Qui se moque de Denis Robert ?

C’est encore la Gauche de Boue, il n’y a pas le moindre doute à ce sujet.

Je reviendrai plus tard sur les motivations de la folledingue Josette Brenterch du NPA de Brest, qui n’ont jamais varié depuis que je la connais.

Je me contente ici, après mes deux précédents articles sur la question, de préciser que l’on retrouve l’auteur des sites « Mes Propres Recherches » dans l’équipe de « communication numérique » du collectif Nuit Debout.

Il n’est pas difficile à trouver, sa signature est toujours la même – à moins qu’il n’y ait quelque part usurpation d’identité, mais je ne pense pas.

Avant que ne commence son grand délire anti-Denis Robert, il avait signé cet article qui fut publié dans la Gazette Debout le 8 juin 2016 :

https://gazettedebout.fr/2016/06/08/ne-pas-publier-dans-la-poubelle-de-la-boite-mail-de-nuitdebout-fr/

Il y a trois ans, donc début 2017, il indiquait ici être toujours actif à Nuit Debout et faire partie d’un « groupe international de mouvements grassroots » :

https://social.apreslanu.it/@LukeRony

Yo tout le monde. Je viens sur ce mamot avec un but sous jacent : Je fais partie d’un groupe international de mouvements grassroots, et les outils pour communiquer et de convergences semblent limités. A se demander si mamot pourra répondre à un certain nombre de problemes. Je suis actif sur la com numérique de Nuit Debout. Y a t il des raisons de s’unir plus fortement entre personnes du numérique indé et libre ? (Question ouverte)

 

On rappelle qui sont les Nuit Debout (qui nuisent dans toutes les positions, assis devant un ordi aussi bien que debout dans la rue ou couchés devant les mafias, les patrons voyous et tous leurs associés fonctionnaires corrompus) :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nuit_debout

Nuit debout

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Nuit debout
Description de cette image, également commentée ci-après
Assemblée générale de la Nuit debout à Paris, place de la République, le 10 avril 2016.
Informations
Date Printemps 2016
Localisation Drapeau de la France France (principalement)
Caractéristiques
Organisateurs Collectif pour la Convergence des Luttes (initialement)
Puis rapidement en autogestion
Revendications Réformes concernant la démocratie, le travail et l’économie (retrait de la « loi Travail », altermondialisme, anti-capitalisme, etc.)
Types de manifestations Occupations de places publiques
Actions Débats publics, manifestations, blocages, sit-inetc.

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Nuit debout est un ensemble de manifestations sur des places publiques, principalement en France, ayant commencé le 31 mars 2016 à la suite d’une manifestation contre la loi Travail.

Ce mouvement social est pluriel et cherche à construire une « convergence des luttes ». Sa revendication initiale, le refus de la loi Travail, s’élargit à une contestation plus globale des institutions politiques et du système économique.

Sans leader ni porte-parole, Nuit debout est organisé en commissions et les prises de décisions se font par consensus lors d’assemblées générales, suivant les principes de la démocratie directe.

Le mouvement s’étend sur une centaine de villes, certaines organisant des assemblées quotidiennes. L’affluence aux assemblées baisse à partir de fin mai 20161.

Déroulement

Contexte

Le 17 mars 2016, entre 69 000 et 150 000 personnes manifestent en France pour protester contre la loi Travail, à l’appel d’organisations de jeunesse2. La contestation prend de l’ampleur le 31 mars 2016 lorsque, soutenues par des syndicats de salariés, les manifestations rassemblent entre 390 000 et 1,2 million de personnes3. Cette contestation ne se limite pas au projet de loi, les manifestants se disant surtout « déçus par la gauche »4.

Les conséquences sécuritaires des attentats du 13 novembre 2015 font alors pleinement partie du contexte politique en France5,6.

Origine

220px-Fran%C3%A7ois_Ruffin_r%C3%A9pondant_%C3%A0_un_journaliste_%C3%A0_Longueau dans Calomnie
François Ruffin en juin 2017.

Le mouvement tire son origine d’une rencontre publique organisée à la bourse du travail de Paris le 23 février 2016, notamment par François Ruffin7, rédacteur en chef du journal de critique sociale Fakir et réalisateur du film alors en salles Merci Patron !, motivée par la « lutte contre l’oligarchie »7. Cette rencontre, baptisée « Leur faire peur » et motivée par les réactions du public au film Merci Patron !, a pour but de faire « converger des luttes dispersées, qu’il s’agisse de celle contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, de celle des ouvriers de Goodyear, de celle des profs contre la réforme des collèges, etc. »8.

Après la manifestation du 31 mars, le mouvement occupe la place de la République7.

Le « collectif de pilotage », une quinzaine de personnes, réunit Johanna Silva du journal Fakir, Loïc Canitrot, intermittent de la compagnie Jolie Môme, Leïla Chaibi du Collectif Jeudi noir et adhérente du Parti de gauche (PG), une syndicaliste d’Air France également au PG, un membre de l’association Les Engraineurs, ou encore un étudiant à Sciences Po, l’économiste atterré Thomas Coutrot et Nicolas Galepides de Sud-PTT7,9,10.

Le collectif refuse d’établir une plateforme revendicative mais dénonce « des réformes de plus en plus rétrogrades », un « déni démocratique » et lance un appel pour construire un « projet politique ambitieux, progressiste et émancipateur »7. Une cagnotte lancée sur Internet récolte 3 000 euros7. L’association Droit au logement offre son aide, notamment juridique et pratique, l’organisation altermondialiste Attac et l’union syndicale Solidaires se joignent également au collectif7.

C’est l’économiste Frédéric Lordon qui est sollicité par le collectif d’initiative pour ouvrir cette première nuit parisienne du 31 mars. Il y prononce un discours, notamment sur la convergence des luttes11,12, qui se conclut ainsi : « Apportons-leur la catastrophe13. » Lors de ses différentes prises de parole, Frédéric Lordon expose ses idées, telle celle d’un mouvement « destituant », idée développée notamment dans un article publié dans Le Monde diplomatique de mars 2016, intitulé « Pour la république sociale »14,15.

Ainsi naît le mouvement, présenté comme citoyen et pacifique. Mais le collectif se reconnaît rapidement « dépassé » par le succès et l’ampleur de la mobilisation et passe la main à un mouvement horizontal et qui n’a pas de représentant7.

Occupations

220px-Nuit_Debout_-_Paris_-_41_mars_02 dans Corruption
Paris, place de la République, 10 avril 2016.
220px-Nuit_Debout_-_Paris_-_42_Mars_01 dans Crime
Paris, place de la République, 11 avril 2016.

Des structures s’organisent progressivement à Paris pour tenir la place de la République le plus longtemps possible : accueil, infirmerie, cantine, nettoyage12, campement16.

Des rencontres s’opèrent entre les participants de profils divers (étudiants, ouvriers, précaires, chômeurs, universitaires, migrants)12,17.

Différentes formations politiques se joignent au mouvement, mais la récupération politique semble discrète18,19. Olivier Besancenot, ancien porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste , et Julien Bayou, porte-parole de Europe Écologie Les Verts, viennent régulièrement participer à Paris, mais en leur nom propre, pas au nom de leurs partis politiques20.

Le mouvement se répand dès le 5 avril dans plusieurs villes de France21, puis continue à croître. Toutefois, il peine dans un premier temps à s’étendre en banlieue22. Les premiers jours, quelques habitants de Seine-Saint-Denis participent au rassemblement de Paris23 avant que des Nuits debout ne soient organisées à Montreuil24, Saint-Denis, Saint-Ouen et Marne-la-Vallée25.

Le 8 avril, le mouvement s’exporte en France d’outre-mer à Saint-Denis (La Réunion)26. À cette date, en comptant les mouvements réguliers, mais aussi les initiatives irrégulières liées au mouvement, le journal Ouest-France relève plus de cinquante villes concernées16.

Lors de la seconde semaine d’occupation à Paris se posent les questions de la structuration du mouvement ainsi que de la précision de ses objectifs. Le 12 avril, lors d’un débat public, l’anthropologue David Graeber et l’économiste Frédéric Lordon s’interrogent sur les relations entre démocratie horizontale et nécessité d’organiser des « débats stratégiques » pour éviter que le mouvement ne tombe dans une « dynamique nombriliste et régressive ». Frédéric Lordon précise que « les porte-parole ne [lui] posent aucun problème s’ils sont élus, mandatés, contrôlés et révocables »27,28,29.

Mobilisation contre la « loi Travail »

Initialement formé dans un contexte de mobilisation contre la loi Travail, le mouvement aborde des sujets nombreux. François Ruffin et Frédéric Lordon demandent, le soir du 9 avril, que le retrait du projet de loi redevienne un objectif clair du mouvement30. Frédéric Lordon explique que Nuit debout « a besoin d’objectifs et de victoires intermédiaires30. »

Le 20 avril, une assemblée est convoquée par le journal Fakir et le collectif Convergence des luttes, à l’origine de Nuit debout, pour tenter de définir « l’étape d’après ». Un rapprochement avec les syndicats opposés à la Loi Travail est proposée pour les manifestations du 1er mai « un moment d’unité, de combativité et de fraternité. Il s’agit là d’un geste symbolique, voire historique. Seule cette jonction est en mesure, aujourd’hui, de faire peur à l’oligarchie, et de faire reculer le pouvoir ». Aucun consensus ne se dégage sur cette proposition31,32,33. Finalement, une motion est approuvée par les assemblées des 22 et 23 avril appelant ces syndicats à participer à des débats communs les 28 avril et 1er mai pour « faire le point sur [leurs] accords et désaccords »34.

Le 28 avril à Paris, une première jonction est réalisée avec les syndicats. Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, ainsi que des membres de l’Union syndicale Solidaires et de la CNT, prennent la parole lors de l’assemblée populaire. Des appels à la grève reconductible sont lancés, sans plus de précisions35,36,37.

Le même jour à Dijon, peu avant 9h du matin, une vingtaine de manifestants de Nuit debout Dijon investissent le Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté38 afin de protester contre le projet de loi El Khomri. Ils demandent à prendre la parole38. La présidente de région, Marie-Guite Dufay, refuse et suspend la séance une vingtaine de minutes39, le temps que la police fasse évacuer calmement38 les manifestants, malgré des tensions entre les conseillers régionaux FN et les militants de Nuit debout39.

Le matin du 3 mai 2016, jour de l’ouverture des débats sur le projet de loi El Khomri à l’Assemblée Nationale, une centaine de participants de Nuit debout bloquent le pont de la Concorde par un sit-in40 – le pont étant situé en face de l’Assemblée. Un peu plus tard dans la matinée, les manifestants libèrent le pont afin de laisser passer la circulation, et se rapprochent des grilles de l’Assemblée nationale40. Ils sont rapidement délogés de là par des CRS40.

La majorité parlementaire nécessaire pour faire voter la Loi Travail n’étant pas assurée41, le Premier Ministre Manuel Valls décide, le 10 mai 2016, de la faire passer en utilisant l’article 49-3 de la Constitution. Dans l’après-midi, plusieurs centaines de manifestants, dont ceux de Nuit debout, viennent occuper le pont de la Concorde, face à l’Assemblée nationale42. Dans plusieurs villes — notamment Lyon, Toulouse, Montpellier, Grenoble43 et Nantes — des manifestations spontanées se mettent en place42. Dans d’autres villes, comme à Chalon-sur-Saône44, où les rassemblements de Nuit debout ne sont pas forcément quotidiens, des « Nuits debout exceptionnelles »44 se prévoient pour le soir même. À Paris et Toulouse se produisent des heurts entre les manifestants et la police42.

Le mouvement parisien envoie un communiqué qui déclare : « Ce déni de démocratie après un mouvement social qui a regroupé des centaines de milliers de personnes dans la rue, dans les entreprises, les universités, les lycées et sur les places de France est une insulte au peuple de ce pays » [...] Cette loi « serait un recul sans précédent des droits des travailleuses et des travailleurs en France, un retour au XIXe siècle » [...] les militants répondront « par tous les moyens légitimes en proportion au mépris affiché », et appellent à la mobilisation « contre cette dernière attaque contre nos droits sociaux et notre démocratie »43,45.

Fin mai 2016, des opposants à la Loi Travail bloquent les huit raffineries de pétrole de France métropolitaine et plusieurs dépôts de carburant. Les membres de Nuit debout Lorient y participent activement, en tenant la barricade du port de pêche de Lorient46 – troisième barricade du dispositif de blocage du dépôt de carburant de Lorient. De plus, ils assurent un petit service médical contre les blessures qui peuvent survenir au cours des manifestations, notamment celles liées au gaz lacrymogène46.

Manifestations ponctuelles

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Manifestations spontanées

Dans la nuit du samedi 9 avril, plusieurs centaines de participants ont décidé de « prendre l’apéro chez Valls » et sont partis en manifestation spontanée vers le domicile parisien du chef du gouvernement47,48.

Le 14 avril, à la suite d’une émission de télévision à laquelle participait François Hollande retransmise place de la République, 300 manifestants tentent de converger vers l’Élysée et sont détournés par les forces de l’ordre49.

Occupation d’enseignes commerciales

Le 20 avril 2016, des manifestants occupent une agence de la BNP Paribas à Toulouse, puis continuent leur manifestation théâtre de la Cité TNT après avoir été évacués par la police50.

Le 23 avril 2016, une quarantaine de manifestants du mouvement grenoblois investissent un hypermarché Carrefour, afin d’y faire un pique-nique en se servant dans les rayons. Avec diplomatie, le directeur donne la possibilité aux manifestants d’intervenir au micro du magasin afin de clore la manifestation dans le calme51.

