dans ses écrits publics, il se revendique bras armé du Nouveau Parti Anticapitaliste en Thaïlande.

Il m’en veut à mort depuis qu’en 2008 j’ai fait connaître à quelques lecteurs du site Rue89 les articles de Ouest France et du Télégramme relatifs aux premières condamnations de l’ancien psychiatre brestois et pédophile Serge Rodallec.

Ce dernier avait disparu de la région brestoise à l’automne 2005, à la suite d’une troisième plainte d’un de ses anciens patients pour viols ou agressions sexuelles.

Il avait été condamné deux fois en première instance en son absence en fin d’année 2007, et ne sera retrouvé qu’en début d’année 2010, en Thaïlande où il s’était exilé et vivait sous un faux nom.

Il a depuis lors vu confirmer ses condamnations de 2007 quatre fois, en première instance en sa présence, et en appel.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fuzhou

Fuzhou

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Fuzhou
福州
Image illustrative de l'article Fuzhou
Administration
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Province Fujian
Statut administratif Ville-préfecture
Code postal Ville : 3500001
Code aéroport FOC
Indicatif 05911
Démographie
Population 7 115 370 hab.
Densité 593 hab./km2
Géographie
Coordonnées 18px-Geographylogo.svg dans Crime26° 04′ 00″ Nord 119° 18′ 00″ Est
Superficie 1 200 000 ha = 12 000 km2
Divers
PIB total 147,6 milliards de yuans (2005)
PIB par habitant 22 301 yuans (2005)
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Chine

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Fuzhou
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Une vue de Fuzhou

Fuzhou (福州 ; pinyin : Fúzhōu ; EFEO : Fou-Tchéou ; Wade-Giles : Fu-chou) est la capitale de la province chinoise du Fujian. La ville-préfecture comptait, lors du recensement de 2010, 7 115 370 habitants dont 4 408 076 habitants urbains, soit 61.95% de la population totale, tandis que la population rurale était de 2 707 294 habitants, soit 38.05%.

Elle se trouve à l’embouchure du Min Jiang, la principale voie navigable de la province. C’est la grande ville chinoise la plus proche de Taipei, elle en est séparée par le détroit de Formose. Depuis que la ville a été ouverte aux investissements étrangers en 1984, de nombreuses entreprises taïwanaises se sont installées.

La ville doit aux influences océaniques et à son climat subtropical une luxuriante végétation. On y parle le dialecte de Fuzhou du min. Paul Claudel y fut consul de 1899 à 1905 et y écrivit une partie de son œuvre.

Économie

En tant que capitale et centre de distribution des marchandises de la province, Fuzhou est une vitrine pour les échanges commerciaux avec Taïwan. Dès l’établissement de la zone d’expérimentation, 830 projets agricoles représentant un investissement de 930 millions de $US de capitaux étrangers ont été mis en valeur.

La culture des légumes à caractère spécial, celle des légumes pour les plats raffinés et celle des légumes écologiques forment les travaux-clés du développement agricole de Fuzhou. La ferme agricole modèle du détroit Hongkuan à Fuqing et le parc agronomique et écologique moderne Sanhua du Fujian se consacrent à cette culture.

À Fuzhou, il y a beaucoup d’entreprises à capitaux taïwanais qui s’installent dans la zone d’expérimentation.

En 2005, le PIB total a été de 147,6 milliards de yuans, et le PIB par habitant de 22 301 yuans2.

Subdivisions administratives

La ville-préfecture de Fuzhou exerce sa juridiction sur treize subdivisions – cinq districts, deux villes-districts et six xian :

  • le district de Gulou – 鼓楼区 Gǔlóu Qū ;
  • le district de Taijiang – 台江区 Táijiāng Qū ;
  • le district de Cangshan – 仓山区 Cāngshān Qū ;
  • le district de Mawei – 马尾区 Mǎwěi Qū ;
  • le district de Jin’an – 晋安区 Jìn’ān Qū ;
  • la ville de Fuqing – 福清市 Fúqīng Shì ;
  • la ville de Changle – 长乐市 Chánglè Shì ;
  • le xian de Minhou – 闽侯县 Mǐnhòu Xiàn ;
  • le xian de Lianjiang – 连江县 Liánjiāng Xiàn ;
  • le xian de Luoyuan – 罗源县 Luóyuán Xiàn ;
  • le xian de Minqing – 闽清县 Mǐnqīng Xiàn ;
  • le xian de Yongtai – 永泰县 Yǒngtài Xiàn ;
  • le xian de Pingtan – 平潭县 Píngtán Xiàn.

Jumelages

Notes et références

  1. a et b (en) Codes postaux et téléphoniques du Fujian [archive], (en) China Zip Code/ Telephone Code, ChinaTravel [archive]
  2. (en) Market Profiles on Chinese Cities and Provinces [archive] (actualisation 11/2006)

Liens externes

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  • Fuzhou, sur Wikimedia Commons
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v · d · m

Subdivisions de niveau district de la préfecture de Fuzhou

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v · d · m

Subdivisions de niveau préfecture du Fujian

Mort de Clément Méric : « C’est Satan, c’est la violence de Satan ! »

Après la libération mardi 17 juin 2014 d’un des deux suspects écroués dans l’affaire Clément Méric, Le Monde a publié le 19 juin 2014 un article de Soren Seelow faisant le point sur l’enquête judiciaire.

Rappelons que les « antifascistes » de Nîmes affirment que les identitaires seraient la cause des faits.

Se trouverait-elle en région ?

Il faudrait alors chercher à Brest et à Montpellier.

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/06/18/l-un-des-deux-suspects-ecroues-dans-l-affaire-clement-meric-libere_4440566_3224.html

 

L’un des deux suspects écroués dans l’affaire Clément Méric libéré

 

Le Monde.fr avec AFP | 18.06.2014 à 13h48 • Mis à jour le 18.06.2014 à 13h53

Manifestation en hommage à Clément Méric, le 8 juin 2013 à Paris.

 

La cour d’appel de Paris a ordonné, mardi 17 juin, la remise en liberté de Samuel Dufour, 20 ans, selon une information de RTL confirmée par la justice. Il est l’un des deux suspects qui avait été placé en détention provisoire dans l’affaire de la rixe entre skinheads et antifascistes qui avait causé la mort de Clément Méric en juin 2013 à Paris a été remis en liberté mardi. Il reste mis en examen pour « violences volontaires en réunion et avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».

 

Lire aussi : Affaire Méric : les circonstances du drame ne sont toujours pas éclaircies

Son camarade Esteban Morillo, l’autre suspect arrêté, demeure en détention provisoire. Ce sympathisant du groupuscule d’extrême droite Troisième voie, avait reconnu dès le départ avoir porté deux coups de poing, à mains nues, au visage de l’étudiant de 18 ans.

De son côté, Samuel Dufour, lui aussi sympathisant de Troisième voie, a toujours nié avoir frappé Clément Méric. L’un des camarades de la victime, présent lors de la bagarre, a même confirmé sa version aux juges d’instruction.

SANS CASIER JUDICIAIRE

« Nos arguments ont enfin été entendus. Il est logique qu’il soit libéré après tout ce temps de détention », a réagi son avocat, Me Julien Fresnault. Samuel Dufour, son client, sans casier judiciaire, suivait une formation pour devenir boulanger au moment des faits. En février, les résultats d’une expertise du téléphone du jeune homme avaient révélé ses SMS au soir des faits : « J’ai frappé avec ton poing américain », disait l’un d’eux ; « on les a défoncés », disait un autre.

Outre Morillo et Dufour, deux autres skinheads sont mis en examen pour « violences » mais n’ont pas été placés en détention. Les antifascistes sont parties civiles.

Samedi, plus d’un millier de personnes se sont rassemblées à Paris en mémoire de Clément Méric. Le cortège, principalement composé de militants « antifa » aux visages souvent dissimulés par des foulards, cagoules, casquettes ou lunettes noires, s’était placé derrière une banderole « Plus que jamais combattons l’extrême droite ».

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/06/19/clement-meric-la-mort-en-sept-secondes_4441098_3224.html

 

Clément Méric : la mort en sept secondes

 

LE MONDE | 19.06.2014 à 11h12 • Mis à jour le 20.06.2014 à 15h35 | Par Soren Seelow

Manifestation antifasciste à Paris, le 7 juin.

 

La scène dure le temps d’une longue respiration, la dernière de Clément Méric. En partie obstruée par un poteau, la caméra de vidéosurveillance de la station Haussmann – Saint-Lazare à Paris en a confusément capté certains détails. A 18 h 43 et 25 secondes, deux groupes entrent en contact. A 18 h 43 et 31 secondes, un corps tombe à la renverse. La bataille rangée qui a coûté la vie à ce jeune militant antifasciste de 19 ans, le 5 juin 2013, a duré sept secondes.

L’exploitation de cette vidéo – qui vient d’être versée au dossier et que Le Monde a pu consulter – ne permet pas de jeter une lumière nouvelle sur les responsabilités des acteurs de cette rixe. Une confrontation autour des images est prévue courant juillet avant une éventuelle reconstitution, dernières tentatives de la juge Carole Vujasinovic pour tenter d’y voir clair avant de clore l’instruction. Un an après la mort de Clément Méric, de nombreuses zones d’ombre continuent de planer sur ce fait divers que ni la vidéo, ni les rapports d’expertise, ni les témoignages n’ont permis d’élucider.

 

Lire notre portrait de Clément Méric : Un étudiant « brillant » et engagé

Ce que dit le dossier, et sa synthèse la plus récente contenue dans le dernier arrêt de la chambre de l’instruction en date du 29 avril, c’est que Clément Méric n’a pas été victime d’un « assassinat », comme l’avait annoncé au lendemain des faits Manuel Valls, alors ministre de l’intérieur. Il n’est pas davantage l’élément déclencheur de la rixe, comme on a pu le lire un peu plus tard dans une volonté de rééquilibrer un récit tordu par sa charge symbolique depuis le premier jour.

Le déroulement dépassionné des faits retrace la rencontre fortuite entre deux idéologies irréconciliables, n’ayant pour seul langage commun que l’affrontement physique. Un dialogue à coups de poing qui a abouti à la mort d’un jeune idéaliste de 66 kg.

DES IMAGES DE CROIX GAMMÉES, D’AIGLES NAZIS

En cette fin d’après-midi, Matthias Bouchenot, 24 ans, Aurélien Boudon, 23 ans, et Steve Domas, 24 ans, trois militants antifascistes, se rendent à une vente privée rue Caumartin pour acheter des vêtements Fred Perry, marque historique des skinheads de tous bords. Ils y croisent trois skins, Samuel Dufour, apprenti boulanger de 19 ans, Alexandre Eyraud et Lydia Da Fonseca.

