Le Mali accuse la France d’entretenir le terrorisme dans son pays

 

 

 

Bien sûr, la France dément.

Et les fouteurs de merde du NPA qui vont au Mali et au Burkina Faso depuis des lustres ? Personne ne les voit jamais ? Incroyable…

A noter : leurs milices et assassins jouissant en France d’une impunité totale, on est bien obligé d’en déduire qu’ils y assurent les basses oeuvres des différents régimes qui se succèdent à la tête de l’Etat français depuis un bon paquet d’années. Donc… ailleurs aussi.

 

Egalement à lire :

https://www.wsws.org/fr/articles/2020/08/24/npam-a24.html

Révolution permanente (NPA) applaudit le coup pro-impérialiste au Mali

 

24 août 2020

 

L’opposition à la guerre française au Mali démasque le charlatanisme petit bourgeois du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d’Olivier Besancenot. Le 18, une junte de colonels maliens a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta avant de proclamer sa loyauté à l’occupation française du Mali. Face à l’installation d’une junte pro-impérialiste, le site Web Révolution permanente du NPA, lié au Parti des travailleurs socialistes (PTS) argentin peine à contenir son enthousiasme.

Sur ce site, Philippe Alcoy écrit que «Le coup d’État a été accueilli avec des scènes de liesse dans les rues de Bamako. En tout cas pour le moment. En effet, ce groupe de militaires dit vouloir ‘une transition politique civile conduisant à des élections générales crédibles’ dans un ‘délai raisonnable’. Les putschistes déclarent avoir pris la décision d’agir car ‘le Mali sombre de jour en jour dans le chaos, l’anarchie et l’insécurité par la faute des hommes chargés de sa destinée’.»

Si Alcoy s’inquiète brièvement des «mesures répressives comme l’instauration d’un couvre-feu et la fermeture des frontières», il n’hésite pas à présenter le coup d’État comme le début de la révolution africaine. Il déclare que le coup est «mené sans doute par des fractions des classes dominantes et de l’armée agissant sans le consentement du gouvernement français.» Il se paie le luxe d’évoquer le réaction du social-démocrate Marceau Pivert face à la grève générale de 1936 en France, publié dans Le Populaire: «Tout est possible!»

Il affirme: «Mais une chose est certaine, la France et ses alliés craignent que le coup d’État au Mali n’ouvre la voie à des situations similaires dans d’autres pays de la région qui sont traversés par les mêmes problèmes politiques, sociaux et économiques. … Pour l’analyste ivoirien Franck Hermann Ekra, dont les propos ont été relayés par Libération, c’est ‘comme si un « modèle malien » venait de voir le jour. Et que, notamment dans les pays voisins, chacun s’autorise enfin à penser que « tout est donc possible », en rapprochant ce qui s’est passé au Mali de situations analogues, de rejet du pouvoir en place, vécues à domicile’.»

Or l’impérialisme français ne craint pas le putsch malien, qui n’a rien à voir avec une révolution. Une vague historique de grèves et mobilisations de masse monte, sans aucun doute, à travers l’Afrique. Les grèves d’enseignants et de cheminots au Mali; le hirak algérien de 2019 contre le régime militaire; les manifestations ivoiriennes contre le président Alassane Ouattara installé par une intervention militaire française en 2011; et les manifestations contre Keïta témoignent tous d’une explosion de colère des travailleurs et des masses opprimées contre l’impérialisme.

Au Mali, les manifestations se succèdent depuis des mois pour s’opposer à l’occupation française lancée en 2013, et aux massacres ethniques entre milices rivales que Paris tolère afin de diviser pour mieux régner sur le pays.

Mais Paris soutient ce putsch contre la mobilisation antiguerre des jeunes et des travailleurs maliens. Comme lors du coup de 2012 qui a ouvert le chemin à l’invasion française de 2013, le putsch est parti du camp militaire de Kita, et le général Ibrahmi Dahirou Dembélé, décoré pour ses services à la défense nationale française, a été l’un des commanditaires. Lorsque les putschistes sont arrivés au pouvoir, ils ont d’ailleurs fait une déclaration sans ambiguïté.

Ils ont appelé l’armée malienne à continuer sa collaboration avec les forces françaises (Opération Barkhane), leurs alliés européens (Takuba), leurs supplétifs de l’ONU (Minusma) et des pays du Sahel (G5 Sahel): «La Minusma, la force Barkhane, le G5 Sahel, la force Takuba demeurent nos partenaires pour la stabilité et la restauration de la sécurité. S’adressant à vous, frères d’armes, nous vous exhortons à assurer la continuité de vos missions régaliennes et opérationnelles.»

Macron a quant à lui hypocritement critiqué le putsch avant d’indiquer que l’armée française travaillerait sans problème avec la nouvelle junte: «Mais nous n’avons pas à nous substituer à la souveraineté malienne. … Rien ne doit nous divertir de la lutte contre les djihadistes.»

Aucune analyse du putsch du 18 août ne serait complète sans mentionner le rôle d’Oumar Moriko. chef du parti SADI (Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance), avec lequel le NPA a longtemps collaboré en le traitant de «parti historiquement d’inspiration marxiste-léniniste».

Vers midi le 18, Mouriko a lancé un appel aux jeunes de Bamako à soutenir les putschistes, alors que ceux-ci étaient en difficultés face aux troupes loyales à Keïta. Ces appels ont été relayés par tout le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) de l’imam Mahmoud Dicko, dont fait partie la SADI. A présent, et avec leur soutien, la junte malienne discute sans doute de comment étrangler l’opposition des masses à l’Opération Barkhane.

Face à un mouvement grandissant dans la classe ouvrière et les masses opprimées africaines, Révolution permanente fait tout pour les pousser derrière la contre-révolution. C’est un avertissement aux travailleurs et aux jeunes en Afrique, en France et dans le reste du monde. Pour lutter contre l’oppression impérialiste des anciens pays coloniaux et l’austérité policière en Europe, il faut mener une lutte marxiste et internationaliste, c’est-à-dire trotskyste, contre les illusions et les mensonges semés par les partis populistes de la petite-bourgeoisie argentée comme le NPA.

L’ex-soixantehuitard Alain Krivine qui a fondé le NPA en 2009, afin de rompre les attaches symboliques que sa Ligue communiste révolutionnaire «trotsko-guévariste» avait maintenu avec la figure de Trotsky, le dirigeant de la révolution d’octobre et fondateur de la IVe Internationale. Intégré dans les réseaux du Parti socialiste (PS) bourgeois, qui a longtemps lancé des coups et des guerres en Afrique, le NPA est à présent un soutien inconditionnel de l’impérialisme contre le mouvement international des travailleurs.

Lors des guerres de l’OTAN en Libye et en Syrie lancées en 2011, Besancenot s’est distingué par l’ardeur de ses appels au renseignement français à armer les «rebelles» contre les régimes en place. Ainsi le NPA s’est rendu complice de guerres qui ont fait des centaines de milliers de morts et des dizaines de millions de réfugiés depuis 2011. Et Révolution permanente, qui a voulu se donner un vernis «de gauche» en critiquant parfois «la guerre impérialiste dans une Libye dévastée», tout en faisant oublier le rôle du NPA, récidive en applaudissant les opérations françaises au Mali.

Lors de l’invasion française du Mali, le WSWS avait expliqué les intérêts matériels de classe qui sous-tendaient le soutien de SADI comme du NPA pour cette guerre, que le NPA avait commencé par mollement critiquer. Il n’y a pas grand-chose à changer à cette analyse:

«Les guerres de la France sont bien des actes de pillage impérialistes, dont les travailleurs français paient également le prix par des augmentations d’impôts et de nouvelles coupes sociales. Ces guerres visent à renforcer la position stratégique de Paris, les profits de ses entreprises pétrolières et de ses banques. Mais c’est également la source des flux d’argent que la bourgeoisie dirige, par son financement de la bureaucratie syndicale, des programmes des médias et de bourses de recherche des universitaires ‘de gauche’, vers les forces de la pseudo-gauche telles que le NPA.»

C’est aussi le fondement matériel de la promotion par Révolution permanente des putschistes maliens qui ont mis main basse sur le pouvoir à Bamako. Vu que le putsch et l’action de SADI préparent une répression par l’armée de l’opposition des travailleurs et des jeunes, Alcoy ajoute en conclusion quelques phrases creuses visant à prendre ses distances de la junte qu’il vient de saluer tout au long de son article. Il écrit:

«C’est en ce sens que pour les travailleurs et les classes populaires du Mali, ce serait une erreur fatale de placer leurs espoirs d’émancipation et d’une vie digne dans cette junte militaire. Ce ne serait pas moins catastrophique de faire confiance à la coalition M5-RFP, peuplée de figures réactionnaires, ou aux organisations islamistes. Et il va sans dire que le pire de leurs ennemis reste l’impérialisme, notamment dans sa forme la plus ouvertement militariste. Toutes ces forces sont des ennemies des exploités et opprimés du Mali et de tout le continent africain.»

Il ne manque qu’une chose à cette conclusion: d’ajouter qu’au sein de la coalition M5-RFP, l’élément le plus cynique est le parti SADI et son soutien français, le NPA, au sein duquel les charlatans les plus éhontés sont les partisans de Révolution permanente. Pour se doter d’organisations révolutionnaires, les travailleurs du Mali et d’Afrique comme de France et d’Europe devront fonder leurs partis trotskystes, des sections du Comité international de la IVe Internationale, en lutte contre la pseudo-gauche petite-bourgeoise.

 

Matignon : pourquoi Elisabeth Borne plutôt que Catherine Vautrin

Ah ben voilà, RTL a vendu la mèche, c’est encore le duo Ferrand / Bayrou qui traite les femmes comme des objets…

Et pourquoi l’une plutôt que l’autre ?

Elisabeth Borne est ingénieure et l’autre non, c’est toute la différence, elle est de taille et devient même très symbolique au retour du voyage aux Emirat arabes unis – c’est comme un écho au voyage en Arabie saoudite du 8 janvier 1994… Le ministre de l’Intérieur de l’époque, feu M. Charles Pasqua, savait depuis le 6 janvier au soir que le contrat Sawari II ne serait pas signé ce jour-là et avait préféré se rendre au Maroc y proposer à ses hôtes des chèvres corses plutôt que d’accompagner ses collègues du gouvernement à Riyad. Et François Léotard de s’esclaffer avec des histoires de moutons lors de son procès l’année dernière… On ne voit toujours pas le rapport ? Non ? Vraiment ?

En attendant, le choix d’une femme, et plus spécialement celui d’une femme ingénieur comme premier ministre pour traverser la période de très grosses turbulences qui s’annonce après cinq ans de macronisme prouve bien une chose : comme très souvent en ce cas, les rats ont bien quitté le navire et décidé d’y laisser seule à la barre pour se débrouiller avec leur merde… une femme… Cela se fait souvent en entreprise, ils m’avaient bien fait le coup en 1993 et 1994, et pas seulement pour cette mission particulière, pour d’autres aussi, et même chose pour d’autres femmes…

Il vaut donc mieux qu’elle soit ingénieure, elle s’en sortira moins mal qu’une simple communiquante, et il sera tout aussi facile de l’accuser d’incompétence, d’imbécillité ou de folie qu’une autre quand tout ira à vau-l’eau, puisque ce n’est toujours qu’une femme. Mieux encore : on va pouvoir accuser la femme ingénieure… qui n’a même pas l’intelligence d’une femme des quartiers populaires, comme dit la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest…

Ainsi le sacro-saint « honneur » des machistes qui nous gouvernent et nous mènent à la perte depuis déjà un bon paquet d’années sera-t-il encore tout à fait sauf…

 

 

https://www.rtl.fr/actu/politique/matignon-pourquoi-emmanuel-macron-a-finalement-prefere-elisabeth-borne-a-catherine-vautrin-7900155844

Matignon : pourquoi Emmanuel Macron a finalement préféré Élisabeth Borne à Catherine Vautrin

 

Nommée lundi à Matignon, Élisabeth Borne a doublé sur le fil la présidente du Grand Reims Catherine Vautrin, à qui le poste semblait promis.

 

Elisabeth Borne le 16 mai 2022
Elisabeth Borne le 16 mai 2022
Crédit : LUDOVIC MARIN / POOL / AFP
Matignon : pourquoi Emmanuel Macron a finalement préféré Élisabeth Borne à Catherine Vautrin
02:55
Matignon : pourquoi Emmanuel Macron a finalement préféré Élisabeth Borne à Catherine Vautrin
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Coeurs sensibles s’abstenir. Ce lundi, Élisabeth Borne tombe de sa chaise. La raison ? Emmanuel Macron lui annonce qu’elle entre à Matignon. Elle-même n’y croyait plus. Et pour cause, comme beaucoup, elle pense que le poste est réservé à la présidente du grand Reims, Catherine Vautrin.

Mais Catherine Vautrin, c’était vraiment le choix de Macron.  Et ça n’a rien d’une tentative de diversion. Ce qu’ils lui ont fait, « c’est violent, ultra violent », confie un de ses proches. On rembobine.

Jeudi dernier, Catherine Vautrin déjeune à l’Élysée en compagnie du Président et de Birigitte Macron. Pas un simple déjeuner express. Non, plus de 3h à table. L’ancienne ministre de Jacques Chirac quitte le Palais avec une conviction. Ce sera elle. Et elle doit déjà préparer son équipe de choc : 15 ministres. Elle passe les jours à empiler des noms. Samedi, elle rencontre même Jean Castex qui la soutient pour lui succéder.

Son sort s’est joué au retour des Émirats arabes unis

Son sort s’est finalement joué au-dessus des nuages, dans l’avion présidentiel, dimanche. Emmanuel Macron rentre des Émirats arabes unis. Pendant le trajet, il s’entretient avec des proches, très remontés contre ce choix.

À l’atterrissage, il appelle Catherine Vautrin et lui explique en substance que sa nomination est plus compliquée que prévue. Le lendemain matin, le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler est chargé du sale boulot. Lui annoncer que ce ne sera pas elle. Emmanuel Macron la rappelle un peu plus tard pour s’expliquer.

Catherine Vautrin peut encore intégrer le gouvernement

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Et si l’on en croit plusieurs proches dans la confidence, c’est notamment  Richard Ferrand, Francois Bayrou ou Christophe Castaner qui ont Convaincu le chef de l’État qu’elle n’était pas le bon choix.

Catherine Vautrin peut encore entrer au gouvernement avec tout ça. Selon un de ses proches, « un ministère régalien », ça ne se refuse pas. Un conseiller du palais espère lui qu’elle intègrera quand même l’équipe d’Élisabeth Borne. D’autant que Catherine Vautrin a été bonne joueuse et l’a félicitée immédiatement sur les réseaux sociaux.

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_Vautrin

Catherine Vautrin

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Catherine Vautrin
Illustration.
Catherine Vautrin en 2019.
Fonctions
Présidente de Reims Métropole
puis du Grand Reims
En fonction depuis le 14 avril 2014
(5 ans, 4 mois et 17 jours)
Élection 14 avril 2014
Réélection 10 juillet 2020
Prédécesseur Adeline Hazan
Vice-présidente de l’Assemblée nationale
26 septembre 200820 juin 2017
(8 ans, 8 mois et 25 jours)
Président Bernard Accoyer
Claude Bartolone
Législature XIVe et XVe (Cinquième République)
Députée française
20 juin 200720 juin 2017
(10 ans)
Élection 17 juin 2007
Réélection 17 juin 2012
Circonscription 2e de la Marne
Législature XIIIe et XIVe (Cinquième République)
Prédécesseur Philippe Feneuil
Successeur Aina Kuric
19 juin 200230 avril 2004
(1 an, 10 mois et 11 jours)
Circonscription 2e de la Marne
Législature XIIe (Cinquième République)
Prédécesseur Jean-Claude Étienne
Successeur Philippe Feneuil
Ministre déléguée à la Cohésion sociale et
à la Parité
2 juin 200515 mai 2007
(1 an, 11 mois et 13 jours)
Président Jacques Chirac
Premier ministre Dominique de Villepin
Ministre Jean-Louis Borloo
Gouvernement Villepin
Secrétaire d’État aux Personnes âgées
28 octobre 200431 mai 2005
(7 mois et 3 jours)
Président Jacques Chirac
Premier ministre Jean-Pierre Raffarin
Ministre Jean-Louis Borloo
Gouvernement Raffarin III
Secrétaire d’État à l’Intégration et
à l’Égalité des chances
31 mars28 octobre 2004
(6 mois et 27 jours)
Président Jacques Chirac
Premier ministre Jean-Pierre Raffarin
Ministre Jean-Louis Borloo
Gouvernement Raffarin III
Biographie
Date de naissance 26 juillet 1960 (61 ans)
Lieu de naissance Reims
Nationalité Française
Parti politique RPR (1980-2002)
UMP (2002-2015)
LR (2015-2019)1
modifier Consultez la documentation du modèle

Catherine Vautrin, née le 26 juillet 1960 à Reims, est une femme politique française. Députée de la Marne et vice-présidente de l’Assemblée nationale jusqu’en juin 2017, elle est actuellement présidente du Grand Reims.

Biographie

Carrière professionnelle

Catherine Vautrin est titulaire d’une maîtrise de droit des affaires. De 1986 à 1999, elle est cadre chez Cigna Europe où elle gravit les échelons : de cheffe de produit jusqu’à directrice marketing & communication pour l’Europe. En 1999, elle décide de démissionner du secteur privé pour rejoindre le conseil régional de Champagne-Ardenne, où elle est directrice générale adjointe des services de 2000 à 2002.

Vie privée

Son époux, Jean-Loup Pennaforte, est chef du service de médecine interne au CHU de Reims. Ils ont une fille née en 2002.

Parcours politique

Dès l’âge de 20 ans, elle rejoint le RPR. En 1983, à la demande de Jean Falala, elle devient conseillère municipale à la mairie de Reims. Elle est la plus jeune de l’équipe. En 1999, elle quitte son emploi dans le secteur privé afin de rejoindre le Conseil régional de Champagne-Ardenne où elle exerce les fonctions de directrice générale adjointe, chargée des directions et des services opérationnels.

Matignon : pourquoi Elisabeth Borne plutôt que Catherine Vautrin dans Attentats 250px-Paris_Dauphine

Catherine Vautrin en février 2016.

En juin 2002, elle devient députée de la deuxième circonscription de la Marne, elle succède à Jean-Claude Étienne. Catherine Vautrin est membre de la commission des affaires économiques, à ce titre elle fut :

      • membre de la commission sur l’avenir aéroportuaire français ;
      • première vice-présidente de la mission d’évaluation des conséquences économiques et sociales de la législation sur le temps de travail ;
      • rapporteuse pour avis au nom de la commission des affaires économiques sur le budget de l’économie, des finances et de l’industrie (poste et télécommunications) ;
      • rapporteuse du projet de loi sur l’initiative économique.

Le 31 mars 2004, elle est nommée secrétaire d’État à l’Intégration et à l’Égalité des Chances puis le 28 octobre secrétaire d’État aux Personnes âgées et enfin la 2 juin 2005, ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité. En avril 2006, elle est élue présidente de la fédération marnaise de l’UMP. Catherine Vautrin est nommée présidente de Dialogue et Initiative Marne, club de Jean-Pierre Raffarin dont elle membre du bureau national.

Le 17 juin 2007, elle est réélue députée avec 56,93 % des suffrages. À l’Assemblée nationale, elle a été élue vice-présidente de la Commission des affaires économiques. Elle est membre du bureau de l’UMP à l’Assemblée nationale.

Le 6 juillet 2007, elle annonce officiellement sa candidature à la mairie de Reims, dans le cadre des élections municipales françaises de 2008. À l’issue du premier tour, le 9 mars, elle obtient 25,19 % des suffrages. Elle s’incline au second tour face à la candidate d’union de la gauche Adeline Hazan, obtenant 43,93 % des voix malgré l’investiture UMP (accordée au premier tour à Renaud Dutreil) et est élue conseillère municipale d’opposition.

Le 25 juin 2008, Catherine Vautrin est désignée, par les députés du groupe UMP, pour devenir, à compter d’octobre 2008, vice-présidente de l’Assemblée nationale en remplacement de Marc-Philippe Daubresse dont les pairs n’ont pas renouvelé le mandat2.

Elle accède à la 1re vice-présidence de l’Assemblée lorsque Marc Laffineur est nommé au gouvernement, en juin 2011. Réélue députée de la Marne le 17 juin 2012 avec 53,04 % des voix, elle est également réélue vice-présidente de l’Assemblée en septembre, comme chaque année depuis 2008. En 2012, à la suite du basculement à gauche de l’Assemblée nationale, Laurence Dumont lui succède à la première vice-présidence et elle descend à la cinquième vice-présidence.

Lors du congrès de l’UMP d’automne 2012, elle soutient la motion « Le gaullisme, une voie d’avenir pour la France ». En décembre 2012, à la suite de la démission de Dominique Dord, elle est nommée trésorière nationale de l’UMP par Jean-François Copé, président de l’UMP. Dans ce cadre, elle est mise en examen fin 2014 pour « abus de confiance » dans le cadre du paiement de l’amende de Nicolas Sarkozy, infligée après la campagne présidentielle de 2012. Elle bénéficie d’un non-lieu pour cette affaire en septembre 20153.

En 2013, elle vote contre la loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe et participe à la Manif pour tous4,5. Elle défend cependant « une alliance civile pour deux personnes du même sexe avec des droits patrimoniaux », proposition qui n’est pas retenue67.

Élue en mars 2014 sur la liste d’Arnaud Robinet à la mairie de Reims, elle accède le 14 avril 2014 à la présidence de l’agglomération de Reims Métropole. Le 17 juin 2014, elle est élue présidente de l’Association des villes universitaires de France (AVUF)8 pour un mandat de 3 ans.

Elle soutient Nicolas Sarkozy pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016. Le 29 août, elle est nommée porte-parole de sa campagne, en tandem avec Éric Ciotti.

Le 13 septembre 2016, Catherine Vautrin apparaît dans le magazine d’investigation de France 2 Cash Investigation « Industries agro-alimentaires : business contre santé »9 en compagnie de plusieurs parlementaires, dont Michel Raison, lors d’une soirée organisée par le lobby de l’agro-alimentaire l’ANIA10. Catherine Vautrin y assiste à la création de « la Communauté du bien manger »11, qui met en avant la consommation de produits français12.

Le 9 janvier 2017, Catherine Vautrin est élue présidente de la communauté urbaine du Grand Reims, regroupant 143 communes marnaises et 298 000 habitants13.

Le 1er mars 2017, dans le cadre de l’affaire Fillon, elle renonce à soutenir le candidat LR François Fillon à la présidentielle, souhaitant qu’il soit remplacé par un autre candidat et qu’il puisse défendre son honneur face à la justice14. Candidate à un nouveau mandat de députée de la 2e circonscription de la Marne à l’occasion des élections législatives de 201715, elle est battue au second tour par Aina Kuric, soutenue par La République en marche.

Le 10 juillet 2020, Catherine Vautrin est réélue présidente de la communauté urbaine du Grand Reims avec 196 voix sur 208 conseillers communautaires16.

Le 5 novembre 2020, elle est élue au sein du conseil d’administration d’Intercommunalités de France, et devient vice-présidente de l’association, en charge de l’Enseignement supérieur17.

Le 9 février 2022, elle annonce son soutien au président sortant Emmanuel Macron en vue de l’élection présidentielle qui se tient la même année18.

La magazine Marianne indique qu’elle a été sollicitée par Emmanuel Macron pour occuper la fonction de Premier ministre. Le président lui préféra cependant au dernier moment Élisabeth Borne, au profil plus technocrate19.

Détail des mandats et fonctions

Au Gouvernement

      • Secrétaire d’État chargée de l’Intégration et de l’Égalité des chances, auprès du ministre de l’Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale du gouvernement Jean-Pierre Raffarin (3) (du 31 mars au 28 octobre 2004)
      • Secrétaire d’État aux Personnes âgées, auprès du ministre de l’emploi, du Travail et de la Cohésion sociale du gouvernement Jean-Pierre Raffarin (3) (du 28 octobre 2004 au 31 mai 2005)
      • Ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité du gouvernement Dominique de Villepin (du 2 juin 2005 au 15 mai 2007)

À l’Assemblée nationale

      • 2002-2004 ; 2007-2017 : député de la 2e circonscription de la Marne
      • 2008-2017 : vice-présidente de l’Assemblée nationale

Au niveau local

      • 1983-1999 : conseillère municipale de Reims
      • À partir de 2006 : présidente du comité départemental UMP de la Marne
      • À partir de 2008 : conseillère municipale d’opposition à Reims
      • 2014-2017 : présidente de Reims Métropole20
      • Depuis 2017 : présidente de la communauté urbaine du Grand Reims21

Décoration

Notes et références

  1. « Décret du 13 juillet 2018 portant promotion et nomination » [archive], sur legiondhonneur.fr (consulté le 14 juillet 2018).

Voir aussi

Articles connexes

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Liens externes

 

 

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Élisabeth Borne

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Pour les articles homonymes, voir Borne.

