Les attentats islamistes commis en France sont le fait de mes harceleurs

C’est l’un des thèmes récurrents de mes articles de blog depuis mars 2012, j’ai maintes fois expliqué de manière détaillée comment et pourquoi tous les attentats islamistes qui ont été commis en France ou contre des Français depuis 2012 ont bien tous été organisés par le cybercriminel Pascal Edouard Cyprien Luraghi et sa bande de criminels, dont un grand nombre de militants de l’extrême-gauche, la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest en tête.

Je viens encore d’en parler à propos de l’assassinat d’Yvan Colonna dans cet article publié il y a trois jours :

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/03/22/assassinat-dyvan-colonna-encore-cyprien-luraghi/

Notons que ce crime a été ajouté à la liste Wikipédia des attentats islamistes commis en France (voir ci-dessous), quoique l’auteur des faits se défende que son acte fût terroriste, mais il est bien traité comme tel par les autorités.

C’est le premier de cette année 2022, après une année 2021 particulièrement calme en comparaison des précédentes, puisqu’un seul fait, en date du 23 avril 2021, l’assassinat d’une fonctionnaire de police au commissariat de Rambouillet, y est inscrit, quoique la France fût particulièrement menacée à compter du mois de juillet dernier. Bien sûr, il y a toujours des projets d’attentats qui ne peuvent aboutir, et parfois des agressions qui ne reçoivent pas la qualification adéquate de terroriste, outre que les attentats commis contre des Français à l’étranger ne figurent pas dans cette liste, mais ce ne sont pas les seules explications à ce calme plat d’autant plus surprenant que la France était à nouveau particulièrement menacée depuis le mois de juillet.

Pourquoi donc ce regain de menaces dont le ministère de l’Intérieur nous avait avertis au cours de l’été dernier ? Et comment se fait-il qu’elles ne fussent jamais suivies d’aucun nouvel acte terroriste ?

Eh bien, c’est très simple : des procédures très menaçantes à mon égard existaient encore et avançaient bien, pour le plus grand plaisir du cybercriminel, pédophile, harceleur et calomniateur notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi, qui comme d’habitude en était le commanditaire, y était étroitement asssocié, et en informait avec joie tout le cercle des pourritures qui le suivent.

Or, j’en ai stoppé toutes les avancées l’une après l’autre jusqu’au mois d’octobre dernier, si bien qu’il ne se passe plus rien depuis lors, sauf, peut-être, actuellement, les débuts d’une toute nouvelle procédure dont je ne suis pas encore informée.

Je l’avais déjà mentionné dans cet article du 2 mars dernier :

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/03/02/les-brestois-sont-fous-bis-repetita/

Voilà donc pourquoi nous n’avons finalement pas eu de nouveaux attentats sur le sol français depuis près d’un an : les terroristes « islamistes » Pascal Edouard Cyprien Luraghi et consorts, dont les espoirs de nouvelles saloperies à mon encontre étaient tous douchés les uns après les autres, n’avaient plus grand-chose à fêter.

En outre, au mois de novembre 2020, j’avais détaillé à l’attention de certains magistrats les mécanismes des attentats islamistes qu’ils organisaient depuis 2012. Or, l’on ne peut aujourd’hui que constater une retombée spectaculaire de la fête islamiste précisément à ce moment-là. Ces explications de ma part ont donc eu un rôle dissuasif majeur, ce qui était bien évidemment l’un des buts que je poursuivais.

Que se passait-il donc auparavant ?

Les attentats des années 2012 à 2015 sont tous liés à la procédure brestoise de Josette Brenterch à mon encontre.

Les attentats des années 2016 à 2018 sont tous liés à la procédure parisienne de son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi à mon encontre, qu’en fait elle dirigeait elle-même, comme ont pu le constater tout comme moi les tiers qui m’avaient accompagnée à Paris pour les audiences de septembre et novembre 2016.

En juin 2013, Josette Brenterch avait obtenu à la virgule près tout ce qu’elle avait demandé à ses complices magistrats ultra corrompus du TGI de Brest, mais elle a perdu en appel à Rennes le 2 décembre 2015.

Son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi n’a jamais rien gagné à Paris, alors que je m’étais défendue seule en première instance.

Après sa première défaite du 5 janvier 2017, il n’y a quasiment plus que des attaques de militaires et de policiers et la fréquence des attentats diminue très nettement après sa seconde défaite, du 11 avril 2018 devant la Cour d’Appel de Paris, où toute sa procédure a été carrément annulée comme celle de sa complice Josette Brenterch du NPA de Brest le 2 décembre 2015.

Au cours de l’année 2019, il tente de relancer la machine en faisant publier par des journalistes qu’il a achetés de faux témoignages contre moi, notamment sur les sites 20minutes.fr et Midi Libre. Il s’inscrit sur Twitter avec les mêmes objectifs et finit par convaincre en fin d’année un de mes anciens avocats de se lancer lui aussi, en son nom propre, dans des procédures complètement délirantes à mon encontre, en conséquence de quoi on observe une belle reprise des attentats en 2020.

Tous les attentats commis depuis 2020 sont donc liés aux saloperies de cet avocat à mon encontre.

Pour l’heure, il n’a gagné aucune de ses procédures abusives contre moi. Il en a déjà perdu deux de manière définitive, et les autres sont bloquées depuis le mois d’octobre dernier.

 

 

https://www.franceinter.fr/justice/menace-terroriste-accrue-le-ministre-de-l-interieur-appelle-les-prefets-a-la-vigilance-cet-ete

Menace terroriste accrue : le ministère de l’Intérieur appelle les préfets à la « vigilance » cet été

 

par Ariane Griessel publié le 23 juillet 2021 à 11h44

 
Après la diffusion d’une vidéo de menaces visant la France, le cabinet de Gérald Darmanin appelle les préfets à « des mesures de vigilance propres à la menace terroriste pour les mois de juillet et d’août ». Le parquet national antiterroriste a, de son côté, décidé d’ouvrir une enquête préliminaire sur ces images.

 

Gérald Darmanin à l'Élysée le 19 juillet 2021
Gérald Darmanin à l’Élysée le 19 juillet 2021 © AFP / Xose Bouzas / Hans Lucas

 

Le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a envoyé, mercredi, une note aux préfets, afin de les prévenir d’une menace terroriste accrue « dans le cadre de la reprise partielle des activités économiques et culturelles au cours des deux mois d’été« . Dans ce document que France Inter a pu consulter, et dont l’existence a été révélée ce vendredi matin par Europe1, le ministère appelle à veiller tout particulièrement à la menace « endogène », autrement dit, au risque d’attaques perpétrées à leur initiative par des personnes résidant en France, sans assistance d’organes étrangers.

Enquête ouverte

Cet appel à une vigilance accrue fait suite à la diffusion sur Internet, le 15 juillet, d’une vidéo mise en ligne par un organe de propagande du groupe terroriste Al-Qaïda. Ce film d’une quarantaine de minutes, dont le ministère de l’Intérieur souligne « le potentiel de diffusion important », cite très régulièrement la France et la diffusion des caricatures de Mahomet par Charlie Hebdo. Le pays y est présenté comme menant une guerre contre l’Islam, dans la continuité des Croisades.

Le parquet national anti-terroriste a décidé d’ouvrir une enquête préliminaire au sujet de ces images, pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et  »provocation a des actes de terrorisme par un service de communication au public en ligne ».

Des cibles désignées

Emmanuel Macron y apparaît à de nombreuses reprises, que ce soit via des extraits de son discours du 2 octobre 2020 aux Mureaux « sur la lutte contre les séparatismes », ou lors de la réception de chefs d’État du monde arabe présentés comme des traîtres à la cause islamiste. Gérald Darmanin est également cité à plusieurs endroits, notamment lors d’une interview dans laquelle il s’exprime sur la fermeture de mosquées jugées radicalisées.

Les vidéos de l’attaque de Charlie Hebdo, présentée par les auteurs de la vidéo comme « bénie » y sont également montrées plusieurs fois. Des images du palais de justice de Paris sont, quant à elle, accompagnées de commentaires faisant état d’un « simulacre de procès » des attentats de janvier 2015. Trois attentats avaient frappé la France peu après l’ouverture de ce procès, en septembre 2020, comme le rappelle le  cabinet du ministre de l’Intérieur dans sa note aux préfets, insistant sur le fait que le procès des attentats du 13-Novembre qui doit s’ouvrir le 8 septembre 2021 sera également « à fort retentissement médiatique ».

Le ministère appelle donc à veiller à cette menace « endogène et exogène » via les réunions hebdomadaires en préfecture des groupe d’évaluation départementaux (GED) et de cellules de prévention de la radicalisation et d’accompagnement des familles (Cpraf), et à sécuriser les rassemblements par les mesures correspondant au niveau Vigipirate « sécurité renforcée risque attentat ».

 

 

https://www.bfmtv.com/police-justice/risque-d-attentats-pour-gerald-darmanin-la-france-est-tres-menacee_AN-202109150125.html

Risque d’attentats: pour Gérald Darmanin, « la France est très menacée »

 

Ambre Lepoivre
Le 15/09/2021 à 9:44

 

Gérald Darmanin à l'Assemblée nationale le 7 septembre 2021
Gérald Darmanin à l’Assemblée nationale le 7 septembre 2021 – Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP

 

Le ministre de l’Intérieur alerte sur la menace d’attentat endogène, « avec quelqu’un qui prend un couteau, entre n’importe où et commet un attentat au nom d’une religion ».

« Nous vivons dans un monde extrêmement troublé. » Invité ce mercredi matin sur RTL, le ministre de l’Intérieur est revenu sur la menace terroriste qui pèse sur la France, alors que le procès des attentats du 13 novembre 2015 a débuté depuis une semaine.

« La France est très menacée, tous les Français le sont. Mais nous sommes aujourd’hui sans doute assez prémunis contre des attentats de type 13-Novembre, c’est-à-dire organisés de l’étranger, même si tout peut arriver. En revanche, il y a des menaces endogènes, avec quelqu’un qui prend un couteau, entre n’importe où et commet un attentat au nom d’une religion », a détaillé Gérald Darmanin.

Soucieux de souligner le travail fourni par les autorités pour lutter contre la menace terroriste, le ministre a rappelé que 36 attentats islamistes ont été déjoués depuis 2017, « et quelques-uns cette année ».

Niveau de sécurité renforcé

Gérald Darmanin a également fait part d’une autre mouvance menaçant la sécurité des Français, celle des survivalistes.

« Des gens qui pensent que la fin du monde approche et donc, qu’il faut l’accélérer. Nous avons déjà déjoué des attentats de ces gens qui allaient passer à l’acte », a déclaré le ministre qui constate que le pays se trouve dans « une période très particulière ».

Sur le même sujet

Début septembre, Gérald Darmanin a demandé aux responsables de la sécurité du territoire « un haut niveau de vigilance », particulièrement autour des lieux classés sensibles, pendant le procès des attentats du 13 novembre 2015 qui doit s’étendre sur neuf mois. Il requiert une « vigilance collective (…) totale tant à l’égard de la menace (terroriste) endogène qu’exogène » tout en rappelant que l’an dernier, le procès des attentats de janvier 2015 avaient été l’occasion d’une « succession d’attaques sur le territoire national » (contre les anciens locaux de Charlie Hebdo, assassinat de Samuel Paty mi-octobre).

dossier :

Gérald Darmanin

Ambre Lepoivre Journaliste BFMTV

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d%27attentats_islamistes_en_France

Liste d’attentats islamistes en France

Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.
Les attentats islamistes commis en France sont le fait de mes harceleurs dans AC ! Brest 45px-2017-fr.wp-orange-source.svg

Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (octobre 2021).

Si vous disposez d’ouvrages ou d’articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l’article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références »

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Comment ajouter mes sources ?

Cette page recense les attentats islamistes perpétrés en France, manifestations du terrorisme islamiste en France. On distingue trois grandes vagues d’attentats : une première entre 1985 et 1986, une seconde entre 1994 et 1996, et une troisième depuis 2012 qui a causé 271 morts et dont la dernière attaque est l’attaque au couteau dans un commissariat à Rambouillet le 23 avril 20211. Un certain nombre de ces attaques visent des représentants des forces armées françaises (militaires et policiers), ainsi que des membres de la communauté juive ou chrétienne. Les attaques contre des personnalités sont quant à elles une minorité.

La France est, selon une étude internationale publiée en juin 20172, le pays le plus touché par les attentats islamistes commis en Europe et en Amérique du Nord depuis la proclamation du « califat » de l’État islamique, le 29 juin 20143.

Années 1980

1980

  • Le 18 juillet 1980, tentative d’attentat à Neuilly-sur-Seine contre Chapour Bakhtiar, ancien premier ministre iranien : deux morts et trois blessés.4

1982

  • Le 9 août 1982, attentat de la rue des Rosiers à Paris : six morts et vingt-deux blessés.
  • Le 11 août 1982, attaque à la voiture piégée devant l’ambassade d’Irak à Paris revendiqué par le Mouvement de l’Action Islamique d’Irak : cinq blessés.5

1984

1985

  • 7 décembre 1985 : 43 personnes sont blessées aux galeries Lafayette et au Printemps Haussmann à Paris

1986

Entre fin décembre 1985 et septembre 1986, quatorze attaques à la bombe sont perpétrées à Paris et sur la ligne ferroviaire Paris-Lyon, au cours desquelles treize personnes perdent la vie et plus de 300 autres sont blessées. Ces attentats sont organisés par le Comité de solidarité avec les prisonniers politiques arabes et du Proche-Orient mené par Fouad Ali Saleh, terroriste du Hezbollah. Voici la liste exhaustive des attaques, ainsi que leur bilan7 :

  • 3 février 1986 : huit personnes sont blessées dans la galerie marchande de l’Hôtel Claridge, rue des Champs-Élysées à Paris
  • 3 février 1986 : un engin explosif est découvert dans les toilettes du 3e étage de la Tour Eiffel à Paris mais n’explose pas
  • 4 février 1986 : cinq personnes sont blessées dans la librairie Gibert Jeune à Paris
  • 5 février 1986 : vingt-deux personnes sont blessées dans le magasin FNAC du Forum des Halles à Paris
  • 17 mars 1986 : neuf personnes sont blessées lors d’une attaque contre un train sur la ligne ferroviaire Paris-Lyon
  • 17 mars 1986 : un engin explosif est découvert sur le quai du RER à Gare de Lyon à Paris mais n’explose pas
  • 20 mars 1986 : un engin explosif est découvert à la station de RER de Châtelet à Paris mais n’explose pas
  • 20 mars 1986 : deux personnes sont tuées et 29 autres blessées dans la librairie Gibert Jeune à Paris
  • 8 septembre 1986 : une personne est tuée et 21 autres blessées dans le bureau de poste de l’hôtel de Ville de Paris
  • 12 septembre 1986 : 54 personnes sont blessées à la Cafétéria Casino du centre commercial de la Défense
  • 14 septembre 1986 : trois personnes sont tuées et une autre blessée au Pub Renault à Paris
  • 15 septembre 1986 : une personne est tuée et 56 autres blessées au service des permis de conduire de la préfecture de police de Paris
  • 17 septembre 1986 : sept personnes sont tuées et 55 autres blessées lors de l’Attentat de la rue de Rennes à Paris

Années 1990

Entre décembre 1994 et décembre 1996, le Groupe islamique armé va perpétrer onze attaques sur le sol français, au cours desquelles douze personnes perdent la vie et plus de 300 autres sont blessées.

1991

  • Le 6 août 1991, assassinat de Chapour Bakhtiar et de son secrétaire à Suresnes.

1994

  • 24-26 décembre 1994 : Abdul Abdallah Yahia, Mustafa Chekienne, Makhlouf Benguetaff et Salim Layadila organisent la prise d’otages du vol Air France 8969 qui se solde par un assaut du GIGN au cours duquel seize otages sont blessés

1995

La France est particulièrement frappée par une série d’attentats en 1995, organisée par une cellule constituée de Ali Touchent, cerveau présumé du groupe, de l’artificier Boualem Bensaïd, des poseurs de bombe Khaled Kelkal et Smaïn Aït Ali Belkacem et financée par Rachid Ramda.

  • 11 juillet 1995 : Abdelbaki Sahraoui et son secrétaire sont abattus dans la mosquée de la rue Myrha
  • 25 juillet 1995 : huit personnes sont tuées et 117 autres blessées lors de l’attaque à la bombe de la gare de Saint-Michel de RER
  • 17 août 1995 : seize personnes sont blessées lors de l’explosion d’une bombe près de la place Charles de Gaulle à Paris
  • 26 août 1995 : un engin explosif destiné à faire dérailler un TGV est découvert à Cailloux-sur-Fontaines
  • 3 septembre 1995 : quatre personnes sont blessées lors de l’explosion d’une bombe sur le marché du boulevard Richard Lenoir à Paris
  • 4 septembre 1995 : un engin explosif est découvert dans des toilettes publiques de la place Charles-Vallin à Paris
  • 7 septembre 1995 : quatorze personnes sont blessées lors de l’explosion d’une bombe à proximité d’une école juive de Villeurbanne
  • 6 octobre 1995 : douze personnes sont blessées lors de l’explosion d’une bombe près de la station de métro Maison-Blanche à Paris
  • 17 octobre 1995 : une trentaine de personnes est blessée lors de l’explosion d’une bombe dans une rame du RER C à Paris

1996

La France est frappée une dernière fois en 1996.

