LienRag et z00p contre les « déconnologues » historiques Itzig Finkelstein et MarxForEver sur Rue89

« Ce n’est point ma façon de penser qui a fait mon malheur, c’est celle des autres. »

Voilà une phrase de son alter ego Donatien Alphonse François de Sade que le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, nazi barbant de son état (cliquer sur le lien, ça vaut le détour), pourra bientôt faire sienne.

Ce week-end sur Rue89, où comme à son habitude depuis que j’ai commencé à publier des démentis et droits de réponse à la suite de ses campagnes de calomnies et séances de lynchage internétiques à mon encontre, le pornographe apologiste de la pédophilie et du terrorisme islamiste et d’extrême-gauche poursuivait sa propagande contre mes soi-disant « complices » hébergeurs de blogs, les riverains LienRag et z00p ont pu se rendre compte qu’aucune argumentation rationnelle n’atteint jamais le « déconnologue », qu’il s’agisse du Konducator Kosmoplanétaire en personne ou de n’importe lequel de ses complices, par exemple, dans la discussion qui suit, celui qui actuellement sévit sous le pseudonyme de « MarxForEver ».

Cela se termine par une réflexion de mon excellent collègue z00p (j’ai aussi travaillé en C, dans le temps, mais pas seulement) laissant entendre qu’il venait peut-être de réaliser à quel point il s’était fait enfumer par le cinglé un peu plus tôt dans la discussion – qu’il se rassure tout de suite, on s’est tous fait avoir par ce malade, même moi au tout début, je croyais ce qu’il racontait sur sa famille.

 

http://rue89.nouvelobs.com/2016/09/02/georges-bataille-a-best-gore-porno-lhorreur-net-265052

De Georges Bataille à Best Gore, le porno de l’horreur sur le Net

 

Par Simon Liberati, écrivain. Publié le 02/09/2016 à 10h30
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Commentaires postés

 

Publié le 02/09/2016 à 11h51

LienRag et z00p contre les

Itzig Finkelstein

génocidé

« Je tiens ces sites pour responsables » etc.

Mille pour cent d’accord ! Y en a assez, de ces ordures qui prennent la liberté d’expression en otage pour étaler leur démence aux yeux de tous.

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Publié le 02/09/2016 à 12h00

zed01gojulas dans Attentats

zoid

répond à Itzig Finkelstein

Il y aussi d’autres responsables – pourquoi ces sites ne sont pas fermés et interdits ? C’est moins grave que la pédophilie ?

1 réponse
Publié le 02/09/2016 à 12h05

hilsenrath1 dans Calomnie

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à zoid

Ça fait de longues années que je pointe du doigt la responsabilité des complices de ces tarés criminels : les hébergeurs et autres intermédiaires techniques. Dans l’hostilité quasi générale et en me faisant traiter pire qu’un chien galeux, vu que les militants de la liberté d’expression absolue (à l’américaine) sont des lobbies puissants et que la plupart des journalistes de la presse numérique sont soit acquis à leur cause, soit carrément des membres de ces associations.

3 réponses
Publié le 02/09/2016 à 12h08

zed01gojulas dans Corruption

zoid

répond à Itzig Finkelstein

En effet une cause (juste) peu défendue et devant affronter une adversité titanesque.
C’est « rigolo » qu’à coté de ça, les hebergeurs se plient (certe de mauvaise graçe) à la chasse des sites de téléchargement illégaux.

1 réponse
Publié le 02/09/2016 à 12h16

hilsenrath1 dans Crime

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à zoid

Les hébergeurs dictent leurs lois sur le réseau. Et pratiquement toute la presse est à leur botte.

Il n’y a qu’une seule doctrine : celle qui est propagée par la machine de propagande des maquereaux du bordel planétaire qu’est l’internet.

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Publié le 02/09/2016 à 12h33

zed01gojulas dans Folie

zoid

répond à Itzig Finkelstein

Les bidules nécessaires à construire et entretenir l’infrastructure matérielle d’Internet vont bientôt manquer (sans parler de l’energie).
En attendant, on subit leur lois en effet…

1 réponse
Publié le 02/09/2016 à 12h44

hilsenrath1 dans LCR - NPA

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à zoid

Le vent tournera un jour prochain et j’espère que tous ceux − journalistes inclus − qui ont laissé faire ça en se taisant ou en militant pour que ces saloperies puissent être impunément publiées sur le réseau, morfleront méchamment. Je n’ai pas de mots assez durs pour qualifier ces salauds.

Et c’est significatif que ce soit un écrivain dont la femme a été directement confrontée à la dégueulasserie des magazines des années 70, l’exhibant adolescente de manière obscène contre son gré, qui tape du poing sur la table.

2 réponses
Publié le 02/09/2016 à 13h00

zed01gojulas dans Luraghi

zoid

répond à Itzig Finkelstein

D’accord avec vous. Mais le culte de l’horreur dépasse Internet (la video montre un extrait d’un dessin animé bien connu des 70’s. Ce genre de truc laisse des traces quand on voit ça à 6 ans après « Maya l’abeille », je peux en témoigner…)

Publié le 02/09/2016 à 21h00

default_avatar_0 dans NEMROD34

folavril

pirate
répond à Itzig Finkelstein

J’ai pas du tout l’impression qu’il tape du poing sur la table.
Déjà, c’est tout juste s’il ne met pas les vidéos et les liens dans son article.
Ensuite, la question à la fin de l’article, est parfaitement stupide, tellement il est démontré que le visionnage régulier de pornographie « normale » crée de l’accoutumance et donc le passage à de la pornographie plus hard.
Enfin, il y a 30 ans, les gens s’échangeaient des cassettes vidéos de meurtres, exécutions capitales, massacres et tortures d’animaux. Et j’imagine qu’avant, ils s’échangeaient des super 8.
Je suis bien d’accord qu’il faut tenir les diffuseurs pour responsables, mais aussi les clients, les publicitaires, et, bien entendu, les auteurs des crimes en question et leurs complices qui tiennent la caméra.
Il n’empêche que ce n’est que quand certains crimes des Zetas ont été diffusés en vidéo que les gens ont pris conscience de ce qui se passait réellement dans ce sympathique milieu (et ça n’empêche pas des braves types comme ce Liberati de continuer à leur acheter de la dope, donc, hein, bon !).
Pour sa nana, je ne dirais pas qu’elle était adolescente quand sa mère la prostituait, mais carrément enfant. Elle en a fait un film qui n’est pas mal du tout, soit dit en passant.

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Publié le 02/09/2016 à 21h25

hilsenrath1 dans Pédophilie

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à folavril

« Sans la pornographie et les vidéos d’assassinat, de torture ou d’accident, Internet ne susciterait pas plus d’intérêt qu’une bibliothèque d’université ou une librairie générale. C’est ce mal dissimulé sous toute ses formes lui donne toute sa pertinence. »

Je n’ai pas encore lu ses bouquins et hormis son nom, j’ignore absolument tout de Liberati. Hormis le fait qu’il est un écrivain. Ce qu’il dit dans cet extrait, avec le clavier d’un écrivain, est non seulement un poing frappé sur la table, mais un poing projeté en pleine gueule.

Entièrement d’accord avec toi sur la suite et c’est un peu ce que j’ai dit dans mes commentaires sur ce fil : il y a une chaîne ininterrompue de complicités actives ou passives entraînant cet état de fait ( d’où mon allusion aux meurtriers de bureau chez les nazis). Lequel est : le réseau est dès son origine, une saloperie d’usine à merde. Pas que ça, évidemment, mais ça aussi. C’est inscrit dans son ADN. Une majorité écrasante de ses utilisateurs continue à croire que tout était beau et gentil au départ, et que ce n’est que par la suite que les choses se sont mises à déconner complètement. Rien n’est plus faux : c’est dès le départ que les intermédiaires techniques ont été majoritairement, ou des escrocs cupides, ou des quasi mafieux, des libertariens sans foi ni loi.

Je suis de ceux qui pensent que la diffusion de contenus exhibant les pires horreurs aux yeux du monde entier, n’apporte rien de bon et ne fait en aucun cas progresser l’humanité.

Alors tout dépend de ce qui est envisageable : soit les gens continuent à trouver ça normal de pouvoir contempler des échafauds, des piloris, des charniers, des enfants martyrisés pour des pervers, de l’ultra-violence, de la démence à l’état brut, etc. sur le réseau. Pour la sainte liberté d’expression du pognon roi des maquereaux. Soit comme moi et une minuscule poignée de pelés, ils se disent que ça doit changer radicalement. Que les coupables et leurs complices soient traînés en justice et durement punis pour leurs forfaits.

1 réponse
Publié le 02/09/2016 à 22h15

default_avatar_0 dans Perversité

folavril

pirate
répond à Itzig Finkelstein

Non, je ne suis pas d’accord avec Liberati sur le fait qu’Internet serait une espèce de bibliothèque qui n’attirerait personne sans ces horreurs. Faut arrêter, quand même. Il y a déjà très peu de gens qui connaissent Tor… Je pense – au doigt mouillé – qu’au moins 50% des utilisateurs ne vont sur le réseau que pour raconter des conneries et poster des photos sur FB, envoyer des mails, consulter leur compte en banque, jouer à des jeux en ligne…

Ce n’est que par hasard – une vidéo d’Anonymous vs. Zetas – que j’ai vu deux types attachés l’un à l’autre se faire décapiter à la tronçonneuse, et c’est rarissime de tomber là-dessus sans le faire exprès (d’ailleurs Anonymous a immédiatement édité la vidéo après moultes protestations, même débat que lorsque Wikileaks a publié la vidéo de Nice). Ça te paraîtra peut-être naïf de ma part, mais figure-toi qu’avant de voir ça, je pensais que les Zetas décapitaient les gens après les avoir tués, pour déposer les têtes bien en vue…
Ce que tu dis sur la responsabilité des opérateurs, hébergeurs, etc, c’était déjà valable à l’époque du minitel, quand France Télécom fermait les yeux sur les réseaux mafieux et proxénètes, sans parler de M. Niel et le minitel rose (la plus grosse messagerie, rappelons-le, appartenait au Nouvel Obs, Jean Daniel n’était pas très regardant à l’époque). On peut dire la même chose de Canal + qui a fait son beurre sur la pornographie (et le sport, même combat), en commençant par des films qui, de nos jours, feraient rigoler un gamin de 12 ans, et en passant assez vite à la vitesse supérieure. Il était parfaitement visible que beaucoup des filles qui tournaient dans ces merdes étaient des junkies, mais ça ne dérangeait pas M. Lescure.

Je n’ai pas lu non plus les bouquins de Liberati, juste lu et entendu les critiques littéraires des Inrocks dont il est visiblement le héros. C’est la bande du Palace et des Bains-douches, la bande à Beigbeder. Autrement dit, pour moi en tous cas, un milieu sans aucune espèce d’intérêt, dont Soral est issu par ailleurs. Et me faire faire la morale par ce genre d’aspirateurs à coke, faut pas déconner ! (On en est à 100 000 morts ici, ça n’empêche pas ces braves gens de dormir).
Sans compter qu’il semble découvrir l’eau tiède. « People ain’t no good », comme disait Nick Cave.
Pour en revenir à la responsabilité des tenanciers comme le gars de Silk Road, c’est pas moi qui vais pleurer sur son sort – même si perpet’ réelle c’est peut-être un peu beaucoup – je suis bien d’accord que la « liberté d’expression » a bon dos, et, pour commencer, on exprime des idées, des opinions, des avis, éventuellement des conseils. Je ne vois pas en quoi palper des commissions sur des ventes d’armes, d’esclaves, de stupéfiants, de médocs, de contrats de tueurs à gage pourrait en quoi que ce soit relever de la liberté d’expression.
Je note d’ailleurs que ce sont les gars du tea-party qui soutiennent ce mec-là. Le problème, c’est que son emprisonnement ne règle absolument rien, il doit y avoir des dizaines, si ce n’est des centaines, de sites miroir.
Enfin, je ne pense pas que la cruauté soit plus importante à notre époque que dans les années 40, quand, à Bordeaux, des femmes sont allées tremper leur mouchoir dans le sang du dernier mec guillotiné en public…
Le fait que je retiendrai dans cet article, c’est que ce Canadien ne prend que quelques mois de taule, mais Beigbeder ne se prend qu’une amende et une nuit au poste (et qu’il a le culot de pondre un bouquin pour dénoncer cette injustice, et nous expliquer que tout ça, en fait, c’est parce que monsieur « s’ennuie » !), alors que le petit dealer de cité se prendra plusieurs mois de prison ferme. C’est tout le système judiciaire qui est incohérent.
J’ai un autre point de vue sur la chose : si ces sites ne rapportaient pas un rond, ils n’existeraient plus. Il me semble donc relativement facile de les assécher en interdisant aux régies publicitaires d’acheter des espaces là-dessus. Et en les fermant et en foutant leurs dirigeants en taule en cas d’infraction. Sans compter que les 3/4 des pubs qui figurent sur ce genre de site sont des arnaques du genre « devenez millionnaire en 3 mois ». Ça aussi, c’est hallucinant que ça puisse passer sans encombres.

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Publié le 02/09/2016 à 22h45

hilsenrath1 dans Politique

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à folavril

OK, Liberati force un peu le trait. Comme je lis plein de bouquins et rien que des bouquins (pas de télé, pratiquement aucune vidéo sur le net, excessivement peu de films), je lirais tous les bouquins de ce Liberati pour m’en faire une idée plus précise. Après seulement je pourrais dire ce qu’il vaut. Idem donc : à part son nom, j’ignore tout ce ce fameux Beigbeder dont tout le monde cause. C’est pas le genre d’écrivain que je lis, en tout cas.

Pour le mec de Silk Road, rien à cirer : il a joué, il a perdu, tant pis pour sa gueule, point. La compassion que je peux éprouver pour les marchands de mort est minimale.

La cruauté a toujours existé et son effet d’entraînement par la vision populacière des lieux de supplices était patente. Dans les pays dits civilisés, ces lieux ont heureusement disparu, ainsi que la peine capitale. C’est un vrai progrès pour l’humanité. Or actuellement, par le truchement du net, ces lieux prolifèrent comme jamais auparavant dans l’histoire. Ce qui crée un effet d’entraînement sans équivalent dans le passé. Toute la propagande des pires officines de meutres de masse s’effecture sur le net. Cent pour cent.

Alors on fait quoi face à ça ? Qu’est-ce qu’on aurait fait si en se projetant dans le passé, la même chose était arrivée avec la propagande de Goebbels, par exemple ? On serait restés les bras croisés ? On aurait défendu la liberté d’expression de Goebbels ? Ou bien ?

Et qu’est-ce que je dois penser de celles et ceux qui collaborent en laissant faire ces machines de propagande, de la simple secrétaire au mécanicien dans les soutes ? Qui savent parfaitement ce qu’ils font et pour quelle cause dégueulasse ils palpent leur salaire chaque mois ? Dois-je les encenser, leur trouver des excuses ou leur cracher à la gueule ?

2 réponses
Publié le 02/09/2016 à 23h12

default_avatar_0 dans Rue89

folavril

pirate
répond à Itzig Finkelstein

« Qu’est-ce qu’on aurait fait si en se projetant dans le passé, la même chose était arrivée avec la propagande de Goebbels, par exemple ? »

Ben justement, c’est un peu le même système : « j’avais des ordres », « je ne savais pas », « je n’étais qu’un maillon de la chaîne » sauf que là, c’est « ça rapporte du fric et toute la culture ambiante dit que si c’est rentable et que ça s’appelle start-up, c’est bien et que d’ailleurs faut avoir envie de devenir milliardaire, peu importe en faisant quoi »…

Mais j’insiste sur le fait qu’il ne s’agit absolument pas de liberté d’expression. Il doit bien y avoir quelques malades qui posteraient ce genre de vidéos y compris sur un blog perso qui ne rapporte rien, mais si on coupe les revenus publicitaires de ces gens-là, ça va diminuer drastiquement.

Sur la vidéo Anonymous vs Zetas : elle était épouvantable, mais dans un pays où on compose des chansons à la gloire des narcos, dans une culture mondiale qui justifie tout et n’importe quoi (Scarface, film préféré des 3 abrutis assassins des années 80), c’était un retour salutaire à la réalité. J’ajoute qu’ici, ça ne choque pas grand monde car la TV et les journaux publient sans arrêt ce genre d’images, ainsi que des clips de vidéosurveillance dans les prisons où on voit les détenus en pleine action lors des visites conjugales. Ça s’appelle « amarillismo ». Le seul avantage que ça présente, c’est que c’est moins hypocrite que les JT français qui disent « on ne diffusera pas les images des corps de soldats français tués au Mali, mais on vous montre les corps carbonisés des djihadistes ».

2 réponses
Publié le 02/09/2016 à 23h21

hilsenrath1 dans Troll

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à folavril

C’est bien pour cette raison que j’appelle un chat, un chat. C’est un système global, une chaîne dont je pointe du doigt chaque maillon. Du simple technicien jusqu’aux grands patrons de ces consortiums quasi mafieux qui constituent le réseau, en passant par les médias complices, les juristes véreux et tout le kit. Aucune excuse n’est et ne sera jamais valable pour ces salauds dont la seule morale est celle des croquettes dans leur gamelle.

Publié le 03/09/2016 à 00h35

zed01gojulas dans Vol

zoid

répond à folavril

(votre échange avec Itzig est très interessant, juste une petite parenthèse : « Scarface » est effectivement un bon film. Qui décrit un salopard complet. Malheureusement, certains l’ont pris au 1er degré et en on fait un héros…)

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 07h25

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folavril

pirate
répond à zoid

Merci ; -)
Je ne suis pas aussi radicale qu’Itzig, j’aime bien Benjamin Bayart, moi (et surtout ses cravates).

Plus important encore, je pense qu’on ne peut pas déconnecter ce qui se passe sur le net de la réalité. Or, le problème de ces vidéos de merde, c’est que malheureusement elles sont le reflet d’une certaine réalité. Pas toujours, heureusement, la plupart des snuff sont en fait complètement bidon. Quoi qu’il arrive, ces horreurs sont révélatrices de ce qu’est, concrètement, la domination. Ça devrait faire réfléchir, mais non, ça pousse au sadisme.

C’est une discussion permanente dans les mouvements antispécistes, anti-chasse, etc. Doit-on montrer la réalité ou pas ? On s’imagine qu’on dénonce, mais peut-être qu’on donne aussi des idées à des malades.

Et concernant la « Internet Hate Machine », ça débouche parfois sur du positif (je pense notamment à un sale con, directeur d’un programme d’aide sociale au Mexique, aide de 20 dollars par mois qui est distribuée en liquide uniquement aux femmes parce que le gouvernement pense que si on file le fric aux mecs ils vont juste aller se saouler la gueule, qui avait publié sur sa page FB que ces sales indiennes puaient la pisse et qu’il faisait un boulot bien difficile, pauvre chouchou. On a évidemment eu sa peau, et je ne regrette absolument pas d’avoir été la première à envoyer une copie d’écran au ministère… On l’a sûrement recasé ailleurs, évidemment… Je sais bien, allez… Mais sur le coup, il y a eu un sentiment de « for great justice and lulz !).

À propos de Scarface, ça va peut-être vous paraître bizarre, mais figurez-vous que je préfère – à la grande limite – voir ce que font les narcos en vrai que de voir des films de fiction où on n’est pas bien sûr du point de vue du réalisateur (la preuve, c’est que cette bande de sales petits cons qui ont assassiné d’autres sales cons plus vieux avec un coupe-papier l’ont bel et bien pris au premier degré). Et, de toutes façons et d’une manière générale, les films qui ne parlent que de mecs – et où toutes les nanas sont plus ou moins des putes – me font chier grave. Je crois avoir rarement autant souffert au cinoche que devant “Casino”. Putain, j’ai cru que j’allais crever !

En fait, je voudrais continuer de m’accrocher à la formule “l’imprimerie a permis à tout le monde de lire, Internet permet à tout le monde d’écrire”. Mais comme je l’ai dit plus haut, je devrais savoir, après avoir bien connu le développement du Minitel (là aussi, les mecs croyaient qu’ils inventaient la démocratie directe), que c’est foutu, et peut-être qu’Itzig a raison et que c’était foutu dès le départ…

À propos de Scarface à nouveau, il me semble que l’intention de Brian de Palma était de faire une espèce d’allégorie de l’arrivisme en général, de la mentalité des années 80, dont ce brave Liberati est une autre incarnation, soit dit en passant, comme vous l’avez bien compris dès votre premier commentaire !

J’ouvre une autre parenthèse à propos de la “contamination” et de l’accoutumance. Il se trouve qu’à l’époque du Minitel, je suis tombée sur un steward (ça ne s’invente pas, hein, imaginez le mec blondinet, tout propre sur lui, etc) de 22 ans, qui, faisant escale dans ce merveilleux pays qu’est le Danemark qui à l’époque (je ne sais pas où ça en est maintenant), jugeait que la zoophilie, ma foi, c’était une “orientation sexuelle” comme un autre, était tombé sur des revues avec des nanas suçant des chevaux, se faisant enculer par des bergers allemands, etc (sexy or what ?) Avant de voir ces photos, il n’avait jamais pensé à tout ça. Figurez-vous qu’il a fallu lui expliquer que non, un berger allemand ne sodomise pas “naturellement” des femmes, qu’un étalon ne se laisse pas “sucer” comme ça, mais que tous ces animaux sont dressés, ces femmes payées, et que les unes et les autres sont maltraité-es…

Alors j’imagine ce que ça peut donner, tout ça, sur des marmots de 12 ans. Parce qu’à tous les coups, il doit y avoir des espèces de jeux à la con entre eux pour savoir qui a vu le plus de trucs gerbants sur le net.

Tout ça me rend malade, mais le fait est qu’on ne peut pas réserver l’accès au net aux personnes qui ne sont pas des sacs à merde ambulants. Ça ne serait pas rentable, voyez.vous : -D

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Publié le 03/09/2016 à 09h02

zed01gojulas

zoid

répond à folavril

(j’ai lu avec un grand interet, je ne rebondis que sur le point ou j’ai un truc a ajouter :)
« de toutes façons et d’une manière générale, les films qui ne parlent que de mecs – et où toutes les nanas sont plus ou moins des putes me font chier grave. »
Cette phrase faudrait l’encadrer ^^ Bien que je sois un homme, j’ai la même réaction. Le problème est qu’en fait ça englobe enormément de films… dont certains ont malgré tout un interet, donc « je me force ». Même quand les rares personnages féminins ne sont pas des « putes », elles sont peu dévelloppées, ou trop lisses, etc… A mes yeux c’est un problème assez grave – personne n’en meurt certes, mais « escamoter » la moitié de l’humanité dans une majorité de film soulève un vrai soucis…

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 09h17

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folavril

pirate
répond à zoid

Je vous en prie, encadrez-la (ma phrase) !

C’est pas du tout le problème d’être un homme ou une femme, ou trans ou ce que vous voudrez, c’est juste que je me suis farcie tous les films de Scorcese, et autres italo-américains, et, putain, on se fait chier à mort, dans ces films ! (et je viens de me taper Holy Motors, putain… y’a pas de pitié !)

Je vais re-regarder Les Ailes du Désir, Exotica, et De Beaux Lendemains… Des films où les gonzesses pensent, et les mecs AUSSI ! Incroyable !

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 17h13

zed01gojulas

zoid

répond à folavril

 :) Souvent j’ai bien aimé ces films des italo-americains (Scorcese and co…) en première vision, mais au fond c’est pas des films qui m’ont marqués… Quand en plus on est plutôt SF, c’est carrément difficile de trouver des films avec des gens qui pensent (et encore plus les femmes) ^^
Bon, du coup, j’en suis à mon 30eme visionnage d’Alien (1979), je le connais par coeur mais c’est toujours aussi bon ^^

Publié le 03/09/2016 à 07h42

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folavril

pirate
répond à Itzig Finkelstein

« je lirais tous les bouquins de ce Liberati pour m’en faire une idée plus précise. “

Tu as du temps à perdre. Perso, j’ai déjà beaucoup de retard sur les auteurs qui sont dans le dictionnaire depuis plus de 150 ans, alors les vivants (zombies, plutôt) encensés par cette idiote de Nelly jesaisplusquoili des Inrocks (un nom genre Maître Capello mais qui se termine en ‘i’), tu risques pas.
Regarde quand même le film d’Eva Ionesco, c’est vraiment pas mal du tout, bien qu’il y ait Isabelle Huppert dedans.
Je ne crois pas que la sympathique maman d’Eva Ionesco avait vu beaucoup de trucs pédophiles à l’époque, par contre, elle a bien vu le filon. Et figure-toi que Liberati avait croisé la petite Eva Ionesco dans je ne sais quelle boîte à l’époque – elle avait 12 ans -, ça ne l’avait pas choqué plus que ça.

Pour illustrer mon propos, je te mettrais bien une copie de la pochette d’un disque de Scorpions avec une petite fille à oilp attachée avec des cordes, mais j’ai peur que ça ne passe pas la modération.

‘Dois-je les encenser, leur trouver des excuses ou leur cracher à la gueule ?’
Cracher à la gueule, avec ma bénédiction, mais tu sais, ils s’en foutent complètement !

Publié le 03/09/2016 à 09h43

hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à folavril

Bah après tout des tas de gens perdent leur temps à mater des conneries à la télévision ou sur Facebook, alors de temps à autre un mauvais bouquin quand il fait moche, ça meuble ; -)

Et vu la photo pourrie que le poutinophile de service a collé un peu plus bas sur de fil, à mon avis tu peux la mettre, ta lolita ligotée…

Publié le 03/09/2016 à 10h09

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LienRag

répond à folavril

« Il me semble donc relativement facile de les assécher en interdisant aux régies publicitaires d’acheter des espaces là-dessus. »
Tout un discours pour arriver à de l’eau tiède comme cela ?
Ce qu’il faut c’est appliquer la loi sur la manipulation mentale (qui a été censurée par le lobby publicitaire) qui prévoyait deux ans de prison pour tous les publicitaires et les marketeux…

Publié le 02/09/2016 à 13h52

1308657955982

z00p

sysadmin
répond à Itzig Finkelstein

Alors autant je comprends tout à fait qu’on soit choqué par ce genre de site (qu’il faut quand même chercher pour trouver, ça implique déjà pas mal de choses au niveau de l’inconscient de la personne qui effectue une recherche sur « personne découpée en morceaux en live » ou autre joyeuseté), autant accuser les hébergeurs est une erreur, pour plusieurs raisons :

* Si par hébergeur vous entendez Online, OVH, etc, c’est à dire des loueurs de serveurs, ils ne sont pas censés regarder ce qui se passe sur ces serveurs (encore heureux !) à moins d’avoir reçu une ou plusieurs plaintes légitimes (et donc basées sur un fondement légal). Mais ils n’ont certainement pas à avoir un accès sur les machines que vous leur louez et ne doivent pas non plus analyser le trafic réseau de ces mêmes machines, pour des raisons évidentes de sécurité informatique ET de protection de données sensibles (bases de données utilisateurs, etc). Les « backdoors » sont une très, très, très mauvaise idée qui finira toujours par profiter à des personnes mal intentionnées. cf la Gold Key UEFI/Secure Boot de Microsoft qui a filtré récemment : Secure Boot ne sert donc plus à rien, c’est désormais une faille embarquée sur chaque machine utilisant ce système. Soit quelques centaines de millions de machines.
* Si par hébergeur vous entendez une plateforme d’hébergement de sites Web (blogs par exemple), il faut bien se rendre compte qu’il est humainement impossible de visiter chaque site que vous hébergez à partir d’un certain nombre (et en fonction de votre nombre d’employés assignables à cette tâche).

Étant moi-même administrateur systèmes et réseaux de plusieurs (gros) sites à fort trafic et à forte génération de contenu de la part d’utilisateurs aux profils extrêmement variés, je peux vous confirmer qu’il est physiquement et humainement impossible de vérifier le contenu de chaque site hébergé (~ 2 millions par ex sur une des plateformes que j’administre). Par contre, lorsque nous « tombons » sur du contenu illégal (pédophilie, etc, croyez moi, il y a de quoi vomir mais c’est très, très rare – stream et cie, on s’en fout par contre tant qu’on a pas reçu de DMCA contrairement à ce que zoid semble croire), nous prenons les mesures nécessaires et contactons les autorités compétentes en la matière. De même, lorsque les utilisateurs nous signalent du contenu manifestement illégal, nous procédons à vérification puis si lieu est, contactons les autorités compétentes.

Se pose, dans le cas de cet article, la question de la légalité de ce genre de site dans leur pays d’hébergement. Si la loi canadienne n’interdit pas de proposer au visionnage des vidéos de tortures/violences/etc (j’ai comme un doute là dessus, et évidemment on peut se poser la question de la légalité *au Canada* de ce genre de sites)… Personne n’y pourra rien.

Ça n’a rien à voir avec la « liberté d’expression » de qui que ce soit ni avec des « lobbies » quelconques et imaginaires d’hébergeurs sans foi ni loi. Ça a tout à voir, par contre, avec les lois en vigueur et leur application dans le pays où le site en question est hébergé. De plus, il existe de nombreuses jurisprudences concernant la responsabilité ou pas des hébergeurs de contenu vis à vis du contenu généré par leurs utilisateurs et leurs politiques de modération. Sauf collusion entre l’hébergeur et le criminel, toutes sont en faveur de l’hébergeur qui ne peut être tenu responsable du contenu posté par des utilisateurs de ses sites.

Il a par contre l’obligation de retirer et signaler aux autorités compétentes les contenus manifestement illégaux qu’il peut découvrir ou que d’autres utilisateurs peuvent lui signaler mais aucune obligation de surveillance (il faudrait embaucher des centaines de personnes pour effectuer ce genre de surveillance, ce qui est tout bonnement impossible pour des startups/entreprises/structures relativement petites et dont les revenus ne le permettent pas et difficile même pour les GAFAM).

Mais ça, ça n’a *rien* à voir avec les défenseurs des libertés numériques et de la vie privée. Les « pédonazis terroristes » d’Internet sont bien, bien moins nombreux que ce que les médias nous racontent… Par contre on nous sort loi sur loi (comme s’il n’y en avait pas déjà bien assez couvrant ces domaines bien précis) en nous bassinant d’arguments fallacieux. « Vous êtes contre cette loi, donc vous êtes un pédonazi terroriste ! ». Bin non, ça ne fonctionne pas comme ça.

5 réponses
Publié le 02/09/2016 à 14h21

hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à z00p

« Si par hébergeur vous entendez une plateforme d’hébergement de sites Web (blogs par exemple) »

C’est très précisément ce que j’entendais. Je n’accorde aucune excuse à ces complices des pires criminels, est-ce clair ? Idem pour les associations de collabos genre QDN.

