Grenoble : Bernard Ripert condamné à une interdiction d’exercer va en cassation

« C’est une radiation ! » dit-il, qualifiant cette décision d’« ignominie totale ».

Agé de 66 ans, il a été condamné par la Cour d’Appel de Grenoble à trois ans d’interdiction d’exercer, dont un avec sursis. En attendant une éventuelle cassation de cet arrêt, il ne peut plus exercer.

Son avocat évoque « une forme de condamnation à mort professionnelle » et dit ne pas comprendre « qu’on laisse aux magistrats le droit d’élimination professionnelle d’un avocat. »

De mon côté, je ne peux comprendre qu’on leur laisse un vrai droit d’élimination professionnelle pour toutes sortes de professionnels dont ils ne connaissent absolument rien aux métiers et ne peuvent en aucun cas juger des compétences.

C’est en effet un droit qu’ils s’arrogent à l’égard de très nombreux professionnels, salariés du privé, artisans ou autres, dans tous les cas où ils sont appelés à trancher des litiges ayant trait aux activités professionnelles de ces personnes, ou susceptibles de conséquences pour ces activités, lorsqu’ils prennent des décisions contraires à la loi, ce qui est tout de même assez fréquent.

En ce qui me concerne, victime depuis le début des années 1990 de harcèlement moral dans le travail et de très nombreuses autres infractions pénales de mes harceleurs visant toujours à obtenir ma mort réelle par divers moyens comme le suicide ou l’assassinat, et bien entendu, mon interdiction définitive d’exercer toute activité professionnelle, je n’ai jamais rencontré qu’un seul juge d’instruction qui m’ait tenu à ce sujet un langage sensé : ayant relevé que j’avais très bien compris le droit et pouvais jusqu’à un certain point me débrouiller seule bien mieux qu’avec l’aide d’un professionnel acheté par mes adversaires, il m’avait dit être persuadé que j’étais effectivement très compétente dans mon métier, comme en attestaient par ailleurs divers éléments de preuve que d’autres magistrats s’étaient toujours refusés à considérer, préférant ne retenir que les affabulations délirantes de mes harceleurs.

Voilà. Un seul en plus de vingt ans. Bien évidemment, il n’était pas brestois et n’a pas pu instruire comme il l’avait prévu, les criminels auxquels j’avais affaire n’étant jamais restés les deux pieds dans le même sabot en attendant que ça se passe.

 

http://www.ledauphine.com/isere-sud/2016/06/23/bernard-ripert-condamne-a-deux-ans-d-interdiction-d-exercer-par-la-cour-d-appel

Bernard Ripert condamné à deux ans d’interdiction d’exercer par la cour d’appel

 

Bernard Ripert. Archives Le DL
Bernard Ripert. Archives Le DL

 

Selon nos informations, la cour d’appel de Grenoble vient de rendre son arrêt concernant Bernard Ripert. La juridiction avait été saisie par le parquet général de Grenoble qui avait fait appel d’une relaxe prononcée par le conseil régional de discipline. Les 2 et 9 juin, Bernard Ripert et ses avocats s’étaient donc défendus pendant près de 26 heures d’audience des faits qui lui étaient reprochés. En l’occurrence, il avait à l’origine été poursuivi sur demande de son bâtonnier pour avoir tenté de défendre deux de ses clients alors qu’il était sous le coup d’une précédent interdiction d’exercer en utilisant un article peu utilisé du code de procédure pénale. Il lui était aussi reproché d’avoir écrit à un directeur de maison d’arrêt dans des termes ne relevant de la courtoisie à laquelle les avocats sont soumis. De même, il lui était aussi reproché d’avoir tenu des propos peu amènes à destination d’un président de cour d’assises en mars 2014, ainsi qu’à un de ses confrères lors du même procès.

Selon l’arrêt de la cour d’appel, Bernard Ripert a été relaxé de ce dernier fait et reconnu coupable des autres. La cour l’a condamné à trois années d’interdiction d’exercer dont une assortie du sursis.

Me Gallo, un de ses avocats est « abattu, démoralisé que des juges d’un tel niveau puissent à ce point-là être indifférent aux exigences légales. Abattu sur le plan humain aussi parce que condamner un homme de 65 ans à ne plus travailler pendant deux ans, c’est une forme de condamnation à mort professionnelle. Surtout quand on sait qu’il a déjà été condamné à un an plus quatre mois. Si c’était un film, on titrerait « un avocat à abattre ». Cet arrêt sera sans doute cassé par la cour de cassation, mais dans le délai, il est exclu. C’est un carton rouge pour lui. Pas un jaune. Devant les confrères, devant l’opinion publique, les juges ont dit « on ne veut plus de vous dans la profession ». Le pire c’est que ce sont les magistrats, ceux contre lesquels nous nous battons, qui éliminent l’avocat. On passe d’une relaxe à une condamnation de trois ans dont deux ferme. Je ne comprends pas qu’on laisse aux magistrats le droit d’élimination professionnelle d’un avocat.»

Par F.M. | Publié le 23/06/2016 à 14:16 |Mis à jour il y a environ 1 heures Vu 321 fois

 

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/isere/grenoble/c-est-une-radiation-lance-l-avocat-bernard-ripert-apres-sa-condamnation-3-ans-d-interdiction-d-exercer-1032081.html

« C’est une radiation! », lance l’avocat Bernard Ripert après sa condamnation à 3 ans d’interdiction d’exercer

 

Me Bernard Ripert, jugé en appel pour des manquements disciplinaires, a été condamné à 3 ans d’interdiction d’exercer, dont un an avec sursis, ce jeudi 23 juin, par la cour d’appel de Grenoble. « C’est une radiation! », a commenté l’avocat aujourd’hui âgé de 66 ans.

  • Par Franck Grassaud
  • Publié le 23 juin 2016 à 15:12, mis à jour le 23 juin 2016 à 15:30
© France 3 Alpes Me Ripert

 

« La cour d’appel a statué hors la loi. C’est en dehors de toute jurisprudence que cette décision a été prise pour m’enpêcher de défendre un certain nombre de clients, pour qu’ils soient condamnés. Je vais aller en cassation et il est certain que leur décision va être cassée car l’appel du procureur était illégal », c’est ainsi que Bernard Ripert a commenté la décision de la cour d’appel qui le prive de défense durant 2 ans. »C’est une ignominie totale », a encore lancé l’avocat joint par France 3 Alpes.

Lors de l’audience, les défenseurs de Me Ripert avaient pointé 3 erreurs dans l’appel du procureur général, notamment une date erronée. Paul Michel avait fait appel d’une décision prise le 9 mai, alors que l’affaire Ripert n’avait été traitée que le 11.

Une série de reproches

Si Ripert s’est retrouvé devant cette cour, ce n’était pas à cause du conseil régional de discipline, qui l’a relaxé, mais à cause du parquet général dirigé par Paul Michel. Ce dernier lui reproche de multiples incidents qualifiés de « comportement dilatoire » par la cour, mais aussi d’avoir voulu défendre des clients devant deux cours d’assises alors qu’il était sous le coup d’une suspension provisoire à la suite d’une précédente condamnation.

Egalement en cause, un courrier dans lequel l’avocat demandait à un directeur de prison s’il se croyait « en 1942 avec son surveillant minable ». Mais c’est surtout le troisième grief, intervenu au cours d’un procès d’assises en mars 2015 à Grenoble qui a concentré les débats: « il est préférable de connaître le code avant l’audience que de le découvrir pendant ou après », avait alors lancé Me Ripert au président de la cour.

Le procureur général y a vu un « harcèlement », une « manoeuvre d’intimidation » dont le magistrat « ne se relèvera pas », ayant essayé de se suicider pendant une suspension d’audience.

« Ce qui lui est arrivé n’a rien à voir avec moi », avait rétorqué Me Ripert pendant l’audience, reconnaissant seulement des « interventions intempestives » au cours de l’audience.

 

http://www.20minutes.fr/lyon/1871959-20160623-grenoble-avocat-bernard-rippert-suspendu-pendant-deux-ans

Grenoble: L’avocat Bernard Ripert suspendu pendant deux ans

 

JUSTICE Le parquet général lui reproche d’avoir multiplié les incidents dans et en dehors des salles d’audience…

(FILES) This file photo taken on April 2, 2013 shows French lawyer Bernard Ripert standing at Lyon's criminal courtroom.  French lawyer Bernard Ripert has been placed on May 23, 2016 in a psychiatric unit following a medical exam while he was held in police custody. / AFP PHOTO / JEFF PACHOUD

(FILES) This file photo taken on April 2, 2013 shows French lawyer Bernard Ripert standing at Lyon’s criminal courtroom. French lawyer Bernard Ripert has been placed on May 23, 2016 in a psychiatric unit following a medical exam while he was held in police custody. / AFP PHOTO / JEFF PACHOUD – AFP

C.G.

    • Publié le 23.06.2016 à 16:41
    • Mis à jour le 23.06.2016 à 16:55

 

Le couperet est tombé. L’avocat Bernard Ripert a été condamné jeudi par la cour d’appel de Grenoble à trois années d’interdiction d’exercer dont une avec sursis. Le magistrat était jugé pour des manquements disciplinaires. « C’est une radiation », a-t-il déclaré à l’annonce de ce résultat, précisant qu’il allait se pouvoir en cassation.

« Cela ne changera pas grand-chose à ma situation. Je ne sais pas ce que je vais faire professionnellement mais cette nouvelle sanction injuste et illégale sonne à nouveau le glas de ma carrière », poursuit-il dans un communiqué.

« Condamner un homme de 66 ans à ne plus travailler pendant deux ans, c’est une forme de condamnation à mort professionnelle », s’est ému Ronald Gallo, l’un de ses avocats, interrogé par Le Dauphiné Libéré, parlant d’ « élimination professionnelle ».

De la relaxe à la condamnation

Bernard Ripert avait pourtant été relaxé par le conseil régional de discipline. Mais le parquet général a fait appel, lui reprochant d’avoir multiplié les incidents dans et en dehors des salles d’audience.

En mars 2015, il avait notamment lancé au président de la cour d’assises de l’Isère qu’il était « préférable de connaître le code avant l’audience que de le découvrir pendant ou après ». Le procureur général avait alors vu dans cette déclaration une tentative « d’intimidation ». Le magistrat, critiqué ce jour-là par l’avocat, avait ensuite tenté de mettre fin à ses jours pendant une suspension d’audience.

Coutumier des coups d’éclat, Bernard Ripert, souvent présenté comme l’avocat « historique » d’Action directe, avait été interpellé le mois dernier à son domicile, avant d’être interné de force dans un hôpital psychiatrique. La justice lui reprochait d’avoir adopté « une attitude menaçante » devant un magistrat de la cour d’appel qui avait statué sur un dossier de sanction disciplinaire le concernant.

>> A lire aussi : Grenoble: Vif émoi après l’internement d’office de l’avocat Bernard Ripert

 

http://www.lepoint.fr/societe/l-avocat-bernard-ripert-interdit-d-exercer-pendant-3-ans-23-06-2016-2049167_23.php

L’avocat Bernard Ripert interdit d’exercer pendant 3 ans

AFP

Publié le 23/06/2016 à 16:52 | AFP

L'ancien avocat d'Action Directe (AD) Bernard Ripert, le 2 avril 2013 à Lyon

L’ancien avocat d’Action Directe (AD) Bernard Ripert, le 2 avril 2013 à Lyon

 

Bernard Ripert, ancien avocat de l’organisation armée d’extrême gauche Action Directe, a été condamné jeudi par la cour d’appel de Grenoble à trois ans d’interdiction d’exercer, dont un an avec sursis, dans le cadre de poursuites disciplinaires.

La cour d’appel n’a pas prononcé la radiation de l’avocat, requise par le procureur général Paul Michel, estimant que cette peine était « disproportionnée au regard des faits commis », selon l’arrêt consulté par l’AFP.

« Leur décision correspond pour moi à une radiation », a cependant estimé Me Ripert, qui vient d’avoir 66 ans.

