Terrorisme : le « Daily Express » déconseille à ses lecteurs de se rendre en France

Plusieurs villes sont spécialement citées comme dangereuses, mais pas celle de Brest où les crimes et délits commis par Josette Brenterch et ses divers complices, qui terrorisent la population locale depuis des  lustres, restent rarement dénoncés par crainte des représailles, et sont toujours réputés inexistants en conséquence des nouveaux cimes et délits systématiquement commis par ces terroristes en cas de plaintes de leurs victimes.

 

http://www.lepoint.fr/medias/terrorisme-les-villes-francaises-a-eviter-12-12-2015-1989506_260.php#r_

Terrorisme : les villes françaises à éviter selon le « Daily Express »

 

Le quotidien britannique a déconseillé à ses lecteurs anglais de voyager en France. Après les « no-go zones » de Fox News, il dresse une carte anxiogène.

 

Publié le 12/12/2015 à 15:40 – Modifié le 12/12/2015 à 16:05 | Le Point.fr
Le "Daily Express" déconseille aux Anglais de voyager en France.
Le « Daily Express » déconseille aux Anglais de voyager en France. © MIGUEL MEDINA

 

Il y avait les « no-go zones » de Fox News, il y a aujourd’hui les villes françaises à éviter, car jugées trop dangereuses par le Daily Express. Souvenez-vous, quelques jours après les attentats de Charlie Hebdo, début janvier, Nolan Peterson avait égrené les quartiers de Paris interdits aux non-musulmans, sur la chaîne américaine. Eh bien, moins d’un mois après les terribles attaques de Paris et de Saint-Denis, le quotidien britannique Daily Express se demande s’il faut continuer de voyager sur le territoire français.

Si le journal rappelle que la France est une destination très populaire auprès des touristes britanniques, il déconseille de se rendre dans certains endroits qui ont été la cible d’attaques ou d’opérations policières. Selon le quotidien, si les Anglais veulent voyager en toute sécurité, ils doivent proscrire Marseille, Toulouse, Lyon, Grenoble, Calais, Paris et la Corse de leurs destinations.

 

 

Is it safe to travel to France? The terror threat REVEALED https://t.co/n2WpomgT5l pic.twitter.com/yuPPDIwo1j

— Daily Express (@Daily_Express) 12 Décembre 2015

 

« Un certain nombre d’explosions »

« Après les attentats de Paris, la France a répondu avec une série de raids antiterroristes à travers le pays. La police a procédé à des perquisitions à Toulouse, Grenoble, Calais, dans la banlieue parisienne de Bobigny, et à Jeumont, près de la frontière belge », écrit ainsi le journaliste. Il souligne également que trois personnes ont été placées en détention à Toulouse, tout en précisant que la Ville rose a déjà été la cible d’attentats en 2012.

Quant à la Corse, également citée dans le papier, elle connaît tout une série d’attaques – non liées à l’organisation État islamique – prévient le Daily Express. « Il y a eu un certain nombre d’explosions en Corse. Les édifices gouvernementaux, des restaurants, des véhicules de police, des bars, une discothèque et des maisons de vacances ont été ciblés. »

Pour faire passer son message, le site d’informations du quotidien ne lésine pas sur le visuel. Sur une carte de France, les zones jugées trop dangereuses sont clairement indiquées en rose et accompagnées d’un panneau « attention ». Quant à la photo qui illustre le papier, elle met en scène un homme vêtu d’une cagoule noire et pointant droit devant lui… une arme à feu.

 

http://www.letelegramme.fr/bretagne/brest-une-fusillade-qui-inquiete-13-06-2015-10664408.php

Délinquance en Bretagne. La réalité brestoise

13 juin 2015 à 09h39 / Steven Le Roy avec Sarah Morio /

Un procureur qui a rappelé hier que l’enquête reste une priorité ; un conseil municipal où, jeudi soir, le sujet a provoqué un vif échange entre le maire, François Cuillandre et Bernadette Malgorn, candidate de l’opposition battue en 2014 : la fusillade du 15 mai sur le parking d’un grand magasin en zone commerciale de Brest, a fait naître, par son ultraviolence, une vive inquiétude dans la cité du Ponant. Elle pose aussi la question de la vie des bandes de quartiers, à qui ces faits sont probablement liés.

15 mai, sur le parking d’une grande surface à Brest vers 18 h, éclatent une dizaine de coups de feu alors qu’il reste de nombreux clients à l’intérieur du magasin. Par miracle ou par bonheur, personne n’est blessé lors de la fusillade qui a laissé six douilles de 9 mm sur le bitume, mais l’événement fait surgir dans la ville un vent d’indignation né de ce palier trop allègrement franchi par ce qui semble s’orienter vers une triviale rivalité entre bandes de quartiers. La nouvelle résonance des réseaux sociaux, qui relaient et commentent en boucle l’événement, nourrit l’inquiétude en posant cette question : et si ce n’était qu’un début ? Il est vrai que jusqu’alors, la cité du Ponant avait été plutôt à l’abri de cette ultraviolence publique et incontrôlée, qui aurait pu faucher à l’aveuglette n’importe qui, au mauvais endroit, au mauvais moment.