Pour le reste, je suis intégralement et viscéralement contre tout ce que vous dites et qui est pur mensonge − je sais réellement de quoi je cause−, étant un opposant radical à la pensée infecte que vous relayez. Et traitez-moi de vieux con réac si ça vous chante : je n’en ai strictement rien à cirer.

Des laïus comme le vôtre j’en ai jusque là. Bye. Et adios, d’ailleurs. Parlez au vent.

1 réponse
Publié le 02/09/2016 à 15h32

1308657955982

z00p

sysadmin
répond à Itzig Finkelstein

Ça a le mérite d’être clair. Donc aucun argument technique ou légal ne risque de vous atteindre et il ne sert à rien d’essayer de vous expliquer quelque chose raisonnablement, merci de la confirmation. Puisqu’on y est, soyez un peu intègre vis à vis de votre pensée : débranchez votre box et résiliez vos abonnements Internet. Ça vous évitera de donner de l’argent « aux pires criminels » dont vous parlez et de lire les « purs mensonges » de quelqu’un qui bosse dans le milieu et qui sait de quoi il parle (lui).

1 réponse
Publié le 02/09/2016 à 15h52

avatar_2

MarxForEver

Fioraso murdered Zola
répond à z00p

J’aime bien les gens qui le prennent de haut, alors que c’est le créateur d’un des plus vieux forums du pays, si ce n’est le plus vieux, étant donné que la plupart de ceux des années 90 ne sont plus actifs aujourd’hui.
Il a tenu aussi longtemps, précisément parce qu’il a mis au point un modèle de gestion adapté.
C’est pourquoi vos arguments à base de suivisme et de copie de l’existant déficient ne l’effleurent pas du tout.

Publié le 02/09/2016 à 15h44

avatar_2

MarxForEver

Fioraso murdered Zola
répond à z00p

Désolé, mais je comprends tout à fait la virulence d’Itzig sur ce coup.

Prétendre qu’il n’y aurait pas les moyens humains avec le nombre de chômeurs qu’on a, ce n’est carrément pas audible.

Le vrai problème, c’est qu’il faut les payer ces moyens humains. C’est là que le bas blesse.

On en revient toujours au même problème : des sociétés privées qui refusent de mettre les moyens nécessaires pour accomplir la tâche qu’elles se sont elles-mêmes donnée, sans qu’on les y force.

En d’autres termes, si votre boîte n’a pas les moyens de faire son métier, alors : qu’elle en change.

Cet argument ne supprime donc absolument pas la responsabilité de votre boîte. Au contraire.

3 réponses
Publié le 02/09/2016 à 16h01

hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à MarxForEver

Ces enflures d’hébergeurs profitent du fait que la justice est d’un extraordinaire laxisme envers eux : l’article 6 de la LCEN prête gravement à confusion, déjà : la définition de ce qui est « manifestement illicite » y est tout simplement interprété par ces mêmes hébergeurs à leur seul avantage. La loi de 1881 sur la liberté de la presse est un marigot hors d’âge dans lequel les défenseurs des victimes de l’internet s’engluent, d’autre part.

Quant à l’excuse du mec du dessus, qui ose gémir sur le sort de ces saloperies de start ups qui s’en foutent plein les fouilles et qui selon lui ne peuvent pas embaucher suffisamment de modérateurs, inutile de dire ce que j’en pense : la modération de Rue89 n’apprécierait pas. Là on le voit son putain d’argument et on la palpe, son odieuse menterie.

Les criminels de bureau de l’ère nazie ont été remplacés par des geeks libertariens d’une rare amoralité.

Les historiens du futur auront la dent dure avec ces crevures.

1 réponse
Publié le 02/09/2016 à 17h47

1308657955982

z00p

sysadmin
répond à Itzig Finkelstein

Ah mais tu te méprends, complètement : je ne m’excuse de rien. Je t’explique juste que tu racontes des conneries, que ce soit d’un point de vue technique, légal ou financier.

Toi tu te contentes de répondre avec de l’ad hominem, des insultes et surtout, surtout, aucun argument ni proposition. Les historiens du futur rigoleront surtout des commentaires de notre époque qu’ils déterreront dans l’Internet Archive.

« Quant à l’excuse du mec du dessus, qui ose gémir sur le sort de ces saloperies de start ups qui s’en foutent plein les fouilles et qui selon lui ne peuvent pas embaucher suffisamment de modérateurs »

Toi, désolé, mais tu ne sais pas ce dont tu parles. Déjà je ne gémis pas – je suis freelance et je vis très bien, merci.

Notes aussi que tu prends le petit bout qui t’arrange, en omettant, comme par hasard ( !) de mentionner l’intégralité de la phrase que je te remets ici au cas où tu ne serais pas capable de lire :

« startups/entreprises/structures relativement petites » (structures pouvant par exemple vouloir dire SCOP ou association). Même des boîtes qui brassent des dizaines de milliards d’euros sont incapables de faire de la modération efficace à 100%, faudrait arrêter de croire qu’une PME peut se payer le même service.

Tu crois que c’est quoi, une startup en France ? une multinationale qui brasse des milliards ? Bin non, c’est une PME, dans le meilleur des cas. Avec des moyens de PME. Et comme partout, tu peux avoir des patrons honnêtes comme des patrons malhonnêtes… Que je sache, Serge Dassault ne bosse pas dans l’informatique et ça ne l’empêche pas d’être corrompu jusqu’à l’os.

Maintenant, en effet, je parle à un mur, ça ne sert donc à rien de t’expliquer pourquoi d’un point de vue technique et d’un point de vue légal, ce que tu racontes est juste complètement dingue.

Mais c’est plus facile de faire de l’ad-hominem en l’enrobant dans de jolies phrases pompeuses et vides de sens pour faire passer ta fixette sur les « vilains hébergeurs complices gnagnagna ».

Tiens d’ailleurs… le site en question – celui de l’article – tu crois que le type l’hébèrge comment ? sur Blogger ? Tu crois que ça y serait resté 5 minutes ?

Bin non, bizarrement, il héberge pas ça sur une « plateforme d’hébergement Web » (tu sais, celles que tu hais, apparemment, et qui sont « complices des criminels gnagnagna ») mais sur des machines qu’il loue à un hébergeurs *de machines* comme Online ou OVH (et qu’il planque derrière un CloudFlare, au passage. Si t’as un minimum de connaissances techniques, dig, whois, host et tracepath sont tes amis, pour trouver les « coupables »). Ah mais non, pardon, ça n’irait pas dans le sens de ton délire de faire un minimum de recherches et de se documenter un chouilla. Donc tu ne le feras pas, manquerait plus que tu te remettes en cause, tiens…

Donc en gros, ton argumentaire qui part de l’existence de ce site (immonde, j’espère que nous sommes d’accord au moins là dessus) comme quoi les « hébergeurs Web sont tous des criminels complices » tombe un peu à l’eau. Va donc te plaindre chez CloudFlare, plutôt que d’accuser à tort le mauvais coupable. Je suis sûr que leur support technique sera réceptif à tes arguments, surtout si tu les traites de « menteurs criminels collabos ».

À bon entendeur…

1 réponse
Publié le 02/09/2016 à 19h11

avatar_2

MarxForEver

Fioraso murdered Zola
répond à z00p

Depuis qu’un ado a publié ses invitations de fête d’anniversaire sur facebook et a eu sa maison dévastée par l’arrivée de 500 personnes, on a appris qu’il ne fallait pas faire ça.

Mais vous visiblement pas encore.

On le sait très bien que les start-ups sont des PME.

On vous dit que quand on n’a qu’un modo, on n’essaye pas d’attirer 1 million de commentaires par jours. Et quand on le fait malgré tous les avertissements, on est pleinement responsable des débordements.

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 00h58

1308657955982

z00p

sysadmin
répond à MarxForEver

Vous êtes conscient que ça n’a rien à voir ? On ne parle pas de réseau social là, mais de *site Web*. Et donc de *plateformes d’hébergement de sites Web*. À moins que vous confondiez une page facebook (ou une timeline twitter, ou whateversocial à la mode) et un *site Web*, nous ne parlons pas du tout de la même chose. Quand quelqu’un est malpoli envers vous sur votre page Facebook, vous allez vous plaindre au support utilisateur de Google ?

Hors là, on parle :

* d’un site web dégueulasse, hébergé sur un serveur dans un datacenter et pas par une plateforme Web quoiqu’Itzig raconte. Oups pour sa rhétorique.
* de plateformes d’hébergement de *sites Web*.

Vous l’avez vu où le réseau social et le gamin qui invite 500 personnes sur Facebook dans la discussion précédente ? Ça n’a strictement rien à voir, les interactions sur ces moyens de communication (site web et page facebook) étant intrinsèquement complètement différentes… Depuis le début, je vous parle de la modération de plusieurs centaines de milliers de *sites Web*, et vous, vous me parlez de la modération de… commentaires ?

Eh beh, on est pas sorti de l’auberge si déjà vous confondez *tout* dès le début.

Un peu comme votre pote Itzig qui confond « plateforme d’hébergement de sites Web » (blogs ou autres), c’est à dire hébergeurs de contenus, et hébergeurs de machines physiques qu’ils louent, ce qui est le cas concernant le site mentionné dans l’article, hein, il n’aurait pas tenu dix secondes sur n’importe quelle plateforme d’hébergement Web. Pourquoi ? parceque les fournisseurs de matériel n’ont pas à regarder ce qui se passe sur le matériel qu’ils louent, et heureusement, sauf si un abuse@ et une plainte en bonne et dûe forme sont déposés à l’encontre d’un des utilisateurs d’une (ou plusieurs) de leurs machines. Et encore, ça, c’est sur réquisition et faits avérés, sinon tous les pseudo-chevaliers blancs à la moralité bien sélective du net’ à la Itzig passeraient leur temps à les faire, pardon du terme, chier.

Si un loueur de bagnole doit *se* justifier, faire un audit complet, et embaucher des modérateurs de bagnoles, chaque fois qu’une des bagnoles de son parc fini dans une banque ou fait flasher un radar, le métier de loueur de bagnole n’est plus intéressant. Point barre. Par contre il est tenu de fournir les documents nécessaires concernant l’identité de la personne qui a loué la bagnole en question. Grande nouvelle, c’est la même pour les hébergeurs de serveurs (OVH, Online, Gandi, Digital Ocean, etc) et de sites Web (blogger, monsitetrucbidule.com et autres). Sans dec’, vous croyez que la loi ne s’applique pas tout aussi bien sur Internet que dans la réalité physique ? Il faut *encore* des nouvelles lois ? On interdit les loueurs de bagnoles ?

Pardon, mais vous êtes sûrs, vous et Itzig, de savoir comment ça fonctionne vraiment, Internet ? Parceque vos réponses me sidèrent de part leur naïveté et leur total manque de documentation.

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 01h46

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MarxForEver

Fioraso murdered Zola
répond à z00p

Je signale à Mr « je suis un pro et je prends tout le monde de haut » que j’ai fait mon premier site en 94 et que depuis j’en ai fait dans toutes les technologies qui existent ou ont existé. Donc je sais ce que c’est qu’un site web. Je pourrais d’ailleurs vous donner quelques cours, mais je ne suis pas disponible.

D’autre part, c’est vous qui avez parlé de modérateurs.

Je reprend vos propos :

« Étant moi-même administrateur systèmes et réseaux de plusieurs (gros) sites à fort trafic et à forte génération de contenu de la part d’utilisateurs aux profils extrêmement variés, je peux vous confirmer qu’il est physiquement et humainement impossible de vérifier le contenu de chaque site hébergé (~ 2 millions par ex sur une des plateformes que j’administre). »

C’est donc bien vous qui commencez votre phrase en causant de sites à forte génération de contenu (CMS, forums etc…) et terminez en parlant de nombre de site.

S’il y en a un ici qui mélange tout dans une même phrase, c’est bien vous.

Ce que nous vous disons est d’une simplicité biblique : personne ne vous oblige à héberger 2 millions de sites ou des « sites à forte génération de contenu ». Vous êtes responsable de ce choix. Vous êtes responsable de faire ce choix en sachant que vous n’avez pas les moyens d’assurer la modération (sujet que vous avez vous-même introduit). Donc vous êtes responsable.

En résumé, on se propose pas de remplir un tâche, alors qu’on sait qu’on n’en a pas les moyens.

Et en ce qui concerne l’histoire de l’ado, je vous signale quand même qu’Hollywood en a même fait un film. Mais je vois que vous ne le savez pas plus que vous ne savez ce qu’est une métaphore, alors il me semble inutile d’insister sur ce point.

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 02h12

1308657955982

z00p

sysadmin
répond à MarxForEver

« Le contenu de *chaque* site hébergé (environ 2 millions) ».

Je ne vous parle pas d’un CMS de mes deux pour un site perso, ni de forums. Je vous parle de millions de sites.

MariaDB [************]> select count(*) from sites ;
+–––––+
| count(*) |
+–––––+
| 25299334 |
+–––––+

lol, j’ai même oublié un zéro dis donc.

« Vous êtes responsable de faire ce choix en sachant que vous n’avez pas les moyens d’assurer la modération (sujet que vous avez vous-même introduit). Donc vous êtes responsable. »

Mais putain… on ne vous parle pas de commentaires à la con, on vous parle de sites Webs PRIVÉS bordel.

Ce que vous me dite c’est de la merde en barre. C’est pas de la simplicité biblique, c’est de la *connerie* complète. Mais je veux bien vous faire embaucher comme modo, et vous vous faderez la modération de 25299334 sites, et vous vous faderez aussi les utilisateurs mécontents que vous ayiez effacé leur article qui n’avait pas l’heur de vous plaire.

Comme je le dis dans un autre post, tout contenu manifestement illicite signalé à un hébergeur doit être mis hors ligne et si lieu est d’engager des poursuites ou de dénoncer des actes manifestement délictueux, nous le faisons, comme toutes les plateformes d’hébergement un minimum sérieuses. Pourquoi croyez-vous que toutes les entreprises, Web ou pas, sont tenues par la loi de conserver les logs de connexion aux sites qu’ils hébergent pendant UN AN ? Parceque, mon cher, il est impossible de modérer 25300000 sites, que vous soyez 2 ou que vous soyez 500, ou 50000. Par contre, plutôt que de sortir la sulfateuse inutile, il est possible d’agir proactivement et réactivement lorsque de tels contenus sont signalés par les utilisateurs du site.

Maintenant, pour la troisième fois : le site mentionné dans l’article est hébergé, non pas par une plateforme d’hébergement de contenu, mais par l’administrateur du site mentionné sur sa propre putain d’infrastructure qu’il loue dans un datacenter canadien, et qu’il planque derrière un cloudflare.

Vous êtes complètement borné ou quoi ? Vous me blablatez du « responsable » blah blah, oui vous avez fait votre site web en 1994 sur votre 486DX2 66, avant de le faire héberger chez Mygale.org, c’est bien, c’est super, mais vous n’avez pas un pixel d’idée de ce que le Net et le Web représentent en masse de données de nos jours, et vous réclamez tout simplement l’impossible, ce que je me tue à essayer de vous expliquer rationnellement… mais autant parler à un mur vu le vide et l’incompréhension transparaissant dans vos réponses. C’est pas une question de « vous prendre de haut », c’est juste que vous racontez de la merde parceque vous n’avez pas pris la peine de vous informer un minimum. Et que donc, eh bien, vous parlez à tort et à travers de sujets qui vous dépassent. C’est triste.

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 02h29

avatar_2

MarxForEver

Fioraso murdered Zola
répond à z00p

bref, vous ne lisez ni tous les mots que vous écrivez, nous tous les mots qui vous sont répondus.

C’est vous qui parlez de sites « à forte génération de contenu », c’est à dire : forums, CMS, réseaux sociaux et compagnie.

Mais je sens que je ne vais pas insister car vous n’avez finalement une idée très claire de la signification de ce que vous écrivez.

Mon hébergeur en 94 était le CNRS. Et quand je dis que c’était le premier, c’est forcément, que j’ai fait d’autres sites ensuite hein. C’est saoulant de devoir tout vous répéter ixe fois.

2 réponses
Publié le 03/09/2016 à 02h44

hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à MarxForEver

Je suis en mesure de démontrer preuves à l’appui que ce qu’il affirme est totalement faux : oui, des hébergeurs − la plupart − ne se conforment pas à la loi, en refusant sciemment de supprimer des contenus « manifestement illicites » qui leurs sont signalés. Ce qu’il dit est à ce sujet est faux, archi faux.

Je ne le démontrerai pas ici : ce n’est pas le lieu. Ni le temps, encore : patience. Ça ne saurait trop tarder. Je ne suis pas homme à conter des craques, tu le sais.

Les coulisses de l’internet puent la charogne. Et bonne nuit, camarade ; -)

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 03h37

1308657955982

z00p

sysadmin
répond à Itzig Finkelstein

« Je ne suis pas homme à conter des craques, tu le sais. “

Les actes. Les belles paroles, osef. Vas-y, sors nous tes docs, prouves tes dires… ah… y’a personne ? T’es juste du flan qui se dégonfle en fait :)

Publié le 03/09/2016 à 03h22

1308657955982

z00p

sysadmin
répond à MarxForEver

« C’est vous qui parlez de sites “ à forte génération de contenu ”, c’est à dire : forums, CMS, réseaux sociaux et compagnie. »

Nope. N’importe quelle plateforme d’hébergement de contenu ne se base pas *que* sur un simple CMS : il faut justement pouvoir gérer les milliers de cas d’utilisation différents et par utilisateur. Ça s’appelle gérer du multisite, ce que, justement, les CMS font très, très, très mal dès que ça dépasse certaines limites, que ce soit WordPress, Ghost, Joomla, Django, Drupal, whatever.

C’est aussi très, très saoûlant de vous répéter ixe fois la même chose, alors une image fera certainement mieux le boulot :

screenshot

De gauche à droite (pardon pour le caviardage, j’ai des accords de non-divulgation) :

- écran tout à gauche : communications, tout caviardé, normal. Vous pouvez admirer en bas mes groupes de travail, la BP utilisée par mon poste de travail en down et en up, mes 8 CPUs qui se touchent, mes 32Go de RAM qui se touchent car je ne suis pas en mode labo (pas de VMs qui tournent), ma sélection sonore (Ministry – Dick Song, qui colle tout à fait au sujet je pense), la température qu’il fait dehors, mon karma reddit, le nombre de connectés sur le cluster Europe dont je parle juste en dessous et enfin la date et l’heure.
- écran suivant : une des plateformes que j’administre, troisième cluster (cluster Europe – mmh, 150 millions de requêtes traitées en deux jours, vous voulez les modérer peut être ? j’ai une super idée : ON EMBAUCHE 5000 MODOS ! ! ! ! ! ! ! ! zL0l !). On peut en dessous admirer les bots que je greppe des logs toutes les 5 secondes et qui n’ont pas été dégagés de mes réseaux par mes scripts : dès qu’ils dépassent un certain seuil d’activité, je les tarpit (ils n’impactent pas les perfs, ils en sont incapables (merci Varnish ! Vous connaissez Varnish Cache ? c’est génial comme logiciel de mise en cache pour du contenu Web d’hébergeur, m’voyez ?), mais j’aime pas les avoir au portillon.).
Ah oui, j’allais oublier : en dessous, là où il y a marqué « riak », c’est un cluster de plus de 30 machines spécialisées dans le stockage de données (t’en vois qu’un bout car c’est ce qui est réservé au cluster Europe de la plateforme en question). La somme totale des données stockées dessus c’est (pour le cluster Europe) 90 TeraOctets. Pour l’ensemble c’est 300 TeraOctets. Chaque donnée est répliquée dans le cluster 3 fois, soit 900To de data au total. La capacité de stockage complète du cluster est de 2 PetaOctets. On continue à jouer à qui qui a la plus grosse et à qui qui sait de quoi il parle ou tu continues à déblatérer tes âneries ?
- écran suivant : une autre plateforme, plus petite, administration d’une collectivité locale sur ~30 sites
- écran suivant : premier split, à gauche : une plateforme (petite) de blogs, second split, à droite : une préproduction sur laquelle je suis en train de bosser. Parceque même si c’est le week end, je bosse. Pas parceque je bosse dans une saloperie de startup (expression ©Itzig, tu peux demander une DMCA pour faire retirer ce contenu, rotflcopterlol !) qui m’exploite, juste parceque je suis freelance, que j’aime mon taf et qu’on me paye fort bien.

Vous comprenez de quoi on parle ou vous continuez de me bassiner avec vos sites, qui, je n’en doute pas, sont très intéressants mais qui n’ont amha rien à voir avec ce dont je vous parle ? Ou on en reparle de la modération ? On les embauche ces 5000 modérateurs ? Ils bossent bien 24/24 eux, rassure moi ? non parceque c’est important qu’ils soient au taquet 24/24 pour effacer les vilains commentaires des méchants trolls anarcho-libertaires de l’Internet ! Par contre les pédos, les nazis, on s’en tape ! les COMMENTAIRES BORDEL ! FAUT MODÉRER LES COMMENTAIRES !

Foutus cinglés va.

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 03h38

avatar_2

MarxForEver

Fioraso murdered Zola
répond à z00p

nan mais sérieux quoi. Je ne vais quand même pas devoir explique ce que signifie « et compagnie ».

Bon, puisque le français ça passe pas, on va vous le faire autrement, puisque d’évidence, vous n’avez pas vu la lumière depuis longtemps :

if(moderateurs shutdown() ;
}

(copyright) Angela Merkel

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 04h37

1308657955982

z00p

sysadmin
répond à MarxForEver

Les généralisations sont en générales de très mauvais instruments de compréhension de problématiques très précises. « Et compagnie » est donc invalide dans le cas précis dont nous parlons et ne peut bien évidemment que prêter à des interprétations allant dans le sens de l’auteur de la formule, qui pourra y coller ce qu’il veut. C’est un peu le /dev/null de l’argumentaire, la facilité – dans laquelle vous vous vautrez avec votre pote Itzig dont j’attends toujours les fracassantes révélations.

for i in $(grep trolls /tmp/rue89 | awk ’{ print $1 }’ ) ; do iptables -I INPUT -s $i -j DROP ; mysql -Bse -h$HOST -uuser -ppwd rue89db « DELETE FROM users WHERE user_ip=${i} ; » ; done.

Au passage :

Il manque une parenthèse dans la syntaxe de votre condition if(). Il manque une accolade { pour déclarer le début du code après votre test de condition. Le point virgule n’a pas lieu d’être en C autour d’un bloc conditionnel (on ne fait pas :

if (condition) ; {
code ;
}

ne fonctionnera jamais

if (condition) ;
code ;
}

ne compilera jamais non plus. Encore heureux.

forme correcte :

if (condition) {
code ;
code ;
}

Je ne vous ai pas précisé que je suis aussi dev noyau OpenBSD ?

Eh beh, s’pas gagné. Et ça donne des leçons… En tout cas je ne vous embaucherai pas :)

(ah oui, et la p’tite blague sur le sysadmin qui ne sort jamais de chez lui « pas vu la lumière depuis longtemps » – alors en fait… d’où je reviens, je l’ai bien vue la lumière hein, j’ai juste un petit décalage horaire de 9 heures. Après la pseudo-incompréhension, après les attaques ad-hominem, après le pseudo code à mourir de rire, la bonne vieille attaque sur le style de vie. T’en a d’autres en stock comme ça ? Ou on commence à parler du tien, de style de vie ?)

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 04h30

avatar_2

MarxForEver

Fioraso murdered Zola
répond à z00p
coc56_3

C’est bon : le bon gros m’a-tu vu. C’est bon là. Le fait que tu considères comme une démonstration de science informatique d’avoir trouvée une parenthèse manquante te situe très précisément parmi les tocards.

Outre le fait que j’ai du boulot par dessus la tête, il n’y a aucune chance que je rêve d’aller dans une boîte de losers qui n’a même pas été assez intelligente pour trouver comment modérer son trafic.

Ben ouais, les solutions elles existent. Je les mets en pratique d’ailleurs. C’est pour ça que je me marre depuis tout à l’heure.

gros_vantard(Z00p).
chomage(X) : -gros_vantard(X), ! .

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 05h46

1308657955982

z00p

sysadmin
répond à MarxForEver

« trouver comment modérer son trafic. »

Mais what the fuck, de quoi tu parles sérieux ? arrêtes, c’est ridicule. Et tu le sais.

Tiens, une question : c’est quoi le « trafic » dont tu parles ? Que moi aussi je puisse me marrer. Comment tu définis ce qu’est le « trafic » et sa « modération » exactement ?

Sinon ton code est toujours aussi invalide, hein. Même en Haskell.

Par contre celui là est valide :

(defun MarxForEver ())
(MarxForEver)
NIL

Je te laisse deviner le langage utilisé et pourquoi il renvoie le résultat vide, c’est une question subsidiaire : ]

Ah mais oui, pardon… on parle de modération. Alors c’est quoi tes fameuses solutions ? Que moi aussi je puisse rigoler bien fort. Allez, quoi, vas-y, envoie moi tes belles solutions à base de filtres bayésiens et autres algorithmes d’analyse du langage (tiens d’ailleurs, si tu t’intéresses à ce sujet, le langage suscité dans ce post devrait peut être t’intéresser, si tant est que ce soit possible que tu t’intéresses à quoi que ce soit hormis ton petit microcosme personnel). Ah mais non, pas de risque, ta solution à toi c’est d’employer des esclaves pour modérer ce qui n’a pas lieu d’être modéré ! FUCK YEAH ! Quel génie ! Mais pourquoi on y a pas pensé avant ! Heureusement que t’es là pour nous éclairer de ta lumière et de ta bienveillance candide !

Allez quoi, vas-y, montres-moi de quoi t’es capable pour me coller une bonne branlée dans les coms de Rue89 ! ! Ou alors t’es comme ton pote Itzig qui se dégonfle à la première mouche ?

Ah oui, j’allais oublier :

« Le fait que tu considères comme une démonstration de science informatique d’avoir trouvée une parenthèse manquante te situe très précisément parmi les tocards. »

Alors en fait, il y a 3 erreurs de syntaxe dans ton « code ». Je pensais avoir été assez clair mais apparemment non. Le fait que tu ne sois même pas foutu d’écrire proprement du pseudo-code me permet de te ranger dans la catégorie des grandes gueules suiveuses de pseudo-leaders comme Itzig. Tu vois, on peut chacun catégoriser l’autre. C’est même un des modes de fonctionnement du cerveau humain et une de ses facultés primordiales en société : cataloguer les autres. Et ce n’est pas une démonstration d’une quelconque science. Non, c’est juste une démonstration que t’es pas foutu d’écrire une pauvre condition à deux balles correctement. C’est le niveau zéro. On parle de pointeurs, de W^X, de la bonne utilisation de goto en langage C, des mutex ? Nope. if () {}. le niveau zéro. Tu nous rajoute un else qu’on rigole ? Ou franchement, t’arrêtes d’être ridicule, tu relis bien tout ce qu’on a échangé, et tu te rends compte que depuis le début tu t’es fait retourner le cerveau par Itzig ?

Tu me catalogues dans les tocards, moi je te catalogue dans les « grandes gueules imbues de leur personne qui parlent sans savoir que dalle ». Tu sais, les gars qui regardent le doigt (d’Iztruc ?) au lieu de regarder la Lune. Ça, c’est toi, jusqu’à preuve du contraire.

Tu confonds clairement vantardise (en gros, toi et Itzig, rien, zéro preuve, beaucoup de blabla et d’ad hominem) et être sûr de ce que l’on vaut. Je connais très bien ma valeur et mes capacités. Elles ne m’ont jamais fait défaut dans ce domaine.

(Par contre je suis foncièrement incapable de réparer ta bagnole – chacun sa spécialité).

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Publié le 03/09/2016 à 12h46

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MarxForEver

Fioraso murdered Zola
répond à z00p

ouaah, mais on est vraiment sur le tocard de la boîte ! !

Alors déjà tu ne te rends pas compte que quand tu appuies sur le bouton « publier », cela déclenche le filtre de sécurité de R89 qui ne laisse pas passer les codes informatiques, ce qui est normal pour ce site. On n’est pas chez stackoverflow ici.

Clairement, à toi il faut te laisser gérer la sécurité de rien du tout. Tu n’y captes rien. La faille c’est toi.

Ensuite, mon code ne serait certainement pas valide en Haskell, puisque je ne connais pas ce langage et que ce n’est pas du haskell.

Arrête de te ridiculiser

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Publié le 03/09/2016 à 13h32

1308657955982

z00p

sysadmin
répond à MarxForEver

krkrkr. Le type qui donne des leçons alors qu’il n’est pas foutu d’écrire correctement un pauvre if () {}. Y’a pas à dire, y’a du niveau.

« cela déclenche le filtre de sécurité de R89 qui ne laisse pas passer les codes informatiques »

Oh putain… Ce qu’il ne faut pas lire. M’bon, bin on a fait le tour hein. Reste bien dans ta petite bulle où tu sembles te prendre pour un cador, c’est pas interdit de vivre dans un monde imaginaire. Tiens, à propos de monde imaginaire, elles sont où les fameuses preuves d’Itzig ? Toujours dans son cerveau malade ? :)

Sur ce, bonne journée, il fait beau dehors, je te conseille d’en profiter, ça te changera les idé…euh, pardon, ça aérera le vide qui se trouve entre tes oreilles : ]

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Publié le 03/09/2016 à 13h48

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MarxForEver

Fioraso murdered Zola
répond à z00p

Ah non, je ne file aucun cours ici. Je les garde pour les étudiants, du moins ceux qui ont assez assidûment suivi leur formation pour reconnaître du Prolog.

Du côté de la NSA et de la DGSE, on doit assez se marrer en lisant tes souffrances de pauvre petit admin qui ne sait pas filtrer des millions de connexions, alors qu’eux en filtrent des milliards.

Bah oui : comme le dit Itzig, tu n’es qu’un plombier du web. On ne va pas plus te demander comment c’est possible à réaliser, qu’il ne viendrait à l’idée de demander à un plombier de construire un barrage.

Publié le 02/09/2016 à 17h05

1308657955982

z00p

sysadmin
répond à MarxForEver

Et comment payez vous ces moyens humains quand les revenus de vos plateformes ne le permettent simplement pas ? Vous mettez la clef sous la porte. En laissant dehors les 99.999% d’utilisateurs légitimes qui n’ont rien demandé ? Et une fois le « Grand Nettoyage » effectué, vous en faites quoi de vos X employés modérateurs qui se sont fadé quelques centaines de milliers de sites par tête de pipe ? Vous gardez lesquels pour modérer le nouveau contenu ?

