Ligue du LOL : deux nouveaux journalistes remerciés ou licenciés, toujours rien sur Rue89

Rappelons donc qu’avant Twitter, il y avait déjà les sites d’information participatifs Rue89 et Le Post, mais surtout le premier, qui n’a jamais pris les mesures adéquates pour faire cesser les harcèlements en bande organisée du malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi et de sa troupe de « déconnologues », en réalité une bande de pirates informatiques violant l’intimité de la vie privée de leurs cibles pour pouvoir ensuite indéfiniment les harceler avec des éléments d’information ainsi illégalement recueillis, qu’ils mêlent très habilement à des montagnes de calomnies, injures et menaces en tous genres, avant de poursuivre ces harcèlements par des dénonciations calomnieuses et tentatives d’escroquerie au jugement de très grande ampleur dès la première tentative de se défendre d’une des victimes.

Je publie beaucoup à ce sujet depuis les révélations du mois dernier, et c’est bien normal, puisque depuis mes tout premiers commentaires anonymes sur le site Rue89 en 2008, j’ai toujours été victime de ces criminels ayant toujours bénéficié de la complicité des journalistes aujourd’hui mis en cause.

 

A lire ou à relire :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/11/jean-marc-donnadieu-de-beziers-son-echappee-en-solitaire-de-la-ligue-du-lol/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/16/ligue-du-lol-le-journaliste-david-servenay-a-encore-perdu-une-bonne-occasion-de-se-faire-discret/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/19/quand-la-ligue-du-lol-faisait-du-luraghi-pascal-edouard-cyprien/

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http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/21/victimes-de-la-ligue-du-lol-et-autres-harceleurs-aucun-droit-dexister-aucun-droit-a-la-vie/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/26/ligue-du-lol-et-autres-jean-marc-manach-darret-sur-images-aime-beaucoup-trop-les-cyberharceleurs/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/27/pascal-edouard-cyprien-luraghi-de-puy-leveque-et-jean-marc-donnadieu-de-beziers-deux-predateurs/

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http://petitcoucou.unblog.fr/2019/02/28/ligue-du-lol-jean-marc-manach-provoque-la-colere-des-victimes-et-le-degout-des-abonnes-dasi/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/01/cybercriminalite-jean-marc-manach-ou-la-comprenette-tout-a-lenvers/

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/03/02/ligue-du-lol-les-cool-kids-ont-pour-mere-une-prostituee-nommee-jean-marc-manach/

 

 

http://www.lefigaro.fr/medias/2019/03/04/20004-20190304ARTFIG00143-ligue-du-lol-liberation-licencie-deux-de-ses-journalistes.php

«Ligue du LOL»: Libération licencie deux de ses journalistes

 

La direction du quotidien a annoncé «se séparer» de Vincent Glad et d’Alexandre Hervaud, qui avaient été mis à pied dans cette affaire de harcèlement en ligne. La semaine dernière, deux autres licenciements ont eu lieu aux Inrocks.

Le temps des sanctions est venu dans l’affaire de «la Ligue du LOL». Lundi, la direction de Libération a fait savoir par un communiqué qu’elle «a décidé de se séparer de deux journalistes de la rédaction qui faisaient partie de cette ligue, l’un comme fondateur, l’autre comme membre actif.» Il s’agit de Vincent Glad, pigiste régulier pour le quotidien, et d’Alexandre Hervaud, rédacteur en chef adjoint de Liberation.fr. Cette décision a fait suite à «une enquête interne approfondie». «Les faits rendus publics, qui ont causé des dommages graves à plusieurs personnes, se situent à l’exact opposé des valeurs que le journal défend depuis sa fondation, créant un trouble grave et caractérisé pour Libération», explique le quotidien.

La semaine dernière, c’est la direction des Inrocks qui a annoncé le licenciement de son rédacteur en chef, David Doucet, et de son adjoint, François-Luc Doyez, pour leur participation à la «Ligue du LOL». Il leur est aussi reproché «des comportements non-professionnels dans l’exercice de leur fonction hiérarchique», révélés par des enquêtes publiées par Médiapart, l’Obs et Le Monde. François-Luc Doyez a indiqué à l’AFP «contester les motifs invoqués mais aussi la méthode pour [le] licencier.»

De nombreux témoignages de victimes

L’affaire de la «Ligue du LOL» a éclaté le mois dernier, après la publication d’une enquête du service CheckNews de Libération. L’article confirmait l’existence de ce groupe Facebook, créé il y a plus de dix ans, et rassemblant une trentaine de jeunes journalistes et de communicants. Plusieurs de ses membres ont harcelé, parfois durant des années, des internautes, notamment des blogueurs ou des militantes féministes. Certaines victimes ont dû subir des photomontages pornographiques ou antisémites.

Après la publication de l’enquête, des témoignages de victimes ont inondé Twitter, soulignant les dommages psychologiques durables de cet acharnement, mais aussi l’effet sur la carrière professionnelle des cibles de la Ligue. Certaines victimes, notamment des jeunes femmes, se sont ainsi détournées du journalisme, les membres de la Ligue du LOL étant présents dans plusieurs magazines et quotidiens nationaux. Les employeurs des membres de la Ligue ont dans leur grande majorité décidé de mettre à pied ces salariés, ou de cesser toute collaboration avec eux.

Par ricochet, l’affaire a aussi permis de délier les langues sur le sexisme prégnant dans les rédactions. Au HuffPost, trois journalistes avaient été licenciés fin 2018 pour des propos sexistes, violents et insultants tenus sur la messagerie professionnelle Slack à l’encontre de leurs collègues féminines. Une affaire similaire a eu lieu à l’été 2017 dans la rédaction de Vice France. Les associations féministes Prenons la une, Nous toutes et Paye ton journal ont lancé une grande enquête sur le sexisme et le harcèlement sexuel dans les rédactions et les écoles de journalisme, dont les résultats devraient être dévoilés dans les prochaines semaines.

La rédaction vous conseille
Chloé Woitier
AFP agence

 

 

https://www.telerama.fr/medias/cetait-le-journalisme-des-annees-ligue-du-lol,n6146470.php

C’était le journalisme des années Ligue du LOL

 

  • Jérémie Maire

    Jérémie Maire

  • Publié le 01/03/2019. Mis à jour le 01/03/2019 à 13h02.
Logo de Twitter.

Si les comportements de la Ligue du LOL ont pu prospérer, c’est qu’un terreau favorable à la moquerie et à l’entre-soi a été rendu possible. Retour sur ce qu’étaient Twitter et le journalisme web au début des années 2010.

Ne faites pas comme Vincent Glad ! » Cette phrase, qui résonne encore en nous, a été glanée aux alentours de novembre 2010, en cours de journalisme web dispensé à l’Institut de journalisme Bordeaux-Aquitaine (IJBA). « Dans mes cours, je me servais de lui comme d’une tête de Turc car, à l’époque, je m’étonnais des dérives de ce qu’on pouvait appeler le journalisme LOL et de l’aptitude de certains à blaguer de tout sur Twitter », réagit aujourd’hui Jean-Charles Bouniol, responsable de cette unité de l’école bordelaise.

 

Le journalisme web et les comportements sur les réseaux sociaux durant les premières années de la décennie 2010 sont particulièrement scrutés à la lumière des révélations d’agissements sordides (harcèlement, insultes, etc.) commis par certains membres de la Ligue du LOL (1), ce groupe Facebook ayant réuni d’influents jeunes journalistes et communicants parisiens à partir de 2009. Les témoignages de leurs victimes, comme les excuses successives des harceleurs, ont presque tous mis en avant le contexte de l’époque, propice aux moqueries, à un certain cynisme sur les réseaux sociaux balbutiants comme Twitter, où rien n’était pris au sérieux. Mais quel était ce fameux terreau mis en avant pour expliquer ces agissements injustifiables ?

Une espèce naissante

Fin des années 2000. L’ambiance est au choc des cultures : d’un côté, la presse papier est déjà en crise. De l’autre, les sites Internet (lancés par les journaux et magazines à la fin du siècle précédent, ou par des médias en ligne, plus neufs, innovants mais économiquement instables, comme Rue89, LePost.fr, Owni, Quoi.info, Newsring…) gagnent en audience. Conjointement les réseaux sociaux, eux aussi, sont en plein boom. Facebook se développe en France à partir de 2007, Twitter voit ses premiers gazouillis francophones envoyés l’année suivante. Sur ce réseau de « microblogging » – selon le terme de l’époque –, quelques aficionados des nouvelles technos et des blogueurs confirmés côtoient des journalistes, souvent jeunes, qui y décèlent un intérêt professionnel. Ils y découvrent une grammaire bizarre, voire répulsive, pour le grand public (140 signes composés de RT, @ et #), une interface sommaire très éloignée des fonctionnalités actuelles (voire de Facebook au même moment), un univers plutôt masculin, une tendance à l’entre-soi (comme le montre cette infographie datée de 2011)… L’élection présidentielle française de 2007, l’élection américaine l’année suivante, le crash de l’avion sur l’Hudson en 2009, les premiers fact checkings politiques en France, le printemps arabe en 2010… autant d’événements suivis grâce à Twitter et Facebook, qui donnent l’impression que l’actualité s’accélère et se déporte sur le Web.

