Richard Ferrand a choisi l’exposition de la vie publique, il assume

Comme prévu hier soir, aujourd’hui la sauce s’allonge.

Après s’être tu et avoir dénoncé des « dénonciations calomnieuses » qui le poursuivraient depuis de nombreuses années, le ministre a décidé de s’expliquer et dit assumer les conséquences de son exposition publique.

Je rappelle ici que pour ma part, je ne m’étais jamais exposée d’aucune manière avant de voir, à compter des années 2008 à 2010, le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi multiplier les « révélations » publiques à mon sujet, ou plus exactement, mener à train d’enfer de monstrueuses campagnes de calomnies publiques nominatives à mon encontre, et ne comprends toujours pas ce que peut faire avec sa bande de cybercriminels M. Richard Ferrand, que je n’avais jamais cité ni critiqué nulle part et connaissais à peine.

 

http://www.bfmtv.com/politique/richard-ferrand-accuse-d-avoir-favorise-sa-compagne-dans-une-affaire-immobiliere-1170660.html

Richard Ferrand fragilisé par un montage immobilier impliquant sa compagne

 

24/05/2017 à 08h21

C’est une affaire qui pourrait embarrasser le gouvernement d’Edouard Philippe. Selon Le Canard enchaîné, Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, a loué des locaux appartenant à sa compagne alors qu’il était directeur d’une mutuelle. Sur BFMTV, il dénonce une « pseudo-affaire ».

 

Sur le papier, rien d’illégal, pas d’argent public en jeu et aucune plainte. Mais depuis le scandale de l’affaire Penelope Fillon, le moindre soupçon de favoritisme familial peut devenir embarrassant. Le Canard Enchaîné révèle ce mercredi que la mutuelle dont Richard Ferrand, l’actuel ministre de la Cohésion des territoires, était à l’époque le directeur a loué ses bureaux à une société civile immobilière (SCI) dont la gestionnaire n’était autre que la compagne du député du Finistère.

« Faire d’un acte de gestion banal une pseudo-affaire »

Pour soutenir les candidats de La République en marche en campagne en vue des élections législatives de juin prochain, Richard Ferrand a tenu un meeting mardi à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. Mais pas un mot sur les accusations à son encontre. Ce mercredi, il s’est défendu sur BFMTV et assure que tout est transparent.

« Ceci était connu de tous, c’est parce qu’il était le mieux placé et le moins cher qu’il a été choisi (…) et a fait l’objet d’un renouvellement de bail (…) C’est une sorte de cadeau de bienvenue pour ma nomination au gouvernement. On essaie de faire d’un acte de gestion banal une pseudo-affaire. »

Dans un communiqué, son ministère a également réagi: « Cette polémique est le fruit de la nomination récente de Richard Ferrand au ministère de la Cohésion des territoires » et n’a « rien à se reprocher ». Matignon estime par ailleurs que l’honnêteté de Richard Ferrand « n’est pas en cause ».

Un prêt d’un peu plus de 402.000 euros

Selon Le Canard Enchaîné, qui estime que cette affaire ouvre « la saga des locations familiales », alors qu’il était encore directeur général des Mutuelles de Bretagne en 2011, le secrétaire général d’En Marche aurait favorisé sa compagne, Sandrine Doucen, dans le choix de locaux professionnels pour un loyer annuel de 42.000 euros. L’entreprise a signé un bail avec une SCI, au capital de 100 euros, qu’elle était en train de créer avec un ami de Richard Ferrand.

Elle aurait par ailleurs acheté les locaux « en mauvais état » à Brest en obtenant un prêt  »d’un peu plus de 402.000 euros », précise l’hebdomadaire, « traitement réservé aux acquéreurs qui disposent d’un locataire dont les revenus sont garantis ». Des travaux de rénovation, d’un montant de 184.000 euros, ont par ailleurs été exécutés par la mutuelle. La valeur de la SCI de Sandrine Doucen aurait été « multipliée par 3000″.

Le ministre ne dément pas

Le Canard enchaîné assure que le fait que la gérante de la SCI soit la compagne de Richard Ferrand n’est pas mentionné dans le procès-verbal du conseil d’administration de la mutuelle. Le ministre ne dément pas mais assume les faits.

« C’était la proposition la moins chère. Le prix était conforme au marché, et rien n’a été caché: tout le monde savait que cette SCI était la propriété de ma compagne », rapporte Le Canard Enchaîné.

Richard Ferrand a choisi l'exposition de la vie publique, il assume dans AC ! Brest 0c3593f280454006bc5e598328a81

Son fils employé comme assistant parlementaire

Dans un courrier envoyé au Canard enchaîné par le président des Mutuelles de Bretagne et que BFMTV s’est procuré, l’organisme à but non lucratif défend aussi son ancien collaborateur.

« J’ai bien compris qu’il s’agissait de mettre en cause l’honnêteté de notre ancien directeur général, devenu ministre, qui a non seulement pris une large part au redressement de notre Union mutualiste et a continué jusqu’à une date récente à accompagner son développement. »

Autre révélation de l’hebdomadaire: Richard Ferrand aurait employé son fils comme assistant parlementaire en 2014 durant plusieurs mois pour un montant total brut d’un peu moins de 9000 euros. Le ministre de la Cohésion des territoires a indiqué à BFMTV qu’il avait travaillé pour lui de mi-janvier à mi-mai 2014, rémunéré au Smic. « Effectivement, lorsque l’on ajoute les charges, cela donne la somme qui est indiquée ». Rédaction de sa lettre de député, de son blog, « un vrai travail d’assistant parlementaire classique », précise-t-il.

Reste que ces révélations pourraient embarrasser l’exécutif, en pleine préparation d’une loi de moralisation de la vie publique qui veut mettre fin aux emplois familiaux pour le personnel politique. Selon le journal, le nouveau ministre de la Cohésion des territoires aurait aussi employé son fils comme assistant parlementaire en 2014. Une pratique devenue très sensible depuis la révélation de l’affaire Fillon en janvier dernier et la démission de Bruno Le Roux, l’ancien ministre de l’Intérieur, accusé d’avoir employé ses filles de 15 et 16 ans lorsqu’il était député de Seine-Saint-Denis.

Céline Hussonnois-Alaya

 

 

http://www.francetvinfo.fr/politique/gouvernement-d-edouard-philippe/petits-arrangements-de-richard-ferrand-quelle-est-la-saga-immobiliere-du-ministre-de-la-cohesion-des-territoires_2204230.html

Ce que révèle « Le Canard enchaîné » sur « l’affaire immobilière » du ministre Richard Ferrand

 

Selon l’hebdomadaire satirique, le ministre a, du temps où il était directeur général des Mutuelles de Bretagne, permis à son épouse de réaliser une bonne opération immobilière.

 

Richard Ferrand, le 11 mai 2017, au siège de La République en marche, à Paris, lors de la présentation des candidats du mouvement aux législatives.

Richard Ferrand, le 11 mai 2017, au siège de La République en marche, à Paris, lors de la présentation des candidats du mouvement aux législatives. (ERIC FEFERBERG / AFP)

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franceinfoFrance Télévisions

Mis à jour le 24/05/2017 | 12:42
publié le 23/05/2017 | 21:04

« Richard Ferrand piégé par une affaire immobilière et familiale. » C’est en ces termes que Le Canard enchaîné annonce les révélations à paraître dans son numéro du mercredi 24 mai concernant le ministre de la Cohésion des territoires et candidat de La République en marche aux législatives.

Alors que le gouvernement s’apprête à mettre sur la table sa loi sur la moralisation de la vie politique, cette affaire ouvre, selon l’hebdomadaire satirique, « la saga des locations familiales ». Mais de quoi s’agit-il exactement ? Franceinfo vous fait un résumé.

Que dévoile « Le Canard enchaîné » ?

L’affaire commence en 2011. Richard Ferrand est à l’époque directeur général des Mutuelles de Bretagne, un organisme à but non lucratif. Selon Le Canard enchaîné, le bureau du conseil d’administration des Mutuelles se réunit en janvier 2011 pour choisir un nouveau local destiné à un centre de soins à Brest. C’est une société civile immobilière (SCI), nommée Saca, qui est choisie « à l’unanimité », pour un loyer annuel de 42 000 euros. Celle-ci n’existe pas encore légalement, « n’est même pas encore propriétaire des surfaces qu’elle propose à la location », et sa future gérante n’est autre que… Sandrine Doucen, l’épouse de Richard Ferrand.

« Fort de [cet] accord financier, Sandrine Doucen peut passer la vitesse supérieure », ajoute le journal. Elle enregistre sa SCI au capital de 100 euros avec un ami de Richard Ferrand (une SCI doit compter au moins deux associés) qui investit « un euro pour acheter une action, pendant que Sandrine Doucen s’offre les 99 autres ». Quelques mois plus tard, elle achète les locaux brestois et obtient un prêt « d’un peu plus de 402 000 euros », soit 100% du prix d’achat ainsi que les frais de notaire : un « traitement réservé aux acquéreurs qui disposent d’un locataire dont les revenus sont garantis », précise Le Canard.  »La décision des Mutuelles va permettre à la compagne du directeur général de rembourser, à terme, la totalité de son emprunt bancaire. »

En outre, « les lieux seront entièrement rénovés – et sans contrepartie – aux frais des Mutuelles, pour un montant de 184 000 euros », poursuit l’hebdomadaire.

Que répond le ministre ?

L’opération n’a rien d’illégal, elle ne met pas en question de l’argent public et n’a débouché sur aucune plainte. Aussi Richard Ferrand, sollicité par Le Canard enchaîné, ne dément pas les faits et assure qu’il ne s’agit pas d’un arrangement : « c’était la solution la moins chère, plaide-t-il. Le prix était conforme au marché, et rien n’a été caché : tout le monde savait que cette SCI était la propriété de ma compagne. »

Dans un communiqué diffusé mardi, le ministère de la Cohésion des Territoires prend le relais. « Cette polémique est le fruit de la nomination récente de Richard Ferrand au Ministère de la Cohésion des Territoires. Cette nouvelle responsabilité a conduit à donner de manière injustifiée de l’écho à des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher: il est au contraire unanimement reconnu qu’il a su redresser les Mutuelles de Bretagne, sauver 120 emplois et en créer plus de 200″, indique le ministère

Et d’ajouter : « Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le Conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre. »

Que disent les Mutuelles de Bretagne ?

Le président des Mutuelles de Bretagne savait-il que la SCI retenue allait appartenir à l’épouse du directeur général d’alors, demande Le Canard ? Interrogé, Michel Buriens assure n’avoir « aucun souvenir » de cette information.

L’actuel président des Mutuelles prend, lui, la défense du ministre. Dans une lettre jointe par le ministère à son communiqué, Rémi Salaün assure : « Nous savions que parmi les hypothèses, ce local appartenait à la compagne de Monsieur Ferrand. » Et de préciser que ce local « correspond, en tous points, à nos besoins ».

Quant à l’actuel président du conseil d’administration, cité par l’hebdomadaire, il rappelle que le contrat a été signé par son prédécesseur et que les locaux correspondent « en tous points » aux besoins de la mutuelle.

Quelles sont les réactions politiques ?

Benjamin Griveaux, porte-parole de la République en marche, a volé au secours de Richard Ferrand mercredi sur franceinfo. « On est dans le cadre d’une entreprise privée, il n’y a pas d’argent public », a-t-il rappelé. « Est-ce que la décision a été prise par Richard Ferrand, non. C’est le conseil d’adiministration qui prend la décision et pas le directeur général. Il ne siègeait pas. Il n’a pas le droit de vote. Est-ce qu’il a caché que c’était sa femme non », a-t-il ajouté, soulignant que  »la moralisation de la vie publique concerne l’argent public ».

« Ça tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet », a déclaré de son côté Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement, sur Europe 1. « Ça meurtrit évidemment Richard qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…), mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral », a-t-il certifié.

A droite, en revanche, certains demandent l’ouverture d’une enquête, comme le président (LR) des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti.

Idem à gauche, où le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a demandé « solennellement » au Premier ministre, Edouard Philippe, et au ministre de la Justice, François Bayrou, de s’exprimer au sujet des révélations du Canard enchaîné sur Richard Ferrand.

Quant à l’extrême droite, Marine Le Pen, présidente du Front national, dénonce un « enrichissement personnel parfaitement immoral » et estime que le ministre devrait « poser sa démission ».

 

http://www.lepoint.fr/politique/le-pen-ferrand-devrait-poser-sa-demission-24-05-2017-2129951_20.php

Le Pen: Ferrand devrait « poser sa démission »

AFP

Publié le 24/05/2017 à 12:21 | AFP

Le Pen: Ferrand devrait "poser sa démission"
Le Pen: Ferrand devrait « poser sa démission » © AFP / Philippe HUGUEN

 

Marine Le Pen, présidente du FN et candidate aux législatives dans le Pas-de-Calais, a demandé mercredi à Richard Ferrand de « poser sa démission » après les révélations du Canard enchaîné sur le ministre de la Cohésion des territoires.

Alors qu’on lui demandait si elle souhaitait la démission de M. Ferrand, Mme Le Pen a répondu dans l’émission Questions d’info (LCP-AFP-Le Monde-France Info) que « quand on veut que la première loi soit une loi de moralisation, dans moralisation, il y a morale. M. Ferrand devrait en tirer les conséquences lui-même ».

« La moindre des choses, s’il en tire les conséquences, c’est de poser sa démission » de ministre de la Cohésion des territoires, a ajouté l’ex-candidate à la présidentielle, battue par Emmanuel Macron.

Selon l’hebdomadaire satirique, les Mutuelles de Bretagne, dont M. Ferrand était à l’époque directeur général, ont choisi en 2011 de louer un local d’une société immobilière appartenant à la compagne du futur ministre, parmi trois propositions. Le ministre a qualifié ces accusations de « dénonciations calomnieuses » assurant que le local retenu avait été choisi car il était « le mieux placé et le moins cher ».

Sur le fond, Mme Le Pen a estimé que M. Ferrand était mis en cause par Le Canard enchaîné pour « un enrichissement personnel parfaitement immoral. Est-ce que c’est illégal ou non ? La question n’est pas vraiment là en politique. »

« Je mets un trait d’égalité absolument total entre l’affaire Fillon et l’affaire Ferrand » a aussi assuré la patronne du FN, pour qui « à Matignon, ils disent exactement la même chose que ce que disaient +Les Républicains+ quand ils défendaient François Fillon. »

Cette candidate aux législatives s’est aussi inquiétée que « les journalistes se (soient) privés de donner ces informations avant le vote… On va avoir chaque jour aujourd’hui des révélations ? »

« On en a déjà sur des gens autour de M. Macron » a poursuivi la présidente du FN, demandant par exemple à François Bayrou de « s’exprimer sur les propos de Mme Lepage dans son livre » L’Etat nucléaire (Albin Michel, 2014), dans lequel elle affirme que le Modem dirigé par M. Bayrou « avait exigé d’(elle) qu’un de (ses) assistants parlementaires » européens « travaille au siège parisien » du parti.

« Tout faux ! Mes collaborateurs (même à 1/2 temps) ont toujours été pris en charge sur contrats MoDem », avait répondu M. Bayrou sur Twitter fin février.

Sur LCP, Florian Philippot a estimé que « évidemment ça fragilise Richard Ferrand et il s’en expliquera, moi je ne dis pas qu’il y a des choses illégales ou pas, je n’en sais rien (…). Il en tirera les conséquences judiciaires nécessaires s’il estime que c’est le cas (…). Ca fragilise le gouvernement ».

Comme Marine Le Pen, le vice-président du FN a déploré que « toutes ces affaires sortent après l’élection de M. Macron…. » « Donc certains qui font leur travail d’investigation préfèrent le faire après l’élection plutôt qu’avant, histoire que les Français n’aient pas toutes les informations, ce qui est toujours un peu dommage », a estimé l’eurodéputé.

24/05/2017 12:21:21 -          Paris (AFP) -          © 2017 AFP

 

Attentat de Karachi du 8 mai 2002 : les victimes dénoncent un enterrement judiciaire

 

 

Le Point et Le Parisien ont relayé cette dépêche de l’AFP les premiers, en début d’après-midi.

Ayant vainement espéré voir sérieusement progresser l’enquête sur l’attentat de Karachi du 8 mai 2002 durant les cinq années qui viennent de s’écouler, elles font aujourd’hui le constat amer que d’autres avaient déjà fait depuis longtemps : tous pourris…

Pour ma part, je le savais depuis le début, puisque j’étais dedans à l’origine des temps.

Mais je ne suis pas la seule et aimerais bien, par exemple, voir M. François Asselineau, qui fut notamment conseiller pour les affaires internationales du ministre de l’Industrie d’Edouard Balladur de 1993 à 1995, fournir au public des explications complètes sur les ventes d’armes de cette époque.

Il serait peut-être moins moqué s’il décidait de se mettre à table.

Et surtout, qu’il n’aille pas prétendre ignorer qui je suis ni pourquoi on assassine toute ma famille…

 

http://www.lepoint.fr/politique/karachi-15-ans-apres-l-attentat-les-victimes-denoncent-un-enterrement-judiciaire-07-05-2017-2125434_20.php

Karachi: 15 ans après l’attentat, les victimes dénoncent un « enterrement » judiciaire

AFP

Publié le 07/05/2017 à 13:31 | AFP

Karachi: 15 ans après l'attentat, les victimes dénoncent un "enterrement" judiciaire
Karachi: 15 ans après l’attentat, les victimes dénoncent un « enterrement » judiciaire © AFP / SAEED KHAN AFP

 

Qui est derrière l’attentat de Karachi et pourquoi ? Quinze ans après, les victimes de l’attaque contre des ouvriers français qui travaillaient à la construction de sous-marins vendus au Pakistan, point de départ d’un scandale politico-financier, redoutent de ne jamais connaître la vérité.

Le 8 mai 2002, une voiture piégée précipitée contre un bus transportant des salariés de la Direction des chantiers navals (DCN) explose devant l’hôtel Sheraton à Karachi, tuant quinze personnes dont 11 employés français et en blessant douze autres. Tous travaillaient à la construction d’un des trois sous-marins Agosta vendus en 1994 au Pakistan par la France, sous le gouvernement d’Edouard Balladur.

Lundi, dans son fief de Cherbourg, le Premier ministre Bernard Cazeneuve rendra hommage aux victimes de cette attaque, encore entourée de zones d’ombre. « On espérait de ce quinquennat un élan politique pour faire la lumière sur cette affaire », regrette Virginie Bled, l’une des veuves de l’attentat.

L’enquête qui privilégiait au départ la piste Al-Qaïda a conduit à révéler l’affaire de financement occulte présumé de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995.

Le 8 mai 2002, photo de l'épave du bus visé par l'attentat, à Karachi © AAMIR QURESHI AFP
Le 8 mai 2002, photo de l’épave du bus visé par l’attentat, à Karachi © AAMIR QURESHI AFP

 

Le juge antiterroriste Marc Trévidic s’est orienté à partir de 2009 vers l’hypothèse d’une vengeance ourdie contre Paris après la décision de Jacques Chirac en 1996 d’arrêter le versement des commissions - légales à l’époque - à des responsables pakistanais. Ce mobile financier était apparu dans les notes rédigées quelques mois après l’attaque par un ancien de la DST, les « rapports » Nautilus, qui évoquaient des rétrocommissions pour financer la campagne de M. Balladur.

Cette thèse laisse entrevoir un début d’explication aux yeux des victimes mais leurs espoirs se sont heurtés à l’échec d’une commission rogatoire au Pakistan, au refus d’entendre des témoins et au secret défense sur certains documents. « Globalement, les familles sont confrontées à l’échec flagrant de l’autorité judiciaire dans la recherche de la vérité », estime Olivier Morice, avocat de parties civiles.

« Depuis le départ du juge Trévidic, il y a dix-huit mois, plus personne ne connaît le dossier au pôle antiterroriste et les moyens manquent. Des dossiers ont été priorisés pour en enterrer d’autres », déplore Gilles Sanson, blessé dans l’attentat.

La présidence du tribunal de grande instance de Paris souligne qu’ »un effort considérable a été fait pour renforcer le pôle antiterroriste, passé de 8 à 11 magistrats ». Mais les juges font face à l’afflux des dossiers d’attentats jihadistes.

Un volet financier terminé

Parallèlement à l’enquête terroriste, les magistrats Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire chargés du volet financier de l’affaire entre 2011 et 2014 ont acquis la conviction que la campagne d’Édouard Balladur a été en partie financée par des rétrocommissions - illégales - sur les contrats de sous-marins au Pakistan et de frégates à l’Arabie Saoudite.

Le 8 mai 2002, photo de l'épave de la voiture piégée précipitée contre un bus transportant des salariés de la Direction des chantiers navals (DCN) et qui avait explosé devant l'hôtel Sheraton à Karachi © SAEED KHAN AFP
Le 8 mai 2002, photo de l’épave de la voiture piégée précipitée contre un bus transportant des salariés de la Direction des chantiers navals (DCN) et qui avait explosé devant l’hôtel Sheraton à Karachi © SAEED KHAN AFP

 

Selon l’enquête, le réseau « K », coordonné par le Saoudien Ali Ben Moussalem, soupçonné de financement d’organisations terroristes, aurait été imposé en fin de processus pour enrichir ses membres et financer illégalement la campagne Balladur. Les juges se sont notamment interrogés sur une somme de 10,2 millions de francs en espèces versée sur son compte de campagne.

En 2014, les magistrats ont renvoyé devant le tribunal correctionnel six protagonistes dont Nicolas Bazire, ex-directeur de la campagne, Thierry Gaubert, alors membre du cabinet du ministre du Budget Nicolas Sarkozy, et l’intermédiaire Ziad Takieddine.

Ce renvoi, validé en appel en janvier après deux années de péripéties judiciaires, fait l’objet d’un pourvoi en cassation et une question prioritaire de constitutionnalité sera examinée en juin, retardant encore l’échéance d’un procès.

« On arrive à enterrer un dossier en multipliant les effets procéduraux sur la recevabilité des parties civiles et la prescription et en confiant le pan le plus important de l’affaire à la CJR, maintenue malgré les promesses du candidat François Hollande de la supprimer », déplore Marie Dosé, avocate de deux veuves et de cinq familles de blessés.

Les cas d’Edouard Balladur et de son ancien ministre de la Défense François Leotard, ont été disjoints au profit de la Cour de justice de la République (CJR) qui « procède activement à des actes d’investigation pour arriver à la fin de l’instruction prochaine », selon une source proche du dossier. « Est-ce que Edouard Balladur et François Léotard ont été entendus ? De cette procédure on ne sait rien », affirme l’avocate Marie Dosé.

07/05/2017 13:30:52 -          Paris (AFP) -          © 2017 AFP

 

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/karachi-15-ans-apres-l-attentat-les-victimes-denoncent-un-enterrement-judiciaire-07-05-2017-6924591.php

Karachi: 15 ans après l’attentat, les victimes dénoncent un « enterrement » judiciaire

 

>L’actu>International|07 mai 2017, 13h30|0
Attentat de Karachi du 8 mai 2002 : les victimes dénoncent un enterrement judiciaire dans Attentats 6924591_part-hkg-aph2002050892009-1-0-1_1000x625
Le 8 mai 2002, photo du site de l’attentat au cours duquel une voiture piégée précipitée contre un bus transportant des salariés de la Direction des chantiers navals (DCN) avait explosé devant l’hôtel Sheraton à Karachi (AFP/AAMIR QURESHI)

 

Qui est derrière l’attentat de Karachi et pourquoi ? Quinze ans après, les victimes de l’attaque contre des ouvriers français qui travaillaient à la construction de sous-marins vendus au Pakistan, point de départ d’un scandale politico-financier, redoutent de ne jamais connaître la vérité.

Le 8 mai 2002, une voiture piégée précipitée contre un bus transportant des salariés de la Direction des chantiers navals (DCN) explose devant l’hôtel Sheraton à Karachi, tuant quinze personnes dont 11 employés français et en blessant douze autres. Tous travaillaient à la construction d’un des trois sous-marins Agosta vendus en 1994 au Pakistan par la France, sous le gouvernement d’Edouard Balladur.

Lundi, dans son fief de Cherbourg, le Premier ministre Bernard Cazeneuve rendra hommage aux victimes de cette attaque, encore entourée de zones d’ombre. « On espérait de ce quinquennat un élan politique pour faire la lumière sur cette affaire », regrette Virginie Bled, l’une des veuves de l’attentat.

L’enquête qui privilégiait au départ la piste Al-Qaïda a conduit à révéler l’affaire de financement occulte présumé de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995.

Le juge antiterroriste Marc Trévidic s’est orienté à partir de 2009 vers l’hypothèse d’une vengeance ourdie contre Paris après la décision de Jacques Chirac en 1996 d’arrêter le versement des commissions – légales à l’époque – à des responsables pakistanais. Ce mobile financier était apparu dans les notes rédigées quelques mois après l’attaque par un ancien de la DST, les « rapports » Nautilus, qui évoquaient des rétrocommissions pour financer la campagne de M. Balladur.

