« 2017, on prend les mêmes et on recommence », scande Olivier Besancenot

Comique.

Il n’y a que ses copains de baston qui se soient représentés à l’élection présidentielle cette année comme en 2012, qu’ils soient de l’extrême-gauche ou de l’extrême-droite : Philippe Poutou, Nathalie Arthaud, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Jacques Cheminade.

Qui se dévoue pour l’informer de ce qui se passe hors son champ de vision ?

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/35428-dingueca-besancenot-prend-memes-recommence-olivier.html

#Dingueça « 2017, on prend les mêmes et on recommence » : le rap d’Olivier Besancenot contre les candidats à la présidentielle

 

Publié le 05/04/17 à 16:05

C’est un titre du rappeur Ous-D-Ous, qui commence par un discours de Coluche et se termine par… un rap d’Olivier Besancenot, l’ancien candidat à la présidentielle du NPA.

Le titre s’oppose clairement aux hommes et femmes politiques dans leur ensemble : « 2017, on prend les mêmes et on recommence. 2017, politiciens dans l’opulence. 2017, on fera entendre nos voix. Le pouvoir au peuple, il sera temps de virer ces rois », y chante le rappeur.

Et les paroles d’Olivier Besancenot, dont le flow n’est pas mauvais pour un débutant, ne diffèrent pas sur le fond :

« 2017, on prend les mêmes et on recommence. Ecoute-les parler, tu verras le visage de la finance. Il est grand temps qu’on prenne nos propres affaires en mains, qu’on ne se laisse plus représenter par ces politiciens, qui parlent en notre nom alors qu’ils ne connaissent pas nos vies. Leurs promesses sont bidons et l’atmosphère devient pourrie. Ils ne doutent de rien, pourtant rien ne se passera comme prévu, car le système nous saigne pour des repus et corrompus. C’est pas vraiment de chef ou de leader dont on est orphelins, simplement de la conscience qu’on peut écrire notre destin. »

 

http://www.lepoint.fr/politique/presidentielle-2017-on-prend-les-memes-et-on-recommence-04-04-2016-2029891_20.php

Présidentielle 2017 : on prend les mêmes et on recommence ?

 

Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan… Plus de la moitié des candidats déclarés étaient déjà en lice en 2012.

 

Source AFP

Publié le 04/04/2016 à 16:06 | Le Point.fr
Jean-Luc Mélenchon à nouveau candidat à la présidentielle. 
Jean-Luc Mélenchon à nouveau candidat à la présidentielle.  © GERARD JULIEN

 

Avec Jacques Cheminade, qui a annoncé sa candidature ce lundi, dix hommes et femmes politiques se sont déjà déclarés candidats pour la prochaine élection présidentielle. Plus de la moitié étaient déjà en lice en 2012, au risque d’alimenter le ras-le-bol des Français, qui réclament du renouvellement. Avant même que Les Républicains et le Parti socialiste n’aient désigné leurs représentants, que François Hollande et Nicolas Sarkozy n’aient fait connaître leurs intentions, le casting pour 2017 ressemble furieusement à celui de 2012. Sur dix candidats déclarés, six l’étaient déjà il y a cinq ans : Marine Le Pen (FN, 47 ans), Jean-Luc Mélenchon (« hors parti », 64 ans), Nathalie Arthaud (LO, 46 ans), Nicolas Dupont-Aignan (DLF, 55 ans), Philippe Poutou (NPA, 49 ans) et Jacques Cheminade, 74 ans. Un septième, l’écologiste Antoine Waechter (67 ans), était déjà en course il y a près de 30 ans, en 1988. Seuls trois des candidats pour 2017, le député MoDem Jean Lassalle, 60 ans, Paul Mumbach (Les Fédérés), 64 ans, et Bastien Faudot (MRC), 37 ans, font figure de petits nouveaux.

À 13 mois de la présidentielle, l’incertitude est pourtant encore plus forte qu’en 2012 sur ceux qui parviendront finalement à franchir la barre des 500 parrainages d’élus qui leur permettront d’être officiellement candidats. Pour les spécialistes, le décalage est très fort entre l’envie de renouvellement exprimée par les Français et la multiplication de candidatures déjà vues, le sentiment qu’on reprend les mêmes que lors du scrutin précédent. « Il faut être très prudent sur l’offre présidentielle 13 mois avant [...]. Mais si le casting est trop proche de celui de 2012, il y aura une déception, le sentiment que l’attente de renouvellement n’a pas été prise en compte et ça peut fabriquer de l’abstention », estime Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop.

Parrainages publics

Élection-phare de la vie politique française, la présidentielle suscite systématiquement de multiples candidatures. Dix candidats étaient officiellement en lice en 2012, 12 en 2007 et 16 en 2002, quand le socialiste Lionel Jospin avait été devancé par Jean-Marie Le Pen au 1er tour. En 2012, cinq des dix candidats avaient rassemblé un total de 6 % des voix à eux cinq. La présidentielle, notamment la campagne officielle qui commence quinze jours avant le 1er tour, leur assure pourtant une exposition médiatique exceptionnelle. Cas d’école : inconnu des Français en février 2002, Olivier Besancenot (NPA) a réussi à s’imposer durablement en quelques semaines comme une figure de la gauche. Cette fois pourtant, les nouvelles règles concernant l’obtention des parrainages sur le point d’être introduites par le Parlement risquent de compliquer la tâche des petits candidats.

Dans un souci de « transparence », le texte en discussion prévoit la publication intégrale de la liste des élus parrainant un candidat, au lieu d’un extrait de 500 noms tirés au sort. Une publicité qui pourrait dissuader des élus de soutenir des petits candidats, ce qu’ils pouvaient faire discrètement auparavant. Le temps de parole des petits candidats pourrait également être réduit, un principe d’« équité » tenant compte de leur notoriété se substituant à celui d’« égalité » dans les médias durant la période qui va de la publication de la liste des candidats au début de la campagne officielle. Les Français réclament quant à eux résolument le changement. La cote de confiance de François Hollande s’est réduite autour de 15 %, selon les derniers sondages (Ipsos, TNS Sofres) et Nicolas Sarkozy reste loin derrière Alain Juppé en vue de la primaire à droite. Signe d’un rejet de plus en plus marqué par les électeurs d’un nouveau duel Hollande-Sarkozy en 2017. Ce qui n’empêche pas les deux tiers d’entre eux (64 %, Odoxa) d’être persuadés que François Hollande se représentera.

 

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/03/18/deux-femmes-neuf-hommes-qui-sont-les-candidats-qualifies-pour-l-election-presidentielle_5096791_4854003.html

Qui sont les candidats pour la présidentielle 2017 ?

 

Onze candidats ont obtenu les 500 parrainages nécessaires pour entrer dans la course à l’Elysée, a annoncé samedi le Conseil constitutionnel.

LE MONDE | 18.03.2017 à 11h41 • Mis à jour le 04.04.2017 à 22h57 | Par Service politique

Ils seront donc onze sur la ligne de départ, un de plus qu’en 2012 lors de la précédente élection présidentielle. Deux femmes et neuf hommes, qui ont obtenu les 500 parrainages nécessaires pour être candidat à l’élection présidentielle, a annoncé Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel, samedi 18 mars.

 

Les trois derniers candidats à entrer dans la course sont Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste) qui s’était inquiété de sa capacité à obtenir ses parrainages jusqu’aux derniers jours de collecte, Jacques Cheminade (Solidarité et progrès) et Jean Lassalle (Résistons). Ils obtiennent respectivement 573, 528 et 708 parrainages, selon le dernier décompte publié par le Conseil constitutionnel.

Lire aussi :   Présidentielle : ce que nous apprend la course aux parrainages

Les onze candidats de la présidentielle 2017.

Les onze candidats de la présidentielle 2017. JOEL SAGET / AFP

  • Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière)

  • Nathalie Arthaud en meeting à Montpellier, le 3 février. Nathalie Arthaud en meeting à Montpellier, le 3 février. PASCAL GUYOT / AFP

La candidate de Lutte ouvrière (LO), Nathalie Arthaud, va vivre sa deuxième campagne présidentielle, après celle de 2012. Elle avait alors obtenu 0,56 % des voix. Quatre ans plus tôt, en 2008, elle était devenue porte-parole nationale de LO, succédant à la figure emblématique du parti trotskiste, Arlette Laguiller. En 2009 et 2014, elle a été candidate aux élections européennes, où elle a obtenu respectivement 0,84 % et 0,85 % des voix. Elle s’est présentée également aux élections législatives de 2012 en Seine-Saint-Denis, où elle a réuni 2,47 % des suffrages.

Son but : « Faire entendre le camp des travailleurs. » L’enseignante en économie de 47 ans entend incarner une « candidature de classe » qui « permettra aux travailleurs, aux chômeurs, aux exploités de défendre leurs intérêts, à l’opposé de ceux du patronat et des actionnaires qui encaissent des millions et des millions ».

Lire aussi :   Nathalie Arthaud, la candidate qui se réclame du communisme

  • François Asselineau (Union populaire républicaine)

  • François Asselineau à Paris, le 16 mars. François Asselineau à Paris, le 16 mars. JOEL SAGET / AFP

Sa capacité à rassembler les 500 parrainages nécessaires à être candidat à la présidentielle constitue l’une des surprises de cette campagne. François Asselineau, 59 ans, est diplômé d’HEC et de l’Ecole nationale d’administration (ENA). Il a débuté sa carrière comme inspecteur des finances puis travaille au sein de plusieurs cabinets ministériels dans les années 1990. Il a fait partie, en 1999, du Rassemblement pour la France et l’indépendance de l’Europe (RPF), fondé par Charles Pasqua et Philippe de Villiers puis, en 2004, de l’Union pour un mouvement populaire (UMP). Il en a démissionné en 2006, « par opposition à sa ligne européenne et sa position d’alignement sur les Etats-Unis ».

En 2007, il a fondé l’Union populaire républicaine (UPR), un mouvement souverainiste militant pour la sortie de l’Union européenne. Il a été candidat à l’élection présidentielle de 2012 mais n’a recueilli que 17 signatures et échoué donc à se présenter. Cinq ans plus tard, il y est parvenu. La mesure phare de son programme est le « Frexit », la sortie de la France de l’Union européenne.

Lire aussi :   François Asselineau, un candidat favorable à la sortie de la France de l’UE

  • Jacques Cheminade (Solidarité et progrès)

  • Jacques Cheminade à Paris, le 15 novembre 2016. Jacques Cheminade à Paris, le 15 novembre 2016. JOEL SAGET / AFP

A 75 ans, il est le doyen de cette élection présidentielle. Jacques Cheminade, qui se veut le candidat « anti-système », est diplômé d’HEC et énarque. Sa rencontre avec le sulfureux homme politique américain Lyndon LaRouche, classé à l’extrême droite, a donné un virage politique à sa carrière. Il a fondé, en 1996, son parti groupusculaire, Solidarité et progrès, proche de cet idéologue américain complotiste, homophobe et climatosceptique.

Dans son programme, M. Cheminade prône la sortie de l’Union européenne, de l’OTAN, de la zone euro et le retour au franc. Il défend aussi très sérieusement l’idée de coloniser la Lune, en vue d’explorer la planète Mars. Ce candidat est un habitué de l’exercice : en 1981 et 1988, il a échoué deux fois à réunir 500 parrainages avant d’y parvenir en 1995, pour finalement obtenir 0,28 % des voix (et voir ses comptes de campagne invalidés) et en 2012 (0,25 %). En 2002 et 2007, il a tenté à nouveau d’être candidat, sans toutefois parvenir à réunir le nombre de signatures nécessaire.

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  • Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France)

  • Nicolas Dupont-Aignan à Paris, le 1er février. Nicolas Dupont-Aignan à Paris, le 1er février. ERIC FEFERBERG / AFP

Ancien membre du RPR, du RPF et de l’UMP, Nicolas Dupont-Aignan quitte le parti en 2007 sur fond de désaccord avec Nicolas Sarkozy, à la veille de la désignation de ce dernier comme candidat pour la présidentielle de 2007. Il fonde, dans la foulée, le parti politique souverainiste Debout la République, qui deviendra Debout la France en 2014.

A 57 ans, il est maire d’Yerres (Essonne) depuis 1995, député de l’Essonne depuis 1997 et président de la communauté d’agglomération du Val d’Yerres Val de Seine. Diplômé de l’Ecole nationale d’administration, il a exercé dans plusieurs cabinets ministériels et dans plusieurs cabinets, dont celui de François Bayrou (1993 et 1994) lorsqu’il est ministre de l’éducation, et celui de Michel Barnier (1994 et 1995) lorsqu’il est ministre de l’environnement. Candidat à l’élection présidentielle pour la troisième fois – il avait obtenu 1,79 % des voix au premier tour en 2012 – il espère, en se revendiquant du gaullisme, « tracer son chemin » entre Mme Le Pen et M. Fillon, « entre la rupture dans le drame et la fausse rupture ».

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  • François Fillon (Les Républicains)

  • François Fillon en meeting au Zénith de Caen, le 16 mars. François Fillon en meeting au Zénith de Caen, le 16 mars. LAURENCE GEAI POUR LE MONDE

Conseiller municipal, conseiller régional, député, sénateur, ministre, premier ministre. Depuis son entrée en politique à la fin des années 1970, il n’est guère d’échelon de pouvoir que François Fillon n’ait gravi. Sauf la présidence de la République, qu’il brigue après avoir été le vainqueur surprise de la primaire à droite, en novembre. Mais le député de Paris voit sa campagne bouleversée par l’affaire de l’emploi présumé fictif de sa femme, Penelope, comme assistante parlementaire. Affaire dans laquelle il est mis en examen depuis le 15 mars, alors même qu’il avait dit qu’il avait qu’il renoncerait à sa candidature si une telle situation devait se présenter.

M. Fillon a pris le parti de présenter un programme de « rupture » avec des mesures d’inspiration très libérale : fin des 35 heures, retraite à 65 ans, suppression de 500 000 fonctionnaires et de l’ISF, refonte du code du travail ou encore réforme de l’Assurance-maladie.

Lire aussi :   Hausse de la TVA, fin des 35 heures, retraite à 65 ans… M. Fillon précise les contours de son projet

  • Benoît Hamon (Parti socialiste)

  • Benoît Hamon en campagne à Marseille, le 7 mars. Benoît Hamon en campagne à Marseille, le 7 mars. JEAN-CLAUDE COUTAUSSE / FRENCH-POLITICS POUR LE MONDE

Lui aussi est l’un des vainqueurs surprise des primaires organisées par les partis. En janvier, l’ancien frondeur du gouvernement l’a emporté face à Manuel Valls au second tour de la primaire à gauche, faisant de lui le successeur du Parti socialiste à François Hollande pour briguer l’investiture suprême. Son ancrage à gauche, Benoît Hamon le revendique depuis sa jeunesse. Très tôt, il milite au sein de SOS Racisme avant de prendre sa carte à l’UNEF, principal syndicat étudiant, duquel il est resté proche.

Ministre délégué à l’économie sociale et solidaire (2012-2014), puis de l’éducation nationale (avril-août 2014), M. Hamon compte se démarquer du quinquennat écoulé. Il a notamment fait campagne sur une mesure forte : la mise en place d’un revenu universel d’existence. Il portera, outre les couleurs du parti socialiste, celles d’Europe écologie-Les Verts, Yannick Jadot qui avait gagné la primaire écologiste, ayant annoncé son ralliement à M. Hamon en février.

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  • Jean Lassalle (Résistons)

  • Jean Lassalle à Paris, le 2 mai 2016. Jean Lassalle à Paris, le 2 mai 2016. GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Candidat depuis mars 2016, l’élu béarnais a réussi à récolter les 500 parrainages d’élus nécessaires à la dernière minute. Ex-compagnon de route de François Bayrou au Modem, Jean Lassalle va donc vivre sa première campagne présidentielle. Sous la bannière du mouvement Résistons, le candidat se définit comme le « défenseur des territoires ruraux et d’une écologie humaniste ».

M. Lassalle a été élu maire de Lourdios-Ichère, petit village des Pyrénées-Atlantiques de 160 habitants, en 1977, dès l’âge de 21 ans. Il est ensuite devenu député des Pyrénées-Atlantiques en 2002, avant d’être réélu en 2007 et 2012.

Jean Lassalle s’est notamment fait connaître pour sa grève de la faim de trente-neuf jours, en 2006, pour protester contre la délocalisation de l’usine Toyal d’Accous (Pyrénées-Atlantiques) vers le bassin de Lacq, situé 65 kilomètres plus loin.

En 2013, d’avril à décembre, il a parcouru la France à pied et fait plus de 6 000 kilomètres pour aller « à la rencontre de Français ». « Je ne pensais pas que la détestation des politiques atteindrait un tel degré », avait-il constaté à la fin de cette marche. Il s’est par ailleurs fait remarquer en début d’année pour avoir rencontré Bachar al-Assad pendant plus d’une heure, à Damas, avec deux députés Les Républicains.

