Attentat de Romans-sur-Isère du 4 avril 2020 : premier bilan

L’affaire a déjà sa fiche dans Wikipédia (voir ci-dessous).

Le djihadiste présumé a commencé à parler en garde à vue, mais est encore atteint de trous de mémoire très opportuns dès que les questions des enquêteurs se font plus précises, notamment sur le déroulé des faits.

Une seconde garde à vue se poursuit, celle de son ami lui ayant rendu visite la veille, 3 avril 2020.

Je rappelle pour ma part observer bien des mouvements chez mes harceleurs précisément ce 3 avril 2020 :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/05/cyprien-luraghi-a-lance-un-appel-de-fonds-le-vendredi-3-avril-2020/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/06/messages-publics-de-jean-marc-donnadieu-en-ce-debut-avril-2020/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/06/michel-piccin-est-sorti-de-son-silence-le-3-avril-2020/

Par ailleurs, les enquêteurs ont retrouvé chez le tueur pas moins de six téléphones portables.

Se serait-il lui aussi livré à du trafic de drogue ?

L’usage de téléphones multiples est en effet dans les habitudes de ces trafiquants.

On observe également que le jour même de cette attaque qui a fait deux morts, dont un ingénieur informaticien de 55 ans de Châtillon-Saint-Jean travaillant à son compte depuis le 20 décembre 2015 et venu faire ses courses dans la boucherie Breyton de Romans-sur-Isère où il a été tué, Jean-Marc Donnadieu annonçait sur Facebook qu’à peine sorti du confinement, avec son ami Michel Piccin il irait tuer encore plein de gens, notamment des ingénieurs…

Naturellement, j’en fais partie. Or, je suis moi aussi ingénieur informaticien et suis particulièrement bien placée pour savoir à quel point il hait les ingénieurs informaticiens, lui qui se prétend bien meilleur que nous en informatique sans avoir jamais reçu aucune formation dans ce domaine et n’a bien évidemment jamais percé dans ce métier faute de compétences suffisantes.

On relève encore que l’ingénieur tué samedi à Romans-sur-Isère travaillait ou a travaillé dans le médical, un secteur très concerné par la crise sanitaire actuelle et encore touché par-dessus le marché par une telle recrudescence de cyberattaques (dont une contre l’AP-HP à la date très symbolique du 22 mars 2020) que les spécialistes de la sécurité informatique ont décidé de s’organiser pour faire payer les pirates profitant de la crise du Covid-19.

S’il en était besoin, je rappelle encore une fois que mes harceleurs sont quasiment tous des pirates informatiques.

C’est notamment le cas de Jean-Marc Donnadieu et de son complice le pédophile et mythomane notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Pour finir, est rapporté ci-dessous un rappel des principaux attentats islamistes commis en France depuis mars 2012, montrant, comme je l’ai déjà fait remarquer à plusieurs reprises, une nette régression de ces attaques à compter de l’année 2017, après le premier échec de Pascal Edouard Cyprien Luraghi à me faire condamner à Paris alors que je me défendais seule, sans avocat, et faisais ainsi pour tous ses complices islamistes et autres la démonstration qu’il leur avait toujours menti en me prétendant folle à lier et nulle en droit.

Je rappelle encore que les attaques des premières années, de 2012 à 2015, étaient à l’évidence liées à la procédure de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest à mon encontre, celles de 2016 au printemps 2018, à la procédure de son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi à mon encontre, et celles qui ont débuté depuis, aux différentes procédures engagées ou dirigées par Jean-Marc Donnadieu à la suite de ses réglements de comptes publics des premiers mois de l’année 2018 sur Facebook avec un ufologue de Strasbourg qu’il accuse depuis de nombreuses années de l’avoir « trahi » en me communiquant des informations à son sujet, cet ensemble de nouvelles procédures nous visant l’un et l’autre.

 

Egalement à lire ou relire :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/05/attaque-terroriste-a-romans-sur-isere-samedi-4-avril-2020/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/05/pourquoi-ce-nouvel-attentat-islamiste-du-4-avril-2020-a-romans-sur-isere/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/05/retour-du-deconnologue-et-ex-riverain-homere-sur-twitter/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/05/cyprien-luraghi-a-lance-un-appel-de-fonds-le-vendredi-3-avril-2020/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/06/messages-publics-de-jean-marc-donnadieu-en-ce-debut-avril-2020/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/06/michel-piccin-est-sorti-de-son-silence-le-3-avril-2020/

 

 

https://www.francebleu.fr/infos/societe/attaque-au-couteau-a-romans-la-deuxieme-victime-etait-de-chatillon-saint-jean-1586110129

Attaque au couteau à Romans-sur-Isère : la deuxième victime était de Châtillon-Saint-Jean

 

Dimanche 5 avril 2020 à 20:08 -

Par , France Bleu Drôme Ardèche

 

Après l’attaque au couteau à Romans-sur-Isère (Drôme) samedi, la commune de Châtillon-Saint-Jean est elle aussi sous le choc. Thierry Nivon, l’une des victimes, habitait le village. Il a été mortellement poignardé par l’assaillant alors qu’il faisait ses courses dans une boucherie.

La police scientifique s'est rendue dans la boucherie où Thierry Nivon a été tué
La police scientifique s’est rendue dans la boucherie où Thierry Nivon a été tué © Radio France – Claire Leys

 

Ce samedi, Thierry Nivon s’est rendu à Romans-sur-Isère (Drôme) pour faire de simples courses. L’homme de 55 ans a été poignardé à la boucherie Breyton, tué par l’assaillant avec un couteau appartenant au commerce. Cet homme était informaticien, il habitait à Châtillon-Saint-Jean. Dans la petite commune, les habitants sont choqués.

 

Le maire Gérard Fuhrer a rendu visite à l’épouse du défunt. Il aurait aimé pouvoir organiser un hommage pour son administré, mais le confinement empêche tout rassemblement. « Habituellement lorsqu’il y a un décès dans la commune, nous nous réunissions. C’est important de se soutenir, de se voir. Avec le coronavirus et le confinement, les malheurs s’ajoutent les uns aux autres et ce deuil est d’autant plus difficile à supporter », avoue le maire.

Des gestes de soutien, à distance

Pour témoigner de leur soutien, certains habitants ont allumé une bougie sur le rebord de leur fenêtre, d’autres ont publié des messages sur les réseaux sociaux. « Il n’y a pas que la présence physique qui compte, assure Gérard Fuhrer, on peut aussi être présent par la pensée ».

- - Visactu
- © Visactu

 

 

http://copainsdavant.linternaute.com/p/thierry-nivon-4352837

Thierry NIVON

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https://www.verif.com/societe/NIVON-THIERRY-817449382/

 

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/attaque-de-romans-sur-isere-les-trous-de-memoire-du-suspect-et-sa-peur-du-coronavirus-06-04-2020-8294874.php

Les confidences du tueur au couteau de Romans-sur-Isère

 

Abdallah Ahmed-Osman, l’auteur de l’attaque au couteau samedi, a expliqué qu’il s’était senti « en ligne avec la religion » après avoir commis son massacre.

 

 A Romans-sur-Isère (Drôme) l’attaque au couteau d’Abdallah Ahmed-Osman a fait deux morts et cinq blessés.
A Romans-sur-Isère (Drôme) l’attaque au couteau d’Abdallah Ahmed-Osman a fait deux morts et cinq blessés.  AFP/Jeff Pachoud

 

Par Jérémie Pham-Lê
Le 6 avril 2020 à 14h54, modifié le 6 avril 2020 à 20h33

Abdallah Ahmed-Osman est-il un djihadiste adepte de la dissimulation ? Ou un réfugié qui a trouvé dans la violence et la religion un exutoire à son mal-être ? Trois jours après avoir semé la mort et l’effroi dans le centre-ville de Romans-sur-Isère (Drôme) avec un couteau, faisant deux morts et cinq blessés, le Soudanais de 33 ans s’est longuement livré.

Selon des sources concordantes, Ahmed-Osman a reconnu être l’auteur de l’attaque en garde à vue, oscillant entre déclarations paranoïaques, trous de mémoire et sentiment de satisfaction. Le jeune Soudanais, arrivé en France en 2016, a expliqué qu’il se sentait « épié et menacé par tout le monde » lorsqu’il est passé à l’action à Romans samedi. Il résume son massacre à un « pétage de plombs ». « En attaquant les passants, il dit qu’il a voulu se défendre et se protéger, confie un proche de l’enquête. Mais en même temps, il déclare qu’il s’est senti en ligne avec la religion une fois qu’il avait terminé. » Raison pour laquelle il psalmodiait à genoux lors de son interpellation. A certaines questions précises sur le déroulé de l’attaque, le terroriste présumé a répondu : « Je ne me souviens plus ».

VIDÉO. Romans-sur-Isère : deux morts et cinq blessés dans une attaque au couteau

Devant les enquêteurs, Ahmed-Osman a aussi décrit un certain mal-être, qu’il impute notamment au confinement. Il aurait mal vécu d’avoir été mis au chômage alors qu’il venait d’obtenir un emploi à la section maroquinerie d’une entreprise d’outillage de découpe de la Drôme. Le jeune réfugié a également raconté être allé à l’hôpital de Romans « six jours » avant l’attaque car il pensait être contaminé par le Covid-19. Le personnel soignant l’aurait renvoyé chez lui avec des médicaments, sans le tester. Avec le recul, Ahmed-Osman pense que ses symptômes relevaient surtout « de l’angoisse ». Les policiers tentaient hier de retrouver trace de cette consultation et vérifier s’il a séjourné en établissements psychiatriques, notamment à Grenoble (Isère) où il a vécu entre 2016 et 2018. Selon nos informations, des anxiolytiques ont été découverts lors de la perquisition à son appartement de Romans.

« C’est un profil proche de celui de l’auteur de l’attaque de Villejuif [le 3 janvier 2020, NDLR] avec une certaine fragilité psychologique, souligne un connaisseur du dossier. Le discours djihadiste semble avoir eu une influence sur son passage à l’acte et la religion serait l’élément déclencheur. Pour autant, il n’assume pas son appartenance à une organisation terroriste. » En garde à vue, Abdallah Ahmed-Osman s’est en effet décrit comme un musulman à la pratique modérée, respectant la prière et se rendant épisodiquement à la mosquée de Romans. « Chez le suspect, il y a un cocktail de psychiatrie, de mal-être du réfugié, de ressentiment sur sa place dans notre société et de religion, observe une source policière. En l’espèce, le confinement a sûrement joué un rôle. »

A son domicile, les enquêteurs ont saisi un tapis de prière, un coran ainsi qu’un texte manuscrit dans lequel Ahmed-Osman convoque l’imagerie djihadiste. « Je vous implore pour que nous ayons le pardon. C’est ce qu’attend tout combattant […] Je ne veux plus vivre dans ce pays de mécréant », écrit le jeune Soudanais dans un mélange de français et d’arabe. Les témoins de l’attaque ont par ailleurs décrit un assaillant « le regard hagard », « très déterminé à tuer ». A l’une des victimes, Ahmed-Osman a demandé si elle était de confession musulmane.

Aucune lettre de revendication ou d’allégeance à une organisation terroriste n’a néanmoins été retrouvée à ce jour. Les nombreux témoins interrogés – commerçants, voisins, amis et employeur du suspect – ont dit n’avoir décelé aucun signe de radicalisation mais ont décrit un homme « anxieux et dépressif » ces jours-ci, « aigri » par le confinement. Les exploitations de ses supports informatiques, en vue de retrouver éventuellement de la documentation djihadiste ou des recherches préparatoires, sont toujours en cours. En garde à vue, Abdallah Ahmed-Osman a accepté de donner les codes de son smartphone. Cinq autres téléphones de modèles très anciens ont été saisis chez lui ainsi qu’une clé USB.

Ce lundi soir, Ahmed-Osman a été transféré dans les locaux de la sous-direction antiterroriste (SDAT), co-saisie de l’enquête avec la police judiciaire de Lyon et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). De même qu’un ami du suspect, Mustapha A.M. Ce Soudanais de 28 ans avait été interpellé samedi dans l’immeuble du suspect à qui il rendait visite, inquiet de son état fébrile. La veille, il lui avait confié son inquiétude à l’idée d’être malade du Covid-19 et son désarroi vis-à-vis des mesures de confinement. Les deux hommes, tous deux réfugiés, se sont rencontrés il y a quelques mois à l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) de Romans-sur-Isère, où Ahmed-Osman suivait une formation en maroquinerie. Un troisième homme, colocataire de Mustapha A-M., a été remis en liberté ce lundi après-midi.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Attaque_du_4_avril_2020_%C3%A0_Romans-sur-Is%C3%A8re

Attaque du 4 avril 2020 à Romans-sur-Isère

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Attaque du 4 avril 2020 à Romans-sur-Isère

Localisation Romans-sur-Isère, Drôme, Drapeau de la France France
Cible Civils
Coordonnées 45° 02′ 47″ nord, 5° 03′ 06″ est
Date 4 avril 2020
10h45 (UTC+2)
Type Attaque au couteau
Armes Couteau
Morts 2
Blessés 5
Auteurs Abdallah Ahmed-Osman
Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)

Attaque du 4 avril 2020 à Romans-sur-Isère
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L’attaque du 4 avril 2020 est un acte terroriste au couteau perpétré en France, le 4 avril 2020, dans le centre-ville de Romans-sur-Isère durant la période de confinement en raison de la pandémie de Covid-19.

Il est le fait d’un réfugié soudanais Abdallah Ahmed-Osman rapidement interpellé après ses actes en train de prier. Durant son passage à l’acte, il tue deux passants et en blesse cinq autres, leur demandant s’ils sont de confession musulmane1.

Faits

L’attaque a lieu durant la période de confinement en raison de la pandémie de Covid-19. Le 4 avril 2020, vers 10h45, un homme rentre dans un bureau de tabac de Romans-sur-Isère et poignarde un client. Puis, il se rend dans une boulangerie et continue ses attaques. Ensuite, il poignarde des passants dans le centre ville. Il poursuit son périple meurtrier durant plusieurs minutes entre les rues Gally, Guillaume pour arriver au boulevard Dormoy. Là, il est arrêté par les équipages de police appelés. Les policiers trouvent sur lui le couteau qui a servi à l’agression ainsi qu’une carte de séjour.

Enquête

Le jour même, le Parquet national antiterroriste se saisit de l’affaire2,3. Le colocataire du suspect, un soudanais est placé en garde a vue. Puis le lendemain dans la matinée un troisième soudanais un proche du suspect est lui aussi placé en garde à vue. L’un d’eux avait vu Ahmed-Osman la veille de l’attaque, ce dernier se plaignait du confinement et avait peur d’avoir le coronavirus4.

Le Ministre de l’Intérieur Christophe Castaner se déplace le jour même des faits à Romans-sur-Isère à la rencontre du maire de la ville Marie-Hélène Thoraval, du préfet de la Drôme Hugues Toumouh, du directeur départemental de la sécurité publique Noël Fayet et du procureur de Valence Alex Perrin pour un état des lieux. Le Ministre qualifie aussitôt ce fait de « parcours terroriste » et salue le courage des équipages de police ayant intercepté Abdallah Hamed-Osman5.