Cette thèse laisse entrevoir un début d’explication aux yeux des victimes mais leurs espoirs se sont heurtés à l’échec d’une commission rogatoire au Pakistan, au refus d’entendre des témoins et au secret défense sur certains documents. « Globalement, les familles sont confrontées à l’échec flagrant de l’autorité judiciaire dans la recherche de la vérité », estime Olivier Morice, avocat de parties civiles.

« Depuis le départ du juge Trévidic, il y a dix-huit mois, plus personne ne connaît le dossier au pôle antiterroriste et les moyens manquent. Des dossiers ont été priorisés pour en enterrer d’autres », déplore Gilles Sanson, blessé dans l’attentat.

La présidence du tribunal de grande instance de Paris souligne qu’ »un effort considérable a été fait pour renforcer le pôle antiterroriste, passé de 8 à 11 magistrats ». Mais les juges font face à l’afflux des dossiers d’attentats jihadistes.

- Un volet financier terminé -

Parallèlement à l’enquête terroriste, les magistrats Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire chargés du volet financier de l’affaire entre 2011 et 2014 ont acquis la conviction que la campagne d?Édouard Balladur a été en partie financée par des rétrocommissions – illégales – sur les contrats de sous-marins au Pakistan et de frégates à l’Arabie Saoudite.

Selon l’enquête, le réseau « K », coordonné par le Saoudien Ali Ben Moussalem, soupçonné de financement d’organisations terroristes, aurait été imposé en fin de processus pour enrichir ses membres et financer illégalement la campagne Balladur. Les juges se sont notamment interrogés sur une somme de 10,2 millions de francs en espèces versée sur son compte de campagne.

En 2014, les magistrats ont renvoyé devant le tribunal correctionnel six protagonistes dont Nicolas Bazire, ex-directeur de la campagne, Thierry Gaubert, alors membre du cabinet du ministre du Budget Nicolas Sarkozy, et l’intermédiaire Ziad Takieddine.

Ce renvoi, validé en appel en janvier après deux années de péripéties judiciaires, fait l’objet d’un pourvoi en cassation et une question prioritaire de constitutionnalité sera examinée en juin, retardant encore l’échéance d’un procès.

« On arrive à enterrer un dossier en multipliant les effets procéduraux sur la recevabilité des parties civiles et la prescription et en confiant le pan le plus important de l’affaire à la CJR, maintenue malgré les promesses du candidat François Hollande de la supprimer », déplore Marie Dosé, avocate de deux veuves et de cinq familles de blessés.

Les cas d’Edouard Balladur et de son ancien ministre de la Défense François Leotard, ont été disjoints au profit de la Cour de justice de la République (CJR) qui « procède activement à des actes d’investigation pour arriver à la fin de l’instruction prochaine », selon une source proche du dossier. « Est-ce que Edouard Balladur et François Léotard ont été entendus ? De cette procédure on ne sait rien », affirme l’avocate Marie Dosé.

AFP

 

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/elections/video-le-grand-debat-mouche-par-asselineau-macron-le-confond-avec-poutou_1895845.html

VIDÉO. Le Grand débat: mouché par Asselineau, Macron le confond avec Poutou

 

Par LEXPRESS.fr , publié le 04/04/2017 à 23:09 , mis à jour le 05/04/2017 à 09:22

 

Piqué par François Asselineau lors des questions sur la lutte contre le terrorisme, Emmanuel Macron s’est efforcé de lui répondre. Mal lui en a pris, en reprenant la parole, il a confondu son concurrent avec Philippe Poutou.

 

Si le débat à onze n’est pas des plus simples à suivre devant son téléviseur, il semble que le problème est le même en plateau. En début de seconde partie de l’émission, les candidats ont été amenés à dévoiler leurs programmes sur la question de la lutte contre le terrorisme.

DÉCRYPTAGES >> Qui a marqué des points, en a perdu, s’est planqué?

François Asselineau a choisi de s’en prendre à la politique extérieure de la France, et ses rapports entretenus notamment avec l’Arabie Saoudite ou le Qatar, accusés de participer au financement du terrorisme islamiste. Il en a ensuite profité pour demander directement à Emmanuel Macron ce qu’il en pensait. Le candidat En Marche! a souhaité jouer l’apaisement en acquiesçant et en prônant une réelle vigilance sur ces questions.

EN COULISSES >> Ce qu’il s’est passé hors du champ des caméras

« Vous, M. Macron vous êtes toujours d’accord avec tout le monde », a taclé François Asselineau. Problème, en voulant lui répondre, Emmanuel Macron s’est emmêlé les pinceaux en parvenant à confondre François Asselineau et Philippe Poutou, le candidat NPA.

PRÉSIDENTIELLE >> Recevez en temps réel les résultats de votre ville

 

http://www.lesinrocks.com/2017/04/24/actualite/les-resultats-sont-truques-la-soiree-electorale-avec-les-militants-dasselineau-11937169/

“Les résultats sont truqués !” La soirée électorale avec les militants d’Asselineau

 

24/04/2017 | 00h15
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Photo Juliette Redivo

 

Avec 0,8% pour François Asselineau et Emmanuel Macron en tête du premier tour des présidentielles devant Marine Le Pen, les militants du candidat UPR crient à la “magouille des résultats”. Dans cette “manipulation des médias”, des “algorithmes” ou même la “faute de Washington” dans ces résultats, beaucoup s’abstiendront pour le second tour. “Macron, on n’en veut pas !” Récit de cette soirée électorale, au QG de François Asselineau.

Vraiment, ils ne comprennent pas. Mais pas du tout. Emmanuel Macron, en tête du premier tour des présidentielles ? “C’est pas possible, il y a quelque chose derrière…”, soupçonne une militante, qui a revêtu son t-shirt “Asselineau 2017” pour cette soirée du premier tour. “Les résultats sont truqués, c’est sûr !” Renchérit sa voisine, elle aussi venue soutenir François Asselineau. Au Pavillon Wagram, où le candidat de l’Union populaire républicaine (UPR) a rassemblé ses militants et son équipe de campagne, la plupart en sont persuadés : “il y a une magouille dans les résultats, Macron ne peut pas être en tête.” Et chacun a sa petite idée du pourquoi du comment, en tentant de le prouver par A + B : pour certains, c’est “la faute du rabâchage des médias”, pour d’autres ce sont “les algorithmes”, ou encore de possibles “piratages informatiques” et même “la faute de Washington !” Mais surtout, surtout, plusieurs militants nous disent de bien noter ceci : “Non, nous ne sommes pas des complotistes ! Nous, on vient de la banlieue, d’Aubervilliers”, soulignent-ils, en nous agrippant le bras.

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(Photo Juliette Redivo)

Cette “manipulation de l’esprit par les médias et les sondages”, les militants de François Asselineau en parlaient déjà en faisant la queue devant le Pavillon Wagram, salle louée spécialement pour l’occasion, près de l’Arc de Triomphe. “Les sondages sont tous pourris !”, débattaient-ils entre eux. Même son de cloche en entrant dans la salle carrée, en attendant les résultats du premier tour : “Ils disent n’importe quoi !”, déclarent-ils devant l’émission politique de France 2.

Une coupe de champagne à la main, les quelques centaines de personnes réunies papotent entre elles tranquillement, calmement, très calmement. Pas de sono, pas de musique, juste le son de leur voix. Le rendez-vous ressemble à une réunion dominicale quelconque. Seulement quelques dizaines portent des t-shirt pro-Asselineau, et une poignée ont apporté leur drapeau français. La salle est remplie, du moins autant que la petite salle le permet. Face aux sondages “truqués”, beaucoup espèrent voir le score d’Asselineau autour des 10%.

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Ambiance disco (Photo Juliette Redivo)

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Champagne à l’effigie de l’UPR (Photo Juliette Redivo)

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La déception, à l’annonce des résultats (Photo Juliette Redivo)

“La situation est GRAVE !”

Alors quand leur candidat de cœur arrive enfin devant le pupitre, après un long moment d’attente (à 21 h 50 seulement, le temps “nécessaire” pour lui de mesurer la fiabilité des estimations, car confiance 0), les militants se lâchent un peu plus. Ils applaudissent à gorge d’éployées et crient des “Merci ! Merci ! Merci !” C’est comme s’ils voyaient leur libérateur en face d’eux. “C’était celui que j’attendais !, explique Yamina en levant les mains vers le ciel, tout en évoquant la première fois qu’elle a découvert le candidat. Enfin quelqu’un me représentait ! On n’est pas des populistes, monsieur Asselineau connaît ses dossiers. Je suis vraiment déçue du résultat. 0,8% ce n’est pas normal, on aurait dû faire beaucoup plus.” Pour elle, “l’Union européenne est une dictature qui nous dicte nos lois”, et les “médias sont aux mains des banques et de la finance”, comme le journaliste de CNews, Olivier Galzi, qui interviewait récemment le président de l’UPR et qui serait “un agent double de la CIA”. “La situation est grave, mettez-le en gras, elle est GRAVE !”, scande-t-elle dans la salle, devant ses amies qui acquiescent.

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(Photo Juliette Redivo)

Pour François Asselineau aussi, “les Français sont tombés dans le panneau”. “C’est une grande tristesse de voir Macron en tête puisqu’il a bénéficié d’une couverture médiatique obscène”, indique-t-il au début de sa prise de parole. Les autres candidats, comme François Fillon ou Benoît Hamon, qui appellent à voter pour Macron feraient, selon lui, tomber la France dans “une situation qui sera calamiteuse”. Emmanuel Macron sera vainqueur de l’élection présidentielle, il en est sûr, “c’est ça qu’il va se passer !”, lance le président de l’UPR devant son pupitre. Il voit d’ici la défaite de Marine Le Pen, puisqu’il y a “une guerre de manipulation des informations et des médias en France !” explique-t-il, sous les “hourra ! hourra !” des militants. Sans surprise, il ne donnera “aucune consigne de vote, mais Macron c’est l’horreur et Le Pen stigmatise mais n’a jamais proposé une sortie de l’Union européenne”. Tout ça, pour ça. “Frexit, Frexit !” lancent les militants en applaudissant, sous les spots des projecteurs qui s’allument et s’éteignent comme dans une boite de nuit. Ils terminent par des ambassades et l’hymne nationale, la main sur le cœur.

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(Photo Juliette Redivo)

L’abstention, pour ne pas voter Macron ?

Beaucoup s’abstiendront donc au second tour : “Macron était le pire scénario et Le Pen je n’en veux pas”, explique un militant en tenant une bouteille de champagne sous le bras, tandis que sa voisine Isabelle n’ira pas “voter Macron car c’est un pantin, ni Le Pen car on n’en veut pas”. Mais, pourtant, elle ne “s’abstiendra pas”… Vague. Mais une chose est sûre : “On ne va pas abandonner”, déclare Asselineau en ajoutant : “On va présenter des candidats dans toutes les circonscriptions pour les législatives”. Malik en est certain : “On va devenir LE parti d’opposition !” Avec 0,8% il y a encore du chemin à faire. A 23h38, en bouclant cet article, François Asselineau et ses proches de campagne en discute en grignotant un apéro.

le 24 avril 2017 à 00h15

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Asselineau

François Asselineau

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François Asselineau
François Asselineau en 2014.
François Asselineau en 2014.
Fonctions
Président de l’Union populaire républicaine
En fonction depuis le 25 mars 2007
(10 ans 1 mois et 12 jours)
Conseiller de Paris
25 mars 200124 mars 2008
(6 ans 11 mois et 28 jours)
Élection 18 mars 2001
Biographie
Date de naissance 14 septembre 1957 (59 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Nationalité Française
Parti politique RPF (1999-2006)
RIF (2006-2007)
UPR (depuis 2007)
Diplômé de HEC Paris
ENA
Profession Inspecteur général des finances1
Site web francoisasselineau.fr [archive]

Signature de François Asselineau
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François Asselineau, né le 14 septembre 1957 à Paris, est un homme politique français.

Diplômé d’HEC et de l’ENA, il entre à l’Inspection des finances en 1985. Il mène ensuite une carrière de haut fonctionnaire qui le conduit notamment à exercer dans différents cabinets ministériels sous les gouvernements de droite des années 1990. Il occupe notamment, entre 2004 et 2006, le poste de délégué général à l’intelligence économique au ministère de l’Économie et des Finances. En parallèle, il est cadre du RPF puis du RIF et siège au conseil de Paris de 2001 à 2008, élu sur la liste de Jean Tiberi.

Il fonde en 2007 l’Union populaire républicaine (UPR), qui propose la sortie de l’Union européenne, de la zone euro et de l’OTAN. Ce parti est décrit par de très nombreux observateurs comme souverainiste, antiaméricain et conspirationniste, bien que François Asselineau récuse ces qualificatifs. L’UPR se présente comme en dehors du clivage droite-gauche et ses listes sont classées par le ministère de l’Intérieur parmi les « divers » lors des élections européennes de 2014 et régionales de 2015. François Asselineau est quant à lui couramment situé à droite, voire à l’extrême droite.

Cherchant à se faire connaître sur internet par le cybermilitantisme, François Asselineau et ses militants mènent également une insistante démarche de lobbying auprès des grands médias et de Wikipédia, accusés par François Asselineau de le censurer, au point que cette action a pu être décrite comme un « harcèlement ».

Après avoir échoué à se présenter à l’élection présidentielle de 2012, il est candidat à celle de 2017, où il recueille 0,92 % des voix.

Sommaire

Famille

François Asselineau est le fils de Pierre Asselineau, ingénieur à Gaz de France, et de Lucienne Gadille2. Il a un frère aîné et une sœur cadette3. Marié à une universitaire4, il a deux enfants3.

Parcours professionnel

Études et qualifications

Diplômé d’HEC Paris en 1980 et de l’ENA (promotion Léonard-de-Vinci, 19855,6, dont il sort 2e7,8), il est passionné par l’Asie et l’Océanie, et parle couramment le japonais7.

Carrière de haut fonctionnaire

Il est inspecteur des finances dans les cadres de 1985 à 19896, chargé de mission à la direction générale du Crédit national9 de 1989 à 19916 et chef du bureau Asie-Océanie à la direction des relations extérieures économiques au ministère de l’Économie et des Finances de 1991 à 19936.

En 1989, il établit deux rapports officiels consacrés aux activités de l’Agence de développement rural et d’aménagement foncier (ADRAF), établissement public à caractère industriel et commercial créé en 1986 en Nouvelle-Calédonie, dont un « rapport de vérification » à la demande du Premier ministre Michel Rocard et à usage administratif interne10. D’après Le Monde, ce rapport de vérification « équivaut à un réquisitoire »11 et dresse un constat « extrêmement critique sur la politique foncière menée sur le territoire, de 1986 à 1988, à l’époque du gouvernement de M. Jacques Chirac, sous l’autorité morale du président du RPCR, M. Jacques Lafleur, député RPR », « confirmant les jugements portés alors par les indépendantistes ». Ce rapport est rendu public par une source anonyme qui chercherait ainsi à « saboter les accords de Matignon sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie »12.

Après avoir quitté l’Inspection générale des finances en détachement7, il travaille comme haut fonctionnaire au sein de plusieurs ministères français13. Il est tour à tour conseiller pour les affaires internationales de Gérard Longuet puis de José Rossi au ministère de l’Industrie de 1993 à 199514,9, directeur de cabinet de Françoise de Panafieu au ministère du Tourisme dans le premier gouvernement Juppé15,16, chargé de mission au cabinet d’Hervé de Charette au ministère des Affaires étrangères de 1996 à 19975,9.

Il réintègre l’Inspection générale des finances en 1997, après la dissolution de l’Assemblée nationale7, et devient inspecteur général des finances en 20012. Il est directeur de cabinet de Charles Pasqua au conseil général des Hauts-de-Seine de 200117 à 2004.

Le 19 octobre 2004, il est nommé délégué général à l’intelligence économique au ministère de l’Économie et des Finances par Nicolas Sarkozy18. Sa délégation est chargée de « fournir, au gouvernement comme aux entreprises, des analyses renouvelées afin de mieux faire face aux effets de la mondialisation », et d’anticiper les décisions étrangères « qui auraient pour effet de nuire aux intérêts économiques et industriels de la France »19. Pour le député UMP Bernard Carayon, « cette nomination illustre la prise de conscience des autorités que notre patrimoine économique et technologique devait être défendu »20. Selon Christian Harbulot, directeur de l’École de guerre économique,

« [sa désignation fait apparaître] l’embryon d’une vision stratégique sur l’approche géo-économique du monde et la prise en compte des stratégies d’accroissement de puissance des pays concurrents. Les directives fixées dans cette lettre ne furent jamais appliquées dans les faits. Le changement d’attribution ministérielle de Nicolas Sarkozy aboutit à la marginalisation de François Asselineau qui, dépité, quitta son poste sans avoir pu passer à l’action21. »

François Asselineau indique quant à lui que Nicolas Sarkozy l’a nommé à cette fonction pour l’écarter du conseil général des Hauts-de-Seine, dont il a alors pris la présidence, et que « son poste est supprimé pour analyses politiquement incorrectes » en 2006, à savoir pour avoir « annoncé dès juin 2004 l’inéluctabilité d’une crise financière mondiale et, à terme, l’explosion de l’euro »22.

D’après le journaliste d’investigation Yvan Stefanovitch, François Asselineau fait partie des inspecteurs généraux des finances « fantômes », « devenus absolument débordés à force de vouloir mener une carrière politique tambour battant » et « qui ne peuvent pas accomplir la moindre mission parce qu’on ne leur donne tout simplement rien à faire »7.

Il se fait remarquer lors de sa carrière par son érudition et sa capacité d’analyse23,24.

Parcours politique

Débuts

Pour Gaël Brustier, François Asselineau « incarne la queue de comète de la Haute-Fonction publique la plus liée au gaullisme, nostalgique des début d’un régime. Alors que la masse de ses collègues adhère au projet d’intégration européenne comme l’essentiel des élites politico-administratives française, François Asselineau milite vite contre celui-ci »25.

François Asselineau indique avoir « commencé par voter non au traité de Maastricht en 1992, sans le dire »25,26. L’Opinion indique qu’« après la dissolution de l’Assemblée nationale en 1997, il se rapproche de Charles Pasqua pour rejeter le traité d’Amsterdam »27. En 1999, il rejoint le Rassemblement pour la France et l’indépendance de l’Europe (RPF), le mouvement fondé par Charles Pasqua et Philippe de Villiers : il est membre du bureau national, directeur des études et porte-parole du parti7,15.

Lors des élections municipales de 2001 à Paris, il est tête de liste dans le 19e arrondissement, inscrit sur la liste de Jean Tiberi, et élu au conseil de Paris27. Il siège d’abord parmi les non-inscrits28, rejoint en 2004 le groupe de l’Union pour un mouvement populaire (UMP)15,28 puis en démissionne en 2006 pour rejoindre de nouveau les non-inscrits : il précise alors que si Françoise de Panafieu, présidente du groupe UMP, est « une amie », il quitte l’UMP « par opposition à sa ligne européenne et sa position d’alignement sur les États-Unis »29. En 2007, il intègre le nouveau groupe baptisé « Paris libre », qui se veut détaché de toute affiliation partisane30.

Anti-européen revendiqué, il sera également quelques mois membre du Rassemblement pour l’indépendance et la souveraineté de la France (RIF), dont il intègre le comité directeur en novembre 200613,15,31. Il indique avoir quitté le RPF et le RIF parce qu’« aucun d’eux ne voulait vraiment sortir de l’Europe »13.

Fondateur et président de l’UPR

Union populaire républicaine
Image illustrative de l'article François Asselineau
Logotype officiel.
Présentation
Président François Asselineau
Fondation 25 mars 2007
Siège 15 rue Érard 75012 Paris
Adhérents 27 033 annoncés32,n 1
(1 mai 2017)
Positionnement Divers33
Idéologie Souverainisme34,35,36,37,38,39
Euroscepticisme40
Conservatisme41
Couleurs Bleu-vert et blanc
Site web www.upr.fr [archive]

Le 25 mars 2007, François Asselineau fonde, à l’occasion du cinquantième anniversaire du traité de Rome, un nouveau parti politique, l’Union populaire républicaine (UPR), qu’il préside depuis lorsn 2,42,43. Cette fondation fait alors l’objet d’« un silence médiatique absolu »23.

Programme souverainiste

L’UPR prône la sortie de la France de l’UE via l’article 50 du traité sur l’Union européenne (TUE), ainsi que de la zone euro et de l’OTAN42,44. L’accent mis par l’UPR sur l’activation de l’article 50 du traité sur l’Union européenne le distingue des autres partis, au point qu’une recherche Google à son sujet donne le site de campagne de François Asselineau comme première occurrence lors de la campagne présidentielle de 201745.

L’UPR se donne pour objet de « rétablir l’indépendance de la France et la souveraineté du peuple français »46 et met en cause les transferts de compétence à la Commission européenne — en soulignant que celle-ci n’est pas élue —, à la Banque centrale européenne et à l’OTAN47,15,48,49. François Asselineau présente ainsi son parti comme un « mouvement de libération nationale »50 ; il affirme que le fonctionnement de l’Union européenne n’est pas démocratique47, évoquant une évolution du continent vers la « dictature »51 et comparant les élus français à des « marionnettes »15.

La charte fondatrice de l’UPR affirme : « Si elle n’est certes pas la cause unique de tous les problèmes de notre pays, la construction européenne n’en est pas moins leur cause principale »52. François Asselineau aborde la plupart des thèmes politiques par le prisme du traité sur l’Union européenne45 et établit un lien entre les traités européens et le chômage, la délocalisation des industries, le « démantèlement » des services publics53. François Asselineau explique sa focalisation sur l’Union européenne, l’euro et l’OTAN, par le fait que ces structures imposeraient des politiques de telle manière qu’il ne serait pas possible d’en changer53. Il justifie sa volonté de quitter la zone euro en insistant sur sa mauvaise situation économique et en affirmant que « depuis l’Antiquité, […] toutes les monnaies plurinationales finissent toujours par exploser » ; il énonce également que « le recouvrement de notre souveraineté nous permettra, maîtres de notre destin, d’utiliser les instruments monétaires et douaniers pour doper la compétitivité et relocaliser la production, tout en s’adaptant à la conjoncture »52.

D’après François Asselineau, l’UE et l’OTAN, « vues depuis Washington, […] sont la face politique et la face militaire d’une même médaille, celle de l’asservissement du continent européen à leur « glacis » afin d’encercler et de contenir la puissance continentale russe »52. François Asselineau affirme que la construction européenne est, dès son origine, un instrument de l’hégémonie américaine54. Cette domination, cachée selon lui55, reposerait sur le caractère ingérable d’une union de plusieurs États, que François Asselineau compare à une copropriété dont le syndic serait les États-Unis. Les Américains auraient donc mis au point et initié un système autobloquant, un stratagème qui était destiné à contrer l’influence soviétique en Europe de l’Ouest après la Seconde Guerre mondiale56. François Asselineau considère par ailleurs la construction européenne comme une « idée racialiste »27 et l’Union européenne comme « un apartheid planétaire du monde blanc », arguant que la France n’a aucun lien historique avec par exemple la Lettonie, alors qu’elle en a avec le Maghreb ou le Sénégal57.

François Asselineau est décrit par Le Monde et Europe 1 comme « europhobe »58,59, par les journalistes Dominique Albertini et David Doucet ainsi que Conspiracy Watch comme « ultrasouverainiste »60,61, et classé par Laurent de Boissieu parmi « les souverainistes les plus radicaux » en Europe avec le Parti pour la liberté de Geert Wilders aux Pays-Bas en raison de leur projet de « sortir de la construction européenne, et pas seulement de l’Union européenne »62. Pour Gaël Brustier, « il incarne le courant le plus radicalement hostile à l’Union européenne, né des débats du traité de Maastricht »25. François Asselineau récuse le terme d’eurosceptique, préférant celui d’« euro-athée », et précise qu’il a d’abord été pro-européen, votant pour la liste de Simone Veil lors des élections européennes de 197950. L’UPR récuse aussi le qualificatif de souverainiste, considérant que ses engagements sont distincts de ceux des autres partis classés comme tels63, et se présente comme « antieuropéen et anti-atlantiste »64. Au contraire, le politologue Pascal Perrineau inclut l’UPR au sein des « partis souverainistes », avec Debout la France et le Mouvement pour la France, et considère que ceux-ci se retrouvent « souvent » sur « des choix de type protectionniste et nationaliste », soit « des positions proches » de celles du Front national (FN) et « la plupart du temps très éloignées des choix des partis de la droite classique et du centre »65.

Soutien au Brexit

En juin 2016, il salue la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne, qu’il compare au démantèlement de la frontière austro-hongroise en 1989, correspondant au « début de la fin du camp socialiste »66. Après l’élection de Donald Trump comme président des États-Unis, il souligne le soutien de ce dernier au Brexit et compare de nouveau les dirigeants européens à ceux du bloc de l’Est lors de la chute des régimes communistes67. Valeurs actuelles estime cependant que « l’élection de Donald Trump lui a joué un mauvais tour : les anti-atlantistes sont entrés à la Maison-Blanche, et les dirigeants européens, unanimes contre le nouveau président américain, ne peuvent plus être accusés de collusion avec Washington »23. Sur Twitter, les militants de l’UPR sont les principaux utilisateurs du hashtag #Frexit68.