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  • Marine Le Pen (Front national)

  • Marine Le Pen en meeting à Saint-Raphaël, dans le Var, le 15 mars. Marine Le Pen en meeting à Saint-Raphaël, dans le Var, le 15 mars. LAURENCE GEAI POUR LE MONDE

La présidente du Front national aborde sa deuxième campagne présidentielle après avoir, en 2012, obtenu 17,90 % des voix au premier tour. Avant d’entamer une carrière politique, la fille de Jean-Marie Le Pen a été avocate au barreau de Paris, avant de rejoindre le Front national en tant que directrice juridique. En 1998, Mme Le Pen devient également conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais et en 2004, elle est élue députée au Parlement européen où elle sera réélue en 2009 et 2014.

Marine Le Pen a succédé à son père en prenant la tête du Front national en 2011. Elle est aujourd’hui en tête des intentions de vote, avec un programme plaidant la préférence nationale et la sortie de l’euro, et voit également sa campagne marquée par plusieurs enquêtes judiciaires visant son parti et son entourage.

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  • Emmanuel Macron (En marche !)

  • Emmanuel Macron présente son programme à Paris, le 2 mars. Emmanuel Macron présente son programme à Paris, le 2 mars. LAURENCE GEAI POUR LE MONDE

« Ni de droite, ni de gauche », jamais élu mais ancien ministre, le plus jeune des candidats à l’élection présidentielle est aujourd’hui l’un des favoris du scrutin. Diplômé de l’Ecole nationale d’administration, Emmanuel Macron commence sa carrière dans l’administration publique comme inspecteur adjoint des finances et débute un parcours éclair : en 2008, il devient le rapporteur adjoint de la commission Jacques Attali, installée pour relancer la croissance économique du pays. Juste après, il rejoint la banque Rothschild, où il est rapidement promu associé-gérant. Le surnom de « banquier-de-chez-Rothschild » lui collera à la peau.

En 2012, Emmanuel Macron réintègre la fonction publique et est nommé secrétaire général adjoint de l’Elysée avant de rejoindre Bercy comme ministre de l’économie, où il donnera son nom au projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques. Alors qu’il est encore ministre, il lance en avril 2016 le mouvement En marche ! et démissionne du gouvernement le 30 août, avant de déclarer officiellement sa candidature.

Lire aussi :   Programme de Macron : éducation, chômage, retraite, sécurité… les principaux points

  • Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise)

  • Jean-Luc Mélenchon à "l'Emission politique" sur France 2, le 23 février. Jean-Luc Mélenchon à « l’Emission politique » sur France 2, le 23 février. LAURENCE GEAI POUR LE MONDE »

Pour la deuxième fois, Jean-Luc Mélenchon espère faire entendre une nouvelle voix à gauche en se présentant à l’élection présidentielle. Longtemps membre du PS auquel il s’oppose, Jean-Luc Mélenchon a été tour à tour conseiller général de l’Essonne (1985-1992 et 1998-2004) et sénateur de l’Essonne (1986-2000 et 2004-2009). Sous le gouvernement de Lionel Jospin, le candidat de La France insoumise a été ministre délégué à l’enseignement professionnel entre 2000 et 2002.

Après l’élection présidentielle de 2002, Jean-Luc Mélenchon fonde, avec Henri Emmanuelli, Nouveau monde, un courant situé à gauche du PS. Il fera ensuite campagne pour le non en 2005 au référendum du projet de traité constitutionnel européen. Dénonçant la « dérive libérale » du parti et très critique envers François Hollande, il quitte le PS en 2008 avec le député du Nord Marc Dolez. Les deux élus fondent dans la foulée le Parti de gauche. M. Mélenchon, eurodéputé depuis 2009, sera ensuite candidat à l’élection présidentielle de 2012 sous la bannière du Front de gauche où il arrive 4e, avec 11,10 % des voix. En 2017, c’est sous une nouvelle bannière, celle de La France insoumise, qu’il est candidat, avec un programme marqué par davantage d’idées écologistes

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  • Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste)

  • Philippe Poutou à Montreuil, le 10 mars. Philippe Poutou à Montreuil, le 10 mars. CHRISTOPHE SIMON / AFP

C’est passé de justesse pour Philippe Poutou. Le candidat du Nouveau parti anticapitaliste a réuni in extremis les signatures d’élus, ce qui lui permet d’entamer sa deuxième campagne présidentielle.

A tout juste 50 ans, Philippe Poutou va tenter de faire mieux qu’en 2012, quand il avait rassemblé 411 160 voix au premier tour (1,15 %). Comme il y a cinq ans, sa campagne s’annonce encore difficile, avec la concurrence de Jean-Luc Mélenchon, qui attire sur sa candidature des voix d’extrême gauche. Mais avec son style décontracté et sa parole sans langue de bois, le candidat a, depuis 5 ans, gagné en notoriété… et en sympathie.

Militant d’extrême gauche de longue date, le candidat a fait ses premières armes chez Lutte ouvrière avant de rejoindre la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), devenue le Nouveau Parti anticapitaliste en 2009. Mécanicien chez Ford, à Blanquefort (Gironde), où il est syndicaliste CGT, il lutte toujours contre la fermeture de son usine.

Lire aussi :   Philippe Poutou, le candidat ouvrier qui prône les 32 heures

  • Service politique
    Journaliste au Monde

Philippe Poutou « bafoue la présomption d’innocence »

Le représentant des assassins d’ingénieurs dans l’actuelle course à l’élection présidentielle semble avoir bien réussi son coup d’éclat démagogique d’hier soir. Du moins bénéficie-t-il aujourd’hui de relais tout à fait enthousiastes dans quelques médias de masse.

Fait de quelques gros mots et du cinéma habituel des dirigeants de son parti, qui sont bien tous de la clique politicaille la plus CORROMPUE du pays, ce n’est évidemment pas moi qu’il peut tromper, encore moins subjuguer.

Rappelons donc quelques spécificités du NPA, qui n’est pas le parti des ouvriers et n’est même pas un parti politique à proprement parler, puisqu’il n’a jamais présenté aucun candidat à une quelconque élection pour la gagner ou voir ensuite l’éventuel élu participer à la « gestion du capitalisme » contre laquelle il est en lutte perpétuelle.

C’est un groupe terroriste qui cherche toujours à imposer à tous par la violence un système dont plus personne ne veut depuis longtemps, celui de l’ancienne URSS.

Pour obtenir la révolution « communiste » ou « anticapitaliste » de leurs voeux, ses membres s’échinent au quotidien à rendre le système capitaliste en place le plus invivable possible pour les populations qu’ils souhaitent amener à la révolte susceptible de les conduire à prendre le pouvoir et s’imposer enfin… en dictateurs.

Il est bien évident que cette activité « politique » particulière n’a jamais consisté à rechercher une quelconque justice, sociale ou autre, à respecter les droits de chacun ou les lois en vigueur en France ou ailleurs, c’est tout le contraire.

Aussi, le NPA s’est de lui-même assigné la seule mission où finalement il excelle, qui est la défense des élus et fonctionnaires CORROMPUS de tous bords contre leurs victimes.

Et pour ses militants qui constituent des milices ultra violentes au service de tous ces CORROMPUS, tous les moyens sont bons pour dézinguer les victimes qui osent se plaindre ou pourraient éventuellement se plaindre bien avant qu’elles n’aient pu le faire ou voir leurs plaintes aboutir.

Toutes les formes d’assassinats sont ici de mise et n’importe qui peut en être victime.

Mais les violences et acharnements les plus démentiels ne concernent pas les plus faibles, vite balayés par les premières attaques. Ils portent sur les plus forts, les plus résistants, les têtes bien faites, les « gros cerveaux » qui ne s’en laissent pas conter, les ingénieurs.

Oui, M. Schneidermann, les ingénieurs sont bien haïs au NPA.

Non, M. Schneidermann, les ingénieurs ne sont pas des dominants.

Pour la plupart, ce sont des bosseurs et des « cerveaux ». Certains sont plus bosseurs, d’autres sont plus des têtes, des chercheurs qui font avancer sciences et techniques.

Que vous ont-ils donc fait ? Vous passer devant en classe, à vous aussi ?

Ce problème n’est pas le leur mais le vôtre, c’est celui des dominants qui n’ont pas les moyens de leurs ambitions et dont l’avidité devient bien vite envie et jalousie à l’égard de plus brillants qu’eux.

Si vous en êtes encore là, vous devriez consulter.

 

http://lelab.europe1.fr/luc-chatel-porte-parole-de-francois-fillon-estime-que-philippe-poutou-bafoue-la-presomption-dinnocence-3221492

Luc Chatel, porte-parole de François Fillon, estime que Philippe Poutou « bafoue la présomption d’innocence »

 

Publié à 09h19, le 05 avril 2017 , Modifié à 09h53, le 05 avril 2017

 

Luc Chatel, porte-parole de François Fillon, estime que Philippe Poutou "bafoue la présomption d'innocence"

Luc Chatel © Montage Le Lab via captures d’écran franceinfo:
Image Etienne Baldit

Etienne Baldit

etienne.baldit@europe1.fr

PROCÈS OR NOT PROCÈS ? - Philippe Poutou a sévèrement défouraillé, mardi 4 avril lors du premier débat à 11 candidats sur BFMTV et CNEWS, contre les politiciens « corrompus », s’en prenant nommément, vertement et longuement, à François Fillon et Marine Le Pen. Au bout d’un moment, l’ancien Premier ministre, excédé, a grommelé entre ses dents serrées qu’il allait lui « foutre un procès ». On ne sait pas s’il en a réellement l’intention, mais lui et son camp pensent visiblement qu’il y a matière. Luc Chatel, par exemple, ne se montre pas particulièrement énervé contre le représentant du NPA dans cette élection présidentielle, mais estime tout de même qu’il a « bafoué la présomption d’innocence ».

Sur franceinfo: ce mercredi, le député LR et porte-parole de François Fillon évacue les accusations formulées la veille par Philippe Poutou en expliquant qu’il a simplement « fait un coup » Et s’il reconnaît qu’il est « normal » que « ce sujet » des affaires qui touchent son champion (mais aussi Marine Le Pen) soit « évoqué », il considère manifestement que Philippe Poutou est allé trop loin. Il dit :

En même temps, monsieur Poutou bafoue la présomption d’innocence, il parle de ‘corruption’. Donc moi je pense pas que c’est ça que les Français attendaient hier.

Il s’en tient cependant à cette cela, n’annonçant pas d’éventuelles poursuites après les mises en cause du candidat anticapitaliste.

Même son de cloche du côté d’Eric Ciotti, promu mardi secrétaire général adjoint des Républicains chargé des fédérations, sur Radio Classique :

On avait l’impression d’être dans un débat ou une émission de télé-réalité selon la posture qu’ont voulu prendre certains candidats qui se sont fait plaisir et ont voulu faire des coups.

Pour mémoire, Philippe Poutou avait dynamité le débat en déclarant notamment vouloir « exprimer cette colère-là d’en bas contre des ultra-riches, des richesses indécentes, contre ces politiciens aussi corrompus, il y en a qui se reconnaîtront ici autour de la salle ou autour du pupitre ». Plus loin, il avait livré une tirade des plus remarquées :

Depuis janvier alors là c’est le régal, une campagne super. François Fillon, voilà, il est en face de moi. Que des histoires. Et plus on fouille, plus on sent la corruption, plus on sent la triche. En plus, c’est des bonhommes qui nous expliquent qu’il faut la rigueur, qu’il faut l’austérité, et eux-mêmes piquent dans les caisses publiques donc il y a un petit problème de ce côté-là.

[...] Ensuite il y a aussi Marine Le Pen. Pareil, on pique dans les caisses publiques, alors là c’est pas ici, c’est l’Europe. Alors l’Europe, pour quelqu’un qui est anti-européen, ça ne gêne pas de piquer l’argent de l’Europe. Et le pire c’est qu’en plus le FN qui se dit anti-système ne s’emmerde pas du tout, se protège grâce aux lois du système, grâce à l’immunité parlementaire et donc refuse d’aller aux convocations policières.

Sur Europe 1 ce mercredi matin, Philippe Poutou est revenu sur ce coup d’éclat, estimant que beaucoup de Français « attendaient » une expression de la sorte sur les affaires de deux des principaux candidats à la présidentielle. Et de se demander si François Fillon avait vraiment « intérêt à ce qu’il y ait » un procès, tout en disant ne pas vouloir « faire le malin » à ce sujet.

Il est en tout cas devenu une véritable star des internets depuis mardi soir, avec ses punchlines devenues virales.

 

http://www.arretsurimages.net/chroniques/2017-04-05/Le-coup-du-doux-Poutou-id9738

chronique du 05/04/2017 par Daniel Schneidermann

Le coup du doux Poutou

 

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J’ai beau tenter de prendre quelques vacances de matinaute, impossible de ne pas revenir sur le moment Poutou. Impossible de ne pas le savourer, s’en délecter comme d’un bonbon qui ne devrait jamais fondre. Impossible de ne pas se repasser la video qui, ce matin, galope partout sur Twitter, de toute l’allégresse de ses petites jambes. Impossible de ne pas se repasser « la » réplique de la soirée, à une Le Pen scotchée. « Nous quand on est convoqués par la police, on n’a pas d’immunité ouvrière, on y va ». Le moment après lequel il n’est plus nécessaire de regarder. Tout le reste, en comparaison, sera fade. Les « petits » à l’assaut des « grands » : l’étrange bastringue lilliputien de BFMTV et CNews, que TF1 s’était évertué à éviter en n’invitant que les « grands », a rempli sa fonction, mission accomplie, le travail est fait, les cartes sont redistribuées, et Le Pen marquée au front comme elle doit l’être. Affaire classée.

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Je ne sais trop pourquoi, j’attendais Lassalle. J’ai eu Poutou, et je n’ai pas perdu au change. Le berger n’est pas descendu de ses montagnes. Il repassera à la prochaine transhumance. Ils auraient dû s’en méfier, de Poutou. Déjà avant le début, il s’était fait remarquer en refusant de participer à la « photo de famille ». Poser avec Le Pen ? Poser avec Fillon ? Non merci. Sain réflexe, d’ailleurs. Au nom de quoi « poser avec Le Pen » ? C’est une fête ? Une kermesse ? Un barbecue des voisins ? Une équipe de foot ? C’est la classe 2017 ? Macron peut bien aller le chercher, pour lui demander de poser, non, il n’est pas de cette famille. L’absence de cravate, ensuite, aurait pu alerter. Mais ils n’ont pas dû se méfier. Le doux Poutou. Le gentil Poutou, souffre-douleur préféré de la bande à Ruquier, qui se laisse tondre, et se venge à distance, sur les réseaux sociaux. Hé hé. Les naïfs. Fillon d’abord : « plus on sent la corruption, plus on sent la triche ».Et Le Pen dans la foulée. Strike. C’est Poutou qui a raflé la mise, et qui restera. Il y aura des gifs, des memes, des détournements.

En parlant de Ruquier, Poutou avait dévoilé la vraie nature de l’amuseur, quelques jours plus tôt. Revenant après une précédente séance de tonte, il s’était aussitôt vu reprocher par la bande de s’en être plaint sur Facebook. Ruquier :« Vous avez un double visage, Monsieur Poutou. Je tiens à vous le dire. Sympathique en coulisse, et beaucoup moins sympathique sur Twitter. C’est bien que votre vrai visage ressorte ». A cet instant, c’est le vrai visage de Ruquier, qui ressortait. Pas uniquement le mépris, non. Quelque chose de plus complexe et de plus triste, comme une profonde, sincère incompréhension, que la France ne soit pas uniquement peuplée de gens qui rient des blagues de Ruquier, sont prêts à se laisser ruquieriser, et à poser pour des photos avec la bande à Ruquier. L’éternel « mais pourquoi ne nous aiment-ils pas ? » des dominants, quand un accident de la vie les place face aux dominés.

 

Affaire du meurtre de Jean-Jacques Le Page à Plouvonvelin en 2009 : un verdict qui ne satisfait pas

Cette affaire riche en rebondissements débutée avec l’incendie de la maison de Jean-Jacques Le Page à Plougonvelin le 24 juillet 2009 a été examinée par la Cour d’assises du Finistère jusqu’à vendredi dernier, 10 mars 2017, à compter du mardi 28 février 2017.

La principale accusée a été condamnée à une peine de vingt ans de réclusion criminelle assortie de dix ans de sûreté.

Elle a sitôt fait connaître son intention de faire appel, et Jacques Pradel consacrait déjà à cette affaire l’une de ses émissions sur RTL, hier, lundi 13 mars 2017.

En effet, à l’issue de ce premier procès, de nombreuses zones d’ombre concernant l’ensemble des faits en question interrogent toujours, rendant la vérité judiciaire bien incertaine.

Pour ma part, je rappelle que j’avais été définitivement bannie du site Rue89 le 31 juillet 2009 alors que je commentais un article relatif à cette affaire et me faisais copieusement insulter par le « déconnologue » répondant au pseudonyme de « Homere ».