« alors que c’est le créateur d’un des plus vieux forums du pays, si ce n’est le plus vieux, étant donné que la plupart de ceux des années 90 ne sont plus actifs aujourd’hui. »

Argument d’autorité ? Pas de bol, moi aussi je ne suis pas tout jeune, et moi aussi je bosse dans le réseau depuis 30 ans. Notez bien : « le réseau ». Pas le « Web ».

Par contre pour l’ad hominem, votre Itzig n’y va pas de main morte. Un problème (au hasard, financier ?) à régler avec un « hébergeur » serait-il à la source de toute cette haine ?

 

Publié le 02/09/2016 à 18h57

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MarxForEver

Fioraso murdered Zola
répond à z00p

Euh … êtes-vous conscient des inanités que vous racontez ?

Vous nous parlez de monter des entreprises qui ne rapportent pas d’argent : bah oui, en système capitaliste une entreprise comme ça est condamnée à fermer hein. D’ailleurs, on n’est même pas supposé la créer.

En plus, vous nous parlez d’entreprises qui n’ont pas d’argent pour payer leurs salariés, mais qui en ont pour vous payer vous qui êtes extérieur, selon vos propres dires. Là ça devient juste carrément suspect.

Le sujet de cet article et de ce fil, ce sont les sites qui publient des contenus dont les auteurs sont des assassins ou des terroristes. Itzig y a rajouté les trolls et les haters. Que la plateforme chérie de ces individus mette la clef sous la porte me convient parfaitement. Mais vous, vous nous dites clairement, avec votre histoire de 99%, que vous entendez oeuvrer à ce qu’ils continuent de se répandre. En ceci, vous confirmez sans ambages tout ce que Itzig vient de dire sur la complicité de ces entreprises.

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Publié le 03/09/2016 à 01h35

1308657955982

z00p

sysadmin
répond à MarxForEver

Non, vous n’avez encore pas compris. Je vous dis que le modèle actuel de rentabilisation des plateformes d’hébergement ne permet en aucun cas de mettre en place le scénario délirant de modération en mode Big Brother dont vous me parlez depuis plusieurs posts.

« ce sont les sites qui publient des contenus dont les auteurs sont des assassins ou des terroristes. »

Oui, et ces sites sont maintenus par… les assassins et les terroristes. Pas par les hébergeurs. Et dans le cas du site cité dans l’article, pas par des plateformes d’hébergement Web, mais sur une ou plusieurs machines louées à un DataCenter et planquée derrière un Cloudflare. Il existe une tétrachiée d’outils qui permettent de remonter à la source exacte et donc au datacenter où sont hébergées les *machines* que l’auteur de ce site puant utilise. Mais comme vous ne savez pas lire au delà de votre délire personnel, ça vous est passé au dessus de la tête.

« Itzig y a rajouté les trolls et les haters. »

Mais ils n’ont rien à voir avec le sujet… Eux ils pourrissent les commentaires de sites, ils ne mettent pas en place d’infrastructure *matérielle* pour raconter leurs conneries. Ils profitent juste de l’espace de parole qui est réservé à tout un chacun. On parle d’hébergement de sites web, d’hébergement de machines en centres de données, et vous, vous me parlez de *putains* de commentaires *à la con* ? Mais vous n’avez strictement rien compris depuis le début… Mais alors, rien, nib, walou, quedchi, pet de zob…

« Mais vous, vous nous dites clairement, avec votre histoire de 99%, que vous entendez oeuvrer à ce qu’ils continuent de se répandre. »

Vous mélangez tout. Je vous dis que financièrement, vos idées délirantes sont inapplicables et qu’elles pénaliseront les 99,999% d’utilisateurs légitimes et raisonnables des plateformes (hébergement, datacentres) dont nous parlons. Depuis le début, on s’en tamponne le coquillard de vos *putains de commentaires à la con*. Tout ça parcequ’il faudrait a-b-s-o-l-u-m-e-n-t engager des milliers de modérateurs pour virer les 0.0001% de contenu de merde ? Mais vous délirez complètement. Lorsque ces contenus sont signalés, ils sont supprimés, et s’il y a matière à poursuite judiciaire, les données sont transmises aux autorités compétentes. Qu’est ce que vous ne comprenez pas dans cette putain de phrase, sérieusement ?

Je vous la remet, histoire d’être sûr que vous compreniez b-i-e-n, vous avez l’air assez lent de la comprenette :

*Lorsque des contenus illicites sont signalés, ils sont supprimés (lire : mis hors ligne mais conservés) et les données relatives sont transmises aux autorités compétentes si des poursuites sont engagées ».

Vous l’avez bien lue ? relisez-là. Trois fois. Vous en avez compris le *sens* ? Oui, non ?

Maintenant, je vous explique comment ça se passe, pour moi, en tant qu’administrateur systèmes et réseaux (notez bien, je ne suis pas modérateur de commentaires à la con. Je gère des infras, et les données qui sont dessus, ainsi que leur interconnexion avec le reste du monde) :

* Un utilisateur tombe sur un site avec du contenu manifestement illégal.
* Nos modérateurs vont vérifier le contenu en question.
* Je vais vérifier le contenu en question (et très, très rarement (une fois tous les deux ans environ) il faut préparer la bassine pour dégueuler dedans. Car il faut *tout* voir) si les modos ont jugé qu’une escalade est nécessaire. Notez que là, les commentaires, on s’en *TAPE* mais complètement. Rien à foutre.
* J’extrais ensuite des logs les adresses IPs, l’heure de connexion, la fréquence de consultation par page, les pages consultées, et je trie tout ça par adresse IP pour le site concerné. On a des super commandes UNIX pour ça, zgrep, sort, uniq, grep, tail, head, awk, sed. Pourquoi, à votre avis, les hébergeurs de contenu sont tenus légalement de conserver les données de connexion à leurs sites pendant un an ? De même que les entreprises sont tenues de conserver les logs de connexion de leurs employés pendant un an ? Proxy transparent, ça vous parle en entreprise ? C’est lui qui vous logge quand vous allez sur Facebook ou Rue89 au boulot. Et vos sysadmins le savent. Ils savent tout de vous, de vos mails à vos habitudes de connexion en passant par votre compte Facebook. Mais nous avons une éthique : nous sommes payés pour ça, pour respecter – et faire respecter – VOTRE vie privée. Même si nous la lisons tous les jours dans les logs de nos machines, de nos routeurs, de nos sites webs, alors que vous nous faites chier pour une putain d’icône qui a changé de place dans votre logiciel métier à la con. Oui, je ne bosse pas que dans le Web. Mes clients sont variés, comme les disciplines auxquelles je me forme constamment.
* Une fois ces données extraites, je prends ma clef USB avec les datas, mon laptop, et je vais au commissariat porter plainte. Et elles aboutissent, les plaintes. Du moins une fois que les condés ont compris que, non, c’est pas moi le pédophile, ou le nazi, et que je viens là faire mon métier d’administrateur systèmes et réseaux et assurer le suivi de l’enquête.
* Ça passe ensuite au service compétent. Pédo : affaires familiales. Nazis, menaces, violence : droit commun voire crim’. Ils ont des personnels très compétents afin de faciliter la communication sysadmin-policier, d’ailleurs. Mention spéciale au commissariat de Waldeck-Rousseau à Nantes, franchement, chapeau, j’ai toujours vu des personnels compétents, compréhensifs et efficaces me recevoir.
* Ensuite, ils vont me recontacter à intervalle régulier pour demander des précisions. Ça prend une bonne année pour les pédos, hein, donc les nazis, les trolls et les haters, vous imaginez bien que la Police Nationale n’en a rien à foutre.
* Et ensuite, un an après, je prends ma bagnole, je me tape 500 bornes, pour aller voir un pauvre type cinglé dans un box d’accusé, et ressortir (et expliquer…) l’intégrale des données que j’ai extraites et expliquer à des personnels juridiques souvent un peu largués comment nous avons pu réunir les preuves ayant permis l’inculpation du criminel susmentionné. Ça prend littéralement quinze jours.

Mais en gros, si je vous comprend bien, VOUS couperiez la Sécu pour *tout le monde* à cause des 0.001% de fraudeurs qui en abusent et licencieriez les inspecteurs de la Sécu qui s’occupent des fraudeurs ?

Vous vous rendez compte de l’énormité des conneries que vous racontez avec votre pote Itzig ? Sérieusement ?

« En ceci, vous confirmez sans ambages tout ce que Itzig vient de dire sur la complicité de ces entreprises. »

Non, justement. Ce qu’Itzig raconte, c’est de la merde en barre. Je ne fais que lui expliquer pourquoi c’est de la merde en barre, tant d’un point de vue technique, que légal et financier. Apparemment il y a un sacré boulot à faire. Mais apparemment vous ne voulez même pas faire l’effort de comprendre le fonctionnement des lois, de la technique, et de la finance. Moi je le connais, parceque vous voyez, c’est mon boulot. Pas le vôtre apparemment.

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 01h44

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MarxForEver

Fioraso murdered Zola
répond à z00p

Non mais, relisez-vous de temps à autre, hein. C’est vous qui avez introduit le sujet de la modération.

Nous, on vous a répondu que forum+appat du gain = égout.

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 02h24

1308657955982

z00p

sysadmin
répond à MarxForEver

« C’est vous qui avez introduit le sujet de la modération. »

Nope, vous confondez modération de contenu et administration système. Rien à voir.

« Nous, on vous a répondu que forum+appat du gain = égout. »

Ce qui n’a rien à voir. Vous (et Itztruc) parlez « d’hébergeurs de contenus ». Vos putains de forums, on s’en tape.

Je suis administrateur systèmes et réseaux de plusieurs plateformes d’hébergement de contenus (pas de putain de forums), je vous explique comment ça fonctionne d’un point de vue légal et technique. Vous n’en avez que foutre, vous tournez en rond sur votre délire de « il faut des MILLIERS DE MODÉRATEURS », je vous explique que c’est complètement con d’un point de vue technique, d’un point de vue financier, et que de surcroît l’attirail juridique est déjà là, que les hébergeurs ont aussi des obligations que nous remplissons, mais certainement pas celle de modérer ce que leurs utilisateurs font des outils que nous leurs fournissons car c’est tout bonnement impossible. Qu’on colle 2, 10, 100 ou 10.000 modos. Ça ne changera rien, la nature humaine est comme ça.

Tiens, hier, un type a tapé un autre type avec un marteau. Le marteau a été acheté chez Casto-Merlin. Faut-il fermer Casto-Merlin pour avoir permis à une personne manifestement dangereuse d’acheter un marteau ?

Voilà, c’est ça le niveau de votre argumentaire avec Itzig. Top, hein ?

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 02h33

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MarxForEver

Fioraso murdered Zola
répond à z00p

Si et je n’y peux rien si vous ne comprenez pas ce que vous écrivez, ce qui ne vous place définitivement pas dans une catégorie susceptible de me donner des leçons sur quoi que ce soit d’informatique.

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 04h02

1308657955982

z00p

sysadmin
répond à MarxForEver

Je n’y peux rien non plus si vous ne comprenez pas ce que je vous explique, c’est peut être un peu compliqué pour vous.

Quant aux leçons d’informatique, votre dernier post (auquel je réponds un peu plus haut vu les erreurs de syntaxe infâmes que vous avez produites) est une belle preuve que vous devriez penser à lire :

* « The Art of Computer Programming » de Donald Knuth
* « The C Programming Language » de Dennis Ritchie et Brian Kernighan
* « Computer Networks » de Andrew S.Tannenbaum

Et les mettre en application. Après, peut-être, vous pourrez donner des leçons : ]

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 04h35

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MarxForEver

Fioraso murdered Zola
répond à z00p

Il n’y a rien à comprendre. Tu n’as fait que confirmer Itzig tout du long.

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 06h03

1308657955982

z00p

sysadmin
répond à MarxForEver

Au contraire, sors de ta bulle, tu te fais bouffer le cerveau par Itzig. Tellement que s’en est triste à voir.

Après, c’est ton choix. Mais c’est triste. Enfin c’est mon point de vue. Tant de temps gaspillé. Penses par toi même, un peu. Enfin essaies. C’est pas parcequ’un type a lu Sade en long et en large qu’il a une quelconque légitimité sur des problématiques complètement différentes (et là, c’est ce dont on parle depuis tout à l’heure).

Sérieusement, tu la trouves saine sa façon de s’exprimer, puis de fuir le débat quand il se rend compte qu’il a dit une *énorme* connerie ?

Tu trouves normal que le type, de commentaire en commentaire, n’avance pas la moindre preuve de ce qu’il avance ?

Je le cite (post un peu plus haut dans le fil – et moi je cite mot pour mot, je ne coupe pas pour ne retenir que ce qui m’arrange, contrairement à lui – ce qui aurait dû te mettre la puce à l’oreille le concernant) :

« Je suis en mesure de démontrer preuves à l’appui que ce qu’il affirme est totalement faux : oui, des hébergeurs − la plupart − ne se conforment pas à la loi, en refusant sciemment de supprimer des contenus “ manifestement illicites ” qui leurs sont signalés. Ce qu’il dit est à ce sujet est faux, archi faux. “

Mais qu’il le prouve, sérieusement ! Il dit qu’il est ‘en mesure de démontrer preuve à l’appui’. Mais elles sont où les preuves ? Où sont les *documents* prouvant que les ‘hébergeurs’ (lesquels ? on ne le saura probablement jamais car on ne verra jamais le moindre embryon de preuve. Probablement tous dans son cerveau potentiellement malade.) ne se conforment pas à la loi ? Des noms, que diable ! des PREUVES ! Parceque sinon… je suis désolé de te le dire, mais tu défends un mythomane complet. Qu’il ait de la culture, qu’il soit intelligent, c’est pas le problème. Le problème c’est qu’il avance quelque chose, qu’il se prétend capable de démontrer la véracité de ses dires, et qu’il ne produit rien derrière. Aucune preuve. En l’absence d’une quelconque preuve impliquant une conspiration d’hébergeurs tous complices et tous coupables, comment peut-on, cinq secondes, croire ses paroles ?

Et surtout : comment peux-tu tomber dans ce panneau ? T’as laissé ton esprit critique à l’entrée ou quoi ?

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 12h25

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MarxForEver

Fioraso murdered Zola
répond à z00p

Je ne tombe dans aucun panneau. J’ai regardé le modèle mis au point par Itzig. A la différence de toi, il a tout simplement été malin et imaginatif. Bref, sur ce coup, il est meilleur et plus performant qu’un gros lourdaud dans ton genre. C’est un fait.

Publié le 03/09/2016 à 10h44

sans_titre-3

Razielle

Much wow
répond à MarxForEver

Mais un site, ça vit, ça bouge ! J’ai des sites vidéos ou je peux modifier la vidéo de base « chaton trop mignon » par une vidéo de décapitation dont je file le lien. Je peux ajouter n’importe quoi, à n’importe quel moment comme des milliers de personnes. Faudrait mettre un humain devant chaque page web existante, vérifier toute création de lien, chaque modification de page. C’est vraiment n’importe quoi.
Votre délire va trop loin. Je peux comprendre que vous ne soyez pas d’accord mais faut rester réaliste.

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 12h20

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MarxForEver

Fioraso murdered Zola
répond à Razielle

Rien que pour l’Allemagne, facebook va devoir engager 720 modérateurs. Vu la taille de facebook, ce nombre n’a rien d’impossible.
Ensuite, entre faire l’impossible et ne pas avoir déjà fait le minimum par pingrerie, il y a un milieu.
Mais effectivement le modèle ancien est impossible à terme et va devoir être remplacé. Tout le monde s’en rend compte : aussi bien les Etats qui prennent des lois, que des développeurs comme Itzig. Il n’y a que l’autre gland du dessus, qui a l’air de ne pas être sorti de son datacenter depuis trop longtemps.

Publié le 02/09/2016 à 21h32

default_avatar_0

LienRag

répond à z00p

Non mais Max/Itzig Finkelstein ne se considère pas responsable des choses qu’il dit, faut pas forcément chercher plus loin…
Et oui, il y a une rancune personnelle (et tenace) derrière, mais pas financière : en gros la QdN a tenu à défendre l’intérêt général plutôt que sa position à lui dans une affaire où il était victime, et c’est quelque chose qu’il ne peut pardonner.

3 réponses
Publié le 02/09/2016 à 22h47

hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à LienRag

Cher LienRag, veuillez avoir l’amabilité de ne surtout pas parler en mon nom : vous ignorez tout du fond de ma pensée et de mes motivations. Merci.

Publié le 03/09/2016 à 04h13

1308657955982

z00p

sysadmin
répond à LienRag

Yep, j’ai remarqué qu’ils tournaient en boucle. Comme j’avais rien de prévu ce soir et que je suis encore en plein décalage horaire… ils m’auront fait passer le temps et permis de me recaler sur mon clavier après 3 semaines de clavier de laptop ;)

En tout cas ils sont bien complètement cinglés. Tu m’étonnes qu’ils se soient fait jeter par la QdN. Complètement à côté de la plaque.

2 réponses
Publié le 03/09/2016 à 06h43

drapeau-allemagne_2

Percy Ernst Schramm

Historien du Führer
répond à z00p

J’ai lu votre échange avec Itzig et MarxForEver… ça m’amuse, parce que voyez-vous je ne comprends pas trop votre discussion technique mais je connais bien les loulous qui étaient vos interlocuteurs. Itzig ne parle qu’à ceux qui pensent comme lui et refuse de discuter avec vous dès que vous cherchez à argumenter contre ce sa Vérité Vraie.
MarxForEver est le champion ici de la mauvaise foi, capable contre toutes les évidences et les preuves, de soutenir que vous avez tort et que lui est dans le Vrai.

Bref, deux personnes sourdes à la discussion.

Publié le 03/09/2016 à 09h52

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LienRag

répond à z00p

A côté de la plaque certainement, cinglés non pas du tout…

Ils posent une question intéressante, avec un argument valide : pour un citoyen lambda, le recours à la loi pour faire cesser un harcèlement en ligne (ce que défend la QdN) est une possibilité très théorique sans véritable portée concrète.
Évidemment, leur proposition à eux d’abolir la présomption d’innocence en ce qui concerne le Net ne tient pas la route un seul instant…

Ce qui rend la communication difficile voire impossible, c’est qu’ils n’ont pas compris qu’ils sont en ligne : ils se croient toujours dans un fonctionnement social de type villageois, où ce qu’on dit compte moins que ce que l’on est.

Par ailleurs, le Net publicitaire est indéfendable, et il gangrène l’essentiel de l’économie en ligne… normal que ça énerve certains.

2 réponses
Publié le 03/09/2016 à 11h12

hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à LienRag

Où donc ai-je parlé d’abolir la présomption d’innocence ? Nulle part. Vous surinterprétez. Je n’aime pas du tout ce genre de procédés, voyez-vous. Pas plus que je n’apprécie de me faire traiter de malade mental et de mythomane par un plombier du réseau.

Vous défendez des idées d’ultra-droite. Des idées libertariennes. Des idées financées par des Soros, des idées plaisant à des Le Pen, des Trump et des magnats de la publicité, entre autres. Pas à moi.

La cohérence, camarade : vous en manquez furieusement.

La QDN ne défend que les salaires de ses salariés.

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 18h49

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LienRag

répond à Itzig Finkelstein

Il est exact que vous n’en avez pas parlé directement, n’ayant jamais rien proposé de concret comme solution à part mettre au gnouf tous ceux que vous n’aimez pas…
Disons que c’est une conclusion relativement logique que l’on peut tirer de votre volonté que soit faite justice sans avoir recours à la justice.

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 18h56

hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à LienRag

Je n’en ai parlé ni directement, NI INDIRECTEMENT. Est-ce clair ?

Maitenant ma patience et ma courtoisie à votre égard ont atteint leurs limites. Restez avec vos idées libertariennes d’hyperdroite et veuillez ne plus jamais interférer avec moi, s’il vous reste encore un peu de dignité.

Adios.

Publié le 03/09/2016 à 12h32

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MarxForEver

Fioraso murdered Zola
répond à LienRag

Les professionnels de l’internet sont les premiers à tenter de développer des « communautés ». Ce sont eux qui se croient dans un internet villageois.

IL n’y a aucun rapport entre ce que je dis et la présomption d’innocence.

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 18h53

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LienRag

répond à MarxForEver

« Les professionnels de l’internet sont les premiers à tenter de développer des “ communautés ”. »
A ma connaissance, c’est faux.
Par contre effectivement un certain nombre de professionnels du web ou des TIC pensent en termes de communautés, ce qui me paraît très problématique en effet notamment en ce que cela n’est jamais réellement pensé…

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 21h41

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MarxForEver

Fioraso murdered Zola
répond à LienRag

Euh ben dans ce cas, je vous suggère de ne pas invoquer votre « connaissance ». Si vous connaissez un banquier qui lache les brouzoufs sans idée de la cible visée, tant mieux pour vous, mais ce n’est pas une généralité.

C’est au contraire pensé avant même l’écriture d’un site.

Et Itzig et moi disons que commercial + communauté = ça a toujours fini par puer.

C’est bien nous les opposants ce que vous appelez l’internet villageois. Vous confondez la manière dont parle Itzig avec ce dont il parle : la forme n’est pas le fond.

Publié le 03/09/2016 à 08h28

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folavril

pirate
répond à LienRag

Alors là, je me dois d’intervenir.
La QdN ne défend pas, pour moi, l’intérêt général. Du tout. Tout comme toute la bande qui a publié « la Bataille Hadopi » ne défend, hélas, rien de tel.

J’aime bien Benjamin et Jeremy, mais faut arrêter un peu avec le truc : « bah ouais, on est bien obligés de prendre le fric de Soros parce que vous, sales pauvres pingres, vous ne nous donnez pas assez pour qu’on puisse s’en passer ».

C’est de la blague, sans déconner.

De toutes façons, je n’ai jamais cru une seule seconde en cette stratégie « on va faire du lobbying à Strasbourg, mais comme Jerem’, il vit pas à Strasbourg, tu comprends, faut lui payer ses frais ». Et d’une : il a ka vivre à Strasbourg. Et de deux : le lobbying ça ne marche que quand tu représentes des milliards de dollars (à ne pas confondre avec des millions/milliards de « personnes »).

Je me souviens parfaitement bien de l’attitude de cette bande à l’époque de l’affaire wawa-mania. Alors, maintenant, on va nous dire que le vilain Zac, ça, c’était une grosse merde (qui se la coule douce, apparemment, aux Philippines), parce qu’il gagnait du fric sur un forum warez, mais qu’héberger des « contenus » de décapitations, torture, viol, toussa, c’est super cool ?

ON CROIT REVER !

Y’a un moment où ça doit s’arrêter, quand même, tu ne crois pas ?

Même Davduf commence à se poser sérieusement des questions (oui, il est par chez nous au Mexique en ce moment…)

2 réponses
Publié le 03/09/2016 à 09h54

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LienRag

répond à folavril

Je suis tout à fait ouvert à une critique rationnelle de la QdN, mais j’avoue ne pas bien saisir vos arguments…

Publié le 03/09/2016 à 10h19

hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à folavril

La QDN ne défend que ses propres intérêts et ses subventions. Elle ne sert strictement à rien. Elle défend l’ultralibéralisme libertarien. Et certainement pas l’utilisateur.

 

Publié le 03/09/2016 à 08h01

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folavril

pirate
répond à z00p

N’en déplaise à Itzig, je suis en partie d’accord avec vous. Ça n’a rien à voir avec la liberté d’expression ni avec la vie privée, là, je vous suis. Faire des tas de lois à la con ne sert absolument à rien, on est bien d’accord.

Voilà où est, pour moi, la limite : si quelqu’un se fait du fric sur ces « contenus » (voilà bien un mot que personne ne conteste, et pourtant, il y aurait beaucoup à dire, non ? Parce que mine de rien, ça veut bien dire qu’il y a un « contenant », pas vrai ?), c’est un receleur, c’est aussi bête que ça. Et je trouve bien moins grave de receler des magnétoscopes volés que des vidéos d’assassinat (apparemment, les Canadiens trouvent que ma foi, c’est pas bien méchant, allez hop 6 mois et basta).

Si vous avez le courage de relire tout le fil, je pense avoir plus ou moins bien exprimé ma pensée sur ce sujet.

En gros, c’est simple : je veux la peau des publicitaires (et c’est pas nouveau, depuis la première apparition de Séguela dans mon pauvre et rikiki espace de cerveau disponible, je veux que ces types soient crucifiés ou au moins fouettés en place publique), parce que j’estime qu’ils sont les premiers responsables de toute cette merde. J’ajoute que Liberati et toute sa bande, sont des pubards des années 80. Qu’ils aillent se faire foutre.

Publié le 03/09/2016 à 10h14

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LienRag

répond à z00p

C’est quand même intéressant de voir qu’il y a plus de moyens mis pour le DMCA (pas par vous, certes) que pour la lutte contre la criminalité organisée sur le Net…

Publié le 03/09/2016 à 10h26

sans_titre-3

Razielle

Much wow
répond à Itzig Finkelstein

On ne punit pas un propriétaire si un locataire a assassiné quelqu’un dans son appartement.

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 10h56

hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à Razielle

C’est un raisonnement simpliste. Et ce raisonnement est ressassé à l’envi sur les fils de discussion. Or il ne tient pas la route. D’abord parce que comparaison n’est pas raison : idem pour la comparaison avec des loueurs de bagnoles.

Sur le net il y a deux types d’hébergeurs : les loueurs de bagnoles ou d’appartements. Ceux qui louent des serveurs dédiés par exemple. Des machines vides que l’on remplit soi-même et dont on est responsables entièrement. Là, effectivement, si le locataire commet des délits avec ces machines − sites immondes, piratage, etc. −, je ne vois pas en quoi le loueur serait responsable. S’il ignore ce qui se passe avec ces machines et que personne ne l’a informé de la nuisance engendrée par lesdites machines, hein.

Tout comme un bailleur ou un loueur de voitures fait signer un contrat dans lequel le locataire s’engage à ne pas dépasser les bornes : ne pas rouler bourré, ne pas transporter de substances illicites ou dangereuses, ne pas incommoder les voisins ou saloper l’appartement, etc. Pareil pour les loueurs de serveurs dédiés qui exigent à juste titre que leurs clients se conforment aux lois.

Et puis il y a les faux hébergeurs : ceux qui mettent à disposition de l’utilisateur, des CMS ou toute autre forme de système de publication prêts à l’emploi : les plateformes de blogs : Blogger, WordPress.com, Unblog, Overblog, Hautetfort, etc., ou encore les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Periscope, Instagram, etc.

Ces faux hébergeurs sont en réalité des éditeurs car si on veut faire une comparaison plus pertinente que celle avec les loueurs de bagnoles ou les bailleurs, prenons la chaîne de l’édition papier : si je vais voir un imprimeur et que je lui demande d’imprimer un tract hors la loi − appel au meurtre, apologie du racisme, du sexisme et compagnie −, celui-ci m’enverra chier et il aura bien raison car sa responsabilité pénale serait engagée. Idem si un magazine acceptait de publier de tels contenus.

Or sur le net, cette règle n’existe pas. Parce que je n’ai pas rêvé : il y a un vrai problème. Impossible de le nier. Des myriades d’articles de presse en parlent et de plus fréquemment.

C’est ça que je dénonce et rien d’autre.

2 réponses
Publié le 03/09/2016 à 11h05

sans_titre-3

Razielle

Much wow
répond à Itzig Finkelstein

Ah !
Dans le premier cas on peut parler de complicité que s’il y a eu des signalisations et que l’hébergeur n’a rien fait.

Après pour les sites prêts à l’emploi je n’y connais rien donc je ne vais pas vous contredire. Pour moi ce ne sont même pas des vrais sites.

Du coup je suis plutôt d’accord avec cette position qui me parait quand même plus modérée que ce que j’ai lu au début.

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 11h23

hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à Razielle

Je ne suis pas un tiède. Je dis les choses telles que je les pense, sans détour. Peu importe si ça plaît ou non : je n’écris pas pour plaire ou me faire bien voir.

Je l’ai déjà écrit plus tôt : oui, des hébergeurs refusent de supprimer des contenus « manifestement illicites » (retenez bien ces deux mots : ils sont importants) portés à leur connaissance par des utilisateurs lésés par ces contenus.

Oui : ces hébergeurs sont les complices actifs des pires ordures, et oui encore : ils font ça pour gagner encore plus de fric, économisant ainsi les salaires des modérateurs qu’ils n’embauchent pas. Au détriment bien entendu des victimes de leurs agissements. Et en se parant des vertus de soi-disant défenseurs de la liberté d’expression.

Et des hordes de cons tombent dans leur piège grotesque. Parce que qui serait contre la liberté d’expression ? Elle a bon dos celle-là, sans déconner.

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 11h28

sans_titre-3

Razielle

Much wow
répond à Itzig Finkelstein

Je me fiche de la liberté d’expression, de plus qu’elle n’a pas la même signification selon les pays.
C’est juste qu’on ne peut pas condamner quelqu’un pour les crimes d’un autre quand il n’y a pas clairement eu complicité.

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 11h37

hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à Razielle

Certes. Mais où donc aurais-je dit, écrit ou même pensé le contraire ? Nulle part. Ce ne sont que les insinuations et les surinterprétations effectuées par quelques fâcheux intervenants sur ce fil qui vous ont porté à croire que je pense comme ça, probablement. Relisez donc posément ce que j’ai écrit ici depuis hier : vous vous en rendrez vite compte.

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 11h45

sans_titre-3

Razielle

Much wow
répond à Itzig Finkelstein

Oui oui. C’est plus clair maintenant et sur le fond on est d’accord ;)

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 11h57

hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à Razielle

C’est une vieille technique éprouvée : faire dire tout et n’importe quoi à son contradicteur pour le décrédibiliser et le salir. Je crois que sur ce fil j’ai bien été servi, de ce côté-là ; -)

Publié le 03/09/2016 à 19h07

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LienRag

répond à Itzig Finkelstein

Interroger le statut réel des hébergeurs pour faire appliquer correctement la loi à ceux qui se comportent en pratique comme des éditeurs est une position rationnelle, même si fournir un CMS ne paraît certainement pas suffisant pour sortir du rôle d’hébergeur.
Par contre ce n’est pas du tout la position que vous défendez depuis le début, la preuve est les insultes que vous déversez sur zOOp qui est précisément un simple sysadmin de serveurs…

Et on est mal si le propriétaire de la maison ou voiture que je loue se considère (ou est considéré par la loi) responsable de ce que j’y consomme ou non des substances illicites, m’y masturbe ou non (y compris sur des images de Georges Bataille ou des textes de Sade) tant que je ne tache pas la moquette, y discute de choses non-consensuelles, y lis ou non l’histoire de la RAF ou « Al-Qaeda parle », ce qui semble être votre souhait et est en tous cas une tendance inquiétante qui se profile à l’horizon, en ligne ou hors-ligne.