Pontanézen-Kérourien schéma classique

Pour autant, les fusillades entre « adversaires » vent debout pour un oui, un non, des filles ou de la drogue, tout comme le système de bandes de quartiers, ne sont pas nouvelles à Brest. Mais sont à relativiser, à tête froide. « Quand le maire parle d’un événement isolé et exceptionnel, on ne peut pas lui donner tort », tente de rassurer le procureur Éric Mathais qui parle pour sa part « d’un événement isolé et exceptionnel d’une particulière gravité ».

> Le maire de Brest interpellé au conseil municipal

La mémoire collective, sans remonter à Mathusalem et aux bandes de « la place de Stras’» ou de « Guip’» qui terrorisaient les collégiens des années 80 en les rackettant mollement sur fond de veste kaki et de bière bon marché engloutie par litres, garde une poignée d’événements en exemple. Il y eut notamment, à l’été 99, l’irruption à Kérourien, l’un des quartiers populaires de la rive-droite brestoise, d’une bande externe venue régler leur compte au fusil de chasse à quelques très supposés amis d’un homme suspecté d’un meurtre. Ou bien encore en octobre 2011, toujours à Kérourien, l’arrivée de voitures retrouvées plus tard à Pontanézen, quartier populaire de la rive gauche brestoise, avec à leur bord des individus hurlant « On est là, on est là » et accueillis par des jets de pierres de locaux regroupés en haut des immeubles. Et des tirs. Les policiers trouveront trois douilles une fois le calme revenu.

La bande, « une estime de soi »

Kérourien, Pontanézen. Des quartiers où, selon une source proche des services d’enquête, résideraient les deux seules bandes de quartiers capables, à cette heure, d’aller se défier les unes chez les autres. Bien sûr, il existe d’autres bandes, comme une récente série de faits l’a clairement démontré à Bellevue, la Zup brestoise un temps baptisé Brest II. Mais les quelques semeurs de troubles, massés sur la dalle commerciale et agitant un temps le quartier, n’ont jamais joué à l’extérieur. Laurent Mucchielli, sociologue à Aix-Marseille, directeur de recherche CNRS et auteur d’un essai sur « La délinquance des jeunes » paru aux éditions de la documentation française, explique : « Le territoire joue un rôle dans l’identification d’un groupe. C’est le groupe d’un tel endroit qui défend un patriotisme local. Cet élément est important pour des groupes de jeunes gens qui n’ont pas grand-chose d’autre pour asseoir l’estime d’eux-mêmes ». Mais aussi réelle soit elle, cette affirmation n’intéresse que peu le parquet brestois. « Savoir qu’untel est d’ici ou de là, au moment de la réponse pénale, ne nous intéresse pas. On se fiche complètement de leur logique. La loi est la même pour tout le monde, qu’elle protège ou qu’elle réprime », prévient Éric Mathais qui estime que pour répondre aux bandes de quartier, « la solution est de ne surtout pas rentrer dans le jeu et d’appliquer une responsabilité individuelle ».

Pas de zones de non droit

Voilà les auteurs de la fusillade du 15 mai prévenus, et la réalité brute des faits entièrement reconnue par les autorités. Pour autant, même si personne ne souhaite « minimiser » les inquiétants faits d’armes, l’activité criminelle des bandes de quartiers resterait assez limitée dans une conurbation dépassant les 200.000 habitants. Si personne n’a oublié l’agression au couteau des mousses par une bande de Kérourien, encore impliquée dans un dossier de vols répétés sur des livreurs de pizzas toujours à l’instruction, le sang a rarement coulé dans les rigoles brestoises. Les armes lourdes existent sans doute et sortent très épisodiquement mais ne sont jamais saisies fortuitement lors de contrôles de routine. « Parce qu’il faut tordre le cou à la vilaine rumeur, s’emporterait presque le procureur Mathais, d’ordinaire très calme. Il n’y a aucun endroit dans la ville où la police ne rentre plus. C’est un fantasme absolu qui méconnaît la vérité du terrain ».

> La délinquance est aussi bretonne

 

En complément

Repères chronologiques

 

Août 1999
Règlement de comptes à Kérourien où trois jeunes entrent dans une cave et ouvrent le feu au fusil à pompe sur d’autres jeunes, qu’ils suspectent d’être mêlés au crime de l’un de leurs amis.

Novembre 2005
La France des cités s’embrase, le quartier de Pontanézen aussi. Dans la nuit du 7 au 8 novembre, un homme ouvre plusieurs fois le feu sur une voiture de police venue aider les pompiers à maîtriser un feu volontaire dans une école.

Février 2007
Un cybercafé, près des facs. Sur fond de trafic de stupéfiants un homme de 25 ans débarque sans crier gare et tire trois fois sur un supposé rival. Il le rate, mais il y avait des clients dans l’établissement.

Octobre 2011
Des voitures surgissent à la nuit venue à Kérourien et leurs occupants hurlent : « On est là, on est chez là ». Ils sont accueillis par des jets de pierres. Des coups de feu retentissent. Pour cette fois, l’enquête n’aboutira pas.

Mars 2012
Un mousse est poignardé dans le dos lors d’une rixe avec une bande issue du quartier de Kérourien. Le jeune homme est sauvé in extremis.

Juillet 2014
Une quinzaine de personnes encagoulées attaquent une rame de tramway dans le quartier de Pontanézen, à coups de pierres et de cocktails molotov. L’unique passager de la rame n’avait pu être entendu.

