Matignon : pourquoi Elisabeth Borne plutôt que Catherine Vautrin

Ah ben voilà, RTL a vendu la mèche, c’est encore le duo Ferrand / Bayrou qui traite les femmes comme des objets…

Et pourquoi l’une plutôt que l’autre ?

Elisabeth Borne est ingénieure et l’autre non, c’est toute la différence, elle est de taille et devient même très symbolique au retour du voyage aux Emirat arabes unis – c’est comme un écho au voyage en Arabie saoudite du 8 janvier 1994… Le ministre de l’Intérieur de l’époque, feu M. Charles Pasqua, savait depuis le 6 janvier au soir que le contrat Sawari II ne serait pas signé ce jour-là et avait préféré se rendre au Maroc y proposer à ses hôtes des chèvres corses plutôt que d’accompagner ses collègues du gouvernement à Riyad. Et François Léotard de s’esclaffer avec des histoires de moutons lors de son procès l’année dernière… On ne voit toujours pas le rapport ? Non ? Vraiment ?

En attendant, le choix d’une femme, et plus spécialement celui d’une femme ingénieur comme premier ministre pour traverser la période de très grosses turbulences qui s’annonce après cinq ans de macronisme prouve bien une chose : comme très souvent en ce cas, les rats ont bien quitté le navire et décidé d’y laisser seule à la barre pour se débrouiller avec leur merde… une femme… Cela se fait souvent en entreprise, ils m’avaient bien fait le coup en 1993 et 1994, et pas seulement pour cette mission particulière, pour d’autres aussi, et même chose pour d’autres femmes…

Il vaut donc mieux qu’elle soit ingénieure, elle s’en sortira moins mal qu’une simple communiquante, et il sera tout aussi facile de l’accuser d’incompétence, d’imbécillité ou de folie qu’une autre quand tout ira à vau-l’eau, puisque ce n’est toujours qu’une femme. Mieux encore : on va pouvoir accuser la femme ingénieure… qui n’a même pas l’intelligence d’une femme des quartiers populaires, comme dit la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest…

Ainsi le sacro-saint « honneur » des machistes qui nous gouvernent et nous mènent à la perte depuis déjà un bon paquet d’années sera-t-il encore tout à fait sauf…

 

 

https://www.rtl.fr/actu/politique/matignon-pourquoi-emmanuel-macron-a-finalement-prefere-elisabeth-borne-a-catherine-vautrin-7900155844

Matignon : pourquoi Emmanuel Macron a finalement préféré Élisabeth Borne à Catherine Vautrin

 

Nommée lundi à Matignon, Élisabeth Borne a doublé sur le fil la présidente du Grand Reims Catherine Vautrin, à qui le poste semblait promis.

 

Elisabeth Borne le 16 mai 2022
Elisabeth Borne le 16 mai 2022
Crédit : LUDOVIC MARIN / POOL / AFP
Matignon : pourquoi Emmanuel Macron a finalement préféré Élisabeth Borne à Catherine Vautrin
02:55
Matignon : pourquoi Emmanuel Macron a finalement préféré Élisabeth Borne à Catherine Vautrin
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Coeurs sensibles s’abstenir. Ce lundi, Élisabeth Borne tombe de sa chaise. La raison ? Emmanuel Macron lui annonce qu’elle entre à Matignon. Elle-même n’y croyait plus. Et pour cause, comme beaucoup, elle pense que le poste est réservé à la présidente du grand Reims, Catherine Vautrin.

Mais Catherine Vautrin, c’était vraiment le choix de Macron.  Et ça n’a rien d’une tentative de diversion. Ce qu’ils lui ont fait, « c’est violent, ultra violent », confie un de ses proches. On rembobine.

Jeudi dernier, Catherine Vautrin déjeune à l’Élysée en compagnie du Président et de Birigitte Macron. Pas un simple déjeuner express. Non, plus de 3h à table. L’ancienne ministre de Jacques Chirac quitte le Palais avec une conviction. Ce sera elle. Et elle doit déjà préparer son équipe de choc : 15 ministres. Elle passe les jours à empiler des noms. Samedi, elle rencontre même Jean Castex qui la soutient pour lui succéder.

Son sort s’est joué au retour des Émirats arabes unis

Son sort s’est finalement joué au-dessus des nuages, dans l’avion présidentiel, dimanche. Emmanuel Macron rentre des Émirats arabes unis. Pendant le trajet, il s’entretient avec des proches, très remontés contre ce choix.

À l’atterrissage, il appelle Catherine Vautrin et lui explique en substance que sa nomination est plus compliquée que prévue. Le lendemain matin, le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler est chargé du sale boulot. Lui annoncer que ce ne sera pas elle. Emmanuel Macron la rappelle un peu plus tard pour s’expliquer.

Catherine Vautrin peut encore intégrer le gouvernement

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Et si l’on en croit plusieurs proches dans la confidence, c’est notamment  Richard Ferrand, Francois Bayrou ou Christophe Castaner qui ont Convaincu le chef de l’État qu’elle n’était pas le bon choix.

Catherine Vautrin peut encore entrer au gouvernement avec tout ça. Selon un de ses proches, « un ministère régalien », ça ne se refuse pas. Un conseiller du palais espère lui qu’elle intègrera quand même l’équipe d’Élisabeth Borne. D’autant que Catherine Vautrin a été bonne joueuse et l’a félicitée immédiatement sur les réseaux sociaux.

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Catherine Vautrin

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Catherine Vautrin
Illustration.
Catherine Vautrin en 2019.
Fonctions
Présidente de Reims Métropole
puis du Grand Reims
En fonction depuis le 14 avril 2014
(5 ans, 4 mois et 17 jours)
Élection 14 avril 2014
Réélection 10 juillet 2020
Prédécesseur Adeline Hazan
Vice-présidente de l’Assemblée nationale
26 septembre 200820 juin 2017
(8 ans, 8 mois et 25 jours)
Président Bernard Accoyer
Claude Bartolone
Législature XIVe et XVe (Cinquième République)
Députée française
20 juin 200720 juin 2017
(10 ans)
Élection 17 juin 2007
Réélection 17 juin 2012
Circonscription 2e de la Marne
Législature XIIIe et XIVe (Cinquième République)
Prédécesseur Philippe Feneuil
Successeur Aina Kuric
19 juin 200230 avril 2004
(1 an, 10 mois et 11 jours)
Circonscription 2e de la Marne
Législature XIIe (Cinquième République)
Prédécesseur Jean-Claude Étienne
Successeur Philippe Feneuil
Ministre déléguée à la Cohésion sociale et
à la Parité
2 juin 200515 mai 2007
(1 an, 11 mois et 13 jours)
Président Jacques Chirac
Premier ministre Dominique de Villepin
Ministre Jean-Louis Borloo
Gouvernement Villepin
Secrétaire d’État aux Personnes âgées
28 octobre 200431 mai 2005
(7 mois et 3 jours)
Président Jacques Chirac
Premier ministre Jean-Pierre Raffarin
Ministre Jean-Louis Borloo
Gouvernement Raffarin III
Secrétaire d’État à l’Intégration et
à l’Égalité des chances
31 mars28 octobre 2004
(6 mois et 27 jours)
Président Jacques Chirac
Premier ministre Jean-Pierre Raffarin
Ministre Jean-Louis Borloo
Gouvernement Raffarin III
Biographie
Date de naissance 26 juillet 1960 (61 ans)
Lieu de naissance Reims
Nationalité Française
Parti politique RPR (1980-2002)
UMP (2002-2015)
LR (2015-2019)1
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Catherine Vautrin, née le 26 juillet 1960 à Reims, est une femme politique française. Députée de la Marne et vice-présidente de l’Assemblée nationale jusqu’en juin 2017, elle est actuellement présidente du Grand Reims.

Biographie

Carrière professionnelle

Catherine Vautrin est titulaire d’une maîtrise de droit des affaires. De 1986 à 1999, elle est cadre chez Cigna Europe où elle gravit les échelons : de cheffe de produit jusqu’à directrice marketing & communication pour l’Europe. En 1999, elle décide de démissionner du secteur privé pour rejoindre le conseil régional de Champagne-Ardenne, où elle est directrice générale adjointe des services de 2000 à 2002.

Vie privée

Son époux, Jean-Loup Pennaforte, est chef du service de médecine interne au CHU de Reims. Ils ont une fille née en 2002.

Parcours politique

Dès l’âge de 20 ans, elle rejoint le RPR. En 1983, à la demande de Jean Falala, elle devient conseillère municipale à la mairie de Reims. Elle est la plus jeune de l’équipe. En 1999, elle quitte son emploi dans le secteur privé afin de rejoindre le Conseil régional de Champagne-Ardenne où elle exerce les fonctions de directrice générale adjointe, chargée des directions et des services opérationnels.

Matignon : pourquoi Elisabeth Borne plutôt que Catherine Vautrin dans Attentats 250px-Paris_Dauphine

Catherine Vautrin en février 2016.

En juin 2002, elle devient députée de la deuxième circonscription de la Marne, elle succède à Jean-Claude Étienne. Catherine Vautrin est membre de la commission des affaires économiques, à ce titre elle fut :

      • membre de la commission sur l’avenir aéroportuaire français ;
      • première vice-présidente de la mission d’évaluation des conséquences économiques et sociales de la législation sur le temps de travail ;
      • rapporteuse pour avis au nom de la commission des affaires économiques sur le budget de l’économie, des finances et de l’industrie (poste et télécommunications) ;
      • rapporteuse du projet de loi sur l’initiative économique.

Le 31 mars 2004, elle est nommée secrétaire d’État à l’Intégration et à l’Égalité des Chances puis le 28 octobre secrétaire d’État aux Personnes âgées et enfin la 2 juin 2005, ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité. En avril 2006, elle est élue présidente de la fédération marnaise de l’UMP. Catherine Vautrin est nommée présidente de Dialogue et Initiative Marne, club de Jean-Pierre Raffarin dont elle membre du bureau national.

Le 17 juin 2007, elle est réélue députée avec 56,93 % des suffrages. À l’Assemblée nationale, elle a été élue vice-présidente de la Commission des affaires économiques. Elle est membre du bureau de l’UMP à l’Assemblée nationale.

Le 6 juillet 2007, elle annonce officiellement sa candidature à la mairie de Reims, dans le cadre des élections municipales françaises de 2008. À l’issue du premier tour, le 9 mars, elle obtient 25,19 % des suffrages. Elle s’incline au second tour face à la candidate d’union de la gauche Adeline Hazan, obtenant 43,93 % des voix malgré l’investiture UMP (accordée au premier tour à Renaud Dutreil) et est élue conseillère municipale d’opposition.

Le 25 juin 2008, Catherine Vautrin est désignée, par les députés du groupe UMP, pour devenir, à compter d’octobre 2008, vice-présidente de l’Assemblée nationale en remplacement de Marc-Philippe Daubresse dont les pairs n’ont pas renouvelé le mandat2.

Elle accède à la 1re vice-présidence de l’Assemblée lorsque Marc Laffineur est nommé au gouvernement, en juin 2011. Réélue députée de la Marne le 17 juin 2012 avec 53,04 % des voix, elle est également réélue vice-présidente de l’Assemblée en septembre, comme chaque année depuis 2008. En 2012, à la suite du basculement à gauche de l’Assemblée nationale, Laurence Dumont lui succède à la première vice-présidence et elle descend à la cinquième vice-présidence.

Lors du congrès de l’UMP d’automne 2012, elle soutient la motion « Le gaullisme, une voie d’avenir pour la France ». En décembre 2012, à la suite de la démission de Dominique Dord, elle est nommée trésorière nationale de l’UMP par Jean-François Copé, président de l’UMP. Dans ce cadre, elle est mise en examen fin 2014 pour « abus de confiance » dans le cadre du paiement de l’amende de Nicolas Sarkozy, infligée après la campagne présidentielle de 2012. Elle bénéficie d’un non-lieu pour cette affaire en septembre 20153.

En 2013, elle vote contre la loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe et participe à la Manif pour tous4,5. Elle défend cependant « une alliance civile pour deux personnes du même sexe avec des droits patrimoniaux », proposition qui n’est pas retenue67.

Élue en mars 2014 sur la liste d’Arnaud Robinet à la mairie de Reims, elle accède le 14 avril 2014 à la présidence de l’agglomération de Reims Métropole. Le 17 juin 2014, elle est élue présidente de l’Association des villes universitaires de France (AVUF)8 pour un mandat de 3 ans.

Elle soutient Nicolas Sarkozy pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016. Le 29 août, elle est nommée porte-parole de sa campagne, en tandem avec Éric Ciotti.

Le 13 septembre 2016, Catherine Vautrin apparaît dans le magazine d’investigation de France 2 Cash Investigation « Industries agro-alimentaires : business contre santé »9 en compagnie de plusieurs parlementaires, dont Michel Raison, lors d’une soirée organisée par le lobby de l’agro-alimentaire l’ANIA10. Catherine Vautrin y assiste à la création de « la Communauté du bien manger »11, qui met en avant la consommation de produits français12.

Le 9 janvier 2017, Catherine Vautrin est élue présidente de la communauté urbaine du Grand Reims, regroupant 143 communes marnaises et 298 000 habitants13.

Le 1er mars 2017, dans le cadre de l’affaire Fillon, elle renonce à soutenir le candidat LR François Fillon à la présidentielle, souhaitant qu’il soit remplacé par un autre candidat et qu’il puisse défendre son honneur face à la justice14. Candidate à un nouveau mandat de députée de la 2e circonscription de la Marne à l’occasion des élections législatives de 201715, elle est battue au second tour par Aina Kuric, soutenue par La République en marche.

Le 10 juillet 2020, Catherine Vautrin est réélue présidente de la communauté urbaine du Grand Reims avec 196 voix sur 208 conseillers communautaires16.

Le 5 novembre 2020, elle est élue au sein du conseil d’administration d’Intercommunalités de France, et devient vice-présidente de l’association, en charge de l’Enseignement supérieur17.

Le 9 février 2022, elle annonce son soutien au président sortant Emmanuel Macron en vue de l’élection présidentielle qui se tient la même année18.

La magazine Marianne indique qu’elle a été sollicitée par Emmanuel Macron pour occuper la fonction de Premier ministre. Le président lui préféra cependant au dernier moment Élisabeth Borne, au profil plus technocrate19.

Détail des mandats et fonctions

Au Gouvernement

      • Secrétaire d’État chargée de l’Intégration et de l’Égalité des chances, auprès du ministre de l’Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale du gouvernement Jean-Pierre Raffarin (3) (du 31 mars au 28 octobre 2004)
      • Secrétaire d’État aux Personnes âgées, auprès du ministre de l’emploi, du Travail et de la Cohésion sociale du gouvernement Jean-Pierre Raffarin (3) (du 28 octobre 2004 au 31 mai 2005)
      • Ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité du gouvernement Dominique de Villepin (du 2 juin 2005 au 15 mai 2007)

À l’Assemblée nationale

      • 2002-2004 ; 2007-2017 : député de la 2e circonscription de la Marne
      • 2008-2017 : vice-présidente de l’Assemblée nationale

Au niveau local

      • 1983-1999 : conseillère municipale de Reims
      • À partir de 2006 : présidente du comité départemental UMP de la Marne
      • À partir de 2008 : conseillère municipale d’opposition à Reims
      • 2014-2017 : présidente de Reims Métropole20
      • Depuis 2017 : présidente de la communauté urbaine du Grand Reims21

Décoration

Notes et références

  1. « Décret du 13 juillet 2018 portant promotion et nomination » [archive], sur legiondhonneur.fr (consulté le 14 juillet 2018).

Voir aussi

Articles connexes

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Liens externes

 

 

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Élisabeth Borne

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Pour les articles homonymes, voir Borne.

