Les personnalités multiples de Jean-Luc Mélenchon…

Je vous en parlais il y a deux jours, son entourage confirme…

Apparemment, il en est le jouet…

Quant à Manuel Bompard, c’est un parfait soldat de Josette Brenterch du NPA de Brest, dont il recrache à la virgule près tous les discours creux et vides de sens pour justifier l’injustifiable : jusqu’en 2004, les « assemblées générales » de l’association AC ! Brest n’avaient toujours été qu’un pot où étaient conviés par annonce informelle lancée à la cantonade pour fêter avec quelques bonnes bouteilles la nomination par Josette Brenterch elle-même de tous les membres du bureau de l’association pour la nouvelle année, tous ceux des adhérents qui avaient envie de venir au local y boire autre chose que le café qu’on y proposait ordinairement… mais en février 2005, Josette Brenterch ayant décidé de passer le relais à Joël Roma qu’elle avait nommé président de l’association en 2004 et qui était toujours censé lui obéir au doigt et à l’oeil, deux autres adhérents, deux ingénieurs dont moi, devenus par participation au pot de 2004 membres du conseil d’administration de l’association, avaient organisé pour l’AG une vraie discussion sur les projets de l’association, dont j’avais ensuite rendu compte pour tout le monde, venant d’être élue secrétaire de l’association… petit compte rendu très imparfait (y manquait notamment tout le bilan comptable, la trésorière Josette Brenterch ayant toujours refusé de nous communiquer les informations qu’elle nous devait à ce sujet) qualifié début septembre 2005 de « plan quinquennal » par Josette Brenterch et ses amis de la LCR exigeant de Joël Roma qu’il convoque une assemblée générale extraordinaire destinée à tirer un trait sur tout ce que nous tentions avec moult difficultés toutes crées par Josette Brenterch de mettre en place depuis des mois… Passant sur toutes les violences que nous en avons subies, collectivement et chacun à titre individuel et personnel, dans sa vie privée (et ce, bien sûr, particulièrement moi qui étais la plus active et dont Josette Brenterch exigeait vainement l’exclusion de l’association ainsi que de tout tissu social depuis décembre 2004 en me présentant partout aux autres, bien évidemment toujours hors ma présence, comme une malade mentale, pour avoir osé évoquer le problème du harcèlement moral en entreprise lors d’une réunion publique d’octobre 2004), je rappelle que Joël Roma qui au fil des mois s’en était écarté de plus en plus précisément en raison de ces violences, avait refusé de lui obéir, à la suite de quoi, ne faisant même plus partie de l’association dont elle venait d’être virée pour d’excellents motifs, elle avait organisé son AGE avec quelques amis dont aucun membre actif de l’association pour y nommer parmi eux de nouveaux responsables qui sur ses ordres nous en avaient ensuite tous radiés pour le même motif de non reconnaissance de la légitimité de leur nomination par Josette Brenterch lors de cette AGE organisée carrément hors de l’association, ses adhérents réels n’y ayant pas été convoqués…

Ce monsieur (Manuel Bompard) étant lui-même ingénieur doit très bien savoir ce qu’il fait, au moins autant que Josette Brenterch du NPA de Brest qui après m’avoir fait virer de l’association AC ! Brest dans les circonstances et pour le motif que je viens de rappeler, en racontera partout, toujours dans mon dos jusqu’à l’été 2012 (c’est seulement là que j’ai pu prendre connaissance de ses plaintes de 2011), et donc, jusque devant les juges de 2011 à 2015, une tout autre histoire, sans aucun rapport avec la réalité…

A propos de juges, où en sont donc les informations judiciaires en cours ?

 

https://www.liberation.fr/checknews/2019/06/12/jean-luc-melenchon-est-il-vraiment-derriere-son-compte-facebook-personnel_1732832

Jean-Luc Mélenchon est-il vraiment derrière son «compte Facebook personnel» ?

 

Par Service Checknews 12 juin 2019 à 06:25
Jean-Luc Mélenchon à Toulouse, le 21 mai. Photo Eric Cabanis. AFP

 

En plus de sa page Facebook, suivie par plus d’un million de personnes, Jean-Luc Mélenchon possède également un compte nommé «Jean-Luc Melenchon (compte officiel personnel)». Son entourage indique qu’il n’est pas le seul à y avoir accès.

 

Question posée le 10/06/2019

Bonjour,

Sur Twitter, des internautes se sont interrogés sur l’authenticité du compte Facebook «Jean-Luc Melenchon (compte officiel personnel)» après un commentaire posté dans la nuit de vendredi à samedi par le compte sous une publication Facebook d’Antoine Léaument, chargé de la communication numérique de Mélenchon et de La France insoumise.

A l’origine, Antoine Léaument poste un statut, dans lequel il tacle les auteurs d’une «note interne» au mouvement politique, qui a fuité dans la presse. Cette note, qui dénonçait le manque de démocratie à la FI, vise en fait «à transformer la France insoumise en parti avec des motions de congrès, des votes sur les virgules et ce genre de délices que les gens qui ont du temps à perdre apprécient beaucoup», ironise Léaument.

Les personnalités multiples de Jean-Luc Mélenchon... dans AC ! Brest pixel

«N’importe quoi», lui répond Christiane Chombeau, rédactrice en chef de l’Heure du peuple (qui se présente comme «le journal de la France insoumise») : «Cher Antoine ce que tu écris m’attriste. […] Comment se faire entendre quand on a essayé individuellement par moult moyens auprès de personnes ayant des responsabilités ? […] Déformer les propos pour dire entre autres que les militants veulent la fin du mouvement et souhaitent un parti… non c’est faux. Et tu ne peux pas l’ignorer.»

Le compte Jean-Luc Mélenchon prend alors à partie Christiane Chombeau : «Celle qui dit n’importe quoi, c’est toi chère Christiane. Vous êtes en pleine crise nombriliste. Vous avez « lancé des alertes ». Et alors ? Alerte de quoi ? Dans quel but ? Pourquoi seraient-elles par nature pertinentes ? Votre activité est démoralisante et destructrice. Pourquoi restez-vous membre d’un mouvement que vous dénoncez de cette façon ? Pourquoi ne faites-vous pas votre propre parti ? On pourrait alors vérifier la valeur de vos thèses !»

1226661-jlm-facebook-commentaire dans Attentats

Votre question porte sur ce compte Facebook, qui se présente comme compte officiel personnel de Jean-Luc Mélenchon. Contrairement à sa page officielle Facebook, le compte n’est pas certifié, entretenant le doute sur l’authenticité de ce profil qui compte un peu plus de 4 000 «amis» et près de 28 000 abonnés.

Contactées par CheckNews en octobre 2017, les équipes de La France insoumise avaient confirmé qu’il s’agissait bien du compte privé de Jean-Luc Mélenchon. A l’époque, il était reproché au compte d’avoir partagé une vidéo au sujet des liens de Manuel Valls avec Israël, postée par un compte ouvertement antisémite. Mais les équipes de Jean-Luc Mélenchon assuraient que le leader de La France insoumise n’avait pas lui-même posté cette vidéo. Jointe par CheckNews, Raquel Garrido confirme aujourd’hui qu’il s’agit bien du «compte perso» de Jean-Luc Mélenchon, tout en avertissant «Je crois qu’il n’est pas seul à y avoir accès». Malgré nos nombreuses demandes de confirmation, nous n’avons pas reçu de réponses d’Antoine Léaument permettant de déterminer si Jean-Luc Mélenchon est à l’origine du commentaire adressé à Christiane Chombeau.