Originaire de l’Hérault et résidant en Thaïlande où il exerce notamment comme hôtelier depuis de nombreuses années, cet homme d’affaires très trouble se signalant depuis 2008 comme l’un des membres les plus éminents de la bande de cyberdélinquants du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi tenait absolument à me faire taire sur le milieu dans lequel le crime s’était produit.

Par la suite, il se revendiquera « bras armé du NPA en Thaïlande » et avouera être l’organisateur de tous les harcèlements et campagnes de calomnies publiques dont j’étais victime depuis le mois de février 2009, ayant également concerné mon médecin-traitant, touché par ce crime de Plougonvelin.

Or, cette affaire criminelle a été instruite par les mêmes juges ultra CORROMPUS qui ont aussi toujours traité à l’envers toutes les affaires m’opposant à Josette Brenterch du NPA de Brest et ses divers complices, notamment ceux de la bande du psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Leur instruction, terminée très précisément le jour de ma condamnation illégale, le 11 juin 2013, est aujourd’hui clairement mise en cause par les avocats de la défense.

 

http://www.letelegramme.fr/morbihan/affaire-le-page-vers-un-proces-aux-assises-en-2016-30-04-2015-10612476.php

Affaire Le Page. Vers un procès aux assises en 2016

 

Publié le 30 avril 2015
Modifié le 30 avril 2015 à 07h34

 

Revoilà le meurtre de Jean-Jacques Le Page, survenu dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009 dans sa résidence de Plougonvelin, en première ligne. Mais cette fois-ci, il s’agira d’en écrire l’épilogue puisque la cour d’appel de Rennes vient de confirmer, dans un arrêt du 27 mars, la décision du juge d’instruction brestois de renvoyer William Rolland et Laëtitia Monnier, dite « Lola », devant la cour d’assises du Finistère.

Lola nie les faits

En revanche, Habib, le troisième homme, un temps dénoncé par Laëtitia Monnier et suspecté d’être le « corbeau » de cette histoire à rallonge, n’est pas renvoyé devant la juridiction criminelle. Presque cinq ans après les faits, les deux jeunes gens renvoyés aux assises sont libres. Ce qui ne devrait pas inciter la cour d’assises à aller vite pour programmer un procès que l’on devine fleuve et qui pourrait occuper la juridiction entre une et deux semaines. Joint, l’avocat de William Rolland, Me Patrick Larvor, estime que le procès pourrait se tenir lors du premier semestre 2016. Mais pour l’heure, aucune date n’est arrêtée.

Reste que l’audience promet d’être animée, même quelques années après les faits et cette procédure qui n’en a jamais fini de rebondir. Car à cette heure, Lola nie en bloc et William Rolland joue toujours sur quelques incohérences qui lui sont favorables mais aussi sur la rétractation d’aveux passés une fois en garde à vue mais jamais renouvelés depuis. Bref, la tâche de la cour d’assises s’annonce des plus ardues.

 

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/meurtre-de-plougonvelin-29-retour-sur-les-lieux-du-crime-diapo-09-11-2009-646687.php

Meurtre de Plougonvelin (29). Retour sur les lieux du crime [Diapo]

 

Publié le 09 novembre 2009 à 12h22
Modifié le 10 novembre 2009 à 07h43
 
Un pas de plus vers l'éclatement de la vérité.
Un pas de plus vers l’éclatement de la vérité.

 

Les juges d’instruction saisis de l’affaire Jean-Jacques LePage se sont rendus hier sur les lieux du meurtre, à Plougonvelin, en compagnie de tous les protagonistes de l’affaire. La reconstitution de la nuit du 23 au 24 juillet derniers a duré toute la journée.

 

> Le rappel des faits

«Faites venir mademoiselle Monier». La voix claire de la juge d’instruction Mathilde Boissy met fin aux conversations qui se tiennent aux abords de la grille de la villa de Jean-Jacques Le Page, fermée depuis le drame par des scellés et un cadenas. En une seconde, le silence devient lourd autour de la procession judiciaire qui se met en route le long du chemin de gravillons qui mène à la porte d’entrée de la belle demeure totalement sinistrée. Un camion de pompiers suit, une voiture de gendarmerie aussi. La bâche, battue par les vents et mangée par la pluie depuis le jour du sinistre, qui hier encore laissait voir le lieu du drame à travers sa béance, est à nouveau totalement déployée. Quatre gendarmes se postent devant. Il est 9h15, dans le matin clair illuminant ce lieu idyllique, juché au-dessus de la mer, au milieu de résidences cossues. La reconstitution du meurtre de Jean-Jacques Le Page commence. Circulez, il n’y aura plus rien à voir.

Lola se cache

Une heure avant l’entrée pesante du drôle de cortège. Une première voiture de gendarmerie arrive. Personne ne sait combien de temps va durer la reconstitution ordonnée dans le cadre de l’enquête par les juges Boissy et André. Petit à petit, le déploiement de gendarmes devient imposant. L’on s’affaire. Des plots sont disposés le long de la chaussée, un mannequin en mousse et un couteau en plastique sont apportés. Les avocats de la défense et des parties civiles arrivent au compte-gouttes, presqu’avec la procureure Lemoine. Les juges suivent. Laëtitia Monier, dite Lola aussi. En toute discrétion, ou presque. À l’arrière d’une voiture simple de la gendarmerie, la jeune fille cache son visage à l’aide d’un gros anorak sans forme. Un moment, elle sort de la voiture et montre brièvement, de dos, sa frêle silhouette. Elle porte des habits amples, et sa féminité n’apparaît qu’au hasard d’ongles vernis entraperçus.

Quel impact?

Le dernier à arriver est l’avocat de William Rolland, le prétendu complice libéré depuis le 12 octobre. Son client le suit, libre comme l’air. Il marche d’un pas lent. Grand, mince, les cheveux noirs dressés par du gel, il semble un peu perdu dans le cortège. Son rôle sera déterminant, pourtant. À son innocence proclamée, Laëtitia Monier continue de marteler son implication. Que s’est-il dit de plus dans le huis clos savamment pensé hier? Mystère. Le secret de l’instruction est impénétrable, mais il n’est pas besoin de sortir de Polytechnique pour savoir que la vérité mettra bien du temps à éclater, dans l’«affaire Le Page». Peut-être que cette reconstitution fleuve, achevée après 18h sur la plage où Laëtitia Monier a été vue le lendemain, permettra de faire avancer certaines convictions.

 

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/meurtre-de-plougonvelin-29-la-liberation-de-lola-se-decide-aujourd-hui-04-02-2011-1196331.php

Meurtre de Plougonvelin (29). La libération de Lola se décide aujourd’hui

 

Publié le 04 février 2011
Modifié le 04 février 2011 à 07h24

Le corps de Jean-Jacques Le Page avait été retrouvé dans sa maison de...
Le corps de Jean-Jacques Le Page avait été retrouvé dans sa maison de Plougonvelin, le 24 juillet 2009. Photo archives Eugène Le Droff

 

Depuis 18 mois, Lola est en prison. Mise en examen pour l’assassinat d’un retraité de Plougonvelin (29), la jeune femme clame son innocence, crie à l’injustice, et veut être libérée. La cour d’appel de Rennes, qui dira aujourd’hui si la détention doit être prolongée.

 

C’est une jeune fille mince aux longs cheveux clairs et au visage d’adolescente. Seuls son regard sûr et la clarté de son élocution trahissent ses 26 ans. Sans doute reflètent-ils aussi les difficultés d’une vie peu commune: elle n’a jamais connu l’école durant dix ans de nomadisme à travers l’Europe, en compagnie de sa mère. Elle s’est installée seule à Brest à l’âge de 20 ans. Après avoir exercé des petits boulots, elle est embauchée dans un bar à hôtesses. C’est là qu’elle sombre dans l’alcool et les drogues dures et qu’elle rencontre Jean-Jacques Le Page.

Lola accuse son complice

Le 24 juillet 2009, trois semaines après leur rencontre, le corps carbonisé de Jean-Jacques Le Page est découvert dans les décombres de sa maison du Trez-Hir, à Plougonvelin. L’autopsie révèle qu’il est mort d’un «traumatisme cérébral majeur» suivi de coups de couteau. Plus tard, on devait aussi retrouver un plomb d’arme à grenaille dans l’une de ses orbites. Lola (Laëtitia Monier pour l’état civil) avait été aperçue la veille au soir non loin de là et le jour du drame, des témoins l’ont vue, l’air égaré, portant un sac contenant un couteau. Elle est interpellée peu de temps après et mise en examen pour assassinat. La forte consommation d’alcool de la soirée, ajoutée au valium ingurgité en substitution à l’héroïne, a sans doute rendu ses souvenirs nébuleux. Mais elle tente de raconter cette soirée au Trezh-Hir au cours de laquelle elle aurait fait entrer dans la maison de la victime son complice, William Rolland, venu pour voler argent et objets de valeur. Selon elle, les deux hommes se seraient battus à l’étage. Lorsqu’elle est montée, Jean-Jacques Le Page était au sol mais vivant. Elle aurait alors quitté les lieux dans un état second. À l’en croire, c’est son complice qui aurait ensuite tué la victime et mis le feu à la maison pour faire disparaître le cadavre. William Rolland, parti à Marseille après les faits, a été interpellé là-bas.

Des aveux mais pas d’ADN

Placé en garde à vue, il aurait fait des aveux aux enquêteurs. Des aveux sur lesquels il est revenu, dénonçant «la pression» dont il avait fait l’objet lors de l’interrogatoire. La police scientifique a retrouvé des traces de l’ADN de Laëtitia Monier mais elle n’a rien trouvé qui puisse établir la présence de William Rolland. Ce dernier a d’ailleurs été remis en liberté, voici un peu plus d’un an. La jeune femme, qui maintient ses accusations et ses déclarations d’innocence, a vécu cette libération comme une injustice. Le juge d’instruction de Brest a d’ailleurs estimé, la semaine dernière, que la détention avait assez duré, en rendant une ordonnance de mise en liberté sous contrôle judiciaire. Le parquet avait alors fait appel et c’est la chambre de l’instruction de la cour qui va maintenant décider.

Confrontation le 17 février

Pour l’avocate générale, il convient de prolonger la détention. «Il faut pouvoir continuer les investigations», a-t-elle dit. «Une expertise sur des traces de chaussures est en cours et des confrontations doivent avoir lieu rapidement». Le résultat de ces expertises, qui pourraient établir la présence sur les lieux de William Rolland, devrait être connu avant trois mois. Quant aux confrontations, la prochaine est prévue le 17 de ce mois. Selon la défense, Laëtitia Monier «porte le chapeau» et tout, dans ce dossier, concourt à établir qu’elle n’a pas tué: pas de mobile, des vêtements sans taches de sang, un couteau dont elle se serait évidemment débarrassé si elle avait tué et le fait qu’elle soit restée à Plougonvelin. Pour Me Appéré, son maintien en détention n’est dû qu’à une chose: «La justice n’aime pas reconnaître ses erreurs», a-t-il lancé en remarquant que les investigations en cours concernent uniquement William Rolland. «Il est difficile de se dire qu’on a peut-être remis le coupable en liberté».

 

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/cotesarmor/meurtre-de-plougonvelin-lola-sort-de-prison-20-08-2011-1404752.php

Meurtre de Plougonvelin. Lola sort de prison

 

Publié le 20 août 2011
L'instruction n'ayant pas «démontré ce qu'il s'est réellement passé» dans la...
L’instruction n’ayant pas «démontré ce qu’il s’est réellement passé» dans la nuit du 23au 24juillet 2009, la cour d’appel a décidé de la remise en liberté de Lola. Photo archives Steven Le Roy

 

Incarcérée depuis deux ans dans l’affaire du meurtre de Jean-Jacques Le Page, retraité de Plougonvelin (29), Laëtitia Monier – dite Lola – va être remise en liberté. Ainsi en a décidé, hier, la chambre de l’instruction de la cour d’appel.

 

Le matin du 24 juillet 2009, les pompiers retrouvaient le corps calciné de Jean-Jacques Le Page dans les décombres de sa maison du Trez-Hir, à Plougonvelin, détruite par un incendie. L’autopsie devait révéler que l’homme était mort après avoir reçu un choc violent à la tête, quinze coups de couteau et un plomb de pistolet à grenaille dans l’oeil.

Médicaments alcool et confusion

Laëtitia Monier, qui avait été vue sur les lieux dans la soirée du 23, était interpellée peu de temps plus tard. La jeune femme, une employée de bar de Brest connue de la victime sous le nom de Lola, a livré un témoignage d’une grande confusion en raison des anxiolytiques et de l’alcool qu’elle avait absorbés. À l’en croire, elle se serait rendue chez Jean-Jacques Le Page, qu’elle connaissait depuis peu, en compagnie d’un ami qui devait y commettre un cambriolage. L’opération se serait mal passée, s’achevant par un pugilat au cours duquel son complice aurait tué la victime avant d’allumer l’incendie et de prendre la fuite. Elle-même est restée au Trez-Hir où elle a été retrouvée-errant sur la plage-par des baigneurs qui ont, par ailleurs, indiqué avoir aperçu un couteau rougi dans son sac à main.

Aveux et rétractation

Le complice désigné, William Rolland, avait pris le train à Brest quelques heures après l’incendie, pour se rendre à Marseille où il a été interpellé quelques jours plus tard. Interrogé durant sept heures, il a avoué le meurtre en corroborant la version nébuleuse de Laëtitia Monier. Avant de se rétracter. Les deux jeunes gens ont été mis en examen pour assassinat, et placés en détention. William Rolland devait être mis en liberté deux mois plus tard, sous contrôle judiciaire. Lola, sans doute victime de l’imprécision de son témoignage et des modifications de versions livrées aux enquêteurs, aura dû attendre deux ans.

Mystérieuse lettre anonyme

«À chaque investigation, les charges contre Mlle Monier s’affaiblissent», a plaidé, devant la cour, son avocat Pierre Tracol, en décrivant une jeune femme bien plus maladroite que manipulatrice. «Il n’y a pas de mobile et aucun élément ne la relie au crime, sauf le fait d’avoir été vue sur les lieux», porteuse d’un «couteau souillé de traces apparemment anciennes». Un couteau qui n’avait pas été retrouvé au Trez-Hir là où Laëtitia Monier avait indiqué avoir laissé son sac, mais découvert à Brest plus de 20 mois plus tard grâce à une mystérieuse lettre anonyme indiquant le lieu où il avait été caché. «On n’y a décelé aucune trace de sang, ni aucune empreinte génétique», poursuit l’avocat. «L’instruction n’a pas démontré ce qu’il s’est réellement passé», a reconnu l’avocat général en requérant néanmoins- mais sans grande conviction-le maintien en prison. Cette fois, la cour ne l’a pas suivi et a infirmé l’ordonnance de prolongation de détention prise par le juge des libertés et de la détention. Les investigations qui vont se poursuivre devront éclaircir bien des mystères avant qu’un procès puisse avoir lieu.

 

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/strenanouess/plougonvelin/affaire-le-page-en-quete-de-verites-28-08-2011-1411813.php

Affaire Le Page. En quête de vérités

 

Publié le 28 août 2011 à 06h58
Saura-t-on jamais ce qu'il s'est réellement passé dans la nuit du 23 au 24...
Saura-t-on jamais ce qu’il s’est réellement passé dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009, au sein du domicile de Jean-Jacques Le Page ? (Photo Archives Eugène Le Droff)

 

Plus de deux ans après le meurtre de Jean-Jacques Le Page, à Plougonvelin (29), les deux mis en examen sont libres, placés sous contrôle judiciaire et attendent désormais les suites judiciaires à cette affaire. À l’heure où l’instruction de cet incroyable dossier tire à sa fin, «Lola» et William Rolland n’en finissent plus de clamer leur innocence.