Positionnement politique de François Asselineau
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François Asselineau lors d’une conférence en 2015.

Arrêt sur images présente François Asselineau comme un « énarque de droite, aux lisières de l’extrême droite »15. L’universitaire Cécile Vaissié estime qu’il reprend « la même grille d’analyse que le FN » et qu’il « est très marqué à droite, voire à l’extrême droite, mais il prétend dépasser le clivage gauche-droite et attire aussi des gens qui se définiraient comme à gauche »69. Le politologue Jean-Yves Camus juge quant à lui qu’Asselineau, homme « intelligent » et « bien sous tous rapports », peut viser à distraire les électeurs du Front national, en attirant « ceux qui sont séduits par le souverainisme et la droite dure »54. Cependant, « à la différence d’autres figures intellectuellement proches de l’extrême-droite, [l']anti-américanisme [de François Asselineau] est exclusif de toute trace d’islamophobie, de racisme, ou d’antisémitisme »15. D’après L’Opinion, il est « souvent étiqueté à droite, voire à l’ultra-droite », et se définit comme gaulliste27,70. Pour Thomas Legrand, son discours « est — complotisme mis à part — celui qui se rapproche le plus, dans une forme d’anachronisme, du gaullisme originel »71. TV5 Monde considère qu’il « est un véritable nostalgique de la France du général de Gaulle, et ne s’en cache pas »3. Par ailleurs, François Asselineau cite régulièrement le gaulliste Philippe Séguin72,73,74. Lors des élections présidentielles de 2017, Le Figaro estime que François Asselineau « s’invite sur le terrain très disputé du gaullisme social et du souverainisme. »75. Benoît Rayski le considère comme « un complotiste d’extrême droite »76. Mediapart situe l’UPR comme un « petit parti très à droite »77. Pour plusieurs médias, François Asselineau et l’UPR adoptent un positionnement proche de celui de Solidarité et progrès, la formation de Jacques Cheminade13,72,78, ce que l’UPR conteste fermement79,80. Lors de la campagne présidentielle de 2017, Jacques Cheminade considère François Asselineau comme l’un de ses principaux adversaires, estimant que son positionnement est proche du sien81.

Positionnement face à l’extrême droite et au Front national

François Asselineau affirme être le seul à proposer réellement la sortie de l’Union européenne et de la zone euro27,78. Il avance par ailleurs que Marine Le Pen copie certaines de ses idées42 et que le Front national, dont il assure être « l’un des opposants les plus résolus »15, « ne veut en aucun cas la sortie de l’Europe »57 car il ne prônerait pas l’activation de l’article 50 du traité sur l’Union européenne82 et présente des candidats étrangers, titulaires de la citoyenneté européenne, aux élections européennes83. François Asselineau accuse également le FN d’être « un agent du système car il a pestiféré l’idée d’une sortie de l’Union européenne en l’assimilant à un discours extrémiste, anti-arabe et anti-immigrés »84. D’après Gaël Brustier, l’UPR partage « l’idéologie du rassemblement national » définie par Philippe Burrin et exploite, à travers le Conseil national de la Résistance, « des références historiques qui le distinguent fortement du Front national. Ce dernier, positionné désormais sur le créneau « souverainiste », est obligé d’euphémiser le volet économique de son discours anti-UE qui inquiète parfois un électorat surtout mu par le discours identitaire, autoritaire et anti-immigration traditionnel du parti des Le Pen »25. François Asselineau estime toutefois qu’il conviendrait de « calmer [les] phénomènes migratoires »3.

Le 10 avril 2017, Marine Le Pen déclare que la France n’est pas responsable de la rafle du Vel d’Hiv. François Asselineau l’accuse alors de « diviser la population française avec des sujets odieux ». Il lui reproche aussi, par la même occasion, de « faire la chasse aux immigrés », et affirme lui ne jamais chercher de « bouc émissaire »85. Le 12 avril 2017, soit une dizaine de jours avant le premier tour de l’élection présidentielle, il affirme qu’il exclut de voter pour Marine Le Pen au second tour86.

Le militant d’extrême droite Serge Ayoub a accueilli en 2010 l’une de ses conférences dans son bar mais Asselineau affirme qu’il ignorait qui était son hôte15,42,54,87. Alain Soral, dans son ouvrage Comprendre l’Empire (2011), voit dans ses conférences un témoignage de « l’universalisme français défendu par le général de Gaulle jusqu’en 1969 »88. François Asselineau a néanmoins condamné le soutien d’Alain Soral au FN et refusé ses propositions d’alliance : ce dernier lui témoigne dès lors une vive hostilité15,89.

Autres positions

L’UPR entend « [rassembler] les Français au-dessus des clivages gauche-centre-droite, de manière provisoire », ce qui serait « rendu possible par le refus de prendre position sur les sujets sociétaux et secondaires »90. Il se revendique volontiers du Conseil national de la Résistance, dont il affirme s’être inspiré en 2012 pour élaborer son programme présidentiel qui prévoit une « grande vague de renationalisation » — notamment de l’énergie, de l’eau, des autoroutes, d’Orange, TF1 et TDF, et « tout établissement financier secouru par des fonds publics » — et des « services publics de qualité »56,57,27,91,92. D’après le journaliste Benjamin Masse-Stamberger, cette volonté de nationalisation découle chez François Asselineau d’une réflexion sur l’intérêt général par rapport aux intérêts privés; pour certains secteurs, comme l’énergie ou les télécommunications, l’État devrait décider, étant justement le plus à même de garantir l’intérêt général93. Par ailleurs, selon le journal La Croix, François Asselineau considère que le modèle social français est mis en danger par « une libéralisation à outrance du marché du travail », et il voudrait préserver l’« État social », et notamment le système de retraite par répartition et la sécurité sociale avec une prise en charge de la maladie à 100%94.

Parmi ses propositions figurent aussi la « lutte contre toutes les formes de terrorisme, à commencer par le terrorisme des séparatistes régionaux », le lancement d’une « grande politique publique de médecines douces et alternatives » et le « refus de la stigmatisation insidieuse des Français d’origine arabe ou de confession musulmane »13. Il ne se prononce pas sur « les grandes questions nationales comme le nucléaire, la dette publique ou le choix de la politique migratoire, [qui] devront être tranchées par des référendums »52.

La charte fondatrice de l’UPR « commande de n’attaquer personne en raison de ses convictions religieuses ou de ses origines », « refuse tout extrémisme et tout racisme », et « proclame son attachement à la Déclaration universelle des droits de l’homme »84.

François Asselineau dit soutenir l’Iran dans sa résistance à l’« euro-atlantisme »42 et s’oppose à l’intervention en Irak contre l’État islamique15.

Alliances politiques

En 2010, l’UPR fait part de son intention de dialoguer avec, voire de recruter des militants du Front de gauche, d’Égalité et Réconciliation, du Parti ouvrier indépendant, du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP), de Solidarité et progrès ou de Debout la République95. Elle se rapproche ensuite de plusieurs formations dont le M’PEP et le Pôle de renaissance communiste en France (PRCF), jusqu’à l’échec d’un projet d’alliance en 201395. François Asselineau est depuis hostile aux alliances avec d’autres partis politiques82.

Adhérents et notoriété

L’UPR revendique 500 adhérents en janvier 201196, un millier en 201257,97, 3 000 en 201354, entre 5 50013 et 5 900 en 201415, 9 400 fin 201555, entre 10 80053, 12 000 en 201627 et 16 500 début 201798.

François Asselineau et son mouvement n’en restent pas moins considérés comme marginaux sur la scène politique française : en 2014, la blogueuse Caroline Merlin[réf. souhaitée] le qualifie sur Le Plus – L’Obs de « personnage pratiquement inexistant dans le paysage politique »42 et Roland Jaccard, dans Causeur, d’« illustre inconnu »99 ; en décembre 2015, Le Point présente l’UPR comme « une formation politique inconnue des électeurs »100 et France Bleu comme un « parti méconnu dirigé par un inconnu »101.

Marianne décrit les militants de l’UPR comme venant « de partout. Souvent issus de la classe moyenne, ils militent pour la première fois »13. D’après François Asselineau, la plupart des adhérents de l’UPR n’appartenaient à aucun autre parti avant de le rejoindre et viennent souvent de la gauche27. Le parti indique que les adhérents représentent sa seule source de financement13.

Gestion du parti

Europe 1 souligne en 2017 que François Asselineau « reste, quoi qu’il en soit, la clef de voûte [de son parti]. Celui par lequel tout passe et auquel il est très difficile de s’opposer. […] Au final, cette verticalité est en totale adéquation avec la vision politique de François Asselineau. Lui qui se présente en nouveau de Gaulle, au-dessus des partis, ni de droite, ni de gauche, présente [pour l’élection présidentielle de 2017] un programme entièrement centré sur sa personne et les prérogatives régaliennes d’un chef de l’État »102. Le Huffington Post indique quant à lui qu’« autrefois jugé comme pouvant se montrer autocratique, François Asselineau est désormais décrit par ses militants comme étant à l’écoute, proche des siens »103.

Universités

Durant ses universités d’automne qui se tiennent en septembre 2012, octobre 2013, 2015 et octobre 2016, l’UPR reçoit diverses personnalitésn 3.

Participations à des scrutins électoraux

Dans un premier temps, François Asselineau rejette la participation de l’UPR aux scrutins locaux, ce qui reviendrait selon lui à « participer à un système que nous rejetons en bloc »96.

Lors des élections municipales de 2008, François Asselineau tente sans succès de présenter une liste dans le 17e arrondissement de Paris104,105.

François Asselineau annonce sa candidature à l’élection présidentielle française de 2012 le 3 décembre 2011 lors du congrès national de l’UPR à Nogent-sur-Marne106,57, mais ne parvient pas à obtenir les parrainages nécessaires (il déclare en avoir obtenu 17 pour environ 1 700 à 1 800 maires contactés107,n 4).

En 2013, il se présente à la législative partielle de la troisième circonscription de Lot-et-Garonne, dont le siège de député a été déclaré vacant à la suite de la démission de Jérôme Cahuzac51. Lors de ce scrutin, qui est le premier auquel concourt l’UPR, les partisans de François Asselineau se montrent très présents sur le terrain et diffusent leurs tracts dans toute la circonscription54. Il obtient finalement 0,58 % des suffrages exprimés (189 voix, douzième position sur dix-sept candidats)15,108. Jérôme Schrepf, journaliste de La Dépêche du Midi, estime qu’« il était clairement là pour se faire connaître et était très déconnecté des problèmes locaux. Mais il était entouré de gens de bon niveau, comme un ancien pilote de l’armée de l’air »5. Il reçoit le soutien de Nicolas Dupont-Aignan qui vante les liens entre l’UPR et son parti Debout la République « sur la défense de notre souveraineté » ou « sur l’indépendance de la France »5.

Lors des élections européennes de 2014, François Asselineau recueille 0,58 % des voix (17 864 voix) dans la circonscription Île-de-France109, et son parti recueille 0,41 % des suffrages sur le plan national (76 907 voix)110. Marianne remarque que l’UPR « a dû consacrer une bonne partie de son budget de campagne pour les élections européennes (381 000 euros) à s’opposer au FN »13. Jean-Yves Le Gallou prend en exemple le score de l’UPR pour souligner les limites électorales du « souverainisme pur et dur » qui fait « de la sortie de l’euro l’alpha et l’oméga de la politique »111.

Dans le cadre des élections départementales de 2015, l’UPR présente des candidats dans 14 cantons. Le score maximum obtenu est de 3,22 %112.

L’UPR participe aux deux législatives partielles organisées en 2015. Le 1er février 2015, dans la quatrième circonscription du Doubs, Yannick Hervé obtient 147 voix (0,57 %, neuvième position sur treize candidats)113. Le 6 septembre 2015, dans la troisième circonscription de l’Aveyron, Loïc Massebiau obtient 444 voix (1,86 %, dernière position sur sept candidats)114.

Lors des élections régionales de 2015, l’UPR présente un peu moins de 2 000 candidats112,55,110, ce que Slate qualifie de « performance étonnante pour cette formation politique sans élu, ni financement public »115. François Asselineau est tête de liste en Île-de-France115. L’UPR propose « l’organisation de référendums sur les grands sujets régionaux, comme les Jeux olympiques en Île-de-France ou Notre-Dame-des-Landes dans les Pays-de-la-Loire », « l’institution de référendums d’initiative populaire au niveau régional », la rénovation des lycées et l’amélioration des transports en commun115. Sur le plan national, l’UPR recueille 0,87 % des suffrages exprimés (189 330 voix)116. En Île-de-France, la liste menée par François Asselineau recueille 0,94 % des suffrages exprimés (29 755 voix)117. L’UPR invite les électeurs à l’abstention lors du second tour de l’élection118,119.

Candidat à l’élection présidentielle de 2017

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Logo de candidature.

Cherchant à se présenter lors de l’élection présidentielle de 20175,120, il obtient 587 parrainages121, ce qui est perçu comme une « surprise »26,122. Il est crédité de 0,5 à 1,5 % des voix dans les sondages123,124,125.

Il présente son programme lors d’une allocution de 3 h 20 à la Plaine Saint-Denis, le 14 mars 2017126. Le Monde souligne que « François Asselineau est le seul parmi les candidats défendant des idées souverainistes à vouloir enclencher une procédure de « Frexit » dès son élection127. »

Lors du débat télévisé réunissant la totalité des candidats, il se distingue en citant avec précision la Constitution française, les traités de l’Union européenne, et en critiquant les emprunts bancaires des candidats favoris128. Il précise que son parti n’a contracté aucun crédit et propose que les partis politiques ne puissent plus se financer auprès des banques, estimant que « ce sont les banques qui donnent après des instructions »129. Un sondage visant à déterminer quel candidat a été perçu comme le plus convaincant lui attribue 3 % des suffrages130. Les décodeurs du Monde mettent en cause un « festival d’intox des candidats sur l’Europe lors du grand débat », et en particulier certaines affirmations de François Asselineau. Ce dernier déclare notamment à cette occasion que les traités européens poussent à la privatisation des services publics : selon Les décodeurs, François Asselineau confond privatisation et libéralisation, cette dernière correspondant à la mise en concurrence des services publics avec des entreprises privées, à l’intérieur de secteurs d’activité précis (les services postaux, l’électricité et le gaz, le transport aérien…) auparavant tous monopolistiques. De plus, François Asselineau présente les recommandations de politique économique de la Commission européenne (GOPE) comme des directives que la France doit suivre impérativement, mais Les décodeurs affirment qu’il s’agit bien de recommandations, donc non contraignantes. François Asselineau affirme également que la contribution nette de la France au budget de l’Union européenne est de 9 milliards d’euros, alors que le calcul de cette contribution donne un résultat maximum de 6,1 milliards selon Les décodeurs131. Ce chiffre est confirmé par RTBF, qui estime que de toutes façons, le type de calcul proposé par Asselineau, purement comptable, a un intérêt limité. Ces contributions permettent en effet de faire progresser l’économie des pays les plus faibles, et ceux-ci sont alors susceptibles d’acheter du matériel aux pays les plus forts, ce qui, selon RTBF, complexifie l’équation simpliste d’Asselineau132.

Lors de cette élection, François Asselineau se targue de « relever le niveau du débat de cette présidentielle qui a sombré dans l’abysse »75. Il déclare : « Si je suis candidat c’est pour être élu, ce n’est pas pour faire de la figuration »133. Il assure qu’il va être « la grosse surprise » du premier tour134, une promesse qui ne fait pas preuve de réalisme selon son adversaire Jacques Cheminade135,136.

Le 23 avril, il recueille 332 588 voix, soit 0,92 %, et se classe en neuvième position sur onze137.

Évoquant le second tour entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, François Asselineau prédit une victoire de ce dernier, qu’il qualifie d’« horreur » et de « marionnette de l’oligarchie financière ». En outre, il décrit Marine Le Pen comme la « représentante d’un mouvement qui stigmatise les populations et n’a jamais vraiment proposé de sortir de l’UE ». Il ne donne « aucune consigne de vote » pour le second tour et estime que la situation qui découle du premier tour est « très grave » pour la France138,139,140.

Positionnement sur les affaires étrangères

Conspirationnisme antiaméricain

La plupart des médias qualifient François Asselineau et l’UPR de conspirationnistes141,142,143,144,145,146,147,148,149. Rudy Reichstadt, animateur du site Conspiracy Watch, résume les idées de François Asselineau comme « un souverainisme intégral mâtiné de théorie du complot antiaméricaine », et voit dans sa stratégie l’intention de mener « une sorte d’OPA sur le public séduit par les discours complotistes de sites comme le Réseau Voltaire ou Égalité et Réconciliation, d’Alain Soral »54. Il commente également à son sujet : « Je ne pense pas qu’il soit dingue, mais qu’il utilise le complotisme parce qu’il a compris que c’est ce qui marche sur internet5 ». Pour Le Huffington Post, la « rhétorique conspirationniste » de François Asselineau « en fait une personnalité politique à part »150

Pour Arrêt sur images, « c’est […] le complot américain, multiforme mais permanent au moins depuis la Libération, qui est la clé principale, voire unique, d’explication du monde » dans « les discours ou les écrits d’Asselineau »15. D’après Libération, « le site officiel du mouvement regorge[ant] de longues analyses se voulant factuelles, mais menant irrésistiblement vers une lecture conspirationniste de l’histoire, dont les ficelles remonteraient jusqu’aux services américains »151. Selon François Asselineau, le processus d’unification européenne aurait été lancé exclusivement sur instruction du gouvernement américain, dont Robert Schuman n’aurait été qu’un exécutant « prête-nom », et Jean Monnet — « très probablement agent de la CIA » — un « agent traitant »152,153. Il présente également la secte Boko Haram, l’État islamique ou les attentats de Boston comme autant de complots de la CIA154. Il affirme à l’occasion des élections régionales de 2015 que les nouvelles régions « ont été calquées sur les États américains », avec pour objectif de « disloquer la France »115,155.

Bien qu’Asselineau prétende ne s’être jamais exprimé sur les attentats du 11 septembre 2001, le site Conspiracy Watch relève dans une de ses vidéos de 2013 une intervention sur le sujet. À cette occasion, Asselineau présente la « théorie officielle » comme une « théorie du complot » — un argument utilisé par les conspirationnistes — et en donne, selon Conspiracy Watch, une « version caricaturale »156.

StreetPress souligne que certains invités des universités d’automne ou des meetings de l’UPR sont conspirationnistes, tels Alain Benajam du Réseau Voltaire ou Étienne Chouard, et relève « des centaines » de prises de position conspirationnistes de la part de militants et candidats de l’UPR sur les réseaux sociaux157.

François Asselineau soutient que le Front national a été « inventé » en 1983 par François Mitterrand et Jacques Attali, qui auraient « donné instruction aux médias » de le « faire mousser ». Il soutient aussi que le FN a été financé dans les années 1980 par une association très proche de la secte Moon, CAUSA International (en), derrière laquelle se trouveraient la CIA et la « famille Bush ». François Asselineau affirme aussi que Marine Le Pen plagie et pollue le discours de l’UPR, et qu’elle a bénéficié de la promotion de l’hebdomadaire Marianne, une tactique visant, selon lui, à rendre infaillible l’élection de Dominique Strauss-Kahn en 201242,15. Selon Robin D’Angelo « François Asselineau souffre d’une maladie : la comploïte aigüe » quand il affirme « que « les militaires américains », « le FBI » et « John Negroponte » contrôlent l’institut de sondage Harris Interactive pour faire gonfler les scores de Marine Le Pen afin de discréditer tous ceux qui s’opposent à la construction européenne »87.

Face aux accusations de conspirationnisme, François Asselineau dit être victime d’« une forme d’excommunication » et juge qu’il s’agit là d’« une façon de ne pas répondre aux questions de fond »5. Selon Le Monde, François Asselineau croit « à un grand complot des grands médias pour le faire passer pour un complotiste »155. Pour le sociologue libertaire Jean-Pierre Garnier, le seul tort de François Asselineau est de « [rappeler] certains faits connus mais qu’il convenait de taire, telle la part prise par les États-Unis dans la naissance de la CEE ou, plus récemment, dans l’essor du terrorisme djihadiste »158.

D’après Caroline Merlin, blogueuse à L’Obs, François Asselineau hait « toute influence anglo-saxonne ou américaine » en France42. En 2004, au moment où François Asselineau devient délégué général de l’Intelligence économique à Bercy, le journal Libération estime que sa défense d’un patriotisme économique va « de pair » avec un antiaméricanisme et une critique systématique d’ « institutions européennes « libérales » et que ces convictions ne sont « pas toujours très bien argumentées au regard des enjeux de la mondialisation »19. Pour Laure Daussy, d’Arrêt sur Images, le fait que François Asselineau puisse voir les États-Unis derrière l’État islamique ou bien derrière la construction européenne, ou qu’il puisse penser que Marine Le Pen est soutenue par le gouvernement américain, sont des preuves de l’antiaméricanisme de François Asselineau15.

Positions pro-russes

Selon le journaliste Nicolas Hénin, auteur d’un livre sur les réseaux pro-russes en France, François Asselineau est caricaturalement anti-américain, et « obséquieusement laudateur » du président russe Vladimir Poutine. De plus, Nicolas Hénin qualifie l’UPR de « bon candidat au titre de meilleure officine poutiniste de France »159. L’universitaire Cécile Vaissié, spécialiste de la Russie, écrit que François Asselineau « s’active pour le Kremlin ». Elle assure que le débat sur les relations franco-russes qui a lieu à l’université d’automne de l’UPR en 2015 est « biaisé et partisan, voire mensonger ». Elle mentionne la présence de Xavier Moreau à cet événement, et réfute son opinion concernant les télévisions russes, où, selon lui, la liberté des débats est « totale »69.

L’UPR prône un rapprochement avec la Russie160. François Asselineau est régulièrement interrogé par des médias russes tels que Russia Today, ProRussia TV et La Voix de la Russie15,69,161 et a visité la Crimée un an après son rattachement à la Russie159. En juin 2015, il est invité aux célébrations de la fête nationale russe à l’ambassade de Russie en France, en compagnie notamment de Jean-Pierre Chevènement et de Jacques Sapir162.

Militantisme et relations avec les médias

Relations avec les médias

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Alors peu invité dans les médias, François Asselineau est reçu en 2014 sur le plateau de l’émission On n’est pas couché, diffusée sur France 2.

Dès le mois de février 2012, François Asselineau et son parti, l’UPR, considèrent qu’ils sont « barrés des grands médias » et « interdits d’antenne » parce que « [leur] discours dérange »56,163. En 2014, le parti affirme être « le plus censuré de France164 ». À l’occasion des élections régionales de 2015, l’UPR utilise comme slogan : « Le parti qui monte malgré le silence des médias »5.

En avril 2014, l’UPR envoie une lettre au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pour protester de son absence des médias15. Après les élections européennes de 2014, l’UPR proteste à nouveau contre le « silence » médiatique dont il fait l’objet, ses listes ayant recueilli plus de voix que celles du Nouveau Parti anticapitaliste (0,41 % contre 0,39 %)165, mais sans pour autant attirer plus l’attention des médias43,15.

Ce militantisme ne va pas sans contrecoups. 20 Minutes relève que « les soutiens de l’UPR n’hésitent pas à contacter les auteurs d’un article concernant leur candidat, s’il leur paraît incorrect » ; le porte-parole du parti affirme cependant que celui-ci « n’a jamais demandé d’écrire ou d’appeler des journalistes »166. Laurent de Boissieu, journaliste à La Croix, évoque ainsi dans son bloc-notes de mai 2014 le « harcèlement que tout journaliste a subi un jour ou l’autre de la part de certains des militants de l’UPR » pour que les médias fassent une place dans leurs colonnes à François Asselineau et à son parti5. Il commente à ce propos : « prononcez le nom de « François Asselineau » devant un journaliste, et vous le verrez rigoler44 ». Il estime cependant qu’en se disant victime d’une « injustice du traitement médiatique », « François Asselineau n’a pas complètement tort, et les chiffres qu’il avance parlent d’eux-mêmes. Certains confrères ont par exemple davantage parlé de listes anecdotiques présentes dans la seule région Île-de-France que de celles de l’UPR pourtant en lice partout » durant les élections européennes de 201444.

Laurent Ruquier, ayant reçu « pendant à peu près un an » de nombreux messages, sur Facebook ou Twitter notamment, lui demandant pourquoi il n’invitait pas François Asselineau167, finit par recevoir ce dernier dans l’émission On n’est pas couché, en septembre 2014 : sur Le Plus – L’Obs, on s’interroge à cette occasion sur la pertinence de donner la parole à « ce genre d’individu complotiste42 » et Roland Jaccard juge que l’invitation d’Asselineau avait principalement pour but de le jeter en pâture aux chroniqueurs de l’émission et de ringardiser les idées anti-européennes99.