Suspect

Le suspect, Abdallah Ahmed-Osman, âgé de 33 ans, est né en 1987 au Soudan est soudanais. Il a obtenu le statut de réfugié le 29 juin 2017 et un titre de séjour de dix ans cette même année6 délivré par la préfecture de l’Isère4. Il est célibataire, sans enfant et de confession musulmane7. Interrogée après l’attaque, la maire de Romans-sur-Isère Marie-Hélène Thoraval indique qu’elle ne savait pas que l’assaillant était présent sur le territoire de sa commune8. Avant de s’installer en fin d’année 2019 à Romans-sur-Isère dans un logement côte Jacquemart loué par une association, il est arrivé dans le département de la Drôme en juin 2018 et a vécu à Moras-en-Valloire7 de septembre 2018 à janvier 2020 où il avait un contrat de professionnalisation via l’Afpa de Romans dans une entreprise de maroquinerie9 dénommée Veyret Techniques Découpe où Hamed-Osman est passé d’intérim à un contrat de de CDD et devait obtenir un CDI prochainement10.

Suspicion de motivation terroriste

Le suspect aurait crié « Allah Akbar » au moment de lancer son agression. Lors de son arrestation, selon des policiers, il se serait mis à genoux et aurait récité la profession de foi des musulmans : « il n’est de Dieu que Dieu et Muhammad est son prophète »11. L’enquête retient rapidement la qualification d’attentat terroriste à caractère religieux. Le parquet anti terroriste souligne notamment que la perquisition effectuée au domicile du suspect a révélée des notes manuscrites en arabe dans lesquelles il « se plaint de vivre dans un pays de mécréants »12. Les enquêteurs mettent également la main sur cinq portables4.

Victimes

Il y a deux morts et cinq blessés13, dont deux toujours en soins intensifs au lendemain de l’attaque14.

 
Nom Situation Age Infos Sources
Thierry Nivon Décédé 55 ans Ingénieur informatique, il est tué alors qu’il faisait ses courses à la boucherie. 15,16
Julien Vinson Décédé 44 ans Copropriétaire du café-théâtre « La Charette » à Romans, il est tué devant son fils de douze ans. 16
Serge Fournier Blessé 65 ans Buraliste à Romans. Blessé et en état très grave. 16,1
Ghislaine A. Blessée 49 ans Buraliste à Romans. 16,1
Abdellak M. Blessé 59 ans Blessé dans le dos. 16,1
Jean-François S. Blessé 63 ans Travaille dans la soudure et l’électricité. Victime d’une perforation du poumon. 16,1
Emmanuelle B. Blessée 38 ans Professeure de sport, blessée à la cuisse. 16,1

Notes et références

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v · m
Organisations et participants présumés
Attentats
2012
2013
2015
2016
2017
2018
2019
2020
Répercussions
Articles liés

 

 

https://www.ladepeche.fr/2020/04/04/les-principaux-attentats-islamistes-en-france-depuis-janvier-2015,8833120.php

Les principaux attentats islamistes en France depuis janvier 2015

  • Place de la République à Paris, le 15 novembre 2015.

    Place de la République à Paris, le 15 novembre 2015. Photo AFP
Publié le 04/04/2020 à 20:43

l’essentiel

 

L’attaque survenue à Romans-sur-Isère dans la Drôme ce samedi matin s’ajoute à la longue liste des attques terroriste survenues en France depuis cinq ans.

Rappel des attentats islamistes meurtriers commis depuis 2015 en France, après que le parquet national antiterroriste s’est saisi de l’enquête sur l’attaque au couteau ayant fait deux morts et quatre blessés à Romans-sur-Isère dimanche.

Depuis janvier 2015, ces attentats, attribués ou revendiqués par la mouvance islamiste, ont fait plus de 250 morts.

 

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A lire aussi : Attaque au couteau de Romans-sur-Isère : ce que l’on sait de la tuerie qui a fait deux morts

2020

- 3 janvier: Nathan C., un jeune homme de 22 ans converti à l’islam depuis 2017 et atteint de troubles psychiatriques, attaque des promeneurs aux cris « d’Allah Akbar » dans un parc de Villejuif (Val-de-Marne), tuant un homme et blessant deux femmes, avant d’être abattu par la police.

2019

- 3 octobre : un informaticien travaillant à la Direction du renseignement, Mickaël Harpon, poignarde à mort trois policiers et un agent administratif dans l’enceinte de la préfecture de police de Paris, avant d’être abattu. L’enquête, confiée à des juges antiterroristes, n’a pas encore déterminé, les motivations de cet agent soupçonné de radicalisation.

2018

- 11 décembre : Chérif Chekatt, un homme de 29 ans fiché « S » pour sa radicalisation islamiste, ouvre le feu sur des passants au coeur du marché de Noël de Strasbourg et en attaque d’autres à coups de couteau: cinq morts, onze blessés. L’assaillant est abattu après deux jours de traque. Peu après l’annonce de sa mort, il est adoubé « soldat de l’Etat islamique » par l’agence de propagande de l’EI.

- 23 mars : un Français d’origine marocaine de 25 ans, Radouane Lakdim, vole une voiture à Carcassonne en tuant le passager et blessant grièvement le conducteur. Il pénètre ensuite dans un supermarché de Trèbes, revendique être un « soldat » de l’EI et tue deux personnes. L’officier de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui s’est offert comme otage à la place d’une femme, est mortellement blessé à la gorge. Le jihadiste est abattu.

2017

- 1er octobre : un Tunisien de 29 ans, Ahmed Hanachi, tue deux jeunes femmes sur le parvis de la gare Saint-Charles à Marseille en criant « Allah Akbar », avant d’être abattu. L’attentat est revendiqué par l’EI.

- 20 avril : à Paris, un policier, Xavier Jugelé, est tué par balle et deux autres sont blessés sur les Champs-Élysées par un repris de justice de 39 ans, Karim Cheurfi, qui est abattu. L’EI revendique l’attentat.

2016

- 26 juillet : Jacques Hamel, un prêtre de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), est égorgé dans son église par deux jihadistes, Abdel Malik Petitjean et Adel Kermiche, qui sont abattus. L’assassinat est revendiqué par l’EI.

- 14 juillet : à Nice, un Tunisien de 31 ans, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, fonce dans la foule au volant d’un camion quelques instants après le feu d’artifice, tuant 86 personnes et en blessant plus de 400. Il est tué par la police. L’attaque est revendiquée par l’EI.

- 13 juin : un policier de Magnanville (Yvelines) et sa compagne sont assassinés chez eux par un jihadiste de 25 ans. Larossi Abballa, qui avait revendiqué son action au nom de l’EI, est abattu.

2015

- 13 novembre : la France est frappée par les pires attentats de son histoire. Neuf jihadistes font 130 morts et plus de 350 blessés à Paris, dans la salle de concert du Bataclan (90 morts), aux terrasses de bars et restaurants (39 morts) et près du Stade de France (un mort). L’EI revendique les attaques.

- 26 juin : Yassin Salhi tue et décapite son patron Hervé Cornara à Chassieu (Rhône), puis tente de faire exploser l’usine de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) en précipitant son fourgon contre des bouteilles de gaz. Il est arrêté.

- 19 avril : Sid Ahmed Ghlam, un étudiant algérien fiché S et en possession d’armes de guerre, est arrêté à Paris alors qu’il projetait d’attaquer une église de Villejuif. Il est soupçonné d’avoir tué une femme après une rencontre imprévue qui aurait contrecarré ses plans.

- 7-9 janvier : les frères Chérif et Saïd Kouachi tuent 12 personnes, le 7, au siège de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo à Paris. Après deux jours de cavale, les deux islamistes radicaux, qui se réclament d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), sont abattus. Le 8, Amedy Coulibaly tue une policière à Montrouge (Hauts-de-Seine). Le lendemain, le délinquant radicalisé qui se revendique de l’EI tue quatre otages, tous juifs, dans un supermarché casher de l’est parisien. Il est abattu dans l’assaut.

La Rédaction

 

Pourquoi ce nouvel attentat islamiste du 4 avril 2020 à Romans-sur-Isère ?

Je dis depuis déjà assez longtemps qui commandite et/ou organise tous ces attentats islamistes commis sur le sol français depuis mars 2012, en étayant à chaque fois mon propos de divers éléments de preuve, y compris des revendications publiques des intéressés : ce sont mes harceleurs les cybercriminels de la bande du pédophile et mythomane notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi, leur chef en tête, lequel a par ailleurs quasiment toujours vécu pour l’essentiel de trafic de drogue, d’abord entre la France et l’Afghanistan dans les années 1980 sous la couverture d’une activité de guide de trek dans l’Himalaya pour laquelle, au départ, il ne justifiait strictement d’aucune compétence, connaissance ou formation adaptée, puis dans le Sud-Ouest où il s’est installé à son retour en France au début des années 1990.

Le prétendu « ufosceptique » et plus largement « sceptique » Jean-Marc Donnadieu de Béziers en fait partie depuis le printemps 2010 au moins.

En fait, lorsqu’il a commencé à me harceler à visage découvert, à compter du 13 avril 2010, assez vite j’ai reconnu le style et les propos très particuliers d’un de mes calomniateurs anonymes du Post l’année précédente, au printemps 2009. Jean-Marc Donnadieu n’y était pas encore inscrit, il n’y ouvrira un compte qu’au moins de décembre 2009. Cependant, il était bien déjà sur le site Rue89 avec certains de mes harceleurs de la bande du psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi, mais je ne l’avais pas remarqué du fait qu’il n’y participait pas aux harcèlements de ses complices à mon encontre.

Depuis qu’il a mis son CV en ligne en 2013, on sait qu’il a effectué son service militaire comme aide infirmier à la base aérienne 701 de Salon-de-Provence de février 1989 à février 1990, après avoir travaillé quatre mois comme agent des services hospitaliers de l’hôpital de Béziers, où sa mère travaillait déjà.

C’est ici :

http://myreader.toile-libre.org/uploads/My_53fc91103ec7c.pdf

Or, Salon-de-Provence est le fief d’origine de l’ancien caïd marseillais et trafiquant de drogue notoire Farid Berrahma, qui fut assassiné à Marseille un 4 avril, en 2006 (voir ci-dessous), et dont au moins une proche, une nièce un peu plus âgée que lui, fait partie de mes harceleurs de la bande du cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi dès l’été 2008, sur le site Rue89.

Ces gens se retrouvaient tous sur ce site pour y mener comme ailleurs leur combat en faveur des sans-papiers.

Consommation et/ou trafic de cannabis faisaient également partie des intérêts ou points communs qui réunissaient plusieurs d’entre eux.

Jean-Marc Donnadieu ne se cache pas d’être un très gros consommateur de cannabis.

Il dit même publiquement en avoir cultivé des plants à son domicile, tout comme d’autres membres de la bande de « déconnologues » du psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Comme l’indique son CV, il a quitté l’emploi qu’il occupait à l’hôpital de Béziers depuis le mois d’avril 1992 au mois de juin 2004, dans des conditions que je ne l’ai jamais vu préciser nulle part.

En 2005, il aurait travaillé en indépendant durant quelques mois comme dépanneur informatique et créateur de sites sur Internet ainsi que de boutiques de vente en ligne. Puis de novembre 2005 à février 2010, c’est le vide sidéral, il semble n’avoir strictement rien fait, ou en tous les cas, absolument rien qu’il puisse faire figurer dans un CV.

De février 2010 à mai 2011, il avait repris sous le statut d’auto-entrepreneur (entreprise créée dès le 1er janvier 2004 : https://www.verif.com/societe/DONNADIEU-JEAN-MARC-451587463/) une activité de dépanneur informatique et avait créé son propre site commercial, un portail pour commerçants, artisans et entreprises du Biterrois, «kivenkoi34500.com», qui était effectivement actif lorsqu’il a commencé à me harceler au printemps 2010.

C’est dans cette période qu’il a donc envisagé de se faire aussi de l’argent en me harcelant pour ensuite, à la première réplique de ma part, m’attaquer en justice de manière déloyale ainsi que tous mes présumés « complices », dans le cadre de procédures qui toutes s’analysent comme autant de tentatives d’escroqueries au jugement et s’avèrent avoir plus ou moins réussi.

Ses complices Josette Brenterch du NPA de Brest et Pascal Edouard Cyprien Luraghi de Puy-l’Evêque, qui eux aussi se sont lancés à compter de la même année 2010 dans ce type d’entreprise délictueuse, ont connu moins de succès que lui, puisqu’ils ont finalement perdu tous leurs procès à mon encontre.

Or, ces très longues procédures, des attaques judiciaires totalement insensées visant en fait, autant que leurs cibles nommément désignées par citations directes ou plaintes avec constitution de partie civile, la République française et toutes ses lois non conformes ou très précisément radicalement opposées à toutes les aspirations des demandeurs ou plaignants, se sont aussi régulièrement et systématiquement accompagnées d’attaques terroristes islamistes visant toujours la République française et toutes ses lois inaptes à satisfaire les intérêts et desiderata très personnels des divers hors-la-loi qui me harcelaient.

Jean-Marc Donnadieu ayant récemment annoncé s’être relancé dans au moins une procédure à mon encontre, soit en son nom personnel, soit par le truchement d’au moins un tiers qu’il manipule, voilà donc pourquoi les attentats ou projets d’attentats islamistes ont bien recommencé cette année.

Sachant que ces attentats véhiculent toujours quelques messages particuliers à travers certains de leurs éléments constitutifs, comme les dates où ils sont commis, correspondant souvent à des anniversaires, ou le choix des lieux où ils sont commis, je rapproche en l’occurrence la date du 4 avril 2020 de celle de l’assassinat de Farid Berrahma à Marseille en 2006, et le nom de Romans-sur-Isère du commentaire que Jean-Marc Donnadieu m’a laissé la veille, 3 avril 2020, sur l’article suivant, du 23 mars dernier :

 

http://satanistique.blogspot.com/2020/03/je-ne-sais-pas-ecrire-parait-il.html

2 commentaires:

Pourquoi ce nouvel attentat islamiste du 4 avril 2020 à Romans-sur-Isère ? dans AC ! Brest blank

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Réponses

 

 

Il m’a donc subitement balancé là un lien menant vers une vidéo réalisée par des « sceptiques » de son réseau et dont le titre peut se référer à ce que j’avais écrit sur le même sujet dans cet article plus ancien, du 28 septembre 2016 :

http://petitcoucou.unblog.fr/2016/09/28/harcelement-a-lecole-des-temoignages-importants/

On rappelle ici le leitmotiv de mes harceleurs à mon sujet depuis l’année 2010 au moins : je m’inventerais une vie que je n’aurais pas eue, je n’aurais jamais été ni ingénieur ni informaticienne ni harcelée dans le travail ou ailleurs, je ferais des romans et serais en réalité un cas lourd psychiatrique qui aurait passé le plus clair de son existence en HP, autant qu’une prostituée et une débile mentale…

Mon intelligence, qu’en réalité nombre de professionnels compétents ont toujours dite, dès l’enfance, très au-dessus de la moyenne, relèverait donc de « contes et légendes »… de « romans »…

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Farid_Berrahma

      1. Farid Berrahma

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        Cet article est une ébauche concernant une personnalité française.Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
        Farid Berrahma
        une illustration sous licence libre serait bienvenue
        Biographie
        Naissance
        Décès

        (à 39 ans)
        Маrseille

        Activité

        Farid Berrahma, dit l’Indien, le Gremlins ou le Rotisseur, né le 20 mai 1966 et mort le 4 avril 2006, est une figure du grand banditisme français et du milieu marseillais. Il est le fils d’un mineur algérien 1,2.