 

L’enquête s’oriente vers Pontanézen

Le parquet avait annoncé, hier matin, qu’il communiquerait sur l’affaire de la fusillade de Brest survenue le 15 mai sur le parking d’un magasin situé dans la zone de Kergaradec. De quoi réveiller quelques appétences. Surtout qu’au-delà de l’émotion suscitée sur l’instant, l’affaire a clairement pris une tournure politique. Pour preuve : les joutes verbales enregistrées la veille, lors du conseil municipal, entre le maire François Cuillandre et sa principale adversaire, l’ex-préfète de Région, Bernadette Malgorn. Oui mais voilà… Ceux qui espéraient des révélations, voire des arrestations, vont être déçus. Le procureur, Éric Mathais a rappelé les faits (une altercation entre deux groupes, des coups de fil à partir de portables, deux voitures arrivées en renfort, six coups de feu tirés avec une arme de poing de gros calibre…) et souligné que l’enquête « s’inscrivait dans la durée et le long terme ». Il a annoncé qu’une information judiciaire contre X pour tentative de meurtre avait été ouverte et que les investigations allaient donc se poursuivre sur commission rogatoire d’un juge d’instruction qui a été saisi, ce jeudi, ajoutant « qu’ils ne lésineront pas sur les moyens ». Pour le reste, il a souhaité rester « discret » selon ses propres termes, expliquant que sa mission principale « était de faire en sorte que l’enquête se déroule dans de bonnes conditions »… Tout juste sait-on qu’un des véhicules identifiés a été retrouvé dans le quartier de Pontanézen.

Des victimes peu causantes

Le propriétaire a été entendu et laissé en liberté. Il s’agit, selon Jean-Marc Batlo, responsable de l’antenne brestoise de la PJ, « d’un véhicule de quartier », autrement dit utilisé par de multiples individus. Plusieurs ont été entendus. Certains ont même été placés quelques heures en garde à vue mais les auditions n’auraient rien donné de probant… Aux sceptiques, qui pourraient s’étonner qu’on en soit toujours là un mois après les faits alors que les personnes impliquées semblent connues, le procureur indique que « certaines des victimes principales ont déjà eu affaire avec la justice et ne sont donc pas très enclines à collaborer avec la police… ». Quant à la possibilité d’une réplique, le procureur avoue que « c’est une question qu’on se pose mais il ne faut pas qu’il y ait vengeance, la réponse doit être institutionnelle, voire judiciaire ».

 

http://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/delinquance-les-vrais-chiffres-brestois-1893535

Délinquance : les vrais chiffres brestois

Brest – 29 Janvier 2014
  • Une des opérations marquantes de la police en 2013 : l'interpellation de plusieurs trafiquants au petit matin du 9 octobre, dans le quartier de Pontanezen.

    Une des opérations marquantes de la police en 2013 : l’interpellation de plusieurs trafiquants au petit matin du 9 octobre, dans le quartier de Pontanezen. | Archives Ouest-France/Yannick Guérin

 

Olivier PAULY.

L’ensemble des faits constatés par la police a augmenté de 0,5 %. La délinquance nocturne en centre-ville représente un quart du total.

 

11 735

C’est le nombre total de crimes et délits enregistrés par le commissariat de police de Brest en 2013 (+ 05 % par rapport à 2012 ; + 12 % par rapport à 2009). Cela concerne le nombre de plaintes déposées et les infractions révélées par les enquêtes de police. Plusieurs limites à ce total : « Si certaines victimes ne déposent pas plainte, les faits qu’elles ont subis n’entrent pas dans les statistiques, prévient le commissaire central Daniel Ansellem. Et plus nos services travaillent, plus les stats gonflent. » Imparable. Autre limite : environ un millier de plaintes concernent des faits qui se sont produits en dehors de la zone police. Un phénomène que les policiers ont notamment remarqué après des festivals d’été.

La part des mineurs

Elle est stable : environ un délit sur cinq est commis par un mineur. Les faits qui leur sont reprochés ? Majoritairement des vols à l’étalage et des violences volontaires. Viennent ensuite les dégradations, la consommation de stupéfiants et les violences sur d’autres mineurs. Les partenariats signés avec les établissements scolaires ont permis d’obtenir des premiers résultats.

Braquages et cambriolages

Idée reçue numéro un : non, les braquages, ou vols à main armée, n’explosent pas. Il y en avait eu onze en 2012, douze en 2013. « Cela fait un nombre très faible par rapport à la population concernée », note Daniel Ansellem. Petite subtilité, les vols sous la menace d’une arme blanche n’entrent pas dans cette catégorie. « Ceux-ci sont passés d’un à six », complète le commissaire. Par ailleurs, le nombre de cambriolages baisse de 5 %. Il s’en commet néanmoins près de deux par jour !

Les stups

Grosse année pour les enquêteurs. En 2013, ils ont démantelé 21 trafics, contre 18 en 2012. En revanche, cela représente 62 interpellations, contre 76 l’année précédente. Opération particulière : le 9 octobre, à Pontanézen, les policiers de Brest et le GIPN mettent la main sur plusieurs trafiquants. Nouveauté inquiétante cependant : des saisies d’armes à feu chez les trafiquants.

