Des connexions tunisiennes de Pascal Edouard Cyprien Luraghi

 

 

J’en ai déjà parlé le 21 avril dernier.

Le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, qui a plus d’un point commun avec le tueur en série Joseph Vacher, a de la famille en Tunisie.

Il s’agit notamment de sa « tata Rolande », anciennement prostituée à Strasbourg, aujourd’hui retraitée, et d’au moins l’un de ses enfants, un cousin du psychopathe mégalomane.

Je rappelle ici qu’il est le pirate des préfectures de 2011, « SaMo_Dz ».

Sous ce pseudonyme, il se faisait passer pour un pirate algérien et a notifié un certain nombre de ses exploits sur le site Zone-H, à cette adresse :

http://www.zone-h.org/archive/notifier=SaMo_Dz

Or, à compter de l’automne 2011, il a toujours illustré la majeure partie de ses hacks avec la même bande sonore, une chanson du rappeur tunisien Psyco M intitulée « Stress Post-Traumatique » (démarrer la video ci-dessus pour écouter).

Dès ses débuts, en 2010, ce rappeur proche des salafistes s’est fait remarquer pour des propos violents, des appels au meurtre contre personnes nommément désignées, des faits d’incitation à la haine semblables à ceux qui caractérisaient déjà l’activité publique du malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi à mon égard depuis juin 2010.

Des plaintes ont été déposées contre lui, mais tout comme le cyberdélinquant français, qui pourrait bien l’avoir inspiré, il était soutenu par son public de fans sur Internet, notamment sur Facebook.

En retour, en 2011, le psychopathe de Puy-l’Evêque s’identifiait à lui ou s’en revendiquait.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Psyco-M

Psyco-M

image illustrant un chanteur image illustrant tunisien image illustrant le hip-hop

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Psyco-M
بسيكو إم
Données clés
Surnom Psyco-M
Nom de naissance Mohamed Jandoubi
Naissance 10 juillet 1986 (29 ans)
Tunis, Tunisie
Activité principale Chanteur
Genre musical Rap

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Psyco-M, de son vrai nom Mohamed Jandoubi, né le 10 juillet 1986 à Tunis, est un rappeur, auteur et compositeur tunisien.

Biographie

Psyco-M a gagné une certaine popularité en 2010 après ses nombreux conflits avec les médias1,2. Son message est basé sur l’idéologie islamique3.

Chansons

  • A3tini El Kalash
  • AKA Danger avec The Poke
  • Anonyme
  • De nouveau de retour avec Sadok Nordo
  • Besm El Horeya
  • Bi3 Lebled
  • Bledna Wala Bledkom avec Zimen
  • Complot
  • Contre
  • Day3in
  • El Rap Met
  • Espoir perdu avec Gadour
  • Fi l’enfer
  • Gangster
  • Hatoulek Fi Mokhek
  • Je me souviens
  • Jeu politique
  • Kolha Rekba
  • La Guerre psychologique
  • Lebled da3et avec Bilel RJ
  • Les Jeunes perdus
  • La Mafia politique
  • Manipulation
  • Ma réponse
  • Marionnette
  • Mask
  • Matricule
  • Mensonge
  • Message
  • Message 2
  • Message 3
  • Message lik
  • Ma Tunisie
  • Ma Tunisie 2 avec Bayrem Artista
  • Mc Dannous
  • Mon style
  • Mowaten
  • Overdose
  • Pétrole
  • Psychokinésie
  • Psychopathe
  • Psychotechnique
  • Quoi qu’il arrive
  • Rap de merde
  • Rap marginal
  • Rap surdosage avec Fami DKF
  • Soghri
  • Stress post-traumatique
  • Sujet interdit
  • The Punisher
  • Thérapie de choc
  • Thérapie de choc 2
  • Warning
  • Yemma, je te demande pardon

Notes et références

  1. « Guerre psychologique » : rap, kalachnikov et fanatisme ! [archive], sur tuniscope.com,‎ 22 février 2010 (consulté le 23 mai 2016)
  2. Thameur Mekki, « Tunisie : sous le masque de Psyco-M » [archive], sur tekiano.com,‎ 25 décembre 2010 (consulté le 23 mai 2016)
  3. « Rap tunisien : après Psyco M, voici « l’Islamiste » » [archive], sur mag14.com,‎ 20 mars 2012 (consulté le 23 mai 2016)

Attentats de Paris : de Claude Hermant au Bataclan, bien des questions sur le rôle de la gendarmerie

Au fur et à mesure que les enquêtes progressent sur les attentats de janvier et novembre 2015 à Paris, des gendarmes toujours plus nombreux apparaissent à proximité des terroristes.

Récapitulons.

Il y a d’abord la compagne d’Amar Ramdani, un proche d’Amedy Coulibaly suspecté de complicité pour les attentats de janvier 2015. Cette adjudante de gendarmerie qui était en poste au Centre National de Formation au Renseignement Opérationnel du fort de Rosny-sous-Bois, dans la région parisienne, a depuis été radiée des cadres de la gendarmerie. Convertie à l’Islam en 2011, elle était originaire de Lannion en Bretagne.

Ensuite, il y a Claude Hermant, un Lillois informateur de la gendarmerie dont il est désormais certain qu’il a fourni plusieurs des armes ayant été utilisées pour les attentats.

Enfin, la gendarmerie était présente au Bataclan lors de la tuerie du 13 novembre 2015 et n’est pas intervenue.

Rappelons que Josette Brenterch du NPA de Brest est elle-même fille de gendarme. Elle a peut-être un temps souhaité suivre la voie paternelle, puisqu’elle a fait des études de droit jusqu’à l’obtention d’une licence et effectué un service militaire avant de se diriger vers l’enseignement de l’économie et de la gestion. Elle semble en tous les cas garder davantage de sympathie pour la gendarmerie que pour la police.

Au mois de décembre 2011, l’une de ses sbires répondant au pseudonyme de Sklerigenn m’avait conseillé – très fielleusement – d’aller voir les gendarmes, qu’elle qualifiait de « sympathiques ».

Finalement, ce sont eux qui sont venus à moi, début janvier 2012, à propos du pirate informatique « SaMo_Dz », qui n’était autre que le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Depuis cette époque au moins, les services spécialisés de la gendarmerie censés avoir eu pour mission d’identifier ce pirate qui en 2011 s’était attaqué à plusieurs sites de préfectures et autres sites gouvernementaux français ont donc toujours su qui il était.

Mais le cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi était protégé tout à la fois par la gendarmerie de Puy-l’Evêque et les magistrats du Tribunal de Grande Instance de Brest pour l’ensemble de ses exactions à mon encontre, comprenant dès l’origine des piratages informatiques et des écoutes téléphoniques illégales.

Aussi, il n’a pas davantage été inquiété pour toutes ses « plaisanteries » sous le pseudonyme de « SaMo_Dz », un drôle de personnage qui se présentait faussement comme un jeune Algérien de Bab El Oued à très forte tendance islamiste depuis sa cave de Puy-l’Evêque, dans le Lot.

Mes échanges avec la gendarmerie à ce sujet, qu’il avait bien captés comme tous les autres, puisqu’il me piratait toujours, l’avaient toutefois convaincu de cesser au moins provisoirement cette activité délictueuse, qu’il n’a jamais reprise par la suite de manière effrénée, comme elle l’était devenue sitôt après la fermeture de son atelier  de dépannage informatique fin mai 2011.

Simultanément, début janvier 2012, j’étais aussi contactée par un individu ayant d’abord fait mine de sympathiser avec moi et qui s’avèrera par la suite, d’une part, être une figure du Front National vouant aux gémonies tout ce que j’étais, et d’autre part, avoir de longue date réellement sympathisé avec nombre de mes harceleurs, Josette Brenterch en tête.

Il en était complice, l’est toujours resté, et je le soupçonne d’avoir organisé avec sa bonne amie Josette Brenterch du NPA de Brest la bagarre de rue qui s’est soldée par la mort de Clément Méric au mois de juin 2013, tout juste quelques jours avant le prononcé du jugement inique et parfaitement scandaleux que les magistrats brestois ont rendu cette année-là à mon encontre, une condamnation fort heureusement annulée par la Cour d’Appel de Rennes le 2 décembre dernier.

Toute l’agitation médiatique provoquée par cette affaire était depuis longtemps retombée lorsqu’approchait notre procès en appel, en 2015.

Les chevaux de bataille du malade mental extrêmement dangereux et prétendument antifasciste Pascal Edouard Cyprien Luraghi étaient toujours les mêmes. Plus que jamais il exprimait sa haine de la liberté d’expression que défendait mon ancien hébergeur de blog OverBlog, condamné comme mon « complice » le 11 juin 2013 à Brest, tout en s’arrogeant des droits sans aucune limite sur ma vie privée et celles de mes proches, qu’il continuait à violer par divers moyens afin de les étaler à la vue de ses lecteurs avec des montagnes de calomnies à notre encontre.

Au mois de mai 2014, la procédure pendante devant la Cour d’Appel de Rennes avait été marquée par des échanges de conclusions et pièces, puis une demande de renvoi de l’avocat de Josette Brenterch ayant estimé tardives et incomplètes les communications de mon avocat en soutien d’une demande subsidiaire de relaxe au motif de la bonne foi. Le procès en appel avait dès lors pris une dimension nouvelle au sens où en première instance seule une annulation de la procédure avait été plaidée par mon avocat qui ne m’avait nullement défendue sur le fond.

Un seul mort ne pouvait plus suffire à frapper les esprits et glorifier comme valeureux militant prétendument « antifasciste » le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, dont le complice frontiste se trouve, ô coïncidence extraordinaire, être lié à des protagonistes de l’affaire de l’assassinat de l’ancien proxénète brestois Bernard Algret au mois de décembre 2005, parmi lesquels José Antonio Fréitas de Jésus, codétenu d’Amédy Coulibaly à Fleury-Mérogis lorsqu’il filmait clandestinement son quotidien dans cette prison, et défendu dans cette affaire d’assassinat par l’actuel avocat de Salah Abdeslam, le Lillois Frank Berton, tandis que lui-même, Pascal Edouard Cyprien Luraghi, se targuait depuis longtemps d’entretenir de bonnes relations avec des militants anti-carcéraux comme le bandit écrivain Abdel-Hafed Benotman, décédé peu de temps après les attentats de janvier 2015 à Paris, le 21 février 2015.

Son inspiratrice étant toujours Josette Brenterch du NPA de Brest, il convient encore de rappeler qu’à l’automne 2005 elle avait organisé un putsch pour renverser les instances dirigeantes du réseau national de collectifs AC ! qui avaient alors pour tort de me soutenir contre elle.

Elle leur avait substitué une équipe de son choix dirigée par le Lillois Serge Havet.

Pour cette opération, ses principaux hommes de main étaient les trois Brestois qu’elle avait délégués aux assises nationales d’AC ! organisées par la section de la LCR de Clermont-Ferrand au Mont-Dore à la mi-octobre 2005 afin d’y représenter sa toute nouvelle AC ! Brest recomposée à cet effet au moyen d’un premier putsch organisé contre les dirigeants de cette association trois semaines plus tôt, ainsi que le représentant du collectif AC ! Lannion Philippe Vital.

Par ailleurs, on ne sait très exactement ce que le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi a bien pu faire durant les six mois où, de mai à novembre 2014, il avait cessé de troller le site d’information Rue89 et totalement fermé son blog « ICYP », sinon qu’il a comploté à mort.

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/affaire-hermant-j-avais-tout-le-materiel-pour-ia0b0n3603512

Affaire Hermant : «J’avais tout le matériel pour cela», ou lorsqu’une audition gênante refait surface

 

Publié le 30/06/2016

PATRICK SEGHI

« N’ayant plus de nouvelles de mes agents traitants, j’ai continué à travailler avec ce Samir. Je lui ai fourni entre 40 et 45 pièces… » L’affaire Claude Hermant, trafic d’armes présumé en bande organisée, prend un éclairage nouveau à la lecture d’auditions qui circulent sur Internet.

 

 Claude Hermant n’a pas été mis en examen du chef d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Photo E. Bride

 

L’une d’entre elles, exploitée sur le site www.greffiernoir.com, renvoie à la question de la remilitarisation des armes récupérées. Claude Hermant, emprisonné depuis près de dix-huit mois, y fait d’étonnantes révélations. « Les armes les plus lourdes, dites de guerre, les kalash, je lui ai vendues en l’état. Elles étaient neutralisées… Il faut du matériel très lourd, et des connaissances certaines pour retoucher… Il y a un risque d’explosion, tout simplement. »

Le récit prend une nouvelle tournure lorsque Claude Hermant évoque les armes de poing. « La remise du VZ 61 (skorpion), ça, je sais le faire, et pour le TT33 (Tokarev), c’est le même procédé. Il s’agit d’un simple démontage de canon et de perçage avec une mèche. Au niveau de mon atelier de Lomme, j’avais tout le matériel pour ça… » Depuis, Samir L. a été arrêté et emprisonné. Un interrogatoire en date du 29mai 2015 livre la version d’un Roubaisien sous influence, minimisant les faits : « Parmi ces armes, il y avait des pistolets, des skorpions et des kalachnikovs… Il me disait : essaie de les vendre entre 1 200 et 1 300 euros… » L’affaire est couverte par le secret défense.

Claude Hermant n’a pas été mis en examen du chef d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. « En détaillant ce qui a pu paraître dans la presse (à la suite de la tuerie d’Amedy Coulibaly, à l’Hyper Cacher de Paris, le 9 janvier 2015), j’ai pris conscience que ces armes ont pu être des armes que j’ai été amené à fournir à Samir. » Juste une intuition, rien de plus, extraite de cette audition du 22 janvier 2015.

 

http://www.lavoixdunord.fr/region/tuerie-de-l-hyper-cacher-amedy-coulibaly-possedait-ia19b0n3608525

Affaire Hermant : Amédy Coulibaly possédait des armes lilloises

 

Publié le 02/07/2016

PAR PATRICK SEGHI

Au moins quatre pistolets semi-automatiques, retrouvés dans l’arsenal d’Amédy Coulibaly, responsable de la tuerie de l’Hyper Cacher en janvier 2015, ont transité par Seth Outdoor, la société de la compagne de Claude Hermant révèle une note d’instruction.

 

 Claude Hermant a t il eu une intuition juste ? Photo Edouard Bride  VDNPQR

 

Les bases de données d’Europol-Interpol sont une mine de renseignements. « Plusieurs armes en possession d’Amedy Coulibaly ont été transformées à blanc par la société slovaque KolArms, puis vendues à la société AFG qui les a ensuite vendues à Seth Outdoor (gérée par la compagne de Claude Hermant) basée à Haubourdin entre juillet et novembre 2014. » Voici que les choses se précisent : « Quatre pistolets semi-automatiques Tokarev en possession d’Amedy Coulbaly sont identifiés comme ayant été vendus à Seth Outdoor, tandis qu’un autre pistolet semi-automatique Tokarev et un fusil d’assaut CZ sont susceptibles également de provenir de Seth Oudoor ». Claude Hermant, (présumé innocent), ex-barbouze, poursuivi dans le cadre d’un trafic d’armes en bande organisée semble avoir eu une intuition fulgurante quand il s’interrogeait sur la destination de certaines des armes qu’il aurait pu vendre (nos éditions précédentes).