Mais, derrière les écrans des rédactions, des journalistes, jeunes, mal rémunérés et peu considérés paient les pots cassés d’un métier qui se cherche, avec ses formats encore en friche : écriture en direct, vidéos, datajournalisme, etc. « La forme était malléable, les façons de faire nouvelles, rédhibitoires pour certains, mais elles suivaient l’évolution d’un métier qui a toujours été technique », raconte Philippe Couve, créateur de l’Atelier des médias sur RFI. « On percevait une utopie dans le journalisme web », explique Samuel Laurent, salarié du site du Figaro à l’époque et aujourd’hui responsable des Décodeurs au Monde. « En pleine sinistrose à propos de l’avenir du papier, on sentait que quelque chose allait se passer », note Pierre Savary, directeur de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille dont il a dirigé les études dès 2008.

“On ne nous considérait plus comme des réparateurs d’imprimante, mais comme des journalistes qui pouvaient être utiles”

Dans les écoles, c’est aussi le Far West : « Il y avait des écarts de compétences inédits entre étudiants classiques et d’autres, au profil plus geeks, qui maîtrisaient les outils et ce langage », se souvient encore Pierre Savary. Dans l’école lilloise, on regroupe, « durant deux ou trois promos », les élèves par niveau de compétences 2.0. Au programme, recommandations d’usage (« comment se servir de Twitter comme outil journalistique ») ou introduction au LOL journalisme (comme on peut le lire sur ce tweet de Christophe Carron, membre de la Ligue du LOL et futur rédacteur en chef de Slate, à destination de Vincent Glad, formateur à l’ESJ, et retweeté, fait remarquable, par… l’étudiant d’alors Hugo Clément). Mais l’enseignement était encore très sommaire, et donnait surtout l’impression d’être réalisé avec les moyens du bord. « La responsabilisation des étudiants sur les réseaux sociaux était prioritaire et l’est toujours, explique Jean-Charles Bouniol, enseignant à Bordeaux. Mais c’étaient des considérations que j’exprimais en cours, elles ne faisaient pas nécessairement partie des sujets discutés en réunion pédagogique. »

Dans les rédactions, on commence doucement à ne plus considérer ces geeks remisés dans un coin « comme des réparateurs d’imprimante, mais comme des journalistes qui peuvent être utiles », dit Alice Antheaume, passée par les sites de Télérama, 20 Minutes et aujourd’hui directrice exécutive de l’Ecole de journalisme de Sciences Po Paris. Entre-temps, en 2009, un article du Monde, « Les forçats de l’info », a fait l’effet d’une bombe : les sites d’information sont animés par des « journalistes “low cost” », des « Pakistanais du Web » ou encore des « esclaves consentants », écrit Xavier Ternisien – qui a par ailleurs refusé de répondre à nos questions. « J’étais comme un fou quand j’ai lu ça », fulmine encore Eric Mettout, directeur adjoint de la rédaction de L’Express, rattaché à son site depuis 2000. « Ce papier a au moins permis de mettre le doigt sur le fait que tous les journalistes web connaissaient les mêmes problèmes : précarité, manque de considération de leurs pairs… Ça nous a fédérés », mesure Samuel Laurent. « Cela a jeté une forme de désolation parmi nous. Alors, nous nous sommes rencontrés, avons commencé à échanger, à nous organiser pour valoriser nos métiers », raconte la journaliste Mélissa Bounoua dans Télérama. Dans la foulée, un groupe informel, le Café des OS – pour ouvriers spécialisés, pied-de-nez au vocabulaire de l’article du Monde – est créé, afin de faire connaître leurs conditions de travail, mais permet surtout de se rencontrer entre « Pakis du Web ». Et parmi ces « forçats », on trouve la « crème » de Twitter de l’époque, composée de journalistes sortant d’école, en stage, pigistes ou déjà en poste : certains membres de la Ligue du LOL (créée par Vincent Glad la même année), mais pas seulement. « L’ambiance était bon enfant, on se croisait, se souvient Steven Jambot, ex-étudiant de Toulouse embauché à France 24 (avant un crochet à la tête de Mashable France et aujourd’hui à RFI), avec un compte Twitter déjà bien garni en abonnés. Une bande de jeunes gens bossant sur le Web s’est rapidement constituée, qui a petit à petit imposé un ton vachard et s’est posée comme ambassadrice de la coolitude et de l’influence. »

La force du réseau (social)

Pour un jeune journaliste arrivant sur le marché du travail, sans réseau dans le métier et sans – trop – d’expérience en rédaction, les places sont chères et rares. « Dans les écoles de journalisme, c’est en général le directeur qui aide à entrer en contact avec les médias parisiens, dit Steven Jambot. Twitter permettait d’avoir directement accès aux rédacteurs en chef, avec une carte de visite à présenter assez complète : quels sujets nous intéressaient, comment on interagissait avec les autres, à quoi ressemblaient nos productions. »

Dans un dossier intitulé « Toi aussi, deviens un twitto » daté de 2011, Télérama observait le fonctionnement en vigueur : « Suivre les gros comptes dans l’espoir qu’ils vous suivent en retour. Leur envoyer des messages brillants, risquer le clash. Se faire remarquer, sans en faire trop. Une blague ratée et hop, vous voilà tout unfollowé. En revanche, si vous êtes malin… Vincent Glad, à 26 printemps, est déjà suivi par tous les journalistes qui comptent. » Nombreux étaient ceux qui pensaient alors obligatoire de prendre la parole, d’interagir, pour sortir du lot et pouvoir obtenir un petit poste quelque part. Se faire discret, c’était prendre le risque de passer sous les radars des rédactions. Sur cet espace sans barrière hiérarchique que semblait être Twitter, on pouvait avoir la logorrhée facile, avec le risque d’en faire trop. Claire (2), aujourd’hui journaliste de 34 ans dans un hebdo parisien, explique dans Télérama que « l’aptitude à manier Twitter était alors plus importante que les qualités journalistiques ». « Je mourais d’envie de faire partie de ces “cool kids”, explique aujourd’hui Sophie (2), ancienne journaliste sortie de Sciences Po Lille au début des années 2010. Ils discutaient en public avec les chefs, des “darons”, cool eux aussi, et ils squattaient les places dans toutes les rédacs qui nous faisaient rêver. Mais en les rencontrant, je me suis rendue compte que ce n’étaient pas eux qui allaient me donner du boulot. Pire : ils galéraient aussi dans ce métier, entre piges et contrats précaires. »

N’empêche : nombre de recruteurs semblaient séduits par ces beaux parleurs. « Certains rédacteurs en chef s’en défendent aujourd’hui, mais ils ont pu recruter sur le nombre de followers. Ça a pu servir de valeur marchande autant que ça a pu freiner des débuts de carrière », dit Samuel Laurent du Monde.fr. Les tweets postés avec le mot-clef #FollowFriday, qui indiquaient, le vendredi, quels étaient les comptes intéressants à suivre, ou encore l’appli Klout, système de calcul de l’influence et de la popularité de son compte Twitter, passent aujourd’hui pour des aberrations narcissiques, mais étaient alors pris au sérieux. Eric Mettout de L’Express le confesse : « C’est sur Twitter qu’on suivait le travail des journalistes 2.0, on les scrutait, on se les piquait entre nous. » Les gens interrogés pour cet article disent tous avoir été repérés via un tweet, voire « un article qui a buzzé et m’a valu un entretien pour un poste sur le site de 20 Minutes », plus que pour leurs écrits journalistiques.

Dérapages incontrôlés

L’affaire de la Ligue du LOL a mis en lumière l’existence des leviers de cooptation dans ce tout petit milieu, notamment parce que certains de ses membres sont passés par plusieurs rédactions innovantes et attractives comme Slate, Owni, Le Mouv’, Libération, 20 Minutes... Leurs chefs, d’ailleurs, y allaient eux aussi de leurs tweets rigolos – ils sont aujourd’hui peu enclins à assumer l’ambiance instaurée à l’époque, et n’ont, pour la plupart, pas souhaité répondre à nos questions.

