Tueurs à gages francs-maçons : bientôt de nouvelles révélations

Depuis quelques jours, les révélations époustouflantes quant aux activités criminelles d’une loge franc-maçonne de Puteaux récemment dissoute se succèdent les unes aux autres :

http://petitcoucou.unblog.fr/2021/02/17/une-loge-franc-maconne-dissoute-pour-cause-de-complots-criminels/

http://petitcoucou.unblog.fr/2021/02/21/des-tueurs-a-gages-francs-macons-missionnes-a-saint-maur-des-fosses/

Il est actuellement question d’au moins une dizaine de « dossiers » similaires qu’elle aurait « gérés », soit au moins six de plus que ceux déjà cités par les médias, qui ont abouti à l’assassinat ou au meurtre d’un coureur automobile, à deux agressions, contre une coach et une personnalité politique, et trois tentatives d’assassinat avortées, contre la même coach, une seconde personnalité politique et un syndicaliste.

Pour moi qui ai été victime de plusieurs « contrats » tout à fait similaires, comprenant à chaque fois des tentatives d’assassinat précédées de surveillances illicites et de filatures sur une période totale d’environ une trentaine d’années jusqu’à ce jour, il est très intéressant de découvrir quels sont les tarifs pratiqués pour de telles prestations.

Sachant que tous mes proches ont eu le droit aux mêmes traitements approximativement, j’essaie d’évaluer le coût de revient global de l’assassinat de toute ma famille en gardant bien à l’esprit que pour ses commanditaires, il existe dès le départ un ou plusieurs enjeux qui en valent la peine.

 

https://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/enquete-linvraisemblable-officine-criminelle-qui-reunissait-francs-macons-et-gardiens-affilies-a-la-dgse-4026590

ENQUETE. L’invraisemblable officine criminelle qui réunissait francs-maçons et gardiens affiliés à la DGSE

 

08h00 , le 21 février 2021

  • Par
  • Boris Thiolay

ABONNÉS

Une tentative d’assassinat ratée révèle une invraisemblable officine criminelle rassemblant francs-maçons, anciens policiers et gardiens affiliés à la DGSE. Des tribulations des apprentis tueurs à gages aux aveux passés par leur commanditaire, voici toute l’histoire de cette stupéfiante équipée.

 

Le siège de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) le 4 juin 2015.
Le siège de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) le 4 juin 2015. (Martin Bureau/AFP)

 

Le 3 juin 2020, deux hommes d’affaires se retrouvent pour déjeuner dans le quartier de la ­Confluence, à Lyon. Le restaurant offre une vue sur les quais de la presqu’île, là où les eaux du Rhône et de la Saône se fondent en un seul fleuve. Les deux ­convives travaillent régulièrement ensemble. Francs-maçons, ils se sont d’ailleurs rencontrés trois ans plus tôt au sein d’une loge qu’ils fréquentent, en région parisienne. Le premier, Jean-Luc B., 64 ans, est à la tête d’un centre de formation au coaching professionnel. Le second, Frédéric V., 49 ans, officie dans la sécurité privée, pour des entreprises et des particuliers. Mais, ce mercredi 3 juin, les deux « frères » sont là pour ­conclure une affaire qui les préoccupe depuis des mois. Un « ­contrat », irréversible : Jean-Luc B. ­confirme, à deux reprises, sa volonté de voir éliminer physiquement une ­concurrente dans le business du coaching.

La raison de sa haine mortelle? Cette femme va mettre en place un label de qualité pour les entreprises du secteur et il redoute d’en pâtir sur le plan financier. Alors, entre la poire et le fromage, le sexagénaire, crâne rasé et carrure imposante, lâche : « Cela ne peut plus durer, il faut que cela s’arrête… » Face à lui, Frédéric V. entérine l’accord : ­contre le versement de 60.000 euros, il va activer des hommes de main qui exécuteront le ­contrat avant la fin de l’été…

Le meurtre, sur le contrat, est libellé « évaluation d’impact sur la santé »

La victime désignée, ­Marie ­Hélène ­Dini, 54 ans, coach en entreprise et présidente d’un syndicat professionnel, échappera au dernier moment à ce sinistre complot. Mais cette affaire, révélée à l’été 2020 par Le Parisien, a depuis lors dévoilé l’existence d’une invraisemblable officine criminelle, prête à exécuter toutes sortes de coups tordus. À commencer par l’affaire de la coach, oscillant entre fait divers sordide et roman d’espionnage, mêlant intérêts privés et prétendue « raison d’État ». À ce jour, neuf personnes sont mises en examen dans ce dossier pour « tentative de meurtre aggravé avec préméditation en bande organisée » et « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ».

Lire aussi - Le maire de Saint-Maur a vécu sous la menace d’ex-militaires et francs-maçons

Parmi elles, on trouve pêle-mêle : trois francs-maçons directeurs de société, dont l’un est un commandant en retraite de l’ancienne direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, aujourd’hui DGSI, direction générale de la sécurité intérieure), ainsi qu’un policier spécialisé en faux documents, quelques aigrefins et des militaires, agents de sécurité sur une base d’entraînement de la direction générale du renseignement extérieur (DGSE). Autrement dit, le plus secret des services d’espionnage français, popularisé par la série Le Bureau des légendes.

Le 1er février dernier, ce dossier tentaculaire a livré son épilogue. Selon nos informations, durant sa garde à vue, Jean-Luc B. finit par livrer des aveux. « Je me suis rendu à Lyon le 3 juin pour ­confirmer la proposition, faite par ­Frédéric, de neutralisation de ­Marie-­Hélène ­Dini, ­confesse-t-il. Je n’avais rien validé avant notre déjeuner. » Devant les enquêteurs, l’homme reconnaît donc être le commanditaire de la tentative de meurtre. Détail pittoresque : sa société de coaching devait régler le montant du ­contrat à ­Frédéric V. via deux factures « gonflées », dont l’une de 36.000 euros, correspondant à des prestations fictives, estampillées « Ingénierie pédagogique EIS et suivi commercial ». « EIS », dans le jargon spécialisé, signifie « évaluation d’impact sur la santé ».

Dagomar et Adelard

L’affaire s’est jouée le 24 juillet 2020. Peu après 8 heures du matin, dans une rue paisible de Créteil (Val-de-Marne), un riverain repère deux hommes au comportement suspect. Assis à l’avant d’une Renault Clio noire en mauvais état, les deux individus, portant des gants, font semblant de dormir. Inquiet, le riverain appelle le commissariat. À 8h20, les policiers interpellent les deux hommes. La voiture, dont la plaque d’immatriculation a été grossièrement trafiquée, est volée. Le ­conducteur est intégralement vêtu de noir. Le passager porte une cagoule verte abaissée sur le cou. Il a du coton dans les oreilles… À bord de la Clio, qui sent la poudre d’arme à feu, les policiers découvrent un pistolet Browning 9 mm, un système artisanal de silencieux ainsi qu’un traceur permettant de localiser à distance un véhicule.

Placés en garde à vue, les deux suspects, ­Pierre B. et Carl E., déclarent être militaires. Ils disent être rattachés au centre d’entraînement parachutiste spécialisé de la DGSE de Saran, près d’Orléans (Loiret). Puis ils font une révélation, ahurissante : ils étaient à Créteil pour accomplir une « mission d’État », une opération « homo » (homicide), pour le compte de la DGSE…

Leur cible? ­Marie-­Hélène ­Dini, une coach en entreprise qui, selon eux, travaille « pour le Mossad [le service de renseignement extérieur israélien] et livre des secrets d’État à Israël »! Un scénario invraisemblable. Les investigations sont cependant ­confiées à la section antiterroriste de la brigade criminelle, une unité pouvant enquêter sur des personnes habilitées « secret-défense ».

Comment des représentants d’institutions censées incarner la raison, le progrès et la sécurité des citoyens peuvent-ils à ce point ­contrevenir à leur mission?

Vérifications faites, les deux porte-flingues travaillent bien pour le compte de la DGSE… en tant que gardiens – avec le grade de caporal – au camp de Saran. Le pseudonyme de ­Pierre B. est « ­Dagomar ». Celui de Carl E., « Adelard ». Ils ne sont pas des agents opérationnels du service action, le gratin des officiers, à qui sont ­confiées les missions les plus périlleuses. Les deux caporaux ont bien tenté d’intégrer le sérail des « clandestins », mais ils ont été recalés.

Pierre B., 28 ans, a été jugé « puéril » par sa hiérarchie. Il ne sait pas « rester à sa place »… Plusieurs de ses collègues le qualifient de « mythomane » : l’homme évoque sans cesse des histoires de trafic d’armes ou de pierres précieuses. De son côté, Carl E., 25 ans, est bien noté, mais il a été ­considéré « un peu immature » lors des sélections pour devenir un « opérationnel ».

Rapidement, des perquisitions font apparaître deux nouveaux personnages. Deux profils troublants, dont la trace se trouve dans les papiers de ­Pierre B., l’aspirant espion qui a la fâcheuse habitude de tout noter… Le premier, ­Yannick P., 45 ans, est un policier en disponibilité de la DGSI, spécialiste en faux documents. En 2016 et en 2018, il est venu à plusieurs reprises à Saran pour dispenser une formation à la détection de pièces d’identité falsifiées. ­Pierre B.-­Dagomar faisait partie des stagiaires.

Le second personnage s’appelle ­Sébastien L. Âgé de 30 ans, il travaille en indépendant dans la sécurité privée. En fait, l’homme, fasciné par le monde de l’espionnage, nage en eaux troubles depuis des années. Toujours prêt à rendre des services, même les plus sales, si l’on sait y mettre le prix. ­Sébastien L. sollicite ­Yannick P. durant l’été 2019 pour obtenir des renseignements sur du matériel de surveillance. Au détour de la ­conversation, il ­confie qu’il lui arrive de faire des choses « un peu chaudes », des « missions homo ». Il se targue même d’être missionné par « l’État, au plus haut niveau ».

Festival d’amateurisme

Le 26 juillet 2020, deux jours après la tentative d’assassinat sur la coach, ­Sébastien L. est interpellé et placé en garde à vue. Il est dos au mur : à son domicile, les policiers ont découvert, entre autres, 27.500 euros en liquide et deux pistolets Glock. Surtout, ses empreintes ont été retrouvées sur la fausse plaque d’immatriculation de la Renault Clio noire dans laquelle ­Dagomar et ­Adelard faisaient semblant de dormir… ­Sébastien L. reconnaît alors leur avoir fourni la voiture, le traceur, et avoir posé une balise sur le véhicule de ­Marie-­Hélène ­Dini. Il assure avoir été missionné, uniquement pour cela, au mois de mai précédent, par un inconnu, un « vieux », lors d’un rendez-vous nocturne sous un pont du périphérique parisien.

La suite de l’enquête révèle un enchaînement de péripéties improbables aboutissant au recrutement du commando de tueurs. C’est un festival d’amateurisme et de mensonges ­confondants. Au début d’avril 2020, ­Yannick P., le flic spécialiste en faux documents, met ­Sébastien L. en relation avec ­Pierre B., le gardien du site militaire de Saran. Leur rencontre se déroule au bord d’un étang, dans la forêt de Cercottes. C’est-à-dire à quelques encablures de la base de la DGSE où ­Pierre B.-­Dagomar travaille quotidiennement avec Carl E.-­Adelard. L’un des sites militaires les plus surveillés de France…

Pour moi, c’était une mission de sous-traitance de la DGSE et je mettais le pied dans l’opérationnel…

Lors de ce rendez-vous champêtre, ­Sébastien L. et ­Pierre B. trouvent rapidement un terrain d’entente. Le premier explique qu’il cherche des armes. Le second répond qu’il peut lui en fournir, par l’intermédiaire de trafiquants des pays de l’Est. ­Sébastien L. enchaîne : en fait, il est chargé d’une « mission d’État : l’élimination d’une femme qui travaille pour le Mossad »… Son interlocuteur saisit la balle au bond : il est l’homme de la situation. Le caporal voit-il dans cette proposition une chance inespérée d’accéder, via un circuit parallèle, à une mission sensible à laquelle il aspire vainement? Possible. Quoi qu’il en soit, ­Sébastien L. et ­Pierre B. sont emballés : chacun d’eux semble persuadé qu’il a enfin trouvé un interlocuteur à sa mesure. Un professionnel, issu des « services ». Il ne reste plus maintenant qu’à recruter un second équipier pour accomplir l’opération « homo »…

Là, le complot tourne à la pantalonnade. Se sentant investi de sa « mission pour la France », ­Pierre B. n’hésite pas à démarcher des collègues du centre d’entraînement parachutiste de Saran. Il fait miroiter une prime de 30.000 euros à partager, fifty-fifty. Au moins quatre d’entre eux refusent. Un autre finit par accepter le marché. C’est Carl E.-­Adelard. Lequel affirmera devant les policiers, quelques mois plus tard : « Pour moi, c’était une mission de sous-traitance de la DGSE et je mettais le pied dans l’opérationnel… »

Le 24 juillet 2020, à Créteil, « l’opération » échoue avant même d’avoir commencé. Auditionnée par les policiers, ­Marie-­Hélène ­Dini ne voit pas qui pourrait lui en vouloir. Elle cite cependant le nom de ­concurrents avec qui elle a eu des démêlés. Parmi eux, Jean-Luc B., le formateur en coaching. Mme ­Dini raconte aussi qu’elle avait déjà été agressée dans la rue, en octobre 2019, par deux hommes qui lui ont volé son ordinateur portable…

Pourtant, après la première vague d’interpellations, fin juillet, les investigations piétinent pendant des mois. L’identité des commanditaires reste un mystère. Jusqu’au 21 janvier dernier. L’affaire connaît alors un rebondissement stupéfiant. Les policiers entendent, à titre de témoin, la compagne de ­Sébastien L. Selon la jeune femme, son ­conjoint effectue bien des « missions d’État », et son officier « traitant » est un certain ­Daniel B. Cet homme, dit-elle, a d’ailleurs délégué à ­Sébastien un ­contrat ­concernant une femme « visée parce qu’elle donnait à un État étranger des informations couvertes par le secret-défense ».

Exécuteur de basses oeuvres

Interpellé dans la foulée, ­Daniel B., le supposé « officier traitant », va dévoiler tous les ressorts de l’affaire. L’homme, âgé de 67 ans, est un ancien commandant de la DCRI. À la retraite, il a créé une petite société d’intelligence économique. ­Daniel B. est par ailleurs franc-maçon depuis une vingtaine d’années. Après avoir quitté une première obédience, il a intégré en 2015 la loge Athanor, à Puteaux (Hauts-de-Seine), par le biais de ­Frédéric V., qui en était le « vénérable » (le responsable). Il y a aussi fait la ­connaissance de Jean-Luc B., lui-même ancien vénérable. Mais il affirme ne pas fréquenter ce dernier en dehors de la loge.

Frédéric V. avait une emprise sur moi. Si je n’acceptais pas, je perdais l’accès à son réseau

­Daniel B. en vient maintenant à la tentative de meurtre sur ­Marie-­Hélène ­Dini. « C’est ­Frédéric V. qui m’a mis cette affaire entre les mains. Il me disait que c’était bon pour moi, que cela m’apporterait d’autres ­contrats. » En octobre 2019, il accepte de superviser une première mission, ­confiée à son homme de main, ­Sébastien L. : « bousculer » Mme ­Dini et lui dérober son ordinateur. Puis, au début de l’année 2020, ­Frédéric V. serait revenu à la charge, « pour aller plus loin ». « Les intentions étaient claires, raconte ­Daniel B. devant les policiers. Il fallait que cette personne soit exécutée. »

Pour exécuter ces basses œuvres, ­Sébastien L. est de nouveau requis. « L’histoire du Mossad est une invention de ma part pour motiver ­Sébastien L. et lui faire croire que c’était un ­contrat d’État », poursuit-il. Pourquoi ­Daniel B. a-t-il accepté de servir d’intermédiaire dans ce projet d’assassinat? Réponse : « ­Frédéric avait une emprise sur moi. Si je n’acceptais pas, je perdais l’accès à son réseau […]. C’est sa société qui décrochait les ­contrats et qui m’associait en tant que sous-traitant… »

Fin de l’histoire? Pas encore. Car durant ses trois jours de garde de vue ­Daniel B. s’épanche longuement sur l’étendue des activités criminelles de l’officine ­constituée avec ses deux « frères » maçons de la loge Athanor. L’inventaire est affolant. L’ancien commandant de la DCRI estime avoir « géré une dizaine de dossiers » pour le compte de ­Frédéric V.

L’existence même d’un tel réseau criminel pose des questions vertigineuses

Le premier d’entre eux, en 2018, s’est soldé par un homicide. À l’époque, un couple d’entrepreneurs de l’est de la France se plaint auprès de ­Frédéric V. : ils sont, affirment-ils, victimes d’une « arnaque au sponsoring » mise au point par un pilote de rallye, ­Laurent ­Pasquali. Contre 200.000 euros, selon nos informations, le pilote aurait promis à ses clients d’apposer sur sa voiture leur logo publicitaire durant les courses. Une promesse pas toujours tenue, et multipliable à l’envi. Sur instruction de ­Frédéric V., ­Daniel B. aurait alors envoyé ­Sébastien L. pour récupérer l’argent. L’affaire tourne mal. ­Laurent ­Pasquali disparaît brutalement. Son cadavre est retrouvé fin 2019, enterré dans une forêt de Haute-Loire, à 500 kilomètres de son domicile. Entre-temps, ­Sébastien L. aurait envoyé une photo de la dépouille du pilote à ­Daniel B. Photo également visionnée par ­Frédéric V. Une enquête ­concernant cet homicide est actuellement en cours.

Un autre projet macabre a avorté l’année dernière. Les dirigeants d’une entreprise établie dans l’Ain ­contactent Frédéric V. : ils veulent se débarrasser d’un syndicaliste « gênant »… Le tandem ­Daniel B.-­Sébastien L. est mandaté pour régler l’affaire. Montant prévu pour ce ­contrat : environ 50.000 euros. Mais, à la fin de juillet 2020, juste après l’échec retentissant de la tentative d’assassinat de ­Marie-­Hélène ­Dini, la mission dans l’Ain est annulée en urgence…

Sollicités, les avocats de Jean-Luc B. et de ­Frédéric V. n’ont pas souhaité s’exprimer. « Depuis la révélation de cette affaire ahurissante, ma cliente a reçu le soutien de l’ensemble de sa profession. C’est un point essentiel », commente pour sa part maître ­Joseph ­Cohen-­Sabban, l’avocat de ­Marie-­Hélène ­Dini. « Mais, poursuit-il, l’existence même d’un tel réseau criminel, mêlant des francs-maçons, des chefs d’entreprise de sécurité et des agents du renseignement, dévoyés et sans aucun scrupule, pose des questions vertigineuses. Comment des représentants d’institutions censées incarner la raison, le progrès et la sécurité des citoyens peuvent-ils à ce point ­contrevenir à leur mission? »

L’enquête, toujours en cours, apportera probablement des précisions sur ces incroyables dérives. Et, au vu du nombre de personnes ayant sollicité les services du trio des « frères », d’autres surprises ne sont pas à exclure.

 

Le tueur de DRH reste totalement muet

Cependant, les investigations avancent sur ses licenciements successifs, le premier entre 2006 et 2008, le second en 2010, et sur sa radiation de Pôle emploi en 2013.

Les deux licenciements étaient individuels, prononcés pour faute ou cause réelle et sérieuse.

Aucune contestation du salarié n’est pour l’heure évoquée.

Il faut savoir à ce sujet que l’absence d’une procédure prud’homale ou autre à la suite d’un licenciement ne signifie pas pour autant que celui-ci est nécessairement pleinement justifié, surtout quand le salarié est ingénieur ou cadre.

En effet, en règle générale, celui qui conteste son licenciement, même avec d’excellentes raisons pour ce faire, et au final, une victoire judiciaire, se retrouve ensuite « grillé » dans le monde du travail, c’est-à-dire qu’il ne pourra jamais retrouver aucun emploi, ou seulement avec d’énormes difficultés, car pour la plupart, les employeurs n’ont pas besoin de salariés qui contestent leurs décisions. Ceci est encore plus vrai pour les ingénieurs et cadres que pour les autres car ils sont censés être plus proches de leurs employeurs.

A peu de choses près, donc, les ingénieurs et cadres victimes de licenciements abusifs, injustifiés ou sans cause réelle et sérieuse se voient en fait confrontés à la nécessité de choisir la manière dont ils vont se faire « griller » ou véritablement tuer socialement : par les fautes imaginaires invoquées pour les licencier sans indemnités, lesquelles vont circuler comme des fautes réelles dans leur milieu professionnel ou auprès de tous leurs nouveaux employeurs potentiels et en donner l’image de mauvais professionnels, ou par la solide réputation de contestataire acquise à l’occasion d’un procès prud’homal, laquelle est également rédhibitoire pour tout nouvel emploi.

Les agents de Pôle emploi, ou anciennement l’ANPE, le savent parfaitement, mais s’en moquent. Leur mission consiste à pourvoir aux besoins exprimés par les employeurs, et pour le reste, à gérer le troupeau de demandeurs d’emploi selon les dernières règles en vigueur et les consignes de leur direction.

