Attention, Richard Ferrand bat la campagne bretonne…

Dans la 6ème circonscription du Finistère, papy est sourd et mamy a perdu la boule.

A peu de choses près, c’est à l’entendement de cet électorat-là que toute la France est suspendue jusqu’aux résultats des législatives.

Quelle honte !

 

http://www.europe1.fr/politique/malgre-la-polemique-richard-ferrand-occupe-le-terrain-dans-le-finistere-3343205

Malgré la polémique, Richard Ferrand occupe le terrain dans le Finistère

 

16h08, le 27 mai 2017

 

Soulagé de ne pas faire l’objet d’une enquête judiciaire dans l’affaire révélée par le « Canard Enchaîné », le ministre tente de s’afficher comme un candidat parmi d’autres dans le Finistère.

 

REPORTAGEC’est un ministre-candidat soulagé qui parcourt sa circonscription depuis samedi matin. Richard Ferrand sait, depuis la veille, que la justice n’ouvrira pas d’enquête sur l’affaire immobilière révélée cette semaine par le Canard Enchaîné. Alors il occupe le terrain sur ses terres du Finistère en vue des législatives.

Pas un mot sur les affaires. Samedi matin, le ministre de la Cohésion des territoires était présent à la commémoration de la création du Conseil national de la Résistance. Devant la petite chapelle Sainte-Marie du Ménez-Hom, il a longuement salué les anciens combattants. En ce qui concerne les affaires, pas un mot. Ce week-end, c’est la présence sur le terrain qui compte puisque, comme l’a dit le Premier ministre Édouard Philippe vendredi, ce seront les électeurs qui trancheront.

« On a beau dire, ça laisse des traces ».  »Les gens qui ne vont pas suivre M. Ferrand ne vont pas voter pour lui et puis voilà. Moi, ça me paraît correct comme philosophie », acquiesce Jean, sur place, au micro d’Europe 1. « C’est peut-être faire beaucoup de mousse autour de quelque chose qui était à la limite du raisonnable », souligne ce Breton. Sur le terrain, la campagne ne s’annonce pourtant pas de tout repos pour le ministre. « On a beau dire, ça laisse des traces. Le simple citoyen est marqué par tout ça », croit savoir Laurent.

Programme chargé. Mais Richard Ferrand n’entend pas lâcher un pouce de terrain. Au programme de son samedi : match de foot l’après-midi, réunion publique le soir, puis marché et course cycliste dimanche.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sixi%C3%A8me_circonscription_du_Finist%C3%A8re

Sixième circonscription du Finistère

 

La sixième circonscription du Finistère est l’une des huit circonscriptions législatives françaises que compte le département du Finistère.

 

Sommaire

La circonscription de 1958 à 1986

Description géographique

Dans le découpage électoral de 1958, la première circonscription du Finistère était composée des cantons suivants1 :

Historique des députations

Députés de la circonscription élus à l’Assemblée nationale pour les législatures de la Ve République v · d · m )
Législature Début de mandat Fin de mandat Député Parti politique Observations
Ire 9 décembre 1958 9 octobre 1962 Jean Crouan2 CNIP2 Mandat écourté à la suite d’une dissolution parlementaire décidée par Charles de Gaulle.
IIe 6 décembre 1962 2 avril 1967 Suzanne Ploux3 UNR3
IIIe 3 avril 1967 30 mai 1968 Suzanne Ploux4 UDR4 Mandat écourté à la suite d’une dissolution parlementaire décidée par Charles de Gaulle.
IVe 11 juillet 1968 1er avril 1973 Suzanne Ploux5 UDR5
Ve 2 avril 1973 2 avril 1978 Suzanne Ploux6 UDR6 Remplacée par Jean Crenn à partir du 12 mai 1973 à la suite de sa nomination au gouvernement.
VIe 3 avril 1978 22 mai 1981 Jean Crenn7 RPR7 Mandat écourté à la suite d’une dissolution parlementaire décidée par François Mitterrand.
VIIe 2 juillet 1981 1er avril 1986 Jean Beaufort8 PS8
VIIIe 2 avril 1986 14 mai 1988 Aucun9 Aucun9 Proportionnelle par département, pas de député par circonscription
Mandat écourté à la suite d’une dissolution parlementaire décidée par François Mitterrand.

La circonscription depuis 1986

Description géographique et démographique

220px-Circ29-2010-06.svg dans Calomnie

Localisation de la circonscription depuis 2010.

Dans le découpage électoral de la loi no 86-1197 du 24 novembre 1986 10, la circonscription regroupe les cantons suivants11 :

D’après le recensement général de la population en 1999, réalisé par l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques (INSEE)12, la population totale de cette circonscription est estimée à 107 210 habitants13,14.

Le découpage de la circonscription n’a pas été modifié par le redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 201015.

Historique des députations

Députés de la circonscription élus à l’Assemblée nationale pour les législatures de la Ve République v · d · m )
Législature Début de mandat Fin de mandat Député Parti politique Observations
IXe 23 juin 1988 1er avril 1993 Jean-Yves Cozan16 UDF16
Xe 2 avril 1993 21 avril 1997 Jean-Yves Cozan17,16 UDF17,16 Mandat écourté à la suite d’une dissolution parlementaire décidée par Jacques Chirac.
XIe 12 juin 1997 18 juin 2002 Kofi Yamgnane18 PS18
XIIe 19 juin 2002 19 juin 2007 Christian Ménard19,20 UMP19,20
XIIIe 20 juin 2007 19 juin 2012 Christian Ménard21 UMP21
XIVe 20 juin 2012 19 juin 2017 Richard Ferrand PS

Historique des élections

Élections de 1988

Les élections législatives françaises de 1988 ont eu lieu les dimanches 5 et 12 juin 1988.

2e tour des élections de 1988
Candidat Parti % Voix
A compléter A compléter A compléter A compléter
A compléter A compléter A compléter A compléter

Le taux d’abstention fut de ? % au premier tour, et de ? % au deuxième tour.

Élections de 1993

Les élections législatives françaises de 1993 ont eu lieu les dimanches 21 et 28 mars 1993.

2e tour des élections de 1993 17
Candidat Parti % Voix
Jean-Yves Cozan UDF 53,20 % 31 983
Kofi Yamgnane PS 46,80 % 28 132

Le taux d’abstention fut de 27,72 % au premier tour et de 25,91 % au deuxième tour17.

Élections de 1997

Les élections législatives françaises de 1997 ont eu lieu les dimanches 25 mai et 1er juin 1997.

2e tour des élections de 1997 22
Candidat Parti % Voix
Kofi Yamgnane PS 53,75 % 33 649
Jean-Yves Cozan UDF 46,25 % 28 957

Le taux d’abstention fut de 27,68 % au premier tour et de 20,97 % au deuxième tour22.

Élections de 2002

Les élections législatives françaises de 2002 ont eu lieu les dimanches 9 et 16 juin 2002.

2e tour des élections de 2002 20,23
Candidat Parti % Voix
Christian Ménard UMP 50,14 % 30 031
Kofi Yamgnane PS 49,86 % 29 864

Le taux d’abstention fut de 29,13 % au premier tour et de 28,25 % au deuxième tour20,23.

Élections de 2007

Les élections législatives françaises de 2007 ont eu lieu les dimanches 10 et 17 juin 2007.

Premier tour Second tour
Nombre d’inscrits 88 705 100,00 % 88 705 100,00 %
Nombre de votants 61 127 68,92 % 60 434 68,13 %
Suffrages exprimés 59 584 98,59 % 59 576 97,46 %
Candidats et résultats :
Nom du candidat Parti 1er tour 2e tour
Voix  % Voix  %
Christian Ménard, député sortant UMP 24 459 41,39 29 903 50,19
Richard Ferrand, conseiller général de Carhaix-Plouguer PS 15 050 25,26 29 673 49,81
Christian Troadec, maire de Carhaix-Plouguer Gauche alternative, autonomiste, UDB 7 393 12,41
Catherine Le Moan, maire de Telgruc-sur-Mer UDF 5 524 8,77
Matthieu Guillemot LCR 2 208 3,71
Danielle Lemoine GE 1 216 2,04
Marie-Anne Haas FN 1 173 1,97
Corinne Nicole PCF 1 081 1,81
Jean-Yves Queinnec FEA 522 0,88
Elisabeth Donnardieu MPF 478 0,80
Elisabeth Guillou-Piro LO 390 0,65
Philippe Milliau MNR 190 0,32

Le taux d’abstention fut de 31,87 % au premier tour et de 31,08 % au deuxième tour21.

Élections de juin 2012

Les élections législatives françaises de 2012 ont lieu les dimanches 10 et 17 juin 2012.

Résultats des élections législatives des 10 et 17 juin 2012 de la 6e circonscription du Finistère24
Candidat Parti Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Richard Ferrand PS 18 300 32,29 31 965 58,36
Dominique Cap UMP 15 733 27,76 22 807 41,64
Christian Troadec PS dissident-MBP 11 286 19,92 25
Marie Anne Haas FN 4 312 7,61
Noëlle Péoc’h FG (DVG) 2 999 5,29
Jocelyne Leclerc EELV 2 118 3,74
Marie Laurent PCD26 636 1,12
André Ménesguen NPA 556 0,98
Sophie Rossigneux DLR 540 0,95
Élisabeth Piro LO 188 0,33
Inscrits 89 396 100,00 89 355 100,00
Abstentions 32 033 35,83 32 769 36,67
Votants 57 363 64,17 56 586 63,33
Blancs et nuls 695 1,21 1 814 3,21
Exprimés 56 668 98,79 54 772 96,79

Notes et références

  1. Source : Journal Officiel du 14 octobre 1958 [archive]
  2. « Liste alphabétique des députés de la Ire législature 1958-1962 (groupe politique, département) » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 20 août 2007)
  3. « Liste alphabétique des députés de la IIe législature 1958-1962 (groupe politique, département) » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 20 août 2007)
  4. « Liste alphabétique des députés de la IIIe législature 1967-1968 (groupe politique, département) » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 20 août 2007)
  5. « Liste alphabétique des députés de la IVe législature 1968-1973 (groupe politique, département) » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 20 août 2007)
  6. « Liste alphabétique des députés de la Ve législature 1973-1978 (groupe politique, département) » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 20 août 2007)
  7. « Liste alphabétique des députés de la VIe législature 1978-1981 (groupe politique, département) » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 20 août 2007)
  8. « Liste alphabétique des députés de la VIIe législature 1981-1988 (groupe politique, département) » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 20 août 2007)
  9. « Liste alphabétique des députés de la VIIIe législature 1986-1988 (groupe politique, département) » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 20 août 2007)
  10. Loi relative à la délimitation des circonscriptions pour l’élection des députés, surnommée redécoupage Pasqua (du nom de Charles Pasqua, ministre de l’intérieur en 1986) : « Publication au JORF du 25 novembre 1986 » [archive], sur http://www.legifrance.gouv.fr/ [archive], site du service public de la diffusion du droit en France (consulté le 13 juin 2007). Cette loi crée en outre 86 nouvelles circonscriptions législatives en France, leur nombre total passant de 491 à 577.
  11. « Circonscriptions électorales du Finistère et divisions administratives associées » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 10 juin 2007)
  12. Résultats du recensement de 1999 : « Tableaux et Analyses de la sixième circonscrition du Finistère (Pour la population totale, consulter la page POP1) » [archive], sur http://www.insee.fr [archive], site de l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques (consulté le 10 juin 2007)
  13. « La population des circonscriptions électorales (Recensement de 1999) » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 13 juin 2007)
  14. Ce qui fait que la circonscription est sous-représentée par rapport à la moyenne nationale (voir la carte de représentativité des circonscriptions législatives françaises), la représentativité théorique par circonscription étant de 105 600 habitants.
  15. Finistère – Carte de circonscriptions – Élections législatives 2012 [archive]
  16. a et b « Description et Atlas des circonscriptions électorales de France » [archive], sur http://www.atlaspol.com [archive], Atlaspol, site de cartographie géopolitique (consulté le 13 juin 2007)
  17. a, b et c « Législatives de 1993 : Circonscriptions du Finistère (29) » [archive], sur http://elections.figaro.net/popup_2004/accueil.html [archive], historique des scrutins organisés depuis 1989, site du journal Le Figaro (consulté le 13 juin 2007)
  18. « Liste des députés par département de la XIe législature » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 10 juin 2007)
  19. « Liste des députés par département de la XIIe législature » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 10 juin 2007)
  20. a, b et c « Résultats des élections législatives de 2002 : Finistère (29) — sixième circonscription (résultats officiels) » [archive], sur http://www.interieur.gouv.fr [archive], site officiel du Ministère de l’Intérieur français (consulté le 12 juin 2007)
  21. a et b « Résultats des élections législatives de 2007 : Finistère (29) — sixième circonscription (résultats officiels) » [archive], sur http://www.interieur.gouv.fr [archive], site officiel du Ministère de l’Intérieur français (consulté le 12 juin 2007)
  22. a et b « Résultats des élections de la XIe législature dans le département du Finistère » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 13 juin 2007)
  23. a et b « Résultats des élections de la XIIe législature dans le département du Finistère » [archive], sur http://www.assemblee-nationale.fr [archive], site de l’Assemblée nationale française (consulté le 13 juin 2007)
  24. Résultats officiels de la circonscription [archive], sur le site du ministère de l’Intérieur.
  25. Bien qu’en ballotage à l’issue du premier tour, ne se présente pas au second tour.
  26. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées PCD.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Département du Finistère

Circonscriptions en France

Le très sarkozyste Henri Guaino vole au secours de Richard Ferrand, accusé d’une « faute »

 

Luc Carvounas juge que Richard Ferrand a commis… par franceinfo
 

La polémique concernant Richard Ferrand ne s’éteint pas, les arguments de ses détracteurs sont sérieux.

Et voilà que tout à coup, tel le loup sortant du bois, le fidèle défenseur de Nicolas Sarkozy intervient aussi en faveur de l’accusé du jour…

Je redis là ce que j’ai déjà écrit récemment : lorsqu’en 2005 ma fonction de représentation de l’association AC ! Brest m’amenait parfois à contacter des responsables de la gestion des RMI pour le Conseil général du Finistère, avant de répondre à mes questions, la personne que j’avais au bout du fil me faisait patienter ou me demandait de la rappeler afin de lui laisser le temps de se renseigner auprès de ses collègues des Hauts-de-Seine…

Mais ce n’est pas le plus gros problème que me pose M. Richard Ferrand, non, loin de là : ce monsieur a quand même été l’auteur, en 2011, d’un texte public ne laissant planer absolument aucun doute quant à sa connaissance des conflits qui en 2008 et 2009 m’avaient opposée sur Internet, et notamment sur le site Rue89, au malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi ainsi qu’à toute sa bande de cybercriminels… Pire encore : partisan, son propos était à mon égard exactement celui de mes bourreaux, des ASSASSINS de ma famille, une famille d’ingénieurs tous haïs à la hauteur de leur intellect uniquement par des CRAPULES.

Dans ces conditions, je m’interroge et attends la suite d’investigations que j’espère toujours en cours.

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/8h30-aphatie/revelations-du-canard-enchaine-luc-carvounas-juge-que-richard-ferrand-a-commis-une-faute_2186515.html

Révélations du « Canard enchaîné » : Luc Carvounas juge que Richard Ferrand a commis « une faute »

 

Le porte-parole du PS pour les législatives, invité jeudi de franceinfo, a estimé que le ministre de la Cohésion des territoires avait commis « une faute » en 2011, « en laissant faire sa femme » dans l’affaire immobilière révélée par le « Canard enchaîné ».

 

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franceinfoRadio France

Mis à jour le 25/05/2017 | 11:52
publié le 25/05/2017 | 09:26

 

Luc Carvounas, maire d’Alfortville, sénateur PS du Val-de-Marne.
Luc Carvounas, maire d’Alfortville, sénateur PS du Val-de-Marne. (RADIO FRANCE / JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT)

 

Le sénateur-maire PS d’Alfortville, invité jeudi 25 mai de franceinfo, a estimé que Richard Ferrand avait commis « une faute », dans l’affaire immobilière et familiale révélée mercredi par le Canard enchaîné. Luc Carvounas s’est aussi étonné du silence du ministre de la Justice, François Bayrou, sur ce « premier couac », dit-il, dans le gouvernement. Le porte-parole du Parti socialiste pour les législatives n’a pas apprécié les premières réactions de Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires.

« Ce qui m’intéresse, comme parlementaire de gauche et je voterai la première loi sur la moralisation de la vie publique, c’est de savoir ce que pense le Garde des sceaux, François Bayrou, qui est en train de plancher et d’écrire une loi. Quelle est son appréciation sur l’échelle des valeurs ? Je n’entends rien », a déclaré Luc Carvounas, en campagne pour les législatives dans le Val-de-Marne. « S’il n’y pas la réaction à la hauteur des enjeux qui sont censés être les nôtres dans ce texte, alors cela veut dire que nous sommes sur du cynisme, des mensonges, de l’hypocrisie et des coups de communication », a-t-il ajouté.