En plus de cette confirmation par ses proches, plusieurs indices montrent que le profil est authentique : la page officielle de Jean-Luc Mélenchon, certifiée par Facebook, relaie souvent des statuts postés par le compte privé ; il est l’administrateur de la page Marseille Insoumise, ville dont Jean-Luc Mélenchon est député ; et surtout, le profil compte dans ses amis Facebook la plupart des cadres de LFI comme Alexis Corbière, Manuel Bompard ou Ugo Bernalicis.

Cordialement

Service Checknews

 

http://www.regards.fr/la-midinale/article/manuel-bompard-federer-le-peuple-c-est-ramener-la-gauche-au-peuple

Manuel Bompard : « Fédérer le peuple, c’est ramener la gauche au peuple »

 

Manuel Bompard a été élu député européen de la France insoumise le 26 mai dernier. On fait le point avec lui sur les critiques qui émergent au sein de son mouvement quant à son avenir, sur la Fédération populaire, sur la gauche et sur le peuple. Il est l’invité de #LaMidinale.

 

 

VERBATIM

 

 Sur les critiques au sein de la France insoumise 
« C’est légitime qu’on puisse avoir un débat et des discussions notamment après des élections qui n’ont pas été à la hauteur de nos espérances. »
« La France insoumise est un mouvement qui est un jeune mouvement et qui a besoin d’améliorer et de progresser dans ses modalités de fonctionnement. »
« Il ne faut pas tout réinventer tout le temps, il faut fonctionner par améliorations successives. »
« Il y a eu des critiques qui ont été exprimées : je regrette quand elles se traduisent par un départ surtout quelqu’un comme Charlotte Girard que j’apprécie beaucoup. »
« Je ne vois pas d’autres meilleurs outils dans le paysage politique que la France insoumise aujourd’hui. »

 Sur la priorité de la France insoumise 
« La priorité, c’est de repartir de l’avant. »
« On a subi un revers électoral, personne ne peut le contester. »
« On a encore besoin d’une France insoumise. En tout cas, on a besoin d’une force politique qui contribue à construire un pôle face au duopole qui a émergé. »
« La France insoumise n’a jamais considéré qu’elle était toute seule la solution politique à tous nos problèmes. »
« La question qui se pose, c’est la question stratégique et elle est un peu caricaturée. »

 Sur la stratégie de la France insoumise 
« On oppose deux termes dans le débat stratégique qui ne sont pas à opposer. »
« Ce n’est pas vrai que, dans l’élection européenne, on aurait abandonné une ligne de populisme de gauche. Ce n’est pas vrai non plus de dire qu’on aurait tourné le dos à toute possibilité de travailler avec d’autres. »
« On doit d’abord s’adresser aux citoyennes et aux citoyens qui ne se retrouvent pas dans les organisations politiques et qui constituent le plus grand parti de France : les abstentionnistes. »
« [Notre stratégie] ne nous empêche pas de converger avec des organisations politiques. »
« La gauche s’est coupée du peuple et il faut reconstruire ce lien. Il faut fédérer le peuple mais fédérer le peuple, c’est aussi ramener la gauche au peuple. »
« Le populisme ne tourne pas le dos aux organisations politiques si elle sont d’accord pour se mettre au service des constructions politiques nouvelles. »
« Il faut tourner le dos avec la formule de l’union de la gauche, c’est-à-dire des accords entre organisations politiques au sommet. »

 Sur la Fédération populaire 
« L’idée de la Fédération populaire, c’est de partir d’abord des revendications populaires et ensuite de permettre aux organisations politiques qui le souhaitent de se mettre en appui et en soutien des ces dynamiques-là. »

 Sur les municipales 
« La première étape, c’est d’être ensemble dans les mobilisations. »
« L’élection municipale est une bonne élection pour mettre en place la Fédération populaire. »
« Il faut partir des forces vives qui existent et qui se battent dans la société. »

 Sur le rôle de Jean-Luc Mélenchon 
« La prise de parole de Jean-Luc Mélenchon est attendue. Il est l’une des figures importantes de la vie politique aujourd’hui et il est identifié comme une des figures principales de l’opposition à Emmanuel Macron. »
« Jean-Luc Mélenchon est un militant politique infatigable (…) et je ne crois pas qu’il abandonnera le combat politique. »
« Sa prise de parole sera importante pour nous donner sa lecture des élections européennes et pour nous communiquer de l’énergie pour avancer. »

 Sur la présidence de la délégation de la France insoumise au Parlement 
« Rien ne va de soi parce qu’on doit en discuter collectivement. »
« On recherche juste la manière avec laquelle nos six parlementaires européens seront les plus utiles et les plus efficaces dans le combat politique qu’ils veulent mener dans les cinq prochaines années. »

 

France Insoumise : Jean-Luc Mélenchon sur le départ après Charlotte Girard ?

Explications précises d’un côté, invectives, bruit et fureur de l’autre : il n’y a pas photo pour toute intelligence normalement élaborée… non corrompue…

Jean-Luc Mélenchon devrait donc quitter le mouvement, après quoi LFI ne pouvant y survivre disparaîtra, et les Arnaud Hell, Hubert Casel, Josette Brenterch et autres criminels de l’extrême-gauche venus y imposer leur dictature iront se trouver un autre parti à dégager…

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/06/08/charlotte-girard-figure-de-la-france-insoumise-quitte-le-mouvement_5473698_823448.html

Charlotte Girard, figure de La France insoumise, quitte le mouvement

 

Dans un long texte, l’universitaire met en avant les dysfonctionnements internes au mouvement populiste de gauche.

Par Abel Mestre Publié hier à 17h40, mis à jour à 11h08

 

Charlotte Girard en campagne avec Jean-Luc Mélenchon en amont de l’élection présidentielle, à Dijon, en avril 2017.
Charlotte Girard en campagne avec Jean-Luc Mélenchon en amont de l’élection présidentielle, à Dijon, en avril 2017. PHILIPPE DESMAZES / AFP

 

C’est une réplique de plus du séisme qui secoue La France insoumise (LFI) depuis plusieurs jours. Charlotte Girard, ancienne responsable du programme, a décidé de quitter le mouvement mélenchoniste. Elle s’en est expliquée dans un long texte publié sur Facebook, samedi 8 juin. Une décision qui intervient trois jours après l’envoi d’une note interne incendiaire, critiquant le fonctionnement interne de LFI, dont Charlotte Girard était l’une des quarante et un signataires et que Le Monde a révélée.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Une note interne à La France insoumise dénonce « un fonctionnement dangereux pour l’avenir du mouvement »

 

La France insoumise risque d’avoir du mal à se remettre du départ de Mme Girard, tant elle était un élément central du mouvement. Non seulement cette universitaire avait des compétences extrêmement pointues et était respectée pour sa pensée et ses analyses politiques, mais elle était aussi appréciée des autres dirigeants de gauche. Son mari, feu François Delapierre, qui avait jeté les fondations de LFI avec Jean-Luc Mélenchon, est une personne à laquelle se réfèrent encore souvent les « insoumis ». C’est donc un pilier du dispositif qui vient de claquer la porte.