Élisabeth Borne
Illustration.
Élisabeth Borne en 2017.
Fonctions
Première ministre française
En fonction depuis le 16 mai 2022
(3 jours)
Président Emmanuel Macron
Gouvernement Borne
Législature XVe (Cinquième République)
Coalition Majorité présidentielle
LREM-MoDem-TDP-EC-PRV-Agir
Prédécesseur Jean Castex
Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion
En fonction depuis le 6 juillet 2020
(1 an, 10 mois et 13 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Jean Castex
Gouvernement Castex
Prédécesseur Muriel Pénicaud
Ministre de la Transition écologique et solidaire
16 juillet 20196 juillet 2020
(11 mois et 20 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe II
Prédécesseur François de Rugy
Successeur Barbara Pompili
Ministre chargée des Transports
17 mai 201716 juillet 2019
(2 ans, 1 mois et 29 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Ministre Nicolas Hulot
François de Rugy
Gouvernement Philippe I et II
Prédécesseur Alain Vidalies (secrétaire d’État)
Successeur Jean-Baptiste Djebbari (secrétaire d’État)
Biographie
Date de naissance 18 avril 1961 (61 ans)
Lieu de naissance Paris 15e (France)
Nationalité Française
Parti politique LREM (depuis 2017)
TdP (depuis 2020)
Diplômée de École polytechnique
ENPC
Collège des ingénieurs
Profession Haute fonctionnaire
Résidence Hôtel de Matignon (Paris 7e)

Élisabeth Borne
Premiers ministres français
modifier Consultez la documentation du modèle

Élisabeth Borne, née le 18 avril 1961 à Paris, est une haute fonctionnaire et femme d’État française. Elle est Première ministre depuis le 16 mai 2022.

Ingénieure générale des ponts et chaussées, préfète de la région Poitou-Charentes de 2013 à 2014 puis directrice de cabinet de Ségolène Royal au ministère de l’Écologie de 2014 à 2015, elle est présidente de la Régie autonome des transports parisiens (RATP) de 2015 à 2017.

Longtemps proche du Parti socialiste, elle rejoint La République en marche dès la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron et devient ministre chargée des Transports en mai 2017 dans le premier gouvernement Édouard Philippe, sous la présidence d’Emmanuel Macron. En juillet 2019, elle devient ministre de la Transition écologique et solidaire, en remplacement de François de Rugy, démissionnaire. Elle est nommée l’année suivante ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion dans le gouvernement Jean Castex. Elle rejoint le parti Territoires de progrès courant 2020.

À la suite de l’élection présidentielle de 2022, elle est nommée Première ministre, seconde femme à occuper ce poste dans un gouvernement français, trente ans après Édith Cresson (1991-1992).

Biographie

Naissance et famille

Élisabeth Borne naît le 18 avril 1961 dans le 15e arrondissement de Paris du mariage de Joseph Borne, né Bornstein (1924-1972) à Anvers en Belgique, et de Marguerite Lescène (1920-2015), pharmacienne à Livarot dans le Calvados1,a. En 1950, Joseph Bornstein, jusqu’alors apatride4, résistant, rescapé des camps de concentration nazis d’Auschwitz et de Buchenwaldb, obtient la nationalité française. Il prend le nom de Borne, son nom de guerre utilisé sur ses faux-papiers7. Après la Seconde Guerre mondiale, Joseph et Marguerite Borne dirigent un laboratoire pharmaceutique dans le 15e arrondissement de Paris14. Après le suicide de son père en 1972 alors qu’elle n’a que 11 ans10, Élisabeth Borne devient pupille de la Nation, ce qui lui permet d’obtenir une bourse d’étude15.

Élisabeth Borne a une sœur prénommée Anne-Marie16.

Mariage et enfants

Le 30 juin 1989, elle épouse Olivier Allix, universitaire. De ce mariage naît un garçon, Nathan17,c. Le couple a divorcé14.

Études et formation

Élisabeth Borne, après des études à l’institution de la Providence à Paris, est élève au lycée Janson-de-Sailly (1977-1981), où elle passe son baccalauréat puis deux années de classes préparatoires aux grandes écoles20. À la suite du concours, elle intègre l’École polytechnique (promotion 1981)21,22, et en sort dans le corps des ponts et chaussées. Elle obtient le diplôme d’ingénieur de l’École nationale des ponts et chaussées en 198623,17 et le Master of Business Administration (MBA) du Collège des ingénieurs24.

Au sein du corps des ponts et chaussées, elle est promue au grade d’ingénieur en chef en 1998 puis au grade d’ingénieur général le 1er février 200725.

Carrière professionnelle

Elle commence sa carrière en 1987, quand elle intègre le ministère de l’Équipement auprès de Pierre Méhaignerie, avant de rejoindre la direction régionale de l’Équipement d’Île-de-France en 198926. Au début des années 1990, elle devient conseillère au ministère de l’Éducation nationale auprès de Lionel Jospin puis de Jack Lang27.

Après un passage chez Sonacotra (renommée Adoma en 2007) en tant que directrice technique, elle rejoint en 1997 le cabinet Lionel Jospin à l’hôtel de Matignon comme conseillère technique chargée des transports pendant cinq ans28.

En 2002, elle devient directrice de la stratégie de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), puis rejoint la société Eiffage en 2007 en tant que directrice des concessions. De 2008 à 2013, elle est directrice générale de l’urbanisme à la mairie de Paris sous le mandat de Bertrand Delanoë 29.

En février 2013, elle est nommée préfète de la région Poitou-Charentes et préfète de la Vienne ; elle est la première femme à occuper ce poste30,31.

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Élisabeth Borne en 2015, avec notamment Vincent Bolloré et Nicolas Beytout.

De 2014 à 2015, elle est directrice du cabinet de Ségolène Royal au ministère de l’Écologie32,33. À ce poste, elle mène, conjointement avec Alexis Kohler, alors directeur de cabinet d’Emmanuel Macron au ministère de l’Économie, les discussions d’un groupe de travail parlementaire sur les autoroutes faisant suite à plusieurs rapports de la Cour des comptes, du Sénat, de l’Assemblée nationale et de l’Autorité de la concurrence critiquant « la rentabilité exceptionnelle » des autoroutes « assimilable à une rente » ; selon Radio France, Élisabeth Borne et Alexis Kohler « font passer un message assez clair : d’après eux, la marge de manœuvre de l’État avec les sociétés d’autoroutes est très mince »34. Dans le même temps, Élisabeth Borne et Alexis Kohler négocient le protocole d’accord signé en avril 2015 entre l’État et les sociétés concessionnaires d’autoroutes dont le contenu n’est rendu public que quelques années plus tard, qui allonge jusqu’à six ans les concessions accordées aux groupes privés et élabore un rattrapage tarifaire qui se traduit par un surcoût de 500 millions d’euros pour les usagers, selon les calculs de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (ARAFER)34,35. En 2019, le cabinet d’Élisabeth Borne affirme que l’annonce, en décembre 2014, par Ségolène Royal, d’un gel des tarifs des péages, contrairement aux accords prévus avec les sociétés d’autoroutes, a « introduit une dernière ligne droite de négociations très dures et une position très défavorable pour l’État », mais considère que l’accord est « sans conteste positif puisqu’il a permis d’éviter à l’État des procédures de litiges qui lui auraient immanquablement été défavorables » et de « rééquilibrer [les] relations contractuelles [de l'État] avec les sociétés concessionnaires »34.

Elle succède le 20 mai 201536 à Pierre Mongin à la tête de la Régie autonome des transports parisiens (RATP)14. Le 11 mars 2016, elle annonce sur RTL le recrutement de « 3 000 nouveaux collaborateurs » au cours de l’année 2016 au sein de la RATP37.

Parcours politique

Longtemps proche du Parti socialiste, elle vote pour Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle de 2017, puis rejoint La République en marche38,39.

Ministre chargée des Transports

En mai 2017, elle est nommée ministre chargée des Transports, auprès de Nicolas Hulot ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, dans le premier gouvernement Édouard Philippe et reconduite dans ses fonctions, le 21 juin 2017, dans le second gouvernement Édouard Philippe.

En juillet 2017, elle annonce vouloir donner la « priorité aux déplacements de la vie quotidienne », estimant que « l’argent doit prioritairement aller à l’entretien et à la modernisation » des réseaux existants40. Dans cette logique, elle s’engage le 13 décembre 2017 pour un « plan national vélo » interministériel41.

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Élisabeth Borne alors ministre chargée des Transports en septembre 2017.

Début 2018, elle conduit une réforme de la SNCF consistant en l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire, la transformation du statut de l’entreprise et l’arrêt du recrutement au statut de ses agents à partir du 1er janvier 2020, ainsi que la reprise progressive par l’État de 35 milliards d’euros de la dette de l’entreprise publique42,43.

Confrontée à la plus longue grève de la SNCF44 depuis plusieurs décennies, elle fait tout de même voter cette réforme à une large majorité45. Cette réforme lui attire l’hostilité d’une partie importante du monde cheminot et de la gauche radicale, qui l’accusent d’affaiblir le secteur ferroviaire, en particulier les petites lignes et le fret, en la tenant pour responsable de la fin du train de fruits et légumes Perpignan-Rungis46.

Elle présente le 26 novembre 2018 en Conseil des ministres le projet de loi d’orientation des mobilités47, qui traduit la volonté du Gouvernement de donner la priorité aux transports du quotidien, et qu’elle présente comme « un antidote aux fractures sociales et territoriales »48.

En juillet 2019, elle annonce la mise en place d’une « écotaxe » d’un montant de 1,50 à 18 euros sur les billets d’avion à partir de 2020 pour tous les vols au départ d’aéroports français, sauf pour les vols en correspondance et ceux vers la Corse ou les territoires français d’outre-mer : celle-ci doit rapporter 182 millions d’euros à partir de 2020, destinés à des investissements pour des infrastructures de transports plus écologiques, notamment le ferroviaire. Elle est votée en octobre 2019 par l’Assemblée nationale et intégrée à la taxe de solidarité sur les billets d’avion créée en 200549,50. Selon Les Décodeurs du Monde, « rapportée au montant d’un billet pour se rendre à l’autre bout de l’Europe ou du monde, cette taxe représente une faible contribution » et « un montant trop faible pour avoir un effet »51.

En juin-juillet 2019, alors que s’achève l’examen du projet de loi d’orientation des mobilités à l’Assemblée, trois de ses huit conseillers quittent son cabinet, dont Julien Dehornoy52, directeur de cabinet par intérim depuis la nomination en février 2019 de son premier directeur de cabinet, Marc Papinutti, comme directeur général des Infrastructures, des Transports et de la Mer53.

Ministre de la Transition écologique et solidaire

Le 16 juillet 2019, quelques heures après la démission de François de Rugy, Élisabeth Borne est nommée ministre de la Transition écologique et solidaire54. Elle n’est pas ministre d’État, contrairement à ses deux prédécesseurs Nicolas Hulot et François de Rugy, et conserve dans un premier temps le plein exercice de ses attributions sur le portefeuille des Transports55. Le 3 septembre 2019, celles-ci sont finalement déléguées à Jean-Baptiste Djebbari, nommé secrétaire d’État auprès d’elle56,57.

Le quotidien L’Opinion indique qu’elle « est largement reconnue, dans ses rangs comme en dehors, comme une ministre qui maîtrise ses dossiers et sait les mener à terme », mais relève « son manque de poids politique »58. En raison de précédentes déclarations jugées peu favorables à l’environnement, notamment au sujet de la taxation des carburants maritimes ou du kérosène dans l’aviation, certaines personnalités et associations se montrent sceptiques quant à la réussite de sa mission59. BFM TV estime qu’en tant que ministre des Transports, elle ne s’est « jamais départie d’une grande prudence au moment d’aborder les chapitres environnementaux de la politique nationale60. » Selon un sondage BVA mené peu après son entrée en fonction, 60 % des Français interrogés ne lui font pas confiance pour faire de la cause environnementale une priorité de son action dans les prochains mois61. En réponse aux critiques à son égard, elle déclare ne pas avoir « de leçons à recevoir sur l’écologie » et se définit comme « une écologiste de terrain »62.

Alors que, depuis le début de la présidence d’Emmanuel Macron, les ministres peuvent disposer au maximum de dix collaborateurs au sein de leurs cabinets, elle en obtient quinze. Elle emmène avec elle la quasi-intégralité de son cabinet au ministère des Transports, et conserve Cyril Forget, jusqu’alors directeur adjoint de cabinet de François de Rugy, ainsi que trois conseillers du pôle « transition écologique » de François de Rugy. Jack Azoulay et Baptiste Perrissin-Fabert, les deux directeurs de cabinet d’Emmanuelle Wargon et Brune Poirson, sont également directeurs de cabinet adjoints d’Élisabeth Borne63.

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Élisabeth Borne en 2019.

Elle entame l’exercice de sa fonction avec la défense au Parlement du projet de loi Énergie Climat, commencée par François de Rugy46. Celle-ci déclare « l’urgence écologique et climatique » et actualise notamment les objectifs de la politique énergétique de la France, en prévoyant d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, une baisse de 40 % de la consommation d’énergies fossiles d’ici à 2030 (contre 30 % précédemment), et la fermeture des dernières centrales à charbon en 2022. Elle décale également de 2025 à 2035 la réduction à 50 % de la part du nucléaire dans la production électrique. Elle est définitivement adoptée par le Parlement le 26 septembre 2019, et promulguée le 9 novembre 201964.

En septembre 2019, Élisabeth Borne et Bruno Le Maire envoient une lettre à Jean-Bernard Lévy, président d’Électricité de France (EDF), en lui donnant une feuille de route précise pour « être en mesure de répondre à l’exécution d’un programme de construction de trois paires de réacteurs sur trois sites distincts »65. Alors que Jean-Bernard Lévy annonce, le mois suivant, la prochaine construction de six nouveaux réacteurs EPR, la ministre de la Transition écologique assure que rien n’a été « tranché », qu’il s’agit d’un « scénario parmi d’autres », et qu’aucune décision ne sera prise avant la mise en service de l’EPR de Flamanville66. Elle appelle également EDF à « réfléchir » à son rôle au cas où un scénario « 100 % énergies renouvelables » serait retenu à terme pour la fourniture d’énergie en France, aux dépens de nouvelles centrales nucléaires67. En juin 2020, elle déclare être confortée « dans l’idée qu’il faut avoir un mix électrique diversifié », et estime que « dépendre d’une source d’électricité à 70 % [à savoir le nucléaire] n’est pas la façon d’être le plus résilient »68. Elle mène à terme la mise à l’arrêt définitive, fin juin 2020, de la centrale nucléaire de Fessenheim69.

En novembre 2019, elle annonce l’abandon du projet EuropaCity, tout en maintenant le projet d’urbanisation du Triangle de Gonesse et celui de la gare le desservant70. Selon Le Monde, alors que l’exécutif hésitait avec un sursis de quelques mois, Élisabeth Borne plaidait pour l’arrêt immédiat du projet70.

En novembre 2019, alors que l’Assemblée nationale vote, après un avis favorable du gouvernement — de fait, de Gérald Darmanin, seul ministre présent au moment du vote —, un amendement reportant de 2020 à 2026 l’effacement de l’huile de palme de la liste des biocarburants qui bénéficient de la minoration de la taxe générale sur les activités polluantes, Élisabeth Borne fait part de son « incompréhension » tant « sur le fond de l’amendement que sur la forme, avec une absence de débat »71,72. Le Premier ministre Édouard Philippe demande qu’un nouveau vote se tienne à l’Assemblée72.

Selon l’agence Reuters qui cite « plusieurs sources », « le premier vote sur ce sujet sensible s’est fait dans le dos d’Élisabeth Borne, qui a œuvré pour obtenir une deuxième délibération aboutissant finalement au maintien de l’huile de palme sur la liste des biocarburants taxés à partir du 1er janvier 2020, au grand dam de Total qui avait milité pour un sursis jusqu’en 2026 » afin d’alimenter la plateforme de la Mède73. Reuters ajoute que cet épisode « témoigne des tiraillements entre deux ministères essentiels de la galaxie Emmanuel Macron, écartelée entre ses promesses vertes et son souci d’encourager l’activité économique73. »

En décembre 2019, la Direction générale des Douanes et Droits indirects publie une note qui maintient l’exonération fiscale pour un sous-produit de l’huile de palme (les « acides gras de palme », dits PFAD), malgré la suppression du principe de cet avantage par le Parlement. Le cabinet d’Élisabeth Borne réagit en affirmant qu’« il n’y aura pas de décision en catimini sur les critères de durabilité des PFAD », et qu’« une concertation large et transparente se tiendra début janvier avec les acteurs économiques comme avec les associations environnementales »74,75.

