Terrorisme : un truc de ouf à Brest

Jeudi 27 juin 2019 s’est produit à Brest un attentat insensé immédiatement suivi d’une « revendication » très surprenante de l’auteur des faits, un jeune Lyonnais de 21 ans apparemment sans histoire et expliquant qu’il aurait agi sur ordre d’individus lui paraissant être des policiers, sous la menace de l’assassinat de toute sa famille.

Il a été retrouvé mort avec une balle dans la tête peu après non loin des lieux de l’attaque.

Quant à ses victimes, l’imam de la mosquée Sunna de Brest et un de ses amis, tous deux blessés par balles, ils sont à l’hôpital et vont relativement bien.

A en croire ce que dit leur agresseur dans la lettre diffusée sitôt après les faits, il n’avait pas l’intention de se suicider mais aurait au contraire tenté d’échapper à une mort d’après lui certaine en envoyant ses explications à 54 personnes auxquelles il a demandé de les publier et partager au maximum.

Tout aurait commencé le 18 avril 2019 vers 23h30.

Ce jour-là, Abdelkader Merah était condamné à trente ans de réclusion criminelle pour « complicité » des sept assassinats perpétrés en mars 2012 par son frère Mohamed.

Un peu plus tôt le même jour, j’avais publié à ce sujet :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/04/18/affaire-merah-verdict-attendu-ce-jour/

Il s’agissait d’un article de presse introduit par ce commentaire :

 

La condamnation sans preuve est en passe de devenir la règle dans toutes les affaires criminelles où les investigations auront été bloquées par les magistrats ultra CORROMPUS du Tribunal de Grande Instance de Brest avant que leurs protégés de la bande de « déconnologues » du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi ne s’en trouvent mis en accusation.

 

Personnellement, j’ai bien l’impression qu’une grosse pierre vient d’atterrir dans le jardin du procureur de la République de Brest.

L’ennuyeux, c’est qu’il y a encore mort d’homme et deux blessés.

 

 

https://www.mizane.info/attentat-de-brest-letrange-lettre-de-karl-foyer/

Attentat de Brest : l’étrange lettre de Karl Foyer

 

Karl Foyer

 

La double attaque armée contre l’imam Rachid Eljay et un autre fidèle devant la mosquée de Brest a été commise par un individu identifié, répondant au nom de Karl Foyer. L’homme avait précédemment envoyé par email une lettre à 54 personnes expliquant les motivations de son acte.

 

Le contenu de cette lettre, assortie d’une photo de sa pièce d’identité diffusée sur internet, évoque des menaces et de l’intimidation dont il aurait été victime, du chantage de la part d’individus non identifiés qui l’aurait contraint sous peine de représailles contre sa famille, de tuer Rachid Eljay.

Peu reprise par la presse, cette lettre et son contenu ont été qualifiés de « délirant » par certains journalistes, en l’absence d’une expertise médicale et avant même que des éléments d’enquête plus approfondies aient été diffusés.

La rédaction de Mizane.info reproduit dans l’état et sans commentaire, cette lettre de Karl Foyer, retrouvé mort. La thèse du suicide (l’homme est mort d’une balle dans la tête) est évoqué par les autorités.

Quant à l’attaque, le parquet de Brest a écarté toute forme d’attentat, comme il s’en est expliqué dans un communiqué.

« Les éléments recueillis à l’heure qu’il est ne permettent pas de considérer qu’il s’agit d’un attentat. C’est la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Rennes qui s’est chargée de l’enquête », a expliqué le procureur de la République Jean-Philippe Récappé.

Karl Foyer

Lettre de Karl Foyer : partie 1

Karl Foyer

Lettre de Karl Foyer : partie 2

 

 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/brest-l-auteur-des-coups-de-feu-karl-f-etait-detenteur-d-une-licence-de-tir_2086830.html

Brest : l’auteur des coups de feu, Karl F., était détenteur d’une licence de tir

 

Par LEXPRESS.fr , publié le 28/06/2019 à 18:45

 

La police sur les lieux de l'agression de l'imam de la mosquée Sunna, le 27 juin 2019 à Brest

La police sur les lieux de l’agression de l’imam de la mosquée Sunna, le 27 juin 2019 à Brestafp.com/Fred TANNEAU

 

Confiée à la police judiciaire de Rennes, l’enquête se poursuit après qu’un homme a tiré sur deux personnes dont un imam devant la mosquée de Brest, jeudi.

 

Ce geste insensé continue d’interroger les enquêteurs. Le procureur de Brest est encore bien incapable d’expliquer les raisons qui ont poussé un jeune homme de 22 ans à tirer sur deux personnes, dont l’imam Rachid Eljay, jeudi devant une mosquée de Brest, avant de se donner la mort.

Lors d’une conférence de presse tenue dans l’après-midi, Jean-Philippe Récappé est revenu sur ce qu’il qualifie de « tentative d’assassinat », perpétrée par Karl F., un habitant de Lyon, qui a tenté d’expliquer son geste dans une lettre confuse, largement diffusée sur les réseaux sociaux jeudi soir. L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Rennes.

« Un individu s’est présenté sur le parvis de la mosquée un petit peu avant 16 heures, a raconté le magistrat. Il est entré dans un premier temps dans la mosquée, sans y faire quoi que ce soit de répréhensible, il est ressorti ». Puis le jeune homme a rapproché un véhicule « dans lequel il était venu », une Clio grise.

Neuf douilles de calibre 9 mm

« Après avoir pris contact avec l’imam en lui disant qu’il souhaitait faire un selfie avec lui, il est reparti vers sa voiture et est revenu en ayant un blouson sous le bras. Sous ce blouson, il dissimulait une arme de poing, avec laquelle il a tiré sur l’imam et sur personne qui l’accompagnait », a détaillé Jean-Philippe Récappé. Les deux victimes ont été sérieusement blessées, a-t-il confirmé, mais leurs jours ne sont pas en danger.

Neuf douilles de calibre 9 mm ont été retrouvées sur place. Elles ont été tirées par un pistolet Glock, pour lequel le suspect disposait d’une autorisation de détention, a indiqué lors de la conférence de presse le directeur adjoint de la police judiciaire de Rennes. Une autre arme du même type, appartenant elle aussi à Karl F., par ailleurs titulaire d’une licence de tir dans un club de la région lyonnaise, a été retrouvée lors de perquisitions.

Après les tirs, Karl F. a pris la fuite au volant de sa Clio. Les enquêteurs, qui l’ont rapidement identifié, ont retrouvé la trace du véhicule gris, vide et verrouillé, dans la commune de Guipavas, près de Brest. À 300 m de là, les gendarmes sont tombés sur « le corps d’un individu qui se trouvait sur le ventre. Une arme de poing à proximité », a décrit Jean-Philippe Récappé qui ajoute que l’homme était déjà mort. Il se serait tiré une balle.

« Aucun signe particulier de radicalisation »

Avant de se suicider, Karl F. aurait diffusé une lettre, accompagnée d’une photo de sa carte d’identité, sur les réseaux sociaux. Le procureur a annoncé avoir assez rapidement balayé l’hypothèse d’une piste terroriste : « on n’a retrouvé aucun signe particulier de radicalisation ».

Interrogé sur l’éventualité d’un suspect à la personnalité psychotique, il est resté prudent. « Sa lettre est ‘très surprenante’. Quand on la lit, on s’interroge sur la possibilité qu’il y ait eu une approche de la situation qu’il vivait qui n’est pas conforme à ce que l’on vit actuellement ».

« Il m’a ordonné d’égorger l’imam Rachid Eljay », est-il écrit dans ce manuscrit de deux pages, à propos des consignes que lui aurait données un des hommes cagoulés présents dans une camionnette noire dans laquelle il aurait été brièvement retenu. « Je suis obligé de le tuer, si je ne le fais pas ils tueront ma famille », poursuit l’auteur du texte diffusé sur les réseaux sociaux. « Juste avant de me sortir de la camionnette, ils m’ont implanté une espèce de puce dans le bras. »

Une tablette et un téléphone portable en cours d’analyse

Le procureur demeure encore circonspect quant aux motivations du jeune homme qui vivait et travaillait dans une entreprise de nettoyage et d’entretien de la région lyonnaise et occupait depuis le 17 juin un bungalow dans un camping près de Brest. Il avait d’ailleurs prévu d’y rester quelques jours après le 27 juin. « Quel lien pouvait-il avoir avec l’imam de Brest », s’est interrogé le magistrat, qui évoque un jeune homme « qui n’est pas connu pour une radicalisation ou pour appartenir à un groupuscule quelconque ». L’imam avait fait de son côté parler de lui en 2015 en raison de prêches controversés avant d’adopter un discours plus modéré.

LIRE AUSSI >> Qui est Rachid Eljay, l’imam de Brest blessé par balles jeudi ?

« Les perquisitions menées dans le véhicule et bungalow n’ont pas apporté d’éléments sur sa motivation. Une tablette et son téléphone portable, dont il s’est délesté sur la route entre la mosquée et Guipavas, doivent encore être analysés », a annoncé le magistrat. Il évoque aussi la découverte de « munitions », et de « plusieurs chargeurs, complets ou incomplets ». Des perquisitions ont également été menées par la police judiciaire de Lyon dans le studio qu’occupait Karl F. dans l’agglomération de la ville. Sans résultats probants.

À ce jour, aucune autre arrestation n’a eu lieu et aucune complicité n’a pu être déterminée. La mère du suspect a été entendue afin d’aider les enquêteurs à étudier « ce personnage qu’on découvre et qui était totalement inconnu des services de police », a précisé le commissaire de la PJ.

 

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/tirs-devant-la-mosquee-de-brest-une-histoire-invraisemblable-28-06-2019-8105826.php

Tirs devant la mosquée de Brest : «Une histoire invraisemblable»

 

L’adjoint au maire en charge du quartier à Brest où l’imam a été attaqué jeudi par un jeune apparemment déséquilibré est venu soutenir les habitants qui veulent rester sereins.

 

 Au lendemain de la tentative d’assassinat de l’imam brestois Rachid Eljay, les fidèles sont revenus nombreux à la prière.

Au lendemain de la tentative d’assassinat de l’imam brestois Rachid Eljay, les fidèles sont revenus nombreux à la prière. LP/Nora Moreau
 

Par Nora Moreau, notre correspondante à Brest (Finistère)

Le 28 juin 2019 à 21h56

Au lendemain des faits survenus ce jeudi, le quartier de Pontanézen à Brest (Finistère) restait saisi par la tentative d’assassinat de l’imam brestois Rachid Eljay à l’entrée de la mosquée. Les habitants étaient pour la plupart « sous le choc ».

Ce quartier populaire, où réside une importante communauté d’origine maghrébine, commençait depuis quelques années à s’installer dans un quotidien paisible. « Jusqu’à ce que Rachid fasse parler de lui », glisse Hélène, 54 ans, qui travaille dans le quartier depuis toujours. « Même si nous sommes évidemment contents qu’il s’en sorte bien. »

Jeudi, à 16h19, plusieurs coups de feu retentissent devant la mosquée Sunna. Un jeune homme armé d’un 9 mm s’enfuit dans une Clio grise. À terre gisent deux hommes ; l’un d’eux est l’imam youtubeur aux centaines de milliers de followers, dont les anciens prêches aux relents sectaires ont fait de lui une personnalité controversée.

Menacé de mort par Daech, celui qui s’est fait connaître un temps sous le nom de « Rachid Abou Houdeyfa », aujourd’hui âgé de 39 ans, aurait été blessé à l’abdomen et à une jambe, et opéré ce vendredi. Son pronostic vital n’est pas engagé, tout comme celui de son ami, qui aurait été plus légèrement touché.

Yann Piriou, nouveau patron du « resto des amis », situé juste en face de la mosquée, a été l’un des premiers à appeler les pompiers : « Ce qui m’a surtout frappé, c’est la rapidité des faits et le bruit. J’ai cru qu’on tirait au fusil à pompe. »

« Il était autorisé à porter ces armes »

Jeudi, vers 17h30, la voiture de l’auteur présumé des faits a été retrouvée vide à Guipavas dans un sous-bois. Trois cents mètres plus loin, un corps sans vie a été retrouvé, « une balle tirée sous le menton », d’après le procureur de la République Jean-Philippe Récappé. À ses côtés, un Glock 26 et un Glock 17. Il s’agissait de Karl F., 22 ans, né à Paris, originaire de Normandie et résidant dans la région lyonnaise, où il travaillait pour une agence de nettoyage. L’homme ne « montrait pas de signe de radicalisation ».

« Il possédait une licence de tir dans un club local et était donc autorisé à porter ces armes », a précisé le parquet. Selon les premiers éléments de l’enquête menée par la PJ de Rennes, épaulée par celle de Lyon, il aurait quitté Lyon le 15 ou 16 juin, et occupait, depuis le 17 juin, un bungalow dans un camping à l’ouest de Brest. Une tablette et son portable vont être analysés. Selon nos informations, Karl F. était venu la semaine dernière à la mosquée et avait demandé aux représentants de l’association gérante un entretien en tête-à-tête avec Rachid Eljay, prétextant vouloir se convertir. Mais l’imam était absent ce jour-là.

« C’est un acte islamophobe »

Quelques minutes après avoir tiré sur lui, il a posté sur les réseaux sociaux une photo d’un courrier, assorti de sa carte d’identité. Un texte décousu, dans lequel il raconte avoir été forcé à tuer l’imam sous peine de voir sa famille exécutée. Il l’aurait également adressé à l’imam de Lille, qui l’aurait lui-même renvoyé à celui de Brest. Pour l’heure, les enquêteurs cherchent à comprendre les motivations de ce jeune homme, considéré comme « déstabilisé ».