Le chaînon manquant

D’autres pièces permettent, au passage, de mieux comprendre les conditions de son arrestation. « C’est le service des douanes (DOD de Rouen) qui recueillera un renseignement selon lequel la société Seth Outdoor recevait des armes non ou partiellement démilitarisées en provenance de Slova quie. » Ce renseignement va permettra aux douanes « de procéder à la livraison surveillée de six pistolets-mitrailleurs CZ 58 (20 janvier 2015) » et à l’interpellation de la compagne de Claude Hermant qui sera placée en garde à vue, tout comme son compagnon ensuite.

Un détective belge, P.H., très connu dans le milieu des « collectionneurs », a été cité comme étant le « premier fournisseur de Claude Hermant en armes en provenance de la société AFG ». Ce dernier a déclaré que Claude Hermant était « son plus gros client ». Savoureux, lorsqu’on sait que le Lillois, alors informateur de la gendarmerie, avait dédouané par mail auprès de ses officiers traitants P.H. de tout trafic.

Claude Hermant a, lui, mis en cause Samir L. Un Roubaisien, bien connu des services de police et aujourd’hui incarcéré, comme étant son « unique client ». Ce que S.L. « conteste ». Compréhensible. Il ne manque qu’un intermédiaire entre les armes de Seth Outdoor et Amédy Coulibaly. La question du chaînon manquant occupe d’autant plus tous les esprits « qu’aucun rapprochement en l’état de la procédure n’a été effectué avec la personne d’Amédy Coulibaly ».

 

http://www.rtl.be/info/belgique/politique/attentats-de-paris-au-moment-de-la-tuerie-il-y-avait-6-militaires-postes-devant-le-bataclan–832262.aspx

Attentats de Paris: »Au moment de la tuerie, il y avait 6 militaires postés devant le Bataclan »

 

Publié le 05 juillet 2016 à 09h23   |  1888  |

 

Georges Dallemagne, député CDH de la commission attentat, était l’invité de la rédaction de Bel RTL ce matin. Il répondait aux questions de notre journaliste Antonio Solimando et revenait sur les conclusions émises par la commission d’enquête parlementaire française, au sujet des attentats de Paris du 13 novembre.

 

Alors que la commission d’enquête parlementaire française présente ses conclusions ce mardi sur les attentats de Paris du 13 novembre, Georges Dallemagne, député CDH et membre de la commission belge explique que les autorités françaises se sont retrouvés face à de grosses difficultés. En effet, lors de l’attaque du Bataclan, non seulement la gendarmerie était sur place mais 6 militaires étaient postés devant la salle de concert.

Georges Dallemagne: « Les Français arrivent avec leurs conclusions maintenant. C’est normal, ils ont commencé leur commission d’enquête 4 mois avant nous. Ils vont faire toute une série de recommandations. Il y a toute une série qui concerne la manière dont eux-mêmes se sont organisés. En France aussi, ils ont eu de grosses difficultés. On sait que la gendarmerie n’est pas intervenue alors qu’elle était présente sur place. On sait que la force sentinelle, c’est-à-dire qu’il y avait 6 militaires en arme devant le Bataclan, n’est pas intervenue au moment où le carnage se produisait au Bataclan ».

Antonio Solimando: « Il y avait 6 militaires devant le Bataclan au moment de la tuerie? »

Georges Dallemagne: « Oui, c’est la force sentinelle. Ils ont estimé qu’ils ne devaient pas intervenir parce que leurs règles d’engagement ne prévoyaient pas qu’ils devaient intervenir pendant le carnage et que leurs règles prévoyaient qu’ils ne pouvaient que se protéger eux-mêmes, ce qui est tout à fait incroyable ».

 

http://www.lalibre.be/archive/un-depute-belge-l-affirme-6-militaires-en-armes-devant-le-bataclan-ne-sont-pas-intervenus-le-soir-des-attaques-577b5d4735705701fd967b73

Un député belge l’affirme: 6 militaires en armes devant le Bataclan ne sont pas intervenus le soir des attaques

 

AFP Publié le mardi 05 juillet 2016 à 09h09 – Mis à jour le mardi 05 juillet 2016 à 16h43

Attentats de Paris : de Claude Hermant au Bataclan, bien des questions sur le rôle de la gendarmerie dans Attentats 577bc77235705701fd96b92f

 

 

Six militaires de la force sentinelle française se trouvaient devant le Bataclan le soir des attentats de Paris, le 13 novembre 2015, mais ils ne sont pas intervenus car leurs règles d’engagement ne le prévoyaient pas, a affirmé mardi matin le député cdH Georges Dallemagne sur Bel RTL, quelques heures avant la présentation du rapport de la commission d’enquête française sur les attentats.

Le rapport et les recommandations de la commission d’enquête française arrivent alors que les travaux de la commission d’enquête parlementaire belge sont toujours en cours. « Ils ont commencé quatre mois avant nous », souligne Georges Dallemagne. Si le rapport français risque de pointer du doigt les manquements belges, « chacun doit balayer devant sa porte », car « en France aussi il y a eu de grosses difficultés ».

« On sait que la gendarmerie n’est pas intervenue alors qu’elle était présente sur place. On sait que la force sentinelle, qui avait six militaires en armes devant le Bataclan n’est pas intervenue au moment où le carnage se produisait au Bataclan », a affirmé le député. « Ils ont estimé qu’ils ne devaient pas intervenir car leurs règles d’engagement ne prévoyaient pas qu’ils devaient intervenir. Leurs règles prévoyaient qu’ils ne pouvaient que se protéger eux-mêmes. C’est tout-à-fait incroyable, hallucinant. »

 

Le député cdH déplore que dans plusieurs dossiers liés au terrorisme, on ait « un peu manqué de bon sens ». « On interroge des bases de données mais on ne prend plus la peine de décrocher son téléphone » pour vérifier une information. Georges Dallemagne souligne cependant que « la coopération entre la France et la Belgique est très étroite et de très bonne qualité ».

Les militaires belges en rue « ont les moyens de réagir adéquatement »

Le ministère de la Défense a assuré mardi que les militaires déployés en rue en soutien de la police fédérale avaient « tous les moyens à leur disposition pour réagir adéquatement (à des incidents) dans le cadre de leur mission », dans une allusion au fait que certains militaires français ne soient pas intervenus lors de l’attaque du Bataclan à Paris le 13 novembre dernier.

« Nos militaires sont en rue dans un contexte très spécifique avec des règles d’engagement (les circonstances dans lesquels ils peuvent faire objet de la force, ndlr) adaptées », a indiqué un porte-parole du ministre de la Défense, Steven Vandeput, à l’agence Belga.

Selon lui, la Défense se refuse à communiquer en détails quelles sont ses règles d’engagement des militaires engagés dans l’Opération « Vigilant Guardian » (OVG) « pour des raisons de sécurité ».

Quelque 1.800 militaires sont actuellement engagés dans cette opération de sécurité intérieure, en appui de la police fédérale.

« Nous ne pouvons pas nous prononcer sur l’engagement des militaires en France (l’opération Sentinelle, qui mobilise 10.000 hommes et femmes) qui diffère à la base du nôtre », a ajouté le porte-parole de M. Vandeput (N-VA).

 

L’attaque du Bataclan n’aurait pas pu être évitée, selon le rapporteur de la commission d’enquête parlementaire en France

L’attaque djihadiste du 13 novembre contre le Bataclan n’aurait pas pu être évitée, estime le rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats Sébastien Pietrasanta, alors que des menaces avaient été proférées en 2009 et 2015 et étaient connues du renseignement.

« Contrecarrer les attaques aurait supposé que les magistrats instructeurs et les agents des services de renseignement aient gardé, personnellement, en mémoire toutes les cibles mentionnées par les terroristes lors de leurs auditions », selon le député socialiste qui présente mardi les conclusions de la commission.

Utilité « limitée » de l’état d’urgence et des militaires déployés après les attentats de 2015

L’état d’urgence décrété dans la foulée des attaques djihadistes du 13 novembre à Paris et le déploiement de militaires n’ont qu’ »une portée limitée sur la sécurité nationale », a encore estimé le rapporteur de la commission d’enquête. « L’état d’urgence a eu un effet mais il semble s’être rapidement amenuisé. Et dix-huit mois après le début de l’opération Sentinelle, alors que cette contribution qui a été jusqu’à 10.000 hommes (compte) encore aujourd’hui de 6.000 à 7.000 soldats, je m’interroge sur la valeur ajoutée réelle dans la sécurisation du territoire national », a déclaré Sébastien Pietrasanta.

 

La commission d’enquête préconise par ailleurs une réorganisation des services de renseignements français, aujourd’hui éclatés en différentes entités, autour d’une agence nationale placée directement sous l’autorité du Premier ministre. « Face au défi du terrorisme international, il faut des ambitions beaucoup plus élevées que ce qu’a mis en oeuvre jusqu’à maintenant le ministère de l’Intérieur en termes de renseignement et créer une agence nationale de lutte contre le terrorisme », a déclaré Georges Fenech, le président de la commission.

 

 

Attentats « islamistes » : la religion a bon dos…

Depuis mars 2012, plusieurs attentats « islamistes » ont été commis sur le sol français, quelques-uns aussi dans d’autres territoires occidentaux, comme la tuerie survenue à Orlando en Floride il y a quelques jours.

Ils se succèdent les uns aux autres et se ressemblent plus ou moins.

Qu’ils soient peu ou très organisés, leurs cibles semblent presque toujours avoir été choisies parmi des individus ou des lieux connus de leurs auteurs, qui tuent bien davantage leurs plus proches prochains que des étrangers ou d’éventuels ennemis.

Mohamed Merah : a tenté de s’engager dans l’Armée française à deux reprises, en 2008 et 2010; a tué des militaires français comme lui d’origine maghrébine; il avait aussi prévu de tuer le policier dont il était le plus proche, d’origine semblable; par ailleurs, si l’épouse de son frère aîné est juive, ses enfants, neveux et nièces de Mohamed Merah, sont juifs eux aussi; il est resté dans sa région d’origine;

Charlie Hebdo : des gauchos de Paris tuent des gauchos de Paris; no comment;

Montrouge : un noir tue une noire; il avait peut-être d’autres projets, mais elle est apparue dans son champ de vision; c’est elle qu’il a tuée;

Hyper Cacher : seconde cible d’Amédy Coulibaly, d’origine malienne, emploie des sans-papiers d’origine malienne, notamment le manutentionnaire Lassana Bathily;

Yassin Salhi : tue son patron qui l’a réprimandé;

13 novembre 2015 : les frères Abdeslam, de nationalité française, qui venaient de perdre leur café dans un quartier populaire de Bruxelles-Capitale, ont ciblé plusieurs cafés et restaurants d’un quartier populaire de Paris, capitale française; fêtards et footeux, ils ont aussi pris pour cibles un concert de rock et un match de football;

22 mars 2016 : le huitième suspect inculpé travaillait à l’aéroport international de Zaventem ; on notera au passage qu’un attentat à cette date était prévu depuis le mois d’octobre 2015, comme je le craignais;

Omar Mateen : fréquentait régulièrement le Pulse à Orlando et pourrait avoir eu des tendances homosexuelles.

Dans tous les cas, les tueurs semblent ne jamais sortir de leurs préoccupations ou de leur environnement les plus familiers – des refuges autant que des soucis très personnels à « régler ».

 

http://www.liberation.fr/societe/2012/03/21/mohamed-merah-a-tente-deux-fois-de-s-engager-dans-l-armee_804710

Mohamed Merah a tenté deux fois de s’engager dans l’armée

 

— 21 mars 2012 à 13:51

 

L’armée de terre l’avait rejeté en raison de ses antécédents judiciaires, puis il avait renoncé à la Légion étrangère au dernier moment.

  • Mohamed Merah a tenté deux fois de s’engager dans l’armée

Mohamed Merah, l’homme de 23 ans soupçonné d’être le tueur de Montauban et de Toulouse, a tenté à deux reprises sans succès de s’engager dans l’armée, d’abord dans l’Armée de terre, en 2008, puis deux ans plus tard dans la Légion étrangère, a-t-on appris auprès de la Défense.

En janvier 2008, il s’est présenté au CIRFA de Lille, le centre régional d’information et de recrutement des forces armées, pour ouvrir un dossier, a indiqué à l’AFP le chef du Sirpa Terre, le colonel Bruno Lafitte.

Mohamed Merah était alors âgé de 19 ans. «Il a passé l’ensemble des évaluations, mais l’enquête sur ses antécédents judiciaires a conclu au rejet de sa candidature», a-t-il précisé.

En 2010, il s’est ensuite présenté au point d’information de la Légion étrangère de Toulouse où il a été «pris en compte» par les responsables locaux.

Les candidats à la Légion, qui viennent parfois de très loin, sont généralement pris en charge, nourris et hébergés, dans les centres de recrutement avant d’entamer leurs séries d’évaluations et d’entretiens.

Selon le colonel Lafitte, Mohamed Merah a dormi sur place, mais n’a pas participé aux tests de sélection. «Dès le lendemain, il est parti de son propre chef», a précisé le porte-parole de l’Armée de terre.

La Légion étrangère retient moins de 10% des candidats qui se présentent dans ses centres. «Nous sommes sensibilisés au profil des gens qui se présentent. Il y a une enquête sur leurs antécédents judiciaires qui permet déjà de savoir beaucoup de choses», a souligné le colonel, interrogé sur les motivations du suspect.

Mohamed Merah, qui a revendiqué son affiliation à Al-Qaeda, est soupçonné d’avoir tué sept personnes, dont trois enfants juifs, et trois parachutistes. Selon les enquêteurs, il avait à son actif plusieurs actes de délinquance et se serait radicalisé lors de deux voyages, en Afghanistan et au Pakistan.

(AFP)

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/10/22/01016-20151022ARTFIG00416-tu-veux-jouer-tu-vas-crever-deux-survivants-racontent-l-attaque-de-coulibaly-a-montrouge.php

«Tu veux jouer, tu vas crever» : deux survivants racontent l’attaque de Coulibaly

Cérémonie de remise de médailles de la sécurité interieure

 

Le lendemain des attentats de Charlie Hebdo, Amédy Coulibaly a ouvert le feu sur des policiers à Montrouge. Récit de deux survivants de cette fusillade qui a fait un mort, aujourd’hui décorés pour leur courage.

