Attentats de janvier 2015 : la gendarme trop proche des terroristes a été condamnée

J’avais déjà évoqué son cas sur ce blog jusqu’à sa révocation de la gendarmerie au mois de septembre dernier.

Elle a depuis été condamnée à un an de prison avec sursis assorti d’une mise à l’épreuve pour avoir consulté des fichiers de la police.

Un de ses collègues gendarmes, reconnu complice, a été condamné à quatre mois de prison avec sursis.

Par ailleurs, le bon ami policier du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi n’est toujours pas poursuivi pour les bons tuyaux et excellents conseils qu’il lui fournit à mon sujet depuis le début de toutes ses attaques démentielles à mon encontre.

Son ami gendarme à la retraite non plus.

L’un d’eux, à moins que ce ne soit l’un de ses bons amis brestois, lui conseille d’inventer n’importe quoi pour me calomnier comme le fait aussi sa complice Josette Brenterch du NPA de Brest à chacune de ses plaintes ou auditions.

Ainsi avait-il l’an dernier notamment porté plainte contre moi pour harcèlement téléphonique alors que je ne l’ai jamais appelé depuis le début de ses harcèlements à mon encontre, il y a maintenant huit ans, pas plus que je ne lui ai envoyé de courriers électroniques privés ou ne lui ai laissé de commentaires sur ses blogs orduriers : rien, pas un mot en huit ans. Cela ne l’a pas empêché de porter plainte contre moi pour harcèlements…

Après tout, entre 2011 et 2013, sa complice Josette Brenterch du NPA de Brest avait bien réussi à me faire poursuivre et condamner à Brest pour des infractions que je n’avais pas davantage commises, alors qu’elle-même s’était bien rendue coupable de multiples infractions de même nature à mon encontre.

A quelques mois du réexamen de cette affaire par la Cour d’Appel de Rennes, le malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi avait cru pouvoir en faire autant. Mais cela n’a pas marché…

 

http://www.20minutes.fr/societe/1771659-20160122-gendarme-compagne-proche-coulibaly-condamnee-avoir-consulte-fichiers-police

Une gendarme et compagne d’un proche de Coulibaly condamnée pour avoir consulté des fichiers de la police

 

JUSTICE Elle a été reconnue coupable d’avoir illégalement consulté des fichiers comme celui du traitement des antécédents judiciaires ou des personnes recherchées…

Des policiers devant l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes, le 9 janvier 2015.

Des policiers devant l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, le 9 janvier 2015. – Francois Mori/AP/SIPA

20 Minutes avec AFP

    • Publié le 22.01.2016 à 18:35
    • Mis à jour le 22.01.2016 à 22:55

 

Elle avait utilisé le mot de passe d’un collègue pour consulter des fichiers policiers. Une gendarme de 35 ans, révoquée, compagne d’un proche d’Amédy Coulibaly, a été condamnée jeudi à un an de prison avec sursis, assorti d’une mise à l’épreuve, a-t-on appris ce vendredi de sources judiciaires. Le tribunal correctionnel de Paris, en charge des affaires militaires, a déclaré l’ancienne adjudante coupable de détournement de données à caractère personnel et violation de consignes.

>> A lire aussi : L’intrigante relation amoureuse entre un proche d’Amédy Coulibaly et une sous-officier du renseignement

Une soixantaine de consultations illégales

Lui sont reprochées plus de soixante consultations de fichiers comme celui du traitement des antécédents judiciaires, ou des personnes recherchées (FPR), alors qu’elle était en poste au Centre national de formation au renseignement opérationnel (CNFRO) de la gendarmerie à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Elle avait pour ce faire utilisé le mot de passe d’un autre gendarme, qui a quant à lui été condamné à quatre mois de prison avec sursis.

La gendarme avait notamment consulté des fichiers relatifs à la situation de son compagnon, considéré comme un proche d’Amédy Coulibaly, l’auteur de la prise d’otages de l’Hyper Cacher à Paris, qui a tué quatre clients du magasin le 9 janvier 2015, et une policière municipale la veille.

Lettres apportées à son compagnon en prison

En mars 2015, elle avait été placée en garde à vue, dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, en même temps que son compagnon. Ce dernier, soupçonné d’avoir apporté un soutien logistique à Amédy Coulibaly a été mis en examen et placé en détention provisoire. Son téléphone avait « borné » près du preneur d’otages au moment des faits, ainsi que l’avait révélé Le Canard enchaîné. Le journal avait aussi révélé que cet homme avait pu entrer dans la caserne de Rosny et que sa compagne gendarme s’était convertie à l’islam il y a quelques années. La gendarme avait quant à elle été remise en liberté.

Soupçonnée d’avoir apporté, notamment, des lettres à son ami qui était écroué depuis la fin janvier 2015 pour des affaires de trafics d’armes et de stupéfiants, elle a été révoquée en septembre 2015 de la gendarmerie.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/la-gendarme-qui-avait-consulte-des-fichiers-pour-un-proche-de-coulibaly-condamnee-22-01-2016-5476461.php

Elle avait consulté des fichiers pour un proche de Coulibaly : la gendarme condamnée

 

22 Janv. 2016, 20h14 | MAJ : 23 Janv. 2016, 06h49

Boulevard Théophile Sueur, Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Amar, le compagnon du sous-officier condamnée, pouvait entrer facilement dans la caserne de la gendarmerie nationale.

Boulevard Théophile Sueur, Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Amar, le compagnon du sous-officier condamnée, pouvait entrer facilement dans la caserne de la gendarmerie nationale. (Google Street View.)

 

Une gendarme de 35 ans, révoquée, compagne d’un proche d’Amédy Coulibaly, a été condamnée ce jeudi à un an de prison avec sursis, assorti d’une mise à l’épreuve, pour avoir illégalement consulté des fichiers.

 

Le tribunal correctionnel de Paris chargé des affaires militaires a déclaré Emmanuelle, ancienne adjudante, coupable de détournement de données à caractère personnel et violation de consignes.

Une soixantaine de consultations de fichiers comme celui du traitement des antécédents judiciaires, ou des personnes recherchées (FPR), alors qu’elle était en poste au Centre national de formation au renseignement opérationnel (CNFRO) de la gendarmerie à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), lui sont reprochés.

Ces consultations portaient notamment sur la situation de son compagnon, Amar. Elle aurait utilisé pour ce faire le mot de passe d’un autre gendarme, qui a quant à lui été condamné à quatre mois de prison avec sursis. Elle avait été placée en garde à vue dans cette affaire en décembre dernier, puis convoquée devant le tribunal.

Révoquée en septembre de la gendarmerie

Avant cela, en mars, elle avait été placée en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, en même temps que son compagnon. Ce dernier, soupçonné d’avoir apporté un soutien logistique à Amédy Coulibaly a été mis en examen et placé en détention provisoire, elle avait été remise en liberté.

Son compagnon est considéré comme proche d’Amédy Coulibaly, son téléphone avait «borné» près du preneur d’otages au moment des faits, ainsi que l’avait révélé Le Canard enchaîné. Le journal avait aussi révélé que cet homme avait pu entrer dans la caserne de Rosny et que sa compagne gendarme s’était convertie à l’islam il y a quelques années. «Il n’est jamais rentré dans la zone technique. C’est très strict, il faut un badge. Il venait me voir dans la zone famille, là où j’habite», avait précisé Emmanuelle devant les journalistes de «7 à 8», émission diffusée sur TF1, en février 2015.

Soupçonnée d’avoir apporté, notamment, des lettres à son ami qui était écroué depuis la fin janvier pour des affaires de trafics d’armes et de stupéfiants, elle a été révoquée en septembre dernier de la gendarmerie.

Le 8 janvier, Amédy Coulibaly a tué une policière et blessé un agent municipal à Montrouge (Hauts-de-Seine), au sud de Paris, avant de prendre en otages, le lendemain, les clients et employés d’un supermarché casher de Paris. Il a tué quatre d’entre eux, tous juifs et a été abattu dans l’assaut donné par la police.

Attentats de janvier 2015 : la gendarme trop proche des terroristes a été condamnée dans Attentats je-suis-charlie

Sur le même sujet

 

 

http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/la-chute-d-emmanuelle-une-gendarme-amoureuse-30-09-2015-5138937.php

La chute d’Emmanuelle, une gendarme amoureuse

 

Emmanuelle C. a été révoquée pour avoir manqué à ses fonctions et consulté un fichier sans autorisation. Elle était l’amante d’un proche du tueur de l’Hyper Cacher.

 

Le Parisien | 30 Sept. 2015, 07h00

Inconsciente, maladroite, amoureuse imprudente ? Suspendue depuis le 5 février, Emmanuelle C., la gendarme qui entretenait une relation sentimentale avec un proche d’Amedy Coulibaly, le terroriste d’Hyper Cacher, a été radiée le 21 septembre de la fonction publique militaire, comme l’a révélé RTL mardi.

Sa hiérarchie lui reprochait des « dérives de comportement » et des « manquements » autour de sa liaison avec Amar Ramdani, mis en examen pour sa proximité suspecte et ses contacts téléphoniques fréquents avec le tueur de la porte de Vincennes dans les jours précédents les attentats de Paris.

Agée de 35 ans, originaire de Lannion (Côtes-d’Armor), la jeune femme passe un bac L avec mention, puis un Deug de langues étrangères avant de réussir le concours de sous-officier en 2001. Elle occupe des postes de terrain, notamment à la brigade territoriale d’Ecquevilly (Yvelines), puis rejoint le fort de Rosny (Seine-Saint-Denis), qui abritait plusieurs services centraux d’enquête et de logistique. Bien notée, elle y occupait un poste de cadre au Centre national de formation au renseignement opérationnel, chargée de former des militaires.

Une relation chaotique

Catholique non pratiquante, l’adjudante se convertit à l’islam en 2011, sous l’influence d’une amie. Séparée des deux pères de ses trois enfants, elle vit seule dans un logement de fonction du fort. Elle rencontre Amar Ramdani un soir d’octobre 2013. « Je l’ai connu en sortant de chez une copine, en regagnant mon véhicule [...]. J’étais en train d’installer ma fille quand il s’est arrêté à mon niveau. Il s’était arrêté pour me draguer. On a échangé quelques mots et je lui ai laissé mon numéro [...] », raconte-t-elle durant sa garde à vue du 9 mars, à l’issue de laquelle elle ressortira libre.

Leur relation connaît des hauts et des bas. Le jour de l’attentat de l’Hyper Cacher, Ramdani avoue à la sous-officier avoir connu Coulibaly à la prison de Villepinte, où il était incarcéré entre 2010 et 2013, et l’avoir revu par la suite mais sans avoir eu connaissance de ses projets. Il s’évapore quelques jours plus tard. Sans nouvelles, l’adjudante utilise alors les identifiants d’un collègue pour consulter le fichier des personnes recherchées. Elle apprend que son amant est visé par un mandat d’arrêt européen pour trafic de stupéfiants. Un passé qui explique sa disparition soudaine : le 23 janvier, Ramdani avait en fait été interpellé à son domicile du Val-d’Oise en exécution de ce mandat. Pas rancunière, la gendarme lui apporte des vêtements à la maison d’arrêt dix jours plus tard, dissimulant au passage 20 EUR et une lettre d’amour. « Je vais tenter une demande de visite, je ne sais pas s’ils me l’accorderont ; si oui, je vais te sauter au cou comme une fofolle », écrit-elle. Contactée, son avocate, Me Daphné Pugliesi, n’a pas souhaité faire de commentaire.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/radicalisation-la-police-n-est-pas-epargnee-09-03-2016-5610617.php

Radicalisation : la police n’est pas épargnée

 

EXCLUSIF. Les entorses à la laïcité progressent dans les commissariats. Une note confidentielle de la préfecture de police de Paris recense ces cas qui, bien que limités, inquiètent.

 

Éric Pelletier | 09 Mars 2016, 00h00 | MAJ : 09 Mars 2016, 15h28

Exclusif
La préfecture de police de Paris recense désormais de manière hebdomadaire les « comportements de transgression du principe de laïcité ».

La préfecture de police de Paris recense désormais de manière hebdomadaire les « comportements de transgression du principe de laïcité ». (Photo d’illustration/Baptiste Fenouil/REA.)

 

Diffusion de chants religieux en patrouille, refus de participer à une minute de silence ou de protéger une synagogue, voire incitation, sur Facebook, à commettre des attentats : la police est confrontée à des actes de gravité variable, en nombre limité, mais qui illustrent une progression préoccupante du fondamentalisme religieux dans ses rangs.

C’est un fait : la Grande Maison n’est plus imperméable au communautarisme. Des comportements qui, en plus de malmener le principe de laïcité, posent de réels problèmes de sécurité. Comme leurs collègues, les fonctionnaires en voie de radicalisation sont en effet équipés d’une arme de service et ont accès à la plupart des fichiers de police.

Même s’ils restent très marginaux, ces incidents mobilisent les services de renseignement et préoccupent la préfecture de police (PP) de Paris. A tel point qu’elle recense désormais de manière hebdomadaire les « comportements de transgression du principe de laïcité ». Une note confidentielle dont nous avons eu connaissance, rédigée à la fin de l’année dernière par la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération, détaille 17 cas, survenus entre 2012 et 2015 avec une accélération en 2014, au sein de la PP, forte de plus de 27 000 policiers et agents de surveillance.

Des fonctionnaires assez jeunes

La plupart des incidents portent sur l’exercice de la religion musulmane au sein des commissariats, notamment lors des prières quotidiennes. Ou encore sur les signes extérieurs de religiosité, comme l’habillement. Les femmes sont impliquées dans environ un tiers des affaires et affichent souvent une détermination plus marquée que les hommes. Au moins quatre des affaires recensées concernent des convertis à l’islam.

Ces comportements sont souvent le fait de fonctionnaires assez jeunes, entrés en tant qu’adjoints de sécurité à la fin des années 2000 et qui ont ensuite réussi le concours interne. Ils sont désormais policiers à part entière, gardiens de la paix ou brigadiers. Aucun cas ne concerne les échelons supérieurs de la hiérarchie, officiers ou commissaires. Est-ce un effet générationnel ? Les plus gros dérapages ont eu lieu sur les réseaux sociaux. L’un d’eux, qui s’apparente à un appel au meurtre, a conduit l’auteur devant la justice.

Pour autant, ces exigences religieuses ne semblent pas relever d’une quelconque stratégie d’infiltration de groupes violents. Pas de « cinquième colonne islamiste » identifiée : le parquet antiterroriste n’est saisi d’aucune procédure impliquant des policiers. Ces attitudes apparaissent tout d’abord comme des prises de position individuelles, parfois en lien avec des difficultés d’ordre personnel. « Il faut être attentif aux termes employés, insiste le sociologue Farhad Khosrokhavar. La radicalisation suppose un passage à l’acte violent. C’est pourquoi je parlerais plutôt ici de fondamentalisme. Cette forme d’enfermement relève rarement d’une attitude mûrement réfléchie mais révèle une impulsivité et une fragilité mentale. En se comportant ainsi, ces personnes savent qu’elles s’exposent à une sanction et, à terme, à une exclusion. Il s’agit ni plus ni moins que d’un suicide professionnel. »

 

Un cas retentissant chez les gendarmesLes cas de radicalisation sont rarissimes chez les « soldats de la loi ». Seule une poignée a été recensée par les services de sécurité, concernant surtout de très jeunes gendarmes adjoints volontaires. Après examen, ils finissent devant le conseil d’enquête, l’instance disciplinaire de sanction. L’an dernier, la direction de la gendarmerie avait annoncé « la réalisation d’un audit interne pour évaluer le risque » mais aussi pour l’« anticiper ». Tout en précisant que « la conversion à une religion n’est pas un délit » afin de distinguer la pratique d’une foi propre à chacun et une radicalisation dangereuse. Aujourd’hui, la gendarmerie se refuse à communiquer sur le sujet.

Une seule affaire, celle de l’ex-adjudante Emmanuelle C., 35 ans, une Bretonne, a défrayé la chronique au lendemain des attentats de janvier 2015. La proximité affective de cette militaire, convertie à l’islam depuis 2011, avec Amar Ramdani, un contact d’Amedy Coulibaly, le tueur de Montrouge et de l’Hyper Cacher, a fait grand désordre. Surtout lorsque cet homme, qui faisait l’objet depuis plusieurs mois d’un mandat d’arrêt européen pour trafic d’armes et stupéfiants, a été vu lors des surveillances menées par la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) dans la zone dite publique du fort de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Un fort qui abritait les services scientifiques de la gendarmerie.

Cette ex-sous-officier a été suspendue de ses fonctions le 5 février 2015, avant d’être révoquée de la fonction publique militaire le 21 septembre 2015. Lorsque Ramdani est arrêté le 23 janvier, Emmanuelle C. a en effet utilisé les codes d’accès d’un collègue pour consulter le fichier des personnes recherchées (FPR) à plus de 60 reprises. Elle sera condamnée à un an de prison avec sursis le 21 janvier 2016, reconnue coupable de détournement de données à caractère personnel et violation de consignes par le tribunal correctionnel de Paris. Elle avait aussi tenté de faire passer de l’argent et une lettre d’amour dans du linge en rendant visite à son amant incarcéré. Un manquement grave en raison de son statut de gendarme.

J.-M.D.

je-suis-charlie dans Corruption

Brest: regain de violences de l’extrême-gauche depuis le 8 mars 2016

Au lendemain de la décision de non admission prise le 8 mars 2016 par la Chambre Criminelle de la Cour de Cassation à l’encontre du pourvoi formé par Josette Brenterch contre l’arrêt du 2 décembre 2015 de la Cour d’Appel de Rennes l’ayant déboutée de toutes ses demandes contre la société Overblog et moi-même après nous avoir relaxées de tous les chefs de ses poursuites engagées par plaintes avec constitution de partie civile de 2011, des militants de l’extrême-gauche brestoise avaient déjà fait irruption dans la salle du Conseil municipal de Brest et malmené son maire François Cuillandre.

Voir ci-dessous récits exhaustifs, dont :

Devant le mutisme assourdissant du maire et des conseillers municipaux (excepté Mme Julie Le Goïc), les défenseurs des migrants font venir deux personnes habillées en clown devant M. le Maire. L’un apporte même avec lui une jeune fille déguisée en licorne ! « Tout est possible, si on a trouvé une licorne dans la rue on peut trouver des logements pour les demandeurs d’asile », lance alors le garçon clown. Puis il apporte un petit miroir devant François Cuillandre pour voir si ce dernier peut se regarder dans la glace. « J’ai une bonne nouvelle à vous annoncer, M. le Maire s’est regardé dans le miroir », crie encore le clown.

 

La licorne que je suis (c’est écrit dans une décision de « justice » de 2004 que Josette Brenterch et ses amis du crime organisé connaissent très bien) ne se balade plus dans les rues de Brest depuis longtemps, elle en a eu marre d’y être constamment prise en chasse par des inconnus dont elle avait bien remarqué pour certains dès les années 1990 qu’il s’agissait de syndicalistes de la CGT. Et bien évidemment, elle déplore de n’avoir été suivie par la Ligue des Droits de l’Homme lorsqu’en 1999, déjà à bout, elle avait sollicité son aide pour obtenir l’asile politique dans un pays clément à l’égard des femmes ingénieurs ou trop intelligentes au goût de magistrats tels ceux du Tribunal de Grande Instance de Brest, ou de leurs commanditaires. Elle s’était alors vu rétorquer que ce n’était pas possible, car la France était considérée comme un pays démocratique. Deux ans plus tard, un Niçois obtenait bien l’asile politique aux Etats-Unis en raison de persécutions dont il était victime en France. Il est vrai que c’était une première, il n’y avait pas encore de précédent. Il n’empêche… les persécutions que je subis dans ce pays depuis plus de vingt ans ne sont pas dignes d’un pays démocratique mais d’une république bananière.

Après le maire de la ville de Brest, donc, c’est au tour de ses policiers de faire les frais du mécontentement de Josette Brenterch et de ses amis.

