La gauche à côté de ses pompes

Voilà ce qui arrive quand les juges refusent de démanteler des organisations fascisantes criminelles et de poursuivre leurs principaux contrevenants, et s’amusent même, comme à Brest le 11 juin 2013, à condamner leurs victimes lorsque celles-ci tentent de se défendre.

En quatre années de campagnes de calomnies publiques nominatives quotidiennes et intensives auxquelles des magistrats du Tribunal de Grande Instance de Brest ont donné leur caution quand ils n’y ont pas participé de manière plus active, celles de Cyprien Luraghi et de ses complices de Brest et Béziers à mon encontre, un très grand nombre de personnes qui me connaissaient ou m’ont connue ont pu se rendre compte du degré de corruption des magistrats en question… et ont eu tout le loisir de le faire connaître autour d’elles… L’information s’est bien propagée.

 

http://www.lefigaro.fr/politique/2014/06/13/01002-20140613ARTFIG00422-quand-jean-luc-melenchon-choisit-de-se-mettre-en-retrait.php

Quand Jean-Luc Mélenchon choisit de se mettre en retrait

Le leader du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon

 

L’ancien candidat à la présidentielle a pris ses distances de la scène médiatique et politique depuis les européennes alors que les communistes appellent à la transformation du Front de gauche.

Jean-Luc Mélenchon s’est mis au vert ces derniers jours. Au bleu plus précisément, au bord de la mer. En Espagne, glisse un proche, pour des affaires familiales et quelques jours de repos. Il en avait visiblement besoin après les européennes et ses larmes au soir de la large victoire du Front national. Sur son site, la vidéo de ce moment cruel a été vue par plus de 223.000 personnes. Dans la dernière note de son blog datée du 7 juin, le leader du Front de gauche raconte combien la vue de la mer lui a fait du bien. «Regarder les vagues moutonner, c’est les faire entrer dans l’esprit et, de là, dans tout le corps. Il peut en résulter une plage aussi lisse que fraîche.» Serait-il apaisé? Pas vraiment. Au fil de l’eau, il voit surtout les déchets. «Notre civilisation, dit-il, est celle des déchets massifs.» L’humeur est sombre.

En 2002, après la défaite de Lionel Jospin et un Front national au second tour, celui qui était alors socialiste avait plongé dans la dépression. Un rude moment, qui avait duré. Il en reparle relativement facilement aujourd’hui, comme d’une grande secousse psychique.

 

«Percuté par les résultats»

 

S’il est revenu à Paris mercredi soir, Jean-Luc Mélenchon reste volontairement en retrait des médias. En catimini, ou presque, il s’est rendu jeudi devant le Palais de justice de Paris pour soutenir des salariés et des syndicalistes de la RATP. Il communique peu, ou pas, avec ses alliés de la gauche radicale en dehors de son Parti de gauche. Et il ne se rend plus, depuis longtemps déjà, aux réunions des responsables du Front de gauche. Figure féminine du Front de gauche, Clémentine Autain, de la formation Ensemble, affirme n’avoir «aucune nouvelle» de lui. «Il est percuté par les résultats, dit-elle. Les coordonnées politiques telles qu’il les voyait ne sont pas sorties des urnes, ça remet en cause tout le mécano politique qu’il avait construit.»

Le 23 mai sur son blog, à la veille des européennes, Mélenchon affirmait: «Dimanche ça va le faire, j’en suis certain. Faites attention aux annonces de 20 heures. A la présidentielle, Le Pen était annoncée à 20 %. Le lendemain matin, elle était à 17. Comme son papa l’ami d’Ebola au mieux de sa forme. Mais pas mieux.» Pour Clémentine Autain, «Jean-Luc Mélenchon a besoin de retrouver un souffle, une stratégie.»

Un ancien cadre du Parti de gauche, qui a pris ses distances, observe avec sévérité Mélenchon, «incapable de remettre en cause une stratégie d’autonomie qui a visiblement échoué». «Il est dans une impasse politique et le Front de gauche, que personne n’ose débrancher, est dans un stade de coma dépassé.» Pour cet ancien cadre, les propos de l’ex-candidat à la présidentielle tenus après les européennes «n’annoncent pas d’aggiornamento politique».

Autre figure du Front de gauche, Pierre-François Grond, tente de passer outre la figure imposée de Jean-Luc Mélenchon. «Je n’ai pas plus de nouvelles récentes que les autres. Mais son absence, assure-t-il, ne nous empêche pas de travailler sur la rentrée». Objectif: dépasser les oppositions sur les questions d’alliance ou non avec le PS qui ont déchiré le Front de gauche aux municipales et contribué à éloigner Mélenchon du PCF. «Tout le monde s’accorde, assure Grond, sur la nécessité d’un front large et commun avec des socialistes et des écologistes, pour contrer la politique du gouvernement.» Vendredi matin, Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard, les co-présidents du Parti de gauche, ont d’ailleurs aussi répondu favorablement à la proposition d’une rencontre lancée par la secrétaire nationale des écologistes, Emmanuelle Cosse. Tout en lui reprochant d’avoir envoyé une même invitation au MoDem.

