Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, Tariq Ramadan et le maire de Brest : tous « fragilisés »…

Quel effet cela vous fait-il, MM. Richard Ferrand et autres qui vous êtes toujours tant moqués des plus démunis ?

Leur colère ne va pas s’éteindre comme par enchantement.

On veut la tête du Luraghi, non pas au bout d’une pique, mais dans le journal avec la liste de tous les crimes et délits pour lesquels il doit être poursuivi et condamné.

 

https://www.rtl.fr/actu/politique/gilets-jaunes-le-gouvernement-a-perdu-la-bataille-de-l-opinion-selon-duhamel-7795741882

« Gilets jaunes » : « Le gouvernement a perdu la bataille de l’opinion », selon Duhamel

 

ÉDITO – Le discours d’Emmanuel Macron censé calmer la colère des Français n’a pas eu l’effet escompté. L’impopularité du président entraîne avec lui tout le gouvernement.

 

Alain Duhamel
Alain Duhamel Journaliste RTL

 

publié le 28/11/2018 à 20:15

 

Les résultats du sondage OpinionWay pour RTL-LCI-Le Figaro sont sans appels : malgré le discours d’Emmanuel Macron mardi 27 novembre, les Français ne décolèrent pas. « Le mécontentement non seulement il ne recule pas, mais il se consolide. Même, il progresse. On voit très bien que les deux tiers des Français soutiennent le mouvement (des ‘gilets jaunes’ NDLR) », appuie Alain Duhamel.

« 75% considèrent que le Président ne les a pas compris. Ça fait beaucoup. Pour dire les choses, ça signifie que le gouvernement a perdu la bataille de l’opinion. Ça veut dire que non seulement le Président et le Premier ministre sont devenus impopulaires, mais que c’est dans son ensemble que le gouvernement est considéré comme impopulaire », s’inquiète-t-il.

« Le gouvernement pourrait dire : ‘Mais on n’a pas encore annoncé les mesures‘. Mais rien ne prouve qu’elles satisferaient », prévient l’éditorialiste de RTL.

 

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http://www.europe1.fr/politique/le-depart-dun-proche-de-melenchon-provoque-une-crise-a-lfi-3809984

Le départ d’un proche de Mélenchon provoque une crise à LFI

 

18h22, le 28 novembre 2018, modifié à 18h54, le 28 novembre 2018
Le départ d'un proche de Mélenchon provoque une crise à LFI
Ras-le-bol des médias qui nous grillent la moitié de notre temps de parole à nous faire commenter les déclarations personnelles de tel ou tel des 500.000 insoumis », s’est borné à commenter Jean-Luc Mélenchon.@ AFP

 

Des dissensions s’accumulaient en interne depuis six mois, mais le départ de Djordje Kuzmanovic, un proche de Jean-Luc Mélenchon, fait éclater les tensions au sein de LFI.

 

Le départ d’un proche de Jean-Luc Mélenchon, Djordje Kuzmanovic, assorti d’un grand déballage sur le « manque profond de démocratie » dans une France insoumise « aux mains d’un petit groupe de nouveaux apparatchiks », fait éclater au grand jour les tensions qui agitent le mouvement.

Une seconde crise violente. Les dissensions s’accumulaient en interne depuis six mois, et une première vague de départs avait eu lieu à l’été. Mais une seconde crise, plus violente, a éclaté mercredi avec la tribune abrasive dans Marianne par laquelle Djordje Kuzmanovic, qui a co-rédigé le programme de LFI en matière internationale, annonce et justifie pourquoi il quitte le camp mélenchoniste.

« Ras-le-bol des médias ».  »Ras-le-bol des médias qui nous grillent la moitié de notre temps de parole à nous faire commenter les déclarations personnelles de tel ou tel des 500.000 insoumis », s’est borné à commenter Jean-Luc Mélenchon sur Twitter. Djordje Kuzmanovic connaît pourtant Jean-Luc Mélenchon depuis 2005. Il est le tenant d’une ligne associant « souverainisme », défens »e stricte de la laïcité et héritage social de Jean Jaurès. Sa volonté d’ »assécher les flux migratoires » avait provoqué la controverse à gauche en septembre. La goutte d’eau, pour lui, a été son éviction signifiée en début de semaine de la liste LFI pour les élections européennes de mai, a-t-il expliqué.

Un « manque profond de démocratie ». Plusieurs avant lui, tels l’économiste Liêm Hoang-Ngoc et le Collectif des insoumis démocrates (CID), avaient pointé la mainmise d’un cercle autour de Jean-Luc Mélenchon. Mais c’est en réalité « la vaste majorité des militants et des responsables régionaux », selon Djordje Kuzmanovic, qui regrette le « manque profond de démocratie » au sein de LFI.  »La forme horizontale et gazeuse du mouvement, censée reposer sur les initiatives du terrain, recouvre, comme souvent, l’extrême concentration du pouvoir aux mains d’un petit groupe de nouveaux apparatchiks », écrit Djordje Kuzmanovic.

« La critique interne (…) est vécue comme une attaque ». La critique interne, même bienveillante, est vécue comme une attaque, le pas de côté comme une trahison », a raconté dimanche sur Facebook Corinne Morel Darleux, conseillère régionale d’Auvergne Rhône-Alpes, en actant son départ de la direction du Parti de gauche, composante fondatrice de LFI. Elle dénonçait, elle, « les signifiants vides du populisme », montrant que la critique sur l’organisation provient de diverses tendances idéologiques. LFI justifie sur son site: « Le comité électoral a décidé de retirer Djordje Kuzmanovic de la liste, après qu’il a publiquement réitéré des propos considérant comme secondaires les luttes féministes et LGBT », et après « des remarques sexistes ».

« C’est la question de la mort de LFI qui est en question ». Alors que LFI vient d’être sèchement battue, dimanche dans une partielle de l’Essonne, et que la cote de popularité de Jean-Luc Mélenchon s’est affaissée dans divers sondages, un cadre du mouvement confie le climat délétère qui règne en son sein : « Il y a quelque chose dans l’air, entre les affaires, le pilotage sectaire et l’effondrement personnel de Mélenchon suite aux perquisitions. C’est la question de la mort de LFI qui est en question ».

 

 

https://www.liberation.fr/france/2018/11/28/affaire-ramadan-en-suisse-et-au-qatar-de-gros-revers-pour-le-theologien_1694801

Affaire Ramadan : en Suisse et au Qatar, de gros revers pour le théologien

 

Par Bernadette Sauvaget — 28 novembre 2018 à 20:06

 

Au Bourget, le 7 avril 2012, à une rencontre de l’UOIF. Le prédicateur musulman est mis en examen pour «viols». Photo Julien Mignot

A Genève, un rapport officiel confirme sa conduite inappropriée avec d’anciennes élèves tandis qu’à Doha, un ancien proche demande aux musulmans de ne plus le soutenir à cause de sa double vie avérée.

 

  • Affaire Ramadan : en Suisse et au Qatar, de gros revers pour le théologien

Sorti de détention provisoire il y a deux semaines, le théologien Tariq Ramadan, mis en examen pour trois viols en France et en Suisse, n’en a pas fini avec les soucis. A Genève, un rapport officiel remis aux autorités politiques du canton le 31 octobre, et qui devrait être prochainement rendu public, confirme les conduites inappropriées de Ramadan à l’égard d’élèves dans les années 80 et 90, révélées en novembre 2017 par le quotidien la Tribune de Genève.

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«Tariq Ramadan a eu des attouchements, des propositions à connotation sexuelle avec au moins trois de ses élèves mineures dans les années 1986, 87, 89», lit-on dans ce rapport que Libération a pu consulter. Professeur très charismatique de français de 1984 à 2004 dans divers établissements scolaires de Genève, il avait l’habitude d’inviter au restaurant des élèves qu’il raccompagnait en voiture. Lors de leur audition en septembre par les auteurs du rapport, cinq d’entre elles ont rapporté des faits similaires.

Polémique

Après avoir dîné avec lui au restaurant, l’une d’elles raconte «qu’il s’était arrêté sur un parking isolé, l’avait embrassé et avait eu des attouchements sexuels à son égard». Selon le rapport, Ramadan aurait aussi entretenu une liaison avec une ancienne élève, âgée de 18 ans. Son petit ami a prévenu la responsable de l’établissement scolaire où il exerçait sans qu’il y ait de suites. En revanche, selon le rapport, le petit ami aurait été menacé de représailles par le théologien.

La révélation par la Tribune de Genève du comportement de Tariq Ramadan à l’égard de certaines de ses élèves a provoqué une polémique politique à Genève. Au printemps 2018, le Grand Conseil (le Parlement cantonal) a ainsi demandé un rapport sur les abus sexuels dans les établissements scolaires.

«Tromperie»

Mais pour Tariq Ramadan, les ennuis ne se limitent pas à la Suisse. Un autre coup est venu du Qatar, le principal bailleur de fonds du théologien qui finance sa chaire à l’université d’Oxford et qui lui verse aussi de très généreux émoluments pour diriger le CILE, centre de recherches sur l’éthique islamique rattaché à l’université de Doha. Mohamed el-Moctar el-Shinqiti, analyste politique et intervenant très écouté sur la chaîne Al Jazeera, a publié mercredi sur son blog un texte appelant les musulmans à ne plus soutenir Tariq Ramadan, «accro au sexe avec un mépris des personnes abusées et usant de tromperie envers les musulmans».

Réputé proche des autorités politiques du Qatar, El-Shinqiti avait pris, à l’automne 2017, la défense de Ramadan lorsque les premières plaintes pour viol avaient été déposées en France. Sans trancher dans le volet judiciaire, il condamne maintenant fermement le mode de vie du théologien, qualifié de «construction illusoire». Il «menait une vie parallèle éloignée de la morale islamique et de ses valeurs.» Ce n’était pas, ajoute El-Shingiti, «une tentation» ou une «faiblesse» mais un «choix conscient».

«Résilience»

Depuis le déclenchement de l’affaire Ramadan, c’est la première condamnation publique émanant de milieux musulmans au sujet de la double vie du théologien. Cependant, les révélations sur ses conquêtes et ses pratiques sexuelles violentes l’ont déjà privé, au fil des mois, de ses principaux soutiens.

Le texte d’El-Shinqiti a provoqué, selon un de ses proches, «un tremblement de terre à Doha» où le prédicateur dispose encore de soutiens. Sa version française commence à circuler dans les milieux musulmans francophones. La stratégie de reconquête lancée par Tariq Ramadan qui affirmait, dès la semaine dernière, avoir été détenu en France pour des «raisons politiques» risque fort d’être contrariée. Usant d’une tonalité très spirituelle, il a publié mardi soir, sur Twitter, un texte où il reconnaît «ses erreurs» et «ses fautes», ajoutant que Dieu lui «a offert la purification et la résilience, intérieurement et intimement.» A la manière de prédicateurs évangéliques faisant repentance après des scandales sexuels, il affirme être sorti «grandi» de l’épreuve et demande, très à demi-mot, pardon à ses anciens soutiens. Pour nombre d’entre eux, cela ne sera pas suffisant pour effacer l’ardoise.

Bernadette Sauvaget

 

https://actu.fr/bretagne/brest_29019/finistere-maire-brest-francois-cuillandre-se-sent-trahi_19776975.html

Finistère. Le maire de Brest, François Cuillandre, se sent trahi

 

François Cuillandre, maire de Brest et président de Brest métropole, s’est expliqué sur l’affaire des indemnités des élus de la majorité qui a contraint deux hommes à démissionner.

 

Publié le 27 Nov 18 à 21:04

 

Le maire de Brest et président de Brest métropole, François Cuillandre, s'est expliqué au sujet de la démission forcée de deux hommes forts de sa majorité, devant la presse lundi 26 novembre 2018
Le maire de Brest et président de Brest métropole, François Cuillandre, s’est expliqué au sujet de la démission forcée de deux hommes forts de sa majorité, devant la presse lundi 26 novembre 2018 (© Côté Brest). 

 

Si je me sens trahi par Alain Masson ? Oui !

La réponse de François Cuillandre est sans équivoque. Lundi 26 novembre 2018, dans une salle de réunion du quatrième étage de l’hôtel de ville, le maire de Brest et président de la métropole, avait convié les media pour s’expliquer sur la démission (contrainte) de deux de ses adjoints à la Ville, et par ailleurs vice-présidents métropolitains, la semaine dernière.

«Ce n’est pas acceptable»

Alain Masson, premier vice-président de Brest métropole et deuxième adjoint au maire, avait avoué, dans une enquête visant les indemnités des élus socialistes, percevoir 4400 euros mensuels net, qu’il ne reversait pas au pot commun géré par l’association Vivre à Brest, dont il recevait, pourtant, un chèque de 3470 euros, soit une indemnité supplémentaire, non déclarée.

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«Cette indemnité supplémentaire est illégale, et cela n’est pas acceptable, a poursuivi le maire de Brest. Je suis stupéfait et je comprends l’émoi que chacun ressent.»

François Cuillandre l’a affirmé sans détour :

On me dit : « Mais vous étiez au courant ! » Vous vous doutez bien que si j’avais su, je n’aurais pas été assez naïf pour être aux côtés d’Alain Masson pour répondre, il y a huit mois, à l’accusation de détournements de fonds publics qui mettait en cause la collectivité. L’enquête est en cours et la presse de ces derniers jours a confirmé qu’il n’y a pas d’infraction pénale sur ce point.

Un système mutualiste

Il certifie avoir appris, par la presse, mercredi 21 novembre, qu’Alain Masson s’octroyait ladite indemnité supplémentaire. «J’étais au congrès des maires, à Paris. Je l’ai appelé et lui ai demandé de démissionner. Ce qu’il a fait. Depuis, je ne l’ai pas revu.»

Le maire de Brest et président de Brest métropole a précisé que, pour sa part, il percevait son indemnité de premier magistrat de  la Ville directement, depuis son élection en 2001, sans lien avec l’association Vivre à Brest présidée par Alain Masson et dont le trésorier était Jean-Luc Polard.

Et est revenu sur le système de versement des indemnités des élus socialistes à l’association. «Système qui n’a plus cours depuis janvier dernier. Un système mutualiste (et j’insiste sur ce terme qui, pour moi, est fort) qui existait depuis longtemps à Brest et ailleurs. Il permettait une redistribution des indemnités à des conseillers municipaux pour compenser leur perte de rémunération due à leur investissement dans la vie publique.»

«Ce sont les élus socialistes qui ont été lésés»

François Cuillandre l’a martelé : «Les délibérations concernant la fixation des indemnités sont conformes aux lois et règlements. Elles ont été soumises au contrôle de légalité. La Chambre régionale des comptes, qui nous contrôle depuis quelques mois, a reconnu que nous n’avons pas été au maximum de l’enveloppe globale, compte tenu de certaines majorations possibles.
Les indemnités versées ont été soumises aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu pour la quasi-totalité des élus qui étaient au prélèvement à la source spécifique élus.
Depuis près de 40 ans, aucun trésorier municipal (agent du ministère des Finances) chargé du paiement et responsable de celui-ci, n’a fait d’observations.»

Et il va plus loin. «Cette affaire, ce n’est pas l’affaire du parti socialiste mais l’affaire Masson. Ce sont les élus socialistes qui ont été lésés ! Nos deux collectivités n’ont pas été financièrement pénalisées, les sommes dont on parle correspondant aux indemnités versées aux élues. Les contribuables brestois non plus, et j’insiste sur ce point : aucun euro n’a été détourné au détriment des Brestoises et des Brestois. Les impôts et cotisations sociales ont été payés par les élus destinataires des cotisations.»

Manque de vigilance

Le maire de Brest et président de Brest métropole a également évoqué Jean-Luc Polard. «Pour moi, sa position était différente. Il a certainement manqué de vigilance, d’attention dans ses responsabilités. Sa démission était, dès lors, inévitable. Dans un communiqué (lire, ci-dessous, Jean-Luc Polard démissionne à son tour, NDLR), il a d’ailleurs déclaré qu’il percevait bien moins que le montant des indemnités prévues par la loi.»

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«La majorité reste unie»

François Cuillandre se dit habité par «un sentiment d’amertume. Tout ceci m’attriste profondément. Oui, une telle affaire nous fragilise, bien entendu. Si je disais le contraire, ce serait mentir effrontément.»

Rentré précipitamment du congrès des maires, il a réuni les élus de la majorité à plusieurs reprises.

Malgré la tempête, l’unité n’est pas remise en cause. Les élus sont tous au travail, même si le contexte est un peu plus compliqué.

Remise à plat des délégations

La suite ? «Concernant le conseil municipal, les deux suivants de la liste majoritaire pourraient être appelés à siéger (Marie-Josée Yao et Fragan Lemeni, NDLR). Les deux élus qui ont démissionné vont être remplacés par Hosny Trabelsi et Yann Guével au conseil de métropole. Un conseil municipal extraordinaire sera convoqué dans les délais les plus brefs et, tant à la Ville qu’à la Métropole, j’engagerai une mise à plat de l’ensemble des délégations. J’ai profité de dimanche dernier pour avancer sur tout cela.»

François Cuillandre n’en dira pas plus. «Hormis le fait que Bernadette Abiven occupera les fonctions de première vice-présidente de Brest métropole et que le poste de premier adjoint à la Ville sera occupé par quelqu’un d’autre. Et qu’à la demande de certains élus, nous engagerons une réflexion sur la manière d’assurer plus de transparence.»

Côté Brest

 

Attaqué par ses amis, Mélenchon prend la tangente Roma

Retour sur le cas Mélenchon.

Dans une vidéo par lui mise en ligne peu après les perquisitions, on l’a vu, fort pessimiste, dire qu’il allait perdre. Etant donnés le déploiement policier et tout le reste, n’est-ce pas, il ne pouvait pas en être autrement…

Je rappelle ici qu’en ce qui me concerne, si j’ai bien été condamnée une fois – pas plus d’une fois contrairement à ce que prétend l’avocat de Pascal Edouard Cyprien Luraghi – j’ai quand même pu obtenir l’annulation de ce jugement en appel et n’ai ensuite plus été condamnée, même en me défendant seule contre un avocat qui se présente comme spécialisé – et dont les « dernières actualités » publiques s’arrêtent actuellement au 12 avril 2018…

Or, je suis réellement bien seule. Je suis très isolée en conséquence des campagnes de calomnies publiques dont je suis victime depuis les années 2008-2010 de la part de ces mêmes personnes qui, violant de plus continuellement l’intimité de ma vie privée, me harcelant et m’ayant maintes fois menacée de mort, s’amusent encore à multiplier à mon encontre les dénonciations calomnieuses et tentatives d’escroqueries au jugement. Et mes moyens financiers ne sont pas les leurs – très nombreux, ayant l’appui de partis politiques et d’organisations criminelles de grande envergure, ils sont fort riches et s’activent aussi pour m’empêcher de travailler comme de bénéficier de toute indemnité.

Je suis donc particulièrement seule et démunie.

Ce n’est pas le cas de Jean-Luc Mélenchon qui quoiqu’en difficulté reste à la tête d’une vraie machine de guerre politico-médiatique disposant encore de toute une armada d’avocats.

Mais une chose est bien certaine : de mon côté, j’ai bien été poursuivie et condamnée – uniquement par les magistrats ultra CORROMPUS du Tribunal de Grande Instance de Brest, dont le jugement illégal du 11 juin 2013 a été annulé en appel à Rennes le 2 décembre 2015 et n’a jamais été confirmé à Paris quant au fond par la procédure abusive de Pascal Edouard Cyprien Luraghi, ni en première instance ni en appel – sur la base de seules dénonciations calomnieuses d’individus m’accusant mensongèrement de faits délictueux qu’en réalité je n’ai jamais commis, car ce sont eux qui multiplient les infractions pénales à mon encontre, pas l’inverse, et qu’ils ont pu trouver à plusieurs reprises des avocats sans aucun scrupule qui acceptent de les défendre en attaquant leurs victimes comme je l’ai été au vu et au su de tous à leur propre initiative, puisqu’ils n’ont cessé de publier à ce sujet, d’abord sur leurs différents blogs et sites de « combat », ensuite, également, dans les quelques médias qui se retrouvent fièrement listés sur son blog principal par Pascal Edouard Cyprien Luraghi dans l’unique article public qu’il consacre encore à ses harcèlements judiciaires à mon encontre.

Jean-Luc Mélenchon doit bien savoir qu’en ce qui le concerne, les faits dont il est soupçonné étant ce qu’ils sont, quoique très entouré et puissamment soutenu par tous ses fans, il a peu de chances d’obtenir les mêmes résultats que moi au final, du moins sur le plan judiciaire, pour ce que le public en connaît.