« Je pense qu’il y a une faute de la part de Monsieur Ferrand qui a laissé faire sa femme vis à vis de cette affaire », a estimé Luc Carvounas, qui engage à vérifier si’il n’y a pas d’argent public dans ce dossier immobilier.

>>>Retrouvez ici la liste des candidats aux législatives dans la 9e circonscription du Val-de-Marne

Des « garde-fous » de gauche à l’Assemblée

Appelé à préciser les ambitions du PS pour les législatives, Luc Carvounas a déclaré que l’objectif était que « des hommes et des femmes de  gauche socialistes puissent être un peu les garde-fous de ce qui nous est annoncé dans ce quinquennat ». Le sénateur-maire PS d’Alfortville a estimé qu’il y a « besoin de gauche à l’Assemblée nationale et d’un débat ». « Je ne redoute pas le pire, mais pense qu’il va y avoir des déçus, y compris dans l’électorat naturellement socialiste qui a voté pour Emmanuel Macron. Il y a des choses qu’on ne peut pas accepter. Je ne peux pas accepter de franchir le Rubicon sur l’augmentation de la CSG qui va pénaliser le pouvoir d’achat des retraités ou le Code du travail réformé par ordonnance », a précisé Luc Carvounas. « C’est une politique de droite qui va s’appliquer dans notre pays. Ce n’est pas insultant de le dire (…) Il faudra bien qu’il y ait des gens de gauche pour préserver nos acquis sociaux », a-t-il ajouté.

Interrogé sur la prolongation de l’état d’urgence souhaitée par Emmanuel Macron, Luc Carvounas aurait souhaité que le Premier ministre « consulte les grands partis traditionnels ». « Il aurait été sain et démocratique, face à la verticalité du pouvoir, qu’Edouard Philippe consulte les grands partis politiques de ce pays », a déclaré le sénateur PS, précisant qu’il votera la prolongation jusqu’en novembre.

Manuel Valls a « le même parcours » qu’Éric Besson

Interrogé sur les ralliements pressentis ou actés à la majorité présidentielle, Luc Carvounas, a comparé Manuel Valls à Éric Besson, qui avait accepté en 2007 d’entrer au gouvernement sur demande de Nicolas Sarkozy. « Dans le passé, il y a eu Eric Besson et Jean-Marie Bockel qui ont soutenu une politique de droite. Manuel Valls a le même parcours politique aujourd’hui », a lancé le candidat PS aux législatives dans le Val-de-Marne. « Je suis là pour vous le dire franchement, j’ai un désaccord politique profond avec Manuel Valls, tout en ayant du respect et de l’amitié pour lui », a précisé Luc Carvounas.

« Quand l’ancien Premier ministre de François Hollande soutient le nouveau président de la République mais surtout le chef de la majorité Edouard Philippe, qui a voté contre toutes les lois pendant cinq ans présentées par Manuel Valls, il y a juste un problème de cohérence », a-t-il poursuivi. Le porte-parole du PS pour les législatives regrette cependant le traitement « non bienveillant » qui a été réservé à l’ancien Premier ministre, même si La République en marche (LREM) n’a pas investi de candidat face à lui dans l’Essonne. « Ils ont été sur la retenue mais avec une pince à linge pour se boucher le nez. Je trouve que tout cela n’est pas à la hauteur des enjeux », a regretté Luc Carvounas.

: élections 2017

 

http://www.bfmtv.com/politique/en-fevrier-sur-rmc-ferrand-fustigeait-l-embauche-de-son-conjoint-ou-enfants-a-l-assemblee-1171749.html

En février sur RMC, Ferrand fustigeait « l’embauche de conjoints ou enfants » à l’Assemblée

 

25/05/2017 à 11h14
  • Newsletter Elysée 2017

Peut-il tenir? C’est la question qui affleure après que le nouveau ministre a confirmé, en plus d’un montage immobilier favorisant sa compagne, avoir embauché son fils en tant qu’assistant parlementaire.

 

Les archives vidéo ne pardonnent rien aux politiques. Aujourd’hui ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand s’impose comme un fervent partisan d’un renforcement de la morale en politique. Invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC en février dernier, il préconisait notamment de « s’engager, par exemple, à ne pas embaucher son conjoint ou ses enfants lorsque l’on a une fonction publique ». L’affaire Fillon venait d’éclater à la suite d’un article du Canard Enchaîné daté du 25 janvier 2017.

Mercredi, Le Canard enchaîné révélait que Richard Ferrand, pièce maîtresse du nouveau président, avait embauché de son fils quelques mois en tant que collaborateur parlementaire entre janvier et mai 2014. Selon l’hebdomadaire, Richard Ferrand a versé 8.704 euros brut à son fils pour ces tâches sur l’ensemble de la période.

Le Canard enchaîné a également épinglé Richard Ferrand pour une affaire immobilière, alors qu’il était encore directeur général des Mutuelles de Bretagne en 2011. L’organisme avait souhaité louer des locaux commerciaux à Brest (Finistère) pour ouvrir un centre de soins et avaient choisi entre trois propositions celle d’une société immobilière appartenant à la compagne de Richard Ferrand.

Une affaire qui tombe au plus mauvais moment

« Je vois bien qu’aujourd’hui. Il y a un rejet total de l’idée qu’un parlementaire puisse embaucher l’un de ses proches. Je ne le referais pas », a insisté le député du Finistère sur franceinfo.

« Ça meurtrit évidemment Richard, qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…) mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral », a assuré Christophe Castaner.

Dans son programme, Emmanuel Macron a dit vouloir interdire à tout élu ou ministre d’embaucher un membre de sa famille et, pour prévenir les conflits d’intérêts, empêcher les parlementaires d’exercer des activités de conseil parallèlement à leur mandat.

David Namias avec Anne-Sophie Warmont

 

 

http://www.lefigaro.fr/elections/legislatives/2017/05/25/38001-20170525LIVWWW00052-en-direct-le-fil-politique-du-jeudi-25-mai-2017.php

à 14:02

En campagne dans le Finistère, Richard Ferrand exclut toute démission

 

Au cours du déplacement dans le Finistère dont nous vous parlions plus bas, le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand a exclu toute démission.

Lire aussi : Richard Ferrand pris à son tour dans la tourmente des affaires

« Pas une seconde », Richard Ferrand n’a pensé à démissionner. « On démissionne quand on est coupable de quelque chose. Je ne suis coupable de rien ni sur le plan légal, ni sur le plan moral », a affirmé le ministre face à des journalistes présents à Huelgoat (Finistère), des propos diffusés par BFMTV.

Interrogé sur son avenir après les législatives, le ministre a répondu: « J’espère bien que Dieu me prêtera vie longtemps », avant d’ajouter: « Les Françaises et les Français veulent que le président ait une majorité pour gouverner et je suis un maillon de cette majorité ».

Selon Le Canard enchaîné, les faits remontent à 2011: à Brest, les Mutuelles de Bretagne, qui souhaitaient louer des locaux commerciaux pour ouvrir un centre de soins, avaient choisi parmi trois propositions celle d’une société immobilière appartenant à la compagne de Ferrand.

Dans une interview au quotidien Le Télégramme parue jeudi, Richard Ferrand assure que sa « compagne s’était déjà engagée dans l’acquisition de ces locaux avant la décision des Mutuelles ». « A l’unanimité, précise-t-il au journal breton, le conseil d’administration, qui est l’instance de décision (et dont je ne fais pas partie !), a choisi pour le prix et pour leur emplacement les locaux possédés par ma compagne. D’ailleurs, le bail a été reconduit en 2014, preuve que ces locaux conviennent… étant précisé que j’ai quitté la direction des Mutuelles en 2012. »

« Ça durcit le cuir, mais je m’en serais bien passé », admet Ferrand. « Je suis sans doute devenu une cible du fait de mon engagement très exposé et de ma récente nomination. Mais j’ai ma conscience pour moi et le caractère résistant des Bretons ! Je suis aussi républicain : le respect de la loi prime sur tout. »
à 13:26

Macron reçu par Trump à Bruxelles

Le président américain Donald Trump a accueilli son homologue français Emmanuel Macron à l’ambassade des Etats-Unis à Bruxelles pour leur toute première rencontre, un déjeuner de travail en marge d’un sommet de l’Otan.

Le très sarkozyste Henri Guaino vole au secours de Richard Ferrand, accusé d'une

crédits : REUTERS/Jonathan Ernst

Melania Trump était également sur le perron de l’ambassade pour recevoir le nouveau président français. Au menu, chargé, de la rencontre prévue pour durer plus d’une heure: le sommet de l’Otan et celui du G7 qui s’ouvrira jeudi en Italie, les crises régionales (Syrie, Ukraine, Corée du Nord…), l’économie et le respect, toujours incertain, par la nouvelle administration américaine de l’accord de Paris sur le climat.

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crédits : AP Photo/Evan Vucci

à 12:58

Pendant ce temps-là, Richard Ferrand fait campagne

Comme si de rien n’était, Richard Ferrand, au coeur d’une tourmente, fait campagne dans sa circonscription et use des vieilles méthodes de la politique, à savoir être sur le terrain et le faire savoir :

Comme chaque année depuis 2009, j’ouvre avec Françoise Livinec une nouvelle et passionnante exposition à l’École des filles #circo2906 pic.twitter.com/bbhJAtdBYA

– Richard Ferrand (@RichardFerrand) May 25, 2017

Plus tôt, il était sur un marché à Huelgoat.

à 11:59

Affaire Ferrand : Guaino lui vient en aide

Henri Guaino, candidat aux législatives à Paris, a dénoncé « l’hystérie » qui a « conduit à une espèce de chasse à l’homme », à propos de Richard Ferrand. « Je suis frappé par cette hystérie qui, brusquement, à partir d’une information dont personne ne connaît réellement les tenants et les aboutissants, conduit à cette espèce de chasse à l’homme », a regretté Guaino sur RTL, également « choqué par l’espèce de folie de la transparence et de l’inquisition ».

Richard Ferrand doit-il démissionner de son poste de ministre de la cohésion sociale? « C’est à lui d’en juger (…) Mais, « pour l’instant, on n’a pas les éléments en main d’un énorme scandale qui justifie qu’il quitte son poste », a répondu ce député LR sortant des Yvelines et ex-plume de Nicolas Sarkozy.

« Je connais Richard Ferrand pour l’avoir côtoyé pendant 5 ans à l’Assemblée, il me paraît être plutôt quelqu’un d’honnête et de sérieux. Ce n’est pas une affaire d’argent public, pas une affaire de marché public. Il appartient, s’il y a un doute, au parquet de diligenter une enquête préliminaire. Et on verra bien », a ajouté ce candidat aux législatives dans la 2e circonscription de Paris, où LR et l’UDI ont investi Nathalie Kosciusko-Morizet.

Selon Guaino, « il est important que la vie politique soit morale, et si l’on veut moraliser, il est important aussi que chacun garde son sang froid , n’accuse pas à tort et à travers sans avoir les éléments pour le faire ». Il a également estimé que la saisie annoncée par Bernard Accoyer, secrétaire général de LR, du Parquet national financier (PNF) n’était « pas la meilleure idée » qui soit. « Condamner avant même d’avoir ouvert le dossier me fait un peu froid dans le dos », a-t-il lancé.

Interrogé sur la loi de moralisation de la vie politique préparée par le gouvernement, le député LR a affirmé: « on verra ce qu’il y a dedans, mais à force d’en rajouter toujours, en jouant sur la suspicion générale qui existe aujourd’hui vis-à-vis des responsables politiques, on va finir par détruire la vie politique ». « Il faut être raisonnable » et ne pas « tomber dans une espèce d’ordre moral qui va finir par tuer la politique. On est parti dans une espèce de délire général qui commence à devenir un peu inquiétant », a-t-il estimé. « Cette loi, je verrai ce qu’il y a dedans, mais n’en faisons pas l’outil de toutes les démagogies ».
à 11:21

Affaire Ferrand : le FN dénonce un « deux poids deux mesures »

Le sénateur-maire FN de Fréjus David Rachline a dénoncé un « deux poids deux mesures » à propos de l’attitude de la justice après les révélations du Canard enchaîné sur le ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand.

Selon Rachline, interrogé sur BFMTV, Marine Le Pen, présidente du Front national et candidate aux législatives dans le Pas-de-Calais, « a eu raison » en demandant mercredi la démission du ministre. Jugeant que « la justice ne semble pas se passionner pour ce sujet, tandis qu’elle était beaucoup plus dynamique dans le cas de plusieurs autres candidats ou personnalités il y a encore peu de temps », il a déclaré que « c’est un deux poids deux mesures assez étrange ».

« Peut-être qu’il n’y a rien d’illégal, c’est à la justice de le dire », a ajouté l’élu du Var, reprochant tout de même à Ferrand de faire « comme ce qu’il dénonçait il y a encore quelques semaines ».

Le parti Les Républicains a annoncé mercredi son intention de saisir le parquet national financier (PNF) pour qu’il ouvre une enquête. Mais, selon une source proche du dossier, « les faits évoqués à ce stade n’entrent pas dans le champ de compétence du PNF ».

Selon l’hebdomadaire satirique, les Mutuelles de Bretagne, dont Ferrand était à l’époque directeur général, ont choisi en 2011 de louer un local d’une société immobilière appartenant à sa compagne, parmi trois propositions. Le ministre a qualifié ces accusations de « dénonciations calomnieuses » assurant que le local retenu avait été choisi car il était « le mieux placé et le moins cher ».

Sur un autre volet dévoilé par Le Canard, l’embauche de son fils quelques mois comme collaborateur parlementaire, le ministre de la Cohésion des territoires a toutefois évoqué des regrets en déclarant : « Si c’était à refaire, je ne le referais pas ».
à 11:18

Bonjour à tous et bienvenue

Merci de suivre avec nous cette nouvelle journée d’actualité politique, animée notamment par la campagne des législatives ou les remous de l’affaire Richard Ferrand. N’hésitez pas à nous faire part de vos avis dans les commentaires.

Richard Ferrand n’aime pas les Bretons, ce n’est pas nouveau…

 

Emmanuel Macron et les « illettrés » des… par Europe1fr
 

Et voilà, le mot de « corbeau » a bien été lâché ce matin et depuis, Richard Ferrand en a encore remis une couche sur les Bretons…

Qui donc avait soufflé à Emmanuel Macron son délire de 2014 sur les Bretons soi-disant « illettrés » ?

En charge de l’insertion pour le Conseil général du Finistère, Richard Ferrand n’affichait bien que mépris, condescendance, cynisme ou moquerie à l’égard de sa population de « fragiles » RMIstes finistériens ou bretons en 2005 lorsque, secrétaire de l’association AC ! Brest, je l’avais entendu s’exprimer à ce sujet devant un public idoine.

Soyons tout à fait clairs sur la haine des Bretons qui anime en France un certain nombre d’individus d’autres origines, particulièrement des chefs d’entreprise véreux, des fonctionnaires ou des élus CORROMPUS : nous sommes toujours, globalement, plus instruits qu’eux, mieux éduqués, mieux formés, ce qui insupporte tous ceux d’entre eux qui pour d’obscures raisons continuent à s’estimer supérieurs, mais redoutent par-dessus tout nos lumières…

 

http://www.huffingtonpost.fr/2017/05/23/richard-ferrand-reste-muet-sur-le-montage-immobilier-revele-pa_a_22106203/?utm_hp_ref=fr-richard-ferrand

Richard Ferrand reste muet sur le « montage immobilier » révélé par le « Canard enchaîné », un porte-parole dénonce des « boules puantes »

 

En meeting ce mardi 23 mai, le ministre de la Cohésion des territoires a refusé de répondre aux questions sur un lucratif montage immobilier.

 

24/05/2017 04:45 CEST | Actualisé il y a 11 heures

 

POLITIQUE – Une « boule puante »… Mardi 23 mai, en meeting à Aubervilliers pour présenter les candidats franciliens de « La République en marche ! » aux législatives, le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand a ostensiblement refusé de répondre aux questions sur un « montage immobilier » révélé par le Canard enchaîné. Selon un article à paraître ce mercredi 24 mai dans l’hebdomadaire, la compagne du ministre aurait remporté un appel d’offre auprès des Mutuelles de Bretagne en 2011, alors que Richard Ferrand en était le directeur général.

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article, c’est plutôt Benjamin Griveaux, porte-parole du parti et candidat aux élections législatives dans la 5ème circonscription de Paris, qui s’est chargé de fustiger ces révélations avant le début du rassemblement.

« Que les boules puantes arrivent une semaine après la nomination de quelqu’un au poste de ministre alors que le sujet est connu aux Mutuelles de Bretagne depuis des années, franchement, ça ne trompe personne », a laissé entendre le porte-parole, dénonçant des « âneries » qui reposent sur « aucun fondement juridique ». « Revoyez vos cours de droit, c’est un conseil d’administration qui prend les décisions dans une mutuelle, pas le directeur général », a ajouté ce fidèle d’Emmanuel Macron.

