Quadruple meurtre pour un trafic d’oeuvres d’art volées dans des églises bretonnes : les magistrats passent l’éponge et se moquent de l’enquêteur

 

 

 

Et où cela s’est-il donc passé ?

En Bretagne, bien sûr…

Tout mon soutien au policier en retraite Pascal Huche.

On les voudrait tous comme lui.

 

 

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2006/08/25/01006-20060825ARTMAG90418-la_traque_sans_fin_des_tueurs_de_touristes.php

LA TRAQUE SANS FIN DES TUEURS DE TOURISTES

 

  • Par  PAR JULIEN MIGNOT
  • Mis à jour le 15/10/2007 à 15:36
  • Publié le 25/08/2006 à 06:00

 

Deux couples d’étrangers ont trouvé la mort en Bretagne à sept ans d’intervalle, en 1979 et en 1986. Deux drames très similaires toujours pas résolus. Le premier est prescrit, le second, en passe de l’être. Pourtant…

Sur le bureau du capitaine Pascal Huche un dossier cartonné, serré par une sangle, s’épaissit lentement. Il contient des rapports d’audition, des expertises, des noms de suspects, des fiches détaillées sur d’interminables recherches. Mais l’enquête n’avance plus. Bloquée ! Et pour ce policier madré, à la stature impressionnante, c’est un véritable défi. Blessé au cours d’un attentat commis par le groupe Action Directe dans les années 80, il est devenu particulièrement sensible au sort des victimes et de leurs proches.

Voilà des années qu’il est en poste à Saint-Malo et que ce fameux dossier le tourmente. Il faut dire que les victimes de ce crime-là avaient été particulièrement abîmées. Et que la pauvre maman qui avait signalé la triste affaire à l’un de ses prédécesseurs n’a jamais retrouvé la tranquillité puisqu’elle attend désespérément sa conclusion depuis vingt ans.

C’est en effet le 23 septembre 1986 que la longue enquête commence. Dans la cité corsaire, les derniers vacanciers plient bagage et les commerçants font leurs comptes. Même les policiers s’apprêtent à passer en mode hivernal après une saison touristique plutôt calme quand cette mère particulièrement angoissée, Pauline Glasby, pousse la lourde porte du commissariat. «Ma fille, Lorraine, accompagnée de son futur mari, Paul Bellion, ont disparu, explique cette Britannique, mêlant l’anglais à un français approximatif. Enseignants de travaux manuels dans le Norfolk (Angleterre), ils n’ont pas assuré leur rentrée scolaire le 9 septembre. Ils devaient revenir d’un périple à vélo en France…» Puis elle ajoute, en sortant des cartes postales de son sac : «Ils nous écrivaient régulièrement. La dernière carte que nous avons reçue, de La Rochelle, date du 14 août. Ils devaient rejoindre Saint-Malo pour prendre le ferry du retour le 24 août à 21 h 30. Nous savons qu’ils n’étaient pas à bord. Apparemment, ils n’ont toujours pas quitté la France…»

L’inspecteur réagit sur-le-champ en lançant un avis de recherche. Des témoins se manifestent, notamment des commerçants de Saint-Solen, un bourg tranquille à six kilomètres à l’est de Dinan. Ils se souviennent avoir vu les deux jeunes touristes le 23 août vers 19 heures. Sous une pluie battante, ils revêtaient leurs cirés jaunes, après avoir bu un chocolat chaud. Ils enfourchaient leurs bicyclettes et prenaient la direction de l’auberge de jeunesse de Dinan. Où ils ne sont jamais arrivés.

une fin terrible

Plusieurs semaines plus tard, au matin du 1er octobre, Gérard, la cinquantaine solide, part à la chasse ; sa passion. Ubik, son épagneul breton, trotte en tête dans la campagne et s’engage soudain dans un champ de maïs de Bois-Fougère, à la sortie de Saint-Solen.

«Si mon chien n’avait pas aboyé, je n’aurais pas eu l’idée de regarder entre les tiges, hautes de plus de deux mètres… J’ai compris tout de suite. J’ai pensé instantanément aux touristes anglais pour lesquels on avait lancé un avis de recherche.»

Les légistes font remonter la mort au 24 août au soir, le lendemain de leur disparition. Leurs constatations racontent une fin terrible : les corps sont allongés côte à côte sur le dos, les bouches bâillonnées par du ruban adhésif, les mains liées dans le dos avec de la cordelette. Ils sont attachés l’un à l’autre à hauteur des coudes. Au poignet de la jeune femme reste accrochée une longe de la même cordelette de 2,80 mètres. Comme si le ou les meurtriers les avaient tenus en laisse jusqu’à cet endroit avant de les abattre d’une décharge de fusil de chasse dans la nuque.

Quel mobile ? Le jeune couple d’enseignants en fin de vacances n’avait plus que quelques centaines de francs. Aucun mouvement sur leurs comptes bancaires ne sera relevé et leurs trois chèques de voyage volés, jamais utilisés. Une agression sexuelle ? La fermeture Eclair du short de Lorraine était baissée, mais l’état des corps ne permet pas à l’autopsie de l’affirmer.

Les policiers mènent une enquête opiniâtre et, en épluchant les archives, exhument un autre double meurtre aux ressemblances troublantes. Cette ancienne affaire, toujours pas élucidée, remonte à 1979.

Cet été-là, André et Marie-Christine Van Herpen, originaires de Gand (Belgique) profitaient de leurs vacances pour visiter la France. Un petit couple sans problèmes : la trentaine, lui est cadre administratif, elle, enseignante. Le 15 juillet 1979, on les avait retrouvés assassinés près de Dinan, à Vildé-Guingalan. Le champ de maïs de Saint-Solen où ont été découverts les jeunes Anglais n’est qu’à treize ou quatorze kilomètres.

André et Marie-Christine avaient été abattus d’une décharge dans la nuque. Ils étaient dans leur Toyota Corolla couleur moutarde : Marie-Christine au volant, André à ses côtés, et leur tueur à l’arrière avec un fusil de chasse à canon scié. Contrairement à Lorraine, il n’y a aucune suspicion d’agression sexuelle de Marie-Christine, encore vêtue. Mais là non plus, on ne retrouvera jamais ni leurs bagages ni l’arme du crime.

Bien que les gendarmes en charge de cette enquête n’aient pas ménagé leurs efforts pour examiner toutes les hypothèses, c’est le hasard qui a fourni la piste la plus sérieuse.

A 800 kilomètres de là, en décembre 1980, la brigade de gendarmerie d’Arlon (Belgique) recueillait le témoignage d’une femme blessée dans son orgueil, Marceline, 43 ans : «Mon concubin m’a quittée pour aller vivre avec ma soeur. Ça ne vous intéresse peut-être pas, mais si je vous dis qu’en l’espace de trois ans il a volé quarante statues et oeuvres d’art dans des lieux de culte bretons pour les revendre à l’étranger… Et, surtout, qu’il a tué un couple de jeunes Belges…»

Les gendarmes la pressent de questions. Elle poursuit : «Il s’appelle Roger, il a 40 ans. C’est un brocanteur manouche. Le 15 juillet 1979, nous faisions un coup dans l’église de Lamballe quand nous avons été surpris par un couple de jeunes touristes belges. Pour détourner leur attention, Roger s’est adressé à eux, en flamand, et a finalement proposé d’acheter la bague de la jeune femme. Il est monté dans leur voiture jaune pour aller prendre un verre avec eux à Dinan.»

Marceline, restée sur place, n’a eu des nouvelles qu’un peu plus tard. «Il m’a demandé de venir le chercher. Il était tout seul en train d’abandonner la voiture des Belges (au croisement où elle sera finalement retrouvée). Puis il a jeté un peu plus loin leurs bagages et ses vêtements dans une décharge. Il avait du sang au poignet droit.»

Malheureusement pour les enquêteurs, Marceline n’est pas ce qu’on appelle un témoin fiable. Connue de leurs services, elle est impliquée dans le trafic international d’oeuvres qu’elle dénonce. Plus grave, elle change constamment de version pour se couvrir. Aussi, le juge d’instruction de l’époque préfère-t-il prononcer un non-lieu plutôt que de voir la fiabilité d’un témoin clé voler en éclats au procès. Dix ans plus tard, le délai de prescription enterre définitivement l’affaire.

détourner les soupçons

Pour éviter le même sort aux investigations qu’ils poursuivent sur le meurtre de 1986, celui du couple anglais, les policiers se relancent une nouvelle fois sur la piste. Mais Roger ne peut pas être inquiété, puisque à cette époque il était détenu à Rennes pour ses pillages d’églises.

Ils reportent alors leurs espoirs sur le combi Volkswagen qui avait été signalé le lendemain du crime à quatre kilomètres de là, dans une décharge. Des cheveux et du sang appartenant au couple britannique avaient été prélevés à l’intérieur. Lorraine et Paul étaient donc montés à bord, mais le véhicule, volé cinq jours plus tôt en Allemagne, n’était pas aux mains de son propriétaire. Et son conducteur demeurait impossible à identifier. Jusqu’à ce que le hasard, décidément, leur apporte le nom sur un plateau… près de quinze ans plus tard.

Le 6 septembre 2001, à quinze jours de la fin du délai de prescription, un certain Paul Buccheit, détenu de la prison de Toul, en Meurthe-et-Moselle, veut négocier des révélations «contre une remise de peine». Les policiers qui l’avaient arrêté croient mollement à ce genre de confession, mais ils vont vite comprendre l’intérêt de cette audition. Un codétenu de Paul Buccheit se plaignait de la sévérité de sa condamnation pour cambriolages. «Cela méritait moins, disait-il. En plus, ces cons ne m’ont jamais coincé pour un double meurtre dans l’Ouest qui valait plusieurs fois la perpétuité.» Devant l’afflux de détails, les enquêteurs réalisent que Paul Buccheit n’invente rien et que son codétenu pourrait être l’auteur du double meurtre en Bretagne.

C’est à ce moment qu’intervient le capitaine Pascal Huche, qui reprend ce funeste dossier et arrive de Saint-Malo pour questionner à son tour le détenu à Toul. Les auditions se poursuivent, plus précises. Il est même question de la tentative de viol sur la femme, élément pourtant connu des seuls enquêteurs… et du meurtrier. Mais qui était donc ce codétenu mécontent… et bavard ? «Un gars du voyage, leur apprend Buccheit. Il s’appelait Michel, il était auxiliaire (détenu employé par la prison) à Metz en 1996.» Vérification faite, Michel n’est autre que le fils de Roger, le brocanteur soupçonné du meurtre des Belges !

Le capitaine Huche et ses policiers risquent une hypothèse : en 1986, Michel aurait commis un forfait similaire à celui que son père avait commis sept ans plus tôt. Un moyen de détourner les soupçons puisque Roger est alors en prison. Ils préparent une véritable enquête de terrain autour des suspects qui sont alors en liberté. Mais, avant de lancer de longues et coûteuses investigations, les magistrats préfèrent d’abord établir que Michel était bien le conducteur du combi Volskwagen. Ils comptent sur une analyse ADN. Las, la chance qui auparavant souriait aux enquêteurs a désormais tourné. Le scellé essentiel des prélèvements du combi a été détruit lors d’un grand ménage de printemps au palais de justice de Dinan.

Le capitaine de police, Pascal Huche, fulmine : «L’ADN seul ne vaut rien sans une bonne enquête policière, et, à ce jour, il reste plusieurs portes que nous n’avons pas encore fermées.»

Pour autant, un mauvais épilogue se profile. Faute d’éléments probants, la justice envisage de rendre un non-lieu avant la fin de l’année. «J’accepte l’échec, maugrée le capitaine Huche, mais je ne veux pas dire aux familles des victimes que nous n’avons pas de résultats alors que nous n’avons pas tout essayé.»

Dans son bureau, l’oeil fixé sur l’épais dossier qu’il connaît pourtant par coeur, le policier pense souvent à ces familles, ces parents de touristes assassinés, qui, là-bas en Angleterre et en Belgique, s’accrochent encore à l’espoir de connaître la vérité. Et d’y trouver enfin l’apaisement.

PAR JULIEN MIGNOT

 

 

https://actu.fr/bretagne/dinan_22050/double-meurtre-de-lanvallay-lex-policier-veut-rouvrir-lenquete_5874081.html

Double-meurtre de Lanvallay : L’ex-policier veut rouvrir l’enquête

 

Pascal Huche veut rebondir sur le meurtre de touristes britanniques en Haute-Savoie pour relancer le dossier de Lanvallay. Le parquet de Saint-Malo procéderait à des vérifications.

 

Publié le 20 Sep 12 à 0:28

 

Paul Beillon et Lorraine Glasby, jeune couple d’enseignants Britanniques qui font du cyclo-tourisme en Bretagne ont été abattus d’au moins trois coups de fusil de chasse, dans la nuque, le 24 août 1986, dans un champ à Lanvallay. L’enquête ne donne rien jusqu’en 2001. Pascal Huche, alors inspecteur de la police judiciaire de Rennes, découvre l’existence d’un certain Michel H., auteur de nombreux cambriolages, en France et en Belgique, dénoncé par un codétenu. Ce ‘voleur itinérant’se serait vanté de n’avoir jamais été inquiété dans un double-meurtre commis dans l’Ouest de la France, des années auparavant.
Pascal Huche fait le lien avec un autre H., Roger. Il s’agit de son père, trafiquant d’objets d’art anciens, qui avait été soupçonné – puis blanchi — dans un autre double-meurtre commis à 15 km de là, à Vildé-Guingalan en 1979 sur des touristes belges, abattus eux-aussi d’une balle dans la nuque. Coïncidence troublante, donc, renforcée par la proximité géographique des deux assassinats, un mode opératoire analogue, etc.
Mais les auditions et analyses ADN concernant Michel H. déboucheront sur un non-lieu en octobre 2006.
Il faudrait désormais un fait nouveau pour rouvrir le dossier avant la prescription en octobre 2016. Pascal Huche estime qu’il en existe. En 2008,  Michel H. a été condamné par la justice belge  à dix ans de prison pour tentative de triple homicide avec un fusil de chasse. Le même calibre 12 que celui employé lors du double-meurtre de Lanvallay. D’autres similitudes sont notées par Pascal Huche qui a donc tenté de convaincre la cour d’appel de Rennes de relancer l’enquête, en vain. Le meurtre de touristes britanniques  commis à Chevaline il y a une quinzaine de jours constitue à ses yeux un autre fait nouveau… un prétexte en tout cas pour obtenir une commission rogatoire internationale. Bien qu’à la retraite depuis six mois, l’ancien capitaine de police ne lâche pas le morceau : « Tout doit être tenté pour faire la vérité sur ce qui est arrivé à Lorraine Glasby et Paul Beillon. »
En fait, apprend-on au parquet de Saint-Malo, « l’ affaire n’est pas définitivement close. Des vérifications sont en cours.  Un procureur a le dossier en mains depuis quelques mois ». Pascal Huche a peut-être été davantage entendu qu’il ne le croyait…

Lire l’intégralité de cette affaire dans Le Petit Bleu du 20 septembre 2012, où l’ex-inspecteur de police donne tous les détails de son enquête et fait état de nouvelles coïncidences troublantes.

 

Pascal Huche, ex-inspecteur de police raconte tous les détails de son enquête.

Pascal Huche, ex-inspecteur de police raconte tous les détails de son enquête.