Ce contexte d’« un petit milieu concentré sur un petit réseau » (Samuel Laurent) renforçait le sentiment d’appartenance à « un village gaulois peuplé de gens irascibles », comme le décrit Eric Mettout : « Si on ne répondait pas aux attaques, notamment de la vieille garde journalistique, on se faisait bouffer tout cru. Avec le recul, aller au (tweet)clash était en fait une perte de temps. » Tout le monde semblait y utiliser, comme le dit Alice Antheaume de Sciences Po Paris, « le même jargon » et « développer un esprit de corps », que l’on soit membres de la Ligue du LOL ou journalistes plus discrets ou sérieux. «  On cherchait simplement des journalistes capables de maîtriser ces techniques, qui manipulaient les réseaux sociaux, qui pouvaient certes créer des fakes grossiers pour faire rire, mais qui savaient aussi ne pas se faire avoir, défend toutefois Eric Mettout. On n’a pas su voir certains signaux. A force de leur répéter qu’ils étaient les meilleurs, on a créé des monstres. On les a sûrement fait grandir trop vite… »

Comment une Ligue du LOL a pu prospérer si cette communauté de jeunes 2.0 adoubés par leurs aînés était au centre de toutes les attentions ? « Je suis sûr que les rédacteurs en chef de l’époque savaient très bien ce que leurs employés/amis faisaient sur Twitter. Mais ça les arrangeait bien d’avoir des ambassadeurs de leur média très populaires », nous dit l’un de nos interlocuteurs en off. Il faut cependant se souvenir qu’à l’époque Twitter ne comportait pas de fils de conversation, pas d’outil de recherche ou ne faisaient pas apparaître les échanges de personnes que l’on ne suivait pas, pouvant créer des angles morts propices aux dérives. Et quand des dérapages ont été signalés, ils sont restés « lettre » morte.

« Twitter était un parcours non fléché. Si les médias et les grands chefs n’avaient pas déserté les réseaux sociaux, on aurait pu éviter cette situation. Certaines sorties repérées à l’époque et les comportements mis en lumière aujourd’hui sont des fautes journalistiques », juge Jean-Charles Bouniol, enseignant à l’IJBA. Aurait-il fallu édicter des règles ? « Je n’étais pas spécialement pour la création d’une charte des médias sur les réseaux sociaux. Avec le recul, c’est vrai que des garde-fous auraient été bienvenus », complète Samuel Laurent, qui indique toutefois que « l’usage de Twitter chez les journalistes s’est très vite normalisé, notamment à partir de 2012 : l’élection présidentielle a ouvert le réseau à d’autres personnes, dont les militants politiques ». Qui ont repris, avec brio, le flambeau du harcèlement 2.0.

En 2019, Twitter a changé, les journalistes se sont policés et le web-journalisme est enfin mieux considéré. Les questionnements sur l’encadrement et la formation parcourent aujourd’hui la profession. Ce n’est pas ce qui résoudra tous les problèmes mis en lumière par l’affaire de la Ligue du LOL, mais c’est déjà ça : « Sexisme, cyberharcèlement et responsabilisation sont des thématiques que nous abordons ou allons aborder frontalement dans les formations que je donne, notamment avec le collectif Prenons la une », précise Philippe Couve. Et dans les cours de journalisme web donnés à l’école de journalisme de Bordeaux, l’exemple à ne pas suivre de Vincent Glad a été remplacé par celui de Donald Trump. Au moins son compte Twitter ne souffre pas d’ambivalence.

(1) Un journaliste de Télérama a fait partie de ce groupe. Une procédure Ressources humaines interne est en cours.

(2) Les prénoms ont été modifiés.

 

https://www.lesechos.fr/27/02/2014/LesEchos/21636-149-ECH_arnaud-aubron–le-patron-geek-de—courrier-international–.htm

Arnaud Aubron, le patron geek de « Courrier international »

 

Fabienne SchmittLes Echos | Le 27/02/2014
  • ECH21636149_1 dans Corruption

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Une femme tunisienne, une marraine libanaise, un parrain martiniquais… Arnaud Aubron, le nouveau patron de « Courrier international  » (Groupe Le Monde) semble prédestiné à son poste. L’hebdomadaire francophone, qui offre une sélection d’articles de la presse mondiale, va comme un gant à ce fou de voyages, né à Palaiseau. A bientôt quarante ans, il a visité 40 pays…

Après Sciences po Paris et le Centre universitaire d’enseignement du journalisme (Strasbourg), Arnaud Aubron fait ses premières armes au secrétariat de rédaction de « Libération ». « Je rêvais de Libé. J’ai vécu la grande aventure de la presse à l’ancienne « , sourit-il. Neuf ans à réécrire des articles, jusqu’à devenir rédacteur en chef adjoint édition. Il écrit aussi, se spécialisant sur la drogue. Ce fils d’un directeur informatique, qui a eu son premier ordinateur à six ans, plonge en 2006 dans les abîmes de l’Internet, en lançant le blog Drogues News.

 

De Rue89 au festival déjanté Burning Man

 

Un an plus tard, il crée Rue89 avec Pierre Haski, Laurent Mauriac et Pascal Riché après leur départ de « Libé « . Vingt heures de travail par jour, plusieurs « gros coups » et une ambiance de cour de récréation qui sied bien à ce fan de Burning Man, le festival déjanté dédié à la création qui se déroule fin août dans le désert du Nevada, fréquenté notamment par les patrons de Google.

Serge July et Pierre Haski sont ses pères spirituels, tout comme Louis Dreyfus (aujourd’hui patron du « Monde »), qui l’arrache à Rue89 et le nomme rédacteur en chef numérique des « Inrockuptibles ». Propulsé codirecteur aux côtés d’Audrey Pulvar, il ne tiendra que deux mois. « Je n’ai pas grandi dans une ambiance de coups tordus », commente-t-il sans rancune. « Une grande bosseuse, mais un tel appétit de pouvoir… »

Après quelques missions de conseil, Louis Dreyfus l’appelle à la tête de « Courrier international » pour développer le numérique, enrayer la baisse des ventes (172.821 exemplaires) et diversifier les revenus. Un plan social est en cours. « « Courrier international », c’est la curation avant Internet : on traduit des articles de journaux divers. Demain, on pourrait devenir un traducteur de vidéos », esquisse-t-il. Avant d’ajouter : « Quand on referme ce journal, on a l’impression d’avoir voyagé.  » Comme après une conversation avec son patron.

 

Afghanistan, Kenya, Syrie : trois attentats en trois jours

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2019/01/14/97001-20190114FILWWW00229-kaboul-plus-de-40-blesses-dans-un-attentat.php

Afghanistan: 40 blessés dans un attentat

 

  • Par  Le Figaro.fr avec AFP
  • Mis à jour le 14/01/2019 à 16:57
  • Publié le 14/01/2019 à 16:47

 

Une voiture piégée a explosé ce soir dans l’est de Kaboul, blessant plus de quarante personnes, ont annoncé des responsables officiels. Etait visé un complexe qui jusqu’à récemment abritait des employés étrangers mais qui était en partie vide au moment de l’explosion, a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Najib Danish.

» LIRE AUSSI - Afghanistan : des dizaines de morts dans un attentat-suicide à Kaboul

« Plus de 40 personnes ont été blessées », a écrit sur Twitter le porte-parole du ministère de la Santé, Wahidullah Mayar. Ce complexe, appelé Green village, a été pendant de nombreuses années occupé par des agents de différentes agences des Nations unies qui ont depuis déménagé dans un lieu moins exposé aux attaques.

M. Danish a affirmé que « seuls quelques gardiens » s’y trouvaient au moment de l’explosion. « Les maisons alentour ont subi de lourds dégâts », a-t-il ajouté, et « les forces spéciales de la police ont été déployées pour s’assurer qu’il n’y a pas d’autres assaillants ».

L’attentat n’a pour l’heure pas été revendiqué. Il survient à un moment où les efforts diplomatiques s’intensifient pour mettre un terme au conflit afghan qui oppose les insurgés talibans aux forces gouvernementales soutenues par la communauté internationale.

LIRE AUSSI :

» Le conflit afghan pourrait être le plus meurtrier de 2018

Le Figaro.fr avec AFP

 

 

https://www.lorientlejour.com/article/1152879/un-americain-tue-dans-lattentat-lundi-a-kaboul.html

Un Américain tué dans l’attentat lundi à Kaboul

 

AFP
16/01/2019

 

L’ambassade des Etats-Unis à Kaboul a annoncé mercredi le décès d’un citoyen américain dans l’attentat perpétré lundi dans l’est de la ville, qui a également coûté la vie à un ressortissant indien.

« Nous confirmons qu’un citoyen américain a été tué dans l’explosion » lundi en fin de journée, a indiqué sans plus de commentaires un porte-parole de l’ambassade des Etats-Unis à Kaboul, interrogé par l’AFP.

Le ministère indien des Affaires étrangères avait annoncé mardi qu’un de ses ressortissants avait été tué dans l’attentat au camion piégé qui a visé un complexe sécurisé occupé durant de nombreuses années par des employés de différentes agences des Nations unies.

Le complexe était partiellement vide au moment de l’attaque, un déménagement ayant été opéré en décembre dans un lieu moins exposé aux attaques.

Les talibans ont revendiqué l’attentat qui a fait selon les autorités afghanes quatre morts, dont trois gardiens et un ressortissant indien, et 113 blessés.

« Nous avons ouvert une enquête. Une fois terminée nous serons en mesure d’annoncer un bilan définitif », a indiqué mercredi à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Najib Danish.

La majorité des blessés sont des civils vivant dans les maisons alentour ou de passage sur la route menant à Jalalabad, vers la frontière pakistanaise, très fréquentée à cette heure de la journée.