Ceci étant, le défaitisme qu’il exprimait au lendemain des perquisitions est exactement le même que celui dont fut également atteint Joël Roma à l’automne 2005 lorsqu’il décida d’abandonner la bataille judiciaire alors envisagée contre ses anciens camarades de la LCR à propos de l’association AC ! Brest dont, toujours le seul président légitime, il venait d’être de fait dépossédé – et tout son Conseil d’Administration avec lui – par une équipe d’usurpateurs illégalement mise en place par la criminelle Josette Brenterch.

Il était donc en droit. Nous étions tous en droit. Mais un dossier de déclaration de changement de situation déposé à la Sous-Préfecture de Brest venait de se perdre après lui avoir été retourné par courrier afin qu’il puisse le compléter d’une pièce manquante. Nous n’avons jamais su laquelle, ce courrier contenant tout notre dossier n’étant jamais parvenu à son destinataire. Joël Roma avait alors compris que cette perte malencontreuse qui arrangeait bien les affaires de Josette Brenterch et de son équipe d’usurpateurs ne pouvait être le fruit du hasard et résultait probablement d’une interception de courrier illégale par ses anciens camarades de la LCR.

Ayant fait partie des leurs durant plusieurs années (de 1999 à 2005), il connaissait bien toutes leurs méthodes et disait avoir dès lors compris que nous avions contre nous beaucoup de monde, notamment tous les syndicats, soit un ensemble de « forces » contre lesquelles il refusait de se battre, s’estimant d’avance perdant à tous les coups, quoique dans ses droits.

Etant le président de l’association, il était en effet, à ce titre, le seul à pouvoir prendre une décision quant aux suites à donner au putsch dont nous avions tous été victimes.

Ce fut donc dès cet instant l’abandon de tous les recours envisagés collectivement pour AC ! Brest au bénéfice de la réponse « politique » personnelle de son président, une réponse à ses anciens camarades de « lutte » qu’il entendait privilégier afin de se défendre personnellement contre toutes leurs accusations mensongères, mais qui n’a jamais produit l’effet escompté, à savoir sa réhabilitation personnelle, sa réintégration parmi eux.

Par la suite, il me fera de nouvelles révélations sur toutes les méthodes illégales de ses anciens amis, notamment celles dont j’étais personnellement déjà victime lors de mon arrivée dans l’association AC ! Brest en début d’année 2004, et dont il avait dès lors été amplement informé par les cadres de son parti lors de réunions internes spécialement y consacrées et qu’ils avaient organisées à l’attention de tous les militants de la LCR qui allaient être amenés à me rencontrer dans cette association et ses abords.

La LCR (aujourd’hui NPA) est une organisation criminelle dont il avait fait partie en toute connaissance de cause durant plusieurs années. En 2006 et 2007, il adhérait toujours à toutes ses positions, ses objectifs et ses moyens, regrettant seulement de ne plus y être considéré comme auparavant. Il n’était donc pas prêt à dénoncer quoi que ce soit, et à ma connaissance, il ne l’a jamais fait, ne se plaignant toujours que des maltraitances dont il était ou s’estimait personnellement victime.

Outre qu’il trouvait toujours parfaitement normal et pleinement justifié d’assassiner des ingénieurs, notamment mes proches et moi-même, il était de toute façon tout aussi conscient d’être lui-même passible de poursuites pour complicité de ces crimes et avait adopté à cet égard la même défense que ses anciens amis de la LCR, laquelle consiste toujours, comme chacun le sait, à multiplier toutes les attaques contre les victimes « récalcitrantes », c’est-à-dire celles chez qui il reste encore un souffle de vie.

Dans ce cadre-là, il était donc et a toujours été hors la loi, tout comme ses anciens camarades de « lutte » de la LCR, ce qui lui interdisait de facto tout recours à la « justice bourgeoise » pour régler ses comptes avec eux.

Aussi, lorsqu’à compter de juin 2010 il s’est trouvé brutalement exposé dans les écrits publics du cybercriminel et mythomane Pascal Edouard Cyprien Luraghi me concernant, avec à nouveau tout un tas d’affabulations calomnieuses en provenance de la criminelle Josette Brenterch, laquelle ne lui a jamais pardonné d’avoir toujours refusé de lui obéir lorsqu’en 2004 et 2005 elle en exigeait mon exclusion de l’association AC ! Brest – mais alors seul militant de la LCR parmi les membres actifs de ladite association, il ne pouvait pas s’y comporter comme simple courroie de transmission des ordres déraisonnables de sa chef dans ce parti, à savoir la susdénommée Josette Brenterch – sa réaction de défense contre la publication quasi quotidienne de nouvelles accusations mensongères et affabulations délirantes de cette folle fut derechef exclusivement « politique ».

Après avoir été exclu de la LCR, il avait un temps milité au Parti des Travailleurs ayant fusionné en 2008 dans le Parti Ouvrier Indépendant.

Cette fois, il a choisi d’intégrer les rangs d’un autre parti détesté par ses anciens amis de la LCR et lui aussi beaucoup plus important que le leur, mais encore plus que le précédent, c’est-à-dire qu’il a rejoint le Front National dont il est vite devenu localement l’un des meilleurs éléments…

Or, que fait Jean-Luc Mélenchon ?

Après avoir pesté contre le « système » pour la forme bien plus que par conviction, il élargit lui aussi sa base dans cette même direction…

 

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2018/11/07/a-pau-melenchon-veut-montrer-qu-il-elargit-sa-base,2460693.php

A Pau, Mélenchon veut montrer qu’il élargit sa base

 

A Pau, Mélenchon veut montrer qu'il élargit sa base

Jean-Luc Mélenchon sera au parc des expos de Pau ce jeudi soir.

© Archives Nicolas Sabathier
Par Recueilli par Pierre-Olivier Julien, publié le 7 novembre 2018 à 21h03, modifié le8 novembre 2018.

 

Le leader de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon tient un meeting à Pau ce jeudi soir. Pour la République des Pyrénées, il évoque les élections européennes, la défense européenne, mais parle aussi municipales, et à nouveau perquisitions…

 

Dans le cadre de la campagne pour les élections européennes, Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, tient un meeting ouvert à tous ce jeudi à 19h30 au parc des expos de Pau (hall Aragon). L’occasion pour le député des Bouches-du-Rhône, déjà venu en Béarn en 2012 (pour la présidentielle) et 2013 (pour soutenir Olivier Dartigolles aux municipales), de délivrer son message pour une autre Europe, mais aussi pour tacler la politique d’Emmanuel Macron…

 

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2018/10/25/25002-20181025ARTFIG00081-budget-melenchon-prend-parti-pour-l-italie-de-salvini-le-ps-s-indigne.php

Budget : Mélenchon «prend parti» pour l’Italie de Salvini, le PS s’indigne

 

 

LE SCAN POLITIQUE/VIDÉOS – La Commission européenne a retoqué le budget italien proposé par le gouvernement populiste au pouvoir à Rome. «Les Français ont intérêt à défendre ceux qui défendent la souveraineté populaire», a déclaré Jean-Luc Mélenchon.

Jean-Luc Mélenchon s’invite dans le bras de fer qui voit s’opposer le gouvernement italien et la Commission européenne. Interrogé mercredi à Strasbourg, le leader de La France insoumise a déclaré qu’il fallait «évidemment prendre parti pour le gouvernement italien», dont le projet de budget 2019 est retoqué par Bruxelles. Bien que le budget italien prévoit un déficit de 2.4%, (sous la barre des 3% exigé par les traités européens), il est jugé trop important au regard du poids de la dette italienne (131% du PIB en 2017).

«Dans cette affaire, les Français ont intérêt à défendre ceux qui défendent la souveraineté populaire. L’identité national française est une identité républicaine qui se confond avec l’idée de souveraineté populaire. C’est la raison pour laquelle il faut évidemment prendre parti pour le gouvernement italien contre la Commission européenne», a lâché Jean-Luc Mélenchon. Toute en précisant: «Même si on désapprouve le gouvernement italien, ce qui est notre cas, tout en désapprouvant la Commission européenne».

«Evidemment nos adversaires ouvrent un front dans le pire angle qui soit pour nous, parce qu’en allant affronter le gouvernement de Monsieur Salvini, d’une certaine manière il lui donne un label de respect de la souveraineté populaire qu’on aurait préféré qu’il n’ait pas», a expliqué le parlementaire Français.

 

La Commission européenne rejette le budget de l’Italie pour 2019
Le projet de budget italien pour 2019 a été refusé par la Commission européenne. C’est une première en Europe. L’institution a demandé au gouvernement de présenter un nouveau document dans les trois prochaines semaines.
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La Commission européenne rejette le budget de l?Italie pour 2019 – Regarder sur Figaro Live

A ses côtés, se tenait l’eurodéputé Emmanuel Maurel (ex-PS), qui vient de le rallier pour les élections européennes à venir: «Pour la première fois, la Commission s’affronte au budget voté par le Parlement d’un Etat alors même qu’il est dans les clous des traités budgétaires (…) Dès lors qu’il ne s’agit pas du respect des traités mais d’un profil budgétaire, on voit bien que c’est une dépossession de la souveraineté des peuples, quoiqu’on pense des choix qu’ils ont fait».

Olivier Faure dénonce «une rupture»

Des prises de position qui irritent les socialistes. «C’est la première fois que je vois la gauche de la gauche venir en soutien d’un budget qui est porté par l’extrême droite, c’est quand même une rupture», a réagi Olivier Faure, interrogé jeudi sur France inter. Toutefois, le député de Seine-et-Marne a refusé de dire qui de la Commission européenne ou du gouvernement italien avait raison: «Si vous dites à l’Italie de se plier, vous faites le jeu de Salvini», a-t-il jugé. Ajoutant: «Pourquoi voulez-vous me faire trancher? Vous me demandez d’être soit Salvini, soit d’être pour une règle impérative. Il ne faut pas rentrer dans ce schéma là».

Jean-Christophe Cambadélis, l’ancien premier secrétaire du PS interrogé mercredi sur LCI a vertement critiqué Jean-Luc Mélenchon: «Si ça continue comme ça, où sont les désaccords avec Marine Le Pen? On ne peut pas laisser passer ça (…) C’est la première fois qu’une organisation politique se réclamant peu ou prou de la gauche soutient un gouvernement d’extrême droite. Là franchement je ne sais pas où on va». «La dimension républicaine rappelée par Mélenchon devrait le conduire à (dire) que ce n’est pas la même chose. On peut combattre la position de Bruxelles sans adouber la position du gouvernement italien. C’est un tournant majeur», a martelé l’ancien député de Paris.

» VOIR AUSSI – Soutien de Mélenchon au gouvernement italien face à la Commission européenne: Faure parle de «rupture»

 

Soutien de Mélenchon aux Italiens face à la Commission européenne : Faure parle de « rupture »
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 Journaliste – Sa biographie

 

Sophia Chikirou et sa société Mediascop au coeur de toutes les agitations médiatiques des Insoumis

Comptes de campagne extraordinaires et conflits de la web TV « Le Média » : les mêmes facturations astronomiques pour des prestations souvent bénévoles de « petites mains », ceux qui au final paient ou devraient payer les factures étant tantôt l’Etat, tantôt un public de gogos aux revenus très modestes.

Où va l’argent ? A quoi sert-il ? Financement du terrorisme ?

En attendant qu’il soit répondu à ces questions, on peut déjà traiter Mélenchon d’escroc, comme il a déjà dit qu’on allait le faire…

A ce stade, point n’est besoin d’attendre les condamnations…

Les « petites mains » de la « déconnologie » se sont-elles gênées pour me calomnier publiquement ?

Non, pas une seule fois en dix ans…

 

https://www.francetvinfo.fr/politique/la-france-insoumise/enquete-franceinfo-comptes-de-campagne-sophia-chikirou-la-chere-communicante-de-jean-luc-melenchon_2992687.html

ENQUÊTE FRANCEINFO. Comptes de campagne : Sophia Chikirou, la chère communicante de Jean-Luc Mélenchon

 

Prestataire incontournable de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, Mediascop est au centre de l’enquête préliminaire qui vise l’entourage du candidat. La société de Sophia Chikirou aurait facturé certains services à des prix très élevés.

 

Sophia Chikirou, ci-contre le 25 Janvier 2017, lors d\'un point presse portant sur l\'un des \"meeting holographique\" de Jean-Luc Mélenchon.

Sophia Chikirou, ci-contre le 25 Janvier 2017, lors d’un point presse portant sur l’un des « meeting holographique » de Jean-Luc Mélenchon. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

La justice soupçonne l’existence de surfacturations lors de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. La Cellule investigation de Franceinfo révèle vendredi 19 octobre que la société de la communicante Sophia Chikirou aurait facturé très cher certaines prestations. Ses factures, qui ont été remboursées par l’État, intéressent les enquêteurs. Nous avons examiné les factures qu’elle a émises, rencontré certains de ses anciens employés et tenté de retracer l’ensemble de ses activités.

Mediascop au cœur de la campagne Mélenchon

Stratégie de communication, gestion des réseaux sociaux, réalisation de vidéos, objets promotionnels… Mediascop était incontournable lors de la campagne de la France insoumise. L’agence de communication a facturé pour près de 1,2 million d’euros de prestations, soit 11% du budget total de la campagne. Situation inhabituelle, Mediascop employait une dizaine des membres du staff du candidat. Chez tous les autres candidats à la présidentielle ces fonctions étaient directement rattachées à l’association de financement de campagne qui payait leurs salaires. Jean-Luc Mélenchon a fait le choix de confier une bonne partie de son équipe à la société de Sophia Chikirou.

Les factures en question

Mediascop a envoyé deux factures à l’association de campagne de Jean-Luc Mélenchon. L’une et l’autre commencent par lister les missions remplies par Sophia Chikirou au titre de la direction de la communication. En tout, la présidente de Mediascop facture son travail 80 000 euros hors taxes pour huit mois de campagne, soit en moyenne 10 000 euros mensuels. Mais plus bas, sont facturées d’autres prestations, toujours réalisées par Sophia Chikirou. Mediascop fait payer par exemple 6 000 euros pour la « rédaction des scenarii » des clips de campagne diffusés sur France Télévisions. Or, ils ont été rédigés par Sophia Chikirou, comme elle l’a expliqué à la commission des comptes de campagne.

On trouve également la main de la présidente de Mediascop sur les sept épisodes de l’émission « Esprit de campagne » diffusées sur le web. Les lignes « programmation et élaboration du conducteur » (de 1 200 à 4 800 euros par émission) et « préparation des intervenants » (3 600 euros en tout) correspondent à des tâches remplies par Sophia Chikirou. Ce que nous confirment trois acteurs de la campagne et un intervenant sur l’une de ses émissions. Mediascop fait également payer en supplément le travail de sa présidente sur les meetings. Dans cette vidéo, elle explique que les prestations « production » et « préparation de l’animation » sont bien effectuées par elle-même.

À l’écouter, les prestations qui apparaissent sous les mentions « production » et « préparation de l’animation » sur la facture seraient effectuées par elle-même ce jour-là, ce que deux anciens membres de l’équipe de campagne nous ont confirmé par ailleurs. Ce jour-là, ses interventions auraient donc été facturées 3 900 euros.

Extrait d’une facture de Mediascop.

Extrait d’une facture de Mediascop. (RADIO FRANCE)

 

En additionnant tous les meetings, toutes les émissions et productions sur lesquels elle serait intervenue, Sophia Chikirou aurait valorisé son travail à près de 120 000 euros sur les factures de Mediascop, soit 15 000 euros mensuels en moyenne pour huit mois de campagne.

Des missions découpées en tranches sur les factures

Un autre point qui pose question est la façon dont ont été facturées certains aspects de la campagne. C’est le cas du « community management », en clair, la gestion de la campagne du candidat sur les réseaux sociaux. D’après l’organigramme de campagne que nous nous sommes procuré, ces fonctions étaient assurées par trois personnes dont deux étaient payées par Mediascop. Pour les quatre derniers mois de la campagne, le travail des « community managers » est découpé en une dizaine de tâches différentes. Il est ainsi facturé 58 800 euros. Mediascop ne semble pas avoir choisi la solution la plus économique pour le candidat qui aurait consisté à facturer au forfait jours la mise à disposition des deux salariés.

Extrait d’une facture de Mediascop.

Extrait d’une facture de Mediascop. (RADIO FRANCE)

 

Les vidéos réalisées par Mediascop pendant la campagne sont également facturées à l’unité. Il y en a pour plus de 100 000 euros au total. Là aussi, Mediascop semble faire un choix coûteux pour l’association de campagne, alors que d’après plusieurs témoins, ces clips étaient essentiellement réalisés par trois employés de Mediascop.

250 euros pour mettre en ligne un discours

Cette facturation « à la tâche » peut donner lieu à des tarifs qui paraissent difficilement compréhensibles. Il en va ainsi d’une rubrique appelée « extraction audio et publication sur le compte Soundcloud de JLM ». Derrière cette terminologie technique se cache une opération simple : elle consiste à extraire le fichier son d’un discours, à le télécharger sur le réseau social Soundcloud en y ajoutant quelques commentaires (on peut trouver le compte de Jean-Luc Mélenchon ici). D’après plusieurs spécialistes que nous avons consultés, cette opération prend 5 à 10 minutes. Or, elle est facturée à chaque fois 250 euros l’unité. Et comme 19 discours de Jean-Luc Mélenchon ont été publiés sur Soundcloud, Mediascop a facturé la prestation 4 750 euros en tout.

Extrait d’une facture de Mediascop.

Extrait d’une facture de Mediascop. (RADIO FRANCE)

 

Un peu plus loin, une autre rubrique a attiré notre attention : le « sous-titrage de vidéos publiées sur le compte Facebook du candidat ». Ces vidéos sont effectivement sous-titrées car la plupart des internautes regardent les vidéos sans activer le son. Pour chaque minute sous-titrée, Mediascop facture 200 euros à l’association de campagne. Un tarif très supérieur à celui pratiqué généralement par les sociétés spécialisées (15 euros la minute en général) et qui correspond à environ une demi-heure de travail.

Mediascop, une société sans locaux

Mediascop n’est pas un prestataire comme les autres dans l’univers politique. La société n’a pas de locaux, tous ses employés travaillent au QG du candidat, rue de Dunkerque, dans le Xe arrondissement de Paris. Pratique inhabituelle, elle refacture à l’association de campagne toutes ses charges : administration, frais téléphoniques, location de matériel… Jusqu’à la facture du cabinet d’expertise comptable qui suit ses comptes. « Je n’ai jamais vu ça », s’étonne l’ancien trésorier d’un candidat à la présidentielle. De fait, cette pratique, sans être illégale, a une conséquence : Mediascop n’a quasiment aucune charge, hormis ses impôts et les salaires et honoraires payés à ses employés. Si elle facture des services à un prix « classique » sur le marché, ses bénéfices sont nettement plus importants.

Combien a gagné Sophia Chikirou grâce aux campagnes présidentielle et législatives ?

Sophia Chikirou aurait valorisé son travail personnel à près de 15 000 euros hors taxes sur ses factures, mais combien a-t-elle gagné en tant que présidente de Mediascop grâce aux campagnes présidentielle et législatives de la France insoumise ? Le 31 mars 2017, elle a transformé son entreprise en société par actions simplifiées. Les dispositions légales propres à ce statut semblent lui avoir permis de ne pas publier ses comptes 2017. Les derniers comptes disponibles de Mediascop datent de 2016. Ils donnent une vision partielle de sa rentabilité. Pour cette année, le chiffre d’affaires de Mediascop est de 162 900 euros, ce qui correspond, grosso modo, aux premiers règlements de la France insoumise pour la campagne présidentielle. La société réalise alors un bénéfice net (après impôts) de 76 600 euros, soit 47% de marge nette. Un ratio exceptionnel quel que soit le secteur d’activité.

Sophia Chikirou, intervenant sur une émission pendant la campagne de Jean-Luc Mélenchon.

Sophia Chikirou, intervenant sur une émission pendant la campagne de Jean-Luc Mélenchon. (TWITTER)

 

Des employés peu payés… et amers

En mars 2018, la commission nationale des comptes de campagne a rendu publique l’intégralité du compte de campagne de Jean-Luc Mélenchon. Les factures de Mediascop ont alors commencé à circuler chez certains anciens membres de l’équipe de campagne. Un de ceux que nous avons rencontrés nous a raconté avoir été surpris en constatant à quel tarif son travail avait été facturé. D’autant que tous nous ont dit avoir eu conscience de travailler pour des salaires bien inférieurs à ceux auxquels ils auraient pu prétendre. Certains étaient payés 1 500 euros par mois en CDD, d’autres à peine plus en honoraires d’auto-entrepreneurs. L’un d’entre eux, à qui nous avons montré les factures nous a dit se sentir « blessé » « Ce que j’ai fait sur la campagne, explique-t-il, je ne l’ai pas fait pour l’argent, on fait ça par conviction aussi… Elle nous demandait régulièrement d’en faire un peu plus gracieusement, on était payé au lance-pierre… Mais on le faisait… Et en fait, elle a fait de l’argent sur mon dos. Je suis dégoûté. » Cet ancien membre de l’équipe de campagne nous a par ailleurs affirmé qu’il n’était pas payé pour certaines missions qu’il a remplies, et qui ont pourtant été facturées par Mediascop au candidat Jean-Luc Mélenchon.