 

 

https://www.liberation.fr/societe/2013/02/15/un-ex-policier-hante-par-deux-fiances-abattus_882218

Un ex-policier hanté par deux fiancés abattus

 

Par Célia Lebur — 15 février 2013 à 21:46

 

Retraité, Pascal Huche continue de travailler sur le meurtre d’un couple de jeunes Anglais en 1986.

 

  • Un ex-policier hanté par deux fiancés abattus

Rouvrir le dossier. Depuis qu’il a pris sa retraite, il y a un an, Pascal Huche ne pense qu’à ça. Le meurtre jamais résolu de deux touristes anglais en 1986 continue à tourmenter l’ancien lieutenant de police. Le jeune couple avait été assassiné à Lanvallay (Côtes-d’Armor). Et la découverte des corps, particulièrement abîmés, avait créé l’émoi des deux côtés de la Manche. Quand il apprend le meurtre d’une famille anglaise à Chevaline, en septembre, Pascal Huche ne peut s’empêcher de faire le lien. Il a tout conservé chez lui : rapports d’auditions, témoignages, expertises… Vingt années d’enquête soldées par un non-lieu, en 2006, alors qu’il pensait tenir le coupable.

Ses récentes tentatives pour dépoussiérer le dossier sont restées vaines. Les faits sont très (trop) vieux, et la justice s’est lassée. Mais l’ex-capitaine est trop obstiné pour abandonner. «Quand tout le monde avait baissé les bras, il était encore là : il suivait toutes les pistes les unes après les autres, la recherche de la vérité l’obsédait», raconte le commissaire Pierre Guiziou, qui dirigeait alors la brigade criminelle de la police judiciaire de Rennes, «marqué» lui aussi «par cette affaire horrible et le fait de ne pas l’avoir résolue».

Entré à 17 ans dans la police comme archiviste au SRPJ de Rennes, Pascal Huche vit, dans les années 80, les grands moments de la BRB, la brigade de répression du banditisme à Paris : l’arrestation du Gang des postiches après un hold-up rue du Docteur-Blanche et l’évasion spectaculaire du braqueur Michel Vaujour en hélicoptère de la prison de la Santé en 1986… Et aussi l’attentat à la bombe, le 9 juillet de la même année, commis par le groupe Action directe dans les locaux de la BRB : un mort (Marcel Basdevant) et trente blessés, dont Pascal Huche, gravement. Il a les tympans brisés, un traumatisme crânien et des vertiges qui le poursuivront longtemps.

Injures. A l’ouverture du procès, en 1992, malgré l’attitude insultante de Max Frérot, il est l’un des rares policiers à tenter un impossible dialogue avec l’activiste. «Pourquoi t’as fait ça ? Pour venger un gamin victime d’une bavure commise par un autre ? Moi, si je voulais ta peau, j’irais pas tuer ta mère.» C’est lui aussi, qui, furieux des injures de Frérot à l’avocat de la veuve, saute la barre qui le sépare de l’accusé pour «lui casser la gueule».

Sa hiérarchie lui reproche d’avoir manqué à son devoir de réserve en disant «qu’on rentrait à la BRB comme dans un moulin» et lui retire sa promotion d’enquêteur de première classe. Il mettra quatorze ans pour obtenir son grade de capitaine.

Pascal Huche repart en Bretagne poursuivre «des braqueurs, encore». Jusqu’à ce qu’il déterre en 1993, le double meurtre de Lanvallay. Les corps de Paul Beillon et Lorraine Glasby, jeune couple d’enseignants britanniques, ont été retrouvés décomposés dans un champ de maïs le 1er octobre 1986. Les fiancés ont été ligotés, traînés par une laisse et abattus à coups de fusil de chasse. Des témoins les ont aperçus un mois plus tôt, dans un petit bourg près de Dinan, enfourchant leurs bicyclettes pour rejoindre leur auberge de jeunesse. Où ils ne sont jamais arrivés. Les collègues de Huche ont déjà exploré de nombreuses pistes : milieu des chasseurs, gens du voyage, délinquants sexuels, etc.

Reliques. Sept ans après, l’enquête est au point mort. «Après l’attentat d’Action directe, j’ai voulu me rapprocher des victimes, et prendre tous les dossiers pourris», dit l’ancien flic. Pascal Huche reprend l’affaire depuis le départ, et son travail de fourmi finit par payer. En 2001, il fait le lien avec un certain Michel H., incarcéré pour de nombreux cambriolages en France et en Belgique. En prison, il se serait vanté d’avoir commis un double meurtre en Bretagne plusieurs années auparavant, pour lequel il n’a jamais été inquiété. Le policier retrouve alors la piste du manouche près des lieux du crime : il a dérobé des centaines de reliques dans les églises alentours. En fouillant les archives de la police, il tombe sur le meurtre d’un couple de Belges en 1979. Le mode opératoire est le même et les faits se sont déroulés à 15 km de Lanvallay. Le principal suspect – finalement blanchi – était un certain Roger H., le père de Michel H. Le policier est persuadé de tenir le coupable. Mais Michel H. nie en bloc. Le codétenu qui l’a dénoncé n’est pas considéré comme un témoin crédible, et la dernière juge d’instruction en charge du dossier clôt l’affaire par un non-lieu en 2006.

Pascal Huche est amer. Il faut un fait nouveau pour rouvrir le dossier avant prescription en 2016. Les scellés contenant des cheveux prélevés à l’époque auraient pu livrer leur secret, mais la chancellerie a refusé de considérer comme «fait nouveau» les progrès de la science en matière d’ADN. Pour Pascal Huche, les points communs avec la tuerie de Chevaline – touristes anglais, utilisation d’armes à feu – pourraient servir de prétexte.

Célia Lebur

 

https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/l-heure-du-crime-mardi-14-mai-double-meurtre-a-lanvallay-7771230864

Mardi 14 mai : Double meurtre à Lanvallay.

 

Le 15 juillet 1979, les corps sans vie d’un couple de touristes belges en vacances en Bretagne, Marie-Christine et André Vanherpen, sont trouvés dans un champ près de Dinan (Côtes d’Armor). Ce double meurtre n’a jamais été élucidé.

 

La scène de crime à Lanvallay

La scène de crime à Lanvallay
Publié le 10/05/2013 à 10:20

L'édito de Jacques Pradel

Bonjour à tous ! A la Une de L’heure du crime, une affaire non résolue : le double meurtre d’un couple de touristes anglais près de Dinan dans les Côtes d’Armor, en 1986 !

Après 27 ans de mystère, un ancien inspecteur de la PJ de Rennes, Pascal Huche, aujourd’hui Capitaine de Police en retraite, demande une réouverture de l’enquête car il pense avoir réuni de nouveaux éléments qui pourraient permettre d’identifier le ou les assassins.

Pascal Huche a pris contact avec L’heure du crime sur RTL.FR. Il est à ce jour l’homme qui connaît le mieux ce dossier qui n’est toujours pas prescrit .

Il va nous raconter pourquoi il pense que de nouveaux témoignages, associés aux progrès de la police scientifique, pourraient mettre un terme aux activités d’un meurtrier qui circule aujourd’hui en toute liberté, et qui a peut-être d’autres assassinats sur la conscience…

Nous ouvrons aujourd’hui ce dossier passionnant.

Jacques Pradel

Lanvallay
Carte de la région de Lanvallay.

Sept ans plus tard, en août 1986, c’est au tour d’un jeune couple de touristes britanniques, Paul et Lorraine Bellion, en vacances en Bretagne, d’être assassiné à douze kilomètres de Dinan, exécutés comme les Belges d’une balle de fusil de chasse dans la nuque.

Lorraine Glasby et Paul Bellion
Lorraine Glasby et Paul Bellion

Les époux Van Herpen
Les époux Van Herpen

Selon les enquêteurs, un lien peut être fait entre les deux dossiers.

Le combi orange
Le combi orangeretrouvé sur les lieux du crime (d’après photo parue dans « Le petit bleu des Côtes d’Armor »).

Ce lien repose sur les confidences d’un détenu qui se serait vanté d’avoir tué les Anglais pour procurer un alibi à son père, lequel avait tué les Belges en 1979 parce qu’ils l’avaient surpris en train de voler des statuettes dans une église de la région.


Invités : Pascal Huche
, ancien inspecteur de la BRB au Quai des Orfèvres et de la PJ de Rennes. Gérard Lebec, chasseur qui a découvert les corps. Paul Leflour, pompiste à Guingamp.

Inspecteur Huche
Inspecteur Huche

 

https://www.ouest-france.fr/le-mystere-du-double-meurtre-de-lanvallay-625510

Le mystère du double meurtre de Lanvallay

 

Modifié le 27/09/2013 à 17:38

  • Le 1er octobre 1986, les corps de deux jeunes touristes anglais sont retrouvés ligotés et bâillonnés dans un champ de maïs isolé à Lanvallay. Pendant des mois les enquêteurs fouilleront la campagne à la recherche de preuves.

    Le 1er octobre 1986, les corps de deux jeunes touristes anglais sont retrouvés ligotés et bâillonnés dans un champ de maïs isolé à Lanvallay. Pendant des mois les enquêteurs fouilleront la campagne à la recherche de preuves. | Archives.

 

F. R.

Parmi les grandes affaires passées par le tribunal de Dinan, figure celle du double meurtre de Lanvallay. Le 1er octobre 1986, les corps de deux jeunes touristes anglais sont retrouvés ligotés et bâillonnés dans un champ de maïs isolé à Lanvallay. L’enquête a duré plus de 20 ans, en vain. Elle s’est soldée par un non-lieu prononcé en 2006 par le procureur du tribunal de Dinan.

En 1979 pourtant, un autre double meurtre a été commis dans la région. Deux Belges, eux aussi enseignants ont été tués à la chevrotine, à Vildé-Guingalan, à 10 km. En Belgique, en 1980, la compagne abandonnée d’un brocanteur, nommé Roger, l’accuse de meurtre. Ce dernier aurait été surpris par un couple belge en pleine razzia dans une chapelle bretonne en 1979. Mais les versions de la dame varient. L’accusation tombe à l’eau

L’enquête avait pourtant rebondi en 2001 quand un homme rapporte le témoignage de son co-détenu pour cambriolage_ Michel _ qui « na jamais été coincé pour un double meurtre dans lOuest ». Le témoignage retient toute l’attention du capitaine de police Pascal Huche. Michel, n’est autre que… le fils de Roger le brocanteur ! Mais ce témoignage est fragile car le co-détenu, bavard, s’était déjà distingué pour faux témoignage. Une analyse des cheveux retrouvés dans le combi est demandée pour les comparer avec ceux de Michel. Las, ce scellé à disparu.

« Rien nest venu étayer cette hypothèse », indiquait Eric Bouillard, procureur au tribunal de Dinan. Faute de preuves, une ordonnance de non-lieu est rendue le 16 octobre 2006. Mais le mystère reste entier.

 

https://www.lci.fr/faits-divers/un-double-meurtre-en-bretagne-pourrait-relancer-lenquete-sur-la-tuerie-de-chevaline-1536957.html

Un double meurtre en Bretagne pourrait relancer l’enquête sur la tuerie de Chevaline

 

Un double meurtre en Bretagne pourrait relancer l'enquête sur la tuerie de Chevaline

 

AFFAIRES NON CLASSÉES – Le mystère de la tuerie de Chevaline reste entier trois ans après les faits. Un appel d’un policier à la retraite aux enquêteurs pourrait peut-être faire rebondir l’affaire.
27 déc. 2015 14:37 – Le service METRONEWS

 

Les deux affaires sont au point mort. D’un côte, la tuerie dite « de Chevaline », survenue en 2012 dans la région d’Annecy et au cours de laquelle quatre personnes sont abattues de sang froid en pleine forêt, toutes tuées de deux balles dans la tête. De l’autre, le double meurtre de Lanvallay (Côtes d’Armor) : en 1986, les corps de Paul Beillon et Lorraine Glasby sont retrouvés dans un champ. Le couple d’enseignants anglais a été abattu au fusil de chasse après avoir été battu et traîné en laisse.

Des similitudes relevées par un policier à la retraite

Les deux affaires sont-elles liées ? Rien ne l’indique, mais pour Pascal Huche, policier à la retraite qui a passé des années à tenter de résoudre l’énigme du double meurtre de Lanvallay, des similitudes relevées dans les deux dossiers méritaient d’être portées la connaissance des enquêteurs. « Il y a une unité de temps avec des meurtres qui se produisent pendant la période estivale, dans une zone rurale, avec des armes, sur des touristes étrangers. Et le mobile n’est pas clairement éclairci », explique-t-il à metronews. Il y a un an, l’ancien flic avait contacté la gendarmerie en charge de l’enquête. Avant de relancer, ces dernières semaines, le procureur d’Annecy Eric Maillaud, comme le révélait dimanche le quotidien britannique Telegraph.

En 2013, Libération avait dressé son portrait . L’affaire de Chevaline faisait déjà écho à cette affaire survenue trente ans plus tôt. Problème : le dossier de Lanvallay a été classée en 2006. Mais de ces 20 années d’enquête, Pascal Huche a tout conservé, surtout la conviction qu’à l’époque, il tenait le coupable. En 2001, il tient un nom, Michel H. Incarcéré en Belgique, l’homme s’est vanté en cellule d’avoir tué un couple en Bretagne, 20 ans plus tôt. En Belgique, Michel H. purge une peine de prison pour de multiples cambriolages. Détail déroutant : le nom de Michel H. apparaît dans les fichiers de la police pour des pillages d’églises dans la région de… Lanvallay.

Un troisième double meurtre

En fouillant le passé, Pascal Huche exhume une troisième affaire, celle du double meurtre d’un couple de touristes belges en 1979. Comme le couple Beillon-Glasby, ils ont été battus, traînés par une laisse et tués au fusil de chasse à seulement 15km de Lanvallay. Dans cette affaire, le principal suspect, blanchi depuis, s’appelait Roger H. Qui n’est autre que le père de Michel H. Tous deux nient en bloc une quelconque implication dans ces meurtres.

En 2006, un non-lieu est prononcé, mais Pascal Huche n’en démord pas. Pour rouvrir officiellement l’enquête, il faut désormais un élément nouveau. Et si cet élément se trouvait dans le dossier sur de la tuerie de Chevaline, survenue en 2013 ? L’ADN retrouvé sur les lieux du quadruple meurtre n’a jamais été identifié. S’il correspondait à d’anciens prélèvements effectués à Lanvallay, les deux affaires seraient alors relancées.

EN SAVOIR +
>> Tuerie de Chevaline : enquête sur un « crime parfait »
>> Chevaline: un ancien légionnaire entendu par la police se suicide

Le service METRONEWS

Mis à jour : 27/12/2015 Créé : 27/12/2015

 

https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/chevaline-expolicier-veut-relancer-enquete/story/11157733

Chevaline: un ex-policier veut relancer l’enquête

 

Justice Selon Pascal Huche, il pourrait y avoir un lien entre la tuerie de 2012 et un double meurtre perpétré en Bretagne en 1986

 

Le procureur de la République d’Annecy, Eric MaillaudLe procureur de la République d’Annecy, Eric Maillaud Image: L. Fortunati

 

C’est un article du Telegraph qui remet l’affaire de la tuerie de Chevaline sur le devant de la scène médiatique. Le média britannique s’interroge: y a-t-il un lien entre la mort de la famille Al-Hilli et le meurtre d’un couple britannique commis en Bretagne 30 ans plus tôt? Tout part en réalité de la conviction d’un policier à la retraite nommé Pascal Huche. Cet ancien lieutenant de police continue d’enquêter sur le meurtre non élucidé de deux touristes anglais. Ce couple avait été assassiné en 1986 à Lanvallay (Côtes-d’Armor).