Le dernier attentat visant des étrangers à Kaboul datait de fin novembre, une attaque revendiquée par les talibans contre l’entreprise de services de sécurité britannique G4S, tuant 10 personnes, dont quatre de ses salariés.

Ce premier attentat de l’année à Kaboul, ainsi que la menace de nouvelles attaques, surviennent alors que l’émissaire américain pour la paix en Afghanistan Zalmay Khalilzad effectue une tournée dans la région afin d’organiser des pourparlers entre les belligérants.

M. Khalilzad, après s’être rendu en Inde, aux Emirats arabes unis et en Chine, est arrivé mardi soir à Kaboul. Il devrait se rendre également au Pakistan.

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/01/15/kenya-fusillade-dans-un-complexe-hotelier-de-nairobi_5409410_3212.html

Kenya : au moins quinze morts dans l’attaque d’un complexe hôtelier de Nairobi

 

L’attaque, qui semblait toujours en cours mercredi matin, a été revendiquée par le groupe islamiste somalien des Chabab.

Le Monde avec AFP et Reuters Publié hier à 14h48, mis à jour à 02h10

Temps de Lecture 3 min.

Des voitures brûlent devant le complexe DusitD2, à Nairobi, au Kenya, le 15 janvier 2019.
Des voitures brûlent devant le complexe DusitD2, à Nairobi, au Kenya, le 15 janvier 2019. Thomas Mukoya / REUTERS

 

Un commando d’hommes armés a fait irruption mardi 15 janvier dans un complexe hôtelier abritant également des bureaux à Nairobi, la capitale du Kenya, faisant au moins quinze morts, selon des témoins et un employé de la morgue. Parmi les tués figurent un Américain et un Britannique, a précisé l’employé de la morgue de Chiromo. Onze autres sont des Kenyans et deux n’avaient pas de papiers d’identité sur eux, empêchant leur identification dans l’immédiat. Le département d’Etat américain a confirmé la mort d’un ressortissant, et présenté ses condoléances à sa famille. L’attaque a été revendiquée par le groupe islamiste somalien des Chabab, dont le mode opératoire est bien connu et conforme à celui utilisé dans cette attaque.

Lire aussi Qui sont les Chabab, soupçonnés d’être à l’origine de l’attentat de Mogadiscio ?

 

Selon les services d’urgence, de nombreux blessés étaient toujours pris au piège tard mardi soir dans certains secteurs du complexe. Le ministre kényan de l’intérieur, Fred Matiang’i, avait pourtant annoncé plus tôt, sept heures après le début de l’attaque, que tous les bâtiments du complexe avaient été sécurisés et de nombreuses personnes évacuées.

Plusieurs heures de confrontation

Le ministre n’a fourni aucune précision sur le sort des assaillants, indiquant seulement que les forces de sécurité continuaient à ratisser les environs. Une fusillade a de nouveau retenti une heure plus tard. La police a aussi indiqué en milieu de soirée que certains assaillants se trouvaient peut-être encore à l’intérieur de l’hôtel chic du 14 Riverside Drive, plongé dans le noir par une coupure d’électricité.

La première explosion s’est produite vers 15 heures (13 heures en France) dans un autre bâtiment de ce complexe appelé DusitD2 et situé dans un quartier verdoyant de la capitale kényane mêlant habitations et immeubles de bureaux. « Cet acte criminel a commencé d’une manière coordonnée et a débuté avec l’attaque de la banque I & M, une explosion qui a visé trois véhicules dans le parking et une explosion-suicide dans le hall de l’hôtel Dusit », a déclaré dans la soirée le chef de la police kényane, Joseph Boinnet.

La brigade anti-terroriste était sur place, venue à bord d’un véhicule blindé. Une équipe de déminage a par ailleurs fait exploser le véhicule à bord duquel le commando est arrivé sur place. Des équipes de la Croix-Rouge prenaient en charge des personnes choquées et d’autres très légèrement blessées, vraisemblablement dans leur fuite.

Des soldats kenyans interviennent après l’attaque djihadiste dans un complexe regroupant un hôtel et des bureaux à Nairobi, le 15 janvier.
Des soldats kenyans interviennent après l’attaque djihadiste dans un complexe regroupant un hôtel et des bureaux à Nairobi, le 15 janvier. Brian Iganga / AP

 

Opérations de guérilla et attentats-suicides

Le Kenya a déjà été la cible d’attentats djihadistes de grande ampleur. Le 7 août 1998, un attentat, revendiqué par Al-Qaida, contre l’ambassade américaine à Nairobi avait fait 213 morts et 5 000 blessés. Depuis l’entrée en octobre 2011 de l’armée kényane en Somalie pour combattre les Chabab, le pays a été durement touché. Le 21 septembre 2013, un commando islamiste avait pris d’assaut le centre commercial Westgate, à Nairobi, avant d’être éliminé après 80 heures de siège, faisant 67 morts. Le 2 avril 2015, un commando avait abattu 148 personnes dans l’université de Garissa (est), pour la plupart des étudiants.

Lire aussi Somalie : un double attentat frappe Mogadiscio

 

Chassés de Mogadiscio en 2011, les Chabab ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales en Somalie, d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils. Ils ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20 000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom), à laquelle le Kenya contribue.

Cette attaque intervient trois ans jours pour jour après celle de la base kényane de l’Amisom d’El Adde, dans le sud de la Somalie. Les Chabab, vidéo à l’appui, avaient revendiqué avoir tué près de 200 militaires kényans. Lundi, un tribunal kényan a par ailleurs ordonné que trois suspects de complicité avec les auteurs de l’attaque du Westgate soient prochainement jugés, près de cinq ans après les faits.

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/01/16/la-capitale-kenyane-a-nouveau-frappee-par-le-terrorisme_5409698_3212.html

Kenya : les terroristes de l’attentat à Nairobi ont été « éliminés »

 

Cinq ans après le Westgate, des terroristes ont revendiqué l’attaque d’un complexe hôtelier du centre-ville. Le bilan atteindrait au moins quatorze morts.

Par Marion Douet Publié aujourd’hui à 06h37, mis à jour à 16h18

Temps de Lecture 3 min.

Des explosions, suivies de coups de feu. C’est ainsi qu’a débuté l’attaque, mardi 15 janvier, du DusitD2, un complexe du centre de Nairobi regroupant un hôtel, des restaurants, des bars et des bureaux. « Nous pouvons confirmer que cet acte criminel a commencé vers 15 heures d’une manière coordonnée, avec l’attaque de la banque I & M, une explosion qui a visé trois véhicules dans le parking, et un attentat-suicide dans le hall de l’Hôtel Dusit », a déclaré le chef de la police du Kenya, Joseph Boinnet. L’attaque a pris fin mercredi matin au terme d’un siège de près de vingt heures, a annoncé le président de la République, Uhuru Kenyatta, assurant que « tous les terroristes [avaient] été éliminés ».

Lire aussi Kenya : au moins quinze morts dans l’attaque d’un complexe hôtelier de Nairobi

 

Il a ensuite précisé : « En ce moment, nous avons la confirmation que quatorze vies innocentes ont été perdues (…), d’autres [personnes] ont été blessées. » Il a également salué le travail des forces de sécurité kényanes. « Plus de sept cents civils ont été évacués du complexe depuis le début de l’attaque jusqu’aux petites heures du matin. »

Rapidement revendiqué par les Chabab, l’attentat rappelle le modus operandi déjà utilisé plusieurs fois en Somalie par ce groupe armé affilié à Al-Qaida – une première explosion est généralement suivie rapidement par l’arrivée sur les lieux d’un commando armé, afin de faire le plus de victimes possible.

Lire aussi Qui sont les Chabab, soupçonnés d’être à l’origine de l’attentat de Mogadiscio ?

 

Un îlot transformé en piège

Situé en plein centre de Nairobi, dans le quartier huppé de Riverside, le DusitD2 est un lieu clinquant et singulier, apprécié des diplomates et des hommes d’affaires. Une mini-ville de plusieurs immeubles aux faux airs de Las Vegas, protégée par une lourde barrière noire où s’effectuent les contrôles de sécurité (communs à tous les centres commerciaux de la capitale), mais enfoncée dans une cuvette, au bout d’une voix d’accès unique.

Mardi, vers 20 heures, les rescapés continuaient de sortir au compte-gouttes de cet îlot de calme transformé en piège. Beaucoup ont raconté avoir tenté de s’enfuir après la première déflagration, avant de faire demi-tour.

« Juste après l’explosion, j’ai attrapé les clés de ma voiture pour partir, mais les tirs ont commencé. Nous étions sept et nous sommes retournés nous cacher. Je pouvais entendre mon cœur battre dans ma bouche », a raconté, en franchissant la zone sécurisée par les forces de l’ordre, Okoth Obado, le directeur de Redhouse, une agence de relations publiques dont les bureaux sont situés dans le complexe. L’un de ses employés a raconté être resté « caché pendant deux heures dans un placard, en priant pour qu’ils ne [le] trouvent pas ».