        Carrière

        Ancien homme de main du parrain Francis le Belge3, pionnier du néo-banditisme dans les cités marseillaises4 et du trafic de cannabis dans ces quartiers, il contrôle une grande partie du marché des stupéfiants dans les quartiers nord5 au début des années 2000. Selon plusieurs témoins apparus sur les réseaux sociaux, il serait responsable de l’assassinat de Francis le Belge. Toujours selon ces mêmes témoins il serait devenu parano après que Francis le Belge ait arrêté de lui parler et ne se soit plus adressé qu’à Eric, un de ses lieutenants, qui avait formé Farid et l’avait pris sous son aile. Après s’être débarrassé d’Eric et de ses lieutenants, Farid aurait décidé de se débarrasser également de Francis le Belge.

        En 1998, son nom apparaît dans l’affaire Topaze, selon les écoutes de la police, il tentait de se faire une place dans le trafic de cannabis mis en place par Tony Cossu. Berrahma est interpellé en Espagne le 30 novembre 2001. En 2004, placé sous écrou extraditionnel, il revient en France. En 2005, il est relaxé par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence pour une association de malfaiteurs autour de machines à sous qui lui avait valu une condamnation à dix ans de prison par défaut, alors qu’il était incarcéré en Espagne. « La procédure a été annulée », assure Me Roubaud. Avant son assassinat, Berrahma devait comparaître dans l’affaire Topaze, pour laquelle sept personnes ont été condamnées en 2004. Son cas avait été disjoint, mais il avait obtenu sa liberté en attendant le procès6.

        Assassinat : Tuerie du bar les Marronniers

        Le 4 avril 2006, dans le Bar des Marronniers dans le 13e arrondissement de Marseille, alors qu’il regarde le match Lyon-Milan AC, dix tireurs cagoulés ont immédiatement arrosé la tablée qui laissa sans souffle Farid Berrahma, assassiné de neuf balles sans avoir même pu dégainer son Glock pourtant garni de 14 cartouches. Trois balles ont tué Radouane Baha, 28 ans, qui tentait de fuir par l’arrière-salle. Fauché aussi, Heddie Djendeli, 32 ans, qui décèdera le lendemain. Lors de son assassinat, Ange-Toussaint Federici est blessé et sera retrouvé par la police à la suite de ses soins dans une clinique. Ce dernier étant soupçonné d’être le commanditaire du meurtre de trois membres du milieu marseillais pour le contrôle de trafics de drogue et de machines à sous autour de l’étang de Berre4, la cour d’assises le condamnera à une peine de 28 ans de prison avec 22 ans de sûreté. Selon l’enquête de la police, le meurtre de Farid Berrahma serait lié notamment à son implication dans l’assassinat d’un restaurateur d’origine corse, Roch Colombani, qui aurait refusé d’installer des machines à sous dans son restaurant à Aix-en-Provence7. Farid avait tout perdu lors de son incarcération en Espagne et essayait de retrouver sa place dans le monde des machines à sous et du trafic de drogue, occupée, en son absence, par le milieu corse. La police marseillaise le soupçonnait d’être responsable de nombreux assassinats dans sa quête de pouvoir mais n’a jamais pu le prouver. L’exécution du bar les Marronniers a eu lieu le jour de l’anniversaire de Roch Colombani, moins de deux semaines après son assassinat. Colombani était le neveu d’un membre important du gang de la Brise de mer.

        Articles connexes

        Références

      2. http://admi.net/archive/www.bakchich.info/Farid-Berrahma-dit-L-Indien,01884.html [archive]
      3. http://bakchich.herokuapp.com/france/2007/11/04/farid-berrahma-dit-l-indien-51128 [archive]
      4. « LE MILIEU PERD LA TÊTE » [archive], sur Le Figaro (consulté le 9 novembre 2015)
      5. « Marseille : l’inquiétante alliance du Milieu et des bandits des cités » [archive], sur LaProvence.com (consulté le 9 novembre 2015)
      6. « Petit guide de criminalité marseillaise » [archive], sur Le Huffington Post (consulté le 9 novembre 2015)
      7. http://www.liberation.fr/societe/2006/04/06/farid-le-rotisseur-paie-l-addition_35365 [archive]

cf. PV n° 2006/927/186 du 29 mai 2006 cité page 58 dans le livre de Xavier Monnier,

Les nouveaux parrains de Marseille

      , Editions Fayard, 2017.

 

Attentats de Trèbes et de Carcassonne : un indic de la DGSI suspecté

Il s’agit d’un ancien militaire qui pourrait avoir fourni au terroriste l’arme du crime.

Ce n’est pas la première fois que d’anciens militaires, des indics ou des agents du renseignement sont suspectés ou convaincus de complicité dans ces affaires de terrorisme islamiste.

Est-ce un frein pour les enquêteurs ? Probablement.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/attentat-de-trebes-et-de-carcassonne-le-role-trouble-d-un-indic-du-renseignement-02-12-2019-8208102.php

Attentats de Trèbes et de Carcassonne : le rôle trouble d’un indic du renseignement

 

Selon nos informations, un huitième suspect vient d’être mis en examen dans l’enquête sur les attentats de l’Aude. Son profil réserve des surprises : proche du terroriste, il est aussi un informateur d’un service de renseignement.

 

 Le 23 mars 2018, le terroriste Radouane Lakdim sème la mort sur un parking de Carcassonne et au Super U de Trèbes.

Le 23 mars 2018, le terroriste Radouane Lakdim sème la mort sur un parking de Carcassonne et au Super U de Trèbes. AFP/Eric Cabanis

 

Par Jérémie Pham-Lê

Le 2 décembre 2019 à 17h55, modifié le 2 décembre 2019 à 18h03

A-t-il dupé ses agents traitants? Ou bien a-t-il été pris par erreur dans la nasse antiterroriste du fait de ses missions au service de l’Etat? Un certain mystère nimbe le dossier des attentats de Trèbes et de Carcassonne (Aude) depuis la discrète mise en examen, le 3 octobre, d’un nouveau suspect que nous appellerons Paul ( le prénom a été modifié ).

Côté pile, ce quadragénaire se présente comme un ancien militaire reconverti dans le privé. Côté face, cet homme est un collaborateur d’un service de renseignement français. De sources proches de l’enquête, la justice se demande s’il n’a pas aidé, en toute duplicité, le terroriste Radouane Lakdim à se procurer des armes pour perpétrer les tueries (quatre morts, quinze blessés). L’intéressé, lui, jure au contraire avoir signalé la radicalisation du défunt djihadiste…

Ce développement embarrassant pour la lutte antiterroriste trouve son origine dans les investigations menées sur la provenance du pistolet utilisé par Lakdim. C’est avec ce calibre 7-65, de marque Ruby, que l’ancien délinquant de 25 ans sème la mort le 23 mars 2018 sur un parking de Carcassonne et au Super U de Trèbes. Avant d’exécuter le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, qui s’est substitué à une otage, et d’être abattu par les gendarmes du GIGN.

En contact avec le terroriste via Messenger

Sept personnes – dont sa compagne – sont mises en examen dans les mois qui suivent, soupçonnées d’avoir eu connaissance de son projet ou de lui avoir apporté un soutien logistique. Mais aucune pour avoir fourni l’arme du crime. Plus inquiétant, selon des proches, Radouane Lakdim se serait constitué un arsenal, qu’il aurait confié à des tiers ou enterré à un endroit non identifié.

C’est dans ce cadre que le nom de Paul apparaît dans l’enquête. Converti à l’islam, il a côtoyé de nombreux jeunes dans l’Aude dans le cadre d’activités sociales, dont Lakdim. Les investigations révèlent qu’il était en contact avec le terroriste jusque dans les dernières semaines précédant les attaques, utilisant l’application Messenger ou un téléphone dédié. Deux témoignages récents l’incriminent. Mais leur crédibilité est incertaine.

Selon un ami de Radouane Lakdim, ce dernier se serait vanté d’avoir récupéré une arme auprès « d’un militaire » peu avant de se muer en terroriste. Un autre accuse Paul de s’être adonné au trafic d’armes avec Lakdim en vue de braquages dont il tirait une partie des bénéfices. Le quadragénaire est-il ce fameux militaire ? Aurait-il cédé l’arme des attentats ? L’homme se ferait petit depuis…

Il aurait signalé un début de radicalisation dès 2014

Le 30 septembre, Paul est interpellé par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) dans le sud de la France. En garde à vue, le suspect semble tomber des nues. « Ça (l’attentat) aurait pu être évité, lâche-t-il d’emblée aux enquêteurs. Lakdim avait changé. Il avait un parler sur la religion qui a changé. C’est pour cela que je l’ai signalé à C. » « Qui est C. ? » le relance un policier. « C’est quelqu’un de chez vous à qui je signalais les jeunes […] quand je voyais un changement au niveau de la religion. »

L’ancien soldat révèle qu’il est un indicateur de la DGSI depuis plusieurs années du fait de son entregent dans les quartiers sensibles de l’Aude. Il y jouirait d’une aura de « grand frère ». L’homme prétend qu’il s’est rapproché de Radouane Lakdim uniquement en vue de recueillir des informations qu’il transmettait à ses agents traitants, qu’il voyait chaque mois selon un protocole confidentiel. Il dit avoir signalé un début de radicalisation de Lakdim dès 2014 après un projet de voyage pour La Réunion qu’il soupçonnait être une tentative de rejoindre la Syrie. Ainsi que le braquage d’une armurerie qu’il aurait commis.

Le comportement du jeune homme se serait encore plus endurci trois mois avant l’attentat. « Il était de plus en plus en djellaba et, dans sa façon de parler, de plus en plus radical […]. Il ne voulait plus rien à voir avec notre monde. Il était encore plus dur contre les mécréants, disant qu’il faut les combattre », relate Paul aux enquêteurs, précisant alors avoir reçu des « consignes de signaler quand il changerait ». Néanmoins, admet-il, il n’aurait pas imaginé que Lakdim passe à l’action. « Je ne pensais pas qu’il ferait ça. À la rigueur péter des plombs le jour où il se fait contrôler, ça ne m’aurait pas surpris mais pas un tel acte. »

Libéré sous contrôle judiciaire

Ces informations sont-elles bien remontées jusqu’aux autorités ? Ou Paul est-il un manipulateur ? Des sources proches de l’enquête confirment en tout cas qu’il était un informateur des renseignements. Il a été mis fin depuis à certaines de ses missions.

Contactés, le ministère de l’Intérieur et la DGSI n’ont pas souhaité faire de commentaires. « Il est faux de prétendre que nous avions des informations sur la dangerosité de Lakdim, assure un haut fonctionnaire. Lakdim avait dissimulé sa radicalisation violente, c’était même une stratégie délibérée. » De fait, le terroriste était fiché S mais n’avait pas été perçu comme une menace imminente. Y compris par son entourage.

Lors de sa garde à vue, l’informateur a dit ignorer qui a fourni le revolver au djihadiste et qui l’a radicalisé. Il a néanmoins été mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et « détention et cession d’armes de catégorie A et B en relation avec une entreprise terroriste ». Fait rare dans un dossier de terrorisme islamiste, Paul a été libéré sous contrôle judiciaire, contre l’avis du parquet national antiterroriste (PNAT) qui réclamait son incarcération. Sollicité, son avocat Me Moad Nefati a refusé de s’exprimer.

 

https://www.lindependant.fr/2018/03/27/aude-la-mere-dune-des-victimes-de-mohamed-merah-avait-ete-menacee-par-radouane-lakdim,3911607.php

Aude : la mère d’une des victimes de Mohamed Merah avait été menacée par le terroriste

 

Latifa Ibn Ziaten avait été menacée par le jihadiste de l’Aude lors de son passage à Carcassonne il u a deux ans.

 

« Continue comme ça et tu verras! »: Latifa Ibn Ziaten, la mère d’une des victimes de Mohamed Merah, qui milite pour la laïcité, avait été menacée par le tueur jihadiste de l’Aude, il y a près de deux ans lors de son passage à Carcassonne.

Le visage de Mme Ibn Ziaten est connu dans les médias, car elle tient régulièrement des conférences pour promouvoir le dialogue avec les jeunes des quartiers en difficulté et éviter leur radicalisation. Elle a raconté mardi à l’AFP comment Radouane Lakdim, le tueur du Super U de Trèbes, l’avait interpellée dans la rue à Carcassonne.
« Il est sorti du café, il est venu en vitesse, il m’a appelée par mon prénom et par mon nom, il a mis sa capuche et il m’a dit « pourquoi vous mentez? Pourquoi vous dites que vous portez le foulard en signe de deuil? »
« J’ai dit : « je ne mens pas, je n’ai pas peur, je porte ce foulard depuis que j’ai perdu mon fils ». Et il m’a dit: « continue comme ça, ma mère, et tu verras« .
« Il m’a fait peur sur le coup, il m’a mis la main sur le dos, je pouvais rien faire », a ajouté la mère d’Imad Ibn Ziaten, la première victime de Mohamed Merah en mars 2012. « Il m’aurait tué, ça c’est sûr« , s’il n’y avait pas eu du monde autour, pense-t-elle, pour lui, « je suis une mauvaise musulmane parce que je m’habille à l’occidentale ».

« un geste, un mot » 

C’était fin 2016. Latifa Ibn Ziaten venait alors de terminer une intervention à la maison d’arrêt de Carcassonne, avec le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP). Quinze mois plus tard, elle souligne l’avoir immédiatement reconnu sur la photo du preneur d’otages de l’Aude, au lendemain des attentats de Carcassonne et de Trèbes: « J’ai crié fort, j’ai dit: c’est lui!« .
Aujourd’hui, Latifa Ibn Ziaten dit regretter de ne pas avoir tenté de lui parler, « de le convaincre ». « C’est resté sur ma conscience. J’aurais dû tendre la main à ce jeune, peut-être qu’il n’y aurait pas eu ce drame, peut-être, il aurait suffi d’un mot, d’un geste, je n’en sais rien« , a-t-elle dit.
« Il n’était déjà pas normal, ça se voyait dans ses yeux, dans sa barbe, dans son regard, mais il n’était peut-être pas à fond » dans la radicalisation, a-t-elle ajouté.
Ces nouveaux attentats en France « m’ont fait trop, trop mal
« , a-t-elle ajouté, « parce que cet homme (Arnaud Beltrame) qui a donné sa vie pour sauver les otages, m’a rappelé Imad, mon fils qui n’a pas voulu se mettre à genoux » devant Mohamed Merah, lorsqu’il a été abattu par le « tueur au scooter« , il y a six ans.

