Des « antifas » clairement islamistes et terroristes, à Lyon et ailleurs…

Voilà enfin dans au moins deux magazines français une dénonciation de militants prétendument « antifascistes » pour des prises de position publiques très clairement favorables au terrorisme islamiste, ou le justifiant.

Elle provient à l’évidence de l’extrême-droite lyonnaise qui a actuellement tout intérêt à se démarquer de sa petite soeur fasciste de l’extrême-gauche, dont elle était jusque-là très complice.

Concernant plus précisément les « antifas » de Lyon, je rappelle qu’un certain nombre d’entre eux furent les premiers à m’attaquer sur le site Rue89, en 2008, avec leur complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi et sa bande de dingues telle qu’elle était alors constituée, sans grande surprise quand on sait que les uns et les autres, ne formant d’ailleurs, à cette époque, qu’un seul et même groupe de riverains du site Rue89, étaient tous mobilisés contre moi par la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, dont émanait le grand chef de l’extrême-gauche lyonnaise, un vieux complice de ladite Josette Brenterch, de la LCR de Brest, donc, tout comme d’ailleurs l’élue brestoise « antifa » Julie Le Goïc, qui le 26 juillet 2016 s’était fait remarquer pour ses moqueries à l’encontre du père Jacques Hamel tout juste assassiné par deux terroristes islamistes dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray :

http://petitcoucou.unblog.fr/2016/07/30/fausse-rousse-et-vraie-connasse-julie-le-goic-recolte-ce-quelle-a-seme/

http://petitcoucou.unblog.fr/2016/08/03/julie-le-goic-est-elle-aussi-folle-que-son-associe-cyprien-luraghi/

 

 

https://www.valeursactuelles.com/societe/lyon-un-leader-antifa-loue-les-djihadistes-de-boko-haram-et-rigole-de-la-decapitation-de-samuel-paty-126957

A Lyon, un leader antifa loue les djihadistes de Boko Haram et rigole de la décapitation de Samuel Paty

Par

/ Lundi 28 décembre 2020 à 14:25 23

Des

Image d’illustration. Photo © CHAMPALAUNE ROMAIN/SIPA

 

Selon le magazine étudiant l’Etudiant libre, Hamma Alousseini, plus connu sous le nom de Luc Bawa, multiplie les provocations en soutenant la “nébuleuse islamiste”.

Ce sont les événements de trop. Selon l’Etudiant libre, le magazine politique et culturel qui agit en compagnie de Campus Vox, il est temps de prendre des mesures contre la Jeune garde, un mouvement antifasciste lyonnais. Plusieurs figures du mouvement, et en particulier une, multiplient les provocations. La dernière en date remonte à quelques jours à en croire des captures-écran réalisées sur le compte Instagram d’Hamma Alousseini, connu sous le nom de Luc Bawa. Dans une story, il a partagé le tweet de l’assassin de Samuel Paty, le Tchétchène Abdoullakh Anzorov, en ajoutant un commentaire équivoque : « A force de critiquer et insulter la même religion voilà le résultats … mais le tweet mooooorrrrr », lance-t-il dans un message accompagné d’émoticônes moqueurs.

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Le même Luc Bawa qui posait dernièrement, selon l’Etudiant libre, sur un pickup dans le désert en train « de faire la promotion de Boko Haram », une organisation considérée comme terroriste. D’ailleurs, un peu plus tôt, après des attentats commis par la mouvance terroriste, la Jeune garde antifasciste avait à demi-mot justifié ces actes en appelant seulement à « faire barrage à l’extrême droite ».

Un groupe invité par la mairie

Le groupe antifa avait d’ailleurs fait le même style de réponse à la suite de l’assassinat de Samuel Paty, par l’intermédiaire d’un de ses leaders : « Cette attaque n’est qu’un reflet de l’extrême droite […] présente aussi bien en Occident qu’au Moyen Orient […] Lorsque l’extrême droite grandit ici, elle grandit au Moyen Orient, ils se nourrissent entre eux. » 

Aujourd’hui, L’Etudiant libre demande une réaction des autorités, d’autant que le mouvement antifasciste a été, selon eux, accueilli dans la grande salle de la mairie du Ier arrondissement de Lyon pour une conférence sur l’extrême droite. « Assez cocasse de profiter de ce même système quand on dit lutter contre le système ou l’Etat », tance le magazine.

 

 

https://www.valeursactuelles.com/politique/une-soiree-du-magazine-letudiant-libre-attaquee-par-des-antifas-un-etudiant-touche-loeil-par-de-lammoniaque-113385

Une soirée du magazine “L’Étudiant Libre” attaquée par des antifas, un étudiant touché à l’œil par de l’ammoniaque

Par

/ Jeudi 28 novembre 2019 à 10:09 6

 dans Attentats

Attaque du bar où se trouvait « l’Etudiant Libre » à Rennes. © l’Étudiant Libre, Twitter.

La jeune revue de droite “L’Etudiant Libre” organisait mercredi soir, dans un bar de Rennes, une soirée de présentation. Vers 20h40, un groupe masqué a fait irruption devant l’établissement en projetant divers objets comme des canettes dont certaines contenaient de l’ammoniaque.

La revue l’Etudiant Libre, fondée par des étudiants de différentes universités vendéennes dont l’ICES, a fait l’objet hier soir à Rennes d’une attaque d’« antifas » devant le bar où se déroulait leur soirée de présentation de la revue. « Ils ont commencé par lancer des canettes de bières mais ne voulaient pas prendre le risque de rentrer dans le bar, le personnel a réagi extrêmement rapidement, les serveurs et la sécurité qui étaient plutôt costauds les ont dissuadés d’aller plus loin » raconte Guy Alexandre Le Roux, organisateur et rédacteur pour l’Étudiant Libre.

Après deux minutes de jets de bouteilles et de godets en verre sur le bar, les tables et chaises de la terrasses ont été projetées et entassées pour bloquer l’entrée. Un étudiant a été brûlé à l’œil par un jet de substance chimique. Emmené à l’hôpital, le produit relevé s’avère être de l’ammoniaque. « Il aurait pu perdre la vue s’il n’avait pas eu de lunettes » s’inquiète Guy Alexandre Le Roux.

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Un étudiant a été touché à l'œil par un jet de produit chimique.

Une attaque préméditée sur un groupe Facebook

L’appel à la mobilisation “antifasciste” est donné notamment sur le groupe Facebook « Comité de mobilisation Rennes 2 », un groupe d’étudiants de l’Université Rennes 2, revendiquant en photo d’accueil : « Rennes 2 la rouge et noire », couleurs des anarchistes.

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Appel mobilisation devant le Webb Ellis

Une attaque qui s’inscrit dans un contexte de répression systématique de l’extrême gauche

Depuis plusieurs semaines, la situation est très tendue dans plusieurs facultés. Qu’il s’agisse d’organisations étudiantes ou de personnalités politiques, l’extrême-gauche exerce une violence systématique contre l’opposition idéologique. À Nanterre, le syndicat étudiant La Cocarde est régulièrement agressé et ses militants harcelés par des comptes anonymes sur Twitter. Les conférences de Sylviane Agacinski et de François Hollande ont été aussi annulées pour des troubles causés par ces groupuscules. Les livres de l’ancien président ont même été déchirés et piétinés par des militants. Malgré la répétition de ces agressions de plus en plus régulières, aucun plan d’action n’a été annoncé. La liberté d’étudier, tout en ayant un engagement syndical, est pourtant ici en question.

 

Autre signe de l’impunité de l’extrême-gauche ; lors d’une « assemblée générale » organisée dans un amphithéâtre de la faculté de Tolbiac, le slogan « siamo tutti antifascisti » (nous sommes tous antifascistes) claque. Dans la foulée, deux étudiants de la Cocarde en sont expulsés de force.

 

 

https://etudiant.lefigaro.fr/article/qu-est-ce-que-l-etudiant-libre-le-mensuel-conservateur-attaque-a-rennes_07ef698c-11e8-11ea-8bf6-37a3558e7c02/

Qu’est-ce que «L’Etudiant libre», le mensuel conservateur attaqué à Rennes?

 

Par Louis Heidsieck • Publié le 28/11/2019 à 18:01

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L’Etudiant libre dispose d’un site internet et d’une publication mensuelle papier. Crédits photo: L’Etudiant Libre

 

Mercredi, un groupuscule d’extrême gauche a attaqué à Rennes les membres de ce journal étudiant créé en mars dernier et qui défend une ligne conservatrice et patriote.

Mercredi 27 novembre en début de soirée, un groupe d’une vingtaine de personnes encagoulées, en vêtements noirs, avec des bombes lacrymogènes et un liquide acide, a attaqué une quinzaine de jeunes dans un bar à coups de pied et de chaises. Ces jeunes ciblés faisaient partie du nouveau journal conservateur et patriote L’Etudiant Libre, créé à La Roche-sur-Yon (Vendée) en mars dernier, et qui a été visé ce mercredi pour ses supposées affinités avec des personnalités et syndicats de droite et d’extrême droite.

» LIRE AUSSI - Des étudiants anti-blocage agressés à Tolbiac

«On n’est pas dans le courant dominant»

«L’Etudiant Libre est une publication conservatrice et patriote qui ambitionne de rassembler tous les courants de la droite, explique son président Stanislas Rigault. Nous sommes quatre étudiants de l’Institut catholique de Vendée (Ices) à avoir fait la constatation il y a un an qu’il n’existait pas de journal étudiant conservateur. On a donc lancé L’Etudiant Libre en mars. Les débuts n’ont pas été faciles, parce qu’on n’est pas dans le courant dominant mais aujourd’hui nous avons près de 150 abonnés papier et nous venons d’arriver à l’équilibre budgétaire».

Le mensuel, qui vient de sortir sa huitième édition, dispose d’une version payante en ligne en plus de son mensuel papier. Ce média s’est fait connaître pour ses entretiens avec de très fortes personnalités de la droite et de l’extrême droite. Ainsi a-t-il consacré sa dernière Une à Jean-Marie Le Pen, «le dernier tribun» avec qui les jeunes journalistes ont pu s’entretenir à son domicile de Montretout (Hauts-de-Seine). Pêle-mêle, les numéros précédents donnaient la parole à Jean-Frédéric Poisson, le président du Parti chrétien-démocrate (PCD), Charlotte d’Ornellas, journaliste à Valeurs actuelles ou Philippe de Villiers, l’ancien président du Conseil général de la Vendée.

«Problème migratoire»

Récemment, il a donné la parole aux membres de Nemesis, une association féministe qui «refuse de se soumettre à la pensée unique qui consiste à ne pas parler du problème migratoire», et qui s’est fait remarquer par des pancartes hostiles à l’immigration lors de la dernière manifestation contre les violences conjugales, le 23 novembre dernier à Paris.

» LIRE AUSSI - À Nanterre, violente bagarre générale entre étudiants «antifas» et souverainistes

«On les connaît bien et on les soutient depuis leur lancement, explique Pierre-Romain Thionnet, secrétaire général de la Cocarde étudiante, syndicat proche lui aussi de la droite conservatrice et dont certains membres écrivent pour L’Etudiant libre. Il n’y avait aucun journal étudiant de droite. En gros, les étudiants avaient le choix entre les feuilles anarchistes ou d’extrême gauche et les journaux sans intérêt intellectuel des BDE (bureau des élèves). Il y avait bien quelques petites feuilles conservatrices distribuées dans le quartier latin, mais rien de stable.»

«On prend nos aises»

Selon Pierre-Romain Thionnet, «c’est moins le contenu du journal qui gêne les groupes d’extrême gauche que le fait qu’une organisation de droite puisse s’exprimer dans l’espace public. Le fait qu’on s’affiche de plus en plus, à visage découvert, les insupporte, ils ont l’impression qu’on prend nos aises». Selon Stanislas Rigault en effet, «le message du journal est parfois difficile à faire passer, dans un contexte tendu», mais le jeune homme en est persuadé, «les gens en ont ras le bol du manque de pluralité à la fac et se rendent compte à quel point les assemblées générales et les blocages sont insupportables».

L’Etudiant Libre s’appuie désormais sur des «relais», des groupes d’étudiants sympathisants qui en font la promotion un peu partout en France. C’est l’un de ces groupes qui a été attaqué à Rennes mercredi. «C’est la première fois qu’on a un problème! On était étonnés que ça ne soit pas arrivé avant, on se disait qu’on passait entre les mailles du filet…» Des mailles visiblement rafistolées, au grand dam de ce nouveau journal conservateur.

 

 

https://www.breizh-info.com/2013/11/12/3362/brest-la-permanence-du-front-national-vandalisee-par-lextreme-gauche-sous-les-yeux-de-la-police/

Brest : la permanence du Front National vandalisée par l’extrême gauche sous les yeux de la police

 

12/11/2013 09:00

 

12/11/2013 – 09H00 Brest (Breizh-info.com) – Samedi, la permanence du Front National de Brest a été attaquée par une soixantaine de militants identifiés comme appartenant à l’extrême gauche. L’ouverture, début septembre, rue Anatole-France, dans le centre de la ville, de ce local n’avait pas manqué de provoquer une montée d’adrénaline parmi l’extrême gauche locale.

Depuis deux mois, de nombreux tags ornaient la façade du local, mais les choses se sont accélérées samedi dernier, puisque la porte a été fracturée et un bloc de béton projeté à travers les vitres. Le tout en marge d’une manifestation organisée par un « collectif antifasciste » qui appelait à manifester pour « montrer au Front National qu’il n’est pas le bienvenu à Brest La Rouge » (sic).

Visages masqués par des cagoules, les « antifas » de « Brest la Rouge », armés pour certains de chaînes et de bâtons, ont pu agir en toute impunité. Les policiers présents sur place les ont en effet laissé se positionner devant l’entrée du local pour en interdire l’accès aux sympathisants et adhérents frontistes. Une conseillère municipale Europe-Ecologie les Verts, Julie Le Goïc, s’est vantée sur Twitter d’avoir participé à cette « descente ». Aucune interpellation n’a bien entendu été effectuée.
Le secrétaire départemental du Finistère du FN, Éric Dechamps, a annoncé le dépôt d’une plainte, la quatrième en un mois.

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En juin dernier, 200 manifestants appartenant à la mouvante d’extrême gauche brestoise (CNT, SCALP, autonomes, anarchistes, redskinheads etc.) avaient pu défiler tranquillement dans les rues de Brest, armes blanches à la main – bâtons, tessons de bouteille, ceintures cloutées…) pour rendre un dernier hommage à Clément Méric, ce militant « antifa » brestois décédé après avoir reçu un mauvais coup alors qu’il « chassait » des militants d’extrême droite.

Toujours à Brest, en 2011 ces mêmes « antifas » avaient bien failli tuer un jeune couple« , simplement parce qu’ils étaient soupçonnés, à tort, d’appartenir à « l’extrême droite ». Sans suites judiciaires.

À l’image de Rennes, où les agressions émanant de groupuscules clairement identifiés à l’extrême gauche se multiplient, il semblerait que des milices particulièrement violentes puissent agir en toute impunité sur Brest. « Ils ont pignon sur rue, ils fréquentent, les bars de la place Guérin », confie un sympathisant FN. « En juin, ils organisaient plusieurs fois dans la semaine des patrouilles à la recherche de personnes à agresser. À Saint-Renan, ils louent même une salle plusieurs fois dans l’année pour y organiser des concerts. » Certains policiers et gendarmes travaillant dans l’agglomération brestoise avouent « en avoir par-dessus là tête » des agissements de cette mouvance.

À quelques mois des élections municipales, la municipalité socialiste brestoise ne semble pas vouloir prendre la mesure de ces troubles répétés à l’ordre public et à la sécurité des habitants. De quoi donner du grain à moudre aux opposants à François Cuillandre … en plus de tous les autres dossiers déjà très chauds.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2013, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

 

 

 

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Amis mauritaniens en lutte contre la corruption, vous avez tout mon soutien contre David Rajjou

David Rajjou, avocat de la mère maquerelle et criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et de tous ses complices, qu’ils soient pédophiles, violeurs, proxénètes, tueurs en série, trafiquants d’armes, de drogue, d’êtres vivants, islamistes, terroristes, etc… a récemment décidé de se faire remarquer à l’international comme avocat de l’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, contre lequel pèsent actuellement de lourds soupçons de corruption durant ses deux mandats successifs à la tête de la République islamique de Mauritanie (2008-2019).