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 19h15

hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à LienRag

Je vous ai clairement signifié congé dans mon commentaire précédent, que vous allez sans doute lire bientôt.

Maintenant je vous demande une seule chose : de bien vouloir relever les très nombreuses injures que l’administrateur système que vous citez a proférées envers moi sur ce seul fil de discussion, et de les comparer avec ce que j’ai pu dire de lui. Sur deux colonnes, hein.

Ce sera tout et cette fois pour de bon. Je ne discute pas avec des gens comme vous, point.

Publié le 02/09/2016 à 12h41

DiaboloSatanas

Fou du volant

La part maudite quoi ..

2 réponses
Publié le 02/09/2016 à 13h13

hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à DiaboloSatanas

Dieu reconnaîtra les chiens…

Publié le 02/09/2016 à 21h15

chao2

Xi Kang

A bas le commerce !
répond à DiaboloSatanas
wwwtttttrr

Elle a mauvaise réputation, mais de là à parler de « maudite »…

Publié le 02/09/2016 à 12h47

ciudad3

Elzévir.

Tisseur de volubilis

Coupez !

Publié le 02/09/2016 à 12h52

tao2bbd

jo le joker V.3

l’empire des sens contre-attaque

« je me demande aujourd’hui ce que penserait Georges Bataille de telles applications de ses théories »
et que penserait Breton des applications actuelles de ses théories lui qui prétendait que « L’ acte surréaliste le plus simple consiste, revolvers aux poings, à descendre dans la rue et à tirer au hasard, tant qu’ on peut, dans la foule »
on nage en plein sur-réalisme

1 réponse
Publié le 02/09/2016 à 13h12

hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à jo le joker V.3

Bataille était un pervers craignos et Breton un foutricule mondain.

2 réponses
Publié le 02/09/2016 à 13h54

tao2bbd

jo le joker V.3

l’empire des sens contre-attaque
répond à Itzig Finkelstein

Sur « la part maudite » de Bataille, j’avais lu’un article qui présentait l’oeuvre et qui m’avait déjà paru totalement abscons alors je me suis pas risqué à essayer de le lire

2 réponses
Publié le 02/09/2016 à 14h09

hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à jo le joker V.3

Je sais plus lequel de ses bouquins j’avais lu autrefois : il m’avait juste donné envie de gerber.

Publié le 04/09/2016 à 07h11

DiaboloSatanas

Fou du volant
répond à jo le joker V.3

Tu as tort celui la est intéressant justement , en plus qu’il ne parle pas du tout de cochonneries . : -)

Publié le 02/09/2016 à 14h48

DiaboloSatanas

Fou du volant
répond à Itzig Finkelstein

Oui mais Bataille avait quand même excuse il habitait Orléans .

1 réponse
Publié le 02/09/2016 à 15h48

hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à DiaboloSatanas

C’est pas une excuse, mais ça explique beaucoup ; -)

Publié le 02/09/2016 à 13h33

crouton6

inspecteur crouton

gros limier

Faire la pub de trucs dégueus en feignant de les dénoncer c’est pas très France Culture si ?

Publié le 02/09/2016 à 14h24

viva_zapata2

Caporal_Pancho

Hecho a mano

« Vous retrouverez Xavier de La Porte dès lundi. »
Chouette 8-)

Publié le 02/09/2016 à 14h50

DiaboloSatanas

Fou du volant
répond à Caporal_Pancho

Super !

1 réponse
Publié le 02/09/2016 à 17h10
panda_1

Joan Pirlouit

Léon est un gros naze
répond à DiaboloSatanas

Youpi !

1 réponse
Publié le 02/09/2016 à 22h48
hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à Joan Pirlouit
droopy-04_0

Je saute de joie.

Publié le 02/09/2016 à 21h24

tao2bbd

jo le joker V.3

l’empire des sens contre-attaque

Baudrillard avait évoqué le règne de l’ob-scène
« l’obscénité, c’est-à-dire la visibilité totale des choses, est à ce point insupportable qu’il faut y appliquer une stratégie de l’ironie pour survivre, sinon cette transparence-là serait totalement meurtrière »

1 réponse
Publié le 02/09/2016 à 22h50

hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à jo le joker V.3

« La dictature c’est le regard de l’autre »
(anonyme sur rue89 le 2 septembre 16)

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 00h07

tao2bbd

jo le joker V.3

l’empire des sens contre-attaque
répond à Itzig Finkelstein

et Sartre le plagiant a dit : « l’enfer c’est les autres »

Publié le 02/09/2016 à 22h26

A part ça la page wikipédia de Sade en fait un beau salaud, notamment de ce qu’il aurait mis en pratique sur des domestiques non-consentantes ses belles théories ; mais sachant à quel point wikipedia est infesté par les fafs, notamment sur les articles historiques, quelqu’un qui s’y connaît mieux que moi peut me dire si c’est vrai ou de la calomnie ?
Par ailleurs apparemment la « compagne » (si on peut utiliser ce mot dans ce cas précis) a publié son journal, mais je n’ai jamais réussi à trouver le titre… quelqu’un le connaît ?

1 réponse
Publié le 02/09/2016 à 23h09

hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à LienRag

C’est tout ce qu’il y a de plus vrai. Sade était un taré craignos de première magnitude. Une ordure, oui. Un immonde tortionnaire. Cf l’affaire Rose Keller. Entre autres. Y a que ces connards de surréalistes qui ont eu l’idée de redresser ses torts. Côté fantasmes pourris, ils étaient bien placés, faut dire. Certains d’entre eux tout du moins.

Publié le 03/09/2016 à 00h01
zed01gojulas

zoid

répond à Itzig Finkelstein

« Sade était un taré craignos de première magnitude. Une ordure, oui. Un immonde tortionnaire. »

Tiens, en fait je suis pas le seul à penser ça, c’est rassurant. La position « officielle » est que blablah c’était un provocateur génial blablah un visionnaire blablah une plume d’élite. En réalité, oui, une ordure, et encore c’est trop gentil.

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 00h23
hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à zoid

J’ai pour habitude de me forger une opinion tout seul. J’ai lu tout Sade. Mais un seul de ses livres suffit à qui n’est pas bouché à l’émeri, pour se rendre compte que le prétexte politique est l’alibi majeur de ce sujet. Son excuse aux yeux du monde en quelque sorte, à la décompensation de sa démence. Les fous sont parfois très convainquants et ils peuvent être dotés de grands talents. Artistiques, aussi. Si son œuvre a trouvé écho depuis sa publication par Pauvert, ce fut auprès d’un public bien particulier, qui rejetait de manière naïve la dictature bien réelle exercée autrefois par la chose religieuse, sur la société française. Lire Sade était en quelque sorte une manifestation de révolte et l’avouer publiquement était un tantinet audacieux. Enfin : l’audace des pieds tendres. Après, il y a peut-être aussi quelque chose de bien moins reluisant : aimer Sade c’est aimer ses pulsions mortifères, ses instincts tortionnaires, son jouir de la souffrance d’autrui. Aimer Sade c’est laisser libre court à son bourreau intérieur bien planqué. Aimer Sade c’est adhérer à sa propre psychose délirante larvée.

Après, honnêtement, sa prose est très surestimée. Il aligne bien ses lignes, point à la ligne. Il n’avait que ça à foutre (dans tous les sens), après tout.

Ah oui, j’allais oublier : il y a ça aussi. Le fait qu’il était de noble naissance fait souvent frémir la fibre du révolutionnaire de canapé. Ce rouge-là est bleu, dans le fond ; -)

2 réponses
Publié le 03/09/2016 à 00h47
zed01gojulas

zoid

répond à Itzig Finkelstein

Je ne suis pas aussi calé que vous sur Sade, merci pour les précisions intéressantes donc !
En fait je l’ai pris dans le pif tout simplement car les prostituées qu’il a mutilé, ce ne sont pas des affabulations. Et les types qui mutilent des prostitués (ou qui que ce soit, d’ailleurs), ne sont pas mes « amis »… (au plan plus perso, j’ai été aussi contraint de supporter un freluquet « poéte » qui racontait les « exploits » de Sade avec une admiration visible. Des soirées de merde, donc !)

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 13h25
tao2bbd

jo le joker V.3

l’empire des sens contre-attaque
répond à zoid

Sade c’est un cas particulier et extrême, mais personnellement, quand je lis un bouquin, j’ai pas spécialement envie que l’auteur devienne mon « ami », c’est un contact direct avec les mots, l’écriture.
d’ailleurs beaucoup d’écrivains ou poètes passionnants étaient des sales types comme Baudelaire ou Rimbaud, ou même Verlaine qui se baladait toujours avec un couteau dans la poche, prêt à embrocher n’importe qui dans ses mauvais moments,
Ces derniers ont oeuvré dans le « mal », mais même chez les apôtres du bien, y a des statues à déboulonner :
Sartre était un faux-cul, intellectuellement malhonnête, Voltaire qu’on nous a fait passer à l’école, pour la plus grande conscience qu’il y ait eu, pour l’être le plus tolérant, était aussi un type mesquin, ami des puissants, aimant l’argent et de plus, un antisémite virulent. Pour le dédouaner, on dit : tout le monde l’était à l’époque ; Oui, mais lui encore plus que les autres et pour un gus qui a écrit le traité de la tolérance et qui symbolise la lumière des lumières, ça la fout mal quand même.
comme dit Nick Tosches « on a trop tendance à oublier que nous sommes des putes et des esclaves »

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 17h24
zed01gojulas

zoid

répond à jo le joker V.3

En effet il y aurait matière à moult débats… J’avoue une passion pour Lovecraft, alors que je sais bien que c’était un raciste de m…
Oui, mais Cthulu.
Pour Sade, autant je comprends parfaitement les délires BDSM entre adultes consentants (et qu’il serait idiot « d’isoler » … du Sadisme, par définition), autant le coté « taillader une pauvre fille qui fait le trottoir » ca passe juste pas, mais c’est personnel, peut-être :)
Plus clairement, on a tous plus ou moins des penchants pour des auteurs ou artistes avec de grosses zones d’ombres : le tout est de les voir « en entier », le « monstre » et le génie, sans occulter l’un ou l’autre…

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 19h03
hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à zoid

Je ne sépare jamais la vie de l’artiste de son œuvre : c’est simple et ça économise des quantités considérables de gamberge pénible.

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 19h37
zed01gojulas

zoid

répond à Itzig Finkelstein

Voila. Pffft je suis désolé, n’étant pas de culture « classique » (littéraire), je m’exprime très mal… Je suis nettement plus calé en paleontologie, astronomie et « mélomanie » – ce qui n’est pas une tare, mais ca ne facilite pas les échanges : -/
En litterature, ma « force » est justement d’admettre mes (grosses) lacunes. Mais bon, ayant lu les définitif « 1984 », « Le meilleur des mondes » et « Ravage » à 12 ans, le reste a eu tendance à me sembler… un peu fade. Sans doute est-ce une erreur et il faut vraiment que je me remette aux bouquins :)

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 19h42
hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à zoid

Mon seul et unique diplôme c’est le permis de conduire : -)

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 20h09
zed01gojulas

zoid

répond à Itzig Finkelstein

Comme quoi l’important est de se cultiver soi-même : D

1 réponse
Publié le 03/09/2016 à 20h12
hilsenrath1

Itzig Finkelstein

génocidé
répond à zoid

Il suffit d’avoir l’esprit curieux et de se dire que quand on ne sait pas ci ou ça, on va se documenter sur ci et ça ; -)

Publié le 03/09/2016 à 04h47
1308657955982

z00p

sysadmin
répond à Itzig Finkelstein

« Les fous sont parfois très convainquants et ils peuvent être dotés de grands talents. »

Vous ne croyez pas si bien dire.

Saint-Etienne-du-Rouvray : jeu de pistes

 

 

Etant ingénieur d’études en informatique, conceptrice de systèmes d’information parmi les plus complexes, je ne suis certainement pas plus stupide qu’un journaliste, d’autant que durant toute ma scolarité brestoise, j’ai toujours été unanimement reconnue comme excellente en tous domaines, y compris les sports à ma portée.

Jeu de pistes, donc.

Rouvray, 1981 : découverte d’un corps décomposé, le gendarme Christian Jambert est chargé de l’enquête; c’est le début de la tristement célèbre affaire Emile Louis, liée à celle des torturées d’Appoigny.

Saint-Etienne-du-Rouvray, 2016 : assassinat dans son église du père Jacques Hamel.

De Rouvray à Saint-Etienne-du-Rouvray, il n’y a qu’un nom ou un prénom, Etienne, celui d’un saint.

Lequel ? Lesquels ?

Etienne Morel a pris la suite du Toulousain Christian Barthes à la tête de l’hôpital psychiatrique de Bohars, du CHU de Brest.

Il vénère un proxénète auxerrois ayant exploité des prostituées à Paris et dirigé très tôt ses activités vers Rouen.

Josette Brenterch, Julie Le Goïc et Sylvie Depierre-Zabel sont à son service.

Leurs bons amis rémois financés par mon Chinois de Thaïlande ont fait Charlie Hebdo.

Chérif Kouachi aurait pu être poursuivi pour détention d’images pédopornographiques dès 2010.

Les frères Abdeslam fréquentaient des prostituées.

Trois semaines avant de passer à l’acte, Mohamed Merah avait effectué un dernier voyage en Belgique.

Le 3 mars 2011, le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi avait publié un texte de Laurent Morillon de Montluçon sur un western des frères Coen, « True Grit », dédié à leur amie commune Emmanuelle Thomas, devenue toulousaine depuis quelques mois, pour ses scènes d’une violence inouïe, semblables à celle ouïe par les riverains d’une petite impasse caillouteuse de Bouloc le 14 février 2011 avant la levée du jour.

Chacun complètera comme il l’entend.

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20160810.AFP4143/assassinat-du-pere-jacques-hamel-un-homme-en-garde-a-vue.html

Prêtre assassiné: un homme en contact avec les tueurs en garde à vue

 

Prêtre assassiné: un homme en contact avec les tueurs en garde à vue
La maison à Pechbonnieu, à proximité de Toulouse, où a été arrêté un jeune jihadiste de 21 ans, le 10 août 2016 ((c) Afp)

 

Publié le 10 août 2016 à 11h17

 

Pechbonnieu (France) (AFP) – L’enquête sur l’assassinat du prêtre égorgé fin juillet à Saint-Etienne-du-Rouvray se poursuit dans le cercle relationnel des tueurs: un homme de 21 ans en contact avec les deux jihadistes a été interpellé lundi près de Toulouse et sa garde à vue a été prolongée mercredi.

Né le 17 août 1994, l’homme, interpellé à Pechbonnieu, une petite ville tranquille et résidentielle à une quinzaine de kilomètres au nord de Toulouse, est actuellement entendu dans les locaux de la SDAT (sous-direction antiterroriste) à Toulouse, selon des sources judiciaire et policière.

Sa garde à vue débutée lundi après-midi a été prolongée de 48 heures mercredi. Elle peut durer quatre jours, comme le prévoit la loi dans les affaires de terrorisme.

Selon une source policière, le jeune homme a eu des contacts téléphoniques avec les deux assaillants. Les enquêteurs, pour qui il n’était pas présent sur place le jour de l’attaque, cherchent à savoir s’il s’est rendu à Saint-Etienne-du Rouvray dans les jours précédents.

L’individu vit à Pechbonnieu avec sa mère et ses deux jeunes soeurs dans une grande maison blanche aux volets bleus, entourée d’un jardin en friches, selon les voisins de ce quartier encore en construction.

La famille y vivait plus ou moins cloîtrée: « Personne ne les connaissait », témoigne la voisine d’en face. « On ne les voyait pratiquement jamais », renchérit une autre femme, qui n’a « aperçu le garçon que deux ou trois fois ».

Les habitants du lotissement s’étonnaient que les volets fussent toujours fermés, confirme un jeune homme, qui a assisté à la descente lundi après-midi d’une dizaine de policiers cagoulés et de 7 à 8 autres le visage à découvert.

« J’ai regardé depuis une fenêtre, ils fouillaient toute la maison », a-t-il dit à l’AFP, « puis ils sont sortis avec un jeune cagoulé. Au début j’ai cru à une affaire de drogue puis j’ai vu que c’était du terrorisme« . « Les CRS m’ont intimé l’ordre de rentrer chez moi », a ajouté un autre voisin.

Depuis le début des investigations sur cet attentat inédit en France, les enquêteurs s’intéressent à l’environnement relationnel des deux tueurs du père Jacques Hamel, dont l’assassinat dans une église près de Rouen a été revendiqué par l’organisation jihadiste Etat islamique (EI).

Le 26 juillet, Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean, tous deux âgés de 19 ans, avaient pris en otage cinq personnes et tué le prêtre en pleine messe dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, avant d’être abattus par la police.

- Messagerie Telegram -

Les deux hommes, qui vivaient à 700 kilomètres de distance, avaient fait connaissance quelques jours avant leur passage à l’acte via la messagerie cryptée Telegram, l’un des moyens de communication préférés des jihadistes, en raison notamment de sa politique de confidentialité. Les enquêteurs étudient toujours le déchiffrement des messages envoyés par les tueurs.

Comme Petitjean, Kermiche était un habitué de Telegram. Il y avait décrit par avance le mode opératoire de l’attaque du 26 juillet, mentionnant « un couteau » ainsi qu’ »une église », et Petitjean y avait posté courant juillet une vidéo où il prêtait allégeance à l’EI et faisait état d’un projet d’action violente contre la France.

Dans cette affaire, un cousin d’Abdel Malik Petitjean, Farid K., a été mis en examen et écroué le 31 juillet. Né à Nancy, cet homme de 30 ans « avait parfaitement connaissance, si ce n’est du lieu et du jour précis, de l’imminence d’un projet d’action violente de son cousin », selon le parquet de Paris qui a ouvert une information judiciaire, confiée à des juges antiterroristes.

Plusieurs autres personnes, dont les noms sont apparus dans d’autres enquêtes, intéressent aussi à divers degrés les enquêteurs ou ont été mises en examen.

Magnanville (13 juin, deux morts), Nice (14 juillet, 85 morts) puis Saint-Etienne-du-Rouvray (26 juillet, un mort): en proie à une menace terroriste sans précédent, la France a subi en un mois et demi trois attaques jihadistes revendiquées par le groupe Etat islamique, plus de six mois après les attentats de Paris et Saint-Denis en novembre (130 morts).

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/08/10/2398891-attentat-saint-etienne-rouvray-homme-interpelle-toulouse.html

Publié le 10/08/2016 à 10:17

Le suspect interpellé près de Toulouse reconnaît s’être rendu à Saint-Etienne-du-Rouvray

 

Attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray

La maison de Pechbonnieu où la famille de Yassine S. vit depuis un an./ DDM C.L
La maison de Pechbonnieu où la famille de Yassine S. vit depuis un an./ DDM C.L

Saint-Etienne-du-Rouvray : jeu de pistes dans AC ! Brest image-zoom

De source officielle et confirmée à la rédaction de La Dépêche du Midi, un jeune homme né le 17 août 1994 a été interpellé ce lundi 8 août à Pechbonnieu, dans la banlieue nord de Toulouse, et placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray. Il a été arrêté devant chez lui lundi en début d’après-midi par les policiers de la SDAT, appuyés par les policiers de la BRI du SRPJ de Toulouse. Ce mercredi après-midi, sa garde-à-vue a été prolongée de 24 heures, a-t-on appris de source policière. Selon nos informations, le suspect a reconnu s’être rendu en Normandie pour 24 heures où il a rencontré au moins un des deux terroristes avant l’attaque de l’église. A l’issue de sa garde-à-vue, il devrait être transféré dans les locaux de la sous-direction anti-terroriste (SDAT) à Levallois-Perret.

Jusque-là inconnu des services de police et de renseignement, le jeune homme qui aurait brutalement basculé dans l’islamisme radical est interrogé depuis lundi après-midi par les policiers de la sous direction anti-terroriste de la police judiciaire à Toulouse.

Ce garçon, âgé de 21 ans, est soupçonné de s’être rendu à Saint-Étienne-du-Rouvray la veille de l’attentat commis le 26 juillet. Il aurait pu procéder aux repérages qui ont précédé la prise d’otage et l’assassinat du père Jacques Hamel.Les enquêteurs n’excluent pas toutefois qu’il aurait pu avoir l’intention de participer à l’attentat avant de finalement renoncer.

C’est l’analyse technique des téléphones utilisés par les deux preneurs d’otage, Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean, qui a permis aux enquêteurs de remonter jusqu’à cet individu : le jeune homme aurait en effet été en contact avec les deux assaillants, via l’application de messages cryptés Telegram notamment.

Ce mercredi, le jeune homme est toujours entendu à Toulouse par la Sous-Direction anti-terroriste. Dans le cadre des enquêtes liées au terrorisme, la garde à vue peut être prolongée jusqu’à 96 heures. Si les soupçons se confirment, ce garçon pourrait être transféré dans les locaux de la SDAT à Levallois-Perret mercredi soir ou jeudi.

Selon nos informations, le suspect interpellé appartient à une famille qui s’est installée à Pechbonnieu voilà seulement quelques mois, dans une maison achetée par une femme seule et mère de trois enfants, dans le cadre d’un parcours sécurisé d’accession à la propriété. On ignore pour l’instant où résidait cette famille avant son arrivée dans la banlieue toulousaine.

Il ne s’agit pas de la première arrestation à laquelle ont procédé les services anti-terroristes dans le cadre de cette affaire. Le 31 juillet, un cousin d’Abdel Malik Petitjean, Farid K., a été mis en examen et écroué. Né à Nancy, cet homme âgé de 30 ans « avait parfaitement connaissance, si ce n’est du lieu et du jour précis, de l’imminence d’un projet d’action violente de son cousin », selon le parquet de Paris qui a ouvert une information judiciaire, confiée à des juges antiterroristes.   Plusieurs autres personnes, dont les noms sont apparus dans d’autres enquêtes, intéressent aussi à divers degrés les enquêteurs ou ont été mises en examen.

Le mardi 26 juillet dernier, une prise d’otages avait eu lieu en pleine messe dans une église de cette commune de Normandie, où un prêtre, le père Jacques Hamel, avait été égorgé par les preneurs d’otages. Cet attentat avait été revendiqué par Daesh.

JEAN COHADON AVEC CLAIRE RAYNAUD

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/08/10/2398929-suspect-interpelle-la-famille-vivait-cloitree-chez-elle.html

Publié le 10/08/2016 à 15:16, Mis à jour le 10/08/2016 à 15:23

Suspect interpellé : «la famille vivait cloîtrée chez elle»

 

Attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray

Légende photo : Le suspect interpellé vivait reclus avec sa famille dans cette maison, à Pechbonnieu. / DDM Claire Raynaud - DDM Claire Raynaud
Légende photo : Le suspect interpellé vivait reclus avec sa famille dans cette maison, à Pechbonnieu. / DDM Claire Raynaud DDM Claire Raynaud

image-zoom dans Action Directe

Que sait-on sur Yassine S., interpellé lundi 8 août en début d’après-midi à Pechbonnieu et suspecté d’avoir été en contact avec les deux assaillants de l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray ?

Agé de 21 ans, ce jeune homme est décrit par ses voisins comme un personnage plutôt « sauvage », comme les autres membres de sa famille. « Il s’est installé à Pechbonnieu avec sa famille il y a un an pile, avec sa mère et ses deux soeurs », témoigne l’un d’entre-eux.

« Cette famille vivait complètement cloîtrée chez elle. Les volets étaient fermés en permanence, le jardin qui n’est pas entretenu, est vite devenu une forêt vierge. Lors de la fête de quartier, c’est la seule famille qui n’a pas répondu présente. Tous les habitants du quartier étaient là, sauf eux », ajoute un autre. « Cette famille limitait au maximum les contacts avec le voisinage et ne recevait quasiment jamais de visite », raconte une maman du quartier.

« Il ne disait jamais bonjour »

D’après les riverains, la mère est divorcée et le jeune suspect est le fils aîné de la fratrie. Ses petites sœurs (l’une est une jeune adulte, l’autre une lycéenne scolarisée à Toulouse) sont décrites comme « polies » par le voisinage. La mère, elle, est en revanche loin de faire l’unanimité. « Elle a engueulé plusieurs fois les enfants qui jouaient dans la rue », se souvient une voisine. « Elle a fait pleurer ma fille parce que notre chat aurait fait ses besoins dans leur jardin, alors qu’il ressemble à un terrain vague et qu’il n’a jamais été tondu en an », se plaint une autre.

Quant au suspect actuellement en garde à vue à Toulouse, « il ne disait jamais bonjour, ne saluait personne et avait en permanence des écouteurs sur les oreilles », souligne un autre voisin.

Les voisins, en tout cas, sont unanimes pour dire que le jeune Yassine, d’origine maghrébine, ne présentait aucun signe extérieur de radicalisation. « Comme tous les membres de sa famille, il était vêtu à l’européenne, conclut un riverain. Sa maman et ses soeurs ne portent pas de voile et elles étaient plutôt, elles, aussi habillées à la mode. »

Claire Raynaud et Anne Aguer

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/faits-divers/20130529.OBS1025/le-dernier-voyage-de-mohamed-merah-en-belgique.html

Le dernier voyage de Mohamed Merah en Belgique

 

Le dernier voyage de Mohamed Merah en Belgique

Des documents et des photos, comme celle-ci, dévoilées par France 3 Midi-Pyrénées, montrent que Mohamed Merah était dans le viseur des renseignements français depuis 2006. (France 3 Midi-Pyrénées)

 

Trois semaines avant de passer à l’acte, le tueur de Toulouse et Montauban aurait rendu visite à Abou Jaber, éminence grise d’une cellule djihadiste bruxelloise.

 

 

Mohamed Merah pourrait avoir été chercher du soutien en Belgique. Selon des informations révélées par « Le Parisien » (article payant), trois semaines avant de passer à l’acte, l’auteur des tueries de Toulouse et Montauban aurait passé une journée avec Abdelkader el-Farssaoui, alias Abou Jaber, un Marocain vivant en Belgique et interrogé par la justice belge dans le cadre d’une enquête sur une cellule djihadiste de Bruxelles.

Décrit comme l’éminence grise du groupe, Abou Jaber est un proche de Mohamed Achamlane, dit Abou Hamza, le leader du groupe terroriste niçois Forsane Alizza, démantelé peu après les tueries de Mohamed Merah. C’est par l’intermédiaire de ce dernier que le tueur de Toulouse et Montauban lui a rendu visite, selon les déclarations d’el-Farssaoui à la justice belge.

Des liens étroits entre Merah et la Belgique

Mais pourquoi Merah a-t-il fait cet étrange déplacement ? Non pas pour parler de son projet meurtrier mais pour échanger sur sa vision curieuse de l’islam, selon Abou Jaber. « Il m’a notamment dit que la première femme qu’il aurait serait une femme du paradis », assure-t-il. Merah évoque néanmoins brièvement ses voyages en Afghanistan et au Pakistan. Ce nouvel élément est d’autant plus troublant que ce n’est pas la première fois que la Belgique apparaît dans le dossier, relève « Le Parisien ».

Pas moins de 22 numéros belges ont été relevés sur les factures téléphoniques de Merah, dont l’un correspond à une prostituée bruxelloise, ex-épouse d’un caïd local. En 2006, Merah se serait également rendu dans le plat pays avec Sabri Essid, un ami toulousain condamné en 2009 pour son appartenance à une filière jihadiste irakienne. Enfin, Moez Garsallaoui, un cadre d’Al-Qaïda soupçonné d’avoir formé Merah au Pakistan, a longtemps vécu à Bruxelles, dans les années 2000 avant d’être abattu à l’automne dernier près de la frontière afghano-pakistanaise.