Dix mois après les attentats de Charlie Hebdo, des héros oubliés viennent d’être décorés. Deux agents de voirie et un policier municipal ont reçu du préfet des Hauts-de-Seine, la médaille d’or de la sécurité intérieure, pour leur acte de bravoure le 8 janvier dernier.

En ce jour sinistre en France au lendemain des attentats de Charlie Hebdo, Clarissa Jean-Philippe, policière municipale de 25 ans, est abattue par Amedy Coulibaly sur la voie publique à Montrouge dans les Hauts-de-Seine. Trois hommes présents sur les lieux assistent à la scène, et tentent d’intervenir.

«Coulibaly a retourné sa Kalachnikov sur nous. Le seul moyen de survivre, c’était de lui sauter dessus comme une sangsue», confie Laurent, agent de voirie, au Parisien. Ce jour-là, lui et l’un de ses collègues sont appelés pour un banal accident de la circulation, «comme c’est le cas à chaque fois», relate-t-il. Sur place, Clarissa Jean-Philippe, une policière municipale intervient également.

Puis, Laurent dit «sentir quelqu’un qui me tirait par le bras, donc je me suis retourné. Et j’ai vu ce type cagoulé. J’ai tapé sur le bout de la Kalachnikov en pensant que c’était un jouet». Ce dernier affirme qu’il ne comprendra ce qu’il se passe que lorsque des étincelles sont sorties du canon. «Je ne l’ai vu que quand il a commencé à tirer, ajoute son collègue Éric, 46 ans. Je n’ai pas compris ce qui s’est passé. Même le bruit de l’arme, j’ai eu du mal à l’entendre».

Puis, il «prend directement une balle». «J’étais paralysé pendant une ou deux secondes. Mais on comprend que, si on ne réagit pas, on va mourir. Je me suis dit: il ne faut pas que je tombe par terre», se souvient-il. Il est grièvement blessé: la balle a traversé son visage en entrant au-dessus de la lèvre supérieure, elle est ressortie sous l’oreille droite.

«Nos regards, avec (Laurent) se sont croisés. J’ai réussi à me décaler. La douleur arrive, le sang coule. Et ça a été tellement vite que je n’ai pas vu tomber Clarissa», poursuit Eric. Les deux précédents projectiles ont mortellement blessé la policière municipale de 25 ans.

De son côté, Laurent croit que l’arme est factice, «alors je tape dessus, en me disant ‘C’est une blague à la con’, mais j’ai vu la tête d’Eric déformée par la balle et Clarissa qui gémissait. Je me suis dit que mon seul moyen de survie, c’était de lui sauter dessus, se rappelle le quadragénaire. Alors, je lui ai sauté dessus. Et je me suis agrippé comme une sangsue». L’agent municipal s’emporte: «J’ai croisé un taré le 8 janvier. Coulibaly, c’est un taré. C’est clair qu’il était shooté. Ces mecs-là, ils prennent des trucs avant de passer à l’acte. C’est pas du courage», se révolte celui qui a vécu un traumatisme.

Laurent raconte qu’il s’est débattu autant qu’il pouvait contre Coulibaly. Il lui a arraché sa cagoule et a tenté de le frapper. «La seule phrase qu’il a prononcée, c’est: ‘Tu veux jouer, tu vas crever’», rapporte Laurent.

Alors qu’Eric, ensanglanté, a réussi à s’éloigner, Mathis se retrouve «à genoux», mais parvient à saisir d’une main le canon de l’arme du terroriste. «Je me suis dit: ‘Quoiqu’il arrive, ne lâche pas’». Amédy Coulibaly tente alors de mettre son autre main dans la poche, mais Mathis l’en empêche en lui attrapant le bout de la manche. Le tireur le frappe avec le canon du fusil, sort un pistolet Tokarev avec lequel il tente de tirer.

«Pour moi, j’étais mort. Il a fait Clic. Je n’ai pas compris pourquoi j’étais vivant. J’ai appris plus tard que son Tokarev s’était enrayé. Il a rangé son gun, sa Kalach, m’a tourné le dos et est repartie en footing», se rappelle Laurent. Laurent est persuadé que s’il n’avait pas réagi, «il s’en serait pris à l’école juive, juste à côté du lieu du drame». Le lendemain Coulibaly prenait en otages les clients d’un supermarché casher et tuait quatre personnes de confession juive avant d’être abattu par la police.

Aujourd’hui ces héros oubliés vont bien mais ils ont de la rancœur contre les autorités. Ils estiment avoir été «zappés». «Aucun soutien, rien, même pas une poignée de main. J’ai vécu le néant pendant 10 mois», déplore Laurent, alors qu’Eric Urban, qui doit encore subir des soins consécutifs à ses blessures, a «l’impression d’être tombé dans une oubliette». La médaille remise ce jour pourrait atténuer l’amertume mais ne fera jamais oublier les souvenirs traumatisants.

 

http://www.jeuneafrique.com/290912/societe/hyper-cacher-lassana-bathily-papiers-malien-devenu-heros/

France : Lassana Bathily le sans-papiers malien devenu le « héros » de l’Hyper Cacher

 

04 janvier 2016 à 09h28 — Mis à jour le 04 janvier 2016 à 11h14

Par AFP
Attentats

Jadis sans-papiers malien fuyant les contrôles de police, Lassana Bathily, 25 ans, est depuis un an le « héros » de l’Hyper Cacher, devant qui on déroule le tapis rouge. Une nouvelle vie qu’il raconte dans un livre publié mercredi.

« Ah, voilà mon Français préféré! » C’est en ces mots que François Hollande a accueilli à l’Elysée un Lassana Bathily plutôt gêné, le 25 janvier 2015.

« Je ne suis pas un héros », proteste depuis le jeune homme au regard doux, en écho au titre de son livre publié par les éditions Flammarion un an presque jour pour jour après l’attaque.

C’était un vendredi, à quelques minutes de la fin de son service. Lassana Bathily, manutentionnaire, rangeait des cartons de surgelés au sous-sol du supermarché casher, quand il entend des tirs et voit une quinzaine de personnes débouler.

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En haut, un jihadiste, Amédy Coulibaly, a pris en otage des clients et ordonne à une caissière d’aller chercher ceux restés en bas. Une partie remonte, l’autre refuse. Lassana Bathily leur propose d’utiliser le monte-charges pour gagner l’issue de secours.

Personne n’ose le suivre. Alors Lassana Bathily éteint la lumière et le moteur du congélateur où se réfugie le groupe. Et prend seul le monte-charges. « Mon coeur battait si fort que j’avais peur qu’on l’entende ». Il parvient à s’enfuir et aidera la police, en dessinant les plans du magasin.

Le soir, il est interviewé par une équipe de télévision puis rejoint son foyer de jeunes travailleurs. « Le matin je me suis connecté sur Facebook, 800 personnes m’avaient rajouté comme ami. Mon téléphone n’arrêtait pas de sonner. Je me suis dit: « Mais qu’est-ce qu’il m’arrive? »

Son pote Yohan

Quelques jours plus tard, flottant dans un costume neuf, il obtient la nationalité française dont il rêvait « depuis (son) enfance ». Puis rentre auréolé de gloire au Mali, d’où il était parti à 16 ans pour tenter sa chance à Paris.

Le président Ibrahim Boubacar Keïta félicite son compatriote: tandis qu’Amédy Coulibaly, aussi d’origine malienne, avait « jeté le drapeau malien par terre, tu l’as redressé ».

Depuis, le « blédard » a multiplié voyages et distinctions.

Le monde entier encense ce jeune musulman au fin collier de barbe qui avait l’habitude de prier dans le sous-sol de l’Hyper Cacher et y a ce jour-là sauvé des juifs. Certains otages grincent des dents. « À aucun moment, au sous-sol, je n’ai vu Lassana Bathily accomplir un acte héroïque », écrit Yohann Dorai, expliquant avoir lui-même coupé les fils du moteur du congélateur où il était réfugié.

Yohann Dorai dédie son livre, « Hyper Caché » (Ed. du Moment), à Yohav Hattab, étudiant de 22 ans tué par Coulibaly en tentant de s’emparer d’une de ses armes.

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Lassana Bathily, le migrant malien devenu héros français

Pour le parrain républicain du jeune Malien, Denis Mercier, qui le suit depuis le lycée, « Lassi » n’est pas un héros mais « un gamin de 25 ans qui a fait un truc bien et tant mieux ».

Le 9 janvier, Lassana Bathily a perdu son « pote » et collègue Yohan Cohen, qu’il appelait « Boss-Boss », tué comme trois autres personnes par Coulibaly. Deux jours plus tard, il apprenait aussi le décès de son petit frère de 19 ans, Boubakar, malade depuis longtemps.

Le tourbillon médiatique s’est estompé, Lassana Bathily a quitté son foyer de jeunes travailleurs pour un logement social et abandonné son job à l’Hyper Cacher pour un emploi à la mairie de Paris.

Mais quelques mois plus tard, la mort s’est rappelée à son souvenir. Le soir du 13 novembre, « je n’étais pas loin du Bataclan ». Comprenant que les attentats recommençaient, « j’ai couru, comme tout le monde ».

Le vendredi suivant, une autre attaque frappait l’hôtel Radisson Blu de Bamako, où il avait séjourné.

Son parrain républicain redoute parfois « qu’il soit pris pour cible, que les terroristes se disent « le petit héros musulman, on va lui faire sa fête » ».

Lassana Bathily, lui, n’a « pas peur ». Il poursuit ses cours de français et a créé une association humanitaire à son nom. « Il faut qu’on soit solidaires, qu’on reste unis ».

 

http://www.vice.com/fr/read/breve-retrospective-des-derniers-attentats-islamistes-sur-le-sol-francais-371

Une brève rétrospective des attentats islamistes commis sur le sol français ces dernières années

 

Par VICE Staff

juin 26, 2015

 

Vue satellite de l’usine Air Products, à Saint-Quentin Fallavier, via Google Maps.

Ce matin, peu avant dix heures, une attaque terroriste a eu lieu sur un site de production d’Air Products, à Saint-Quentin Fallavier, dans l’Isère. L’usine produit du gaz et des produits chimiques – selon François Hollande, le but de l’attaque était de « provoquer une explosion ». Une tête décapitée ainsi qu’un drapeau islamique noir ont été retrouvés sur le site. Le suspect, identifié comme Yassin Salhi, avait fait l’objet d’une mise sous surveillance de 2006 à 2008 suite à sa radicalisation.

On pointe déjà du doigt le manque de sécurité sur les sites à risques comme l’usine de produits chimiques attaquée ce matin, mais aussi les failles des services de renseignement français, qui n’auraient pas surveillé d’assez près Yassin Salhi. Sans oublier, bien sûr, la question du sort des musulmans français, victimes collatérales d’une diabolisation médiatique qui ne s’est pas atténuée au cours de ces dernières décennies.

Cette nouvelle attaque terroriste, la 10ème en un peu plus de dix ans, fait monter à 31 le nombre de victimes à avoir été tuées par le terrorisme islamique sur le sol français depuis les attentats du World Trade Center aux États-Unis. Voici un récapitulatif des attentats commis en France lors de ces dix dernières années.

Attentats à la bombe contre l’ambassade d’Indonésie à Paris
Le 8 octobre 2004, au petit matin, une bombe explose devant l’ambassade d’Indonésie à Paris, faisant 10 blessés légers. Cette attaque est revendiquée par le Front islamique armé français. Le groupe réclame la libération de membres du Groupe islamique armé, à l’origine de la vague d’attentats de 1995 et 1996. L’attaque survient également dans le contexte tendu de la loi sur les signes religieux dans les écoles publiques, que les terroristes veulent voir retirée. Si l’attentat ne fait pas de dégâts sérieux, il est le premier signe d’une activité terroriste d’inspiration islamique sur le sol français depuis le 11 septembre 2001.

Attentats contre des civils juifs et des militaires à Toulouse et Montauban
En mars 2012, lors de trois expéditions différentes, Mohammed Merah assassine sept personnes – trois enfants et un professeur dans un collège-lycée juif de Toulouse et trois militaires. En outre, six personnes sont blessées. Il est finalement identifié par la police et traqué jusqu’à chez lui, où le RAID, après 30 heures de siège, donne l’assaut le 22 mars. Le terroriste est tué d’une balle dans la tête. Cette affaire fait resurgir en France les inquiétudes face au terrorisme, et soulève la question du « loup solitaire », bien que Merah ait été identifié comme proche d’Al-Qaïda. Les médias commencent à analyser les processus de radicalisation à l’œuvre. L’antisémitisme de ses actions est également soulevé, notamment par le président François Hollande lors de la cérémonie en hommage aux victimes de l’attentat.

Attentat de Charlie Hebdo
Le mercredi 7 janvier 2015, Saïd et Chérif Kouachi font irruption dans la rédaction de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo armés de fusils-mitrailleurs et d’armes de poing. Ils abattent 12 personnes, parmi lesquelles deux agents de police, et font 11 blessés. La presse évoque la liberté d’expression, et les réseaux sociaux sont envahis de messages de soutien aux victimes de l’attentat et au journal – donnant ainsi naissance au slogan « Je suis Charlie » qui sera repris par des millions de personnes à travers le monde. Des journalistes et des politiques, tout comme certains citoyens, somment la communauté musulmane de se désolidariser des terroristes. Après deux jours de cavale, les frères Kouachi choisissent de livrer leur ultime combat contre les forces de l’ordre en se retranchant dans un entrepôt de la grande banlieue parisienne. Ils sont abattus à la suite de l’intervention du GIGN.

Attentat de l’Hyper Cacher
Le vendredi 9 janvier 2015, Amedy Coulibaly, complice des frères Kouachi, attaque un supermarché cacher en bordure de la capitale française, tuant quatre personnes et faisant plusieurs blessés. Pendant la prise d’otage, Amedy Coulibaly s’exprime à la chaîne d’info en continu BFM TV, expliquant les raisons de son acte : « C’est pour tous les endroits où les musulmans sont oppressés. » Il avoue avoir été envoyé par Al-Qaïda dans la péninsule Arabique et cibler particulièrement des juifs. Il sera abattu par les forces de l’ordre lors de l’assaut sur le supermarché. Le dimanche 11 janvier, une manifestation dans les rues de Paris rassemble plusieurs millions de personnes, dont le président de la république François Hollande et de nombreuses autres personnalités politiques venues du monde entier.

Attaques isolées depuis 2013
Depuis 2013, une série d’attaques isolées et non-revendiquées ont fait 1 mort et 28 blessés. Le 23 mai 2013, trois jours après le meurtre de Lee Rigby dans une rue de Londres, Alexandre Dhaussy, 22 ans et récemment converti à l’islam, attaque à l’arme blanche un militaire en patrouille dans la gare de La Défense. En décembre 2014, trois incidents font plus d’une vingtaine de blessés dans le Centre et l’Ouest de la France. Le 20 décembre, à Joué-les-Tours, un homme attaque et blesse des policiers au couteau avant d’être abattu. Le 21 décembre, à Dijon, un homme prend pour cible des piétons avec son véhicule, faisant 11 blessés. Le 22 décembre à Nantes, un homme tue un individu et en blesse dix autres en rentrant dans un marché de Noël avec son véhicule. Dans les trois cas, des témoins auraient entendu les hommes crier « Allahu Akbar », soit « Dieu est grand » en arabe. Le 3 février 2015, quelques semaines après les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, un homme attaque trois militaires gardant un centre communautaire juif avec un couteau avant d’être neutralisé.