AFP

 

https://www.ladepeche.fr/article/2012/03/29/1318229-affaire-merah-une-clio-suspecte-retrouvee-dans-l-aude.html

Saint-Papoul. Affaire Merah : une Clio suspecte retrouvée dans l’Aude

 

Affaire Merah : une Clio suspecte retrouvée dans l’Aude
Publié le 29/03/2012 à 07:36 , mis à jour à 09:42

 

L’enquête sur l’affaire des tueries de Toulouse et Montauban a conduit, hier en fin de journée, des policiers dans un petit village de l’Aude. Au cours d’une patrouille, les gendarmes de Castelnaudary ont en effet découvert une voiture stationnée depuis plusieurs jours au cœur du village de Saint-Papoul et qui pourrait être liée à l’affaire Merah. Plusieurs habitants affirment que le véhicule était stationné depuis au moins une semaine. A-t-il pu être abandonné sur place par Mohamed Merah, tué le jeudi 22 mars à Toulouse après plus de 30 heures de siège par la police ?

Selon une source proche de l’enquête, le propriétaire de cette Renault Clio de couleur grise immatriculée dans la Haute-Garonne aurait été identifié et pourrait « appartenir à un locataire du même immeuble que celui de Mohammed Merah », situé rue Sergent-Vigné à Toulouse.

À l’intérieur, les enquêteurs auraient découverts un casque de motard ainsi que des éléments de carrosserie d’un Yamaha T Max, la même marque que le puissant scooter employé par Mohamed Merah pour assassiner trois enfants, un enseignant juifs et trois parachutistes entre le 11 et le 19 mars. Reste à déterminer si ces objets sont effectivement liés à l’affaire Merah.

Ces découvertes pourraient en tout cas expliquer pourquoi un scooter de couleurs différentes était apparu sur les trois scènes de crime, si le carénage a été modifié. Elles pourraient surtout contribuer, si elles sont confirmées, à accréditer la thèse d’un troisième homme lié à Mohamed Merah et à son frère Abdelkader. S’agit-il du complice qui aurait posté les vidéos des assassinats à la chaîne Al-Jazeera ? Bien des questions demeurent. Hier, la voiture, placée sous scellés, a été embarquée par les policiers pour des investigations plus poussées.

 

image dans Calomnie
La Dépêche du Midi

 

 

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/affaire/merah/affaire-merah-la-piste-d-un-troisieme-homme-se-renforce_77911.html

Affaire Merah : la voiture retrouvée dans l’Aude est une fausse piste

 

Les policiers avaient retrouvé à l’intérieur un carénage de scooter T-Max, selon France 3 Languedoc-Roussillon.

Policiers et médecins légistes devant l’immeuble où vivait Mohamed Merah, le 22 mars 2012, à Toulouse.  (PASCAL PAVANI / AFP)

Si la piste d’un troisième homme semble se confirmer dans l’affaire Mohamed Merah, celle de la voiture retrouvée dans l’Aude et pouvant contenir des pièces à conviction, en revanche, se dégonfle jeudi 29 mars. Ce véhicule serait sans lien avec l’enquête, selon des sources judiciaire et policière. FTVi fait le point.

La Clio de Saint-Papoul n’est pas liée à Merah 

Localisée mercredi dans le village de Saint-Papoul, près de Castelnaudary (Aude), une voiture avait intrigué des habitants qui se seraient étonnés de la voir stationner plusieurs jours sans bouger. Dans ce véhicule auraient été repérés un casque et des pièces de carénage d’un scooter de type semblable à celui utilisé par Mohamed Merah.

Si la voiture a appartenu auparavant à un individu alors domicilié à Toulouse près du domicile du « tueur au scooter », cet ancien propriétaire, qui n’habite plus en Haute-Garonne, a vendu le véhicule en septembre 2011 à l’état d’épave à un acheteur vivant à Saint-Papoul. Ce dernier a, par la suite, entreposé dans l’auto des pièces usagées de son propre deux-roues, selon une source judiciaire. La piste n’a donc « manifestement aucun lien avec l’affaire Merah », selon des sources de l’enquête.

 Le frère incarcéré confirme la présence d’un complice

Selon Le Parisien, Abdelkader Merah, le grand frère du tueur, incarcéré depuis dimanche pour « complicité d’assassinats », aurait confirmé la présence d’un autre homme, sans « préciser son nom », le jour du vol du deux-roues dont s’est servi Mohamed Merah lors de ses tueries. Il n’aurait pas non plus donné d’éléments permettant de le localiser ou de l’identifier, selon le quotidien.

Mardi, une source proche proche de l’enquête avait indiqué que ce troisième homme était peut-être aussi impliqué dans l’achat d’accessoires de moto pour Mohamed Merah ou le recueil d’informations sur la manière de neutraliser le « traqueur », le système de localisation antivol du scooter.

En outre, la police est toujours à la recherche de la personne qui a posté le courrier contenant la vidéo des tueries envoyé à la chaîne Al Jazeera. Des expertises sont en cours pour identifier l’expéditeur. Il pourrait s’agir d’Abdelkader Merah, ou d’une tierce personne.

 

https://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/Une-voiture-de-l-Aude-a-t-elle-un-lien-avec-Mohamed-Merah-498326-3273842

Affaire Merah : confusion autour d’un troisième homme

 

08h03 , le 29 mars 2012, modifié à 12h26 , le 19 juin 2017

  • Par
  • A.F. (avec AFP)

La police a localisé mercredi soir une voiture dans un village de l’Aude, dans laquelle se trouvaient un casque et des pièces de carénage d’un scooter semblable à celui utilisé par Mohamed Merah pour commettre ses meurtres. Le véhicule appartiendrait à un homme domicilié à la même adresse que le tueur présumé, selon une source proche de l’enquête. De quoi renforcer la piste d’un troisième homme, complice du « tueur au scooter ». Pourtant, une autre source indique jeudi que l’automobile n’a aucun lien avec l’affaire Merah.

La découverte est-elle liée à l’affaire Merah? Mercredi soir, la police a localisé une voiture dans un village de l’Aude. A l’intérieur, un casque et des pièces de carénage d’un scooter semblable à celui utilisé par Mohamed Merah pour commettre ses tueries à Montauban et Toulouse, a indiqué une source proche de l’enquête à l’AFP. Le véhicule, une Clio immatriculée en Haute-Garonne (le département où vivait Mohamed Merah), appartiendrait à un homme domicilié à la même adresse que le tueur, a précisé cette source, confirmant des informations mises en ligne sur le site du quotidien Midi Libre. Pourtant, une autre source policière indique jeudi que cette voiture « n’a pas de lien avec l’affaire » Merah. Qui croire alors?

Une deuxième clé USB retrouvée

L’automobile a été repérée à Saint-Papoul dans l’Aude où des habitants se sont étonnés de la voir stationner plusieurs jours sans bouger. Dans ses négociations avec les policiers quand il était retranché chez lui avant d’être tué par les hommes du Raid, Mohamed Merah a indiqué où retrouver le scooter, volé début mars. Mais cette découverte pourrait expliquer pourquoi un scooter de couleurs différentes était apparu sur les trois scènes de crime, si le carénage a été modifié. Elle pourrait également confirmer la piste d’un troisième homme, qui aurait été le complice de Mohamed Merah, en plus du frère de ce dernier, Abdelkader Merah. Selon Le Parisien mercredi, ce dernier l’aurait même affirmé aux enquêteurs.

Par ailleurs, une clé USB contenant la vidéo des tueries a été retrouvée dans la poche du pantalon de Mohamed Merah après sa mort, a-t-on appris mercredi dans un jugement du tribunal de grande instance de Paris. Il s’agit donc de la deuxième clé USB connue avec des montages vidéo des crimes du tueur au scooter, en plus de celle reçue à Paris par la chaîne qatarie Al-Jazira et remise lundi à la police. Le « tueur au scooter » sera enterré en France dans les prochaines « 24 heures », a annoncé jeudi le représentant du recteur de la Grande mosquée de Paris, Abdallah Zekri. Il devait être inhumé en Algérie, mais les autorités ont refusé d’accueillir le corps, invoquant des raisons de sécurité.

Source: leJDD.fr

 

https://www.lepoint.fr/societe/de-la-legion-etrangere-a-daech-l-inquietant-parcours-d-un-ex-militaire-francais-20-10-2016-2077297_23.php

De la Légion étrangère à Daech : l’inquiétant parcours d’un ex-militaire français

 

Les services secrets américains affirment avoir identifié l’ex-légionnaire comme étant la « tête pensante » des attentats de Paris et de Bruxelles.

 

Par

Modifié le 20/10/2016 à 11:50 – Publié le 20/10/2016 à 08:11 | Le Point.fr
Un ancien legionnaire de 26 ans a mis son experience militaire au service du drapeau noir de Daech (capture d'ecran d'un spot de propagande djihadiste).
Un ancien légionnaire de 26 ans a mis son expérience militaire au service du drapeau noir de Daech (capture d’écran d’un spot de propagande djihadiste). © DR

 

Il se fait appeler Abou Souleymane al-Faransi. Et c’est sous ce nom de guerre qui fait référence à ses origines françaises qu’il était jusque-là connu. De son vrai nom, Abdelilah Himich, ce Franco-Marocain de 26 ans serait l’un des planificateurs des attentats organisés, par Daech, ces derniers mois en Europe. C’est, du moins, la conviction des services secrets américains, partagée par un certain nombre d’acteurs du contre-terrorisme français mais pas par les magistrats du Parquet anti-terroriste qui mettent en doute les informations transmises par la CIA.

Son nom apparaît régulièrement sur divers documents interceptés par les agences de renseignements d’au moins deux pays occidentaux, aux côtés d’un autre « stratège » de l’État islamique : Abou Ahmad. Des conversations de ce dernier avec des protagonistes des attaques djihadistes perpétrées à Bruxelles le 22 mars attestent de la dangerosité de cet individu. Plusieurs sources s’étonnent d’ailleurs des conversations en français des deux hommes « ce qui remet en cause la nationalité d’Abou Ahmad qui maîtrise visiblement très bien l’argot des quartiers », confie une source. Bras droit d’Abou Mohammed al-Adnani, tué par un drone américain pendant l’été et que les instigatrices de l’attentat raté de Notre-Dame de Paris voulaient venger, Abou Ahmad était, jusque là, présenté comme un Syrien.

Prof de sport, puis engagé en Afghanistan

Peu d’éléments ont filtré sur Abdelilah Himich. Tout juste sait-on que cet homme, né à Rabat en 1989, a grandi à Lunel (Hérault), une commune de 26 000 habitants, située à une vingtaine de kilomètres de Montpellier, dont seraient originaires une vingtaine de « soldats du Sham » (comme les djihadistes désignent le territoire actuellement contrôlé par Daech).

Abdelilah Himich aurait été professeur d’éducation physique. Il s’est engagé dans la Légion étrangère en 2008 et a été envoyé, dans les rangs de l’armée française, en Afghanistan où il se serait d’abord illustré au combat avant de faire défection, officiellement pour assister à l’enterrement de son père en 2010. Déclaré « déserteur », puis arrêté l’année suivante à la Gare du Nord, de retour d’Amsterdam, avec un peu plus d’un kilo de cocaïne dans ses bagages, il a été condamné début 2013 pour trafic de stupéfiants. Il n’aurait purgé que cinq mois prison avant de partir pour la Syrie, en février 2014, pour s’enrôler aux côtés des djihadistes anti-Assad: d’abord au sein des brigades al-Nosra puis de Daech.

Son passé de militaire lui aurait alors permis de grimper rapidement les échelons de la hiérarchie militaire avant d’intégrer la direction de la cellule Emni, un département dédié à l’organisation d’attaques terroristes en Europe. Les autorités américaines pensent que c’est lui qui chapeautait les commandos, que l’on croyait jusque là placé sous l’autorité d’Abdelhamid Abaaoud, lors des attaques de Paris, le 13 novembre 2015. C’est, en effet, à Abou Souleymane que l’un des preneurs d’otages du Bataclan aurait fait allusion devant témoin, s’interrogeant sur la nécessité de l’appeler pour prendre des consignes avant l’assaut des forces de l’ordre.

Consultez notre dossier : Spécial attentats de Paris

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Abdelilah_Himich

      1. Abdelilah Himich

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        Abdelilah Himich
        Surnom Abou Souleyman al-Faransi
        Abdel le légionnaire
        Naissance 16 novembre 1989 (30 ans)
        Rabat (Maroc)
        Origine Marocain
        Allégeance Drapeau de la France France (2008-2010)
        Drapeau de l'État islamique État islamique (depuis 2014)
        Grade Émir
        Commandement Brigade Tariq ibn Ziyad
        Conflits Guerre d’Afghanistan
        Guerre civile syrienne
        Faits d’armes Bataille de Raqqa (2017)
        Distinctions Médaille commémorative française
        Médaille de l’OTAN
        modifier Consultez la documentation du modèle

        Abdelilah Himich, surnommé Abdel le légionnaire ou Abou Souleyman al-Faransi, né le 16 novembre 1989 à Rabat au Maroc, est un djihadiste marocain ayant vécu en France1,2.

        Biographie

        Il a vécu à Lunel (Hérault)1, commune marquée à partir de 2013 par le départ vers la Syrie d’une vingtaine de jeunes3. Le 13 novembre 2008, il s’engage dans la Légion étrangère, au sein du 2e régiment étranger d’infanterie1,4. Il combat en Afghanistan durant six mois, du 3 juillet 2009 au 6 janvier 2010, et reçoit deux décorations : la médaille commémorative française le 30 août 2009 et la médaille de l’OTAN le 1er janvier 20101,3. Selon sa fiche de service, hormis une ivresse l’empêchant de prendre son service le 4 juillet 2010, Abdelilah Himich est considéré comme un soldat exemplaire ; mais selon la mère de sa compagne, il revient « très marqué » par l’Afghanistan1.

        Abdelilah Himich fait défection le 28 septembre 2010 en profitant d’une permission pour assister à l’enterrement de son père, il est déclaré déserteur et radié des contrôles de la Légion le 21 octobre 20101,3. Il retourne à Lunel, puis emménage à Salon-de-Provence avec sa compagne. Il est condamné à 48 000 euros d’amende et trois ans de prison, dont un avec sursis le 19 avril 20133 après avoir été arrêté à la gare du Nord à Paris2 pour avoir transporté 1,2 kilogramme de cocaïne en 2011 entre Amsterdam et Paris3. Malgré ces antécédents, il parvient cependant à être recruté comme agent de sécurité par deux sociétés privées5. Il ne purge que cinq mois de prison2. Après avoir manqué le concours d’aide-soignant, il fréquente des personnes radicalisées et devient l’émir d’un petit groupe de candidats au départ pour la Syrie3.