L’idéologie qui soude ces trois amis est explicite. Samuel Dufour – crâne rasé, bombers frappé d’un écusson tricolore et tee-shirt « skinhead » – est un sympathisant du mouvement d’extrême droite Troisième Voie, alors dirigé par Serge Ayoub. Sur son corps sont tatoués une croix celtique, un cochon ailé, une toile d’araignée au coude et la devise nazie « Sang et honneur ».

Dans sa clé USB, les enquêteurs ont trouvé des images de croix gammées, d’aigles nazis, une carte de France recouverte du logo du Front national, des inscriptions « White Power » et quatre photos d’Adolf Hitler, dont l’une accompagnée du drapeau français et d’un slogan : « Nous voulons un Hitler français ».

« N’ACHETEZ PAS TROP D’AFFAIRES, IL VA FALLOIR COURIR »

Les skins font du shopping. Irrités par cette rencontre inattendue avec leurs adversaires, les « antifas » se sentent obligés de réagir. De son propre aveu, c’est Steve Domas qui ouvre les hostilités : « Alors les nazis, on fait ses courses ? » Les skins affirment que ses provocations verbales sont allées jusqu’à la promesse d’en découdre physiquement : « On vous attend à dix en bas. N’achetez pas trop d’affaires, il va falloir courir. » Les skins semblent alors peu pressés d’en venir aux mains. « Laisse-nous, on fait nos courses », s’entend-il répondre.

Les trois antifas quittent l’espace de vente vers 18 heures et se postent un peu plus loin rue Caumartin, au pied des marches de l’église Saint-Louis d’Antin. Selon la chambre de l’instruction, ils attendent alors « ostensiblement » l’autre groupe « en faisant téléphoniquement appel à du renfort ». Clément Méric, qui avait prévu de se rendre à la vente, les rejoint un quart d’heure plus tard.

Dans la boutique, les skins poursuivent leurs emplettes. Ils en profitent pour passer eux aussi quelques coups de fil. Samuel Dufour, que plusieurs témoins disent avoir vu regarder par la fenêtre en direction des antifas, appelle notamment un certain Esteban Morillo, un vigile de 20 ans, qui sera l’auteur du coup de poing fatal porté à Clément Méric. Une cliente décrit le groupe comme « inquiet », « nerveux ». Mais la promesse de renforts les ragaillardit. Un vendeur entend cette phrase : « De toute façon, on va appeler les autres et on va les niquer. »

« IL VOULAIT VRAIMENT EN DÉCOUDRE AVEC EUX »

Alerté par une cliente qu’il allait « y avoir du grabuge », un vigile tente de désamorcer la tension auprès des skins, puis descend dans la rue à la rencontre des antifas. Matthias Bouchenot lui fait savoir qu’il a vu les skinheads ranger un poing américain dans un sac à dos avant de pénétrer dans la salle de vente. Le plus jeune de la bande, Clément Méric, se montre le plus exalté : « Ce sont des gens qui ne devraient même pas être vivants », lance-t-il.

Lire aussi : Manifestation à Paris en hommage à Clément Méric

Le vigile revient sur ses pas, suivi de près par Clément Méric qui se dirige vers la salle de vente. « Mon collègue et moi-même, on l’a attrapé et on lui a dit qu’il était jeune, qu’il fallait éviter de se battre, que cela ne servait à rien (…). Il voulait vraiment en découdre avec eux, je pense, il semblait les haïr », témoigne le vigile. Son collègue confirmera avoir demandé au jeune homme « avec qui il allait se battre au vu de son physique alors que les skins étaient plus costauds ».

Clément Méric est plutôt chétif. En rémission d’une leucémie, il a subi une ponction lombaire dix jours plus tôt. Il reste en tout moins de dix minutes dans la boutique. Les quatre skins – désormais rejoints par Esteban Morillo – affirment qu’il a profité de ce bref passage pour les provoquer en leur lançant : « On vous attend. » A 18 h 27, le jeune élève de Sciences Po envoie ce qui restera comme son dernier SMS : « Ils descendent. » Puis il s’en va retrouver ses amis, qui patientent depuis une quarantaine de minutes sur le parvis de l’église.

QUI A DÉCLENCHÉ LA RIXE ?

Les skins auraient pu quitter les locaux de la vente en remontant la rue Caumartin sur la droite afin d’éviter l’affrontement, comme le leur avait conseillé le vigile. Ils décident au contraire de foncer sur le groupe de Clément Méric. Ils sont armés.

Lydia Da Fonseca, qui fait partie du groupe, a reconnu devant les enquêteurs qu’Esteban Morillo avait rangé un poing américain dans le sac à dos de Dufour avant de faire du shopping. Un témoin affirme avoir vu ce dernier enfiler l’arme en quittant la boutique.

Qui a déclenché la rixe ? A l’approche des skins, les antifas reconnaissent avoir « rigolé ». Esteban Morillo, lui, prétend que Clément Méric les a de nouveau provoqués : « Bande de fiottes, vous vous cachez derrière les vigiles. » Selon les antifas, c’est Esteban Morillo qui a ouvert les hostilités en portant le premier coup à Clément Méric. Samuel Dufour affirme, lui, que Matthias Bouchenot l’a attaqué le premier. Ce dernier jure que c’est le skin qui s’est « jeté » sur lui.

 « C’EST SATAN, C’EST LA VIOLENCE DE SATAN ! »

Coupé à la lèvre, à l’avant-bras et au poignet – des plaies compatibles avec l’impact d’un objet métallique –, Matthias Bouchenot est formel : Samuel Dufour utilisait un poing américain. Ce dernier admet seulement le port de grosses bagues en métal, l’une à tête de cochon, l’autre à tête de mort. Dans la confusion, une dame passe devant l’attroupement et lance : « C’est Satan, c’est la violence de Satan ! »

Au même instant, Esteban Morillo, 1 m 83 pour 75 kg, s’estimant « menacé » par Clément Méric, le frappe au visage. Il est aussitôt assailli par deux amis de l’étudiant. Alors, « Clément Méric, qui avait fait le tour de moi, a essayé de m’attaquer en me prenant par l’arrière gauche ; j’ai vu qu’il commençait à armer son poing et j’ai frappé », explique Esteban Morillo.

De son aveu même, et selon les constatations du légiste, aucun coup de Clément Méric n’a atteint sa cible. Le deuxième coup de poing d’Esteban Morillo sera fatal. « One shot ! », s’écrie le skin, tandis que son adversaire chute sur le pavé.

TÉMOIGNAGES CONTRADICTOIRES

Il reconnaît avoir porté deux coups de poing à mains nues, dont le coup mortel. Mais une expertise médicale de janvier évoque « au moins cinq coups », laissant ouverte la piste d’un second agresseur. Si des témoins disent avoir vu Samuel Dufour frapper la victime, les antifas le disculpent catégoriquement : « Je dois être honnête, il a été en face de moi durant tout l’affrontement », a répété Matthias Bouchenot lors de ses auditions.

Lire l’éditorial du Monde du 7 juin 2013 : Clément Méric, émotions et amalgames

C’est Samuel Dufour qui jettera le trouble sur sa responsabilité réelle dans un échange de SMS peu après la rixe. A 20 h 13, il envoie à un contact dénommé « Yean cfa » : « Salut j’ai frappé avec ton poing américain. » Réponse à 20 h 38 : « srx , ques ce que ta fait encore. » Samuel Dufour : « Bah, il est parti à l’hôpital… Mdr. » Yean Cfa : « Mdr te grave. »

Samuel Dufour a-t-il frappé Clément Méric avec une arme ? Samuel Dufour et Esteban Morillo étaient-ils tous deux équipés d’un poing américain ? Les témoignages sont contradictoires, les experts prudents. « Ce type d’armes laisserait cependant et probablement des traces superficielles beaucoup plus importantes ??? », s’interrogent les auteurs du rapport d’expertise. Le procès n’est pas attendu avant le printemps 2015.

 Soren Seelow
Journaliste

Samuel Dufour autorisé à sortir de prison

Après un an de détention provisoire, Samuel Dufour, l’un des skinheads ayant participé à la rixe, est sorti de prison mardi 17 juin. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a donné suite au troisième appel formé en ce sens, le premier par le parquet, les deux suivants par ses avocats, Mes Julien Fresnault et Antoine Vey. Il demeure, tout comme Esteban Morillo – qui est lui toujours écroué –, mis en examen pour « violences volontaires en réunion et avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Deux autres skins ayant pris part à l’affrontement – mais que personne n’a vu frapper Clément Méric – sont mis en examen pour « violences volontaires en réunion et avec arme avec incapacité totale de travail de moins de huit jours ».

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bloc_identitaire

Bloc identitaire

Bloc identitaire
Image illustrative de l'article Bloc identitaire
Logo officiel
Présentation
Président Fabrice Robert
Fondation 6 avril 2003
Siège BP 13
06301 Nice Cedex 04
France
Idéologie Identitarisme,
Régionalisme,
Ecologisme,
Anti-Islamisme
Couleurs Bleu
Site web www.bloc-identitaire.com

Le Bloc identitaire – Mouvement social européen est un mouvement politique1,2 français créé le 6 avril 2003. Il s’agit d’une composante d’un courant dit « identitaire », apparu au cours des années 2000 à la suite de la dissolution par le ministère de l’intérieur Français d’Unité radicale3. Le logo du mouvement représente un sanglier stylisé.

Généralement classé à l’extrême droite de l’échiquier politique4,5,6,7, le BI promeut l’ « alter-europe » et une certaine forme de régionalisme8. Il tient, dans sa « quête de respectabilité »9, à « se démarquer de l’antisémitisme et de l’antisionisme » et est « principalement préoccupé par la croissance de l’islam en Europe et le caractère désagrégateur du multiculturalisme »10. Dominique Venner est un des penseurs qui influence le plus le mouvement6.

Le Bloc revendique 2 000 adhérents4 et a rassemblé près de 600 militants lors de sa convention qui s’est tenue à Orange en octobre 200911.