Pour autant, à « Ponta », personne ne se laisse abattre. Malgré une empathie évidente pour les victimes et leurs familles, certains ne cachent pas leur « ras-le-bol » lié à Rachid Eljay et à « l’image qu’il projette sur le quartier ». Ce vendredi soir, la projection du match de foot féminin France-Etats-Unis sur grand écran, dehors, devant le centre social, a été maintenue. « La mère de Griedge Mbock Bathy, qui est une fille du quartier, sera présente ! », notait l’adjoint au maire en charge du quartier. « Nous restons sereins et dignes, confiants en la justice qui fera lumière sur cette histoire invraisemblable. »

Du côté de la mosquée Sunna, les fidèles sont revenus à la prière, nombreux, comme de coutume. « On a reçu beaucoup de messages de solidarité », témoigne Othmane M., l’un des responsables de l’association. En revanche, il réagit à la qualification d’attentat qui a été écartée : « Pour nous, c’est un acte islamophobe perpétré sur un lieu de culte. C’est toute la communauté musulmane touchée et victime aujourd’hui ».
 

 

https://actu.fr/bretagne/brest_29019/en-video-reaction-limam-blesse-par-balles-devant-mosquee-brest_25580791.html

En vidéo, la réaction de l’imam blessé par balles devant la mosquée de Brest

 

Jeudi 27 juin 2019, l’imam et un fidèle avaient essuyé plusieurs coups de feu devant la mosquée à Brest. De son lit à l’hôpital, l’imam a publié une vidéo sur sa chaîne YouTube.

 

Publié le 30 Juin 19 à 15:21
L'imam Rachid Eljay à l'hôpital de la Cavale-Blanche à Brest

L’imam Rachid Eljay à l’hôpital de la Cavale-Blanche à Brest (Capture d’écran © Pr Rachid Eljay chaine officielle 1 YouTube).

 

«Je vais mieux et je vous aime.» C’est le titre de la vidéo que l‘imam Rachid Eljay a publiée sur sa chaîne YouTube, samedi 29 juin. Soit deux jours après avoir été victime, avec un fidèle, d’une fusillade, devant la mosquée, 123 rue de Gouesnou dans le quartier de Pontanézen à Brest.

Lire aussi : Coups de feu devant la mosquée de Brest : le tireur est décédé

Allongé dans son lit, à l’hopital de la Cavale-Blanche à Brest, l’imam a voulu rassurer concernant son état de santé, remercier toutes les personnes qui sont intervenues ou qui ont apporté leur soutien et a dit, à la fin de la vidéo :

Nous ne répondrons jamais à la haine par la haine mais nous répondrons à la haine par la sagesse, le calme et l’intelligence.

«On fait confiance à la justice»

Préalablement, l’imam avait précisé  :

Pour ceux et celles, une minorité (mots prononcés en levant les yeux au plafond, NDLR) Dieu merci, qui ont utilisé cet événement pour avoir des pensées encore malsaine à travers certains articles, etc…, ou redéterré certains articles qui étaient passés, nous leur répondons simplement “Paix sur vous”, c’est triste, mais “Paix sur vous”.

Dans cette vidéo, Rachid Eljay dit aussi «La justice a pris le dossier sérieusement, l’enquête suit son cours. On fait confiance àla justice.»

Des nouvelles rassurantes

Une vidéo où il a donné des nouvelles rassurantes quant à son état de santé.

Que Dieu guérisse aussi le frère Osman, qui a aussi été blessé et qui s’est interposé entre moi et l’agresseur. Il a eu une balle au niveau de l’abdomen et de la cuisse aussi. Moi, j’ai reçu une balle au niveau de la main, une balle au niveau de la cuisse et une troisième balle au niveau du mollet.
Ça va bien, je sors du bloc opératoire, ça va bien, on vit cette épreuve de manière très apaisée.

Remerciements

Tout au long de son intervention, l’imam a remercié les personnes qui sont intervenues ou qui lui ont apporté leur soutien. Il a d’ailleurs débuté son propos par des remerciements :

Que la Paix soit avec vous. Je remercie sincèrement et chaleureusement toutes celles et ceux qui m’ont soutenu et qui me soutiennent à travers les réseaux sociaux, à travers les messages, à travers les vidéos, les personnes de confession musulmane ou n’étant pas de confession musulmane.

Il a ainsi cité les différents services de secours (pompiers, ambulanciers, services de sécurité) «pour leur intervention très rapide», les services hospitaliers, les voisins, le pharmacien qui leur ont prodigué les premiers soins, les jeunes du quartier «qui ont eu un comportement digne et qui sont restés auprès de nous», toute la communauté «musulmane et, je le répète, non musulmane», les fédérations, les conseils, les imams, les prédicateurs, les théologiens…

Cet élan de solidarité, de soutien, qui me rappelle qu’au fond de chacun d’entre nous se cache une part d’amour mutuel et, malheureusement, on a tendance à l’étouffer et c’est pour ça qu’il faut faire primer cet amour mutuel tout au long de l’année. En tout cas, vraiment sincèrement, merci à vous. Que Dieu vous préserve et vous bénisse pour votre soutien, ça me fait vraiment chaud au cœur et j’espère vous rencontrer prochainement.

Lire aussi : Coups de feu devant la mosquée de Brest : les motivations du tireur restent floues

 

Un coup de feu dans un lycée à Brest jeudi 16 mars 2017

Merci qui ?

Merci Josette Brenterch du NPA de Brest !

Cette perverse et criminelle notoire a une vraie manie : dès qu’elle se sent menacée d’être démasquée, comme ce fut le cas par exemple à l’automne 2008 en conséquence de ce qui se passait alors sur le site Rue89 me concernant – depuis lors, nous avons eu maintes confirmations qu’avec sa clique de « militants » brestois elle suivait bien tous les faits de harcèlements dont j’y étais victime, et avec moi mes différents soutiens, et pour cause, elle en était l’instigatrice… – elle organise des manifestations à tout casser histoire de rappeler à ses ouailles qu’elle est bien de « gôche  » , n’est-ce pas, et de galvaniser ses troupes pour toutes les violences qu’elle les incite à commettre à l’encontre de ses cibles.

En l’occurrence, au mois de décembre 2008, il s’agissait de revigorer la bande de cybercriminels du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi dont le chef se lamentait de n’avoir pu obtenir les exclusions de Rue89 qu’il réclamait à grands cris depuis le début du mois.

Et donc, eh bien voilà, le pli est pris.

Que dire de plus ?

Qu’elle utilise régulièrement des jeunes pour tout casser ?

Tout le monde le sait.

Pour illustrer un peu plus mon propos, je ne me contenterai que d’une anecdote concernant, encore, une manifestation lycéenne, remontant celle-là à l’automne 2001.

J’avais alors eu la surprise d’être interpellée par un petit groupe de manifestants du cortège qui, passant à proximité de mon domicile, se dirigeait vers le lycée Dupuy-de-Lôme. Il s’en était détaché pour venir gueuler jusque sous mes fenêtres et la police avait dû le ramener dans le droit chemin.

Il faut bien dire que cette année-là j’avais porté plainte contre un certain nombre de complices de Josette Brenterch qui alors ne comptaient pas leurs coups pour m’empêcher de retrouver du travail, me démunir de toutes mes ressources, et parvenir enfin à me contraindre à la prostitution – ils n’y sont jamais arrivés.

Mea maxima culpa ! Je suis bien trop méchante pour avoir l’ « empathie » d’une péripatéticienne !

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/brest-un-coup-de-feu-malencontreux-dans-un-lycee-17-03-2017-11438545.php

Brest. Un coup de feu malencontreux dans un lycée

 

Publié le 17 mars 2017 à 20h12

 

Ce jeudi, un coup de feu a retenti dans l’enceinte du lycée Dupuy-de-Lôme à Brest. Il s’avère que le tir proviendrait d’un pistolet à gaz qu’un élève de bac pro électricité portait dans son sac à dos. Le bruit a été assourdissant mais selon certaines sources, l’élève n’aurait pas sorti l’arme de son sac ni menacé quelqu’un directement. Le coup serait donc parti accidentellement et n’a pas fait de victimes.

Le parquet confirme cette version en indiquant que le jeune homme, un mineur, sera convoqué devant le délégué du procureur pour un rappel à la loi. Une sanction qui semble indiquer la relative gravité du geste au regard du trouble causé à l’ordre public. De son côté, l’établissement a confirmé l’incident et le rectorat a fait savoir laconiquement que toutes les mesures avaient été prises à la suite de l’incident.

 

http://www.brest.maville.com/actu/actudet_-Manif-lyceenne-le-proviseur-de-l-Iroise-agresse-_loc-766235_actu.Htm

logo Ouest-France Mardi 09 décembre 2008 00:00

Manif lycéenne : le proviseur de l’Iroise agressé

Après l’agression dont il a été victime, Jean-Yves Guengant, proviseur de l’Iroise, est relevé par des élèves et personnels de son établissement, puis conduit à l’infirmerie.

 

Hier, à deux reprises, le lycée a été la cible de jeunes. Jean-Yves Guengant a été frappé deux fois et blessé. Les lycéens sont choqués et indignés.

 

Il est 14 h 15. Dans la cour de l’Iroise, Jean-Yves Guengant, proviseur du lycée, gît par terre. Sans bouger durant quelques minutes, sonné par le coup qu’il vient de recevoir à la tête et par sa chute. Et inconscient semble-t-il. L’auteur du coup s’enfuit sans demander son reste. Le proviseur, légèrement blessé, est relevé par des élèves et des personnels de son lycée, et transporté à l’infirmerie. « Il va bien », a précisé hier soir un membre de l’établissement. Selon l’AFP, il aurait tout de même été hospitalisé.Le mouvement est parti de la cité scolaire de Kérichen. Une action spontanée, peu organisée. Sans banderoles, ni tracts. Ni revendication précise. Exceptés quelques termes injurieux contre le ministre Xavier Darcos.

Déjà, le matin, le lycée de la place de Strasbourg en a fait les frais : une porte cassée, des extincteurs vidés, une classe remplie d’élèves caillassée. Certains ont reçu des projections de verre cassé, mais il n’y a pas de blessés.

Vers 13 h 30, la manif se reconstitue. Départ du lycée Vauban. Ils sont environ 200. Ils vont d’abord à la Croix-Rouge. Certains pénètrent à l’intérieur, en ressortent vite. Direction l’Iroise. Sur la route, les poubelles sont jetées sur la chaussée, et les vitres de quelques abribus sont cassées.

À l’Iroise, ils rentrent sans problème. Mais, dans le bâtiment principal, les entrées sont gardées par des adultes… ou des élèves, comme au préau couvert. Des jeunes font pression. Un lycéen de l’Iroise s’interpose et se fait bousculer. Jean-Yves Guengant intervient. Il fend la foule, repousse les jeunes les plus agressifs. Il reçoit des crachats. Soudain, un jeune le gifle. Le proviseur répond de la même façon. Alors le jeune lui lance un coup dans la tête. Les lunettes du proviseur volent. Déséquilibré, il tombe lourdement, tandis que les « manifestants » prennent la fuite… laissant les membres de l’établissement, estomaqués, et indignés.

« C’est inadmissible ! »

« C’est inadmissible ! Je n’ai jamais vu ça ! », réagit un enseignant, syndiqué de longue date au Sgen-CFDT, très choqué. Émotion partagée par les lycéens de l’Iroise. « C’est lamentable ! Aujourd’hui, aucune manifestation n’était prévue. Ils ne sont là que pour casser. Ils décrédibilisent notre mouvement. On ne peut pas accepter ça ! » proteste Lancelot. C’est ce lycéen qu’a défendu Jean-Yves Guengant. « Je remercie le proviseur », dit-il.

Lancelot est engagé dans le mouvement de protestation contre les réformes, mais de façon pacifique. Hier, selon lui, l’action des jeunes n’avait rien à voir avec la manifestation de vendredi dernier, organisée par un syndicat lycéen. Avec quatre autres collègues, Lancelot tente d’organiser un comité pour structurer leur action. « Si des casseurs interviennent dans nos manifs, on arrêtera tout. »

Charles, un lycéen de l’Harteloire, dénonce : « C’est une bande de casseurs qui se sert des manifestations lycéennes comme prétexte. » Le recteur d’académie condamne « fermement » le climat de violence de la part de ce « groupe non identifié de 30 à 40 individus, se mêlant à des lycéens » et qui « dessert toute forme dexpression lycéenne ».

Laurence GUILMO.

 

http://www.brest.maville.com/actu/actudet_-manifestations-de-lyceens-nouveaux-affrontements-ce-matin-a-brest_6-767798_actu.Htm

logo Ouest-France Mercredi 10 décembre 2008 13:59

Manifestations de lycéens : nouveaux affrontements ce matin à Brest

photo © jérôme fouquet

© Jérôme Fouquet

Des lycéens manifestaient ce mercredi matin à Brest. Un groupe constitué de près de deux cents adolescents a sillonné les rues de Brest avant de vouloir pénétrer à l’intérieur du groupe scolaire privé La Croix-Rouge, non loin du centre-ville.

De nombreuses voitures ont été dégradées à leur passage et des grenades lacrymogènes ont été tirées par les gendarmes mobiles (voir le reportage photos).

Un lycéen a été brièvement interpellé par la police alors qu’il escaladait les grilles de l’établissement scolaire.
A l’arrivée des gendarmes mobiles, les manifestants se sont ensuite dirigés vers le groupe scolaire public Kerichen, le plus important établissement de la ville proche de la Croix-Rouge, en dégradant à leur passage les voitures en stationnement.

De nombreux rétroviseurs ont été arrachés et la vitre d’une voiture de police a été brisée.
Depuis deux jours, des jeunes sèment la panique dans les lycées de la ville finistérienne. Hier, quatre d’entre eux avaient été interpellés.