Quand au PCF, il semble tenir Mélenchon particulièrement à distance ces temps-ci. Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, appelle à une «transformation» du Front de gauche pour aller vers «un rassemblement plus large». Le Conseil national du PCF qui se réunit samedi devrait entériner et préciser la mutation, qui sera proposée lundi lors d’une réunion des responsables du Front de gauche. Jean-Luc Mélenchon n’y sera sans doute pas. Dans son agenda, seule figure, le 1er juillet, la session du Parlement européen à Strasbourg. «Ce n’est pas là qu’il va se remonter le moral», ironise un membre du Front de gauche.

 

http://www.liberation.fr/politiques/2014/06/13/le-parti-de-gauche-dit-oui-a-cosse-non-a-bayrou_1040375

Le Parti de gauche dit oui à Cosse, non à Bayrou

 

Hadrien BOUVIER 13 juin 2014 à 16:04

 

Le coprésident du Parti de gauche (PG) Jean-Luc Mélenchon et la vice-présidente Martine Billard, le 5 septembre 2013 à Paris.

Le coprésident du Parti de gauche (PG) Jean-Luc Mélenchon et la vice-présidente Martine Billard, le 5 septembre 2013 à Paris. (Photo Patrick Kovarik. AFP)
 
RÉCIT

Dans une lettre adressée vendredi à Emmanuelle Cosse, les coprésidents du Parti de gauche (PG), Martine Billard et Jean-Luc Mélenchon, répondent favorablement à la demande de la présidente d’EE-LV qui souhaitait une rencontre bilatérale.

Les deux partis tombent d’accord sur le principe d’une rencontre, forts des «excellents résultats» de leurs listes communes aux municipales, le plus probant étant la prise de Grenoble. Les européennes renforcent ensuite le sentiment «d’urgence de la construction d’une alternative de gauche à la politique d’austérité». Cette alternative de gauche passerait ainsi par les deux partis, eux qui partagent tant d’idéaux et de combats. Ainsi «l’écologie, la question sociale et la démocratie» sont au cœur de leurs préoccupations communes et plus concrètement le Traité transatlantique qui est devenu pour eux un cheval de bataille.

Le rapprochement en bonne et due forme entre le PG et EE-LV n’est pas surprenant mais Mélenchon et Billard sont très clairs sur un point : pas question de traiter avec les centristes. L’invitation lancée par EE-LV au Modem n’est pas vraiment pour plaire au PG qui y voit un défenseur des politiques d’austérité et des baisses des dépenses publiques.

En attendant cette fameuse rencontre au sommet, Cosse reçoit donc les «salutations éco-socialistes» de Mélenchon.

Hadrien BOUVIER

 

http://www.liberation.fr/politiques/2014/06/13/de-rugy-ee-lv-melenchon-ressort-le-meme-prechi-precha_1040475

De Rugy (EE-LV) : «Mélenchon ressort le même prêchi-prêcha»

 

Matthieu ECOIFFIER 13 juin 2014 à 18:04

 

 Francois de Rugy, avec Emmanuelle Cosse et Cécile Duflot, le 5 avril à Paris.

Francois de Rugy, avec Emmanuelle Cosse et Cécile Duflot, le 5 avril à Paris. (Photo Alain Jocard. AFP)
 
INTERVIEW

François de Rugy, député Europe-Ecologie les Verts de Loire-Atlantique et coprésident du groupe EE-LV à l’Assemblée nationale, regrette le sectarisme de Jean-Luc Mélenchon, qui a accepté la demande de rencontre d’Emmanuelle Cosse, la présidente d’EE-LV, à la condition de ne pas traiter avec les centristes.

 

Comment analysez-vous la réponse de Jean-Luc Mélenchon à la lettre d’Emmanuelle Cosse proposant des échanges entre toutes les forces qui ont appelé à voter Hollande en 2012 ?

 

C’est bien triste. Tout change, on dit que les résultats des européennes sont très graves pour la gauche et les écologistes, mais rien ne change. Le score du Front de gauche c’est un échec personnel de Jean-Luc Mélenchon, un rejet de sa virulence sur le fond comme sur la forme. Or, il nous ressort le même prêchi-prêcha: il faudrait diviser la gauche en deux pour faire en sorte que l’un des morceaux, celui de la gauche qui dit rejeter l’austérité et la politique de l’offre, devienne plus gros que l’autre. C’est dommage. Si chacun reste dans son couloir et continue à débiter le même discours, nous ne risquons pas de progresser et de répondre aux attentes des Français. S’ils avaient adhéré en masse aux idées du Front de gauche, cela se serait traduit dans les urnes. Mais ils n’ont fait que 6%. De la même façon, si le programme d’Europe-Ecologie-les Verts avait suffi à les convaincre nous aurions totalisé plus de 9% Si nous avons envoyé cette lettre, c’est que nous ne pensons pas avoir la solution à nous tous seuls.
 