Années 2000

2004

Années 2010

2012

  • En mars 2012, tueries à Toulouse et Montauban faisant sept morts dont trois enfants et six blessés.
    • 11 mars : Mohammed Merah assassine un militaire à Toulouse
    • 15 mars : Mohammed Merah assassine deux militaires et en blesse un autre à Montauban
    • 19 mars : Mohammed Merah assassine quatre personnes devant une école juive de Toulouse. Il est abattu le 22 mars par le RAID.
  • 19 septembre 2012 : Jérémie Louis Sidney et Jérémie Bailly, membres de la cellule Cannes-Torcy, blessent une personne en lançant une grenade dans un épicerie juive de Sarcelles

2013

2014

  • Le 20 décembre 2014, attaque contre un commissariat de Joué-lès-Tours. Un homme criant « Allahu akbar » attaque un poste de police avec un couteau. Il blesse trois policiers avant d’être abattu10,11,12.
  • Le 21 décembre 2014, attaque de Dijon. Un homme souffrant de troubles psychiatrique fait une attaque à la voiture-bélier, criant selon les témoins « Allahu akbar »13. Treize personnes sont blessées, dont 2 grièvement14. Le procureur de Dijon exclut l’acte terroriste15, mais plusieurs observateurs, comme The Times16, le Financial Times17, The Globe and Mail18 et l’universitaire David C. Rapoport19, considèrent qu’il s’agit d’une attaque islamiste.
  • Le 22 décembre 2014, attaque de Nantes. Sébastien Sarron, souffrant de troubles psychiatrique, fait une attaque à la voiture-bélier, criant selon les témoins « Allahu akbar »20. Neuf personnes sont blessées et un homme meurt21. Le procureur de Nantes exclut l’acte terroriste (ce que pense également le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve)22, mais plusieurs observateurs, comme le Financial Times17, The Globe and Mail18 et l’universitaire David C. Rapoport19, considèrent qu’il s’agit d’une attaque islamiste.

2015

2016

  • Le 7 janvier 2016, un islamiste marocain portant une fausse ceinture explosif attaque des policiers à l’aide d’un couperet à viande ; il est abattu. Il s’agit d’un ressortissant marocain né en 1995 à Casablanca, mis en cause pour vol en 201327.
  • Le 11 janvier 2016, un adolescent turc âgé de 15 ans agresse à la machette un enseignant juif portant une kippa. Le blessé28 parvient à se défendre en parant les coups avec un exemplaire de la Torah. L’auteur dit avoir agi « au nom d’Allah » et de l’organisation État islamique. En mars 2017, l’agresseur est condamné à sept ans de prison et cinq ans de suivi socio-judiciaire dans ce qui est le premier procès terroriste criminel devant le tribunal pour enfants de Paris29.
  • Le 13 juin 2016, double meurtre à Magnanville. Un commandant de police et sa compagne, fonctionnaire du ministère de l’intérieur (Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider), sont assassinés devant leur domicile à Magnanville par Larossi Abballa. L’attentat est revendiqué par l’organisation État islamique30.
  • Le 14 juillet 2016 à Nice, le jour de la fête nationale, un Tunisien, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, fonce dans la foule venue voir le feu d’artifice au volant d’un camion sur la promenade des Anglais, tuant 86 personnes et en blessant 458, avant d’être abattu par les forces de l’ordre31. L’État islamique revendique cet acte32.
  • Le 26 juillet 2016, lors d’une messe, deux islamistes munis d’armes blanches prennent en otage plusieurs personnes dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen. Le curé de la paroisse, le Père Hamel, est égorgé, et un paroissien est blessé. Les deux terroristes sont abattus par les forces de l’ordre, l’un d’eux, Adel Kermiche, était fiché S. Selon le Président de la République, « les deux terroristes se réclament de Daesh »33,34. L’attentat est revendiqué via Amaq, l’agence de presse de l’État islamique35.
  • Le 4 septembre 2016, Bilal Taghi, détenu franco-marocain, purgeant une peine de cinq ans de prison pour avoir tenté d’aller faire le jihad en Syrie, blesse grièvement 2 surveillants, aidé par plusieurs complices36.
  • Le 4 septembre 2016, une tentative avortée d’attentat terroriste a lieu devant Notre-Dame de Paris à l’aide d’une voiture piégée par un commando de trois femmes, commanditées par Daesh.

2017

2018

2019

Années 2020

2020

  • Le 3 janvier 2020, dans le parc des Hautes-Bruyères à Villejuif, un jeune homme de 22 ans, attaque à l’arme blanche des passants, en répétant « Allah Akbar », tuant un homme et blessant gravement deux femmes. L’individu sera par la suite neutralisé par une patrouille de policiers. Le jeune homme récemment converti à l’islam58 a perpétré cette attaque d’une « extrême violence » avec une « extrême détermination », selon les déclarations du Parquet national antiterroriste qui s’est saisit de l’affaire.
  • Le 5 janvier 2020, un individu connu de la DGSI et fiché S, armé d’un couteau et criant « Allah Akbar », est interpellé à Metz après avoir tenté d’agresser des policiers59. La section antiterroriste ne s’est pas saisie de l’enquête.
  • Le 4 avril 2020, à Romans-sur-Isère, un réfugié soudanais, Abdallah Ahmed-Osman, crie « Allah Akbar », tue au couteau deux passants et en blesse cinq autres, leur demandant s’ils sont de confession musulmane.
  • Le lundi 27 avril 2020, en fin d’après-midi à Colombes (Hauts-de-Seine), le conducteur d’une voiture a percuté volontairement deux motards de la police à vive allure, les blessant gravement. L’auteur a fait allégeance à l’État islamique.
  • Le vendredi 25 septembre 2020, deux personnes sont grièvement blessées à l’arme blanche près des anciens locaux du journal Charlie Hebdo. Le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour « tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Selon l’AFP citant des sources concordantes, l’assaillant de nationalité pakistanaise assurait « assumer son acte qu’il situe dans le contexte de la republication des caricatures (de Charlie Hebdo, ndlr) qu’il n’a pas supportée ».
  • Le 16 octobre 2020, un enseignant, Samuel Paty, est décapité devant un collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), car il a montré lors d’un cours sur la liberté d’expression les caricatures de Mahomet. Son assassin présumé (islamiste de nationalité russe) est abattu par la police dans la ville voisine d’Éragny (Val-d’Oise)60.
  • Le 29 octobre, un Tunisien tue trois personnes et en blesse plusieurs autres dans la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption de Nice avant d’être arrêté par la police61.

2021

2022

  • Le 2 mars 2022, Yvan Colonna, emprisonné à Arles, est étranglé dans la salle de sport de la prison par un islamiste pour avoir blasphémé Allah. Le parquet antiterroriste s’est autosaisi63. Il meurt le 21 mars 2022 après avoir été plongé dans un coma artificiel.64

Notes et références

  1. Maxime Gil, « Mort d’Yvan Colonna : des réactions très contrastées et des hommages » [archive], sur www.linternaute.com (consulté le 22 mars 2022)

Bibliographie

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?

Articles connexes

Des attentats islamistes commis en France

Voir ci-dessous la liste complète de ces attentats, montrant que depuis décembre 1994, ces attaques sont toutes le fait d’une seule et même organisation, le GIA, créé au début des années 1990 pour renverser le gouvernement algérien et le remplacer par un État islamique, tandis que les attentats des années 1980 avaient été commis par des associés d’Action Directe.

Cette nouvelle organisation terroriste ayant donc pris le relais d’Action Directe à partir des années 1990 est formée par d’anciens combattants algériens en Afghanistan dans les années 1980 et a toujours été très proche d’Al-Qaida.

Rappel : durant toute la décennie des années 1980, le malade mental et terroriste islamiste Pascal Edouard Cyprien Luraghi a pour activité principale un trafic de drogue entre l’Afghanistan et la France, avec pour couverture celle de guide de treks dans l’Himalaya, qu’il affiche toujours plus volontiers.

Par ailleurs, tout comme les attentats terroristes islamistes dont, avec sa complice Josette Brenterch du NPA de Brest, il est le premier commanditaire depuis mars 2012, ceux des précédentes vagues avaient déjà pour causes tous les échecs de ladite complice me concernant lors des négociations des contrats d’armement Agosta (Pakistan) et Sawari II (Arabie saoudite), en 1994.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d%27attentats_islamistes_en_France

Liste d’attentats islamistes en France

Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus sur les bandeaux.
Des attentats islamistes commis en France dans AC ! Brest 45px-2017-fr.wp-orange-source.svg

Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (octobre 2021).

Si vous disposez d’ouvrages ou d’articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l’article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références »

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Comment ajouter mes sources ?

Cette page recense les attentats islamistes perpétrés en France, manifestations du terrorisme islamiste en France. On distingue trois grandes vagues d’attentats : une première entre 1985 et 1986, une seconde entre 1994 et 1996, et une troisième depuis 2012 qui a causé 271 morts et dont la dernière attaque est l’attaque au couteau dans un commissariat à Rambouillet le 23 avril 20211. Un certain nombre de ces attaques visent des représentants des forces armées françaises (militaires et policiers), ainsi que des membres de la communauté juive ou chrétienne. Les attaques contre des personnalités sont quant à elles une minorité.

La France est, selon une étude internationale publiée en juin 20172, le pays le plus touché par les attentats islamistes commis en Europe et en Amérique du Nord depuis la proclamation du « califat » de l’État islamique, le 29 juin 20143.

Années 1980

1980

  • Le 18 juillet 1980, tentative d’attentat à Neuilly-sur-Seine contre Chapour Bakhtiar, ancien premier ministre iranien : deux morts et trois blessés.4

1982

  • Le 9 août 1982, attentat de la rue des Rosiers à Paris : six morts et vingt-deux blessés.
  • Le 11 août 1982, attaque à la voiture piégée devant l’ambassade d’Irak à Paris revendiqué par le Mouvement de l’Action Islamique d’Irak : cinq blessés.5

1984

1985

  • 7 décembre 1985 : 43 personnes sont blessées aux galeries Lafayette et au Printemps Haussmann à Paris

1986

Entre fin décembre 1985 et septembre 1986, quatorze attaques à la bombe sont perpétrées à Paris et sur la ligne ferroviaire Paris-Lyon, au cours desquelles treize personnes perdent la vie et plus de 300 autres sont blessées. Ces attentats sont organisés par le Comité de solidarité avec les prisonniers politiques arabes et du Proche-Orient mené par Fouad Ali Saleh, terroriste du Hezbollah. Voici la liste exhaustive des attaques, ainsi que leur bilan7 :

  • 3 février 1986 : huit personnes sont blessées dans la galerie marchande de l’Hôtel Claridge, rue des Champs-Élysées à Paris
  • 3 février 1986 : un engin explosif est découvert dans les toilettes du 3e étage de la Tour Eiffel à Paris mais n’explose pas
  • 4 février 1986 : cinq personnes sont blessées dans la librairie Gibert Jeune à Paris
  • 5 février 1986 : vingt-deux personnes sont blessées dans le magasin FNAC du Forum des Halles à Paris
  • 17 mars 1986 : neuf personnes sont blessées lors d’une attaque contre un train sur la ligne ferroviaire Paris-Lyon
  • 17 mars 1986 : un engin explosif est découvert sur le quai du RER à Gare de Lyon à Paris mais n’explose pas
  • 20 mars 1986 : un engin explosif est découvert à la station de RER de Châtelet à Paris mais n’explose pas
  • 20 mars 1986 : deux personnes sont tuées et 29 autres blessées dans la librairie Gibert Jeune à Paris
  • 8 septembre 1986 : une personne est tuée et 21 autres blessées dans le bureau de poste de l’hôtel de Ville de Paris
  • 12 septembre 1986 : 54 personnes sont blessées à la Cafétéria Casino du centre commercial de la Défense
  • 14 septembre 1986 : trois personnes sont tuées et une autre blessée au Pub Renault à Paris
  • 15 septembre 1986 : une personne est tuée et 56 autres blessées au service des permis de conduire de la préfecture de police de Paris
  • 17 septembre 1986 : sept personnes sont tuées et 55 autres blessées lors de l’Attentat de la rue de Rennes à Paris

Années 1990

1991

  • Le 6 août 1991, assassinat de Chapour Bakhtiar et de son secrétaire à Suresnes.

1994

Entre décembre 1994 et décembre 1996, le Groupe islamique armé va perpétrer onze attaques sur le sol français, au cours desquelles douze personnes perdent la vie et plus de 300 autres sont blessées.

  • 24-26 décembre 1994 : Abdul Abdallah Yahia, Mustafa Chekienne, Makhlouf Benguetaff et Salim Layadila organisent la prise d’otages du vol Air France 8969 qui se solde par un assaut du GIGN au cours duquel seize otages sont blessés

1995

La France est particulièrement frappée par une série d’attentats en 1995, organisée par une cellule constituée de Ali Touchent, cerveau présumé du groupe, de l’artificier Boualem Bensaïd, des poseurs de bombe Khaled Kelkal et Smaïn Aït Ali Belkacem et financée par Rachid Ramda.

  • 11 juillet 1995 : Abdelbaki Sahraoui et son secrétaire sont abattus dans la mosquée de la rue Myrha
  • 25 juillet 1995 : huit personnes sont tuées et 117 autres blessées lors de l’attaque à la bombe de la gare de Saint-Michel de RER
  • 17 août 1995 : seize personnes sont blessées lors de l’explosion d’une bombe près de la place Charles de Gaulle à Paris
  • 26 août 1995 : un engin explosif destiné à faire dérailler un TGV est découvert à Cailloux-sur-Fontaines
  • 3 septembre 1995 : quatre personnes sont blessées lors de l’explosion d’une bombe sur le marché du boulevard Richard Lenoir à Paris
  • 4 septembre 1995 : un engin explosif est découvert dans des toilettes publiques de la place Charles-Vallin à Paris
  • 7 septembre 1995 : quatorze personnes sont blessées lors de l’explosion d’une bombe à proximité d’une école juive de Villeurbanne
  • 6 octobre 1995 : douze personnes sont blessées lors de l’explosion d’une bombe près de la station de métro Maison-Blanche à Paris
  • 17 octobre 1995 : une trentaine de personnes est blessée lors de l’explosion d’une bombe dans une rame du RER C à Paris

1996

La France est frappée une dernière fois en 1996.

Années 2000

2004

Années 2010

2012

  • En mars 2012, tueries à Toulouse et Montauban faisant sept morts dont trois enfants et six blessés.
    • 11 mars : Mohammed Merah assassine un militaire à Toulouse
    • 15 mars : Mohammed Merah assassine deux militaires et en blesse un autre à Montauban
    • 19 mars : Mohammed Merah assassine quatre personnes devant une école juive de Toulouse. Il est abattu le 22 mars par le RAID.
  • 19 septembre 2012 : Jérémie Louis Sidney et Jérémie Bailly, membres de la cellule Cannes-Torcy, blessent une personne en lançant une grenade dans un épicerie juive de Sarcelles

2013

2014

  • Le 20 décembre 2014, attaque contre un commissariat de Joué-lès-Tours. Un homme criant « Allahu akbar » attaque un poste de police avec un couteau. Il blesse trois policiers avant d’être abattu10,11,12.
  • Le 21 décembre 2014, attaque de Dijon. Un homme souffrant de troubles psychiatrique fait une attaque à la voiture-bélier, criant selon les témoins « Allahu akbar »13. Treize personnes sont blessées, dont 2 grièvement14. Le procureur de Dijon exclut l’acte terroriste15, mais plusieurs observateurs, comme The Times16, le Financial Times17, The Globe and Mail18 et l’universitaire David C. Rapoport19, considèrent qu’il s’agit d’une attaque islamiste.
  • Le 22 décembre 2014, attaque de Nantes. Sébastien Sarron, souffrant de troubles psychiatrique, fait une attaque à la voiture-bélier, criant selon les témoins « Allahu akbar »20. Neuf personnes sont blessées et un homme meurt21. Le procureur de Nantes exclut l’acte terroriste (ce que pense également le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve)22, mais plusieurs observateurs, comme le Financial Times17, The Globe and Mail18 et l’universitaire David C. Rapoport19, considèrent qu’il s’agit d’une attaque islamiste.