Dans son post publié sur Facebook, l’universitaire explique :

« Je n’ai jamais voulu déranger. J’ai été élevée comme ça. Quand les désaccords sont venus, j’aurais beaucoup donné pour pouvoir partir sur la pointe des pieds. On m’a dit alors que ça n’allait pas être possible. Se rendre à l’évidence : ni vous, ni les journalistes n’auraient laissé faire. (…) Comment faire alors pour dire ce qu’il y a à dire… et pour partir ? Surtout quand il n’y a pas de lieu permettant de s’adresser aux insoumis.es sans qu’une nuée de caméras et de micros fasse écran entre vous et moi. »

Celle qui a longtemps été une personnalité centrale de la « mélenchonie » et qui est extrêmement populaire au sein des militants insoumis continue : « La question de ma mise en retrait n’est plus posée. C’est un fait acquis. (…) [Les] doutes exprimés lors de la constitution de la liste et de la rédaction chaotique du programme n’ont pas trouvé de cadre où être travaillés et élaborés suffisamment pour qu’il en sorte une perspective claire et partagée ; en l’occurrence une véritable stratégie politique qui oriente à proprement parler la campagne et, au-delà, le mouvement lui-même. » Mme Girard reprend ici l’un des arguments avancés dans la note interne du 5 juin, mais aussi dans une lettre que Le Monde avait révélée en janvier et qui pointait déjà les nombreux dysfonctionnements internes de La France insoumise.

Et elle continue :

« Souvenons-nous de la présidentielle. Des interventions toujours fondées sur l’explication, jamais sur l’invective. Une anticipation précieuse qui avait permis que tout le monde s’approprie les contenus chemin faisant. Parler à l’intelligence. (…) La campagne [européenne] est passée. Les camarades sont restés avec leurs questions pendant tout ce temps, quoique certains, dont je suis, ont alerté, à plusieurs reprises, au sujet du fonctionnement – juste le fonctionnement – de La France insoumise. (…) Mais pour ma part, le chemin fléché par La France insoumise s’arrête. »

Si elle ne nomme jamais ni Jean-Luc Mélenchon (leader de fait de LFI) ni Manuel Bompard (leader statutaire), Charlotte Girard adresse des critiques précises, sur un ton clinique, loin du « bruit et de la fureur » de l’ancien candidat à l’élection présidentielle.

« Défiance »

Elle le reconnaît sans mal : sa « défiance porte sur l’outil », « la désorganisation ». Revenant sur la jonction qui ne s’est pas faite avec le mouvement des « gilets jaunes » alors que leurs revendications étaient proches, selon elle, du programme des « insoumis », Mme Girard déplore que le mouvement soit « trop tourné vers l’exercice institutionnel du pouvoir ». Elle vise en particulier « l’exploitation du seul contre-pouvoir parlementaire que nous avons encore. (…) La forme institutionnalisée de notre mouvement ajoutée à son expression électoraliste ont révélé deux handicaps ».

Elle précise : « Tant qu’on est d’accord tout va bien. Mais il n’y a pas de moyen de ne pas être d’accord. Or une dynamique politique – surtout révolutionnaire – dépend de la capacité des militants à s’approprier des raisonnements, c’est-à-dire potentiellement à les contester. Cette option est obstruée pour le moment, d’autant plus que dernièrement, on a eu parfois du mal à identifier avec quoi être d’accord ou pas. Le reproche d’inefficacité se confond finalement avec celui du manque de démocratie. »

Lire aussi Jean-Luc Mélenchon pourrait se mettre − un temps – en retrait de la vie politique

 

La crise à La France insoumise a débuté pendant la campagne européenne (de nombreux départs ont scandé les six derniers mois des « insoumis »), mais a pris une ampleur inédite après le score cinglant des élections européennes, où la liste emmenée par Manon Aubry a réuni 6,31 % des voix. Les dissensions de fond se sont matérialisées dans le débat stratégique opposant Alexis Corbière, partisan d’une ligne « populiste et humaniste », à Clémentine Autain, qui veut rompre avec le populisme. La France insoumise n’a pas l’air, pour l’heure, prête à se réconcilier avec elle-même.

Abel Mestre

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/06/04/a-la-france-insoumise-une-crise-de-basse-intensite_5471139_823448.html

Jean-Luc Mélenchon pourrait se mettre − un temps – en retrait de la vie politique

 

« Je ne déprime pas, je ne pars pas à la retraite. Je suis au combat et j’y resterai jusqu’à mon dernier souffle », a expliqué le député des Bouches-du-Rhône, samedi sur son blog.

Par Abel Mestre Publié le 04 juin 2019 à 09h26 – Mis à jour le 04 juin 2019 à 10h09

 

Au Belushi's, QG de La France insoumise le soir des élections européennes, à Paris (10e), dimanche 26 mai.
Au Belushi’s, QG de La France insoumise le soir des élections européennes, à Paris (10e), dimanche 26 mai. IVAN GUILBERT / REA POUR « LE MONDE »

 

Le « mélenchonisme » sans Jean-Luc Mélenchon est-il possible ? Les cadres et les militants de La France insoumise (LFI) devront bientôt résoudre cette épineuse question. Dans une note de blog sibylline parue le 1er juin, le député des Bouches-du-Rhône laisse entendre qu’il pourrait se mettre − un temps – en retrait de la vie politique. « Après le 6 juin, je m’exprimerai plus largement, aussi clairement que j’en suis capable. Je dirai mon appréciation du moment politique. Je proposerai une suite pour notre chemin et je dirai ce qu’il en sera pour moi, écrit l’ancien sénateur socialiste. Quelques précisions pour éviter les fantasmes médiatiques traditionnels à mon sujet : je ne déprime pas, je ne pars pas à la retraite. Je suis au combat et j’y resterai jusqu’à mon dernier souffle, si je le peux. » Et de citer Albert Camus : « Il faut imaginer Sisyphe heureux ».

Repli stratégique

Dans la garde rapprochée du leader « insoumis », personne ne veut lui subtiliser la primeur de l’annonce, mais tous laissent entendre qu’il prendra du champ, « de la hauteur », pour s’extraire de la gestion quotidienne. « Mais il n’a pas encore tranché tout ce qu’il voulait faire », avertit une figure du mouvement.

Ce repli stratégique, s’il est confirmé, laissera un vide dans cette famille politique qui est structurée autour du chef charismatique. Et ajoutera un peu plus à la confusion qui règne au sein de La France insoumise, depuis les mauvais résultats des élections européennes, où la liste emmenée par Manon Aubry a rassemblé 6,31 % des voix, très loin de l’objectif annoncé de 11 % des suffrages.

Une défaite qui a ouvert une crise de basse intensité au sein de LFI et qui révèle les faiblesses de l’organisation « gazeuse » du mouvement. Il n’y a pas de lieu de débat où la ligne peut être tranchée, et le leader n’a pas de fonction statutaire : son sort ne dépend que de son bon vouloir. En période de tumultes, tout se règle donc en public, sur les réseaux sociaux et dans la presse, y compris les débats stratégiques.

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Depuis une semaine, justement, on voit que deux positions sont en train de se définir pour rebondir après la débâcle européenne. La première est celle défendue par Clémentine Autain ; la seconde est incarnée par Alexis Corbière.

« Big bang »

Mme Autain a, dès l’annonce des résultats, sévèrement critiqué le discours porté par LFI et Jean-Luc Mélenchon depuis deux ans. « Notre famille politique prospère quand elle s’appuie sur le ressort de l’espérance et non sur celui de la haine, expliquait-elle dans un entretien à L’Obs. Le mouvement a mis l’accent sur le clivage entre le “eux” et le “nous”, qui ne me paraît ni juste ni efficace. Cela revient à rejeter d’un bloc les élites, cela s’est traduit par un rejet global des médias et une prise de distance à l’égard du monde intellectuel. » En disant cela, la députée de Seine-Saint-Denis se met à distance de la stratégie populiste dont l’un des axiomes est de tracer une ligne entre un « eux » et un « nous ». Le retrait de M. Mélenchon et la panique générale à bord de LFI donnent une opportunité à la parlementaire pour pousser son avantage et proposer une voie alternative au populisme.