Le 3 mai 2016 en soirée, 400 manifestants de Nuit debout de Toulouse occupent le McDonald’s pour protester contre l’évasion fiscale et la précarité des employés de la chaîne52,53.

Le 11 mai, une cinquantaine de participants à Nuit debout Montélimar organisent une distribution de jus de fruit devant une usine de l’entreprise d’emballage Autajon afin de protester contre le PDG, Gérard Autajon, impliqué dans le scandale des Panama Papers et soupçonné d’avoir dissimulé plus de 20 millions d’euros au fisc54.

Soutien à d’autres mouvements

Le 25 avril, l’assemblée générale de Paris est délocalisée devant le Théâtre de l’Odéon occupé, depuis la veille, par des intermittents du spectacle55,56.

Fin-avril, les participants à Nuit debout Montpellier aident les habitants du quartier populaire des Cévennes en établissant une zone à défendre dans le parc de la Colline de Las Rébès, empêchant la mairie de le raser et de construire de nouveaux logements sociaux57.

Début septembre, le mouvement relaie l’action de Blockupy et tente de manifester devant le ministère du travail, puis l’assemblée nationale. Sans autorisation de manifester, il est dispersé par la police58.

Irruptions en conseil municipal

Le vendredi 29 avril, le Conseil municipal de Clermont-Ferrand est envahi par une vingtaine de militants, qui protestent contre l’interdiction d’ériger des constructions en dur sur la place de Jaude. Après trois heures d’occupation et d’interruptions au mégaphone, le maire Olivier Bianchi doit annuler le conseil municipal59,60.

Le 9 mai, une quinzaine de manifestants de Nuit debout Poitiers investissent l’Hôtel de ville de Poitiers pendant une séance du conseil municipal6162. Une fois la délibération prévue à l’ordre du jour adoptée, le député-maire Alain Claeys accepte de donner la parole aux manifestants6162. Le groupe a débattu dans le calme62 sur différents sujetsnote 1,61.

École des Beaux-Arts à Paris

Plusieurs manifestants parisiens ont occupé l’École des beaux arts le jeudi 12 mai 2016, en rappel symbolique d’une même occupation en mai 6863. Ils espèrent une installation pérenne, mais sont évacués le samedi matin63. Des portes ont alors été fracturées dans le but de retirer le drapeau français du toit64. Des cannettes abandonnées participeront au blocage du système d’évacuation d’eau pluviale en juillet 201765.

Saint-Nicaise à Rouen

À partir du 5 mai, à Rouen, les manifestants de Nuit debout occupent l’église désacralisée Saint-Nicaise66. Jusqu’en 2014 le Secours catholique y distribuait des repas dans ce lieu historiquement destiné à la charité envers les pauvres67. L’église a été fermée pour des raisons de sécurité à cause du délabrement, et la mairie de Rouen veut la vendre67. Les participants de Nuit debout s’y installent pour nettoyer le sol67 et consolider les parties fragiles67 ainsi que les œuvres d’art66. Leur revendication est que les habitants du quartier soient consultés sur l’avenir de l’édifice6768 (vente ou rénovation). Ils demandent également l’expertise d’un conservateur de patrimoine pour savoir s’il serait encore possible de continuer à l’utiliser pour distribuer des œuvres de charité67. Ils en sont expulsés le 6 juin69.

Incidents

Violences et dégâts

Dans les nuits des 14 et 15 avril, des débordements poussent les CRS à disperser des « casseurs », qui occasionnent alors des dégâts, notamment sur des établissements bancaires. Le préfet de police de Paris déplore la présence de « petits groupes violents » et de manifestations non autorisées70.

Ces débordements sont évoqués, le 16 avril, lors de l’assemblée populaire qui approuve largement un projet de communiqué de presse qui précise que « Céder à la violence est contre-productif et fragilise le mouvement. S’attaquer à des biens privés qui n’ont aucune portée symbolique jette un discrédit » tout en dénonçant la responsabilité de ces dérapages sur les « provocations policières incessantes [...] C’est une stratégie délibérée pour décrédibiliser Nuit debout »71.

Le 18 avril, après deux jours sans constater de violence ni de dégradation, la préfecture de police indique dans un communiqué que les organisateurs de Nuit debout « ont pris acte de [ses] demandes et mis en œuvre les dispositions nécessaires » pour éviter de futurs débordements72,73.

Lors de la nuit du vendredi 22 au samedi 23 avril, divers incidents[précision nécessaire] provoquent des dégâts, notamment une voiture en feu74.

Le dimanche 24 avril, une « journée thématique » est organisée place de la République sur le thème de la violence75.

Dans la nuit du 28 au 29 avril, des manifestants, qui voulaient occuper le lieu en construisant « en dur », sont évacués de façon « très musclée » de la place de la République par les forces de police qui utilisent des grenades et des flashballs76,77,78. Plusieurs manifestants sont frappés à coups de poing alors qu’ils n’opposent aucune résistance et sont déjà menottés79,80.

Le 1er mai, à la suite d’incidents lors du défilé, la police demande la dispersion de Nuit debout puis évacue 600 personnes de la place. À la suite de cela, un arrêté de la préfecture de police durcit les conditions de rassemblement81.

Visite d’Alain Finkielkraut

Le 16 avril 2016, l’essayiste Alain Finkielkraut assiste à plusieurs prises de paroles lors de l’assemblée générale de Nuit debout, avant de faire un tour de plusieurs stands de la manifestation82. Puis, s’éloignant de l’assemblée populaire, il est pris à partie par une quinzaine de manifestants83 du Mouvement jeunes communistes de France (MJCF)84,85 qui le huent et l’insultent, ce à quoi il répond par des insultes86,87. Des membres de la commission Accueil et Sérénité de Nuit debout s’interposent entre les protagonistes86,87 et escortent Alain Finkielkraut alors qu’il quitte les lieux, malgré le fait que d’autres manifestants tentent de le convaincre de rester88.

Alain Finkielkraut dénonce avoir « été expulsé d’une place où doivent régner la démocratie et le pluralisme »89, expulsion d’ailleurs revendiquée par le MJCF84, tandis que deux des manifestants qui l’ont escorté affirment ne pas l’avoir contraint à partir87.

Cet événement est largement commenté dans la classe politique française, notamment de la part de la droite qui dénonce ce qu’elle identifie comme « l’intolérance » du mouvement Nuit debout90, ainsi que par de nombreux éditorialistes91 et journalistes qui le qualifient d’« expulsion ». L’association de critique des médias Acrimed qualifie le traitement médiatique de cet incident d’emballement disproportionné et biaisé, basé sur des informations non vérifiées et souvent sur la seule version des faits de l’essayiste92.

Violences contre Nuit debout

Le soir du 22 avril 2016 à Lyon, des membres du groupe d’extrême-droite GUD ont attaqué deux participants à la Nuit debout de Lyon, qui s’étaient isolés à l’écart de la Place Guichard. Les assaillants auraient fui face à l’intervention d’une trentaine d’autres participants à la Nuit debout93.

Le même soir, également Place Guichard, des membres du groupe monarchiste Action française, en état d’ébriété, commencent à endommager les installations de Nuit debout, avant que des policiers ne les arrêtent93.

Le soir du 28 avril à Paris, à 1h10 du matin, des CRS évacuent de force la Place de la République, après avoir essuyé des jets de projectiles9495. Après 1h30 du matin, les CRS décident de disperser les derniers individus présents sur la place. Au vu des oppositions violentes, les CRS décident de charger les derniers manifestants. Les policiers frappent alors plusieurs d’entre-eux au visage, alors qu’ils sont menottés et qu’ils n’opposent plus de résistance9495. Le réalisateur Matthieu Bareyre et son preneur de son, qui ont filmé – puis diffusé – une vidéo des faits, sont également pris à partie physiquement et verbalement par les policiers9495.

Expulsion des veilleurs

Le 8 juin 2016, les Veilleurs tentent d’organiser une veillée place de la République sur le thème du travail avec Joseph Thouvenel (Vice-Président de la CFTC). Ils sont mal accueillis et finissent par être expulsés par les partisans de Nuit debout sous les insultes et les jets de projectiles96. Ils entament alors leur veillée au quai de Valmy, mais sont violemment pris à partie et chassés par des activistes antifa se réclamant de Nuit debout (certains armés de battes de baseball et de barres de fer97,98). Ces mêmes activistes agressent des journalistes qui couvraient l’évènement99. Après s’être regroupés rue de la Fontaine au Roy, ils sont une nouvelle fois agressés par ces activistes qui les chassent de nouveau. Ils terminent leur veillée place du Palais-Bourbon. Plusieurs personnes sont blessées parmi les Veilleurs et il y a quelques dégâts matériels100,101.

Baisse d’affluence

Fin mai, une baisse significative d’affluence aux assemblées est remarquée dans toute la France, certains participants préférant se concentrer sur les manifestations contre la loi travail, ou simplement démotivés en période de partiels et de météo pluvieuse1.

Certaines Nuits debout recherchent des parades à cela. Ainsi, à Lyon, le mouvement ne se contente plus de l’occupation systématique de la Place Guichard la nuit, mais organise aussi des actions et des débats en pleine journée sur d’autres places de la ville102. Ou, en Ariège, la concentration des différentes Nuits debout à Foix relance localement le mouvement103.

Fin juin, l’assemblée générale parisienne ne réunit plus qu’une « poignée de personnes »104. Les participants s’interrogent sur une possible suite de Nuit debout sous une autre forme104,105. La mobilisation contre la loi travail prenant fin, celle contre le projet d’aéroport Notre-Dame-des-Landes est citée comme un nouvel objectif possible105.

Pendant deux mois estivaux le mouvement semble retombé, même si certains participants militent dans différentes ZAD106.

Retour occasionnel

Depuis, il arrive qu’à l’occasion de certains événements, un rassemblement Nuit debout se mette parfois en place.

Fin août et début septembre 2016, différentes villes organisent une « rentrée »107,108. Nuit debout Paris met en place un programme sur cinq jours106,109.

Le 19 février 2017, en réaction à des affaires de corruption (affaire Fillon, manifestations en Roumanie), plusieurs dizaines de villes organisent des rassemblements110,111.

A l’occasion du premier anniversaire du mouvement, des Nuit debout sont organisées sur la Place de la République à Paris, chaque nuit du 31 mars au 3 avril. Elles réunissent une cinquantaine de personnes112. Une Nuit Debout est également organisée à Lyon, Place Guichard, pour le 8 avril113.

Le soir du 26 janvier 2019, à l’occasion de la manifestation nationale « acte 11 » des Gilets jaunes, les Gilets jaunes présents à Paris avaient prévu de réoccuper la Place de la République au cours d’une « Nuit Jaune », basée sur le modèle de Nuit Debout. La Nuit Jaune ne se produit cependant pas, car si des manifestants s’assemblent bien Place de la République vers 17h, la place est évacuée par la police avant 22h, avec du gaz lacrymogène, des grenades de désencerclement et un canon à eau114. Une deuxième Nuit Jaune a lieu le soir du 2 février, pour l’« acte 12 »115. A Paris, elle réunit un faible nombre de personnes, malgré la manifestation qui avait eu lieu à Paris durant l’après-midi115. D’autres Nuits Jaunes sont organisées dans d’autres villes de France, et sont interdites à Rouen et au Havre116.

Analyses et réactions

Comparaisons

Ces occupations de places publiques peuvent évoquer l’Agora grecque117,118. Elles évoquent aussi celles de la Puerta del Sol à Madrid par le Mouvement des Indignés (2011)119, de la place Syntagma à Athènes par la « Génération des 700 euros », les actions du mouvement Occupy aux États-Unis ou encore selon Yves Sintomer des mobilisations telles que celles des parapluies de Hongkong ou des tournesols à Taiwan120.

L’appel à la grève générale et l’implication des jeunes et des étudiants dans le mouvement rappellent Mai 68 à certains121. Cette comparaison est cependant critiquée122, les deux mouvements se déroulant dans des contextes économiques et politiques différents123.

Analyses

L’intérêt du public envers Nuit debout est interprété comme un désaveu envers la classe politique traditionnelle124,125, mais aussi comme un signe de repolitisation91.

L’organisation horizontale du mouvement est parfois perçue comme une force126,127, mais aussi comme un manque de réalisme face à l’ambition des revendications128.

Selon le politologue Thomas Guénolé, l’occupation de la Place de la République par Nuit debout applique d’une part le concept de « zone autonome temporaire » du poète américain Hakim Bey et d’autre part les méthodes de démocratie délibérative129 théorisées par Jürgen Habermas130.

Le politologue Gaël Brustier déclare : « On peut sans doute dire que Nuit debout est le premier mouvement social post-marxiste. »123 Il explique le rejet de Nuit debout par la plupart de la droite et de l’extrême-droite ainsi : « La figure du “bobo” est devenue une figure répulsive au fil des années à droite et à l’extrême droite. La droite et l’extrême droite surfent dessus pour en faire un épouvantail afin d’effrayer et de mobiliser leur électorat. L’anti-intellectualisme diffus en France, est paroxystique dès qu’il s’agit de disqualifier des gens “qui ont le temps de parler et ne doivent pas travailler beaucoup”, rengaine désormais habituelle… »123.

Selon le sociologue Albert Ogien : « Cette forme d’action politique du rassemblement [l'occupation de places publiques] est devenue une forme reconnue, désormais utilisée comme la grève, la manifestation, le sit-in, l’émeute […] C’est une forme moderne d’action politique, hors partis, hors syndicats, sans chef, sans programme, qui dit « on discute entre citoyens de ce qu’il faut faire » […] et cela est tout à fait nouveau en France131,132. »

Le mouvement est décrit par le politologue Philippe Marlière comme « antiautoritaire »133, « d’inspiration libertaire » selon le politologue Yves Sintomer134.