        Il quitte Lunel dans la nuit du 6 au 7 février 2014 et rejoint la Syrie1. Il aurait d’abord intégré un petit groupe appelé Jaych Mohammed, avant de rallier l’État islamique1. Nommé « émir » et placé à la tête d’un groupe de 50 hommes, il participe à ses premiers combats en mars dans la région de Raqqa où il est blessé à l’épaule par un éclat d’obus1. Quelques mois plus tard, il est nommé émir de la brigade Tariq ibn Ziyad, forte de 300 combattants1. Sa compagne le rejoint également en Syrie et lui donne un fils, Souleyman3.

        En 2015, il aurait pris part à la formation du commando responsable des attentats du 13 novembre et de Bruxelles6.

        Le 22 novembre 2016, les services secrets américains rendent publique leur enquête sur les attentats. Le département d’État inscrit Abdelilah Himich, sur sa liste noire des terroristes étrangers comme « responsable des opérations extérieures » de l’État islamique et qu’il « aurait été impliqué [was reportedly involved] dans l’organisation des attentats de Paris en novembre 2015 et de Bruxelles de mars 2016, mais l’information n’est pas validée par la justice française1 ». Une source de confusion possible serait le témoignage d’un survivant du Bataclan qui raconte avoir entendu un des deux terroristes, encore vivants après que l’un d’eux a été abattu par un policier, s’adresser à son complice pour lui demander s’il « comptait appeler Souleymane », mais les enquêteurs français attribuent cette évocation du prénom Souleymane à Ibrahim El Bakraoui dont la kunya est Abou Souleyman al-Baljiki, qui meurt en se faisant exploser à Bruxelles, le 22 mars 20163.

        Il serait toutefois l’un des Français les plus importants au sein de l’EI, surtout depuis la mort d’Abou Mohammed al-Adnani, ancien porte-parole du groupe et principal coordinateur des attentats de Paris, tué en août par une frappe de drone américain2. Il est rapporté aussi qu’il serait tombé en disgrâce et aurait été emprisonné7.

        En 2017, il aurait pris part à la bataille de Raqqa contre les Forces démocratiques syriennes ; son sort n’est pas connu, il pourrait avoir été fait prisonnier ou aurait fait partie du convoi de djihadistes évacués de la ville après la conclusion d’un accord négocié par le Conseil civil de Raqqa8,9.

        Article connexe

        Notes et références

      2. Soren Seelow, « Abdelilah Himich, le légionnaire devenu cadre de l’organisation Etat islamique » [archive], lemonde.fr, 23 novembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
      3. Thomas Liabot, « Abou Souleymane, un légionnaire devenu commandant de Daech? » [archive], lejdd.fr, 20 octobre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
      4. « Abdelilah Himich, de soldat de la Légion étrangère à lieutenant de l’EI » [archive], nouvelobs.com, 23 novembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
      5. Samuel Forey, Le sanglant parcours dans l’EI du légionnaire de Lunel [archive], Le Figaro, 28 février 2017.
      6. Stéphane Joahny, « 13-Novembre : les principales avancées de l’enquête » [archive], lejdd.fr, 21 juin 2017 (consulté le 10 juin 2018)
      7. Nicolas Hénin, « Profession : formateur de djihadistes » [archive], lepoint.fr, 6 décembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
      8. Guillaume Atchouel, « Un jihadiste de Lunel suspecté par les USA d’avoir planifié les attentats » [archive], ladepeche.fr, 24 novembre 2016 (consulté le 6 décembre 2016)
      9. Madjid Zerrouky et Allan Kaval, « Avant la chute de Rakka, la question stratégique du sort des étrangers de l’EI » [archive], lemonde.fr, 16 octobre 2017.

Paul Khalifeh,

Raqqa: le sort d’un cerveau présumé du 13-Novembre en question [archive]

      ,

RFI

      , 15 octobre 2017.

 

Abdelkader Merah condamné à 30 ans de réclusion criminelle

 

 

C’était attendu, c’est fait.

Son avocat a annoncé dans la foulée qu’il allait se pourvoir en cassation.

Il dit aussi avoir découvert à l’occasion de ce procès la « violence » des réseaux sociaux.

Ce n’est sûrement pas la même que celle que je subis sans discontinuer depuis plus de dix ans de la part du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, lequel est à l’origine de tous les attentats terroristes commis sur le sol français depuis mars 2012.

Pour preuve : Eric Dupond-Moretti n’est toujours pas empêché d’exercer sa profession d’avocat alors que pour ma part, je ne peux même plus sortir de chez moi sans craindre à tout instant de nouvelles agressions graves résultant de la publicité mensongère dont je suis continuellement victime depuis juin 2010.

On rappelle au passage que la sortie du premier numéro du magazine Inspire d’Al-Qaïda avait suivi de tout juste une douzaine de jours la révélation au public de mon identité sur les deux blogs Luraghi alors actifs, mon nom y étant d’emblée associé à des mentions concernant l’attentat de Karachi du 8 mai 2002.

Le malade mental m’avait ensuite dénoncée comme « mécréante » sur de nombreux sites islamistes ou fréquentés par des islamistes tout en les invitant à aller lire sur ses blogs personnels toutes ses publications me concernant.

Aussi, c’est sans grande surprise que je m’étais rendu compte fin mars 2012 que mon régulier lecteur d’Auterive ne pouvait être qu’Abdelkader Merah.

En effet, alors qu’il s’était brusquement mis à consulter mon blog « Un petit coucou » chez OverBlog plusieurs fois par jour après ma première publication concernant la série d’assassinats en cours, le 18 mars 2012, il en avait brutalement disparu après l’interpellation du frère du tueur et n’y reviendra plus jamais.

En revanche, bien d’autres islamistes continueront à me lire très régulièrement, tout comme la troupe des « déconnologues » du malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Inspire_(magazine)

Inspire (magazine)

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Abdelkader Merah condamné à 30 ans de réclusion criminelle dans AC ! Brest 35px-Circle-icons-email.svg

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Inspire est un magazine en ligne en anglais publié par l’organisation terroriste Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA). Cette revue a été fondée en juillet 2010 à destination des jeunes Britanniques et Américains1,2. Plusieurs extrémistes internationaux et nationaux, qui interprètent radicalement l’Islam, seraient influencés par le magazine et auraient, selon certains rapports, fabriqué des bombes en suivant les modes d’emploi parus dans celui-ci3,4. C’est un important vecteur de propagande en faveur de toutes les branches d’Al-Qaïda, ainsi que des groupes qui orbitent autour5. Il a été découvert par le SITE Intelligence Group 6.

Notes et références

  1. (en) UPI, « Al-Qaida launches English-language e-zine », United Press International,‎ 1er juillet 2010 (lire en ligne[archive du 4 juillet 2010])
  2. Marc Ambinder, « Al Qaeda’s First English Language Magazine Is Here » [archive], Atlantic magazine, 20 juin 2010
  3. “Inspire Magazine: A Staple Of Domestic Terror” [archive], Anti-Defamation League, 22 avril 2013
  4. (en) NewsCore, « ‘How to Make Bomb in Kitchen of Mom’ Featured in Al Qaeda’s 1st English Magazine », Fox News,‎ 1er juillet 2010 (lire en ligne [archive])
  5. (en) Forbes, « The al-Qaeda Brand Died Last week », Forbes.com,‎ 6 septembre 2011 (lire en ligne [archive])
  6. Does Anyone Take These Al-Qaeda Magazines Seriously? [archive]

Articles connexes

 

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/affaire/fusillades-dans-le-sud-ouest/condamnation-d-abdelkader-merah-c-est-un-signal-historique-qui-est-donne-ce-soir-par-la-justice-francaise_3405373.html

Condamnation d’Abdelkader Merah : « C’est un signal historique qui est donné ce soir par la justice française »

 

La cour d’assises spéciale de Paris statuant en appel a condamné jeudi Abdelkader Merah à 30 ans de réclusion criminelle et l’a reconnu coupable de « complicité » des sept assassinats perpétrés en mars 2012 par son frère Mohamed à Toulouse et Montauban.

 

Samuel Sandler et son avocat Maitre Elie Korchia, en octobre 2017 à Paris.

Samuel Sandler et son avocat Maitre Elie Korchia, en octobre 2017 à Paris. (SADAK SOUICI / LE PICTORIUM / MAXPPP)

 

« C’est un signal historique qui est donné ce soir par la justice française », a réagi jeudi 18 avril sur franceinfo Elie Korchia, avocat de Samuel Sandler, partie civile au procès qui a perdu son fils et deux petits-fils, assassinés par Mohamed Merah, après le verdict dans le procès d’Abdelkader Merah, condamné à 30 ans de réclusion criminelle. Elie Korchia voit dans ce verdict un signal envoyé « à ceux qui pourront dans certains quartiers, demain vendre des armes, un gilet par balles, des munitions », et qui ne pourront plus dire « je ne sais pas à quoi cela peut servir ».

« La justice française n’a pas été dupe », souligne l’avocat. « Elle a à la fois condamné le frère de l’assassin, pour association de malfaiteur terroriste comme en première instance. Mais elle a été beaucoup plus loin. Elle a reconnu, pour l’histoire judicaire de notre pays, que le frère de l’assassin n’était pas là par hasard dans le box comme la défense l’a plaidé. Il était là, et devait être reconnu coupable pour complicité d’assassinat et tentative d’assassinat ».

« La douleur de ces drames est incommensurable »

Après sept ans de procédure et deux procès d’assises, »après cette décision qui sera historique pour les annales judiciaires de notre pays, on a l’impression que la justice de France est passée et elle est bien passée », analyse maître Elie Korchia.

Après le verdict de la cour d’assise spéciale, l’avocat de la famille Sandler a exprimé « le soulagement » de ses clients. Mais « il n’y a pas de victoire, pas de défaite », précise-t-il. « La douleur de ces drames est incommensurable. Elle est pour toujours, elle ne se compte pas en années ».

Elie Korchia tient aussi à rappeler les propos de Mohammed Merah, « le tueur au scooter, quand il a commis ses crimes ». Il a dit « j’ai mis la France à genoux ». Pour l’avocat, le ressenti après le verdict est que « la justice française a mis à genoux les tenants, les mentors, les idéologues, ceux qui comme Abdelkader Merah ont poussé Mohammed Merah, qui était le bras armé de ces crimes et qui derrière, dans l’arrière-cour du jihadisme salafiste, poussent à ces crimes terroristes ».

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/pourquoi-la-peine-d-abdelkader-merah-a-ete-alourdie-20190419

Pourquoi la peine d’Abdelkader Merah a été alourdie

 

  • Par   Julien Licourt
  • Mis à jour le 19/04/2019 à 16:49
  • Publié le 19/04/2019 à 16:49

DÉCRYPTAGE – Le frère de Mohammed Merah a été condamné en appel à 30 ans de prison contre 20 ans en première instance, la cour d’assises spéciale l’estimant cette fois «complice» des meurtres du terroriste.

Abdelkader Merah a bien été complice de la série d’assassinats commis par son frère, Mohammed Merah, à Toulouse et Montauban au mois de mars 2012. C’était sans doute la conclusion la plus saillante du verdict rendu en appel, jeudi soir 18 avril, par la cour d’assises de Paris spécialement composée. La plus attendue aussi par les parties civiles qui depuis 7 ans souhaitaient qu’une culpabilité soit établie dans la tragique histoire qui a conduit à la mort de sept de leurs proches. En première instance, Abdelkader Merah avait été condamné pour association de malfaiteur terroriste mais acquitté pour la complicité d’assassinat. En statuant sur la base du même dossier de 118 tomes, et donc rigoureusement sur les mêmes faits que leurs collègues il y a un an et demi, les magistrats professionnels sont donc parvenus cette année à une conclusion différente. Pourquoi?

Tout est question d’interprétation. Sur de nombreux points l’analyse des deux cours converge. En premier ressort comme en appel, les juges n’ont pas été convaincus par l’image du «musulman orthodoxe» mise en avant par Abdelkader Merah. C’est plutôt l’adepte d’une idéologie salafiste radicale qu’ils ont cru déceler en l’accusé, qui se faisait surnommer «Ben Laden» au soir des attentats du 11 septembre 2001. Dans leurs conclusions, les magistrats ont noté que l’accusé suivait avec son frère toutes les recommandations du manuel du parfait terroriste, découvertes dans les fichiers informatiques dissimulés puis supprimés par Abdelkader Merah. Fait troublant: les deux frères, qui détenaient plusieurs téléphones portables, ne s’en sont jamais servis pour s’appeler, alors même qu’ils se rencontraient au moment des faits. Une «volonté claire d’échapper à tout contrôle policier» selon la cour. Comme en 2017, Abdelkader Merah était donc reconnu coupable d’association malfaiteur terroriste.

Le vol du scooter, l’élément clé du dossier

Second point confirmé par la cour: Abdelkader Merah a bien participé activement au vol du scooter qui a permis à Mohammed Merah de commettre ses crimes. Un fait essentiel: c’est l’un des seuls éléments matériels le liant directement aux assassinats de son frère. Encore une fois, la version de l’accusé, qui soutient qu’il a été placé devant le fait accompli, n’a pas convaincu. Bien au contraire: les juges ont constaté qu’il était présent avec son frère, le 6 mars 2012, lorsque celui-ci s’est renseigné sur la manière d’enlever le traqueur d’un tel engin. Que ce même jour, c’est bien lui qui a conduit en voiture Mohammed Merah sur les lieux du vol. Qu’il a ensuite participé à cacher l’objet du délit. Fait aggravant, Abdelkader Merah a toujours tu le nom du troisième homme de l’équipée, jusqu’au décès de ce dernier, rendant opportunément impossible tout croisement des versions.

Restait le plus important, la complicité. En 2017, les magistrats notaient dans leurs conclusions: «La participation du vol du [scooter] est en soi insuffisante, selon cette cour, pour affirmer que ce vol a été commis en connaissance de cause de ce que ce véhicule allait précisément servir d’instrument aux assassinats commis.» «Selon cette cour»: déjà, les juges indiquaient qu’une autre lecture du dossier pouvait être faite. Et c’est précisément ce qu’ont entrepris leurs collègues en appel, notant que Mohammed Merah «avait déjà réalisé un certain nombre d’actes préparatoires à ces crimes» comme louer des voitures, un box, acquérir des armes, un ordinateur ou une GoPro et qu’il «ne lui manquait plus qu’un scooter de grosse cylindré pour passer à l’acte […] En permettant à Mohammed Merah de disposer d’un scooter, [Abdelkader Merah] a apporté son aide à la préparation des actions criminelles de son frère.» Et voici scellée la complicité d’assassinats.

Peine allégée pour le coaccusé, Fettah Malki

En revanche, Abdelkader Merah n’est toujours pas considéré comme complice pour avoir «provoqué» les meurtres. En clair, les juges n’ont pas trouvé de faits pouvant le faire apparaître comme commanditaire des crimes. De la même manière, l’influence qu’il a pu avoir ne peut avoir été retenue à son encontre, cet élément étant difficilement quantifiable.