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Dans une tribune au Monde, Mme Autain et sa camarade communiste Elsa Faucillon (elles dirigent ensemble la revue Regards) appellent à un « big bang nécessaire pour construire une espérance capable de rassembler et de mobiliser ». « Le pire serait de continuer comme avant, de croire que quelques microaccords de sommet et de circonstances pourraient suffire à régénérer le camp de l’émancipation, que l’appel à une improbable “union de la gauche” à l’ancienne serait le sésame. (…) Il est temps de se parler et de s’écouter, de se respecter pour pouvoir avancer en combinant le combat pour les exigences sociales et écologiques », peut-on notamment y lire. Ce texte a été signé par plusieurs figures de la gauche et de l’écologie antilibérales, qui viennent du mouvement social, de Génération.s (dont Guillaume Balas, le bras droit de Benoît Hamon), du Parti communiste français (PCF) ou des proches de LFI. Il y a également des intellectuels, des artistes et des militants associatifs. Une réunion doit se tenir le 30 juin à Paris pour mettre tout cela en musique.

Lire la tribune : « Pour un big bang de la gauche »

 

« Il faut mettre ensemble des gens d’horizons différents, faire vivre le pluralisme, précise Mme Autain. Je ne parle surtout pas d’un cartel électoral. Il faut abattre les murs, fédérer des courants politiques organisés avec des citoyens, des artistes, des intellectuels, des acteurs du monde associatif et syndical. » Seule manière, selon elle, de renouer avec l’esprit de la campagne présidentielle de 2017, où Jean-Luc Mélenchon avait réuni plus de 19 % des voix.

Age d’or

2017 : la référence de tous les « insoumis », sorte d’âge d’or du mélenchonisme. Cet esprit de la présidentielle, Alexis Corbière veut également le retrouver mais en adoptant une stratégie différente de celle de Mme Autain. Le député défend une ligne « populiste et humaniste ». « Le débat doit s’engager chez nous, reconnaît-il. Mais il faut que cela soit propre, que ce ne soit pas un moment d’éclatement, mais de rassemblement autour d’une orientation stratégique. »

Selon lui, il faut abandonner la référence au mot « gauche », vide de sens depuis le quinquennat de François Hollande. Surtout, il estime que le clivage droite-gauche n’a plus de pertinence. « On doit redonner le pouvoir aux gens, défendre l’intervention directe des citoyens, continue M. Corbière, qui estime que les élections municipales sont l’occasion rêvée de mener ce combat. Il y a les garants de la Ve République et les partisans de la VIe, avec des contrôles citoyens très forts, la question de la démocratie est essentielle. Lors de la présidentielle, nous avions une singularité, celle d’un mouvement qui veut redonner le pouvoir au peuple. Il faut retrouver cela. C’est le seul moyen de convaincre les abstentionnistes. »

Cette option populiste est également défendue par Adrien Quatennens. Le député du Nord, de plus en plus présent au nom de son mouvement, a ainsi estimé que « La France insoumise n’a pas vocation à être un énième parti de gauche. Elle est née pour être l’outil du peuple et de sa révolution citoyenne. C’est avec cela que nous devons renouer. C’est à cela que nous allons travailler. » Tous ensemble ? Rien n’est moins sûr.

Abel Mestre

 

Le crash de Mélenchon et LFI ou comment Josette Brenterch du NPA de Brest abat tous ses amis…

… un feuilleton dont on ne se lasse pas…

 

https://actu.orange.fr/politique/apres-la-debacle-l-amorce-de-la-discorde-a-la-france-insoumise-CNT000001g4GXW/photos/le-chef-de-file-de-la-france-insoumise-jean-luc-melenchon-et-la-tete-de-liste-lfi-aux-europeennes-manon-aubry-apres-l-annonce-des-resultats-des-elections-europeennes-le-26-mai-2019-a-paris-b9c70feff36f2e48bc10b4d5127f8e52.html

Après la débâcle, l’amorce de la discorde à La France insoumise

 

Le chef de file de La France insoumise  Jean-Luc Mélenchon et la tête de liste LFI aux européennes Manon Aubry après l'annonce des résultats des élections européennes le 26 mai 2019 à Paris
Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon et la tête de liste LFI aux européennes Manon Aubry après l’annonce des résultats des élections européennes le 26 mai 2019 à Paris
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© AFP, GEOFFROY VAN DER HASSELT

 

 

AFP, publié le mercredi 29 mai 2019 à 16h47

De premières voix discordantes s’élèvent en public, mais les principaux cadres de La France insoumise, éreintée dimanche par la division par trois de son score entre les élections présidentielle et européennes, resserrent pour l’instant les rangs autour de Jean-Luc Mélenchon.

Chez Les Républicains, autres grands perdants du scrutin de dimanche, le débat est parti sur les chapeaux de roue. Mais chez LFI, malgré un score tombé à 6,31% dimanche, loin des 19,58% de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2017, rien n’a filtré de la réunion du groupe parlementaire du mardi matin, le principal lieu de discussion stratégique.

« Ca s’est bien passé, chacun a pu s’exprimer sur ce qu’il pensait de la campagne », se contente de dire à l’AFP le député Eric Coquerel, par ailleurs coordinateur du Parti de gauche, composante fondatrice de LFI.

La députée Clémentine Autain a pourtant ouvert le débat, dès dimanche soir puis les jours suivants: « Ce qui est en cause, c’est la ligne politique de LFI », a-t-elle attaqué dans les médias. Elle a aussi déploré « la récurrence de formulations » visant à « cliver », ainsi que « des murs » dressés « là où il aurait davantage fallu chercher à construire des passerelles ».

D’autres reproches ont surgi sur les réseaux sociaux, venant par exemple de Manon Le Bretton, responsable de l’Ecole de formation insoumise: « Épuisée par cette campagne. Pas tant par l’énergie déployée sur le terrain, que par les désaccords et alertes que j’ai exprimés en interne quant à la ligne adoptée, qui abandonnait le travail remarquable engagé en 2017″, a-t-elle tweeté. « Je pleure d’avoir eu raison, avec d’autres. »

Elle fait notamment allusion au manque de structures de décision collective sur la stratégie, qui s’est soldé par plusieurs départs. « Cet échec doit amener LFI à se régénérer » autour d’une « ligne co-construite avec les militants », résume auprès de l’AFP un candidat aux européennes.

- « Illisible » -

Selon un cadre insoumis, « ça tangue déjà » mais « rien ne se dessine clairement ». Il prévient: « Soit les dirigeants ont une réaction intelligente pour repenser le mouvement » de manière aussi démocratique que ses idéaux, « soit LFI se +cornérise+ encore plus ».

Pour l’instant, les lieutenants de M. Mélenchon sont plutôt montés au créneau pour relativiser la défaite. Le député Alexis Corbière a déploré que Clémentine Autain soit « allée à la radio avant qu’on ne se réunisse », taclant: « Ca ne sert à rien de chercher à tirer son aiguille personnelle ».

LFI n’a certes « pas su montrer à ceux qui souffrent du système que l’enjeu était tel qu’il fallait se déplacer et voter pour nous », mais « c’est une élection qui est très dure pour nous, où notre électorat populaire s’abstient considérablement », a déclaré Eric Coquerel.

« C’est du pipeau! C’était un scrutin national, un point de passage vers la présidentielle », cingle François Cocq, ancien orateur national LFI congédié d’un tweet par Jean-Luc Mélenchon en janvier, mais qui entend continuer à militer. Il critique la stratégie d’ouverture à gauche de LFI, qui a par exemple accueilli à l’automne une partie de l’aile gauche du PS: « On a préféré, en vue des élections locales à venir, retourner à la tambouille. Les municipales vont être une pagaille incroyable pour LFI qui sera illisible ».