La justice soupçonne des « manœuvres » pour obtenir des remboursements de l’État

La France insoumise n’était certes pas la formation politique la plus fortunée de la campagne présidentielle, mais si elle a pu engager presque 11 millions d’euros de dépenses, c’est qu’elle savait très tôt qu’elle pourrait bénéficier du remboursement de l’État, vu qu’il apparaissait quasi-certain que son candidat allait franchir la barre des 5% des suffrages, condition pour être remboursé.

Le 16 mars 2018, la commission nationale de comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a effectué un signalement auprès du procureur de la République de Paris. Mediascop, ainsi qu’une association qui est intervenue sur la campagne de la France insoumise, l’Ere du peuple, sont visés par ce signalement de l’autorité de contrôle qui, bien qu’ayant validé les comptes du candidat, a estimé que la situation particulière de ces deux prestataires, dirigés par des proches de Jean-Luc Mélenchon posait quelques questions. Nous avions déjà expliqué que l’Ere du Peuple, présidée par un conseiller d’État, Bernard Pignerol, avait salarié deux rouages essentiels de la campagne des Insoumis, les actuels députés Bastien Lachaud et Mathilde Panot et refacturé leurs services en réalisant au passage une confortable marge. Le 18 septembre dernier le parquet e Paris classait sans suite une plainte de l’association Anticor qui visait les comptes plusieurs candidats à la présidentielle. Néanmoins, dans sa décision, le procureur François Molins rappelaient que, concernant le compte de Jean-Luc Mélenchon, « les surfacturations dénoncées [par la commission des comptes de campagne] tendent à faire sérieusement suspecter l’existence de manœuvres délibérées destinées à tromper l’organe de contrôle aux fins d’obtenir des remboursements sans cause. J’ai donc fait diligenter une enquête préliminaire qui est toujours en cours. »

L’enquête préliminaire aurait été ouverte pour escroquerie, abus de confiance, infraction à la législation des campagnes électorales et travail dissimulé aggravé. C’est dans ce cadre qu’ont eu lieu les perquisitions de mardi 16 octobre 2018. D’après nos informations, dès le lendemain, plusieurs anciens employés de Mediascop auraient été entendus par les policiers l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

Nous publions intégralement les deux factures que Mediascop a émises pour la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon :

Facture Mediascop campagne … by on Scribd

Facture Mediascop campagne … by on Scribd

Sophia Chikirou a refusé toutes nos demandes d’interview. Son avocat, David Marais, nous a fait parvenir le communiqué suivant :  « Toutes les accusations portées contre Mediascop et Madame Chikirou sont fausses et sont fondées uniquement sur les élucubrations de Monsieur de Chalvron * contre qui nous avons porté plainte en dénonciation calomnieuse en septembre dernier et dont il faudra se demander pour qui il agit. Cette opération est politique, elle n’a pour but que de nuire et de récupérer un maximum d’informations sur Jean-Luc Melenchon et ses partisans. »  

* Note : Jean-Guy de Chalvron était le rapporteur chargé de l’examen du compte de Jean-Luc Melenchon. Il avait démissionné au cours de sa mission en raison de désaccords avec le président de la commission des comptes de campagne.

 

 

 

http://www.europe1.fr/medias-tele/aude-lancelin-au-media-nous-nous-battrons-pour-quaucun-centime-naille-a-sophia-chikirou-3762095

Aude Lancelin : « Nous nous battrons pour qu’aucun centime de nos Socios au RSA n’aille à Mediascop », la société de Sophia Chikirou

 

19h30, le 22 septembre 2018, modifié à 14h09, le 23 septembre 2018

 

Invitée de Philippe Vandel, la nouvelle directrice du « Média », la webtélé fondée par des proches de la France Insoumise, est déterminée à ne pas verser les 120.000 euros réclamés par Sophia Chikirou, son ex-dirigeante.

 

INTERVIEW »Nous sommes dans un état d’esprit très combatif. » Invitée du Grand journal du soir du week-end sur Europe 1, Aude Lancelin, nouvelle directrice du Média, est déterminée. Son cheval de bataille: la guerre qui se joue depuis le mois de juillet entre l’ancienne et la nouvelle direction de cette webtélé, fondée par des proches de la France Insoumise.« Une passe difficile ». « Le Média a été laissé par l’ancienne direction dans un état économique exsangue », assure Aude Lancelin. « Un million sept-cent-mille euros ont été dépensés en 6 mois. Nous sommes dans une passe difficile, nous devons très vite augmenter nos revenus mensuels. Il n’est pas certain que nous y arrivions d’ici Noël mais nous sommes entièrement mobilisés par cette tâche ».Mais Aude Lancelin et son équipe devront aussi se défendre devant la justice. En septembre, l’ex dirigeante du Média, Sophia Chikirou a assigné la webtélé en justice. Elle réclame 120.000 euros pour le paiement de prestations fournies par sa société, Mediascop et pour des dommages et intérêts.« Je n’étais pas au courant ». Le 11 juillet, Sophia Chikirou avait facturé au Média 130.000 euros via cette société, dont elle est l’unique actionnaire. 64.000 ont été versés en juillet depuis le compte de la webtélé. Un virement de 67.000 euros avait par la suite été bloqué par la banque.

« Je n’étais pas au courant de ces facturations, ni de l’existence éventuelle d’une convention entre sa société Mediascop et le Média », affirme Aude Lancelin. « À l’heure où nous parlons, Sophia Chikirou nous réclame 120.000 euros, en plus des 64.000 euros qu’elle a déjà touchés cet été ».

Une page Facebook « séquestrée ». Une somme que la nouvelle directrice ne veut verser sous aucune prétexte. « Je le dis solennellement : nous nous battrons pour qu’aucun centime de nos Socios au RSA n’aille à Mediascop ».  »Nous sommes un petit média indépendant que Sophia Chikirou a contribué à créer », poursuit la journaliste. Nous sommes financés uniquement par des petits donateurs dont certains sont des gens modestes ».

Autre sujet de tension entre Le Media et son ancienne directrice : la page Facebook de la webtélé. « Notre page Facebook est toujours séquestrée par l’ancienne direction », explique Aude Lancelin. « Sophia Chikirou la détient toujours de manière complètement illégale ». « Nous avons porté plainte et il y a eu plusieurs mises en demeure », affirme-t-elle. La guerre est décidément loin d’être terminée.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sophia_Chikirou

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Terrorisme : existe-t-il des relations entre les familles de Dennis Plant et Lotfi Souli ?

Il n’y a peut-être strictement aucun rapport entre les parcours de ces deux familles, les destins de leurs membres respectifs.

Cependant, étant donnés les profils quand même assez particuliers des différents lecteurs que m’amène l’activiste Pascal Edouard Cyprien Luraghi, je m’interroge.

Je rappelle qu’il y a toujours eu parmi eux des islamistes, et ce, dès l’année 2010 au moins, des complices de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, et donc, forcément, de mes harceleurs des années 1990 et 2000, ainsi que toute une clique assez hétéroclite de psychopathes que Pascal Edouard Cyprien Luraghi attire dans ses filets en exprimant publiquement tous ses fantasmes hyper violents contre les femmes.

Or, parmi tous ces gens-là, j’en repère deux qui ont travaillé dans le même domaine, le père de Robert Plant, assassin d’une joggeuse à Nîmes le 24 janvier 2013, le Britannique Dennis Plant (cf. mon article précédent où j’en ai déjà parlé un peu), et Lotfi Souli, « ministre » présumé des télécoms de l’EI, dont le procès s’est récemment tenu à Paris.

D’où la question que je pose aujourd’hui ouvertement, en connaissant bien évidemment l’importance de ce domaine de compétences de mes harceleurs de tous temps.

 

https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKCN1M70E5-OFRTP

27 septembre 2018 / 07:30 / il y a 12 jours

 

Un père et son fils accusés de visées terroristes jugés à Paris

 

4 MINUTES DE LECTURE

PARIS (Reuters) – Le tribunal correctionnel de Paris se penche jeudi et vendredi sur le cas d’un père et de son fils aîné arrêtés à la frontière turco-syrienne en 2015 sur le chemin du retour en France, après 18 mois en Syrie et soupçonnés d’avoir envisagé des attentats.

Le tribunal correctionnel de Paris se penche jeudi et vendredi sur le cas d’un père et de son fils aîné arrêtés à la frontière turco-syrienne en 2015 sur le chemin du retour en France, après 18 mois en Syrie et soupçonnés d’avoir envisagé des attentats. /Photo d’archives/REUTERS/Stéphane Mahé

 

Lotfi Souli, ingénieur en télécommunications de 50 ans d’origine tunisienne, a rejoint en octobre 2013 avec ses fils Karim et Mohamed-Emine, alors âgés de 18 et 15 ans, un groupe djihadiste radical, Ahrar al-Cham, puis l’Etat islamique (EI).

Expulsés vers la France après leur arrestation, ils ont raconté aux enquêteurs français qu’ils étaient allés en Syrie pour ramener un camarade de lycée de Karim, Anass Belloum, parti faire le djihad et présumé mort dans des combats à Rakka.

Ils ont nié leur propre engagement djihadiste et dit avoir été séquestrés par l’Etat islamique (EI, Daech).

Mais pour l’accusation, le fait que Lotfi Souli ait vidé ses comptes et ceux de sa société de formation et de conseil, ainsi que son logement, avant de partir démontre qu’il était allé en Syrie “sans volonté de retour”.

De même, l’exploitation des supports informatiques saisis lors de leur arrestation montrent une radicalisation ancienne. L’adhésion de Lotfi Souli aux thèses djihadistes, notamment à celles d’Al Qaïda, remonterait ainsi au début des années 2000.

L’ex-femme de Lotfi Souli, dont elle avait divorcé à la suite de violences conjugales, l’a accusé d’être un “fou extrémiste” en matière religieuse. La famille d’Anass Belloum a pour sa part dénoncé l’influence de Karim Souli sur le lycéen.

Les enquêteurs ont également établi que le père et les deux fils avaient participé à des entraînements militaires et des missions de surveillance armée lors de leur séjour en Syrie.

PILOTAGE ET EXPLOSIFS

Lotfi Souli a soutenu devant les enquêteurs avoir feint son adhésion à Daech mais, pour l’accusation, il avait mis ses compétences d’ingénieur au service de l’Etat islamique, notamment pour mettre en place son réseau de télécommunications.

Karim Souli a raconté durant l’enquête que son père était monté rapidement dans la hiérarchie de Daech jusqu’à en devenir une sorte de “directeur général des télécommunications”.

Les experts ont par ailleurs retrouvé sur un ordinateur saisi, parmi d’autres documents, des manuels de confection d’engins explosifs, des cartes d’aviation, des trajectoires et des procédures d’atterrissage, des clichés de cockpit d’avion détaillant le fonctionnement des instruments.

Pour les enquêteurs, “la finalité terroriste de ces notes de méthodologie de pilotage d’un Boeing ne faisait aucun doute”.

Cette abondante documentation technique est, selon eux, à mettre en relation avec la découverte sur un ordinateur de Lotfi Souli de “recherches effectuées sur Google Maps sur la Tour Eiffel et le pont de Iéna” à Paris.

Or d’autres documents trouvés sur des supports numériques montreraient une fascination de Lotfi Souli pour les commandos des attentats du 11 septembre 2001 à New York.

La saisie d’importantes sommes d’argent sur les Souli, ajoutée à cette documentation, contribue en outre à nourrir de “vives inquiétudes” sur leurs “réelles intentions” et “leurs motivations quant à leur retour sur le sol national”, lit-on encore dans l’ordonnance de renvoi.

Faisaient-ils partie d’une vague de djihadistes envoyée par Daech en Europe pour y commettre des attentats comme ceux du 13 novembre 2015 à Paris ? C’est l’une des questions auxquelles ce procès s’efforcera de répondre.

Lotfi et Karim Souli sont jugés pour association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d’actes de terrorisme. Mohamed-Emine Souli, mineur au moment des faits, est pour sa part renvoyé devant le tribunal pour enfants de Paris.

Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse

 

http://www.rfi.fr/france/20180927-raqqa-pere-fils-juges-paris-lotfi-souli

Après 18 mois à Raqqa, un père et son fils jugés à Paris

 

Par RFI Publié le 27-09-2018 Modifié le 27-09-2018 à 23:41
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Le palais de justice de Paris. Wikimedia Commons / Nitot

 

A Paris, le tribunal correctionnel se penche depuis ce jeudi après-midi sur le cas d’un père et son fils aîné arrêtés à la frontière turco-syrienne en 2015 sur le chemin du retour en France, après 18 mois passés à Raqqa.

Lotfi Souli, 50 ans, est un scientifique visiblement brillant. Titulaire d’un doctorat, c’est un spécialiste en télécommunications. Mais c’est un bien piètre menteur. Depuis le box des prévenus, il envahit le tribunal avec sa logorrhée. Difficile de suivre le fil.

Il n’a pas voulu se rendre en Syrie, il passait avec ses deux fils des vacances en Turquie, explique-t-il. On l’a invité de l’autre côté de la frontière à bord d’un pick-up roulant à 180 km/h. C’est ainsi, poursui Lotfi Souli, qu’il s’est retrouvé en quelques minutes à Raqqa contre son gré. « J’étais complètement sidéré », affirme-t-il avec sérieux. « Quelle abnégation », lui répond avec ironie la présidente.

Mais l’homme poursuit : « Je ne pouvais plus sortir, j’ai accepté une invitation à la con ». « Prêtez-vous allégeance à l’Etat islamique ? », l’interroge le tribunal. « Non », répond-t-il avec aplomb. « Quand on a les compétences que vous avez dans un secteur aussi sensible que les télécommunications, on n’occupe pas un petit poste », tranche la présidente qui note qu’à Raqqa il était un émir. « Je n’ai donné d’ordres qu’à des petites mains, des Syriens », rétorque, alors glaçant, le prévenu.

 

https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/09/28/deux-djihadistes-revenant-de-syrie-juges-a-paris_5361467_1653578.html

Terrorisme : à Paris, le procès d’un « ministre » présumé des télécoms de l’EI

 

Cet ingénieur de 50 ans, parti en Syrie avec ses deux fils entre 2013 et 2015, a tenté de rentrer en France avec des plans qui inquiètent la justice.

LE MONDE | 28.09.2018 à 11h39 • Mis à jour le 28.09.2018 à 21h26 | Par Elise Vincent

La salle des pas perdus du nouveau palais de justice de Paris, le 16 avril 2018.

 

C’est le procès d’un « revenant » du djihad au profil rare qui s’est ouvert, jeudi 27 septembre, devant la 16e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris. Celui de Lotfi Souli, un ingénieur informatique de 50 ans, originaire d’Ermont (Val-d’Oise), spécialisé dans les systèmes réseaux et ayant occupé durant dix-huit mois, entre l’automne 2013 et mai 2015, un poste de « ministre » ou de haut responsable des télécommunications de l’organisation Etat islamique (EI), à Rakka (Syrie). Une aventure dans laquelle il a entraîné ses deux fils, dont l’aîné comparaît aujourd’hui à ses côtés. Le plus jeune sera jugé devant le tribunal pour enfants, le 16 octobre.

Dans la masse du contentieux terroriste jugé ces derniers mois, l’histoire de Lotfi Souli et de ses garçons, tous mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste, a ceci de particulier qu’elle démarre bien avant la vague de départs massifs pour la zone irako-syrienne de 2014. On est seulement en octobre 2013, quand ce chef d’entreprise gagnant très bien sa vie, divorcé, disparaît du jour au lendemain avec ses deux enfants de 15 et 18 ans. Une histoire atypique qui détonne aussi du fait du niveau de qualification des protagonistes. Lotfi Souli a une thèse d’informatique et ses fils sont plutôt brillants à l’école. Lorsqu’ils partent, Karim, le plus grand, vient de décrocher son bac scientifique avec mention.

D’après l’ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel, Lotfi Souli, d’origine tunisienne, était radicalisé depuis longtemps. La découverte de documents dans les supports numériques conservés par le père de famille à son domicile montre qu’il avait, depuis de longues années, une « fascination » pour Al-Qaida et son fondateur, Oussama Ben Laden, tué en mai 2011 par les Américains. La guerre en Syrie, qui démarre la même année, sert d’accélérateur. Le fait que la famille rejoigne ensuite, en Syrie, le groupe rebelle salafiste Ahrar Al-Cham, en particulier…

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La salle des pas perdus du nouveau palais de justice de Paris, le 16 avril 2018.

Terrorisme : à Paris, le procès d’un « ministre » présumé des télécoms de l’EI

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https://www.la-croix.com/France/Souli-terrorisme-famille-2018-09-28-1200972264

Les Souli, le terrorisme en famille

 

Béatrice Bouniol , le 28/09/2018 à 14h30

 

Vendredi 28 septembre, le tribunal correctionnel de Paris rend son verdict dans le procès d’un père et de son fils, arrêtés en 2015 à leur retour de Syrie.

La veille, lors de la première journée du procès, le fils est sorti du silence.

Le nouveau Tribunal de Grande Instance de Paris.

Le nouveau Tribunal de Grande Instance de Paris. / Nicolas Kovarik/IP3 Press/MaxPPP

Derrière une paroi vitrée, surveillés par deux policiers, Lotfi et Karim Souli attendent l’acte I de leur procès, « moment crucial du reste de leur vie », comme le soulignera l’avocat de Karim Souli un peu plus tard. Les sourires qu’ils échangent sont ceux d’un père et d’un fils séparés depuis trois ans. À gauche, Lotfi Souli, ingénieur d’origine tunisienne, ancien gérant d’une société de formation et de conseil. À droite, Karim Souli, son fils aîné, étudiant en première année à l’université au moment des faits.Le 8 mai 2015, ils ont été arrêtés à la frontière syro-turque en compagnie du plus jeune fils de Lotfi Souli et frère de Karim, Mohamed-Amine Souli, puis expulsés vers la France et placés en détention. Pour avoir rejoint la zone syro-irakienne en octobre 2013 et intégré les rangs de la katibat d’Abou Jaber puis de l’État islamique, ils doivent répondre « d’association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme ».Jeudi 27 septembre… Il reste 80% de l’article à lire.

 

https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKCN1M82M6-OFRTP

28 septembre 2018 / 21:47 / il y a 11 jours

 

Un père et son fils « revenants » de Syrie lourdement condamnés

 

4 MINUTES DE LECTURE

PARIS (Reuters) – Le tribunal correctionnel de Paris a lourdement condamné vendredi un père et son fils aîné, accusés de s’être mis au service de l’Etat islamique en Syrie avant d’être arrêtés à la frontière turque en 2015 sur le chemin du retour en France.

Le père, Lotfi Souli, ingénieur en télécommunications de 50 ans d’origine tunisienne, a été condamné à 10 ans de prison dont les deux tiers de peine de sûreté, le maximum en correctionnelle comme l’avait demandé le ministère public.

Son fils Karim, 23 ans, se voit infliger huit ans de prison dont la moitié de peine de sûreté, au lieu de dix ans dont les deux tiers de sûreté requis par le ministère public.

Lotfi Souli avait rejoint en octobre 2013, avec Karim et son cadet Mohamed-Amine, alors âgés de 18 et 15 ans, un groupe djihadiste, Ahrar al-Cham, puis l’Etat islamique (EI), en Syrie, où ils sont restés 18 mois.

Expulsés vers la France après leur arrestation, ils avaient raconté aux enquêteurs français qu’ils étaient allés en Syrie pour ramener un camarade de lycée de Karim, Anass Belloum, parti faire le djihad et présumé mort dans des combats à Rakka.

Ils avaient dit avoir été séquestrés par l’Etat islamique (EI, Daech). Une version de nouveau défendue à la barre par Lotfi Souli, qui a néanmoins admis avoir offert ses services “à ces gens-là” pour “sauver” ses fils et se protéger.

Karim Souli a pour sa part joué devant la cour la carte du repentir – “J’ai dévié (…) Tous les jours j’essaie (…) de me détacher des racines du mal”, a-t-il dit.

La cour en a tenu compte, ainsi que de sa jeunesse à l’époque des faits et de l’ascendant de son père.