Les échanges sur Twitter lors de la campagne du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne montrent que les médias russes Sputnik et RT « s’affirment comme une source première d’information pour les militants du « FN » et de l’UPR de François Asselineau », leur ligne éditoriale étant « perçue comme une alternative aux médias traditionnels souvent décriés par ces mêmes militants »68. L’UPR est régulièrement invitée dans les médias internet dits « de réinformation », dont elle a compté plusieurs figures dans ses rangs telles que Jean Robin, Patrick Dhondt alias « Tepa » (fondateur du site Meta TV, proche de Dieudonné15,82), Raphaël Berland (fondateur du Cercle des volontaires) et Jonathan Moadab (de l’Agence Info Libre)55,168.

Cybermilitantisme

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De mars 2007 à février 2017, François Asselineau aura donné environ 500 conférences169[réf. insuffisante], dont certaines portent en tout ou partie sur l’histoire de France.

Asselineau et ses équipes sont très investis dans le militantisme sur Internet54 : l’UPR affirme s’être développé « exclusivement en ligne »50 et mise en premier lieu sur le net pour se faire connaître170,27. Rudy Reichstadt qualifie l’UPR de « véritable phénomène sur Internet » et note qu’il est « difficile de passer à côté lorsqu’on s’intéresse à la mouvance complotiste54 ». D’après François Asselineau, le site de l’UPR s’est « hissé au tout premier rang des sites politiques français pendant les européennes » en 201415. Lors de la campagne pour ces élections, il est le 5e candidat français le plus influent sur Twitter en considérant les retweets171. Arrêt sur images souligne en 2014 que le compte Twitter de François Asselineau « n’est pas particulièrement suivi, par rapport à d’autres politiques : 8 200 followers », ce que l’intéressé explique par le fait d’avoir « rejoint Twitter tardivement » ; il ajoute que la page Facebook de l’UPR compte 30 000 fans, soit un « nombre élevé » selon lui15. Lors de la campagne du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne, il « se distingue comme la personnalité politique la plus active [sur Twitter en France] avec 16 messages concernant le Brexit »68.

En 2012, l’UPR crée une fonction de « responsable national au cybermilitantisme », dont la mission est de développer et de coordonner le travail des équipes menant des « actions cybermilitantes » sur le Web172 ; elle est dotée en 2014 d’une centaine de personnes, d’après son responsable13. François Asselineau affirme ne pas avoir « d’armée de l’ombre »102 mais reconnaît que lui ou ses équipes ont eu l’occasion de donner des consignes aux militants en matière de cybermilitantisme70. Le colonel Régis Chamagne, ancien cadre de l’UPR, indique que « s’il se développe surtout de façon virale, le cybermilitantisme de l’UPR est parfois impulsé par le haut »102. 20 Minutes relève des consignes données par le parti en matière de cybermilitantisme sur son site internet et sur Facebook166.

François Asselineau diffuse également sur YouTube « des enregistrements de ses conférences-fleuves »5 qui « ont été visionnées près de deux millions de fois » en 201450. D’après Arrêt sur images, ses vidéos ont été « vues en moyenne entre 10 000 et 150 000 fois (un score pas extraordinaire au regard du succès que peuvent remporter certaines vidéos virales) »15. Fin 2016, la chaîne YouTube de l’UPR est la deuxième chaîne politique de France en nombre d’abonnés (près de 25 000), loin derrière celle de Jean-Luc Mélenchon (plus de 122 000). En revanche, en nombre de vues, la chaîne de l’UPR arrive derrière celle du Front national et derrière celle de Jean-Luc Mélenchon, mais devant celle de Marion Maréchal-Le Pen173. Durant la campagne présidentielle de 2017, une étude de l’association Data for Good estime que « l’algorithme de recommandation de YouTube, qui suggère les vidéos à regarder, présente un biais net en faveur de Mélenchon, Le Pen et Asselineau », ce dernier figurant dans 15,8 % des vidéos suggérées qui comportent le nom d’un candidat dans leur titre174. Pour Slate, François Asselineau est « le premier vrai candidat YouTubeur », sa chaîne totalisant en 2017 11,4 millions de vues, soit « bien plus que tous les autres candidats, à l’exception de Jean-Luc Mélenchon », en bonne partie grâce à ses « vidéos plus anciennes : si l’on observe ses contenus les plus populaires, notamment des conférences de plusieurs heures, on remarque que les titres et les miniatures de présentation sont souvent très accrocheurs, et le propos fait écho à une sphère de YouTube qui diffuse des thèses « complotistes », thématique extrêmement populaire et favorisée par les algorithmes »175. D’après Rudy Reichstadt, ses vidéos diffusées sur YouTube « sont véritablement la clé de son succès : elles ont fait sa notoriété et lui ont permis d’élargir sa base d’adhérents dans des proportions inespérées. Pour quelle raison ? Parce qu’Asselineau, que l’on adhère ou non à ce qu’il dit, raconte une histoire, réintroduit du sens, délaisse la politique technocratique pour parler de l’histoire de France, de la démocratie, de géopolitique, sur un mode toujours très dramatisant »176. Gaël Brustier considère que « les meetings-conférences de [François Asselineau], dans le contexte de décomposition idéologique qui caractérise notre époque, donnent une explication globale de la situation de la France, une vision du monde simple, voire simpliste des enjeux actuels, laissant parfois la place à une tentation « complotiste »25.

Par ailleurs, François Asselineau publie régulièrement des articles sur AgoraVox : StreetPress le classe parmi « les blogueurs les plus conspirationnistes » qui « ont phagocyté le site »177.

Autres formes de militantisme

En 2013, l’UPR lance une pétition contre le projet de loi relative à l’enseignement supérieur et à la recherche qui élargit les possibilités d’enseigner dans des langues étrangères dans le supérieur. Le parti revendique environ 10 000 signataires178,179.

Après les élections européennes de 2014180, l’UPR mène une importante campagne d’affichage à travers la France pour se faire connaître27,181,182,183. L’Obs présente l’UPR comme « le premier parti de France en matière d’affichage sauvage »140. La Croix indique que « cette campagne d’affichage hors norme serait le fruit de la mobilisation des militants au sein des délégations régionales. À leur image, les adhérents auraient spontanément saisi perches et seaux pour faire entendre leur voix ». François Asselineau affirme que cette campagne militante le distingue des autres partis, qui font appel à des sociétés privées pour diffuser leurs affiches180.

Lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 2017, François Asselineau obtient « à la surprise générale » les 500 parrainages nécessaires pour valider sa candidature26, ce qu’il doit à un « réseau de militants surmotivés »184 qui est parti très tôt en campagne, allant de préférence vers les maires sans étiquette politique des petites communes185. François Asselineau déclare qu’il a rencontré lui-même 108 maires et que ses 200 démarcheurs en ont vus des milliers186. Plusieurs maires indiquent que des militants de l’UPR sont venus plusieurs fois à leur rencontre, ce qu’ils n’ont pas observé pour d’autres partis187,188. Selon Le Dauphiné, les militants de l’UPR sont « d’un prosélytisme à écœurer une armada de témoins de Jéhovah »189. La motivation des militants a joué en leur faveur et certains maires ont accordé leur parrainage même lorsqu’ils n’étaient pas favorables à une sortie de l’Union européenne, n’avaient pas l’intention de voter pour François Asselineau ou pensaient qu’il n’avait aucune chance d’être élu190,185.

Page Wikipédia

D’après Envoyé spécial et Florence Devouard, François Asselineau crée lui-même en 2007 l’article qui lui est consacré sur la version francophone de Wikipédia, ainsi qu’un autre consacré à l’UPR191,192,n 5. Selon Pierre-Carl Langlais, administrateur sur Wikipédia, celui-ci cherche, « peu ou prou, à contre-balancer l’omerta dont serait victime l’UPR dans les médias traditionnels »193. Ces deux articles sont supprimés à plusieurs reprises192,191,13,170, le débat communautaire concluant à un manque de références dans les médias traditionnels15.

François Asselineau proteste alors contre la « censure » exercée à son encontre sur la version francophone de Wikipédia — plusieurs versions en d’autres langues, notamment en anglais et en allemand, dont les règles sont plus laxistes192, lui consacrent un article sans être supprimées15,13,193. Daniel Ichbiah classe François Asselineau parmi les personnes qui harcèlent la fondation Wikimedia, « s’estimant à tort ou à raison desservies par Wikipédia » ; Florence Devouard précise : « comme il n’est pas arrivé à ses fins, il nous a assaillis de questions, en a parlé à la presse, et même dans l’émission Envoyé spécial. Des gens comme cela nous épuisent »192. Les débats autour du maintien de la page Wikipédia de François Asselineau sont présentés comme un « cas d’école » sur la version francophone de l’encyclopédie194,195,187.

Publication

Notes et références

Notes

  1. Le nombre d’adhérents revendiqués est affiché en temps réel sur le site.
  2. À ne pas confondre avec l’ancien parti politique du même nom (Union populaire républicaine), fondé en 1919 et dissous en 1946.
  3. Notamment en 2012 : Alain Benajam (Réseau Voltaire), Robert Ménard87, Jacques Nikonoff95, Slobodan Despot et le blogueur Étienne Chouard61 ; en 2013 : John Laughland (en) (Institute of Democracy and Cooperation), Annie Lacroix-Riz (Pôle de renaissance communiste en France) et Jean Bricmont69 ; en 2015 figurent Xavier Moreau, Pierre Lorrain (journaliste à Valeurs actuelles), Diana Johnstone et le conseiller politique de l’ambassade de Russie en France69 ; en 2016 Brian Denny (syndicaliste britannique), Vincent Brousseau (ancien économiste à la BCE), Anthony Coughlan, Pierre Lévy (ancien syndicaliste), Nathan Smith (« Directeur Exécutif » du Parti pour l’indépendance du Texas), et l’Amiral (E.R.) Michel Debray (ancien président de la Fondation Charles-de-Gaulle).
  4. L’Opinion et Laurent de Boissieu indiquent également 17 signatures ; voir Béatrice Houchard, « François Asselineau, le candidat extrêmement «divers» » [archive], sur L’Opinion.fr, 12 septembre 2016 (consulté le 15 septembre 2016) ; et Laurent de Boissieu, « Union Populaire Républicaine (UPR) » [archive], sur france-politique.fr (consulté le 3 novembre 2016). De son côté, Le Monde indique 18 signatures ; voir Quentin Vasseur, « Qui sont les candidats à la présidentielle ? » [archive], sur www.lemonde.fr, 28 avril 2016 (consulté le 28 avril 2016).
  5. La page d’informations du présent article signale quant à lui qu’il a été créé en 2006 par l’utilisateur Jean-Yves CREVEL, proche de François Asselineau au RIF et secrétaire général de l’UPR à sa fondation. Voir Laurent de Boissieu, « Rassemblement pour l’indépendance et la souveraineté de la France (RIF) » [archive], sur france-politique.fr (consulté le 27 août 2016).

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Annexes

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Articles connexes

Liens externes

« 2017, on prend les mêmes et on recommence », scande Olivier Besancenot

Comique.

Il n’y a que ses copains de baston qui se soient représentés à l’élection présidentielle cette année comme en 2012, qu’ils soient de l’extrême-gauche ou de l’extrême-droite : Philippe Poutou, Nathalie Arthaud, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Jacques Cheminade.

Qui se dévoue pour l’informer de ce qui se passe hors son champ de vision ?

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/35428-dingueca-besancenot-prend-memes-recommence-olivier.html

#Dingueça « 2017, on prend les mêmes et on recommence » : le rap d’Olivier Besancenot contre les candidats à la présidentielle

 

Publié le 05/04/17 à 16:05

C’est un titre du rappeur Ous-D-Ous, qui commence par un discours de Coluche et se termine par… un rap d’Olivier Besancenot, l’ancien candidat à la présidentielle du NPA.

Le titre s’oppose clairement aux hommes et femmes politiques dans leur ensemble : « 2017, on prend les mêmes et on recommence. 2017, politiciens dans l’opulence. 2017, on fera entendre nos voix. Le pouvoir au peuple, il sera temps de virer ces rois », y chante le rappeur.

Et les paroles d’Olivier Besancenot, dont le flow n’est pas mauvais pour un débutant, ne diffèrent pas sur le fond :

« 2017, on prend les mêmes et on recommence. Ecoute-les parler, tu verras le visage de la finance. Il est grand temps qu’on prenne nos propres affaires en mains, qu’on ne se laisse plus représenter par ces politiciens, qui parlent en notre nom alors qu’ils ne connaissent pas nos vies. Leurs promesses sont bidons et l’atmosphère devient pourrie. Ils ne doutent de rien, pourtant rien ne se passera comme prévu, car le système nous saigne pour des repus et corrompus. C’est pas vraiment de chef ou de leader dont on est orphelins, simplement de la conscience qu’on peut écrire notre destin. »

 

http://www.lepoint.fr/politique/presidentielle-2017-on-prend-les-memes-et-on-recommence-04-04-2016-2029891_20.php

Présidentielle 2017 : on prend les mêmes et on recommence ?

 

Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan… Plus de la moitié des candidats déclarés étaient déjà en lice en 2012.

 

Source AFP

Publié le 04/04/2016 à 16:06 | Le Point.fr
Jean-Luc Mélenchon à nouveau candidat à la présidentielle. 
Jean-Luc Mélenchon à nouveau candidat à la présidentielle.  © GERARD JULIEN

 

Avec Jacques Cheminade, qui a annoncé sa candidature ce lundi, dix hommes et femmes politiques se sont déjà déclarés candidats pour la prochaine élection présidentielle. Plus de la moitié étaient déjà en lice en 2012, au risque d’alimenter le ras-le-bol des Français, qui réclament du renouvellement. Avant même que Les Républicains et le Parti socialiste n’aient désigné leurs représentants, que François Hollande et Nicolas Sarkozy n’aient fait connaître leurs intentions, le casting pour 2017 ressemble furieusement à celui de 2012. Sur dix candidats déclarés, six l’étaient déjà il y a cinq ans : Marine Le Pen (FN, 47 ans), Jean-Luc Mélenchon (« hors parti », 64 ans), Nathalie Arthaud (LO, 46 ans), Nicolas Dupont-Aignan (DLF, 55 ans), Philippe Poutou (NPA, 49 ans) et Jacques Cheminade, 74 ans. Un septième, l’écologiste Antoine Waechter (67 ans), était déjà en course il y a près de 30 ans, en 1988. Seuls trois des candidats pour 2017, le député MoDem Jean Lassalle, 60 ans, Paul Mumbach (Les Fédérés), 64 ans, et Bastien Faudot (MRC), 37 ans, font figure de petits nouveaux.

À 13 mois de la présidentielle, l’incertitude est pourtant encore plus forte qu’en 2012 sur ceux qui parviendront finalement à franchir la barre des 500 parrainages d’élus qui leur permettront d’être officiellement candidats. Pour les spécialistes, le décalage est très fort entre l’envie de renouvellement exprimée par les Français et la multiplication de candidatures déjà vues, le sentiment qu’on reprend les mêmes que lors du scrutin précédent. « Il faut être très prudent sur l’offre présidentielle 13 mois avant [...]. Mais si le casting est trop proche de celui de 2012, il y aura une déception, le sentiment que l’attente de renouvellement n’a pas été prise en compte et ça peut fabriquer de l’abstention », estime Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop.

Parrainages publics

Élection-phare de la vie politique française, la présidentielle suscite systématiquement de multiples candidatures. Dix candidats étaient officiellement en lice en 2012, 12 en 2007 et 16 en 2002, quand le socialiste Lionel Jospin avait été devancé par Jean-Marie Le Pen au 1er tour. En 2012, cinq des dix candidats avaient rassemblé un total de 6 % des voix à eux cinq. La présidentielle, notamment la campagne officielle qui commence quinze jours avant le 1er tour, leur assure pourtant une exposition médiatique exceptionnelle. Cas d’école : inconnu des Français en février 2002, Olivier Besancenot (NPA) a réussi à s’imposer durablement en quelques semaines comme une figure de la gauche. Cette fois pourtant, les nouvelles règles concernant l’obtention des parrainages sur le point d’être introduites par le Parlement risquent de compliquer la tâche des petits candidats.

Dans un souci de « transparence », le texte en discussion prévoit la publication intégrale de la liste des élus parrainant un candidat, au lieu d’un extrait de 500 noms tirés au sort. Une publicité qui pourrait dissuader des élus de soutenir des petits candidats, ce qu’ils pouvaient faire discrètement auparavant. Le temps de parole des petits candidats pourrait également être réduit, un principe d’« équité » tenant compte de leur notoriété se substituant à celui d’« égalité » dans les médias durant la période qui va de la publication de la liste des candidats au début de la campagne officielle. Les Français réclament quant à eux résolument le changement. La cote de confiance de François Hollande s’est réduite autour de 15 %, selon les derniers sondages (Ipsos, TNS Sofres) et Nicolas Sarkozy reste loin derrière Alain Juppé en vue de la primaire à droite. Signe d’un rejet de plus en plus marqué par les électeurs d’un nouveau duel Hollande-Sarkozy en 2017. Ce qui n’empêche pas les deux tiers d’entre eux (64 %, Odoxa) d’être persuadés que François Hollande se représentera.

 

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/03/18/deux-femmes-neuf-hommes-qui-sont-les-candidats-qualifies-pour-l-election-presidentielle_5096791_4854003.html

Qui sont les candidats pour la présidentielle 2017 ?

 

Onze candidats ont obtenu les 500 parrainages nécessaires pour entrer dans la course à l’Elysée, a annoncé samedi le Conseil constitutionnel.

LE MONDE | 18.03.2017 à 11h41 • Mis à jour le 04.04.2017 à 22h57 | Par Service politique

Ils seront donc onze sur la ligne de départ, un de plus qu’en 2012 lors de la précédente élection présidentielle. Deux femmes et neuf hommes, qui ont obtenu les 500 parrainages nécessaires pour être candidat à l’élection présidentielle, a annoncé Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel, samedi 18 mars.

 

Les trois derniers candidats à entrer dans la course sont Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste) qui s’était inquiété de sa capacité à obtenir ses parrainages jusqu’aux derniers jours de collecte, Jacques Cheminade (Solidarité et progrès) et Jean Lassalle (Résistons). Ils obtiennent respectivement 573, 528 et 708 parrainages, selon le dernier décompte publié par le Conseil constitutionnel.

Lire aussi :   Présidentielle : ce que nous apprend la course aux parrainages

Les onze candidats de la présidentielle 2017.

Les onze candidats de la présidentielle 2017. JOEL SAGET / AFP

  • Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière)

  • Nathalie Arthaud en meeting à Montpellier, le 3 février. Nathalie Arthaud en meeting à Montpellier, le 3 février. PASCAL GUYOT / AFP

La candidate de Lutte ouvrière (LO), Nathalie Arthaud, va vivre sa deuxième campagne présidentielle, après celle de 2012. Elle avait alors obtenu 0,56 % des voix. Quatre ans plus tôt, en 2008, elle était devenue porte-parole nationale de LO, succédant à la figure emblématique du parti trotskiste, Arlette Laguiller. En 2009 et 2014, elle a été candidate aux élections européennes, où elle a obtenu respectivement 0,84 % et 0,85 % des voix. Elle s’est présentée également aux élections législatives de 2012 en Seine-Saint-Denis, où elle a réuni 2,47 % des suffrages.

Son but : « Faire entendre le camp des travailleurs. » L’enseignante en économie de 47 ans entend incarner une « candidature de classe » qui « permettra aux travailleurs, aux chômeurs, aux exploités de défendre leurs intérêts, à l’opposé de ceux du patronat et des actionnaires qui encaissent des millions et des millions ».

Lire aussi :   Nathalie Arthaud, la candidate qui se réclame du communisme

  • François Asselineau (Union populaire républicaine)

  • François Asselineau à Paris, le 16 mars. François Asselineau à Paris, le 16 mars. JOEL SAGET / AFP

Sa capacité à rassembler les 500 parrainages nécessaires à être candidat à la présidentielle constitue l’une des surprises de cette campagne. François Asselineau, 59 ans, est diplômé d’HEC et de l’Ecole nationale d’administration (ENA). Il a débuté sa carrière comme inspecteur des finances puis travaille au sein de plusieurs cabinets ministériels dans les années 1990. Il a fait partie, en 1999, du Rassemblement pour la France et l’indépendance de l’Europe (RPF), fondé par Charles Pasqua et Philippe de Villiers puis, en 2004, de l’Union pour un mouvement populaire (UMP). Il en a démissionné en 2006, « par opposition à sa ligne européenne et sa position d’alignement sur les Etats-Unis ».

En 2007, il a fondé l’Union populaire républicaine (UPR), un mouvement souverainiste militant pour la sortie de l’Union européenne. Il a été candidat à l’élection présidentielle de 2012 mais n’a recueilli que 17 signatures et échoué donc à se présenter. Cinq ans plus tard, il y est parvenu. La mesure phare de son programme est le « Frexit », la sortie de la France de l’Union européenne.

Lire aussi :   François Asselineau, un candidat favorable à la sortie de la France de l’UE

  • Jacques Cheminade (Solidarité et progrès)

  • Jacques Cheminade à Paris, le 15 novembre 2016. Jacques Cheminade à Paris, le 15 novembre 2016. JOEL SAGET / AFP

A 75 ans, il est le doyen de cette élection présidentielle. Jacques Cheminade, qui se veut le candidat « anti-système », est diplômé d’HEC et énarque. Sa rencontre avec le sulfureux homme politique américain Lyndon LaRouche, classé à l’extrême droite, a donné un virage politique à sa carrière. Il a fondé, en 1996, son parti groupusculaire, Solidarité et progrès, proche de cet idéologue américain complotiste, homophobe et climatosceptique.

Dans son programme, M. Cheminade prône la sortie de l’Union européenne, de l’OTAN, de la zone euro et le retour au franc. Il défend aussi très sérieusement l’idée de coloniser la Lune, en vue d’explorer la planète Mars. Ce candidat est un habitué de l’exercice : en 1981 et 1988, il a échoué deux fois à réunir 500 parrainages avant d’y parvenir en 1995, pour finalement obtenir 0,28 % des voix (et voir ses comptes de campagne invalidés) et en 2012 (0,25 %). En 2002 et 2007, il a tenté à nouveau d’être candidat, sans toutefois parvenir à réunir le nombre de signatures nécessaire.

Lire aussi :   Jacques Cheminade, habitué des campagnes présidentielles

  • Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France)

  • Nicolas Dupont-Aignan à Paris, le 1er février. Nicolas Dupont-Aignan à Paris, le 1er février. ERIC FEFERBERG / AFP

Ancien membre du RPR, du RPF et de l’UMP, Nicolas Dupont-Aignan quitte le parti en 2007 sur fond de désaccord avec Nicolas Sarkozy, à la veille de la désignation de ce dernier comme candidat pour la présidentielle de 2007. Il fonde, dans la foulée, le parti politique souverainiste Debout la République, qui deviendra Debout la France en 2014.

A 57 ans, il est maire d’Yerres (Essonne) depuis 1995, député de l’Essonne depuis 1997 et président de la communauté d’agglomération du Val d’Yerres Val de Seine. Diplômé de l’Ecole nationale d’administration, il a exercé dans plusieurs cabinets ministériels et dans plusieurs cabinets, dont celui de François Bayrou (1993 et 1994) lorsqu’il est ministre de l’éducation, et celui de Michel Barnier (1994 et 1995) lorsqu’il est ministre de l’environnement. Candidat à l’élection présidentielle pour la troisième fois – il avait obtenu 1,79 % des voix au premier tour en 2012 – il espère, en se revendiquant du gaullisme, « tracer son chemin » entre Mme Le Pen et M. Fillon, « entre la rupture dans le drame et la fausse rupture ».

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  • François Fillon (Les Républicains)

  • François Fillon en meeting au Zénith de Caen, le 16 mars. François Fillon en meeting au Zénith de Caen, le 16 mars. LAURENCE GEAI POUR LE MONDE

Conseiller municipal, conseiller régional, député, sénateur, ministre, premier ministre. Depuis son entrée en politique à la fin des années 1970, il n’est guère d’échelon de pouvoir que François Fillon n’ait gravi. Sauf la présidence de la République, qu’il brigue après avoir été le vainqueur surprise de la primaire à droite, en novembre. Mais le député de Paris voit sa campagne bouleversée par l’affaire de l’emploi présumé fictif de sa femme, Penelope, comme assistante parlementaire. Affaire dans laquelle il est mis en examen depuis le 15 mars, alors même qu’il avait dit qu’il avait qu’il renoncerait à sa candidature si une telle situation devait se présenter.

M. Fillon a pris le parti de présenter un programme de « rupture » avec des mesures d’inspiration très libérale : fin des 35 heures, retraite à 65 ans, suppression de 500 000 fonctionnaires et de l’ISF, refonte du code du travail ou encore réforme de l’Assurance-maladie.