Les violences

Les coups et blessures, comme on dit, sont un vrai fléau brestois. Il s’en commet 15 pour 1 000 habitants. Alors que dans les zones de taille comparable, la moyenne nationale tombe à 10,7 pour 1 000. Ces violences se produisent essentiellement de nuit, dans le centre piétonnier et le haut de la rue Jean-Jaurès. En revanche, les vols avec violences sont moins fréquents à Brest qu’ailleurs. Et les violences urbaines (incendie de voitures, de poubelles, jets de projectiles sur les policiers, les pompiers ou les services de transport) sont en baisse sensible.

Par quartier

Selon le découpage de la police, c’est dans le centre-ville que se produisent la majorité des crimes et délits. Presque 50 % du total. À Bellevue, malgré les incidents aux Bahamas, les statistiques sont en baisse : 1 248 contre 1 290. À Lambézellec, qui inclut Pontanézen, la tendance est la même, comme à Recouvrance. « Nos trois zones urbaines sensibles, les Bahamas, Kerourien et Pontanézen ne représentent que 3,5 % de la délinquance nocturne », ajoute Daniel Ansellem. Et, précision importante, n’importe quelle plainte peut être déposée dans l’un des quatre bureaux de quartier : Saint-Martin, Rive droite, Lambézellec et Bellevue. Ils sont ouverts du lundi au samedi, de 9 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h 30.

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/brest/brest-l-insecurite-denoncee-par-les-habitants-770787.html

Brest : l’insécurité dénoncée par les habitants

 

L’insécurité gagnerait-elle Brest ? Hier le 14 juillet, une bagarre a entraîné la mort d’un homme. Début juillet, une adolescente de 16 ans se faisait violemment agresser devant son petit frère, une situation dénoncée et relayée sur les réseaux sociaux.

  • Par Emilie Colin
  • Publié le 15/07/2015 | 19:01, mis à jour le 22/07/2015 | 12:25

C'est dans la rue Jean Jaurès à Brest qu'a eu lieu une altercation le 14 juillet 2015, entraînant la mort d'un homme de 40 ans. © Google Street© Google Street C’est dans la rue Jean Jaurès à Brest qu’a eu lieu une altercation le 14 juillet 2015, entraînant la mort d’un homme de 40 ans.

Les habitants de Brest dénoncent l’insécurité que connaît leur ville. Et les situations de violence s’enchaînent depuis le début de l’été. Le 14 juillet au petit matin, c’est dans la rue Jean Jaurès qu’a lieu une altercation, sur fond d’alcool. Une homme âgé d’une quarantaine reçoit plusieurs coups de couteau. Transporté à l’hôpital, il ne survit pas à ses blessures. L’agresseur présumé âgé de 19 ans a depuis été placé en garde à vue. Suite à cet événement tragique, les Brestois, eux ont lancé une pétition en ligne (déjà plus de 5000 signataires) pour réclamer davantage de sécurité, car disent-ils « Brest est une belle ville où il fait bon vivre. Hélas, notre tranquillité est gâchée par des individus qui nous agressent. » 

Une jeune fille de 16 ans agressée début juillet

Début Juillet, c’est Amandine 16 ans qui fait les frais d’une agression. Alors qu’elle rentre chez elle avec son petit frère de 3 ans vers 18h30, elle est violemment prise à parti par deux jeunes hommes en scooter. Après une joute verbale viennent les coups. Les parents de l’adolescente ont partagé leur inquiétude sur les réseaux sociaux et ont décidé de témoigner. Face à cette violence et du côté des forces de l’ordre, le constat est amer.

Terrorisme : le

Agression Amandine à Brest juillet 2015

C. Collinet, G. Queffelec, G. Hamon / avec Olivia, mère d’Amandine – Gildas, beau-père d’Amandine – Stéphane Andry, secrétaire départemental syndicat Alliance

Alors que certains pointent du doigt une délinquance en hausse, le procureur de la République Eric Mathais relativise. Il a donné quelques chiffres sur les faits de violence enregistrés dans l’agglomération brestoise : en 2012 : 1310, 2013 : 1361, 2014 : 848 (-38%), 2015 (1er semestre) : 596.

 dans Corruption

Juillet 2015 : réaction d’Eric Mathais procureur de Brest

 
Sur les réseaux sociaux, la mobilisation continue, une « Marche blanche contre la violence à Brest » a été annoncée. Elle devrait avoir lieu le samedi 25 juillet, à 14h30, place de la Liberté.

Attaques du tramway de Brest, et autres faits similaires

Le tramway de Brest n’est en service que depuis le 23 juin 2012.

Avant l’attaque du week-end dernier, la plus violente, il avait essuyé des jets de projectiles au mois de juin 2013 :

 

http://www.ouest-france.fr/tram-et-police-caillasses-pontanezen-825328

Tram et police caillassés à Pontanezen

Brest – 14 Juin 2013
  • Le quartier de Pontanezen n'a plus été desservi en bus ou tram hier  après-midi jusqu'en fin de service.

    Le quartier de Pontanezen n’a plus été desservi en bus ou tram hier après-midi jusqu’en fin de service. | 

Yannick GUÉRIN.

Des jets de projectiles contre le tramway, hier après-midi, ont entraîné l’arrêt des transports dans le quartier.

 

Hier, à compter de 16 h 30, plus aucun moyen de transport public n’a desservi les arrêts Europe et Pontanezen jusqu’à la fin du service en soirée. Keolis, l’exploitant du réseau de transports urbains de Brest, a pris cette décision, car la sécurité des passagers et des conducteurs était mise en péril par des jets de projectiles.