TOUR EIFFEL ET PONT D’IÉNA

Mais pour l’accusation, le fait que Lotfi Souli ait vidé ses comptes et ceux de sa société de formation et de conseil, ainsi que son logement, lors de son départ, démontre qu’ils étaient allés en Syrie “sans volonté de retour”.

De même, l’exploitation des supports informatiques saisis lors de leur arrestation montrent une radicalisation ancienne. L’adhésion de Lotfi Souli aux thèses djihadistes, notamment à celles d’Al Qaïda, remonterait ainsi au début des années 2000.

Les enquêteurs ont également établi que le père et les deux fils avaient participé à des entraînements militaires et des missions de surveillance armée lors de leur séjour en Syrie.

Pour l’accusation, Lotfi Souli avait mis ses compétences d’ingénieur au service de l’Etat islamique, notamment pour mettre en place son réseau de télécommunications.

Les experts ont notamment retrouvé sur un ordinateur saisi des manuels de confection d’engins explosifs, des cartes d’aviation et des notes sur le pilotage d’un Boeing. Les enquêteurs ont aussi mis au jour des recherches effectuées sur Google Maps sur la Tour Eiffel et le pont d’Iéna à Paris.

De quoi, avec la saisie de sommes d’argent importantes sur les Souli, alimenter les soupçons sur leurs intentions réelles et la motivation de leur retour en France à une époque où Daech envoyait des djihadistes commettre des attentats en Europe.

Mohamed-Amine Souli, mineur lors des faits, comparaîtra pour sa part le 16 octobre devant le tribunal pour enfants de Paris.

Emmanuel Jarry, édité par Elizabeth Pineau

 

https://www.liberation.fr/france/2018/09/29/retour-de-syrie-dix-et-huit-ans-de-prison-pour-un-pere-et-son-fils_1682062

Retour de Syrie : dix et huit ans de prison pour un père et son fils

 

Par Chloé Pilorget-Rezzouk — 29 septembre 2018 à 09:32
Le palais de justice de Paris (photo d’illustration). Photo ZAKARIA ABDELKAFI. AFP

Lotfi Souli et son fils aîné Karim, 23 ans, qui avaient rejoint l’organisation Etat islamique en Syrie avant de revenir en France, ont été condamnés vendredi à huit et dix ans de prison. Ils sont soupçonnés d’avoir cherché à commettre des attentats à Paris.

  • Retour de Syrie : dix et huit ans de prison pour un père et son fils

Le père a le débit rapide, la digression facile. Le fils le ton posé, la diction nette. Le premier est ingénieur, docteur en informatique. Le second est diplômé d’un baccalauréat scientifique, mention «assez bien». Ils portent chacun une belle chemise repassée, n’ont pas de casier judiciaire, ni le profil habituel des «revenants», ces Français partis faire le jihad avant de prendre le chemin du retour. Côte à côte dans le box des prévenus, Lotfi et Karim Souli ont été arrêtés à la frontière turco-syrienne en mai 2015, après un séjour d’un an et demi en Syrie. Dans leurs bagages, beaucoup de cash et une foisonnante documentation – dont des recherches Google Map de la Tour Eiffel, des plans de cockpit et des notices chimiques – avaient attisé les inquiétudes des enquêteurs. Mais ce n’est pas pour «un quelconque projet d’attentat» qu’ils étaient jugés, a tenu à mettre en garde la présidente de la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris, jeudi, à l’ouverture de leur procès. Un procès à l’issue duquel ils ont été condamnés, vendredi, à dix et huit ans de prison pour «association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme».

Pick-up à 180km/h

Le fils, 23 ans, est le premier à se lever dans le box. Karim quitte la France en octobre 2013 avec son père et son petit frère Mohamed-Emine (mineur au moment des faits, il sera jugé par un tribunal pour enfants). Bon élève, il vient tout juste de commencer la fac. Mais «le départ d’Anass a tout accéléré», déclare la forte carrure en chemise blanche. Quelques mois plus tôt, son «bon ami» et ex-camarade de classe a rejoint une faction du groupe Ahrar al Sham, dirigée par un ancien cadre d’Al-Qaeda. Comme beaucoup d’autres, Anass ne rentrera jamais, présumé mort sur zone. «Plus je scrutais les infos sur la Syrie et plus j’avais de nouvelles d’Anass, plus j’avais envie de le rejoindre», développe Karim qui, pour la première fois dans cette affaire, reconnaît avoir voulu s’y établir «définitivement» pour «aider». A son arrivée, l’aîné Souli avait d’ailleurs écrit à leur mère : «Nous sommes partis là-bas car c’est une obligation».

Le père, lui, assure que c’est pour «récupérer» l’ami de son fils qu’ils sont partis. A moins que ce ne soit pour mettre Karim «en face de la réalité» et lui «ôter cette idée de la tête». Devant un auditoire sidéré, l’ingénieur de 50 ans – qui versera souvent dans la logorrhée technicienne et connaît son dossier jusqu’à en citer les pièces cote par cote – explique avoir découvert l’intérêt de son aîné pour la Syrie en piratant son ordinateur : «J’avais une connexion wifi, je voyais en direct tout ce qu’il écrivait !» Regard noir et visage émacié, Lotfi Souli jure en tout cas qu’il n’a «jamais» voulu se rendre en Syrie. Tout juste a-t-il répondu «naïvement» à «une invitation» une fois arrivé en Turquie : «On était dans un pick-up qui roulait à 180 km/heure et, d’un coup, on était à Raqqa !» La présidente s’étrangle : «Vous êtes sérieux là ?» Et le domicile familial vidé avant le départ ? Et ce prêt de plus de 5 000 euros fraîchement contracté, ainsi que ces 23 000 euros de retraits bancaires ? «J’ai programmé des vacances avec mes enfants.» Pourquoi alors acheter trois sacs de couchages, trois couvertures de survie, des jumelles, une boussole ou encore des chaussures de randonnée – «équipement caractéristique dont se dotent tous les velléitaires au jihad», soulignera la procureure ? «Je comptais prendre des vacances en faisant de la randonnée !», s’énerve le père de famille, enchaînant les déclarations brouillonnes. Pédagogue, la présidente incite le prévenu agité «à réfléchir». Et avertit : «Un tribunal qui ne comprend pas, c’est un tribunal qui va devoir interpréter les choses ou avoir peur de la personne en face.»

«J’ai proposé mes services»

Le quotidien syrien du trio reste assez confus. Après un temps au sein du groupe rebelle Ahrar al Sham, les Souli se retrouvent aux mains de l’Etat islamique. «Forcés» à rester, le père aurait alors mis ses compétences au service de l’organisation terroriste, devenant haut responsable des télécoms. Tandis que les garçons auraient servi de «petites mains», installant ici ou là des batteries et des antennes à Raqqa, le fief de l’EI. S’il maintient n’avoir pas combattu, Karim glisse néanmoins : «Ce n’est pas la première idée qui m’est venue, mais forcément en zone de guerre…» Son petit frère Mohamed-Emine prend la pose, armé d’une kalachnikov ? Il préfère ne pas répondre. Là-bas, le prévenu à la barbe noire finement taillée confie avoir «vite déchanté» : «Entre ce qu’il se passe sur les vidéos et ce qu’il se passe sur le terrain, ça n’a rien à voir». Mais, «on est au sein de l’EI, on ne part pas comme ça». Aujourd’hui, ce «revenant» ne supporte plus d’entendre voler les avions au-dessus de sa tête. «Tout à l’heure, un Rafale est passé au-dessus de Bois d’Arcy, j’ai cru qu’ils allaient bombarder !» La présidente : «Est-ce que vous en voulez à votre père ?» Karim marque un temps d’arrêt. Puis, calmement : «Je m’en veux à moi-même d’avoir été naïf. Je ne peux pas lui en vouloir.»

Son père, justement, nie avoir été «un membre de l’Etat islamique». Lotfi Souli dit : «J’assume mes actes. J’ai proposé mes services à ces gens-là. J’ai construit un pont de confiance avec eux.» Avec une idée en tête : sortir de «ce guêpier». Une «image de Don Quichotte» ne résistant «absolument pas» à l’examen de l’ensemble du dossier, selon la procureure. A l’instar de ces échanges où l’ingénieur écrit «tu peux pas imaginer la douceur du jihad» ou parle de «mourir en martyr». Un langage «codé», avance le prévenu. «J’étais en train de sauver ma tête, pas de prêcher pour l’Etat islamique», se défend-il. Ce père de famille «ne sait pas comment vous dire sa réalité. Il a vu ses enfants foncer vers la mort, il a voulu tout faire pour les aider, plaide son avocat Me Martin Pradel. Il s’est trouvé dans un pays qui n’était pas le sien, dont il ne connaissait pas les codes.» Une erreur va particulièrement lui coûter cher : en plein combat, Lotfi Souli aurait rétablit le réseau de communications permettant aux hommes de Bachar Al-Assad de prendre l’avantage. Le chef de l’EI, Al Baghdadi, aurait même été blessé. La lourde bévue vaudra près de huit mois de geôle à l’ingénieur et accélèrera, selon ses dires, son désir de rentrer en France avec ses fils. Mais comment expliquer que Souli soit sorti vivant d’une telle bourde ? s’interroge le tribunal. «C’est un miracle qu’il ait encore sa tête sur ses épaules», reconnaît Karim. «Ils m’ont fait sortir pour me buter ! Les éliminations, ça se passe au front», déclare le père.

«La grande illusion»

«Qu’a donc promis Lotfi Souli à l’Etat islamique en contrepartie de cette vie sauve ?» questionne la procureure, sceptique face à ce «dossier de la grande illusion». Comment lui et ses enfants ont-ils pu rentrer avec leurs papiers d’identité ? Pour la magistrate du parquet, il reste des «zones d’ombre» sur lesquelles les Souli ont peu éclairé le tribunal. Comme la somme «inédite», selon les enquêteurs, avec laquelle l’ingénieur est revenu – 12 000 euros et quelques. Ou les documents retrouvés dans leurs ordinateurs : de quoi laisser penser à des ambitions terroristes, à une période où l’EI renvoyait des missionnés en Europe. Ce ne sont que des «jeux de simulation de vol», se justifie Karim, joueur depuis l’enfance. Quant aux fichiers de propagande, ils y seraient arrivés au gré de la circulation des clefs USB des uns et des autres sur son PC.

«Quand il y a de la brume, on a peur !», a tancé Me Pradel, appelant à ce que le doute profite aux prévenus, selon les principes du droit. Même s’ils font «peur» comme Lotfi Souli, qualifié de «dangereux» dans un rapport de détention, en raison d’un risque de prosélytisme «élevé». «Ce n’est pas normal que notre justice inverse les présomptions. Des suspicions vous en avez, des preuves vous n’en avez pas», a plaidé le conseil. Avocat de Karim Souli, Me Xavier Nogueras a lui appelé à distinguer le Karim du dossier du Karim repenti s’étant dessiné à l’audience : «Je l’ai écouté et je le trouve attendrissant, même si les faits sont violents.» Sensible à cette «évolution» engourageante mais aussi à l’ascendant paternel sur l’intéressé, le tribunal a condamné le jeune homme de 23 ans à huit ans de prison – la procureure en avait requis dix – assortis d’une période de sûreté de moitié. Son père, lui, a écopé de dix ans de prison – assortis d’une période de sûreté des deux tiers – comme l’avait demandé le parquet. La peine maximale.

Chloé Pilorget-Rezzouk

 

https://www.20minutes.fr/justice/2344959-20180928-proces-djihad-syrie-pere-fils-retour-france-ecopent-dix-huit-ans-prison

Procès du djihad en Syrie: Un père et son fils de retour en France écopent de dix et huit ans de prison

 

PROCES Si Lotfi Souli, 50 ans, a écopé de la peine maximum encourue, le tribunal s’est montré plus clément envers son fils…

Thibaut ChevillardPublié le 29/09/18 à 16h12 — Mis à jour le 29/09/18 à 16h12

Lotfi Souli et son fils Karim comparaissent jeudi et vendredi devant le tribunal correctionnel de Paris
Lotfi Souli et son fils Karim comparaissent jeudi et vendredi devant le tribunal correctionnel de Paris — JULIEN DE FONTENAY/JDD/SIPA
  • Lotfi Souli et son fils Karim comparaissaient depuis jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris.
  • Le père était parti en Syrie avec ses deux fils en 2013 afin, dit-il, de ramener en France un ami de son cadet, âgé de 15 ans.
  • Ils avaient été arrêtés à la frontière turque en 2015 en possession d’une importante somme d’argent et de documentation pouvant laisser penser qu’ils préparaient un attentat sur le territoire.

Debout, dans le box des prévenus, Lotfi Souli prend les mains de son fils. Les deux hommes s’embrassent quatre fois avant d’être séparés par les gendarmes qui s’apprêtent à les ramener en prison. Quelques minutes plus tôt, le tribunal a condamné ce père de famille de 50 ans à dix ans de réclusion assortis d’une période de sûreté des deux tiers pour avoir, en 2013, rejoint l’Etat islamique en Syrie. Karim Souli, 23 ans, a pour sa part écopé de huit ans de prison, assortis d’une période de sûreté de moitié pour l’avoir accompagné. Une décision plutôt clémente, motivée notamment par l’évolution positive du jeune homme en détention.

La justice a également tenu compte de « l’ascendant » qu’exerçait son père sur lui au moment des faits. Il faut dire que Lotfi Souli est un intrigant personnage. Expert en télécoms, ce grand brun filiforme parle beaucoup, trop sans doute. Il étale sa science en employant un savant et incompréhensible jargon technique, invoque les philosophes dans ses réponses, agace le tribunal. Il connaît toutes les cotes du dossier d’instruction, ce qui suscite « l’admiration » amusée de la présidente. Mais il n’est jamais parvenu, au cours de ces deux journées d’audience, à convaincre les magistrats qu’il s’était retrouvé, un peu par hasard, enrôlé de force dans les rangs de Daesh. Et encore moins qu’il ne jouait pas de rôle important au sein de l’organisation.

« Responsable des téléphones fixes et filaires »

Tout commence quand Anass B., un ami de lycée de Karim, s’envole vers la Syrie pour rejoindre le groupe Ahrar al Sham. Lotfi Souli, que plusieurs proches décrivent comme radicalisé de longue date, explique avoir décidé de partir sur un coup de tête en Turquie avec ses deux fils pour retrouver et ramener l’adolescent en France. Etrangement, sans en avoir fait part à sa famille. Il se serait ensuite retrouvé accidentellement en Syrie et aurait été « forcé » à rester. A Raqqa, il était « responsable des téléphones fixes et filaires » du groupe terroriste à qui il avait proposé ses services. Mais, assure-t-il, il n’a jamais prêté allégeance à Abou Bakr al-Baghdadi.

Lotfi Souli se serait ensuite retrouvé détenu et torturé plusieurs mois par les djihadistes. Ils le soupçonnaient d’espionnage après qu’il a commis une grave erreur, permettant aux troupes de Bachar al-Assad de porter des coups durs à Daesh. Mais pour une raison obscure, il aurait été libéré en récupérant « ses papiers, son argent ». Pourtant, remarque la présidente, l’Etat islamique applique la peine de mort pour moins que cela. Il avance que les responsables du groupe terroriste ont ensuite voulu l’éliminer en l’envoyant au front. Il s’en est sorti, dit-il, car il n’était pas en état d’aller combattre. « Je n’arrivais pas à marcher. » Alors, pendant quelques jours, il s’est retrouvé « en vacances ».

« Vous dérobez des choses à l’Etat islamique ? »

Grâce aux contacts qu’il aurait noués avec des civils, il serait parvenu à regagner, avec ses fils, la frontière turque en mai 2015. C’est là qu’ils ont été arrêtés en possession de document inquiétants qui ont laissé les enquêteurs de la DGSI penser qu’ils auraient pu préparer un attentat en France. D’ailleurs, Lotfi Souli éprouve bien des difficultés à justifier leur présence dans ses affaires. Le disque dur contenant un manuel expliquant comment transformer un téléphone en détonateur ? Il l’a volé à Daesh et le contenu ne lui appartient pas. « Vous dérobez des choses à l’organisation de l’Etat islamique ? Vous vivez dangereusement », s’inquiète la présidente. « J’ai fait beaucoup de choses dangereuses pour sauver ma tête », répond-t-il tout de go.

« Pourquoi avoir pris le risque de ramener en France un disque dur qui ne vous appartenait pas et qui contenait des documents de l’Etat islamique ? » poursuit la magistrate. « J’étais dans un autre espace, dans une autre dimension. Ça n’avait pas d’importance pour moi, je ne voyais pas le risque. Je ne m’attendais pas à aller en prison, pour moi je n’étais pas fautif », soutient le père de famille. Il y a également ces étranges conversations sur Skype, dans lesquelles il invite un interlocuteur à se rendre en Syrie. Des conversations qu’il ne faut pas prendre au premier degré, ose-t-il. Il faut avoir des « codes » pour les déchiffrer.

Relaxe pour l’ami du fils présumé mort

Le tribunal n’a pas été convaincu par ses arguments. Les magistrats ont la conviction que Lotfi Souli avait préparé son départ en Syrie depuis plusieurs semaines, notamment en vidant son appartement et ses comptes bancaires et en achetant tout le matériel nécessaire. Ils estiment également que le natif de Beja, en Tunisie, jouait un rôle si « important » au sein du groupe terroriste qu’il bénéficiait d’une « certaine impunité et de facilité pour sortir » de prison et quitter la Syrie. Ne semblant pas avoir « évolué » durant sa détention en France, il écope de la peine maximum. Ni le père ni son fils ne comptent faire appel de la décision, indiquent leurs avocats.

Le parquet, qui avait requis dix ans de prison contre Karim Souli, a dix jours pour se prononcer. Anass B., bien que présumé mort, a été jugé et relaxé par le tribunal. Les juges ont considéré qu’à l’époque, si Ahar al Sham était bien « un groupe djihadiste qui voulait instaurer la sharia », il n’était pas inscrit sur la liste des organisations considérées comme terroristes par l’ONU. « C’est un groupe de rebelles syriens qui combattent Bachar al-Assad », explique l’avocat d’Anass B. et de Karim Souli, maître Xavier Nogueras, qui salue une « très belle décision ». « Si vous n’êtes pas dans un groupe inscrit sur cette liste, vous ne pouvez pas être considéré comme terroriste. »

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https://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/Un-meurtrier-sur-le-chemin-du-Sanglier-589763-3205256

Un meurtrier sur le chemin du Sanglier

 

12h58 , le 4 février 2013, modifié à 14h39 , le 19 juin 2017

Paru dans leJDD

Près de Nîmes, tout un quartier s’interroge. Comment le « gentil » Robert est-il devenu un tueur sanguinaire? Pourquoi le jeune Anglais a-t-il tué une mère de famille qui faisait son jogging?

 

Ce n’est plus tout à fait la ville et pas encore la campagne. À propos de Courbessac, on ne sait trop s’il faut dire village ou quartier. Pour une impasse Robespierre, combien de rues du Scarabée ou du Lièvre, de chemin du Sanglier… Étroit mais goudronné, ce chemin communal s’élève en serpentant entre garrigue et villas avant de redescendre vers le cimetière et la route de Poulx. On y croise des chasseurs, des promeneurs de chiens, les nouvelles recrues de l’école de police voisine en plein footing… Pas trop de voitures. Un itinéraire idéal pour un petit jogging. C’est désormais le lieu d’un crime déroutant.

Joudia Zammit, 33 ans, mère de trois enfants, s’était remise au sport ces derniers mois. Musculation et course à pied. À 18 h 30 jeudi 24 janvier, sa petite de 3 ans était toujours à l’école quand les derniers parents sont venus récupérer leurs bambins. « Ça ne lui ressemblait pas. Elle était très maman poule avec ses petits », témoigne une autre maman rencontrée près de l’école maternelle de Courbessac. Les trois mères qui l’accompagnent décrivent une jeune femme « menue » et « discrète », une « mère au foyer qui a beaucoup à faire avec ses trois enfants et la rénovation de la maison que le couple venait d’acheter ».

Pas de marche blanche

Un ancien propriétaire a baptisé la bâtisse Les Lutins. Le jardin laisse un peu à désirer. Une bétonneuse stationne près de l’entrée. On n’entend plus de rires d’enfants.

« Ils sont traumatisés. Ils ont été répartis dans la famille », explique un proche venu soutenir le mari « parti à l’hôpital régler les questions avec le corps qui doit être rapatrié en Tunisie ». Joudia était originaire de M’Saken, près de Sousse. L’enterrement pourrait avoir lieu dans les prochains jours. Voilà justement le mari. Il arrive de Montpellier où il a enfin pu voir le corps de son épouse à l’Institut médico-légal. Sa petite fille dort à l’arrière de la voiture. Cela fait une semaine que le sol s’est dérobé sous les pieds de ce solide postier de 41 ans. Pas de médiatisation. Pas de marche blanche. Avec gentillesse, il éconduit les journalistes avant de s’enfermer chez lui.

