La chlorpromazine contre le Covid-19 : un éclairage intéressant

 

 

 
Je commente depuis mardi l’annonce faite lundi d’un premier essai clinique de traitement du Covid-19 par la chlorpromazine, qui est le plus vieux des neuroleptiques utilisés en psychiatrie  :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/05/05/un-antipsychotique-contre-le-covid-19/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/05/06/la-chlorpromazine-contre-le-covid-19-complements-dinformations/

Je complète aujourd’hui avec deux vidéos et toute une série d’articles concernant l’unique producteur de ce médicament.

Dès mardi, j’expliquais comment cette annonce recèle, cache ou dévoile plusieurs mensonges des psychiatres.

Egalement, je m’interrogeais sur le choix de ce neuroleptique particulier qui fait partie de la sous-classe des plus dangereux, ceux de la première génération, qui d’ailleurs ne devraient plus être prescrits en psychiatrie, mais sont encore très utiles et utilisés pour incapaciter divers gêneurs : victimes de toutes sortes, particulièrement celles de violeurs, de pédophiles et autres pervers narcissiques, de leurs employeurs, de notables, etc… lanceurs d’alertes, opposants politiques, etc…

Et mercredi, des compléments d’informations trouvés dans l’intervalle me permettaient d’être plus précise sur certains – très gros – mensonges de toute la corporation psychiatrique : oui, la chlorpromazine est encore très largement prescrite dans certains services, à des patients par conséquent assez nombreux qui ne sont pas traités en psychiatrie pour de quelconques maladies mentales mais au contraire en raison de fonctionnements cérébraux trop performants pour ceux qu’ils dérangent, d’où l’absence totale de questionnement des psychiatres concernant leur peu de réactions au Covid-19 : elle résulte de leur traitement neuroleptique et non d’une quelconque maladie ou anomalie sous-jacente, telle la schizophrénie que l’on sait depuis très longtemps intimement liée à un déficit immunitaire qui limite les manifestations habituelles d’une infection grippale ou par coronavirus.

M’étant depuis intéressée au producteur du Largactil (chlorpromazine), il me semble être tombée sur le pot aux roses.

En effet, étant données les difficultés de ce dernier depuis un an, il apparaît que l’on tente de les sauver l’un et l’autre d’une disparition programmée à relativement brève échéance (3 juillet 2020).

 

 

 

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/coronavirus-covid-19-premiers-essais-cliniques-demarrent-lyon-1804596.html

Coronavirus Covid 19 : les premiers essais cliniques démarrent à Lyon

 

Les essais cliniques pour trouver un remède au coronavirus Covid 19 commencent à Lyon dimanche 22 mars. Bientôt un traitement contre la pandémie ? / © F. Cottereau / MaxPPP

Les essais cliniques pour trouver un remède au coronavirus Covid 19 commencent à Lyon dimanche 22 mars. Bientôt un traitement contre la pandémie ? / © F. Cottereau / MaxPPP

 

Discovery est lancé dimanche 22 mars depuis Lyon : il s’agit d’un vaste essai clinique sur des milliers de patients atteints du coronavirus Covid 19, pour tester 4 molécules contre le virus, dont la chloroquine.

Par Renaud Gardette Publié le 22/03/2020 à 15:55

Dans la lutte contre le coronavirus, une première étape est peut-être franchie dimanche 22 mars : un essai clinique démarre sur 800 patients français, piloté par les Hospices civils de Lyon.

Discovery

L’essai est baptisé Discovery, mené par l’Inserm. En plus des malades français, 3.200 patients européens sont concernés, pour tester quatre traitements expérimentaux contre le Covid-19.

La partie française est pilotée par Florence Ader, infectiologue dans le service des maladies infectieuses de l’hôpital de la Croix-Rousse et chercheuse au Centre international de recherche en infectiologie (CIRI) à Lyon.

La chloroquine, un médicament antipaludéen, fait partie de cet essai. Certains médecins placent beaucoup d’espoirs dans cette molécule, d’autres se montrent plus prudents.

Une liste de molécules

Pour l’Inserm, en termes scientifiques: « l’objectif est d’évaluer l’efficacité et la sécurité de 4 stratégies thérapeutiques expérimentales qui pourraient avoir un effet contre le Covid-19 au regard des données scientifiques actuelles. Nous avons analysé les données issues de la littérature scientifique concernant les coronavirus SARS et MERS ainsi que les premières publications sur le SARS-COV2 émanant de la Chine pour aboutir à une liste de molécules antivirales à tester : le remdesivir, le lopinavir en combinaison avec le ritonavir, ce dernier traitement étant associé ou non à l’interféron bêta, et l’hyroxychloroquine. La liste de ces médicaments potentiels est par ailleurs basée sur la liste des traitements expérimentaux classés comme prioritaires par l’Organisation Mondiale de la Santé. »

Un essai adaptatif

L’Inserm assure que la grande force de cet essai est son caractère « adaptatif ». Cela signifie que très rapidement les traitements expérimentaux inefficaces pourraient être abandonnés et remplacés par d’autres molécules qui émergeront de la recherche. « Nous pourrons donc réagir en temps réel, en cohérence avec les données scientifiques les plus récentes, afin de mettre en évidence le meilleur traitement pour nos malades« , explique Florence Ader dans un communiqué.

Les patients européens sont soignés en Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg, au Royaume uni, en Allemagne et en Espagne, et peut être d’autres pays.

Cinq hôpitaux français participeront au départ (Bichat et AP-HP à Paris, Lille, Nantes, Strasbourg et Lyon) puis d’autres centres doivent ouvrir pour arriver au moins à une vingtaine d’établissements.

« C’est une démarche de recherche résolument proactive contre la maladie » conclue Florence Ader.

Cet essai va par ailleurs compléter les données qui seront recueillies au cours d’un autre essai clinique international qui va bientôt commencer sous l’égide de l’Organisation Mondiale de la Santé, baptisé  « Solidarity ».

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/coronavirus-covid-19-saint-genis-laval-seul-fabricant-francais-chloroquine-est-redressement-judiciaire-1804830.html

Coronavirus – COVID 19: à Saint-Genis-Laval, le seul fabricant français de chloroquine est en redressement judiciaire

 

Des comprimés de Nivaquine, contenant de la chloroquine et des comprimés de Plaqueril, contenant de l'hydroxychloroquine. Des médicaments qui auraient montré des signes d'efficacité contre le coronavirus. / © GERARD JULIEN / AFP

Des comprimés de Nivaquine, contenant de la chloroquine et des comprimés de Plaqueril, contenant de l’hydroxychloroquine. Des médicaments qui auraient montré des signes d’efficacité contre le coronavirus. / © GERARD JULIEN / AFP

 

Le sous-traitant pharmaceutique FAMAR se situe à St-Genis-Laval. En juin, ce site de production lyonnais a été placé en redressement judiciaire. Il risque la fermeture. Or, il est  »l’unique usine enregistrée pour délivrer le marché français en Nivaquine (Chloroquine) », rappelle la CGT.

Par Dolores Mazzola Publié le 23/03/2020 à 12:39 Mis à jour le 24/03/2020 à 10:25

L’usine  FAMAR Lyon, installée à Saint-Genis Laval, fabrique un éventail de produits pharmaceutiques (antidiabétique, neuroleptique, cardiovasculaire, antibiotique, antiparasitaire, antipaludéen, dermatologique et antifongique). « Parmi ce portefeuille, le site compte 12 médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) dont la NIVAQUINE (Chloroquine), » a indiqué le syndicat CGT dans un communiqué diffusé la semaine dernière.

De la Chloroquine produite pour le marché français

La chloroquine serait une molécule prometteuse dans la lutte contre le Covid 19. Cet antipaludique utilisé depuis plusieurs décennies et commercialisé notamment sous le nom de Nivaquine. Ce traitement est souvent recommandé lorsqu’on prévoit de se rendre en zone infestée par le parasite du paludisme, transmis par les moustiques. Des essais ont débuté dans la lutte contre le Coronavirus…

L’entreprise FAMAR Lyon est « l’unique usine enregistrée pour délivrer le marché Français en NIVAQUIN (Chloroquine), » précise le communiqué.  Or, le site de Saint-Genis-Laval est actuellement en redressement judiciaire. La production de Chloroquine sulfate, pour le compte de Sanofi, reste cependant mineure aujourd’hui sur ce site.

Audience reportée au Tribunal de Commerce pour cause de Coronavirus

Le site FAMAR Lyon a été placé redressement judiciaire le 24 juin 2019. Le groupe FAMAR était détenu par le fonds d’investissement américain KKR qui a mis en vente tous les sites du groupe à travers le monde. Sur les douze sites, seul restait celui de Saint-Genis-Laval qui n’a pas trouvé preneur. « Les différents appels d’offre réalisés depuis l’ouverture de cette procédure collective sont restés sans suite, » indique le syndicat CGT dans son communiqué.

Sous-traitante de l’industrie pharmaceutique employant un peu plus de 250 salariés, l’entreprise FAMAR Lyon « risque une fermeture si aucune solution de reprise n’est présentée au Tribunal de Commerce, » rappelle le syndicat.

Pour l’heure, malgré les mesures de confinement et la crise du Coronavirus, le site de production fonctionne en équipes (en 3X8).

Mais dans un avenir proche, faute de trouver un repreneur, l’usine pourrait donc fermer. Or, le syndicat précise :« pour pouvoir intéresser de potentiels repreneurs, le maintien des productions sur le site est nécessaire. » 

L’audience devant le tribunal de commerce qui devait statuer sur l’avenir de FAMAR Lyon et sur une éventuelle prolongation devait se tenir le mardi 17 mars. Elle a été reportée aux calendes grecques en raison des mesures de confinement adoptées pour cause de Coronavirus.

Un appel aux pouvoirs publics

Le syndicat avait déjà alerté l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn sur la situation de l’entreprise. Face à la crise sanitaire du Coronavirus, le syndicat en appelle une nouvelle fois à l’Etat et notamment au ministre de la Santé Olivier Véran: « Le site de Saint-Genis Laval est à disposition pour répondre aux besoins sanitaires de milliers de patients en souffrance et ainsi satisfaire les intérêts de santé publique. »

Le syndicat demande ainsi que le nécessaire soit fait de la part des pouvoir publics pour préserver « l’indépendance pharmaceutique » du pays. Le syndicat n’hésite pas à rappeler que FAMAR Lyon « participe également à la constitution de stocks de sécurité ». Cette mission prendrait fin, explique-t-on, si le site disparaissait au risque de voir les productions « transférées vers d’autres pays, et pas forcément en Europe. »

Dans l’attente de trouver un repreneur pour le site de Saint-Genis, le syndicat demande l’aide de l’Etat, qui passerait soit par « une réquisition » du site, soit par une « nationalisation temporaire ». Un appel resté pour l’heure sans réponse.

Le soutien du maire de Saint-Genis-Laval

Lundi 23 mars, Roland Crimier, maire de la commune de Saint-Genis-Laval sur laquelle est implantée FAMAR Lyon, a également lancé un appel aux pouvoirs publics et aux investisseurs pour soutenir le sous-traitant pharmaceutique, dans l’attente des résultats des essais menés sur la Chloroquine.

« Au regard de la situation sanitaire, j’en appelle aux investisseurs et à l’Etat pour sauvegarder le potentiel de production du site FAMAR de Saint-Genis-Laval dans l’attente des résultats des tests cliniques de la chloriquine. L’entreprise est la seule en France à produire cet antipaludique susceptible d’être utilisé dans le traitement du COVID19. »
Quid de l’après-crise ? Le maire ne se prononce pas et évoque la seule production de Chloroquine : » Le maintien de cette production sera à examiner après la crise sanitaire dans le cadre du système de santé au regard des capacités nationales de production de médicaments. »

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/coronavirus-wauquiez-veut-sauver-famar-chloroquine-1806622.html

Coronavirus. Wauquiez veut sauver “Famar” et la chloroquine

 

Laurent Wauquiez / © MaxPPP/Nicolas Parent

Laurent Wauquiez / © MaxPPP/Nicolas Parent

 

Le président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé, ce mercredi 25 mars, la mobilisation de la Région pour sauver le seul producteur français de chloroquine, l’antipaludéen testé contre le coronavirus. L’entreprise Famar en redressement judiciaire depuis 2019.

Par AFP Publié le 25/03/2020 à 19:44 Mis à jour le 25/03/2020 à 19:48

Située à Saint-Genis-Laval, près de Lyon, l’usine pharmaceutique Famar, qui compte 250 salariés, est la seule en France habilitée par l’agence du médicament à fabriquer la chloroquine.

« Va-t-on en pleine crise du coronavirus laisser disparaître sans rien faire le seul producteur français de ce qui peut être un espoir » pour lutter contre le Covid-19, questionne Laurent Wauquiez dans un communiqué.

« Il faut un projet de reprise pour cette entreprise avec un accompagnement permettant par le biais de commandes et d’investissements d’assurer sa transmission », poursuit-il.

C’est pourquoi « la Région est prête à mobiliser ses aides régionales sous forme de prêts et d’accompagnement direct pour réussir ce projet », annonce M. Wauquiez.

Ce dernier indique avoir demandé à l’Agence économique de la région et aux services régionaux « de fédérer les acteurs et de voir tous les moyens permettant de sauver Famar dans les jours à venir ».

Placée en redressement judiciaire depuis le 24 juin 2019, Famar n’a jusqu’à présent jamais intéressé de repreneur.

Le Haut conseil de santé publique a décidé lundi que la chloroquine, dont l’utilisation contre le Covid-19 divise à ce stade le monde médical, pourra être administrée aux malades souffrant de « formes graves » du coronavirus, mais pas pour des formes « moins sévères ».

Un essai clinique européen a commencé dimanche dans au moins sept pays pour tester quatre traitements expérimentaux contre le coronavirus, dont la chloroquine.

 

https://www.marianne.net/economie/chloroquine-qui-veut-sauver-l-usine-famar-lyon-unique-productrice-francaise-de-nivaquine

Le site de Saint-Genis-Laval a livré 180.000 boîtes de Nivaquine à Sanofi, en janvier dernier.

Le site de Saint-Genis-Laval a livré 180.000 boîtes de Nivaquine à Sanofi, en janvier dernier. – PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

 

Économie
Souveraineté sanitaire

Chloroquine : qui veut sauver l’usine Famar Lyon, unique productrice française de Nivaquine ?

 

Par Mathilde Régis

Publié le 30/03/2020 à 17:38

 

En redressement judiciaire et sans commandes au-delà du 3 juillet, l’usine Famar Lyon pourrait fermer ses portes alors même que sort de ses chaînes le fameux antipaludéen à base de chloroquine.

Les avertissements sur une « inquiétante perte d’indépendance sanitaire » lancés il y a un an par Famar Lyon prennent une tournure tristement prophétique. À Saint-Genis-Laval, l’usine fabrique douze médicaments d’intérêts thérapeutiques majeurs. Le site est le seul du pays à en fournir deux à destination du marché français : le Notézine et la Nivaquine. Commercialisée par Sanofi, la Nivaquine est à base de chloroquine, molécule dont le dérivé – l’hydroxychloroquine – fait l’objet d’essais – plus personne ne peut désormais l’ignorer vu l’ampleur du débat – contre le Covid-19. Malgré cette production hautement stratégique, l’usine de 250 salariés et 35 intérimaires est en redressement judiciaire. Soumise à une activité d’intérêt pour la nation, elle continue de tourner pendant le confinement et a livré à Sanofi, en janvier, 180.000 boîtes de Nivaquine. Mais les salariés le savent : le carnet de commandes s’arrête net au 3 juillet.

 

Pour en arriver là, l’usine a connu tous les maux du siècle commençant. Elle est d’abord vendue par Aventis en 2003 au groupe grec Famar, qui appartient à la famille Marinopoulos, géant de la grande distribution. En 2008, c’est la banqueroute, quatre banques grecques créancières reprennent la main. Le fonds d’investissement new-yorkais KKR prend le relai en 2017 et annonce réduire l’activité de moitié en 2020. Lorsque l’investisseur décide de revendre les neuf sites Famar de France, tous trouvent repreneur, sauf celui de Saint-Genis-Laval. Dans un courrier adressé, pour sauver la boîte et répondre aux besoins du pays, à la mission d’informations sur la pénurie de médicaments du Sénat et au ministère de la Santé, le représentant CGT évoque un prélèvement douteux de 30 millions d’euros dans la trésorerie qui aurait été transférée à la filiale grande distribution de la famille Marinopoulos. Pendant ce temps-là l’entreprise, elle, a des commandes, mais peine à acheter les matières premières…

Mais il n’y a pas que cela qui manque. « Depuis que nous sommes devenus sous-traitants, les investissements sur les équipements sont mis de côté », ajoute Yannig Donius, représentant CGT. Il faut pourtant répondre aux règlementations de plus en plus nombreuses. « Ce retard a des répercussions sur l’image et les laboratoires Sanofi puis Merck ont voulu arrêter. Avec un tiers du business qui part, le site ne pouvait pas se relever. Et faire de nouveaux produits à l’heure de la délocalisation, c’était une équation impossible », souffle la direction. Lorsque l’entreprise se retrouve en cessation de paiement, les laboratoires consentent à augmenter les prix de 60 %. A vrai dire, ils n’ont pas le choix : ils ne peuvent transférer la production de Famar ailleurs si rapidement. « La contrepartie, c’est que nous n’avions plus de commandes après juillet 2020. » Pour sauver l’activité, l’usine espère et parie donc sur une commande de Nivaquine.

prise dans Une guerre Nivaquine vs Plaquenil ?

« Le fabricant indien de la substance active a annoncé arrêter sa production. Nous avions acheté les derniers lots pour Famar », répond Sanofi. Mais du côté de Famar Lyon on s’inquiète de cette décision et l’on se demande si Sanofi ne voudrait pas en fait laisser tomber la Nivaquine au profit du Plaquenil. Car pour ce dernier médicament à base d’hydrochloroquine, le groupe maîtrise la chaîne de production du début à la fin. « Les principes actifs sont en Europe et nous pouvons monter en production en France si le médicament s’avère nécessaire et efficace contre le Covid », prévient d’ailleurs le groupe. Seul détenteur de l’autorisation de mise sur le marché, Sanofi a annoncé une livraison gracieuse de 350.000 boîtes de Plaquenil aux hôpitaux. « Des médecins traitants prescrivent actuellement la Nivaquine et vu l’actualité, ils ne le font pas pour traiter le paludisme », fait valoir la direction de Famar.

 

Alors que l’audience du tribunal de commerce censée statuer sur l’avenir de l’usine a été reportée en raison de à l’épidémie, la CGT tente de demander une nationalisation temporaire, soulignant que l’État marocain réquisitionne les stocks de Nivaquine et de Plaquenil du site Sanofi de Casablanca. Du côté de Bercy, on rappelle que Bruno Lemaire s’exprimait de « manière générale » sur de possibles nationalisations. Comprendre : il n’avait pas spécifiquement en tête le cas Famar. « L’entreprise est certes en redressement judiciaire, mais elle tourne », indique Bercy qui s’active, nous assure-t-on, dans la recherche d’un repreneur. 
« Si nos clients ne nous passent pas des volumes de commandes importants, l’industriel qui reprendra va devoir faire face à un temps incompressible compris entre 12 et 18 mois pour relancer des productions. Dans cet espace, un support de l’État peut-être souhaitable », plaide la direction.