On notera enfin comment le non ingénieur, non cadre, non informaticien et tout juste titulaire d’un CAP de coiffeur Jean-Marc Donnadieu me harcèle à propos de cette affaire depuis le 28 janvier à 18h01 :

 

http://satanistique.blogspot.com/2021/01/attention-cyprien-luraghi-disparu-de.html#comment-form

3 commentaires:

Le tueur de DRH reste totalement muet dans AC ! Brest blank

https://www.20minutes.fr/societe/2964115-20210128-tuerie-valence-sait-apres-mort-deux-femmes-abattues-arme-feu-homme

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http://satanistique.blogspot.com/2021/01/assassinats-de-drh-en-alsace-et-dans.html#comment-form

2 commentaires:

  1. blank dans Folie

    C’est un ingénieur et il a tué trois femmes.

    https://www.bfmtv.com/police-justice/double-meurtre-a-valence-des-liens-averes-avec-un-autre-homicide-en-alsace_AN-202101290146.html

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  2. blank dans LCR - NPA

    Vous allez faire pareil ?

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https://www.lefigaro.fr/faits-divers/le-parcours-sanglant-de-gabriel-f-le-tueur-de-drh-mis-en-examen-pour-assassinats-20210130

Le parcours sanglant de Gabriel F., le tueur de DRH mis en examen pour «assassinats»

 

Tout au long de sa garde à vue, le suspect est resté muet. Il a été écroué.

 

Par Le Figaro avec AFP

Publié il y a 8 heures, Mis à jour il y a 6 heures

 

Gabriel F., soupçonné d’avoir tué deux personnes jeudi dans la Drôme et en Ardèche, a été mis en examen pour «assassinats», a annoncé ce samedi 30 janvier le procureur de Valence, Alex Perrin. Tout au long de sa garde à vue, le suspect est resté muet. Il a été incarcéré. L’information judiciaire sera dirigée par deux juges d’instruction en raison de «l’extrême gravité des faits commis et de l’ampleur des investigations à réaliser», selon le procureur.

«Célibataire sans enfants, ingénieur sans emploi et inconnu des services judiciaires et des services de renseignements», Gabriel F., 45 ans, a tué jeudi une employée de l’agence Pôle emploi de Valence, dont il avait été radié en 2013. «Rien n’établit en l’état qu’il la connaissait», a précisé le procureur dans un communiqué.

Il a par la suite tué la DRH de l’entreprise Faun, dans la commune voisine de Guilherand-Granges (Ardèche), où il avait été salarié entre 2008 et 2010, en qualité d’ingénieur, avant d’en être licencié. Il avait connu la DRH durant sa période d’activité au sein de l’entreprise, selon Alex Perrin. «La préméditation sur les deux faits est parfaitement avérée», selon le procureur.

À lire aussi :Drôme-Ardèche : une conseillère Pôle Emploi et la DRH d’une entreprise tuées par balle

Au fil de l’enquête, la police a fait le lien avec le meurtre d’une autre responsable des ressources humaines, mardi dans le Haut-Rhin, suivi de l’agression d’un cadre RH dans le même département, selon une source proche du dossier. Ce samedi 30 janvier, le procureur n’a pas confirmé le lien entre le double assassinat et ce meurtre, mais a indiqué que cette «possibilité» était examinée.

La presse du Grand Est a révélé que les personnes visées dans le Haut-Rhin avaient travaillé au milieu des années 2000 pour une entreprise d’Eure-et-Loir où Gabriel F. aurait alors fait les frais d’un plan de licenciement. Il est aussi établi que le suspect a fait l’objet en 2010 d’un «licenciement individuel» dans l’entreprise ardéchoise où il a achevé son expédition sanglante.

À voir aussi – Tireur de Valence: il n’y a «pas de logique particulière» à son geste, selon le procureur

Tireur de Valence: il n’y a «pas de logique particulière» à son geste, selon le procureur

 

Meurtre mystérieux à Wolfgantzen

Mardi vers 18h40 à Wolfgantzen, une femme de 39 ans a été découverte morte dans sa voiture, sur le parking de son entreprise, par d’autres salariés, avait indiqué mercredi la procureure de la République de Colmar, Catherine Sorita-Minard. Une autopsie devait avoir lieu vendredi à Strasbourg, mais selon les «premiers éléments», la victime a été «tuée par arme à feu».

Selon plusieurs médias, Estelle L., était DRH de l’entreprise Knauf, fabricant de matériaux d’isolation. Le nom de cette mère de deux filles de 9 et 13 ans avait été diffusé sur les réseaux sociaux en 2018, avec le hashtag #BalancetonDRH. Une enquête pour assassinat a été confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Strasbourg et à la brigade de recherches de la gendarmerie de Colmar.

Un peu plus tard dans la soirée de mardi à Wattwiller, à une quarantaine de kilomètres de Wolfgantzen, un homme a été victime d’une tentative d’homicide chez lui.

«Je suis chez moi en train de travailler, ça sonne à la porte, je vais ouvrir. Quelqu’un masqué, comme cela doit se faire avec le Covid, tient un carton dans les mains. Il y a un coup de feu qui part, visiblement il y avait un pistolet, semblerait-il sous le carton à pizza», a raconté la victime à Europe 1. «Il n’a pas réussi à tirer un deuxième coup. Il part en courant, je le suis, je le rattrape, je le plaque au sol, je voulais simplement le retenir et le maîtriser. Se déclenche une bagarre, il arrive à m’échapper des mains, (…) je continue à lui courir après, mais il s’était enfermé dans sa voiture. J’étais chez moi en chaussettes… je n’ai pas réussi à le retenir, et voilà», a-t-il poursuivi.

L’homme a indiqué que lui et la femme tuée à Wolfgantzen étaient «d’anciens collègues» et «étaient encore en relation». Une enquête a été ouverte pour «tentative d’assassinat» par la procureure de Mulhouse Edwige Roux-Morizot.

Stupeur à Pôle emploi

Deux jours après, jeudi vers 08h30, le suspect, inconnu des services de police, est entré dans une agence Pôle emploi à Valence. Comme le rapporte Le Parisien , cet homme d’origine antillaise, au crâne chauve, s’est présenté à l’hôtesse comme un certain «Rachid» mais l’employée ne l’a pas trouvé pas dans les fichiers. Il a ensuite insisté avec courtoisie avant de se diriger subitement vers l’issue de secours. Il a alors touché mortellement une femme de 53 ans, plongeant employés et visiteurs dans l’effroi.

Il «s’est adressé à une employée, sans qu’on sache s’il la connaissait et, très vite, il a fait feu à une reprise avec une arme, la blessant mortellement au thorax», selon le procureur de la République à Valence, Alex Perrin. «À priori, il n’avait pas un comportement agressif, jusqu’au moment où il fait feu avec une détermination réelle pour tuer», a ajouté le magistrat. L’agresseur est reparti en voiture. La victime, elle, n’a pas pu être réanimée.

L’homme a ensuite parcouru 10 km et rejoint Faun Environnement, entreprise qui fabrique des véhicules de collecte de déchets à Guilherand-Granges (Ardèche), sur l’autre rive du Rhône. Là, «il a demandé à avoir un contact avec un cadre et a rapidement fait feu sur une employée de 51 ans, atteinte à deux reprises mortellement» à l’abdomen et au visage, a précisé Alex Perrin.

«Sauvage et renfermé»

«C’est un ancien salarié qui est venu se faire justice», a assuré à l’AFP Philippe Fayat, délégué syndicat CFDT de l’entreprise. Selon lui, le tireur avait fait l’objet en 2010 d’un «licenciement individuel». «C’est (la victime) qui l’avait licencié. Ce n’était pas elle qui avait pris la décision, mais elle était là quand il a quitté l’entreprise», a-t-il précisé. Gabriel F. a ensuite été interpellé après avoir été percuté en voiture par un véhicule de police, alors qu’il empruntait un pont à contre-sens, en direction de Valence. Une perquisition de sa voiture a permis la découverte d’une seconde arme de poing et de multiples cartouches 9 mm.

Son voisinage – l’homme réside à Nancy -, décrit un individu solitaire. «C’est un homme qui était bien élevé mais plutôt sauvage, renfermé. Nous sommes vraiment bouleversés par ce qui s’est passé », raconte une voisine à Vosges Matin . «On ne l’a jamais vu avec quelqu’un, pas de femme, pas d’ami, il était toujours seul. Toujours bien habillé, il sortait se promener puis rentrait à 17 heures et ne sortait plus», indique une deuxième voisine.

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https://www.lepoint.fr/societe/mis-en-examen-et-ecroue-le-tueur-de-drh-reste-muet-sur-ses-motivations-30-01-2021-2411919_23.php#

Mis en examen et écroué, le tueur de DRH reste muet sur ses motivations

 

Mis en examen et ecroue, le tueur de DRH reste muet sur ses motivations
Mis en examen et écroué, le tueur de DRH reste muet sur ses motivations © AFP/PHILIPPE DESMAZES

 

Source AFP

Publié le 30/01/2021 à 13h46

 

Gabriel Fortin, meurtrier présumé d’une DRH et d’une employée de Pôle Emploi, jeudi dans la Drôme et l’Ardèche, a été mis en examen samedi pour « assassinats » et écroué, restant muet sur les raisons de son geste.

« La préméditation sur les deux faits est parfaitement avérée », a indiqué dans un communiqué le procureur de la République de Valence, Alex Perrin, ne pouvant cependant confirmer, tout comme ses homologues de Mulhouse et Colmar, le lien entre ce double assassinat et un meurtre, ainsi qu’une agression, survenus dans le Haut-Rhin en début de semaine.

Cette « possibilité » est encore en train d’être examinée, a simplement ajouté M. Perrin.

Vendredi, une source proche du dossier avait confirmé à l’AFP que M. Fortin était également soupçonné du meurtre d’une autre DRH, Estelle L., tuée par balle mardi sur le parking de son entreprise, Knauf, à Wolfgantzen (Haut-Rhin), tout comme de l’agression d’un homme travaillant aussi dans les ressources humaines, attaqué chez lui à Wattwiller, dans le même département. Et ce sur la foi de « la voiture, les armes et les munitions ».

Son agresseur, qui l’a raté, a fui dans une voiture de la même couleur - rouge-orangé - que celle utilisée par M. Fortin. La presse alsacienne indique que ces deux personnes ciblées sont liées à un plan social ayant touché, dans les années 2000, une entreprise d’Eure-et-Loir dont le suspect de Valence était salarié à l’époque.

Selon une autre source proche du dossier, l’homme attaqué à Wattwiller est employé chez General Electric à Belfort, où il est DRH de la branche Gaz.

« Durablement choqués »

Le mis en examen, resté mutique durant ses 48 heures de garde à vue, « n’a pas souhaité davantage s’exprimer » lors de son déferrement, précise M. Perrin, évoquant « l’ampleur des investigations à réaliser » qui nécessitera la mobilisation de deux juges d’instruction.

Côté balistique, « en l’état, nous n’avons pas encore la certitude » que l’arme « légère » qui a servi à tuer Estelle L., un Luger de 9 mm, est celle retrouvée sur Gabriel Fortin lors de son interpellation, a indiqué vendredi à l’AFP la procureur de Colmar, Catherine Sorita-Minard. « Une expertise balistique va être menée et permettra peut-être de le confirmer », a-t-elle ajouté.

« Célibataire sans enfants, ingénieur sans emploi et inconnu des services judiciaires et des services de renseignements », Gabriel Fortin avait été inscrit à l’agence Pôle Emploi de Valence avant d’en être radié en 2013 mais « rien n’établit en l’état qu’il connaissait » l’employée qu’il a froidement tuée, Patricia P., 54 ans, a précisé le procureur de Valence.

En revanche, il connaissait Géraldine C., 51 ans, la directrice des ressources humaines qu’il a par la suite abattue dans l’entreprise Faun, à Guilherand Granges (Ardèche), à environ 10 km de Valence. Cette société avait employé M. Fortin entre 2008 et 2010, en qualité d’ingénieur, avant d’en être licencié, précise M. Perrin.

Après ce deuxième meurtre, le tueur avait quitté l’entreprise « sans empressement particulier » au volant d’une Hyundai de couleur rouge-orangé. Vite repéré par la police, à qui le numéro d’immatriculation avait été donné par un témoin du premier assassinat, il a été finalement arrêté dans sa fuite par une voiture banalisée, un policier prenant la décision de provoquer une collision afin de stopper sa course.

Une perquisition de son véhicule a permis « la découverte d’une seconde arme de poing et de multiples cartouches 9 mm », selon M. Perrin.

A Valence et Guilherand Granges, des cellules d’urgences médico-psychologiques ont été mises en place en vue d’assister et d’accompagner les familles des victimes et leurs collègues, « fortement et durablement choquées par les faits », a encore précisé le procureur.

Les 900 agences Pôle Emploi de France sont restées fermées au public vendredi. Celle de Valence où a été tuée la conseillère demeurera portes closes « jusqu’à nouvel ordre », comme l’indique un écriteau apposé sur sa porte d’entrée.

burx-lv-apz/ag/shu

30/01/2021 13:44:48 -          Lyon (AFP) -          © 2021 AFP

 

 

https://www.leparisien.fr/faits-divers/drame-de-pole-emploi-les-licenciements-de-gabriel-f-au-coeur-du-periple-sanglant-29-01-2021-8422057.php

Drame de Pôle emploi : les licenciements de Gabriel F. au cœur du périple sanglant

 

Alors que Gabriel F., soupçonné de trois assassinats et d’une tentative, est resté silencieux ce vendredi lors de sa garde à vue, gendarmes et policiers tentent de reconstituer sa vie et sa carrière professionnelle.

 

 Devant l’entreprise Faun Environnement, dans laquelle Géraldine Caclin travaillait, des bouquets de fleurs ont été déposés.

Devant l’entreprise Faun Environnement, dans laquelle Géraldine Caclin travaillait, des bouquets de fleurs ont été déposés. AFP/Philippe Desmazes

 

Par Jean-Michel Décugis, Ronan Folgoas et Jérémie Pham-Lê, avec Doris Henry, correspondante à Nancy (Meurthe-et-Moselle)

Le 29 janvier 2021 à 22h06, modifié le 30 janvier 2021 à 07h07

Gabriel F. a-t-il ruminé sa vengeance pendant plus de dix ans? Ou la crise sanitaire a-t-elle réveillé brutalement des blessures enfouies? Le mystère demeure autour des raisons qui auraient poussé cet ancien ingénieur de 45 ans à se lancer dans une incroyable cavale meurtrière de deux jours à travers trois départements : le Haut-Rhin, la Drôme et l’Ardèche. Ce vendredi soir, en garde à vue à l’antenne de Valence de la PJ de Lyon, Gabriel F. restait, selon une source proche de l’enquête, « totalement muet ».

Mais les investigations avancent en parallèle. Le tueur présumé, inconnu de la police, est désormais soupçonné d’être l’auteur de trois assassinats et d’une tentative d’assassinat visant trois directeurs de ressources humaines (DRH) et une conseillère Pôle emploi. Avec cette particularité glaçante : les victimes ou les lieux des crimes sont liés à deux périodes de sa vie marquée par des licenciements. Elles remontent à la fin des années 2000.

LIRE AUSSI > « Ces derniers jours, il était bizarre » : les voisins du tueur de Pôle emploi décrivent un homme solitaire

Pour les faits commis jeudi matin, il apparaît que Gabriel F. ne connaissait pas Patricia Pasquion, 54 ans, la responsable de l’agence Pôle emploi Victor Hugo de Valence (Drôme), qu’il a tué de deux balles de Taurus 9 mm. C’est ce qu’a déclaré le mari de la victime aux enquêteurs. En revanche, l’ex-ingénieur avait été inscrit entre 2010 et 2013 en tant que chômeur à l’un des organismes pour l’aide à l’emploi de Valence – qui a changé depuis – après son limogeage de l’entreprise Faun environnement.

Géraldine Caclin et Bertrand M. avaient participé à ses licenciements

A-t-il voulu s’en prendre à un symbole de son échec professionnel ? L’hypothèse est jugée très probable puisque, immédiatement après ce meurtre, Gabriel F. s’est rendu à son ancienne société, spécialisée dans la fabrique des véhicules de collecte de déchets, à 10 km de là, sur la commune de Guilherand-Granges (Ardèche). Il y a travaillé entre 2008 et 2010. Là, il demande à voir un cadre du site mais celui-ci a pris sa retraite depuis. Il abat alors Géraldine Caclin, responsable des RH de Faun. De source policière, Gabriel F. a bien connu cette femme de 51 ans : elle avait formalisé son licenciement il y a onze ans, bien que la sanction ne relevait pas de son initiative.

VIDÉO. Valence : une conseillère Pôle emploi tuée par balle, une deuxième victime décédée

Cette haine des représentants du monde du travail a poussé les enquêteurs à établir un lien avec les deux attaques survenues dans le Haut-Rhin mardi soir. Gabriel F. est soupçonné d’avoir tué, dans un premier temps, Estelle Luce, DRH de 39 ans, dans son véhicule sur le parking de son entreprise de matériaux d’isolation à Wolfgantzen. Il aurait ensuite tenté de tirer sur Bertrand M., également DRH d’une autre société du secteur, à son domicile sur la commune voisine de Wattwiller, en se présentant comme un livreur de pizzas. Mais la victime était parvenue à le mettre en fuite.

Interrogé par les gendarmes de la section de recherches de Strasbourg, Bertrand M. a confirmé avoir identifié Gabriel F. comme son agresseur. L’ADN de l’ex-ingénieur a d’ailleurs été décelé sur les effets personnels qu’il a abandonnés en s’enfuyant – un masque chirurgical, des lunettes de vue et une casquette. Aux enquêteurs, Bertrand M. a déclaré qu’il se souvient d’avoir procédé à son licenciement entre 2006 et 2008. C’était au sein de l’entreprise Francel, alors installée à Gaillardon (Eure-et-Loire), et spécialisée dans la conception de détendeurs de gaz. A l’époque, Bertrand M. est DRH du site et Estelle Luce, la femme tuée à Wolfantzen, son assistante. Ensemble, ils diligentent des plans sociaux en vue du rachat de l’entreprise française par l’Américain Emerson. Ce qui aboutira à une centaine de départs de salariés. Dont l’ingénieur en bureau Gabriel F.

Aucun écrit retrouvé pour expliquer son geste

« Son licenciement s’était mal passé », confie un ex-collègue de Francel. Le motif invoqué par le service des ressources humaines n’aurait pas été économique mais lié à une faute grave ou à « une cause réelle et sérieuse ». S’agissait-il d’une manœuvre managériale pour écarter sans frais un salarié? Francel évoquait à l’époque une baisse de compétitivité pour justifier ses plans. En tout cas, Gabriel F. avait pris la porte sans bénéficier des accords d’indemnités généreux négociés par les syndicats. Il s’était ensuite installé à Valence puis, après son second licenciement, à Nancy (Meurthe-et-Moselle) au domicile familial.

Les enquêteurs devraient procéder dans les prochains jours aux auditions de ses anciens collègues de Faun environnement et de Francel pour comprendre les motifs précis de ces deux limogeages quasi successifs. Mais aussi son entourage pour éclairer son état psychologique ces derniers mois. Les enquêteurs s’interrogent sur un effet possible de la crise sanitaire sur le passage à l’acte brutal de cet homme décrit comme « solitaire et renfermé », un tueur déterminé qui n’a pas hésité à parcourir des centaines de kilomètres pour régler des contentieux professionnels vieux de dix ans. Gabriel F. n’a laissé aucun écrit à son domicile nancéien, perquisitionné par la PJ, pour expliquer son probable geste de vengeance.

 

Affaire Olivier Duhamel : retour sur le suicide de Marie-France Pisier en 2011

Les révélations de Camille Kouchner sur les viols subis par son frère jumeau durant son adolescence sont l’occasion de revenir sur l’étrange suicide de sa tante Marie-France Pisier, le 24 avril 2011.

Ayant pris connaissance des faits avec sa soeur Evelyne Pisier en 2008, elle était la seule à vouloir briser le silence sur cette affaire d’inceste qui l’aura manifestement minée jusqu’à sa mort, survenue dans le contexte des violences graves que je subissais moi-même depuis 2008 de la part d’une bande de cybercriminels comptant quelques pédophiles notoires, et avec moi tous mes proches et mes anciennes relations, ainsi que divers autres témoins gênants pour nos harceleurs et agresseurs.

Tout étant devenu public à compter de juin 2010, plusieurs assassinats s’étaient déjà produits et cette affaire de suicide ou d’accident bien étrange suivant de très près celle tout aussi mystérieuse des Dupont de Ligonnès m’avait naturellement interpellée.

Je venais alors de publier trois articles dans lesquels je revenais en détail sur le début des harcèlements que j’avais subis sur le site Rue89 à compter de 2008, articles dont j’ai republié des copies sur ce blog une première fois le 26 avril 2015 et plus récemment le 11 novembre 2018, toujours avec plus de détails :

http://petitcoucou.unblog.fr/2015/04/26/du-commencement-de-mes-problemes-sur-le-site-rue89-en-2008/

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/11/11/de-la-violence-du-pervers-narcissique-david-servenay/

 

https://www.femmeactuelle.fr/actu/news-actu/pourquoi-marie-france-pisier-na-pas-supporte-les-revelations-sur-olivier-duhamel-2106660

Pourquoi Marie-France Pisier n’a « pas supporté » les révélations sur Olivier Duhamel

 

le 8 janvier 2021 à 15h08
Pourquoi Marie-France Pisier n'a "pas supporté" les révélations sur Olivier Duhamel

 

Camille Kouchner a publié jeudi 7 janvier 2021 son ouvrage La familia grande (éd. Seuil), dans laquelle accuse son beau-père Olivier Duhamel d’inceste. Marie-France Pisier, sa tante, n’a pas supporté d’apprendre que le politologue aurait abusé de son neveu.