2015

2016

  • Le 7 janvier 2016, un islamiste marocain portant une fausse ceinture explosif attaque des policiers à l’aide d’un couperet à viande ; il est abattu. Il s’agit d’un ressortissant marocain né en 1995 à Casablanca, mis en cause pour vol en 201327.
  • Le 11 janvier 2016, un adolescent turc âgé de 15 ans agresse à la machette un enseignant juif portant une kippa. Le blessé28 parvient à se défendre en parant les coups avec un exemplaire de la Torah. L’auteur dit avoir agi « au nom d’Allah » et de l’organisation État islamique. En mars 2017, l’agresseur est condamné à sept ans de prison et cinq ans de suivi socio-judiciaire dans ce qui est le premier procès terroriste criminel devant le tribunal pour enfants de Paris29.
  • Le 13 juin 2016, double meurtre à Magnanville. Un commandant de police et sa compagne, fonctionnaire du ministère de l’intérieur (Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider), sont assassinés devant leur domicile à Magnanville par Larossi Abballa. L’attentat est revendiqué par l’organisation État islamique30.
  • Le 14 juillet 2016 à Nice, le jour de la fête nationale, un Tunisien, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, fonce dans la foule venue voir le feu d’artifice au volant d’un camion sur la promenade des Anglais, tuant 86 personnes et en blessant 458, avant d’être abattu par les forces de l’ordre31. L’État islamique revendique cet acte32.
  • Le 26 juillet 2016, lors d’une messe, deux islamistes munis d’armes blanches prennent en otage plusieurs personnes dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen. Le curé de la paroisse, le Père Hamel, est égorgé, et un paroissien est blessé. Les deux terroristes sont abattus par les forces de l’ordre, l’un d’eux, Adel Kermiche, était fiché S. Selon le Président de la République, « les deux terroristes se réclament de Daesh »33,34. L’attentat est revendiqué via Amaq, l’agence de presse de l’État islamique35.
  • Le 4 septembre 2016, Bilal Taghi, détenu franco-marocain, purgeant une peine de cinq ans de prison pour avoir tenté d’aller faire le jihad en Syrie, blesse grièvement 2 surveillants, aidé par plusieurs complices36.
  • Le 4 septembre 2016, une tentative avortée d’attentat terroriste a lieu devant Notre-Dame de Paris à l’aide d’une voiture piégée par un commando de trois femmes, commanditées par Daesh.

2017

2018

2019

Années 2020

2020

  • Le 3 janvier 2020, dans le parc des Hautes-Bruyères à Villejuif, un jeune homme de 22 ans, attaque à l’arme blanche des passants, en répétant « Allah Akbar », tuant un homme et blessant gravement deux femmes. L’individu sera par la suite neutralisé par une patrouille de policiers. Le jeune homme récemment converti à l’islam58 a perpétré cette attaque d’une « extrême violence » avec une « extrême détermination », selon les déclarations du Parquet national antiterroriste qui s’est saisit de l’affaire.
  • Le 5 janvier 2020, un individu connu de la DGSI et fiché S, armé d’un couteau et criant « Allah Akbar », est interpellé à Metz après avoir tenté d’agresser des policiers59. La section antiterroriste ne s’est pas saisie de l’enquête.
  • Le 4 avril 2020, à Romans-sur-Isère, un réfugié soudanais, Abdallah Ahmed-Osman, crie « Allah Akbar », tue au couteau deux passants et en blesse cinq autres, leur demandant s’ils sont de confession musulmane.
  • Le lundi 27 avril 2020, en fin d’après-midi à Colombes (Hauts-de-Seine), le conducteur d’une voiture a percuté volontairement deux motards de la police à vive allure, les blessant gravement. L’auteur a fait allégeance à l’État islamique.
  • Le vendredi 25 septembre 2020, deux personnes sont grièvement blessées à l’arme blanche près des anciens locaux du journal Charlie Hebdo. Le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour « tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Selon l’AFP citant des sources concordantes, l’assaillant de nationalité pakistanaise assurait « assumer son acte qu’il situe dans le contexte de la republication des caricatures (de Charlie Hebdo, ndlr) qu’il n’a pas supportée ».
  • Le 16 octobre 2020, un enseignant, Samuel Paty, est décapité devant un collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), car il a montré lors d’un cours sur la liberté d’expression les caricatures de Mahomet. Son assassin présumé (islamiste de nationalité russe) est abattu par la police dans la ville voisine d’Éragny (Val-d’Oise)60.
  • Le 29 octobre, un Tunisien tue trois personnes et en blesse plusieurs autres dans la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption de Nice avant d’être arrêté par la police61.

2021

Notes et références

  1. « Attaque au couteau à Rambouillet : une agente administrative tuée, le Parquet national antiterroriste se saisit de l’affaire », Le Monde,‎ 23 avril 2021 (lire en ligne [archive], consulté le 27 avril 2021)

Articles connexes

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Front_islamique_fran%C3%A7ais_arm%C3%A9

    1. Front islamique français armé

      Page d’aide sur l’homonymie

      Pour les articles homonymes, voir Front islamique.

      40px-Crime.svg dans Action Directe

      Cet article est une ébauche concernant la criminologie.

      Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

      Le Front islamique français armé, ou Front islamiste armé français, est un groupe armé d’inspiration terroriste islamiste responsable d’un attentat à la bombe le 8 octobre 2004 contre l’ambassade d’Indonésie à Paris. Cet attentat causa 10 blessés légers1.

      Ce groupe réclame dans un courrier électronique la libération de deux membres du GIA, Boualem Bensaïd et Smaïn Aït Ali Belkacem, l’appui de la France à l’intégration de la Turquie au sein de l’Union européenne ainsi que le retrait de la loi sur les signes religieux dans les écoles publiques2.

      En mars de la même année, un mystérieux groupe, Les serviteurs d’Allah le puissant et le sage, avait déjà menacé la France d’attentats ; en février c’était le numéro 2 d’Al-Qaida, Ayman al-Zawahiri qui proférait ces mêmes menaces.

      Notes et références

    2. http://www.cirpes.net/article288.html [archive]

http://www.elwatan.com/Ambassade-d-Indonesie-a-Paris [archive]

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_islamique_arm%C3%A9

Groupe islamique armé

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir GIA.

Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus sur les bandeaux.
45px-Circle-icons-pencil.svg dans Attentats

Cet article n’est pas rédigé dans un style encyclopédique (août 2017).

Vous pouvez améliorer sa rédaction !

Groupe islamique armé
الجماعة الإسلامية المسلحة
GIA
Idéologie Islamisme, takfirisme, salafisme djihadiste
Objectifs Remplacer le gouvernement algérien par un régime islamiste
Statut inactif
Fondation
Date de formation juin 1992
Pays d’origine Drapeau de l'Algérie Algérie
Fondé par Mansouri Meliani et Abdelhak Layada
Actions
Mode opératoire Attentats à la bombe, massacres, assassinats, enlèvements
Victimes (morts, blessés) 1 017 morts et 1 172 blessés1
50 à 100 000 personnes massacrées en Algérie
Zone d’opération Drapeau de l'Algérie Algérie
Drapeau de la France France
Période d’activité 1992-1999
Organisation
Chefs principaux Mansouri Meliani, Abdelhak Layada, Cherif Gousmi, Djamel Zitouni, Antar Zouabri et Nourredine Boudiafi
Membres 20 000 hommes
Branche politique islamisme
Financement Impôt révolutionnaire, pillage, hold-up
Groupe relié Al-Qaïda2, anciens liens avec le FIS
Répression
Considéré comme terroriste par Canada, États-Unis, Royaume-Uni
Guerre civile algérienne
modifier Consultez la documentation du modèle

Le Groupe islamique armé en abrégé GIA (en arabe : الجماعة الإسلامية المسلحة, al-Jama’ah al-Islamiyah al-Musallaha) est une organisation terroriste islamiste d’idéologie salafiste djihadiste créée lors de la guerre civile algérienne. Son but déclaré est de renverser le gouvernement algérien, pour le remplacer par un État islamique3.

L’organisation est une nébuleuse placée sur la liste officielle des organisations terroristes du Canada4, des États-Unis5, du Royaume-Uni6 et de la France. L’organisation est considérée par l’ONU comme proche d’al-Qaïda et à ce titre sanctionnée par le Conseil de sécurité des Nations unies7.

Histoire

Le 26 décembre 1991, le Front Islamique du Salut (FIS), formation politique militant pour la création d’un État islamique arrive en tête du premier tour des élections législatives en Algérie8. Le gouvernement en place décide d’annuler le second tour9. À la suite de cette décision, le GIA se lance dans la lutte armée ; ses activités se caractérisent par la violence, les attentats et par une position intransigeante exprimée dans sa devise « Du sang, du sang, de la destruction, de la destruction. Ni trêve, ni dialogue, ni réconciliation ! »10. L’organisation est une fusion entre deux groupes : le Mouvement islamique armé (MIA) de Mansouri Meliani et celui d’Abdelhak Layada, en octobre 1992.

Le GIA est une organisation non centralisée et morcelée, dirigée par un émir, Abou Abd Ahmed (ou Mourad Si Ahmed, surnommé « Djafaar al-Afghani »), et Djamel Zitouni. L’effectif des combattants du G.I.A., répartis en plusieurs clans, demeure difficile à déterminer. Ils s’élèveraient à 27 000 membres en 1993 et à 40 000 membres en 1994. Tout comme le FIS, le GIA est divisé en deux clans, les salafistes qui cherchent à mettre au point une révolution islamique mondiale et les djazaristes qui cherchent à prendre le pouvoir en Algérie.

Le GIA est composé de quelques milliers de volontaires (dont Mokhtar Belmokhtar) formés militairement durant la guérilla dans les maquis d’Afghanistan qu’ils ont rejoints dès les années 1983-1984. Créée en juin 1990, l’organisation Le Jour du jugement d’Aïssa Messaoudi (en)(dit Tayeb el-Afghani) commet le 29 novembre 1991 le premier attentat de la période, en tuant trois sentinelles du 15e groupe des gardes-frontières de Guemar11.

En 1993, le GIA édite une publication en Angleterre, Al-Ansar. À la même époque, sa katiba Al-Maout (« Unité de la Mort »), commet et revendique plusieurs actions violentes partout en Algérie.

Le 26 mai 1998, deux semaines avant la coupe du monde de football, une opération visant des islamistes rattachés au GIA, est lancée dans cinq pays (Allemagne, Belgique, France, Italie et Suisse)12. Une centaine d’individus sont alors appréhendés, dont trois personnes influentes (Adel Mechat, un important représentant d’Hassan Hattab en Europe, Omar Saïki et Abdallah Khinai)12. Ces trois islamistes avaient vocation à ranimer les réseaux déjà créés en Europe et affiliés au GIA, et à recruter de nouveaux adhérents12.

Le canal médiatique du GIA

Les communiqués du GIA sont adressés par fax et par appel téléphonique à la radio marocaine arabophone Médi 1 par un homme se présentant comme Mohamed Redouane, chargé des « relations extérieures » du mouvement.

Le GIA, une organisation puissante

Grâce à ses réseaux de soutien de toutes sortes à partir de l’étranger (notamment les États-Unis, la France, la Belgique, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Suisse et des pays arabes tels que le Maroc, l’Arabie saoudite ou le Yémen), le GIA prend en quelques années une stature médiatique de premier plan, et s’impose dans les consciences comme un acteur prépondérant du terrorisme islamique. Il entend rester le seul à conduire le « djihad » en Algérie, tolère difficilement la concurrence et s’en prend à quiconque se permet la moindre divergence quant à ses décisions. Dans cet esprit, Djamel Zitouni a envoyé son «officier exégète» au Soudan pour en avertir Ben Laden à la fin de l’année 1995. Cet émissaire, Radouane Makadour (dit Abou Bassir), lui a signifié que le GIA « égorgera quiconque présentera une aide quelle que soit sa nature et son volume à n’importe qui en dehors de [lui]. Personne ne doit s’ingérer en Algérie sans passer par [lui] ».

Rapport entre le GIA et le FIS

L’objectif du GIA et de l’Armée islamique du salut (AIS, branche armée du FIS) est le même mais l’AIS a plusieurs fois condamné les actions violentes du GIA. Pour l’organisation terroriste en revanche, un rapprochement avec l’aile modérée du FIS est exclu et ses membres, partisans à l’époque du dialogue avec le gouvernement, méritent la mort.

Le groupe terroriste est aujourd’hui largement marginalisé à la suite des initiatives d’amnistie générale du président Abdelaziz Bouteflika après les années 2000, qui ont permis à des milliers de combattants de retrouver une vie normale. Quant à l’armée régulière, elle considère officiellement avoir pratiquement anéanti l’organisation.

Le GIA manipulé ?

25px-2017-fr.wp-orange-source.svg dans Calomnie
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (août 2020).

Selon l’étude menée par Nafeez Mosaddeq Ahmed, le GIA aurait vu sa création instrumentalisée par le régime algérien pour discréditer les milieux islamistes et contrôler la population qui avait porté le FIS au pouvoir en décembre 199113. Un courant dissident, à la suite de l’affaire de l’assassinat des moines du monastère de Tibhirine, impute désormais les manœuvres terroristes du GIA à des membres violents du FLN dans le but de mobiliser l’opinion internationale en faveur du gouvernement algérien.

Les divers témoignages et sources[Lesquelles ?] avancent que ces massacres étaient soit perpétrés par le GIA, à l’instigation d’agents du DRS infiltrés ou d’islamistes « retournés », soit directement organisés par le DRS et ensuite revendiqués par la publication de faux communiqués du GIA.

Les actions menées par le GIA

En France

Le 24 décembre 1994, un commando du GIA détourne le vol AF 8969 qui s’était envolé d’Alger, avec pour but de le faire s’écraser sur Paris, si les autorités algériennes ne libéraient pas deux des responsables du FIS : Abbassi Madani et Ali Belhadj14. Le GIGN parvient à reprendre le contrôle de l’avion, à l’aéroport de Marseille-Marignane, en tuant les quatre preneurs d’otages14.

Le 11 juillet 1995, le cheikh Abdelbaki Sahraoui est abattu d’une balle dans la tête15, avec son secrétaire personnel16, dans la salle des prières de la mosquée Khalid Ibn Walid, dans le XVIIIe arrondissement de Paris17.

Entre juillet 1995 et octobre 1995, le GIA organise une série d’attentats en France18.

En termes de bilan humain, l’attentat de la station Saint-Michel, commis le 25 juillet 1995, sera le plus lourd : il fera huit morts et environ 150 blessés19.

Le 11 juin 1999, par une lettre de menaces adressée à la presse, le GIA annonce un djihad sur le territoire français. Les raisons n’en sont pas clairement connues, bien que le changement de la politique française en Algérie ait pu être invoqué.[réf. nécessaire].

Outre la France, le groupe revendique également des implantations en Belgique, en Grande-Bretagne, en Italie, aux États-Unis, en Suède, au Maroc, ainsi que dans de nombreux pays d’Afrique du Nord et subsaharienne.

En Algérie

Contre des Français

Le 8 mai 1994, deux religieux français (le père Henri Vergès et sœur Paul-Hélène Saint-Raymond) sont assassinés, par deux hommes armés de revolvers, dans le quartier de la Casbah, à Alger20.

Le 3 août 1994, lors de l’attentat d’Aïn Allah à Dely Ibrahim, trois gendarmes français et de deux agents de l’ambassade de France sont pris en otages et assassinés21.

Le 27 décembre 1994, quatre Pères blancs, dont trois Français (Alain Dieulangard, Christian Chessel et Jean Chevillard) sont assassinés à Tizi Ouzou, en Kabylie22.

Le 5 mai 1995, cinq coopérants dont deux Français (Richard Machabert et Jean-Claude Corjon), un Britannique (Edward Wilson), un Canadien (Janer MacGari) et un Tunisien (Moustafa Zemirli) sont assassinés dans les locaux de la société algérienne Anabib, près de Ghardaïa23. Ces assassinats sont attribués au G.I.A., ce dernier ayant menacé d’éradiquer tous les étrangers qui viendraient à apporter leur soutien au maintien de « la junte au pouvoir »24.

Autres actions

Si le GIA se concentre à ses débuts sur les militaires, les intellectuels de gauche, les fonctionnaires et les étrangers25, le groupe organise par la suite des massacres de civils :

Le 29 aout 1997, près d’un millier de personnes sont tuées au village de Rais25.

Le 22 septembre 1997, plus de 400 villageois sont tués en quelques heures à Bentalha25.

En octobre 1997, le GIA tue 50 personnes à Sig, dans le Sud oranais25.

En décembre 1997, on dénombre 400 morts à Ai Moussa25.

En janvier 1998, le GIA fait plus de 1 000 morts à Had Chekala et 103 à Sidi Hamed25.

Doutes concernant l’implication du GIA

Le 1er août 1996, Pierre Claverie, évêque d’Oran, est tué avec son chauffeur, lors d’un attentat à la bombe26. Cette attaque est officiellement imputée au GIA, mais cette version des faits est contredite par l’ancien général français François Buchwalter, qui affirme que ce sont les autorités algériennes de l’époque qui sont en partie responsables de cette opération27, en rétorsion, de nouveau, au changement de politique décidé par la France envers l’Algérie.

Article détaillé : Assassinat des moines de Tibhirine.

Dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, sept moines trappistes du monastère de Tibhirine, en Algérie, sont enlevés et séquestrés pendant deux mois28,29. L’assassinat des moines est annoncé le 21 mai 199630, dans un communiqué attribué au Groupe islamique armé. Les têtes des moines décapités ne sont retrouvées que le 30 mai 199628, non loin de Médéa29, mais pas leurs corps28. Ceci suscite des doutes concernant la thèse officielle expliquant leurs décès30.

L’identité des commanditaires de cet enlèvement, leur motivation ainsi que les causes réelles de l’assassinat font toujours l’objet de débats à ce jour.

Les modes opératoires du GIA

25px-2017-fr.wp-orange-source.svg dans Corruption
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (août 2017).