Le premier incident a eu lieu vers 15 h. En l’espace de dix minutes, des pierres ont visé deux rames qui traversaient Pontanézen, au niveau de la rue Cézanne. Chaque rame a eu une vitre latérale brisée, sans blesser personne. Le trafic a été interrompu durant 10 minutes, le temps que la police, arrivée en force, sécurise les lieux. Deux véhicules de police ont reçu des pierres.

Projectiles en libre-service

Mais, vers 16 h 30, dès que la police a entamé un mouvement de retrait progressif, une troisième rame a été la cible de jets de pierres. Deux vitres ont volé en éclats. D’où l’arrêt définitif du trafic jusqu’en fin de soirée dans tout le quartier de l’Europe.

Keolis a mis en place des bus de substitution entre l’arrêt de Menez-Paul (centre commercial du Phare de l’Europe) et les terminus Porte de Guipavas et Porte de Gouesnou.

Déjà, la veille, vers 17 h, un incident similaire avait eu lieu. Tout d’abord, une voiture de police se rendant dans le quartier pour un différend familial, a reçu une pierre qui a brisé une vitre. Et dix minutes après, une rame du tramway était la cible d’un jet de pierre.

Au total, quatre rames ont été vandalisées par ces jets de projectiles qui ont brisé cinq grandes baies valant plusieurs milliers d’euros chacune.

Selon Keolis, c’est la première fois que des incidents aussi sérieux se produisent à Pontanezen. « Ces incidents sont à mettre en relation avec l’arrêt des cours, analyse de son côté le commissaire central Daniel Ansellem. Nous avons aperçu des jeunes de 15-17 ans qui traînent dans ce secteur. » Le jeu stupide qui prive de transport tout le quartier qui a le plus bénéficié de l’effet tramway par le désenclavement, est facilité par un grand chantier en face de la médiathèque où les projectiles sont ainsi en libre-service.

 

Rebelote dix jours plus tard :

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/brest-le-tramway-une-nouvelle-fois-caillasse-24-06-2013-2148385.php

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/le-tram-de-nouveau-caillasse-a-pontanezen-25-06-2013-2148985.php

 

Il faut remonter au premier semestre de l’année 2010 pour retrouver les traces de précédents caillassages de véhicules de transports en commun à Brest :

 

http://marcberthelot.wordpress.com/2010/02/25/encore-un-caillassage-de-bus-a-pontanezen/

http://marcberthelot.files.wordpress.com/2010/02/ltg25022010.pdf

 

http://www.ouest-france.fr/regain-de-violences-urbaines-pontanezen-549903

Regain de violences urbaines à Pontanézen

10 Mars 2010
  • Notre correspondant n'a eu le temps de prendre qu'une photo d'un véhicule incendié dans la rue Corot, avant que sa propre voiture ne soit caillassée.

    Notre correspondant n’a eu le temps de prendre qu’une photo d’un véhicule incendié dans la rue Corot, avant que sa propre voiture ne soit caillassée. | 

 

Yannick GUÉRIN.

Enquête

« J’ai eu très peur ! » Lundi soir, vers 20 h, notre correspondant du quartier de l’Europe, Christian Abolivier, a été la cible des voyous, à Pontanézen. Il allait faire un reportage à Pen-ar-Créac’h. « J’ai l’habitude de passer par la rue Corot, raconte-t-il. J’ai vu une voiture en feu. J’ai fait demi-tour pour faire une photo avec mon téléphone.

« Et brusquement, quatre types ont entouré ma voiture. Ils m’ont demandé ce que je faisais là. J’ai expliqué qui j’étais, j’ai parlé d’Ouest-France. Un m’a dit : « Casse-toi ! » Un autre a dit : « On caillasse ! » J’ai démarré, mais ils ont eu le temps de casser la lunette arrière et le hayon à coups de pierres ! »

Avant cet épisode, ce sont les pompiers qui ont été caillassés. Ils intervenaient avec un fourgon pour combattre un incendie de voiture. Une autre voiture a été incendiée dans la rue Corot.

Des rodéos

Les policiers ont été également pris à partie. Des témoins évoquent une voiture-bélier qui aurait délibérément foncé sur un véhicule de police. D’autres parlent d’un véhicule de police heurté légèrement sur le côté par une Laguna bleue dont le conducteur cherchait à échapper à un contrôle. La voiture a réussi à prendre la fuite. Les occupants de cette Laguna auraient eu le visage masqué.

Peu après, le véhicule de police a reçu des cailloux lancés par des inconnus cachés au pied des immeubles. Auparavant, une pierre a été lancée sur un bus dont une vitre a éclaté sans toutefois blesser quelqu’un.

Pourquoi un tel regain de violences urbaines alors que le quartier était plutôt calme depuis quelques mois ? Aucune arrestation d’un habitant du quartier n’a eu lieu, qui pourrait expliquer cette brusque flambée.

Démolition de la tour des célibataires

Alors, fait isolé ? Ce n’est pas l’analyse de la CFDT de Bibus : « La semaine dernière, en réunion mensuelle, nous avons alerté la direction sur la multiplication des rodéos dans le quartier, explique Patrick Cevaer, délégué syndical. Ils provoquent les bus en fonçant à toute allure dans les rues. »

Adjoint au maire pour le quartier de l’Europe, Hosny Trabelsi n’a pas d’explication, hormis « peut-être le beau temps qui échauffe certains ». Il reconnaît par ailleurs que les difficultés financières de l’Escale, le foyer socioculturel du quartier, ont conduit à « une baisse de l’offre en terme d’animations ».