Élisabeth Borne
Illustration.
Élisabeth Borne en 2017.
Fonctions
Première ministre française
En fonction depuis le 16 mai 2022
(3 jours)
Président Emmanuel Macron
Gouvernement Borne
Législature XVe (Cinquième République)
Coalition Majorité présidentielle
LREM-MoDem-TDP-EC-PRV-Agir
Prédécesseur Jean Castex
Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion
En fonction depuis le 6 juillet 2020
(1 an, 10 mois et 13 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Jean Castex
Gouvernement Castex
Prédécesseur Muriel Pénicaud
Ministre de la Transition écologique et solidaire
16 juillet 20196 juillet 2020
(11 mois et 20 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe II
Prédécesseur François de Rugy
Successeur Barbara Pompili
Ministre chargée des Transports
17 mai 201716 juillet 2019
(2 ans, 1 mois et 29 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Ministre Nicolas Hulot
François de Rugy
Gouvernement Philippe I et II
Prédécesseur Alain Vidalies (secrétaire d’État)
Successeur Jean-Baptiste Djebbari (secrétaire d’État)
Biographie
Date de naissance 18 avril 1961 (61 ans)
Lieu de naissance Paris 15e (France)
Nationalité Française
Parti politique LREM (depuis 2017)
TdP (depuis 2020)
Diplômée de École polytechnique
ENPC
Collège des ingénieurs
Profession Haute fonctionnaire
Résidence Hôtel de Matignon (Paris 7e)

Élisabeth Borne
Premiers ministres français
modifier Consultez la documentation du modèle

Élisabeth Borne, née le 18 avril 1961 à Paris, est une haute fonctionnaire et femme d’État française. Elle est Première ministre depuis le 16 mai 2022.

Ingénieure générale des ponts et chaussées, préfète de la région Poitou-Charentes de 2013 à 2014 puis directrice de cabinet de Ségolène Royal au ministère de l’Écologie de 2014 à 2015, elle est présidente de la Régie autonome des transports parisiens (RATP) de 2015 à 2017.

Longtemps proche du Parti socialiste, elle rejoint La République en marche dès la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron et devient ministre chargée des Transports en mai 2017 dans le premier gouvernement Édouard Philippe, sous la présidence d’Emmanuel Macron. En juillet 2019, elle devient ministre de la Transition écologique et solidaire, en remplacement de François de Rugy, démissionnaire. Elle est nommée l’année suivante ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion dans le gouvernement Jean Castex. Elle rejoint le parti Territoires de progrès courant 2020.

À la suite de l’élection présidentielle de 2022, elle est nommée Première ministre, seconde femme à occuper ce poste dans un gouvernement français, trente ans après Édith Cresson (1991-1992).

Biographie

Naissance et famille

Élisabeth Borne naît le 18 avril 1961 dans le 15e arrondissement de Paris du mariage de Joseph Borne, né Bornstein (1924-1972) à Anvers en Belgique, et de Marguerite Lescène (1920-2015), pharmacienne à Livarot dans le Calvados1,a. En 1950, Joseph Bornstein, jusqu’alors apatride4, résistant, rescapé des camps de concentration nazis d’Auschwitz et de Buchenwaldb, obtient la nationalité française. Il prend le nom de Borne, son nom de guerre utilisé sur ses faux-papiers7. Après la Seconde Guerre mondiale, Joseph et Marguerite Borne dirigent un laboratoire pharmaceutique dans le 15e arrondissement de Paris14. Après le suicide de son père en 1972 alors qu’elle n’a que 11 ans10, Élisabeth Borne devient pupille de la Nation, ce qui lui permet d’obtenir une bourse d’étude15.

Élisabeth Borne a une sœur prénommée Anne-Marie16.

Mariage et enfants

Le 30 juin 1989, elle épouse Olivier Allix, universitaire. De ce mariage naît un garçon, Nathan17,c. Le couple a divorcé14.

Études et formation

Élisabeth Borne, après des études à l’institution de la Providence à Paris, est élève au lycée Janson-de-Sailly (1977-1981), où elle passe son baccalauréat puis deux années de classes préparatoires aux grandes écoles20. À la suite du concours, elle intègre l’École polytechnique (promotion 1981)21,22, et en sort dans le corps des ponts et chaussées. Elle obtient le diplôme d’ingénieur de l’École nationale des ponts et chaussées en 198623,17 et le Master of Business Administration (MBA) du Collège des ingénieurs24.

Au sein du corps des ponts et chaussées, elle est promue au grade d’ingénieur en chef en 1998 puis au grade d’ingénieur général le 1er février 200725.

Carrière professionnelle

Elle commence sa carrière en 1987, quand elle intègre le ministère de l’Équipement auprès de Pierre Méhaignerie, avant de rejoindre la direction régionale de l’Équipement d’Île-de-France en 198926. Au début des années 1990, elle devient conseillère au ministère de l’Éducation nationale auprès de Lionel Jospin puis de Jack Lang27.

Après un passage chez Sonacotra (renommée Adoma en 2007) en tant que directrice technique, elle rejoint en 1997 le cabinet Lionel Jospin à l’hôtel de Matignon comme conseillère technique chargée des transports pendant cinq ans28.

En 2002, elle devient directrice de la stratégie de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), puis rejoint la société Eiffage en 2007 en tant que directrice des concessions. De 2008 à 2013, elle est directrice générale de l’urbanisme à la mairie de Paris sous le mandat de Bertrand Delanoë 29.

En février 2013, elle est nommée préfète de la région Poitou-Charentes et préfète de la Vienne ; elle est la première femme à occuper ce poste30,31.

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Élisabeth Borne en 2015, avec notamment Vincent Bolloré et Nicolas Beytout.

De 2014 à 2015, elle est directrice du cabinet de Ségolène Royal au ministère de l’Écologie32,33. À ce poste, elle mène, conjointement avec Alexis Kohler, alors directeur de cabinet d’Emmanuel Macron au ministère de l’Économie, les discussions d’un groupe de travail parlementaire sur les autoroutes faisant suite à plusieurs rapports de la Cour des comptes, du Sénat, de l’Assemblée nationale et de l’Autorité de la concurrence critiquant « la rentabilité exceptionnelle » des autoroutes « assimilable à une rente » ; selon Radio France, Élisabeth Borne et Alexis Kohler « font passer un message assez clair : d’après eux, la marge de manœuvre de l’État avec les sociétés d’autoroutes est très mince »34. Dans le même temps, Élisabeth Borne et Alexis Kohler négocient le protocole d’accord signé en avril 2015 entre l’État et les sociétés concessionnaires d’autoroutes dont le contenu n’est rendu public que quelques années plus tard, qui allonge jusqu’à six ans les concessions accordées aux groupes privés et élabore un rattrapage tarifaire qui se traduit par un surcoût de 500 millions d’euros pour les usagers, selon les calculs de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (ARAFER)34,35. En 2019, le cabinet d’Élisabeth Borne affirme que l’annonce, en décembre 2014, par Ségolène Royal, d’un gel des tarifs des péages, contrairement aux accords prévus avec les sociétés d’autoroutes, a « introduit une dernière ligne droite de négociations très dures et une position très défavorable pour l’État », mais considère que l’accord est « sans conteste positif puisqu’il a permis d’éviter à l’État des procédures de litiges qui lui auraient immanquablement été défavorables » et de « rééquilibrer [les] relations contractuelles [de l'État] avec les sociétés concessionnaires »34.

Elle succède le 20 mai 201536 à Pierre Mongin à la tête de la Régie autonome des transports parisiens (RATP)14. Le 11 mars 2016, elle annonce sur RTL le recrutement de « 3 000 nouveaux collaborateurs » au cours de l’année 2016 au sein de la RATP37.

Parcours politique

Longtemps proche du Parti socialiste, elle vote pour Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle de 2017, puis rejoint La République en marche38,39.

Ministre chargée des Transports

En mai 2017, elle est nommée ministre chargée des Transports, auprès de Nicolas Hulot ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, dans le premier gouvernement Édouard Philippe et reconduite dans ses fonctions, le 21 juin 2017, dans le second gouvernement Édouard Philippe.

En juillet 2017, elle annonce vouloir donner la « priorité aux déplacements de la vie quotidienne », estimant que « l’argent doit prioritairement aller à l’entretien et à la modernisation » des réseaux existants40. Dans cette logique, elle s’engage le 13 décembre 2017 pour un « plan national vélo » interministériel41.

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Élisabeth Borne alors ministre chargée des Transports en septembre 2017.

Début 2018, elle conduit une réforme de la SNCF consistant en l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire, la transformation du statut de l’entreprise et l’arrêt du recrutement au statut de ses agents à partir du 1er janvier 2020, ainsi que la reprise progressive par l’État de 35 milliards d’euros de la dette de l’entreprise publique42,43.

Confrontée à la plus longue grève de la SNCF44 depuis plusieurs décennies, elle fait tout de même voter cette réforme à une large majorité45. Cette réforme lui attire l’hostilité d’une partie importante du monde cheminot et de la gauche radicale, qui l’accusent d’affaiblir le secteur ferroviaire, en particulier les petites lignes et le fret, en la tenant pour responsable de la fin du train de fruits et légumes Perpignan-Rungis46.

Elle présente le 26 novembre 2018 en Conseil des ministres le projet de loi d’orientation des mobilités47, qui traduit la volonté du Gouvernement de donner la priorité aux transports du quotidien, et qu’elle présente comme « un antidote aux fractures sociales et territoriales »48.

En juillet 2019, elle annonce la mise en place d’une « écotaxe » d’un montant de 1,50 à 18 euros sur les billets d’avion à partir de 2020 pour tous les vols au départ d’aéroports français, sauf pour les vols en correspondance et ceux vers la Corse ou les territoires français d’outre-mer : celle-ci doit rapporter 182 millions d’euros à partir de 2020, destinés à des investissements pour des infrastructures de transports plus écologiques, notamment le ferroviaire. Elle est votée en octobre 2019 par l’Assemblée nationale et intégrée à la taxe de solidarité sur les billets d’avion créée en 200549,50. Selon Les Décodeurs du Monde, « rapportée au montant d’un billet pour se rendre à l’autre bout de l’Europe ou du monde, cette taxe représente une faible contribution » et « un montant trop faible pour avoir un effet »51.

En juin-juillet 2019, alors que s’achève l’examen du projet de loi d’orientation des mobilités à l’Assemblée, trois de ses huit conseillers quittent son cabinet, dont Julien Dehornoy52, directeur de cabinet par intérim depuis la nomination en février 2019 de son premier directeur de cabinet, Marc Papinutti, comme directeur général des Infrastructures, des Transports et de la Mer53.

Ministre de la Transition écologique et solidaire

Le 16 juillet 2019, quelques heures après la démission de François de Rugy, Élisabeth Borne est nommée ministre de la Transition écologique et solidaire54. Elle n’est pas ministre d’État, contrairement à ses deux prédécesseurs Nicolas Hulot et François de Rugy, et conserve dans un premier temps le plein exercice de ses attributions sur le portefeuille des Transports55. Le 3 septembre 2019, celles-ci sont finalement déléguées à Jean-Baptiste Djebbari, nommé secrétaire d’État auprès d’elle56,57.

Le quotidien L’Opinion indique qu’elle « est largement reconnue, dans ses rangs comme en dehors, comme une ministre qui maîtrise ses dossiers et sait les mener à terme », mais relève « son manque de poids politique »58. En raison de précédentes déclarations jugées peu favorables à l’environnement, notamment au sujet de la taxation des carburants maritimes ou du kérosène dans l’aviation, certaines personnalités et associations se montrent sceptiques quant à la réussite de sa mission59. BFM TV estime qu’en tant que ministre des Transports, elle ne s’est « jamais départie d’une grande prudence au moment d’aborder les chapitres environnementaux de la politique nationale60. » Selon un sondage BVA mené peu après son entrée en fonction, 60 % des Français interrogés ne lui font pas confiance pour faire de la cause environnementale une priorité de son action dans les prochains mois61. En réponse aux critiques à son égard, elle déclare ne pas avoir « de leçons à recevoir sur l’écologie » et se définit comme « une écologiste de terrain »62.

Alors que, depuis le début de la présidence d’Emmanuel Macron, les ministres peuvent disposer au maximum de dix collaborateurs au sein de leurs cabinets, elle en obtient quinze. Elle emmène avec elle la quasi-intégralité de son cabinet au ministère des Transports, et conserve Cyril Forget, jusqu’alors directeur adjoint de cabinet de François de Rugy, ainsi que trois conseillers du pôle « transition écologique » de François de Rugy. Jack Azoulay et Baptiste Perrissin-Fabert, les deux directeurs de cabinet d’Emmanuelle Wargon et Brune Poirson, sont également directeurs de cabinet adjoints d’Élisabeth Borne63.

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Élisabeth Borne en 2019.

Elle entame l’exercice de sa fonction avec la défense au Parlement du projet de loi Énergie Climat, commencée par François de Rugy46. Celle-ci déclare « l’urgence écologique et climatique » et actualise notamment les objectifs de la politique énergétique de la France, en prévoyant d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, une baisse de 40 % de la consommation d’énergies fossiles d’ici à 2030 (contre 30 % précédemment), et la fermeture des dernières centrales à charbon en 2022. Elle décale également de 2025 à 2035 la réduction à 50 % de la part du nucléaire dans la production électrique. Elle est définitivement adoptée par le Parlement le 26 septembre 2019, et promulguée le 9 novembre 201964.

En septembre 2019, Élisabeth Borne et Bruno Le Maire envoient une lettre à Jean-Bernard Lévy, président d’Électricité de France (EDF), en lui donnant une feuille de route précise pour « être en mesure de répondre à l’exécution d’un programme de construction de trois paires de réacteurs sur trois sites distincts »65. Alors que Jean-Bernard Lévy annonce, le mois suivant, la prochaine construction de six nouveaux réacteurs EPR, la ministre de la Transition écologique assure que rien n’a été « tranché », qu’il s’agit d’un « scénario parmi d’autres », et qu’aucune décision ne sera prise avant la mise en service de l’EPR de Flamanville66. Elle appelle également EDF à « réfléchir » à son rôle au cas où un scénario « 100 % énergies renouvelables » serait retenu à terme pour la fourniture d’énergie en France, aux dépens de nouvelles centrales nucléaires67. En juin 2020, elle déclare être confortée « dans l’idée qu’il faut avoir un mix électrique diversifié », et estime que « dépendre d’une source d’électricité à 70 % [à savoir le nucléaire] n’est pas la façon d’être le plus résilient »68. Elle mène à terme la mise à l’arrêt définitive, fin juin 2020, de la centrale nucléaire de Fessenheim69.

En novembre 2019, elle annonce l’abandon du projet EuropaCity, tout en maintenant le projet d’urbanisation du Triangle de Gonesse et celui de la gare le desservant70. Selon Le Monde, alors que l’exécutif hésitait avec un sursis de quelques mois, Élisabeth Borne plaidait pour l’arrêt immédiat du projet70.

En novembre 2019, alors que l’Assemblée nationale vote, après un avis favorable du gouvernement — de fait, de Gérald Darmanin, seul ministre présent au moment du vote —, un amendement reportant de 2020 à 2026 l’effacement de l’huile de palme de la liste des biocarburants qui bénéficient de la minoration de la taxe générale sur les activités polluantes, Élisabeth Borne fait part de son « incompréhension » tant « sur le fond de l’amendement que sur la forme, avec une absence de débat »71,72. Le Premier ministre Édouard Philippe demande qu’un nouveau vote se tienne à l’Assemblée72.

Selon l’agence Reuters qui cite « plusieurs sources », « le premier vote sur ce sujet sensible s’est fait dans le dos d’Élisabeth Borne, qui a œuvré pour obtenir une deuxième délibération aboutissant finalement au maintien de l’huile de palme sur la liste des biocarburants taxés à partir du 1er janvier 2020, au grand dam de Total qui avait milité pour un sursis jusqu’en 2026 » afin d’alimenter la plateforme de la Mède73. Reuters ajoute que cet épisode « témoigne des tiraillements entre deux ministères essentiels de la galaxie Emmanuel Macron, écartelée entre ses promesses vertes et son souci d’encourager l’activité économique73. »

En décembre 2019, la Direction générale des Douanes et Droits indirects publie une note qui maintient l’exonération fiscale pour un sous-produit de l’huile de palme (les « acides gras de palme », dits PFAD), malgré la suppression du principe de cet avantage par le Parlement. Le cabinet d’Élisabeth Borne réagit en affirmant qu’« il n’y aura pas de décision en catimini sur les critères de durabilité des PFAD », et qu’« une concertation large et transparente se tiendra début janvier avec les acteurs économiques comme avec les associations environnementales »74,75.

Lors du Black Friday de 2019, qui suscite la polémique en raison de ses conséquences environnementales, Élisabeth Borne met en cause ce qui, selon elle, « est d’abord une énorme opération commerciale des grandes plateformes en ligne », « dont [elle] ne pense pas qu’elles soient les amies des petits commerçants ». Elle dénonce également le fait que cet événement engendre « des milliers de colis en France avec tout ce que ça pose comme problèmes d’embouteillages, de pollution, d’émissions de gaz à effet de serre76. »

En janvier 2020, elle est accusée par le magazine Marianne d’avoir omis de déclarer un poste détenu en 2015-2016 dans le formulaire qu’elle a déposé auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Le cabinet de la ministre répond qu’elle n’était pas obligée de déclarer cette fonction dans sa déclaration d’intérêts et que cette interprétation a été validée par la Haute Autorité précitée77. En juin 2020, la HATVP demande à Élisabeth Borne de modifier sa déclaration d’intérêts78, tout en considérant que les règles applicables étaient sujettes à interprétation et que les omissions en cause n’étaient pas « de nature à caractériser un risque de conflit d’intérêt » avec la fonction de ministre de la Transition écologique et solidaire79.

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Élisabeth Borne en 2020 avec un masque contre le coronavirus.

En mai 2020, lors du déconfinement consécutif à la pandémie de Covid-19 en France, elle lance la création d’un plan destiné à favoriser la réparation des vélos. Ce plan, dit « coup de pouce vélo » et accompagné du déploiement temporaire de pistes cyclables, aurait permis, mi-juin 2020, de procéder à la remise en état d’environ 170 000 vélos80. En juin, elle annonce le triplement du budget alloué à ce plan, pour viser « le million de vélos remis en état d’ici à la fin de l’année »69.

Peu avant le terme des travaux de la Convention citoyenne pour le climat, elle se dit favorable, « à titre personnel », à l’organisation d’un référendum sur les mesures proposées par celle-ci, estimant que « des questions multiples permettraient de faire partager les travaux de [la Convention] avec tous les Français »81,82. Elle se dit également favorable, « à titre personnel », à l’abaissement de la limite de vitesse sur autoroute à 110 km/h, proposée par la Convention83. Le 21 juin 2020, elle reçoit au nom de l’exécutif les propositions de la Convention citoyenne pour le climat84. Comme Emmanuel Macron, elle assure que les 146 propositions retenues par le président de la République (sur 149) « seront mises en œuvre »69.

Lors de son départ du ministère, Le Monde, Libération et La Croix estiment qu’elle n’a pas réussi « à mettre la protection de l’environnement au cœur des décisions du gouvernement », faute de marges de manœuvre conséquentes, dans la lignée de ses prédécesseurs85,69,86. Elle a mené à terme trois chantiers législatifs : la loi énergie-climat, la loi d’orientation des mobilités et la loi sur l’économie circulaire85.

Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion

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Lors d’une Conférence ministérielle : « Nouvelle génération Erasmus : développer la mobilité européenne des apprentis » en janvier 2022.

Le 6 juillet 2020, lors de la constitution du gouvernement Jean Castex, elle est nommée ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion87. Elle succède à Muriel Pénicaud, à la tête d’un ministère du Travail étendu, et récupère le dossier jugé crucial des retraites88, précédemment dévolu au ministère des Solidarités et de la Santé.

Peu après, elle annonce, à la suite du Premier ministre Jean Castex, que la priorité pour la rentrée de septembre 2020 doit être donnée à l’emploi, notamment à celui des jeunes, et que la mise en place de la réforme des retraites et de l’assurance chômage est par conséquent reportée au 1er janvier 202189.

Dans le contexte de la pandémie de Covid-19, elle annonce, à la suite de discussions avec les partenaires sociaux, la généralisation à partir du 1er septembre 2020 du caractère obligatoire du port du masque en entreprise dans les espaces fermés90. Elle évoque toutefois la possibilité d’adapter cette règle aux situations spécifiques91.

En février 2021, dans une tribune au Monde, elle défend l’extension de la garantie jeunes contre celle du revenu de solidarité active aux personnes de moins de 25 ans92.

Elle rejoint Territoires de progrès courant 202093.

Hostile à la première version de la réforme de l’assurance chômage portée par Muriel Pénicaud, notamment en raison du fait qu’elle puisse aboutir à distribuer tous les mois un montant moins élevé que celui du revenu de solidarité active à un chômeur ayant précédemment travaillé au SMIC à temps plein, elle fait passer une seconde version, selon Mediapart « pourtant à peine moins sévère pour bon nombre de demandeurs d’emploi », mais plutôt soutenue dans l’opinion de l’avis même des confédérations syndicales, y compris parmi une partie de l’électorat de gauche. Le même site indique qu’elle peut « se targuer d’une nette baisse du nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi, malgré la crise sanitaire du Covid, et même si ces bons chiffres s’expliquent très largement par un financement quasi intégral de l’apprentissage de la part du gouvernement, qui a permis l’explosion du nombre d’apprentis, de 480 000 contrats fin 2019 à au moins 900 000 deux ans plus tard »94.

En mai 2022, elle est investie candidate de la majorité aux élections législatives dans la sixième circonscription du Calvados, où elle dément être parachutée, rappelant qu’une partie de sa famille est issue du département95.

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, la juge « rugueu[se], parfois, dans la confrontation » quand la plupart des responsables syndicaux l’estime ouverte à la discussion96.

Première ministre

Article connexe : Gouvernement Élisabeth Borne.

Nomination

Le 16 mai 2022, Élisabeth Borne, est nommée Première ministre par le président de la République Emmanuel Macron, succédant à Jean Castex97.

Elle devient la deuxième femme à occuper ce poste après Édith Cresson (1991-1992)98,99. Elle est également la première personnalité issue de La République en marche à occuper cette fonction, ses prédécesseurs Édouard Philippe et Jean Castex n’étant pas membres du parti présidentiel94. Après Georges Pompidou, Raymond Barre et Dominique de Villepin, elle est enfin le quatrième chef du gouvernement sous la Ve République à n’avoir jamais brigué un mandat électif au suffrage universel avant sa nomination100.

Positions

Pouvoir d’achat
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Retraites
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Chômage
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Écologie
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Mandat électif

Élisabeth Borne, qui n’a jamais brigué un mandat électif au suffrage universel, est candidate à la députation aux élections législatives de juin 2022 dans la sixième circonscription du Calvados101, à proximité de Livarot, son berceau familial maternel.

Le député sortant Alain Tourret (LREM) affaibli par la maladie de Parkinson, l’élu de la majorité présidentielle met un terme définitif à sa carrière politique à l’été 2022102.

Décorations

Le 12 juillet 2013, elle est nommée au grade de chevalier dans l’ordre national de la Légion d’honneur au titre de « préfète de la région Poitou-Charentes, préfète de la Vienne ; 27 ans de services »103.

Le 30 janvier 2008, elle est nommée au grade de chevalier dans l’ordre national du Mérite au titre de « ancienne directrice à la SNCF, directrice dans un groupe de travaux publics ; 21 ans de services civils, militaires et d’activités professionnelles »104, décorée le 6 novembre 2008105 puis promue au grade d’officier le 14 novembre 2016 au titre de « présidente d’une société de transports en commun »105.

En tant que ministre chargée des affaires maritimes, elle est nommée ex officio commandeur de l’ordre du Mérite maritime106,107.

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

  • Ressources relatives à la vie publique

Notes et références

Notes

  1. Le magazine Femme actuelle publie l’information qu’Olivier Allix serait ingénieur. Il n’en a toutefois pas le diplôme18,19.

Références

  1. [PDF], Liste des personnes dont le nom commence par la lettre « B », décorées de l’ordre du Mérite maritime, publiée en 2022 par la Fédération nationale du mérite maritime et de la médaille d’honneur des marins, [lire en ligne [archive]].
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Gouvernement Édouard Philippe I (15 mai – 21 juin 2017)
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Gouvernement Édouard Philippe II (21 juin 2017 – 6 juillet 2020) jusqu’au remaniement du 16 octobre 2018
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Gouvernement Édouard Philippe II (21 juin 2017 – 6 juillet 2020) après le remaniement du 16 octobre 2018
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Gouvernement Jean Castex (6 juillet 2020 – 16 mai 2022)
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Présidents de la RATP et de la SNCF

 

Des origines des douze candidats à l’élection présidentielle française…

… d’après leurs fiches Wikipédia respectives, très grosses pour certains et maigrelettes pour d’autres.

Il n’y a que des littéraires, communicants, commerciaux, économistes et politiques, pas un seul scientifique ou matheux.