Camille Kouchner change le destin de sa famille. La juriste de 45 ans a publié jeudi 7 janvier 2021 un ouvrage intitulé La Familia Grande (éd. Seuil) dans lequel elle dénonce, 30 ans après, les abus sexuels dont aurait été victime son frère jumeau de la part d’Olivier Duhamel, le second mari de leur mère Evelyne Pisier. Un récit glaçant dans lequel Camille Kouchner relate avec beaucoup de justesse les mécanismes du silence et de l’emprise très courants dans les affaires d’inceste. « Victor », comme il est surnommé dans le livre pour garantir son intimité, a en effet raconté une première fois son histoire à sa mère avant qu’elle ne meure en 2017, mais celle-ci aurait protégé son mari. Selon Camille Kouchner, ils étaient d’ailleurs plusieurs dizaines à avoir eu vent des rumeurs qui pesaient sur le politologue de 70 ans… et à avoir fermé les yeux.

La réaction de Marie-France Pisier

Camille Kouchner a tout de même tenu à saluer la mémoire de sa tante l’actrice Marie-France Pisier, qui a eu le courage de parler. Dans une interview accordée à L’Obs, la juriste a en effet assuré qu’elle était à l’époque « la seule qui n’était pas clivée » : « Elle était absolument entière. Elle n’a pas supporté cette histoire. Elle a dit : ‘C’est insupportable.’ Et elle a parlé. Elle m’engueulait presque : ‘Je ne veux pas me taire !’ », s’est-elle souvenue.

Avant que Victor et Camille Kouchner ne parlent à leur entourage de ce qu’il s’était passé pendant leur adolescence, Marie-France Pisier et sa sœur Evelyne Pisier étaient très proches. Mais cette affaire a changé leurs relations à jamais. Iris Funck-Brentano, la fille de Marie-France Pisier, se souvient dans les colonnes du Monde. « Ma mère était très choquée que sa sœur ne protège pas d’abord ses enfants et que personne ne réagisse. Elles se sont brouillées. Je me souviens de tas de tentatives de réconciliation, toutes se soldaient par des échecs ». Les deux sœurs ne se sont jamais réconciliées. Au printemps 2011, Marie-France Pisier a été retrouvée morte au fond de la piscine de sa maison de vacances de Saint-Cyr-sur-Mer.

À lire aussi : Olivier Duhamel accusé d’inceste : au courant, le directeur de Sciences Po dévoile pourquoi il n’a pas agi

Sophia CHAFAI

 

https://www.purepeople.com/article/marie-france-pisier-son-neveu-victime-d-inceste-la-cause-de-sa-mort-remise-en-question_a418433/1

Marie-France Pisier, son neveu victime d’inceste : la cause de sa mort remise en question

 

Marie-France Pisier au Festival du Film Américain de Deauville, un an avant sa mort.
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Marie-France Pisier au Festival du Film Américain de Deauville, un an avant sa mort.

Publié le 05 Janvier 2021 – 14h28

Elle était la comédienne fétiche de François Truffaut et a brillé sur le tapis rouge jusqu’à sa mort tragique en 2011. Suicide ou accident ? Le flou autour du décès de Marie-France Pisier refait surface depuis que sa nièce Camille Kouchner a révélé un terrible secret de famille.

Près de 10 ans après la mort de Marie-France Pisier, la mystérieuse cause de son décès se retrouve à nouveau au coeur de toutes les interrogations, avec la sortie du livre La Familia grande (Editions du Seuil). Dans cet ouvrage à paraître le 7 janvier 2021, sa nièce Camille Kouchner, la fille de l’écrivaine Evelyne Pisier et de l’ancien ministre Bernard Kouchner, affirme que son frère jumeau a été victime d’inceste durant son adolescence. Elle accuse alors leur beau-père, le politologue Olivier Duhamel.

Dans les bonnes feuilles du livre, publiées par Le Monde lundi, Camille Kouchner raconte que les faits se seraient produits à la fin des années 1980. A de multiples reprises et durant au moins deux ans, Olivier Duhamel se serait rendu le soir dans la chambre de son beau-fils de 14 ans. L’adolescent, nommé « Victor » dans le livre, en aurait rapidement parlé à sa soeur jumelle, en lui faisant promettre de garder le secret. Un secret préservé durant vingt ans, jusqu’à ce que « Victor » décide de le confier à leur mère, Evelyne Pisier, en 2008. Sous le choc, cette dernière s’est réfugiée chez sa soeur Marie-France, qui habitait non loin de là, à Paris. Finalement, l’écrivaine a préféré prendre le parti de son mari.

Les soeurs qui étaient jusqu’alors « des confidentes inséparables » ne se comprennent plus. « Dès qu’elle a su pour Olivier, Marie-France a parlé à tout le monde. Elle voulait lui faire la peau« , se souvient Camille Kouchner. La comédienne a proposé d’héberger sa soeur, en vain. « Ma mère était très choquée que sa soeur ne protège pas d’abord ses enfants et que personne ne réagisse, ajoute de son côté Iris Funck-Brentano, la fille de Marie-France Pisier. Elles se sont brouillées. Je me souviens de tas de tentatives de reconciliation, toutes se soldaient par des échecs. » L’actrice était encore en froid avec sa soeur lorsqu’elle a été retrouvée morte, peu de temps après la révélation de ce terrible secret…

 

Christine Ockrent (la compagne de Bernard Kouchner) et Evelyne Pisier - Hommage à Marie-France Pisier à l'Eglise Saint-Roch à Paris en 2011.
Christine Ockrent (la compagne de Bernard Kouchner) et Evelyne Pisier – Hommage à Marie-France Pisier à l’Eglise Saint-Roch à Paris en 2011.

 

Le 24 avril 2011, en pleine nuit, la comédienne alors âgée de 66 ans a été retrouvée noyée au fond de la piscine de sa villa de Saint-Cyr-sur-Mer par son mari, Thierry Funck-Brentano. La tête et les épaules de Marie-France Pisier étaient coincées sous une lourde chaise en fer forgé. La piste de l’accident a été écartée pour privilégier celle du suicide, suite à des analyses médico-légales révélant un taux d’alcool important et la présence d’antidépresseurs et d’antalgiques. Une hypothèse renforcée par le fait que l’actrice souffrait d’une récidive du cancer du sein. Mais l’enquête est fermée sans conclusion précise et la cause de la mort de Marie-France Pisier reste floue.

Vous vous en prendrez à Olivier quand je ne serai plus là

Dix ans plus tard, les révélations de sa nièce questionnent à nouveau les circonstances de cette disparition. A en croire le témoignage de Camille Kouchner, sa mère Evelyne « pensait que Marie-France s’était plutôt suicidée« . Un geste en partie motivé par ce secret de famille, trop lourd à porter ? A l’époque, une amie de Marie-France Pisier avait affirmé aux enquêteurs qu’il fallait chercher du côté de la brouille entre les deux soeurs, en mentionnant le nom d’Olivier Duhamel… « Victor » a même été entendu par la brigade des mineurs, mais il a refusé de porter plainte par peur de « foutre en l’air » sa vie.

La disparition de Marie-France Pisier a poussé « Victor » a révéler son terrible secret à son père, Bernard Kouchner. « On avait peur qu’il l’apprenne autrement, sa jumelle a-t-elle expliqué à L’Obs. Il trouvait ça insupportable, voulait casser la gueule de mon beau-père. Mon frère aîné et moi lui avons alors dit qu’il fallait, malgré la colère, respecter le tempo et la volonté de mon frère jumeau. » Pour ce qui est de leur relation avec leur mère Evelyne Pisier, frères et soeur se sont éloignés. Camille Kouchner a tout de même revu sa mère quelques jours avant son décès, survenu en février 2017. « Je sais très bien que vous vous en prendrez à Olivier quand je ne serai plus là« , lui a-t-elle lancé.

C’est finalement en parlant de ce douloureux secret de famille à ses propres enfants, il y a près d’un an, que Camille Kouchner a décidé de tout raconter dans un livre. « J’avais besoin de leur montrer qu’on n’allait pas tous rester emprisonnés dans le silence« , a-t-elle expliqué à L’Obs. Avec ce livre, la juriste espère « affranchir » et « libérer » tous les membres de sa famille. De son côté, « Victor » « ne souhaite que la paix » : « Trente-deux ans plus tard, c’est un survivant. Nous sommes des fugitifs de l’inceste, des affranchis. »

Olivier Duhamel reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés dans cette affaire.

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/inceste-suicides-de-ses-parents-evelyne-pisier-allait-tres-mal-on-avait-peur-quelle-se-tue_461301

Inceste, suicides de ses parents… Evelyne Pisier « allait très mal » : « On avait peur qu’elle se tue »

 

Un climat de terreur

Marion Rouyer | jeudi 7 janvier 2021 à 19h00 – Mis à jour le vendredi 8 janvier 2021 à 07h34

Dans les colonnes de l’Obs ce jeudi 7 janvier, Camille Kouchner évoque son livre La Familia grande (Seuil), où elle raconte comment son beau-père, Olivier Duhamel, a violé à plusieurs reprises son frère jumeau. Elle raconte aussi dans quel état d’esprit se trouvait sa mère, Evelyne Pisier, lorsqu’elle lui a révélé avec son frère ce terrible inceste en 2008.

 

C’est un affaire sordide qui vient d’être révélée au grand jour. Dans le livre La Familia grande (Seuil), Camille Kouchner a décidé d’en finir avec le silence, et de raconter le calvaire de son frère jumeau, abusé par leur beau-père, le célèbre politologue Olivier Duhamel. Un inceste connu par « des dizaines et des dizaines » de personnes, sans qu’aucune ne décide de briser l’omerta. Seule la tante des jumeaux, Marie-France Pisier, a tenté d’alerter leur entourage. En vain.

Mise au courant en 2008, la mère de Camille Kouchner, Evelyne Pisier, va avoir une réaction stupéfiante. « Nous venions de vivre les suicides successifs de ses parents. Mon frère et moi étions terrorisés. On avait peur qu’elle se tue«  se souvient Camille Kouchner dans les colonnes de l’Obs ce jeudi 7 janvier. Lorsqu’elle apprend cet inceste, Evelyne Pisier, sur le fil, s’emporte. « Salauds ! vous avez tout balancé » leur hurle-t-elle, « Je hais votre perversité. Tout le monde maintenant va être au courant ».

« Les victimes deviennent les coupables, et les coupables des victimes »

Une réaction qui va profondément choquer ses enfants. « J’ai longtemps cru pouvoir m’en remettre aux adultes et à leur bon sens. J’ai été surprise par la violence de ma mère, de son déni. Cette violence m’a enfermée dans le silence, encore plus » témoigne dans l’Obs celle qui a voulu en finir avec ce terrible secret. « C’est toujours la même histoire : on inverse les positions, les victimes deviennent les coupables, et les coupables des victimes. C’est l’effet du silence. Ma mère a joué de ça » regrette-t-elle amèrement.

Quelques années plus tard, Evelyne Pisier devra affronter un nouveau décès, celui de sa soeur, Marie-France Pisier, retrouvée morte au fond de sa piscine. Les jumeaux comprennent qu’ils ne pourront définitivement pas compter sur le soutien de leur propre mère. Evelyne Pisier a préféré prendre la défense de son mari et garder le silence, jusqu’à sa mort en 2017.

 

Bernard Kouchner n'a été informé que des années plus tard

Bernard Kouchner n’a été informé que des années plus tard ALAIN GUIZARD / BESTIMAGE

 

Bernard Kouchner a menacé de lui « péter le gueule »

Ce n’est qu’au tournant des années 2000 que Bernard Kouchner, sera informé du drame. L’ancien ministre des Affaires Etrangères entrera dans une colère folle. Il aurait alors menacé de « péter la gueule » d’Olivier Duhamel. Camille Kouchner lui interdira d’intervenir, son frère jumeau ne souhaitant plus évoquer le drame. Un père distant selon l’aveu de sa fille, qui vient néanmoins de la soutenir publiquement et de saluer son courage.

De son côté, Olivier Duhamel, a annoncé le 4 janvier dernier démissionner de toutes ses fonctions, dont celle de président de la Fondation nationale des sciences politiques. Interrogé sur ces accusations, il a simplement déclaré : « Je n’ai rien à dire là-dessus« …

 

Olivier Duhamel n'a pas souhaité commenter l'affaire

Olivier Duhamel n’a pas souhaité commenter l’affaire Bestimage

Crédits photos : FACELLY/SIPA

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/marie-france-pisier-et-bernard-kouchner-auraient-flirte-ensemble_461280

Marie-France Pisier et Bernard Kouchner auraient flirté ensemble…

 

Des révélations étonnantes

Nina Siahpoush-Royoux | mercredi 6 janvier 2021 à 22h25 – Mis à jour le jeudi 7 janvier 2021 à 09h37

Dans son dernier ouvrage, Camille Kouchner accuse son beau-père Olivier Duhamel d’inceste et revient sur l’éventualité d’une relation entre son père Bernard et sa tante Marie-France Pisier.

 

Camille Kouchner frappe fort en révélant l’inceste de son beau-père Olivier Duhamel, sur son frère jumeau lorsqu’il était adolescent, dans son nouveau livre intitulé La Familia Grande. La fille de Bernard Kouchner et d’Evelyne Pisier raconte dans son ouvrage, qui sortira le 7 janvier 2021, que son frère, dont le prénom a été changé en Victor pour conserver son anonymat (et qui est désormais père de trois enfants), a été victime d’abus sexuels de la part du politologue de 70 ans, dès 1988.

Olivier Duhamel a aussitôt démissionné de toutes ses fonctions officielles, notamment son mandat de président de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, lorsque les accusations à son encontre ont été médiatisées. Le Parisien revient sur l’affaire et précise qu’Evelyne Pisier avait très mal réagi en 2008, lorsque les abus sexuels de son compagnon sur son fils avaient été révélés à leur entourage proche. « Salauds ! Vous avez tout balancé. Je hais votre perversité. Tout le monde maintenant va être au courant », aurait-elle reproché alors à ses enfants. Nos confrères évoquent également sa sœur, Marie-France Pisier, qui a elle-aussi appris les actes commis par Olivier Duhamel et a vivement conseillé à Evelyne de le quitter. Les deux femmes sont restées « brouillées à vie ».

Des sœurs « partageuses »

De plus, on découvre que Camille Kouchner « suggère que pendant la liaison » de sa mère avec Fidel Castro (qui avait duré quatre ans), « Bernard Kouchner aurait pu vivre un bref amour avec la comédienne ». « Les deux sœurs de l’après-68, dit l’écrivaine, étaient ‘partageuses’ », ajoutent nos confrères, avant de souligner que « Marie-France Pisier a épousé le cousin germain d’Olivier Duhamel ».

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : AGENCE / BESTIMAGE

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/le-saviez-vous-evelyne-pisier-a-eu-une-histoire-damour-avec-fidel-castro_461204

Le saviez-vous ? Evelyne Pisier a eu une histoire d’amour avec Fidel Castro

 

Années 60

Marion Rouyer | mardi 5 janvier 2021 à 14h48 – Mis à jour le mercredi 6 janvier 2021 à 15h55

Dans le livre La Familia Grande à paraître aux éditions Seuil, Camille Kouchner raconte comment son beau-père, Olivier Duhamel, a abusé de son beau-fils. Leur mère, Evelyne Pisier, aurait eu connaissance des faits. Une femme disparue en 2017, qui avait eu une liaison avec Fidel Castro, avant d’épouser Bernard Kouchner.

 

Un inceste longtemps caché révélé en pleine lumière. Dans un ouvrage à paraître le 7 janvier aux éditions Seuil intitulé La Familia Grande, Camille Kouchner, la fille de Bernard Kouchner a décidé de briser le silence. L’avocate accuse son beau-père, le politologue Olivier Duhamel d’avoir abusé de son frère jumeau à partir de 1988. « Je vais t’expliquer, à toi qui dis que nous sommes tes enfants. Quand un adolescent dit oui à celui qui l’élève, c’est de l’inceste. Il dit oui au moment de son désir naissant. Il dit oui parce qu’il a confiance en toi et en ton apprentissage à la con. Et la violence, ça consiste à décider d’en profiter, tu comprends ? » écrit Camille Kouchner comme le rapporte Le Monde. Un inceste dont Evelyne Pisier était au courant. Mais contre toute attente, elle choisira de protéger son mari.

Evelyne Pisier avait épousé Bernard Kouchner en premières noces en 1970. Ensemble, ils ont eu trois enfants, Julien, Camille et Antoine. Avant ce mariage avec celui qui deviendra ministre des Affaires Etrangères sous Nicolas Sarkozy en 2007, la soeur de Marie-France Pisier a vécu une histoire d’amour avec Fidel Castro au début des années 60. En 1964, elle décide de partir pour Cuba où elle fait la connaissance de celui qui a pris l’île quelques années auparavant.

 

Fidel Castro en 1965

Fidel Castro en 1965 Zuma Press / Bestimage

 

« Je me persuade que Comandante ou pas, c’est bien l’homme que j’aime. »

« J’ai bientôt 23 ans et commence une histoire d’amour, qui durera quatre ans. Fidel est d’une tendresse incroyable » a-t-elle ouvertement témoigné en novembre 2016, « et, même si je n’ai pas le choix parce qu’il est un héros, notre relation se transforme peu à peu : il suffit qu’il enlève son ceinturon et ses armes, j’oublie le Lider Maximo, désormais, je me persuade que Comandante ou pas, c’est bien l’homme que j’aime. »

Mais très vite, celle qui deviendra la directrice du Livre, reconnaît entre eux de profonds désaccords. « Je ne supporte pas qu’à Cuba, les femmes et surtout les homosexuels, soient aussi mal traités » regrette Evelyne Pisier. Fidel Castro souhaite lui faire un enfant, elle refuse. Informée de cette idylle, sa mère tente de lui faire entendre raison. « Il a cent maîtresses ! Et la première s’appelle Cuba. Contre elle tu ne pourras rien ! » rapportent nos confrères de Libération. Evelyne Pisier finit par rompre et quitter la Havane pour rentrer en France. Quelques années plus tard, elle tombera sous le charme de Bernard Kouchner.

Crédits photos : FACELLY/SIPA

 

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« De quoi vous vous plaignez ? » : Evelyne Pisier, son reproche à Camille Kouchner avant sa mort

 

Une réaction violente

Lea Cardinal | vendredi 8 janvier 2021 à 07h33 – Mis à jour le vendredi 8 janvier 2021 à 16h13

Dans son livre La Familia Grande paru ce jeudi 7 janvier, Camille Kouchner a accusé son beau-père, Olivier Duhamel, d’avoir abusé de son frère jumeau quand il était adolescent. Avant sa mort, sa mère Évelyne Pisier, qui a pris connaissance des faits plus tard, lui a fait un reproche qu’elle n’a pas oublié.

 

Après des années de souffrance et de silence, elle a choisi de briser l’omerta. Dans un nouveau livre intitulé La Familia Grande, paru ce jeudi 7 janvier aux éditions du Seuil, Camille Kouchner a raconté que son beau-père, le politologue renommé Olivier Duhamel, avait abusé à plusieurs reprises de son frère jumeau, lorsque celui-ci était adolescent. Après s’être confié à sa soeur et lui avoir demandé de « respecter ce secret », celui qui a été rebaptisé « Victor » pour une question d’anonymat a décidé de raconter le calvaire qu’il vivait à sa mère, Évelyne Pisier, qui avait refait sa vie avec Olivier Duhamel après avoir vécu une histoire d’amour avec Bernard Kouchner. Fin 2008, il a donc pris son courage à deux mains et s’est livré à l’écrivaine. Quelque temps avant de mourir (en 2017, ndlr), et alors qu’elle avait pris connaissance des faits sur le tard, la soeur de Marie-France Pisier a d’ailleurs fait un reproche à ses enfants, que sa fille n’a pas oublié.

Dans une interview accordée à L’Obs à l’occasion de la sortie de cet ouvrage, Camille Kouchner est en effet revenue sur une phrase forte prononcée par sa mère, peu de temps avant son départ : « Mais enfin, de quoi vous vous plaignez, vous avez tous les deux un boulot, des enfants« , aurait lancé l’ex-femme de Bernard Kouchner à Camille et « Victor » après qu’ils aient décidé de briser le silence et dénoncer les actes d’inceste de leur beau-père. Et à en croire la juriste, Évelyne Pisier n’a pas été la seule à réagir de la sorte : « Beaucoup ont essayé de nous le faire croire aussi, à partir du moment où nous avons élargi le cercle de la révélation : ce qui était digne, c’était de se taire. » Et de souligner : « Pour moi, le courage, ce n’est pas de se taire, c’est de parler. »

 

Evelyne Pisier salue Bernard Kouchner, le père de ses trois enfants, à l'occasion d'un hommage à Marie-France Pisier, à l'église Saint-Roch à Paris, en 2011.

Evelyne Pisier salue Bernard Kouchner, le père de ses trois enfants, à l’occasion d’un hommage à Marie-France Pisier, à l’église Saint-Roch à Paris, en 2011. JACOVIDES-BORDENAVE / BESTIMAGE

 

Évelyne Pisier en colère et dans le déni

Lorsque ses jumeaux ont commencé à ébruiter l’horreur qui se passait sous leur toit, leur père Bernard Kouchner n’a pas tergiversé. Il était prêt à en découdre et voulait « péter la gueule » d’Olivier Duhamel. À la demande de ses enfants, et surtout de « Victor » qui ne souhaitait pas évoquer ce drame, il ne s’en est finalement pas mêlé. Quant à Évelyne Pisier, sa réaction a été à la fois violente… et déroutante. Selon les dires de sa fille, cette révélation aurait provoqué une profonde colère chez celle qui a eu une histoire avec Fidel Castro.