Dans les hypothèses revient aussi la prochaine démolition de la tour des célibataires. Cette tour abritait au rez-de-chaussée une cafétéria autogérée par les jeunes du quartier. Nombre d’habitants y voyaient plutôt un lieu de tous les trafics. Récemment, la police y avait fait une perquisition et avait découvert, dans un faux plafond, une arme de poing. D’aucuns imaginent que certains jeunes se vengeraient d’être bientôt privés de leur lieu de réunion.

 

http://www.brest.maville.com/actu/actudet_-Bus-caillasses-le-trafic-interrompu-jusqu-a-demain-_loc-1410749_actu.Htm

logo Ouest-France Lundi 14 juin 2010 17:02

Bus caillassés : le trafic interrompu jusqu’à demain ?

photo bus caillassés : le trafic interrompu jusqu'à demain ?
Ce lundi 14 juin après-midi, les bus ne circulent plus dans Brest. Selon nos informations, certains véhicules ont été caillassés ce matin. La direction de Keolis, gérante du réseau, a décidé de suspendre le trafic de ses transports en commun.Sur son site internet, Keolis annonce que 4 bus ont reçu des projectiles ce matin, et 5 vitres ont été brisées. Toujours selon Keolis, des incidents similaires s’étaient produits les 7 et 9 juin derniers.

Les conducteurs de Bibus ont voté : à la majorité, ils ont décidé de ne pas reprendre leur service avant demain matin. Ils estiment que leur sécurité n’est pas assurée. Seules les lignes 22, 24, 25, 27 assurent partiellement leurs services.

++ Plus d’infos sur Bibus.fr

Ouest-France  

 

De tels incidents se sont aussi produits cette année à Nantes, au mois de juin :

 

http://www.presseocean.fr/actualite/nantes-greve-a-la-tan-rencontre-le-1er-juillet-avec-johanna-rolland-20-06-2014-113229

Nantes Grève à la Tan : rencontre le 1er juillet avec Johanna Rolland

0 21.06.2014 06:35
Attaques du tramway de Brest, et autres faits similaires dans Insolent - Insolite tan1-276849

Les bus sont régulièrement la cible de projectiles.

Photo PO Olivier Lanrivain

empty dans Perversité

Le mouvement social se poursuit ce samedi à la Tan. « Nos demandes de rendez-vous auprès de Nantes Métropole et Johanna Rolland (PS) restent lettre morte », pointait hier Louis-Axel Bourgé (CFTC) (PO du 20 juin). Une date a été annoncée aux syndicats hier. Ils rencontreront le maire le 1er juillet. Les chauffeurs de la Tan dénoncent les caillassages des bus, incivilités et agressions… Ce samedi, les bus des lignes C5, 12, 23, 25, 26, 28, 29, 30, 36, 39, 42, 67, 70, 73, 75, 80, 85, 89, 90, 96, 97 ne circuleront pas (accéder au communiqué de la Tan).

Plus d’informations à lire ce samedi 21 juin dans Presse Océan.

Téléchargez la version numérique de Presse Océan.

 

http://www.presseocean.fr/actualite/nantes-caillassage-dun-tram-hier-soir-et-ligne-1-coupee-23-06-2014-113582

Nantes Caillassage d’un tram hier soir et ligne 1 coupée

1 23.06.2014 11:44

Le syndicat CFDT Tan informe les usagers depuis ce matin à la station Croix-Bonneau.
Photo Presse Océan – RC

empty dans Politique

Nouvel épisode de caillassage hier soir. De plus grande ampleur cette fois.

A 0 h 45, un tram de la ligne 1 a été visé entre Croix-Bonneau et Egalité. Neuf baies-vitrées et six fenêtres de portes ont été caillassées.

Dans le tram, peu d’usagers et pas de blessés à déplorer.

En réaction à ce nouvel épisode de violences urbaines, le syndicat CFDT de la Semitan (Société d’économie mixte des transports en commun de l’agglomération nantaise) bloque depuis ce matin la ligne 1 qui effectue donc son terminus à Jamet. Une liaison entre Jamet et François-Mitterrand est assurée en bus relais tram. « La population d’un quartier entier (Ndlr : Bellevue) est pénalisée à cause de quelques individus qui n’ont rien compris au vivre ensemble, regrette Chantal Roullaud pour la CFDT. Mais nous ne pouvons pas tolérer de travailler dans ces conditions. »

Une réunion de crise est prévue au siège de la Semitan, cet après-midi.

Plus d’informations sur le trafic des transports en commun : www.tan.fr et demain dans Presse Océan

 

http://www.presseocean.fr/actualite/nantes-tram-caillasse-le-quartier-bellevue-a-nouveau-desservi-23-06-2014-113616

Nantes Tram caillassé : le quartier Bellevue à nouveau desservi

1 23.06.2014 17:20
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Une partie des dégâts sur la rame visée la nuit dernière.

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Le quartier Bellevue est à nouveau desservi par le tramway. Vers 16h30 ce lundi, les agents de la CFDT Semitan ont levé la déviation mise en place ce matin à la suite du violent caillassage dont a été victime une rame la nuit dernière entre les stations Egalité et Croix-Bonneau, sur la ligne 1.

