Pédophilie : Olivier Combe, ancien patron de la DGSI dans les Ardennes, condamné…

Qui c’est çui-là ?

Le manager des Kouachi chez Michel Fourniret ?

Viennent de Reims ou ont vécu à Reims : Patrick Poivre d’Arvor, toute la famille de Roger Zabel, dont sa soeur la criminelle Sylvie Zabel Depierre, qui m’attaque avec le duo Luraghi / Brenterch depuis 2008 (on se demande bien pourquoi), Saïd Kouachi, Olivier Combe, et le ou les inconnus leur étant liés qui au mois de janvier 2012 s’étaient amusés à faire paraître un article de presse mensonger sur l’identification du pirate informatique Samo_Dz, lequel, en réalité, n’était autre que le pédophile Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Et encore, en 2013 et 2014, à quelques dizaines de mètres du domicile de Saïd Kouachi, Sid Ahmed Ghlam, auteur de l’attentat raté de Villejuif du 19 avril 2015, en lien avec la bande des Buttes-Chaumont (voir ci-dessous la dernière version de sa fiche Wikipédia), et dont la petite amie brestoise Émilie Lechat-Boizumeau aurait bien pu être poursuivie et condamnée comme sa complice mais n’a curieusement jamais été trop inquiétée par les autorités judiciaires… probablement parce qu’elle était directement managée par la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest…

Lire ou relire à ce sujet :

http://petitcoucou.unblog.fr/2020/10/01/les-attentats-de-janvier-2015-a-paris-et-davril-2015-a-villejuif-directement-lies/

 

 

https://abonne.lardennais.fr/id267868/article/2021-06-21/lancien-patron-de-la-dgsi-juge-pour-agression-sexuelle

L’ancien patron de la DGSI dans les Ardennes jugé ce mardi à Reims pour agression sexuelle

 

Mis en ligne le 21/06/2021 à 17:08

Guillaume Levy

 

Natif de Reims, le commandant Olivier Combe, ex-directeur de la Sécurité intérieure dans les Ardennes, comparaît ce mardi pour agression sexuelle et détention d’images pédopornographiques.

Patron de l’antiterrorisme dans les Ardennes, le commandant Olivier Combe, qui aura 60 ans en août, lors d’une manifestation de gilets jaunes à Charleville.

Patron de l’antiterrorisme dans les Ardennes, le commandant Olivier Combe, qui aura 60 ans en août, lors d’une manifestation de gilets jaunes à Charleville. – Archives

 

https://www.lardennais.fr/id292910/article/2021-09-14/lancien-patron-de-la-dgsi-dans-les-ardennes-olivier-combe-condamne-pour

L’ancien patron de la DGSI dans les Ardennes Olivier Combe condamné pour détention d’images pédopornographiques

 

Mis en ligne le 14/09/2021 à 14:52Guillaume Levy

 

Coup de théâtre au tribunal de Reims, ce mardi 14 septembre : Olivier Combe, l’ancien patron de l’antiterrorisme dans les Ardennes, condamné pour détention d’images pédopornographiques mais relaxé pour les faits d’agression sexuelle.

Né à Reims en 1961, Olivier Combe a fait toute sa carrière dans les Ardennes. Il était en charge des questions d’antiterrorisme dans la foulée des attentats de 2015. – Archives
Né à Reims en 1961, Olivier Combe a fait toute sa carrière dans les Ardennes. Il était en charge des questions d’antiterrorisme dans la foulée des attentats de 2015.
Me Pauline Manesse, avocate de la victime qui n’avait que 16 ans au moment des faits.

 

Absent lors du délibéré, Olivier Combe, ancien responsable de la DGSI dans les Ardennes, a été condamné, ce mardi 14 septembre au tribunal de Reims, à deux ans de prison dont un an avec sursis probatoire, pour la détention de milliers d’images pédopornographiques lorsqu’il était en poste à Charleville-Mézières.

En revanche, pour les faits d’agression sexuelle sur une jeune fille qu’il avait pour mission de déradicaliser, l’ex-commandant Olivier Combe a été relaxé.

Pauline Manesse, l’avocate de la victime, qui n’avait que 16 ans à l’époque des faits, dénonce un jugement « incompréhensible ». « Le message que le tribunal envoie à un prédateur comme Monsieur Combe est extrêmement dangereux : on l’entretient dans l’idée qu’il a bien fait de se comporter de cette manière. On ne va pas en rester là. »

Lors de l’audience, qui s’est tenue à huis clos le 21 juin, le procureur de Reims, Matthieu Bourrette, avait requis quatre ans de prison ferme contre le prévenu, qu’il avait accusé d’être un « menteur », un « malade » et un « manipulateur ». Le parquet a dix jours pour éventuellement faire appel.

Le 22 juin dernier, le commandant Olivier Combe, ex-directeur de la Sécurité intérieure dans les Ardennes, comparaissait devant le tribunal de Reims. Il était jugé pour agression sexuelle, consultation de sites pédopornographiques et détention d’images pédopornographiques.

Lire aussi : Quatre ans ferme requis contre l’ancien patron de l’antiterrorisme ardennais

Né à Reims en 1961, Olivier Combe a fait toute sa carrière au même endroit, dans les Ardennes. C’est entre février et juillet 2016 que les agressions sexuelles auraient été commises. La victime a porté plainte en avril 2019, alors qu’elle était encore mineure et identifiée comme étant en voie de radicalisation. À 57 ans, il était alors à la tête de la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), chargé notamment de la radicalisation et de la prévention du terrorisme.

> Retrouvez le résumé de l’affaire en vidéo :

Quelques jours après la plainte, il était désarmé, suspendu, puis mis en examen et écroué. Le policier soutenait être « tombé amoureux » de la jeune femme, niait tout viol et affirmait que les attouchements étaient « consentis ». Les consultations de sites pédopornographiques se seraient multipliées, elles, entre 2014 et 2019. Perquisitionnant son domicile de Neuville-lès-This, près de Charleville-Mézières, les enquêteurs ont découvert que ce père de famille avait une « déviance sexuelle et un attrait manifeste pour les mineurs ». Soulignant le caractère « particulièrement sensible » de cette affaire, Pauline Manesse, avocate de la victime (absente au moment du procès), avait réclamé le huis clos.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_manqu%C3%A9_contre_des_%C3%A9glises_de_Villejuif_le_19_avril_2015

Attentat manqué contre des églises de Villejuif le 19 avril 2015

Attentat manqué contre des églises de Villejuif le 19 avril 2015
Image illustrative de l’article Attentat manqué contre des églises de Villejuif le 19 avril 2015
Les 2 églises visées, Saint-Cyr-Sainte-Juliette à gauche, Sainte-Thérèse à droite.

Localisation Villejuif, Val-de-Marne, Drapeau de la France France
Cible Paroissiens de l’Église Saint-Cyr-Sainte-Julitte de Villejuif et de l’Église Sainte-Thérèse de Villejuif
Coordonnées 48° 47′ 31″ nord, 2° 21′ 49″ est
Date 19 avril 2015
Type Fusillade
Armes Sig-Sauer SP 2022, Kalachnikov AK-47
Morts 0
Blessés 1 (le terroriste)
Auteurs Sid Ahmed Ghlam
Organisations Flag of the Islamic State of Iraq and the Levant2.svg État islamique
Mouvance Terrorisme islamiste
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
(Voir situation sur carte : Île-de-France)

Attentat manqué contre des églises de Villejuif le 19 avril 2015
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L’attentat manqué contre des églises de Villejuif est une action terroriste menée par un étudiant algérien, Sid Ahmed Ghlam, reconnu coupable1 du meurtre d’Aurélie Châtelain et de la préparation d’un attentat islamiste2 visant deux églises de Villejuif le 19 avril 2015. Le jour des faits Sid Ahmed Ghlam, lourdement armé, tue Aurélie Châtelain en tentant de lui voler sa voiture mais se blesse par balle ce qui l’empêche de se rendre aux églises où il comptait commettre l’attentat.

Déroulement des faits

Radicalisation de Ghlam, voyages en Syrie et projet d’attentat

Sid Ahmed Ghlam séjourne en 2013 et 2014 dans le quartier Croix-Rouge de Reims. Le domicile de Saïd Kouachi, le tueur de Charlie Hebdo, se trouve alors à quelques dizaines de mètres. La police évoque des liens possibles entre Sid Ahmed Ghlam et la « bande des Buttes-Chaumont »3,4.

En février 2014, il passe une semaine en Turquie. Il est placé en garde à vue à son retour. Selon le procureur de Paris, aucun élément ne permet de « justifier l’ouverture d’une information judiciaire ». Il est néanmoins l’objet d’une fiche des renseignements français notamment pour « velléité de départ en Syrie ». Cette « fiche S » (« Sûreté de l’État ») implique son placement sous surveillance policière « sans attirer l’attention »5.

Au printemps 2014, son petit frère de neuf ans signale « que son frère se radicalise ». La police est prévenue. Des écoutes téléphoniques menées à la suite, probablement en 2014 et 2015, n’ont rien révélé  ; ce que le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve justifie par le fait que « les moyens technologiques utilisés (…) sont de plus en plus sophistiqués »6.

Le suivi lancé en 2014 depuis l’alerte à la radicalisation de Sid Ahmed Ghlam n’a rien donné. C’est « parce que la nouvelle menace terroriste qui plane sur la France se caractérise par des techniques de dissimulation que les services secrets peinent à contrer. Cette technique a même un nom, la taqiya »7.

Le 15 octobre il se rend en Algérie, ce qui n’inquiète pas les services de renseignement, puisqu’il emprunte régulièrement cette destination pour se rendre dans son pays d’origine. Depuis l’Algérie, le 29 octobre, il se rend à Istanbul, en Turquie, où il reste un mois. Un djihadiste français se faisant appeler Abu Al-Mouthana lui paye alors des « frais de retour » (2000 euros), en échange de contreparties à venir8. Il s’avère qu’il séjourne en Syrie à cette période puis y retourne en février 2015 où il s’entretient avec des cadres de l’État islamique.