Rappelons que Mohamed Ould Abdel Aziz était déjà soupçonné depuis longtemps d’être au centre d’un énorme réseau international de trafiquants de drogue et qu’il est par ailleurs convaincu d’avoir conclu en 2010 un pacte de non-agression avec Al Qaïda au Maghreb islamique particulièrement avantageux pour l’organisation terroriste, à laquelle il aurait dès lors fourni bien des moyens de sévir…

Or, comme à son habitude, l’avocat brestois des terroristes islamistes et trafiquants de drogue Luraghi & Cie ne respecte pas l’adverse qui cette fois-ci est quand même un pays démocratique tout entier, dont les journalistes le qualifient déjà en retour de « grossier » et « discourtois ».

Je rappelle ici que pour défendre sa cliente de longue date Josette Brenterch, laquelle violait l’intimité de ma vie privée et celles de tous mes proches de toutes les manières possibles et imaginables depuis les années 1990 afin d’organiser à notre encontre d’innombrables agresssions et malversations et avait entrepris en 2008 de me faire harceler et calomnier sur Internet par PEC Luraghi et sa bande de cybercriminels (faits qui se poursuivent toujours actuellement), appliquant à la lettre l’adage selon lequel la meilleure défense est toujours l’attaque, à compter de l’année 2011 David Rajjou avait mené à mon encontre une procédure accusatoire entièrement mensongère et calomnieuse et particulièrement scandaleuse.

Ainsi avait-il notamment prétendu lors de sa plaidoierie du 9 avril 2013 devant le Tribunal Correctionnel de Brest que j’aurais été une malade mentale dangereuse qui aurait pris sa cliente et ses amis pour cibles au hasard et pourrait s’attaquer de même à n’importe qui d’autre. Il reprenait de la sorte à son compte, mot pour mot, tous les délires publics à mon sujet du malade mental Jean-Marc Donnadieu de Béziers, très distingué « déconnologue » de la bande de cybercriminels du pédophile, trafiquant de drogue et mythomane notoire PEC Luraghi.

Or, dans le « microcosme » brestois, tout le monde sait bien qui je suis réellement et tout ce qui me vaut la haine féroce de sa cliente, David Rajjou comme tous les autres.

Noter à ce sujet que j’ai eu l’occasion de le croiser quelques temps plus tard alors que j’arrivais à la porte d’entrée sécurisée du couloir du Tribunal de Grande Instance de Brest desservant tous les cabinets d’instruction dudit tribunal. Lui-même en sortait et m’avait proposé de profiter de cette ouverture de la porte pour y entrer… sans craindre le moins du monde que je n’aille y commettre d’agressions graves contre les magistrats et leurs greffières… et pour cause : ici, tout le monde sait bien que je n’ai rien d’une folle et n’ai jamais été dangereuse pour quiconque, hormis pour les criminels contre lesquels je me défends, éléments de preuves à l’appui, seule la plupart du temps, et sans jamais me départir, ni de mon calme, ni de ma politesse habituels, en dépit de tout ce que les uns et les autres me font subir.

En ce qui concerne la défense de son client mauritanien, constatant que c’est exatement la même que celle adoptée par Josette Brenterch en 2005 avant sa radiation de l’association AC ! Brest en raison de malversations et agressions diverses, je rappelle qu’elle avait alors dare-dare organisé une assemblée générale extraordinaire de cette association dont elle ne faisait même plus partie, en n’y conviant que ses amis, presque tous également non adhérents de cette association, afin d’en reprendre la direction avec le conseil d’administration et le bureau de son choix, un coup de force vécu comme un véritable putsch par tous les dirigeants légitimes et membres actifs de l’association à cette époque.

D’où cette question qui me vient tout de suite à l’esprit : les islamistes préparent-ils un coup d’Etat en Mauritanie, afin de reprendre le contrôle de ce pays qui leur a été si favorable depuis 2010 ?

 

https://alwiam.info/fr/ar/8744

Un autre avocat d’Aziz tient des termes grossiers qualifiant les enquêteurs de « mauvais »

 

Amis mauritaniens en lutte contre la corruption, vous avez tout mon soutien contre David Rajjou dans AC ! Brest

Après les propos discourtois prononcés par l’avocat français de l’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, en l’occurrence David Rajjou, à l’endroit de la police mauritanienne chargée des crimes économiques et financiers, lorsqu’il a qualifié l’enquête visant son client de « farce politique », voilà son collègue du même collectif de défense de l’ex Chef de l’Etat, le canadien d’origine mauritanienne Taghiyoullah Ould Eida qui en rajoute une autre couche, qui est même plus outrageuse.

En effet, ce dernier a qualifié ce lundi 24 aout courant, sur les antennes de RFI et à la surprise générale, les limiers de la police anticorruption de « mauvais enquêteurs ».

Ce qui est une autre insulte portée au pouvoir judiciaire mauritanien, la première fois par un avocat français en carence d’informations sur les abus impensables pensés par son client.

La seconde fois, quand un avocat mauritanien se permet de qualifier les limiers de mauvais enquêteurs.

Un minimum de décence professionnelle lui aurait pourtant dicté, en tenant à cracher son courroux, à parler d’enquêteurs « inappropriés ».

, « Il (Mohamed ould Abdel Aziz) n’a pas voulu coopérer avec les enquêteurs, confie son avocat Me Takioullah Eidda. Il pense, avec raison, qu’il est devant de mauvais enquêteurs puisqu’il jouit d’une immunité constitutionnelle. Il ne peut être jugé ou être l’objet d’une enquête que devant la Cour de justice de la République islamique mauritanienne, et pour une haute trahison. Ce qui n’est pas le cas évidemment. Nous sommes très contents et soulagés de sa libération. »

Aucune charge n’a été signifiée à l’ancien chef de l’État dimanche soir. Il lui a simplement été demandé de ne pas quitter le pays. Ses avocats se disent aujourd’hui confiants, mais plus que jamais mobilisés pour garantir les droits de leur client.

Rappelons que l’ex-président mauritanien est rentré chez lui dans la nuit du dimanche au lundi 23-24 août sous les youyous de ses proches. Peu après une heure du matin, Mohamed ould Abdel Aziz a quitté la direction de la sureté où il était retenu depuis lundi dernier. Soulagement pour sa famille et ses avocats qui dénonçaient depuis une semaine ses conditions de détention et sa convocation elle-même par les enquêteurs.

Les enquêteurs souhaitaient entendre Mohamed ould Abdel Aziz sur de présumés détournements de biens publics durant sa décennie au pouvoir. Détournements mis au jour par une commission parlementaire qui a rendu son rapport à la justice début aout. Mais toute la semaine, il a gardé le même mode de défense: pas un mot. Une ligne de conduite, la même depuis lundi dernier. Il a juste concédé aux enquêteurs de décliner son identité et son titre d’ancien président. Car pour lui comme pour ses avocats sa détention était illégitime.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mauritanie

Mauritanie

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Page d’aide sur la paronymie
Cet article possède un paronyme, voir Maurétanie.

République islamique de Mauritanie

(ar) الجمهورية الإسلامية الموريتانية

Drapeau
Drapeau de la Mauritanie.
Blason
Sceau de la Mauritanie.
 
Devise شرف إخاء عدالة
Honneur Fraternité Justice
Hymne Nachid al-watani
(l’hymne national)
Description de l'image Mauritania (orthographic projection).svg.
Administration
Forme de l’État République islamique
Président de la République Mohamed Ould Ghazouani
Premier ministre Mohamed Ould Bilal
Langues officielles Arabe et français
Capitale Nouakchott18° 05′ N, 15° 58′ O
Géographie
Plus grande ville Nouakchott
Superficie totale 1 030 700 km2
(classé 29e)
Superficie en eau Négligeable
Fuseau horaire UTC +0
Histoire
Indépendance De la France
Date 28 novembre 1960
Démographie
Gentilé Mauritanien
Population totale (20201) 4 005 475 hab.
(classé 128e)
Densité 4 hab./km2
Économie
PIB nominal (2020) 5,9 milliards de dollars
IDH (2017) en stagnation 0,5202 (bas ; 159e)
Monnaie Ouguiya (MRU​)
Divers
Code ISO 3166-1 MRT, MR​
Domaine Internet .mr
Indicatif téléphonique +222
Organisations internationales ONU (28 octobre 1961)3
Union du Maghreb arabe (1989)
Organisation de l’unité africaine (1963) / Union africaine (2002)Ligue arabe (1973)APOBADCEN-SADCIROMVSG5S

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La Mauritanie (en arabe : موريتانيا, en berbère : Agawej ou Cengiṭ), en forme longue la république islamique de Mauritanie (en arabe : الجمهورية الإسلامية الموريتانية), est un pays d’Afrique du Nord-Ouest, situé entre 15 et 27 degrés de latitude nord et 5 et 17 degrés de longitude ouest. La Mauritanie fait partie de l’Union africaine, de la Ligue arabe, de l’Union du Maghreb arabe, de l’Organisation de la coopération islamique et de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), en plus d’être membre de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). La capitale de l’actuelle Mauritanie est Nouakchott. Les autres villes principales sont Nouadhibou, Kiffa, Kaedi, Zouérate et Rosso.

Elle possède une côte d’environ 800 km ouverte sur l’océan Atlantique s’étirant de Ndiago au sud jusqu’à Nouadhibou au nord. Au nord, elle est limitrophe du Sahara occidental (revendiqué par le Maroc et la République arabe sahraouie démocratique), de l’Algérie au nord-nord-est, du Mali à l’est et au sud-sud-est, et du Sénégal au sud-ouest.

La Mauritanie constitue un espace de contact entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne, ce qui en fait un pays pluriethnique ; elle est majoritairement peuplée d’une communauté arabe et berbère dans laquelle se distinguent deux groupes : les Maures arabo-berbères dits « Maures blancs » ou Beidanes (qui représenteraient 40 %), et les Haratins dits « Maures noirs », anciens esclaves arabophones, d’origine Bafour (qui seraient 30 % de la population), et d’un ensemble noir-africain composé de plusieurs ethnies, telles que les Peuls, Soninkés, Wolofs et Bambaras, qui représenteraient 30 % de la population, selon les estimations de la CIA1 (sans études précises , il n’existe pas de statistiques dans ce sens). Il convient de souligner que la proportion des différents groupes ethno-linguistiques n’est pas connue avec précision, les statistiques avancées variant fortement selon la source. Pour mémoire, les statistiques datant des années 1960 indiquaient une proportion d’environ 80 % d’arabophones (hassanophones).

Sommaire

 

 

Politique

Politique intérieure

La Constitution de la République islamique de Mauritanie date du 20 juillet 1991, et a été révisée à trois reprises, en 2006, 2012 et 2017. Elle rappelle dans son préambule son attachement à l’islam et aux principes démocratiques tels que définis dans la Déclaration universelle des droits de l’homme ainsi que dans la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples36.

Terrorisme

La Mauritanie se trouve dans une zone d’activité de mouvements salafistes radicaux, en particulier d’Al-Qaïda au Maghreb islamique. Bien qu’étant le seul État du Maghreb qui ne compte pas une branche locale d’Al Qaïda, la Mauritanie connu des attentats perpétrés par le GSPC en 2003, quand le groupe terroriste algérien attaque une unité de l’armée mauritanienne à Lemgheity dans le nord du pays. Le bilan de l’attaque fait état de 17 tués et des armes, des munitions ainsi que des véhicules militaires sont volés par les assaillants. Le président Ould Taya avait à l’époque mobilisé d’importants moyens militaires pour répliquer au GSPC sans arriver pour autant à éradiquer le groupe37.

Durant les quatre années qui suivent cet incident aucune attaque terroriste n’est à déplorer sur le territoire mauritanien. Le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi avance la possibilité d’un dialogue avec les islamistes et fait preuve d’ouverture en autorisant la création de deux partis politiques d’obédience islamiste : Tawassoul et Al-Fadila37.

Pourtant, fin 2007, la Mauritanie connaît une série d’attaque terroristes. Le 24 décembre 2007, à la veille de Noël, quatre touristes français sont abattus par trois jeunes mauritaniens se réclamant de l’islamisme radical. Deux jours plus tard, une attaque revendiquée par la branche Al-Qaïda au Maghreb fait trois victimes parmi les forces armées mauritanienne à Al-Ghallawouiya dans le nord-est du pays. AQMI reproche alors au gouvernement mauritanien de ne pas avoir mis fin à ses relations diplomatiques avec Israël. Un mois plus tard, l’ambassade d’Israël à Nouakchott est attaquée par des assaillants que les services de sécurité n’arriveront pas à identifier37. Cette série d’attaques terroriste donnera lieu à l’annulation du rallye Paris-Dakar qui passait par la Mauritanie38.

En août 2009, trois jours après l’investiture de Mohamed Ould Abdel Aziz à la suite de sa victoire à l’élection présidentielle de 2009, un attentat-suicide revendiqué par Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) est perpétré au passage de deux gendarmes mobiles français devant l’ambassade de France à Nouakchott39.

Des documents découverts par l’armée américaine durant la traque d’Oussama Ben Laden au Pakistan révèlent que le président Mohamed Ould Abdel Aziz se serait rapproché d’AQMI pour conclure un pacte de non-agression en 201040. Ces documents montrent qu’un accord d’un an reconductible proposait la fin des attaques sur le sol mauritanien contre un pacte de non agression entre l’armée mauritanienne et AQMI, le versement d’une somme de 10 à 20 millions d’euros chaque année ainsi que la libération de prisonniers41. Les documents mentionnent également qu’une trêve permettrait à AQMI de disposer de bases arrières en Mauritanie afin d’y installer ses cadres en sécurité, ce qui lui permettrait de se concentrer sur l’Algérie40. Le pouvoir mauritanien a toujours nié l’existence d’un tel contrat passé entre la Mauritanie et AQMI42.

De fait, depuis 2011, et contrairement à ses voisins malien et algérien, la Mauritanie n’a pas subit d’attaque terroriste sur son sol. Le pays fait par ailleurs face à de multiples critiques à l’international pour avoir libéré en 2015, sans même l’avoir présenté à la justice, l’un des principaux leaders de l’insurrection dans le nord du Mali et ancien porte-parole d’Ansar Dine (allié d’AQMI), Sanda Ould Bouamama43, ainsi que pour l’évasion d’autres prisonniers djihadistes dans des circonstances jugées opaques40. Cet accord secret expliquerait également pourquoi, durant l’opération Serval menée en 2013 par la France dans le nord du Mali, le président président Aziz a refusé d’apporter l’aide militaire de la Mauritanie à son allié français43.

L’ancien numéro 3 d’Al-Qaïda d’origine mauritanienne Abou Hafs al-Mauritani, qui s’était opposé à Oussama Ben Laden au sujet des attentats du 11 septembre, vit à Nouakchott depuis 2012 après avoir été extradé par l’Iran où il vivait en résidence surveillée44,45.

Modification du drapeau national

Le 9 mars 2017 une révision de la Constitution est approuvée à l’Assemblée nationale. Elle porte sur la suppression du Sénat, de la Haute cour de justice, du médiateur de la République et du Haut Conseil islamique ainsi que sur une modification du drapeau national qui portera désormais deux bandes rouges symbolisant le sang versé par les « martyrs de la résistance » durant la période coloniale française46. Soumise initialement au parlement, cette modification, vivement contestée par l’opposition47, est rejetée, à la surprise générale, par le Sénat. Le président Mohamed Ould Abdel Aziz opte alors pour l’organisation d’un référendum, qui a lieu le 5 août 2017. Les électeurs mauritaniens votent « oui » à 85 %, selon les résultats dévoilés par la commission électorale. La participation s’est élevée à 53,73 %48.

Politique extérieure

Les traités et accords internationaux ne peuvent être ratifiés qu’en vertu d’une loi. Aucune modification du territoire (cession, échange, adjonction) ne peut se faire sans le consentement du peuple par référendum.

Les engagements internationaux contraires à la Constitution rendent nécessaire la révision de celle-ci afin de ratifier ces engagements. À partir de leur publications, ces engagements internationaux ont une valeur supérieure à celle des lois49.