Lors du Black Friday de 2019, qui suscite la polémique en raison de ses conséquences environnementales, Élisabeth Borne met en cause ce qui, selon elle, « est d’abord une énorme opération commerciale des grandes plateformes en ligne », « dont [elle] ne pense pas qu’elles soient les amies des petits commerçants ». Elle dénonce également le fait que cet événement engendre « des milliers de colis en France avec tout ce que ça pose comme problèmes d’embouteillages, de pollution, d’émissions de gaz à effet de serre76. »

En janvier 2020, elle est accusée par le magazine Marianne d’avoir omis de déclarer un poste détenu en 2015-2016 dans le formulaire qu’elle a déposé auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Le cabinet de la ministre répond qu’elle n’était pas obligée de déclarer cette fonction dans sa déclaration d’intérêts et que cette interprétation a été validée par la Haute Autorité précitée77. En juin 2020, la HATVP demande à Élisabeth Borne de modifier sa déclaration d’intérêts78, tout en considérant que les règles applicables étaient sujettes à interprétation et que les omissions en cause n’étaient pas « de nature à caractériser un risque de conflit d’intérêt » avec la fonction de ministre de la Transition écologique et solidaire79.

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Élisabeth Borne en 2020 avec un masque contre le coronavirus.

En mai 2020, lors du déconfinement consécutif à la pandémie de Covid-19 en France, elle lance la création d’un plan destiné à favoriser la réparation des vélos. Ce plan, dit « coup de pouce vélo » et accompagné du déploiement temporaire de pistes cyclables, aurait permis, mi-juin 2020, de procéder à la remise en état d’environ 170 000 vélos80. En juin, elle annonce le triplement du budget alloué à ce plan, pour viser « le million de vélos remis en état d’ici à la fin de l’année »69.

Peu avant le terme des travaux de la Convention citoyenne pour le climat, elle se dit favorable, « à titre personnel », à l’organisation d’un référendum sur les mesures proposées par celle-ci, estimant que « des questions multiples permettraient de faire partager les travaux de [la Convention] avec tous les Français »81,82. Elle se dit également favorable, « à titre personnel », à l’abaissement de la limite de vitesse sur autoroute à 110 km/h, proposée par la Convention83. Le 21 juin 2020, elle reçoit au nom de l’exécutif les propositions de la Convention citoyenne pour le climat84. Comme Emmanuel Macron, elle assure que les 146 propositions retenues par le président de la République (sur 149) « seront mises en œuvre »69.

Lors de son départ du ministère, Le Monde, Libération et La Croix estiment qu’elle n’a pas réussi « à mettre la protection de l’environnement au cœur des décisions du gouvernement », faute de marges de manœuvre conséquentes, dans la lignée de ses prédécesseurs85,69,86. Elle a mené à terme trois chantiers législatifs : la loi énergie-climat, la loi d’orientation des mobilités et la loi sur l’économie circulaire85.

Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion

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Lors d’une Conférence ministérielle : « Nouvelle génération Erasmus : développer la mobilité européenne des apprentis » en janvier 2022.

Le 6 juillet 2020, lors de la constitution du gouvernement Jean Castex, elle est nommée ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion87. Elle succède à Muriel Pénicaud, à la tête d’un ministère du Travail étendu, et récupère le dossier jugé crucial des retraites88, précédemment dévolu au ministère des Solidarités et de la Santé.

Peu après, elle annonce, à la suite du Premier ministre Jean Castex, que la priorité pour la rentrée de septembre 2020 doit être donnée à l’emploi, notamment à celui des jeunes, et que la mise en place de la réforme des retraites et de l’assurance chômage est par conséquent reportée au 1er janvier 202189.

Dans le contexte de la pandémie de Covid-19, elle annonce, à la suite de discussions avec les partenaires sociaux, la généralisation à partir du 1er septembre 2020 du caractère obligatoire du port du masque en entreprise dans les espaces fermés90. Elle évoque toutefois la possibilité d’adapter cette règle aux situations spécifiques91.

En février 2021, dans une tribune au Monde, elle défend l’extension de la garantie jeunes contre celle du revenu de solidarité active aux personnes de moins de 25 ans92.

Elle rejoint Territoires de progrès courant 202093.

Hostile à la première version de la réforme de l’assurance chômage portée par Muriel Pénicaud, notamment en raison du fait qu’elle puisse aboutir à distribuer tous les mois un montant moins élevé que celui du revenu de solidarité active à un chômeur ayant précédemment travaillé au SMIC à temps plein, elle fait passer une seconde version, selon Mediapart « pourtant à peine moins sévère pour bon nombre de demandeurs d’emploi », mais plutôt soutenue dans l’opinion de l’avis même des confédérations syndicales, y compris parmi une partie de l’électorat de gauche. Le même site indique qu’elle peut « se targuer d’une nette baisse du nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi, malgré la crise sanitaire du Covid, et même si ces bons chiffres s’expliquent très largement par un financement quasi intégral de l’apprentissage de la part du gouvernement, qui a permis l’explosion du nombre d’apprentis, de 480 000 contrats fin 2019 à au moins 900 000 deux ans plus tard »94.

En mai 2022, elle est investie candidate de la majorité aux élections législatives dans la sixième circonscription du Calvados, où elle dément être parachutée, rappelant qu’une partie de sa famille est issue du département95.

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, la juge « rugueu[se], parfois, dans la confrontation » quand la plupart des responsables syndicaux l’estime ouverte à la discussion96.

Première ministre

Article connexe : Gouvernement Élisabeth Borne.

Nomination

Le 16 mai 2022, Élisabeth Borne, est nommée Première ministre par le président de la République Emmanuel Macron, succédant à Jean Castex97.

Elle devient la deuxième femme à occuper ce poste après Édith Cresson (1991-1992)98,99. Elle est également la première personnalité issue de La République en marche à occuper cette fonction, ses prédécesseurs Édouard Philippe et Jean Castex n’étant pas membres du parti présidentiel94. Après Georges Pompidou, Raymond Barre et Dominique de Villepin, elle est enfin le quatrième chef du gouvernement sous la Ve République à n’avoir jamais brigué un mandat électif au suffrage universel avant sa nomination100.

Positions

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Mandat électif

Élisabeth Borne, qui n’a jamais brigué un mandat électif au suffrage universel, est candidate à la députation aux élections législatives de juin 2022 dans la sixième circonscription du Calvados101, à proximité de Livarot, son berceau familial maternel.

Le député sortant Alain Tourret (LREM) affaibli par la maladie de Parkinson, l’élu de la majorité présidentielle met un terme définitif à sa carrière politique à l’été 2022102.

Décorations

Le 12 juillet 2013, elle est nommée au grade de chevalier dans l’ordre national de la Légion d’honneur au titre de « préfète de la région Poitou-Charentes, préfète de la Vienne ; 27 ans de services »103.

Le 30 janvier 2008, elle est nommée au grade de chevalier dans l’ordre national du Mérite au titre de « ancienne directrice à la SNCF, directrice dans un groupe de travaux publics ; 21 ans de services civils, militaires et d’activités professionnelles »104, décorée le 6 novembre 2008105 puis promue au grade d’officier le 14 novembre 2016 au titre de « présidente d’une société de transports en commun »105.

En tant que ministre chargée des affaires maritimes, elle est nommée ex officio commandeur de l’ordre du Mérite maritime106,107.

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

  • Ressources relatives à la vie publique

Notes et références

Notes

  1. Le magazine Femme actuelle publie l’information qu’Olivier Allix serait ingénieur. Il n’en a toutefois pas le diplôme18,19.

Références

  1. [PDF], Liste des personnes dont le nom commence par la lettre « B », décorées de l’ordre du Mérite maritime, publiée en 2022 par la Fédération nationale du mérite maritime et de la médaille d’honneur des marins, [lire en ligne [archive]].
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Gouvernement Édouard Philippe I (15 mai – 21 juin 2017)
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Gouvernement Édouard Philippe II (21 juin 2017 – 6 juillet 2020) jusqu’au remaniement du 16 octobre 2018
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Gouvernement Édouard Philippe II (21 juin 2017 – 6 juillet 2020) après le remaniement du 16 octobre 2018
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Gouvernement Jean Castex (6 juillet 2020 – 16 mai 2022)
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Présidents de la RATP et de la SNCF

 

Attentat de Romans-sur-Isère le 4 avril 2020 : une reconstitution de 10 heures mardi

Tandis que Diane Chatelet s’était fait offrir une très belle robe Chanel la veille, avait lieu mardi 12 avril 2022 à Romans-sur-Isère une reconstitution des faits tragiques de la journée du 4 avril 2020 en présence du terroriste islamiste qui ce jour-là avait attaqué à l’arme blanche plusieurs personnes, en tuant deux et en blessant plusieurs autres.

J’avais déjà commenté cette affaire à l’époque des faits à travers plusieurs articles et ai donné récemment de nouvelles explications dans deux articles.

Voici la liste complète de tous ces articles de blog :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/05/attaque-terroriste-a-romans-sur-isere-samedi-4-avril-2020/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/05/pourquoi-ce-nouvel-attentat-islamiste-du-4-avril-2020-a-romans-sur-isere/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/05/retour-du-deconnologue-et-ex-riverain-homere-sur-twitter/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/05/cyprien-luraghi-a-lance-un-appel-de-fonds-le-vendredi-3-avril-2020/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/06/messages-publics-de-jean-marc-donnadieu-en-ce-debut-avril-2020/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/06/michel-piccin-est-sorti-de-son-silence-le-3-avril-2020/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/07/attentat-de-romans-sur-isere-du-4-avril-2020-premier-bilan/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/08/attentat-de-romans-sur-isere-explications-de-lassaillant/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/08/attentat-de-romans-sur-isere-ouverture-dune-information-judiciaire/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/09/ufoscepticisme-sale-temps-pour-les-menteurs-et-cela-va-continuer/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/10/attentat-de-romans-sur-isere-pas-de-revendication-pour-cause-de-confinement/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/16/terrorisme-islamiste-de-nouveaux-projets-dejoues-en-allemagne/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/04/23/des-avocats-attaquent-la-justice-les-magistrats-sinsurgent-vaste-plaisanterie/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/06/22/cyprien-luraghi-et-la-pelle-du-18-juin/

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/06/30/nouveaux-problemes-avec-mes-statistiques-de-blogs-ce-mois-de-juin-2020/

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/01/26/des-attentats-islamistes-commis-en-france/

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/03/25/les-attentats-islamistes-commis-en-france-sont-le-fait-de-mes-harceleurs/

 

Cet attentat fait donc partie de la série débutée en janvier 2020 et directement liée à une procédure abusive engagée à mon encontre par un avocat lyonnais en son nom propre au mois de décembre 2019. L’année 2020 sera aussi marquée par trois plaintes successives déposées contre moi par le complice de Jean-Marc Donnadieu Patrice Seray à compter du 10 février 2020. La veille, 9 février 2020, j’avais publié ceci qui leur avait fortement déplu du fait que je me présentais comme femme ingénieur, ce qu’ils avaient dès 2010 décidé de m’interdire absolument partout (voir notamment les tout premiers articles de ce blog, en mars 2014) :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/02/09/pourquoi-helene-sergent-de-20minutes-fr-sacharne-sur-la-femme-ingenieur-que-je-suis/

Cependant, les plaintes de ce débile resteront toutes lettres mortes et seule la procédure de l’avocat avançait.

Or, en date du 4 avril, nous attendions bien sous les dix jours une première décision dans cette affaire, que toute la bande de cybercriminels et terroristes escomptait bien évidemment être une condamnation prononcée à mon encontre conformément aux demandes de l’avocat, un professionnel du droit qui par conséquent n’aurait su comme eux manquer son coup.

L’attentat de Romans-sur-Isère, qui de plus se produit dans sa région, a bien été commis pour fêter cette condamnation très attendue.

Mais finalement, la décision prise en ce mois d’avril 2020 ne sera qu’un report qui nous sera signifié au mois de juin 2020, et le jugement ne sera prononcé qu’au mois d’août 2020. Toute la procédure continuera, comme d’habitude, à être rythmée ou ponctuée par des attentats islamistes, notamment ceux de Reading le 20 juin 2020 et celui du Niger le 9 août 2020, ces deux-là étant encore chacun censé fêter l’annonce de ma condamnation imminente et immanquable. Mais comme d’habitude, la procédure abusive dont j’étais à nouveau victime n’a pas porté ses fruits et l’escroc a été débouté de toutes ses demandes – alors que je m’étais défendue seule, sans avocat.

Au mois de septembre 2020, il a fait appel de cette décision qui ne le satisfaisait pas plus que ses complices, et les attentats islamistes ont continué à suivre ou précéder les différentes avancées de cette procédure en appel jusqu’à l’attentat de Vienne du 2 novembre 2020, mais pas au-delà du fait qu’au mois de novembre 2020 j’ai réussi à les dissuader de poursuivre. Et au final, l’escroc a encore été débouté de toutes ses demandes par la Cour d’Appel de Lyon au mois de mars 2021.

Je rappelle la série complète, à laquelle il convient d’ajouter les attentats de Reading le 20 juin 2020, du Niger le 9 août 2020 et de Vienne en Autriche le 2 novembre 2020, qui en font bien partie :

 

Années 2020

2020

  • Le 3 janvier 2020, dans le parc des Hautes-Bruyères à Villejuif, un jeune homme de 22 ans, attaque à l’arme blanche des passants, en répétant « Allah Akbar », tuant un homme et blessant gravement deux femmes. L’individu sera par la suite neutralisé par une patrouille de policiers. Le jeune homme récemment converti à l’islam58 a perpétré cette attaque d’une « extrême violence » avec une « extrême détermination », selon les déclarations du Parquet national antiterroriste qui s’est saisit de l’affaire.
  • Le 5 janvier 2020, un individu connu de la DGSI et fiché S, armé d’un couteau et criant « Allah Akbar », est interpellé à Metz après avoir tenté d’agresser des policiers59. La section antiterroriste ne s’est pas saisie de l’enquête.
  • Le 4 avril 2020, à Romans-sur-Isère, un réfugié soudanais, Abdallah Ahmed-Osman, crie « Allah Akbar », tue au couteau deux passants et en blesse cinq autres, leur demandant s’ils sont de confession musulmane.
  • Le lundi 27 avril 2020, en fin d’après-midi à Colombes (Hauts-de-Seine), le conducteur d’une voiture a percuté volontairement deux motards de la police à vive allure, les blessant gravement. L’auteur a fait allégeance à l’État islamique.
  • Le vendredi 25 septembre 2020, deux personnes sont grièvement blessées à l’arme blanche près des anciens locaux du journal Charlie Hebdo. Le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour « tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Selon l’AFP citant des sources concordantes, l’assaillant de nationalité pakistanaise assurait « assumer son acte qu’il situe dans le contexte de la republication des caricatures (de Charlie Hebdo, ndlr) qu’il n’a pas supportée ».
  • Le 16 octobre 2020, un enseignant, Samuel Paty, est décapité devant un collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), car il a montré lors d’un cours sur la liberté d’expression les caricatures de Mahomet. Son assassin présumé (islamiste de nationalité russe) est abattu par la police dans la ville voisine d’Éragny (Val-d’Oise)60.
  • Le 29 octobre, un Tunisien tue trois personnes et en blesse plusieurs autres dans la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption de Nice avant d’être arrêté par la police61.

2021

 

L’attentat résiduel du 23 avril 2021 est probablement lié à une nouvelle procédure délirante dans laquelle l’avocat marron s’est lancé à mon encontre au mois de décembre 2020 pour tenter d’obtenir un sursis à statuer de la Cour d’Appel de Lyon avant que celle-ci ne rendît son verdict, dès l’instant où il avait compris qu’il n’avait pas plus de chance de gagner en appel qu’en première instance – au début, il comptait gagner en appel sur ses seuls dires du fait que je n’aurais pas pu faire le déplacement jusqu’à Lyon pour me défendre, compte tenu tout à la fois des difficultés liées à la crise sanitaire et des menaces de mort que je recevais très régulièrement de ses complices, notamment le dénommé Jean-Marc Donnadieu. Mais j’avais finalement trouvé le moyen de m’y faire représenter, d’où cette procédure supplémentaire débutée au mois de décembre 2020, une nouvelle procédure dont son auteur et ses complices ont de bonnes raisons d’espérer qu’elle va pouvoir produire effet précisément à compter de cette fin avril 2021.