Le coaccusé d’Abdelkader Merah, Fettah Malki, a au contraire bénéficié de l’appel, voyant sa peine réduite: celui qui se présentait comme le petit délinquant du quartier et avait fourni une arme et un gilet pare-balles à Mohammed Merah, a été reconnu coupable d’association de malfaiteurs, mais sans le facteur aggravant de terrorisme, qui lui avait donné les juges en premier instance. Sa peine a été ramené de 14 à 10 ans.

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Julien Licourt
 Journaliste – Sa biographie

 

 

https://www.liberation.fr/france/2019/04/19/proces-d-abdelkader-merah-verdict-historique-contre-hysterisation_1722346

Procès d’Abdelkader Merah : «verdict historique» contre «hystérisation»

 

Par Chloé Pilorget-Rezzouk — 19 avril 2019 à 15:00
Eric Dupond-Moretti, avocat d’Abdelkader Merah, au tribunal de Paris, le 25 mars. Photo Thomas SAMSON. AFP

Le frère de Mohammed Merah a été condamné jeudi à trente ans de réclusion, reconnu coupable de complicité dans les assassinats commis en mars 2012. Une peine plus lourde qu’en première instance. Son avocat a annoncé se pourvoir en cassation.

  • Procès d’Abdelkader Merah : «verdict historique» contre «hystérisation»

Les uns saluent une «belle» décision ; les autres dénoncent un verdict «insupportable». Jeudi soir, Abdelkader Merah a été condamné en appel à trente ans de réclusion criminelle, assortis d’une période de sûreté des deux-tiers. Relaxé en première instance du chef de complicité des sept assassinats commis par son cadet Mohammed, en mars 2012, l’aîné de la fratrie Merah a cette fois été reconnu coupable par la cour d’assises spéciale de Paris. Deux jours plus tôt, l’accusation avait requis la perpétuité contre ce «virtuose de la dissimulation», convaincue que le «mentor» de Mohammed Merah avait bien «sciemment» porté aide ou assistance à son petit frère.

Après douze heures de délibéré, le verdict est tombé dans la salle Voltaire du palais de justice. Dans le box, l’accusé de 36 ans n’a pas bronché. Les familles des victimes, elles, ont laissé éclater leurs larmes. «C’est un verdict historique et un grand soulagement pour les parties civiles», a réagi auprès de Libération Me Elie Korchia, avocat de Samuel Sandler, dont le fils et les deux petits-fils ont été tués le 19 mars 2012, devant l’école Ozar Hatorah, avec la petite Myriam Monsonego. Son confrère, MOlivier Morice, avocat de la famille Legouad, un des trois militaires abattus par le «tueur au scooter», a salué auprès de l’AFP une décision reconnaissant «le fait que Mohammed Merah n’était pas un loup solitaire. Il a agi de concert avec son frère»Pour la défense, cette peine sévère est en revanche le fruit d’une justice aux ordres de l’émotion. Invité vendredi matin sur France Info, l’avocat d’Abdelkader Merah, Eric Dupond-Moretti, a d’ores et déjà annoncé se pourvoir en cassation. Dénonçant «une hystérisation» et un procès «non équitable», le ténor du barreau défend que «tout est discutable» dans ce verdict et ses motivations.

«Parfaitement informé des projets criminels»

Quel rôle Abdelkader Merah a-t-il joué avant les tueries exécutées par son frère, entre le 11 et le 19 mars 2012, à Toulouse et Montauban ? C’était l’enjeu central de ces quatre semaines d’audience, après la relaxe de l’aîné Merah en première instance, faute de preuves. Si l’avocat de la famille d’Imad Ibn Ziaten, Françis Szpiner, a émis lors des récents débats l’hypothèse – remarquée et nouvelle – qu’Abdelkader Merah ait pu être au côté de son cadet lors de l’exécution du parachutiste, c’est le déroulé de la journée du 6 mars 2012 qui a retenu toute l’attention de la cour d’assises spéciale et emporté son intime conviction sur la complicité.

Dans leur décision, les magistrats professionnels notent qu’Abdelkader Merah est bien le coupable du vol du scooter TMax-530 dérobé ce jour-là et utilisé par son cadet sur «les trois séries d’actes criminels». Ainsi, motive la cour : «En permettant à Mohammed Merah de disposer d’un scooter, il a apporté son aide à la préparation des actions criminelles de son frère», dont il était alors «parfaitement informé des projets criminels». Les juges rappellent que, lorsque Mohammed Merah est rentré du Pakistan à l’automne 2011, celui-ci avait partagé avec son frère «ses intentions criminelles en lui confiant être prêt à lever l’étendard». Ils notent enfin que leurs «rencontres physiques» se sont dès lors «intensifiées» jusqu’à la commission des attentats, et pendant.

 Peine amoindrie pour Fettah Malki

Petit délinquant de droit commun, le discret coaccusé d’Abdelkader Merah a en revanche vu sa peine amoindrie : Fettah Malki a été condamné à dix ans de prison, contre quatorze ans en première instance. Ce trafiquant sans scrupules, baptisé «le commercial du quartier» aux Izards, avait fourni à Mohammed Merah le pistolet-mitrailleur Uzi utilisé lors de la tuerie de l’école Ozar Hatorah. Mais aussi le gilet pare-balles que le jihadiste portait lors de l’assaut fatal du Raid. En guise de derniers mots, cet Algérien de 36 ans avait déclaré : «Je ne suis pas un terroriste, je n’ai rien à voir avec ça.» «Il faut responsabiliser les fournisseurs d’armes. C’est trop facile de dire : « J’ai fait ça pour le fric, je ne savais pas ce qu’il ferait avec »», avait martelé l’accusation, mardi. Estimant que l’accusé, «connaissant tout sur tout» dans le quartier, ne pouvait ignorer les projets mortifères de Mohammed Merah, elle avait requis «entre quinze et vingt ans de réclusion».

Les jurés professionnels de la cour, eux, ont jugés que «les débats n’avaient pas établi que Fettah Malki avait pu avoir connaissance des projets terroristes» du «tueur au scooter». Par conséquent, ils ont écarté la nature «terroriste» de l’incrimination «d’association de malfaiteurs» et diminué sa peine. Contactés par Libération, les avocats de Fettah Malki, Mes Alexandre Martin et Emmanuelle Franck, se disent satisfaits de cette condamnation considérant que leur client n’a «aucunement adhéré à une philosophie terroriste qu’il réprouve totalement» : «C’est une décision importante, car elle respecte le droit. La justice est restée sereine et étanche à la pression émotionnelle de l’opinion publique.»

Chloé Pilorget-Rezzouk

Montréal, 6 décembre 1989 : quand l’homme qui haïssait les femmes devint terroriste

 

 

A noter :

Il a commis son massacre de femmes un 6 décembre, jour de la Saint-Nicolas, également une date fétiche pour ses divers « cadeaux » pour le psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Par ailleurs, il avait changé de nom et retenu le prénom de Marc pour sa nouvelle identité.

Or, le psychopathe Jean-Marc Donnadieu se fait lui aussi appeler Marc de préférence à Jean-Marc, qu’il déteste.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_L%C3%A9pine

Marc Lépine

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Marc Lépine, né Gamil Gharbi (ou Gamil Rodrigue Liass Gharbi) le 26 octobre 1964 à Montréal au Québec, et mort dans cette même province le 6 décembre 1989 (à 25 ans), est l’auteur de la tuerie de l’École polytechnique de Montréal survenue le 6 décembre 1989. Ce jour-là, il abat quatorze femmes, dont treize étudiantes et une secrétaire et fait 14 blessés, dont dix femmes. Il se suicide ensuite, laissant une lettre1 dans laquelle il explique son acte par des motifs antiféministes.

Biographie

Marc Lépine est né d’une mère québécoise, Monique Lépine2, et d’un père algérien, Rachid Liass Gharbi. Alors que Marc a sept ans, ses parents se séparent et celui-ci vit ensuite avec sa mère. En 1978, il remplace son nom de Gamil Gharbi par celui de Marc Lépine notamment, selon sa mère, « parce qu’il en avait marre de se faire traiter d’Arabe par d’autres ados »3.

Durant l’hiver 1980-1981, il tente d’entrer dans les Forces armées canadiennes, mais, selon sa lettre de suicide, il n’est pas admis en raison de son attitude « antisociale ».

Il commence ses études collégiales en sciences pures en 1982, mais change après la première année pour un programme de technologie de l’électronique, qu’il abandonne au dernier semestre sans donner d’explication4,5,6. Lépine est admis à l’École polytechnique de Montréal en 1986, à la condition qu’il complète deux cours supplémentaires au collège. Il en complète un des deux durant l’hiver 19897,8,9.

La brève biographie que la police a publiée de lui après les événements le décrit comme un être intelligent, mais troublé10.

Mise en valeur de Marc Lépine comme un héros

Les motivations antiféministes de Marc Lépine ont été à plusieurs reprises présentées comme un modèle pour une supposée défense des droits des hommes. Le militant masculiniste Peter Zohrab affirme par exemple en 2002 que « la solution de Marc Lépine pourrait devenir la voie du futur11 » et des blogs québécois ont pu parler du 6 décembre, date de la tuerie, comme de la « Saint-Marc12 ». Une admiration dans les milieux masculinistes québécois a également été mise de l’avant dans le documentaire La Domination masculine (2009), où un intervenant parle notamment de la tuerie comme d’une « grosse erreur sur le plan tactique ». Le réalisateur du film, Patric Jean, doit d’ailleurs annuler en 2009 sa venue au Québec sous la menace de groupes masculinistes12.

De façon plus générale, la militante féministe Mélissa Blais relève dans les articles de l’époque plusieurs mentions d’une sympathie pour Marc Lépine, par exemple dans un groupe d’aide pour les hommes violents13. Sur un plus long terme, la mémoire de Marc Lépine a aussi pu être commémorée, au cours des années 1990, par des militaires du Régiment aéroporté canadien basé à Petawawa11.

Le nom de Marc Lépine a enfin déjà été cité en modèle pour des menaces d’attaques antiféministes. Au Québec, Donald Doyle menace ainsi en 2005 des groupes de femmes de « finir le travail » de Lépine et en 2006 Mario Morin bloque à Montréal le pont Jacques-Cartier et s’identifie à Lépine en menaçant de faire exploser des centres jeunesse11. Aux États-Unis, la référence est également citée en 2014 pour menacer l’Utah State University du « plus grand massacre de l’histoire américaine » si la féministe Anita Sarkeesian n’annule pas sa venue14.

Film Polytechnique

Article détaillé : Polytechnique (film).

La tuerie de l’École polytechnique de Montréal a fait l’objet d’une adaptation cinématographique réalisée par Denis Villeneuve et sortie en salles le 6 février 2009. Marc Lépine – le tueur dans le film – est incarné par l’acteur Maxim Gaudette.

Notes et références

  1. Lettre de suicide de Lépine [archive]
  2. http://www.lapresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/livres/200810/23/01-32299-la-mere-de-marc-lepine-fait-la-paix-avec-ses-demons.php [archive]
  3. http://www.lactualite.com/societe/entrevue-avec-la-15e-victime-de-polytechnique-monique-lepine/ [archive]
  4. (en) Rod McDonnell, Elizabeth Thompson, Andrew McIntosh et William Marsden, « Killer’s father beat him as a child; A brutal man who didn’t seem to have any control of his emotions », The Gazette,‎ 9 décembre 1989, A1.
  5. (en) Greg =Weston et Jack Aubin, « The making of a massacre: The Marc Lepine story Part II », Ottawa Citizen,‎ 8 février 1990, A1.
  6. Suzanne Colpron, « Marc Lépine était un premier de classe », La Presse,‎ 9 décembre 1989
  7. (en) Teresa K. Sourour, Report of Coroner’s Investigation, 1991 (lire en ligne [archive]).
  8. (en)Walter Buchignani, « Amid the tragedy, miracles of survival », The Gazette,‎ 8 décembre 1989, A3.
  9. (en) Heidi Rathjen et Charles Montpetit, December 6th: From the Montreal Massacre to Gun Control, Toronto, McClelland & Stewart, 1999 (ISBN 978-0-7710-6125-7).
  10. (en) Wendy Hui Kyong Chun, « Unbearable Witness: towards a Politics of Listening », Journal of Feminist Cultural Studies, vol. 11, no 1,‎ 1999, p. 112–149
  11. a b et c Mélissa Blais, « Plongée dans l’imaginaire antiféministe : Marc Lépine, héros et martyr ? », Sisyphe.org,‎ 7 décembre 2007 (lire en ligne [archive])
  12. a et b Anabelle Nicoud, « Des disciples de Marc Lépine font fuir un réalisateur », La Presse,‎ 12 novembre 2009 (lire en ligne [archive])
  13. Mélissa Blais, Entre la folie d’un seul homme et la violence faite aux femmes : La mémoire collective du 6 décembre 1989. Mémoire en histoire à l’université du Québec à Montréal, Montréal, 2007 (lire en ligne [archive])
  14. Alex Hern, « Feminist games critic cancels talk after terror threat », The Guardian,‎ 15 octobre 2014 (lire en ligne [archive])

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tuerie_de_l%27%C3%89cole_polytechnique_de_Montr%C3%A9al

Tuerie de l’École polytechnique de Montréal

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Tuerie de l’École polytechnique de Montréal
Image illustrative de l’article Tuerie de l'École polytechnique de Montréal
Plaque sur le mur extérieur de l’École polytechnique commémorant les 14 victimes de la tuerie.

Localisation École polytechnique de Montréal
Cible les femmes étudiantes de l’école polytechnique de Montréal
Coordonnées 45° 30′ 17″ nord, 73° 36′ 46″ ouest
Date 6 décembre 1989
~16h (UTC-5)
Type Tuerie en milieu scolaire
Meurtre-suicide
Fusillade
Tuerie de masse
Crime de haine
Féminicide
Morts 15 (dont le tireur)
Blessés 14
Auteurs Marc Lépine

Géolocalisation sur la carte : Région métropolitaine de Montréal

(Voir situation sur carte : Région métropolitaine de Montréal)

Tuerie de l'École polytechnique de Montréal
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La tuerie de l’École polytechnique est une tuerie en milieu scolaire à caractère misogyne qui a eu lieu le 6 décembre 1989 à l’École polytechnique de Montréal, au Québec (Canada). Marc Lépine (né Gamil Gharbi), âgé de vingt-cinq ans, ouvre le feu sur vingt-huit personnes, tuant quatorze femmes et blessant quatorze autres personnes (10 femmes et 4 hommes), avant de se suicider. Les crimes ont été perpétrés en moins de vingt minutes à l’aide d’une carabine obtenue légalement1,2. Il s’agit de la tuerie en milieu scolaire la plus meurtrière de l’histoire du Canada.