Ordres et décorations

  • Ordre national du Mérite

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mohamed_Ould_Abdel_Aziz

Mohamed Ould Abdel Aziz

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Mohamed Ould Abdel Aziz
محمد ولد عبد العزيز
Illustration.
Mohamed Ould Abdel Aziz en 2014.
Fonctions
Président de la République islamique de Mauritanie
5 août 20091er août 2019
(9 ans, 11 mois et 27 jours)
Élection 18 juillet 2009
Réélection 21 juin 2014
Premier ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdhaf
Yahya Ould Hademine
Mohamed Salem Ould Béchir
Prédécesseur Ba Mamadou M’Baré
(intérim)
Lui-même (chef de l’État, de facto)
Successeur Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed El-Ghazouani
Président de l’Union africaine
30 janvier 201430 janvier 2015
(1 an)
Prédécesseur Haile Mariam Dessalegn
Successeur Robert Mugabe
Chef de l’État de la République islamique de Mauritanie
(de facto)
6 août 200815 avril 2009
(8 mois et 9 jours)
Premier ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdhaf
Prédécesseur Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi
(président de la République)
Successeur Ba Mamadou M’Baré (président de la République, intérim)
Lui-même
Biographie
Nom de naissance Mohamed Ould Abdel Aziz
Date de naissance 20 décembre 1956 (63 ans)
Lieu de naissance Akjoujt, Colonie de la Mauritanie
Nationalité mauritanienne
Parti politique Indépendant
Profession militaire
Religion Islam

Seal of Mauritania (1959-2018).svg Seal of Mauritania (December 2018).svg Emblème de l'Union africaine.svg
Présidents de la
République islamique de Mauritanie

Présidents de l’Union africaine
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Mohamed Ould Abdel Aziz Ould Ahel Elya (parfois Muhammad Ould Abd al-Aziz, Ould Abdelaziz, en arabe : محمد ولد عبد العزيز ولد أهل اعليا), né le 20 décembre 1956 à Akjoujt, est un ancien général mauritanien, chef de l’État du 6 août 2008 au 15 avril 2009, puis président de la République du 5 août 2009 au 1er août 2019.

Il est l’un des meneurs du coup d’État d’août 2005 qui dépose le président Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya, puis conduit le coup d’août 2008 qui renverse le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi et le Premier ministre Yahya Ould Ahmed El Waghef, à l’issue d’une crise politique. Il est désigné par la junte président du Haut Conseil d’État1, l’organe de la transition, avant d’être élu président de la Mauritanie en 2009, et réélu en 2014. Il annonce en 2018 son intention de quitter le pouvoir à l’expiration de son second et dernier mandat, conformément aux dispositions de l’article 28 de la Constitution mauritanienne de 19912.

Biographie

Famille et vie privée

Mohamed Ould Abdel Aziz naît le 20 décembre 1956 à Fort Repoux, une ancienne ville minière du centre-ouest de la Mauritanie. Il est issu de la tribu des Ouled Bou Sbaa, une grande tribu originaire du Maroc et présente en Mauritanie et au Sahara occidental . Son père Abdel Aziz, qui était commerçant, a longtemps vécu au Sénégal3. Il est aussi le cousin de l’ancien président Ely Ould Mohamed Vall4, décédé le 5 mai 2017. Longtemps proches, les deux hommes se sont brouillés politiquement en 2008 : Ely Ould Mohamed Vall avait condamné le renversement de Sidi Ould Cheikh Abdallahi par Mohamed Ould Abdel Aziz5.

Mohamed ould Abdelaziz est marié à Tekber Mint Malaïnine Ould Ahmed6. Discret sur sa vie personnelle, il est probablement père de sept enfants parmi lesquels deux fils régulièrement cités par la presse locale. Le premier, Ahmed Ould Abdelaziz est décédé en 2015 dans un accident de voiture après avoir été impliqué dans le rapport Sherpa7 et dans l’« affaire Sheikh Rada Al-Saidy », un célèbre scandale immobilier basé sur un Schéma Ponzi8. Le deuxième, Badr Ould Abdelaziz, a quant à lui succédé à son frère en tant que président de la fondation Rahmaa et a été plusieurs fois cité dans la presse dans le cadre d’affaires de tirs par arme à feu9,10 et d’intimidation de journalistes11.

Carrière militaire et politique

1977-2005

Après des études secondaires, il rejoint l’armée nationale où il occupe plusieurs postes de commandement12.

Entre 1977 et 1982, il suit deux formations militaires au Maroc, à l’Académie royale militaire de Meknès13, et en Algérie. En 1984, au lendemain du putsch contre Mohamed Khouna Ould Haidalla, il devient aide de camp de Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya, le nouveau président de la République mauritanienne. Il intègre ensuite le Bataillon de la Sécurité Présidentielle (BASEP) créé sous le régime de Ould Taya.

Promu en janvier 1994 au grade de commandant, il occupe le poste de commandant-adjoint de la 6e région militaire jusqu’en 1998 où il obtient le grade de lieutenant-colonel et devient le commandant du BASEP. Il accède en 2004 au grade de colonel.

Le 8 juin 2003, le BASEP, commandé par Mohamed Ould Abdel Aziz, déjoue le putsch des Cavaliers du changement, et reprend le contrôle de Nouakchott après de violents combats, qui font officiellement une quinzaine de morts14.

2005-2008

Mohamed Ould Abdel Aziz, qui en est probablement le cerveau15, mène aux côtés du colonel Ely Ould Mohamed Vall un coup d’état le 3 août 2005 qui aboutit au renversement du président Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya au pouvoir depuis 21 ans16,17,18Ely Ould Mohamed Vall, qui était le directeur général de la sûreté nationale, prend la tête du Conseil militaire pour la justice et la démocratie (CMJD) et promet l’organisation d’élections démocratiques dans un délai de deux ans. Ould Taya était en Arabie Saoudite, aux obsèques du roi Fahd, lors de sa déposition, qui s’est déroulée sans violence14.

Alors que Vall est semi-retraité de l’armée après l’élection de 2007, Aziz, qui est le cousin Oulad Bousbaa de Madame Khattou Mint El Boukhary, l’épouse du président Sidi Ould Cheikh Abdallahi15, a continué à diriger le BASEP et a été élevé au grade de général par le président nouvellement élu Sidi Ould Cheikh Abdallahi en janvier 2008. Il devient ainsi le deuxième général de l’histoire de l’armée mauritanienne depuis l’indépendance du pays en 1960. Il est nommé chef d’état-major particulier du président19

La rumeur d’Aziz disait qu’il avait une influence considérable sur Abdallahi, une influence qu’Abdallahi recherchait et subissait à la fois15.

Le général a été au cœur des conspirations parlementaires qui ont bloqué le gouvernement Abdallahi et institutions mauritaniennes en 2007, aboutissant au coup d’État du 6 août15.

Coup d’État de 2008

Le matin du 6 août 2008, Mohamed Ould Abdel Aziz est limogé, avec trois hauts officiers de l’armée dont le général Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed El-Ghazouani, par le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, qui les accusait de mettre la pression sur les parlementaires frondant contre lui. Mohamed Ould Abdel Aziz s’empare du pouvoir, annule la décision présidentielle, et prend la direction d’un Haut Conseil d’État. Il promet de rectifier la trajectoire du pays vers la démocratie20 et un retour rapide à l’ordre constitutionnel21. Le président déchu, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, est placé en liberté surveillée : il sera libéré le 21 décembre 200822.

Le coup d’État de Mohamed Ould Abdel Aziz intervient sur fond de crise politique et sociale et de recrudescence d’attaques terroristes visant notamment des touristes français23. La Mauritanie avait connu, en novembre 2007, des émeutes du pain24. En mai 2008, l’entrée de personnalités islamistes du parti Tawassoul et de proches de l’ancien président Ould Taya dans le gouvernement d’union nationale de Yahya Ould Ahmed el Waghf avait provoqué des remous et déclenché le lancement d’une motion de censure à l’Assemblée25. Pour éviter d’être renversé, le Premier ministre Yahya Ould Ahmed el Waghf avait présenté la démission de son gouvernement juste avant le vote du Parlement. Reconduit dans ses fonctions par le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, Yahya Ould ahmed el Waghf avait constitué un nouveau gouvernement mi-juillet, sans les islamistes, et sans les figures de l’ancien régime Ould Taya26, mais sans parvenir à restaurer la confiance27.

Le 12 avril 2009, Mohamed Ould Abdel Aziz annonce sa démission de l’armée et de la présidence du Haut Conseil d’État avant le 21 avril afin de pouvoir se présenter à l’élection présidentielle prévue le 6 juin par ce conseil28. Le 15 avril, l’intérim du pouvoir revient constitutionnellement au président du Sénat, Ba Mamadou dit M’Baré29,30. Pour sa part, Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed lui succède à la tête du Haut Conseil d’État, qui est alors maintenu31.

De nombreuses pressions et menaces de la communauté internationale sont alors brandies contre les putschistes pour qu’ils négocient avec le président déchu Ould Cheikh Abdallahi. Le groupe de contact international sur la situation en Mauritanie (GCIM) créé pour coordonner les positions des partenaires internationaux de la Mauritanie sur cette crise, invite les protagonistes mauritaniens à un dialogue politique sous le patronage du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, président en exercice de l’UA. Un dialogue qui échoue vite à l’arrivée de ce dernier à Nouakchott. Le président Abdoulaye Wade propose sa médiation que l’UA appuie pour conduire à l’accord de Dakar du 2 juin 2009 dont les points principaux sont :

  • la signature d’un décret de formation du gouvernement transitoire d’union nationale par le président Ould Cheikh Abdallahi ;
  • la formalisation de sa démission volontaire de son mandat de président de la République et de l’exercice de l’intérim par le président du Sénat ;
  • la fixation de la date de l’élection présidentielle au 18 juillet 200932.

Le 3 juin 2009, le scrutin présidentiel, initialement est reporté au 15 juillet33. Le 27 juin 2009, après avoir formé la veille un gouvernement de transition et que la junte ait été placée sous tutelle de celui-ci, Abdallahi présente sa démission, permettant le début de la transition34.

Le 18 juillet 2009, Ould Abdel Aziz, désigné candidat de l’Union pour la République, est élu au suffrage universel président de la République avec 52,47 % des voix, dès le 1er tour, pour un mandat de cinq ans35. La transition aura été menée au terme d’un processus politique très rapide36, d’à peine neuf mois37, contrairement à son prédécesseur, Ould Taya, qui avait mis huit ans pour passer du statut de chef de la junte à celui de président élu38.

Depuis 2009

Le 13 octobre 2012, alors qu’il regagne en voiture la capitale Nouakchott, Ould Abdel Aziz est blessé par balle. Il subit à l’hôpital militaire de Nouakchott une première opération destinée à extraire la balle de son corps. Il est ensuite évacué en France pour des soins complémentaires39. Selon les autorités du pays, il s’agirait d’un tir par erreur de l’armée alors que le président roulait dans une voiture banalisée de nuit près d’un barrage40.

Le 21 juin 2014, Mohamed Ould Abdel Aziz est réélu pour un second mandat avec plus de 80 % des voix41, à l’issue d’une élection présidentielle boycottée par tous les principaux partis de l’opposition radicale, rassemblés au sein du Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU)42. Le résultat de cette élection est contesté par l’opposition et notamment par le candidat Biram Dah Abeid, qui affirme que le scrutin a été entaché de fraude massive43. Néanmoins, les observateurs de la mission de l’Union africaine dirigée par l’ancien Premier ministre tunisien Béji Caïd Essebsi ont jugé que le scrutin s’était déroulé dans des conditions satisfaisantes44.

Alors que la Mauritanie avait connu, depuis 2005 (attaque de Lemgheity) une multiplication des attaques et attentats terroristes, le pays, sous la conduite du président Mohamed Ould Abdel Aziz, a su endiguer la menace représentée par le groupe Al Qaïda Au Maghreb Islamique (AQMI). Dès 2010, l’armée mauritanienne mène, seule ou conjointement avec la France et le Mali45, des raids préventifs pour détruire des bases maliennes d’AQMI qui menaçaient ses frontières nationales. Après le déclenchement de l’opération française Serval, destinée à reconquérir le Nord du Mali contrôlé par les djihadistes, la Mauritanie réussit à maintenir sa frontière, longue de 1 000 kilomètres, hermétique aux infiltrations des combattants islamistes46. Les succès dans la lutte contre le terrorisme et la restauration de la sécurité constituent un progrès notable accompli par Mohamed Ould Abdel Aziz, « sur lequel s’accordent même les plus farouches détracteurs du chef de l’État »47. Le pays n’a plus connu d’attaques terroristes sur son sol depuis février 2011.

Action internationale et diplomatie

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz préside l’Union africaine entre le 30 janvier 2014 et le 30 janvier 201548. Il participe activement, comme médiateur, à la conclusion d’un cessez-le-feu entre la rébellion touarègue et l’armée malienne, après les affrontements de Kidal, en mai 201446.

Mohamed Ould Abdel Aziz est à l’origine de la création du G5 Sahel, en 201449. Cette organisation régionale réunit cinq pays de la bande sahélo-saharienne, la Mauritanie, le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad, et son secrétariat général siège à Nouakchott. Elle s’est dotée en 2017 d’une composante militaire, dont les effectifs seront portés, à terme, à 5 000 hommes. La force conjointe du G5 Sahel doit épauler la Minusma et les soldats de l’opération Barkhane pour lutter contre les djihadistes au Sahel50.

Depuis l’élection du président Mohamed Ould Abdel Aziz, la Mauritanie s’est engagée activement dans le renforcement de la sécurité collective en Afrique. Des soldats mauritaniens ont participé aux opérations de maintien de la paix en Côte d’Ivoire (ONUCI) et au Darfour. Elle a déployé un contingent de 120 gendarmes et 750 casques bleus dans le cadre de la MINUSCA en République Centrafricaine51.

Accusations de trafic de drogue : polémique avec le député français Noël Mamère

Plusieurs hommes politiques mauritaniens et étrangers ont accusé le président Mohamed Ould Abdel Aziz d’être au centre d’un réseau de trafic de drogue.

Sur la chaîne franco-allemande Arte, l’homme politique français Noël Mamère déclarait que le président mauritanien était impliqué dans des affaires de trafic de drogue52. Le député français a réitéré ces accusations : « Je vous confirme les propos que j’ai tenus concernant le président de la Mauritanie, qui ne font que confirmer ce qui est de notoriété publique » et de préciser le processus en faisant référence aux relations de président mauritanien « avec Hamdi Boucharaya, consul général de Guinée-Bissau, pays aujourd’hui plaque tournante du trafic de la région »53. Suite à ces déclarations, le président mauritanien engage des poursuites contre le député français. Noël Mamère déclare alors « avoir évoqué le président mauritanien, sans doute, abusivement », évoquant plutôt les dysfonctionnements des appareils judiciaires qui laissent le champ libre aux trafiquants54. En mars 2014, Noël Mamère se dit prêt à s’excuser auprès du peuple mauritanien et de son président55.

Le 2 mai 2014, il présente au président mauritanien des excuses en bonne et due forme : « je comprends que vous attendiez de moi une démarche personnelle. En conséquence, je vous prie de bien vouloir accepter mes excuses pour avoir tenu des propos publics qui ont pu porter atteinte à votre honneur et qui vous ont blessé. »56.

Malgré cela, l’opposant mauritanien, Moustapha Ould Limam Chafi, ancien conseiller du président burkinabè Blaise Compaoré, et proche de l’homme d’affaires mauritanien devenu opposant Mohamed Ould Bouamatou, reprend ces accusations, affirmant détenir des preuves qui n’ont pourtant jamais été rendues publiques57.

Présidentielle de 2019 : bilan et transition

En mars 2018, après onze ans passés à diriger la Mauritanie, Ould Abdelaziz confirme au magazine Jeune Afrique qu’il quittera le pouvoir en 2019 conformément aux dispositions de la Constitution qui l’empêchent de briguer un troisième mandat58,59.

Contrastant avec les succès sécuritaires affichés60, Mohamed Ould Abdelaziz laisse en réalité un pays marqué par une dette61,62 avoisinant les 100% et des inégalités aggravés63. Le conseil des droits de l’homme de l’ONU pointe entre autres une extrême pauvreté touchant les trois quarts de la population63; un taux accablant de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans63; une insécurité alimentaire chronique64 et une persistante exclusion65 politique et sociale ciblant les Haratines (Maures noirs descendants d’esclaves) et les Afro-Mauritaniens (Peuls, Soninkés, Wolofs)63,66. Dans le domaine de l’éducation, une étude du Forum économique mondial classe la Mauritanie 129e sur 130 pays67. Plus globalement, l’opposition juge le bilan des deux mandats d’Ould Abdelaziz parmi les plus sombres68.

À la veille de son départ, et bien que son régime soit accusé d’avoir géré le pays de manière clanique et clientéliste, Mohamed Ould Abdelaziz déroge aux principes d’un fin de règne en pressant une série de nominations au sein de l’administration69. À partir de 2019, soucieux de faire valoir ses positions quand au choix de son successeur, il est fortement impliqué dans une campagne présidentielle marquée par plusieurs heurts ainsi que par une coupure d’internet et une exclusion de l’ensemble des observateurs internationaux. Fort de l’expérience de ses deux mandat, Ould Abdelaziz pèse de tout son poids70 pour faire élire son dauphin désigné et son compagnon de toujours, dès le premier tour71.