Le réalisateur de cinéma, Romain Goupil, ancien militant trotskiste et ancien responsable du service d’ordre de la Ligue communiste, désormais néo-conservateur, analyse l’horizontalité prêtée au mouvement Nuit debout : « Je veux bien continuer à faire semblant de croire qu’il n’y a pas de “direction du mouvement” mais je sais pertinemment par vieille expérience que c’est faux et manipulatoire. La direction est contre “toute direction” pour mieux conserver la “bonne direction” »135.

Fin avril 2016, le quotidien conservateur Le Figaro désigne le Monde diplomatique comme étant la matrice idéologique du mouvement136.

Dans L’Opinion, journal libéral, Nicolas Beytout, ex-PDG du Groupe Les Échos, dénonce certaines propositions de Nuit debout qu’il qualifie de dangereuses et anti-démocratiques137.

Pour l’historien Jean-Louis Margolin, « c’est l’uniformité idéologique de Nuit Debout qui l’a empêché d’apporter une innovation durable »138.

Pour Brice Couturier, ce rassemblement de quelques milliers de personnes a été essentiellement un battage médiatique. Il compare la « surexposition médiatique » de ce mouvement « avec l’affligeante pauvreté des propositions qui en émanaient »139.

Eugénie Bastié dans le Figaro estime qu’il est « difficile de mesurer la fécondité d’un mouvement qui revendiquait pour principes une absence de centralisation et de leadership »105.

Frédéric Lordon estime début septembre que le « feu n’a pas (ou pas encore) pris », mais que l’attention du public sur le mouvement pourrait indiquer que certaines idées ont infusé140.

Réactions politiques

Anne Hidalgo, maire de Paris ne veut pas laisser « privatiser » la place de la République mais tolère cette occupation en se réjouissant de la « vitalité » de la jeunesse parisienne141. Elle regrette néanmoins les débordements qui pourraient désavouer l’aspect non-violent de la manifestation142.

Diverses personnalités politiques, notamment chez Les Républicains et les élus municipaux socialistes, soulignent les risques encourus, alors que l’état d’urgence est en vigueur, et dénoncent les violences et dégradations liées au mouvement143,6.

L’extrême gauche soutient très activement le mouvement144, tandis que le Front national demande la « dissolution » de Nuit debout145.

Le 16 avril 2016, Nuit debout reçoit le soutien et la visite de Yánis Varoufákis, ancien ministre des Finances de Grèce146,147.

Le 22 avril, Serge Bambara, figure de la deuxième révolution burkinabé, vient à Paris donner son soutien à Nuit debout en France et en Belgique148. Il tient un discours devant l’Assemblée générale, dans lequel il ne cesse de dresser des parallèles entre ce mouvement et la révolution à laquelle il a participé148.

Le 26 avril, lors d’un discours à Nice, Nicolas Sarkozy déclare que « les gens de Nuit debout n’ont rien dans le cerveau »149,150. Un mois plus tard, il déclare sur TF1, « La place de la République est occupée on se demande pourquoi. »151 Le 28 avril, l’ancien premier ministre François Fillon déclare : « Ça suffit, ce qui s’installe dans notre pays ça s’appelle la chienlit »152.

Le 28 avril ont lieu des manifestations violentes en France contre la Loi El Khomri153,154,155. À la suite de cela, le député Éric Ciotti demande « l’interdiction des manifestations, l’interdiction de Nuit debout »153. Le 29 avril, il lance une pétition pour interdire le mouvement156. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve réagit : « Ceux qui essaient d’instrumentaliser ce contexte à des fins politiques en proposant qu’on interdise tout sont à la fois ignorants du droit et ignorants de ce qu’est l’état d’urgence et ignorants de ce qu’est la République et des principes de liberté qui la guident. »20

Selon Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’état aux relations avec le Parlement, l’extrême gauche manipule le mouvement157.

Le député centriste Jean Lassalle et l’ancienne ministre de droite Nathalie Kosciusko-Morizet, candidats à la présidentielle de 2017, soutiennent le mouvement158,159.

Le vice-président de la CFTC Joseph Thouvenel, suite aux violences contre le mouvement des Veilleurs, dénonce le fait que les militants de Nuit debout « fassent régner la terreur en toute impunité dans la capitale » et condamne des pratiques qui, selon lui, « relèvent d’un véritable fascisme rouge »99.

Couverture médiatique

Selon Ugo Morel, « Le refus d’une représentation incarnée du mouvement Nuit debout est le reflet d’une compréhension du fonctionnement médiatique. »160.

À la suite de l’« incident Finkielkraut », Laurent Joffrin signe un éditorial dans le journal Libération où il écrit notamment : « Mais, outre qu’il [Alain Finkielkraut] n’a pas demandé à parler ce soir-là, le mouvement Nuit debout n’a-t-il pas bénéficié d’une bienveillance médiatique qui va bien au-delà de son importance numérique ? Dans une majorité de médias — à commencer par Libération qui s’est efforcé encore ce week-end de rendre compte au long des débats tenus dans ces assemblées —, le mouvement a été présenté à juste titre, comme un signe positif de repolitisation civique91

Le 20 avril, à la Bourse du travail, Frédéric Lordon répond aux réactions suscitées dans la presse par cet incident161, notamment nommément à Laurent Joffrin et à Najat Vallaud-Belkacem162, et « prévient les médias choqués par l’altercation avec Alain Finkielkraut  : « Nous n’apportons pas la paix. » »163 ».

Pour Frédéric Lordon, l’attention des média a été, d’abord, bonne de la part de journalistes « représentants typiques de cette jeunesse qu’ils venaient interroger », puis il estime que le ton s’est renversé car le système cherche à éluder la question du capitalisme du débat public140.

Organisation et activités

Organisation interne

220px-Nuit_Debout_-_Paris_-_42_Mars_09 dans Folie
Vote à main levée de l’assemblée générale.

Même si quelques figures se distinguent164, les participants ne veulent pas de leader12. Ils tiennent des assemblées générales où toutes les décisions sont votées selon le principe de la démocratie directe165,166. Une gestuelle se met en place pour permettre à l’assemblée de réagir aux prises de paroles (agiter les mains en l’air pour approuver, bras croisés en l’air pour s’opposer et proposer autre chose…). Certaines assemblées générales du mouvement sont traduites simultanément en langue des signes167.

Les participants s’organisent en groupes appelés « commissions » pour aborder des sujets précis (commissions thématiques : économie, féminismeetc.), et pour permettre le bon fonctionnement de la manifestation (commissions structurelles : accueil, infirmerie, etc.)168,169.

220px-Nuit_debout%2C_paris%2C_day_62_-_26259716104 dans LCR - NPA
Plateau de tournage de TV Debout.

Nuit debout se méfie des médias traditionnels, et communique grâce à ses propres moyens170. Dès la quatrième nuit de mobilisation, les manifestants de la place de la République à Paris ont trouvé un relais important sur Periscope, l’application de partage en direct de vidéos. Au plus fort de l’audience, 80 000 personnes ont suivi les événements171. Une « Radio debout » et une « TVDebout » sont ensuite mises en place170,172.

Décentralisé, le mouvement organise et recense ses initiatives locales sur les réseaux sociaux et sur un wiki dédié169. Des commissions numériques permettent la présence du mouvement sur internet172.

Activités

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Atelier d’écriture de constitution.
220px-Nuit_debout%2C_10_avril_2016_-_5 dans Luraghi
Un potager est créé après avoir ôté des dalles.

Différentes motions sont soumises aux participants lors des assemblées générales sur la place de la République à Paris.

  • 1er avril 2016 : se fournir autrement qu’au supermarché. Faire contribuer les AMAP et les producteurs locaux (adopté) ; faire de la place de la République une base d’accueil des réfugiés et mal-logés (adopté) ; faire un système de vote au son (refusé).
  • 2 avril : les propositions sont adoptées à 80 % de pour (adopté), organiser une assemblée générale tous les jours sur la place de la République à 18 heures (adopté).
  • 5 avril : occupation de la place également la nuit (adopté), déclaration en faveur de la régularisation de tous les sans papiers et condamnation des violences policières (adopté)173, ajout de la langue des signes dans la constitution (adopté), déménager l’assemblée générale en banlieue une fois par semaine (pas de consensus), diffusion d’un communiqué de presse écrit par la commission « communication international » (adopté).
  • 6 avril : après la tentative d’infiltration de militants d’extrême droite le 3 avril, l’assemblée générale examine la question : « Devons-nous interdire la place [de la République] à certaines personnes ? » Après un vote négatif, le débat est repris et se termine sur une absence de consensus.
  • 15 avril : discussion autour de l’avenir du mouvement en tant que parti politique (pas de consensus) ; opposition radicale à la déchéance de nationalité pour les « tueurs » et les délinquants fiscaux.
  • 25 avril : la commission écologie/climat de Nuit debout (Paris) diffuse un « manifeste pour une démocratie écologique » qui propose des « orientations pour la construction d’un destin commun »174.

En parallèle des débats et des assemblées générales, diverses activités de sensibilisation ou de loisir sont organisés (concerts, projections, ateliers, bals). Différentes initiatives sont récurrentes : « la cantine » préparant des repas, ou « Biblio debout » encourageant la circulation gratuite et libre de livres106,175.

Folklore

La première Nuit debout a eu lieu le 31 mars et les jours suivants sont comptés en restant en mars : « 32 mars », « 33 mars », etc.176,141

Certains étudiants à l’université Paris VIII, affichent leur soutien à Nuit debout en portant un rectangle rouge, symbolisant à la fois le Code du travail français et le carré rouge qui fut le symbole du mouvement québécois contre la précarisation des conditions d’étude en 2012177.

Une partie des participants de Nuit debout se réclame régulièrement de l’héritage de la Commune de Paris178.

Revendications

Motivations communes

De manière générale, le mouvement a des revendications anticapitalistes, au sens large du terme179.

Pour Cyril Castelliti dans Libération, « en s’inscrivant comme une alternative au système libéral, le mouvement veut expérimenter une démocratie directe et participative »180.

Pour Annick Cojean dans Le Monde, l’engagement se situe à très long terme et se donne pour objectif de réinventer la démocratie12.

Mouvement hétérogène

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Place de la République à Paris le 31 mars 2016.

On assiste à une convergence des luttes de groupes ayant différents objectifs. En effet, après des incidents et quelques affrontements entre des manifestants et des CRS sur des barricades dressées dans le Quartier latin, la nuit du 5 avril 2016, François Ruffin, comme d’autres intervenants, insiste sur la nécessité d’ouvrir le mouvement à toutes les classes sociales et aux personnes non engagées politiquement, à décentraliser la Nuit debout en banlieue, afin d’éviter une radicalisation par l’entre-soi173.

Divers sujets sont débattus, sans être nécessairement une revendication représentative de tous les participants. Par exemple :

La vocation affichée par Nuit debout est de donner à chaque personne l’occasion de s’exprimer, indépendamment de son opinion186, durant son tour de parole. Seuls les propos racistes, sexistes, homophobes ou violents envers les personnes, ne sont pas acceptés lors des rassemblements186. Un traitement différent est appliqué pour les propos violents envers des institutions ou des phénomènes économiques. Ainsi des propos violents « contre la mondialisation ou contre les banques » sont tolérés186. Dans les faits, cette vocation de parole libre est parfois confrontée à des réactions hostiles, de la part de certains individus refusant d’attendre le tour de parole186, ou d’autres marqués à gauche qui insultent des personnalités dont elles estiment que les opinions sont malvenues88,186.

Motivations locales

En raison de sa répartition sur le territoire français et de sa volonté d’être plus proche des citoyens et du terrain, plusieurs implantations du mouvement comportent des revendications locales.

Certaines obtiennent un certain soutien national, en étant défendues à l’assemblée générale de Paris. Notamment la lutte pour la zone à défendre contre le projet de construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes187188, ou la lutte contre la fermeture de l’usine Goodyear d’Amiens et la condamnation de syndicalistes de cette usine pour avoir retenu quelques heures leur patron188.

Lors de l’assemblée parisienne du 11 avril, des habitantes et habitants de la zone à défendre contre le projet de construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes prennent la parole pour partager quelques questions189.

D’autres revendications restent à l’échelle purement locale. On trouvera par exemple, à Dijon, des opposants au bétonnage des terres maraîchères du quartier des Lentillères190, à Poitiers en soutien à une famille roumaine191 ou, à Montpellier, des opposants à la déforestation de l’espace vert de la colline de Las Rébes dans le quartier des Cévennes192.

Refus d’alliance avec certains groupes

Nuit debout se revendique comme en dehors du système politique en place, ainsi aucune alliance claire n’est nouée avec les partis politiques, ni avec les syndicats[réf. souhaitée].

Bien que le mouvement se dise ouvert à tous, « la lutte contre toutes formes de discrimination telles que le sexisme, le racisme et l’homophobie » est une motivation omniprésente193, cela amène Nuit debout à refuser le rapprochement avec certains autres groupes, même ceux opposés à la Loi El Khomri.

Début avril, une tentative de noyautage de l’assemblée générale de Nuit debout Paris par le groupuscule Égalité et Réconciliation échoue19.