« Une fois de plus, les magistrats de la cour d’appel de Grenoble se sont vautrés dans l’illégalité comme certains animaux le font dans leurs déjections », a poursuivi le pénaliste grenoblois, brièvement interné en psychiatrie fin mai.

Il a évoqué une « décision inique et inadmissible qui sera à coup sûr cassée » par la cour de cassation.

« C’est un tombeau que la cour d’appel vient de dresser », a commenté Me Ronald Gallo, un de ses défenseurs, parlant d’une « condamnation à mort sur le plan professionnel ». « Ils n’ont pas osé le radier mais ils font semblant, c’est hypocrite », a-t-il ajouté.

Le tonitruant avocat à la barbe blanche, soutenu par de nombreux confrères et des manifestants lors de son procès, était poursuivi pour divers manquements.

Dans son arrêt, la cour souligne ainsi « la gravité des propos » tenus par l’avocat devant une cour d’assises en mars 2015, propos qu’elle juge « motivés par la volonté » d’ »entraver le fonctionnement » de la cour en « déstabilisant son président ».

Me Ripert avait lancé au président qu’il était « préférable de connaître le code avant l’audience que de le découvrir pendant ou après ».

Les magistrats pointent aussi la « violence des accusations portées » par Me Ripert dans un courrier adressé à un directeur de maison d’arrêt: l’avocat avait demandé au fonctionnaire s’il se croyait « en 1942 avec son surveillant minable ».

Enfin, la cour d’appel relève la « volonté manifeste » de l’avocat de ne pas respecter les sanctions disciplinaires déjà prononcées (trois sanctions depuis 2009).

Alors qu’il était déjà sous le coup d’une interdiction d’exercer d’un an, Me Ripert avait voulu défendre des clients devant deux cours d’assises. Il avait alors invoqué l’article 275 du Code de procédure pénale qui permet à un accusé de se faire défendre par un ami aux assises.

23/06/2016 16:48:19 -  Grenoble (AFP) -  © 2016 AFP

Bernard Ripert a été cambriolé avant d’être rentré à son domicile mercredi

Je continue à m’intéresser à ce qui sort sur cette affaire et constate que les journaux nationaux qui en parlent sont encore peu nombreux. Ainsi, par exemple, Le Figaro est-il totalement muet.

Pour l’Ouest, seul Ouest-France aborde le sujet depuis hier, et se montre d’ailleurs plus précis que les journaux savoyards ou de l’Isère sur le cambriolage dont l’avocat de Grenoble a été victime dans la soirée de mercredi.

Bernard Ripert dénonce un acte d’intimidation de plus auquel ses confrères brestois peuvent être sensibles, certains d’entre eux s’étant déjà plaints de cambriolages similaires qui selon eux étaient organisés par le Procureur de la République (entendu il y a quelques années, à l’époque de François Nicot qui coule aujourd’hui une paisible retraite à Quimper).

Cela dit, Josette Brenterch et ses amis de la CGT non plus ne se sont jamais gênés pour visiter en leur absence les domiciles de gêneurs qu’ils faisaient interner et massacrer à l’hôpital psychiatrique de Bohars afin de les « neutraliser ».

Mais de tels faits peuvent aussi se produire en dehors de tout contexte « politique » ou de criminalité organisée.

Je connais par exemple le cas d’une femme parfaitement saine d’esprit que son mari avait pour habitude de faire interner dès qu’elle manifestait une quelconque indépendance à son égard, ou commençait à s’exprimer, soit par la parole, soit à travers une activité même des plus banales ou innocentes, comme la peinture. Il la voulait entièrement soumise à son autorité et lui interdisait naturellement de travailler, jusqu’au jour où, ne pouvant plus supporter d’être constamment brimée, étouffée, elle a entamé une procédure de divorce, ce qui a provoqué son n-ième internement à l’hôpital psychiatrique de Bohars à la demande de son mari. Or, durant cette absence de son domicile pour cause d’internement, elle aussi a été victime d’un cambriolage des plus étranges dans la mesure où seules ses affaires personnelles, mais tous ses effets personnels, jusqu’à ses petites culottes, ont disparu de son appartement sans que des matériels ou équipements assez coûteux n’intéressent les cambrioleurs.

Elle avait ensuite eu la surprise de recevoir à l’hôpital une visite de son mari venu la voir pour tenter de la convaincre que ce cambriolage qui l’avait grandement impressionnée était la preuve évidente qu’elle ne pouvait pas vivre sans lui…

Ces cas de malades mentaux du type du pervers narcissique qui font interner de leurs proches ou d’autres personnes saines d’esprit de leur entourage afin de leur imposer leur domination sont légion, les psychiatres ont pour habitude de se plier à tous leurs desiderata sans aucun scrupule.

En l’occurrence, il s’agissait du duo de criminelles Yvonne Quéméner et Brigitte Sintès-Le Goff, avant qu’elles n’aient perdu leurs responsabilités d’antan à l’hôpital.

Maître Ripert a bénéficié d’une mobilisation importante dès l’annonce de son internement et jusqu’à sa libération.

Des journalistes et avocats continuent à commenter ces faits, s’offusquant que des magistrats aient tenté de faire taire l’avocat en ordonnant son internement.

Tous oublient de souligner la responsabilité des psychiatres hospitaliers qui ont procédé à son hospitalisation d’office.

Seuls juges de la nécessité d’une hospitalisation en psychiatrie, c’est à eux, et eux seuls, qu’il appartient de rendre des comptes à ce sujet.

 

http://www.ouest-france.fr/rhone-alpes/grenoble-38000/lavocat-bernard-ripert-interne-doffice-en-psychiatrie-durant-3-jours-4253556

L’avocat Bernard Ripert interné d’office en psychiatrie durant 3 jours

 

Grenoble – Modifié le 26/05/2016 à 15:40 | Publié le 26/05/2016 à 15:39

  • L'avocat Bernard Ripert est sorti du centre de psychiatrie de Savoie.

    L’avocat Bernard Ripert est sorti du centre de psychiatrie de Savoie. | Photo: AFP

Ouest-France avec agences

L’avocat Bernard Ripert est sorti du centre de psychiatrie de Savoie où il avait été interné d’office, ce lundi. Il est poursuivi pour intimidation envers un magistrat.

 

L’avocat « historique » d’Action Directe, Me Bernard Ripert est sorti mercredi soir du centre spécialisé en psychiatrie de Bassens (Savoie) où il avait été interné d’office, ce lundi.

« Je suis allée lui rendre visite et c’est à cette occasion que je l’ai appris. Le séjour qu’il a fait en hôpital psychiatrique a quand même été éprouvant. Je le trouve fatigué mais il est toujours aussi combatif et déterminé », a déclaré sa femme, Rose-Marie Ripert, qui a pu quitter l’hôpital vers 19 h 30 avec son mari avant de rejoindre leur domicile proche de Chambéry.

Des faits « d’intimidation envers un magistrat »

Me Bernard Ripert y avait été interpellé lundi matin et placé en garde à vue à Grenoble pour des faits « d’intimidation envers un magistrat ». Hospitalisé pour un problème d’hypertension durant sa garde à vue, une expertise psychiatrique avait conclu que son état justifiait « une hospitalisation sous contrainte », selon le parquet. Mais, selon Julian Durand, avocat qui assistait Me Ripert en garde à vue, deux avis psychiatriques ont depuis contredit le premier, ce qui a conduit la préfecture de l’Isère à lever la mesure d’internement.

Un internement qui avait d’ailleurs suscité l’émoi des avocats alors que le parquet justifiait sa décision par la « dangerosité » de Me Bernard Ripert, 65 ans. « Le psychiatre estime que son état justifie une hospitalisation sous contrainte », avait ainsi déclaré Jean-Yves Coquillat, procureur de Grenoble, qui avait ensuite levé la garde à vue visant le magistrat.

Coutumier des coups d’éclat et des provocations, Me Bernard Ripert a déjà été condamné à trois reprises à des sanctions disciplinaires. Dans ce cadre, Me Ripert avait été suspendu pendant un an en 2013 pour avoir qualifié une avocate de « roquet » et dit d’un président de cour d’assises qu’il avait « triché » et « menti ». Il doit être jugé le 2 juin par la cour d’appel pour ces manquements déontologiques.

 

http://www.ouest-france.fr/societe/justice/me-ripert-cambriole-son-domicile-durant-son-internement-doffice-4256253

Me Ripert, cambriolé à son domicile durant son internement d’office

 

Justice – Publié le 27/05/2016 à 12:24

  • L'avocat Bernard Ripert a porté plainte et a été entendu jeudi par les enquêteurs, après le cambriolage de son domicile savoyard.

    L’avocat Bernard Ripert a porté plainte et a été entendu jeudi par les enquêteurs, après le cambriolage de son domicile savoyard. | AFP

L’avocat Bernard Ripert dénonce une tentative « d’intimidation » après le cambriolage de son domicile en Savoie, pendant son internement d’office.

 

L’avocat « historique » d’Action Directe, Me Bernard Ripert, dont l’internement d’office en début de semaine avait suscité l’émoi de ses confrères, dénonce « un acte d’intimidation » après que son domicile savoyard a été cambriolé en son absence.

« J’ai été libéré mercredi soir et en arrivant chez moi vers 21h00, je constate que mon domicile a fait l’objet d’un faux cambriolage. Trois personnes cagoulées ont tout retourné » et auraient dérobé seulement deux albums de timbres et quelques pièces de ses collections, a expliqué l’avocat à l’AFP.

« C’est manifestement un acte d’intimidation dont je ne sais pas d’où il vient. C’est aux gendarmes de l’établir. Et après tout ce qui m’a été fait, je suis victime d’un harcèlement de la part de certains magistrats », a-t-il ajouté.

La voisine met en fuite les cambrioleurs

L’avocat a porté plainte et a été entendu jeudi par les enquêteurs. Selon la gendarmerie, c’est une voisine qui a mis en fuite les cambrioleurs, trois jeunes personnes vêtues de noir, en criant à la vue de l’un d’eux à l’extérieur de la maison.

Me Bernard Ripert avait été interpellé à son domicile lundi matin pour des faits d’« intimidation envers un magistrat ». Hospitalisé pour un problème d’hypertension durant sa garde à vue, une expertise psychiatrique avait conclu que son état justifiait « une hospitalisation sous contrainte », selon le parquet. Il était ressorti de l’hôpital de Bassens (Savoie) après des contre-expertises.

Indignation du syndicat des avocats

La mesure prise à son encontre par la préfecture a été condamnée par le Syndicat des avocats de France, l’Association des avocats pénalistes et de nombreux avocats grenoblois.

Coutumier des coups d’éclat, Me Ripert a été condamné à trois reprises à des sanctions disciplinaires. Il avait été suspendu pendant un an en 2013 pour avoir qualifié une avocate de « roquet » et dit d’un président de cour d’assises qu’il avait « triché » et « menti ». Suspendu provisoirement dans le cadre de nouvelles poursuites disciplinaires, il doit être jugé le 2 juin par la cour d’appel de Grenoble.

 

http://information.tv5monde.com/en-continu/me-ripert-cambriole-durant-son-internement-d-office-denonce-un-acte-d-intimidation-109812

Me Ripert, cambriolé durant son internement d’office, dénonce « un acte d’intimidation »

 

L'avocat Bernard Ripert aux assises de Lyon le 2 avril 2013
L’avocat Bernard Ripert aux assises de Lyon le 2 avril 2013
afp.com – JEFF PACHOUD
27 mai 2016
Mise à jour 27.05.2016 à 11:30

AFP

© 2016 AFP

 

L’avocat « historique » d’Action Directe, Me Bernard Ripert, dont l’internement d’office en début de semaine avait suscité l’émoi de ses confrères, dénonce « un acte d’intimidation » après que son domicile savoyard a été cambriolé en son absence.