Si cette affaire ne concerne aucun argent public et n’est en rien illégale, elle intervient au tout début d’un quinquennat promis comme exemplaire en matière de favoritisme familial et de moralité des représentants de l’État. Après les emplois présumés fictifs de Penelope Fillon et de ses enfants, Emmanuel Macron compte notamment interdire aux parlementaires l’embauche de proches ou membres de leur famille pour mettre fin au « népotisme ».

 

http://www.huffingtonpost.fr/2017/05/24/attaque-sur-un-montage-immobilier-richard-ferrand-sinsurge-con_a_22106737/?utm_hp_ref=fr-homepage

Attaqué sur un montage immobilier, Richard Ferrand s’insurge contre des « dénonciations calomnieuses »

 

Les cadres d’En Marche! tentent de dédramatiser la polémique naissante autour du montage immobilier du ministre.

 

24/05/2017 09:46 CEST | Actualisé il y a 4 heures

 

Richard Ferrand n'aime pas les Bretons, ce n'est pas nouveau... dans AC ! Brest

POOL New / Reuters
Attaqué sur un montage immobilier, Richard Ferrand s’insurge contre des « dénonciations calomnieuses »

 

POLITIQUE – Après le silence, la riposte. Mis en cause par un article du Canard Enchaîné qui lui reproche à mots couverts d’avoir loué à sa femme des locaux lorsqu’il était à la tête d’une mutuelle, le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand et ses amis politiques ont contre-attaqué ce mercredi en qualifiant de « dénonciations calomnieuses » les révélations de l’hebdomadaire satirique.

La veille au soir, à l’occasion d’un meeting en vue des législatives, le ministre avait refusé de répondre aux sollicitations de la presse tout en affirmant au Canard que la location s’était faite au prix du marché. Ce mercredi, l’objectif est d’éteindre l’incendie avant qu’il ne s’étende.

« Personne ne conteste que l’opération ait été réalisé en totale transparence et au bénéfice des Mutuelles de Bretagne. La probité de Richard Ferrand n’est pas en cause », a-t-on indiqué à Matignon, le jour de la publication par le Canard enchaîné de ces informations.

A BFMTV, le ministre a ironisé sur ce « cadeau de bienvenue pour (s)a nomination au gouvernement ». « Les administrateurs et les administratrices du conseil d’administration, dont je ne suis pas, ont retenu la meilleure offre pour les conditions de travail des salariés », s’est-il justifié en rappelant que le bail, arrêté en janvier 2011, avait été renouvelé après son départ de la mutuelle.

Dans un communiqué, le ministère a lui aussi dénoncé une polémique lancée à dessein dans la foulée « de la nomination récente de Richard Ferrand au Ministère de la Cohésion des Territoires ». « Cette nouvelle responsabilité a conduit à donner de manière injustifiée de l’écho à des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher: il est au contraire unanimement reconnu qu’il a su redresser les Mutuelles de Bretagne, sauver 120 emplois et en créer plus de 200″, précise le ministère.

« Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le Conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre », assure le ministère, estimant qu’il s’agissait également d’un « choix économique de bonne gestion pour les Mutuelles ».

« Ça tombe mal »

Alors qu’Emmanuel Macron s’est engagé à engager une loi de moralisation de la vie publique dès le début de son quinquennat, l’affiare tombe mal, même si elle n’a pour l’heure aucune répercussion judiciaire.

« Ça tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet », a réagi ce mercredi le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner au micro d’Europe1. « Ca meurtrit évidemment Richard qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…) mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral », a-t-il certifié.

Porte-parole d’En Marche!, Benjamin Griveaux reconnait lui aussi que l’affaire « jette un trouble » mais y voit surtout les agissements d’un « corbeau » sans aller jusqu’à parler de « cabinet noir » comme l’avait fait la droite pendant l’affaire du PenelopeGate.

« La moralisation de la vie publique concerne l’argent public. Là, c’était de l’argent privé, dans le cadre de fonctions privées. Ca n’a rien à voir », a plaidé Benjamin Griveaux sur Franceinfo. »Soit vous voulez des gens qui viennent et qui ont eu une expérience dans le secteur privé, qui ont exercé pendant près de 25 ans dans le privé, et vous pouvez leur faire tous les procès que vous voulez sur leurs 25 années et donc vous n’aurez jamais ni de députés ni de ministres qui viennent du secteur privé », a poursuivi le porte-parole.

Dans une allusion à l’affaire Fillon, Eric Ciotti (LR) et Wallerand de Saint-Just (FN) ont tous deux ironisé sur le sujet en évoquant la saisine du Parquet national financier.

De son côté, le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis a réclamé des comptes au ministre de la Justice François Bayrou, chargé de porter la future loi sur la moralisation de la vie publique. « Je demande tout simplement que le Premier ministre et surtout le Garde des Sceaux, qui nous a dit qu’il faisait de la transparence la question de son accord avec Emmanuel Macron, je demande solennellement qu’aujourd’hui ils s’expriment sur le sujet », a-t-il déclaré sur Radio Classique.

 

http://www.huffingtonpost.fr/2017/05/24/les-arguments-du-camp-ferrand-sur-son-fils-ecartent-tout-soupcon_a_22107178/

Les arguments du camp Ferrand sur son fils écartent tout soupçon (mais vont vexer les Bretons)

 

L’entourage du ministre de la Cohésion des territoires dément tout emploi fictif et livre le détail des salaires perçus par Emile Ferrand.

 

24/05/2017 15:40 CEST | Actualisé il y a 7 minutes

 

 dans Attentats

Charles Platiau / Reuters
Richard Ferrand en conférence de presse au QG d’En Marche! le 8 mai.

 

POLITIQUE – On en sait plus sur l’autre volet de « l’affaire Ferrand », celui de l’emploi de son fils comme attaché parlementaire. Dans son édition de ce mercredi 24 mai, le Canard enchaîné révèle que le député du Finistère, en plus d’avoir organisé un montage immobilier impliquant son épouse, avait embauché son fils comme collaborateur parlementaire en 2014.

L’hebdomadaire satirique reste cependant évasif quant aux détails de ce contrat, évoquant un salaire total de 8704 euros brut correspondant à « quelques mois » de travail. « Un petit job d’été », ironise le « Canard ». Sauf que les détails révélés ce mercredi par France info sur la réalité du travail d’Emile Ferrand éloignent le parfum de scandale qui entoure les informations du palmipède, au moins du point de vue légal.

Après consultation des e-mails échangés entre Richard Ferrand et ses collaborateurs, France info assure que le travail d’Emile Ferrand, embauché entre le 13 janvier et le 16 mai 2014, n’avait rien de fictif. Le jeune homme, 23 ans à l’époque, s’occupait alors de « rédiger la lettre d’information bimestrielle du député, de mettre à jour son blog ou son compte Facebook ou même de réserver des trains ».

Surtout, on apprend que les sommes perçues par le fils de Richard Ferrand sont moins spectaculaires que ce que le récit du Canard enchaîné le laissait penser. Voici donc les salaires perçus par Emile Ferrand durant ces cinq mois: « 776,03 euros net en janvier pour 27 heures, 1 266,16 euros net en février, mars, avril pour 35 heures et 2 222 euros en mai », détaille france info. Si le jeune homme a touché plus en mai 2014, c’est en raison du versement de son solde de tout compte. « Emile Ferrand a donc touché 796,51 euros nets, soit 1699,13 euros par mois en moyenne », explique le site de la radio.

Pour autant, si ces éléments peuvent écarter les soupçons de malversation, la justification du camp Ferrand quant aux raisons qui ont conduit le député PS à embaucher son fils sont pour le moins laborieuses. « Je vous invite à aller faire un tour en Centre-Bretagne. Ce n’est pas simple de trouver un jeune, volontaire, pour travailler cinq mois, qui sait lire et écrire correctement, aller sur internet », a justifié son entourage à France info. Les Bretons apprécieront.

 

http://www.europe1.fr/economie/macron-et-les-illettres-des-abattoirs-gad-un-vrai-sujet-2234175

Macron et les « illettrés » de Gad : une polémique et un vrai sujet

 

15h19, le 17 septembre 2014, modifié à 23h03, le 17 septembre 2014

Macron et les "illettrés" de Gad : une polémique et un vrai sujet

RETOUR SUR – Le ministre de l’Economie a jugé qu’une partie non négligeable des employés bretons  étaient « illettrés » avant de regretter ses propos.

 

L’info. Pour sa première interview en tant que ministre de l’Economie, mercredi sur Europe 1, Emmanuel Macron est revenu sur le dossier Gad, dont de nombreuses employées seraient « illettrées ». Des propos fraîchement accueillis sur les réseaux sociaux où, quelques jours après la polémique sur les « sans dents », on oppose fréquemment le profil surdiplômé de l’ancien banquier d’affaires au profil des Français lambda. Emmanuel Macron a donc été contraint d’exprimer ses regrets, mercredi après-midi à l’Assemblée nationale. Sauf que, sur le fond, ses propos renvoient à une réalité bien concrète.

La déclaration. Alors que le ministre détaillait les blocages de la société française, il s’est attardé sur les tarifs et les délais d’attente pour passer le permis de conduire, que le gouvernement souhaite réduire. Et Emmanuel Macron d’expliquer qu’il y avait urgence en la matière, citant l’exemple des salariés des abattoirs Gad, dans la tourmente depuis 2013 et pour qui le permis est indispensable pour retrouver un emploi. Sauf que décrocher le fameux sésame suppose de maitriser la lecture et l’écriture.

« Dans les sociétés dans mes dossiers, il y a la société Gad : il y a dans cet abattoir une majorité de femmes, il y en a qui sont pour beaucoup illettrées ! On leur explique qu’elles n’ont plus d’avenir à Gad et qu’elles doivent aller travailler à 60 km ! Ces gens n’ont pas le permis ! On va leur dire quoi ? Il faut payer 1.500 euros et attendre un an ? Voilà, ça ce sont des réformes du quotidien, qui créent de la mobilité, de l’activité ! », a-t-il déclaré.

Emmanuel Macron et les "illettrés" des...par Europe1fr

>> VIDEO – L’intégralité de l’interview d’Emmanuel Macron sur Europe 1

Macron accusé de mépris. Cette déclaration n’a pas tardé à faire réagir, notamment sur Twitter.

Si tu es #SansDents est #illettré tu es vraiment  Mal barré #Macron— JEREMY GOULET  (@JERGOU84) 17 Septembre 2014

Et même les politiques s’en sont emparés, à l’image de l’UMP Valérie Debord :

En déclarant que les salariées de #Gad  étaient illettrées #Macron fait tomber le masque d'une gauche d'en haut méprisante et blessante— Valérie Debord ن (@DebordValerie) 17 Septembre 2014

Mais il soulève un vrai problème. Face à l’émoi provoqué, notamment en Bretagne, le cabinet d’Emmanuel Macron n’a pas tardé à contacter le rédaction du quotidien régional Le Télégramme pour concéder que le ministre  avait utilisé un terme « extrêmement blessant ». Et qu’il n’avait « aucun mépris envers les salariés » de Gad.

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Une fois ce volet politique et sémantique refermé, qu’en est-il des faits ? En décembre 2013, Europe 1 précisait que le taux d’illettrisme avoisinait les 20% chez les salariés des abattoirs Gad, un chiffre confirmé à Europe 1 mercredi par des sources syndicales. Or ce taux s’établit à 9,5% au niveau national, selon les chiffres de l’Insee datant de 2010. Le taux d’illettrisme est donc deux fois supérieur chez les employés des abattoirs, et cela s’explique : toujours selon l’Insee, l’illettrisme est plus important dans les zones rurales et augmente avec l’âge. Or la moyenne d’âge des employés Gad est de 42 ans, avec un parcours scolaire souvent raccourci. Emmanuel Macron a juste oublié de préciser qu’il s’agit d’une minorité.Une problématique dont les abattoirs Gad se sont déjà emparés. Conscient de ce problème d’illettrisme, les abattoirs Gad se sont penchés sur le sujet dès 2010 en proposant à leurs salariés volontaires une formation « Maîtrise des savoirs fondamentaux ». Pendant quatre mois et demi, les salariés intéressés participent tous les mercredis à cette formation prodiguée par l’Arep, l’organisme de formation continue du Pays de Ploërmel, comme le racontait Ouest France en avril 2014.

« L’entreprise et les différents postes de travail sont des supports pour travailler la lecture, l’écriture et l’expression orale. Au-delà de l’acquisition des savoirs de base, ce dispositif permet aussi aux salariés de reprendre confiance en eux. Chaque année, deux sessions de formations sont organisées », précise le Gref Bretagne.

Lire et écrire, indispensable pour retrouver un emploi. La déclaration malencontreuse d’Emmanuel Macron renvoie donc à une réalité bien concrète. Et les employés des abattoirs Gad de Josselin risquent bien de devoir trouver un travail : après la fermeture du site de Lampaul-Guimiliau, fin 2013, le tribunal de commerce de Rennes a prononcé jeudi la liquidation judiciaire du site avec une poursuite d’activité de trois mois pour permettre au groupe Intermarché de déposer une offre de reprise.

permis de conduire ceinture de sécurité

En cas de non-reprise, près de 1.000 personnes vont devoir chercher un emploi. Et les statistiques sont formelles : « à niveau et sexe identiques, un jeune actif possédant le permis de conduire a deux fois plus de chances de trouver un travail », selon l’Insee. D’où la déclaration d’Emmanuel Macron, pour qui une réforme du permis de conduire, avec un délai raccourci et une baisse des tarifs, est un levier pour relancer l’emploi. Mais qui nécessite aussi une amélioration de la formation continue pour permettre à tous une mise à niveau des capacités de lecture et d’écriture, indispensables pour décrocher le fameux permis.Ce que n’a pas manqué de souligner Emmanuel Macron dans son mea culpa quelques heures plus tard : « Je prenais cet exemple précisément parce qu’il est une injustice exemplaire, parce que précisément cet exemple de Gad pour lequel plusieurs députés ici se sont battus (…) c’est que ces salariées n’ont pas eu la formation et la formation continue qu’elles étaient en droit d’attendre ». « C’est parce que souvent, elle n’ont précisément pas eu, c’était l’exemple que je voulais prendre, le permis de conduire qu’on doit (le) leur donner », a ajouté le ministre, avant de présenter à nouveau ses « excuses les plus plates ».

NB : il ne faut pas confondre l’illettrisme et l’analphabétisme. Dans le premier cas, les personnes concernées ont appris à lire et écrire mais en ont perdu la maîtrise. Dans le second, les personnes n’ont pas bénéficié d’un enseignement en bonne et due forme.

Europe1
Par Gabriel Vedrenne

 

Richard Ferrand a choisi l’exposition de la vie publique, il assume

Comme prévu hier soir, aujourd’hui la sauce s’allonge.

Après s’être tu et avoir dénoncé des « dénonciations calomnieuses » qui le poursuivraient depuis de nombreuses années, le ministre a décidé de s’expliquer et dit assumer les conséquences de son exposition publique.

Je rappelle ici que pour ma part, je ne m’étais jamais exposée d’aucune manière avant de voir, à compter des années 2008 à 2010, le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi multiplier les « révélations » publiques à mon sujet, ou plus exactement, mener à train d’enfer de monstrueuses campagnes de calomnies publiques nominatives à mon encontre, et ne comprends toujours pas ce que peut faire avec sa bande de cybercriminels M. Richard Ferrand, que je n’avais jamais cité ni critiqué nulle part et connaissais à peine.

 

http://www.bfmtv.com/politique/richard-ferrand-accuse-d-avoir-favorise-sa-compagne-dans-une-affaire-immobiliere-1170660.html

Richard Ferrand fragilisé par un montage immobilier impliquant sa compagne

 

24/05/2017 à 08h21

C’est une affaire qui pourrait embarrasser le gouvernement d’Edouard Philippe. Selon Le Canard enchaîné, Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, a loué des locaux appartenant à sa compagne alors qu’il était directeur d’une mutuelle. Sur BFMTV, il dénonce une « pseudo-affaire ».

 

Sur le papier, rien d’illégal, pas d’argent public en jeu et aucune plainte. Mais depuis le scandale de l’affaire Penelope Fillon, le moindre soupçon de favoritisme familial peut devenir embarrassant. Le Canard Enchaîné révèle ce mercredi que la mutuelle dont Richard Ferrand, l’actuel ministre de la Cohésion des territoires, était à l’époque le directeur a loué ses bureaux à une société civile immobilière (SCI) dont la gestionnaire n’était autre que la compagne du député du Finistère.

« Faire d’un acte de gestion banal une pseudo-affaire »

Pour soutenir les candidats de La République en marche en campagne en vue des élections législatives de juin prochain, Richard Ferrand a tenu un meeting mardi à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. Mais pas un mot sur les accusations à son encontre. Ce mercredi, il s’est défendu sur BFMTV et assure que tout est transparent.