Début juin, Nuit debout Paris rejette la proposition de rapprochement des Veilleurs (mouvement proche de la Manif pour tous), jugeant la position de ces-derniers sur le mariage homosexuel discriminatoire193. Plusieurs parallèles sont pourtant faits entre Nuit Debout et le mouvement des Veilleurs, en particulier par le politologue Gaël Brustier194. Axel Rokvam, fondateur des Veilleurs, affirme qu’il existe des différences fondamentales de forme et de fond entre les deux mouvements195 mais reconnaît une « intuition commune que des ordres injustes sont en place » et une volonté d’y répondre par une forme de résistance196.

Ampleur du mouvement

Le 14 avril 2016, plus de 80 villes françaises , 8 villes espagnoles, 9 villes belges, 1 ville allemande (Berlin), 1 ville néerlandaise (Amsterdam), 1 ville portugaise (Lisbonne), et 1 ville taïwanaise (Taichung) sont concernées197.

En France

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Assemblée générale à Nice le 15 avril 2016.

Le mouvement est représenté dans toute la France, notamment à partir du 5 avril21. Soixante villes sont concernées le samedi 9 avril198.

Les assemblées sont quotidiennes à Paris, et rassemblent des milliers de participants chaque soir début avril199. Elles regroupent quotidiennement des centaines de personnes à Lyon200.

En tout, 140 villes en France ont organisé des rassemblements Nuit Debout201.

[afficher]

Liste des mouvements « Nuit debout » en métropole
  • 240px-Nuit_debout_Grenoble_20160410_7080 dans Politique

    À Grenoble.

  • 269px-Nuit_Debout_-_La_Rochelle_-_46_mars_-_06 dans Rue89

    À La Rochelle.

  • 240px-AG_Nuit_Debout_Lille dans Sceptiques du Québec

    À Lille.

  • 240px-Assembl%C3%A9e_G%C3%A9n%C3%A9rale_3_-_Nuit_Debout_Lyon dans Troll

    À Lyon.

  • 270px-Atelier_lors_de_la_Nuit_Debout_%C3%A0_Montpellier_%28_40_mars_%29 dans Ufoscepticisme

    À Montpellier.

France d’outre-mer

Le mouvement est également représenté en France d’outre-mer :

En Belgique

Hors de France, c’est en Belgique que le mouvement a pris le plus d’ampleur380 ; notamment à Bruxelles à partir du 7 avril (place des Barricades puis mont des Arts)381,382.

Les premières Nuit debout se tiennent le 9 avril 2016 à Liège23,383, le 12 avril à Namur384, le 16 avril à Charleroi385 et Mons386,387, le 17 avril à Tournai388, le 21 avril à Louvain-la-Neuve389.

En Région flamande, la première Nuit debout se tient le 14 avril 2016, à Gand390,391.

Autres pays

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Nuit debout à Madrid.

Le mouvement apparaît en Allemagne à Berlin où une soixantaine de personnes se sont réunies392,393 et à partir du 17 avril à Leipzig, manifestation qui a réuni une cinquantaine de personnes394,395.

Le 9 avril, le mouvement s’exporte au Portugal, dans sa capitale Lisbonne396. Et en Espagne, symboliquement, il atteint Madrid396, point de départ du Mouvement des Indignés en 2011, puis Valence, Saragosse, Tarragone, Murcie, Barcelone315.

Le 14 avril 2016, Nuit debout se tient pour la première fois aux Pays-Bas, à Amsterdam où quelques personnes se sont réunies397,398 et le 15 avril 2016 à Luxembourg399.

Le 22 avril 2016, Nuit debout s’exporte vers l’autre côté de l’Atlantique, au Québec, à Montréal où environ 200 personnes se sont rassemblées400.

Le 11 juin, des jeunes Congolais essayent d’importer Nuit debout à Kinshasa, mais l’événement ne réunit que quelques dizaines de personnes et est dispersé par la police. 5 manifestants sont arrêtés, et tous relâchés dans la soirée ou le lendemain401.

Global Debout

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Global Debout à Paris
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Assemblée générale à Salamanque en Espagne, dans le cadre de Global Debout.

Les 7 et 8 mai 2016, Nuit debout en France appelle, par un texte traduit en huit languesnote 2 à internationaliser le mouvement le 15 mai (« 76 mars ») en occupant des places partout dans le monde402. Cette date a l’avantage d’être fériée dans plusieurs pays (Dimanche de Pentecôte), et correspond symboliquement au cinquième anniversaire du Mouvement des Indignés403.

Cet appel est suivi en Espagne, avec des rassemblements de plusieurs milliers de personnes à Madrid404,405,406 et environ 1 200 à Barcelone407.

Au total, des manifestations sont organisées dans 300 villes en France403, et 130 autres villes réparties dans 28 pays403,404, mais en dehors de Madrid, Paris et Barcelone, les rassemblements restent de taille modeste, voire très modeste406.

Quelques chiffres :

Littérature

Dans Chants d’utopie, premier cycle de Brice Bonfanti, le chant XVIII du livre 1 est consacré à Laylâ (la nuit, en arabe), une Nuit Debout rêvée, mêlant l’hégéliano-marxisme à l’alchimie, d’inspiration aussi zapatiste, sous le titre : Nous sommes ce que nous ne sommes pas encore409.

Notes et références

Notes

  • La loi Travail, les migrants, la démocratie, le renseignement et les caméras de vidéo-protection.

Références

  1. Brice Bonfanti, Chants d’utopie, premier cycle, Paris, Sens & Tonka, 19 avril 2017, 188 p. (ISBN 978-2357291034)

Annexes

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Articles connexes

Bibliographie

Filmographie

Lien externe

 

9 février 2020 : une pleine lune sensationnelle, anti-menteurs

Les premiers concernés sont les menteurs natifs du Verseau, particulièrement ceux qui viennent de fêter leur anniversaire, par exemple celui qui est né le 7 février 1958 à Strasbourg.

C’est déjà bien visible pour les plus en vue, dont le Prince Andrew, né le 19 février 1960, qui cette année sera privé d’anniversaire en raison de son interview calamiteuse de l’automne dernier et se trouve derechef dans les ennuis (voir ci-dessous), ou bien encore Christophe Girard, né le 9 février 1956 à Saumur, qui se serait sans doute bien passé de sa mise en lumière subite dans le cadre de l’affaire Matzneff (voir ci-dessous).

Mais les menteurs du signe du Lion ne s’en sortent pas mieux.

En cette période de l’année où leur luminosité particulière est toujours celle des ténèbres, ils peuvent bien, par exemple, multiplier interventions médiatiques, coups d’éclat ou posts de chatons mignons, rien n’y fait, ils retombent toujours plus bas et pourraient bien se retrouver assez rapidement au fond du gouffre.

C’est le cas, par exemple, de Gabriel Matzneff, né le 12 août 1936 à Neuilly-sur-Seine (voir ci-dessous).

 

https://mon.astrocenter.fr/astrologie/mag/pleine-lune-fevrier

Pleine lune du 9 février 2020 en Lion : une pleine lune de courage

 

La pleine lune du 9 février se produit en Lion, ce qui annonce une Pleine Lune énergique, dynamique et ambitieuse. Elle offre de la combativité, de la volonté et donne envie de s’épanouir. Elle libère les énergies et nous oblige à regarder notre situation en face, sans se mentir. Ema Fontayne, astrologue, nous dit tout sur cette pleine lune.

Sommaire

Pleine lune en Lion, quelle signification ?

En février 2020, la Pleine Lune se produit le dimanche 9 à 07H34 (soit à 8H34 heure de Paris)  à 20 degrés du signe des Lion. Lorsqu’une Pleine Lune en Lion se crée, le Soleil est en Verseau et la Lune se situe juste en face de lui (au degré près sur le Zodiaque) en Lion.

Une Pleine Lune en Lion est une Pleine Lune énergique, dynamique, ambitieuse. Elle offre de la combativité, de la volonté et donne envie de s’épanouir. C’est l’occasion de mettre à profit votre esprit de synthèse et de rassembler les bons éléments à votre disposition pour réussir vos entreprises.

9 février 2020 : une pleine lune sensationnelle, anti-menteurs dans Calomnie 29150031-happy200

C’est une Pleine Lune qui libère les énergies, une Pleine Lune de courage qui pousse à prendre conscience de notre situation sans se mentir. Soit on est heureux de ce qu’on constate, soit on n’hésite pas à continuer à mettre en place des changements pour améliorer une situation.


 

La Pleine Lune est une période forte en énergies et émotions. Le moment est tout indiqué pour prendre une décision ou obtenir des réponses. Nos voyants vous disent tout… – 1ère consultation gratuite, profitez-en !
 

Pleine lune du 9 février en Lion Trigone à Mars en Sagittaire

Le dimanche 9, la Pleine Lune en Lion Trigone à Mars en Sagittaire traduit pas mal d’enthousiasme et de dynamisme puisque le Lion et le Sagittaire sont des signes de Feu, c’est-à-dire des signes d’action, de passion. Cette Pleine Lune vous éclaire et vous apporte les bonnes informations et les bons outils pour agir et conduire vos entreprises vers le succès.

Grâce à cette Lune et à Mars en signes de Feu, on a confiance en soi, on entreprend, on est optimiste, souriant, on est efficace et franc. Cette Pleine Lune donne du sang-froid et de l’enthousiasme dans nos activités, notre travail. Normalement, par rapport à ce qu’on a mis en place lors de la dernière Nouvelle Lune, on ressent de l’énergie et de la motivation pour continuer de prendre son destin en main et continuer d’avancer  vers le but recherché. Si rien n’est en jeu en ce moment, on se sent bien dans sa peau, plus jeune, plus dynamique, plus joyeux, plus serein par rapport aux tensions qui planaient lors de la dernière Nouvelle Lune.

Notons que le Sextile entre Jupiter et Neptune présent dans ce ciel de Pleine Lune favorise la bonté, la générosité, la bonne humeur et la conciliation. Nous serons donc compréhensifs les uns envers les autres, nous évoluerons dans une dynamique d’arrangement et de bonne volonté réciproque.


A retenir :  

Cette Pleine Lune peut aussi apporter une bonne nouvelle comme l’annonce d’un emploi, d’un contrat ou même une rencontre affective car Vénus fraîchement entrée en Bélier va dans le sens passionné de la Lune et Mars. Grâce à la Lune, nous sommes donc conquérants sur le plan du cœur et confiants dans nos ambitions socioprofessionnelles.


Plus d’explications en vidéo

 

https://www.closermag.fr/royautes/prince-andrew-la-reine-elizabeth-annule-sa-fete-d-anniversaire-pour-ses-60-ans-1052369

Prince Andrew : la reine Elizabeth annule sa fête d’anniversaire pour ses 60 ans

 

Par Clément Garin Le 24 novembre 2019 à 16h59

Le 19 février prochain, le prince Andrew fêtera ses 60 ans. À cette occasion, la reine Elizabeth avait pour projet d’organiser une grande fête. Selon Daily Mail, la reine a finalement décidé d’annuler le banquet, quelques jours après l’avoir viré.

Décidément, le monde s’écroule sous les pieds du prince Andrew. Quelques jours après son interview désastreuse accordée à BBC, le deuxième fils de la reine d’Angleterre a été démis de toutes ses fonctions royales par sa mère. Celle-ci a également pris une autre décision catégorique : selon Daily Mail, la grande fête qu’elle avait envisagée pour fêter les 60 ans de son fils le 19 février prochain est d’ores et déjà annulée. La reine Elizabeth, choquée par la tempête médiatique qui vise sa famille, opte finalement pour un petit repas dans l’intimité.

Selon une source royale interrogée par Sunday Times, la reine Elizabeth a farouchement désapprouvé les propos que son fils a tenus dans l’interview calamiteuse qu’il a accordée à la BBC. Mère et fils ont eu une discussion très franche, à l’issue de laquelle le prince Andrew a demandé à Elizabeth d’être retiré de la vie publique, et démis de toutes ses fonctions royales. Une demande que la reine a acceptée. Quelques jours plus tard, il l’avait « informée qu’il comptait répondre à la polémique, mais sans entrer dans les détails«  selon cette même source.

La reine le soutient, mais est scandalisée

L’autrice royale Penny Junor a estimé que le prince Andrew était « définitivement fini » à la suite de cette tempête médiatique sans précédent : « Il n’a plus aucun intérêt : il ne représente plus la monarque, il ne la soutient plus, il n’a plus aucun titre, il ne représente plus le bien charitable. Quel est aujourd’hui son intérêt ?«  a-t-elle interrogé. Âgée de 93 ans, Elizabeth continuerait à soutenir « en privé » son fils, mais serait particulièrement chagrinée que cette polémique prenne le dessus sur tous les travaux que la famille royale entreprend partout dans le monde.

Si la polémique autour de Jeffrey Epstein éclate en 2019, elle ne date pourtant pas d’hier. En effet, le prince Andrew avait quitté dès 2011 son poste d’ambassadeur britannique, après la première mise en examen de l’homme d’affaires qui s’est suicidé en août dernier. Étaient alors révélés les liens d’amitié que le prince avait noués avec le milliardaire au début des années 2000. En 2015, Virginia Giuffre, principale accusatrice déclarée de Jeffrey Epstein, affirmait déjà avoir été victime d’abus sexuels de la part du prince Andrew, lors de différents séjours à Londres, à New York et dans les Caraïbes, entre 1999 et 2002.