« Le dispositif policier mis en place pour sécuriser le réseau dans les prochains jours est à la hauteur de nos attentes », indique Chantal Roullaud, déléguée syndicale, au sortir d’une réunion de crise avec la direction de la Semitan et les autorités.

Plus d’informations sur les circonstance à lire demain, dans Presse Océan du mardi 24 juin (à télécharger ici).

 

http://www.presseocean.fr/actualite/nantes-caillassage-le-ras-le-bol-des-agents-de-la-tan-24-06-2014-113721

Nantes Caillassage : le ras-le-bol des agents de la TAN

4 24.06.2014 11:17
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Trafic du tramway interrompu quartier Bellevue hier à l’initiative de la CFDT.

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Une rame a été visée par des tirs nourris dans la nuit de lundi à dimanche. L’agression de trop pour les agents qui ont fait interrompre le trafic du tramway hier quartier Bellevue en signe de protestation. « Le caillassage est devenu le nouveau jeu à la mode, ironise Chantal Roullaud, déléguée CFDT à la TAN, c’est inadmissible ! »

Chronologie d’une semaine de tensions et réactions des acteurs du réseau à lire ce mardi 24 juin dans Presse Océan (à télécharger ici).

La présence policière va être renforcée sur le réseau des bus et tramways à Nantes, comme le confirme ce matin la police nantaise sur son compte Twitter :

#Nantes @reseau_tan Surveillance du réseau : 12 policiers spécialisés (BSTC) épaulés par les CRS. En moyenne, 10 interpellations par mois.

 

http://www.ouest-france.fr/sur-la-ligne-1-du-tram-nuit-electrique-pour-les-agents-2651314

Sur la ligne 1 du tram, nuit électrique pour les agents

Nantes – 24 Juin
  • Résultat d'une nuit bleue sur la ligne 1: un tramway aux vitres explosées.

    Résultat d’une nuit bleue sur la ligne 1: un tramway aux vitres explosées. | 

Textes : Isabelle LABARRE, Jocelyne RAT et Vanessa RIPOCHE.

Lundi, 11 h. À l’arrêt Croix-Bonneau, sur la ligne 1, des agents CFDT de la Tan, revêtus d’un gilet orange, distribuent des tracts aux voyageurs. Les usagers sont prévenus : « Le tram s’arrête à Jamet. » Au-delà de cette limite, un bus prend le relais. La conséquence d’une nuit chaude dans le secteur de Bellevue, en particulier sur la portion du tram Croix-Bonneau – Égalité. Les visages des agents en service la veille, sont marqués.

Le syndicat prône le dialogue

Chantal, la déléguée CFDT, n’a presque pas dormi. Dans sa tête, les images se bousculent encore : neuf vitres de tram explosées, des caillassages en règle… « C’est usant, là on se sent en insécurité… » Pour autant, la CFDT refuse de donner corps à un discours sécuritaire « qui favorise les extrêmismes ». « On stigmatise une population par la faute de la bêtise de quelques individus… » Le syndicat prône le dialogue, parle de responsabilisation. Il espère que le coup de gueule, consistant à bloquer le tram dans la zone des incidents, aura valeur pédagogique.

Lundi 15 h. Laurent, le délégué CGT, n’a pas mieux récupéré d’une nuit au coeur de l’échaufourrée. « Jusqu’à 21 h 30, tout le monde était devant la télé. On était juste un peu attentifs aux résultats du match. En cas de victoire, comme en cas d’échec… » Juste un éventuel débordement festif.

Fin de match et premiers signaux

« Un groupe a tenté de monter à bord du tram avec deux scooters pour aller faire la fête en ville. Le conducteur a parlementé, il a pu repartir sans problème… » Au PC de la Semitan, on ne s’inquiète pas. Une seule équipe de prévention, à bord d’une Kangoo, est de service cette nuit-là sur la ligne, celle de Laurent. « On nous a demandé d’intervenir pour accompagner les trams qui remontaient du centre-ville. On s’est retrouvés bloqués à Bellevue par la foule et une dizaine de véhicules… » Sans autre conséquence qu’un grand bazar.

Passé minuit, changement d’ambiance. « Un conducteur a appelé le PC, pour jets de pierre sur son tram à l’arrêt, près d’Égalité. Quand on est arrivés, il restait encore plus d’une vingtaine de personnes à bord. Des usagers ordinaires, de tous âges, tétanisés… » Une quinzaine de jeunes ont lancé des cailloux ramassés sur le ballast. « Ils visaient un maximum de dégâts, ils auraient pu blesser quelqu’un. Il est où là le but? Qui peut m’expliquer? »

L’équipe de prévention n’est pas au bout de ses peines. « Un tram qui revenait à vide du terminus François-Mitterrand a appelé à son tour… » Alors qu’ils vont à sa rencontre, les agents butent sur un obstacle, à hauteur de la Croix-Bonneau : « Un groupe nous barrait la route. On a dû faire marche arrière à toute vitesse pour éviter l’affrontement… »

Overdose d’adrénaline garantie et au lendemain de ce voyage au bout de la nuit, « l’envie de tout arrêter… »

 

http://www.nantes.maville.com/actu/actudet_-apres-le-caillassage-de-lundi-des-crs-dans-les-trams_8-2575532_actu.Htm

Mardi 24 juin 2014 05:38

Après le caillassage de lundi, des CRS dans les trams

photo dans la nuit de dimanche à lundi, un tram de la ligne 1, entre croix-bonneau et égalité, a été pris pour cible.