Une vraie rigueur intellectuelle, de la réflexion, des capacités à raisonner correctement et à construire plutôt qu’à détruire, voilà précisément qui fait cruellement défaut à tous nos gouvernants depuis un bon paquet d’années.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Macron

Emmanuel Macron

 

Emmanuel Macron ([emanɥɛl makʁɔ̃]e Écouter), né le 21 décembre 1977 à Amiens (France), est un haut fonctionnaire et homme d’État français. Il est président de la République française depuis le 14 mai 2017.

Sorti de l’École nationale d’administration (ENA) en 2004, il devient inspecteur des finances. En 2007, il est nommé rapporteur adjoint de la commission pour la libération de la croissance française (« commission Attali »). L’année suivante, il rejoint la banque d’affaires Rothschild & Cie, dont il devient associé-gérant en 2010.

Proche du Mouvement des citoyens (MDC) puis membre du Parti socialiste (PS) de 2006 à 2009, il participe à la campagne électorale de François Hollande pour l’élection présidentielle de 2012, qui le nomme après sa victoire secrétaire général adjoint de son cabinet. Alors encore inconnu du grand public, mais réputé pour sa ligne sociale-libérale, Emmanuel Macron devient en 2014 ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique ; en 2015, il fait adopter une loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, dite « loi Macron ». Sa notoriété s’accroît alors qu’il prend progressivement ses distances avec François Hollande.

En 2016, il fonde et prend la présidence de son propre mouvement politique, baptisé En marche, et démissionne du gouvernement Valls. Il adopte un positionnement hostile au clivage gauche-droite et se présente à l’élection présidentielle de 2017. Il l’emporte au second tour face à la candidate du Front national, Marine Le Pen, avec 66,1 % des suffrages exprimés. À 39 ans, il devient le plus jeune président français et le plus jeune dirigeant du G20 du moment.

Il nomme comme Premier ministre Édouard Philippe, alors membre des Républicains (LR), tandis que son parti — devenu La République en marche — remporte les élections législatives de 2017. En 2020, il remplace Édouard Philippe par Jean Castex, également issu de LR. Son mandat est marqué par une réforme du code du travail, une loi de réforme de la SNCF, l’affaire Benalla, le mouvement des Gilets jaunes et le grand débat national qui s’ensuit, ainsi que par un projet contesté de réforme des retraites, la mise en place d’une convention citoyenne pour le climat, la pandémie de Covid-19 puis en février 2022, la crise provoquée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie, alors que la France vient de prendre la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne.

Il est candidat à sa réélection lors de l’élection présidentielle de 2022.

 

Situation personnelle

Origines

Emmanuel Jean-Michel Frédéric Macron est le fils de Jean-Michel Macron, né en 1950, médecin, professeur de neurologie au CHU d’Amiens2 et responsable d’enseignement à la faculté de médecine de cette même ville3, et de Françoise Noguès, médecin-conseil à la Sécurité sociale4. Leur premier enfant, une fille, est morte à la naissance5. Ils ont ensuite eu trois enfants : Emmanuel, Laurent (né en 1979, radiologue, marié à Sabine Aimot, gynécologue-obstétricienne) et Estelle (née en 1982, néphrologue, mariée à Carl Franjou, ingénieur)6. Après leur divorce en 2010, Jean-Michel Macron épouse Hélène Joly, psychiatre au CHS Pinel-Dury.

La famille Macron est originaire du village d’Authie, dans la Somme où elle occupait une situation modeste. Son arrière-grand-père, Henri Macron, ingénieur voyer, fut maire de la commune de 1953 à 19647. Ses grands-parents paternels sont André Macron, qui était cadre (chef de district) à la SNCF8, et Jacqueline Macron, fille de l’Amiénoise Suzanne Leblond et du Britannique George Robertson, venu de Bristol pour combattre durant la Première Guerre mondiale et qui quitte son épouse Suzanne en 19289. Ses grands-parents maternels, Jean et Germaine Noguès (née Arribet), sont originaires de Bagnères-de-Bigorre, dans les Pyrénées10,11,12. Emmanuel Macron affirme s’être passionné pour les lettres et s’être engagé à gauche en raison de l’influence de sa grand-mère Germaine, enseignante puis principale de collège13,14,15,16.

Formation

De la sixième à la première, Emmanuel Macron est scolarisé à La Providence, un établissement privé catholique d’Amiens fondé par la congrégation des jésuites. Il obtient une « mention régionale » au concours général de français en 1994, alors qu’il est élève en classe de première17,18,19. Il termine ses études secondaires au lycée Henri-IV, à Paris, où ses parents l’envoient pour l’éloigner de Brigitte Trogneux, sa professeur de théâtre avec laquelle il a une relation. Il réécrit avec elle la pièce de théâtre de l’auteur italien Eduardo De Filippo L’Art de la comédie18,20,21,22. Il obtient le baccalauréat scientifique avec la mention « très bien » en 199523.

Admis en hypokhâgne et khâgne B/L au lycée Henri-IV, il échoue à deux reprises à l’écrit du concours d’entrée de l’École normale supérieure (ENS)19,24,25.

Il intègre l’Institut d’études politiques de Paris en 199826. D’abord étudiant au sein de la section « Internationale », il se réoriente en troisième année au sein de la section « Service public ». Il sort diplômé de Sciences Po en 200127. Il suit en parallèle un cursus en philosophie à l’université Paris-Nanterre et y obtient successivement une maîtrise en 2000 et un DEA en 200128 ; ses mémoires d’études sont dédiés à des penseurs politiques27 : Machiavel29 et Hegel30.

De 1999 à 2001, il est assistant éditorial pour le livre La Mémoire, l’histoire, l’oubli du philosophe Paul Ricœur, qui recherchait un archiviste24,13,31. Il devient membre du comité de rédaction de la revue Esprit32. Certains observateurs mettront en avant l’influence de Paul Ricœur dans les modes de raisonnement d’Emmanuel Macron33,34.

Emmanuel Macron n’effectue pas son service national en raison de la poursuite de ses études supérieures, qui reportent sa date d’incorporation. Né en décembre 1977, il appartenait aux dernières classes d’âge encore soumises à l’obligation de la conscription. Celle-ci a, en effet, été suspendue en 1996 pour « tous les Français nés après le 31 décembre 1978 ». Les derniers appelés (environ 4 380) ont quitté leur caserne en novembre 200135.

Il poursuit ses études à l’ENA à Strasbourg dans la promotion Léopold-Sédar-Senghor (2002-2004)36 de laquelle il sort classé 5e37. Mais comme l’un des sujets de l’examen final avait déjà été abordé par certains élèves, le Conseil d’État annule le classement final de cette promotion, un recours38 ayant été déposé par 75 élèves, dont Emmanuel Macron39,40. Pour la première fois depuis la création de l’ENA, une promotion sort donc sans classement final41, mais cette décision n’aura d’influence ni sur l’affectation d’Emmanuel Macron à l’Inspection des finances42 ni sur les autres élèves de la promotion39. Il fait partie des étudiants militant pour le choix de Senghor comme nom de promotion43. Il effectue un stage de l’ENA de six mois en ambassade à Abuja au Nigeria43,44, puis un autre à la préfecture de l’Oise45.

En 2007, il bénéficie du German Marshall Fund, qui lui permet de découvrir les États-Unis, pays où il effectuera par la suite un stage pour la banque Rothschild46.

Des éléments de sa biographie publiés dans les médias font l’objet d’incertitudes et de contradictions47. Ainsi, Emmanuel Macron semble avoir entretenu pendant un certain temps l’ambigüité sur son prétendu passage par l’École normale supérieure48. Par ailleurs, il indique avoir réalisé un mémoire sur l’intérêt général, en rapport avec la philosophie du droit de Hegel, sous la direction d’Étienne Balibar, mais ce dernier déclare ne pas avoir de souvenir ni de trace de cet épisode49,31, précisant : « Peut-être s’agit-il d’une censure inconsciente, je ne sais pas50. » Selon l’historien François Dosse, « dans la mesure où Balibar ne semble pas véritablement atteint par quelque pathologie mémorielle, un tel déni du réel relève bien chez lui d’une démarche volontaire de ne pas se retrouver lié au nom d’Emmanuel Macron »51 Par ailleurs, le couple présidentiel évoque régulièrement Jean-Paul Sartre[pas clair]52,53.

Vie privée

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Emmanuel et Brigitte Macron en 2017.

Le 20 octobre 2007, au Touquet, où il réside54, Emmanuel Macron épouse Brigitte Trogneux55,56, avec pour témoins le professeur d’économie Marc Ferracci et l’homme d’affaires Henry Hermand57,58.

Brigitte Trogneux est une professeur de lettres classiques de vingt-quatre ans son aînée, qui a eu trois enfants d’une union précédente avec André-Louis Auzière (dont elle est séparée depuis 1994 et divorcée depuis 2006)59,60,61. Emmanuel Macron l’a rencontrée en 1993, au cours d’un atelier de théâtre qu’elle animait dans son lycée, alors qu’il était âgé de quatorze à quinze ans et en classe de seconde62,63. La communication d’Emmanuel Macron a longtemps minoré cette différence d’âge en la réduisant à vingt ans, alors qu’elle est de presque vingt-cinq ans64.

Il pratique le piano, qu’il a étudié pendant dix ans au conservatoire d’Amiens, dont il a obtenu un troisième prix2,65,66, le ski67 et le tennis68. Il a pratiqué la boxe française13 et le football (il apprécie l’Olympique de Marseille) et suit le Tour de France cycliste68.

En ce qui concerne ses goûts culturels, il apprécie beaucoup le film Les Tontons flingueurs ainsi que les écrivains André Gide — dont l’ouvrage Les Nourritures terrestres est présent dans son portrait officiel69 —, Stendhal, Albert Camus, Arthur Rimbaud, René Char70. Ses chanteurs préférés sont Léo Ferré, Johnny Hallyday et Charles Aznavour70. Selon le sociologue Philippe Coulangeon, il y a chez Emmanuel Macron un « hyperconformisme mâtiné d’un peu de transgression et d’une certaine bienveillance à l’égard de la culture de masse »71.

Carrière professionnelle

Inspecteur des finances

En 2004, à l’issue de ses études à l’ENA, il intègre le corps de l’Inspection générale des finances (IGF)42,72. Emmanuel Macron devient l’un des protégés de Jean-Pierre Jouyet qui dirige alors l’IGF73. Il participe notamment à des missions sur la « valorisation de la recherche »74,75, la « fraude aux prélèvements obligatoires et son contrôle »76 et « la répartition des prélèvements obligatoires entre générations et la question de l’équité intergénérationnelle »77. Alors qu’il est inspecteur des finances, Macron enseigne l’été à la « prep’ENA » du groupe privé IPESUP78,79,80.

Laurence Parisot lui propose en 2006, le poste de directeur général du Mouvement des entreprises de France (MEDEF), qu’elle préside, mais Emmanuel Macron décline l’offre, tout en restant en étroit contact avec celle-ci81.

En août 2007, il est nommé rapporteur adjoint de la commission pour la libération de la croissance française (« commission Attali »)82. En mars 2010, il est nommé par décret membre de cette commission83. Il y rencontre notamment Peter Brabeck, alors PDG de Nestlé, contact qui lui a permis chez Rothschild & Cie de conseiller le rachat par Nestlé de la filiale de lait infantile de Pfizer en 201284.

Emmanuel Macron est co-rapporteur de la commission sur les professions du droit en 200885.

Il démissionne de l’Inspection des finances en 2016. En tant qu’énarque, il devait dix ans de services à l’État ; n’en ayant effectué que six (ses deux ans comme ministre n’étant pas comptés), il doit s’acquitter de la somme de 54 000 euros86.

Banquier d’affaires

En septembre 2008, il se met en disponibilité de la fonction publique et devient banquier d’affaires chez Rothschild & Cie87,88. Recruté par François Henrot sur recommandation de Jacques Attali, Serge Weinberg (président du conseil d’administration d’Accor) et Xavier Fontanet (PDG d’Essilor International), il indique que l’échec de son militantisme local dans le Pas-de-Calais, où il n’a pu obtenir une investiture socialiste, et l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, l’ont poussé vers cette activité13. À cette époque, il a déjà pour ambition de devenir président de la République, mais, en s’engageant dans le privé, il suit les conseils d’Alain Minc, qui estime qu’il est préférable d’être fortuné pour faire de la politique89. L’un de ses premiers dossiers est le rachat de Cofidis, spécialiste du crédit à la consommation, par le Crédit mutuel84.

En 2010, sous le mandat du président Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron offre son aide bénévole à la « Société des rédacteurs du Monde » (SRM), dans le contexte de la revente du journal Le Monde. Mais il est aussi en relation secrète avec Alain Minc, alors que celui-ci soutient une offre Perdriel-Prisa-Orange, et alors que cette offre paraissait à la SRM « particulièrement dangereuse »90. Découvert de manière rocambolesque par Adrien de Tricornot91, il doit renoncer à ce double jeu91,92, révélateur de sa stratégie médiatique, selon les analyses de Laurent Mauduit et Julia Cagé, fin 2021 sur Off-investigation91.

Il est promu, fin 2010, associé au sein de la banque, après avoir travaillé sur la recapitalisation du journal Le Monde et sur le rachat par Atos de Siemens IT Solutions and Services93. À l’âge de 33 ans seulement, Emmanuel Macron bat ainsi le record de jeunesse d’âge de Grégoire Chertok. Cette ascension rapide apparaît comme un « mystère » pour certains commentateurs89.

En février 2012, il conseille Philippe Tillous-Borde, le PDG de Sofiprotéol qui prend 41 % du capital de Lesieur Cristal85.

La même année, il est nommé gérant et dirige l’une des plus grosses négociations de l’année, le rachat par Nestlé de la filiale « laits pour bébé » de Pfizer84. Cette transaction, évaluée à plus de neuf milliards d’euros, lui permet de devenir millionnaire62,88. François Henrot dira de lui qu’« il aurait été, s’il était resté dans le métier, un des meilleurs en France, sans doute même en Europe »87. L’expression « Mozart de la finance », parfois utilisée, est cependant critiquée par certains observateurs84. La journaliste Martine Orange, auteur de Rothschild, une banque au pouvoir, indique qu’Emmanuel Macron avait été recruté pour son carnet d’adresses89.

Entre décembre 2010, date de sa nomination comme associé-gérant, et mai 2012, celle de son arrivée à l’Élysée comme secrétaire général adjoint, Emmanuel Macron indique avoir gagné 2 millions d’euros brut94. Selon ses déclarations de revenus et de patrimoine faites à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, il a gagné plus de 2,5 millions d’euros bruts entre 2009 et 2013.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marine_Le_Pen

Marine Le Pen

 

Marine Le Pen [ma.ʁin lə.pɛn]b Écouter, née le 5 août 1968 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est une femme politique française.

Elle s’engage dès sa majorité au sein du Front national (FN), le principal parti d’extrême droite en France, dirigé par son père Jean-Marie Le Pen. Elle occupe plusieurs mandats locaux à partir de 1998 (conseillère régionale d’Île-de-France, du Nord-Pas-de-Calais puis des Hauts-de-France, conseillère municipale d’Hénin-Beaumont) et siège de 2004 à 2017 au Parlement européen, où elle co-préside le groupe Europe des nations et des libertés (ENL) à partir de 2015.

Elle est élue présidente du Front national lors de son congrès de 2011. Candidate à l’élection présidentielle de 2012, elle arrive en troisième position au premier tour en obtenant 17,9 % des suffrages exprimés. De nouveau candidate à l’élection présidentielle de 2017, elle se qualifie pour le second tour, qu’elle perd face à Emmanuel Macron en obtenant 33,9 % des voix. Lors des élections législatives qui suivent, elle est élue députée dans la onzième circonscription du Pas-de-Calais.

En 2021, elle quitte la tête du Rassemblement national (ex-FN) et lance sa campagne de candidate à l’élection présidentielle de 2022.

 

Situation personnelle

Origines

Article connexe : Famille Le Pen.
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Jean-Marie Le Pen, son père.

Marion Anne Perrine Le Pen1,2 naît le 5 août 1968 à Neuilly-sur-Seine, benjamine des trois filles de Jean-Marie Le Pen et de sa première épouse, Pierrette Lalanne. Alors qu’elle est baptisée le 25 avril 1969 sous le prénom de Marine3 en l’église de la Madeleine, son père lui donne pour parrain Henri Botey4. Elle est également la tante de Marion Maréchal, qu’elle a élevée avec sa sœur Yann entre sa naissance et la rencontre de cette dernière avec Samuel Maréchal5.

Dans la nuit du 1er novembre au 2 novembre 1976, elle et sa famille sont victimes d’un attentat6. La bombe détruit le domicile parisien de son père, Jean-Marie Le Pen, au 9, villa Poirier. Les vingt kilos d’explosifs, l’une des plus grosses charges qu’ait connues Paris depuis la Seconde Guerre mondiale, détruisent toute une partie de l’immeuble de cinq étages7. Hormis quelques égratignures dues aux éclats de verre, Marine Le Pen est indemne, tout comme ses deux sœurs Marie-Caroline et Yann, qui dormaient auprès d’elle8,9.

Vie familiale

Après que la mère de Marine Le Pen, Pierrette Lalanne, est tombée amoureuse d’un journaliste venu l’interviewer dans la maison familiale de Saint-Cloud, ses parents se séparent en 1984, alors qu’elle a 16 ans10. L’événement prend une tournure médiatique dont elle vit très mal certaines péripétiesc,11.

La même année, elle entame une relation avec le chargé de communication de son père, Lorrain de Saint Affrique12.

En juin 19971,13, elle épouse Franck Chauffroy, dirigeant d’entreprise ayant travaillé pour le Front national. De ce mariage naissent trois enfants, Jehanne, née en 1998, et les jumeaux Louis et Mathilde, nés en 19992,14,15,16, baptisés dans l’église catholique traditionaliste de Saint-Nicolas-du-Chardonnet17. Divorcée en avril 20001, elle se remarie, en décembre 2002, avec Éric Iorio18,1,19, ancien secrétaire national du FN aux élections et ancien conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais20, dont elle divorce en juin 20061. À partir de 200921, elle a pour compagnon Louis Aliot, lui-même divorcé22, secrétaire général du Front national d’octobre 2005 à mai 2010 puis vice-président du parti depuis janvier 201123. Louis Aliot annonce leur séparation en septembre 201924.

Elle vit, jusqu’en 2014, dans une dépendance de la propriété de Montretout à Saint-Cloud en proche banlieue parisienne, où la famille Le Pen s’est installée à la fin des années 1970. Elle déménage ensuite pour une résidence qu’elle acquiert à La Celle-Saint-Cloud25,26, dans les Yvelines. Marine Le Pen a six chats du Bengale et a la formation nécessaire pour faire de l’élevage27.

Elle se définit comme « catholique non pratiquante »28.

Études et formation

Marine Le Pen est élève au lycée Florent-Schmitt de Saint-Cloud2,29. À cause notamment d’une note de 4/20 à l’épreuve de philosophie, elle n’obtient son baccalauréat (série B) qu’au rattrapage en 198630,31. Elle étudie par la suite le droit à l’université Paris II-Assas2, où elle obtient une maîtrise en droit (mention carrières judiciaires) en 1990, puis un DEA de droit pénal en 19912,32. Elle est alors « cornaquée par Jean-Claude Martinez, professeur de droit public dans la même fac et proche conseiller de son père », qui décrit une étudiante « très médiocre et très fêtarde »33. Un jour, elle vit très mal qu’un professeur fasse travailler sa classe sur un arrêt de 1973 rendu contre son père pour « apologie de crime de guerre »34.

En 1992, après avoir suivi l’École de formation professionnelle des barreaux de la cour d’appel de Paris (EFB)35, elle obtient le certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA)2 et devient avocate au barreau de Paris. Dans son autobiographie À contre flots (éditions Grancher, 2006), elle indique qu’elle souhaitait entrer dans la vie active alors que son père aurait préféré qu’elle passe son doctorat36,35.

Carrière professionnelle

Elle s’inscrit au barreau de Paris en 19922. Elle entre alors au cabinet de Georges-Paul Wagner, intime de la famille Le Pen35,3. En 1994, elle s’installe à son compte dans un bureau de la rue de Logelbach qu’elle loue à Sylvain Garant, un avocat proche de la droite du RPR37,35.

L’Express relève que sa carrière d’avocate est très brève « dans une profession où il en faut souvent dix pour exister », et que « son seul « grand » procès reste celui du sang contaminé, en octobre 1992 puis juillet 1993 », dans lequel le cabinet Wagner défend l’association des polytransfusés ; commençant sa carrière professionnelle, elle n’y plaide pas35. Elle se porte volontaire aux permanences de comparutions immédiates à la 23e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris, « travail mal payé mais qui permet aux jeunes avocats d’arrondir leurs fins de mois et d’acquérir une certaine compétence38 ». Dans ce cadre, elle est amenée à défendre des étrangers en situation irrégulière39,40,35. L’Express précise que « ses anciens confrères, de droite comme de gauche, brossent le portrait d’une avocate « bosseuse et pugnace », « indestructible et fêtarde », évitant toute forme de prosélytisme »35. Elle doit faire face à l’hostilité de certains de ses confrères, dont Arnaud Montebourg et Jean-Marc Fédida, opposés à son élection à la conférence des avocats du barreau de Paris35.

Elle quitte le barreau pour entrer le 1er janvier 1998 au service juridique du Front national35,41. Renaud Dély lie ce changement à l’échec de son activité d’avocate indépendante : « Elle n’a pas de clients, pas de dossiers, et donc pas de revenus »13.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Val%C3%A9rie_P%C3%A9cresse

Valérie Pécresse

 

Valérie Pécresse Écouter, née Roux le 14 juillet 1967 à Neuilly-sur-Seine, est une femme politique française.

Elle est enseignante à l’Institut d’études politiques de Paris de 1992 à 1998, maître des requêtes au Conseil d’État de 1992 à 2015, conseillère du président de la République Jacques Chirac après 1997.

Lors des élections législatives de 2002, elle est élue députée de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) dans la deuxième circonscription des Yvelines. Elle est réélue en 2007, mais ne siège pas en raison de son entrée au premier gouvernement François Fillon, sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de 2007 à 2011, elle mène la réforme de l’autonomie des universités. Elle est ensuite ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’État et porte-parole du troisième gouvernement François Fillon de 2011 à 2012.

En 2015, elle est élue présidente du conseil régional d’Île-de-France, succédant au socialiste Jean-Paul Huchon. En janvier 2016, elle abandonne son mandat de députée, qu’elle avait retrouvé en 2012.

Elle fonde le mouvement Soyons libres en 2017 et quitte le parti Les Républicains (LR) en 2019.

Réélue en 2021 à la tête de la région Île-de-France, elle adhère à nouveau à LR et devient la candidate du parti à l’élection présidentielle de 2022, l’emportant au second tour d’une primaire interne face à Éric Ciotti.

Le 7 mars 2022, elle est déclarée officiellement en lice pour la présidentielle.

 

Situation personnelle

Naissance et famille

Article connexe : Famille Pécresse.

Valérie Anne Émilie Roux naît le 14 juillet 1967 à Neuilly-sur-Seine. Elle est la fille de Dominique Roux, universitaire et ancien président de la société Bolloré Telecom au sein du groupe Bolloré, et de Catherine Bertagna1,2. Son grand-père maternel Louis Bertagna, psychiatre, catholique et résistant, hébergea le journal Témoignage chrétien, paru clandestinement pendant l’Occupation, et soigna plus tard l’anorexie de Laurence, fille de Jacques Chirac3.

Elle épouse le 6 août 19941 Jérôme Pécresse, qui deviendra directeur général adjoint d’Imerys, puis vice-président exécutif d’Alstom et président d’Alstom Renewable Power4. De cette union, naissent trois enfants1,5. Elle est élevée dans le catholicisme, mais se dit « d’abord laïque » ayant « une relation à la religion du domaine de l’intime, pas du politique » et « apprécie la doctrine sociale de l’Église catholique »6.

Scolarité et études

Elle étudie à l’école privée Sainte-Marie de Neuilly7. À 15 ans, elle apprend le russe à Yalta, dans un camp d’été des jeunesses communistes3. Elle obtient son baccalauréat à 16 ans7,8. Elle étudie ensuite le japonais, qu’elle perfectionne à Tokyo en vendant des caméscopes et des liqueurs9.

Passée par les classes préparatoires économiques et commerciales au lycée privé Sainte-Geneviève à Versailles10, elle intègre l’École des hautes études commerciales de Paris (HEC Paris), dont elle sort diplômée en 198811. Après avoir préparé le concours à l’université Paris-Dauphine12, elle intègre l’École nationale d’administration (ENA)1 ; elle sort classée 2e de la promotion Condorcet (1990-1992)13. En 1991, elle fait partie des élèves qui occupent un amphithéâtre de l’école pour protester contre la décision de transférer l’ENA à Strasbourg14. La même année, alors qu’elle effectue son stage de l’ENA à Moscou, elle rencontre un certain Sergueï Jirnov, un officier espion du KGB qui se fait passer pour un journaliste15,16.

Pendant sa scolarité à l’ENA, elle effectue aussi un stage ouvrier chez William Saurin17.

Elle intègre la promotion 2002 des Young Leaders de la French-American Foundation18,19.