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Prince Andrew : la reine Elizabeth annule sa fête d’anniversaire pour ses 60 ans

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/le-prince-andrew-au-bord-du-precipice-accuse-dans-laffaire-epstein-le-fils-de-la-reine-serait-mele-a-une-autre-affaire-de-moeurs_443233

Le Prince Andrew au bord du précipice : accusé dans l’affaire Epstein, le fils de la reine serait mêlé à une autre affaire de moeurs

 

De mauvaises fréquentations

Laura Carreno-Muller | vendredi 14 février 2020 à 21h53

Rien ne va plus pour la famille royale. Et certainement pas pour le prince Andrew. Déjà empêtré dans le scandale Jeffrey Epstein, le fils préféré de Sa Majesté Elizabeth II se retrouve impliqué dans une autre affaire de mœurs, d’après le Daily Mail. Cette fois-ci autour d’un grand magnat de la mode, Peter Nygård.

 

Pointure et magnat de la mode finno-canadienne, Peter Nygård se retrouve dans la tourmente. D’après de récentes informations de nos confrères britanniques du Daily Mail, cet homme âgé de 77 ans est accusé d’avoir attiré au moins dix adolescentes dans son manoir des Bahamas, « sous prétexte qu’il les aiderait dans leurs carrières de mannequin ». Là, Peter Nygård – qui clame son innocence - aurait profité d’un moment d’inattention de ses cibles pour les droguer, notamment « avec de l’alcool », avant d’abuser d’elles sexuellement. Les victimes présumées, qui intentent une poursuite civile contre celui qu’elles pointent du doigt comme leur bourreau, auraient été agressées et violées. Encore un scandale pour le prince Andrew ?

Empêtré dans le scandale Jeffrey Epstein, malgré ses efforts pour se défendre dans une interview fiasco accordée à la BBC, le nom du fils préféré de Sa Majesté Elizabeth II a été cité par le Daily Mailen raison d’un séjour dans le manoir de Peter Nygård. En effet, le duc d’York aurait été l’invité du richissime fondateur de Nygård International au mois de juin de l’année 2000, tout comme son ex-épouse Sarah Ferguson. Ce qui serait suffisant pour lier le père des princesses Eugénie et Béatrice à un second milliardaire de haut niveau accusé d’avoir abusé sexuellement de très jeunes femmes. Selon Radio Canada, « trois des plaignantes avaient 14 ans, et trois autres, 15 ans, au moment des viols présumés, qui se seraient produits entre 2008 et 2015″. Toutefois, le tabloïd d’outre-Manche le souligne, « il n’y a aucune évidence qui suggère que le Prince avait pris connaissance des activités présumées » de Peter Nygård.

2020, un nouvel annus horibilis pour la Reine ?

Les coups durs s’enchaînent pour le clan Mountbatten-Windsor. Si Sa Majesté Elizabeth II souhaitait faire table rase après une année semée d’embûches, c’est bel et bien raté. Lorsque ce n’est pas les ennuis de son second fils qui l’inquiètent, c’est la nouvelle vie des Sussex qui la tracasse. Le feuilleton du Megxit est bien connu mais la relation future entre Meghan Markle, le prince Harry et la Couronne reste incertain. Les époux ont, en tout cas, coupé définitivement les ponts avec le Royaume-Uni en fermant leur bureau de Buckingham. Les ennuis sont aussi d’ordre plus personnel. Récemment, Peter Phillips a annoncé qu’il s’apprêtait à divorcer de son épouse, après douze ans de mariage. Nouvelle qui avait attristé la Reine d’Angleterre.

 

https://www.lefigaro.fr/culture/christophe-girard-matzneff-dit-que-je-suis-l-un-de-ses-meilleurs-amis-c-est-un-peu-excessif-20200214

Christophe Girard: «Matzneff dit que je suis l’un de ses meilleurs amis. C’est un peu excessif»

 

L’ancien collaborateur de Pierre Bergé et Yves Saint Laurent, aujourd’hui adjoint à la Culture à Paris, assure qu’il ignorait que l’écrivain «cherchait à échapper à la brigade des mineurs»» à l’époque où il l’avait aidé financièrement.

Publié le 14 février 2020 à 18:55, mis à jour le 14 février 2020 à 18:55

 

Une amitié bien encombrante. À un mois des élections municipales, Christophe Girard, adjoint à la Culture de la ville de Paris et candidat dans le 18e arrondissement, aurait sans doute préféré que ses accointances avec Gabriel Matzneff soient passées sous silence. Dans une enquête publiée mardi et intitulée Un écrivain pédophile – et l’élite française – sur le banc des accusés, le New York Times raconte que pendant plus de vingt ans l’ancien maire socialiste du 4e arrondissement aurait compté parmi les soutiens de l’écrivain visé par une enquête pour viols sur mineur.

Christophe Girard, alors secrétaire général de la maison Yves Saint Laurent, se serait acquitté des factures de l’hôtel où Gabriel Matzneff retrouvait en catimini Vanessa Springora, auteure du Consentement. L’ancien maire du 4e arrondissement se dit «bouleversé et éclairé» par cet ouvrage, dans lequel l’éditrice raconte l’emprise exercée sur elle par l’auteur alors qu’elle était mineure.

Je ne savais pas que Matzneff cherchait à échapper à la brigade des mineurs

Christophe Girard

Dans son journal, Gabriel Matzneff ne tarit d’ailleurs pas d’éloges au sujet du «charmant Christophe Girard». «Ce collaborateur d’Yves Saint Laurent, que j’ai vu l’autre jour, m’a appelé ce matin pour m’annoncer que leur Fondation allait désormais prendre en charge ma note d’hôtel», écrit-il. Christophe Girard ne nie pas. Dans un communiqué publié le 12 février, il explique que «selon les instructions de Pierre Bergé», cofondateur de la maison de couture et compagnon d’Yves Saint Laurent, il aurait apporté un «soutien pour le règlement de frais d’hébergement». Soutien dont auraient d’ailleurs bénéficié d’autres artistes en «difficulté momentanée» – dont Marguerite Duras ou Hervé Guibert.

Christophe Girard ignorait-il que la police avait convoqué Gabriel Matzneff en 1986, après avoir reçu des lettres anonymes indiquant que Vanessa Springora, alors âgée de 14 ans, résidait chez l’écrivain quinquagénaire? Dans une interview accordée au Parisien , Christophe Girard assure qu’il ne «savait pas» que l’auteur «cherchait à échapper à la brigade des mineurs».

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L’histoire ne s’arrête pas là. En 2002, alors déjà adjoint à la Culture du maire de Paris Bertrand Delanoë, Christophe Girard aurait adressé une lettre au Centre national du livre, afin de favoriser l’octroi d’une bourse à l’auteur. Une intervention dont il dit n’avoir qu’un vague souvenir. «Je crois que Gabriel Matzneff m’avait demandé une lettre de soutien. Elle peut exister. À l’Hôtel de Ville, on l’a cherchée dans les archives, mais personne ne l’a trouvée», plaide-t-il.

On ne l’a pas soutenu parce qu’il était pédophile, mais parce que c’était un écrivain en difficulté

Christophe Girard

Christophe Girard explique ne pas être intervenu pour aider Gabriel Matzneff à échapper à la justice, mais pour le sortir de la précarité. «On ne l’a pas soutenu parce qu’il était pédophile, mais parce que c’était un écrivain en difficulté», argue l’élu parisien. Selon lui, l’écrivain exagère leur degré de proximité. «J’ai dû dîner trois ou quatre fois avec lui en trente ans. Il dit que je suis l’un de ses meilleurs amis. C’est un peu excessif», estime celui qui a longtemps considéré l’auteur comme un «personnage de roman bien élevé».

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«Si, aujourd’hui, Gabriel Matzneff m’appelle, je le prendrai au téléphone, mais je ne l’aiderai pas», explique celui qui qualifie la pédophilie de «monstrueuse». «Mais je suis aussi d’une génération qui considère qu’il faut séparer l’œuvre de l’auteur», nuance-t-il. Aujourd’hui, adjoint chargé de la Culture auprès d’Anne Hidalgo, il se dit en tout cas «écœuré» de voir que ces révélations sur ses relations avec l’auteur des Moins de seize ans interviennent à quelques jours des élections municipales.

À voir aussi – Matzneff: faut-il faire le procès de l’élite française?

 

https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/affaire-matzneff-j-ai-l-impression-d-etre-un-mort-vivant-affirme-l-ecrivain-7800074313

Affaire Matzneff : « J’ai l’impression d’être un mort-vivant », affirme l’écrivain

 

Depuis l’Italie où il s’est réfugié, l’écrivain Gabriel Matzneff a donné une interview au « New York Times ».

 

Gabriel Matzneff en 2014 (illustration)

Gabriel Matzneff en 2014 (illustration) Crédit : Jacques DEMARTHON / AFP
 
publié le 11/02/2020 à 15:14

 

« J’ai l’impression d’être un mort-vivant, un mort marchant, marchant le long du front de mer ». Sous le coup d’une enquête pour viols sur mineur, Gabriel Matzneff s’est livré dans un entretien publié ce mardi 11 février sur le site du New York Times. L’écrivain a été interrogé par le journal américain depuis la Riviera italienne où il s’est réfugié quand l’affaire a éclaté.

Cette publication intervient alors que le procureur de Paris Rémy Heitz a annoncé qu’un « appel à témoins » serait lancé ce mardi 11 février pour retrouver des « victimes » dans le cadre de l’enquête ouverte pour viols sur mineur de moins de 15 ans visant Gabriel Matzneff.

Sous le titre « Un écrivain pédophile – et l’élite française – sur le banc des accusés », le quotidien américain rappelle qu’avant sa mise à l’index, l’écrivain, âgé de 83 ans, avait été reçu à l’Élysée en 1984 par le président François Mitterrand, qu’il avait fréquenté Jean-Marie Le Pen ou encore qu’il avait bénéficié « des largesses » d’Yves Saint Laurent et de son compagnon Pierre Bergé.

« Matzneff n’a pas l’habitude de se cacher. Longtemps il a été célébré parce qu’il ne cachait rien, justement, ni sa chasse aux jeunes filles devant les collèges parisiens, ni ses rapports sexuels avec des garçons de huit ans aux Philippines », écrit notamment le journal.

« Je suis trop malheureux »

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Dans cette interview, l’auteur affirme se sentir « très, très seul ». Il s’emporte contre ceux qui veulent le juger. « Qui sont-ils pour juger leurs semblables ? Ces associations pour la vertu, comment couchent-elles, qu’est-ce qu’elles font au lit et avec qui couchent-elles, quels sont leurs désirs secrets et refoulés ? », demande l’écrivain. Il raconte également avoir des insomnies, et ne plus écrire. « Je suis trop malheureux », se plaint-il.

Une enquête avait été ouverte par le parquet le 3 janvier dernier au lendemain de la parution du roman autobiographique Le Consentement dans lequel l’éditrice Vanessa Springora dénonçait sa relation sous emprise avec l’écrivain quand elle était mineure, dans les années 1980.

Vanessa Springora a été la première à témoigner parmi les adolescentes séduites par Gabriel Matzneff, dont le comportement, décrit dans ses propres livres, a longtemps été toléré dans le monde littéraire parisien. En 2013, il avait obtenu le prix Renaudot essai.

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https://www.francetvinfo.fr/culture/livres/affaire-gabriel-matzneff/le-domicile-parisien-de-gabriel-matzneff-a-ete-perquisitionne_3825541.html

Le domicile parisien de Gabriel Matzneff a été perquisitionné

 

Cette opération a été menée jeudi par les policiers de l’office central de répression des violences aux personnes (OCRVP), d’après une source judiciaire à franceinfo.

L\'écrivain Gabriel Matzneff en 2015 (photo d\'illustration).

L’écrivain Gabriel Matzneff en 2015 (photo d’illustration). (ULF ANDERSEN / ULF ANDERSEN)

Une perquisition avait déjà eu lieu mercredi 12 février dans les locaux des éditions Gallimard à Paris dans le cadre d’une enquête préliminaire pour « viols commis sur mineur » à l’encontre de l’écrivain Gabriel Matzneff. Gallimard a publié pendant 30 ans le journal de l’écrivain. Les enquêteurs étaient notamment à la recherche de manuscrits non publiés de Gabriel Matzneff, qui pourraient aider à identifier les victimes de faits non prescrits.

La police nationale a par ailleurs lancé un « appel à témoins » pour retrouver les victimes et les témoins d’éventuelles agressions sexuelles commises par Gabriel Matzneff. « Les policiers encouragent tou(te)s celles et ceux qui détiennent des informations à témoigner », peut-on lire dans cet appel diffusé mardi. Sans nommer l’écrivain, l’appel à témoins évoque le livre Le Consentement, de Vanessa Springora et l’ouverture par le parquet de Paris d’une enquête.

 

Patrice%2BSeray%2B-%2Bwww.facebook.com dans Crime

 

Ligue du LOL : deux nouveaux journalistes remerciés ou licenciés, toujours rien sur Rue89

Rappelons donc qu’avant Twitter, il y avait déjà les sites d’information participatifs Rue89 et Le Post, mais surtout le premier, qui n’a jamais pris les mesures adéquates pour faire cesser les harcèlements en bande organisée du malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi et de sa troupe de « déconnologues », en réalité une bande de pirates informatiques violant l’intimité de la vie privée de leurs cibles pour pouvoir ensuite indéfiniment les harceler avec des éléments d’information ainsi illégalement recueillis, qu’ils mêlent très habilement à des montagnes de calomnies, injures et menaces en tous genres, avant de poursuivre ces harcèlements par des dénonciations calomnieuses et tentatives d’escroquerie au jugement de très grande ampleur dès la première tentative de se défendre d’une des victimes.

Je publie beaucoup à ce sujet depuis les révélations du mois dernier, et c’est bien normal, puisque depuis mes tout premiers commentaires anonymes sur le site Rue89 en 2008, j’ai toujours été victime de ces criminels ayant toujours bénéficié de la complicité des journalistes aujourd’hui mis en cause.