Début 2015, il effectue des repérages autour des deux principales églises de Villejuif : l’église Saint-Cyr-Sainte-Julitte dans le centre-ville et l’église Sainte-Thérèse au nord9. Selon l’historien Camille Pascal, cette ville au nom symbolique n’aurait pas été choisie au hasard et lui permettait de cibler deux religions en même temps10.

L’examen de son ordinateur révèle qu’il prévoyait également de s’en prendre à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, à Paris11.

Meurtre d’Aurélie Châtelain et échec de l’attentat

Meurtre d’Aurélie Châtelain
Fait reproché Homicide
Chefs d’accusation Meurtre en relation avec une entreprise terroriste
Pays Drapeau de la France France
Ville Villejuif (Val-de-Marne)
Nature de l’arme Arme à feu
Date 19 avril 2015
Nombre de victimes 1 mort : Aurélie Châtelain
Jugement
Statut Affaire jugée : Sid Ahmed Ghlam est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité
Tribunal Cour d’assises spéciale
Formation Appel
Date du jugement 28 octobre 2021
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Pédophilie : Olivier Combe, ancien patron de la DGSI dans les Ardennes, condamné... dans Attentats 220px-SacreCoeur_tb
La basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, que Sid Ahmed Glam comptait potentiellement attaquer après les deux églises de Villejuif.

Le samedi 18 avril, « Sid Ahmed Ghlam reçoit plusieurs nouveaux messages l’incitant « fortement » à passer à l’acte »12. Le dimanche 19 avril, tôt le matin, il tente de voler la voiture d’Aurélie Châtelain à Villejuif. Celle-ci est tuée d’une balle dans le cœur et il aurait ensuite brûlé la voiture, qui contenait le corps de la jeune femme, avant de regagner le 13e arrondissement.

Le dimanche 19 avril 2015, il préparait à l’heure de la messe un attentat contre les deux églises qu’il avait repérées. D’après le curé de Saint-Cyr-Sainte-Julitte, il y aurait eu « un carnage » car l’église accueille 300 personnes le dimanche13,14.

À 8 h 50, il appelle le SAMU car il est blessé gravement à la hanche et à la rotule par deux balles. Selon les enquêteurs, il se serait lui-même blessé au cours de la tentative de vol du véhicule. Lors de cet appel, les hommes du RAID localisent l’appel dans un immeuble de Saint-Cyr-Sainte-Julitte. La police fouille les lieux sans trouver aucune trace de l’homme. Quelques heures plus tard les policiers, toujours présents sur place, découvrent au sous-sol caché par une toile d’araignée, des traces de sang et chargeurs de Kalachnikov. Le sang laisse penser que l’Homme était caché à cet endroit depuis le début des recherches. La police remonte alors les traces de sang et arrive à son véhicule, une Renault Mégane dans laquelle elle trouve un gyrophare, un fusil d’assaut Kalachnikov et un revolver. Les enquêteurs perquisitionnent son domicile et trouvent trois Kalachnikov supplémentaires, des gilets pare-balles15, un minutage précis entre les églises ciblées et les commissariats les plus proches. Il est placé en garde à vue et hospitalisé à l’Hôtel-Dieu16. La garde à vue est prolongée au maximum prévu dans les cas de risque d’attentat maximum.

Selon François Molins, procureur de la République, au moment de son arrestation, il « était en contact avec une autre personne pouvant se trouver en Syrie avec laquelle il échangeait sur les modalités de commission d’un attentat, ce dernier lui demandant explicitement de cibler particulièrement une église »17.

La victime

Aurélie Châtelain était mère d’une fille de cinq ans. Elle avait 32 ans. Elle était originaire de Caudry. Elle a été retrouvée dans sa voiture, dans un début d’incendie, à Villejuif après avoir été tuée par balle. Les enquêteurs pensaient initialement que le motif du meurtre était une tentative de vol de la voiture18. Après coup, ils supposent plutôt que Sid Ahmed Ghlam aurait voulu tuer Aurélie car il « la suspectait d’être un agent du renseignement. Il aurait été intrigué par la présence de cette voiture, au milieu de la rue, et de cette femme assise sur le siège passager avec un ordinateur portable sur les genoux18. »

Elle était professeur de fitness et ancienne conseillère municipale de Caudry. Elle allait participer à un stage à Villejuif pour se perfectionner dans son métier en prenant des cours de pilates19,20.

Le dimanche 26 avril 2015, trois mille personnes participent à une marche blanche dans sa ville d’origine, Caudry21.

Tandis que sa meilleure amie la considère comme une « héroïne », Guy Bricout, le maire de Caudry, suggère que « le décès d’Aurélie avait permis de sauver des vies »22 et demande qu’elle soit décorée de la Légion d’honneur à titre posthume23. Sa fille aura le statut de pupille de la Nation24.

Le 5 janvier 2016, on apprend qu’Aurélie Châtelain ne figure pas parmi les victimes des récents attentats décorées de la légion d’honneur. Le maire de sa commune fait aussitôt part de sa grande déception et de son incompréhension25. Il est alors annoncé que l’omission source de polémique sera réparée lors de la promotion de Pâques 201626. Elle fait finalement l’objet d’une nomination exceptionnelle le 18 mars 201627.

En hommage, son nom a été donné au Palais des Sports de Caudry28.

Profil de l’auteur

Sid Ahmed Ghlam, surnommé Djillali, est né à Tiaret, dans la région d’Oran, en Algérie en 199129.

Il arrive avec sa famille en 2001 à Saint-Dizier et retourne en Algérie en 2003 faute de papiers en règle. Il y passe son baccalauréat en 2010 et retourne en France la même année30 dans le cadre du regroupement familial31. Il enseignait l’arabe à la mosquée El-Fath de Saint-Dizier affiliée à la Grande mosquée de Paris32. La presse indique qu’il a été étudiant de 2010 à 2012 à l’école d’informatique SUPINFO de Paris et la quitte au bout de sa deuxième année33. Cependant SUPINFO n’est pas en mesure de confirmer cette information du fait qu’il existe des risques d’homonymie, seul le nom de l’individu ayant été divulgué34.

En septembre 2014, il s’inscrit à l’université Pierre-et-Marie-Curie, mais ne participe ni aux cours ni aux travaux dirigés (TD). L’université a engagé une procédure contre lui pour falsification de note35. L’UNEF est accusée par le Canard Enchaîné, qui cite une source ministérielle, d’avoir aidé Sid Ahmed Ghlam. L’UNEF rétorque que « Ghlam indique qu’il a été boursier échelon 6 (correspondant à une aide de 4 768 euros par an)… Ses demandes de logement ont fait l’objet d’un traitement prioritaire »36.

En 2015, il habite dans une résidence étudiante, rue Julie-Daubié à proximité de la Bibliothèque nationale de France, dans le 13e arrondissement de Paris. Le weekend, il rejoint sa famille dans le quartier sensible du Vert-bois à Saint-Dizier. Selon les médias, certains de ses proches à Saint-Dizier se sont rapprochés des thèses de l’islam radical37. Son frère et sa belle-sœur appartiendraient à la mouvance tabligh38.

Enquête

Version de Sid Admed Ghlam

D’après ses avocats : « Il a reconnu avoir été à Villejuif le 19 avril 2015 en présence d’un autre individu. Il conteste en revanche toute responsabilité dans la mort d’Aurélie Châtelain et a également affirmé avoir fait ce qu’il fallait pour empêcher la commission d’un attentat ce jour-là ». Il ne donne pas plus de détail sur cet autre individu39.

L’un des avocats de la famille d’Aurélie Châtelain, Antoine Casubolo Ferro, réfute cette version : « Il faut qu’il en dise plus, car pour l’instant la réalité du dossier ne correspond pas du tout à ses déclarations … Il faut qu’il s’explique sur toutes les preuves et les traces qui donnent la certitude qu’il a été en contact avec Aurélie Châtelain »40.

Ghlam affine ensuite sa version durant l’hiver 2015 et précise que le mystérieux individu, dont aucune trace n’a été retrouvée, serait Samy Amimour l’un des membres du commando des attentats du 13 novembre 2015, qui s’est fait exploser au Bataclan après avoir mitraillé la foule41. De l’avis des enquêteurs Samy Amimour était en Syrie en avril 2015 et aucun lien n’a pu être établi entre lui et la mort d’Aurélie Châtelain. Ghlam explique aussi avoir renoncé de lui-même à commettre l’attentat après avoir vu le meurtre d’Aurélie Châtelain qui l’aurait choqué, et prétend s’être en conséquence volontairement tiré dans la jambe.

Commanditaire et complicités

Sid Admed Ghlam ne semble pas être un loup solitaire. En plus du fait qu’il possédait trop d’armes pour un seul homme42, les enquêteurs ont trouvé que « Sid Ahmed Ghlam reçoit en effet l’ordre de passer à l’acte, même seul, même si « il » ne le rejoint pas ». Ils recherchent activement ce « il »43.

Les armes ont été récupérées dans une voiture volée de type Renault Mégane garée sur une place de stationnement de la commune d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Le volet logistique du projet d’attentat aurait été préparé dans un snack (« crêperie sucrée/salée ») du Val-de-Marne dont le propriétaire et plusieurs de ses employés sont fichés S, notamment pour avoir fait le jihad au début des années 200054. Abdelkader Jalal l’un des employés est notamment soupçonné d’avoir fourni les armes.

Le terroriste a ensuite récupéré une seconde voiture, de type BMW 318, dans un garage de Pierrefitte-sur-Seine (toujours en Seine-Saint-Denis) où opéraient ses complices « Vega » (pseudonyme de Macreme Abrougui) et Thomas (Thomas Mayet). Ils sont allés en Syrie début 2015. Ces deux complices ont été endoctrinés par Fabien Clain, un toulousain né à l’île de la Réunion qui est aussi le fondateur du « clan des Belphégor » dans le quartier toulousain du Mirail. Fabien Clain était également un proche d’Olivier Corel, surnommé « l’émir blanc », qui organisait des réunions dans sa ferme d’Artigat, cellule très liée au terrorisme djihadiste.