Un « bel homme », « calme », « peu expansif »

Une autre famille de Courbessac est dans l’incompréhension. Les Plant sont originaires du Kent dans le sud de l’Angleterre. Décédé l’an dernier, Dennis, le père, avait lâché un job important à British Telecom pour venir travailler et s’installer en France au début des années 1990 avec sa femme, Esther, sa fille Victoria et son fils Robert alors âgé de 8 ans. D’abord en région parisienne. Puis dix ans plus tard, la retraite en vue, ils avaient acheté cette grande maison à un maçon du coin, dans l’est de Nîmes, chemin du Sanglier. Anxieuse, Marie-Louise, une voisine, fait les cent pas devant le portail clos. Elle n’arrive pas à joindre son amie Esther, 61 ans. « C’est ma deuxième famille. J’ai fêté mon mariage ici », explique-t-elle en montrant la villa avec piscine. Elle évoque volontiers les bons moments passés avec les Plant, les barbecues, les matches de rugby France-Angleterre, les parties de billard au sous-sol. Si Victoria, mère d’une petite fille, vit toujours en région parisienne, son frère Robert, 32 ans, s’est définitivement installé à Nîmes.

« Je l’ai vu grandir », poursuit Marie-Louise à propos de ce « bel homme », « calme », « peu expansif » mais tellement « gentil », « toujours prêt à rendre service » et « courageux aussi quand il enfourchait son vélo – il n’avait pas son permis – pour aller travailler à l’usine ».

Loin d’être un fils à papa

Titulaire d’un CAP de tapisserie, le jeune Robert Plant a « quasiment toujours travaillé », insiste son avocat, Me Julius Radzio, pour couper court au cliché du fils à papa désoeuvré. Dans un magasin Decathlon près de Paris par le passé. Plus récemment dans une usine de fabrication de mobile homes à Beaucaire, à une vingtaine de kilomètres, où il assurait les finitions extérieures.

« C’est vrai qu’il avait des griffures sur le visage »

Sa dernière mission s’était achevée avant Noël. Ses anciens collègues décrivent tous un garçon « poli », « ponctuel », « prévenant »… Amateur de marche et de promenade avec son chien noir Falco, Robert avait ses habitudes à La Tosca, la brasserie-pizzeria de la galerie marchande de l’Intermarché de Courbessac. Sans doute avait-il droit en arrivant à une plaisanterie ou à la bise de Khadra, la serveuse. Il y venait plusieurs fois par semaine, la plupart du temps avec sa maman, Esther, elle aussi « si gentille » et « rigolote » avec son mauvais français. Parfois seul ou avec un ou deux amis pour écluser quelques pintes de bière. Comme beaucoup d’autres, Khadra évoque un garçon « gentil, généreux, toujours prêt, par exemple, à faire les courses pour elle ».

Selon elle, le portrait-robot publié dans la presse ne ressemble que vaguement au grand jeune brun portant de petites lunettes, habillé décontracté « mais toujours clean », qu’elle connaît. Il est venu déjeuner avec sa mère, vendredi 25 janvier, le lendemain du drame : « C’est vrai qu’il avait des griffures sur le visage. Il a dit qu’il s’était blessé avec des ronces en récupérant son chien tombé dans un trou. » L’amie de la famille, Marie-Louise, ne cesse de penser, elle, au coup de fil que lui a passé Robert ce même vendredi. « J’avais appelé sa mère pour lui dire de faire attention. Il m’a rappelée pour me conseiller de ne pas sortir et de ne pas venir vers chez eux… »

Amnésie réelle ou simulée?

Le sentiment de peur n’aura pas le temps de s’installer chemin du Sanglier. « L’Anglais », « le Robert », comme on l’appelle parfois, est arrêté dès lundi. Un emploi du temps flou, des explications peu convaincantes sur ses blessures, le recoupement des témoignages recueillis par les enquêteurs dépêchés sur zone l’ont désigné comme le suspect n° 1. Bien avant que les expertises ADN des traces retrouvées sur la victime ne viennent confirmer son implication dans l’agression puis le meurtre à l’arme blanche de la petite joggeuse de Courbessac retrouvée en partie dévêtue, sauvagement battue et égorgée, à moins de 300 m de la maison des Plant…

Depuis, Robert souffre d’amnésie. Réelle ou simulée ? « Il a reconnu qu’il était là. Il parle de flashes où il la voit, où il se voit, mais il n’évoque pas l’acte », résume le procureur adjoint de Nîmes, Stéphane Bertrand. « C’est un homme choqué, précise son avocat, Me Radzio, il n’a quasiment ni mangé ni dormi pendant ses 48 heures de garde à vue. » Robert Plant, sans antécédents judiciaires, sans passé psychiatrique, a été mis en examen et écroué mercredi pour meurtre aggravé, un crime passible de la réclusion à perpétuité.

Source: JDD papier

  • Par Stéphane Joahny, envoyé spécial à Nîmes (Gard)

 

https://www.parismatch.com/Actu/Societe/Meurtre-de-Nimes-La-derniere-course-de-Jouda-162391

Meurtre de Nîmes. La dernière course de Jouda

 

Paris Match | Publié le 08/02/2013 à 18h21 |Mis à jour le 10/02/2013 à 21h51

Par Elizabeth Philippe, Enquête Jean-Michel Verne à Nîmes, Ons Abid à M’saken, en Tunisie
Terrorisme : existe-t-il des relations entre les familles de Dennis Plant et Lotfi Souli ? dans AC ! Brest Meurtre-de-Nimes.-La-derniere-course-de-Jouda

La jeune mère de famille aimait faire du jogging dans la campagne nîmoise. La mort l’y attendait.

Jouda est morte depuis déjà deux jours. Mais à M’saken, en Tunisie, sa famille l’ignore encore. Jusqu’à ce coup de téléphone que reçoit Ridah, l’un de ses frères. C’est un ami qui l’appelle, inquiet. Il vient d’apprendre à la télé qu’une certaine Joudia Zammit a été assassinée. Il veut savoir si la victime fait partie de sa famille. A l’autre bout du fil, Ridah reste interdit. Incrédule, il balbutie : « Je ne sais pas. J’ai une soeur qui vit en France. Mais elle s’appelle Jouda, pas Joudia ! » Se raccrocher un instant à une simple lettre pour repousser l’horreur, conjurer en vain la tragédie. Mais ce dernier espoir, infime, est anéanti par un nouvel appel qui confirme le décès de Jouda. A des milliers de kilomètres, les parents de la victime, Mohamed et Mounira, pleurent avec ses frères et soeurs cette enfant chérie, toujours souriante et de bonne humeur. « Un ange », souffle Mohamed, les yeux embués de larmes. Son frère aîné, Anouar, dont elle était très proche, est le dernier à avoir entendu le son de sa voix. Jeudi 24 janvier, quelques heures seulement avant qu’elle soit tuée pendant son jogging, il lui a téléphoné Ils ont parlé de tout et de rien. Elle lui a raconté qu’elle venait de cuisiner des plats tunisiens pour le Mouloud, la fête qui célèbre la naissance de Mahomet.

Jouda a préparé un festin : de la mouloukhia – un ragoût relevé de poudre de corète – pour le déjeuner, un couscous pour le dîner et de l’assida, une crème blanche à base de semoule. La foi de la famille Zammit a souvent été mise à l’épreuve. Mohamed et Mounira ont déjà perdu un fils, Tarak, dans un accident de moto. Même si elle vivait loin d’eux depuis des années, Jouda restait très présente. Elle appelait souvent ses proches. Sans doute un peu nostalgique de M’saken, sa petite ville natale à une dizaine de kilomètres de Sousse ; nostalgique aussi de la grande maison traditionnelle de son grand-père, où cohabitent toutes les générations ; nostalgique du vaste patio où elle jouait, enfant, avec son cousin, Jamel, qui allait devenir son époux. Très jeune, Jamel a suivi son père en France. Mais il revient chaque été en Tunisie pour les vacances. Jouda, de son côté, grandit, devient une jolie jeune fille brune et enjouée. L’épouse idéale pour Jamel. Le couple se marie en 2000. Les noces ont lieu à M’saken. Jamel, agent de La Poste, repart en France. Au bout d’un an, le temps d’obtenir ses papiers, Jouda le rejoint. Elle travaille quelque temps comme caissière. En 2003, naît Hedi, suivi trois ans plus tard de Meriam. Jouda se consacre à sa famille. Mère au foyer, elle s’occupe avec amour de ses enfants, les accompagne à l’école et à leurs activités sportives. Hedi est un fou de foot. Loin des siens, Jouda construit son propre foyer sous le soleil de Nîmes. Les olives picholines n’ont pas le même goût que celles, réputées, de M’saken. Mais la douceur du climat gardois et l’influence méditerranéenne atténuent le mal du pays qui s’empare parfois de Jouda. Heureusement, l’été, elle retourne en Tunisie, retrouve ses proches, la plage, les saveurs et les odeurs épicées qu’elle aime tant.

Le médecin de Jouda lui avait conseillé de faire du sport après une petite opération

Quand elle croise une amie sur le marché de M’saken, elle la prend dans ses bras et lance avec un grand sourire : « Tu sens bon la Tunisie ! » Mais, bientôt, vient le temps des sacrifices. Jamel et Jouda ont décidé d’acheter une petite maison à la périphérie de Nîmes. Pour réaliser leur rêve, il faut économiser, renoncer provisoirement aux vacances en Tunisie. Jouda s’y rendra une dernière fois en 2009. Elle est alors enceinte de cinq mois de son troisième enfant, rayonnante au côté de Jamel. Aux petits soins pour elle, sa famille établit même une liste de prénoms pour le bébé. Ce sera Sirine. Après avoir réalisé d’importants travaux, Jamel, Jouda et leurs trois enfants s’installent enfin dans leur nouvelle maison, à l’automne 2012. La petite villa blanche, au 2264 route de Courbessac, dans une zone pavillonnaire paisible, est modeste. Mais elle est à eux. Une agréable maisonnette avec un jardin, des allées au cordeau et des massifs de fleurs jaunes. La famille de Jamel habite le même quartier. C’est comme un petit morceau de Tunisie. Le quotidien de Jouda est rythmé par de nombreux allers-retours : les sorties d’école, les courses au supermarché, tout près, où elle se rend à pied. Récemment, elle a pris une nouvelle habitude : le jogging. C’est son médecin qui lui a conseillé de faire du sport, après une petite opération des varices subie cet été. Saine et dynamique, Jouda se plie de bonne grâce à l’avis du docteur. D’autant plus qu’elle veille à sa ligne.

 

Robert Plant nimes meurtre-

 

Chaque jour, elle fait le même parcours. Le jeudi 24 janvier ne fait pas exception. Aux alentours de 17 heures, elle s’élance à petites foulées vers le centre de Courbessac. Elle traverse le bourg, prend la nationale avant d’emprunter le chemin du Sanglier, une route au pied de la garrigue appréciée des promeneurs et des joggeurs, en particulier des stagiaires de l’école de police qui se trouve à environ 800 mètres. A l’entrée, un panneau indique la direction du cimetière.

Cette photo a été prise en 2012, lors d’une fête entre amis à Courbessac. Brun, la trentaine, un bouc, Robert Plant correspond en tout point au portrait-robot établi par la police à partir des premiers témoignages, ceux de voisins qui avaient signalé la présence d’un étrange promeneur sur le lieu du crime, peu de temps avant la mort de Jouda. Décrit comme un employé exemplaire, Robert devait reprendre ce mois-ci son travail dans une entreprise de fabrication de mobil-homes. (Photos DR)

Le corps de Jouda sera retrouvé non loin des tombes, quelques heures après que son mari a signalé sa disparition. La jeune femme gît dans un enchevêtrement de ronces, une plaie béante à la carotide. Son visage est lacéré, méconnaissable. Son pantalon de jogging est baissé au niveau de ses genoux. Tout indique que Jouda a tenté de résister à son agresseur. Dès le lendemain, la police commence à récolter des témoignages. Des voisins affirment avoir aperçu un étrange promeneur à proximité du lieu du crime, un homme d’une trentaine d’années qui semblait rôder. Alors que les enquêteurs poursuivent leurs recherches, Robert Plant, 32 ans, déjeune à la pizzeria La Tosca avec sa mère, Esther, qui vient de rentrer de Paris. Tous deux résident dans une belle demeure de 270 mètres carrés avec piscine, le long du chemin du Sanglier. Cela fait une douzaine d’années que les Plant possèdent cette villa. Originaires du Kent, région du sud de l’Angleterre, ces Britanniques sont arrivés en France dans les années 80.

Le père, Dennis, a décroché un poste important dans les télécoms. Alors que ses parents finissent par s’installer dans la maison de Courbessac, Robert reste à Paris. Un CAP de tapissier pour seul bagage, il exerce différents métiers, est employé comme vendeur dans des magasins de sport. Il descend fréquemment dans le Sud rendre visite à ses parents avant de s’y établir pour de bon, il y a quatre ans, après avoir perdu son boulot. Il enchaîne les missions d’intérim. L’année dernière, son père est mort d’un cancer du poumon.

Robert Plant vit seul avec sa mère dans une grande villa. Une sorte de Tanguy…

Depuis, Robert vit seul avec sa mère dans la grande villa. Une sorte de Tanguy. Ou de Norman Bates, le héros de « Psychose ». Le quotidien des Plant, mère et fils, est soumis à d’immuables rituels. A la pizzeria, où ils vont fréquemment, ils s’assoient toujours à la même table, en terrasse. Robert arrose ses pizzas de pintes de bière. Ce vendredi 25 janvier ne déroge pas à la règle. La serveuse entend Robert parler à sa mère de la joggeuse assassinée. Il ne veut plus qu’Esther s’aventure sur ce chemin. C’est trop dangereux, lui dit-il. L’après-midi, le jeune homme erre près de chez lui, accompagné de son chien, interroge les policiers au sujet du crime, s’intéresse aux investigations.

Tout le week-end, les enquêteurs poursuivent leurs auditions. A partir des premiers témoignages, ils ont pu établir un portrait- robot de l’assassin. Beaucoup de voisins disent reconnaître celui qu’ils nomment « l’Anglais ». L’étau se resserre. Lundi 28 janvier, les enquêteurs se rendent chez les Plant. Ils saisissent des cutters identiques à celui, ensanglanté, retrouvé sur le lieu du meurtre. Robert livre un fragile alibi : le jour où Jouda a été tuée, il était chez lui à regarder la télévision. Quant aux griffures sur ses mains, il affirme s’être blessé en coupant des branchages au fond du jardin. Arguments peu convaincants. Robert est mis en garde à vue. Il nie d’abord en bloc, puis reconnaît sa présence à l’endroit de l’assassinat. Mais il prétend ne plus se souvenir de ce qui s’est passé. « Une amnésie traumatique », avance son avocat Julius Radzio. Durant son interrogatoire, Robert vomit, s’effondre. Stéphane Bertrand, le procureur adjoint, décrit un homme « assez transparent, introverti ». Confondu par son ADN, il est aujourd’hui écroué à la maison d’arrêt de Nîmes. Le corps de Jouda, lui, a été rapatrié mardi en Tunisie. Un ultime retour au pays natal.

 

https://www.lci.fr/faits-divers/joggeuse-egorgee-a-nimes-le-britannique-robert-plant-condamne-a-30-ans-de-reclusion-2050350.html

Joggeuse égorgée à Nîmes : le Britannique Robert Plant condamné à 30 ans de réclusion

 

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Cette vidéo n’est plus disponible.
PROCÈS – Robert Plant, un Britannique de 36 ans, a été condamné ce vendredi soir à 30 ans de prison, assortis d’une période de sûreté de 20 ans, par la cour d’assises du Gard pour l’agression sexuelle et le meurtre d’une joggeuse à Nîmes en 2013. Son avocat a d’ores et déjà annoncé son intention de faire appel.
28 avr. 2017 22:02 – La rédaction de LCI

 

Le verdict est tombé ce vendredi, peu après 22 heures. Après deux jours de procès, Robert Plant, un Britannique de 36 ans, a été condamné par la cour d’assises du Gard à 30 ans de prison, assortis d’une période de sûreté de 20 ans, pour l’agression sexuelle et le meurtre d’une joggeuse à Nîmes en 2013.

La cour, qui a également imposé à Robert Plant un suivi socio-judiciaire de 10 ans, l’a déclaré coupable, tout en reconnaissant une « altération du discernement » du trentenaire mise en avant par les experts psychiatres, qui ont diagnostiqué une « schizophrénie simple ».

Son avocat, Jérôme Boursican, qui avait réclamé « une peine juste » de 10 ans d’emprisonnement, a annoncé son intention de faire appel. « L’altération du discernement est au coeur de ce dossier », avait-il plaidé, alors que l’accusé a tenu des propos incohérents et semblait absent lors du procès.

« Défigurée », « massacrée », « lacérée » au cutter

L’avocat général, Stéphane Bertrand, avait requis la réclusion criminelle à perpétuité et assuré que l’accusé n’avait jamais « perdu le contact avec la réalité » le 24 janvier 2013. Robert Plant, décrit comme toujours « pacifique » par son entourage, était « un pervers » et « pas un fou », avait affirmé l’avocat général. « Ici, on est là pour rendre la justice, on n’est pas là pour faire plaisir aux médecins », avait-il ajouté. Le suspect avait dénoncé « un crime d’une sauvagerie extrême ». Lorsque son corps a été découvert le 24 janvier 2013, Jouda Zammit, 34 ans, était « une plaie béante, qui autrefois était une femme » après avoir été « défigurée », « massacrée », « lacérée » au cutter et à l’aide de pierres et de branches, avait-t-il rappelé.

Partie chercher sa fille à l’école en faisant du jogging depuis sa maison, Jouda Zammit avait disparu le 24 janvier 2013 en fin d’après-midi.  Vers 22 heures, son corps avait été découvert dans les fourrés et les ronces sur le Chemin du sanglier, à proximité de son domicile. Le médecin légiste avait relevé de nombreuses blessures à l’arme blanche, notamment une large « plaie d’égorgement » de 15 cm sur 7 ainsi que des traces d’agression sexuelle.

Un « trou noir » et « des flashes »

Robert Plant, qui a assuré pendant le procès qu’il avait un « trou noir » et seulement des « flashes », évoquant une agression à son encontre de la jeune femme et d’une troisième mystérieuse personne, avait été mis en examen notamment sur la base de témoignages et d’analyses ADN.

« Est-ce que vous avez conscience que c’est difficile à croire ? », l’a interrogé Me Boursican. « Je n’ai pas d’autre explication », a lâché l’accusé, assurant « ne pas avoir d’image » de l’égorgement de la jeune femme, mais en revanche de sa propre main « pleine de sang ».

L’avocate de la famille, Béatrice Lobier-Tupin, a décrit une jeune femme « courageuse », qui s’est « défendue comme une forcenée ». Elle a souligné le « deuil impossible » du mari de la victime, Jamel, et des trois enfants du couple, âgés aujourd’hui de 14, 11 et 7 ans, faute d’explications rationnelles de l’accusé.

 

La rédaction de LCI

Mis à jour : 28/04/2017Créé : 28/04/2017

 

Affaire Patricia Bouchon : des assassins surprotégés

 

 

Oui, Laurent Dejean, s’il est bien impliqué dans ce crime ou en sait quelque chose, n’est de toute façon pas le seul, ils sont toute une bande, et ils sont connus depuis longtemps, mais restent surprotégés, à la fois par quelques gendarmes et policiers exerçant notamment dans le Lot, et par un certain nombre de magistrats CORROMPUS.

Une enquête minimale à leur sujet, que de nombreuses victimes réclament en vain depuis longtemps, permettrait de résoudre bien des affaires criminelles, dont celle-ci, mais elle n’est toujours pas à l’ordre du jour.

Les victimes doivent donc se débrouiller seules, autrement, et si possible en synergie pour de meilleurs résultats.

Je fais régulièrement ma quote-part du travail.

En voilà encore un peu.

Pour commencer, j’invite mes lecteurs à visionner la vidéo ci-dessus s’ils ne la connaissent pas déjà, et à découvrir ou se remémorer un détail significatif des violences subies par la victime : elle a eu la nuque brisée par une prise spéciale que l’on apprend notamment dans l’Armée.

Or, il y a bien parmi les relations des commanditaires de cet assassinat au moins un légionnaire, ou plutôt un ancien légionnaire, puisqu’il a quitté la Légion étrangère quelques mois plus tôt, le 28 septembre 2010. C’est le djihadiste franco-marocain Abdelilah Himich, surnommé Abdel le légionnaire. Il vient de Lunel, dans l’Hérault, un département dont sont originaires plusieurs des membres de la bande des commanditaires de l’assassinat de Patricia Bouchon le 14 février 2011 à Bouloc.