Attentat déjoué à Villejuif
Le dimanche 19 avril 2015, Sid Ahmed Glam, étudiant algérien de 24 ans, est arrêté à Villejuif après avoir tué une femme dont il essayait vraisemblablement de voler le véhicule. Des policiers retrouvent des gilets pare-balles et des armes – dont plusieurs fusils d’assaut – dans sa voiture et à son domicile. Les enquêteurs découvrent aussi des messages provenant de Syrie sur son portable, l’exhortant à « passer à l’acte ». Le jeune homme avait ciblé deux églises et est suspecté d’avoir planifié des attaques qui auraient pu faire plusieurs centaines de victimes, à l’heure des offices religieux du dimanche matin.

Pierre-Eliott et Ilyass sont sur Twitter.

 

http://www.liberation.fr/france/2015/11/22/les-freres-abdeslam-tenanciers-bling-bling_1415358

Les frères Abdeslam, tenanciers «bling-bling»

 

Par Isabelle Hanne, envoyée spéciale à Molenbeek-Saint-Jean — 22 novembre 2015 à 19:26

 

Le café familial Les Béguines, dans le quartier du Karreveld, à Molenbeek, a été fermé par un arrêté en date du 5 novembre. Photo Pauline Beugnies.Out of focus

Cogérants d’un café à Molenbeek, au centre de tous les trafics, Brahim et Salah semblent s’être radicalisés très rapidement.

  • Les frères Abdeslam, tenanciers «bling-bling»

Sur la façade, un drapeau aux couleurs de la Belgique vante la bière Jupiler et claque sous les assauts d’un vent impossible. Dans une rue anonyme du quartier du Karreveld, dans le haut Molenbeek, le café Les Béguines intrigue. Fermé début novembre pour consommation et vente de stupéfiants, il appartenait jusqu’à très récemment, selon le registre du commerce, à Brahim Abdeslam, l’un des kamikazes des attentats de Paris. Le gérant n’était autre que son petit frère Salah, impliqué lui aussi, en cavale depuis, et sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Les deux frères ont également été les logisticiens des attaques terroristes, louant voitures et chambres d’hôtel.

Les documents commerciaux du café déposés au greffe du tribunal de commerce de Bruxelles, consultés par Libération, indiquent que la société, Coin Stijn, a été constituée le 10 mars 2013. Au capital initial de cette affaire de famille, Brahim Abdeslam, gérant (96 parts sociales), son père, Abderrhamane (2 parts), et la petite sœur, Myriam, née en 1993 (2 parts). Le 30 décembre 2013, Salah devient gérant en reprenant les parts de sa sœur, qui quitte la société. Brahim et son père conservent les leurs.

«Fumer tranquille»

Le café Les Béguines est situé au cœur d’une zone tampon entre le vieux Molenbeek et les quartiers plus favorisés de la ville. Des rangées de petites maisons mitoyennes, des bâtiments pas bien hauts, trois barres d’immeubles en quinconce, un primeur ici, un garagiste là. C’est «le secteur le plus désertique en termes associatifs», dit-on à la commune. Contrairement au reste de la ville, pas de Maison de quartier, fermée il y a trois ans et officiellement «en rénovation». Les Béguines était «l’un des deux « cafés marocains » du quartier où les jeunes pouvaient se retrouver, décrit Simon Minlend, éducateur à Karreveld pour l’association Atouts jeunes. Sinon, ici, il n’y a aucun espace couvert pour eux». Un café où, précise-t-il, des jeunes «pas le genre à foutre le bordel se retrouvaient pour fumer tranquille, ce qui est impossible dans les « cafés belges ». Ce n’était pas un endroit de débauche». Mais il devient rapidement un lieu de consommation et de vente de stupéfiants, «toujours à moitié plein», raconte une habitante du quartier. Rapidement aussi, les voisins se plaignent des effluves de cannabis, des jeunes devant le café et du «ballet de belles voitures», précise unevoisine.

Lors d’un contrôle, le 17 août, les policiers notent «une forte odeur de stupéfiants» et la présence de «joints partiellement consumés» dans les cendriers, comme l’indique l’arrêté du 5 novembre placardé sur la porte. Considérant que Les Béguines est «un point d’achalandage et de consommation de produits résineux hallucinatoires et stupéfiants», la bourgmestre de Molenbeek, Françoise Schepmans, membre du Mouvement réformateur du Premier ministre, fait fermer le café. Selon une connaissance de Salah, lui et son frère Brahim «passaient leurs journées aux Béguines : ça fumait, ça rigolait…» Un voisin raconte qu’il allait «tous les jours y chercher son café» mais qu’il le prenait «à emporter, parce qu’à l’intérieur il y avait beaucoup de drogue». Le lieu existe depuis longtemps. «On le voit aux publicités pour Jupiler : il a fort évolué, remarque la bourgmestre. Avec le changement de sociologie du quartier, il a été transformé en salon de thé.» Elle pense «qu’ils n’y servaient pas d’alcool».

Deux mois et demi s’écoulent entre le contrôle de police et l’arrêté de fermeture. «C’est le travail administratif», justifie la bourgmestre, qui précise qu’elle ferme «une dizaine de cafés par an». Et qu’«aucun des frères Abdeslam ne s’est rendu à la convocation de la police après le contrôle». Pour l’éducateur Simon Minlend, «s’il n’y avait pas eu Paris, personne ne se serait intéressé aux Béguines. Les cafés, ici, ils ouvrent, ils ferment, on consomme, on vend, et puis les stups font « sauter » le café, c’est fréquent». Les Béguines n’a d’ailleurs pas été perquisitionné après les attentats. «Il y a une devise au village : tu ne chies pas là où tu manges, lance l’éducateur. Par exemple, tu ne planques pas ton matos là où tu vis. Là, dans le café, ils étaient trop exposés.»

Les documents déposés au greffe du tribunal de commerce de Bruxelles montrent un dernier mouvement le 30 septembre. Six semaines après le contrôle de police, six semaines avant les attentats. Lors d’une assemblée générale «sous la présidence de monsieur Abdeslam Salah», son père démissionne de son poste d’associé et Salah de celui de gérant. L’intégralité des parts est cédée à un certain Batis Rida, qui devient gérant. Le siège social est transféré à Quiévrain, une commune frontalière avec la France. Selon la RTBF, Rida, victime d’une usurpation d’identité, n’aurait jamais repris la société. Brahim et Salah se sont, en tout cas, aisément débarrassés du commerce encombrant un mois avant l’arrêté de fermeture.

Les cinq enfants Abdeslam, quatre garçons et une fille, sont tous de nationalité française et nés à Bruxelles. Leur père, Abderrhamane, est né à Oran, dans l’Algérie française de 1949, d’où il tient sa nationalité. Sa femme est une Marocaine du Rif naturalisée française. Le père a vécu à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) avant de venir s’installer à Molenbeek. Il est aujourd’hui retraité de la Stib, la compagnie de transports en commun de Bruxelles. Une «famille tranquille», dit l’entourage. Loin du kamikaze Brahim, 31 ans, ou de «l’ennemi public numéro 1» Salah, 26 ans. Seul un autre fils, Mohamed, a été interrogé par les policiers belges après les attentats. Il est ressorti sans inculpation d’une garde à vue de 36 heures, avec un alibi confirmé par plusieurs témoins. Le jeune homme de 29 ans est un employé communal sans histoires.

«Intelligent mais agressif»

Brahim et Salah sont décrits par des proches et voisins incrédules comme «des gars gentils», «prêts à aider», «même si on savait que ce n’était pas des enfants de chœur». Brahim, notamment, avait acquis une petite notoriété de héros de quartier en secourant une famille lors d’un incendie rue des Béguines. La commune n’en a pas souvenir, mais un restaurateur du coin confirme : «Le haut de l’immeuble commençait à prendre feu, et Brahim est monté pour faire sortir des gens. Après les attentats, j’ai revu le propriétaire de l’immeuble, qui m’a dit qu’il ne comprenait pas que le type ait fait ça alors qu’il semblait avoir bon fond.» Le pompier amateur est néanmoins pyromane : les services de la ville se souviennent qu’à 14 ans, il avait incendié l’ancien logement de ses parents. Brahim, «intelligent mais agressif», précise la bourgmestre, avait quelques années plus tard défoncé la porte d’un échevin «pour une histoire de logement». La commune s’était portée partie civile, la plainte avait été classée sans suite.

Les deux frères sont connus pour des affaires de drogue. Brahim, électricien de formation et brièvement marié, a aussi été condamné en 2005 pour vol, en 2010 pour faux en écriture et escroquerie puis, plus tard, pour infraction routière. En 2011, Salah apparaît dans le même dossier pour vol avec effraction qu’Abdelhamid Abaaoud, jihadiste belge notoire depuis son départ en Syrie en 2013 et organisateur présumé des attentats de Paris, mort lors de l’assaut de mercredi à Saint-Denis. Les deux jeunes, qui ont grandi dans le même quartier, sont condamnés à une peine légère et font un mois de préventive. Salah perd alors son emploi de technicien à la Stib.

En janvier 2015, Brahim Abdeslam avait tenté de se rendre en Syrie, mais «avait été intercepté par les Turcs et interrogé en Belgique à son retour», affirme le parquet fédéral belge. Salah avait, à cette occasion, également été entendu par la police. «Nous savions qu’ils étaient radicalisés et qu’ils pourraient se rendre en Syrie, [mais] ils ne montraient pas de signe d’une possible menace», ajoute le parquet. Les deux frères figuraient sur une liste établie par l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace, parmi 800 noms ayant attiré l’attention des autorités pour leurs liens avec les combattants en Syrie. Un mois plus tard, Salah est brièvement arrêté par la police néerlandaise lors d’un contrôle routier pour possession de cannabis – il s’en tire avec une amende.

«Aucun élément, dans le quotidien, ne pouvait amener leur entourage ou les autorités à imaginer qu’ils pouvaient se radicaliser», insiste Françoise Schepmans. Ceux qui les ont côtoyés se souviennent de tenanciers flambeurs, «un peu bling-bling», «louant des belles voitures», aimant draguer et sortir en boîte. Beaucoup pensent qu’ils se sont engagés dans cette équipée sanguinaire «pour l’argent». «Ils n’ont pas changé de manière de s’habiller, la copine de Salah n’est pas voilée», dit une proche. «On ne les voyait jamais à la mosquée», affirme un commerçant. Sur BFM TV, Mohamed décrit pourtant Salah comme «un pratiquant […] qui ne manquait pas à ses obligations. Il priait, ne buvait pas, se rendait de temps en temps à la mosquée. Ça ne l’a pas pris la semaine passée. Ça fait longtemps que Salah et Brahim font le jeûne. Ça ne [nous] permet pas de déterminer si c’est un radicaliste [sic] ou pas.»

Leur dérive reste mystérieuse. Salah a pu basculer au contact d’Abaaoud. Selon un éducateur qui les a connus, c’est plutôt Salah, «vrai caractère de leader», qui aurait embrigadé son aîné. Cette radicalisation a pu être habilement dissimulée, à l’instar d’un Merah qui sortait encore en boîte quelques jours avant les attentats de Toulouse – c’est la «taqiya», une stratégie visant à tromper l’ennemi en camouflant sa foi. Elle peut aussi être récente : «La radicalisation est parfois très rapide, avance Guy Van Vlierden, spécialiste des filières belges au quotidien néerlandophone Het Laatste Nieuws. Il était notamment en contact avec Bilal Hadfi, le jeune kamikaze du Stade de France. Certains profils basculent très vite, surtout ceux qui ont déjà un passé délinquant. La famille peut ne pas s’en rendre compte : ils sont très peu à la maison, le tout dans des communes paupérisées, comme Molenbeek, où il y a très peu de contrôle social.»

Depuis lundi, sous le grésil et le ciel bas, les journalistes défilent rue des Béguines pour tenter d’imaginer ce qu’il se passait derrière les briques brunes et les grandes fenêtres bâchées de noir. Le café n’a sûrement pas servi de base arrière pour la préparation des attentats. Mais il a sans doute permis aux frères Abdeslam de bénéficier d’une formidable couverture.

Isabelle Hanne envoyée spéciale à Molenbeek-Saint-Jean

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/06/18/97001-20160618FILWWW00136-attentats-de-bruxelles-le-suspect-arrete-hier-travaillait-a-l-aeroport.php

Attentats de Bruxelles : le suspect arrêté hier travaillait à l’aéroport

    • Par lefigaro.fr avec AFP
    • Mis à jour le 18/06/2016 à 17:47
    • Publié le 18/06/2016 à 17:42

Un Belge de 30 ans, arrêté et inculpé hier de « terrorisme » dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Bruxelles, travaillait à l’aéroport international de Zaventem, une des cibles des attaques du 22 mars, rapportent aujourd’hui des médias belges.

Youssef E.A., le huitième suspect placé en détention depuis les attentats à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem et dans la station de métro Maelbeek, était employé par une société de restauration aérienne et avait un accès direct aux avions, selon ces médias.
Interrogé le parquet fédéral belge n’a pas été en mesure de confirmer ces informations révélées par le quotidien flamand Het Nieuwsblad et des publications du groupe francophone Sudpresse et confirmées par des sources judiciaires, selon l’agence de presse Belga. Ce n’est pas la première fois que des médias belges se font l’écho de jeunes radicalisés ayant été embauchés à l’aéroport de Zaventem.

Youssef E.A., né le 4 août 1985 et de nationalité belge, a été « privé de liberté et placé sous mandat d’arrêt (inculpé) par le magistrat instructeur du chef de participation aux activités d’un groupe terroriste, assassinats dans un contexte terroriste et tentatives d’assassinats dans un contexte terroriste, comme auteur, coauteur ou complice », avait annoncé hier le parquet fédéral. Il est lié à deux autres suspects impliqués dans les attaques du 22 mars, Khalid El Bakraoui, le kamikaze du métro, et Ali E.H.A (Ali El Haddad Asufi, selon la presse), qui auraient loué l’appartement bruxellois ayant servi à préparer l’attentat à la station Maelbeek, ont écrit le Het Nieuwsblad et Sudpresse.

Les enquêteurs ont saisi l’ordinateur de Youssef E.A et y ont découvert des messages provenant d’une clé USB de Khalid El Bakraoui mentionnant des vols vers les Etats-Unis, la Russie et Israël, ont-ils précisé. L’ordinateur aurait également contenu un message datant d’octobre 2015 annonçant qu’ »un de nos frères passera à l’action le 22 mars 2016″.