« Salauds ! vous avez tout balancé« , aurait-elle lâché, ivre de rage, selon des propos rapportés par Le Parisien. « Je hais votre perversité. Tout le monde va être au courant. » Une attitude qui a ébahi les jumeaux, comme l’a confié Camille Kouchner, dans les colonnes de L’Obs. « J’ai été surprise par la violence de ma mère, de son déni. Cette violence m’a enfermée dans le silence, encore plus. » La seule à avoir osé briser l’omerta est leur tante, Marie-France Pisier, quitte à se brouiller avec sa soeur.

Crédits photos : GETTY

 

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« Je ne veux pas me taire ! » : Marie-France Pisier « n’a pas supporté » les révélations de Camille Kouchner

 

Une tante « entière »

Nina Siahpoush-Royoux | jeudi 7 janvier 2021 à 20h51 – Mis à jour le vendredi 8 janvier 2021 à 16h14

Interviewée par L’Obs ce 7 janvier, Camille Kouchner revient sur ses accusations d’inceste concernant son beau-père Olivier Duhamel et sur la manière dont Marie-France Pisier a réagi en apprenant les viols que ce dernier aurait fait subir à son neveu.

 

Dans le numéro de ce 7 janvier 2021 du magazine L’Obs, Camille Kouchner revient sur l’affaire Olivier Duhamel, qu’elle met en lumière dans son livre La Familia Grande. L’occasion d’expliquer avoir « compris après, par ses lectures sur les violences sexuelles, que, témoin direct ou indirect, on subit un trauma ». La fille d’Evelyne Pisier et de Bernard Kouchner estime que « le silence a pris racine là-dedans » concernant les viols que son frère jumeau aurait subis de la part de leur beau-père, lorsqu’il était adolescent. Des viols que sa tante Marie-France Pisier n’aurait pas supportés lorsqu’elle en a eu connaissance, avant sa mort.

« On l’a vécu de la même manière avec mon frère, à se demander ce qu’il se passait. Puis j’ai eu l’impression que seul mon silence pouvait l’aider », précise Camille Kouchner, qui a finalement osé dire des années plus tard et par écrit que « la culpabilité et le mensonge l’empêchaient de respirer ». L’écrivaine de 45 ans n’a pas été la seule à avoir du mal à briser le silence au sujet des abus sexuels que son frère aurait endurés dans sa jeunesse. De nombreuses personnes étaient dans la confidence, à commencer par Marie-France Pisier, la sœur cadette de sa maman. « Dans la ‘familia grande’, chacun a son hydre. Tous ceux qui ont su l’histoire ont été confrontés à ça aussi. Que faire ? Où est le courage ? », lance Camille Kouchner à nos confrères, avant de souligner que « sa tante était la seule qui n’était pas clivée. »

Une comédienne qui avait ses propres « démons »

« Elle était absolument entière. Elle n’a pas supporté cette histoire. Elle a dit : ‘C’est insupportable.’ Et elle a parlé. Elle m’engueulait presque : ‘Je ne veux pas me taire !’ », assure-t-elle, en évoquant par la suite, le décès de cette dernière. Pour rappel, l’actrice Marie-France Pisier a été retrouvée morte le 24 avril 2011, au fond de sa piscine, à l’âge de 66 ans. « Elle avait plein de fantômes, d’autres démons, mais là-dessus ma tante était très claire. Après, je ne sais pas exactement ce qui lui est arrivé… », affirme Camille Kouchner, qui n’a toujours pas de réponses à ses questions.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : CEDRIC PERRIN / BESTIMAGE

 

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Mort tragique de Marie-France Pisier, dans sa piscine

 

Le corps de l’actrice a été retrouvé par son mari…

Valérie Domain | dimanche 24 avril 2011 à 16h10 – Mis à jour le mardi 21 août 2018 à 20h40

 

Mort tragique de Marie-France Pisier, dans sa piscine

 

Marie-France Pisier s’est éteinte, accidentellement, chez elle, à 66 ans. «Elle a fait une très belle carrière. Elle était une des figures les plus marquantes du cinéma français, extrêmement attachante», s’est ému Serge Toubiana, le directeur de la cinémathèque française. «Elle était la suprême élégance qui naît de la plus parfaite simplicité», a réagi…

 

Des yeux vert lagon, une voix suave et un rire en cascade… Marie-France Pisier s’est noyée. C’est son mari, inquiet de ne pas la voir à ses côtés lorsqu’il s’est réveillé au milieu de la nui, qui a fait l’effroyable découverte. Son épouse flottait, inanimée, dans la piscine de leur résidence de Saint-Cyr-sur-Mer, dans le Var.?

Son décès a été constaté ce matin, à sept heures, à l’hôpital de Toulon. ??«Le corps ne portait pas de trace de violence externe», a indiqué le parquet, précisant qu’une autopsie et une enquête (non criminelle) étaient en cours.

Fille d’un gouverneur colonial en Outre-Mer, Marie-France Pisier est née le 10 mai 1944 à Dalat, en Indochine. Elle est repérée à 17 ans par

et devient la Colette de L’Amour à Vingt Ans, Baisers Volés et L’Amour en Fuite, grâce à une photo de famille, prise dans les rues de Nice. Le réalisateur cherche alors une adolescente pour donner la réplique à Jean-Pierre Léaud (alias Antoine Doisnel). Elle «doit être une vraie petite jeune fille, pas une lolita, pas une « blousonne », pas une petite jeune femme. Elle doit être simple et rieuse, et avoir une bonne culture moyenne. Si trop « sexy », s’abstenir», dit l’annonce.

Diplômée en droit et science politique, Marie-France Pisier est une intellectuelle engagée dans les combats de son époque. Elle milite pour légaliser la contraception puis l’avortement. Jeune étudiante à Nanterre et membre du mouvement du «22 Mars», elle aime raconter comment elle a aidé son compagnon Daniel Cohn-Bendit, interdit de séjour en France en 1968, à passer clandestinement la frontière en voiture en lui teignant les cheveux pour cacher ses (trop) célèbres boucles rousses.

Après des films de genre de

, cette beauté mystérieuse devient égérie des univers oniriques de Luis Buñuel, Alain Robbe-Grillet, Jacques Demy, Andrezj Zulawski, Yves Boisset et surtout André Téchiné. Grâce à ce dernier, elle obtient deux fois le César du Meilleur second rôle, pour Souvenirs d’en France en 1976 et Barocco en 1977.

1976: année de la consécration, les Césars récompensent aussi Marie-France Pisier pour sa performance dans Cousin, Cousine de Jean-Charles Tacchella, chronique sentimentale dont le succès aux Etats-Unis permet à cette polyglotte de tenter sa chance à Hollywood (The Other Side of Midnight).

Icône des auteurs, en couple avec l’avocat Georges Kiejman, notre femme de tête prend alors plaisir à jouer dans des séries télévisées et dans des succès populaires. Elle incarne, notamment, la sublime héroïne du feuilleton Les Gens de Mogador, et se révèle, partenaire de charme de Jean-Paul Belmondo dans L’As des As, en 1982.

Plus rare dans les années 90, cette «grande sensible», comme elle se décrivait, trouve cependant un de ses plus beaux rôles, celui d’une bourgeoise en mal d’enfant, dans Marion de Manuel Poirier en 1996. George Sand dans La Note Bleue, elle campe aussi Mme Verdurin dans Le Temps retrouvé de Ruiz.

Egalement femme de plume, elle signe plusieurs romans dont Le Bal du Gouverneur en 1984, récit de son enfance en Nouvelle-Calédonie, qu’elle adapte en 1990, avec Kristin Scott-Thomas. Elle passe également derrière la caméra, en 2001, pour Comme un Avion, un long-métrage inspiré du suicide de ses parents…

Cette année encore, Marie France Pisier était à l’affiche de la comédie Il Reste du Jambon? d’Anne de Petrini. Elle continuait d’inspirer de jeunes cinéastes comme Maïwenn, Laurence Ferreira Barbosa et Christophe Honoré. Et regorgeait de projets professionnels.

Selon ses proches, la défunte venait de confirmer sa présence à l’hommage qui sera rendu à Jean-Paul Belmondo, en mai au Festival de Cannes.

C’est une étoile, une grande dame, une immense interprète qui nous a quittés, prématurément…

J.B

Dimanche 24 avril 2011

 

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Marie-France Pisier: le destin tragique d’une insoumise

 

Les bonnes feuilles d’un livre sur la comédienne, demain dans Gala

La rédaction | mardi 22 avril 2014 à 21h56 – Mis à jour le mercredi 23 avril 2014 à 02h03

 

Marie-France Pisier: le destin tragique d'une insoumise

 

Une biographie retrace avec beaucoup de sensibilité la personnalité de Marie-France Pisier, dont la mort énigmatique a bouleversé le cinéma français… Morceaux choisis, dans Gala, demain en kiosques.

 

Elle a illuminé le cinéma de François Truffaut, de Jacques Rivette et d’André Téchiné. Sensuelle, mutine, généreuse …L’actrice faisait fondre le cœur des hommes! Frappée par le double suicide de ses parents, elle aura à cœur de fonder une famille. Mère de deux enfants, Mathieu et Iris, aujourd’hui âgés de vingt-neuf et vingt-sept ans, elle a eu bien du mal à surmonter la terrible épreuve d’une récidive du cancer du sein. Suicide ou accident? On ne saura jamais ce qui s’est vraiment passé le 24 avril 2011 dans sa maison de vacances de Saint-Cyr-sur-mer. La véritable Marie-France Pisier (éditions Pygmalion) dessine un formidable portrait intime de cette actrice à la beauté ravageuse. Extraits

«Garez vos copains, les filles. Les sœurs Pisier arrivent…» À Nice, dans les années 1960, c’est en ces termes explicites qu’on annonçait la présence d’Évelyne et Marie-France dans les fêtes. Séductrices en diable, elles font chavirer les cœurs.

(…)

Après la rupture avec Robert Hossein, Marie-France partage quelque temps sa vie avec Jacques Bontemps, tout en se liant avec Daniel Cohn-Bendit, puis tombe dans les bras de l’avocat Georges Kiejman. Les ex se croisent, cela ne fait jamais de vagues. «Puisque Marie-France nous aimait, elle, nous devions nous aimer aussi, explique l’acteur Jacques Bontemps. C’était évidemment un peu utopique mais, avec elle, l’utopie fonctionnait.»

(…)

« Marie-France était heureuse avec Georges Kiejman, se souvient Marie Jaoul de Poncheville. Ils s’aimaient beaucoup. Je garde d’elle l’image d’une jolie danseuse, d’une femme gracieuse. Avec lui, elle était très gaie. Elle l’était moins après leur séparation. Quand ils ont divorcé, elle venait se réfugier dans mon appartement de la rue du Bac, s’allongeait contre moi et faisait “chut” en mettant son doigt sur les lèvres. Elle restait sans parler des minutes entières. Elle avait beaucoup de chagrin. » Bernard-Henri Lévy sera le troisième grand amour de la comédienne. Ils se rencontrent en 1978, le soir des élections législatives, dans les locaux du Nouvel Observateur, où Claude Perdriel, ami de longue date de l’actrice, les a conviés séparément. «Nouveau philosophe», BHL n’est pas encore le personnage médiatique qu’il est devenu.

(…)

La rupture avec le philosophe est douloureuse. «Il venait de rencontrer Arielle Dombasle, résume un ami. Il a quitté Marie-France à regret, elle était presque trop incontrôlable pour lui à cause de sa liberté d’allure et de son indépendance. Arielle avait un côté plus “courtisane”.» Affectée par cette séparation, la comédienne prend le large. Elle voyage beaucoup, vit une brève aventure avec un acteur grec. C’est alors que Thierry Funck-Brentano entre dans son existence.

Sa mort reste une énigme

Dans le secret de son cœur, chacun se raconte désormais sa version. Mort de Georges Pisier en 1986, de Paula Caucanas deux ans plus tard… Le passé familial de la comédienne hante les mémoires. L’histoire s’est-elle répétée? Marie-France Pisier s’est-elle sentie rattrapée par le suicide de ses parents? A-t-elle consciemment répété leur geste? A-t-elle voulu jouer avec le feu?

Thierry Funck-Brentano, son mari, est depuis le début convaincu qu’il s’agit d’un suicide. «Marie-France, dit-il, est probablement morte d’une crise cardiaque. On n’a pas retrouvé d’eau dans ses poumons et on sait que le mélange alcool et Ixprim, l’antalgique qu’elle prenait, met dans un état très particulier au contact de l’eau. Iris, Mathieu et moi avons eu accès au dossier de l’enquête par l’intermédiaire d’un avocat que nous avons mandaté pour le consulter à Toulon. Il ne contenait pas d’informations nouvelles; juste un rapport extrêmement complet. Mes enfants n’acceptent pas l’idée du suicide et penchent pour la thèse de l’accident. Alors, moi, qui suis absolument certain du contraire, je finis aussi par me résoudre à employer le terme d’accident… Ce n’en est pas un. Marie-France n’était pas somnambule, elle n’est pas tombée dans la piscine en butant sur un obstacle sans qu’aucun de nos trois chiens n’aboie. Les policiers ont fait le test.

Je n’ai rien vu venir, rien senti dans le timbre de sa voix qui ait pu m’avertir. Elle venait de traverser une période difficile à cause de son cancer. Il l’avait beaucoup fatiguée. Comme sa mère avant elle, je pense qu’elle a décidé d’interrompre son existence. Pas de lettre, pas de message, pas de signe avant-coureur, ni écrit ni testament. Rien. Marie-France s’est noyée avec son téléphone. La police a remonté ses derniers appels. Il n’y en avait pas eu cette nuit-là.»

(…)

Le témoignage le plus bouleversant est sans doute celui de Mathieu, le fils de la comédienne. « […] Comment aurait-elle pu reproduire consciemment le geste de ses parents? Mam’ n’était pas une matheuse, elle ne se serait pas embarquée dans une histoire de chaises avec des calculs savants sur les masses. Ma sœur est convaincue qu’il s’agit d’un accident. Je penche, moi aussi, pour cette thèse, à une nuance près. Sa mort est un accident en ce sens qu’elle n’était pas voulue. Ce soir-là, elle a bu quelques verres. […]S’est-elle sentie happée par le drame de ses parents qu’elle rejetait mais dont je sens qu’il la fascinait aussi? Je ne le saurai jamais.»

Dès demain dans Gala, retrouvez l’intégralité du sujet, dans lequel Sophie Grassin et Marie-Elisabeth Rouchy retracent la vie de la comédienne, de ses premiers amours à sa fin tragique.

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/marie-france-pisier-qui-est-son-dernier-compagnon-thierry-funck-brentano_461351

Marie-France Pisier : qui est son dernier compagnon Thierry Funck-Brentano?

 

Un homme d’affaires discret

Mathilde Joris | vendredi 8 janvier 2021 à 16h01 – Mis à jour le vendredi 8 janvier 2021 à 18h28

L’homme d’affaires Thierry Funck-Brentano, cogérant du groupe Lagardère, est celui qui a retrouvé Marie-France Pisier, son épouse et mère de ses deux enfants, au fond d’une piscine en 2011.

 

Le livre a fait l’effet d’une véritable déflagration. Dans La Familia grande, Camille Kouchner raconte le lourd secret qui pèse sur sa famille : les viols qu’aurait commis le politologue Olivier Duhamel sur son frère jumeau, âgé de 14 ans au moment des faits, relate Le Monde dans une enquête accompagnant la sortie du brûlot. Sa tante, Marie-France Pisier, est la seule personne du clan à avoir voulu briser l’omerta autour de cet inceste. En disparaissant dans des conditions mystérieuses, la scénariste a laissé derrière elle ses deux enfants, Iris et Mathieu, fruits de son union avec Thierry Funck-Brentano.

Né en 1947, Thierry Funck-Brentano est un homme d’affaires français de 73 ans. Cogérant du groupe Lagardère, ce natif de Boulogne-Billancourt est également directeur des relations humaines, de la communication et du développement durable du groupe. Il est par ailleurs le filleul de Jean-Luc Lagardère et cousin d’Olivier Duhamel. Titulaire d’un doctorat en économie, il est passé par le lycée Janson-de-Sailly, à Paris, l’école Saint-Martin-de-France, à Pontoise, et l’université Paris-Dauphine. Il a partagé la vie de Marie-France Pisier, auparavant mariée à l’avocat Georges Kiejman, de 1984 jusqu’à sa mort. Ils se sont mariés en juin 2009. De leur union sont nés deux enfants, Iris (34 ans) et Mathieu Funck-Brentano (36 ans), très discrets sur leur vie privée ou sur le deuil de leur mère.

Une tragédie brutale

La relation du couple a brutalement pris fin à la mort de l’actrice à l’âge de 66 ans. Son époux l’a retrouvée au fond d’une piscine, la tête et les épaules coincées dans une lourde chaise en fer forgé. Il s’inquiétait de ne pas trouver sa compagne auprès de lui, dans leur lit, à 4 heures du matin, avant de faire la terrible découverte. Selon lui, pas de doutes : sa femme s’est suicidée. « Marie-France est probablement morte d’une crise cardiaque, affirmait-il dans l’ouvrage La véritable Marie-France Pisier, paru en 2014 aux éditions Pygmalion. Elle venait de traverser une période difficile à cause de son cancer. Il l’avait beaucoup fatiguée. Comme sa mère avant elle, je pense qu’elle a décidé d’interrompre son existence. » Les circonstances de la mort de la comédienne n’ont jamais été révélées à l’époque de sa disparition.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : JEAN-CLAUDE WOESTELANDT / BESTIMAGE

 

Le 24 mai 2019, un attentat islamiste à Lyon

C’est à ce jour le seul attentat commis à Lyon depuis le début de la vague de ces derniers années, qui avait commencé avec les tueries de Mohammed Merah de Toulouse et Montauban en mars 2012.

L’auteur des faits est un jeune Algérien venu en France suivre des études en informatique, à peu près comme Sid Ahmed Ghlam, auteur de l’attentat manqué de Villejuif du 19 avril 2015, lequel était associé à une Brestoise qui curieusement n’a jamais été inquiétée par les autorités judiciaires, en dépit d’un profil et de relations bien étranges…

« L’agence Reuters indique également que selon une source proche de l’enquête, l’auteur a délibérément agi peu de temps avant les élections européennes afin de « faire monter le vote populiste et raciste [...] pour pousser les musulmans à la révolte »17. »

On rappelle ici que les attentats de mars 2012, que certains tendent à oublier, s’étaient aussi produits en pleine campagne électorale, pour la présidentielle, et de surcroît dans un contexte de tension très particulier entre certains policiers de la DCRI et leurs direction, avec, à la manoeuvre, des personnages déjà très impliqués dans les prémices en 1994 de l’attentat du 8 mai 2002 à Karachi.

Mais surtout, cette idée assez délirante de « faire monter le vote populiste et raciste [...] pour pousser les musulmans à la révolte » est typiquement extrême-gauchiste ou brenterchienne.

En effet, la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest a bien toujours expliqué à ses ouailles qu’il leur fallait quotidiennement et partout où elles détiennent une once de pouvoir ou d’influence ou la possibilité d’en conquérir agir de manière systématique, illégale et violente pour corrompre le système capitaliste, le pourrir au maximum et le rendre totalement invivable pour les populations, afin de pousser celles-ci à la révolte.

C’est ainsi qu’elles vont, par exemple, systématiquement s’opposer à toute mesure sociale tendant à adoucir le capitalisme ou ses effets pour les plus pauvres, les plus fragiles ou les plus démunis, ou encore, systématiquement soutenir les patrons voyous contre toutes leurs victimes, au premier rang desquelles leurs salariés.

Sauf que personne n’a encore jamais vu aucun des cadavres en résultant sortir de sa tombe pour conduire une quelconque révolution et qu’en outre, aucun des cadres du NPA n’a jamais été assez stupide pour croire que ce fût possible.

Non, non, non.

Tout ce qu’ils veulent, en fait, c’est réduire à l’esclavage toute la population salariée et voir leurs postes de fonctionnaires devenir ceux des nababs du nouveau régime de type dictatorial qu’ils auront progressivement mis en place.

Encore une fois, donc, on reconnaît bien dans cet attentat l’influence majeure sinon la commandite de mes harceleurs, comme pour quasiment tous les précédents.

Les tueries de mars 2012 qui se préparaient depuis juin 2010 avaient pour but, en accompagnant la fête quotidienne de la bande de « déconnologues » de Cyprien Luraghi, Josette Brenterch et Jean-Marc Donnadieu sur leur blog ICI-BLOG alors encore intégralement public, depuis ma mise en examen à Brest dans le cadre de la procédure engagée à mon encontre par ladite Josette Brenterch sur la base de dénonciations calomnieuses que je commençais tout juste à découvrir, d’annoncer leur victoire à venir, lors de ma condamnation, qui celle-là sera fêtée en juin 2013 avec l’affaire de la mort de Clément Méric en conséquence d’une rixe organisée par les très complices Josette Brenterch du NPA de Brest et Jacques Fornès du Front National du Finistère, lequel avait déjà envoyé quelques Quimpérois de sa chapelle se battre avec Clément Méric en début d’année 2013.

Au mois de mai 2019, un nouvel attentat étant alors commis, cette fois à Lyon, toute la bande de dingues jubilait donc à nouveau, probablement à la suite d’une nouvelle plainte contre moi, puisque selon Jean-Marc Donnadieu, depuis cette année-là, j’en aurais encore tout un paquet sur le dos.