 

http://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-commissariats-degrades-et-policiers-insultes-4239821

Brest. Commissariats dégradés et policiers insultés

 

Brest – Modifié le 20/05/2016 à 13:30 | Publié le 20/05/2016 à 10:44

  • Des tags insultants ont été retrouvés sur les murs des bureaux de police de Saint-Martin et Recouvrance. A Saint-Martin, des vitres ont été brisées.
    Des tags insultants ont été retrouvés sur les murs des bureaux de police de Saint-Martin et Recouvrance. A Saint-Martin, des vitres ont été brisées. | Infographie Ouest-France

Des tags insultants ont été retrouvés sur les murs des bureaux de police de Saint-Martin et Recouvrance. A Saint-Martin, des vitres ont été brisées.

 

« C’est clairement une réponse à notre mobilisation de mercredi », réagit Stéphane Andry, du syndicat de police Alliance. Ce jour-là, les policiers dénonçaient « la haine des flics ».

Dans la nuit de jeudi à vendredi, des tags insultants et des dégradations ont été constatés sur des commissariats de quartier.

Banderole insultante

Les personnes suspectées, un groupe « d’une trentaine de personnes arnarcho-autonomes », n’avaient pas fait de vagues lors de la manifestation contre le projet de loi travail, le matin. Mais à 20 h 30, ce même groupe « est venu scander sa haine de la police devant le commissariat central, rue Colbert », avec une banderole insultante.

Le petit cortège est ensuite parti à la faculté de lettres, puis à la sous-préfecture, avant de se rendre au tribunal de grande instance. À 21 h 30, c’était terminé.

Vitres brisées 

Mais sur le coup d’une heure du matin, le commissariat de Saint-Martin a été la cible de tags (« ACAB », pour « all cops are bastards ») et deux vitres ont été brisées à travers les barreaux. Les mêmes tags sont ensuite découverts à 2 h 45 sur les murs du bureau de police des Quatre Moulins.

Aucune interpellation n’a eu lieu.

Le syndicat Alliance « dénonce avec force ces faits commis par des individus cagoulés, qui n’ont donc pas le courage de leurs opinions ».

 

http://www.valeursactuelles.com/societe/une-horde-de-jeunes-attaque-les-commissariats-de-la-ville-de-brest-61976

Société
Vendredi 20 Mai 2016 à 07:09 (mis à jour le 20/05/2016 à 12:26)

 

Une horde de jeunes attaque les commissariats de la ville de Brest

 

Brest: regain de violences de l'extrême-gauche depuis le 8 mars 2016 dans Calomnie

image d’illustration. Photo © DGPN/DCSP/SICOP

Fait divers. Dans la nuit de jeudi à vendredi une trentaine de jeunes s’en est prise aux forces de l’ordre, occasionnant de nombreux dégâts.

C’est un nouveau signal d’alarme qui devrait attirer l’attention de la Place Beauvau. Les attaques contre les forces de l’ordre se multiplient depuis plusieurs semaines et semblent presque se banaliser. Ne recevant pas d’ordres de leur hiérarchie permettant d’utiliser la force pour se défendre, les policiers ont exprimé en début de semaine leur ras-le-bol, en manifestant dans les rues de Paris. Effectivement, harcelés en permanence par des militants de gauche dans les manifestations contre la loi travail, les policiers et les gendarmes n’en peuvent plus.

La nuit dernière, un triste fait divers illustre une fois de plus la violence des militants de gauche contre la police. Le Télégramme rapporte qu’ « une trentaine d’individus a débarqué à 20h30, devant le commissariat central, rue Colbert. La bande a commencé à toiser les policiers, en scandant des insultes, et en accrochant une banderole sans équivoque contre les grilles ». Puis, « vers 1h, qu’ils sont réapparus devant le bureau de police de Saint-Martin. Là, ils ont inscrits des tags et brisé deux vitres du rez-de-chaussée. Puis, à 2h30, les mêmes tags ont été retrouvés sur le bureau de police de Recouvrance ».

Le syndicat de police Alliance, à travers Stéphane Andry, a dénoncé « cette violence ». Pointant ses attaques contre la Justice, le policier a ajouté qu’il espère « des instructions fortes de la magistrature pour aller cueillir ces individus qui ne brillent ni par leur courage, ni par leur intelligence ».

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/conseil-municipal-le-coup-d-eclat-11-03-2016-10988380.php

Conseil municipal. Le coup d’éclat

 

Publié le 11 mars 2016
Modifié le 11 mars 2016 à 07h43

 

Séance agitée, hier soir, en conseil municipal. Alors que les élus s’apprêtaient à voter le budget, une quarantaine de manifestants, dénonçant la situation des migrants à Brest, a fait irruption et bloqué les débats. Injures, bris de verre, violences physiques… La situation a fini par dégénérer.

 

Tout avait bien commencé. Comme de coutume, Bernadette Malgorn, chef de file de Rassemblement pour Brest, a pris la parole en préambule pour parler sécurité et, actualité oblige, interroger le maire sur la gouvernance de Brest Événements nautiques (BEN). Et, comme de coutume aussi, François Cuillandre ne s’est pas étendu. Il a ironisé sur « l’exposé tout en nuances » de son opposante, avant de conclure que « ce genre de propos glissaient sur lui comme de l’eau sur les plumes d’un canard ». Fermeture des bans ! Brest 2016 ? Il réserve ses dires au conseil d’administration de BEN qui devrait se tenir la semaine prochaine. Puis, de manière très académique, Bernadette Abiven, adjointe aux finances, a présenté le budget 2016 de la collectivité, chaque groupe d’opposition y allant ensuite de son commentaire.

Ambiance pesante

Bref ! Une séance ordinaire. Jusqu’à l’entrée dans l’arène d’une quarantaine de manifestants, membres pour la plupart du collectif CASSS-paPIERs qui, depuis plusieurs semaines, dénonce la situation des migrants à Brest. Sans qu’on la leur donne, ils ont pris la parole pour faire part de « leur dégoût » et appeler le maire « à prendre ses responsabilités face à des populations en détresse », estimant « que 6.000 logements sont inoccupés à Brest et qu’il est possible de les réquisitionner ». Pas si simple, a tenté de leur expliquer le maire qui n’a pas réussi à finir une phrase sans se faire couper la parole. Dialogue impossible, longs silences. Les débats se sont interrompus. Et l’ambiance est rapidement devenue pesante. Grimés en clowns, deux manifestants ont multiplié les actes de provocation. Sans se présenter, une jeune Kosovare a pris la parole dans un anglais approximatif. Mais tout le monde aura déchiffré les menaces dans ses propos.

Prise d’un malaise

Alors que Julie Le Goïc, tout sourire, a clairement affiché son soutien aux manifestants, l’un d’entre eux a pris à partie Marie Gueye : « Hey, vous, pourtant, vous devez la connaître, la situation des migrants »… Chacun appréciera l’élégance du fond et de la forme. Dans une chaleur étouffante, la jeune secrétaire du groupe Rassemblement pour Brest a alors perdu connaissance. Elle a été prise en charge par les pompiers. Ce qui n’a pas déconcerté l’auditoire qui a allumé une sono…

Injures et violences

Reprendra, reprendra pas ? Dans cette Cocotte-Minute prête à exploser à n’importe quel moment, les élus se sont demandés s’ils allaient reprendre le cours de la séance. François Cuillandre a finalement rouvert le bal à 20 h 30. Le temps que les manifestants, un brin déconcertés, ne réagissent, il a réussi à faire voter le budget, les taux d’imposition et quatre délibérations. Injures et jets de boulettes en papier ont alors pris le dessus. Il a décidé de reporter le reste du conseil et de faire évacuer la salle. La réponse a été immédiate : noms d’oiseaux, jets de carafes, documents jetés à terre et contacts physiques… De mémoire d’élus, on n’avait pas vu ça depuis l’ère Pierre Maille et une manifestation à propos des écoles.

 

http://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-le-conseil-suspendu-en-plein-vol-par-larrivee-des-cass-papiers-4088775

Brest. Le conseil suspendu en plein vol par l’arrivée des Cass-papiers

 

Brest – Publié le 11/03/2016 à 10:42

  • La séance du conseil municipal était consacrée au vote du budget. Elle a été interrompue par des militants de Casss-papiers.
    La séance du conseil municipal était consacrée au vote du budget. Elle a été interrompue par des militants de Casss-papiers. | Photo : Ouest-France

Olivier PAULY.

Ces militants réclamaient un logement pour une vingtaine de demandeurs d’asile albanais. Au terme d’une séance très mouvementée, le budget a fini par être adopté.

 

Reportage

Jusque-là, tout allait bien. À peine quelques propos liminaires sur le limogeage du directeur de Brest 2016 et, plus habituel, la sécurité, mais le conseil municipal suivait son train. Tout le monde s’était exprimé sur le budget 2016, il ne restait plus qu’à le voter. Et puis un groupe d’une quarantaine de militants de Casss- papiers surgissent dans le fond de la salle.

Les revendications sont connues. Ils les rappellent dans une prise de parole à plusieurs. Il s’agit du logement d’une vingtaine de migrants, pour la plupart d’origine albanaise. « Actuellement, 6 000 logements sont inoccupés à Brest et vous avez le pouvoir de les réquisitionner, lancent-ils à François Cuillandre, maire, our enfin, résoudre cette situation. »

« On attend »

Ils invoquent au passage une décision concernant la commune de Metz, dans un cas similaire. Ignorant qu’en l’occurrence, c’était le droit d’Alsace Lorraine, hérité du chancelier Bismarck, qui avait été appliqué… Un héritage de la période durant laquelle l’Alsace et la Lorraine étaient allemandes…

Une jeune femme présentée comme l’une de ces migrants, s’exprime en anglais. « Nous vivons dans la rue, ce n’est pas une plaisanterie, nous ne sommes pas des animaux ni des fous. Nous combattrons jusqu’au bout », lâche-t-elle, annonçant « un blocage des administrations si rien ne bouge ».

Dans une courte déclaration, François Cuillandre explique qu’il « comprend les difficultés et les drames des personnes en demande d’asile. En ce qui concerne les migrants, nous avons proposé des places à l’État. À ma connaissance, elles sont toujours disponibles », assure-t-il. Il espère alors que le conseil va pouvoir reprendre.

Non. Impossible de passer aux votes. Les manifestants protestent, couvrent par leur ramdam la voix des élus dans les micros. Qu’est-ce qu’on fait ? « On va attendre un petit peu », confie le maire à ses proches.

« Socio-traître »

La situation s’enlise. Les deux camps se regardent en chien de faïence. Visiblement proche des manifestants, Julie Le Goïc met la pression sur Marie Gueye, sa voisine, pour qu’elle prenne la parole en faveur des migrants.

Excédée, la conseillère municipale socialiste sort de la salle. « Pourtant, la situation des migrants, ça doit vous connaître », lâche un manifestant. Complètement stupide.

De temps en temps, une insulte jaillit du fond de la salle. « Socio-traître. » Silence. « Vous faites honte à Jaurès. » Silence.

Finalement on vote

La question reste : qu’est-ce qu’on fait ? « Il faut faire voter le budget, tout le monde s’est exprimé », souffle l’écologiste Marif Loussouarn à François Cuillandre. « Le problème, c’est que si on annule la séance, on ne peut pas leur laisser la salle », explique Jean-Luc Polard.

Alain Masson, président du groupe socialiste, est missionné pour sonder ses homologues sur la situation. Le petit groupe sort, puis revient. Les manifestants s’installent. Julie Le Goïc leur sert à boire, les fait s’asseoir. Une banderole « Logements pour tou-te-s » est accrochée dans le dos du maire. Une sono est allumée.

Les conciliabules se poursuivent. À 20 h 30, François Cuillandre relance le conseil. Et sous les hurlements des Casss-papiers, il fait adopter les deux premières délibérations : le vote du budget et les taux d’imposition.

Puis il interrompt le conseil. Et la salle se vide avec quelques dégradations au passage de la part de quelques manifestants.

 

http://www.brest.maville.com/actu/actudet_-la-haine-au-coeur-du-conseil-municipal-de-brest_47217-2938189_actu.Htm

Vendredi 11 mars 2016 18:15

La haine au cœur du Conseil municipal de Brest

 

Le conseil municipal de Brest qui s’est tenu jeudi 10 mars devait porter sur le budget primitif de la ville… mais il a été perturbé par des jeunes militants du collectif « Casss’papiers » qui ont fait irruption dans la salle du conseil municipal et qui l’ont bloqué, estimant ne pas avoir eu de réponses satisfaisantes de la part de la municipalité par rapport à une vingtaine de migrants albanais demandeurs d’asile à Brest. Le Conseil était donc bloqué… de 16 h 30 à plus de 20 h.

Le conseil municipal avait pourtant bien commencé. Les élus expriment des interrogations, des inquiétudes avant l’ordre du jour, comme d’habitude. En ouverture de séance, la Chef de file de l’opposition brestoise RPB (Rassemblement Pour Brest), Mme Bernadette Malgorn, intervient sur deux sujets : la gouvernance de Brest Évènements Nautiques et la sécurité. Elle s’étonne notamment à propos de l’association des fêtes maritimes de Brest d’ « un nouvel épisode de crise de gouvernance ». Alors que le budget de Brest 2012 avait grimpé à 17 millions d’€. À tel point que la Chambre régionale des comptes de Bretagne « avait formulé en 2014 des recommandations pleines de bon sens dont (nous) avons souhaité qu’elles soient appliquées par la gouvernance de l’évènement qui n’est autre, sous forme associative, qu’un de ces multiples satellites de nos collectivités présidée par vous-mêmes, monsieur le Maire ».

Mme Malgorn rappelle le montant exorbitant de la rémunération des dirigeants des fêtes maritimes précédentes : « 123 000 € brut annuel pour le premier directeur, soit environ 8 000 nets mensuels, et de l’ordre de 9 700 € brut mensuel pour un temps partiel de 80 % pour le second directeur désigné dans l’urgence ». Elle note que « (vous) nous avez présenté, pour l’édition 2016, un budget ramené à 12 millions d’€ ». Elle rappelle alors que dans ces conditions, son groupe a « soutenu le projet et voté les subventions, ici et à la Métropole ». Elle rappelle les péripéties liées à la gouvernance des fêtes maritimes internationales de Brest. « Cela se produit à chaque fois à quelques mois de l’évènement ».

« (…) début 2015, à l’annonce de la nomination de M. Arbelot, professionnel reconnu dans le milieu du nautisme. Un an après il jette l’éponge selon vous ou est débarqué, selon lui. On ne sait pas très bien ». « La fonction éditoriale serait-elle frappée d’une malédiction ? », se demande l’élue de la droite et du centre brestois. Elle note « un certain flottement » avec « le Conseil d’administration de Brest évènement nautique initialement prévu en février dernier et décalé au 30 mars prochain ». « Tout ceci jette un trouble de nature à ternir la réussite de l’évènement », juge Mme Bernadette Malgorn. Elle demande enfin « quelles sont les difficultés actuelles au sein de Brest évènements nautiques et donc de Brest 2016 ? »

M. le Maire de Brest, François Cuillandre, rejette de tels propos. « Sur les fêtes maritimes, la Chambre régionale des comptes nous dit qu’il ne faut pas mélanger les genres ». Il assure être « le principal dirigeant de cette association (ndlr, Brest évènements nautiques) mais je n’en suis pas rémunéré ». Avant de poursuivre : « Par contre je suis juridiquement responsable en cas d’accident pendant les fêtes maritimes, si quelqu’un tombe à l’eau je sais qui on viendra chercher ».

Mme Malgorn s’interroge aussi au sujet de la sécurité. « Le dernier Sillage nous le dit : “La Sécurité est l’affaire de tous“. Bien ! ». « C’est assez nouveau dans la rhétorique municipale puisque naguère au-delà du terme “tranquillité publique“ ce n’était plus votre affaire », fait remorquer l’élue. Mais elle pointe « une approche incomplète voire édulcorée » des articles parus dans le dernier numéro de Sillage. « Pas un mot sur un trafic de stupéfiants qui explose ». « Pas un mot sur la montée du radicalisme dont notre ville est atteinte », déplore encore l’élue très bien informée des problèmes de sécurité dans la cité du Ponant.

« C’est aussi l’affaire de tous, chacun faisant son métier : on ne demande pas à la collectivité de se substituer aux services spécialisés, mais d’assumer sa mission préventive, éducative, et de faire rayonner les valeurs républicaines parmi lesquelles il n’est pas indifférent en cette semaine du 8 mars d’évoquer l’égalité hommes / femmes. Et à tout le moins on pourrait souhaiter que la collectivité n’apporte pas son aide, via un autre de ses satellites, à ces prêcheurs de haine et de radicalisation ». Suivez mon regard. Elle vise bien sûr l’imam youtuber de la mosquée salafiste Al-Sunna de Pontanézen.

Là encore M. François Cuillandre est visiblement très agacé par ces remarques. « Dans cette ville je circule tous les jours, de quel droit vous dites que je ne suis pas conscient des problèmes d’insécurité ». Puis il lâche une petite phrase comme il en a coutume et dont lui seul a le secret : « Tout ceci glisse sur moi comme l’eau sur les plumes d’un canard ».

Un budget municipal en équilibre… mais précaire

Avant cette interruption impromptu du conseil municipal, quelques interventions des élus sur le budget ont pu être exprimées. Je les relate ici. Mme Bernadette Abiven, Première vice-adjointe au maire, en charge des finances, comme elle l’avait déjà fait au conseil de métropole du vendredi 4 mars, elle a présenté les grandes lignes des investissements de la commune pour 2016 : les Capucins, le fameux téléphérique, les non moins célèbres fêtes maritimes internationales qui ont lieu tous les quatre ans, l’ouverture de l’établissement pour personnes âgées, l’EHPAD de Kerlevenez, qui accueille deux unités Alzheimer. « Ce budget illustre de belle manière comment nous agissons pour le bien-être des Brestois », résume fièrement Mme Abiven,. Le budget primitif de la ville qui est d’un total de 156 millions d’€, dans les grandes lignes est le suivant :

Généralités :

• L’économie locale : 66 millions d€.

• La culture : 17,1 millions d’€, soit 11 % du budget.

• L’aménagement urbain et le cadre de vie : 12,5 millions d’euros, soit 8 % du budget.

• Le sport et la vie associative : 9,2 millions d’€, soit 6 % du budget de la ville.

• La santé, environ 8,3 millions d’€, soit 5 % du budget.

Recettes :

• Les recettes de fonctionnement atteignent 141,8 millions d’€ en tout.

• Les recettes de fonctionnement réelles : 5,3 millions d’€ pour 2016.

• Les recettes fiscales : 71,18 millions d’€. À noter qu’après avoir baissé en 2015, en 2016, les taux d’imposition n’augmentent pas.

• Reversion de la métropole à la ville : 300 000 € sur le budget primitif 2015, soit au total 2 millions d’€ pour la reversion de la taxe d’électricité.

• Le produit de la taxe sur les publicités extérieures : 1,4 millions d’€.

• Produits des services et domaines : 6,1 millions d’€.

• Les dépenses de fonctionnement : 130,5 millions d’euros. En augmentation de 1,2 % par rapport à l’année 2015.

• Les dépenses de personnel ont augmenté de 0,9 % ;

• Les charges de fonctionnement générales ont augmenté de 800 000 €.

• La subvention versée aux foyers logements ainsi qu’au CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) et aux écoles ont augmenté.

Dépenses :

• Les dépenses d’investissement atteignent en tout : 18,1 millions d’€, répartis comme suit :

• 4,8 millions d’€ pour l’enfance et les écoles.

• 1,7 million d’€ pour le cadre de vie et les services urbains comme les marchés, les cimetières, etc…

• 300 000 € versés par la Ville pour les fêtes maritimes comme en 2015.

• Le délai de désendettement de la ville se situe dorénavant à 3,9 années.