Selon Pascal Huche, il pourrait y avoir un lien entre cette affaire, qui a fait l’objet d’un non-lieu en 2006, et la tuerie de Chevaline, remontant à septembre 2012. Le Telegraph met par ailleurs en avant le fait que les deux traces ADN retrouvées sur les lieux du quadruple meurtre n’ont jamais été identifiées.

Questionné sur ce point par la Tribune de Genève, le procureur de la République d’Annecy, Eric Maillaud, souligne: «Si des traces ADN ont été prélevées dans le cadre du meurtre commis en Bretagne, elles sont dans le Fichier national automatisé des empreintes génétiques. Or, ce dernier a été consulté et aucune correspondance n’a permis d’identifier les deux ADN relevés sur les lieux du crime perpétré à Chevaline.» En l’occurrence, les traces étaient situées pour l’une à l’extérieur du véhicule de la famille Al-Hilli, sur le pare-chocs avant; pour la seconde, à l’intérieur du véhicule, sous un tapis de sol.

Surpris que la presse se fasse aujourd’hui l’écho de l’hypothèse avancée par le policier retraité, Eric Maillaud précise: «Cette thèse est déjà connue. J’ai effectivement transmis le nom de Pascal Huche au juge d’instruction, qui lui-même a confié ces éléments à la section de recherches afin qu’elle procède aux vérifications.» Et le procureur de conclure: «Durant les deux dernières années, nous avons reçu quasiment un courrier par semaine de quelqu’un qui pense avoir résolu l’affaire de Chevaline.» (TDG)

Créé: 29.12.2015, 10h49

 

L’attaque terroriste du 24 novembre 2017 en Egypte a été revendiquée le 19 novembre 2017 en France

En effet, le malade mental au clavier – son « arme » – a notamment publié ce jour-là :

 

Là j’ai une sacrée histoire à raconter. Une saga carrément. Du vécu de l’intérieur. Mais c’est encore trop tôt pour le faire alors je meuble comme je peux en attendant le dénouement de cette histoire pas croyable. Qui en épatera plus d’un, j’en suis certain…

 

Chacun pourra le constater : il était sûr de son fait, exactement comme le 24 décembre 2014, lorsqu’il avait rouvert son blog après plusieurs mois de fermeture et de complot tous azimuts, depuis mai 2014. Il était alors tout à fait sûr de ce qui allait se passer le 7 janvier 2015 à Paris, après que trois attaques annonciatrices se soient bien produites les 20, 21 et 22 décembre 2014.

Il avait alors tout calculé pour obtenir au cours du premier trimestre 2015 une confirmation en appel de la condamnation prononcée à Brest le 11 juin 2013 contre deux de ses cibles de longue date, mais le calendrier judiciaire n’ayant finalement pas tenu ses promesses, il avait dû recommencer pour l’automne 2015, en pure perte, puisque cette condamnation ne sera jamais confirmée, mais annulée.

Le terroriste recommençait à comploter à la suite de cet échec, en 2016.

Comme il l’indique lui-même, il n’a toujours pas obtenu ce qu’il veut et annonce régulièrement depuis juin 2010 et s’estime donc dans l’obligation de poursuivre toutes ses attaques terroristes, jusqu’au jour où il pourra enfin passer aux choses sérieuses.

Quelques centaines de victimes par-ci ou par-là, ce n’est rien, ce n’est pas une guerre. Il veut une guerre. Josette Brenterch du NPA de Brest veut une vraie guerre.

C’est pourquoi les deux complices sont fermement décidés à publier le brûlot qui leur permettra de déclencher la Troisième Guerre Mondiale.

Mais il est pour eux encore trop tôt pour le faire sans que cette publication ne provoque plutôt leur mise à l’ombre illico presto.

En clair : il leur reste encore quelques assassinats à perpétrer.

Rappelons au passage que son clavier n’est pas la seule arme du malade mental en chef, il en utilise bien d’autres, notamment sa voiture, comme il l’indiquait lui-même dès le 30 août 2009 sur le site Le Post :

 

Cyp’ le 30/08/2009 à 12:12

@ les RG :

Je préfère écrabouiller les folles furieuses qui se jettent sous les roues de ma bagnoles alors que je roule pépère sur la départementale, plutôt qu’aller me frotter aux CRS ou planter ma caisse dans un platane pour éviter ces cinglées.

D’ailleurs, vous faites plaisir aux CRS, quand vous manifestez : c’est grâce à vous qu’ils peuvent écouter Sardou et payer les traites de leur pavillon Phénix ultra-moche.

Sans vous, ils n’existeraient pas et le monde serait plus sympathique.

Vroum !

 

 

http://www.huffingtonpost.fr/2017/11/25/egypte-apres-lattentat-dans-le-sinai-larmee-frappe-plusieurs-foyers-terroristes_a_23287784/

Égypte: après l’attentat dans le Sinaï, l’armée frappe « plusieurs foyers terroristes »

 

Le gouvernement égyptien a rapidement répliqué contre les auteurs désignés de l’attaque qui a fait 235 morts.

 

25/11/2017 09:15 CET | Actualisé il y a 59 minutes
  • Le HuffPost avec AFP
L'attaque terroriste du 24 novembre 2017 en Egypte a été revendiquée le 19 novembre 2017 en France dans AC ! Brest

AFP/Getty Images
La mosquée al-Rawda de Bir al-Abed après l’attaque, le 24 novembre.

 

INTERNATIONAL – C’est l’attaque la plus sanglante de l’histoire récente de l’Égypte. 235 personnes ont été tuées et 109 blessées vendredi 24 novembre dans un attentat au moment de la prière dans la mosquée al-Rawda de Bir al-Abed, à 40km de la capitale de la province du Nord-Sinaï.

L’attaque n’a pas été revendiquée, même si tout pointe vers une opération jihadiste. Le président Abdel Fattah al-Sissi a promis de répondre avec « une force brutale » à cet attentat. « Les forces armées et la police vengeront nos martyrs », a-t-il assuré.

Et alors que le pays entamait samedi trois jours de deuil national, l’armée avait déjà lancé en réplique de premières frappes contre ses auteurs désignés. Elle a annoncé dès la soirée de vendredi avoir procédé à des frappes aériennes dans la région, où les forces de sécurité combattent la branche égyptienne du groupe jihadiste État islamique (EI).

L’armée de l’air « a détruit plusieurs véhicules utilisés dans l’attaque » et « ciblé plusieurs foyers terroristes contenant des armes et des munitions », annonçait dans la nuit le porte-parole de l’armée, Tamer el-Refaï.

« Ils étaient entre 10 et 20″

La mosquée al-Rawda est notamment fréquentée par des adeptes du soufisme, un courant mystique de l’islam honni par l’EI.

L’an dernier, les jihadistes avaient capturé et décapité un vieux chef soufi, l’accusant de pratiquer la magie, interdite par l’islam. Plusieurs adeptes du soufisme ont également été kidnappés puis libérés après s’être « repentis ».

LIRE AUSSI: Qui sont les musulmans soufis, visés dans l’attaque?

Depuis 2013 et la destitution par l’armée du président islamiste élu Mohamed Morsi, un groupe jihadiste qui est devenu la branche égyptienne de l’EI attaque régulièrement les forces de sécurité égyptiennes dans la péninsule du Sinaï, qui borde Israël et la bande de Gaza palestinienne. Des centaines de policiers et soldats, ainsi que des civils, ont été tués dans ces attaques.

Vendredi, des témoins ont déclaré que les assaillants avaient encerclé la mosquée avec des véhicules tout-terrain et qu’ils avaient ensuite posé une bombe à l’extérieur du bâtiment. Après qu’elle ait explosé, les hommes armés ont tiré sur les fidèles paniqués qui tentaient de fuir et mis le feu aux véhicules de ces derniers afin de bloquer les routes menant à la mosquée.

Les hommes armés « sont entrés dans la mosquée, ils étaient entre 10 et 20 et ont tué plus de personnes qu’ils n’en ont blessées », a raconté à l’AFP Magdy Rizk, blessé dans l’attaque.

Les Coptes, l’autre cible

La précédente attaque la plus meurtrière en Égypte remonte à octobre 2015, lorsqu’un attentat à la bombe revendiqué par la branche égyptienne de l’EI avait coûté la vie aux 224 occupants d’un avion russe après son décollage de Charm el-Cheikh, station balnéaire du Sinaï.

En février, les chrétiens d’Al-Arich ont fui en masse leur région après une série d’attaques. Depuis un an, une centaine de chrétiens, essentiellement des Coptes, ont été tués dans des attentats contre des églises ou des attaques ciblées dans le Sinaï et à travers le pays.

En plus de l’insurrection jihadiste de l’EI dans le Sinaï, l’Égypte est menacée par des jihadistes alignés sur Al-Qaïda opérant à partir de la Libye, à la frontière occidentale du pays.

 

Lire aussi :

Qui sont les musulmans soufis, frappés par l’attaque d’une mosquée en Égypte?

Qu’est-ce qui bloque la vente de Rafale à l’Égypte?

Qui se mouille pour parler des droits de l’Homme au Président égyptien?

 

 

http://www.medias-presse.info/quelques-etrangetes-a-propos-de-lattentat-du-marche-de-noel-de-nantes/21243/

Quelques étrangetés à propos de l’attentat du marché de Noël de Nantes

 

dans Islam / Société — par — 23 décembre 2014

Procureur de Nantes

Concernant l’attentat du marché de Noël de Nantes, dont nous vous avons parlé hier, Brigitte Lamy, le procureur de la République de Nantes, a donné ce mardi après-midi une conférence de presse au cours de laquelle elle a confirmé le décès d’une des victimes, un jeune homme de 25 ans qui a succombé à un traumatisme crânien. Le meurtrier, selon elle, célibataire, est âgé de 37 ans et aurait eu des petits antécédents sans gravité avec la justice, il y a quelques années. Ces derniers temps il aurait manifesté un comportement étrange. Elle a insisté sur ces faits lors de son communiqué de presse, mais elle les a minimisés au cours de sa conférence de presse.

En dehors du jeune-homme qui est mort aujourd’hui, il reste encore sept personnes à l’hôpital, dont une plus particulièrement atteinte, bien que ses jours ne soient pas en danger.

Le procureur a précisé qu’une enquête pour assassinat et tentative d’assassinat était ouverte. Elle n’a pas voulu dévoiler l’identité du meurtrier, pourtant majeur. Et la presse reste étrangement muette aussi, alors que le lieu de résidence de cet individu a été indiqué.

Les témoignages à propos de la revendication: « allah akbar »

D’après l’article de Ouest-France cité hier:
« Un fourgon blanc aurait foncé sur la foule. Selon des témoins et un policier, il aurait crié « Allah Akbar ».

A la question d’un journaliste qui lui demandait ce qu’il en était des témoignages selon lesquels le terroriste aurait crié: « allah akbar! », elle n’a pas répondu directement à la question, elle a seulement dit à deux reprises que le meurtrier était resté enfermé dans son véhicule fenêtres closes, laissant supposer qu’il aurait été difficile d’entendre quoi que ce soit.

Pourquoi ce préjugé ? Même dans un véhicule complètement fermé, on entend de l’extérieur très bien quelqu’un qui crie de l’intérieur. Il aurait crié « allah akbar! » avant de se poignarder. Étrange façon d’évincer la question! Les témoignages du policier et des autres témoins de ce cri musulman vont-ils être mis à l’étouffoir ?

Enfin, selon elle, ce terroriste n’avait pas d’antécédents psychologiques notoires.

A la façon dont elle a évincé certaines questions, il est clair qu’elle ne voulait pas tout dire. Reste à savoir pourquoi.

Manuel Valls en visite à Nantes a annoncé que les patrouilles militaires allaient être renforcées sur l’ensemble du territoire, ce qui semble bien confirmer que la piste des attentats islamistes est prise au sérieux, en dépit des tentatives d’édulcoration.

«Cette succession de drames que nous venons de connaître nous préoccupe tous», a-t-il affirmé,  «Sur chaque drame, la justice doit avancer pour faire toute la lumière. Elle le fera de manière implacable». Manuel Valls appelle au « sang-froid » et au « discernement ».

Si les Français n’avaient pas sans cesse le sentiment d’être méprisés au profit de communautés nouvellement installées sur leur sol, si le gouvernement employait le langage de la vérité au lieu de faire des incantations, cela serait réellement de nature à rassurer les Français. Les Français n’ont pas peur, ils ne veulent que la vérité. Depuis l’étrange explosion de l’usine AZF à Toulouse, dont on ne saura sans doute jamais le fin mot de l’histoire, avec, rappelons-nous, une déclaration du procureur dans les heures immédiates qui ont suivi, prétendant que ce n’était pas un attentat islamiste, les Français ont appris à se méfier… Dans ces  dernières affaires d’attentats dont on ne veut pas prononcer le nom, ils ne peuvent avoir, une fois encore, que l’impression qu’on veut leur faire prendre des vessies pour des lanternes. La confiance ça ne s’improvise pas, ça se mérite.

Alerte de Londres aux voyageurs britanniques désireux de se rendre en France:

Conseil gouv Britanique

Traduction:

Les autorités françaises traitent une attaque le 20 Décembre à Tours comme un attentat terroriste. Il y a eu d’autres attentats à Dijon le 21 Décembre et le 22 Décembre à Nantes. Les autorités françaises ne considèrent pas que ceux-ci soient liés au terrorisme. Plus de 20 personnes ont été blessées.

Il y a une menace élevée de terrorisme. Les attaques pourraient être aveugles. En raison de menaces permanentes contre la France par les groupes islamistes, et en raison de la récente intervention militaire française contre l’État Islamique, le gouvernement français a mis en garde le public afin qu’il soit particulièrement vigilant et a renforcé ses propres mesures de sécurité de l’intérieur et de l’extérieur. Parmi les précédents attentats attribués à l’action d’ extrémistes islamistes, il y a les tirs visant trois soldats et quatre civils à Toulouse, et une attaque au couteau d’un soldat près de Paris. Voir  terrorism.

Il y a un grand nombre de migrants illégaux dans et autour de Calais, qui peuvent chercher une opportunité d’entrer illégalement au Royaume-Uni. Bien que les patrouilles de police locales aient été renforcées, vous devriez garder les portes de vos véhicules fermées lorsque vous roulez lentement et sécuriser votre véhicule quand il est laissé sans surveillance.

Environ 17 millions de ressortissants britanniques visitent la France chaque année. La plupart des visites sont sans problèmes.

Tels sont les conseils du site gouvernemental de Grande-Bretagne. Comme on le voit,  ce pays prend très au sérieux les attentats terroristes perpétrés en France ces trois derniers jours et n’oublient pas les nombreux précédents.

Emilie Defresne

 

 

https://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20141222.OBS8477/terrorisme-coup-de-folie-accident-quand-la-voiture-devient-une-arme.html

Terrorisme, coup de folie, accident : quand la voiture devient une arme

 

Terrorisme, coup de folie, accident : quand la voiture devient une arme

Un policier le 21 décembre à Dijon, là où le conducteur a crié « Allahu Akbar » avant de foncer sur une foule et de blesser 11 personnes. (ARNAUD FINISTRE / AFP)

 

Acte de folie, accident causé par un chauffard ivre ou attaque à la voiture bélier : les promeneurs sont les premières victimes.