Comme il a désormais sa fiche dans Wikipédia, je la colle ci-dessous.

J’invite ensuite mon lecteur à vérifier que le malade mental au clavier – son « arme » – qui probablement ne se salit pas les mains avec ce genre de prise – encore qu’il ait eu un très bon copain de chambrée légionnaire dont il a plusieurs fois parlé à ses lecteurs – mais pirate à mort et fait assassiner tous ceux qui le dérangent, est bien en relation avec ce légionnaire depuis 2010 au moins, ce qui se déduit des dates de début et fin de ses fantaisies sous le pseudonyme de « SaMo-Dz », que l’on retrouve intégralement ici :

http://www.zone-h.org/archive/notifier=SaMo_Dz?zh=1

Il avait donc commencé ces défaçages de sites le 21 septembre 2010, en a notifié les premiers le 29 septembre 2010, et a terminé par des attaques de sites de la Légion étrangère, réalisées le 11 novembre 2013 et notifiées pour la première le 19 mars 2014 et pour la seconde le 25 février 2015, après le décès de sa grosse référence Abdel Hafed Benotman, dont Amédy Coulibaly n’est qu’une pâle imitation (voir ci-dessous). Et l’on rappelle à propos des attentats de janvier 2015 à Paris que les frères Kouachi ont fréquenté régulièrement La Grande-Motte, au sud de Lunel, durant toute leur jeunesse.

Au passage, on renvoie aussi le lecteur à cet excellent travail sur les mobiles de l’attentat du 7 janvier 2015 contre Charlie Hebdo :

http://www.greffiernoir.com/attentats-contre-charlie-hebdo-une-creature-de-reve-de-phighsmith-dans-la-video-de-revendication-avec-pennac-et-nothomb

Oui, il y a bien un malade mental qui revendique le droit d’écrire et publier des tas de choses interdites à propos de personnes existant réellement et qui sont toujours en vie, dans le seul but de leur nuire. Ce psychopathe et mythomane excessivement malfaisant, ravagé par le besoin de calomnier et détruire tous ceux qu’il envie ou jalouse, se présente mensongèrement comme un bouc-émissaire. Ce n’est en réalité qu’un vulgaire escroc, un criminel du genre crapuleux.

C’est notre malade mental au clavier – son « arme » – un cybercriminel bien connu de nombreux internautes.

Et l’on rappelle que sa rage contre la joggeuse Patricia Bouchon, première victime de toute une série d’assassinats débutée au mois de février 2011, s’est encore manifestée au soir du 7 janvier 2015 par des tirs apparemment gratuits contre un joggeur à Fontenay-aux-Roses, à proximité de l’un des sites du Commissariat à l’Energie Atomique, historiquement le premier de ses centres de recherche, ce lieu n’ayant pas été choisi par hasard, comme je suis désormais en mesure de l’affirmer sans plus aucun doute.

En effet, tout comme la vidéo de revendication des attentats d’Amédy Coulibaly, et bien d’autres manifestations des terroristes, cette attaque véhicule des « messages » pour qui peut et veut bien les entendre – une vieille marotte du maître, qui adore s’exprimer par allusions. J’y reviendrai plus tard.

Le 21 septembre 2010, donc, alors qu’il débutait ses amusements cybernétiques sous le pseudonyme de « SaMo_Dz », le malade mental au clavier – son « arme » – avait aussi commencé à réitérer de ses précédentes menaces de mort à mon encontre en piratant un ancien braqueur fiché au grand banditisme pour m’envoyer des « spams » très personnalisés avec l’une de ses adresses e-mail, comme je l’ai déjà exposé à plusieurs reprises (cf. notamment mon article du 8 mai 2016).

Tout comme Abdel Hafed Benotman, cet ancien braqueur était un ami de Thierry Chatbi, également bien connu dans le monde carcéral (cf. mes publications du 25 janvier 2015 sur Justinpetitcoucou et Satanistique).

Oui, le malade mental pirate, il m’a toujours piratée, et bien d’autres personnes également, mais il ne veut pas aller en prison pour ces faits, ni pour les innombrables autres crimes ou délits qu’il commet régulièrement avec son clavier – son « arme ».

Il préfère mettre toute la planète à feu et à sang et, bien entendu, n’hésite pas à faire assassiner qui menace sa chère liberté.

Aussi, ce grand manipulateur et comploteur a très tôt rameuté et fédéré autour de sa cause totalement indéfendable tous ses amis, pour la plupart extrême-gauchistes, islamistes et du grand banditisme.

Au mois de mars 2012 débutaient à Toulouse leurs attentats islamistes.

La thèse initiale du loup solitaire concernant les assassinats alors commis par Mohamed Merah s’est depuis totalement effondrée.

Celle du crime de rôdeur pour Patricia Bouchon un an plus tôt à Bouloc devrait connaître le même sort.

Dans les deux cas, l’assassin n’est pas seul, il est puissamment soutenu, guidé par toute une organisation criminelle, et dispose de toute sa logistique. Qui plus est, c’est exactement la même.

Nous allons donc terminer la petite démonstration de ce jour par les rapprochements suivants :

1. La revendication des tueries de Toulouse et Montauban par Mohamed Merah au mois de mars 2012 aurait été postée à Castelnau-d’Estrétefonds, une information divulguée par la presse le 27 mars 2012. Le tueur au scooter avait travaillé dans cette commune voisine de Bouloc comme carrossier dans un garage automobile.

2. Le 28 mars 2012 au matin était retrouvée abandonnée à Saint-Papoul une Clio grise appartenant officiellement au colocataire du tueur, créateur d’une société de location de véhicules dont plusieurs Renault Clio.

Voir ici :

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/qui-a-detourne-l-enquete-sur-merah-131543

Ah mais… Ah mais… en voilà bien une, de Clio grise !

C’est justement ce qu’on cherche dans l’affaire de l’assassinat de Patricia Bouchon l’année précédente à Bouloc.

Or, ce véhicule surgit brusquement à Saint-Papoul, à moins de 10 km de Castelnaudary, où est stationné le 4e régiment étranger, ou 4e RE, régiment de formation de la Légion étrangère .

Et l’on rappelle encore que Mohamed Merah lui-même avait tenté deux fois de s’engager dans l’Armée, en 2008, à Lille, dans l’Armée de Terre, et en 2010, à Toulouse, dans la Légion étrangère.

 

Castelnaudary

 

https://www.ladepeche.fr/article/2018/02/15/2743096-meurtre-joggeuse-bouloc-suspect-va-etre-remis-liberte.html

Publié le 15/02/2018 à 09:52, Mis à jour le 15/02/2018 à 10:28

Meurtre de la joggeuse de Bouloc : le suspect reste en prison

 

Meurtre de Patricia Bouchon

Patricia bouchon avait disparu pendant son jogging en 2011./ Photo AFP

Patricia bouchon avait disparu pendant son jogging en 2011./ Photo AFP

Affaire Patricia Bouchon : des assassins surprotégés dans AC ! Brest image-zoom

Sept ans après la mort de Patricia Bouchon, pendant son jogging à Bouloc en Haute-Garonne, la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Toulouse s’est prononcée ce jeudi matin sur la remise en liberté du principal suspect Laurent Dejean. Il reste en détention.

Au cours de l’audience il y a un mois, l’avocat général Pierre Bernard avait créé la surprise en requérant un non-lieu. « Un coup de massue » avait réagi la fille de la victime Carlyne. Le juge d’instruction avait pourtant demandé le renvoi du suspect devant une cour d’assises. Ce renvoi est confirmé par la chambre de l’instruction. Laurent Dejean, 38 ans, mis en examen pour « homicide volontaire » depuis février 2014 sera jugé par une cour d’assises.

Incarcéré depuis quatre ans, il a toujours nié les faits. Son avocat Me Guy Debuisson rappelle que « si on retrouve sur les vêtements de Patricia Bouchon des traces d’un ADN masculin, on ne retrouve absolument pas l’ADN de Laurent Dejean ». La justice avait refusé une première demande de remise en liberté en décembre 2016.

Retrouvée 44 ans jours après sa disparition

Patricia Bouchon avait disparu le 14 février 2011 au cours de son jogging. Elle était partie courir aux aurores dans la campagne comme elle en avait l’habitude. Les gendarmes avaient d’abord retrouvé une importante quantité de sang, un chouchou et une boucle d’oreille sur un petit chemin. Le corps de la secrétaire de 49 ans avait été découvert 44 jours plus tard , caché dans une canalisation, sous un pont de la commune de Villematier. Lors de l’autopsie, un gant en latex avait été découvert dans la bouche de la victime.

CYRIL BRIOULET

 

https://www.lci.fr/justice/meurtre-de-patricia-bouchon-laurent-dejean-a-bouloc-le-seul-suspect-libere-ce-jeudi-2078775.html

AFP

Meurtre de Patricia Bouchon à Bouloc : l’unique suspect sera-t-il libéré ce jeudi ?

 

JUSTICE – Sept ans après le meurtre de Patricia Bouchon, mère de famille de 49 ans partie le 14 février 2011 faire un jogging à Bouloc (Haute-Garonne)et retrouvée morte un mois et demi après, le seul et unique suspect dans cette affaire pourrait être remis en liberté ce jeudi après que le parquet général a requis un non-lieu le 18 janvier dernier. Mis en examen pour « homicide volontaire », Laurent Dejean est incarcéré depuis février 2014.
15 févr. 07:00Aurélie Sarrot

 

La décision de l’avocat général de la chambre d’instruction de la cour d’appel de Toulouse, Pierre Bernard, avait été considérée comme « un coup de massue » pour la famille de la victime et comme un   »véritable soulagement » pour le seul suspect dans cette affaire et sa défense. Sept ans après le meurtre de Patricia Bouchon à Bouloc en Haute-Garonne, le meurtrier présumé mis en examen pour « homicide volontaire » et incarcéré depuis février 2014 alors qu’il avait 34 ans, pourrait être remis en liberté ce jeudi 15 février 2018.

Le 18 janvier dernier, le parquet général a en effet requis un non-lieu en faveur de Laurent Dejean.  Le parquet général, qui s’était pourtant toujours opposé à la remise en liberté de ce plaquiste présenté comme « psychotique » pendant l’enquête malgré les demandes répétées de ses avocats, est ainsi allé à l’encontre du juge d’instruction qui avait renvoyé le principal suspect aux Assises.

« L’arrêt de la chambre d’instruction a été mis en délibéré au 15 février et mon client pourrait sortir dès cette date s’il va dans le sens de l’avocat général qui s’est rallié à notre thèse. A savoir : qu’il n’y a pas suffisamment d’éléments pour accuser Monsieur Dejean », indique Guy Debuisson, avocat de Laurent Dejean contacté mardi par LCI.

« Un dossier de 47 000 feuillets, pas de preuve »

Secrétaire dans un cabinet d’avocats toulousains, Patricia Bouchon, 49 ans, était partie le 14 février 2011 vers 4H30 du matin faire son jogging autour de Bouloc, à 25 km au nord de Toulouse (Haute-Garonne). Son corps avait été retrouvé un mois et demi après, vertèbres et crâne enfoncés, un gant en latex enfoncé dans la gorge. Son meurtrier avait aussi essayé de l’étrangler mais aucun abus sexuel n’avait pu être mis en évidence.

Dans le cadre des investigations menées, Laurent Dejean avait été gardé à vue à deux reprises avant d’être finalement interpellé le 9 février 2014 puis mis en examen pour « homicide volontaire » et écroué.  Lors de sa mise en examen, le suspect avait été présenté comme « psychotique », ayant déjà subi des hospitalisations d’office et des « traitements très lourds ». Il était aussi adepte des « paradis artificiels, alcool et toxiques divers », selon le parquet. Il avait demandé un arrêt de travail, dix jours après le meurtre, pour suivre des soins psychiatriques, et n’avait pas repris son emploi.

« Aujourd’hui, mon client est très optimiste, car il est rare qu’un avocat général prenne cette décision. L’instruction a été très longue. Le dossier fait 47 000 feuillets. Mais les preuves ne sont pas là, poursuit Me Debuisson. D’abord, l’ADN retrouvé sur la victime est celui d’un homme mais pas celui de Monsieur Dejean. Or on sait qu’il y a eu des contacts très violents entre l’agresseur et la victime, des touffes de cheveux ont été retrouvées sur le chemin…. Ensuite, la voiture aperçue sur les lieux était une Clio grise alors que celle de mon client était blanche. Mon client n’a pas ailleurs jamais été reconnu par celui qui avait permis aux enquêteurs de faire le portrait-robot » en 2013. Enfin, des voisins du lieu de l’agression ont entendu des cris le 14 février, en l’occurrence, un homme dire « Excuse-moi, je n’ai pas voulu ça », ça les a réveillés. Aucun des témoins n’a reconnu dans ces hurlements la voix de Monsieur Dejean. Par ailleurs, ces phrases ont été dites avec l’emploi du tutoiement, tutoiement qui n’aurait pas été utilisé entre mon client et Madame Bouchon ».

Selon Me Debuisson, son client pense bien sortir de prison ce jeudi 15 février 2018. Et il est déjà prêt à reprendre ses activités et à profiter à nouveau de la vie. « Il rêve d’une bonne entrecôte et de partir à la pêche et à la chasse comme il le faisait avant », ajoute son avocat.

« Garder confiance en la justice »

Pour la famille de la victime la remise en liberté de Laurent Dejean serait très dure à supporter. En janvier dernier, la fille de la victime, Carlyne Bouchon, s’était dite « surprise » par cette réquisition mais avait précisé vouloir garder « confiance dans le travail de la justice ».   » Il est difficile d’imaginer que tout va s’arrêter », avait-t-elle dit à l’AFP, évoquant le travail des enquêteurs. Pour elle, « ce serait surprenant que les juges décident ce non-lieu. C’est même inimaginable ».

Dans une interview au Parisien, quelques jours après que le non-lieu a été requis, Christian Bouchon, le mari de Patricia avait déclaré : « un avocat général qui n’est pas au côté des victimes, j’avoue ne pas comprendre ».  Au sujet de Laurent Dejean, il avait ajouté : « Si ce n’est pas ce suspect, il n’était pas bien loin de là où Patricia a été tuée. Il a au moins vu quelque chose. J’ai besoin d’un procès pour qu’il réponde à toutes ces questions. Car il doit s’expliquer ».

Enfin, il avait précisé : « Si le non-lieu devait être confirmé, nous irions en cassation. Il me faut des réponses que je n’ai toujours pas. Si le suspect devait être aussi remis en liberté à l’issue, ce serait une décision de la conscience des juges ».

Aurélie Sarrot

Mis à jour : Aujourd’hui à 07:00Créé : Aujourd’hui à 07:00

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Abdelilah_Himich

Abdelilah Himich

Abdelilah Himich
Surnom Abou Souleyman al-Faransi
Abdel le légionnaire
Naissance 16 novembre 1989 (28 ans)
Rabat (Maroc)
Origine Marocain
Allégeance Drapeau de la France France (2008-2010)
Drapeau de l'État islamique État islamique (depuis 2014)
Grade Émir
Commandement Brigade Tariq ibn Ziyad
Conflits Guerre d’Afghanistan
Guerre civile syrienne
Faits d’armes Bataille de Raqqa (2017)
Distinctions Médaille commémorative française
Médaille de l’OTAN
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Abdelilah Himich, surnommé Abdel le légionnaire ou Abou Souleyman al-Faransi, né le 16 novembre 1989 à Rabat au Maroc, est un djihadiste marocain ayant vécu en France1,2.

Biographie

Ayant vécu à Lunel (Hérault)1, commune marquée à partir de 2013 par le départ vers la Syrie d’une vingtaine de jeunes3. Le 13 novembre 2008, il s’engage dans de la Légion étrangère, au sein du 2e régiment étranger d’infanterie1,4. Il combat en Afghanistan durant six mois, du 3 juillet 2009 au 6 janvier 2010, et reçoit deux décorations : la médaille commémorative française le 30 août 2009 et la médaille de l’OTAN le 1er janvier 20101,3. Selon sa fiche de service, hormis une ivresse l’empêchant de prendre son service le 4 juillet 2010, Abdelilah Himich est considéré comme un soldat exemplaire ; mais selon la mère de sa compagne, il revient « très marqué » par l’Afghanistan1.

Abdelilah Himich fait défection le 28 septembre 2010 en profitant d’une permission pour assister à l’enterrement de son père, il est déclaré déserteur et radié des contrôles de la Légion le 21 octobre 20101,3. Il retourne à Lunel, puis emménage à Salon-de-Provence avec sa compagne. Il est condamné à 48 000 euros d’amende et 3 ans de prison, dont un avec sursis le 19 avril 20133 après avoir été arrêté à la gare du Nord à Paris2 pour avoir transporté 1,2 kilogramme de cocaïne en 2011 entre Amsterdam et Paris3. Il purge 5 mois de prison2. Après avoir manqué le concours d’aide-soignant, il fréquente des personnes radicalisées et devient l’émir d’un petit groupe de candidats au départ en Syrie3.

Il quitte Lunel dans la nuit du 6 au 7 février 2014 et rejoint la Syrie1. Il aurait d’abord intégré un petit groupe appelé Jaych Mohammed, avant de rallier l’État islamique1. Nommé « émir » et placé à la tête d’un groupe de 50 hommes, il participe à ses premiers combats en mars dans la région de Raqqa où il est blessé à l’épaule par un éclat d’obus1. Quelques mois plus tard, il est nommé émir de la brigade Tariq ibn Ziyad, forte de 300 combattants1. Sa compagne le rejoint également en Syrie et lui a donné un fils, Souleyman3.

En 2015, il aurait pris part à la formation du commando responsable des attentats du 13 novembre et de Bruxelles5.

Le 22 novembre 2016, les services secrets américains rendent publique leur enquête sur les attentats. Le département d’Etat inscrit Abdelilah Himich, sur sa liste noire des terroristes étrangers comme un « responsable des opérations extérieures » de l’État islamique et qu’il « aurait été impliqué [was reportedly involved] dans l’organisation des attentats de Paris en novembre 2015 et de Bruxelles de mars 2016, mais l’information n’est pas validée par la justice française1 ». Une source de confusion possible serait le témoignage d’un survivant du Bataclan qui raconte avoir entendu un des deux terroristes, encore vivants après que l’un d’eux a été abattu par un policier, s’adresser à son complice pour lui demander s’il « comptait appeler Souleymane », mais les enquêteurs français attribuent cette évocation du prénom Souleymane à Ibrahim El Bakraoui dont la kunya est Abou Souleyman al-Baljiki, qui meurt en se faisant exploser à Bruxelles le 22 mars 20163.

Il serait toutefois l’un des Français les plus importants au sein de l’EI, surtout depuis la mort d’Abou Mohammed al-Adnani, ancien porte-parole du groupe et principal coordinateur des attentats de Paris, tué en août par une frappe de drone américain2. Il est rapporté aussi qu’il serait tombé en disgrâce et aurait été emprisonné6.

En 2017, il aurait pris part à la bataille de Raqqa contre les Forces démocratiques syriennes ; son sort n’est pas connu, il pourrait avoir été fait prisonnier ou aurait fait partie du convoi de djihadistes évacués de la ville après la conclusion d’un accord négocié par le Conseil civil de Raqqa7,8.

Article connexe

Notes et références

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Soren Seelow, « Abdelilah Himich, le légionnaire devenu cadre de l’organisation Etat islamique » [archive], lemonde.fr, 23 novembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
  2. a, b, c et d Thomas Liabot, « Abou Souleymane, un légionnaire devenu commandant de Daech? » [archive], lejdd.fr, 20 octobre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
  3. a, b, c, d, e, f, g et h « Abdelilah Himich, de soldat de la Légion étrangère à lieutenant de l’EI » [archive], nouvelobs.com, 23 novembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
  4. Samuel Forey, Le sanglant parcours dans l’EI du légionnaire de Lunel [archive], Le Figaro, 28 février 2017.
  5. Nicolas Hénin, « Profession : formateur de djihadistes » [archive], lepoint.fr, 6 décembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
  6. Guillaume Atchouel, « Un jihadiste de Lunel suspecté par les USA d’avoir planifié les attentats » [archive], ladepeche.fr, 24 novembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
  7. Madjid Zerrouky et Allan Kaval, « Avant la chute de Rakka, la question stratégique du sort des étrangers de l’EI » [archive], lemonde.fr, 16 octobre 2017.
  8. Paul Khalifeh, Raqqa: le sort d’un cerveau présumé du 13-Novembre en question [archive], RFI, 15 octobre 2017.