Jean-Luc Mélenchon est d’accord pour une rencontre bilatérale avec vous, voire à des alliances pour les élections départementales et régionales de 2015…

 

Mais avant de parler alliance électorale ou périmètre, l’urgence est de se remettre en cause et d’ouvrir un espace de dialogue. Et ce, dans les six mois qui viennent. Si l’on pouvait déjà confronter nos analyses ce serait un premier pas. Evidemment que cela inclut le PS
 

Pourquoi avoir invité le Modem qui, en s’alliant à l’UDI, est revenu dans le giron de la droite ?

 

En 2012, François Bayrou a indiqué qu’il allait voter à titre personnel pour François Hollande alors qu’en 2007, il n’avait donné aucune consigne. Certes il s’est depuis allié à l’UDI, mais il serait intéressant de confronter son point de vue aux nôtres.
 

Etes-vous surpris de la réaction de Jean-Luc Mélenchon ?

 

Non. Le sectarisme n’est pas près de quitter Mélenchon. Il n’en a pas l’exclusivité puisqu’il touche tous les partis, y compris Europe-Ecologie-les Verts. Mais les Français sont exaspérés par ces postures politiciennes qui nous condamnent à l’impuissance. Beaucoup se disent : pourquoi voter pour des partis qui reconnaissent eux-mêmes qu’ils n’y arriveront pas ? Ou qui pensent que rien ne peut être tenté tant que les anticapitalistes ne font pas plus de 50%… Le problème c’est que c’est précisément ce genre d’attitude qui nourrit le vote FN.

Recueilli par Matthieu Ecoiffier

 

http://www.leparisien.fr/politique/presidentielle-2017-valls-pointe-le-risque-de-voir-marine-le-pen-au-second-tour-14-06-2014-3922871.php

VIDEOS. Valls met en garde le PS : «La gauche peut mourir»

 

P.Th. | Publié le 14.06.2014, 12h52 | Mise à jour : 17h50

Maison de la Chimie (Paris VIIe), samedi 14 juin 2014. Manuel Valls a affirmé devant le conseil national du Parti socialiste que «le risque de voir Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle» de 2017 existait.

Maison de la Chimie (Paris VIIe), samedi 14 juin 2014. Manuel Valls a affirmé devant le conseil national du Parti socialiste que «le risque de voir Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle» de 2017 existait. | AFP / Fred Dufour

 

Dramatiser pour remobiliser. Devant le conseil national d’un Parti socialiste divisé sur la politique menée par son gouvernement, Manuel Valls a mis en garde contre «le risque de voir Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2017». Et affiché sa fermeté face aux ruades de l’aile gauche, qui prend ses distances avec le président de la République François Hollande, notamment en réclamant une primaire PS en vue de la présidentielle de 2017.

«Notre pays peut se défaire et se donner à Marine Le Pen», a prévenu le Premier ministre. Comprendre : il est urgent de serrer les rangs derrière l’exécutif. Car selon le chef du gouvernement, la France pourrait basculer dans «une ère dans laquelle un des grands partis républicains et cette fois sans que cela soit une surprise… peut être absent de ce grand rendez-vous électoral». «Et si rien n’est fait, ce peut être la droite, ce peut être nous, par conséquent une ère dans laquelle la gauche peut aussi disparaître», s’est-il inquiété.

«Oui la gauche peut mourir», a-t-il renchéri, alors que le parti majoritaire a essuyé, coup sur coup en mars et en mai, deux claques électorales historiques. Aux municipales, tout d’abord, au cours desquelles le PS a perdu 155 villes de plus de 9 000 habitants. Aux européennes, surtout, qui ont vu le FN arriver en tête d’une élection nationale pour la première fois de la Ve République.

VIDEO. Manuel Valls : «La gauche peut disparaître»


Valls: « la gauche peut disparaître » – 14/06 par BFMTV

>> LA QUESTION DU JOUR. Pensez-vous, comme Manuel Valls, que le Parti socialiste «peut mourir»?

«La gauche n’a jamais été aussi faible»

«Nous sentons bien que nous sommes arrivés au bout de quelque chose, au bout peut-être même d’un cycle historique pour notre parti», a analysé Valls, finissant par lâcher : «La gauche n’a jamais été aussi faible dans l’histoire de la Ve République.» Un message qui sonne comme un appel à la raison, alors qu’un vent de fronde souffle dans les rangs de la majorité.

Face à une aile gauche qui n’hésite pas à remettre publiquement en cause la politique conduite par l’exécutif, Manuel Valls a prévenu : il n’existe «pas d’alternative à gauche». «La radicalité en interne ou dans la société mène à une impasse. C’est le réformisme qui est en jeu», a-t-il encore lâché. Et de mettre en garde les élus les plus audacieux : «La reparlementarisation à outrance des institutions n’est pas tenable.»

VIDEO. L’aile gauche donne de la voix

Défendant dans ce même discours ses choix en matière de politique budgétaire, le chef du gouvernement ne s’est pas privé de souligner que l’échec électoral du PS n’avait pas renforcé les formations politiques de «la gauche de la gauche». «La gauche doit être capable de se dépasser», a-t-il lancé, appelant les siens à se «réinventer». «Et se réinventer dans un contexte particulier : l’exercice du pouvoir, faute de ne l’avoir pas fait dans l’opposition.»