« J’ai été libéré mercredi soir et en arrivant chez moi vers 21H00, je constate que mon domicile a fait l’objet d’un faux cambriolage. Trois personnes cagoulées ont tout retourné » et auraient dérobé seulement deux albums de timbres et quelques pièces de ses collections, a expliqué l’avocat à l’AFP.

« C’est manifestement un acte d’intimidation dont je ne sais pas d’où il vient. C’est aux gendarmes de l’établir. Et après tout ce qui m’a été fait, je suis victime d’un harcèlement de la part de certains magistrats », a-t-il ajouté.

L’avocat a porté plainte et a été entendu jeudi par les enquêteurs. Selon la gendarmerie, c’est une voisine qui a mis en fuite les cambrioleurs, trois jeunes personnes vêtues de noir, en criant à la vue de l’un d’eux à l’extérieur de la maison.

Me Bernard Ripert avait été interpellé à son domicile lundi matin pour des faits d’ »intimidation envers un magistrat ». Hospitalisé pour un problème d’hypertension durant sa garde à vue, une expertise psychiatrique avait conclu que son état justifiait « une hospitalisation sous contrainte », selon le parquet. Il était ressorti de l’hôpital de Bassens (Savoie) après des contre-expertises.

La mesure prise à son encontre par la préfecture a été condamnée par le Syndicat des avocats de France, l’Association des avocats pénalistes et de nombreux avocats grenoblois.

Coutumier des coups d’éclat, Me Ripert a été condamné à trois reprises à des sanctions disciplinaires. Il avait été suspendu pendant un an en 2013 pour avoir qualifié une avocate de « roquet » et dit d’un président de cour d’assises qu’il avait « triché » et « menti ». Suspendu provisoirement dans le cadre de nouvelles poursuites disciplinaires, il doit être jugé le 2 juin par la cour d’appel de Grenoble.

© 2016 AFP
Mise à jour 27.05.2016 à 11:30

 

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/isere/grenoble/le-domicile-de-l-avocat-me-ripert-cambriole-detrier-savoie-1006681.html

Le domicile de l’avocat Me Ripert cambriolé à Détrier (Savoie)

 

Il venait tout juste de rentrer chez lui, à Détrier (Savoie), après son internement psychiatrique, quand Me Bernard Ripert a constaté qu’il avait été cambriolé. Il dénonce un nouvel « acte d’intimidation ».

  • Par Renaud Gardette
  • Publié le 26 mai 2016 à 11:02, mis à jour le 26 mai 2016 à 11:53

Me Ripert © France 3 Alpes

© France 3 Alpes Me Ripert

Bernard Ripert est rentré chez chez lui, ce mercredi 25 mai en fin de journée, après une hospitalisation forcée en psychiatrie qui aura duré 3 jours. Sa femme est venue le chercher à Bassens (Savoie). Le couple est ensuite allé dîner à l’extérieur. A leur retour, ils ont retrouvé la porte de leur maison fracturée, mais rien n’avait été volé. « Même pas un billet de 50€ qui était pourtant laissé en évidence », raconte l’avocat.

Les gendarmes se sont rendus sur les lieux dès mercredi soir. L’avocat dénonce « un acte d’intimidation » et a porté plainte.

Me Ripert avait été interpellé lundi matin et placé en garde à vue à Grenoble pour des faits d’ »intimidation envers un magistrat ». Hospitalisé pour un problème d’hypertension durant sa garde à vue, une expertise psychiatrique avait conclu que son état justifiait « une hospitalisation sous contrainte », selon le parquet. C’est le Préfet de l’Isère qui a levé cette mesure.

 

http://www.ledauphine.com/isere-sud/2016/05/26/le-domicile-de-me-ripert-cambriole

SAVOIE/ ISÈRE Le domicile de Me Ripert cambriolé

 

Bernard Ripert. Photo archives Le DL

Bernard Ripert. Photo archives Le DL

 

Me Bernard Ripert est sorti mercredi soir de l’établissement spécialisé savoyard dans lequel il était hospitalisé sous contrainte. Hier soir, l’avocat grenoblois, après avoir diné avec des proches, est donc rentré chez lui, dans le secteur de La Rochette en Savoie.

A son arrivée, il dit avoir découvert que son logement avait été cambriolé. « Un acte d’intimidation », déclare, ce jeudi matin, Me Ripert qui précise que « très peu de choses ont été volées ». « Il est possible que l’on ait fouillé dans mes dossiers », confie-t-il.

Publié le 26/05/2016 à 12:05 Vu 19118 fois

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/isere/grenoble/la-mobilisation-contre-l-internement-de-l-avocat-bernard-ripert-ne-faiblit-pas-1006397.html

La mobilisation contre l’internement de l’avocat Bernard Ripert ne faiblit pas

 

L’affaire prend un retentissement national alors que le syndicat des avocats de France dénonce à son tour les conditions d’internement de l’avocat Bernard Ripert, deux nouvelles mobilisations de soutien ont eu lieu à Grenoble et Chambéry, ce mercredi 25 mai.

  • Par Valérie Chasteland
  • Publié le 25 mai 2016 à 18:46, mis à jour le 26 mai 2016 à 16:24

Mobilisation devant le Palais de Justice de Grenoble pour Me Ripert © France 3 Alpes

© France 3 Alpes Mobilisation devant le Palais de Justice de Grenoble pour Me Ripert

Devant le Palais de Justice de Grenoble, 150 à 200 personnes se sont réunies vers 18 heures pour protester contre « le traitement auquel Bernard Ripert est soumis ». Une manifestation a également eu lieu devant le tribunal de Chambéry.

En parallèle, les soutiens au défenseur grenoblois ont créé une page Facebook.

Images de Cédric Picaud

Bernard Ripert a été cambriolé avant d'être rentré à son domicile mercredi dans Action Directe NI_722157_1464195553_1464195566_550
Images du rassemblement pour Me Ripert à Grenoble

 

L’avocat a été interné en psychiatrie, à Bassens (Savoie), après une interpellation lundi dernier car il ne s’était pas présenté au commissariat de Grenoble alors que Bernard Ripert était poursuivi pour avoir pris à partie un magistrat. Atteint d’hypertension au cours de sa présentation aux policiers, il avait été examiné à l’hôpital de Grenoble par un expert psychiatre qui a décidé de son internement. Son avocat a depuis déposé un recours.

Le syndicat des avocats de France dénonce « une instrumentalisation ». Le syndicat estime que le défenseur a été interné « par ceux-là mêmes qu’il dérange », pointant « les conditions de plus en plus inacceptables dans lesquelles la défense doit s’exercer » de façon générale. Exigeant un « traitement impartial des faits reprochés à Me Ripert », le syndicat réclame « une réforme radicale de la procédure disciplinaire et des conditions dans lesquelles des poursuites peuvent être engagées à l’encontre d’un avocat ».

Lundi, le conseil de l’ordre avait adopté une motion déplorant « les moyens judiciaires exceptionnels et disproportionnés mis en oeuvre » dans ce dossier.

Interview, le représentant des avocats de Grenoble

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Interview du Bâtonnier de Grenoble sur l’affaire Ripert

 

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/isere/grenoble/levee-d-hospitalisation-en-psychiatrie-pour-l-avocat-bernard-ripert-1006453.html

Levée de la mesure d’hospitalisation en psychiatrie de l’avocat Bernard Ripert

 

La mesure d’hospitalisation d’office à laquelle Bernard Ripert, avocat à Grenoble, était soumis, a été levée, ce mercredi 25 mai, par le Préfet de l’Isère. Il a pu regagner son domicile de Détrier, en Savoie.

  • FG
  • Publié le 25 mai 2016 à 22:24, mis à jour le 26 mai 2016 à 11:04

Me Ripert © France 3 Alpes

© France 3 Alpes Me Ripert

Dans un communiqué, le président du Conseil National des Barreaux dit être satisfait de la levée de la mesure. Pascal Eydoux affirme qu’il se montrera à l’avenir « vigilant face aux pratiques qui consistent à placer en garde à vue, menotter et interner un avocat pour des faits en relation avec l’exercice de la défense ».

Bernard Ripert, 65 ans, avait été interné en psychiatrie, à Bassens (Savoie), après une interpellation lundi dernier due à sa non présentation au commissariat de Grenoble alors qu’il est poursuivi pour avoir pris à partie un magistrat. Atteint d’une crise d’hypertension au cours de sa présentation aux policiers, l’avocat avait été examiné à l’hôpital de Grenoble, jusqu’à ce qu’un expert psychiatre, dépêché à la demande du Parquet, décide finalement de son placement.

Selon l’avocat qui assistait Me Ripert en garde à vue, Julien Durand, deux avis psychiatriques ont depuis contredit le premier, ce qui a conduit la préfecture de l’Isère à lever la mesure d’internement.

Une situation qui a ému la profession. A Grenoble, deux jours de suite des rassemblements ont eu lieu pour le soutenir.

 

http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/colere-apres-l-internement-d-un-avocat-25-05-2016-5826865.php

Colère après l’internement d’un avocat

 

Clément Renard | 25 Mai 2016, 00h00 | MAJ : 25 Mai 2016, 08h57

Grenoble (Isère), hier. Une centaine de robes noires se sont rassemblées devant la maison de l’avocat pour protester contre la mise en hôpital psychiatrique d’un de leurs confrères.

Grenoble (Isère), hier. Une centaine de robes noires se sont rassemblées devant la maison de l’avocat pour protester contre la mise en hôpital psychiatrique d’un de leurs confrères. (France 3 Alpes /Renaud Gardette.)

 

Une centaine d’avocats — sur les 550 que compte le barreau de Grenoble — se sont réunis mardi midi devant la maison de l’avocat de la cité alpine, en soutien à Me Bernard Ripert. L’annonce,…

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http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/fin-d-internement-pour-me-ripert-26-05-2016-5829915.php

Fin d’internement pour Me Ripert, avocat historique d’Action directe

 

Clément Renard | 26 Mai 2016, 00h00 | MAJ : 26 Mai 2016, 10h12

Interpellé chez lui puis hospitalisé sous la contrainte en psychiatrie, Me Ripert avait entamé une grève de la faim.

Interpellé chez lui puis hospitalisé sous la contrainte en psychiatrie, Me Ripert avait entamé une grève de la faim. (PhotoPQR/ « Le Progrès »/J-P Balfin.)

 

La mesure d’hospitalisation d’office qui frappait l’avocat grenoblois Bernard Ripert depuis lundi soir a été levée mercredi en fin de journée, a-t-on appris du Conseil national des barreaux….

 

http://www.arretsurimages.net/articles/2016-05-26/Pourquoi-l-ex-avocat-d-Action-Directe-a-ete-interne-trois-jours-id8795

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enquête du 26/05/2016 par Justine Brabant

Pourquoi l’ex-avocat d’Action Directe a été interné trois jours

 

Bernard Ripert, orfèvre du code de procédure. Mais pas des codes feutrés des prétoires…

 

Un avocat « psychiatrisé », comme en URSS ? L’internement psychiatrique d’office durant trois jours de l’avocat Bernard Ripert, célèbre pour avoir défendu le groupe armé d’extrême-gauche Action directe dans les années 80 ou le braqueur Antonio Ferrara, a surpris et ému ses confrères grenoblois. Si les médias traitant du sujet se sont surtout focalisés sur le caractère (« rugueux » et provocateur) de ce défenseur « de rupture », peu se sont attardés sur ce qui pourrait être une autre explication : les relations particulièrement tendues, à Grenoble, entre avocats et magistrats.