Les modes d’action du GIA sont constitués d’actes isolés et spectaculaires, symptomatiques du terrorisme islamique quant au choix de leurs cibles, ou de leur portée symbolique, au milieu d’actes de droit commun commis par tout mouvement de rébellion armée indépendamment de son idéologie :

      • Assassinats de membres des forces de l’ordre (policiers, gendarmes, militaires, gardes communaux, miliciens d’autodéfense…) ; assassinats d’intellectuels et d’artistes (écrivains, chanteur, chercheurs, professeurs d’université…) ; assassinats de ressortissants étrangers ; assassinats voire massacre de populations des zones semi-urbaines, notamment lors de faux barrages de contrôle31 ; assassinats d’Algériens ayant accompli leur Service national ou ayant répondu au rappel de mobilisation.
      • Enlèvements de femmes, considérées comme un butin de guerre ; enlèvements de futures victimes d’assassinats, entre autres.
      • Sabotages d’usines et fabriques ; destruction d’écoles, lycées et établissements culturels ; destruction et sabotage des installations d’énergie et d’eau ; destruction et sabotage des voies ferrées, ponts, trains, bus, camions.
      • Vols et opérations de racket.
      • Véhicules piégés : emploi systématique des véhicules piégés dans les cités urbaines et bombes pour faire le maximum de victimes.

Dirigeants du GIA

Dirigeants principaux

Émirs régionaux et autres membres du GIA

25px-2017-fr.wp-orange-source.svg dans Crime
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (août 2017).
      • Mokhtar Belmokhtar ;
      • Rachid Abou Tourab, assassiné par ses proches en juillet 2004 ;
      • Nabil Moustafa Sahraoui, tué fin juin 2004 près de Béjaïa (Petite Kabylie, 260 km à l’Est d’Alger), devenu émir national de GSPC ;
      • Abdelmalek Droukdel, alias Abou Mossaâb Abdelouadoud. Artificier de GIA devenu émir du GSPC, puis a fait allégeance à Al-Qaïda ;
      • Amari Saïfi, dit Abderrezak Le Para, ancien parachutiste, ancien numéro 2 du GSPC livré à l’Algérie par la Libye ;
      • Abdelmadjid Broche, alias Ikrima, émir (chef) de la région de Skikda (500 km à l’Est d’Alger) ;
      • Hassan Hattab, émir de la zone Est d’Alger ;
      • Abou el-Haïtham, bras droit de Hacène Hattab ;
      • Zerabib Ahmed (alias Abou el-Bara), originaire de Boudouaou, idéologue du GSPC Il signe les décrets appelant au djihad, supervise les actions de propagande et de diffusion idéologique du mouvement dans les couches populaires ;
      • Abdelkader Souane (alias « Abou Thoumama », alias « Hadj Belkacem »), ex-émir de la katiba « er-Rabbania » du GIA, qui serait mort de maladie en juillet 2002 ;
      • Mohammed Houti ;
      • Mohamed Berrachad ;
      • Yacine Napoli, émir local ;
      • Moh Flicha, émir local ;
      • Halouane Amrane, alias Hanzalah, 36 ans, natif de la ville de Thénia (w. de Boumerdès) éliminé au cours d’un ratissage mené par les services de sécurité dans le massif de Boukhenfer, région montagneuse enclavée entre le Nord-Est de Thénia et l’Ouest de la ville de Si-Mustapha. Il était monté au maquis en 1994 et faisait fonction d’« émir » de la « loudjna-el-askaria » (commission militaire) au sein de la seriat de la région Thénia-Si- Mustapha. Cette seriat fait partie de la katiba El Arkam ;
      • Sid-Ali Rachid alias Abou Amine, originaire d’Aïn-El-Hamra dans la commune de Bordj- Menaïel ;
      • Ali Benhadjar (émir de la « katiba Wafa’ » de Médéa et qui dirigera peu après la Ligue islamique de la Daawa et du Djihad, LIDD.) ;
      • Anouar Heddam, membre du GIA ;
      • Omar Eulmi, membre du GIA ;
      • Saïd Makhloufi ;
      • Hocine Kobbi ;
      • Aït Bouali Abdelkrim ;
      • Boutaf Ammar ;
      • Selmane Djamel ;
      • Mahdi Chemseddine ;
      • Azzouz Mokrane ;
      • Laalaoui Salim ;
      • Rahali Tahar ;
      • Mehdid Mohamed ;
      • Djelloul Bouhamdi, alias Abou Oubeïda, membre du GIA ;
      • Mohamed Saïd, ancien dirigeant du FIS devenus membres du GIA ;
      • Abderrezak Redjam, ancien dirigeant du FIS devenus membres du GIA ;
      • Djamel Zitouni, émir national du G.I.A ;
      • Antar Zouabri, émir national du GIA ;
      • Ali Benhadjar, émir régional du GIA, candidat du FIS aux élections législatives de 1991, il a bénéficié de la loi sur la « concorde civile » et vit aujourd’hui à Médéa. Il a été d’abord membre du GIA avant de fonder, en 1997, son propre mouvement armé, la LIDD ;
      • Kada Benchiha de la zone 4 (chef du GIA pour l’Ouest) ;
      • Amor Habchi, émir régional du GIA pour le Centre ;
      • Ahmed Benaïcha, de l’AIS ;
      • Chérif Gousmi, émir national du GIA ;
      • Farid Achi, dhabit charîi [officier légal, exégète] du GIA ;
      • Redouane Mohammed, dit Abou Bassir ou Makador [officier légal, exégète] du GIA ;
      • Anouar Haddam, réfugié à Washington ;
      • Mahfoud Tajin alias Abou Khalil émir national du GIA ;
      • Hassen Kobbi, dit Abou Mossaâb ;
      • Kerkar Rachid ;
      • Rachid Oukali, dit Abou Thourab, émir national du GIA ;
      • Chebouti, abattu en février 1994 ;
      • Rabah Kebir, président de l’instance exécutive du FIS à l’étranger ;
      • Abderezak Redjem, membre de la direction du F.I.S., qui avait rejoint le GIA en mars 1994 ;
      • Habchi Mohamed ;
      • Mahieddine Djamal, dit Merouan ;
      • Sayah Attia dit « El Khan », ou « Abou Younès », émir de la katiba EKhadra de Médéa. Neutralisé en 1993 ;
      • Belhout alias Abou Mouraïra, l’émir de la katibat EKhadra de Médéa ;
      • M’hamed Houti, émir de la katibat EKhadra de Médéa éliminé, sur les hauteurs de Ksar El-Boukhari ;
      • Kamareddine Kherbane ;
      • Abdelkrim Ould Adda ;
      • Rabah Kebir ;
      • Moussa Kraouche ;
      • Ahmed Zaoui ;
      • Anouar Haddam ;
      • Rabah Kébir.

Notes et références

Notes

    • Abattu par les forces de sécurité en février 1992.
    • De son vrai nom Mohamed Allel, abattu en août 1992.
    • Arrêté en 1992 à Draria lors d’un accrochage avec les forces de sécurité.
    • Émir national connu sous le nom de guerre d’Abou Adlène, arrêté au Maroc en 1993.
    • Tué dans un accrochage avec des forces de sécurité.
    • Alias Seyf Allah Djaâfar El-Afghani, tué à Bouzaréah Alger le 26 février 1994 dans un accrochage avec des forces de sécurité.
    • Dit Abou Abdellah Ahmed, abattu le 26 septembre 1994 à Birkhadem Alger, dans un accrochage avec des forces de sécurité.
    • Alias Abou Khalil, détrôné par Djamel Zitouni.
    • Dit Abou Abd al-Rahmane Amine, tué par ses acolytes le 16 juillet 1996 dans une embuscade dans la région de Bougara (Blida).
    • Alias Hassan Abou Walid, détrôné par Antar Zouabri.
    • Alias Abou Talha, tué le 8 février 2002 par les forces de sécurité à Boufarik.
    • Dit Abderrachid Abou Tourab, intronisé le 12 février 2002, tué par certains de ses proches en juillet 2004
    • Alias Hakim RPG, neutralisé le 5 novembre 2004 à Bab-Ezzouar.
  1. Dit Lyès, fraîchement « intronisé » à la tête du GIA, a été abattu à son tour le 1er décembre 2004 à Chlef. Il sera le dernier émir du GIA.

Références

  1. « Nouveaux massacres en Algérie » [archive], sur L’Humanité, 12 janvier 1998 (consulté le 19 mars 2021)

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Attentat de Romans-sur-Isère du 4 avril 2020 : premier bilan

L’affaire a déjà sa fiche dans Wikipédia (voir ci-dessous).

Le djihadiste présumé a commencé à parler en garde à vue, mais est encore atteint de trous de mémoire très opportuns dès que les questions des enquêteurs se font plus précises, notamment sur le déroulé des faits.

Une seconde garde à vue se poursuit, celle de son ami lui ayant rendu visite la veille, 3 avril 2020.

Je rappelle pour ma part observer bien des mouvements chez mes harceleurs précisément ce 3 avril 2020 :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/05/cyprien-luraghi-a-lance-un-appel-de-fonds-le-vendredi-3-avril-2020/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/06/messages-publics-de-jean-marc-donnadieu-en-ce-debut-avril-2020/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/06/michel-piccin-est-sorti-de-son-silence-le-3-avril-2020/

Par ailleurs, les enquêteurs ont retrouvé chez le tueur pas moins de six téléphones portables.

Se serait-il lui aussi livré à du trafic de drogue ?

L’usage de téléphones multiples est en effet dans les habitudes de ces trafiquants.

On observe également que le jour même de cette attaque qui a fait deux morts, dont un ingénieur informaticien de 55 ans de Châtillon-Saint-Jean travaillant à son compte depuis le 20 décembre 2015 et venu faire ses courses dans la boucherie Breyton de Romans-sur-Isère où il a été tué, Jean-Marc Donnadieu annonçait sur Facebook qu’à peine sorti du confinement, avec son ami Michel Piccin il irait tuer encore plein de gens, notamment des ingénieurs…

Naturellement, j’en fais partie. Or, je suis moi aussi ingénieur informaticien et suis particulièrement bien placée pour savoir à quel point il hait les ingénieurs informaticiens, lui qui se prétend bien meilleur que nous en informatique sans avoir jamais reçu aucune formation dans ce domaine et n’a bien évidemment jamais percé dans ce métier faute de compétences suffisantes.

On relève encore que l’ingénieur tué samedi à Romans-sur-Isère travaillait ou a travaillé dans le médical, un secteur très concerné par la crise sanitaire actuelle et encore touché par-dessus le marché par une telle recrudescence de cyberattaques (dont une contre l’AP-HP à la date très symbolique du 22 mars 2020) que les spécialistes de la sécurité informatique ont décidé de s’organiser pour faire payer les pirates profitant de la crise du Covid-19.

S’il en était besoin, je rappelle encore une fois que mes harceleurs sont quasiment tous des pirates informatiques.

C’est notamment le cas de Jean-Marc Donnadieu et de son complice le pédophile et mythomane notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Pour finir, est rapporté ci-dessous un rappel des principaux attentats islamistes commis en France depuis mars 2012, montrant, comme je l’ai déjà fait remarquer à plusieurs reprises, une nette régression de ces attaques à compter de l’année 2017, après le premier échec de Pascal Edouard Cyprien Luraghi à me faire condamner à Paris alors que je me défendais seule, sans avocat, et faisais ainsi pour tous ses complices islamistes et autres la démonstration qu’il leur avait toujours menti en me prétendant folle à lier et nulle en droit.

Je rappelle encore que les attaques des premières années, de 2012 à 2015, étaient à l’évidence liées à la procédure de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest à mon encontre, celles de 2016 au printemps 2018, à la procédure de son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi à mon encontre, et celles qui ont débuté depuis, aux différentes procédures engagées ou dirigées par Jean-Marc Donnadieu à la suite de ses réglements de comptes publics des premiers mois de l’année 2018 sur Facebook avec un ufologue de Strasbourg qu’il accuse depuis de nombreuses années de l’avoir « trahi » en me communiquant des informations à son sujet, cet ensemble de nouvelles procédures nous visant l’un et l’autre.

 

Egalement à lire ou relire :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/05/attaque-terroriste-a-romans-sur-isere-samedi-4-avril-2020/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/05/pourquoi-ce-nouvel-attentat-islamiste-du-4-avril-2020-a-romans-sur-isere/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/05/retour-du-deconnologue-et-ex-riverain-homere-sur-twitter/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/05/cyprien-luraghi-a-lance-un-appel-de-fonds-le-vendredi-3-avril-2020/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/06/messages-publics-de-jean-marc-donnadieu-en-ce-debut-avril-2020/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/06/michel-piccin-est-sorti-de-son-silence-le-3-avril-2020/

 

 

https://www.francebleu.fr/infos/societe/attaque-au-couteau-a-romans-la-deuxieme-victime-etait-de-chatillon-saint-jean-1586110129

Attaque au couteau à Romans-sur-Isère : la deuxième victime était de Châtillon-Saint-Jean

 

Dimanche 5 avril 2020 à 20:08 -

Par , France Bleu Drôme Ardèche

 

Après l’attaque au couteau à Romans-sur-Isère (Drôme) samedi, la commune de Châtillon-Saint-Jean est elle aussi sous le choc. Thierry Nivon, l’une des victimes, habitait le village. Il a été mortellement poignardé par l’assaillant alors qu’il faisait ses courses dans une boucherie.

La police scientifique s'est rendue dans la boucherie où Thierry Nivon a été tué
La police scientifique s’est rendue dans la boucherie où Thierry Nivon a été tué © Radio France – Claire Leys

 

Ce samedi, Thierry Nivon s’est rendu à Romans-sur-Isère (Drôme) pour faire de simples courses. L’homme de 55 ans a été poignardé à la boucherie Breyton, tué par l’assaillant avec un couteau appartenant au commerce. Cet homme était informaticien, il habitait à Châtillon-Saint-Jean. Dans la petite commune, les habitants sont choqués.

 

Le maire Gérard Fuhrer a rendu visite à l’épouse du défunt. Il aurait aimé pouvoir organiser un hommage pour son administré, mais le confinement empêche tout rassemblement. « Habituellement lorsqu’il y a un décès dans la commune, nous nous réunissions. C’est important de se soutenir, de se voir. Avec le coronavirus et le confinement, les malheurs s’ajoutent les uns aux autres et ce deuil est d’autant plus difficile à supporter », avoue le maire.

Des gestes de soutien, à distance

Pour témoigner de leur soutien, certains habitants ont allumé une bougie sur le rebord de leur fenêtre, d’autres ont publié des messages sur les réseaux sociaux. « Il n’y a pas que la présence physique qui compte, assure Gérard Fuhrer, on peut aussi être présent par la pensée ».

- - Visactu
- © Visactu

 

 

http://copainsdavant.linternaute.com/p/thierry-nivon-4352837

Thierry NIVON

  • CHATILLON SAINT JEAN

Parcours

Parcours scolaire

Parcours entreprise

  • INFOLOGIC  - Informaticien (Informatique)

    -  ValenceIngenieur systeme Architecture informatique

    1990 – 2006

  • VEGA SYSTEMS  - Informaticien (Informatique)

    -  Valence 2006 – 2007

  • Oikialog  - Informaticien (Informatique)

    -  LyonEncadrement technique sur des projets de sécurité informatique : Carte à puce, identifications biométriques

    2007 – 2009

  • Décalog  - Ingenieur developpemet

    -  Guilherand granges 2009 – 2010

  • GROUPAGORA  - Architecte logiciel

    -  Nimes 2010 – 2010

  • Maya-technologies

    -  Grenoble 2010 – 2012

  • MEDIANE SYSTEME

    -  Le pecqDéveloppements sur systèmes embarqués pour le medical

    2012 – maintenant

A propos

Général

  • Prénom Nom :

    Thierry NIVON

  • Vit à :

    CHATILLON SAINT JEAN, France

  • Né le :

    18 août 1965 (54 ans)

Ma vie aujourd’hui

  • Profession :

    Ingenieur Informatique/telecoms

Mes goûts et passions

Aucune information disponible

Voyages

Voyages dans le mondeJ’y suis allé

Je rêve d’y aller
J’y suis allé(e) :

 

https://www.verif.com/societe/NIVON-THIERRY-817449382/

 

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/attaque-de-romans-sur-isere-les-trous-de-memoire-du-suspect-et-sa-peur-du-coronavirus-06-04-2020-8294874.php

Les confidences du tueur au couteau de Romans-sur-Isère

 

Abdallah Ahmed-Osman, l’auteur de l’attaque au couteau samedi, a expliqué qu’il s’était senti « en ligne avec la religion » après avoir commis son massacre.

 

 A Romans-sur-Isère (Drôme) l’attaque au couteau d’Abdallah Ahmed-Osman a fait deux morts et cinq blessés.
A Romans-sur-Isère (Drôme) l’attaque au couteau d’Abdallah Ahmed-Osman a fait deux morts et cinq blessés.  AFP/Jeff Pachoud

 

Par Jérémie Pham-Lê
Le 6 avril 2020 à 14h54, modifié le 6 avril 2020 à 20h33

Abdallah Ahmed-Osman est-il un djihadiste adepte de la dissimulation ? Ou un réfugié qui a trouvé dans la violence et la religion un exutoire à son mal-être ? Trois jours après avoir semé la mort et l’effroi dans le centre-ville de Romans-sur-Isère (Drôme) avec un couteau, faisant deux morts et cinq blessés, le Soudanais de 33 ans s’est longuement livré.