Une lueur d’espoir tout de même, et un gage de loyauté envers le président de la République : «Nous avons encore trois ans pour nous. Trois ans pour réussir et pour continuer à gouverner. Autour du président de la République, autour de François Hollande», a lancé le Premier ministre.

Affaire Karachi : Nicolas Bazire et cinq comparses renvoyés en correctionnelle

http://www.leparisien.fr/faits-divers/affaire-karachi-nicolas-bazire-ex-bras-droit-de-balladur-en-correctionnelle-12-06-2014-3917951.php

Affaire Karachi : Nicolas Bazire, ex-bras droit de Balladur, en correctionnelle

 

Publié le 12.06.2014, 20h33 | Mise à jour : 13.06.2014, 08h33

L'ancien chef de cabinet d'Edouard Balladur Nicolas Bazire à Paris le 2 novembre 2011

L’ancien chef de cabinet d’Edouard Balladur Nicolas Bazire à Paris le 2 novembre 2011 | Martin Bureau

 

Le financement de la campagne présidentielle de 1995 d’Edouard Balladur sera au coeur d’un procès pénal, les juges ayant ordonné jeudi le renvoi en correctionnelle de six personnes, dont son ex-homme lige, Nicolas Bazire, actuel dirigeant de LVMH.

Au terme de plus de trois ans d’investigations internationales, les magistrats Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire ont acquis une conviction: 327 millions d’euros de commissions «indues» et «exorbitantes» sur des contrats d’armement, notamment ceux de fourniture de sous-marins au Pakistan et de frégates à l’Arabie Saoudite (Agosta et Sawari II), ont été versés à un réseau d’«intermédiaires affairistes» qui n’était d’«aucune utilité», selon des sources judiciaires.

Des rétrocommissions pour financier la campagne d’Edouard Balladur

Selon elles, ce «réseau K» (pour «King», allusion au roi saoudien) a été imposé à la fin du processus, alors que tout était réglé. Il avait pour «vocation première», outre l’enrichissement de ses membres, le financement «occulte de politiques français» via des «rétrocommissions» : Edouard Balladur, Premier ministre et candidat malheureux à la présidence sans être adossé à la machine d’un parti, et François Léotard, patron d’un parti en déconfiture financière, le Parti Républicain.

Comme l’avait requis le parquet, six personnes sont renvoyées, notamment Nicolas Bazire et Renaud Donnedieu de Vabres, hommes de confiance des deux anciens responsables politiques. L’enquête visait notamment des faits d’abus de bien social.

D’ici un mois Edouard Balladur et François Léotard seront fixés

MM. Balladur et Léotard seront absents, mais pourraient devoir s’expliquer devant la Cour de justice de la République (CJR), seule habilitée à enquêter sur les faits commis par des ministres dans l’exercice de leur fonction. Une décision sur ce point est attendue d’ici un mois, selon une source proche du dossier.

Sur le banc des prévenus, prendra aussi place celui qui a incarné le dossier, l’intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine, seul à avoir été placé en détention provisoire et qui affirme que le «réseau K» a permis de débloquer les contrats. Son associé Abdul Rahman el Assir est également renvoyé. Il vit en Suisse et s’est gardé de passer la frontière durant l’enquête.

Quant à Thierry Gaubert, un proche de Nicolas Sarkozy, chargé durant l’enquête par son ex-femme, il est soupçonné d’avoir rapatrié en France du liquide retiré de comptes reliés au «réseau K», empochant sa commission au passage. La sixième personne renvoyée est l’ex- PDG de la branche internationale de la Direction des constructions navales (DCN-I) Dominique Castellan.

10 millions en T-shirts et gadgets

Après avoir beaucoup tergiversé, Ziad Takieddine a fini par concéder qu’il avait financé la campagne Balladur pour 6,2 millions de francs (moins d’un million d’euros), affirmant avoir été sollicité par Nicolas Bazire via Thierry Gaubert.

L’enquête s’est notamment penchée sur les 10,2 millions de francs versés en espèces le 26 avril 1995 sur le compte de campagne de M. Balladur après son élimination.

L’ex-Premier ministre avait invoqué des ventes de gadgets et de T-shirts en meetings pour expliquer ce versement au Conseil constitutionnel. Dubitatifs, les Sages n’en avaient pas moins validé ses comptes en octobre 1995.

S’ils ne l’avaient pas fait, Edouard Balladur aurait été redevable sur ses deniers personnels des frais de campagne.

20 ans avant Bygmalion : lutte fratricide et frais de campagnes

Les retraits d’espèces en Suisse «devaient nécessairement profiter à ceux qui avaient autorisé la mise en place du réseau El Assir/Takieddine, le ministre de la Défense» François Léotard et «le Premier ministre», Edouard Balladur, résume une source judiciaire.

Dans cette enquête hors-norme, il a fallu comprendre des montages financiers opaques, dont les flux ont été tracés en Irlande, au Liechstenstein et jusqu’aux Iles Vierges britanniques, aux Bahamas ou aux Caïmans.