 

Lola
Laëtitia Monier, dite «Lola» ou encore appelée «Marie» par William Rolland est incontestablement le personnage clé de cette affaire. Cette jeune femme, aujourd’hui âgée de 27 ans, a été la première interpellée le 29 juillet 2009, cinq jours après le meurtre de Jean-Jacques Le Page. Employée au «46», un bar à hôtesses du centre-ville de Brest, elle l’avait rencontré peu de temps avant et avait accepté, ce fameux soir du 23 juillet, de le suivre dans sa résidence plougonvelinoise.
Que s’est-il passé là-bas ? Quelques certitudes : elle et lui ont mangé vers 20 h dans une cafétéria brestoise puis se sont rendus sur la côte vers 20 h 35. Dans la résidence de ce retraité, ils ont bu un verre ensemble. Des traces d’ADN appartenant à la jeune femme ont ainsi été collectées sur le verre. Il ressort également que Lola a rencontré un groupe de jeunes à la sortie d’un bar de la station balnéaire. Il est alors 23 h 30, une photo sera prise avec un téléphone portable à 23 h 57. Elle se rend ensuite dans une villa où la fête se poursuit. L’un des jeunes va voir deux couteaux dans un gros sac. Les lames seraient ensanglantées, «mais avec du vieux sang, comme le disent les témoins», corrige le nouvel avocat de Laëtitia Monier, Me Pierre Tracol.
Il apparaît encore qu’à l’heure de midi, le lendemain, Lola va aller se baigner à la plage du Curé tout habillée. Là encore, les couteaux sont vus comme ils seront vus par ceux qui vont finalement la prendre en stop jusqu’à Brest. En juin 2011, près de deux ans après les faits, la juge Mathilde Boissy reçoit une lettre anonyme lui indiquant que les couteaux et le sac se trouvent dans le quartier de Recouvrance, à Brest. Sur l’enveloppe, une trace d’ADN a été trouvée, mais pas identifiée. Les objets sont pourtant récupérés, analysés. Les lames sont souillées, «mais par aucune trace de sang humain», avance son avocat qui estime que cette piste s’essouffle et joue aujourd’hui en faveur de Lola.
Car la jeune femme a toujours nié le crime, même si ses versions sur la scène qu’elle aurait vue, puis seulement aperçue, ont varié au fil du temps. La faute, selon sa défense, à «une personnalité plastique qui épouse toujours la version de son contradicteur». Elle n’a jamais contesté s’être rendue chez Jean-Jacques Le Page mais a mis en cause tour à tour William Rolland puis un certain Habib comme responsables du meurtre. Elle assure même s’être sauvée de la maison lorsque, selon elle, une bagarre aurait éclaté entre le retraité et William Rolland qui serait venu cambrioler la maison. Mais où ? Au rez-de-chaussée de la résidence comme elle a commencé par le dire ? Ou dans la chambre à l’étage où le corps dénudé, seulement vêtu d’une ceinture herniaire, et calciné de Jean-Jacques Le Page a été retrouvé ? Là encore, ses versions divergent.
Lors d’audiences publiques, la jeune fille a montré un visage mystique, habitée par une grande foi catholique. Il a été prouvé par le biais d’une expertise qu’elle est toujours vierge. Elle n’a cessé de demander sa libération qui est finalement intervenue à la mi-août. «Six mois avant, le juge brestois Fransois avait déjà raison en la libérant», s’indigne Me Tracol.

William Rolland
Une constante : ce grand échalas lymphatique, vu errant à la reconstitution du 9 novembre 2009, a toujours été mis en cause par Lola. Aujourd’hui âgé de 24 ans, William Rolland n’a purgé que deux mois de détention provisoire à la suite d’aveux passés en garde à vue, à Marseille. Il s’est rétracté lors de sa première audition devant le juge d’instruction et depuis, il certifie ne s’être jamais rendu sur les lieux. Épaulé par Me Patrick Larvor, William Rolland met en avant des horaires incompatibles avec la commission du meurtre : son portable a déclenché une borne à Brest à 22 h 30 et son voisin l’a accueilli à 23 h 58. Il a ensuite été vu en bas de la rue de Siam, à Brest, à plus de 30 km de la scène de crime. Il lui reste donc une heure et demi pour faire l’aller-retour mais William Rolland n’a ni voiture ni permis de conduire. Aucun taxi n’a fait la route.
Contre lui, il ne reste que les versions de Lola, une trace de chaussure laissée sur la cuvette des toilettes «compatible avec la sienne mais il n’est pas certain que ce soit la sienne», dit l’expertise, et les aveux. Aveux érodés par l’expertise psychologique du jeune homme qui montre un comportement infantile et l’impossibilité de subir la pression sans craquer. Il aura aussi à expliquer pourquoi, au lendemain du crime, il a pris le train avec son voisin pour Marseille. Une coïncidence, a-t-il toujours expliqué.

La victime
Alors qui ? Lola et William Rolland ? Un des deux ? Aucun des deux ? «Je m’interroge sur le mobile et sur la présence d’un tiers», suppute aujourd’hui Pierre Tracol. Il a dans ses cartes une empreinte ADN n’appartenant à personne de connu et retrouvée sur un bouton de volet. Et il reste encore l’emploi du temps de Jean-Jacques Le Page à éclaircir. Pourquoi a-t-il téléphoné à Lola le soir fatal, à 21 h 40 ? Pourquoi a-t-il été vu en train «de chercher quelqu’un» dans un café voisin entre 20 h 30 et 21 h 45? Lola dit avoir été la dernière personne à l’avoir vu vivant, avant la rixe. Peu après, certainement, un voisin l’ayant reconnu route de la Corniche, près de chez lui. Il était alors 22 h 30…

 

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/brest-lola-de-nouveau-en-garde-a-vue-16-10-2011-1466595.php

Brest. « Lola » de nouveau en garde à vue

 

Publié le 16 octobre 2011 à 11h58
Modifié le 16 octobre 2011 à 14h47

Laëtitia Monier, dite « Lola », impliquée dans une rixe à la sortie d’une discothèque, au port de commerce à Brest, dans la nuit de vendredi à samedi, a été placée en garde à vue. Elle sera déférée devant le parquet de Brest, cet après-midi.

 

Alcoolisée, « Lola« , âgée de 27 ans a tenté de subtiliser le téléphone portable d’une jeune femme de 24 ans, à l’aide d’une bombe lacrymogène et d’un couteau dont elle aurait menacé sa victime.

« Lola » est cette ex-hôtesse d’un bar de nuit brestois, poursuivie pour l’assassinat de Jean-Jacques Le Page, un retraité retrouvé mort en juillet 2009 dans sa maison de Plougonvelin, le corps lardé de 15 coups de couteau.

Faute de preuve évidente, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes avait remis Laëtitia Monier en liberté conditionnelle en août dernier.

 
http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/strenanouess/plougonvelin/affaire-le-page-qui-a-ecrit-la-lettre-anonyme-10-11-2011-1494991.php

Affaire Le Page. Qui a écrit la lettre anonyme ?

 

Publié le 10 novembre 2011 à 19h00
Modifié le 10 novembre 2011 à 19h09
Affaire Le Page.  Qui a écrit la lettre anonyme ?

 

L’affaire Le Page rebondit encore, trois ans et demi après le meurtre de Jean-Jacques Le Page, à Plougonvelin, près de Brest. Selon nos sources, l’enquête est relancée et pourrait durer encore une bonne année. Cette actualité tient à deux faits nouveaux.

 

D’une part, un caméscope, partiellement calciné, aurait été retrouvé dans les décombres de la chambre de la victime. Il serait en bon état et montrerait des scènes assez chaudes, mais sans Lola.

Par ailleurs, une expertise graphologique de la lettre anonyme reçue par les juges d’instruction et qui indiquait, avant l’été, où se trouvaient un sac et des couteaux ayant peut-être servi au crime, est en cours.

Plus d’informations dans Le Télégramme de demain

 

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/affaire-le-page-qui-a-ecrit-la-lettre-anonyme-11-11-2011-1495152.php

Affaire Le Page. Qui a écrit la lettre anonyme?

 

Publié le 11 novembre 2011
Dire que l’affaire Le Page rebondit encore, trois ans et demi après le meurtre initial de Plougonvelin, peut paraître surréaliste. Et pourtant! Selon nos sources, l’enquête repart pour un tour qui pourrait encore durer une bonne année. Cette actualité tient à deux faits nouveaux. D’une part, la fille de Jean-Jacques Le Page, lors d’une visite de la maison, située route de la Corniche, aurait retrouvé dans les décombres de la chambre un caméscope partiellement calciné mais dont la cassette VHS serait en bon état et montrerait des scènes assez chaudes, mais sans Lola. Ce matériel sera bien évidemment examiné avec le plus grand soin mais à cette heure, le parquet se refuse à imaginer que l’appareil ait pu être déposé postérieurement au crime de l’audioprothésiste. Pour autant, il a demandé de dater l’appareil. Dans le même ordre d’idée, sans qu’il n’y ait nécessairement de cause à effet, une expertise graphologique de la lettre anonyme reçue par les juges d’instruction et qui indiquait, avant l’été, où se trouvaient un sac et des couteaux ayant peut-être servi au crime, est en cours. Il y a deux semaines, William Rolland et Laëtitia Monnier, les deux seuls mis en examen pour l’assassinat de Jean-Jacques Le Page, ont été priés de se présenter au palais de justice pour des exercices d’écriture. Les résultats ne sont pas encore connus. Mais une question demeure. Quelqu’un, très proche de l’enquête et qui, selon nos informations, disposerait d’informations encore tenues secrètes, semble désormais tourner très près de la gigantesque nébuleuse de ce fait divers qui tient en haleine enquêteurs et machine judiciaire depuis maintenant trois ans.

 

 

http://www.letelegramme.fr/une/degradations-a-brest-lola-hospitalisee-d-office-13-01-2012-1563342.php

Dégradations à Brest. « Lola » hospitalisée d’office

 

Publié le 13 janvier 2012 à 09h10

 

Décidément, « Lola » n’a pas fini de faire parler d’elle. Mise en examen depuis juillet 2009 dans l’enquête sur l’assassinat de Jean-Jacques Le Page à Plougonvelin (29), Laëtitia Monier, dite « Lola« , a purgé deux ans de détention provisoire. Remise en liberté, sous contrôle judiciaire, en août dernier, elle a de nouveau été interpellée en octobre.

La justice lui reprochait cette fois un vol de téléphone portable avec violence ayant entraîné une incapacité de travail et un port d’arme illégal (un couteau). Pour ce délit, elle a été condamnée en décembre dernier à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel. À peine un mois plus tard, « Lola » s’est encore fait remarquer.

Mardi soir, place Guérin, à Brest, elle a été arrêtée après avoir dégradé une dizaine de véhicules en stationnement. La jeune femme n’était visiblement pas dans un état normal. Incapable d’être entendue par la police, elle a fait l’objet d’une procédure d’hospitalisation d’office.

 

http://www.letelegramme.fr/bretagne/meurtre-de-plougonvelin-le-proces-du-28-fevrier-au-10-mars-a-quimper-03-11-2016-11279384.php

Meurtre de Plougonvelin. Le procès du 28 février au 10 mars à Quimper
Publié le 03 novembre 2016 à 20h17
Photos d'archives Steven Le Roy
Photos d’archives Steven Le Roy

 

Le meurtre de Jean-Jacques Le Page, en juillet 2009, à Plougonvelin (29), donnera lieu à un procès fleuve qui se tiendra du 28 février au 10 mars 2017, à Quimper.

 

Presque huit ans. C’est le temps qu’il aura fallu pour pouvoir audiencer le procès aux assises de Laetitia Monier, dite « Lola », et de William Rolland. Ils seront renvoyés à Quimper du 28 février au 10 mars pour le meurtre de Jean-Jacques Le Page, survenu à Plougonvelin (29), en juillet 2009.

Ils sont également mis en accusation pour la destruction du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes. La cour s’est donc donné du temps pour plonger dans cette nuit mystérieuse où cet audioprothésiste de 68 ans a été lardé de quinze coups de couteau avant que sa résidence surplombant la mer ne soit incendiée.

Dix jours de débats

L’enquête, riche en rebondissements et controverses, permettra-t-elle d’asseoir la culpabilité des deux accusés ? Les dix jours de débat ne seront sans doute pas de trop pour parvenir à une vérité judiciaire qui sera, sans nul doute, difficile à établir.

L’accusation sera portée par l’avocat général Emmanuel Phelippeau tandis que Laetita Monier sera défendue par Mes Pierre Tracol et Pierre Rustique. William Rolland, libre depuis octobre 2009, sera pour, sa part, assisté de Mes Patrick Larvor et Thierry Fillon. Trois parties civiles seront également représentées.

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/affaire-le-page-le-proces-huit-ans-apres-27-02-2017-11414583.php

Affaire Le Page. Le procès huit ans après

 

Publié le 27 février 2017 à 00h00
Modifié le 27 février 2017 à 05h09

Une reconstitution du crime avait eu lieu le 9 novembre 2009, dans la maison bourgeoise, à Plougonvelin.
Une reconstitution du crime avait eu lieu le 9 novembre 2009, dans la maison bourgeoise, à Plougonvelin.

 

Ce mardi, un procès hors normes s’ouvrira aux assises de Quimper. Un procès qui affole le temps, qui affole la raison, qui affolerait même les scénaristes les plus fous. Ce mardi, s’ouvrira à Quimper le procès de Lola et de William Rolland, renvoyés tous deux pour l’assassinat de Jean-Jacques Le Page, à Plougonvelin (29), il y a presque huit ans.

 

Les pompiers auraient dû écouter la voix de cette femme, qui les appelle dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009. Elle habite Plougonvelin, station balnéaire sur la mer d’Iroise, à une trentaine de kilomètres de Brest. De sa fenêtre, route de la Corniche, elle voit de la fumée s’échapper de la maison de Jean-Jacques Le Page. Mais par un hasard lourd de conséquences, les pompiers ne se déplacent pas ou tout au moins pas avant la matinée du lendemain. En ouvrant la porte, les flammes bondissent en trouvant de l’air et embrasent en un rien de temps la coquette villa d’un retraité de 68 ans, bien connu dans son lieu de villégiature mais également à Brest où il fut un audioprothésiste de renom. Ce sont les pompiers qui seront les premiers mis sur le gril, s’excusant de leur négligence une fois le corps calciné du propriétaire retrouvé dans des décombres brûlés puis noyés par l’eau.

Mais à l’autopsie du corps, la responsabilité des pompiers va s’évanouir illico. Avant d’être la proie des flammes, Jean-Jacques Le Page a été lardé de quinze coups de couteau. Personne ne se doute encore que s’ouvre à ce moment précis une histoire criminelle qui ne donnera jamais, quoi qu’il arrive, son intégrale vérité.

La faute à plusieurs éléments. Factuels d’abord : sur place, les gendarmes peinent à collecter des éléments fiables dans cette maison trop endommagée. Mais surtout, l’arrestation quelques jours plus tard de Laëtitia Monnier, une call-girl surnommée Lola, alors âgée de 24 ans, va faire basculer l’affaire au-delà du raisonnable, notamment en raison de la personnalité de celle qui sera dès demain, au coeur du procès.

William, Habib et les versions dissonantes

Jean-Jacques Le Page a rencontré Lola dans un bar à hôtesses de Brest, le « 43 », en plein centre-ville, quelques semaines ou mois plus tôt. Après son arrestation, Lola ne restera constante que sur deux points. Oui, elle a été chez lui ce soir-là et non, elle ne l’a pas tué. Pour le reste, elle va servir aux enquêteurs des explications aussi mouvantes que les sables. Dès le début de l’enquête, elle met en cause William Rolland, un échalas un peu mou, copain de galère de la jeune fille, sur la rive droite brestoise. Il est arrêté à Marseille, début août 2009, et avoue en garde à vue le meurtre du sexagénaire. Avant de se rétracter presque aussitôt.

Plusieurs questions se posent rapidement. Contre lui, celle de son voyage à Marseille au lendemain du meurtre. « Un hasard » répondra-t-il constamment. Pour lui, ce bornage téléphonique de la soirée du 23 juillet qui montre son impossibilité temporelle d’avoir fait le voyage Brest-Plougonvelin aller-retour. Surtout que William Rolland n’a pas de permis, pas de voiture et qu’aucun taxi n’a fait la route ce soir-là. Contre toute attente, William Rolland est remis en liberté à peine plus de deux mois après son arrestation, ne subissant qu’un contrôle judiciaire spécialement léger.

Lola mettra aussi en cause un certain Habib qui parviendra à se dédouaner sans difficulté. Mais des mois après le crime, la juge d’instruction Mathilde Boissy reçoit une lettre anonyme lui indiquant où se cachent les couteaux ayant servi au meurtre. Ils sont retrouvés dans un sac, à Recouvrance, ensanglantés mais le sang s’avérera être animal. Il s’avérera de la même manière que c’est Habib qui a écrit la lettre…

Le mystère Lola

Et il y a Lola. Catholique convaincue, brandissant devant le juge des libertés et de la détention un certificat de virginité. Lola, récupérée errant dans les rues de Plougonvelin le soir du drame par une troupe de jeunes en goguette et qui l’amèneront chez eux. Où des couteaux seront vus. Et seront revus le lendemain par une famille pique-niquant sur une petite plage dite du Curé, alors que Lola se baigne habillée.

Que s’est-il passé chez Jean-Jacques Le Page ce soir du 23 juillet 2009 ? Pourquoi le retraité a-t-il été vu rue de la Corniche vers 22 h 30, « en cherchant quelqu’un » ? Huit ans d’instruction, de navettes judiciaires et de rebondissements n’auront pas suffi à faire la lumière intégrale. Le procès d’assises permettra-t-il de lever les zones d’ombre ?

 
http://www.letelegramme.fr/bretagne/neuf-jours-d-audience-pour-un-stock-de-questions-27-02-2017-11414550.php

Affaire Le Page. Neuf jours d’audience pour un stock de questions

 

Publié le 27 février 2017 à 00h00
Modifié le 27 février 2017 à 05h07

 

Le procès de Lola et de William Rolland s’ouvrira demain et durera jusqu’au vendredi 10 mars. Il faudra, en effet, du temps pour éclaircir les zones mystérieuses qui planent encore sur ce dossier.