Le 1er août 2019, Mohamed Ould Abdelaziz cède officiellement son poste à Mohamed Ould Ghazouani72. Dans un pays marqué par de nombreux coups d’État de 1978 à 2008, cette première « transition démocratique » est célébrée par le régime mais dénoncée par la majorité de l’opposition comme une « mascarade électorale » qui donne naissance quelques semaines plus tard à un gouvernement dans la continuité de celui d’Ould Abdelaziz58.

Après la présidence

Selon plusieurs voix expertes de la politique en Mauritanie, le passage de relai entre Ould Abdelaziz et Ould Ghazouani est à voir comme la première étape d’un tandémocratie à la Poutine et Medvedev »73,74,75, stratégie réfléchie pour répondre à la contrainte de la constitution actuelle en créant les conditions d’un retour prochain de l’ancien président au plus haut sommet de l’État76. Contrastant avec les multiples critiques attachées à ses deux mandats, Ould Abdelaziz confirmait dès 2018, sa ferme intention de continuer à peser sur l’avenir de la Mauritanie et déclarait « Dès que la constitution me permettra de me représenter, je le ferai. Je ne peux pas me présenter à un troisième mandat mais la constitution ne m’empêche pas de me représenter après »77.

Selon Alain Antil, de l’Institut français de relations internationales, Ould Ghazouani est « très structuré et était très apprécié dans l’armée mauritanienne. Ce n’est pas du tout un homme de paille »78.

Peu après son accession au pouvoir, Ould Ghazouani restructure les groupes spéciaux d’intervention (GSI) et reprend le contrôle du parti présidentiel, dans lesquels Ould Abdelaziz avait encore de l’influence79.

Le 26 juillet 2020, le rapport de la Commission d’enquête parlementaire chargée de passer au crible la gestion de Mohamed Ould Abdelaziz durant ses deux mandats est remis au président de l’Assemblée nationale. Le Parlement a décidé de saisir la justice pénale.

Le 29 juillet 2020, l’Assemblée nationale adopte une résolution dont l’article unique stipule : « Les dossiers d’enquête qui n’incluent pas ce qui peut relever de la compétence de la Haute Cour de justice sont transmis au ministre de la Justice afin de prendre les mesures nécessaires pour saisir les juridictions compétentes ». Cette décision fait suite à la publication du rapport de la Commission d’enquête parlementaire (CEP) dont la création avait été votée le 30 janvier pour analyser la gouvernance des dix ans de présidence de Mohamed Ould Abdelaziz (2009-2019)80.

En août 2020, six ex-ministres de Mohamed Ould Abdel Aziz sont placés sous contrôle judiciaire après avoir été auditionnés par la brigade chargée de la répression des crimes économiques. Des soupçons de corruption pèsent contre ces personnalités, en relation avec l’attribution de juteux contrats passés sous la présidence de Mohamed Ould Abdel Aziz.

La Commission d’enquête parlementaire sur la décennie Aziz a débusqué plusieurs contrats en contraventions avec la loi. Son rapport transmis à l’Assemblée nationale est à l’origine de la convocation d’un certain nombre de ministres de Mohamed Ould Abdel Aziz par la brigade chargée de la répression des crimes économiques81.

Le 17 août 2020, Mohamed Ould Abdel Aziz se rend dans les locaux de la Sûreté nationale pour répondre à une convocation des services de la police de répression des crimes économiques. Il est entendu pour répondre à de « fortes présomptions de mauvaise gouvernance et de détournements de biens publics ». Les policiers mènent des investigations sur de présumés cas de corruption et de détournements de biens publics pointés dans un rapport d’enquête parlementaire sur la gestion de l’ancien président, entre 2008 et 2019. Un rapport validé par l’Assemblée nationale le 28 juillet 2020 est transmis à la justice le 5 août 202082. Mohamed Ould Abdel Aziz brandit son immunité d’ancien président de la République pour justifier son refus de communiquer avec les enquêteurs. Selon ses avocats qui ont rapporté ses propos, l’ex-chef de l’État qualifie d’illégale sa convocation à la Sûreté nationale. L’ancien président a reçu le 20 août 2020 un groupe d’avocats français venu renforcer sa défense. Les avocats soutiennent leur client dans sa stratégie de silence. « Juridiquement, si vous considérez que la convocation est irrégulière, tous les actes subséquents qui en résultent, le placement en garde à vue, les interrogatoires, la rétention sont totalement irréguliers c’est pour ça que nous n’hésitons pas aujourd’hui à parler d’une détention totalement illégale qui s’apparente à une séquestration », témoigne Maitre David Rajjou du barreau de Brest. Les avocats français ont rencontré leur client durant une heure et demie. « Il est détenu depuis bientôt cinq jours dans une petite pièce dans des conditions de températures inacceptables », détaille Maitre David Rajjou qui revient sur les conditions de détention de l’ancien président mauritanienne. Selon le parquet mauritanien, tous les droits de l’ex-chef de l’État sont respectés. Il reçoit ses conseils juridiques et les membres de sa famille.83. Le 24 août 2020, Mohamed Ould Abdel Aziz qui était retenu par la police depuis une semaine pour répondre à de «fortes présomptions de mauvaise gouvernance et de détournements de biens publics» a été libéré sans être chargé et a pu rentrer chez lui a annoncé l’un de ses avocats.84. Cependant, les autorités n’ont pas rendu son passeport, lui interdisant de quitter Nouakchott.85

Notes et références

  1. « L’ex-président Aziz libre mais sans passeport » [archive], sur La Tribune de Genève (consulté le 25 août 2020)

Voir aussi

Bibliographie

  • (en) Anthony G. Pazzanita, « Mohamed Ould Abdelaziz », in Historical dictionary of Mauritania, Scarecrow Press, Lanham (Maryland) ; Toronto, Plymouth (Royaume-Uni), 2008 (3e éd.), p. 329-341 (ISBN 9780810855960)

 

Le baccalauréat et les Brestois de Steven Le Roy, du Télégramme

C’est un article d’il y a trois jours.

Steven Le Roy s’est fait un petit plaisir en interrogeant huit Brestois de son monde sur les souvenirs qu’ils ont gardés du baccalauréat.

Constatons pour commencer qu’au moins quatre d’entre eux n’étaient pas brestois à l’âge de passer le baccalauréat.

Deux ne l’ont pas eu ou ne l’ont pas passé, dont un Brestois, Paul Bloas, qui s’est fait connaître du public dans les années 1980 pour ses massives silhouettes peintes sur les murs de Brest. L’autre est commerçante.

Plus souvent, à Brest comme ailleurs, quand on n’a pas le baccalauréat, on est ouvrier ou employé.

Trois ont passé un bac C ou ES : encore un artiste, Stan, le chanteur de Matmatah, à Quimper, et deux sportives, à Brest.

Plus souvent, à Brest comme ailleurs, avec ce type de baccalauréat… je vous laisse compléter…

Restent trois personnages qui font partie des cadres de la ville et n’en sont pas des moindres.

Au moins deux d’entre eux ne sont pas brestois d’origine et au moins deux d’entre eux ont a priori des profils de littéraires.

La première est une animatrice socioculturelle devenue adjointe au maire de Brest il y a deux ans. Originaire d’Alsace, elle est arrivée à Brest sitôt après avoir obtenu son baccalauréat et s’est tout de suite lancée dans le travail de proximité en devenant animatrice de rue. On ne saura pas quel bac elle a passé, elle en indique seulement :

« Moi ? Mon bac ? Je l’ai raté la première année. J’étais alors en Alsace et je pense que j’avais trop d’activités. Comme je ne bossais pas en plus… Ma deuxième term’ était super chouette. J’en ai encore moins fait, mais je l’ai eu et je suis partie à Brest. Je me suis formée sur le terrain, je fais partie de ces élues sans trop de diplômes ».

Le second est le président de l’Université de Bretagne Occidentale. A priori littéraire de formation, il indique à propos de son baccalauréat :

« Mon meilleur souvenir de bac ? La fête des résultats ! Avec mes amis et mes amies, on l’a tous eu, certains d’extrême justesse, et nous avons fêté ça jusqu’à l’aube. Après, on est parti chercher nos collantes au lycée. Pour l’anecdote, j’ai eu une meilleure note en sport qu’en philo (NDLR : Matthieu Gallou est prof de philo). Qui pourrait le parier aujourd’hui ? ».

Et le troisième est vice-procureur au Tribunal de Grande Instance de Brest. Celui-là rapporte sans honte :

« Je m’en souviens très bien. Dans un bac littéraire pur, je n’ai pas eu la moyenne en français et pas eu la moyenne en philo. Je me rappelle avoir disserté sur Hegel et la fin des empires pour un coefficient 5. Brillantissime. Il fallait 254 points, j’en ai eu 254 pile. Quand elle a vu les résultats, il y avait de la foudre dans les yeux de ma mère ».

Il fait partie des magistrats qui ont harcelé afin de la dissuader de me défendre la dernière avocate qui m’a assistée contre eux à Brest.

Je comprends pourquoi ce genre d’individu hait autant les ingénieurs et autres matheux ou scientifiques. Nous avons tous de vraies compétences très pointues dans nos métiers respectifs, et cela ne nous empêche pas d’être aussi artistes, sportifs, et même littéraires, bien plus que ne le sera jamais le quasi nul en tout et néanmoins très ambitieux, manifestement attiré par le pouvoir, qui a dû se diriger vers un bac littéraire à défaut de pouvoir faire autre chose.

 

 

https://www.letelegramme.fr/soir/bac-que-reste-t-il-de-nos-amours-19-06-2019-12316066.php

Personnalités. Le bac, et les souvenirs aussi

 

Que reste-t-il d’un bac, au fond ? Une photo, vieille photo d’une jeunesse aux contours plus ou moins flous, aux réminiscences plus ou moins importantes. Du tribunal à l’Olympia, de l’université à la mairie en passant par une piste, une salle ou un magasin de thé, voire un atelier d’artiste, huit Brestois se souviennent.

 


Stan, chanteur de Matmatah

 

Le baccalauréat et les Brestois de Steven Le Roy, du Télégramme dans AC ! Brest bac-que-reste-t-il-de-nos-amours_4640982_540x270p

 

« J’ai passé un bac C, comme on disait dans le temps. Je l’ai eu au lycée de Cornouaille à Quimper, en 91. J’ai même eu mention assez bien et, à l’époque, ben c’était assez bien, même si j’avais foiré la physique et que je me suis effondré au bac de philo, ce qui m’a bien fait ch… J’ai fait une prépa puis la fac de maths qui s’est insidieusement transformée en fac de musique. Faut dire que pour mon bac, j’ai pas fait spécialement la fête. Mon but était déjà de louer un quatre-pistes… ».


Paul Bloas, plasticien

 

bac-que-reste-t-il-de-nos-amours_4640981_540x270p dans Attentats

 

« J’ai tellement raté ma seconde technologique à la Croix-Rouge à Brest que j’ai fait un BEP électromécanique. Je n’ai jamais eu de bac… En même temps, je prenais des cours de dessin avec Jean Quéméneur, c’est lui qui m’a donné le goût et les techniques. Je voulais entrer aux Beaux-arts mais il fallait le bac. Il est allé voir le directeur pour que j’aie une dérogation mais il me fallait à tout prix ce BEP pour l’obtenir. Le même mois, j’ai eu le concours d’entrée, mon BEP et mon permis de conduire… ».


Laëtitia Bleunven, athlète

 

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« J’ai eu un bac ES en 2010 à la Croix-Rouge à Brest. C’était dans mes souvenirs un moment très stressant où on se dit qu’il ne sert pas à grand-chose mais qu’il faut l’avoir. Je courais déjà cinq fois par semaine et je me souviens que c’est au moment du bac que se tiennent les championnats de Bretagne. Mais pour courir, il faut avoir l’esprit libre et, clairement, je n’ai pas fait ma meilleure course ce jour-là ».


Émilie Kuchel, adjointe au maire

 

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« Moi ? Mon bac ? Je l’ai raté la première année. J’étais alors en Alsace et je pense que j’avais trop d’activités. Comme je ne bossais pas en plus… Ma deuxième term’ était super chouette. J’en ai encore moins fait, mais je l’ai eu et je suis partie à Brest. Je me suis formée sur le terrain, je fais partie de ces élues sans trop de diplômes ».


Matthieu Gallou, président de l’UBO

 

bac-que-reste-t-il-de-nos-amours_4640978 dans Crime

 

« Mon meilleur souvenir de bac ? La fête des résultats ! Avec mes amis et mes amies, on l’a tous eu, certains d’extrême justesse, et nous avons fêté ça jusqu’à l’aube. Après, on est parti chercher nos collantes au lycée. Pour l’anecdote, j’ai eu une meilleure note en sport qu’en philo (NDLR : Matthieu Gallou est prof de philo). Qui pourrait le parier aujourd’hui ? ».


Maud-Eva Copy, hanballeuse au BBH

 

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« J’étais au pôle espoir hand à Lesven à Brest où j’ai eu un bac ES en 2010. C’est un bon souvenir parce qu’en dépit de la pression, je l’ai eu assez facilement et pourtant, en français, je n’avais pas eu de bonnes notes. Après le bac, j’ai continué mes études et j’ai réussi le concours pour devenir prof d’EPS. C’est important de pouvoir faire autre chose que sa carrière pro… ».


Bastien Diacono, vice-procureur au tribunal

 

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« Je m’en souviens très bien. Dans un bac littéraire pur, je n’ai pas eu la moyenne en français et pas eu la moyenne en philo. Je me rappelle avoir disserté sur Hegel et la fin des empires pour un coefficient 5. Brillantissime. Il fallait 254 points, j’en ai eu 254 pile. Quand elle a vu les résultats, il y avait de la foudre dans les yeux de ma mère ».


Armelle Lebret, commerçante à Tôt ou Tard

 

bac-que-reste-t-il-de-nos-amours_4640975_540x298p dans Le Post

 

« Moi, à 16 ans, je vivais ma vie ailleurs que chez mes parents. Je suis allée jusqu’au bac à Rouen mais je ne l’ai pas eu. Faut dire que c’était juste après les grèves Devaquet et qu’à l’époque, j’avais soulevé trois lycées. Alors bon. Après avoir été collée, j’ai décidé de ne pas retourner au lycée et d’essayer par correspondance. Vite fait… Je me suis démerdée comme je pouvais, et j’ai fini par faire le métier que je rêvais de faire ».

Steven Le Roy

 

 

https://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/bastien-diacono-un-parquetier-en-charge-des-stupefiants-28-01-2010-757983.php

Bastien Diacono, un parquetier en charge des stupéfiants

 

Publié le 28 janvier 2010
Bastien Diacono arrive d'Aix, où il exerçait ses talents à l'instruction. Mais...

Bastien Diacono arrive d’Aix, où il exerçait ses talents à l’instruction. Mais ce magistrat connaît bien la Bretagne pour avoir exercé à Saint-Brieuc.

 

Stéphane Le Tallec parti à Paris pour la chancellerie, un nouveau parquetier a pris ses fonctions à Brest, à l’an neuf, mais a simplement été installé, hier, dans ses fonctions de vice-procureur. Bastien Diacono est natif d’Angoulême, mais est connu en Bretagne, puisqu’il va obtenir ses galons de magistrat du ministère public à Saint-Brieuc. Nommé comme substitut, en mars 2001, dans les Côtes-d’Armor, il en devient vice-procureur, en 2004, puis part pour Aix-en-Provence, en 2008, en qualité de juge d’instruction. Un an et demi après, il reprend le chemin de la Bretagne, où il avait laissé sa famille, et est donc affecté au tribunal de Brest. «La Bretagne vous ravit, a glissé le procureur Leclerc, le verbe a deux sens et c’est exprès: elle vous enchante et elle vous capture».

Spécialisé depuis longtemps

Procureur touche-à-tout, expérimenté, passionné d’audience et d’assises, Bastien Diacono a cependant développé une compétence spéciale à Saint-Brieuc, où il a pris en charge la problématique des stupéfiants; «un service où l’on peut bâtir une politique pénale, où la spécialisation engrange les résultats», selon le procureur Leclerc. Il occupera la même fonction ici, «car notre parquet a des besoins» en la matière, a estimé le procureur. Bastien Diacono devra donc restructurer et diriger le service stupéfiants à Brest, «donner consistance au stage alternatif de sensibilisation aux dangers et tenter de réactiver l’injonction thérapeutique».