« Je réfléchis depuis plusieurs heures. J’avais envie de vous dire que j’étais avocat au barreau de Grenoble et peut-être de vous parler de ce qui se passe chez nous. De vous dire que je n’aime pas beaucoup Ripert et que je sais sa violence, que je ne partage pas sa façon de travailler et de s’exprimer. De vous dire que quand même il se passe des choses préoccupantes chez nous et en dehors même de son cas. De vous expliquer qu’au-delà des procédures, nous sommes tous dans une émotion qui confine à l’hystérie. Que personne ici n’arrive à réfléchir sereinement lorsqu’il s’agit de Ripert. Que moi même je le trouve tellement odieux que j’ai mis très longtemps à entendre son propos. Mais que j’ai eu connaissance (par moi-même) de certains aspects du dossier et que j’ai commencé à douter. (…) Que je me demande ce qu’il se passera pour nous, petits avocats (je le dis sans honte) lorsqu’il sera abattu. Que j’ai un peu mal au bide du coup. »

L’avocate grenobloise a twitté quelques heures après avoir appris l’arrestation, le placement en garde à vue et l’internement de son confrère Bernard Ripert. Sous pseudonyme. Aux journalistes qui l’interrogeaient, elle a expliqué qu’elle n’avait « pas la qualité pour en dire davantage« . Quelques heures plus tard encore, elle a limité l’accès au compte Twitter sur lequel elle avait posté ce témoignage.

Ainsi vont les commentaires sur « l’affaire Ripert », qui a connu un épilogue (provisoire ?) le 25 mai avec sa libération sur décision du préfet :…

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http://www.franceinter.fr/emission-dans-le-pretoire-bernard-ripert-lavocat-interne-doffice

Le 5/7 Dans le prétoire

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par Jean-Philippe Deniau
le vendredi à partir de 6h23

visuel Dans le prétoire

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l’émission du vendredi 27 mai 2016

Bernard Ripert, l’avocat interné d’office

Un avocat interné d’office !

 

La procédure est suffisamment rare pour que « Dans le prétoire » s’y intéresse ce matin. D’autant que l’avocat en question s’appelle Bernard Ripert, du barreau de Grenoble, avocat renommé pour exercer souvent la défense de rupture devant les tribunaux…

 

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Bernard Ripert en 2012 au tribunal de Grenoble. © Maxppp – C. A. © © Maxppp – C. A. – 2016

Oui, et dire que Bernard Ripert a été hospitalisé d’office pour avoir porté un mauvais regard sur un magistrat de la cour d’appel de Grenoble serait certainement un raccourci. N’empêche. C’est ce mauvais regard qui a déclenché une convocation de l’avocat dans le cadre d’une procédure « d’intimidation d’un magistrat en vue d’influencer son comportement », délit passible de 3 ans de prison. Bernard Ripert ne se rend pas à la convocation et du coup, lundi matin, la police vient le cueillir à son domicile, et le place en garde à vue. Des propos véhéments sont échangés, des menaces aussi peut-être. En tout cas, une expertise psychiatrique validée par le Préfet de l’Isère, conclut à l’hospitalisation d’office sous contrainte. 2 jours plus tard, mercredi, il sera libéré.

Bernard Ripert est-il fou  ?

Non, même si dans le langage courant, tous les chroniqueurs judiciaires se sont dits sur le ton de la blague qu’il était fou, au sens où il ose tout. C’est un avocat libre, un avocat politique, un avocat de rupture, mais c’est aussi un avocat qui connait parfaitement la procédure et les hommes et les femmes qu’il défend, qu’il s’agisse des anciens membres d’Action Directe ou des petits délinquants de la région grenobloise. Ses invectives lui avaient déjà valu des problèmes, il avait été suspendu il y a 3 ans pour avoir traité une consœur de roquet et un magistrat de menteur. Et là encore, il était poursuivi disciplinairement pour des injures et des comportements déplacés.

Les magistrats de Grenoble ont-ils voulu faire taire Maitre Ripert ?

C’est en tout cas ce que dit son comité de soutien, parce que ça fait longtemps que les relations sont empoisonnées à Grenoble avec ce bruyant avocat. Bruyant, mais pas fou, loin de là, explique Maître Karine Bourdié, au nom de l’association des avocats pénalistes.

Bernard Ripert est donc rentré chez lui ?

Oui, il a retrouvé son éternelle machine à écrire et ses cahiers sur lesquels il prend toutes ses notes, et il a retrouvé son envie d’en découdre avec ceux qui ont voulu le faire passer pour fou, comme il en témoigne au téléphone de Véronique Pueyo.

Interné pour un mauvais regard ? L’enquête le déterminera. En attendant, Bernard Ripert a gagné la mobilisation de nombreux confrères qui se rendront à Grenoble jeudi prochain pour le soutenir à une audience qui déterminera s’il doit être ou non radié du barreau.

 

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1520378-avocat-arrete-puis-interne-pour-avoir-devisage-un-magistrat-une-intimidation-inquietante.html

Avocat arrêté puis interné pour avoir dévisagé un magistrat : une intimidation inquiétante

 

Publié le 27-05-2016 à 10h40 – Modifié à 15h12

Avatar de Laure Heinich

Par 
Avocate

LE PLUS. L’avocat d’Action directe Bernard Ripert a été placé en garde à vue puis interné d’office parce qu’il ne s’était pas présenté à une convocation dans le cadre d’une procédure pour « menaces ou actes d’intimidation envers un magistrat ». S’il a depuis été libéré, les méthodes employées à son égard questionnent Laure Heinich, elle aussi avocate.

 

Édité par Anaïs Chabalier

 

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L’avocat Bernard Ripert à Lyon, en 2013 (JEFF PACHOUD / AFP).

Insolent certainement, probablement provoquant, le verbe haut, Bernard Ripert est un avocat. Il aurait « dévisagé » un magistrat, ce qui a conduit à l’ouverture d’une enquête préliminaire à son encontre des faits de « menaces ou actes d’intimidation ».

Ne s’étant pas rendu à la convocation policière, une dizaine de policiers est venue l’interpeller dans sa chambre à son domicile, pour l’en ressortir menotté et le placer en garde à vue, puis – sur ordre du préfet après avis du psychiatre – l’interner en hôpital psychiatrique. Rien de moins.

La parole des citoyens est visée

À l’heure des contestations de rues, des demandes de dialogues sociaux, l’État démontre qu’il ne s’encombre plus de parole contraire, ni même de regards qui ne soient pas baissés ou bienveillants.

Dans la profession, personne n’en est plus surpris, ce qui en dit long. Heureusement, tous en sont encore offusqués, preuve que les pressions constantes n’ont pas encore abouti leur travail de sape.

Les avocats dénoncent tous les jours la disproportion des traitements judiciaires dont sont victimes les justiciables, là à raison de l’État d’urgence, là à raison d’un pedigree particulier. Ici à raison de la qualité d’avocat.

Que cette disproportion dans le traitement judiciaire et ce recours à la force touche aujourd’hui un avocat ne rend pas les choses plus graves. Elle les rend néanmoins plus symboliques car en réduisant un avocat au silence, c’est la parole des citoyens qui est visée.

Conduire les avocats à une défense policée ?

L’équité judiciaire repose sur l’équilibre entre l’accusation d’un côté (le Parquet) qui porte la parole de la société et la défense de l’autre (les avocats), les affaires étant tranchées par les juges du siège. Pour le Parquet, l’objectif n’est plus seulement de viser le justiciable défendu par l’avocat mais d’atteindre l’avocat lui-même, c’est-à-dire le droit de se défendre.

Ce déplacement du rapport de force en dehors des procédures n’est-il pas autrement plus grave que de mal regarder ? Ne s’agit-il pas d’une forme d’intimidation autrement caractérisée que la subjectivité d’un regard ?

Les avocats défendent, donc ils s’offusquent, s’indignent et sont parfois excessifs. On ne défend pas tranquillement. Le message est-il de nous conduire à une défense policée, contenue ?

Faire taire les avocats par la force

Car sous couvert d’un cas individuel, le message d’intimidation est clairement adressé à toute la profession dans un contexte de suspicion grandissante à l’égard des avocats où tout est fait pour que nous ayons peur d’exercer notre métier : secret professionnel bafoué, écoutes téléphoniques et perquisitions de cabinet.

Une proposition de loi vise à ce que les magistrats puissent faire cesser les plaidoiries des avocats lorsqu’ils s’estimeront « suffisamment informés ». Que la loi puisse prévoir de faire taire un avocat est déjà accablant. Peu importe que ce projet de loi ne passe pas, puisqu’on fait taire les avocats par la force.

Bernard Ripert a entamé une grève de la faim

On apprend également que l’acte d’intimidation à l’égard d’un magistrat qui lui est actuellement reproché ne consiste qu’en un regard.

La dernière fois que j’ai vu des magistrats, deux d’entre eux ne me quittaient pas des yeux, ils me fixaient d’un air vraiment mauvais… Que suis-je censée en penser ?

Par ailleurs, l’ami de Josette Brenterch Jean-Marc Rouillan, ancien membre d’Action Directe et désormais militant d’un « parti politique », le NPA, qui s’active pour provoquer des guerres civiles et des révolutions sanglantes, avec pour objectif de nous imposer par la force un régime de type soviétique, a sans aucun doute, encore une fois, perdu une bonne occasion de se taire.

Rappelons donc qu’en attendant le Grand Soir de leurs voeux, les militants de ce « parti » tenant de l’organisation criminelle ne se privent pas de multiplier les exactions en vue de faire psychiatriser à la mode soviétique tous leurs opposants ou cibles, notamment des ingénieurs qui les dérangent et qu’autrefois ils assassinaient à l’aide d’armes à feu, au risque de le payer de lourdes peines de réclusion criminelle.

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/isere/grenoble/l-avocat-bernard-ripert-en-garde-vue-grenoble-1003931.html

L’avocat Bernard Ripert en garde à vue à Grenoble

 

C’est un avocat réputé de Grenoble qui a été interpellé, ce lundi 23 mai au matin, à son domicile, avant d’être conduit à l’Hôtel de Police de Grenoble. La procédure porte sur des menaces et intimidation envers un magistrat.

  • France 3 Alpes avec AFP
  • Publié le 23 mai 2016 à 10:51, mis à jour le 25 mai 2016 à 16:55
© France 3 Alpes© France 3 Alpes

Le 13 mai dernier, Bernard Ripert aurait menacé un magistrat de la cour d’appel de Grenoble, chargé du dossier de sanction le concernant.

Du coup, l’avocat fait l’objet de poursuites pour « menace ou tout acte d’intimidation commis envers un magistrat (…) en vue d’influencer son comportement dans l’exercice de ses fonctions ». Un délit passible de trois ans de prison et 45.000 euros d’amende.

Mais Me Ripert n’a pas honoré sa convocation à l’Hôtel de Police prévue vendredi dernier. C’est ce qui a conduit l’autorité judiciaire à utiliser la force publique pour le contraindre à se présenter.

Il « a été interpellé comme un terroriste, alors que c’est lui qui est terrorisé », a déclaré son épouse Rose-Marie Ripert. « Ça ne s’est pas bien passé. C’est inquiétant cette façon de procéder. Il a été menotté, a-t-elle complété. Ces méthodes démontrent bien la justesse de son combat ».

>>> Lire aussi - Avocat suspendu à Grenoble: bras de fer entre le ministre de la Justice et Me Ripert

Des supensions à répétition

Avocat « historique » de l’organisation armée d’extrême gauche « Action Directe », Me Ripert, 65 ans, était déjà suspendu d’exercice après une décision de la même cour d’appel pour des manquements déontologiques. Il n’entendait pas en rester là. Cette première affaire remonte à plusieurs mois, à la suite d’une remarque du parquet général quant au comportement du défenseur. Le Bâtonnier de Grenoble avait saisi le Conseil de l’Ordre d’une requête en suspension provisoire. Finalement, le Conseil a attendu avant de prendre une décision, l’avocat ayant présenté une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) auprès de la Cour de cassation. Ce délai a permis au pénaliste de plaider dans l’affaire de la rixe d’Échirolles.

Le barreau de Grenoble a ensuite fait appel. Et malgré une demande de renvoi, en raison de l’absence pendant deux mois de Me Ripert, il a été suspendu. Une audience sur le fond de cette affaire doit avoir lieu début juin.

Condamné à trois reprises à des sanctions disciplinaires, Me Ripert avait déjà été suspendu pendant un an en 2013 pour avoir qualifié une avocate de « roquet » et dit d’un président de cour d’assises qu’il avait « triché » et « menti ».