 

Par L’Obs

Publié le 23 décembre 2014 à 07h07

Dimanche 21 décembre : une voiture percute volontairement des passants à Dijon, 13 blessés. Lundi 22 décembre : une camionnette percute volontairement des promeneurs sur le marché de Noël de Nantes, 6 blessés. L’histoire semble se répéter. Dans le premier cas, des témoins disent avoir entendu un « Allah Akbar ». Dans les deux cas, la piste terroriste est pourtant écartée.

Après l’attaque de Dijon, la procureur de la République a affirmé que l’attaque n’était pas « un acte terroriste » mais le fait d’ »un déséquilibré suivi en hôpital psychiatrique ». Après celle Nantes, même topo :  »On ne peut parler d’acte de terrorisme » a  déclaré dans la soirée la procureure de la République, Brigitte Lamy, évoquant « un cas isolé ».

Mais ces agressions ne sont pas non plus, stricto sensu, des attaques à la « voiture bélier », terme généralement utilisé dans les cas de cambriolage ou de braquage. Difficile donc pour les experts et la police de s’exprimer sur des événements qui relèvent tantôt du banal accident, tantôt d’un acte de folie, et parfois, très exceptionnellement, d’une attaque terroriste.

# Acte terroriste

L’hypothèse d’un acte terroriste surgit à chaque fois qu’une voiture percute des passants. Mais cela ne s’est encore jamais vérifié en France. Est-ce l’influence des derniers événements à Jérusalem et en Cisjordanie, où des voitures ont été envoyées par des Palestiniens sur la foule à des fins terroristes ?  »N’importe quel individu peut décider de prendre sa bagnole et de foncer sur des piétons. C’est une forme d’attentat privilégiée quand on appartient à aucune organisation », expliquait Denis Charbit, professeur de Sciences politiques à l’Université Ouverte d’Israël, à « l’Obs ».

Selon les témoignages recueillis par la police, l’homme qui a foncé sur la foule à Dijon, vêtu d’une djellaba, « a crié ‘Allah Akbar’ et a dit avoir agi pour « les enfants de Palestine ». Tout comme le chauffeur qui a visé le marché de Noël de Nantes lundi. Pourtant, rien ne confirme cette hypothèse.

# L’acte de folie

« Il ne s’agit absolument pas d’un acte terroriste », a martelé la procureur de Dijon. L’homme de 40 ans, qui a une « pathologie psychiatrique ancienne et lourde » pour laquelle il a fait « 157 passages en unité psychiatrique », est en garde à vue dans les locaux de la police et le parquet a ouvert une information judiciaire pour « tentative d’assassinat » et requis son placement en détention. Celui qui a foncé sur la foule à Nantes pourrait également être « un cas isolé » . Il est actuellement soigné au CHU de Nantes après s’être poignardé à plusieurs reprises.

Ces drames rappellent plutôt celui du 14 juillet 1998. Le soir du Mondial, deux chauffards ont semé la panique sur les Champs-Elysées, à Paris. Une institutrice, elle aussi suivie pour ses troubles psychologiques, a été prise de panique au volant de sa voiture. La conductrice a alors foncé dans la foule des fêtards. Bilan : un mort et plusieurs blessés.

# La perte de contrôle

Le même soir, un chauffard alcoolisé a blessé 10 personnes sur les Champs-Elysée, à l’angle de l’avenue George-V. L’avocat londonien de 33 ans qui conduisait le bolide avait 0.96 grammes d’alcool dans le sang. Pas de mort mais plusieurs blessés. Parmi lesquels, quatre commissaires stagiaires qui devaient participer au défilé le lendemain, et des touristes américains, racontait alors « Le Parisien ».

Plus récemment, le 13 décembre dernier, vers 11 heures du matin, un conducteur qui « roulait à très vive allure », raconte « l’Est Républicain », dans la Grande rue à Besançon a perdu le contrôle de son véhicule. Il a percuté deux passants, dont un est très gravement blessé, avant de finir sa course contre un mur. Le chauffard, qui était en état d’ivresse au moment de l’accident, a été placé en garde-à-vue.

# L’attaque à la voiture bélier

Projetée contre la façade d’un établissement, la voiture bélier est généralement utilisée pour commettre un cambriolage ou un braquageLes vitrines sont souvent visées.

Il arrive cependant que le motif d’un tel acte reste flou. C’est le cas des attaques perpétrées contre quatre bâtiments publics en Corbeil-Essonnes. Au court des trois derniers mois : une médiathèque et une école dans la nuit du 5 au 6 octobre, une autre école deux semaines plus tard, et l’école Théodore-Steeg dans la nuit du 15 au 16 décembre, en ont été la cible.

Barbara Krief

L'Obs

L’Obs

 

C’est confirmé, Vincent Debraize est bien « déconnologue »

Selon l’avocat de NKM, non seulement il nie, mais il se présente comme victime : c’est lui qui aurait été insulté, agressé…

La dame a dû se laisser choir et simuler un malaise exprès pour pouvoir ensuite lui en remettre une couche devant les juges…

Et pourquoi fait-elle tout ça pour lui nuire ? Simple comme bonjour : elle est jalouse de son succès à Champignolles…

Et puis c’est une paranoïaque et elle est très très très méchante…

 

http://www.bfmtv.com/police-justice/la-garde-a-vue-de-vincent-debraize-agresseur-presume-de-nkm-a-ete-prolongee-1188738.html

La garde à vue de Vincent Debraize, agresseur présumé de NKM, a été prolongée

 

18/06/2017 à 13h47
  • Newsletter BFMTV Midi

Le suspect a été placé en garde à vue samedi matin pour   »violences volontaires sur personne chargée d’une mission de service public ».

 

Nathalie Kosciusko-Morizet a été confrontée samedi après-midi à l’homme soupçonné de l’avoir agressée jeudi à Paris. L’intéressé, Vincent Debraize, maire d’un petit village de l’Eure, s’était rendu de lui-même au commissariat samedi matin, à la convocation des policiers chargés de l’enquête. Il avait été placé en garde à vue  »pour des faits de violences volontaires sur personne chargée d’une mission de service public ».

Devant la police, le suspect a nié « les faits » de violence et les accusations d’agressions verbales, a déclaré à l’AFP Xavier Autain, l’avocat de NKM.

Alors que Vincent Debraize avait indiqué vouloir s’exprimer dimanche devant la presse, dans son village de Champignolles, sa garde à vue a été prolongée de 24 heures, jusqu’à lundi matin 8h30 maximum, a fait savoir son avocat à BFMTV.

Des auditions de témoins prévues

Des auditions de témoins sont notamment prévues dimanche. Selon l’entourage de Nathalie Kosciusko-Morizet, cette dernière a « formellement reconnu » le suspect lors de la confrontation organisée par la police, rapporte Le Parisien.

Après cette agression, l’élu avait pris la fuite et était parti vers la bouche de métro la plus proche. Photographié, son visage avait été diffusé dans les médias et le parquet de Paris avait ouvert une enquête immédiatement pour « violences volontaires ».

« Il a été identifié après des témoignages et grâce à l’exploitation de la vidéo-surveillance », a expliqué une source policière à l’AFP.

Liv Audigane avec Alexandra Gonzalez
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http://www.lejdd.fr/politique/qui-est-vincent-debraize-lhomme-suspecte-davoir-agresse-nkm-3363740

Qui est Vincent Debraize, l’homme suspecté d’avoir agressé NKM?

 

09h00 , le 18 juin 2017, modifié à 10h24 , le 18 juin 2017

L’homme à l’origine de la perte de connaissance de la candidate Nathalie Kosciusko-Morizet et qui a été placé en garde à vue s’appelle Vincent Debraize et est maire d’une petite commune de l’Eure.

Nathalie Kosciusko-Morizet est sorti de l'hôpital vendredi.
Nathalie Kosciusko-Morizet est sorti de l’hôpital vendredi. (Sipa)

 

Est-ce la défaite d’Henri Guaino, ancienne plume de Nicolas Sarkozy et candidat éliminé dès le premier tour dans la même circonscription que NKM, qui a provoqué la colère de Vincent Debraize ? Ce maire sans étiquette de la paisible commune de Champignolles dans l’Eure – 38 habitants au dernier recensement – faisait partie des 33 élus qui lui avaient apporté son parrainage. Il invite la presse devant sa mairie dimanche à midi pour expliquer son geste contre NKM… Interrogé par L’Obs, Henri Guaino a démenti, de son côté, toute proximité avec Debraize. En 2014, ce dernier s’était manifesté en lançant une pétition contre l’insécurité dans les zones rurales. Un de ses conseillers municipaux avait été victime d’une tentative de cambriolage.

Vincent Debraize a été placé en garde à vue

Vendredi soir, après son identification par la police, le quinquagénaire, qui a entamé en 2014 son deuxième mandat de maire, a répondu à la convocation des enquêteurs qui l’ont placé en garde à vue. Avant de quitter Champignolles, où il préparait les fêtes de la Saint-Jean, l’élu a expliqué à ses adjoints qu’il était l’homme recherché depuis la veille. Pour avoir agressé NKM, il est susceptible d’être poursuivi pour « violences volontaires sur personne chargée d’une mission de service », même si son avocat démentait hier soir le terme « d’agression ».

Sur les images vidéo disponibles, on voit un homme jeter ses tracts au visage de Nathalie Kosciusko-Morizet avant que la candidate LR tombe et perde connaissance. Elle sera hospitalisée une nuit en observation à l’hôpital Cochin. Un journaliste de l’AFP présent aux côtés de NKM, qui faisait campagne sur le marché de la place Maubert dans le 5e arrondissement de Paris, dit avoir clairement entendu l’homme pester « bobo de merde ». Il aurait ajouté « C’est votre faute si on a Hidalgo dimanche comme maire », lançant également : « Retournez dans l’Essonne! » Vincent Debraize a ensuite pressé le pas pour prendre le métro, pensant ne pas être reconnu… Le choc de NKM a ému la classe politique et le Premier ministre, Édouard Philippe, est venu la visiter à l’hôpital. Son adversaire de LERM qui fait la course en tête avec plus de 41 % des voix dimanche, a arrêté sa campagne. Nathalie Kosciusko-Morizet, qui s’est déclarée très secouée, n’a pas non plus terminé sa campagne. C’est sa suppléante qui a honoré ses derniers engagements. Au premier tour, NKM avait essuyé un camouflet en ne réunissant que 18,5 % des suffrages. La vague de sympathie qu’elle a suscitée aura sans doute un effet dans les urnes. Pas sûr cependant qu’elle inverse la tendance…

Sur le même sujet :

 

 http://www.leparisien.fr/faits-divers/un-maire-de-normandie-suspecte-de-l-agression-contre-nkm-18-06-2017-7060785.php

Un maire de Normandie suspecté de l’agression contre NKM

 

>Faits divers|Valérie Hacot et Benoît Hasse|18 juin 2017, 7h39|5
C'est confirmé, Vincent Debraize est bien
« LE Réveil normand » et AFP/GEOFFROY VAN DER HASSELT
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Valérie Hacot et Benoît Hasse

 

Vincent Debraize, élu local normand, a été placé en garde à vue hier. Particularité : c’était l’un des rares maires à avoir parrainé Henri Guaino à la présidentielle.

Fin mai, il lançait une pétition auprès de ses administrés pour dénoncer l’insécurité dans les campagnes. Hier, Vincent Debraize, le maire sans étiquette de Champignolles, un village de 33 âmes dans l’Eure, a été placé en… garde à vue pour des faits de violences volontaires sur personnes chargées d’une mission de service public. Identifié grâce à des images de vidéosurveillance et des témoignages, ce chef d’entreprise de 54 ans est soupçonné d’avoir agressé Nathalie Kosciusko-Morizet jeudi dernier sur le marché Maubert, dans le Ve arrondissement de Paris. Hier après-midi, la candidate LR dans la 2e circonscription de Paris l’a, selon son entourage, « formellement reconnu » lors d’une confrontation organisée par les policiers.

 

 - Paris (Ve), jeudi. Vincent Debraize (photo de gauche) est soupçonné d’être l’homme qui a agressé Nathalie Kosciusko-Morizet.

 

Avant même de répondre à la convocation de la police, Vincent Debraize confiait dès vendredi soir à certains de ses administrés qu’il était bien l’auteur de l’altercation avec l’ex-ministre : « Il a passé toute la journée à Champignolles pour préparer les festivités autour de notre église qui accueille ce week-end la messe annuelle », raconte un adjoint de l’élu local. « Le soir, il a dit à des collègues qu’il devait remonter sur Paris parce qu’il était convoqué à la police. Et il leur a expliqué pourquoi », poursuit le colistier de Vincent Debraize qui avait reconnu « son » maire sur les images diffusées dans les médias. « Je ne lui ai pas demandé de comptes. Cela ne me regarde pas. » Selon l’avocat de NKM, le maire n’a pas reconnu les faits durant sa garde à vue hier.

Vincent Debraize figure parmi les 33 élus qui ont accordé leur parrainage à Henri Guaino pour la présidentielle. L’ancienne plume de Nicolas Sarkozy, député sortant des Yvelines où il ne se représentait pas, était un des concurrents de NKM dans cette circonscription. Eliminé dès le premier tour, il s’était insurgé contre des électeurs « bobos », « à vomir ». Jeudi dernier, le maire de Champignolles — qui avait qualifié NKM de « bobo de merde » en lui renvoyant ses tracts au visage — aurait-il été inspiré par Henri Guaino ? « Je ne connais pas ce monsieur. Je l’ai rencontré une fois avec mes équipes durant la campagne des législatives », balaie Guaino, joint hier au téléphone. Ajoutant qu’il « condamne la violence en politique, même si, en l’état, on ne sait pas encore ce qui s’est passé » et récuse toute responsabilité : « J’ai bien le droit de dire que je n’aime pas les bobos ! Ceux qui veulent me faire porter le chapeau dans cette affaire iront devant les tribunaux. »

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> Guaino estime que ses électeurs «sont à vomir» et quitte la politique

Les proches de la candidate dénoncent en tout cas le climat de violence qui a régné durant la campagne. « On a passé notre temps à dire que nos dissidents (NDLR : les deux candidats de droite, Henri Guaino et Jean-Pierre Lecoq, le maire du VIe arrondissement) étaient dans la violence permanente », assure un des conseillers de l’ex-ministre de l’Ecologie. De quoi faire sortir de ses gonds Guaino : « Cette campagne n’a pas été violente. La dernière fois que j’ai croisé NKM, pour la Fête des mères, je lui ai offert une rose. Ce genre de remarque est pitoyable et mensongère. Si on en est là pour émouvoir l’opinion, on est vraiment mal parti. »

En mauvaise posture à la veille du second tour — elle est largement devancée par Gilles Le Gendre, le candidat En Marche ! —, NKM ne se rendra pas au bureau de vote aujourd’hui : « Elle a un traumatisme crânien, elle est astreinte au repos », précise un soutien. Lorsqu’ils ont recueilli la déposition de la candidate jeudi, les policiers lui ont ainsi fait une procuration afin qu’elle puisse tout de même voter. Elle ne participera pas non plus à la soirée électorale.

A Champignolles, les proches de Vincent Debraize comptent encore sur lui aujourd’hui pour qu’il tienne le seul bureau de vote de la ville. Ils risquent d’être déçus… Hier soir sa garde à vue a été prolongée.

 

Jets d’oeufs, enfarinages…

Du jet de farine à la gifle, plusieurs politiques ont été victimes d’agressions pendant leur campagne.