Ouest-France  

 

http://www.leparisien.fr/societe/a-brest-la-manifestation-lyceenne-degenere-10-12-2008-338028.php

A Brest, la manifestation lycéenne dégénère

 

>Société|10 décembre 2008, 11h10|0

 

Quelque deux cents lycéens manifestaient ce matin dans les rues de Brest où de nombreuses voitures ont été dégradées à leur passage et des grenades lacrymogènes ont été tirées par les gendarmes mobiles.

Un groupe constitué de près de deux cents adolescents a sillonné les rues de Brest avant de vouloir pénétrer à l’intérieur du groupe scolaire privé La Croix-Rouge, non loin du centre-ville.

Un lycéen a été brièvement interpellé par la police alors qu’il escaladait les grilles de l’établissement.

A l’arrivée des gendarmes mobiles, les manifestants se sont ensuite dirigés vers le groupe scolaire public Kerichen, le plus important établissement de la ville proche de la Croix-Rouge, en dégradant à leur passage les voitures en stationnement.

De nombreux rétroviseurs ont été arrachés et la vitre d’une voiture de police a été brisée.

Les gendarmes mobiles ont lancé quelques grenades lacrymogènes en réponse à des jets de pierre des manifestants.

Lundi et mardi déjà, plusieurs dizaines de jeunes, sans mot d’ordre ni revendication particulière, avaient dégradé du mobilier urbain et perturbé les cours de plusieurs lycées de Brest lors de manifestations dans les rues de la ville.

leparisien.fr

 

http://www.ouest-france.fr/brest-des-casseurs-parmi-les-lyceens-263508

À Brest, des « casseurs » parmi les lycéens

 

Modifié le 27/09/2013 à 01:18

  • A Brest, les lycéens protestataires se font déborder par des « radicaux » casseurs.
    A Brest, les lycéens protestataires se font déborder par des « radicaux » casseurs. | Ouest-France

BREST.- « Toute cette violence, c’est incompréhensible ! » Paul Merdy, directeur du lycée Anne-Marie-Javouhey, est sidéré. Ce n’est tout de même pas la réforme du lycée – dont on ne sait encore pas grand-chose – qui peut expliquer cette débauche ? »

Hier matin, son établissement a été la cible des « casseurs»: une dizaine de vitres de classes caillassées; des élèves apeurés; la porte d’entrée a failli céder. Un passant s’est interposé. Il a été jeté à terre et a reçu une volée de coups de pied.

Lundi, au lycée de l’Iroise, le proviseur avait été frappé et blessé ; une salle de classe remplie d’élèves, caillassée ; et une porte, cassée. « Jamais vu ça. On a le droit de protester, mais il faut le faire pacifiquement et dans la concertation ! », s’indigne Yves Garçon, professeur à l’Iroise, syndiqué au Sgen-CFDT.

« Ils veulent discréditer le mouvement de lycéens. C’est révoltant ! », proteste Lancelot. Élève en première, il était aux premières loges pour empêcher les autres jeunes d’entrer dans les bâtiments. C’est pour le défendre que le proviseur est intervenu.

Sans leader ni revendications

Lancelot, comme d’autres camarades, est engagé contre les mesures de Xavier Darcos. La semaine dernière, ils ont participé à la manifestation-pacifique-qui a réuni 200 lycéens contre la suppression des postes d’enseignants ; les classes trop chargées ; la réforme du lycée et la suppression supposée des filières ; le nouveau recrutement des enseignants,etc.

Ces jeunes ont voulu constituer un comité. Mais les «radicaux» tentent de saboter leurs actions et lancent de fausses informations via les SMS et Facebook. « On a passé notre week-end à démentir des rumeurs comme quoi l’Iroise serait bloqué toute la semaine et qu’une manifestation était prévue lundi. »

Qui sont ces « radicaux » qui se font déborder par des casseurs, qui se lancent dans les rues sans leader ni revendications précises? Ce type d’interventions est parti de Vauban et Lesven, des lycées industriels et professionnels. « Des élèves en profitent pour ne pas aller en cours et s’amuser. D’autres ont envie de casser : des lycéens, mais aussi des jeunes qu’on ne connaît pas, qui viennent de Pontanézen (Un quartier « chaud ») », indiquent des élèves de Vauban.

Hier, quatre jeunes ont été interpellés pour jet de pierres sur des policiers et destruction d’abris-bus. L’un d’entre eux, âgé de 18 ans, n’est pas lycéen. Au total, dix-sept plaintes ont été déposées.

L’an dernier, début décembre, plusieurs manifestations issues de la cité scolaire Kérichen avaient viré en échauffourées avec les forces de l’ordre. Sauf que le bac professionnel en trois ans est une réalité. Et qu’en janvier, quand leurs lycées se sont portés volontaires pour cette réforme, il n’y a eu aucune réaction.

Ce midi, les « pacifiques » organisent une manifestation. Et les syndicats d’enseignants, avec prudence, une table ronde.

Laurence GUILMO.
 

 
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/12/10/mobilisations-contre-la-politique-de-xavier-darcos_1129438_3224.html

Les lycéens mobilisés contre la politique de Xavier Darcos

 

Les jeunes ont bien participé à la journée d’action, sans grève, à l’appel des syndicats enseignants.

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 10.12.2008 à 18h20 • Mis à jour le 10.12.2008 à 19h57

« Ne rajoutons pas à la crise celle de l’éducation : investissons pour elle ! », tel est le mot d’ordre des mobilisations de mercredi 10 décembre, destinées à dénoncer les treize mille cinq cents suppressions de postes de 2009, ainsi que les réformes du primaire, du lycée et de la formation des enseignants. Des rassemblements – non assortis d’appels à la grève – que le ministre de l’éducation Xavier Darcos a qualifié de « presque habituels », ont eu lieu dans plusieurs villes de France.

 Un coup de feu dans un lycée à Brest jeudi 16 mars 2017 dans AC ! Brest

A Montpellier, entre dix-sept cents et trois mille personnes ont manifesté. Le cortège, composé d’enseignants, de lycéens, d’étudiants, de parents d’élèves et retraités de l’éducation nationale, a défilé aux cris de « Darcos, t’es foutu », ou « Non à la suppression des Rased ». Trois mille postes au sein des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased) doivent être supprimés l’an prochain.

 

Entre mille et quinze cents personnes, selon les estimations, ont défilé dans les rues de Toulouse derrière une banderole « Ensemble défendons l’école publique ». A Marseille, près de quinze cents personnes, selon la police et les organisateurs, ont défilé sous la pluie dans le centre-ville. « Un pays, une école, notre avenir, Académie Aix-Marseille« , pouvait-on lire sur la banderole en tête du cortège composé d’enseignants, de parents d’élèves, d’écoliers de maternelles et de primaires, de lycéens et d’étudiants d’IUT. Les parents de la FCPE ouvraient la marche et étaient pour la plupart vêtus de gilets de sécurité jaune fluorescent sur lesquels on pouvait lire « Association éducative en danger de mort, chantier de démolition de l’école publique ».

A Paris, plusieurs centaines d’enseignants, de lycéens et de parents se sont rassemblés à la gare Saint-Lazare en fin d’après-midi. Portant des bonnets de Père Noël, voire l’habit complet, ils ont distribué des tracts aux passants. Ils scandaient « Darcos, c’est pas un cadeau pour l’éducation » et « Des sous pour les écoliers, pas pour les banquiers ». Des lycéens, venus entre autres de Seine-Saint-Denis et des Hauts-de-Seine, lançaient des slogans comme « Lycéens en colère, on va pas se laisser faire », ou encore « Dans tous les quartiers, dans toutes les régions, un même droit à l’éducation ».

Près de deux mille personnes, selon la police, manifestaient dans l’après-midi à Bordeaux, en majorité des lycéens. D’autres rassemblements ont émaillé la journée de mardi, au cours desquels plusieurs lycéens ont été interpellés. Deux ont été présentés mercredi à un juge pour enfant pour des dégradations commises en marge des défilés et un troisième, âgé de 18 ans, a fait l’objet d’une comparution immédiate pour « violences » contre un policier.

A Rennes, près de deux mille lycéens, selon la police et les manifestants, ont défilé toute la matinée et au moins huit lycées étaient perturbés. Les manifestants ont commencé la journée aux cris de « Darcos, t’es foutu, la jeunesse est dans la rue » et sous une banderole proclamant « Non aux réformes bidons », dans un cortège dirigé par l’Union nationale des lycéens et SUD-Lycéens. Une quinzaine d’établissements étaient bloqués à Nantes, où un millier de lycéens ont manifesté avant de tenir une assemblée générale en plein air. A Cherbourg, entre mille et quinze cents lycéens, selon les estimations, se sont rassemblés dans la matinée. D’autres manifestations et blocages de lycées ont été signalés dans de nombreuses villes de l’Ouest, perturbant parfois la circulation, comme à Saint-Nazaire ou au Mans.

A Brest, où des jeunes et les forces de l’ordre s’affrontent dans la rue depuis lundi, quatre interpellations ont eu lieu mardi, et la manifestation de mercredi a été houleuse. Un groupe de quelque deux cents jeunes a sillonné les rues en tentant de pénétrer dans un groupe scolaire privé et en dégradant des voitures en stationnement. Les gendarmes mobiles ont lancé quelques grenades lacrymogènes en réponse à des jets de pierres. A la mi-journée, le calme était revenu. « On ignore pourquoi ils manifestent », avait cependant déclaré plus tôt dans la journé Paul Merdy, directeur du lycée Anne-Marie-Javouhey, dont une vingtaine de vitres ont été brisées par des cailloux mardi.

« JE NE SUIS PAS MINISTRE DE L’HÉSITATION NATIONALE »

Xavier Darcos a dénoncé sur Europe 1 « un mélange de mensonges ou d’informations erronées de nature à affoler les opinions publiques, qui est de la véritable désinformation ». Le ministre a assuré qu’il n’était pas question pour lui « de supprimer la maternelle », ni les « mathématiques«  au lycée. Interrogé sur les violences survenues dans plusieurs villes, dont Brest, en marge de manifestations lycéennes, il a reconnu que « cela l’inquiétait », mais a indiqué qu’il ne « confondait pas les lycéens avec des bandes radicalisées qui viennent tout casser ». Quant à savoir s’il va revoir ses réformes, il a répondu : « je ne suis pas ministre de l’hésitation nationale, j’ai un devoir pour les générations futures. Il s’agit de réformer dans un pays qui en a besoin », défendant en particulier sa réforme du lycée.

Comme en écho, l’ex-ministre PS Jack Lang a déclaré sur RMC, à l’adresse de M. Darcos : « Si vous continuez comme ça, l’éducation nationale, ce sera votre Vietnam. » « Il y a un ras-le-bol, une colère (…) Les professeurs ne manifestent pas pour défendre des intérêts personnels, et je leur dis bravo. Bravo de faire ce travail de prise de conscience. Ils se battent parce qu’ils savent que l’école de la République est en grave danger », a-t-il ajouté. Pour lui, les réformes constituent « un plan pluriannuel de destruction de l’éducation nationale ». « En demandant que chacun respecte les règles et les biens, j’appelle l’ensemble des Français à se dresser avec force, avec détermination, contre ce plan de destruction », a-t-il dit.

Une pétition, lancée fin novembre sur Internet par une centaine de maîtres d’écoles primaires, pour demander l’arrêt de la politique éducative menée par le gouvernement et la démission de Xavier Darcos, avait recueilli, mercredi, plus de treize mille six cents signatures électroniques. Elle n’était plus accessible en fin d’après-midi.

 

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/fait-du-jour/brest-le-difficile-apprentissage-de-la-coordination-20081211-4339342_1565717.php

A Brest, le difficile apprentissage de la coordination

 

Publié le 11 décembre 2008
Affrontements, hier, boulevard Léon-Blum, à Brest : jets de pierre contre...
Affrontements, hier, boulevard Léon-Blum, à Brest : jets de pierre contre grenades lacrymogènes.
Photo Dominique Leroux

 

600 lycéens ont manifesté, hier, à Brest. Ceux qui s’étaient donné pour mot d’ordre de casser ont vite été freinés par les forces de l’ordre.

 

600 lycéens ont manifesté, hier, à Brest. Ceux qui s’étaient donné pour mot d’ordre de casser ont vite été freinés par les forces de l’ordre. Les autres s’organisent pour ne pas se laisser happer par les débordements. Trente policiers en tenue, sept équipes d’interpellation, cinq pour réguler la circulation et un escadron de 60 gendarmes venu de Chateauroux en renfort… Suite aux excès de violence générés, lundi et mardi, dans les rues de Brest par une cinquantaine de lycéens incontrôlables, le préfet a pris des mesures, hier, pour stopper les ardeurs des agitateurs. Dès 7 h 15, 200 élèves se sont postés devant le lycée Dupuy-de-Lôme. Objectif affiché : faire un barrage filtrant. Barrage devenu barricade, feux de poubelles et de palettes à la clé. Les pompiers ont dû intervenir pour éviter qu’il ne se propage aux voitures. Les policiers, eux, ont lancé quelques fumigènes pour disperser les troupes. Une partie a alors mis le cap sur le centre-ville en bloquant au passage la circulation sur le pont de l’Harteloire.

Deux lycéens interpellés

Pendant ce temps, quelque 80 lycéens de Vauban ont entrepris de faire irruption à La Croix-Rouge. La procession s’est vite transformée en affrontements avec les CRS, boulevard Léon-Blum : jets de pierres contre grenades lacrymogènes. Bilan : des vitres de voitures en éclats et un élève de Vauban, âgé de 15 ans, interpellé puis placé en garde à vue. Un second de 16 ans a été arrêté, un peu plus tard. Les deux seront présentés aujourd’hui au parquet.