Rabah Boukaouma, le principal logisticien présumé, connu sous le surnom de « le Kabyle », est supposé avoir livré les armes cachées dans la voiture Mégane55 avec l’aide de Farid Brahami. L’enquête décrit ensuite Abdelnasser Benyoucef (cousin de Boukaouma) et son compagnon Samir Nouad comme les commanditaires des attentats. Les deux hommes qui ont rejoint l’état islamique en Irak et en Syrie avant 2015, auraient plus tard été tués par des frappes de la coalition internationale.

Incarcération

Le 20 novembre 2015, l’administration pénitentiaire découvre au moins une puce téléphonique dans sa cellule d’isolement à la prison de Fresnes. Il a ainsi, pendant les premiers mois de sa détention, communiqué avec l’extérieur. Ces appels ont cessé le jour même des attentats du 13 novembre 201556. Il est alors transféré au centre pénitentiaire de Beauvais, où les brouilleurs d’ondes sont plus sophistiqués57.

Compagne du mis en examen

Émilie Lechat-Boizumeau58 est élevée dans une famille catholique. Elle effectue toute sa scolarité à Brest. Elle obtient à Vannes, un BEP dans la restauration. Elle a deux garçons à 19 puis 21 ans59. Elle se marie à un Brestois du quartier sensible de Pontanézen. Son mari est « connu des services de police pour des faits de grande délinquance », et se serait converti à l’islam pendant une peine effectuée à la prison brestoise de l’Hermitage60. Elle se convertit alors aussi à l’islam à 22 ans. Elle adopte la burqa comme une quinzaine de femmes de Pontanézen. Rachid Abou Houdeyfa, l’imam salafiste de la mosquée du quartier déclare qu’il ne la connaît pas car, dit-il, « les gens qui sombrent dans l’islam radical ne nous fréquentent pas. Ils ne supportent pas certains prêches ». Émilie part alors pour Saint-Dizier. Son nouveau compagnon a un frère arrêté en 2014 en Belgique pour possession d’armes de guerre. Sid Ahmed Ghlam devient son compagnon un peu plus tard «  mais Aouali, la mère de Sid Ahmed, avait refusé qu’ils se marient, raconte un ami. Parce qu’elle est plus âgée que lui et qu’elle avait déjà été mariée »29.

En février 2015, elle se présente entièrement voilée dans une grande surface de Gouesnou. Ce qui provoque l’intervention de la gendarmerie61.

Le 22 avril 2015, elle est arrêtée à Saint-Dizier. Les voisins parlent d’elle comme d’une femme discrète, convertie à l’islam radical, qui ne sort de chez elle que pour aller chercher ses enfants à l’école en burqa. Les volets de sa maison sont toujours clos. C’est la seule femme en burqa du quartier sensible du Vert-Bois à Saint-Dizier. Le voisinage « confie avoir vu des hommes à la nuit tombée rendre visite à plusieurs reprises à la jeune femme »62,63. Les enquêteurs disposent de trois éléments à charge :

  • Elle possédait des clés de chiffrement permettant d’échanger des messages cryptés.
  • Sid Ahmed Ghlam possédait un deuxième téléphone, uniquement destiné à l’appeler.
  • Un des derniers SMS qu’il ait envoyé à son contact syrien était : « Après le coup, j’irai me réfugier chez Jennifer ». Jennifer est le nom d’Émilie Lechat-Boizumeau dans le répertoire de Sid Ahmed Ghlam64.

Le 24 avril 2015, elle sort libre de sa garde à vue sans être mise en examen.

Suites judiciaires

Procès en première instance

Le procès se déroule du 5 octobre au 5 novembre 2020 devant la cour d’assises spéciale à Paris. 6 prévenus comparaissent détenus, 2 sous contrôle judiciaire et les 2 commanditaires sont jugés par défaut car présumés morts en Syrie sans que cela ait été formellement établi65. Les proches d’Aurélie Châtelain font part de leur émotion et livrent des témoignages poignants66, notamment son ex-compagnon, qui raconte la douleur que représente l’absence d’Aurélie pour leur fille. Le procès met en évidence toute la préparation minutieuse de l’attentat et son pilotage de Syrie67. Sid Ahmed Ghlam avait notamment repéré précisément les deux églises et avait étudié le temps nécessaire aux policiers pour arriver afin de pouvoir s’échapper. D’après l’exploitation des échanges téléphoniques, il prévoyait de faire un maximum de victimes parmi les fidèles assistant à l’office.

La plupart des accusés reconnaissent leur implication mais essaient de la minimiser, quitte à fournir des explications qualifiées de « rocambolesques »68. Ghlam refuse d’avouer le meurtre d’Aurélie Châtelain et maintient sa version concernant la présence de Samy Amimour et le fait qu’il ait renoncé à commettre l’attentat en se tirant volontairement dessus69. Les différents experts soulignent qu’il est presque impossible qu’il se soit volontairement tiré dessus. Son avocat demande l’acquittement de Ghlam pour le meurtre de Châtelain au bénéfice du doute70.

Après plusieurs heures de délibéré, le verdict tombe : les réquisitions des deux procureurs 71 sont intégralement suivies : Sid Ahmed Ghlam est reconnu coupable du meurtre d’Aurélie Châtelain et de tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste1. Il écope de la peine maximale, soit la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans ainsi que d’une interdiction définitive du territoire français. Les deux commanditaires présumés morts sont condamnés par défaut à la même peine avec mandat d’arrêt. Rabah Boukaouma et Farid Brahami sont reconnus coupable d’association de malfaiteurs terroriste (AMA) et de complicité de tentative d’assassinats, ils sont condamnés à respectivement 30 et 25 ans de prison avec une période de sûreté des 2/31. Abdelkader Jalal, moins impliqué et présentant de meilleures perspectives de réinsertion est condamné à 15 ans de prison également avec une période de sûreté des 2/3 pour AMA. Les deux autres détenus, dont un déjà condamné pour AMA, sont condamnés pour des infractions à la législation sur les armes à 6 ans de prison et un est interdit du territoire français. Les deux accusés comparaissant libres bénéficient de sursis.

Les avocats de Sid Ahmed Ghlam annoncent son intention de faire appel.

Procès en appel

Le procès en appel a lieu du 27 septembre au 28 octobre 2021 devant la cour d’assises spéciale à Paris alors que se déroule en parallèle le procès en première instance des attentats du 13 novembre 2015. Sid Ahmed Ghlam avoue pour la première fois s’être rendu en Syrie en octobre 2014 et en février 2015 pour s’entretenir avec des cadres de l’État islamique. Il reconnaît également que son projet criminel était bien d’assassiner des paroissiens de Villejuif et demande pardon à la famille d’Aurélie Châtelain même s’il persiste à nier être l’auteur du meurtre72. Le procureur de la République réclame la peine maximale pour Ghlam soit la confirmation du jugement de première instance ainsi que pour ses complices73. Finalement, la cour confirme les condamnations de première instance mais diminue les peines. Sid Ahmed Ghlam est condamné à une interdiction définitive du territoire français et à la réclusion criminelle à perpétuité mais sans période de sûreté des 2/3 (elle est donc par défaut d’une durée de 18 ans). Rabah Boukaouma est condamné à 25 ans de prison (5 ans de moins qu’en première instance), Farid Brahami est condamné à 18 ans de prison (7 ans de moins qu’en première instance), Abdelkader Jalal est condamné à 13 ans de prison (2 ans de moins qu’en première instance); aucune de ces peines n’est assortie d’une période de sûreté des 2/374.

Réactions

Selon Bernard Bajolet le 22 avril, le directeur général de la Sécurité extérieure, ses hommes ont déjoué six attentats depuis le début 2015, cependant, le lendemain, Manuel Valls parle de cinq attentats déjoués y compris celui-ci. L’attaque planifiée ici serait le septième attentat évité75. 20 minutes note l’importance de la communication gouvernementale, en plein débat sur la loi Renseignement, au sujet d’un événement qui, de l’avis d’un officier de la DGSI, montre les failles des services de renseignement76.

Événements potentiellement liés

Dans la nuit du 23 au 24 avril 2015, un incendie volontaire ravage la salle de prière musulmane de Pargny-sur-Saulx dans la Marne, la sœur de Sid Ahmed Ghlam y donnait des cours77,78.

Références

  1. AFP, « Incendie d’une salle de prière musulmane dans la Marne : 5 suspects présentés à un juge » [archive], MYTF1NEWS, 21 mai 2015

Articles connexes

Des nouvelles de Dominique Cantien, ex de Nicolas Hulot et Philippe Douste-Blazy…

… également productrice de Jean-Luc Lahaye sur TF1 entre 1987 et 1989…

Notons que sa séparation avec Philippe Douste-Blazy, à l’issue d’une dispute mémorable le 31 décembre 2005 dans l’hôtel où ils séjournaient à Marrakech, La Mamounia, avait été précédée d’à peine quinze jours par la disparition inattendue de son domicile de Bénodet du proxénète brestois Bernard Algret, un ami du proxénète et ancien directeur de l’hôpital psychiatrique de Bohars, Christian Barthes, lui-même très lié à Philippe Douste-Blazy depuis leur jeunesse commune à Toulouse.

Or, à cette époque, Bernard Algret préparait son départ pour Marrakech, tout comme quelques semaines plus tôt le pédophile et ancien psychiatre brestois Serge Rodallec, l’un et l’autre ayant décidé de fuir la justice française qui les poursuivait, l’un pour ses activités de proxénète et l’autre pour des viols et agressions sexuelles sur plusieurs de ses jeunes patients handicapés mentaux.

On apprendra par la suite après la découverte de son cadavre très abîmé dans la Loire au printemps 2006 comment Bernard Algret avait été sauvagement agressé à son domicile dans la nuit du 15 au 16 décembre 2005, puis conduit à Nantes par ses agresseurs pour y être torturé et finalement assassiné.

Cependant, enquêtant sur cette sordide affaire criminelle, la « justice » quimpéroise semble n’avoir jamais retrouvé le coffre-fort où, de notoriété quasi publique à Brest, Bernard Algret conservait ses plus précieux outils de travail, ses licences occultes, en quelque sorte, comprenant notamment quantités de photos et vidéos très compromettantes pour nombre de notables.