Histoire

Création

À la suite de la tentative d’assassinat perpétrée par Maxime Brunerie — membre du Mouvement national républicain (MNR) et sympathisant d’Unité radicale — contre le président de la République française Jacques Chirac lors du défilé du 14 juillet 2002, le groupe Unité radicale a été dissous le 6 août 200212. Les conclusions de l’instruction menée par le juge Marie-Odile Bertella-Geffroy rendues en juillet 2004 avaient établi que l’acte, isolé, n’avait pas de but politique13. Deux des dirigeants d’Unité radicale (Fabrice Robert et Guillaume Luyt) ont participé peu après au lancement du site www.les-identitaires.com et de l’association Les identitaires, avant de contribuer, en avril 2003, à la fondation du Bloc identitaire. Fabrice Robert devint président du BI et Guillaume Luyt vice-président14. Depuis, le Bloc est en voie de normalisation et la grande majorité de ses militants n’était pas membre d’Unité radicale15. Il s’est transformé en parti politique à l’occasion de sa convention organisée à Orange en octobre 2009.

Résultats électoraux

Le Bloc identitaire s’est présenté pour la première fois à des élections le 12 juin 2005 à Nice, par l’intermédiaire de son mouvement associé Nissa Rebela. Il présente alors un candidat à l’élection cantonale dans le 7e canton16, récoltant 85 voix, soit 1,9 % des suffrages exprimés17.

En 2008, toujours à Nice, son candidat à la mairie de Nice, Philippe Vardon, obtient 3 % des voix18 et Benoît Lœuillet recueille 5 % des suffrages dans le 6e canton16.

En septembre 2009, dans ce même 6e canton, Benoît Lœuillet obtient le résultat de 7,68 %, le plaçant 5 voix derrière celui du FN (7,82 %)19.

À l’occasion des régionales de 2010, une liste est présentée en Languedoc-Roussillon intitulée « Ligue du Midi »20 qui recueille 0,7 % des voix, et en Provence-Alpes-Côte d’Azur est présentée une liste baptisée Ligue du Sud autour de Jacques Bompard1, celle-ci recueille 2,7 % des voix. Le score le plus élevé est réalisé dans le Vaucluse (8,4 %).

En Alsace, la liste d’Alsace d’abord conduite par Jacques Cordonnier a obtenu 4,98 % des suffrages, en forte baisse par rapport au résultat obtenu au premier tour des élections régionales de 2004 (9,4 %).

Bureau directeur et dirigeants du Bloc identitaire

  • Président : Fabrice Robert (ancien élu du Front national et ancien membre du Mouvement national républicain).
  • Le bureau directeur a fait l’objet d’un important renouvellement au printemps 201221 et a intégré plusieurs représentants des mouvements de jeunes identitaires. Il est composé des membres suivants22:
    • Fabrice Robert (président du Bloc identitaire)
    • Simon Charles (Bloc identitaire)
    • Alban Ferrari (Une Autre Jeunesse)
    • Georges Gourdin (Bloc identitaire)
    • Guillaume Lotti (Bloc identitaire)
    • Dominique Lescure (Bloc identitaire)
    • Benoît Lœuillet (Nissa Rebela)
    • Christophe Pacotte (Bloc identitaire)
    • Damien Rieu (Une Autre Jeunesse)
    • Pierre Robesson (Maisons de l’identité)
    • Tristan Ronarc’h (Bloc identitaire)
    • Sébastien Roux (Bloc identitaire)
    • Émilie Cassel (Bloc identitaire)

Fondements idéologiques

Ligne politique

Le Bloc identitaire se donne pour objectif de « fédérer les jeunes Français et Européens fiers de leurs racines et de leur héritage ». Il se présente comme étant « né de la rencontre de militants issus de parcours politiques divers mais partageant tous le même rejet du système dominant » :

Le mouvement se positionne de diverses manières dans le corpus idéologique d’extrême droite. Il prend une posture ruraliste en « défendant la ruralité comme alternative à la schizophrénie urbaine » et en s’opposant à l’« horreur mondialiste ». Même s’il défend les « racines et l’héritage » européen – dont fait partie la religion chrétienne -, le BI utilise peu les thèmes du traditionalisme catholique. Il introduit aussi le thème de « la conjugaison de la résistance identitaire au féminin »25.

Le Bloc qui entend renvoyer les immigrés dans leur pays, fustige de manière radicale les conséquences et le phénomène avec des slogans comme « racaille immigrée » et demande « pas de kärchers, mais des charters ! »24. Ses membres affirment défendre les personnes de « souche européenne » et les « petits blancs de banlieue »26. De plus, le Bloc entend donner à ses actions une dimension européenne puisque, par exemple, il soutient « nos frères serbes du Kosovo » contre les Albanais musulmans au Kosovo.

Le Bloc identitaire ne considère ni l’islam ni les États-Unis comme des « dangers » mais c’est « l’islamisation de l’Europe et l’américanisation de notre culture qui en sont »27.

Enfin, le Bloc identitaire compte sur l’insatisfaction d’une partie de la droite radicalisée, en particulier des partisans de Philippe de Villiers et son Mouvement pour la France depuis son rapprochement de l’UMP et sur la restructuration du Front national. Lors de la convention, Richard Roudier, tête de liste de la Ligue du Midi en Languedoc-Roussillon pour les régionales de 2010, condamne implicitement Jean-Marie Le Pen : « le Front national a déshonoré la notion d’identité » par les déclarations de son chef sur la Seconde Guerre mondiale, que le Bloc « condamne formellement et absolument »15. Le BI espère, selon les spécialistes, se placer entre Philippe de Villiers et Jean-Marie Le Pen15.

Le Bloc identitaire est plus particulièrement bien implanté en Île-de-France, PACA, Alsace et Aquitaine.

Il soutient la candidature de Arnaud Gouillon pour l’élection présidentielle française de 201228. Il renonce à ce projet en septembre 2011, en raison de l’impossibilité de réunir les 500 parrainages, mais aussi pour ménager un possible accord avec le FN lors des législatives 2012 et des municipales de 2014, notamment à Nice29. Lors d’une consultation nationale, ses adhérents décident pourtant à plus de 62 % de ne soutenir aucune candidature à l’élection présidentielle30.

Références idéologiques revendiquées par le mouvement

Considérant que le combat culturel prépare les victoires politiques31, « ce que Mitterrand avait bien compris en prenant la tête du PS au début des années 1970 »31, le Bloc identitaire développe des projets qui ne relèvent pas proprement dit du politique, au sens traditionnel du terme, mais qui ont une incidence directe sur la vie politique, des projets de type métapolitique31. L’objectif est de s’inscrire dans l’évolution en perpétuel renouvellement qu’ont les « individus du monde et de la société dans laquelle ils vivent »31 afin qu’ils permettent d’attirer des personnes qui ne viendront jamais à l’action politique par le militantisme classique »31. Cette action culturelle peut se traduire à travers « la littérature, la bande dessinée, la peinture, la musique, le web, l’organisation de conférences, de spectacles enracinés.

Pour mener à bien cette conquête par l’esprit31, l’objectif est de mettre en place des outils politiques, associatifs, culturels pour 2020, 20302.

Concernant les références, « il s’agit là plus d’inspirations et d’objets de réflexions que de véritables « filiations », car le mouvement identitaire est un phénomène nouveau, tant dans sa composition que dans ses modes de fonctionnement, qui ne peut légitimement être rattaché à aucun autre dans le passé, si ce n’est partiellement et donc imparfaitement. »32. Dominique Venner, le penseur d’extrême-droite, est une des principales références du mouvement. Le BI organise en mai 2014 un colloque en sa mémoire, et réédite un de ses principaux ouvrages. Pierre Vial et Jean Haudry sont aussi des références du mouvement6. Les références proviennent parfois de penseurs de gauche ou issus de la gauche[réf. nécessaire].

Économie, finance, fiscalité

Les ouvrages généraux en économie sont, outre ceux de Maurice Allais et de Jacques Sapir, ceux de Jean-Claude Michéa ou de Serge Latouche32.

Philosophie, psychologie, psychanalyse et religion

Le Bloc identitaire, dans sa critique de l’islam et de l’histoire de l’islam, recycle les ouvrages de Guillaume Faye pour le lien entre le califat et l’immigration musulmane et arabe en Europe, d’Anne-Marie Delcambre sur l’islamisme, mais aussi de Jacques Heers pour les interactions entre l’Occident, l’Europe et l’islam, et plus récemment de Sylvain Gouguenheim.

Sociologie, anthropologie, démographie, sciences de l’éducation

La doctrine sociale des Identitaires s’inspire aussi bien de la doctrine sociale de l’Église que du socialisme français de Pierre-Joseph Proudhon ou de Georges Sorel32. Politiquement, cela se traduit par une sorte de « socialisme identitaire »24.

Structures connexes

Le Bloc identitaire contrôle plusieurs associations qui se veulent à vocation humanitaire et sociale : Comité d’entraide aux prisonniers européens, Solidarité des Français, Soulidarietà. Plusieurs structures politico-culturelles régionalistes, comme Alsace d’abord, Nissa Rebela, Jeune Bretagne ou Kerkant, sont également proches du BI.

Le Bloc a créé, avec l’association Terre et Peuple, le Conseil représentatif des associations blanches24. Il entretient des liens étroits avec les mouvements identitaires suisses, belges (comme le Mouvement Nation ou le Vlaams Belang10), italiens, espagnols et portugais.

Le BI est à l’origine de la Convention identitaire, dont les invités sont issus de la mouvance identitaire européenne, qui se rassemble annuellement33. La Convention identitaire a organisé sa première réunion à Beaune en Bourgogne en 200734. La réunion du 17-18 octobre, au Palais des princes d’Orange35, invite le Suisse Dominique Baettig, les Espagnols Josep Anglada (président de Plataforma per Catalunya) et Eduardo Núñez (président d’Asamblea Identitaria), les Portugais de Causa Identitària, Andreas Mölzer (député européen) représente le FPÖ autrichien. La Ligue du Nord italienne envoie Mario Borghezio36. La convention annonce la présence de représentants de deux « partis de gouvernement », l’UDC suisse et la Ligue du Nord italienne. Yves-Marie Laulan est aussi invité37. Cette convention réunit « 600 participants, un nombre en très importante augmentation par rapport aux conventions précédentes de ce mouvement et avec une proportion très importante de jeunes gens » selon Novopress. Au cours de cette réunion le Bloc identitaire annonce qu’il devient statutairement un parti politique35.

Novopress.info

Article détaillé : Novopress.

Le mouvement est à l’origine de Novopress.info, un site internet qui se présente comme une « agence de presse internationale »38. Il compte parmi ses responsables Fabrice Robert39, mégretiste, ex-dirigeant d’Unité radicale ainsi que Guillaume Luyt ancien dirigeant du Front national de la jeunesse40. Patrick Gofman compte parmi les rédacteurs de Novopress.info (section française)41.

Labels musicaux

Le mouvement est aussi à l’origine du label musical « Alternative-s ».