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-avocat-historique-d-action-directe-interne-d-office-en-psychiatrie-23-05-2016-5822677.php

L’avocat historique d’Action directe interné d’office en psychiatrie

 

23 Mai 2016, 19h50 | MAJ : 23 Mai 2016, 19h49

ARCHIVES. Bernard Ripert, avocat «historique» de l'organisation armée d'extrême gauche Action directe (AD) est coutumier des coups d'éclat dans et en dehors des prétoires.
ARCHIVES. Bernard Ripert, avocat «historique» de l’organisation armée d’extrême gauche Action directe (AD) est coutumier des coups d’éclat dans et en dehors des prétoires.
AFP / Jeff Pachoud

 

Bernard Ripert, avocat «historique» de l’organisation armée d’extrême gauche Action directe (AD), a été interné d’office en psychiatrie lundi à la suite d’un examen mené durant sa garde à vue, a-t-on appris auprès du parquet de Grenoble (Isère).

 

C’est après avoir été hospitalisé dans la journée en raison d’une tension élevée qu’un examen psychiatrique a été ordonné.

«Le psychiatre estime que son état justifie une hospitalisation sous contrainte», a déclaré ensuite Jean-Yves Coquillat, procureur de Grenoble, qui a décidé de lever la garde à vue visant l’avocat. Me Ripert doit être transféré en hôpital psychiatrique, où il sera examiné par deux nouveaux médecins.

Poursuivi pour «intimidation envers un magistrat», un délit passible de trois ans de prison et 45.000 euros d’amende, Me Ripert n’avait pas honoré une convocation à l’hôtel de police prévue vendredi. L’autorité judiciaire a donc mandaté la force publique pour l’interpeller à son domicile, en Savoie, lundi matin. Puis l’avocat a été conduit à l’hôtel de police de Grenoble et placé en garde à vue.

Déjà condamné à trois reprises

«Il a été interpellé comme un terroriste alors que c’est lui qui est terrorisé», dénonce Rose-Marie Ripert, l’épouse de cet avocat coutumier des coups d’éclat dans et en dehors des prétoires. «Ça ne s’est pas bien passé. Il a été menotté. Ces méthodes démontrent bien la justesse de son combat», assure-t-elle. «Si la force a dû être employée, c’est parce que Me Ripert ne voulait pas suivre les policiers», justifie le procureur de Grenoble.

Âgé de 65 ans, Bernard Ripert a été suspendu d’exercice pendant quatre mois par la cour d’appel de Grenoble pour «un acte d’intimidation» envers un magistrat de la cour d’appel iséroise qui avait statué sur le dossier de sanction disciplinaire dont il fait l’objet. «Si acte d’intimidation il y a, c’est plutôt de la part de l’institution judiciaire grenobloise», réplique Me Ronald Gallo, qui le défend.

Me Ripert a été relaxé mi-mai par le conseil régional de discipline qui statuait sur des manquements déontologiques présumés. Le procureur général a fait appel de cette décision et la cour d’appel a fixé au 2 juin une audience sur le fond de cette affaire. Condamné à trois reprises à des sanctions disciplinaires, Me Ripert avait déjà été suspendu pendant un an en 2013 pour avoir qualifié une avocate de «roquet» et dit d’un président de cour d’assises qu’il avait «triché» et «menti».

 

http://www.ledauphine.com/savoie/2016/05/25/me-bernard-ripert-on-veut-me-neutraliser

SAVOIE / BASSENS Me Bernard Ripert : « On veut me neutraliser ! »

 

Photo Le DL / Christophe AGOSTINIS
Photo Le DL / Christophe AGOSTINIS

 

« Ils utilisent l’hôpital psychiatrique comme en URSS à l’époque soviétique ! » fulmine Me Bernard Ripert. Joint au téléphone, ce mercredi après-midi, au Centre hospitalier spécialisé de Bassens où il est interné d’office, l’avocat du barreau de Grenoble estime que son hospitalisation est une manœuvre. « On veut me neutraliser ! » explique-t-il, dans la procédure disciplinaire à laquelle il est actuellement soumis. Présenté comme une personne à l’état mental nécessitant un placement d’urgence en structure psychiatrique, dangereux pour lui et pour les autres, selon le parquet de Grenoble, il affirme : « Tout le monde est d’accord pour dire que je ne souffre d’aucun trouble : je ne suis soumis à aucun traitement neurologique, psychiatrique ou psychologique pour m’abrutir depuis mon hospitalisation. Les seuls médicaments que je prends sont ceux de mon traitement habituel du diabète ». Il souhaite une décision de levée de son internement d’office par le préfet de la Savoie (qui doit statuer dans les 72 heures après la première décision d’hospitalisation sous contrainte) qu’il « espère plus soucieux des droits de l’homme et des libertés individuelles que son collègue de l’Isère ».

Plus d’informations dans nos éditions du Dauphiné Libéré du jeudi 26 mai

Par Frédéric CHIOLA | Publié le 25/05/2016 à 17:05 Vu 4927 fois

 

http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/le-syndicat-des-avocats-denonce-les-conditions-d-internement-de-me-ripert_1795686.html

Le syndicat des avocats dénonce les conditions d’internement de Me Ripert

 

Par AFP , publié le 25/05/2016 à 17:07 , mis à jour à 17:07

 

L'avocat Bernard Ripert à Lyon le 2 avril
L’avocat Bernard Ripert à Lyon le 2 avril

afp.com/JEFF PACHOUD

Grenoble – Le syndicat des avocats de France (SAF) a condamné mercredi la garde à vue et l’internement en psychiatrie de Bernard Ripert, avocat « historique » d’Action Directe, dénonçant des « conditions qui laissent craindre une instrumentalisation ».

 

« Le SAF dénonce et condamne le traitement auquel notre confrère Bernard Ripert est soumis par ceux-là mêmes qu’il dérange« , a martelé le syndicat dans un communiqué, pointant « les conditions de plus en plus inacceptables dans lesquelles la défense doit s’exercer » de façon générale.

Exigeant un « traitement impartial des faits reprochés à Me Ripert« , le syndicat réclame « une réforme radicale de la procédure disciplinaire et des conditions dans lesquelles des poursuites peuvent être engagées à l’encontre d’un avocat« .

« Le SAF ne peut accepter qu’un procureur de la République puisse à la fois se comporter en plaignant, en autorité de poursuite et jeter en pâture à la presse l’honneur et la dignité d’un avocat« , a-t-il ajouté.

L’avocat grenoblois Bernard Ripert, 65 ans, a été interné sous contrainte lundi soir en hôpital psychiatrique dans la banlieue de Grenoble après un placement en garde à vue pour « intimidation envers un magistrat« .

Atteint d’hypertension au cours de sa présentation aux policiers, il a été examiné à l’hôpital par un expert psychiatre qui a décidé de son internement.

Mardi, il a été transféré dans un autre établissement, à Bassens (Savoie), qu’il pourrait toutefois quitter très vite après le recours déposé ce mercredi matin par son avocat.

Lundi, le conseil de l’ordre avait adopté une motion déplorant « les moyens judiciaires exceptionnels et disproportionnés mis en oeuvre » dans ce dossier.

Le lendemain, une centaine d’avocats s’étaient rassemblés près du palais de justice de Grenoble en soutien à Bernard Ripert.

 

http://information.tv5monde.com/en-continu/le-syndicat-des-avocats-denonce-les-conditions-d-internement-de-me-ripert-109483

Le syndicat des avocats dénonce les conditions d’internement de Me Ripert

 

L'avocat Bernard Ripert aux assises de Lyon le 2 avril 2013
L’avocat Bernard Ripert aux assises de Lyon le 2 avril 2013
afp.com – JEFF PACHOUD
25 mai 2016
Mise à jour 25.05.2016 à 17:30

AFP

© 2016 AFP

 

Le syndicat des avocats de France (SAF) a condamné mercredi la garde à vue et l’internement en psychiatrie de Bernard Ripert, avocat « historique » d’Action Directe, dénonçant des « conditions qui laissent craindre une instrumentalisation ».

« Le SAF dénonce et condamne le traitement auquel notre confrère Bernard Ripert est soumis par ceux-là mêmes qu’il dérange », a martelé le syndicat dans un communiqué, pointant « les conditions de plus en plus inacceptables dans lesquelles la défense doit s’exercer » de façon générale.

Exigeant un « traitement impartial des faits reprochés à Me Ripert », le syndicat réclame « une réforme radicale de la procédure disciplinaire et des conditions dans lesquelles des poursuites peuvent être engagées à l’encontre d’un avocat ».

« Le SAF ne peut accepter qu’un procureur de la République puisse à la fois se comporter en plaignant, en autorité de poursuite et jeter en pâture à la presse l’honneur et la dignité d’un avocat », a-t-il ajouté.

L’avocat grenoblois Bernard Ripert, 65 ans, a été interné sous contrainte lundi soir en hôpital psychiatrique dans la banlieue de Grenoble après un placement en garde à vue pour « intimidation envers un magistrat ».

Atteint d’hypertension au cours de sa présentation aux policiers, il a été examiné à l’hôpital par un expert psychiatre qui a décidé de son internement.

Mardi, il a été transféré dans un autre établissement, à Bassens (Savoie), qu’il pourrait toutefois quitter très vite après le recours déposé ce mercredi matin par son avocat.

Lundi, le conseil de l’ordre avait adopté une motion déplorant « les moyens judiciaires exceptionnels et disproportionnés mis en œuvre » dans ce dossier.

Le lendemain, une centaine d’avocats s’étaient rassemblés près du palais de justice de Grenoble en soutien à Bernard Ripert.

© 2016 AFP
Mise à jour 25.05.2016 à 17:30

 

 

http://www.liberation.fr/france/2016/05/25/bernard-ripert-l-avocat-historique-d-action-directe-interne-d-office_1455165

Bernard Ripert, l’avocat historique d’Action directe interné d’office

 

Par François Carrel et Jean-Manuel Escarnot — 25 mai 2016 à 18:31

 

Le défenseur du groupe terroriste d’extrême gauche a été placé lundi en hôpital psychiatrique sous la contrainte. Ses proches dénoncent la vendetta d’un procureur de Grenoble.

 

  • Bernard Ripert, l’avocat historique d’Action directe interné d’office

Stupeur. L’avocat grenoblois Bernard Ripert, 65 ans, connu pour sa verve insolente et son goût pour la provocation, défenseur d’Action directe, de Christophe Khider, des complices de Carlos et d’Antonio Ferrara, s’apprêtait mercredi soir à passer sa troisième nuit en hôpital psychiatrique. Interné sous la contrainte lundi soir au centre hospitalier de Saint-Egrève (Isère), il a été transféré mardi après-midi à l’hôpital psychiatrique de Bassens (Savoie), proche de son domicile, et a entamé une grève de la faim selon son avocat, Ronald Gallo.

Le ténor du barreau grenoblois avait été interpellé lundi à son domicile de Détrier, en Savoie, sur réquisition du procureur de la République de Grenoble. Il ne s’était en effet pas présenté à une convocation à l’hôtel de police dans le cadre d’une procédure pour «menaces ou actes d’intimidation envers un magistrat». L’interpellation a été rude : face à son refus d’obtempérer, les forces de l’ordre ont menotté l’avocat avant de le conduire à l’hôtel de police de Grenoble, où il a été placé en garde à vue. «Une dizaine de policiers ont déboulé à notre domicile de Détrier. Une voiture de police bloquait la rue. C’était impressionnant. Hors de proportion. Ils sont allés dans notre chambre et ils l’ont embarqué menotté dans leur voiture», raconte Rose-Marie, l’épouse de Bernard Ripert.

Dans la journée de lundi, l’état de santé de l’avocat – tension élevée – avait nécessité son hospitalisation au CHU de Grenoble, où il a été examiné par un psychiatre à la demande du procureur de la République. D’après ce dernier, le psychiatre a «estimé que M. Ripert était une personne présentant des troubles mentaux qui nécessitaient son placement sous contrainte en hôpital psychiatrique. Je considère, au vu des éléments du dossier, qu’il représente potentiellement un danger pour lui-même et les autres»,a-t-il déclaré au Dauphiné libéré.