 

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/nicolas-hulot-que-devient-dominique-cantien-avec-qui-il-a-forme-un-couple-dinfluence_482545

Nicolas Hulot : que devient Dominique Cantien avec qui il a formé un « couple d’influence » ?

 

Geneviève Cloup | ven. 10 décembre 2021 à 17h34 – Mis à jour le sam. 11 décembre 2021 à 10h44

Grande prêtresse des divertissements de TF1 dans les années 90, Dominique Cantien partagea pendant 7 ans la vie de Nicolas Hulot. Ensemble, ils furent un couple d’influence. Aujourd’hui, la productrice multiplie les projets.

 

C’était au temps de l’émission Ushuaia, qu’ils imaginèrent ensemble, en 1986, sur TF1. Première conscience écologique sur une chaîne télé. Dominique Cantien et Nicolas Hulot furent un couple à la scène (elle dans l’ombre, lui dans la lumière), comme à la ville pendant 7 ans. Il fut avec notamment Arthur, Christophe Dechavanne, Nagui, Jean-Luc Delarue, l’une des nombreuses personnalités que la productrice au flair redoutable lança.

Professionnellement, Dominique Cantien a toujours fonctionné au coup de cœur. Pour ce qui est de l’ordre privé également. Aux côtés de Nicolas Hulot, elle va vivre à cent à l’heure, fera trente fois le tour de la planète, ira le rejoindre parfois au bout du monde rien que pour un baiser, bref, une vraie histoire d’amour qui se terminera pourtant. Elle expliquera en 2012 : « À vouloir réussir leur carrière à tout prix des femmes découvrent trop tard qu’elle ne peuvent plus avoir d’enfants, ça a été mon cas avec Nicolas. […] Cet enfant jamais né est l’une des raisons de notre séparation. »

PHOTOS – Découvrez les femmes de la vie de Nicolas Hulot

Dominique Cantien en couple avec Philippe Douste-Blazy pendant 14 ans

Par la suite, pendant quatorze ans, Dominique Cantien sera en couple avec Philippe Douste-Blazy. Elle dira qu’être la compagne d’un politique, c’est s’oublier. D’autant qu’à l’époque, TF1 lui demande de choisir entre son histoire et sa carrière. Elle choisira sans hésiter l’amour. Sans doute l’un des talons d’Achille de cette femme de pouvoir. L’amour pour un homme et, surtout, l’amour pour ses enfants.

La productrice, désormais célibataire, a trois enfants. L’ainé, Grégory, qui travaille aujourd’hui également dans l’audiovisuel ; Sorey-Gabriel, adopté au Cambodge, dont le prénom signifie « liberté » en khmer, auquel elle a ajouté le nom d’un ange protecteur, qui créé des logiciels ; et la si jolie Jada, adoptée au Laos, 17 ans. « Dans leurs regards, a-t-elle déclaré un jour, je retrouve l’innocence que je n’ai pas eue. » C’est au cours de ses nombreux voyages avec Nicolas Hulot qu’elle avait pris conscience de la détresse de beaucoup de peuples et de la misère des enfants abandonnés. Bouleversée, elle s’était dit alors qu’un jour elle changerait le destin d’au moins un de ces enfants.

Elle poursuit son activité de productrice

A présent, Dominique Cantien qui ne tient pas en place et ne connaît pas l’adjectif « contemplatif », multiplie les casquettes. Toujours très proche de l’enfance, elle manage les Petites mains symphoniques, une association créée par Eric du Faÿ qui regroupe 250 jeunes musiciens venus de toute la France. De façon associative elle est également au comité d’honneur de l’ONG Aviation sans frontières, qui apporte une aide humanitaire dans des zones où ils n’y a pas accès aux soins.

Si Dominique Cantien n’est plus liée à une chaîne – liberté à laquelle elle dit tenir-, elle poursuit son activité de productrice. Aux côtés de Michel Drucker sur des opérations événementielles (la prochaine est un hommage aux médecins et chirurgiens français dans le cadre de l’association la Chaîne de l’espoir, puis Viens dans mon école, où des personnalités retournent avec deux copains sur les bancs de l’école). Elle collabore avec Tim Newman sur des modules d’art pour France Télévisions, monte des événements dans des villes et, avec le groupe Azoulay, travaille sur un concept novateur de téléréalité venu de Corée. À 68 ans, sur tous les fronts, elle n’a rien perdu ni de son flair. Ni de son enthousiasme.

 

https://www.closermag.fr/people/dominique-cantien-je-n-ai-pas-retrouve-douste-blazy-avec-de-jeunes-garcons-comme-on-l-a-laisse-supposer-76195

Dominique Cantien : « Je n’ai pas retrouvé Douste-Blazy avec de jeunes garçons, comme on l’a laissé supposer »

 

Par Le 16 avril 2012 à 14h00 mis à jour 09 mars 2013 à 20h54

La productrice d’émissions de télévision Dominique Cantien était l’invitée de Laurent Ruquier, dans « On n’est pas couché », samedi soir. Elle a mis les choses au point concernant les rumeurs qui circulaient sur son ancien compagnon Philippe Douste-Blazy.

Souvenez-vous, en juin 2011, l’ancien ministre de l’Education Nationale Luc Ferry avait affirmé à la télévision qu’un ministre de la République avait organisé une soirée un peu particulière avec des garçons mineurs, au Maroc. Alors qu’il n’avait voulu nommer personne, la rumeur avait vite couru, suggérant plusieurs noms, dont celui de Philippe Douste-Blazy, alors ministre des Affaires Etrangères du temps de cette soirée, en 2005.

Dominique Cantien, l’ancienne compagne de Philippe Douste-Blazy, qui avait déjà démenti à l’époque (été 2011), a cette fois définitivement clos le délicat dossier, en réponse à l’interrogation de la journaliste Audrey Pulvar : « Ça c’est l’histoire que tout le monde adore. Cette histoire de Marrakech est d’abord fausse. En revanche, il y a eu une vraie dispute entre Philippe Douste-Blazy et moi-même, comme il y en a dans tous les couples. Il se trouve juste que ça s’est passé à Marrakech, au milieu d’un très grand nombre de personnalités, puisque c’était le 31 décembre (…) Cette nuit-là, il y a eu une dispute, qui n’a rien à voir avec ce que le ‘Canard Enchaîné’ a pu raconter. J’ai pleuré, il est parti, je n’ai rien cassé. Je ne l’ai pas retrouvé dans une chambre avec de jeunes garçons, comme on l’a laissé supposer. »

Dominique Cantien a ajouté : « Je pense qu’il y avait des gens qui nous accompagnaient et qui avaient tout intérêt à détruire Douste-Blazy. Et un papier de ce style-là, dans un journal comme le ‘Canard Enchaîné’, repris ensuite dans le ‘Monde’, était de nature à lui faire du mal. Mais en tous cas, je le redis, d’autant plus que, voilà, quand une histoire est terminée, je pourrais ne plus le défendre, c’est faux, vraiment faux, archi-faux. »

Cliquez ici pour regarder l’intervention de Dominique Cantien chez Laurent Ruquier, à propos de Philippe Douste-Blazy.

Catherine Laprévotte

 

https://www.jeuneafrique.com/83813/archives-thematique/docteur-douste-et-mister-blazy/

Docteur Douste et Mister Blazy

 

23 janvier 2007 à 14:43
Par François Soudan – François Soudan
Mis à jour le 23 janvier 2007 à 14:43

 

Jamais un ministre des Affaires étrangères n’avait été autant raillé et critiqué que celui-là. Rencontre avec un homme blessé qui ne s’explique toujours pas le lynchage médiatique dont il se dit la victime.

« Je rêve d’un journaliste qui fasse enfin une enquête objective sur moi. » Cette petite phrase en forme de cri du cur est la première – ou presque – que Philippe Douste-Blazy a prononcée en nous recevant dans son bureau du Quai d’Orsay. Nous voilà donc prévenus. Affaire d’ego, bien sûr : cet homme né un 1er janvier – il vient de fêter ses 54 ans – se verrait bien objet d’étude, cas d’école, voire sujet de thèse. Question de fierté, surtout. Rarement ministre des Affaires étrangères aura été autant critiqué, raillé, vilipendé que ce médecin cardiologue originaire de Lourdes, la ville des miracles, propulsé un jour de juin 2005 sous les ors du plus beau bâtiment ministériel de France. « Jamais, auparavant, on n’avait ainsi remis en cause mes qualités professionnelles et mon travail, explique-t-il, visiblement peiné. J’en ai été surpris, choqué et, bien sûr, blessé. » Ce qu’il faut bien appeler le lynchage médiatique de Philippe Douste-Blazy – même si, reconnaissons-le, la victime a souvent tendu les verges pour qu’on le batte – a commencé par les surnoms. « Mickey d’Orsay », « Mister Bluff », « Douste Blabla » Puis sont venues les anecdotes ravageuses le dépeignant sous les traits d’une sorte de benêt du village, opportuniste et satisfait, qui enfilerait les bourdes comme des perles. Enfin est arrivé le jugement, en forme de couperet : l’erreur de casting que fut sa nomination serait le symbole et le syndrome d’une fin de règne interminable, celle de Jacques Chirac. À trois mois de l’élection présidentielle et de l’issue programmée de sa propre mission, le locataire du Quai a donc une obsession : se défaire de l’image calamiteuse qui lui colle à la peau et réparer ce qu’il estime être une profonde injustice. Alors, Philippe Douste-Blazy écrit (ou plutôt dicte) un livre sur son expérience au Quai. Et recherche, désespérément, un journaliste objectif