28 mai 2017 : un verre d’eau sur El Khomri. Un militant d’ultragauche est arrêté à Paris après avoir jeté un verre d’eau sur l’ex-ministre du Travail Myriam El Khomri, dont la loi a fait l’objet d’une vive contestation. Il doit être jugé en octobre pour « violences avec arme par destination ».

6 avril 2017 : Fillon enfariné. François Fillon, candidat les Républicains à la présidentielle, est victime d’un jet de farine par deux hommes de 25 et 28 ans, dont l’un est fiché S, alors qu’il traverse la foule pour prononcer un discours lors d’un meeting, à Strasbourg.

29 mars 2017 : agressions à Rennes. Deux élus LR, Bertrand Plouvier et Amélie Dhalluin, sont agressés dans un café de Rennes, lors d’une réunion de soutien à François Fillon, par un groupuscule qui les traite de « fachos » et les arrose d’urine et de soupe de poisson.

1er mars 2017 : un oeuf pour Macron. Emmanuel Macron, alors candidat, reçoit un oeuf sur le crâne lors de sa visite au Salon de l’agriculture. « Cela fait partie du folklore », estime-t-il.

18 janvier 2017 : Valls giflé. Un jeune homme de 18 ans tente de gifler l’ex-Premier ministre Manuel Valls, candidat à la primaire organisée par le PS en vue de la présidentielle, alors que ce dernier serre des mains à Lamballe (Côtes-d’Armor).

22 décembre 2016 : Valls enfariné. Manuel Valls est enfariné par un opposant, à l’entrée d’un café de Strasbourg, lors d’un déplacement de campagne.

 

Le Parisien

Vincent Debraize, maire de Champignolles : encore un « déconnologue » ?

La presse nous apprend aujourd’hui que l’individu qui a agressé Nathalie Kosciusko-Morizet jeudi serait chef d’entreprise à Paris. Quelques clics nous permettent très rapidement de découvrir qu’il a en fait dirigé deux sociétés qui sont actuellement radiées et n’ont pas employé plus d’un ou deux salariés. Il faisait du marketing dans le domaine médical.

Par ailleurs, il est maire d’une commune qui ne compte que 41 habitants.

Elle s’appelle Champignolles et pourrait bien, comme la bande de « déconnologues » du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, vouer un culte à la morille.

Ainsi ses habitants se sont-ils plaints durant au moins cinquante ans d’un « pillage » qui aurait consisté en un transfert d’une statue de leur église vers celle de la commune voisine à une époque où les deux municipalités avaient été réunies.

Comme de bien entendu, leur maire nie les faits qui lui sont reprochés avec un bel aplomb, alors qu’en attestent bien des témoins et des images.

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/06/17/01016-20170617ARTFIG00069-un-homme-interpelle-apres-l-agression-de-nathalie-kosciusko-morizet.php

Le maire d’une commune de l’Eure entendu après l’agression de Nathalie Kosciusko-Morizet

 

  • Par lefigaro.fr
  • Mis à jour le 18/06/2017 à 12:59
  • Publié le 17/06/2017 à 13:21

VIDÉO – Vincent Debraize s’est présenté de lui-même samedi matin à la police judiciaire de Paris, répondant à la convocation des enquêteurs. Confronté à la candidate LR aux législatives à Paris, il a nié les faits selon l’avocat de la victime.

Maire sans étiquette de la petite commune de Champignolles dans l’Eure, Vincent Debraize est soupçonné d’avoir agressé jeudi Nathalie Kosciusko-Morizet sur un marché parisien, selon franceinfo. Le suspect a été placé en garde à vue à 8h30, précise à l’AFP une source proche du dossier «pour des faits de violences volontaires sur personne chargée d’une mission de service public». Né en 1962, le quinquagénaire s’est présenté de lui-même samedi matin à la police judiciaire de Paris, répondant à la convocation des enquêteurs.

» Lire aussi – Après son agression sur un marché, NKM est sortie de l’hôpital

La candidate LR aux législatives à Paris a été confrontée dans l’après-midi de ce samedi à l’homme soupçonné de l’avoir agressée, qui «a nié les faits» devant la police, selon Xavier Autain, l’avocat de NKM. «C’est une agression grave sur une élue de la République et j’espère une réponse de l’institution judiciaire à la hauteur», a-t-il poursuivi.

Selon l’adjoint du maire de Champignolles, Jean-Louis Hermier, contacté par France Bleu Normandie, Vincent Debraize «n’est pas un homme violent». «Ça aurait été quelqu’un de banal, ça n’aurait pas pris autant d’ampleur», explique l’élu, qui regrette néanmoins que le suspect «ait fait ça». «Ça m’a surpris parce qu’au village on a jamais eu de problème», a-t-il précisé avant d’ajouter: «Depuis ce matin tout le monde nous appelle. Il faut arrêter, il y a plus grave que ça».

Chef d’une entreprise de communication établie à Paris dans le IXe arrondissement, selon différentes sources, Vincent Debraize ne vient dans la petite commune de l’Eure que le week-end, où il tient alors sa permanence, a déclaré son adjoint. Il a été élu en 2008 et réélu en 2014 dans ce village de 41 habitants situé à une trentaine de kilomètres d’Evreux.

Vincent Debraize avait parrainé la candidature de Henri Guaino à l’élection présidentielle, qui était aussi candidat aux législatives dans la même circonscription parisienne que l’ancienne ministre de l’Écologie de Nicolas Sarkozy. Après sa défaite au soir du premier tour, Henri Guaino avait lancé une violente charge contre les «bobos parisiens» sur BFMTV.

«Ce monsieur n’est ni un ami, ni un proche, ni un membre de mon équipe de campagne», a déclaré l’ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, à L’Obs. Henri Guaino réfute toute responsabilité «directe ou indirecte» dans cette agression. «Je l’ai simplement croisé [le suspect, NDLR] pendant la campagne des législatives», précise-t-il, avant de lâcher: «Tous ceux qui diront le contraire devront en répondre devant les tribunaux. Je ne laisserai pas salir ma réputation».

Dès jeudi, Henri Guaino avait adressé ses voeux de rétablissement à Nathalie Kosciusko-Morizet sur Twitter.

De nombreuses réactions politiques de soutien

Jeudi, la candidate LR-UDI dans la 2e circonscription de Paris avait perdu connaissance, après avoir été insultée par un homme, qui lui a jeté ses tracts au visage sur un marché du Ve arrondissement. L’agresseur, pantalon beige et chemise à carreaux, avait pris la fuite en marchant et lâché au passage: «C’est votre faute si on a Hidalgo aujourd’hui comme maire». Ajoutant: «Retournez dans l’Essonne!», département dont NKM est députée sortante. Il s’était engouffré dans une bouche de métro poursuivi par un membre de l’équipe de campagne de la candidate. Bousculée par un passant, Nathalie Kosciusko-Morizet avait chuté et perdu connaissance pendant plusieurs minutes avant d’être transportée à l’hôpital.

Nathalie Kosciusko Morizet est sortie vendredi en début d’après-midi de l’hôpital Cochin après avoir subi des examens et être restée en observation toute la nuit. Elle souffrait d’un traumatisme crânien bénin et son équipe de campagne la disait «très choquée». «Je vais mieux. J’ai besoin encore de quelque temps pour récupérer», a-t-elle déclaré à sa sortie, remerciant le personnel de l’hôpital et les personnes qui lui ont apporté leur soutien. «En particulier le premier ministre qui s’est déplacé, et le président de la République, qui m’a envoyé un message.»

Les réactions politiques avaient afflué de tous bords. Son adversaire, en ballottage favorable face à elle, avait suspendu sa campagne. «Je suis navré d’apprendre l’altercation et le malaise dont NKM a été victime, avait déclaré Gilles Le Gendre. Je lui souhaite de se rétablir très vite.»

En fin d’après-midi vendredi, plus d’une centaine de personnes s’étaient rassemblées sur les lieux de l’agression pour «dénoncer un acte odieux et inacceptable» et manifester «contre la violence en politique». La candidate, via sa suppléante Dominique Stoppa-Lyonnet, a là encore tenu à remercier «du fond du cœur» les participants.

(Avec AFP)

» Législatives: En marche! va-t-il tout écraser dimanche?

 

 

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Vincent DEBRAIZE

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Vincent DEBRAIZE est né le 4 septembre 1962. Vincent DEBRAIZE est gérant de l’entreprise Alkade Distribution qui a été créée en 2007. Le chiffre d’affaires de la société n’est pas communiqué.

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ALKADE, SARL au capital de 4 000€, a débuté son activité en juillet 2002.

Vincent DEBRAIZE est gérant de la société ALKADE. Le siège social de cette entreprise est actuellement situé 50 rue Condorcet – 75009 Paris 9

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ALKADE DISTRIBUTION

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FRANCE

Présentation de la société ALKADE DISTRIBUTION

ALKADE DISTRIBUTION, société à responsabilité limitée a été en activité pendant 8 ans.
Localisée à PARIS 8 (75008), elle était spécialisée dans le secteur d’activité de la location et location-bail d’autres machines, équipements et biens matériels n.c.a.. Son effectif est compris entre 1 et 2 salariés.

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Christine ZENOU, était liquidateur de la société ALKADE DISTRIBUTION.

La société ALKADE DISTRIBUTION a été radiée le 1 juillet 2016.

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Statut Entreprise radiée du RCS le 01-07-2016
Dénomination ALKADE DISTRIBUTION
Adresse ALKADE DISTRIBUTION, 233 RUE DU FAUBOURG SAINT HONORE 75008 PARIS
SIREN 501 474 431
SIRET (siege) 50147443100027
Activité (Code NAF ou APE) Location et location-bail d’autres machines, équipements et biens matériels n.c.a. (7739Z)
Forme juridique Société à responsabilité limitée
Date immatriculation RCS 13-12-2007 Voir les statuts constitutifs
Date de dernière mise à jour 08-07-2016 Voir les derniers statuts publiés
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Vincent Debraize, maire de Champignolles : encore un

Les 2 dirigeants de la société ALKADE DISTRIBUTION

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Champignolles (Eure)

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Champignolles
L'église Saint-Gilles-Saint-Loup.
L’église Saint-Gilles-Saint-Loup.
Blason de Champignolles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Évreux
Canton Breteuil
Intercommunalité Communauté de communes Normandie Sud Eure
Maire
Mandat
Vincent Debraize
2014-2020
Code postal 27330
Code commune 27143
Démographie
Gentilé Champignollais
Population
municipale
38 hab. (2014)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 18″ nord, 0° 45′ 37″ est
Altitude Min. 127 m – Max. 183 m
Superficie 2,62 km2
Localisation

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Champignolles
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Champignolles est une commune française située dans le département de l’Eure et la région Normandie.

Sommaire

Géographie

Ce village du Pays d’Ouche1 est situé en bordure de la rive droite de la Risle, au pied d’un coteau très pentu (30 m de dénivellation sur 66 m de distance à proximité du bourg)2. Il est bordé par la forêt de Conches à l’est, et la superficie de son territoire est inférieure à celles des villages voisins excepté La Ferrière-sur-Risle (0,2 km2).

« La commune de Champignolles, et plus précisément le bourg central, siège administratif des lieux, se présente comme l’espace rural rêvé. Tous les paramètres de la ruralité sont réunis, la topographie du site qui protège une vaste vallée ouverte où se déroule la Risle, les coteaux encadrés de bois, de futaies et de taillis, les maisons bien rangées aux proportions vernaculaires construites en pans de bois, silex et pierre.

Ce qui frappe avant tout, c’est la préservation tranquille du site, aucune perturbation liée à la dispense ou à l’intrusion de constructions en décalage avec l’esprit du lieu. La route qui descend à flanc de coteau depuis la départementale, se déroule au travers de la forêt. Le virage brutal découvre la première maison et la perspective sur le fond du vallon.

L’organisation du front bâti se répartit de part et d’autre de cette voie sans accotement. La mairie et l’église, puis quelques maisons amorcent le tissu. De l’autre côté de la voie une succession de maisons construites à l’alignement en long pan ou en pignon. Au départ du vallon, la route bifurque en deux branches et conduit d’une part vers le fond du tableau et d’autre part remonte à flanc de coteau vers le second hameau. Entre ces deux points, l’espace a été protégé de toute construction.

Ce point précis est le lieu où le peintre posera son chevalet. Depuis le fond de vallée la vision échelonnée du village montre une composition très fine de l’espace3. »

Champignolles est entouré de champs et de prés enclos, conquis sur la forêt et posés sur des levées de pierres, portant des haies ou des rangées d’arbres qui témoignent d’une culture bocagère visant à contrer la dégradation de l’humus et l’érosion des sols lœssiques. Malgré les opérations d’aménagement foncier rural, les 262 hectares de la commune sont encore partagés en 221 parcelles dont beaucoup sont retournées à la nature, constituant un véritable « corridor biologique » favorisant la biodiversité. Champignolles est située dans une zone de biodiversité forte et appartient au pays Risle Charentonne dont l’un des quatre objectifs est de valoriser les ressources patrimoniales pour sauvegarder le cadre de vie et mettre en valeur l’image du Pays. Champignolles figure à l’inventaire de deux zones naturelles d’intérêt écologique (ZNIEFF) de type I et II et fait partie du dispositif Natura 2000 Risle, Guiel, Charentonne dont l’objectif est la restauration et la préservation de sites écologiques, dits remarquables du fait des habitats et espèces qu’ils abritent.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Champignolles4
Mesnil-en-Ouche (comm. dél. d’Ajou) La Ferrière-sur-Risle
Mesnil-en-Ouche (comm. dél. de Bosc-Renoult-en-Ouche) Champignolles[4] Le Fidelaire
La Vieille-Lyre

Lieux-dits et écarts :

La Croix Saint-Gilles, la Fatinière, la Hungerie, le Manet.

Toponymie

Le nom du village est attesté sous la forme latinisée Campenolis vers 11555,6,7, Champignolum en 12208. Il s’agit d’un dérivé de CAMPANEOLA, du bas latin campania, plaine, au sens probable de « petite plaine »9,10. Ce genre de formation toponymique est médiéval.

Il y a homonymie avec Campagnolles (Calvados, Campeingnolles en 1198) et Campigneulles (Pas-de-Calais, Campanioles en 1100) qui représentent des formes du nord de la ligne Joret, alors que les Champagnolles (17), Champignelles (89), Champigneulles (54), représentent les formes du nom au sud de cette ligne.

Démographie

En 1790, Champignolles faisait partie du canton de la Ferrière (district de Verneuil), et comptait alors 210 habitants. Par la suite, le village connait un constant dépeuplement jusqu’en 1970 où il reste moins de 20 habitants dans le village, avec quelques remontées en 1820, 1835, 1850, 1857 et 1946.

Champignolles a toujours eu une population restreinte, et a longtemps été la commune la moins peuplée de Normandie11. En 1801, Champignolles, qui appartient désormais au canton de Rugles, ne compte plus que 175 habitants. Sous le Concordat, en 1801, elle aurait été réunie avec la Vieille-Lyre. Un procès-verbal de 1808 décrit le transfert d’une statue de Saint-Gilles de l’église de Champignolles à celle de la Vieille-Lyre en raison de cette réunion : « Ceci ne plut guère aux habitants, qui reprochaient encore à la Vieille-Lyre ce « pillage » 50 ans plus tard…12 »

En 1830, elle compte 180 habitants. Entre 1790 et 1850, le village a perdu plus de 50 % de sa population, contrairement à ses voisins qui ont vu leur population augmenter, à l’exception d’Ambenay, de Bois-Normand-près-Lyre, de la Neuve-Lyre, de Saint-Antonin-de-Sommaire et de la Vieille-Lyre qui eux aussi ont perdu en population, mais dans une moindre proportion (7 à 16 %). aux mêmes dates, l’actuel canton de Rugles a gagné 440 habitants. De son côté, le département de l’Eure a augmenté sa population, jusqu’en 184013.