Jeunesses identitaires

Ce mouvement est également proche des Jeunesses identitaires. Les deux dirigeants du Bloc identitaire ont reconnu leur « influence » sur celles-ci42. Enfin, le nom de domaine du site officiel des Jeunesses identitaires a été déposé par Nos racines qui utilise la même boîte postale que le Bloc identitaire43,44 (ainsi que les sites : Les Identitaires, Soulidarietà, La maioun, Nissa Rebela, Novopress, Expulsion Sans Frontières).

Enfin lors de sa création, le Bloc décrivait les Jeunesses identitaires comme son « mouvement de jeunesse ». Néanmoins dans son dossier de présentation de janvier 200545, les liens semblent avoir évolué car le mouvement adopte la position suivante : « En aucune manière, les Jeunesses identitaires ne sont le mouvement de jeunesse du Bloc ».

Le fondateur des Jeunesses identitaires est Philippe Vardon.

Le comité directeur du mouvement est composé de : Gaëtan Jarry, Jean-David Cattin et Adrien Heber.

Condamnations

Le 17 décembre 2007, le tribunal de grande instance de Nice estime que les Jeunesses identitaires sont une émanation d’Unité radicale, dissoute par le gouvernement en 200246. Les JI sont ainsi condamnées à une amende de 20 000 euros, et son ancien président, Philippe Vardon, écope de quatre mois de prison avec sursis et de 10 000 euros d’amende46. Par ailleurs, dans une autre affaire jugée le même jour, Philippe Vardon, le président du Bloc identitaire Guillaume Luyt, et deux autres militants des JI sont poursuivis par la justice pour avoir distribué un tract intitulé « Ni voilée ! Ni violée ! » aux abords du lycée niçois Thierry Maulnier46. Philippe Vardon est condamné pour discrimination raciale à trois mois de prison avec sursis et 3 000 euros d’amende ; Guillaume Luyt, à quatre mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende ; et les deux autres militants à 3 000 euros d’amende chacun46.

En septembre 2008, la cour d’appel d’Aix-en-Provence aggrave les condamnations : pour la « reconstitution de ligue dissoute », elle fixe une amende de 30 000 euros envers les Jeunesses identitaires, ainsi que 1 100 euros à verser aux associations SOS Racisme et MRAP. Elle prive également Philippe Vardon de ses droits civiques pendant deux ans et le condamne à nouveau à quatre mois de prison avec sursis. Pour la distribution du tract, la justice impose une amende de 16 000 euros au total. Philippe Vardon et Nissa Rebela se sont pourvus en cassation mais ils furent déboutés en janvier 2010.

Génération Identitaire

« Génération identitaire » (ou « Génération ID ») est un mouvement politique francophone créé en 2012. Se définissant lui-même comme une « communauté de combat » il a prétention à « rassembler les jeunes européens, garçons et filles »47. Génération Identitaire s’est fait connaître en occupant le chantier d’une mosquée48,49 à Poitiers, le 20 octobre 2012. Ils s’y revendiquent, dans leurs banderoles et slogans, de Charles Martel ou encore de la Reconquista et réclament « un referendum sur la construction de mosquées, et sur l’immigration »50.

Mort de Clément Méric :

magnify-clip dans Crime

Logo du mouvement.

Actions et lobbying

Le Bloc identitaire se serait notamment fait remarquer par l’organisation d’actions de « lobbying ».

En 2003, le groupe de rap Sniper est accusé d’être « anti-Français » et raciste « anti-blanc ». Le ministre de l’Intérieur d’alors, Nicolas Sarkozy, a d’ailleurs été interpellé à ce sujet à l’Assemblée par le député UMP Nadine Morano. En novembre 2005, 200 députés ont demandé — sous l’impulsion du député François Grosdidier — l’interdiction de groupes de rap présentés comme faisant l’apologie de la violence et du racisme, cependant sans succès.

En 2004, c’est Cesare Battisti, ancien membre des Prolétaires armés pour le communisme (PAC), condamné dans son pays pour plusieurs braquages et assassinats, qui est pris pour cible par les militants identitaires. Cesare Battisti est alors menacé d’expulsion, puis s’ensuit une publication d’un entretien avec le fils de Lino Sabbadin, assassiné par les PAC51. En avril 2006, Cesare Battisti, toujours en fuite, publie aux éditions Rivages et Grasset un livre intitulé Ma Cavale. Il y accuse notamment le Bloc identitaire d’avoir été financé par l’ambassade d’Italie pour l’« agresser »52.

Soupes identitaires

Depuis 2003, le Bloc identitaire organise ou appuie, d’abord directement puis par l’intermédiaire d’associations satellites ou amies, la distribution de « soupes identitaires » aux sans domicile fixe. Ces distributions ont lieu dans plusieurs villes en France et en Belgique : à Strasbourg par le collectif Solidarité alsacienne proche d’Alsace d’abord, à Nice par l’association Soulidarietà, à Paris par l’association Solidarité des Français ainsi qu’en Belgique : à Bruxelles par l’association Renaissance sociale et à Anvers par l’association Antwerpse Solidariteit proche du Vlaams Belang. Le principe de ces soupes identitaires est de contenir du porc, ce qui a pour conséquence d’exclure les juifs et les musulmans pratiquants qui la refusent.

Ces distributions sont l’objet de vives critiques (comme celles de la députée européenne Catherine Trautmann) car jugées par certains « discriminatoires et xénophobes »53. Le préfet du Bas-Rhin a interdit la distribution de la soupe identitaire à Strasbourg le 21 janvier 2006. La distribution a également été interdite à Paris. Pour sa part, le Bloc défend les soupes identitaires en arguant que « le porc est partie intégrante du patrimoine culinaire de la France »54. L’association niçoise Soulidarietà revendique « de servir “lu nouostre davant lu autre” (« les nôtres avant les autres ») »55.

Polémique en France

Devant la polémique soulevée en France56, la préfecture de police de Paris a décidé d’interdire les soupes identitaires à partir du 28 décembre 2006, à cause du risque de trouble à l’ordre public.

Saisi en référé, le Tribunal administratif suspend la décision au motif que même s’il reconnaît que cette distribution a un caractère clairement discriminatoire, cela ne justifie pas l’atteinte à la liberté de réunion constituée par cette interdiction57. Le Ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, soutenu par le maire de Paris de l’époque, Bertrand Delanoë, saisit alors le Conseil d’État qui, par une ordonnance du juge des référés du 5 janvier 200758,59,60 lui donne raison en annulant l’ordonnance rendue en première instance. Le Conseil estime qu’il y a eu contradiction de la part du tribunal administratif quand il a affirmé que l’interdiction était disproportionnée alors que le caractère discriminatoire était clairement établi58,61. Par une décision du 16 juin 2009, la Cour européenne des droits de l’homme a déclaré irrecevable, pour défaut manifeste de fondement, le recours de Solidarité des Français fondé sur les articles 6, 9 et 11 de la Convention européenne des droits de l’homme62.

Dans un entretien au Financial Times, la présidente de Solidarité des Français, Odile Bonnivard, anciennement membre du MNR, revendique son affiliation au Bloc identitaire ; elle affirme que la tendance française est de privilégier les besoins des étrangers au détriment des personnes partageant sa culture et sa civilisation et ajoute que les SDF musulmans ou juifs ne sont pas obligés de manger sa soupe, affirmant qu’il y a d’autres organisations susceptibles de les nourrir63. Dans le journal Minute, elle décrit son action en ces termes : « Nous avons décidé d’aider “les nôtres” avant “les autres” »64.

Juridiquement, de tels propos permettent d’affirmer que le caractère discriminatoire de la distribution est revendiqué, même si ce n’est pas le terme employé par les distributeurs65.

Maisons et locaux associatifs

Prônant un militantisme enraciné localement, les identitaires ont ouvert quatre lieux sous forme associative, dénommés Maisons de l’Identité. Il s’agit de la Maioun à Nice, de Ti Breizh en Bretagne de la Barricade à Paris et de la « Traboule » a Lyon66. Ces lieux destinés à servir de point de ralliement aux activités militantes, abriteraient en général un bar, une salle de boxe, une bibliothèque et des structures d’hébergement. L’hebdomadaire Minute dans son numéro du 15 juillet 2009, à la page 6, indique qu’à cette date que seule une Maison de l’Identité est actuellement active: Lou Bastioun, ouvert depuis peu à Nice et remplaçant la Maioun, sa prédécesseuse67.

Publication

ID Magazine
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Bimestriel
Genre Politique, culture, histoire, géopolitique, mouvance identitaire, nationalisme européen.
Date de fondation 2005
Ville d’édition Nice

Directeur de publication Fabrice Robert, Jean-Charles Van Zee
Site web Site d’ID Magazine
modifier Consultez la documentation du modèle

Le BI publiait le bimestriel ID Magazine. La revue a été fondée en 2005 en remplacement de Jeune Résistance68 et de la revue Devenir, revue apparentée au mouvement Nation. Elle a cessé de paraître au début du second semestre 2009 pour céder la place au périodique Identitaires.