Lorsque, en juin 2005, l’ancien ministre de la Santé, puis de la Culture, passé par les mairies de Lourdes et de Toulouse tout en siégeant au Palais-Bourbon comme député des Hautes-Pyrénées, accède aux très convoitées Affaires étrangères, le choc est rude pour les fonctionnaires de cette grande maison. PDB est précédé d’une réputation peu en phase avec les exigences du lieu : celle d’un politicien malin, rapide, intuitif, qui a le sens des médias et le goût du risque, fonctionne à l’oral et cultive une désinvolture, parfois une légèreté, insupportables pour des diplomates très pénétrés de leur rôle. Peu d’entre eux savent que Philippe Douste-Blazy s’est battu pendant trois ans pour obtenir ce poste prestigieux et qu’il l’a obtenu de justesse, à force d’insistance, alors qu’on lui proposait les Affaires sociales. Tous y voient un cadeau de Jacques Chirac pour son ralliement à l’UMP (Union pour un mouvement populaire) en 2001. « En réalité, confie un proche de Chirac, c’est Dominique de Villepin qui a fait pencher la balance en sa faveur. Il se disait que, avec Douste au Quai, flanqué du très précieux Pierre Vimont comme directeur de cabinet, il pourrait continuer à tirer les fils. Mais, comme d’habitude, Villepin a surestimé sa capacité à tout contrôler. » L’intéressé, on l’imagine, y voit une tout autre explication : « Si j’ai demandé ce ministère, c’est parce qu’il s’inscrivait logiquement dans le sens de ma carrière, assure Douste-Blazy. J’ai été chef de clinique et professeur de santé publique, j’ai fait quinze ans d’action humanitaire aux côtés, notamment, de mon ami Bernard Kouchner, le temps était venu de faire coïncider cet engagement avec la politique extérieure de la France. Avec la prolifération nucléaire, l’humanitaire est sans doute le sujet mondial numéro un du XXIe siècle. » Il n’empêche. Lorsqu’il expose ses idées devant ses nouveaux collaborateurs, ces derniers ouvrent des yeux ronds : « Ils se demandaient ce que je racontais là, explique PDB, et ils se disaient que je me trompais de ministère, alors que je leur proposais de mettre en uvre la politique la plus audacieuse que le Quai avait à accomplir depuis longtemps ! »

En juin 2005, Philippe Douste-Blazy se donne « un an pour apprendre ». L’état de grâce ne durera que quelques semaines. Distillées de l’intérieur et amplifiées à l’extérieur par le réseau apparemment acharné de ses ennemis politiques – au premier rang desquels figure le patron sortant du Conseil supérieur de l’audiovisuel, Dominique Baudis -, les petites histoires croustillantes, voire salaces, sur le comportement et l’amateurisme du ministre font les délices des rédactions parisiennes. Lors d’une visite au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem, en septembre, Douste se serait enquis du sort des « Juifs d’Angleterre » pendant la Seconde Guerre mondiale. À l’occasion d’une visite à Paris de la présidente du Sri Lanka, il aurait confondu la Thaïlande avec Taiwan. En décembre, c’est le pompon. Il se raconte, puis s’imprime, que Douste, en vacances à La Mamounia de Marrakech, a eu une violente altercation avec sa compagne, occasionnant pour 30 000 euros de dégâts dans la suite que le couple occupait. Plus récemment, fin novembre 2006, c’est le coût de son voyage en Inde, à bord d’un avion de location, qui fait la une du Canard enchaîné : près de 300 000 euros ! « Faux, honteux, inouï, s’emporte Douste. Yad Vashem, la Thaïlande, tout cela, ce sont des inventions. Qu’on m’apporte des preuves, des témoignages précis ! À La Mamounia, c’est vrai qu’il y a eu une engueulade que les voisins ont entendue. Mais l’ancien et le nouveau directeurs de cet hôtel, Robert Bergé et Mohamed Chab, ont certifié par écrit que les dégâts ne furent que minimes, à peine un cendrier ébréché. Quant à mon voyage en Inde, pour un sommet avec Bill Clinton, Sonia Gandhi et trois de mes collègues, le ministère m’a loué un appareil chez une compagnie suisse après appel d’offres parce que les ?avions officiels étaient tous occupés. Je signale au passage que le tarif était 20 % moins cher que celui pratiqué par le ministère de la Défense lorsqu’il nous affrète l’un de ses avions ! » Interrogé sur l’origine, selon lui, de ce qu’il qualifie d’« acharnement indécent », Philippe Douste-Blazy se ferme, énigmatique. « J’ai ma petite idée, qui n’a rien à voir avec la politique nationale. Ceux qui veulent ma peau connaissent très bien le système. Il y a un fil rouge à tirer, mais je le garde pour moi. » On l’aura compris : ce « fil rouge » ne saurait en aucun cas être de son fait, encore moins relever de sa propre (ir)responsabilité. Studieux, le ministre se replonge aussitôt dans les fiches préparées par ses collaborateurs, qu’il lit avec le plus grand naturel, pour répondre à nos questions, dès que celles-là s’éloignent des terrains qui lui sont familiers

Cet amateur de golf, qui affirme travailler « quatorze ou quinze heures par jour », n’ignore pas que sa marge de manuvre par rapport à Jacques Chirac est extrêmement faible. Cela semble l’arranger et il le revendique : « S’il y avait autonomie, cela voudrait dire qu’il y aurait une différence entre le président et moi. Or je n’ai aucune divergence de vue avec Chirac. Il est parmi les dix personnes qui, au monde, connaissent le mieux les affaires internationales : quelle légitimité aurais-je pour lui porter la contradiction ? » Mais cette osmose ne signifie pas pour autant que le Docteur Douste soit en panne d’idées et de jugement. Intarissable sur la crise du Darfour, qu’il connaît manifestement très bien, il est également à l’aise sur le Maghreb. Lui qui, pour avoir rencontré les infirmières bulgares dans leur prison de Benghazi et qui juge « choquante » leur condamnation à mort, n’hésite pas à dire qu’à ses yeux de médecin, « comme pour 99,9 % de la communauté internationale », elles sont innocentes. Lui qui, en octobre 2005, avait reçu des opposants tunisiens à l’ambassade de France à Tunis, une initiative dont la conséquence immédiate fut l’annulation de son audience prévue avec le président Ben Ali, tient à marteler que « si c’était à refaire, [il] le referai[t] », tant il est vrai que « les droits de l’homme sont un marqueur essentiel de la démocratie ». Lui qui, enfin, fut l’un des initiateurs de la fameuse et très controversée loi du 23 février 2003 sur le rôle positif de la colonisation française en Algérie persiste à sa manière – en assumant du bout des doigts un texte purement électoraliste qu’il a, dit-il, signé « par solidarité » en tant que secrétaire général de l’UMP, mais qu’il se défend d’avoir présenté. Oui, bien sûr, le ministre peut admettre que, « vu d’Alger, cela puisse choquer ». Mais, ajoute-t-il, « 75 % des Algériens ont moins de 25 ans. Leurs dirigeants devraient donc comprendre qu’ils doivent cesser de regarder la relation avec la France dans le rétroviseur. »

Mais la vraie passion, le vrai bijou et le vrai joujou de Mister Blazy a pour nom Unitaid, acronyme très charity business d’une fondation ambitieuse dont le but est de contribuer à la lutte contre le sida, la tuberculose, le paludisme et la faim dans le monde à raison de 1 milliard de dollars par an pendant vingt ans. Lancée en 2005, l’initiative Unitaid, dont PDB préside le conseil d’administration, est née d’une idée conjointe Chirac-Lula (le président brésilien), avec comme financement espéré les revenus dégagés par la fameuse taxe sur les billets d’avion. « Une idée géniale », applaudit Douste, qui revendique le privilège d’y avoir fait adhérer Bill Clinton en personne « à l’issue d’un entretien de trois heures dans son bureau de New York ». Enthousiasmé par ce projet, qui revient à subventionner une vaste centrale d’achat de médicaments à la disposition de l’OMS et de l’Onusida, l’ancien président américain aurait accepté de transférer 200 millions de dollars de sa propre fondation dans les caisses d’Unitaid. « C’est la réalisation dont je suis le plus fier », confie-t-il. Un rêve de « French Doctor » que le ministre devra cependant laisser à d’autres au lendemain du 6 mai, date du second tour de l’élection présidentielle. Que fera-t-il ensuite ? « Je ne me projette jamais, dit-il, et puis je suis président de l’agglomération du Grand Toulouse jusqu’en mars 2008. J’ai donc de quoi m’occuper. » En réalité, ce faux modeste, qui a attendu l’avant-veille de Noël pour officialiser son soutien à Nicolas Sarkozy, espère mieux et plus. Un nouveau maroquin ? Rien n’est exclu, même si son ralliement un peu tardif à Sarko lui a valu ce commentaire acerbe d’un très proche de ce dernier, Patrick Devedjian : « Comme les hirondelles suivent le printemps, Douste Blazy ne se trompe jamais de succès » – manière de signifier qu’il vole au secours de la victoire. « De Devedjian, no comment », lâche devant nous PDB, qui poursuit : « L’important, c’est de battre madame Royal. Je n’ai aucune envie qu’elle devienne chef de l’État. Ce n’est pas un problème de droite ou de gauche, c’est tout simplement inimaginable. »

Alors, Philippe Douste-Blazy fait campagne pour « Nicolas », qu’il assure « connaître et apprécier depuis plus de quinze ans », tout en expédiant les affaires courantes de son grand ministère. Le soir, devant son dictaphone, il s’échine à traduire pour son futur livre ce qui aura été sa « plus belle expérience ». Mais il y a problème. Les premières pages, juge-t-il avec lucidité, sont tout simplement « désastreuses ».

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Luc_Lahaye

Jean-Luc Lahaye

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Jean-Luc Lahaye
Description de cette image, également commentée ci-après
Jean-Luc Lahaye en 2010.
Informations générales
Nom de naissance Jean-Luc Lahaeye
Naissance 23 décembre 1952 (68 ans)
Paris, France
Activité principale Chanteur
Activités annexes Animateur de télévision
Genre musical Variétés
Années actives Depuis 1979
Labels Philips
Site officiel http://www.jeanluclahaye.fr/

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Jean-Luc Lahaeye, dit Jean-Luc Lahaye, est un chanteur de variétés, auteur et compositeur français, né le 23 décembre 19521 à Paris 10e.

Il connaît le succès en tant que chanteur entre 1982 et 1987 avec Femme que j’aime (1982), Papa chanteur (1984) et Débarquez-moi (1987). Il est également animateur de télévision avec son émission Lahaye d’honneur.