Nouvelles actions attendues aujourd’hui

Déplorant ces agitations « gratuites et nuisibles », les lycéens de l’Iroise ont mis en place un véritable comité. Ici, pas d’appel à se regrouper lancé par SMS mais des assemblées générales en bonne et due forme et un message clair : « Non à la suppression de postes dans l’Éducation, encore non à la suppression de certaines matières et options, toujours non au projet de réforme des lycées même si ce n’est pas encore très clair ». Soutenus dans un communiqué par la FCPE du Finistère, ils ont défilé hier midi, calmement, tracts à la main, de leur établissement jusqu’à la sous-préfecture. Souhaitant éviter tout débordement, ils ont mis en place leur propre service d’ordre. Pour Lancelot, porte-parole du mouvement : « Pas question de se laisser discréditer par quelques casseurs inconscients ». En contact avec des représentants d’élèves de l’Harteloire et Amiral Ronarc’h notamment, il tente depuis deux jours de coordonner des actions. Pas facile. Le lycée Dupuy-de-Lôme a annoncé un nouveau blocus ce matin. Les autres préfèrent ne pas bouger…

 

http://www.leparisien.fr/societe/manifestations-lyceennes-nouveaux-incidents-a-brest-11-12-2008-339220.php

Manifestations lycéennes : nouveaux incidents à Brest

 

>Société|11 décembre 2008, 11h47|0

 

Des incidents se sont produits ce matin à Brest, pour la quatrième journée consécutive, entre quelques dizaines de jeunes manifestants opposés à la réforme Darcos et les forces de l’ordre.

Les gendarmes mobiles ont tiré quelques grenades lacrymogènes contre un petit groupe de 150 à 200 jeunes, pour la plupart lycéens, qui tentaient de bloquer l’accès au pont de Recouvrance. Ces manifestants, sans banderoles ni slogans, ont de leur côté jeté des pierres contre les forces de l’ordre.

Le petit groupe, qui avait auparavant défilé dans la ville sans violences mais en perturbant le trafic, s’est ensuite rendu devant le lycée Dupuy de Lome, à proximité du pont, où il se trouvait en milieu de matinée.

leparisien.fr

 

http://www.rennes.snes.edu/spip/?Hier-a-Brest-au-Lycee-Dupuy-de

Hier à Brest au Lycée Dupuy de Lôme

 

Suite aux incidents répétés depuis le début de semaine dans de nombreux lycées brestois, blessant plusieurs personnes dont un proviseur, allant en s’accentuant au point que des tirs de grenades lacrymogènes ont été aujourd’hui effectués depuis la rue sur la cour et un toit du lycée Dupuy de Lôme, incommodant des centaines d’élèves et de personnels, semant la panique, (voir le reportage d’un collègue) Ci dessous.

La FSU du Finistère, réunie en CDFD à Châteaulin le 11 décembre :

-  exige la fermeture administrative de ces lycées tant que les autorités ne seront pas en mesure d’y assure la sécurité des biens publics et des personnes, dont des élèves mineurs ;
-  exige que le ministre renonce aux milliers de suppressions de postes ainsi qu’à toute précipitation en matière de réforme du lycée, projets directement responsables de ces incidents graves

Douilles de lacrymo récupérées dans l'enceinte du lycée 1

Douilles de lacrymo récupérées dans l'enceinte du lycée 2

PDF - 5 Mo
Reportage photos
(un peu lourd à charger mais à voir)

 

secrétariat départemental 29
12 décembre 2008

 
http://www.liberation.fr/societe/2008/12/16/le-finistere-jusqu-au-boutiste_296491

Le Finistère jusqu’au-boutiste

 

Par Pierre-Henri Allain — 16 décembre 2008 à 06:51

 

A Brest, les élèves demandent plus que le simple report du projet Darcos.

 

  • Le Finistère jusqu’au-boutiste

BREST, envoyé spécial

Jour calme hier à Brest où l’agitation lycéenne qui a sévi la semaine dernière, avec dégradations sur la voie publique et jets de pierres et de grenades lacrymogènes entre jeunes et forces de l’ordre, a connu un net reflux.

Depuis vendredi, les lycéens brestois ont commencé à s’organiser pour éviter les débordements. Des représentants ont été désignés et reçus en sous-préfecture hier matin. La décision de Xavier Darcos de reporter sa réforme de l’éducation n’a en revanche rien changé à leur détermination. Et, à l’entrée de la ville, devant les grilles du lycée de l’Iroise, dont le blocus avait été voté en assemblée générale vendredi et où ont été alignées des poubelles, la défiance reste grande vis-à-vis du ministre de l’Education nationale. «S’il se contente de reporter sa réforme d’un an, cela ne sert à rien, estime William, solide garçon de 18 ans, en terminale littéraire. En tout cas, il n’a pas dit qu’il la retirait et ce que nous voulons, ce sont de vraies modifications. On pense aussi aux générations qui vont venir derrière nous.» Foulard rouge autour du cou et petite barbichette au menton, Rémy campe sur la même position. «Xavier Darcos se prétend ouvert à la discussion mais ce ne sont que des mots, lâche-t-il. Quand on traite des manifestants d’analphabètes, c’est grave. Il n’a aucune intention de changer son texte. Il pense seulement que ce n’est pas le moment. Mais s’il reste sur ses positions, on fera pareil et on continuera tant qu’il n’y aura pas de changements».

«Paumés». Si certains élèves se sont intéressés de près aux projets de réformes du ministre de l’Education, il semble que la violence qui a pu éclater à Brest la semaine dernière, avec caillassages de salles de classes, bagarres entre jeunes ou destruction de mobilier urbain, soit aussi le symptôme d’un malaise plus profond. Ce n’est sans doute pas un hasard si le mouvement est parti des deux principaux lycées techniques et professionnels de la ville, les lycées Vauban et Dupuy-de-Lôme. «Dans les manifestations de la semaine dernière, il n’y avait aucun slogan, relève Jean-Christophe Quenéhervé, conseiller principal d’éducation à Dupuy-de-Lôme. Mais aux premiers rangs, on retrouvait les plus paumés, les plus déscolarisés. Ceux qui cumulent tous les problèmes familiaux et sociaux. On a senti une angoisse qui n’est sans doute pas sans rapport avec les effets de la crise mondiale. Avec des jeunes qui se demandent ce qu’ils vont faire et comment ils vont trouver leur place dans ce monde». Sur les deux panneaux accrochés aux grilles de ce lycée où 43 % des élèves sont issus des catégories socio- professionnelles défavorisées, on lit d’ailleurs aussi bien le nom de Xavier Darcos qu’une évocation de la «crise financière». Même si la suppression des BEP, des«parcours sans possibilités de réorientation» et une «sélection plus forte» sont aussi des craintes récurrentes.

Confinés. Tous ou presque s’accordent en tout cas à dire que les véritables «casseurs», pas toujours lycéens, qui ne sont là que pour en découdre, ne représentent qu’une minorité. «On voudrait organiser les manifestations proprement, souligne Pierre, 18 ans, en BTS de génie civil. Mais dès qu’il y a contact avec les CRS, ça déborde, on subit et on se fait gazer.» C’est ainsi que les 1 000 élèves du lycée Dupuy-de-Lôme se sont retrouvés confinés dans les salles de classes jeudi matin tandis qu’une bonne trentaine de grenades lacrymogènes tombaient dans la cour. Elèves de première et terminale générale dans un autre lycée, Camille et Marine, 16 ans et demi, gardent quant à elles les stigmates des dernières manifs pour avoir voulu s’interposer face à quelques jeunes «avec des capuches, venus seulement pour s’occuper» . Trace d’hématome au front pour l’une, entorse pour l’autre, elles n’en demeurent pas moins mobilisées. «Avec les suppressions de postes, on va être combien par classe ? S’inquiète Camille. Et si on supprime les différences au niveau du bac, quelle valeur aura-t-il?»

Pierre-Henri Allain

 

http://www.leparisien.fr/societe/pourquoi-les-lyceens-manifestent-encore-17-12-2008-344929.php

Pourquoi les lycéens manifestent encore

 

>Société|17 décembre 2008, 7h00|0

 

C’ÉTAIT un risque. En annonçant lundi, en plein déplacement à l’étranger, qu’il reportait la réforme de la seconde pour se donner le temps de mettre à plat, dans un climat plus serein, la refonte totale du lycée, Xavier Darcos savait que le geste pouvait donner des ailes aux lycéens qui manifestent depuis dix jours. Qu’interprété comme une « reculade » de sa part, ou « une première victoire » contre lui, il pouvait faire renaître le lot de revendications sur les suppressions de postes par exemple. « Cela dit, nous confiait-il il y a deux jours, pour ce qui est des postes, le budget est fait ! » De façon prévisible donc, certaines organisations ont appelé à… amplifier la mobilisation. A l’image de la Fidl, un des principaux syndicats lycéens, qui a maintenu son mot d’ordre pour hier.

« La suspension n’est destinée qu’à casser et décrédibiliser notre mouvement »

De Rennes à la région Midi-Pyrénées, en passant par la Bourgogne, des établissements ont été bloqués, pour la première fois à Paris notamment. En province, on a défilé, parfois en cortège de plusieurs milliers de manifestants, dans les grandes villes, comme Nantes. « Lycéens révoltés, on ne veut pas être réformés » affichaient de nombreuses banderoles à Bordeaux. « La suspension annoncée n’est destinée qu’à casser et décrédibiliser notre mouvement », jure la Fidl locale.

La présidente nationale, Alix Nicolet, réclame carrément que le ministre « efface » sa réforme, redoutant… une stratégie machiavélique : « Nous craignons que Xavier Darcos fasse passer sa réforme en fin d’année ou pendant les vacances scolaires ». L’UNL, autre organisation lycéenne, enfonce le clou, sous le slogan « Le ministre recule, les lycéens avancent ». Mêmes arguments, même appel à renforcer la mobilisation, jeudi, puis à la rentrée de janvier. Devant les lycées bloqués, où l’on a pu voir flotter parfois un drapeau noir et où les mots d’ordre radicaux l’emportent sur le nombre de lycéens mobilisés, on évoque toujours les mêmes craintes : suppression du bac ou de certaines matières en seconde, des lycée au rabais…
Côté adultes, à l’exception du Snes, de SUD, ou du Parti des ouvriers indépendants (trotskiste) où l’on appelle à renforcer la mobilisation sur fond de « première victoire », un léger fossé semble s’être creusé hier avec les revendications des lycéens. Si les parents de la PEEP (à droite) déplorent le recul du ministre, l’Unsa, la Ligue de l’enseignement côté enseignants et même la FCPE, l’autre fédération de parents (à gauche) « prennent » sobrement « acte » de la décision de Darcos, tout en souhaitant toujours une réforme dont le lycée a besoin. Devant l’Assemblée hier, le ministre a répété qu’il ne reculait que « pour mieux sauter » et faire cette réforme en repartant de zéro. A Strasbourg, Nicolas Sarkozy a également assuré : « Cette réforme, je la soutiens, et elle se fera, en prenant le temps de l’écoute et de la concertation. »

Le Parisien

 

Un territoire américain à Brest, depuis 1930

Peu de gens le savent, nous avons à Brest un petit morceau de territoire américain. Le jardinier qui l’entretient est payé par Washington et reçoit sa paie en dollars.

Y est érigé un monument commémorant les hauts faits des forces navales des Etats-Unis et de la France pendant la Première Guerre Mondiale.

Il s’agit d’une tour en granit rose de 50 mètres de haut qui offre à son sommet un point de vue panoramique unique sur la ville de Brest et sa rade.

De novembre 1917 à décembre 1919, un camp militaire américain installé à Pontanézen sur la commune de Lambézellec avait accueilli plus d’un million de soldats américains.

Brest était devenu le premier port des Etats-Unis en France et Lambézellec la plus grande commune de France au niveau de la concentration américaine.

A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, nos amis américains ont largué sur Brest un déluge de bombes bien inutile qui a complétement rasé la ville, puis ils ont voulu l’acheter, sa rade les intéressait. Encore une fois, Charles de Gaulle a dit non.

Aujourd’hui, le quartier de Pontanézen à Brest est celui où sont implantés les salafistes.

 

http://www.wiki-brest.net/index.php/Monument_am%C3%A9ricain_du_cours_Dajot

Monument américain du cours Dajot

Sommaire

Concession du terrain du monument américain

Un territoire américain à Brest, depuis 1930 dans Insolent - Insolite 150px-Monument_am%C3%A9ricain_de_Brest_110

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Le monument vu du port de commerce

Le terrain sur lequel est érigé le monument américain procède d’une concession gratuite et perpétuelle. Cette concession est accordée au Gouvernement des États-Unis par le Gouvernement français sur un terrain dépendant des fortifications déclassées de Brest. Cette concession est faite en exécution des prescriptions du décret du 13 août 1927 (paru au JO du 26 août 1927) et conformément aux dispositions de l’article V de l’accord conclu le 29 août 1927 entre le gouvernement des États-Unis, représenté par John Pershing, Général des Armées, Président de la commission Américaine des Monuments de Guerre, d’une part, et le gouvernement de la République française représenté par Anne Marie Louis de Sartigues, son chargé d’affaires par intérim à Washington, d’autre part.[1]

  1. Procès-verbal de concession gratuite et perpétuelle, par le Gouvernement Français au Gouvernement des États-Unis de l’usage et de la libre disposition d’un terrain destiné à l’érection d’un monument commémoratif américain à Brest », 12/08/1930, Archives Brest métropole, Référence : 1M185

Une visite rare le 4 juillet 2013

Le 4 juillet 2013, jour de commémoration de l’Indépendance des États-Unis d’Amérique, les responsables de l’American Battle Monuments Commission ont organisé une visite du monument.