Carrière au Conseil d’État

De 1992 à 1998, elle enseigne le droit constitutionnel à l’Institut d’études politiques de Paris1.

À sa sortie de l’ENA, elle entre au Conseil d’État. Auditrice en 1992, elle est promue maître des requêtes en 1993. De 1993 à 1998, elle est conseillère juridique auprès du chef du service juridique et technologie de l’information. Parallèlement de 1995 à 1998, elle est commissaire du gouvernement près la section du contentieux du Conseil d’État[Quoi ?] et secrétaire générale du conseil supérieur de l’Agence France-Presse (AFP)1. Elle démissionne du Conseil d’État en novembre 2015 et explique ce choix en se disant « contre le cumul et à 100 % dans les régionales »20. Elle est radiée des cadres le 4 novembre21.

Patrimoine

Valérie Pécresse dispose d’un patrimoine de dix millions d’euros composé de biens mobiliers et immobiliers22.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Hidalgo

Anne Hidalgo

 

Ana María Hidalgo Aleu, dite Anne Hidalgo Écouter, née le 19 juin 1959 à San Fernando (Espagne), est une femme politique française possédant également la nationalité espagnole.

Membre du Parti socialiste (PS), elle est première adjointe au maire de Paris de 2001 à 2014 et conseillère régionale d’Île-de-France de 2004 à 2014. À l’issue des élections municipales de 2014, elle devient la première femme maire de Paris ; elle est réélue à la suite des élections municipales de 2020.

Elle est candidate du PS à l’élection présidentielle de 2022.

 

Jeunesse et carrière professionnelle

Origines et enfance

Ana María Hidalgo Aleu naît en Espagne, à San Fernando, le 19 juin 19592. Son père, Antonio Hidalgo, ouvrier électricien syndicaliste, et sa mère, María, couturière3, émigrent en France au printemps 1962 avec leurs deux filles, Ana, 2 ans, et Maria, 4 ans4. Anne Hidalgo grandit à Vaise, un quartier de Lyon.

Elle est naturalisée française avec ses parents le 25 juillet 1973, à l’âge de 14 ans. Elle reprend en 2003 la nationalité espagnole et a depuis la double nationalité franco-espagnole5,6. Elle parle couramment espagnol7.

Depuis, ses parents sont retournés en Espagne tandis que sa sœur aînée, Mary, est notamment entraîneuse de football8.

Vie familiale

Mariée une première fois en 1979 à un camarade d’université, Philippe Jantet (d), Anne Hidalgo est mère de deux enfants nés de cette union en 1985 (Matthieu, devenu avocat) et 1988 (Elsa, devenue ingénieure)9,10,8.

Depuis juin 2004, elle est mariée au polytechnicien et homme politique Jean-Marc Germain, qu’elle avait rencontré quand tous deux travaillaient dans le cabinet de Martine Aubry, alors ministre du Travailc. Ils ont ensemble un fils, Arthur, né en 200110.

Formation

Anne Hidalgo est titulaire d’une maîtrise de sciences sociales du travail11, obtenue à l’université Jean-Moulin-Lyon-III et d’un DEA de droit social et syndical c à l’université Paris X Nanterre12. En 1982, elle fait partie des rares femmes reçues au concours national de l’inspection du travailc.

Inspectrice du travail

En 1984, elle est nommée inspectrice du travail à Chevilly-Larue, dans le Val-de-Marne13.

Elle intègre en 1993 la délégation à la formation professionnelle au ministère du Travail puis est chargée d’une mission au Bureau international du travail à Genève entre 1995 et 1996. Elle est ensuite, durant une année, chargée de mission auprès du directeur des ressources humaines de la Compagnie générale des eaux14.

Depuis le 1er juillet 2011, Anne Hidalgo est en retraite de son poste de directrice du travail15.

Membre de cabinets ministériels

Anne Hidalgo prend sa carte au Parti socialiste en 199416. Entre 1997 et 2002, elle travaille dans trois cabinets ministériels au sein du gouvernement Lionel Jospin, d’abord au sein du cabinet de Martine Aubry au ministère de l’Emploi et de la Solidarité en tant que conseillère technique17, puis auprès de Nicole Péry, secrétaire d’État aux droits des femmes et à la formation professionnelle, de 1998 à 2000, comme conseillère technique puis conseillère au cabinet, participant, notamment, à l’élaboration des lois sur la parité et l’égalité professionnelle entre femmes et hommes. De novembre 2000 à mai 2002, elle est conseillère technique puis chargée de mission, chargée des relations sociales et du statut des fonctionnaires, au cabinet de Marylise Lebranchu, ministre de la Justice18.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nathalie_Arthaud

Nathalie Arthaud

 

Nathalie Arthaud Écouter, née le 23 février 1970 à Peyrins (Drôme), est une enseignante et femme politique française.

Depuis 2008, elle est la porte-parole du parti d’extrême gauche Lutte ouvrière (LO). Entre 2008 et 2014, elle est conseillère municipale de Vaulx-en-Velin. Candidate de LO à l’élection présidentielle de 2012, elle obtient 0,56 % des voix, puis lors de l’élection présidentielle de 2017 elle obtient 0,64 % des suffrages.

Elle est à nouveau candidate à l’élection présidentielle de 2022.

 

Situation personnelle

Origines et formation

Nathalie Arthaud naît le 23 février 1970 à Peyrins, dans la Drôme1. Fille de garagistes, elle est titulaire d’un CAPET et agrégée d’économie et de gestion2,3,4.

Carrière professionnelle

Elle est d’abord enseignante au lycée Albert-Camus à Rillieux-la-Pape dans la région lyonnaise. Depuis 2011, elle enseigne en région parisienne au lycée Le Corbusier à Aubervilliers5.

Vie privée

En 2017, elle déclare vivre en concubinage en Seine-Saint-Denis4.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Luc_M%C3%A9lenchon

Jean-Luc Mélenchon

 

Jean-Luc Mélenchon [ ʒɑ̃ lyk melɑ̃ʃɔ̃]b Écouter, né le 19 août 1951 à Tanger (Maroc), est un homme politique français.

Membre du Parti socialiste (PS) à partir de 1976, il est successivement élu conseiller municipal de Massy en 1983, conseiller général de l’Essonne en 1985 et sénateur en 1986. Il est également ministre délégué à l’Enseignement professionnel de 2000 à 2002, dans le gouvernement Lionel Jospin. Il fait partie de l’aile gauche du PS jusqu’au congrès de Reims de 2008, à l’issue duquel il quitte ce parti pour fonder le Parti de gauche (PG), dont il devient d’abord président du bureau national, puis coprésident, fonction qu’il conserve jusqu’en 2014.

Sous les couleurs du Front de gauche, coalition qui réunit notamment le PG et le Parti communiste français (PCF), il est élu député européen en 2009 et réélu en 2014. Il est le candidat de cette coalition à l’élection présidentielle de 2012, à l’issue de laquelle il arrive en quatrième position au premier tour, avec 11,10 % des voix. En 2016, il fonde le mouvement La France insoumise (LFI) et se présente sous cette étiquette à l’élection présidentielle de 2017, à laquelle il termine à nouveau en quatrième position, avec 19,58 % des suffrages exprimés. Il est ensuite élu député dans la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône et préside jusqu’en 2021 le groupe LFI à l’Assemblée nationale.

En novembre 2020, il annonce sa candidature à l’élection présidentielle de 2022.

 

Jeunesse et activités professionnelles

Naissance et famille

Jean-Luc Mélenchon naît le 19 août 1951 à Tanger, au Maroc, alors zone internationale, où ses parents travaillent1. Il est le fils cadet de Georges Mélenchon, receveur des Postes, télégraphes et téléphones (PTT), et de Jeanine Bayona, institutrice, tous deux Français en Algérie française (« Pieds-noirs »)2,3. Son grand-père paternel, Antonio Melenchón, est un Espagnol de la région de Murcie. Au début des années 1900, Antonio s’installe à Oran, en Algérie française et y épouse Aimée Canicio, elle aussi d’origine espagnole, de Novelda. Du côté maternel, son grand-père François Bayona est né en 1889 près de Valence, en Espagne, et est marié à Jeanne Emmanuelle Caserta, une Algéroise d’origine sicilienne2.

Éducation

Jean-Luc Mélenchon reçoit une éducation catholique par sa mère : il est notamment enfant de chœur et sert la messe en latin3. Sa mère s’éloigne ensuite de la religion3. Sans revendiquer une foi, il déclare être de « culture catholique »4.

En 1962, à la suite du divorce de ses parents deux ans plus tôt5, il quitte le Maroc pour la France : il s’installe avec sa mère à Elbeuf, puis à Yvetot, dans le pays de Caux6, puis dans le Jura, où sa mère est mutée1,7,8.

Parcours professionnel

Bachelier en 1969 après avoir été scolarisé au lycée Rouget-de-Lisle de Lons-le-Saunier9, J.-L. Mélenchon est titulaire d’une licence de philosophie obtenue à la faculté de lettres et sciences humaines de l’université de Besançon en 1972, ainsi que d’une licence de lettres modernes7,10,11. Il devient correcteur8 à l’imprimerie Néo-Typo12 de Besançon, parallèlement à ses études8. Il travaille également dans l’entreprise d’horlogerie Maty et dans une station-service12.

En 1975, il devient surveillant, puis professeur auxiliaire au lycée du bois à Mouchard13,14. En 1976, il retourne à Lons-le-Saunier8, où il est professeur de français dans un lycée technique8,15,16,17, après avoir obtenu le CAPES de lettres modernes18,19.

Il est ensuite journaliste à La Dépêche du Jura, collabore ponctuellement en qualité de dessinateur à l’hebdomadaire catholique d’information Voix du Jura, sous le pseudo « Moz », et dirige La Tribune du Jura, le mensuel de la fédération socialiste du Jura, qui finit par péricliter, à la fin des années 197020,21. En 1978, à la demande de Claude Germon, maire de Massy qu’il a rencontré lors d’une visite de ce dernier dans le Jura, il s’installe dans l’Essonne où il devient son directeur de cabinet11,20,22 et fonde un bulletin hebdomadaire intitulé Données et arguments8. De 1993 à 1995, il est directeur politique de l’hebdomadaire du Parti socialiste Vendredi7,8,11.

 

 

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Éric Zemmour

 

Éric Zemmour Écouter, né le 31 août 1958 à Montreuil, est un journaliste, écrivain, essayiste, éditorialiste, chroniqueur, polémiste et homme politique français d’extrême droitea.

Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, il commence une carrière dans la presse écrite en travaillant au Quotidien de Paris de 1986 à 1994. Il rejoint en 1996 le service politique du Figaro, où il reste jusqu’en 2009 et revient en 2013, tout en écrivant des chroniques au Figaro Magazine jusqu’en 2021.

Sa notoriété s’accroît grâce à la télévision et à la radio : Ça se dispute sur I-Télé et On n’est pas couché sur France 2, sur RTL de 2010 à 2016, sur CNews dans Face à l’info de 2019 à 2021.

Ses essais rencontrent d’importants succès de librairie et suscitent des polémiques.

Fréquemment poursuivi en justice pour des déclarations controversées, il est plusieurs fois relaxé, mais condamné pour provocation à la discrimination raciale en 2011 et pour provocation à la haine envers les musulmans en 2018.

À la fin de l’année 2021, il annonce sa candidature à l’élection présidentielle de 2022 et fonde le parti politique Reconquête, qui rallie quelques élus RN et LR dans une optique d’union des droites autour de thèmes identitaires et nationalistes.

 

Situation personnelle

Naissance et famille

Né à Montreuil (département de la Seine, aujourd’hui en Seine-Saint-Denis) le 31 août 1958, Éric Justin Léon Zemmourb est issu d’une famille populaire de Français juifs d’Algérie originaire de Sétif dans l’ancien département de Constantine, arrivée en métropole en 1952c,1. Ayant reçu la nationalité française en 1870 après le décret Crémieux, elle en est déchue par le régime de Vichy pendant la Seconde Guerre mondiale2. À leur arrivée en banlieue parisienne, ses grands-parents paternels, Liaou et Messouka, adoptent les prénoms Justin et Rachel, et sa grand-mère maternelle Ourida privilégie Claire, son second prénom, alors que son mari s’appelle Léon2,3.

D’après l’historien Benjamin Stora, Éric Zemmour est « juif arabe » mais préfère se présenter comme « juif berbère »4.

Mariés à Sétif, ses parents quittent l’Algérie en 1952 avec leurs propres parents et leurs fratries. Dans cette famille juive séfarade, le patriotisme est une valeur cardinale et la question de l’identité est centrale, raconte le journaliste Étienne Girard dans son livre-enquête Le Radicalisé5. Son père, Roger Zemmour (1932-2013)6, est préparateur en pharmacie, puis directeur d’une société d’ambulances ; sa mère, Lucette Lévy (1936-2010) est femme au foyer2,7,8. Son père étant souvent absent, il est principalement élevé par sa mère et sa grand-mère maternelle9.

Élevé dans le judaïsme, il connaîtrait l’hébreu10. Dans la sphère privée, il suit les prescriptions de la Halakha et fréquente la synagogue, au moins jusqu’à la mort de son père en 2013 ; il déclare que son prénom dans la sphère confessionnelle est « Moïse »2,7,11.

Formation

Photo d'une rue bordée d'immeubles de chaque côté, la chaussée est goudronnée et bordée de chaque côté par des barrières et des arbres.

À droite, le groupe scolaire Yabné.

Éric Zemmour passe son enfance à Drancy puis à Stains12, il est scolarisé dans des établissements confessionnels privés en classes non-mixtes à l’école Lucien-de-Hirsch (Paris) puis fréquente le groupe scolaire Yabné, dans le 13e arrondissement de Paris, où il est ailier gauche de son club de football, le Yabné Olympique Club, alors qu’il vit son adolescence rue Doudeauville, dans le quartier parisien de Château Rouge2,8.

Diplômé (D – Service public, 1979) de l’Institut d’études politiques de Paris1, Zemmour échoue par deux fois au concours d’entrée de l’École nationale d’administration, en 1980 et 198113, la première fois aux oraux — René Rémond est au jury et l’interroge notamment sur le nombre annuel de touristes en Espagne —, la seconde aux écrits14.

Zemmour a été exempté du service militaire en raison d’une monoarthrite du genou avec épanchement de synovie4,15.

Vie privée

En 1982, Éric Zemmour se marie avec Mylène Chichportich, administratrice judiciaire puis avocate spécialisée en droit des faillites, née à Montreuil d’une famille juive tunisienne. Ensemble, ils ont trois enfants16.

À partir de 2021, Sarah Knafo est présentée dans les médias comme la compagne de Zemmour17,18. En janvier 2022, au cours d’une émission télévisée sur BFM TV, il rend publique cette relation19.

Carrière professionnelle

Journaliste politique dans la presse

Au début des années 1980, après six mois à l’agence de publicité FCA où Éric Zemmour écrit des slogans, il est stagiaire au Quotidien de Paris où le « critique musical Marcel Claverie lui fait écrire son premier article »1,7, avant d’y être embauché en 1986 comme journaliste au service politique par le directeur Philippe Tesson1.

Après la fermeture du Quotidien de Paris en 1994, Zemmour est éditorialiste à InfoMatin pendant un an1,20 puis rejoint en 1996 Le Figaro, en tant que journaliste politique21. Il est parallèlement pigiste pour Marianne en 1997, et pour Valeurs actuelles en 199922.

Selon Libération, il plaide, dès les années 1990, pour « l’union des droites », « fort d’une proximité cultivée avec le fondateur du Front national, Jean-Marie Le Pen, qu’il est le seul journaliste à appeler “président”, et avec son rival Bruno Mégret »23.

En 2009, sa collaboration cesse avec Le Figaro : Étienne Mougeotte lui reproche les propos tenus sur Canal+ selon lesquels « la plupart des trafiquants sont noirs et arabes », qui lui vaudront d’être condamné pour provocation à la discrimination raciale ; mais selon Électron libre de France Inter, cette rupture est surtout due au fait qu’il était payé 9 700 euros par mois pour un faible nombre de publications24,25. À partir de 2010, Zemmour est chroniqueur dans Le Figaro Magazine26. Il revient au Figaro en 2013, présentant une chronique sur un livre dans son supplément hebdomadaire, Le Figaro littéraire26. Il suspend finalement sa participation au Figaro et au Figaro Magazine en septembre 2021, pour promouvoir son livre La France n’a pas dit son dernier mot alors que les spéculations sur sa candidature à l’élection présidentielle de 2022 s’intensifient27.

Il est également chroniqueur politique au Spectacle du monde, mensuel politique du groupe Valeurs actuelles, de 2013 jusqu’à l’arrêt de la publication en juillet 201422.

Écrivain et essayiste

Éric Zemmour est l’auteur des biographies d’Édouard Balladur (Balladur, immobile à grands pas, 1995) et de Jacques Chirac (L’Homme qui ne s’aimait pas, 2002) ainsi que d’essais politiques. Il publie notamment en 2006 Le Premier Sexe, essai sur ce qu’il juge être une féminisation ou une dévirilisation de la société. Il participe à l’élaboration des textes du film Dans la peau de Jacques Chirac de Michel Royer et Karl Zéro même si ce dernier déclare n’avoir que « bien peu » gardé de son texte, « qui était surtout cher »28. En 2008, il publie Petit Frère, roman dans lequel il attaque l’« angélisme antiraciste »29. En mars 2010, avec Mélancolie française (essai avec lequel il a remporté le prix du livre incorrect), il revisite l’histoire de France30.

En 2014, sort son livre Le Suicide français. Il y défend la thèse d’un affaiblissement progressif de l’État-nation français depuis les années 1970, qu’il attribue notamment à l’emprise de la « génération Mai 68 ». Le livre rencontre un succès de librairie à sa parution31 et l’auteur est décrit comme un « phénomène »32,33.

Dans Destin français, publié en 2018, il dresse un parallèle entre son récit autobiographique et divers évènements historiques qui l’ont marqué. Il revient ensuite sur des pages de l’histoire de France marquantes de son point de vue, et termine son essai sur l’influence de l’islam qu’il juge grandissante au sein de la société française34,35.

Son ouvrage La France n’a pas dit son dernier mot (2021) lui permet de vendre 165 000 exemplaires en trois semaines, ce qui lui rapporterait une somme estimée par Le Parisien à 1,3 million d’euros à titre personnel36.

Activité d’auto-éditeur

En 2008, Éric Zemmour et son épouse fondent la société Rubempré, dont ils détiennent la totalité du capital37,38. Le nom de la société s’inspire de celui de Lucien de Rubempré, personnage de La Comédie humaine d’Honoré de Balzac39. En septembre 2021, après avoir été refusé par son éditeur Albin Michel, son livre La France n’a pas dit son dernier mot est publié par cette société, qui étend pour l’occasion son activité à l’édition d’ouvrages38,40.

Débatteur, polémiste et éditorialiste dans l’audiovisuel

À partir de septembre 2003, Éric Zemmour participe à l’émission hebdomadaire Ça se dispute sur la chaîne d’information en continu I-Télé, face à Christophe Barbier jusqu’en 2006 puis Nicolas Domenach. Il est licencié en décembre 2014, I-Télé mettant fin à l’émission après les propos tenus par Zemmour au journal Corriere della Sera concernant les musulmans41. Poursuivie par le journaliste, la chaîne est condamnée le 22 novembre 2016 pour « rupture brutale et abusive du contrat, sans préavis et sans invoquer aucun manquement contractuel » à payer 50 000  à la société qui gère les intérêts de Zemmour42.

Il participe aussi à l’émission Vendredi pétantes sur Canal+ jusqu’en juin 200643.

Photo portrait en couleurs d'un homme blanc barbu portant une chemise blanche ouverte.

Éric Naulleau, chroniqueur avec Zemmour dans On n’est pas couché, puis dans Zemmour et Naulleau.

Après avoir écrit deux biographies de personnalités politiques au tirage modeste, il se tourne en 2006-2007 vers les sujets sociétaux, sur un ton plus polémique. Son passage à l’émission Tout le monde en parle de Thierry Ardisson en mars 2006, lors de la promotion de son livre Le Premier Sexe et le vif débat avec Clémentine Autain qui s’ensuit, est remarqué par Catherine Barma, productrice de l’émission On n’est pas couché sur France 2. C’est à partir de septembre 2006 qu’il rejoint Laurent Ruquier dans cette dernière émission, en compagnie de Michel Polac44, puis avec son ami Éric Naulleau. Il est avec eux chargé de procéder à une critique du film, livre ou album présenté. Lors de cette émission, leurs échanges avec des personnalités du monde culturel se terminent parfois en affrontements ou en esclandres qui amènent certains invités à quitter le plateau de l’émission. Laurent Ruquier annonce en 2011 le remplacement de Zemmour et de Naulleau par de nouveaux intervenants, Natacha Polony et Audrey Pulvar45,46. Dans les dernières années de l’émission et par la suite, les relations entre Zemmour et Ruquier se détériorent, ce dernier déclarant en 2015 « regrette[r] » d’avoir donné la parole à Zemmour pendant cinq ans47,48.

Zemmour participe aussi à l’émission L’Hebdo, en tant qu’éditorialiste, sur Tempo, chaîne destinée à l’outre-mer. Il y est entouré, entre autres, de Dominique Wolton. Il quitte cette émission de France Ô à la fin de l’année 201049.

À partir de 2010, Zemmour présente sur RTL une brève chronique d’actualités quotidienne, intitulée Z comme Zemmour, dans la matinale de Vincent Parizot. En 2011, suite à une condamnation de Zemmour pour provocation à la discrimination raciale, RTL demande à Zemmour de « veiller au respect des valeurs humanistes de la station »50. À la rentrée 2012, cette chronique devient bihebdomaire dans la matinale de Laurent Bazin puis d’Yves Calvi (mardi et jeudi) et s’intitule On n’est pas forcément d’accord. Il y confronte d’autre part son point de vue dans un débat hebdomadaire avec Nicolas Domenach ou Alain Duhamel51. À la rentrée 2018, Zemmour ne participe plus à la matinale, mais seulement en débatteur invité le vendredi52. Le 3 octobre 2019, RTL annonce cesser sa collaboration avec Zemmour à la suite de ses incitations à la haine religieuse53.

À partir de septembre 2011, il anime, en duo avec Éric Naulleau, Zemmour et Naulleau, des talk-shows hebdomadaires sur Paris Première54.

Au milieu des années 2010, les interventions de Zemmour suscitent un intérêt grandissant. Ainsi, Ça se dispute aura été la seule émission qui permet à I-Télé de devancer sa principale concurrente, BFM TV, tandis que Zemmour et Naulleau devient rapidement « la plus puissante » deuxième partie de soirée de Paris Première55. Un sondage réalisé par l’Ifop pour Valeurs actuelles en 2014 indique que 30 % des sondés ont une bonne ou très bonne opinion de lui, contre 42 % ayant une mauvaise ou très mauvaise opinion, tandis que 28 % disent ne pas le connaître56,57.

Éditorialiste dans Face à l’info sur CNews

À partir du 14 octobre 2019, Éric Zemmour participe à la nouvelle émission Face à l’info, programmée du lundi au jeudi de 19 h à 20 h sur CNews. Pendant trente minutes, il débat de l’actualité avec d’autres chroniqueurs, notamment Marc Menant, sur un plateau animé par Christine Kelly. Un duel, arbitré par Christine Kelly, l’oppose ensuite à un contradicteur. Par la suite, ce duel intervient seulement le vendredi, pendant une heure58,59. CNews multiplie par trois son audience lors de sa première intervention60.

Photo portrait d'une femme noire aux cheveux longs qui porte un chemisier de couleur sombre.

Christine Kelly, animatrice depuis 2019 de l’émission Face à l’info.

Le 22 octobre, le parti La France insoumise déclare ne plus vouloir se rendre à CNews tant que le polémiste y sera présent61. Le 24 octobre, les élus du personnel du groupe Canal+ exigent à l’unanimité le départ de Zemmour de CNews62,63, invoquant des raisons économiques et de sécurité pour le personnel, ainsi que d’éthique et d’image pour le groupe64. Des élus LREM, de la CGT et des personnalités telles que l’économiste Jacques Attali ou la journaliste Valérie Trierweiler boycottent également la chaîne du fait de la présence de Zemmour65. De nombreux publicitaires font de même66.

Le 29 octobre, le groupe Canal+ décide de ne plus diffuser l’émission en direct du fait, selon Le Monde, « de nombreux dérapages d’Éric Zemmour »67. Le chroniqueur avait notamment déclaré que Bachar el-Assad « n’a pas gazé son peuple mais des gens qui étaient ses adversaires »68, que « soit on couche avec l’autre sexe et on fait des enfants, soit on ne couche pas avec l’autre sexe et on n’a pas d’enfants »69, que Pétain avait sauvé les « Juifs français » des camps nazis en sacrifiant les « Juifs étrangers » (propos pour lesquels il a été relaxé par la justice)70 et qu’il faudrait, pour être français, prendre le point de vue de la France et renoncer au point de vue de ses ancêtres, y compris en étant « du côté du général Bugeaud », qui en Algérie a « commencé à massacrer les musulmans et même certains juifs »71. Début décembre, le CSA met en demeure CNews pour des propos de Zemmour sur la colonisation de l’Algérie72.