Biographie

Enfant, Jean-Luc Lahaye est placé à la DDASS où il est inscrit sous le matricule 65 RTP 5152. Plus tard, il apprend le métier d’ajusteur à la Snecma. C’est au cours de cette période qu’il commet quelques délits qui lui valent d’être condamné à six mois de prison en 1976 — peine qu’il effectue à Fresnes. Il est aussi, entre autres, chauffeur et garde du corps de Zizi Jeanmaire.

Carrière musicale

Les débuts

Jean-Luc Lahaye commence ses spectacles lorsqu’il est embauché comme barman dans un restaurant, dont le patron, Gérard Pedron, deviendra son producteur. La chanteuse Dalida, qui fréquentait l’établissement, sera sa marraine de spectacle. À cette époque, elle vit seule et souhaite une présence régulière dans sa maison. De 1975 à 19793, elle lui loue un petit appartement au dernier étage de sa résidence. C’est en 1979 qu’il sort son premier 45 tours, Maîtresse, maîtresse, puis en 1980 un second, Allez viens, et un troisième : C’est quand l’entr’acte. Le succès n’est toujours pas au rendez-vous. Il se produit pour la première fois sur scène au théâtre de la Potinière en 1981 (spectacle de Rachid Bahri).

Les succès

Jean-Luc Lahaye obtient son premier succès en 1982 avec Femme que j’aime. Son premier album, Appelle-moi Brando, sort en 1983. Il se produit alors en première partie des spectacles de Linda de Suza et de Michel Leeb à l’Olympia en 1983 et 1984. Il connaît à nouveau le succès avec Décibelle, Appelle-moi Brando et, en 1984, il sort un second album, Peur, avec de nouveaux titres comme Pleure pas, Plus jamais et surtout Papa chanteur, dédié à sa fille Margaux. Avec ce titre, il reste 28 semaines au Top 504 (1 200 000 exemplaires écoulés).

En 1985, il publie un livre autobiographique, Cent familles. L’année suivante, il est tête d’affiche à l’Olympia avec les chansons de son troisième album Flagrant Délit tendresse (incluant Il faudrait que tu reviennes, Lettre à la vieille et Djemila des Lilas). En 1987, il donne plusieurs concerts à guichets fermés au Palais des sports de Paris, où un album « live » est enregistré. La même année, il devient le présentateur d’une émission de divertissements sur TF1, Lahaye d’honneur, dont il interprète la chanson du générique, Débarquez-moi.

Son quatrième album, En vol, passera inaperçu malgré les titres L’Amour pour qui (qu’il interprète avec son ex-épouse Aurélie) et Gamine. Deux autres singles inédits paraissent, Do l’enfant d’eau (1988) et Partie sans laisser d’tendresse (1989), mais ne rencontreront pas plus de succès. En 1991, avec la collaboration de Michel Mallory, il publie l’album Paroles d’homme. Une compilation, Chanteur, sort en 1993 avec un titre inédit, Tu peux lui dire. En 1994, il coécrit avec Jean-Paul Dréau l’album Parfum d’enfer. Il enregistre en 1997 une nouvelle version de Femme que j’aime pour son album Rendez-vous où figurent de nouveaux titres comme La Mélodie Du Monde qu’il interprète encore aujourd’hui en concert, Gloria (dédié à sa seconde fille) ainsi qu’une reprise de Sous quelle étoile suis-je né ? de Michel Polnareff.

Retour gagnant

Des nouvelles de Dominique Cantien, ex de Nicolas Hulot et Philippe Douste-Blazy... dans AC ! Brest 170px-Jean-Luc_Lahaye_2013
Jean-Luc Lahaye sur scène en 2013.

En 2004, Jean-Luc Lahaye participe à l’émission de TF1 Retour gagnant : des anciens chanteurs oubliés qui ont eu leur heure de gloire passée viennent chanter deux titres, et le public vote pour son artiste préféré. Jean-Luc Lahaye obtient alors le plus grand nombre de votes des téléspectateurs ce qui va lui permettre de sortir le single Sans vous, titre composé par André Maruani et coécrit avec Jean-Luc Lahaye, évoquant son retour sur scène après une longue et douloureuse absence.

Le 6 avril 2004, il sort son huitième album (préparé essentiellement avec Didier Barbelivien), Gloria, du prénom de sa deuxième fille. Il donne un concert à l’Olympia le 20 décembre 2004, durant lequel un album live et un DVD sont enregistrés. Une tournée a lieu en France et en Suisse durant l’année 2007, et un album de reprises des années 1960-1970, Chansons que j’aime, sort en février 2008. Après une nouvelle tournée durant l’été 2010, il se produit à nouveau sur la scène de l’Olympia les 10 et 11 septembre 2010.

En 2009 et 2012, il fait partie des têtes d’affiches du spectacle RFM Party 80. Il figure également dans le film Stars 80, sorti le 24 octobre 2012, dans lequel il joue son propre rôle.

Le 6 août 2012, paraît l’album Jean-Luc Lahaye 1982-2012, 30 ans de chansons sous forme d’un coffret comprenant des inédits (dont Menteur tricheur) et un best of, et le DVD de l’Olympia 2010.

Famille

Avec son ex-épouse Aurélie, Jean-Luc Lahaye a deux filles : Margaux (1984) et Gloria (1986). Jean-Luc Lahaye est à l’origine d’une fondation en faveur des enfants déshérités, la fondation Cent Familles.

Activités publiques

Jean-Luc Lahaye s’est lancé dans l’écriture en 1985 avec un livre autobiographique, Cent familles, succès de ventes en librairie2. Il est suivi, en 1988, de Cent familles Tome II. En 1994, il publie une fiction futuriste Parfum d’enfer, à lire en écoutant un album éponyme sorti la même année. En 2005, paraît une nouvelle édition complétée, Cent familles – De la DDASS à la vie.

En 1986, Jean-Luc Lahaye crée la Fondation Cent Familles qui vise à venir en aide aux enfants « en panne de parents ». L’inauguration a lieu le 8 octobre 1986 à Clichy en présence du président François Mitterrand. Le 16 décembre de la même année, Donne-moi la main, une émission de quatre heures en direct sur TF1, réunit des artistes, hommes politiques et autres personnalités, afin de réunir des fonds pour la « Fonda ». Les promesses de dons atteignent des montants inespérés, les plus grandes entreprises françaises offrent leurs services. Depuis, la Fondation Cent Familles a accueilli et élevé plus de mille enfants dans ses différentes maisons. Actuellement cent vingt enfants vivent dans trois établissements et dix familles satellites accueillent les placements de longue durée.

Après avoir animé l’émission caritative Cent familles, il rejoint TF1 en septembre 1987, à la demande de Dominique Cantien qui réussit à convaincre la direction de la chaîne, en animant son émission Lahaye d’honneur2. Ce programme en direct qui mêle variétés et financement d’œuvres caritatives sera diffusé pendant un an et demi. Il en chante lui-même la chanson du générique à chaque émission (Débarquez-moi), accompagné par les ballets de Redha.

En 2001, il ouvre un dîner-spectacle, le « studio 287 », qu’il transforme rapidement en discothèque. Il vend cet établissement pour se consacrer exclusivement à sa carrière de chanteur après son succès à l’émission Retour gagnant en 2004.

Depuis 2018, Jean-Luc Lahaye est président du comité directeur de l’association de parachutisme sportif de Frétoy-le-Château, Skydive Frétoy5. Il compte plus de 1 400 sauts en parachute à son actif.

Justice et polémiques

Le 8 janvier 2007, l’artiste est condamné à une amende de 10 000 euros pour atteinte sexuelle sur mineur de 15 ans lors d’un procès à huis clos au tribunal correctionnel de Paris. Selon la presse, les débats ont porté en particulier sur l’âge que la plaignante avait, et sur l’âge qu’elle avait dit avoir, au moment des faits6.

Le chanteur est interpellé le 11 février 2015 par l’Office central de répression des violences aux personnes de la police judiciaire. Il est présenté à un juge d’instruction le lendemain avant d’être mis en examen. Placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire et obligation de recevoir des soins, il est convoqué le 23 mars au tribunal de grande instance de Paris pour corruption de mineure aggravée par l’utilisation d’un réseau de communication électronique pour une proposition sexuelle à une mineure de 15 ans, ainsi que par la détention d’images pédopornographiques7,8. Lors de ce procès qui s’est tenu à huis clos, le parquet a requis deux ans de prison avec sursis. Le lundi 18 mai 2015, le tribunal correctionnel de Paris rend sa décision et condamne le chanteur à un an de prison avec sursis pour corruption de mineur de 15 ans ; il est en revanche relaxé des chefs d’accusation de « proposition sexuelle à mineur de quinze ans » et de « détention d’images pédopornographique de mineur de quinze ans »9,10.

En octobre 2017, l’association La Voix de l’Enfant reproche à Jean-Luc Lahaye une réplique de la bande-annonce de Stars 80, la suite (« [mes copines] vont venir ! Mais à cette heure-ci elles sont au lycée… Ben oui, elles passent le bac ») qu’elle juge déplacée dans la bouche d’un homme de 64 ans, dans un film où il joue son propre rôle. Jean-Luc Lahaye fait répondre par son avocat que « la plaisanterie litigieuse s’inscrit uniquement dans le caractère comique du film, dont Jean-Luc Lahaye n’est ni le dialoguiste, ni le réalisateur ». Il ajoute que le chanteur « n’a jamais eu la moindre intention de blesser, de choquer ni de heurter quiconque, et regrette vivement si cela a pu être le cas »11. Face à la polémique, l’attachée de presse du film annonce que la scène sera coupée au montage12.

Le 8 juin 2020, Jean-Luc Lahaye présente, pour la première fois, lors d’une émission de télévision, sa compagne Paola, jeune femme d’au moins 35 ans sa cadette, en ironisant qu’il « l’avait choisie à l’échographie »13.