A noter : ils ont depuis été assez déçus, car je continue à me défendre avec succès…

Egalement à noter : en fait, il est fort possible qu’ils n’aient pas refait d’attentat pour la suite de la procédure en appel à Lyon après le mois de novembre 2020 tout simplement parce qu’après avoir obtenu un premier report le 8 décembre 2020, l’escroc avait dû abandonner sa tentative d’obstruction par demande de sursis à statuer et était donc tout à fait sûr de perdre. Autrement dit : il n’y avait plus rien à fêter après le succès du 8 décembre 2020 qui avait été salué à Lyon par un feu d’artifice sauvage.

Il n’est donc pas exclu que les attentats islamistes reprennent du jour où mes harceleurs auront de nouveau bon espoir d’avoir une grande victoire à fêter. Bien évidemment, je fais ce que je peux pour que cela ne se produise pas, mais ne suis malheureusement pas aidée par les magistrats brestois qui eux se trouvent depuis le début très impliqués dans toutes les saloperies de la bande du pédophile Pascal Edouard Cyprien Luraghi à mon encontre.

Après toutes ces explications, je reviens sur l’attentat de Romans-sur-Isère.

La reconstitution du 12 avril n’a rien apporté, il en ressort seulement que l’auteur des faits s’en tient à sa stratégie de défense initiale sans convaincre grand monde, ses pertes de mémoire apparaissant sélectives. Il ment, donc.

Pour ma part, je n’exclus toujours pas la possibilité que cet attentat puisse masquer un assassinat, celui de l’ingénieur informaticien de Lyon Thierry Nivon, tué dans la boucherie où il avait ses habitudes.

Pour moi, toute cette série d’attentats supportant les procédures abusives de l’avocat lyonnais à mon encontre vise particulièrement des ingénieurs, c’est encore flagrant à Reading le 20 juin 2020 et au Niger le 9 août 2020. Il les hait. Il n’y a pas que mes proches et moi-même, il y en a notamment un autre de la région de Grenoble qui le traite publiquement d’escroc depuis très longtemps – et c’est bien ce qu’il est.

Par ailleurs, j’observe aussi que cette série d’attentats se colore très nettement de la couleur politique de cet individu qui contrairement aux précédents ne s’affiche pas de l’extrême-gauche mais très à droite et s’avère aussi très proche de la famille Le Pen, et ceci, autant dans le choix des cibles (des humanitaires au Niger, des coeurs tendres qui aimaient les animaux en plus d’être très instruits…), que des atteintes portées à leur encontre au-delà de la mort par des militants de l’extrême-droite (aucun respect des dépouilles et des mémoires) : ce n’est plus la Brestoise de l’extrême-gauche Julie Le Goïc qui exulte à peine le père Hamel a-t-il été assassiné le 26 juillet 2016, ce ne sont bien que des militants de l’extrême-droite dont les réactions posent problème.

En ce qui concerne l’attentat d’octobre 2020 contre Samuel Paty, commis pour ma convocation en appel à Lyon, on retrouve même deux amis de Marine Le Pen à proximité du principal responsable identifié par l’enquête officielle :

 

https://www.lejdd.fr/Politique/attentat-de-conflans-sainte-honorine-deux-amis-de-le-pen-en-lien-avec-lislamiste-sefrioui-4002642

Attentat de Conflans-Sainte-Honorine : deux amis de Le Pen en lien avec l’islamiste Sefrioui

 

12h00 , le 1 novembre 2020

ABONNÉSProches de Marine Le Pen, Axel Loustau et Frédéric Chatillon ont gravité, dans l’entourage de Dieudonné, avec Abdelhakim Sefrioui, l’activiste impliqué dans la mort du professeur Samuel Paty. 

De gauche à droite : Frédéric Chatillon, Dieudonné et Axel Loustau en 2009 lors d'une manifestation à Paris contre une opération menée par Israël dans la bande de Gaza.

De gauche à droite : Frédéric Chatillon, Dieudonné et Axel Loustau en 2009 lors d’une manifestation à Paris contre une opération menée par Israël dans la bande de Gaza. (Capture Dailymotion)

 

Le Rassemblement national considère-t-il vraiment l’islamisme radical comme un ennemi? Deux proches de Marine Le Pen, Axel Loustau et Frédéric Chatillon, se sont affichés au côté d’Abdelhakim Sefrioui, l’islamiste mis en examen et écroué pour avoir lancé la campagne sur les réseaux sociaux qui a provoqué l’assassinat de Samuel Paty. Les trois hommes apparaissent sur une vidéo du 10 janvier 2009, mise en ligne sur le compte Dailymotion du collectif Cheikh Yassine, le groupuscule de Sefrioui, après une manifestation à Paris contre une opération menée par Israël dans la bande de Gaza.

Parmi une foule entonnant un verset du Coran

Les images montrent Loustau et Chatillon parmi une foule entonnant… un verset du Coran. Le premier, conseiller régional (RN) d’Île-de-France, était chargé des finances de la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2017. Le second a été le principal prestataire pour la communication du parti – ce qui lui a valu d’être condamné par la justice dans l’affaire des kits de campagne. Tous accompagnent l’humoriste Dieudonné, que l’on voit discuter avec Sefrioui. Puis Dieudonné

 

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/drome/terrorisme-attaque-au-couteau-de-romans-isere-d-avril-2020-le-centre-ville-boucle-pour-reconstitution-2523772.html

Terrorisme : reconstitution « éprouvante » de l’attaque au couteau de Romans/Isère d’avril 2020

 

Publié le 12/04/2022 à 09h56 • Mis à jour le 13/04/2022 à 16h28
Écrit par D. Mazzola (avec Y.Marie / L.Crozat)
A Romans/Isère (Drôme), le centre-ville est bouclé ce mardi 12 avril 2022 en raison de la reconstitution de l'attaque au couteau du 4 avril 2020. Un périmètre de sécurité se met en place selon le parcours emprunté le 4 avril 2020 par l'agresseur.

A Romans/Isère (Drôme), le centre-ville est bouclé ce mardi 12 avril 2022 en raison de la reconstitution de l’attaque au couteau du 4 avril 2020. Un périmètre de sécurité se met en place selon le parcours emprunté le 4 avril 2020 par l’agresseur. • © Yaëlle Marie

Le 4 avril 2020, un demandeur d’asile soudanais poignardait plusieurs personnes en plein centre-ville de Romans/Isère, dans la Drôme. Deux ans, presque jour pour jour après les faits, une reconstitution de cette sanglante attaque au couteau est organisée ce mardi 12 avril, à partir de 8h30.

Tôt ce matin, Abdallah Ahmed Osman, demandeur d’asile soudanais, a été extrait de sa cellule de la prison de la Santé pour participer à une reconstitution judiciaire à Romans-sur-Isère. Deux personnes ont été tuées lors de cette attaque au couteau du 4 avril 2020, et cinq personnes blessées, dont trois grièvement. Le suspect avait été mis en examen pour « assassinats et tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste ».

Périmètre bouclé dans le centre historique

Demandées par les juges antiterroristes parisiens en charge de l’affaire, cette reconstitution judiciaire doit avoir lieu ce mardi 12 avril, entre la place Ernest Gailly et la Côte Jacquemart. C’est dans cette rue du centre historique de Romans/Isère, à proximité de la place Gailly, que se trouvait le domicile du mis en cause. La reconstitution de son périple sanglant doit démarrer dans cette rue ce mardi matin.

 

La reconstitution du périple sanglant d'Abdallah Ahmed Osman devait débuter Côte Jacquemart, dans le coeur historique de Romans/Isère. C'est là que le mis en cause vivait depuis 2019. (12/4/22)

La reconstitution du périple sanglant d’Abdallah Ahmed Osman devait débuter Côte Jacquemart, dans le coeur historique de Romans/Isère. C’est là que le mis en cause vivait depuis 2019. (12/4/22) • © Yaëlle Marie

 

Sur la place désertée, non loin de la Tour Jacquemart, les forces de police ont pris place tôt dans la matinée. Le mis en cause se trouvait dans le fourgon blanc de l’administration pénitentiaire. Doudoune grise et pantalon noir, il a été escorté jusqu’à son domicile au 30 de la côte Jacquemart où il a débuté son sanglant périple.

 

A Romans/Isère (Drôme), la place Ernest Gailly et ses abords, dans le centre historique sont bouclés, ce mardi 12 avril 2022 en raison de la reconstitution de l'attaque au couteau du 4 avril 2020.  La place se trouve à proximité du domicile du mise en cause.

A Romans/Isère (Drôme), la place Ernest Gailly et ses abords, dans le centre historique sont bouclés, ce mardi 12 avril 2022 en raison de la reconstitution de l’attaque au couteau du 4 avril 2020. La place se trouve à proximité du domicile du mise en cause. • © Yaëlle Marie

 

Pour les besoins de cette reconstitution, un large périmètre a été mis en place dans ce secteur de la cité drômoise. D’importantes forces de police sont mobilisées dans le cadre de cette reconstitution. Le centre-ville a été bouclé à partir de 8 heures ce mercredi matin. Il doit rester inaccessible jusqu’à 22 heures. Les commerces sont fermés.

Nouvelle épreuve pour les parties civiles

Le trentenaire a été mis en examen pour avoir tué Thierry Nivon et Julien Vinson, et pour avoir blessé grièvement cinq autres personnes, poignardées au hasard de son parcours entre la place Ernest Gailly et le boulevard Marx Dormoy, en plein centre-ville de Romans. Deux ans après, ce trentenaire doit donc reproduire les faits et gestes de ce matin du 4 avril 2020. Un parcours sanglant en plein confinement.

Il était environ 11 heures le jour du drame lorsque le réfugié soudanais a attaqué un buraliste de la place Ernest Gailly. Sa femme s’est interposée. Le couple de buraliste agressé a changé de région depuis le drame. Le bureau de tabac a été racheté en octobre 2020 peu après l’attaque.

A Romans/Isère, le bureau de tabac où l'assaillant a agressé le couple propriétaire. Depuis l'attaque du 4 avril 2020, le commerce a changé de mains. Ce matin, la nouvelle buraliste se préparait à fermer pour la reconstitution ... 12/4/22

A Romans/Isère, le bureau de tabac où l’assaillant a agressé le couple propriétaire. Depuis l’attaque du 4 avril 2020, le commerce a changé de mains. Ce matin, la nouvelle buraliste se préparait à fermer pour la reconstitution … 12/4/22 • © Yaëlle Marie

 

Un peu plus loin, c’est dans une boucherie qu’il fait irruption. Il veut remplacer son couteau brisé dans le bureau de tabac. L’agresseur s’empare alors d’un coutelas et poignarde un client. Thierry Nivon, 55 ans, est mortellement touché.

Reconstitution de l'attaque au couteau du 4 avril 2020 : la 3e étape, la boucherie Breyton. C’est ici que le mis en cause a poignardé à mort Thierry Nivon. L’assaillant avait cassé son couteau peu avant, lors de l’agression du couple de buralistes. Il est entré dans cette boucherie pour s’emparer d’un coutelas de boucher.

Reconstitution de l’attaque au couteau du 4 avril 2020 : la 3e étape, la boucherie Breyton. C’est ici que le mis en cause a poignardé à mort Thierry Nivon. L’assaillant avait cassé son couteau peu avant, lors de l’agression du couple de buralistes. Il est entré dans cette boucherie pour s’emparer d’un coutelas de boucher. • © Yaëlle Marie

 

Ensuite, au hasard de son périple, l’assaillant poignarde plusieurs passants. Une funeste rencontre pour Julien Vinson qui reçoit 22 coups de couteaux. Ce dernier rend l’âme. Son fils n’est pas loin.

Les juges antiterroristes ont prévu ce mardi de retracer ce périple sanglant d’Abdallah Ahmed Osman. Si cet acte judiciaire est indispensable, il n’en reste pas moins une épreuve pour les parties civiles et les victimes. 

« Il est évident que ça réactive leur souffrance, ça réactive leur volonté de tourner cette page de leur vie à cet instant-là. Il va falloir se confronter, à la fois à la scène des faits et à l’auteur des faits. C’est une situation très difficile pour eux mais ils le font avec courage et avec sérieux. Ils souhaitent concourir à la manifestation de la vérité », a expliqué ce matin Me Guillaume Fort, avocat des parties civiles.

 

Les victimes espèrent que cette journée de reconstitution permettra de réveiller la mémoire défaillante d’Abdallah Ahmed Osman. Pour cette journée éprouvante de reconstitution, un dispositif d’accompagnement psychologique, avec sophrologue et psychologue, a été mis en place par l’association d’aide aux victimes Remaid.

Le traumatisme des « survivants »

Me Fort a évoqué le traumatisme des victimes qui ont assisté aux événements. « Mme Breyton a fait preuve d’un grand courage pour revenir sur le lieu de son traumatisme, pour la manifestation de la vérité, de la justice », a expliqué Me Guillaume Fort. Mme Breyton n’est jamais revenue dans sa boucherie sur les lieux des faits.

A l’occasion de cette reconstitution des faits, il lui a été demandé de donner sa version. Mais Il n’y a pas eu de confrontation avec Abdallah Ahmed Osman. Une décision prise en accord avec les praticiens de la cellule d’accompagnement et avec le magistrat instructeur, « pour ne pas réactiver son traumatisme », mais « elle était prête à lui faire face », selon l’avocat.

Mme Breyton n’était jamais revenue dans sa boucherie. Elle a vu l’ensemble de la scène, le moment où la victime a été poignardée, elle lui a porté secours, elle aurait pu s’enfuir, elle ne l’a pas fait. Pour elle c’est un traumatisme extrêmement important.

Me Guillaume Fortavocat des parties civiles

De son côté, Me Dimitri Grémont, l’avocat parisien d’ Abdallah Ahmed Osman, a indiqué que son client « collabore complètement » à l’occasion de cette journée de reconstitution : « il fait tout ce qu’il peut – dans la mesure de ses moyens et de ses souvenirs. Il n’a plus de souvenirs des événements. Il suit les indications du magistrat instructeur et ce qui lui est rapporté ». A savoir, les dires des personnes ayant assisté aux événements ou les ayant vécus comme ceux de Mme Breyton.

Absence de souvenirs

Selon Me Dimitri Grémont, son client qui comprend le français mais le parle peu, « n’a plus que quelques images ou quelques sons » de cette tragique matinée. Pas de « déroulé précis des événements ». Et il ajoute : « pour l’heure, les choses ne remontent pas. C’est un des enjeux de la journée : voir ce qui peut lui revenir ou pas. Mais pour le moment ce n’est pas très probant ».

Comment expliquer cette amnésie ?  »Il était dans un épisode psychotique particulier. Une forme de transe. C’est tout à fait cohérent avec son état psychologique du moment », assure l’avocat du mis en cause.  Le premier rapport d’expertise évoque un état psychotique. « Pour le moment il est établi qu’il y a altération du discernement », poursuit l’avocat.

Depuis le début, il regrette ce qui s’est passé, il le vit mal. Il cherche dans la mesure de ses moyens à faire ce qu’il peut pour collaborer, pour aider.

Me Dimitri Grémontavocat du mis en cause

Me Grémont l’assure au sujet de son client : « Il a toujours dit et il maintient aujourd’hui qu’il n’était pas radicalisé, qu’il était heureux de vivre en France. Il regrette ce qu’il a fait ». Un sentiment qui explique selon l’avocat la collaboration de son client avec la justice.

Pour l’avocat des parties civiles, Me Fort, « on est dans une stratégie de défense ». 

Attaque au couteau, Romans/Isère meurtrie

Le 4 avril dernier, deux ans jour pour jour après cet acte sanglant, la ville de Romans/Isère a rendu hommage aux victimes de l’attentat.