Face à l’Info améliore notablement son audience. En novembre 2019, CNews prend la tête des chaînes d’information, sur la tranche horaire de l’émission, devant BFM TV et LCI73,74. Le 3 mai 2021, CNews dépasse BFM TV pour la première fois sur une journée grâce en particulier à Zemmour et Pascal Praud75,76.

Le 8 septembre 2021, le CSA demande aux médias audiovisuels de comptabiliser le temps de parole de Zemmour au motif qu’il devient « un acteur du débat politique national ». En conséquence, le 13 septembre, CNews annonce se séparer du chroniqueur77.

 

 

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Nicolas Dupont-Aignan

 

Nicolas Dupont-Aignan Écouter, né le 7 mars 1961 à Paris 15e, est un homme politique français.

Énarque, il est successivement membre du Rassemblement pour la République (RPR), du Rassemblement pour la France (RPF) et de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), avant de fonder en parallèle et de prendre la présidence de Debout la France (DLF) — anciennement Debout la République (DLR) —, courant politique qu’il transforme en un parti se réclamant du gaullisme et du souverainisme.

Il est maire d’Yerres (Essonne) de 1995 à 2017 et député de l’Essonne depuis 1997.

Candidat aux élections présidentielles de 2012 et de 2017, il recueille respectivement 1,79 % et 4,70 % des suffrages exprimés. Dans l’entre-deux-tours de l’élection de 2017, il conclut une alliance de gouvernement avec Marine Le Pen, qui devient caduque après l’élection d’Emmanuel Macron. Tête de liste DLF, il se présente sans succès aux élections européennes de 2019.

Il est candidat à l’élection présidentielle de 2022.

 

Situation personnelle

Origines et formation

Né Nicolas Dupont, c’est à partir du cours préparatoire qu’il est connu sous son nom actuel : du fait de la présence d’un second Nicolas Dupont dans la même classe, « Dupont-Aignan » devient son nom d’usage par adjonction du matronyme de sa mère4, dont la famille de vignerons vient de Châlons-en-Champagne.

Nicolas Dupont-Aignan est le petit-fils d’André Aignan, un aviateurc de la Première Guerre mondiale dont l’avion a été abattu dans la région de Metz, s’en sortant indemne et mort en 1974 à 86 ans à Neuilly-sur-Seine. Il est le fils de Jean-Louis Dupont, courtier en vin, chasseur alpin qui participe à la bataille de Narvik, prisonnier en Allemagne puis évadé durant la Seconde Guerre mondiale5, décédé le 27 septembre 2017, à l’âge de 100 ans6 ; et de Colette Aignan, morte le 27 avril 2017, à l’âge de 96 ans, de la maladie d’Alzheimer7,8.

Il est le benjamin d’une fratrie de trois enfants.

Il est l’époux de Valérie Vecchierini, avocate, avec qui il a eu deux filles, Victoire et Sixtine9. Son épouse est son assistante parlementaire à partir de 1997 ; elle quitte son emploi début 2018 en raison de l’entrée en vigueur de la loi pour « la confiance dans la vie politique » interdisant les emplois familiaux au Parlement. Elle est ensuite embauchée comme directrice par la mairie de Yerres, dont son mari est l’ancien maire, ce qui suscite un soupçon de favoritisme10, que la préfecture de l’Essonne rejette implicitement11.

Il est diplômé, en 1982, de l’Institut d’études politiques de Paris (section « service public ») et devient, en 1984, licencié en droit12. En 1985, il obtient un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en gestion de l’entreprise et marché financier à l’université Paris-Dauphine12.

De 1987 à 1989, il est élève de l’École nationale d’administration (promotion Liberté-Égalité-Fraternité)12.

Carrière civile et cabinets ministériels

25px-2017-fr.wp-orange-source.svg dans Folie
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (octobre 2021).

Il commence sa carrière professionnelle en tant qu’administrateur civil avant d’être adjoint au chef de bureau des élections à la direction générale de l’administration du ministère de l’Intérieur en 1988-1989. En 1990, il est nommé chef de cabinet du préfet de la région Île-de-France (Olivier Philip), avec rang de sous-préfet.

De 1992 à 1993, il est directeur adjoint du cabinet du préfet de la région Île-de-France Christian Sautter, puis chef de cabinet, puis conseiller technique du ministre de l’Éducation nationale François Bayrou (1993-1994), avant d’être nommé conseiller technique pour l’emploi, l’écologie urbaine et le bruit, au sein du cabinet du ministre de l’Environnement Michel Barnier de 1994 à 1995.

Patrimoine

En 2013, Nicolas Dupont-Aignan a déclaré que son patrimoine est constitué d’une maison à Yerres achetée 130 000 , d’un appartement à Paris acheté 420 000  et qu’il ne possédait aucune valeur mobilière ni assurance-vie13.

Il déclare, lors de la campagne présidentielle de 2017, un patrimoine supérieur à deux millions d’euros, composé de sept biens immobiliers, tous acquis avant 201314.

 

 

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Yannick Jadot

 

Yannick Jadot Écouter, né le 27 juillet 1967 à Clacy-et-Thierret (Aisne), est un militant écologiste et homme politique français.

Il est membre des Verts à partir de 1999 et directeur des campagnes de Greenpeace France de 2002 à 2008. Tête de liste d’Europe Écologie dans la circonscription Ouest lors des élections européennes de 2009, il est élu député européen, mandat qu’il occupe depuis.

Au terme de la primaire de son parti, il est désigné candidat d’Europe Écologie Les Verts (EÉLV) à l’élection présidentielle de 2017 avant de se retirer en faveur de Benoît Hamon, candidat du Parti socialiste. La liste EÉLV qu’il dirige lors des élections européennes de 2019 arrive en troisième position avec 13,5 % des suffrages exprimés.

À l’issue de la primaire de l’écologie de 2021, il est désigné candidat du pôle écologiste en vue de l’élection présidentielle de 2022.

 

Situation personnelle

Famille et vie privée

Yannick Jadot, fils d’un couple d’enseignants et cadet d’une fratrie de quatre garçons, grandit à Laon en Picardie1,2. Son frère Thierry Jadot a été nommé en 2012 président de la filiale française de l’agence de publicité japonaise Dentsu Aegis Network3.

Yannick Jadot est père de deux garçons nés d’une union passée4,5. En mai 2019, au moment des élections européennes, la presse révèle que, depuis deux ans, sa compagne est la journaliste spécialisée Isabelle Saporta6, qui abandonne sa chronique sur RTL, la presse rappelant la « jurisprudence Anne Sinclair ».

Formation et débuts dans le monde associatif

Après avoir obtenu son baccalauréat au lycée Paul Claudel de Laon dans l’Aisne, il fait des études d’économie à l’université Paris-Dauphine5. Dans la foulée du mouvement estudiantin de 1986 contre le projet de loi Devaquet de réforme des universités, il participe à la fondation de l’association La Déferlante.

Après une maîtrise (aujourd’hui master 1) de commerce international spécialisée en économie du développement obtenue en 1990 à Paris-Dauphine7, il travaille plusieurs années au Burkina Faso et au Bangladesh dans une ONG de solidarité internationale8 avec l’association Solagral9,5.

En 1995, il intègre Solagral, une ONG spécialisée dans le suivi des négociations internationales (commerce, environnement, agriculture…) et l’appui aux pays en développement. Avec Solagral9, il milite contre la violence de la mondialisation néo-libérale, à Seattle et ailleurs pour les contre-sommets de l’Organisation mondiale du commerce, mais également à Porto Alegre lors du forum social où le mouvement altermondialiste se structure.

Passage à Greenpeace

Il est directeur des campagnes de Greenpeace France de 2002 à septembre 200810 : il est amené à y travailler avec Michèle Rivasi, qui en est directrice quelques mois entre 2003 et 2004, dans une atmosphère tendue11, jusqu’au départ de celle-ci12,13,14. Au cours de son action au sein de Greenpeace France, il est notamment condamné pour atteinte aux intérêts supérieurs de la Nation15 pour avoir pénétré dans la base opérationnelle de l’Île longue (rade de Brest), port des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de la Marine nationale, dans le cadre de l’opération Plutonium menée par l’ONG contre le nucléaire16,17.

Il est un des fondateurs et le porte-parole de L’Alliance pour la planète, un important rassemblement d’organisations écologistes, dissous par la suite, au nom duquel il a participé au Grenelle de l’environnement, dont il est l’un des principaux négociateurs18,19,20.

Procès EDF

170px-Yannick_Jadot_-_Parlamentum_europaeum_20110628 dans Perversité

Yannick Jadot en 2011.

Directeur de campagne de Greenpeace, Yannick Jadot est visé par un espionnage informatique pour lequel l’ancien commandant de police Pierre François, adjoint au responsable de la sécurité auprès d’Électricité de France (EDF), est mis en examen21,22,23,24.

Le site d’information Mediapart rend publique l’affaire. Le procès s’ouvre le 17 octobre 2011. EDF est condamnée pour espionnage contre Greenpeace à 1,5 million d’euros. Le 10 novembre 201125, Pierre François est condamné à trois ans de prison dont trente mois avec sursis et Pascal Durieux, responsable de la sécurité d’EDF, à trois ans de prison dont deux avec sursis. EDF fait appel : le 6 février 2013, EDF et Pascal Durieux sont relaxés26. Pierre François est condamné à six mois de prison ferme et 10 000  de dommages-intérêts à verser à Yannick Jadot27,28.

 

 

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Fabien Roussel

 

Fabien Roussel Écouter, né le 16 avril 1969 à Béthune, est un homme politique français.

Membre du Parti communiste français (PCF), il est député dans la vingtième circonscription du Nord depuis 2017 et secrétaire national du PCF depuis 2018. Il est désigné candidat du parti pour l’élection présidentielle de 2022.

 

Famille

Fabien Roussel est issu d’une famille de militants communistes1. Son prénom a été choisi en hommage au « Colonel Fabien », figure de la résistance communiste à Paris2. Sa grand-mère maternelle, institutrice, joue un rôle important dans son éducation. Un de ses arrière grands-pères paternels est un réfugié espagnol mort après avoir été interné au camp du Vernet3.

Sa mère est employée de banque4. Son père, Daniel, l’amenait, enfant, distribuer des tracts dans l’usine Bridgestone de Béthune5. Il était adjoint communiste au maire socialiste de Béthune Jacques Mellick, contre qui il a représenté le PCF aux élections législatives de 1978, à l’âge de 32 ans, avec pour suppléant le maire communiste d’Auchel et futur sénateur Jean-Luc Bécart. Daniel Roussel avait également été conseiller régional communiste et conseiller général du canton de Béthune-Sud dès 19736, à l’âge de 27 ans. Correspondant du quotidien communiste L’Humanité7 pour le Vietnam, Cambodge, Laos et sud-est asiatique de 1980 à 19878, Daniel Roussel est à partir de 1989 réalisateur de documentaires pour la télévision, auteur notamment de Prisonniers au Hanoi-Hilton et Portés disparus, sélectionné au FIPA à Cannes en 1992 et 19938.

Fabien Roussel fait partie d’une famille recomposée comptant cinq enfants. Sa compagne, Dorothée, est fonctionnaire de catégorie C, attachée à la défense de la consommation des catégories modestes9,10.

Jeunesse et début militants

Son père étant correspondant du journal L’Humanité au Viêt Nam au début des années 1980, Fabien Roussel passe à ses côtés deux années à l’âge de 14 ans7,1. Revenu en France chez sa mère1, il est ensuite élève au lycée de Champigny-sur-Marne où il devient le « meilleur ami »11,12 de son futur directeur de campagne en 202213, le jeune militant communiste Olivier Marchais, sans savoir qu’il est le fils de Georges Marchais11,14, député de Champigny-sur-Marne et secrétaire général du PCF, qui est aussi son voisin15.

Ses premiers meetings sont ceux de Georges Marchais en 198513, l’année de ses 16 ans, où il adhère au Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF) à la suite d’un tractage contre l’apartheid en Afrique du Sud de cette organisation devant son lycée13. Il est lui-même un des responsables à Champigny-sur-Marne de la campagne pour le boycott du régime sud-africain13, invitant des militants de l’ANC dans son lycée et participant aux grandes manifestations des printemps 1986 et 1987 à Paris16,17 au cours desquelles il est interpellé par la police pour s’être trop approché de bâtiments officiels18,19. Fin 1986, il s’engage aussi contre le projet de réforme Devaquet des universités1

Vie professionnelle

À L’Humanité puis à France 3

Après des études secondaires qu’il termine à Champigny-sur-Marne, en région parisienne, il est embauché à L’Humanité comme stagiaire en 198920, coursier, distributeur de dépêches et journaliste iconographe3. Il est ensuite chargé de production et assistant de production chez Daniel Roussel Productions de 1990 à 199220 et suit une formation de journaliste reporter d’images au CPJ21,20,22 puis part en Afrique et au Vietnam, où son père avait été journaliste de L’Humanité jusqu’en 1987, puis chez France Télévisions où il travaille comme pigiste11,22 entre 1995 et 1996, pour l’émission Au bout de la rue22, diffusée sur France 3 Lorraine et France 3 Champagne-Ardenne3,7. En 1997, après l’arrêt d’Au bout de la rue22, il part au Vietnam pour faire un reportage et un autre aux îles Kerguelen, diffusé sur Thalassa22.

Conseiller ministériel

À l’âge de 28 ans, en 1997, il entre comme conseiller chargé de la communication au cabinet de Michelle Demessine, ex-sénatrice PCF du Nord, alors secrétaire d’État au Tourisme23,24. Il travaille ensuite comme attaché parlementaire de députés communistes du département du Nord, Alain Bocquet15 et Jean-Jacques Candelier25.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Poutou

Philippe Poutou

 

Philippe Poutou [filip putu]a Écouter, né le 14 mars 1967 à Villemomble (alors dans le département de la Seine), est un ouvrier, syndicaliste et homme politique français.

Ouvrier dans une usine Ford, il milite dans les rangs de la CGT contre la fermeture de celle-ci, qui a finalement lieu en 2019. Il s’engage dans des partis d’extrême gauche, à savoir Lutte ouvrière (LO) puis la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), qui devient en 2007 le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA).

Candidat du NPA à l’élection présidentielle de 2012, il recueille 1,15 % des voix. Il est à nouveau candidat au scrutin présidentiel de 2017, où il obtient 1,09 % des voix.

Tête de la liste « Bordeaux en luttes » soutenue par le NPA, La France insoumise et des Gilets jaunes aux élections municipales de 2020 à Bordeaux, il est élu conseiller municipal à l’issue du second tour.

En 2021, il est investi une troisième fois par son parti pour la présidentielle de 2022.

 

Biographie

Famille

Philippe Poutou naît le 14 mars 1967 à Villemomble1. Il est le fils d’un père postier et d’une mère femme au foyer2.

Pendant la campagne pour l’élection présidentielle de 2017, il déclare à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique vivre en concubinage3. Philippe Poutou habite à Mérignac1.

Situation professionnelle

Sans diplôme, après avoir échoué au bac mécanique, Philippe Poutou a d’abord enchaîné les emplois précaires, comme intérimaire ou surveillant de collège, avant d’être embauché en CDI chez Ford comme réparateur de machines-outils en 19964.

Il est ouvrier à l’usine Ford de Blanquefort en Gironde5, usine qui fabrique principalement des boîtes de vitesses automatiques6, au sein de laquelle il est l’un des responsables de la section syndicale de la CGT. Il se fait connaître en 2007 pour son implication dans le mouvement contre la fermeture de l’usine de Blanquefort, qui permet de maintenir 955 emplois7.

Dans sa déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique en 2017, il indique posséder une Peugeot 3008 de 2012 mais aucun bien immobilier, ni aucun autre bien8,3.

En 2019, avec la fermeture de l’usine Ford de Blanquefort, Philippe Poutou est licencié9,10. À partir de juin 2020, il touche 1 000 euros par mois en tant que conseiller métropolitain de Bordeaux Métropole et 300 euros par mois en tant que conseiller municipal de Bordeaux11,12.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Lassalle

Jean Lassalle

 

Jean Lassalle, né le 3 mai 1955 à Lourdios-Ichère (Basses-Pyrénées, aujourd’hui Pyrénées-Atlantiques), est un homme politique français.

Il est maire de Lourdios-Ichère de 1977 à 2017 et député depuis 2002. Remarqué pour ses interventions à l’Assemblée nationale, il acquiert une notoriété nationale avec sa grève de la faim pour éviter le départ de la vallée d’Aspe de l’usine Toyal. Il est candidat à l’élection présidentielle de 2017, et fonde le mouvement Résistons pour soutenir cette dernière. Il finit en septième position sur onze candidats.

Il est de nouveau candidat à l’élection présidentielle de 2022.

 

Situation personnelle

Origines et études

Jean Lassalle naît le 3 mai 1955 à Lourdios-Ichère, petit village de la vallée d’Aspe1. Il est issu d’une famille de bergers pratiquant la transhumance, dont l’exploitation à flanc de montagne est aujourd’hui tenue par son frère1, Julien Lassalle2. Après des études classiques, où il apprend le latin et le grec3, il devient technicien agricole spécialisé dans l’hydraulique et l’aménagement du territoire1. Il fonde une société de conseil qui emploie une dizaine de salariés1.

Sa langue maternelle est l’occitan du Béarn, et il signe Jan de Lassala quand il écrit dans cette langue4.

Vie privée

Jean Lassalle et son épouse, Pascale, ont quatre enfants : Alizée, Geoffray, Amaury et Thibault Lassalle, rugbyman professionnel5,6.

 

 

Tout sur le grand show politicien « La France face à la guerre »

 

 

 

https://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2022/live/2022/03/14/emmanuel-macron-presentera-son-programme-jeudi-huit-candidats-presents-sur-tf1-pour-l-emission-la-france-face-a-la-guerre-l-actualite-politique-en-direct_6117398_6059010.html

Autonomie énergétique, enjeux diplomatiques, pouvoir d’achat : huit candidats ont participé à l’émission « La France face à la guerre »

 

Les principaux prétendants à la fonction présidentielle ont exposé sur TF1, tour à tour, leur vision de la guerre en Ukraine avant de dérouler une partie de leur programme.

23:33

Fin de notre direct quotidien, à vingt-sept jours du premier tour

Nous terminons ici ce direct consacré à la campagne électorale, à vingt-sept jours de l’élection présidentielle et après cette première émission télévisée rassemblant – sans pour autant les confronter – les principaux candidats.

Nous reviendrons demain matin, à partir de 7 h 30, sur les discours tenus lors de « La France face à la guerre ». Merci pour votre participation et vos questions. A demain !

23:16

L’émission « La France face à la guerre » est terminée

Près de trois heures après le début de « La France face à la guerre », l’émission de TF1 s’est terminée avec l’intervention de Yannick Jadot.

23:16

Yannick Jadot conclut ce grand oral en s’adressant aux jeunes

Le candidat écologiste est le dernier à s’exprimer et s’adresse « aux jeunes » qui se sont engagés « pour le climat » et contre les « inégalités ». « Emparez-vous de cette campagne présidentielle, ne vous laissez pas déposséder de votre avenir, de votre destin. Je vous invite à voter », exhorte Yannick Jadot. « L’écologie, c’est le projet de la vie », a-t-il souligné.

23:14

Jean-Luc Mélenchon : « Un nouveau monde est possible »

« Je porte un projet de rupture avec les règles du jeu du monde dans lequel vous vivez », dit Jean-Luc Mélenchon au public, citant notamment la « monarchie présidentielle » et un rapport déréglé avec la nature. « Cette harmonie [qu’il défend] est impossible si on laisse notre société être dévastée par des haines religieuses comme celle qui est entretenue contre les musulmans de notre pays », dit-il notamment avant d’évoquer la question des inégalités sociales et économiques – « le marché, c’est le chaos », lance-t-il notamment. Un « nouveau monde est possible », un « autre monde est possible », assène-t-il avant de donner rendez-vous à Paris, le 20 mars, pour une marche organisée en soutien à sa candidature.

23:12

Anne Hidalgo est favorable au « droit de mourir dans la dignité »

« Cette élection est décisive et ne peut pas être enjambée », souligne Anne Hidalgo, la candidate socialiste. Elle évoque également son souhait de mettre en place « un nouveau droit, celui de pouvoir mourir dans la dignité ». « Vous avez le pouvoir, car les choses ne sont pas écrites d’avance », termine Anne Hidalgo.

23:08

Eric Zemmour : « Il n’y aura que deux bulletins, le mien et celui de tous les autres »

« Ce sont des politiciens professionnels. Ils vous ont trop menti, trop trahi », a déclaré Eric Zemmour en parlant des autres candidats. « Ils vous promettent des réformes : il n’est plus temps de réformer la France mais de la sauver », estime-t-il, avant de considérer qu’au moment de l’élection « il n’y aura que deux bulletins, le mien et celui de tous les autres »« Choisissez-moi, choisissez la France », a-t-il conclu.

23:07

Valérie Pécresse propose un projet « puissamment réformateur »

« Vous avez le destin de la France entre vos mains », avance Valérie Pécresse (Les Républicains), en s’adressant directement aux téléspectateurs. « Macron, tel un illusionniste, vient de promettre le contraire de ce qu’il a fait au cours de son mandat. Mais qui peut encore le croire ? » « Mon projet est puissamment réformateur car je ne veux reléguer ni une dette financière abyssale ni une dette écologique », a promis la présidente de la région Ile-de-France.

23:05

Emmanuel Macron : « Il nous faut avoir collectivement beaucoup d’ambition pour notre pays »

« Ces débats sont toujours des moments démocratiques importants et cette campagne est importante car elle nous permet de structurer les choix pour les cinq prochaines années de notre pays », commence par dire Emmanuel Macron, qui est critiqué pour ne pas avoir accepté de débat direct avec les autres candidats. « Pour les cinq années qui viennent, il nous faut avoir collectivement beaucoup d’ambition pour notre pays (…) malgré les crises », estime le président de la République, qui appelle à s’intéresser à des enjeux à long terme : « L’école, la santé, la recherche, la culture », avec de « grands objectifs », dont le plein-emploi, la réindustrialisation et un renforcement de la défense en France. « Il y a parfois des choses irréconciliables dans ce qu’on s’est dit » mais « on peut travailler ensemble » en se retrouvant autour des « valeurs essentielles », dit enfin Emmanuel Macron.

23:02

Fabien Roussel souhaite redonner aux salariés un « pouvoir d’intervention »

« Les salariés doivent retrouver un pouvoir d’intervention, c’est ça l’une des clés. Ils n’ont jamais été un problème, ils savent comment être plus efficaces au travail », a conclu Fabien Roussel (Parti communiste français).

23:00

Droit de réponse : Marine Le Pen parle « aux Français », dont « chaque voix compte autant que celle d’Emmanuel Macron »

C’est le début des droits de réponse pour chaque candidat, soit deux minutes pour répondre à des propos tenus pendant l’émission. Marine Le Pen refuse de répondre aux autres candidats et préfère parler « aux Français », dont « chaque voix compte autant que celle d’Emmanuel Macron ». La candidate du Rassemblement national estime qu’il ne faut pas « écouter la petite musique » selon laquelle l’élection serait déjà jouée à la faveur du président sortant. Mme Le Pen insiste ensuite sur le fait que « chaque dysfonctionnement » que les Français constatent dans leur quotidien est le résultat d’une « décision politique », donc menée par les élus au pouvoir, auxquels elle s’oppose et qu’elle souhaite remplacer. Marine Le Pen met en avant son projet, « sérieux », fondé sur la nation.

22:57

Fabien Roussel s’en prend aux bénéfices de TotalEnergies

Après une explication de son programme sur le pouvoir d’achat, M. Roussel a évoqué TotalEnergies. « Je serai incomplet si je ne m’en prenais pas à l’industrie pétrolière, Total en premier. Seize milliards d’euros de bénéfices, 7 milliards de dividendes versés. Je demande zéro bénéfices à Total. Total doit baisser le prix de l’essence tout de suite, a avancé le candidat communiste. S’il ne le fait pas, je taxerai 100 % des dividendes car nous sommes en période de guerre et en période de guerre il ne doit y avoir aucun dividende versé par ces multinationales. »

22:51

Fabien Roussel souhaite un « débat » sur la sortie de l’OTAN

Le candidat du Parti communiste français estime en introduction de son intervention que « Vladimir Poutine a violé de manière exceptionnel le droit international ».

« Concernant le gaz, nous ne pouvons pas nous passer du gaz, ajoute-t-il. Je pense aux autres peuples d’Europe qui sont totalement dépendants. Nous sommes moins dépendants en France. » Pour autant M. Roussel ne souhaite pas dans l’immédiat « sortir de l’OTAN. Ce n’est pas le sujet aujourd’hui. On ne sort pas comme ça. Je souhaite qu’on puisse mettre en débat une autre construction de la sécurité collective de l’ensemble des pays de ce continent (…). C’est ensemble que nous devrions préparer la suite. »

22:46

Eric Zemmour redoute que la guerre en Ukraine « occulte la crise fondamentale qui est le “grand remplacement” »

« Les crises s’accumulent mais ne s’annulent pas. Ce n’est pas parce qu’on a une crise à l’Est que nous n’avons plus une crise au Sud et en particulier sur notre sol », dit ensuite Eric Zemmour, interrogé sur des propos tenus lors du Salon de l’agriculture. « Nous avons un problème majeur qui est en train de détruire notre identité, qui mine notre sécurité, qui est l’immigration venue du Sud. Ce n’était pas parce qu’il y a la guerre que cette crise s’évapore. Je ne veux pas que cette campagne présidentielle soit confisquée par un sujet qui est certes fondamental mais je ne veux pas que ça occulte la crise fondamentale de la nation française qui est le “grand remplacement” », théorie complotiste et xénophobe.