Des Kényans fuient sous les tirs des forces de sécurité et des terroristes qui ont attaqué un complexe hôtelier, à Nairobi, le 15 janvier.
Des Kényans fuient sous les tirs des forces de sécurité et des terroristes qui ont attaqué un complexe hôtelier, à Nairobi, le 15 janvier. KHALIL SENOSI / AP

 

S’écartant régulièrement pour laisser passer ambulances et véhicules de l’armée, des dizaines de personnes attendaient encore leurs proches, près de six heures après le début de l’attentat. « Notre fille est à l’intérieur, elle nous a écrit qu’elle entendait des tirs mais, ensuite, elle n’avait plus de batterie. Nous sommes venus tout de suite, nous étions très inquiets. Mais elle va bien, elle a écrit sur le téléphone d’un collègue », témoigne Esther, entourée de son mari et de son fils. Leurs visages, nerveux, sont rivés sur la rue noire qui plonge vers le complexe. D’autres attendent de rentrer chez eux, dans les résidences lui faisant face. Parmi eux, une femme d’une cinquantaine d’années frissonne : « C’est terrible, nous pensions que ces choses-là étaient derrière nous. »

Des coups de feu jusqu’au matin

Bien que le ministre de l’intérieur kényan, Fred Matiangi, ait déclaré, vers 23 heures, que « la situation [était] sous contrôle et que le pays [était] sûr », annonçant que tous les bâtiments du complexe avaient été sécurisés, l’attaque ne s’est terminée que mercredi matin.

Dans les esprits, ce nouvel attentat ravive immanquablement le souvenir de celui du Westgate Mall, attaqué il y a cinq ans, en septembre 2013, par les Chabab. Il avait fallu deux jours pour sécuriser ce centre commercial situé à moins de deux kilomètres du Dusit2D, où soixante-sept personnes avaient perdu la vie. Un épisode traumatisant pour les Nairobiens, qui avait également eu de lourdes répercussions sur le tourisme.

Depuis, Nairobi n’avait plus connu d’attaques. Mais le pays a été endeuillé plusieurs fois. En 2015, cent quarante-huit personnes sont mortes dans l’attaque de l’université de Garissa, à l’est, près de la frontière somalienne.

L’année suivante, un camp de la mission de l’Union africaine en Somalie, essentiellement défendu par des soldats kényans, a également été attaqué par les Chabab. L’attaque d’Al-Adde, qui a fait cent cinquante morts, était survenue un 15 janvier, il y a trois ans jour pour jour.

Marion Douet (Nairobi, correspondance)

 

https://www.bfmtv.com/international/syrie-16-morts-dont-2-soldats-americains-dans-un-attentat-revendique-par-daesh-1613346.html

Syrie: 16 morts, dont 4 soldats américains, dans un attentat revendiqué par Daesh

 

16/01/2019 à 17h17
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Un membre des forces de sécurité sur la scène de l’attaque suicide qui a lieu à Manjib ce 16 janvier 2019. – AFP/ANHA

 

Un attentat suicide contre la coalition antijihadiste emmenée par Washington a fait au moins seize morts, dont  quatre soldats américains, ce mercredi à Minbej, dans le nord de la Syrie. L’attaque a été revendiquée par Daesh.

 

Un attentat suicide revendiqué par Daesh a eu lieu ce mercredi dans la ville de Minjeb, au nord de la Syrie. L’attaque a fait 16 morts, dont quatre soldats américains. Ils ont été tués par « une explosion alors qu’ils menaient une patrouille de routine », selon le porte-parole de la coalition internationale antijihadiste  sur son compte Twitter.

16 morts, dont 4 soldats américains

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), deux soldats américains figurent parmi les seize personnes tuées dans l’attaque. Neuf civils ainsi que cinq combattants d’une alliance arabo-kurde accompagnant la patrouille de la coalition menée par les Etats-Unis ont également été tués, a affirmé l’ONG, qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie.

L’attentat, mené par un kamikaze, a visé un restaurant dans le centre de Minbej, dans le nord du pays, où se trouvaient les membres d’une patrouille américaine de la coalition.

Une vidéo d’une agence de presse kurde locale montre une façade noircie et complètement éventrée, le sol couvert de gravats avec du sang sur le mur.

Daesh revendique l’attaque

« Il s’agit de la première attaque suicide à Minbej visant la coalition internationale depuis dix mois », a ajouté Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH. Dirigée par les Etats-Unis, cette coalition intervient en Syrie contre les jihadistes de Daesh depuis 2014, en soutien aux forces kurdes locales.

Daesh a revendiqué l’attentat, par le biais de son média de propagande Amaq. L’attaque intervient alors que le président américain Donald Trump a décidé, fin décembre, du retrait des troupes américaines de Syrie.

Clémentine Piriou avec AFP

 

Aucune suspicion de « déconnologie » pour Ricky Martin

A priori, et jusqu’à preuve du contraire, Ricky Martin n’est pas déconnologue.

En revanche, pour Dick Rivers, ce n’est pas exclu.

En effet, le premier n’était pas à la fête d’anniversaire d’Eric Zemmour en 2008, il aurait été confondu avec Dick Rivers, qui lui s’y trouvait bien, à moins que ce ne soit Julien Martin, un journaliste de Rue89 très « déconnologue »…

 

https://people.bfmtv.com/actualite-people/un-livre-sur-jean-luc-melenchon-confond-ricky-martin-et-dick-rivers-1566393.html

Un livre sur Jean-Luc Mélenchon confond Ricky Martin et Dick Rivers

 

14/11/2018 à 18h36
Dick Rivers et Ricky Martin

Dick Rivers et Ricky Martin – Geoffroy Van Der Hasselt / AFP / Vivien Killilea /Getty Images North AMerica / AFP

 

Une enquête sur le président de La France Insoumise affirme qu’il s’est rendu aux 50 ans d’Eric Zemmour « en compagnie de Jean-Christophe Cambadélis, Ricky Martin et même Patrick Balkany ».

 

L’information était trop croustillante pour être vraie. Publiée aux éditions F1RST le 8 novembre, l’enquête Mélenchon: aux portes du pouvoir de Mélanie Delattre et Clément Fayol affirme que le président de la France Insoumise s’est rendu en 2008 à la fête des 50 ans d’Eric Zemmour  »en compagnie de Jean-Christophe Cambadélis, Ricky Martin et même Patrick Balkany ».

Comme l’a remarqué Libération, les auteurs du livre ont en réalité confondu l’interprète de Livin’ la vida loca avec … Dick Rivers, bel et bien présent lors de la fête d’anniversaire du polémiste du Figaro. Une information confirmée par Jean-Christophe Cambadélis et l’un des deux auteurs, a rapporté Libération dans sa rubrique Checknews.

« Soirée déguisée sur le thème Napoléon »

Un article publié en 2009 dans L’Express faisait également état de cette fameuse « soirée déguisée sur le thème Napoléon au château de Malmaison »:

« Tous ses amis étaient là, en une brochette éclectique, à l’image de l’omnijournaliste. Le socialiste Jean-Christophe Cambadélis trinquait avec Henri Guaino sous le regard attendri de Dick Rivers », pouvait-on lire dans la revue.

Né Hervé Forneri en 1945, Dick Rivers est un chanteur français connu pour les titres Sous un pont et Nice baie des anges. Ricky Martin est quant à lui une star internationale de la musique, célèbre pour son tube Maria.

Jérôme Lachasse

 

Eric Zemmour « déconnologue » ?

Cela y ressemble quand même un peu.

Lorsqu’est publié l’article ci-dessous, Pascal Edouard Cyprien Luraghi fait son itinérance parisienne en famille, avec passage obligatoire par le château de Malmaison à Rueil, ce qu’il racontera à ses lecteurs dès son retour chez lui, dans le Lot, fin février 2009, notamment sous le titre de « Joséphine ».

En ce mois de février 2009, il s’est aussi rendu dans les locaux de Rue89, voir tous ses bons amis journaleux de « gôche », et leur super modératrice Corine, qui vire gentiment presque tous les posts et comptes de « méchants » qu’il lui signale directement par téléphone.

Selon l’article ci-dessous, la méga teuf au château de Malmaison pour les 50 ans d’Eric Zemmour aurait eu lieu à l’automne 2008, soit après la suppression de mon premier compte sur Rue89 par David Servenay le 6 septembre 2008, et alors que je me suis réinscrite sous le pseudonyme de « jexiste », au grand dam des « déconnologues », Pascal Edouard Cyprien Luraghi en tête.

Ceux-ci organiseront aussi une méga teuf sur le site Rue89 juste après le retour du chef parmi eux, fin novembre 2008 – il boudait le site depuis environ six mois, reprochant à ses journalistes modérateurs de l’avoir « censuré » alors qu’il insultait d’autres riverains.