 

 

Sur la place du Champ-de-Mars, plusieurs centaines de personnes, élus, familles des victimes, habitants et anonymes s’étaient rassemblées pour se recueillir. L’attaque au couteau a coûté la vie à Thierry Nivon et Julien Vinson. Elle a également fait cinq blessés.

 

durée de la vidéo : 01min 42
Reconstitution attaque au couteau de Romans sur Isère • ©FTV

 

 

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Reconstitution attaque au couteau de Romans sur Isère • ©FTV
justice société terrorisme faits divers

 

 

https://www.lefigaro.fr/faits-divers/attentat-de-romans-sur-isere-deux-ans-plus-tard-une-reconstitution-en-presence-de-l-accuse-20220412

Attentat de Romans-sur-Isère : deux ans plus tard, une reconstitution en présence de l’accusé

 

Par Le Figaro

Publié le 12/04/2022 à 15:41, Mis à jour le 15/04/2022 à 19:15

 

Le 4 avril 2020, Abdallah A.-O. est accusé d'avoir tué deux personnes à Romans-sur-Isère (Isère), en plein confinement.

Le 4 avril 2020, Abdallah A.-O. est accusé d’avoir tué deux personnes à Romans-sur-Isère (Isère), en plein confinement. JEFF PACHOUD / AFP

 

La reconstitution intervient deux ans après l’attentat qui a fait deux morts et cinq blessés à Romans-sur-Isère, en plein confinement.

Il y a deux ans, alors que la France vivait son premier confinement, Abdallah A.-O. semait la terreur dans les rues de Romans-sur-Isère (Drôme) en tuant deux personnes à l’arme blanche, avant d’être interpellé par les forces de l’ordre. Mardi 12 avril se tient la reconstitution sur les lieux de l’attaque, en présence de l’intéressé et des rescapés.

À lire aussiLe parcours effroyable et meurtrier de l’assaillant de Romans-sur-Isère

L’accusé a été extrait de sa cellule en début de matinée, afin de procéder au début de la reconstitution dès 8h30. Les magistrats du Parquet national antiterroriste (PNAT), les enquêteurs, les blessés et les différents témoins sont également présents. Cette étape importante de l’enquête, généralement la dernière avant la clôture de l’instruction, doit se dérouler toute la journée dans le centre historique de Romans-sur-Isère. La circulation et les commerces ont été fermés pour l’occasion.

Interrogé par nos confrères du Dauphiné Libéré à la mi-journée, Me Guillaume Fort, avocat des parties civiles a fait savoir qu’Abdallah A.-O. acceptait «de collaborer tout en disant qu’il ne se souvient de rien et en contestant la version des témoins, déplore le conseil. On a le sentiment que le mis en examen se réfugie dans une amnésie qui peut parfois être sélective.»

Pour les rescapés, c’est une étape douloureuse, qui les replonge dans leur traumatisme. «Je passe deux ans à essayer d’oublier ce qui s’est passé dans mon hall d’entrée. Et là, je vais accueillir beaucoup de monde dans mon entrée, et l’agresseur, être face à lui, c’est très dérangeant», a confié l’une d’elles à France Bleu.

«Un pays de mécréants»

Le 4 avril 2020, ce réfugié soudanais de 33 ans a tué à l’arme blanche un client d’une boucherie de 55 ans et un commerçant de 44 ans. Cinq personnes ont également été blessées dans les rues commerçantes de cette ville tranquille de 33.000 habitants.

Inconnu des services de police et de renseignement, le terroriste présumé est arrivé en août 2016 en France, où il a obtenu le statut de réfugié et un titre de séjour en 2017. «Des documents manuscrits à connotation religieuse» dans lesquels il se plaignait «notamment de vivre dans un pays de mécréants» ont été découverts à son domicile. L’homme, qui reconnaît les faits sans s’en souvenir en détail, assure avoir agi seul. Employé dans la maroquinerie, il semblait vivre difficilement le confinement, et des anxiolytiques ont été retrouvés chez lui.

PODCAST – L’homme est-il un loup pour l’homme? Le Moment Philo, par Aziliz Le Corre

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Il a depuis été mis en examen pour «assassinats et tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste» et placé en détention dans une unité psychiatrique spécialisée à Villejuif (Val-de-Marne), rattaché au centre pénitentiaire de Fresnes, selon Le Monde . Les experts psychiatres ont en effet relevé «une personnalité fragile», «supportant mal l’isolement et l’éloignement de son pays et de sa famille». Pour autant, l’expertise a conclu qu’il était «accessible à une sanction pénale», ouvrant la voie à un procès.


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Décès d’Alain Krivine, père de la LCR

Je parlais justement des trotskistes durant la Seconde Guerre mondiale ces derniers jours, lesquels étaient représentés à Brest par quelques jeunes idéalistes comme on n’en reverra plus par la suite, et de ce qu’ils sont devenus aujourd’hui, avec Philippe Poutou comme candidat à l’élection présidentielle :

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/03/09/quand-les-trotskistes-francais-etaient-ouvertement-nazis/

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/03/10/sur-la-resistance-a-brest-durant-la-seconde-guerre-mondiale/

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/03/10/philippe-poutou-parvenu/

Ce ne sont plus que des consuméristes obsédés par leur pouvoir d’achat (ils ne vont d’ailleurs pas tarder à le voir chuter, là… ils seront contents, ils vont pouvoir descendre dans la rue…), auxquels nous devions déjà, de manière certaine, tous les attentats islamistes de ces dix dernières années, très probablement aussi ceux des années antérieures, depuis 1994, et maintenant une guerre en Ukraine qui menace d’autant plus de se généraliser que ces va-t-en-guerre ne cessent de pousser au crime…

Ayant été collabos sous l’Occupation pour nombre d’entre eux, après la Libération ils avaient dû se cacher en pratiquant l’entrisme dans divers partis politiques adverses et n’avaient refait surface qu’avec Dany le Rouge et sa simili révolution de mai 68, plan baise d’un fils à papa bien décidé à obtenir diplômes et place au soleil de plein droit héréditaire, sans avoir à fournir le moindre effort ni plus jamais subir l’affront d’une concurrence éhontée de tous ces enfants de pauvres qui s’avéraient bien plus capables que lui.

A Brest, André Fichaut et Michel Le Doaré seront rejoints dans les années 1970 par Josette Brenterch, fille à papa ayant repris le flambeau de la manipulation contre-insurrectionnelle pour le compte de la Gendarmerie nationale après l’échec cuisant de la guerre d’Algérie (les libérations et prises d’indépendance, vraiment, elle les déteste toutes…), comme expliqué et démontré dans ces deux articles de blogs du 30 décembre dernier :

http://petitcoucou.unblog.fr/2021/12/30/francois-verove-dit-le-grele-de-la-pedophilie-aux-attentats-islamistes/

http://petitcoucou.unblog.fr/2021/12/30/qui-est-vraiment-josette-brenterch-du-npa-de-brest/

Jusqu’à son décès à 81 ans fin juin 2009, tout juste après l’assassinat jamais résolu de Jean-Jacques Le Page à Plougonvelin, André Fichaut, sous l’emprise de Josette Brenterch, qu’il considérait et vénérait comme une intellectuelle, la seule de son groupe (forcément, elle en a toujours fait virer tous les autres en les harcelant et les calomniant, à l’exception des très gros consommateurs de femmes qu’elle tenait par les couilles et n’étaient donc que ses marionnettes), aura toujours joué avec Alain Krivine et Olivier Besancenot comme expliqué dans cet article d’il y a tout juste trois jours :

http://petitcoucou.unblog.fr/2022/03/09/quand-les-trotskistes-francais-etaient-ouvertement-nazis/

Aujourd’hui, c’est donc Alain Krivine qui vient de décéder à l’âge de 80 ans (voir ci-dessous).

Il ne verra pas la troisième guerre mondiale qu’avec ses troupes il se sera tellement activé à provoquer. Cependant, il nous laisse généreusement toute sa merde, à chacun de se débrouiller avec.

En guise de compléments d’informations sur tous ces malades mentaux, dégénérés et psychopathes extrêmement dangereux, j’invite le lecteur désireux de comprendre un peu mieux tout ce qu’ils sont et font réellement à lire ou relire ces deux articles de mon ancien blog « Un petit coucou » sur la plateforme de blogs OverBlog, le premier, du 30 mars 2011, consacré à la LCR, et le second, du 6 octobre 2011, à la personnalité très particulière de sa cheftaine de Brest la très influente et toujours incontestée menteuse et affabulatrice notoire Josette Brenterch (cliquer sur les images pour les agrandir et lire les textes) :

 

2011-03-30 La secte d'Olivier Besancenot, une milice fasciste dès son origine - Un petit coucou

 

2011-10-06 Josette Brenterch et la LCR, une longue histoire - Un petit coucou

 

Et je rappelle encore que Michel Le Doaré était pour sa part décédé début mars 2006, soit assez peu de temps après son opération coup de poing aux assises nationales d’AC! de l’automne 2005, préparée à l’Université d’été de la LCR du mois d’août 2005, tout comme le « putsch » dont nous avions au préalable été victimes à Brest en septembre 2005.

Entré à l’hôpital sur ses deux pieds pour y subir une intervention bénigne, il en était ressorti les deux pieds devant…

Ces gens-là assassinent beaucoup, s’en félicitent et font la fête à chaque fois, mais il leur arrive aussi de perdre des têtes après certains de leurs gros coups parmi les plus dégueulasses. Y aurait-il donc dans le monde médical quelques snipers qu’ils n’auraient jamais pu tromper ?

 

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2022/03/12/alain-krivine-ancien-leader-de-la-ligue-communiste-revolutionnaire-est-mort_6117262_823448.html

Alain Krivine, ancien leader de la Ligue communiste révolutionnaire, est mort

 

Figure historique de la gauche radicale, il a traversé plus d’un demi-siècle de vie politique sans jamais dévier de la conviction que « la révolution est possible ». Il est mort à l’âge de 80 ans.

Par Patrick Roger

Publié aujourd’hui à 16h00, mis à jour à 16h16

 

Alain Krivine lors d’une manifestation le 4 septembre 2010 à Paris.

Alain Krivine lors d’une manifestation le 4 septembre 2010 à Paris. JACQUES DEMARTHON / AFP

 

Le « président » Alain Krivine est mort samedi 12 mars, à Paris, à l’âge de 80 ans, a appris Le Monde auprès de sa famille. « Président », c’était le surnom affectueux que lui donnaient ses amis en souvenir de cette élection présidentielle de 1969 où un bidasse portant cravate – il effectuait alors son service militaire comme deuxième classe au 150e régiment d’infanterie de Verdun –, un peu raide, la tignasse et le regard sombres, se revendiquant du mouvement de Mai-68, s’était présenté au suffrage des électeurs tout en dénonçant la « duperie » des élections. « Le pouvoir n’est pas dans les urnes », professait celui qui débutait chacune de ses interventions télévisées par : « Pour la première fois, un candidat révolutionnaire s’adresse à vous… »

Né le 10 juillet 1941 à Paris, Alain Krivine est issu d’une famille de juifs ukrainiens émigrés en France après les pogroms antisémites de la fin du XIXe siècle. Entré à 17 ans aux Jeunesses communistes, l’organisation de jeunesse du Parti communiste français (PCF), où militent également ses quatre frères, il exprime son désaccord avec la ligne politique d’un parti qui rejette l’indépendance de l’Algérie. Il rejoint une organisation clandestine, Jeune résistance, qui multiplie les actions pour inciter les jeunes soldats à refuser d’aller faire la guerre en Algérie. C’est sa première expérience du militantisme radical, qui va rapprocher de la IVInternationale trotskiste ce militant modèle, éduqué dans le creuset de la famille communiste, et va l’amener à rompre avec le stalinisme.

« Gagné à la cause »

Alain Krivine est discrètement cornaqué par des responsables trotskistes du Parti communiste internationaliste (PCI), dont Pierre Franck, ancien secrétaire personnel de Trotski, lorsqu’il devient un des dirigeants du Front universitaire antifasciste (FUA), créé en réaction au putsch d’Alger du 22 avril 1961. Le 23 mars 1962, une charge de plastic explose devant la porte de l’appartement de son père, le docteur Krivine, spécialiste en stomatologie, provoquant d’importants dégâts.

Lire aussi Article réservé à nos abonnés Alain Krivine : « Seuls les conservateurs ne rêvent pas »

Bien qu’étant déjà « gagné à la cause » du trotskisme, il continue à militer au sein de l’opposition de gauche à l’Union des étudiants communistes (UEC). Animateur du secteur Sorbonne-lettres de l’organisation liée au PCF, il se bat pour le « droit de tendance » et la « déstalinisation » du parti. Le congrès de mars 1965 donne lieu à de violents accrochages. Orateur éloquent, à l’ironie mordante, Alain Krivine interpelle à la tribune les gardiens de la ligne. Un an plus tard, le « secteur », qui a notamment refusé de soutenir la candidature de François Mitterrand à l’élection présidentielle de 1965, contrairement à la direction du parti, est exclu de l’UEC.

Alain Krivine et les militants de « Sorbonne-lettres » créent alors la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR), qui jouera un rôle important dans les mobilisations contre la guerre au Vietnam puis pendant les événements de Mai-68. Alain Krivine, dont le frère, Jean-Michel, chirurgien, a pris part à deux commissions d’enquête médicales au Vietnam, est un des fondateurs du Comité Vietnam national au côté du mathématicien Laurent Schwartz. La JCR, si elle se réclame du trotskisme, se veut ouverte aux courants nouveaux du marxisme et notamment à ceux qui ébranlent le tiers-monde (castrisme, guévarisme…) et la jeunesse occidentale. Elle établit de nombreux contacts avec les dirigeants de mouvements révolutionnaires de pays étrangers comme Rudi Dutschke en Allemagne ou Tariq Ali en Angleterre.

Semi-clandestinité

Lorsqu’en 1968 commencent les premières secousses de ce qui allait se transformer en grève générale et ébranler le pouvoir gaulliste, Alain Krivine est secrétaire de rédaction à mi-temps chez Hachette. Il déserte rapidement son poste pour s’immerger dans le mouvement. Le service d’ordre de la JCR forme l’ossature de celui de l’UNEF lors des principales manifestations de Mai-68. Les cadres de la JCR jouent un rôle d’encadrement et d’animation, notamment lors de la « nuit des barricades », le 10 mai, ou de la tentative de jonction entre étudiants et ouvriers chez Renault, le 17 mai, violemment repoussée par les bataillons de la CGT et du PCF.

Après que le pouvoir gaulliste a repris la main, la JCR est dissoute par décret du 12 juin. Alain Krivine entre alors dans une semi-clandestinité. Il est appréhendé le 16 juillet en compagnie de sa femme, Michèle, fille de l’ancien secrétaire général adjoint du Parti socialiste unifié (PSU) Gilles Martinet. Inculpé pour « maintien et reconstitution de ligue dissoute », il est écroué pendant cinq semaines à la prison de la Santé avant d’être remis en liberté provisoire sur les instances du nouveau ministre de l’éducation nationale, Edgar Faure, qui essaie de se ménager une rentrée « apaisée ».

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En avril 1969 naît la Ligue communiste. Au côté d’Alain Krivine, ses principales figures s’appellent Daniel Bensaïd, Henri Weber et Charles Michaloux. Présenter un candidat à l’élection présidentielle est un véritable défi. « Nous voulons faire entendre la voix révolutionnaire de mai et juin 68 à la télévision, expliquent ses jeunes dirigeants. Cette candidature révolutionnaire tendra à dissiper les illusions électoralistes et parlementaristes du PC. Nous voulons rompre avec cette vision et affirmer une force sur la gauche du PC. »

Au premier rang des contestations

Des personnalités des milieux intellectuels, littéraires et artistiques – comme Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Marguerite Duras, Michel Leiris, Maurice Nadeau – lancent un appel en sa faveur. La ligue parvient à recueillir 230 signatures d’élus pour parrainer son candidat, plus du double du nombre requis, cent à l’époque. Alain Krivine bénéficie alors d’une « permission spéciale ». Après avoir mené « une campagne rouge », comme le nom de l’organe de presse, Rouge, dont s’est dotée la jeune formation, il recueillera un peu plus de 1 % des voix. Il sera de nouveau candidat en 1974, après la mort de Georges Pompidou, et récoltera un maigre 0,37 %. « Je n’ai pas été élu président de la République. Il m’a toujours manqué 99 % des suffrages », aimait-il répéter.