L'Obs

L’Obs

Journaliste

 

http://www.radicalparty.org/fr/content/le-vrai-roman-noir-des-disparues-de-l%E2%80%99yonne

LE VRAI ROMAN NOIR DES DISPARUES DE L’YONNE

Elsa Vigoureux
Le Nouvel Observateur

Depuis l’arrestation d’Emile Louis, Auxerre ose se souvenir

Il y a les faits. Il y a aussi ce silence: cette chape de plomb qui s’abat sur une petite ville, cette omerta qui lie des notables et sur laquelle butent les bonnes volontés. On les a appelées “les disparues de l’Yonne”: violées, torturées, assassinées… “Disparues”, parce que ceux qui avaient pour devoir de les chercher n’ont pas voulu voir, entendre. Elsa Vigoureux a remonté la piste des victimes et des bourreaux. Au fil des témoignages et des procès-verbaux surgissent d’étranges coïncidences. Un voyage dans un coin de France qui a basculé dans l’horreur

Elle parle aussi vite qu’elle courrait pour s’enfuir. Huguette s’excuse, mais ce Dunand l’a tuée “de la tête aux pieds”. En plus de ça, elle a cette trouille qui lui serre le ventre: “Faire attention à la peau de mes deux gosses.” Elle a bien écrit au juge d’application des peines, le suppliant d’interdire à Claude Dunand de mettre les pieds dans le département où elle habite. Parce qu’il est “libre comme l’air maintenant, hein”. Condamné en 1991 pour tortures et actes de barbarie à la prison à perpétuité, Claude Dunand a été remis en liberté en juin 2001. Et le juge n’a pas répondu à Huguette. “Même pas une lettre. Pourquoi?” C’est la panique, elle hache son discours, le ponctue de “y a trop de protections dans cette affaire… Ils sont tous véreux à Auxerre”. Son histoire, c’est une pièce du puzzle dans l’affaire des disparues de l’Yonne. Huguette en est convaincue. Ces sept filles qui ont disparu à la fin des années 70 étaient comme elle des enfants de l’Assist -ance publique. Et Huguette a même connu l’une d’entre elles au foyer de Montmercy. L’un de ces établissements par où passait Emile Louis dans son car de ramassage scolaire des Rapides de Bourgogne. “Des hasards, il y en a trop…” Huguette patauge dans le souvenir qui n’en finit plus de déborder de sa mémoire ouverte. Elle raconte, elle raconte. “Parler, c’est se battre, non?”
Huguette avait quitté les foyers de la Ddass tout en restant sous sa tutelle, lorsqu’en 1983 elle a trouvé du “travail”. Une petite annonce. Un coup de fil. Une rencontre. Et c’est chez Claude et Monique Dunand, allée des Violettes à Appoigny, que la jeune femme atterrit en octobre 1983. Un homme lui enchaîne les pieds et les mains pendant qu’un autre lui jette une couverture sur la tête. Et les deux l’attachent à un tuyau. Avant de la fouetter. Le lendemain, Claude Dunand la viole. Et la laisse plusieurs jours, nue, sans eau ni nourriture. Son premier tortionnaire, un Allemand, qui se fait appeler Helmut. Il la flagelle, lui introduit des aiguilles dans les seins et dans les fesses, qu’on ne lui ôtera que le lendemain. Un autre prend plaisir à la regarder boire son urine. En tout, une trentaine d’hommes la torturent. “Des gens haut placés, venant de Paris, de Lyon…”, se souvient Huguette. C’est 500 francs la pose d’écarteur dans le vagin. Et l’argent est directement reversé à l’Organisation. Dunand lui perfore les lèvres vulvaires avec des épingles à nourrice qu’il attache à ses cuisses. Lui introduit des objets dans l’anus jusqu’à le lui déchirer. Lui brûle les seins avec un tournevis rougi, dessine sur l’un d’eux une croix gammée. Et lui envoie des décharges de courant électrique dans la poitrine. Les plaies s’infectent. Claude Dunand fait venir un ami médecin. Qui soigne des plaies, juste ça. Et repart avec sa malette, comme il est arrivé. “C’est normal, ça?” Huguette n’a pas vu le visage de cet homme-là, elle avait une cagoule sur la tête.
Mais Dunand n’en avait pas assez. Trois mois plus tard, il lui fallait une autre fille. Ce sera Mickaëlla, pupille de la nation. Ces filles-là, c’est mieux que les autres. Plus pratique, puisqu’elles n’ont pas de famille. Et la Ddass a bien trop à faire, elle ne les suit pas à la trace. Ancienne élève de l’Apajh (Association pour Adultes et Jeunes Handicapés), Mickaëlla a fréquenté l’Institut médico-éducatif Grattery, que dirige le réputé “intouchable” Pierre Charrier. Que quatre des sept jeunes filles disparues ont aussi fréquenté à la fin des années 70. Le 17 janvier 1984, la jeune femme est enchaînée aux quatre madriers formant une croix de Saint-André dans le sous-sol du pavillon d’Appoigny. Dans une cellule, au fond d’une pièce où les fenêtres sont obstruées par des journaux et de la laine de verre, juste meublée d’un sommier en fer et de deux tables. Sur l’une d’elles, un carton rempli de phallus artificiels en bois et en caoutchouc, de pinces à linge, d’aiguilles à tricoter, de bougies, de deux tubes de vaseline et d’une pince-crocodile. Mickaëlla, soumise comme Huguette à l’Organisation. Une mystérieuse formation, par le biais de laquelle plusieurs filles avaient été vendues aux enchères comme esclaves, alors que d’autres étaient mortes. C’est ce que racontait Dunand.
Quelques jours plus tard, Huguette parvient à s’enfuir. C’était un vendredi. Son médecin traitant a averti le procureur de la République, René Meyer. “J’ai tout raconté aux flics, le soir même. Je leur disais qu’il y avait Mickaëlla, qu’il fallait la libérer vite. Ils ne me croyaient pas.” Ce qui aurait donc laissé à Dunand le temps de passer quelques coups de fil à l’Organisation pour prévenir qu’Huguette avait fui. Et la police locale n’a débarqué que le lundi dans le pavillon d’Appoigny. Elle a interpellé Claude et Monique Dunand, libéré Mickaëlla, saisi tout le matériel. Et des carnets d’adresses, “dont l’exploitation ne permettait pas de retrouver d’autres tortionnaires”, selon les enquêteurs du SRPJ de Versailles, qui ont repris l’enquête. Ils n’identifieront donc que trois clients: Georges Ethievant, Paul Lefort et Joseph Quiock. Les deux premiers seront mis en examen. Paul Lefort, qui avait reconnu les faits, sera retrouvé mort en avril 1984. Ce qui lui a tout juste laissé le temps de parler aux enquêteurs d’une “fille”, dont le tortionnaire d’Appoigny assurait s’être débarrassé. Georges Ethievant, qui avait connu Dunand au Club des Genêts d’Or à Paris, mourra en 1990, peu avant sa comparution en cour d’assises. Lors de l’instruction, il a nié avoir conseillé à Dunand de faire disparaître l’essentiel des carnets d’adresses. Quant à Quiock, il s’était déclaré étranger à tous ces faits, et avait même fourni de solides alibis: attestations de ses proches signifiant qu’il n’avait pu se trouver dans l’Yonne les jours où il était à Paris avec eux. Forcément. Cet ingénieur au centre de formation de la Marine nationale est donc toujours vivant. Monique, la femme de Claude Dunand, elle, a fait une chute mortelle dans ses escaliers.
A l’époque, l’affaire d’Appoigny intéresse beaucoup un homme à Auxerre. C’est le gendarme Jambert, un enfant de la Ddass lui aussi. Qui s’acharne alors à comprendre comment sept jeunes filles ont pu se volatiliser entre 1977 et 1979. C’est en 1981, quand il retrouve à Rouvray le cadavre d’une jeune femme, pupille de la nation, que commence son enquête. La dernière personne qui avait vu la victime, c’était un certain Emile Louis. Et Jambert s’aperçoit bien vite que ce chauffeur de car connaît chacune des sept disparues. L’affaire d’Appoigny, “il aurait aimé bossé dessus, raconte aujourd’hui son fils. Pour lui, tout ça avait quelque chose à voir avec l’affaire de ces sept filles mystérieusement disparues. Mais personne ne l’écoutait à l’époque. Ni au tribunal ni à la gendarmerie”. Rendue en 1984, l’enquête préliminaire du gendarme restera d’ailleurs introuvable pendant les douze années suivantes.
Pour Jambert, cela ne faisait pas de doute: Claude Dunand et Emile Louis avaient des amis communs. Tous deux ont vécu dans le même village, à Migennes. Puis travaillé au même endroit, à la gare routière d’Auxerre. Et des enquêteurs de l’époque affirment aujourd’hui que “les clients de Dunand sont les mêmes que ceux qui manipulent la justice auxerroise”. Derrière Emile Louis et Claude Dunand, des notables, des gens bien installés au cœur des institutions, qui tiennent à leur place et qui participent, au moins par leur silence, à l’impunité. Emile Louis l’a lui-même répété à plusieurs reprises au cours de ses auditions: “On veut me faire porter le chapeau, mais à Auxerre, il se passe de drôles de choses…” De la Ddass à l’Apajh, en passant par le tribunal de grande instance ou la gendarmerie d’Auxerre, personne ne s’est inquiété du sort qu’ont pu subir les disparues d’Auxerre. On a simplement apposé la mention “fugue” au bas de leurs dossiers. Aux personnels des établissements qui s’interrogeaient, on répondait que les fuites étaient signalées aux autorités. Faux. “Il ne fallait pas qu’on s’en mêle, raconte une éducatrice. C’était quasiment devenu interdit de parler de ces filles.”
Et c’est justement un membre du comité de gestion au CAT (Centre d’Aide par le Travail) de Mézilles, Georges Fritsch, ami d’un des fondateurs de l’Apajh, Georges Decuyper, qui s’improvise visiteur de prison en 1989. Cet ancien curé crée la Fraternité Notre-Dame, une association de réinsertion pour détenus, qui s’occupe aussitôt de Claude Dunand. Georges Fritsch écrit au garde des Sceaux, Pierre Arpaillange, en décembre de la même année: “Je profite de mes vieilles et excellentes relations avec Jean-Pierre Soisson, pour vous atteindre directement, de façon certaine.” Et demander la libération de Dunand ainsi qu’une subvention de 200000 à 220000 francs pour les besoins de l’association. Alors ministre du Travail, Jean-Pierre Soisson intervient même auprès d’Arpaillange et informe Georges Fritsch en juin: “Je note avec plaisir que votre dossier est en cours de constitution et j’espère vivement que vous obtiendrez l’aide financière souhaitée.” Fritsch a l’argent, Dunand retrouve sa liberté jusqu’à son procès. Puis l’ancien curé disparaît de l’Yonne. On retrouve quelques documents dans son local paroissial, dont des invitations à des “soirées Q”. En 1991, le tortionnaire Dunand est jugé et condamné à la prison à perpétuité. Et depuis juin 2001, il est à nouveau libre.
1992, un an à peine après l’affaire d’Appoigny: Pierre Charrier est condamné à six ans de prison ferme pour viol à répétition pendant un an sur une jeune fille déficiente mentale, élève d’un centre de l’Apajh que dirige sa femme, Nicole. Pierre Monnoir est alors adhérent de l’Apajh. Il avait un frère handicapé à l’époque. Et toutes ces histoires lui chauffent les oreilles: Appoigny, la rumeur de ces disparitions, et maintenant ces viols. Il s’en pose, des questions. “Que fait tout ce petit monde intouchable? Ça se passe sous leurs yeux et ils ne disent rien? Les filles disparues, ce ne sont pas des mobylettes. Il s’agit d’êtres humains!” Il demande des comptes. A Alain Drouhin, président de l’Apajh et ancien chef de cabinet du maire Jean-Pierre Soisson. A Nicole Charrier, alors conseillère municipale sur la liste de Soisson. Amie d’Emile Louis, aussi. Toujours prête à lui rendre service: lorsque le chauffeur de car est jugé en 1983 pour attentats à la pudeur sur les gamins de la Ddass confiés à sa femme, Nicole Charrier se porte spontanément témoin de moralité pour lui.
On le prévient, Monnoir: ses insinuations pourraient bien se traduire en diffamations devant la justice. Alors, qu’il passe l’éponge sur tous ces doutes, et on n’en parle plus. Mais l’homme n’est pas du genre à se taire. Plutôt de ceux qui revendiquent le droit de comprendre. Un parent de handicapé, juste ça. Il crée alors l’ADHY (Association de Défense des Handicapés de l’Yonne). Et le voilà, ramant à contre-courant, qui se heurte à “un système puissamment verrouillé, un silence en béton armé”. A la Ddass, au tribunal, dans les cabinets d’avocats, on lui claque les portes au nez. Partout, on lui dit qu’il est “parano”. A la plainte déposée en 1996, la justice répond par une ordonnance de non-information. Il reçoit des coups de fil anonymes, des menaces de mort. Pierre Monnoir “découvre l’omerta auxerroise”. On le traite de “fou”. Il n’y a pas d’affaire dans la région: pas de corps, pas de crime. C’est tout. Et la presse locale enfonce le clou: “On peut simplement affirmer que des filles ont disparu et n’ont pas été retrouvées. Rien d’autre.”
Il faut attendre juillet 1997 pour que la cour d’appel de Paris ordonne l’ouverture d’une information judiciaire pour “enlèvements et séquestrations arbitraires”. Une reconnaissance, si posthume soit-elle, pour ces sept jeunes filles disparues dans le pire des mépris. Comme un hommage aussi pour le travail de Jambert. Il s’est tiré une balle dans la tête un dimanche d’août 1997. Mais finalement, il avait raison: toutes les pistes mènent au même homme. Emile Louis est arrêté en décembre 2000. Et le champ des recherches s’élargit enfin à celui des responsabilités. A la nomenklatura locale de ramer; cette fois, le courant s’inverse. Et le journal “l’Yonne républicaine” plonge: “La presse parisienne est insatiable. […] Il lui faut du scandale, du vrai, politico-judiciaire de préférence. […] Des politiques pourraient être mouillés. Bonjour l’imagination! L’appareil judiciaire et les institutions sont déjà condamnés avant d’avoir été entendus. Il ne reste qu’à épingler Soisson, Henri Nallet ou Guy Roux. L’affaire des disparues aura alors vraiment de l’allure.”
De rapports en enquêtes, les institutions révèlent pourtant leurs manquements. La disparition dans le tribunal de la quasi-totalité des dossiers clos par un non-lieu entre 1958 et 1982 n’est pas une invention. De quoi “semer le doute sur la manière dont le parquet a traité les affaires relatives à la disparition de mineurs ou de jeunes filles majeures dans des conditions suspectes”, comme en convient le procureur de la République d’Auxerre, Marie-Suzanne Le Quéau. Les avocats de la ville estiment qu’une “telle situation est inimaginable”. Comme s’ils refusaient d’y croire. D’ailleurs ils préfèrent ne pas en parler, “personne n’a le temps de s’arrêter là-dessus”. Partout dans la ville, la même attitude. “Parce qu’Auxerre, c’est une ville fermée, si étouffante qu’on se sent oppressé, raconte une ancienne habitante, ex-employée de l’Apajh. Je n’avais qu’une envie, c’était de me tirer de là.” Fuir le souvenir. Le silence est une habitude si confortable, qu’on s’en voudrait de le rompre. Alors “les gens se cachent pour acheter le livre sur l’affaire des disparues (1)”, raconte Pierre Monnoir. Et les questions démangent quelques habitants. Comme cette dame qui a attendu vingt ans avant d’oser demander par courrier au procureur de la République des nouvelles de l’affaire Lucette Evain. Il a fallu l’y pousser. “Je n’ai jamais su de quoi elle était morte, et j’y pensais tout le temps.”
Son corps avait été retrouvé sur un terrain vague en 1970, pas loin du siège des Rapides de Bourgogne, où travaillait déjà Emile Louis. Et alors? C’est une enfant de la Ddass, on boucle l’enquête: elle s’est suicidée. Aujourd’hui, impossible de remettre la main sur la procédure, impossible de retrouver le rapport d’autopsie. En 1979, c’était au tour d’Elisabeth Fontaine. Mystérieusement volatilisée. On retrouve sa voiture sur un parking, au bord de l’Yonne. A la fourrière, direct. Pas d’enquête, rien. Les parents de la jeune fille écrivent au procureur de l’époque. Deux fois, et pas une réponse. Le dossier est refermé, Elisabeth n’allait pas bien, elle a dû vouloir en finir. C’est plus simple comme ça. Même scénario pour Marie-Angèle Domece, encore une jeune fille de la Ddass, disparue le 8 juillet 1988. Affaire classée. Et oubliée. Sylvie Baton, Joanna Parish et Danièle Bernard ont été assassinées en 1989 et 1990. Les circonstances de leurs morts restent non élucidées. Et ce ne sont là que quelques exemples.
Les souvenirs remontent à la surface d’une eau opaque et sale. Une matière visqueuse, qui vous colle à la mémoire. “On ne mange plus, on ne dort plus, on ne pense plus qu’à ça, raconte une ancienne employée de l’hôpital psychiatrique d’Auxerre. Et on s’interroge, on culpabilise: ai-je été le témoin aveugle d’un ignoble manège?” Tous ces médecins qui se retrouvaient si souvent au restaurant le Saint-Fiacre, à Appoigny. A 100 mètres à peine de l’allée des Violettes, où résidaient Claude et Monique Durand. Oui, c’est sûrement le hasard s’il était tenu par un ancien proxénète. Celui-là même sous la protection duquel Monique Dunand s’était prostituée un temps à Auxerre. Un type qui fréquentait aussi le Nicky Bar, où Emile Louis avait ses habitudes. Et où Françoise Lemoine, l’une des sept jeunes filles portées disparues, avait été embauchée comme serveuse. Mais ce ne sont que des coïncidences.
A l’hôpital, c’est le docteur Dumeige qui a dirigé le service jusqu’en 1985. Il est le beau-frère de l’avocat de Nicole Charrier, adjoint au maire sous le dernier mandat de Jean-Pierre Soisson. “Il parlait de sexe toute la journée, confie l’ancienne employée de l’hôpital. Tout ce qui l’intéressait, c’était de savoir si les femmes baisaient bien… Et il y avait bien cette rumeur dans le service: on disait qu’il organisait des soirées coquines pour les notables de la ville, dans une pièce attenante à son domicile de l’hôpital.” Puis Dumeige est mort. Un jour de l’automne 1985, des amis ont frappé à sa porte. Il a mollement accepté d’aller faire un tour de planeur. Mais avant de s’envoler, Dumeige a bu le café avec eux. Et le docteur a eu un accident. Cause du décès: l’homme s’est endormi dans son cockpit. C’est vrai que ça peut arriver à tout le monde de mourir brutalement.
Le docteur Chauveau reprend le service à l’hôpital d’Auxerre. Il est aussi le psychiatre de l’institut médico-éducatif des Brions, à Tonnerre. Ce centre pour enfants handicapés dont on entendait un peu parler parce que des parents avaient déposé une plainte auprès du juge Bourguignon à Auxerre pour séquestration et coups et blessures. Elle n’a d’ailleurs jamais abouti. Mais c’est dans le service fermé du docteur Chauveau qu’un père a retrouvé son enfant autiste, élève des Brions, attaché. La peau du dos, des bras, arrachée. Et c’est des Brions encore que venait Martine B., cette jeune fille que Chauveau avait fait hospitaliser. “Elle n’avait rien à faire là, raconte une infirmière. Elle était autonome et ne souffrait d’aucun trouble psychique.” Ce à quoi Chauveau répondait qu’il la gardait “par humanité, et en attendant qu’elle trouve un placement”. Les semaines ont passé. Jusqu’à ce que Chauveau annonce enfin, en réunion de synthèse, que “la sortie de Martine B. est prête”. Elle s’en va dans une maison de retraite à Vézelay. Yvan l’infirmier l’accompagnerait là-bas, donc? En fait, pas exactement. Parce que Chauveau a organisé les choses à l’avance: “C’est M…, son tuteur, qui la prendra à mi-chemin.” Voilà. Disparue, Martine B.
L’infirmière encore: “C’est vrai qu’il se passait des choses bizarres dans ce service. On voyait des malades entrer au service libre, et finir au service fermé. Notre boulot, normalement, c’est d’instaurer le processus inverse. Et à Auxerre, un long séjour, ce n’était pas trois mois comme ailleurs. Mais trois ans. Il fallait la fermer. Les médecins étaient souverains.” Celui qui remettait en question leur décision, on l’étiquetait “fou”. C’est ainsi que le silence a fait son nid à l’hôpital. Que personne n’a pris la moindre initiative lorsque Chantal C., patiente au service fermé, est partie en permission chez ses parents un week-end et qu’elle n’est jamais revenue. Mais une assistante sociale et des infirmiers “prétendument bien informés” affirmaient que Chantal C. avait rejoint un “réseau de prostitution”.
Chauveau, un type humain, collectionneur d’armes. De femmes, aussi. Des patientes, le plus souvent. Qui se baladait dans les couloirs, le regard caché derrière des lunettes noires. Une fiole de whisky toujours enfouie dans les poches de sa blouse blanche. Il avait un tas d’amis. Comme ce type, condamné dans une affaire de trafic de diamants. Pendant qu’il purgeait sa peine, le psychiatre a pris sa femme en charge. La pauvre était un peu déprimée, atteinte d’un cancer en plus. Un lit à l’hôpital, ça lui permettrait de prendre de la distance, de se reposer un peu. Et puisqu’il est psychiatre, Chauveau peut bien lui prescrire quelques médicaments. Quand les policiers sont venus l’interroger, l’épouse du trafiquant ne pouvait aligner trois mots.
En fait, tous ces souvenirs, c’est à cause de l’histoire d’Anna, une femme d’origine polonaise. Ces détails laissés au hasard du passé qui resurgissent, et s’emboîtent aujourd’hui. Parce que les gendarmes ont convoqué Anna en janvier 2002. Ils ont retrouvé trace de sa plainte pour séquestration dans leurs ordinateurs. Ils voulaient des précisions, parce que son dossier fait partie de ceux qui ont mystérieusement disparu du tribunal. Elle leur a raconté, Anna. Qu’à l’époque elle vivait avec un médecin de Sens, avec qui elle a eu un enfant. Qu’ils avaient pris la décision de se séparer au milieu des années 80. Mais la rupture était difficile, et Anna a été envoyée trois semaines dans le service libre de l’hôpital psychiatrique d’Auxerre. Le docteur Strutzik, un psychiatre d’origine polonaise comme elle, a voulu lui donner un coup de main. Il l’a présentée à l’un de ses collègues qui avait besoin d’une employée de maison pour garder ses enfants. Anna a travaillé chez lui. Jusqu’à ce que Strutzik débarque un soir, accompagné d’un infirmier. Ils l’ont embarquée sous la menace d’une seringue. Placée au service fermé. Matraquée de neuroleptiques, au point de frôler l’accident cardiaque dans la nuit. Un internement irrégulier qu’il a fallu maquiller le lendemain.
Heureusement que tout le monde se connaît bien et qu’on se serre les coudes, à Auxerre. Parce qu’il n’y a qu’un médecin extérieur à l’établissement hospitalier qui soit habilité à produire un certificat d’internement. C’est donc le docteur Dessens, le médecin qui “semait la terreur” dans les centres de l’Apajh où il travaillait, marié à une psychiatre de l’hôpital, qui a eu la gentillesse d’antidater un acte pour régulariser la situation d’Anna. Quelques semaines plus tard, Chauveau a intégré Anna au service libre. Elle allait bien, elle aurait pu sortir. Mais le chef du service préférait la garder. Comme Martine B.: “Par humanité”. Et il a même engagé une procédure de mise sous curatelle. Pour la protéger, bien entendu. Il l’aimait bien, il lui passait toujours la main dans les cheveux. Et en réunion de synthèse il présentait le projet thérapeutique mis en place pour cette patiente: “La meilleure solution, c’est d’envisager un retour en Pologne.” Anna a pris la fuite un jour pendant que Chauveau faisait sa sieste comme à son habitude jusqu’à 16 heures. C’est d’ailleurs sûrement une coïncidence encore si l’employée de l’hôpital qui a aidé Anna a justement retrouvé les vitres de son appartement brisées un soir de cette semaine-là. Avec un plomb au milieu de son salon.
Anna a déposé une plainte auprès du procureur de la République, René Meyer. Classée. Puis une autre, auprès du juge Bourguignon. L’enquête a été menée avec une célérité exemplaire: le docteur Dessens n’a pas été entendu, et Chauveau n’avait pas beaucoup de temps, alors son procès-verbal est un peu court. Le docteur Strutzik a quant à lui avoué les faits. Il a été mis en examen en 1989 pour séquestration arbitraire, coups et blessures par destination, faux et usages de faux en écriture. Une confrontation devait avoir lieu. Le juge Bourguignon l’a reportée. A jamais. C’est qu’il avait sûrement d’autres chats à fouetter: Danielle Bernard est retrouvée morte le 8 juillet de la même année dans son appartement. La tête rouée de coups de tisonnier, le corps lardée de coups de tournevis. Elle était infirmière à l’hôpital psychiatrique, dans un service délocalisé à Appoigny, qui recevait des enfants et adolescents dans l’attente d’un placement. La Ferme, ça s’appelait. Danielle Bernard était à ce repas champêtre auquel s’est joint le docteur Chauveau, la veille de son meurtre. Quand la police est arrivée au domicile de l’infirmière, il y avait déjà foule autour du cadavre. Des journalistes, un magistrat et l’ex-belle-mère de la victime, conseillère municipale sur la liste de Jean-Pierre Soisson. Impossible de prélever le moindre indice. Le procureur de la République de l’époque, Jacques Cazals, a classé le dossier sans suite.
Plus qu’un simple fait divers, le dossier des disparues de l’Yonne est bel et bien l’affaire d’un système. Sept disparues, et vingt ans de puissant silence auquel la justice a lâchement consenti. Une fois Emile Louis interpellé, on ne pouvait plus ignorer la scandaleuse inertie des institutions, vingt années d’indifférence, d’inaction. “L’inefficacité de la justice”, cet “échec patent”, cette “déficience institutionnelle”, Marylise Lebranchu, garde des Sceaux, devait tenter d’y mettre un terme. Agir. Alors, en mars 2001, elle a convoqué la formation disciplinaire du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM). Le linge sale, on le lave d’abord en famille. Publiquement, quand même.
2002, mi-mars. Quatre magistrats en poste à Auxerre de 1979 à 2000 sont convoqués par leurs pairs: deux procureurs, René Meyer et Jacques Cazals; deux substituts, Daniel Stilinovic et Bertrand Daillie. La République ouvre les lourdes et épaisses portes de la première chambre civile de la Cour de Cassation. Quelques petites gens venues de la terre icaunaise en ont le vertige. “C’est beau ici.” Toutes ces dorures, ces sculptures sur les murs. Au plafond, des peintures. Le grand jeu: “Le CSM n’est pas un tribunal, mais une institution disciplinaire.”
Les failles de la justice, on va les voir. On va dire qu’il s’agit d’un scandale judiciaire. Et peut-être même qu’ils auront honte, ces magistrats qui n’ont rien vu ou rien voulu savoir. Voilà ce que les gens attendent sur leurs bancs. Ils vont être déçus. René Meyer n’a pas daigné se déplacer. “Désolé”, il avait un voyage prévu de longue date. Quant aux autres, leurs discours sont prêts. Ficelés. Bertrand Daillie et Jacques Cazals, anciens substitut et procureur d’Auxerre, enfermés dans leur costume, ligotés dans leurs règles de droit, posent leurs mots, comme des briques. Cazals: “En 1993, toute cette histoire n’était qu’une petite affaire de disparitions. Le parquet ne pouvait pas y voir un dossier pénal.” C’est un mur qui se dresse entre les magistrats et le public. Ils n’ont pas de comptes à rendre à l’assistance. Pas un mot pour les victimes. C’est à leurs pairs qu’ils s’adressent. Daillie: “Les personnalités que j’ai rencontrées quand je travaillais au tribunal d’Auxerre ne m’ont jamais fait part de ces disparitions.”
Et puis de toute façon, c’est Pierre Monnoir, président de l’ADHY, qui n’a pas fait son boulot. Parce qu’il ne leur a pas dit, en 1993, qu’il était représentant de cette association. Surtout, Pierre Monnoir a omis l’essentiel: leur livrer le nom d’Emile Louis. Voilà: c’est la faute à cet homme si le dossier n’a pas avancé. Cazals, procureur de la République d’Auxerre de 1992 à 2000, si on ne lui donnait pas “cette clé”, comment aurait-il pu ouvrir les portes? Aux gens de servir la justice, pas l’inverse.
Mettre ainsi en cause des magistrats, ça ne se fait pas. L’ancien plus haut magistrat de France, Pierre Truche, a d’ailleurs fait le déplacement pour le dire. Oui, il est outré par cette audience qui offense la profession. Il lâche même: “Qu’est-ce que c’est que ce pays où on voit un gouvernement poursuivre les magistrats?” A propos de l’affaire, il s’indigne et se permet d’affirmer: “On en fait toute une histoire, mais il n’y a pas d’affaire des disparues d’Auxerre.” Et tente de le démontrer, cite quelques noms de jeunes filles qu’on croyait disparues, et qui ne l’étaient pas. Quitte à écorcher les faits… “On a porté le nom de Katia Chandelier sur la liste des disparues, pour se rendre finalement compte que cette femme est morte en couches.” C’est presque ça, sauf que la jeune femme est toujours vivante. Sur les bancs, une femme dit: “Il se trompe ou c’est nous qui ne comprenons rien?” Pierre Truche tourne le dos à l’assemblée. Comme à Auxerre, ici, on est solidaire. Il désigne ses collègues magistrats: “Ces hommes jetés en pâture… La garde des Sceaux y a-t-elle pensé en convoquant cette audience disciplinaire?” Le monde à l’envers, les représentants de l’action publique victimes de l’affaire des disparues d’Auxerre. Elle en avait la tête qui tournait, l’amie d’une disparue, assise sur le banc, au fond à droite: “C’est de nous qu’il parle? Je ne comprends rien…”
Sanctions de la garde des Sceaux: René Meyer a perdu son titre de magistrat honoraire. Daniel Stilinovic a été mis à la retraite d’office. Jacques Cazals sera déplacé d’office. Et il y en a d’autres, des magistrats, qui devraient s’inquiéter. Marylise Lebranchu a sur son bureau un nouveau rapport de l’Inspection des Services judiciaires. Il pointe de nouvelles défaillances. Alors elle n’est pas malvenue, cette information judiciaire ouverte en mars dernier pour “corruption active et passive, trafic d’influence et recel, destruction, soustraction, recel ou altération d’un document public ou privé de nature à faciliter la découverte d’un crime ou d’un délit, la recherche des preuves ou la condamnation des coupables”. Une instruction dépaysée à Paris, “dans un souci d’impartialité”, a expliqué Marie-Suzanne Le Quéau, procureur de la République d’Auxerre. Ce sont les parents d’Isabelle Laville qui ont déposé la plainte à l’origine de cette information judiciaire. Une jeune fille disparue en décembre 1987. Jamais retrouvée, mais dont le dossier avait été classé sans suite cinq semaines seulement après les faits. La machine judiciaire se met donc en route. Vraiment pas trop tôt.

(1) “Les Disparues d’Auxerre”, par Corinne Herrmann et Philippe Jeanne, Ramsay.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Patrice_Al%C3%A8gre

Patrice Alègre

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Patrice Alègre
Image_manquante dans Calomnie
Information
Nom de naissance Patrice Alègre
Naissance 20 juin 1968 (48 ans)
à Toulouse
Condamnation 21 février 2002
Sentence Réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans
Meurtres
Nombre de victimes 5 +
Période 21 février 19894 septembre 1997
Pays Drapeau de la France France
Régions Midi-Pyrénées, Île-de-France
Villes Toulouse, Verdun, Paris
Arrestation 5 septembre 1997

Patrice Alègre (né le 20 juin 1968 à Toulouse), est un tueur en série français arrêté à Châtenay-Malabry le 5 septembre 19971 et condamné le 21 février 2002 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans, pour cinq meurtres, une tentative de meurtre et six viols. Il a par la suite obtenu des non-lieu dans quatre dossiers le 3 juillet 2008.

L’affaire Alègre, à proprement parler, débute en mai 2003, après la réouverture de plusieurs dossiers anciens par les gendarmes de la cellule Homicide 31 (cellule chargée, sous la direction de Michel Roussel de 2000 à 2003, d’enquêter sur les éventuelles victimes de Patrice Alègre).

Sommaire

Biographie

Patrice Alègre est né le 20 juin 1968 à Toulouse d’un père Roland Alègre policier (il devient CRS lorsque Patrice a 6 ans), dépeint comme souvent absent et très violent, et d’une mère Michelle, coiffeuse, qui multiplie les aventures dont Patrice est parfois le témoin. Patrice grandit à Saint-Geniès-Bellevue (31). Il n’est pas un enfant désiré, sa mère n’ayant que 17 ans à sa naissance, au contraire de son frère né 7 ans plus tard. Ses parents sont en conflit perpétuel, Patrice déteste son père mais adore et idéalise sa mère, parfois battue. Vivant une scolarité difficile, renvoyé de trois collèges d’enseignement secondaire, Patrice est inscrit dans une filière de mécanique générale et confié à 14 ans à sa grand-mère dans le quartier des Izards de Toulouse. Dans ce quartier il tombe dans la délinquance, le vol, le trafic de drogues, devient un petit caïd et commet sa première agression sexuelle à 16 ans2.