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  • Benoît Hamon (Parti socialiste)

  • Benoît Hamon en campagne à Marseille, le 7 mars. Benoît Hamon en campagne à Marseille, le 7 mars. JEAN-CLAUDE COUTAUSSE / FRENCH-POLITICS POUR LE MONDE

Lui aussi est l’un des vainqueurs surprise des primaires organisées par les partis. En janvier, l’ancien frondeur du gouvernement l’a emporté face à Manuel Valls au second tour de la primaire à gauche, faisant de lui le successeur du Parti socialiste à François Hollande pour briguer l’investiture suprême. Son ancrage à gauche, Benoît Hamon le revendique depuis sa jeunesse. Très tôt, il milite au sein de SOS Racisme avant de prendre sa carte à l’UNEF, principal syndicat étudiant, duquel il est resté proche.

Ministre délégué à l’économie sociale et solidaire (2012-2014), puis de l’éducation nationale (avril-août 2014), M. Hamon compte se démarquer du quinquennat écoulé. Il a notamment fait campagne sur une mesure forte : la mise en place d’un revenu universel d’existence. Il portera, outre les couleurs du parti socialiste, celles d’Europe écologie-Les Verts, Yannick Jadot qui avait gagné la primaire écologiste, ayant annoncé son ralliement à M. Hamon en février.

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  • Jean Lassalle (Résistons)

  • Jean Lassalle à Paris, le 2 mai 2016. Jean Lassalle à Paris, le 2 mai 2016. GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Candidat depuis mars 2016, l’élu béarnais a réussi à récolter les 500 parrainages d’élus nécessaires à la dernière minute. Ex-compagnon de route de François Bayrou au Modem, Jean Lassalle va donc vivre sa première campagne présidentielle. Sous la bannière du mouvement Résistons, le candidat se définit comme le « défenseur des territoires ruraux et d’une écologie humaniste ».

M. Lassalle a été élu maire de Lourdios-Ichère, petit village des Pyrénées-Atlantiques de 160 habitants, en 1977, dès l’âge de 21 ans. Il est ensuite devenu député des Pyrénées-Atlantiques en 2002, avant d’être réélu en 2007 et 2012.

Jean Lassalle s’est notamment fait connaître pour sa grève de la faim de trente-neuf jours, en 2006, pour protester contre la délocalisation de l’usine Toyal d’Accous (Pyrénées-Atlantiques) vers le bassin de Lacq, situé 65 kilomètres plus loin.

En 2013, d’avril à décembre, il a parcouru la France à pied et fait plus de 6 000 kilomètres pour aller « à la rencontre de Français ». « Je ne pensais pas que la détestation des politiques atteindrait un tel degré », avait-il constaté à la fin de cette marche. Il s’est par ailleurs fait remarquer en début d’année pour avoir rencontré Bachar al-Assad pendant plus d’une heure, à Damas, avec deux députés Les Républicains.

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  • Marine Le Pen (Front national)

  • Marine Le Pen en meeting à Saint-Raphaël, dans le Var, le 15 mars. Marine Le Pen en meeting à Saint-Raphaël, dans le Var, le 15 mars. LAURENCE GEAI POUR LE MONDE

La présidente du Front national aborde sa deuxième campagne présidentielle après avoir, en 2012, obtenu 17,90 % des voix au premier tour. Avant d’entamer une carrière politique, la fille de Jean-Marie Le Pen a été avocate au barreau de Paris, avant de rejoindre le Front national en tant que directrice juridique. En 1998, Mme Le Pen devient également conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais et en 2004, elle est élue députée au Parlement européen où elle sera réélue en 2009 et 2014.

Marine Le Pen a succédé à son père en prenant la tête du Front national en 2011. Elle est aujourd’hui en tête des intentions de vote, avec un programme plaidant la préférence nationale et la sortie de l’euro, et voit également sa campagne marquée par plusieurs enquêtes judiciaires visant son parti et son entourage.

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  • Emmanuel Macron (En marche !)

  • Emmanuel Macron présente son programme à Paris, le 2 mars. Emmanuel Macron présente son programme à Paris, le 2 mars. LAURENCE GEAI POUR LE MONDE

« Ni de droite, ni de gauche », jamais élu mais ancien ministre, le plus jeune des candidats à l’élection présidentielle est aujourd’hui l’un des favoris du scrutin. Diplômé de l’Ecole nationale d’administration, Emmanuel Macron commence sa carrière dans l’administration publique comme inspecteur adjoint des finances et débute un parcours éclair : en 2008, il devient le rapporteur adjoint de la commission Jacques Attali, installée pour relancer la croissance économique du pays. Juste après, il rejoint la banque Rothschild, où il est rapidement promu associé-gérant. Le surnom de « banquier-de-chez-Rothschild » lui collera à la peau.

En 2012, Emmanuel Macron réintègre la fonction publique et est nommé secrétaire général adjoint de l’Elysée avant de rejoindre Bercy comme ministre de l’économie, où il donnera son nom au projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques. Alors qu’il est encore ministre, il lance en avril 2016 le mouvement En marche ! et démissionne du gouvernement le 30 août, avant de déclarer officiellement sa candidature.

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  • Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise)

  • Jean-Luc Mélenchon à "l'Emission politique" sur France 2, le 23 février. Jean-Luc Mélenchon à « l’Emission politique » sur France 2, le 23 février. LAURENCE GEAI POUR LE MONDE »

Pour la deuxième fois, Jean-Luc Mélenchon espère faire entendre une nouvelle voix à gauche en se présentant à l’élection présidentielle. Longtemps membre du PS auquel il s’oppose, Jean-Luc Mélenchon a été tour à tour conseiller général de l’Essonne (1985-1992 et 1998-2004) et sénateur de l’Essonne (1986-2000 et 2004-2009). Sous le gouvernement de Lionel Jospin, le candidat de La France insoumise a été ministre délégué à l’enseignement professionnel entre 2000 et 2002.

Après l’élection présidentielle de 2002, Jean-Luc Mélenchon fonde, avec Henri Emmanuelli, Nouveau monde, un courant situé à gauche du PS. Il fera ensuite campagne pour le non en 2005 au référendum du projet de traité constitutionnel européen. Dénonçant la « dérive libérale » du parti et très critique envers François Hollande, il quitte le PS en 2008 avec le député du Nord Marc Dolez. Les deux élus fondent dans la foulée le Parti de gauche. M. Mélenchon, eurodéputé depuis 2009, sera ensuite candidat à l’élection présidentielle de 2012 sous la bannière du Front de gauche où il arrive 4e, avec 11,10 % des voix. En 2017, c’est sous une nouvelle bannière, celle de La France insoumise, qu’il est candidat, avec un programme marqué par davantage d’idées écologistes

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  • Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste)

  • Philippe Poutou à Montreuil, le 10 mars. Philippe Poutou à Montreuil, le 10 mars. CHRISTOPHE SIMON / AFP

C’est passé de justesse pour Philippe Poutou. Le candidat du Nouveau parti anticapitaliste a réuni in extremis les signatures d’élus, ce qui lui permet d’entamer sa deuxième campagne présidentielle.

A tout juste 50 ans, Philippe Poutou va tenter de faire mieux qu’en 2012, quand il avait rassemblé 411 160 voix au premier tour (1,15 %). Comme il y a cinq ans, sa campagne s’annonce encore difficile, avec la concurrence de Jean-Luc Mélenchon, qui attire sur sa candidature des voix d’extrême gauche. Mais avec son style décontracté et sa parole sans langue de bois, le candidat a, depuis 5 ans, gagné en notoriété… et en sympathie.

Militant d’extrême gauche de longue date, le candidat a fait ses premières armes chez Lutte ouvrière avant de rejoindre la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), devenue le Nouveau Parti anticapitaliste en 2009. Mécanicien chez Ford, à Blanquefort (Gironde), où il est syndicaliste CGT, il lutte toujours contre la fermeture de son usine.

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  • Service politique
    Journaliste au Monde

Philippe Poutou « bafoue la présomption d’innocence »

Le représentant des assassins d’ingénieurs dans l’actuelle course à l’élection présidentielle semble avoir bien réussi son coup d’éclat démagogique d’hier soir. Du moins bénéficie-t-il aujourd’hui de relais tout à fait enthousiastes dans quelques médias de masse.

Fait de quelques gros mots et du cinéma habituel des dirigeants de son parti, qui sont bien tous de la clique politicaille la plus CORROMPUE du pays, ce n’est évidemment pas moi qu’il peut tromper, encore moins subjuguer.

Rappelons donc quelques spécificités du NPA, qui n’est pas le parti des ouvriers et n’est même pas un parti politique à proprement parler, puisqu’il n’a jamais présenté aucun candidat à une quelconque élection pour la gagner ou voir ensuite l’éventuel élu participer à la « gestion du capitalisme » contre laquelle il est en lutte perpétuelle.

C’est un groupe terroriste qui cherche toujours à imposer à tous par la violence un système dont plus personne ne veut depuis longtemps, celui de l’ancienne URSS.

Pour obtenir la révolution « communiste » ou « anticapitaliste » de leurs voeux, ses membres s’échinent au quotidien à rendre le système capitaliste en place le plus invivable possible pour les populations qu’ils souhaitent amener à la révolte susceptible de les conduire à prendre le pouvoir et s’imposer enfin… en dictateurs.

Il est bien évident que cette activité « politique » particulière n’a jamais consisté à rechercher une quelconque justice, sociale ou autre, à respecter les droits de chacun ou les lois en vigueur en France ou ailleurs, c’est tout le contraire.

Aussi, le NPA s’est de lui-même assigné la seule mission où finalement il excelle, qui est la défense des élus et fonctionnaires CORROMPUS de tous bords contre leurs victimes.

Et pour ses militants qui constituent des milices ultra violentes au service de tous ces CORROMPUS, tous les moyens sont bons pour dézinguer les victimes qui osent se plaindre ou pourraient éventuellement se plaindre bien avant qu’elles n’aient pu le faire ou voir leurs plaintes aboutir.

Toutes les formes d’assassinats sont ici de mise et n’importe qui peut en être victime.

Mais les violences et acharnements les plus démentiels ne concernent pas les plus faibles, vite balayés par les premières attaques. Ils portent sur les plus forts, les plus résistants, les têtes bien faites, les « gros cerveaux » qui ne s’en laissent pas conter, les ingénieurs.

Oui, M. Schneidermann, les ingénieurs sont bien haïs au NPA.

Non, M. Schneidermann, les ingénieurs ne sont pas des dominants.

Pour la plupart, ce sont des bosseurs et des « cerveaux ». Certains sont plus bosseurs, d’autres sont plus des têtes, des chercheurs qui font avancer sciences et techniques.

Que vous ont-ils donc fait ? Vous passer devant en classe, à vous aussi ?

Ce problème n’est pas le leur mais le vôtre, c’est celui des dominants qui n’ont pas les moyens de leurs ambitions et dont l’avidité devient bien vite envie et jalousie à l’égard de plus brillants qu’eux.

Si vous en êtes encore là, vous devriez consulter.

 

http://lelab.europe1.fr/luc-chatel-porte-parole-de-francois-fillon-estime-que-philippe-poutou-bafoue-la-presomption-dinnocence-3221492

Luc Chatel, porte-parole de François Fillon, estime que Philippe Poutou « bafoue la présomption d’innocence »

 

Publié à 09h19, le 05 avril 2017 , Modifié à 09h53, le 05 avril 2017

 

Luc Chatel, porte-parole de François Fillon, estime que Philippe Poutou "bafoue la présomption d'innocence"

Luc Chatel © Montage Le Lab via captures d’écran franceinfo:
Image Etienne Baldit

Etienne Baldit

etienne.baldit@europe1.fr

PROCÈS OR NOT PROCÈS ? - Philippe Poutou a sévèrement défouraillé, mardi 4 avril lors du premier débat à 11 candidats sur BFMTV et CNEWS, contre les politiciens « corrompus », s’en prenant nommément, vertement et longuement, à François Fillon et Marine Le Pen. Au bout d’un moment, l’ancien Premier ministre, excédé, a grommelé entre ses dents serrées qu’il allait lui « foutre un procès ». On ne sait pas s’il en a réellement l’intention, mais lui et son camp pensent visiblement qu’il y a matière. Luc Chatel, par exemple, ne se montre pas particulièrement énervé contre le représentant du NPA dans cette élection présidentielle, mais estime tout de même qu’il a « bafoué la présomption d’innocence ».

Sur franceinfo: ce mercredi, le député LR et porte-parole de François Fillon évacue les accusations formulées la veille par Philippe Poutou en expliquant qu’il a simplement « fait un coup » Et s’il reconnaît qu’il est « normal » que « ce sujet » des affaires qui touchent son champion (mais aussi Marine Le Pen) soit « évoqué », il considère manifestement que Philippe Poutou est allé trop loin. Il dit :

En même temps, monsieur Poutou bafoue la présomption d’innocence, il parle de ‘corruption’. Donc moi je pense pas que c’est ça que les Français attendaient hier.

Il s’en tient cependant à cette cela, n’annonçant pas d’éventuelles poursuites après les mises en cause du candidat anticapitaliste.

Même son de cloche du côté d’Eric Ciotti, promu mardi secrétaire général adjoint des Républicains chargé des fédérations, sur Radio Classique :

On avait l’impression d’être dans un débat ou une émission de télé-réalité selon la posture qu’ont voulu prendre certains candidats qui se sont fait plaisir et ont voulu faire des coups.

Pour mémoire, Philippe Poutou avait dynamité le débat en déclarant notamment vouloir « exprimer cette colère-là d’en bas contre des ultra-riches, des richesses indécentes, contre ces politiciens aussi corrompus, il y en a qui se reconnaîtront ici autour de la salle ou autour du pupitre ». Plus loin, il avait livré une tirade des plus remarquées :

Depuis janvier alors là c’est le régal, une campagne super. François Fillon, voilà, il est en face de moi. Que des histoires. Et plus on fouille, plus on sent la corruption, plus on sent la triche. En plus, c’est des bonhommes qui nous expliquent qu’il faut la rigueur, qu’il faut l’austérité, et eux-mêmes piquent dans les caisses publiques donc il y a un petit problème de ce côté-là.

[...] Ensuite il y a aussi Marine Le Pen. Pareil, on pique dans les caisses publiques, alors là c’est pas ici, c’est l’Europe. Alors l’Europe, pour quelqu’un qui est anti-européen, ça ne gêne pas de piquer l’argent de l’Europe. Et le pire c’est qu’en plus le FN qui se dit anti-système ne s’emmerde pas du tout, se protège grâce aux lois du système, grâce à l’immunité parlementaire et donc refuse d’aller aux convocations policières.

Sur Europe 1 ce mercredi matin, Philippe Poutou est revenu sur ce coup d’éclat, estimant que beaucoup de Français « attendaient » une expression de la sorte sur les affaires de deux des principaux candidats à la présidentielle. Et de se demander si François Fillon avait vraiment « intérêt à ce qu’il y ait » un procès, tout en disant ne pas vouloir « faire le malin » à ce sujet.

Il est en tout cas devenu une véritable star des internets depuis mardi soir, avec ses punchlines devenues virales.

 

http://www.arretsurimages.net/chroniques/2017-04-05/Le-coup-du-doux-Poutou-id9738

chronique du 05/04/2017 par Daniel Schneidermann

Le coup du doux Poutou

 

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J’ai beau tenter de prendre quelques vacances de matinaute, impossible de ne pas revenir sur le moment Poutou. Impossible de ne pas le savourer, s’en délecter comme d’un bonbon qui ne devrait jamais fondre. Impossible de ne pas se repasser la video qui, ce matin, galope partout sur Twitter, de toute l’allégresse de ses petites jambes. Impossible de ne pas se repasser « la » réplique de la soirée, à une Le Pen scotchée. « Nous quand on est convoqués par la police, on n’a pas d’immunité ouvrière, on y va ». Le moment après lequel il n’est plus nécessaire de regarder. Tout le reste, en comparaison, sera fade. Les « petits » à l’assaut des « grands » : l’étrange bastringue lilliputien de BFMTV et CNews, que TF1 s’était évertué à éviter en n’invitant que les « grands », a rempli sa fonction, mission accomplie, le travail est fait, les cartes sont redistribuées, et Le Pen marquée au front comme elle doit l’être. Affaire classée.

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Je ne sais trop pourquoi, j’attendais Lassalle. J’ai eu Poutou, et je n’ai pas perdu au change. Le berger n’est pas descendu de ses montagnes. Il repassera à la prochaine transhumance. Ils auraient dû s’en méfier, de Poutou. Déjà avant le début, il s’était fait remarquer en refusant de participer à la « photo de famille ». Poser avec Le Pen ? Poser avec Fillon ? Non merci. Sain réflexe, d’ailleurs. Au nom de quoi « poser avec Le Pen » ? C’est une fête ? Une kermesse ? Un barbecue des voisins ? Une équipe de foot ? C’est la classe 2017 ? Macron peut bien aller le chercher, pour lui demander de poser, non, il n’est pas de cette famille. L’absence de cravate, ensuite, aurait pu alerter. Mais ils n’ont pas dû se méfier. Le doux Poutou. Le gentil Poutou, souffre-douleur préféré de la bande à Ruquier, qui se laisse tondre, et se venge à distance, sur les réseaux sociaux. Hé hé. Les naïfs. Fillon d’abord : « plus on sent la corruption, plus on sent la triche ».Et Le Pen dans la foulée. Strike. C’est Poutou qui a raflé la mise, et qui restera. Il y aura des gifs, des memes, des détournements.

En parlant de Ruquier, Poutou avait dévoilé la vraie nature de l’amuseur, quelques jours plus tôt. Revenant après une précédente séance de tonte, il s’était aussitôt vu reprocher par la bande de s’en être plaint sur Facebook. Ruquier :« Vous avez un double visage, Monsieur Poutou. Je tiens à vous le dire. Sympathique en coulisse, et beaucoup moins sympathique sur Twitter. C’est bien que votre vrai visage ressorte ». A cet instant, c’est le vrai visage de Ruquier, qui ressortait. Pas uniquement le mépris, non. Quelque chose de plus complexe et de plus triste, comme une profonde, sincère incompréhension, que la France ne soit pas uniquement peuplée de gens qui rient des blagues de Ruquier, sont prêts à se laisser ruquieriser, et à poser pour des photos avec la bande à Ruquier. L’éternel « mais pourquoi ne nous aiment-ils pas ? » des dominants, quand un accident de la vie les place face aux dominés.

 

Affaire du meurtre de Jean-Jacques Le Page à Plouvonvelin en 2009 : un verdict qui ne satisfait pas

Cette affaire riche en rebondissements débutée avec l’incendie de la maison de Jean-Jacques Le Page à Plougonvelin le 24 juillet 2009 a été examinée par la Cour d’assises du Finistère jusqu’à vendredi dernier, 10 mars 2017, à compter du mardi 28 février 2017.

La principale accusée a été condamnée à une peine de vingt ans de réclusion criminelle assortie de dix ans de sûreté.

Elle a sitôt fait connaître son intention de faire appel, et Jacques Pradel consacrait déjà à cette affaire l’une de ses émissions sur RTL, hier, lundi 13 mars 2017.

En effet, à l’issue de ce premier procès, de nombreuses zones d’ombre concernant l’ensemble des faits en question interrogent toujours, rendant la vérité judiciaire bien incertaine.

Pour ma part, je rappelle que j’avais été définitivement bannie du site Rue89 le 31 juillet 2009 alors que je commentais un article relatif à cette affaire et me faisais copieusement insulter par le « déconnologue » répondant au pseudonyme de « Homere ».

Originaire de l’Hérault et résidant en Thaïlande où il exerce notamment comme hôtelier depuis de nombreuses années, cet homme d’affaires très trouble se signalant depuis 2008 comme l’un des membres les plus éminents de la bande de cyberdélinquants du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi tenait absolument à me faire taire sur le milieu dans lequel le crime s’était produit.

Par la suite, il se revendiquera « bras armé du NPA en Thaïlande » et avouera être l’organisateur de tous les harcèlements et campagnes de calomnies publiques dont j’étais victime depuis le mois de février 2009, ayant également concerné mon médecin-traitant, touché par ce crime de Plougonvelin.

Or, cette affaire criminelle a été instruite par les mêmes juges ultra CORROMPUS qui ont aussi toujours traité à l’envers toutes les affaires m’opposant à Josette Brenterch du NPA de Brest et ses divers complices, notamment ceux de la bande du psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Leur instruction, terminée très précisément le jour de ma condamnation illégale, le 11 juin 2013, est aujourd’hui clairement mise en cause par les avocats de la défense.

 

http://www.letelegramme.fr/morbihan/affaire-le-page-vers-un-proces-aux-assises-en-2016-30-04-2015-10612476.php

Affaire Le Page. Vers un procès aux assises en 2016

 

Publié le 30 avril 2015
Modifié le 30 avril 2015 à 07h34

 

Revoilà le meurtre de Jean-Jacques Le Page, survenu dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009 dans sa résidence de Plougonvelin, en première ligne. Mais cette fois-ci, il s’agira d’en écrire l’épilogue puisque la cour d’appel de Rennes vient de confirmer, dans un arrêt du 27 mars, la décision du juge d’instruction brestois de renvoyer William Rolland et Laëtitia Monnier, dite « Lola », devant la cour d’assises du Finistère.

Lola nie les faits

En revanche, Habib, le troisième homme, un temps dénoncé par Laëtitia Monnier et suspecté d’être le « corbeau » de cette histoire à rallonge, n’est pas renvoyé devant la juridiction criminelle. Presque cinq ans après les faits, les deux jeunes gens renvoyés aux assises sont libres. Ce qui ne devrait pas inciter la cour d’assises à aller vite pour programmer un procès que l’on devine fleuve et qui pourrait occuper la juridiction entre une et deux semaines. Joint, l’avocat de William Rolland, Me Patrick Larvor, estime que le procès pourrait se tenir lors du premier semestre 2016. Mais pour l’heure, aucune date n’est arrêtée.

Reste que l’audience promet d’être animée, même quelques années après les faits et cette procédure qui n’en a jamais fini de rebondir. Car à cette heure, Lola nie en bloc et William Rolland joue toujours sur quelques incohérences qui lui sont favorables mais aussi sur la rétractation d’aveux passés une fois en garde à vue mais jamais renouvelés depuis. Bref, la tâche de la cour d’assises s’annonce des plus ardues.

 

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/meurtre-de-plougonvelin-29-retour-sur-les-lieux-du-crime-diapo-09-11-2009-646687.php

Meurtre de Plougonvelin (29). Retour sur les lieux du crime [Diapo]

 

Publié le 09 novembre 2009 à 12h22
Modifié le 10 novembre 2009 à 07h43
 
Un pas de plus vers l'éclatement de la vérité.
Un pas de plus vers l’éclatement de la vérité.

 

Les juges d’instruction saisis de l’affaire Jean-Jacques LePage se sont rendus hier sur les lieux du meurtre, à Plougonvelin, en compagnie de tous les protagonistes de l’affaire. La reconstitution de la nuit du 23 au 24 juillet derniers a duré toute la journée.

 

> Le rappel des faits

«Faites venir mademoiselle Monier». La voix claire de la juge d’instruction Mathilde Boissy met fin aux conversations qui se tiennent aux abords de la grille de la villa de Jean-Jacques Le Page, fermée depuis le drame par des scellés et un cadenas. En une seconde, le silence devient lourd autour de la procession judiciaire qui se met en route le long du chemin de gravillons qui mène à la porte d’entrée de la belle demeure totalement sinistrée. Un camion de pompiers suit, une voiture de gendarmerie aussi. La bâche, battue par les vents et mangée par la pluie depuis le jour du sinistre, qui hier encore laissait voir le lieu du drame à travers sa béance, est à nouveau totalement déployée. Quatre gendarmes se postent devant. Il est 9h15, dans le matin clair illuminant ce lieu idyllique, juché au-dessus de la mer, au milieu de résidences cossues. La reconstitution du meurtre de Jean-Jacques Le Page commence. Circulez, il n’y aura plus rien à voir.

Lola se cache

Une heure avant l’entrée pesante du drôle de cortège. Une première voiture de gendarmerie arrive. Personne ne sait combien de temps va durer la reconstitution ordonnée dans le cadre de l’enquête par les juges Boissy et André. Petit à petit, le déploiement de gendarmes devient imposant. L’on s’affaire. Des plots sont disposés le long de la chaussée, un mannequin en mousse et un couteau en plastique sont apportés. Les avocats de la défense et des parties civiles arrivent au compte-gouttes, presqu’avec la procureure Lemoine. Les juges suivent. Laëtitia Monier, dite Lola aussi. En toute discrétion, ou presque. À l’arrière d’une voiture simple de la gendarmerie, la jeune fille cache son visage à l’aide d’un gros anorak sans forme. Un moment, elle sort de la voiture et montre brièvement, de dos, sa frêle silhouette. Elle porte des habits amples, et sa féminité n’apparaît qu’au hasard d’ongles vernis entraperçus.

Quel impact?