La personnalité de la victime. La personnalité de Jean-Jacques Le Page devrait aussi prendre du temps aux juges et aux jurés. Homme reconnu et apprécié, il avait toutefois un goût pour les bars à hôtesses où il avait rencontré Lola. Quelle était la nature de leur relation ?

Certaines sources proches de l’enquête affirment qu’à l’époque du printemps 2009, l’homme aurait nourri un sérieux béguin pour la jeune fille. Une époque où en parallèle, il avait reconnu une fille naturelle déjà majeure, qui sera partie civile au procès, ainsi que son fils et sa soeur.

Le mystère de la bille de plomb. Lors de l’autopsie, le médecin légiste a retiré de l’orbite de la victime une bille de plomb semblable à une grenaille tirée à l’aide d’une arme à feu. Mais aucun pistolet n’a été retrouvé… De la même façon, comment expliquer qu’un caméscope ait été retrouvé lors de la rétrocession de la maison à la famille plus d’un an après le drame ? L’appareil se trouvait en état de marche sous le lit. Et encore, cette trace de semelle de chaussure de marque Van’s sur la lunette des toilettes. « Elle est compatible avec les chaussures de William Rolland mais rien n’indique que ce soit la sienne ».

L’avant-soirée à Plougonvelin. Il est acquis qu’en début de soirée Jean-Jacques Le Page a récupéré Lola et qu’ils ont fait route ensemble de Brest vers son domicile.

Il l’a invitée à dîner dans une cafétéria puis ils sont rentrés. Après ? On sait que l’homme a été vu dans un café voisin entre 20 h et 21 h 45 « en train de chercher quelqu’un ». On sait aussi qu’il a téléphoné à Lola vers 21 h 40. Pourquoi ? Pas de réponse connue pour l’instant.

 
http://www.letelegramme.fr/bretagne/affaire-le-page-ce-n-est-pas-clair-dans-ma-tete-01-03-2017-11417199.php

Affaire Le Page. «Ce n’est pas clair dans ma tête»

 

Publié le 01 mars 2017 à 00h00
Modifié le 01 mars 2017 à 05h00

Un témoin clé s'est fait porter pâle, hier, à une semaine de son audition, soulevant la colère de Mes Rajjou, Balan et Launay, avocats des parties civiles.
Un témoin clé s’est fait porter pâle, hier, à une semaine de son audition, soulevant la colère de Mes Rajjou, Balan et Launay, avocats des parties civiles.

 

Une nouvelle fois, Lola a varié dans ses explications, ce mardi, au premier jour du procès du meurtre de Jean-Jacques Le Page, en 2009, à Plougonvelin. La cour d’assises du Finistère a commencé à se pencher sur la personnalité des deux accusés.

 

« Je prends du valium depuis dix ans. J’ai des trous de mémoire ». Cheveux noirs tirés en arrière, Laëtitia Monier, dite Lola, a perdu de sa superbe. « À l’époque, vous étiez drôlement jolie. Ça ne veut pas dire que vous ne l’êtes plus », commente Me Balan, l’un des avocats des parties civiles. Hier, au premier jour du procès du meurtre de Jean-Jacques Le Page, tué dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009, à Plougonvelin, la jeune femme qu’il avait rencontrée au « 43 », un bar à hôtesses brestois, a livré une nouvelle version des faits.

Lola a continué à crier son innocence, évoquant un projet de cambriolage imaginé par William Rolland, son coaccusé. Un projet qui aurait mal tourné, conduisant à la mort du commerçant, retraité de 67 ans. Son corps calciné, lardé de quinze coups de couteau, avait été retrouvé dans les décombres de sa maison du boulevard de la Corniche.

Selon sa nouvelle version, elle aurait été invitée à quitter les lieux par la victime qui était parvenue à désarmer son ami. Évoquant la présence d’un certain Habib -dont l’implication a été écartée au cours de l’instruction- elle décrit, de façon décousue et incohérente, avoir ramassé le couteau sur la plage pour le placer dans son sac, avant d’être appelée par la victime. L’un des deux couteaux ensanglantés vus dans la nuit par un groupe de jeunes qui l’avait prise en stop, puis par des témoins, le lendemain, sur la plage.

« Ça fait beaucoup de choses qui changent », lui fait remarquer la présidente, Claire Fouquet-Lapar. « Ce n’est pas clair dans ma tête », admet Lola.

« J’ai menti »

Une jeune femme sous le joug de sa mère qu’elle qualifie d’accaparante. Depuis ses 7 ans, les deux femmes ont longtemps vécu en vase clos. Privée de scolarité au gré de la pérégrination des deux femmes en Europe, elle évoque la prostitution de sa mère comme modèle. Elle était devenue à son tour hôtesse dans des bars brestois, « parce qu’on ne couche pas en France », insiste celle qui défend la virginité par conviction religieuse. « Ce n’est pas contradictoire ? », questionne Claire Fouquet-Lapar. « La masturbation, pour moi, ce n’est pas de la prostitution. C’est une sorte de massage », soutient Lola.

Si elle n’a jamais formellement désigné « Will » comme l’auteur des coups de couteau, la jeune femme s’est montrée encore plus prudente, hier : « Je ne pense pas qu’il ait tué le monsieur. Il a dû s’enfuir avant. Tout ce qu’il voulait, c’était l’argent ». « Lors de votre première audition, vous avez dit avoir vu Jean-Jacques Le Page avec du sang », lui rappelle la présidente. « J’ai menti », répond l’accusée.

Le témoin clé absent

« On m’a traîné dans la boue », martèle William Rolland. Le jeune homme, âgé de 29 ans, s’était rétracté devant le juge d’instruction après avoir livré des aveux qu’il dit extorqués. Pourtant décrit comme intelligent, il avait reconnu être l’auteur des coups. « William, c’était une proie facile. Je sais qu’il est innocent », défend sa tante. Un témoignage tempéré par les bagarres et une affaire d’extorsion pour laquelle il avait été condamné après sa sortie de détention provisoire. « Vous ne pensez pas que c’est de la violence d’être accusé à tort ? Il a vécu l’horreur en détention », martèle la tante.

William Rolland avait été remis en liberté grâce, notamment, à l’alibi d’un ami qui l’avait accompagné à Marseille, au petit matin du 24 juillet. Un homme, témoin clé, qui s’est fait porter pâle, hier, à une semaine de son audition, soulevant la colère des parties civiles. La cour dira, ce matin, si elle entend se passer de son audition.

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/plougonvelin/affaire-le-page-la-mere-de-lola-n-a-pas-tout-dit-01-03-2017-11418456.php

Affaire Le Page.  »La mère de Lola n’a pas tout dit »

 

Publié le 01 mars 2017 à 19h58

Une reconstitution de l'affaire s'était déroulée dans les décombres  de la villa brûlée de la victime. (Photo d'archives Eugène Le Droff)
Une reconstitution de l’affaire s’était déroulée dans les décombres de la villa brûlée de la victime. (Photo d’archives Eugène Le Droff)

 

Appelée à témoigner devant les assises de Quimper, ce mercredi, la mère de Lola, incapable de justifier de son emploi du temps la nuit du meurtre de Jean-Jacques Le Page, s’est retrouvée sur la sellette. Son téléphone avait borné près de Plougonvelin (29), au matin des faits.

 

« Est-ce que votre mère était présente ce soir-là avec vous ? » Questionnée par Me Rajjou, partie civile, Lola cherche de l’aide dans le regard de ses avocats. Après un long moment d’hésitation, la jeune femme, coaccusée du meurtre de Jean-Jacques Le Page, dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009, à Plougonvelin (29), répond par la négative. Avant de tempérer ses explications: « Elle est incohérente ».

La deuxième journée de procès a ajouté un peu plus d’incertitudes aux débats de l’affaire Le Page, ce mercredi, devant la cour d’assises du Finistère. Appelée à témoigner de la personnalité de sa fille, la mère de Laëtitia Monier n’a pas supporté le feu des questions des parties civiles et de l’avocat général. « Je suis malade, ne me triturez pas trop », insiste le témoin, avant de s’effondrer en larmes à la barre.

À plusieurs de ses codétenues, Lola avait pourtant confié que sa mère était présente ce soir-là. « Elle aurait pu, mais elles mentent », répond l’accusée. « Elle a de l’imagination, elle peut inventer des scénarios », confiait, plus tôt, la retraitée, en réponse à une question de Me Larvor, l’avocat de William Rolland, sur la mythomanie de sa fille soulevée par le Dr Cozic, l’un des experts psychiatres.

Son téléphone tout près de la villa 

Oui mais voilà, plusieurs questions restent sans réponse, de l’avis du ministère public et des parties civiles. À commencer par son arrivée en train, dans l’après-midi du 23 juillet. Une simple coïncidence, selon la mère de Lola : « Je voulais l’éloigner de Brest ».

Elle réfute l’avoir vue ce jour-là. Entendue par les gendarmes, elle avait expliqué avoir passé la soirée aux Jeudis du port. Ce mercredi, en réponse à une question de Me Rajjou, la femme a soutenu être restée se reposer dans l’appartement de sa fille, avant de se défendre en expliquant ne plus s’en souvenir, huit ans après les faits. Une nuit au cours de laquelle son téléphone était resté muet. Avant de borner, au matin des faits, près du Conquet, à seulement quelques kilomètres de la villa de Jean-Jacques Le Page. « Je suis allée au Conquet en bus, je n’y étais pas. Je n’y suis jamais allée », insiste-t-elle après avoir parlé de « la grande maison » de la victime.

À la disposition de la justice 

Baskets aux pieds, la retraitée n’est pas davantage à l’aise quant aux enregistrements de ses conversations avec sa fille, les jours suivant. Les deux femmes parlaient par code, Lola cherchant à savoir si les gendarmes étaient venus à son appartement de Recouvrance. « Vous portez des Adidas. Il vous arrive de porter des Vans ? », questionne, à son tour, Stéphane Cantéro.

Sans le dire, l’avocat général fait référence aux traces de semelles relevées dans les toilettes de la maison incendiée. « Non… Moi, c’est du 42, je crois qu’on avait retrouvé du 43″, justifie-t-elle, conduisant l’avocat général à demander à la présidente d’acter les déclarations du témoin. Des éléments qui, pour Me Rajjou, « permettent de penser que la mère de Lola n’a pas tout dit ».

À la demande des parties civiles et du ministère public, la cour a ordonné que le témoin reste à la disposition de la justice.

 

http://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/affaire-lola-les-dernieres-heures-de-la-victime-4831213

Affaire Lola. Les dernières heures de la victime

 

Modifié le 02/03/2017 à 21:56 | Publié le 02/03/2017 à 20:06

  • Pierre-Hector Rustique et Pierre Tracol, avocats de Lola.
    Pierre-Hector Rustique et Pierre Tracol, avocats de Lola. | Crédit photo : Thierry Creux

Mickaël LOUÉDEC.

Au tribunal ce jeudi, les experts se sont attardés sur les circonstances de la mort de Jean-Jacques Le Page, via le témoignage d’experts. Un avocat a évoqué « un acharnement ».

« Un vrai massacre. » La phrase est lâchée jeudi matin, devant la cour d’assises du Finistère, par Me Balan, avocat des parties civiles. Il commente l’expertise du Dr Saccardy, médecin légiste qui a examiné le corps « carbonisé » de Jean-Jacques Le Page, le 25 juillet 2009.

La veille, le cadavre de cet audioprothésiste réputé de la région brestoise était retrouvé dans sa villa en flammes, à Plougonvelin.

Le Dr Saccardy explique avoir noté la présence de quinze plaies au niveau du thorax de la victime. La cause du décès ? Pas sûr. « J’ai aussi constaté un saignement interne de la boîte crânienne, qui peut être dû à un traumatisme », assure la légiste.

Une analyse contredite quelques minutes plus tard par d’autres professionnels de la médecine légale. Les Dr Bouvet et Le Gueut expliquent que « ce traumatisme cérébral serait le fait de la carbonisation ».

Les trois experts s’accordent au moins sur un point : un projectile a été retrouvé dans l’orbite droit de la victime. « Un calibre 11, tiré a priori d’un pistolet à grenaille », selon Marcel Ballester, expert en balistique. Un « plomb » qui ne provient pas du pistolet retrouvé près de la victime.

Signes de lutte

Cette blessure n’aurait pas été fatale à Jean-Jacques Le Page, mais elle rajoute au calvaire qu’a pu endurer le retraité de Plougonvelin, qui présente aussi des entailles au niveau des avant-bras. Probable signe d’une lutte, selon le Dr Saccardy.

La matinée de jeudi a aussi été l’occasion, pour les avocats de Laëtitia Monier – alias Lola – une ex-call girl, de mesurer le degré d’implication possible de leurs clients. Me Rustique rappelle qu’une voisine a vu une lumière s’éteindre à 5 h du matin, dans la villa de la victime. À cette heure, sa cliente était en soirée.

« L’acharnement »

Il n’a pas non plus manqué de faire dire à l’experte qu’il fallait « une certaine force » pour sectionner un des cartilages de la victime, au niveau des côtes. Laëtitia Monier est chétive, presque frêle.

A-t-elle pu tout de même porter les coups de couteau ? A-t-elle été aidée ? William R., co-accusé, nie toujours sa participation aux faits. Le bornage de son téléphone, à Brest au moment des faits, parle pour lui.

« Aucune chance »

Lundi, l’audition des accusés devrait apporter un éclairage sur « l’acharnement » dont a été victime Jean-Jacques Le Page, dixit Me Balan. À la barre, une des expertes est lapidaire : « La victime n’avait aucune chance de s’en sortir. »

Pendant ce temps, Lola, les yeux clos, la tête penchée, semble ne plus lutter contre le sommeil. Ce vendredi, démarre le quatrième jour d’audience. Il en reste six.

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/plougonvelin/affaire-le-page-le-mystere-lola-03-03-2017-11419840.php

Affaire Le Page. Le mystère « Lola »

 

Publié le 03 mars 2017 à 09h16

De gauche à droite : Me Tracol, MeLarvor et Me Rustique, les avocats de la défense.
De gauche à droite : Me Tracol, MeLarvor et Me Rustique, les avocats de la défense.

 

Attachée à sa virginité, elle travaillait pourtant dans un bar à hôtesses. Personnalité complexe, Lola a été décrite par les experts comme une jeune femme à l’enfance carencée, hier, lors d’une journée plus favorable à son coaccusé.

 

Voûtée dans le box, Laëtitia Monier a écouté, d’une oreille attentive, les experts défiler à la barre de la cour d’assises, hier, au troisième jour du procès de l’affaire Le Page. Une posture corporelle lourde de sens pour Françoise Keruzoré. L’experte psychologue avait été marquée par la tenue de la jeune femme lors de son expertise. Comme dans le box, elle portait des vêtements fermés jusqu’au menton. Une tenue tout en contradiction avec « la robe sexy portée comme tenue de travail ». Une attitude qui témoigne, de son avis, d’un rapport au corps compliqué pour cette jeune femme « à la personnalité très complexe ». Mardi, Claire Fouquet-Lapar, la présidente de la cour d’assises, avait déjà évoqué les condamnations prononcées après le meurtre de Jean-Jacques Le Page, en juillet 2009, à Plougonvelin. Notamment l’affaire d’un coup de couteau qu’elle avait porté à un homme au flirt trop poussé. « Elle a un sentiment de danger à l’idée d’effraction de son corps », estime Françoise Keruzoré. L’experte psychologue y voit la conséquence d’une enfance carencée : « Elle a été élevée dans une grande pauvreté de contacts familiaux ».

« Elle finit par se mentir à elle-même »

Cette absence de socialisation est la conséquence d’une relation qualifiée de pathologique entre Lola et sa mère. « Elles fonctionnaient sur la méfiance. Le noyau paranoïaque, c’était elles contre le reste du monde. » Qualifiée d’intelligente, « elle est fine pour obtenir ce qu’elle veut ». Des carences à l’origine des troubles de la personnalité, décrits par l’ensemble des experts. Elle se réfugiait dans l’alcool et les stupéfiants, la conduisant à des épisodes de violence mal contenue. Ou à avoir recours au mensonge : « Elle finit par se mentir à elle-même et ne plus être en mesure d’accéder à la réalité », décrit, pour sa part, le Dr Cozic. Son confrère, le Dr Masson, y voit de la psychoplasticité modifiant son discours en fonction de l’interlocuteur. « Est-ce une démarche volontaire ? », questionne Me Tracol, avocat de Lola. « En général, c’est volontaire », estime l’expert. Il émet l’hypothèse d’une amnésie défensive : « Elle s’exprime facilement sur un sujet neutre. Quand on aborde les faits, c’est différent ». Avant de tempérer son propos en réponse à une interrogation de Me Rustique, le second conseil de Lola, sur l’influence de l’alcool sur les troubles de la mémoire : « Ça peut y contribuer ».