Selon des sources concordantes, Ahmed-Osman a reconnu être l’auteur de l’attaque en garde à vue, oscillant entre déclarations paranoïaques, trous de mémoire et sentiment de satisfaction. Le jeune Soudanais, arrivé en France en 2016, a expliqué qu’il se sentait « épié et menacé par tout le monde » lorsqu’il est passé à l’action à Romans samedi. Il résume son massacre à un « pétage de plombs ». « En attaquant les passants, il dit qu’il a voulu se défendre et se protéger, confie un proche de l’enquête. Mais en même temps, il déclare qu’il s’est senti en ligne avec la religion une fois qu’il avait terminé. » Raison pour laquelle il psalmodiait à genoux lors de son interpellation. A certaines questions précises sur le déroulé de l’attaque, le terroriste présumé a répondu : « Je ne me souviens plus ».

VIDÉO. Romans-sur-Isère : deux morts et cinq blessés dans une attaque au couteau

Devant les enquêteurs, Ahmed-Osman a aussi décrit un certain mal-être, qu’il impute notamment au confinement. Il aurait mal vécu d’avoir été mis au chômage alors qu’il venait d’obtenir un emploi à la section maroquinerie d’une entreprise d’outillage de découpe de la Drôme. Le jeune réfugié a également raconté être allé à l’hôpital de Romans « six jours » avant l’attaque car il pensait être contaminé par le Covid-19. Le personnel soignant l’aurait renvoyé chez lui avec des médicaments, sans le tester. Avec le recul, Ahmed-Osman pense que ses symptômes relevaient surtout « de l’angoisse ». Les policiers tentaient hier de retrouver trace de cette consultation et vérifier s’il a séjourné en établissements psychiatriques, notamment à Grenoble (Isère) où il a vécu entre 2016 et 2018. Selon nos informations, des anxiolytiques ont été découverts lors de la perquisition à son appartement de Romans.

« C’est un profil proche de celui de l’auteur de l’attaque de Villejuif [le 3 janvier 2020, NDLR] avec une certaine fragilité psychologique, souligne un connaisseur du dossier. Le discours djihadiste semble avoir eu une influence sur son passage à l’acte et la religion serait l’élément déclencheur. Pour autant, il n’assume pas son appartenance à une organisation terroriste. » En garde à vue, Abdallah Ahmed-Osman s’est en effet décrit comme un musulman à la pratique modérée, respectant la prière et se rendant épisodiquement à la mosquée de Romans. « Chez le suspect, il y a un cocktail de psychiatrie, de mal-être du réfugié, de ressentiment sur sa place dans notre société et de religion, observe une source policière. En l’espèce, le confinement a sûrement joué un rôle. »

A son domicile, les enquêteurs ont saisi un tapis de prière, un coran ainsi qu’un texte manuscrit dans lequel Ahmed-Osman convoque l’imagerie djihadiste. « Je vous implore pour que nous ayons le pardon. C’est ce qu’attend tout combattant […] Je ne veux plus vivre dans ce pays de mécréant », écrit le jeune Soudanais dans un mélange de français et d’arabe. Les témoins de l’attaque ont par ailleurs décrit un assaillant « le regard hagard », « très déterminé à tuer ». A l’une des victimes, Ahmed-Osman a demandé si elle était de confession musulmane.

Aucune lettre de revendication ou d’allégeance à une organisation terroriste n’a néanmoins été retrouvée à ce jour. Les nombreux témoins interrogés – commerçants, voisins, amis et employeur du suspect – ont dit n’avoir décelé aucun signe de radicalisation mais ont décrit un homme « anxieux et dépressif » ces jours-ci, « aigri » par le confinement. Les exploitations de ses supports informatiques, en vue de retrouver éventuellement de la documentation djihadiste ou des recherches préparatoires, sont toujours en cours. En garde à vue, Abdallah Ahmed-Osman a accepté de donner les codes de son smartphone. Cinq autres téléphones de modèles très anciens ont été saisis chez lui ainsi qu’une clé USB.

Ce lundi soir, Ahmed-Osman a été transféré dans les locaux de la sous-direction antiterroriste (SDAT), co-saisie de l’enquête avec la police judiciaire de Lyon et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). De même qu’un ami du suspect, Mustapha A.M. Ce Soudanais de 28 ans avait été interpellé samedi dans l’immeuble du suspect à qui il rendait visite, inquiet de son état fébrile. La veille, il lui avait confié son inquiétude à l’idée d’être malade du Covid-19 et son désarroi vis-à-vis des mesures de confinement. Les deux hommes, tous deux réfugiés, se sont rencontrés il y a quelques mois à l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) de Romans-sur-Isère, où Ahmed-Osman suivait une formation en maroquinerie. Un troisième homme, colocataire de Mustapha A-M., a été remis en liberté ce lundi après-midi.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Attaque_du_4_avril_2020_%C3%A0_Romans-sur-Is%C3%A8re

Attaque du 4 avril 2020 à Romans-sur-Isère

Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Attentat de Romans-sur-Isère du 4 avril 2020 : premier bilan dans AC ! Brest 45px-Circle-icons-caution.svg
L’admissibilité de cette page est actuellement débattue.Vous êtes invité à donner votre avis sur cette page de discussion, de manière argumentée en vous aidant notamment des critères d’admissibilité ou en présentant des sources extérieures et sérieuses.Merci de ne pas retirer cet avertissement tant que la discussion n’est pas close.
Conseils d’utilisation
45px-Ambox_currentevent.svg dans Attentats
Cet article concerne un événement récent ou en cours (4 avril 2020).Ces informations peuvent manquer de recul, ne pas prendre en compte des développements récents ou changer à mesure que l’événement progresse. Le titre lui-même peut être provisoire. N’hésitez pas à l’améliorer en veillant à citer vos sources.
La dernière modification de cette page a été faite le 7 avril 2020 à 07:31.
45px-Scale_icon_white-orange.svg dans Calomnie
Cet article est lié à une affaire judiciaire en cours.Le texte peut changer fréquemment, n’est peut-être pas à jour et peut manquer de recul.Le titre et la description de l’acte concerné reposent sur la qualification juridique retenue lors de la rédaction de l’article et peuvent évoluer en même temps que celle-ci.N’hésitez pas à participer de manière neutre et objective, en citant vos sources et en n’oubliant pas que, dans nombre de systèmes judiciaires, toute personne est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement et définitivement établie.
La dernière modification de cette page a été faite le 7 avril 2020 à 07:31.
Attaque du 4 avril 2020 à Romans-sur-Isère

Localisation Romans-sur-Isère, Drôme, Drapeau de la France France
Cible Civils
Coordonnées 45° 02′ 47″ nord, 5° 03′ 06″ est
Date 4 avril 2020
10h45 (UTC+2)
Type Attaque au couteau
Armes Couteau
Morts 2
Blessés 5
Auteurs Abdallah Ahmed-Osman
Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)

Attaque du 4 avril 2020 à Romans-sur-Isère
modifier Consultez la documentation du modèle

L’attaque du 4 avril 2020 est un acte terroriste au couteau perpétré en France, le 4 avril 2020, dans le centre-ville de Romans-sur-Isère durant la période de confinement en raison de la pandémie de Covid-19.

Il est le fait d’un réfugié soudanais Abdallah Ahmed-Osman rapidement interpellé après ses actes en train de prier. Durant son passage à l’acte, il tue deux passants et en blesse cinq autres, leur demandant s’ils sont de confession musulmane1.

Faits

L’attaque a lieu durant la période de confinement en raison de la pandémie de Covid-19. Le 4 avril 2020, vers 10h45, un homme rentre dans un bureau de tabac de Romans-sur-Isère et poignarde un client. Puis, il se rend dans une boulangerie et continue ses attaques. Ensuite, il poignarde des passants dans le centre ville. Il poursuit son périple meurtrier durant plusieurs minutes entre les rues Gally, Guillaume pour arriver au boulevard Dormoy. Là, il est arrêté par les équipages de police appelés. Les policiers trouvent sur lui le couteau qui a servi à l’agression ainsi qu’une carte de séjour.

Enquête

Le jour même, le Parquet national antiterroriste se saisit de l’affaire2,3. Le colocataire du suspect, un soudanais est placé en garde a vue. Puis le lendemain dans la matinée un troisième soudanais un proche du suspect est lui aussi placé en garde à vue. L’un d’eux avait vu Ahmed-Osman la veille de l’attaque, ce dernier se plaignait du confinement et avait peur d’avoir le coronavirus4.

Le Ministre de l’Intérieur Christophe Castaner se déplace le jour même des faits à Romans-sur-Isère à la rencontre du maire de la ville Marie-Hélène Thoraval, du préfet de la Drôme Hugues Toumouh, du directeur départemental de la sécurité publique Noël Fayet et du procureur de Valence Alex Perrin pour un état des lieux. Le Ministre qualifie aussitôt ce fait de « parcours terroriste » et salue le courage des équipages de police ayant intercepté Abdallah Hamed-Osman5.

Suspect

Le suspect, Abdallah Ahmed-Osman, âgé de 33 ans, est né en 1987 au Soudan est soudanais. Il a obtenu le statut de réfugié le 29 juin 2017 et un titre de séjour de dix ans cette même année6 délivré par la préfecture de l’Isère4. Il est célibataire, sans enfant et de confession musulmane7. Interrogée après l’attaque, la maire de Romans-sur-Isère Marie-Hélène Thoraval indique qu’elle ne savait pas que l’assaillant était présent sur le territoire de sa commune8. Avant de s’installer en fin d’année 2019 à Romans-sur-Isère dans un logement côte Jacquemart loué par une association, il est arrivé dans le département de la Drôme en juin 2018 et a vécu à Moras-en-Valloire7 de septembre 2018 à janvier 2020 où il avait un contrat de professionnalisation via l’Afpa de Romans dans une entreprise de maroquinerie9 dénommée Veyret Techniques Découpe où Hamed-Osman est passé d’intérim à un contrat de de CDD et devait obtenir un CDI prochainement10.

Suspicion de motivation terroriste

Le suspect aurait crié « Allah Akbar » au moment de lancer son agression. Lors de son arrestation, selon des policiers, il se serait mis à genoux et aurait récité la profession de foi des musulmans : « il n’est de Dieu que Dieu et Muhammad est son prophète »11. L’enquête retient rapidement la qualification d’attentat terroriste à caractère religieux. Le parquet anti terroriste souligne notamment que la perquisition effectuée au domicile du suspect a révélée des notes manuscrites en arabe dans lesquelles il « se plaint de vivre dans un pays de mécréants »12. Les enquêteurs mettent également la main sur cinq portables4.

Victimes

Il y a deux morts et cinq blessés13, dont deux toujours en soins intensifs au lendemain de l’attaque14.

 
Nom Situation Age Infos Sources
Thierry Nivon Décédé 55 ans Ingénieur informatique, il est tué alors qu’il faisait ses courses à la boucherie. 15,16
Julien Vinson Décédé 44 ans Copropriétaire du café-théâtre « La Charette » à Romans, il est tué devant son fils de douze ans. 16
Serge Fournier Blessé 65 ans Buraliste à Romans. Blessé et en état très grave. 16,1
Ghislaine A. Blessée 49 ans Buraliste à Romans. 16,1
Abdellak M. Blessé 59 ans Blessé dans le dos. 16,1
Jean-François S. Blessé 63 ans Travaille dans la soudure et l’électricité. Victime d’une perforation du poumon. 16,1
Emmanuelle B. Blessée 38 ans Professeure de sport, blessée à la cuisse. 16,1

Notes et références

 [masquer]

v · m
Organisations et participants présumés
Attentats
2012
2013
2015
2016
2017
2018
2019
2020
Répercussions
Articles liés

 

 

https://www.ladepeche.fr/2020/04/04/les-principaux-attentats-islamistes-en-france-depuis-janvier-2015,8833120.php

Les principaux attentats islamistes en France depuis janvier 2015

  • Place de la République à Paris, le 15 novembre 2015.

    Place de la République à Paris, le 15 novembre 2015. Photo AFP
Publié le 04/04/2020 à 20:43

l’essentiel

 

L’attaque survenue à Romans-sur-Isère dans la Drôme ce samedi matin s’ajoute à la longue liste des attques terroriste survenues en France depuis cinq ans.

Rappel des attentats islamistes meurtriers commis depuis 2015 en France, après que le parquet national antiterroriste s’est saisi de l’enquête sur l’attaque au couteau ayant fait deux morts et quatre blessés à Romans-sur-Isère dimanche.

Depuis janvier 2015, ces attentats, attribués ou revendiqués par la mouvance islamiste, ont fait plus de 250 morts.

 

close
volume_off

A lire aussi : Attaque au couteau de Romans-sur-Isère : ce que l’on sait de la tuerie qui a fait deux morts

2020

- 3 janvier: Nathan C., un jeune homme de 22 ans converti à l’islam depuis 2017 et atteint de troubles psychiatriques, attaque des promeneurs aux cris « d’Allah Akbar » dans un parc de Villejuif (Val-de-Marne), tuant un homme et blessant deux femmes, avant d’être abattu par la police.

2019

- 3 octobre : un informaticien travaillant à la Direction du renseignement, Mickaël Harpon, poignarde à mort trois policiers et un agent administratif dans l’enceinte de la préfecture de police de Paris, avant d’être abattu. L’enquête, confiée à des juges antiterroristes, n’a pas encore déterminé, les motivations de cet agent soupçonné de radicalisation.

2018

- 11 décembre : Chérif Chekatt, un homme de 29 ans fiché « S » pour sa radicalisation islamiste, ouvre le feu sur des passants au coeur du marché de Noël de Strasbourg et en attaque d’autres à coups de couteau: cinq morts, onze blessés. L’assaillant est abattu après deux jours de traque. Peu après l’annonce de sa mort, il est adoubé « soldat de l’Etat islamique » par l’agence de propagande de l’EI.

- 23 mars : un Français d’origine marocaine de 25 ans, Radouane Lakdim, vole une voiture à Carcassonne en tuant le passager et blessant grièvement le conducteur. Il pénètre ensuite dans un supermarché de Trèbes, revendique être un « soldat » de l’EI et tue deux personnes. L’officier de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui s’est offert comme otage à la place d’une femme, est mortellement blessé à la gorge. Le jihadiste est abattu.

2017

- 1er octobre : un Tunisien de 29 ans, Ahmed Hanachi, tue deux jeunes femmes sur le parvis de la gare Saint-Charles à Marseille en criant « Allah Akbar », avant d’être abattu. L’attentat est revendiqué par l’EI.

- 20 avril : à Paris, un policier, Xavier Jugelé, est tué par balle et deux autres sont blessés sur les Champs-Élysées par un repris de justice de 39 ans, Karim Cheurfi, qui est abattu. L’EI revendique l’attentat.

2016

- 26 juillet : Jacques Hamel, un prêtre de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), est égorgé dans son église par deux jihadistes, Abdel Malik Petitjean et Adel Kermiche, qui sont abattus. L’assassinat est revendiqué par l’EI.

- 14 juillet : à Nice, un Tunisien de 31 ans, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, fonce dans la foule au volant d’un camion quelques instants après le feu d’artifice, tuant 86 personnes et en blessant plus de 400. Il est tué par la police. L’attaque est revendiquée par l’EI.

- 13 juin : un policier de Magnanville (Yvelines) et sa compagne sont assassinés chez eux par un jihadiste de 25 ans. Larossi Abballa, qui avait revendiqué son action au nom de l’EI, est abattu.

2015

- 13 novembre : la France est frappée par les pires attentats de son histoire. Neuf jihadistes font 130 morts et plus de 350 blessés à Paris, dans la salle de concert du Bataclan (90 morts), aux terrasses de bars et restaurants (39 morts) et près du Stade de France (un mort). L’EI revendique les attaques.

- 26 juin : Yassin Salhi tue et décapite son patron Hervé Cornara à Chassieu (Rhône), puis tente de faire exploser l’usine de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) en précipitant son fourgon contre des bouteilles de gaz. Il est arrêté.

- 19 avril : Sid Ahmed Ghlam, un étudiant algérien fiché S et en possession d’armes de guerre, est arrêté à Paris alors qu’il projetait d’attaquer une église de Villejuif. Il est soupçonné d’avoir tué une femme après une rencontre imprévue qui aurait contrecarré ses plans.

- 7-9 janvier : les frères Chérif et Saïd Kouachi tuent 12 personnes, le 7, au siège de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo à Paris. Après deux jours de cavale, les deux islamistes radicaux, qui se réclament d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), sont abattus. Le 8, Amedy Coulibaly tue une policière à Montrouge (Hauts-de-Seine). Le lendemain, le délinquant radicalisé qui se revendique de l’EI tue quatre otages, tous juifs, dans un supermarché casher de l’est parisien. Il est abattu dans l’assaut.

La Rédaction

 

Attentat de Nice : le profil du terroriste présumé se précise

Originaire de Msaken, dans la banlieue de Sousse, en Tunisie, où il est né le 3 ou le 31 janvier 1985 selon les sources, ce Tunisien de 31 ans vivait en France depuis 2005.