 

 

https://www.letudiant.fr/educpros/personnalites/gallou-matthieu.html

Biographie

Matthieu Gallou, président de l'université de Bretagne occidentale. // © Université de Bretagne occidentale

Matthieu GALLOU

Président de l’université de Bretagne occidentale

 

Matthieu Gallou a été élu président de l’UBO (université de Bretagne occidentale) le 30 mars 2016 par le conseil d’administration de l’université. Il en était le premier vice-président depuis novembre 2013.

Matthieu Gallou est professeur agrégé de philosophie (1996). Il est spécialiste de l’histoire de la philosophie antique et médiévale. Il est membre associé de deux unités de recherche : HCTI (Héritages et constructions dans le texte et l’image) et l’équipe d’accueil Éthique, professionnalisme et santé.

Ancien étudiant de l’UBO, il y débute sa carrière en 1998 comme Prag (professeur agrégé) au département philosophie de l’UFR lettres et sciences humaines. Il est responsable du département philosophie de 2003 à 2006, puis de 2008 à 2011. En parallèle, il assure pour l’UFR la charge de responsable des salons étudiants, avant de devenir, en 2006, assesseur du doyen jusqu’en 2007. En janvier 2008, il prend en charge la mission Orientation active pour l’UBO et assure la mise en place de l’application APB (Admission postbac) à l’UBO. Il est doyen de la faculté des lettres et sciences humaines de 2011 à 2014.

De 2006 à 2008, Matthieu Gallou est membre du conseil scientifique de l’UBO puis du Cevu (conseil des études et de la vie universitaire) à partir de 2008. En 2012, il siège comme représentant de l’enseignement supérieur et de la recherche au sein du conseil syndical régional du Sgen-CFDT Bretagne. En 2014, il est secrétaire fédéral à l’enseignement supérieur et à la recherche au sein de la fédération nationale des syndicats Sgen-CFDT. Il siège au comité national ministériel de suivi de la licence-licence pro (CSL-Lpro) et au comité national ministériel de suivi du master (CSM). Élu en juin 2015 au Cneser (Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche), il siégeait depuis juillet à la commission permanente. Élu à la présidence de l’UBO, il s’engage à abandonner l’ensemble de ces mandats pour se consacrer entièrement à l’université.

Compte Twitter : @matthieuGallou

Biographie créée en mars 2016

 

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/emilie-kuchel-une-nouvelle-adjointe-dans-les-rangs-12-05-2017-11509889.php

Émilie Kuchel. Une nouvelle adjointe dans les rangs

 

Publié le 12 mai 2017
Émilie Kuchel remplace Marc Sawicki . Sa délégation d'adjointe sera dévoilée...
Émilie Kuchel remplace Marc Sawicki . Sa délégation d’adjointe sera dévoilée mardi.

 
La récente démission de Marc Sawicki du conseil municipal a conduit le maire, François Cuillandre, à le remplacer. Celle qui était la dernière non-élue sur sa liste aux municipales de 2014 a ainsi été élue hier, avec 40 voix sur 43 exprimées, Julie Le Goïc et le groupe RPB n’ayant pas voulu prendre part au vote. La nouvelle élue s’appelle donc Émilie Kuchel, 37 ans. Elle occupe actuellement le poste de directrice du centre social de Kérourien. « Mais je vais bientôt quitter cette fonction, car je ne peux pas cumuler mon poste d’adjointe et celui-là, sous peine de conflit d’intérêts », plaide-t-elle. Direction la Caf, donc, après presque vingt ans passés au service de l’éducation populaire, de l’éducation de rue.

Naissance d’un combat

Émilie Kuchel est arrivée à Brest en 1999, « par hasard et par amour », raconte cette Alsacienne de naissance. Elle a aussitôt embrassé le travail de proximité en devenant animatrice de rue, avant de multiplier les fonctions les plus diverses. Animatrice dans diverses structures comme la Maison pour tous du Valy-Hir, déléguée syndicale de la FSU, militante dans diverses associations comme « Les P’tits débrouillards » ou « Vivre la rue » de Mireille Cann, directrice du centre social de Kérourien depuis 2013, elle n’a jamais quitté ce militantisme qui l’habite depuis de nombreuses années. « Je pense que ça m’est venu de ma région d’origine, qui est de droite, voire d’extrême droite. Elle m’a donné envie de m’intéresser aux autres, parce que j’ai été témoin d’injustices flagrantes. Cela a créé une révolte intime, pour que les choses changent, pour que les gens acceptent enfin de vivre ensemble ». C’est à Brest qu’Émilie Kuchel avoue avoir appris à « penser différemment. Ma famille n’est pas impliquée dans l’associatif, mais, ici, j’ai découvert des dizaines de petits quartiers avec autant de projets ».

À la gauche du PS

Dans cette logique, la jeune femme a choisi d’adhérer au Parti socialiste « il y a quelques années », parce que, « dans l’éducation populaire, c’est important de comprendre les choses en agissant de l’intérieur ». Dès le début de la campagne qui vient de s’achever, elle a choisi Benoît Hamon, devenant même responsable de sa candidature aux primaires dans la circonscription de Brest rural. « Je suis frondeuse depuis longtemps, à la gauche du PS », glisse-t-elle, avant d’ajouter « que cette élection doit permettre de reconstituer une gauche qui prendra en considération une politique de vie sociale ». « Ça prendra du temps », prédit celle qui estime toutefois « que les résultats ont été compliqués à vivre. Mais nous remonterons la pente. Quand on est engagé, on est obligé d’y croire ». Quant à la délégation qu’elle occupera, le maire devrait la dévoiler mardi.

 

 

https://www.brest-life.fr/mediatheque-et-ressources/temoignages-258/armelle-le-bret-934.html?cHash=96cf882df60f32b7444c3c2ac6276f1f

 

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Armelle Le Bret

Armelle Le Bret

- Créatrice de Tôt ou Tard

C’est un très beau territoire, qui est en mutation permanente

Publié le 30/04/2018

« Brest est la ville de tous les possibles »

Originaire de Rouen, Armelle Le Bret a posé ses valises à Brest il y a 17 ans. Elle y a créé “Tôt ou tard”, deux comptoirs de thé et d’épicerie fine situés en plein centre de la Cité du Ponant. Pour elle, Brest est « la ville de tous les possibles ».

Qu’est-ce qui vous a poussée à vous installer ici ?
J’avais des attaches familiales en presqu’île de Crozon, et j’étais attirée par ce côté “bout du monde”. Brest est vraiment une ville à part. C’est un peu difficile à décrire, c’est probablement de l’ordre de la magie celtique (rires). Mise à part son histoire, il y a ici un vrai mélange des gens, et ce que l’on ressent le plus, ce sont les possibilités. Et pas seulement en termes de commerce. On sent une véritable fierté d’être brestois : les habitants se sont approprié leur ville. Certes, les Brestois peuvent parfois paraître un peu abrupts au départ, mais ça ne dure pas et ils sont fidèles.

Quelles forces et valeurs aimez-vous sur ce territoire ?
Cet esprit d’indépendance qu’ont les gens d’ici, et en même temps cet esprit de groupe et l’importance de la notion de réseau. Et puis c’est un très beau territoire, qui est en mutation permanente : j’ai vu la ville évoluer d’une façon incroyable depuis mon arrivée ! Et puis pour être passée par Paris, j’apprécie vraiment l’air pur, la facilité pour se déplacer, etc…


Qu’avez-vous trouvé ici que vous n’auriez peut-être pas trouvé ailleurs ?

Sur le plan commercial, il y a une grande diversité de boutiques. Des franchises, bien sûr, mais aussi beaucoup d’indépendants, ce qui crée de l’émulation. Et puis il y a un véritable attrait touristique pour la ville, comme on le voit avec l’arrivée du téléphérique qui a fait son petit effet. J’aime aussi le fait qu’ici, les gens vont à la rencontre les uns des autres… Il y a aussi de vrais amoureux du centre-ville, des gens de tous horizons plein d’énergie qui arrivent à faire monter la mayonnaise !

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Bloas

Paul Bloas

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Paul Bloas
PaulBloas2.jpg
Œuvre de Paul Bloas
Naissance
      (58 ans)

Quimper

Nationalité
Activité
Formation

Paul Bloas, né le 27 mars 1961 à Brest1, est un peintre français.

Biographie

Paul Bloas est connu à Brest à partir des années 1980 pour ses « silhouettes » peintes, faites de simples contours blancs, puis pour ses fresques murales dispersées dans les lieux délaissés de la grande cité portuaire : port de commerce, quartier de Recouvrance, et notamment en 1991 à la prison de Pontaniou, définitivement fermée en 1990, et qu’il a investie en y installant de nombreuses peintures inspirées des lieux.

Paul Bloas travaille d’abord en atelier à la réalisation de grandes peintures, au trait brut et coloré, sur papier qu’il colle ensuite in situ pour les insérer au mieux dans le décor qui reste le sujet essentiel. Reconnu rapidement, il installe dès les années 1990 ses personnages jusqu’à Berlin, Budapest, Bilbao, puis Madagascar.

« À la pérennité de l’œuvre, à la toile pour traverser le temps, Paul Bloas, artiste peintre, préfère l’éphémère absolu et ses géants de papier, collés à même les murs et voués à disparaître. S’il reste une trace, infime, c’est celle que le soleil, le vent ou la pluie… auront bien voulu laisser.
Ces personnages massifs, « sur-humains », ont inscrit leur silhouette dans des lieux à leur mesure – prison de Brest, bains turcs de Budapest, base sous-marine de Bordeaux…2 »

Œuvres

Expositions

Interventions picturales in situ
Anonyme - Photo de 2008
Œuvre de Paul Bloas.
      • 1980-1986 : Brest, premières interventions en ville et sur le port (îlot fortifié en rade, Bertheaume sweet home)
      • 1987 : Berlin, Anhalter Banhof, Un pied dans le sable (expo internationale Mythos Berlin)
      • 1988 : Brest, port et cale de radoub, Le manteau de papier
      • 1989 : Tulle, chapelle Saint-Pierre, Ainsi soit Tulle
      • 1990/93 La réussite de Boris (Belgrade, centre ville ; Budapest, Bains turcs abandonnés ; Berlin, No man’s land ; Brest, Prison de Pontaniou et port militaire)
      • 1992 : Bilbao, usine sidérurgique et centre ville, Les nuques de plomb
      • 1994 : Beyrouth, centre ville, Charmouta (Barcelone, Barceloneta, Demi-sommeil)
      • 1995 : Paris, Butte-aux-Cailles, Paris au mois d’août
      • 1996 : Brest, port de commerce
      • 1997 : Bordeaux, quartier Bastide, Terminus (Calvi, la citadelle, Sentinelles
      • 1999-2002 : Bordeaux, base sous-marine, Poussières (Madagascar, Diego Suarez, ancien camp de la Légion, Mada)
      • 2001 : Toulouse, Théâtre de la cité, Recto / Verso
      • 2002 : Calvi, festival du vent
      • 2003-2008 : Bruxelles, Paris, Brest, Madagascar, Bordeaux
      • 2007 : Valenciennes, Ma vie s’appelle peut-être
      • 2009 : Paris, canal Saint-Martin, les habits noirs
      • 2018 : Betton (Ille-et-Vilaine), La Confluence, rétrospective
Expositions personnelles et collectives

Depuis 1988, Paul Bloas présente régulièrement ses travaux in situ à travers des expositions d’études et de photographies de ses interventions : Bologne en 1988, le port de commerce de Brest entre 1988 et 1990, le Quartz de Brest depuis 1989, la galerie Loft à Paris, les centres culturels français de Beyrouth, Bilbao, Barcelone, Berlin, les musées de Tulle et de Brest, le théâtre de la cité à Toulouse, la base sous-marine de Bordeaux, les fêtes maritimes de Brest 96 et 2000 au Fourneau, Telgruc-sur-Mer, le no 15 square de Vergennes à Paris, phare de Penmarc’h en 2008. En 2017, suite à un imbroglio qui a vu la disparition de sa grande fresque « Le Lamaneur » qui se trouvait sur la façade du bâtiment Grand Large depuis plus de 20 ans sur le port de commerce, un financement participatif et privé devrait permettre l’installation d’une nouvelle version de cette œuvre iconique qui symbolise si bien la fierté brestoise3.

Films et vidéos

      • 1986 : Bertheaume sweet home – Objectif Bertheaume, J.A. Kerdraon et P. Bloas (Paul Émile Victor sont dans un bateau (7 min), J.A. Kerdraon)
      • 1988 : Le manteau de papier (26 min), O. Bourbeillon, Lazennec Production/FR3
      • 2001 : In situ (26 min), J.A. Kerdraon, Alligal Production
      • 2003 : Mada ; Debout, de terre et d’eau (52 min), P. Bloas, Lamoot, Morgane Production (Prix de la création au festival international du film d’art de Montréal 2005)
      • 2008 : Zones d’ombres de Sylvain Bouttet (26 min)

Publications

      • Berlin 88/ Brest 89/ Tulle 90/ Bilbao 92 (catalogues)
      • 1993 : La réussite de Boris – Éditions Dialogues
      • 1997/2000 : Visuels pour Noir Désir et Serge Teyssot-Gay d’après G. Hyvernaud
      • 2002 : Brest de Mac Orlan – Éditions Dialogues
      • 2003 : Mada, Éditions Alternatives
      • 2008 : Ma vie s’appelle peut-être Paul Bloas, Laurence Mauriaucourt, Jean-Bernard Pouy, Ed La Voix du Nord, 2008
      • 2008 : Catalogue exposition de Penmarc’h

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Matmatah

Matmatah

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Page d’aide sur l’homonymie Pour l’article ayant un titre homophone, voir Matmata.
Matmatah
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Matmatah en concert à Plougastel le 16 février 2017.
Informations générales
Pays d’origine Drapeau de la France Brest, France
Genre musical Rock, folk, reggae, roots
Années actives 1995-2008, depuis 2016
Labels La Ouache Production
Site officiel www.matmatah.com
Composition du groupe
Membres Tristan Nihouarn
Éric Digaire
Benoît Fournier
Emmanuel Baroux
Anciens membres Jean-François Paillard
Cédric Floc’h
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Logo de Matmatah.

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Matmatah est un groupe breton de rock et de folk, fondé à Brest en 1995. Le duo formé par Tristan Nihouarn (Stan) et Cédric Floc’h (Sammy) est rejoint par le bassiste Éric Digaire et le batteur Fañch pour jouer sous le nom de Matmatah, en référence au village troglodytique tunisien du même nom (Matmata).

En juillet 1997, Matmatah sort un premier single avec deux chansons liées à la Bretagne qui rencontrent le succès : Lambé An Dro et Les Moutons. L’album La Ouache, sorti en 1998, s’écoule à plus de 800 000 exemplaires. Emma et L’Apologie deviennent également des tubes.

Après avoir sorti quatre albums studio, le groupe se sépare en 2008.

Pour les 20 ans du groupe en 2015, Matmatah sort un double best of, comportant des titres réenregistrés et deux singles inédits, Tricératops et Les demoiselles de Loctudy.

Le 23 septembre 2016, le groupe annonce sa reformation pour une nouvelle tournée et sort un nouvel album, Plates Coutures, le 3 mars 2017.

Le groupe a vendu 1 300 000 albums et récolté 3 disques d’or et un double disque de platine1.

Histoire du groupe

Les débuts

Tout commence dans la ville de BrestTristan Nihouarn (Stan) et Cédric Floc’h (Sammy) tournent dans les bars sous le nom de Tricards Twins. À la suite de leur rencontre avec Jean-François Paillard (Fañch) et Éric Digaire (Éric), ils fondent un nouveau groupe, dont le nom, Matmatah, est tiré de celui de la ville Matmata, en Tunisie, où Stan a passé des vacances durant son enfance. Cette petite ville a la particularité d’être entièrement construite dans la roche : la chanson Troglodyte (sur l’album La Ouache) y fait justement référence.

Leurs influences musicales sont sans conteste le hard rock old school de la fin des années 1960, début des années 1970, sévèrement mâtiné, dans un premier temps, de musique traditionnelle bretonne. Les quatre rockeurs écument les rades brestois avec leur répertoire de reprises et déjà quelques compositions originales. Le véritable déclic survient en 1996, quand le groupe est programmé en première partie de FFF à Penfeld lors d’une soirée étudiante, triomphant devant un large public avec quarante minutes de compositions dont Lambé An Dro et L’Apologie. De plus, « le chanteur de FFF était malade et leur prestation a été raccourcie : le lendemain, la presse n’a parlé que de nous ! »2. Julien Banes, ami de Tristan, devient leur manager. Ils comptabilisent fin 1996 plus de 180 dates uniquement dans le Finistère3.