Barman à la cafétéria du commissariat de police puis au buffet de la gare de Toulouse3, il repère ses proies dans le quartier de la gare. Valérie Tariote sa première victime, assassinée le 21 février 1989, est serveuse dans le même café4. Ce « prédateur urbain », expression des psychiatres qui l’ont expertisé5, les séduit, mais si elles ne lui cèdent pas, il les viole, les étrangle et les déshabille, ne leur laissant que leurs chaussettes6.

En janvier 1988, il rencontre Cécile Chambert7, fonctionnaire d’origine bourgeoise. Ils ont une fille Anaïs née le 23 juillet 1989. Pendant 7 ans, ils vivent une relation houleuse qui reproduit les scènes de ménage des parents de Patrice8. Malgré la relative stabilité de sa vie amoureuse, il plonge toujours davantage dans le crime. Le 16 février 1995, après une nouvelle dispute conjugale, Patrice a « tout cassé dans la chambre » et « jeté la petite contre le mur ». Cécile obtient de la police qu’il quitte leur appartement. Il s’installe chez sa maîtresse Sylvie Prouilhac, gérante de la discothèque Planète Rock à Toulouse et s’y fait embaucher comme videur. Mais elle renvoie ce jeune homme à la houppette blonde à cause de nombreuses bagarres qui font fuir la clientèle9.

Le 14 juin 1997, lors d’un méchoui organisé à Foix, il rencontre Mireille Normand, jeune femme de 35 ans qui habite seule dans un chalet à Verdun. Se faisant appeler Franck, il lui propose ses services de bricoleur en échange du gîte et du couvert. Le 19 juin 1997, il la tue. Trois semaines plus tard, le frère de Mireille, Alain, inquiet de ne plus avoir de ses nouvelles, se rend au chalet, découvre dehors un foyer et de la terre meuble récemment retournée. La fouille entreprise par les gendarmes permet de retrouver le corps de Mireille enterré dans le jardin. L’autopsie montre qu’elle a été étranglée et violée. Patrice est identifié sur photo par différents témoins comme l’homme à tout faire du chalet. Dès lors, la traque du tueur en série commence : localisé en Espagne, en Allemagne, puis en Belgique, il revient à Paris où il se fait héberger par Isabelle Chicherie, employée SNCF avec qui il a sympathisé lors de ses vacances en Espagne. Il l’étrangle, la viole et la brûle le 4 septembre 1997. Les gendarmes ayant placé sur écoute ses proches, un de ses amis accepte de collaborer avec les enquêteurs, et indique à Alègre un point de chute à Châtenay-Malabry où il est arrêté le 5 septembre 1997, à 17 h 10. Son arrestation reste relativement inaperçue car la princesse Diana est morte quelques jours plus tôt10.

Chronologie de l’affaire Alègre

  • 5 septembre 1997 : arrestation de Patrice Alègre, soupçonné de meurtres entre le mois de février 1989 et le mois de septembre 199711. Patrice Alègre reconnaît cinq meurtres, une tentative de meurtre et six viols, mais est également mis en examen pour quatre autres meurtres.
  • 21 février 2002 : Patrice Alègre est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de vingt-deux ans. Les psychiatres Michel Dubec et Daniel Zagury évoquent l’hypothèse de « matricides déplacés » pour expliquer les meurtres de Patrice Alègre qu’ils qualifient de « tueur en série organisé », « psychopathe », « pervers narcissique » ayant subi des « traumatismes désorganisateurs précoces » liés aux « débordements sexuels maternels »12.
  • Mais la cellule Homicide 31 de la gendarmerie créée en juin 2000 pour procéder aux enquêtes, recherche d’autres méfaits imputables à Alègre et ressort divers anciens dossiers sur réquisition du parquet. L’un d’eux, concernant le meurtre à Toulouse en 1992 de la prostituée Line Galbardi, les conduit à entendre deux anciennes prostituées toulousaines disparues le lendemain de ce meurtre, Christèle Bourre alias Patricia et Florence Khelifi alias Fanny.
  • Le 1er avril 2003, le quotidien La Dépêche du Midi lance une campagne de presse, révélant certaines déclarations de ces deux femmes et faisant pression sur la justice pour l’ouverture rapide d’une information judiciaire. Des journaux parisiens suivent et la rumeur enfle, alimentée par deux journalistes locaux.
  • Le 15 avril 2003, le procureur de Toulouse ouvre une information judiciaire contre Patrice Alègre et tous autres des chefs de proxénétisme en bande organisée, viols, viols aggravés, accompagnés d’actes de torture et de barbarie, commis par des personnes abusant de l’autorité que leur confère leur fonction, à la suite des déclarations des ex-prostituées Fanny et Patricia mettant en cause diverses personnalités politiques, judiciaires et policières.
  • Le 12 mai 2003, l’hebdomadaire Marianne présente les résultats de leurs investigations, en particulier de récentes « révélations » faites par une des prostituées. Elle met en cause des policiers toulousains et un gendarme qui « serait au courant de leurs agissements : le système de corruption, mais aussi des « parties fines » organisées en présence d’au moins deux avocats toulousains et autres notables […] dans l’emballement, le nom du maire de Toulouse est même cité ».
  • Le 18 mai 2003, au journal télévisé de 20 h de TF1, l’ancien maire de Toulouse, Dominique Baudis, président à cette date du Conseil supérieur de l’audiovisuel, donne à l’affaire un retentissement maximum en révélant que son nom est cité dans l’enquête et dénonce une « effarante machination », qui serait selon lui à rattacher « aux milieux liés à l’industrie pornographique ».
  • Le 19 mai 2003, Dominique Baudis charge son avocat des poursuites en diffamation.
  • Le 22 mai 2003, deux prostituées confirment leurs propos devant les juges et un prostitué, sous le pseudonyme de Djamel, affirme qu’il y a eu des « morts ».
  • Le 27 mai 2003, Jean Volff, procureur général de Toulouse, annonce que son nom est également cité dans l’affaire. Il est remplacé le 28 mai 2003.
  • Le même jour, une nouvelle information judiciaire est ouverte contre Djamel, Fanny et Patricia pour dénonciation de crimes et de délits imaginaires, témoignages mensongers et complicité. Djamel est placé en détention provisoire. Dominique Baudis, Jean Volff et Marc Bourragué se constitueront parties civiles dans ce dossier.
  • Le 13 juin 2003, Dominique Baudis met en cause Jean-Michel Baylet, patron de La Dépêche du Midi et dénonce à nouveau une machination.
  • Le 30 juin 2003, jour de son installation à la cour de cassation, Jean Volff proteste dans Le Figaro contre la façon dont il a été traité par Dominique Perben, Ministre de la Justice et par les médias.
  • Le 17 septembre 2003, l’ancienne prostituée Fanny revient sur l’accusation de viol qu’elle avait formulée contre l’ancien maire de Toulouse, Dominique Baudis.
  • Le 20 septembre 2003, le travesti Djamel, impliqué dans un des aspects de l’affaire est retrouvé mort dans la chambre d’une clinique de Toulouse.
  • Le 11 juillet 2005, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse confirme le non-lieu général dans le volet « viols et proxénétisme en bande organisée » dans lequel Dominique Baudis et d’autres personnalités avaient été mis en cause.
  • Décembre 2005, Florence Khélifi, surnommée Fanny, 32 ans, est mise en examen pour dénonciation calomnieuse envers M. Baudis et Marc Bourragué13.
  • Septembre 2006, Christelle Bourre, alias Patricia, est mise en examen à la mi-septembre pour dénonciation calomnieuse envers Dominique Baudis.
  • En 2006, Émilie Espès, seule victime survivante d’une agression de Patrice Alègre, met fin à ses jours14.
  • Le 27 mars 2008, le parquet annonce que les ex-prostituées Patricia et Fanny seront jugées en correctionnelle pour « dénonciation calomnieuse » envers l’ancien maire de Toulouse Dominique Baudis et le magistrat Jean Volff. Elles sont reconnues coupables de dénonciation calomnieuse et respectivement condamnées à deux et trois ans de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Toulouse le 26 mars 200915.
  • Le 3 juillet 2008, les juges d’instruction du tribunal de grande instance de Toulouse, Serge Lemoine et Fabrice Rives, rendent une ordonnance de non-lieu concernant trois homicides volontaires et un viol avec arme instruits contre Patrice Alègre16.

Autres points de vue

L’affaire Alègre garde des zones d’ombre. Les meurtres ont été déclarés en suicides par la police jusqu’à l’arrestation d’Alègre. Plusieurs témoins affirment que le tueur a été longtemps protégé par des policiers et par le haut magistrat Pierre Roche. L’ex-gendarme Roussel dénombre 191 assassinats non élucidés dans la région. L’organisation Stop à l’oubli réunit des familles de victimes, qui continuent de réclamer la vérité sur l’affaire, évoquant « ces disparitions, ces assassinats camouflés en suicide et ces enquêtes tronquées, déformées, bâclées, etc. »17.

Patrice Alègre a pu être débusqué grâce à la plainte qu’Émilie Espès avait déposée à la suite de son viol le 22 février 1997, alors qu’elle avait 21 ans5. La jeune femme, qui était la seule victime de Patrice Alègre à avoir survécu, s’est depuis suicidée.

Notes et références

  1. « Homicide 31 : Au cœur de l’affaire Alègre, l’ex-directeur d’enquêtes parle » [archive], de Michel Roussel
  2. Agnès Grossmann, L’enfance des criminels, Place Des Editeurs, 2012, p. 24-31
  3. Jean-Pierre Vergès, Les tueurs en série, Hachette Pratique, 2007, p. 87
  4. Jean Cohadon, « Le calvaire des victimes » [archive], sur La Dépêche,‎ 6 février 2002
  5. a et b Marie Huret, « L’homme qui aimait tuer les femmes » [archive], sur L’Express,‎ 7 février 2002
  6. « Il repérait ses proies à la gare de Toulouse » [archive], sur Le Parisien,‎ 7 décembre 2001
  7. Patricia Tourancheau, «Sept ans de malheur» auprès de lui [archive], sur liberation.fr,‎ 12 février 2002
  8. Jean-Pierre Vergès, Les tueurs en série, Hachette Pratique, 2007, p. 127
  9. Agnès Grossmann, L’enfance des criminels, Place Des Éditeurs, 2012, p. 57
  10. Guillaume Erner, La société des victimes, La Découverte, 2006, p. 102
  11. G.-R. Souilles, « Patrice Alègre accusé d’un sixième meurtre » [archive], sur La Dépêche,‎ 27 janvier 2000
  12. Patricia Tourancheau, « Cinq meurtres et toute une vie de violence » [archive], sur liberation.fr,‎ 11 février 2002
  13. Gilles Souillès, l’affaire Alègre, la vérité assassinée, hugodoc éditeur
  14. Émission Faites entrer l’accusé – Patrice Alègre, le sang et la rumeur, France 2, 18/01/2015 à 22h40
  15. Affaire Alègre : Fanny et Patricia condamnées pour dénonciation calomnieuse [archive], TF1
  16. Georges Fenech, Criminels récidivistes : peut-on les laisser sortir ?, Archipel, 2009, p. 54
  17. « Les 37 « oubliés » de l’affaire Alègre » [archive] Article de Aziz Zemouri publié le 10 mars 2006 dans Le Figaro

Voir aussi

Bibliographie

  • Livres parlant de l’affaire (par ordre chronologique)
    • Michel Roussel, Homicide 31 – Au cœur de l’affaire Alègre, Éditions Denoël, 24 janvier 2004, 240 pages, (ISBN 2207255646)
    • Ugo Rankl, Patrice Alègre, l’homme qui tuait les femmes, Éditions Nicolas Philippe, 21 octobre 2004, 388 pages, (ISBN 2748800680)
    • Christian English et Frédéric Thibaud, Affaires non classées, tome II (chapitre : L’affaire Patrice Alègre), First édition, 15 juin 2004, 294 pages, (ISBN 2876919095)
    • Dominique Baudis, Face à la calomnie, XO Éditions, 20 janvier 2005, 318 pages, (ISBN 9782845631892)
    • Pierre Alfort et Stéphane Durand-Souffland, J’ai défendu Patrice Alègre, Éditions du Seuil, 28 janvier 2005, 188 pages, (ISBN 2020635135)
    • Marie-France Etchegoin et Mathieu Aron, Le bûcher de Toulouse, D’Alègre à Baudis : histoire d’une mystification, Éditions Grasset et Fasquelle, 18 mai 2005, 425 pages, (ISBN 2246677610)
    • Gilbert Collard et Édouard Martial, L’étrange Affaire Alègre, Éditions du Rocher, 9 juin 2005, 186 pages, (ISBN 978-2268054919)
    • Jean Volff, Un procureur général dans la tourmente. Les dérives de l’affaire Alègre, L’Harmattan, Paris, 2006, 192 pages, (ISBN 2-296-01067-9)
    • Antoine Perraud, La barbarie journalistique, Flammarion, 30 janvier 2007, 193 pages, (ISBN 978-2082105866)
    • Georges Fenech, Presse-Justice : liaisons dangereuses, L’Archipel, 7 mars 2007, 190 pages, (ISBN 978-2841879304)
    • Gilles Souillés, L’Affaire Alègre, la vérité assassinée, Hugo et compagnie, 22 mai 2007, 276 pages, (ISBN 978-2755601206)
    • Agnès Grossmann, L’enfance des criminels, éd. Hors Collection, 20 septembre 2012, 298 pages, (ISBN 2258098424)
    • Jean Volff, Servir, éd. Jerôme Do-Bentzinger, 12 avril 2013, 496 pages, (ISBN 978-2849603635)
  • Roman inspiré de l’affaire
    • G.M. Bon, Contes cruels, Toulouse, Éditions l’Écailler du Sud, 1er septembre 2004 (Roman noir), 248 pages, (ISBN 978-2914264570)

Articles de presse

Documentaires télévisés

Articles connexes

Liens externes

Attentats : après l’Allemagne, l’Italie ? Une piste sérieuse

Alors que l’enquête sur l’attentat de Nice du 14 juillet dernier se poursuivait et mettait à jour une possible piste italienne, à mon avis très sérieuse, une série d’attaques meurtrières à frappé l’Allemagne, dont deux revendiquées par l’Etat islamique, les 18 et 24 juillet 2016.

Je redoutais de nouveaux attentats à ces dates, particulièrement pour le 24 juillet, un anniversaire très important pour le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, puisqu’il a commencé à écrire sur le net le 24 juillet 2001. J’en avais parlé dans mon entourage au lendemain de l’attentat du 18 juillet et ne m’étais pas trompée. Le 24 juillet 2016, l’Allemagne a donc connu son premier attentat-suicide.

Je rappelle qu’en 2011, le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi avait déjà choisi cette date pour ses premières attaques de sites de préfectures françaises, dix jours après s’être attaqué de même à la plateforme de blogs OverBlog, le 14 juillet 2011, alors qu’il recevait pour la première fois à son domicile de Puy-l’Evêque, dans le Lot, la visite de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest accompagnée de plusieurs autres brestois.

La date du 18 juillet correspond quant à elle à l’anniversaire de la première plainte que j’avais moi-même rédigée contre eux cette année-là, après avoir reçu par La Poste des éléments de preuve formels de leurs piratages informatiques à mon encontre. Il s’agit donc de la première de mes plaintes dont ils aient eu le texte avant la police ou les autorités judiciaires, puisqu’ils me pirataient depuis déjà longtemps de manière à capter en temps réel tout ce que j’écrivais.

Leurs diverses surveillances illicites à mon encontre leur avaient d’ailleurs permis de savoir que je me rendrais à La Poste le 20 juillet 2011 pour envoyer cette lettre en recommandé avec accusé de réception à l’un de ses destinataires, et de s’amuser en conséquence à « planter » ce jour toute l’informatique postale.

En 2011, selon ses propres dires, le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi ne s’attaquait toujours qu’à « l’informatique mondiale », et bien sûr, aux autorités françaises, qu’il a toujours eues dans le collimateur, mais de plus en plus à compter de l’année 2008.

Le 25 juillet 2014 au soir, alors que la préparation des attentats de janvier 2015 à Paris avait vraisemblablement commencé, le malade mental se mettait à me jouer les Chinois de Thaïlande sur Petitcoucou en utilisant un groupe d’adresses IP renvoyant à des localités de la région de Fuzhou, où Saïd Kouachi se fournissait en fausses Nike.

Le 13 avril dernier, il avait recommencé le même jeu à partir d’un groupes d’adresses IP localisées en Allemagne. Il avait alors laissé tomber les articles sur lesquels il cliquait sans cesse à partir de ses adresses IP chinoises pour ne plus s’intéresser qu’aux catégories d’articles de Petitcoucou – même chose pour Justinpetitcoucou.

Or, il y a deux ou trois jours, le 24 me semble-t-il, il a recommencé à cliquer comme un fou sur tous les articles qui l’avaient tellement excité en 2014, mais cette fois-ci à partir d’un groupe d’adresses IP en Italie. Cela n’a duré que quelques heures.

Ces « signaux de fumée » qu’il se plaît à m’adresser sont toujours significatifs, même si je ne suis pas toujours capable d’en déterminer très précisément le sens.

Ils me semblent en tous les cas confirmer la piste de sérieuses complicités en Italie, ce que j’avais déjà noté au mois de février dernier en examinant les « spams » personnalisés qu’il m’avait envoyés en 2015.

Ils me font craindre également que l’Italie ne soit la prochaine cible d’attaques « islamistes », tout comme l’Allemagne l’est récemment devenue.

Elle s’y prépare effectivement depuis l’attaque d’hier à Saint-Etienne-de-Rouvray.

 

 

http://www.medias-presse.info/attentat-de-nice-possibles-complices-du-terroriste-en-italie/58226

Attentat de Nice : possibles complices du terroriste en Italie

 

in Europe, International, Italie / by / on 19 juillet 2016 at 12 h 04 min /

 

Attentats : après l'Allemagne, l'Italie ? Une piste sérieuse dans AC ! Brest

 attentat_nice

 

Des enquêteurs italiens des services spéciaux enquêtent sur des Tunisiens résidents en Italie, dans la province de Bari. Ils auraient été en contact, au cours des semaines qui ont précédé l’attentat de Nice, avec le terroriste d’origine tunisienne également.

Ce sont les autorités judiciaires françaises qui ont demandé ces vérifications.

D’ailleurs, le magistrat anti-mafia, Roberto Rossi, durant ces derniers mois, a ouvert différentes enquêtes concernant des transits suspects dans le port de Bari et sur le rôle du chef-lieu des Pouilles comme base logistique de soutien aux foreign fighters.

Les recoupements qui ont lieu actuellement sur l’attentat de Nice peuvent laisser émerger des possibles complices du terroriste en Italie. Ce serait une preuve supplémentaire de l’urgente nécessité d’une étroite collaboration entre les différents services et forces de sécurité des divers pays européens pour combattre un terrorisme à l’échelle internationale et aux ramifications trans-nationales.

Francesco de Villasmundo

http://www.secoloditalia.it/2016/07/nizza-lattentatore-in-contatto-tunisini-bari-indaga-digos/

 

http://www.courrierinternational.com/article/terrorisme-nice-une-possible-piste-italienne

Terrorisme. Nice : une possible piste italienne

 

Publié le 19/07/2016 – 12:59

 dans Action Directe
Déploiement de police sur les lieux de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice. PHOTO : VALERY HACHE / AFP

 

A la demande des autorités françaises, la division antiterroriste de la police italienne a procédé à des contrôles et à une perquisition. Elle se penche sur le profil de l’un des gardés à vue en France, qui a séjourné à Bari, dans le sud du pays.

A quelques kilomètres de Nice, de l’autre côté de la frontière, le journal gênois Il Secolo XIX l’annonce en titre : “Nice : une piste italienne émerge”. Parmi les sept personnes placées en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur l’attentat qui a fait 84 morts le 14 juillet, figurent trois Tunisiens, explique le journal. Et “celui sur lequel se concentrent la plupart des soupçons a vécu plusieurs années dans les Pouilles [sud de la péninsule], d’après ses documents”.

A l’instigation de la magistrature française, “les agents de la division antiterroriste de Bari ont procédé à des contrôles sur plusieurs citoyens tunisiens résidents du chef-lieu des Pouilles”, indique Il Fatto Quotidiano. D’après Il Secolo XIX, une perquisition a eu lieu dans un appartement, mais celui-ci était vide et les voisins ont affirmé ne pas avoir vu son occupant “depuis quelque temps”.

“Quand le Tunisien est-il retourné à Nice ?” s’interroge le journal, qui précise que celui-ci a été contrôlé en 2015 à la frontière, à Vintimille, “à la même période que Mohamed Lahouaiej-Bouhlel”, responsable présumé de l’attentat.
Cet homme, que le journal napolitain Il Mattino désigne comme “C.C.”, figure parmi ceux qui “ont continué à échanger des messages et des appels avec Bouhlel jusqu’au matin du jour de l’attentat”. D’après le quotidien, il n’avait pas d’antécédents judiciaires, était titulaire d’un permis de séjour français, et avait séjourné à Bari il y a trois ans, puis à partir de janvier de cette année.

La Repubblica relève que, d’après les premiers résultats de l’enquête italienne, l’homme n’aurait pas eu de contact avec les milieux islamistes.

Enfin, Il Fatto Quotidiano observe, à l’instar des agences de presse, que le magistrat chargé de l’affaire a ouvert, ces derniers années, “plusieurs dossiers d’enquête portant justement sur les passages suspects au départ du port de Bari, et sur le rôle du chef-lieu apulien comme base logistique des combattants étrangers” qui cherchent à rejoindre le djihad. Et, comme l’établissait La Repubblica peu après les attentats du 13 novembre, c’est aussi par Bari, point de départ d’un ferry pour Patras, en Grèce, qu’a transité Salah Abdeslam à l’été 2015.

 

 

http://www.lejdd.fr/Societe/Un-complice-de-Mohamed-Lahouaiej-Bouhlel-mene-vers-l-Italie-798784

Un complice de Mohamed Lahouaiej Bouhlel mène vers l’Italie

 

Parmi les trois principaux mis en examen, Chokri C. semble jouer un rôle pivot. Les policiers français et italiens s’intéressent à ses séjours dans les Pouilles.

 

Le chauffeur du camion a été abattu par la police. Paru dans leJDDblank dans Attentats L’enquête sur les complices de Mohamed Lahouaiej Bouhlel mène en Italie. (Reuters)

Jour après jour, les six juges d’instruction et les 400 enquêteurs chargés des investigations sur l’attentat du 14 juillet à Nice en apprennent davantage sur leur auteur, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, et sur ses soutiens. D’après l’analyse des clichés, messages audio et écrits retrouvés dans les téléphones et ordinateurs saisis, le Tunisien de 31 ans « semble avoir envisagé et mûri plusieurs mois avant son passage à l’acte », selon le procureur François Molins.

L’homme a semé derrière lui de nombreux indices. Comme cette « fiche » manuscrite qu’il photographie avec son portable à 17h09 le 14 juillet, où figurent dix numéros exploitables. Ou ce message audio enregistré peu après via un logiciel de dictée et jamais envoyé à son destinataire : « Le pistolet que tu m’as donné est très bien. Dis à ton copain qu’il m’en ramène cinq. Chokri et ses amis sont prêts pour le mois prochain, maintenant ils sont chez Walid. » Autant d’éléments ayant mené aux trois hommes mis en examen, jeudi, pour « complicité d’assassinats en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste » et écroués.

Qui sont ces « amis »? Les policiers, très prudents sur l’hypothèse d’une seconde action prévue, épluchent le parcours des protagonistes identifiés. Parmi eux, Chokri C., un Tunisien de 37 ans né à Sousse, au casier vierge. Son itinéraire a orienté l’enquête vers le sud de l’Italie, dans les Pouilles, où il aurait vécu entre 2013 et 2015. « D’abord à Gravina puis à Crispiano, où il a travaillé dans un hôtel qui a fermé depuis, en tant que manager selon ses dires », indique Giuliano Foschini, reporter à La Repubblica, citant des sources de l’antiterrorisme italien. Selon ces informations, lundi, les enquêteurs français sont entrés en contact avec leurs homologues italiens.

Des documents en cours de traduction et d’analyse

Peu après, le procureur de la ­République de Bari, Giuseppe Volpe, et son substitut Renato Nitti ont fait perquisitionner la dernière adresse connue de Chokri C. « Des documents récupérés sont en cours de traduction et d’analyse », confirme une source judiciaire française.

Depuis son retour en France en 2015, Chokri C. semble avoir conservé des contacts en Italie avec des Tunisiens et des Albanais. Pour l’heure, aucun lien n’apparaît entre ces derniers et le couple d’Albanais niçois (Artan H. et sa compagne Enkelejda Z.) soupçonné d’avoir fourni un pistolet (destiné à ­Bouhlel) à un intermédiaire. « Les amis de Chokri sont d’autres Albanais. Ils ne semblent pas avoir de contact avec le terrorisme ou le crime organisé », précise Giuliano Foschini.

«Jusqu’à présent, on exploite tous ces indices et on tombe sur les bonnes personnes»

Autre point flou : Chokri C. ­serait revenu à Gravina peu avant le 14 juillet. « Cette information n’est pas confirmée. Si elle l’est, il faudra comprendre le but de ce retour. Mais la piste italienne n’est qu’un élément parmi les autres », nuance un enquêteur. La proximité de Bari, point de passage stratégique vers la Grèce, mérite de l’explorer.

Chokri C. et Lahouaiej ­Bouhlel entretenaient de nombreux contacts. Le 4 avril 2016, le premier envoie ce message via Facebook au second : « Charge le camion, mets dedans 2.000 tonnes de fer, et nique, coupe-lui les freins mon ami et moi je regarde. » Le 12 juillet, à 20 h 30, il se tient aux côtés du terroriste dans le camion sur la promenade des Anglais. Ses empreintes y ont été relevées. Un repérage? L’homme semble jouer un rôle pivot : il a aussi échangé 150 contacts en un an avec Mohamed Walid G., deuxième complice présumé, et son prénom apparaît dans plusieurs messages. Y compris dans les derniers SMS envoyés par Bouhlel à un troisième complice présumé, Ramzi A., un quart d’heure avant l’attaque du 14 juillet.

Un fusil d’assaut kalachnikov et des munitions ont été saisis

Le rôle des deux autres mis en examen pour complicité d’assassinat se dessine. Il y a « le vieil ami » Mohamed Walid G., un Franco-Tunisien de 40 ans né à La Marsa, près de Tunis, qui connaît Lahouaiej Bouhlel depuis quinze ans. Ils ont échangé 1.278 fois entre juillet 2015 et juillet 2016. Trois jours après l’attaque de Charlie-Hebdo, il lui envoie ces mots : « Je ne suis pas Charlie… Je suis content, ils ont ­ramené les soldats d’Allah pour finir le travail. » A-t-il joué un rôle dans la radicalisation du chauffeur-­livreur? Leur proximité est attestée ; en témoignent des clichés extraits du portable de Lahouaiej ­Bouhlel montrant Mohamed Walid G. dans le camion les 11 et 13 juillet. Le 15 juillet, il se rend sur la promenade pour se filmer et filmer « la scène du crime ». Enfin, la téléphonie révèle ses 150 échanges en un an avec ­Chokri C. Est-il un entremetteur?

Dernier rouage dans les préparatifs, Ramzi A., un Franco-Tunisien de 21 ans né à Nice. Ce délinquant condamné six fois entre 2013 et 2015 pour vols, violences et usage de stupéfiants aurait servi d’intermédiaire pour fournir le pistolet de calibre 7.65 à Bouhlel. Il a livré le nom de son fournisseur, l’Albanais Artan H., et l’adresse d’une cave à Nice, où un fusil d’assaut kalachnikov et des munitions ont été saisis, sans que l’on sache à quoi il était destiné. À une future action? Le 14 juillet, à 22 h 27, c’est à Ramzi A. que ­Lahouaiej Bouhlel envoie ses ultimes SMS, le félicitant pour le « pistolet » et évoquant « cinq » autres armes.

Pourquoi, malgré la préméditation de l’attaque, Lahouaiej Bouhlel et ses complices laissent-ils tant de traces? « Jusqu’à présent, on exploite tous ces indices et on tombe sur les bonnes personnes », confie un enquêteur, perplexe. Mais aucun lien direct n’a encore été établi avec l’État islamique.

Juliette Demey – Le Journal du Dimanche

dimanche 24 juillet 2016

 

https://www.letemps.ch/monde/2016/07/25/letat-islamique-revendique-un-second-attentat-allemagne

L’Etat islamique revendique un second attentat en Allemagne

 

Deux des quatre attaques qui ont frappé l’Allemagne depuis une semaine ont été revendiquées par l’organisation djihadiste. Trois des quatre auteurs étaient des réfugiés. La tension monte dans le pays

 

Delphine Nerbollier, Berlin
Publié lundi 25 juillet 2016 à 20:25.

La Bavière vit des «jours d’horreurs». C’est un Horst Seehofer très touché qui a dressé ce constat lundi matin alors que le Land qu’il dirige depuis 2008 a été la cible de trois actes sanglants en une semaine. Après l’attaque à la hache dans un train par un Afghan, le 18 juillet, et le meurtre de neuf personnes vendredi soir à Munich par un jeune de 18 ans, c’est la petite ville d’Ansbach qui a été frappée dimanche soir. Un Syrien de 27 ans est mort dans l’explosion d’une bombe qu’il transportait lors d’un concert. Ce demandeur d’asile était en instance d’expulsion vers la Bulgarie. Quelques heures plus tôt, dans un autre Land, en Bade-Wurtemberg, un demandeur d’asile syrien avait mortellement blessé une femme, avec un couteau de boucher, après une dispute. «La vérité est que les gens ont peur», constate Rainer Wendt, président du principal syndicat de police.

Sur les quatre attaques, deux semblaient démunies de motivations politiques. En revanche, dans le cas de l’attaque à la hache de Wurtzbourg et de l’attentat-suicide d’Ansbach, les assaillants avaient fait allégeance à l’Etat islamique qui, de son côté, a revendiqué les deux attaques. «Le terrorisme islamiste a atteint l’Allemagne», constate le ministre bavarois de la Justice, Winfried Bausback,

Pour la chancelière d’Angela Merkel, critiquée sur sa droite pour sa politique d’ouverture en direction des réfugiés, le scénario du pire se joue depuis une semaine. Sur les quatre attaques, trois sont l’œuvre de demandeurs d’asile. «Nous ne devons pas porter de soupçon généralisé contre les réfugiés, même s’il y a des procédures qui sont engagées dans des cas isolés» contre eux, a déclaré le ministre fédéral de l’Intérieur, Thomas de Maizière. Au total, 59 poursuites judiciaires sont en effet en cours pour des liens avec une organisation terroriste. Ulrike Demmer, porte-parole adjointe de la chancelière rappelle aussi que le risque criminel représenté par les réfugiés dans le pays n’est proportionnellement «pas plus grand que dans le reste de la population».