« Trois investisseurs m’ont appelé à la mairie. Il faut aller vers un partenariat public-privé. La nationalisation, c’est une réponse simple à des thématiques compliquées », estime le maire de Saint-Genis-Laval, Roland Crimier. En tant que maire de l’une des 59 communes de la Métropole de Lyon, il siège dans la collectivité présidée par David Kimelfeld. Dans les tuyaux, l’idée d’un achat du foncier par la collectivité ferait son chemin.
 La situation de l’usine a également fait sortir Laurent Wauquiez du bois. Le patron d’Auvergne-Rhône-Alpes serait disposé à apporter des aides « sous forme de prêts et d’accompagnement direct ». « La Région ne va pas devenir actionnaire, mais intervenir pour accompagner. Les approches sont confidentielles, mais la volonté est de trouver directement un repreneur », glisse son entourage. « Demander la nationalisation a au moins le mérite de pousser à la recherche d’un acteur privé », constate Yannig Donius. Il y a un an, le maire avait bien tenté de réunir les acteurs publics pour une table ronde. L’État était absent.

 

https://www.lyonmag.com/article/106683/nationalisation-de-l-usine-famar-lyon-deux-senateurs-du-rhone-demandent-une-decision-immediate

Economie    01-04-2020 à 14:48  

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Nationalisation de l’usine Famar Lyon : deux sénateurs du Rhône demandent une décision immédiate

 

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L’usine de Saint-Genis-Laval est pour rappel placée en redressement judiciaire depuis juin dernier.

Famar Lyon est également la seule à produire en France la Nivaquine à base de chloroquine qui fait actuellement l’objet de tests comme possible traitement contre le Covid-19.

C’est la raison pour laquelle une nationalisation de l’usine était espérée par les 250 salariés afin de sauver l’entreprise. C’est également le souhait d’Annie Guillemot et de Gilbert-Luc Devinaz. Les deux sénateurs du Rhône demandent « que le gouvernement prenne une décision immédiate compte tenu de l’urgence sanitaire actuelle. Il nous apparait nécessaire que la nationalisation de cette entreprise soit envisagée dans les meilleurs délais ».

Ils avaient d’ailleurs écrit au mois de mars au Premier ministre Édouard Philippe afin de lui faire part de la situation de Famar Lyon. Une lettre restée pour le moment sans réponse.

 

https://www.lyonmag.com/article/106747/famar-lyon-producteur-de-nivaquine-a-enfin-recu-une-offre-ferme-de-reprise

Economie    03-04-2020 à 22:35  

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Famar Lyon, producteur de Nivaquine, a enfin reçu une offre ferme de reprise

 

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L’épidémie de coronavirus aura-t-elle au moins permis de sauver Famar Lyon ?

Une offre ferme de reprise est enfin arrivée dans les mains des administrateurs judiciaires. Car le producteur de Nivaquine (nom sous lequel est vendu la chloroquine promue par Didier Raoult ndlr) basé à Saint-Genis-Laval et employant 250 salariés est en redressement judiciaire depuis bientôt un an et risquait de ne pas passer l’été.

Le tribunal de commerce de Paris doit prochainement statuer sur cette offre émanant d’un repreneur dont l’identité n’est pas encore connue.

Pour rappel, deux sénateurs PS du Rhône, Annie Guillemot et Gilbert-Luc Devinaz, avaient demandé à l’Etat de nationaliser Famar pour la sauver et garantir la production de Nivaquine pour lutter plus efficacement contre le Covid-19. Le site au sud de Lyon est en effet capable de produire 80 millions de boîtes de médicaments chaque année. Outre le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez, Jean-Luc Mélenchon avait également pris la parole pour réclamer le sauvetage de Famar.

 

https://www.industriepharma.fr/une-reprise-de-famar-lyon-motivee-par-la-chloroquine,109776

Un repreneur pour le site Famar de Lyon

 

Mathilde Lemarchand

Publié le 08/04/2020à 12h00

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Un repreneur pour le site Famar de Lyon
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L’offre de reprise prendra fin le 10 avril prochain.

Placée en redressement judiciaire le 24 juin 2019, l’usine Famar de Saint-Genis-Laval dans le Rhône a reçu, début avril une offre de reprise. Une décision motivée par deux produits que le site est habilité à produire.

Le premier est la Nivaquine, ou chloroquine sulfate, une molécule sous le feu des projecteurs depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19. Le second est un antibiotique à base d’Azithromycine, un actif retrouvé dans les travaux du Professeur Didier Raoult sur l’hydroxychloroquine.

Un espoir donc, mais un espoir tout relatif selon Frédéric Gibert, représentant du personnel CGT : « cette offre a été considérée comme non sérieuse en raison de l’insuffisance de son plan de développement industriel pour assurer la pérennité du site ». « C’est également une offre au plus bas en terme d’emplois, puisque seuls 50 seraient conservés sur les 250 que compte le site », nous précise le délégué du personnel.

Alors opportunisme ou réelles ambitions industrielles de la part de ce repreneur dont l’identité n’a pas été divulguée ? A cette question, les syndicats ont un début de réponse : « ce repreneur cherche à profiter du buzz que suscite la chloroquine actuellement, rien n’est gagné pour le site ». Les syndicats ont d’ailleurs appelé à la nationalisation de l’usine « pour répondre aux besoins sanitaires et satisfaire ainsi les intérêts de santé publique ».

L’usine Famar Lyon est spécialisée dans la formulation et le conditionnent de médicaments sous différentes formes galéniques (comprimés, crèmes, poudres et sirops) avec une capacité de production de 80 millions de boîtes de médicaments par an. Parmi ses clients, Merck, Sanofi ou encore Mylan.

 

https://tribunedelyon.fr/salade-lyonnaise/article/saint-genis-laval-plusieurs-candidats-a-la-reprise-de-famar/

Saint-Genis-Laval. « Plusieurs candidats » à la reprise de Famar

 

David GOSSART -
10 avril 2020, 14h48

 

L’avenir de Famar, seul fabricant français de Nivaquine (lire ici), produit à base de chloroquine est toujours, à ce jour, très incertain. Les appels à la nationalisation (lire là) n’ont pour l’instant pas encore eu de suite, comme le confirment les sénateurs du Rhône qui, début avril, avaient demandé « que le gouvernement prenne une décision immédiate compte tenu de l’urgence sanitaire actuelle. Il nous apparait nécessaire que la nationalisation de cette entreprise soit envisagée dans les meilleurs délais  ».

Nationalisation ? « L’État devrait se positionner dans les jours qui viennent »

Annie Guillemot et Gilbert-Luc Devinaz n’en savent guère plus aujourd’hui, comme nous le confirme l’élu socialiste villeurbannais. « Nous avions aussi fait un courrier en mars, et nous n’avons eu de retour pour aucun des deux textes. Je veux bien que les ministres aient 1 000 choses à faire en ce moment, mais Famar s’inscrit dans un contexte qui joue fortement avec ce que l’on est en train de vivre : on manque de médicaments, et notre production est dépendante de pays étrangers  ».

C’est pour cela que Gilbert-Luc Devinaz émet le souhait que la commission en charge d’examiner les possibilités de nationalisation temporaires incluent Famar dans ces réflexions. « Il y a urgence à essayer de garder les entreprises productrices que l’on a encore sur le territoire  », souligne le sénateur, qui estime que « l’État devrait se positionner dans les jours qui viennent ».

Pour l’instant, la seule parole officielle à ce sujet est celle de Bruno Le Maire, la semaine dernière, qui affirmait privilégier une reprise à une nationalisation.

Annie Guillemot est sur la même ligne, alertant sur un projet de reprise à tout crin : “un repreneur, oui mais lequel? Avec quelle stratégie industrielle derrière?”

Lettres d’intention attendues pour la fin avril

Une offre ferme aurait pourtant bien atterri sur le bureau de l’administrateur judiciaire du producteur de médicaments de Saint-Genis-Laval, mais elle aurait été considérée comme « peu sérieuse  » par les syndicats.

L’administrateur parisien, Frédéric Abitbol, confirme en tout cas que « le processus de recherche de repreneurs est en cours et il est très actif. Plusieurs candidats travaillent activement. Des premières lettres d’intention structurées sont attendues pour la fin avri ».

Selon nos informations, des visites devraient encore être organisées la semaine prochaine au bénéfice de candidats repreneurs.

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/coronavirus-deja-deux-propositions-loi-nationaliser-luxfer-famar-deux-societes-auvergne-rhone-alpes-1816794.html

Coronavirus : déjà deux propositions de loi pour nationaliser Luxfer et Famar deux sociétés d’Auvergne-Rhône-Alpes

 

© BOILEAU FRANCK / MAXPPP
© BOILEAU FRANCK / MAXPPP

 

Après la France Insoumise, le groupe socialiste (SOC) a déposé mardi 14 avril une proposition de loi de nationalisation de Luxfer et de Famar. Deux sociétés d’Auvergne-Rhône-Alpes « particulièrement nécessaires à l’indépendance sanitaire de la Nation » dans le contexte d’épidémie de coronavirus.

Par Alexandre Rozga Publié le 15/04/2020 à 19:29 Mis à jour le 16/04/2020 à 15:13

Cela fait près d’un an que l’usine Luxfer de Gerzat (Puy-de-Dôme) a cessé son activité. Mais le contexte de crise sanitaire engendré par l’épidémie de coronavirus a remis sa survie au centre des débats. Après l’alerte lancée par la CGT 63, les premiers écrits du maire (PS) de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi, et celui de Gerzat, Jean Albisetti, une première proposition de nationalisation a été déposée début avril par le groupe la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Une nouvelle étape est franchie. Le groupe socialiste (SOC) à l’assemblée nationale a déposé mardi 14 avril une deuxième proposition de loi de nationalisation de Luxfer et de Famar, deux sociétés d’Auvergne-Rhône-Alpes « particulièrement nécessaires à l’indépendance sanitaire de la Nation » écrivent les signataires.

Nationaliser Luxer sinon rien ?

« Cette proposition de loi arrive au bon moment » estime la première signataire du texte, Christine Pires-Beaune, députée PS de la 2e circonscription du Puy-de-Dôme. « La crise sanitaire fait que ce dossier prend une autre importance, compte tenu de la pénurie de médicaments. Même si, le Ministère des Solidarirés et de la santé nous dit : « Les stocks d’oxygène sont suffisants pour faire face à cette crise !  » Qui nous dit que demain, on n’aura pas une autre crise ? s »interroge l’élue. « Dépendre de la Turquie, de la Chine ou des Etats-Unis pour nous fournir en oxygène, pour le coup se serait très dangereux «  met elle en garde.

Avant sa fermeture définitive en mai 2019, l’usine de Gerzat (Puy-de-Dôme) produisait 220 000 bouteilles par an d’oxygène médical destiné aux hôpitaux. Elle était alors la seule à en produire dans l’Union européenne. Le site fabriquait aussi des bouteilles de gaz haute pression pour les sapeurs-pompiers. De son côté la société Famar basée à Saint-Genis-Laval près de Lyon fabriquait de la chloroquine, médicament testé dans le traitement du coronavirus.
Dans leur proposition de loi, les parlementaires socialistes prennent au mot le Président de la République: « Ce que révéle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché » a reconnu Emmanuel Macron lors de son son allocution du 12 mars dernier.
« Qu’il s’agisse des respirateurs si nécessaires à la réanimation, des équipements de protection ou de certains médicaments, nos stocks étaient insuffisants. Cette situation est le résultat » selon les parlementaires socialistes  » de décennies d’absence de vision stratégique sur l’indépendance sanitaire de la France » peut-on lire dans l’exposé des motifs de la proposition de loi.

Favoriser un repreneur privé..?

Pour la députée de la majorité présidentielle Valérie Thomas:  » On est un peu dans la précipitation. La question de notre indépendance se pose en termes sanitaires, c’est une évidence. Est-ce que demander la nationalisation de Luxfer, un peu dans l’urgence, est une réponse à apporter à cette entreprise ? Je n’en suis pas sûre » tempère l’élue LREM de la 1ère circonscription du Puy-de-Dôme. « Est-ce que la France a un problème avec les bouteilles d’oxygène ? Si j’entends ce que dit le Ministère ? Non ! «  constate V. Thomas. « Il n’y a pas de problèmes sur ces bouteilles qui ne servent finalement » selon la députée « que pour le transport des malades, mais ce n’est pas du tout ce qui est utilisé en réanimation ». Et de préconiser « de travailler sur des solutions de reprises par un ou des acteurs privés, de réfléchir plus stratégiquement sur le devenir de l’entreprise. »
La députée se défend d’être fondamentalement contre « dans la mesure ou elles répondent à des besoins identifiés, je ne suis pas certaine que ce soit le cas pour celle ci. » conclut-elle.

Faut-il réquisitionner Luxfer ? 

A chaque parlementaire sa solution. Le député communiste André Chassaigne « apporte son soutien à toutes les actions qui soutiennent la lutte des salariés. » Mais plutôt que le dépôt d’une proposition de loi, il a fait le choix  » de demander au gouvernement d’actionner l’article de la loi d’urgence Covid 19 qui permet la réquisition immédiate ». La nationalisation viendra ensuite estime le patron de la Gauche démocrate et républicaine à l’Assemblée Nationale..
Une nationalisation qui, en tout état de cause, ne doit pas se faire sur l’achat d’actions. Ce serait faire « un cadeau aux liquidateurs » estime l’élu . D’autant qu’ « avec un immobilier estimé à 4,4 millions d’euros, des machines non transportables sans valeur marchande et un passif environnemental (dépollution) estimé à 20 millions d’euros » sa valeur est nulle conclut le parlementaire.

« La nationalisation de Luxfer c’est faisable » abonde Christine Pires-Beaune. Et sans craindre une irrecevabilité financière. De plus, le projet de loi de finances rectificative a inscrit 20 milliards d’euros dans le budget de l’Etat « pour des prises de participation de l’Etat qui pourraient aller jusqu’à des nationalisations pour une liste d’entreprises. Une liste classée confidentielle » souligne l’élue.

Une reprise d’activité de Luxfer est-elle possible ?

Le 10 avril dernier, les anciens salariés ont écrit au Président de la République pour redemander la nationalisation de l’entreprise. Ce jour là, le Figaro révélait qu’ « un repreneur potentiel du site Thierry Torti Holding (TTH) » s’était manifesté auprès de la Préfecture du Puy-de-Dôme « sans formaliser d’offre auprès du Ministère de l’Economie ». La possibilité d’une reprise du site de Luxfer « a fait l’objet de contacts préliminaires, sans garantie de faisabilité à ce stade » aurait confié Bercy au journal.

Dans ce contexte, le dépôt d’une nouvelle proposition de loi demandant la nationalisation de l’entreprise est forcément bien accueillie par les anciens salariés. « On est assez content de son contenu » se réjouit Alex Peronczyck, ancien représentant CGT Luxfer. « Elle est calquée sur une proposition de loi faite en 1982 . On appartenait alors au groupe Péchiney, on avait été nationalisés en 1982 jusqu’en 1995. On espère qu’elle va aboutir ». Pour l’ancien syndicaliste, il suffit de lever l’obstacle : « Aujourd’hui le blocage à la reprise, c’est Luxfer, qui abuse du droit de propriété privée et continue à prendre à la gorge tout le marché de la bouteille de gaz en abusant de sa position dominante ».

Le 2 avril dernier, Bruno Le Maire, le Ministre de l’Economie et des Finances avait opposé une fin de non recevoir à la demande de nationalisation de l’usine. Motif avancé selon la CGT 63, « ni les salariés, ni les machines ne sont disponibles pour reprendre l’activité, interrompue depuis fin 2019, ce qui rend la production impossible ». C’est faux ! rétorque Axel Peronczyck « C’est un manque de respect total, une méconnaissance de notre dossier » s’insurge l’ancien syndicaliste. « Sur les 136 salariés licenciés et les 27 intérimaires de l’usine, on est en contact avec chacun d’eux. 32 personnes sur les 136 ont retrouvé un travail , dont 12 en contrat précaire ». Depuis le début de l’année et jusqu’au début du déconfinement, une vingtaine d’entre eux s’était barricadé dans les locaux de Luxfer pour éviter le démantèlement du matériel. Sur les 4,5 hectares de l’usine de Gerzat, entre 60 et 70 machines seraient encore opérationnelles. « Les machines sont en l’état et il y a un plan qui a été monté sur un redémarrage en 9 semaines » avance Axel Peronczyck.« Cela c’est la Cgt qui le dit, seuls des experts indépendants pourraient nous dire si la reprise est possible ou pas «  tranche la députée de LREM Valérie Thomas. « Plus de la moitié des salariés ont trouvé une solution d’emploi ou sont en création d’entreprises ou en formation » soutient la députée.

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/famar-lyon-seul-fabricant-francais-chloroquine-n-est-toujours-pas-sauve-1817144.html

Famar Lyon, fabricant de Nivaquine (chloroquine), n’est toujours pas sauvé

 

© Rolland Quadrini / MaxPPP

© Rolland Quadrini / MaxPPP

 

Située à Saint-Genis-Laval, près de Lyon, l’usine pharmaceutique Famar, -qui compte 250 salariés-, est la seule en France habilitée par l’agence du médicament à fabriquer la Nivaquine à base de chloroquine. La société est toujours en redressement judiciaire, et l’inquiétude grandit.

Par Franck Grassaud Publié le 16/04/2020 à 15:04 Mis à jour le 16/04/2020 à 16:35

« Les dernières commandes des clients fixent un arrêt des productions le 3 juillet 2020. L’urgence est d’obtenir de la part de ces donneurs d’ordre un maintien de l’ensemble des activités pour trouver une solution de reprise« , explique Yannig Donius, délégué syndical CGT chez Famar.La société basée dans la Métropole de Lyon, sous-traitante de l’industrie pharmaceutique, notamment de Sanofi et Merck, risque toujours la fermeture. Une seule offre a été déposée auprès des administrateurs judiciaires. Et le tandem d’investisseurs ne reprendrait que 50 des 250 salariés. Leur projet « ne permet pas de garantir un avenir pharmaceutique ni de pérenniser les emplois sur le site », ajoute la CGT.

Beaucoup pensaient que la crise sanitaire allait favoriser la reprise, que le coup de projecteur indirectement donné sur le traitement antipaludique à base de chloroquine allait aider. Pour les salariés, la réponse tarde.

C’est le Cabinet de la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances qui suit le dossier côté gouvernement. « On a un objectif clair, c’est le maintien de l’industrie sur ce site, on y travaille et on y travaillait avant même la crise sanitaire », explique un proche de la secrétaite d’Etat Agnès Pannier-Runacher.

« On attend la confirmation de marques d’intérêt, c’est un travail qui est discret. Il nous faut une reprise adossée à un projet industriel solide. On reste raisonnablement optimistes », ajoute cette source qui explique que l’Etat a « un rôle de conseil pour faire émerger les meilleurs offres. »

Famar Lyon est le seul site industriel à fabriquer et conditionner la Nivaquine, un composé de chloroquine sulfatée, pour le marché français. Parmi la soixantaine de produits fabriqués, 12 médicaments sont « d’intérêt thérapeutique majeur » et restent donc indispensables pour des milliers de patients. Une gamme d’antibiotiques contre les infections poumons/bronches peut également être produite sur le site comme l’Azithromycine.