En 1997, Matmatah sort un premier single, véritable ovni dans le paysage musical, sur lequel figurent les titres Lambé An Dro et Les Moutons. Succès fulgurant à Brest, puis en Bretagne où ils enchaînent les concerts et gèrent un réseau de distribution grandissant (30 000 unités écoulées par le bouche-à-oreille)4. Les jeunes Bretons découvrent un groupe de rock à brandir comme porte-drapeau, les étudiants brestois surtout qui voient un motif de fierté dans l’évocation des rues et des lieux de leur ville dans Lambé2. L’époque propice au rock celtique (retour d’Alan Stivell, Héritage des Celtes, Ar Re Yaouank) accueille à bras ouverts ces airs dansants issus du kan ha diskan ou de l’an-dro. Relayé par Radio Bretagne Ouest, le succès du 2 titres conduit RTL à diffuser Lambé an Dro début 1998, qui se hisse alors à la première place du classement des auditeurs.

La même année, le groupe s’inscrit aux Découvertes du Printemps de Bourges. Il termine premier dans son département, le Finistère, mais ne passe pas le cap de la sélection régionale. Le groupe décide tout de même de venir à Bourges et donne de nombreux concerts dans les bars. « Je crois que nous sommes le groupe qui a le plus joué cette année-là à Bourges, même si officiellement, nous n’avons eu aucune date », déclare alors Éric Digaire, bassiste du groupe.

La Ouache : succès du premier album

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Logo du groupe dès ses débuts.

Fin 1998, c’est la sortie nationale de leur premier album : La Ouache, produit par Claude Chamboissier (ex-Framboisier du Club Dorothée) et enregistré en mars dans le sud de l’Angleterre, au Studio Parkgate. Nouveau succès, mais cette fois-ci aussi en France, et ailleurs (La Ouache sera même édité en Russie). Plus de 800 000 exemplaires sont vendus5, notamment grâce aux tubes Lambé An Dro, Emma et L’Apologie. L’album est probablement arrivé au bon moment, alors que le rock retrouve une place de choix dans le cœur du jeune public, et qu’une « vague celtique » s’abat sur l’Hexagone, voire sur une bonne partie de l’Europe de l’Ouest. On retrouve en effet des airs traditionnels bien connus des habitués de fest-noz avec des titres comme Lambé An Dro ou La Fille du Chat Noir. Autre exemple, La Complainte de Fanch, clin d’œil implicite aux gwerzioù (« complaintes » en breton, catégorie de chant lent, triste, a cappella).

Matmatah contribue à renforcer la popularité de la musique celtique en France à la fin des années 1990 (tout comme le groupe de rap celtique Manau). Bien que cette musique, longtemps cantonnée au rang de folklore, se marie avec les musiques actuelles6, cette étiquette leur devient rapidement pesante : ils se sentent enfermés dans une vision ethnique de leur musique alors que c’est avant tout un groupe urbain brestois qui puise ses influences aux sources du rock’n roll, avec l’état d’esprit et le son seventies des guitares vintage qui vont avec. Ils considèrent ne pas rentrer dans une catégorie mais avoir une place à part dans le rock français7.

En janvier 2000, Matmatah est nommé dans la catégorie « groupe de l’année » à la première édition des NRJ Music Awards, qui a lieu pendant le Midem, à Cannes, et, le 11 mars 2000, nommé aux Victoires de la musique dans la catégorie « Groupe de l’année », le groupe chante sur le plateau L’Apologie, quelques mois avant le début du procès.

En juin 2000, les quatre membres du groupes comparaissent devant le tribunal correctionnel de Nantes, pour « provocation à l’usage de stupéfiants » et « présentation sous un jour favorable de l’usage du cannabis ». Ce procès fait suite à un concert à Nantes en 1998, où un policier de la brigade des stupéfiants, présent parmi le public est intervenu pour constater que le public ne se privait pas de fumer du cannabis, mais aussi et surtout à cause des paroles de deux de leurs chansons : L’Apologie (« Un pétard ou un Ricard, si t’as vraiment le cafard, à choisir y’a pas photo, moi je choisis le marocco. Les alcools ont leurs soûlards, le canna c’est le panard. Y’en a qui le mystifient, moi je fais son apologie. ») et Lambé An Dro (« Si t’as d’la beuh à partager, viens donc faire un tour à Lambé »)8. L’affaire est jugée malgré les protestations et une pétition de 10 000 signatures3. Les membres du groupe, qui risquent jusqu’à 5 ans de prison et 500 000 francs d’amende8, s’en sortent finalement avec 15 000 francs d’amende chacun9. Cet épisode leur inspire la chanson Quelques sourires présente sur leur deuxième album.

Rebelote

En mars 2001, Matmatah sort un deuxième album, Rebelote ; résolument rock où s’alternent titres anglais et français et rappelle le rock et le hard-rock des années 1970. Les textes et la musique sont dénués de toute référence à la Bretagne ; bien que cette orientation surprenne et déçoive leurs fans, il se vend quand même 200 000 albums et les concerts de la tournée affichent complets10. Daniel Presley (producteur de Faith No More, Dionysos, Axel Bauer) est à la production, aidant les quatre musiciens à présenter le meilleur de leurs influences (Out, dernier titre de l’opus, est ouvertement inspiré des pièces les plus épiques de Led Zeppelin). Le groupe reçoit son disque d’or, pour 100 000 exemplaires vendus11, le soir du deuxième concert à l’Olympia le 9 juin12. L’été, Matmatah repart sur les routes en passant par Solidays, les Eurockéennes, la Foire aux Vins de Colmar, ou bien encore les Vieilles Charrues devant 70 000 personnes.

L’année suivante, Matmatah, qui continue d’enchaîner les scènes (dont un concert au Midem le 21 janvier), sort l’album live Lust for a Live (où apparaît la reprise saluée par son auteur Sam Bernett de Toujours un coin qui me rappelle, chanson popularisée par Eddy Mitchell en France) et le DVD Piste Off. Après une tournée en Russie (4 dates, à Moscou, Nijni Novgorod, Saint-Pétersbourg), Fañch, en désaccords avec le groupe depuis Rebelote, met un terme à l’aventure. Sans batteur, Matmatah fait une pause en fin d’année avant de penser au futur album. Après la séparation de son groupe Alpha Jet (qui a fait les premières parties de la tournée Rebelotour), Benoit Fournier, alias Scholl, rejoint Matmatah et participe à la création du troisième album studio3.

Archie Kramer

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Matmatah au festival Saarang 2005

En octobre 2004, avec l’album Archie Kramer, Matmatah essaye un retour en force. Bien que toujours auto-produit, le groupe n’a pas oublié cette fois de créer des chansons calibrées FM, se prêtant à la diffusion radio (même si le groupe critique cette tendance dans les paroles du titre Radio Edit), en particulier Casi el Silencio et Au Conditionnel. La musique continue dans la même veine rock anglo-américain et hard des années 1970. Au fur et à mesure des hommages à peine déguisés, on y croise toutes leurs références, de Serge Gainsbourg aux Beatles, en passant par les Sex Pistols, Ennio Morricone et Led Zeppelin.

Mais, peut-être contrairement à l’album précédent, Archie Kramer n’est pas qu’un album à références, et le groupe essaye d’y imprimer davantage sa patte. Ses prises de positions s’y font plus fines. La chanson Au Conditionnel remporte cependant un franc succès et son clip est nommé aux Victoires de la musique13.

Les quatre membres (Benoît Fournier a remplacé Fañch à la batterie) sont invités en Inde (après le Canada, la Chine, la Russie) pour une tournée exotique dont ils ont tâché de ramener de nouvelles inspirations. La pochette de leur maxi CD suivant y fera d’ailleurs clairement référence.

And Times Goes Friendly

En 2006, les quatre membres de Matmatah sortent un maxi CD de 6 titres comportant le titre Comme si de rien n’était, dont le clip de Christophe Acker est diffusé sur les chaînes musicales.

La Cerise

L’album La Cerise sort le 5 mars 2007. Les guitares s’y font plus présentes et beaucoup plus agressives ; certains titres sont du hard rock pur, quelquefois mâtinés de touches très punky. Des ballades contrebalancent l’agressivité par la douceur des voix (chœurs aériens) et des arrangements (cordes, claviers)3. Le succès est fulgurant, porté par les deux premiers titres La Cerise et Crépuscule dandy, sortis en singles. Il existe une édition double album intitulée 28, Capucines comprenant des extraits d’un concert enregistré à L’Olympia lors de leur précédente tournée14.

Bande à part

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Matmatah aux Francofolies en 2008.

Le 6 novembre 2007, après 13 ans d’existence, le groupe annonce dans un communiqué sa séparation par consentement mutuel pour se consacrer à des projets plus personnels. « Cette décision collective a été prise pour des raisons aussi bien artistiques que professionnelles, chacun d’entre nous ayant pour désir de continuer différemment son aventure musicale », ajoute le groupe, qui poursuivra toutefois sa tournée d’hiver, comme prévu jusqu’au 15 décembre 2007. Les derniers concerts présentent une tristesse non dissimulée comme le 30 novembre pour le dernier à Paris, dans un Olympia complet ou pour le dernier concert de la tournée à l’Atabal de Biarritz.

En outre, le groupe remonte sur scène à l’été 2008 pour quelques concerts d’« adieux », notamment au festival de Poupet (Vendée), le 14 juillet 2008, sur la grande scène des Vieilles Charrues de Carhaix le 19 juillet 2008 et le 16 août 2008 à la Foire aux Vins de Colmar, avant de jouer, le 24 août 2008, au Brussels Summer Festival15. Le dernier concert a lieu le 30 août à Plougastel-Daoulas, dans la salle L’Avel-Vor, dirigée par Éric (le bassiste) à partir de mars 2010.

Matmatah tire sa révérence avec un dernier single intitulé Bande à part ; les paroles, et plus particulièrement la pochette (Stan pointant un revolver sur la tempe d’Eric), permettent de mieux comprendre les ressentis et désirs réels de chacun des membres. Le départ annoncé de Sammy marquait pour Stan la fin du groupe alors qu’Eric aurait envisagé de continuer l’aventure avec un nouveau membre3. Le 24 octobre 2011, un best of intitulé Greatest Hits : 1998-2008 est édité par Barclay.

Antaology : retour virtuel

En décembre 2014, le groupe annonce la sortie d’un double CD et un DVD comportant des inédits et des raretés à l’occasion des 20 ans du premier concert du groupe. Antaology sort le 25 septembre 2015 et comprend 2 CD16 :

  • Le premier comporte les morceaux choisis par les membres du groupe. Les chansons sont extraites des 4 albums studio ainsi que des Ep, plus un inédit, Triceratops, enregistré en studio avec Emmanuel Baroux à la guitare17 ;
  • Le second contient des inédits et des raretés du groupe (versions alternatives, remix, versions live), dont une nouvelle chanson, Les demoiselles de Loctudy, chantée avec Les Goristes.

Cet album sort en deux versions : un double digipack avec deux CD et un petit livret ainsi qu’un coffret avec les 2 CD, 2 DVD et un livret de 60 pages (avec plus de 200 photos) réalisé par Stan18.

Plates Coutures : l’album de la reformation

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Concert du groupe en février 2017.

En septembre 2016, le groupe se reforme avec l’arrivée du guitariste Emmanuel Baroux (ayant joué avec Astonvilla, Axel Bauer, Tristan Nihouarn) en remplacement de Sammy19. Une tournée démarre en février 2017 avec notamment un passage à l’Olympia le 2 mars 201720. Le single Marée haute est dévoilé le 17 janvier21, accompagné d’un clip le 17 février22. Les paroles dénoncent l’addiction au pouvoir et le détournement d’argent.

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Matmatah au Festival du Roi Arthur en 2017.

Onze nouvelles chansons sortent le 3 mars dans un 5e album studio intitulé Plates coutures23. L’enregistrement est réalisé en Angleterre sous la direction artistique de Bruno Green (Détroit) et le mastering à Londres aux studios Abbey Road24. Résolument rock, l’album présente des textes concernés par les problèmes de société25. Leur premier festival en plein air aux Landes Génusson sera le début d’une longue série de concert et de festivals, notamment les Vieilles Charrues et les Eurockéennes de Belfort.

Membres

Membres actuels

  • Tristan Nihouarn (Stan) : chant, guitares, harmonica, oud, claviers et flûtes
  • Éric Digaire : basse, chant, guitare, piano
  • Benoît Fournier (Scholl) (à partir de 2002) : batterie, percussions
  • Emmanuel Baroux (à partir de 2016) : guitare électrique, chant
  • Julien Carton (à partir de 2017 pour les concerts) : claviers, chant
  • 120px-Matmatah_Plougastel_02-2017_-_26

    Stan

  • 80px-Matmatah_Brest_02-2017_-_04

    Éric

  • 80px-Matmatah_Plougastel_02-2017_-_16

    Manu

  • 120px-Matmatah_Brest_02-2017_-_10

    Scholl

  • 120px-Matmatah_Brest_02-2017_-_09

    Julien

Anciens membres

  • Cédric Floc’h (Sammy) : guitare électrique, chant (1995-2008)
  • Jean-François Paillard (Fañch) : batterie, percussions (1996-2002)

Historique du groupe par années

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Discographie

Albums studio

Live

Eps

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2005 : Mille Soleils

Singles

  • 1997 : Les Moutons
  • 1998 : Lambé an Dro
  • 1998 : Emma
  • 2001 : Quelques Sourires
  • 2001 : Archimède
  • 2002 : Crève les Yeux (Live)
  • 2004 : Casi el Silencio
  • 2004 : Au Conditionnel
  • 2006 : Comme si de rien n’était
  • 2007 : La Cerise
  • 2007 : Crépuscule Dandy
  • 2015 : Triceratops
  • 2017 : Marée Haute
  • 2017 : Lésine pas
  • 2018 : Retour à la normale

Compilation

  • 2011 : Greatest Hits : 1998-2008 (Barclay)
  • 2015 : Antaology

DVD

  • 2003 : Piste Off !

Participation

Ventes d’albums

Liste des albums
Année Album Meilleur classement Ventes Certifications26
Drapeau de la France Drapeau de la Belgique Drapeau de la Suisse
1998 La Ouache27 11 25 - 800.000 FR:Disque de platine 2 × Platine1
2001 Rebelote28 8 46 83 200.000 FR:Disque d'or Or1
2004 Archie Kramer29 30 - - SNEP:Disque d'or Or
2007 La Cerise30 24 - - FR:Disque d'or Or1
2017 Plates coutures31 22 - -

Notes et références

  1. a b c et d « « Tricératops » : Matmatah renaît de ses cendres avec un inédit et un best-of anniversaire » [archive], sur chartsinfrance.net (consulté le 18 mars 2018)
  2. a et b Siohan 2005, p. 46
  3. a b c d et e Rok 2013, p. 102
  4. « Y a de la Ouache » [archive], L’Express (consulté le 15 décembre 2011)
  5. Sylvain Siclier, « Matmatah. Rebelote », Le Monde,‎ 21 avril 2001, p. 21.
  6. Solenn de Royer, « Matmatah, l’énergie de la scène bretonne », La Croix,‎ 16 décembre 1998 (lire en ligne [archive]).
  7. Siohan 2005, p. 49 : « On était trop jeunes pour copier Téléphone et trop vieux pour copier Noir Désir, du coup on a une place à part. »
  8. a et b Nicolas de la Casinière, « Le refrain de la fumette au tribunal. Le groupe Matmatah jugé pour «provocation à l’usage des stupéfiants». », Libération,‎ 16 mai 2000 (lire en ligne [archive])
    Le policier à l’origine de la procédure avait déjà alerté la justice quatre ans plus tôt, en entendant Mangez-moi ! Mangez-moi !, un tube du groupe rennais Billy Ze Kick et les Gamins en Folie, vantant les mérites de champignons hallucinogènes
  9. « Dépeche AFP de Juin 2000 » [archive], 11 juin 2000 (consulté le 29 juin 2012)
  10. « Matmatah. « La fin d’une belle histoire » », Le Telegramme,‎ 26 juin 2008 (lire en ligne [archive], consulté le 1er mars 2017)
  11. Victor Hache, « Matmatah, retour au rock », L’Humanité,‎ 13 avril 2001 (lire en ligne [archive]).
  12. Stéphane Koechlin, « Rock. Matmatah, la grosse artillerie bretonne », Le Figaro (Le Figaroscope),‎ 6 juin 2001, p. 4.
  13. « Victoires de la musique: meilleur clip pour Arthur H et M », AFP,‎ 4 mars 2006.
  14. Le CD étant par nature limité à 80 minutes, le second disque ne comporte pas l’intégralité du concert de l’Olympia. Manquent, par exemple, les chansons Lambe An Dro et Le Souvenir.
  15. Gorgiard 2008, p. 208
  16. Pour ses vingt ans, Matmatah sort une Antaologie ! [archive]Ouest-France, 23 juillet 2015.
  17. Pour ses 20 ans, Matmatah fait « le reuz » [archive], France 3, 18 juin 2015
  18. « Rock. Matmatah sort un coffret ce vendredi » [archive] (consulté le 27 septembre 2015)
  19. « Matmatah annonce son retour » [archive], sur people.bfmtv.com, 23 septembre 2016
  20. Sarah Morio, « Matmatah. « Rendez-vous le 2 mars à l’Olympia » » [archive], sur letelegramme.fr, 24 septembre 2016 (consulté le 23 septembre 2016)
  21. Jonathan Hamard, « Matmatah revient à « Marée haute » pour taper du poing sur la table. Écoutez ! », aficia,‎ 17 janvier 2017 (lire en ligne [archive], consulté le 25 février 2017)
  22. Matmatah, « Marée haute (clip officiel) » [archive], sur youtube.com, 17 février 2017
  23. Sarah Morio, « Matmatah. Un 5e album en gestation », Le Télégramme,‎ 3 décembre 2016 (lire en ligne [archive]).
  24. « « Marée haute » : Matmatah prend l’eau dans un clip pinçant et engagé » [archive], sur chartsinfrance.net, 18 février 2017
  25. « Matmatah de retour après huit ans d’absence », TV5MONDE,‎ 16 février 2017 (lire en ligne [archive], consulté le 25 février 2017)
  26. « Les Certifications – SNEP », SNEP,‎ 1er novembre 2013 (lire en ligne [archive], consulté le 18 mars 2018)
  27. « Matmatah – La Ouache » [archive], sur lescharts.com (consulté le 22 août 2011)
  28. « Matmatah – Rebelote » [archive], sur lescharts.com (consulté le 22 août 2011)
  29. « Matmatah – Archie Kramer » [archive], sur lescharts.com (consulté le 22 août 2011)
  30. « Matmatah – La Cerise » [archive], sur lescharts.com (consulté le 22 août 2011)
  31. « Matmatah – Plates coutures » [archive], sur lescharts.com (consulté le 3 août 2017)