Notes et références

  1. a et b Le Bloc identitaire aux régionales [archive]
  2. a et b « Mieux connaître les Identitaires [archive], « Êtes-vous un parti politique ? », sur bloc-identitaire.com. « Le mouvement identitaire n’est pas qu’un parti politique. Les Identitaires, c’est bien plus qu’un parti. C’est un réseau, c’est une communauté. »
  3. dossier extrême droite radicale – UNITÉ RADICALE [archive]création : juin 1998, dissolution : décret du 6 août 2002, origine : Unité Radicale est issu de la fusion de deux mouvances : Nouvelle Résistance/Jeune Résistance/Union des Cercles Résistance, Groupe Union Défense (GUD). Unité Radicale a en outre attiré des dissidents d’autres groupuscules d’extrême droite radicale (Œuvre Française, PNFE : Parti Nationaliste Français et Européen) « critiquant l’inaction, le folklorisme et le passéisme de leurs ex-organisations ». successeurs : Bloc Identitaire/Jeunesses Identitaires (Fabrice Robert, Guillaume Luyt/Philippe Vardon), Réseau Radical (Christian Bouchet)
  4. a et b « Le mouvement d’extrême droite Bloc identitaire se lance dans les régionales [archive] », Le Point, 17 octobre 2009
  5. Abel Mestre et Caroline Monnot, « Du Bloc identitaire au FN, l’extrême droite française se concentre sur la peur de l’islam [archive] », Le Monde, 1er décembre 2009
  6. a, b et c Rémi Noyon (interviewer), Stéphane François (interviewé), « Oubliez « Game of Thrones » : les identitaires ont des théories plus folles [archive] », Rue89, 11 mai 2014.
  7. Cependant, Jean-Yves Camus classe le BI non à l’extrême droite, mais « à droite de la droite » : « Oskar Freysinger et ses inquiétantes fréquentations européennes » [archive] (interview par Patricia Briel), Le Temps, 18 novembre 2010
  8. Guillaume Luyt, « Oui nous ne sommes pas (plus) nationalistes… [archive] », Blog identitaire, 4 mars 2006
  9. Selon Jean-Yves Camus, « le Bloc identitaire essaie de concilier un populisme débarrassé des oripeaux de la vieille extrême droite radicale dont il est issu, avec cette question identitaire, un peu comme la Ligue du Nord italienne. » ; voir le Le FN ressuscité par l’UMP [archive]
  10. a et b « Les Identitaires en quête de respectabilité [archive] », sur RésistanceS.be, le 8 octobre 2009.
  11. « La formation politique rassemble plus de 620 partisans en convention encore aujourd’hui [archive] », Le Dauphiné libéré, 18 octobre 2009
  12. Chronologie de la dissolution d’Unité radicale [archive]
  13. Vivien Vergnaud, « Maxime Brunerie libéré [archive] », Le JDD, 22 août 2009
  14. Annuaire de l’extrême droite en France : Bloc identitaire et Jeunesses identitaires [archive]
  15. a, b et c Jean-Yves Camus, « Le Bloc identitaire, nouveau venu dans la famille de l’extrême droite [archive] », Rue89, 19 octobre 2009
  16. a et b http://www.nissarebela.com/wp-content/uploads/documents/profdamien.pdf [archive]
  17. http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/elections/resultats/elections-cantonales/2005/nice-vii3678/downloadFile/file/Nice_VII.pdf?nocache=1145019118.78 [archive]
  18. http://www.humanite.fr/municipales-Nice [archive]
  19. http://www.nicematin.com/article/politique/nice-la-course-en-tete-de-lauriano-azinheirinha-0 [archive]
  20. http://www.cafebabel.fr/politique/article/le-bloc-identitaire-la-nouvelle-droite-populiste-francaise.html [archive]
  21. http://www.france-politique.fr/wiki/Bloc_Identitaire_%28BI%29 [archive]
  22. http://www.bloc-identitaire.com/bloc-identitaire/bureau-directeur [archive]
  23. Abel Mestre et Caroline Monnot, À l’extrême droite aussi, on refuse les « dérives productivistes et mercantiles » [archive], Le Monde, 14 novembre 2009
  24. a, b, c et d Stéphane François, « Réflexions sur le mouvement Identitaire 1/2 [archive], sur tempspresents.wordpress.com.
  25. Présentation du Bloc identitaire [archive]
  26. « Flics ou voyous : la République privilégie la racaille [archive] », communiqué du 12 novembre 2005
  27. Mieux connaître les Identitaires : Foire aux Questions [archive]
  28. « Le candidat du Bloc Identitaire Arnaud Gouillon se retire [archive] », Le Point, 11 septembre 2011
  29. « Présidentielle 2012: les Identitaires abandonnent » [archive], Droites extrêmes,‎ 11 septembre 2011 (consulté le 11 septembre 2011)
  30. http://www.bloc-identitaire.com/actualite/2268/presidentielles-mouvement-identitaire-ne-soutiendra-aucun-candidat [archive]
  31. a, b, c, d, e et f « Mieux connaître les Identitaires [archive], « Que pensez-vous du combat culturel », sur bloc-identitaire.com.
  32. a, b et c « Mieux connaître les Identitaires : Foire aux Questions [archive] », « Quelles filiations « idéologiques » revendiquez-vous ? », sur bloc-identitaire.com/.
  33. Jean-Yves Camus, MPF : de l’UMP aux Identitaires, le grand écart idéologique [archive], le 3 juillet 2009
  34. Les Identitaires sautent sur Orange [archive], La Provence, 17 octobre 2009
  35. a et b http://blogs.rue89.nouvelobs.com/jean-yves-camus/2009/10/19/le-bloc-identitaire-nouveau-venu-dans-la-famille-de-lextreme-droite [archive]
  36. La Rédaction du DL, La Convention identitaire européenne donne rendez-vous [archive], Le Dauphiné libéré, le 5 septembre 2009.
  37. Communiqué, Convention Identitaire – Flash info no 8 [archive], Bloc-identitaire.com, le samedi 26 septembre 2009.
  38. Ludovic Finez, « Les “infos” xénophobes de Novopress [archive] », 27 juillet 2005
  39. Silvère Boucher-Lambert et Olivier Saretta, Comment l’antisémitisme tisse sa toile sur Internet, 26/02/2009, article en ligne [archive]
  40. Alexandre Duyck, Les Identitaires sur Google, in Le JDD, 08/06/2008, article en ligne [archive]
  41. exemple d’article : L’humeur de Patrick Gofman : J’inaugure le Salon du Livre ! [archive], rubrique Société, le 20 mars 2008
  42. « Les Jeunesses identitaires accusées [archive] », Le Nouvel Observateur, 3 mai 2005
  43. WhoIs Results for jeunesses-identitaires.com [archive]
  44. Adresses postales du Bloc identitaire [archive]
  45. Argumentaire du Bloc identitaire [archive] [PDF]
  46. a, b, c et d Michel Bernouin, « Les Identitaires ne sont pas tout blancs » [archive], Metro, 18 décembre 2007.
  47. Présentation de Génération identitaire sur son site [archive]
  48. « La mosquée occupée par « Génération Identitaire » » [archive], France 3 Poitou-Charentes,‎ 20 octobre 2012
  49. « Des manifestants occupent une mosquée dans la Vienne » [archive], Reuters,‎ 20 octobre 2012
  50. « Les identitaires veulent un référendum » [archive], Dépêche AFP reprise par Le Figaro,‎ 23 octobre 2012
  51. « La rencontre du mois : Le fils de Lino Sabbadin, assassiné par Cesare Battisti, répond aux Identitaires [archive] », 1er avril 2004
  52. « Sur le front de l’intimidation, la cellule de l’ambassade italienne finança et lança à l’assaut le Bloc identitaire. Ce groupe de fanatiques aryens, émanation d’un parti d’extrême-droite français, était resté inconnu jusqu’à ce 14 juillet 2002 où l’un des leurs, pour s’assurer une gloire éternelle, ouvrit le feu sur Jacques Chirac. », p. 160.
  53. Lettre de la députée Catherine Trautmann à la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité le 19 janvier 2006.
  54. « Au cochon ou aux saucisses, notre soupe identitaire continue ! [archive] », communiqué du 23 janvier 2006
  55. « 1, 2, 3 – Paris, Nice, Charleroi – Que mijotent cent soupes identitaires ! [archive] », communiqué du 23 décembre 2005
  56. Paul Barelli, « Une soupe au porc pour les sans-abri crée la polémique à Nice [archive] », Le Monde, 31 décembre 2005
  57. (en) French court bans right wing soup, publié le 6 janvier 2007 par Al Jazeera English [lire en ligne [archive]]
  58. a et b CE, ord. réf., 5 janvier 2007, no 300311, MINISTRE D’ETAT, MINISTRE DE L’INTERIEUR ET DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE c/ l’association « Solidarité des Français » [archive]
  59. « Le Conseil d’État interdit la distribution de la soupe au cochon », Dépêches JurisClasseur, 9 janvier 2007, 31
  60. Bertrand Pauvert, « À propos de l’interdiction de distribution d’une soupe populaire contenant du porc », AJDA 2007, p. 601. L’auteur s’interroge quant à la présence des éléments juridiques permettant d’identifier une discrimination effective et note que l’ordonnance est en rupture avec la jurisprudence Benjamin (CE 19 mai 1933, N° 17413 17520 [archive] : « l’éventualité de troubles, alléguée par le maire de Nevers, ne présentait pas un degré de gravité tel qu’il n’ait pu, sans interdire la conférence, maintenir l’ordre en édictant les mesures de police qu’il lui appartenait de prendre ; que, dès lors, sans qu’il y ait lieu de statuer sur le moyen tiré du détournement de pouvoir, les requérants sont fondés à soutenir que les arrêtés attaqués sont entachés d’excès de pouvoir »). Un autre commentaire affirme au contraire que l’interdiction pouvant seule prévenir le trouble à l’ordre public, l’ordonnance est conforme à la jurisprudence Benjamin (Serge Deygas, « La notion d’atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale », Procédures no 3, mars 2007, comm. 69).
  61. Catherine Coroller, Le Conseil d’État ne goûte pas la «soupe au cochon», dans Libération du 6 janvier 2007 [lire en ligne [archive]]
  62. CEDH, 16 juin 2009, Association Solidarité des Français c. France, no 26787/07 [archive]
  63. (en) Adam Jones, Pig soup off menu for Paris homeless, dans le Financial Times du 6 janvier 2007 [lire en ligne [archive]]
  64. « L’extrême-droite remet le couvert [archive] », L’Humanité, 19 janvier 2006
  65. Analyse de la décision du Conseil d’État [archive] par Maître Eolas
  66. http://www.lyonlemelhor.org/la-traboule/ [archive]
  67. Derrière les lignes du Front. Immersions et reportages en terre d’extrême droite, Jean-Baptiste Malet, Golias, 2012 (ISBN 978-2354721374)
  68. http://www.les-identitaires.com/presse.htm [archive]

Voir aussi

Vidéographie

Articles connexes

Liens externes

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La gauche à côté de ses pompes

Voilà ce qui arrive quand les juges refusent de démanteler des organisations fascisantes criminelles et de poursuivre leurs principaux contrevenants, et s’amusent même, comme à Brest le 11 juin 2013, à condamner leurs victimes lorsque celles-ci tentent de se défendre.

En quatre années de campagnes de calomnies publiques nominatives quotidiennes et intensives auxquelles des magistrats du Tribunal de Grande Instance de Brest ont donné leur caution quand ils n’y ont pas participé de manière plus active, celles de Cyprien Luraghi et de ses complices de Brest et Béziers à mon encontre, un très grand nombre de personnes qui me connaissaient ou m’ont connue ont pu se rendre compte du degré de corruption des magistrats en question… et ont eu tout le loisir de le faire connaître autour d’elles… L’information s’est bien propagée.

 

http://www.lefigaro.fr/politique/2014/06/13/01002-20140613ARTFIG00422-quand-jean-luc-melenchon-choisit-de-se-mettre-en-retrait.php

Quand Jean-Luc Mélenchon choisit de se mettre en retrait

Le leader du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon

 

L’ancien candidat à la présidentielle a pris ses distances de la scène médiatique et politique depuis les européennes alors que les communistes appellent à la transformation du Front de gauche.