Secrétaire du comité social et économique, Yannig Donius espère donc une intervention rapide de l’Etat. « La nationalisation de l’entreprise devient une décision incontournable pour répondre aux besoins sanitaires et satisfaire ainsi les intérêts de santé publique », explique le délégué syndical dans un communiqué.

La nationalisation demandée à l’Assemblée nationale

Le 14 avril, les députés socialistes ont aussi demandé la nationalisation de Famar (chloroquine) mais aussi de Luxfer (bouteilles à oxygène), des sociétés jugées « particulièrement nécessaires à l’indépendance sanitaire de la Nation ». Une proposition de loi a été déposée. Les parlementaires disent s’inspirer « du dispositif propre aux entreprises industrielles de la loi de nationalisation de 1982″.

Outre Famar, les élus défendent également le cas de Luxfer (Gerzat, Puy-de-Dôme). Avant sa fermeture en 2019, l’entreprise était la seule en Europe à fabriquer des bouteilles à oxygène médical.

Les députés Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Marine Le Pen (RN) ont, eux-aussi, réclamé la nationalisation de Luxfer et Famar.

 

https://www.lyonmag.com/article/107023/famar-lyon-la-seule-offre-de-reprise-ne-permettrait-de-garder-que-50-salaries-sur-250

Social    17-04-2020 à 08:59  

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Famar Lyon : la seule offre de reprise ne permettrait de garder que 50 salariés sur 250

 

Photo d’illustration – DR

L’inquiétude grandit au sein de l’usine de Saint-Genis-Laval en redressement judiciaire.

L’arrivée d’une offre ferme de reprise n’a pas permis aux 250 salariés de voir l’avenir plus sereinement. « Une seule offre de reprise a été déposée auprès des administrateurs judiciaires par un tandem d’investisseurs dont le projet industriel ne permet pas de garantir un avenir pharmaceutique ni de pérenniser les emplois sur le site (reprise de 50 salariés sur 250) », assure la CGT.

Pour rappel, Famar Lyon est la seule usine en France à produire la Nivaquine à base de chloroquine ; un traitement donné à des patients atteints du Covid-19.  »Les dernières commandes des clients (SANOFI, Merck, Astellas, Mylan, Abbott, P&G…) fixent un arrêt des productions le 3 juillet 2020″, précise le syndicat qui tire la sonnette d’alarme. « L’urgence est d’obtenir de la part de ces donneurs d’ordre un maintien de l’ensemble des activités pour trouver une solution de reprise », demande la CGT qui estime une nouvelle fois que « la nationalisation de l’entreprise devient une décision incontournable pour répondre aux besoins sanitaires et satisfaire ainsi les intérêts de santé publique ».

Ce souhait de nationalisation a déjà fait l’objet d’un courrier d’Annie Guillemot et Gilbert-Luc Devinaz, deux sénateurs du Rhône. Famar Lyon avait également reçu le soutien de Jean-Luc Mélenchon ou encore Laurent Wauquiez.

 

https://rebellyon.info/FAMAR-Lyon-une-alternative-aux-besoins-de-22178

FAMAR Lyon : une seule solution, la nationalisation

 

Publié le 18 avril 2020

 

La société FAMAR Lyon située à Saint-Genis-Laval (Métropole de Lyon), sous-traitante de l’industrie pharmaceutique employant un peu plus de 250 salariés, risque toujours une fermeture. La nationalisation de l’entreprise devient une décision incontournable pour répondre aux besoins sanitaires et satisfaire ainsi les intérêts de santé publique.

FAMAR Lyon : une alternative aux besoins de santé publique

La société FAMAR LYON située à Saint-Genis-Laval (Métropole de Lyon), sous-traitante de l’industrie pharmaceutique employant un peu plus de 250 salariés, risque toujours une fermeture.

Une seule offre de reprise a été déposée auprès des administrateurs judiciaires par un tandem d’investisseurs dont le projet industriel ne permet pas de garantir un avenir pharmaceutique ni de pérenniser les emplois sur le site (reprise de 50 salariés sur 250).

Les dernières commandes des clients (SANOFI ; MERCK ; ASTELLAS ; MYLAN ; ABBOTT, P&G…) fixent un arrêt des productions le 3 juillet 2020. L’urgence est d’obtenir de la part de ces dormeurs d’ordre un maintien de l’ensemble des activités pour trouver une solution de reprise.

Cette crise sanitaire doit être le détonateur pour construire une alternative industrielle aux antipodes des logiques de délocalisations et des poli-tiques d’austérité qui fragilisent notre système de santé et multiplient les ruptures de médicaments.

FAMAR LYON est le seul site industriel â fabriquer et conditionner la NIVAQUINE (Chloroquine) pour le marché français. Le porte-feuille produit de l’usine compte parmi sa soixantaine de produits, 12 médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) qui sont indispensables à des milliers de patients.

Une gamme d’antibiotiques contre les infections poumons/ bronches est également enregistrée sur le site (ORDIPHA (Azithromycine) ; ROVAMYCINE (Spiramycine) ; PYOSTACINE (Pristinamycine).

L’indépendance sanitaire doit se construire autour de la création d’un pôle public du médicament et l’entreprise FAMAR LYON doit être une des priorités à intégrer au plan de « participations financières de l’Etat

Voici certaines propositions qui pourraient ré-pondre en partie aux carences avérées de notre système de santé mais également garantir un développement de l’activité sur le site de St Genis Laval dans le cadre d’un programme public de production et de distribution des médicaments :

  • Effectuer sur le territoire, un recensement de tous les derniers lieux de fabrication des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) localisés chez les sous-traitants.
  • Mettre en place une protection particulière (financière et administrative), pour ces MITM sur les sites façonniers (hors réseau de commercialisation du laboratoire phar-maceutique).
  • Constituer un fonds de garantie alimenté par une cotisation des laboratoires pharmaceu-tiques, dont la stratégie d’externalisation a contribué à la situation actuelle.
  • Redémarrer la fabrication des MITM actuellement importés qui ne seraient plus livrés aux patients de façon régulière ou qui seraient identifiés comme à risque de rupture, en privilégiant les sites façonniers disposant déjà des capacités opérationnelles nécessaires. Procéder au même processus pour leurs principes actifs.
  • Constituer des stocks minimum de MITM pour le marché ville et hôpital, indépendamment des choix commerciaux des laboratoires pharmaceutiques.

Ces quelques pistes doivent alimenter le débat sur le renforcement de l’éthique de santé publique dans la chaîne du médicament, mais le temps de la procédure judiciaire pour FAMAR LYON n’est pas extensible et le risque d’une fermeture de l’établissement dés cet été reste entier.

FNIC CGT FAMAR Lyon

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https://www.lyonmag.com/article/107113/le-senat-se-penche-sur-la-nationalisation-de-famar-lyon

Politique    21-04-2020 à 13:25  

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Le Sénat se penche sur la nationalisation de Famar Lyon

 

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Deux sénateurs du Rhône ont déposé un amendement dans le cadre du projet de loi de finances rectificative.

Annie Guillemot et Gilbert-Luc Devinaz annonce dans un communiqué commun que le Sénat va débuter ce mardi les discussions concernant la nationalisation de Famar Lyon. « Nous serons particulièrement attentifs aux suites données à notre démarche », assurent-ils. Les deux élus avaient déjà écrit au mois de mars au Premier ministre, Édouard Philippe, afin de lui part de la situation inquiétante de l’entreprise.

Pour rappel, l’usine de Saint-Genis-Laval, produisant la Nivaquine à base de chloroquine, est actuellement en redressement judiciaire avec pour l’instant une seule offre de reprise qui ne permettrait de reprendre que 50 salariés du site.

 

https://www.lyonmag.com/article/107167/famar-lyon-un-voeu-pour-la-nationalisation-vote-par-le-conseil-de-la-metropole-de-lyon

Politique    23-04-2020 à 20:02  

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Famar Lyon : un vœu pour la nationalisation voté par le conseil de la Métropole de Lyon

 

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Le cas de l’usine de Saint-Genis-Laval produisant la Nivaquine, actuellement en redressement judiciaire, a été évoqué ce jeudi par les élus.

A la fin de la séance exceptionnelle du conseil de la Métropole de Lyon, le conseiller métropolitain et sénateur, Gilbert-Luc Devinaz, a fait part de son souhait à soumettre au vote un vœu pour la nationalisation de Famar Lyon.

« La crise que nous vivons pose évidemment la question de notre souveraineté sur des secteurs stratégiques, tels que la production de médicaments. Le Président de la République l’a également reconnu lors de sa dernière intervention en évoquant la nécessité de « rebâtir une indépendance agricole, sanitaire, industrielle et technologique française ». Dans ce contexte, comment abandonner l’entreprise à son sort judiciaire et sa mort programmée en juillet prochain », a notamment déclaré l’élu mobilisé depuis plusieurs semaines sur le sujet.

Gilbert-Luc Devinaz a appelé la Métropole de Lyon à demander au Premier ministre, Édouard Philippe, que son gouvernement « accompagne l’engagement des clients actuels après le 3 juillet«  mais aussi « examine la possibilité de nationaliser (même temporairement) l’entreprise FAMAR« .

Le vœu a finalement été voté à 89 voix pour.

 

https://tribunedelyon.fr/salade-lyonnaise/article/saint-genis-laval-vers-une-nationalisation-de-famar/

Saint-Genis-Laval. Vers une nationalisation de Famar ?

 

David Gossart -
30 avril 2020, 08h14

 

Le Sénat a examiné le 22 avril dernier deux amendements demandant la nationalisation de Famar, le producteur de médicaments de Saint-Genis-Laval (lire ici et ). Un de ces deux amendements avait été déposé par les sénateurs PS du Rhône Annie Guillemot et Gilbert-Luc Devinaz (en savoir plus).

La secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher a rappelé que le gouvernement suivait ce dossier depuis des mois « comme le lait sur le feu » mais était surtout en attente « d’un projet de reprise solide ».

Le lendemain, la Métropole de Lyon a voté un vœu en faveur d’un « accompagnement des clients » de Famar au-delà du 3 juillet, date d’expiration de son carnet de commandes, afin d’envisager une nationalisation, même temporaire. La Métropole a par ailleurs proposé de reprendre le foncier pour ne laisser à un repreneur que l’investissement dans l’outil de production.

 

https://www.lettrevalloire.com/flash-eco/2020-franck-supplisson-veut-rebondir-dans-le-medicament/

Frank Supplisson veut rebondir dans le médicament

 

le 30 avril 2020 à 18h15

Frank Supplisson veut rebondir dans le médicament

EXCLUSIF

Sur le point de tourner le dos à la politique, Frank Supplisson – encore président pour quelques semaines de l’Agglomération Montargoise et Rives du Loing (AME) – pourrait rebondir dans l’industrie pharmaceutique.
À la tête d’un groupe d’entrepreneurs, l’ancien directeur de cabinet d’Éric Besson à Bercy a déposé une offre ferme de reprise de l’usine Famar de St-Genis-Laval, près de Lyon (69), la seule de ce groupe grec de sous‑traitance pharmaceutique qui n’avait pas été confiée à Delpharm au début de l’automne. Frank Supplisson (ci-dessus), qui a déjà redressé avec plus ou moins de succès plusieurs entreprises en difficulté (Ascométal, Montataire Industry et plus récemment Tarbes Industry), ne prévoirait que la reprise d’environ 50 des salariés d’une unité qui en compte 290, dont 40 intérimaires. Selon nos informations, les administrateurs judiciaires, Me Éric Étienne‑Martin et Me Frédéric Abitbol, auraient demandé à Frank Supplisson et à ses associés de formuler une proposition un peu plus ambitieuse sur le plan social. Ils ont jusqu’au 30 mai pour le faire.

Mais l’homme d’affaires montargois n’est pas le seul à convoiter cette usine en redressement judiciaire depuis juillet 2019, dont on a beaucoup parlé il y a peu. Elle conditionne en effet, pour le compte de Sanofi, l’antipaludique Nivaquine, dont le principe actif est la désormais fameuse chloroquine. On a d’ailleurs cru à tort que Famar Lyon produisait elle‑même la chloroquine alors qu’elle importe ce principe actif du Sud‑Est asiatique pour ne fabriquer que le médicament.

Le libanais Benta Pharma Industries (BPI), qui exploite deux unités industrielles à Dbayeh, au nord de Beyrouth, et au Caire pour y employer quelque 400 salariés, aurait adressé une lettre d’intention aux administrateurs en faisant également part de son intérêt pour le site de St-Genis-Laval, sans préciser à ce stade le périmètre de son projet. Celui‑ci devra être confirmé par une offre ferme et déposé avant la date fatidique du 30 mai.

 

https://www.leprogres.fr/edition-sud-lyonnais/2020/05/06/a-saint-genis-laval-famar-bientot-sauvee-par-le-largactil

À Saint-Genis-Laval, Famar bientôt sauvée par le Largactil?

 

En redressement judiciaire depuis juin 2019, Famar Lyon cherche toujours un repreneur. Ce sous-traitant des grands labos fonde à présent des espoirs sur le Largactil (chlorpromazine).

Par Fabrice DUFAUD – Hier à 20:00 | mis à jour à 23:35 – Temps de lecture : 2 min

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La chlorpromazine contre le Covid-19 : un éclairage intéressant dans Corruption title-1588791853

Famar Lyon est l’unique fabricant de Largactil, un médicament qui pourrait être efficace contre le covid-19. Photo Progrès /Joël PHILIPPON

 

En redressement judiciaire depuis le 24 juin 2019, Famar Lyon cherche toujours un repreneur. Ce sous-traitant des grands labos tente de se montrer sous ses plus beaux atours. Après avoir mis en lumière sa production de Nivaquine (sulfate de chloroquine) , l’entreprise saint-genoise fonde des espoirs sur le Largactil (chlorpromazine).

La production de ce vieux médicament commercialisé par Sanofi est, pour l’heure, exclusivement confiée à Famar. Or, le Largactil pourrait être efficace contre le covid-19. Depuis lundi, ce neuroleptique fait l’objet d’un essai clinique.

Un médicament utilisé dans l’étude “reCoVery”

Cette première étude sur l’homme, baptisée “reCoVery”, est menée au sein du Groupe hospitalier universitaire (GHU) Paris psychiatrie & neurosciences, en partenariat avec l’Institut Pasteur. Une expérimentation in vitro vient de rendre ses conclusions, publiées sur l’archive MedRxiv. Elle confirme l’action antivirale de la chloropromazine sur le SARS-CoV-2.

« Le premier traitement antipsychotique de l’histoire pourrait donc jouer un rôle clé dans la lutte contre la prolifération d’une pandémie », précise un communiqué du GHU paru lundi. Famar Lyon attend les résultats de reCoVery avec impatience. Et se dit capable de produire 500 000 unités de Largactil par an.

« L’approvisionnement en principe actif ne devrait pas poser de problème, précise Yannig Donius, délégué syndical CGT. Il est produit à Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence), sur un site de Sanofi. »

 

https://www.lyonmag.com/article/107449/apres-la-nivaquine-le-largactil-pour-sauver-famar-lyon

Santé    07-05-2020 à 09:21 

Photo d'illustration - DR

 

Après la Nivaquine, le Largactil pour sauver Famar Lyon ?

 

Photo d’illustration – DR

L’usine de Saint-Genis-Laval veut montrer qu’elle est plus que jamais impliquée dans la lutte contre le Covid-19.

Après la Nivaquine (nom sous lequel est venu la chloroquine promue par Didier Raoult ndlr), Famar Lyon met en avant un autre médicament que l’entreprise produit sur son site et commercialisé par Sanofi. Il s’agit du Largactil, connu également sous le nom de chlorpromazine, un antipsychotique faisant l’objet d’un essai depuis le début de la semaine dans la course contre la montre pour trouver un traitement contre le Covid-19.

« Le repositionnement du neuroleptique Largactil (Chlorpromazine), dans le traitement du Covid-19 pourrait diminuer l’évolution défavorable de l’infection et réduire sa contagiosité. Un essai pilote de phase III est en cours, protocole répondant aux recommandations de l’OMS », explique la CGT du site dans un communiqué.  »Le bénéfice potentiel du Largactil contre le Covid-19 pourrait placer Famar Lyon au centre de l’échiquier, apportant la preuve que le site apparaît comme stratégique dans la lutte contre ce coronavirus et participant ainsi à l’indépendance de notre système de santé », poursuit le syndicat.

Pour rappel, l’usine de Saint-Genis-Laval, dont la nationalisation est demandée, est actuellement en redressement judiciaire. Les 250 salariés de Famar Lyon attendent de connaître les offres de reprise dont la date de limite de dépôt est fixée au 25 mai.

 

Un antipsychotique contre le Covid-19…

Que de présumés malades mentaux tous enfermés en hôpital psychiatrique soient moins atteints par le Covid-19 que les « soignants » qui s’en occupent (voir article ci-dessous) n’est pas a priori pas très surprenant, vu que les seconds mènent leurs vies en dehors de l’hôpital et multiplient ainsi les chances de rencontrer le Convid-19 et d’être contaminés par ce virus, ce dont les premiers sont totalement privés.

Cependant, les antipsychotiques dont sont gavés les présumés malades mentaux qui séjournent en hôpital psychiatrique ont aussi pour effet, tous, de limiter de façon drastique chez les personnes qui en prennent le stress et toutes ses conséquences, dont, de manière automatique, une baisse des défenses immunitaires de l’organisme qui favorise le développement de toutes les maladies infectieuses.

Or, à l’inverse, leurs soignants sont actuellement particulièrement stressés, ce qui les fragilise grandement face au virus auquel ils sont déjà, a priori, bien plus exposés que leurs malades.

Mais ce n’est pas tout.

On sait aussi depuis très longtemps que le système immunitaire des schizophrènes est déficient et ne réagit pas ou peu aux différentes agressions qui ordinairement provoquent les réponses / symptômes visibles, sinon spectaculaires, caractéristiques des maladies provoquées par divers agents pathogènes extérieurs à l’organisme. Ainsi, par exemple, ne souffrent-ils jamais d’allergies, dont les manifestations ne sont que des réponses exagérées du système immunitaire, qui chez eux, au contraire, ne réagit pas suffisamment.

Or, l’on commence aussi à savoir qu’une bonne partie des troubles provoqués par le Covid-19, notamment parmi les plus sévères, résulte des réponses immunitaires de l’organisme à son agression.

Les schizophrènes, dont le système immunitaire est déficient et réagit peu, sont donc assez logiquement épargnés par tous ses emballements destructeurs.

Aussi, il n’est absolument pas surprenant de constater aujourd’hui qu’ils sont bien moins atteints que leurs « soignants » par le Covid-19.

C’est d’ailleurs le même constat que pour un grand nombre d’autres maladies, notamment les simples rhumes, grippes ou angines : les malades mentaux n’en ont jamais, ou presque jamais, tous les soignants des hôpitaux psychiatriques le savent bien.