« Ceci était connu de tous, c’est parce qu’il était le mieux placé et le moins cher qu’il a été choisi (…) et a fait l’objet d’un renouvellement de bail (…) C’est une sorte de cadeau de bienvenue pour ma nomination au gouvernement. On essaie de faire d’un acte de gestion banal une pseudo-affaire. »

Dans un communiqué, son ministère a également réagi: « Cette polémique est le fruit de la nomination récente de Richard Ferrand au ministère de la Cohésion des territoires » et n’a « rien à se reprocher ». Matignon estime par ailleurs que l’honnêteté de Richard Ferrand « n’est pas en cause ».

Un prêt d’un peu plus de 402.000 euros

Selon Le Canard Enchaîné, qui estime que cette affaire ouvre « la saga des locations familiales », alors qu’il était encore directeur général des Mutuelles de Bretagne en 2011, le secrétaire général d’En Marche aurait favorisé sa compagne, Sandrine Doucen, dans le choix de locaux professionnels pour un loyer annuel de 42.000 euros. L’entreprise a signé un bail avec une SCI, au capital de 100 euros, qu’elle était en train de créer avec un ami de Richard Ferrand.

Elle aurait par ailleurs acheté les locaux « en mauvais état » à Brest en obtenant un prêt  »d’un peu plus de 402.000 euros », précise l’hebdomadaire, « traitement réservé aux acquéreurs qui disposent d’un locataire dont les revenus sont garantis ». Des travaux de rénovation, d’un montant de 184.000 euros, ont par ailleurs été exécutés par la mutuelle. La valeur de la SCI de Sandrine Doucen aurait été « multipliée par 3000″.

Le ministre ne dément pas

Le Canard enchaîné assure que le fait que la gérante de la SCI soit la compagne de Richard Ferrand n’est pas mentionné dans le procès-verbal du conseil d’administration de la mutuelle. Le ministre ne dément pas mais assume les faits.

« C’était la proposition la moins chère. Le prix était conforme au marché, et rien n’a été caché: tout le monde savait que cette SCI était la propriété de ma compagne », rapporte Le Canard Enchaîné.

Richard Ferrand a choisi l'exposition de la vie publique, il assume dans AC ! Brest 0c3593f280454006bc5e598328a81

Son fils employé comme assistant parlementaire

Dans un courrier envoyé au Canard enchaîné par le président des Mutuelles de Bretagne et que BFMTV s’est procuré, l’organisme à but non lucratif défend aussi son ancien collaborateur.

« J’ai bien compris qu’il s’agissait de mettre en cause l’honnêteté de notre ancien directeur général, devenu ministre, qui a non seulement pris une large part au redressement de notre Union mutualiste et a continué jusqu’à une date récente à accompagner son développement. »

Autre révélation de l’hebdomadaire: Richard Ferrand aurait employé son fils comme assistant parlementaire en 2014 durant plusieurs mois pour un montant total brut d’un peu moins de 9000 euros. Le ministre de la Cohésion des territoires a indiqué à BFMTV qu’il avait travaillé pour lui de mi-janvier à mi-mai 2014, rémunéré au Smic. « Effectivement, lorsque l’on ajoute les charges, cela donne la somme qui est indiquée ». Rédaction de sa lettre de député, de son blog, « un vrai travail d’assistant parlementaire classique », précise-t-il.

Reste que ces révélations pourraient embarrasser l’exécutif, en pleine préparation d’une loi de moralisation de la vie publique qui veut mettre fin aux emplois familiaux pour le personnel politique. Selon le journal, le nouveau ministre de la Cohésion des territoires aurait aussi employé son fils comme assistant parlementaire en 2014. Une pratique devenue très sensible depuis la révélation de l’affaire Fillon en janvier dernier et la démission de Bruno Le Roux, l’ancien ministre de l’Intérieur, accusé d’avoir employé ses filles de 15 et 16 ans lorsqu’il était député de Seine-Saint-Denis.

Céline Hussonnois-Alaya

 

 

http://www.francetvinfo.fr/politique/gouvernement-d-edouard-philippe/petits-arrangements-de-richard-ferrand-quelle-est-la-saga-immobiliere-du-ministre-de-la-cohesion-des-territoires_2204230.html

Ce que révèle « Le Canard enchaîné » sur « l’affaire immobilière » du ministre Richard Ferrand

 

Selon l’hebdomadaire satirique, le ministre a, du temps où il était directeur général des Mutuelles de Bretagne, permis à son épouse de réaliser une bonne opération immobilière.

 

Richard Ferrand, le 11 mai 2017, au siège de La République en marche,&nbsp;à Paris, lors de la présentation des candidats du mouvement aux législatives.

Richard Ferrand, le 11 mai 2017, au siège de La République en marche, à Paris, lors de la présentation des candidats du mouvement aux législatives. (ERIC FEFERBERG / AFP)

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franceinfoFrance Télévisions

Mis à jour le 24/05/2017 | 12:42
publié le 23/05/2017 | 21:04

« Richard Ferrand piégé par une affaire immobilière et familiale. » C’est en ces termes que Le Canard enchaîné annonce les révélations à paraître dans son numéro du mercredi 24 mai concernant le ministre de la Cohésion des territoires et candidat de La République en marche aux législatives.

Alors que le gouvernement s’apprête à mettre sur la table sa loi sur la moralisation de la vie politique, cette affaire ouvre, selon l’hebdomadaire satirique, « la saga des locations familiales ». Mais de quoi s’agit-il exactement ? Franceinfo vous fait un résumé.

Que dévoile « Le Canard enchaîné » ?

L’affaire commence en 2011. Richard Ferrand est à l’époque directeur général des Mutuelles de Bretagne, un organisme à but non lucratif. Selon Le Canard enchaîné, le bureau du conseil d’administration des Mutuelles se réunit en janvier 2011 pour choisir un nouveau local destiné à un centre de soins à Brest. C’est une société civile immobilière (SCI), nommée Saca, qui est choisie « à l’unanimité », pour un loyer annuel de 42 000 euros. Celle-ci n’existe pas encore légalement, « n’est même pas encore propriétaire des surfaces qu’elle propose à la location », et sa future gérante n’est autre que… Sandrine Doucen, l’épouse de Richard Ferrand.

« Fort de [cet] accord financier, Sandrine Doucen peut passer la vitesse supérieure », ajoute le journal. Elle enregistre sa SCI au capital de 100 euros avec un ami de Richard Ferrand (une SCI doit compter au moins deux associés) qui investit « un euro pour acheter une action, pendant que Sandrine Doucen s’offre les 99 autres ». Quelques mois plus tard, elle achète les locaux brestois et obtient un prêt « d’un peu plus de 402 000 euros », soit 100% du prix d’achat ainsi que les frais de notaire : un « traitement réservé aux acquéreurs qui disposent d’un locataire dont les revenus sont garantis », précise Le Canard.  »La décision des Mutuelles va permettre à la compagne du directeur général de rembourser, à terme, la totalité de son emprunt bancaire. »

En outre, « les lieux seront entièrement rénovés – et sans contrepartie – aux frais des Mutuelles, pour un montant de 184 000 euros », poursuit l’hebdomadaire.

Que répond le ministre ?

L’opération n’a rien d’illégal, elle ne met pas en question de l’argent public et n’a débouché sur aucune plainte. Aussi Richard Ferrand, sollicité par Le Canard enchaîné, ne dément pas les faits et assure qu’il ne s’agit pas d’un arrangement : « c’était la solution la moins chère, plaide-t-il. Le prix était conforme au marché, et rien n’a été caché : tout le monde savait que cette SCI était la propriété de ma compagne. »

Dans un communiqué diffusé mardi, le ministère de la Cohésion des Territoires prend le relais. « Cette polémique est le fruit de la nomination récente de Richard Ferrand au Ministère de la Cohésion des Territoires. Cette nouvelle responsabilité a conduit à donner de manière injustifiée de l’écho à des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher: il est au contraire unanimement reconnu qu’il a su redresser les Mutuelles de Bretagne, sauver 120 emplois et en créer plus de 200″, indique le ministère

Et d’ajouter : « Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le Conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre. »

Que disent les Mutuelles de Bretagne ?

Le président des Mutuelles de Bretagne savait-il que la SCI retenue allait appartenir à l’épouse du directeur général d’alors, demande Le Canard ? Interrogé, Michel Buriens assure n’avoir « aucun souvenir » de cette information.

L’actuel président des Mutuelles prend, lui, la défense du ministre. Dans une lettre jointe par le ministère à son communiqué, Rémi Salaün assure : « Nous savions que parmi les hypothèses, ce local appartenait à la compagne de Monsieur Ferrand. » Et de préciser que ce local « correspond, en tous points, à nos besoins ».

Quant à l’actuel président du conseil d’administration, cité par l’hebdomadaire, il rappelle que le contrat a été signé par son prédécesseur et que les locaux correspondent « en tous points » aux besoins de la mutuelle.

Quelles sont les réactions politiques ?

Benjamin Griveaux, porte-parole de la République en marche, a volé au secours de Richard Ferrand mercredi sur franceinfo. « On est dans le cadre d’une entreprise privée, il n’y a pas d’argent public », a-t-il rappelé. « Est-ce que la décision a été prise par Richard Ferrand, non. C’est le conseil d’adiministration qui prend la décision et pas le directeur général. Il ne siègeait pas. Il n’a pas le droit de vote. Est-ce qu’il a caché que c’était sa femme non », a-t-il ajouté, soulignant que  »la moralisation de la vie publique concerne l’argent public ».

« Ça tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet », a déclaré de son côté Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement, sur Europe 1. « Ça meurtrit évidemment Richard qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…), mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral », a-t-il certifié.

A droite, en revanche, certains demandent l’ouverture d’une enquête, comme le président (LR) des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti.

Idem à gauche, où le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a demandé « solennellement » au Premier ministre, Edouard Philippe, et au ministre de la Justice, François Bayrou, de s’exprimer au sujet des révélations du Canard enchaîné sur Richard Ferrand.

Quant à l’extrême droite, Marine Le Pen, présidente du Front national, dénonce un « enrichissement personnel parfaitement immoral » et estime que le ministre devrait « poser sa démission ».

 

http://www.lepoint.fr/politique/le-pen-ferrand-devrait-poser-sa-demission-24-05-2017-2129951_20.php

Le Pen: Ferrand devrait « poser sa démission »

AFP

Publié le 24/05/2017 à 12:21 | AFP

Le Pen: Ferrand devrait &quot;poser sa démission&quot;
Le Pen: Ferrand devrait « poser sa démission » © AFP / Philippe HUGUEN

 

Marine Le Pen, présidente du FN et candidate aux législatives dans le Pas-de-Calais, a demandé mercredi à Richard Ferrand de « poser sa démission » après les révélations du Canard enchaîné sur le ministre de la Cohésion des territoires.

Alors qu’on lui demandait si elle souhaitait la démission de M. Ferrand, Mme Le Pen a répondu dans l’émission Questions d’info (LCP-AFP-Le Monde-France Info) que « quand on veut que la première loi soit une loi de moralisation, dans moralisation, il y a morale. M. Ferrand devrait en tirer les conséquences lui-même ».

« La moindre des choses, s’il en tire les conséquences, c’est de poser sa démission » de ministre de la Cohésion des territoires, a ajouté l’ex-candidate à la présidentielle, battue par Emmanuel Macron.

Selon l’hebdomadaire satirique, les Mutuelles de Bretagne, dont M. Ferrand était à l’époque directeur général, ont choisi en 2011 de louer un local d’une société immobilière appartenant à la compagne du futur ministre, parmi trois propositions. Le ministre a qualifié ces accusations de « dénonciations calomnieuses » assurant que le local retenu avait été choisi car il était « le mieux placé et le moins cher ».

Sur le fond, Mme Le Pen a estimé que M. Ferrand était mis en cause par Le Canard enchaîné pour « un enrichissement personnel parfaitement immoral. Est-ce que c’est illégal ou non ? La question n’est pas vraiment là en politique. »

« Je mets un trait d’égalité absolument total entre l’affaire Fillon et l’affaire Ferrand » a aussi assuré la patronne du FN, pour qui « à Matignon, ils disent exactement la même chose que ce que disaient +Les Républicains+ quand ils défendaient François Fillon. »

Cette candidate aux législatives s’est aussi inquiétée que « les journalistes se (soient) privés de donner ces informations avant le vote… On va avoir chaque jour aujourd’hui des révélations ? »

« On en a déjà sur des gens autour de M. Macron » a poursuivi la présidente du FN, demandant par exemple à François Bayrou de « s’exprimer sur les propos de Mme Lepage dans son livre » L’Etat nucléaire (Albin Michel, 2014), dans lequel elle affirme que le Modem dirigé par M. Bayrou « avait exigé d’(elle) qu’un de (ses) assistants parlementaires » européens « travaille au siège parisien » du parti.

« Tout faux ! Mes collaborateurs (même à 1/2 temps) ont toujours été pris en charge sur contrats MoDem », avait répondu M. Bayrou sur Twitter fin février.

Sur LCP, Florian Philippot a estimé que « évidemment ça fragilise Richard Ferrand et il s’en expliquera, moi je ne dis pas qu’il y a des choses illégales ou pas, je n’en sais rien (…). Il en tirera les conséquences judiciaires nécessaires s’il estime que c’est le cas (…). Ca fragilise le gouvernement ».

Comme Marine Le Pen, le vice-président du FN a déploré que « toutes ces affaires sortent après l’élection de M. Macron…. » « Donc certains qui font leur travail d’investigation préfèrent le faire après l’élection plutôt qu’avant, histoire que les Français n’aient pas toutes les informations, ce qui est toujours un peu dommage », a estimé l’eurodéputé.

24/05/2017 12:21:21 -          Paris (AFP) -          © 2017 AFP

 

Attentat de Karachi du 8 mai 2002 : les victimes dénoncent un enterrement judiciaire

 

 

Le Point et Le Parisien ont relayé cette dépêche de l’AFP les premiers, en début d’après-midi.

Ayant vainement espéré voir sérieusement progresser l’enquête sur l’attentat de Karachi du 8 mai 2002 durant les cinq années qui viennent de s’écouler, elles font aujourd’hui le constat amer que d’autres avaient déjà fait depuis longtemps : tous pourris…

Pour ma part, je le savais depuis le début, puisque j’étais dedans à l’origine des temps.

Mais je ne suis pas la seule et aimerais bien, par exemple, voir M. François Asselineau, qui fut notamment conseiller pour les affaires internationales du ministre de l’Industrie d’Edouard Balladur de 1993 à 1995, fournir au public des explications complètes sur les ventes d’armes de cette époque.

Il serait peut-être moins moqué s’il décidait de se mettre à table.

Et surtout, qu’il n’aille pas prétendre ignorer qui je suis ni pourquoi on assassine toute ma famille…

 

http://www.lepoint.fr/politique/karachi-15-ans-apres-l-attentat-les-victimes-denoncent-un-enterrement-judiciaire-07-05-2017-2125434_20.php

Karachi: 15 ans après l’attentat, les victimes dénoncent un « enterrement » judiciaire

AFP

Publié le 07/05/2017 à 13:31 | AFP

Karachi: 15 ans après l'attentat, les victimes dénoncent un &quot;enterrement&quot; judiciaire
Karachi: 15 ans après l’attentat, les victimes dénoncent un « enterrement » judiciaire © AFP / SAEED KHAN AFP

 

Qui est derrière l’attentat de Karachi et pourquoi ? Quinze ans après, les victimes de l’attaque contre des ouvriers français qui travaillaient à la construction de sous-marins vendus au Pakistan, point de départ d’un scandale politico-financier, redoutent de ne jamais connaître la vérité.

Le 8 mai 2002, une voiture piégée précipitée contre un bus transportant des salariés de la Direction des chantiers navals (DCN) explose devant l’hôtel Sheraton à Karachi, tuant quinze personnes dont 11 employés français et en blessant douze autres. Tous travaillaient à la construction d’un des trois sous-marins Agosta vendus en 1994 au Pakistan par la France, sous le gouvernement d’Edouard Balladur.

Lundi, dans son fief de Cherbourg, le Premier ministre Bernard Cazeneuve rendra hommage aux victimes de cette attaque, encore entourée de zones d’ombre. « On espérait de ce quinquennat un élan politique pour faire la lumière sur cette affaire », regrette Virginie Bled, l’une des veuves de l’attentat.

L’enquête qui privilégiait au départ la piste Al-Qaïda a conduit à révéler l’affaire de financement occulte présumé de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995.

Le 8 mai 2002, photo de l'épave du bus visé par l'attentat, à Karachi © AAMIR QURESHI AFP
Le 8 mai 2002, photo de l’épave du bus visé par l’attentat, à Karachi © AAMIR QURESHI AFP

 

Le juge antiterroriste Marc Trévidic s’est orienté à partir de 2009 vers l’hypothèse d’une vengeance ourdie contre Paris après la décision de Jacques Chirac en 1996 d’arrêter le versement des commissions - légales à l’époque - à des responsables pakistanais. Ce mobile financier était apparu dans les notes rédigées quelques mois après l’attaque par un ancien de la DST, les « rapports » Nautilus, qui évoquaient des rétrocommissions pour financer la campagne de M. Balladur.