Un des principaux membres de la mouvance djihadiste belge, Mohamed Abrini, inculpé pour les attaques du 13 novembre à Paris et qui a reconnu être le « troisième homme » de l’attentat à l’aéroport de Bruxelles, avait quant à lui avoué aux enquêteurs belges que les commandos du 22 mars avaient pour objectif initial de frapper la France. Traqués par les enquêteurs, ils auraient décidé de commettre leurs attaques plutôt à Bruxelles. Les attentats de Paris (130 morts) et de Bruxelles (32 morts) ont été revendiqués par l’Etat islamique.

A Béziers, Toubib Burger de nouveau condamné pour avoir projeté un attentat au Cap d’Agde

Son commerce « Toubib Burger », créé à Béziers le 1er mars 2006, pourrait avoir inspiré le djihadiste Larossi Abballa, auteur du double assassinat commis lundi 13 juin 2016 à Magnanville, pour son activité semblable de « Dr Food » débutée au mois de janvier 2016.

Originaire de Strasbourg, comme le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, qui se dit « islammigré », Alain Courmont, 45 ans cette année, a ensuite vécu à Toulouse où il aurait connu des membres de la famille Merah.

Converti à l’Islam et fiché « S », il aurait été contraint de s’éloigner de Toulouse à la suite d’ennuis judiciaires et avec les services de renseignement. Il se serait alors installé à Béziers où il résidait donc depuis 2006 au moins.

Déjà condamné en 2013 à deux ans de prison dont un avec sursis pour détention de cannabis et d’armes à feu à la suite d’une interpellation remontant à 2010, il avait été condamné à une nouvelle année de prison pour apologie du terrorisme au mois d’octobre dernier et devait sortir vendredi, 17 juin 2016.

S’agirait-il d’une connaissance du cyberdélinquant Jean-Marc Donnadieu, de Béziers, un gros consommateur de cannabis qui explique dans ses nombreux écrits publics, entre autres choses, en cultiver à son domicile et fréquenter de nombreux repris de justice ? ou de Sébastien Sarron, auteur de l’attentat du 22 décembre 2014 à Nantes, autre consommateur régulier de cannabis ayant lui aussi vécu à Béziers où il avait été mêlé à une affaire de vol et recel en 2006 ?

Rappelons qu’un des policiers assassinés lundi était originaire de Pézenas, où il retournait régulièrement passer des vacances.

Quant à Jean-Marc Donnadieu, il se rend régulièrement à Pézenas pour rendre visite à l’une de ses anciennes maîtresses et ne fréquente le Cap d’Agde que de nuit, comme nombre de ses congénères échangistes et/ou adeptes de pratiques sado-masochistes.

Sébastien Sarron avait aussi vécu au Cap d’Agde où il avait effectué une spécialisation pour devenir paysagiste.

Il reste surprenant qu’avant de commettre son attentat de Noël quelques jours seulement avant ceux de janvier 2015 à Paris, ce dernier ait eu peur d’être exécuté par des services secrets.

 

http://www.midilibre.fr/2016/06/17/il-voulait-commettre-un-attentat-au-cap-d-agde,1351167.php

Béziers : il projette un attentat au Cap-d’Agde car il « n’aime pas les culs-nus »

 

il y a 14 heures 93 JEAN-PIERRE AMARGER

 

Béziers : il projette un attentat au Cap-d’Agde car il "n'aime pas les culs-nus"

Le prévenu qui était à la barre du tribunal de Béziers, ce vendredi.

SAMUEL DUPLAIX

 

D énoncé par des codétenus, un homme déjà bien connu à Béziers a été condamné à six mois de détention ce vendredi à Béziers. Il avait déjà été condamné au mois d’octobre pour apologie de terrorisme.

Le prévenu qui était à la barre du tribunal de Béziers, ce vendredi, a été condamné au mois d’octobre dernier à un an de prison pour apologie de terrorisme. Hier, il lui était reproché d’avoir voulu commettre un attentat au camp naturiste dès sa sortie de détention prévue pour ce vendredi 17 juin. Il a été condamné à six mois de prison supplémentaire.

Ce détenu en question n’est autre qu’Alain C., le gérant du restaurant Toubib Burger qui était installé sur les Allées de Béziers. Il a fait parler de lui sur l’ensemble du territoire national à la suite de ces propositions de menus (Menu Kalach, Grenade, Famas) et de son interpellation qui on fait grand bruit en septembre 2015.

Prosélytismes, appels à la prière trop bruyants, propos antisémites

Les accusations reposent sur le témoignage de plusieurs détenus qui l’accusent de prosélytismes, d’appels à la prière trop bruyants, de propos antisémites et donc d’avoir dit qu’il voulait commettre un attentat au Cap d’Agde car il n’aimait pas les “culs nus”.

« Je reconnais le tapage, mais je n’ai jamais dit rien d’autre. Je suis à l’isolement depuis 9 mois. À qui voulez-vous que je parle ? Je ne vois que des agents en bleu et je ne savais même pas que celui qui m’a dénoncé était juif. Il dénonce les gens pour obtenir des transferts. J’ai pris une leçon au mois d’octobre. J’ai compris. Là, c’est de l’acharnement. »

« Non, il n’y a pas d’acharnement, insiste le procureur Calvet. Cette procédure est le résultat de plusieurs plaintes et de menaces. Il est des sujets sur lesquels on ne plaisante pas. Commettre un attentat en est un. Vos propos sont intolérables et cela même si c’est un homme qui a des difficultés psychologiques qui les rapportent. Je ne sais pas si vous avez tiré les enseignements de votre détention. C’est pour cela que je vais requérir huit mois de détention. »

À l’isolement depuis 9 mois

Pour Me Luc Abratckiewick qui défend le prévenu : « On doit faire preuve de la plus grande objectivité dans ce dossier. Il n’y a pas de preuves de ce qu’avance le détenu qui le dénonce. En plus il y a des choses que je ne peux pas dire en audience publique sur le passé de ce détenu et vous le savez très bien. Nous ne devons pas avancer dans une lutte sur l’émotion. Mon client fait l’objet d’une surveillance particulière. Il a une fiche classée secrète et vous l’avez dans son dossier. Vous pouvez vous rendre compte que même le SRPJ ne sait pas qu’il est à l’isolement. Cette note le démontre. Les sources anonymes tout le monde les connaît. Expliquez-moi comment peut-il faire du prosélytisme auprès des jeunes de la prison alors qu’il est à l’isolement. Il y a du mépris envers lui. On lui fait payer de ne pas vouloir collaborer On lui a même retiré 50 jours de remise de peine en argumentant qu’il ne fait pas d’effort pour se soigner alors qu’il se fait suivre par un psy en prison. Il est de plus accusé par un détenu à qui on laisse un ordinateur, une clé USB et un téléphone. Cela vous paraît-il cohérent ? Je vous demande d’aller à la relaxe car il n’est rien d’autre qu’une grande gueule. »

Le prévenu a pris la parole en dernier. « Je suis sorti 20 h en neuf mois dans une pièce de quatre mètres de côté. Je suis comme une bête dans cette cellule. Un de mes accusateurs l’écrit il y a au moins 30 personnes au CD1 et CD2 qui font des appels à la prière. Ils sont radicalisés et on ne fait rien contre eux. Mois je suis à l’isolement. »

 

http://www.herault-tribune.com/articles/36744/cap-d-agde-un-projet-d-attentat-terroriste-au-village-naturiste-6-mois-de-prison/

CAP D’AGDE – Un « projet » d’attentat terroriste au village naturiste : 6 mois de prison ?

 

CAP D’AGDE - Un «  projet » d’attentat terroriste au village naturiste : 6 mois de prison ?

CAP D’AGDE – Un «  projet » d’attentat terroriste au village naturiste : 6 mois de prison ?   

Le titre de notre confère MIDI LIBRE  » Il voulait commettre un attentat au Cap d’Agde «   a été repris en choeur par de très nombreux médias nationaux au premier rang desquels  l’hebdomadaire L’EXPRESS. Les chaines de télévision numériques ne devraient pas être en reste pour relayer  cette information qui à une semaine de la pleine saison a tout lieu d’inquiéter les quelques centaines de milliers de vacanciers attirés par la qualité des rivages agathois et la diversité de l’offre touristique proposée par la première station touristique Européenne.

A Béziers, Toubib Burger de nouveau condamné pour avoir projeté un attentat au Cap d'Agde dans Attentats frCINQ COLONNES …et SIX MOIS

Le titre sur CINQ COLONNES à LA UNE n’est pas là pour les rassurer. Il inquiète légitimement les centaines de professionnels du tourisme dont le  début de saison a déjà été perturbé par la météo, les grèves et les attentats.

Les SIX MOIS DE PRISON écopés par le prévenu pour ce « projet »  d’attentat semblent peu de chose en rapport avec la taille de la manchette éditoriale du quotidien régional. La question mérite d’être posée.

Si le projet  d’attentat terroriste précité est avéré,  la peine est ridicule en regard des textes de loi qui prévoient selon l’article 421-5 du code pénal que participer à une entreprise terroriste en vue de la préparation d’un attentat est puni de dix ans d’emprisonnement .

La simple «  apologie du terrorisme  » est, pour sa part  punie d’une peine de cinq ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende.  Où le titre est trop gros ou la peine est trop faible !  Manifestement il y a de quoi être perplexe.

 Que s’est il passé ?

Le gérant d’un fast food  » biterrois à l’enseigne de «TOUBIB BURGER »  qui proposait des menus  » AK-47 « ,  “Grenade” ou encore “K-lach » avait  été condamné le 17 octobre dernier  à un an de prison par le tribunal de Béziers pour apologie du terrorisme et détention d’armes. Une peine assortie de 5 ans d’interdiction d’exercer. Les policiers avaient retrouvé un fusil et des munitions à son domicile alors que le prévednu portait un T-Shirt arborant l’inscription «  Daesh »

Incarcéré depuis à BEZIERS, il était libérable ce Vendredi 17 Juin 2016 après 8 mois de détention et vient d’être condamné à nouveau à six mois de plus derrière les barreaux pour le même motif en récidive : Apologie du terrorisme.

Au mois de mai des informations sont recueillies par le personnel pénitentiaire et le directeur de la maison d’arrêt du Gasquinoy à Béziers : Un co-détenu  les informent que l’homme projetterait d’aller perpétrer un attentat le jour de sa libération au village naturiste du Cap d’Adge.

En période d’Etat d’urgence et après la vague d’attentats survenus ces derniéres mois, l’affaire n’est pas prise à la légère par le procureur de la République de BEZIERS. Celui ci confie l’enquête aux policiers du SRPJ de Montpellier qui  conduit à la comparution du détenu vendredi 17 juin devant le tribunal correctionnel de BEZIERS.

Une aversion particulière pour les « culs-nus

Plusieurs de ses codétenus témoignent du prosélytisme de l’individu qui lancerait  des appels à la prière et tiendrait des propos antisémites. Ils témoignent également d’une aversion particulière pour les « culs-nus » qui le conduirait à envisager une action terroriste le jour de sa sortie de prison.

Un détenu à l’isolement et des propos démentis

L’homme a nié avoir proféré lesdites menaces. Il assure qu’il  se trouvait à l’isolement depuis son incarcération et qu’il ne serait sorti qu’une vingtaine d heures en promenade en huit mois d’incarcération. Il aurait ainsi déclaré  à l’audience  « :  » À qui voulez-vous que je parle ? Je ne vois que des agents en bleu ». Pour sa défense il évoque la basse vengeance de son codétenu

Après délibéré, les juges ont suivi les réquisitions du procureur en condamnant le commerçant biterrois à  six mois de détention supplémentaire.

Un terreau  à risque ?

Cette nouvelle médiatisation met le Cap d’Agde sous les feux des projecteurs parce qu’il représente un symbole de la fête et d’une forme de divertissement.

En Février dernier, le Cap d’Agde n’était pas cité , mais chacun pensait au risque  lorsque   6 terroristes  projetant de s’attaquer à des clubs échangistes  avaient été arrêtés en Région Lyonnaise. Le récent attentat  homophobe à l’intérieur d’une discothèque Gay  d’Orlando peut également raviver certaines craintes, mais il en est de même pour toutes les activités festives cafés, lieux de culte, festivals et concertsde l’héxagone.

Le risque d’attentat existe, ici comme ailleurs ! Il est partout. Il faut en avoir conscience, mais le meilleur moyen de résister est de continuer à sortir, à vivre en société, à maintenir notre mode de vie.
Il serait absurde de céder à la panique et de déserter les lieux de convivialité et de fête ou encore les lieux touristiques, ce serait faire la part trop belle à ceux qui souhaitent par leurs méthodes nous en éloigner.

Plus de policiers, plus de renforts saisonniers.

Cette sur médiatisation devrait conduire légitimement nos gouvernants  de tous bords politiques confondus a réclamer dés demain et à obtenir très rapidement plus de policiers, plus de gendarmes et plus de renforts saisonniers sur notre station balnéaire pour garantir encore plus de sécurité aux 250 000 touristes qui cette année encore nous assureront de leur fidélité.


Voir la vidéo du magazine Complément d’enquête »  diffusée le 15 Octobre dernier


 


 

HERAULT TRIBUNE (19-06-16)

 

 

http://www.europe1.fr/faits-divers/beziers-un-gerant-de-kebab-proche-de-merah-arrete-pour-apologie-du-terrorisme-2516087

Béziers : un gérant de kebab, proche de Merah, arrêté pour apologie du terrorisme

 

07h42, le 17 septembre 2015, modifié à 22h10, le 17 septembre 2015

 

Béziers : un gérant de kebab, proche de Merah, arrêté pour apologie du terrorisme

La page Facebook du suspect et gérant du kebab, où il proposait des formules « Rafales ». @ Capture d’écran Facebook
 

Un homme, considéré comme une connaissance des frères Merah, a été interpellé pour apologie du terrorisme à Béziers et placé en garde à vue, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

 

INFO EUROPE 1Un kebab au « Toubib burger » ? Sur le logo de l’enseigne, la barre du « T » est représentée par un fusil d’assaut. C’est devant son fast-food un peu spécial qu’un homme, soupçonné d’être une connaissance des frères Merah, a été arrêté à Béziers et placé en garde à vue, a-t-on appris de source judiciaire. Le dossier en l’état ne devrait pas être transmis au parquet anti-terrorisme à Paris, a toutefois précisé la même source.

Un menu « AK47″. C’est un signalement au parquet de Béziers qui a déclenché une enquête du service régional de police judiciaire (SRPJ) de Montpellier. Dans son établissement ouvert, depuis 2006, l’homme proposait en effet, selon nos informations, des menus très particuliers. Un kebab-frites-boisson ? La maison vous suggère la gamme de formules « Rafales » avec, par exemple, pour 7 euros, le « menu AK47″ ou le « menu M16″, du nom de fusils d’assaut.