Quelques dizaines de personnes, brestois et visiteurs de passage, dont des américains et des allemands, ont ainsi pu monter par petits groupes les quelque 120 marches de l’édifice.

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    L’escalier

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    L’escalier d’accès à la plateforme

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    L’escalier

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    Le monument vu du port de pêche

Ils ont ainsi pu découvrir, outre l’architecture du bâtiment, murs en granite rose de Ploumanac’h et escalier en fer forgé orné d’étoiles, un point de vue nouveau sur les panoramas de la ville vue d’en haut.

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    Le parc à chaînes rénové

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    Le Grand large

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    Le Club Med 2 en escale

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    Les toits et le clocher de St Louis

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    La criée, le chantier du Guip et le port du Château

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    Molénez, Abeille Bourbon et ND de Rumengol à quai

Commons-logo.svg Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur « Cours Dajot ».

Surplombant le port de commerce et la rade, la « tour rose » de 50 mètres de haut, sorte de phare à trois étages superposés, est un mémorial élevé sur le cours Dajot après la guerre de 1914-1918 pour commémorer l’accueil réservé aux Américains durant la Première Guerre mondiale. Plus de 800 000 hommes ont transité par Brest du 12 novembre 1917 au 28 novembre 1918.

Détruite par l’armée d’occupation allemande (le 4 juillet 1941) lors de la Seconde Guerre mondiale, elle sera reconstruite à l’identique en 1958, sur un terrain appartenant aux États-Unis.

Cette visite a précédé la commémoration officielle de la Fête nationale en fin de journée.

 

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Avant la cérémonie

Photosphère du port de commerce depuis le toit du monument américain

L’association la « Maison du Libre » a développé un système de prise de vue panoramique et l’outil de visite virtuelle en ligne sous le nom du projet Open Path View.

L’outil nous permet de profiter d’un vue exceptionnelle depuis le toit du monument américain.

Séquences sonores

Durant la balade en ville, organisée par le service Patrimoines le 2 février 2016 sur le thème « Soldats et marins », Alain Boulaire évoque l’histoire du cours Dajot et du monument américain, puis deux comédiens amateurs lisent un texte de Catherine Beauchamp « Brest, port d’occident 1938″.

Monument américain, par Alain Boulaire

« Brest, port d’occident 1938″, par Joëlle Tassel et Jean-Baptiste Pressac

Pour télécharger les fichiers : clic droit et enregistrer la cible du lien sous… – Licence Creative Commons BY NC-ND

Écouter les autres séquences sonores de cette balade

Voir aussi

 

http://www.wiki-brest.net/index.php/Am%C3%A9ricains_%C3%A0_Ponta

Américains à Ponta

Américains à Ponta
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Un article de : TAPAJ
Parution : Février 1993 et mars 1993
N° : 22 et 23
Auteur : Patrick Quintin

 

Les américains à Ponta (1917-1919)

Sommaire

Chronologie de l’installation du camp américain à Pontanézen

PONTY: Ce fut une construction gigantesque d’un camp de transit.

Novembre 1917 : Les possibilités d’accueil du port de commerce, l’évacuation des troupes par voie ferrée, la création de cantonnements ont fait de Brest la tête de pont du débarquement des américains en France. En attendant l’aménagement du camp de transit de Saint-Marc, la caserne de Pontanézen a été mise à leur disposition.

12 novembre 1917 : Le premier convoi américain (environ 12 500 hommes) plus une centaine de « marines » venant de Saint-Nazaire viennent prendre leur quartier à Pontanézen.

Fin décembre 1917 : L’édification de 30 baraques est autorisée afin d’augmenter la capacité car à l’origine seuls 2 000 hommes pouvaient s’y installer. Toutefois cette installation est provisoire.

21 janvier 1918 : Ouverture du camp « Hôpital 33″ occupant 2 bâtiments de la caserne où François Vidocq Wikipedia-logo-v2.svg a été interné (voir TAPAJ n°21 ).

Début 1918 : Avec l’afflux des soldats américains, le camp s’étend autour de la caserne de Ponta.

Mars 1918 : II est décidé la construction de nouvelles baraques et l’installation de tentes (de 2000 à 10000 soldats), la base de Ponta s’agrandit.

Durant l’été 1918 : Le développement du camp de Pontanézen s’accélère. Des installations diverses (cuisines, magasins, chemins d’accès aux zones de campement, canalisations d’eau venant de la Penfeld) sont aménagées sommairement. L’ « Hôpital 33″ est agrandi.

Septembre 1918 : Des travaux sont entrepris pour l’installation d’un camp permanent pouvant accueillir 50000 hommes, mais avec la pluie le camp devient un bourbier.

Hiver 1918-1919 : La grippe dite « espagnole » frappe non seulement Ponta, Brest, mais aussi la France entière et ses combattants, décimant une partie de la population.

Début 1919 : Le camp américain s’étend sur 687 hectares. 850 bâtiments y ont été construits pouvant accueillir environ 50 000 hommes. Le camp de tentes peut abriter 35 000 hommes. Ces camps sont divisés en 16 sections autonomes possédant chacune leur cuisine et leur réfectoire pouvant servir 7 500 repas à l’heure. Ces sections sont reliées par des routes goudronnées. Les trottoirs sont réalisés par 120 kilomètres de caillebotis. L’électricité est fournie par 6 centrales. Des baraques supplémentaires sont construites près de l’hôpital permettant ainsi l’installation de 2 300 lits. Au plus fort de l’intervention américaine en 1919, on a enregistré le départ de 26 000 hommes et l’arrivée de 12 000.

Décembre 1919 : Avec la diminution de l’activité durant l’été, le camp de Ponta est fermé.

Les autres installations

Août 1918 : Création du camp de la police montée près de la Maison Blanche.

Avril 1919 : Le « Salvage Dépot » est transféré du camp de Ponta en bordure du chemin vicinal 7. Là, sont recyclés les déchets du camp de Ponta et sont réparés chaussures et vêtements.

Juin 1919 : La YMCA (Young Men’s Christian Association) loue la brasserie de Kérinou qui devient une fabrique de crème glacée pour les « boy’s ».

Les conséquences sur la vie locale

La présence du camp américain à Ponta n’a pas eu que des retombées économiques sur Lambézellec.

Certes l’ « US ARMY » a fait appel à de la main d’œuvre civile. Au « Salvage Depot », 395 françaises (dont 110 à la couture) travaillaient.

Avant sa fermeture, au camp de Ponta, entre 1 500 et 1 800 personnes s’occupaient des cuisines ou étaient plantons et estafettes. La population lavait le linge à domicile. Les terrains et bâtiments étaient soit loués soit réquisitionnés. Mais des indemnités étaient prévues en cas de dégâts. Les réquisitions étaient encore effectives au début de l’été 1919.

Par contre, des dégâts furent causés aux chaussées qui n’étaient pas construites pour le passage d’autant de véhicules chargés de matériel de guerre et des approvisionnements les plus variés: corned-beef, pâle-ale, tonnes de tabac blond, sacs de couchage, couvertures, toiles de tente, savonnettes, rasoirs, lits de camp etc…

Tout un bric-à-brac, qui pour une grande part constitua – pendant des dizaines d’années – la « liquidation des stocks américains ».

Les routes, les chemins et les places étaient défoncés.

La circulation était réglée par les « MP’S » (Police Militaire).

Les cultivateurs de Mesmerrien et de Kergaradec ne pouvaient circuler. Les « MP’S » obligeaient les fermiers, les marchands, les bouchers de Lesneven ou Gouesnou à faire demi-tour.

Les commerçants et les paysans de Lambé, circulant sur le chemin de grande communication 65, déposent des réclamations à la mairie qui sont transmises au préfet maritime.

Les « faits divers »

D’ autre part, le comportement des américains n’est pas toujours exemplaire. Malgré la multiplication des patrouilles françaises et américaines, les « boy’s » se permettent de jouer du revolver pour s’amuser ou se procurer de l’alcool.

En mars 1918, deux américains volent du rhum dans une épicerie de Lambé en menaçant le personnel de leur revolver. Ils tirent, mais ils sont arrêtés.

En juin 1918, un « noir étranger » commet trois agressions de femmes, dont une blessée au couteau, pour tenter de leur faire subir les derniers outrages.

En 1919, la violence commise par les soldats américains augmente. Devant ce « Niagara » de dollars, des marchands ambulants, des « profiteurs » sont attirés. A des prix exorbitants, ils vendent des « souvenirs » les plus divers : pochettes, cravates, breloques, pipes, jumelles, etc… et bien entendu les « antiquités » et « curiosités » du folklore breton et de l’alcool.

Mais ils doivent s’installer à plus de 500 mètres du camp où ils louent ou achètent -à prix d’or- des parcelles de terrain sur lesquelles ils construisent des baraques, des « crêperies ».

Au devant de ce flot kaki, il n’y pas que les « marchands » qui sont attirés. On note le développement considérable de la prostitution. En mai 1918, un arrêté municipal décide que toute femme surprise à rôder autour du camp sera considérée comme « femme de mauvaise vie et de mœurs ».

L’existence du camp américain de Pontanézen a fait en 1918-1919 de Lambézellec la plus grande commune de France au niveau de la concentration américaine.

De Novembre 1917 à Novembre 1919 : 800 000 soldats ont débarqué à Brest. Au 1er Novembre 1919 : 1 200 000 ont été rapatriés depuis l’armistice.

TAPAJ n’a pas été le premier journal à être édité et distribué sur Ponta. De mars à août 1919, les américains du camp ont créé un bihebdomadaire : « The Pontanézen Duckboard » (« Duckboard » = caillebotis, le symbole du camp.)

Patrick Quintin


Voir aussi

1917, le jazz débarque à Brest

 

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/brest-etats-unis-de-vrais-proches-20080725-3510637_1406034.php

Brest – États-Unis. De vrais proches

 

Publié le 25 juillet 2008
 
Brest - États-Unis. De vrais proches

 

Souvent, pour relativiser son éloignement de Paris, Brest use d’un joli contre-pied, en précisant qu’elle est plus proche par rapport aux USA.

 

Souvent, pour relativiser son éloignement de Paris, Brest use d’un joli contre-pied, en précisant qu’elle est plus proche par rapport aux USA. Sans mentir non plus, elle peut revendiquer, avec l’Oncle Sam, des liens qui ne datent pas d’hier. Dans les relations entre Brest et les États-Unis, l’historien Alain Boulaire extrait quatre temps forts. La guerre d’indépendance américaine d’abord. Les grandes flottes françaises de soutien partent de Brest, en particulier les troupes du comte de Grasse et de Rochambeau. « Elles ont contribué fortement aux victoires de Chesapeake et de Yorktown en 1781 », commente-t-il. C’est aussi à Brest, pendant neuf mois, que fut basé un fameux corsaire américain, John Paul Jones. Il y ramena des prises. Il est campé, d’ailleurs, dans la bande dessinée « l’Épervier », de Patrice Pellerin. C’est également dans la rade de Brest que le pavillon de la jeune république américaine fut salué, pour la seconde fois, par la Marine royale française, ès qualités.

Ligne transatlantique

Second temps fort doublé de modernité : la ligne transatlantique Brest – New York, entre 1865 et 1973, inaugurée par le Lafayette. Le lobby des Havrais, soutenu par celui des Parisiens, aura raison de cette ligne, malgré le gain de temps en faveur de Brest. Ce constat, simplement géographique, eut une autre illustration : le premier câble transatlantique entre la France et les États-Unis, en 1869, relia la pointe du Minou à Dexburry. Il y eut aussi New York – Déolen. Troisième temps fort : la guerre de 1914-1918. À partir de novembre 1917, plus de 80.000 GI débarquent à Brest, qui devient le principal port des États-Unis en France. « L’esssentiel des combattants se retrouvaient sur le site de Pontanézen, aménagé en véritable cité, dont le journal Pontanézen Duck Board retrace la vie », explique Alain Boulaire. Le premier orchestre de jazz afro-africain, du 369 e régiment d’infanterie, dirigé par James Reese Europe, débarque aussi. Le blues et les negro-spirituals entrent à Brest, avec le basket et le base-ball.

Le président Wilson

C’est à Brest que le président Woodrow Wilson débarque, le 13 décembre 1918, du Georges-Washington, pour la conférence, puis la signature de la paix. Dès 1917, une place avait porté son nom à Brest. Le monument à la mémoire des combattants des forces navales des États-Unis fut inauguré, lui, en août 1937. Les Allemands le firent sauter le 4 juillet 1941, jour de l’Independance. Il sera reconstruit plus tard, à l’identique, mais en granit rose, au lieu du gris du premier. Il se trouve en territoire américain, sans privilège d’extraterritorialité. Alain Boulaire tient également comme temps fort le parrainage, en 1948, de Denver, du Colorado, avec les écoles de Brest, qui manquaient de tout. Et premier jumelage en 1962 entre une ville européenne et une ville américaine. L’épouse du général Dwight Eisenhower – laquelle avait fait une partie de ses études à Denver – y est pour beaucoup

Terrorisme : le « Daily Express » déconseille à ses lecteurs de se rendre en France

Plusieurs villes sont spécialement citées comme dangereuses, mais pas celle de Brest où les crimes et délits commis par Josette Brenterch et ses divers complices, qui terrorisent la population locale depuis des  lustres, restent rarement dénoncés par crainte des représailles, et sont toujours réputés inexistants en conséquence des nouveaux cimes et délits systématiquement commis par ces terroristes en cas de plaintes de leurs victimes.

 

http://www.lepoint.fr/medias/terrorisme-les-villes-francaises-a-eviter-12-12-2015-1989506_260.php#r_

Terrorisme : les villes françaises à éviter selon le « Daily Express »

 

Le quotidien britannique a déconseillé à ses lecteurs anglais de voyager en France. Après les « no-go zones » de Fox News, il dresse une carte anxiogène.