Un revolver introuvable

La journée d’hier a été plus favorable à William Rolland. Coaccusé du meurtre et de la destruction de la villa de Plougonvelin par incendie, le jeune homme a bénéficié de l’audition des experts en médecine légale, auteurs de la deuxième autopsie de la victime. Les deux médecins ont confirmé que les quinze coups de couteau étaient bien à l’origine de la mort, balayant l’idée d’un violent coup sur la tête. Ils ont aussi qualifié d’incompréhensible l’une des expertises, à charge pour le jeune homme. Elle estimait que les blessures, qu’il évoquait comme la conséquence de chutes anciennes, étaient liées à sa présence dans un foyer d’incendie. Reste le mystère des plombs retrouvés sur le corps de la victime. De la grenaille tirée par un revolver 22 long rifle. L’arme n’a jamais été retrouvée.

 
http://www.letelegramme.fr/bretagne/affaire-le-page-nous-attendons-la-verite-04-03-2017-11421168.php

Affaire Le Page. «Nous attendons la vérité»

 

Publié le 04 mars 2017 à 00h00
Modifié le 04 mars 2017 à 07h22

Après quatre jours de procès, le mystère reste entier quant à ce qui s'est passé il y a huit ans dans la villa du Treiz Hir, à Plougonvelin...
Après quatre jours de procès, le mystère reste entier quant à ce qui s’est passé il y a huit ans dans la villa du Treiz Hir, à Plougonvelin…

 

Huit ans après la mort de Jean-Jacques Le Page, sa famille attend toujours la vérité. Une vérité qui n’est pas sortie de cette première semaine de procès. Les débats reprendront lundi, à Quimper, devant la cour d’assises.

 

Dans le box, face aux explications du professeur Villerbu, l’expert psychologue, Laëtitia Monier s’est agacée, hier, pour la première fois depuis l’ouverture du procès du meurtre de Jean-Jacques Le Page dont le corps calciné avait été retrouvé dans les décombres de sa villa de Plougonvelin, le 24 juillet 2009. Évoquant une rage de dent, la jeune femme a quitté l’audience quelques minutes, avant de revenir. « Elle ne fait face à l’insoutenable qu’en fuyant », commente l’expert. Toujours impassible malgré les sentiments qu’elle dit avoir eus pour la victime, « Lola » n’a pas varié face aux familles.

Dignes depuis l’ouverture du procès, les enfants et le filleul du commerçant retraité se sont succédé à la barre des assises pour témoigner de la personnalité de leur père et parrain. Un homme décrit de toutes parts comme gentil, amusant et respectueux. À 67 ans, la victime n’avait pas changé, attirée depuis toujours par les femmes. « Toute sa vie, il s’est rassuré en plaisant aux femmes. Il avait de nombreuses conquêtes », reconnaît son fils.

À sa fille, le petit homme, « frêle » depuis un grave accident en 2008, avait confié son amour pour Lola, rencontrée au « Club 46 », un bar à hôtesse du centre-ville de Brest. « Il parlait de mariage ? », questionne la présidente, Claire Fouquet-Lapar. « Oui », confirme sa fille, à qui il avait dit que la jeune femme était une étudiante en médecine.

« Il n’y a qu’une personne qui a les clés »

Huit ans après les faits, les enfants de l’ancien audioprothésiste ne parviennent pas à faire leur deuil. « Nous attendons la vérité. Qu’on arrête de nous trimbaler. Ça fait huit ans qu’on nous raconte n’importe quoi », martèle le fils de la victime. Sa soeur tourne le regard vers Laëtitia Monier : « Il n’y a qu’une personne qui a les clés. Dites-nous ce qu’il s’est passé ».

Invitée par la présidente de la cour à se lever, Lola reste invariable : « La dernière fois que je l’ai vu, il m’a dit :  » prends vite un taxi  » et il a fermé la porte », soutient la jeune femme. « Vous êtes impliquée, insiste Claire Fouquet-Lapar, c’est vous qui le connaissiez, qui faites, le cas échéant, venir quelqu’un et qu’on voit avec des couteaux ». « C’est une personne que j’aimais bien. Je ne sais pas qui a fait ça… J’aurais été incapable de faire ça, surtout pas à ce monsieur ».

L’hypothèse d’aveux face à une situation compliquée

Une réponse toute faite, de l’avis du professeur Villerbu : « Elle ne cherche pas à convaincre », analyse-t-il. Face aux questions plus pressantes de la présidente, Lola évoque deux hypothèses : « Peut-être Will (son coaccusé) ou quelqu’un d’autre ».

Le jeune homme, à la personnalité qualifiée de « fragile et influençable », a bénéficié, hier, de deux expertises à nouveau favorables. Pour le Dr Chanoine, expert psychologue, William Rolland – désigné par Lola comme celui qui l’accompagnait cette nuit-là – aurait pu passer aux aveux, sous la pression de la garde à vue, pour se débarrasser d’une situation qui devenait très compliquée. « C’est assez dans sa manière de fonctionner », témoigne l’expert, auquel s’associe le professeur Villerbu.

À la lumière de ces personnalités, la cour d’assises se penchera la semaine prochaine sur les faits. Le verdict devrait être rendu jeudi soir.

 
http://www.letelegramme.fr/bretagne/affaire-le-page-des-enqueteurs-divises-07-03-2017-11424386.php

Affaire Le Page. Des enquêteurs divisés

 

Publié le 07 mars 2017 à 00h00
Modifié le 07 mars 2017 à 07h42

Le procès des deux accusés, « Lola » et William Rolland, a repris par les auditions des enquêteurs brestois et rennais de la gendarmerie, dont les points de vue divergent.
Le procès des deux accusés, « Lola » et William Rolland, a repris par les auditions des enquêteurs brestois et rennais de la gendarmerie, dont les points de vue divergent.

 

La cour d’assises du Finistère a commencé à se pencher sur les faits de l’affaire Le Page, ce lundi. L’occasion d’entendre des appréciations parfois divergentes entre les différents enquêteurs.

 

« Quel intérêt avait Laëtitia Monier à mentir ? » L’enquêteur de la brigade de recherches de Brest est formel : « Aucun ». La réponse a fait bondir la défense de William Rolland, hier soir. Le jeune homme avait été désigné par « Lola » comme présent, le soir de la mort de Jean-Jacques Le Page, dans sa villa de Plougonvelin.

Le procès des deux accusés a repris par les auditions des enquêteurs brestois et rennais de la gendarmerie. Leurs points de vue divergent.

Le dossier paraissait pourtant « clair et limpide au départ », reconnaît le directeur d’enquête de la section de recherches de Rennes. Sur les déclarations de Lola qui reconnaissait sa présence au domicile de la victime, la nuit des faits, William Rolland avait reconnu son implication dans la mort du sexagénaire. « Il n’apportait pas d’élément corroborant ce qu’il s’est passé sur place », tempère le directeur d’enquête. « Il a fait une description de la maison. Mais des photos de la maison lui sont présentées en garde à vue », souligne-t-il, questionné par Me Fillion, l’avocat du jeune homme.

Sous le feu des questions de la défense, l’enquêteur de la brigade des recherches de Brest qui avait recueilli ses aveux reste droit dans ses bottes. Il admet avoir pu montrer des photos de l’extérieur de la maison et avoir lu quelques passages de l’audition de Lola : « Mais jamais on ne lui a dit dans quelle pièce se sont déroulés les faits, ni par où l’auteur s’est enfui », explique-t-il.

« On manquait de temps »

L’interpellation de William Rolland, à Marseille, avait pourtant placé les enquêteurs dans une position délicate, contraints de débuter leurs auditions à la dix-huitième heure de garde à vue. « On manquait de temps… On était trop court en personnel », confirme une enquêtrice de la section de recherches.

Dans ces conditions, l’enquêteur de la brigade de recherches de Brest s’était chargé seul de la dernière audition du jeune Brestois. Plus de cinq heures d’audition – après deux longues auditions durant de la nuit – au cours de laquelle il avait fini par craquer. Questionnée par la présidente de la cour d’assises, Claire Fouquet-Lapar, sur la description du gardé à vue assis sur le sol, pris de tremblements et en pleurs, la gendarme explique qu’elle aurait fait une pause. Son collègue en charge de l’audition, lui, avait qualifié l’état du jeune homme de « serein » devant la juge d’instruction. « Il était fragile », lui fait remarquer Me Larvor, son avocat. « En garde à vue pour assassinat, il n’était forcément pas à son aise », se défend l’enquêteur.

Sans arme du crime

L’officier de police judiciaire s’appuie sur des éléments techniques du dossier. À commencer par la téléphonie qui lui aurait laissé le temps de se rendre au Trez-Hir. Une théorie balayée par un troisième enquêteur de la section de recherches. « Il y a peu de probabilité qu’il ait pu commettre un tel scénario ».

Seule certitude, l’hôtesse, vue à plusieurs reprises en possession de couteaux, était bien à Plougonvelin. « Sa culpabilité ne tient que si ces couteaux sont les armes du crime ? », questionne à son tour Me Tracol, son avocat, en l’absence de l’arme du crime, jamais retrouvée. « Oui », admet le directeur d’enquête. L’analyse des vêtements des deux accusés n’a jamais permis de découvrir la moindre trace de sang, réduisant les éléments à charge. « À moins qu’ils n’en aient pas porté », corrige le directeur d’enquête.

 

http://www.letelegramme.fr/bretagne/affaire-le-page-des-couteaux-encombrants-08-03-2017-11425744.php

Affaire Le Page. Des couteaux encombrants

 

Publié le 08 mars 2017 à 00h00
Modifié le 08 mars 2017 à 06h47

La reconstitution du meurtre de Jean-Jacques Le Page s'était déroulée le 9 novembre 2009, dans les décombres de la villa brûlée de la victime, à Plougonvelin.
La reconstitution du meurtre de Jean-Jacques Le Page s’était déroulée le 9 novembre 2009, dans les décombres de la villa brûlée de la victime, à Plougonvelin.

 

Dix témoins se sont succédé, ce mardi, à la barre de la cour d’assises du Finistère. Six d’entre eux ont vu Laëtitia Monier en possession d’un ou de deux couteaux, quelques heures après le meurtre de Jean-Jacques Le Page.

 

« Ce n’est pas banal, une fille qui se balade avec un couteau de cuisine dans son sac ». Par « pitié », le peintre en bâtiment avait accepté de transporter Lola, dans l’après-midi du 24 juillet 2009, entre Plougonvelin et Brest. Dans le fourgon, les deux ouvriers avaient vu – comme cinq autres témoins à s’être relayés à la barre, hier – le manche d’un couteau de cuisine dépasser du sac à main de la jeune femme.

« Il me semble qu’elle a dit « j’irai en prison », dans la fourgonnette. Qu’ils la prendraient pour une folle et qu’elle irait en hôpital psychiatrique… Je lui ai demandé des explications, mais elle ne m’a rien dit », témoigne l’ouvrier. Elle se serait débarrassée du ou des couteaux dans une poubelle, rue de Glasgow, à son retour à Brest. L’arme n’a jamais été retrouvée.

Hier, tout au long de la sixième journée du procès, ceux qui avaient croisé le chemin de Laëtitia Monier, durant les heures qui ont suivi le meurtre de Jean-Jacques Le Page, sont venus témoigner de leur rencontre peu ordinaire avec l’accusée.

Peu avant minuit, elle avait suivi trois jeunes hommes en camping non loin de là, invités à une soirée, dans une villa proche de la maison incendiée. Après avoir bu et s’être baignée dans la piscine, la jeune femme avait accompagné un des trois campeurs participant à la soirée sous la douche.

Un flirt à l’issue duquel le sac à main de Lola s’était renversé, laissant apparaître un couteau de boucher présentant des traces rouges. Un couteau vu par un copain du campeur dans la nuit. Puis, le lendemain matin, par l’un des deux jeunes hommes qui avaient invité le groupe à finir la soirée dans la villa. À la recherche du portefeuille de Lola, hystérique à son réveil parce qu’elle ne retrouvait pas son argent, il avait plongé la main dans le sac à main.

« J’ai sorti un couteau maculé de sang, puis un deuxième dont la lame était plus courte ».

Mémoire sélective

Menacée d’un appel à la police pour qu’elle quitte la villa où s’était passée la nuit, Lola avait réagi immédiatement en sortant de la piscine. Mais elle avait refusé de partir. Le couteau, l’accusée redit l’avoir ramassé sur la plage, abandonné, selon elle, le soir des faits, par William Rolland.

Sous le feu des questions de Me Balan, Lola peine à expliquer la raison pour laquelle elle avait mis l’arme dans son sac : « J’ai pensé que Will avait peut-être fait une connerie… Je ne sais pas quoi vous dire ».

Sang ou traces rouges ?

« Avec cette arme, vous allez faire la fête et vous vous baignez dans une piscine ? », s’étonne, à son tour, l’avocat général, Stéphane Cantéro. « Je n’ai rien à me reprocher », se défend-elle. En livrant le nom de son coaccusé, elle avait décrit des traces de sang sur le couteau. Interrogée par la présidente de la cour d’assises, la jeune femme n’en est plus aussi sûre : « Du sang ou quelque chose de ressemblant. Ce n’est pas étonnant quand on prend du valium et de l’alcool ».

Questionnée dans la foulée sur l’argent qu’elle réclamait à son réveil, l’accusée devient tout à coup prolixe, évoquant la somme de 300 € donnée par la victime pour un bain avec elle. De l’argent perdu au cours de la nuit dans la piscine, qu’elle voulait récupérer avant d’être mise dehors : « Ils m’ont jetée dehors. Je m’en souviens bien, c’est lui (NDLR : le témoin à la barre). Il avait les cheveux bouclés ».

« On peut tirer des conséquences sur ce dont vous vous rappelez ou pas », lui fait remarquer la présidente. Les derniers témoins seront entendus aujourd’hui.

 
http://www.letelegramme.fr/bretagne/affaire-le-page-je-suis-innocente-09-03-2017-11427178.php

Affaire Le Page. «Je suis innocente»

 

Publié le 09 mars 2017 à 00h00
Modifié le 09 mars 2017 à 05h07
Affaire du meurtre de Jean-Jacques Le Page à Plouvonvelin en 2009 : un verdict qui ne satisfait pas dans AC ! Brest

 

Interrogée sur les faits, Lola a livré une nouvelle version de la nuit du 23 au 24 juillet 2009, ce mercredi, sans convaincre. Elle a toutefois fini par reconnaître avoir menti en livrant le nom de William Rolland aux gendarmes.

 

« Je suis innocente. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé ». Hier soir, au terme de son interrogatoire sur les faits, Laëtitia Monier a une nouvelle fois réfuté sa participation dans le meurtre de Jean-Jacques Le Page, dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009, à Plougonvelin. Un homicide suivi de l’incendie de la villa du Trez-Hir pour lequel la jeune femme avait livré les noms de William Rolland, son coaccusé, d’un certain Habib rapidement blanchi par l’enquête et de sa mère. Plusieurs témoins avaient également indiqué aux enquêteurs et à la juge d’instruction avoir reçu les confidences de Lola, expliquant qu’elle était l’auteur des faits. « C’est n’importe quoi », se défend l’accusée.

« Vous êtes totalement complice »

Elle a livré, hier, une nouvelle version des faits, aussi incohérente que les précédentes. « Vous ne vous rappelez pas à chaque fois de la même chose. C’est un peu gênant pour connaître la vérité », lui fait remarquer Claire Fouquet-Lapar, la présidente de la cour d’assises, devant une salle trop étroite pour accueillir un public chaque jour plus important à s’intéresser à l’affaire.

Et la jeune femme d’évoquer une nouvelle fois son arrivée dans la villa du commerçant retraité en début de soirée. Le champagne et le bain qui coule à l’étage pendant que son ami pénètre dans les lieux, selon son récit. Elle décrit William Rolland désarmant Jean-Jacques Le Page en se saisissant d’un couteau, avant d’être désarmé à son tour par le sexagénaire qui la reconduit alors à la porte. Cette fois, son coaccusé aurait réussi à prendre la fuite avant la mort du retraité. Pour la rejoindre sur la plage où elle aurait récupéré le couteau !

Questionnée par la présidente, puis par les parties civiles et l’avocat général, la jeune femme répond par un « c’est là où il y a un trou noir », à chacune de ses nombreuses incohérences.

« Ce meurtre, c’est peut-être la pire des choses. Il est totalement crapuleux. Quel que soit votre rôle, vous êtes totalement complice, vous vous rendez compte de ça ? », tente Me Balan, l’avocat de la fille de la victime. « La personne qui a fait ça, c’est très grave. Mais ce n’est pas moi », martèle Lola. Le respect qu’elle dit avoir eu pour la victime est pourtant apparu relatif au regard des SMS découverts dans le dossier « brouillon » de son téléphone portable. Elle y avait rédigé un message où elle indiquait qu’il n’avait « pas le moindre intérêt » pour elle. « C’était un autre client », réfute-t-elle.