 

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http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/02/ligue-du-lol-les-cool-kids-ont-pour-mere-une-prostituee-nommee-jean-marc-manach/

 

 

http://www.lefigaro.fr/medias/2019/03/04/20004-20190304ARTFIG00143-ligue-du-lol-liberation-licencie-deux-de-ses-journalistes.php

«Ligue du LOL»: Libération licencie deux de ses journalistes

 

La direction du quotidien a annoncé «se séparer» de Vincent Glad et d’Alexandre Hervaud, qui avaient été mis à pied dans cette affaire de harcèlement en ligne. La semaine dernière, deux autres licenciements ont eu lieu aux Inrocks.

Le temps des sanctions est venu dans l’affaire de «la Ligue du LOL». Lundi, la direction de Libération a fait savoir par un communiqué qu’elle «a décidé de se séparer de deux journalistes de la rédaction qui faisaient partie de cette ligue, l’un comme fondateur, l’autre comme membre actif.» Il s’agit de Vincent Glad, pigiste régulier pour le quotidien, et d’Alexandre Hervaud, rédacteur en chef adjoint de Liberation.fr. Cette décision a fait suite à «une enquête interne approfondie». «Les faits rendus publics, qui ont causé des dommages graves à plusieurs personnes, se situent à l’exact opposé des valeurs que le journal défend depuis sa fondation, créant un trouble grave et caractérisé pour Libération», explique le quotidien.

La semaine dernière, c’est la direction des Inrocks qui a annoncé le licenciement de son rédacteur en chef, David Doucet, et de son adjoint, François-Luc Doyez, pour leur participation à la «Ligue du LOL». Il leur est aussi reproché «des comportements non-professionnels dans l’exercice de leur fonction hiérarchique», révélés par des enquêtes publiées par Médiapart, l’Obs et Le Monde. François-Luc Doyez a indiqué à l’AFP «contester les motifs invoqués mais aussi la méthode pour [le] licencier.»

De nombreux témoignages de victimes

L’affaire de la «Ligue du LOL» a éclaté le mois dernier, après la publication d’une enquête du service CheckNews de Libération. L’article confirmait l’existence de ce groupe Facebook, créé il y a plus de dix ans, et rassemblant une trentaine de jeunes journalistes et de communicants. Plusieurs de ses membres ont harcelé, parfois durant des années, des internautes, notamment des blogueurs ou des militantes féministes. Certaines victimes ont dû subir des photomontages pornographiques ou antisémites.

Après la publication de l’enquête, des témoignages de victimes ont inondé Twitter, soulignant les dommages psychologiques durables de cet acharnement, mais aussi l’effet sur la carrière professionnelle des cibles de la Ligue. Certaines victimes, notamment des jeunes femmes, se sont ainsi détournées du journalisme, les membres de la Ligue du LOL étant présents dans plusieurs magazines et quotidiens nationaux. Les employeurs des membres de la Ligue ont dans leur grande majorité décidé de mettre à pied ces salariés, ou de cesser toute collaboration avec eux.

Par ricochet, l’affaire a aussi permis de délier les langues sur le sexisme prégnant dans les rédactions. Au HuffPost, trois journalistes avaient été licenciés fin 2018 pour des propos sexistes, violents et insultants tenus sur la messagerie professionnelle Slack à l’encontre de leurs collègues féminines. Une affaire similaire a eu lieu à l’été 2017 dans la rédaction de Vice France. Les associations féministes Prenons la une, Nous toutes et Paye ton journal ont lancé une grande enquête sur le sexisme et le harcèlement sexuel dans les rédactions et les écoles de journalisme, dont les résultats devraient être dévoilés dans les prochaines semaines.

La rédaction vous conseille
Chloé Woitier
AFP agence

 

 

https://www.telerama.fr/medias/cetait-le-journalisme-des-annees-ligue-du-lol,n6146470.php

C’était le journalisme des années Ligue du LOL

 

  • Jérémie Maire

    Jérémie Maire

  • Publié le 01/03/2019. Mis à jour le 01/03/2019 à 13h02.
Logo de Twitter.

Si les comportements de la Ligue du LOL ont pu prospérer, c’est qu’un terreau favorable à la moquerie et à l’entre-soi a été rendu possible. Retour sur ce qu’étaient Twitter et le journalisme web au début des années 2010.

Ne faites pas comme Vincent Glad ! » Cette phrase, qui résonne encore en nous, a été glanée aux alentours de novembre 2010, en cours de journalisme web dispensé à l’Institut de journalisme Bordeaux-Aquitaine (IJBA). « Dans mes cours, je me servais de lui comme d’une tête de Turc car, à l’époque, je m’étonnais des dérives de ce qu’on pouvait appeler le journalisme LOL et de l’aptitude de certains à blaguer de tout sur Twitter », réagit aujourd’hui Jean-Charles Bouniol, responsable de cette unité de l’école bordelaise.

 

Le journalisme web et les comportements sur les réseaux sociaux durant les premières années de la décennie 2010 sont particulièrement scrutés à la lumière des révélations d’agissements sordides (harcèlement, insultes, etc.) commis par certains membres de la Ligue du LOL (1), ce groupe Facebook ayant réuni d’influents jeunes journalistes et communicants parisiens à partir de 2009. Les témoignages de leurs victimes, comme les excuses successives des harceleurs, ont presque tous mis en avant le contexte de l’époque, propice aux moqueries, à un certain cynisme sur les réseaux sociaux balbutiants comme Twitter, où rien n’était pris au sérieux. Mais quel était ce fameux terreau mis en avant pour expliquer ces agissements injustifiables ?

Une espèce naissante

Fin des années 2000. L’ambiance est au choc des cultures : d’un côté, la presse papier est déjà en crise. De l’autre, les sites Internet (lancés par les journaux et magazines à la fin du siècle précédent, ou par des médias en ligne, plus neufs, innovants mais économiquement instables, comme Rue89, LePost.fr, Owni, Quoi.info, Newsring…) gagnent en audience. Conjointement les réseaux sociaux, eux aussi, sont en plein boom. Facebook se développe en France à partir de 2007, Twitter voit ses premiers gazouillis francophones envoyés l’année suivante. Sur ce réseau de « microblogging » – selon le terme de l’époque –, quelques aficionados des nouvelles technos et des blogueurs confirmés côtoient des journalistes, souvent jeunes, qui y décèlent un intérêt professionnel. Ils y découvrent une grammaire bizarre, voire répulsive, pour le grand public (140 signes composés de RT, @ et #), une interface sommaire très éloignée des fonctionnalités actuelles (voire de Facebook au même moment), un univers plutôt masculin, une tendance à l’entre-soi (comme le montre cette infographie datée de 2011)… L’élection présidentielle française de 2007, l’élection américaine l’année suivante, le crash de l’avion sur l’Hudson en 2009, les premiers fact checkings politiques en France, le printemps arabe en 2010… autant d’événements suivis grâce à Twitter et Facebook, qui donnent l’impression que l’actualité s’accélère et se déporte sur le Web.

Mais, derrière les écrans des rédactions, des journalistes, jeunes, mal rémunérés et peu considérés paient les pots cassés d’un métier qui se cherche, avec ses formats encore en friche : écriture en direct, vidéos, datajournalisme, etc. « La forme était malléable, les façons de faire nouvelles, rédhibitoires pour certains, mais elles suivaient l’évolution d’un métier qui a toujours été technique », raconte Philippe Couve, créateur de l’Atelier des médias sur RFI. « On percevait une utopie dans le journalisme web », explique Samuel Laurent, salarié du site du Figaro à l’époque et aujourd’hui responsable des Décodeurs au Monde. « En pleine sinistrose à propos de l’avenir du papier, on sentait que quelque chose allait se passer », note Pierre Savary, directeur de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille dont il a dirigé les études dès 2008.

“On ne nous considérait plus comme des réparateurs d’imprimante, mais comme des journalistes qui pouvaient être utiles”

Dans les écoles, c’est aussi le Far West : « Il y avait des écarts de compétences inédits entre étudiants classiques et d’autres, au profil plus geeks, qui maîtrisaient les outils et ce langage », se souvient encore Pierre Savary. Dans l’école lilloise, on regroupe, « durant deux ou trois promos », les élèves par niveau de compétences 2.0. Au programme, recommandations d’usage (« comment se servir de Twitter comme outil journalistique ») ou introduction au LOL journalisme (comme on peut le lire sur ce tweet de Christophe Carron, membre de la Ligue du LOL et futur rédacteur en chef de Slate, à destination de Vincent Glad, formateur à l’ESJ, et retweeté, fait remarquable, par… l’étudiant d’alors Hugo Clément). Mais l’enseignement était encore très sommaire, et donnait surtout l’impression d’être réalisé avec les moyens du bord. « La responsabilisation des étudiants sur les réseaux sociaux était prioritaire et l’est toujours, explique Jean-Charles Bouniol, enseignant à Bordeaux. Mais c’étaient des considérations que j’exprimais en cours, elles ne faisaient pas nécessairement partie des sujets discutés en réunion pédagogique. »

Dans les rédactions, on commence doucement à ne plus considérer ces geeks remisés dans un coin « comme des réparateurs d’imprimante, mais comme des journalistes qui peuvent être utiles », dit Alice Antheaume, passée par les sites de Télérama, 20 Minutes et aujourd’hui directrice exécutive de l’Ecole de journalisme de Sciences Po Paris. Entre-temps, en 2009, un article du Monde, « Les forçats de l’info », a fait l’effet d’une bombe : les sites d’information sont animés par des « journalistes “low cost” », des « Pakistanais du Web » ou encore des « esclaves consentants », écrit Xavier Ternisien – qui a par ailleurs refusé de répondre à nos questions. « J’étais comme un fou quand j’ai lu ça », fulmine encore Eric Mettout, directeur adjoint de la rédaction de L’Express, rattaché à son site depuis 2000. « Ce papier a au moins permis de mettre le doigt sur le fait que tous les journalistes web connaissaient les mêmes problèmes : précarité, manque de considération de leurs pairs… Ça nous a fédérés », mesure Samuel Laurent. « Cela a jeté une forme de désolation parmi nous. Alors, nous nous sommes rencontrés, avons commencé à échanger, à nous organiser pour valoriser nos métiers », raconte la journaliste Mélissa Bounoua dans Télérama. Dans la foulée, un groupe informel, le Café des OS – pour ouvriers spécialisés, pied-de-nez au vocabulaire de l’article du Monde – est créé, afin de faire connaître leurs conditions de travail, mais permet surtout de se rencontrer entre « Pakis du Web ». Et parmi ces « forçats », on trouve la « crème » de Twitter de l’époque, composée de journalistes sortant d’école, en stage, pigistes ou déjà en poste : certains membres de la Ligue du LOL (créée par Vincent Glad la même année), mais pas seulement. « L’ambiance était bon enfant, on se croisait, se souvient Steven Jambot, ex-étudiant de Toulouse embauché à France 24 (avant un crochet à la tête de Mashable France et aujourd’hui à RFI), avec un compte Twitter déjà bien garni en abonnés. Une bande de jeunes gens bossant sur le Web s’est rapidement constituée, qui a petit à petit imposé un ton vachard et s’est posée comme ambassadrice de la coolitude et de l’influence. »

La force du réseau (social)

Pour un jeune journaliste arrivant sur le marché du travail, sans réseau dans le métier et sans – trop – d’expérience en rédaction, les places sont chères et rares. « Dans les écoles de journalisme, c’est en général le directeur qui aide à entrer en contact avec les médias parisiens, dit Steven Jambot. Twitter permettait d’avoir directement accès aux rédacteurs en chef, avec une carte de visite à présenter assez complète : quels sujets nous intéressaient, comment on interagissait avec les autres, à quoi ressemblaient nos productions. »

Dans un dossier intitulé « Toi aussi, deviens un twitto » daté de 2011, Télérama observait le fonctionnement en vigueur : « Suivre les gros comptes dans l’espoir qu’ils vous suivent en retour. Leur envoyer des messages brillants, risquer le clash. Se faire remarquer, sans en faire trop. Une blague ratée et hop, vous voilà tout unfollowé. En revanche, si vous êtes malin… Vincent Glad, à 26 printemps, est déjà suivi par tous les journalistes qui comptent. » Nombreux étaient ceux qui pensaient alors obligatoire de prendre la parole, d’interagir, pour sortir du lot et pouvoir obtenir un petit poste quelque part. Se faire discret, c’était prendre le risque de passer sous les radars des rédactions. Sur cet espace sans barrière hiérarchique que semblait être Twitter, on pouvait avoir la logorrhée facile, avec le risque d’en faire trop. Claire (2), aujourd’hui journaliste de 34 ans dans un hebdo parisien, explique dans Télérama que « l’aptitude à manier Twitter était alors plus importante que les qualités journalistiques ». « Je mourais d’envie de faire partie de ces “cool kids”, explique aujourd’hui Sophie (2), ancienne journaliste sortie de Sciences Po Lille au début des années 2010. Ils discutaient en public avec les chefs, des “darons”, cool eux aussi, et ils squattaient les places dans toutes les rédacs qui nous faisaient rêver. Mais en les rencontrant, je me suis rendue compte que ce n’étaient pas eux qui allaient me donner du boulot. Pire : ils galéraient aussi dans ce métier, entre piges et contrats précaires. »

N’empêche : nombre de recruteurs semblaient séduits par ces beaux parleurs. « Certains rédacteurs en chef s’en défendent aujourd’hui, mais ils ont pu recruter sur le nombre de followers. Ça a pu servir de valeur marchande autant que ça a pu freiner des débuts de carrière », dit Samuel Laurent du Monde.fr. Les tweets postés avec le mot-clef #FollowFriday, qui indiquaient, le vendredi, quels étaient les comptes intéressants à suivre, ou encore l’appli Klout, système de calcul de l’influence et de la popularité de son compte Twitter, passent aujourd’hui pour des aberrations narcissiques, mais étaient alors pris au sérieux. Eric Mettout de L’Express le confesse : « C’est sur Twitter qu’on suivait le travail des journalistes 2.0, on les scrutait, on se les piquait entre nous. » Les gens interrogés pour cet article disent tous avoir été repérés via un tweet, voire « un article qui a buzzé et m’a valu un entretien pour un poste sur le site de 20 Minutes », plus que pour leurs écrits journalistiques.