Cette thèse laisse entrevoir un début d’explication aux yeux des victimes mais leurs espoirs se sont heurtés à l’échec d’une commission rogatoire au Pakistan, au refus d’entendre des témoins et au secret défense sur certains documents. « Globalement, les familles sont confrontées à l’échec flagrant de l’autorité judiciaire dans la recherche de la vérité », estime Olivier Morice, avocat de parties civiles.

« Depuis le départ du juge Trévidic, il y a dix-huit mois, plus personne ne connaît le dossier au pôle antiterroriste et les moyens manquent. Des dossiers ont été priorisés pour en enterrer d’autres », déplore Gilles Sanson, blessé dans l’attentat.

La présidence du tribunal de grande instance de Paris souligne qu’ »un effort considérable a été fait pour renforcer le pôle antiterroriste, passé de 8 à 11 magistrats ». Mais les juges font face à l’afflux des dossiers d’attentats jihadistes.

Un volet financier terminé

Parallèlement à l’enquête terroriste, les magistrats Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire chargés du volet financier de l’affaire entre 2011 et 2014 ont acquis la conviction que la campagne d’Édouard Balladur a été en partie financée par des rétrocommissions - illégales - sur les contrats de sous-marins au Pakistan et de frégates à l’Arabie Saoudite.

Le 8 mai 2002, photo de l'épave de la voiture piégée précipitée contre un bus transportant des salariés de la Direction des chantiers navals (DCN) et qui avait explosé devant l'hôtel Sheraton à Karachi © SAEED KHAN AFP
Le 8 mai 2002, photo de l’épave de la voiture piégée précipitée contre un bus transportant des salariés de la Direction des chantiers navals (DCN) et qui avait explosé devant l’hôtel Sheraton à Karachi © SAEED KHAN AFP

 

Selon l’enquête, le réseau « K », coordonné par le Saoudien Ali Ben Moussalem, soupçonné de financement d’organisations terroristes, aurait été imposé en fin de processus pour enrichir ses membres et financer illégalement la campagne Balladur. Les juges se sont notamment interrogés sur une somme de 10,2 millions de francs en espèces versée sur son compte de campagne.

En 2014, les magistrats ont renvoyé devant le tribunal correctionnel six protagonistes dont Nicolas Bazire, ex-directeur de la campagne, Thierry Gaubert, alors membre du cabinet du ministre du Budget Nicolas Sarkozy, et l’intermédiaire Ziad Takieddine.

Ce renvoi, validé en appel en janvier après deux années de péripéties judiciaires, fait l’objet d’un pourvoi en cassation et une question prioritaire de constitutionnalité sera examinée en juin, retardant encore l’échéance d’un procès.

« On arrive à enterrer un dossier en multipliant les effets procéduraux sur la recevabilité des parties civiles et la prescription et en confiant le pan le plus important de l’affaire à la CJR, maintenue malgré les promesses du candidat François Hollande de la supprimer », déplore Marie Dosé, avocate de deux veuves et de cinq familles de blessés.

Les cas d’Edouard Balladur et de son ancien ministre de la Défense François Leotard, ont été disjoints au profit de la Cour de justice de la République (CJR) qui « procède activement à des actes d’investigation pour arriver à la fin de l’instruction prochaine », selon une source proche du dossier. « Est-ce que Edouard Balladur et François Léotard ont été entendus ? De cette procédure on ne sait rien », affirme l’avocate Marie Dosé.

07/05/2017 13:30:52 -          Paris (AFP) -          © 2017 AFP

 

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/karachi-15-ans-apres-l-attentat-les-victimes-denoncent-un-enterrement-judiciaire-07-05-2017-6924591.php

Karachi: 15 ans après l’attentat, les victimes dénoncent un « enterrement » judiciaire

 

>L’actu>International|07 mai 2017, 13h30|0
Attentat de Karachi du 8 mai 2002 : les victimes dénoncent un enterrement judiciaire dans Attentats 6924591_part-hkg-aph2002050892009-1-0-1_1000x625
Le 8 mai 2002, photo du site de l’attentat au cours duquel une voiture piégée précipitée contre un bus transportant des salariés de la Direction des chantiers navals (DCN) avait explosé devant l’hôtel Sheraton à Karachi (AFP/AAMIR QURESHI)

 

Qui est derrière l’attentat de Karachi et pourquoi ? Quinze ans après, les victimes de l’attaque contre des ouvriers français qui travaillaient à la construction de sous-marins vendus au Pakistan, point de départ d’un scandale politico-financier, redoutent de ne jamais connaître la vérité.

Le 8 mai 2002, une voiture piégée précipitée contre un bus transportant des salariés de la Direction des chantiers navals (DCN) explose devant l’hôtel Sheraton à Karachi, tuant quinze personnes dont 11 employés français et en blessant douze autres. Tous travaillaient à la construction d’un des trois sous-marins Agosta vendus en 1994 au Pakistan par la France, sous le gouvernement d’Edouard Balladur.

Lundi, dans son fief de Cherbourg, le Premier ministre Bernard Cazeneuve rendra hommage aux victimes de cette attaque, encore entourée de zones d’ombre. « On espérait de ce quinquennat un élan politique pour faire la lumière sur cette affaire », regrette Virginie Bled, l’une des veuves de l’attentat.

L’enquête qui privilégiait au départ la piste Al-Qaïda a conduit à révéler l’affaire de financement occulte présumé de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995.

Le juge antiterroriste Marc Trévidic s’est orienté à partir de 2009 vers l’hypothèse d’une vengeance ourdie contre Paris après la décision de Jacques Chirac en 1996 d’arrêter le versement des commissions – légales à l’époque – à des responsables pakistanais. Ce mobile financier était apparu dans les notes rédigées quelques mois après l’attaque par un ancien de la DST, les « rapports » Nautilus, qui évoquaient des rétrocommissions pour financer la campagne de M. Balladur.

Cette thèse laisse entrevoir un début d’explication aux yeux des victimes mais leurs espoirs se sont heurtés à l’échec d’une commission rogatoire au Pakistan, au refus d’entendre des témoins et au secret défense sur certains documents. « Globalement, les familles sont confrontées à l’échec flagrant de l’autorité judiciaire dans la recherche de la vérité », estime Olivier Morice, avocat de parties civiles.

« Depuis le départ du juge Trévidic, il y a dix-huit mois, plus personne ne connaît le dossier au pôle antiterroriste et les moyens manquent. Des dossiers ont été priorisés pour en enterrer d’autres », déplore Gilles Sanson, blessé dans l’attentat.

La présidence du tribunal de grande instance de Paris souligne qu’ »un effort considérable a été fait pour renforcer le pôle antiterroriste, passé de 8 à 11 magistrats ». Mais les juges font face à l’afflux des dossiers d’attentats jihadistes.

- Un volet financier terminé -

Parallèlement à l’enquête terroriste, les magistrats Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire chargés du volet financier de l’affaire entre 2011 et 2014 ont acquis la conviction que la campagne d?Édouard Balladur a été en partie financée par des rétrocommissions – illégales – sur les contrats de sous-marins au Pakistan et de frégates à l’Arabie Saoudite.

Selon l’enquête, le réseau « K », coordonné par le Saoudien Ali Ben Moussalem, soupçonné de financement d’organisations terroristes, aurait été imposé en fin de processus pour enrichir ses membres et financer illégalement la campagne Balladur. Les juges se sont notamment interrogés sur une somme de 10,2 millions de francs en espèces versée sur son compte de campagne.

En 2014, les magistrats ont renvoyé devant le tribunal correctionnel six protagonistes dont Nicolas Bazire, ex-directeur de la campagne, Thierry Gaubert, alors membre du cabinet du ministre du Budget Nicolas Sarkozy, et l’intermédiaire Ziad Takieddine.

Ce renvoi, validé en appel en janvier après deux années de péripéties judiciaires, fait l’objet d’un pourvoi en cassation et une question prioritaire de constitutionnalité sera examinée en juin, retardant encore l’échéance d’un procès.

« On arrive à enterrer un dossier en multipliant les effets procéduraux sur la recevabilité des parties civiles et la prescription et en confiant le pan le plus important de l’affaire à la CJR, maintenue malgré les promesses du candidat François Hollande de la supprimer », déplore Marie Dosé, avocate de deux veuves et de cinq familles de blessés.

Les cas d’Edouard Balladur et de son ancien ministre de la Défense François Leotard, ont été disjoints au profit de la Cour de justice de la République (CJR) qui « procède activement à des actes d’investigation pour arriver à la fin de l’instruction prochaine », selon une source proche du dossier. « Est-ce que Edouard Balladur et François Léotard ont été entendus ? De cette procédure on ne sait rien », affirme l’avocate Marie Dosé.

AFP

 

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/elections/video-le-grand-debat-mouche-par-asselineau-macron-le-confond-avec-poutou_1895845.html

VIDÉO. Le Grand débat: mouché par Asselineau, Macron le confond avec Poutou

 

Par LEXPRESS.fr , publié le 04/04/2017 à 23:09 , mis à jour le 05/04/2017 à 09:22

 

Piqué par François Asselineau lors des questions sur la lutte contre le terrorisme, Emmanuel Macron s’est efforcé de lui répondre. Mal lui en a pris, en reprenant la parole, il a confondu son concurrent avec Philippe Poutou.

 

Si le débat à onze n’est pas des plus simples à suivre devant son téléviseur, il semble que le problème est le même en plateau. En début de seconde partie de l’émission, les candidats ont été amenés à dévoiler leurs programmes sur la question de la lutte contre le terrorisme.

DÉCRYPTAGES >> Qui a marqué des points, en a perdu, s’est planqué?

François Asselineau a choisi de s’en prendre à la politique extérieure de la France, et ses rapports entretenus notamment avec l’Arabie Saoudite ou le Qatar, accusés de participer au financement du terrorisme islamiste. Il en a ensuite profité pour demander directement à Emmanuel Macron ce qu’il en pensait. Le candidat En Marche! a souhaité jouer l’apaisement en acquiesçant et en prônant une réelle vigilance sur ces questions.

EN COULISSES >> Ce qu’il s’est passé hors du champ des caméras

« Vous, M. Macron vous êtes toujours d’accord avec tout le monde », a taclé François Asselineau. Problème, en voulant lui répondre, Emmanuel Macron s’est emmêlé les pinceaux en parvenant à confondre François Asselineau et Philippe Poutou, le candidat NPA.

PRÉSIDENTIELLE >> Recevez en temps réel les résultats de votre ville

 

http://www.lesinrocks.com/2017/04/24/actualite/les-resultats-sont-truques-la-soiree-electorale-avec-les-militants-dasselineau-11937169/

“Les résultats sont truqués !” La soirée électorale avec les militants d’Asselineau

 

24/04/2017 | 00h15
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Photo Juliette Redivo

 

Avec 0,8% pour François Asselineau et Emmanuel Macron en tête du premier tour des présidentielles devant Marine Le Pen, les militants du candidat UPR crient à la “magouille des résultats”. Dans cette “manipulation des médias”, des “algorithmes” ou même la “faute de Washington” dans ces résultats, beaucoup s’abstiendront pour le second tour. “Macron, on n’en veut pas !” Récit de cette soirée électorale, au QG de François Asselineau.

Vraiment, ils ne comprennent pas. Mais pas du tout. Emmanuel Macron, en tête du premier tour des présidentielles ? “C’est pas possible, il y a quelque chose derrière…”, soupçonne une militante, qui a revêtu son t-shirt “Asselineau 2017” pour cette soirée du premier tour. “Les résultats sont truqués, c’est sûr !” Renchérit sa voisine, elle aussi venue soutenir François Asselineau. Au Pavillon Wagram, où le candidat de l’Union populaire républicaine (UPR) a rassemblé ses militants et son équipe de campagne, la plupart en sont persuadés : “il y a une magouille dans les résultats, Macron ne peut pas être en tête.” Et chacun a sa petite idée du pourquoi du comment, en tentant de le prouver par A + B : pour certains, c’est “la faute du rabâchage des médias”, pour d’autres ce sont “les algorithmes”, ou encore de possibles “piratages informatiques” et même “la faute de Washington !” Mais surtout, surtout, plusieurs militants nous disent de bien noter ceci : “Non, nous ne sommes pas des complotistes ! Nous, on vient de la banlieue, d’Aubervilliers”, soulignent-ils, en nous agrippant le bras.

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(Photo Juliette Redivo)

Cette “manipulation de l’esprit par les médias et les sondages”, les militants de François Asselineau en parlaient déjà en faisant la queue devant le Pavillon Wagram, salle louée spécialement pour l’occasion, près de l’Arc de Triomphe. “Les sondages sont tous pourris !”, débattaient-ils entre eux. Même son de cloche en entrant dans la salle carrée, en attendant les résultats du premier tour : “Ils disent n’importe quoi !”, déclarent-ils devant l’émission politique de France 2.

Une coupe de champagne à la main, les quelques centaines de personnes réunies papotent entre elles tranquillement, calmement, très calmement. Pas de sono, pas de musique, juste le son de leur voix. Le rendez-vous ressemble à une réunion dominicale quelconque. Seulement quelques dizaines portent des t-shirt pro-Asselineau, et une poignée ont apporté leur drapeau français. La salle est remplie, du moins autant que la petite salle le permet. Face aux sondages “truqués”, beaucoup espèrent voir le score d’Asselineau autour des 10%.

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Ambiance disco (Photo Juliette Redivo)

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Champagne à l’effigie de l’UPR (Photo Juliette Redivo)

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La déception, à l’annonce des résultats (Photo Juliette Redivo)

“La situation est GRAVE !”

Alors quand leur candidat de cœur arrive enfin devant le pupitre, après un long moment d’attente (à 21 h 50 seulement, le temps “nécessaire” pour lui de mesurer la fiabilité des estimations, car confiance 0), les militants se lâchent un peu plus. Ils applaudissent à gorge d’éployées et crient des “Merci ! Merci ! Merci !” C’est comme s’ils voyaient leur libérateur en face d’eux. “C’était celui que j’attendais !, explique Yamina en levant les mains vers le ciel, tout en évoquant la première fois qu’elle a découvert le candidat. Enfin quelqu’un me représentait ! On n’est pas des populistes, monsieur Asselineau connaît ses dossiers. Je suis vraiment déçue du résultat. 0,8% ce n’est pas normal, on aurait dû faire beaucoup plus.” Pour elle, “l’Union européenne est une dictature qui nous dicte nos lois”, et les “médias sont aux mains des banques et de la finance”, comme le journaliste de CNews, Olivier Galzi, qui interviewait récemment le président de l’UPR et qui serait “un agent double de la CIA”. “La situation est grave, mettez-le en gras, elle est GRAVE !”, scande-t-elle dans la salle, devant ses amies qui acquiescent.

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(Photo Juliette Redivo)

Pour François Asselineau aussi, “les Français sont tombés dans le panneau”. “C’est une grande tristesse de voir Macron en tête puisqu’il a bénéficié d’une couverture médiatique obscène”, indique-t-il au début de sa prise de parole. Les autres candidats, comme François Fillon ou Benoît Hamon, qui appellent à voter pour Macron feraient, selon lui, tomber la France dans “une situation qui sera calamiteuse”. Emmanuel Macron sera vainqueur de l’élection présidentielle, il en est sûr, “c’est ça qu’il va se passer !”, lance le président de l’UPR devant son pupitre. Il voit d’ici la défaite de Marine Le Pen, puisqu’il y a “une guerre de manipulation des informations et des médias en France !” explique-t-il, sous les “hourra ! hourra !” des militants. Sans surprise, il ne donnera “aucune consigne de vote, mais Macron c’est l’horreur et Le Pen stigmatise mais n’a jamais proposé une sortie de l’Union européenne”. Tout ça, pour ça. “Frexit, Frexit !” lancent les militants en applaudissant, sous les spots des projecteurs qui s’allument et s’éteignent comme dans une boite de nuit. Ils terminent par des ambassades et l’hymne nationale, la main sur le cœur.

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(Photo Juliette Redivo)

L’abstention, pour ne pas voter Macron ?

Beaucoup s’abstiendront donc au second tour : “Macron était le pire scénario et Le Pen je n’en veux pas”, explique un militant en tenant une bouteille de champagne sous le bras, tandis que sa voisine Isabelle n’ira pas “voter Macron car c’est un pantin, ni Le Pen car on n’en veut pas”. Mais, pourtant, elle ne “s’abstiendra pas”… Vague. Mais une chose est sûre : “On ne va pas abandonner”, déclare Asselineau en ajoutant : “On va présenter des candidats dans toutes les circonscriptions pour les législatives”. Malik en est certain : “On va devenir LE parti d’opposition !” Avec 0,8% il y a encore du chemin à faire. A 23h38, en bouclant cet article, François Asselineau et ses proches de campagne en discute en grignotant un apéro.

le 24 avril 2017 à 00h15

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Asselineau

François Asselineau

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François Asselineau
François Asselineau en 2014.
François Asselineau en 2014.
Fonctions
Président de l’Union populaire républicaine
En fonction depuis le 25 mars 2007
(10 ans 1 mois et 12 jours)
Conseiller de Paris
25 mars 200124 mars 2008
(6 ans 11 mois et 28 jours)
Élection 18 mars 2001
Biographie
Date de naissance 14 septembre 1957 (59 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité Française
Parti politique RPF (1999-2006)
RIF (2006-2007)
UPR (depuis 2007)
Diplômé de HEC Paris
ENA
Profession Inspecteur général des finances1
Site web francoisasselineau.fr [archive]

Signature de François Asselineau
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François Asselineau, né le 14 septembre 1957 à Paris, est un homme politique français.