On peut se demander pourquoi le système immunitaire de ces malades ne réagit pas ou peu : est-ce lié à leur maladie psychiatrique ou est-ce un effet de son traitement usuel ? Répondre à cette question est assez difficile du fait que le schizophrène n’existe pas avant d’avoir été diagnostiqué comme tel, et donc, de recevoir un traitement neuroleptique : comment alors faire la part des choses ?

Il est probable que l’un et l’autre provoquent ou soient chacun plus ou moins associés à ce même effet (voir second article ci-dessous), les neuroleptiques ayant quand même tous un effet dépresseur majeur qui éventuellement pourrait encore une fois être démontré par l’essai clinique reCoVery (voir ci-dessous), auquel cas les psychiatres seraient amenés à reconnaître publiquement que les déficiences du système immunitaire des schizophrènes ou personnes diagnostiquées comme telles sont au moins en partie provoquées par les neuroleptiques qui leur sont prescrits.

Or, ayant aussi constaté un risque accru de survenue d’un trouble bipolaire ou d’une schizophrénie chez l’enfant après une infection périnatale, le plus souvent grippale (d’où, également, un plus fort taux de schizophrènes chez les enfants nés après ou durant la période où sévit la grippe, en corrélation avec l’enseignement séculaire des astrologues qui ont toujours désigné le signe hivernal du Verseau comme celui de la schizophrénie et de la paranoïa), les chercheurs soupçonnent ou accusent depuis longtemps une déficience immunitaire résultant de cette infection d’être responsable de la schizophrénie.

Les psychiatres seraient donc amenés à reconnaître, d’une part, qu’ils fabriquent eux-mêmes des schizophrènes en traitant des personnes parfaitement saines avec des neuroleptiques, lesquels produisent cette même déficience immunitaire responsable de la schizophrénie, et d’autre part, qu’ils aggravent systématiquement la maladie mentale des schizophrènes qu’ils traitent avec ces médicaments particulièrement délétères.

Intéressons-nous maintenant à la chlorpromazine, qui est le médicament retenu pour l’essai clinique qui va démarrer en France.

Il s’agit historiquement du premier antipsychotique de première génération, c’est-à-dire du tout premier neuroleptique utilisé en psychiatrie (voir article Wikipédia ci-dessous).

Or, comme tous les autres neuroleptiques de sa sous-classe, il a depuis longtemps été abandonné dans le traitement médicamenteux des troubles psychiatriques au profit des antipsychotiques dits de seconde génération, dont les effets indésirables sont bien moindres.

Aucun des malades dont il a été constaté qu’ils étaient moins atteints que leurs « soignants » n’était donc, a priori, traité avec ce neuroleptique.

Il est toutefois possible qu’un certain nombre d’entre eux aient bien été traités avec ce neuroleptique, lequel reste effectivement utilisé en psychiatrie, mais uniquement dans le but d’incapaciter des gêneurs à l’aide de tous les effets « indésirables » provoqués par cet antipsychotique de première génération. Dans ce cas, ces effets néfastes sont précisément les effets recherchés.

Que des malades aient ou non été traités avec ce neuroleptique dans les services où les observations ont été réalisées, dans les deux cas, donc, on nous ment :

1°/ Dans le premier cas, la proposition d’essai clinique ne résulte pas directement et uniquement de ces observations mais de la connaissance de longue date qu’ont tous les médecins et plus spécialement les psychiatres des propriétés communes à tous les neuroleptiques, les anciens comme les nouveaux. Il n’y a aucune découverte sensationnelle dans leurs observations actuelles, qui étaient tout à fait prévisibles. Il est quand même assez surprenant d’envisager d’emblée que le nombre réduit de cas de Covid-19 chez les présumés malades mentaux ne résulte que de leur traitement alors qu’à l’évidence il s’agit d’une conséquence de la déficience immunitaire qui est constamment associée à la schizophrénie et qui pourrait n’être liée qu’à cette maladie au lieu de résulter de son traitement médicamenteux. Les médecins nous cacheraient-ils qu’ils savent tous pertinemment que cette déficience immunitaire est effectivement exclusivement provoquée par le traitement neuroleptique chez les personnes qui ne présentent aucun trouble psychiatrique, et systématiquement aggravée par le traitement chez les malades mentaux ?

2°/ Dans le second cas, il y a quand même fort à parier que tous les malades n’ont pas été traités avec la chlorpromazine. Donc, comme dans le premier cas, la proposition d’essai clinique se base en réalité sur les propriétés communes à tous les neuroleptiques, bien connues de tout le corps médical, et depuis fort longtemps. Et par ailleurs, les malades qui ont été traités avec la chlorpromazine ne sont pas des malades mentaux, mais des gêneurs qu’il s’agit tout à la fois de discréditer avec un faux diagnostic de schizophrénie et d’incapaciter avec ce neuroleptique aux effets extrapyramidaux (syndrome parkinsonien) particulièrement marqués. Or, ils sont bien compris dans les observations de malades moins atteints par le Covid-19 que leurs « soignants », effet chez eux consécutif à une déficience immunitaire ne résultant effectivement que du traitement subi, ce que savent donc fort bien les médecins, contrairement à ce qu’ils prétendent habituellement lorsqu’ils évoquent le lien indéfectible qui existe entre schizophrénie et trouble déficitaire de l’immunité.

Quel que soit l’angle sous lequel on aborde les problèmes jusqu’à ce stade, il est donc tout à fait clair que les médecins nous mentent.

Examinons de plus près la chlorpromazine : elle « est issue de recherches sur la famille des phénothiazines menées par le laboratoire Rhône-Poulenc. À partir du noyau de phénothiazine, c’est toute une série d’antihistaminiques (antiallergiques) qui ont été mis au point, comme le Phénergan (prométhazine), l’Antergan, etc. Ces produits présentent un effet secondaire sédatif. » (Wikipédia)

Eh bien voilà : dès le départ, il s’agit d’un médicament dont on connaît très bien l’effet antihistaminique ou antiallergique… Il assomme aussi bien le système immunitaire que le système nerveux central, c’est un dépresseur majeur.

Toute la question est maintenant de savoir pourquoi proposer celui-là plutôt qu’un autre.

 

N.B. : J’ai depuis toujours une tendance aux allergies excluant chez moi tout diagnostic de schizophrénie…

 

 

https://www.nicematin.com/sante/un-vieux-medicament-efficace-contre-le-covid-19-un-essai-clinique-va-etre-lance-en-france-505967

Un vieux médicament efficace contre le Covid-19? Un essai clinique va être lancé en France

 

PAR L. S. Mis à jour le 05/05/2020 à 10:54 Publié le 05/05/2020 à 10:54
Illustration.
Illustration. Photo Jean-François Ottonello

 

La chlorpromazine, médicament antipsychotique, pourrait être efficace contre le nouveau coronavirus, d’après une étude révélée lundi 4 mai. Un essai clinique sur 40 patients va démarrer en France.

 

La chlorpromazine est un traitement utilisé principalement pour les troubles liés à la schizophrénie. Et il serait efficace contre le Covid-19.Un essai clinique va commencer pour mesurer l’effet de ce médicament sur les formes symptomatiques de la maladie, annonce le Groupe hospitalier universitaire (GHU) Paris psychiatrie & neurosciences dans un communiqué publié ce lundi 4 mai.

Baptisé reCoVery, il est le premier essai clinique dans le monde à utiliser la chlorpromazine à cet effet.

Moins de cas chez les patients que chez les soignants

Les chercheurs sont partis du constat suivant: « la prévalence du Covid-19 dans ses formes les plus symptomatiques et sévères est moindre chez les patients atteints de troubles psychiques qu’au sein du personnel médico-soignant » du pôle hospitalo-universitaire Paris 15e, indique le communiqué.

Seuls 3% des patients hospitalisés ont été testés positifs au nouveau coronavirus, contre 19% du personnel médico-soignant.

« Les résultats de l’étude à Pasteur montrent qu’effectivement la chlorpromazine a une efficacité contre le coronavirus responsable de l’épidémie actuelle. L’équipe de Pasteur a pu tester cela sur des cellules animales et aussi des cellules humaines, ce qui est une première mondiale », précise sur Franceinfo le Dr Marion Plaze, qui conduit l’essai clinique.

Il s’agit d’une « piste intéressante qui nécessite d’être confirmée chez l’homme », ajoute la psychiatre et chef de service à l’hôpital Sainte-Anne à Paris.

Étude pilote sur 40 patients

L’essai clinique reCoVery concerne 40 patients et va durer un mois environ. Le but: démontrer l’intérêt de la chlorpromazine dans le traitement contre le Covid-19.

« Si les résultats étaient probants, il faudrait d’abord les confirmer sur un plus grand groupe de patients. C’est ce qu’on appelle une étude pivot. Elle est nécessaire avant de pouvoir passer un traitement en utilisation routine clinique », détaille le Dr Marion Plaze sur Franceinfo.

« La chlorpromazine pourrait tout à fait être donnée le temps du Covid-19, pendant quelques semaines, lorsque les patients sont hospitalisés afin de réduire la durée de la maladie et de réduire sa sévérité. »

 

 

https://www.fondation-fondamental.org/quand-limmunite-deraille

Quand l’immunité déraille

Publié : 01 mars 2019

 

Système immunitaire et maladies psychiatriques, quels sont les liens ?
Trois chercheurs lauréats du Prix Marcel Dassault – Fondation FondaMental apportent leur éclairage.

Pr Joël Doré, Directeur de recherche, INRA, Jouy-en-Josas – Pr Nicolas Glaichenhaus, Immunologiste, Université Sophia Antipolis, Nice – Pr Marion Leboyer, Directrice Fondation FondaMental – Dr Laurent Groc, Directeur de recherche, CNRS, Université Bordeaux 2

Le système immunitaire est en charge de protéger le corps contre les infections et les maladies. A première vue, la relation avec la psychiatrie semble bien improbable… Et pourtant, la découverte de liens entre des dérèglements du système immunitaire et les troubles psychiatriques majeurs fait partie des grandes avancées de la dernière décennie.

Les liaisons dangereuses

Le Pr Nicolas Glaichenhaus, immunologiste, revient pour nous sur quelques-unes des liaisons dangereuses mises au jour entre immunité et maladies mentales.
« On compte de nombreuses corrélations troublantes dans la littérature. Par exemple, la contraction d’une infection par la grippe ou la toxoplasmose pendant la grossesse ou en période périnatale est associée à un risque accru de survenue ultérieure d’un trouble bipolaire ou d’une schizophrénie chez l’enfant. D’autres travaux ont mis en évidence la présence, à des taux élevés, de molécules inflammatoires dans le sang de personnes atteintes de schizophrénie, de troubles bipolaires ou encore d’autisme, indiquant un dysfonctionnement de la réponse immunitaire. La lutte contre le cancer est également riche d’enseignements : des patients traités par immunothérapie voient leur tumeur régresser mais développent des symptômes dépressifs ou des hallucinations. Dans l’autisme, la flore intestinale, qui est un des sièges de l’immunité, présente des anomalies chez les patients… La liste des indices qui révèlent des interactions fortes est longue entre système immunitaire et fonctionnement cérébral. »
Pour la Pre Marion Leboyer « Un schéma semble se dessiner selon lequel certaines personnes seraient porteuses d’un patrimoine génétique les rendant plus vulnérables à des événements extérieurs comme des infections précoces et répétées ou des stress sévères. L’exposition à ces facteurs environnementaux et la moins bonne réponse du système immunitaire déclencheraient une inflammation chronique impactant le cerveau, mais aussi le système digestif ou l’auto-immunité. »

Le rôle du microbiote

Le Pr Joël Doré (Directeur de recherche à l’INRA) a orienté ses travaux autour de l’axe cerveau-intestin.
« Les microbes présents dans notre flore intestinale jouent un rôle essentiel : ils stimulent le système immunitaire, font office de barrière naturelle contre les infections et influencent notre comportement. Dans le cas de l’autisme, de nombreux patients se plaignent de troubles gastro-intestinaux. »
L’ambition de son équipe de recherche est de documenter les relations entre perméabilité de la barrière intestinale, inflammation, flore microbienne et troubles du spectre de l’autisme. Dans un second temps, ils chercheront à démontrer le lien de causalité par un essai préclinique de transplantation de microbiote fécal chez l’animal pour étudier l’impact sur les symptômes gastro-intestinaux, la socialisation et la cognition.

Auto-immunité et cerveau

Dans la schizophrénie, l’impact délétère d’auto-anticorps ciblant certains récepteurs cérébraux a été très bien démontré dans le cadre d’une collaboration entre les équipes de la Pre Marion Leboyer (Université de Créteil), du Pr Jérôme Honnorat (Université de Lyon) et du Dr Laurent Groc (Université de Bordeaux). 20 % des patient·e·s seraient porteurs et porteuses d’auto-anticorps qui altèrent la transmission d’information entre les neurones. « Jusqu’à présent, précise le Dr Laurent Groc, les médicaments existants cherchent à stimuler ou inhiber la communication cérébrale. Or, nos découvertes penchent plutôt vers un défaut d’orientation. Ces malades n’ont pas tant besoin d’un moteur performant que d’un GPS efficace qui place les récepteurs au bon endroit, ce qui expliquerait pourquoi ils et elles répondent moins bien aux traitements classiques ».

Les espoirs

Qu’il s’agisse d’autisme, de dépression, de suicide, de troubles bipolaires ou de schizophrénie, les hypothèses immuno-inflammatoires sont riches d’espoirs tant au niveau diagnostique que thérapeutique.
Associant immunologie et technologies du big data, le Pr Nicolas Glaichenhaus a obtenu des premiers résultats encourageants permettant, sur la base d’une simple prise de sang, de prédire la réponse à un traitement antipsychotique chez des patients présentant un premier épisode psychotique. « Ces résultats préliminaires nous confortent mais, précise-t-il, nous avons encore beaucoup à faire avant que ce soit utilisable en soins courants. »
Pour la Pre Marion Leboyer, «Il nous faut mettre tout en œuvre, pour parvenir à identifier des formes cliniques homogènes, développer des outils diagnostiques plus fiables et innover dans les stratégies thérapeutiques. »

Demain, peut-être, nous pourrons envisager une immunothérapie pour traiter les psychoses auto-immunes. Pour cela, il faut que la recherche avance !

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chlorpromazine

Chlorpromazine

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Chlorpromazine
Image illustrative de l’article Chlorpromazine
structure de la chlorpromazine
Identification
Nom UICPA 2-chloro-10-[3(-diméthylamino)
propyl] phénothiazine
No CAS 50-53-3
No ECHA 100.000.042
No CE 200-045-8
Code ATC N05AA01
Propriétés chimiques
Formule brute C17H19ClN2S  [Isomères]
Masse molaire1 318,864 ± 0,022 g/mol
C 64,03 %, H 6,01 %, Cl 11,12 %, N 8,79 %, S 10,06 %,
Données pharmacocinétiques
Biodisponibilité de 10 à 70 %
Métabolisme hépatique
Demi-vie d’élim. 16 à 30 heures
Excrétion bile et urine
Considérations thérapeutiques
Voie d’administration orale, rectale, IM, IV

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.
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La chlorpromazine est historiquement le premier médicament antipsychotique. Vendue sous forme de chlorhydrate de chlorpromazine, elle fut initialement surnommée la « lobotomie chimique » par le Dr Heinz Lehmann2 en raison des effets similaires avec cette pratique neurochirurgicale controversée. Le surnom de « camisole chimique » fut par la suite généralisé en raison de son effet narcotique. Elle possède un effet anxiolytique, hypnotique, antihypertenseur, antiémétique et anticholinergique. Elle est aujourd’hui considérée comme un antipsychotique typique.

Classée comme antipsychotique de 1re génération, elle est utilisée dans le traitement des psychoses aiguës et chroniques, comme la schizophrénie et certaines phases maniaques du trouble bipolaire. On l’utilise aussi dans le traitement de la porphyrie, du tétanos, de certains problèmes liés à la croissance chez l’enfant, et comme préanesthésique[Quoi ?].

Elle fait partie des médicaments existants testés contre la Covid-19, dans le cadre du projet ReCovery, au Groupe hospitalier universitaire (GHU) Paris psychiatrie & neurosciences3.

Histoire

La chlorpromazine est issue de recherches sur la famille des phénothiazines menées par le laboratoire Rhône-Poulenc. À partir du noyau de phénothiazine, c’est toute une série d’antihistaminiques (antiallergiques) qui ont été mis au point, comme le Phénergan (prométhazine), l’Anterganetc. Ces produits présentent un effet secondaire sédatif.

Après la découverte par Henry Dale, en 1910, du rôle de l’histamine dans le choc anaphylactique, les chercheurs s’intéressèrent aux antihistaminiques de synthèse. Les premiers résultats essentiels furent atteints dans le laboratoire de chimie thérapeutique d’Ernest Fourneau, à l’Institut Pasteur4. Dans le prolongement de ces découvertes et des travaux de chimistes américains, Mosmier et Halpern obtinrent, en 1942, la phenbenzamine, médicament actif et peu toxique. Et c’est en 1951 que Paul Charpentier mit au point la chlorpromazine (Largactil), d’abord utilisée en chirurgie par Henri Laborit en association avec la prométhazine (Phénergan). L’année suivante, en 1952, J Delay et P Deniker virent dans le Largactil, médicament psychotrope, le prototype du médicament psychiatrique. La voie était ouverte à la chimiothérapie des maladies mentales5.

Henri Laborit (1914-1995), chirurgien de la Marine, alors en poste au Val-de-Grâce, menait des recherches, depuis la guerre, sur le choc, ou maladie post-opératoire. C’est en plaçant des cochons d’Inde, fragiles au niveau tissulaire, en état de choc traumatique pour lutter contre ce syndrome, qu’il débute l’utilisation d’antihistaminiques (antihistamine libérée dans les états de choc) dont les échantillons lui sont fournis par Rhône-Poulenc6.

Utilisés seuls, ces produits ne peuvent rien contre le choc. Laborit, avec l’aide de Pierre Huguenard, un des fondateurs de l’anesthésie moderne en France, mélange différents antihistaminiques dans ce qu’ils appellent désormais des « cocktails lytiques ». Laborit remarque que ses patients sont détendus avant l’opération, de laquelle ils récupèrent parfaitement, et qu’en outre, l’usage de ses cocktails lui permet d’opérer quasiment sans anesthésique, ce qui le met sur la voie de l’anesthésie sans anesthésique (neuroleptanalgésie) et de l’anesthésie potentialisée.

Très intrigué par ce qu’il décrit comme « un effet de désintéressement », il demande à Rhône-Poulenc une molécule qui présenterait cet effet non pas en effet secondaire, mais en qualité centrale. Il s’agit du 4560 RP, écarté par Rhône-Poulenc (car trop sédatif et pas assez antihistaminique). Laborit l’expérimente en 1951 avec une collègue psychiatre, Cornélia Quarti, mais cette expérience restera inédite.

Laborit, qui comprend l’intérêt de cette molécule pour la psychiatrie7, demande à Hamon, Paraire et Velluz, psychiatres au Val-de-Grâce, d’essayer la molécule. Les psychiatres ne disposent alors que des cures de sommeil par les barbituriques ou des thérapies de choc pour tenter de traiter des patients qui, le plus souvent, sont destinés à passer leur vie à l’asile. Les psychiatres du Val-de-Grâce essaient la molécule en association avec des cures de sommeil et ratent l’effet central de la molécule.