« Ce sont des bases solides et fiables », redit la première adjointe, comme elle l’avait déjà dit au dernier conseil de métropole. Elle certifie que « (notre) stratégie budgétaire est de maintenir les taxes d’habitations au niveau de 2015, et de dégager une capacité d’autofinancement suffisant pour assurer les investissements du mandat ». « Le budget de la ville 2016 tout comme celui de la Métropole contribue au redressement des finances publiques », annonce, rien moins que cela, l’élue socialiste. Elle jure : « Nos investissements sont conformes au plan du mandat ». « Ces investissements sont vecteurs d’emplois », ajoute encore peu modeste Mme Abiven. « N’en déplaise à certains la santé financière de la ville de Brest est bonne », conclut-elle lapidairement, notamment en direction de l’opposition.

Nathalie Chaline, du groupe des écologistes (EELV) adresse « (nos) reconnaissances pour le travail de l’Adjointe aux Finances, en raison de la diminution des Dotations globales de fonctionnement versées par l’État (DGF) ». Puis s’adressant à l’opposition : « Ce ne sont pas les propositions des candidats de la droite et du centre qui nous rassurent ». Enfin, l’élue écologiste intervient sur un thème cher aux écologistes : le nucléaire, « alors que nous commémorons les tristes anniversaires des 30 ans de Tchernobyl et des 5 ans de Fukushima ». « Environ 190 milliards d’€ sont dépensés pour le nucléaire depuis 50 ans », déplore Mme Chaline. Elle informe l’assemblée municipale que « les charges d’exploitation de ces centrales nucléaires se montent en tout à 9,9 milliards d’euros en 2009 à EDF ». « Le canton de Genève a porté plainte contre la centrale de Bugey, alors il est grand temps de tourner le dos à cette énergie coûteuse et dangereuse ». On peut ajouter aussi que l’Allemagne, qui a radicalement fermé toutes ses centrales nucléaires en 2011, demande à la France d’arrêter celle de Fessenheim en Alsace, la plus ancienne de toutes nos centrales nucléaires.

Mme Nathalie Collovati, de l’autre groupe de l’opposition municipale, Brest Alternative (BA), « remercie Mme Abiven pour la présentation de ce budget primitif 2016 ». Elle rappelle que « la perte de la DGF est de plus de 2,3 millions d’€ ». « Les collectivités doivent diminuer les frais de fonctionnement ». « Or, ajoute l’élu de droite, les charges à caractère générale ont augmenté de 4,9 millions d’€ du budget primitif 2015 à celui de 2016 alors que dans le budget primitif de la Métropole ces charges restent stables ». Elle interprète cette augmentation des charges pour la ville du fait « des travaux du nouvel éco-quartier des Capucins et de sa médiathèque, du téléphérique ainsi que des fêtes maritimes ». Elle annonce finalement que « devant tant d’écarts inquiétants entre le budget de Brest Métropole et celui de la ville de Brest, BA votera contre ce budget ».

Mme Jacqueline Héré, Adjointe au maire, élu du groupe communiste, revient sur ce qui fait l’actualité sociale nationale : la réforme El-Khomri du travail. « La réforme du travail fait l’unanimité contre elle », lâche-t-elle. Revenant à l’ordre du jour du conseil municipal, à savoir le budget primitif, elle déplore que « c’est la troisième année consécutive que nous sommes impactés par la baisse des Dotations de l’État aux collectivités locales ». « Notre collectivité continue malgré tout à faire une politique de gauche », estime l’élue d’extrême gauche. Elle cite en exemple « l’EHPAD de Kerlvénez pour plus de 2,9 millions d’€ ». Elle regrette par contre « que les échanges n’aient pas prévalu dans le dossier des subventions aux associations d’éducation populaires ». Il est vrai que la municipalité avait produit un grand couac en décembre 2015 lors de l’annonce de cette mesure en contradiction avec la politique menée depuis le début par la majorité de gauche du conseil municipal envers les associations, et notamment celles d’éducation populaires, si chères d’habitude aux cœur de la gauche. Voir à ce sujet l’article que j’avais écrit à l’époque sur ce blog : « Conseil municipal de Brest : la conjonciton des mécontents ».

L’inaltérable élue régionaliste UDB, Anne-Marie Kervern a pris ensuite la parole. Elle a rappelé que la Journée internationale pour les droits des femmes venait d’avoir eu lieu l’avant-veille : « C’est tous les jours le 8 mars ici parce que ce ne sont que des femmes qui prennent la parole aujourd’hui ». Revenant sur les subventions allouées aux associations, « (elle) ne souhaite en aucun cas que la vie associative soit la variable d’ajustement de ce budget ». « Les petites ou les grandes associations contribuent à la vie locale et à la cohésion sociale », rappelle-t-elle. Elle souligne encore que « l’emploi associative représente 11 % des emplois à Brest ». Elle évoque aussi le problème des associations non conventionnelles. « Pendant plusieurs années, le budget des associations non conventionnelles n’a fait que baisser, en 2016 il baisse même de 4 % ». « J’alerte et ce n’est pas la première fois, à travers les associations se joue une société plus humaine. Mais les choix décidés ici sont régressifs à un moment où la demande de solidarité est la plus forte », assène l’élue régionaliste. Elle annonce malgré tout que « c’est parce que j’ai cette confiance que je voterais ce budget ».

Patrick Appéré, Adjoint au sport et élu Autre Gauche Brest Nouvelle Citoyenneté (BNC) juge que si « nos recettes de fonctionnement à la ville comme à la Métropole sont en baisse, les autres recettes évoluent dans le bon sens, mais elles ne parviennent pas à rattraper le recul ». « Nous sommes satisfaits de voir l’enfance, la jeunesse et la vie associative recevoir une bonne partie de cette enveloppe budgétaire », se rassure l’élu de la gauche radicale. « C’est donc plutôt satisfaisant dans un contexte dégradé et de rigueur ». Mais il pointe du doigt « les banques (qui) ont retrouvé l’an passé leurs résultats d’avant la crise de 2008 ». Avant d’évoquer lui aussi la loi El-Khomri et « le million de personnes en France qui ont manifesté contre la loi travail ». « Nous voterons ce budget tout en restant vigilant », conclut-il.

M. Bruno Sifantus (RPB), remet en cause la présentation du budget qui en a été faite par la majorité municipale. Il alarme sur le fait que « Brest est bien marquée par une démographie qui ne cesse de reculer, pour s’établir à moins de 140 000 habitants selon les derniers chiffres officiels 2012 de l’INSEE, et par une acticité économique déclinante ». « Vous mettez en avant la stabilité des taux de la fiscalité locale. Il est nécessaire de rappeler que les bases elles augmentent de 1 % au moment où l’inflation reste négative, l’inflation sur un an glissant en février 2016 est en effet annoncée par la Banque Centrale européenne et par l’INSEE à -0,2 % ». Il prédit que « cela se traduira probablement et comme l’an dernier par une augmentation de fait de la pression sur les contribuables et l’économie, qui s’ajoutera à la pression exercée par les autres strates administratives locales et nationale ».

M. Sifantus conteste aussi « l’effort de maîtrise des charges de fonctionnement ». « Mais les hypothèses retenues pour l’inflation sont, comme pour les impôts, peu réalistes, et cachent de fait des charges qui devraient se révéler bien supérieures à vos prévisions ». « On peut regretter aussi le manque de clarté et de discernement de votre politique de subvention aux associations qui dans vos prévisions contient toujours un objectif de près de -4 % », accuse encore l’élu de droite toujours en posture de Père la Morale. Même la politique de désendettement ne trouve aucune grâce à ses yeux. « Au moment où l’Europe pointe le niveau de la dette publique en France, “qui continue d’augmenter“ et classe le pays dans les cinq derniers des dix huit pays de l’UE qui ont fait l’objet d’un bilan approfondi, la part locale des engagements du contribuable brestois est beaucoup plus forte que l’encours de 44 millions d’€ que vous en montrez ici, et donc plus important que le poids de 305 millions d’€ par habitant mis en avant ».

Il rappelle les chiffres de cette dette : « Permettez-moi de rappeler que l’encours de la dette de la Métropole est d’environ 380 millions d’€ ; que le montant total des garanties bancaires au 1er janvier 2016 de la Ville de Brest est de 160 millions d’€ et celui de Brest métropole de 380 millions d’€. C’est donc bien un montant d’au moins 4 500 € d’engagement par habitant dont il faut ainsi parler, soit bien plus de dix fois la somme officiellement et fort opportunément affichée par habitant ! » Il alerte encore plus compte tenue de la situation de Brest où la « population décline et se paupérise ». « En se référant aux derniers chiffres officiels 2012 de l’INSEE, Brest compte 63 500 foyers fiscaux dont 60 % sont imposés. Le niveau de dette et de couverture représente alors une somme de 19 000 € par foyer fiscal payant l’impôt sur le revenu ».

Bernadette Abiven reproche à RPB « la fâcheuse habitude de mélanger les torchons et les serviettes ». « Les chiffres que l’on apporte et qui permettent de faire des ratios, ce sont des rations officiels, de la DGSEN, des impôts », corrige-t-elle. « Je vous invite à relire le document que nous déposons sur le site : Brest.fr ». Mme Abiven rappelle que dans ce budget 915 € par habitant sont dépensés. « On fait aussi bien avec moins d’argent », résume-t-elle. « C’est plutôt vertueux et responsable de le faire », ajoute-t-elle.

Michel Talonnec (RPB) annonce : « Je voudrais moi-aussi féliciter Mme Abiven ». On ne sait pas si dans sa bouche c’était sincère ou ironique !

Le conseil municipal a été brutalement interrompu et sans ménagements par des jeunes du collectif « Casss’Papiers » qui ont fait irruption dans la salle du conseil municipal à ce moment.

L’arrivée tonitruante du collectif « Casss’Papiers »

Entre 20 et 30 migrants albanais, démunis, demandent un logement à Brest. Le sous-Préfet de Brest refuse de les loger par peur de voir s’installer la mafia albanaise à la pointe bretonne. « Propos xénophobes », rétorquent les membres du collectif de défense des migrants, « Casss’Papiers ». Une cinquantaine de jeunes à l’appel de ce collectif ont fait irruption dans la salle du conseil municipal par l’entrée réservée au public. Plusieurs de ces jeunes ont rappelé la situation de ces Albanais demandeurs d’asile dans un courrier qu’ils ont lu devant l’assemblée municipale :

M. le Maire,

Nous intervenons aujourd’hui dans votre Conseil municipal pour exprimer notre colère et notre dégoût face à la situation des demandeurs d’asile dont vous avez forcément entendu parler. Rappelez vous, nous étions ici lundi dernier et aussi celui d’avant, nous étions à la sous –Préfecture mardi et nous occupions l’université mardi soir et mercredi.

Cette situation ne doit pas être nouvelle pour vous car elle se répète sans cesse depuis 5 ans et se heurte à votre silence depuis mai 2012. Pour celles et ceux dont les oreilles seraient bouchées, il s’agit d’une vingtaine de personnes maintenues dans une extrême précarité par les pouvoirs publics dont vous faites partie. Malgré de nombreuses sollicitations de la part de ces personnes et leurs soutiens, chacun se renvoie la balle sans proposer aucune solution pérenne. Coallia (organisme de l’État chargé d’aider matériellement les migrants) refusant sa mission d’accueil, la sous-Préfecture refusant catégoriquement de loger ces personnes par peur d’un afflux massif, ce qui est sans “fondement“, c’est à vous, M. le Maire qu’il revient la responsabilité de débloquer en dernier lieu cette situation ».

Ils rappellent qu’une ville, Metz « a été condamnée le 17 novembre 2015 par la Justice et a été sommée de loger toute personne sans abri ».

« Vous êtes donc responsable des populations en détresse sur le territoire de votre commune. On vous renvoie à l’Article 512-2 du Code de l’Action sociale et des Familles stipulant que “toute personne dénuée de ressources et âgée de plus de 16 ans doit recevoir de la commune, dans laquelle elle se trouve, un abri“. Actuellement 6 000 logements sont inoccupés à Brest et vous avez le pouvoir de les réquisitionner pour enfin, résoudre cette situation. Il est aberrant qu’actuellement ce soit l’UBO (l’Université de Bretagne occidentale) qui nous offre un soutien public et un lieu d’accueil, alors que telle n’est pas sa mission (on vous invite à lire le communiqué de presse publié dans le Télégramme du jeudi 10 mars 2016).

Face aux discours xénophobes du sous-Préfet, face à la réponse policière, face à une demande de dialogue avec la mairie, face à la malhonnêteté de Coallia qui n’assume pas sa mission, nous exigeons que vous sortiez de votre mutisme, que vous assumiez vos devoirs de Maire et apportiez une solution immédiate à cette situation. Nous refuserons toute gestion au cas par cas : toute personne doit être logée dignement quelque soit sa situation familiale et / ou administrative ».

Bernadette Abiven tente de leur répondre gentiment : « Deux personnes ont été entendues l’autre jour. Ce qui leur a été proposé c’est que ceux qui relèvent de l’hébergement, c’est-à-dire les réfugiés fuyant la guerre, puissent l’être. Quant aux Albanais, nous ne les connaissons pas ! Je me suis engagé à saisir le Préfet et les familles sont hébnergées quand un besoin se présente, mais la décision n’appartient pas au maire de Brest », répond la première adjointe au maire. « Des logements pour toutes et tous » scandent alors bruyamment l’attroupement de jeunes présent autour de la partie publique de la salle du conseil municipal mais également tout près de certains conseillers municipaux.

Le maire, M. François Cuillandre, que j’appelle aussi souvent dans mes articles le baron rose de la ville leur répond : « Moi, je comprends les difficultés rencontrées par ces migrants ». Avant de nuancer : « Il faut faire la distinction entre les migrants économiques qui n’ont pas vocation à rester en France et les réfugiés qui fuient la guerre et / ou la persécution et qui doivent pouvoir être accueillis dignement ici ». « Il y a un moment où il faut se respecter mutuellement », juge M. le Maire. « On vous respectera quand vous nous respecterez », lance un des manifestants. « Je n’ai jamais refusé des rendez-vous quand ils sont demandés », explique François Cuillandre. Avant d’ajouter : « Je comprends la détresse, les drames d’autres personnes venant d’autres pays et qui sont en demande d’asile, surtout lorsqu’il y a des enfants ». Puis il argumente : « Sur les migrants, nous avons proposé à l’État des places qui sont encore disponibles. Moi je crois au partage des responsabilités en matière politique et l’État a une responsabilité en la matière. La responsabilité incombe donc à l’État à travers sa structure Coallia ».

–« Arrêtez de parler d’État, l’État c’est vous aussi », lui rétorque un des jeunes radicaux.

-« Quand vous dites que BMH (Brest Métropole Habitat, le bailleur social de Brest) a des logements vacants, ce sont des logements vacants de façon très épisodique et qui sont en attente d’autres locataires. Nous avons à BMH 2 000 demandes de logements émanant de familles brestoises ou du pays de Brest non pourvues ».

« BMH a des logements vides, ils peuvent être réquisitionnés tout de suite pour loger tous les demandeurs d’asile », n’en démord pas un des membres du collectif anarchiste. Un autre lance à M. le Maire : « Arrêtez de vous cacher derière vos adjoints, prenez vos repsonsabilités, vous avez le pouvoir de réquisitionner des logements vides ». « Il y a des élus communistes je crois dans cette assemblée, ils sont où leurs idéaux de partage et de solidarité ? », demande encore un autre jeune.

Devant le mutisme assourdissant du maire et des conseillers municipaux (excepté Mme Julie Le Goïc), les défenseurs des migrants font venir deux personnes habillées en clown devant M. le Maire. L’un apporte même avec lui une jeune fille déguisée en licorne ! « Tout est possible, si on a trouvé une licorne dans la rue on peut trouver des logements pour les demandeurs d’asile », lance alors le garçon clown. Puis il apporte un petit miroir devant François Cuillandre pour voir si ce dernier peut se regarder dans la glace. « J’ai une bonne nouvelle à vous annoncer, M. le Maire s’est regardé dans le miroir », crie encore le clown.

Une collaboratrice du groupe RPB assise dans la partie publique a fait un malaise et a dû être évacuée de la salle par les pompiers.

Bref, le dialogue de sourds a duré plus de 3h.

Au total, si le conseil municipal était agité hier ce n’était pas tant par la vindicte habituelle de l’opposition municipale que par la violence du blocage inadmissible du conseil municipal provoqué par des membres du collectif Cass’Papiers, ne respectant même pas les normes démocratiques et légales en ayant interrompu le conseil municipal, en faisant parler en anglais une jeune fille menaçant d’actes violents en cas de refus de logements en plus dans son intervention orale dans la langue de Shakespeare, en apostrophant le maire. Celui-ci a été traité de « social-traître » par les jeunes très remontés de ce collectif extrémiste. « Cela fait depuis des mois que vous vous esquivez de vos responsabilités de maire, il y a des gens qui crèvent dehors », hurle un des jeunes radicaux envers le maire.

 

Marc Gidrol

Plus d’infos sur mon blog : http://www.marc-gidrol-linfo.blogspot.com

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Marc GIDROL

Tunisian Connection(s) : de Marseille à Bruxelles en passant par l’Algérie, le Maroc et l’Afghanistan

Je ne commente pas, je donne à lire en me contentant de rappeler que :

- la première des « déconnologues » de la bande de Cyprien Luraghi à m’avoir ouvertement attaquée sur le site Rue89, en 2008, était une nièce de Farid Berrahma que Josette Brenterch a citée dans sa procédure à mon encontre au mois de juin 2012; amies, elles ont été très tôt en relation à mon sujet;

- Cyprien Luraghi a fait ses débuts comme guide de trek dans l’Himalaya dans le cadre d’un trafic de drogue; il le raconte lui-même dans un de ses billets de blog toujours publics;

- Cyprien Luraghi a de la famille en Tunisie : sa tata Rolande prostituée à Strasbourg qui, dit-il, y coule désormais une paisible retraite avec son dernier souteneur, qu’elle a épousé, et au moins l’un de ses enfants, un cousin de Cyprien Luraghi, donc.

 

http://www.lepoint.fr/societe/un-jeune-buraliste-libere-apres-une-semaine-de-rapt-14-12-2010-1274973_23.php

Un jeune buraliste libéré après une semaine de rapt

 

Par Le Point.fr avec Armel Mehani

Modifié le 14/12/2010 à 19:33 – Publié le 14/12/2010 à 12:02 | Le Point.fr

 

Douze personnes ont été interpellés suite à la libération d'un jeune buraliste de Marseille retrouvé après une semaine de séquestration
Douze personnes ont été interpellés suite à la libération d’un jeune buraliste de Marseille retrouvé après une semaine de séquestration © La Provence

 

Les membres présumés d’un réseau de malfaiteurs qui avait pris en otage un commerçant pendant six jours et qui est soupçonné, selon une source proche de l’enquête, d’être impliqué dans des règlements de comptes, ont été interpellés mardi dans la région marseillaise. Selon nos informations, les auteurs présumés sont âgés de 20 à 32 ans. Le supposé cerveau du gang, un certain Anis R., connu des services de police, fait partie des personnes interpellées.

Environ 200 policiers ont libéré mardi au petit matin cet homme de 36 ans, enlevé le 8 décembre vers 6 h 30 par trois malfaiteurs, dont l’un armé, devant le bureau de tabac de son frère situé dans le 15e arrondissement de Marseille. Il était retenu depuis à Celony, près d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), dans une villa de type provençal un peu en retrait des autres habitations. L’alerte avait été donnée par un employé du tabac qui avait été plaqué au sol durant l’enlèvement, selon une source proche de l’enquête.

La victime en état de choc

Les ravisseurs exigeaient de la famille une rançon d’un million d’euros, dont la remise était prévue dans l’après-midi, « une technique commerciale très connue qui consiste à demander beaucoup pour obtenir 30 % à 40 % », a expliqué le contrôleur général Roland Gauze, patron de la DIPJ (direction interrégionale de la police judiciaire), lors d’un point de presse. « Quatre geôliers armés » ont été arrêtés au cours de l’opération, l’un d’entre eux dormant « à côté de l’otage ligoté et avec une cagoule sur le visage », a-t-il précisé. La victime était « en état de choc, mais en relative bonne santé ».