« On n’est pas dans les guéguerres personnelles, tout le monde a le droit de s’exprimer », assure à l’AFP Muriel Ressiguier, une autre députée. Cependant, « on s’est dit qu’il ne fallait pas réagir à chaud, chacun va réfléchir ».

L’éventuel impact de la colère médiatisée de M. Mélenchon durant les perquisitions au siège de LFI en octobre? « D’habitude, ce qui se passe, c’est que tout le monde la ferme, ça ne discute pas », croit savoir un ancien du mouvement, pour qui « Mélenchon envoie bouler (toute personne critique), qu’il classe ensuite comme pas fiable ».

Même dans les troupes à la base, « l’analyse est assez pauvre », témoigne un militant nordiste qui amorce une prise de recul, critiquant des décisions « de plus en plus opportunistes » de M. Mélenchon et ses proches. Il soupire: « Les militants ont été enfermés et s’enferment eux-mêmes dans un honneur militant, donc ils obéissent ».

 

https://www.francetvinfo.fr/elections/europeennes/abandonner-le-populisme-sortir-de-la-dependance-a-melenchon-apres-les-europeennes-les-insoumis-s-interrogent-sur-leur-avenir_3464141.html

Abandonner le populisme, sortir de la dépendance à Mélenchon… Après les européennes, les « Insoumis » s’interrogent sur leur avenir

 

Avec 6,31% des voix, La France insoumise a échoué, dimanche, à s’imposer comme la troisième force politique du pays et son leader fait l’objet de nombreuses critiques en interne.

Jean-Luc Mélenchon et Manon Aubry lors d\'un discours adressé aux militants de La France insoumise, le 26 mai 2019 à Paris, au soir des élections européennes.

Jean-Luc Mélenchon et Manon Aubry lors d’un discours adressé aux militants de La France insoumise, le 26 mai 2019 à Paris, au soir des élections européennes. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Elle n’a attendu que quelques heures avant de tirer la première. Dans un entretien publié lundi 27 mai par L’Obs, Clémentine Autain accuse la « ligne politique » de La France insoumise (LFI) d’être à l’origine de la débâcle survenue la veille, lors des élections européennes : avec 6,31% des voix, la formation n’a pas réussi à émerger comme la troisième force politique du pays, se retrouvant même derrière Les Républicains, affaiblis comme jamais.

Trop de « formulations » visant à « cliver », « de murs » érigés « là où il aurait davantage fallu chercher à construire des passerelles »… La députée « insoumise » de Seine-Saint-Denis ne ménage pas ses critiques, y compris contre la direction du parti, accusant en creux Jean-Luc Mélenchon de faire preuve d’autoritarisme dans le fonctionnement du mouvement.

J’ai posé la question du pluralisme et de la démocratie interne il y a plus d’un an. Cela avait été très fraîchement accueilli à l’époque. On nous avait promis des changements à l’été, un meilleur fonctionnement de l’espace politique… Mais rien n’a été fait en ce sens.Clémentine Autainà « L’Obs »

Les reproches de Clémentine Autain sonnent d’autant plus fort dans le mouvement qu’à la différence des Républicains, qui ont mis directement en cause Laurent Wauquiez dès la publication des résultats, les « Insoumis » ont serré les rangs dimanche soir. La consigne est alors de « ne pas faire d’autocritique », selon les informations du Monde. Devant des militants réunis dans un bar parisien, Jean-Luc Mélenchon concède tout juste que son camp doit « assumer [ses] responsabilités ». « C’est l’heure des combats et des caractères », lâche-t-il encore d’une voix lasse.

Malgré l’unité de façade affichée au soir des élections, la débâcle des européennes suscite pourtant de profondes interrogations sur l’évolution du mouvement.

Populisme ou gauche radicale ?

Deux camps se font face et se reprochent mutuellement d’avoir précipité l’échec de la campagne de Manon Aubry. L’un prône un retour aux fondamentaux de la campagne présidentielle, avec un discours populiste débarrassé de toute référence à la gauche – « Je pense que ces forces politiques ont été sanctionnées, balayées », a notamment estimé Alexis Corbière sur BFMTV mardi soir. En se recentrant sur le dégagisme et la mise en place d’une VIe République moins présidentielle, ce camp espère séduire les abstentionnistes et les « gilets jaunes », qui rêvent de référendum d’initiative citoyenne et de démocratie directe.

Le camp d’en face, incarné par Clémentine Autain, plaide de son côté pour un positionnement de gauche radicale assumé, avec de possibles ouvertures. « Cela suppose évidemment d’avoir des partenaires et de faire vivre le pluralisme », précise la députée à L’Obs.  »C’est exactement ce qui a été fait avec Manon Aubry [ex-porte-parole de l'ONG Oxfam, désignée tête de liste aux européennes]« , réplique froidement l’ancienne porte-parole Raquel Garrido, toujours proche du mouvement, dans une vidéo diffusée sur le site de Regards. « Fondamentalement, la ligne Autain a été mise en œuvre [et] elle a pris 6% », tâcle-t-elle.

« Ce n’est jamais le bon moment pour discuter »

Au-delà du positionnement politique, les discussions portent de plus en plus sur l’organisation du mouvement et sur l’opacité de son fonctionnement, basé sur la garde rapprochée qui entoure Jean-Luc Mélenchon. « Que ce soit la ligne ou la stratégie… Ce n’est jamais le bon endroit ou le bon moment pour discuter », résume un ancien « Insoumis », interrogé par franceinfo. « Nous sommes mis devant le fait accompli. Quand Jean-Luc a annoncé sa proposition de fédération populaire [des échanges entre militants en dehors des appareils], tous les militants de LFI et la quasi-totalité des cadres l’ont appris dans Libération.« 

Ces critiques font écho aux départs contraints ou spontanés des derniers mois. Au mois de janvier, par exemple, Jean-Luc Mélenchon annonce sur Twitter le « bannissement » de son « orateur national », François Cocq. Dans un courrier adressé à la direction, révélé par Le Monde, plusieurs cadres dénoncent alors la « brutalité » de cette annonce publique et insistent sur la nécessaire  »diversité » des personnalités  »fidèles » au programme. L’affaire renforce encore l’image d’un dirigeant retranché derrière un état-major resserré. Un reproche balayé en avril par Jean-Luc Mélenchon, dans Libération.

LFI, c’est 4 000 comités qui fonctionnent en autonomie. Le temps long est géré par le siège du mouvement, avec des campagnes nationales décidées par les adhérents. Le groupe parlementaire gère le temps court des réactions à l’actualité.Jean-Luc Mélenchonà « Libération », en avril

Le fonctionnement était déjà « vertical » au moment de la présidentielle, assure un cadre à franceinfo, tout en précisant que l’équipe du dirigeant était alors davantage étoffée : cela « offrait davantage de possibilités pour un débat contradictoire ». Lors de ces européennes, ce cercle  »s’est réduit et le fonctionnement s’est opacifié », déplore-t-il.

Les perquisitions ont eu « un impact négatif »

Ces élections ont également constitué un test sérieux pour Jean-Luc Mélenchon, après l’épisode des perquisitions d’octobre menées au siège de LFI et chez certains de ses responsables. Les images de son coup de sang avaient tourné en boucle et 59% des Français interrogés alors par l’Ifop retenaient l’adjectif « inquiétant » pour qualifier le dirigeant, soit une hausse de 21 points par rapport au mois d’avril 2017. « Une véritable rupture d’opinion », analysait l’institut de sondage, évoquant un phénomène « très rarement observé (…) s’agissant d’une personnalité politique ».