L’ami de Jean-Luc Mélenchon « Charles Mouloud » avait ouvert le bal avec cet article visant tout spécialement une victime de harcèlement moral dans le travail :

https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-les-moulouderies-de-charles/20081203.RUE7015/j-ai-connu-une-rue-sympathique-il-y-a-quelques-mois.html

Il ne reste aujourd’hui aucun des près de 4000 commentaires qu’il avait alors suscités, ils ont tous été supprimés.

 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/zemmour-le-fievreux-du-samedi-soir_738791.html

Zemmour, le fiévreux du samedi soir

 

Par Henri Haget, publié le 05/02/2009 à 11:24
le journaliste du Figaro Eric Zemmour pose pour le photographe, le 18 janvier 2002 � Paris, apr�s la sortie de son ouvrage "l'Homme qui ne s'aimait pas" dans lequel il affirme que Jacques Chirac aurait une rencontre clandestine avec Jean-Marie Le Pen entre les deux tours de la pr�sidentielle de 1988 pour lui demander son aide.      AFP PHOTO JEAN-PIERRE MULLER
le journaliste du Figaro Eric Zemmour pose pour le photographe, le 18 janvier 2002 � Paris, apr�s la sortie de son ouvrage « l’Homme qui ne s’aimait pas » dans lequel il affirme que Jacques Chirac aurait une rencontre clandestine avec Jean-Marie Le Pen entre les deux tours de la pr�sidentielle de 1988 pour lui demander son aide. AFP PHOTO JEAN-PIERRE MULLERAFP

 

Du plateau de France 2 aux colonnes du Figaro, cet admirateur de Bonaparte prend plaisir à jouer le rôle du sale gosse. Au risque de choquer.

 

Il déboule au restaurant à l’heure où les serveurs replient les nappes, serre mécaniquement la main du barman, réclame une table avec la tranquille assurance des gens de télévision. Les têtes des derniers clients se dévissent. « C’est Zemmour! Tu l’as vu, l’autre soir, chez Ruquier? Qu’est-ce qu’il a mis à Fabius… » Il est déjà en train de commander une sole. Avec de la purée. Sa purée. Le garçon prend note. Une sole-purée. « Oui, enfin, celle qu’on me sert d’habitude: la purée maison, avec les vraies patates, la crème fraîche et le beurre, vous voyez? » Il voit. C’est un sage. Il n’a pas envie de finir comme ces romancières ou ces politiques invités pour badiner sur le plateau de On n’est pas couché, chaque samedi, sur France 2, et qui redescendent du ring, roués de mots, l’ego en écharpe, des sanglots dans la gorge.

Eric Zemmour, le fiévreux du samedi soir, a 50 ans, des nerfs de rottweiller et une solide culture classique en guise de barre à mine. Sa raie sur le côté doit remonter à sa première photo de classe et c’est pour ça qu’il donne si souvent l’impression d’être dans une cour de récréation, à faire monter la mayonnaise. Il y a quelques semaines, le pape du slam, Grand Corps Malade, a goûté, stoïque, aux bourrades du sale gosse. « C’est consternant! » attaque Zemmour, à l’écoute des psalmodies de l’idole des ZUP. « Ça vient du coeur… », tente le chanteur Jean-Louis Aubert, solidaire de son collègue artiste. « Bah! oui, c’est ça le problème, jubile le polémiste. Les rédactions d’élèves de CM2, aussi, ça vient du coeur… »

Avec Zemmour, c’est donc le grand retour du catch à la télé. Fièrement, il énumère sa collection de scalps. Le comique Michael Youn, au bord de la dépression après avoir été traité de « professionnel de la bonne humeur pour gamins de moins de 4 ans ». Jacques Attali désertant le plateau. Robert Ménard, ex-Reporter sans frontières, hurlant en coulisses. Cali, le barde de Ségolène Royal, propulsé en orbite. Harry Roselmack, présentateur aguerri mais romancier débutant, que son tortionnaire a dû consoler dans sa loge après l’avoir dépecé. « Ce n’est pas si grave, Harry, c’est juste de la télé, tu connais? »

« Il n’est jamais ennuyeux, car il ne s’ennuie jamais »

Zemmour, qui a raté l’ENA, finira à l’Ina. Il a sa carte de fidélité au zapping de fin de semaine, ses plus beaux clashs tournent en boucle sur You Tube et sa marionnette aboie, depuis peu, aux Guignols de Canal +. « Devant les caméras, il a un atout majeur: il n’est jamais ennuyeux, car il ne s’ennuie jamais », juge son mentor, l’animateur Laurent Ruquier. L’écrivain américain Ted Stanger, qui, lui aussi, s’est fait passer à tabac par le ludion, en parle comme un pur produit de l’intelligence à la française, ce beau pays où « la réalité des actes sera toujours réduite à néant par l’agilité de la parole ».

Un pied à la télé, l’autre au Figaro, mais le coeur vissé à la littérature, Zemmour jouit de sa bruyante notoriété avec l’ardeur d’un amant tardivement récompensé. Dans le métro, il rentre dans le chou des usagers qui l’apostrophent, sourit à ceux qui lèvent le pouce, affûte encore et toujours le glaive de sa rhétorique réactionnaire. « Au Figaro, on le surnomme ‘Tu connais ma thèse’ », s’amuse son collègue Bruno Jeudy.

Dans sa première vie de chroniqueur politique à la plume vive et aux obédiences souverainistes, Zemmour a beaucoup fréquenté la bande à Pasqua. Son ami William Abitbol, ex-plume de l’ancien ministre de l’Intérieur, se souvient des visites régulières du journaliste, Place Beauvau. « C’est moi qui lui ai inculqué l’axiome de Jacques Pilhan, notre maître en communication: ‘Tout ce qui ne passe pas au 20 Heures n’existe pas’… »

Zemmour a retenu la leçon. Aujourd’hui, quand il guerroie à la télé contre les hérauts du féminisme, de l’antiracisme ou du communautarisme, il a le sentiment de porter, à lui seul, « la parole inaudible de millions de Français ». Les menaces de procès, les tentatives de boycott glissent sur lui comme la rosée du matin. « Du maccarthysme de gauche… », pouffe-t-il.

On est comme on naît. Eric Zemmour, lui, est le fils d’un ambulancier de Drancy (Seine-Saint-Denis) et d’une mère au foyer. Enfance pauvre, mais généreuse en coups de ceinture. Il se venge sur les études: Sciences po et l’ENA, ratée d’un cheveu, à l’oral. « L’humiliation de ma vie », reconnaît-il. Le destin d’un recalé de l’ENA est aussi sûrement tracé que celui d’un diplômé. « Eric aura toujours une revanche à prendre sur ceux qui ont triomphé là où il a échoué et qui, aujourd’hui, gouvernent le monde », dit son ami le journaliste Nicolas Domenach.

Quand il ne déboulonne pas les intouchables du petit écran, Zemmour joue les poils à gratter dans les colonnes du Figaro Magazine. Dernièrement, il a vitriolé Rachida Dati, coupable, à ses yeux, d’avoir prénommé sa fille Zohra, « une insulte faite aux institutions ». Devant sa purée, il en rajoute une cuillerée. « Moi, mes ancêtres étaient berbères, mais ma mère s’appelle Lucette et mon père, Roger. Quand un ministre s’assoit sur les règles minimales de l’ascèse républicaine, il faut l’écrire. Et tant mieux si ça choque les professionnels du ‘chocage’… »

L’automne dernier, Zemmour a fêté ses 50 ans. Sa femme avait réservé la petite Malmaison, l’ancienne résidence de l’impératrice Joséphine, à Rueil, en banlieue parisienne. Des jeunes gens en uniforme de grenadier de l’Empire y accueillaient les invités. On a même fait tonner le canon. L’amoureux de Bonaparte était aux anges. Tous ses amis étaient là, en une brochette éclectique, à l’image de l’omnijournaliste. Le socialiste Jean-Christophe Cambadélis trinquait avec Henri Guaino sous le regard attendri de Dick Rivers. Au lendemain d’une émission, l’ancien rocker avait appelé Zemmour pour lui déclarer sa flamme: « C’est formidable ce que vous dites à la télé. » En voilà un, au moins, qui peut passer chez Ruquier sans son gilet pare-balles.

Il se purifie l’esprit en lisant les grands classiques

Les soirs d’enregistrement, quand il a fini de désosser les actrices sur le retour, Zemmour s’astreint à lire un ou deux chapitres de Chateaubriand ou de Stendhal. Il s’immerge dans les grands classiques comme d’autres plongent dans les eaux du Gange, pour se purifier l’esprit. Ces derniers temps, Domenach a pris en horreur la défroque de bouffon cathodique de son ami: « Ça serait dommage qu’un type qui a toujours rêvé de l’Académie française finisse aux Grosses Têtes… » Zemmour, pensif, hausse les épaules. Pas mal, ça. Bien envoyé. Faudra qu’il pense à le ressortir à un écrivain raté.