Sur place ont été retrouvés un pistolet mitrailleur, trois pistolets automatiques, des liasses de billets, une trieuse et 500 à 600 grammes de poudre de cocaïne. Dans le même temps, plusieurs interpellations ont eu lieu dans 12 à 13 lieux de la région. Au total, « une douzaine de personnes ont été placées en garde à vue », pour une durée pouvant aller jusqu’à 96 heures. Au cours de ces quatre jours, « on va essayer d’expliquer le pourquoi du comment », a souligné Roland Gauze. Cette équipe, sur laquelle « nous travaillons depuis plusieurs mois sur commission rogatoire de la juge Carole Sayouz, est spécialisée dans le domaine du trafic de stupéfiants » et cherche à « asseoir sa notoriété par le rapt ». « On est clairement sur du banditisme de cités », a-t-il ajouté.

Règlements de comptes

Installés dans des villas cossues de la région aixoise, certains membres présumés de cette organisation avaient également des propriétés en Espagne, selon une source proche de l’enquête. Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans des règlements de comptes qui ont touché récemment la région marseillaise, d’après la même source. Une information qu’a refusé de confirmer Roland Gauze à ce stade. « Je n’en sais rien », a-t-il dit, ajoutant : « Peut-être que nous établirons ça, peut-être que nous ne l’établirons jamais. »

Les investigations, menées « jour et nuit » depuis le rapt dans une totale discrétion, ont été confiées à la DIPJ. La force d’intervention de la police nationale (FIPN), mise en place fin 2009 et composée d’éléments du Raid et des GIPN de Marseille, Nice et Lyon, est intervenue dans l’opération, aux côtés des BRI régionales (brigades de recherche et d’intervention). Le préfet de la région Paca Hugues Parant s’est félicité de l’issue des investigations qui « démontre une nouvelle fois l’efficacité de l’action conjointe des services judiciaires et des forces de sécurité dans la lutte contre les multiples formes de banditisme des cités ».

Les règlements de comptes sanglants sur fond de trafic de drogue dans les cités se sont multipliés en 2010 à Marseille, où les effectifs policiers ont été renforcés après une fusillade à la kalachnikov qui a coûté la vie, le 19 novembre, à un adolescent de 16 ans dans les quartiers nord. Selon nos informations, d’autres interventions de ce type devraient être organisées dans les prochains jours à Marseille.

 

http://www.20minutes.fr/marseille/641659-20101220-marseille-les-freres-benglerecroues

Les frères bengler écroués

 

Les frères Nicolas et François Bengler, 25 et 29 ans, ont été mis en examen vendredi par le juge Carole Sayous pour « trafic de stupéfiant » puis écroués dans deux prisons différentes.

    • Publié le 20.12.2010 à 00:00
    • Mis à jour le 20.12.2010 à 04:39

Les frères Nicolas et François Bengler, 25 et 29 ans, ont été mis en examen vendredi par le juge Carole Sayous pour « trafic de stupéfiant » puis écroués dans deux prisons différentes, après le coup de filet opéré mardi contre un réseau suspecté de rapt, trafic de drogues et règlements de comptes. Egalement écroué, Anis Resbi est, lui, soupçonné d’être le cerveau de l’enlèvement d’un buraliste de la cité Kallisté (15e) ainsi que l’a révélé le site internet du Point.
Le clan était depuis plusieurs mois dans le collimateur de toutes les polices marseillaises et il aura fallu 200 policiers dont des éléments du Raid, de la BRI et du GIPN pour en venir à bout. Des retraités de la police sont même venus donner des informations avant l’opération, ayant croisé la route des Bengler sans parvenir à les stopper. Originaires de la cité des Cèdres (13e), les deux frères ont acquis leurs galons en contrôlant plusieurs territoires grâce à des « lieutenants » chargés de faire régner la terreur parmi leurs concurrents.Hanifa Charif

 

http://www.lamarseillaise.fr/promotion-et-ventes/rendez-vous/8678-les-freres-bengler-ne-sont-pas-seuls

Les frères Bengler ne sont pas seuls

Les frères Bengler et Anis avaient été interpellés le 14 décembre 2010 à Celony où ils tenaient le frère d'un commerçant en otage. AFP
Les frères Bengler et Anis avaient été interpellés le 14 décembre 2010 à Celony où ils tenaient le frère d’un commerçant en otage. AFP

 

Un certain Anis, lui aussi en garde à vue dans le meurtre du Clos la Rose, pourrait être le chef du gang.

Ils ont des noms de méchants de westerns, les frères Bengler, réputés impitoyables, auraient signé la mort d’un modeste petit guetteur de la cité du Clos la Rose (13e) le 19 novembre 2010, sur fond de guerre des territoires. Jean-Michel Gomez (16 ans) avait reçu une rafale de kalachnikov, un gosse de 11 ans avait été touché à la gorge par une balle.
La brigade de répression du banditisme de la direction interrégionale de la Police judiciaire de Marseille vient de les extraire de prison, lundi pour les placer en garde à vue.
C’est le GIPN qui s’est chargé de leur transfert jusqu’à l’Évêché, les garçons n’étant pas des tendres. Et les quatre types mis en garde à vue avec eux ont le même profil. Et peut-être parmi eux le vrai leader du gang. Le prénommé Anis, un colosse au regard noir toujours jeté en coin. Les Bengler, Nicolas et François (26 et 30 ans), n’en sont pas pour autant des danseuses, en témoigne la réputation qu’ils se sont forgés au cœur des cités marseillaises.
Commanditaires
Les 96 heures de garde à vue encore en cours expliquent la discrétion des autorités judiciaires dans un dossier bien plus complexe qu’il n’en a l’air. Car la fameuse « guerre de territoires » pour un point de vente n’est pas si évidente. Et il n’est pas certain que ces hommes se trouvaient du coté de la crosse de la kalachnikov ce soir-là au Clos la Rose. Alors commanditaires ? C’est ce que pourrait conclure l’enquête.
Anis et les Bengler avaient été interpellés ensemble. Le 14 décembre 2010, les frangins, que la police suivait des deux oreilles depuis de longues semaines, entraînaient leur interpellation en prenant en otage le frère du buraliste du Parc Kallisté (15e). Depuis, les enquêteurs travaillent à vérifier les bruits de halls d’immeubles : le Clos la Rose, c’est eux.
Il faut remonter à 2006 pour comprendre les relations et les pratiques de tout ce beau monde. Une bande se faisant appeler la « Tunisian Connection », dont Anis fait partie, sème la panique dans les réseaux de trafiquants de la ville. Ils en braquent les dealers (« faire les réseaux » dans le jargon de voyous) voire en rackettent certains (« l’enveloppe »). Les Bengler ont grosso modo la même activité mais sont alors en prison.
Racket de trafiquants
Au premier trimestre 2006, la « Tunisian Connection » vole en éclats, presque tous leurs membres sont au tapis dont Bouraoui et Régaoui, deux lieutenants de Farid Berramah. Dans la même vague de règlements de comptes, Michel Philippi est lui aussi abattu en avril quelques jours après Berramah.
Or Anis était en prison avec lui. Et ne l’aimait guère. Michel Philippi, qui continuait de sa cellule à diriger le gros réseau de Frais Vallon (13e), aurait fait aussi dans le racket de prisonniers. Torturer les plus faibles pour qu’un de ses proches dehors remette une enveloppe à un de ses lieutenants.
Une fois libérés, Anis et les Bengler unissent leurs terribles réputations pour se faire remettre des « enveloppes » notamment de Frais Vallon dont ils deviennent en quelque sorte les actionnaires.
Le réseau concurrent du Clos la Rose, plus apprécié de la clientèle pour sa position géographique, aurait-il refusé de donner « l’enveloppe » ? L’usage d’une kalachnikov, symbole de la toute puissance, peut le laisser penser. Mais ni Anis, ni les Bengler n’aimaient à manier cette arme. N’avaient d’ailleurs été trouvés lors de leur arrestation que des pistolets automatiques et des fusils à pompe. Des armes de tueurs de « belles gueules ».
PHILIPPE PUJOL

Dernière modification le jeudi, 12 décembre 2013 11:21

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20111110.FAP7752/marseille-trois-hommes-ecroues-apres-le-reglement-de-comptes-mortel-de-la-cite-du-clos-la-rose.html

Marseille : trois hommes écroués après le règlement de comptes mortel de la cité du Clos La Rose

 

 

MARSEILLE (AP) — Trois personnes ont été mises en examen et écrouées dans la nuit de mercredi à jeudi dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat d’un adolescent à la cité du Clos la Rose à Marseille, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. Parmi elles, figurent les frères Nicolas et François Bengler, 26 et 30 ans, deux caïds de cité sans scrupule, décrits comme ayant un profil particulièrement violent. Ils avaient été extraits lundi de la maison d’arrêt des Baumettes à Marseille pour l’un et de celle de La Farlède (Var) pour l’autre, où ils sont déjà détenus pour une affaire de séquestration, suivie de prise d’otage. Les deux frères contestent tous les faits qui leur sont reprochés.

Un troisième suspect, qui faisait partie du commando, a lui aussi été écroué. Les trois hommes ont été mis en examen pour « assassinat en bande organisée, tentative d’assassinat en bande organisée, association de malfaiteurs et destruction de biens par incendie », par la juge d’instruction Karine Molco du tribunal de grande instance de Marseille.

Le parquet de Marseille avait requis dans la soirée un mandat de dépôt à leur encontre.

Ces arrestations, opérées par la brigade criminelle de la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Marseille, interviennent presque un an après les faits incriminés.

Trois autres personnes interpellées lundi ont en revanche été remises en liberté, faute de charges suffisantes contre elles.

Le 19 novembre 2010, un mineur de 16 ans avait été tué par une rafale de kalachnikov, devant ses amis, dans la cité du Clos La Rose, dans le XIIIe arrondissement de la ville. La fusillade avait également blessé un enfant de 11 ans.

L’affaire avait fait grand bruit et déclenché une série d’opérations coups de poing, baptisés « opérations Brennus » dans les cités de la ville, alors touchées par une hausse inquiétante du nombre de règlements de comptes. « On n’est plus à Marseille, mais dans les favelas, à Rio », avait aussitôt réagi le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest.

Les frères Bengler étaient en prison depuis décembre 2010. Ils se voyaient reprocher une agression, au cours de laquelle le frère d’un commerçant avait été enlevé par un commando armé. Les malfaiteurs avaient alors réclamé une rançon d’un million d’euros, avant que la police n’intervienne. Ils voulaient s’emparer d’un point de vente de drogue à la cité du Clos La Rose qu’ils estimaient particulièrement rémunérateur, voulant ainsi faire taire la concurrence. Ils n’ont pas encore été jugés pour cette affaire-là. AP

 

http://www.europe1.fr/france/on-prend-les-armes-et-on-y-va-811069

« On prend les armes et on y va »

 

22h35, le 10 novembre 2011, modifié à 22h52, le 10 novembre 2011

 

"On prend les armes et on y va"

La cité du Clos la Rose avait été le théâtre d’une fusillade mortelle en novembre 2010.@ MaxPPP
 

DECRYPTAGE – Un grand flic analyse le banditisme de cités un an après le drame du Clos la Rose.

 

« Ce soir-là, ils sont allés tirer des rafales de kalachnikov sur le plan du Clos la Rose pour dire : ‘vous dégagez, et on prend la place’ « . Pour Roland Gauze, le patron de la PJ marseillaise, le drame survenu le 19 novembre 2010 dans une cité de Marseille illustre parfaitement ce qu’est devenu le banditisme de cités. Le soir des faits, un mineur de 16 ans était abattu d’une rafale de kalachnikov devant ses amis. Dans la fusillade, un enfant de onze ans avait reçu une balle dans la mâchoire et avait été grièvement blessé.

Moins d’un an après les faits, trois personnes ont été mises en examen lundi pour « meurtre avec préméditation en bande organisée » notamment. Parmi les mis en cause, deux frères : Nicolas et François Bengler. Ces deux caïds bien connus des services de police pour trafic de drogue avaient à l’époque un objectif : reprendre le contrôle du territoire du Clos la Rose.

« C’est du business hyper agressif »

Pour le patron de la PJ marseillaise Roland Gauze, ce fait divers dépeint une réalité du banditisme des cités sur fond de trafic de drogue et de guerre des territoires. « C’est du business hyper agressif avec une volonté absolue de prendre le territoire coûte que coûte aux équipes adverses », explique-t-il. « Tout est autorisé. Le seul mode de médiation après les premières menaces, ça va être l’enlèvement et la séquestration », ajoute-t-il.

« On est aujourd’hui dans l’impulsif »

Dans le passé, les trafiquants de drogue ne se comportaient pas de la sorte. « Ceux qui perpétraient ce genre d’actes les préparaient beaucoup mieux. On est aujourd’hui dans l’impulsif, voire dans le compulsif. On prend les armes et on y va », juge Roland Gauze.
Reste qu’aujourd’hui, au Clos la Rose, d’autres dealers se sont installés dans les fauteuils au pied des immeubles. Pour la police, l’objectif reste le même : harceler ces équipes de malfaiteurs, les déranger continuellement pour mettre un frein au deal de quartier.

Marseille: Trois « bandits des cités » en examen

 

Paris Match| Publié le 11/11/2011 à 11h54 |Mis à jour le 11/11/2011 à 12h04

M.D.
Franck Pennant/PQR/MaxPPP

 

Un an après l’assassinat d’un adolescent de 16 ans à la Kalachnikov dans la cité du Clos la Rose à Marseille, trois suspects ont été mis en examen pour «assassinat et tentative d’assassinat en bande organisée».

Le 19 novembre 2010, Jean-Michel Gomez, 16 ans, était tombé sous les rafales d’une Kalachnikov, dans la cité du Clos la Rose, dans le XIIIème arrondissement de Marseille. Près d’un an après, les enquêteurs de la brigade criminelle de la DIPJ de la cité phocéenne ont placé en garde à vue six personnes lundi dernier. Trois d’entre eux, nommés Nicolas et François Bengler, ainsi que Damien Chabas, ont été mis en examen hier soir pour «assassinat et tentative d’assassinat en bande organisée». Un enfant de onze ans avait en effet également été grièvement blessé dans cette expédition punitive d’une extrême violence. La justice disposera d’«un faisceau d’éléments» permettant de confondre les suspects, rapporte «La Provence».

D’après le quotidien local, les frères Bengler seraient deux caïds de la drogue terrorisant le quartier. Ils auraient pris la succession de Farid Berrhama, le caïd salonais abattu le 4 avril 2006 dans un bar de Saint-Just, et n’auraient pas supporté le poids que commençait à prendre le petit dealer de drogue qu’était Jean-Michel Gomez, suppléé par le garçon de 11 ans –qui avait apparemment un rôle de guetteur. Plusieurs personnes, présentes ce soir-là au Clos la Rose auraient reconnu les suspects. Les cagoules, les armes et les véhicules ayant servi au règlement de comptes avaient été retrouvés brûlés entre Marseille et Aix-en-Provence, «en direction de leur point de repli», note le journal. Ils ont été arrêtés en flagrant délit de prise d’otage il y a plus d’un an dans une maison de Célony. Ils sont en détention provisoire depuis. De son côté, leur avocat dénonce le rôle de bouc-émissaire de ses clients. «On leur colle tout sur le dos», a dénoncé Me Monneret.

«On se croirait à Rio dans les favelas»

L’an dernier, ce drame avait secoué la ville et ses alentours, d’autant qu’il était arrivé dans un contexte de recrudescence des violences dans les Bouches-du-Rhône. «On est plus à Marseille, on est à Rio dans les favelas», avait d’ailleurs lancé le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, faisant références aux différents règlements de comptes survenus dans le milieu du banditisme de cité. Suite à cela, le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, avait annoncé dimanche toute une série de mesures «coup de poing», dont la mise en place de deux unités de force mobile supplémentaires, soit environ 150 hommes, ou encore le renforcement du Service départemental d’information générale (SDIG – renseignement) par cinq policiers «spécialisés et expérimentés» dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Lisez le reportage de nos journalistes, qui avaient passé à l’époque quinze jours dans cette «cité des enfants perdus».

 

http://www.laprovence.com/article/actualites/3850263/les-freres-bengler-restent-en-detention-jusqua-leur-proces.html

Marseille : les frères Bengler restent en détention jusqu’à leur procès

 

Vendredi 18/03/2016 à 04H51 Marseille

 

Accusés d’avoir séquestré un buraliste et assassiné un petit dealer, le 19 novembre 2010, au Clos La Rose, à Marseille, ils réclamaient leur remise en liberté

Faits divers - Justice - Actualités - Marseille : les frères Bengler restent en détention jusqu'à leur procès

François Bengler, ici avec un de ses avocats, Me Luc Febbraro, hier devant la cour d’assises, à Aix. Photo Serge Mercier

La rapide audience d’hier matin devant les assises, à Aix, a permis de jauger, et de prévoir, l’ambiance à venir. Une sorte d’apéritif poivré avant un repas qui promet d’être épicé. Bref, ce sera la castagne. Dans le box, les redoutés frères Bengler et leurs deux lieutenants, Anis Rezigue et Nordine Ouertani, étaient venus réclamer leur remise en liberté en même temps que le renvoi de leur procès pour cause d’avocats occupés ailleurs. Estimant que 63 mois de détention provisoire, ça faisait beaucoup trop, même quand on est mis en examen pour un assassinat, une tentative d’assassinat et une violente séquestration, ils ont dénoncé « un acharnement » et, presque, promis de venir assister à leur procès si la justice leur faisait confiance…

Pour mémoire, les petits caïds de la cité des Cèdres à Marseille, qui avaient rapidement pris du galon, avaient été arrêtés en « flag » dans une villa de Célony, à Aix, en décembre 2010, où un buraliste du parc Kalliste était séquestré. Quelques mois plus tard, la justice leur imputait une autre affaire : le règlement de comptes du Clos La Rose, celui-là même qui avait déclenché une vague de mesures, plus ou moins efficaces. C’était le 19 novembre 2010, à l’heure du repas. Une rafale de kalachnikov avait massacré un petit dealer de 16 ans, Jean-Michel Gomez et grièvement blessé un enfant de 11 ans. « On n’est plus à Marseille mais dans les favelas de Rio ! », avait fustigé le procureur de la République de l’époque, au beau milieu d’une scène de crime épouvantable. Mis en examen pour « assassinat et tentative en bande organisée », les frères Bengler ont toujours clamé leur innocence dans ce dossier. D’où leur colère d’être détenus « au-delà du délai raisonnable ».

« On a attendu des mois pour faire en sorte de pouvoir joindre le dossier d’assassinat et celui de la séquestration, et les juger dans un seul et même procèspour des raisons stratégiques ! », fustige Me Febbraro, fort d’une décision de la CEDH. Le 15 septembre dernier, le gouvernement français concédait « une durée de détention excessive » et « une atteinte aux droits de la défense » de François Bengler. Une indemnité de 7 200 € censée purger le litige lui était versée. « Or, le préjudice demeure. Le juge aixois a décidé de le maintenir en détention malgré cette décision », tacle-t-il. En juillet 2014, c’est Nicolas, son frère, qui était remis en liberté par la chambre de l’instruction, mais uniquement dans le cadre de la séquestration. « Cette détention n’a que trop duré. Il faut y mettre un terme », tente Me Selmi. « Le délai de comparution n’est pas acceptable », s’indignent, à leur tour, Me Jacquemin et Me Aidouni pour les lieutenants. « Oui j’ai séquestré mais sans violence !, assène François Bengler. Il avait son café et même Quick ! Nous, quand on nous a ramenés à Luynes, on n’a même pas eu droit à une cigarette et à une bouteille d’eau. »

« Des conditions épouvantables en détention ?, manque s’étrangler en partie civile Me Valéra en s’opposant aux remises en liberté. Mon client a été attaché avec les yeux bandés et frappé. » Évoquant « un trouble majeur à l’ordre public au regard de la gravité des faits » et « un défaut de garantie de représentation », l’avocat général Pierre Cortès a requis le maintien en détention. « On peut aussi se soucier de la sécurité de ces garçons, a-t-il ajouté, magnanime. Il y a dans leur milieu, une forme de justice qui ressemble à une vengeance sommaire que je voudrais leur épargner. »

Sans surprise, la cour a décidé du maintien en détention et a renvoyé le procès à une session ultérieure.