 

Publié le 12/12/2015 à 15:40 – Modifié le 12/12/2015 à 16:05 | Le Point.fr
Le "Daily Express" déconseille aux Anglais de voyager en France.
Le « Daily Express » déconseille aux Anglais de voyager en France. © MIGUEL MEDINA

 

Il y avait les « no-go zones » de Fox News, il y a aujourd’hui les villes françaises à éviter, car jugées trop dangereuses par le Daily Express. Souvenez-vous, quelques jours après les attentats de Charlie Hebdo, début janvier, Nolan Peterson avait égrené les quartiers de Paris interdits aux non-musulmans, sur la chaîne américaine. Eh bien, moins d’un mois après les terribles attaques de Paris et de Saint-Denis, le quotidien britannique Daily Express se demande s’il faut continuer de voyager sur le territoire français.

Si le journal rappelle que la France est une destination très populaire auprès des touristes britanniques, il déconseille de se rendre dans certains endroits qui ont été la cible d’attaques ou d’opérations policières. Selon le quotidien, si les Anglais veulent voyager en toute sécurité, ils doivent proscrire Marseille, Toulouse, Lyon, Grenoble, Calais, Paris et la Corse de leurs destinations.

 

 

Is it safe to travel to France? The terror threat REVEALED https://t.co/n2WpomgT5l pic.twitter.com/yuPPDIwo1j

— Daily Express (@Daily_Express) 12 Décembre 2015

 

« Un certain nombre d’explosions »

« Après les attentats de Paris, la France a répondu avec une série de raids antiterroristes à travers le pays. La police a procédé à des perquisitions à Toulouse, Grenoble, Calais, dans la banlieue parisienne de Bobigny, et à Jeumont, près de la frontière belge », écrit ainsi le journaliste. Il souligne également que trois personnes ont été placées en détention à Toulouse, tout en précisant que la Ville rose a déjà été la cible d’attentats en 2012.

Quant à la Corse, également citée dans le papier, elle connaît tout une série d’attaques – non liées à l’organisation État islamique – prévient le Daily Express. « Il y a eu un certain nombre d’explosions en Corse. Les édifices gouvernementaux, des restaurants, des véhicules de police, des bars, une discothèque et des maisons de vacances ont été ciblés. »

Pour faire passer son message, le site d’informations du quotidien ne lésine pas sur le visuel. Sur une carte de France, les zones jugées trop dangereuses sont clairement indiquées en rose et accompagnées d’un panneau « attention ». Quant à la photo qui illustre le papier, elle met en scène un homme vêtu d’une cagoule noire et pointant droit devant lui… une arme à feu.

 

http://www.letelegramme.fr/bretagne/brest-une-fusillade-qui-inquiete-13-06-2015-10664408.php

Délinquance en Bretagne. La réalité brestoise

13 juin 2015 à 09h39 / Steven Le Roy avec Sarah Morio /

Un procureur qui a rappelé hier que l’enquête reste une priorité ; un conseil municipal où, jeudi soir, le sujet a provoqué un vif échange entre le maire, François Cuillandre et Bernadette Malgorn, candidate de l’opposition battue en 2014 : la fusillade du 15 mai sur le parking d’un grand magasin en zone commerciale de Brest, a fait naître, par son ultraviolence, une vive inquiétude dans la cité du Ponant. Elle pose aussi la question de la vie des bandes de quartiers, à qui ces faits sont probablement liés.

15 mai, sur le parking d’une grande surface à Brest vers 18 h, éclatent une dizaine de coups de feu alors qu’il reste de nombreux clients à l’intérieur du magasin. Par miracle ou par bonheur, personne n’est blessé lors de la fusillade qui a laissé six douilles de 9 mm sur le bitume, mais l’événement fait surgir dans la ville un vent d’indignation né de ce palier trop allègrement franchi par ce qui semble s’orienter vers une triviale rivalité entre bandes de quartiers. La nouvelle résonance des réseaux sociaux, qui relaient et commentent en boucle l’événement, nourrit l’inquiétude en posant cette question : et si ce n’était qu’un début ? Il est vrai que jusqu’alors, la cité du Ponant avait été plutôt à l’abri de cette ultraviolence publique et incontrôlée, qui aurait pu faucher à l’aveuglette n’importe qui, au mauvais endroit, au mauvais moment.

Pontanézen-Kérourien schéma classique

Pour autant, les fusillades entre « adversaires » vent debout pour un oui, un non, des filles ou de la drogue, tout comme le système de bandes de quartiers, ne sont pas nouvelles à Brest. Mais sont à relativiser, à tête froide. « Quand le maire parle d’un événement isolé et exceptionnel, on ne peut pas lui donner tort », tente de rassurer le procureur Éric Mathais qui parle pour sa part « d’un événement isolé et exceptionnel d’une particulière gravité ».

> Le maire de Brest interpellé au conseil municipal

La mémoire collective, sans remonter à Mathusalem et aux bandes de « la place de Stras’» ou de « Guip’» qui terrorisaient les collégiens des années 80 en les rackettant mollement sur fond de veste kaki et de bière bon marché engloutie par litres, garde une poignée d’événements en exemple. Il y eut notamment, à l’été 99, l’irruption à Kérourien, l’un des quartiers populaires de la rive-droite brestoise, d’une bande externe venue régler leur compte au fusil de chasse à quelques très supposés amis d’un homme suspecté d’un meurtre. Ou bien encore en octobre 2011, toujours à Kérourien, l’arrivée de voitures retrouvées plus tard à Pontanézen, quartier populaire de la rive gauche brestoise, avec à leur bord des individus hurlant « On est là, on est là » et accueillis par des jets de pierres de locaux regroupés en haut des immeubles. Et des tirs. Les policiers trouveront trois douilles une fois le calme revenu.

La bande, « une estime de soi »

Kérourien, Pontanézen. Des quartiers où, selon une source proche des services d’enquête, résideraient les deux seules bandes de quartiers capables, à cette heure, d’aller se défier les unes chez les autres. Bien sûr, il existe d’autres bandes, comme une récente série de faits l’a clairement démontré à Bellevue, la Zup brestoise un temps baptisé Brest II. Mais les quelques semeurs de troubles, massés sur la dalle commerciale et agitant un temps le quartier, n’ont jamais joué à l’extérieur. Laurent Mucchielli, sociologue à Aix-Marseille, directeur de recherche CNRS et auteur d’un essai sur « La délinquance des jeunes » paru aux éditions de la documentation française, explique : « Le territoire joue un rôle dans l’identification d’un groupe. C’est le groupe d’un tel endroit qui défend un patriotisme local. Cet élément est important pour des groupes de jeunes gens qui n’ont pas grand-chose d’autre pour asseoir l’estime d’eux-mêmes ». Mais aussi réelle soit elle, cette affirmation n’intéresse que peu le parquet brestois. « Savoir qu’untel est d’ici ou de là, au moment de la réponse pénale, ne nous intéresse pas. On se fiche complètement de leur logique. La loi est la même pour tout le monde, qu’elle protège ou qu’elle réprime », prévient Éric Mathais qui estime que pour répondre aux bandes de quartier, « la solution est de ne surtout pas rentrer dans le jeu et d’appliquer une responsabilité individuelle ».

Pas de zones de non droit

Voilà les auteurs de la fusillade du 15 mai prévenus, et la réalité brute des faits entièrement reconnue par les autorités. Pour autant, même si personne ne souhaite « minimiser » les inquiétants faits d’armes, l’activité criminelle des bandes de quartiers resterait assez limitée dans une conurbation dépassant les 200.000 habitants. Si personne n’a oublié l’agression au couteau des mousses par une bande de Kérourien, encore impliquée dans un dossier de vols répétés sur des livreurs de pizzas toujours à l’instruction, le sang a rarement coulé dans les rigoles brestoises. Les armes lourdes existent sans doute et sortent très épisodiquement mais ne sont jamais saisies fortuitement lors de contrôles de routine. « Parce qu’il faut tordre le cou à la vilaine rumeur, s’emporterait presque le procureur Mathais, d’ordinaire très calme. Il n’y a aucun endroit dans la ville où la police ne rentre plus. C’est un fantasme absolu qui méconnaît la vérité du terrain ».

> La délinquance est aussi bretonne

 

En complément

Repères chronologiques

 

Août 1999
Règlement de comptes à Kérourien où trois jeunes entrent dans une cave et ouvrent le feu au fusil à pompe sur d’autres jeunes, qu’ils suspectent d’être mêlés au crime de l’un de leurs amis.

Novembre 2005
La France des cités s’embrase, le quartier de Pontanézen aussi. Dans la nuit du 7 au 8 novembre, un homme ouvre plusieurs fois le feu sur une voiture de police venue aider les pompiers à maîtriser un feu volontaire dans une école.

Février 2007
Un cybercafé, près des facs. Sur fond de trafic de stupéfiants un homme de 25 ans débarque sans crier gare et tire trois fois sur un supposé rival. Il le rate, mais il y avait des clients dans l’établissement.

Octobre 2011
Des voitures surgissent à la nuit venue à Kérourien et leurs occupants hurlent : « On est là, on est chez là ». Ils sont accueillis par des jets de pierres. Des coups de feu retentissent. Pour cette fois, l’enquête n’aboutira pas.

Mars 2012
Un mousse est poignardé dans le dos lors d’une rixe avec une bande issue du quartier de Kérourien. Le jeune homme est sauvé in extremis.

Juillet 2014
Une quinzaine de personnes encagoulées attaquent une rame de tramway dans le quartier de Pontanézen, à coups de pierres et de cocktails molotov. L’unique passager de la rame n’avait pu être entendu.

 

L’enquête s’oriente vers Pontanézen

Le parquet avait annoncé, hier matin, qu’il communiquerait sur l’affaire de la fusillade de Brest survenue le 15 mai sur le parking d’un magasin situé dans la zone de Kergaradec. De quoi réveiller quelques appétences. Surtout qu’au-delà de l’émotion suscitée sur l’instant, l’affaire a clairement pris une tournure politique. Pour preuve : les joutes verbales enregistrées la veille, lors du conseil municipal, entre le maire François Cuillandre et sa principale adversaire, l’ex-préfète de Région, Bernadette Malgorn. Oui mais voilà… Ceux qui espéraient des révélations, voire des arrestations, vont être déçus. Le procureur, Éric Mathais a rappelé les faits (une altercation entre deux groupes, des coups de fil à partir de portables, deux voitures arrivées en renfort, six coups de feu tirés avec une arme de poing de gros calibre…) et souligné que l’enquête « s’inscrivait dans la durée et le long terme ». Il a annoncé qu’une information judiciaire contre X pour tentative de meurtre avait été ouverte et que les investigations allaient donc se poursuivre sur commission rogatoire d’un juge d’instruction qui a été saisi, ce jeudi, ajoutant « qu’ils ne lésineront pas sur les moyens ». Pour le reste, il a souhaité rester « discret » selon ses propres termes, expliquant que sa mission principale « était de faire en sorte que l’enquête se déroule dans de bonnes conditions »… Tout juste sait-on qu’un des véhicules identifiés a été retrouvé dans le quartier de Pontanézen.

Des victimes peu causantes

Le propriétaire a été entendu et laissé en liberté. Il s’agit, selon Jean-Marc Batlo, responsable de l’antenne brestoise de la PJ, « d’un véhicule de quartier », autrement dit utilisé par de multiples individus. Plusieurs ont été entendus. Certains ont même été placés quelques heures en garde à vue mais les auditions n’auraient rien donné de probant… Aux sceptiques, qui pourraient s’étonner qu’on en soit toujours là un mois après les faits alors que les personnes impliquées semblent connues, le procureur indique que « certaines des victimes principales ont déjà eu affaire avec la justice et ne sont donc pas très enclines à collaborer avec la police… ». Quant à la possibilité d’une réplique, le procureur avoue que « c’est une question qu’on se pose mais il ne faut pas qu’il y ait vengeance, la réponse doit être institutionnelle, voire judiciaire ».

 

http://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/delinquance-les-vrais-chiffres-brestois-1893535

Délinquance : les vrais chiffres brestois

Brest – 29 Janvier 2014
  • Une des opérations marquantes de la police en 2013 : l'interpellation de plusieurs trafiquants au petit matin du 9 octobre, dans le quartier de Pontanezen.

    Une des opérations marquantes de la police en 2013 : l’interpellation de plusieurs trafiquants au petit matin du 9 octobre, dans le quartier de Pontanezen. | Archives Ouest-France/Yannick Guérin

 

Olivier PAULY.

L’ensemble des faits constatés par la police a augmenté de 0,5 %. La délinquance nocturne en centre-ville représente un quart du total.

 

11 735

C’est le nombre total de crimes et délits enregistrés par le commissariat de police de Brest en 2013 (+ 05 % par rapport à 2012 ; + 12 % par rapport à 2009). Cela concerne le nombre de plaintes déposées et les infractions révélées par les enquêtes de police. Plusieurs limites à ce total : « Si certaines victimes ne déposent pas plainte, les faits qu’elles ont subis n’entrent pas dans les statistiques, prévient le commissaire central Daniel Ansellem. Et plus nos services travaillent, plus les stats gonflent. » Imparable. Autre limite : environ un millier de plaintes concernent des faits qui se sont produits en dehors de la zone police. Un phénomène que les policiers ont notamment remarqué après des festivals d’été.

La part des mineurs

Elle est stable : environ un délit sur cinq est commis par un mineur. Les faits qui leur sont reprochés ? Majoritairement des vols à l’étalage et des violences volontaires. Viennent ensuite les dégradations, la consommation de stupéfiants et les violences sur d’autres mineurs. Les partenariats signés avec les établissements scolaires ont permis d’obtenir des premiers résultats.