J’emploie là le conditionnel, car en fait, je ne les vois toujours pas venir, n’ayant à ce jour subi aucune nouvelle audition depuis celle de septembre 2015 consécutive à la plainte du malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi à mon encontre de cette année-là (une litanie d’inventions et dénonciations calomnieuses particulièrement odieuses et tout aussi abracadabrantes), laquelle avait ensuite été classée sans suite.

 

 

https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2012/03/14/avis-de-manifestation-historique-chez-les-policiers-de-la-dcri_5981730_1653578.html

Avis de manifestation historique chez les policiers de la DCRI

 

Par Laurent Borredon(Blog Vu de l’intérieur)

Publié le 14 mars 2012 à 15h49Temps de Lecture 2 min.

 

Il n’y aura pas de communiqué de presse, mais la nouvelle s’est répandue grâce aux bons offices du député (PS) Jean-Jacques Urvoas, sur Twitter: plusieurs dizaines de policiers de la prestigieuse direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) s’apprêtent à manifester leur mécontentement, vendredi matin 16 mars, dans le hall du siège de la direction, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Un évènement inédit pour des fonctionnaires qui évoluent tous dans le secret-défense et la plus grande discrétion. Ces 3100 policiers ont à leur charge la lutte contre l’espionnage étranger, la « répression des actes terroristes ou visant à porter atteinte à l’autorité de l’Etat », la « surveillance des communications », la surveillance des individus et groupes radicaux.

A la manoeuvre, la section du syndicat d’officier SNOP. Pour un responsable syndical, c’est un « ras-le-bol général » qui est en cause: « Cela fait des mois que ça bout. » Des problèmes de « gestion humaine », dans une direction où « tout est opaque ». C’est la nomination d’un commissaire sorti d’école dans l’un des services qui a déclenché l’ire des officiers. Pour les officiers, le choix d’un commissaire débutant plutôt que celui d’un commandant (le grade le plus élevé chez les officiers) témoigne du  manque de considération que la direction leur porte.

Le conflit entre officiers et commissaires – un classique du monde policier – a été relancé, ces dernières semaines, par la présentation au ministre d’un rapport sur une éventuelle fusion des deux corps. Le (très léger) rapport de l’Inspection générale de l’administration et de l’Inspection générale de la police nationale (composée uniquement de commissaires) a balayé tout projet de fusion – une revendication des syndicats d’officiers.

A la DCRI, ces tensions prennent une coloration particulière. La  direction est née d’un simple décret du 27 juin 2008 qui fusionnait la direction de la surveillance du territoire (DST, le contre-espionnage) et les renseignements généraux (RG). Ce qui s’est traduit en pratique par une absorption d’une partie des RG par la DST. Cette dernière a imposé, entre autres, le poids important des commissaires. La DCRI, à Levallois, compte environ 140 commissaires, près de 10% de tous les commissaires français.

Autre élément aggravant, qui est directement en cause ici, « le recrutement massif de jeunes commissaires sortis d’école à des postes élevés », estime Floran Vadillo, spécialiste des questions de renseignement. Un moyen, pour le directeur, Bernard Squarcini, de « faire disparaître la culture ST et la culture RG au profit d’une culture RI », explique M. Vadillo. Avec, comme victimes collatérales, les officiers.

Mais le malaise vient aussi de la personnalité contestée de Bernard Squarcini. « Il y a un effet d’opportunité. Le directeur central est fragilisé. Il n’arrive plus à tenir sa maison », explique Floran Vadillo. Déjà mis en examen, en octobre 2011 par la juge Sylvie Zimmerman, dans l’affaire des fadettes des journalistes du Monde, M. Squarcini a récemment été mis en cause dans le  livre L’Espion du président, des journalistes Olivia Recasens, Didier Hassoux, Christophe Labbé (Robert Laffont). La publication de cet ouvrage a secoué la DCRI. L’accélération de l’enquête sur le cercle Wagram, affaire dans laquelle une des proches de M. Squarcini est mise en examen, commence aussi à déranger à Levallois-Perret. Enfin, le nom du directeur apparaît dans le cadre de l’affaire Guérini. Un responsable syndical s’inquiète de « la pression médiatique » que subissent les policiers en raison de la personnalité de leur chef.

Laurent Borredon

Laurent Borredon(Blog Vu de l’intérieur)

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_de_la_rue_Victor-Hugo_de_Lyon

    1. Attentat de la rue Victor-Hugo de Lyon

      Attentat de la rue Victor-Hugo de Lyon
      Image illustrative de l’article Attentat de la rue Victor-Hugo de Lyon
      Vue du lieu de l’attentat au lendemain de l’évènement

      Localisation Rue Victor-Hugo, Lyon, Rhône, Drapeau de la France France
      Cible Civils
      Coordonnées 45° 45′ 15″ nord, 4° 49′ 48″ est
      Date 24 mai 2019
      17h30
      Type Attentat à la bombe
      Armes Engin explosif improvisé
      Morts 0
      Blessés 14
      Auteurs présumés Mohamed Hichem Medjoub
      Organisations Drapeau de l'État islamique État islamique (allégeance)
      Mouvance Terrorisme islamiste1
      Géolocalisation sur la carte : Lyon
      (Voir situation sur carte : Lyon)

      Attentat de la rue Victor-Hugo de Lyon
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      L’attentat de la rue Victor-Hugo de Lyon est une attaque à la bombe survenue le 24 mai 2019. Un individu dépose un sac ou un colis explosif contenant des vis, des clous et des boulons devant un commerce de cette artère piétonne proche de la place Bellecour. L’explosion fait, selon les sources, 14 victimes toutes blessées légèrement.

      Un suspect, auteur présumé de l’attentat, est arrêté le 27 mai 2019. Deux jours plus tard, celui-ci avoue son acte ainsi que son allégeance à l’État islamique2.

      Contexte

      Entre janvier 2015 et l’attentat du marché de Noël de Strasbourg en décembre 2018, la France est confrontée à une vague d’attentats ayant causé la mort de 251 personnes3.

      Déroulement

      Le vendredi 24 mai 2019 vers 17 h 30 dans la rue Victor-Hugo, située au 2e arrondissement de Lyon, un homme à vélo dépose un colis devant l’enseigne Brioche dorée. À 17h40, le colis explose et fait, selon un premier bilan, 13 blessés légers dont 8 femmes, 4 hommes et une enfant de 8 ans4 (ou 10 ans selon d’autres sources5), et les sources font ultérieurement état d’un quatorzième blessé6. Le colis composé de boulons et de vis ne cause pas de dégâts considérables mais des petits projectiles sont projetés sur les vitrines des commerces aux alentours. 11 des 13 blessés seront évacués vers les hôpitaux pour subir des interventions chirurgicales afin de retirer les objets en fer ainsi que les éclats de verre incrustés dans leurs membres. Le quartier d’Ainay où l’attentat a eu lieu est bouclé par la suite ; devant l’absence de danger immédiat suite au passage des démineurs, la rue Victor-Hugo, y compris les immeubles aux abords immédiats du lieu de l’explosion, n’est cependant pas évacuée.

      Enquête

      Le jour même de l’attentat, à 21 h 41, un appel à témoins est lancé par la Police nationale et une enquête a été ouverte pour « association de malfaiteurs terroristes »4.

      Près de 300 fonctionnaires participent à l’enquête jour et nuit dès vendredi soir (DGSI, DCPJ et PTS)7. Ce sont les images prises par les caméras de la ville et un témoignage qui ont permis de retrouver la trace du suspect : alors que les enquêteurs ont pu le suivre jusqu’aux quais du Rhône avant de le perdre, l’appel à témoin a permis de situer son passage vers le musée des Confluences7. L’étude des vidéos du quartier a permis de le suivre à nouveau jusqu’à Oullins, où des images plus précises ont permis dimanche après-midi de l’identifier7. À partir du secteur d’habitation, les enquêteurs ont pu retracer les achats des composants de la bombe, et localiser le domicile du poseur7.

      Le 26 mai, le suspect est toujours recherché. Une trace ADN est identifiée sur le sac qui a servi à dissimuler la bombe mais elle n’est alors pas encore connue de la police. L’explosif utilisé est identifié comme du TATP, un puissant explosif artisanal.

      Quatre8 personnes de nationalité algérienne9 (l’auteur présumé, son père8, sa mère et un lycéen majeur9) sont appréhendées le 27 mai dans le cadre de l’enquête9. Une autre personne est également entendue en audition libre8. L’identité du principal suspect est révélée ultérieurement : Mohamed Hichem Medjoub10.

      Une perquisition a lieu le 27 mai dans une résidence située dans un quartier populaire d’Oullins11. Le Parisien et Le Progrès révèlent l’identité partielle du principal suspect : Mohamed Hichem M.12. Il aurait été repéré grâce à ses commandes de produits chimiques nécessaires à la fabrication du TATP sur Internet13. En outre, le vélo avec lequel la bombe a été déposée est retrouvé à son domicile14. Le 28 mai 2019, le procureur de la République Rémy Heitz rappelle que « l’enquête ouverte à la suite des faits commis à Lyon vendredi soir est couverte par le secret et [...] qu’il est le seul à pouvoir rendre publics des éléments objectifs tirés de la procédure » après la communication à la presse par le ministre de l’intérieur Christophe Castaner et son prédécesseur Gérard Collomb qui ont annoncé des interpellations et gardes à vues avant qu’elles ne soient effectives15. Le 28 mai, les analyses ADN montrent que c’est celui du principal suspect qui avait été retrouvé sur le sac qui avait servi à dissimuler la bombe14.

      Le 29 mai 2019, Mohamed Hichem Medjoub avoue être l’auteur de l’attentat et avoir prêté allégeance à l’État islamique16. Son ordinateur a par ailleurs révélé des contacts avec le groupe terroriste16. L’agence Reuters indique également que selon une source proche de l’enquête, l’auteur a délibérément agi peu de temps avant les élections européennes afin de « faire monter le vote populiste et raciste [...] pour pousser les musulmans à la révolte »17.

      Le 30 mai, les gardes à vues des autres membres de sa famille sont levées, aucun élément n’étant retenu contre eux18.

      Le 31 mai, Mohamed Hichem Medjoub est mis en examen pour tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, association de malfaiteurs terroriste criminelle, fabrication, détention et transport d’explosifs en relation avec une entreprise terroriste, puis il est placé en détention provisoire18.

      Réactions nationales

      • Le Président de la République, Emmanuel Macron, déclare lors d’une interview : « Il y a eu une attaque à Lyon. Il ne m’appartient pas d’en faire le bilan, mais a priori, aujourd’hui, à ce stade, il n’y a pas de victime. Il y a des blessés, donc je veux avoir évidemment une pensée pour les blessés, leurs familles. »19
      • Le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, se rend sur place avec le procureur de la République de Paris et annonce un renforcement de la sécurité des sites accueillant du public et des événements sur l’ensemble du territoire19.
      • Le président de la région Auvergne Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, publie sur le réseau social Twitter : « Émotion après l’explosion au cœur de Lyon. Nous attendons des informations précises. De tout coeur avec les blessés. Merci aux secours et aux forces de l’ordre si rapidement mobilisées. »19
      • Le maire de Lyon, Gérard Collomb, a adressé sa profonde sympathie aux victimes de l’attentat et se dit surpris et ému qu’un tel acte puisse être commis dans le centre-ville de Lyon20.

      L’attentat s’étant déroulé en pleine campagne pour les élections européennes, de nombreux candidats apporteront leur soutien aux lyonnais et aux victimes dans des allocutions télévisées ou des communiqués publiés sur les réseaux sociaux19.

      Mohamed Hichem Medjoub

      Mohamed Hichem Medjoub
      Terroriste islamiste
      Information
      Nationalité Drapeau d'Algérie Algérien
      Allégeance Drapeau de l'État islamique État islamique
      Idéologie Salafisme djihadiste
      Sexe Masculin
      Actions criminelles Attentat
      Attentats Attentat de la rue Victor-Hugo de Lyon
      Victimes 14 blessés
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      Mohamed Hichem Medjoub est un citoyen algérien arrivé en France en août 2017 avec un visa touristique valable 90 jours18. Il se pré-inscrit à l’école d’informatique Epitech mais se voit refuser un titre de séjour le 22 du même mois : il se désinscrit aussitôt sans y avoir jamais mis les pieds21. Il continue alors à vivre sur le territoire français en situation irrégulière, restant inconnu des services de police18.

      Notes et références

    2. Jean-Michel Décugis et Jérémie Pham-Lê, « Explosion à Lyon : les déclarations ambigües du «terroriste à vélo» », Le Parisien,‎ 28 mai 2019 (lire en ligne [archive], consulté le 30 septembre 2020).
    3. « Colis piégé à Lyon : le suspect est passé aux aveux devant les enquêteurs » [archive], sur Franceinfo, 30 mai 2019 (consulté le 22 octobre 2020)
    4. « L’État islamique a fait 251 morts en France en 4 ans » [archive], sur Le Figaro, 23 mars 2019 (consulté le 6 octobre 2019)
    5. « Explosion dans une rue piétonne à Lyon, au moins 13 blessés » [archive], sur LeFigaro.fr, 24 mai 2019 (consulté le 25 mai 2019)
    6. « Explosion à Lyon : ce que l’on sait de l’attaque au colis piégé » [archive], sur LExpress.fr, 25 mai 2019 (consulté le 27 mai 2019)
    7. « Attentat de Lyon: Le suspect passé aux aveux a été inculpé et écroué » [archive], sur 20minutes.fr, 31 mai 2019.
    8. Richard Schittly et Simon Piel, « Colis piégé de Lyon : les pistes qui ont mené à l’interpellation du suspect » [archive], sur LeMonde.fr, 28 mai 2019.
    9. « Colis piégé à Lyon : quatre personnes placées en garde à vue » [archive], sur francetvinfo.fr, 27 mai 2019 (consulté le 27 mai 2019)
    10. « Lyon : trois suspects interpellés après l’explosion du colis piégé » [archive], sur lexpress.fr (consulté le 27 mai 2019)
    11. « Attentat au colis piégé à Lyon: le suspect mis en examen et écroué » [archive], sur huffingtonpost.fr, 31 mai 2019.
    12. Perquisition au domicile du suspect [archive]
    13. principal suspect [archive]
    14. « Colis piégé à Lyon : le suspect avait réalisé des achats en ligne de produits permettant de fabriquer l’engin explosif » [archive], sur francetvinfo.fr, 27 mai 2019 (consulté le 28 mai 2019)
    15. « Colis piégé à Lyon : le vélo vu sur les images de vidéosurveillance également retrouvé lors d’une perquisition chez le suspect » [archive], sur francetvinfo.fr, francetvinfo.fr, 28 mai 2019 (consulté le 28 mai 2019)
    16. Simon Piel, Nicolas Chapuis et Richard Schittly, « Attentat de Lyon : le parquet de Paris recadre Christophe Castaner et Gérard Collomb » [archive], sur LeMonde.fr, 31 mai 2019 (consulté le 2 juin 2019).
    17. Colis piégé à Lyon : le suspect est passé aux aveux devant les enquêteurs [archive], Franceinfo, 30 mai 2019.
    18. Explosion à Lyon: le suspect a admis avoir fait allégeance à Daech [archive], Le Figaro avec Reuters, 30 mai 2019.
    19. Simon Piel, « Attentat au colis piégé à Lyon : le suspect mis en examen » [archive], sur Le Monde, 31 mai 2019.
    20. BFMTV, « « Nous sommes à vos côtés »: Macron apporte son soutien aux blessés de « l’attaque » à Lyon » [archive], sur BFMTV (consulté le 29 mai 2019)
    21. Antoine Sillières, « « Vive émotion » pour Gérard Collomb après l’attentat à Lyon » [archive], sur Lyon Capitale, 25 mai 2019 (consulté le 29 mai 2019)

Non étudiant à l’Epitech [archive]

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Sid_Ahmed_Ghlam

Affaire Sid Ahmed Ghlam

Enfance et études

Sid Ahmed Ghlam, surnommé Djillali, est né à Tiaret, dans la région d’Oran, en Algérie en 19913.

Il arrive avec sa famille en 2001 à Saint-Dizier et retourne en Algérie en 2003 faute de papiers en règle. Il y passe son baccalauréat en 2010 et retourne en France la même année4 dans le cadre du regroupement familial5. Il enseignait l’arabe à la mosquée El-Fath de Saint-Dizier affiliée à la Grande mosquée de Paris6. La presse indique qu’il a été étudiant de 2010 à 2012 à l’école d’informatique SUPINFO de Paris et la quitte au bout de sa deuxième année7. Cependant SUPINFO n’est pas en mesure de confirmer cette information du fait qu’il existe des risques d’homonymie, seul le nom de l’individu ayant été divulgué8.

En septembre 2014, il s’inscrit à l’université Pierre-et-Marie-Curie, mais ne participe ni aux cours ni aux travaux dirigés (TD). L’université a engagé une procédure contre lui pour falsification de note9. L’UNEF est accusée par le Canard Enchaîné, qui cite une source ministérielle, d’avoir aidé Sid Ahmed Ghlam. L’UNEF rétorque que « Ghlam indique qu’il a été boursier échelon 6 (correspondant à une aide de 4 768 euros par an)… Ses demandes de logement ont fait l’objet d’un traitement prioritaire »10.

En 2015, il habite dans une résidence étudiante, rue Julie-Daubié à proximité de la Bibliothèque nationale de France, dans le 13e arrondissement de Paris. Le weekend, il rejoint sa famille dans le quartier sensible du Vert-bois à Saint-Dizier. Selon les médias, certains de ses proches à Saint-Dizier se sont rapprochés des thèses de l’islam radical11. Son frère et sa belle-sœur appartiendraient à la mouvance tabligh12.

Radicalisation

Il séjourne en 2013 et 2014 dans le quartier Croix-Rouge de Reims. Le domicile de Saïd Kouachi, le tueur de Charlie Hebdo, se trouve alors à quelques dizaines de mètres. La police évoque des liens possibles entre Sid Ahmed Ghlam et la « bande des Buttes-Chaumont »13,14.

En février 2014, il passe une semaine en Turquie. Il est placé en garde à vue à son retour. Selon le procureur de Paris, aucun élément ne permet de « justifier l’ouverture d’une information judiciaire ». Il est néanmoins l’objet d’une fiche des renseignements français notamment pour « velléité de départ en Syrie ». Cette « fiche S » (« Sûreté de l’État ») implique son placement sous surveillance policière « sans attirer l’attention »15.

Au printemps 2014, son petit frère de 9 ans signale « que son frère se radicalise ». La police est prévenue. Des écoutes téléphoniques menées à la suite, probablement en 2014 et 2015, n’ont rien révélé  ; ce que le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve justifie par le fait que « les moyens technologiques utilisés (…) sont de plus en plus sophistiqués »16.

Le suivi lancé en 2014 depuis l’alerte à la radicalisation de Sid Ahmed Ghlam n’a rien donné. C’est « parce que la nouvelle menace terroriste qui plane sur la France se caractérise par des techniques de dissimulation que les services secrets peinent à contrer. Cette technique a même un nom, la taqiya »17.

Le 15 octobre il se rend en Algérie, ce qui n’inquiète pas les services de renseignement, puisqu’il emprunte régulièrement cette destination pour se rendre dans son pays d’origine. Depuis l’Algérie, le 29 octobre, il se rend à Istanbul, en Turquie, où il reste un mois. Un djihadiste français se faisant appeler Abu Al-Mouthana lui paye alors des « frais de retour » (2000 euros), en échange de contreparties à venir18.

Assassinat et tentatives d’attentats

Meurtre d’Aurélie Châtelain

Localisation Villejuif, Val-de-Marne, Drapeau de la France France
Cible Civils
Coordonnées 48° 47′ 31″ nord, 2° 21′ 49″ est
Date 19 avril 2015
Type Fusillade, Meurtre
Armes Arme de poing, Kalachnikov
Morts 1
Blessés 1 (le terroriste)
Auteurs Sid Ahmed Ghlam
Organisations Flag of the Islamic State of Iraq and the Levant2.svg État islamique
Mouvance Terrorisme islamiste
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
(Voir situation sur carte : Île-de-France)

Affaire Sid Ahmed Ghlam
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Le 24 mai 2019, un attentat islamiste à Lyon dans AC ! Brest 220px-SacreCoeur_tb
La basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, l’une des trois églises ciblées par Sid Ahmed Glam.

En 2015, il effectue des repérages autour des deux principales églises de Villejuif : l’église Saint-Cyr-Sainte-Julitte dans le centre-ville et l’église Sainte-Thérèse au nord19. Selon l’historien Camille Pascal, cette ville au nom symbolique n’aurait pas été choisie au hasard et lui permettait de cibler deux religions en même temps20.

L’examen de son ordinateur révèle qu’il prévoyait également de s’en prendre à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, à Paris21.

Le samedi 18 avril, « Sid Ahmed Ghlam reçoit plusieurs nouveaux messages l’incitant « fortement » à passer à l’acte »22. Toujours selon le procureur, le dimanche 19 avril, tôt le matin, il tente de voler la voiture d’Aurélie Châtelain à Villejuif. Celle-ci est tuée d’une balle dans le cœur et il aurait ensuite brûlé la voiture, qui contenait le corps de la jeune femme, avant de regagner le 13e arrondissement.

Le dimanche 19 avril 2015, il préparait à l’heure de la messe un attentat contre les deux églises qu’il avait repérées. D’après le curé de Saint-Cyr-Sainte-Julitte, il y aurait eu « un carnage » car l’église accueille 300 personnes le dimanche23,24.