Le gendre de Pierre Deniker, assistant de Jean Delay à Sainte-Anne, assiste aux réunions hebdomadaires que Laborit tient au Val-de-Grâce et où il expose ses résultats. Il sensibilise Deniker aux promesses du 4560 RP. Delay et Deniker commencent alors à effectuer des tests systématiques avec la molécule et ils observent des effets spectaculaires : les catatoniques reprennent la parole et deviennent accessibles à la psychothérapie, les agités maniaques se calment, cessent de hurler et s’alimentent normalement : les asiles, lieux de bruits et de fureur, se transforment radicalement8.

C’est le début de ce qui deviendra le premier neuroleptique et qui va, dans un premier temps, se propager en Europe. Deniker sillonnera les asiles d’Europe avec des échantillons de chlorpromazine. Par la suite, sous l’impulsion de Heinz Lehmann, les États-Unis adopteront la molécule, commercialisée sous la dénomination de thorazine. Dès 1953, la Sté Bayer commercialise la molécule dans le monde germanophone sous licence Rhône-Poulenc9.

Son nom commercial « Largactil » signifie « large action ». Il est commercialisé dès 1952 alors que la molécule est encore en test en psychiatrie. Elle n’est à cette époque pas utilisée comme un médicament spécifique du traitement de la psychose. Ses premières indications sont vastes, elles s’étendent du prurit du nourrisson aux règles douloureuses. Néanmoins, l’usage de la chlorpromazine amène Deniker et Delay à repenser totalement la catégorisation des molécules à effet psychotrope et à inventer le terme de « neuroleptique ».

Cette découverte majeure des qualités centrales d’une molécule issue des phénothiazines ne fera pourtant pas l’objet d’un prix Nobel pour Henri Laborit. Il partagera le prix Albert-Lasker (petit Nobel américain) avec Lehman et Deniker en 1957, tandis que Daniel Bovet obtient le prix Nobel la même année pour la découverte des antihistaminiques10.

Effet antiviral ?, dont contre le SARS-CoV-2 ?

Durant la pandémie de COVID-19 en France, un service hospitalier spécialisé en psychiatrie a constaté que ses soignants étaient plus contaminés par la Covid-19 que ses malades (souvent traités par la chlorpromazine). En mai 2020, une étude-pilote sur 40 malades, coordonnée par le docteur Marion Plaze 11 teste les propriétés antivirales de la chlorpromazine contre le virus de la COVID-19. Cette molécule avait été repérée par deux articles scientifiques (en 2014 et 2018) comme ayant des effets (in vitro) contre l’infection de cultures cellulaires par les coronavirus responsables des deux précédentes épidémies par le SRAS (en 2002) et le MERS (en 2012).
Cette molécule s’est avérée, lors de travaux conduits par l’Institut Pasteur, freiner la duplication virale in Vitro du SARS-CoV-2 tant sur des cellules animales qu’humaines, et semble diminuer la sévérité des symptômes chez certains patients à risque « à risque » (obésité, troubles cardiovasculaires), aux stades précoces et tardifs de l’infection par le SARS-CoV-2.12,3.

Effets indésirables

Les effets indésirables concernent notamment le système moteur extrapyramidal : tremblements, dyskinésies précoces, tardives et invalidantes. Les symptômes extrapyramidaux apparaissent lorsque le taux d’occupation des récepteurs D2 striataux dépassent 80 % (Nyberg et al. 1998). Ces effets secondaires apparaissent moins fréquents lors de l’utilisation d’antipsychotique atypique tel la clozapine du fait d’une moindre occupation des récepteurs dopaminergiques et d’une activité antagoniste 5-HT2 sur les récepteurs sérotoninergiques ; fréquence d’apparition du SEP supérieure à 10 %.

Hyperprolactinémie par inhibition de la voie dopaminergique tubéro-infandibulaire entraînant une sécrétion inappropriée d’une hormone : la prolactine, potentiellement responsable d’une impuissance réversible chez l’homme et d’une aménorrhée et d’une galactorrhée chez la femme.

Dyslipidémie possible, avec prise de poids et risque de développement d’un diabète de type 2.

Effets anticholinergiques fréquents : dysurie en cas d’hypertrophie bénigne de la prostate, aggravation d’un glaucome pré-existant, sécheresse buccale et infection associée. Mydriase et trouble de l’accommodation.

Abaissement du seuil épileptogène potentiellement responsable de crises épileptiques. Recherche d’antécédents épileptiques éventuels et EEG de surveillance à prévoir si traitement indispensable.

Chimie

La chlorpromazine est un dérivé de la phénothiazine.

Fonctions physiologiques

La chlorpromazine est un antagoniste des récepteurs dopaminergiques D2 uniquement, mais pas des récepteurs sérotoninergiques 5HT2A caractéristiques des antipsychotiques atypiques plus récents.

100 mg de chlorpromazine équivaut 2 mg d’halopéridol, autre antipsychotique typique de la famille des butyrophénones.

Spécialités

Chlorpromazine
Noms commerciaux
  • Chlorazin (Suisse),
  • Thorazine (États-Unis),
  • Largactil (France),

N’est plus commercialisé en Belgique

Classe antipsychotique
Autres informations Sous-classe : phénothiazines
Identification
No CAS 50-53-3
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No ECHA 100.000.042
Code ATC N05AA01
DrugBank 00477
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Divers

La chlorpromazine fait partie de la liste des médicaments essentiels de l’Organisation mondiale de la santé (liste mise à jour en avril 2013)13.

Évocations artistiques

Le nom commercial de la chlorpromazine, « thorazine » en anglais, est déformé en « thorizene » dans la chanson Kill your sons de Lou Reed : (…) when they shoot you up with thorizene on crystal smoke / you choke like a son of a gun (…)

Le groupe de métal canadien The Agonist a écrit une chanson nommée Chlorpromazine sur l’album Lullabies for the Dormant Mind..

L’artiste lyonnais K-Cosmik, aussi appelé 2b, a écrit une chanson nommée Chlorpromazine parue en janvier 2019, sur la plateforme youtube.

Le groupe de punk-rock américain The Ramones a également réalisé plusieurs chansons qui évoquent la thorazine, l’auteur-compositeur et bassiste du groupe, Dee Dee Ramone, ayant été atteint de troubles bipolaires. Dans ce registre se trouve notamment We’re a Happy Family sur l’album Rocket to Russia, sorti en 1977.

Dans le film Shutter Island et dans le roman Shutter Island, le docteur Cawley fait part de l’utilisation de la chlorpromazine dans l’hôpital psychiatrique.

Dans l’épisode 22 de la saison 1 de la série X-Files, une petite fille au pouvoir surnaturel est soignée à l’aide de thorazine.

Dans l’épisode 2 de la saison 1 de la série LORE (Amazon prime video) la thorazine est évoqué comme remplacent avantageux de la lobotomie.

Sur son album « Arise » sorti en 1985 sur l’etiquette « alternative tentacles », le groupe punk britannique Amebix joue la pièce « largactyl ».

Dans leur mini album « New Orleans », le groupe punk français Ludwig von 88 chante une chanson intitulé « 4560RP ».

Dans l’épisode 10 de la saison 6 de Dexter, Debra trouve une boîte de Chlorpromazine prescrite à l’antagoniste principal de la saison.

Notes et références

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

  • Jean-Noël Missa, Naissance de la psychiatrie biologique : Histoire des traitements des maladies mentales au XXe siècle, Presses universitaires de France, Paris, 2006.

Liens externes

 

Le site 20minutes.fr en symbiose totale avec les pédocriminels

Dans la foulée de l’affaire du pédocriminel Jeffrey Epstein, celle d’un chirurgien breton aux tendances pédophiles avérées et dont les victimes pourraient se compter par centaines commence à faire des vagues, comme je le rapportais il y a deux jours dans cet article :

http://petitcoucou.unblog.fr/2019/08/21/joel-le-scouarnec-chirurgien-accuse-de-pedophilie-peut-etre-250-victimes/

Or, tandis que les témoignages de victimes présumées de ce prédateur ou de leurs parents se multiplient dans les médias (cf. ci-dessous), le site 20minutes.fr a pour sa part fait le choix de publier une interview de l’avocat de cet homme « tempérant » toutes les accusations très précises portées contre son client en rappelant qu’il nie tout fait de viol ainsi que toute agression sexuelle sur son lieu de travail et prétend n’avoir noirci ses immondes carnets secrets que de fantasmes.

Datant d’hier, elle se trouve ici :

https://www.20minutes.fr/justice/2587391-20190822-affaire-pedophilie-jonzac-jamais-etabli-200-noms-accoles-200-faits-tempere-avocat-chirurgien

Cependant, le renvoi aux assises du dénommé Joël Le Scouarnec pour des faits de pédocriminalité est déjà acté et n’a pu se décider à la légère.

Et l’interview de son avocat est livrée aux lecteurs du site 20minutes.fr sans aucune contradiction, notamment en provenance des victimes, dont les témoignages sont ignorés par les journalistes de ce site de désinformation qui s’était déjà fait remarquer comme tel au mois de janvier dernier en publiant le soi-disant « témoignage » à mon encontre du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, soit une montagne d’affabulations délirantes, comme toutes les prétentions de ce mythomane me concernant – étant toujours sous le choc de cette saloperie « journalistique » signée Hélène Sergent, je prends le temps qu’il faut pour y réagir et y reviendrai plus tard de manière détaillée.

La voilà :

https://www.20minutes.fr/high-tech/2435127-20190128-cyberharcelee-centaines-articles-liaient-histoires-sordides-pedophilie-nom-partout

Le cybercriminel qui viole l’intimité de ma vie privée, me harcèle, me menace et me met en danger de toutes les manières possibles et imaginables avec toute sa bande de « déconnologues » comprenant la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest depuis maintenant onze ans s’y présente mensongèrement comme une de mes « victimes », tous ses complices étant eux aussi mensongèrement présentés comme mes « victimes », à l’égal de ce qu’ils ont déjà fait plusieurs fois dans le cadre de procédures abusives et de dénonciations calomnieuses constituant toutes tentatives d’escroqueries au jugement plus ou moins réussies, ce harcèlement judiciaire venu prolonger et amplifier le cyberharcèlement ayant notamment pour but d’empêcher de prospérer mes propres plaintes à leur encontre, celles-là parfaitement justifiées.

Autrement dit, mes harceleurs ont vraiment déployé les grands moyens pour aboutir et y font régulièrement concourir des médias aux dirigeants et « journalistes » sans aucun scrupule, notamment Jean-Marc Manach en 2013, mais Hélène Sergent est bien la première à avoir ainsi publié en lui conférant tout le crédit de sa carte de presse un texte émanant entièrement, exclusivement et directement de l’un d’entre eux, à savoir le cybercriminel et mythomane notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Des centaines d’articles le liant à des histoires sordides de pédophilie étant alléguées dans le titre même de son prétendu « témoignage » de « cyberharcelé » par moi-même, j’ai commencé à y répondre sur cette unique question dans une page dédiée, celle-ci :

http://petitcoucou.unblog.fr/pascal-edouard-cyprien-luraghi-et-la-pedophilie/

Avant l’infâme publication d’Hélène Sergent du 28 janvier dernier, je n’avais donc jamais publié que deux articles évoquant la relation particulière de Pascal Edouard Cyprien Luraghi à la pédophilie, le premier le 12 janvier 2015, soit plus de quatre ans plus tôt, et le second très précisément la veille, 27 janvier 2019.

Entre autres choses, suite au procès qu’il m’a fait à Paris entre 2016 et 2018, j’y expliquais pièces à l’appui comment Pascal Edouard Cyprien Luraghi avait tenté de faire supprimer un blog contenant de nombreux articles relatifs à la pédophilie en arguant que s’y trouvaient rapportés ceux que j’avais consacrés entre 2010 et 2012 à l’affaire de l’ancien psychiatre brestois Serge Rodallec, ces textes primitivement publiés sur mon ancien blog « Un petit coucou » chez OverBlog étant selon lui « manifestement illicites ». Lui et ses amis, se posant tous en défenseurs acharnés de tous les pédophiles de la planète, me harcelaient depuis 2008 pour avoir notamment relayé sur le site Rue89 des articles de la presse locale sur cette affaire. Ils avaient obtenu en 2010 la suppression de mon compte sur le site Le Post pour avoir encore publié sur cette affaire alors que le pédophile venait tout juste d’être retrouvé en Thaïlande, et m’avaient ensuite tous attaquée sur OverBlog du fait que j’y avais republié sur mon tout nouveau blog « Un petit coucou » les mêmes articles concernant Serge Rodallec, et continuais à publier sur cette affaire.

Tous ces articles s’étant retrouvés copiés sur un nouveau blog en 2013, Pascal Edouard Cyprien Luraghi avait donc tenté d’en obtenir la suppression après la suspension préventive de mon propre blog par mon hébergeur OverBlog, au motif que mes écrits concernant Serge Rodallec auraient été « manifestement illicites »; non plus simplement « diffamatoires » comme au cours des années passées, le pédophile n’ayant été condamné pour viols et agressions sexuelles sur plusieurs de ses jeunes patients que deux fois en 2007, mais bien « manifestement illicites », puisqu’ils évoquaient sa pédophilie à travers toutes les poursuites et condamnations dont il avait fait l’objet après toute une nouvelle série de procès organisés à son encontre depuis son retour en France en 2010 : plus le pédophile est condamné et donc reconnu comme tel, et moins il est licite d’en parler selon Pascal Edouard Cyprien Luraghi…

Seulement voilà, le blog en question avait finalement été supprimé par son hébergeur Google le 8 janvier 2015 au motif tout à fait valable de l’apologie de la pédophilie, non pas en raison de ces textes dont je n’étais que partiellement l’auteur, mais pour d’autres écrits se trouvant rapportés sur le même blog, et dont l’auteur était Pascal Edouard Cyprien Luraghi lui-même – c’est ce que j’avais expliqué sitôt après dans mon tout premier article portant sur la relation particulière de cet individu à la pédophilie, le 12 janvier 2015.

J’en ai publié un troisième le 10 mai 2019, après que Cyprien Luraghi soit derechef intervenu sur le sujet de la pédophile, cette fois sur Twitter, toujours sur le même mode anti « puritains ».

Et je viens de mettre en évidence quelques similitudes entre Pascal Edouard Cyprien Luraghi et Jeffrey Epstein dans deux articles en dates des 11 et 20 août 2019.

Avec celui-ci, cela fait six, pas un de plus.

Où sont donc les centaines d’articles dans lesquels je l’aurais lié à des histoires sordides de pédophilie ?

La mauvaise foi d’Hélène Sergent dans cette affaire est évidente, il ne lui était pas bien difficile de procéder à un minimum de vérifications. Elle m’a d’ailleurs refusé tout droit de réponse ou de commentaire sur son article après que je lui eus expliqué par courrier électronique de quoi il retournait réellement. Elle refuse également de le supprimer ou de le modifier. Et bien évidemment, elle n’a que faire de mon témoignage de vraie victime de vrais harceleurs, ses amis Pascal Edouard Cyprien Luraghi et consorts.

Le nouveau témoignage publié hier exclusivement sur le site 20minutes.fr, à savoir celui de l’avocat de Joël Le Scouarnec défendant son client accusé de pédophilie, apporte un éclairage intéressant sur la publication totalement hallucinante d’Hélène Sergent du 28 janvier 2019 : elle est en symbiose totale avec le défenseur des pédophiles Pascal Edouard Cyprien Luraghi et estime comme lui et ses amis nécessaires et parfaitement justifiés tous leurs harcèlements à mon encontre depuis mes tout premiers commentaires concernant l’ancien psychiatre et pédophile brestois Serge Rodallec, un saint homme que j’aurais toujours « diffamé » en postant des liens menant aux articles de la presse locale portant sur ses procès et condamnations de 2007.

Naturellement, cette pseudo « journaliste » adhérant sans aucune réserve à tous les propos de son maître ou « Konducator » le « déconnologue » Pascal Edouard Cyprien Luraghi, qu’elle fait siens et appuie quels qu’ils soient, soutient donc tout comme lui :

Je sais : c’est tout à fait inconvenant de dire ça, mais pourtant ça existe, des bombasses de 13 balais. J’insiste lourdement sur ce point… alors évidemment, les mecs devraient se cramponner les couilles, mais dans les faits, ce n’est pas ce qui se passe.

Propos publiés le 9 octobre 2009 sur le site Rue89, extraits de la discussion intégralement rapportée ci-dessous, et rejoignant tout à fait ceux des pédocriminels Jeffrey Epstein et consorts.