C’est néanmoins le préfet qui peut ordonner, selon la loi, une telle «admission en soins sans consentement», sur avis de l’expert psychiatrique. De fait, la garde à vue de Me Bernard Ripert a été levée lundi soir afin de permettre cette hospitalisation. Ce que dénonce vigoureusement Ronald Gallo. Pour l’avocat, la teneur du bilan psychiatrique invoquée dans l’arrêté préfectoral semble très contestable.

Guerre ouverte. Ripert avait été suspendu quatre mois en février, accusé d’entorses à la déontologie de sa profession. Il aurait notamment eu des propos fleuris à l’encontre de confrères ou d’un directeur de prison. Le conseil régional de discipline l’avait néanmoins relaxé le 9 mai. Mais le parquet avait fait appel, prolongeant ainsi sa suspension.

Dans un contexte de guerre ouverte entre le conseil et quelques magistrats grenoblois, une audience sur le fond a été fixée au 2 juin, avec en ligne de mire la radiation de Me Bernard Ripert.

Les avocats de Grenoble ont très vigoureusement réagi au traitement réservé à leur confrère. Leur conseil de l’ordre a en effet exprimé sa «sidération devant les conditions d’arrestation» de Bernard Ripert, dénoncé «les moyens judiciaires exceptionnels et disproportionnés mis en œuvre» et «une volonté manifeste d’anéantissement personnel et professionnel d’un avocat». Une centaine d’entre eux se sont réunis en robe, mardi à Grenoble, pour exprimer leur soutien et protester contre «un contexte de dégradation massive des relations entre l’institution judiciaire grenobloise et les avocats».

De Me Ripert, sa consœur Marie-Christine Etelin, elle aussi avocate des membres d’Action directe, dit que «ce n’est pas un avocat qui se couche». Mais «un avocat qui s’engueule avec un procureur, c’est classique», souligne-t-elle aussitôt, pour mieux dénoncer le traitement qui lui a été infligé. «Il a assuré la défense d’Action directe en 1987 et 1994, dans les deux procès à Paris devant la cour spéciale. Son internement en psychiatrie est un nouvel épisode du harcèlement contre cet avocat qui a toujours défendu des militants politiques selon leurs convictions. On veut se débarrasser de lui, entre autres pour nous avoir défendus», a réagi de son côté Jean-Marc Rouillan, l’ancien leader d’Action directe.

«Radiation».Que reproche l’institution judiciaire à Me Ripert ? Le 13 mai, au palais de justice de Grenoble, il aurait dévisagé l’un des juges ayant signé sa suspension. C’est ce «regard», perçu comme menaçant, qui a justifié l’ouverture de la procédure pour «intimidation envers un magistrat». Me Gallo s’insurge : son confrère «n’a commis aucun acte d’intimidation, qui doit être constitué par un geste, une parole… Accorder à un regard une valeur d’intimidation, c’est la démonstration d’un délire paranoïaque de l’institution judiciaire !»

Propos similaires de la part de son épouse : «C’est écœurant. Hallucinant. Ce sont des pratiques d’une autre époque. On veut le faire plier. Il est en conflit avec un procureur de Grenoble. Ce dernier a fait de sa radiation une affaire personnelle. Il veut régler cette histoire avant son départ du tribunal en juin.»

Me Ronald Gallo devait déposer mercredi une demande de relaxe au juge des libertés du tribunal de Chambéry. Il se dit déterminé à obtenir gain de cause le plus rapidement possible : «A travers le cas Ripert, c’est un débat plus large et grave qui est posé aujourd’hui. L’institution judiciaire a le pouvoir d’éliminer un avocat, d’éliminer une forme de défense. En défendant Ripert, je me défends, je défends Eric Dupond-Moretti et tous les confrères qui, un jour ou l’autre, sur un dossier, choisissent de manifester leur indignation de manière véhémente.» Mercredi soir, des rassemblements de soutien étaient prévus à Grenoble et à Chambéry.

François Carrel , Jean-Manuel Escarnot

L’avocat Bernard Ripert interné d’office en psychiatrie à Grenoble

On ne l’aime pas, il est infecte avec les victimes et tient aussi des propos inadmissibles à l’égard de fonctionnaires de l’ordre judiciaire, même si d’autres qui lui sont reprochés sont peut-être justifiés, ce que l’on ignore – on connaît par exemple bien des magistrats qui effectivement mentent, « trichent », affabulent ou inventent absolument n’importe quoi, ce sont notamment les Dupond et Dupont du Tribunal de Grande Instance de Brest.

Néanmoins, on lui souhaite de sortir de là entier.

Il nous plairait qu’il puisse ensuite conter par le menu sa mésaventure psychiatrique qui pour l’heure n’est pas bien méchante, puisqu’il n’est pas traité mais seulement privé de sa liberté.

Ces avocats qui envoient régulièrement des victimes se faire achever en psychiatrie pourraient enfin commencer à s’intéresser à ce qui s’y passe.

D’un point de vue strictement médical, relevons que l’excès de tension ayant conduit à son hospitalisation est compatible avec un « pétage de plombs », un brusque accès délirant ou un état d’agitation susceptibles de justifier une prise en charge psychiatrique, alors qu’au contraire une tension trop basse écarte l’hypothèse d’un trouble psychiatrique nécessitant une hospitalisation en psychiatrie, laquelle est même formellement contre-indiquée dans ce cas en raison des risques inhérents aux traitements psychiatriques médicamenteux.

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/isere/grenoble/l-avocat-bernard-ripert-en-garde-vue-grenoble-1003931.html

L’avocat Bernard Ripert en garde à vue à Grenoble

 

Le célèbre avocat grenoblois a été interpellé, ce lundi 23 mai au matin, à son domicile, avant d’être transporté à l’Hôtel de police de Grenoble. La procédure porte sur des menaces et intimidation envers un magistrat.

  • Par Renaud Gardette
  • Publié le 23 mai 2016 à 10:51, mis à jour le 25 mai 2016 à 11:28
© France 3 Alpes© France 3 Alpes

C’est le dernier rebondissement : le célèbre avocat est en garde-à-vue, depuis ce matin, à Grenoble. La procédure concerne des menaces ou acte d’intimidation envers un magistrat.

Le 13 mai dernier, Bernard Ripert aurait menacé un magistrat de la cour d’appel de Grenoble, chargé du dossier de sanction le concernant. Il est poursuivi dans une affaire d’entrave à l’exercice de la justice, pour « menace ou tout acte d’intimidation commis envers un magistrat (…) en vue d’influencer son comportement dans l’exercice de ses fonctions », un délit passible de trois ans de prison et 45.000 euros d’amende.

Me Ripert n’a pas honoré une convocation à l’hôtel de police prévue initialement ce vendredi, ce qui a conduit l’autorité judiciaire à utiliser la force publique pour le contraindre à se présenter.

Me Ripert « a été interpellé comme un terroriste alors que c’est lui qui est terrorisé », a déclaré à l’AFP son épouse Rose-Marie Ripert. « Ça ne s’est pas bien passé. C’est inquiétant cette façon de procéder. Il a été menotté, a-t-elle complété. Ces méthodes démontrent bien la justesse de son combat ».

Avocat « historique » de l’organisation armée d’extrême gauche « Action Directe », Me Ripert, 65 ans, était déjà suspendu d’exercice après une décision de la même cour d’appel pour des manquements déontologiques. Il n’entendait pas en rester là. Cette première affaire remonte à plusieurs mois, à la suite d’une remarque du parquet général quant au comportement du défenseur. Le Bâtonnier de Grenoble avait saisi le Conseil de l’Ordre d’une requête en suspension provisoire. Finalement, le Conseil a attendu avant de prendre une décision, l’avocat ayant présenté une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) auprès de la Cour de cassation. Ce délai a permis au pénaliste de plaider dans l’affaire de la rixe d’Échirolles.

Le barreau de Grenoble a ensuite fait appel. Et malgré une demande de renvoi, en raison de l’absence pendant deux mois de Me Ripert, il a été suspendu. Une audience sur le fond de cette affaire doit avoir lieu début juin.

Condamné à trois reprises à des sanctions disciplinaires, Me Ripert avait déjà été suspendu pendant un an en 2013 pour avoir qualifié une avocate de « roquet » et dit d’un président de cour d’assises qu’il avait « triché » et « menti ».

Sa garde-à-vue peut durer 24 h, et être renouvellée une fois.

 

http://www.ledauphine.com/isere-sud/2016/05/23/l-avocat-bernard-ripert-interpelle-ce-matin-et-place-en-garde-a-vue

GRENOBLE/SAVOIE L’avocat Bernard Ripert interné en structure psychiatrique

 

Bernard Ripert. Archives le DL/C.A.

Bernard Ripert. Archives le DL/C.A.

 

18 h 30 : l’avocat Bernard Ripert vient d’être interné en hôpital psychiatrique, apprend le Dauphiné Libéré de source judiciaire. Selon Jean-Yves Coquillat, procureur de la République de Grenoble, l’expertise psychiatrique pratiquée sur Bernard Ripert à la demande du parquet a « conclu à la nécessité d’une hospitalisation sous contrainte ». « L’expert psychiatre a estimé qu’il s’agissait d’une personne présentant des troubles mentaux nécessitant son hospitalisation sous contrainte en structure psychiatrique », a complété Jean-Yves Coquillat.

17 h 30 : Bernard Ripert se trouve actuellement à l’hôpital Michallon dans le cadre de sa garde à vue, apprend le Dauphiné Libéré de sources concordantes. Selon nos informations, le médecin qui l’a examiné ce matin dans les locaux de l’hôtel de police a estimé que la garde à vue devait être effectuée en milieu hospitalier, Me Ripert souffrant d’une tension élevée. Par ailleurs, on apprend que Bernard Ripert doit faire l’objet d’une expertise psychiatrique, à la demande du parquet.

10 h 21 : l’avocat grenoblois Bernard Ripert a été interpellé ce lundi matin à l’aube à son domicile dans la région de La Rochette (Savoie) et a été placé en garde à vue dans les locaux de l’hôtel de police de Grenoble, apprend le Dauphiné Libéré de sources concordantes.
Selon le parquet de Grenoble, cette interpellation effectuée dans le cadre de la flagrance concerne une procédure ouverte pour des « menaces ou actes d’intimidation commis envers un magistrat en vue d’influencer son comportement dans l’exercice de ses fonctions ».
Selon la même source, Bernard Ripert est suspecté d’avoir, le vendredi 13 mai, adopté « une attitude menaçante » devant un magistrat de la cour d’appel de Grenoble qui avait statué sur un dossier de sanction disciplinaire le concernant. Bien que relaxé par le conseil de discipline, Bernard Ripert fait actuellement l’objet d’une suspension pour « manquements à la déontologie » , le parquet général ayant fait appel de cette relaxe et ayant demandé la prolongation de cette suspension provisoire jusqu’au 30 juin. Une audience sur le fond doit intervenir début juin. Selon nos informations, Bernard Ripert était convoqué vendredi à l’hôtel de police de Grenoble pour être entendu dans le cadre de la procédure ouverte pour « menaces ou actes d’intimidation », mais il ne s’est pas présenté.

Par D.M., B.B. et F.M. | Publié le 23/05/2016 à 18:34

 

http://www.leprogres.fr/france-monde/2016/05/23/grenoble-le-tenor-du-barreau-bernard-ripert-en-garde-a-vue

Grenoble: le ténor du barreau Bernard Ripert interné d’office

 

Il fut l’avocat d’Action directe, ou encore de deux accusés lors du procès des meurtres de Kevin et Sofiane, à Échirolles: placée lundi matin en garde à vue, la figure du barreau a été internée d’office en psychiatrie. Son épouse et son avocat se disent scandalisés.