Après avoir rappelé son ambition de limiter les prix du carburant, Eric Zemmour revient sur son souhait de réforme des retraites. « Nous devons porter l’âge légal de la retraite à 64 ans », sauf en cas de forte pénibilité ou de démarrage de carrière précoce, expose-t-il. « Je veux augmenter les petites retraites par la baisse de la CSG », dit-il aussi. Sur la question des impôts, « je baisserai délibérément et massivement les impôts et les taxes (…) parce qu’aujourd’hui les impôts et les taxes augmentent pour financer un modèle social ouvert au monde entier. Je suis le seul à proposer une lutte déterminée et rude à l’immigration », affirme-t-il, ce qui lui permettrait, selon lui, de faire des économies et de financer ces baisses d’impôts.

22:37

Bonsoir, JL Melenchon parle de l’organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). De quoi s’agit-il ? Merci

Nana_de_versailles

Bonsoir Nana_de_versailles,

Il s’agit d’une organisation née des accords d’Helsinki en 1975, pour encourager le dialogue et la négociation entre l’Ouest et l’Est. L’OSCE participe notamment à l’observation des élections, des cessez-le-feu ou des accords de paix, à la demande des pays concernés. Depuis le début du conflit, Jean-Luc Mélenchon prône une réunion extraordinaire de cette organisation. Le candidat « insoumis » en fait notamment état dans cet article.

Tout sur le grand show politicien

Lire aussi : Guerre en Ukraine : Jean-Luc Mélenchon reconnaît « une erreur » mais se moque des « exploits » d’Emmanuel Macron

22:35

Eric Zemmour répète son ambition d’augmenter le budget de défense en France

Arrivé sur le plateau sous les rires d’une partie du public – « M. Zemmour, il va me mordre ! », s’était juste avant exclamé Jean-Luc Mélenchon en hésitant sur la porte à prendre pour rejoindre sa loge –, le candidat de Reconquête ! commence par se justifier sur les propos élogieux qu’il a longtemps tenus à propos de Vladimir Poutine. « J’ai condamné tout de suite l’invasion en Ukraine », précise-t-il d’emblée, puis répète, comme il l’avait fait lors de son débat face à Valérie Pécresse, que Jacques Chirac puis Nicolas Sarkozy s’étaient félicités de leur coopération avec Vladimir Poutine. A l’instar des autres candidats, il rejette le terme de dictateur pour qualifier le dirigeant russe – la question est posée systématiquement à chaque candidat.

Eric Zemmour confirme ensuite écarter tout projet de défense européenne au profit d’une large augmentation du budget de la défense en France – qu’il souhaite porter à 100 milliards d’euros par an d’ici à 2030. Le candidat de Reconquête ! ambitionne la construction d’un deuxième porte-avions et affirme la nécessité de « retrouver une autonomie de décision » en quittant le commandant militaire intégré de l’OTAN, sans pour autant quitter l’organisation en elle-même. « Si nous ne sommes pas obligés aujourd’hui d’acheter nos armes aux Américains, c’est parce que nous avons quitté le commandement intégré de l’OTAN » sur décision, depuis inversée, du général de Gaulle, selon lui. Le candidat d’extrême droite critique enfin (il est le premier à aborder le sujet) l’achat d’avions de chasse américains F-35 par le gouvernement allemand.

22:31

Jean-Luc Mélenchon souhaite la retraite à « 60 ans avec quarante annuités »

« Je referais la retraite à 60 ans pour quarante annuités (…). Si vous votez pour moi, vous vous épargnez des grèves et des manifestations. Le plan de Macron [coûterait] 4 milliards (…) de plus à la caisse d’assurance-chômage. Il ne faut pas croire que leurs mesures sont rationnelles et de bonne gestion et que les miennes seraient tellement extravagantes que sauf les Polonais personne ne les appliquerait. Le sens de la vie, c’est pas de bosser sans arrêt. »

Sur les impôts, il souhaite ne pas faire payer plus « ceux qui touchent moins de 4 000 euros et ceux qui gagnent beaucoup plus seront taxés beaucoup plus ».

22:22

Jean-Luc Mélenchon s’aligne sur Emmanuel Macron en refusant de désigner Vladimir Poutine comme « dictateur »

Le candidat de La France insoumise estime que l’éventualité de l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN est « une ligne rouge » pour la Russie, mais qu’elle ne justifie pas « la guerre » actuelle. Questionné sur le fait de désigner Vladimir Poutine par le terme « dictateur », tout comme Marine Le Pen et Emmanuel Macron avant lui, Jean-Luc Mélenchon refuse de le dire. « Vladimir Poutine est un autocrate, c’est certain. Comme Macron, je n’arrangerais pas mes affaires en disant cela (…), ça rend la gestion de la France complètement impossible et ça nous met en danger. »

« L’objectif numéro un est d’isoler Poutine de la scène internationale, a avancé le candidat de La France insoumise, qu’on discute avec les Chinois, les Indiens pour isoler toujours plus Poutine. Il faut taper, taper et taper encore les oligarques. Ils ont presque 1 000 milliards dans les banques. Enfin, il faut miser sur la résistance du peuple russe. Et il faut une initiative spectaculaire : convoquer une Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, ça a été créé pour ça. »

Au sujet des prix des carburants, M. Mélenchon propose de « bloquer et baisser les prix » en mettant « une limite à la baisse ».

22:16 Pour approfondir

« Le Monde » a sollicité les équipes de campagne sur le climat

A moins d’un mois du premier tour, Le Monde a décrypté les programmes rendus publics en matière climatique. Si une grande partie de la gauche en fait un axe majeur de réforme et prône une évolution des comportements pour répondre aux enjeux, la droite défend une vision tournée vers la technologie, et l’extrême droite minimise le sujet.

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Lire aussi : Le climat, ligne de clivage entre les candidats

22:11

Emmanuel Macron sur le pouvoir d’achat : « La vraie réponse pour moi, c’est le travail et l’écologie »

Le président candidat revient sur le plan de résilience annoncé par l’exécutif, répétant que celui-ci sera destiné d’abord aux professions et catégories sociales les plus touchées (pêcheurs, transporteurs routiers notamment). « On accompagne sur le court terme le pouvoir d’achat et les secteurs qui sont les plus touchés pour éviter qu’il y ait des injustices qui soient faites », dit le candidat.

« La vraie réponse pour moi, c’est le travail et l’écologie. C’est de continuer à faire que le travail paye plus et qu’il y ait de plus en plus de travail pour tout le monde – il y avait près de 10 % de chômage quand j’ai été élu, on est à 7,4 % », poursuit Emmanuel Macron, qui annonce ensuite vouloir tripler la prime de 1 000 euros par an annoncée il y a trois ans.

Sur l’écologie, le président estime que c’est cette perspective qui permet de baisser les consommations d’énergie. « Je préfère accompagner [les jeunes] à acheter une voiture moins polluante plutôt que de financer une partie de leur plein tous les mois », dit aussi Emmanuel Macron.

Interrogé sur une éventuelle augmentation des impôts, Emmanuel Macron affirme enfin : « Non, et je les baisserai, et vous pouvez me faire confiance parce que c’est ce que j’ai fait pendant les cinq ans qui se sont écoulés. »

Vous avez pu l’observer depuis le début de l’émission : malgré son intitulé, « La France face à la guerre », beaucoup d’autres thèmes sont abordés, en lien plus ou moins proches avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Les enjeux abordés vont de l’écologie aux impôts, en passant par l’école et la santé.

22:03

Emmanuel Macron aussi refuse de dire que Vladimir Poutine est un dictateur…

Wsf

Bonsoir Wsf,

Emmanuel Macron a en effet refusé de prononcer le mot « dictateur » pour désigner Vladimir Poutine, de la même manière que Marine Le Pen. Les deux ont d’ailleurs utilisé un argument similaire pour justifier leur refus : les conversations téléphoniques régulières entre MM. Macron et Poutine.

22:01

Emmanuel Macron défend son ambition européenne et assume le choix d’une large part de nucléaire dans le mix énergétique

« Je le dis avec beaucoup de ferveur et d’enthousiasme, parce que je la défendais il y a cinq ans et parce que je la défends encore aujourd’hui : l’Europe, c’est notre force », dit Emmanuel Macron en listant les mesures prises avec les Vingt-Sept depuis l’invasion de l’Ukraine. Le président de la République défend les choix faits lors du sommet de Versailles, assure qu’un « agenda est prévu pour les prochaines semaines » et qu’en matière de sanctions « tout est possible ». Sur l’accueil des réfugiés ukrainiens, Emmanuel Macron considère qu’« il faut prendre notre part » en rappelant les origines du projet européen et l’ambition de l’asile. « Nous devons les protéger, nous, Européens », estime-t-il.

Le président de la République est ensuite interrogé sur la question du nucléaire et sur ses déclarations successives pendant son quinquennat, d’une ambition de baisse de la part du nucléaire dans le mix énergétique d’abord, puis d’une augmentation de celle-ci jusqu’à l’annonce récente d’un plan de construction de nouveaux réacteurs. « Ce ne sont pas des choix politiques qui sont non documentés, ce ne sont pas des choix idéologiques », estime Emmanuel Macron, en assurant s’être fondé sur les travaux d’experts demandés au milieu de son mandat.

« On rénove, on améliore nos pratiques, on améliore », recommande Emmanuel Macron pour réduire la consommation d’énergie en France, avant de promouvoir « l’innovation » pour réduire la pollution et les émissions de gaz à effet de serre : rénovation thermique des bâtiments, acquisition de véhicules plus récents… « L’énergie la moins chère c’est celle qu’on ne consomme pas, il faut le faire de manière intelligente, il ne faut pas faire peur à tout le monde », dit M. Macron. Ensuite, le candidat revient sur le nucléaire, énergie décarbonée qui n’est « pas intermittente », contrairement à l’éolien et au solaire, ce qui constitue un avantage déterminant pour Emmanuel Macron.

21:49

Emmanuel Macron assume de vouloir « stopper cette guerre sans faire la guerre »

Anne-Claire Coudray commence à demander à Emmanuel Macron s’il « reste quelque chose à dire » à Vladimir Poutine à la vue des images de guerre touchant les civils en Ukraine. « Face à cette tragédie, nous avons essayé de discuter jusqu’au bout », répond Emmanuel Macron, qui ambitionne de « stopper cette guerre sans faire la guerre », d’opposer à Vladimir Poutine les arguments des Européens et de « confronter sa logique ». « Je ne suis pas en train de vous dire que je suis satisfait », dit Emmanuel Macron tout en confirmant sa stratégie de maintenir un dialogue avec Moscou.

« Vladimir Poutine est-il un dictateur ? », demande Gilles Bouleau au chef de l’Etat. « Formellement, non », commence par répondre Emmanuel Macron, avant de déclarer : « J’essaye de protéger notre pays de l’escalade de la guerre, j’essaye de protéger les valeurs et la démocratie en Europe, ce n’est pas en le qualifiant ou en l’insultant que je serais plus efficace. »

21:45

Yannick Jadot ne souhaite pas reculer l’âge de la retraite

« Non, je ne bouge pas l’âge de départ à la retraite car c’est profondément injuste. La réforme que je ferais c’est de remettre les critères de pénibilité qui ont été enlevées par Emmanuel Macron. »

Sur les impôts, le candidat écologiste évoque sa mesure-phare : « Les très riches paieront plus d’impôts à partir de 2 millions d’euros de patrimoine. C’est juste car même les milliardaires ont été vaccinés gratuitement. »

21:41

Vladimir Poutine ne « supporte pas la démocratie », dénonce Yannick Jadot

C’est désormais le candidat écologiste qui se présente devant les journalistes de TF1. « Vladimir Poutine ne supporte pas la démocratie, comme il ne la supportait pas en Syrie, où il a bombardé des populations civiles, estime M. Jadot. Il a toujours été un dictateur, il a toujours considéré que les gens qui se combattaient pour la liberté, il allait leur promettre la mort, et quand les pays se battaient pour la démocratie, il allait leur promettre la guerre. » Pour lui, il y a eu « trop de complaisances avec Poutine liées à la dépendance aux énergies fossiles ».

Pour M. Jadot, il faut « traquer les oligarques partout », car ils sont « corrompus » et « veulent engranger les milliards ». « Il faut qu’on arrive à baisser nos consommations de gaz de 10 à 15 %. C’est considérable (…), mais notre objectif est d’obtenir le cessez-le-feu et le départ des chars russes. (…) On installe des panneaux photovoltaïques partout où c’est possible pour produire l’électricité dont nous aurions besoin, et on met en place à l’échelle européenne un acheteur unique du gaz. » Il souhaite « une Europe de la solidarité comme on l’a fait pendant la pandémie ».

21:35

Valérie Pécresse sur le plateau de TF1

Valérie Pécresse, candidate des Républicains à l’élection présidentielle, invitée de l’émission « La France face à la guerre » sur TF1, lundi 14 mars 2022.

Valérie Pécresse, candidate des Républicains à l’élection présidentielle, invitée de l’émission « La France face à la guerre » sur TF1, lundi 14 mars 2022. LUDOVIC MARIN / AFP
21:30

Valérie Pécresse favorable à « une profonde refonte de notre politique énergétique »

La présence de centrales nucléaires sur le terrain d’un conflit militaire constitue « un danger majeur (…). Je ne pense pas qu’ils veulent jouer à ça », estime Valérie Pécresse en parlant de l’Ukraine et de la Russie et de la présence de réacteurs dans les zones d’affrontement. La candidate profite de ce sujet pour aborder la question de l’autonomie énergétique de la France : elle considère qu’« Emmanuel Macron a commis une faute : il a fermé [la centrale nucléaire de] Fessenheim ».

La présidente de la région Ile-de-France se dit favorable à une « profonde refonte de notre politique énergétique » et dit vouloir ne pas faire du 50 % d’énergies renouvelables et 50 % de nucléaire dans le mix énergétique un « dogme » – ce scénario est aujourd’hui inscrit comme objectif dans la loi.

Interrogée comme tous les candidats sur la retraite, Valérie Pécresse reprend sa proposition de repousser l’âge de la retraite à 65 ans, se félicitant qu’« Emmanuel Macron lise son programme » sur le sujet – le chef de l’Etat a tenu la même ligne. « Plus aucun retraité qui a travaillé toute sa vie ne partira avec une retraite inférieure au smic », promet-elle, avant d’affirmer sa volonté de baisser les impôts si elle est élue présidente.

21:30 Vos questions

C’est quoi la « ferme à la fourchette »?

Merci

Bonsoir,

Il s’agit d’une expression qui vise à favoriser une alimentation plus saine et plus durable, alors que la chaîne alimentaire pèse au niveau mondial pour un tiers des émissions de gaz à effet de serre et est reconnue comme un des principaux facteurs de perte de biodiversité. Voici un article pour en savoir davantage.

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Lire aussi : Le Parlement européen adopte à une large majorité la stratégie « De la ferme à la fourchette »

21:22

Valérie Pécresse n’est « pas favorable à un élargissement » de l’Union européenne pour l’Ukraine

Qu’aurait fait Valérie Pécresse si elle avait été présidente lors du déclenchement de la guerre en Ukraine ? « On ne peut pas refaire l’histoire », dit d’abord la candidate des Républicains, avant de faire une liste d’observations : l’Union européenne a fait preuve d’une « certaine naïveté » dans l’anticipation de l’invasion par la Russie, estime-t-elle, citant ensuite plusieurs « signaux faibles » de celle-ci, dont la montée en puissance des mercenaires du groupe Wagner, considéré comme étant lié au Kremlin, ainsi que les exercices conjoints menés par la Biélorussie et la Russie aux abords de l’Ukraine.

Sur le sommet européen informel qui a eu lieu la semaine dernière à Versailles, Valérie Pécresse a trouvé un « décalage » entre « les ors de Versailles » et la « détresse des Ukrainiens ». La présidente de la région Ile-de-France considère qu’un embargo total sur le gaz et le pétrole russes est aujourd’hui « impossible » en Europe et en France – c’est aussi le constat que fait l’exécutif.

« Je ne suis pas favorable à un élargissement » de l’Union européenne, a aussi affirmé la candidate des Républicains, qui préfère privilégier « une réforme de l’Europe à vingt-sept avant de penser à l’élargir ». « Il ne faut pas donner de faux espoirs aux Ukrainiens », assure-t-elle.

21:18

Marine Le Pen s’explique sur sa volte-face des retraites

« Plus vous rentrez tôt sur le marché du travail, plus vous partez tôt », a avancé Marine Le Pen : « Progressivement, on augmente jusqu’à seulement 62 ans et quarante annuités. Je pense que quand on travaille tôt on a un travail manuel, et que quand on fait des études on a un travail intellectuel et on peut partir à la retraite à 62 ans sans difficulté. »

Interrogée sur les impôts, Marine le Pen évoque sa mesure-phare. « Je vais baisser les impôts des Français. Je vais rendre entre 150 et 200 euros en moyenne à chaque ménage avec des mesures clairement fiscales », explique Mme Le Pen, qui rappelle qu’elle « exonère de l’impôt sur le revenu tous les jeunes de moins de 30 ans ».

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Lire aussi : Marine Le Pen revient sur la retraite à 60 ans, sans prévenir ses équipes

21:11 Vos questions

Bonsoir et merci du live ; Pourriez-vous communiquer l’ordre de passage des candidats ? Je croyais qu’il était alphabétique mais Madame Le Pen a suivi Madame Hidalgo

FrancisAustère

Bonsoir,

L’ordre de passage des candidats a été tiré au sort et affiché brièvement au début de l’émission : Anne Hidalgo, Marine Le Pen, Valérie Pécresse, Yannick Jadot, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, Eric Zemmour, Fabien Roussel. Par ailleurs, pour vous y retrouver dans le calcul du temps de parole accordé à chaque candidat, l’article de nos collègues des Décodeurs, que vous pouvez lire ci-dessous, revient en détails sur les règles édictées par l’Arcom et les différentes périodes de la campagne électorale.

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Lire aussi : Election présidentielle 2022 : visualisez les temps de parole de chaque candidat dans les médias

21:09

« Je vais prolonger la vie des centrales nucléaires d’une vingtaine d’années », dit Marine Le Pen

La candidate du Rassemblement national souhaite mettre à l’arrêt le parc des éoliennes en France. « Engager le chantier de suppression des éoliennes, c’est sur le temps. Au fur et à mesure, on supprimera le parc éolien, et ce sont les constructeurs d’éoliennes qui paieront », explique la candidate à l’Elysée après avoir été interrogée sur le coût de sa mesure, estimé à un milliard d’euros.

« Je vais prolonger la vie des centrales nucléaires d’une vingtaine d’années », promet Mme Le Pen pour compenser la fin de l’énergie des éoliennes. Voici un aperçu de notre comparateur des programmes sur cette question.

21:04

Marine Le Pen refuse de dire que Vladimir Poutine est un « dictateur »

« J’ai condamné mille fois l’invasion de l’Ukraine, commence Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement national. (…) Vladimir Poutine est un autocrate. On pourrait accoler ce terme aux dirigeants de l’Arabie saoudite, du Qatar, de la Chine. »

Questionnée sur son refus de dire que c’est un « dictateur », Marine Le Pen botte en touche. « Comme la Chine, le monde est plein de gens qui ne respectent pas la démocratie et je ne m’en réjouis pas. J’ai un président de la République – et qui n’est pas de ma chapelle – qui est en train de négocier la paix, je ne suis pas sûre que la tendance actuelle, qui est d’utiliser des mots de plus en plus brutaux, des menaces de plus en plus claires soit susceptible d’apporter la paix. Mon obsession, c’est la paix », souligne Marine Le Pen. « Je veux protéger le pouvoir d’achat des Français, je veux les protéger des conséquences [de cette guerre] », explique la candidate du Rassemblement national.

« Ce que je ne veux pas, c’est que le prix du gaz soit multiplié par huit, le prix du pétrole soit multiplié par deux. Ce que je ne souhaite pas, c’est que les Français se fassent hara-kiri (…). Mon obsession, c’est la protection des Français », déclare Mme Le Pen. Pour elle, les conséquences économiques de la guerre en Ukraine pourraient être « cent fois pires que la pandémie ».

21:00
Emmanuel Macron, président de la République et candidat à l’élection présidentielle, lundi 14 mars 2022, sur le plateau de l’émission « La France à la guerre » sur TF1.

Emmanuel Macron, président de la République et candidat à l’élection présidentielle, lundi 14 mars 2022, sur le plateau de l’émission « La France à la guerre » sur TF1. LUDOVIC MARIN / AFP
20:55

Mise en place d’un « impôt de guerre » ? ll faut « aller chercher là où il y a des moyens et des profits », dit Anne Hidalgo

Questionnée sur un éventuel « impôt de guerre » pour les grands groupes énergétiques, permettant de compenser l’augmentation des prix, Anne Hidalgo dit qu’il faut « aller chercher là où il y a des moyens et des profits ». Elle souligne cependant la nécessité d’autres mesures, notamment sur les passoires thermiques, pour limiter la dépense énergétique.

Anne Hidalgo est ensuite interrogée sur sa proposition d’augmentation substantielle du smic, qu’elle défend, puis sur sa vision des retraites : « Je viens d’un milieu ouvrier, j’ai vu mourir des proches à 61 ans, à 62 ans après une vie de labeur (…) et là on nous dit qu’il faut repousser le départ à la retraite à 65 ans ?, s’indigne-t-elle. Vous imaginez ce que serait un deuxième mandat d’Emmanuel Macron [avec une réforme à 65 ans] ? » La candidate répète qu’elle ne changerait pas l’âge de départ à la retraite et n’augmenterait pas (c’est la dernière question posée à tous les candidats) les impôts des particuliers. « On nous a promis le ruissellement (…), nous observons un affaiblissement », termine Anne Hidalgo.

20:47

Anne Hidalgo revient sur ses critiques envers Jean-Luc Mélenchon

« Je crois que nous ne pouvons pas être en complaisance avec un dictateur », a dit Anne Hidalgo, interrogée sur ses critiques acerbes visant la position de Jean-Luc Mélenchon sur le régime de Vladimir Poutine. La maire de Paris développe peu et bascule rapidement sur un autre enjeu : la souveraineté énergétique. « Cette guerre pose la question de la dépendance de la France, notamment aux énergies fossiles. Et là, le bilan d’Emmanuel Macron n’est pas un bon bilan », estime-t-elle.

Relancée par Anne-Claire Coudray sur le temps nécessaire pour effectuer une transition du mix énergétique en France – notamment pour sortir du nucléaire –, Anne Hidalgo reprend les scénarios de RTE et considère qu’une transition rapide est possible si des investissements massifs sont faits dans les énergies renouvelables, notamment l’éolien et le solaire. « Il faut avancer, mais je ne suis pas pour une sortie brutale du nucléaire », dit-elle, en se disant favorable au grand carénage (la maintenance des réacteurs existants pour prolonger leur durée de vie).

Sur la question des prix du carburant, Anne Hidalgo propose de baisser la TVA à 5,5 % et de limiter le prix du gazole à 1,76 euro le litre. « On n’oppose jamais l’écologie et le social », estime aussi la maire de Paris, pour qui ces aides à la consommation de carburant ne doivent pas faire disparaître l’aide aux foyers les moins aisés – elle propose par ailleurs des aides à l’achat de véhicules électriques.

20:41

Les professions de foi sont terminées, place aux « grands entretiens »

Anne-Claire Coudray et Gilles Bouleau reviennent sur les règles de l’émission : l’ordre a été tiré au sort et le temps de parole des candidats a été défini par l’Arcom dans le cadre de la période d’« équité renforcée », qui implique une différence de temps de parole en fonction du poids du candidat dans les sondages, de celui de leur parti, de leur présence médiatique et sur les réseaux sociaux… C’est Anne Hidalgo qui ouvre cette série de grands entretiens.

20:38

Fabien Roussel estime qu’il est temps de « remettre l’argent au service du développement humain »

Le candidat communiste succède à Yannick Jadot. « Vous avez ce pouvoir de reprendre le pouvoir, notamment, à la finance et de dire stop aux logiques de profits qui exploitent les hommes, les femmes, les ressources naturelles, le vivant. Il est temps de remettre l’argent au service du développement humain », explique Fabien Roussel lors de sa profession de foi.

20:38

Pour Yannick Jadot, « il est temps de faire face »

Le candidat écologiste reprend son slogan de campagne, critiquant dans une longue anaphore le mandat d’Emmanuel Macron : « pendant cinq ans », répète-t-il, Emmanuel Macron a gouverné « avec les lobbys », sacrifié « la santé et le climat », confisqué « notre démocratie » ainsi que la souveraineté que l’eurodéputé souhaite développer s’il est élu.