Dérapages incontrôlés

L’affaire de la Ligue du LOL a mis en lumière l’existence des leviers de cooptation dans ce tout petit milieu, notamment parce que certains de ses membres sont passés par plusieurs rédactions innovantes et attractives comme Slate, Owni, Le Mouv’, Libération, 20 Minutes... Leurs chefs, d’ailleurs, y allaient eux aussi de leurs tweets rigolos – ils sont aujourd’hui peu enclins à assumer l’ambiance instaurée à l’époque, et n’ont, pour la plupart, pas souhaité répondre à nos questions.

Ce contexte d’« un petit milieu concentré sur un petit réseau » (Samuel Laurent) renforçait le sentiment d’appartenance à « un village gaulois peuplé de gens irascibles », comme le décrit Eric Mettout : « Si on ne répondait pas aux attaques, notamment de la vieille garde journalistique, on se faisait bouffer tout cru. Avec le recul, aller au (tweet)clash était en fait une perte de temps. » Tout le monde semblait y utiliser, comme le dit Alice Antheaume de Sciences Po Paris, « le même jargon » et « développer un esprit de corps », que l’on soit membres de la Ligue du LOL ou journalistes plus discrets ou sérieux. «  On cherchait simplement des journalistes capables de maîtriser ces techniques, qui manipulaient les réseaux sociaux, qui pouvaient certes créer des fakes grossiers pour faire rire, mais qui savaient aussi ne pas se faire avoir, défend toutefois Eric Mettout. On n’a pas su voir certains signaux. A force de leur répéter qu’ils étaient les meilleurs, on a créé des monstres. On les a sûrement fait grandir trop vite… »

Comment une Ligue du LOL a pu prospérer si cette communauté de jeunes 2.0 adoubés par leurs aînés était au centre de toutes les attentions ? « Je suis sûr que les rédacteurs en chef de l’époque savaient très bien ce que leurs employés/amis faisaient sur Twitter. Mais ça les arrangeait bien d’avoir des ambassadeurs de leur média très populaires », nous dit l’un de nos interlocuteurs en off. Il faut cependant se souvenir qu’à l’époque Twitter ne comportait pas de fils de conversation, pas d’outil de recherche ou ne faisaient pas apparaître les échanges de personnes que l’on ne suivait pas, pouvant créer des angles morts propices aux dérives. Et quand des dérapages ont été signalés, ils sont restés « lettre » morte.

« Twitter était un parcours non fléché. Si les médias et les grands chefs n’avaient pas déserté les réseaux sociaux, on aurait pu éviter cette situation. Certaines sorties repérées à l’époque et les comportements mis en lumière aujourd’hui sont des fautes journalistiques », juge Jean-Charles Bouniol, enseignant à l’IJBA. Aurait-il fallu édicter des règles ? « Je n’étais pas spécialement pour la création d’une charte des médias sur les réseaux sociaux. Avec le recul, c’est vrai que des garde-fous auraient été bienvenus », complète Samuel Laurent, qui indique toutefois que « l’usage de Twitter chez les journalistes s’est très vite normalisé, notamment à partir de 2012 : l’élection présidentielle a ouvert le réseau à d’autres personnes, dont les militants politiques ». Qui ont repris, avec brio, le flambeau du harcèlement 2.0.

En 2019, Twitter a changé, les journalistes se sont policés et le web-journalisme est enfin mieux considéré. Les questionnements sur l’encadrement et la formation parcourent aujourd’hui la profession. Ce n’est pas ce qui résoudra tous les problèmes mis en lumière par l’affaire de la Ligue du LOL, mais c’est déjà ça : « Sexisme, cyberharcèlement et responsabilisation sont des thématiques que nous abordons ou allons aborder frontalement dans les formations que je donne, notamment avec le collectif Prenons la une », précise Philippe Couve. Et dans les cours de journalisme web donnés à l’école de journalisme de Bordeaux, l’exemple à ne pas suivre de Vincent Glad a été remplacé par celui de Donald Trump. Au moins son compte Twitter ne souffre pas d’ambivalence.

(1) Un journaliste de Télérama a fait partie de ce groupe. Une procédure Ressources humaines interne est en cours.

(2) Les prénoms ont été modifiés.

 

https://www.lesechos.fr/27/02/2014/LesEchos/21636-149-ECH_arnaud-aubron–le-patron-geek-de—courrier-international–.htm

Arnaud Aubron, le patron geek de « Courrier international »

 

Fabienne SchmittLes Echos | Le 27/02/2014
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Une femme tunisienne, une marraine libanaise, un parrain martiniquais… Arnaud Aubron, le nouveau patron de « Courrier international  » (Groupe Le Monde) semble prédestiné à son poste. L’hebdomadaire francophone, qui offre une sélection d’articles de la presse mondiale, va comme un gant à ce fou de voyages, né à Palaiseau. A bientôt quarante ans, il a visité 40 pays…

Après Sciences po Paris et le Centre universitaire d’enseignement du journalisme (Strasbourg), Arnaud Aubron fait ses premières armes au secrétariat de rédaction de « Libération ». « Je rêvais de Libé. J’ai vécu la grande aventure de la presse à l’ancienne « , sourit-il. Neuf ans à réécrire des articles, jusqu’à devenir rédacteur en chef adjoint édition. Il écrit aussi, se spécialisant sur la drogue. Ce fils d’un directeur informatique, qui a eu son premier ordinateur à six ans, plonge en 2006 dans les abîmes de l’Internet, en lançant le blog Drogues News.

 

De Rue89 au festival déjanté Burning Man

 

Un an plus tard, il crée Rue89 avec Pierre Haski, Laurent Mauriac et Pascal Riché après leur départ de « Libé « . Vingt heures de travail par jour, plusieurs « gros coups » et une ambiance de cour de récréation qui sied bien à ce fan de Burning Man, le festival déjanté dédié à la création qui se déroule fin août dans le désert du Nevada, fréquenté notamment par les patrons de Google.

Serge July et Pierre Haski sont ses pères spirituels, tout comme Louis Dreyfus (aujourd’hui patron du « Monde »), qui l’arrache à Rue89 et le nomme rédacteur en chef numérique des « Inrockuptibles ». Propulsé codirecteur aux côtés d’Audrey Pulvar, il ne tiendra que deux mois. « Je n’ai pas grandi dans une ambiance de coups tordus », commente-t-il sans rancune. « Une grande bosseuse, mais un tel appétit de pouvoir… »

Après quelques missions de conseil, Louis Dreyfus l’appelle à la tête de « Courrier international » pour développer le numérique, enrayer la baisse des ventes (172.821 exemplaires) et diversifier les revenus. Un plan social est en cours. « « Courrier international », c’est la curation avant Internet : on traduit des articles de journaux divers. Demain, on pourrait devenir un traducteur de vidéos », esquisse-t-il. Avant d’ajouter : « Quand on referme ce journal, on a l’impression d’avoir voyagé.  » Comme après une conversation avec son patron.

 

Afghanistan, Kenya, Syrie : trois attentats en trois jours

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2019/01/14/97001-20190114FILWWW00229-kaboul-plus-de-40-blesses-dans-un-attentat.php

Afghanistan: 40 blessés dans un attentat

 

  • Par  Le Figaro.fr avec AFP
  • Mis à jour le 14/01/2019 à 16:57
  • Publié le 14/01/2019 à 16:47

 

Une voiture piégée a explosé ce soir dans l’est de Kaboul, blessant plus de quarante personnes, ont annoncé des responsables officiels. Etait visé un complexe qui jusqu’à récemment abritait des employés étrangers mais qui était en partie vide au moment de l’explosion, a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Najib Danish.

» LIRE AUSSI - Afghanistan : des dizaines de morts dans un attentat-suicide à Kaboul

« Plus de 40 personnes ont été blessées », a écrit sur Twitter le porte-parole du ministère de la Santé, Wahidullah Mayar. Ce complexe, appelé Green village, a été pendant de nombreuses années occupé par des agents de différentes agences des Nations unies qui ont depuis déménagé dans un lieu moins exposé aux attaques.

M. Danish a affirmé que « seuls quelques gardiens » s’y trouvaient au moment de l’explosion. « Les maisons alentour ont subi de lourds dégâts », a-t-il ajouté, et « les forces spéciales de la police ont été déployées pour s’assurer qu’il n’y a pas d’autres assaillants ».

L’attentat n’a pour l’heure pas été revendiqué. Il survient à un moment où les efforts diplomatiques s’intensifient pour mettre un terme au conflit afghan qui oppose les insurgés talibans aux forces gouvernementales soutenues par la communauté internationale.

LIRE AUSSI :

» Le conflit afghan pourrait être le plus meurtrier de 2018

Le Figaro.fr avec AFP

 

 

https://www.lorientlejour.com/article/1152879/un-americain-tue-dans-lattentat-lundi-a-kaboul.html

Un Américain tué dans l’attentat lundi à Kaboul

 

AFP
16/01/2019

 

L’ambassade des Etats-Unis à Kaboul a annoncé mercredi le décès d’un citoyen américain dans l’attentat perpétré lundi dans l’est de la ville, qui a également coûté la vie à un ressortissant indien.

« Nous confirmons qu’un citoyen américain a été tué dans l’explosion » lundi en fin de journée, a indiqué sans plus de commentaires un porte-parole de l’ambassade des Etats-Unis à Kaboul, interrogé par l’AFP.

Le ministère indien des Affaires étrangères avait annoncé mardi qu’un de ses ressortissants avait été tué dans l’attentat au camion piégé qui a visé un complexe sécurisé occupé durant de nombreuses années par des employés de différentes agences des Nations unies.

Le complexe était partiellement vide au moment de l’attaque, un déménagement ayant été opéré en décembre dans un lieu moins exposé aux attaques.

Les talibans ont revendiqué l’attentat qui a fait selon les autorités afghanes quatre morts, dont trois gardiens et un ressortissant indien, et 113 blessés.

« Nous avons ouvert une enquête. Une fois terminée nous serons en mesure d’annoncer un bilan définitif », a indiqué mercredi à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Najib Danish.

La majorité des blessés sont des civils vivant dans les maisons alentour ou de passage sur la route menant à Jalalabad, vers la frontière pakistanaise, très fréquentée à cette heure de la journée.

Le dernier attentat visant des étrangers à Kaboul datait de fin novembre, une attaque revendiquée par les talibans contre l’entreprise de services de sécurité britannique G4S, tuant 10 personnes, dont quatre de ses salariés.

Ce premier attentat de l’année à Kaboul, ainsi que la menace de nouvelles attaques, surviennent alors que l’émissaire américain pour la paix en Afghanistan Zalmay Khalilzad effectue une tournée dans la région afin d’organiser des pourparlers entre les belligérants.

M. Khalilzad, après s’être rendu en Inde, aux Emirats arabes unis et en Chine, est arrivé mardi soir à Kaboul. Il devrait se rendre également au Pakistan.

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/01/15/kenya-fusillade-dans-un-complexe-hotelier-de-nairobi_5409410_3212.html

Kenya : au moins quinze morts dans l’attaque d’un complexe hôtelier de Nairobi

 

L’attaque, qui semblait toujours en cours mercredi matin, a été revendiquée par le groupe islamiste somalien des Chabab.

Le Monde avec AFP et Reuters Publié hier à 14h48, mis à jour à 02h10

Temps de Lecture 3 min.

Des voitures brûlent devant le complexe DusitD2, à Nairobi, au Kenya, le 15 janvier 2019.
Des voitures brûlent devant le complexe DusitD2, à Nairobi, au Kenya, le 15 janvier 2019. Thomas Mukoya / REUTERS

 

Un commando d’hommes armés a fait irruption mardi 15 janvier dans un complexe hôtelier abritant également des bureaux à Nairobi, la capitale du Kenya, faisant au moins quinze morts, selon des témoins et un employé de la morgue. Parmi les tués figurent un Américain et un Britannique, a précisé l’employé de la morgue de Chiromo. Onze autres sont des Kenyans et deux n’avaient pas de papiers d’identité sur eux, empêchant leur identification dans l’immédiat. Le département d’Etat américain a confirmé la mort d’un ressortissant, et présenté ses condoléances à sa famille. L’attaque a été revendiquée par le groupe islamiste somalien des Chabab, dont le mode opératoire est bien connu et conforme à celui utilisé dans cette attaque.

Lire aussi Qui sont les Chabab, soupçonnés d’être à l’origine de l’attentat de Mogadiscio ?

 

Selon les services d’urgence, de nombreux blessés étaient toujours pris au piège tard mardi soir dans certains secteurs du complexe. Le ministre kényan de l’intérieur, Fred Matiang’i, avait pourtant annoncé plus tôt, sept heures après le début de l’attaque, que tous les bâtiments du complexe avaient été sécurisés et de nombreuses personnes évacuées.