Braquages et cambriolages

Idée reçue numéro un : non, les braquages, ou vols à main armée, n’explosent pas. Il y en avait eu onze en 2012, douze en 2013. « Cela fait un nombre très faible par rapport à la population concernée », note Daniel Ansellem. Petite subtilité, les vols sous la menace d’une arme blanche n’entrent pas dans cette catégorie. « Ceux-ci sont passés d’un à six », complète le commissaire. Par ailleurs, le nombre de cambriolages baisse de 5 %. Il s’en commet néanmoins près de deux par jour !

Les stups

Grosse année pour les enquêteurs. En 2013, ils ont démantelé 21 trafics, contre 18 en 2012. En revanche, cela représente 62 interpellations, contre 76 l’année précédente. Opération particulière : le 9 octobre, à Pontanézen, les policiers de Brest et le GIPN mettent la main sur plusieurs trafiquants. Nouveauté inquiétante cependant : des saisies d’armes à feu chez les trafiquants.

Les violences

Les coups et blessures, comme on dit, sont un vrai fléau brestois. Il s’en commet 15 pour 1 000 habitants. Alors que dans les zones de taille comparable, la moyenne nationale tombe à 10,7 pour 1 000. Ces violences se produisent essentiellement de nuit, dans le centre piétonnier et le haut de la rue Jean-Jaurès. En revanche, les vols avec violences sont moins fréquents à Brest qu’ailleurs. Et les violences urbaines (incendie de voitures, de poubelles, jets de projectiles sur les policiers, les pompiers ou les services de transport) sont en baisse sensible.

Par quartier

Selon le découpage de la police, c’est dans le centre-ville que se produisent la majorité des crimes et délits. Presque 50 % du total. À Bellevue, malgré les incidents aux Bahamas, les statistiques sont en baisse : 1 248 contre 1 290. À Lambézellec, qui inclut Pontanézen, la tendance est la même, comme à Recouvrance. « Nos trois zones urbaines sensibles, les Bahamas, Kerourien et Pontanézen ne représentent que 3,5 % de la délinquance nocturne », ajoute Daniel Ansellem. Et, précision importante, n’importe quelle plainte peut être déposée dans l’un des quatre bureaux de quartier : Saint-Martin, Rive droite, Lambézellec et Bellevue. Ils sont ouverts du lundi au samedi, de 9 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h 30.

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/brest/brest-l-insecurite-denoncee-par-les-habitants-770787.html

Brest : l’insécurité dénoncée par les habitants

 

L’insécurité gagnerait-elle Brest ? Hier le 14 juillet, une bagarre a entraîné la mort d’un homme. Début juillet, une adolescente de 16 ans se faisait violemment agresser devant son petit frère, une situation dénoncée et relayée sur les réseaux sociaux.

  • Par Emilie Colin
  • Publié le 15/07/2015 | 19:01, mis à jour le 22/07/2015 | 12:25

C'est dans la rue Jean Jaurès à Brest qu'a eu lieu une altercation le 14 juillet 2015, entraînant la mort d'un homme de 40 ans. © Google Street© Google Street C’est dans la rue Jean Jaurès à Brest qu’a eu lieu une altercation le 14 juillet 2015, entraînant la mort d’un homme de 40 ans.

Les habitants de Brest dénoncent l’insécurité que connaît leur ville. Et les situations de violence s’enchaînent depuis le début de l’été. Le 14 juillet au petit matin, c’est dans la rue Jean Jaurès qu’a lieu une altercation, sur fond d’alcool. Une homme âgé d’une quarantaine reçoit plusieurs coups de couteau. Transporté à l’hôpital, il ne survit pas à ses blessures. L’agresseur présumé âgé de 19 ans a depuis été placé en garde à vue. Suite à cet événement tragique, les Brestois, eux ont lancé une pétition en ligne (déjà plus de 5000 signataires) pour réclamer davantage de sécurité, car disent-ils « Brest est une belle ville où il fait bon vivre. Hélas, notre tranquillité est gâchée par des individus qui nous agressent. » 

Une jeune fille de 16 ans agressée début juillet

Début Juillet, c’est Amandine 16 ans qui fait les frais d’une agression. Alors qu’elle rentre chez elle avec son petit frère de 3 ans vers 18h30, elle est violemment prise à parti par deux jeunes hommes en scooter. Après une joute verbale viennent les coups. Les parents de l’adolescente ont partagé leur inquiétude sur les réseaux sociaux et ont décidé de témoigner. Face à cette violence et du côté des forces de l’ordre, le constat est amer.

Terrorisme : le

Agression Amandine à Brest juillet 2015

C. Collinet, G. Queffelec, G. Hamon / avec Olivia, mère d’Amandine – Gildas, beau-père d’Amandine – Stéphane Andry, secrétaire départemental syndicat Alliance

Alors que certains pointent du doigt une délinquance en hausse, le procureur de la République Eric Mathais relativise. Il a donné quelques chiffres sur les faits de violence enregistrés dans l’agglomération brestoise : en 2012 : 1310, 2013 : 1361, 2014 : 848 (-38%), 2015 (1er semestre) : 596.

 dans Corruption

Juillet 2015 : réaction d’Eric Mathais procureur de Brest

 
Sur les réseaux sociaux, la mobilisation continue, une « Marche blanche contre la violence à Brest » a été annoncée. Elle devrait avoir lieu le samedi 25 juillet, à 14h30, place de la Liberté.

Attaques du tramway de Brest, et autres faits similaires

Le tramway de Brest n’est en service que depuis le 23 juin 2012.

Avant l’attaque du week-end dernier, la plus violente, il avait essuyé des jets de projectiles au mois de juin 2013 :

 

http://www.ouest-france.fr/tram-et-police-caillasses-pontanezen-825328

Tram et police caillassés à Pontanezen

Brest – 14 Juin 2013
  • Le quartier de Pontanezen n'a plus été desservi en bus ou tram hier  après-midi jusqu'en fin de service.

    Le quartier de Pontanezen n’a plus été desservi en bus ou tram hier après-midi jusqu’en fin de service. | 

Yannick GUÉRIN.

Des jets de projectiles contre le tramway, hier après-midi, ont entraîné l’arrêt des transports dans le quartier.

 

Hier, à compter de 16 h 30, plus aucun moyen de transport public n’a desservi les arrêts Europe et Pontanezen jusqu’à la fin du service en soirée. Keolis, l’exploitant du réseau de transports urbains de Brest, a pris cette décision, car la sécurité des passagers et des conducteurs était mise en péril par des jets de projectiles.

Le premier incident a eu lieu vers 15 h. En l’espace de dix minutes, des pierres ont visé deux rames qui traversaient Pontanézen, au niveau de la rue Cézanne. Chaque rame a eu une vitre latérale brisée, sans blesser personne. Le trafic a été interrompu durant 10 minutes, le temps que la police, arrivée en force, sécurise les lieux. Deux véhicules de police ont reçu des pierres.

Projectiles en libre-service

Mais, vers 16 h 30, dès que la police a entamé un mouvement de retrait progressif, une troisième rame a été la cible de jets de pierres. Deux vitres ont volé en éclats. D’où l’arrêt définitif du trafic jusqu’en fin de soirée dans tout le quartier de l’Europe.

Keolis a mis en place des bus de substitution entre l’arrêt de Menez-Paul (centre commercial du Phare de l’Europe) et les terminus Porte de Guipavas et Porte de Gouesnou.

Déjà, la veille, vers 17 h, un incident similaire avait eu lieu. Tout d’abord, une voiture de police se rendant dans le quartier pour un différend familial, a reçu une pierre qui a brisé une vitre. Et dix minutes après, une rame du tramway était la cible d’un jet de pierre.

Au total, quatre rames ont été vandalisées par ces jets de projectiles qui ont brisé cinq grandes baies valant plusieurs milliers d’euros chacune.

Selon Keolis, c’est la première fois que des incidents aussi sérieux se produisent à Pontanezen. « Ces incidents sont à mettre en relation avec l’arrêt des cours, analyse de son côté le commissaire central Daniel Ansellem. Nous avons aperçu des jeunes de 15-17 ans qui traînent dans ce secteur. » Le jeu stupide qui prive de transport tout le quartier qui a le plus bénéficié de l’effet tramway par le désenclavement, est facilité par un grand chantier en face de la médiathèque où les projectiles sont ainsi en libre-service.

 

Rebelote dix jours plus tard :

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/brest-le-tramway-une-nouvelle-fois-caillasse-24-06-2013-2148385.php

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/le-tram-de-nouveau-caillasse-a-pontanezen-25-06-2013-2148985.php

 

Il faut remonter au premier semestre de l’année 2010 pour retrouver les traces de précédents caillassages de véhicules de transports en commun à Brest :

 

http://marcberthelot.wordpress.com/2010/02/25/encore-un-caillassage-de-bus-a-pontanezen/

http://marcberthelot.files.wordpress.com/2010/02/ltg25022010.pdf

 

http://www.ouest-france.fr/regain-de-violences-urbaines-pontanezen-549903

Regain de violences urbaines à Pontanézen

10 Mars 2010
  • Notre correspondant n'a eu le temps de prendre qu'une photo d'un véhicule incendié dans la rue Corot, avant que sa propre voiture ne soit caillassée.

    Notre correspondant n’a eu le temps de prendre qu’une photo d’un véhicule incendié dans la rue Corot, avant que sa propre voiture ne soit caillassée. | 

 

Yannick GUÉRIN.

Enquête

« J’ai eu très peur ! » Lundi soir, vers 20 h, notre correspondant du quartier de l’Europe, Christian Abolivier, a été la cible des voyous, à Pontanézen. Il allait faire un reportage à Pen-ar-Créac’h. « J’ai l’habitude de passer par la rue Corot, raconte-t-il. J’ai vu une voiture en feu. J’ai fait demi-tour pour faire une photo avec mon téléphone.

« Et brusquement, quatre types ont entouré ma voiture. Ils m’ont demandé ce que je faisais là. J’ai expliqué qui j’étais, j’ai parlé d’Ouest-France. Un m’a dit : « Casse-toi ! » Un autre a dit : « On caillasse ! » J’ai démarré, mais ils ont eu le temps de casser la lunette arrière et le hayon à coups de pierres ! »

Avant cet épisode, ce sont les pompiers qui ont été caillassés. Ils intervenaient avec un fourgon pour combattre un incendie de voiture. Une autre voiture a été incendiée dans la rue Corot.

Des rodéos

Les policiers ont été également pris à partie. Des témoins évoquent une voiture-bélier qui aurait délibérément foncé sur un véhicule de police. D’autres parlent d’un véhicule de police heurté légèrement sur le côté par une Laguna bleue dont le conducteur cherchait à échapper à un contrôle. La voiture a réussi à prendre la fuite. Les occupants de cette Laguna auraient eu le visage masqué.

Peu après, le véhicule de police a reçu des cailloux lancés par des inconnus cachés au pied des immeubles. Auparavant, une pierre a été lancée sur un bus dont une vitre a éclaté sans toutefois blesser quelqu’un.

Pourquoi un tel regain de violences urbaines alors que le quartier était plutôt calme depuis quelques mois ? Aucune arrestation d’un habitant du quartier n’a eu lieu, qui pourrait expliquer cette brusque flambée.

Démolition de la tour des célibataires

Alors, fait isolé ? Ce n’est pas l’analyse de la CFDT de Bibus : « La semaine dernière, en réunion mensuelle, nous avons alerté la direction sur la multiplication des rodéos dans le quartier, explique Patrick Cevaer, délégué syndical. Ils provoquent les bus en fonçant à toute allure dans les rues. »

Adjoint au maire pour le quartier de l’Europe, Hosny Trabelsi n’a pas d’explication, hormis « peut-être le beau temps qui échauffe certains ». Il reconnaît par ailleurs que les difficultés financières de l’Escale, le foyer socioculturel du quartier, ont conduit à « une baisse de l’offre en terme d’animations ».

Dans les hypothèses revient aussi la prochaine démolition de la tour des célibataires. Cette tour abritait au rez-de-chaussée une cafétéria autogérée par les jeunes du quartier. Nombre d’habitants y voyaient plutôt un lieu de tous les trafics. Récemment, la police y avait fait une perquisition et avait découvert, dans un faux plafond, une arme de poing. D’aucuns imaginent que certains jeunes se vengeraient d’être bientôt privés de leur lieu de réunion.

 

http://www.brest.maville.com/actu/actudet_-Bus-caillasses-le-trafic-interrompu-jusqu-a-demain-_loc-1410749_actu.Htm

logo Ouest-France Lundi 14 juin 2010 17:02

Bus caillassés : le trafic interrompu jusqu’à demain ?

photo bus caillassés : le trafic interrompu jusqu'à demain ?
Ce lundi 14 juin après-midi, les bus ne circulent plus dans Brest. Selon nos informations, certains véhicules ont été caillassés ce matin. La direction de Keolis, gérante du réseau, a décidé de suspendre le trafic de ses transports en commun.Sur son site internet, Keolis annonce que 4 bus ont reçu des projectiles ce matin, et 5 vitres ont été brisées. Toujours selon Keolis, des incidents similaires s’étaient produits les 7 et 9 juin derniers.

Les conducteurs de Bibus ont voté : à la majorité, ils ont décidé de ne pas reprendre leur service avant demain matin. Ils estiment que leur sécurité n’est pas assurée. Seules les lignes 22, 24, 25, 27 assurent partiellement leurs services.