Dans la nuit de dimanche à lundi, un tram de la ligne 1, entre Croix-Bonneau et Égalité, a été pris pour cible.

Dans la nuit de dimanche à lundi, des jets de pierres ont détruit les vitres d’un tram sur la ligne 1. En réaction, la circulation a été coupée. Réponse des autorités : dès aujourd’hui, la sécurité est renforcée sur la ligne.

 

Mauvaise surprise, lundi matin, pour des milliers d’usagers qui n’ont pas pu prendre leur tram à l’heure de l’embauche. Quelques heures plus tôt, le dernier tram a été pris pour cible et attaqué par des inconnus armés de pavés, entre les arrêts Égalité et Croix-Bonneau, sur la ligne 1. Des pierres, a priori arrachées du ballast des voies de tram, ont été jetées sur les vitres et les portes de la rame, alors que des passagers se trouvaient à l’intérieur. L’assaut a été très violent : sous le choc, neuf baies vitrées et six portes ont été sérieusement endommagées. « Certaines ont été feuillettées, d’autres carrément trouées », signale-t-on à la Semitan. Une dizaine de pierres ont été retrouvées par la police à l’intérieur de la rame. « Il n’y a pas eu de blessés, mais le conducteur et les usagers sont très choqués », rapporte une déléguée syndicale. Hors d’usage, la rame a été ramenée au dépôt dans la nuit.

Des bus-relais affrétés et un message d’alerte aux arrêts

Dès la prise de service, lundi matin, le syndicat CFDT a aussitôt réagi en bloquant la circulation au départ de l’arrêt Croix-Bonneau. « Les trams circuleront à nouveau sur le secteur lorsque toutes les conditions de sécurité, pour les personnels de la Semitan et pour les voyageurs, seront de nouveau réunies », pouvait-on lire sur les tracts distribués dans le quartier Chantenay-Bellevue par les militants syndicaux.

Des bus-relais ont été affrétés dans les deux sens de circulation pour relier Croix-Bonneau au terminus François-Mitterrand. Mais sur les quais, de nombreux Nantais attendaient, dans le flou.

Un message d’alerte s’affichait aux arrêts, ce qui n’a pas empêché une certaine confusion de régner jusqu’en milieu de matinée. « Je vais être en retard au travail. Je viens juste d’apprendre que les trams étaient coupés », déplorait une habitante, en transmettant aux autres voyageurs la marche à suivre pour rejoindre leurs destinations. Le trafic a finalement repris peu après 16 h.

« Les esprits commençaient à s’échauffer »

Pour cette mère de famille, la nuit avait déjà mal commencé. Avant le caillassage du bus, d’autres nuisances ont agité le quartier. « Mon fils, qui passe le bac, n’a pas pu dormir. Il y a eu des coups de klaxons toute la nuit comme à un mariage. Ça criait, ils roulaient très vite. Des motos, des quads… » Dès le début de la soirée, une centaine de personnes assistaient à la retransmission du match Algérie-Corée du Sud sur un écran télé installé devant la pizzeria, place Mendès-France. « Au coup d’envoi du match, les esprits commençaient à s’échauffer », raconte un habitant du boulevard Winston-Churchill. « À la deuxième mi-temps, des quads, des motos, des scooters se sont livrés à des rodéos sur le boulevard. Ils étaient sans casques, ils faisaient des roues arrières, ils roulaient sur les rails du tramway. Je n’ai pas pu m’endormir avant 2 h du matin. Hier soir, le quartier était une zone de non-droit. » Dans le même secteur, samedi soir, les vitres de l’arrêt de tram Lauriers ont été étoilées, voire brisées.

À ces habitants excédés, la police répond qu’un dispositif de vigilance était en place dimanche soir à Bellevue, « comme pour tout événement d’importance susceptible d’avoir des retombées sur l’ordre public », explique le commissaire Maxence Creuzat. Une heure avant le caillassage du tram, un véhicule de police a d’ailleurs été touché par des projectiles rue du Bois-Hercé. « La difficulté, c’est qu’on a affaire à des individus mobiles qui utilisent les transports en commun et connaissent parfaitement la topographie du quartier. Le temps que le PC Tan contacte la police et qu’une patrouille arrive sur les lieux, ils sont déjà rentrés dans les immeubles », poursuit le commissaire qui, en l’absence d’éléments probants, ne veut pas faire le lien avec l’ambiance surchauffée d’après-match.

« L’été, une période toujours un peu agité »

Les caillassages en série qu’ont connus différents quartiers de Nantes la semaine passée (lire ci-dessous) peuvent-ils faire craindre un été difficile ? Jean-Christophe Bertrand, directeur de la sécurité publique en Loire-Atlantique, relativise. « Cette période est toujours un peu agitée. On connaît cette recrudescence de violence un peu partout en France. Nantes n’est pas plus exposée que les autres grandes villes. »

Sollicités, les élus de la majorité n’ont pas souhaité officiellement s’exprimer sur les faits de la nuit. Ils se disent préoccupés par la situation, mais attendent pour l’évoquer la réunion du 1er juillet à laquelle participeront notamment les syndicats et la maire de Nantes.

Ouest-France  

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