20:36

Jean-Luc Mélenchon s’avance désormais sur la scène et évoque « un autre monde possible »

« La paix est notre cause commune, mais la guerre ne doit pas nous empêcher de penser aux problèmes que nous avons à trancher dans cette élection, débute Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise, lors de sa profession de foi. Le changement climatique est avancé : on passe à la planification écologique, oui ou non ? (…) Le smic, on continue ou on le passe à 1 400 euros, comme je le propose, oui ou non ? (…) Je me présente devant vous avec un programme complet et chiffré parce qu’un autre monde est possible. »

20:34

Eric Zemmour, « pour que la France reste la France »

Le candidat de Reconquête ! commence par faire un très rapide retour sur sa vie, déclarant qu’il vivait enfant dans une France « en paix avec des immigrés qui voulaient s’assimiler », et qui n’existe plus aujourd’hui selon lui : « l’identité française s’efface », estime-t-il, avant de dire vouloir faire campagne « pour que la France reste la France » et pour « lutter contre le grand remplacement et le grand déclassement ». Au cours de sa minute de profession de foi, Eric Zemmour n’a pas mentionné la guerre en Ukraine.

20:32

Valérie Pécresse met l’accent sur « l’unité de la nation »

La présidente de la région Ile-de-France est désormais sur la scène. « La guerre en Ukraine n’efface pas les difficultés et les problèmes de la France », souligne Valérie Pécresse. « Vous avez vu notre pays s’affaiblir depuis dix ans », explique-t-elle. « Face à cette situation, il y a tant à reconstruire (…) en valorisant le travail et l’unité de la nation ».

20:30

Anne Hidalgo se dit « femme de gauche, européenne, républicaine »

« Nous devons faire bloc », dit Anne Hidalgo pour écarter tout risque de « dictature » et la montée des extrêmes. La maire de Paris insiste ensuite sur le défi du siècle que représente, selon elle, la cause climatique, dans un esprit de justice sociale. Mme Hidalgo termine en disant souhaiter un réel débat public à l’occasion de la campagne électorale.

20:29

Emmanuel Macron souhaite une « Europe plus forte »

Le président de la République succède à Marine Le Pen. « Le terrorisme était déjà là en 2017. L’épidémie, la crise sociale et maintenant la guerre… Et à chaque fois, nous avons résisté. Nous avons aussi innové et nous en sommes sortis plus forts (…). Je sollicite à nouveau votre confiance pour les cinq années à venir », explique Emmanuel Macron qui a également évoqué sa volonté de voir « une Europe plus forte ».

20:28

Marine Le Pen axe sa profession de foi sur le pouvoir d’achat et l’immigration

La candidate du Rassemblement national a concentré sa minute d’intervention sur la « protection » des Français, à qui elle « rendrait [leur] argent » et « rendrait [leur] pays », après deux ans de crise sanitaire et la guerre en Ukraine.

20:26

L’émission « La France face à la guerre » débute sur TF1

La soirée présentée par Gilles Bouleau et Anne-Claire Coudray a commencé. Premier temps de l’émission : la profession de foi, soit une minute d’intervention par candidat sans interruption ni question.

19:48

Le point d’indice des fonctionnaires augmenté cet été ?

La ministre de la transformation et de la fonction publique, Amélie de Montchalin, a annoncé dans un entretien publié par Le Parisien, lundi soir, qu’une revalorisation du point d’indice des fonctionnaires, qui est utilisé pour calculer leur rémunération, sera faite l’été prochain pour la première fois depuis le quinquennat de François Hollande.

« Cette décision n’est ni une promesse, ni une mesure électoraliste », dit notamment Mme de Montchalin, qui justifie la décision de l’exécutif par l’inflation, qui « persiste ». « Elle est forte et durable », estime aussi la ministre, qui ne précise pas exactement la hausse envisagée par le gouvernement. Interrogée sur l’avenir de la mesure en cas de défaite d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle, Amélie de Montchalin déclare :

La décision est prise aujourd’hui, nous allons lancer les discussions avec toutes les parties prenantes, notamment les employeurs territoriaux des collectivités locales et des hôpitaux, afin de permettre qu’elle soit effective tel que nous le voulons avant l’été. Cette mesure est préparée. Et je n’imagine personne revenir en arrière.

19:40 Pour approfondir

Ce qu’ils ont dit, ce qu’ils ont fait… La journée politique dans l’œil du « Monde »

Le Monde tient le carnet de bord de la campagne de l’élection présidentielle de 2022 : un point quotidien, publié à 19 heures, revient sur les faits politiques de la journée écoulée et aborde les rendez-vous à venir.

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Lire aussi : « Vrai-faux » débat sur TF1, Jean-Luc Mélenchon accusé de « complaisance » avec les dictateurs… Les infos politiques du jour

19:40

152 millions d’euros de matériels militaires livrés par la France à la Russie entre 2015 et 2020

Dans un communiqué adressé au Monde, le ministère des armées français a reconnu avoir livré des armes à la Russie entre 2015 et 2020, faisant suite aux révélations du média Disclose, selon lequel, pendant cette période, la France a fourni 152 millions d’euros de matériels pour des chars, des avions de chasse et des hélicoptères de combat aux Russes.

« Il s’agissait d’un flux résiduel, issu de contrats passés, évoqué dans nos rapports annuels au Parlement, et qui s’est peu à peu éteint », résume le ministère, qui insiste sur le fait que l’embargo sur les armes à destination de la Russie, décidé par l’Union européenne depuis le 1er août 2014, autorisait la livraison d’armes liées à des contrats signés avant l’embargo. « La France n’est d’ailleurs pas le seul pays européen » à avoir ainsi agi, précise le ministère.

« Chaque licence est examinée au cas par cas, prenant en compte chacune des situations particulières, en conformité avec nos engagements internationaux, dont la position commune et notre intérêt bien compris depuis 2014 de ne pas fournir des armements à la Russie. D’ailleurs, en 2015 pour les Mistral, la France a choisi de ne pas exporter ces bâtiments », poursuit le ministère. Ni l’Elysee ni le Quai d’Orsay n’ont souhaité communiquer à ce sujet.

« L’argument que l’embargo n’était pas rétroactif n’est pas recevable », a estimé dans un communiqué l’équipe de campagne du candidat écologiste à l’élection présidentielle, Yannick Jadot, en réponse aux explications fournies par le ministère des armées. « Ces révélations en disent long sur les complaisances, l’aveuglement et l’irresponsabilité qui ont prévalu en haut lieu. Ces dérives ont été rendues possibles par l’absence de réel contrôle parlementaire sur les ventes d’armes, que Yannick Jadot et les écologistes instaureront », estime le texte.

19:04

Au programme de l’émission « La France face à la guerre »

Huit des 12 candidats à la présidentielle, dont Emmanuel Macron, s’expriment lundi soir à tour de rôle sur TF1 sur la guerre en Ukraine et ses conséquences en France. Cette soirée programmée de 20 h 20 à environ 23 heures se déroulera en trois phases, lors desquelles ces prétendants à l’Elysée interviendront les uns après les autres, sans se croiser ni possibilité d’échanger.

Le président candidat sera donc présent, mais aussi ses rivaux d’extrême droite Marine Le Pen et Eric Zemmour, de droite Valérie Pécresse (LR) et de gauche Jean-Luc Mélenchon (LFI), Yannick Jadot (EELV), Fabien Roussel (PCF) et Anne Hidalgo (PS). D’autres n’ont pas été invités, comme les candidats d’extrême gauche Nathalie Arthaud (LO) et Philippe Poutou (NPA) – qui a déclaré « le débat démocratique c’est bien mais c’est pas pour tout le monde » –, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, qui a reçu lundi le soutien de Florian Philippot, ou encore Jean Lassalle, qui s’étrangle d’être traité comme un « candidat de merde et inutile ».

Tous les adversaires d’Emmanuel Macron s’accordent pour dénoncer son refus de débattre directement avec eux avant le premier tour. Le chef de l’Etat justifie sa décision par le fait que les autres présidents sortants en lice pour un second mandat ne s’étaient pas prêtés à l’exercice.

18:12 Pour approfondir

A l’extrême droite radicale, le Parti de la France soutient Eric Zemmour

Ce groupuscule de l’extrême droite radicale a organisé un meeting à Paris, samedi. Il appelle à voter pour le candidat de Reconquête ! à l’élection présidentielle, parce qu’il « est parvenu à installer au centre du débat public des thèmes que nous abordons depuis des décennies ». Tout d’abord, « la nécessité absolue » de mettre un terme « à l’invasion migratoire afro-musulmane. Car c’est bien là que réside l’essentiel. Ce n’est pas l’Ukraine, ce n’est pas le Covid, ce n’est pas le pouvoir d’achat. C’est la disparition programmée de notre peuple et de notre civilisation, dans un magma cosmopolite où l’homme blanc sera l’éternelle victime expiatoire », y a notamment déclaré Jean-Claude Rolinat, membre du bureau politique du mouvement.

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Lire aussi : L’encombrant soutien du Parti de la France à Eric Zemmour

17:54

Emmanuel Macron se rendra, mardi, dans le Maine-et-Loire pour accueillir des réfugiés ukrainiens

Emmanuel Macron doit se rendre, mardi 15 mars, dans le Maine-et-Loire pour y rencontrer des réfugiés ukrainiens dans un centre d’accueil, selon un communiqué envoyé par l’Elysée. « Ce déplacement intervient alors que la France contribue à l’effort de solidarité européen pour accueillir les réfugiés fuyant la guerre en Ukraine », écrit la présidence. Selon Le Courrier de l’Ouest, le lieu choisi serait un centre de préparation et d’aide au retour de la commune de La Pommeraye, d’habitude exclusivement consacré à l’aide aux déboutés du droit d’asile. Dès lundi soir, le chef de l’Etat, candidat à sa réélection, aura l’occasion de s’exprimer sur le sujet lors d’une émission de TF1, à laquelle sont invités sept autres candidats à l’élection présidentielle.

« La France apporte un soutien matériel aux pays limitrophes de l’Ukraine qui accueillent de très nombreux réfugiés, notamment la Pologne et la Moldavie », précise aussi l’Elysée – cet aspect constitue la principale proposition d’Eric Zemmour, qui souhaite limiter au maximum l’accueil de réfugiés en France. « Sur notre sol, poursuit le communiqué, des décisions ont été prises rapidement pour prolonger les titres de séjour des Ukrainiens, et l’activation d’une cellule interministérielle de crise prépare et coordonne actuellement les arrivées en France des populations déplacées, afin de leur proposer des solutions d’hébergement et d’accompagnement adaptées. »

17:28 Pour approfondir

 « Il y a une dimension rhétorique fausse à utiliser cet argument »

Selon Eric Zemmour, la France, qui émet 0,9 % du CO2 mondial, pourrait s’exonérer de lutter davantage contre le réchauffement. Un raisonnement qui laisse de côté certains polluants, ignore les émissions importées et minimise la responsabilité historique des pays développés.

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Lire aussi : Climat : la France est-elle vraiment un petit pollueur à l’échelle mondiale ?

16:18

Emmanuel Macron doit présenter son programme jeudi

Le président de la République, Emmanuel Macron, candidat à sa réélection, tiendra, jeudi 17 mars dans l’après-midi, une conférence de presse pour présenter son programme électoral, selon des informations publiées par Les Echos et confirmées au Monde par son équipe de campagne – « sauf changement d’agenda », précise la même source, ce qui n’est pas à exclure, compte tenu de l’actualité de la guerre en Ukraine.

Il s’agirait de la première occasion pour les journalistes d’interroger le chef de l’Etat de manière ouverte sur ses propositions depuis sa déclaration de candidature. Emmanuel Macron est invité, au côté de sept autres candidats, sur TF1 lundi soir, pour une soirée entièrement consacrée à la réponse française à l’invasion russe et à ses conséquences géopolitiques.

15:58

Florian Philippot annonce son ralliement à Nicolas Dupont-Aignan

L’ancien vice-président du Front national puis fondateur du mouvement Les Patriotes, Florian Philippot, a tenu lundi après-midi une conférence de presse commune avec Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout la France à l’élection présidentielle. Le premier a annoncé son soutien au second, au nom des 37 000 adhérents « à jour » des Patriotes et après son retrait de la course à l’Elysée, le 18 février, faute d’un nombre suffisant de parrainages d’élus – il en comptait un seul à cette date.

« C’est le rassemblement gaulliste », a estimé Florian Philippot, lundi. L’ancien député européen a expliqué qu’un processus interne à son parti avait fait émerger deux préférences des adhérents, Eric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan, et que ce dernier s’est trouvé être le seul compatible aux trois conditions édictées par Les Patriotes pour créer une alliance (sous-entendant ainsi que M. Zemmour aurait refusé de les remplir) : « une proximité de projet et de conviction », « un enrichissement » du programme par l’ajout de propositions et un « accord aux élections législatives qui soit équilibré et permette l’indépendance de nos formations politiques ».

« Moi, j’ai pas changé mon projet », a estimé Nicolas Dupont-Aignan, quelques minutes après que son nouvel allié s’est félicité d’avoir apporté cinq propositions : un référendum sur l’appartenance de la France à l’Union européenne, une « interdiction constitutionnelle du confinement », la « sacralisation de la monnaie liquide », la « nationalisation d’au moins une grande banque » et l’« interdiction du pantouflage ». Le député de l’Essonne s’est tout de même réjoui du soutien des Patriotes et a considéré qu’ils se partageraient « moitié-moitié » les investitures aux législatives si leur partenariat n’intégrait pas d’autres mouvements d’ici là. « Nous militerons activement à la campagne », a souligné Florian Phillipot.

14:50 Pour approfondir

Marine Le Pen en campagne : « Ma priorité, c’est la survie des Français »

La candidate du Rassemblement national s’est rendue dans les Hauts-de-France, vendredi et samedi derniers, pour défendre le pouvoir d’achat des plus modestes et exhorter son cœur de cible à se rendre aux urnes le 10 avril prochain.

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Lire aussi : Marine Le Pen mobilise son électorat populaire dans le Nord

14:46

Marine Le Pen critique une « surenchère de sanctions » contre l’oligarchie russe et s’oppose à tout embargo sur le gaz ou le pétrole

Marine Le Pen a accusé, lundi, les « mondialistes », parmi lesquels Emmanuel Macron, d’avoir rendu la France et d’autres pays « dépendants » de la Russie sur le plan énergétique, dénonçant à nouveau les sanctions contre Moscou qui provoquent une forte augmentation des prix de ce secteur. « La leçon des sanctions économiques de 2014 contre l’annexion de la Crimée [par la Russie] n’a visiblement pas été tirée chez les mondialistes », a dénoncé, lors d’une conférence de presse, la candidate du Rassemblement national à la présidentielle, qui reste opposée à ces sanctions de 2014.

Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, « Emmanuel Macron, ses soutiens, mais aussi Valérie Pécresse ou d’autres membres des oppositions se sont engagés dans une surenchère de sanctions contre le régime de Vladimir Poutine sans se préoccuper de savoir si leurs conséquences ne seraient pas plus terribles pour l’économie française » que pour la Russie, a affirmé la candidate, qui avait été reçue en 2017 par le président russe, et dont le parti continue de rembourser un prêt d’environ 9 millions d’euros à un créancier russe. Mme Le Pen a jugé, à cet égard, « particulièrement révoltant que les mondialistes et les fédéralistes européens, qui ont mis nos économies sous la dépendance des matières premières, du gaz et du pétrole russes, osent accuser les souverainistes d’avoir eu la moindre complaisance avec Vladimir Poutine ».

Opposée à un embargo sur le gaz ou le pétrole russes, Marine Le Pen a critiqué les responsables qui « viennent culpabiliser les Français, en leur demandant, comme certains, privations et sacrifices » et a défendu « une autre politique assurant l’indépendance stratégique de la France » en matière énergétique et alimentaire. Pour rendre « plus soutenables » les sanctions contre la Russie, elle a suggéré que les autres pays producteurs de gaz et de pétrole vendent leurs productions « au prix moyen constaté sur les marchés depuis plusieurs années ou, à défaut, au prix qui permette à ces pays de ne pas perdre d’argent ».

Face à la flambée des prix à la pompe, Marine Le Pen propose de baisser la TVA sur les carburants, le gaz et l’électricité de 20 % à 5,5 %, ainsi que d’annuler les hausses, réalisées entre 2015 et 2018, de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), annulation qui serait compensée par une taxe « exceptionnelle » sur les pétroliers comme Total ou Engie, représentant 9 milliards d’euros. Par ailleurs, concernant l’alimentation, elle veut supprimer la TVA pour un panier de produits de première nécessité – par exemple, les pâtes dont la TVA est à 5,5 % aujourd’hui ou certains produits d’hygiène soumis à une TVA de 20 % –, ce qui représenterait en moyenne 120 euros par an par foyer.

14:33

Pour Jean Lassalle, le fait qu’il ne soit pas invité sur TF1 est « un mépris de classe »

Jean Lassalle ne fera pas partie, comme Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) et Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste), des huit candidats qui participeront, lundi soir sur TF1, à une grande soirée politique consacrée à la guerre en Ukraine. Le candidat de la « France authentique » et député des Pyrénées-Atlantiques a dénoncé sur Europe 1, samedi dernier, « un profond mépris dans cette décision, un mépris de classe ».

« Je croyais que Bouygues [groupe propriétaire de la chaîne] avait mieux vieilli que ça. L’institution de Bouygues, mise en place par Mitterrand, Chirac, du temps où on faisait encore bien les choses en France. (…) Je leur dis : “Bravo”. Et je ne regarderai plus jamais de ma vie TF1 », a aussi dit Jean Lassalle, qui estime être considéré comme « un candidat de merde et inutile », « comme s’il pouvait y avoir en France des candidats réels et des candidats de merde dont on n’a pas besoin ». « J’éprouve un profond mépris à l’égard des instituts de sondage. Je connais d’ailleurs leurs propriétaires, qui ne valent pas mieux qu’eux. C’est ce qu’abhorre notre peuple », a-t-il également commenté.

13:57 Pour approfondir

Découvrez « The French Test », la chronique en anglais du « Monde » sur l’élection présidentielle

Chaque jour, Gilles Paris, ancien correspondant du Monde à Washington, tient une chronique en anglais sur la course à l’Elysée 2022.

Aujourd’hui retour sur le pari stratégique de Marine Le Pen d’avoir fait du pouvoir d’achat le centre de sa campagne présidentielle. Un thème par lequel elle compte bien faire oublier ses positions pro-Poutine, alors que la guerre fait rage en Ukraine :

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13:39

Pécresse présente son « projet de droite républicaine » sans grande nouvelle mesure mais avec quatre engagements centraux

A la peine dans les sondages, la candidate LR a officiellement présenté lundi son projet présidentiel « de rupture » et de « reconstruction », le présentant comme le seul « crédible » face à Emmanuel Macron.

Valérie Pécresse a défendu un « projet de droite républicaine », sans grande nouvelle mesure, mais promettant « une reconstruction plus juste avec quatre engagements » sur la puissance du pays, l’autorité, la prospérité durable et le pacte social.

Elle a notamment mis en avant dans un document de synthèse « 12 mesures phares » : 16 000 recrutements dans la justice, instauration de quotas d’immigration, hausse de 10 % des salaires, retour des allocations familiales universelles, envoi de 4 000 médecins dans les maisons de santé… Elle promet avec ce projet « deux fois plus d’économies » (84 milliards d’euros) que de dépenses « (42 milliards) et compte » revenir en 2027 « à 3 % du déficit ».

La candidate, qui peine à remonter dans les sondages où elle pointe à la quatrième voire la cinquième place, l’a martelé : « Je serai la surprise du second tour par la puissance et la crédibilité de mon projet ».

Souhaitant « reconstruire une prospérité durable », elle a prévenu : « Il va falloir travailler plus, dépenser mieux et moins l’argent public », avec une réforme des retraites « à 65 ans », et la suppression de 200 000 postes de fonctionnaires. Pour libérer le travail elle a prôné un « vrai bouquet de pouvoir d’achat » et répété sa volonté d’une hausse de 10 % des salaires nets jusqu’à 2 800 euros.

13:30 Vos questions

Bonjour, à ce jour, savez vous si d’autres débats entre les diffèrent.es candidat.es présidentielles sont programmés ?

Dorian

Bonjour, Dorian. En plus de l’émission de ce soir sur TF1, deux autres émissions spéciales, où seront interrogés tour à tour les candidats à l’élection présidentielle, sont prévues d’ici au premier tour du scrutin le 10 avril, dans vingt-sept jours. En revanche, comme ce soir, elles ne prendront pas la forme d’un débat direct entre les prétendants à l’Elysée. Voici les dates et les chaînes de ces deux prochains rendez-vous présidentiels :

  • Le 23 mars sur BFM-TV
  • Le 31 mars sur France 2, via l’émission politique « Elysée 2022 »
13:15 A retenir

Marine Le Pen ne veut débattre qu’avec Emmanuel Macron ou Jean Castex

La candidate du Rassemblement national (RN) veut choisir ses adversaires de débat, et ce ne sera pas n’importe qui. Si elle ne souhaite pas d’échange de joutes avec ses rivaux Valérie Pécresse (Les Républicains, LR), Eric Zemmour (Reconquête !) ou Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise, LFI), Marine Le Pen a fait savoir qu’elle n’accepterait la confrontation télévisée que si elle a lieu avec Emmanuel Macron ou Jean Castex, le chef du gouvernement.

« Compte tenu de notre niveau électoral [au RN], nous ne débattrons ni avec Valérie Pécresse, ni avec Jean-Luc Mélenchon, ni avec Eric Zemmour. Nous acceptons de débattre avec Emmanuel Macron, ou à défaut avec le premier ministre, Jean Castex, représentant de l’exécutif, qui serait alors comptable du bilan d’Emmanuel Macron », a expliqué à l’Agence France-Presse l’entourage de la candidate lundi, confirmant une information du quotidien Le Parisien.

Dans le Nord, vendredi, Mme Le Pen avait jugé « pathétique » le débat tenu de la veille entre Eric Zemmour et Valérie Pécresse, déplorant qu’ils n’aient pas parlé de « l’aggravation terrible du pouvoir d’achat ». « Ça ne donne pas envie de débattre avec ni l’un ni l’autre », avait-elle ajouté, voyant dans leur joute « deux responsables de droite qui se bagarraient le cadavre de la droite ».

« Quand on se dérobe au débat, c’est sans doute qu’on en a peur. Moi, je n’ai pas peur du débat », a estimé pour sa part Valérie Pécresse lundi lors d’une conférence de presse. « J’ai réussi à démontrer face à Eric Zemmour sa proximité avec Vladimir Poutine, son slogan immigration zéro et son impuissance à faire respecter les mesures qu’il veut mettre en place », a-t-elle fait valoir, estimant porter un projet d’« alternance crédible à Emmanuel Macron », contrairement à « ceux qui se sont discrédités par leur proximité avec Vladimir Poutine ».

12:56

Le jour où… en 2007, Nicolas Sarkozy choisit de droitiser son discours pour affaiblir le FN

Archives du « Monde » datée du 14 mars 2007.

Archives du « Monde » datée du 14 mars 2007.

Dans ce live consacré à l’actualité de la campagne électorale, nous évoquons également le passé en revenant chaque jour sur les moments marquants des dernières présidentielles à travers un article du Monde. Aujourd’hui, faisons un retour en arrière de quinze ans… le 14 mars 2007.

« Si [Jean-Marie] Le Pen dit que le soleil est jaune, dois-je affirmer qu’il est bleu ? » En 2007, pour sa première campagne présidentielle, Nicolas Sakorzy a une conviction : en droitisant son discours et en reprenant des propositions chères à l’extrême droite, il parviendra à s’assurer un bon score au premier tour et un report des voix Front national (FN) décisif au second. Pour cela, le candidat de l’UMP a notamment proposé la création d’« un ministère de l’immigration et de l’identité nationale », et de conditionner le regroupement familial à la jouissance d’un appartement, d’un emploi et de la maîtrise du français. Il n’hésite pas non plus à utiliser les formules utilisées par Jean-Marie Le Pen : « Si certains n’aiment pas la France, qu’ils ne se gênent pas pour la quitter. »

Mais dans un article du Monde qui revient sur cet instant de la campagne, les journalistes Christiane Chombeau et Philippe Ridet rappellent que ces prises de position de M. Sarkozy « en [ont] désarçonné quelques-uns » dans son équipe de campagne. « Dans l’entourage du candidat, personne ne s’est aventuré à lui faire reproche de ce pas de deux avec le président du Front national. Seul le silence de quelques-uns pourrait passer pour condamnation », expliquent-ils. Mais l’ancien ministre de l’intérieur n’en a cure. Il explique régulièrement que le vote FN est avant un tout un vote de « désillusion », qu’il est important de récupérer et ses sorties droitières lui permettent de cliver, obligeant ses adversaires à se déterminer face à ses propositions.