Il travaillait comme chauffeur-livreur, comme NEMROD34 avec qui il a d’autres points communs, et avait obtenu son permis poids lourd il y a moins d’un an.

Selon ses proches, il avait des problèmes psychologiques depuis 2002 et avait consulté plusieurs spécialistes en Tunisie avant de rejoindre la France en 2005.

Violent, consommateur de drogues diverses et d’alcool, il faisait des crises et déféquait partout, tel le malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Il a eu affaire à la justice à plusieurs reprises pour des faits de violences, vols et dégradations commis entre 2010 et 2016 et a été condamné à six mois de prison avec sursis pour des violences volontaires avec arme en mars 2016, mais n’aurait jamais fait de prison.

Marié avec une Franco-tunisienne originaire de Nice depuis une dizaine d’années, père de trois enfants, en instance de divorce, il vivait depuis deux ans séparé de sa femme qui avait porté plainte contre lui pour violences conjugales et ne se rendait plus chez elle depuis trois mois. Il n’aurait pas accepté cette séparation et se serait subitement radicalisé deux semaines avant l’attentat, ce qu’il aurait déclaré à son entourage en évoquant l’Etat islamique.

Il a vidé son compte en une semaine et vendu sa voiture le 13 juillet 2016.

Il avait loué en personne son camion de 19 tonnes le 11 juillet 2016 à Saint-Laurent-du-Var et effectué des repérages sur la Promenade des Anglais les 12 et 13 juillet 2016.

Sept personnes sont actuellement en garde à vue, parmi lesquelles sa femme et des figures du banditisme local qu’il a contactées dans les heures ou les minutes ayant précédé la tuerie.

Des relations indirectes avec des djihadistes niçois sont évoquées.

Un SMS intrigue particulièrement les enquêteurs.

 

http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaque-au-camion-a-nice/qui-etait-mohamed-lahouaiej-bouhlel-le-terroriste-presume-de-nice_1548369.html

Qui était Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, l’auteur de l’attentat à Nice ?

 

Ce Tunisien de 31 ans se serait  »radicalisé très rapidement », a affirmé Bernard Cazeneuve samedi.

 

Une copie du permis de séjour de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, diffusée par la police de 15 juillet 2016.
Une copie du permis de séjour de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, diffusée par la police de 15 juillet 2016. (AFP)

Attentat de Nice : le profil du terroriste présumé se précise dans Attentats francetv.infoMarie-Violette Bernard, Fabien Magnenou

Mis à jour le 16/07/2016 | 17:04, publié le 15/07/2016 | 14:41

L’auteur de l’attentat à Nice (Alpes-Maritimes) a été « formellement identifié », vendredi 15 juillet. Les papiers d’identité retrouvés dans le camion et les empreintes du tueur ont confirmé qu’il s’agissait de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un Tunisien de 31 ans. Francetv info revient sur ce que l’on sait de cet homme, qui a tué au moins 84 personnes et fait plus de 200 blessés sur la promenade des Anglais, lors des festivités du 14-Juillet.

>> Attentat à Nice : suivez les dernières informations en direct

Un Tunisien, père de trois enfants et  »violent »

Mohamed Lahouaiej-Bouhlel est né le 3 janvier 1985 à Msaken, dans la banlieue de Sousse (Tunisie). La famille du tueur n’avait presque plus de contact avec lui depuis qu’il s’était installé à Nice. « Quand il est parti en France nous ne savions plus rien de lui », a indiqué son père, Mohamed Mondher Lahouaiej-Bouhlel.

Le trentenaire était  » un homme assez ordinaire, arrivé de Tunisie il y a quelques années, selon un voisin cité par France Info. Il était chauffeur-livreur et venait d’obtenir depuis moins d’un an son permis poids lourd. » Une dizaine de voisins interrogés par l’AFP ont décrit ce père de trois enfants comme « solitaire » et « silencieux ».

Mohamed Lahouaiej-Boulhel était en instance de divorce avec sa femme, selon Walid, un ami d’enfance de cette dernière interrogé par LibérationL’homme est accusé d’avoir été violent avec elle. « Il battait sa femme et celle-ci avait même porté plainte contre lui pour coups et blessures », affime Walid. « Sa femme nous avait parlé des violences dont elle était victime de sa part, abonde une voisine dans les colonnes du Parisien. Des violences verbales mais aussi physiques. »

Il souffrait de problèmes psychologiques

Mohamed Lahouaiej-Bouhlel souffrait de  »problèmes psychologiques » selon sa soeur, Rabeb Bouhlel, interrogée par Reuters. « Nous avons remis à la police des documents qui prouvent qu’il a consulté des psychologues pendant plusieurs années », a-t-elle ajouté.

« De 2002 à 2004, il a eu des problèmes qui ont provoqué une dépression nerveuse, a précisé son père, Mohamed Mondher Lahouaiej-Bouhlel. Il devenait colérique, il criait, il cassait tout ce qu’il trouvait devant lui. » Sa famille l’avait alors emmené chez le médecin, qui lui avait prescrit des médicaments pour lutter contre ces crises nerveuses.

Chemceddine Hamouda, un psychologue qui l’avait rencontré en 2004, a expliqué à L’Express que le tueur présentait à l’époque un « début de psychose ». « Il souffrait d’une altération de la réalité, du discernement et de troubles du comportement, a-t-il indiqué. En plus d’avoir décroché scolairement, il avait des problèmes avec son corps, il ne se sentait pas très beau et ressentait le besoin de faire de la musculation. »

« Il n’y avait rien dans son comportement qui laissait présager un tel massacre », selon le psychologue. « Un telle violence nécessite forcément un endoctrinement, un délire de radicalisation en parallèle de ses problèmes psychologiques, a-t-il ajouté. Ce n’est pas l’acte d’un fou, c’est un acte prémédité et exécuté. Il y a forcément eu une préparation mentale. »

Il n’était pas connu des services de renseignement

Mohamed Lahouaiej-Bouhlel n’était pas connu des services antiterroristes et n’avait jamais été signalé pour radicalisation. « Il ne s’était pas distingué, au cours des années passées, soit par des condamnations soit par son activité, par une adhésion à l’idéologie islamiste radicale », a précisé le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, samedi 16 juillet.

Le tueur était toutefois connu des services de police pour des faits de petites délinquance. Il avait fait l’objet d’un contrôle judiciaire, après une bagarre l’ayant opposé à un automobiliste, au mois de janvier. « On voit bien que la gravité des faits n’a rien à voir avec ce qui lui est aujourd’hui reproché, son intensité, a déclaré le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, invité de RTL samedi 16 juillet. Son passé pénal n’annonce en rien les actes dont il est aujourd’hui accusé. »

Son avocat commis d’office au moment des faits, Corentin Delobel, abonde. « Quand je l’ai défendu en mars, il n’avait pas de problème psychologique apparent, et il n’avait pas l’air d’un radicalisé, a-t-il expliqué à francetv info. Il n’avait ni le look du ‘barbu’ très religieux ni le profil d’un tueur de masse. Il ressemblait au petit criminel de droit commun, avec un petit casier. »

Mohamed Lahouaiej-Bouhlel n’avait toutefois « rien d’agréable à défendre ». « il n’était pas du tout respectueux des policiers ou de la justice, précise son ancien avocat. Il était très calme, nonchalant, désinvolte. Rien ne semblait pouvoir l’atteindre. »

Il se serait « radicalisé très rapidement »

Selon Mohamed Mondher Lahouaiej-Bouhlel, son fils n’avait « aucun lien avec la religion »« Il ne faisait pas la prière, il ne jeûnait pas, il buvait de l’alcool, il se droguait même », a-t-il raconté. Interrogé par France Info, un voisin de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel évoque quant à lui  »un homme « pas très religieux (…) qui aime les filles et la salsa ».

« Il semble que [Mohamed Lahouaiej-Bouhlel] se soit radicalisé très rapidement, a affirmé Bernard Cazeneuve samedi 16 juillet. En tous les cas, ce sont les premiers éléments qui apparaissent à travers les témoignages de son entourage. »

Cinq personnes, dont l’épouse du tueur, étaient toujours placées en garde à vue samedi 16 juillet, dans le cadre de l’enquête sur l’attentat à Nice. Les auditions « sembleraient aller dans le sens d’un basculement récent vers l’islam radical », mais le groupe Etat islamique « n’est pas à ce stade mentionné », a précisé une source policière à l’AFP.

Ses motivations restent floues

Aucun document de propagande jihadiste n’a été retrouvé à l’intérieur du camion utilisé par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel. Le parquet antiterroriste de Paris a toutefois ouvert une enquête pour assassinat et tentative d’assassinat en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste. L’exploitation du matériel informatique saisi lors de perquisitions menées aux deux adresses connues du chauffeur devrait permettre d’en savoir plus sur les raisons de son passage à l’acte.

Il est toutefois certain que l’attaque a été préméditée. Mohamed Lahouaiej-Bouhlel avait loué le poids lourd trois jours avant de foncer sur la foule. Il a « sans doute effectué des repérages pour savoir comment il allait aborder la promenade des Anglais », a affirmé une source proche du dossier à l’AFP.

Mohamed Lahouaiej-Bouhlel était en outre « en relation avec des personnes elles-mêmes en contact avec des islamistes radicaux », a affirmé une source proche du dossier à l’AFP. « Mais à ce stade des investigations, cela ne prouve rien » quant à d’éventuelles complicités.

 

http://www.liberation.fr/france/2016/07/16/qui-etait-mohamed-lahouaiej-bouhlel-l-auteur-de-l-attentat-de-nice_1466632

Qui était Mohamed Lahouaiej Bouhlel, l’auteur de l’attentat de Nice ?

 

Par Stéphanie Harounyan, envoyée spéciale à Nice et Sylvain Mouillard, envoyé spécial à Nice — 16 juillet 2016 à 20:23
Copie du permis de séjour de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, obtenue le 15 juillet 2015 auprès de la police française Photo -. AFP

  • Qui était Mohamed Lahouaiej Bouhlel, l’auteur de l’attentat de Nice ?

48 heures après la tuerie perpétrée sur la promenade des Anglais, qui a fait au moins 84 morts et plus de 200 blessés, le profil de l’auteur de cette attaque meurtrière, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, 31 ans, commence à s’étoffer. De sa jeunesse en Tunisie à son mariage houleux, en passant par ses antécédents judiciaires et une supposée radicalisation expresse, Libération fait le point.

Quel est le parcours de Mohamed Bouhlel ?

Né en janvier 1985, Mohamed Lahouaiej Bouhlel était originaire de Msaken, une ville située au sud de Sousse (Tunisie). Très peu d’éléments ont filtré sur sa jeunesse dans son pays d’origine. Tout juste sait-on que l’homme s’est marié il y a une dizaine d’années avec H., une jeune fille du même âge que lui, originaire de Nice.

Le couple commence sa vie commune en France aux alentours de 2008. C’est en tout cas à cette période que Mohamed Lahouaiej Bouhlel aurait reçu une carte de séjour temporaire au titre de la vie privée et familiale, selon un document publié sur Internet.

A lire aussi Nice, la nuit de l’apocalypse

Quelle est sa personnalité ?

Très vite, la vie conjugale du couple, qui a trois enfants en bas âge et vit au nord de Nice, se détériore. «Il faisait la misère à sa femme», raconte Karim (le prénom a été modifié à la demande de l’intéressé), habitant de son ancien quartier. Des faits de violences sont signalés aux autorités. Plusieurs mains courantes auraient été déposées, ainsi qu’une plainte, prélude d’une procédure de divorce qui serait encore en cours. Les proches de son ex-épouse affirment que Mohamed Lahouaiej Bouhlel était peu présent pour sa famille. D’autres décrivent un homme porté sur la boisson et volage, capable d’accès de colère et de violence. «Il faisait vraiment des trucs bizarres, glisse Karim. Il urinait et déféquait dans son appartement. Une fois, il a aussi frappé sa belle-mère.» Tous décrivent un «fou», «à la limite de la psychiatrie». Rien à voir, en tout cas, avec le comportement de sa belle-famille, très appréciée dans le quartier.

Après sa séparation, il y a environ deux ans, Mohamed Lahouaiej Bouhlel quitte le quartier «Bateco» pour celui des anciens abattoirs, à l’est de Nice. Dans un immeuble à la façade jaune de trois étages, il habite au premier. Jasmine, qui demeure au rez-de-chaussée, affirme que l’individu ne retournait jamais ses salutations. «Ses yeux me faisaient peur. Il me fixait. J’ai même dit à mes enfants de ne plus lui répondre.» Pour la plupart des anciens voisins que Libération a pu rencontrer, Mohamed Lahouaiej Bouhlel faisait avant tout figure d’homme solitaire, qui serait presque passé sous les radars de la société. Tous se raccrochent à des détails presque insignifiants, de son régime alimentaire («Il aimait la mortadelle», «Il achetait des baguettes tradition») à sa vie sentimentale («Il aimait les femmes»).

Même avec la Tunisie, son pays d’origine, Mohamed Lahouaiej Bouhlel ne semble pas avoir maintenu de liens. Interrogé par plusieurs médias, son père a évoqué la passe difficile traversée par son fils entre 2002 et 2004. «Il a eu des problèmes qui ont provoqué une dépression nerveuse. Il devenait colérique, il criait, il cassait tout ce qu’il trouvait devant lui.» Selon lui, son fils, n’avait «aucun lien avec la religion». «Il ne faisait pas la prière, il ne jeûnait pas, il buvait de l’alcool, il se droguait même», a-t-il raconté. Une description corroborée par ses anciens voisins : «Il buvait, mangeait du porc, n’allait jamais à la mosquée, soulignent-ils. Rien à voir avec l’islam.»

A lire aussiRéserve opérationnelle, plan Orsec… Le point sur les annonces de Hollande

Que faisait-il à Nice ?

Mohamed Lahouaiej Bouhlel travaillait pour une entreprise de transport dans la plaine du Var, près de Nice. «Il faisait de la livraison de colis sur palette, indique Karim. On appelle ça de la messagerie. Je suis chauffeur moi-même, c’est un métier où on est seul, où on gamberge beaucoup. Soit on met ses idées en place, soit on les déplace, ça dépend de sa personnalité. On peut vite devenir parano, selon qui vous êtes.» Dans la résidence de son ex-compagne, les habitants voyaient régulièrement son camion vert stationné sur le parking. «Mais depuis trois mois, ce n’était plus le cas», remarque Mourad, un autre ancien voisin. Quand il vivait encore ici avec son épouse, les résidents le croisaient parfois, avec ses enfants, sans vraiment discuter avec lui. «C’était bonjour-au revoir, c’était tout», reprend Mourad, qui décrit un homme «bizarre, méchant».

Les seuls loisirs connus de cet homme costaud semblent être la musculation et la boxe, plus précisément le MMA – le Mix Martial art -, un sport de combat aussi appelé free fight où quasiment tous les coups sont permis. «Il était très soucieux de son apparence», raconte un ancien voisin. Sinon, pas grand-chose. Pas de bar habituel, pas d’amis ou de relations connues pour l’instant. Près de son nouvel appartement, le jeune boulanger se souvient d’un homme taiseux, passant deux fois par jour, matin et soir, acheter son pain qu’il désignait simplement d’un geste de la main. «Quand je le croisais en dehors, il me parlait vite fait, juste bonjour, précise-t-il. Mais il n’est jamais venu s’asseoir à la terrasse.»

A lire aussi Face à la menace, l’impuissance maximale

A-t-il des antécédents judiciaires ?

Le casier judiciaire de Mohamed Lahouaiej Bouhlel ne présente que quelques lignes, «deux ou trois mentions, pas plus», explique Corentin Delobel. Cet avocat au barreau de Nice l’avait défendu en mars dernier, alors qu’il était jugé après une altercation au volant. Mohamed Bouhlel avait alors écopé de six mois de prison avec sursis pour avoir attaqué un autre automobiliste avec une planche de palette de bois, suite à une dispute qui avait mal tourné.

Commis d’office, l’avocat décrit un homme «dans la réserve, un peu nonchalant, du moins qui minimisait son geste et qui savait que cette affaire n’irait pas très loin». Rien dans son comportement, assure-t-il, ne lui avait paru suspect à l’époque. «Il ne montrait aucun signe de troubles psychologiques éventuels.» Son client était certes violent : avant la condamnation de mars, il avait déjà eu affaire à la justice, pour des faits de violences conjugales et de vol commis à partir de 2010.

Mais rien, dans ces délits, n’annonçait l’ampleur de la violence à laquelle il s’est livré le soir du 14 Juillet. Le procureur de la République de Paris a également indiqué, vendredi, que le trentenaire était «totalement inconnu des services de renseignement» et ne faisait l’objet d’aucun signalement pour une quelconque radicalisation (notamment via une fiche S).

A lire aussi Attentat de Nice et l’armée des ombres

S’est-il radicalisé «très rapidement» ?