« J’ai menti, ils voulaient une version cohérente »

Au terme de la septième journée de débats, l’explication du cambriolage imaginé par son coaccusé a été largement écornée par Laëtitia Monier elle-même, en insistant sur le fait qu’il n’était « pas déterminé que William Rolland était l’auteur des coups de couteau ».

Dès sa deuxième audition devant les gendarmes, la jeune femme avait pourtant livré le nom du jeune homme en expliquant qu’elle l’avait fait rentrer. Que sa présence rapidement découverte par Jean-Jacques Le Page avait conduit le jeune homme à contraindre la victime à monter à l’étage où elle l’avait découverte mourante. Elle avait terminé son audition en expliquant que « Will » avait décidé de mettre le feu. « J’ai menti. L’enquêteur voulait une version cohérente », a fini par admettre Laëtitia Monier, interrogée hier soir par Me Thierry Fillion, l’un des avocats du jeune homme. Et de se dédouaner aussitôt : « Ce n’est pas moi qui ai avoué le crime ».

 

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/affaire-le-page-20-ans-requis-a-l-encontre-de-lola-09-03-2017-11428388.php

Affaire Le Page. 20 ans requis à l’encontre de Lola

 

Publié le 09 mars 2017 à 17h21
Modifié le 09 mars 2017 à 17h27
Photo d'archives Le Télégramme
Photo d’archives Le Télégramme

 

Ce jeudi après-midi, à Quimper, l’avocat général a requis une peine de 20 années de réclusion à l’encontre de Laetitia Monier, la jeune femme accusée d’avoir tué Jean-Jacques Le Page et d’avoir incendié sa maison, dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009, à Plougonvelin. Pour Stéphane Cantéro, la jeune femme aurait agi seule, le conduisant à requérir l’acquittement de son coaccusé, William Rolland, Le verdict sera rendu demain.

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/affaire-le-page-20-ans-requis-a-l-encontre-de-lola-10-03-2017-11428549.php

Affaire Le Page. 20 ans requis à l’encontre de Lola

 

Publié le 10 mars 2017 à 00h00
Modifié le 10 mars 2017 à 06h43

L'avocat général, Stéphane Cantéro, s'entretenant ici avec Me Rajjou, l'avocat du fils de la victime, a requis, hier, à l'encontre de Laëtitia Monier, 20 ans de réclusion.
L’avocat général, Stéphane Cantéro, s’entretenant ici avec Me Rajjou, l’avocat du fils de la victime, a requis, hier, à l’encontre de Laëtitia Monier, 20 ans de réclusion.

 

À la veille du verdict, l’avocat général a requis la peine de 20 ans de réclusion, ce jeudi, à l’encontre de Laëtitia Monier. Au terme des débats, les parties civiles se sont jointes à ses réquisitions pour réclamer l’acquittement de William Rolland.

 

Très ému, le neveu de Jean-Jacques Le Page a pris la parole une dernière fois, hier matin, pour exprimer le sentiment de toute une famille. « Je trouve dégueulasse qu’on ne nous dise pas simplement la vérité ». La conséquence des mensonges répétés de Laëtitia Monier qui, souligne Me Rajjou, l’avocat du fils de la victime « n’a fait qu’inventer des scénarios tout au long de la procédure ».

Un système de défense à l’origine de la longue instruction de l’affaire, obligeant la juge à vérifier chacune des explications de la jeune femme accusée d’avoir poignardé le retraité, dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009, dans sa maison de Plougonvelin, avant d’y mettre le feu.

Par peur de perdre sa virginité

Ses mensonges, Stéphane Cantéro, l’avocat général, les compare volontiers à ceux de Myriam Badaoui, la mère mythomane de l’affaire d’Outreau qui avait multiplié les accusations pour couvrir les viols de ses propres enfants.

Me Balan, l’avocat de la fille du commerçant retraité, en est convaincu lui aussi : « Ce n’est qu’elle qui a pu faire ça », souligne-t-il, balayant, comme l’avocat général, toute idée de complicité.

Confortée par la téléphonie et l’ADN, la présence de Lola, la nuit des faits à Plougonvelin, avait été confirmée par les nombreux témoins qui l’avaient croisée en possession de couteaux ensanglantés dépassant de son sac à main.

Son mobile, pour l’accusation, la jeune femme, aujourd’hui âgée de 32 ans, l’avait indirectement évoqué à travers sa virginité revendiquée : « En se prostituant, elle se mettait en danger permanent parce que si elle perd sa virginité, elle perd son identité », souligne le magistrat. Cette nuit-là, la victime avait invité Lola chez lui pour une relation tarifée. « Il en veut plus que d’habitude. Se sentant en danger, elle se laisse déborder par sa fureur ». Le feu, elle l’aurait mis au lit dans la foulée, « peut-être pas pour supprimer des traces mais avec la volonté d’anéantir sa victime ».

Dangerosité

Des faits que la jeune femme a pu involontairement effacer de sa mémoire. Parties civiles et ministère public en conviennent. Dès la garde à vue, elle a pourtant commencé « à inventer des souvenirs par stratégie », dénonçant, sans scrupule, des innocents pour échapper à sa culpabilité.

« On voit rarement de tels criminels », insiste Stéphane Cantéro. Inquiet du profil de la jeune femme, il a requis une peine de 20 ans de réclusion.

« Aucun intérêt à condamner un innocent »

Comme les parties civiles, l’avocat général a, en revanche, estimé qu’il n’existait pas de charges suffisantes à l’encontre de William Rolland, le jeune homme accusé par Lola d’avoir porté les coups de couteau. Tout au long des huit journées de débats, les charges sont tombées, les unes après les autres. « Je requiers l’acquittement parce qu’il y a trop de doutes. La société n’a aucun intérêt à condamner un innocent. « Moi, je vous demande de l’acquitter en l’absence de doute », martèle Me Larvor, son avocat, évoquant les huit années de vie gâchées, pour ce jeune homme âgé de 22 ans au moment de sa garde à vue. La conséquence pour Me Fillion, son second avocat, « du crédit trop important donné par l’enquêteur aux déclarations de Laëtitia Monier ».

Le verdict sera rendu aujourd’hui, à la suite des plaidoiries des avocats de la jeune femme.

 
http://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/affaire-le-page-lola-condamnee-a-20-ans-de-reclusion-10-03-2017-11429685.php

Affaire Le Page. Lola condamnée à 20 ans de réclusion

 

Publié le 10 mars 2017 à 16h31
(Photo François Destoc)
(Photo François Destoc)

 

Au terme de son délibéré et après neuf jours de procès, la cour d’assises du Finistère a condamné, ce vendredi après-midi, Laetitia Monier, alias Lola, à la peine de 20 ans de réclusion assortie d’une période de sûreté de 10 ans. La jeune femme âgée de 32 ans a été reconnue coupable du meurtre de Jean-Jacques Le Page, dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009, à Plougonvelin, et de la destruction par incendie de sa maison. Accusé des mêmes faits, William Rolland a été acquitté, conformément aux réquisitions de l’avocat général.

 

http://www.letelegramme.fr/bretagne/assises-lola-condamnee-a-20-ans-de-reclusion-11-03-2017-11429818.php

Assises. Lola condamnée à 20 ans de réclusion

 

Publié le 11 mars 2017 à 00h00
Modifié le 11 mars 2017 à 09h54

Me Larvor (à gauche) a obtenu l'acquittement de William Rolland, tandis que Me Tracol (à droite) a tenté de démontrer l'absence de preuve de culpabilité de sa cliente, Laëtitia Monier. En vain.

Me Larvor (à gauche) a obtenu l’acquittement de William Rolland, tandis que Me Tracol (à droite) a tenté de démontrer l’absence de preuve de culpabilité de sa cliente, Laëtitia Monier. En vain.

 

Au terme de neuf jours de procès, Lola a été reconnue coupable du meurtre de Jean-Jacques Le Page et de la destruction de sa maison par incendie, ce vendredi. Elle a été condamnée à une peine de 20 ans de réclusion assortie de dix ans de sûreté.

 

Neuf jours de procès n’auront pas suffi à lever le mystère de l’affaire. Près de huit ans après le meurtre de Jean-Jacques Le Page, dont le corps calciné, lardé de coups de couteau, avait été découvert dans les décombres de sa maison de Plougonvelin, au matin du 24 juillet 2009, la cour d’assises a donné sa vérité judiciaire, hier, à défaut d’explications rationnelles de l’accusée. Elle a désigné Laëtitia Monier, l’escort girl qui avait rendez-vous ce soir-là avec la victime, comme l’auteur des 15 coups de couteau et de l’incendie qui s’en était suivi. Condamnée à 20 ans de réclusion assortie d’une peine de sûreté de 10 ans, « Lola » n’a pas laissé paraître la moindre émotion à l’énoncé du verdict. À l’inverse de son coaccusé, visiblement soulagé, en larmes à l’annonce de son acquittement par la cour d’assises.

« Aucun élément matériel »

Point par point, la défense de Laëtitia Monier s’est pourtant efforcée, dans la matinée, de démontrer l’absence de preuve de culpabilité de Lola. Une jeune femme, « jamais condamnée » avant les faits qui lui sont reprochés et dont les antécédents de violence recueillis sont balayés par la défense. « Il faut s’en tenir à sa première audition de garde à vue », martèle Me Rustique. Elle y confirmait sa présence dans la villa de Jean-Jacques Le Page, dans la soirée du 23 juillet 2009. Mais soutenait avoir quitté les lieux sans rien savoir de ce qu’il s’y était passé. La mise en cause de William Rolland ne viendra qu’à sa seconde audition. Conséquence pour Me Tracol de la plasticité de sa personnalité : « C’est tout le problème de ce dossier. Elle réagit en fonction de son interlocuteur », livrant à chaque audition, une nouvelle version. Et de balayer l’idée d’une stratégie élaborée : « Vous avez eu l’impression qu’on tentait de cacher les choses habilement pendant ces deux semaines ? », questionne l’avocat.

Le doute

Le couteau vu par de nombreux témoins en sa possession : « Aucun élément ne prouve qu’elle a l’arme du crime » jamais retrouvée. Le mobile soutenu par l’accusation qui l’aurait conduite à frapper par crainte de perdre sa virginité ? « C’est n’importe quoi, vous n’avez que des suppositions », défendent tour à tour les deux avocats de Lola. Pour la défense, après six années d’instruction, trop de questions restent sans réponse : à commencer par la disparition de la chevalière de Jean-Jacques Le Page et du revolver ayant tiré une décharge de grenaille sur la victime.

L’heure du crime en question

Mais c’est surtout l’appel de la voisine de la victime aux pompiers, à 5 h du matin, le 24 juillet, qui pose problème pour la défense. « C’est le noeud de cette affaire, preuve de l’innocence de Laëtitia Monier », estime Me Rustique évoquant les descriptions faites à l’opérateur du « 18 » : des lumières qui s’éteignent et une fenêtre qui se ferme, cinq heures après l’heure présumée du meurtre et de la mise à feu. L’oeuvre de l’incendie pour l’accusation. La preuve de la présence du meurtrier pour la défense, à l’heure où Lola participait à une fête dans une maison voisine. Laëtitia Monier a évoqué, hier, sa volonté de faire appel.

 

 
http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/l-affaire-le-page-la-call-girl-et-le-retraite-7787613308

L’affaire Le Page : la call-girl et le retraité

 

REPLAY – Qui a tué Jean-Jacques Le Page, audioprothésiste à la retraite, dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009 ?

 

Jacques Pradel L’heure du crime Jacques Pradel
publié le 13/03/2017 à 11:30

 

L’édito de Jacques Pradel

Aujourd’hui dans l’Heure du Crime, une émission en partenariat avec le journal Ouest-France.

C’est l’histoire d’un meurtre maquillé en incendie accidentel, pour lequel une call-girl qui se trouvait chez la victime le soir du drame, en 2009, vient d’être condamnée.

La Cour d’assises du Finistère a rendu son verdict vendredi dernier. Elle condamne Laëtitia Monier, cette call-girl plus connue sous le nom de Lola, à vingt ans de réclusion criminelle, pour le meurtre d’un audioprothésiste retraité, Jean-Jacques Le Page, avec qui elle avait passé la soirée du 24 juillet 2009, à Plougonvelin, dans le Finistère.

Un jeune homme de trente ans, William Rolland, que Lola avait accusé d’avoir tué la victime ce soir-là, lors d’un cambriolage qui aurait mal tourné, a été acquitté. Il est ressorti libre du procès.

Lola a fait appel. Elle est donc présumée innocente jusqu’à l’issue de son deuxième procès. Nous revenons sur l’ensemble de l’affaire avec mes invités…

Nos invités

Mickaël Louëdec, journaliste à Ouest France, Me Jean-Vladimir Balan, avocat au barreau de Paris, avocat de la fille de Jean-Jacques Le Page, Me Patrick Larvor, avocat au barreau de Brest, avocat avec Me Thierry Fillion de William Rolland, Me Pierre Tracol, avocat au barreau de Brest, avocat avec Me Pierre Hector Rustique de Laëtitia Monier, surnommée Lola, Me David Rajjou, avocat au barreau de Brest, avocat du fils de Jean Jacques Le Page.

Vous pouvez à tout moment soumettre une affaire à Jacques Pradel. Laissez votre message avec les principales informations nécessaires à l’équipe de l’émission pour programmer, peut-être prochainement, ce fait-divers dans L’Heure du Crime.

 

Ralliement de François Bayrou à Emmanuel Macron : quoi qu’est-ce ?

François Bayrou a surpris son monde en annonçant ce jour son ralliement à Emmanuel Macron.

Dans la foulée, ils se seraient appelés et vont se rencontrer demain, annonce le second après avoir immédiatement accepté les conditions de son nouveau partenaire.

En vérité, selon Marielle de Sarnez, entre eux, « cela s’est fait il y a une quinzaine de jours ».

Rappelez-vous ce que je publiais il y a dix jours :

http://petitcoucou.unblog.fr/2017/02/12/des-allemands-sur-satanistique-le-6-fevrier-2017/

Le même coup de chaud fut bien sensible sur Petitcoucou et Justinpetitcoucou le 6 février 2017 :

 

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Et puis tiens, comme par hasard, certains s’excitent précisément sur mon article du 12 février 2017 aujourd’hui même :

 

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Nul doute que nous finirons par savoir ce qui s’est produit le 6 février dernier.

 

 

http://www.bfmtv.com/politique/en-direct-presidentielle-2017-francois-bayrou-met-fin-au-suspense-712.html

EN DIRECT – Emmanuel Macron annonce une rencontre avec François Bayrou demain

 

22/02/2017 à 15h01
Emmanuel Macron "accepte l'offre" de François Bayrou.

Emmanuel Macron « accepte l’offre » de François Bayrou. – AFP
  • Newsletter Elysée 2017

Le président du MoDem renonce à se présenter à la présidentielle, et propose une alliance à Emmanuel Macron, candidat de « En Marche! ».

 

20h22

Emmanuel Macron annonce une rencontre avec François Bayrou demain

Dans une déclaration à la presse faite en marge du dîner du Crif, Emmanuel Macron confirme avoir accepté les conditions posées par François Bayrou. « Nous nous rencontrerons demain », a également révélé le fondateur d’ « En marche! »

20h17

Emmanuel Macron n’a appris la position de François Bayrou que quelques minutes avant la déclaration

Sur France 2, François Bayrou a révélé qu’il avait dévoilé ses intentions à Emmanuel Macron au téléphone quelques minutes avant de les déclarer à la presse. Les deux hommes se sont rappelés après ce discours pour discuter des conditions posées par François Bayrou.

20h15

François Bayrou n’est « candidat à rien »

Cette alliance amène certains observateurs à se demander si le maire de Pau est destiné à devenir le Premier ministre ou le ministre des Affaires étrangères après une éventuelle victoire d’Emmanuel Macron. François Bayrou a répondu à David Pujadas: « Je ne suis candidat à rien ».

20h10

François Bayrou nie toute volte-face

François Bayrou avait multiplié les attaques contre Emmanuel Macron, décrit alors comme un candidat des « forces de l’argent ». Interrogé à ce sujet sur France 2, il nie toute volte-face au sujet d’Emmanuel Macron: « Ce n’est pas une volte-face, c’est une garantie ».  Cette garantie, c’est la promesse d’une loi de moralisation de la vie publique.

20h07

François Bayrou, invité du 20h de France 2: « Tout est en place »

Pour François Bayrou, président du MoDem, est l’invité du journal de 20h de France 2. Il a assuré avoir parlé à Emmanuel Macron depuis sa déclaration et a ajouté que « tout (était) en place pour que la politique change ».