Laetitia Sariroglou

 

http://archives.lesoir.be/trafic-international-d-heroine-l-enfer-est-descendu-sur_t-19951125-Z0AC16.html

TRAFIC INTERNATIONAL D’HEROINE « L’ENFER » EST DESCENDU SUR LA « TUNISIAN CONNECTION »

VAN VAERENBERGH,OLIVIER

Page 28

Samedi 25 novembre 1995

Trafic international d’héroïne

«L’enfer» est descendu sur

la « Tunisian Connection»

Grosse opération que celle menée ces deux dernières semaines par les polices judiciaires marseillaises et bruxelloises. Une opération baptisée «L’enfer», et qui a permis le démantèlement d’un trafic international d’héroïne et l’interpellation d’une vingtaine de personnes, dont deux Belges, une filière connue sous le nom de «Tunisian Connection».

Il aura fallu 30 mois d’enquête, de filatures et d’investigation à la P.J. de Marseille, section stupéfiants, pour mettre fin aux agissements de cette organisation, spécialisée dans le trafic d’héroïne, et qui sévissait de la Hollande à Lille, Paris, Marseille, en passant par Bruxelles, apparue comme la plaque tournante du réseau. C’est là en effet que la drogue était acheminée pour être ensuite acheminée dans les différentes villes européennes.

C’est donc vendredi dernier, 17 novembre, que les enquêteurs ont arrêté à Marseille un certain H.M., un ressortissant belge de Stambruges, près de Diest, âgé d’une soixantaine d’années. Selon la P.J., sous ses allures de bon père de famille se cachait un des passeurs réguliers de la filière. Celui-ci était en possession, au moment de son interpellation, de 8 kilos d’héroïne.

L’arrestation de H.M. a immédiatemment été suivie d’une vaste opération de ratissage sur les sols français et belges, opération qui a permis l’arrestation d’une vingtaine de personnes : huit Tunisiens (d’où le nom de la filière), huit Français, deux Belges, un Polonais, un Algérien et un Marocain.

H.M. a avoué qu’il avait déjà effectué 32 voyages pour acheminer la drogue de Belgique vers la France, voyages qui représentent quelque 200 kilos d’héroïne.

L’une des têtes pensantes du réseau, un Tunisien dénommé A.J. et domicilié à Anderlecht, a été interpellé après 24 heures de recherche par la brigade nationale en collaboration avec la police judiciaire de Tournai : cinq perquisitions auront été nécessaires pour mettre la main sur A.J., en même temps que sa concubine d’origine polonaise, et une Algérienne.

Le juge d’instruction Staes-Polet a placé ces trois personnes sous mandat d’arrêt afin de procéder ultérieurement à leur extradition.

Le démantèlement de cette branche importante de la «Tunisian Connection» a une nouvelle fois fait apparaître que la Belgique était bien une plaque tournante de l’importation de drogues dures en Europe.

OLIVIER VAN VAERENBERGH

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/attentats-terroristes-bruxelles/20160331.OBS7463/attentats-daech-s-appuie-sur-les-reseaux-criminels-du-rif-marocain.html

Attentats : « Daech s’appuie sur les réseaux criminels du Rif marocain »

 

Attentats : "Daech s'appuie sur les réseaux criminels du Rif marocain"

« Les Abaaoud et les Abdeslam sont d’origine rifaine, pour ne citer que deux cas connus et récents », explique Pierre Vermeren. (REX Shutterstock/SIPA)

 

L’historien Pierre Vermeren explique comment l’Etat islamique a recruté des jeunes issus de cette région rebelle du nord du Maroc, marquée par la délinquance et le trafic de drogue.

 

 

Pierre Vermeren est professeur d’histoire du Maghreb contemporain à l’université de Paris-I Panthéon-Sorbonne et membre du laboratoire Imaf (Institut des Mondes africains). Il a récemment publié « la France en terre d’islam. Empire colonial et religions, XIXe-XXe siècles » (Belin, 2016).

Vous établissez qu’une large majorité des auteurs des attentats de Bruxelles et de Paris sont originaires du Rif, au Maroc. Comment expliquez-vous ce fait ?

- On trouve déjà des Rifains dans les attentats de Madrid en 2004, ou même au sein du gang de Roubaix dans les années 1990. Dans le cas des attentats de novembre à Paris, ou de ceux de Bruxelles, nous parlons de réseaux de dizaines d’individus, majoritairement des Marocains du Rif. Les Abaaoud, les Abdeslam sont d’origine rifaine, pour ne citer que deux cas connus et récents.

De Paris à Bruxelles, l’armée professionnelle de Daech

Le Rif est une région pauvre du nord du Maroc qui a subi une histoire cruelle tout au long du XXe siècle, en partie du fait des guerres coloniales. Une région rebelle qui célèbre encore aujourd’hui la mémoire de l’icône indépendantiste Abd el-Krim, de la République du Rif, un fait tabou au Maroc où être islamiste est moins grave qu’être républicain ou assimilé. Et les Rifains ont subi, à plusieurs reprises dans leur histoire, une répression terrible pour cette raison.

Les hommes ont donc fui par centaines de milliers, s’installant d’abord en Algérie française, puis dans le Nord-Pas-de-Calais pour travailler dans les mines, en Belgique, aux Pays-Bas et plus tard en Espagne.

Attentats de Bruxelles : plongée dans l’enfance des El Bakraoui, les frères kamikazes

Cette région a une autre particularité : durant la période coloniale, le sultan du Maroc avait accordé aux Rifains le privilège de la culture du kif, devenu haschisch. Le Rif est ainsi devenu la principale zone mondiale de production de cette drogue. Grâce à l’immigration rifaine en Europe, et à la faveur de la crise économique des années 1980 marquée par la fermeture des mines, certains clans sont devenus les plus grands exportateurs et distributeurs de haschisch en Europe. Une véritable « industrie lourde » qui représente 10 à 12 milliards de dollars de chiffre d’affaires par an depuis quarante ans.

Ce sont des trafiquants qui n’ont peur de rien, habitués à passer les frontières, à avoir des armes. C’est dans ces réseaux criminels, du fait de leur histoire, de leur marginalité au Maroc et de leur hostilité à l’égard du pouvoir, qu’un islamisme radical s’est développé, notamment en Belgique. Et l’Etat islamique a été très bien inspiré de les utiliser à son profit. La rencontre est malheureusement explosive.

Comment le radicalisme religieux s’est-il enraciné dans ce terreau ?

- C’est un phénomène qui prend souche dans un milieu radicalisé et conservateur sur le plan des mœurs. Les Rifains en veulent énormément au Maroc, et à leurs anciennes puissances coloniales. Ils réfutent souvent l’islam marocain dirigé par le roi. C’est l’histoire d’Abd el-Krim qui, lui-même, lors de son exil au Caire après 1947, est devenu un frère musulman. Cette population est souvent en rupture de ban par rapport à l’orthodoxie islamique marocaine.

15014167 dans Corruption

Pierre Vermeren (Editions Belin)

Le Rif est au départ une société berbère pieuse de confréries soufies. Mais les Rifains en exil se sont autonomisés progressivement, ont parfois connu une déshérence idéologique ou religieuse, et ont cherché de nouvelles affiliations. L’une d’elles est le salafisme, mais on trouve aussi le chiisme révolutionnaire ou l’islam des Frères musulmans.

Les prédicateurs salafistes en Europe, et en particulier en Belgique, ont ciblé les jeunes immigrés rifains et les ont culpabilisés à propos de la délinquance, les appelant à se racheter par une cause « sacrée ». Le terrain était particulièrement favorable. Et les Belges ont laissé faire, avec le résultat que l’on voit : on évoque le départ en Syrie de huit cents jeunes maroco-belges, un chiffre proportionnellement record en Europe.

Pourquoi avoir ainsi fermé les yeux ?

- Les Belges n’ont aucune expérience coloniale dans le monde arabe, ne connaissent au départ rien à l’islam. C’est, comme la France, un pays laïque. La religion y est donc une affaire privée. Et puis, contrairement à la France, la Belgique n’a pas laissé travailler les policiers marocains. Leur calcul était sensiblement le même que celui des Britanniques avec leur « Londonistan » des années 1990 : on n’intervient pas, on laisse faire les islamistes, et ainsi on sera protégé. Et cela se retourne contre eux, comme cela a fini aussi par déraper en Grande-Bretagne avec les attentats de Londres en 2005.

Il est nécessaire de prendre en compte cette dynamique rifaine – totalement étrangère à ce qui s’est passé en janvier 2015 à Paris – dans la lutte contre Daech. L’Etat islamique a construit un discours de radicalité religieuse, mais il s’appuie sur un faisceau de causes religieuses, politiques, d’idéologie et de réseaux criminels qu’il est urgent de démêler.

Propos recueillis par Céline Lussato

Céline Lussato

Céline Lussato

Journaliste

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/attentats-terroristes-a-paris/20160326.OBS7217/qui-est-abderahmane-ameuroud-l-homme-interpelle-a-schaerbeek.html

Qui est Abderahmane Ameuroud, l’homme interpellé à Schaerbeek ?

 

Il avait déjà été condamné en mai 2005, pour complicité dans l’assassinat du commandant Massoud, en Afghanistan.

 

 

Abderahmane Ameuroud, arrêté hier à l’arrêt du tram à Schaerbeek, dans le cadre de l’enquête qui a conduit à l’arrestation, en France de Reda Kriket à Argenteuil, a vu sa garde à vue être prolongée de 24 heures par le juge d’instruction, ce samedi. Cet homme d’une quarantaine d’années n’est pas un inconnu pour les services de renseignements français.

Voyage en Syrie, braquages… ce que l’on sait de Reda Kriket, le djihadiste arrêté à Argenteuil

Abderahmane Ameuroud avait en effet été condamné en mai 2005 à sept ans d’emprisonnement et à l’interdiction définitive de territoire français pour avoir offert un soutien logistique aux deux Tunisiens qui ont assassiné le commandant Ahmed Shah Massoud avec une caméra piégée, en Afghanistan, le 9 septembre 2001, à la veille des attentats du 11-Septembre.

Il était décrit alors par l’accusation comme « le volontaire djihadiste » du dossier, puisqu’il était resté quatorze mois en Afghanistan où il était arrivé en 1999, Abderahmane Ameuroud avait été celui des cinq condamnés de l’affaire qui s’était vu infliger la peine la plus lourde par le tribunal correctionnel de Paris.

Selon l’accusation, Abderahmane Ameuroud avait informé ses contacts islamistes en France de l’imminence d’une action retentissante, faisant ainsi référence à l’assassinat de Massoud.

« Des cassettes qui alternent chants de combat et pleurs d’enfant »

Plus largement, Abderahmane Ameuroud est soupçonné, dès 2005, d’avoir des liens avec le groupe dit des « campeurs », soupçonné de sélectionner en France des militants au djihad et d’organiser des entraînements au djihad en forêt de Fontainebleau, en Seine-et-Marne.
Abderrahmane Ameuroud, présenté par « Le Parisien » comme un vétéran de l’Afghanistan, passé par le camp Al Farouk, dirigé par Al-Qaïda aurait organisé ces entraînements avec deux autres « frères ».

Une sorte de « service militaire islamiste », décrit par « Le Parisien » :
« Dans les voitures qui les emmènent pour ces randonnées spéciales (forêt de Fontainebleau, plages normandes, Jura…), sont diffusées des cassettes qui alternent chants de combat et pleurs d’enfant. En mai 1999, un groupe de cinq volontaires part pour les Alpes : mal équipés, inexpérimentés, les islamistes s’aventurent de nuit dans la neige. Des conditions proches de la vie dans les montagnes afghanes. L’expédition vire au cauchemar. Bloqués, les apprentis djihadistes sont obligés d’appeler les CRS, qui les sauvent d’un sort incertain. »

Selon iTélé, Abderrahmane Ameuroud a été condamné en 2007 à Paris, dans cette affaire de filière d’acheminement de combattants en zone afghano-pakistanaise.

Son frère expulsé de France en 2005

Son frère ainé, Reda Ameuroud avait été expulsé le 29 juillet 2005 du territoire français par un bateau partant de Marseille pour Bejaïa en Algérie, pour avoir appelé au djihad près d’une mosquée parisienne.

En situation irrégulière, Reda Ameuroud avait été placé en centre de rétention après avoir été arrêté le 13 juillet lors d’une « opération de prévention du terrorisme », près de la rue Jean-Pierre-Timbaud dans le 11e arrondissement, où est installée une mosquée notamment fréquentée par des radicaux.

Surveillé par la Direction de la surveillance du territoire (DST) et les Renseignements généraux (RG), Reda Ameuroud fait partie de la dizaine de « référents idéologiques » repérés, à l’époque, en plus d’une dizaine d’imams radicaux, en raison de leurs discours haineux et violents.

Renaud Février

Renaud Février

Renaud Février

Journaliste

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20050730.OBS4881/un-algerien-islamiste-expulse-de-france.html

Un Algérien islamiste expulsé de France

 

un Algérien de 35 ans qui avait appelé au djihad près d’une mosquée parisienne a été expulsé du territoire français vendredi soir.

 

 

Un Algérien de 35 ans, Reda Ameuroud, qui avait appelé au djihad près d’une mosquée parisienne, a été expulsé vendredi 29 juillet au soir du territoire français par un bateau partant de Marseille pour Bejaïa (Algérie), a-t-on appris de source proche du dossier.
En situation irrégulière, Reda Ameuroud avait été placé en centre de rétention après avoir été arrêté le 13 juillet lors d’une « opération de prévention du terrorisme », près de la rue Jean-Pierre-Timbaud (XIe), où est installée une mosquée notamment fréquentée par des radicaux.
Surveillé par la Direction de la surveillance du territoire (DST) et les Renseignements généraux (RG), Ameuroud fait partie de la dizaine de « référents idéologiques » repérés, en plus d’une dizaine d’imams radicaux, en raison de leurs discours haineux et violents.

 

Une dizaine d’expulsions

Le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy a indiqué, dans un entretien au Parisien paru vendredi, qu’une dizaine d’entre eux seraient expulsés d’ici à la fin août.
Un autre Algérien, Abdelhamid Aissaoui, 41 ans, a été expulsé le 23 juillet. Cet « imam occasionnel », selon le ministère de l’Intérieur, avait été condamné à quatre ans d’emprisonnement pour sa participation à la tentative d’attentat contre le TGV à Chasse-sur-Rhône (Isère) le 26 août 1995. Cette condamnation était assortie d’une interdiction définitive du territoire.
Reda Ameuroud est le frère aîné d’Abderahmane Ameuroud, 27 ans, condamné en mai à sept ans d’emprisonnement et à l’interdiction définitive de territoire pour avoir offert un soutien logistique à deux Tunisiens qui ont assassiné le commandant Ahmed Shah Massoud en Afghanistan le 9 septembre 2001 avec une caméra piégée.
Décrit par l’accusation comme « le volontaire djihadiste » de ce dossier, pour être resté quatorze mois en Afghanistan où il est arrivé en 1999, Abderahmane Ameuroud avait été celui des cinq condamnés qui s’était vu infliger la peine la plus lourde par le tribunal correctionnel de Paris.
Abderahmane Ameuroud est par ailleurs soupçonné d’avoir des liens avec le groupe dit des « campeurs », soupçonné d’avoir organisé des entraînements au djihad en forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne).

 dans Crime

Sébastien Sarron est mort ce matin dans sa cellule de la maison d’arrêt de Nantes

Ses victimes seront privées de procès et d’explications.

Rappelons que cet individu aurait pu faire partie des très nombreux internautes que manipulent le cyberdélinquant Pascal Edouard Cyprien Luraghi et sa bande de « déconnologues », dont le Biterrois Jean-Marc Donnadieu.

Dans les écrits « décousus » retrouvés dans sa camionnette après qu’il eut foncé dans la foule du Marché de Noël de Nantes avant de tenter de se suicider, le 22 décembre 2014 , il se plaignait notamment d’un professeur de l’Education nationale.

Il avait passé son après-midi quai de la Fosse, une artère nantaise célèbre pour ses bars à hôtesses, dont ceux de l’assassin présumé du proxénète brestois Bernard Algret, Antonio Freitas, voisin de cellule d’Amedy Coulibaly à Fleury-Mérogis en 2007.

Il n’avait semble-t-il jamais mis les pieds à Nantes auparavant et n’y avait aucune attache.

Le 2 octobre 2015, il avait été condamné une première fois par le Tribunal Correctionnel de Saintes à six mois de prison avec sursis pour détention et usage de stupéfiants et n’attendait plus que son procès devant la Cour d’Assises de la Loire-Atlantique.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-chauffard-du-marche-de-noel-de-nantes-s-est-suicide-en-prison-13-04-2016-5711375.php

Le chauffard du marché de Noël de Nantes s’est suicidé en prison

 

Z.L. | 13 Avril 2016, 12h30 | MAJ : 13 Avril 2016, 12h30

Avant son incarcération, Sébastien, un pépiniériste de 37 ans, vivait isolé à Berneuil dans un village de Charente-Maritime.
Avant son incarcération, Sébastien, un pépiniériste de 37 ans, vivait isolé à Berneuil dans un village de Charente-Maritime. (Droits exclusifs Le Parisien.)

 

Il avait provoqué la terreur, tué un jeune homme et blessé plusieurs personnes en fonçant en camionnette dans la foule du marché de Noël de Nantes en décembre 2014. Sébastien Sarron s’est suicidé ce mercredi matin dans sa cellule de la maison d’arrêt de Nantes-Carquefou (Loire-Atlantique), révèlent plusieurs médias locaux.

 

Vers 7 heures du matin, des surveillants l’ont retrouvé pendu, explique «Presse Océan». Le détenu avait été placé en quartier d’isolement et fait l’objet d’une importante surveillance depuis quelques mois. D’après «Ouest France», la dernière ronde de ses geôliers a eu lieu à 5 heures ce mercredi matin, deux heures avant la découverte du corps. Sébastien Sarron attendait son procès en assises. Une procédure qui s’éteint avec son décès.

Le 22 décembre 2014, vers 19 heures, Sébastien Sarron, un pépiniériste originaire de Charente-Maritime, décide de lancer sa fourgonnette blanche dans la foule du marché de Noël de la Place Royale à Nantes. Ivre, il fauche 10 personnes puis se blesse sérieusement en se frappant de plusieurs coups de couteau. Virgile Porcher, un jeune homme de 25 ans, décède des suites de ses blessures. Quelques jours plus tard, le chauffard est mis en examen pour assassinat et tentative d’assassinat.

VIDEO. Une camionnette fonce dans le marché de Noël à Nantes: «ça a été la panique»

Dans la fourgonnette, les enquêteurs avaient découvert un carnet contenant «des propos pour le moins confus», évoquant sa haine de la société ou encore «un risque d’être tué par les services secrets».  Décrit par ses proches comme solitaire, alcoolique et paranoïaque, Sébastien Sarron avait pourtant était jugé comme responsable pénalement par un expert psychiatrique.

VIDEO. «La personne semblait se frapper au thorax», raconte un témoin de la scène

Sur le même sujet

 

http://www.20minutes.fr/nantes/1825551-20160413-drame-marche-noel-nantes-conducteur-suicide-prison

Drame du marché de Noël à Nantes: Le conducteur s’est suicidé en prison

 

FAITS DIVERS L’homme qui avait foncé dans la foule le 22 décembre 2014 à Nantes, faisant un mort et plusieurs blessés, s’est pendu dans sa cellule ce mercredi…

La camionnette qui a foncé sur la marché de Noël de Nantes le 22 décembre 2014
La camionnette qui a foncé sur la marché de Noël de Nantes le 22 décembre 2014 – Georges Gobet AFP

F.B.