 

http://www.liberation.fr/debats/2015/03/02/a-propos-de-la-mort-d-hafed-benotman_1212557

A propos de la mort d’Hafed Benotman

 

Par Arthur Harari, Réalisateur — 2 mars 2015 à 15:41
A propos de la mort d’Hafed Benotman Photo : Andrea Gandini

L’écrivain-braqueur est mort le 20 février à l’âge de 54 ans. Ce texte est un hommage au défunt et une interpellation à des hommes vivants, qui sont au service de l’Etat français.

  • A propos de la mort d’Hafed Benotman

J’ai connu Hafed Benotman le temps d’une courte année, entre le jour où j’ai décidé que je voulais qu’il joue l’un des rôles principaux de mon premier long métrage, Diamant noir, et sa mort il y a quelques jours. Entretemps, nous avons tourné ce film ensemble, et j’ai trouvé en lui un homme et un acteur exceptionnels, un ami et un frère. Une de ses amies m’a dit de lui : «Il avait ce quelque chose d’indéfinissable qui faisait qu’on ne pouvait pas ne pas l’aimer.» C’est mon sentiment exact.

Hafed Benotman a été délinquant, braqueur multi-récidiviste, écrivain, dramaturge, poète, acteur, militant anti-carcéral, grand cardiaque, sans papiers. Il était pourtant né en France de parents algériens en 1960, c’est-à-dire deux ans avant l’indépendance de l’Algérie. Comme tous les algériens vivants en France, ses parents, ses frères et sœurs et lui sont automatiquement devenus algériens en 1962. Pour obtenir la nationalité française, ils devaient en faire la demande, et c’est ce qu’ont fait tous les membres de sa famille. A sa majorité, Hafed ne l’a pas fait, car il était à l’époque en détention pour un de ses premiers vols. Et aussi, surtout, parce qu’il s’en foutait alors, comme il le disait lui-même. Il était en colère contre beaucoup de choses (il faut lire ses livres pour savoir lesquelles), et demander à ce pays l’autorisation d’être l’un de ses enfants ne l’intéressait pas. Peut-être a-t-il eu tort de ne pas demander bien gentiment quelque chose qui lui revenait de droit, un droit qui porte un nom : le droit du sol.

Pendant près de 20 ans, Hafed a vécu légalement en France grâce à des cartes de séjours renouvelables. Il devient écrivain en prison, se marie deux fois en prison, en sort, y retourne, se radicalise à l’extrême gauche, continue de publier. En tout, et jusqu’à 2007, il aura passé 17 ans emprisonné. C’est en prison qu’en 1996 il fait un premier double infarctus, se découvrant insuffisant cardiaque. L’administration pénitentiaire a mis 12 jours avant de prendre Hafed au sérieux et de le prendre en charge… d’où est née sa nécrose du cœur.

En 1996 précisément, la Loi Pasqua de la double peine change la donne pour les multirécidivistes «étrangers» comme Hafed : il est sous le coup d’un arrêté de reconduite à la frontière, expulsable vers l’Algérie, pays qu’il ne connaît pas. Peu après, l’arrêté est cassé après un recours en justice, et Hafed est officiellement non-expulsable. Mais dès lors, toutes ses demandes de titre de séjour et de nationalisation seront refusées, jusqu’à sa mort.

J’interpelle donc des hommes dont je ne connais pas les noms. Le cas d’Hafed était défendu depuis plusieurs années par la Ligue des Droits de l’Homme, via son président Pierre Tartakowsky, qui avait multiplié les démarches pour obtenir ce qui ne pouvait légalement plus lui être refusé, si cela avait jamais été le cas, à savoir sa nationalité française. Mais les autorités de France, le Ministère de l’Intérieur, la Préfecture de Police, sont systématiquement restés sourds à ces demandes, signifiant en silence, mais on ne peut plus clairement, qu’Hafed devait encore payer pour ses actes. Après 17 ans de prison, ce qui ressemble pourtant de très près à un paiement suffisant.

Quand j’ai appris la situation administrative d’Hafed, j’ai fait des démarches actives pour tenter d’accélérer sa régularisation, que la LDH pensait imminente, afin qu’il puisse travailler sur mon film. Le jour du tournage se rapprochant, j’ai décidé avec lui de miser sur une autorisation temporaire de travail. Mais pour l’obtenir, nous devions présenter un permis de séjour de trois mois. A cette demande, la Préfecture est aussi restée sourde, et muette. Mais je n’ai pas pu me résoudre à remplacer Hafed pour des raisons aussi révoltantes.

Mais il y a bien pire. Le cœur d’Hafed ne fonctionnait qu’à 25% de ses capacités, et la LDH avait légitimement fait de cette donnée un des arguments de sa démarche auprès des autorités. Hafed n’était autorisé à gagner sa vie que comme auteur, ce qui ne lui permettait ni de gagner correctement sa vie, ni d’avoir une couverture maladie décente. Il était entouré, soutenu, mais constamment fauché. Ses frais médicaux étaient régulièrement au-dessus de ses moyens, et sa pudeur l’empêchait souvent de demander de l’argent à ses amis, pourtant nombreux. Quelques jours avant sa dernière attaque cardiaque, Hafed a eu un signe avant-coureur : il a eu un œdème au poumon. Il l’a identifié comme tel, en ayant déjà fait l’expérience par le passé. Mais il a choisi de n’en parler à personne et de s’auto-médicamenter, pour ne pas avoir à demander à un ami de payer le médecin, comme c’était trop souvent le cas à ses yeux. Là, oui, il a eu tort de ne pas demander bien gentiment. C’est quelques jours plus tard, en essayant d’attraper un train, qu’il est tombé par terre.

Des hommes au service de l’Etat connaissaient ce risque, pour avoir maintes fois été informés par la Ligue des Droits de l’Homme qu’Hafed Benotman, né en France et ayant largement payé pour ses vols, publiant des livres et jouant dans des films en France et en langue française, était insuffisant cardiaque, et que sa situation administrative intenable menaçait sa santé, sa vie. Je doute que que ces hommes au service de l’Etat soient venus aux obsèques d’Hafed Benotman, samedi 28 février 2015 à 12h40, au cimetière d’Ivry-sur-Seine, 44 avenue de Verdun, Carré 16. Mais, vu que personne ne connaît leurs noms ni leurs visages, ils pourront toujours dire qu’ils y étaient s’ils ont quelque remords.

Arthur Harari Réalisateur

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Abdel_Hafed_Benotman

Abdel Hafed Benotman

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Abdel Hafed Benotman
Description de cette image, également commentée ci-après
Abdel Hafed Benotman au Lycée Rive Gauche à Toulouse.
Données clés
Naissance 3 septembre 1960
Paris, Drapeau de la France France
Décès 20 février 2015 (à 54 ans)
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
Littérature, polar

Œuvres principales

  • 1992 : Les Forcenés

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Abdel Hafed Benotman est un écrivain de langue française et de nationalité algérienne1, né le 3 septembre 1960 à Paris et mort le 20 février 2015 (à 54 ans)2. Vivant en France, il est l’auteur de romans policiers, de nouvelles, de poésies, de chansons, de pièces de théâtre et de scénarios de films. Il a également été condamné plusieurs fois pour vols et braquages de banques et a fait plusieurs séjours en prison.

Sommaire

Biographie

Enfance et jeunesse

Abdel Hafed Benotman est né à Paris le 3 septembre 1960. Il est le dernier né d’une famille de quatre enfants, de parents algériens arrivés en France dans les années 1950. Il passe son enfance dans le 6e arrondissement de Paris (Quartier latin). Il quitte l’école à 15 ans et connaît son premier séjour en prison à l’âge de 16 ans au Centre de Jeunes Détenus de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. À sa sortie, il occupe différents petits emplois : livreur-manutentionnaire, chez un fleuriste et dans le prêt-à-porter.

Séjours en prison et écriture

En 1979, à la suite d’un braquage, il passe devant la Cour d’assises. Il est condamné à deux fois sept ans de prison qu’il effectue dans différents centres pénitentiaires, dont la Maison centrale de Clairvaux. Il refuse le travail obligatoire en prison, mais il participe à des ateliers de théâtre. En 1984, il est libéré. Ayant participé à l’atelier théâtre que menait Maryvonne Vénard (écrivaine et metteuse en scène) à la Centrale de Clairvaux depuis 1982, à sa sortie de prison, il est pris en charge par la compagnie du théâtre de la Pierre Noire qui l’installe à Troyes. Il y travaille pour la compagnie de théâtre de la Pierre Noire durant deux ans et demi. Il joue des pièces d’Anton Tchekhov, Victor Hugo (mises en scène de Maryvonne Vénard)…

Il anime des ateliers de théâtre avec différents publics : enfants psychotiques, personnes âgées, jeunes délinquants, handicapés.

En 1987, il revient à Paris et se lance dans l’écriture pour le théâtre. Il écrit deux pièces : M. Toz et La pension qui seront mises en scène par son frère et jouées à Aix-en-Provence et à Paris.

En 1990, il récidive et est à nouveau condamné à huit ans de prison pour vol. Il se rapproche de l’extrême gauche. Il se considère comme prisonnier politique et participe aux Luttes anticarcérales.

En 1993, son premier recueil de nouvelles, Les Forcenés, est édité alors qu’il est encore en prison.

En 1994, du fait de l’application de la loi Pasqua sur la double peine, il est menacé d’expulsion vers l’Algérie, ne parvenant pas à faire renouveler son permis de séjour3. Il s’évade de prison et se cache (il totalisera 18 mois de cavale sur l’ensemble de ses peines de prison). Il vit sans papiers depuis 1996. En 1995, il est repris et condamné à 2 ans et 6 mois supplémentaires pour évasion, puis encore 3 ans de plus. En 1996, il est victime d’un double infarctus en prison et doit être opéré. Il est depuis en insuffisance cardiaque.

À partir des années 2000, François Guérif, éditeur chez Rivages/Noir soutient le travail d’écrivain d’Abdel Hafed Benotman et publie la plupart de ses livres4. C’est au cours de son séjour à la Maison d’arrêt de Fresnes, en 2004, que Jean-Hugues Oppel, auteur de romans policiers aux Éditions Rivage et ami depuis 2000 lui rend visite régulièrement et l’encourage à poursuivre son travail d’écriture. Il préface son livre Les Forcenés5. En 2005, alors qu’il est toujours incarcéré, Abdel Hafed Benotman épouse Francine. En 2007, il sort de prison et la retrouve. Elle ouvre le restaurant associatif « Diet Éthique » dans le 15e arrondissement de Paris. Depuis cette date, il continue d’écrire. Il participe régulièrement à des salons et festivals littéraires. En 2008, il rencontre le juge Éric Halphen, auteur de romans policiers lui aussi, dans le cadre d’un échange littéraire6. Abdel Hafed Benotman est aussi membre du jury pour le Théâtre du Rond Point des Champs-Élysées, en lien avec les conservatoires parisiens7. En 2012, il écrit et met en scène une nouvelle pièce de théâtre, Les Aimants au Vingtième Théâtre de Paris.

Engagements et luttes anti-carcérales

À partir de 1998, il entretient une correspondance avec des prisonnières dont Joëlle Aubron, militante d’Action directe, Idoia López Riaño, militante de l’ETA et Francine qu’il épousera en 2005, quand elle sera dehors et lui de nouveau arrêté. En décembre 1999, il est libéré de la Centrale de Melun.

Jacques Doillon, cinéaste, lui propose un petit rôle dans un de ses films. Il est invité pour des conférences sur l’univers carcéral, dont une en 2000 à l’École nationale de la magistrature. Son recueil de nouvelles, les Forcenés, est réédité.

En 2000, il est intervenant dans l’association « Dire et faire contre le racisme » parrainée par Danielle Mitterrand, ainsi que dans l’association « Ban public ». Il est invité dans des émissions littéraires et anime une émission de radio hebdomadaire, Ras les murs, sur Radio libertaire à Paris. Il est ouvreur au cinéma Le Méliès à Montreuil en Seine-Saint-Denis. Il joue un second rôle dans un épisode de la série télévisée Central Nuit.

En 2001, sur Fréquence Paris Plurielle, il participe à la création de l’émission de radio : L’envolée 8 en référence à Georges Coustel, le premier en France à avoir fait évader ses amis par hélicoptère. Puis un journal du même nom est lancé pour toucher les prisonniers au-delà de la région parisienne. En 2002, il écrit la Politesse des foules pour la compagnie Arcadin. Cette pièce de théâtre est jouée par les habitants des quartiers de Dreux. Une autre de ses pièces, le Numéro sortant, est jouée au Théâtre du Nord-Ouest à Paris pour l’association Ban Public. De 2004 à 2007, il effectue une dernière peine de prison à la suite de sept braquages pour un butin de 22 000 euros.

Il est enterré au cimetière parisien d’Ivry (16e division)9.

Prix et distinctions

Œuvre

Romans

  • 1992 : Les Forcenés, recueil de nouvelles préfacé par Robin Cook, Éd. Clô.
  • 2000 : Les Forcenés, réédition, Rivages/Noir
  • 2003 : Éboueur sur échafaud, roman autobiographique, Rivages/Noir
  • 2006 : Le Philotoon’s: Correspondance entre l’auteur en prison et des amis de l’intérieur et de l’extérieur, Éd. L’insomniaque
  • 2006 : Les Poteaux de torture, second recueil de nouvelles, Éd. Rivages
  • 2008 : Marche de nuit sans lune:roman, Éd. Rivages (en cours d’adaptation par Abdellatif Kéchiche)
  • 2011 : Garde à vie : roman jeunesse, Éd. Syros, Coll. Rat noir
  • 2012 : Gonzo à gogo : de Ange Rebelli et Jack Maisonneuve, roman, 2012. Éd. Tabou
  • 2012 : Coco, Éd. Écorce. Illustré par Laurence Biberfeld
  • 2012 : Un nageur en plein ciel, roman d’Idir Lorent, dont il écrit la préface. 2012, Rivages/Noir
  • 2016 : Un jardin à la cour, Éd. Rivages/Thriller

Poésie

  • 2010 : L’Œil à clé: recueil de poésies, Éd.Domens.

Théâtre

  • 2001 : La Joue du roi, suivi de Vomitif, pièces de théâtre, Éd. L’Insomniaque.
  • 2002 : La Politesse des foules, pièce de théâtre qu’il met en scène en 2002.

Filmographie

En préparation

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  • Les Dos argentés, recueil de nouvelles.
  • Le Bottin des hommes, long métrage.
  • Un jardin à la cour, roman.

Notes et références

  1. Bien que né en France, il dit n’avoir jamais eu la nationalité française à sa majorité, ne l’ayant pas demandée, bien que celle-ci eût dû lui être automatiquement reconnue en vertu du droit du sol. Il indique avoir vécu toute sa vie en France grâce à des permis de séjour, puis avec le statut de sans-papiers lorsque le renouvellement de ces permis lui a été refusé en raison de ses condamnations – Voir Portrait : Haut les cœurs [archive], Libération, 21 avril 2008]
  2. Hubert Artus, « Hommage à Abdel-Hafed Benotman, l’éternel souriant, écrivain gardé à vie » [archive], sur blogs.lexpress.fr, 21 février 2015
  3. Portrait : Haut les cœurs [archive], Libération, 21 avril 2008]
  4. http://www.a-parte.fr/action-culturelle/nos-intervenants/hafed-benotman/ [archive]
  5. « Les Forcenés – Abdel Hafed Benotman » [archive], sur payot-rivages.net (consulté le 31 janvier 2013)
  6. http://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20080415.BIB1147/en-video-halphen-benotman-le-juge-le-taulard-leurs-polars.html [archive]
  7. http://www.mpaa.fr/Programme?year=2012&month=9&day=22&event=Concours-d%27ecriture-2012-:-dans-quel-etat-sommes-nous-?&e_id=2916 [archive]
  8. http://lejournalenvolee.free.fr/ [archive]
  9. http://equipement.paris.fr/cimetiere-parisien-d-ivry-4504 [archive]
  10. http://www.cettefrancela.net/volume-1/recits-1/article/abdel-hafed-benotman [archive]
  11. https://www.dailymotion.com/video/xfqt30_nourdine-halli-et-baptiste-filleul-dehors-dedans_shortfilms#.UVmB2jc75Fk [archive]
  12. http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=193030.html [archive]
  13. http://blog813.over-blog.com/article-moisson-du-mitan-109102308.html [archive]
  14. http://www.google.fr/search?q=Nourdine+Halli&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=com.frontmotion:fr:unofficial&client=firefox-a [archive]

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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http://www.huffingtonpost.fr/2012/03/27/mohamed-merah-vido-tuerie-toulouse-montauban-aljazeera_n_1381847.html

27/03/2012 12:31 CEST | Actualisé 03/10/2016 19:56 CEST

 

Vidéo des tueries: ce n’est pas Mohamed Merah qui a posté la lettre à Al Jazeera

 dans Corruption

Googlemap

 

Le tueur au scooter Mohamed Merah n’est pas l’expéditeur du montage vidéo de ses crimes reçu par la poste au bureau parisien de la chaîne Al Jazeera, que la police a entre les mains depuis lundi 26 mars, a-t-on appris mardi 27 mars de source policière.

Les enquêteurs recherchent toujours mardi qui a pu poster mercredi dernier ce courrier, contenant notamment une clé USB, mais, selon les premiers éléments de l’enquête, ce « ne peut être Mohamed Merah », a-t-on précisé de même source.

Les policiers ont localisé le lieu où a été posté ce courrier, qui contient une lettre de revendication manuscrite de la main de Mohamed Merah et a été envoyé « en dehors de Toulouse », a précisé la source.

Selon une information Europe 1, la lettre aurait été postée de Castelnau-d’Estrétefonds, à 25 km au nord de Toulouse, dans un bureau de poste.

Or, selon Le Figaro, le tueur de Toulouse et de Montauban a justement travaillé une dizaine de jours en janvier dans une carrosserie de la commune.

Toutefois, le tampon de l’envoi ne permet pas de dire avec certitude d’où il a été posté car il s’agit de celui de Castelnau-d’Estrétefonds, à une vingtaine de kilomètres de Toulouse qui abrite une plateforme industrielle de tri pour toute la région Midi-Pyrénées, où sont oblitérés chaque jour 2,7 millions de courriers de sept départements.

Avec l’industrialisation du tri, il est « impossible de revenir au lieu précis » où le courrier a été déposé, explique un responsable régional de La Poste. Sur le parcours du courrier, on estime probable à La Poste que l’oblitération du mercredi signifie qu’il a été déposé dans une boîte après la mi-journée mardi ou plus tard dans un bureau de poste.

 

 dans Crime

La vidéo dont s’est saisie l’enquête lundi est un « montage des images des différentes tueries avec de la musique et des versets du Coran », a dit une source proche de l’enquête. Un enregistrement qui ne sera finalement pas diffusé par la chaîne. Les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la PJ parisienne ont récupéré les images lundi auprès de la télévision et doivent les exploiter, a-t-on encore précisé.

Le tueur au scooter Mohamed Merah avait filmé chacune de ses tueries des 11, 15 et 19 mars à l’aide d’une mini caméra, une GoPro, habituellement utilisée par les plongeurs et sportifs de l’extrême pour filmer leurs exploits, avait révélé jeudi dernier le procureur de la République de Paris François Molins.

Cette caméra, « dont il s’était sanglé », lui avait permis d’enregistrer des scènes « extrêmement explicites », avait-il ajouté. Les enquêteurs ont depuis vérifié que Mohamed Merah les destinait à une diffusion sur internet, accompagnée d’une revendication.

Dimanche déjà, les enquêteurs n’excluaient pas qu’il ait cherché à diffuser les vidéos par d’autres voies qu’Internet.

LIRE AUSSI:

» Mohamed Merah: les suites de l’enquête

» Les événements de Toulouse seront-ils un tournant politique ?

» Le frère de Merah, écroué, n’est « pas fier » des actes de son frère

» Ils rendent hommage à Merah, épisode 3

» Des milliers de personnes en hommage aux victimes

» Une professeure demande une minute de silence pour Merah

» Mohamed Merah: après sa mort, la polémique

» Merah a filmé toutes ses tueries

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http://www.lindependant.fr/2013/03/15/affaire-merah-le-mystere-de-la-clio-de-st-papoul-reste-entier,1736161.php

  • par Rémi Lebrère
  • Le 15 mars à 6h00 | Mis à jour le 15 mars

Affaire Merah : le mystère de la Clio de St-Papoul reste entier

 

Officiellement, « l’affaire est classée ». Mais la découverte, le 28 mars 2012, à Saint-Papoul, d’une Clio 2 grise, immatriculée dans la Haute-Garonne, et pouvant être liée à l’affaire Merah, garde tout son mystère. Même un an après les tueries de Toulouse et Montauban. A bord de cette voiture, les gendarmes retrouvaient un casque de moto et des éléments de carénage de scooter Yamaha T-Max, le même engin que celui utilisé par le tueur en série pour commettre ses assassinats. Des témoins visuels des faits rapportaient, à l’époque, que le scooter du tireur fou était tantôt blanc, tantôt noir, d’où un possible changement du carénage.