Annexes

Bibliographie

  • Stéphan Siohan (photogr. Emmanuel Pain), « Matmatah : Rock’n roll attitude », Bretons, no 4,‎ novembre 2005, p. 44-49
  • Ronan Gorgiard, L’étonnante scène musicale bretonne, Palantines, coll. « Culture et patrimoine », 2008, 255 p. (ISBN 2911434986), « Rock et dépendances », p. 206-209
  • Olivier Polard, 40 ans de Rock à Brest, La Blanche Production, 2005, 192 p. (ISBN 2952472009) (CD, Sushi Bar live avec Miossec, 2002)
  • Ronan Gorgiard, L’étonnante scène musicale bretonne, Palantines, coll. « Culture et patrimoine », 2008, 255 p. (ISBN 2911434986), « Rock et dépendances », p. 206-209
  • Collectif (dir. Frank Darcel), ROK : De 1960 à nos jours, 50 Ans de musique électrifiée en Bretagne, t. 2 : 1990/2013, LATDK, 2013, 480 p. (ISBN 2954364408), « Matmatah », p. 100-10
  • Olivier Polard et Yan Le Gat, Le Vauban. Un siècle d’histoire brestoise, Coop Breizh, 2012
  • Pascal Pacaly, La France est vraiment Rock !!, 2019, Les Editions du Joyeux Pendu, 292 pages (ISBN 978-2-490462-07-0)

Liens externes

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Ressources relatives à la musique

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v · m
Tristan Nihouarn · Éric Digaire · Benoît Fournier · Emmanuel Baroux
Cédric Floc’h · Jean-François Paillard
Albums studio La Ouache (1998) · Rebelote (2001) · Archie Kramer (2004) · La Cerise (2007) · Plates coutures (2017)
Albums en concert Lust for a Live (2002)
Compilations Greatest Hits : 1998-2008 (2011) · Antaology (2015)
EP Concert Matmatah (1999) · Mille Soleils (2005) · …and Times Goes Friendly (2006) · Bande à part (2008)
Vidéographie Piste Off ! (2003)

Alexandre Hervaud fait des blagues sur Twitter

Il a recommencé aujourd’hui.

Comme d’autres, il est décidément incorrigible…

 

https://www.ozap.com/actu/-liguedulol-ce-groupe-n-a-jamais-harcele-personne-selon-alexandre-hervaud/578366

#LigueDuLol : « Ce groupe n’a jamais harcelé personne » selon Alexandre Hervaud

 

Facebook

Facebook © Abaca

Alexandre Hervaud fait des blagues sur Twitter dans AC ! Brest 33-58ff6e4a8dc51-article_author_media-1

publié par
Jeudi 09 Mai 2019

 

Le journaliste a été licencié de « Libération » après la révélation de l’affaire dite de la « Ligue du Lol » en février dernier.

Il s’explique sur Twitter. En février dernier, une dizaine de personnes, principalement de femmes, ont relaté le cyberharcèlement qu’auraient exercé il y a une dizaine d’années des membres de la « Ligue du Lol« , du nom d’un groupe Facebok créé par le journaliste Vincent Glad. A la suite de la révélation de cette affaire, plusieurs personnes liées à cette polémique ont été licenciées ou non reconduits au sein de leur entreprise. Parmi eux, Alexandre Hervaud, chef de service à « Libération.fr », a été mis à pied à titre conservatoire, avant d’être licencié après une enquête interne de la direction du quotidien.

« Une couverture médiatique aussi affligeante qu’à charge »

Sur Twitter, ce jeudi, Alexandre Hervaud a tenu à sortir du silence et à revenir longuement sur cette affaire : « Après trois mois d’insultes, de menaces, de sanctions démesurées et, surtout, beaucoup de très mauvais journalisme, le temps du mutisme est terminé« . Selon lui, l’enquête interne sur cette affaire « n’a rien révélé justifiant (son) licenciement« , « décidé pour raison de com, d’image » : « Une image de coupable par association façonnée par une couverture médiatique aussi affligeante qu’à charge. »

Dans ses tweets – une vingtaine-, Alexandre Hervaud a souhaité faire un distinguo entre le groupe Facebook, baptisé « Ligue du Lol », et les harcèlements sur Twitter dont certaines personnes ont été victimes. Pour cela, il a expliqué que certains faits évoqués par les victimes remontaient à 2009, soit avant que Facebook ne lance la fonctionnalité permettant de créer des groupes, en octobre 2010. « 2009 est l’année de création de comptes Twitter anonymes collectifs, trollesques – que je n’ai jamais alimentés (…) Tout ça date d’avant la ‘Ligue du Lol’« , a ainsi assuré Alexandre Hervaud, ajoutant : « L’erreur de datation du groupe a permis à des médias avides de sensationnalisme de publier des témoignages n’ayant strictement rien à voir avec ce groupe Facebook privé. »

« Le reste n’est que fantasmes »

Concernant le nom de la « Ligue du lol », il a précisé qu’il s’agissait d’une « simple vanne footeuse« , qui a « hélas été prise au premier degré » : « ‘Ligue’ étant très connotée, certains ont fantasmé une société secrète, des Illuminatis 2.0., une loge maçonnique…« . Alexandre Hervaud a souligné que l’affaire « n’a pas pu être fact-checkée car aucun matériel à exploiter n’existe » et que « rien n’a filtré de ce fameux groupe privé disparu« , « pas un échange« . « Les médias se sont contentés d’actions individuelles hors groupe (tweets, blogs…) exhumées hors contexte. Le reste n’est que fantasmes, suppositions, calomnies« , a-t-il poursuivi. Et de conclure : « Ce groupe n’a jamais harcelé personne. Une minorité de ses membres, sans doute, et ce déjà bien avant sa création. »

 

 

https://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/pretre-egorge-polemique-apres-les-183311

Prêtre égorgé : polémique après les dérapages d’une élue ex-EELV et d’un journaliste de Libé

 

par Play Mobil
vendredi 29 juillet 2016

 

Quelques heures seulement après l’exécution par des soldats de Daech du père Jacques Hamel, le 26 juillet 2016 dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, un journaliste de Libération et une élue locale bretonne ont fait scandale en blaguant sur Twitter au sujet de la mort atroce de l’octogénaire.

hervaud_le_goic_2-80a8e dans Calomnie

Julie Le Goïc est élue municipale à Brest, non encartée ; ex-EELV, elle a également quitté la majorité socialiste de sa ville. Le 26 juillet à 12h04, soit deux heures à peine après l’égorgement du père Hamel à Saint-Etienne du Rouvray, l’élue d’extrême gauche écrivait sur Twitter : « Du coup, le prêtre mort en martyr, il a le droit à 70 enfants de choeur au paradis ? »

Du coup, le prêtre mort en martyr, il a le droit à 70 enfants de choeur au Paradis ?

— Julie Le Goïc (@JulieLeGoic) 26 juillet 2016

L’onde de choc provoquée par ce tweet est remontée jusqu’à France 3 Bretagne, Atlantico et même Closer.

julielegoic_joly-2-e87da dans Folie Si l’élue admet que le tweet était de mauvais goût, elle l’assume. « Je regrette juste de l’avoir fait sur un réseau public. Je pense que le droit à l’humour est plus que nécessaire« , a-t-elle expliqué au Lab d’Europe 1.  »J’ai fait une blague de mauvais goût, et j’ai eu la bêtise de la faire sur Twitter« , ajoute-t-elle.

On peut surtout lui reprocher de s’être moquée, non pas des terroristes musulmans, mais de leur victime catholique, sans doute portée par un anticléricalisme primaire.

Elle a expliqué que son tweet était « en réaction aux crétins qui instrumentalisaient le prêtre en en faisant un martyr« , ou encore : « je répondais à des tweets qui en faisaient un martyr au lieu juste de pleurer l’homme qu’il était« .

L’élue n’a pas présenté d’excuses, et n’a pas effacé son tweet. Au contraire, elle a continué avec des blagues « potaches », comparant les prêtres non-pédophiles à des « pokémons rares« , relève le site Breizh Info.

pokemon-2-126d3 dans LCR - NPA

Le maire de Brest, François Cuillandre, a tenu à prendre ses distances avec l’élue : « Julie Le Goic n’est pas élue de la majorité. A l’inverse de tels propos, nos pensées vont aux victimes et aux proches« . Le FN local, quant à lui, a demandé sa démission.

Selon Le Lab d’Europe 1, Julie Le Goïc, inondée d’insultes sur Twitter, a reçu depuis mardi environ 1000 menaces de mort ou de viol.

Dans les dizaines d’échanges qui ont suivi sur Twitter, l’élue s’est dit « choquée par ce qu’une blague peut provoquer comme haine« . Et a annoncé dans la foulée vouloir porter plainte en réaction à des « menaces de viols« .

2016, tu fais une blague potache sur un prêtre mort et on te menace de viol. Bande de crétins, vous ne valez pas mieux que les terroristes.

— Julie Le Goïc (@JulieLeGoic) 27 juillet 2016

La plupart des hommes, deux heures après une attaque terroriste et l’égorgement d’un vieux prêtre, n’ont pas envie de rire. Julie Le Goïc, elle, n’a pas pu s’empêcher de blaguer et de bouffer du curé, se réclamant de l’esprit Charlie.

Ils ont commencé par assassiner ceux qui auraient, demain, publié des dessins irrévérencieux. Alors, vive Charlie. pic.twitter.com/PuifPK0oMC

— Julie Le Goïc (@JulieLeGoic) 26 juillet 2016

Depuis qu’elle a déclenché un incendie dans le coeur de plusieurs milliers de personnes, qui le lui ont fait savoir de manière fort virulente, l’élue ne trouve rien de mieux que de retweeter les centaines de messages d’insultes et de menaces qu’elle reçoit, et d’y répondre, plutôt que d’effacer son tweet, de s’excuser et de se taire enfin.

Julie Le Goïc, comme elle l’a dit en réponse à un message d’apaisement, refuse de s’excuser, s’inscrivant en cela dans les pas d’autres Bretons célèbres, réputés pour leur opiniâtreté, si ce n’est leur caractère borné, à l’image d’un certain Dieudonné qui, après les attentats de janvier 2015, avait lui aussi blagué en déclarant se sentir « Charlie Coulibaly«  :

@marccoatanea :)) tu dois confondre avec les menaces et insultes que j’ai reçues. C’est vrai qu’elles demandent des excuses.

— Julie Le Goïc (@JulieLeGoic) 28 juillet 2016

Certains médias ont fait remarquer que Julie Le Goïc n’en était pas à son « coup d’essai ». En mars 2016 déjà, elle pilotait un groupe d’immigrés clandestins venus perturber le conseil municipal de Brest. Le 18 mars, Ouest France titrait ainsi : « Julie Le Goïc fait l’unanimité… contre elle« . Extrait :

« La majorité municipale ne la regarde plus comme une élue. Le conseil municipal de jeudi était la goutte d’eau de trop. (…)

Dans un communiqué de presse commun, initiative extrêmement rare pour ne pas dire inédite, les présidents des six groupes de la majorité municipale tombent à bras raccourcis sur leur ancienne camarade, Julie Le Goïc.

En cause, son comportement lors du dernier conseil municipal, quand la salle a été investie par une quarantaine de militants exigeant un logement pour des réfugiés d’Europe de l’Est.

Les signataires du texte évoquent son « attitude loin d’être neutre » ; sa «  complicité avec les comportements et l’agressivité verbale de certains manifestants » ; « le défaut d’honnêteté et de cohérence intellectuelle » (…). Ils la rangent donc parmi les manifestants davantage que parmi les élus, qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition.

(…) À compter d’aujourd’hui et jusqu’à la fin du mandat, elle parlera dans le vent… »

Julie_Dany_2-039e1 dans Le Post Selon Breizh.info, Julie Le Goïc fut adhérente de l’organisation marxiste “Ras l’Front” en 1995 puis à la CNT en 2000, avant d’être par la suite élue au Conseil administratif de l’université de Bretagne Ouest sous l’étiquette CNT FAU. En 2006 elle adhère chez les Verts puis intègre la majorité de François Cuillandre, jusqu’en juin 2015. Militante chevronnée (LGBT, migrants…), Le Goïc est « une des pièces maîtresses de l’activisme d’extrême-gauche brestois« .

Ses propos visant le père Hamel font écho à ceux du journaliste de Libération Alexandre Hervaud. Celui-ci a posté sur Twitter ce message peu après l’annonce de l’égorgement du prêtre : « dans le but d’apaiser les tensions entre communautés, j’espère que les deux assaillants étaient deux anciens scouts abusés par le prêtre ».

hervaud_tweet-2-51bf8 dans Luraghi

Les réactions sur Twitter furent là aussi très vives et très nombreuses… La Ligue de Défense Juive, dont on connaît la radicalité, a elle-même réagi sans tarder en dénonçant un tweet « abject« . Et une pétition a été lancée pour demander la suppression de sa carte de presse au journaliste ; elle a déjà recueilli plus de 10.000 signatures.

Alexandre Hervaut a pris l’initiative d’aller porter plainte à la police, comme il nous l’apprend dans un tweet :

Il a également publié un billet intitulé « C’est dur de faire marrer les cons » (clin d’oeil à la fameuse « une » de Charlie Hebdo avec Mahomet), où il a tenté de se justifier et d’expliquer sa blague.

Dans une mise à jour à ce billet, il a présenté ses excuses aux personnes qui ne l’ont pas insulté mais qui ont pu être blessées par son « tweet sarcastique ».

Julie Le Gohic, décidément peu inspirée, a affiché sa solidarité avec le journaliste de Libération, qui, suite à une protestation citoyenne massive, a été conduit à supprimer son tweet nauséabond :

Rho, il était drôle pourtant son tweet à @AlexHervaud … Je me sentais moins seule avec mes blagues… https://t.co/baVzD7zQ4x

— Julie Le Goïc (@JulieLeGoic) 26 juillet 2016

Dans sa défense de la blague de Hervaud, elle se renvendique encore de l’esprit Charlie :

C’est ce qui arrive quand on est encore #Charlie en 2016. Le Has-Been tue. ;) https://t.co/8jobee2j2Z

— Julie Le Goïc (@JulieLeGoic) 26 juillet 2016

Ce triste épisode témoigne, si besoin en était, d’un usage pour le moins contestable des réseaux sociaux par nombre d’élus et de journalistes, prompts à envenimer la situation, à jeter de l’huile sur le feu, dans des moments où nous aurions besoin du contaire, d’unité et de gravité. Comme le déclarait en 2011 le philosophe Raphaël Enthoven : « Sans loi, Internet n’est qu’un revolver entre les mains de milliards d’enfants. » Pas sûr qu’il visait à l’époque journalistes et politiques…

 

Qu’est-ce que la Direction Interministérielle du Numérique et du Système d’Information et de Communication de l’Etat ?