19h12

Marielle de Sarnez: « Macron veut dépasser les clivages »

« Entre François Bayrou et Emmanuel Macron, cela s’est fait il y a une quinzaine de jours mais la conviction de François Bayrou depuis longtemps, c’est que le rassemblement est justifié », dit cette proche de François Bayrou sur BFMTV. « Emmanuel Macron veut dépasser les clivages, c’est exactement ce que François Bayrou a voulu faire notamment en 2007″.

18h46

« Un constat d’échec », pour Luc Chatel

« Je crois que personne n’est dupe, il y a principe de réalité chez François Bayrou, comme il s’est appliqué à François Hollande il y quelques semaines. Il n’a pas d’électeur, il n’a pas de soutien, il n’a pas de projet. C’est un aveu, un constat d’échec », a dit le député LR de Haute-Marne sur BFMTV.

18h26

Les 4 conditions de l’alliance Macron-Bayrou

Lors de sa conférence de presse, François Bayrou a énuméré quatre conditions pour que fonctionne son alliance avec Emmanuel Macron.

17h52

Macron accepte l’offre de Bayrou

Le candidat de « En Marche! » estime que l’offre de François Bayrou est « un tournant de la campagne présidentielle ». « Il fait preuve d’un rare sens des responsabilités et de l’intérêt général », ajoute-t-il.

17h36

« Un tournant dans la campagne », pour Gérard Collomb

« Il s’agit d’un tournant dans la campagne électorale. Comme l’a dit François Bayrou l’heure est grave, l’heure est au rassemblement pour éviter que la France ne sombre », réagit le maire de Lyon. « Ils se sont rencontrés la semaine dernière et avaient décidé de faire alliance ensemble. Les conditions de l’alliance ont été confirmées par la conférence de presse d’aujourd’hui. »

17h28

Quand Bayrou décrivait un « candidat des forces de l’argent »

François Bayrou n’a pas toujours montré sa sympathie pour Emmanuel Macron. Il y a six mois encore, sur BFMTV, le président du MoDem plaçait ce dernier dans le sillage de Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn.

17h20

Pendant ce temps, au QG de Macron…

L’équipe d’Emmanuel Macron n’a pas encore réagi officiellement à cette offre d’alliance. Mais de premiers indices ont été entendus.

17h10

Première critique à Macron sur la colonisation

L’offre de François Bayrou ne va pas sans critique: il a reconnu devant la presse son « incompréhension » après la phrase d’Emmanuel Macron sur la colonisation, qualifiée de « crime contre l’humanité ». « Une phrase blessante pour beaucoup de Français », estime François Bayrou, et qui « ne correspond pas à la vérité historique ».

17h04

Bayrou, futur Premier ministre?

Les deux hommes ont-ils conclu un accord avant l’officialisation de François Bayrou? L’intéressé dément, et récuse toute idée de « ralliement » ou de « ticket » avec Emmanuel Macron.

16h59

Pas d’alliance avec Fillon

François Bayrou s’explique quant à son renoncement à former une alliance avec François Fillon. « Son programme était dangereux pour l’alternance et pour l’élan de la société française. Il s’y est ajouté ce dévoilement des affaires unanimement accepté pour les siens », dénonce-t-il.

16h44

« Pas de regrets »

« Je pense nécessaire de montrer qu’on ne pense pas à soi-même, mais à son pays (…) J’ai parlé à M. Macron il y a une semaine environ et le rencontrerai dans les heures qui viennent. Je n’exprime pas de regrets, j’exprime une résolution. »

Le centriste ajoute également sa volonté de ne « pas effacer » sa personnalité ni son histoire. « Je suis certain que cette libre expression rendra service à tout le monde dans cette campagne ». Mais il reconnaît tout de même qu’il pourrait s’agir pour lui d’un « sacrifice politique ».

16h39

Bayrou pose ses conditions

Parmi les conditions posées par François Bayrou à Emmanuel Macron, une loi de moralisation de la vie politique.

16h36

Bayrou propose une alliance à Macron

« Dans cette situation je mesure ma responsabilité personnelle. L’aveuglement de la droite française m’empêche de réaliser l’accord rêvé avec Alain Juppé. J’ai reçu depuis des semaines de nombreuses semaines des messages m’encourageant à me présenter. Ces messages ont du sens et disent beaucoup pour moi (…) »

« Mais nous sommes dans une situation d’extrême risque et à situation exceptionnelle, il faut une solution exceptionnelle. La dispersion des suffrages ne peut qu’aggraver ces périls. Parce que le risque est immense, j’ai décidé de faire à Emmanuel Macron une offre d’alliance ».

16h33

Bayrou dresse un portrait sombre de l’état de la France

« J’ai examiné depuis plusieurs semaines l’état dans lequel est notre pays. La gravité de la situation m’a frappé (…) Le parti du Président sera représenté à la présidentielle par un opposant. A droite, le dévoilement des affaires montre une dérive et l’acceptation tacite et presque unanime de ces abus. Cette situation pose d’immenses problèmes moraux, électoraux. »

16h31

François Bayrou va parler 

Le président du MoDem prend d’abord la pose pour les photographes, et va ensuite s’adresser à la presse.

15h58

Un indice?

L’équipe de François Bayrou aurait-elle un peu trop anticipé? Il y a quelques minutes, le site du président du MoDem a changé, avant de revenir à sa version précédente, comme le remarque un journaliste de Franceinfo.

Il remarque également que la photo est réalisée par la photographe qui avait réalisé sa photo de campagne en 2012.

15h06

Bayrou jugé « sympathique », mais…

Selon notre sondage Elabe pour BFMTV, 54% des Français jugent le centriste « sympathique » mais seulement 28% l’estiment capable de rassembler les Français.

14h48

A qui profiterait une candidature Bayrou?

François Fillon, Emmanuel Macron: qui profiterait d’une candidature de François Bayrou?

13h35

Des sondages faibles

Pour l’instant, le maire de Pau ne séduit pas réellement. Il n’est crédité que de 5 à 6% des voix dans les sondages.

13h19

Que peut faire François Bayrou?

Le centriste va-t-il se présenter à la présidentielle, malgré les scores faibles que lui président les sondages? Ou va-t-il préférer à un candidat? La réponse en vidéo.

Les meetings d’Emmanuel Macron ne font plus recette

 

 

Il semblerait que le beau parleur Emmanuel Macron n’ait finalement pas plus d’intelligence politique que l’ancien président d’AC ! Brest pour les années 2004 et 2005, Joël Roma, qui depuis sa plus tendre enfance a toujours été étiqueté et unanimement considéré comme un débile léger, ce qui en faisait pour les dirigeants de son parti politique, la LCR, le représentant idéal de cette association lorsqu’ils l’ont porté à sa présidence, sa trésorière Josette Brenterch disant avoir décidé de s’en retirer pour ne plus se consacrer qu’à ses activités politiques au sein du micro parti Brest à gauche autrement (BAGA), aujourd’hui depuis longtemps disparu faute de militants, comme d’autres structures créées par les mêmes politiciens locaux.

Joël Roma, qui restait ainsi le seul militant de la LCR à faire partie des membres actifs de cette association ayant pour objet la lutte contre le chômage, la précarité et les exclusions, avait évidemment pour mission d’y être tout à la fois les yeux, les oreilles et la courroie de transmission des ordres ou directives qu’il continuait à recevoir de ses anciens représentants de la LCR, notamment Josette Brenterch, toujours trésorière de cette association dont elle ne participait plus aux activités.

Mais à s’y confronter continuellement à des chômeurs, précaires et exclus motivés par l’action collective, il avait fini par les suivre et en épouser les causes, désobéissant toujours plus à ses chefs de la LCR sans toutefois trahir ceux-ci jusqu’à révéler à ses nouveaux camarades de lutte toutes les saloperies commises à leur encontre par les premiers. Il savait pourtant très bien qu’en ce qui me concerne j’étais précisément à la recherche d’informations et d’éléments de preuves quant à toutes ces infractions pénales dont j’étais victime depuis plusieurs années sans très bien savoir à quelle organisation criminelle j’avais affaire.

Croyant ainsi ménager la chèvre et le chou et pouvoir tirer son épingle du jeu, trahissant en fait les uns comme les autres, Joël n’aura finalement réussi qu’à se mettre tout le monde à dos.

 
 http://www.bfmtv.com/politique/polemiques-chaises-vides-a-toulon-macron-en-plein-essoufflement-1105896.html

Polémiques, chaises vides à Toulon: Macron traverse un trou d’air

19/02/2017 à 09h36
  • Newsletter Elysée 2017
Emmanuel Macron a tenu samedi un meeting devant 1.200 personnes.

Emmanuel Macron a tenu samedi un meeting devant 1.200 personnes. – Boris Horvat – AFP

 

Emmanuel Macron était en meeting samedi à Toulon, dans le Var. Le candidat d’En Marche! devait faire oublier ses déclarations polémiques des derniers jours alors que le mouvement en faveur de sa candidature connaît ses premières faiblesses.

 

« Je vous ai compris. » Samedi, à Toulon, c’est un Emmanuel Macron qui se voulait compréhensif qui s’est présenté devant ses partisans réunis en meeting. Le candidat d’En Marche! a clos ainsi une semaine tumultueuse après ses déclarations polémiques sur la colonisation française qualifiée de « crime contre l’humanité ». Puis sur les partisans de la Manif pour tous qui auraient été « humiliés » selon lui.

« On doit le regarder en face ce passé colonial, et oui c’est un passé dans lequel il y a des crimes contre l’humain », a réitéré Emmanuel Macron. S’il ne s’excuse pas, le candidat à la présidentielle s’est dit « désolé » d’avoir blessé des personnes.

« Je le dis aujourd’hui, à chacun et chacune dans vos conditions, dans vos histoires, dans vos traumatismes, parce que je veux être président, je vous ai compris et je vous aime », a-t-il conclu paraphrasant le Général de Gaulle.

800 chaises vides

Lors de ce meeting, Emmanuel Macron s’est voulu surtout dans l’attaque. A Nicolas Sarkozy et François Fillon, il leur reproche d’avoir supprimé la police de proximité, lui qui veut créer une police de sécurité quotidienne. Le candidat LR est également taxé de courir derrière les voix du FN. Il s’en prend ensuite à Benoît Hamon, sans le nommer, en critiquant la position de certains dirigeants politiques qui toléreraient que certaines femmes soient empêchées d’aller sur une terrasse de café.

Le Front national n’est pas exempt de critiques. Emmanuel Macron a accusé le parti frontiste d’avoir perturbé le déroulé de son meeting avec un rassemblement -non déclaré en préfecture- d’environ 150 personnes, drapeaux français à la main, à l’entrée du Zénith de Toulon. Il a déploré que le parti à la flamme a « empêché des centaines » de partisans de pénétrer dans la salle devant un parterre de 1.200 personnes alors que les organisateurs en attendaient 2.000.

Baisse dans les sondages

L’explication pourrait se trouver ailleurs. « On a donné à la droite une toute petite bulle d’air, l’erreur politique est là », reconnait un macroniste dans Le Parisien. Dans un sondage publié vendredi PrésiTrack d’OpinionWay pour Les Echos, Orpi et Radio classique, le candidat recueille 20% d’intentions de vote. En une semaine, Emmanuel Macron a perdu deux points. Plus préoccupant pour le fondateur d’ »En marche! », cette baisse de forme se traduit dans tous les segments de l’électorat.

A droite, on se réjouit de cette situation alors que François Fillon est empêtré dans les affaires d’emplois présumés fictifs de son épouse. « Macron commence à faire des c… Fillon a touché son point bas et Macron son point haut, donc on est plutôt bien partis », se réjouit un filloniste auprès du quotidien alors que le parquet financier a déclaré cette semaine poursuivre l’enquête. « On n’arrive pas à savoir si c’est une forme d’enterrement de l’affaire ou au contraire le début et que ce sera suivi de poursuites et de nouveaux épisodes », analysait Ruth Elkrief, l’éditorialiste de BFMTV. Cette mauvaise passe fait désormais craindre dans le camp Macron à une candidature de François Bayrou qui viendrait reprendre des voix à son candidat.

Justine Chevalier
A lire aussi
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http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Politique/Politique/L-ambiance-du-meeting-de-Macron-a-Lyon-fabriquee-de-toutes-pieces

L’ambiance du meeting de Macron à Lyon fabriquée de toutes pièces ?

 


Par Justin Boche
Les meetings d'Emmanuel Macron ne font plus recette dans AC ! Brest bvideo
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Publié le 15/02/2017  à 11:08
13 réactions

Réactions des militants soigneusement contrôlées, scénographie millimétrée, production d’images orchestrée par les équipes d’Emmanuel Macron. Et si l’ambiance du meeting lyonnais du candidat favori de Gérard Collomb n’était que pur produit de la communication du candidat En Marche ?

 

Meeting d’Emmanuel Macron au palais des sports de Gerland – Lyon, le 4 février 2017 © Tim Douet

© Tim Douet
Meeting d’Emmanuel Macron à Lyon le 4 février 2017.

 

C’est la thèse d’une vidéo amateur publiée sur YouTube par Christophe Geoffroy, un Français originaire de la périphérie de Soissons. Une vidéo dans laquelle on voit la manière dont les équipes d’Emmanuel Macron, la team Ambiance, ont mis en scène l’arrivée et le discours de leur candidat pour créer une sensation de ferveur dans le palais des Sports de Gerland. Compte à rebours, plans serrés sur une foule composée exclusivement de militants en délire, placée derrière le candidat… Rien n’est laissé au hasard.

Des réactions orchestrées par la “team” Ambiance

Message sur Telegram de l’équipe (la “team”) chargée de l’ambiance au meeting d’Emmanuel Macron à Lyon, le 4 février 2017 © DR

Message de la “team” Ambiance de Macron sur Telegram.

Dans cette foule, les helpers, les fans du candidat, sont mis en avant, téléguidés par cette team Ambiance via l’application Telegram. « Vous êtes au Top », « Gardez les Macron Président au bon moment », « Pour la prochaine vague. Tentez un « ça va marcher », l’objectif est que cette phrase s’inscrive à l’écran », « On se réveille, prenez l’initiative, menez la salle »… Durant tout le meeting, les équipes du candidat orchestrent ce que doivent être les réactions du public.

Pour obtenir toutes ces informations, Christophe Geoffroy s’est inscrit dans cette team Ambiance, via le site Internet du candidat. « J’avais déjà suivi dans son intégralité le meeting de Lille, car j’avais envie d’en savoir plus sur le personnage et son programme. Je suis resté sur ma faim en ce qui concerne les propositions, et une absurdité m’a laissé perplexe : la vacuité du discours et l’enthousiasme du public ne pouvaient pas avoir de rapport direct. À moins d’être complètement manipulé par le culte de la personnalité, je considérais qu’il n’était pas possible d’être surexcité par des phrases aussi creuses », explique-t-il à Lyon Capitale.

“S’ils n’avaient pas été là, la salle aurait été prodigieusement calme”

Selon Christophe Geoffroy, il y a tout de même eu « des réactions spontanées du « vrai » public dans le meeting, mais elles sont sans aucune mesure avec celle des « fans ». Si ces derniers n’avaient pas été là, la salle aurait été prodigieusement calme, comparée à ce que l’on nous fait voir à l’image. La spontanéité du « vrai » public est également à pondérer puisqu’il est influencé sur place par la mise en scène orchestrée par la team Ambiance. Avec le mimétisme dont les humains font preuve dans un contexte de groupe, je ne sais pas si l’on peut encore parler de spontanéité ».

Soutien de Jean-Luc Mélenchon sur Twitter, Christophe Geoffroy réfute tout lien entre sa vidéo et son engagement : « Je soutiens effectivement Jean-Luc Mélenchon (…) Mais il n’y a à ce sujet aucune mention, aucun lien, aucune image le favorisant. Cette vidéo a été réalisée pour proposer un regard différent sur les meetings de Macron et sur le soi-disant engouement propagé par certains journalistes. J’ai fait en sorte de produire la vidéo de manière objective, et j’ai mis à disposition tous les documents utilisés. Ainsi, tout le monde peut librement les vérifier et analyser le meeting comme je l’ai fait », se justifie-t-il. Des documents libres d’accès où l’on peut consulter les captures des messages envoyés par la team Ambiance sur Telegram.

“Une perte de temps” pour Bruno Bonnell

Du côté d’En Marche, Bruno Bonnell, référent du mouvement dans le Rhône, a parlé d’« une perte de temps » : « Toutes les réunions publiques que je connais, stade de foot, réunion politique ou concert de rock, il y a de l’animation prévue. On ne peut pas tenir une ambiance fake pendant 2h30 et pour 16 000 personnes dont certaines qui viennent de très loin. Il faut raison garder. Une centaine de personnes ne peuvent pas en manipuler 16 000 autres. Ce n’est pas très crédible. »

« Notre mouvement est basé sur la bienveillance. Donc les vidéos malveillantes, qui essayent de montrer ci ou ça, ne m’intéressent pas et je n’ai pas de commentaire à faire dessus parce que c’est stérile. Je préfère parler des banlieues et débattre du programme« , conclut Bruno Bonnell.

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