Le client peut aussi opter pour des menus aux noms d’explosifs : « menu C4″ ou encore le « menu Grenade », à 6,50 euros. Quant à la carte de fidélité, elle présente des cases en forme de cibles. Mais en garde à vue, le restaurateur minimise. Il parle d’ »un peu de marketing » pour attirer les jeunes dans son fast-food, situé en plein cœur de la ville dirigée par Robert Ménard, élu avec le soutien du FN.

Eloigné de Toulouse, ville des Merah. Converti à l’islam, ce Français, ex-catholique de 44 ans, faisait l’objet d’une fiche S par la DGSI. Il a déjà été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis pour la détention de six kilos de cannabis, de deux fusils d’assaut et d’une arme de poing. Cette fois-ci, les enquêteurs ont découvert à son domicile un fusil.

En outre, l’homme avait déjà été interpellé à Toulouse puis éloigné de la ville. C’est dans la cité Rose que les frères Merah étaient établis, dont Mohamed, le plus jeune et l’auteur des tueries de Montauban et Toulouse, en 2012.

Des répliques d’armes accrochées au mur. D’après nos informations, l’homme porterait régulièrement un tee-shirt sur lequel figure la chahada, la profession de foi de l’islam, « Il n’y a de Dieu que Dieu et Mahomet est son prophète », qui a été reprise par l’Etat islamique sur son étendard. Le quadragénaire se baladerait également avec une cartouchière vide et aurait accroché, entre deux versets du Coran, des répliques d’armes aux murs de son établissement.

Sur Facebook, l’individu relayait ou « likait » des vidéos de propagande islamiste. Ces pages ont donc été fermées, les unes après les autres. Du coup, il a ouvert la dernière en date sur la version russe du réseau social. Depuis son arrestation, son fils a ôté toutes les décorations et les menus évocateurs du restaurant familial. Le suspect, lui, devrait être déféré devant la justice jeudi, a précisé une source judiciaire.

Redaction-Europe1.fr dans Calomnie
Par Benjamin Peter, Alain Acco, C.P.-R. et M.-A.B.

 

 

http://www.midilibre.fr/2015/09/17/un-biterrois-poursuivi-pour-apologie-de-terrorisme,1214915.php

Hérault : le Biterrois poursuivi pour apologie de terrorisme jugé ce vendredi

 

il y a 275 jours 36 JEAN-PIERRE AMARGER
Hérault : le Biterrois poursuivi pour apologie de terrorisme jugé ce vendredi
Le snack était toujours ouvert ce jeudi, sur les Allées Paul-Riquet à Béziers.

J. MOUILLOT

 

L e suspect a été interpellé mardi. Il sera présenté, ce vendredi, en comparution immédiate devant le tribunal.

À la carte chez Toubib Burger à Béziers, des menus “Grenade”, “k’lach”, “M16”, “Famas” et “Calibre 12”. C’est devant son snack, situé sur les Allées Paul-Riquet, qu’un homme de 44 ans, a été interpellé par les hommes de la section criminelle du SRPJ de Montpellier, mardi peu avant midi. Il était en compagnie de son frère. Après une fouille en règle du Toubib Burger et de son domicile, où un fusil a été découvert, Alain C. a été maintenu en garde à vue dans les locaux de la police, à Montpellier.

Il faisait aussi l’objet d’une fiche “S”

Le suspect a été placé ce jeudi en détention provisoire. Selon le procureur de la République de Béziers, Yvon Calvet, « il a été mis en examen pour des faits d’apologie de terrorisme, d’acquisition et de détention irrégulières d’armes et munitions, ces délits ayant été commis en état de récidive légale, en raison des condamnations dont il a fait précédemment l’objet. Il a été placé en détention. Il sera présenté, vendredi matin, devant le tribunal de Béziers dans le cadre d’une comparution immédiate. » Et le procureur de poursuivre : « Cet homme aurait eu des contacts, bien avant les attentats de Toulouse et Montauban, avec des membres de la famille Merah. Il faisait aussi l’objet d’une fiche “S”. La poursuite des investigations permettra d’en savoir un peu plus sur lui. » Des affirmations formellement démenties par le frère du suspect.

« Avec mes menus, je veux attirer les jeunes dans mon restaurant »

Alain C. s’est converti à l’islam il y a de nombreuses années. Originaire de Strasbourg, il est parti vivre sur Toulouse. De là, après des ennuis judiciaires, mais aussi avec les services de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI devenue Direction générale de la sécurité intérieure), il a été contraint de quitter la Ville rose et s’est installé à Béziers. Où il a créé, il y a six ans avec son frère, un restaurant qui ne faisait que des livraisons à domicile. Il y a seulement deux mois, Alain C. a ouvert l’établissement des Allés, où il s’est vite imposé par son caractère atypique et sa façon d’aborder les jeunes. Depuis les derniers événements, le restaurant est toujours ouvert aux clients.

« C’est tout sauf un terroriste, affirme Me Luc Abratkiewicz, son avocat. Il a certes un discours surprenant, il est provocateur dans sa façon de vivre, de s’habiller, mais on cherche à l’enfoncer. Je n’en connais pas encore la raison. Elle sortira devant la justice. » L’avocat devrait demander le renvoi de l’affaire lors de l’audience programmée, ce vendredi matin.

« Si je dois me battre, ce n’est pas ici que je le ferai »

Quelques jours avant son interpellation, Midi Libre avait rencontré Alain C. « Oui, je me revendique comme islamiste, radical et favorable au port du voile. Mais je m’explique. Pour moi, un islamiste est un homme, un musulman, qui va se battre pour défendre sa religion. Un homme qui tue des innocents au nom de Dieu n’est pas un vrai musulman, a-t-il affirmé pour se présenter, lors de cet entretien. Je suis radical parce que je m’impose de respecter au plus près les préceptes du coran. Je suis favorable au port du voile, mais si ma femme ne veut pas le faire, je respecte. » Et de continuer : « Si je dois me battre, ce n’est pas ici que je le ferai. La France est mon pays. Je suis né ici et je veux respecter la loi, même si à une époque j’ai pu être très largement en dehors des clous. »

6 kg de cannabis et armes diverses en 2010

En 2010, l’homme a en effet été interpellé à Béziers en possession de six kilos de cannabis et d’armes diverses. Pour cela, il a été condamné à deux ans de prison, dont un an ferme. « J’ai tourné la page. Aujourd’hui, j’entends vivre proprement, dignement, honnêtement. Et je me suis installé dans mon restaurant, il y a deux mois maintenant. D’accord, avoir des menus qui portent le nom d’armes de guerre, c’est provocateur. Mais avec ce concept, je veux attirer les jeunes dans mon restaurant. »Sur l’enseigne, la barre du “T” de Toubib Burger a été remplacée par un fusil d’assaut et, en guise de décoration, au fond de son établissement, on trouve des armes à feu. Des modèles réduits d’une dizaine de centimètres tout au plus. Sauf une, mais c’est là encore une réplique, celle d’un pistolet Luger de la Seconde Guerre mondiale. Mais ce que l’on voit le plus c’est la facture des menus, 7 € pour les plus chers. Le tout entourant des tableaux écrits en arabe et représentants des versets du coran.

 

http://www.midilibre.fr/2015/10/19/le-restautrateur-biterrois-poursuivi-pour-apologie-de-terrorisme-juge-ce-lundi,1229036.php

Le restaurateur biterrois poursuivi pour apologie de terrorisme jugé ce lundi

 

il y a 244 jours 73 MIDI LIBRE
Le restaurateur biterrois poursuivi pour apologie de terrorisme jugé ce lundi
Le snack d’Alain C., sur les Allées Paul-Riquet à Béziers.

 

A lain C. a été arrêté mi-septembre devant son restaurant le Toubib Burger, à Béziers. Dans son établissement, le suspect proposait des menus dont les noms étaient des armes ou des explosifs. Et sur Facebook, il relayait des documents de propagandes islamistes.

Alain C. est jugé ce lundi 19 octobre devant le tribunal de Béziers en comparution immédiate. Ce restaurateur de 44 ans a été arrêté mi-septembre devant son établissement du centre ville le Toubib Burger pour apologie de terrorisme et détention d’armes en récidive. Dans son restaurant, dont le nom comportait un T écrit sous forme de fusil, le suspect, qui se défend en affirmant qu’il s’agit de marketing, proposait des menus dont les noms étaient des armes ou des explosifs. La carte de fidélité comportait, elle, neuf impacts et lorsque le client atteignait le 10e, il recevait un menu « Grenade ». De surcroît, sur plusieurs de ses comptes Facebook, le suspect relayait des documents de propagandes islamistes, ce qui constitue le délit d’apologie du terrorisme.

Fiche S de la DGSI

Lors de la perquisition de son domicile, un fusil et des munitions avaient été découverts. Le suspect a déjà été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis, pour la détention de 6 kilos de cannabis, de deux fusils d’assaut et d’une arme de poing. Cet homme qui avait pris un nom à consonance musulmane, la religion à laquelle il s’était converti, faisait l’objet d’une fiche S de la DGSI. En outre, il avait également déjà été interpellé à Toulouse où il avait côtoyé les frères Merah, avant de s’éloigner de la ville.

« Si je dois me battre, ce n’est pas ici que je le ferai »

Quelques jours avant son interpellation, Midi Libre avait rencontré Alain C. « Oui, je me revendique comme islamiste, radical et favorable au port du voile. Mais je m’explique. Pour moi, un islamiste est un homme, un musulman, qui va se battre pour défendre sa religion. Un homme qui tue des innocents au nom de Dieu n’est pas un vrai musulman [...] Je suis radical parce que je m’impose de respecter au plus près les préceptes du coran. Je suis favorable au port du voile, mais si ma femme ne veut pas le faire, je respecte [...] Si je dois me battre, ce n’est pas ici que je le ferai. La France est mon pays. Je suis né ici et je veux respecter la loi, même si à une époque j’ai pu être très largement en dehors des clous. »

Me Luc Abratkiewicz, qui défend Alain C., déplorait récemment dans Midi Libre une situation qu’il juge “disproportionnée au regard du dossier [...] C’est une caricature de Guantánamo. Mon client a été placé à l’isolement. Il ne peut voir personne. Pas même sa famille. C’est un simple fait de l’esprit que d’imaginer qu’il puisse appartenir ou soutenir Daesh. Cela fait plus de deux ans qu’il fait ses sandwiches et que les jeunes lui disent Tes K-lach, ils rafalent l’estomac. C’est sa marque de fabrique. Mon client ne fait pas de prosélytisme. Il s’intéresse à sa religion, rien de plus. Et c’est tout cela qui dérange.”

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/herault/beziers/proces-du-gerant-du-toubib-burger-beziers-je-suis-quelqu-un-qui-aime-les-armes-c-est-tout-833147.html

Procès du gérant du « toubib burger » à Béziers : »Je suis quelqu’un qui aime les armes, c’est tout »

 

Alain Courmont le patron d’un fast food de Béziers comparaît devant le tribunal pour apologie du terrorisme. Celui qui proposait des menus « AK-47″,  “Grenade”, “K-lach ne comprend pas ce qu’on lui reproche. « Je suis converti à l’Islam. C’ est mon seul délit pour vous ».

  • S.N. et L.C.
  • Publié le 19 octobre 2015 à 15:54, mis à jour le 19 octobre 2015 à 17:51
Image Facebook du fast-food allées Paul Riquet de Béziers. © Capture Facebook© Capture Facebook Image Facebook du fast-food allées Paul Riquet de Béziers.

Alain Courmont comparaît depuis 14 h 00 devant le tribunal de grande instance de Béziers : « je comprends pas pourquoi je suis là » a-t-il expliqué à la barre.
Les policiers ont retrouvé un fusil et des munitions chez lui  : « je suis quelqu’un qui aime les armes, c’est tout », se défend-il.
Il portait un T-Shirt  Daesh : pour lui ce n’est pas un t shirt à l’ effigie de Daesh : » c est une profession de foi qu’il aime bien. Il n’ a mis ce T-shirt qu’une seule fois selon lui, sous un pull, le jour où il a été  interpellé.
Il a liké sur Facebook des sites islamistes…par curiosité.

« Je suis pas un terroriste. Je suis quelqu’un de normal. Je suis converti à l’Islam. C’ est mon seul délit pour vous  » a lancé le prévenu lors de l’audience, cet après-midi à Béziers.

Le 4 septembre dernier, la préfecture saisit le procureur par courrier. Le gérant du burger « se livrait a des actions de propagande visant a l’ apologie du terrorisme » dans son restaurant. Celui-ci a ouvert le 10 juin sur les allées Paul Riquet. Il possédait  un autre snack à Béziers auparavant.
Il propose dans son établissement des menus AK-47″,  “Grenade”, “K-lach.

L’homme a été interpellé à Béziers pour apologie du terrorisme, le 16 septembre dernier. Il serait une connaissance des frères Merah.  Il a déjà été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis, notamment pour la détention de 6 kilos de cannabis et détention d’armes en 2013.

3 ans de prison requis

Le procureur de la République a requis une peine de 3 ans de prison dont un an avec sursis assortie d’une interdiction de gérer une société avec maintien en détention.

« On est dans la peur du musulman » selon l’avocat de la défense

L’avocat de la défense Me Abratkiewicz estime dans sa plaidoirie que « l‘on est dans la peur du musulman« . « Il ne fait pas l’apologie d’actes terroristes, explique l’avocat d’Alain Courmont, peut-être l’apologie de l’Islam, ce qui n’est pas la même chose. »

Un an de prison ferme

Le tribunal de grande instance de Béziers a condamné le gérant du « toubib burger » à un an de prison ferme et cinq ans d’interdiction d’exercer.
Sandrine Navas suit l’audience de Béziers. A suivre son reportage dans l’édition de 19 h 00.

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/herault/beziers/proces-du-gerant-du-toubib-burger-beziers-un-de-prison-pour-apologie-du-terrorisme-et-detention-d-armes-833281.html

Procès du gérant du « toubib burger » à Béziers : un an de prison pour apologie du terrorisme et détention d’armes

 

Le gérant du « toubib burger » qui proposait des menus « AK-47″,  “Grenade”, “K-lach » a été condamné à un an de prison par le tribunal de Béziers pour apologie du terrorisme et détention d’armes. Une peine assortie de 5 ans d’interdiction d’exercer.