Diplômé d’HEC et de l’ENA, il entre à l’Inspection des finances en 1985. Il mène ensuite une carrière de haut fonctionnaire qui le conduit notamment à exercer dans différents cabinets ministériels sous les gouvernements de droite des années 1990. Il occupe notamment, entre 2004 et 2006, le poste de délégué général à l’intelligence économique au ministère de l’Économie et des Finances. En parallèle, il est cadre du RPF puis du RIF et siège au conseil de Paris de 2001 à 2008, élu sur la liste de Jean Tiberi.

Il fonde en 2007 l’Union populaire républicaine (UPR), qui propose la sortie de l’Union européenne, de la zone euro et de l’OTAN. Ce parti est décrit par de très nombreux observateurs comme souverainiste, antiaméricain et conspirationniste, bien que François Asselineau récuse ces qualificatifs. L’UPR se présente comme en dehors du clivage droite-gauche et ses listes sont classées par le ministère de l’Intérieur parmi les « divers » lors des élections européennes de 2014 et régionales de 2015. François Asselineau est quant à lui couramment situé à droite, voire à l’extrême droite.

Cherchant à se faire connaître sur internet par le cybermilitantisme, François Asselineau et ses militants mènent également une insistante démarche de lobbying auprès des grands médias et de Wikipédia, accusés par François Asselineau de le censurer, au point que cette action a pu être décrite comme un « harcèlement ».

Après avoir échoué à se présenter à l’élection présidentielle de 2012, il est candidat à celle de 2017, où il recueille 0,92 % des voix.

Sommaire

Famille

François Asselineau est le fils de Pierre Asselineau, ingénieur à Gaz de France, et de Lucienne Gadille2. Il a un frère aîné et une sœur cadette3. Marié à une universitaire4, il a deux enfants3.

Parcours professionnel

Études et qualifications

Diplômé d’HEC Paris en 1980 et de l’ENA (promotion Léonard-de-Vinci, 19855,6, dont il sort 2e7,8), il est passionné par l’Asie et l’Océanie, et parle couramment le japonais7.

Carrière de haut fonctionnaire

Il est inspecteur des finances dans les cadres de 1985 à 19896, chargé de mission à la direction générale du Crédit national9 de 1989 à 19916 et chef du bureau Asie-Océanie à la direction des relations extérieures économiques au ministère de l’Économie et des Finances de 1991 à 19936.

En 1989, il établit deux rapports officiels consacrés aux activités de l’Agence de développement rural et d’aménagement foncier (ADRAF), établissement public à caractère industriel et commercial créé en 1986 en Nouvelle-Calédonie, dont un « rapport de vérification » à la demande du Premier ministre Michel Rocard et à usage administratif interne10. D’après Le Monde, ce rapport de vérification « équivaut à un réquisitoire »11 et dresse un constat « extrêmement critique sur la politique foncière menée sur le territoire, de 1986 à 1988, à l’époque du gouvernement de M. Jacques Chirac, sous l’autorité morale du président du RPCR, M. Jacques Lafleur, député RPR », « confirmant les jugements portés alors par les indépendantistes ». Ce rapport est rendu public par une source anonyme qui chercherait ainsi à « saboter les accords de Matignon sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie »12.

Après avoir quitté l’Inspection générale des finances en détachement7, il travaille comme haut fonctionnaire au sein de plusieurs ministères français13. Il est tour à tour conseiller pour les affaires internationales de Gérard Longuet puis de José Rossi au ministère de l’Industrie de 1993 à 199514,9, directeur de cabinet de Françoise de Panafieu au ministère du Tourisme dans le premier gouvernement Juppé15,16, chargé de mission au cabinet d’Hervé de Charette au ministère des Affaires étrangères de 1996 à 19975,9.

Il réintègre l’Inspection générale des finances en 1997, après la dissolution de l’Assemblée nationale7, et devient inspecteur général des finances en 20012. Il est directeur de cabinet de Charles Pasqua au conseil général des Hauts-de-Seine de 200117 à 2004.

Le 19 octobre 2004, il est nommé délégué général à l’intelligence économique au ministère de l’Économie et des Finances par Nicolas Sarkozy18. Sa délégation est chargée de « fournir, au gouvernement comme aux entreprises, des analyses renouvelées afin de mieux faire face aux effets de la mondialisation », et d’anticiper les décisions étrangères « qui auraient pour effet de nuire aux intérêts économiques et industriels de la France »19. Pour le député UMP Bernard Carayon, « cette nomination illustre la prise de conscience des autorités que notre patrimoine économique et technologique devait être défendu »20. Selon Christian Harbulot, directeur de l’École de guerre économique,

« [sa désignation fait apparaître] l’embryon d’une vision stratégique sur l’approche géo-économique du monde et la prise en compte des stratégies d’accroissement de puissance des pays concurrents. Les directives fixées dans cette lettre ne furent jamais appliquées dans les faits. Le changement d’attribution ministérielle de Nicolas Sarkozy aboutit à la marginalisation de François Asselineau qui, dépité, quitta son poste sans avoir pu passer à l’action21. »

François Asselineau indique quant à lui que Nicolas Sarkozy l’a nommé à cette fonction pour l’écarter du conseil général des Hauts-de-Seine, dont il a alors pris la présidence, et que « son poste est supprimé pour analyses politiquement incorrectes » en 2006, à savoir pour avoir « annoncé dès juin 2004 l’inéluctabilité d’une crise financière mondiale et, à terme, l’explosion de l’euro »22.

D’après le journaliste d’investigation Yvan Stefanovitch, François Asselineau fait partie des inspecteurs généraux des finances « fantômes », « devenus absolument débordés à force de vouloir mener une carrière politique tambour battant » et « qui ne peuvent pas accomplir la moindre mission parce qu’on ne leur donne tout simplement rien à faire »7.

Il se fait remarquer lors de sa carrière par son érudition et sa capacité d’analyse23,24.

Parcours politique

Débuts

Pour Gaël Brustier, François Asselineau « incarne la queue de comète de la Haute-Fonction publique la plus liée au gaullisme, nostalgique des début d’un régime. Alors que la masse de ses collègues adhère au projet d’intégration européenne comme l’essentiel des élites politico-administratives française, François Asselineau milite vite contre celui-ci »25.

François Asselineau indique avoir « commencé par voter non au traité de Maastricht en 1992, sans le dire »25,26. L’Opinion indique qu’« après la dissolution de l’Assemblée nationale en 1997, il se rapproche de Charles Pasqua pour rejeter le traité d’Amsterdam »27. En 1999, il rejoint le Rassemblement pour la France et l’indépendance de l’Europe (RPF), le mouvement fondé par Charles Pasqua et Philippe de Villiers : il est membre du bureau national, directeur des études et porte-parole du parti7,15.

Lors des élections municipales de 2001 à Paris, il est tête de liste dans le 19e arrondissement, inscrit sur la liste de Jean Tiberi, et élu au conseil de Paris27. Il siège d’abord parmi les non-inscrits28, rejoint en 2004 le groupe de l’Union pour un mouvement populaire (UMP)15,28 puis en démissionne en 2006 pour rejoindre de nouveau les non-inscrits : il précise alors que si Françoise de Panafieu, présidente du groupe UMP, est « une amie », il quitte l’UMP « par opposition à sa ligne européenne et sa position d’alignement sur les États-Unis »29. En 2007, il intègre le nouveau groupe baptisé « Paris libre », qui se veut détaché de toute affiliation partisane30.

Anti-européen revendiqué, il sera également quelques mois membre du Rassemblement pour l’indépendance et la souveraineté de la France (RIF), dont il intègre le comité directeur en novembre 200613,15,31. Il indique avoir quitté le RPF et le RIF parce qu’« aucun d’eux ne voulait vraiment sortir de l’Europe »13.

Fondateur et président de l’UPR

Union populaire républicaine
Image illustrative de l'article François Asselineau
Logotype officiel.
Présentation
Président François Asselineau
Fondation 25 mars 2007
Siège 15 rue Érard 75012 Paris
Adhérents 27 033 annoncés32,n 1
(1 mai 2017)
Positionnement Divers33
Idéologie Souverainisme34,35,36,37,38,39
Euroscepticisme40
Conservatisme41
Couleurs Bleu-vert et blanc
Site web www.upr.fr [archive]

Le 25 mars 2007, François Asselineau fonde, à l’occasion du cinquantième anniversaire du traité de Rome, un nouveau parti politique, l’Union populaire républicaine (UPR), qu’il préside depuis lorsn 2,42,43. Cette fondation fait alors l’objet d’« un silence médiatique absolu »23.

Programme souverainiste

L’UPR prône la sortie de la France de l’UE via l’article 50 du traité sur l’Union européenne (TUE), ainsi que de la zone euro et de l’OTAN42,44. L’accent mis par l’UPR sur l’activation de l’article 50 du traité sur l’Union européenne le distingue des autres partis, au point qu’une recherche Google à son sujet donne le site de campagne de François Asselineau comme première occurrence lors de la campagne présidentielle de 201745.

L’UPR se donne pour objet de « rétablir l’indépendance de la France et la souveraineté du peuple français »46 et met en cause les transferts de compétence à la Commission européenne — en soulignant que celle-ci n’est pas élue —, à la Banque centrale européenne et à l’OTAN47,15,48,49. François Asselineau présente ainsi son parti comme un « mouvement de libération nationale »50 ; il affirme que le fonctionnement de l’Union européenne n’est pas démocratique47, évoquant une évolution du continent vers la « dictature »51 et comparant les élus français à des « marionnettes »15.

La charte fondatrice de l’UPR affirme : « Si elle n’est certes pas la cause unique de tous les problèmes de notre pays, la construction européenne n’en est pas moins leur cause principale »52. François Asselineau aborde la plupart des thèmes politiques par le prisme du traité sur l’Union européenne45 et établit un lien entre les traités européens et le chômage, la délocalisation des industries, le « démantèlement » des services publics53. François Asselineau explique sa focalisation sur l’Union européenne, l’euro et l’OTAN, par le fait que ces structures imposeraient des politiques de telle manière qu’il ne serait pas possible d’en changer53. Il justifie sa volonté de quitter la zone euro en insistant sur sa mauvaise situation économique et en affirmant que « depuis l’Antiquité, […] toutes les monnaies plurinationales finissent toujours par exploser » ; il énonce également que « le recouvrement de notre souveraineté nous permettra, maîtres de notre destin, d’utiliser les instruments monétaires et douaniers pour doper la compétitivité et relocaliser la production, tout en s’adaptant à la conjoncture »52.

D’après François Asselineau, l’UE et l’OTAN, « vues depuis Washington, […] sont la face politique et la face militaire d’une même médaille, celle de l’asservissement du continent européen à leur « glacis » afin d’encercler et de contenir la puissance continentale russe »52. François Asselineau affirme que la construction européenne est, dès son origine, un instrument de l’hégémonie américaine54. Cette domination, cachée selon lui55, reposerait sur le caractère ingérable d’une union de plusieurs États, que François Asselineau compare à une copropriété dont le syndic serait les États-Unis. Les Américains auraient donc mis au point et initié un système autobloquant, un stratagème qui était destiné à contrer l’influence soviétique en Europe de l’Ouest après la Seconde Guerre mondiale56. François Asselineau considère par ailleurs la construction européenne comme une « idée racialiste »27 et l’Union européenne comme « un apartheid planétaire du monde blanc », arguant que la France n’a aucun lien historique avec par exemple la Lettonie, alors qu’elle en a avec le Maghreb ou le Sénégal57.

François Asselineau est décrit par Le Monde et Europe 1 comme « europhobe »58,59, par les journalistes Dominique Albertini et David Doucet ainsi que Conspiracy Watch comme « ultrasouverainiste »60,61, et classé par Laurent de Boissieu parmi « les souverainistes les plus radicaux » en Europe avec le Parti pour la liberté de Geert Wilders aux Pays-Bas en raison de leur projet de « sortir de la construction européenne, et pas seulement de l’Union européenne »62. Pour Gaël Brustier, « il incarne le courant le plus radicalement hostile à l’Union européenne, né des débats du traité de Maastricht »25. François Asselineau récuse le terme d’eurosceptique, préférant celui d’« euro-athée », et précise qu’il a d’abord été pro-européen, votant pour la liste de Simone Veil lors des élections européennes de 197950. L’UPR récuse aussi le qualificatif de souverainiste, considérant que ses engagements sont distincts de ceux des autres partis classés comme tels63, et se présente comme « antieuropéen et anti-atlantiste »64. Au contraire, le politologue Pascal Perrineau inclut l’UPR au sein des « partis souverainistes », avec Debout la France et le Mouvement pour la France, et considère que ceux-ci se retrouvent « souvent » sur « des choix de type protectionniste et nationaliste », soit « des positions proches » de celles du Front national (FN) et « la plupart du temps très éloignées des choix des partis de la droite classique et du centre »65.

Soutien au Brexit

En juin 2016, il salue la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne, qu’il compare au démantèlement de la frontière austro-hongroise en 1989, correspondant au « début de la fin du camp socialiste »66. Après l’élection de Donald Trump comme président des États-Unis, il souligne le soutien de ce dernier au Brexit et compare de nouveau les dirigeants européens à ceux du bloc de l’Est lors de la chute des régimes communistes67. Valeurs actuelles estime cependant que « l’élection de Donald Trump lui a joué un mauvais tour : les anti-atlantistes sont entrés à la Maison-Blanche, et les dirigeants européens, unanimes contre le nouveau président américain, ne peuvent plus être accusés de collusion avec Washington »23. Sur Twitter, les militants de l’UPR sont les principaux utilisateurs du hashtag #Frexit68.

Positionnement politique de François Asselineau
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François Asselineau lors d’une conférence en 2015.

Arrêt sur images présente François Asselineau comme un « énarque de droite, aux lisières de l’extrême droite »15. L’universitaire Cécile Vaissié estime qu’il reprend « la même grille d’analyse que le FN » et qu’il « est très marqué à droite, voire à l’extrême droite, mais il prétend dépasser le clivage gauche-droite et attire aussi des gens qui se définiraient comme à gauche »69. Le politologue Jean-Yves Camus juge quant à lui qu’Asselineau, homme « intelligent » et « bien sous tous rapports », peut viser à distraire les électeurs du Front national, en attirant « ceux qui sont séduits par le souverainisme et la droite dure »54. Cependant, « à la différence d’autres figures intellectuellement proches de l’extrême-droite, [l']anti-américanisme [de François Asselineau] est exclusif de toute trace d’islamophobie, de racisme, ou d’antisémitisme »15. D’après L’Opinion, il est « souvent étiqueté à droite, voire à l’ultra-droite », et se définit comme gaulliste27,70. Pour Thomas Legrand, son discours « est — complotisme mis à part — celui qui se rapproche le plus, dans une forme d’anachronisme, du gaullisme originel »71. TV5 Monde considère qu’il « est un véritable nostalgique de la France du général de Gaulle, et ne s’en cache pas »3. Par ailleurs, François Asselineau cite régulièrement le gaulliste Philippe Séguin72,73,74. Lors des élections présidentielles de 2017, Le Figaro estime que François Asselineau « s’invite sur le terrain très disputé du gaullisme social et du souverainisme. »75. Benoît Rayski le considère comme « un complotiste d’extrême droite »76. Mediapart situe l’UPR comme un « petit parti très à droite »77. Pour plusieurs médias, François Asselineau et l’UPR adoptent un positionnement proche de celui de Solidarité et progrès, la formation de Jacques Cheminade13,72,78, ce que l’UPR conteste fermement79,80. Lors de la campagne présidentielle de 2017, Jacques Cheminade considère François Asselineau comme l’un de ses principaux adversaires, estimant que son positionnement est proche du sien81.