Plusieurs heures de confrontation

Le ministre n’a fourni aucune précision sur le sort des assaillants, indiquant seulement que les forces de sécurité continuaient à ratisser les environs. Une fusillade a de nouveau retenti une heure plus tard. La police a aussi indiqué en milieu de soirée que certains assaillants se trouvaient peut-être encore à l’intérieur de l’hôtel chic du 14 Riverside Drive, plongé dans le noir par une coupure d’électricité.

La première explosion s’est produite vers 15 heures (13 heures en France) dans un autre bâtiment de ce complexe appelé DusitD2 et situé dans un quartier verdoyant de la capitale kényane mêlant habitations et immeubles de bureaux. « Cet acte criminel a commencé d’une manière coordonnée et a débuté avec l’attaque de la banque I & M, une explosion qui a visé trois véhicules dans le parking et une explosion-suicide dans le hall de l’hôtel Dusit », a déclaré dans la soirée le chef de la police kényane, Joseph Boinnet.

La brigade anti-terroriste était sur place, venue à bord d’un véhicule blindé. Une équipe de déminage a par ailleurs fait exploser le véhicule à bord duquel le commando est arrivé sur place. Des équipes de la Croix-Rouge prenaient en charge des personnes choquées et d’autres très légèrement blessées, vraisemblablement dans leur fuite.

Des soldats kenyans interviennent après l’attaque djihadiste dans un complexe regroupant un hôtel et des bureaux à Nairobi, le 15 janvier.
Des soldats kenyans interviennent après l’attaque djihadiste dans un complexe regroupant un hôtel et des bureaux à Nairobi, le 15 janvier. Brian Iganga / AP

 

Opérations de guérilla et attentats-suicides

Le Kenya a déjà été la cible d’attentats djihadistes de grande ampleur. Le 7 août 1998, un attentat, revendiqué par Al-Qaida, contre l’ambassade américaine à Nairobi avait fait 213 morts et 5 000 blessés. Depuis l’entrée en octobre 2011 de l’armée kényane en Somalie pour combattre les Chabab, le pays a été durement touché. Le 21 septembre 2013, un commando islamiste avait pris d’assaut le centre commercial Westgate, à Nairobi, avant d’être éliminé après 80 heures de siège, faisant 67 morts. Le 2 avril 2015, un commando avait abattu 148 personnes dans l’université de Garissa (est), pour la plupart des étudiants.

Lire aussi Somalie : un double attentat frappe Mogadiscio

 

Chassés de Mogadiscio en 2011, les Chabab ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales en Somalie, d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils. Ils ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20 000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom), à laquelle le Kenya contribue.

Cette attaque intervient trois ans jours pour jour après celle de la base kényane de l’Amisom d’El Adde, dans le sud de la Somalie. Les Chabab, vidéo à l’appui, avaient revendiqué avoir tué près de 200 militaires kényans. Lundi, un tribunal kényan a par ailleurs ordonné que trois suspects de complicité avec les auteurs de l’attaque du Westgate soient prochainement jugés, près de cinq ans après les faits.

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/01/16/la-capitale-kenyane-a-nouveau-frappee-par-le-terrorisme_5409698_3212.html

Kenya : les terroristes de l’attentat à Nairobi ont été « éliminés »

 

Cinq ans après le Westgate, des terroristes ont revendiqué l’attaque d’un complexe hôtelier du centre-ville. Le bilan atteindrait au moins quatorze morts.

Par Marion Douet Publié aujourd’hui à 06h37, mis à jour à 16h18

Temps de Lecture 3 min.

Des explosions, suivies de coups de feu. C’est ainsi qu’a débuté l’attaque, mardi 15 janvier, du DusitD2, un complexe du centre de Nairobi regroupant un hôtel, des restaurants, des bars et des bureaux. « Nous pouvons confirmer que cet acte criminel a commencé vers 15 heures d’une manière coordonnée, avec l’attaque de la banque I & M, une explosion qui a visé trois véhicules dans le parking, et un attentat-suicide dans le hall de l’Hôtel Dusit », a déclaré le chef de la police du Kenya, Joseph Boinnet. L’attaque a pris fin mercredi matin au terme d’un siège de près de vingt heures, a annoncé le président de la République, Uhuru Kenyatta, assurant que « tous les terroristes [avaient] été éliminés ».

Lire aussi Kenya : au moins quinze morts dans l’attaque d’un complexe hôtelier de Nairobi

 

Il a ensuite précisé : « En ce moment, nous avons la confirmation que quatorze vies innocentes ont été perdues (…), d’autres [personnes] ont été blessées. » Il a également salué le travail des forces de sécurité kényanes. « Plus de sept cents civils ont été évacués du complexe depuis le début de l’attaque jusqu’aux petites heures du matin. »

Rapidement revendiqué par les Chabab, l’attentat rappelle le modus operandi déjà utilisé plusieurs fois en Somalie par ce groupe armé affilié à Al-Qaida – une première explosion est généralement suivie rapidement par l’arrivée sur les lieux d’un commando armé, afin de faire le plus de victimes possible.

Lire aussi Qui sont les Chabab, soupçonnés d’être à l’origine de l’attentat de Mogadiscio ?

 

Un îlot transformé en piège

Situé en plein centre de Nairobi, dans le quartier huppé de Riverside, le DusitD2 est un lieu clinquant et singulier, apprécié des diplomates et des hommes d’affaires. Une mini-ville de plusieurs immeubles aux faux airs de Las Vegas, protégée par une lourde barrière noire où s’effectuent les contrôles de sécurité (communs à tous les centres commerciaux de la capitale), mais enfoncée dans une cuvette, au bout d’une voix d’accès unique.

Mardi, vers 20 heures, les rescapés continuaient de sortir au compte-gouttes de cet îlot de calme transformé en piège. Beaucoup ont raconté avoir tenté de s’enfuir après la première déflagration, avant de faire demi-tour.

« Juste après l’explosion, j’ai attrapé les clés de ma voiture pour partir, mais les tirs ont commencé. Nous étions sept et nous sommes retournés nous cacher. Je pouvais entendre mon cœur battre dans ma bouche », a raconté, en franchissant la zone sécurisée par les forces de l’ordre, Okoth Obado, le directeur de Redhouse, une agence de relations publiques dont les bureaux sont situés dans le complexe. L’un de ses employés a raconté être resté « caché pendant deux heures dans un placard, en priant pour qu’ils ne [le] trouvent pas ».

Des Kényans fuient sous les tirs des forces de sécurité et des terroristes qui ont attaqué un complexe hôtelier, à Nairobi, le 15 janvier.
Des Kényans fuient sous les tirs des forces de sécurité et des terroristes qui ont attaqué un complexe hôtelier, à Nairobi, le 15 janvier. KHALIL SENOSI / AP

 

S’écartant régulièrement pour laisser passer ambulances et véhicules de l’armée, des dizaines de personnes attendaient encore leurs proches, près de six heures après le début de l’attentat. « Notre fille est à l’intérieur, elle nous a écrit qu’elle entendait des tirs mais, ensuite, elle n’avait plus de batterie. Nous sommes venus tout de suite, nous étions très inquiets. Mais elle va bien, elle a écrit sur le téléphone d’un collègue », témoigne Esther, entourée de son mari et de son fils. Leurs visages, nerveux, sont rivés sur la rue noire qui plonge vers le complexe. D’autres attendent de rentrer chez eux, dans les résidences lui faisant face. Parmi eux, une femme d’une cinquantaine d’années frissonne : « C’est terrible, nous pensions que ces choses-là étaient derrière nous. »

Des coups de feu jusqu’au matin

Bien que le ministre de l’intérieur kényan, Fred Matiangi, ait déclaré, vers 23 heures, que « la situation [était] sous contrôle et que le pays [était] sûr », annonçant que tous les bâtiments du complexe avaient été sécurisés, l’attaque ne s’est terminée que mercredi matin.

Dans les esprits, ce nouvel attentat ravive immanquablement le souvenir de celui du Westgate Mall, attaqué il y a cinq ans, en septembre 2013, par les Chabab. Il avait fallu deux jours pour sécuriser ce centre commercial situé à moins de deux kilomètres du Dusit2D, où soixante-sept personnes avaient perdu la vie. Un épisode traumatisant pour les Nairobiens, qui avait également eu de lourdes répercussions sur le tourisme.

Depuis, Nairobi n’avait plus connu d’attaques. Mais le pays a été endeuillé plusieurs fois. En 2015, cent quarante-huit personnes sont mortes dans l’attaque de l’université de Garissa, à l’est, près de la frontière somalienne.

L’année suivante, un camp de la mission de l’Union africaine en Somalie, essentiellement défendu par des soldats kényans, a également été attaqué par les Chabab. L’attaque d’Al-Adde, qui a fait cent cinquante morts, était survenue un 15 janvier, il y a trois ans jour pour jour.

Marion Douet (Nairobi, correspondance)

 

https://www.bfmtv.com/international/syrie-16-morts-dont-2-soldats-americains-dans-un-attentat-revendique-par-daesh-1613346.html

Syrie: 16 morts, dont 4 soldats américains, dans un attentat revendiqué par Daesh

 

16/01/2019 à 17h17
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Un membre des forces de sécurité sur la scène de l’attaque suicide qui a lieu à Manjib ce 16 janvier 2019. – AFP/ANHA

 

Un attentat suicide contre la coalition antijihadiste emmenée par Washington a fait au moins seize morts, dont  quatre soldats américains, ce mercredi à Minbej, dans le nord de la Syrie. L’attaque a été revendiquée par Daesh.

 

Un attentat suicide revendiqué par Daesh a eu lieu ce mercredi dans la ville de Minjeb, au nord de la Syrie. L’attaque a fait 16 morts, dont quatre soldats américains. Ils ont été tués par « une explosion alors qu’ils menaient une patrouille de routine », selon le porte-parole de la coalition internationale antijihadiste  sur son compte Twitter.

16 morts, dont 4 soldats américains

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), deux soldats américains figurent parmi les seize personnes tuées dans l’attaque. Neuf civils ainsi que cinq combattants d’une alliance arabo-kurde accompagnant la patrouille de la coalition menée par les Etats-Unis ont également été tués, a affirmé l’ONG, qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie.

L’attentat, mené par un kamikaze, a visé un restaurant dans le centre de Minbej, dans le nord du pays, où se trouvaient les membres d’une patrouille américaine de la coalition.

Une vidéo d’une agence de presse kurde locale montre une façade noircie et complètement éventrée, le sol couvert de gravats avec du sang sur le mur.

Daesh revendique l’attaque

« Il s’agit de la première attaque suicide à Minbej visant la coalition internationale depuis dix mois », a ajouté Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH. Dirigée par les Etats-Unis, cette coalition intervient en Syrie contre les jihadistes de Daesh depuis 2014, en soutien aux forces kurdes locales.

Daesh a revendiqué l’attentat, par le biais de son média de propagande Amaq. L’attaque intervient alors que le président américain Donald Trump a décidé, fin décembre, du retrait des troupes américaines de Syrie.

Clémentine Piriou avec AFP

 

Aucune suspicion de « déconnologie » pour Ricky Martin

A priori, et jusqu’à preuve du contraire, Ricky Martin n’est pas déconnologue.

En revanche, pour Dick Rivers, ce n’est pas exclu.

En effet, le premier n’était pas à la fête d’anniversaire d’Eric Zemmour en 2008, il aurait été confondu avec Dick Rivers, qui lui s’y trouvait bien, à moins que ce ne soit Julien Martin, un journaliste de Rue89 très « déconnologue »…

 

https://people.bfmtv.com/actualite-people/un-livre-sur-jean-luc-melenchon-confond-ricky-martin-et-dick-rivers-1566393.html

Un livre sur Jean-Luc Mélenchon confond Ricky Martin et Dick Rivers

 

14/11/2018 à 18h36
Dick Rivers et Ricky Martin

Dick Rivers et Ricky Martin – Geoffroy Van Der Hasselt / AFP / Vivien Killilea /Getty Images North AMerica / AFP

 

Une enquête sur le président de La France Insoumise affirme qu’il s’est rendu aux 50 ans d’Eric Zemmour « en compagnie de Jean-Christophe Cambadélis, Ricky Martin et même Patrick Balkany ».

 

L’information était trop croustillante pour être vraie. Publiée aux éditions F1RST le 8 novembre, l’enquête Mélenchon: aux portes du pouvoir de Mélanie Delattre et Clément Fayol affirme que le président de la France Insoumise s’est rendu en 2008 à la fête des 50 ans d’Eric Zemmour  »en compagnie de Jean-Christophe Cambadélis, Ricky Martin et même Patrick Balkany ».

Comme l’a remarqué Libération, les auteurs du livre ont en réalité confondu l’interprète de Livin’ la vida loca avec … Dick Rivers, bel et bien présent lors de la fête d’anniversaire du polémiste du Figaro. Une information confirmée par Jean-Christophe Cambadélis et l’un des deux auteurs, a rapporté Libération dans sa rubrique Checknews.

« Soirée déguisée sur le thème Napoléon »

Un article publié en 2009 dans L’Express faisait également état de cette fameuse « soirée déguisée sur le thème Napoléon au château de Malmaison »:

« Tous ses amis étaient là, en une brochette éclectique, à l’image de l’omnijournaliste. Le socialiste Jean-Christophe Cambadélis trinquait avec Henri Guaino sous le regard attendri de Dick Rivers », pouvait-on lire dans la revue.

Né Hervé Forneri en 1945, Dick Rivers est un chanteur français connu pour les titres Sous un pont et Nice baie des anges. Ricky Martin est quant à lui une star internationale de la musique, célèbre pour son tube Maria.

Jérôme Lachasse

 

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