++ Plus d’infos sur Bibus.fr

Ouest-France  

 

De tels incidents se sont aussi produits cette année à Nantes, au mois de juin :

 

http://www.presseocean.fr/actualite/nantes-greve-a-la-tan-rencontre-le-1er-juillet-avec-johanna-rolland-20-06-2014-113229

Nantes Grève à la Tan : rencontre le 1er juillet avec Johanna Rolland

0 21.06.2014 06:35
Attaques du tramway de Brest, et autres faits similaires dans Insolent - Insolite tan1-276849

Les bus sont régulièrement la cible de projectiles.

Photo PO Olivier Lanrivain

empty dans Perversité

Le mouvement social se poursuit ce samedi à la Tan. « Nos demandes de rendez-vous auprès de Nantes Métropole et Johanna Rolland (PS) restent lettre morte », pointait hier Louis-Axel Bourgé (CFTC) (PO du 20 juin). Une date a été annoncée aux syndicats hier. Ils rencontreront le maire le 1er juillet. Les chauffeurs de la Tan dénoncent les caillassages des bus, incivilités et agressions… Ce samedi, les bus des lignes C5, 12, 23, 25, 26, 28, 29, 30, 36, 39, 42, 67, 70, 73, 75, 80, 85, 89, 90, 96, 97 ne circuleront pas (accéder au communiqué de la Tan).

Plus d’informations à lire ce samedi 21 juin dans Presse Océan.

Téléchargez la version numérique de Presse Océan.

 

http://www.presseocean.fr/actualite/nantes-caillassage-dun-tram-hier-soir-et-ligne-1-coupee-23-06-2014-113582

Nantes Caillassage d’un tram hier soir et ligne 1 coupée

1 23.06.2014 11:44

Le syndicat CFDT Tan informe les usagers depuis ce matin à la station Croix-Bonneau.
Photo Presse Océan – RC

empty dans Politique

Nouvel épisode de caillassage hier soir. De plus grande ampleur cette fois.

A 0 h 45, un tram de la ligne 1 a été visé entre Croix-Bonneau et Egalité. Neuf baies-vitrées et six fenêtres de portes ont été caillassées.

Dans le tram, peu d’usagers et pas de blessés à déplorer.

En réaction à ce nouvel épisode de violences urbaines, le syndicat CFDT de la Semitan (Société d’économie mixte des transports en commun de l’agglomération nantaise) bloque depuis ce matin la ligne 1 qui effectue donc son terminus à Jamet. Une liaison entre Jamet et François-Mitterrand est assurée en bus relais tram. « La population d’un quartier entier (Ndlr : Bellevue) est pénalisée à cause de quelques individus qui n’ont rien compris au vivre ensemble, regrette Chantal Roullaud pour la CFDT. Mais nous ne pouvons pas tolérer de travailler dans ces conditions. »

Une réunion de crise est prévue au siège de la Semitan, cet après-midi.

Plus d’informations sur le trafic des transports en commun : www.tan.fr et demain dans Presse Océan

 

http://www.presseocean.fr/actualite/nantes-tram-caillasse-le-quartier-bellevue-a-nouveau-desservi-23-06-2014-113616

Nantes Tram caillassé : le quartier Bellevue à nouveau desservi

1 23.06.2014 17:20
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Une partie des dégâts sur la rame visée la nuit dernière.

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Le quartier Bellevue est à nouveau desservi par le tramway. Vers 16h30 ce lundi, les agents de la CFDT Semitan ont levé la déviation mise en place ce matin à la suite du violent caillassage dont a été victime une rame la nuit dernière entre les stations Egalité et Croix-Bonneau, sur la ligne 1.

« Le dispositif policier mis en place pour sécuriser le réseau dans les prochains jours est à la hauteur de nos attentes », indique Chantal Roullaud, déléguée syndicale, au sortir d’une réunion de crise avec la direction de la Semitan et les autorités.

Plus d’informations sur les circonstance à lire demain, dans Presse Océan du mardi 24 juin (à télécharger ici).

 

http://www.presseocean.fr/actualite/nantes-caillassage-le-ras-le-bol-des-agents-de-la-tan-24-06-2014-113721

Nantes Caillassage : le ras-le-bol des agents de la TAN

4 24.06.2014 11:17
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Trafic du tramway interrompu quartier Bellevue hier à l’initiative de la CFDT.

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Une rame a été visée par des tirs nourris dans la nuit de lundi à dimanche. L’agression de trop pour les agents qui ont fait interrompre le trafic du tramway hier quartier Bellevue en signe de protestation. « Le caillassage est devenu le nouveau jeu à la mode, ironise Chantal Roullaud, déléguée CFDT à la TAN, c’est inadmissible ! »

Chronologie d’une semaine de tensions et réactions des acteurs du réseau à lire ce mardi 24 juin dans Presse Océan (à télécharger ici).

La présence policière va être renforcée sur le réseau des bus et tramways à Nantes, comme le confirme ce matin la police nantaise sur son compte Twitter :

#Nantes @reseau_tan Surveillance du réseau : 12 policiers spécialisés (BSTC) épaulés par les CRS. En moyenne, 10 interpellations par mois.

 

http://www.ouest-france.fr/sur-la-ligne-1-du-tram-nuit-electrique-pour-les-agents-2651314

Sur la ligne 1 du tram, nuit électrique pour les agents

Nantes – 24 Juin
  • Résultat d'une nuit bleue sur la ligne 1: un tramway aux vitres explosées.

    Résultat d’une nuit bleue sur la ligne 1: un tramway aux vitres explosées. | 

Textes : Isabelle LABARRE, Jocelyne RAT et Vanessa RIPOCHE.

Lundi, 11 h. À l’arrêt Croix-Bonneau, sur la ligne 1, des agents CFDT de la Tan, revêtus d’un gilet orange, distribuent des tracts aux voyageurs. Les usagers sont prévenus : « Le tram s’arrête à Jamet. » Au-delà de cette limite, un bus prend le relais. La conséquence d’une nuit chaude dans le secteur de Bellevue, en particulier sur la portion du tram Croix-Bonneau – Égalité. Les visages des agents en service la veille, sont marqués.

Le syndicat prône le dialogue

Chantal, la déléguée CFDT, n’a presque pas dormi. Dans sa tête, les images se bousculent encore : neuf vitres de tram explosées, des caillassages en règle… « C’est usant, là on se sent en insécurité… » Pour autant, la CFDT refuse de donner corps à un discours sécuritaire « qui favorise les extrêmismes ». « On stigmatise une population par la faute de la bêtise de quelques individus… » Le syndicat prône le dialogue, parle de responsabilisation. Il espère que le coup de gueule, consistant à bloquer le tram dans la zone des incidents, aura valeur pédagogique.

Lundi 15 h. Laurent, le délégué CGT, n’a pas mieux récupéré d’une nuit au coeur de l’échaufourrée. « Jusqu’à 21 h 30, tout le monde était devant la télé. On était juste un peu attentifs aux résultats du match. En cas de victoire, comme en cas d’échec… » Juste un éventuel débordement festif.

Fin de match et premiers signaux

« Un groupe a tenté de monter à bord du tram avec deux scooters pour aller faire la fête en ville. Le conducteur a parlementé, il a pu repartir sans problème… » Au PC de la Semitan, on ne s’inquiète pas. Une seule équipe de prévention, à bord d’une Kangoo, est de service cette nuit-là sur la ligne, celle de Laurent. « On nous a demandé d’intervenir pour accompagner les trams qui remontaient du centre-ville. On s’est retrouvés bloqués à Bellevue par la foule et une dizaine de véhicules… » Sans autre conséquence qu’un grand bazar.

Passé minuit, changement d’ambiance. « Un conducteur a appelé le PC, pour jets de pierre sur son tram à l’arrêt, près d’Égalité. Quand on est arrivés, il restait encore plus d’une vingtaine de personnes à bord. Des usagers ordinaires, de tous âges, tétanisés… » Une quinzaine de jeunes ont lancé des cailloux ramassés sur le ballast. « Ils visaient un maximum de dégâts, ils auraient pu blesser quelqu’un. Il est où là le but? Qui peut m’expliquer? »

L’équipe de prévention n’est pas au bout de ses peines. « Un tram qui revenait à vide du terminus François-Mitterrand a appelé à son tour… » Alors qu’ils vont à sa rencontre, les agents butent sur un obstacle, à hauteur de la Croix-Bonneau : « Un groupe nous barrait la route. On a dû faire marche arrière à toute vitesse pour éviter l’affrontement… »

Overdose d’adrénaline garantie et au lendemain de ce voyage au bout de la nuit, « l’envie de tout arrêter… »

 

http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-apres-le-caillassage-de-lundi-des-crs-dans-les-trams_8-2575532_actu.Htm

Mardi 24 juin 2014 05:38

Après le caillassage de lundi, des CRS dans les trams

photo dans la nuit de dimanche à lundi, un tram de la ligne 1, entre croix-bonneau et égalité, a été pris pour cible.

Dans la nuit de dimanche à lundi, un tram de la ligne 1, entre Croix-Bonneau et Égalité, a été pris pour cible.

Dans la nuit de dimanche à lundi, des jets de pierres ont détruit les vitres d’un tram sur la ligne 1. En réaction, la circulation a été coupée. Réponse des autorités : dès aujourd’hui, la sécurité est renforcée sur la ligne.

 

Mauvaise surprise, lundi matin, pour des milliers d’usagers qui n’ont pas pu prendre leur tram à l’heure de l’embauche. Quelques heures plus tôt, le dernier tram a été pris pour cible et attaqué par des inconnus armés de pavés, entre les arrêts Égalité et Croix-Bonneau, sur la ligne 1. Des pierres, a priori arrachées du ballast des voies de tram, ont été jetées sur les vitres et les portes de la rame, alors que des passagers se trouvaient à l’intérieur. L’assaut a été très violent : sous le choc, neuf baies vitrées et six portes ont été sérieusement endommagées. « Certaines ont été feuillettées, d’autres carrément trouées », signale-t-on à la Semitan. Une dizaine de pierres ont été retrouvées par la police à l’intérieur de la rame. « Il n’y a pas eu de blessés, mais le conducteur et les usagers sont très choqués », rapporte une déléguée syndicale. Hors d’usage, la rame a été ramenée au dépôt dans la nuit.

Des bus-relais affrétés et un message d’alerte aux arrêts

Dès la prise de service, lundi matin, le syndicat CFDT a aussitôt réagi en bloquant la circulation au départ de l’arrêt Croix-Bonneau. « Les trams circuleront à nouveau sur le secteur lorsque toutes les conditions de sécurité, pour les personnels de la Semitan et pour les voyageurs, seront de nouveau réunies », pouvait-on lire sur les tracts distribués dans le quartier Chantenay-Bellevue par les militants syndicaux.

Des bus-relais ont été affrétés dans les deux sens de circulation pour relier Croix-Bonneau au terminus François-Mitterrand. Mais sur les quais, de nombreux Nantais attendaient, dans le flou.

Un message d’alerte s’affichait aux arrêts, ce qui n’a pas empêché une certaine confusion de régner jusqu’en milieu de matinée. « Je vais être en retard au travail. Je viens juste d’apprendre que les trams étaient coupés », déplorait une habitante, en transmettant aux autres voyageurs la marche à suivre pour rejoindre leurs destinations. Le trafic a finalement repris peu après 16 h.

« Les esprits commençaient à s’échauffer »

Pour cette mère de famille, la nuit avait déjà mal commencé. Avant le caillassage du bus, d’autres nuisances ont agité le quartier. « Mon fils, qui passe le bac, n’a pas pu dormir. Il y a eu des coups de klaxons toute la nuit comme à un mariage. Ça criait, ils roulaient très vite. Des motos, des quads… » Dès le début de la soirée, une centaine de personnes assistaient à la retransmission du match Algérie-Corée du Sud sur un écran télé installé devant la pizzeria, place Mendès-France. « Au coup d’envoi du match, les esprits commençaient à s’échauffer », raconte un habitant du boulevard Winston-Churchill. « À la deuxième mi-temps, des quads, des motos, des scooters se sont livrés à des rodéos sur le boulevard. Ils étaient sans casques, ils faisaient des roues arrières, ils roulaient sur les rails du tramway. Je n’ai pas pu m’endormir avant 2 h du matin. Hier soir, le quartier était une zone de non-droit. » Dans le même secteur, samedi soir, les vitres de l’arrêt de tram Lauriers ont été étoilées, voire brisées.

À ces habitants excédés, la police répond qu’un dispositif de vigilance était en place dimanche soir à Bellevue, « comme pour tout événement d’importance susceptible d’avoir des retombées sur l’ordre public », explique le commissaire Maxence Creuzat. Une heure avant le caillassage du tram, un véhicule de police a d’ailleurs été touché par des projectiles rue du Bois-Hercé. « La difficulté, c’est qu’on a affaire à des individus mobiles qui utilisent les transports en commun et connaissent parfaitement la topographie du quartier. Le temps que le PC Tan contacte la police et qu’une patrouille arrive sur les lieux, ils sont déjà rentrés dans les immeubles », poursuit le commissaire qui, en l’absence d’éléments probants, ne veut pas faire le lien avec l’ambiance surchauffée d’après-match.

« L’été, une période toujours un peu agité »

Les caillassages en série qu’ont connus différents quartiers de Nantes la semaine passée (lire ci-dessous) peuvent-ils faire craindre un été difficile ? Jean-Christophe Bertrand, directeur de la sécurité publique en Loire-Atlantique, relativise. « Cette période est toujours un peu agitée. On connaît cette recrudescence de violence un peu partout en France. Nantes n’est pas plus exposée que les autres grandes villes. »

Sollicités, les élus de la majorité n’ont pas souhaité officiellement s’exprimer sur les faits de la nuit. Ils se disent préoccupés par la situation, mais attendent pour l’évoquer la réunion du 1er juillet à laquelle participeront notamment les syndicats et la maire de Nantes.

Ouest-France  

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