À 8 h 50, il appelle le SAMU car il est blessé gravement à la hanche et à la rotule par deux balles. Selon les enquêteurs, il se serait lui-même blessé au cours de la tentative de vol du véhicule. Interrogé par la police, il évoque un règlement de comptes. La police remonte les traces de sang et arrive à son véhicule, une Renault Mégane dans laquelle elle trouve un gyrophare, un fusil d’assaut Kalachnikov et un revolver. Les enquêteurs perquisitionnent son domicile et trouvent trois Kalachnikov supplémentaires, des gilets pare-balles25, un minutage précis entre les églises ciblées et les commissariats les plus proches. Il est placé en garde à vue et hospitalisé à l’Hôtel-Dieu26. La garde à vue est prolongée au maximum prévu dans les cas de risque d’attentat maximum.

Selon François Molins, procureur de la République, au moment de son arrestation, il « était en contact avec une autre personne pouvant se trouver en Syrie avec laquelle il échangeait sur les modalités de commission d’un attentat, ce dernier lui demandant explicitement de cibler particulièrement une église »27.

Victime

Aurélie Châtelain était mère d’une fille de cinq ans. Elle avait 32 ans. Elle était originaire de Caudry. Elle a été retrouvée dans sa voiture, dans un début d’incendie, à Villejuif après avoir été tuée par balle. Les enquêteurs pensaient initialement que le motif du meurtre était une tentative de vol de la voiture28. Après coup, ils supposent plutôt que Sid Ahmed Ghlam aurait voulu tuer Aurélie car il « la suspectait d’être un agent du renseignement. Il aurait été intrigué par la présence de cette voiture, au milieu de la rue, et de cette femme assise sur le siège passager avec un ordinateur portable sur les genoux28. »

Elle était professeur de fitness et ancienne conseillère municipale de Caudry. Elle allait participer à un stage à Villejuif pour se perfectionner dans son métier en prenant des cours de pilates29,30.

Le dimanche 26 avril 2015, trois mille personnes participent à une marche blanche dans sa ville d’origine, Caudry31.

Tandis que sa meilleure amie la considère comme une « héroïne », Guy Bricout, le maire de Caudry, suggère que « le décès d’Aurélie avait permis de sauver des vies »32 et demande qu’elle soit décorée de la Légion d’honneur à titre posthume33. Sa fille aura le statut de pupille de la Nation34.

Le 5 janvier 2016, on apprend qu’Aurélie Châtelain ne figure pas parmi les victimes des récents attentats décorées de la légion d’honneur. Le maire de sa commune fait aussitôt part de sa grande déception et de son incompréhension35. Il est alors annoncé que l’omission source de polémique sera réparée lors de la promotion de Pâques 201636. Elle fait finalement l’objet d’une nomination exceptionnelle le 18 mars 201637.

En hommage, son nom a été donné au Palais des Sports de Caudry38.

Version de Sid Admed Ghlam

D’après ses avocats : « Il a reconnu avoir été à Villejuif le 19 avril 2015 en présence d’un autre individu. Il conteste en revanche toute responsabilité dans la mort d’Aurélie Châtelain et a également affirmé avoir fait ce qu’il fallait pour empêcher la commission d’un attentat ce jour-là ». Il ne donne pas plus de détail sur cet autre individu39.

L’un des avocats de la famille d’Aurélie Châtelain, Antoine Casubolo Ferro, réfute cette version : « Il faut qu’il en dise plus, car pour l’instant la réalité du dossier ne correspond pas du tout à ses déclarations … Il faut qu’il s’explique sur toutes les preuves et les traces qui donnent la certitude qu’il a été en contact avec Aurélie Châtelain »40.

Ghlam affine ensuite sa version durant l’hiver 2015 et précise que le mystérieux individu, dont aucune trace n’a été retrouvée, serait Samy Amimour l’un des membres du commando des attentats du 13 novembre 2015, qui s’est fait exploser au Bataclan après avoir mitraillé la foule41. De l’avis des enquêteurs Samy Amimour était en Syrie en avril 2015 et aucun lien n’a pu être établi entre lui et la mort d’Aurélie Châtelain. Ghlam explique aussi avoir renoncé de lui-même à commettre l’attentat après avoir vu le meurtre d’Aurélie Châtelain qui l’aurait choqué, et prétend s’être en conséquence volontairement tiré dans la jambe.

Commanditaire et complicités

Commanditaire, complices et implication

Sid Admed Ghlam ne semble pas être un loup solitaire. En plus du fait qu’il possédait trop d’armes pour un seul homme42, les enquêteurs ont trouvé que « Sid Ahmed Ghlam reçoit en effet l’ordre de passer à l’acte, même seul, même si « il » ne le rejoint pas ». Ils recherchent activement ce « il »43.

Les armes ont été récupérées dans une voiture volée de type Renault Mégane stationnée sur une place de stationnement de la commune d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Le volet logistique du projet d’attentat aurait été préparé depuis un snack (« crêperie sucrée/salée« ) du Val-de-Marne dont le propriétaire et plusieurs de ses employés sont fichés S, notamment pour avoir fait le jihad au début des années 200054. Abdelkader Jalal l’un des employés est notamment soupçonné d’avoir fourni les armes.

Le terroriste a ensuite récupéré une seconde voiture, de type BMW 318, dans un garage de Pierrefitte-sur-Seine (toujours en Seine-Saint-Denis) où opéraient ses complices « Vega » (pseudonyme de Macreme Abrougui) et Thomas (Thomas Mayet). Ils sont allés en Syrie début 2015. Ces deux complices ont été endoctrinés par Fabien Clain, un toulousain né à l’île de la Réunion qui est aussi le fondateur du « clan des Belphégor » dans le quartier toulousain du Mirail. Fabien Clain était également un proche d’Olivier Corel, surnommé « l’émir blanc », qui organisait des réunions dans sa ferme d’Artigat, cellule très liée au terrorisme djihadiste.

Rabah Boukaouma, le principal logisticien présumé, connu sous le surnom de « le Kabyle », est supposé avoir livré les armes cachées dans la voiture Mégane55 avec l’aide de Farid Brahami. L’enquête décrit ensuite Abdelnasser Benyoucef (cousin de Boukaouma) et son compagnon Samir Nouad comme les commanditaires des attentas. Les deux hommes qui ont rejoint l’état islamique en Irak et en Syrie avant 2015, auraient plus tard été tués par des frappes de la coalition internationale.

Compagne du mis en examen

Émilie Lechat-Boizumeau56 est élevée dans une famille catholique. Elle effectue toute sa scolarité à Brest. Elle obtient à Vannes, un BEP dans la restauration. Elle a deux garçons à 19 puis 21 ans57. Elle se marie à un Brestois du quartier sensible de Pontanézen. Son mari est « connu des services de police pour des faits de grande délinquance », et se serait converti à l’islam pendant une peine effectuée à la prison brestoise de l’Hermitage58. Elle se convertit alors aussi à l’islam à 22 ans. Elle adopte la burqa comme une quinzaine de femmes de Pontanézen. Rachid Abou Houdeyfa, l’imam salafiste de la mosquée du quartier déclare qu’il ne la connaît pas car, dit-il, « les gens qui sombrent dans l’islam radical ne nous fréquentent pas. Ils ne supportent pas certains prêches ». Émilie part alors pour Saint-Dizier. Son nouveau compagnon a un frère arrêté en 2014 en Belgique pour possession d’armes de guerre. Sid Ahmed Ghlam devient son compagnon un peu plus tard «  mais Aouali, la mère de Sid Ahmed, avait refusé qu’ils se marient, raconte un ami. Parce qu’elle est plus âgée que lui et qu’elle avait déjà été mariée »3.

En février 2015, elle se présente entièrement voilée dans une grande surface de Gouesnou. Ce qui provoque l’intervention de la gendarmerie59.

Le 22 avril 2015, elle est arrêtée à Saint-Dizier. Les voisins parlent d’elle comme d’une femme discrète, convertie à l’islam radical, qui ne sort de chez elle que pour aller chercher ses enfants à l’école en burqa. Les volets de sa maison sont toujours clos. C’est la seule femme en burqa du quartier sensible du Vert-Bois à Saint-Dizier. Le voisinage « confie avoir vu des hommes à la nuit tombée rendre visite à plusieurs reprises à la jeune femme »60,61. Les enquêteurs disposent de trois éléments à charge :

  • Elle possédait des clés de chiffrement permettant d’échanger des messages cryptés.
  • Sid Ahmed Ghlam possédait un deuxième téléphone, uniquement destiné à l’appeler.
  • Un des derniers SMS qu’il ait envoyé à son contact syrien était : « Après le coup, j’irai me réfugier chez Jennifer ». Jennifer est le nom d’Émilie Lechat-Boizumeau dans le répertoire de Sid Ahmed Ghlam62.

Le 24 avril 2015, elle sort libre de sa garde à vue sans être mise en examen.

Réactions

Selon Bernard Bajolet le 22 avril, le directeur général de la Sécurité extérieure, ses hommes ont déjoué six attentats depuis le début 2015, cependant, le lendemain, Manuel Valls parle de cinq attentats déjoués y compris celui-ci. L’attaque planifiée ici serait le septième attentat évité63. 20 minutes note l’importance de la communication gouvernementale, en plein débat sur la loi Renseignement, au sujet d’un événement qui, de l’avis d’un officier de la DGSI, montre les failles des services de renseignement64.

Événements potentiellement liés

Dans la nuit du 23 au 24 avril 2015, un incendie volontaire ravage la salle de prière musulmane de Pargny-sur-Saulx dans la Marne, la sœur de Sid Ahmed Ghlam y donnait des cours65,66.

Incarcération

Le 20 novembre 2015, l’administration pénitentiaire découvre au moins une puce téléphonique dans sa cellule d’isolement à la prison de Fresnes. Il a ainsi, pendant les premiers mois de sa détention, communiqué avec l’extérieur. Ces appels ont cessé le jour même des attentats du 13 novembre 201567.

Il est alors transféré au centre pénitentiaire de Beauvais, où les brouilleurs d’ondes sont plus sophistiqués68.

En avril 2019, l’instruction durant depuis quatre ans sans procès, il a atteint la limite que la loi fixe pour la détention préventive. De manière exceptionnelle, cette détention a été prolongée de quatre mois. De manière encore plus exceptionnelle, elle pourrait être prolongée une deuxième et dernière fois, toujours de quatre mois69.

Procès

Première Instance

Le procès se déroule du 5 octobre au 5 novembre 2020 devant la cour d’assises spéciale à Paris. 6 prévenus comparaissent détenus, 2 sous contrôle judiciaire et les 2 commanditaires sont jugés par défaut car présumés morts en Syrie sans que cela ait été formellement établi70. Les proches d’Aurélie Châtelain font part de leur émotion et livrent des témoignages poignants71, notamment son ex-compagnon, qui raconte la douleur que représente l’absence d’Aurélie pour leur fille. Le procès met en évidence toute la préparation minutieuse de l’attentat et son pilotage depuis la Syrie72. Sid Ahmed Ghlam avait notamment repéré précisément les 2 églises et avait étudié le temps nécessaire aux policiers pour arriver afin de pouvoir s’échapper. D’après l’exploitation des échanges téléphoniques il prévoyait de faire un maximum de victimes parmi les fidèles.

La plupart des accusés reconnaissent leur implication mais essaient de la minimiser quitte à fournir des explications qualifiées de « rocambolesques »73. Ghlam refuse d’avouer le meurtre d’Aurélie Châtelain et maintient sa version concernant la présence de Samy Amimour et le fait qu’il ait renoncé à commettre l’attentat en se tirant volontairement dessus74. Les différents experts soulignent qu’il est presque impossible qu’il se soit volontairement tiré dessus. Son avocat demande l’acquittement de Ghlam pour le meurtre de Châtelain au bénéfice du doute75.

Après plusieurs heures de délibéré, le verdict tombe : les réquisitions des 2 procureurs 76 sont intégralement suivies : Sid Ahmed Ghlam est reconnu coupable du meurtre d’Aurélie Châtelain et de tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste1, il écope de la peine maximale soit la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans ainsi que d’une interdiction définitive du territoire français. Les 2 commanditaires présumés morts sont condamnés par défaut à la même peine avec mandat d’arrêt. Rabah Boukaouma et Farid Brahami sont reconnus coupable d’association de malfaiteurs terroriste (AMA) et de complicité de tentative d’assassinats, ils sont condamnés à respectivement 30 et 25 ans de prison avec une période de sûreté des 2/31. Abdelkader Jalal, moins impliqué et présentant de meilleures perspectives de réinsertion est condamné à 15 ans de prison également avec une période de sûreté des 2/3 pour AMA. Les 2 autres détenus dont un déjà condamné pour AMA sont condamnés pour des infractions à la législation sur les armes à 6 ans de prison et un est interdit du territoire français. Les 2 personnes comparaissant libres écopent de sursis.

Les avocats de Sid Ahmed Ghlam annoncent son intention de faire appel.

 

Références

  1. Par Timothée BoutryLe 2 novembre 2020 à 21h09 et Modifié Le 3 Novembre 2020 À 13h18, « Procès de l’attentat avorté de Villejuif : peine maximale requise contre Sid-Ahmed Ghlam » [archive], sur leparisien.fr, 2 novembre 2020 (consulté le 9 novembre 2020)

Articles connexes

 

Affaires Epstein et Matzneff : des procédures toujours en cours…

… et qui viennent de faire reparler d’elles…

Du coup, mon article le plus lu aujourd’hui est celui-ci, du 1er avril dernier :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/01/affaire-matzneff-lancienne-ministre-michele-barzach-complice-du-pedophile/

En effet, Le Monde a informé ses lecteurs d’un interrogatoire de l’ancienne ministre le 2 mars dernier (voir ci-dessous).

Si les victimes d’Epstein ne lâchent rien outre-Atlantique, il convenait bien de dire deux mots d’une procédure française… quoiqu’elles semblent actuellement toutes au point mort…

Mes harceleurs de la bande du malade mental extrêmement dangereux et pédophile notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi – qui s’avère être un fan de longue date de Gabriel Matzneff – ayant toujours agi à mon encontre pour une bonne part au profit de l’ancien psychiatre brestois pédophile Serge Rodallec, je rappelle ici que les faits de pédocriminalité pour lesquels cet individu a été condamné plusieurs fois aux assises et en correctionnelle, à savoir des viols « thérapeutiques » commis sur plusieurs de ses jeunes patients handicapés mentaux, ressemblent étonnamment à ceux de l’affaire du Coral dans laquelle furent notamment cités Gabriel Matzneff et Jack Lang, plusieurs fois ministre de la Culture à compter du 22 mai 1981 alors que le pédophile Pascal Edouard Cyprien Luraghi dit avoir effectué dans ce ministère un service civil de deux ans comme objecteur de conscience et y avoir toujours conservé de bons amis et complices, notamment le conservateur du patrimoine aujourd’hui à la retraite Alain Pougetoux, ayant longtemps logé au Château de Joséphine de Beauharnais, à Rueil-Malmaison, dont il était conservateur.

Voir ici :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_du_Coral

Le psychiatre du Coral s’appelle Alain Chiapello et est âgé de 35 ans en 1982 :

 

https://www.lemonde.fr/archives/article/1982/10/20/trois-responsables-du-coral-ont-ete-ecroues-un-professeur-d-universite-entendu-par-la-police_3106651_1819218.html

Trois responsables du Coral ont été écroués Un professeur d’université entendu par la police

 

Publié le 20 octobre 1982 à 00h00 – Mis à jour le 20 octobre 1982 à 00h00

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Les trois personnes impliquées dans l’affaire de mœurs du centre le Coral à Aimargues (Gard), un  » lieu de vie  » pour enfants et adolescents en difficulté ont été inculpées, lundi 18 octobre, par M. Michel Salzmann, juge d’instruction à Paris, d’  » attentat à la pudeur sans violence sur mineurs de moins de quinze ans et excitation de mineurs à la débauche « . Elles ont été écrouées. MM. Claude Sigala, trente-neuf ans, codirecteur du centre, Alain Chiapello, trente-cinq ans, médecin psychiatre, et Jean-Noël Bardy, vingt-six ans, avaient été arrêtés mardi 12 octobre par les enquêteurs de la brigade des stupéfiants et du proxénétisme de la préfecture de police de Paris et du S.R.P.J. de Montpellier agissant sur commission rogatoire de M. Salzmann.

Il y a une quinzaine de jours, la B.S.P. interrogeait, à Paris, dans le cadre d’une enquête sur un trafic de revues pornographiques d’enfants entre la France et les Pays-Bas, M. Claude Krief, vingt-cinq ans, qui devait reconnaître, dans un lot de photographies publiées, plusieurs enfants pensionnaires du Coral. Claude Krief décrivait ce  » lieu de vie  » comme l’endroit où des pédophiles venaient régulièrement retrouver des mineurs. Il livrait également aux enquêteurs une liste de noms dans laquelle figuraient plusieurs intellectuels parisiens, un chargé de mission et un ministre de l’actuel gouvernement (le Monde du 19 octobre).

Sur plusieurs de ces photographies, où l’on ne voit que des enfants et dont le caractère pornographique serait évident, on reconnaîtrait le mas le Coral où auraient eu lieu ces rencontres. Les policiers de la B.S.P. se sont alors rendus à Aimargues, où ils ont procédé à une perquisition sans résultat, mais où ils ont pu recueillir des témoignages d’enfants et les aveux de M. Bardy confirmant certaines accusations de M. Krief. M. Bardy aurait toutefois invoqué pour sa défense des méthodes  » thérapeutiques nouvelles « . Lundi 18 octobre, M. René Schérer, professeur de philosophie à l’université de Paris-VIII, a été longuement entendu par les services de la préfecture de police et serait, ce mardi 19 octobre, toujours gardé à vue. De son côté, l’association des parents des enfants pris en charge par le Coral a vivement protesté, lundi 18 octobre, l’arrestation des trois responsables de l’institution et décidé d’organiser, s’ils n’étaient pas libérés rapidement, une manifestation devant les murs de leur prison.

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Est également cité dans cette affaire un magistrat conseiller de la secrétaire d’Etat à la famille Georgina Dufoix :

« Jean-Claude Krief transmet aux policiers une liste de personnalités, politiques ou intellectuelles dont il prétend qu’elles sont liées à l’affaire du Coral. Jack Lang, alors ministre de la Culture, fait partie des personnes citées, de même que le magistrat Jean-Pierre Rosenczveig, conseiller au cabinet de la secrétaire d’État à la famille Georgina Dufoix1,10,11. Jean-Pierre Rosenczveig, connaissance de Claude Sigala, avait, peu de temps auparavant, préparé à l’attention de Georgina Dufoix un dossier proposant la reconnaissance officielle par les DDASS du Coral et des autres lieux de vie du même type7. »

Par ailleurs, l’ancienne ministre de la Santé Michèle Barzac ayant été présidente de l’UNICEF France de 2012 à 2015, on rappelle que cette organisation est également entachée par plusieurs affaires de pédophilie ayant notamment mis en cause le médecin « psychiatre » Michel Mesureur (voir ci-dessous).

 

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/le-prince-andrew-accule-nouveau-rebondissement-dans-laffaire-epstein_447328

Voir les photos de Prince Andrew

 

Nouvelle péripétie dans l’affaire Epstein. Les avocats des victimes demandent à ce que leur soient fournis tous les détails des contacts entre le milliardaire américain et le prince Andrew, accusé d’avoir eu des relations sexuelles avec des mineures.

 

La période de confinement n’empêche pas à la justice américaine de poursuivre son travail. Au grand désespoir du prince Andrew. Le fils cadet d’Elizabeth II est mis en cause dans le cadre de l’enquête sur l’un de ses amis, Jeffrey Epstein, accusé de trafic de mineures et mort en prison en août 2019. Si le duc d’York refuse pour l’instant toute collaboration avec le procureur en charge de l’affaire, les victimes d’Epstein n’ont pas encore dit leur dernier mot. Leurs avocats continuent de rechercher des preuves de son implication. C’est pourquoi ils ont demandé à ce que leur soient fournis les détails des contacts entre le milliardaire américain et le prince Andrew, dévoile le Daily Mirror. Ce nouveau rebondissement pourrait mettre à mal la défense de l’ex-mari de Sarah Ferguson, dont l’un des alibis a déjà été récemment mis en doute.

Dans les documents demandés, l’accusation veut avoir tous « les SMS ou emails » et « les appels entrants et sortants » entre les deux amis, mais également le détail des visites du prince Andrew dans les différentes résidences de Jeffrey Epstein. Objectif : savoir si le fils de la reine a commis des actes sexuels répréhensibles, notamment sur la période durant laquelle il aurait eu des rapports avec Virginia Roberts, alors âgée de 17 ans. Cette dernière affirme que le 11 mars 2001, elle a été contrainte d’avoir des relations sexuelles avec le duc d’York, après avoir été emmenée à Londres par avion.

Une « tentative cynique », selon l’un des amis du prince Andrew

Pour un ami du prince Andrew, interrogé par le tabloïd britannique, cette décision des représentants de l’accusation est une « tentative cynique des avocats américains pour maintenir leur affaire sous les yeux du public ». Les avocats des victimes demandent également les vidéos de caméras surveillance des différentes résidences d’Epstein. De son côté, le duc d’York, contraint de se retirer de la vie publique, continue de nier les faits qui lui sont reprochés et s’est refusé, par l’intermédiaire de son porte-parole, à tout commentaire.