 

Le flingueur flingué par…

 

…Clémentine Autain (adjointe au maire de Paris: « Sous son érudition de grand bourgeois, Zemmour conçoit son rapport au sexe opposé avec les mêmes préjugés que les jeunes arabo-musulmans de banlieue, que je côtoie tous les jours. A l’en croire, plus un homme respecte une femme, moins il bande. Pour lui aussi, il doit y avoir de lourdes humiliations derrière tout ça. La dernière fois que l’ai croisé sur un plateau de télévision, j’ai eu envie de lui souffler l’adresse d’un psy. »

…Catherine Breillat (réalisatrice): « Dans l’émission de Ruquier, Zemmour a démoli mon livre et moi j’étais absolument fascinée par la pomme d’Adam ridicule qui se balade au-dessus de son col de chemise. Avec son discours à la Rambo et son corps de freluquet, Zemmour joue de ses neurones comme d’autres jouent de leurs muscles. Le genre de type suffisamment cérébral pour penser que, si les femmes le détestent, c’est qu’il les séduit un peu. Le pire, c’est qu’il n’a pas forcément tort. »

 

Sophia Chikirou et sa société Mediascop au coeur de toutes les agitations médiatiques des Insoumis

Comptes de campagne extraordinaires et conflits de la web TV « Le Média » : les mêmes facturations astronomiques pour des prestations souvent bénévoles de « petites mains », ceux qui au final paient ou devraient payer les factures étant tantôt l’Etat, tantôt un public de gogos aux revenus très modestes.

Où va l’argent ? A quoi sert-il ? Financement du terrorisme ?

En attendant qu’il soit répondu à ces questions, on peut déjà traiter Mélenchon d’escroc, comme il a déjà dit qu’on allait le faire…

A ce stade, point n’est besoin d’attendre les condamnations…

Les « petites mains » de la « déconnologie » se sont-elles gênées pour me calomnier publiquement ?

Non, pas une seule fois en dix ans…

 

https://www.francetvinfo.fr/politique/la-france-insoumise/enquete-franceinfo-comptes-de-campagne-sophia-chikirou-la-chere-communicante-de-jean-luc-melenchon_2992687.html

ENQUÊTE FRANCEINFO. Comptes de campagne : Sophia Chikirou, la chère communicante de Jean-Luc Mélenchon

 

Prestataire incontournable de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, Mediascop est au centre de l’enquête préliminaire qui vise l’entourage du candidat. La société de Sophia Chikirou aurait facturé certains services à des prix très élevés.

 

Sophia Chikirou, ci-contre le 25 Janvier 2017, lors d\'un point presse portant sur l\'un des \"meeting holographique\" de Jean-Luc Mélenchon.

Sophia Chikirou, ci-contre le 25 Janvier 2017, lors d’un point presse portant sur l’un des « meeting holographique » de Jean-Luc Mélenchon. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

La justice soupçonne l’existence de surfacturations lors de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. La Cellule investigation de Franceinfo révèle vendredi 19 octobre que la société de la communicante Sophia Chikirou aurait facturé très cher certaines prestations. Ses factures, qui ont été remboursées par l’État, intéressent les enquêteurs. Nous avons examiné les factures qu’elle a émises, rencontré certains de ses anciens employés et tenté de retracer l’ensemble de ses activités.

Mediascop au cœur de la campagne Mélenchon

Stratégie de communication, gestion des réseaux sociaux, réalisation de vidéos, objets promotionnels… Mediascop était incontournable lors de la campagne de la France insoumise. L’agence de communication a facturé pour près de 1,2 million d’euros de prestations, soit 11% du budget total de la campagne. Situation inhabituelle, Mediascop employait une dizaine des membres du staff du candidat. Chez tous les autres candidats à la présidentielle ces fonctions étaient directement rattachées à l’association de financement de campagne qui payait leurs salaires. Jean-Luc Mélenchon a fait le choix de confier une bonne partie de son équipe à la société de Sophia Chikirou.

Les factures en question

Mediascop a envoyé deux factures à l’association de campagne de Jean-Luc Mélenchon. L’une et l’autre commencent par lister les missions remplies par Sophia Chikirou au titre de la direction de la communication. En tout, la présidente de Mediascop facture son travail 80 000 euros hors taxes pour huit mois de campagne, soit en moyenne 10 000 euros mensuels. Mais plus bas, sont facturées d’autres prestations, toujours réalisées par Sophia Chikirou. Mediascop fait payer par exemple 6 000 euros pour la « rédaction des scenarii » des clips de campagne diffusés sur France Télévisions. Or, ils ont été rédigés par Sophia Chikirou, comme elle l’a expliqué à la commission des comptes de campagne.

On trouve également la main de la présidente de Mediascop sur les sept épisodes de l’émission « Esprit de campagne » diffusées sur le web. Les lignes « programmation et élaboration du conducteur » (de 1 200 à 4 800 euros par émission) et « préparation des intervenants » (3 600 euros en tout) correspondent à des tâches remplies par Sophia Chikirou. Ce que nous confirment trois acteurs de la campagne et un intervenant sur l’une de ses émissions. Mediascop fait également payer en supplément le travail de sa présidente sur les meetings. Dans cette vidéo, elle explique que les prestations « production » et « préparation de l’animation » sont bien effectuées par elle-même.

À l’écouter, les prestations qui apparaissent sous les mentions « production » et « préparation de l’animation » sur la facture seraient effectuées par elle-même ce jour-là, ce que deux anciens membres de l’équipe de campagne nous ont confirmé par ailleurs. Ce jour-là, ses interventions auraient donc été facturées 3 900 euros.

Extrait d’une facture de Mediascop.

Extrait d’une facture de Mediascop. (RADIO FRANCE)

 

En additionnant tous les meetings, toutes les émissions et productions sur lesquels elle serait intervenue, Sophia Chikirou aurait valorisé son travail à près de 120 000 euros sur les factures de Mediascop, soit 15 000 euros mensuels en moyenne pour huit mois de campagne.

Des missions découpées en tranches sur les factures

Un autre point qui pose question est la façon dont ont été facturées certains aspects de la campagne. C’est le cas du « community management », en clair, la gestion de la campagne du candidat sur les réseaux sociaux. D’après l’organigramme de campagne que nous nous sommes procuré, ces fonctions étaient assurées par trois personnes dont deux étaient payées par Mediascop. Pour les quatre derniers mois de la campagne, le travail des « community managers » est découpé en une dizaine de tâches différentes. Il est ainsi facturé 58 800 euros. Mediascop ne semble pas avoir choisi la solution la plus économique pour le candidat qui aurait consisté à facturer au forfait jours la mise à disposition des deux salariés.

Extrait d’une facture de Mediascop.

Extrait d’une facture de Mediascop. (RADIO FRANCE)

 

Les vidéos réalisées par Mediascop pendant la campagne sont également facturées à l’unité. Il y en a pour plus de 100 000 euros au total. Là aussi, Mediascop semble faire un choix coûteux pour l’association de campagne, alors que d’après plusieurs témoins, ces clips étaient essentiellement réalisés par trois employés de Mediascop.

250 euros pour mettre en ligne un discours

Cette facturation « à la tâche » peut donner lieu à des tarifs qui paraissent difficilement compréhensibles. Il en va ainsi d’une rubrique appelée « extraction audio et publication sur le compte Soundcloud de JLM ». Derrière cette terminologie technique se cache une opération simple : elle consiste à extraire le fichier son d’un discours, à le télécharger sur le réseau social Soundcloud en y ajoutant quelques commentaires (on peut trouver le compte de Jean-Luc Mélenchon ici). D’après plusieurs spécialistes que nous avons consultés, cette opération prend 5 à 10 minutes. Or, elle est facturée à chaque fois 250 euros l’unité. Et comme 19 discours de Jean-Luc Mélenchon ont été publiés sur Soundcloud, Mediascop a facturé la prestation 4 750 euros en tout.

Extrait d’une facture de Mediascop.

Extrait d’une facture de Mediascop. (RADIO FRANCE)

 

Un peu plus loin, une autre rubrique a attiré notre attention : le « sous-titrage de vidéos publiées sur le compte Facebook du candidat ». Ces vidéos sont effectivement sous-titrées car la plupart des internautes regardent les vidéos sans activer le son. Pour chaque minute sous-titrée, Mediascop facture 200 euros à l’association de campagne. Un tarif très supérieur à celui pratiqué généralement par les sociétés spécialisées (15 euros la minute en général) et qui correspond à environ une demi-heure de travail.

Mediascop, une société sans locaux

Mediascop n’est pas un prestataire comme les autres dans l’univers politique. La société n’a pas de locaux, tous ses employés travaillent au QG du candidat, rue de Dunkerque, dans le Xe arrondissement de Paris. Pratique inhabituelle, elle refacture à l’association de campagne toutes ses charges : administration, frais téléphoniques, location de matériel… Jusqu’à la facture du cabinet d’expertise comptable qui suit ses comptes. « Je n’ai jamais vu ça », s’étonne l’ancien trésorier d’un candidat à la présidentielle. De fait, cette pratique, sans être illégale, a une conséquence : Mediascop n’a quasiment aucune charge, hormis ses impôts et les salaires et honoraires payés à ses employés. Si elle facture des services à un prix « classique » sur le marché, ses bénéfices sont nettement plus importants.