«C’est une première grande victoire car à l’origine, le parquet s’était opposé à l’ouverture de ce volet financier», a réagi Me Olivier Morice, avocat de parties civiles.

Au moment où, avec le dossier Bygmalion, un nouveau scandale financier éclabousse la droite, l’affaire Karachi vient rappeler ses luttes fratricides des années 1990. Elu président en 1995, Jacques Chirac avait ordonné en 1996 l’arrêt du versement des commissions au réseau K.

A alors été évoquée l’hypothèse que l’attentat de Karachi, qui a coûté la vie à 15 personnes dont onze ouvriers français construisant des sous-marins, était une mesure de rétorsion ourdie par des responsables pakistanais qui se sont sentis floués. Ce pan du dossier fait l’objet d’une enquête menée par le juge antiterroriste Marc Trevidic.

VIDEO. Septembre 2011 : Nicolas Bazire mis en examen dans l’affaire Karachi


Affaire Karachi : Bazire mis en examen par BFMTV

LeParisien.fr

 

Moi, je veux bien croire que le « réseau K » ait permis de débloquer les contrats. Encore faudrait-il que Mr Takieddine précise, éléments de preuve à l’appui, quels sont les blocages qu’il a pu faire sauter, et comment.

En attendant, j’observe que les réactions de Mrs Mélenchon et Besancenot sur cette affaire ont été extrêmement discrètes, voire inexistantes.

En effet, je ne trouve que celles-ci, consécutives aux mises en examen de septembre 2011, et auparavant, deux commentaires du 22 novembre 2010 :

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/09/22/97001-20110922FILWWW00702-affaire-karachi-melenchon-consterne.php

Affaire Karachi: Mélenchon « consterné »

    • Par AFP
    • Publié le 22/09/2011 à 21:58

Le leader du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon, s’est dit à Nérac (Lot-et-Garonne) « consterné » et « affligé » après les mises en examen dans l’affaire Karachi et a ironisé en disant espérer qu’ils sont « innocents ».  »Comme tout le monde je suis consterné, affligé, car j’imagine qu’un juge ne met pas en garde à vue des personnes aussi importantes sans qu’il ait de bonnes raisons », a indiqué Mélenchon avant un rassemblement de soutien aux deux candidats du Front de gauche du département aux sénatoriales.

« J’espère que tout cela n’est pas vrai mais ça commence très mal, je crains le pire », a-t-il dit à propos des mises en examen de proches de Nicolas Sarkozy dans le volet financier de l’enquête sur l’attentat de Karachi, qui concerne le financement de la campagne d’Edouard Balladur de 1995.  »Bien sûr ils sont présumés innocents et j’ai presque envie qu’ils le soient car s’ils étaient coupables quelle catastrophe, qu’est-ce que cela révèlerait d’un mode de fonctionnement épouvantable », a-t-il ajouté.

Avant de soutenir Michel Cerutti et Bernard Faucon-Lambert, candidats du Front de gauche aux sénatoriales dans le Lot-et-Garonne, M. Mélenchon a planté « un arbre de la laïcité » dans un square de Nérac. « Les symboles sont importants aujourd’hui car la laïcité est attaquée par toutes les religions », a-t-il commenté.

Parallèlement, Jean-Luc Mélenchon a jugé être « une très bonne chose » la première condamnation de deux femmes poursuivies pour avoir porté le voile intégral sur la voie publique. « Il est normal que la loi soit appliquée », a-t-il dit, estimant que le voile intégral était « dégradant pour la femme ».

Deux femmes portant des niqab ont été condamnées jeudi par le tribunal de police de Meaux à des amendes, première décision de ce type prononcée par un tribunal depuis l’entrée en vigueur de la loi sur le port du voile intégral le 11 avril.

 

http://www.europe1.fr/Politique/Karachi-la-consternation-de-Melenchon-735089/

Karachi : la « consternation » de Mélenchon

 

Par Europe1.fr avec AFP

Publié le 24 septembre 2011 à 18h16 Mis à jour le 24 septembre 2011 à 18h16

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à la présidentielle, a réagi samedi aux propos de la femme de Thierry Gaubert qui a confirmé publiquement samedi que son mari rapportait des valises d’argent de l’étranger dans les années 1990 , en pleine enquête sur des financements politiques présumés occultes visant des proches de Nicolas Sarkozy et d’Edouard Balladur : « je devrais dire que cela prouve ce qu’on ne cesse de dire, qu’ils sont tous pourris et qu’il est temps d’en changer mais à vrai dire je ressens surtout de la consternation, pour notre pays, pour l’image qu’ils en renvoient, par un tel comportement de la part de personnalités si haut placées », a-t-il déploré.