Crédits photos : AGENCE / BESTIMAGE

 

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/ghislaine-maxwell-ancienne-compagne-de-jeffrey-epstein-attaque-ses-heritiers-20200319

    • Ghislaine Maxwell, ancienne compagne de Jeffrey Epstein, attaque ses héritiers

       

      Par Le Figaro avec AFP
      Publié le 19 mars 2020 à 20:06

       

      Ancienne compagne et employée de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell a attaqué en justice les héritiers du financier décédé, affirmant n’avoir rien su des agressions sexuelles dont il était accusé.

       

      Dans un document déposé devant la Cour supérieure des Iles Vierges, territoire américain dans lequel Jeffrey Epstein possédait plusieurs propriétés, Ghislaine Maxwell réclame la prise en charge de ses frais d’avocats, ainsi que des dépenses engagées pour sa protection personnelle et sa mise en sûreté.

      «Maxwell n’avait pas connaissance des infractions supposées de Jeffrey Epstein et n’y a pas pris part», affirme l’assignation, qui a été versée au dossier le 12 mars. Le financier américain s’est suicidé dans sa cellule le 10 août 2019. La fille du magnat des médias Robert Maxwell a été accusée par plusieurs femmes d’avoir joué un rôle important dans le réseau de jeunes filles entretenu par Jeffrey Epstein, qui aurait agressé sexuellement plusieurs d’entre elles.

      La justice américaine s’intéresse à Ghislaine Maxwell, mais ne l’a pas mise en cause formellement jusqu’ici. Dans son assignation, cette femme de 58 ans indique avoir été employée par Jeffrey Epstein de 1999 à 2006 «au moins», à la gestion de plusieurs propriétés du financier américain.

      Elle assure que le New-Yorkais, dont l’origine exacte de la fortune demeure mystérieuse, lui a promis, oralement et par écrit, de continuer à la soutenir financièrement y compris après la fin de leur relation de travail.

      Ghislaine Maxwell affirme que l’administrateur des biens de Jeffrey Epstein l’a également assurée de son soutien financier, notamment pour faire face aux actions en justice intentées par des victimes présumées du financier américain. Elle dit avoir reçu plusieurs menaces de mort, qui l’ont amenée à recourir à un service de protection et à se mettre en lieu sûr. Un courrier à l’administrateur, envoyé en novembre dernier, est resté sans réponse, selon le document de justice.

      Ghislaine Maxwell a notamment été accusée d’avoir contribué à permettre au prince Andrew d’avoir des relations sexuelles contraintes avec une des jeunes filles, alors mineure, du réseau de Jeffrey Epstein. Le procureur fédéral de Manhattan, Geoffrey Berman, a récemment accusé le prince Andrew d’avoir «fermé la porte à toute coopération» avec la justice américaine dans l’enquête sur Jeffrey Epstein.

    • Affaire Jeffrey Epstein: la maladroite défense du prince Andrew
    • Le financier Jeffrey Epstein, soupçonné d’agressions sexuelles, s’est suicidé en prison

 

https://www.7sur7.be/show/le-jour-ou-l-amitie-entre-jeffrey-epstein-et-harvey-weinstein-a-vole-en-eclats~a11c77f9/

Harvey Weinstein, Jeffrey Epstein et Ghislaine Maxwell à la fête d'anniversaire de la princesse britannique Beatrice.

Harvey Weinstein, Jeffrey Epstein et Ghislaine Maxwell à la fête d’anniversaire de la princesse britannique Beatrice. © The Sun / News Licensing
 

Le jour où l’amitié entre Jeffrey Epstein et Harvey Weinstein a volé en éclats

 

Pendant des années, Harvey Weinstein et Jeffrey Epstein ont été les meilleurs amis du monde. Puis brusquement, leur amitié a pris fin quand Weinstein s’est entiché d’une des favorites de son ami. C’est du moins ce qu’a écrit l’avocat d’une des victimes de Jeffrey Epstein, Brad Edwards.

Rédaction 31-03-20, 09:02 Dernière mise à jour: 09:39 Source: The Daily Blast, Page Six

 

“Weinstein était dans l’appartement d’Epstein en France”, a écrit l’avocat dans son nouveau livre. “Il se faisait faire un massage par une des filles d’Epstein et, bien entendu, il lui a fait des avances. Mais la jeune fille a refusé et Weinstein l’a insultée. Harvey ne savait pas qu’elle était l’une des favorites d’Epstein et il a considéré que ce refus était un manque de respect. À ce moment-là, Jeffrey est entré dans la pièce. Il a crié sur Harvey et il l’a foutu dehors. Il lui a clairement dit qu’il ne pourrait plus jamais revenir”.

Brad Edwards tiendrait cette histoire de Jean-Luc Brunel, un agent de mannequins français contre qui une plainte pour harcèlement sexuel avait été déposée. “J’ai entendu différentes versions de cette histoire”, poursuit Brad Edwards. “Et des années plus tard, j’ai entendu Epstein lui-même à ce sujet. Il décrivait Harvey comme un porc”.

Jeffrey Epstein et Harvey Weinstein ont été amis pendant des années. Jeffrey Epstein utilisait sa connexion avec le producteur pour impressionner des filles et leur offrir des rôles dans des films, rapporte le Daily Blast. Il aurait notamment permis à une ancienne étudiante en massothérapie d’obtenu un rôle dans le film d’horreur “Feast”.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/jeffrey-epstein-aurait-continue-a-sevir-jusqu-en-2019-16-01-2020-8237253.php

Agressions sexuelles sur mineures : Jeffrey Epstein aurait continué à sévir jusqu’en 2019

 

Jusqu’à son arrestation, en juillet dernier, le milliardaire pédophile aurait continué à abuser des jeunes filles, certaines de 12 ans, dans sa résidence des îles Vierges. Il était pourtant inscrit au fichier des délinquants sexuels.

 

 Jeffrey Epstein, photographié le 28 mars 2017 par les services judiciaires de la justice de l’Etat de New York.

Jeffrey Epstein, photographié le 28 mars 2017 par les services judiciaires de la justice de l’Etat de New York. REUTERS/New York State Division of Criminal Justice Services
 
Par J.Cl.
Le 16 janvier 2020 à 09h03, modifié le 16 janvier 2020 à 11h01 

On le savait, Jeffrey Epstein n’avait pas cessé ses agissements après sa condamnation en 2008, pour des accusations minorées d’incitation à la prostitution. Au contraire, le financier américain continuait de rabattre ou faire rabattre par des jeunes filles d’autres adolescentes pour étancher ses pulsions pédophiles. Cela malgré son inscription au registre des délinquants sexuels.

Arrêté au retour d’un séjour à Paris, inculpé en juillet 2019 d’agressions sexuelles par le procureur fédéral de Manhattan, le sexagénaire s’est pendu dans sa cellule le 10 août, à New York.

La procureure des îles Vierges a déposé mercredi une réquisition pour demander la saisie des biens du milliardaire, qu’elle accuse d’avoir agressé sexuellement des mineures dans l’archipel jusqu’en 2019. Epstein possédait deux îles privées dans l’archipel des îles Vierges, Little St. James et Great St. James.

Une vue aérienne de Little St. James, la propriété d’Epstein aux îles Vierges. Reuters/Marco Bello

Une vue aérienne de Little St. James, la propriété d’Epstein aux îles Vierges. Reuters/Marco Bello  
 

C’est la première fois que la justice est saisie de faits postérieurs à 2005. Le recours, déposé mercredi et consulté par l’AFP, couvre une période allant de 2001 à 2019.

« Un vaste réseau de traite d’êtres humains »

Lors d’une conférence de presse mercredi, Denise George a indiqué avoir ordonné une enquête sur Jeffrey Epstein peu après sa prise de fonctions, en mai 2019. Celle-ci a montré que le financier avait organisé un « vaste réseau de traite d’être humains, et d’abus sexuels de jeunes femmes et de mineures ici, aux îles Vierges », territoire américain qui ne fait pas officiellement partie des Etats-Unis. Pour cacher ces activités, Jeffrey Epstein aurait utilisé un montage complexe impliquant une série de sociétés et de fondations, toujours selon Denise George. Qui a affirmé que les plus jeunes victimes présumées étaient âgées de 12 ans au moment des faits. Plans de vol à l’appui, Epstein et ses complices faisaient acheminer les jeunes filles, âgées de 12 à 17 pour la plupart, par avion, à bord de son jet cyniquement surnommé « Lolita Express ». Ils leur faisaient miroiter des opportunités de carrière, notamment dans le mannequinat.

Plusieurs jeunes femmes auraient tenté de s’échapper de l’île de Little St. James. L’une, âgée de 15 ans, était partie à la nage. Selon la magistrate, les fugitives étaient récupérées par l’équipe de Jeffrey Epstein.

La procureure demande la saisie de tous les biens ayant pu servir, dans son « entreprise criminelle », à cet homme dont la fortune personnelle, aux origines mystérieuses, atteindrait plus de 570 M$ (520 M€). Plusieurs actions en justice ont déjà été entamées au civil, principalement par des victimes présumées de Jeffrey Epstein, qui réclament des dommages-intérêts. L’ancien financier jet-setteur n’a qu’un héritier connu, son frère Mark.

Parallèlement, plusieurs enquêtes sont en cours, aux Etats-Unis et en France notamment pour tenter d’établir d’éventuelles complicités. La justice américaine s’intéresse notamment à l’ancienne compagne de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, et au Français Jean-Luc Brunel.

 

https://www.dna.fr/faits-divers-justice/2020/04/27/affaire-matzneff-une-ancienne-ministre-entendue-dans-le-cadre-de-l-enquete

Affaire Matzneff : une ancienne ministre entendue dans le cadre de l’enquête

 

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Gabriel Matzneff en juillet 1990. Photo Pierre GUILLAUD/AFP

 

L’ancienne ministre de la Santé de Jacques Chirac, Michèle Barzach (1986-1988), a été entendue début mars comme témoin dans le cadre de l’enquête sur l’affaire Matzneff, rapporte Le Monde.

Elle aurait, en tant que gynécologue, prescrit la pilule à des adolescentes que l’écrivain lui ramenait à son cabinet.

Gabriel Matzneff parle d’ailleurs plusieurs fois de l’ancienne ministre dans ses ouvrages. Il raconte qu’elle agissait en toute connaissance de cause, comme l’a repéré Le Monde : « Nous y sommes allés avec la crainte d’être critiqués, sermonnés, aussi avons-nous été très agréablement surpris. Michèle Barzach est une jeune femme douce, jolie, attentive, qui à aucun moment n’a cru devoir faire la morale à ce monsieur de 37 ans et à sa maîtresse de 15. Elle a, je pense, tout de suite compris que nous formons un vrai couple, que nous nous aimons. »

L’écrivain Gabriel Matzneff, 83 ans, est visé par une enquête pour « viols sur mineur » de moins de 15 ans, après la parution en janvier du roman autobiographique Le Consentement de Vanessa Springora. Elle y dénonce sa relation sous emprise avec l’écrivain alors qu’elle était mineure. Leur « relation » a débuté alors qu’elle avait 13 ans et lui 49.

Michèle Barzach « agissait en toute conscience »

En mars, une deuxième victime a fait connaître publiquement son histoire : Francesca Gee, 62 ans, a passé trois années auprès de l’écrivain, alors qu’elle avait 15 ans et lui 37. Elle a notamment raconté comment il a utilisé, contre son gré, son image et ses lettres dans ses écrits, y compris son essai défendant la pédophilie Les Moins de seize ans.

Francesca Gee a, selon Le Monde, confirmé aux enquêteurs avoir vu « 5 ou 6 fois en 3 ans » Michèle Barzach en tant que gynécologue, durant les années 1970. C’est d’ailleurs d’elle dont parle Matzneff dans l’extrait cité précédemment.

L’écrivain aurait ramené, dans les années qui ont suivi, d’autres adolescentes au cabinet du Dr Barzach.

Michèle Barzach n’a pas souhaité répondre aux sollicitations du Monde mais, le quotidien du soir précise que l’ancienne ministre a « fait savoir, par ses proches, qu’elle agissait en toute conscience. »

Après avoir géré le début des années Sida en France, Michèle Barzach a notamment été élue en 2012 à la tête d’Unicef France, l’agence des Nations unies chargées de défendre les droits de l’enfant. Elle quittera son fauteuil en 2015.

 

https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2020/04/27/affaire-matzneff-l-ancienne-ministre-de-la-sante-michele-barzach-entendue-par-la-police_6037931_4500055.html

Affaire Gabriel Matzneff : l’ancienne ministre de la santé Michèle Barzach entendue par la police

 

Selon nos informations, l’ex-ministre de la santé de Jacques Chirac a été auditionnée en tant que gynécologue ayant prescrit la pilule aux jeunes filles que l’écrivain lui amenait dans son cabinet.

Par Stéphanie Marteau et Dominique Perrin Publié hier à 20h45, mis à jour à 08h29

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Michèle Barzach annonce la création d'une fondation sur le SIDA, à Paris, le 27 novembre 1986.

Michèle Barzach annonce la création d’une fondation sur le SIDA, à Paris, le 27 novembre 1986. FREDERIC REGLAIN / GAMMA-RAPHO

 

L’affaire Matzneff n’en finit pas de rattraper les personnalités du monde littéraire et politique, sans épargner les plus solides réputations… En arrivant à Nanterre, le 2 mars dernier, Michèle Barzach, 76 ans, s’est prestement engouffrée dans les locaux de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), le service de police chargé de l’enquête pour « viols sur mineurs de moins de 15 ans » qui vise l’écrivain Gabriel Matzneff. Le nom de l’ancienne ministre de la santé et de la famille de Jacques Chirac (de 1986 à 1988) est cité à plusieurs reprises dans deux ouvrages du sulfureux auteur, tous minutieusement épluchés par les policiers. Selon nos informations, les enquêteurs ont pourtant attendu quelques semaines avant d’entendre, comme témoin dans l’affaire de pédophilie qui secoue le microcosme parisien, cette ancienne figure de la droite libérale, sociale, auréolée d’un engagement sans faille dans la lutte contre le sida et dans l’humanitaire.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Avec « Le Consentement », Vanessa Springora dépeint les ressorts de l’emprise

 

Le scandale a éclaté en janvier, lors de la parution du livre de Vanessa Springora, Le Consentement (Grasset). La quadragénaire, devenue éditrice, y raconte dans le détail sa relation avec Matzneff, en 1986, alors qu’elle avait 14 ans et lui 49. Encouragée par ce premier témoignage et l’­ouverture d’une enquête, à la demande du parquet, une autre ancienne victime présumée de l’écrivain, Francesca Gee, a, à son tour, décidé de rompre le silence dans le New York Times, dénonçant l’emprise que Matzneff a exercée sur elle pendant trois ans à partir de 1973, lorsqu’elle avait 15 ans, et lui 37… C’est cette dernière, aujourd’hui âgée de 62 ans, qui a confirmé aux enquêteurs, le 20 février, le rôle que jouait Michèle Barzach, alors gynécologue avenue Félix-Faure, à Paris, dans le 15e arrondissement : au début des années 1970, la doctoresse, en toute connaissance de cause, prescrivait la pilule à des jeunes filles mineures que Matzneff mettait dans son lit.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Les temps ont changé, il est devenu indéfendable » : dans un contexte post-#metoo, le malaise Gabriel Matzneff

 

Beaucoup, en réalité, avait déjà été dévoilé par Gabriel Matzneff lui-même dans plusieurs de ses récits. Dès 1991, dans Élie et Phaéton, la partie de son « journal intime » qui couvre la période 1970 à 1973, il racontait son inquiétude, au bout de trois mois de relation avec la très jeune Francesca : « J’achète un truc à la pharmacie pour savoir si on attend un bébé ou non. Francesca sèche l’école, vient chez moi faire le test. Ouf ! c’est négatif. Toutefois, il faut que nous trouvions un gynécologue qui accepte de lui prescrire la pilule sans prévenir sa mère. Si nous tombons sur un médecin réac, hyper-catho, c’est fichu. » L’écrivain est un mondain, connecté au Tout-Paris. À l’automne 1973, après quelques coups de fil, Matzneff emmène Francesca prendre un café près des Champs-Élysées avec une connaissance, la journaliste Juliette Boisriveaud.

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http://www.wikistrike.com/article-l-unicef-cette-formidable-association-qui-accueillait-dans-ses-locaux-le-cries-ou-se-tournaient-des-117541166.html

L’UNICEF, cette formidable association qui accueillait dans ses locaux le CRIES où se tournaient des films pédophiles

 

Publié par wikistrike.com sur 3 Mai 2013, 10:43am

Catégories : #Social – Société

L’UNICEF, cette formidable association qui accueillait dans ses locaux le CRIES où se tournaient des films pédophiles

 

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Pour aborder la question de ces réseaux pédophiles qui n’existent pas, on a déjà vu rapidement l’affaire Dutroux, celle du Var, celles de Zandvoort, du réseau pédophile anglais, d’Outreau… On va aujourd’hui parler un peu en profondeur du CRIES (pour « Centre de Recherche et d’Information sur l’Enfance et la Sexualité »), un groupuscule de pédophiles qui s’amusait à tourner des films pédophiles, notamment dans les locaux de l’UNICEF à Bruxelles. Les peines ont été a minima, et bien sur un bon paquet des inculpés ont récidivé.

 

Les CRIES, c’est quoi ?

Le centre a été fondé par Philippe Carpentier, ancien traducteur au parquet de Bruxelles, au début des années 80. A cette époque pas si lointaine où les pédophiles revendiquaient, comme les homos, la « liberté sexuelle », oubliant que leurs partenaires sont des mineurs. D’ailleurs, ces mouvements de pédos veulent aussi abaisser la majorité sexuelle, mais bref.

Carpentier était un vieil amant du pasteur Doucé, ce pédo qui a disparu entre les mains des RG français en juin 1990, probablement parce qu’il connaissait quasiment tout le monde dans les circuits pédocriminels de l’époque.

Le CRIES était donc un centre destiné à faire du lobbying pour la cause des pédos, par exemple en banalisant l’acte sexuel avec les enfants qui, selon eux, s’épanouissent dans les rapports sexuels avec de vieux pervers. Dans leur langue, ça donne : « une relation amoureuse faite de tendresse et de sensualité épanouie peut être pour les jeunes, quel que soit leur âge ou leur sexe, une expérience éminemment positive, si elle est vécue dans la liberté, à l’abri de toute forme de contrainte, mais aussi à l’abri des interdits et de la culpabilité que notre société attache encore trop souvent à la sexualité ». Ces types prennent leurs fantasmes pour des réalités, et ils sont complètement dingues : « Si les enfants aujourd’hui nous fascinent, c’est que nous désirons retrouver à leur contact toute la richesse du vécu de l’enfance, par-delà notre propre jeunesse ». Bien sûr, ils vous diront qu’ils ne font que répondre aux avances des gamins, et que si les choses se passent mal (pour eux ou pour l’enfant ?), c’est parce que l’entourage des enfants ne comprend rien à cet « amour ».

Toutes ces théories fumeuses se retrouvaient dans la revue du CRIES intitulée « L’Espoir ». Mais le CRIES, c’est surtout un réseau de distribution et de tournage de films pédopornos, de photos, et de prostitution de mineurs.

On a retrouvé 4.000 photos pédopornos lors de diverses perquisitions, mais seulement 25 victimes âgées de 5 à 16 ans. La plupart étaient là avec le consentement de leurs parents, mais pas tous. Et quand bien même, il fallait condamner les parents au lieu, comme on va le voir, de les acquitter systématiquement. L’affaire a été jugée en correctionnelle en mars 1988, c’est-à-dire comme s’il s’agissait de simples délits, au lieu d’être jugée aux assises puisque les viols d’enfants sont des crimes.

On a aussi retrouvé 800 noms de clients, certains comme le suisse Beat Meyer, ou Jean-Marc Houdmont ont été interrogés mais beaucoup n’ont jamais été dérangés, comme Jean-François Makhlouf, qui a tenu une maison pour enfants des rues à Katmandou. 17 personnes ont finalement comparu en 1988, devant le tribunal correctionnel, car on a estimé qu’il ne s’agissait « que » d’attentats à la pudeur et d’outrages aux mœurs sur les enfants. Autrement dit, aucun de la douzaine de pédophiles impliqués n’aurait jamais touché aucun enfant, bien que certains étaient déjà des récidivistes.

 

L’affaire médiatique

17 personnes ont été jugées en première instance. Une douzaine de pédophiles qui s’échangeaient enfants et photos, et quelques parents.

Des parents qui ont prêté leurs enfants à des pédos avec une rare complaisance, qu’ils soient débiles ou appartenant aux catégories aisées. Et qui finalement n’ont pas eu de condamnations.

En première instance Carpentier avait pris 9 ans fermes, Weber 10 ans, Drieghe et Felu 8 ans, Delporte 6 ans, Mesureur 4 ans, mais Verbeek le patron de l’UNICEF n’avait pris que 2 ans de sursis, ce qui n’a pas empêché le quotidien Le Soir de qualifier cette peine de « lourde ». En appel, Verbeek a été carrément acquitté. Carpentier n’a pas eu de chance, il a ramassé un an de plus et est mort en prison. Drieghe et Felu ont pris deux ans de plus, Jacque et Decré aussi.

D’après André Rogge, un détective embauché par le commissaire bruxellois Yves Zimmer pour enquêter sur le CRIES, l’affaire du CRIES ne devait pas aboutir, car Zimmer lui a dit que certains clients sont très haut placés. D’ailleurs, il semble que Jean-Paul Dumont, pédophile impliqué dans le réseau pédophile d’élite belge, et qui a à son actif plusieurs meurtres d’enfants, était l’avocat de certains des accusés parmi lesquels Georges Dessy, qui n’a finalement pas été envoyé au tribunal.