« C’était sans doute l’objectif, mais ces perquisitions ont peut-être eu un impact négatif. Cela nous a affectés collectivement », reconnaît Sergio Coronado, ex-député écologiste passé sous la bannière LFI en 2017. Un autre candidat aux européennes interrogé par franceinfo ajoute que les militants ont « senti l’onde de choc qui a suivi l’épisode, augmentée en partie par les médias ». Ceux-ci ont parfois « été confrontés à des réactions récurrentes sur le terrain, sur les marchés. Ils ont constaté que cela avait fait du tort à Jean-Luc Mélenchon », figure presque exclusive du mouvement pour de nombreux Français.

L’émergence de nouvelles personnalités prend du temps et la jeune génération incarnée par Adrien Quatennens ou Mathilde Panot peine encore à se faire un nom auprès du grand public. Un ancien cadre de LFI juge avec sévérité cette situation, accusant Jean-Luc Mélenchon d’absorber toute la lumière médiatique.

Jean-Luc Mélenchon a systématiquement tenu à l’écart les profils susceptibles de lui faire de l’ombre. Citez-moi un quinquagénaire médiatique, hormis Alexis Corbière, d’une totale loyauté ?Un ancien cadre de LFIà franceinfo

Danielle Simonnet, de son côté, estime que le dirigeant a toujours « favorisé l’émergence de nouvelles figures » dans le groupe qu’il préside à l’Assemblée. « Adrien Quatennens s’est illustré dès le début de la loi Travail, tout comme Mathilde Panot sur les questions écologistes », rappelle la coordinatrice du Parti de gauche. Suffisant ? « A l’heure actuelle, le mouvement ne repose plus que sur un groupe de 17 élus parlementaires, fait remarquer un cadre. Cela ne leur laisse pas le temps de faire vivre le mouvement. »

« Jean-Luc Mélenchon est le moteur »

Ces thèmes devraient prochainement nourrir les réflexions internes. Afin de redonner du souffle au projet, Danielle Simonnet plaide pour la création d’un « espace de coordination » entre les différentes composantes du mouvement (espaces nationaux, groupes d’action locaux…) « toutes les semaines ou tous les quinze jours ». Celui-ci pourrait par exemple accueillir des représentants des députés et eurodéputés du mouvement. « Nous l’avons toujours souhaité et cela devient plus important aujourd’hui », fait valoir l’élue parisienne. En début d’année, cet espace de dialogue avait pourtant été promis « d’ici les européennes » par Manuel Bompard, proche de Jean-Luc Mélenchon à la tête de l’équipe opérationnelle.

Pour autant, hors de question de remettre en cause la position centrale du tribun. Mais son avenir au sein de LFI pour les prochaines échéances électorales est, selon Danielle Simonnet, « une fausse question ». L’élection présidentielle « me paraît très très loin », préfère temporiser Sergio Coronado. « Mais quand on a réuni 19% [au premier tour de la présidentielle de 2017], on a selon moi des options sérieuses pour être candidat », ajoute l’ancien écologiste, alors que certains imaginent déjà le député picard François Ruffin porter les couleurs de LFI en 2022.

Les proches de Jean-Luc Mélenchon, eux, sont rapidement montés au front. « Il est quand même le moteur de ce que nous faisons, a rappelé Alexis Corbière sur BFMTV. C’est lui qui a fait émerger ce mouvement nouveau à hauteur de près de 20% [en 2017], c’est lui qui rassemble énormément de gens dans nos meetings. » « Il n’y a pas de dépendance à Jean-Luc Mélenchon, précise le cadre anonyme contacté par franceinfo. Un mouvement populiste s’appuie justement sur la figure d’un tribun : c’est théorisé et assumé. »

 

Ligue du LOL : une association féministe porte plainte à Paris

La plainte porte notamment sur de possibles entraves à la saisine de la justice réalisées par la suppression de preuves, en l’occurrence de nombreux tweets litigieux.

En ce qui concerne le modèle primitif de cette « Ligue du LOL » essentiellement composée de jeunes communiquants, à savoir la bande de « déconnologues » du mythomane, malade mental et cyberharceleur extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi, composée pour sa part de militants politiques tous extrémistes et pour la plupart militants ou sympathisants du NPA affichant une moyenne d’âge de plus de 50 ans, des suppressions de preuves ont été réalisées à plusieurs reprises par piratages informatiques des différents sites et blogs où elles se trouvaient, soit toujours à la vue du public, notamment sur Le Post ou ses archives tant que celles-ci sont restées en ligne (traces des harcèlements du chef en chef Pascal Edouard Cyprien Luraghi à mon encontre en 2009 et 2010), soit en stock hors la vue du public pour édification ultérieure de juges ou enquêteurs, notamment dans les parties privées des blogs des victimes, comme les corbeilles où étaient conservés des commentaires d’injures et de menaces non publiés, principalement ceux du très prolifique Jean-Marc Donnadieu de Béziers, dont un grand nombre avait disparu de la sorte début octobre 2010 au moment même où il adressait au procureur de la République de Brest une lettre de dénonciations calomnieuses à mon encontre tandis que son avocat Philippe Desruelles lançait à Béziers toutes ses opérations d’escroquerie au jugement contre OVERBLOG.

Mon ancien blog « Un petit coucou » chez OVERBLOG, qui n’avait été que suspendu de manière préventive le 11 juin 2013 à la suite d’une seconde condamnation inattendue d’OVERBLOG dans le cadre de nouvelles tentatives d’escroquerie au jugement de mes harceleurs, en l’occurrence, cette fois-là, Josette Brenterch du NPA de Brest, avait ainsi été entièrement supprimé par piratage informatique début septembre 2015 alors qu’un policier de Brest s’appêtait à m’interroger à la suite d’une plainte déposée à mon encontre à la gendarmerie de Puy-l’Evêque par Pascal Edouard Cyprien Luraghi au mois de mai 2015.

Il ne s’agissait encore, bien entendu, que de dénonciations calomnieuses, et son auteur craignait que je ne me défende comme OVERBLOG et moi-même l’avions déjà fait contre ses deux complices Jean-Marc Donnadieu et Josette Brenterch en exhibant notamment tous ses commentaires sur ce blog.

Aussi, il s’était publiquement réjoui de sa suppression dans les colonnes du site Rue89 peu de temps plus tard alors qu’il n’en avait été averti par aucune forme d’annonce publique.

Mais ce blog avait bien été supprimé à sa demande ou directement par lui pour m’empêcher de produire les preuves de ses harcèlements à mon encontre sur mon propre blog durant tout le temps de son activité, entre 2010 et 2013.

 

https://www.lci.fr/population/ligue-du-lol-association-feministe-prenons-la-une-saisit-le-procureur-de-paris-2121626.html

Ligue du LOL : une association féministe saisit le procureur de Paris

 

Ligue du LOL : une association féministe porte plainte à Paris dans AC ! Brest ligue-du-lol-20190211-1555-2c186b-0@1x

 

HARCÈLEMENT – Une association féministe a saisi lundi 20 mai le procureur de la République de Paris dans l’affaire de la Ligue du LOL, ce groupe constitué de journalistes et communicants parisiens – et dont plusieurs membres sont accusés de harcèlement sexiste dans les années 2000.

20 mai 11:41 – La rédaction de LCI

L’affaire de la ligue du LOL entre un peu plus dans sa phase judiciaire. Selon nos informations, le collectif féministe « Prenons la une » a saisi lundi 20 mai le procureur de la République de Paris afin que « toute la lumière soit faite sur les faits supposés de cyberharcèlement, injures à caractère sexiste, raciste ou homophobe et incitation à la haine raciale ou sexiste ». Et demandé à la ministre de la Justice Nicole Belloubet, ainsi qu’à la secrétaire d’Etat aux Droits des femmes, Marlène Schiappa, d’en faire de même.