Combien a gagné Sophia Chikirou grâce aux campagnes présidentielle et législatives ?

Sophia Chikirou aurait valorisé son travail personnel à près de 15 000 euros hors taxes sur ses factures, mais combien a-t-elle gagné en tant que présidente de Mediascop grâce aux campagnes présidentielle et législatives de la France insoumise ? Le 31 mars 2017, elle a transformé son entreprise en société par actions simplifiées. Les dispositions légales propres à ce statut semblent lui avoir permis de ne pas publier ses comptes 2017. Les derniers comptes disponibles de Mediascop datent de 2016. Ils donnent une vision partielle de sa rentabilité. Pour cette année, le chiffre d’affaires de Mediascop est de 162 900 euros, ce qui correspond, grosso modo, aux premiers règlements de la France insoumise pour la campagne présidentielle. La société réalise alors un bénéfice net (après impôts) de 76 600 euros, soit 47% de marge nette. Un ratio exceptionnel quel que soit le secteur d’activité.

Sophia Chikirou, intervenant sur une émission pendant la campagne de Jean-Luc Mélenchon.

Sophia Chikirou, intervenant sur une émission pendant la campagne de Jean-Luc Mélenchon. (TWITTER)

 

Des employés peu payés… et amers

En mars 2018, la commission nationale des comptes de campagne a rendu publique l’intégralité du compte de campagne de Jean-Luc Mélenchon. Les factures de Mediascop ont alors commencé à circuler chez certains anciens membres de l’équipe de campagne. Un de ceux que nous avons rencontrés nous a raconté avoir été surpris en constatant à quel tarif son travail avait été facturé. D’autant que tous nous ont dit avoir eu conscience de travailler pour des salaires bien inférieurs à ceux auxquels ils auraient pu prétendre. Certains étaient payés 1 500 euros par mois en CDD, d’autres à peine plus en honoraires d’auto-entrepreneurs. L’un d’entre eux, à qui nous avons montré les factures nous a dit se sentir « blessé » « Ce que j’ai fait sur la campagne, explique-t-il, je ne l’ai pas fait pour l’argent, on fait ça par conviction aussi… Elle nous demandait régulièrement d’en faire un peu plus gracieusement, on était payé au lance-pierre… Mais on le faisait… Et en fait, elle a fait de l’argent sur mon dos. Je suis dégoûté. » Cet ancien membre de l’équipe de campagne nous a par ailleurs affirmé qu’il n’était pas payé pour certaines missions qu’il a remplies, et qui ont pourtant été facturées par Mediascop au candidat Jean-Luc Mélenchon.

La justice soupçonne des « manœuvres » pour obtenir des remboursements de l’État

La France insoumise n’était certes pas la formation politique la plus fortunée de la campagne présidentielle, mais si elle a pu engager presque 11 millions d’euros de dépenses, c’est qu’elle savait très tôt qu’elle pourrait bénéficier du remboursement de l’État, vu qu’il apparaissait quasi-certain que son candidat allait franchir la barre des 5% des suffrages, condition pour être remboursé.

Le 16 mars 2018, la commission nationale de comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a effectué un signalement auprès du procureur de la République de Paris. Mediascop, ainsi qu’une association qui est intervenue sur la campagne de la France insoumise, l’Ere du peuple, sont visés par ce signalement de l’autorité de contrôle qui, bien qu’ayant validé les comptes du candidat, a estimé que la situation particulière de ces deux prestataires, dirigés par des proches de Jean-Luc Mélenchon posait quelques questions. Nous avions déjà expliqué que l’Ere du Peuple, présidée par un conseiller d’État, Bernard Pignerol, avait salarié deux rouages essentiels de la campagne des Insoumis, les actuels députés Bastien Lachaud et Mathilde Panot et refacturé leurs services en réalisant au passage une confortable marge. Le 18 septembre dernier le parquet e Paris classait sans suite une plainte de l’association Anticor qui visait les comptes plusieurs candidats à la présidentielle. Néanmoins, dans sa décision, le procureur François Molins rappelaient que, concernant le compte de Jean-Luc Mélenchon, « les surfacturations dénoncées [par la commission des comptes de campagne] tendent à faire sérieusement suspecter l’existence de manœuvres délibérées destinées à tromper l’organe de contrôle aux fins d’obtenir des remboursements sans cause. J’ai donc fait diligenter une enquête préliminaire qui est toujours en cours. »

L’enquête préliminaire aurait été ouverte pour escroquerie, abus de confiance, infraction à la législation des campagnes électorales et travail dissimulé aggravé. C’est dans ce cadre qu’ont eu lieu les perquisitions de mardi 16 octobre 2018. D’après nos informations, dès le lendemain, plusieurs anciens employés de Mediascop auraient été entendus par les policiers l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

Nous publions intégralement les deux factures que Mediascop a émises pour la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon :

Facture Mediascop campagne … by on Scribd

Facture Mediascop campagne … by on Scribd

Sophia Chikirou a refusé toutes nos demandes d’interview. Son avocat, David Marais, nous a fait parvenir le communiqué suivant :  « Toutes les accusations portées contre Mediascop et Madame Chikirou sont fausses et sont fondées uniquement sur les élucubrations de Monsieur de Chalvron * contre qui nous avons porté plainte en dénonciation calomnieuse en septembre dernier et dont il faudra se demander pour qui il agit. Cette opération est politique, elle n’a pour but que de nuire et de récupérer un maximum d’informations sur Jean-Luc Melenchon et ses partisans. »  

* Note : Jean-Guy de Chalvron était le rapporteur chargé de l’examen du compte de Jean-Luc Melenchon. Il avait démissionné au cours de sa mission en raison de désaccords avec le président de la commission des comptes de campagne.

 

 

 

http://www.europe1.fr/medias-tele/aude-lancelin-au-media-nous-nous-battrons-pour-quaucun-centime-naille-a-sophia-chikirou-3762095

Aude Lancelin : « Nous nous battrons pour qu’aucun centime de nos Socios au RSA n’aille à Mediascop », la société de Sophia Chikirou

 

19h30, le 22 septembre 2018, modifié à 14h09, le 23 septembre 2018

 

Invitée de Philippe Vandel, la nouvelle directrice du « Média », la webtélé fondée par des proches de la France Insoumise, est déterminée à ne pas verser les 120.000 euros réclamés par Sophia Chikirou, son ex-dirigeante.

 

INTERVIEW »Nous sommes dans un état d’esprit très combatif. » Invitée du Grand journal du soir du week-end sur Europe 1, Aude Lancelin, nouvelle directrice du Média, est déterminée. Son cheval de bataille: la guerre qui se joue depuis le mois de juillet entre l’ancienne et la nouvelle direction de cette webtélé, fondée par des proches de la France Insoumise.« Une passe difficile ». « Le Média a été laissé par l’ancienne direction dans un état économique exsangue », assure Aude Lancelin. « Un million sept-cent-mille euros ont été dépensés en 6 mois. Nous sommes dans une passe difficile, nous devons très vite augmenter nos revenus mensuels. Il n’est pas certain que nous y arrivions d’ici Noël mais nous sommes entièrement mobilisés par cette tâche ».Mais Aude Lancelin et son équipe devront aussi se défendre devant la justice. En septembre, l’ex dirigeante du Média, Sophia Chikirou a assigné la webtélé en justice. Elle réclame 120.000 euros pour le paiement de prestations fournies par sa société, Mediascop et pour des dommages et intérêts.« Je n’étais pas au courant ». Le 11 juillet, Sophia Chikirou avait facturé au Média 130.000 euros via cette société, dont elle est l’unique actionnaire. 64.000 ont été versés en juillet depuis le compte de la webtélé. Un virement de 67.000 euros avait par la suite été bloqué par la banque.

« Je n’étais pas au courant de ces facturations, ni de l’existence éventuelle d’une convention entre sa société Mediascop et le Média », affirme Aude Lancelin. « À l’heure où nous parlons, Sophia Chikirou nous réclame 120.000 euros, en plus des 64.000 euros qu’elle a déjà touchés cet été ».

Une page Facebook « séquestrée ». Une somme que la nouvelle directrice ne veut verser sous aucune prétexte. « Je le dis solennellement : nous nous battrons pour qu’aucun centime de nos Socios au RSA n’aille à Mediascop ».  »Nous sommes un petit média indépendant que Sophia Chikirou a contribué à créer », poursuit la journaliste. Nous sommes financés uniquement par des petits donateurs dont certains sont des gens modestes ».

Autre sujet de tension entre Le Media et son ancienne directrice : la page Facebook de la webtélé. « Notre page Facebook est toujours séquestrée par l’ancienne direction », explique Aude Lancelin. « Sophia Chikirou la détient toujours de manière complètement illégale ». « Nous avons porté plainte et il y a eu plusieurs mises en demeure », affirme-t-elle. La guerre est décidément loin d’être terminée.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sophia_Chikirou

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