Déroulement

Le 6 décembre 1989, peu après seize heures, Marc Lépine arrive à l’École polytechnique de Montréal armé d’une carabine et d’un couteau1. Il connaissait les lieux, il y avait été vu au moins sept fois la semaine précédant l’événement.

Lépine s’est assis plusieurs minutes dans le bureau d’enregistrement situé au deuxième étage. Il a été aperçu fouillant dans un sac en plastique, ne parlant à personne, même lorsqu’un membre du personnel lui a offert son aide. Il a quitté le bureau et a ensuite été vu dans d’autres parties du bâtiment, avant d’entrer dans une classe d’ingénierie mécanique au deuxième étage. Cette classe était composée, vers 17 h 10, d’environ soixante étudiants1. Après s’être approché de l’étudiant qui effectuait une présentation, il demande à tout le monde d’arrêter ce qu’ils faisaient. Puis, il ordonne aux hommes et aux femmes de se séparer en deux groupes distincts de chaque côté de la salle. Croyant à une blague, personne ne bouge sur le moment, jusqu’à ce que Lépine tire un coup de feu au plafond3.

Il sépare alors les neuf femmes de la cinquantaine d’hommes présents et ordonne à ceux-ci de partir4. Il demande ensuite aux femmes restantes si elles savaient ou non pourquoi elles étaient là, et lorsqu’une d’elles répond « non », il réplique : « Je combats le féminisme. » L’étudiante Nathalie Provost répond :

« Écoutez, nous sommes juste des femmes étudiant l’ingénierie, pas forcément des féministes prêtes à marcher dans les rues criant que nous sommes contre les hommes, juste des étudiantes cherchant à mener une vie normale. »

Ce à quoi Lépine rétorqua :

« Vous êtes des femmes, vous allez devenir des ingénieures. Vous n’êtes toutes qu’un tas de féministes, je hais les féministes. »

Il ouvre ensuite le feu sur les étudiantes de gauche à droite, en tue six et en blesse trois, dont Nathalie Provost1,5. Avant de quitter la salle, il écrit le mot « shit » deux fois sur le projet d’un étudiant4.

Lépine continue son attaque dans le couloir du deuxième étage et blesse trois étudiants avant d’entrer dans une autre salle, où il tente, à deux reprises, de tuer une étudiante. Conscient qu’il est arrivé à court de munitions, il entre dans l’escalier de secours pour recharger son arme. Il retourne ensuite vers la salle qu’il avait quittée, mais les étudiants avaient déjà bloqué la porte. Ne parvenant pas à la déverrouiller malgré ses trois coups tirés sur celle-ci, il se déplace le long du couloir, tirant sur ceux qu’il croise. Il blesse une personne avant de se rendre vers le bureau du Service financier, où il tue une femme d’une balle tirée à travers la vitre de la porte qu’elle venait juste de verrouiller1.

Il se rend ensuite dans la cafétéria du premier étage, dans laquelle une centaine de personnes sont rassemblées. Les employés de la cafétéria ont fermé la grille des cuisines de sorte que la plupart des étudiants (certains n’étant même pas de Polytechnique) n’avaient pas d’autre choix que de courir la longueur de la cafétéria vers les sorties, une ligne de visée parfaite pour Lépine. Une femme joue la morte sur le plancher et il tire sur la femme à côté de celle-ci.

La foule se disperse après qu’il a tué une femme se trouvant près de la cuisine et blessé un autre étudiant. Puis, en entrant dans une pièce de stockage, Lépine tue deux femmes qui s’y étaient réfugiées. Il ordonne par la suite à des étudiants cachés sous une table de se montrer. Ceux-ci acceptent et sont ainsi épargnés1.

Montréal, 6 décembre 1989 : quand l'homme qui haïssait les femmes devint terroriste dans Crime 280px-Exterior_of_Ecole_Polytechnique_de_Montreal
Extérieur de l’École polytechnique de Montréal.
 dans Folie
La salle de classe du troisième étage de l’École polytechnique où l’attaque se termina.

Lépine monte alors par un escalier mécanique au troisième étage, et dans le couloir, blesse une femme et deux hommes. Il entre ensuite dans une classe et demande aux trois étudiants effectuant une présentation de « dégager », tout en blessant Maryse Leclair qui se tenait sur la petite estrade à l’avant de la classe. Il ouvre le feu sur la première rangée, tuant deux femmes tentant de s’échapper, tandis que les autres plongent sous leurs bureaux. Lépine tire par la suite vers quelques étudiantes se tenant là, blessant trois d’entre elles et en tuant une autre. Il recharge son arme et se rend, à nouveau, à l’avant de la classe, tirant par intermittence dans toutes les directions. À ce moment, Maryse Leclair, blessée, demande de l’aide. Lépine avance vers elle et, après avoir dégainé son couteau de chasse, la poignarde à trois reprises, l’achevant. Il enlève alors sa casquette, entoure son arme de son manteau, et s’exclame : « Oh, shit! », avant de se suicider d’une balle dans la tête, une vingtaine de minutes après avoir commencé son massacre.

Selon le rapport du coroner, il lui restait encore 60 balles dans la boîte qu’il avait transportée6. Lépine venait de tuer quatorze jeunes femmes, douze étudiantes en ingénierie, une étudiante infirmière et une employée de l’université, et de blesser quatorze autres personnes, dont dix femmes1,2.

Victimes

280px-6decembre dans LCR - NPA
Nef pour quatorze reines de Rose-Marie E. Goulet, place du 6-Décembre-1989, mémorial marquant la tuerie de Polytechnique, situé dans le quartier Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce à Montréal.
Geneviève Bergeron (née en 1968), étudiante en génie civil.
Hélène Colgan (née en 1966), étudiante en génie mécanique.
Nathalie Croteau (née en 1966), étudiante en génie mécanique.
Barbara Daigneault (née en 1967), étudiante en génie mécanique.
Anne-Marie Edward (née en 1968), étudiante en génie chimique.
Maud Haviernick (née en 1960), étudiante en génie des matériaux.
Barbara Klucznik-Widajewicz (née en 1958), étudiante infirmière.
Maryse Laganière (née en 1964), employée au département des finances.
Maryse Leclair (née en 1966), étudiante en génie des matériaux.
Anne-Marie Lemay (née en 1967), étudiante en génie mécanique.
Sonia Pelletier (née en 1961), étudiante en génie mécanique.
Michèle Richard (née en 1968), étudiante en génie des matériaux.
Annie St-Arneault (née en 1966), étudiante en génie mécanique.
Annie Turcotte (née en 1969), étudiante en génie des matériaux.

Au moins quatre personnes se sont suicidées à la suite de cet événement7.

Tireur

Article détaillé : Marc Lépine.

Né d’une mère québécoise et d’un père algérien, Marc Lépine a été victime de sévices physiques perpétrés par son père durant son enfance.

Armes du crime

Lépine avait acheté le 21 novembre 1989 une carabine dans un magasin de Montréal prétextant au vendeur vouloir l’utiliser pour la chasse au petit gibier8. Il possédait aussi sur lui, le jour du drame, un couteau de chasse dont il a fait usage.

Lettre d’adieu

La poche interne de la veste de Marc Lépine contenait sa lettre de suicide ainsi que deux autres lettres destinées à des amis, toutes datées du jour du massacre1. Des détails concernant cette lettre ont été révélés par la police deux jours après les événements9,10, mais le texte complet n’a pas été divulgué. Les médias ont essayé, en vertu d’une loi canadienne, de forcer la police à diffuser cette lettre, sans succès11. Un an après le massacre, un communiqué de trois pages concernant Marc Lépine a été divulgué à la journaliste et féministe Francine Pelletier. Il spécifiait que la lettre de suicide de Lépine revendiquait des motifs politiques à ses actes et accusait les féministes d’avoir ruiné sa vie5. La lettre comprenait une liste de dix-neuf femmes québécoises, considérées comme féministes, qu’il voulait présumément tuer, mais n’aurait pas eu le temps12. La liste incluait Francine Pelletier elle-même, tout comme une politicienne, une personnalité télévisuelle, une leader d’opinion et six autres policiers qui avaient attiré l’attention de Lépine en jouant dans la même équipe de volley ball13.

La lettre (sans la liste de femmes) a finalement été publiée dans le journal La Presse, dans lequel Pelletier était alors éditorialiste14. Lépine avait écrit qu’il se considérait comme rationnel et qu’il tenait les féministes responsables d’avoir ruiné sa vie. Il mettait en exergue les raisons de l’attaque, comme la colère envers les féministes qui cherchaient à « conserver les avantages des femmes [...] tout en s’accaparant de ceux des hommes15. » Il mentionnait aussi Denis Lortie, membre des Forces armées canadiennes qui a tué trois fonctionnaires et en a blessé treize autres dans une attaque à main armée à l’Assemblée nationale du Québec, le 7 mai 198416. Le texte de la lettre est maintenant disponible17.

Intervention policière

Dans les jours suivants, l’intervention policière a été critiquée par des survivantes. « Certains étudiants ont déploré la lenteur de l’intervention policière. D’autres se sont rendu compte que les policiers étaient aussi effrayés qu’eux », déclare Claude Hamel, un psychologue de l’Université de Montréal qui a rencontré plusieurs des étudiants en état de choc.

« Nous avons attendu pendant 20 minutes, cachés dans la salle des ordinateurs du deuxième étage, raconte une étudiante en génie mécanique de troisième année qui a perdu quelques-unes de ses amies dans la fusillade. Après avoir entendu une trentaine de coups de feu, j’ai réalisé qu’aucun policier n’était encore entré dans l’immeuble et que nous allions devoir nous défendre par nous-mêmes. Ensuite, nous sommes sortis de l’immeuble et aucun policier n’y était encore entré. Ils étaient tous postés à l’extérieur, blottis près des murs avec leurs armes à feu. »

L’escouade d’intervention tactique, communément appelé le GTI (groupe tactique d’intervention), est arrivée à l’école environ une heure après que Lépine se fut suicidé18.

Lysiane Gagnon, chroniqueuse à La Presse, a critiqué le silence du service de police de la communauté urbaine de Montréal (SPCUM), aujourd’hui appelé service de police de la Ville de Montréal.

« Trente-six jours ont passé depuis le massacre de Poly, et toujours pas de nouvelle de la police. Ni le directeur, Alain Saint-Germain, ni même un officier supérieur de la police de la CUM n’ont encore daigné faire rapport au public sur l’intervention policière à Poly, écrit-elle. Les étapes de l’intervention policière — la première alerte, les décisions qui ont suivi, la façon dont elles ont été exécutées, le nombre d’officiers impliqués, etc. — sont inscrites dans les registres, et on aurait pu les sortir dès le lendemain du drame19. »

Le 25 janvier 1990, Saint-Germain a reconnu que plusieurs « lacunes » et « défaillances » ont marqué l’intervention policière le soir de la tuerie dans un rapport qu’il a présenté au comité exécutif de la Communauté urbaine de Montréal (CUM). « Un paquet de gens ont voulu bien faire, mais avec le recul, on se demande pourquoi certaines choses n’ont pas été faites », a dit Saint-Germain, en précisant que « les policiers auraient pu entrer à l’intérieur plus rapidement. »

Le rapport, qui contient les conclusions de l’enquête interne du SPCUM, indique que la fusillade a éclaté à 17 h 12, dans un local du deuxième étage de Polytechnique. Le premier appel au centre d’urgence de la police a été reçu à 17 h 14. Trois minutes et demie plus tard, l’appel est transmis à deux auto-patrouilles, qui arrivent sur les lieux à 17 h 23. C’est à 17 h 28, soit cinq minutes après l’arrivée des policiers, que Lépine se suicide. Et c’est à 17 h 37, soit neuf minutes après que tout eut été terminé, que la police et les ambulanciers entrent dans Polytechnique.

Le rapport indique donc qu’il s’est passé 14 minutes entre l’arrivée des policiers et la décision d’investir l’immeuble. Et que pendant les cinq minutes suivant l’arrivée de la police, Lépine a continué à semer la mort dans les locaux de Poly. Saint-Germain est cependant d’avis qu’il était impossible pour la police d’intervenir assez vite pour sauver ne serait-ce qu’une vie. Le rapport révèle également que l’opération policière a été mal coordonnée et qu’il y a eu plusieurs lacunes au plan de la communication, de la supervision et de la sécurité.

Ainsi, lorsque l’appel a été transmis aux policiers, les lieux du drame ont été mal localisés, même si la préposée à la répartition avait la bonne adresse. Résultat : les deux premiers véhicules de police dépêchés vers la Poly se sont d’abord rendus à la résidence des étudiantes20.

Dans son rapport d’investigation, la coroner Theresa Z. Sourour s’est montrée elle aussi très critique envers l’intervention policière. La coroner écrit que Lépine avait encore 60 balles en sa possession quand il a décidé de se suicider plutôt que de faire d’autres victimes. « Grâce à Dieu, il a décidé lui-même que c’en était assez », écrit la Dr. À ce moment-là, « aucun assaut des forces policières n’était en cours ou en préparation de façon évidente », souligne-t-elle.

La coroner ne peut arriver à la conclusion que les 14 décès étaient tous inévitables en raison des délais entourant l’intervention des policiers et des premiers secours, contredisant ainsi les conclusions du SPCUM. Elle note qu’à 17 h 27, 22 policiers venus dans 14 véhicules différents sont en attente de renfort. À cause de problèmes de communications entre eux, ces policiers n’étaient pas au courant des effectifs déjà présents. « Pendant tout ce délai, l’intervention policière consiste à assurer un périmètre de sécurité et à évacuer la foule », écrit-elle.

Le rapport de la coroner révèle aussi que les policiers présents sur place n’ont établi aucun lien effectif avec le service de sécurité de l’école afin d’obtenir des précisions sur l’état de la situation, la géographie des lieux et le nombre de personnes à l’intérieur du bâtiment21. « Pour les intervenants, cet événement, aussi malheureux soit-il, n’est pas exceptionnel. En effet, une agression armée par une seule personne est en soi un événement auquel fait face régulièrement le SPCUM », écrit la coroner22.

Jacques Duchesneau, alors directeur de la division du crime organisé, est l’un des policiers sur les lieux le soir du drame. « Est-ce que j’aurais pu faire davantage ? Est-ce que j’aurais pu sauver des vies ? », s’interroge encore Duchesneau, vingt ans plus tard23.

Rapport du groupe De Coster

En juillet 1990, le ministre de la Sécurité publique, Sam Elkas, a formé un groupe de travail présidé par le comptable Robert De Coster, ex-président et directeur général de la Régie de l’assurance automobile du Québec, afin d’examiner les questions soulevées dans le rapport de la coroner Sourour.

Les autres membres du groupe sont Mario Bilodeau, avocat en droit criminel, Renaud Leroux, spécialisé en médecine d’urgence, Serge Cossette, ingénieur, attaché au ministère québécois des Communications, Pierre Lapointe, médecin spécialisé en mesures d’urgence et de désastres, et en soins intensifs.

La décision du ministre se veut une réponse à une pétition déposée à l’Assemblée nationale, deux mois plus tôt, par un groupe de parents des victimes qui réclamaient une enquête publique pour faire toute la lumière sur la tragédie24.