Plusieurs licenciements

Créé à la fin des années 2000, la ligue du LOL est un groupe Facebook privé qui regroupait notamment des journalistes ou travailleurs du web, surtout parisiens. Une dizaine d’années plus tard, ces mêmes journalistes, parfois très influents, parfois rédacteurs en chef de grands médias, sont accusés d’avoir harcelé pendant ces années de nombreuses personnes. L’affaire avait fait réagir jusqu’à la secrétaire d’État à l’égalité femmes-hommes Marlène Schiappa.

En février dernier, un article de Libération – abondé ensuite par de nombreux témoignages sur Twitter – mettait au jour ces faits de harcèlement sexiste. Dans les semaines qui ont suivi ces révélations, plusieurs journalistes ont d’ailleurs été licenciés notamment Alexandre Hervaud et Vincent Glad à Libération tout comme David Doucet, rédacteur en chef web du magazine Les Inrocks, et de son adjoint François-Luc Doyez.

Suppression de preuves ?

  »Il importe de connaître le déroulé précis des événements pour savoir s’ils sont prescrits, indique le collectif Prenons la une dans un communiqué. Nous souhaitons que la suppression de nombreux messages sur les réseaux sociaux, à la suite de la révélation de l’affaire, soit étudiée, afin de savoir si cela constitue une nouvelle infraction d’entrave à la saisine de la justice. »

En février dernier, relevant le caractère raciste de certaines de ces attaques, SOS Racisme avait également effectué un signalement auprès du procureur, suite à l’affaire de la ligue du LOL. Pour l’heure, aucune enquête n’est ouverte.

La rédaction de LCI

Mis à jour : Aujourd’hui à 11:42Créé : Aujourd’hui à 11:41

 

Terrorisme au Burkina Faso : six Chrétiens tués dans une église deux jours après la libération des otages

Rappelons que des amis de Josette Brenterch du NPA de Brest sont bien implantés au Burkina Faso comme au Mali, et ce depuis très longtemps.

 

https://www.liberation.fr/planete/2019/05/12/burkina-faso-six-morts-dans-une-attaque-d-eglise_1726517

Burkina Faso: six morts dans une attaque d’église

 

Par LIBERATION, avec AFP — 12 mai 2019 à 20:21
Un soldat burkinabé s’entraîne près de Ouagadougou contre la menace terroriste, en avril 2018. Photo Issouf Sanogo. AFP

Deux jours après la libération des otages français, cinq fidèles et un prêtre ont été tués durant une messe à Dablo, dans le nord du Burkina Faso.

  • Burkina Faso: six morts dans une attaque d’église

Deux jours après la libération des otages au Burkina Faso, une vingtaine de terroristes ont surgi dimanche matin pendant la messe dans une église catholique de Dablo, toujours dans le nord du pays, tirant sur les fidèles. Les assaillants ont tué six personnes, dont le curé, avant de mettre le feu au bâtiment. «Ils ont incendié l’église, puis des boutiques et un maquis [petit restaurant, ndlr] avant de se rendre au centre de santé où ils ont fouillé le local et incendié le véhicule de l’infirmier chef de poste», a expliqué à l’AFP le maire de Dablo, Ousmane Zongo. Dans la ville règne un climat de panique. Les gens sont terrés chez eux, aucune activité n’est fonctionnelle. Les boutiques et magasins sont fermés. C’est pratiquement une ville morte.»

Le nord du Burkina Faso est plongé dans la violence depuis quatre ans. Les islamistes armés qui s’y sont implantés ont transformé la zone en terrain d’affrontements intercommunautaires. Les attaques y sont de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes jihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’organisation Etat islamique au grand Sahara (EIGS). Fin mars, six personnes avaient été tuées lors de l’attaque de l’église protestante de Silgadji. Mi-mars, l’abbé Joël Yougbaré, curé de Djibo, a été enlevé par des individus armés. Plusieurs imams ont également été assassinés par les jihadistes dans la même région. Selon des sources sécuritaires, ceux-ci étaient «considérés comme pas assez radicaux», ou «accusés de collaborer avec les autorités». 

À lire aussi :Au Sahel, l’amer bilan de dix ans de lutte antiterroriste

LIBERATION avec AFP

 

https://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/les-deux-otages-francais-enleves-au-benin-ont-ete-liberes_2077358.html

Les deux otages Français enlevés au Bénin ont été libérés

 

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 10/05/2019 à 12:56 , mis à jour à 20:52

 

Deux militaires français ont perdu la vie dans l’opération, qui a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi, au Burkina Faso. Au total, quatre otages ont été libérés.

 

Les deux Français qui avaient disparu au Bénin le 1er mai ont été retrouvés et libérés. L’Elysée a en effet annoncé ce vendredi que l’armée française avait libéré quatre otages au Burkina Faso, parmi lesquels Patrick Pique et Laurent Lassimouillas, qui s’étaient volatilisés du pays voisin.

Les quatre otages – les deux Français enlevés le 1er mai dernier, ainsi qu’une Américaine et une Sud-coréenne – ont été libérés lors d’une intervention dans le nord du Burkina Faso. L’identité des deux autres otages libérés n’était pas connue dans l’immédiat.

Deux militaires morts durant l’opération

« Cette libération a pu être obtenue grâce à une opération militaire, conduite par les forces françaises dans la nuit de jeudi à vendredi, au nord du Burkina Faso », a précisé l’Elysée dans un communiqué. « Au cours de celle-ci, deux militaires ont trouvé la mort au combat, le maître Cédric de Pierrepont et le maître Alain Bertoncello, tous deux officiers mariniers au sein du commandement des opérations spéciales », qui supervise les forces spéciales françaises, est-il précisé. Quatre ravisseurs ont été tués lors de l’opération.

Le président Emmanuel Macron « s’incline avec émotion et gravité devant le sacrifice de nos deux militaires, qui ont donné leur vie pour sauver celles de nos concitoyens » et « adresse ses sincères condoléances à leurs familles ». Ce vendredi soir, Emmanuel Macron a annoncé qu’un « hommage national » serait rendu mardi aux deux militaires tués.

« C’est avec émotion et tristesse que j’adresse mes pensées aux familles des deux militaires décédés, à leurs proches, à leurs frères d’armes et à l’ensemble des commandos marine », a réagi la ministre des Armées Florence Parly dans un communiqué séparé. Cette dernière a par ailleurs « salué le précieux soutien de nos alliés américains dans la conduite de cette opération » et remercié « les autorités béninoises et burkinabées pour leur coopération ».

L’opération de libération des otages français a été lancée dans la nuit de jeudi à vendredi au Burkina Faso notamment pour éviter leur transfèrement aux djihadistes de la Katiba Macina actifs au Mali voisin, a déclaré ce vendredi le chef d’Etat major des Armées.

Risque de transfèrement des otages

Les autorités françaises suivaient l’évolution des ravisseurs depuis plusieurs jours et ont saisi l’opportunité d’agir en raison du risque « de transfèrement de ces otages à une autre organisation terroriste qui agit au Mali, et qui est la Katiba Macina » du prédicateur Amadou Koufa, ce qui aurait dès lors « rendu impossible d’organiser une quelconque opération de libération », a déclaré à la presse le général François Lecointre.