Accusation de viol

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Cette section est liée à une affaire judiciaire en cours (novembre 2021).
Le texte peut changer fréquemment, n’est peut-être pas à jour et peut manquer de recul. N’hésitez pas à participer à l’écriture de synthèse de manière neutre et objective, en citant vos sources. N’oubliez pas que, dans nombre de systèmes judiciaires, toute personne est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement et définitivement établie.

Le 3 novembre 2021, Jean-Luc Lahaye est placé en garde à vue en raison de soupçons de viol sur deux adolescentes âgées de 16 et 17 ans. Les faits seraient survenus en 2013 et 2014. Il est également soupçonné de détention d’images à caractère pédopornographique14. Le 5 novembre, à l’issue de sa garde à vue, il est mis en examen et placé en détention provisoire15.

Discographie

Albums studios

  • 1983 : Appelle-moi Brando
  • 1984 : Peur
  • 1986 : Flagrant délit tendresse
  • 1987 : Palais des sports Live
  • 1988 : En vol
  • 1991 : Paroles d’homme
  • 1994 : Parfum d’enfer
  • 1997 : Rendez-vous
  • 2004 : Gloria

Compilations

  • 1993 : Jean-Luc Lahaye chanteur
  • 1998 : Femme que j’aime
  • 2000 : Best of
  • 2003 : Jean-Luc Lahaye
  • 2004 : Histoire d’idole
  • 2005 : Oympia 2004
  • 2008 : Chansons que j’aime
  • 2008 : Ses plus grands succès
  • 2012 : 30 ans de chansons

Cinéma

Publications

  • Cent familles (Carrère – Michel Lafon 1985). Réédition J’ai lu 1991 (format de poche)
  • Cent familles tome II (Michel Lafon 1988). Réédition J’ai lu 1992 (format de poche)
  • Parfum d’enfer, Jean-Claude Lattès, 1994 (ISBN 2-7096-1394-8)
  • Cent familles : De la DDASS à la vie, Michel Lafon, 2005
  • Classé confidentiel, Montparnasse, 2016

Notes et références

  1. « Soupçonné de viols sur mineurs, Jean-Luc Lahaye placé en détention » [archive], sur Le Point, 5 novembre 2021 (consulté le 12 novembre 2021)

Voir aussi

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Liens externes

 

https://le-milieu-nantais.skyrock.com/3023630926-Fin-tragique-de-Bernard-Algret-dit-Le-Nantais.html

Fin tragique de Bernard Algret dit Le Nantais
 
20 décembre 2005. Meurtre, assassinat, mise en scène ? Les investigations se poursuivent à Bénodet, au domicile de Bernard Algret, 58 ans, porté disparu depuis peu. Dans sa maison, des traces de sang et de lutte, ainsi que de tirs de plomb, d’un couteau et d’un gant ensanglantés sont découverts.
A Quimper, Jean-Yves Gouëffon, le vice-procureur du parquet a tenu une conférence de presse tandis qu’à Brest, une instruction est actuellement en cours à l’encontre de B. Algret pour proxénétisme aggravé.22 décembre 2005. Alors que les résultats des premiers prélèvements (sang, balistique) sont attendus, l’enquête sur la disparition, à Bénodet (29), du locataire d’un pavillon a connu, un changement de procédure. Compte tenu du très grand nombre de prélèvements effectués, le parquet de Quimper a, en effet, ouvert une information judiciaire, qui prend le relais de l’enquête de flagrance pour violences. Cela signifie que l’affaire est désormais entre les mains d’un juge d’instruction, le Quimpérois Richard Foltzer, et que les enquêteurs travailleront sur commission rogatoire. Bernard Algret, 58 ans, reste introuvable.

23 décembre 2005. Les résultats des analyses des traces de sang relevées dans le pavillon de Bénodet sont parvenus aux enquêteurs. « Du sang humain », s’est contenté de dévoiler le parquet de Quimper.

11 mai 2006. Le corps d’un homme a été repêché, le 30 avril dernier, dans l’embouchure de La Loire. Il s’agit de Bernard Algret, 58 ans, porté disparu à Bénodet depuis le mois de décembre. En lien avec l’enquête, une dizaine d’interpellations ont été effectuées, hier matin, dans des bars à hôtesses de Loire-Atlantique. Le règlement de comptes sur fond de proxénétisme se confirme.
Un corps entravé et porteur de traces de violences, un sparadrap sur la bouche, une balle de gros calibre dans la cuisse.

13 mai 2006. Bernard Algret, l’homme retrouvé dans la Loire fin avril, avait disparu de son domicile de Bénodet fin décembre. La victime que l’on dit fréquentant « le monde de la nuit », aurait été victime d’un contrat sur sa personne selon les premières informations recueillies hier par le Parquet de Quimper.

Une figure des nuits brestoisesLe quinquagénaire, figure de la nuit brestoise, emprisonné à plusieurs reprises à la suite de vols, escroqueries, contrefaçon, fraude au RMI et proxénétisme, s’était, en tout cas, forgé de sérieuses inimitiés dans la région. Nombreux sont ceux qui auraient pu vouloir sa disparition. Selon nos informations, l’homme s’apprêtait à quitter la France pour le Maroc, où il comptait s’installer.
Depuis plusieurs mois, Bernard Algret était interdit de séjour dans la cité brestoise, dans le cadre d’une affaire de proxénétisme aggravé le mettant en cause.

Un établissement à Marrakech ou Agadir

En juillet 2004, à cette époque, malgré une interdiction de gestion, ce Brestois d’origine nantaise exploitait, avec sa compagne, un bar à hôtesses – « Le monocle » – dans le quartier Saint-Martin, à Brest. Il aurait également été à la tête, via des prête-noms, de plusieurs autres établissements (« L’Ecrin » et « Le Romantique », notamment) ces dernières années. Depuis quelques mois, selon nos informations, l’homme était en train de récupérer tous ses avoirs et s’apprêtait à quitter la France. Il avait émis le souhait de s’installer au Maroc, à Marrakech ou Agadir, pour y ouvrir un bar ou un hôtel.

Stups, racket et différends musclés

Au fil de sa « carrière », Bernard Algret, aujourd’hui âgé de 58 ans, s’était créé de solides inimitiés. A Nantes notamment, où il y a de nombreuses années, il avait eu maille à partir avec le milieu nantais. Une figure nantaise, persuadée d’avoir été donnée par Bernard Algret, dans une affaire de stupéfiants, aurait tenté de le racketter à sa sortie de prison. A l’époque, le Brestois tenait un établissement dans la presqu’île de Quiberon (56). Le Nantais avait fini une nouvelle fois en prison. Malgré son interdiction de séjour, Bernard Algret se serait rendu régulièrement à Brest. Ici aussi, il comptait de nombreux ennemis. Trapu, parfois accompagné de colosses, l’homme était très craint. Une image acquise à la suite de plusieurs différends musclés. Ces derniers temps, l’homme se sentait néanmoins menacé. Il se déplaçait avec précaution et portait sur lui une arme à feu.

20.12.2005
Une fin tragique…Frossay, à 45 km à l’ouest de Nantes, dimanche 30 avril. Personne ne le sait encore, mais ce cadavre coincé dans des roseaux, en bord de Loire, c’est Bernard Algret, le disparu de Bénodet. Sa tête entourée de gros ruban adhésif et son corps entravé ne laissent aucun doute : l’homme a été assassiné. Les liens distendus ont laissé filer les parpaings. Le cadavre a refait surface. Il n’aurait jamais dû.

Le disparu risquait dix ans de prison

Bernard Algret, 59 ans, est un petit truand brestois, connu de la Justice pour des affaires de proxénétisme, de vols et d’escroqueries. Il a disparu de son domicile quatre mois et demi plus tôt. Dans la maison qu’il louait à Bénodet et où il vivait seul, des traces de lutte et beaucoup de sang. Presque trop pour faire vrai. Celui qu’on appelle « Bernard le Nantais » n’aurait-il pas mis en scène sa disparition ? Les enquêteurs n’excluent rien. D’autant que l’homme, qui attendait la date de son procès pour proxénétisme aggravé, risquait gros : jusqu’à dix ans de prison. D’ailleurs, son entourage ne cache pas qu’il avait l’intention de se mettre au vert, à l’étranger. Au Maroc. Il avait même commencé à récupérer ses avoirs et à vendre ses biens.

« Balancés » par Algret

Mais d’autres voix se font entendre et laissent supposer un tout autre scénario. Bernard Algret était devenu très nerveux. Il se savait menacé. Il avait même fait installer chez lui une alarme avec vidéosurveillance. Elle n’aura servi à rien. La nuit de sa disparition, celle-ci est restée muette. Très vite, deux noms circulent. José Antonio Freitas, 38 ans, – « Tonio » pour les intimes -, un gros bras, patron de deux bars à hôtesses à Nantes. Et Michel Chabot, 57 ans, dit « King Kong », un autre gros bras nantais. En 1999, tous les deux ont plongé, balancés par Bernard Algret qu’ils tentaient de racketter à Quiberon. A l’époque, les deux hommes tentaient de se faire « indemniser » à la suite d’une précédente incarcération qu’ils attribuaient, déjà, à Algret.

« Les anguilles seront bien grasses cette année

» Ces trois années supplémentaires à l’ombre, Tonio ne les aurait pas digérées… Pour Chabot, c’est pire. En prison, il a perdu un pied. Amputé, emporté par une infection mal soignée. Mais pour cette nouvelle affaire, « King Kong » a un alibi béton. Il est mis hors de cause. Tonio aussi a un alibi. Il n’était pas à Bénodet dans la nuit du 15 au 16 décembre. Mais une écoute téléphonique le trahit. A un copain incarcéré à la centrale de Saint-Martin de Ré pour un braquage commis à Nantes en 2002, il parle un peu trop. Et fait cette étrange confidence : « Les anguilles seront bien grasses cette année »… Les gendarmes en sont désormais persuadés. Antonio Freitas est derrière cette sordide affaire.