Jean-Luc Mélenchon s’est mis au vert ces derniers jours. Au bleu plus précisément, au bord de la mer. En Espagne, glisse un proche, pour des affaires familiales et quelques jours de repos. Il en avait visiblement besoin après les européennes et ses larmes au soir de la large victoire du Front national. Sur son site, la vidéo de ce moment cruel a été vue par plus de 223.000 personnes. Dans la dernière note de son blog datée du 7 juin, le leader du Front de gauche raconte combien la vue de la mer lui a fait du bien. «Regarder les vagues moutonner, c’est les faire entrer dans l’esprit et, de là, dans tout le corps. Il peut en résulter une plage aussi lisse que fraîche.» Serait-il apaisé? Pas vraiment. Au fil de l’eau, il voit surtout les déchets. «Notre civilisation, dit-il, est celle des déchets massifs.» L’humeur est sombre.

En 2002, après la défaite de Lionel Jospin et un Front national au second tour, celui qui était alors socialiste avait plongé dans la dépression. Un rude moment, qui avait duré. Il en reparle relativement facilement aujourd’hui, comme d’une grande secousse psychique.

 

«Percuté par les résultats»

 

S’il est revenu à Paris mercredi soir, Jean-Luc Mélenchon reste volontairement en retrait des médias. En catimini, ou presque, il s’est rendu jeudi devant le Palais de justice de Paris pour soutenir des salariés et des syndicalistes de la RATP. Il communique peu, ou pas, avec ses alliés de la gauche radicale en dehors de son Parti de gauche. Et il ne se rend plus, depuis longtemps déjà, aux réunions des responsables du Front de gauche. Figure féminine du Front de gauche, Clémentine Autain, de la formation Ensemble, affirme n’avoir «aucune nouvelle» de lui. «Il est percuté par les résultats, dit-elle. Les coordonnées politiques telles qu’il les voyait ne sont pas sorties des urnes, ça remet en cause tout le mécano politique qu’il avait construit.»

Le 23 mai sur son blog, à la veille des européennes, Mélenchon affirmait: «Dimanche ça va le faire, j’en suis certain. Faites attention aux annonces de 20 heures. A la présidentielle, Le Pen était annoncée à 20 %. Le lendemain matin, elle était à 17. Comme son papa l’ami d’Ebola au mieux de sa forme. Mais pas mieux.» Pour Clémentine Autain, «Jean-Luc Mélenchon a besoin de retrouver un souffle, une stratégie.»

Un ancien cadre du Parti de gauche, qui a pris ses distances, observe avec sévérité Mélenchon, «incapable de remettre en cause une stratégie d’autonomie qui a visiblement échoué». «Il est dans une impasse politique et le Front de gauche, que personne n’ose débrancher, est dans un stade de coma dépassé.» Pour cet ancien cadre, les propos de l’ex-candidat à la présidentielle tenus après les européennes «n’annoncent pas d’aggiornamento politique».

Autre figure du Front de gauche, Pierre-François Grond, tente de passer outre la figure imposée de Jean-Luc Mélenchon. «Je n’ai pas plus de nouvelles récentes que les autres. Mais son absence, assure-t-il, ne nous empêche pas de travailler sur la rentrée». Objectif: dépasser les oppositions sur les questions d’alliance ou non avec le PS qui ont déchiré le Front de gauche aux municipales et contribué à éloigner Mélenchon du PCF. «Tout le monde s’accorde, assure Grond, sur la nécessité d’un front large et commun avec des socialistes et des écologistes, pour contrer la politique du gouvernement.» Vendredi matin, Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard, les co-présidents du Parti de gauche, ont d’ailleurs aussi répondu favorablement à la proposition d’une rencontre lancée par la secrétaire nationale des écologistes, Emmanuelle Cosse. Tout en lui reprochant d’avoir envoyé une même invitation au MoDem.

Quand au PCF, il semble tenir Mélenchon particulièrement à distance ces temps-ci. Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, appelle à une «transformation» du Front de gauche pour aller vers «un rassemblement plus large». Le Conseil national du PCF qui se réunit samedi devrait entériner et préciser la mutation, qui sera proposée lundi lors d’une réunion des responsables du Front de gauche. Jean-Luc Mélenchon n’y sera sans doute pas. Dans son agenda, seule figure, le 1er juillet, la session du Parlement européen à Strasbourg. «Ce n’est pas là qu’il va se remonter le moral», ironise un membre du Front de gauche.

 

http://www.liberation.fr/politiques/2014/06/13/le-parti-de-gauche-dit-oui-a-cosse-non-a-bayrou_1040375

Le Parti de gauche dit oui à Cosse, non à Bayrou

 

Hadrien BOUVIER 13 juin 2014 à 16:04

 

Le coprésident du Parti de gauche (PG) Jean-Luc Mélenchon et la vice-présidente Martine Billard, le 5 septembre 2013 à Paris.

Le coprésident du Parti de gauche (PG) Jean-Luc Mélenchon et la vice-présidente Martine Billard, le 5 septembre 2013 à Paris. (Photo Patrick Kovarik. AFP)
 
RÉCIT

Dans une lettre adressée vendredi à Emmanuelle Cosse, les coprésidents du Parti de gauche (PG), Martine Billard et Jean-Luc Mélenchon, répondent favorablement à la demande de la présidente d’EE-LV qui souhaitait une rencontre bilatérale.

Les deux partis tombent d’accord sur le principe d’une rencontre, forts des «excellents résultats» de leurs listes communes aux municipales, le plus probant étant la prise de Grenoble. Les européennes renforcent ensuite le sentiment «d’urgence de la construction d’une alternative de gauche à la politique d’austérité». Cette alternative de gauche passerait ainsi par les deux partis, eux qui partagent tant d’idéaux et de combats. Ainsi «l’écologie, la question sociale et la démocratie» sont au cœur de leurs préoccupations communes et plus concrètement le Traité transatlantique qui est devenu pour eux un cheval de bataille.

Le rapprochement en bonne et due forme entre le PG et EE-LV n’est pas surprenant mais Mélenchon et Billard sont très clairs sur un point : pas question de traiter avec les centristes. L’invitation lancée par EE-LV au Modem n’est pas vraiment pour plaire au PG qui y voit un défenseur des politiques d’austérité et des baisses des dépenses publiques.

En attendant cette fameuse rencontre au sommet, Cosse reçoit donc les «salutations éco-socialistes» de Mélenchon.

Hadrien BOUVIER

 

http://www.liberation.fr/politiques/2014/06/13/de-rugy-ee-lv-melenchon-ressort-le-meme-prechi-precha_1040475

De Rugy (EE-LV) : «Mélenchon ressort le même prêchi-prêcha»

 

Matthieu ECOIFFIER 13 juin 2014 à 18:04

 

 Francois de Rugy, avec Emmanuelle Cosse et Cécile Duflot, le 5 avril à Paris.

Francois de Rugy, avec Emmanuelle Cosse et Cécile Duflot, le 5 avril à Paris. (Photo Alain Jocard. AFP)
 
INTERVIEW

François de Rugy, député Europe-Ecologie les Verts de Loire-Atlantique et coprésident du groupe EE-LV à l’Assemblée nationale, regrette le sectarisme de Jean-Luc Mélenchon, qui a accepté la demande de rencontre d’Emmanuelle Cosse, la présidente d’EE-LV, à la condition de ne pas traiter avec les centristes.

 

Comment analysez-vous la réponse de Jean-Luc Mélenchon à la lettre d’Emmanuelle Cosse proposant des échanges entre toutes les forces qui ont appelé à voter Hollande en 2012 ?

 

C’est bien triste. Tout change, on dit que les résultats des européennes sont très graves pour la gauche et les écologistes, mais rien ne change. Le score du Front de gauche c’est un échec personnel de Jean-Luc Mélenchon, un rejet de sa virulence sur le fond comme sur la forme. Or, il nous ressort le même prêchi-prêcha: il faudrait diviser la gauche en deux pour faire en sorte que l’un des morceaux, celui de la gauche qui dit rejeter l’austérité et la politique de l’offre, devienne plus gros que l’autre. C’est dommage. Si chacun reste dans son couloir et continue à débiter le même discours, nous ne risquons pas de progresser et de répondre aux attentes des Français. S’ils avaient adhéré en masse aux idées du Front de gauche, cela se serait traduit dans les urnes. Mais ils n’ont fait que 6%. De la même façon, si le programme d’Europe-Ecologie-les Verts avait suffi à les convaincre nous aurions totalisé plus de 9% Si nous avons envoyé cette lettre, c’est que nous ne pensons pas avoir la solution à nous tous seuls.
 

Jean-Luc Mélenchon est d’accord pour une rencontre bilatérale avec vous, voire à des alliances pour les élections départementales et régionales de 2015…

 

Mais avant de parler alliance électorale ou périmètre, l’urgence est de se remettre en cause et d’ouvrir un espace de dialogue. Et ce, dans les six mois qui viennent. Si l’on pouvait déjà confronter nos analyses ce serait un premier pas. Evidemment que cela inclut le PS
 

Pourquoi avoir invité le Modem qui, en s’alliant à l’UDI, est revenu dans le giron de la droite ?

 

En 2012, François Bayrou a indiqué qu’il allait voter à titre personnel pour François Hollande alors qu’en 2007, il n’avait donné aucune consigne. Certes il s’est depuis allié à l’UDI, mais il serait intéressant de confronter son point de vue aux nôtres.
 

Etes-vous surpris de la réaction de Jean-Luc Mélenchon ?

 

Non. Le sectarisme n’est pas près de quitter Mélenchon. Il n’en a pas l’exclusivité puisqu’il touche tous les partis, y compris Europe-Ecologie-les Verts. Mais les Français sont exaspérés par ces postures politiciennes qui nous condamnent à l’impuissance. Beaucoup se disent : pourquoi voter pour des partis qui reconnaissent eux-mêmes qu’ils n’y arriveront pas ? Ou qui pensent que rien ne peut être tenté tant que les anticapitalistes ne font pas plus de 50%… Le problème c’est que c’est précisément ce genre d’attitude qui nourrit le vote FN.

Recueilli par Matthieu Ecoiffier

 

http://www.leparisien.fr/politique/presidentielle-2017-valls-pointe-le-risque-de-voir-marine-le-pen-au-second-tour-14-06-2014-3922871.php

VIDEOS. Valls met en garde le PS : «La gauche peut mourir»

 

P.Th. | Publié le 14.06.2014, 12h52 | Mise à jour : 17h50

Maison de la Chimie (Paris VIIe), samedi 14 juin 2014. Manuel Valls a affirmé devant le conseil national du Parti socialiste que «le risque de voir Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle» de 2017 existait.