Les chiffres du recensement de 1836 montrent que la part la plus importante des activités des habitants de Champignolles est tournée vers le textile (54 fileuses et 2 tisserands). Les révolutions techniques et industrielles et de la conversion d’une grande partie de la Normandie à l’élevage au cours du XIXe siècle et du déclin des systèmes hydrauliques et de l’éclatement des systèmes valléens pourraient donc être la raison de cet exode.

En 1853, une nouvelle tentative de réunion est tentée par le Préfet. Les habitants de Champignolles la rejettent : « Considérant enfin cette inimitié formelle qui existe entre nous et les habitants de la Vieille-Lyre depuis notre réunion […] qui a été faite malgré nous, que notre église a été entièrement pillée par ces derniers12 ».

Le 18 décembre 1867, le Conseil départemental prononce la réunion avec la Ferrière-sur-Risle. Apparemment, cette réunion fut de courte durée. La commune apparaît autonome dans tous les documents ultérieurs.

L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du 1er janvier 2009, les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d’un recensement qui repose désormais sur une collecte d’information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d’une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation14. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 200415,Note 1.

En 2014, la commune comptait 38 habitants, en diminution de -2,56 % par rapport à 2009 (Eure : 2,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
203 170 170 175 180 157 127 130 104
           Évolution de la population  [modifier], suite (1)
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
110 113 109 82 70 63 71 66 53
           Évolution de la population  [modifier], suite (2)
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
50 34 42 30 34 32 31 45 33
           Évolution de la population  [modifier], suite (3)
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
26 17 19 20 27 28 30 39 38
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu’en 199916 puis Insee à partir de 200617.)
Histogramme de l’évolution démographique

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Histoire

Les nombreux monuments mégalithes, encore visibles, parsèment d’une façon assez régulière la campagne normande, notamment, à quelques kilomètres de Champignolles : le dolmen de Rugles à Ambenay et le menhir de Neaufles-Auvergny. La découverte d’une hache de pierre « très grossièrement polie », l’outil emblématique des premiers défrichements, signalée par la Société Normande d’Études Préhistoriques (SNEP)18, témoignent d’une implantation humaine à Champignolles dès le Néolithique, l’âge de la pierre nouvelle, qui est considéré comme la période des débuts de l’agriculture. Ils montrent, à l’évidence, un peuplement à cette époque reculée.

La romanisation de la région qui va devenir la Normandie, passe par la construction de routes romaines et par une politique d’urbanisation. Une voie romaine, qui permettait de relier Lisieux à Dreux et dont le tracé correspondrait19 à l’actuelle route de la Barre-en-Ouche (D833) et à la route de Guernanville (D45) passe à la Vieille-Lyre, à proximité de Champignolles. Dans le Pays d’Ouche, à la frontière du Pays d’Auge, à vingt kilomètres de Champignolles, le village de Broglie, d’origine celtique, est situé au carrefour des voies romaines, des routes du sel et du fer.

Située sur la rive droite de la Risle, la paroisse de Champignolles a probablement été fondée durant le haut Moyen Âge, mais le lieu est occupée par l’Homme depuis des temps beaucoup plus reculés.

Champignolles est devenue possession des seigneurs de Tosny vers la moitié du XIIe siècle, puis, à partir de 1202, de Robert Ier de Courtenay, cousin germain de Philippe Auguste.

Héraldique

Blason Champignolles.svg
Les armes de la ville se blasonnent ainsi :coupé : au 1) de sinople à la biche couchée regardant au naturel, onglée d’argent, au 2) d’or à la roue de moulin de sable ; à la fasce de cinq fusées de gueules brochant sur la partition. 

 

Politique et administration

200px-Mairie_de_Champignolles_%28Eure%29 dans Insolent - Insolite

Mairie de Champignolles
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 Jacques Bucaille Premier maire Meunier
François Bucaille Fermier
1936 Wenger  ?  ?
1983 2001 Claude Poulain Sans étiquette Éleveur
2001 2003 Guy Bernard Sans étiquette  ?
2003 2008 Jean-Michel Raynaud Sans étiquette Enseignant
2008 en cours Vincent Debraize Sans étiquette Cadre du secteur privé
Les données manquantes sont à compléter.

Lieux et monuments

Église Saint-Gilles–Saint-Loup (XIIe et XVIe siècles)

L’église paroissiale Saint-Gilles – Saint-Loup est représentative de l’architecture médiévale normande. Le site de l’église, le cimetière et le lierre sont d’ailleurs inscrits à l’inventaire supplémentaire des sites depuis le 22 avril 1932.

L’église se présente en terrasse, au bas de la route en pente qui plonge sur le dévers de la colline et rejoint la Risle. Des arbres entourent son cimetière clos d’un muret d’époque.

Sa construction, vraisemblablement initiée dans la première moitié du XIIe siècle, commença, pour progresser d’abord à l’est, puis au nord et au sud, par le chevet en blocage de silex et grison surmonté d’un beffroi carré et recouvert d’essentes, à flèche polygonale.

Sa charpente médiévale utilise les techniques de construction navale en carène. Cette charpente de chêne est en excellent état de conservation. Sur son piedouche, la console supporte tous les éléments décoratifs : girouette, boule représentant la sphère céleste et coq, symbole du reniement de saint Pierre.

L’équarrissage de ses bois vraisemblablement employés verts, la nature de certains assemblages, sa voûte en merrain monochrome, ses piliers cannelés sur chacune de leur face jusqu’à la base des doubleaux qui scandent le berceau brisé de la voûte et sa lancette ébrasée, suivent un style que l’on retrouve dans un assez grand nombre d’églises d’Angleterre.

La seconde campagne de construction a lieu probablement au début du XIIIe siècle. Elle conduit à la construction de l’abside, du transept, du chœur et de la croisée en reprenant le même parti que celui de la nef avec des distinctions qui s’observent notamment à l’extérieur (contreforts primitifs sans ressauts).

L’autre ou les autres campagnes de construction ont lieu au début et milieu du XVIe siècle. Un porche en charpente à sablières moulurées du XVIe est érigé. Il donne accès à l’église par une porte en plis de serviette (refaite au XVIIIe siècle). La sacristie avec sa lancette est également bâtie. Une chapelle carrée en silex est ajoutée au début du XVIe siècle, à l’extrémité orientale de la nef, au sud. Elle est habilement appareillée avec un pignon en damier noir et blanc, de silex gris et de craie avec angles et baies en pierre, et contrefort en grès. La fenêtre du pignon, « flamboyante et lancéolée, de grand style et sans doute œuvre d’un savant architecte bien loin des tâcherons »20 est en tiers-point et à meneau. Il possède un remplage et des moulures gothiques. Le gable du pignon, couronné par un fleuron circulaire et une croix antéfixe décorée de festons gothiques, offre un échiquier de silex taillés et de pierres disposées en damier. Les rampants sont en pierre, flanqués de deux acrotères : des lions ou mâtins chevelés et rampants, tourné à dextre, vers la lumière.

L’église est consacrée à saint Gilles, représenté en ermite avec la biche pour attribut, et à saint Loup représenté en archevêque mitré tenant la crosse ou la croix à deux traverses.

À l’intérieur, un tronc de six pieds est percé de huit bouches à liards : présomption de pèlerinage à Saint-Gilles, à Saint-Loup (saint Gilles et saint Loup sont réputés guérir de la peur) ou étape vers le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle par la Via Podiensis[Quoi ?] (Conches -> Le Puy 577 km, Saint-Jacques 1 333 km).

Un haut-relief représente la Transfiguration (classé MH, au titre objet le 10 juin 1907) avec ses statues de style maniériste, en pierres polychromes du XVIe siècle. Il figure le Christ, Moïse, Élie, saint Jacques, saint Pierre et saint Jean. Certains éléments particuliers du corps de chacun des personnages sont déformés : tête, yeux, mains… pour intensifier la stupéfaction des Apôtres à la vue de la blancheur éblouissante de Jésus : […] « Jésus, prenant avec lui Pierre, Jacques et Jean, alla sur la montagne pour prier. Or, tandis qu’il priait, l’aspect de son visage changea, ses vêtements devinrent d’une blancheur éblouissante, et voici que deux hommes parlaient avec lui. C’étaient Moïse et Elle, qui, apparus dans la gloire, parlaient de son départ, qui allait s’accomplir à Jérusalem. Pierre et ses compagnons étaient lourds de sommeil. Mais, restés éveillés, ils virent sa gloire et les deux hommes qui se tenaient là avec lui »21[…].

La poutre de gloire qui sépare la nef du chœur (le Christ en croix, la Vierge et saint Jean sont en bois polychrome du XVIe siècle), qui montrent la Victoire du christianisme sur le judaïsme et l’antijudaïsme de la chrétienté du Moyen Âge[réf. nécessaire].

Près de l’entrée, à droite, se situe un bénitier en grès datant du XVe siècle. Sur le mur de gauche, une inscription est datée de 1621 : « Ici gist la personne de Pierre de la Croix lequel deceda le jour Saint Vincent Mil sis cens vint et une vous qui ceci lize pries Dieu pour les trepasses ». Au nord, les fonts baptismaux octogonaux sont rehaussés d’une margelle (pierre du XVe siècle). Le coq du clocher y est posé : il a été descendu en 1985. Plus loin, à droite, une Vierge à l’Enfant en bois polychrome date du XVIIe siècle.

Une seconde statue de Vierge à l’Enfant, en pierre polychrome, est datée du XIVe siècle (classée MH au titre objet le 10 juin 1907). La Vierge est couronnée, légèrement hanchée, vêtue d’un manteau qui finit en plis et dont le bord se replie comme un tablier. Elle tient le bâton fleuri dans la main droite et porte à gauche l’Enfant vêtu d’une chemise et tenant un oiseau dans ses mains. Cette statue répond au canon du gothique rayonnant (début du XIVe siècle jusqu’en 1380).

Elle est décorée à l’origine de nombreux éclats d’émail de plique-à-jour. Les émaux de plique employés dans l’orfèvrerie de prestige s’échangeaient au prix de l’or ce qui explique sans doute la disparition22 de toutes les plaquettes qui parsèment la surface de cette Vierge à l’Enfant.

Dans le chœur, un autel en bois du XIXe siècle peint en faux marbre est décoré sur le devant de deux vases de fleurs encadrant un écusson avec la colombe du Saint Esprit. Le tabernacle est en bois polychrome, avec une statuette du Christ glorieux de style, avec une inscription Ecce Panis Angelorum du XVIIe siècle. Le tableau du XIXe siècle (restauré), au-dessus de l’autel, représente le Sacré Cœur.

Dans la littérature

Champignolles est l’un des très rares villages de l’Eure qui a conservé son authenticité à travers ses bâtiments anciens et ses paysages.

Lorsque Champignolles est évoqué, ce sont généralement sa douceur de vivre et à ses paysages qui sont signalés[pas clair]. Elle est chantée par Jean de La Varende qui fait du Pays d’Ouche le lieu privilégié de ses œuvres : « Voici les grâces secrètes de cette contrée. Le petit fleuve s’accoude à gauche sur une forte colline chargée d’arbres, mais cerne, à droite, une haute et lente moquette qui s’exhausse vers le Sud. L’eau l’entoure d’un trait pur et chantant23. »

Dans Promenades poétiques, Philippe Delerm la décrit ainsi : « Eh bien Champignolles existe, je l’ai rencontré, et me demande comment j’avais pu l’ignorer aussi longtemps. […] il me semble qu’il y a là comme un bout du monde, assez d’espace et de secret pour enclore la vie24. »

Personnalités liées à la commune

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Faits divers

Le 17 juin 2017, Vincent Debraize, le maire de la commune, est placé en garde à vue pour des faits de violences volontaires sur personne chargée d’une mission de service public. Identifié après des témoignages et grâce à l’exploitation de la vidéo-surveillance, il est soupçonné d’avoir insulté puis agressé deux jours auparavant Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate dans la deuxième circonscription de Paris alors que celle-ci, en campagne pour son élection tractait sur le marché de la place Maubert. Il avait ensuite pris la fuite25,26.

Notes et références

Notes

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l’ensemble des communes.

Références

  1. « Le pays d’Ouche » [archive], sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le 28 février 2017).
  2. Géoportail [archive]IGN.
  3. Service départemental de l’Architecture et du Patrimoine de l’Eure, Champignolles, avis de l’ABF sur l’ouverture à l’urbanisation de terrains, certificat d’urbanisme n° 14305L0013, mars 2006.
  4. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée » [archive].
  5. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l’Eure, Paris, A. et J. Picard, 1981, 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 88 (ANS 1968).
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France Librairie Droz, Genève 1990. p. 314.
  7. Dans une charte datée de 1155, Raoul de Tosny confirme les donations faites par son père, Roger de Tosny, aux moines de Notre-Dame de l’Estrée à Muzy, et qu’il maintient et autorise les coutumes de tous ceux qui habitent ses terres. Cartulaire de l’abbaye Notre-Dame de l’Estrée, Archives départementales de l’Eure (Evreux Cedex), H 0319, original, in Répertoire des cartulaires médiévaux et modernes. Paul Bertrand, Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, 2006. Ædilis, Publications scientifiques, 3.
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1979. p. 137.
  9. François de Beaurepaire, op. cit.
  10. Ernest Nègre, op. cit.
  11. Aujourd’hui il semblerait que ce soit Le Mesnil-Durdent qui compte 24 habitants
  12. a et b Archives départementales de l’Eure.
  13. Source : École des hautes études en sciences sociales (EHESS), en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France (BNF), le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), le Laboratoire de Démographie historique (LDH) et l’Institut national d’études démographiques (INED).
  14. L’organisation du recensement [archive], sur le site de l’Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements [archive], sur le site de l’Insee [archive]
  16. Des villages de Cassini aux communes d’aujourd’hui [archive] sur le site de l’École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee – Populations légales de la commune pour les années 2006 [archive]2007 [archive] 2008 [archive] 2009 [archive] 2010 [archive] 2011 [archive]2012 [archive]2013 [archive]2014 [archive] .
  18. À la page 13 de son bulletin de 1903, imprimé par Ancelle fils à Évreux.
  19. Selon l’historien local Laurent Ridel.
  20. Jean de La Varende, Les Promenades, Champignolles, La Nation française, le 2 mai 1957.
  21. (Évangile selon saint Luc, 9, 28-33).
  22. Un recueil des travaux de la Société libre d’agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l’Eure de 1844 signale […] : « que trop souvent on est obligé de négliger les offres ou de refuser les donations faute d’un local… […] Bernay néglige les débris du passé… […]. Monsieur Chassant signale aussi la vente d’émaux intéressants consentie par l’Église de la Vieille Lyre. »
  23. La Nation française no 82 / 2 mai 1957 / Les Promenades / Champignolles.
  24. Promenades poétiques, Champignolles / De France, ou d’Angleterre, novembre 1993
  25. lefigaro.fr, « Un homme interpellé après l’agression de Nathalie Kosciusko-Morizet », Le Figaro,‎ 17 juin 2017 (ISSN 0182-5852, lire en ligne [archive])
  26. « Qui est Vincent Debraize, maire dans l’Eure, en garde à vue après l’agression de NKM sur un marché | Derniéres Nouvelles » [archive], sur world-302.fr.planethoster.net (consulté le 17 juin 2017)

Voir aussi

Articles connexes

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Liens externes

 

Agression de Nathalie Kosciusko-Morizet : un soutien d’Henri Guaino interpellé

 

Nathalie Kosciusko-Morizet et Matthias Fekl… par CNEWS
 

Les motifs de l’agression à venir sont exposés par la future victime elle-même dans son interview de jeudi matin : tout comme moi femme ingénieur, elle se dit aussi, tout comme moi, de ce fait constructive, nécessairement indépendante, et donc, forcément, dérangeante.