Claude Drieghe, présenté comme un producteur de films, est un récidiviste. Selon l’acte d’accusation du procès en première instance en 1988, et l’accusation se fait toujours a minima, on lui reprochait des attentats à la pudeur (avec violences ou menaces) sur deux mineurs de moins de 16 ans et d’outrage aux mœurs sur 3 autres. Il a pris huit ans en première instance, 10 en appel, et est sorti au bout de cinq ans.

Olivier Ralet a pris un an de sursis et n’a fait que deux mois de préventive. Il est passé entre les mailles du filet parce que les seuls jeunes avec lesquels on a pu prouver une relation avaient 18 ans lors des relations qui ont été prouvées. Donc il n’a pris son sursis que pour incitation à la débauche, pour les photos.

Jean Claude Weber a pris 10 ans en première instance pour attentats à la pudeur avec violences ou menaces sur mineur de moins de 16 ans et de plus de 16 ans (7 victimes officielles). Au moment du procès, il était déjà en prison à Montpellier, où il avait pris 6 ans. Il a été extradé et a pris 9 ans en 1991 pour l’affaire du CRIES. Lui aussi était récidiviste : il avait déjà été condamné en mars 1982 par la cour d’appel de Bruxelles, à quatre ans de prison pour attentats à la pudeur avec violences. Toutefois, le tribunal l’avait qualifié en 1988 de « pervers » et de « danger social ».

C’est Weber –qui était membre du Mouvement pour la libération des pédophiles- qui avait soufflé à Carpentier l’idée de créer la revue Espoir, et il a laissé le CRIES s’en occuper puisqu’il était en prison. Ensuite, il est passé pour le « directeur artistique » du CRIES.

Marc Van den Bossche profitait de ses activités de scoutisme pour avoir des relations sexuelles avec deux frères de 14 et 16 ans que leur père lui confiait régulièrement. Mais bizarrement, le tribunal a estimé qu’ils étaient « capables de manifester leur consentement ». Du coup, on a considéré qu’il ne s’agissait pas de viols. Et vanden Bossche a même obtenu une réhabilitation en 1993, ce qui l’a probablement aidé à pouvoir devenir infirmier. Et ce qui interdisait à la justice t’en tenir compte pour des dossiers ultérieurs qui, on va le voir, ne manqueront pas de survenir.

Christian Jacque, qualifié de pédophile « sadique », a « incité » son fils « à la débauche », ainsi que d’autres enfants. On a retrouvé chez lui des images le montrant en train de violer des gosses, mais bizarrement, on n’a retenu contre lui aucun viol. Il était le « bras droit » de Carpentier au CRIES, et avait déjà été condamné en 1985 pour pédophilie, par le tribunal correctionnel. Il a pris six ans de prison en première instance et 8 en appel.

Michel Felu  a pris 8 puis 10 ans en appel –le maximum en correctionnelle- et était récidiviste (il avait été interné sans procès puis libéré). D’après l’acte d’accusation, « la cheville ouvrière des échanges d’enfants paraît en l’espèce être Michel Felu qui est de toutes les parties, de tous les voyages, principalement en compagnie du prévenu Michel Decré ». Pourquoi n’a-t-on retenu contre lui que des attouchements ? Les magistrats ajoutent « Le CRIES apparaît à la lumière des éléments de la procédure être en fait une couverture pour un circuit de prostitution de jeunes enfants ». Pourquoi n’a-t-on pas retenu la prévention de proxénétisme contre les prévenus ?
Quoi qu’il en soit, Felu réalisait au minimum des albums photos des enfants, diffusés via le réseau CRIES, mais aussi le réseau Spartacus ou encore celui du pasteur Doucé qui disait appartenir à la Grande Loge de France (mais en aurait été radié en 1982), tous en interconnexions. Les pédos n’avaient plus qu’à choisir leur victime, et il semble qu’on pouvait les fournir puisqu’il est question de voyages de Felu.

Pierre Delporte a pris 6 puis 8 ans, il était aussi en récidive. Mais après sa libération, il a continué à ramener des garçons au domicile familial, afin de les violer. Il a été qualifié d’intelligent, violent et pervers.

Jacques Delbouille, fossoyeur d’un cimetière communal qui se faisait passer pour écrivain public et père de famille, a pris un an mais n’a fait que cinq jours de préventive. En fait, il a seulement été condamné pour rébellion et détention d’arme non déclarée. Ce qui est quand-même très peu.

Michel Decré, juriste et traducteur qui a travaillé au ministère de la justice, avait pris sept ans en appel. Il faut dire qu’on lui reprochait d’avoir organisé des partouzes, au cours desquelles des enfants n’étaient donc pas violés puisque la justice a estimé que là encore, il ne s’agissait que d’attouchements et d’attentats à la pudeur avec violences, y compris sur mineurs de moins de 10 ans.

Le routier Bernard Vanmeerbeek a pris trois ans de sursis. On a considéré qu’il ne faisait pas partie de la clique du CRIES. Pourtant, comme la plupart des inculpés dans cette affaire, il a recommencé ses saletés.

La mère d’une des victimes, Viviane H., a été acquittée car « les faits reprochés à la prévenue H. doivent être considérés sous l’angle du souci qui habite certains milieux aisés de paraître ‘branchés’ ». Elle a pourtant loué ses deux enfants aux tarés de ce réseau.

Marie Paule H., mère d’un jeune qu’elle a laissé se faire violer par Mesureur (qui vivait chez elle) pendant dans années, parce qu’elle était amoureuse de Mesureur et ne voulait rien voir, n’a pris que trois ans de sursis puis un acquittement. Pourtant, dès les 11 ans de son fils en 1983, elle le confiait chaque week-end à Mesureur, alors qu’elle savait très bien ce qu’il se passait. Elle a même fait placer son fils aîné quand Mesureur est revenu vivre au domicile en 1985, car elle estimait que les problèmes venaient de lui.

En fait, il semble que la base du réseau soit constituée d’un quatuor : Carpentier, fondateur du CRIES, Jozef Verbeek le patron de l’UNICEF Belgique, Felu qui fournissait les enfants et Weber, qui avait un bon carnet d’adresses.

Verbeek a failli se faire coincer (2 ans de sursis en première instance, acquitté en appel) parce qu’il a eu la mauvaise idée d’embaucher un certain Michel Felu, pédophile déjà condamné, comme homme à tout faire. La version qu’a donné la justice est que Felu, qui squattait le sous-sol des locaux de l’UNICEF, avait carrément aménagé un studio de pédopornographie, et que les gamins allaient et venaient dans ce studio pendant des années, sans que Verbeek ne soit au courant de rien.

Les soirs et les week-ends entre 1982 et 1986, des enfants allaient et venaient dans cette cave de l’UNICEF qui sentait le fauve. D’ailleurs, des employés avaient demandé des explications : pourquoi Felu restait-il 24 heures sur 24 h dans ces sous-sols, pourquoi personne ne nettoyait jamais alors qu’en principe c’était sa mission (à tel point qu’une seconde personne a été embauchée pour faire le travail que Felu ne faisait pas), etc. Verbeek n’a jamais donné de réponse. Il « était sourd à toute remarque qui aurait pu remettre en question la présence de Felu au sein de l’UNICEF », lit-on encore. Pourtant, Felu était bien embauché en réinsertion, par pur humanisme, a déclaré Verbeek aux enquêteurs.

Verbeek n’a cessé de se contredire et de donner de fausses explications sur ses liens avec Felu et donc avec tous les autres. La stratégie a payé puisqu’il a donc été acquitté en appel.

Lors des perquisitions au siège de l’UNICEF, des données avaient été effacées des ordinateurs qui servaient au CRIES. Il existait en effet un programme donnant accès à une base de données reprenant tous les enfants victimes du réseau, à laquelle Felu avait accès d’après l’une des victimes. Felu a confirmé qu’un tel fichier existait, mais Carpentier a quant à lui affirmé qu’il n’existait pas de listing d’enfants. On sait aussi que Verbeek a ordonné un grand nettoyage de la cave après une perquisition qui était censée avoir permis de tout embarquer.

Quant aux témoins, ils ont été victimes de pressions de la part de leurs employeurs, y compris les nouveaux chefs de l’UNICEF Belgique, si bien que le tribunal, au lieu de pousser les recherches sur les collusions entre les prévenus et ceux qui font ces pressions, a simplement décidé de cesser de les interroger.

L’enquête aurait du continuer en France, puisque les investigations côté belge ont permis d’établir queMaurice Balland[1], qui dirigeait l’antenne française du CRIES, tenait à jour la liste des enfants victimes du réseau. On sait aussi qu’un certain nombre de clients français étaient dans les listings du CRIES, et même que certains se déplaçaient jusqu’à Bruxelles pour violer des enfants proposés par les pédos liés au studio de l’UNICEF. Ainsi, « les mérites d’un des garçonnets avaient, grâce aux rencontres réalisées au sein des activités du CRIES, dépassé la frontière et décidé un pédophile de nationalité française à venir à deux reprises en Belgique pour faire sa connaissance et enfin, passer une nuit en sa compagnie au domicile et avec l’assentiment intéressé des parents de l’enfant », est-il écrit dans l’acte d’accusation du procès du CRIES. Cet enfant et sa sœur étaient voisins de Michel Felu et celui-ci les louait à qui voulait, cela pendant des années.

Mais, la Belgique n’a jamais jugé utile de transmettre le dossier aux autres pays concernés.

 

Ils ont refait parler d’eux

Michel Mesureur, ancien membre du CRIES, médecin « psychiatre » et pédophile, ami de Carpentier, s’est fait attraper en 1997 pour détention d’images pédopornographiques (il a pris un an de sursis), puis il s’est à nouveau retrouvé sur le banc des accusés en 2008, 20 ans plus tard. Mesureur bénéficie d’une grande clémence de la justice : l’époque du CRIES déjà, il n’avait fait que deux ans de prison, la moitié de sa peine, et a même obtenu sa réhabilitation par la suite.

En 2006, le FBI avait découvert un site appelé « little boy », sur lequel des belges faisaient marcher leur carte de crédit. Parmi eux, Mesureur, placé sous mandat d’arrêt en juin 2006.  Il a pris… 1 an ferme !

Claude Drieghe passe pour une victime de la cause sur Boywiki (et dans L’Espoir), un portail pédophile « soft » qui vise surtout à faire de la propagande. Il avait déjà été condamné en 1982 pour des faits similaires et libéré en conditionnelle en avril 1985. Directement à sa sortie, il a commencé à recruter des ados pour faire des films, et organisait des répétitions qui finissaient en orgies. Condamné à 10 ans pour l’affaire du CRIES, il a fui en Thaïlande dès sa libération conditionnelle après cinq ans de taule, en 1987[2]. Et il est allé directement à Pattaya chez son ami Michel Rosoor. Pattaya c’est une ville qui ressemble à un bordel géant pour vieux amateurs de chair fraiche, le paradis des pédophiles.

En 2009, il était défendu par deux ténors du barreau belge quand il a été accusé d’avoir tenu des bordels avec des mineurs en Thaïlande. Une quarantaine de victimes étaient recensées. Il tenait ces bordels avec son ami pédo Michel Rosoor, et avait été expulsé en 2002 quand les autorités Thaïlandaises ont découvert cette activité et le dossier a été transmis à la justice belge. Drieghe a lui aussi bénéficié d’une grande bienveillance de la justice : en 2011, il avait été condamné à six ans fermes pour avoir prostitué des dizaines d’enfants dans ses bordels thaïlandais, mais n’avait pris que cinq ans en appel et a été acquitté en cassation ! Au final, il n’a presque jamais été en prison, malgré trois procédures pour les mêmes faits.

Le dénommé Michel Rosoor est très intéressant. Il a été cité dans le dossier du CRIES par Weber qui disait lui envoyer des vidéos, mais n’a jamais été inquiété dans cette affaire. Il a pris la fuite avant d’être arrêté pour comparaitre pour les bordels à Bruxelles.

Avant cela, lors de l’affaire CRIES, les flics apprennent que Rosoor tenait un commerce de poissons exotiques[3]qui permettait de faire transiter des quantités de cassettes pédophiles. Dans les années 70 et 80, Rosoor était probablement protégé, puisque c’est lui qui fournissait les enfants pour les partouzes de la région bruxelloise.

En 1997 il est cité devant le tribunal de Draguignan pour un réseau de trafic d’enfants asiatiques et roumains et diffusion de pédopornographie avec six autres accusés. Des documents trouvés trois ans plus tôt chez un curé du Var portaient sur la création d’un orphelinat en Roumanie, ainsi que des cassettes avec des actes de torture et de barbarie contre des enfants, sur lesquelles on identifie Rosoor. Le principal inculpé, un certain Chabanne va déclarer connaître Michel Rosoor comme étant « un riche pédophile belge, résidant à Pattaya en Thailande, qui informe régulièrement les amateurs d’enfants sur les possibilités de tourisme pédo-sexuel en Asie et envoie des photos de mineurs ». En outre, un proche de Rosoor a déclaré que le pédo se vantait de bien connaître Dutroux.

De fait, selon un témoin interrogé en février 1997 dans le cadre de l’affaire Dutroux, Rosoor était alors un « pédophile notoirement connu en Thaïlande », et était en relation avec Dutroux. D’après ce témoin, Rosoor envoyait des enfants en Norvège sous prétexte d’adoption. En outre, d’après le PV, Rosoor « dit qu’il ne craint rien en Belgique car il a des appuis ». Etrangement, dans le sommaire de tous les PV, l’agent Pourbaix qui a interrogé le témoin a mis « pas de lien avec Marc Dutroux ».

Mais il n’est pas à son procès.

Olivier Ralet a été condamné à un an de sursis pour le CRIES puis a été acquitté. Lors de l’enquête sur Dutroux, une perquisition a été effectuée chez lui à Bruxelles. On y a trouve de « nombreuses photos artistiques d’enfants nus » de 8 à 16 ans, dont la plupart fréquentaient l’école Decroly et pour lesquelles les parents étaient d’accord, du moins la plupart du temps. Ralet s’est fait connaitre dans cette école parce qu’il y faisait les photos de classe. Entendu en août 1996, il a expliqué être totalement innocent dans l’affaire du CRIES. Il explique : « un certain Philippe Carpentier qui avait créé le CRIES m’avait demandé de recevoir chez moi en 1983 un certain Michel Decré qui voulait voir des photos de mon exposition [de nus d’enfants] à l’ULB en 1978. Comme il s’agissait d’un personnage malsain que j’avais mis à la porte de chez moi, lorsqu’il a été arrêté dans le cadre de l’affaire du CRIES, il a fait une déclaration selon laquelle il pensait que j’étais pédophile ». Les photos saisies lors de l’affaire du CRIES ont à nouveau été saisies en 1998, tout simplement parce que la justice les lui avait rendues !

Jean-Claude Weber, qui avait prévenu en 1991 qu’il recommencerait s’il n’était pas « soigné », a en effet recommencé : en 2007 il a été condamné à Bruxelles à 10 ans de prison, ainsi que 10 ans de mise à disposition du gouvernement (= internement) pour « viols sur un mineur de 15 ans et d’attentats à la pudeur avec violences et menaces sur 10 hommes, tout juste majeurs »

Marc Vanden Bossche, devenu entre temps infirmier, n’avait pris que du sursis dans le dossier du CRIES. En 1998, on a retrouvé sur ses ordinateurs 10 millions de fichiers pédopornographiques. Encore une fois, ce n’est pas à la justice belge qu’on le doit, évidemment. C’est la police brésilienne qui a demandé son extradition en 2010 (refusée) pour des viols sur 13 garçons, et cela de 2002 à 2006. Vanden Bossche avait aussi violé cinq mineurs en Pologne après 2006, et encore cinq en Belgique dans les années 80 et 90 : Vanden Bossche a été sous le coup d’une enquêtepour pédopornographie car, avec un autre pédophile il avait gagné la confiance de parents du voisinage et en profitait pour faire des images. Pour cela, il n’a eu que deux ans de sursis car là encore, on a évité de parler de viols. La clémence envers lui vient très certainement du fait qu’il possède des listes de pédophiles actifs.

Jacques Delbouille, le fossoyeur, a refait parler de lui en 2001 quand il s’est fait avoirpour un trafic d’images pédopornos avecMichel Decré, aussi condamné dans l’affaire CRIES, et deux comparses, Jacques Becker et Dany Deversenne. On a trouvé chez Delbouille et ses copains 15 mètres cubes de matériel pédoporno, bien qu’il ait eu le temps d’en évacuer une partie. D’ailleurs, il avait aménagé des caches pour y mettre les images les plus « hard ». De toute manière, la justice a dit qu’elle n’avait Pourtant, lui et Decré ont été libérés en préventive. A cette époque, Delbouille était entré en politique, et avait été candidat Ecolo aux communales. Delbouille était aussi un proche de Bernard Weinstein, cet ami de Dutroux qui en savait beaucoup sur les enlèvements mais qui a fini assassiné grâce à des tartines de Rohypnol beurrées par Michelle Martin. Mais, Delbouille est passé chez Ecolo après avoir démarré à la Ligue Chrétienne Belge, un groupe de fachos cathos créé en 1992 et auto dissous en 2000 pour lequel Delbouille se disait « conseiller juridique ». Delbouille gardien de l’ordre moral, on rêve !
Delbouille se revendique aussi d’une petite église dissidente du mouvement Hinschiste, un groupe sectaire basé dans le sud de la France, pour lequel il a demandé des privilèges fiscaux confessionnels.

Bernard Vanmeerbeek avait pris 3 ans de sursis dans l’affaire du CRIES. Et voilà qu’en 1999, il prend 10 ans fermes cette fois, pour viols sur quatre garçons de 10 et 11 ans. Comme Felu, il se liait d’amitié avec les parents pour emmener les enfants le week-end, puis pendant les vacances. Il els violait et prenait des photos sado maso. Il a un moment été soupçonné de la disparition de Nathalie Geijsbregts en février 1991.

On a aussi parlé de Jean-Marc Houdmont, ce « cinéaste » recyclé dans le commerce de poissons exotiques, qui avait été interrogé dans le cadre de l’enquête sur le CRIES car son nom figurait dans le carnet d’adresses du réseau. Il a aussi été mêlé à l’affaire de la disparition d’Elisabeth Brichet[4], car il vivait à côté de chez elle et était déjà connu pour ses activités pédophiles. Houdmont fait partie de ces nombreux témoins qui ont eu la bonne idée de mourir avant de témoigner dans l’affaire Dutroux, en l’occurrence d’un accident de voiture en février 1997. Alors que justement, il avait téléphoné aux flics la veille pour faire des révélations. Comme il n’y avait pas de trace de freinage, on a conclu au suicide. Le père d’Houdmont et celui de Dutroux ont vécu à la même époque dans le même village du Congo. On soupçonnait Houdmont de trafic d’images pédo pornos, comme celles qui se trouvaient dans son chalet, incendié en 1990.

Le suisse Beat Meier était aussi sur la liste des clients du CRIES, et pour cela il est arrêté à Douvres en 1987. C’est un pédophile anglais qui a beaucoup de relations, comme Warwik Spinks, un autre pédo anglais qui a trafiqué des gosses en Angleterre, aux Pays-Bas, puis en République Tchèque, et qui en aurait même tué quelques uns. Meier s’est fait attraper pour avoir amené un petit anglais de 12 ans en Suisse, afin de le violer et de le torturer. La scène a été filmée, et les flics sont tombés dessus.

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En conclusion, on observe que huit des inculpés pour le CRIES ont récidivé, et aussi qu’une bonne partie avait déjà des antécédents. On note aussi que le réseau du CRIES était manifestement connecté avec d’autres réseaux tout aussi néfastes, comme celui de Doucé par exemple. L’impunité règne, et ces types une fois en liberté continuent leurs activités, rencontrent d’autres pédos reliés à d’autres réseaux, également protégés, etc. D’où la nébuleuse de réseaux qui s’entrecroisent pour le plus grand malheur des enfants qui servent de matière première à cette industrie  florissante.

 


[1] Curé pédophile, devenu militantnous dit Boy Wiki. Il fut le bras droit du pasteur Doucé, au Centre du Christ Libérateur. Il a accompagné des groupes de jeunes à l’étranger, tout en ayant une liaison suivie avec un jeune garçon.  Lui aussi entre en contact avec les parents pour capter les jeunes qui l’attirent. On peut aussi lire que « De 1976 à1978, il accepte le rôle de vice-président de l’Association Nationale pour la Création de Républiques d’Enfants, créée par trois éducateurs pédérastes pour favoriser l’établissement de communautés éducatives selon les principes libertaires de Janusz Korczac et de l’école de Summerhill ». Il a été arrêté une première fois en 1981 pour détention d’images pédopornos, et pour avoir violé de plusieurs mineurs.  Boys Wiki ajoute que le juge qui s’est occupé de l’affaire « n’a pas voulu l’accabler », et de fait il remet Balland en liberté directement, sous conditions paraît-il.

[2] Et pas question de lui faire faire ses 10 ans pour avoir rompu sa conditionnelle : il y a prescription !

[3] Un autre pédophile, Jean-Marc Houdmont, faisait aussi dans le commerce de poissons exotiques. Quant à Nihoul, il a eu une boite de grossiste en poissons qui permettait de faire les trajets entre Anvers et Bruxelles.

[4] Finalement, c’est à Fourniret qu’on a imputé le meurtre d’Elisabeth Brichet. Alors qu’un autre grand ami de Dutroux, un certain Diakostavrianos, trafiquant de voitures, vivait aussi juste à côté de chez elle.

 

Source: Donde Vamos

 

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