Maison de la Chimie (Paris VIIe), samedi 14 juin 2014. Manuel Valls a affirmé devant le conseil national du Parti socialiste que «le risque de voir Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle» de 2017 existait. | AFP / Fred Dufour

 

Dramatiser pour remobiliser. Devant le conseil national d’un Parti socialiste divisé sur la politique menée par son gouvernement, Manuel Valls a mis en garde contre «le risque de voir Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2017». Et affiché sa fermeté face aux ruades de l’aile gauche, qui prend ses distances avec le président de la République François Hollande, notamment en réclamant une primaire PS en vue de la présidentielle de 2017.

«Notre pays peut se défaire et se donner à Marine Le Pen», a prévenu le Premier ministre. Comprendre : il est urgent de serrer les rangs derrière l’exécutif. Car selon le chef du gouvernement, la France pourrait basculer dans «une ère dans laquelle un des grands partis républicains et cette fois sans que cela soit une surprise… peut être absent de ce grand rendez-vous électoral». «Et si rien n’est fait, ce peut être la droite, ce peut être nous, par conséquent une ère dans laquelle la gauche peut aussi disparaître», s’est-il inquiété.

«Oui la gauche peut mourir», a-t-il renchéri, alors que le parti majoritaire a essuyé, coup sur coup en mars et en mai, deux claques électorales historiques. Aux municipales, tout d’abord, au cours desquelles le PS a perdu 155 villes de plus de 9 000 habitants. Aux européennes, surtout, qui ont vu le FN arriver en tête d’une élection nationale pour la première fois de la Ve République.

VIDEO. Manuel Valls : «La gauche peut disparaître»


Valls: « la gauche peut disparaître » – 14/06 par BFMTV

>> LA QUESTION DU JOUR. Pensez-vous, comme Manuel Valls, que le Parti socialiste «peut mourir»?

«La gauche n’a jamais été aussi faible»

«Nous sentons bien que nous sommes arrivés au bout de quelque chose, au bout peut-être même d’un cycle historique pour notre parti», a analysé Valls, finissant par lâcher : «La gauche n’a jamais été aussi faible dans l’histoire de la Ve République.» Un message qui sonne comme un appel à la raison, alors qu’un vent de fronde souffle dans les rangs de la majorité.

Face à une aile gauche qui n’hésite pas à remettre publiquement en cause la politique conduite par l’exécutif, Manuel Valls a prévenu : il n’existe «pas d’alternative à gauche». «La radicalité en interne ou dans la société mène à une impasse. C’est le réformisme qui est en jeu», a-t-il encore lâché. Et de mettre en garde les élus les plus audacieux : «La reparlementarisation à outrance des institutions n’est pas tenable.»

VIDEO. L’aile gauche donne de la voix

Défendant dans ce même discours ses choix en matière de politique budgétaire, le chef du gouvernement ne s’est pas privé de souligner que l’échec électoral du PS n’avait pas renforcé les formations politiques de «la gauche de la gauche». «La gauche doit être capable de se dépasser», a-t-il lancé, appelant les siens à se «réinventer». «Et se réinventer dans un contexte particulier : l’exercice du pouvoir, faute de ne l’avoir pas fait dans l’opposition.»

Une lueur d’espoir tout de même, et un gage de loyauté envers le président de la République : «Nous avons encore trois ans pour nous. Trois ans pour réussir et pour continuer à gouverner. Autour du président de la République, autour de François Hollande», a lancé le Premier ministre.

Affaire Karachi : Nicolas Bazire et cinq comparses renvoyés en correctionnelle

http://www.leparisien.fr/faits-divers/affaire-karachi-nicolas-bazire-ex-bras-droit-de-balladur-en-correctionnelle-12-06-2014-3917951.php

Affaire Karachi : Nicolas Bazire, ex-bras droit de Balladur, en correctionnelle

 

Publié le 12.06.2014, 20h33 | Mise à jour : 13.06.2014, 08h33

L'ancien chef de cabinet d'Edouard Balladur Nicolas Bazire à Paris le 2 novembre 2011

L’ancien chef de cabinet d’Edouard Balladur Nicolas Bazire à Paris le 2 novembre 2011 | Martin Bureau

 

Le financement de la campagne présidentielle de 1995 d’Edouard Balladur sera au coeur d’un procès pénal, les juges ayant ordonné jeudi le renvoi en correctionnelle de six personnes, dont son ex-homme lige, Nicolas Bazire, actuel dirigeant de LVMH.

Au terme de plus de trois ans d’investigations internationales, les magistrats Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire ont acquis une conviction: 327 millions d’euros de commissions «indues» et «exorbitantes» sur des contrats d’armement, notamment ceux de fourniture de sous-marins au Pakistan et de frégates à l’Arabie Saoudite (Agosta et Sawari II), ont été versés à un réseau d’«intermédiaires affairistes» qui n’était d’«aucune utilité», selon des sources judiciaires.

Des rétrocommissions pour financier la campagne d’Edouard Balladur

Selon elles, ce «réseau K» (pour «King», allusion au roi saoudien) a été imposé à la fin du processus, alors que tout était réglé. Il avait pour «vocation première», outre l’enrichissement de ses membres, le financement «occulte de politiques français» via des «rétrocommissions» : Edouard Balladur, Premier ministre et candidat malheureux à la présidence sans être adossé à la machine d’un parti, et François Léotard, patron d’un parti en déconfiture financière, le Parti Républicain.

Comme l’avait requis le parquet, six personnes sont renvoyées, notamment Nicolas Bazire et Renaud Donnedieu de Vabres, hommes de confiance des deux anciens responsables politiques. L’enquête visait notamment des faits d’abus de bien social.

D’ici un mois Edouard Balladur et François Léotard seront fixés

MM. Balladur et Léotard seront absents, mais pourraient devoir s’expliquer devant la Cour de justice de la République (CJR), seule habilitée à enquêter sur les faits commis par des ministres dans l’exercice de leur fonction. Une décision sur ce point est attendue d’ici un mois, selon une source proche du dossier.

Sur le banc des prévenus, prendra aussi place celui qui a incarné le dossier, l’intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine, seul à avoir été placé en détention provisoire et qui affirme que le «réseau K» a permis de débloquer les contrats. Son associé Abdul Rahman el Assir est également renvoyé. Il vit en Suisse et s’est gardé de passer la frontière durant l’enquête.

Quant à Thierry Gaubert, un proche de Nicolas Sarkozy, chargé durant l’enquête par son ex-femme, il est soupçonné d’avoir rapatrié en France du liquide retiré de comptes reliés au «réseau K», empochant sa commission au passage. La sixième personne renvoyée est l’ex- PDG de la branche internationale de la Direction des constructions navales (DCN-I) Dominique Castellan.

10 millions en T-shirts et gadgets

Après avoir beaucoup tergiversé, Ziad Takieddine a fini par concéder qu’il avait financé la campagne Balladur pour 6,2 millions de francs (moins d’un million d’euros), affirmant avoir été sollicité par Nicolas Bazire via Thierry Gaubert.

L’enquête s’est notamment penchée sur les 10,2 millions de francs versés en espèces le 26 avril 1995 sur le compte de campagne de M. Balladur après son élimination.

L’ex-Premier ministre avait invoqué des ventes de gadgets et de T-shirts en meetings pour expliquer ce versement au Conseil constitutionnel. Dubitatifs, les Sages n’en avaient pas moins validé ses comptes en octobre 1995.

S’ils ne l’avaient pas fait, Edouard Balladur aurait été redevable sur ses deniers personnels des frais de campagne.

20 ans avant Bygmalion : lutte fratricide et frais de campagnes

Les retraits d’espèces en Suisse «devaient nécessairement profiter à ceux qui avaient autorisé la mise en place du réseau El Assir/Takieddine, le ministre de la Défense» François Léotard et «le Premier ministre», Edouard Balladur, résume une source judiciaire.

Dans cette enquête hors-norme, il a fallu comprendre des montages financiers opaques, dont les flux ont été tracés en Irlande, au Liechstenstein et jusqu’aux Iles Vierges britanniques, aux Bahamas ou aux Caïmans.

«C’est une première grande victoire car à l’origine, le parquet s’était opposé à l’ouverture de ce volet financier», a réagi Me Olivier Morice, avocat de parties civiles.

Au moment où, avec le dossier Bygmalion, un nouveau scandale financier éclabousse la droite, l’affaire Karachi vient rappeler ses luttes fratricides des années 1990. Elu président en 1995, Jacques Chirac avait ordonné en 1996 l’arrêt du versement des commissions au réseau K.

A alors été évoquée l’hypothèse que l’attentat de Karachi, qui a coûté la vie à 15 personnes dont onze ouvriers français construisant des sous-marins, était une mesure de rétorsion ourdie par des responsables pakistanais qui se sont sentis floués. Ce pan du dossier fait l’objet d’une enquête menée par le juge antiterroriste Marc Trevidic.

VIDEO. Septembre 2011 : Nicolas Bazire mis en examen dans l’affaire Karachi


Affaire Karachi : Bazire mis en examen par BFMTV

LeParisien.fr

 

Moi, je veux bien croire que le « réseau K » ait permis de débloquer les contrats. Encore faudrait-il que Mr Takieddine précise, éléments de preuve à l’appui, quels sont les blocages qu’il a pu faire sauter, et comment.

En attendant, j’observe que les réactions de Mrs Mélenchon et Besancenot sur cette affaire ont été extrêmement discrètes, voire inexistantes.

En effet, je ne trouve que celles-ci, consécutives aux mises en examen de septembre 2011, et auparavant, deux commentaires du 22 novembre 2010 :

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/09/22/97001-20110922FILWWW00702-affaire-karachi-melenchon-consterne.php

Affaire Karachi: Mélenchon « consterné »

    • Par AFP
    • Publié le 22/09/2011 à 21:58

Le leader du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon, s’est dit à Nérac (Lot-et-Garonne) « consterné » et « affligé » après les mises en examen dans l’affaire Karachi et a ironisé en disant espérer qu’ils sont « innocents ».  »Comme tout le monde je suis consterné, affligé, car j’imagine qu’un juge ne met pas en garde à vue des personnes aussi importantes sans qu’il ait de bonnes raisons », a indiqué Mélenchon avant un rassemblement de soutien aux deux candidats du Front de gauche du département aux sénatoriales.