Entre-temps, la Ligue communiste a été dissoute après qu’elle se fut opposée par la force, le 21 juin 1973, à un meeting du mouvement d’extrême droite Ordre nouveau contre « l’immigration sauvage ». Alain Krivine est de nouveau interpellé, inculpé d’infraction à la loi anticasseurs et écroué à la Santé. Appuyé par un fort mouvement de soutien, il est libéré cinq semaines plus tard.

Révolutionnaire, il l’est resté toute sa vie, ça ne lui est pas passé avec l’âge – contrairement à ce que dit le titre de ses Mémoires, parus en 2006, Ça te passera avec l’âge (Flammarion). Il a traversé plus d’un demi-siècle sans jamais dévier de la conviction que « la révolution est possible », qu’« il n’y a jamais eu autant de raisons de se révolter », attentif à tous les mouvements de contestation susceptibles de contribuer à l’émancipation sociale, de faire bouger les lignes du mouvement ouvrier. « Le véritable bonheur pour tout homme digne de ce nom, c’est de participer, conscient, à toutes les luttes d’émancipation », déclarait-il en 1973 alors qu’il s’apprêtait à prendre part une nouvelle fois à l’élection présidentielle, où il fait campagne sur le thème « ni trêve ni compromis ».

Lire aussi Alain Krivine quitte le bureau politique de la LCR

De Lip aux comités de soldats, des mouvements féministes aux mobilisations lycéennes et étudiantes, des manifestations internationalistes aux combats antiracistes et antifascistes, du soutien aux sans-papiers aux actions pour le droit au logement, des coordinations aux soubresauts du mouvement syndical, sans négliger les tribunes électorales, l’organisation dirigée par Alain Krivine, devenue Ligue communiste révolutionnaire (LCR) en décembre 1974, a été de tous les terrains de lutte. Avec l’obsession constante de « faire bouger les choses » et de « trouver un débouché politique aux mouvements sociaux », le dirigeant trotskiste – même s’il n’aimait pas ce terme – a tenté de semer « les graines d’une nouvelle gauche, ni social-démocrate ni stalinienne », inlassablement prêt à s’enflammer malgré les reculs, les échecs et les déceptions.

Sur tous les fronts de contestation, Alain Krivine était au premier rang, toujours disponible, toujours prêt à « donner un coup de main aux camarades », à exploiter son impressionnante liste de contacts pour populariser une initiative, à servir de relais pour élargir le champ des soutiens. Le mouvement social de l’hiver 1995 insuffle une énergie décuplée à une LCR qui pense pouvoir rencontrer un écho plus large auprès de nouvelles couches radicalisées.

Premier mandat électif

Aux élections européennes de 1999, la LCR fait liste commune avec Lutte ouvrière (LO). Alain Krivine est en deuxième position derrière l’emblématique porte-parole de LO, Arlette Laguiller. La liste recueille plus de 5 % des voix et obtient cinq élus. A 58 ans, celui qui a déjà derrière lui plus de quarante ans de militantisme politique occupe un premier mandat électif. L’élection au Parlement européen, outre la découverte du monde politique institutionnel, lui permet de disposer de moyens supplémentaires et d’embaucher un assistant parlementaire. Pendant un an, c’est un jeune militant syndicaliste de La Poste, Olivier Besancenot, qui occupera cette fonction.

En 2002, Alain Krivine le convainc, non sans mal, d’être le candidat de la LCR à l’élection présidentielle. Le jeune postier recueille 4,25 % au premier tour d’une élection qui voit le candidat du PS, Lionel Jospin, éliminé du second tour, qui met aux prises Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen. Cinq ans plus tard, Olivier Besancenot est de nouveau candidat à la présidentielle et obtient plus de 4 % à l’issue d’une campagne qui soulève un engouement sans précédent pour un candidat d’extrême gauche. La Ligue décide de se dissoudre pour céder la place à un Nouveau Parti anticapitaliste plus à même, espère-t-elle, d’élargir l’audience de l’ancienne formation trotskiste.

Lire aussi Article réservé à nos abonnés Alain Krivine et Alain Cyroulnik : « Eh bien non, nous n’allons pas enterrer Mai 68 »

Une nouvelle génération prend le relais. Alain Krivine a pris du champ et n’exerçait plus de responsabilités politiques, mais il restait toujours présent. Bien qu’il ait fait valoir ses droits à la retraite en 2004, il continuait encore, bien après, à occuper un bureau au-dessus de l’imprimerie Rotographie, à Montreuil (Seine-Saint-Denis), et à distiller ses conseils : « Siempre presente. » Une vie de révolutionnaire… sans révolution.

Alain Krivine en quelques dates

10 juillet 1941 Naissance à Paris

1958 Entre aux Jeunesses communistes

1966 Exclu de l’Union des étudiants communistes

1967 Création de la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR)

1969 Création de la Ligue communiste

1969 Candidat à l’élection présidentielle

1974 Candidat à l’élection présidentielle

2006 Publie « Ça te passera avec l’âge » (autobiographie)

2009 Dissolution de la Ligue et naissance du Nouveau Parti anticapitaliste

2022 Mort à l’âge de 80 ans

Lire aussi Article réservé à nos abonnés Alain Krivine : « Seuls les conservateurs ne rêvent pas »
Patrick Roger 

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Krivine

Alain Krivine

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Krivine.

Décès d'Alain Krivine, père de la LCR dans AC ! Brest 45px-Circle-icons-selftimer.svg

Cet article ou cette section traite d’une personne morte récemment (12 mars 2022).

Le texte peut changer fréquemment, n’est peut-être pas à jour et peut manquer de recul. N’hésitez pas à participer, en veillant à citer vos sources.

Les biographies étant habituellement écrites au présent de narration, merci de ne pas mettre au passé les verbes qui sont actuellement au présent. L’emploi des mots « mort » et « décès » est discuté sur cette page.
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Alain Krivine
Illustration.
Alain Krivine en 2009.
Fonctions
Député européen
20 juillet 199919 juillet 2004
(4 ans, 11 mois et 29 jours)
Élection 13 juin 1999
Législature 5e
Groupe politique GUE/NGL
Biographie
Date de naissance 10 juillet 1941
Lieu de naissance Paris 15e
Date de décès 12 mars 2022 (à 80 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Française
Parti politique LC (1969-1973)
FCR (1973-1974)
LCR (1974-2009)
NPA (2009-2022)
Fratrie Jean-Michel Krivine
Hubert Krivine
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Alain Krivine, né le 10 juillet 1941 à Paris et mort le 12 mars 2022, est un homme politique français d’extrême gauche.

Biographie

Origines, enfance et famille

Article connexe : famille Krivine.

Alain Krivine est issu d’une famille juive d’Ukraine émigrée en France à la fin du XIXe siècle lors des pogroms. Son père est dentiste. Pendant l’occupation allemande, il est caché par ses parents à Danizy, dans l’Aisne.

Il épouse en 1962 Michèle Martinet, enseignante, fille de Gilles Martinet, journaliste et ancien député socialiste au Parlement européen qui fut l’un des fondateurs du PSU et ambassadeur à Rome.

Son frère aîné est Jean-Michel Krivine, chirurgien hospitalier (et père de Frédéric Krivine), et il est le jumeau d’Hubert Krivine, physicien. Il est le cousin du chef d’orchestre Emmanuel Krivine et du logicien Jean-Louis Krivine.

Débuts en politique

Élève au lycée Condorcet1, puis étudiant à la faculté des lettres de Paris, il s’engage en 1956 aux Jeunesses communistes (organisation de jeunesse du PCF). Cependant lors des journées de formation des cadres du PCF à Viroflay il exprime des divergences importantes sur le rapport Krouchtchev. Par la suite il continue des études d’histoire en militant parallèlement dans l’Union des étudiants communistes (UEC), et obtient un DESS d’histoire sous la direction de Jacques Droz. Il devient maître auxiliaire d’histoire au lycée Voltaire, et secrétaire de rédaction chez Hachette pendant deux ans (1966-1968).

Élu à la direction de l’UEC en 1958, il est membre des réseaux de soutien au Front de libération nationale (FLN) durant la guerre d’Algérie, en particulier du mouvement Jeune Résistance2. Le 23 mars 1962, l’appartement de son père est visé par un attentat, provoquant d’importants dégâts3. Il adhère clandestinement au mouvement trotskiste et à sa Quatrième Internationale et est donc exclu du Parti communiste français en janvier 1966.

En avril 1966, il fonde la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR), dont les activités se tournent vers les Comités contre la guerre du Viêt Nam et dans l’organisation et la participation au mouvement contestataire de Mai 68. La JCR est dissoute en juin 1968 par décret gouvernemental pour ses activités, et Alain Krivine est arrêté puis emprisonné le 10 juillet 1968. Il est libéré en automne et participe à la création, en avril 1969, de la Ligue communiste. Il est parallèlement surveillant à mi-temps au lycée Condorcet à Paris puis, pendant deux ans, professeur d’histoire-géographie dans un établissement privé catholique, Saint-Louis de Montceau, et, à partir du début 1968, secrétaire de rédaction aux éditions Hachette4

Campagnes présidentielles de 1969 et 1974

Après la création de la Ligue communiste, Alain Krivine part effectuer son service militaire à Verdun comme 2e classe au 150e régiment d’Infanterie. C’est pendant ce service militaire qu’il sera candidat à l’élection présidentielle de 1969, représentant alors la Ligue communiste. Son adversaire du PCF Jacques Duclos obtiendra un score important en obtenant le troisième meilleur score (21,3 % des voix), alors qu’Alain Krivine se contentera de la dernière place avec seulement 1,1 % des voix5. Au second tour, Georges Pompidou est élu face à Alain Poher. Sa première candidature est donc considérée comme un échec. Il revient à Paris où il devient journaliste à Rouge à partir de 1970.

La Ligue communiste (LC) est dissoute par l’État français en juin 1973, en raison de violences entre ses militants et des membres du mouvement d’extrême droite Ordre nouveau. Cette dissolution oblige les militants de la LC à rester clandestins durant deux mois sous le nom de Front communiste révolutionnaire. C’est dans ce contexte qu’Alain Krivine se présente de nouveau à l’élection présidentielle en 1974 où il recueille 0,4 % des voix, nettement derrière la candidate de Lutte ouvrière, Arlette Laguiller (2,3 % des voix)6.

Après 1974

 dans Attentats

Alain Krivine en 1982.

La Ligue communiste révolutionnaire (LCR) est officiellement créée peu de temps après cette élection présidentielle de 1974 et Alain Krivine devient membre de son bureau politique jusqu’en 2006.

En 1981, la LCR souhaite présenter Alain Krivine une troisième fois comme candidat à l’élection présidentielle. Elle ne parvient cependant pas à obtenir les 500 signatures nécessaires pour qu’il soit candidat. Il appelle alors, au nom de son mouvement, à voter au premier tour pour l’un des quatre candidats des partis « ouvriers » : Arlette Laguiller (LO), Huguette Bouchardeau (PSU), Georges Marchais (PC) ou François Mitterrand (PS).

En 1988 et 1995, il ne se porte pas candidat aux élections présidentielles, la LCR se ralliant en 1988 au candidat dissident du PCF Pierre Juquin, et en 1995 en appelant à voter indifféremment pour Dominique Voynet (Les Verts), Robert Hue (PCF) ou Arlette Laguiller (LO).

En 2002 et 2007, il participe activement à la campagne présidentielle d’Olivier Besancenot, nouveau visage de la Ligue communiste révolutionnaire.

Aux côtés d’Olivier Besancenot et de Roseline Vachetta, il reste (malgré sa démission du bureau politique, ayant pris sa retraite) l’un des trois porte-parole de la LCR jusqu’à sa dissolution début 2009. Il joue aussi un rôle important à la direction de la Quatrième Internationale (SU) et participe activement à la création du Nouveau Parti anticapitaliste, dont il devient membre du premier conseil politique national, sans pour autant participer à l’exécutif.

Alain Krivine meurt à Paris le 12 mars 2022, à l’âge de 80 ans3.

Récapitulatif des mandats, fonctions et candidatures

Publications

Notes et références

Voir aussi

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Articles

Articles connexes

Liens externes

Une manifestation pour les Ukrainiens hier à Brest place de la Liberté

 

En gros plan sur la vidéo diffusée par Ouest-France, et donc à proximité immédiate du caméraman, il me semble reconnaître la pourriture André Garçon du NPA de Brest, pour qui tous les morts n’ont pas la même valeur, et toutes les vies non plus.

Il porte à la fois le keffieh et le drapeau ukrainien. Heureusement pour lui, le ridicule ne tue pas. Par contre, ses saloperies, oui, et c’est bien ce qu’il veut à chaque fois, comme tous ses complices.

La vidéo du Télégramme est aussi intéressante, elle montre un défilé où Poutine est représenté en diable à cornes rouges… également visible sur les images publiées hier par Ouest-France.

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/video-a-brest-l-hymne-ukrainien-resonne-sur-la-place-de-la-liberte-d8bff03f-c4ec-49ea-af63-a3812a0cf4cc

VIDÉO. À Brest, l’hymne ukrainien résonne sur la place de la Liberté

 

Ouest-France Publié le 27/02/2022 à 10h06

 

Un message de paix a été envoyé au peuple ukrainien depuis Brest (Finistère), samedi 26 février 2022. En début d’après-midi, les drapeaux bleu et jaune flottaient dans les airs sur la place de la Liberté. Plus de 1 000 personnes se sont rassemblées pour apporter leur soutien aux Ukrainiens, alors que le conflit avec la Russie s’intensifie.

Alors que la foule se massait devant la mairie, l’hymne ukrainien (« Chtche ne vmerla Oukraïna », « l’Ukraine n’est pas morte ») a résonné. Un moment solennel durant lequel certains Ukrainiens n’ont pu contenir leurs larmes.

VIDÉO. À Brest, l’hymne ukrainien résonne sur la place de la Liberté

 

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/a-brest-plusieurs-centaines-de-personnes-rassemblees-en-soutien-a-l-ukraine-26-02-2022-12929048.php

À Brest, environ 1 500 personnes rassemblées en soutien à l’Ukraine [En images]

 

Publié le 26 février 2022 à 15h45 Modifié le 26 février 2022 à 16h00

L’hymne ukrainien chanté à Brest

 

Plus d’un millier de personnes ont arpenté les rues du centre-ville de Brest en soutien à l’Ukraine, aujourd’hui frappé par l’invasion de l’armée russe.

 

Du bleu et du jaune à perte de vue. À Brest, environ 1 500 personnes ont arpenté les rues du centre-ville en soutien à la cause ukrainienne, ce samedi 26 février, pendant près de deux heures. Le rassemblement, initié par le collectif finistérien pour l’interdiction des armes nucléaires (Cian 29) et accompagné par de nombreuses associations et des hommes politiques a débuté par des prises de paroles sur la place de la Liberté.

À lire sur le sujetPartout dans le monde, le soutien à l’Ukraine s’affiche dans la rue

 

Des mères de famille ukrainiennes, installées à Brest depuis plusieurs années, ont raconté l’horreur du quotidien de leurs proches depuis jeudi 24 février. Le cortège a défilé dans les rues du centre-ville au son des « Poutine assassin » et « Liberté pour l’Ukraine ». Les participants ont déjà prévu de se retrouver la semaine prochaine pour un nouveau rassemblement.

#Ukraine près d’un millier de manifestants à Brest pic.twitter.com/Bx3uZsanjl

— Rémy Quéméner (@remyquemener) February 26, 2022

Vendredi, le maire de la ville, François Cuillandre, avait hissé le drapeau ukrainien place de la Liberté, dans une même volonté de soutien.

 

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/a-brest-plus-de-500-personnes-defilent-pour-la-paix-en-ukraine-b0c4229a-9711-11ec-b7c4-1bc37bf7ac71

EN IMAGES. À Brest, plus de 1 000 personnes défilent pour la paix en Ukraine

 

« Poutine assassin ! Gloire à l’Ukraine ! » Ce samedi 26 février 2022, les Brestois sont venus en nombre apporter leur soutien aux Ukrainiens, alors que le conflit avec la Russie s’intensifie.