 

 
http://www.rue89.com/2009/09/28/affaire-roman-polanski-la-polemique-traverse-latlantique#comments-start

A la une 28/09/2009 à 18h04

 

Affaire Roman Polanski : la polémique traverse l’Atlantique

 

Chloé Leprince | Rue89
  • Numerosix

    Numerosix
    Prisonnier dans le village (…)
    Quelle ambiance , sur ce fil ..
    • Yvon le Zébulon

      Yvon le Zébulon répond à Numerosix
      L’homme d’esprit n’est pas seul (…)
      Ouille Ouille ! …
      Chlorophylle devrait bientôt s’appeler « Vaseline » !
  • muji

    muji
    français
    Oeuvre artistique et moeurs ne font pas toujours bon ménage. Encore une polémique qui va sans aucun doute diviser l’opinion : ceux qui appellent à la morale et la justice contre ceux qui excusent et appellent au pardon.
    Polanski n’a-t-il pas déjà purgé sa peine (32 ans d’exil) ?
    • Tout ça n’a strictement rien à voir avec la « morale ». Le viol est un crime, le viol d’une mineure de 13 ans est un crime pédophile. Il a échappé à la justice par la fuite, la procédure court donc toujours et il est totalement légitime et légal qu’il ait été arrêté pour être extradé.
      Ce qui fait polémique, ce qui est un scandale et une honte pure, c’est la levée de boucliers et la pétition de soutien dont bénéficie un membre de l’« élite » de la « caste » qui s’affirme ainsi intouchable. Que des ministres de la république s’indignent publiquement d’une arrestation parfaitement légale et légitime.
      Cet appel à une justice à deux vitesses choque, et c’est heureux, car on est censé avoir aboli les privilèges, en France.
  • dulconte

    dulconte répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
    Mordu par un fachogarou
    La justice à deux vitesses c’est le juge qui voulait se faire de la pub en accrochant la peau de Polanski sur son grand totem qui en est responsable.
    Polanski a plaidé coupable, un accord avait été trouvé le juge a décidé de revenir en arrière…

     

    • Tokani

      Tokani répond à dulconte
      Oldmole
      Parfaite intox cher Dulconte … Le génial Polanski a pris la fuite craignant que cet accord soit dénoncé ulterieurement , puis a bénéficié dans sa cavale dorée d’un Laxisme incroyable que lui confére l’appartenance à une « caste d’intouchables “
 Compte supprimé le 4 janvier 3

 Compte supprimé le 4 janvier 3 répond à dulconte

    • « Polanski a plaidé coupable, un accord avait été trouvé le juge a décidé de revenir en arrière… »

      Non, ce n’est pas comme ça que ça s’est passé. Polansky avait passé un accord de « plaider coupable » avec le procureur (c’est comme ça que ça se passe, pas avec le juge) sous réserve comme toujours que le juge l’entérine. Cet accord ne lui évitait pas du tout d’aller en prison, il pouvait seulement alléger la peine. Le juge a accepté l’accord à certaines conditions que Polansky n’a pas respectées. L’accord est donc tombé et Polansky s’est enfui avant d’être jugé. Car entre temps, il avait été relâché en attendant la décision, parce que la justice US n’applique pas systématiquement la détention préventive comme la justice française.
      En outre, ce n’est pas le juge qui décide de la culpabilité ni de la peine lorsqu’il y a procès, c’est le jury populaire. La justice à deux vitesses, c’est bien d’exiger que les riches et célèbres ne soient pas soumis à la même procédure que le commun des mortels.
      Citation de polansky à un journaliste en 1979 : « I like fucking young girls ».
      • Vos potes beaufs font du zèle à ce que je vois ? Ils se précipitent pour nazer ? Vous n’avez pas honte de ce genre de procédé ?
        Eh, les beaufs – les cyp, les numéro machin, les tilou, et autres navrants : je vous emmerde. Je n’ai pas fini d’écrire une intervention que vous m’avez déjà nasée, vous me suivez à la trace, vous êtes OBSEDES par ma petite personne – faut-il que vous soyez de pauvres lamentables obsédés pervers et minables. C’est pathologique : vous devriez consulter.
23694

cyp répond à 23692

Le 9 octobre 2009 à 15:01 | Permalien
J’aime pas Finkelkraut. Annie l’a entendu ce matin sur Inter et elle m’a raconté. Je suis d’accord avec lui pourtant, sur ce point précis : des bombasses chaudes du cul de treize ans, j’en ai connu un bon paquet. Assez d’angélisme ! Côté putes, j’ai tout ce qu’il faut en stock dans ma famille… et pas que ma tata Rolande…
C’est à se demander dans quel monde vivent tous ces blancs-becs et ces pieds-tendres, prompts à dégainer leur clavier pourri. Z’ont vraiment aucun notion de la réalité.
Répondre
23730

cyp répond à 23715

Le 9 octobre 2009 à 18:39 | Permalien
Je sais : c’est tout à fait inconvenant de dire ça, mais pourtant ça existe, des bombasses de 13 balais. J’insiste lourdement sur ce point… alors évidemment, les mecs devraient se cramponner les couilles, mais dans les faits, ce n’est pas ce qui se passe.
Je dis ça alors que moins libidineux que moi, c’est dur à trouver : même tout jeune, je n’ai jamais marché avec la bite en avant.
Je dis : il y a des milieux – quart-monde, business, culture – par lesquels des lolitas frivoles sont attirées, pour tout un tas de raisons. L’ambition, le strass et les paillettes… et le cul. Nier ça, c’est être aveugle. Je sais de quoi je parle, vraiment. Je l’ai touché du doigt dans ma propre famille ; je ne peux pas décemment en parler plus en public, mais ceux qui me connaissent vraiment savent que je ne mens pas, ni ne frime. Je m’en serais bien passé, pour tout dire.
Nier ça, c’est faire comme cette éditrice qui, en 99, m’avait souligné au rouge une scène – vécue – dans laquelle je décrivais une famille de trapanelles craignos, et où la Maria de service déclarait haut et fort faire un mioche par ans pour les allocs. Elle en était à son huitième. Mais ça ne se dit pas, ces choses-là… sauf chez les fachos. Je me suis battu pour conserver cette scène, et elle y est toujours.
Alors oui : j’en ai jusque là de l’angélisme. Désolé.
61789

dodu répond à 61788

Le 3 mai 2010 à 15:52 | Permalien
Je n’ai pas envie de continuer à discuter de ce sujet avec toi , bientôt tu vas nous expliquer que c’est la fille qui a violé ce pauvre adulte traumatisé..;tu sais comme moi que Polanski a payé , très cher , les parents de la fille pour que soit abandonné l’accusation de viol. Et c’est légal .
  • 61791

    cyp répond à 61789

    Le 3 mai 2010 à 15:59 | Permalien
    Ben écoute : il a raison sur le fond… je connais des mères véritablement indignes et des nénettes à peine pubères hyper chaudasses. Je n’entre pas dans les détails, mais c’est dans ma famille même que ça s’est passé.
    Lemmy avait écrit dans la Rue (de merde) il y a un vieux bail que c’était hallucinant que cette nénette n’ait pas été suivie par son chaperon de l’agence sur le plateau… et il sait de quoi il cause, le petit père.
    J’ai déjà tout dit sur ce sujet autrefois et n’ai pas envie d’en rajouter, sinon qu’on foute enfin la paix à la fois à Polanski et à cette femme qui réclame à cor et à cris qu’on la laisse vivre en paix et oublier cette fâcheuse affaire.
    • 61794

      dodu répond à 61791

      Le 3 mai 2010 à 16:13 | Permalien
      Lemmy connaît peut-être bien les milieux du cinéma mais je doute fort qu’il soit vraiment à même de saisir toutes les « subtilités » qui entourent ce genre de traumatisme.
      Sur ce je suis d’accord qu’on arrête d’en parler , mais c’est bien Polanski lui-même qui relance l’affaire avec sa lettre à faire pleurer Margot dans les chaumières .
  • 61803

    cyp répond à 61794

    Le 3 mai 2010 à 16:32 | Permalien
    OK : je reste avec ma tata pute, ma frangine violemment allumée du brugnon et la cousinerie en rut, alors…
    Ras le cul de ce genre de discussion à sens unique !
    • 61829

      Mon-Al répond à 61803

      Le 3 mai 2010 à 18:28 | Permalien
      Je radote, mais la mère est coupable d’avoir utilisé sa fille et probablement de l’avoir vendue pour un plat de lentilles ! La gamine veut oublier, Polanski a 76 ans, on en a plein le cul de cette affaire, le juge lui veut être réélu par les puritains amerlocks, et les gamines chaudasses sont légions …
      Ça va-t-y Cypounet ?
  • 61839
    cyp répond à 61829
    Le 3 mai 2010 à 18:42 | Permalien
    Tout baigne dans l’huile à la Maison de l’Horreur©, Mamama… à part que je suis en train de réparer une bécane épouvantablement bruyante et que c’est chiant ;-)
    Hé oui, les lolitas bombasses à croupion frétillant sont légions… y en a nettement plus que des femmes en burqa et dans la plupart des cas c’est la faute des parents, qui sont totalement amoraux. J’en sais quelque chose. Mais va expliquer ça à des gens ‘normaux’ : c’est une tâche impossible.
    Comme d’expliquer la grande misère à un gros rupin : il ne *peut* pas piger.
    Bon et puis pour l’affaire Polanski, je sais pas si tu te souviens, mais il avait tout de même été méchamment secoué par le meurtre sauvage de sa femme (Sharon Tate) par la ‘Family’ de Charles Manson quelques années plus tôt, hein. Il en avait abondamment parlé, à cette époque, et je m’en souviens très bien… d’autant plus que je connais l’histoire de Manson et compagnie sur le bout des doigts.
    Abonder dans le sens d’un sale con de petit juge de merde en bois brut (ricain, de surcroît), c’est alimenter le Décervelage.
    • 61845

      Mon-Al répond à 61839

      Le 3 mai 2010 à 18:55 | Permalien
      La vie de Polanski, depuis le ghetto de Cracovie (je crois), en passant par l’horreur de Sharon Tate, peut en effet être un facteur de fragilité face à une tentation. Il ne fait pas oublier non plus la liberté qui régnait dans ces années et surtout dans ce milieu. Evidemment, ça ne fait pas pardonner le fait qu’il ait eu des relations sexuelles avec une mineure (le lien donné par Riché, le CR de Match de l’époque, donne une image bien différente de la mineure en question et de sa mère), mais c’est pour ces raisons bassement électorales que le juge veut son triomphe médiatique. C’est dégueulasse. Et je me demande quand même, Polanski étant français, si une juridiction française ne pouvait pas réclamer aussi l’extradition d’un ressortissant risquant une peine injuste aux USA ? Mais ça, je ne suis pas suffisamment férue en juridique pour savoir …
      • 61847

        Hulk répond à 61845

        Le 3 mai 2010 à 19:02 | Permalien
        Vu les réactions de la populace, c’est compréhensible que Sarkozy n’ait pas trop insisté, il n’avait pas envie de perdre encore cinq points…
        J’ajoute au sujet de la fuite de Polanski que pour survivre dans le ghetto de Cracovie, il avait dû développer un instinct de survie qui fait que devant le danger on en réfléchit pas, on se sauve sans se retourner. Je suis sûr que c’est ça qui l’a fait partir en urgence des USA à l’époque au lieu de rester et de se battre avec son staff d’avocats.
        • 61850

          Mon-Al répond à 61847

          Le 3 mai 2010 à 19:06 | Permalien
          Je ne parlais pas de Sarkozy dans ma question sur une éventuelle demande d’extradition vers la France. Je parlais d’un pouvoir de justice, genre MAM (mais celle-là pour remuer son cul !). Il doit bien exister quelque chose au niveau juridique. Car une demande d’extradition vers la France mettrait en balance celle des States !!
          Surtout pas Sarkozy, c’est voué à l’échec !

 

 

https://www.lci.fr/justice/video-chirurgien-soupconne-de-pedocriminalite-pedophilie-viol-agressions-sexuelles-ce-que-l-on-sait-jonzac-bretagne-charente-maritime-touraine-2130119.html

De nouvelles plaintes déposées contre le chirurgien soupçonné de pédocriminalité : ce que l’on sait

 

FAIT DIVERS – Un chirurgien de 68 ans, ayant exercé en Bretagne, en Touraine et en Charente-Maritime a-t-il violé et agressé sexuellement plus de 200 mineurs ? Où en est l’enquête ? Quel est le profil de ce spécialiste en chirurgie viscérale ? Voici tout ce qu’il faut savoir sur cette affaire de pédocriminalité.

22 août 16:25 – La rédaction de LCI

 

Plus de 200 victimes. C’est ce qu’aurait fait un chirurgien de 68 ans au cours des trente dernières années, dans l’exercice de ses fonctions mais aussi en dehors. Cette affaire de pédocriminalité a pris une nouvelle ampleur cette semaine, après des révélations de la Charente-Libre. Retour sur les faits.

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Charente-Maritime : un chirurgien accusé d’atteintes sexuelles et de viols sur mineurs, plus de 200 victimes potentielles

Incarcéré depuis 2017

L’homme de 68 ans, spécialiste en chirurgie viscérale, est incarcéré depuis mai 2017 à la maison d’arrêt de Saintes. Un procès doit s’ouvrir dans les prochains mois devant les assises de la ville pour des faits de viols et d’agressions sexuelles sur quatre mineurs. Le chirurgien sera jugé pour le viol d’une voisine âgée de 6 ans en 2017 et d’une de ses nièces dans les années 1990, mais aussi pour des atteintes sexuelles sur une autre fillette de sa famille ainsi qu’une personne hospitalisée dans son service lorsqu’il exerçait à l’hôpital de Loches (Indre-et-Loire).

La première plainte à son encontre est venue de ses voisins à Jonzac (Charente-Maritime). Alors que la petite fille de 6 ans rentre d’une promenade avec son père, ils croisent le chirurgien. La fillette raconte que ce dernier lui a montré son sexe à travers le grillage du jardin familial, un jour où elle s’y amusait avec son frère. Ses parents portent plainte, le voisin est placé en garde à vue, et l’enquête révèle que la petite fille a également subi un viol, sous les yeux de son cadet âgé de 2 ans. Un examen gynécologique montre que son hymen a été abîmé, selon l’avocate de sa famille.

« Je vois ma fille comme un héros aujourd’hui, de faire tomber un prédateur comme ça », raconte le père de la fillette à franceinfo. « Il avait une maison modeste et ne parlait à personne. Il n’accueillait personne chez lui, il vivait seul. (…) Il avait un comportement bizarre mais je n’imaginais pas avoir un prédateur comme ça à côté de chez moi », continue-t-il, alors que la famille a depuis déménagé.

A la suite de cela, les deux nièces du chirurgien ont également révélé avoir été agressées. Puis l’un ou l’une de ses patient(e)s. L’enquête démarrée suite à ces plaintes a permis de découvrir, caché sous le parquet du domicile du chirurgien, des poupées, des perruques, des objets sexuels, des photos de lui nu, et un carnet sur lequel il racontait, en texte et en dessin, les agressions qu’il aurait fait subir à plus de 200 mineurs.

Un carnet recensant les noms de plus de 200 victimes potentielles

Le chirurgien tiendrait ces « journaux » depuis les années 1990. Ils contiennent les noms de plus de 200 enfants, qui sont autant de potentielles victimes. Ces carnets répertorient les garçons d’un côté, et les filles de l’autre avec les noms et les prénoms, et parfois les coordonnées, a précisé une source proche du dossier à l’AFP.

L’avocate de la petite fille de 6 ans violée en 2017, a pu les parcourir. Elle raconte à La Charente Libre : « Vous ouvrez le cahier et vous le refermez aussitôt, dès la première page. C’est énorme de perversion. Il considère l’enfant comme un objet sexuel, comme s’il parlait d’une rencontre faite dans le quartier de Pigalle. » A 20 Minutes, elle raconte : « J’ai été écœurée, pour tout vous dire il m’est arrivé de refermer le dossier à la lecture de certains passages. On est dans l’horreur la plus totale quand on voit comment un enfant est devenu aux yeux d’une personne un simple objet sexuel. » Mais selon Thibault Kurzawa, l’avocat du chirurgien, certains faits consignés dans le carnet pourraient relever de fantasmes plutôt que d’aveux.

L’enquête a également permis de retrouver des victimes potentielles, aujourd’hui adultes, dont certaines ont déposé plainte ces derniers mois. « Elles se souviennent parfaitement de ce qu’elles ont subi et n’en ont jamais parlé parce qu’elles ont eu peur. Elles racontent ce qui est mentionné dans le carnet », a indiqué à l’AFP Me Francesca Satta, qui défend des victimes du procès charentais prévu en 2020. « De nouveaux dépôts de plaintes ont eu lieu en juin et d’autres il y a à peine une semaine. J’ai été contactée par certaines familles, des victimes du nord de la France », a poursuivi l’avocate, qui dit ne pas connaître le nombre total de plaintes déposées. »

Ainsi, un jeune trentenaire opéré en 2004 à Lorient, à 14 ans, a été contacté par les gendarmes. « Au début, j’avais du mal à comprendre. Puis j’ai été choqué, dégoûté, mais surtout en colère contre lui », explique-t-il à La Charente Libre.

Certains s’organisent sur les réseaux sociaux et essayent de se regrouper pour échanger et s’organiser. Un groupe Facebook privé a été créé, et compte à ce jour 82 membres.

Il a déjà été condamné

Le chirurgien, qui a officié de 2008 à 2017 à Jonzac, mais également en Bretagne et en Touraine, avait déjà été condamné en 2005 par le tribunal correctionnel de Vannes pour détention et importation de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique, révèle La Charente Libre. Il avait écopé de quatre mois de prison avec sursis, et d’aucune obligation de soins.

La rédaction de LCI

Mis à jour : Hier à 20:27Créé : Hier à 16:25

 

https://www.lci.fr/police/elle-lui-a-dit-d-arreter-que-cela-lui-faisait-mal-la-famille-d-une-victime-presumee-du-chirurgien-accuse-de-pedocriminalite-temoigne-pedophilie-charente-maritime-bretagne-touraine-jonzac-2130164.html

« Elle lui a dit d’arrêter, que cela lui faisait mal » : la famille d’une victime présumée du chirurgien accusé de pédocriminalité témoigne

 

PÉDOPHILIE – En Charente-Maritime, un chirurgien de 66 ans, ayant également officié en Bretagne et en Touraine, est soupçonné d’être un prédateur sexuel de grande ampleur, avec une liste potentielle de 200 victimes mineures retrouvée dans un de ses carnets. Pour TF1, la famille d’une des victimes présumées témoigne.

22 août 22:40 – La rédaction de LCI

 

Ces derniers jours, une affaire de pédophilie de très grande ampleur a fait son apparition dans les journaux, notamment après un article publié par La Charente Libre mardi. Selon le média régional, un chirurgien âgé de 66 ans, et ayant exercé en Touraine, en Bretagne et à Jonzac, en Charente-Maritime, est soupçonné de viols et d’agressions sexuelles sur des enfants, avec plus de 200 victimes potentielles, selon les carnets retrouvés chez lui.

Pour TF1, les parents d’une victime présumée, une enfant de six ans, ont accepté de livrer leur témoignage. « Je lui ai donné une poupée, pour qu’elle me fasse voir vraiment les gestes qu’il avait eu, et qu’elle me précise comment cela a été fait. Elle lui a dit d’arrêter, que cela lui faisait mal. Il lui a dit « Merci », explique la mère de la fillette.

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De nouvelles plaintes déposées contre le chirurgien soupçonné de pédocriminalité : ce que l’on sait

Un « prédateur sexuel à très grande échelle »

« On a déménagé, elle a eu beaucoup de mal à l’école, ça l’a tellement perturbé qu’elle a pris un retard malheureusement. Elle est suivie par une psychologue », ajoute le père. Leur avocate, Me Fransesca Satta, parle d’un « prédateur sexuel à très grande échelle, et qui est particulièrement dangereux pour la société. »

Pour Thibaut Kurzawa, l’avocat du suspect, également interrogé par TF1, les écrits découverts ne sont en aucun cas des preuves : « La position de mon client, c’est de dire : ‘Je ne conteste pas être l’auteur de ces écrits, quoiqu’il en soit il s’agit de fantasmes’. Il sera condamné, certainement reconnu coupable de certaines infractions, après, il est hors de question pour lui de reconnaître des faits qu’il n’a pas commis. »

La rédaction de LCI

Mis à jour : Hier à 22:40Créé : Hier à 22:40

 

Joël Le Scouarnec, chirurgien accusé de pédophilie : peut-être 250 victimes

Est-ce un effet de l’affaire Epstein ?

A la suite des journaux locaux lundi et mardi, c’est aujourd’hui toute la presse nationale qui se fait l’écho de cette affaire de pédophilie aussi effarante qu’effrayante.

Le chirurgien accusé de pédophilie est incarcéré pour ces faits depuis mai 2017, soit depuis plus de deux ans, mais personne n’en avait parlé jusque-là, hormis un des journaux locaux dans un article du 16 février dernier réservé à ses abonnés et passé totalement inaperçu.

Or, 24 heures seulement après la publication de lundi, nombre de nouvelles victimes se sont déjà manifestées…

Celle-ci ne pouvait-elle avoir lieu beaucoup plus tôt ?

Qui aura encore protégé un tel prédateur ?