Positionnement face à l’extrême droite et au Front national

François Asselineau affirme être le seul à proposer réellement la sortie de l’Union européenne et de la zone euro27,78. Il avance par ailleurs que Marine Le Pen copie certaines de ses idées42 et que le Front national, dont il assure être « l’un des opposants les plus résolus »15, « ne veut en aucun cas la sortie de l’Europe »57 car il ne prônerait pas l’activation de l’article 50 du traité sur l’Union européenne82 et présente des candidats étrangers, titulaires de la citoyenneté européenne, aux élections européennes83. François Asselineau accuse également le FN d’être « un agent du système car il a pestiféré l’idée d’une sortie de l’Union européenne en l’assimilant à un discours extrémiste, anti-arabe et anti-immigrés »84. D’après Gaël Brustier, l’UPR partage « l’idéologie du rassemblement national » définie par Philippe Burrin et exploite, à travers le Conseil national de la Résistance, « des références historiques qui le distinguent fortement du Front national. Ce dernier, positionné désormais sur le créneau « souverainiste », est obligé d’euphémiser le volet économique de son discours anti-UE qui inquiète parfois un électorat surtout mu par le discours identitaire, autoritaire et anti-immigration traditionnel du parti des Le Pen »25. François Asselineau estime toutefois qu’il conviendrait de « calmer [les] phénomènes migratoires »3.

Le 10 avril 2017, Marine Le Pen déclare que la France n’est pas responsable de la rafle du Vel d’Hiv. François Asselineau l’accuse alors de « diviser la population française avec des sujets odieux ». Il lui reproche aussi, par la même occasion, de « faire la chasse aux immigrés », et affirme lui ne jamais chercher de « bouc émissaire »85. Le 12 avril 2017, soit une dizaine de jours avant le premier tour de l’élection présidentielle, il affirme qu’il exclut de voter pour Marine Le Pen au second tour86.

Le militant d’extrême droite Serge Ayoub a accueilli en 2010 l’une de ses conférences dans son bar mais Asselineau affirme qu’il ignorait qui était son hôte15,42,54,87. Alain Soral, dans son ouvrage Comprendre l’Empire (2011), voit dans ses conférences un témoignage de « l’universalisme français défendu par le général de Gaulle jusqu’en 1969 »88. François Asselineau a néanmoins condamné le soutien d’Alain Soral au FN et refusé ses propositions d’alliance : ce dernier lui témoigne dès lors une vive hostilité15,89.

Autres positions

L’UPR entend « [rassembler] les Français au-dessus des clivages gauche-centre-droite, de manière provisoire », ce qui serait « rendu possible par le refus de prendre position sur les sujets sociétaux et secondaires »90. Il se revendique volontiers du Conseil national de la Résistance, dont il affirme s’être inspiré en 2012 pour élaborer son programme présidentiel qui prévoit une « grande vague de renationalisation » — notamment de l’énergie, de l’eau, des autoroutes, d’Orange, TF1 et TDF, et « tout établissement financier secouru par des fonds publics » — et des « services publics de qualité »56,57,27,91,92. D’après le journaliste Benjamin Masse-Stamberger, cette volonté de nationalisation découle chez François Asselineau d’une réflexion sur l’intérêt général par rapport aux intérêts privés; pour certains secteurs, comme l’énergie ou les télécommunications, l’État devrait décider, étant justement le plus à même de garantir l’intérêt général93. Par ailleurs, selon le journal La Croix, François Asselineau considère que le modèle social français est mis en danger par « une libéralisation à outrance du marché du travail », et il voudrait préserver l’« État social », et notamment le système de retraite par répartition et la sécurité sociale avec une prise en charge de la maladie à 100%94.

Parmi ses propositions figurent aussi la « lutte contre toutes les formes de terrorisme, à commencer par le terrorisme des séparatistes régionaux », le lancement d’une « grande politique publique de médecines douces et alternatives » et le « refus de la stigmatisation insidieuse des Français d’origine arabe ou de confession musulmane »13. Il ne se prononce pas sur « les grandes questions nationales comme le nucléaire, la dette publique ou le choix de la politique migratoire, [qui] devront être tranchées par des référendums »52.

La charte fondatrice de l’UPR « commande de n’attaquer personne en raison de ses convictions religieuses ou de ses origines », « refuse tout extrémisme et tout racisme », et « proclame son attachement à la Déclaration universelle des droits de l’homme »84.

François Asselineau dit soutenir l’Iran dans sa résistance à l’« euro-atlantisme »42 et s’oppose à l’intervention en Irak contre l’État islamique15.

Alliances politiques

En 2010, l’UPR fait part de son intention de dialoguer avec, voire de recruter des militants du Front de gauche, d’Égalité et Réconciliation, du Parti ouvrier indépendant, du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP), de Solidarité et progrès ou de Debout la République95. Elle se rapproche ensuite de plusieurs formations dont le M’PEP et le Pôle de renaissance communiste en France (PRCF), jusqu’à l’échec d’un projet d’alliance en 201395. François Asselineau est depuis hostile aux alliances avec d’autres partis politiques82.

Adhérents et notoriété

L’UPR revendique 500 adhérents en janvier 201196, un millier en 201257,97, 3 000 en 201354, entre 5 50013 et 5 900 en 201415, 9 400 fin 201555, entre 10 80053, 12 000 en 201627 et 16 500 début 201798.

François Asselineau et son mouvement n’en restent pas moins considérés comme marginaux sur la scène politique française : en 2014, la blogueuse Caroline Merlin[réf. souhaitée] le qualifie sur Le Plus – L’Obs de « personnage pratiquement inexistant dans le paysage politique »42 et Roland Jaccard, dans Causeur, d’« illustre inconnu »99 ; en décembre 2015, Le Point présente l’UPR comme « une formation politique inconnue des électeurs »100 et France Bleu comme un « parti méconnu dirigé par un inconnu »101.

Marianne décrit les militants de l’UPR comme venant « de partout. Souvent issus de la classe moyenne, ils militent pour la première fois »13. D’après François Asselineau, la plupart des adhérents de l’UPR n’appartenaient à aucun autre parti avant de le rejoindre et viennent souvent de la gauche27. Le parti indique que les adhérents représentent sa seule source de financement13.

Gestion du parti

Europe 1 souligne en 2017 que François Asselineau « reste, quoi qu’il en soit, la clef de voûte [de son parti]. Celui par lequel tout passe et auquel il est très difficile de s’opposer. […] Au final, cette verticalité est en totale adéquation avec la vision politique de François Asselineau. Lui qui se présente en nouveau de Gaulle, au-dessus des partis, ni de droite, ni de gauche, présente [pour l’élection présidentielle de 2017] un programme entièrement centré sur sa personne et les prérogatives régaliennes d’un chef de l’État »102. Le Huffington Post indique quant à lui qu’« autrefois jugé comme pouvant se montrer autocratique, François Asselineau est désormais décrit par ses militants comme étant à l’écoute, proche des siens »103.

Universités

Durant ses universités d’automne qui se tiennent en septembre 2012, octobre 2013, 2015 et octobre 2016, l’UPR reçoit diverses personnalitésn 3.

Participations à des scrutins électoraux

Dans un premier temps, François Asselineau rejette la participation de l’UPR aux scrutins locaux, ce qui reviendrait selon lui à « participer à un système que nous rejetons en bloc »96.

Lors des élections municipales de 2008, François Asselineau tente sans succès de présenter une liste dans le 17e arrondissement de Paris104,105.

François Asselineau annonce sa candidature à l’élection présidentielle française de 2012 le 3 décembre 2011 lors du congrès national de l’UPR à Nogent-sur-Marne106,57, mais ne parvient pas à obtenir les parrainages nécessaires (il déclare en avoir obtenu 17 pour environ 1 700 à 1 800 maires contactés107,n 4).

En 2013, il se présente à la législative partielle de la troisième circonscription de Lot-et-Garonne, dont le siège de député a été déclaré vacant à la suite de la démission de Jérôme Cahuzac51. Lors de ce scrutin, qui est le premier auquel concourt l’UPR, les partisans de François Asselineau se montrent très présents sur le terrain et diffusent leurs tracts dans toute la circonscription54. Il obtient finalement 0,58 % des suffrages exprimés (189 voix, douzième position sur dix-sept candidats)15,108. Jérôme Schrepf, journaliste de La Dépêche du Midi, estime qu’« il était clairement là pour se faire connaître et était très déconnecté des problèmes locaux. Mais il était entouré de gens de bon niveau, comme un ancien pilote de l’armée de l’air »5. Il reçoit le soutien de Nicolas Dupont-Aignan qui vante les liens entre l’UPR et son parti Debout la République « sur la défense de notre souveraineté » ou « sur l’indépendance de la France »5.

Lors des élections européennes de 2014, François Asselineau recueille 0,58 % des voix (17 864 voix) dans la circonscription Île-de-France109, et son parti recueille 0,41 % des suffrages sur le plan national (76 907 voix)110. Marianne remarque que l’UPR « a dû consacrer une bonne partie de son budget de campagne pour les élections européennes (381 000 euros) à s’opposer au FN »13. Jean-Yves Le Gallou prend en exemple le score de l’UPR pour souligner les limites électorales du « souverainisme pur et dur » qui fait « de la sortie de l’euro l’alpha et l’oméga de la politique »111.

Dans le cadre des élections départementales de 2015, l’UPR présente des candidats dans 14 cantons. Le score maximum obtenu est de 3,22 %112.

L’UPR participe aux deux législatives partielles organisées en 2015. Le 1er février 2015, dans la quatrième circonscription du Doubs, Yannick Hervé obtient 147 voix (0,57 %, neuvième position sur treize candidats)113. Le 6 septembre 2015, dans la troisième circonscription de l’Aveyron, Loïc Massebiau obtient 444 voix (1,86 %, dernière position sur sept candidats)114.

Lors des élections régionales de 2015, l’UPR présente un peu moins de 2 000 candidats112,55,110, ce que Slate qualifie de « performance étonnante pour cette formation politique sans élu, ni financement public »115. François Asselineau est tête de liste en Île-de-France115. L’UPR propose « l’organisation de référendums sur les grands sujets régionaux, comme les Jeux olympiques en Île-de-France ou Notre-Dame-des-Landes dans les Pays-de-la-Loire », « l’institution de référendums d’initiative populaire au niveau régional », la rénovation des lycées et l’amélioration des transports en commun115. Sur le plan national, l’UPR recueille 0,87 % des suffrages exprimés (189 330 voix)116. En Île-de-France, la liste menée par François Asselineau recueille 0,94 % des suffrages exprimés (29 755 voix)117. L’UPR invite les électeurs à l’abstention lors du second tour de l’élection118,119.

Candidat à l’élection présidentielle de 2017

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Logo de candidature.

Cherchant à se présenter lors de l’élection présidentielle de 20175,120, il obtient 587 parrainages121, ce qui est perçu comme une « surprise »26,122. Il est crédité de 0,5 à 1,5 % des voix dans les sondages123,124,125.

Il présente son programme lors d’une allocution de 3 h 20 à la Plaine Saint-Denis, le 14 mars 2017126. Le Monde souligne que « François Asselineau est le seul parmi les candidats défendant des idées souverainistes à vouloir enclencher une procédure de « Frexit » dès son élection127. »

Lors du débat télévisé réunissant la totalité des candidats, il se distingue en citant avec précision la Constitution française, les traités de l’Union européenne, et en critiquant les emprunts bancaires des candidats favoris128. Il précise que son parti n’a contracté aucun crédit et propose que les partis politiques ne puissent plus se financer auprès des banques, estimant que « ce sont les banques qui donnent après des instructions »129. Un sondage visant à déterminer quel candidat a été perçu comme le plus convaincant lui attribue 3 % des suffrages130. Les décodeurs du Monde mettent en cause un « festival d’intox des candidats sur l’Europe lors du grand débat », et en particulier certaines affirmations de François Asselineau. Ce dernier déclare notamment à cette occasion que les traités européens poussent à la privatisation des services publics : selon Les décodeurs, François Asselineau confond privatisation et libéralisation, cette dernière correspondant à la mise en concurrence des services publics avec des entreprises privées, à l’intérieur de secteurs d’activité précis (les services postaux, l’électricité et le gaz, le transport aérien…) auparavant tous monopolistiques. De plus, François Asselineau présente les recommandations de politique économique de la Commission européenne (GOPE) comme des directives que la France doit suivre impérativement, mais Les décodeurs affirment qu’il s’agit bien de recommandations, donc non contraignantes. François Asselineau affirme également que la contribution nette de la France au budget de l’Union européenne est de 9 milliards d’euros, alors que le calcul de cette contribution donne un résultat maximum de 6,1 milliards selon Les décodeurs131. Ce chiffre est confirmé par RTBF, qui estime que de toutes façons, le type de calcul proposé par Asselineau, purement comptable, a un intérêt limité. Ces contributions permettent en effet de faire progresser l’économie des pays les plus faibles, et ceux-ci sont alors susceptibles d’acheter du matériel aux pays les plus forts, ce qui, selon RTBF, complexifie l’équation simpliste d’Asselineau132.

Lors de cette élection, François Asselineau se targue de « relever le niveau du débat de cette présidentielle qui a sombré dans l’abysse »75. Il déclare : « Si je suis candidat c’est pour être élu, ce n’est pas pour faire de la figuration »133. Il assure qu’il va être « la grosse surprise » du premier tour134, une promesse qui ne fait pas preuve de réalisme selon son adversaire Jacques Cheminade135,136.

Le 23 avril, il recueille 332 588 voix, soit 0,92 %, et se classe en neuvième position sur onze137.

Évoquant le second tour entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, François Asselineau prédit une victoire de ce dernier, qu’il qualifie d’« horreur » et de « marionnette de l’oligarchie financière ». En outre, il décrit Marine Le Pen comme la « représentante d’un mouvement qui stigmatise les populations et n’a jamais vraiment proposé de sortir de l’UE ». Il ne donne « aucune consigne de vote » pour le second tour et estime que la situation qui découle du premier tour est « très grave » pour la France138,139,140.

Positionnement sur les affaires étrangères

Conspirationnisme antiaméricain

La plupart des médias qualifient François Asselineau et l’UPR de conspirationnistes141,142,143,144,145,146,147,148,149. Rudy Reichstadt, animateur du site Conspiracy Watch, résume les idées de François Asselineau comme « un souverainisme intégral mâtiné de théorie du complot antiaméricaine », et voit dans sa stratégie l’intention de mener « une sorte d’OPA sur le public séduit par les discours complotistes de sites comme le Réseau Voltaire ou Égalité et Réconciliation, d’Alain Soral »54. Il commente également à son sujet : « Je ne pense pas qu’il soit dingue, mais qu’il utilise le complotisme parce qu’il a compris que c’est ce qui marche sur internet5 ». Pour Le Huffington Post, la « rhétorique conspirationniste » de François Asselineau « en fait une personnalité politique à part »150

Pour Arrêt sur images, « c’est […] le complot américain, multiforme mais permanent au moins depuis la Libération, qui est la clé principale, voire unique, d’explication du monde » dans « les discours ou les écrits d’Asselineau »15. D’après Libération, « le site officiel du mouvement regorge[ant] de longues analyses se voulant factuelles, mais menant irrésistiblement vers une lecture conspirationniste de l’histoire, dont les ficelles remonteraient jusqu’aux services américains »151. Selon François Asselineau, le processus d’unification européenne aurait été lancé exclusivement sur instruction du gouvernement américain, dont Robert Schuman n’aurait été qu’un exécutant « prête-nom », et Jean Monnet — « très probablement agent de la CIA » — un « agent traitant »152,153. Il présente également la secte Boko Haram, l’État islamique ou les attentats de Boston comme autant de complots de la CIA154. Il affirme à l’occasion des élections régionales de 2015 que les nouvelles régions « ont été calquées sur les États américains », avec pour objectif de « disloquer la France »115,155.

Bien qu’Asselineau prétende ne s’être jamais exprimé sur les attentats du 11 septembre 2001, le site Conspiracy Watch relève dans une de ses vidéos de 2013 une intervention sur le sujet. À cette occasion, Asselineau présente la « théorie officielle » comme une « théorie du complot » — un argument utilisé par les conspirationnistes — et en donne, selon Conspiracy Watch, une « version caricaturale »156.

StreetPress souligne que certains invités des universités d’automne ou des meetings de l’UPR sont conspirationnistes, tels Alain Benajam du Réseau Voltaire ou Étienne Chouard, et relève « des centaines » de prises de position conspirationnistes de la part de militants et candidats de l’UPR sur les réseaux sociaux157.

François Asselineau soutient que le Front national a été « inventé » en 1983 par François Mitterrand et Jacques Attali, qui auraient « donné instruction aux médias » de le « faire mousser ». Il soutient aussi que le FN a été financé dans les années 1980 par une association très proche de la secte Moon, CAUSA International (en), derrière laquelle se trouveraient la CIA et la « famille Bush ». François Asselineau affirme aussi que Marine Le Pen plagie et pollue le discours de l’UPR, et qu’elle a bénéficié de la promotion de l’hebdomadaire Marianne, une tactique visant, selon lui, à rendre infaillible l’élection de Dominique Strauss-Kahn en 201242,15. Selon Robin D’Angelo « François Asselineau souffre d’une maladie : la comploïte aigüe » quand il affirme « que « les militaires américains », « le FBI » et « John Negroponte » contrôlent l’institut de sondage Harris Interactive pour faire gonfler les scores de Marine Le Pen afin de discréditer tous ceux qui s’opposent à la construction européenne »87.