Le dernier à arriver est l’avocat de William Rolland, le prétendu complice libéré depuis le 12 octobre. Son client le suit, libre comme l’air. Il marche d’un pas lent. Grand, mince, les cheveux noirs dressés par du gel, il semble un peu perdu dans le cortège. Son rôle sera déterminant, pourtant. À son innocence proclamée, Laëtitia Monier continue de marteler son implication. Que s’est-il dit de plus dans le huis clos savamment pensé hier? Mystère. Le secret de l’instruction est impénétrable, mais il n’est pas besoin de sortir de Polytechnique pour savoir que la vérité mettra bien du temps à éclater, dans l’«affaire Le Page». Peut-être que cette reconstitution fleuve, achevée après 18h sur la plage où Laëtitia Monier a été vue le lendemain, permettra de faire avancer certaines convictions.

 

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/meurtre-de-plougonvelin-29-la-liberation-de-lola-se-decide-aujourd-hui-04-02-2011-1196331.php

Meurtre de Plougonvelin (29). La libération de Lola se décide aujourd’hui

 

Publié le 04 février 2011
Modifié le 04 février 2011 à 07h24

Le corps de Jean-Jacques Le Page avait été retrouvé dans sa maison de...
Le corps de Jean-Jacques Le Page avait été retrouvé dans sa maison de Plougonvelin, le 24 juillet 2009. Photo archives Eugène Le Droff

 

Depuis 18 mois, Lola est en prison. Mise en examen pour l’assassinat d’un retraité de Plougonvelin (29), la jeune femme clame son innocence, crie à l’injustice, et veut être libérée. La cour d’appel de Rennes, qui dira aujourd’hui si la détention doit être prolongée.

 

C’est une jeune fille mince aux longs cheveux clairs et au visage d’adolescente. Seuls son regard sûr et la clarté de son élocution trahissent ses 26 ans. Sans doute reflètent-ils aussi les difficultés d’une vie peu commune: elle n’a jamais connu l’école durant dix ans de nomadisme à travers l’Europe, en compagnie de sa mère. Elle s’est installée seule à Brest à l’âge de 20 ans. Après avoir exercé des petits boulots, elle est embauchée dans un bar à hôtesses. C’est là qu’elle sombre dans l’alcool et les drogues dures et qu’elle rencontre Jean-Jacques Le Page.

Lola accuse son complice

Le 24 juillet 2009, trois semaines après leur rencontre, le corps carbonisé de Jean-Jacques Le Page est découvert dans les décombres de sa maison du Trez-Hir, à Plougonvelin. L’autopsie révèle qu’il est mort d’un «traumatisme cérébral majeur» suivi de coups de couteau. Plus tard, on devait aussi retrouver un plomb d’arme à grenaille dans l’une de ses orbites. Lola (Laëtitia Monier pour l’état civil) avait été aperçue la veille au soir non loin de là et le jour du drame, des témoins l’ont vue, l’air égaré, portant un sac contenant un couteau. Elle est interpellée peu de temps après et mise en examen pour assassinat. La forte consommation d’alcool de la soirée, ajoutée au valium ingurgité en substitution à l’héroïne, a sans doute rendu ses souvenirs nébuleux. Mais elle tente de raconter cette soirée au Trezh-Hir au cours de laquelle elle aurait fait entrer dans la maison de la victime son complice, William Rolland, venu pour voler argent et objets de valeur. Selon elle, les deux hommes se seraient battus à l’étage. Lorsqu’elle est montée, Jean-Jacques Le Page était au sol mais vivant. Elle aurait alors quitté les lieux dans un état second. À l’en croire, c’est son complice qui aurait ensuite tué la victime et mis le feu à la maison pour faire disparaître le cadavre. William Rolland, parti à Marseille après les faits, a été interpellé là-bas.

Des aveux mais pas d’ADN

Placé en garde à vue, il aurait fait des aveux aux enquêteurs. Des aveux sur lesquels il est revenu, dénonçant «la pression» dont il avait fait l’objet lors de l’interrogatoire. La police scientifique a retrouvé des traces de l’ADN de Laëtitia Monier mais elle n’a rien trouvé qui puisse établir la présence de William Rolland. Ce dernier a d’ailleurs été remis en liberté, voici un peu plus d’un an. La jeune femme, qui maintient ses accusations et ses déclarations d’innocence, a vécu cette libération comme une injustice. Le juge d’instruction de Brest a d’ailleurs estimé, la semaine dernière, que la détention avait assez duré, en rendant une ordonnance de mise en liberté sous contrôle judiciaire. Le parquet avait alors fait appel et c’est la chambre de l’instruction de la cour qui va maintenant décider.

Confrontation le 17 février

Pour l’avocate générale, il convient de prolonger la détention. «Il faut pouvoir continuer les investigations», a-t-elle dit. «Une expertise sur des traces de chaussures est en cours et des confrontations doivent avoir lieu rapidement». Le résultat de ces expertises, qui pourraient établir la présence sur les lieux de William Rolland, devrait être connu avant trois mois. Quant aux confrontations, la prochaine est prévue le 17 de ce mois. Selon la défense, Laëtitia Monier «porte le chapeau» et tout, dans ce dossier, concourt à établir qu’elle n’a pas tué: pas de mobile, des vêtements sans taches de sang, un couteau dont elle se serait évidemment débarrassé si elle avait tué et le fait qu’elle soit restée à Plougonvelin. Pour Me Appéré, son maintien en détention n’est dû qu’à une chose: «La justice n’aime pas reconnaître ses erreurs», a-t-il lancé en remarquant que les investigations en cours concernent uniquement William Rolland. «Il est difficile de se dire qu’on a peut-être remis le coupable en liberté».

 

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/cotesarmor/meurtre-de-plougonvelin-lola-sort-de-prison-20-08-2011-1404752.php

Meurtre de Plougonvelin. Lola sort de prison

 

Publié le 20 août 2011
L'instruction n'ayant pas «démontré ce qu'il s'est réellement passé» dans la...
L’instruction n’ayant pas «démontré ce qu’il s’est réellement passé» dans la nuit du 23au 24juillet 2009, la cour d’appel a décidé de la remise en liberté de Lola. Photo archives Steven Le Roy

 

Incarcérée depuis deux ans dans l’affaire du meurtre de Jean-Jacques Le Page, retraité de Plougonvelin (29), Laëtitia Monier – dite Lola – va être remise en liberté. Ainsi en a décidé, hier, la chambre de l’instruction de la cour d’appel.

 

Le matin du 24 juillet 2009, les pompiers retrouvaient le corps calciné de Jean-Jacques Le Page dans les décombres de sa maison du Trez-Hir, à Plougonvelin, détruite par un incendie. L’autopsie devait révéler que l’homme était mort après avoir reçu un choc violent à la tête, quinze coups de couteau et un plomb de pistolet à grenaille dans l’oeil.

Médicaments alcool et confusion

Laëtitia Monier, qui avait été vue sur les lieux dans la soirée du 23, était interpellée peu de temps plus tard. La jeune femme, une employée de bar de Brest connue de la victime sous le nom de Lola, a livré un témoignage d’une grande confusion en raison des anxiolytiques et de l’alcool qu’elle avait absorbés. À l’en croire, elle se serait rendue chez Jean-Jacques Le Page, qu’elle connaissait depuis peu, en compagnie d’un ami qui devait y commettre un cambriolage. L’opération se serait mal passée, s’achevant par un pugilat au cours duquel son complice aurait tué la victime avant d’allumer l’incendie et de prendre la fuite. Elle-même est restée au Trez-Hir où elle a été retrouvée-errant sur la plage-par des baigneurs qui ont, par ailleurs, indiqué avoir aperçu un couteau rougi dans son sac à main.

Aveux et rétractation

Le complice désigné, William Rolland, avait pris le train à Brest quelques heures après l’incendie, pour se rendre à Marseille où il a été interpellé quelques jours plus tard. Interrogé durant sept heures, il a avoué le meurtre en corroborant la version nébuleuse de Laëtitia Monier. Avant de se rétracter. Les deux jeunes gens ont été mis en examen pour assassinat, et placés en détention. William Rolland devait être mis en liberté deux mois plus tard, sous contrôle judiciaire. Lola, sans doute victime de l’imprécision de son témoignage et des modifications de versions livrées aux enquêteurs, aura dû attendre deux ans.

Mystérieuse lettre anonyme

«À chaque investigation, les charges contre Mlle Monier s’affaiblissent», a plaidé, devant la cour, son avocat Pierre Tracol, en décrivant une jeune femme bien plus maladroite que manipulatrice. «Il n’y a pas de mobile et aucun élément ne la relie au crime, sauf le fait d’avoir été vue sur les lieux», porteuse d’un «couteau souillé de traces apparemment anciennes». Un couteau qui n’avait pas été retrouvé au Trez-Hir là où Laëtitia Monier avait indiqué avoir laissé son sac, mais découvert à Brest plus de 20 mois plus tard grâce à une mystérieuse lettre anonyme indiquant le lieu où il avait été caché. «On n’y a décelé aucune trace de sang, ni aucune empreinte génétique», poursuit l’avocat. «L’instruction n’a pas démontré ce qu’il s’est réellement passé», a reconnu l’avocat général en requérant néanmoins- mais sans grande conviction-le maintien en prison. Cette fois, la cour ne l’a pas suivi et a infirmé l’ordonnance de prolongation de détention prise par le juge des libertés et de la détention. Les investigations qui vont se poursuivre devront éclaircir bien des mystères avant qu’un procès puisse avoir lieu.

 

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/strenanouess/plougonvelin/affaire-le-page-en-quete-de-verites-28-08-2011-1411813.php

Affaire Le Page. En quête de vérités

 

Publié le 28 août 2011 à 06h58
Saura-t-on jamais ce qu'il s'est réellement passé dans la nuit du 23 au 24...
Saura-t-on jamais ce qu’il s’est réellement passé dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009, au sein du domicile de Jean-Jacques Le Page ? (Photo Archives Eugène Le Droff)

 

Plus de deux ans après le meurtre de Jean-Jacques Le Page, à Plougonvelin (29), les deux mis en examen sont libres, placés sous contrôle judiciaire et attendent désormais les suites judiciaires à cette affaire. À l’heure où l’instruction de cet incroyable dossier tire à sa fin, «Lola» et William Rolland n’en finissent plus de clamer leur innocence.

 

Lola
Laëtitia Monier, dite «Lola» ou encore appelée «Marie» par William Rolland est incontestablement le personnage clé de cette affaire. Cette jeune femme, aujourd’hui âgée de 27 ans, a été la première interpellée le 29 juillet 2009, cinq jours après le meurtre de Jean-Jacques Le Page. Employée au «46», un bar à hôtesses du centre-ville de Brest, elle l’avait rencontré peu de temps avant et avait accepté, ce fameux soir du 23 juillet, de le suivre dans sa résidence plougonvelinoise.
Que s’est-il passé là-bas ? Quelques certitudes : elle et lui ont mangé vers 20 h dans une cafétéria brestoise puis se sont rendus sur la côte vers 20 h 35. Dans la résidence de ce retraité, ils ont bu un verre ensemble. Des traces d’ADN appartenant à la jeune femme ont ainsi été collectées sur le verre. Il ressort également que Lola a rencontré un groupe de jeunes à la sortie d’un bar de la station balnéaire. Il est alors 23 h 30, une photo sera prise avec un téléphone portable à 23 h 57. Elle se rend ensuite dans une villa où la fête se poursuit. L’un des jeunes va voir deux couteaux dans un gros sac. Les lames seraient ensanglantées, «mais avec du vieux sang, comme le disent les témoins», corrige le nouvel avocat de Laëtitia Monier, Me Pierre Tracol.
Il apparaît encore qu’à l’heure de midi, le lendemain, Lola va aller se baigner à la plage du Curé tout habillée. Là encore, les couteaux sont vus comme ils seront vus par ceux qui vont finalement la prendre en stop jusqu’à Brest. En juin 2011, près de deux ans après les faits, la juge Mathilde Boissy reçoit une lettre anonyme lui indiquant que les couteaux et le sac se trouvent dans le quartier de Recouvrance, à Brest. Sur l’enveloppe, une trace d’ADN a été trouvée, mais pas identifiée. Les objets sont pourtant récupérés, analysés. Les lames sont souillées, «mais par aucune trace de sang humain», avance son avocat qui estime que cette piste s’essouffle et joue aujourd’hui en faveur de Lola.
Car la jeune femme a toujours nié le crime, même si ses versions sur la scène qu’elle aurait vue, puis seulement aperçue, ont varié au fil du temps. La faute, selon sa défense, à «une personnalité plastique qui épouse toujours la version de son contradicteur». Elle n’a jamais contesté s’être rendue chez Jean-Jacques Le Page mais a mis en cause tour à tour William Rolland puis un certain Habib comme responsables du meurtre. Elle assure même s’être sauvée de la maison lorsque, selon elle, une bagarre aurait éclaté entre le retraité et William Rolland qui serait venu cambrioler la maison. Mais où ? Au rez-de-chaussée de la résidence comme elle a commencé par le dire ? Ou dans la chambre à l’étage où le corps dénudé, seulement vêtu d’une ceinture herniaire, et calciné de Jean-Jacques Le Page a été retrouvé ? Là encore, ses versions divergent.
Lors d’audiences publiques, la jeune fille a montré un visage mystique, habitée par une grande foi catholique. Il a été prouvé par le biais d’une expertise qu’elle est toujours vierge. Elle n’a cessé de demander sa libération qui est finalement intervenue à la mi-août. «Six mois avant, le juge brestois Fransois avait déjà raison en la libérant», s’indigne Me Tracol.

William Rolland
Une constante : ce grand échalas lymphatique, vu errant à la reconstitution du 9 novembre 2009, a toujours été mis en cause par Lola. Aujourd’hui âgé de 24 ans, William Rolland n’a purgé que deux mois de détention provisoire à la suite d’aveux passés en garde à vue, à Marseille. Il s’est rétracté lors de sa première audition devant le juge d’instruction et depuis, il certifie ne s’être jamais rendu sur les lieux. Épaulé par Me Patrick Larvor, William Rolland met en avant des horaires incompatibles avec la commission du meurtre : son portable a déclenché une borne à Brest à 22 h 30 et son voisin l’a accueilli à 23 h 58. Il a ensuite été vu en bas de la rue de Siam, à Brest, à plus de 30 km de la scène de crime. Il lui reste donc une heure et demi pour faire l’aller-retour mais William Rolland n’a ni voiture ni permis de conduire. Aucun taxi n’a fait la route.
Contre lui, il ne reste que les versions de Lola, une trace de chaussure laissée sur la cuvette des toilettes «compatible avec la sienne mais il n’est pas certain que ce soit la sienne», dit l’expertise, et les aveux. Aveux érodés par l’expertise psychologique du jeune homme qui montre un comportement infantile et l’impossibilité de subir la pression sans craquer. Il aura aussi à expliquer pourquoi, au lendemain du crime, il a pris le train avec son voisin pour Marseille. Une coïncidence, a-t-il toujours expliqué.

La victime
Alors qui ? Lola et William Rolland ? Un des deux ? Aucun des deux ? «Je m’interroge sur le mobile et sur la présence d’un tiers», suppute aujourd’hui Pierre Tracol. Il a dans ses cartes une empreinte ADN n’appartenant à personne de connu et retrouvée sur un bouton de volet. Et il reste encore l’emploi du temps de Jean-Jacques Le Page à éclaircir. Pourquoi a-t-il téléphoné à Lola le soir fatal, à 21 h 40 ? Pourquoi a-t-il été vu en train «de chercher quelqu’un» dans un café voisin entre 20 h 30 et 21 h 45? Lola dit avoir été la dernière personne à l’avoir vu vivant, avant la rixe. Peu après, certainement, un voisin l’ayant reconnu route de la Corniche, près de chez lui. Il était alors 22 h 30…

 

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/brest-lola-de-nouveau-en-garde-a-vue-16-10-2011-1466595.php

Brest. « Lola » de nouveau en garde à vue

 

Publié le 16 octobre 2011 à 11h58
Modifié le 16 octobre 2011 à 14h47

Laëtitia Monier, dite « Lola », impliquée dans une rixe à la sortie d’une discothèque, au port de commerce à Brest, dans la nuit de vendredi à samedi, a été placée en garde à vue. Elle sera déférée devant le parquet de Brest, cet après-midi.

 

Alcoolisée, « Lola« , âgée de 27 ans a tenté de subtiliser le téléphone portable d’une jeune femme de 24 ans, à l’aide d’une bombe lacrymogène et d’un couteau dont elle aurait menacé sa victime.

« Lola » est cette ex-hôtesse d’un bar de nuit brestois, poursuivie pour l’assassinat de Jean-Jacques Le Page, un retraité retrouvé mort en juillet 2009 dans sa maison de Plougonvelin, le corps lardé de 15 coups de couteau.

Faute de preuve évidente, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes avait remis Laëtitia Monier en liberté conditionnelle en août dernier.

 
http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/strenanouess/plougonvelin/affaire-le-page-qui-a-ecrit-la-lettre-anonyme-10-11-2011-1494991.php

Affaire Le Page. Qui a écrit la lettre anonyme ?

 

Publié le 10 novembre 2011 à 19h00
Modifié le 10 novembre 2011 à 19h09
Affaire Le Page.  Qui a écrit la lettre anonyme ?

 

L’affaire Le Page rebondit encore, trois ans et demi après le meurtre de Jean-Jacques Le Page, à Plougonvelin, près de Brest. Selon nos sources, l’enquête est relancée et pourrait durer encore une bonne année. Cette actualité tient à deux faits nouveaux.

 

D’une part, un caméscope, partiellement calciné, aurait été retrouvé dans les décombres de la chambre de la victime. Il serait en bon état et montrerait des scènes assez chaudes, mais sans Lola.

Par ailleurs, une expertise graphologique de la lettre anonyme reçue par les juges d’instruction et qui indiquait, avant l’été, où se trouvaient un sac et des couteaux ayant peut-être servi au crime, est en cours.

Plus d’informations dans Le Télégramme de demain

 

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/affaire-le-page-qui-a-ecrit-la-lettre-anonyme-11-11-2011-1495152.php

Affaire Le Page. Qui a écrit la lettre anonyme?

 

Publié le 11 novembre 2011
Dire que l’affaire Le Page rebondit encore, trois ans et demi après le meurtre initial de Plougonvelin, peut paraître surréaliste. Et pourtant! Selon nos sources, l’enquête repart pour un tour qui pourrait encore durer une bonne année. Cette actualité tient à deux faits nouveaux. D’une part, la fille de Jean-Jacques Le Page, lors d’une visite de la maison, située route de la Corniche, aurait retrouvé dans les décombres de la chambre un caméscope partiellement calciné mais dont la cassette VHS serait en bon état et montrerait des scènes assez chaudes, mais sans Lola. Ce matériel sera bien évidemment examiné avec le plus grand soin mais à cette heure, le parquet se refuse à imaginer que l’appareil ait pu être déposé postérieurement au crime de l’audioprothésiste. Pour autant, il a demandé de dater l’appareil. Dans le même ordre d’idée, sans qu’il n’y ait nécessairement de cause à effet, une expertise graphologique de la lettre anonyme reçue par les juges d’instruction et qui indiquait, avant l’été, où se trouvaient un sac et des couteaux ayant peut-être servi au crime, est en cours. Il y a deux semaines, William Rolland et Laëtitia Monnier, les deux seuls mis en examen pour l’assassinat de Jean-Jacques Le Page, ont été priés de se présenter au palais de justice pour des exercices d’écriture. Les résultats ne sont pas encore connus. Mais une question demeure. Quelqu’un, très proche de l’enquête et qui, selon nos informations, disposerait d’informations encore tenues secrètes, semble désormais tourner très près de la gigantesque nébuleuse de ce fait divers qui tient en haleine enquêteurs et machine judiciaire depuis maintenant trois ans.

 

 

http://www.letelegramme.fr/une/degradations-a-brest-lola-hospitalisee-d-office-13-01-2012-1563342.php

Dégradations à Brest. « Lola » hospitalisée d’office

 

Publié le 13 janvier 2012 à 09h10

 

Décidément, « Lola » n’a pas fini de faire parler d’elle. Mise en examen depuis juillet 2009 dans l’enquête sur l’assassinat de Jean-Jacques Le Page à Plougonvelin (29), Laëtitia Monier, dite « Lola« , a purgé deux ans de détention provisoire. Remise en liberté, sous contrôle judiciaire, en août dernier, elle a de nouveau été interpellée en octobre.

La justice lui reprochait cette fois un vol de téléphone portable avec violence ayant entraîné une incapacité de travail et un port d’arme illégal (un couteau). Pour ce délit, elle a été condamnée en décembre dernier à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel. À peine un mois plus tard, « Lola » s’est encore fait remarquer.

Mardi soir, place Guérin, à Brest, elle a été arrêtée après avoir dégradé une dizaine de véhicules en stationnement. La jeune femme n’était visiblement pas dans un état normal. Incapable d’être entendue par la police, elle a fait l’objet d’une procédure d’hospitalisation d’office.

 

http://www.letelegramme.fr/bretagne/meurtre-de-plougonvelin-le-proces-du-28-fevrier-au-10-mars-a-quimper-03-11-2016-11279384.php

Meurtre de Plougonvelin. Le procès du 28 février au 10 mars à Quimper
Publié le 03 novembre 2016 à 20h17
Photos d'archives Steven Le Roy
Photos d’archives Steven Le Roy

 

Le meurtre de Jean-Jacques Le Page, en juillet 2009, à Plougonvelin (29), donnera lieu à un procès fleuve qui se tiendra du 28 février au 10 mars 2017, à Quimper.

 

Presque huit ans. C’est le temps qu’il aura fallu pour pouvoir audiencer le procès aux assises de Laetitia Monier, dite « Lola », et de William Rolland. Ils seront renvoyés à Quimper du 28 février au 10 mars pour le meurtre de Jean-Jacques Le Page, survenu à Plougonvelin (29), en juillet 2009.

Ils sont également mis en accusation pour la destruction du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes. La cour s’est donc donné du temps pour plonger dans cette nuit mystérieuse où cet audioprothésiste de 68 ans a été lardé de quinze coups de couteau avant que sa résidence surplombant la mer ne soit incendiée.

Dix jours de débats

L’enquête, riche en rebondissements et controverses, permettra-t-elle d’asseoir la culpabilité des deux accusés ? Les dix jours de débat ne seront sans doute pas de trop pour parvenir à une vérité judiciaire qui sera, sans nul doute, difficile à établir.

L’accusation sera portée par l’avocat général Emmanuel Phelippeau tandis que Laetita Monier sera défendue par Mes Pierre Tracol et Pierre Rustique. William Rolland, libre depuis octobre 2009, sera pour, sa part, assisté de Mes Patrick Larvor et Thierry Fillon. Trois parties civiles seront également représentées.

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/affaire-le-page-le-proces-huit-ans-apres-27-02-2017-11414583.php

Affaire Le Page. Le procès huit ans après

 

Publié le 27 février 2017 à 00h00
Modifié le 27 février 2017 à 05h09

Une reconstitution du crime avait eu lieu le 9 novembre 2009, dans la maison bourgeoise, à Plougonvelin.
Une reconstitution du crime avait eu lieu le 9 novembre 2009, dans la maison bourgeoise, à Plougonvelin.

 

Ce mardi, un procès hors normes s’ouvrira aux assises de Quimper. Un procès qui affole le temps, qui affole la raison, qui affolerait même les scénaristes les plus fous. Ce mardi, s’ouvrira à Quimper le procès de Lola et de William Rolland, renvoyés tous deux pour l’assassinat de Jean-Jacques Le Page, à Plougonvelin (29), il y a presque huit ans.

 

Les pompiers auraient dû écouter la voix de cette femme, qui les appelle dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009. Elle habite Plougonvelin, station balnéaire sur la mer d’Iroise, à une trentaine de kilomètres de Brest. De sa fenêtre, route de la Corniche, elle voit de la fumée s’échapper de la maison de Jean-Jacques Le Page. Mais par un hasard lourd de conséquences, les pompiers ne se déplacent pas ou tout au moins pas avant la matinée du lendemain. En ouvrant la porte, les flammes bondissent en trouvant de l’air et embrasent en un rien de temps la coquette villa d’un retraité de 68 ans, bien connu dans son lieu de villégiature mais également à Brest où il fut un audioprothésiste de renom. Ce sont les pompiers qui seront les premiers mis sur le gril, s’excusant de leur négligence une fois le corps calciné du propriétaire retrouvé dans des décombres brûlés puis noyés par l’eau.

Mais à l’autopsie du corps, la responsabilité des pompiers va s’évanouir illico. Avant d’être la proie des flammes, Jean-Jacques Le Page a été lardé de quinze coups de couteau. Personne ne se doute encore que s’ouvre à ce moment précis une histoire criminelle qui ne donnera jamais, quoi qu’il arrive, son intégrale vérité.

La faute à plusieurs éléments. Factuels d’abord : sur place, les gendarmes peinent à collecter des éléments fiables dans cette maison trop endommagée. Mais surtout, l’arrestation quelques jours plus tard de Laëtitia Monnier, une call-girl surnommée Lola, alors âgée de 24 ans, va faire basculer l’affaire au-delà du raisonnable, notamment en raison de la personnalité de celle qui sera dès demain, au coeur du procès.