 

http://www.rtl.fr/actualites/politique/article/karachi-peut-etre-la-peau-de-banane-du-systeme-selon-melenchon-7638124567
 

Karachi, peut-être « la peau de banane du système » , selon Mélenchon

 

Par | Publié le 22/11/2010 à 07h29

Jean-Luc Mélenchon sur RTL

Jean-Luc Mélenchon sur RTL

Crédit : Capture rtl.fr

Jean-Luc Mélenchon a estimé dimanche que l’affaire Karachi pouvait « être la peau de banane finale sur laquelle va glisser tout le système ». Interrogé par des journalistes, à son arrivée au Parc des expositions du Mans où se déroule le congrès du PG, sur une éventuelle implication de Nicolas Sarkozy dans ce dossier, le président du Parti de gauche (PG) il parlé d’événements « extrêmement graves ».

 

Ecouter, Voir

 

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« Le Front de Gauche est prêt à prendre la relève si tous ces gens s’effondrent dans leurs histoires »

 

Crédit : Christian Panvert

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/11/22/97001-20101122FILWWW00350-karachi-c-est-le-pompon-besancenot.php

Karachi: « c’est le pompon » (Besancenot)

    • Par AFP
    • Publié le 22/11/2010 à 08:58

Le porte-parole du NPA Olivier Besancenot a estimé qu’après les affaires Clearstream et Woerth-Bettencourt, « Karachi, c’est le pompon », jugeant le pouvoir « durablement plombé » par ces dossiers.

« Karachi, c’est le pompon (…) Ca s’inscrit après l’affaire Clearstream, mais aussi après l’affaire Woerth-Bettencourt, c’est une nouvelle démonstration que ce système est nauséabond », a déclaré M. Besancenot sur LCI.

C’est aussi « le bal des hypocrites parce que plutôt que de pleurnicher, il faudrait que la justice puisse faire son travail et pour ça, il faut lever non seulement le secret défense, mais aussi, à un certain moment, probablement, le secret commercial et le secret des affaires », a-t-il ajouté.

« Le pouvoir est plombé durablement par ces affaires-là et par le climat social », a aussi déclaré le leader d’extrême gauche. Selon lui, « il faut arrêter les ventes d’armes, arrêter ce business-là ».

 

 

 

Il faut aussi lever tous les secrets du NPA ou de l’ancienne LCR.

Concernant son associé Jean-Luc Mélenchon, notons qu’il compte comme Nicolas Bazire parmi les anciens élèves du Lycée Pierre Corneille de Rouen :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Bazire

Nicolas Bazire

 
Nicolas Bazire, né le 13 juillet 1957 à Fort-de-France, est un homme d’affaires français, et un ancien haut fonctionnaire.

Biographie

Fils de Nicolette Barroux et d’Albert Bazire (directeur de la radio ondes courtes Radio Brazzaville de 1952 à 1963 puis directeur de la RTF aux Antilles et en Guyane ; retraité, il lance Radio Rouen en 1982)1 ; frère Benoît Bazire, PDG d’Areva TA depuis mai 2010, et d’Arnaud Bazire PDG de Lamy ; Nicolas Bazire suit sa scolarité au lycée Corneille à Rouen, puis devient diplômé de l’École navale et de l’Institut d’études politiques de Paris.

Ancien élève de l’École navale et de l’ENA (1985-1987 ; promotion Fernand-Braudel), il devient auditeur à la Cour des comptes en 1987, puis conseiller référendaire en 1991 et chargé de mission auprès du secrétaire général du groupe Thomson2.

Il est depuis 1993 un proche de Nicolas Sarkozy et un de ses conseillers personnels. Il a été son témoin lors de son mariage avec Carla Bruni le 2 février 20082.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Luc_M%C3%A9lenchon

Jean-Luc Mélenchon

 
Jean-Luc Mélenchon, né le 19 août 1951 à Tanger au Maroc1, est un homme politique français.

Militant socialiste à partir de 1977, il est successivement élu conseiller municipal de Massy (1983), conseiller général de l’Essonne (1985) puis sénateur du même département en 1986, 1995 et 2004, enfin député européen en 2009 dans la circonscription Sud-Ouest. Il est ministre de l’Enseignement professionnel de 2000 à 2002, dans le gouvernement de cohabitation de Lionel Jospin.

Il fait partie de l’aile gauche du Parti socialiste jusqu’au congrès de Reims, en novembre 2008, date à laquelle il quitte ce parti pour fonder le Parti de gauche (PG). D’abord président du bureau national, il en est actuellement coprésident aux côtés de Martine Billard. Il est le candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle de 2012, où il se positionne quatrième au premier tour, avec 11,10 % des voix.

Biographie

Famille

Jean-Luc Mélenchon est le fils cadet de Georges Mélenchon, receveur des PTT, et de Jeanine Bayona, institutrice, tous deux Français nés en Algérie2.

Son grand-père paternel, Antonio Melenchón est un Espagnol de la région de Murcie. Au début des années 1900, il s’installe à Oran, en Algérie, et épouse Aimée Canicio, elle aussi d’origine espagnole. Du côté maternel, son grand-père, François Bayonna, est né en 1889 près de Valencia, en Espagne, et est marié à Jeanne Emmanuelle Caserta, une Italienne originaire de Sicile2.