    • Publié le 13.04.2016 à 12:08
    • Mis à jour le 13.04.2016 à 13:08

 

Il avait 38 ans. Sébastien Sarron, le conducteur de la camionnette qui avait foncé dans la foule du marché de Noël de Nantes le 22 décembre 2014, s’est donné la mort ce mercredi, a-t-on appris auprès de la police. L’homme s’est suicidé par pendaison dans sa cellule de la maison d’arrêt de Nantes, vers 7h30.

Incarcéré et placé en isolement depuis le 9 janvier 2015, il aurait dû être jugé par la cour d’assises de Loire-Atlantique pour assassinat et tentatives d’assassinat. Une expertise psychiatrique avait en effet conclu qu’il ne pouvait pas, malgré sa fragilité psychologique, être considéré comme « irresponsable » de ses actes.

Un jeune homme tué

Le 22 décembre dernier, un fourgon blanc avait foncé dans la foule massée place Royale, au milieu des chalets du marché de Noël. Une dizaine de personnes avaient été blessées et un jeune homme de 25 ans, Virgile, originaire du Landreau en Loire-Atlantique, avait trouvé la mort.

Les enquêteurs avaient constaté que le chauffeur, originaire de Charente-Maritime, était ivre au moment des faits. Un carnet avait été retrouvé à bord de la voiture après l’agression. Dans des écrits « décousus », Sébastien Sarron faisait état pêle-mêle, de ses problèmes familiaux, de sa haine de la société et « du risque d’être tué par les services secrets ». Après avoir foncé sur la foule, il s’était donné plusieurs coups de couteau.

 

http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/nantes-le-chauffard-du-marche-de-noel-sest-suicide

Nantes: le chauffard du marché de Noël s’est suicidé

 

Publié le :

Mercredi 13 Avril 2016 – 13:00

Dernière mise à jour :

Mercredi 13 Avril 2016 – 13:10

Sébastien Sarron, l’homme qui avait tué une personne en fonçant sur la foule lors du marché de Noël de Nantes en 2014 s’est suicidé. Il s’est pendu dans sa cellule alors qu’il attendait son jugement pour « assassinat et tentative d’assassinat ».

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Le drame du marché de Noël de Nantes avait coûté la vie à un homme de 25 ans.

©Stefphane Mahe/Reuters

 

Le conducteur qui avait foncé sur la foule lors du marché de Noël de Nantes en 2014 faisant une victime s’est suicidé. Sébastien Sarron, 37 ans, s’est pendu dans sa cellule ce mercredi 13 au matin rapporte Ouest France.

Il était incarcéré à la maison d’arrêt de Nantes dans l’attente de son jugement. Les gardiens l’ont retrouvé pendu vers 7 heures du matin, deux heures après leur dernière ronde. L’homme faisait en effet l’objet d’une surveillance régulière et avait été placé en quartier d’isolement il y a plusieurs mois de cela.

Malgré les tentatives de réanimation des surveillants pénitentiaires puis du SAMU, Sébastien Sarron  est décédé sur place.

Le 22 décembre 2014, il avait, au volant de sa camionnette, volontairement percuté plusieurs personnes sur le marché de Noël de Nantes. Il avait par la suite tenté de se suicider en se donnant plusieurs coups de couteau.

Son acte avait causé la mort d’un homme de 25 ans et fait plusieurs blessés graves. Très vite, la piste de l’acte d’un déséquilibré avait été privilégiée. Outre la tentative de suicide, un carnet avait été retrouvé dans lequel l’homme tenait des propos incohérents, évoquant sa « haine de la société » ou sa crainte d’être tués par les services secrets.

Pour autant, un experts psychiatres avait considéré que son jugement n’était pas aboli au moment des faits et que l’irresponsabilité pénale ne pouvait être retenue. Sébastien Sarron pouvait donc être jugé devant les assises.

L’enquête avait retenu l’hypothèse de la préméditation, et l’homme était mis en examen pour « assassinat et tentative d’assassinat ».

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

 

http://www.presseocean.fr/actualite/nantes-drame-de-noel-vers-un-proces-devant-les-assises-17-12-2015-178918

Nantes Drame de Noël : vers un procès devant les assises

 

0 17.12.2015 12:30

Un passant avait été tué et neuf autres blessés sur le marché de Noël de Nantes.

Un passant avait été tué et neuf autres blessés sur le marché de Noël de Nantes.

Photo archives Presse Océan – Stéphane Pajot

Le 22 décembre 2014 à Nantes, une voiture folle fauchait dix personnes sur le marché de Noël, place Royale. Le lendemain, Virgile, un danseur et chorégraphe de 25 ans originaire du vignoble nantais, succombait à ses blessures.

Un an après les faits, les investigations autour du drame touchent à leur fin. Au cœur de l’instruction demeure le degré de responsabilité pénale du conducteur de la camionnette. Sébastien Sarron, 38 ans, s’était lardé le thorax d’une douzaine de coups de couteau après avoir délibérément lancé son véhicule sur la foule. Dans un carnet retrouvé dans l’habitacle, il faisait état, dans des propos décousus, de sa haine de la société, de reproches familiaux au bien encore du risque de se faire tuer par les services secrets. Interné en hôpital psychiatrique dans les jours suivant le drame, l’homme originaire de la Charente-Maritime, très isolé socialement, est désormais en détention provisoire, sous le coup d’une mise en examen pour « assassinat » et « tentatives d’assassinats ».

Au début de l’enquête, deux experts psychiatriques ont rencontré le suspect. Ils ont mis en évidence des traits de personnalité paranoïaque chez Sébastien Sarron, qui, dans une certaine mesure, auraient pu altérer son discernement. Altérer mais pas abolir : en clair, selon ces experts, le suspect est responsable pénalement. La contre-expertise ordonnée par la juge d’instruction va dans le même sens. Faute d’avoir pu rencontrer leur patient, les deux nouveaux experts nommés se sont basés sur les pièces présentes dans le dossier. Le rapport, remis il y a quelques jours, ouvre lui aussi la voie à un procès devant les assises.

Dossier complet à lire ce jeudi 17 décembre 2015 dans Presse Océan ou nos éditions en ligne

 

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/nantes/drame-du-marche-de-noel-de-nantes-c-etait-il-y-un-890503.html

Drame du marché de Noël de Nantes, c’était il y a un an…

 

Le 22 décembre 2014, un chauffard fauchait dix piétons sur le marché de Noël de Nantes, tuant Virgile, un jeune homme de 25 ans. L’enquête n’a pas permis d’établir les motivations exactes de l’automobiliste, un homme de 37 ans au moment des faits.

  • Fabienne Béranger avec José Guedes
  • Publié le 23/12/2015 | 09:58, mis à jour le 23/12/2015 | 09:59

 

Il est 19 heures ce 22 décembre 2014, lorsqu’une voiture folle termine sa course dans la foule du marché de Noël. Une dizaine de personnes sont blessées. Parmi elles, Virgile Porcher, 25 ans. Il décèdera quelques heures plus tard au CHU de Nantes.

Un an après, l’enquête, toujours en cours, n’a pas permis d’établir les motivations de l’auteur du drame, Sébastien Sarron.
La famille de Virgile espère un procès pour tenter de comprendre ce qui s’est passé.

« Pourquoi Nantes, pourquoi cet endroit là de Nantes et surtout pourquoi Virgile est décédé dans ces conditions ? », ce sont les questions que pose la famille de Virgile, explique Loïc Cabioch, son avocat « Est-ce que le procès permettra d’avoir les réponses à ces questions, on n’en est pas certains, est-ce-que monsieur Sarron donnera des réponses, on n’en est pas certains non plus mais peut-être que le procès permettra au moins d’approcher des explications ».

La juge d’instruction en charge du dossier devrait renvoyer Sébastien Sarron devant une cour d’assises. Son procès pourrait avoir lieu, au plus tôt, fin 2016.

à lire aussi

 

http://www.lindependant.fr/2014/12/23/drame-de-nantes-1-mort-qui-est-vraiment-sebastien-sarron-l-agresseur,1971735.php

Drame de Nantes (1 mort) : qui est vraiment Sébastien Sarron l’agresseur ?

 

Le 23 décembre à 17h00 par lindependant.fr avec AFP | Mis à jour le 23 décembre

  • Ce lundi soir, Sébastien Sarron a foncé dans la foule. Une personne en est morte.

    Ce lundi soir, Sébastien Sarron a foncé dans la foule. Une personne en est morte.(Photo par AFP GEORGES GOBET)
  • La maison du suspect

    La maison du suspect(Photo par AFP XAVIER LEOTY)
  • Ce lundi soir, Sébastien Sarron a foncé dans la foule. Une personne en est morte.

    Ce lundi soir, Sébastien Sarron a foncé dans la foule. Une personne en est morte.(Photo par AFP GEORGES GOBET)
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L’automobiliste de 37 ans qui a foncé lundi soir dans la foule sur un marché de Noël à Nantes vivait « en vase clos » dans un petit village de Charente-Maritime mais, même s’il souffrait d’alcoolisme, il ne semblait pas particulièrement déséquilibré ou à la dérive. Une personne est décédée de ses blessures.

« C’est une personne qui vivait seule, mais de là à dire que c’était un marginal… Il ne vivait pas dans un endroit isolé, il avait quand même des contacts avec les voisins », a déclaré Joël Reignier, le maire de Berneuil, village de 1.100 habitants à une quinzaine de kilomètres de Saintes, à la population mêlant ruraux et néo-ruraux.

L’homme avait « acheté une maison avec un terrain dans la commune, une ancienne ferme, il y a cinq ou six ans », précise le maire. « Je ne sais pas d’où il venait ». Il vivait seul avec son berger allemand, dans cette vieille maison charentaise retapée en bordure d’une route départementale, derrière un portail rouillé fermé par un épais antivol de moto. Gendarmes et policiers étaient ce mardi après-midi en train de perquisitionner le domicile du suspect.

« Ce qu’on sait (de lui) en fin de compte, c’est très peu de choses. C’est le genre de personne qui ne demande rien, qui ne va pas vers les autres, donc les autres ne vont pas vers lui », résume le maire. Depuis le drame, « il y a eu quelques appels téléphoniques d’habitants de la commune, qui demandent qui est ce gars, où il habitait, ce qui montre bien que la population ne le connaissait pas », ajoute M. Reignier.

Le Parquet de Saintes a indiqué qu’il avait été impliqué dans une affaire de vol et recel à Béziers (Hérault) en 2006, avant son arrivée à Berneuil. Mais le suspect n’était pas connu pour des antécédents psychiatriques qui permettraient d’expliquer son geste. « Il n’a jamais sollicité les services sociaux à ma connaissance. Il se débrouillait seul », a confirmé Joël Reignier.

« On est très surpris, c’est un vrai mystère ! Depuis six ans qu’il était là, on n’avait pas de problème particulier avec lui, pas d’embrouille, comme on dit », raconte son voisin, Gérard Monet, 69 ans. « On avait eu affaire avec lui il y a quelques années, pour réparer un mur mitoyen. Ca s’était très bien passé », se souvient-il, évoquant un voisin très discret, voire effacé, qui ne recevait jamais de visite. « On ne se parlait pas beaucoup, c’était « bonjour, bonsoir ». On sent que c’est quelqu’un qui vivait en vase clos, très renfermé », relève ce voisin. Selon une source proche du dossier, le suspect de Nantes était en proie à des « problèmes d’alcoolisme nécessitant un suivi psychologique ». Sans se prononcer sur le sujet, M. Monet estime que « ce devait être une personne qui avait un problème. Il était sous curatelle ». L’épouse de M. Monet, elle, se souvient de son « très joli jardin ». « Il m’avait fait visiter son jardin il y a quelques années. Il en était fier, il m’avait expliqué qu’il travaillait dans le paysagisme. Mais actuellement je crois qu’il ne travaillait pas », dit-elle.

Selon les gendarmes, l’homme pourrait avoir récemment perdu son emploi de pépiniériste. Aujourd’hui, le long jardin au parterre de plantes et d’arbustes d’essences diverses paraît délaissé, avec deux palmiers abattus, couchés à terre et en partie brûlés. Signe d’un soudain changement psychologique ? Au début du mois de décembre, « il avait fait brûler plein de choses, c’était curieux. Il devait aussi y avoir du caoutchouc, ou des pneus, car ça faisait une fumée noire, épaisse, on en avait partout sur la terrasse », note Gérard Monet. Des feux intempestifs qui avaient dérangé le voisinage au point qu’il en appelle au maire. « Autour du 12 décembre, j’avais demandé au policier intercommunal d’aller le voir, mais le gars ne lui avait pas laissé accès à sa propriété », se souvient Joël Reignier. « Deux jours plus tard, ça a repris; là j’ai demandé aux gendarmes d’aller le voir, et depuis ça a cessé », conclut le maire. Qui n’a plus entendu parler de son administré jusqu’à un appel téléphonique des gendarmes lundi soir.

Attentats : le Bataclan était exposé depuis 2004

Dès le lendemain des attentats du vendredi 13 novembre 2015, plusieurs médias avaient rappelé que le Bataclan était régulièrement menacé depuis plusieurs années.

En effet, un certain nombre d’organisations ne supportait plus depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République française le 6 mai 2007 la provocation que constituait pour elles l’organisation au Bataclan de galas au profit d’unités de la police ou de l’armée israéliennes depuis 2004.

Le Canard Enchaîné a révélé ce mercredi qu’une information judiciaire avait été ouverte le 13 juillet 2010, mais qu’elle s’était terminée par un non-lieu le 14 septembre 2012.

 

http://www.20minutes.fr/societe/1751723-20151216-video-bataclan-bien-sous-menace-attentat-2010

VIDEO. Le Bataclan était bien sous la menace d’un attentat en 2010

 

JUSTICE D’après « Le Canard Enchaîné », un juge d’instruction a enquêté entre 2010 et 2012 sur ce dossier…

 

Devant le Bataclan le 13 décembre 2015. AFP PHOTO / MATTHIEU ALEXANDRE
Devant le Bataclan le 13 décembre 2015. AFP PHOTO / MATTHIEU ALEXANDRE – AFP

D.B.

    • Publié le 16.12.2015 à 09:27
    • Mis à jour le 16.12.2015 à 11:32

L’information avait déjà filtré sur le fait que le Bataclan avait été visé par plusieurs menaces d’attentats avant l’attaque du 13 novembre. Mais le Canard Enchaîné de ce mercredi révèle qu’une information judiciaire avait été ouverte le 13 juillet 2010 sur un projet d’attentat visant la salle de spectacles. Le juge d’instruction a enquêté deux ans sur ce dossier. Mais l’instruction judiciaire s’est terminée par un non-lieu le 14 septembre 2012. Les propriétaires du Bataclan n’auraient même pas été informés de ces menaces Du coup, la salle de spectacles ne faisait pas l’objet d’une surveillance particulière ces dernières années.

Des mystérieuses révélations à l’origine de l’affaire

A l’origine de cette enquête : un attentat qui s’est déroulé le 22 février 2009 au Caire en Egypte et qui a fait 24 blessés et un mort. Une suspecte française est arrêtée. Elle aurait raconté aux enquêteurs qu’un de ses amis, Farouk Ben Abbes, avait pour « projet de faire exploser le Bataclan ». Dans son journal intime, elle aurait écrit : « Le patron (de cette salle) est un juif qui finance l’armée israélienne. »

Forts de ces informations, plusieurs victimes du 13 novembre auraient demandé que des liens soient établis entre le dossier de 2010 et celui sur l’attaque du Bataclan le 13 novembre dernier. Car Farouk Ben Abbes serait un proche de Fabien Clain, le Français qui a revendiqué les attentats du mois dernier au nom de Daesh.

 

https://twitter.com/MaximeMLR/status/676805519286386689/photo/1

#AttentatsParis De « lourdes menaces » d’attentats contre le #Bataclan « ignorées » pendant 5 ans selon @canardenchaine

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08:46 – 15 déc. 2015

 

 

http://www.20minutes.fr/societe/1730359-20151114-attentats-paris-pourquoi-lieux-pourquoi-cibles

Attentats à Paris: Pourquoi ces lieux, pourquoi ces cibles?

 

TERRORISME En visant une salle de concert, un stade, un restaurant et un bar, les terroristes ont visé des lieux de fête et de détente…

 

Un blessé évacué du Bataclan le 13 novembre 2015 à Paris
Un blessé évacué du Bataclan le 13 novembre 2015 à Paris – DOMINIQUE FAGET AFP

R.S.

    • Publié le 14.11.2015 à 12:21
    • Mis à jour le 14.11.2015 à 15:38

Six lieux parisiens, principalement situés dans les 10e et 11e arrondissements de Paris, tous visés dans un laps de temps resserré. Les attentats ont tué au moins 128 personnes (dont 8 assaillants) dans la Capitale et autour du Stade de France. Mais les explications sur le choix des lieux ciblés par les terroristes et le jour choisi pour frapper la Capitale restent encore assez floues.

Pourquoi l’Est parisien ? 11 mois après les attentats de Charlie Hebdo et de l’hyper Cacher de la Porte de Vincennes, c’est encore l’Est parisien qui est visé par les terroristes. Le Bataclan, le restaurant Le Petit Cambodge ou le bar La Belle Equipe, sont tous situés dans un rayon de moins d’1,5km du siège de la rédaction de Charlie Hebdo. Le 11e arrondissement était devenu depuis l’un des principaux lieux de mémoire parisien, notamment la Place de la République, couvertes de messages en hommage aux victimes. Le quartier, notamment les synagogues, était également sous surveillance militaire jour et nuit depuis les événements de janvier dernier. Mais la vie de quartier, festive le week-end, avait repris ses droits. Les kamikazes auraient voulu montrer qu’ils pouvaient encore toucher un lieu symbolique, sous contrôle policier du moins en apparence. L’Est parisien, autour du Canal Saint-Martin, du Boulevard Richard-Lenoir jusqu’à Bastille, est aussi considéré comme un lieu prisé des jeunes de 20 à 30 ans, branchés et fêtards, voire bobos et hipsters. Dans son communiqué de revendication, Daesh décrit Paris comme « la capitale des abominations et de la perversion. »

Pourquoi une salle de concert ? Avec au moins 82 morts vendredi soir, la salle de concert du Boulevard Voltaire est le lieu le plus touché. Cette salle de capacité moyenne n’a sûrement pas été choisie au hasard par les kamikazes qui, selon plusieurs témoins, auraient ouvert le feu sur la foule aux cris de « Allah Akbar ». Depuis plusieurs mois, l’idée d’attaquer une salle de concert bondée aurait émergé dans l’esprit des têtes pensantes de Daesh. La DGSI aurait été avertie depuis août de cette menace précise. Un Parisien de 30 ans avait été arrêté en août à son retour de Syrie, expliquant qu’il avait pour mission de passer à l’acte dans une salle de concert. Le Bataclan faisait salle comble samedi soir, alors que le groupe de métal populaire Eagle of Death Metal, s’y produisait. « Une fête de perversité pour des centaines d’idolâtres», selon le communiqué de Daesh. Par le passé, la salle avait déjà été visée par des menaces d’islamistes radicaux dans la mesure « où ses propriétaires sont juifs », comme le disait un autre islamiste en 2011 dans les bureaux de la DCRI. Depuis septembre, la salle a été rachetée par le groupe Lagardère. Au milieu des années 2000, elle était également un lieu de conférence d’organisations juives, notamment le « Magav », une unité de garde-frontières dépendant de la police d’Israël, ce qui lui aurait valu de nombreuses menaces.