Interrogé sur RTL, Jean-Jacques Urvoas, le ministre de la Justice, a affirmé que le passé pénal de Mohamed Lahouaiej Bouhlel n’annonçait «en rien les actes dont il est aujourd’hui accusé. Il n’a jamais fait de prison, jamais !» Pourtant, la revendication de l’attentat formulée par Daech ce samedi laisse entendre que l’auteur de l’attaque meurtrière du 14 Juillet aurait pu avoir des liens avec l’organisation terroriste, si récents et ténus soient-ils. L’enquête devra faire la lumière sur cet aspect, les premières investigations n’ayant pour l’heure mis au jour aucun testament, revendication posthume ou allégeance à l’Etat islamique.

Selon le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, «il semble qu’il [Lahouaiej Bouhlel] se soit radicalisé très rapidement». D’après le Monde, ces éléments ont émergé des interrogatoires des cinq personnes placées en garde à vue depuis l’attaque de jeudi soir, des proches du forcené. Selon le quotidien, «certains noms intéressants sont apparus parmi ses contacts. Une autre source évoque des relations communes avec Omar Diaby, une figure du djihadisme niçois proche d’Al-Nusra, et non de l’EI».

Interrogé par Libération, Corentin Delobel, l’avocat de Mohamed Lahouaiej Bouhlel lors de son dernier passage en justice en mars, est formel : «il n’avait aucun discours, aucune référence» pouvant laisser penser qu’il était dans un processus de radicalisation. «Quand on le voit, ce n’est pas du tout l’image qu’il donnait», assure-t-il. Karim, l’ancien voisin, est encore plus direct : «Si lui est terroriste, moi je suis Obama ! Ce mec a pété un câble.» Un profil inédit pour les policiers chargés de la lutte antiterroriste, qui pourrait poser de nouveaux défis.

 

http://www.la-croix.com/France/Les-troubles-psy-et-la-radicalisation-du-tueur-de-Nice-2016-07-16-1200776227

Tueur de Nice, une radicalisation rapide

 

La Croix, le 16/07/2016 à 17h35

 

Le profil de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, l’auteur du carnage de Nice, qui mêle troubles psychiatriques et radicalisation rapide, reste difficile à saisir.

A Nice, le 17 juillet, hommage aux victimes de l’attentat du 14 juillet.

ZOOM A Nice, le 17 juillet, hommage aux victimes de l’attentat du 14 juillet. / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT/AFP

L’identité du tueur de Nice a été vite connue, car il avait laissé ses papiers d’identité dans le camion qui a servi d’arme à ses crimes. Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, 31 ans, était Tunisien. Il est né le 31 janvier 1985 à Msaken dans la banlieue de Sousse (Tunisie).

Il avait épousé une Niçoise franco-tunisienne, dont il était séparé, et était père de trois enfants. Il vivait avant son divorce avec son ex-épouse dans un quartier du nord de Nice. Mais son dernier domicile connu était situé dans un quartier populaire de l’est de la ville. Il travaillait comme chauffeur livreur.

> A lire : notre dossier sur l’Attentat de Nice

Un homme instable et non pratiquant

Reproduction du permis de séjour de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, l’auteur de la tuerie jeudi 14 juillet à Nice. / -/AFP

Reproduction du permis de séjour de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, l’auteur de la tuerie jeudi 14 juillet à Nice. / -/AFP

L’homme a été décrit par ses anciens voisins comme n’ayant aucune pratique religieuse : il ne fréquentait pas la mosquée, ne faisait pas le Ramadan, s’habillait à l’occidentale, et dansait la salsa. Il buvait aussi des bières, selon les dires de plusieurs membres de l’Association cultuelle de Nice Nord.

Mais il se serait arrêté de boire de l’alcool ces derniers temps d’après une de ses voisines, à qui il avait tenté de louer récemment une boîte aux lettres et qui l’avait trouvé « bizarre ». Il est décrit par certains témoins, comme taciturne et distant mais d’autres le décrivent comme instable et violent, notamment envers son ex-femme.

Un passé psychiatrique, d’après sa famille

Le jeune homme aurait d’après sa famille fait une dépression au début des années 2000. « Il devenait colérique, il criait, il cassait tout ce qu’il trouvait devant lui », a affirmé son père, qui le décrit aussi comme un homme instable et violent. « Je l’ai emmené chez un psychiatre, il a pris ses traitements et il a dit qu’il était atteint d’une maladie vraiment très grave », a-t-il également confié à RTL.

Sa sœur a confirmé qu’il avait consulté plusieurs psychologues pendant des années avant de quitter la Tunisie et de rejoindre la France en 2005. « Mon frère avait des problèmes psychologiques et nous avons donné tous les documents le prouvant à la police », a dit Rabeb Bouhlel, interrogée par Reuters.

> À lire aussi : Daech revendique l’attentat de Nice

Inconnu des services de renseignement

En France, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel était connu de la justice pour des « faits de menaces, violences, vols et dégradations commis entre 2010 et 2016 ». Mais ce passé pénal n’annonçait « en rien les actes dont il est aujourd’hui accusé », a estimé samedi le ministre de la justice Jean-Jacques Urvoas. Et il n’aurait jamais fait de prison.

L’homme n’était en revanche pas « du tout connu des services de renseignement pour des activités liées à l’islamisme radical, et n’était pas fiché S », a déclaré à plusieurs reprises Bernard Cazeneuve

Même si le procureur de Paris François Molins, à la tête du parquet antiterroriste saisi de l’enquête, avait relevé dès vendredi que l’attaque de Nice correspondait « très exactement aux appels permanents au meurtre » des groupes djihadistes. Notamment à ceux de Daech qui appelle dans sa propagande à commettre des attaques avec les moyens du bord, comme, par exemple, des voitures.

Un acte revendiqué par l’EI

L’interrogation sur les liens entre son acte et l’EI a été levée. « L’auteur de l’opération (…) menée à Nice en France est un soldat de l’État islamique. Il a exécuté l’opération en réponse aux appels lancés pour prendre pour cible les ressortissants des pays de la coalition qui combat l’EI », a affirmé samedi l’agence Amaq, liée au groupe djihadiste, qui a revendiqué la tuerie de Nice, comme elle avait déjà revendiqué les attentats parisiens du 13 novembre

Mais les enquêteurs s’interrogeaient toujours samedi sur ses motivations.« Le tueur était en relation avec des personnes, elles-mêmes en contact avec des islamistes radicaux, affirme l’AFP, qui cite une source proche de l’enquête, mais à ce stade cela ne prouve rien et l’enquête devra établir s’il a bénéficié de complicités ». Son ex-épouse, et quatre hommes de son entourage ont été interpellés vendredi et samedi à Nice et placés en garde à vue.

Une radicalisation très récente ?

« Il semble » que l’auteur de l’attentat de Nice se soit « radicalisé très rapidement », a déclaré samedi Bernard Cazeneuve, évoquant « un attentat d’un type nouveau » qui « montre l’extrême difficulté de la lutte antiterroriste ».

À la sortie d’une réunion à l’Élysée, le ministre de l’intérieur a rappelé le fait que le Tunisien Mohamed Lahouaiej-Bouhlel « n’était pas connu des services de renseignement » et estimé que, désormais, « des individus sensibles au message de Daech s’engagent dans des actions extrêmement violentes sans nécessairement avoir participé aux combats, sans nécessairement avoir été entraînés ».

001-d95hm_1_600_960 dans Corruption

 

La Croix

 

http://www.europe1.fr/societe/attentat-de-nice-lahouaiej-bouhlel-avait-fait-des-reperages-avant-lattaque-2801407

Attentat de Nice : Lahouaiej-Bouhlel avait fait des repérages avant l’attaque

 

06h54, le 17 juillet 2016, modifié à 08h00, le 17 juillet 2016
Attentat de Nice : Lahouaiej-Bouhlel avait fait des repérages avant l'attaque
@ AFP
 

L’auteur de l’attentat de Nice avait effectué des repérages sur la Promenade des Anglais quelques jours avant l’attentat.

 

INFO EUROPE 1

 

Trois jours après l’attentat qui frappé Nice le 14-Juillet, l’enquête se poursuit et le profil de son auteur semble se préciser. Mohamed Lahouaiej-Bouhlel qui, selon le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, se serait « radicalisé très rapidement » et dont l’attentat a été revendiqué par le groupe Etat islamique avait notamment, selon les informations obtenues par Europe 1, fait des repérages les jours précédents l’attentat.

Deux séances de repérages. Au fil des investigations, les enquêteurs découvrent que Mohamed Lahouaiej-Bouhlel a minutieusement préparé son attentat. Après avoir loué, lui-même, ce camion blanc de 19 tonnes, il s’est livré à plusieurs repérages. Selon les informations obtenues par Europe 1, il s’est rendu deux fois sur la Promenade des Anglais, mardi 12 juillet et mercredi 13 juillet, soit la veille et l’avant-veille de l’attaque. Sur les enregistrements des caméras de vidéo-surveillance, il est possible de le voir au volant de son camion en train d’observer les lieux très attentivement.

Radicalisation très rapide. Pour les enquêteurs, ces éléments viennent confirmer qu’il s’agit bien d’un acte prémédité par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel. Décrit comme un homme violent, impulsif, qui maltraitait son ex-femme et ses enfants et qui ne fréquentait pas de mosquées, il s’était cependant étrangement arrêté de boire de l’alcool il y a deux semaines. Les policiers de l’anti-terrorisme cherchent donc toujours à comprendre comment le tueur a pu basculer si vite dans l’islam radical sans éveiller l’attention des services de renseignement.

L’homme avait certes appliqué parfaitement les consignes de l’Etat islamique qui parle de lui comme d’un « soldat », mais à ce stade son profil reste bien différent de celui des djihadistes qui ont déjà frappé la France.

 

 

http://www.europe1.fr/faits-divers/attentats-de-nice-le-point-sur-lenquete-2801521

Attentat de Nice : trois jours après, l’enquête avance

 

10h34, le 17 juillet 2016, modifié à 10h44, le 17 juillet 2016
Attentat de Nice : trois jours après, l'enquête avance
@ AFP
 

Les enquêteurs tentent d’établir les motivations du tueur et ses liens avec les réseaux djihadistes. Les interpellations se multiplient.

 

Trois jours après l’attentat qui a fait 84 morts sur la promenade des Anglais à Nice jeudi, les enquêteurs poursuivent leur travail d’investigation. Dès vendredi, l’identité du conducteur avait été établie grâce aux documents retrouvés dans le véhicule : le tueur est un ressortissant tunisien nommé Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un chauffeur-livreur de 31 ans à l’identité confirmée par les tests scientifiques. Depuis, une question se pose : s’agit-il de l’acte isolé d’un déséquilibré ou d’une commande de l’organisation Etat islamique, qui a revendiqué l’attentat samedi ? Europe 1 fait le point sur l’enquête.

  • L’acte semble avoir été prémédité

Selon nos informations diffusées dimanche, Mohamed Mahouaiej-Bouhlel aurait prémédité son geste, puisqu’il a repéré les lieux avec son poids lourd les 12 et 13 juillet derniers. Sur les enregistrements des caméras de vidéo-surveillance, il est possible de le voir au volant de son camion en train d’observer les lieux très attentivement. Pour les enquêteurs, ces éléments viennent confirmer qu’il s’agit bien d’un acte prémédité par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel.

Décrit comme un homme violent, impulsif, qui maltraitait son ex-femme et ses enfants et qui ne fréquentait pas de mosquées, il s’était cependant étrangement arrêté de boire de l’alcool il y a deux semaines. Les policiers de l’anti-terrorisme cherchent donc toujours à comprendre comment le tueur a pu basculer si vite dans l’islam radical sans éveiller l’attention des services de renseignement.

  • Une radicalisation « très rapide » selon Cazeneuve

Né près de Sousse, l’homme était titulaire d’une carte de séjour et résidait à Nice. Il était déjà connu de la police pour des affaires de petite délinquance, de violences conjugales, de vol et de violence avec arme. Mohamed Lahouaiej-Bouhlel avait été condamné une fois par le tribunal correctionnel de Nice à six mois de prison avec sursis, suite à une altercation après un accident de la circulation. Il avait été placé sous contrôle judiciaire en début d’année, mais la mesure avait pris fin en mars. En revanche, il était « totalement inconnu » des services de renseignement. Il n’a jamais été fiché pour radicalisation ni fait l’objet du moindre signalement, a indiqué le procureur de la République de Paris François Molins, vendredi en fin de journée, lors d’une conférence de presse.

Samedi, une source policière a affirmé que parmi les cinq personnes en garde à vue, certaines avaient évoqué un « basculement récent vers l’islam radical » du Tunisien de 31 ans. D’après le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, qui a parlé samedi matin, d’un « attentat de type nouveau », Mohamed Lahouaiej-Bouhlel  »semble s’être radicalisé très rapidement ». Le mode opératoire de l’attaque du chauffeur livreur – un camion fonçant sur une foule à vive allure – « correspond très exactement aux appels aux meurtres des ces organisations terroristes, tels qu’elles le prescrivent notamment dans leurs revues ou vidéos », a affirmé le procureur vendredi. L’enquête devra ainsi déterminer si le tueur a « d’éventuels liens avec les organisations criminelles terroristes islamistes », a indiqué François Molins. D’après Le Monde, le tueur de Nice aurait notamment quelques connaissances communes avec le Niçois Omar Diaby, « célèbre » recruteur pour le djihad.

  •  La question des complicités toujours en suspens…

Depuis vendredi, les interpellations se multiplient dans le cadre de l’enquête. Cinq personnes, dont l’ex-épouse de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, ont d’abord été appréhendées vendredi et samedi. Parmi eux, trois figures du banditisme local, qu’il avait contactés dans les heures précédant la tuerie. L’un d’eux aurait d’ailleurs confirmé sa radicalisation récente lors de son audition. Dimanche, deux nouvelles interpellations ont été réalisées.

  • … et la crédibilité de la revendication de l’EI aussi

La revendication est « tout a fait authentique », insiste Didier François, grand reporter à Europe 1. Elle a d’ailleurs été réalisée sur le canal habituel de l’Etat islamique, l’agence de presse officielle de l’EI, par le biais de laquelle les attentats de Bruxelles, ou plus récemment en France, l’assassinat du couple de policiers à Magnanville, ont déjà été revendiqués. C’est également sur le site d’Amaq que la tuerie d’Orlando, aux Etats-Unis, a été revendiquée.« On est donc bien face à une volonté de l’organisation d’assumer le massacre de Nice. Un peu comme une reconnaissance en paternité. L’organisation s’attribue l’acte, car elle estime que le mode d’action employé à l’appel général lancé correspond, et donc en assume la responsabilité », poursuit Didier François, qui estime que l’on est face à une revendication « légitime », mais « au niveau minimum ». Niveau minimum, car elle peut également être qualifiée d’opportuniste, la question reste en tout cas en suspens.

  • Les premiers témoignages des policiers

Dimanche, RMC a également publié les premiers extraits des procès-verbaux des policiers ayant tué le conducteur du camion. Ils confirment qu’il a bien ouvert le feu sur les forces de l’ordre, forçant les gardiens de la paix à ouvrir le feu, cachés derrière un palmier : J’ai tiré pour le neutraliser, j’ai tiré jusqu’à ce qu’il ne bouge plus « , explique l’un d’entre eux.

  • L’indemnisation des victimes est prévue

Si, pour le moment, la liste des victimes de l’attentat de Nice reste encore incomplète - seule une vingtaine de noms a été dévoilée – Juliette Méadel, la Secrétaire d’Etat chargée de l’aide aux victimes, a prévenu qu’il faudrait encore patienter car l’identification est une étape qui prendra encore plusieurs jours. En revanche, elle a affirmé que l’Etat indemnisera les premières victimes dès la fin de semaine prochaine.

 

http://www.lepoint.fr/societe/nice-ce-que-les-enqueteurs-savent-de-mohamed-lahouaiej-bouhlel-17-07-2016-2054993_23.php

Nice : ce que les enquêteurs savent de Mohamed Lahouaiej Bouhlel

 

Ce dimanche, de nouvelles informations indiquent que le tueur avait transmis plusieurs dizaines de milliers d’euros à sa famille en Tunisie quelques jours avant l’attaque.

 

6Médias avec AFP

Modifié le 17/07/2016 à 10:55 – Publié le 17/07/2016 à 10:40 | Le Point.fr
Mohamed Lahouaiej Bouhlel.
Mohamed Lahouaiej Bouhlel. © AFP PHOTO / POLICE FRANCAISE

 

L’enquête avance. Seulement deux jours après le terrible attentat qui a frappé la ville de Nice, faisant 84 morts et plus de 200 blessés, les forces de l’ordre commencent à remonter le fil des événements pour préciser le profil du tueur. Les enquêteurs remontent donc le fil des événements qui a précédé l’attaque du 14 juillet. Selon une source policière, qui se confie ce dimanche au JDD, « Mohamed Lahouaiej Bouhlel a vidé son compte en une semaine et vendu sa voiture la veille du 14 juillet, et il a déclaré sa radicalisation à son entourage ». Il précise cependant que ni drapeau noir, ni testament, ni contact direct avec la Syrie n’ont encore été établis.

Selon le Daily Mail, Mohamed Lahouaiej Bouhlel aurait transmis 84 000 £ (environ 100 000 euros/240 000 dinars) à sa famille en Tunisie quelques jours seulement avant l’attaque de Nice. Aucune information n’a cependant filtré sur l’origine de cette somme, dont le montant aurait été révélé par le frère du tueur. Selon lui, le terroriste aurait réussi à convaincre des amis de transmettre différentes sommes d’argent à des proches dans sa ville d’origine, Msaken.