En 1962, à la suite du divorce de ses parents3, il quitte le Maroc pour la France, et s’installe à Yvetot, dans le Pays de Caux, puis dans le Jura, où sa mère est mutée4,5,6. Marié durant son séjour à Besançon (puis divorcé), il a une fille, Maryline, née en 19746, adjointe au maire du 4e arrondissement de Lyon de mars 2008 à février 20097, fonctionnaire au conseil général de l’Essonne et compagne de Gabriel Amard, secrétaire national du Parti de gauche8.

Durant l’élection présidentielle française de 2012, il refuse que les médias s’approchent de sa famille et s’immiscent dans sa vie privée.

Parcours professionnel

Titulaire d’une licence de philosophie5,9, il devient correcteur6 à l’imprimerie Néo-Typo10 de Besançon, parallèlement à ses études6. Il a également travaillé à l’entreprise d’horlogerie Maty et dans une station-service10. En 1976, il retourne à Lons-le-Saunier6, où il est professeur de français11,12 dans un lycée technique13,6, puis devient journaliste à La Dépêche du Jura, collabore ponctuellement en qualité de dessinateur à l’hebdomadaire catholique d’information La Voix Jurassienne et dirige La Tribune du Jura, le mensuel de la fédération socialiste du Jura, qui finit par péricliter, à la fin des années 197014,15. En 1978, à la demande de Claude Germon, maire de Massy qu’il a rencontré lors d’une visite de ce dernier dans le Jura, il s’installe dans l’Essonne où il devient son directeur de cabinet14,9,16 et fonde un bulletin hebdomadaire intitulé À Gauche6. De 1993 à 1995, il est directeur politique de l’hebdomadaire du Parti socialiste Vendredi5,9,6.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lyc%C3%A9e_Corneille_%28Rouen%29

Lycée Corneille (Rouen)

 

Le lycée Pierre-Corneille est un lycée quadricentenaire de Rouen. Il y forme des élèves de la seconde jusqu’aux classes préparatoires aux grandes écoles.

Le lycée fait l’objet de classements au titre des monuments historiques depuis les 21 mars 1910 (chapelle) et 31 décembre 1985 (Ancien collège des Jésuites, Petit lycée de Joyeuse) et d’une inscription le 28 décembre 1984 (Ancien collège des Jésuites, Petit lycée de Joyeuse)2.

Association d’anciens élèves

Depuis 1840, l’habitude s’était établie d’un repas des Anciens fixés à Paris. En 1864, l’Association des Anciens élèves est créée avec comme buts essentiels de resserrer les liens de camaraderie et de venir en aide aux plus jeunes. En 1906 est fondé Notre vieux lycée, bulletin de l’Association auquel ont collaboré entre autres Maurice Leblanc, André Maurois ou le peintre Jacques Villon. L’association sportive, les Francs Joueurs, est fondée en 1890.

Aujourd’hui

Le lycée a suivi l’évolution générale du système scolaire national. Devenu mixte et ne comptant plus que les classes secondaires du second degré, il reste un établissement prestigieux par ses résultats au baccalauréat et les succès de ses classes préparatoires.

Anciens élèves

L’UMP une mafia ?

 

 

 

Ce n’est pas moi qui pose la question et prononce le mot qui tue, c’est François Fillon, comme il l’avait déjà fait une première fois fin 2012.

Et j’en suis heureuse.

Car pour ma part, j’ai bien failli perdre la vie pour avoir eu l’audace de parler de mafias et de fonctionnaires corrompus, les unes n’existant que grâce aux autres, devant toute une assemblée de gauchistes réunis à Brest le 7 janvier 2005 pour une conférence-débat sur les paradis fiscaux.

Non, ni les unes ni les autres n’auraient jamais existé selon les organisateurs de l’évènement, dont les troupes m’avaient sitôt huée, avant qu’un tueur ne sorte des rangs…

 

http://lci.tf1.fr/politique/mentir-tricher-detourner-l-argent-des-adherents-la-violente-8429764.html

« Mentir, tricher, détourner l’argent des adhérents » : la violente charge de Fillon contre Copé


le 04 juin 2014 à 11h46 , mis à jour le 04 juin 2014 à 11h52.

 

La guerre à l’UMP entre François Fillon et Jean-François Copé est plus que jamais relancée depuis les révélations dans l’affaire Bygmalion. Mardi soir, l’ancien Premier ministre a très violemment attaqué son rival.

 

Mardi soir, lors de l’Assemblée générale de son association de soutien Force républicaine, François Fillon a très violemment attaqué Jean-François Copé, sans toutefois citer son nom. En allusion à l’affaire Bygmalion, l’ancien Premier ministre a lancé :  »Des millions d’euros détournés, est-ce que c’est ça la politique ? Est-ce que la fin justifie toujours les moyens ? Est-ce qu’on peut mentir, tricher, détourner l’argent des adhérents et des sympathisants, et ensuite prétendre représenter la France et les Français. Moi je vous réponds non, non et non ».