Pourquoi le stade de France ? Il y a d’abord le symbole d’un rassemblement autour d’un événement sportif, le match France-Allemagne « des deux pays croisés », comme le présente Daesh. A Saint-Denis, les terroristes ne sont peut-être pas parvenus à mettre en place leur plan initial dans la mesure où le public du Stade de France est resté dans l’enceinte après les deux premières explosions. La présence de François Hollande en tribunes est également un élément à prendre en compte. Qualifié d’« imbécile » dans le communiqué de Daesh, il est ciblé pour sa politique étrangère. « Hollande n’a pas à intervenir en Syrie », auraient notamment indiqué les assaillants au Bataclan selon des témoins. En janvier dernier, le terroriste Amédy Coulibaly avait aussi pointé la responsabilité du président lors de sa prise d’otage dans l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes.

Pourquoi le 13 novembre 2015 ? Aucune explication n’a été donnée à cette heure, malgré la revendication des attentats par Daesh. Les idées jetées sur les réseaux sociaux n’ont donc qu’une valeur d’hypothèse, à base de théories du complot. Un pied de nez en cette journée mondiale de la gentillesse ? Un malheur de plus en ce vendredi 13 ? Une autre théorie basée sur des chiffres erronés a été largement reprise samedi soir, en établissant un parallèle avec la tragédie de Charlie Hebdo : Il y a 11 mois et 9 jours, soit 11/09 ». Au-delà des erreurs factuelles, ce 13 novembre a bien des allures de 11 septembre.

 

http://atelier.leparisien.fr/sites/attentats-novembre-2015-paris/2015/11/14/attentats-a-paris-les-salles-de-concerts-etaient-menacees/

Attentats à Paris : les salles de concerts étaient menacées

(LP.)

Ces dernières années, le Bataclan avait été la cible à plusieurs reprises de menaces, au motif qu’il accueille chaque année une soirée de gala de soutien à l’armée des frontières israélienne. (LP.)

 

Les attaques simultanées qui ont frappé Paris, vendredi, notamment le Bataclan, interviennent alors que les salles de spectacles avaient récemment été désignées comme cibles par des partisans du groupe Etat islamique. Un Français arrêté le 11 août dernier après un voyage en Syrie avait reçu d’un commanditaire la consigne de commettre un attentat dans «l’idéal» lors d’un concert.

Comme le souligne sur Twitter le journaliste David Thomson, une image de propagande jihadiste diffusée ces derniers mois et légendée «Le Jihad, c’est pas qu’en Syrie» montre une foule acclamant un groupe de musique.

 dans Crime

Le Bataclan avait lui-même été menacé à plusieurs reprises, au motif que la salle accueille chaque année le gala annuel de soutien au Magav, la police aux frontières de l’armée israélienne, organisé par une association juive, le Migdal. En pleine offensive israélienne dans la bande de Gaza, une vidéo diffusée sur Internet en décembre 2008 montrait une dizaine de jeunes, les visages masqués par des keffiehs, s’opposer à ce qu’ils appellent «le gala de la honte».

«Si le Bataclan et le Migdal organisent, comme les années précédentes, un gala pour le Magav, la police des frontières de l’armée israélienne, les gens ne vont plus le supporter et vous allez payer les conséquences de vos actes. La prochaine fois on ne viendra pas pour parler», prévenait le groupe baptisé Resistancepalestine.

En 2006, des tags avaient été inscrits sur les murs de la salle de spectacle au lendemain du gala. Les responsables du lieu y étaient accusés d’accueillir. «des terroristes».

VIDEO. Kelly, rescapée du Bataclan : « On a tous prié »

VIDEO. Attentats à Paris : « En sortant du métro, j’ai entendu des coups de feu »

VIDEO. Une survivante du Bataclan : « Les gens hurlaient, comme s’ils étaient torturés »

VIDEO. Attentats à Paris : « C’était une boucherie, des corps partout »

AUDIO. Une rescapée du Bataclan : « ça pétaradait dans tous les sens »

VIDEO. Attentat dans une brasserie près du Stade de France

VIDEO. Fusillades mortelles dans Paris : «On a vu des corps au sol»

Gaël Lombart

 

http://www.lepoint.fr/societe/le-bataclan-une-cible-regulierement-visee-14-11-2015-1981544_23.php

Pourquoi le Bataclan est-il régulièrement visé ?

 

VIDÉO. Voilà des années que cette salle parisienne était la cible d’antisionistes. Le groupe de rock qui s’y produisait était en tournée en Israël l’été dernier.

 

Par

Publié le 14/11/2015 à 01:30 – Modifié le 14/11/2015 à 19:51 | Le Point.fr

 

« Nous avions un projet d’attentat contre le Bataclan parce que les propriétaires sont juifs. » Cette phrase, glaçante au regard de la prise d’otages et du carnage qui aurait fait ce vendredi « une centaine de morts », selon des sources policières, a été prononcée dans les bureaux de la DCRI, en février 2011. Les services français interrogeaient alors des membres de « Jaish al-Islam », l’Armée de l’islam, soupçonnés de l’attentat qui a coûté la vie à une étudiante française au Caire en février 2009. Ils planifiaient un attentat en France et avaient donc pris pour cible la célèbre salle de spectacle parisienne.

Des menaces à répétitions

En 2007 et en 2008, le Bataclan avait déjà été sous la menace de groupes plus ou moins radicaux. En cause : la tenue régulière de conférences ou de galas d’organisations juives, notamment le « Magav », une unité de garde-frontières dépendant de la police d’Israël. En décembre 2008, alors qu’une opération de l’armée israélienne a lieu dans la bande de Gaza, les menaces autour du Bataclan se font plus précises. Sur le Web, une vidéo montrant un groupe d’une dizaine de jeunes, le visage masqué par des keffiehs, qui menacent les responsables du Bataclan à propos de l’organisation du gala annuel du Magav. À l’époque, Le Parisien y consacre un article sans que cette poignée de militants soit véritablement identifiée. Dans la foulée, ce meeting annuel sera reporté.

Depuis, chaque fois qu’une organisation juive se réunit au Bataclan, de nombreux commentaires hostiles fleurissent sur le Web. Pourtant, ces dernières années, ils semblaient s’être estompés. Néanmoins, la presse israélienne rappelait que le groupe de rock Eagles of Death qui se produisait ce vendredi 13 au soir avait effectué une tournée en Israël. Le groupe avait alors dû faire face à plusieurs appels au boycott, ce qui ne les avait pas empêchés de s’y produire.

 

http://oumma.com/Nouveau-gala-en-faveur-de-l-armee

Nouveau gala en faveur de l’armée israélienne

 

Nous apprenons avec stupéfaction qu’après les galas tenus à Paris pour l’armée de l’air israélienne, puis pour le bien être du soldat israélien afin de financer des aires de repos pour les soldats et leur famille sur des terres confisquées aux bédouins du Néguev, c’est à nouveau à Paris, au Bataclan, qu’est organisé par le groupe Migdal un Gala qui accueillera le 12 janvier la Police des frontières israélienne “Magav”.

 

lundi 3 janvier 2005

PARIS, le 31 décembre 2004

M. Dominique de VILLEPIN
Ministre de l’Intérieur
Place Beauvau
75008 PARIS

OBJET : Armée israélienne à Paris

Monsieur le Ministre,

Nous apprenons avec stupéfaction qu’après les galas tenus à Paris pour l’armée de l’air israélienne, puis pour le bien être du soldat israélien afin de financer des aires de repos pour les soldats et leur famille sur des terres confisquées aux bédouins du Néguev, c’est à nouveau à Paris, au Bataclan, qu’est organisé par le groupe Migdal un Gala qui accueillera le 12 janvier la Police des frontières israélienne «  Magav  ». Il s’agit là d’un corps de l’armée israélienne particulièrement redoutable – appelé avec cynisme par le titre du gala : «  les soldats de la paix  » – il sévit au coeur des territoires occupés palestiniens et fait subir violences et humiliations quotidiennes à la population civile palestinienne sur les quelques 750 barrages qui entravent la liberté de circulation de toute cette population, enfermée entre les enclaves dessinées par le mur.

Nous sommes indignés qu’une telle manifestation de soutien direct à une armée étrangère d’occupation qui viole toutes les conventions internationales et les droits humains le plus élémentaires puisse se tenir avec votre approbation dans une ville comme Paris, dans un pays comme la France, et cela en contradiction flagrante avec la politique déclarée du gouvernement français. Un tel événement constitue une véritable provocation pour tous ceux qui sont concernés par l’injustice et la violence exercée contre un peuple qui ne réclame que son droit. De telles manifestations ne peuvent que provoquer des sentiments antijuifs en laissant entendre que les Juifs dans leur ensemble soutiennent ce genre de manifestation, d’autant que le grand rabbin de Paris fait partie des invités d’honneur.

Notre sensibilité à toute discrimination nous oblige à souligner de plus que de nombreux événements pacifiques de soutien ou d’information sur la population palestinienne, festival de cinéma, projections ou débats publics, ont été interdits sur le territoire national sous prétexte d’un trouble à l’ordre public totalement théorique et non avéré (parfois sur un simple courrier). Il nous semble évident que c’est la politique du «  deux poids deux mesures  » pratiquée par les institutions françaises dans ce domaine qui est de nature à troubler l’ordre public, et à aggraver les tensions entre citoyens français en favorisant un vif sentiment d’injustice.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, dans l’expression de notre plus haute considération.

Richard WAGMAN

Président, UJFP

 

http://www.plateforme-palestine.org/Infos-UJFP,234

20/01/06

Aux sympathisants de l’UJFP,
A nos partenaires associatifs,
Messieurs et Mesdames de la presse,

MAGAV OSE PARADER DANS UN THEATRE PARISIEN

Magav est la police des frontières israélienne, une unité redoutable de l’armée, connue pour sa brutalité et son racisme envers les Palestiniens. L’association sioniste de droite Migdal annonce pour le 22 janvier à Paris une soirée gala au profit de Magav, composante d’une armée qui inflige une répression particulièrement dure contre les civils dans les territoires occupés. Des collectes et autres soirées de soutien à des armées étrangères qui se déroulent sur le sol français : voilà qui n’entre pas exactement dans la tradition dans ce pays. L’armée israélienne est la seule à bénéficier d’un tel traitement de faveur dans l’Hexagone et ce n’est pas source de fierté, mais plutôt source de honte pour notre pays, surtout de la part d’une armée engagée dans une sale guerre coloniale. Ce n’est malheureusement pas un précédent, car des galas de soutien pour Magav, des soirées « pour le bien-être du soldat israélien » et autres glorifications militaristes continuent à chanter des louages de Tsahal depuis plusieurs années en France. C’est une provocation non seulement contre les Palestiniens mais aussi contre les Français. Notre pays n’a pas vocation à devenir une base arrière pour une puissante armée (la quatrième au monde), régulièrement épinglée par des organismes tels Amnesty International ou des associations israéliennes comme B’tselem, pour ses violations des droits humains. A l’affiche pour cette soirée du 22 janvier il y a des élus de la République comme Eric Raoult (député UMP de la Seine St-Denis), des artistes français comme Enrico Macias et des dirigeants politiques de la droite israélienne comme Benyamin Netanyahou (candidat pour le poste de Premier ministre aux prochaines élections législatives) et le Ministre de la Défense, le général Shaul Mofaz. Déjà l’armée française maintient sa tradition martiale de parader sur les Champs Elysées le 14 juillet, une démonstration militariste digne des pays totalitaires, car la France est l’une des rares (sinon la seule) grande démocratie qui continue de faire courir le bruit des bottes le jour de sa fête nationale. C’est largement assez pour nous, déjà de mauvais goût pour les citoyens épris d’une culture de paix. Alors des armées étrangères en plus, on peut s’en passer. Par ailleurs l’UJFP tient à préciser que les spectacles militaristes comme celui du 22 janvier au profit de Magav ne reflètent en rien la position des Juifs français dans leur ensemble, mais seulement celle de leur frange la plus fanatisée, endoctrinée par le nationalisme belliciste d’un pays qui n’est pas le leur. Nous tenons enfin à signaler que la GUPS (Union générale des étudiants de Palestine – section France) a pris l’initiative d’organiser un rassemblement de protestation devant la salle de spectacles. Ce rassemblement a reçu le soutien de plusieurs associations qui militent pour les droits du peuple palestinien. Pour ceux et celles qui désirent participer à cette protestation, le rendez-vous est fixé à 19 heures le 22 janvier devant le Théâtre du Gymnase, 38 boul. Bonne Nouvelle, 75010 Paris.

 

http://www.saphirnews.com/Quand-l-armee-israelienne-debarque-en-France_a5748.html

Quand l’armée israélienne débarque en France

 

| Vendredi 19 Janvier 2007

 

Dimanche 21 janvier, à partir de 19h30, un concert au profit des « Gardes Frontières » d’Israël, appelé communément Magav, aura lieu au Bataclan. Le colonel Yossi Adiri, attaché militaire de l’ambassade d’Israël ainsi que Hezi Karp, l’attaché de la Police de l’ambassade d’Israël seront présents à ce gala. En réaction, de nombreuses associations palestiniennes appellent à une manifestation devant le Bataclan, ce dimanche à 19h.

 

Quand l'armée israélienne débarque en France

Gala israélien a Paris

Avec le soutient incontestable du Ministère Israélien de la Défense, les « Gardes frontières » d’Israël organisent un Gala en l’honneur de l’armée israélienne. David Kornbluth, l’Ambassadeur d’Israël près de l’UNESCO et Ministre plénipotentiaire ainsi que Le Colonel Yossi Adiri, attaché militaire de l’ambassade d’Israël seront présents accompagnés de Mr Hezi Karp, Attaché de la Police de l’Ambassade d’Israël, du Général Itshak Eytan, Président Mondial de L’Agouda Leemané Ahayal mais aussi de Yohanan Cohen, Lieutenant Colonel de Magav de Jérusalem.

La troupe du Kohav Nolad, « La Nouvelle Star » israélienne et la troupe musicale du MAGAV animeront cette soirée présentée par le rappeur Francky PEREZ. Ce dernier a déclaré dans une interview donnée à « Actualité Juive » : « Un nombre non négligeable de rappeurs prennent, au travers de leurs textes, nettement position pour la cause palestinienne. (…) Nous considérons ce traitement de l’information comme déséquilibré et largement en faveur des Palestiniens. (…)Mon ambition est simplement d’apporter une petite pierre à l’édifice de la véritable information et qu’en dehors de notre communauté, on réalise qu’Israël est la seule démocratie de sa région. »

Le gala est placé sous le slogan : « Le Magav se bat pour moi, mon cœur bat pour Magav ». « Ainsi le thème est annoncé : Le Magav se battrait pour les Juifs de France, et ils lui devraient allégeance ? Cet amalgame permanent entre Israël et Juifs français voulu par des groupes communautaires juifs qui se comportent en « pompiers pyromanes » constitue à la fois un danger pour les Juifs français qu’il place en ligne de mire, mais surtout un danger pour la cohésion sociale de la république. En cela il est en soi perturbateur de l’ordre public. » Peut on lire dans un communiqué de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP).

Le Magav

Cette « police des frontières » israéliennes, connue pour sa présence aux nombreux check points dans les territoires palestiniens, a été créée en 1953 par David Ben Gourion, fondateur historique de l’état d’Israël. ‘Magav’ est l’acronyme de ‘Mishmar Ha-Gvoul’, qui signifie en hébreu, Garde Frontière : elle est la branche anti-émeute de la police israélienne.

Composée d’officiers professionnels et de soldats combattants déployés dans les villes frontalières d’Israël et dans les colonies des territoires palestiniens occupés, Le Magav est aussi responsable de la sécurité de Jérusalem.

Les jeunes israéliens, qui à partir de 18 ans sont appelés à accomplir leur service militaire, peuvent choisir de servir 3 ans au sein de l’armée israélienne ou de cette « police des frontières ». Cette dernière compterait environ 8000 appelés et 8000 volontaires tous répartis en une cinquantaine d’unités combattantes. Arno Klarsfeld, avocat franco-israélien, a effectué son service au sein de cette unité en 2003-2004. Cette unité d’élite militaire a notamment participé aux combats à l’intérieur de la vieille ville de Jérusalem lors de la guerre des 6 Jours en 1967 et de la première Intifada déclenchée en 1987. Cette police paramilitaire, comprend quatre unités de Forces Spéciales se définissant elles mêmes comme étant identiques aux équipes américaines du SWAT (Special Weapons And Tactics), aux forces spéciales anglaises : SAS (Special Air Service), à la force autrichienne Cobra et allemande du GSG-9.

« Encore peu connue il y a deux ans, l’unité Magav recueille désormais l’entière sympathie du grand public grâce à l’action de l’association française Migdal. Cette dernière, active depuis plus de dix ans en Israël, a été désignée en 2004, par l’Association Nationale du bien être du soldat, pour représenter officiellement Magav en France. » Peut on ainsi lire sur le site officiel des « Gardes Frontières » israéliens.

L’union Juive Française pour la Paix (UJFP) décrit cette « police des frontières » comme étant « chargés de la sale besogne de l’occupation illégale des territoires palestiniens : contrôles et harcèlement de la population palestinienne sur les 750 barrages de Cisjordanie, dans les villages et les villes palestiniens, à Gaza, gardes des centres de détention et tribunaux militaires dans les territoires occupés. (…)… Magav est dénoncé depuis des années par les organisations israéliennes des droits humains qui demandent son démantèlement. »

Le message de l’UJFP est clair : « Il n’y a pas de place en France pour une complaisance provocatrice envers l’occupation israélienne et son bras armé. »

Protestation

En réponse à l’organisation de cette soirée, de nombreuses associations appellent à une manifestation devant le Bataclan. « Face à cette provocation honteuse, nous (…) appelons à réagir en citoyens héritiers de la résistance française à l’occupation et de l’Intifada du peule palestinien. » peut on ainsi lire sur le communiqué.

L’Union Générale des Etudiants de Palestine, Génération Palestine ainsi que l’Association France Palestine Solidarité, L’Union Juive Pour la Paix, le CCIPPP et les Femmes en Noires se sont assemblés pour cet appel à manifester devant le Bataclan, dimanche 21 janvier à partir de 19h.

 

http://israel.skynetblogs.be/archive/2008/01/11/migdal-magav-le-meme-combat-pour-la-paix.html

11/01/2008

Migdal/Magav : Le même combat pour la paix

Migdal/Magav : Le même combat pour la paix
Par Ambre Grayman

Ce 13 janvier, se tiendra le gala annuel de l’association Migdal qui œuvre en faveur de l’unité ‘Magav’, l’unité des Gardes-frontières d’Israël. Cette année encore, cet événement, bien qu’entièrement dédié à la paix, a suscité de vives réactions au sein des organisations pro palestiniennes. Pour le président de Migdal, David Bittan, la mobilisation de la communauté juive sera donc plus que jamais nécessaire…

L’association Migdal s’est fixée comme objectif d’aider les jeunes soldats dans leur difficile quotidien en construisant des salles de repos, en envoyant des colis, et en rénovant les « bunkers froids et humides dans lesquels ils font des haltes et dont la seule décoration se résume à des trous dans les murs ».

Le dimanche 13 janvier 2008, un grand gala de soutien à l’unité Magav tentera de récolter les fonds nécessaires au financement d’un centre de réadaptation pour les soldats blessés.

Parmi les autres projets que Migdal espère soutenir en 2008, figurent notamment la création d’un nouveau centre de repos pour les soldats, d’un centre de formation et d’éducation sur l’histoire du peuple juif et la Shoah, ainsi qu’un mémorial pour les 485 soldats de Magav tombés pour la défense d’Israël.

Créée en 1953 par David Ben Gourion, la Police des Frontière, ‘Magav’ (acronyme de ‘Mishmar Ha-Gvoul’, en hébreu : Garde Frontière), est la branche armée de la police Israélienne.

Composée d’officiers professionnels et de soldats combattants, déployés dans les villes frontalières d’Israël, les territoires disputés, et les localités juives de Judée-Samarie, Magav est notamment responsable de la sécurité de Jérusalem, (Vieille ville, Kottel etc), et lutte contre les tentatives d’infiltrations provenant des pays ennemis.