Malgré ces appels au calme, les langues se délient, notamment du côté du parti populiste Alternativ für Deutchland (AfD). «Ansbach le confirme: un nouveau cas de terreur à cause de l’immigration», twittait hier matin André Poggenburg, dirigeant de l’AfD en Saxe-Anhalt. Mais le thème est également repris en Bavière, par le Parti chrétien social, proche de la chancelière. «Parmi les gens qui arrivent chez nous, il y a des personnes qui représentent un vrai danger», a lancé le ministre bavarois de l’Intérieur, Joachim Herrmann. Même message de la part du président du syndicat de police Rainer Wendt: «Nous devons nous demander qui vient et entre vraiment chez nous. Certains réfugiés sont psychologiquement tellement instables qu’ils représentent un danger.»

Pour Dietrich Munz, président de l’ordre des psychothérapeutes allemands, ces allégations sont dangereuses. Selon une étude, la moitié des réfugiés d’Allemagne souffrent de problèmes psychologiques. «Ces personnes ne sont toutefois pas plus enclines à la violence que les personnes non malades», explique Dietrich Munz. «Aucune étude sérieuse ne prouve que les réfugiés venant de zones de guerre représentent un danger», ajoute-t-il.

La succession des actes de violence pose par ailleurs la question des moyens alloués à la sécurité en cette période estivale, marquée par de nombreuses manifestations culturelles. Les réunions de crise se multiplient. Ce mardi, le gouvernement régional de Bavière se réunit en urgence pour évoquer le sujet. Hier soir, Thomas de Maizière devait rencontrer les ministres de l’Intérieur des 16 Länder. Sans donner de chiffres, il a annoncé l’augmentation du nombre de policiers dans les lieux publics. En juin, le vice-chancelier Sigmar Gabriel avait proposé la création de 3000 postes de policiers nationaux. L’idée pourrait être reprise dans les jours qui viennent.

D’autres pistes sont lancées comme l’implication de l’armée dans la défense intérieure et un nouveau durcissement de la loi concernant les réfugiés délinquants ou soupçonnés de terrorisme. «Par tradition, la politique de la sécurité intérieure est peu débattue publiquement en Allemagne, car elle implique une multiplicité d’acteurs, au niveau fédéral et régional, qui sont parfois en concurrence, constate Christian Molling, du centre de recherche berlinois Swp. On peut néanmoins dire que le travail des forces de l’ordre en matière de lutte antiterroriste a été efficace. Car rappelons-le, l’Allemagne se trouve très haut sur la liste des pays visés par l’Etat islamique.»

 

http://www.24heures.ch/news/news/merkel-pression-attentats/story/10637582

Merkel sous pression après les attentats

 

AllemagneLa chancelière et sa politique migratoire sont mises à mal, après les trois attaques survenues dans le pays, commises par des étrangers.

 

La chancelière allemande et sa politique migratoire sont mises à mal après les attaques successives qu’a connu l’Allemagne. (Mardi 26 juillet 2016) Image: Keystone (47 Images)

Mis à jour à 17h23

 

Des voix s’élèvent en Allemagne après le choc créé par trois attaques perpétrées par des réfugiés pour réclamer un durcissement du contrôle des migrants dans le pays. Elles mettent sous pression Angela Merkel et sa politique d’accueil.

Les dirigeants conservateurs de Bavière, où se sont déroulés les deux attentats revendiqués au nom du groupe djihadiste Etat islamique (EI), sont montés mardi au créneau pour relancer leurs critiques et demander plus de fermeté en matière d’immigration.

«Le terrorisme islamiste est arrivé en Allemagne», a tonné le président de la CSU, Horst Seehofer. «La population a peur et a besoin d’une réponse des responsables politiques». Ce parti bavarois est l’allié de celui de la chancelière, la CDU, mais depuis près d’un an dénonce la politique d’ouverture aux réfugiés.

Catalogue de demandes

La CSU a dressé un catalogue de demandes: contrôle plus strict des foyers de demandeurs d’asile, contrôles douaniers renforcés aux frontières, droit pour l’armée d’intervenir pour protéger la population en Allemagne, et tour de vis en matière d’expulsion des réfugiés.

«Nous devons nettement abaisser les obstacles à l’expulsion après un délit», a insisté le ministre de l’intérieur de Bavière, Joachim Herrmann.

Plutôt sur la réserve jusqu’ici, la droite populiste allemande a dénoncé, par la voix de sa responsable Frauke Petry, l’inaction des autorités. «Que doit-il encore se passer pour que nous commencions à vérifier qui arrive dans notre pays?», a-t-elle demandé.

Pays sous le choc

L’Allemagne reste sous le choc après le premier attentat-suicide revendiqué par l’EI commis sur son sol dimanche soir à Ansbach, une cité tranquille de Bavière, qui a fait 15 blessés et tué son auteur. Ce dernier s’est avéré être un Syrien de 27 ans débouté de sa demande d’asile et souffrant de troubles psychiatriques.

Cet attentat est intervenu moins de huit jours après une attaque à la hache commise cette fois-ci par un demandeur d’asile mineur ayant fait allégeance à l’EI. Enregistré comme afghan, il pourrait être en fait pakistanais.

Dans les deux cas, les autorités n’ont pas été en mesure de repérer leur radicalisation rapide. Un autre réfugié syrien est également à l’origine d’une attaque au couteau, mais l’affaire s’est révélée être un crime passionnel.

Requérants déboutés toujours là

Le pays, qui a accueilli plus d’un million de migrants en 2015, a jusqu’ici ouvert grand ses portes aux réfugiés syriens. Plus de 90% obtiennent l’autorisation de rester et jusqu’à récemment, ils n’avaient pas à passer d’entretien avec l’administration.

Plus de 200’000 demandeurs d’asile déboutés pourraient être reconduits aux frontières, mais se trouvent toujours dans le pays, selon l’expert pour les questions intérieures de la CDU), Armin Schuster.

Chancelière silencieuse

Derrière ces appels, c’est la chancelière qui est visée. Or, mis à part une intervention samedi après la tuerie de Munich, elle est restée silencieuse.

Connue pour son extrême prudence dans les phases de crise, elle sait qu’elle joue gros à un an des élections législatives et alors que l’AfD gagne en popularité. Ces derniers mois, elle était parvenue à regagner une partie de la popularité perdue l’an dernier du fait des migrants. La chancelière a annoncé une conférence de presse pour jeudi.

Les questions soulevées par ces attaques relancent un débat sur l’immigration «que la chancellerie redoute le plus», juge également le quotidien Süddeutsche Zeitung mardi. Et ce alors que deux élections régionales se profilent en septembre, à Berlin et surtout sur les terres d’élection d’Angela Merkel dans le Nord-Est.

«Si l’AfD parvient à gagner dans le fief électoral de Merkel, le débat sur sa politique va de nouveau revenir sur le devant», ajoute-t-il. (ats/nxp)

(Créé: 26.07.2016, 17h37)

 

http://geopolis.francetvinfo.fr/bureau-rome/2016/07/27/litalie-aujourdhui-apres-lattentat-dans-une-eglise-en-france-litalie-se-tient-prete.html

L’Italie aujourd’hui : après l’attentat dans une église en France, l’Italie se tient prête

 

attentat-eglise-1-600x450 dans Corruption

 

Publié le 27 juillet 2016

 

Après l’attentat de mardi en France qui a entraîné la mort d’un prêtre, l’Italie est sur ses gardes. Le pays est prêt à intervenir.

Paris, Nice, Munich, Bruxelles. L’Europe est depuis de nombreux mois la cible d’attaques terroristes. L’Italie n’a pas encore été touchée, mais le pays se prépare. L’attentat de mardi qui s’est déroulé dans une église à côté de Rouen et qui a conduit à l’assassinat d’un prêtre renforce encore la pression. Car frapper l’Eglise en son sein mène logiquement à s’inquiéter pour Rome, et plus généralement l’Italie. Il Corriere della Sera rappelle que « la revue Dabiq de l’Etat islamique a, à de nombreuses reprises, encouragé les soldats à frapper Rome, avec des photomontages montrant un drapeau noir sur la coupole de la basilique Saint-Pierre ».

4 simulations d’attentat 

En conséquence, l’Italie commence à déployer ses forces spéciales : « pas seulement les 7.000 militaires impliqués dans la surveillance des points sensibles aux côtés des forces de l’ordre, mais aussi des composants des régiments d’assaut pouvant intervenir sur des terrains de guerre », explique Il Messaggero. Les parachutistes et la marine, ont déjà effectué quatre simulations d’attentat. Le pire scénario ? Une prise d’otage dans un endroit très touristique.

99 individus écartée du territoire

Mais avec un tel dispositif de surveillance, le ministre de l’Intérieur italien Angelino Alfano se veut rassurant : « Nous ne disons pas qu’il ne faut pas avoir peur, parce que le risque zéro n’existe pas. Mais les Italiens peuvent être surs que nous travaillons nuit et jour pour rendre le pays toujours plus sûr ».

Les contrôles se sont d’ailleurs intensifiés et la surveillance des individus suspects est grandissante. Deux nouvelles demandes d’expulsion ont été demandées mardi ; des individus ayant eu des contacts avec des combattants étrangers.

En Italie, 99 individus radicalisés ont déjà été écartés du territoire, dont 7 prédicateurs ayant exprimé leur soutien à l’Etat islamique. Et la liste des personnes pouvant être amenées à quitter le territoire est encore longue.

Publié par François Beaudonnet

 

Lutte antidrogue : nouvelles informations contre François Thierry

Depuis le 24 mai dernier, jour où j’avais rapporté sur ce blog la fiche Wikipédia de Sofiane Hambli, celle de François Thierry a été créée et de nouvelles informations quant aux livraisons de drogue qu’il surveillait ont été révélées par la presse hexagonale, notamment les 8 et 9 juin 2016.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Thierry_(policier)

François Thierry (policier)

image illustrant la police ou la gendarmerie

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir François Thierry (homonymes).

François Thierry est un policier français, ancien commissaire de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS).

Sorti de l’École nationale supérieure de la Police en 1994, il débute sa carrière à Nantes avant d’être muté à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, pour lutter contre le trafic de stupéfiants, et en particulier les navires transportant de la cocaïne en provenance d’Amérique du Sud. Le policier dirige ensuite le Service interministériel d’assistance technique (Siat)1.

En 2009, il recrute comme informateur le baron de la drogue Sofiane Hambli qui vient d’être arrêté en Espagne2.

Il rejoint l’OCRTIS en 20103. Il est soupçonné d’avoir couvert l’importation par son informateur Sofiane Hambli de dizaines de tonnes de cannabis4, puis est muté à la sous-direction anti-terroriste (SDAT) en mars 20165.

Références

  1. http://tempsreel.nouvelobs.com/justice/20160523.OBS1079/scandale-des-stups-5-choses-a-savoir-sur-francois-thierry.html [archive]
  2. http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2016/05/22/drogue-l-ex-chef-des-stups-implique-dans-un-vaste-trafic [archive]
  3. http://www.liberation.fr/france/2016/05/22/francois-thierry-tuyaux-tontons-et-tonnes-de-shit_1454430 [archive]
  4. http://www.lemonde.fr/m-actu/article/2016/06/03/flic-et-indic-les-liaisons-dangereuses_4933372_4497186.html [archive]
  5. http://www.lepoint.fr/justice/office-anti-drogue-le-patron-mute-sous-la-pression-judiciaire-19-03-2016-2026583_2386.php [archive]

 

http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Un-commissaire-plonge-au-coeur-d-une-affaire-de-drogue-787935

Un commissaire plongé au coeur d’une affaire de drogue

 

ENQUETE – Un grand flic charismatique mis en cause. Un indic qui passe aux aveux. Un ex-infiltré qui règle ses comptes… Contre-enquête sur un dossier qui empoisonne la lutte antidrogue.

Le commissaire Thierry (à droite), avec Bernard Petit, sous-directeur de la DCPJ, et Manuel Valls, en 2013

Paru dans leJDDLutte antidrogue : nouvelles informations contre François Thierry dans Corruption blank En septembre 2013, à Nanterre, le commissaire Thierry (à droite), avec Bernard Petit, sous-directeur de la DCPJ, et Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, après la plus grosse saisie de cocaïne réalisée en France métropolitaine. (Bernard Bisson/JDD)

« Ex jefe de la lucha antidroga de Francia, acusado de organizar un colosal tráfico de cannabis »… Pas besoin de traducteur pour comprendre, en lisant la presse espagnole, que les ennuis du commissaire François Thierry, patron pendant six ans de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), ont franchi les frontières. Déjà fragilisé après la saisie controversée, mi-octobre, de 7 tonnes de résine par la Douane en plein Paris « au préjudice » d’un de ses indics présumés, Sofiane H…, celui que ses collègues surnomment volontiers « FT » ou « Yeux bleus » doit faire face à une nouvelle charge.

Comme l’a révélé Libération lundi, elle sort de la bouche d’un « corsaire » de la lutte antidrogue qui l’accuse, « au motif de démanteler des réseaux », de couvrir un vaste trafic au profit de son indic Sofiane. « Les accusations selon lesquelles le chef de l’OCRTIS aurait, à l’insu de sa hiérarchie et de la justice, importé des dizaines de tonnes de drogue sont tout simplement absurdes. Le commissaire Thierry a toujours travaillé dans le respect de la loi. » Me Francis Szpiner n’en dira pas plus, sinon qu’il compte attaquer le quotidien en diffamation.

« Ce type est un mytho! »

Qui croire? Stéphane V…, l’identité d’ »infiltré » de l’accusateur, explique à Libé avoir été missionné par François Thierry pour « garder » une villa au sud de Marbella entre mars et avril 2012 et y avoir assisté au ballet de cinq hommes, des policiers français selon lui, qui se seraient relayés pour « charger et décharger des paquets de drogue sur la plage ». Au total, 19 tonnes arrivées du Maroc par la mer et expédiées par la route vers la France. « La surveillance de la villa, c’est exact », indique un ponte de la PJ. « Pour le reste… Vous imaginez des gars de l’Office manipuler des tonnes de shit sur une plage espagnole au risque de se faire pincer par la garde civile! Ce type est un mytho. Tout s’est déroulé dans le strict cadre de la coopération franco-espagnole et cette opération a permis au moins six affaires réussies en France. »

«L’État a une dette envers moi. Une mission dangereuse en Amérique du Sud ne m’a pas été payée»

Selon nos informations, Stéphane V…, 52 ans, aurait joué ponctuellement les « auxiliaires » pour la PJ depuis 2005 dans des dossiers de fausse monnaie, pour la PJ de Nice et enfin pour l’OCRTIS. La séparation ne s’est apparemment pas bien passée. « L’État a une dette envers moi. Une mission dangereuse en Amérique du Sud ne m’a pas été payée », dit-il dans Libé. « C’est vrai que « FT » l’a jeté et a refusé de le payer », précise une source proche du commissaire Thierry qui renouvelle les accusations de mythomanie envers le quinquagénaire.

Ce dernier a alors écrit début octobre au procureur de la République de Paris pour « dénoncer les méthodes de l’Office des stups ». Ce qui a donné lieu en décembre à l’ouverture d’une enquête préliminaire confiée à l’Inspection générale de police nationale (IGPN), par ailleurs saisie d’un autre dossier visant l’Office des stups. La « police des polices » a déjà procédé par deux fois à l’audition du « volubile » Stéphane V… « Des investigations sont en cours pour savoir si la doctrine d’emploi et la déontologie policière ont été respectées », se contente-t-on de répondre à l’IGPN, avant d’inviter à la « prudence » dans ce dossier.

« TIC TAC, TIC TAC!!! »

Les enquêteurs de l’IGPN ont, comme le JDD, épluché le compte Facebook de Stéphane V… Car si l’homme avance masqué dans Libé, il attaque à visage découvert sur les réseaux sociaux. Ses 630  »amis » ne peuvent ignorer sa vindicte envers le commissaire Thierry. Comme en témoigne la « revue de presse » des articles traitant des différentes affaires le concernant agrémentée parfois d’un « TIC TAC, TIC TAC!!! », synonyme sans doute de compte à rebours, ou encore d’un commentaire assassin accompagnant un article sur les réquisitions dans le procès Neyret : « Vu ce qui est demandé pour Neyret [dix ans] pour l’autre c’est perpet, vive l’État de droit… » (sic). Et si ce n’est pas assez clair, il y a aussi, postée le 6 mars, cette « petite dédicace a (sic) FRANcOIS THIERRY » juste au-dessus de la chanson de Gainsbourg… « Requiem pour un con ». Comme un parfum de vendetta personnelle? Sollicité par le JDD, l’intéressé n’a pas donné suite.

Mais l’homme dispose aussi d’informations pertinentes : c’est par lui que le parquet de Paris a appris que l’épouse du commissaire Thierry, Anne Claire V…, avait été l’avocate de Sofiane H… au moment de son procès en 2011 à Nancy, puis lors de sa remise en liberté en 2014.

Une information qui nous ramène à l’affaire des 7 tonnes saisies à Paris par la Douane et saluée alors par le président de la République en personne. Une saisie record – d’autant que 1,9 tonne et 6,2 tonnes ont été interceptées concomitamment près de Nantes et en Belgique – mais surtout un sacré pataquès juridique. Finalement arrêté en Belgique, Sofiane H…, l’indic du patron des Stups, longuement entendu le 9 mai par les juges Thouvenot et Sommerer, a confirmé son recrutement au profit de l’Office des stups. Mieux, selon plusieurs sources concordantes, il a également révélé avoir servi de « levier » à une opération d’infiltration policière conduite par le Service interministériel d’assistance technique (Siat) sous l’égide de la juridiction interrégionale spécialisée de Lyon… Opération avortée depuis la saisie des douanes.

Soutenu par sa hiérarchie

«Oui, on laisse passer des centaines de kilos parce qu’il nous faut parfois plusieurs livraisons avant de pouvoir identifier l’ensemble du réseau et pas seulement les petites mains…»

Un « sabotage » pour ce cadre de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), furieux contre les douanes. À l’écouter, tout a été fait dans les règles : « Le parquet entrant, celui de Perpignan, avait été prévenu du passage de cette livraison surveillée. Le parquet de Paris, en avril 2015, et la préfecture de police, en juillet dernier, avaient été sensibilisés sur le rôle actif de Sofiane H… jusqu’en décembre 2015. » Toujours selon cette source haut placée, Sofiane H… avait été ciblé, justement pour son appartenance au gotha des logisticiens du shit. « Ce n’est ni un fournisseur ni un commanditaire. Pour nous, c’est une formidable source de renseignements parce que le logisticien est plus facile à ‘sortir’ de la procédure et parce qu’il nous permet de suivre la marchandise jusqu’aux équipes de cité qui sont nos objectifs. Et je peux vous dire qu’on en a fait grâce à lui. Alors oui, on laisse passer des centaines de kilos parce qu’il nous faut parfois plusieurs livraisons avant de pouvoir identifier l’ensemble du réseau et pas seulement les petites mains… »

Soutenu par sa hiérarchie mais non autorisé à s’exprimer, François Thierry, 48 ans, a été exfiltré au printemps vers la Sous-direction antiterroriste (SDAT) après six ans à la tête de l’Office des stups. À de rares inimitiés près, personne parmi ses pairs ne remet en cause sa probité ou son professionnalisme. Une critique revient pourtant : « Est-ce vraiment le rôle d’un patron d’office central de traiter directement avec un indic : qui supervise qui dans ces cas-là? » Douze ans après sa promulgation, la loi Perben II, qui encadre les dispositions notamment d’infiltration et de rémunération des indics, a-t-elle atteint ses limites? Faut-il créer un parquet national antidrogue? « Il y a une réelle insécurité juridique pour les enquêteurs. Si on veut lutter vraiment contre le trafic, on ne va pas pouvoir continuer comme ça longtemps… », prévient un policier spécialisé.

Stéphane Joahny – Le Journal du Dimanche

dimanche 29 mai 2016

 

http://www.liberation.fr/france/2016/06/08/la-defense-des-stups-part-en-fumee_1458260

La défense des Stups part en fumée

 

Par Emmanuel Fansten — 8 juin 2016 à 20:21

 

La villa d’Estepona, sur la côte sud de l’Espagne, où auraient transité des tonnes de drogue avec la bénédiction de l’ex-patron de l’Office central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants, François Thierry. Photo Laurent Troude pour «Libération»

Après nos révélations sur les méthodes de l’ex-patron de la lutte antidrogue, la hiérarchie policière a tenté de minimiser. Les nouveaux éléments que nous dévoilons attestent pourtant de l’existence d’un trafic contrôlé en haut lieu.

  • La défense des Stups part en fumée

Trois semaines après les premières révélations de Libération sur les méthodes de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis), de nouveaux éléments viennent accréditer l’existence d’un véritable trafic d’Etat. Pendant plusieurs années, des dizaines de tonnes de cannabis auraient bien été importées en France avec la complicité des Stups et de leur ancien patron, François Thierry, muté en mars à la Sous-Direction antiterroriste (Sdat). Plusieurs rapports d’enquête et des notes de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) semblent démontrer l’ampleur de ce trafic contrôlé.

Ce dispositif a volé en éclats le 17 octobre, lors de la saisie par les douanes de 7,1 tonnes de résine de cannabis dans quatre camionnettes garées boulevard Exelmans, dans le XVIe arrondissement de Paris. La plus grosse prise jamais réalisée dans la capitale. A un détail près : le destinataire de la marchandise, Sofiane H., est à la fois le plus gros trafiquant français et le principal indic de l’Office des stups. Une information que François Thierry, pris de court par l’opération des douanes, mettra trois jours à livrer au parquet de Paris, avant de voir son service aussitôt dessaisi de l’enquête au profit de la brigade des stupéfiants de Paris (BSP) et de la section de recherche de gendarmerie.

«Libre passage»

Interpellé depuis en Belgique, puis rapatrié par le GIGN, Sofiane H. a commencé à parler : «Je n’ai pas commis d’infraction, a-t-il expliqué le 9 mai aux deux juges d’instruction parisiens. J’ai fait ce qu’on m’a demandé de faire, j’ai agi sur instruction de l’Ocrtis, je n’ai pris aucune initiative, j’ai tout le temps rendu compte de ce que je faisais.» Interrogé sur le cadre juridique de ces procédures, le trafiquant s’est défaussé sur son agent traitant : «François Thierry me disait que la Jirs [juridiction interrégionale spécialisée, ndlr] de Paris était parfaitement au courant de mes interventions.» Selon nos informations, pourtant, il n’y a aucune trace de cette procédure à la Jirs de Paris.

Quels renseignements ont été transmis par le patron des Stups au parquet de Paris ? Depuis que le scandale a éclaté, François Thierry n’a pas été autorisé à s’exprimer publiquement, mais la haute hiérarchie policière explique à qui veut l’entendre que la procédure était parfaitement régulière. Il s’agirait d’une banale «livraison surveillée», bordée par l’article 706-80 du code pénal. En clair, les policiers de l’Ocrtis auraient volontairement laissé passer des tonnes de drogue afin de mieux démanteler des réseaux à l’arrivée. Un grand classique. Sauf que cette thèse apparaît aujourd’hui fragilisée par plusieurs pièces versées à la procédure judiciaire et consultées par Libération. Un de ces documents en particulier soulève de nombreuses questions. Daté du 7 octobre, quelques jours avant la saisie du boulevard Exelmans, il a pour objet la «mise en place d’une opération de livraison surveillée entre Barcelone et la France» et porte la signature de François Thierry lui-même.

Le patron de l’Ocrtis y explique avoir été destinataire d’une information sur une opération imminente. Ce 7 octobre, écrit-il, une équipe de trafiquants français pourrait tenter d’importer en France depuis le Maroc, via le port de Barcelone (ligne de ferry Tanger-Barcelone) «une quantité indéterminée de stupéfiants dissimulés dans un camion transportant du fret légal». La note, adressée à la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN), à la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) et à la Direction centrale de la police aux frontières (DCPAF), sollicite l’ouverture des frontières pour faire passer la marchandise. La livraison doit être effectuée sur un «camion tracteur de marque Renault immatriculé 2500 GBZ», conduit par un certain José R.«Nous sollicitons donc vos services afin de permettre le LIBRE PASSAGE sans contrôle du véhicule précité et de son chauffeur, mesure qui devrait permettre d’identifier le ou les complices et commanditaires, les destinataires de cette importation de produits stupéfiants et in fine de procéder à leur interpellation et à des saisies de stupéfiants», stipule le document, qui précise les «points de contacts et responsables du dispositif» : le commissaire divisionnaire Stéphane L., le capitaine de police Christophe R. et le brigadier-chef Olivier G.

Toujours selon ce document, la procédure aurait reçu l’accord d’Eric Bret, procureur de la République du tribunal de grande instance (TGI) de Perpignan. Selon nos informations, un accord oral a bien été donné par le parquet de Perpignan, mais sur la foi de renseignements possiblement tronqués. Contrairement à l’usage, aucune quantité n’a été mentionnée, même approximative. Aucune indication sur les protagonistes ou les destinataires de la drogue. Rien non plus sur le lieu de livraison. Sollicité, le parquet de Perpignan se refuse à tout commentaire. Quant au chauffeur du camion, le seul dont le nom apparaît dans la procédure, il n’a pas vraiment le profil du trafiquant international. Contacté par Libération, il admet avoir conduit un camion rempli de «plats de tagine» mais jure ne rien comprendre à cette histoire de drogue. L’homme habite avec femme et enfants dans la région de Séville et n’a jamais été convoqué par la justice espagnole, qui aurait pourtant dû être informée par l’Ocrtis en cas de procédure internationale. Drôle de lampiste.

Contrairement aux informations parcellaires transmises par l’Office des stups, le trafic de Sofiane H. semblait bien rodé. Il est l’un des trois plus gros importateurs de cannabis en Europe, et non un simple «logisticien», comme tente de le faire croire la PJ. Selon les vérifications des enquêteurs, tous les véhicules utilisés par Sofiane H. et ses complices ont été loués dans la même société, installée dans le Val-d’Oise, au nom de SMG Production. Ces derniers mois, l’équipe aurait loué une trentaine de voitures par ce biais. Quelques jours avant la livraison du boulevard Exelmans, Sofiane H. cherche cette fois à louer une «dizaine de fourgons» pour un déménagement. Les juges envisagent désormais que d’autres camionnettes aient pu disparaître avant la saisie des douanes, en dehors des quatre du XVIe arrondissement. «Il est probable qu’il y ait eu six véhicules présents concomitamment à proximité du domicile de Sofiane H», notent les policiers de la BSP. Un de ces véhicules aurait d’ailleurs été retrouvé brûlé près de de Montélimar, dans la Drôme, ce qui laisse penser que bien plus de 20 tonnes ont été importées d’Espagne pour le seul mois d’octobre.

Et avant ? Pour la BSP, l’envergure de l’équipe de Sofiane H. ne fait aucun doute. «Composée de délinquants chevronnés, cette organisation s’appuyant sur une flotte de véhicules ne semble pas avoir été à son coup d’essai», notent les enquêteurs dans leur rapport de synthèse.

«Tonton en or»

Combien de tonnes ont été importées par ces équipes protégées par l’Ocrtis ? La question est d’autant plus sensible que Sofiane H. semble avoir été particulièrement choyé. Une autre note de la Direction centrale de la police judiciaire, datée de mars 2015, intime explicitement aux services enquêteurs de ne pas toucher à ce trafiquant-indic de haut vol. A l’époque, cette consigne fait tousser la brigade des stups du «36» et les douaniers, où certains commencent à trouver suspecte la liberté dont jouit ce «tonton en or» (lire page 5). Interpellé depuis, Sofiane H. a expliqué qu’il devait servir de pivot à une opération d’infiltration menée par des juges lyonnais, que les douanes auraient dangereusement fait capoter. Une version qui souffre de nombreuses contradictions.

Jusqu’où l’Ocrtis est-il allé pour faire de belles affaires ? Un témoin, Stéphane V., a affirmé dans nos colonnes (lire Libération du 23 mai) avoir été mandaté par le patron de l’Office lui-même pour garder une villa à Estepona, dans le sud de l’Espagne (lire pages 4-5). «Cinq personnes présentées par François Thierry comme des policiers français étaient présentes pour charger et décharger des ballots de shit sur la plage», a-t-il expliqué à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et à Libération. Mais depuis qu’il est sorti du bois, tout a été fait, y compris en très haut lieu, pour discréditer ce témoin clé. Plusieurs «pontes» de la DCPJ, cités en «off» par le Journal du dimanche et l’Obs, n’ont pas hésité à sortir l’artillerie lourde. Stéphane V. y est qualifié de «malade ayant fait des séjours en psychiatrie» et de «mytho qui se réclame de la DGSE et de la CIA». Il n’a pourtant jamais été question, dans ses auditions à l’IGPN, d’aucun de ces services. Mais l’homme a bien travaillé pour le département de la Justice des Etats-Unis et pour la DEA (Drug Enforcement Administration), l’agence antidrogue américaine, comme en attestent des documents authentifiés par Libération.

Et contrairement aux affirmations de certains médias, plusieurs faits précis ont déjà été vérifiés par les «bœufs-carottes». Ainsi, au moins un policier, un certain Laurent, a été identifié dans la procédure grâce à l’exploitation de la téléphonie. Un autre homme décrit comme son chef de groupe, dénommé Christophe, est également dans le viseur de l’IGPN. Etrangement, son numéro de téléphone, communiqué par Stéphane V. à la police des polices, correspond à celui de Christophe R., le policier de l’Ocrtis cité comme référent dans la procédure de livraison surveillée d’Exelmans. S’agit-il du même homme ? Des vérifications sont actuellement en cours, notamment en Espagne.

Emmanuel Fansten

 

http://www.francetvinfo.fr/sante/affaires/video-complement-d-enquete-quel-role-des-policiers-francais-ont-ils-joue-dans-un-trafic-de-19-tonnes-de-cannabis_1491405.html

VIDEO. Complément d’enquête. Quel rôle des policiers français ont-ils joué dans un trafic de 19 tonnes de cannabis ?

 

François Thierry, l’ancien patron de la lutte antidrogue, aurait aidé à importer des tonnes de cannabis. L’ancien « indic » qui l’accuse a accepté de parler à « Complément d’enquête ». Extrait de « Drogue : la guerre perdue », à voir le 9 juin 2016.