Notons qu’il est d’origine bretonne et a d’abord sévi dans plusieurs hôpitaux bretons, notamment celui de Quimperlé, épinglé en 2017 par la Chambre régionale des comptes de Bretagne pour avoir rémunéré durant 30 ans un médecin absent…

Cet hôpital avait été dirigé de 2007 à 2013 par Etienne Morel, ancien directeur de l’hôpital psychiatrique de Bohars, un établissement où il s’était déjà rendu complice de nombreux faits de viols, pédophilie et proxénétisme…

 

A lire ou à relire :

http://petitcoucou.unblog.fr/2017/12/21/lhopital-de-quimperle-epingle-par-la-chambre-regionale-des-comptes-de-bretagne/

http://petitcoucou.unblog.fr/2017/12/25/etienne-morel-ancien-directeur-hospitalier-de-brest-les-iles-kerguelen-apres-wallis-et-futuna/

 

https://www.charentelibre.fr/2019/08/19/pedophilie-200-victimes-dans-toute-la-france-pour-l-ex-chirurgien-de-jonzac,3473207.php

Pédophilie: 200 victimes dans toute la France pour l’ex-chirurgien de Jonzac ?

 

Pédophilie: 200 victimes dans toute la France pour l’ex-chirurgien de Jonzac ?

Me Francesca Satta, du barreau de Saintes, défend les parents d’une petite fille, victime du chirurgien de Jonzac.

Photo CL
Par Antoine BENEYTOU, publié le 19 août 2019 à 19h30, modifié le20 août 2019.

 

Un chirurgien de Jonzac est renvoyé devant les assises pour des actes pédophiles. Durant des années, il aurait agressé sexuellement des enfants. On recenserait plus de 200 victimes à travers la France.

Ce sont des carnets glaçants qui dessinent et narrent par le menu le plus sordide, ce qui pourrait être le plus grand scandale pédophile de France. Ces carnets, ce sont ceux du Dr Joël Le Scouarnec, spécialiste en chirurgie viscérale à l’hôpital de Jonzac de 2008 à 2017. Durant des décennies, ce médecin, aujourd’hui incarcéré, a raconté dans le détail les abus sexuels commis sur des enfants, ses fantasmes, mis des mots sur ses excitations nauséeuses. À l’intérieur de ces sordides journaux intimes tenus depuis les années 90, les enquêteurs ont retrouvé près de 200 noms d’enfants, qui auraient subi les sévices de ce docteur, aujourd’hui sexagénaire.

Spécialisé en chirurgie digestive, il a officié dans des hôpitaux bretons, en Touraine, mais aussi plus près de nous, à Jonzac, aux portes de la Charente. Et aurait agressé sexuellement des mineurs, parfois « en phase de réveil », lors de leur séjour à l’hôpital. « C’était un vivier facile pour lui », déplore une source. Selon nos informations, 200 noms figureraient à l’intérieur de ces journaux intimes. Soit autant de victimes potentielles.

Réalité ou fantasmes ?

Si ce chiffre se confirme, si toutes ces pages sont le récit de trente ans de pédophilie et non d’actes et de fantasmes mêlées, ce serait l’un des plus gros dossiers de pédophilie de France. Voire le plus gros. Car c’est justement en partant de ces écrits que les enquêteurs remontent jusqu’aux patients qui auraient croisé la route du docteur. Dont certains ont vécu dix, quinze, vingt ans, sans savoir qu’ils avaient été abusés.

C’est le cas de ce jeune trentenaire, opéré en 2004 à Lorient, 14 ans à l’époque. Ce sont les gendarmes qui lui ont appris en juin dernier que son nom apparaissait dans le journal intime du docteur… et que donc, il avait probablement été agressé. « Au début, j’avais du mal à comprendre. Puis après, j’ai été choqué, dégoûté, mais surtout en colère contre lui… » Maintenant, il tente de reprendre le dessus. « On doit vivre avec… » Il a déposé plainte.

Francesca Satta, l’avocate saintaise des parents d’une victime, confirme le côté insoutenable de ces carnets. « Vous ouvrez le cahier et vous le refermez aussitôt, dès la première page. C’est énorme de perversion. Il considère l’enfant comme un objet sexuel, comme s’il parlait d’une rencontre faite dans le quartier de Pigalle. Il n’y a pas de prise en considération de la personnalité des gens en face. C’est un récit où il relate les excitations qui sont les siennes », raconte l’avocate qui a pris soin de ne pas montrer ce carnet à ses clients pour les protéger.

L’avocat saintais du docteur confirme l’existence de ces carnets. « Il écrivait beaucoup », avance Thibault Kurzawa, qui précise que son client bénéficie de la présomption d’innocence. Mais selon le conseil du chirurgien, il ne s’agit pas pour autant d’aveux circonstanciés. Certains textes correspondraient davantage à des fantasmes et non à la réalité. « Il y a des noms qui sont donnés. Après, est-ce que cela correspond à des agressions? On n’en sait rien. On ne peut pas dire qu’il y ait autant de victimes que de noms. »

Poupées, vidéos, photos, perruques…

Selon nos informations, c’est ce que vérifient les enquêteurs, notamment en Bretagne. Sur les réseaux sociaux, des victimes tentent de se réunir, en recherchant dans l’ouest de la France, mais aussi en Saintonge, « toutes les personnes qui ont été entendues par la gendarmerie en lien avec cette affaire », écrit un homme, contacté par les services de gendarmerie récemment, tout comme un de ses proches. « Selon la gendarmerie, on serait 250 à avoir été victimes de ce chirurgien », ajoute-t-il.

Aujourd’hui, et depuis mai 2017, ce chirurgien dort derrière les murs de la maison d’arrêt de Saintes. Parce qu’une petite fille de 6 ans, voisine du docteur, a brisé le silence (lire ci-dessous). C’est là que l’enquête a démarré. Garde à vue, perquisition, saisie des carnets. Mais aussi de poupées cachées sous le parquet, que les enquêteurs ont évacuées à grand renfort de camions. Des perruques, des objets sexuels, des photos du mis en cause, nu… Et puis des images à caractère pornographique retrouvées dans l’ordinateur du médecin. « Un prédateur », souffle Me Satta qui décrit un homme « à l’intelligence au-dessus de la moyenne ».

Le 25 mars dernier, une ordonnance de mise en accusation d’un juge d’instruction rochelais l’a renvoyé devant la cour d’assises de Saintes. Pour deux faits de viols commis sur des petites filles (sa voisine et une petite de sa famille), ainsi que pour trois atteintes sexuelles, notamment sur une jeune patiente. Le procès, pourrait se tenir l’an prochain. En attendant que le reste de l’enquête ne permette de recenser davantage de victimes.

Déjà condamné en 2004 à du sursis

Incarcéré depuis le début du mois de mai 2017 à la maison d’arrêt de Saintes, le chirurgien jonzacais « conteste les faits de pénétration », dixit son avocat saintais, Me Thibault Kurzawa. « Il reconnaît des comportements déplacés et il travaille depuis son placement en détention provisoire. C’est presque un soulagement pour lui d’avoir été interpellé car il était dans un engrenage, il n’arrivait plus à faire autre chose que ça. » Par ailleurs, il n’est pas étranger de la justice. En 2005, alors qu’il officiait en Bretagne, il a en effet été condamné par le tribunal correctionnel de Vannes pour détention et importation de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique. Sa peine: quatre mois de prison avec sursis. Sans obligation de soins. « Je ne peux que m’étonner de cela », glisse Me Thibault Kurzawa. « Je m’étonne aussi de l’attitude de l’Ordre des médecins, même si on ne veut rejeter la faute sur personne. »

« Ma fille a fait tomber un phénomène »

Jamais ils n’auraient imaginé tant d’horreurs. C’est en rentrant d’une promenade avec sa fille de 6 ans que ce jeune papa, voisin du chirurgien de Jonzac, a recueilli ses confidences. À son père, elle évoque à tout le moins une exhibition sexuelle de la part du docteur. Puis les examens gynécologiques et les auditions de la petite fille par les gendarmes font penser qu’il y a sans doute eu davantage: un viol, commis près du grillage qui sépare les deux jardins. « Les gendarmes nous ont dit qu’on avait eu de la chance de la trouver vivante », se souvient la maman. « Elle a eu le courage de le dire tout de suite », souligne Me Francesca Satta, l’avocate des parents.

C’est donc de là qu’est partie l’enquête. Garde à vue, perquisition, découverte des carnets… « Ma fille, c’est devenu mon héros. Elle a fait tomber un gros phénomène, je suis si fier d’elle », confie son papa, la gorge nouée. Aujourd’hui, elle voit régulièrement un psychologue pour l’aider à avancer. Leur fils, âgé de 2 ans à l’époque des faits, a également été perturbé par ces actes commis sur sa sœur… sous ses yeux. Depuis, la famille a déménagé. « Pour ma fille, revoir ce grillage tous les matins quand elle se levait, c’était insupportable, explique le père, qui se rappelle de l’attitude de son voisin. C’était quelqu’un d’assez snob, il ne parlait à presque personne. On ne se connaissait pas plus que ça, on se disait juste bonjour/au revoir. C’était quand même un chirurgien, je ne pensais pas qu’il avait ça dans la tête. » Désormais, la famille attend le procès. « Je ne sais pas comment je vais réagir, confie le papa. Là, on a pris une grosse claque, on doit se relever, on n’a pas le choix. On s’est même fait traiter de menteurs. De plus, personne n’en parle! On ne comprend pas pourquoi. »

À l’hôpital de Jonzac, la plaque du médecin a été retirée en 2018. À Saintes, devant la cour d’assises, le chirurgien sera aussi jugé pour le viol d’une de ses nièces (âgée de 4 ans) dans les années 90. Mais aussi des atteintes sexuelles sur une autre petite fille de sa famille, en Touraine, ainsi que sur une autre, hospitalisée dans son service, à l’hôpital de Loches en Indre-et-Loire.

 

https://www.charentelibre.fr/2019/08/20/pedophilie-deux-victimes-de-l-ex-chirurgien-de-jonzac-temoignent,3473746.php

Ex-chirurgien de Jonzac: pour les victimes, « c’est une descente en enfer »

 

Ex-chirurgien de Jonzac: pour les victimes, "c’est une descente en enfer"

Le Dr Le Scouarnec a officié à l’hôpital de Jonzac entre 2008 et 2017. Il est incarcéré depuis cette date.

Capture d’écran Google Street View
Par Antoine BENEYTOU, publié le 20 août 2019 à 19h43, modifié à19h46.

 

Les carnets rédigés par le Dr Le Scouarnec, soupçonné d’actes pédophiles, permettent de remonter jusqu’à de nombreuses victimes. Deux d’entre elles racontent leur effroi.

« Les gendarmes m’ont dit que c’était la première fois en vingt ans de carrière qu’ils voyaient ça… » Vingt-quatre heures après la révélation par CL de l’ampleur inédite du scandale de pédophilie impliquant le docteur Joël Le Scouarnec, ce chirurgien qui a officié au centre hospitalier de Jonzac entre 2008 et 2017, d’autres témoignages recueillis donnent de l’épaisseur à un dossier jamais vu.

Pour rappel, les enquêteurs ont retrouvé chez ce sexagénaire des dizaines de carnets…

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https://www.sudouest.fr/2019/08/20/charente-maritime-l-enquete-sur-le-medecin-soupconne-de-pedophilie-toujours-en-cours-6463990-1368.php

Charente-Maritime : l’enquête sur le médecin soupçonné de pédophilie toujours en cours

 

Publié le 20/08/2019 à 17h12. Mis à jour à 17h16 par Eric Chauveau.
Charente-Maritime : l’enquête sur le médecin soupçonné de pédophilie toujours en cours

Joël Le Scouarnec exerçait à l’hôpital de Jonzac

Archives Marie-Laure Gobin

 

Il s’agit toujours de déterminer le nombre exact de victimes du praticien spécialisé en chirurgie viscérale en poste à l’hôpital de Jonzac entre 2008 et 2017.

En février, « Sud Ouest » faisait état de l’instruction du pôle criminel du tribunal de grande instance de La Rochelle et de l’enquête de gendarmerie concernant les viols et agressions sexuelles pour lesquels un chirurgien de Jonzac né en 1950 a été mis en examen et incarcéré en mai 2017, sous le régime de la détention provisoire. L’homme, Joël Le Scouarnec, est toujours présumé innocent.

A lire aussi. Charente-Maritime : à Jonzac, un médecin très inquiétant [Abonnés]

Nous indiquions alors que ce dossier comprenait quatre victimes identifiées : une fillette de 7 ans domiciliée dans le secteur de Jonzac, pour des faits subis en avril 2017 ; deux autres victimes – les propres nièces du médecin aux racines bretonnes -, respectivement nées en 1985 et en 1990, et domiciliées à Loches (Touraine) à l’époque des faits qui remontent, dans un cas, à la fin des années 1980 et à la moitié des années 1990, dans l’autre cas. La quatrième enfant, née en 1989, a subi une agression sexuelle en février 1993, également en Touraine.

Il était aussi écrit que l’enquête visait à déterminer si, au regard de cahiers trouvés au domicile du praticien, d’autres enfants, peut-être 200, n’avaient pas aussi été victimes. L’enquête est toujours en cours à ce sujet.

Un premier procès fin 2019 ou début 2020

Ce que confirme ce jour le parquet de La Rochelle via un communiqué où il est aussi précisé « qu’un premier procès sera organisé fin 2019 ou début 2020 dans cette affaire ».

Julien Wattebled, procureur adjoint, précise par ailleurs que « le 25 mars 2019, un juge d’instruction de La Rochelle a en effet ordonné la mise en accusation du praticien devant la cour d’assises de Charente-Maritime des chefs de : viol sur mineur par personne ayant autorité, viol sur mineur de 15 ans, agression sexuelle par personne abusant de l’autorité conférée par ses fonctions, agression sexuelle incestueuse sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité, exhibition sexuelle, consultation et diffusion d’image d’un mineur à caractère pornographique ». Il encourt une peine de vingt ans de réclusion.

 

https://www.sudouest.fr/2019/02/16/un-medecin-tres-inquietantdes-carnets-personnels-deroutants-5826707-1368.php

Charente-Maritime : à Jonzac, un médecin très inquiétant

 

Publié le 16/02/2019 à 10h00. Mis à jour le 18/02/2019 par Eric Chauveau.
Charente-Maritime : à Jonzac, un médecin très inquiétant

Si le nom du médecin spécialisé mis en examen pour viols et agressions sexuelles figure toujours sur le site Internet de l’hôpital de Jonzac, sa plaque a été enlevée, il y a environ un an, de la façade.

Marie-Laure Gobin
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La plainte d’une mère de famille a permis aux gendarmes d’identifier trois autres victimes, toutes fillettes lors de viols et agressions sexuelles. Reste la part d’ombre de ce praticien incarcéré depuis mai 2017.

Le nom du médecin spécialisé en chirurgie viscérale et digestive, né en 1950, est toujours présent sur le site Internet de l’hôpital de Jonzac. En poste depuis 2008, cet homme n’y travaille plus.La cause principale n’est pas le départ en retraite du praticien, depuis mai 2017 il est en détention provisoire en maison d’arrêt. Cette mesure découle de la décision du juge des libertés et de la détention du tribunal de grande instance de…

 

https://www.ouest-france.fr/faits-divers/pedophilie/pedophilie-un-chirurgien-soupconne-de-multiples-viols-et-agressions-notamment-en-bretagne-6486040

Pédophilie. Un chirurgien soupçonné de multiples viols et agressions, notamment en Bretagne

 

Le centre hospitalier de Quimperlé, le 21 décembre 2017
Le centre hospitalier de Quimperlé, le 21 décembre 2017 | JEAN-MARC PINSON / OUEST-FRANCE
Ouest-France Nadine BOURSIER. Modifié le 21/08/2019 à 07h49 Publié le 20/08/2019 à 16h43

 

Un chirurgien, qui a exercé à Vannes, Lorient et Quimperlé, dans les années 1990 et 2000, est renvoyé devant les assises de Saintes pour viols sur mineures. À l’intérieur de carnets terrifiants, les enquêteurs auraient retrouvé près de 200 noms d’enfants.

Un chirurgien de Jonzac (Charente-Maritime), qui a exercé en Bretagne, est en détention provisoire depuis mai 2017 pour des faits de viols et agressions sexuelles sur mineures à la maison d’arrêt de Saintes. C’est ce qu’a révélé, lundi 19 août, le quotidien La Charente libre.

Un premier procès doit se tenir d’ici la fin de l’année ou en début d’année prochaine, concernant quatre jeunes victimes, selon le journal Sud-Ouest. Une de ses nièces « âgée de 4 ans » dans les années 1990 ; une autre enfant de la famille, en Touraine ; une autre alors hospitalisée dans son service de Loches en Indre-et-Loire et une autre fillette par laquelle l’affaire est partie : une voisine de Jonzac, âgée de 6 ans à l’époque.

Le médecin pourrait être impliqué dans le plus grand scandale pédophile de France. Tenus depuis les années 1990, ses journaux intimes contiendraient plus de 200 noms, selon La Charente Libre . Autant de victimes potentielles. Il y racontait dans le détail et dessinait des abus sexuels, commis sur des enfants, mais aussi ses fantasmes.

250 victimes ?

Grâce à ces écrits, les enquêteurs remontent jusqu’à ces patients. Certains ont vécu des années sans savoir qu’ils avaient été abusés. C’est le cas de ce trentenaire morbihannais, contacté par la gendarmerie fin juin 2019. « On m’a dit que quand j’avais 11 ans, un médecin chirurgien avait abusé de moi, écrit-il sur un groupe qu’il a créé sur Facebook. Je me suis senti sali, très mal, et je pose des tas de questions sur mes blocages, mon caractère… Il a pris des notes personnelles sur des carnets sur chacune de ses victimes. » Son frère aurait lui aussi été contacté par la gendarmerie, victime du même chirurgien. Ensemble, ils ont créé un groupe pour tenter de rechercher et de rassembler les autres victimes. Actuellement, le groupe compte 39 membres. « On serait 250 personnes à avoir été victimes selon la gendarmerie. »

« Il écrivait beaucoup »

Incarcéré depuis mai 2017 à la maison d’arrêt de Saintes, à la suite d’une plainte pour viol sur une petite fille de 6 ans (sa voisine), le sexagénaire était spécialisé en chirurgie viscérale à l’hôpital de Jonzac de 2008 à 2017. Auparavant, il a officié en Touraine, mais aussi dans des hôpitaux bretons, notamment à Vannes, Lorient et Quimperlé. Il aurait exercé à Vannes de 1990 à 2004, à Quimperlé et Lorient de 2004 à 2008.

Il aurait agressé sexuellement des mineurs, parfois « en phase de réveil », lors de séjour à l’hôpital.

Si toutes ces pages noircies sont le récit de trente ans de pédophilies et non de fantasmes, ce serait l’un des plus gros scandales pédophiles en France.

Dans La Charente Libre, l’avocat saintais du docteur confirme l’existence de ces carnets et de noms inscrits. « Il écrivait beaucoup », avance à nos confrères Thibault Kurzawa, qui rappelle la présomption d’innocence de son client. Selon lui, il ne s’agit pas forcément d’aveux circonstanciés.

Y a-t-il autant de victimes que de noms ? C’est ce à quoi s’attellent les enquêteurs, notamment en Bretagne.