Pour répondre à cette question, je ne me casse pas la tête, je colle ci-dessous les fiches Wikipédia qui vont bien en précisant à l’ensemble de mes lecteurs, surtout les plus réguliers, que cette Direction fait partie des leurs, c’est-à-dire qu’elle me lit régulièrement depuis plusieurs années, probablement sur dénonciations. Je voyais déjà assez souvent la Direction Interministérielle des Systèmes d’Information et de Communication parmi mes lecteurs de blog avant qu’elle ne se transforme et change d’appellation, ce n’est donc pas nouveau.

Puisqu’en ce moment même elle s’intéresse derechef à plusieurs de mes écrits, je me permets de lui signaler, d’une part, que ceux-ci ne sont pas forcément le fidèle reflet de ce que je sais faire ni de tout ce que je pourrais dire ou écrire si je n’étais pas constamment plus ou moins contrainte ou forcée par les cybercriminels qui me violent au quotidien depuis maintenant une bonne dizaine d’années, et d’autre part, qu’étant moi-même spécialisée en conception de systèmes d’information, je parle couramment numérique et suis bien évidemment toujours ouverte à toute discussion sérieuse. Je n’évite que les pervers. Ma langue maternelle est le français et j’ai aussi quelques notions de brestois, bien utiles par les temps qui courent.

A bon entendeur…

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Direction_interminist%C3%A9rielle_du_num%C3%A9rique_et_du_syst%C3%A8me_d%27information_et_de_communication_de_l%27%C3%89tat

Direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’État

 

La direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’État (DINSIC) est une direction placée sous l’autorité du Premier ministre, au sein de l’administration publique française, chargée de coordonner les actions des administrations en matière de systèmes d’information.

Elle est considérée comme la direction des systèmes d’information de l’État français.

Histoire

Le 21 septembre 2015, le secrétariat général pour la modernisation de l’action publique prend suite à la direction interministérielle des systèmes d’information et de communication. Il comprend deux directions : la direction interministérielle pour l’accompagnement des transformations publiques et la direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’Etat1.

Le 20 novembre 2017, le secrétariat général pour la modernisation de l’action publique est supprimé, et la direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’Etat est désormais placée, par délégation du Premier ministre, sous l’autorité du ministre chargé du numérique et rattachée au secrétaire général du Gouvernement. Le ministre chargé de la réforme de l’Etat en dispose2.

Rôle

  • Oriente, anime et coordonne les actions des administrations de l’État visant à améliorer la qualité, l’efficacité, l’efficience et la fiabilité du service rendu par le système d’information et de communication de l’État et ceux des autres autorités administratives.
  • Promeut l’innovation en matière de technologies de l’information et de la communication.
  • Contribue, avec les administrations de l’État, à l’ouverture des données publiques. Elle veille à ce que ces systèmes concourent de manière cohérente à simplifier les relations entre les usagers et les administrations de l’État et entre celles-ci et les autres autorités administratives.
  • Organise et pilote la conception et la mise en œuvre des opérations de mutualisation entre administrations de l’État, ou entre celles-ci et d’autres autorités administratives, de systèmes d’information ou de communication d’usage partagé.
  • Organise et anime la concertation nécessaire à l’évolution des référentiels généraux d’interopérabilité et d’accessibilité, des modèles de données de référence et des modèles d’échange et, en liaison avec l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, du référentiel général de sécurité.
  • Contribue, par les réponses apportées aux besoins propres de l’État en matière de technologies de l’information et de la communication, à promouvoir l’innovation et la compétitivité dans ce secteur de l’économie nationale.
  • Contribue à la définition des positions françaises dans les instances internationales et communautaires compétentes en matière de normalisation, d’industrialisation, de commercialisation et d’usage des technologies de l’information et de la communication, et d’affectation des fréquences.
  • Contribue, avec le service des achats de l’État, à définir les règles et procédures applicables pour l’externalisation, la sous-traitance et l’achat de matériels, logiciels et prestations de services concourant à l’établissement ou à l’exploitation des systèmes d’information et des réseaux et services de communications électroniques des administrations de l’État.
  • Contribue, avec la direction générale de l’administration et de la fonction publique, à définir les processus et les règles spécifiques de gestion des personnels des administrations de l’État dans les métiers des technologies de l’information et de la communication.

Réalisations opérationnelles de la DISIC puis de la DINSIC

Plusieurs interviews ou interventions publiques3,4 de son directeur, ainsi que le dossier sur le site du gouvernement5 permettent de cerner les premiers chantiers :

  • la création d’un réseau interministériel de l’État, pour remplacer les réseaux des ministères et améliorer la sécurité. C’est le résultat d’une décision du Conseil des ministres du 25 mai 20116 ;
  • la modernisation des centres informatiques, pour mettre en commun les moyens des ministères et développer l’usage de l’informatique en nuage au sein de l’administration ;
  • l’accompagnement, sur le plan des systèmes d’information, des réformes organisationnelles de l’État sur le territoire (« réforme de l’administration territoriale de l’État »7). Cela consiste à harmoniser et mettre en commun les systèmes d’informations locaux issus des différents ministères concernés et adapter les organisations locales.

Plusieurs documents cadres sont également publiés par la DISIC :

  • le cadre stratégique commun du système d’information de l’État, diffusé par circulaire du Premier Ministre, définit la stratégie d’évolution du système d’information de l’État, et demande aux ministères de s’y conformer ;
  • le cadre commun d’urbanisation, définit des bonnes pratiques en matière d’architecture d’entreprise pour les ministères8 ;
  • la circulaire sur l’usage du logiciel libre dans l’administration encourage les ministères à l’adoption des logiciels libres9 ;
  • la synthèse des contrats de progrès ministériels 2013-201510.

La DINSIC propose de systématiser l’usage de la méthode d’analyse de la valeur MAREVA sur tous les nouveaux projets dans tous les ministères.

Elle opère aussi FranceConnect. C’est un dispositif qui permet à chacun de s’identifier et s’authentifier sur un site web via un bouton FranceConnect.

On mentionnera également des travaux de modernisation de la gestion des ressources humaines dans le domaine informatique, de travaux budgétaires, et d’opérations de sécurisation de grands projets informatiques en cours.

Liste des directeurs

Notes et références

  1. Décret no 2015-1165 du 21 septembre 2015 relatif au secrétariat général pour la modernisation de l’action publique [archive]
  2. Décret no 2017-1584 du 20 novembre 2017 relatif à la direction interministérielle de la transformation publique et à la direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’Etat [archive]
  3. http://www.acteurspublics.com/article/13-04-11/les-3-chantiers-du-directeur-informatique-de-l-etat [archive]
  4. http://www.entreprises-et-cultures-numeriques.org/role-du-si-dans-la-transformation-de-l-etat-pourquoi-une-disic/ [archive]
  5. http://www.gouvernement.fr/gouvernement/le-systeme-d-information-de-l-etat-se-transforme [archive]
  6. http://www.elysee.fr/president/les-actualites/conseil-des-ministres/comptes-rendus/2011/compte-reandu-du-conseil-des-ministres-du-25-mai.11448.html [archive]
  7. http://www.interieur.gouv.fr/reate/Recueil_textes_reate_v_3.pdf [archive]
  8. « Urbanisation du système d’information de l’État | Les documents de référence du S.I. de l’État » [archive], sur references.modernisation.gouv.fr (consulté le 27 janvier 2016)
  9. http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2012/09/cir_35837.pdf [archive]
  10. Synthèse des contrats de progrès ministériels 2013-2015 [archive]
  11. « Henri Verdier à la tête de la nouvelle Direction interministérielle du numérique (DINSIC) » [archive], sur www.nextinpact.com (consulté le 27 janvier 2016)

Voir aussi

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Direction_interminist%C3%A9rielle_des_syst%C3%A8mes_d%27information_et_de_communication

Direction interministérielle des systèmes d’information et de communication

 

La direction interministérielle des systèmes d’information et de communication (DISIC) était la direction des systèmes d’information (DSI) de l’État français. Créée le 21 février 20111, elle fusionne en septembre 2015 avec Etalab pour devenir la direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’État (DINSIC).

Rôle

Ses objectifs étaient :

  • définir un cadre stratégique cohérent pour l’évolution des systèmes d’information dans l’administration ;
  • élaborer un cadre de performance, le mettre en œuvre et le suivre ;
  • piloter des opérations de mutualisation d’infrastructures ;
  • maîtriser les projets à fort enjeu dans un rôle d’audit et d’alerte.

Elle concrétise une décision du comité de modernisation des politiques publiques n°5, dans le cadre de la révision générale des politiques publiques.

Le décret, dans son article 4, précise que la DISIC reprend le rôle de pilotage (dévolu jusqu’alors à la DGME et hérité de l’Agence pour le développement de l’administration électronique) :

Un arrêté, en date du 4 juin 2011, rend obligatoire la consultation de la DISIC pour tous les projets informatiques importants dans les administrations2.

Notes et références

  1. décret du 21 février 2011 [archive]
  2. Arrêté du 1er juin 2011 pris pour l’application de l’article 7 du décret n° 2011-193 du 21 février 2011 portant création d’une direction interministérielle des systèmes d’information et de communication de l’Etat (lire en ligne [archive])

Voir aussi

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Verdier

Henri Verdier

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Verdier.
Henri Verdier
20130319HenriVerdier 001.jpg
Henri Verdier en 2013.
Fonctions
Directeur
Etalab
2013-2015
Séverin Naudet (d)
Laure Lucchesi (d)
Président
Cap Digital
2008-2013
Manager général (en)
Odile Jacob Multimédia (d)
1995-2007
Biographie
Naissance
      (49 ans)

Toulouse

Nationalité
Formation
École normale supérieure (à partir de 1988)
Activité
Autres informations
Membre de
Conseil scientifique de Wikimédia France (d) (2015)
Site web
Distinctions

modifiermodifier le codemodifier WikidataDocumentation du modèle

Henri Verdier, né le 24 novembre 1968 à Toulouse1, est un entrepreneur et spécialiste du numérique français.

Directeur interministériel du numérique et du système d’information de l’Etat français, il est également administrateur général des données (AGD).

Biographie

Formation

Henri Verdier est ancien élève de l’École normale supérieure2 (promotion S1988)3, titulaire d’une licence en philosophie, d’un magistère en biologie et d’un diplôme d’études approfondies en sociologie4.

Carrière

Il fut en 1995 le cofondateur et le directeur général de la société Cred-M, devenue Odile Jacob Multimédia4, où il développe notamment avec Georges Charpak un ensemble de supports pédagogiques pour La Main à la pâte.

En 2007, il rejoint Lagardère Active comme directeur chargé de l’innovation. En 2009, il rejoint l’Institut Télécom comme directeur de la prospective, chargé de la création du think tank « Futur numérique »5 (Fondation-telecom). En 2010, il fonde, avec Jean-Michel Lasry, Pierre-Louis Lions et Olivier Guéant, la société MFG-Labs6, qu’il quitte en 2012, et qui est acquise par Havas Media en mai 20137.

Membre fondateur du pôle de compétitivité Cap Digital, il en exerça la vice-présidence de 2006 à 2008, avant de le présider de 2008 à janvier 2013.

De janvier 2013 à septembre 2015, il dirige Etalab, le service du premier ministre chargé de l’ouverture des données publiques8. Sous sa direction, Etalab a développé une nouvelle version9,10, inaugurée le 18 décembre 2013, du portail d’open data français « data.gouv.fr », qui héberge de nombreuses données publiques. Cette version, qui autorise les citoyens à enrichir les données publiques ou à partager leurs propres données11, a été qualifiée par le blog TechPresident de « première mondiale »12.

Par arrêté du Premier ministre en date du 16 septembre 2014, il est nommé Administrateur Général des Données13,14.

En conseil des ministres du 23 septembre 2015, il est nommé directeur interministériel du numérique et du système d’information et de communication de l’État (DINSIC). Cette nouvelle direction, qui allie les fonctions d’une DSI et une mission de transformation numérique. Poursuivant l’engagement de la mission Etalab au service de l’ouverture du code [archive], des données et des algorithmes, la DINSIC jette les fondamentaux de « l’Etat Plateforme » (France Connect [archive], api.gouv.fr [archive], Base nationale adresse [archive]) et promeut au sein de l’Etat une stratégie de réinternalisation de ressources et de recours aux méthodes agiles qui s’exprime par exemple par le développement rapide de l’incubateur de « Start-up d’Etat » : Beta.gouv.fr [archive].

Ancien membre du conseil scientifique de l’Institut Mines-Télécom15, Henri Verdier est membre du comité de prospective de l’ARCEP16, du Comité de prospective de la CNIL17 et de la Commission innovation 2030.

Il est membre du conseil scientifique de Wikimédia France18.

Ouvrages

      • Avec Nicolas Colin, L’Âge de la multitude : entreprendre et gouverner après la révolution numérique (Armand Colin, Paris, 2012, réédité 2015)19
      • Avec Pierre Pezziardi, Des Startup d’Etat à l’Etat plateforme (Fondation pour l’innovation politique, Paris, 2017)20

Contributions à des ouvrages collectifs

La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (juin 2016)
      • L’Etat en mode Start-Up, Le nouvel âge de l’action publique, (Eyrolles, Paris, mai 2015).
      • Numérique et Libertés : un nouvel âge démocratique, Rapport n° 3119, Assemblée nationale, octobre 2015.
      • Big, fast & open data. Décrire, décrypter et prédire le monde, FYP Editions, Paris, 2014.
      • La Métamorphose numérique vers une société de la connaissance et de la coopération, Éditions alternatives, 2013.
      • L’innovation, un enjeu majeur pour la France, rapport pour le Ministère du redressement productif et le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, avril 201321
      • Le Dictionnaire politique d’Internet du numérique (Éditions La Tribune, Paris, 2010)
      • TIC 2025 : Les Grandes Mutations (FYP Éditions, Paris, 2010)
      • New Age to New Edge (Orange Institute, San Francisco, 2010)

Distinctions

      • Henri Verdier a été lauréat du prix Roberval en 1999, avec Georges Charpak et l’ensemble de son équipe.
      • Il est chevalier dans l’ordre national du mérite (promotion mai 2010)22 et Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres (promotion juillet 2014)23.

Notes et références

  1. « Henri Verdier » [archive], sur whoswho.fr, 2011.
  2. Club des Normaliens dans l’Entreprise : Henri Verdier [archive]
  3. http://www.archicubes.ens.fr/lannuaire#annuaire_chercher?identite=Henri+Verdier [archive].
  4. a et b http://www.lesbiographies.com/#/Biographie/VERDIER-Henri,202309 [archive].
  5. Fiche de présentation du Think Tank « Futur numérique » [archive] (PDF 2p) par la fondation Telecom
  6. http://www.mfglabs.com [archive]
  7. « Havas Media acquiert MFG-Labs », Frenchweb.fr,‎ 5 juin 2013 (lire en ligne [archive])
  8. Discours du Premier ministre devant les acteurs du web [archive], gouvernement.fr
  9. http://data.blog.lemonde.fr/2013/12/18/data-gouv-fr-nouvelle-formule-nouvelles-ambitions/ [archive]
  10. https://www.lopinion.fr/19-decembre-2013/open-data-debuts-l-anti-colbertisme-a-francaise-7354 [archive]
  11. http://www.liberation.fr/economie/2014/01/19/la-france-premier-pays-a-aller-au-bout-de-la-logique-de-l-open-data_973967 [archive]
  12. A “World First”: France’s Data.Gouv.Fr Opens Platform To Citizen Submissions [archive]
  13. « Décret n° 2014-1050 du 16 septembre 2014 instituant un administrateur général des données » [archive], sur legifrance.gouv.fr, 17 septembre 2014 (consulté le 20 septembre 2014)
  14. Le Blog de l’Administrateur général des données [archive]
  15. Le conseil scientifique [archive], mines-telecom.fr
  16. Comité de prospective de l’ARCEP [archive]
  17. Comité de prospective de la CNIL [archive]
  18. https://www.wikimedia.fr/conseil-scientifique/ [archive].
  19. Le Blog de l’Age de la multitude [archive]
  20. Note de la Fondapol [archive]
  21. Rapport Beylat-Tambourin [archive]
  22. JO Présidence de la République Ordre national du Mérite [archive]
  23. [1] [archive]

Annexes

Bibliographie

Liens externes

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