Face aux accusations de conspirationnisme, François Asselineau dit être victime d’« une forme d’excommunication » et juge qu’il s’agit là d’« une façon de ne pas répondre aux questions de fond »5. Selon Le Monde, François Asselineau croit « à un grand complot des grands médias pour le faire passer pour un complotiste »155. Pour le sociologue libertaire Jean-Pierre Garnier, le seul tort de François Asselineau est de « [rappeler] certains faits connus mais qu’il convenait de taire, telle la part prise par les États-Unis dans la naissance de la CEE ou, plus récemment, dans l’essor du terrorisme djihadiste »158.

D’après Caroline Merlin, blogueuse à L’Obs, François Asselineau hait « toute influence anglo-saxonne ou américaine » en France42. En 2004, au moment où François Asselineau devient délégué général de l’Intelligence économique à Bercy, le journal Libération estime que sa défense d’un patriotisme économique va « de pair » avec un antiaméricanisme et une critique systématique d’ « institutions européennes « libérales » et que ces convictions ne sont « pas toujours très bien argumentées au regard des enjeux de la mondialisation »19. Pour Laure Daussy, d’Arrêt sur Images, le fait que François Asselineau puisse voir les États-Unis derrière l’État islamique ou bien derrière la construction européenne, ou qu’il puisse penser que Marine Le Pen est soutenue par le gouvernement américain, sont des preuves de l’antiaméricanisme de François Asselineau15.

Positions pro-russes

Selon le journaliste Nicolas Hénin, auteur d’un livre sur les réseaux pro-russes en France, François Asselineau est caricaturalement anti-américain, et « obséquieusement laudateur » du président russe Vladimir Poutine. De plus, Nicolas Hénin qualifie l’UPR de « bon candidat au titre de meilleure officine poutiniste de France »159. L’universitaire Cécile Vaissié, spécialiste de la Russie, écrit que François Asselineau « s’active pour le Kremlin ». Elle assure que le débat sur les relations franco-russes qui a lieu à l’université d’automne de l’UPR en 2015 est « biaisé et partisan, voire mensonger ». Elle mentionne la présence de Xavier Moreau à cet événement, et réfute son opinion concernant les télévisions russes, où, selon lui, la liberté des débats est « totale »69.

L’UPR prône un rapprochement avec la Russie160. François Asselineau est régulièrement interrogé par des médias russes tels que Russia Today, ProRussia TV et La Voix de la Russie15,69,161 et a visité la Crimée un an après son rattachement à la Russie159. En juin 2015, il est invité aux célébrations de la fête nationale russe à l’ambassade de Russie en France, en compagnie notamment de Jean-Pierre Chevènement et de Jacques Sapir162.

Militantisme et relations avec les médias

Relations avec les médias

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Alors peu invité dans les médias, François Asselineau est reçu en 2014 sur le plateau de l’émission On n’est pas couché, diffusée sur France 2.

Dès le mois de février 2012, François Asselineau et son parti, l’UPR, considèrent qu’ils sont « barrés des grands médias » et « interdits d’antenne » parce que « [leur] discours dérange »56,163. En 2014, le parti affirme être « le plus censuré de France164 ». À l’occasion des élections régionales de 2015, l’UPR utilise comme slogan : « Le parti qui monte malgré le silence des médias »5.

En avril 2014, l’UPR envoie une lettre au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pour protester de son absence des médias15. Après les élections européennes de 2014, l’UPR proteste à nouveau contre le « silence » médiatique dont il fait l’objet, ses listes ayant recueilli plus de voix que celles du Nouveau Parti anticapitaliste (0,41 % contre 0,39 %)165, mais sans pour autant attirer plus l’attention des médias43,15.

Ce militantisme ne va pas sans contrecoups. 20 Minutes relève que « les soutiens de l’UPR n’hésitent pas à contacter les auteurs d’un article concernant leur candidat, s’il leur paraît incorrect » ; le porte-parole du parti affirme cependant que celui-ci « n’a jamais demandé d’écrire ou d’appeler des journalistes »166. Laurent de Boissieu, journaliste à La Croix, évoque ainsi dans son bloc-notes de mai 2014 le « harcèlement que tout journaliste a subi un jour ou l’autre de la part de certains des militants de l’UPR » pour que les médias fassent une place dans leurs colonnes à François Asselineau et à son parti5. Il commente à ce propos : « prononcez le nom de « François Asselineau » devant un journaliste, et vous le verrez rigoler44 ». Il estime cependant qu’en se disant victime d’une « injustice du traitement médiatique », « François Asselineau n’a pas complètement tort, et les chiffres qu’il avance parlent d’eux-mêmes. Certains confrères ont par exemple davantage parlé de listes anecdotiques présentes dans la seule région Île-de-France que de celles de l’UPR pourtant en lice partout » durant les élections européennes de 201444.

Laurent Ruquier, ayant reçu « pendant à peu près un an » de nombreux messages, sur Facebook ou Twitter notamment, lui demandant pourquoi il n’invitait pas François Asselineau167, finit par recevoir ce dernier dans l’émission On n’est pas couché, en septembre 2014 : sur Le Plus – L’Obs, on s’interroge à cette occasion sur la pertinence de donner la parole à « ce genre d’individu complotiste42 » et Roland Jaccard juge que l’invitation d’Asselineau avait principalement pour but de le jeter en pâture aux chroniqueurs de l’émission et de ringardiser les idées anti-européennes99.

Les échanges sur Twitter lors de la campagne du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne montrent que les médias russes Sputnik et RT « s’affirment comme une source première d’information pour les militants du « FN » et de l’UPR de François Asselineau », leur ligne éditoriale étant « perçue comme une alternative aux médias traditionnels souvent décriés par ces mêmes militants »68. L’UPR est régulièrement invitée dans les médias internet dits « de réinformation », dont elle a compté plusieurs figures dans ses rangs telles que Jean Robin, Patrick Dhondt alias « Tepa » (fondateur du site Meta TV, proche de Dieudonné15,82), Raphaël Berland (fondateur du Cercle des volontaires) et Jonathan Moadab (de l’Agence Info Libre)55,168.

Cybermilitantisme

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De mars 2007 à février 2017, François Asselineau aura donné environ 500 conférences169[réf. insuffisante], dont certaines portent en tout ou partie sur l’histoire de France.

Asselineau et ses équipes sont très investis dans le militantisme sur Internet54 : l’UPR affirme s’être développé « exclusivement en ligne »50 et mise en premier lieu sur le net pour se faire connaître170,27. Rudy Reichstadt qualifie l’UPR de « véritable phénomène sur Internet » et note qu’il est « difficile de passer à côté lorsqu’on s’intéresse à la mouvance complotiste54 ». D’après François Asselineau, le site de l’UPR s’est « hissé au tout premier rang des sites politiques français pendant les européennes » en 201415. Lors de la campagne pour ces élections, il est le 5e candidat français le plus influent sur Twitter en considérant les retweets171. Arrêt sur images souligne en 2014 que le compte Twitter de François Asselineau « n’est pas particulièrement suivi, par rapport à d’autres politiques : 8 200 followers », ce que l’intéressé explique par le fait d’avoir « rejoint Twitter tardivement » ; il ajoute que la page Facebook de l’UPR compte 30 000 fans, soit un « nombre élevé » selon lui15. Lors de la campagne du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne, il « se distingue comme la personnalité politique la plus active [sur Twitter en France] avec 16 messages concernant le Brexit »68.

En 2012, l’UPR crée une fonction de « responsable national au cybermilitantisme », dont la mission est de développer et de coordonner le travail des équipes menant des « actions cybermilitantes » sur le Web172 ; elle est dotée en 2014 d’une centaine de personnes, d’après son responsable13. François Asselineau affirme ne pas avoir « d’armée de l’ombre »102 mais reconnaît que lui ou ses équipes ont eu l’occasion de donner des consignes aux militants en matière de cybermilitantisme70. Le colonel Régis Chamagne, ancien cadre de l’UPR, indique que « s’il se développe surtout de façon virale, le cybermilitantisme de l’UPR est parfois impulsé par le haut »102. 20 Minutes relève des consignes données par le parti en matière de cybermilitantisme sur son site internet et sur Facebook166.

François Asselineau diffuse également sur YouTube « des enregistrements de ses conférences-fleuves »5 qui « ont été visionnées près de deux millions de fois » en 201450. D’après Arrêt sur images, ses vidéos ont été « vues en moyenne entre 10 000 et 150 000 fois (un score pas extraordinaire au regard du succès que peuvent remporter certaines vidéos virales) »15. Fin 2016, la chaîne YouTube de l’UPR est la deuxième chaîne politique de France en nombre d’abonnés (près de 25 000), loin derrière celle de Jean-Luc Mélenchon (plus de 122 000). En revanche, en nombre de vues, la chaîne de l’UPR arrive derrière celle du Front national et derrière celle de Jean-Luc Mélenchon, mais devant celle de Marion Maréchal-Le Pen173. Durant la campagne présidentielle de 2017, une étude de l’association Data for Good estime que « l’algorithme de recommandation de YouTube, qui suggère les vidéos à regarder, présente un biais net en faveur de Mélenchon, Le Pen et Asselineau », ce dernier figurant dans 15,8 % des vidéos suggérées qui comportent le nom d’un candidat dans leur titre174. Pour Slate, François Asselineau est « le premier vrai candidat YouTubeur », sa chaîne totalisant en 2017 11,4 millions de vues, soit « bien plus que tous les autres candidats, à l’exception de Jean-Luc Mélenchon », en bonne partie grâce à ses « vidéos plus anciennes : si l’on observe ses contenus les plus populaires, notamment des conférences de plusieurs heures, on remarque que les titres et les miniatures de présentation sont souvent très accrocheurs, et le propos fait écho à une sphère de YouTube qui diffuse des thèses « complotistes », thématique extrêmement populaire et favorisée par les algorithmes »175. D’après Rudy Reichstadt, ses vidéos diffusées sur YouTube « sont véritablement la clé de son succès : elles ont fait sa notoriété et lui ont permis d’élargir sa base d’adhérents dans des proportions inespérées. Pour quelle raison ? Parce qu’Asselineau, que l’on adhère ou non à ce qu’il dit, raconte une histoire, réintroduit du sens, délaisse la politique technocratique pour parler de l’histoire de France, de la démocratie, de géopolitique, sur un mode toujours très dramatisant »176. Gaël Brustier considère que « les meetings-conférences de [François Asselineau], dans le contexte de décomposition idéologique qui caractérise notre époque, donnent une explication globale de la situation de la France, une vision du monde simple, voire simpliste des enjeux actuels, laissant parfois la place à une tentation « complotiste »25.

Par ailleurs, François Asselineau publie régulièrement des articles sur AgoraVox : StreetPress le classe parmi « les blogueurs les plus conspirationnistes » qui « ont phagocyté le site »177.

Autres formes de militantisme

En 2013, l’UPR lance une pétition contre le projet de loi relative à l’enseignement supérieur et à la recherche qui élargit les possibilités d’enseigner dans des langues étrangères dans le supérieur. Le parti revendique environ 10 000 signataires178,179.

Après les élections européennes de 2014180, l’UPR mène une importante campagne d’affichage à travers la France pour se faire connaître27,181,182,183. L’Obs présente l’UPR comme « le premier parti de France en matière d’affichage sauvage »140. La Croix indique que « cette campagne d’affichage hors norme serait le fruit de la mobilisation des militants au sein des délégations régionales. À leur image, les adhérents auraient spontanément saisi perches et seaux pour faire entendre leur voix ». François Asselineau affirme que cette campagne militante le distingue des autres partis, qui font appel à des sociétés privées pour diffuser leurs affiches180.

Lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 2017, François Asselineau obtient « à la surprise générale » les 500 parrainages nécessaires pour valider sa candidature26, ce qu’il doit à un « réseau de militants surmotivés »184 qui est parti très tôt en campagne, allant de préférence vers les maires sans étiquette politique des petites communes185. François Asselineau déclare qu’il a rencontré lui-même 108 maires et que ses 200 démarcheurs en ont vus des milliers186. Plusieurs maires indiquent que des militants de l’UPR sont venus plusieurs fois à leur rencontre, ce qu’ils n’ont pas observé pour d’autres partis187,188. Selon Le Dauphiné, les militants de l’UPR sont « d’un prosélytisme à écœurer une armada de témoins de Jéhovah »189. La motivation des militants a joué en leur faveur et certains maires ont accordé leur parrainage même lorsqu’ils n’étaient pas favorables à une sortie de l’Union européenne, n’avaient pas l’intention de voter pour François Asselineau ou pensaient qu’il n’avait aucune chance d’être élu190,185.

Page Wikipédia

D’après Envoyé spécial et Florence Devouard, François Asselineau crée lui-même en 2007 l’article qui lui est consacré sur la version francophone de Wikipédia, ainsi qu’un autre consacré à l’UPR191,192,n 5. Selon Pierre-Carl Langlais, administrateur sur Wikipédia, celui-ci cherche, « peu ou prou, à contre-balancer l’omerta dont serait victime l’UPR dans les médias traditionnels »193. Ces deux articles sont supprimés à plusieurs reprises192,191,13,170, le débat communautaire concluant à un manque de références dans les médias traditionnels15.

François Asselineau proteste alors contre la « censure » exercée à son encontre sur la version francophone de Wikipédia — plusieurs versions en d’autres langues, notamment en anglais et en allemand, dont les règles sont plus laxistes192, lui consacrent un article sans être supprimées15,13,193. Daniel Ichbiah classe François Asselineau parmi les personnes qui harcèlent la fondation Wikimedia, « s’estimant à tort ou à raison desservies par Wikipédia » ; Florence Devouard précise : « comme il n’est pas arrivé à ses fins, il nous a assaillis de questions, en a parlé à la presse, et même dans l’émission Envoyé spécial. Des gens comme cela nous épuisent »192. Les débats autour du maintien de la page Wikipédia de François Asselineau sont présentés comme un « cas d’école » sur la version francophone de l’encyclopédie194,195,187.

Publication

Notes et références

Notes

  1. Le nombre d’adhérents revendiqués est affiché en temps réel sur le site.
  2. À ne pas confondre avec l’ancien parti politique du même nom (Union populaire républicaine), fondé en 1919 et dissous en 1946.
  3. Notamment en 2012 : Alain Benajam (Réseau Voltaire), Robert Ménard87, Jacques Nikonoff95, Slobodan Despot et le blogueur Étienne Chouard61 ; en 2013 : John Laughland (en) (Institute of Democracy and Cooperation), Annie Lacroix-Riz (Pôle de renaissance communiste en France) et Jean Bricmont69 ; en 2015 figurent Xavier Moreau, Pierre Lorrain (journaliste à Valeurs actuelles), Diana Johnstone et le conseiller politique de l’ambassade de Russie en France69 ; en 2016 Brian Denny (syndicaliste britannique), Vincent Brousseau (ancien économiste à la BCE), Anthony Coughlan, Pierre Lévy (ancien syndicaliste), Nathan Smith (« Directeur Exécutif » du Parti pour l’indépendance du Texas), et l’Amiral (E.R.) Michel Debray (ancien président de la Fondation Charles-de-Gaulle).
  4. L’Opinion et Laurent de Boissieu indiquent également 17 signatures ; voir Béatrice Houchard, « François Asselineau, le candidat extrêmement «divers» » [archive], sur L’Opinion.fr, 12 septembre 2016 (consulté le 15 septembre 2016) ; et Laurent de Boissieu, « Union Populaire Républicaine (UPR) » [archive], sur france-politique.fr (consulté le 3 novembre 2016). De son côté, Le Monde indique 18 signatures ; voir Quentin Vasseur, « Qui sont les candidats à la présidentielle ? » [archive], sur www.lemonde.fr, 28 avril 2016 (consulté le 28 avril 2016).
  5. La page d’informations du présent article signale quant à lui qu’il a été créé en 2006 par l’utilisateur Jean-Yves CREVEL, proche de François Asselineau au RIF et secrétaire général de l’UPR à sa fondation. Voir Laurent de Boissieu, « Rassemblement pour l’indépendance et la souveraineté de la France (RIF) » [archive], sur france-politique.fr (consulté le 27 août 2016).

Références

  1. Décret du 1er juin 2001 [archive] portant nomination (inspection générale des finances).
  2. a et b « Asselineau François Didier », dans Fabien Cardoni, Nathalie Carré de Malberg et Michel Margairaz (dir.), Dictionnaire historique des inspecteurs des finances, 1801-2009 : dictionnaire thématique et biographique, Paris, Comité pour l’histoire économique et financière de la France, coll. « Histoire économique et financière de la France : animation de la recherche », 2012 (ISBN 978-2-11-097521-8, lire en ligne [archive]).
  3. a, b, c et d Pascal Hérard, « Portrait : François Asselineau, le candidat nostalgique » [archive], sur TV5 Monde.com, 7 avril 2017 (consulté le 13 avril 2017).
  4. Louise Beliaeff, « VIDEO – Qui est la femme de François Asselineau, « universitaire qui a eu son bac à 15 ans » ? » [archive], sur Gala.fr, 12 avril 2017 (consulté le 13 avril 2017).
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