William, Habib et les versions dissonantes

Jean-Jacques Le Page a rencontré Lola dans un bar à hôtesses de Brest, le « 43 », en plein centre-ville, quelques semaines ou mois plus tôt. Après son arrestation, Lola ne restera constante que sur deux points. Oui, elle a été chez lui ce soir-là et non, elle ne l’a pas tué. Pour le reste, elle va servir aux enquêteurs des explications aussi mouvantes que les sables. Dès le début de l’enquête, elle met en cause William Rolland, un échalas un peu mou, copain de galère de la jeune fille, sur la rive droite brestoise. Il est arrêté à Marseille, début août 2009, et avoue en garde à vue le meurtre du sexagénaire. Avant de se rétracter presque aussitôt.

Plusieurs questions se posent rapidement. Contre lui, celle de son voyage à Marseille au lendemain du meurtre. « Un hasard » répondra-t-il constamment. Pour lui, ce bornage téléphonique de la soirée du 23 juillet qui montre son impossibilité temporelle d’avoir fait le voyage Brest-Plougonvelin aller-retour. Surtout que William Rolland n’a pas de permis, pas de voiture et qu’aucun taxi n’a fait la route ce soir-là. Contre toute attente, William Rolland est remis en liberté à peine plus de deux mois après son arrestation, ne subissant qu’un contrôle judiciaire spécialement léger.

Lola mettra aussi en cause un certain Habib qui parviendra à se dédouaner sans difficulté. Mais des mois après le crime, la juge d’instruction Mathilde Boissy reçoit une lettre anonyme lui indiquant où se cachent les couteaux ayant servi au meurtre. Ils sont retrouvés dans un sac, à Recouvrance, ensanglantés mais le sang s’avérera être animal. Il s’avérera de la même manière que c’est Habib qui a écrit la lettre…

Le mystère Lola

Et il y a Lola. Catholique convaincue, brandissant devant le juge des libertés et de la détention un certificat de virginité. Lola, récupérée errant dans les rues de Plougonvelin le soir du drame par une troupe de jeunes en goguette et qui l’amèneront chez eux. Où des couteaux seront vus. Et seront revus le lendemain par une famille pique-niquant sur une petite plage dite du Curé, alors que Lola se baigne habillée.

Que s’est-il passé chez Jean-Jacques Le Page ce soir du 23 juillet 2009 ? Pourquoi le retraité a-t-il été vu rue de la Corniche vers 22 h 30, « en cherchant quelqu’un » ? Huit ans d’instruction, de navettes judiciaires et de rebondissements n’auront pas suffi à faire la lumière intégrale. Le procès d’assises permettra-t-il de lever les zones d’ombre ?

 
http://www.letelegramme.fr/bretagne/neuf-jours-d-audience-pour-un-stock-de-questions-27-02-2017-11414550.php

Affaire Le Page. Neuf jours d’audience pour un stock de questions

 

Publié le 27 février 2017 à 00h00
Modifié le 27 février 2017 à 05h07

 

Le procès de Lola et de William Rolland s’ouvrira demain et durera jusqu’au vendredi 10 mars. Il faudra, en effet, du temps pour éclaircir les zones mystérieuses qui planent encore sur ce dossier.

La personnalité de la victime. La personnalité de Jean-Jacques Le Page devrait aussi prendre du temps aux juges et aux jurés. Homme reconnu et apprécié, il avait toutefois un goût pour les bars à hôtesses où il avait rencontré Lola. Quelle était la nature de leur relation ?

Certaines sources proches de l’enquête affirment qu’à l’époque du printemps 2009, l’homme aurait nourri un sérieux béguin pour la jeune fille. Une époque où en parallèle, il avait reconnu une fille naturelle déjà majeure, qui sera partie civile au procès, ainsi que son fils et sa soeur.

Le mystère de la bille de plomb. Lors de l’autopsie, le médecin légiste a retiré de l’orbite de la victime une bille de plomb semblable à une grenaille tirée à l’aide d’une arme à feu. Mais aucun pistolet n’a été retrouvé… De la même façon, comment expliquer qu’un caméscope ait été retrouvé lors de la rétrocession de la maison à la famille plus d’un an après le drame ? L’appareil se trouvait en état de marche sous le lit. Et encore, cette trace de semelle de chaussure de marque Van’s sur la lunette des toilettes. « Elle est compatible avec les chaussures de William Rolland mais rien n’indique que ce soit la sienne ».

L’avant-soirée à Plougonvelin. Il est acquis qu’en début de soirée Jean-Jacques Le Page a récupéré Lola et qu’ils ont fait route ensemble de Brest vers son domicile.

Il l’a invitée à dîner dans une cafétéria puis ils sont rentrés. Après ? On sait que l’homme a été vu dans un café voisin entre 20 h et 21 h 45 « en train de chercher quelqu’un ». On sait aussi qu’il a téléphoné à Lola vers 21 h 40. Pourquoi ? Pas de réponse connue pour l’instant.

 
http://www.letelegramme.fr/bretagne/affaire-le-page-ce-n-est-pas-clair-dans-ma-tete-01-03-2017-11417199.php

Affaire Le Page. «Ce n’est pas clair dans ma tête»

 

Publié le 01 mars 2017 à 00h00
Modifié le 01 mars 2017 à 05h00

Un témoin clé s'est fait porter pâle, hier, à une semaine de son audition, soulevant la colère de Mes Rajjou, Balan et Launay, avocats des parties civiles.
Un témoin clé s’est fait porter pâle, hier, à une semaine de son audition, soulevant la colère de Mes Rajjou, Balan et Launay, avocats des parties civiles.

 

Une nouvelle fois, Lola a varié dans ses explications, ce mardi, au premier jour du procès du meurtre de Jean-Jacques Le Page, en 2009, à Plougonvelin. La cour d’assises du Finistère a commencé à se pencher sur la personnalité des deux accusés.

 

« Je prends du valium depuis dix ans. J’ai des trous de mémoire ». Cheveux noirs tirés en arrière, Laëtitia Monier, dite Lola, a perdu de sa superbe. « À l’époque, vous étiez drôlement jolie. Ça ne veut pas dire que vous ne l’êtes plus », commente Me Balan, l’un des avocats des parties civiles. Hier, au premier jour du procès du meurtre de Jean-Jacques Le Page, tué dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009, à Plougonvelin, la jeune femme qu’il avait rencontrée au « 43 », un bar à hôtesses brestois, a livré une nouvelle version des faits.

Lola a continué à crier son innocence, évoquant un projet de cambriolage imaginé par William Rolland, son coaccusé. Un projet qui aurait mal tourné, conduisant à la mort du commerçant, retraité de 67 ans. Son corps calciné, lardé de quinze coups de couteau, avait été retrouvé dans les décombres de sa maison du boulevard de la Corniche.

Selon sa nouvelle version, elle aurait été invitée à quitter les lieux par la victime qui était parvenue à désarmer son ami. Évoquant la présence d’un certain Habib -dont l’implication a été écartée au cours de l’instruction- elle décrit, de façon décousue et incohérente, avoir ramassé le couteau sur la plage pour le placer dans son sac, avant d’être appelée par la victime. L’un des deux couteaux ensanglantés vus dans la nuit par un groupe de jeunes qui l’avait prise en stop, puis par des témoins, le lendemain, sur la plage.

« Ça fait beaucoup de choses qui changent », lui fait remarquer la présidente, Claire Fouquet-Lapar. « Ce n’est pas clair dans ma tête », admet Lola.

« J’ai menti »

Une jeune femme sous le joug de sa mère qu’elle qualifie d’accaparante. Depuis ses 7 ans, les deux femmes ont longtemps vécu en vase clos. Privée de scolarité au gré de la pérégrination des deux femmes en Europe, elle évoque la prostitution de sa mère comme modèle. Elle était devenue à son tour hôtesse dans des bars brestois, « parce qu’on ne couche pas en France », insiste celle qui défend la virginité par conviction religieuse. « Ce n’est pas contradictoire ? », questionne Claire Fouquet-Lapar. « La masturbation, pour moi, ce n’est pas de la prostitution. C’est une sorte de massage », soutient Lola.

Si elle n’a jamais formellement désigné « Will » comme l’auteur des coups de couteau, la jeune femme s’est montrée encore plus prudente, hier : « Je ne pense pas qu’il ait tué le monsieur. Il a dû s’enfuir avant. Tout ce qu’il voulait, c’était l’argent ». « Lors de votre première audition, vous avez dit avoir vu Jean-Jacques Le Page avec du sang », lui rappelle la présidente. « J’ai menti », répond l’accusée.

Le témoin clé absent

« On m’a traîné dans la boue », martèle William Rolland. Le jeune homme, âgé de 29 ans, s’était rétracté devant le juge d’instruction après avoir livré des aveux qu’il dit extorqués. Pourtant décrit comme intelligent, il avait reconnu être l’auteur des coups. « William, c’était une proie facile. Je sais qu’il est innocent », défend sa tante. Un témoignage tempéré par les bagarres et une affaire d’extorsion pour laquelle il avait été condamné après sa sortie de détention provisoire. « Vous ne pensez pas que c’est de la violence d’être accusé à tort ? Il a vécu l’horreur en détention », martèle la tante.

William Rolland avait été remis en liberté grâce, notamment, à l’alibi d’un ami qui l’avait accompagné à Marseille, au petit matin du 24 juillet. Un homme, témoin clé, qui s’est fait porter pâle, hier, à une semaine de son audition, soulevant la colère des parties civiles. La cour dira, ce matin, si elle entend se passer de son audition.

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/plougonvelin/affaire-le-page-la-mere-de-lola-n-a-pas-tout-dit-01-03-2017-11418456.php

Affaire Le Page.  »La mère de Lola n’a pas tout dit »

 

Publié le 01 mars 2017 à 19h58

Une reconstitution de l'affaire s'était déroulée dans les décombres  de la villa brûlée de la victime. (Photo d'archives Eugène Le Droff)
Une reconstitution de l’affaire s’était déroulée dans les décombres de la villa brûlée de la victime. (Photo d’archives Eugène Le Droff)

 

Appelée à témoigner devant les assises de Quimper, ce mercredi, la mère de Lola, incapable de justifier de son emploi du temps la nuit du meurtre de Jean-Jacques Le Page, s’est retrouvée sur la sellette. Son téléphone avait borné près de Plougonvelin (29), au matin des faits.

 

« Est-ce que votre mère était présente ce soir-là avec vous ? » Questionnée par Me Rajjou, partie civile, Lola cherche de l’aide dans le regard de ses avocats. Après un long moment d’hésitation, la jeune femme, coaccusée du meurtre de Jean-Jacques Le Page, dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009, à Plougonvelin (29), répond par la négative. Avant de tempérer ses explications: « Elle est incohérente ».

La deuxième journée de procès a ajouté un peu plus d’incertitudes aux débats de l’affaire Le Page, ce mercredi, devant la cour d’assises du Finistère. Appelée à témoigner de la personnalité de sa fille, la mère de Laëtitia Monier n’a pas supporté le feu des questions des parties civiles et de l’avocat général. « Je suis malade, ne me triturez pas trop », insiste le témoin, avant de s’effondrer en larmes à la barre.

À plusieurs de ses codétenues, Lola avait pourtant confié que sa mère était présente ce soir-là. « Elle aurait pu, mais elles mentent », répond l’accusée. « Elle a de l’imagination, elle peut inventer des scénarios », confiait, plus tôt, la retraitée, en réponse à une question de Me Larvor, l’avocat de William Rolland, sur la mythomanie de sa fille soulevée par le Dr Cozic, l’un des experts psychiatres.

Son téléphone tout près de la villa 

Oui mais voilà, plusieurs questions restent sans réponse, de l’avis du ministère public et des parties civiles. À commencer par son arrivée en train, dans l’après-midi du 23 juillet. Une simple coïncidence, selon la mère de Lola : « Je voulais l’éloigner de Brest ».

Elle réfute l’avoir vue ce jour-là. Entendue par les gendarmes, elle avait expliqué avoir passé la soirée aux Jeudis du port. Ce mercredi, en réponse à une question de Me Rajjou, la femme a soutenu être restée se reposer dans l’appartement de sa fille, avant de se défendre en expliquant ne plus s’en souvenir, huit ans après les faits. Une nuit au cours de laquelle son téléphone était resté muet. Avant de borner, au matin des faits, près du Conquet, à seulement quelques kilomètres de la villa de Jean-Jacques Le Page. « Je suis allée au Conquet en bus, je n’y étais pas. Je n’y suis jamais allée », insiste-t-elle après avoir parlé de « la grande maison » de la victime.

À la disposition de la justice 

Baskets aux pieds, la retraitée n’est pas davantage à l’aise quant aux enregistrements de ses conversations avec sa fille, les jours suivant. Les deux femmes parlaient par code, Lola cherchant à savoir si les gendarmes étaient venus à son appartement de Recouvrance. « Vous portez des Adidas. Il vous arrive de porter des Vans ? », questionne, à son tour, Stéphane Cantéro.

Sans le dire, l’avocat général fait référence aux traces de semelles relevées dans les toilettes de la maison incendiée. « Non… Moi, c’est du 42, je crois qu’on avait retrouvé du 43″, justifie-t-elle, conduisant l’avocat général à demander à la présidente d’acter les déclarations du témoin. Des éléments qui, pour Me Rajjou, « permettent de penser que la mère de Lola n’a pas tout dit ».

À la demande des parties civiles et du ministère public, la cour a ordonné que le témoin reste à la disposition de la justice.

 

http://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/affaire-lola-les-dernieres-heures-de-la-victime-4831213

Affaire Lola. Les dernières heures de la victime

 

Modifié le 02/03/2017 à 21:56 | Publié le 02/03/2017 à 20:06

  • Pierre-Hector Rustique et Pierre Tracol, avocats de Lola.
    Pierre-Hector Rustique et Pierre Tracol, avocats de Lola. | Crédit photo : Thierry Creux

Mickaël LOUÉDEC.

Au tribunal ce jeudi, les experts se sont attardés sur les circonstances de la mort de Jean-Jacques Le Page, via le témoignage d’experts. Un avocat a évoqué « un acharnement ».

« Un vrai massacre. » La phrase est lâchée jeudi matin, devant la cour d’assises du Finistère, par Me Balan, avocat des parties civiles. Il commente l’expertise du Dr Saccardy, médecin légiste qui a examiné le corps « carbonisé » de Jean-Jacques Le Page, le 25 juillet 2009.

La veille, le cadavre de cet audioprothésiste réputé de la région brestoise était retrouvé dans sa villa en flammes, à Plougonvelin.

Le Dr Saccardy explique avoir noté la présence de quinze plaies au niveau du thorax de la victime. La cause du décès ? Pas sûr. « J’ai aussi constaté un saignement interne de la boîte crânienne, qui peut être dû à un traumatisme », assure la légiste.

Une analyse contredite quelques minutes plus tard par d’autres professionnels de la médecine légale. Les Dr Bouvet et Le Gueut expliquent que « ce traumatisme cérébral serait le fait de la carbonisation ».

Les trois experts s’accordent au moins sur un point : un projectile a été retrouvé dans l’orbite droit de la victime. « Un calibre 11, tiré a priori d’un pistolet à grenaille », selon Marcel Ballester, expert en balistique. Un « plomb » qui ne provient pas du pistolet retrouvé près de la victime.

Signes de lutte

Cette blessure n’aurait pas été fatale à Jean-Jacques Le Page, mais elle rajoute au calvaire qu’a pu endurer le retraité de Plougonvelin, qui présente aussi des entailles au niveau des avant-bras. Probable signe d’une lutte, selon le Dr Saccardy.

La matinée de jeudi a aussi été l’occasion, pour les avocats de Laëtitia Monier – alias Lola – une ex-call girl, de mesurer le degré d’implication possible de leurs clients. Me Rustique rappelle qu’une voisine a vu une lumière s’éteindre à 5 h du matin, dans la villa de la victime. À cette heure, sa cliente était en soirée.

« L’acharnement »

Il n’a pas non plus manqué de faire dire à l’experte qu’il fallait « une certaine force » pour sectionner un des cartilages de la victime, au niveau des côtes. Laëtitia Monier est chétive, presque frêle.

A-t-elle pu tout de même porter les coups de couteau ? A-t-elle été aidée ? William R., co-accusé, nie toujours sa participation aux faits. Le bornage de son téléphone, à Brest au moment des faits, parle pour lui.

« Aucune chance »

Lundi, l’audition des accusés devrait apporter un éclairage sur « l’acharnement » dont a été victime Jean-Jacques Le Page, dixit Me Balan. À la barre, une des expertes est lapidaire : « La victime n’avait aucune chance de s’en sortir. »

Pendant ce temps, Lola, les yeux clos, la tête penchée, semble ne plus lutter contre le sommeil. Ce vendredi, démarre le quatrième jour d’audience. Il en reste six.

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/plougonvelin/affaire-le-page-le-mystere-lola-03-03-2017-11419840.php

Affaire Le Page. Le mystère « Lola »

 

Publié le 03 mars 2017 à 09h16

De gauche à droite : Me Tracol, MeLarvor et Me Rustique, les avocats de la défense.
De gauche à droite : Me Tracol, MeLarvor et Me Rustique, les avocats de la défense.

 

Attachée à sa virginité, elle travaillait pourtant dans un bar à hôtesses. Personnalité complexe, Lola a été décrite par les experts comme une jeune femme à l’enfance carencée, hier, lors d’une journée plus favorable à son coaccusé.

 

Voûtée dans le box, Laëtitia Monier a écouté, d’une oreille attentive, les experts défiler à la barre de la cour d’assises, hier, au troisième jour du procès de l’affaire Le Page. Une posture corporelle lourde de sens pour Françoise Keruzoré. L’experte psychologue avait été marquée par la tenue de la jeune femme lors de son expertise. Comme dans le box, elle portait des vêtements fermés jusqu’au menton. Une tenue tout en contradiction avec « la robe sexy portée comme tenue de travail ». Une attitude qui témoigne, de son avis, d’un rapport au corps compliqué pour cette jeune femme « à la personnalité très complexe ». Mardi, Claire Fouquet-Lapar, la présidente de la cour d’assises, avait déjà évoqué les condamnations prononcées après le meurtre de Jean-Jacques Le Page, en juillet 2009, à Plougonvelin. Notamment l’affaire d’un coup de couteau qu’elle avait porté à un homme au flirt trop poussé. « Elle a un sentiment de danger à l’idée d’effraction de son corps », estime Françoise Keruzoré. L’experte psychologue y voit la conséquence d’une enfance carencée : « Elle a été élevée dans une grande pauvreté de contacts familiaux ».

« Elle finit par se mentir à elle-même »

Cette absence de socialisation est la conséquence d’une relation qualifiée de pathologique entre Lola et sa mère. « Elles fonctionnaient sur la méfiance. Le noyau paranoïaque, c’était elles contre le reste du monde. » Qualifiée d’intelligente, « elle est fine pour obtenir ce qu’elle veut ». Des carences à l’origine des troubles de la personnalité, décrits par l’ensemble des experts. Elle se réfugiait dans l’alcool et les stupéfiants, la conduisant à des épisodes de violence mal contenue. Ou à avoir recours au mensonge : « Elle finit par se mentir à elle-même et ne plus être en mesure d’accéder à la réalité », décrit, pour sa part, le Dr Cozic. Son confrère, le Dr Masson, y voit de la psychoplasticité modifiant son discours en fonction de l’interlocuteur. « Est-ce une démarche volontaire ? », questionne Me Tracol, avocat de Lola. « En général, c’est volontaire », estime l’expert. Il émet l’hypothèse d’une amnésie défensive : « Elle s’exprime facilement sur un sujet neutre. Quand on aborde les faits, c’est différent ». Avant de tempérer son propos en réponse à une interrogation de Me Rustique, le second conseil de Lola, sur l’influence de l’alcool sur les troubles de la mémoire : « Ça peut y contribuer ».

Un revolver introuvable

La journée d’hier a été plus favorable à William Rolland. Coaccusé du meurtre et de la destruction de la villa de Plougonvelin par incendie, le jeune homme a bénéficié de l’audition des experts en médecine légale, auteurs de la deuxième autopsie de la victime. Les deux médecins ont confirmé que les quinze coups de couteau étaient bien à l’origine de la mort, balayant l’idée d’un violent coup sur la tête. Ils ont aussi qualifié d’incompréhensible l’une des expertises, à charge pour le jeune homme. Elle estimait que les blessures, qu’il évoquait comme la conséquence de chutes anciennes, étaient liées à sa présence dans un foyer d’incendie. Reste le mystère des plombs retrouvés sur le corps de la victime. De la grenaille tirée par un revolver 22 long rifle. L’arme n’a jamais été retrouvée.

 
http://www.letelegramme.fr/bretagne/affaire-le-page-nous-attendons-la-verite-04-03-2017-11421168.php

Affaire Le Page. «Nous attendons la vérité»

 

Publié le 04 mars 2017 à 00h00
Modifié le 04 mars 2017 à 07h22

Après quatre jours de procès, le mystère reste entier quant à ce qui s'est passé il y a huit ans dans la villa du Treiz Hir, à Plougonvelin...
Après quatre jours de procès, le mystère reste entier quant à ce qui s’est passé il y a huit ans dans la villa du Treiz Hir, à Plougonvelin…

 

Huit ans après la mort de Jean-Jacques Le Page, sa famille attend toujours la vérité. Une vérité qui n’est pas sortie de cette première semaine de procès. Les débats reprendront lundi, à Quimper, devant la cour d’assises.

 

Dans le box, face aux explications du professeur Villerbu, l’expert psychologue, Laëtitia Monier s’est agacée, hier, pour la première fois depuis l’ouverture du procès du meurtre de Jean-Jacques Le Page dont le corps calciné avait été retrouvé dans les décombres de sa villa de Plougonvelin, le 24 juillet 2009. Évoquant une rage de dent, la jeune femme a quitté l’audience quelques minutes, avant de revenir. « Elle ne fait face à l’insoutenable qu’en fuyant », commente l’expert. Toujours impassible malgré les sentiments qu’elle dit avoir eus pour la victime, « Lola » n’a pas varié face aux familles.

Dignes depuis l’ouverture du procès, les enfants et le filleul du commerçant retraité se sont succédé à la barre des assises pour témoigner de la personnalité de leur père et parrain. Un homme décrit de toutes parts comme gentil, amusant et respectueux. À 67 ans, la victime n’avait pas changé, attirée depuis toujours par les femmes. « Toute sa vie, il s’est rassuré en plaisant aux femmes. Il avait de nombreuses conquêtes », reconnaît son fils.

À sa fille, le petit homme, « frêle » depuis un grave accident en 2008, avait confié son amour pour Lola, rencontrée au « Club 46 », un bar à hôtesse du centre-ville de Brest. « Il parlait de mariage ? », questionne la présidente, Claire Fouquet-Lapar. « Oui », confirme sa fille, à qui il avait dit que la jeune femme était une étudiante en médecine.

« Il n’y a qu’une personne qui a les clés »

Huit ans après les faits, les enfants de l’ancien audioprothésiste ne parviennent pas à faire leur deuil. « Nous attendons la vérité. Qu’on arrête de nous trimbaler. Ça fait huit ans qu’on nous raconte n’importe quoi », martèle le fils de la victime. Sa soeur tourne le regard vers Laëtitia Monier : « Il n’y a qu’une personne qui a les clés. Dites-nous ce qu’il s’est passé ».

Invitée par la présidente de la cour à se lever, Lola reste invariable : « La dernière fois que je l’ai vu, il m’a dit :  » prends vite un taxi  » et il a fermé la porte », soutient la jeune femme. « Vous êtes impliquée, insiste Claire Fouquet-Lapar, c’est vous qui le connaissiez, qui faites, le cas échéant, venir quelqu’un et qu’on voit avec des couteaux ». « C’est une personne que j’aimais bien. Je ne sais pas qui a fait ça… J’aurais été incapable de faire ça, surtout pas à ce monsieur ».

L’hypothèse d’aveux face à une situation compliquée

Une réponse toute faite, de l’avis du professeur Villerbu : « Elle ne cherche pas à convaincre », analyse-t-il. Face aux questions plus pressantes de la présidente, Lola évoque deux hypothèses : « Peut-être Will (son coaccusé) ou quelqu’un d’autre ».

Le jeune homme, à la personnalité qualifiée de « fragile et influençable », a bénéficié, hier, de deux expertises à nouveau favorables. Pour le Dr Chanoine, expert psychologue, William Rolland – désigné par Lola comme celui qui l’accompagnait cette nuit-là – aurait pu passer aux aveux, sous la pression de la garde à vue, pour se débarrasser d’une situation qui devenait très compliquée. « C’est assez dans sa manière de fonctionner », témoigne l’expert, auquel s’associe le professeur Villerbu.