« Ce combat obstiné, sans compromis, cette guerre anonyme, sans publicité et sans gloire sur le terrain mérite toute notre attention » affirme David Bittan, le président de cette association crée par ses soins en 1997.

Désignée en 2004, par l’Association Nationale du Bien Être du Soldat, comme la représentante officielle de l’unité Magav en France, Migdal jouit aujourd’hui de la reconnaissance de tous les soldats de Magav qui bénéficient des petites touches de confort (et de réconfort) apportées par les ‘Tsarfatim’.

Si jusqu’à présent, la livraison de colis, la rénovation et l’ameublement des bunkers représentaient l’essentiel de l’action menée par ces derniers, cette année 2007 a cependant vu naître un nouvel aspect, plus spirituel, de l’aide accordée aux combattants de Magav.

Au mois de novembre, un sépher Thora a en effet été offert à une base militaire située dans le nord du pays. « Cela faisait plus de 2 ans que les soldats priaient sur un sépher Thora qui n’était plus aux normes. La joie était donc à son comble » explique David Bittan.

Ce dernier, extrêmement touché par l’accueil qui est réservé à cet évènement, réalise cependant que la plupart des bases du Magav ne disposent pas de synagogue.

Un manque auquel il décide alors de remédier. 6 synagogues (en préfabriqué) devraient ainsi être créées cette année, et un second sépher Thora offert à une autre base. Entre-temps une centaine de paires de Tephilines auront également été distribuées…

Mais alors que Migdal récolte des fonds pour financer des synagogues, les associations françaises pro palestiniennes ou anti israéliennes l’accusent de financer des armes.

« Le Bataclan (où aura lieu le gala) est assailli de coups de téléphone destinés à dissuader les responsables d’accueillir notre évènement. Des pétitions circulent par ailleurs sur internet pour inciter la mairie à interdire notre soirée.

C’est dommage » déplore David Bittan, qui précise d’ailleurs avoir été interviewé par BBC en langue arabe sur la question.

« Les soldats et les policiers israéliens ne font pas la guerre, ils tentent tout simplement de défendre les civils contre les innombrables ennemis qui ne nous laissent malheureusement aucun répit.

Le 13 janvier, nous comptons bien leur prouver combien nous les aimons et les respectons » conclu David Bittan qui espère que la « communauté manifestera encore une fois sa fidélité à cette mission ».

Le gala aura lieu en présence de S.E. David Kornblut — Ambassadeur d’Israël près de l’UNESCO et Ministre plénipotentiaire, du Colonel Yossi Adiri — Attaché militaire de l’Ambassade d’Israël, du Brigadier-Général Avigdor Kahlani — Président Mondial de L’Agouda Leemané Ahayal et du commandant Israël Itshak- le commandant en Chef des Magav d’Israël.

Côté divertissement, la troupe Kohav Nolad ‘La Nouvelle Star’ israélienne, la chorale du Magav, Schmoolik le Rappeur Habbad, et les humoristes Ary Abittan et Gady seront de la partie. A noter enfin que le gala a bénéficié du parrainage d’Enrico Macias.

DIMANCHE 13 JANVIER 2008 à 19h30
Au Bataclan 50 Bd Voltaire 75011 PARIS
www.migdal.org.il

 

http://www.bladi.info/threads/gala-sioniste-france.130654/

article de l’Union juive française pour la paix

Paris (75) Rassemblement contre le Gala de Magav

Comme dans les années passées, l’association extrémiste Migdal annonce la tenue d’un gala de soutien à MAGAV, la « police des frontières » d’Israël.

Drôle de pays, qu’Israël : il n’a pas de frontières définies mais il s’est doté d’une police des frontières. Cette redoutable unité de l’armée israélienne se spécialise dans les brimades contre les Palestiniens aux barrages militaires dans les Territoires occupés. Ses nombreuses exactions sont régulièrement dénoncées par les autorités et la société civile palestiniennes, ainsi que par des associations israéliennes comme Betselem (Centre d’information israélien sur les droits humains dans les territoires occupés) et ACRI (Association israélienne pour les droits civiques). Ces dernières demandent le démantèlement de MAGAV.

En France, les protestations se sont déjà fait entendre, par l’UJFP entre autres, contre ce nouvel affront fait à notre pays, qui n’a pas pour vocation d’accueillir des armées étrangères engagées dans de sanglantes guerres coloniales. C’est un peu comme si on organisait à Paris un gala de soutien pour l’armée américaine afin de saluer son occupation de l’Irak, ou encore pour l’armée russe qui continue ses méfaits en Tchétchène.

L’UJFP a écrit au Préfet de Police de Paris pour lui faire part de notre indignation. Pour le texte de ce courrier, voir le fichier attaché . Migdal veut tenir son gala à la salle de spectacles Le Bataclan dans le 11ème arrondissement. Un rassemblement de protestation aura lieu à cet endroit, organisé notamment par l’UJFP, la GUPS, l’AFPS, la CCIPPP et Génération Palestine. Dans sa publicité pour cette soirée, Migdal annonce pompeusement, au sujet des troupes de MAGAV : « Israël compte sur eux, nous comptons sur vous ! ».

Dans les faits, MAGAV est plus une source de honte nationale, qu’une force de protection. Puisque cette composante controversée de l’armée ne peut pas compter sur l’appui de l’opinion israélienne, elle cherche des soutiens à l’étranger. En tout cas, Migdal peut compter sur l’UJFP pour soutenir ceux qui, en Israël et en Palestine, réclament la dissolution de MAGAV.

Rendez-vous le dimanche 13 janvier à 18h30 devant Le Bataclan, 50 boul. Voltaire, 75011 Paris (M° Richard-Lenoir).

http://www.ujfp.org/modules/extcal/event.php?event=38

andek, 13 Jan. 2008

#1

 

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2009/01/22/1395902_une-soiree-gala-au-profit-de-la-police-des-frontieres-d-israel-qu-est-ce-que-migdal-et-le-magav.html

Publié par
katefannaypost non vérifié par la rédaction

Une soirée gala au profit de la police des frontières d’Israël….Qu’est-ce que MIGDAL et le MAGAV ?…….

22/01/2009 à 07h42 | vues | réactions

 

Pour ceux qui l’ignoreraient,

« Migdal »

est une association, dûment enregistrée

en France, soutenant financièrement le MAGAV

 

les gardes frontières de l’état hébreu, chargés de l’humiliation des palestiniens au quotidien. Ils sont donc directement impliqués dans l’appareil répressif de l’état sioniste.

Pour ceux qui douteraient de la réalité de cette atrocité, et du sentiment d’impunité qui a permis sa toute publique mise en ligne, je vous joins également une capture d’écran.

En France, nous ne pouvons protéger directement les enfants de Palestine, mais nous pouvons au moins défendre leur dignité et leur mémoire. Diffusez cette ignominie, faîtes connaitre l’arrogance des sionistes!

Allez voir sur leur site …

Le site du Migdal:

http://www.migdal.org.il/

Encore une fois, va se tenir à Paris le 25 janvier 2009 un Gala en l’honneur de MAGAV, avec collecte de fonds, organisé par l’association française Migdal  » sous le haut patronage du ministère israélien de la Défense « .

Qu’est ce que MAGAV ?

(Abréviation des mots hébreux :  » la garde de la frontière « ).

Issues de la police anti-émeute israélienne, et constituées en Garde Frontière, les unités mobiles de MAGAV sont chargés de la sale besogne de l’occupation illégale des territoires palestiniens : contrôles et harcèlement de la population palestinienne sur les 750 barrages de Cisjordanie, dans les villages et les villes palestiniens, à Gaza, gardes des centres de détention et tribunaux militaires dans les territoires occupés. Ses escadrons agissent aussi en Israël même : contrôles au faciès des Palestiniens citoyens ou non, démolitions des maisons dans les villages bédouins du Néguev, et aussi contre les juifs orthodoxes…

MAGAV

est dénoncé depuis des années par les organisations israéliennes des droits humains qui demandent son démantèlement.

Les chiffres parlent : il ne s’agit pas de bavures mais d’une politique délibérée de harcèlement, de traitements humiliants et meurtres de civils non recherchés et non armés, qui fait de MAGAV le bras exécutif des basses œuvres de l’occupation.

Ses actions illégales, dont nous donnons ci-dessous quelques exemples recensés par BETSELEM et ACRI (association pour les droits civiques en Israël) font de MAGAV un contrevenant grave à la législation israélienne, au droit humanitaire, comme aux normes et conventions internationales.

En effet nombre des actes commis le plus souvent dans l’impunité par MAGAV sont caractérisés par les normes internationales comme des crimes. Il se pourrait donc que cette réception dans un cadre public ou privé relève de l’apologie de crimes interdite en France tant sur le domaine public que dans un cadre privé.

L’entrée sur le territoire français de ce corps de police devrait être refusée ou pour le moins contrôlée de très près, et son apologie devrait être interdite

Vous pouvez lire la suite sur Info-Palestine :

 http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=601

 

http://jssnews.com/2010/09/11/il-prevoyait-un-attentat-contre-le-gala-migdal-a-paris/

Il prévoyait un attentat contre le Gala Migdal à Paris

 

Publié le : 11 septembre 2010

Le patron de l’antiterrorisme français Bernard Squarcini assure que la menace d’un attentat sur le sol français « n’a jamais été aussi grande », citant comme principale source d’inquiétude Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi), dans une interview publiée samedi par le JDD. « Nous sommes aujourd’hui au même niveau de menaces qu’en 1995 », année marquée par une vague d’attentats en France, estime le chef de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). « Tous les clignotants sont dans le rouge », ajoute-t-il.

squarcini dans Folie

Bernard Squarcini

« Aujourd’hui, compte tenu des signalements qui nous sont transmis par nos partenaires étrangers et de nos propres observations, il y a des raisons objectives d’être inquiets. La menace n’a jamais été aussi grande. »

Selon Bernard Squarcini, « la menace en France est triple : le Français converti qui se radicalise et monte son opération seul ; Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi), qui dépêche un commando pour commettre des attentats en France ; et les djihadistes, ces Français qui partent en Afghanistan ou au Yémen, demain en Somalie et qui reviennent clandestinement, aguerris, pour poursuivre leur combat sur le sol français ».

Squarcini dément une radicalisation des musulmans de France

Interrogé plus précisément sur le niveau de menace que représente Aqmi, le patron de l’antiterrorisme répond : « On s’attend à avoir des attentats sur notre territoire. » Aqmi « est une franchise d’Al-Qaeda : ils essaient de suivre les mêmes objectifs que la maison-mère », explique-t-il. « Il y a 15 ans, quand nous avons subi la série d’attentats de 1995, la menace nous arrivait uniquement de l’est d’Alger. Elle s’est considérablement étendue. »

Il a répété que ses services déjouaient « en moyenne deux attentats par an », citant le cas d’un Belgo-Tunisien de 25 ans, intercepté par l’Égypte au sortir d’un tunnel de la bande de Gaza, expulsé en mars dernier vers la Belgique et arrivé en France pour être interrogé au cours de l’été. Selon la même source, il est « soupçonné d’avoir projeté un attentat kamikaze contre une salle de spectacle parisienne à l’occasion d’un gala de bienfaisance au profit de l’armée israélienne ». Il s’agirait du Gala Migdal.

Cette soirée de Gala est régulièrement perturbée par les mouvances antisémites de France. Les suprémacistes noirs de Kémi Sebaa tentent régulièrement de faire annuler ces galas. Les associations pro-islamistes comme le MRAP tentent également, par des articles de propagandes, de dénigrer ces soirées.Enfin, dans cette vidéo mise en ligne par « Resistance Palestine », un groupe de soutien au mouvement terroriste Hamas et prônant une augmentation des attentats suicides contre les juifs, on voit une bande de jeunes enkieffés à la manière d’Arafat qui viennent menacer les responsables du Bataclan ou devait avoir lieu le gala…

 

http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Terrorisme-La-menace-n-a-jamais-ete-aussi-grande-219509

Terrorisme: « La menace n’a jamais été aussi grande« 

 

Bernard Squarcini, patron de l’antiterrorisme français, ne cache pas son inquiétude pour les « semaines ou les mois » qui viennent.. Sa plus grande crainte? Un attentat kamikaze en France.

Bernard Squarcini

Paru dans leJDDblank dans LCR - NPA Pour Bernard Squarcini, la vigilance doit être maintenue à son plus haut niveau. (Maxppp)

Le plan Vigipirate rouge est en vigueur depuis 2005 et les attentats de Londres. Cette situation est-elle appelée à perdurer?
Il faut être clair. Notre pays, à cause de son histoire, de son engagement en Afghanistan, de prises de positions fermes en matière de politique étrangère et de débats de société comme la loi sur le voile intégral, fait l’objet d’un intérêt très particulier de certains mouvements islamistes radicaux. Pour le moment, ils ne s’en sont pris qu’à nos intérêts à l’étranger…

Concrètement, à quel niveau de menace la France est-elle confrontée?
Nous sommes aujourd’hui au même niveau de menace qu’en 1995. S’il y a des militaires dans les aéroports, des barrières devant les écoles et des sacs poubelles en plastiques, ce n’est pas pour rien. Tous les clignotants sont dans le rouge. Notre dispositif nous permet de pouvoir anticiper et de neutraliser préventivement des projets terroristes. Vous dire que nous sommes infaillibles, non. Que nous faisons énormément d’efforts, oui. Aujourd’hui, compte tenu des signalements qui nous sont transmis par nos partenaires étrangers et de nos propres observations, il y a des raisons objectives d’être inquiets. La menace n’a jamais été aussi grande.

Quel genre d’attentats craignez-vous?
Tous les scénarios sont envisagés. On sait depuis longtemps qu’Al-Qaida cherche à fabriquer des bombes virales mais ne parvient pas à isoler les virus ni à les faire durer. Selon nos analyses, la menace en France est triple: le français converti qui se radicalise et monte son opération seul; Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) qui dépêche un commando pour commettre un ou des attentats en France; et les djihadites, ces Français qui partent en Afghanistan ou au Yémen, demain en Somalie et qui reviennent clandestinement, aguerris, pour poursuivre leur combat sur le sol français.

«On sait depuis longtemps qu’Al-Qaida cherche à fabriquer des bombes virales»

Il y a donc de jeunes Français qui se battent contre des soldats français en Afghanistan?
Je ne sais pas ce qu’ils font exactement là-bas – il nous revient que le Français ne serait pas très apprécié, contrairement au Kurde, notamment, sur les théâtres d’opérations – mais une dizaine se trouvent actuellement sur zone.

Craignez-vous une réaction d’Aqmi à l’opération de juillet pour libérer l’otage Michel Germaneau?
A cause de la date butoir de l’ultimatum et parce qu’il n’avait plus de médicaments, il fallait tenter cette opération de la dernière chance pour le sauver. C’était d’ailleurs une opération qui a fait d’énormes dégâts chez l’adversaire. Mais nous n’avons pas besoin des communiqués du chef d’Aqmi, Abdelmalek Droukdal, pour savoir que nous sommes visés. Dans la bande sahélienne, de plus en plus élargie, le Français est une cible. Pourquoi croyez-vous que nous avons dissuadé le Paris- Dakar de s’y rendre ? Pour l’instant, les islamistes ont fait ce qui était le plus facile pour eux: attaque de notre ambassade et assassinats de touristes en Mauritanie, enlèvement de ressortissants au Mali et au Niger… Mais on s’attend à avoir des attentats sur notre territoire. N’oubliez pas qu’Aqmi est une franchise d’Al-Qaida: ils essaient de suivre les mêmes objectifs que la maison mère.

Avez-vous plus de craintes à cause de la date symbolique du 11 septembre?
C’est vrai que les Américains sont inquiets à l’approche de cette date. De plus, ils doivent gérer cette polémique sur la construction d’une mosquée à New York, près de Ground Zero. Sans parler du pasteur fou qui veut faire des autodafés du Coran… Mais il faut aussi prendre en compte le contexte international : la remontée de la tension entre Israël et l’Iran, le retour du Hezbollah sur la scène internationale, l’approche du procès du Tribunal spécial pour le Liban, où nous avons des soldats au sein de la Force des Nations unies au Liban (Finul). La menace du terrorisme fondé sur le fanatisme religieux est assez lourde, nous n’avons vraiment pas besoin du retour d’un terrorisme à support étatique…

Les leçons du 11-Septembre ont-elles été retenues?
Oui. Les Etats-Unis ont compris qu’ils étaient vulnérables non seulement à l’extérieur de leurs frontières mais aussi sur leur sol. Et la tentative d’attentat de décembre 2009 sur le vol Amsterdam-Detroit – avec ce jeune Nigérian qui a pu prendre l’avion et même choisir un siège juste audessus du réservoir central de l’appareil – démontre que, quel que soit le niveau de riposte, la menace est toujours d’actualité.

Et en France?
Le Président a voulu une réforme du renseignement intérieur. Elle a été opérée il y a deux ans avec la fusion DST-Renseignements généraux. Quelques mois plus tard, nous avons opéré une seconde réforme, plus discrète, qui consiste en un rapprochement opérationel avec la DGSE. La communauté française du renseignement parle aujourd’hui d’une seule voix. Les notions de menaces extérieures et intérieures sont dépassées. Aujourd’hui, les renseignements, il faut aller les chercher très loin et ils ont une incidence directe sur notre territoire. Dès qu’un clignotant s’allume au sein du service extérieur, il pense au retour en sécurité intérieure.

«Les renseignements, il faut aller les chercher très loin et ils ont une incidence directe sur notre territoire»

Pour quels résultats?
Nous déjouons en moyenne deux attentats par an. Je peux vous citer celui qui visait le 27e bataillon des chasseurs alpins, engagé en opérations extérieures en Afghanistan, Adlene Hicheur, cet ingénieur du Centre européen de recherche nucléaire (Cern) qui avait proposé ses services via Internet à Al-Qaida au Maghreb islamique. Ou celui d’un kamikaze qui prévoyait de faire sauter une salle de spectacle parisienne à l’occasion d’une collecte de fonds pour l’armée israëlienne… Il avait été interpellé en Egypte et nous venons de le récupérer.

Constatez-vous une radicalisation chez les musulmans de France?
Ecoutez, sur 6 millions de musulmans en France, il y a peut-être 300 individus qui posent problème. Quant aux lieux de culte, sur 1.800 environ, moins d’une trentaine peuvent poser problème. Le système de veille du ministère de l’Intérieur, qui a la tutelle sur les cultes, est bon. Chaque fois qu’un imam dérape, il est rappelé à l’ordre ou expulsé.

La coopération avec nos partenaires européens est-elle satisfaisante?
Travailler à 27, ce n’est pas simple. On l’a vu quand on a voulu instaurer un plan européen du Passenger Name Record, qui nous aurait permis de disposer de toutes les données du dossier du voyageur aérien dès la réservation du billet. Il n’y a pas eu d’unanimité. En fait, il existe un partenariat historique avec tous ceux qui ont déjà été frappés par des attentats terroristes: les Espagnols, les Italiens, les Allemands, les Anglais… La conséquence de ce blocage à Bruxelles, c’est qu’aujourd’hui, près de dix ans après le 11-Septembre, les compagnies aériennes ne nous transmettent la liste des passagers que deux heures après le décollage. Alors que ce serait peut-être intéressant de travailler préventivement…

A votre connaissance, Ben Laden est-il toujours vivant?
Ben Laden vivant ou mort, ça ne change rien au problème. La question aujourd’hui est de savoir si Al-Qaida reste contenue sur la zone afghano-pakistanaise ou si elle parvient à s’implanter durablement au Yémen et en Somalie et, depuis la Corne de l’Afrique, réussir à faire la jonction avec Aqmi, qui opère déjà du Tchad au Sénégal… Rappelez- vous il y a quinze ans, quand nous avons subi la série d’attentats de 1995, la menace nous arrivait uniquement de l’est d’Alger. Elle s’est considérablement étendue.

Stéphane Joahny et Laurent Valdiguié – Le Journal du Dimanche

vendredi 10 septembre 2010

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