  • S.N. et L.C.
  • Publié le 19 octobre 2015 à 17:49
Lors d'une interruption d'audience au TGI de Béziers © France 3 LR/ F.Detranchant© France 3 LR/ F.Detranchant Lors d’une interruption d’audience au TGI de Béziers

Le 4 septembre dernier, la préfecture de l’Hérault saisit le procureur par courrier. Le gérant du burger Alain Courmont « se livrait a des actions de propagande visant à l’ apologie du terrorisme » dans son restaurant. Il propose dans son établissement des menus AK-47″,  “Grenade”, “K-lach ».
Devant le tribunal, Alain Courmont le patron d’un fast food de Béziers a dit ne pas comprendre ce qu’on lui reproche. « Je suis converti à l’Islam. C’est mon seul délit pour vous ». a-t-il déclaré. »Je suis quelqu’un qui aime les armes, c’est tout. »
Les policiers ont retrouvé un fusil et des munitions à son domicile.
Il portait un T-Shirt  Daesh : pour lui ce n’est pas un t shirt à l’ effigie de Daesh : » c’est une profession de foi qu’il aime bien ». Il n’ a mis ce T-shirt qu’ une seule fois selon lui, sous un pull, le jour ou il a été  interpellé..
Il a liké sur Facebook des sites islamistes…par curiosité explique-t-il encore.

L’homme a été interpellé à Béziers pour apologie du terrorisme, le 16 septembre dernier. Il serait une connaissance des frères Merah.  Il a déjà été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis, notamment pour la détention de 6 kilos de cannabis et détention d’armes en 2013.

3 ans de prison requis

Le procureur de la République a requis une peine de 3 ans de prison dont un an avec sursis assortie d’une interdiction de gérer une société avec maintien en détention.

« On est dans la peur du musulman » selon l’avocat de la défense
L’avocat de la défense Me Abratkiewicz estime dans sa plaidoirie que « l’on est dans la peur du musulman ». « Il ne fait pas l’apologie d’actes terroristes, explique l’avocat d’Alain Courmont, peut-être l’apologie de l’Islam, ce qui n’est pas la même chose. »

Un an de prison ferme

Le tribunal de grande instance de Béziers a condamné le gérant du « toubib burger » à un an de prison ferme et cinq ans d’interdiction d’exercer.

 

http://www.societe.com/societe/monsieur-alain-courmont-488811548.html

MONSIEUR ALAIN COURMONT (TOUBIB BURGER)

Société : 488811548

Fiche entreprise : chiffres d’affaires, bilan et résultat

Présentation de la société MONSIEUR ALAIN COURMONT

MONSIEUR ALAIN COURMONT, affaire personnelle commerçant est active depuis 10 ans.
Domiciliée à BEZIERS (34500), elle est spécialisée dans le secteur d’activité de la restauration de type rapide.

Societe.com recense 1 établissement actif et aucun événement.

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Renseignements juridiques

Dénomination MONSIEUR ALAIN COURMONT
Adresse MONSIEUR ALAIN COURMONT, 50 ALLEES PAUL RIQUET 34500 BEZIERS
Téléphone Afficher le téléphone
SIREN 488 811 548
SIRET (siege) 48881154800046
N° de TVA Intracommunautaire
Activité (Code NAF ou APE) Restauration de type rapide (5610C)
Forme juridique Affaire personnelle commerçant
Date création entreprise 01-03-2006
Date de dernière mise à jour 04-07-2015
Tranche d’effectif 0 salarié (unités ayant eu des salariés au cours de l’année de référence mais plus d’effectif au 31/12)

 

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Chiffres clés de MONSIEUR ALAIN COURMONT

Date de publication de l’exercice 2015 2014 Variation
Total du Bilan (Actif / Passif)
- dont Trésorerie
- dont Capitaux propres Comptes non disponibles Comptes non disponibles
- dont Dettes
Chiffre d’affaires
Résultat net (Bénéfice ou Perte)
Effectifs moyens

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Les 2 Annonces d’évènements parues

Date Annonces légales (JAL ou BODACC) Prix Achat
27/08/2015 Cession / acquisition 2,90 €
17/07/2008 Clôture de jugement 2,90 €

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Synthèse societe.com pour l’entreprise MONSIEUR ALAIN COURMONT

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Les 3 établissements, 1 établissement actif :

Siege MONSIEUR ALAIN COURMONT
Depuis le : 08-06-2015
SIRET 48881154800046
Adresse 50 ALLEES PAUL RIQUET – 34500 BEZIERS
Activité Restauration de type rapide (5610C)

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Siege MONSIEUR ALAIN COURMONT
Depuis le : 01-04-2015 Fermé le : 13-06-2015
SIRET 48881154800038
Adresse 9 RUE ALEXANDRE CABANEL – 34500 BEZIERS
Activité Restauration de type rapide (5610C)

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Siege MONSIEUR ALAIN COURMONT
Depuis le : 11-04-2011 Fermé le : 17-06-2014
SIRET 48881154800020
Adresse 26 RUE DU CAPNAU – 34500 BEZIERS
Activité Commerce d’alimentation générale (4711B)

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Policiers tués à Magnanville : deux proches du terroriste déférés devant la justice

Comme toujours, l’auteur des faits n’apparaît pas avoir été isolé…

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/06/17/01016-20160617ARTFIG00272-trois-proches-de-larossi-abballa-toujours-entendus-par-la-police.php

Deux proches de Larossi Abballa déférés devant la justice

    • Par Amaury Peyrach’
    • Mis à jour le 18/06/2016 à 10:43
    • Publié le 17/06/2016 à 17:50
Jean-Baptiste Salvaing a été tué lundi soir devant son pavillon. Le meurtrier, Larossi Abballa, a ensuite pris en otage puis exécuté son épouse en présence de leur fils de 3 ans et demi.

 

Deux hommes de 27 et 29 ans interpellés mardi et dont la garde à vue avait été prolongée de 48h sont en passe d’être mis en examen dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de deux policiers lundi dans les Yvelines.

Deux proches de Larossi Abballa, l’homme qui a assassiné lundi deux policiers à leur domicile des Yvelines, seront présentés samedi aux magistrats en vue d’éventuelles mises en examen dans le cadre de cette enquête. Le parquet va ouvrir une information judiciaire confiée à des juges antiterroristes.

Les deux hommes de 27 et 29 ans avaient été arrêtés mardi en compagnie d’un troisième dont la garde à vue a été levée sans poursuite. Les enquêteurs tentent notamment d’établir si Larossi Abballa a agi seul ou s’il a bénéficié de complicités dans la préparation ou dans l’exécution de l’attaque qu’il a commise.

Les deux suspects, âgés de 27 et 29 ans, avaient été condamnés avec Abballa en septembre 2013 au procès d’une filière d’envoi de djihadistes au Pakistan, ont précisé des sources judiciaire et proche de l’enquête. Le plus âgé des deux avait été arrêté dans ce pays. Selon la chaîne d’information iTélé, ces deux hommes se nomment Charaf-Din A. – il habitait le même immeuble qu’Abballa aux Mureaux – et Saâd R.. Larossi Aballa avait écopé de trois ans de prison, dont six mois avec sursis et deux ans de mise à l’épreuve. Charaf-Din A. et Saâd R. avaient eux été condamnés à cinq ans fermes.

«On me disait que j’étais courageux, j’avais une estime de moi encore jamais connue»

Charaf-Din A. avait été interpellé en janvier 2011 au Pakistan. Expulsé vers la France, il est arrêté par les services français à sa descente d’avion quatre mois plus tard. Il était alors suspecté d’avoir voulu rejoindre al-Qaida dans les zones tribales pakistano-afghanes du Waziristan. «On a voulu jouer à la guéguerre. L’islam modéré ne m’attirait pas, pas assez sulfureux. On a utilisé des versets du Coran pour justifier nos actions», reconnaissait Charaf-Din A. en 2013, estimant qu’il ne serait «pas tombé dans ce traquenard» s’il avait «mieux connu» sa religion.

Le procès de 2013 avait révélé que Saâd R. avait été recruté au printemps 2010 par un ressortissant indien nommé Mohammed Niaz Abdul Raseed. L’homme convainc ce technicien en électronique de s’engager pour soutenir «la lutte armée» d’al-Qaida. Saâd R., jeune franco-marocain de 24 ans, télécharge alors tout ce qu’il peut trouver comme informations sur le djihad et sa volonté de s’engager s’affirme. «Ce qui m’a le plus attiré, c’est qu’en parlant de ce sujet sur le Web, j’étais populaire, on me disait que j’étais courageux, j’avais une estime de moi encore jamais connue», disait-il lors de l’audience, au côté de Charaf-Din A., son ami de lycée, français d’origine marocaine, qu’il a convaincu à s’enrôler et à partir pour le Pakistan.

Lire l’article du Figaro sur ce sujet: Le périple avorté de jeunes djihadistes jugés à Paris

Lors d’une perquisition au domicile d’un des trois hommes arrêtés cette semaine, une importante documentation djihadiste et un plan de la Seine-Saint-Denis, mentionnant l’emplacement des commissariats de police du département, avaient été retrouvés.

Les enquêteurs espèrent aussi puiser des informations dans le matériel informatique et téléphonique saisis chez les trois hommes, ainsi que dans celui d’Abballa trouvé chez ses parents et celui avec lequel il a mis en ligne sa vidéo de revendication depuis le domicile des policiers.

En outre, Le Parisien a annoncé vendredi soir qu’un quatrième homme avait été interpellé, à Mantes-la-Jolie (Yvelines).


Un lien entre Larossi Aballa et le terroriste présumé Sid Ahmed Ghlam

Selon le site rtl.fr, une note datée d’avril 2015, rédigée par des policiers des Yvelines, met en lien Larossi Abballa, meurtrier du couple de policiers à Magnanville (Yvelines) et Sid Ahmed Ghlam, soupçonné d’un projet d’attentat contre une église de Villejuif et assassin présumé d’Aurélie Châtelain. Abballa aurait été aperçu au volant d’un fourgon appartenant à Abdelkader Jalal, un homme de 33 ans mis en examen pour avoir été le logisticien de Sid Ahmed Ghlam. Ce premier signalement est suivi, en novembre 2015, d’une autre note où est cité Charaf-Din A, l’un des trois hommes actuellement gardés à vue dans le cadre de l’enquête sur le meurtre des deux policiers à Magnanville.

La rédaction vous conseille :

 

http://www.lepoint.fr/justice/larossi-abballa-un-loup-solitaire-vraiment-18-06-2016-2047748_2386.php

Larossi Abballa : un loup solitaire, vraiment ?

 

Le Point.fr a eu accès à des documents qui établissent des liens concrets entre Larossi Abballa et des djihadistes bien connus des services.

 

Par

Modifié le 18/06/2016 à 12:16 – Publié le 18/06/2016 à 11:39 | Le Point.fr

 

Larossi Abballa, Charaf-Din Aberouz et Saad Rajraji.
Larossi Abballa, Charaf-Din Aberouz et Saad Rajraji. © DR/ DR

 

Ils sont trois à avoir été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur Larossi Abballa, l’auteur du meurtre d’un couple de policiers à Magnanville. Alors qu’un homme est ressorti libre, Saad Rajraji et Charaf-Din Aberouz, 27 et 29 ans, ont été déférés devant le parquet en vue d’une éventuelle mise en examen. Tous deux connaissaient bien Larossi Abballa. Ils ont été condamnés et incarcérés en même temps, évoluant clairement dans les sphères djihadistes. La cartographie relationnelle d’Abballa se dessine peu à peu. Elle indique que l’auteur des deux assassinats entretenait des liens directs avec des membres de la filière des Buttes-Chaumont, Forsane Alizza ou encore des attentats de Casablanca. La théorie du « loup solitaire » semble de moins en moins probable.

Charaf-Din Aberouz est un proche de Larossi Abballa. Les deux hommes ont fait partie d’un groupe de sept Français soupçonnés d’entretenir des liens avec des talibans et Al-Qaïda. Deux d’entre eux avaient été interpellés à Lahore par les services secrets pakistanais en 2011, juste avant d’atteindre le Waziristan, où ils prévoyaient de s’entraîner au djihad. Charaf-Din Aberouz est alors âgé de 25 ans. Il est condamné à cinq ans de prison en France pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte terroriste. Il sera libéré le 12 novembre 2015 au motif d’une réduction conditionnelle de peine.

« Violent dans ses rapports avec les mécréants »

Selon les informations que nous avons pu consulter, il est loin d’avoir été un détenu modèle. L’administration pénitentiaire le qualifie de « radicalisé » se comportant « en recruteur » et note : « démarche les détenus arrivants, fait la promotion de l’islam et débute l’enseignement des individus qu’il prend sous sa tutelle ». Ainsi, le 21 février 2012, Charaf-Din Aberouz organise un rassemblement d’une quarantaine de détenus lors de la promenade et prononce un discours pendant 10 minutes « dans le plus strict silence des détenus présents qui semblaient conquis et admiratifs », notent les services, inquiets. Le 27 janvier 2013, il prononce un appel à la prière en pleine nuit. Le 6 juin, ses gardiens rapportent un comportement « violent dans ses rapports avec les mécréants », le 31 décembre 2014, il se réjouit à l’annonce de l’exécution d’Hervé Gourdel en Algérie. Afin d’éviter qu’il ne radicalise tous ses camarades de détention, il changera cinq fois d’établissement sur une période de trois ans et demi.

Ce voyage dans les prisons françaises sera aussi l’occasion de se lier d’amitié avec des figures du terrorisme islamiste. Il fait la connaissance de Maximilien Thibaut, membre du groupe Forsane Alizza – qualifié de pieds nickelés du djihad –, ainsi que de Teddy Valcy, relation bien connue des frères Kouachi et d’Amedy Coulibaly, auteurs des attentats de janvier. Plus troublant encore, l’administration pénitentiaire note que Larossi Abballa est ami avec Rachid Aït El Hadj, un terroriste lui aussi originaire des Mureaux, condamné en 2007 pour les attentats de Casablanca. Ce dernier a été déchu de sa nationalité française en octobre 2015. Ce n’est d’ailleurs pas le seul membre du réseau des attentats de Casablanca que connaît Abballa : comme l’expliquaient nos confrères de RTL, Fouad Charouali (lui aussi déchu de sa nationalité), logisticien des attentats de Casablanca, était un voisin de la famille Abballa. Ils habitaient le même immeuble.

Imam autoproclamé

Autre relation déférée devant le parquet, Saad Rajraji. Lui aussi fait partie de la filière djihadiste pakistanaise démantelée en 2011. Condamné à 5 ans de prison, il est libre depuis novembre 2014. Lui aussi s’aventure vers des fréquentations qui suscitent l’attention des services. Dans le téléphone saisi par l’administration pénitentiaire on retrouve, sous différents noms, quatre numéros de téléphone correspondant à Thamer Bouchnak, un imam autoproclamé et considéré comme responsable du processus de radicalisation de nombreux codétenus. Ce dernier organise la lecture de textes religieux lors des promenades et bénéficie de l’attention de nombreux comparses « en raison de sa maîtrise des textes religieux », note l’administration.