La marche pour l’Ukraine à Brest, samedi 26 février 2022.
La marche pour l’Ukraine à Brest, samedi 26 février 2022. | OUEST-FRANCE
Ouest-France Julia TOUSSAINT. Publié le 26/02/2022 à 16h02

 

Les rues de Brest sont parées de jaune et bleu, ce samedi 26 février 2022. Alors que le conflit avec la Russie s’aggrave et aurait déjà fait près de 200 victimes civiles, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées en début d’après-midi, drapeau sur le dos et pancarte à la main, place de la Liberté. Cette marche était à l’initiative du collectif finistérien pour l’interdiction des armes nucléaires (CIAN29).

 

Une manifestation pour les Ukrainiens hier à Brest place de la Liberté dans AC ! Brest

La manifestation a débuté vers 14 h, place de la Liberté à Brest. | OUEST-FRANCE

 

Des membres du collectif, puis des Brestois d’origine ukrainienne, ont pris la parole devant une foule d’au moins 500 personnes. Comme Sofia, qui vit en France depuis 2008, émue aux larmes au moment de se saisir du micro : « C’est la première fois que je m’exprime comme ça en public… Je veux dire que nous résistons, que nous sommes fiers de notre peuple et de notre armée ».

« Je suis terrifiée »

Une représentante du CIAN 29 enjoint les pays européens à « accueillir de manière digne les réfugiés ukrainiens », et exprime son inquiétude vis-à-vis de l’utilisation de l’arme atomique : « Les puissances nucléaires se défient et n’hésitent plus à se menacer ».

Kristina, marionnettiste d’origine biélorusse de 33 ans, n’aurait jamais cru vivre ça de son vivant : « C’est épouvantable, et je suis terrifiée. J’ai des amis en Russie qui manifestent eux aussi, mais je suis inquiète, ils prennent des risques ».

 

 dans Attentats

Marche pour l’Ukraine à Brest, samedi 26 février 2022. | OUEST-FRANCE

 

Moment solennel à l’heure de diffuser l’hymne ukrainien « Chtche ne vmerla Oukraïna » (« l’Ukraine n’est pas morte ») sur la place de la Liberté. Certains Ukrainiens peinent à contenir leurs larmes.

 dans Calomnie

Le nombre de participants a grossi au fil de la marche. | OUEST-FRANCE
 dans Corruption

La marche s’est tenue à l’appel du CIAN29. | OUEST-FRANCE

 

Le cortège s’est ensuite mis en route pour descendre la rue de Siam, scandant « Poutine assassin, gloire à l’Ukraine ! » .

De nombreux Brestois qui profitaient du soleil cet après-midi-là ont rejoint le cortège, ne serait-ce que pour marcher quelques mètres. Quelques minutes plus tard, ils étaient au moins un millier. « On est venus pour exprimer notre solidarité envers les Ukrainiens », témoigne Maïwenn. « Je ressens de l’inquiétude, pour eux, pour nous, et surtout un grand sentiment d’impuissance », ajoute son amie Charlotte.

 dans Crime

Charlotte et Maïwenn se sont jointes au cortège. | OUEST-FRANCE

 

Sofia reste en tête de cortège, tenant la grande banderole « non à la guerre en Ukraine ». Elle raconte n’avoir pas dormi de la nuit, trop inquiète pour ses parents vivant à Odessa en Ukraine et pour ses amis à Kiev : « On parle sur Facebook et WhatsApp. J’ai peur d’aller dormir, car je ne sais pas ce que je verrais sur mon téléphone en me réveillant. »

 dans Folie

Sofia vit à Brest depuis 2011. Ses parents vivent en Ukraine. | OUEST-FRANCE
 dans LCR - NPA

Au moins 1 000 personnes ont défilé, drapeaux sur le dos et pancarte en main. | OUEST-FRANCE

 

La communauté ukrainienne de la région brestoise, qui compterait quelque 200 familles, remercie à plusieurs reprises la solidarité des locaux et répète, encore et encore, qu’ils ne « lâcheront rien pour défendre leur pays ».

 

Pédophilie : Olivier Combe, ancien patron de la DGSI dans les Ardennes, condamné…

Qui c’est çui-là ?

Le manager des Kouachi chez Michel Fourniret ?

Viennent de Reims ou ont vécu à Reims : Patrick Poivre d’Arvor, toute la famille de Roger Zabel, dont sa soeur la criminelle Sylvie Zabel Depierre, qui m’attaque avec le duo Luraghi / Brenterch depuis 2008 (on se demande bien pourquoi), Saïd Kouachi, Olivier Combe, et le ou les inconnus leur étant liés qui au mois de janvier 2012 s’étaient amusés à faire paraître un article de presse mensonger sur l’identification du pirate informatique Samo_Dz, lequel, en réalité, n’était autre que le pédophile Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Et encore, en 2013 et 2014, à quelques dizaines de mètres du domicile de Saïd Kouachi, Sid Ahmed Ghlam, auteur de l’attentat raté de Villejuif du 19 avril 2015, en lien avec la bande des Buttes-Chaumont (voir ci-dessous la dernière version de sa fiche Wikipédia), et dont la petite amie brestoise Émilie Lechat-Boizumeau aurait bien pu être poursuivie et condamnée comme sa complice mais n’a curieusement jamais été trop inquiétée par les autorités judiciaires… probablement parce qu’elle était directement managée par la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest…

Lire ou relire à ce sujet :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/10/01/les-attentats-de-janvier-2015-a-paris-et-davril-2015-a-villejuif-directement-lies/

 

 

https://abonne.lardennais.fr/id267868/article/2021-06-21/lancien-patron-de-la-dgsi-juge-pour-agression-sexuelle

L’ancien patron de la DGSI dans les Ardennes jugé ce mardi à Reims pour agression sexuelle

 

Mis en ligne le 21/06/2021 à 17:08

Guillaume Levy

 

Natif de Reims, le commandant Olivier Combe, ex-directeur de la Sécurité intérieure dans les Ardennes, comparaît ce mardi pour agression sexuelle et détention d’images pédopornographiques.

Patron de l’antiterrorisme dans les Ardennes, le commandant Olivier Combe, qui aura 60 ans en août, lors d’une manifestation de gilets jaunes à Charleville.

Patron de l’antiterrorisme dans les Ardennes, le commandant Olivier Combe, qui aura 60 ans en août, lors d’une manifestation de gilets jaunes à Charleville. – Archives

 

https://www.lardennais.fr/id292910/article/2021-09-14/lancien-patron-de-la-dgsi-dans-les-ardennes-olivier-combe-condamne-pour

L’ancien patron de la DGSI dans les Ardennes Olivier Combe condamné pour détention d’images pédopornographiques

 

Mis en ligne le 14/09/2021 à 14:52Guillaume Levy

 

Coup de théâtre au tribunal de Reims, ce mardi 14 septembre : Olivier Combe, l’ancien patron de l’antiterrorisme dans les Ardennes, condamné pour détention d’images pédopornographiques mais relaxé pour les faits d’agression sexuelle.

Né à Reims en 1961, Olivier Combe a fait toute sa carrière dans les Ardennes. Il était en charge des questions d’antiterrorisme dans la foulée des attentats de 2015. – Archives
Né à Reims en 1961, Olivier Combe a fait toute sa carrière dans les Ardennes. Il était en charge des questions d’antiterrorisme dans la foulée des attentats de 2015.
Me Pauline Manesse, avocate de la victime qui n’avait que 16 ans au moment des faits.

 

Absent lors du délibéré, Olivier Combe, ancien responsable de la DGSI dans les Ardennes, a été condamné, ce mardi 14 septembre au tribunal de Reims, à deux ans de prison dont un an avec sursis probatoire, pour la détention de milliers d’images pédopornographiques lorsqu’il était en poste à Charleville-Mézières.

En revanche, pour les faits d’agression sexuelle sur une jeune fille qu’il avait pour mission de déradicaliser, l’ex-commandant Olivier Combe a été relaxé.

Pauline Manesse, l’avocate de la victime, qui n’avait que 16 ans à l’époque des faits, dénonce un jugement « incompréhensible ». « Le message que le tribunal envoie à un prédateur comme Monsieur Combe est extrêmement dangereux : on l’entretient dans l’idée qu’il a bien fait de se comporter de cette manière. On ne va pas en rester là. »

Lors de l’audience, qui s’est tenue à huis clos le 21 juin, le procureur de Reims, Matthieu Bourrette, avait requis quatre ans de prison ferme contre le prévenu, qu’il avait accusé d’être un « menteur », un « malade » et un « manipulateur ». Le parquet a dix jours pour éventuellement faire appel.

Le 22 juin dernier, le commandant Olivier Combe, ex-directeur de la Sécurité intérieure dans les Ardennes, comparaissait devant le tribunal de Reims. Il était jugé pour agression sexuelle, consultation de sites pédopornographiques et détention d’images pédopornographiques.

Lire aussi : Quatre ans ferme requis contre l’ancien patron de l’antiterrorisme ardennais

Né à Reims en 1961, Olivier Combe a fait toute sa carrière au même endroit, dans les Ardennes. C’est entre février et juillet 2016 que les agressions sexuelles auraient été commises. La victime a porté plainte en avril 2019, alors qu’elle était encore mineure et identifiée comme étant en voie de radicalisation. À 57 ans, il était alors à la tête de la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), chargé notamment de la radicalisation et de la prévention du terrorisme.

> Retrouvez le résumé de l’affaire en vidéo :

Quelques jours après la plainte, il était désarmé, suspendu, puis mis en examen et écroué. Le policier soutenait être « tombé amoureux » de la jeune femme, niait tout viol et affirmait que les attouchements étaient « consentis ». Les consultations de sites pédopornographiques se seraient multipliées, elles, entre 2014 et 2019. Perquisitionnant son domicile de Neuville-lès-This, près de Charleville-Mézières, les enquêteurs ont découvert que ce père de famille avait une « déviance sexuelle et un attrait manifeste pour les mineurs ». Soulignant le caractère « particulièrement sensible » de cette affaire, Pauline Manesse, avocate de la victime (absente au moment du procès), avait réclamé le huis clos.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_manqu%C3%A9_contre_des_%C3%A9glises_de_Villejuif_le_19_avril_2015

Attentat manqué contre des églises de Villejuif le 19 avril 2015

Attentat manqué contre des églises de Villejuif le 19 avril 2015
Image illustrative de l’article Attentat manqué contre des églises de Villejuif le 19 avril 2015
Les 2 églises visées, Saint-Cyr-Sainte-Juliette à gauche, Sainte-Thérèse à droite.

Localisation Villejuif, Val-de-Marne, Drapeau de la France France
Cible Paroissiens de l’Église Saint-Cyr-Sainte-Julitte de Villejuif et de l’Église Sainte-Thérèse de Villejuif
Coordonnées 48° 47′ 31″ nord, 2° 21′ 49″ est
Date 19 avril 2015
Type Fusillade
Armes Sig-Sauer SP 2022, Kalachnikov AK-47
Morts 0
Blessés 1 (le terroriste)
Auteurs Sid Ahmed Ghlam
Organisations Flag of the Islamic State of Iraq and the Levant2.svg État islamique
Mouvance Terrorisme islamiste
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
(Voir situation sur carte : Île-de-France)

Attentat manqué contre des églises de Villejuif le 19 avril 2015
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L’attentat manqué contre des églises de Villejuif est une action terroriste menée par un étudiant algérien, Sid Ahmed Ghlam, reconnu coupable1 du meurtre d’Aurélie Châtelain et de la préparation d’un attentat islamiste2 visant deux églises de Villejuif le 19 avril 2015. Le jour des faits Sid Ahmed Ghlam, lourdement armé, tue Aurélie Châtelain en tentant de lui voler sa voiture mais se blesse par balle ce qui l’empêche de se rendre aux églises où il comptait commettre l’attentat.

Déroulement des faits

Radicalisation de Ghlam, voyages en Syrie et projet d’attentat

Sid Ahmed Ghlam séjourne en 2013 et 2014 dans le quartier Croix-Rouge de Reims. Le domicile de Saïd Kouachi, le tueur de Charlie Hebdo, se trouve alors à quelques dizaines de mètres. La police évoque des liens possibles entre Sid Ahmed Ghlam et la « bande des Buttes-Chaumont »3,4.

En février 2014, il passe une semaine en Turquie. Il est placé en garde à vue à son retour. Selon le procureur de Paris, aucun élément ne permet de « justifier l’ouverture d’une information judiciaire ». Il est néanmoins l’objet d’une fiche des renseignements français notamment pour « velléité de départ en Syrie ». Cette « fiche S » (« Sûreté de l’État ») implique son placement sous surveillance policière « sans attirer l’attention »5.

Au printemps 2014, son petit frère de neuf ans signale « que son frère se radicalise ». La police est prévenue. Des écoutes téléphoniques menées à la suite, probablement en 2014 et 2015, n’ont rien révélé  ; ce que le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve justifie par le fait que « les moyens technologiques utilisés (…) sont de plus en plus sophistiqués »6.

Le suivi lancé en 2014 depuis l’alerte à la radicalisation de Sid Ahmed Ghlam n’a rien donné. C’est « parce que la nouvelle menace terroriste qui plane sur la France se caractérise par des techniques de dissimulation que les services secrets peinent à contrer. Cette technique a même un nom, la taqiya »7.

Le 15 octobre il se rend en Algérie, ce qui n’inquiète pas les services de renseignement, puisqu’il emprunte régulièrement cette destination pour se rendre dans son pays d’origine. Depuis l’Algérie, le 29 octobre, il se rend à Istanbul, en Turquie, où il reste un mois. Un djihadiste français se faisant appeler Abu Al-Mouthana lui paye alors des « frais de retour » (2000 euros), en échange de contreparties à venir8. Il s’avère qu’il séjourne en Syrie à cette période puis y retourne en février 2015 où il s’entretient avec des cadres de l’État islamique.

Début 2015, il effectue des repérages autour des deux principales églises de Villejuif : l’église Saint-Cyr-Sainte-Julitte dans le centre-ville et l’église Sainte-Thérèse au nord9. Selon l’historien Camille Pascal, cette ville au nom symbolique n’aurait pas été choisie au hasard et lui permettait de cibler deux religions en même temps10.

L’examen de son ordinateur révèle qu’il prévoyait également de s’en prendre à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, à Paris11.

Meurtre d’Aurélie Châtelain et échec de l’attentat

Meurtre d’Aurélie Châtelain
Fait reproché Homicide
Chefs d’accusation Meurtre en relation avec une entreprise terroriste
Pays Drapeau de la France France
Ville Villejuif (Val-de-Marne)
Nature de l’arme Arme à feu
Date 19 avril 2015
Nombre de victimes 1 mort : Aurélie Châtelain
Jugement
Statut Affaire jugée : Sid Ahmed Ghlam est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité
Tribunal Cour d’assises spéciale
Formation Appel
Date du jugement 28 octobre 2021
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Pédophilie : Olivier Combe, ancien patron de la DGSI dans les Ardennes, condamné... dans Attentats 220px-SacreCoeur_tb
La basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, que Sid Ahmed Glam comptait potentiellement attaquer après les deux églises de Villejuif.

Le samedi 18 avril, « Sid Ahmed Ghlam reçoit plusieurs nouveaux messages l’incitant « fortement » à passer à l’acte »12. Le dimanche 19 avril, tôt le matin, il tente de voler la voiture d’Aurélie Châtelain à Villejuif. Celle-ci est tuée d’une balle dans le cœur et il aurait ensuite brûlé la voiture, qui contenait le corps de la jeune femme, avant de regagner le 13e arrondissement.

Le dimanche 19 avril 2015, il préparait à l’heure de la messe un attentat contre les deux églises qu’il avait repérées. D’après le curé de Saint-Cyr-Sainte-Julitte, il y aurait eu « un carnage » car l’église accueille 300 personnes le dimanche13,14.