 

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  • Le 23/05/2016 à 18:43
  • mis à jour à 20:18
Bernard Ripert a notamment défendu deux accusés du meurtre de Kevin et Sofiane, à Échirolles. Photo AFP
Bernard Ripert a notamment défendu deux accusés du meurtre de Kevin et Sofiane, à Échirolles. Photo AFP

 

L’avocat Bernard Ripert a été interné lundi d’office en psychiatrie, quelques heures après avoir été placé en garde à Grenoble (Isère) dans le cadre d’une procédure ouverte à la suite d’un incident avec un magistrat. «Le psychiatre estime que son état justifie une hospitalisation sous contrainte», a justifié Jean-Yves Coquillat, procureur de Grenoble, qui a décidé de lever la garde à vue.

«Ça dépasse tout ce qu’on peut imaginer», a réagi son épouse Rose-Marie, se disant révoltée: «Ce n’est pas vrai qu’il souffre de troubles psychiatriques. Je suis infirmière et je sais parfaitement qu’il est en bon état mental», a-t-elle ajouté. «C’est horrible, c’est de la folie. C’est insupportable qu’on puisse faire ça à un homme, à un avocat de surcroît», a lancé son conseil Me Ronard Gallo, parlant d’un «avocat qu’ils vont assassiner».

Bernard Ripert doit être transféré en hôpital psychiatrique à Bassens (Savoie), où il sera examiné par deux nouveaux médecins.

«Ça ne s’est pas bien passé»

Cette figure du barreau grenoblois, coutumière des coups d’éclat dans et en dehors des prétoires, avait été interpellée à son domicile près de Chambéry (Savoie), selon nos confrères du Dauphiné libéré. Conduit à l’hôtel de police de Grenoble, il avait été placé en garde à vue dans la matinée.

L’avocat est poursuivi dans une affaire d’entrave à l’exercice de la justice, pour «menace ou tout acte d’intimidation commis envers un magistrat en vue d’influencer son comportement dans l’exercice de ses fonctions», un délit passible de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. Me Ripert n’avait pas honoré une convocation à l’hôtel de police prévue initialement vendredi, ce qui avait conduit l’autorité judiciaire à utiliser la force publique pour le contraindre à se présenter.

Avocat historique d’Action directe ou encore en décembre de deux accusés au procès de la rixe mortelle d’Échirolles (Isère), Me Ripert «a été interpellé comme un terroriste alors que c’est lui qui est terrorisé», a déclaré à l’AFP son épouse Rose-Marie Ripert. «Ça ne s’est pas bien passé. C’est inquiétant cette façon de procéder. Il a été menotté, a-t-elle complété. Ces méthodes démontrent bien la justesse de son combat».

Un avocat sanguin

Âgé de 65 ans, Bernard Ripert avait été suspendu d’exercice, en février, pour quatre mois par la cour d’appel de Grenoble pour des manquements déontologiques.

Bernard Ripert est suspecté d’avoir, le 13 mai, adopté «une attitude menaçante» devant un magistrat de la cour d’appel de Grenoble qui avait statué sur le dossier de sanction disciplinaire dont il fait l’objet. Il avait été relaxé la veille par le conseil de discipline de l’ordre des avocats et la cour d’appel a fixé au 2 juin une nouvelle audience pour décider d’une éventuelle radiation.

Condamné à trois reprises à des sanctions disciplinaires, Me Ripert avait déjà été suspendu pendant un an en 2013 pour avoir qualifié une avocate de «roquet» et dit d’un président de cour d’assises qu’il avait «triché» et «menti».

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/l-avocat-bernard-ripert-interne-d-office-en-psychiatrie-grenoble-1004701.html

L’avocat Bernard Ripert interné d’office en psychiatrie à Grenoble

 

L’avocat historique de l’organisation armée d’extrême gauche Action Directe avait été interpellé ce lundi 23 mai 2016 au matin, à son domicile, pour être placé en garde à vue. La procédure portait sur de nouvelles menaces et intimidations envers un magistrat.

  • AFP
  • Publié le 23 mai 2016 à 19:08, mis à jour le 23 mai 2016 à 22:03
© France 3 Alpes© France 3 Alpes

« Le psychiatre estime que son état justifie une hospitalisation sous contrainte »

C’est avec ces mots que le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat a justifié la levée de la garde à vue. Maitre Ripert devait ainsi être transféré en hôpital psychiatrique pour être examiné par deux nouveaux médecins.

Cette figure du barreau grenoblois, coutumier des coups d’éclat dans et en dehors des prétoires, avait été interpellé à son domicile en Savoie ce matin puis conduit à l’hôtel de police de Grenoble où il avait été placé en garde à vue.

Poursuivi pour « intimidation envers un magistrat », un délit passible de trois ans de prison et 45.000 euros d’amende, Me Ripert n’avait pas honoré une convocation à l’hôtel de police prévue vendredi, ce qui a conduit l’autorité judiciaire à utiliser la force publique pour le contraindre à se présenter.

Il a été traité comme un terroriste

L’avocat historique d’Action directe, Me Ripert « a été interpellé comme un terroriste alors que c’est lui qui est terrorisé », a déclaré son épouse Rose-Marie Ripert. « Ça ne s’est pas bien passé. Il a été menotté. Ces méthodes démontrent bien la justesse de son combat », a-t-elle ajouté.
Le procureur de Grenoble justifie de son côté l’emploie de la force :  »Si la force a dû être employée, c’est parce que Me Ripert ne voulait pas suivre les policiers »

L’avocat a été hospitalisé dans la journée en raison d’une tension élevée. C’est à cette occasion qu’un examen psychiatrique a été ordonné.

Âgé de 65 ans, Bernard Ripert a été suspendu d’exercice pendant quatre mois par la cour d’appel de Grenoble pour des manquements déontologiques. Il lui est en outre reproché « un acte d’intimidation » envers un magistrat de la cour d’appel de Grenoble qui avait statué sur le dossier de sanction disciplinaire dont il fait l’objet.

« Aucun acte n’est de nature à constituer un acte d’intimidation. Si acte d’intimidation il y a, c’est plutôt de la part de l’institution judiciaire grenobloise », a estimé Me Ronald Gallo, qui le défend.

Me Ripert a été relaxé mi-mai par le conseil régional de discipline qui statuait sur des manquements déontologiques présumés. Le procureur général a fait appel de cette décision et la cour d’appel a fixé au 2 juin une audience sur le fond de cette affaire.

Condamné à trois reprises à des sanctions disciplinaires, Me Ripert avait déjà été suspendu pendant un an en 2013 pour avoir qualifié une avocate de « roquet » et dit d’un président de cour d’assises qu’il avait « triché » et « menti ».

 

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/l-avocat-bernard-rippert-interne-en-psychiatrie-1464097497

L’avocat Bernard Ripert interné en hôpital psychiatrique

 

Par Xavier Demagny, France Bleu Isère mardi 24 mai 2016 à 15:44

Bernard Ripert en 2012 au tribunal de Grenoble.

Bernard Ripert en 2012 au tribunal de Grenoble. © Maxppp – C. A.

Bernard Ripert, avocat au barreau de Grenoble, placé en garde à vue, a été interné d’office en psychiatrie, à la suite d’un examen mené à l’hôpital de Bassens, en Savoie.

L’avocat Bernard Ripert a été placé en garde à vue lundi matin à Grenoble dans le cadre d’une procédure ouverte à la suite d’un incident survenu avec un magistrat. Cette figure du barreau grenoblois, coutumier des coups d’éclat dans et en dehors des prétoires, a été interpellé à son domicile en Savoie puis conduit à l’hôtel de police de Grenoble où il a été placé en garde à vue, a indiqué le parquet.

Poursuivi pour « intimidation envers un magistrat », un délit passible de trois ans de prison et 45.000 euros d’amende, Bernard Ripert n’a pas honoré une convocation à l’hôtel de police prévue vendredi, ce qui a conduit l’autorité judiciaire à utiliser la force publique pour le contraindre à se présenter.

« Mon mari a été interpellé de manière violente. Il ne représentait pas de danger. J’avais l’impression que ce genre d’interpellation était réservé aux djihadistes. » – Rose-Marie Ripert, épouse de Bernard Ripert

Avocat historique d’Action directe, Bernard Ripert « a été interpellé comme un terroriste alors que c’est lui qui est terrorisé » confie son épouse Rose-Marie Ripert. « Ça ne s’est pas bien passé. Il a été menotté. Ces méthodes démontrent bien la justesse de son combat« , a-t-elle ajouté.  »Si la force a dû être employée, c’est parce que Bernard Ripert ne voulait pas suivre les policiers« , a indiqué le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat.

Hospitalisé et placé en hôpital psychiatrique d’office

L’avocat a été hospitalisé dans la journée en raison d’une tension élevée, a-t-on appris de sources concordantes. Une expertise psychiatrique a été menée durant sa garde à vue et le médecin a estimé que son état justifiait « une hospitalisation sous contrainte« , selon le parquet. Bernard Ripert a été envoyé à l’hôpital psychiatrique de Saint-Egrève (Isère), avant qu’un transfert à Bassens (Savoie) soit envisagé.

Âgé de 65 ans, Bernard Ripert a été suspendu d’exercice pendant quatre mois par la cour d’appel de Grenoble pour des manquements déontologiques. Il lui est reproché « un acte d’intimidation » envers un magistrat de la cour d’appel de Grenoble qui avait statué sur le dossier de sanction disciplinaire dont il fait l’objet.

« Bernard Ripert a l’habitude des métaphores excessives. Mais là, on est où ? En Union soviétique ? À Cuba ? Ce que l’on est en train de faire, à un homme avant de parler d’un avocat, c’est une forme d’assassinat ! – Ronald Gallo, avocat de Bernard Ripert

« Aucun acte n’est de nature à constituer un acte d’intimidation. Si acte d’intimidation il y a, c’est plutôt de la part de l’institution judiciaire grenobloise« , a estimé Ronald Gallo, qui le défend. « Certaines personnes mal intentionnées disent que Bernard Ripert est malade et s’emparent de cette rumeur dans le but de lui faire ce qu’on est entrain de lui faire. » L’épouse de Bernard Ripert se dit « impuissante, révoltée et anéantie aussi » : « Mon époux est saint d’esprit ! »

Bernard Ripert a été relaxé mi-mai par le conseil régional de discipline qui statuait sur des manquements déontologiques présumés. Le procureur général a fait appel de cette décision et la cour d’appel a fixé au 2 juin une audience sur le fond de cette affaire. Condamné à trois reprises à des sanctions disciplinaires, Bernard Ripert avait déjà été suspendu pendant un an en 2013 pour avoir qualifié une avocate de « roquet » et dit d’un président de cour d’assises qu’il avait « triché » et « menti« .

Avec AFP

 

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/les-avocats-grenoblois-protestent-contre-les-conditions-de-l-interpellation-de-leur-collegue-bernard-ripert-1464098479

Les avocats grenoblois protestent contre les conditions de l’interpellation de leur collègue Bernard Ripert

 

Par Xavier Demagny et Véronique Pueyo, France Bleu Isère mardi 24 mai 2016 à 17:52

Des avocats en robe. Image d'illustration.
Des avocats en robe. Image d’illustration. © Maxppp –

Une centaine d’avocats s’est rassemblée mardi midi à Grenoble pour protester contre les conditions d’interpellation de Bernard Ripert, l’un de leurs collègues, interné d’office en psychiatrie lundi soir.

« Les conditions dans lesquelles l’interpellation a eu lieu indignent l’ensemble de notre barreau« , a lancé au cours du rassemblement Me Wilfried Samba-Sambeligue, bâtonnier du barreau de Grenoble.

Bernard Ripert a été envoyé à l’hôpital psychiatrique de Saint-Egrève (Isère), avant un probable transfert à Bassens (Savoie). Avocat « historique » de l’organisation armée d’extrême gauche Action Directe (AD), Bernard Ripert a été interpellé lundi matin à son domicile et placé en garde à vue, pour des faits d’ »intimidation envers un magistrat ». Une expertise psychiatrique a été menée durant sa garde à vue et le médecin a estimé que son état justifiait « une hospitalisation sous contrainte », selon le parquet.