Thamer Bouchnak a été membre de la filière des Buttes-Chaumont et a entraîné… Cherif Kouachi. Bouchnak connaît lui-même très bien Djamel Beghal, un ancien du GIA et d’Al-Qaïda. D’après une source proche du dossier, Thamer Bouchnak était jusqu’alors considéré par les services de renseignements comme « le plus susceptible de passer à l’acte ». L’enquête est en cours et devra déterminer si Larossi Abballa a agi sur ordre et bénéficié d’éventuelles complicités.

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/09/13/01016-20130913ARTFIG00533-le-periple-avorte-de-jeunes-djihadistes-juges-a-paris.php

Le périple avorté de jeunes djihadistes jugés à Paris

    • Par Philippe Romain 1
    • Mis à jour le 13/09/2013 à 23:31
    • Publié le 13/09/2013 à 19:20
Un taliban pakistanais en poste mi-août dans le Waziristan, à la frontière pakistano-afghane, où voulaient se rendre les apprentis djihadistes français.

 

Deux Français embrigadés, qui comparaissent depuis lundi devant le tribunal correctionnel, avaient été arrêtés au Pakistan, où ils comptaient rejoindre des groupes affiliés à al-Qaida.

L’aventure a tourné court. En janvier 2011, Charaf-Din Aberouz, un Français d’origine marocaine de 27 ans, et Zohab Ifzal, un Français d’origine pakistanaise de 24 ans, à peine posé le pied à l’aéroport de Lahore au Pakistan pour rallier un camp d’entraînement djihadiste, avaient été arrêtés par les autorités locales. Depuis lundi, avec leurs six acolytes suspectés d’«association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes», ils comparaissent devant le tribunal correctionnel, à Paris.

Les journées consacrées à l’examen du profil des prévenus ont donné l’impression d’une escouade de «paumés», originaires de banlieue parisienne, cherchant un sens à leur existence et qui rencontrent un individu «qui par son image, son érudition, sa faculté à convaincre, entraîne les autres» comme l’explique le procureur Benjamin Chambre. Ce recruteur s’appelle Mohammed Niaz Abdul Raseed, un ressortissant indien de 35 ans, présenté comme le «cerveau» de la bande. Cheveux noués en catogan et barbe noire, cet Indien était déjà membre, dans son pays, d’un mouvement musulman extrémiste.

Niant toute implication, dénonçant une «conspiration» et répondant toujours à côté des questions des juges, il s’était montré plus prolixe face aux enquêteurs de la DCRI. L’ingénieur en mécanique se définissait alors comme le conseiller de la petite troupe et racontait avoir été formé en Inde aux techniques de recrutement et de contre-interrogatoire. «Mon projet était de façonner un groupe avec trois branches: une de solidarité, une militaire et une politique», ajoutait-il.

«En parlant de ce sujet sur le Web, j’étais populaire»

Devant les magistrats, il a assuré sans vergogne que la masse de vidéos, livres et documents compromettants saisis chez lui dans le Val-d’Oise ne servaient qu’à «constituer une bibliothèque, comme hobby». Selon la DCRI, il a utilisé Facebook pour repérer des jeunes sensibles à la «cause» avant de leur faire suivre des entraînements physiques et des séances d’endoctrinement. Il s’agissait ensuite, grâce à ses contacts sur place, de faciliter leur départ au Pakistan pour rejoindre des groupes affiliés à al-Qaida.

Parmi les premiers à tomber dans ses filets, Saad Rajraji, un Franco-Marocain de 24 ans, devenu son bras droit et chargé du recrutement de nouveaux membres. Derrière ses fines lunettes, le technicien en électronique s’exprime avec aisance. «Je m’ennuyais beaucoup, je passais mon temps sur Internet, a-t-il expliqué. Quand Abdul Raseed m’a contacté et demandé si j’étais favorable à la lutte armée, j’étais choqué, car j’avais des doutes sur la légitimité de la chose.»

Après réflexion, il décide pourtant de sauter le pas. «J’ai beaucoup repensé à notre conversation, j’ai ressenti de l’humiliation, car j’ai toujours voulu aider les musulmans opprimés et, le jour où on me propose quelque chose de concret, même si c’était radical, je me dégonfle, a-t-il poursuivi. Je n’ai pas supporté et j’ai dit oui, par fierté.» Il télécharge alors tout ce qu’il peut dénicher sur le djihad. Ses réticences s’estompent. «Ce qui m’a le plus attiré, c’est qu’en parlant de ce sujet sur le Web, j’étais populaire, on me disait que j’étais courageux, j’avais une estime de moi encore jamais connue.»

Il rencontre alors Aberouz, qu’Abdul Raseed décrit comme «fort dans sa tête, très spirituel». Suffisamment pour être envoyé très vite dans un camp au Waziristan, vers la frontière pakistano-afghane. «On a voulu jouer à la guéguerre. L’islam modéré ne m’attirait pas, pas assez sulfureux», a expliqué Aberouz. «On a utilisé des versets du Coran pour justifier nos actions», a-t-il reconnu, estimant qu’il ne serait «pas tombé dans ce traquenard» s’il avait «mieux connu» sa religion. «Je voulais juste tirer à la kalachnikov, me défouler un peu, pour faire comme dans Call of Duty(un jeu vidéo, NDLR) ou ce qu’on voit à la télé», a-t-il encore poursuivi. Une fois dans l’avion, il a douté. «Mais je ne pouvais plus reculer, cela aurait été la honte.»

Aberouz s’est envolé avec Zohab Ifzal, embrigadé par Rajraji qui le connaissait depuis le lycée. Le garçon intéressait particulièrement le groupe pour ses origines pakistanaises facilitant l’obtention de visas. «Il n’avait pas le profil, a reconnu Aberouz. Il a été utilisé comme sauf-conduit parce qu’il avait de la famille là-bas.» Ifzal n’a pourtant eu besoin que de 2 entrevues avec Abdul Raseed pour accepter de partir. «Je ne réfléchissais pas beaucoup, j’avais trouvé des gens qui m’apportaient un soutien que je n’avais pas dans ma famille», a-t-il justifié… À la question de savoir ce qu’ils auraient fait en rentrant en France, Ifzal a répondu ne pas savoir: «C’était très flou.» Aberouz, lui, pense qu’Abdul Raseed aurait attendu «des instructions pour qu’on commette des attaques».

Le procureur a requis des peines de 8 ans de prison à l’encontre de Mohamned Niaz Abdul Raseed, 6 ans à l’encontre de Charaf-Din Aberouz et Saad Rajraji et 3 ans contre Zohab Ifzal.

La rédaction vous conseille :

 

http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Magnanville-une-instruction-etait-ouverte-contre-Larossi-Abballa-997871

Magnanville: une enquête visait Larossi Abballa

 

Paris Match | Publié le 17/06/2016 à 17h07 |Mis à jour le 17/06/2016 à 17h16

 

Larossi Abballa faisait l'objet d'une surveillance.

Larossi Abballa faisait l’objet d’une surveillance. DR

 

Le tueur de Magnanville a été identifié dans une instruction judiciaire avant qu’il passe à l’acte, assassinant le couple de policiers.

Le terroriste Larossi Abballa faisait l’objet d’une surveillance, d’écoutes et de géolocalisation lorsqu’il parti tendre son embuscade à Magnanville lundi soir pour poignarder un couple de policiers, ont révélé à Paris Match des sources policières et judiciaires. Cette instruction, ouverte contre X le 11 février dernier, porte sur une «filière de recrutement et d’acheminement de djihadistes vers la zone syrienne», indiquaient nos sources, soulignant que le degré de dangerosité du djihadiste a peut être été sous-évalué avant son passage à l’acte.

La DGSI menait les investigations sur commission rogatoire d’un magistrat antiterroriste. C’est dans ce cadre, à la faveur d’écoutes téléphoniques et de géolocalisations, que le portable d’Abballa a été identifié. Des échanges avec ses deux amis, Français d’origine marocaine, auraient ainsi été interceptés. Le premier, Saad Rajaraji, technicien en électronique, est âgé de 27 ans. Lors de la perquisition à son domicile, les enquêteurs ont découvert une carte du département de Seine-Saint-Denis, sur laquelle les commissariats de police du département sont précisément localisés. Ce document serait toutefois «ancien», selon des sources judiciaires. Le second, Charaf-Din Aberouze, 29 ans, serait le plus radicalisé. Les deux suspects avaient déjà été condamnés en 2013, à 5 ans de prison ferme, en même temps que leur ami Abballa, pour leur participation active à une filière de recrutement de combattants destinés au Pakistan. Dans cette affaire, Abballa avait écopé de 3 ans dont 6 mois avec sursis. Lors de son procès, Aberouze avait reconnu avoir effectué une formation militaire dans les zones tribales du Waziristan.

A voir :François Hollande rend hommage à « deux héros du quotidien »

Un départ en Syrie sous couvert de pèlerinage à la Mecque?

A présent, un troisième homme est également interrogé dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pour une garde à vue prolongée de 96 heures, qui prendra fin samedi. Les limiers de la DGSI tentent de déterminer dans quelle mesure ces «vieilles connaissances» pouvaient avoir connaissance du projet terroriste d’Abballa et s’ils lui ont apporté une aide quelconque dans son assassinat du commandant de police Jean-Baptiste Salvaing et de sa compagne Jessica Schneider, assistante au commissariat de Mantes-la-Jolie. Courant mars, Abballa devait effectuer un pèlerinage à La Mecque, en Arabie Saoudite, en empruntant un vol via la Turquie. Il aurait pu profiter de ce transit pour, en réalité, se rendre en Syrie afin d’y peaufiner le projet de filière djihadiste et d’y prendre des ordres d’attaques sur le sol français de la part de chefs de Daech.

Alors qu’il était retranché dans le pavillon de policiers, Larossi Abballa a diffusé sur Internet un long message vidéo. Dans celui-ci, il appelait ses «frères» à attaquer les policiers, les gardiens de prisons, et une liste de cinq journalistes ainsi qu’un universitaire, nommément cités. Ces six personnalités ont chacune été reçues au ministère de l’Intérieur jeudi, et toutes été placées sous protection policière.

 

http://www.huffingtonpost.fr/2016/06/14/abou-mohammed-al-adnani-larossi-abballa-terrorisme-policiers-magnanville-yvelines_n_10452534.html

Qui est Abou Mohammed Al-Adnani, l’homme qui a inspiré Larossi Abballa à Magnanville?

 

Le HuffPost  |  Par

Publication: 14/06/2016 14h01 CEST Mis à jour: 14/06/2016 14h01 CEST

 

ABOU MOHAMMED ALADNANI LAROSSI ABBALLA

 

TERRORISME – En décembre 2015, l’enquête sur les attentats de Paris révélait le rôle prépondérant joué par Abou Mohammed Al-Adnani, porte-parole de l’organisation Etat islamique, dans les opérations extérieures du mouvement djihadiste. Il est considéré comme le véritable cerveau des attaques du 13 novembre.

L’attaque de Larossi Abballa perpétrée contre deux policiers à Magnanville dans les Yvelines est une réponse directe aux consignes d’Al-Adnani qui ne cesse d’exhorter ses partisans à passer à l’action dans leurs pays d’origine contre les forces de l’ordre des pays de la coalition engagés dans la lutte contre l’organisation, en Syrie et en Irak. Dans un message diffusé le 21 mai, le porte-parole de l’EI appelait, notamment, à des attaques contre les Etats-Unis et l’Europe pendant le mois du ramadan, qui a débuté le 6 juin.

Un vétéran du jihad

Originaire de la région d’Idlib, dans le Nord de la Syrie, Al-Adnani ne semblait pas destiné à devenir l’orateur consacré du mouvement jihadiste. En 1998, celui que les quotidiens arabes qualifient « d’ermite soufi » à la personnalité introvertie disparaît. On retrouve sa trace en 2003, en Irak, peu après l’invasion américaine.

Selon le département d’Etat américain, cité par Le Monde, Al-Adnani est « l’un des premiers combattants étrangers à s’opposer aux forces de la coalition en Irak ». Il prête alors allégeance à Abou Moussab Al-Zarkaoui, fondateur et maître à penser de l’EI, tué en 2006.

Capturé en 2005, Al-Adnani est emprisonné dans le camp Bucca, une prison gérée par l’armée américaine dans le sud de l’Irak, par laquelle sont passés de nombreux dirigeants de l’EI. Comme beaucoup d’autres jihadistes, c’est en ces murs qu’il rencontre l’homme qu’il présentera quelques années plus tard comme le nouveau « calife », Abou Bakr Al-Baghdadi.

Le ministre des attentats

Relâché en 2010, Abou Mohamed Al-Adnani profite du soulèvement populaire contre le régime de Bachar Al-Assad, qui éclate en mars 2011 pour renouer avec ses anciens compagnons d’armes irakiens.

Au fil des années, il est devenu une figure importante au sein de l’EI, au point que les services de renseignements occidentaux ont tendance à le considérer comme le « ministre des attentats », qui pourrait être chargé, en plus de motiver des jihadistes isolés, de superviser des campagnes de terreur en Occident.

Le responsable de l’EI le plus recherché

Si bien que l’homme fait désormais partie des terroristes les plus recherchés de la planète. Selon Le Monde, depuis août 2014, il figure sur la liste officielle américaine antiterroriste intitulée « Rewards for Justice », qui promet la somme de 5 millions de dollars pour tout renseignement permettant sa traque et son arrestation.

Selon les médias américains, il est le responsable le plus recherché par les Etats-Unis au sein du groupe Etat Islamique devant même Abou Bakr Al-Baghdadi, le chef de l’organisation.

« Tuez des policiers »

Comme Larossi Abballa, le meurtrier de deux policiers dans les Yvelines, Al-Adnani encourage ceux qu’il nomme « les soldats du califat » à utiliser n’importe quelle arme disponible contre « les soldats des tyrans ».

Dans un long message audio diffusé en septembre 2014 par Al Furqan, le principal média de l’EI, il lançait: « Levez-vous, monothéistes, et défendez votre Etat depuis votre lieu de résidence, où qu’il soit. Attaquez les soldats des tyrans, leurs forces de police et de sécurité, leurs services de renseignements et leurs collaborateurs ».

« Si vous ne pouvez pas faire sauter une bombe ou tirer une balle », expliquait-il, « débrouillez vous pour vous retrouver seul avec un infidèle français ou américain et fracassez-lui le crâne avec une pierre, tuez-le à coups de couteau, renversez-le avec votre voiture, jetez-le d’une falaise, étranglez-le, empoisonnez-le ».

Ainsi, depuis mars 2012, et l’assassinat par Mohamed Merah de trois militaires à Toulouse et Montauban, les policiers et soldats français ont régulièrement été pris pour cible par des jihadistes, agissant le plus souvent isolément. Ils sont sept à avoir perdu la vie dans ces attaques ciblées.

Lire aussi :

• Daech revendique le meurtre de deux policiers près de Paris

• Ce que l’on sait du meurtrier des policiers de Magnanville

• Nouveau coup dur pour l’État islamique, privé d’un axe stratégique

 

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