Cela dit, c’est quand même aussi une femme politique.

De ce fait, elle n’a jamais vu et ne verra jamais comme moi s’exprimer sans aucune retenue toutes les haines qu’elle peut susciter.

Noter au passage l’extraordinaire hypocrisie des journalistes dans leur débat public sur la diffusion d’images de la victime à terre, évidemment choquante : ceux-là même qui avaient été les auteurs d’une campagne de dénigrements massive contre les femmes ingénieurs à la suite de la mise en accusation de Magali Guillemot pour les maltraitances ayant conduit au décès de son fils le 5 décembre 1994 estiment n’avoir pas plus de respect à lui témoigner qu’à Christine Boutin, un point c’est tout.

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/legislatives-2017/20170617.OBS0877/un-homme-interpelle-apres-l-agression-de-nathalie-kosciusko-morizet.html

Un maire d’une commune de Normandie interpellé après l’agression de NKM

 

Un maire d'une commune de Normandie interpellé après l'agression de NKM
Jeudi dernier, un homme d’une cinquantaine d’années lui a pris ses tracts pour les lui envoyer au visage. ((GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP))

 

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate dans le 2e circonscription de Paris, avait fait un malaise après l’agression d’un passant sur un marché du 5e arrondissement.

 

L'Obs Publié le 17 juin 2017 à 13h53

 

Un homme a été interpellé et placé en garde à vue samedi matin, deux jours après l’agression de Nathalie Kosciusko-Morizet sur un marché du 5ème arrondissement de Paris. Il est soupçonné d’avoir agressé jeudi la candidate LR aux législatives en campagne à Paris, qui avait perdu connaissance. Selon RTL, il s’agirait de Vincent Debraize, maire sans-étiquette de la petite commune de Champignolles, dans l’Eure. L’élu a été placé en garde à vue à 8h30 « pour des faits de violences volontaires sur personne chargée d’une mission de service public », a indiqué une source proche du dossier. L’homme, né en 1962, faisait notamment partie des 33 élus qui avaient parrainé la candidature de Henri Guaino, lors de la dernière présidentielle.

Il s’est présenté de lui-même samedi matin à la police judiciaire de Paris, répondant à la convocation des enquêteurs. Après cette altercation en présence de journalistes, l’agresseur avait pris la fuite et était parti vers la bouche de métro la plus proche. Photographié, son visage avait été diffusé dans les médias et le parquet de Paris avait ouvert une enquête immédiatement.  »Il a été identifié après des témoignages et grâce à l’exploitation de la vidéo-surveillance », a expliqué une source policière.

« Retournez dans l’Essonne ! »

Nathalie Kosciusko-Morizet, en ballottage défavorable face au candidat de la République en marche Gilles Le Gendre, distribuait des tracts sur le marché de la place Maubert dans le Ve arrondissement jeudi matin lorsqu’un homme d’une cinquantaine d’années les lui a pris pour les lui envoyer au visage, la traitant notamment de « bobo de merde », selon une journaliste de l’AFP.  »C’est votre faute si on a Hidalgo aujourd’hui comme maire » à Paris, lui a-t-il affirmé, lançant également : « Retournez dans l’Essonne ! », dont elle est actuellement députée.

Elle a alors chuté et perdu connaissance plusieurs minutes, sous une forte chaleur. Revenue à elle, elle avait été conduite, pour subir des examens, à l’hôpital Cochin où le Premier ministre Edouard Philippe lui avait rendu visite dans la journée. Durant cette journée, de nombreuses personnalités politiques de gauche comme de droite ont témoigné leur soutien à la candidate. Parmi eux, la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, le maire LR de Bordeaux, Alain Juppé ou encore son concurrent REM au second tour de la circonscription, Gilles Le Gendre.

NKM a finalement quitté l’hôpital le lendemain à la mi-journée, assurant « aller mieux ». « J’ai besoin encore de quelque temps pour récupérer », ajoutait-elle, encore visiblement fatiguée, devant les caméras de BFM TV. Vendredi en fin d’après-midi, plus d’une centaine de personnes se sont rassemblées sur les lieux de l’agression pour « dénoncer un acte odieux et inacceptable » et manifester plus largement « contre la violence en politique ».

M.C. avec AFP

Législatives : Nathalie Kosciusko-Morizet hospitalisée après une agression

 

NKM, la candidate LR aux législatives a chuté et perdu momentanément connaissance après avoir été agressée par un homme. Une enquête a été ouverte.

LE MONDE | 15.06.2017 à 12h33 • Mis à jour le 15.06.2017 à 15h25

 

Nathalie Kosciusko-Morizet, quelques instants avant son agression sur un marché du cinquième arrondissement de Paris, le 15 juin.

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate Les Républicains aux législatives à Paris, est tombée et a perdu connaissance plusieurs minutes jeudi 15 juin après avoir été agressée par un passant. Elle a ensuite repris connaissance et été conduite à l’hôpital Cochin.

 

Une source judiciaire a déclaré à l’Agence France-Presse qu’une enquête pour « violences volontaires » avait été ouverte.

L’ancienne ministre distribuait des tracts sur le marché de la place Maubert, dans le Varrondissement de Paris, lorsqu’un homme d’une cinquantaine d’années lui a pris les documents, et les lui a envoyé au visage, la traitant notamment de « bobo de merde ». Il est ensuite parti en courant vers la bouche de métro la plus proche. « C’est votre faute si on a Hidalgo aujourd’hui comme maire » à Paris, lui avait-il dit, lançant également : « Retournez dans l’Essonne ! », dont elle est députée actuellement.

Des nouvelles « dans les meilleurs délais »

Mme Kosciusko-Morizet, déséquilibrée, a chuté sur le sol et perdu connaissance durant plusieurs minutes, sous une forte chaleur. Les pompiers sont intervenus. Après avoir repris conscience, elle a été installée dans leur camion et transportée à l’hôpital. Son équipe a fait savoir qu’elle donnera des nouvelles de son état de santé « dans les meilleurs délais ».

Le premier ministre Edouard Philippe est allé à l’hôpital Cochin pour rendre visite à Mme Kosciusko-Morizet, a-t-on appris dans l’entourage du chef du gouvernement. « Tous mes voeux de rétablissement à mon amie Nathalie Kosciusko-Morizet. Je condamne cet acte d’une violence insupportable », a par ailleurs écrit M. Philippe sur son compte Twitter.

Mme Kosciusko-Morizet est en ballottage défavorable dans la 2circonscription de Paris, où elle affrontera dimanche au second tour le candidat de La République en marche Gilles Le Gendre. Ce dernier a annoncé sur Twitter qu’il suspendait sa campagne, après s’être dit « navré d’apprendre l’altercation et le malaise » dont l’ex-ministre a été victime. « Je lui souhaite de se rétablir très vite », a-t-il ajouté.

La maire PS de Paris Anne Hidalgo a également tenu à « témoigner à NKM de (sa) solidarité » et lui a souhaité « de se rétablir au plus vite après cette agression ». « Je condamne avec la plus grande fermeté l’agression dont a été victime NKM. C’est un acte lâche et intolérable », a-t-elle encore écrit, sur son compte Twitter.

 

http://www.lepoint.fr/legislatives/agression-de-nkm-deux-journalistes-temoignent-15-06-2017-2135644_3408.php

Agression de NKM : deux journalistes témoignent

 

Nadège Puljak et le photographe Geoffroy Van der Hasselt, qui couvraient ce jeudi pour l’AFP un tractage de NKM à Paris, ont assisté à l’agression.

 

Source AFP

Publié le 15/06/2017 à 18:26 | Le Point.fr
Nathalie Kosciusko-Morizet agressée à Paris. 
Nathalie Kosciusko-Morizet agressée à Paris.  © CITIZENSIDE/sadak souici / Citizenside/ CITIZENSIDE/sadak souici

 

« J’ai eu peur » pour NKM  : la journaliste politique Nadège Puljak et le photographe Geoffroy Van der Hasselt, qui couvraient ce jeudi pour l’Agence France-Presse un tractage de Nathalie Kosciusko-Morizet à Paris, décrivent l’agression de l’ancienne ministre par un passant, qui a été suivie d’une perte de connaissance de la candidate LR aux législatives. « Ça arrive assez fréquemment que des passants, des militants, s’en prennent à un candidat, de manière verbale, mais de manière aussi physique, aussi violente, moi, je n’avais jamais assisté à ça », a rapporté le photographe pigiste. « Ça faisait environ une demi-heure que NKM tractait sur le marché Maubert, sur la place du même nom dans le 5e arrondissement, et ça se passait très bien », décrit-il. « Je me tenais à une petite dizaine de mètres lorsque j’ai vu un passant, un homme d’une cinquantaine d’années, qui manifestement avait l’air assez énervé. » « Un moment donné, NKM a pris les tracts qu’elle avait en main et elle les a montrés au niveau de son visage [...] Lui les saisit, il prend les tracts de la main de NKM et fait un revers de la main avec les tracts vers le visage de Nathalie Kosciusko-Morizet », précise le photographe. « Elle, à ce moment-là, met sa main devant son visage pour se protéger et les tracts heurtant sa main de manière assez violente, elle reçoit sa propre main dans sa figure », dit-il. « Suite à quoi, elle fait un pas ou deux en arrière et elle s’effondre. Et l’agresseur a bien vu qu’elle était tombée par terre [...] et il s’en va sans courir, en marchant », explique encore le photojournaliste.

« Bobo de merde »

Nadège Puljak, journaliste du service politique de l’AFP, qui était juste à côté de la candidate LR, n’a pas vu le début de la scène, mais a en revanche entendu les propos de l’agresseur et dit avoir eu « peur » pour Nathalie Kosciusko-Morizet. « Moi, j’avais le dos tourné, je parlais à une autre personne, quand tout à coup j’entends du brouhaha, quelqu’un la traite de bobo de merde », dit-elle. « Je me retourne et je vois un grand mec costaud qui avait une liasse de tracts, qui va pour la frapper. Elle se met la main sur le visage et elle tombe. Je pensais qu’elle avait glissé, donc je me précipite pour la retenir, et là, elle m’a littéralement glissé des mains et elle est tombée par terre, inconsciente. » « J’ai eu très peur. Elle était livide, elle ne bougeait plus. J’ai essayé d’appeler les secours… Les pompiers sont venus. Peu à peu, elle a repris connaissance, ils l’ont aidée à se relever… » ajoute-t-elle. Cette journaliste politique chevronnée dit aussi n’avoir « jamais assisté » à une scène pareille.

LIRE aussi. Agression de NKM : la classe politique solidaire

 

http://www.lepoint.fr/legislatives/agressee-par-un-passant-nkm-perd-connaissance-quelques-minutes-15-06-2017-2135505_3408.php

Agression de NKM : la candidate reste à l’hôpital

 

VIDÉO. La candidate aux législatives à Paris a été victime d’une agression alors qu’elle distribuait des tracts jeudi matin. L’agresseur est en fuite.

 

(avec AFP)

Modifié le 15/06/2017 à 20:35 – Publié le 15/06/2017 à 11:31 | Le Point.fr

 

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate Les Républicains aux législatives en campagne à Paris, a perdu connaissance jeudi matin après avoir été prise à partie par un passant. Une agression dénoncée par plusieurs responsables politiques et qui fait l’objet d’une enquête judiciaire. Le Premier ministre a rendu visite à la candidate à l’hôpital Cochin, où elle a été conduite par les pompiers. Elle « restera en observation » à l’hôpital la nuit prochaine, a annoncé sa directrice de campagne, Olivia Laurentjoye. « Je viens de parler quelques instants avec NKM. Elle restera en observation cette nuit [de jeudi à vendredi]. Je ne peux vous donner plus de détails sur sa situation médicale », a déclaré Olivia Laurentjoye à des journalistes devant l’hôpital Cochin. Elle a ajouté que l’équipe de NKM allait « poursuivre » la campagne pour le second tour des élections législatives, qui s’achève vendredi soir, et que les rendez-vous prévus seraient assurés par la suppléante Dominique Stoppa-Lyonnet. Une trentaine d’élus parisiens LR ont appelé à un rassemblement vendredi à 18 heures place Maubert (5e arrondissement), lieu de l’agression, pour « refuser la violence et défendre la démocratie ».

L’ancienne ministre, qui est en ballottage défavorable dans la 2e circonscription de Paris face à un candidat REM, distribuait des tracts sur le marché place Maubert dans le 5e arrondissement lorsqu’un homme d’une cinquantaine d’années les lui a pris pour les lui envoyer au visage, la traitant notamment de « bobo de merde ». NKM, cherchant à se protéger de la main et déséquilibrée, a chuté sur le sol et perdu connaissance plusieurs minutes, sous une forte chaleur. Les pompiers sont intervenus, et elle a repris connaissance. Se tenant la tête, elle a été installée dans leur camion et conduite à l’hôpital Cochin. Après cette altercation, l’homme est parti en courant vers la bouche de métro la plus proche. « C’est votre faute si on a Hidalgo aujourd’hui comme maire » à Paris, lui avait-il dit, lançant également : « Retournez dans l’Essonne ! » dont elle est députée actuellement. Un bénévole de l’équipe de NKM, Jean-Baptiste Goulard, a poursuivi dans le métro l’homme, qui est sorti à la station suivante, Cluny-La-Sorbonne (ligne 10). Il a affirmé à l’AFP avoir alors reçu des coups de sa part. L’homme a, là encore, pris la fuite. Son signalement a été donné à la police. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « violences volontaires », confiée au 3e district de police judiciaire de Paris. Aucun suspect n’a encore été interpellé. Son opposant REM dans la circonscription a fait savoir dans la foulée qu’il suspendait sa campagne.

« Lâche et intolérable »

Dans un communiqué, l’équipe de NKM a promis des nouvelles de l’état de santé de la candidate « dans les meilleurs délais ». Les réactions politiques ont rapidement afflué, de tous bords. « Je condamne avec la plus grande fermeté l’agression dont a été victime @nk_m. C’est un acte lâche et intolérable », a réagi la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, sur Twitter. « Je suis navré d’apprendre l’altercation et le malaise dont @nk_m a été victime. Je lui souhaite de se rétablir très vite », a aussi tweeté Gilles Le Gendre, son concurrent REM au second tour dans la circonscription. Également sur le réseau social, le porte-parole du gouvernement, lui-même en campagne pour sa réélection, Christophe Castaner a « condamné la violence bête et méchante et en appelle au respect de tous les candidats ». NKM a également reçu plusieurs messages de soutien de figures de son parti (Alain Juppé, Bernard Accoyer, Laurent Wauquiez), mais aussi de l’ancien Premier ministre et ministre de l’Intérieur Manuel Valls, lui aussi en campagne législative, dans l’Essonne, et du vice-président du Front national et candidat en Moselle, Florian Philippot. Avant cette distribution de tracts, l’ancienne candidate à la primaire de la droite était sur le plateau de CNews. « Moi, je l’ouvre, voilà, je l’ouvre. C’est un problème, mais je pense que les gens qui n’ont rien à dire ou les gens qui ne disent rien, mais n’en pensent pas moins ne servent à rien », avait-elle notamment déclaré.