« Toucher à Bernard Ripert c’est toucher à l’histoire de notre barreau » – Patrick Martin, avocat à Grenoble

Les avocats ont crié « Libérez Ripert ! » devant le palais de justice de Grenoble. « Toucher à Bernard Ripert c’est toucher à l’histoire de notre barreau, c’est de l’élimination physique. J’ai peur pour la santé (de mon confrère, ndlr) » estime Patrick Martin, avocat à Grenoble.

ECOUTER | Maitre Patrick Martin, au micro de Véronique Pueyo

« Nous sommes sidérés, choqués, par les conditions dans lesquelles l’interpellation a eu lieu. (…) Bernard Ripert est un avocat et un auxiliaire de justice, cela pose problème à la profession indépendamment des questions de fond de ce qu’on peut lui reprocher«  estime Wifried Samba-Sambeligue, interrogé par France Bleu.

ECOUTER | Maitre Wilfried Samba-Sambeligue, au micro de Véronique Pueyo

« La forme nous préoccupe au delà du fond. Un certain nombre de confrères sont réunis, qui sont de sensibilité différente et qui n’ont peut-être pas toujours soutenu Maître Ripert lors d’autres poursuites disciplinaires. Mais là il y a une atteinte à la fonction d’avocat. La façon de procéder, la garde à vue, une expertise psychiatrique et cette décision qui nous surprend tous » souligne Julien Durand, l’un de ses confrères qui l’a assisté pendant sa garde à vue.

ECOUTER | Maitre Julien Durand, au micro de Véronique Pueyo

Lundi, « rien ne laissait présager un internement« , selon Julien Durand. « Quand on commence à interner les avocats qui dérangent, ça pose question sur le système judiciaire« , a-t-il ajouté au micro de France Bleu Isère.

Le bâtonnier a appelé à « être extrêmement prudent » car « il y a des éléments que nous n’avons pas« . Quant au conseil de l’ordre, il se dit particulièrement vigilant sur la suite des événements car cette mesure « nuit à l’image d’un confrère« .

Un avocat connu pour ses coups d’éclat

Coutumier des coups d’éclat, Bernard Ripert a déjà été condamné à trois reprises à des sanctions disciplinaires. Il avait été suspendu pendant un an en 2013 pour avoir qualifié une avocate de « roquet » et dit d’un président de cour d’assises qu’il avait « triché » et « menti ».

Il fait actuellement l’objet d’une suspension provisoire dans le cadre de poursuites disciplinaires. Le procureur général et le bâtonnier ont fait appel de sa relaxe par le conseil régional de discipline dans cette affaire. La cour d’appel a fixé au 2 juin une audience sur le fond.

Avec AFP.

 

http://www.ledauphine.com/isere-sud/2016/05/24/les-avocats-se-reunissent-en-soutien-a-me-ripert

GRENOBLE L’hospitalisation de Bernard Ripert validée par un second psychiatre

 

Photo Le DL
Photo Le DL

 

18 h 15 : Une seconde expertise psychiatrique a été pratiquée aujourd’hui sur Bernard Ripert, qui a confirmé son hospitalisation sous contrainte, apprend-on de source fiable.

17 h 30 : le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, revenant sur le déroulement de la journée de lundi, a indiqué que « la décision d’hospitaliser Me Ripert sous contrainte est une décision administrative et non judiciaire » (c’est-à-dire prise par la préfecture). « Il ne s’agit pas d’une procédure unique réservée à Me Ripert (…) Il ressort des éléments du dossier qu’il peut potentiellement être dangereux pour lui-même ou pour autrui et qu’un psychiatre a estimé que son état justifiait son hospitalisation. Un avocat n’est ni au-dessus des maladies ni au-dessus des lois », a également affirmé le procureur Coquillat. Toutes nos informations sur cette affaire dans les éditions iséroises du Dauphiné Libéré du mercredi 25 mai.

12 h 30 : à l’initiative du conseil de l’ordre des avocats de Grenoble, plus d’une centaine d’avocats sont réunis devant la maison de l’avocat à Grenoble, ce mardi à midi après le placement en garde à vue et l’internement de Me Ripert, lundi. Le bâtonnier Samba-Sambeligue a pris la parole : « Nous resterons vigilants sur ce dossier. Quoi que l’on pense de Bernard Ripert, il reste un avocat et un auxiliaire de justice », a-t-il déclaré avant de lire la motion prise lundi soir par le conseil de l’ordre. Cette motion déplore notamment « les moyens judiciaires exceptionnels et disproportionnés mis en œuvre avec célérité dans une volonté manifeste d’anéantissement personnel et professionnel d’un avocat, constate que cet événement s’inscrit dans un contexte de dégradation massive des relations entre l’institution judiciaire grenobloise et les avocats et appelle de ses vœux la mise en place d’une commission interprofessionnelle nécessaire au rétablissement d’un dialogue ».

Toutes nos informations sur cette affaire dans les éditions iséroises du Dauphiné Libéré du mercredi 25 mai.

Publié le 24/05/2016 à 18:27

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/isere/grenoble/l-avocat-me-bernard-ripert-interne-en-psychiatrie-se-defend-1005335.html

La défense de Me Bernard Ripert, interné en psychiatrie, se prépare

 

De nombreux avocats sont venus soutenir leur collègue, Me Ripert, après sa garde-à-vue et son internement d’office en psychiatrie. Sa défense s’organise.

  • Par Renaud Gardette
  • Publié le 24 mai 2016 à 16:57, mis à jour le 24 mai 2016 à 19:55
© RG, France 3 Alpes© RG, France 3 Alpes

Quelque 120 avocats se sont rassemblés ce mardi 24 mai à Grenoble pour protester contre les conditions d’interpellation de Me Bernard Ripert, interné d’office en psychiatrie lundi soir.

Un deuxième expert psychiatrique a confirmé l’hospitalisation d’office de l’avocat.

« Les conditions dans lesquelles l’interpellation a eu lieu indignent l’ensemble de notre barreau », a lancé au cours du rassemblement Me Wilfried Samba-Sambeligue, bâtonnier du barreau de Grenoble, qui compte 560 avocats. Avocat « historique » de l’organisation armée d’extrême gauche Action Directe (AD), Bernard Ripert a été interpellé lundi matin à son domicile et placé en garde à vue, pour des faits d’ »intimidation envers un magistrat ». Une expertise psychiatrique a été menée durant sa garde à vue et le médecin a estimé que son état justifiait « une hospitalisation sous contrainte », selon le parquet.

Me Ripert a été envoyé à l’hôpital psychiatrique de Saint-Egrève (Isère), avant un transfert à Bassens (Savoie), qui devrait avoir lieu en fin de journée, ce mardi 24 mai, selon nos informations.

« Le conseil de l’ordre a décidé d’être particulièrement vigilant sur la suite des événements car la mesure (d’internement) nuit à l’image de notre confrère », a ajouté Me Samba-Sambeligue. Alors que quelques avocats criaient « libérez Ripert! », le bâtonnier a appelé à « être extrêmement prudent » car « il y a des éléments que nous n’avons pas ».

Coutumier des coups d’éclat, Me Ripert a déjà été condamné à trois reprises à des sanctions disciplinaires. Il avait été suspendu pendant un an en 2013 pour avoir qualifié une avocate de « roquet » et dit d’un président de cour d’assises qu’il avait « triché » et « menti ». Il fait actuellement l’objet d’une suspension provisoire dans le cadre de poursuites disciplinaires. Le procureur général et le bâtonnier ont fait appel de sa relaxe par le conseil régional de discipline dans cette affaire. La cour d’appel a fixé au 2 juin une audience sur le fond.

Ecoutez l’interview de Me Julien Durand, avocat de Grenoble qui l’a assisté pendant sa garde à vue, au micro de Jean-Claude Surex et Dominique Bourget :

L’interview de Me Julien Durand

De son côté, la femme de l’avocat, Marie-Rose Ripert, s’est rendu au centre de psychiatrie de Bassens pour savoir ce qu’il va se passer pour son mari. Elle s’est confiée à notre équipe : elle se dit très inquiète pour lui et pour sa santé, après l’avoir eu au téléphone.

Le reportage de Nathalie Rapuc, Dominique Bourget, Jean-Pierre Rivet et François Hubaud :

L'avocat Bernard Ripert interné d'office en psychiatrie à Grenoble dans Action Directe
Me Ripert interné en psychiatrie

Avec : Rose-Marie Ripert; Me Julien Durand, avocat au barreau de Grenoble.

 

http://www.ledauphine.com/savoie/2016/05/25/l-avocat-bernard-ripert-toujours-hospitalise-en-psychiatrie

BASSENS L’avocat Bernard Ripert toujours hospitalisé en psychiatrie

 

Me Bernard Ripert. Archives Le DL
Me Bernard Ripert. Archives Le DL

 

Me Bernard Ripert, l’avocat du barreau de Grenoble, qui a été interné d’office, c’est-à-dire d’autorité, lundi soir, à l’issue d’une garde à vue est toujours hospitalisé au centre hospitalier spécialisé de Bassens, en Savoie, son département de résidence. C’est ce que confirment des proches qui ont pu lui rendre visite. Il n’a été soumis à aucun traitement médicamenteux neurologique. Son seul traitement est celui qu’il prend habituellement pour son diabète. Sa situation doit être maintenant réexaminée par le préfet de la Savoie dans le délai légal de 72 heures après la première hospitalisation d’office. Il lèvera la mesure ou la confirmera. Dans ce dernier cas, Me Ripert peut faire un recours, judiciaire, devant le juge des libertés et de la détention du tribunal dont dépend le lieu d’hospitalisation, c’est-à-dire le tribunal de grande instance de Chambéry.

 

http://www.lextimes.fr/actualites/grenoble/juges-offenses-ou-juges-de-loffense

Grenoble : Juges offensés ou juges de l’offense ?

 

Par Jon Helland | Lextimes.fr | 25 mai 2016 14:19

Bernard Ripert.
Bernard Ripert.

 

Le syndicat des avocats de France (SAF) dénonce la garde à vue, l’hospitalisation d’office et la suspension provisoire dont fait l’objet l’avocat grenoblois Bernard Ripert, avocat historique d’Action directe.

Au-delà de la personne de Bernard Ripert auquel il apporte tout son « soutien », le syndicat dit vouloir dénoncer « les conditions de plus en plus inacceptables dans lesquelles la défense doit s’exercer » et estime « inacceptable » qu’un procureur de la République puisse à la fois se comporter en plaignant, en autorité de poursuite et jeter en pâture à la presse l’honneur et la dignité d’un avocat.

Pour le SAF, c’est en violation « des principes les plus élémentaires d’impartialité élevés au rang de principe général » que les avocats se retrouvent poursuivis et jugés « par ceux-là mêmes qui se posent en victime d’une défense libre et offensive » et il appelle de ses vœux « une réforme radicale de la procédure disciplinaire et des conditions dans lesquelles des poursuites peuvent être engagées à l’encontre d’un avocat » car il y aurait une « intensification récente des poursuites engagées contre les avocats » alors que sans le concours d’un avocat libre et indépendant, les décisions de justice, explique-t-il, n’ont aucune autorité et ne sont guère respectables.

Ces procédures démontreraient la défiance croissante de l’institution judiciaire à l’égard des avocats, selon le syndicat qui considère qu’elles sont encouragées par des législations d’exception qui marginalisent la défense et par des législations de contournement du débat judiciaire.

Les avocats n’ont pas vocation à faire de la figuration ou à assurer simplement une présence pour le confort du juge, s’insurge le SAF qui « exige » que les poursuites disciplinaires en cause d’appel relèvent de la compétence d’une juridiction impartiale composée de magistrats et d’avocats et hors le ressort de la cour d’appel où exerce l’avocat poursuivi et hors le ressort de la juridiction concernée par la faute disciplinaire reprochée.

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