« J’espère que tout cela n’est pas vrai mais ça commence très mal, je crains le pire », a-t-il dit à propos des mises en examen de proches de Nicolas Sarkozy dans le volet financier de l’enquête sur l’attentat de Karachi, qui concerne le financement de la campagne d’Edouard Balladur de 1995.  »Bien sûr ils sont présumés innocents et j’ai presque envie qu’ils le soient car s’ils étaient coupables quelle catastrophe, qu’est-ce que cela révèlerait d’un mode de fonctionnement épouvantable », a-t-il ajouté.

Avant de soutenir Michel Cerutti et Bernard Faucon-Lambert, candidats du Front de gauche aux sénatoriales dans le Lot-et-Garonne, M. Mélenchon a planté « un arbre de la laïcité » dans un square de Nérac. « Les symboles sont importants aujourd’hui car la laïcité est attaquée par toutes les religions », a-t-il commenté.

Parallèlement, Jean-Luc Mélenchon a jugé être « une très bonne chose » la première condamnation de deux femmes poursuivies pour avoir porté le voile intégral sur la voie publique. « Il est normal que la loi soit appliquée », a-t-il dit, estimant que le voile intégral était « dégradant pour la femme ».

Deux femmes portant des niqab ont été condamnées jeudi par le tribunal de police de Meaux à des amendes, première décision de ce type prononcée par un tribunal depuis l’entrée en vigueur de la loi sur le port du voile intégral le 11 avril.

 

http://www.europe1.fr/Politique/Karachi-la-consternation-de-Melenchon-735089/

Karachi : la « consternation » de Mélenchon

 

Par Europe1.fr avec AFP

Publié le 24 septembre 2011 à 18h16 Mis à jour le 24 septembre 2011 à 18h16

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à la présidentielle, a réagi samedi aux propos de la femme de Thierry Gaubert qui a confirmé publiquement samedi que son mari rapportait des valises d’argent de l’étranger dans les années 1990 , en pleine enquête sur des financements politiques présumés occultes visant des proches de Nicolas Sarkozy et d’Edouard Balladur : « je devrais dire que cela prouve ce qu’on ne cesse de dire, qu’ils sont tous pourris et qu’il est temps d’en changer mais à vrai dire je ressens surtout de la consternation, pour notre pays, pour l’image qu’ils en renvoient, par un tel comportement de la part de personnalités si haut placées », a-t-il déploré.

 

http://www.rtl.fr/actualites/politique/article/karachi-peut-etre-la-peau-de-banane-du-systeme-selon-melenchon-7638124567
 

Karachi, peut-être « la peau de banane du système » , selon Mélenchon

 

Par | Publié le 22/11/2010 à 07h29

Jean-Luc Mélenchon sur RTL

Jean-Luc Mélenchon sur RTL

Crédit : Capture rtl.fr

Jean-Luc Mélenchon a estimé dimanche que l’affaire Karachi pouvait « être la peau de banane finale sur laquelle va glisser tout le système ». Interrogé par des journalistes, à son arrivée au Parc des expositions du Mans où se déroule le congrès du PG, sur une éventuelle implication de Nicolas Sarkozy dans ce dossier, le président du Parti de gauche (PG) il parlé d’événements « extrêmement graves ».

 

Ecouter, Voir

 

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« Le Front de Gauche est prêt à prendre la relève si tous ces gens s’effondrent dans leurs histoires »

 

Crédit : Christian Panvert

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/11/22/97001-20101122FILWWW00350-karachi-c-est-le-pompon-besancenot.php

Karachi: « c’est le pompon » (Besancenot)

    • Par AFP
    • Publié le 22/11/2010 à 08:58

Le porte-parole du NPA Olivier Besancenot a estimé qu’après les affaires Clearstream et Woerth-Bettencourt, « Karachi, c’est le pompon », jugeant le pouvoir « durablement plombé » par ces dossiers.

« Karachi, c’est le pompon (…) Ca s’inscrit après l’affaire Clearstream, mais aussi après l’affaire Woerth-Bettencourt, c’est une nouvelle démonstration que ce système est nauséabond », a déclaré M. Besancenot sur LCI.

C’est aussi « le bal des hypocrites parce que plutôt que de pleurnicher, il faudrait que la justice puisse faire son travail et pour ça, il faut lever non seulement le secret défense, mais aussi, à un certain moment, probablement, le secret commercial et le secret des affaires », a-t-il ajouté.

« Le pouvoir est plombé durablement par ces affaires-là et par le climat social », a aussi déclaré le leader d’extrême gauche. Selon lui, « il faut arrêter les ventes d’armes, arrêter ce business-là ».

 

 

 

Il faut aussi lever tous les secrets du NPA ou de l’ancienne LCR.

Concernant son associé Jean-Luc Mélenchon, notons qu’il compte comme Nicolas Bazire parmi les anciens élèves du Lycée Pierre Corneille de Rouen :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Bazire

Nicolas Bazire

 
Nicolas Bazire, né le 13 juillet 1957 à Fort-de-France, est un homme d’affaires français, et un ancien haut fonctionnaire.

Biographie

Fils de Nicolette Barroux et d’Albert Bazire (directeur de la radio ondes courtes Radio Brazzaville de 1952 à 1963 puis directeur de la RTF aux Antilles et en Guyane ; retraité, il lance Radio Rouen en 1982)1 ; frère Benoît Bazire, PDG d’Areva TA depuis mai 2010, et d’Arnaud Bazire PDG de Lamy ; Nicolas Bazire suit sa scolarité au lycée Corneille à Rouen, puis devient diplômé de l’École navale et de l’Institut d’études politiques de Paris.

Ancien élève de l’École navale et de l’ENA (1985-1987 ; promotion Fernand-Braudel), il devient auditeur à la Cour des comptes en 1987, puis conseiller référendaire en 1991 et chargé de mission auprès du secrétaire général du groupe Thomson2.

Il est depuis 1993 un proche de Nicolas Sarkozy et un de ses conseillers personnels. Il a été son témoin lors de son mariage avec Carla Bruni le 2 février 20082.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Luc_M%C3%A9lenchon

Jean-Luc Mélenchon

 
Jean-Luc Mélenchon, né le 19 août 1951 à Tanger au Maroc1, est un homme politique français.

Militant socialiste à partir de 1977, il est successivement élu conseiller municipal de Massy (1983), conseiller général de l’Essonne (1985) puis sénateur du même département en 1986, 1995 et 2004, enfin député européen en 2009 dans la circonscription Sud-Ouest. Il est ministre de l’Enseignement professionnel de 2000 à 2002, dans le gouvernement de cohabitation de Lionel Jospin.

Il fait partie de l’aile gauche du Parti socialiste jusqu’au congrès de Reims, en novembre 2008, date à laquelle il quitte ce parti pour fonder le Parti de gauche (PG). D’abord président du bureau national, il en est actuellement coprésident aux côtés de Martine Billard. Il est le candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle de 2012, où il se positionne quatrième au premier tour, avec 11,10 % des voix.

Biographie

Famille

Jean-Luc Mélenchon est le fils cadet de Georges Mélenchon, receveur des PTT, et de Jeanine Bayona, institutrice, tous deux Français nés en Algérie2.

Son grand-père paternel, Antonio Melenchón est un Espagnol de la région de Murcie. Au début des années 1900, il s’installe à Oran, en Algérie, et épouse Aimée Canicio, elle aussi d’origine espagnole. Du côté maternel, son grand-père, François Bayonna, est né en 1889 près de Valencia, en Espagne, et est marié à Jeanne Emmanuelle Caserta, une Italienne originaire de Sicile2.

En 1962, à la suite du divorce de ses parents3, il quitte le Maroc pour la France, et s’installe à Yvetot, dans le Pays de Caux, puis dans le Jura, où sa mère est mutée4,5,6. Marié durant son séjour à Besançon (puis divorcé), il a une fille, Maryline, née en 19746, adjointe au maire du 4e arrondissement de Lyon de mars 2008 à février 20097, fonctionnaire au conseil général de l’Essonne et compagne de Gabriel Amard, secrétaire national du Parti de gauche8.

Durant l’élection présidentielle française de 2012, il refuse que les médias s’approchent de sa famille et s’immiscent dans sa vie privée.

Parcours professionnel

Titulaire d’une licence de philosophie5,9, il devient correcteur6 à l’imprimerie Néo-Typo10 de Besançon, parallèlement à ses études6. Il a également travaillé à l’entreprise d’horlogerie Maty et dans une station-service10. En 1976, il retourne à Lons-le-Saunier6, où il est professeur de français11,12 dans un lycée technique13,6, puis devient journaliste à La Dépêche du Jura, collabore ponctuellement en qualité de dessinateur à l’hebdomadaire catholique d’information La Voix Jurassienne et dirige La Tribune du Jura, le mensuel de la fédération socialiste du Jura, qui finit par péricliter, à la fin des années 197014,15. En 1978, à la demande de Claude Germon, maire de Massy qu’il a rencontré lors d’une visite de ce dernier dans le Jura, il s’installe dans l’Essonne où il devient son directeur de cabinet14,9,16 et fonde un bulletin hebdomadaire intitulé À Gauche6. De 1993 à 1995, il est directeur politique de l’hebdomadaire du Parti socialiste Vendredi5,9,6.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lyc%C3%A9e_Corneille_%28Rouen%29

Lycée Corneille (Rouen)

 

Le lycée Pierre-Corneille est un lycée quadricentenaire de Rouen. Il y forme des élèves de la seconde jusqu’aux classes préparatoires aux grandes écoles.

Le lycée fait l’objet de classements au titre des monuments historiques depuis les 21 mars 1910 (chapelle) et 31 décembre 1985 (Ancien collège des Jésuites, Petit lycée de Joyeuse) et d’une inscription le 28 décembre 1984 (Ancien collège des Jésuites, Petit lycée de Joyeuse)2.

Association d’anciens élèves

Depuis 1840, l’habitude s’était établie d’un repas des Anciens fixés à Paris. En 1864, l’Association des Anciens élèves est créée avec comme buts essentiels de resserrer les liens de camaraderie et de venir en aide aux plus jeunes. En 1906 est fondé Notre vieux lycée, bulletin de l’Association auquel ont collaboré entre autres Maurice Leblanc, André Maurois ou le peintre Jacques Villon. L’association sportive, les Francs Joueurs, est fondée en 1890.

Aujourd’hui

Le lycée a suivi l’évolution générale du système scolaire national. Devenu mixte et ne comptant plus que les classes secondaires du second degré, il reste un établissement prestigieux par ses résultats au baccalauréat et les succès de ses classes préparatoires.

Anciens élèves

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