À la lumière de ces personnalités, la cour d’assises se penchera la semaine prochaine sur les faits. Le verdict devrait être rendu jeudi soir.

 
http://www.letelegramme.fr/bretagne/affaire-le-page-des-enqueteurs-divises-07-03-2017-11424386.php

Affaire Le Page. Des enquêteurs divisés

 

Publié le 07 mars 2017 à 00h00
Modifié le 07 mars 2017 à 07h42

Le procès des deux accusés, « Lola » et William Rolland, a repris par les auditions des enquêteurs brestois et rennais de la gendarmerie, dont les points de vue divergent.
Le procès des deux accusés, « Lola » et William Rolland, a repris par les auditions des enquêteurs brestois et rennais de la gendarmerie, dont les points de vue divergent.

 

La cour d’assises du Finistère a commencé à se pencher sur les faits de l’affaire Le Page, ce lundi. L’occasion d’entendre des appréciations parfois divergentes entre les différents enquêteurs.

 

« Quel intérêt avait Laëtitia Monier à mentir ? » L’enquêteur de la brigade de recherches de Brest est formel : « Aucun ». La réponse a fait bondir la défense de William Rolland, hier soir. Le jeune homme avait été désigné par « Lola » comme présent, le soir de la mort de Jean-Jacques Le Page, dans sa villa de Plougonvelin.

Le procès des deux accusés a repris par les auditions des enquêteurs brestois et rennais de la gendarmerie. Leurs points de vue divergent.

Le dossier paraissait pourtant « clair et limpide au départ », reconnaît le directeur d’enquête de la section de recherches de Rennes. Sur les déclarations de Lola qui reconnaissait sa présence au domicile de la victime, la nuit des faits, William Rolland avait reconnu son implication dans la mort du sexagénaire. « Il n’apportait pas d’élément corroborant ce qu’il s’est passé sur place », tempère le directeur d’enquête. « Il a fait une description de la maison. Mais des photos de la maison lui sont présentées en garde à vue », souligne-t-il, questionné par Me Fillion, l’avocat du jeune homme.

Sous le feu des questions de la défense, l’enquêteur de la brigade des recherches de Brest qui avait recueilli ses aveux reste droit dans ses bottes. Il admet avoir pu montrer des photos de l’extérieur de la maison et avoir lu quelques passages de l’audition de Lola : « Mais jamais on ne lui a dit dans quelle pièce se sont déroulés les faits, ni par où l’auteur s’est enfui », explique-t-il.

« On manquait de temps »

L’interpellation de William Rolland, à Marseille, avait pourtant placé les enquêteurs dans une position délicate, contraints de débuter leurs auditions à la dix-huitième heure de garde à vue. « On manquait de temps… On était trop court en personnel », confirme une enquêtrice de la section de recherches.

Dans ces conditions, l’enquêteur de la brigade de recherches de Brest s’était chargé seul de la dernière audition du jeune Brestois. Plus de cinq heures d’audition – après deux longues auditions durant de la nuit – au cours de laquelle il avait fini par craquer. Questionnée par la présidente de la cour d’assises, Claire Fouquet-Lapar, sur la description du gardé à vue assis sur le sol, pris de tremblements et en pleurs, la gendarme explique qu’elle aurait fait une pause. Son collègue en charge de l’audition, lui, avait qualifié l’état du jeune homme de « serein » devant la juge d’instruction. « Il était fragile », lui fait remarquer Me Larvor, son avocat. « En garde à vue pour assassinat, il n’était forcément pas à son aise », se défend l’enquêteur.

Sans arme du crime

L’officier de police judiciaire s’appuie sur des éléments techniques du dossier. À commencer par la téléphonie qui lui aurait laissé le temps de se rendre au Trez-Hir. Une théorie balayée par un troisième enquêteur de la section de recherches. « Il y a peu de probabilité qu’il ait pu commettre un tel scénario ».

Seule certitude, l’hôtesse, vue à plusieurs reprises en possession de couteaux, était bien à Plougonvelin. « Sa culpabilité ne tient que si ces couteaux sont les armes du crime ? », questionne à son tour Me Tracol, son avocat, en l’absence de l’arme du crime, jamais retrouvée. « Oui », admet le directeur d’enquête. L’analyse des vêtements des deux accusés n’a jamais permis de découvrir la moindre trace de sang, réduisant les éléments à charge. « À moins qu’ils n’en aient pas porté », corrige le directeur d’enquête.

 

http://www.letelegramme.fr/bretagne/affaire-le-page-des-couteaux-encombrants-08-03-2017-11425744.php

Affaire Le Page. Des couteaux encombrants

 

Publié le 08 mars 2017 à 00h00
Modifié le 08 mars 2017 à 06h47

La reconstitution du meurtre de Jean-Jacques Le Page s'était déroulée le 9 novembre 2009, dans les décombres de la villa brûlée de la victime, à Plougonvelin.
La reconstitution du meurtre de Jean-Jacques Le Page s’était déroulée le 9 novembre 2009, dans les décombres de la villa brûlée de la victime, à Plougonvelin.

 

Dix témoins se sont succédé, ce mardi, à la barre de la cour d’assises du Finistère. Six d’entre eux ont vu Laëtitia Monier en possession d’un ou de deux couteaux, quelques heures après le meurtre de Jean-Jacques Le Page.

 

« Ce n’est pas banal, une fille qui se balade avec un couteau de cuisine dans son sac ». Par « pitié », le peintre en bâtiment avait accepté de transporter Lola, dans l’après-midi du 24 juillet 2009, entre Plougonvelin et Brest. Dans le fourgon, les deux ouvriers avaient vu – comme cinq autres témoins à s’être relayés à la barre, hier – le manche d’un couteau de cuisine dépasser du sac à main de la jeune femme.

« Il me semble qu’elle a dit « j’irai en prison », dans la fourgonnette. Qu’ils la prendraient pour une folle et qu’elle irait en hôpital psychiatrique… Je lui ai demandé des explications, mais elle ne m’a rien dit », témoigne l’ouvrier. Elle se serait débarrassée du ou des couteaux dans une poubelle, rue de Glasgow, à son retour à Brest. L’arme n’a jamais été retrouvée.

Hier, tout au long de la sixième journée du procès, ceux qui avaient croisé le chemin de Laëtitia Monier, durant les heures qui ont suivi le meurtre de Jean-Jacques Le Page, sont venus témoigner de leur rencontre peu ordinaire avec l’accusée.

Peu avant minuit, elle avait suivi trois jeunes hommes en camping non loin de là, invités à une soirée, dans une villa proche de la maison incendiée. Après avoir bu et s’être baignée dans la piscine, la jeune femme avait accompagné un des trois campeurs participant à la soirée sous la douche.

Un flirt à l’issue duquel le sac à main de Lola s’était renversé, laissant apparaître un couteau de boucher présentant des traces rouges. Un couteau vu par un copain du campeur dans la nuit. Puis, le lendemain matin, par l’un des deux jeunes hommes qui avaient invité le groupe à finir la soirée dans la villa. À la recherche du portefeuille de Lola, hystérique à son réveil parce qu’elle ne retrouvait pas son argent, il avait plongé la main dans le sac à main.

« J’ai sorti un couteau maculé de sang, puis un deuxième dont la lame était plus courte ».

Mémoire sélective

Menacée d’un appel à la police pour qu’elle quitte la villa où s’était passée la nuit, Lola avait réagi immédiatement en sortant de la piscine. Mais elle avait refusé de partir. Le couteau, l’accusée redit l’avoir ramassé sur la plage, abandonné, selon elle, le soir des faits, par William Rolland.

Sous le feu des questions de Me Balan, Lola peine à expliquer la raison pour laquelle elle avait mis l’arme dans son sac : « J’ai pensé que Will avait peut-être fait une connerie… Je ne sais pas quoi vous dire ».

Sang ou traces rouges ?

« Avec cette arme, vous allez faire la fête et vous vous baignez dans une piscine ? », s’étonne, à son tour, l’avocat général, Stéphane Cantéro. « Je n’ai rien à me reprocher », se défend-elle. En livrant le nom de son coaccusé, elle avait décrit des traces de sang sur le couteau. Interrogée par la présidente de la cour d’assises, la jeune femme n’en est plus aussi sûre : « Du sang ou quelque chose de ressemblant. Ce n’est pas étonnant quand on prend du valium et de l’alcool ».

Questionnée dans la foulée sur l’argent qu’elle réclamait à son réveil, l’accusée devient tout à coup prolixe, évoquant la somme de 300 € donnée par la victime pour un bain avec elle. De l’argent perdu au cours de la nuit dans la piscine, qu’elle voulait récupérer avant d’être mise dehors : « Ils m’ont jetée dehors. Je m’en souviens bien, c’est lui (NDLR : le témoin à la barre). Il avait les cheveux bouclés ».

« On peut tirer des conséquences sur ce dont vous vous rappelez ou pas », lui fait remarquer la présidente. Les derniers témoins seront entendus aujourd’hui.

 
http://www.letelegramme.fr/bretagne/affaire-le-page-je-suis-innocente-09-03-2017-11427178.php

Affaire Le Page. «Je suis innocente»

 

Publié le 09 mars 2017 à 00h00
Modifié le 09 mars 2017 à 05h07
Affaire du meurtre de Jean-Jacques Le Page à Plouvonvelin en 2009 : un verdict qui ne satisfait pas dans AC ! Brest

 

Interrogée sur les faits, Lola a livré une nouvelle version de la nuit du 23 au 24 juillet 2009, ce mercredi, sans convaincre. Elle a toutefois fini par reconnaître avoir menti en livrant le nom de William Rolland aux gendarmes.

 

« Je suis innocente. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé ». Hier soir, au terme de son interrogatoire sur les faits, Laëtitia Monier a une nouvelle fois réfuté sa participation dans le meurtre de Jean-Jacques Le Page, dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009, à Plougonvelin. Un homicide suivi de l’incendie de la villa du Trez-Hir pour lequel la jeune femme avait livré les noms de William Rolland, son coaccusé, d’un certain Habib rapidement blanchi par l’enquête et de sa mère. Plusieurs témoins avaient également indiqué aux enquêteurs et à la juge d’instruction avoir reçu les confidences de Lola, expliquant qu’elle était l’auteur des faits. « C’est n’importe quoi », se défend l’accusée.

« Vous êtes totalement complice »

Elle a livré, hier, une nouvelle version des faits, aussi incohérente que les précédentes. « Vous ne vous rappelez pas à chaque fois de la même chose. C’est un peu gênant pour connaître la vérité », lui fait remarquer Claire Fouquet-Lapar, la présidente de la cour d’assises, devant une salle trop étroite pour accueillir un public chaque jour plus important à s’intéresser à l’affaire.

Et la jeune femme d’évoquer une nouvelle fois son arrivée dans la villa du commerçant retraité en début de soirée. Le champagne et le bain qui coule à l’étage pendant que son ami pénètre dans les lieux, selon son récit. Elle décrit William Rolland désarmant Jean-Jacques Le Page en se saisissant d’un couteau, avant d’être désarmé à son tour par le sexagénaire qui la reconduit alors à la porte. Cette fois, son coaccusé aurait réussi à prendre la fuite avant la mort du retraité. Pour la rejoindre sur la plage où elle aurait récupéré le couteau !

Questionnée par la présidente, puis par les parties civiles et l’avocat général, la jeune femme répond par un « c’est là où il y a un trou noir », à chacune de ses nombreuses incohérences.

« Ce meurtre, c’est peut-être la pire des choses. Il est totalement crapuleux. Quel que soit votre rôle, vous êtes totalement complice, vous vous rendez compte de ça ? », tente Me Balan, l’avocat de la fille de la victime. « La personne qui a fait ça, c’est très grave. Mais ce n’est pas moi », martèle Lola. Le respect qu’elle dit avoir eu pour la victime est pourtant apparu relatif au regard des SMS découverts dans le dossier « brouillon » de son téléphone portable. Elle y avait rédigé un message où elle indiquait qu’il n’avait « pas le moindre intérêt » pour elle. « C’était un autre client », réfute-t-elle.

« J’ai menti, ils voulaient une version cohérente »

Au terme de la septième journée de débats, l’explication du cambriolage imaginé par son coaccusé a été largement écornée par Laëtitia Monier elle-même, en insistant sur le fait qu’il n’était « pas déterminé que William Rolland était l’auteur des coups de couteau ».

Dès sa deuxième audition devant les gendarmes, la jeune femme avait pourtant livré le nom du jeune homme en expliquant qu’elle l’avait fait rentrer. Que sa présence rapidement découverte par Jean-Jacques Le Page avait conduit le jeune homme à contraindre la victime à monter à l’étage où elle l’avait découverte mourante. Elle avait terminé son audition en expliquant que « Will » avait décidé de mettre le feu. « J’ai menti. L’enquêteur voulait une version cohérente », a fini par admettre Laëtitia Monier, interrogée hier soir par Me Thierry Fillion, l’un des avocats du jeune homme. Et de se dédouaner aussitôt : « Ce n’est pas moi qui ai avoué le crime ».

 

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/affaire-le-page-20-ans-requis-a-l-encontre-de-lola-09-03-2017-11428388.php

Affaire Le Page. 20 ans requis à l’encontre de Lola

 

Publié le 09 mars 2017 à 17h21
Modifié le 09 mars 2017 à 17h27
Photo d'archives Le Télégramme
Photo d’archives Le Télégramme

 

Ce jeudi après-midi, à Quimper, l’avocat général a requis une peine de 20 années de réclusion à l’encontre de Laetitia Monier, la jeune femme accusée d’avoir tué Jean-Jacques Le Page et d’avoir incendié sa maison, dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009, à Plougonvelin. Pour Stéphane Cantéro, la jeune femme aurait agi seule, le conduisant à requérir l’acquittement de son coaccusé, William Rolland, Le verdict sera rendu demain.

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/affaire-le-page-20-ans-requis-a-l-encontre-de-lola-10-03-2017-11428549.php

Affaire Le Page. 20 ans requis à l’encontre de Lola

 

Publié le 10 mars 2017 à 00h00
Modifié le 10 mars 2017 à 06h43

L'avocat général, Stéphane Cantéro, s'entretenant ici avec Me Rajjou, l'avocat du fils de la victime, a requis, hier, à l'encontre de Laëtitia Monier, 20 ans de réclusion.
L’avocat général, Stéphane Cantéro, s’entretenant ici avec Me Rajjou, l’avocat du fils de la victime, a requis, hier, à l’encontre de Laëtitia Monier, 20 ans de réclusion.

 

À la veille du verdict, l’avocat général a requis la peine de 20 ans de réclusion, ce jeudi, à l’encontre de Laëtitia Monier. Au terme des débats, les parties civiles se sont jointes à ses réquisitions pour réclamer l’acquittement de William Rolland.

 

Très ému, le neveu de Jean-Jacques Le Page a pris la parole une dernière fois, hier matin, pour exprimer le sentiment de toute une famille. « Je trouve dégueulasse qu’on ne nous dise pas simplement la vérité ». La conséquence des mensonges répétés de Laëtitia Monier qui, souligne Me Rajjou, l’avocat du fils de la victime « n’a fait qu’inventer des scénarios tout au long de la procédure ».

Un système de défense à l’origine de la longue instruction de l’affaire, obligeant la juge à vérifier chacune des explications de la jeune femme accusée d’avoir poignardé le retraité, dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009, dans sa maison de Plougonvelin, avant d’y mettre le feu.

Par peur de perdre sa virginité

Ses mensonges, Stéphane Cantéro, l’avocat général, les compare volontiers à ceux de Myriam Badaoui, la mère mythomane de l’affaire d’Outreau qui avait multiplié les accusations pour couvrir les viols de ses propres enfants.

Me Balan, l’avocat de la fille du commerçant retraité, en est convaincu lui aussi : « Ce n’est qu’elle qui a pu faire ça », souligne-t-il, balayant, comme l’avocat général, toute idée de complicité.

Confortée par la téléphonie et l’ADN, la présence de Lola, la nuit des faits à Plougonvelin, avait été confirmée par les nombreux témoins qui l’avaient croisée en possession de couteaux ensanglantés dépassant de son sac à main.

Son mobile, pour l’accusation, la jeune femme, aujourd’hui âgée de 32 ans, l’avait indirectement évoqué à travers sa virginité revendiquée : « En se prostituant, elle se mettait en danger permanent parce que si elle perd sa virginité, elle perd son identité », souligne le magistrat. Cette nuit-là, la victime avait invité Lola chez lui pour une relation tarifée. « Il en veut plus que d’habitude. Se sentant en danger, elle se laisse déborder par sa fureur ». Le feu, elle l’aurait mis au lit dans la foulée, « peut-être pas pour supprimer des traces mais avec la volonté d’anéantir sa victime ».

Dangerosité

Des faits que la jeune femme a pu involontairement effacer de sa mémoire. Parties civiles et ministère public en conviennent. Dès la garde à vue, elle a pourtant commencé « à inventer des souvenirs par stratégie », dénonçant, sans scrupule, des innocents pour échapper à sa culpabilité.

« On voit rarement de tels criminels », insiste Stéphane Cantéro. Inquiet du profil de la jeune femme, il a requis une peine de 20 ans de réclusion.

« Aucun intérêt à condamner un innocent »

Comme les parties civiles, l’avocat général a, en revanche, estimé qu’il n’existait pas de charges suffisantes à l’encontre de William Rolland, le jeune homme accusé par Lola d’avoir porté les coups de couteau. Tout au long des huit journées de débats, les charges sont tombées, les unes après les autres. « Je requiers l’acquittement parce qu’il y a trop de doutes. La société n’a aucun intérêt à condamner un innocent. « Moi, je vous demande de l’acquitter en l’absence de doute », martèle Me Larvor, son avocat, évoquant les huit années de vie gâchées, pour ce jeune homme âgé de 22 ans au moment de sa garde à vue. La conséquence pour Me Fillion, son second avocat, « du crédit trop important donné par l’enquêteur aux déclarations de Laëtitia Monier ».

Le verdict sera rendu aujourd’hui, à la suite des plaidoiries des avocats de la jeune femme.

 
http://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/affaire-le-page-lola-condamnee-a-20-ans-de-reclusion-10-03-2017-11429685.php

Affaire Le Page. Lola condamnée à 20 ans de réclusion

 

Publié le 10 mars 2017 à 16h31
(Photo François Destoc)
(Photo François Destoc)

 

Au terme de son délibéré et après neuf jours de procès, la cour d’assises du Finistère a condamné, ce vendredi après-midi, Laetitia Monier, alias Lola, à la peine de 20 ans de réclusion assortie d’une période de sûreté de 10 ans. La jeune femme âgée de 32 ans a été reconnue coupable du meurtre de Jean-Jacques Le Page, dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009, à Plougonvelin, et de la destruction par incendie de sa maison. Accusé des mêmes faits, William Rolland a été acquitté, conformément aux réquisitions de l’avocat général.

 

http://www.letelegramme.fr/bretagne/assises-lola-condamnee-a-20-ans-de-reclusion-11-03-2017-11429818.php

Assises. Lola condamnée à 20 ans de réclusion

 

Publié le 11 mars 2017 à 00h00
Modifié le 11 mars 2017 à 09h54

Me Larvor (à gauche) a obtenu l'acquittement de William Rolland, tandis que Me Tracol (à droite) a tenté de démontrer l'absence de preuve de culpabilité de sa cliente, Laëtitia Monier. En vain.

Me Larvor (à gauche) a obtenu l’acquittement de William Rolland, tandis que Me Tracol (à droite) a tenté de démontrer l’absence de preuve de culpabilité de sa cliente, Laëtitia Monier. En vain.

 

Au terme de neuf jours de procès, Lola a été reconnue coupable du meurtre de Jean-Jacques Le Page et de la destruction de sa maison par incendie, ce vendredi. Elle a été condamnée à une peine de 20 ans de réclusion assortie de dix ans de sûreté.

 

Neuf jours de procès n’auront pas suffi à lever le mystère de l’affaire. Près de huit ans après le meurtre de Jean-Jacques Le Page, dont le corps calciné, lardé de coups de couteau, avait été découvert dans les décombres de sa maison de Plougonvelin, au matin du 24 juillet 2009, la cour d’assises a donné sa vérité judiciaire, hier, à défaut d’explications rationnelles de l’accusée. Elle a désigné Laëtitia Monier, l’escort girl qui avait rendez-vous ce soir-là avec la victime, comme l’auteur des 15 coups de couteau et de l’incendie qui s’en était suivi. Condamnée à 20 ans de réclusion assortie d’une peine de sûreté de 10 ans, « Lola » n’a pas laissé paraître la moindre émotion à l’énoncé du verdict. À l’inverse de son coaccusé, visiblement soulagé, en larmes à l’annonce de son acquittement par la cour d’assises.

« Aucun élément matériel »

Point par point, la défense de Laëtitia Monier s’est pourtant efforcée, dans la matinée, de démontrer l’absence de preuve de culpabilité de Lola. Une jeune femme, « jamais condamnée » avant les faits qui lui sont reprochés et dont les antécédents de violence recueillis sont balayés par la défense. « Il faut s’en tenir à sa première audition de garde à vue », martèle Me Rustique. Elle y confirmait sa présence dans la villa de Jean-Jacques Le Page, dans la soirée du 23 juillet 2009. Mais soutenait avoir quitté les lieux sans rien savoir de ce qu’il s’y était passé. La mise en cause de William Rolland ne viendra qu’à sa seconde audition. Conséquence pour Me Tracol de la plasticité de sa personnalité : « C’est tout le problème de ce dossier. Elle réagit en fonction de son interlocuteur », livrant à chaque audition, une nouvelle version. Et de balayer l’idée d’une stratégie élaborée : « Vous avez eu l’impression qu’on tentait de cacher les choses habilement pendant ces deux semaines ? », questionne l’avocat.

Le doute

Le couteau vu par de nombreux témoins en sa possession : « Aucun élément ne prouve qu’elle a l’arme du crime » jamais retrouvée. Le mobile soutenu par l’accusation qui l’aurait conduite à frapper par crainte de perdre sa virginité ? « C’est n’importe quoi, vous n’avez que des suppositions », défendent tour à tour les deux avocats de Lola. Pour la défense, après six années d’instruction, trop de questions restent sans réponse : à commencer par la disparition de la chevalière de Jean-Jacques Le Page et du revolver ayant tiré une décharge de grenaille sur la victime.

L’heure du crime en question

Mais c’est surtout l’appel de la voisine de la victime aux pompiers, à 5 h du matin, le 24 juillet, qui pose problème pour la défense. « C’est le noeud de cette affaire, preuve de l’innocence de Laëtitia Monier », estime Me Rustique évoquant les descriptions faites à l’opérateur du « 18 » : des lumières qui s’éteignent et une fenêtre qui se ferme, cinq heures après l’heure présumée du meurtre et de la mise à feu. L’oeuvre de l’incendie pour l’accusation. La preuve de la présence du meurtrier pour la défense, à l’heure où Lola participait à une fête dans une maison voisine. Laëtitia Monier a évoqué, hier, sa volonté de faire appel.

 

 
http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/l-affaire-le-page-la-call-girl-et-le-retraite-7787613308

L’affaire Le Page : la call-girl et le retraité

 

REPLAY – Qui a tué Jean-Jacques Le Page, audioprothésiste à la retraite, dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009 ?

 

Jacques Pradel L’heure du crime Jacques Pradel
publié le 13/03/2017 à 11:30

 

L’édito de Jacques Pradel

Aujourd’hui dans l’Heure du Crime, une émission en partenariat avec le journal Ouest-France.

C’est l’histoire d’un meurtre maquillé en incendie accidentel, pour lequel une call-girl qui se trouvait chez la victime le soir du drame, en 2009, vient d’être condamnée.

La Cour d’assises du Finistère a rendu son verdict vendredi dernier. Elle condamne Laëtitia Monier, cette call-girl plus connue sous le nom de Lola, à vingt ans de réclusion criminelle, pour le meurtre d’un audioprothésiste retraité, Jean-Jacques Le Page, avec qui elle avait passé la soirée du 24 juillet 2009, à Plougonvelin, dans le Finistère.

Un jeune homme de trente ans, William Rolland, que Lola avait accusé d’avoir tué la victime ce soir-là, lors d’un cambriolage qui aurait mal tourné, a été acquitté. Il est ressorti libre du procès.

Lola a fait appel. Elle est donc présumée innocente jusqu’à l’issue de son deuxième procès. Nous revenons sur l’ensemble de l’affaire avec mes invités…

Nos invités

Mickaël Louëdec, journaliste à Ouest France, Me Jean-Vladimir Balan, avocat au barreau de Paris, avocat de la fille de Jean-Jacques Le Page, Me Patrick Larvor, avocat au barreau de Brest, avocat avec Me Thierry Fillion de William Rolland, Me Pierre Tracol, avocat au barreau de Brest, avocat avec Me Pierre Hector Rustique de Laëtitia Monier, surnommée Lola, Me David Rajjou, avocat au barreau de Brest, avocat du fils de Jean Jacques Le Page.

Vous pouvez à tout moment soumettre une affaire à Jacques Pradel. Laissez votre message avec les principales informations nécessaires à l’équipe de l’émission pour programmer, peut-être prochainement, ce fait-divers dans L’Heure du Crime.

 

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