À 8 h 50, il appelle le SAMU car il est blessé gravement à la hanche et à la rotule par deux balles. Selon les enquêteurs, il se serait lui-même blessé au cours de la tentative de vol du véhicule. Lors de cet appel, les hommes du RAID localisent l’appel dans un immeuble de Saint-Cyr-Sainte-Julitte. La police fouille les lieux sans trouver aucune trace de l’homme. Quelques heures plus tard les policiers, toujours présents sur place, découvrent au sous-sol caché par une toile d’araignée, des traces de sang et chargeurs de Kalachnikov. Le sang laisse penser que l’Homme était caché à cet endroit depuis le début des recherches. La police remonte alors les traces de sang et arrive à son véhicule, une Renault Mégane dans laquelle elle trouve un gyrophare, un fusil d’assaut Kalachnikov et un revolver. Les enquêteurs perquisitionnent son domicile et trouvent trois Kalachnikov supplémentaires, des gilets pare-balles15, un minutage précis entre les églises ciblées et les commissariats les plus proches. Il est placé en garde à vue et hospitalisé à l’Hôtel-Dieu16. La garde à vue est prolongée au maximum prévu dans les cas de risque d’attentat maximum.

Selon François Molins, procureur de la République, au moment de son arrestation, il « était en contact avec une autre personne pouvant se trouver en Syrie avec laquelle il échangeait sur les modalités de commission d’un attentat, ce dernier lui demandant explicitement de cibler particulièrement une église »17.

La victime

Aurélie Châtelain était mère d’une fille de cinq ans. Elle avait 32 ans. Elle était originaire de Caudry. Elle a été retrouvée dans sa voiture, dans un début d’incendie, à Villejuif après avoir été tuée par balle. Les enquêteurs pensaient initialement que le motif du meurtre était une tentative de vol de la voiture18. Après coup, ils supposent plutôt que Sid Ahmed Ghlam aurait voulu tuer Aurélie car il « la suspectait d’être un agent du renseignement. Il aurait été intrigué par la présence de cette voiture, au milieu de la rue, et de cette femme assise sur le siège passager avec un ordinateur portable sur les genoux18. »

Elle était professeur de fitness et ancienne conseillère municipale de Caudry. Elle allait participer à un stage à Villejuif pour se perfectionner dans son métier en prenant des cours de pilates19,20.

Le dimanche 26 avril 2015, trois mille personnes participent à une marche blanche dans sa ville d’origine, Caudry21.

Tandis que sa meilleure amie la considère comme une « héroïne », Guy Bricout, le maire de Caudry, suggère que « le décès d’Aurélie avait permis de sauver des vies »22 et demande qu’elle soit décorée de la Légion d’honneur à titre posthume23. Sa fille aura le statut de pupille de la Nation24.

Le 5 janvier 2016, on apprend qu’Aurélie Châtelain ne figure pas parmi les victimes des récents attentats décorées de la légion d’honneur. Le maire de sa commune fait aussitôt part de sa grande déception et de son incompréhension25. Il est alors annoncé que l’omission source de polémique sera réparée lors de la promotion de Pâques 201626. Elle fait finalement l’objet d’une nomination exceptionnelle le 18 mars 201627.

En hommage, son nom a été donné au Palais des Sports de Caudry28.

Profil de l’auteur

Sid Ahmed Ghlam, surnommé Djillali, est né à Tiaret, dans la région d’Oran, en Algérie en 199129.

Il arrive avec sa famille en 2001 à Saint-Dizier et retourne en Algérie en 2003 faute de papiers en règle. Il y passe son baccalauréat en 2010 et retourne en France la même année30 dans le cadre du regroupement familial31. Il enseignait l’arabe à la mosquée El-Fath de Saint-Dizier affiliée à la Grande mosquée de Paris32. La presse indique qu’il a été étudiant de 2010 à 2012 à l’école d’informatique SUPINFO de Paris et la quitte au bout de sa deuxième année33. Cependant SUPINFO n’est pas en mesure de confirmer cette information du fait qu’il existe des risques d’homonymie, seul le nom de l’individu ayant été divulgué34.

En septembre 2014, il s’inscrit à l’université Pierre-et-Marie-Curie, mais ne participe ni aux cours ni aux travaux dirigés (TD). L’université a engagé une procédure contre lui pour falsification de note35. L’UNEF est accusée par le Canard Enchaîné, qui cite une source ministérielle, d’avoir aidé Sid Ahmed Ghlam. L’UNEF rétorque que « Ghlam indique qu’il a été boursier échelon 6 (correspondant à une aide de 4 768 euros par an)… Ses demandes de logement ont fait l’objet d’un traitement prioritaire »36.

En 2015, il habite dans une résidence étudiante, rue Julie-Daubié à proximité de la Bibliothèque nationale de France, dans le 13e arrondissement de Paris. Le weekend, il rejoint sa famille dans le quartier sensible du Vert-bois à Saint-Dizier. Selon les médias, certains de ses proches à Saint-Dizier se sont rapprochés des thèses de l’islam radical37. Son frère et sa belle-sœur appartiendraient à la mouvance tabligh38.

Enquête

Version de Sid Admed Ghlam

D’après ses avocats : « Il a reconnu avoir été à Villejuif le 19 avril 2015 en présence d’un autre individu. Il conteste en revanche toute responsabilité dans la mort d’Aurélie Châtelain et a également affirmé avoir fait ce qu’il fallait pour empêcher la commission d’un attentat ce jour-là ». Il ne donne pas plus de détail sur cet autre individu39.

L’un des avocats de la famille d’Aurélie Châtelain, Antoine Casubolo Ferro, réfute cette version : « Il faut qu’il en dise plus, car pour l’instant la réalité du dossier ne correspond pas du tout à ses déclarations … Il faut qu’il s’explique sur toutes les preuves et les traces qui donnent la certitude qu’il a été en contact avec Aurélie Châtelain »40.

Ghlam affine ensuite sa version durant l’hiver 2015 et précise que le mystérieux individu, dont aucune trace n’a été retrouvée, serait Samy Amimour l’un des membres du commando des attentats du 13 novembre 2015, qui s’est fait exploser au Bataclan après avoir mitraillé la foule41. De l’avis des enquêteurs Samy Amimour était en Syrie en avril 2015 et aucun lien n’a pu être établi entre lui et la mort d’Aurélie Châtelain. Ghlam explique aussi avoir renoncé de lui-même à commettre l’attentat après avoir vu le meurtre d’Aurélie Châtelain qui l’aurait choqué, et prétend s’être en conséquence volontairement tiré dans la jambe.

Commanditaire et complicités

Sid Admed Ghlam ne semble pas être un loup solitaire. En plus du fait qu’il possédait trop d’armes pour un seul homme42, les enquêteurs ont trouvé que « Sid Ahmed Ghlam reçoit en effet l’ordre de passer à l’acte, même seul, même si « il » ne le rejoint pas ». Ils recherchent activement ce « il »43.

Les armes ont été récupérées dans une voiture volée de type Renault Mégane garée sur une place de stationnement de la commune d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Le volet logistique du projet d’attentat aurait été préparé dans un snack (« crêperie sucrée/salée ») du Val-de-Marne dont le propriétaire et plusieurs de ses employés sont fichés S, notamment pour avoir fait le jihad au début des années 200054. Abdelkader Jalal l’un des employés est notamment soupçonné d’avoir fourni les armes.

Le terroriste a ensuite récupéré une seconde voiture, de type BMW 318, dans un garage de Pierrefitte-sur-Seine (toujours en Seine-Saint-Denis) où opéraient ses complices « Vega » (pseudonyme de Macreme Abrougui) et Thomas (Thomas Mayet). Ils sont allés en Syrie début 2015. Ces deux complices ont été endoctrinés par Fabien Clain, un toulousain né à l’île de la Réunion qui est aussi le fondateur du « clan des Belphégor » dans le quartier toulousain du Mirail. Fabien Clain était également un proche d’Olivier Corel, surnommé « l’émir blanc », qui organisait des réunions dans sa ferme d’Artigat, cellule très liée au terrorisme djihadiste.

Rabah Boukaouma, le principal logisticien présumé, connu sous le surnom de « le Kabyle », est supposé avoir livré les armes cachées dans la voiture Mégane55 avec l’aide de Farid Brahami. L’enquête décrit ensuite Abdelnasser Benyoucef (cousin de Boukaouma) et son compagnon Samir Nouad comme les commanditaires des attentats. Les deux hommes qui ont rejoint l’état islamique en Irak et en Syrie avant 2015, auraient plus tard été tués par des frappes de la coalition internationale.

Incarcération

Le 20 novembre 2015, l’administration pénitentiaire découvre au moins une puce téléphonique dans sa cellule d’isolement à la prison de Fresnes. Il a ainsi, pendant les premiers mois de sa détention, communiqué avec l’extérieur. Ces appels ont cessé le jour même des attentats du 13 novembre 201556. Il est alors transféré au centre pénitentiaire de Beauvais, où les brouilleurs d’ondes sont plus sophistiqués57.

Compagne du mis en examen

Émilie Lechat-Boizumeau58 est élevée dans une famille catholique. Elle effectue toute sa scolarité à Brest. Elle obtient à Vannes, un BEP dans la restauration. Elle a deux garçons à 19 puis 21 ans59. Elle se marie à un Brestois du quartier sensible de Pontanézen. Son mari est « connu des services de police pour des faits de grande délinquance », et se serait converti à l’islam pendant une peine effectuée à la prison brestoise de l’Hermitage60. Elle se convertit alors aussi à l’islam à 22 ans. Elle adopte la burqa comme une quinzaine de femmes de Pontanézen. Rachid Abou Houdeyfa, l’imam salafiste de la mosquée du quartier déclare qu’il ne la connaît pas car, dit-il, « les gens qui sombrent dans l’islam radical ne nous fréquentent pas. Ils ne supportent pas certains prêches ». Émilie part alors pour Saint-Dizier. Son nouveau compagnon a un frère arrêté en 2014 en Belgique pour possession d’armes de guerre. Sid Ahmed Ghlam devient son compagnon un peu plus tard «  mais Aouali, la mère de Sid Ahmed, avait refusé qu’ils se marient, raconte un ami. Parce qu’elle est plus âgée que lui et qu’elle avait déjà été mariée »29.

En février 2015, elle se présente entièrement voilée dans une grande surface de Gouesnou. Ce qui provoque l’intervention de la gendarmerie61.

Le 22 avril 2015, elle est arrêtée à Saint-Dizier. Les voisins parlent d’elle comme d’une femme discrète, convertie à l’islam radical, qui ne sort de chez elle que pour aller chercher ses enfants à l’école en burqa. Les volets de sa maison sont toujours clos. C’est la seule femme en burqa du quartier sensible du Vert-Bois à Saint-Dizier. Le voisinage « confie avoir vu des hommes à la nuit tombée rendre visite à plusieurs reprises à la jeune femme »62,63. Les enquêteurs disposent de trois éléments à charge :

  • Elle possédait des clés de chiffrement permettant d’échanger des messages cryptés.
  • Sid Ahmed Ghlam possédait un deuxième téléphone, uniquement destiné à l’appeler.
  • Un des derniers SMS qu’il ait envoyé à son contact syrien était : « Après le coup, j’irai me réfugier chez Jennifer ». Jennifer est le nom d’Émilie Lechat-Boizumeau dans le répertoire de Sid Ahmed Ghlam64.

Le 24 avril 2015, elle sort libre de sa garde à vue sans être mise en examen.

Suites judiciaires

Procès en première instance

Le procès se déroule du 5 octobre au 5 novembre 2020 devant la cour d’assises spéciale à Paris. 6 prévenus comparaissent détenus, 2 sous contrôle judiciaire et les 2 commanditaires sont jugés par défaut car présumés morts en Syrie sans que cela ait été formellement établi65. Les proches d’Aurélie Châtelain font part de leur émotion et livrent des témoignages poignants66, notamment son ex-compagnon, qui raconte la douleur que représente l’absence d’Aurélie pour leur fille. Le procès met en évidence toute la préparation minutieuse de l’attentat et son pilotage de Syrie67. Sid Ahmed Ghlam avait notamment repéré précisément les deux églises et avait étudié le temps nécessaire aux policiers pour arriver afin de pouvoir s’échapper. D’après l’exploitation des échanges téléphoniques, il prévoyait de faire un maximum de victimes parmi les fidèles assistant à l’office.

La plupart des accusés reconnaissent leur implication mais essaient de la minimiser, quitte à fournir des explications qualifiées de « rocambolesques »68. Ghlam refuse d’avouer le meurtre d’Aurélie Châtelain et maintient sa version concernant la présence de Samy Amimour et le fait qu’il ait renoncé à commettre l’attentat en se tirant volontairement dessus69. Les différents experts soulignent qu’il est presque impossible qu’il se soit volontairement tiré dessus. Son avocat demande l’acquittement de Ghlam pour le meurtre de Châtelain au bénéfice du doute70.

Après plusieurs heures de délibéré, le verdict tombe : les réquisitions des deux procureurs 71 sont intégralement suivies : Sid Ahmed Ghlam est reconnu coupable du meurtre d’Aurélie Châtelain et de tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste1. Il écope de la peine maximale, soit la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans ainsi que d’une interdiction définitive du territoire français. Les deux commanditaires présumés morts sont condamnés par défaut à la même peine avec mandat d’arrêt. Rabah Boukaouma et Farid Brahami sont reconnus coupable d’association de malfaiteurs terroriste (AMA) et de complicité de tentative d’assassinats, ils sont condamnés à respectivement 30 et 25 ans de prison avec une période de sûreté des 2/31. Abdelkader Jalal, moins impliqué et présentant de meilleures perspectives de réinsertion est condamné à 15 ans de prison également avec une période de sûreté des 2/3 pour AMA. Les deux autres détenus, dont un déjà condamné pour AMA, sont condamnés pour des infractions à la législation sur les armes à 6 ans de prison et un est interdit du territoire français. Les deux accusés comparaissant libres bénéficient de sursis.

Les avocats de Sid Ahmed Ghlam annoncent son intention de faire appel.

Procès en appel

Le procès en appel a lieu du 27 septembre au 28 octobre 2021 devant la cour d’assises spéciale à Paris alors que se déroule en parallèle le procès en première instance des attentats du 13 novembre 2015. Sid Ahmed Ghlam avoue pour la première fois s’être rendu en Syrie en octobre 2014 et en février 2015 pour s’entretenir avec des cadres de l’État islamique. Il reconnaît également que son projet criminel était bien d’assassiner des paroissiens de Villejuif et demande pardon à la famille d’Aurélie Châtelain même s’il persiste à nier être l’auteur du meurtre72. Le procureur de la République réclame la peine maximale pour Ghlam soit la confirmation du jugement de première instance ainsi que pour ses complices73. Finalement, la cour confirme les condamnations de première instance mais diminue les peines. Sid Ahmed Ghlam est condamné à une interdiction définitive du territoire français et à la réclusion criminelle à perpétuité mais sans période de sûreté des 2/3 (elle est donc par défaut d’une durée de 18 ans). Rabah Boukaouma est condamné à 25 ans de prison (5 ans de moins qu’en première instance), Farid Brahami est condamné à 18 ans de prison (7 ans de moins qu’en première instance), Abdelkader Jalal est condamné à 13 ans de prison (2 ans de moins qu’en première instance); aucune de ces peines n’est assortie d’une période de sûreté des 2/374.

Réactions

Selon Bernard Bajolet le 22 avril, le directeur général de la Sécurité extérieure, ses hommes ont déjoué six attentats depuis le début 2015, cependant, le lendemain, Manuel Valls parle de cinq attentats déjoués y compris celui-ci. L’attaque planifiée ici serait le septième attentat évité75. 20 minutes note l’importance de la communication gouvernementale, en plein débat sur la loi Renseignement, au sujet d’un événement qui, de l’avis d’un officier de la DGSI, montre les failles des services de renseignement76.

Événements potentiellement liés

Dans la nuit du 23 au 24 avril 2015, un incendie volontaire ravage la salle de prière musulmane de Pargny-sur-Saulx dans la Marne, la sœur de Sid Ahmed Ghlam y donnait des cours77,78.

Références

  1. AFP, « Incendie d’une salle de prière musulmane dans la Marne : 5 suspects présentés à un juge » [archive], MYTF1NEWS, 21 mai 2015

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