 

Cette vidéo n’est plus disponible.

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FRANCE 2

francetv.info dans PerversitéFrancetv info

Mis à jour le 09/06/2016 | 15:16, publié le 09/06/2016 | 15:15

Le 9 juin 2016, « Complément d’enquête » raconte une « guerre perdue », celle de la lutte contre le trafic de drogue. Qui bénéficie parfois de complicités au plus haut niveau… L’ancien patron de l’OCRTIS François Thierry aurait aidé à importer des tonnes de cannabis − c’est la nouvelle affaire Neyret. L’ancien « indic » qui accuse François Thierry a accepté de parler à « Complément d’enquête ».

Dans cet extrait, rendez-vous au sud de l’Espagne, à Marbella. Le Saint-Tropez espagnol, face aux côtes marocaines, est la base arrière des trafiquants de drogue français. Stéphane, 52 ans, informateur régulier de l’OCRTIS depuis quatre ans, accompagne Matthieu Fauroux jusqu’à une villa. C’est là qu’il aurait vu des policiers français transporter, main dans la main avec des dealers, 19 tonnes de cannabis.

Mission : surveiller la villa où sera stocké le cannabis

Au printemps 2012, Stéphane aurait reçu un mystérieux coup de téléphone. Il affirme être venu à Marbella à la demande de l’ex-patron de la lutte antidrogue, sans savoir exactement pourquoi, sinon qu’il ne devait « pas oublier d’acheter des gants ». François Thierry l’installe dans les lieux, puis repart. Mission : surveiller la villa, sachant qu’elle verra passer un certain nombre de chargements de cannabis.

L’informateur aurait passé trois semaines sur place. Il raconte les Zodiac arrivant du Maroc bourrés de marchandise. Des policiers français déchargeant le cannabis pour le transférer dans des camionnettes. Ces mêmes policiers français stockant le cannabis dans la villa, puis le chargeant dans d’autres véhicules qui vont le dispatcher sur le territoire français. En tout, 19 tonnes.

Stéphane est-il sûr qu’il s’agissait de policiers ? Outre son « intime conviction », le témoin explique avoir déjà croisé certains d’entre eux dans les locaux parisiens de l’OCRTIS.

Extrait de « Complément d’enquête. Drogue : la guerre perdue », à voir le 9 juin 2016.

Policiers tués à Magnanville : un rapport avec NEMROD34 de Béziers ?

Selon des informations du jour, le tueur cherchait sa future victime depuis le 8 juin 2016.

Depuis la tuerie d’Orlando, j’ai publié plusieurs éléments montrant une possible relation entre cette nouvelle attaque revendiquée par l’Etat islamique et les jacasseries habituelles des deux malades mentaux extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, de Puy-l’Evêque, et Jean-Marc Donnadieu, de Béziers, ne cessant de me calomnier sur les réseaux sociaux depuis l’année 2010 au moins.

A la lecture de ces nouvelles informations, je renvoie avec insistance le lecteur intéressé à mes publications des 12 et 13 juin 2016, montrant notamment qu’un possible terroriste tunisien faisait de curieuses visites de mon blog Satanistique depuis quelques jours, et se montrait particulièrement excité depuis le 8 juin 2016.

Il m’a rendu visite une 15ème et dernière fois après ces publications, lundi 13 juin 2016 à 11h51 :

Policiers tués à Magnanville : un rapport avec NEMROD34 de Béziers ? dans Attentats magnifier (196.186.142.224)
(Pas de lien référant)
13 Jun 11:51:04

 

Je relève par ailleurs que le commandant de police assassiné était originaire de Pézenas, dans l’Hérault, à proximité de Béziers, où est né et a quasiment toujours vécu Jean-Marc Donnadieu, qui se rendait aussi très fréquemment à Pézenas durant les premières années de ses harcèlements à mon encontre pour y voir sa copine habitant cette ville. Ils ont depuis rompu mais gardent de bonnes relations et se voient toujours régulièrement, selon ce qu’en a dit l’intéressé sur le forum de ses ex-amis les Sataniques Sceptiques du Québec, un des nombreux sites où il a raconté sa vie durant tout le temps de son inscription – il en a été banni il y a un mois et demi et y sévissait depuis mai 2008.

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20160617.OBS2833/info-obs-policiers-tues-abballa-etait-sur-les-traces-de-sa-future-victime.html

INFO OBS. Policiers tués : Abballa était sur les traces de sa future victime

 

INFO OBS. Policiers tués : Abballa était sur les traces de sa future victime
Larossi Abballa aurait déclaré connaître le policier Jean-Baptiste Salvaing. (AP/SIPA)

 

Selon nos informations, le téléphone du meurtrier des deux policiers a « borné » aux abords du commissariat des Mureaux et près de Magnanville.

 

L'ObsPublié le 17 juin 2016 à 13h56

 

Le parcours de Larossi Abballa se précise peu à peu, confirmant que le tueur avait établi un lien avec sa victime, le policier Jean-Baptiste Salvaing, bien avant de l’assassiner à coups de couteau lundi soir. Selon les informations de « l’Obs », la localisation du téléphone de Larossi Abballa les jours précédents l’attentat révèle qu’il a « borné » (a été géolocalisé) les 8, 9 et 10 juin aux abords du commissariat des Mureaux et près de Magnanville (Yvelines), c’est-à-dire près du commissariat où travaillait le policier, en tant que commandant de police adjoint, et ville où il vivait avec son épouse Jessica Schneider et leur fils de 3 ans. Selon cette source :

« Ces éléments montrent qu’il a fait des repérages, et peut-être suivi sa future victime. »

Ces informations viennent compléter les éléments révélés mercredi, selon lesquels Larossi Abballa connaissait au moins l’une de ses cibles, et ne l’a pas choisie pour sa seule appartenance à la police. A l’inverse de ce qu’a laissé entendre le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve lors de l’hommage rendu mardi au couple de fonctionnaires de police.

Ce que l’on sait du meurtrier présumé, Larossi Abballa

Mercredi, on apprenait en effet que le terroriste, alors qu’il était retranché dans l’appartement du couple à Magnanville, aurait lancé lors des échanges avec le Raid :

« Il vient chez moi alors je vais chez lui. »

Par ailleurs, selon le spécialiste David Thompson, Larossi Abballa a posté une photo de Jean-Baptiste Salvaing sur son compte Facebook alors que ce dernier était… en uniforme. Ce qui montrerait une fois de plus qu’il ne l’a pas choisi au hasard.

Larossi Abballa connaissait-il ses victimes ?

Les enquêteurs ne parviennent toutefois pas, pour l’instant, à savoir quand les deux hommes auraient pu se croiser. Ils tentent toujours d’établir pourquoi Larossi Abballa s’en est pris spécifiquement à Jean-Baptiste Salvaing.

Toujours est-il que Larossi Abballa, 25 ans, était connu des services de police dans les Yvelines, où il a toujours vécu et a notamment été condamné à deux reprises pour un vol et un recel, alors que Jean-Baptiste Salvaing a fait une bonne partie de sa carrière dans le département.

Violette Lazard et Morgane Bertrand

L'Obs

L’Obs

Journaliste

 

http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Policiers-tues-a-Magnanville-les-obseques-auront-lieu-lundi-dans-l-Herault-997541

Policiers tués à Magnanville: les obsèques auront lieu lundi dans l’Hérault

 

Paris Match | Publié le 17/06/2016 à 10h47 |Mis à jour le 17/06/2016 à 10h55

Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing, les deux policiers tués à Magnanville.
Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing, les deux policiers tués à Magnanville. ALAIN ROBERT/SIPA

 

Les obsèques de Jean-Baptiste Salvaing et de Jessica Schneider, les deux policiers tués lundi dernier par un jihadiste à Magnanville, auront lieu lundi prochain dans l’Hérault.

Lundi, l’émotion sera forte à Pézenas. Une cérémonie y aura lieu à 10 heures en hommage à Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, les deux policiers tués lundi soir par un jihadiste à leur domicile de Magnanville (Yvelines). Leur famille a annoncé l’information dans le quotidien «Midi Libre», dans l’avis de décès: «Un hommage leur sera rendu le lundi 20 juin 2016 à 10h00, sur la place de la mairie de Pézenas, suivi de l’inhumation au cimetière de Montagnac», situé à environ sept kilomètres de la ville d’où était originaire Jean-Baptiste Salvaing.

A lire :Magnanville: une collecte de dons pour Jessica et Jean-Baptiste

Tous les deux, policiers de profession, ont été assassinés chez eux par Larossi Abballa dans la soirée de lundi. Le jihadiste avait poignardé le père de famille avant de prendre en otage sa compagne âgée de 36 ans, puis de l’exécuter sous les yeux de leur fils de trois ans et demi, Matthieu. L’enfant, retrouvé indemne mais en état de «sidération», est sorti de l’hôpital et a été récupéré par ses grands-parents paternels.

Comment le tueur a-t-il repéré ses victimes ?

Larossi Abballa, qui a assuré avoir prêté allégeance au groupe Etat islamique, a été tué durant l’assaut du Raid. Trois de ses proches, des hommes âgés de 27, 29 et 44 ans sont toujours en garde à vue dans le cadre de l’enquête. Deux d’entre eux avaient été condamnés, en 2013 avec Abballa, pour leur implication dans une filière d’envoi de jihadistes au Pakistan. L’homme avait enregistré une vidéo de revendication du double meurtre, dans laquelle il menaçait aussi des personnalités depuis placées sous protection policière.

L’enquête devra désormais déterminer comment le tueur a repéré ses victimes: Larossi Abballa, qui a toujours vécu dans les Yvelines, y avait été condamné à deux reprises pour un vol et un recel. Jean-Baptiste Salvaing, lui, a effectué une bonne partie de sa carrière dans le même département. Pour l’heure, aucun lien n’a été trouvé entre les deux.

Un hommage présidé par François Hollande

Jeudi, environ 2.500 personnes ont participé à la marche blanche organise depuis Mantes-la-Jolie jusqu’au domicile du couple à Magnanville. Policiers, gendarmes, pompiers et anonymes ont ainsi rendu hommage à Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, et ont entamé La Marseillaise une fois arrivés devant leur pavillon.

Ce vendredi, François Hollande préside une cérémonie officielle d’hommage aux deux policiers à la préfecture de Versailles, en présence de leurs familles, du Premier ministre Manuel Valls et du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

 

http://www.itele.fr/france/video/qui-etaient-jean-baptiste-et-jessica-les-deux-policiers-assassines-a-magnanville-168118

Qui étaient Jean-Baptiste et Jessica, les deux policiers assassinés à Magnanville ?

 

Victimes tragiques d’une attaque revendiquée par l’Etat Islamique, lundi soir à Magnanville (Yvelines), les témoignages de leurs proches évoquent deux personnes courageuses, et dévouées à leur métier.

 

Deux parents assassinés, un enfant de 3 ans laissé orphelin.

Il semble bien que Jean-Baptiste et Jessica aient été victimes de la barbarie. Cette barbarie qui gangrène le monde a ciblé une nouvelle fois hier un des nôtres et sa famille. Cette barbarie qui sans cesse repousse les limites de l’horreur a frappé la grande famille de la police mais au-delà toute la République. La France est une nouvelle fois en deuil aujourd’hui.

Ce sont les mots du syndicat de Policiers SCSI. Ils décrivent bien l’atrocité des actes perpétrés hier soir allée des Perdrix, à Magnanville, dans les Yvelines. Dans cette commune proche de Mantes-la-Jolie, Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, père de deux enfants, et sa compagne, Jessica Schneider, 36 ans, mère du deuxième, ont été tués par un barbare. Il était commandant de police au commissariat des Mureaux, situé dans les Yvelines.

Comme le rapporte Le Parisien, Jean-Baptiste Salvaing travaillait comme chef-adjoint des unités de police judiciaire, après avoir œuvré au commissariat de Mantes-la-Jolie et à la Brigade anti-criminalité du département. Originaire de Pézenas dans l’Hérault, c’est dans le commissariat de cette ville qu’il avait effectué son premier stage, une commune ou son grand-père travaillait comme dentiste, selon le Midi-libre.

Quelqu’un qui avait vraiment une valeur inouïe

Sa compagne Jessica, assassinée à son domicile après son compagnon, était secrétaire administrative au commissariat de Mantes-la-Jolie, autre commune du département des Yvelines. Ils laissent derrière eux Mathieu qui, du haut de ses trois ans, se retrouve orphelin et sera reconnu « pupille de la nation », comme l’a déclaré François Hollande ce mardi. L’autre enfant de Jean-Baptiste le sera également.

Jean-Baptiste, qui a succombé à ses blessures vers 21h hier soir, aura lutté jusqu’au bout avec beaucoup de « courage », comme le relève la note du service de nuit de la police des Yvelines sur le déroulé du double assassinat, relayée par le Figaro :

Il a tenu à alerter le voisinage du danger qu’il courait, en invitant les riverains à fuir et à prévenir ses collègues. Un comportement héroïque, comme en attestent les témoignages déjà recueillis par les enquêteurs.

« Un garçon très droit avec une moralité hors pair »

Plusieurs hommages ont été rendus à un homme « vraiment très bien », comme le décrit le maire de Magnanville, François Garay. Dans son département aussi, un de ses collègues, cité par le Parisien, évoque cette belle personne : « C’était un homme très sympathique qui avait très bonne réputation… Tous les fonctionnaires des Yvelines sont très émus par ce drame qui les touche tous. »

Une parente du commandant, très touchée a déclaré : « c’était un garçon très droit avec une moralité hors pair. C’est un gamin qui était brillant, qui venait d’être promu commandant. Il ne méritait pas ça », précisant que sa sœur était « effondrée ».

Quand la gendarmerie vient vous annoncer ça, c’est inimaginable. Je l’aimais beaucoup, j’étais très admirative de ce qu’il était. C’est quelqu’un qui avait vraiment une valeur inouïe. Ce n’est pas juste.

François Hollande a également rendu hommage aux deux victimes :

J’ai une pensée pour ce couple qui ne faisait que son devoir. L’homme rentrait chez lui après avoir mené ses enquêtes, fait son travail avec beaucoup de rigueur et d’exigence. Sa compagne l’attendait parce qu’elle savait aussi ce qu’est la nécessité de protéger un pays puisqu’elle était elle-même fonctionnaire au ministère de l’Intérieur.

Article rédigé par la rédaction web d’iTELE (avec AFP) // Crédit photo : DR

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/herault/pezenas/le-commandant-de-police-tue-dans-les-yvelines-est-originaire-de-pezenas-dans-l-herault-1023315.html

Le commandant de police tué dans les Yvelines est originaire de Pézenas dans l’Hérault

 

Jean-Baptiste Salvaing, le policier attaqué à l’arme blanche hier soir devant son domicile à Magnanville (Yvelines) était né à Pézenas dans l’Hérault. Sa ville natale lui rendra hommage demain à midi devant la mairie.

  • L.C. avec AFP
  • Publié le 14 juin 2016 à 10:56, mis à jour le 14 juin 2016 à 17:59

Devant le domicile du policier tué dans les Yvelines le 14 juin 2016 © Maxppp© Maxppp Devant le domicile du policier tué dans les Yvelines le 14 juin 2016

Le commandant de police tué de plusieurs coups de couteau devant son domicile à à Magnanville (Yvelines) était orginaire de l’Hérault. Son oncle nous a confirmé qu’il était né à Pézenas et qu’il avait passé toute sa scolarité jusqu’au Bac à Pézenas. Et il est parti ensuite faire ses études en région parisienne.

La mort du couple de policiers

Vers 21 heures, un homme attaque le commandant de police de 42 ans en civil, en poste aux Mureaux (Yvelines), devant son domicile, situé dans un quartier pavillonnaire de Magnanville. Des témoins ont rapporté aux enquêteurs que l’agresseur aurait crié « Allah akbar » à ce moment-là.

L’individu se retranche dans la maison de sa victime. Peu après, les habitants des alentours sont évacués, avant qu’un dispositif policier conséquent n’empêche toutes les allées et venues. L’unité d’élite du Raid arrive « rapidement sur les lieux », selon le récit du porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henry Brandet. Un contact est établi avec le terroriste et des négociations commencent, au cours desquelles l’homme se revendique du groupe Etat islamique, rapportent des sources concordantes citées par l’AFP.

Le meurtrier, retranché dans le pavillon, a été tué dans un assaut du Raid. A l’intérieur, les policiers ont découvert le corps de sa compagne et retrouvé le fils du couple, âgé de 3 ans, « choqué et indemne ». L’attaque a été attribuée dans la nuit au groupe Etat islamique, par le biais de l’agence Amaq, liée à l’organisation jihadiste.

L’assaillant impliqué dans une enquête récente sur une filière jihadiste syrienne

L’homme qui a tué un policier et sa compagne lundi soir près de Paris au domicile des victimes était impliqué dans une enquête récente sur une filière jihadiste syrienne, a-t-on appris mardi de sources proches de l’enquête, confirmant une information de RTL.

Son implication dans cette enquête menée notamment par la sous-direction antiterroriste (Sdat), sous la direction d’un juge d’instruction, n’a pas été précisée. L’homme tué lundi lors de l’assaut du Raid avait revendiqué agir au nom du groupe Etat islamique (EI).

Toutes les infos en temps réel sur l’enquête en cours.

L’hommage de la ville de Pézenas

Pierre Rossignol l’adjoint de la sécurité de la ville de Pézenas a annoncé qu’une minute de silence sera organisée demain mercredi à midi dans la ville natale du policier tué.
La famille du policier vit à Pézenas, ses parents et sa soeur. Il a joué au club de basket et au club de rugby de la ville.

Jean Baptiste Salvaing était aussi le père d’un autre enfant âgé d’une dizaine d’années. Son fils de 3 ans et demi a été évacué par le Raid lors de l’assaut au domicile de Magnanville.

La République à Pézenas © France3 LR

© France3 LR La République à Pézenas

Une minute de silence dans tous les commissariats à midi demain

Le communiqué du ministère de l’intérieur : Le ministre de l’intérieur a demandé de faire observer dans tous les services du ministère une minute de silence mercredi 15 juin à 12h00.
« Dans la soirée du 13 juin 2016, le commandant de police Jean-Baptiste SALVAING, âgé de 42 ans,  adjoint au chef de la sûreté urbaine des Mureaux (78) et sa compagne, Jessica SCHNEIDER, (36 ans), adjointe administrative au commissariat de police de Mantes-la-Jolie, ont été sauvagement assassinés par un individu ayant revendiqué ses crimes au nom du groupe terroriste Daech.

L’intervention du RAID a permis de sauver leur enfant âgé de 3 ans qui se trouvait à leur domicile, choqué mais indemne. Le tueur a été abattu au cours des opérations.
Pour marquer notre profonde émotion commune et affirmer toute la solidarité des hommes et des femmes du ministère de l’intérieur envers les familles et les proches de nos deux collègues disparus, tous les drapeaux des édifices du ministère seront mis en berne à partir de ce jour à 12h00, pendant 3 jours, jusqu’au vendredi 17 juin à 12h00. »

Un message du ministre sera lu à cette occasion par Philippe VIGNES, préfet des Pyrénées-Orientales, au commissariat de police (Avenue de Grande Bretagne – Perpignan) et par Emmanuel CAYRON, secrétaire général,  à la préfecture (24 quai Sadi Carnot – Perpignan).

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/herault/montpellier/policiers-tues-magnanville-pezenas-se-souvient-de-jean-baptiste-salvaing-l-enfant-du-pays-1024447.html

Policiers tués à Magnanville : Pézenas se souvient de Jean-Baptiste Salvaing, l’enfant du pays

 

Le chef de la police municipale et un élu de Pézenas ont exprimé mardi leur peine et leur « colère » après la mort de Jean-Baptiste Salvaing, victime d’un assassinat revendiqué par le groupe Etat Islamique. Il était originaire de cette commune de l’Hérault. Ses amis sont sous le choc.

  • Par Fabrice Dubault
  • Publié le 15 juin 2016 à 11:40, mis à jour le 15 juin 2016 à 12:51

Pézenas (Hérault) - les drapeaux en berne au fronton de la mairie - 14 juin 2016. © F3 LR

© F3 LR Pézenas (Hérault) – les drapeaux en berne au fronton de la mairie – 14 juin 2016.

Dans sa maison de Pézenas, Jean-Claude Carayon se rappelle avec émotion de Jean-Baptiste Salvaing.
Arrivé à l’age de 12 ans dans son club de rugby, il l’a entrané, l’a vu grandir puis partir à Paris pour devenir policier, il y a 14 ans.

Le commandant de police, Jean-Baptiste Salvaing, et sa compagne, Jessica Schneider, assassinés à Magnanville (Yvelines), lundi 13 juin 2016. © AFP PHOTO / POLICE NATIONALE© AFP PHOTO / POLICE NATIONALE Le commandant de police, Jean-Baptiste Salvaing, et sa compagne, Jessica Schneider, assassinés à Magnanville (Yvelines), lundi 13 juin 2016.

A Pézenas, ils sont nombreux à l’avoir cotoyé et à connaître sa famille, installée là depuis 3 générations. Jean-Baptiste Salvaing y est né et y a fait toute sa scolarité jusqu’au Bac, qu’il a passé au lycée Jean Moulin.
Au lendemain de l’attaque qui lui a couté la vie ainsi qu’à sa compagne, la mairie a tenu à lui rendre hommage par la voix de Pierre Rossignol. Elu de la commune mais aussi ami d’enfance du policier.

La famille est dans la tristesse et dans l’incompréhension.

Après l’annonce du drame de lundi soir, les parents de Jean-Baptiste Salvaing sont partis à Paris, au chevet de leur petit fils agé de 3 ans, seul rescapé de la tuerie. Le policier était également père d’un autre enfant âgé de 10 ans.

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Pézenas (34) : témoignages des amis de Jean-Baptiste Salvaing, le policier tué lundi

Peine et colère à Pézenas, ville d’origine du policier tué à Magnanville dans les Yvelines.  -  F3 LR  -  Reportage : F.Garel et D.Aldebert

Jean-Baptiste Salvaing, commandant de police adjoint du commissariat des Mureaux dans les Yvelines, était « très sportif et très brillant à l’école », a témoigné lors d’une conférence de presse Lionel Puche, le chef de la police municipale de
Pézenas, qui fut aussi son entraîneur sportif. « C’était un jeune joyeux et convivial ».

J’ai appris cette nouvelle dans la nuit, j’en suis très atteint car même si nous ne travaillions pas dans le même corps c’est un ami policier qui a été touché. J’irais jusqu’à dire dans son intimité car c’est à son domicile que le drame s’est produit », a ajouté le policier municipal. « Voir comme cela une connaissance tomber cela nous obliqe à nous poser plein de questions. Nous pensons aussi encore plus que cela pourrait nous arriver, même ici, en province… ».

Lionel Puche a décrit les membres de la famille du policier comme étant « très investis dans le milieu associatif de Pézenas ». « C’est une grande famille de la ville », a-t-il dit. « Beaucoup travaillaient dans le milieu médical, le grand-père était dentiste, le père médecin. Jean-Baptiste avait choisi une voie différente. Une voie qui ressemblait au poste qu’il occupait au rugby, 3e ligne. Un poste où il faut se dévouer et se sacrifier pour les autres. »

Je suis écoeuré, en colère », a pour sa part déclaré Pierre Rossignol, adjoint au maire de Pézenas et ami d’enfance de la victime. « Jean-Baptiste avait fait le choix de défendre les autres, de leur apporter de l’aider. Il a été assassiné froidement, il ne méritait pas ça. C’était un homme bon et brillant dans tous les sens du terme. Je suis dévasté pour sa famille qui compte beaucoup à Pézenas« , a-t-il ajouté.

Tous les services municipaux de la ville observeront mercredi une minute de silence en l’honneur du policier. Les drapeaux de la commune ont été mis en berne.

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Pézenas (34) : minute de silence en hommage au policier tué par un terroriste

L’hommage à Pézenas  -  France 3 LR

Jean-Baptiste Salvaing, âgé de 42 ans, a été tué à coups de couteau devant son domicile de Magnanville, par Larossi Abballa, 25 ans, condamné en 2013 pour participation à une filière jihadiste.
L’assaillant a ensuite séquestré la compagne du policier Jessica Schneider, 36 ans, agent administratif du commissariat voisin de Mantes-la-Jolie, qu’il a égorgée, et leur petit garçon de trois ans et demi, retrouvé choqué mais indemne.

 

http://www.midilibre.fr/2016/06/14/pezenas-sous-le-choc-apres-la-mort-de-jean-baptiste-salvaing,1348872.php

Pézenas : le témoignage de l’ancien entraîneur de rugby du policier tué

 

il y a 2 jours 30 MIDI LIBRE
  • Pézenas : le témoignage de l'ancien entraîneur de rugby du policier tué
    La maison des parents de Jean-Baptiste Salvaing.
VINCENT LACOUR
  • Pézenas : le témoignage de l'ancien entraîneur de rugby du policier tué

Les drapeaux de la mairie de Pézenas en berne.

 

VINCENT LACOUR
  • Pézenas : le témoignage de l'ancien entraîneur de rugby du policier tué
    La maison des parents de Jean-Baptiste Salvaing.

    VINCENT LACOUR
  • Pézenas : le témoignage de l'ancien entraîneur de rugby du policier tué
    Les drapeaux de la mairie de Pézenas en berne.

    VINCENT LACOUR

 

L e policier tué près de Paris ce lundi 13 juin a grandi à Pézenas où ses parents et sa soeur vivent toujours. Des habitants témoignent et expriment leur tristesse, dont le chef de la police municipale qui était aussi l’entraîneur de rugby du policier tué.

La famille de Jean-Baptiste Salvaing est implantée à Pézenas depuis trois générations au moins. Le grand-père était dentiste, le père medecin, sa soeur vit également sur place. Le policier, en poste aux Mureaux, venait régulièrement en vacances à Pézenas. La municipalité a tenu un point presse ce mardi à 15 heures (vidéo à venir).

« Un jeune bon »

Frédéric, qui l’a côtoyé du primaire au collège, évoque sa gentillesse : « Depuis ce matin, rien que d’y penser, j’ai des frissons. Jean-Baptiste et moi nous nous sommes fréquentés jusqu’à l’âge de 14 ans. Il a dans un premier temps joué au basket puis a rejoint le club de rugby de Pézenas où son père était président. C’était un jeune bon qui avait le coeur sur la main. J’ai appris qu’il était dans la police le jour où moi j’apprenais que je l’avais loupé. Je ne m’attendais pas à ce qu’il rentre dans cette institution car il n’en avait jamais parlé. Depuis on s’apercevait de temps en temps parce que j’ai un commerce pas très loin de chez lui. »

Les drapeaux en berne

Une amie de la famille répète elle aussi que Jean-Baptiste Salvaing était « un homme bon et bien, à l’image de toute sa famille. Rien que pour exemple sa mère aide régulièrement un SDF près de chez eux. Ils étaient comme ça toujours à aider ceux qui leur semblaient ennuyés. Je suis très en colère parce que je ne comprends pas ce qui est arrivé. » Tous les drapeaux sont en berne dans la ville de Pézenas.

La réaction du responsable de la police municipale de Pézenas :

Lionel Puche est responsable de la police municipale de Pézenas et était entraîneur de rugby de Jean-Baptiste.

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/16/2366733-a-pezenas-chagrin-et-colere-pour-jean-baptiste.html

Publié le 16/06/2016 à 08:33

À Pézenas, chagrin et colère pour Jean-Baptiste

Faits divers

 

Emotion hier dans la cour de la mairie, à Pézenas./ PhotoPQR Midi Libre

Emotion hier dans la cour de la mairie, à Pézenas./ PhotoPQR Midi Libre

image-zoom dans Crime

Traits tirés et visages fermés, ils étaient plusieurs centaines hier à midi silencieusement rassemblés dans la cour d’honneur de l’hôtel de ville de Pézenas. Quelques mots du premier adjoint Philippe Martinez puis le silence absolu, palpable, le recueillement, puis la Marseillaise et des applaudissements à la mémoire de Jean-Baptiste l’enfant du pays. Les êtres sont comme figés sur place pour un intense moment d’émotion et de communion. Car c’est ici que le commandant de police de 42 ans, le martyr de Magnanville, a grandi. C’est ici qu’il a appris la vie et aussi choisi sa trajectoire personnelle dans la police nationale. C’est ici qu’il revenait en vacances en famille pour goûter aux plus belles soirées de l’année. Il était le fils de Jean-Paul, médecin, petit-fils de dentiste, conseiller municipal et issu d’une famille connue et appréciée, investie dans la vie publique et associative. «Depuis deux jours, c’est comme si notre propre vie avançait au ralenti. Ce drame nous submerge. Je ne peux rien dire d’autre» explique lapidairement une de ses anciennes voisines alors que depuis la rue, partout dans les cuisines, on entend ressasser en boucle, les informations sur le drame, comme une litanie qui fait froid dans le dos. «Les gens sont bouleversés. Ils ont tous le sentiment d’avoir perdu un proche. Il y a aussi un sentiment de révolte car c’est une institution qui est visée» explique Philippe Martinez, le premier adjoint du maire qui, stupéfait, a appris la terrible nouvelle lundi, en pleine nuit.

«C’est la tristesse. Et la colère depuis Charlie et le Bataclan. On s’aperçoit que cela continue. Avons-nous les moyens en France de répondre à des actes isolés comme ça ?» s’exclame Lionel Puche le patron de la police municipale et ancien entraîneur de rugby du jeune ado Jean-Baptiste lorsque le futur policier évoluait sous le maillot de l’équipe cadet de Pézenas. «Un joueur courageux, actif, au service du collectif» poursuit le policier municipal qui quitte l’uniforme pour rentrer chez lui le soir et demande à ses collègues de faire de même depuis la mise en place de l’état d’urgence.

Depuis lundi, la famille de Jean-Baptiste, ses parents, son cousin élu municipal se sont retranchés dans le silence. «Ils sont abattus. Littéralement abattus. Et puis il y a ce petit de trois ans en état de choc psychologique. Il a vécu pendant trois heures dans des circonstances abominables» poursuit Lionel Puche avant de recevoir Valentine, la sœur de Jean-Baptiste pour avancer dans l’organisation de l’hommage que le peuple entier de Pézenas en même temps que la France, rendra ce lundi à Jean-Baptiste et à sa compagne Jessica. Au carreau d’une des fenêtres de la mairie, une petite pancarte «Charlie» qui remonte à janvier 2015, fixe cette terrible période qui donc n’épargne pas Pézenas, la ville du théâtre, de la joie de vivre.

Christian Goutorbe

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