Le véhicule saisi par les enquêteurs

Le rapport entre la Clio de Saint-Papoul et le dossier Merah était d’autant plus troublant qu’après contrôle au fichier, la plaque minéralogique dudit véhicule démontrait qu’il appartenait à une personne habitant dans la même rue que le tueur, rue du Sergent-Vigné, à Toulouse. Le propriétaire était-il le fameux troisième homme, celui qui aurait prêté main forte à Merah, en plus de son frère Abdelkader, toujours écroué ? La Clio était donc saisie par les enquêteurs du SRPJ de Toulouse. Peu après, une source policière indiquait formellement, que la voiture n’avait « aucun lien » avec le dossier et que le propriétaire en question avait vendu la Clio à un Audois, plusieurs semaines avant le drame. Quant aux pièces de scooter, il s’agissait, toujours de source policière, de simples morceaux de ferraille… Une thèse encore soutenue, aujourd’hui, par la justice. « Affaire classée sans suite », indiquait sobrement, lundi, le procureur de la République de Carcassonne, Antoine Leroy.

Le maire n’a jamais eu le fin mot de l’histoire

Il n’en reste pas moins qu’à Saint-Papoul, personne n’a su (et ne sait à ce jour) à qui appartenait cette voiture, littéralement « tombée du ciel », un matin, sur la place du poids-public. Le voisinage, composé pour l’essentiel de personnes âgées, plutôt aux aguets de ce qui se passe à leur porte, n’a jamais vu quelqu’un monter ou descendre de la Clio, ni même prendre ou déposer quelque chose à l’intérieur. Un an après, le maire de Saint-Papoul, Serge Ourliac est toujours aussi formel. « Je n’ai jamais eu de nouvelles concernant cette Clio. Pour moi, il est clair que la voiture n’a jamais appartenu à un habitant du village. Tout le monde se connaît, ici. J’ai bien tenté de m’en informer auprès de la gendarmerie, avec laquelle j’entretiens de très bons rapport, mais je n’ai jamais obtenu de réponse.»

De troublantes concoïncidernces

Un après après les faits, il faut tout de même reconnaître que les coïncidences entre la Clio de Saint-Papoul, son contenu, et l’affaire Merah, restent particulièrement troublantes… Comment ce véhicule, totalement inconnu dans le village, a pu arriver à Saint-Papoul ? Comment se fait-il que plus aucune info n’ait été donnée ensuite ? Et pourquoi le ‘vrai’ propriétaire du véhicule ne s’est jamais manifesté à Saint-Papoul ? Autant de questions qui restent aujourd’hui sans réponse, secret de l’instruction oblige. Une instruction qui n’a jamais à ce jour élucidé la thèse du « troisième homme », pourtant défendue par les avocats des victimes de Merah. Un « troisième homme » qui a peut-être semé un indice important du côté de Saint-Papoul, un jour de mars 2012 . La Clio retrouvée devant l’ancien poids-publics de Saint-Papoul le 28 mars 2012.

Quel lien avec le village ?

Soixante-dix kilomètres séparent Toulouse de Saint-Papoul, soit 40 minutes de trajet. On peut aisément imaginer que le tueur en série, où l’un de ses complices ait choisi ce petit village de 800 âmes pour y installer une sorte de base arrière. Le choix de Saint-Papoul serait-il le fruit du hasard ? Peut-être. Mais en matière judiciaire, il n’y a qu’une faible place pour les concours de circonstances. Alors pourquoi Saint-Papoul ? La Clio était parfaitement roulante et approvisionnée en carburant, au moment de sa saisie. La thèse de la panne, au cœur du Lauragais, est donc à proscrire. Mohamed Merah possédait-il des relations à Saint-Papoul ? Difficile à dire. Une chose est sûre, Merah s’était déjà rendu dans le Lauragais. En 2007, selon nos confrère de « La Dépêche du Midi», il était contrôlé par les gendarmes, à Villefranche-de-Lauragais, suite à un incident lors d’un mariage. De Saint-Papoul à Villefranche, il y a 30 km seulement. Une autre piste peut aussi être envisagée : la présence, à Saint-Papoul, d’un centre pour jeunes en difficultés sociales. Si cette structure œuvre aujourd’hui dans le domaine de la réinsertion, elle fut, voici une décennie, un centre fermé accueillant des délinquants mineurs. Merah y est-il passé, bien que seulement âgé de 23 ans au moment où il a été abattu par le Raid, dans son appartement toulousain ? L’une de ses connaissances avait-elle fréquenté cet établissement ? Possible. Mais il y a un an, quand nous avions posé la question à un cadre du centre, Merah y était « inconnu au bataillon ».

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/4e_r%C3%A9giment_%C3%A9tranger

4e régiment étranger

4e régiment étranger
Image illustrative de l'article 4e régiment étranger
Insigne régimentaire du 4e régiment étranger

Création 15 novembre 1920
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Légion étrangère
Type Régiment d’infanterie
Rôle Instruction et formation
Effectif 500
Fait partie de COMLE
Garnison Castelnaudary (Aude)
Surnom « Creuset de la Légion »
et
« Régiment des fortes têtes »
Couleurs Vert et rouge
Marche C’est le 4 en chantant
Inscriptions
sur l’emblème
CAMERONE 1863
MAROC 1914-1918-1921-1934
DJEBEL ZAGHOUAN 1943
AFN 1952-1962
Anniversaire 30 avril (Camerone)
15 novembre (création du régiment)
Guerres Guerre d’Indochine
Guerre d’Algérie
Décorations Croix de guerre 1939-1945 avec palme
Commandant lieutenant-colonel Alexis de Roffignac
modifier Consultez la documentation du modèle

Le 4e régiment étranger, ou 4e RE, est le régiment de formation de la Légion étrangère. Il est stationné à Castelnaudary depuis 1976, date de son arrivée de Corse. Il n’est pas projetable en opération.

C’est dans cette unité que sont formés les engagés volontaires, au cours d’un cycle de dix-sept semaines au sein de l’une des CEV (compagnies d’engagés volontaires). Il s’agit notamment pour ces étrangers d’apprendre le français par le biais de la méthode « Képi blanc » autrefois et « Mauger » aujourd’hui. En binômes ou trinômes (en fonction du nombre de francophones), dont un francophone, les futurs légionnaires acquièrent les bases du français sans jamais recourir à leur langue maternelle.

Après avoir rejoint leurs corps d’affectation, ils reviendront encore au « creuset de la Légion » pour y suivre éventuellement une formation de spécialiste (cuisinier, infirmier, transmetteur, informaticien, mécanicien, moniteur de sport, secrétaire, moniteur de conduite) à la CIS (compagnie d’instruction des spécialistes).

Ensuite, au cours de leur premier contrat, ils reviendront effectuer la FGE (formation générale élémentaire) afin de gagner leurs galons de caporal et, pour les meilleurs, la FG1 (formation générale de 1er degré) qui leur ouvrira la carrière de sous-officier. Ces formations de cadres, de même que la formation de spécialiste 1er degré de combattant et la préparation à la formation générale de 2e degré, sont effectuées à la CIC (compagnie d’instruction des cadres).

Sommaire

Création et dénominations

Le régiment est créé le 15 novembre 1920 à Marrakech, au Maroc.

Dissous en 1940, le régiment est recréé en 1941 sous l’appellation de 4e demi-brigade de la Légion étrangère.

En 1948, il reprend le nom de 4e régiment étranger d’infanterie.

Le 25 avril 1964, le régiment est dissous, à l’issue de la fermeture du site d’essais nucléaires français de Reggane.

En 1976, le GILE (groupement d’instruction de la Légion étrangère) est déplacé à Castelnaudary et prend le nom de RILE (régiment d’instruction de la Légion étrangère) le 1er septembre 1977. Il reçoit alors la garde du drapeau du 4e RE.

Le 4e régiment étranger est recréé le 1er juin 1980.

  • 36px-LTN-4REI-1934 dans LCR - NPA

    Lieutenant du 4e REI en 1934

Histoire

Seconde Guerre mondiale

Stationné au Maroc jusqu’en 1940, il y mène une mission de pacification, gagnant ainsi la dénomination de « régiment du Maroc ».

En 1943, il est engagé, sous le nom de 1er régiment étranger d’infanterie motorisée, dans les combats d’Afrique du Nord.

Au cours de la campagne de Tunisie, le régiment est décoré de la Croix de guerre 1939-1945.

Après-guerre

Alors que l’un de ses bataillons, intégré au sein du 5e REI, prend part à la guerre d’Indochine, le régiment retrouve le Maroc.

Le 2e bataillon participe à la répression de l’insurrection malgache de 19471.

Dans les années 1950, il assure pour la première fois une mission de formation pour les unités destinées à combattre en Extrême-Orient. Parallèlement, il concourt au maintien de l’ordre le long des frontières algéro-tunisiennes lors de la guerre d’Algérie.

En 1963, après le cessez-le-feu, il se voit confier la mission d’assurer la sécurité du site de Reggane au cœur du Sahara, où se forge l’armement nucléaire français. L’évacuation du site par la France entraîne sa dissolution en 1964.

Quelques années plus tard, c’est le groupement d’instruction de la Légion étrangère (GILE) qui hérite de la mission de former l’ensemble des corps de Légion. Le GILE est tout d’abord stationné en Corse, à Corte, avant d’être transféré en 1976 à Castelnaudary.

Traditions

Insigne

Le 4e RE garde dans son insigne la Koutoubia de Marrakech et les monts de l’Atlas.

Insigne_r%C3%A9gimentaire_du_4e_r%C3%A9giment_%C3%A9tranger_%281937%29 dans Perversité

Insigne régimentaire de poitrine du 4e RE

Devise

Chant

C’est le 4 en chantant
I

À travers pierres et dunes,
S’en vont les képis blancs.
Sous le soleil, clair de lune,
Nous marchons en chantant.
Vers Bechar ou vers Casa,
Dans toutes les directions,
Nous repartons au combat,
Pour la gloire de la Légion.

Refrain

C’est le 4 en chantant qui s’avance,
Qui s’avance, laissez-le passer.

II

Sur les pistes des Corbières,
Nous partons en mission.
Une colonne de bérêts verts,
S’en va à l’instruction.
Vers la Jasse ou vers Bel-Air,
Dans toutes les directions,
Devenir légionnaire,
C’est notre seule ambition.

Faits d’armes et inscriptions sur le drapeau2

Décorations

  • 65px-Croix_de_Guerre_39_45 dans Politique
    Croix de guerre 39-45

Personnalités ayant servi au régiment

Liste des chefs de corps

  • 1948-1950 : lieutenant-colonel Gabriel Bablon
  • 1980 : lieutenant-colonel Jean
  • 1981 : colonel Latournerie
  • 1983 : lieutenant-colonel Colcomba
  • 1985 : lieutenant-colonel Kreherb
  • 1987 : lieutenant-colonel Seignezb
  • 1989 : colonel Graila
  • 1991 : colonel Dureau
  • 1993 : colonel Pinard-Legryb
  • 1995 : colonel Buffeteau
  • 1997 : colonel Pichot de Champfleurya
  • 1999 : colonel Barbauda
  • 2001 : colonel Thiebaultb
  • 2003 : colonel Kotchine
  • 2005 : colonel Roqueplo
  • 2007 : colonel Pau
  • 2009 : colonel Mistralb
  • 2011 : colonel Talbourdel
  • 2013 : colonel Lobel
  • 2015 : colonel Dufour
  • 2017 : lieutenant-colonel de Roffignac

Le régiment aujourd’hui

Missions

Le régiment a la mission d’assurer :

  • la formation initiale de tous les engagés volontaires de la Légion étrangère ;
  • la formation des spécialistes de niveau élémentaire, 1er degré et 2e degrés dans les branches combat, sport, transmissions, santé, administration, instruction conduite, maintenance auto et télécommunications, informatique, etc.;
  • assurer la formation des cadres de la Légion étrangère (formation générale élémentaire, de 1er et 2e degrés).

Organisation

Le 4e régiment étranger est articulé en 6 compagnies d’effectifs très variables et aux spécialités bien établies. Le régiment compte un peu plus de 500 permanents.

  • La CCS ou compagnie de commandement et des services, regroupe tous les services nécessaires au bon fonctionnement de la vie quotidienne de l’unité (cuisines, infirmerie, ateliers mécaniques, casernement, etc.).
  • 3 CEV ou compagnie d’engagés volontaires. Elles assurent la formation initiale de tous les jeunes engagés. Le cycle d’instruction de 17 semaines débute systématiquement par un passage d’un mois en ferme où le jeune légionnaire fait l’apprentissage du français, du métier de soldat et de la vie de groupe.
  • La CIC ou compagnie d’instruction des cadres. C’est la compagnie qui forme les futurs caporaux et les futurs sergents de la Légion étrangère. Elle forme aussi les futurs chefs de groupe d’infanterie blindée et encadre les sous-officiers plus anciens au cours de la formation générale de 2e degré.
  • La CIS ou compagnie d’instruction des spécialistes. Elle forme les futurs spécialistes des tous les régiments de Légion dans les domaines autres que le « métier » du régiment, infanterie, cavalerie ou génie. Elle intègre aussi le centre de formation des conducteurs de la Légion étrangère.

Matériels

Régiment de formation, le 4e RE ne dispose pas de matériels majeurs. En revanche, il a en son sein des installations adaptées à l’instruction menée : stand de tir fermé, piscine couverte, piste de conduite, nombreuses salles informatiques, gymnase et stade, parcours du combattant, etc.

Le régiment dispose par ailleurs de 4 fermes, soit une par compagnie d’engagés volontaires et une pour la compagnie d’instruction des cadres ainsi qu’un chalet à Formiguères (près de Font-Romeu). Ces fermes permettent un entraînement de qualité, loin des contraintes de la vie de quartier, permettant l’apprentissage de la vie en collectivité.

Notes et références

Notes

  1. a, b, c et d Officier devenu par la suite général de division.
  2. a, b, c, d et e Officier devenu par la suite général de brigade.

Références

  1. Charles Janier, Dictionnaire Opex : Opérations extérieures de l’armée française depuis 1945, Editions SPE Barthélémy, mai 2015, 105 p. (ISBN 979-1094311059), p. 5
  2. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l’armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007 [archive]
  3. Arrêté relatif à l’attribution de l’inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Le 4e Étranger par Tibor Szecsko (texte) et Ph. Cart Tanneur (éditeur), préface du lieutenant-colonel Kreher, chef de corps – Ed. BIP 1987

Sources :

Liens externes

 

http://www.europe1.fr/france/portrait-qui-est-mohamed-merah-999679

PORTRAIT – Qui est Mohamed Merah ?

 

11h13, le 21 mars 2012, modifié à 09h12, le 22 mars 2012
PORTRAIT - Qui est Mohamed Merah ?

L’immeuble du présumé « tueur au scooter », à Toulouse.@ FRANCE 2

 

Ce Toulousain de 23 ans est soupçonné d’être l’auteur des tueries de Toulouse et Montauban.

 

Les faits. Le Raid a lancé mercredi à 3h20 du matin une opération, encore en cours, dans une habitation du quartier résidentiel de la Côte Pavée, à l’est de Toulouse. Un homme se revendiquant d’Al-Qaïda, considéré comme le principal suspect des tueries qui ont fait sept morts, est retranché chez lui, cerné par la police et le Raid.

Le profil de l’auteur présumé.  Le présumé coupable de la tuerie de l’école juive, et du meurtre des trois jeunes militaires serait Mohamed Merah, un Toulousain de 23 ans. Le jeune homme est un Français, d’origine algérienne, a révélé le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant. Né en octobre 1988, il a grandi dans une cité toulousaine, et est connu depuis 2006 par la police locale pour des actes de petite délinquance (délits, outrages), selon les informations d’Europe 1.

Sa mère, amenée sur les lieux pour le raisonner, « n’a pas souhaité entrer en contact avec son fils, indiquant qu’elle n’avait guère d’influence sur lui » a déclaré le ministre de l’Intérieur. Elle a été placée en garde à vue, mercredi matin, ainsi que le frère et la compagne de celui-ci. Le procureur de Paris, François Molins, a d’ailleurs insisté sur l’implication des « frères Merah » dans cette affaire.

Des antécédents judiciaires.  »Il a été condamné à un mois de prison ferme et avait rendez-vous début avril avec le juge d’application des peines », a confirmé mercredi sur Europe 1 l’avocat du tireur présumé, Me Christian Etelin.  »C’était auparavant un mineur à tendance violente, beaucoup plus intolérant. Mais, il y avait une maturation. Il me donnait une très bonne impression quant à son évolution », a-t-il ajouté. Selon lui, Mohamed Merah faisait preuve, de « respect d’autrui, avec une certaine douceur ». « Il s’adressait aux autres en étant extrêmement poli », précise Me Christian Etelin.

Mais le procureur de Paris, François Molins, a parlé d’un homme avec un « profil violent et avec un profil psychologique allié à des troubles du comportement quand il était mineur ».

Quel est son comportement ? La police est surprise par la durée des négociations. Le tueur s’avère en effet très loquace, ce qui est peu courant. « Dans l’engagement d’un fanatique tel qu’il se décrit, il est surprenant d’avoir quelqu’un qui parle autant », précise Laurent Combalbert, membre du Raid. « Généralement ils ne sont pas dans le dialogue, ils sont plutôt dans le rapport de force. Il essaye de trouver des justifications. Maintenant il vaut mieux qu’il ait envie de parler beaucoup. Cela permet à la négociation de durer », ajoute-t-il.

Mercredi en fin d’après-midi, les tractations se poursuivaient et le procureur de Paris évoque désormais la fin de journée pour un dénouement.

Il se revendique d’Al-Qaïda. D’après le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, dépêché sur place, le jeune homme se revendique d’Al-Qaïda. Mohamed Merah s’inscrit dans cette mouvance djihadiste, décrypte le chef du service international  d’Europe 1, Didier François. « Ce qui ne veut pas forcément dire qu’il appartient aux structures d’Al-Qaïda », précise-t-il. « Les opérations d’Al-Qaïda sont, en général, spectaculaires, multiples et à gros effets, on n’est pas du tout dans ce cadre là », précise-t-il.  Le jeune homme dit « être un moudjahidine »,  » et avoir voulu venger les enfants palestiniens ainsi que s’en prendre à l’armée française », a précisé Claude Guéant.

Déjà arrêté en Afghanistan. Mohamed Merah a effectué un premier séjour en Afghanistan où il s’était rendu « par ses propres moyens ». Il a ensuite été en 2011 dans le Waziristan, une partie des zones tribales du nord-ouest du Pakistan, à la frontière afghane, où « il explique qu’il a été formé par Al-Qaïda ».

Pour son premier séjour, le procureur de Paris, François Molins, indique que Mohamed Merah s’est rendu en Afghanistan « par ses propres moyens, sans passer par les pays habituellement surveillés ».

D’après Louis Capriolli, ancien sous directeur chargé de la lutte antiterroriste à la DST, le jeune homme avait « un lien qui lui a permis d’aller en Afghanistan, une connexion avec une organisation ou des membres d’une organisation ».

A tenté de s’engager dans l’armée. Entre deux séjours en Afghanistan, Mohamed Merah, l’auteur présumé de la tuerie de l’école juive de Toulouse et des meurtres des militaires de Toulouse et Montauban, a postulé deux fois pour entrer dans l’armée française. Une première fois en 2008, à Lille, où il s’était présenté au CIRFA de l’Armée de Terre et une seconde fois dans la Légion étrangère en 2010. Il s’était alors rendu au PILE de Toulouse. Il n’avait alors pas été retenu en raison de ses antécédents judiciaires et de son instabilité psychologique.

Le jeune homme, né en octobre 1988, avait été arrêté en 2007 en Afghanistan après avoir posé des bombes dans la région de Kandahar mais s’est évadé quelques mois plus tard, en 2008, a déclaré mercredi à Reuters le directeur des prisons de cette ville du Sud afghan.

Après l’attaque contre les trois paras, le 15 mars dernier, la DPSD, la Direction de la protection du secret-défense, qui le surveillait, a fourni l’ensemble de ses informations aux spécialistes de la DCRI, la Direction centrale du renseignement intérieur, les services de contre-terrorisme de la police.

>> EN DIRECT - Retrouvez toutes les dernières infos sur le siège en cours à Toulouse en cliquant ici.

 

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