Déjà condamné à Vannes en 2005

Des poupées en nombre, des perruques, des objets sexuels, des photos du mis en cause nu auraient été retrouvées chez lui lors de perquisitions.

En 2005, le chirurgien a déjà été condamné par le tribunal de Vannes pour détention d’images à caractère pédopornographique, mettant en scène des mineurs sur des sites internet illicites, entre 2002 et 2004. Il avait écopé de 4 mois de prison avec sursis.

Le 25 mars dernier, une ordonnance de mise en accusation d’un juge d’instruction rochelais l’a renvoyé devant la cour d’assises de Saintes, pour deux faits de viols commis sur des petites filles (sa voisine et une enfant de sa famille) ainsi que pour trois atteintes sexuelles, notamment sur une jeune patiente. Le procès pourrait se tenir l’an prochain. Selon son avocat, toujours cité dans la Charente-Libre, il « reconnaît des comportements déplacés. C’est presqu’un soulagement pour lui d’avoir été interpellé car il était dans un engrenage. »

« Mon nom figurait dans ces cahiers »

Ouest-France a pu s’entretenir avec une victime potentielle mardi 20 août. La première, qui a près de trente ans aujourd’hui, réside près de Lorient. Elle a été contactée et auditionnée par les gendarmes fin juin. « Ils m’ont parlé de mon opération d’une péritonite en 2002 par ce chirurgien. » C’était à la polyclinique du Sacré cœur à Vannes. Elle avait alors 11 ans. « Mon nom figurait dans ces cahiers. Le passage me concernant raconte très en détails de quelle façon il m’a violée et sa déception de ne pouvoir recommencer car je ne suis pas seule. Je n’ai pas de souvenir de ces actes. Il y a beaucoup de questions auxquelles j’attend aussi des réponses. » Cette audition a été un « vrai choc » pour elle. « De voir l’ampleur que ça commence à prendre est un nouveau choc, ça rend l’horreur de ce qui s’est passé vraiment réelle. » Elle a déposé plainte pour viol sur mineure.

Une autre victime potentielle, qui avait été opérée par lui à l’hôpital Bodélio de Lorient en 2004, a été auditionnée en novembre 2018 par les gendarmes de Lorient.

 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-inquietant-profil-du-chirurgien-accuse-de-pedophilie-21-08-2019-8136660.php

L’inquiétant profil du chirurgien accusé de pédophilie

 

Ce praticien en retraite, bientôt jugé pour viols et agressions sexuelles sur quatre fillettes, est soupçonné d’avoir fait des dizaines d’autres victimes.

 

 C’est au palais de justice de Saintes que le procès aux assises devrait avoir lieu en début d’année prochaine.

C’est au palais de justice de Saintes que le procès aux assises devrait avoir lieu en début d’année prochaine. PhotoPQR/« Sud Ouest »/Dominique Paries
Par Pascale Égré et Jérémie Pham-Lê

Le 21 août 2019 à 06h29
Les mots de son enfant, l’image du grillage qui séparait leur jardin de celui de son agresseur présumé, hantent ce père de famille. C’était au printemps 2017, à Jonzac (Charente-Maritime), au retour d’une promenade, se souvient Pierre*. Alors qu’ils croisent leur voisin, sa petite fille de 6 ans le presse de rentrer à la maison pour « voir les photos de la balade », avant de lui confier : « Papa, tu sais que le monsieur m’a fait voir son zizi… »

Ainsi a commencé l’instruction visant Joël Le Scouarnec, médecin alors âgé de 66 ans, en poste comme chirurgien digestif à l’hôpital de Jonzac, déjà condamné en 2005 à Vannes (Morbihan) à quatre mois de prison avec sursis pour détention d’images pédopornographiques.

Incarcéré depuis mai 2017, le praticien a depuis été renvoyé aux assises, en mars dernier, pour des agressions sexuelles et des viols commis sur quatre fillettes – « des faits susceptibles d’avoir été commis entre 1989 et 2017 », a précisé le parquet de La Rochelle. Son procès devrait se tenir début 2020. Mais une autre enquête à son encontre, ouverte en parallèle en 2018 et confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Poitiers (Vienne), se poursuit.

Poupées, perruques et sextoys à son domicile

Elle se fonde sur des carnets découverts chez lui en perquisition, où plus de 200 noms apparaissent, comme l’a révélé La Charente Libre. « Des dizaines de victimes potentielles ont été identifiées et entendues, pour des faits parfois très anciens », indique une source proche de l’enquête. Avec cette difficulté : « Toutes ne se souviennent pas de ce qu’elles ont subi, et certaines n’ont pas encore déposé plainte. »

Retour à Jonzac, il y a deux ans. Très vite, le soupçon d’une affaire d’exhibition sexuelle laisse place à celui de violences sexuelles sur sa petite voisine. Car l’enfant révèle des gestes perpétrés à travers le grillage, dont une pénétration, que corroborent les constatations médicales. En garde à vue, Joël Le Scouarnec – qui nie tout viol — admet son attirance pour les mineures et évoque sans détour sa première condamnation.

La perquisition de son domicile révèle qu’il possède de nombreux contenus pédopornographiques, mais aussi des poupées, cachées sous un plancher, des perruques, des sextoys… Et ces carnets, où il écrit et dessine, dont les titres évoquent sans ambiguïté des récits pédophiles : « Avec mes petites danseuses, mes lettres pédophiles, petite fille précoce, petites filles de l’île de Ré ».

De lui-même, lors d’un interrogatoire, le médecin avoue d’autres agressions sexuelles, commises notamment à l’époque où il exerçait à Loches, en Touraine. Certaines sur ses nièces et une voisine, d’autres sur des enfants hospitalisés dans son service – des scènes de ce type figurent dans ses carnets. Six victimes, nées entre 1977 et 1990, sont identifiées et localisées mais les faits sont prescrits pour trois d’entre elles. Les fillettes étaient âgées de 4 à 10 ans au moment des faits.

Retrouver les autres victimes

Confronté à leurs témoignages, voire à des photographies qu’il a prises, Joël Le Scouarnec reconnaît les agressions sexuelles, pas les pénétrations. Une position qu’il entend défendre au procès, avance son avocat, Me Thibaut Kurzawa : « Il ne conteste pas le caractère déviant de son comportement. Il assume ses responsabilités et cherche à comprendre ses actes et à se soigner en prison. »

Pour l’heure, dans le cadre de l’instruction initiale, Joël Le Scouarnec n’a été que brièvement entendu sur ses carnets. « Il affirme qu’il s’agit d’écrits romancés de ses fantasmes, aussi nauséabonds soient-ils », rapporte son conseil. La localisation des personnes qui y figurent reste le premier défi posé aux enquêteurs de Poitiers.

Convaincue de l’existence d’autres victimes, Me Francesca Satta, avocate de la famille de la fillette de Jonzac, souligne aussi que « les faits remontent dans le temps » et qu’« il est parfois compliqué de vouloir entrer dans le processus judiciaire ».

Pierre, lui, se félicite que la chape de plomb sur ce dossier se fissure, afin que d’autres paroles se libèrent. Et se dit « fier » de sa petite fille : « Qu’elle ait réussi à parler, à dénoncer, c’est un exploit ! Sans elle, cet homme serait encore en liberté. »

* Pierre, dont le prénom a été changé, tient à garder l’anonymat pour préserver sa fille.

 

Les personnalités multiples de Jean-Luc Mélenchon…

Je vous en parlais il y a deux jours, son entourage confirme…

Apparemment, il en est le jouet…

Quant à Manuel Bompard, c’est un parfait soldat de Josette Brenterch du NPA de Brest, dont il recrache à la virgule près tous les discours creux et vides de sens pour justifier l’injustifiable : jusqu’en 2004, les « assemblées générales » de l’association AC ! Brest n’avaient toujours été qu’un pot où étaient conviés par annonce informelle lancée à la cantonade pour fêter avec quelques bonnes bouteilles la nomination par Josette Brenterch elle-même de tous les membres du bureau de l’association pour la nouvelle année, tous ceux des adhérents qui avaient envie de venir au local y boire autre chose que le café qu’on y proposait ordinairement… mais en février 2005, Josette Brenterch ayant décidé de passer le relais à Joël Roma qu’elle avait nommé président de l’association en 2004 et qui était toujours censé lui obéir au doigt et à l’oeil, deux autres adhérents, deux ingénieurs dont moi, devenus par participation au pot de 2004 membres du conseil d’administration de l’association, avaient organisé pour l’AG une vraie discussion sur les projets de l’association, dont j’avais ensuite rendu compte pour tout le monde, venant d’être élue secrétaire de l’association… petit compte rendu très imparfait (y manquait notamment tout le bilan comptable, la trésorière Josette Brenterch ayant toujours refusé de nous communiquer les informations qu’elle nous devait à ce sujet) qualifié début septembre 2005 de « plan quinquennal » par Josette Brenterch et ses amis de la LCR exigeant de Joël Roma qu’il convoque une assemblée générale extraordinaire destinée à tirer un trait sur tout ce que nous tentions avec moult difficultés toutes crées par Josette Brenterch de mettre en place depuis des mois… Passant sur toutes les violences que nous en avons subies, collectivement et chacun à titre individuel et personnel, dans sa vie privée (et ce, bien sûr, particulièrement moi qui étais la plus active et dont Josette Brenterch exigeait vainement l’exclusion de l’association ainsi que de tout tissu social depuis décembre 2004 en me présentant partout aux autres, bien évidemment toujours hors ma présence, comme une malade mentale, pour avoir osé évoquer le problème du harcèlement moral en entreprise lors d’une réunion publique d’octobre 2004), je rappelle que Joël Roma qui au fil des mois s’en était écarté de plus en plus précisément en raison de ces violences, avait refusé de lui obéir, à la suite de quoi, ne faisant même plus partie de l’association dont elle venait d’être virée pour d’excellents motifs, elle avait organisé son AGE avec quelques amis dont aucun membre actif de l’association pour y nommer parmi eux de nouveaux responsables qui sur ses ordres nous en avaient ensuite tous radiés pour le même motif de non reconnaissance de la légitimité de leur nomination par Josette Brenterch lors de cette AGE organisée carrément hors de l’association, ses adhérents réels n’y ayant pas été convoqués…

Ce monsieur (Manuel Bompard) étant lui-même ingénieur doit très bien savoir ce qu’il fait, au moins autant que Josette Brenterch du NPA de Brest qui après m’avoir fait virer de l’association AC ! Brest dans les circonstances et pour le motif que je viens de rappeler, en racontera partout, toujours dans mon dos jusqu’à l’été 2012 (c’est seulement là que j’ai pu prendre connaissance de ses plaintes de 2011), et donc, jusque devant les juges de 2011 à 2015, une tout autre histoire, sans aucun rapport avec la réalité…

A propos de juges, où en sont donc les informations judiciaires en cours ?

 

https://www.liberation.fr/checknews/2019/06/12/jean-luc-melenchon-est-il-vraiment-derriere-son-compte-facebook-personnel_1732832

Jean-Luc Mélenchon est-il vraiment derrière son «compte Facebook personnel» ?

 

Par Service Checknews 12 juin 2019 à 06:25
Jean-Luc Mélenchon à Toulouse, le 21 mai. Photo Eric Cabanis. AFP

 

En plus de sa page Facebook, suivie par plus d’un million de personnes, Jean-Luc Mélenchon possède également un compte nommé «Jean-Luc Melenchon (compte officiel personnel)». Son entourage indique qu’il n’est pas le seul à y avoir accès.

 

Question posée le 10/06/2019

Bonjour,

Sur Twitter, des internautes se sont interrogés sur l’authenticité du compte Facebook «Jean-Luc Melenchon (compte officiel personnel)» après un commentaire posté dans la nuit de vendredi à samedi par le compte sous une publication Facebook d’Antoine Léaument, chargé de la communication numérique de Mélenchon et de La France insoumise.

A l’origine, Antoine Léaument poste un statut, dans lequel il tacle les auteurs d’une «note interne» au mouvement politique, qui a fuité dans la presse. Cette note, qui dénonçait le manque de démocratie à la FI, vise en fait «à transformer la France insoumise en parti avec des motions de congrès, des votes sur les virgules et ce genre de délices que les gens qui ont du temps à perdre apprécient beaucoup», ironise Léaument.

Les personnalités multiples de Jean-Luc Mélenchon... dans AC ! Brest pixel

«N’importe quoi», lui répond Christiane Chombeau, rédactrice en chef de l’Heure du peuple (qui se présente comme «le journal de la France insoumise») : «Cher Antoine ce que tu écris m’attriste. […] Comment se faire entendre quand on a essayé individuellement par moult moyens auprès de personnes ayant des responsabilités ? […] Déformer les propos pour dire entre autres que les militants veulent la fin du mouvement et souhaitent un parti… non c’est faux. Et tu ne peux pas l’ignorer.»

Le compte Jean-Luc Mélenchon prend alors à partie Christiane Chombeau : «Celle qui dit n’importe quoi, c’est toi chère Christiane. Vous êtes en pleine crise nombriliste. Vous avez « lancé des alertes ». Et alors ? Alerte de quoi ? Dans quel but ? Pourquoi seraient-elles par nature pertinentes ? Votre activité est démoralisante et destructrice. Pourquoi restez-vous membre d’un mouvement que vous dénoncez de cette façon ? Pourquoi ne faites-vous pas votre propre parti ? On pourrait alors vérifier la valeur de vos thèses !»

1226661-jlm-facebook-commentaire dans Attentats

Votre question porte sur ce compte Facebook, qui se présente comme compte officiel personnel de Jean-Luc Mélenchon. Contrairement à sa page officielle Facebook, le compte n’est pas certifié, entretenant le doute sur l’authenticité de ce profil qui compte un peu plus de 4 000 «amis» et près de 28 000 abonnés.

Contactées par CheckNews en octobre 2017, les équipes de La France insoumise avaient confirmé qu’il s’agissait bien du compte privé de Jean-Luc Mélenchon. A l’époque, il était reproché au compte d’avoir partagé une vidéo au sujet des liens de Manuel Valls avec Israël, postée par un compte ouvertement antisémite. Mais les équipes de Jean-Luc Mélenchon assuraient que le leader de La France insoumise n’avait pas lui-même posté cette vidéo. Jointe par CheckNews, Raquel Garrido confirme aujourd’hui qu’il s’agit bien du «compte perso» de Jean-Luc Mélenchon, tout en avertissant «Je crois qu’il n’est pas seul à y avoir accès». Malgré nos nombreuses demandes de confirmation, nous n’avons pas reçu de réponses d’Antoine Léaument permettant de déterminer si Jean-Luc Mélenchon est à l’origine du commentaire adressé à Christiane Chombeau.

En plus de cette confirmation par ses proches, plusieurs indices montrent que le profil est authentique : la page officielle de Jean-Luc Mélenchon, certifiée par Facebook, relaie souvent des statuts postés par le compte privé ; il est l’administrateur de la page Marseille Insoumise, ville dont Jean-Luc Mélenchon est député ; et surtout, le profil compte dans ses amis Facebook la plupart des cadres de LFI comme Alexis Corbière, Manuel Bompard ou Ugo Bernalicis.

Cordialement

Service Checknews

 

http://www.regards.fr/la-midinale/article/manuel-bompard-federer-le-peuple-c-est-ramener-la-gauche-au-peuple

Manuel Bompard : « Fédérer le peuple, c’est ramener la gauche au peuple »

 

Manuel Bompard a été élu député européen de la France insoumise le 26 mai dernier. On fait le point avec lui sur les critiques qui émergent au sein de son mouvement quant à son avenir, sur la Fédération populaire, sur la gauche et sur le peuple. Il est l’invité de #LaMidinale.

 

 

VERBATIM

 

 Sur les critiques au sein de la France insoumise 
« C’est légitime qu’on puisse avoir un débat et des discussions notamment après des élections qui n’ont pas été à la hauteur de nos espérances. »
« La France insoumise est un mouvement qui est un jeune mouvement et qui a besoin d’améliorer et de progresser dans ses modalités de fonctionnement. »
« Il ne faut pas tout réinventer tout le temps, il faut fonctionner par améliorations successives. »
« Il y a eu des critiques qui ont été exprimées : je regrette quand elles se traduisent par un départ surtout quelqu’un comme Charlotte Girard que j’apprécie beaucoup. »
« Je ne vois pas d’autres meilleurs outils dans le paysage politique que la France insoumise aujourd’hui. »

 Sur la priorité de la France insoumise 
« La priorité, c’est de repartir de l’avant. »
« On a subi un revers électoral, personne ne peut le contester. »
« On a encore besoin d’une France insoumise. En tout cas, on a besoin d’une force politique qui contribue à construire un pôle face au duopole qui a émergé. »
« La France insoumise n’a jamais considéré qu’elle était toute seule la solution politique à tous nos problèmes. »
« La question qui se pose, c’est la question stratégique et elle est un peu caricaturée. »

 Sur la stratégie de la France insoumise 
« On oppose deux termes dans le débat stratégique qui ne sont pas à opposer. »
« Ce n’est pas vrai que, dans l’élection européenne, on aurait abandonné une ligne de populisme de gauche. Ce n’est pas vrai non plus de dire qu’on aurait tourné le dos à toute possibilité de travailler avec d’autres. »
« On doit d’abord s’adresser aux citoyennes et aux citoyens qui ne se retrouvent pas dans les organisations politiques et qui constituent le plus grand parti de France : les abstentionnistes. »
« [Notre stratégie] ne nous empêche pas de converger avec des organisations politiques. »
« La gauche s’est coupée du peuple et il faut reconstruire ce lien. Il faut fédérer le peuple mais fédérer le peuple, c’est aussi ramener la gauche au peuple. »
« Le populisme ne tourne pas le dos aux organisations politiques si elle sont d’accord pour se mettre au service des constructions politiques nouvelles. »
« Il faut tourner le dos avec la formule de l’union de la gauche, c’est-à-dire des accords entre organisations politiques au sommet. »

 Sur la Fédération populaire 
« L’idée de la Fédération populaire, c’est de partir d’abord des revendications populaires et ensuite de permettre aux organisations politiques qui le souhaitent de se mettre en appui et en soutien des ces dynamiques-là. »

 Sur les municipales 
« La première étape, c’est d’être ensemble dans les mobilisations. »
« L’élection municipale est une bonne élection pour mettre en place la Fédération populaire. »
« Il faut partir des forces vives qui existent et qui se battent dans la société. »

 Sur le rôle de Jean-Luc Mélenchon 
« La prise de parole de Jean-Luc Mélenchon est attendue. Il est l’une des figures importantes de la vie politique aujourd’hui et il est identifié comme une des figures principales de l’opposition à Emmanuel Macron. »
« Jean-Luc Mélenchon est un militant politique infatigable (…) et je ne crois pas qu’il abandonnera le combat politique. »
« Sa prise de parole sera importante pour nous donner sa lecture des élections européennes et pour nous communiquer de l’énergie pour avancer. »

 Sur la présidence de la délégation de la France insoumise au Parlement 
« Rien ne va de soi parce qu’on doit en discuter collectivement. »
« On recherche juste la manière avec laquelle nos six parlementaires européens seront les plus utiles et les plus efficaces dans le combat politique qu’ils veulent mener dans les cinq prochaines années. »

 

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