Le rapport de 415 pages, comprenant 140 recommandations, du groupe De Coster a ajouté sa voix aux critiques à l’égard du SPCUM. « La valse hésitation s’installe au sujet du commandement de l’opération » durant les cinq premières minutes suivant l’arrivée des premiers policiers sur les lieux, dit le rapport. « Pour tous ceux qui observent la scène, étudiants, professeurs, et autres, un constat unanime se dégage : la confusion règne chez les policiers », lit-on.

« La lenteur à investir les lieux constitue, à notre avis, le point faible de l’ensemble des interventions à l’École Polytechnique », dit le groupe, avant d’ajouter : « Le temps utilisé pour réagir n’a pas contribué à augmenter le nombre de personnes atteintes par les projectiles de son arme. » […]

« Le groupe se refuse encore d’accepter, en principe, que toute intervention était inutile et qu’on ne pouvait rien faire pour les victimes. Il est trop facile de soulager sa conscience en ignorant les souffrances endurées par toutes les victimes et les séquelles physiques et psychologiques de celles qui ont survécu. »

Le groupe De Coster qualifie la gestion de l’événement par le SPCUM « d’autocratique et monolithique ». Il résume ainsi la liste de ses reproches :

« Aucune coordination ni même de concertation ; aucun échange d’information ou de consultation avec les autres intervenants. Aucun signe d’application d’un plan de mesures d’urgence.

C’est dans ce contexte par exemple que la SPCUM a arbitrairement maintenu à l’écart les quelque trente pompiers qui auraient pu rendre de précieux services, comme secouristes, aux services médicaux débordés, lit-on. Les services médicaux se sont plaints amèrement de la priorité que la SPCUM a accordée à la sécurisation de la preuve pour fins d’enquête. Cette attitude a eu pour effet de gêner l’intervention prioritaire des services médicaux et d’ajouter à l’anarchie.

Les proches des victimes reprochent amèrement à la SPCUM la très grande difficulté qu’ils ont eu à obtenir la moindre information sur le sort de leurs filles, peut-on lire également. Ils se révoltent aussi de la manière dont ils ont été traités dans le processus d’identification des victimes. L’attente allant jusqu’à six heures (21 :30 à 3 :30 du matin) est totalement inacceptable aux proches rassemblés dans une salle commune en attendant qu’on identifie leurs victimes. »

Le groupe n’épargne pas non plus les services médicaux. La performance d’Urgences-Santé est sévèrement critiquée. Le syndicat d’Urgences-Santé se voit reproché d’accorder la priorité aux intérêts et au confort de ses membres au détriment de la vocation première de l’organisme : sauver des vies.

Le rapport conclut par ailleurs que la répétition d’un tel événement donnerait lieu au même cafouillis et la réponse des spécialistes de la santé serait tout aussi déficiente, seize mois après la tragédie25.

Rapport Malouf

Dans son rapport d’inspection sur le SPCUM, le juge Albert Malouf consacre un chapitre à l’intervention policière survenue de la soirée du 6 décembre 1989.

Malouf fait quelques commentaires à l’égard de la lettre du directeur Saint-Germain du 23 mai 1990 adressée au président du comité exécutif de la CUM, Michel Hamelin, dans laquelle il s’efforce d’identifier les lacunes de l’intervention policière.

« L’une de ces lacunes est que les policiers s’étaient conditionnés à répondre à un appel de prise d’otages et suivaient la directive de ne faire aucune intervention pour libérer l’otage ou les otages sans autorisation préalable du commandant de l’opération. La directive 620-18 mentionne toutefois que dans des circonstances exceptionnelles les policiers peuvent prendre l’initiative d’une intervention sans y avoir été autorisés par le commandant de l’opération. Monsieur Germain note dans son diagnostic des lacunes de l’intervention policière que cette partie de la directive n’a pas été retenue.

En réalité, certains des premiers intervenants présents sur le terrain – comme le directeur de la Région nord et quelques patrouilleurs – ont entendu des coups de feu et ont reconnu que cette prise d’otage – si c’en était une – prenait une tournure exceptionnelle qui réclamait une intervention immédiate. Malheureusement, les officiers du District 31 qui ont pris le commandement de l’opération n’ont pas pris note de la dimension exceptionnelle de l’événement qui permettait un écart par rapport à la directive 620-18. »

Le juge Malouf critique aussi le rapport de rétroaction du directeur du District 31, Jacques Lessard. « Le rapport de rétroaction évite difficilement de présenter une description qui amoindrit les carences de l’opération », écrit-il. Ainsi la chronologie présentée dans le rapport « raccourcit les délais d’intervention », « omet de mentionner des faits importants » et « présente des événements qui n’ont pas été notés par aucune des autres personnes qui se sont penchées sur cette tragédie. »

Réactions

Funérailles

Le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal déclarent alors trois jours de deuil national26. Des funérailles communes pour neuf des quatorze femmes assassinées se déroulent à la basilique Notre-Dame de Montréal le 11 décembre 1989. La gouverneure générale du Canada Jeanne Sauvé, le premier ministre du Canada Brian Mulroney, le premier ministre du Québec Robert Bourassa et le maire de Montréal Jean Doré assistent à celles-ci, tout comme des milliers d’autres personnes en deuil27.

À la recherche d’une raison

 dans Luraghi
Mémorial au parc Minto à Ottawa.

Le sexe des victimes de Lépine, les paroles de ce dernier durant la tuerie de même que sa lettre d’adieu ont fait que cet événement a été qualifié par beaucoup de groupes féministes, ainsi que d’officiels, comme étant une attaque antiféministe28,16,29,30,31.

Le massacre a profondément troublé les Québécois. Le gouvernement, craignant qu’un débat large à propos de cette tuerie cause de la douleur aux familles et mène à un accroissement de la violence antiféministe5, ne demande pas d’enquête publique sur le drame32. Les médias, des personnalités du monde universitaire, des organisations de défenses des femmes et les familles des victimes ont protesté contre cette décision et ont dénoncé le manque d’informations livrées au public5,4,33. Malgré cela, la lettre de suicide de Marc Lépine, ainsi que le rapport de police détaillé des événements, n’ont jamais été publiés officiellement34 (bien que le rapport de police a été utilisé par le coroner pour son propre rapport1,35).

Sa mère s’est demandée plus tard si l’attaque n’était pas dirigée contre elle, ayant travaillé après sa séparation d’avec le père de Lépine36. D’autres personnes, notamment la journaliste Barbara Frum, ont questionné les motivations politiques de Lépine en disant que la population « diminuait » la tragédie « en suggérant qu’il s’agissait simplement d’un acte contre un groupe »37.

280px-Marker_of_Change dans NEMROD34
Beth Alber, Marker of Change, mémorial à Vancouver consiste en quatorze bancs ressemblant à des cercueils.

Comme l’avait prévu Marc Lépine dans sa lettre15, plusieurs ont avancé qu’il ne s’agissait que de l’acte d’un fou5,16. Un psychiatre s’étant entretenu avec la famille et des amis de Lépine et examiné ses écrits, a noté que le suicide était la principale motivation de Lépine et qu’il avait choisi une façon spécifique de le faire : se tuer après avoir tué d’autres personnes est un signe de trouble de la personnalité1. D’autres psychiatres ont mis l’accent sur les sévices qu’il avait subis durant son enfance, suggérant que les coups qu’il avait reçus lui ont peut-être infligé des blessures au cerveau, ou l’ont rendu psychotique, lui faisant perdre le contact avec la réalité en essayant d’effacer de sa mémoire les souvenirs brutaux de son père38,39.

Une théorie différente avance que les violences qu’il a subies durant son enfance l’ont mené à se victimiser relativement aux défaites de sa vie39. D’autres ont effectué une analyse plus large, voyant les actions de Lépine comme le résultat de changements sociaux qui ont augmenté la pauvreté et l’isolement des individus40. Notons que l’intérêt de Lépine pour les films d’action suggère que la violence dans les médias ait pu influencer ses gestes4.

Le 16 septembre 2006, trois jours après la fusillade au collège Dawson, la chroniqueuse du journal quotidien canadien Globe and Mail Jan Wong soulève une controverse en publiant un article laissant entendre que Marc Lépine, ainsi que les auteurs des tueries scolaires du collège Dawson et de l’Université Concordia, ont pu être aliénés à la société québécoise parce qu’ils n’étaient pas des « pures laines » québécois41. Le Conseil de presse du Québec a, par la suite, blâmé la journaliste pour cet article42.

Contrôle des armes à feu

Article détaillé : Registre canadien des armes à feu.

Le massacre a remis sur la scène publique le mouvement pour le contrôle des armes à feu au Canada. Heidi Rathjen, une femme qui était dans une salle de classe épargnée par Lépine lors de la fusillade, a organisé, avec Wendy Cukier, la Coalition pour le contrôle des armes (Coalition for Gun Control)43. Susan et Jim Edwards, les parents de l’une des victimes, s’y sont également fortement impliqués44. Leurs actions, jointes à celles d’autres intervenants, ont mené à l’adoption, en 1995, de la loi sur les armes à feu (projet de loi C-68), qui met en place des mesures plus strictes relatives aux armes présentes sur le territoire canadien43.

Ces mesures impliquent de nouvelles conditions concernant l’entraînement des propriétaires d’armes à feu, un profilage des demandeurs, de nouvelles règles sur l’entreposage des armes à feu et des munitions ainsi qu’un programme d’enregistrement de toutes les armes à feu, le Registre canadien des armes à feu. Depuis sa mise en application, ce programme d’enregistrement est fortement controversé et donne lieu à des débats partisans, certaines critiques affirmant que cette action politique, initiée par le gouvernement libéral de Jean Chrétien, est onéreuse et inapplicable45.

Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a repoussé la date limite pour l’enregistrement et a amendé la loi afin d’éliminer les amendes en cas de non-respect de celui-ci. Le gouvernement a justifié cette amendement en affirmant qu’un renforcement du mandat ciblerait les chasseurs et tireurs sportifs plutôt que les criminels. Cette position a été critiquée et le soutien au programme d’enregistrement s’est intensifié à la suite d’autres tueries en milieu scolaire telles la fusillade au collège Dawson46 (qui a fait 2 morts, dont le tueur, en 2006) et celle de Virginia Tech47,48, aux États-Unis (qui fut bien plus meurtrière).

Commémoration

280px-Comm%C3%A9moration_de_la_tuerie_de_l%27%C3%89cole_polytechnique_de_Montr%C3%A9al dans Pédophilie
Quatorze faisceaux lumineux représentant les 14 victimes sont installés sur le Mont Royal.

Pour la cérémonie commémorative des 25 ans de la tuerie, la ville de Montréal confie l’aspect technique de la cérémonie à Moment Factory, une entreprise spécialisée dans la conception et la production d’environnements multimédias. L’entreprise montréalaise installe sur l’esplanade du Mont Royal quatorze faisceaux lumineux représentant les 14 victimes de ce massacre. Les faisceaux lumineux tournés vers le ciel s’illuminaient peu après seize heures, heure à laquelle Marc Lépine commettait les assassinats 25 ans plus tôt49.

L’anniversaire de la tuerie est devenu la journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes.

Notes et références

  1. a b c d e f g h i et j (en) Teresa K. Sourour, Report of Coroner’s Investigation, 1991 (lire en ligne [archive]).
  2. a et b Walter Buchignani, « Amid the tragedy, miracles of survival », The Gazette,‎ 8 décembre 1989, A3.
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  4. a b c et d Adrian Cernea, Poly 1989 : témoin de l’horreur, Éditions Lescop, 1999 (ISBN 2-9804832-8-1).
  5. a b c d et e (en) Wendy Hui Kyong Chun, « Unbearable Witness: towards a Politics of Listening », Journal of Feminist Cultural Studies, vol. 11, no 1,‎ 1999, p. 112–149.
  6. « Nonetheless, we must consider the sixty (60) unused bullets that Marc Lépine left at the scene when he decided to put an end to this terrible episode. »
  7. Suzanne Colpron, « Un an après le suicide de leur fils, diplômé de Poly, les parents s’enlèvent la vie », La Presse,‎ 18 juillet 1991, A3.
  8. (en) Greg Weston, « Why? We may never know », Toronto Sun,‎ 14 septembre 2006 (lire en ligne [archive])
  9. (en) Victor Malarek, « More Massacre Details to be Released by Police, but an Inquiry Ruled Out », The Globe and Mail,‎ 12 décembre 1989, A6
  10. (en) Victor Malarek, « Killer’s letter blames feminists », The Globe and Mail,‎ 8 décembre 1989, A7
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  13. (en) Lisa Fitterman, « Cops on Lepine’s list: Names of six female officers found on Polytechnique killer », The Gazette,‎ 10 mars 1990, A3
  14. Martin Pelchat, « Lépine avait des motifs « politiques » », La Presse,‎ 24 novembre 1990, A1
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  16. a b et c (en) Peter Eglin et Stephen Hester, The Montreal Massacre: A Story of Membership Categorization Analysis, Waterloo, ON, Wilfred Laurier University Press, 2003 (ISBN 0-88920-422-5)
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  31. Mélissa Blais, « Entre la folie d’un seul homme er les violences faites aux femmes: la mémoire collective du 6 décembre 1989 », Mémoire de maîtrise de l’Université du Québec à Montréeal,‎ avril 2007 (lire en ligne [archive])
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Voir aussi

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Bibliographie

  • Marie Chalouh et Louise Malette (dir.), Polytechnique, 6 décembre, Montréal, éditions du Remue-Ménage, 1990, 190 p. (ISBN 2890910962)
  • (en) Heidi Rathjen et Charles Montpetit, December 6th: From the Montreal Massacre to Gun Control, Toronto, McClelland & Stewart, 1999, 211 p. (ISBN 0-7710-6125-0)
  • (en) Peter Eglin et Stephen Hester, The Montreal Massacre: A Story of Membership Categorization Analysis, Waterloo (Ontario), Wilfred Laurier University Press, 2003, 158 p. (ISBN 0-88920-422-5)
  • Thérèse Lamartine, Soudoyer Dieu (roman), éditions JCL, Chicoutimi, 2009 (ISBN 978-2-89431-404-3)
  • Élise Fontenaille, L’homme qui haïssait les femmes (roman), éditions Grasset, 2011 (ISBN 978-2-246-77591-1)
  • Élaine Audet, Sel et sang de la mémoire. Polytechnique, 6 décembre 1989 (poésie), éditions Sisyphe, Montréal, 2009 (ISBN 978-2-923456-13-3)
  • QUÉBEC, ministère de la Sécurité publique du Québec, « La tragédie du 6 décembre 1989 à l’École Polytechnique de Montréal », Robert De Coster, prés., Groupe de travail De Coster, Montréal, Bibliothèque Nationale, 1990. 6 vol.
  • Malouf, Albert, « Rapport de l’inspection de l’administration du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal, de ses activités et celles de ses membres, Ministère de la sécurité publique, 1994

Articles connexes

Liens externes

 

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