Selon de nouvelles informations, l’homme aurait également repéré les lieux avec le poids lourd les 12 et 13 juillet derniers, ne laissant aucun doute sur la préméditation.

LIRE AUSSI L’intrigante personnalité du tueur de Nice

Des liens avec al-Nosra ?

L’enquête sur l’attentat est notamment enrichie par les nombreux témoignages recueillis par la police et les différentes perquisitions qui ont eu lieu dans les 48 dernières heures. Aussi, selon les informations du Monde , certains noms « intéressants » sont apparus lors de l’examen des contacts de Mohamed Lahouaiej Bouhlel, intéressants, c’est-à-dire susceptibles d’être connus des services pour des faits de radicalisation. Une autre source met en avant des relations communes avec Omar Diaby, une figure du djihadisme niçois proche d’al-Nosra, et non de l’État islamique. La présence d’éventuels complices n’a cependant pas été formellement établie, d’autant que l’homme n’avait jamais été signalé pour radicalisation, et n’était connu des services de police que pour des faits de délinquance, sans lien avec l’islam radical. Toutefois, selon Nice-Matin, des SMS équivoques ont été retrouvés dans le portable de Mohamed Lahouaiej Bouhlel. L’un d’entre eux – « J’ai le matériel » – indiquerait l’éventuelle présence d’un ou de complices.

Cinq personnes qui gravitaient dans l’entourage de Mohamed Lahouaiej Bouhlel ont été placées en garde à vue vendredi et samedi, dont sa femme, apportant également un éclairage sur sa « radicalisation » express. Deux interpellations de plus ont eu lieu ce dimanche matin. Au total, une centaine de personnes ont déjà été entendues par la police en moins de 48 heures. Beaucoup d’entre elles ont évoqué auprès des forces de l’ordre la religiosité du tueur. Une radicalisation très rapide évoquée ce samedi par le chef du gouvernement et le ministre de l’Intérieur, notamment après la revendication de l’attentat par le groupe État islamique. Mais, au vu du profil plutôt atypique du terroriste (marié avec des enfants, n’étant jamais allé en Syrie, jamais signalé comme radicalisé et décrit comme psychiquement instable selon des proches), l’enquête s’annonce particulièrement délicate pour les autorités.

 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/attentat-de-nice-ce-que-l-on-sait-sur-les-cinq-personnes-gardees-a-vue_1813031.html

Attentat de Nice: ce que l’on sait sur les sept personnes gardées à vue

Par LEXPRESS.fr , publié le 17/07/2016 à 06:55 , mis à jour à 09:34

L'entourage de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, l'auteur de l'attaque au camion à Nice (Alpes-Maritimes), est passé au crible.
L’entourage de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, l’auteur de l’attaque au camion à Nice (Alpes-Maritimes), est passé au crible.

afp.com/Catherine MARCIANO

Ce dimanche, sept personnes de l’entourage de Mohamed Lahouaiej Bouhlel se trouvent en garde à vue. Plusieurs d’entre elles ont affirmé que le tueur de Nice s’était radicalisé récemment et brutalement.

 

Selon ses voisins et son père, Mohamed Lahouiaej Bouhlel buvait, faisait de la musculation et était très peu porté sur la religion. C’est pourtant lui qui, adoptant le mode opératoire prôné par Daech, a massacré plus de 84 personnes au volant d’un poids lourd de 19 tonnes jeudi soir à Nice. Selon le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, le terroriste, un Tunisien de 31 ans, « semble » s’être radicalisé « très rapidement ».

Pour tenter de comprendre comment cet individu, aux antécédents psychiatriques, aurait pu succomber aux sirènes de Daech, les policiers ont placé en garde à vue sept personnes de son entourage: deux vendredi, trois ce samedi, et deux nouvelles ce dimanche matin. L’objectif de ces auditions est également de déterminer s’il a agi seul, sur les consignes d’un commanditaire et s’il a bénéficié de complicités logistiques.

LIRE AUSSI >> Attentat de Nice: « Le tueur avait des problèmes avec son corps »

Un contact quelques minutes avant le carnage

La première a avoir été entendue est son ex-femme. Domiciliée à Nice, elle s’est présentée spontanément au commissariat. Sa garde à vue a été prolongée de 24 heures ce samedi. D’après des témoignages recueillis par plusieurs médias dont Libération, le couple était en instance de divorce. L’épouse vit dans les hauteurs de Nice, dans un quartier populaire. Un voisin assure au quotidien que Lahouiaej Bouhlel la battait et qu’elle avait déjà porté plainte à ce sujet.

Concernant les six autres, peu d’éléments ont filtré sur leur profil. D’après LCI, l’un a été interpellé vendredi après-midi,trois autres l’ont été ce samedi, entre 6 heures et 7 heures du matin, à trois endroits différents de Nice. L’un d’entre eux, raconte Nice Matin, est un jeune homme de 20 ans. D’après France 3, l’un des gardés à vue a été en « contact téléphonique » avec Lahouiaej Bouhlel les minutes précédant son carnage. Les policiers ont interpellées ce dimanche deux nouvelles personnes, a-t-on appris de source judiciaire. Il s’agirait d’un homme et d’une femme.

Des témoignages accablants

Les témoignages de l’entourage du tueur, inconnu des services de renseignement, corroborent la piste d’une radicalisation tardive et fulgurante. Selon les déclarations de quatre des sept interpellées, relayées par iTélé, Lahouiaej Bouhlel avait adopté un comportement « radical et virulent » ces derniers jours, arrêté l’alcool et évoqué, alors qu’il ne l’avait jamais fait, l’organisation Etat islamique (EI) dans ses discours. Ce qui expliquerait pourquoi le groupe a revendiqué dans un communiqué l’attaque de Nice.

L’analyse de son matériel informatique et téléphonique montre également que le terroriste était en contact avec des individus eux-mêmes liés à des islamistes radicaux, sans que l’on sache si ces derniers font partie des gardés à vue. Un contact commun avec Omar Omsen, figure du djihad niçois, a ainsi été découvert, selon Le Monde. Cela ne signifie toutefois pas, à ce stade, que le Tunisien ait été directement en contact avec lui.

 

http://www.sudouest.fr/2016/07/17/direct-attentat-de-nice-deux-nouvelles-interpellations-2437497-7519.php

Direct. Attentat de Nice : des textos intriguent les enquêteurs

 

A la Une / politique / justice / terrorisme / Attentat de Nice  /  Publié le 17/07/2016 . Mis à jour à 10h56 par Sudouest.fr

Deux nouvelles interpellations ont eu lieu ce dimanche matin

 

  • 10:53
    Ils le côtoyaient dans la salle de sport
    Dans la petite salle de sport du centre de Nice que fréquentait jusqu’à il y a deux ans environ Mohamed Lahouaiej Bouhlel, les abonnés se souviennent d‘un « frimeur », un « dragueur », raconte un témoin.   »Limite, il était lourd », quand il tentait de séduire des femmes.
    Une femme qui avait eu à subir ses avances en parle, toujours selon ce témoin, comme de « quelqu’un qui draguait tout ce qui bouge ».
    Présenté comme « quelqu’un qui venait faire du sport pour faire le beau » et qui « dessinait son corps pour plaire », le tueur au camion s’adonnait surtout à des séances de musculation. Selon un autre témoin de cette salle de sport, cité par Nice-Matin, Mohamed Lahouaiej « prenait pas mal de trucs pour se muscler, il se piquait avec des stéroïdes anabolisants, pour la gonflette ».
  • 10:34
    Indemnisations : la crainte du parcours du combattant
      »Comment vont-ils pouvoir démontrer qu’ils étaient présents ? » Après l’attentat de Nice, des associations de victimes, échaudées par des ratés du 13 novembre, redoutent un parcours du combattant pour les milliers de traumatisés de la Côte d’Azur en quête d’indemnisation.
    « Ça va être le bazar, surtout pour les victimes psychologiques », prédit Caroline Langlade, vice-présidente de l’organisation « Life for Paris ». À Paris, une distinction s’était faite entre les spectateurs du Bataclan, qui « ont pu justifier de leur présence grâce à leur place de concert », et les personnes présentes sur les terrasses de cafés et restaurants parisiens ou au Stade de France, pour qui ça a été « beaucoup plus compliqué ».
  • 10:26
    Un feu d’artifice indigne Twitter
     Un feu d’artifice tiré dans la nuit de samedi à dimanche depuis le Grand hôtel de Saint-Jean-Cap-Ferrat, près de Nice a suscité une vague d’indignation sur Twitter.
     dans FolieBissaBoussi – @BissaBoussiUn indécent feu d’artifices vient d’être tiré à l’instant visible de tout Nice. En plein deuil national. Révoltant. #Nice06

    Un porte-parole du Grand hôtel de Saint-Jean-Cap-Ferrat confirme qu’un feu d’artifice avait bien été tiré depuis son établissement, sans plus de précision: « Je ne veux pas rajouter de l’émotion à l’émotion », a-t-il commenté.
  • 10:02
    Le tueur avait « vidé son compte »
    Selon une source policière citée par Le Journal du Dimanche,  Mohamed Lahouaiej-Bouhlel avait « vidé son compte en une semaine et vendu sa voiture la veille du 14 juillet ».

    Alors que le tabloïd britannique Daily Mail affirmait que le tueur avait envoyé 100 000 euros à sa famille en Tunisie, l’information a été démentie par Nice-Matin. « Une source proche de l’enquête réfute complètement cette rumeur », écrit le quotidien régional.
  • 09:48
    Des textos équivoques ?
    Selon Nice-Matin, si pour l’heure les enquêteurs n’ont retrouvé aucun document liant Mohamed Lahouaiej-Bouhlel à un groupe jihadiste, ils suivraient la trace de textos où il écrit être en possession « du matériel ».

    A ce stade, tout indique que le tueur avait prémédité son geste. Il était venu en repérage l’avant-veille et la veille de l’attentat. Il avait loué ce camion le 11 juillet. Camion qu’il aurait dû restituer le 13.
    Concernant les sept personnes actuellement en garde à vue afin de recueillir des renseignements sur le tueur, les enquêteurs étudient aussi l’hypothèse d’éventuelles complicités sans avoir tiré de conclusions à ce stade, indique une source proche du dossier.
    Reste à savoir également si Lahouaiej-Bouhlel a agi ou non sur ordre d’un groupe jihadiste. « Il a pu décider de passer à l’acte tout seul, de se suicider en faisant le plus de mal possible. Un coup de folie inspiré par la propagande de Daesh, qui a appelé « les soldats du califat » à commettre des attaques avec tous les moyens disponibles, notamment des voitures, relève une source proche de l’enquête.
  • 09:45
    Des centaines de témoins entendus
    Des centaines de témoins ont déjà été auditionnés dans l’enquête sur l’attentat de Nice. Plusieurs évoquent la religiosité du tueur, selon une source proche de l’enquête.
  • 09:38
    En repérage avant l’attaque
    Selon Europe 1, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel était venu faire des repérages avant l’attaque. « Il s’est rendu deux fois sur la Promenade des Anglais, mardi 12 juillet et mercredi 13 juillet. Sur les enregistrements des caméras de vidéo-surveillance, il est possible de le voir au volant de son camion en train d’observer les lieux très attentivement« , écrit la radio.

    L’information a été confirmée par une source proche du dossier.
  • 09:30
    Sa radicalisation reste pour l’heure une énigme
    Le profil de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, qui « semble s’être radicalisé très rapidement », reste mystérieux. Pour l’heure, les enquêteurs n’ont retrouvé aucun document à son domicile domicile ou sur son ordinateur confirmant une allégeance du tueur à Daesh, indique Le Parisien.

    Samedi, lors de leur garde à vue, certains interpellés ont évoqué une radicalisation « récente » du chauffeur, d’après une source policière, sans que l’organisation jihadiste ne soit à ce stade mentionnée.
    Connu pour des faits de violence, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, est décrit par des proches comme un homme au profil psychologique instable.En 2004, il avait rencontré un psychiatre tunisien. « Il souffrait d’une altération de la réalité, du discernement et de troubles du comportement », témoigne le spécialise à L’Express.
  • 09:21
    « J’ai tiré jusqu’à ce qu’il ne bouge plus »
    RMC a eu accès aux procès-verbaux d’audition de trois policiers qui ont fait face à Mohamed Lahouaiej-Bouhlel. Informés qu’un camion vient de forcer le passage sur la Promenade des Anglais, ils courent en direction du véhicule, qui vient de renverser de nombreuses victimes.  Après avoir essuyé des tirs, les policiers ripostent.

    L’un d’entre est dissimulé derrière un palmier : « J’ai tiré pour le neutraliser, j’ai tiré jusqu’à ce qu’il ne bouge plus ».

  • 09:17
    Deux nouvelles interpellations
    Un homme et une femme ont été placés en garde à vue ce dimanche.
    Cinq autres personnes déjà interpellées – l’épouse du tueur dont il était séparé et quatre hommes de son entourage – sont par ailleurs toujours en garde à vue.

 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/attentat-de-nice-le-tueur-avait-des-problemes-avec-son-corps_1812992.html

Attentat de Nice: le terroriste « avait des problèmes avec son corps »

Propos recueillis par , publié le 16/07/2016 à 15:34 , mis à jour à 17:24

Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, Tunisien de 31 ans domicilié à Nice, a été soigné pour des troubles psychotiques peu après son adolescence.
Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, Tunisien de 31 ans domicilié à Nice, a été soigné pour des troubles psychotiques peu après son adolescence.

afp.com/-

Mohamed Lahouiaej Bouhlel, l’auteur de l’attentat de Nice, a consulté en 2004 un psychiatre tunisien. Interrogé par L’Express, le docteur Chemceddine Hamouda se souvient d’un « garçon en proie à des troubles du comportement » mais refuse d’y voir une justification à son acte.

 

Mohamed Lahouiaej Bouhlel, décrit « comme discret » et imprévisible, cachait-il une pathologie mentale? Plus de 36 heures après l’attentat de Nice, les enquêteurs tentent de cerner la personnalité du terroriste, un Tunisien de 31 ans domicilié dans les Alpes-Maritime. Au volant d’un camion de 19 tonnes, il a foncé dans la foule réunie sur la promenade des Anglais pour les festivités du 14 juillet. Au moins 84 personnes sont mortes et 202 ont été blessées.

EN DIRECT >> Attentat de Nice: le tueur se serait radicalisé « très rapidement »

Dans un entretien à l’AFP et à la BBC, le père du tueur a raconté que son fils avait souffert d’une dépression en 2004, ce qui lui a valu une consultation chez un psychiatre de Sousse (Tunisie). L’Express a retrouvé ce spécialiste, le docteur Chemceddine Hamouda. Ce dernier confirme que Mohamed Lahouiaej Bouhlel a été diagnostiqué pour des troubles psychotiques mais estime que son acte barbare s’inscrit « forcément » dans un processus de radicalisation annexe.

Quels souvenirs gardez-vous du tueur de Nice?

Dr. Chemceddine Hamouda: Je ne l’ai vu qu’une seule fois, en août 2004 [Il avait alors 19 ans, NDLR]. Il était venu avec son papa parce qu’il avait des problèmes scolaires et d’adaptation familiale. C’est son père qui l’a forcé à venir me voir. Il ne comprenait pas pourquoi son fils, qui était jusqu’ici brillant, était devenu violent avec lui et n’arrivait plus à travailler à l’école. Il était en première classe préparatoire pour des études d’ingénieur. Mes souvenirs sont flous après 12 ans, mais je me rappelle qu’il était plutôt calme lors de la consultation.

Avez-vous pu poser un diagnostic à l’issue de cette rencontre?

Il souffrait d’une altération de la réalité, du discernement et de troubles du comportement. Un début de psychose donc. J’avais remarqué qu’il était dur avec son père, il devenait parfois violent avec lui. En plus d’avoir décroché scolairement, il avait des problèmes avec son corps, il ne se sentait pas très beau et ressentait le besoin de faire de la musculation.

Il n’est pas courant de poser un diagnostic de troubles psychotiques dès la première consultation. En général, il faut plutôt attendre deux ou trois entretiens. Je lui ai prescrit un traitement, un petit tranquillisant et un anti psychotique. Comme je ne l’ai plus jamais revu après, je me suis dit que j’étais peut-être à côté de la plaque: les signes étaient insidieux.

Les troubles mentaux dont souffrait le tueur peuvent-ils expliquer son passage à l’acte?

Pas du tout. Il n’y avait rien dans son comportement qui laissait présager un tel massacre. De tels troubles non soignés pendant des années peuvent conduire à une schizophrènie. Mais je refuse catégoriquement l’idée qu’il puisse être irresponsable de son acte. Une telle violence nécessite forcément un endoctrinement, un délire de radicalisation en parallèle de ses problèmes psychologiques. Ce n’est pas l’acte d’un fou, c’est un acte prémédité et exécuté. Il y a forcément eu une préparation mentale.

Le Club des Jeunes |
Collectif citoyen de Monfla... |
JCM Consultant |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Hug Lo
| Reelnew
| coachingmeteo