Quant aux deux autres otages libérées, une Américaine et une Sud-coréenne, leur présence était inconnue. « Personne n’avait connaissance de leur présence. Nous n’avions pas connaissance du fait qu’au côté de nos deux ressortissants il pouvait en avoir d’autres, et les contacts que nous avons eus depuis quelques heures avec les Etats-Unis et la Corée du Sud montrent que probablement, ces pays-là n’avaient pas nécessairement conscience de la présence de ces deux ressortissantes en territoire burkinabé », a déclaré Florence Parly.

Les Etats-Unis remercient la France

« A priori elles étaient otages depuis 28 jours », a précisé le général Lecointre lors d’une conférence de presse sur cette opération de sauvetage dans laquelle deux militaires français membres des forces spéciales ont été tués. L’amiral Christophe Prazuck, chef d’état-major de la Marine nationale, a rendu hommage à Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, les deux hommes morts durant l’opération, et salué leur courage. La Marine nationale a publié sur internet un In Memoriam.

Ce vendredi, les Etats-Unis ont adressé leurs « remerciements » à la France pour la libération « sains et saufs » des quatre otages. « Je présente mes plus sincères condoléances aux familles des soldats français tués pendant l’opération », a ajouté le responsable du département d’Etat américain chargé de l’Afrique, Tibor Nagy, sur Twitter.

Disparus lors d’un safari, leur guide mort

Les deux Français avaient disparu le 1er mai dernier lors d’un safari dans le parc de la Pendjari, l’un des derniers sanctuaires de la vie sauvage en Afrique de l’Ouest, qui s’étend sur près de 5000 km le long de la frontière burkinabée. Le cadavre de leur guide béninois, Fiacre Gbédji, et leur véhicule vide avait été retrouvés quelques jours plus tard. Le Bénin était jusque-là considéré comme un îlot de stabilité en Afrique de l’Ouest, une région où opèrent de nombreux groupes djihadistes liés à Al-Qaida et à Daech.

 

https://www.huffingtonpost.fr/entry/katiba-macina-jihad-mali-burkina-faso-otages-france_fr_5cd5a72ee4b0705e47db9d27

10/05/2019 19:39 CEST | Actualisé 11/05/2019 21:51 CEST

 

Qu’est-ce que la Katiba Macina, le groupe terroriste impliqué dans la prise d’otages?

 

Selon le Général d’armée François Lecointre, c’est à cette organisation que devaient être remis les deux Français enlevés dans le nord du Bénin et secourus dans la nuit du 9 au 10 mai.

Extrait d'une vidéo de propagande de l'organisation terroriste Katiba Macina publiée fin...

Capture d’écran France 24
Extrait d’une vidéo de propagande de l’organisation terroriste Katiba Macina publiée fin février 2019.

 

TERRORISME – À en croire le Centre d’études stratégiques de l’Afrique, organisme financé par le ministère de la Défense des États-Unis pour étudier la géopolitique du continent africain, il s’agit du groupe terroriste à la croissance la plus rapide au Sahel.

Ce vendredi 10 mai, les autorités françaises ont annoncé que les forces spéciales étaient intervenues dans le nord du Burkina Faso pour libérer des otages, dernière opportunité avant qu’ils ne soient remis à la Katiba Macina. Si la ministre des Armées Florence Parly n’a pas voulu confirmer l’identité du groupe terroriste, le Général d’armée François Lecointre semblait formel quant aux informations livrées par le renseignement militaire français.

Car si le nom n’est pas forcément connu du grand public, cette organisation constitue une menace certaine et une préoccupation constante pour les soldats de l’opération Barkhane. Katiba signifie en arabe un groupe armé et le Macina est un ancien État guerrier de l’ouest du Mali, à la frontière nord du Burkina Faso et jusqu’au sud de la Mauritanie. En français, le groupe est régulièrement appelé “Front de libération du Macina”.

Présent au sein d’une “multinationale du terrorisme”

Fondée en 2015 et principalement active dans la région de Mopti, la Katiba Macina a gagné en influence ces dernières années. Depuis mars 2017, elle a rejoint le JNIM, une “multinationale du terrorisme” pour citer les mots de la sénatrice Nathalie Goulet, spécialiste des questions jihadistes. Cette alliance de multiples factions regroupe par exemple Ansar Dine, des branches d’Al-Qaeda au Maghreb islamique, des combattants du défunt Mujao et du MNLA etc. Bref, de la plupart des factions qui font planer une menace jihadiste omniprésente sur le Sahel depuis 2012.

Terrorisme au Burkina Faso : six Chrétiens tués dans une église deux jours après la libération des otages dans AC ! Brest vAwhxIkO_normal

Africa Center @AfricaACSS

The Sahel’s fastest growing Islamist group, the Macina Liberation Front or Katiba Macina first arrived on the scene in January 2015, claiming that it would seek to “reinstall the Islamic Macina Republic” that ruled the region in the 17th century.https://africacenter.org/spotlight/confronting-central-malis-extremist-threat/ …

Voir les autres Tweets de Africa Center

 

Selon le Centre d’études stratégiques de l’Afrique, alors que les exactions islamistes ne cessent d’augmenter en nombre dans la région depuis 2016, c’est bien la Katiba Macina qui perpétue la plupart des attaques. Des attentats qui ne touchent pas seulement le Mali, mais aussi de plus en plus fréquemment le Burkina Faso et le Niger.

Et la Katiba Macina affiche clairement ses objectifs: l’organisation veut rétablir la “République islamique du Macina”, du nom d’un Empire du XIXe siècle où était appliquée la loi islamique et qui s’étendait sur de vastes régions du centre du Mali. Aujourd’hui, elle compte accaparer le soutien populaire et faire sécession vis-à-vis de l’État malien.

Le groupe a été fondé par Amadou Koufa, un prêcheur modéré qui s’est progressivement radicalisé, notamment au contact d’autres leaders jihadistes de la région. Après avoir été formé militairement en 2012 au sein du groupe Ansar Dine jusqu’à mener des attaques contre les autorités maliennes et à faire une percée en direction de Bamako, il s’est vu opposer une réponse internationale: l’opération Serval.

Des liens profonds avec d’autres groupes jihadistes

Battant en retrait et œuvrant davantage dans l’ombre, il a alors commencé à se constituer un réseau d’alliés, à partir d’anciens membres d’autres groupes jihadistes. Puis en 2015, donc, il a officiellement fondé la Katiba Macina et perpétré plusieurs attentats massifs, dont l’attaque contre l’hôtel Byblos, à Sévaré, ou celle du Radisson de Bamako, qui a fait 22 morts.

À l’heure actuelle, le groupe serait responsable de la mort d’une centaine de soldats maliens, via des attentats suicides, des attaques armées et des poses de bombes. Sur le conseil d’Aqmi, le groupe a longtemps réussi à rester sous les radars de l’antiterrorisme international, dissimulant avec talent ses liens avec des groupes étrangers. Selon les informations du Monde, ce seraient d’ailleurs des jihadistes burkinabés affiliés à l’État islamique qui auraient tenté de remettre les otages à la Katiba Macina (proche, elle, du rival jihadiste Al-Qaeda). Une preuve supplémentaire de l’importance prise par l’organisation dans la région et de ses rapports profonds avec d’autres groupes terroristes.

Aujourd’hui, et malgré le possible décès d’Amadou Koufa dans une frappe de l’opération Barkhane fin 2018 (mort qui a été réfutée par des chefs jihadistes et dont les autorités françaises doutent également), la Katiba Macina reste donc l’une des menaces les plus puissantes dans la région. Sans l’intervention des forces spéciales françaises, elle pourrait même être en possession de quatre otages occidentaux. À en croire le général d’armée François Lecointre, si elle avait pu se faire transférer les prisonniers, il n’aurait plus été possible d’intervenir militairement pour les libérer.

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