Lire aussi : Législatives 2017 : NKM marche… seule

 

http://www.lefigaro.fr/elections/legislatives/2017/06/15/38001-20170615ARTFIG00109-agressee-sur-un-marche-nathalie-kosciusko-morizet-victime-d-un-malaise.php

Après son agression sur un marché, NKM est sortie de l’hôpital

 

  • Par 3 auteurs
  • Mis à jour le 16/06/2017 à 16:07
  • Publié le 15/06/2017 à 11:29

VIDÉO – La candidate a prononcé quelques mots à sa sortie. Elle a perdu connaissance, jeudi, après avoir été insultée par un homme, qui lui a jeté ses tracts au visage sur un marché de la 2e circonscription de Paris, où elle est candidate LR-UDI. Une enquête a été ouverte.

La campagne de second tour des élections législatives a tourné à l’aigre, jeudi, dans la 2e circonscription de Paris. La candidate LR-UDI, Nathalie Kosciusko-Morizet, a été agressée par un homme d’une cinquantaine d’années sur le marché de la place Maubert, dans le Ve arrondissement. L’homme lui a arraché ses tracts pour les lui envoyer au visage tout en l’insultant de «bobo de merde», selon un journaliste de l’AFP présent sur place.

» EN DIRECT – Législatives J-2: NKM est sortie de l’hôpital

Tombée à terre, l’ancienne ministre a fait un malaise et a perdu connaissance pendant plusieurs minutes. Les pompiers sont intervenus pour prendre en charge la candidate qui a ensuite repris connaissance. Se tenant la tête, elle a été installée dans leur camion et conduite à l’hôpital Cochin. Elle souffre d’un traumatisme crânien bénin.

Présentée par son entourage comme «très choquée», la candidate est restée en observation toute la nuit. C’est sa suppléante qui a pris le relais pour le reste de la campagne, qui se termine ce samedi à minuit. Un rassemblement sera organisé vendredi à 18 heures, place Maubert, pour lutter contre la violence.

Nathalie Kosciusko-Morizet est finalement sortie de l’hôpital vendredi en début d’après-midi. «Je vais mieux. J’ai besoin encore de quelques temps pour récupérer», a-t-elle déclaré à sa sortie, remerciant le personnel de l’hôpital et les personnes qui lui ont apporté leur soutien. «En particulier le premier ministre qui s’est déplacé hier, et le président de la République, qui m’a envoyé un message.»

La candidate fait un pas ou deux en arrière avant de s’effondrer

«Ça arrive assez fréquemment que des passants, des militants s’en prennent à un candidat, de manière verbale, mais de manière aussi physique, aussi violente, moi, je n’avais jamais assisté à ça», a rapporté un photographe pigiste de l’AFP. «Ça faisait environ une demi-heure que NKM tractait sur le marché Maubert» lorsqu’est arrivé un passant «qui manifestement avait l’air assez énervé».

«Un moment donné, NKM a pris les tracts qu’elle avait en main et elle les a montrés au niveau de son visage.» L’homme les saisit «de la main de NKM et fait un revers de la main avec les tracts vers le visage de Nathalie Kosciusko-Morizet», poursuit le photographe. «Elle, à ce moment-là, met sa main devant son visage pour se protéger et les tracts heurtant sa main de manière assez violente, elle reçoit sa propre main dans sa figure», dit-il. La candidate fait alors un pas ou deux en arrière avant de s’effondrer.

Une enquête ouverte par le parquet

L’agresseur d’une cinquantaine d’années, pantalon beige et chemise à carreaux, a pris la fuite en marchant vers le métro en lâchant: «C’est votre faute si on a Hidalgo aujourd’hui comme maire». Ajoutant: «Retournez dans l’Essonne!», département dont NKM est députée actuellement. Un bénévole de l’équipe, Jean-Baptiste Goulard, l’a poursuivi pour tenter de le rattraper. «Je suis allé le voir pour lui demander de remonter s’expliquer. Il a refusé. Quand le métro est arrivé, il est monté et il m’a poussé pour m’empêcher de le suivre. Il n’a pas réussi, parce que je suis assez corpulent», raconte-t-il au Télégramme. Le bénévole a voulu faire en sorte qu’il ne descende pas à la station Cluny. Là encore, l’agresseur y est parvenu.

La course poursuite s’est poursuivie cette fois-ci en dehors du métro en direction de Saint-Michel: l’agresseur s’en est alors pris à son poursuivant, faisant tomber ses lunettes, et profitant de l’occasion pour s’échapper. Le militant a ensuite transmis des éléments de signalement à la BAC, présente sur les lieux. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour «violences volontaires».

Nombreuses réactions politiques

Sur Twitter, plusieurs personnalités ont réagi. «Tous mes vœux de rétablissement à mon amie Nathalie Kosciusko-Morizet. Je condamne cet acte d’une violence insupportable», a écrit le premier ministre Edouard Philippe qui se rend au chevet de NKM à l’hôpital Cochin.

«Je condamne avec la plus grande fermeté l’agression dont a été victime Nathalie Kosciusko-Morizet. C’est un acte lâche et intolérable», a dit la maire de Paris Anne Hidalgo. «Je tiens à témoigner à NKM toute ma solidarité et lui souhaite de se rétablir au plus vite après cette agression», a-t-elle ajouté. L’ancien premier ministre Manuel Valls a adressé son «affection» à NKM tout en dénonçant une «agression intolérable que rien ne pourra justifier».

Laurent Wauquiez (LR) a exprimé son «soutien total» à la candidate. «La violence en politique n’est pas acceptable», a-t-il dit. Tandis qu’Alain Juppé a fait part de son «témoignage d’amitié et de soutien à NKM qui mène un combat courageux. Nous avons besoin d’elle. Vœu de prompt rétablissement». «Je condamne toute forme de violence en politique et j’appelle au respect des adversaires», a complété l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin.

Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a obtenu 18,13% des voix au premier tour, est en ballottage défavorable face à un candidat LREM, Gilles Le Gendre (41,81%). Ce dernier a annoncé ce jeudi la suspension de sa campagne en signe de solidarité après l’agression de sa rivale. «Je condamne à nouveau fermement l’agression dont a été victime NKM et je suspends ma campagne électorale», a-t-il indiqué sur Twitter.

 

 

Comment les médias ont traité l’agression de NKM par Europe1fr
 

http://www.europe1.fr/emissions/le-fait-medias-du-jour/comment-les-medias-ont-traite-lagression-de-nkm-3362612

Comment les médias ont traité l’agression de NKM

 

12h19, le 16 juin 2017
Le fait médias du jour est une chronique de l’émission Le grand direct
diffusée le vendredi 16 juin 2017

La publication d’images de Nathalie Kosciusko-Morizet allongée sur le sol après son altercation avec un passant a provoqué une polémique.

Ce matin, on s’intéresse au traitement médiatique de l’agression de Nathalie Kosciusko-Morizet. Hier, la candidate aux législatives à Paris a été victime d’un malaise après une altercation avec un passant. Et de nombreux médias ont relayé les images de cette altercation. Une série de photos publiée par l’AFP qui a suscité un véritable tollé sur les réseaux sociaux. Ce matin, la question reste posée : fallait-il oui ou non diffuser ces images ? Le débat est ouvert.La scène se passe en fin de matinée, Nathalie Kosciusko-Morizet se trouve sur un marché parisien, dans le 5e arrondissement de Paris. Elle est candidate aux législatives dans la 2e circonscription de Paris. Elle est en train de distribuer des tracts, lorsqu’elle est prise à partie par un passant. Le ton monte, l’homme l’insulte. S’en suit une altercation, il pousse Nathalie Kosciusko-Morizet qui tente d’abord de se protéger avant de perdre l’équilibre. Elle chute lourdement sur le sol. Elle perd connaissance, et restera inconsciente plusieurs minutes, allongée sur le sol, avant d’être conduite à l’hôpital Cochin.

Sur place, de nombreux témoins. Parmi eux, un photographe de l’AFP qui prend une série de clichés de l’altercation. Sur le premier, on y voit la candidate debout, elle fait face à son agresseur. Sur les photos suivantes, Nathalie Kosciusko-Morizet est au sol, inanimée. On la voit d’abord de dos, les jambes repliées, puis de face, les yeux mi-clos, sans connaissance.

Très rapidement, l’information se retrouve sur les chaînes info, puis dans les JT de la mi-journée. Et pour illustrer ce fait dramatique de la campagne législative, plusieurs chaînes utilisent les photos que je viens de vous décrire, mises à disposition immédiatement par l’AFP. C’est le cas de TF1 qui diffuse dans son 13 heures la première image, celle de l’altercation. BFM TV quant à elle diffuse d’abord une image zoomée de NKM, allongée, de dos. Elle ne le fera qu’une fois. Elle la diffusera ensuite avec un plan beaucoup plus élargi. Quant à France 2, elle ira plus loin : la chaîne publique fera le choix de présenter l’ensemble de la série à ses téléspectateurs.

Et ces images suscitent rapidement une très vive émotion…

Sur le fond, l’agression de NKM soulève immédiatement une vague de réactions indignées. Elle en dit long sur le climat délétère dans lequel se déroule cette campagne. Mais effectivement, et c’est ce qui nous intéresse ce matin, c’est aussi la manière de relater l’événement qui fait polémique.

De nombreux internautes s’insurgent contre la diffusion de ces images. Des images qu’ils jugent « dégradantes ». Ils sont nombreux à y voir une atteinte à la dignité humaine, ils estiment que ces clichés présentent une personnalité publique dans une situation de très grande vulnérabilité. Dans une position où elle n’est plus en mesure de maîtriser son image.

Dans un tweet, l’ancienne ministre Christiane Taubira exprime sa solidarité avec Nathalie Kosciusko-Morizet, mais aussi sa colère : « pour sa dignité, et pour la nôtre : pas d’images ! » Michel Denisot lui aussi s’est fendu d’un message sur le même registre : « Tout mon soutien à NKM. Pas d’images ».

Selon eux, l’agression de Nathalie Kosciusko-Morizet peut être relatée sans illustrations.

La question ce matin : fallait-il diffuser ces clichés ?

Du côté de l’AFP, on répond oui et on assume la publication de ces images. Un porte-parole de l’Agence France Presse explique à l’Express que Nathalie Kosciusko-Morizet est une personnalité publique, qu’elle est candidate aux législatives, qu’elle a fait un malaise et qu’elle a perdu connaissance après une agression. Des éléments qui présentent un intérêt légitime et qui justifient de relater l’information, à la fois en texte et en images. Et puis surtout, l’AFP renvoie la patate chaude aux médias qui ont fait le choix de diffuser ses photos.

A BFM TV, cette responsabilité, on l’a prise en toute conscience. Pour Céline Pigalle, directrice de la rédaction de la chaîne info, jointe ce matin, la valeur informative contenue dans ces clichés légitime leur diffusion. Ces photos aident à reconstituer un événement, elles permettent d’en comprendre la gravité.

Il faut rappeler que dans les premières minutes qui ont suivi les faits, les informations dont disposaient les rédactions faisaient état d’un simple « malaise » de la candidate. Dans un premier temps, rien ne laissait penser qu’il s’agissait d’une altercation. Ces images, elles ont donc permis de retracer le déroulement de ce qui est bel et bien une agression. Une agression avec un homme qui n’a toujours pas été retrouvé ce matin.

 

 

http://www.rtl.fr/actu/politique/nkm-agressee-je-n-ai-jamais-assiste-a-quelque-chose-de-si-violent-dit-le-photographe-7788999292

NKM agressée : « Je n’ai jamais assisté à quelque chose de si violent », dit le photographe

 

La candidate aux législatives a été violemment prise à partie tandis qu’elle tractait sur un marché jeudi 15 juin. La diffusion d’une photo d’elle au sol suscite la controverse.

 

Générique 1 Le Son de l’Image Simon Buisson
NKM agressée : « je n’ai jamais assisté à quelque chose de si violent », dit le photographe Crédit Image : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP | Crédit Média : Simon Buisson | Durée : 02:49 | Date : 16/06/2017 La page de l’émission
Agression de Nathalie Kosciusko-Morizet : un soutien d'Henri Guaino interpellé dans AC ! Brest avatar
Simon Buisson et La rédaction numérique de RTL
publié le 16/06/2017 à 23:21

 

Une élue de la République au sol. Les images de l’agression de Nathalie Kosciusko-Morizet ont créé la polémique. Jeudi 15 juin au matin, place Maubert, dans le Ve arrondissement de Paris, la candidate aux législatives tracte sur le marché quand elle est prise à partie par un homme. NKM s’effondre. Elle reste à terre, inconsciente, des passants se précipitent. Son agresseur observe sa victime, avant de prendre la fuite.

« Tout se passe en moins d’une minute voire même en moins de trente secondes, raconte Geoffroy Van Der Hasselt de l’AFP, qui a photographié l’agression. Ça va très très vite, moi je suis assez loin donc je ne réalise pas tout de suite ce qui est en train de se passer. C’est dans un réflexe que j’ai fait les photos, et c’est après que je me rends compte que c’est grave et qu’elle reste vraiment inanimée, qu’elle est vraiment inconsciente. »

Je pense que c’est un fait d’actualité qui mérite qu’une agence comme l’AFP s’en saisisse et diffuse l’information.

Geoffroy Van Der Hasselt, photographe AFP

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Une question se pose : fallait-il diffuser ces images ? Très vite, les clichés se sont retrouvés sur les chaînes infos et les sites internet. Certains médias les ont même recadrés, ce qui a choqué. D’autres ont préféré les flouter. RTL.fr a fait le choix de ne pas diffuser cette photo. L’image d’illustration de cet article a d’ailleurs été prise quelques instants avant l’altercation.

« Je me suis posé la question de savoir si on en parlait, si on le diffusait. À partir du moment où c’est un personnage public dans un lieu public lors d’une réunion publique, je pense que c’est un fait d’actualité qui mérite qu’une agence comme l’AFP s’en saisisse et diffuse l’information, estime pour sa part Geoffroy Van Der Hasselt. Ensuite, chaque rédaction peut prendre la décision de diffuser cette photo-là, la photo juste avant où NKM reçoit le coup ou même encore la photo qui précède parce que je n’ai pas envoyé que ces trois photos-là, j’en ai envoyées d’autres avant et où NKM et en train de tracter sur le marché et que tout se passe bien. »

Le photographe estime par ailleurs que ces photos témoignent du climat de ces sept mois de campagne. « Même si ça arrive assez fréquemment qu’il y ait des tensions, des invectives, jamais je n’ai assisté à quelque chose de si violent. Ça montre bien la violence, la tension et la nervosité qu’il y a dans la politique actuellement« . Geoffroy Van Der Hasselt rappelle également les clichés de l’assassinat de l’ambassadeur russe en Turquie, ou encore le malaise de Christine Boutin lors d’une manifestation contre le mariage pour tous. Des photos détournées par les internautes qui à l’époque avaient fait rire l’ancienne ministre…

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