Comme lors de la primaire pour la présidence de l’UMP fin 2012, il a répété « qu’un parti, ce n’est pas une mafia ». François Fillon, qui entend bien s’emparer du leadership à droite, s’est donné comme mission de sauver son parti, aujourd’hui englué dans l’affaire Bygmalion. « Sauver l’UMP d’une disparition désormais possible: voilà l’enjeu des prochaines semaines », a lancé François Fillon devant environ 800 personnes, selon les organisateurs, dont quelque 120 députés et sénateurs.

Faire toute la lumière sur ce qui s’est passé

Il a ajouté qu’il avait pris ses « responsabilités en décidant de défendre devant le bureau politique de l’UMP l’installation d’une direction collégiale provisoire ». « J’ai été rejoint par de nombreux élus de notre mouvement, et ensemble, nous n’avons fait que notre devoir », a-t-il assuré. Le député de Paris faisait ainsi allusion au triumvirat qu’il forme avec deux autres anciens Premiers ministres, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, mis en place à l’issue du bureau politique de leur parti le 27 mai pour pallier la démission forcée de son ex-président Jean-François Copé.

Avec MM. Juppé et Raffarin, « nous avons accepté une mission d’urgence. Il s’agit de restaurer la confiance des militants et des Français en contribuant à faire toute la lumière sur ce qui s’est passé » et de « garantir l’unité de notre mouvement dont Alain, Jean-Pierre et moi-même sommes parmi les fondateurs ». Selon François Fillon, il faut également « assurer les conditions exemplaires et transparentes d’un congrès au mois d’octobre », qui « permettra de donner toute la parole aux adhérents de l’UMP, car seule la démocratie peut nous sortir d’un tel chaos ».

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/06/04/fillon-veut-sauver-l-ump-d-une-disparition_4431494_823448.html

Fillon s’en prend au « chaos » créé par la présidence Copé

 

Le Monde.fr avec AFP | 04.06.2014 à 09h21 • Mis à jour le 04.06.2014 à 10h28

« Les soupçons et les affaires nous ont blessés », c'est le « chaos », a lancé M. Fillon.

 

« Les soupçons et les affaires nous ont blessés », c’est le « chaos ». François Fillon n’a pas épargné son ancien rival Jean-François Copé lors de l’assemblée générale de son association de soutien, Force républicaine mardi 3 juin soir à la porte de Versailles, à Paris.

« Problème de leadership, problème de projet politique, problème d’éthique », l’ancien premier ministre a résumé ainsi les « turpitudes » de la présidence Copé, rapporte Le Parisien. Le tout, « sur fond de disputes fratricides et de coups tordus ».

 
Des critiques qui lui ont permis de se poser en rédempteur de l’Union pour un mouvement populaire (UMP). « Sauver l’UMP d’une disparition désormais possible : voilà l’enjeu des prochaines semaines », à l’heure où l’affaire Bygmalion menace de l’engloutir, a-t-il affirmé.

Lire :  L’affaire Bygmalion fait imploser l’UMP et Affaire Bygmalion : des dénégations de Copé à sa démission

Il a ajouté qu’il avait pris ses « responsabilités en décidant de défendre devant le bureau politique de l’UMP l’installation d’une direction collégiale provisoire ». « J’ai été rejoint par de nombreux élus de notre mouvement, et ensemble, nous n’avons fait que notre devoir », a-t-il ainsi assuré.

Lire (édition abonnés) :  « Les dindons de la farce, c’est nous », déplorent des sympathisants UMP

« FAIRE TOUTE LA LUMIÈRE SUR CE QUI S’EST PASSÉ »

Le député de Paris faisait ainsi allusion au « triumvirat » qu’il forme avec deux autres anciens premiers ministres, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin. « Nous avons accepté une mission d’urgence. Il s’agit de restaurer la confiance des militants et des Français en contribuant à faire toute la lumière sur ce qui s’est passé [et de] garantir l’unité de notre mouvement, dont Alain [Juppé], Jean-Pierre [Raffarin] et moi-même sommes parmi les fondateurs ».

Selon M. Fillon, il faut également « assurer les conditions exemplaires et transparentes d’un congrès au mois d’octobre ». La direction tricéphale doit être validée le 10 juin par le bureau politique statutaire de l’UMP, organe qui regroupe les cinquante personnalités les plus importantes du mouvement.

CRAINTE DES SARKOZYSTES

D’ores et déjà, elle est contestée par de nombreux sarkozystes, qui craignent la concurrence de MM. Fillon et Juppé pour leur champion en vue de la présidentielle de 2017.

Lire (édition abonnés) :  Les sarkozystes contestent déjà la direction de l’UMP et Sarkozy, Bygmalion et la petite musique du retour

Revenant sur les élections européennes, gagnées par le Front national, M. Fillon a regretté que l’UMP et l’UDI n’aient « pas su se rassembler ».

« La pression du Front national est désormais suffisamment évidente pour ne pas s’interroger à chaque échéance à venir sur nos alliances avec nos partenaires naturels (…). Il faudra choisir : soit la victoire ensemble soit le risque de défaite. »

 

Ah ça… la « gauche radicale » brestoise ferait bien de se rendre à l’évidence, elle n’a jamais fait les meilleurs choix… encore que… allez savoir ce qu’elle veut vraiment…

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