Pour Nicolas Sarkozy cette « droitisation » sera d’ailleurs considérée comme un succès : au premier tour de l’élection présidentielle 2007, il réunira plus de 31 % des voix devançant la candidate socialiste Ségolène Royal assez nettement – 25,87 %. De son côté, Jean-Marie Le Pen, pour sa dernière campagne, fera son plus mauvais score à un scrutin présidentiel (excepté 1974) avec 10,4 % des voix et un million de suffrages en moins qu’un certain 21 avril 2002.

12:44 Vos questions

Bonjour, Je me demande comment les soldats de l’armée russe arrivent à rester loyaux et à combattre alors que clairement ils doivent se rendre compte du décalage entre la réalité et la façon dont elle est déformée par les Russes. Pourriez-vous fournir un éclairage sur ce point ?

Anne

Bonjour Anne,

Pour trouver les réponses à vos questions et les informations en temps réel relatives à la guerre en Ukraine, on vous invite à vous rendre sur le live quotidien du Monde consacré à ce sujet et alimenté 24 heures sur 24 par nos collègues du service Web, juste ici :

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Lire aussi : Guerre en Ukraine, en direct : plus de 2,8 millions de réfugiés ukrainiens, selon l’ONU ; les pourparlers reprendront mardi matin

12:36 Vos questions

Bonjour, je n’ai pas trouvé d’article du « Monde » qui parlait du passage des candidats hier sur le Twitch de Jean Massiet. En avez-vous fait un ?

Laure

Bonjour Laure,

Le Monde n’a pas raté l’événement ! Vous pouvez retrouver un récap’ de ce que les candidats Yannick Jadot, Valérie Pécresse, Fabien Roussel, Philippe Poutou et Anne Hidalgo ont dit durant le « Débat du siècle » sur l’écologie hier sur Twitch, juste ici :

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Lire aussi : Incitative, radicale ou optimiste… L’écologie vue par cinq candidats à l’élection présidentielle

12:23

Valérie Pécresse fustige à nouveau l’absence de confrontation directe entre candidats à l’élection présidentielle

La candidate LR présentait ce matin en conférence de presse l’ensemble de son programme présidentiel, bien que toutes ses mesures soient déjà disponibles en ligne et égrainées par la candidate depuis décembre.

Lors de son intervention, Valérie Pécresse a dit une nouvelle fois « regrette[r] qu’il n’y ait pas de débats [entre les candidats à l’élection présidentielle] », en référence à l’événement de ce soir sur TF1, où huit des douze candidats, dont elle, seront interrogés tour à tour sur les conséquences de la guerre en Ukraine.

Elle a avancé à ce sujet :

Les débats permettent de démonter les programmes quand ils sont illusoires (…) et permettent aussi de faire le bilan d’une action. Et je pense qu’Emmanuel Macron ne peut pas échapper au bilan de ce quinquennat et que la crise ukrainienne ne peut pas priver les Français du débat démocratique auquel ils ont droit. Mais je me plie aux conditions qui ont été fixées.

Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, et Xavier Bertrand, soutien de Valérie Pécresse, ont regretté eux aussi lundi matin que l’émission de ce soir sur TF1 ne prenne pas la forme d’une vraie confrontation entre les candidats, après le refus d’Emmanuel Macron de débattre – aucun président de la République sortant candidat à sa réélection ne s’est plié à l’exercice avant le débat d’entre-deux-tours.

12:08 Vos questions

Avez-vous des graphiques similaires pour les promesses de campagne des autres présidents ?

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Pour les précédents présidents de la République nous n’avons pas ce genre de graphiques à disposition car le site « Lui président » a été lancé en 2012, quelques mois après le début du quinquennat de François Hollande.

Pour vous projeter dans l’élection 2022 vous pouvez en revanche consulter notre comparateur des programmes, qui agrège plus de 1 100 propositions, émanant des douze candidats au scrutin, par thématiques et problématiques. Il permet de comparer les propositions des candidats et de vous forger un avis. Il est à retrouver juste ici :

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Lire aussi : Election présidentielle 2022 : comparez les programmes des douze candidats officiels

12:02 Vos questions

Bonjour, Au sujet de l’émission de TF1 de ce soir : concrètement, le principe d’ »équité » va-t-il se traduire par un temps de parole plus important pour Emmanuel Macron par rapport aux autres candidats officiels ?

Le démocrate

Bonjour,

Tout à fait. C’est ce qu’explique TF1 dans cette vidéo. Par exemple, lorsque l’écologiste Yannick Jadot cumule dix minutes d’expression sur leur antenne, Emmanuel Macron doit, lui, cumuler trente-cinq minutes de temps de parole. A compter du 28 mars, les douze candidats seront toutefois soumis à une égalité stricte du temps de parole, quel que soit leur poids politique ou leur place dans les sondages.

11:51 Pour approfondir
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Lire aussi : Emmanuel Macron a-t-il tenu ses 400 promesses de campagne ?

11:24 Pour approfondir
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Lire aussi : Election présidentielle 2022 : la hausse des prix de l’essence relance le débat sur la baisse de la fiscalité sur les carburants

11:11 Vos questions

Bonjour le live, et merci pour votre travail. Savez-vous pourquoi M. Mélenchon et M. Macron n’étaient pas présents au débat du siècle hier ? Merci et bonne journée.

Tatamo

Bonjour !

Les deux candidats, absents du « Débat du siècle », ont avancé des raisons d’agenda.

Jean Massiet, le streamer qui a organisé le débat sur sa chaîne Twitch, a « regretté l’absence de Jean-Luc Mélenchon » mais a souligné « sa volonté de participer ». Le candidat « insoumis » était ainsi indisponible à cause de son agenda, a fait savoir Jean Massiet dans un tweet où il ajoutait : « Nous sommes en train de nous plier en quatre pour essayer de trouver une solution mais à ce stade rien n’est sûr. »

Même argument pour Emmanuel Macron, pris par un agenda serré en raison de l’actualité internationale et dont le streamer a aussi regretté « l’absence ». « Je le crois soucieux d’aborder ces sujets dans sa campagne. Lui aussi aura l’occasion – je l’espère – de saisir une nouvelle opportunité si nous parvenons à l’organiser », a écrit dans un autre tweet Jean Massiet.

10:56 Pour approfondir

Pour Pierre Blavier, spécialiste du mouvement des « gilets jaunes », la hausse du prix des carburants « masque l’économie plus large des “mondes de la route” de plus en plus contraints »

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Lire aussi : Election présidentielle 2022 : « Il n’y a pas de lien mécanique entre la hausse des prix du carburant et l’éclosion d’un mouvement social »

10:37

Guerre en Ukraine : Jean Castex présentera mercredi le plan de « résilience » du gouvernement pour contrer les conséquences économiques du conflit

Lors d’un déplacement à Toulouse, le premier ministre, Jean Castex, a annoncé lundi qu’il s’apprêtait à présenter, mercredi « après-midi, avec plusieurs membres du gouvernement », le plan d’aide du gouvernement pour aider notamment les entreprises françaises touchées par les conséquences économiques et sociales de la guerre en Ukraine.

Il sera « très sectorisé », a prévenu M. Castex, citant « toutes les entreprises qui ont des contrats avec la Russie, dont les approvisionnements dépendent de matières premières fabriquées ou issues de la Russie, aluminium, titane… ».

En plus de la première réponse apportée samedi par M. Castex à l’envolée des prix des carburants, en accordant une remise à la pompe de 15 centimes d’euros, « pour tous les Français », à compter du 1er avril et pour quatre mois, des mesures additionnelles seront apportées, a fait valoir le premier ministre.

Il a notamment évoqué le cas des pêcheurs, dont la « flotte de bateaux » est « très consommatrice en carburant ». « Nous travaillons avec les collectivités à des mesures permettant un abaissement de leurs charges sociales et portuaires », a-t-il annoncé.

10:31

Ce soir, huit candidats vont parler chacun leur tour de « La France face à la guerre » sur TF1, avec différents temps de parole

Huit des douze candidats à l’élection présidentielle viendront ce soir, chacun leur tour, dès 20 h 20, sur le plateau de TF1 pour parler des conséquences de la guerre en Ukraine en France et présenter leurs propositions : Anne Hidalgo, Emmanuel Macron, Eric Zemmour, Valérie Pécresse, Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Fabien Roussel.

Mais les candidats ne disposeront pas exactement du même temps d’interview. TF1 a rappelé dimanche soir que leur temps de parole varierait selon les règles d’« équité renforcée » fixées par l’Arcom (ex-CSA) qui sont en vigueur jusqu’au 27 mars – avant que ne soit appliquée à partir du 28 mars une égalité stricte du temps parole.

Ainsi, le temps accordé aux candidats actuellement dépend du « nombre d’élus, des groupes à l’Assemblée, des sondages, de la dynamique de campagne et [des] résultats aux précédentes élections », ainsi que de la « contribution à l’animation du débat » du candidat, c’est-à-dire le nombre de ses meetings, de ses déplacements ou encore sa présence sur les réseaux sociaux.

10:06 Pour approfondir

L’envolée des prix du carburant ressuscite l’idée d’un prélèvement exceptionnel sur les profits des grands groupes pétroliers

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Lire aussi : Election présidentielle 2022 : l’idée d’un « impôt de guerre » sur les groupes du secteur de l’énergie s’invite dans la campagne

09:55

Baisse de 15 centimes du prix des carburants : Bruno Le Maire répond aux critiques « pas responsables » des candidats d’opposition

Le ministre de l’économie était l’invité ce matin de LCI. Il est revenu sur les critiques adressées au gouvernement sur sa décision, samedi, d’abaisser de 15 centimes le prix du litre de carburant à la pompe.

« J’entends dire de la part de personnes qui aspirent à diriger le pays, que l’Etat s’en met plein les poches pendant la crise énergétique », « ce n’est pas responsable de la part de personnes qui entendent diriger l’Etat et donc les finances du pays », a-t-il argumenté en citant notamment « Marine Le Pen, Mme Pécresse, M. Mélenchon ».

Faisant valoir l’action du gouvernement pour contrer la hausse des prix et en faveur du pouvoir d’achat depuis octobre, il a poursuivi :

Qu’on ne nous dise pas que l’Etat s’en met plein les poches, alors qu’il va avoir quelques milliards d’euros de recettes de TVA supplémentaires, mais plus de 20 milliards d’euros de dépenses de protection énergétique de l’autre côté. Je trouve que ce n’est ni juste ni responsable de la part de l’opposition.

09:37 Pour approfondir

Les candidats critiquent la mesure prise par le gouvernement

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Lire aussi : La remise de 15 centimes sur le litre d’essence, une mesure « électoraliste », selon les oppositions

09:35

Baisse de 15 centimes du prix du carburant : Laurent Berger estime que la mesure du gouvernement n’est « pas assez ciblée »

Le secrétaire général de la CFDT a estimé lundi que la mesure de remise à la pompe de 15 centimes par litre annoncée par le gouvernement samedi, qui entrera en vigueur à partir du 1er avril pour quatre mois, n’était « pas assez ciblée ».

Au micro d’Europe 1, il a avancé : « On ne vit pas tous de la même façon la pression de la hausse du prix de l’énergie selon nos revenus – ça pèse davantage sur les revenus les plus modestes – et selon qu’on a besoin [ou non] (…) de se déplacer. »

Avec la mesure, « vous avez l’aide de 15 centimes par litre de carburant, de la même manière, que vous partiez dans votre résidence secondaire le week-end en ayant besoin de faire 200 ou 300 kilomètres » ou « que tous les jours vous fassiez 30 ou 40 kilomètres pour aller à votre travail », a-t-il constaté.

La CFDT aurait souhaité, même si c’est « complexe » à mettre en place, « des aides particulières pour les salariés qui se déplacent avec leur véhicule pour aller au travail, qui soient versées par les collectivités, ce qui permettrait de cibler, avec un remboursement de l’Etat ».

Le 14/03 à 09:25

Malgré les tensions entre LFI et le PCF, Ian Brossat assure qu’il « voterai[t] pour n’importe quel candidat de gauche face à Emmanuel Macron » au second tour

Alors que les tensions demeurent entre le candidat du PCF Fabien Roussel et le candidat de LFI Jean-Luc Mélenchon, le porte-parole du candidat communiste, Ian Brossat, a assuré lundi sur Franceinfo qu’il « voterai[t] pour n’importe quel candidat de gauche face à Emmanuel Macron ».

« Je ne pense pas que les gauches soient irréconciliables. La preuve, au deuxième tour, je ferai toujours le choix de la gauche », a insisté l’adjoint communiste à la mairie de Paris.
« C’est extrêmement clair, et je souhaite évidemment que Jean-Luc Mélenchon s’engage en retour, à savoir qu’il voterait pour Fabien Roussel face à Emmanuel Macron », a-t-il continué.

Dimanche sur France 3, M. Roussel avait également assuré que « bien sûr » il soutiendrait « M. Mélenchon s’il est au second tour », alors que le Parti communiste a décidé de présenter son propre candidat pour l’élection présidentielle pour la première fois depuis 2007, ayant rallié le candidat insoumis en 2012 et 2017.

Ian Brossat a néanmoins dit lundi en avoir « ras le bol » de l’appel au « vote utile » lancé par Jean-Luc Mélenchon, qui s’avère être le candidat de gauche le mieux placé dans les sondages : « Cet appel systématique au vote utile, à voter avec un pistolet sur la tempe, ras le bol. Les Français ont envie de voter pour leurs convictions ».

Interrogé en outre sur les propos de Jean-Luc Mélenchon dans le JDD, considérant, à l’adresse de Fabien Roussel, qu’« il ne s’agit pas de faire de la figuration pour la gloire d’un parti », Ian Brossat y a vu « beaucoup de mépris » et d’« arrogance », qui sont « malvenus dans une période où on a besoin au contraire de respect ».

Quant à l’enquête ouverte visant Fabien Roussel pour « détournement de fonds publics » : « Nous sommes très confiants et très sereins » sur son innocence, a assuré M. Brossat, en soulignant que si le candidat était « convoqué, il ira[it] comme n’importe quel citoyen ».

« Nous ne disons pas “la République, c’est moi”, nous respectons les institutions », a-t-il lancé, en référence à la phrase lâchée par Jean-Luc Mélenchon lors d’une perquisition au siège de LFI en 2018.

Le 14/03 à 09:14 Pour approfondir

Ligne de fracture à gauche en matière diplomatique

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Lire aussi : « Munichois », « va-t-en-guerre » : le conflit en Ukraine réveille les vieux clivages de la gauche

Le 14/03 à 09:13

« Je dis qu’il est complaisant avec les dictateurs, oui », avance Mme Hidalgo à propos de M. Mélenchon

La candidate socialiste était l’invitée de la matinale de Franceinfo aujourd’hui. Interrogée sur la guerre en Ukraine et les sanctions à prendre, cette dernière a de nouveau voulu marquer sa différence avec la ligne diplomatique prônée par Jean-Luc Mélenchon, en attaquant le candidat qui se trouve à sa gauche.

« C’est un combat qui est très clair. C’est d’un côté une dictature et de l’autre côté des démocraties. Il n’y a pas de troisième voie. Il n’y a pas de non-alignement. Le choix doit être clair », a-t-elle lancé, assumant de se référer à la ligne de M. Mélenchon.

Alors qu’Alexis Corbière avait répondu à ces attaques de la maire de Paris à l’égard de son candidat la semaine dernière, faisant valoir qu’elle avait reçu M. Poutine à Paris, Anne Hidalgo a rétorqué : « Je suis maire de Paris et en tant que maire de Paris je reçois un certain nombre de dirigeants, ce qui n’est pas le cas, effectivement, d’Alexis Corbière. »

Elle a continué :

 « Jean-Luc Mélenchon a fait preuve de complaisance vis-à-vis de Vladimir Poutine, [comme] il en a fait preuve aussi, parce qu’on peut prendre tous les sujets internationaux, vis-à-vis de Maduro au Venezuela ou encore de Bachar Al-Assad en Syrie. Voilà, je crois qu’il faut être assez clair sur les questions internationales (…). Je dis qu’il est complaisant avec les dictateurs, oui, et ça, je suis pas la seule à le dire. »

La candidate du PS a toutefois nié que M. Mélenchon soit son principal adversaire dans la course présidentielle, mettant en avant sa ligne sociale-démocrate : « Non pas du tout. (…) On essaye de nous dire [qu’il y a] un vote utile à gauche, un vote utile à droite avec Emmanuel Macron. Je pense que le vote, d’abord, doit être fait en conscience ».

Mme Hidalgo a ainsi refusé de répondre à la question du choix entre MM. Macron et Mélenchon en cas de second tour entre les deux candidats : « Je ferai tout pour qu’il n’y ait pas ce choix-là. Je me bats pour que ça n’arrive pas et je me bats pour être au deuxième tour. »

Le 14/03 à 08:42

Xavier Bertrand déplore lui aussi qu’Emmanuel Macron refuse de débattre avec les autres candidats

« S’il pouvait se passer de l’élection, lui, il s’en passerait », a lancé Xavier Bertrand ce matin au sujet d’Emmanuel Macron. Interrogé sur France 2, le président LR de la région Hauts-de-France et soutien de Valérie Pécresse a déploré que ce dernier ait refusé le concept d’un débat entre candidats à l’élection présidentielle ce soir sur TF1. Les candidats prendront donc la parole successivement.

M. Bertrand a fait valoir que le chef de l’Etat en exercice souhaiterait, selon lui, une « sorte de prolongation » naturelle de son quinquennat :

Le 10 et 24 avril, ce n’est pas un référendum pour ou contre la guerre, personne ne la souhaite, tout le monde veut que ça s’arrête (…) Moi je n’ai pas envie, comme une majorité de Français, que l’on revive le même quinquennat, avec la même personne à l’Elysée.

(…) Il y a quatre semaines [avant le premier tour de l’élection]. Qu’est-ce qui l’empêche de faire des débats ? Emmanuel Macron sait faire des visios et des réunions avec ses parlementaires et il ne trouve pas l’occasion de faire des débats démocratiques ? Il veut éviter cette élection, il veut éviter cette confrontation.

Le 14/03 à 08:33

Alexis Corbière regrette que l’émission de ce soir sur TF1 ne prenne pas la forme d’un vrai débat entre candidats

Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, était l’invité ce matin de Sud Radio. Revenant sur l’émission spéciale « Face à la guerre », sur TF1 ce soir, à laquelle huit candidats à l’élection présidentielle participent, dont le candidat de La France insoumise (LFI), ce dernier a regretté que l’émission ne prenne pas la forme d’un vrai débat entre candidats :

Cette succession de candidats empêche en vérité qu’on puisse un moment d’échanges significatifs avec le président actuel pour dire voilà ce que vous avez fait (…) Je crois qu’on ne souffrirait pas, en démocratie, de trop de discussions. Vous l’avez dit, on est à 28 jours [du premier tour], tout va très vite. 

Si la campagne peine à démarrer depuis janvier, sur fond de crise du Covid-19 d’abord, puis de guerre en Ukraine, le député a admis que les candidats et leurs équipes avaient parfois « du mal à faire avancer des thèmes » dans le débat public et qu’un grand débat entre prétendants à l’Elysée ce soir « aurait pu être l’occasion » de le faire, selon lui.

Le 14/03 à 08:18 Pour approfondir

Lire aussi : A Bastia, un nouveau rassemblement en soutien à Yvan Colonna vire à l’émeute

Le 14/03 à 08:17

Gérald Darmanin se rendra en Corse mercredi et jeudi

Alors que les tensions s’exacerbent en Corse depuis l’agression en prison d’Yvan Colonna, militant indépendantiste condamné pour l’assassinat du préfet Erignac, le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé lundi 14 mars qu’il se rendrait en Corse mercredi et jeudi, pour « ouvrir » un « cycle de discussions » avec « l’ensemble des élus et des forces vives de l’île », dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse (AFP).

Le gouvernement a « entendu les demandes des élus de Corse sur l’avenir institutionnel, économique, social ou culturel » de l’île, fait savoir le ministre, notamment « celles du président du conseil exécutif, Gilles Simeoni », qui réclame, entre autres revendications, un statut d’autonomie pour la Corse.

Dimanche, la manifestation à Bastia en soutien à Yvan Colonna, rassemblant près de 7 000 personnes, selon la préfecture, 12 000, selon les organisateurs, a viré à « l’émeute », selon le procureur de Bastia, avec 67 blessés dont 44 membres des forces de l’ordre.

Le 14/03 à 07:46 Vos questions

Bonjour, Macron fait partie des 8 candidats qui vont s’exprimer à tour de rôle ce soir sur TF1??? C’est ce que vous indiquez dans ce live. C’est une erreur, non?

Arnodelux

Bonjour !

Vous avez bien lu, ce n’est pas une erreur ! Emmanuel Macron fera bien parti des huit candidats qui s’exprimeront sur le plateau de TF1 au sujet de la guerre en Ukraine ce soir.

Comme l’écrivent nos collègues chargés du suivi de l’éxécutif, Claire Gatinois, Alexandre Lemarié et Olivier Faye, dans l’article qui suit, « conformément aux attentes d’Emmanuel Macron – qui refuse tout débat avant le premier tour, afin de ne pas abîmer son image de chef de guerre –, les protagonistes s’exprimeront les uns après les autres par tranches d’un quart d’heure environ ».

Les adversaires défileront donc sur le plateau sans se croiser ni interagir.

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Lire aussi : Emmanuel Macron et « la campagne du secret » pour l’élection présidentielle 2022

Le 14/03 à 07:37 Pour approfondir

« Le Monde » a décrypté les programmes des candidats en matière climatique

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Lire aussi : Présidentielle 2022 : le climat, ligne de clivage entre les candidats

Le 14/03 à 07:34

Au menu, lundi 14 mars

Conférences de presse. La candidate Les Républicains (LR) Valérie Pécresse présente lundi matin l’ensemble de son programme présidentiel, à moins d’un mois du premier tour. Marine Le Pen, candidat du Rassemblement national (RN) organise, de son côté, une conférence de presse à 11 h 30 sur le thème de l’énergie. Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout la France, et Florian Philippot, qui a abandonné la course présidentielle il y a quelques semaines, organisent une conférence de presse commune à 15 heures au QG de campagne du premier.

« Grand oral » des candidats sur l’automobile. Les prétendants à l’Elysée se succéderont aujourd’hui dans le 8e arrondissement de Paris pour être auditionnés par la filière automobile, au lendemain d’un « grand oral » de plusieurs d’entre eux sur l’écologie sur Twitch et d’un week-end de mobilisation pour le climat.

« La France face à la guerre ». Huit des douze candidats à l’élection présidentielle viendront chacun leur tour dès 20 h 20 sur le plateau de TF1 pour parler des conséquences de la guerre en Ukraine en France et présenter leurs propositions à ce sujet : Anne Hidalgo, Emmanuel Macron, Eric Zemmour, Valérie Pécresse, Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Fabien Roussel.

Le 14/03 à 07:30

Bienvenue dans ce direct politique !

Bonjour à tous, c’est l’heure d’ouvrir un nouveau direct politique consacré à la campagne présidentielle, à moins de cinq semaines du premier tour. Comme vous en avez pris l’habitude, n’hésitez pas à nous envoyer vos remarques et vos questions, nous essaierons d’y répondre !

 

Nicolas Hulot et PPDA, ou les Bretons de chez TF1…

Lillois, Rémois d’origine, ils viennent tous se réfugier en Bretagne au fur et à mesure que s’allongent leurs fiches Wikipédia… ou au contraire qu’elles s’amenuisent comme peau de chagrin…

 

https://www.parismatch.com/Actu/Societe/Hulot-et-PPDA-une-amitie-particuliere-1773752

Hulot et PPDA, une amitié particulière…

 

Paris Match | Publié le 02/12/2021 à 16h57

Nicolas Hulot et Patrick Poivre d'Arvor au Fort National de Saint-Malo.
Nicolas Hulot et Patrick Poivre d’Arvor au Fort National de Saint-Malo. THIERRY ORBAN/Sygma via Getty Images

 

Nicolas Hulot et Patrick Poivre d’Arvor ciblaient dans le public des femmes à conquérir et les notaient, révèle Paris Match dans son enquête consacré à l’ancien ministre.

Lorsque vingt-trois femmes ont témoigné contre les agissements du grand ami de Nicolas Hulot, Patrick Poivre d’Arvor, certaines l’accusant de viol, plusieurs personnes se sont souvenues du jeu que le journaliste star du 20 heures avait instauré avec un «ex-présentateur vedette de TF1, lui-même très insistant avec les femmes», révèle Paris Match dans son enquête consacré à l’ancien ministre.

Lire aussi : Accusé de viols et agressions sexuelles, Nicolas Hulot s’est réfugié à Saint-Lunaire

Un «système de points» pour chaque femme conquise dans le public, tant pour une serveuse, tant pour une hôtesse de l’air… avait même été instauré entre les deux hommes. «L’ami de PPDA dont il est question, c’est Hulot », ont confirmé plusieurs sources à Mariana Grépinet et Anne Jouan, co-autrice de l’enquête.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Hulot

  1. « Ecologie : quel bilan pour Nicolas Hulot ? », leparisien.fr,‎ 2018-05-16cest16:33:44+02:00 (lire en ligne [archive], consulté le 14 juillet 2018).

Voir aussi

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Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Poivre_d%27Arvor