Quatre surnoms : Chiffon Scarface, Jo et Peter

Dans l’environnement du suspect nº 1, un homme attire l’attention des enquêteurs. Il s’appelle Christian Soler, 43 ans, surnommé « Chiffon » en raison de son allure négligée. Depuis peu, l’homme effectue pour Tonio des travaux de bricolage dans l’un de ses bars. Coïncidence, il a travaillé pour Algret, à Brest. Les deux hommes se sont quittés en très mauvais termes. Des histoires de cambriolages et de chèques volés que Soler, prête-nom d’Algret, aurait refusé d’encaisser malgré ses menaces répétées. Autour de Tonio, les enquêteurs parviennent à identifier deux autres individus peu recommandables. Joël Bogaert, dit « Jo », 30 ans, installé depuis quelques mois dans l’agglomération nantaise. Tonio l’a connu en prison. Il y a aussi Rachid Harafane, un Rouennais âgé de 35 ans surnommé « Scarface ». Une connaissance carcérale de Jo. Un quatrième personnage apparaît enfin : Pierre Kolye, 27 ans, dit « Peter », un Nantais qui s’est entiché d’une des hôtesses de Tonio. C’est pour la « racheter » qu’il aurait accepté de faiire partie du commando à Bénodet (il n’était question, selon lui, que d’un cambriolage). Il est le seul des quatre à avoir un casier judiciaire vierge. Les trois autres ont déjà eu affaire à la correctionnelle ou à une cour d’assises.

Un récit insoutenable

Fin avril, la Loire rend le corps de Bernard Algret, que seule une analyse ADN permettra d’identifier. Il faut faire vite. Les gendarmes craignent que la nouvelle de la macabre découverte ne s’ébruite. L’interpellation des quatre hommes et de leur commanditaire présumé est précipitée. Avec succès. Les enquêteurs délient vite les langues. Les ADN de deux des quatre suspects ont été retrouvés dans la maison d’Algret. Les quatre auraient fini par passer à table. Un récit épouvantable. 16 décembre. Bénodet, 1 h 30. Quatre ombres se glissent dans la propriété de Bernard Algret. Les quatre comparses ont reconnu les lieux deux jours auparavant. Ils sont tous armés. Ils brisent une vitre à l’arrière de l’édifice. Dans la maison, Bernard Algret est réveillé en sursaut. Il descend en sous-vêtements et tombe nez à nez avec les quatre hommes. Il se bat, et leur oppose même une très vive résistance. Le tir d’un fusil de chasse claque. C’est un coup de crosse asséné en plein visage qui l’a accidentellement provoqué. Les plombs se fichent dans le plafond. La lutte continue, mais elle est inégale. Bernard Algret s’affaisse, victime d’un très violent coup de pied de biche à la tête. La plaie saigne beaucoup. Plusieurs pièces sont souillées, jusqu’à l’étage où l’un des agresseurs est monté pour se nettoyer. Bernard le Nantais est inerte. Il est saucissonné et jeté dans le coffre d’une voiture. Direction Nantes.

Torturé avec une perceuse électrique

En cours de route, le « colis » reprend connaissance et s’agite. Trop. Les coups ne suffisent pas à le réduire au silence. L’un des agresseurs saisit une arme de petit calibre et tire par-dessus la banquette arrière. Bernard Algret est touché à la cuisse. Plus personne ne l’entend jusqu’à l’arrivée à Nantes. Il est 8 h 30. Le calvaire de Bernard le Nantais ne fait que commencer. Sur les bords de Loire, dans le fourgon où il vient d’être transporté, il est torturé. Un coup de feu tiré à bout portant lui arrache un morceau d’oreille. A l’aide d’une perceuse, notamment, ses bourreaux (un ou deux) s’acharnent sur lui. En fin d’après-midi, un ultime coup de barre porté à la tête le laisse sans vie. Le cadavre de Bernard Algret est lesté et jeté d’un pont. C’est ce scénario qui devrait être vérifié lors d’une très prochaine reconstitution.

Le « magot » de Bernard Algret ?

Qui a fait quoi, et pour quel mobile ? C’est ce que l’instruction tente d’établir. Une hypothèse, toujours à l’étude, se dessine. Début décembre, Soler aurait fait part à Tonio, son nouvel employeur, de ses ennuis avec Algret. Il sait que Tonio a des comptes à régler. Soler est peut-être également au courant que leur ennemi commun s’apprête à quitter la France et qu’il a probablement amassé un « trésor de guerre ». Il aurait alors proposé à Tonio de lui amener Bernard le Nantais. Avec un double objectif : le faire parler et le supprimer. En échange, Tonio aurait accepté de fournir des hommes de main : Jo, Scarface et Peter. Selon ces derniers, il n’a jamais été question d’enlever Bernard Algret, encore moins de le supprimer. Le soir du casse, il ne devait même pas être là. La mission, c’était le cambriolage. Dans la maison, ils n’auraient mis la main, en guise de « magot », que sur 1.500 EUR en espèces. Rien n’aurait donc fonctionné comme prévu. Tout aurait dégénéré.

Acquitté en 1995… faute de cadavre

De son côté, Soler ne réfuterait que la planification de la mort d’Algret. Selon lui, il n’a été question que de lui administrer une bonne correction. La mort de Bernard le Nantais ne serait, en quelque sorte, qu’accidentelle.

Quant à Tonio, mis en cause par plusieurs de ses camarades à différentes étapes duu scénario, il nie absolument tout. Il ne concéderait qu’une chose : oui, il savait que le cadavre de Bernard Algret avait été jeté dans la Loire, mais ce serait Soler qui le lui aurait dit. Paniqué, ce dernier lui aurait téléphoné pour lui demander de l’aide. Tonio dit avoir refusé. Selon lui, Soler aurait agi seul, pour régler ses propres comptes. Crédible ? Difficile à dire car, pour Tonio, il y a un fâcheux précédent. Il s’appelle Michel Zinetti, un patron de bar nantais, ancien associé de l’étoile montante du milieu nantais dans les années 1975. Zinetti a mystérieusement disparu en 1990. Mis en cause dans cette affaire, inculpé de meurtre avec le frère de feue l’étoile montante (*), Tonio sera acquitté, en 1995, par la cour d’assises de Loire-Atlantique, faute de preuves. Le cadavre de Zinetti n’a jamais été retrouvé… La légende dit qu’il aurait été coulé dans le béton de l’une des piles du pont de Cheviré.

Qui suis-je pour être devenue une cible si importante, plusieurs décennies durant ?

J’ai fait la majeure partie de ma scolarité à Brest, où je me suis fait remarquer pour mes résultats scolaires exceptionnels. J’insiste à ce sujet : ils n’étaient ni bons, ni très bons, mais toujours officiellement qualifiés d’ »excellents » sur tous mes bulletins scolaires portant toujours en conclusion la mention « excellente élève », et même d’ »exceptionnels » en aparté, mes professeurs affirmant ne voir habituellement de « cas » comme le mien qu’environ une fois tous les cinq ans. Toujours en tête de classe assez loin devant les autres, j’avais en effet toujours les meilleures notes dans toutes les matières, à une exception près, l’athlétisme, discipline pour laquelle je n’ai jamais été taillée. J’étais donc la meilleure en mathématiques, ce qui m’a permis de poursuivre en classes préparatoires aux grandes écoles d’ingénieurs après l’obtention de mon Bac C avec mention, mais aussi en français, en langues, en dessin, travaux manuels, musique, etc… et le tout sans me fatiguer à bosser comme une malade, ce qui me permettait de disposer encore de beaucoup de temps pour diverses activités extrascolaires, comme la gym, la danse, la musique, où j’étais encore dite « douée » par mes professeurs. Entre autres, j’ai fréquenté l’Ecole de Musique de Brest au moins quatre fois par semaine durant plusieurs années, pour y suivre des cours de solfège et d’instrument et y participer à la chorale et à l’Orchestre des Cadets, où les professeurs inscrivaient leurs meilleurs élèves. Il m’arrivait d’y aller encore le samedi après-midi pour répéter avec accompagnement au piano. En dépit de cet emploi du temps assez chargé et de la nécessité de consacrer encore du temps à la musique à la maison, de travailler un peu pour l’école, aussi, je trouvais encore du temps pour me distraire, aller jouer dehors comme les autres enfants de mon âge, faire du vélo, du patin à roulettes, me balader avec des amis sur les rives de la Penfeld, dans le bois de Keroual, explorer les souterrains du fort du Questel, et encore, m’adonner à bien d’autres plaisirs et passions, comme la lecture. Très curieuse, je lisais beaucoup, de tout. Je « dévorais » les bouquins, paraît-il. Ainsi, par exemple, à 9 ans, ai-je notamment « dévoré » tout le rayon « Contes et légendes » de ma bibliothèque de quartier. Et j’ai vraiment adoré, je suis même restée sur ma faim. L’année suivante, j’ai appris le latin, seule, pour aller plus loin. Et lorsqu’en 5ème nous reçûmes à l’école une initiation au latin, que je connaissais déjà, mais aussi au grec, une langue dont la découverte m’aura tout de suite enthousiasmée, mon choix fut vite fait, pour le plus grand plaisir de notre professeur de français qui grâce à moi avait ainsi sa classe de grec pour les deux années suivantes, presque tous les autres élèves m’ayant suivie dans ce choix, avant redirection vers le latin par leurs parents pour un grand nombre d’entre eux, mais pas assez pour que nous ne puissions constituer cette classe de grec. Eh oui, être tête de classe, c’est aussi ça : très jalousée, harcelée, voire violentée par quelques camarades de classe en raison de mes notes, j’étais aussi l’exemple à suivre pour le plus grand nombre, une référence pour tous, les professeurs, les élèves et leurs parents. Et l’on se battait parfois pour être avec moi…

Enfin, mon caractère non plus ne passait déjà pas inaperçu. J’étais par exemple la seule à ne pas craindre de m’opposer aux surveillants ou à la directrice de l’établissement lorsqu’ils exagéraient, avec une telle pertinence dès les tout premiers jours de la classe de 6ème qu’ils me laissèrent toujours une paix royale par la suite.

Lysias fut donc le premier avocat que j’eus l’honneur de lire, à une époque où j’étais bien loin de me douter que je me trouvais déjà dans le collimateur d’une licenciée en droit excessivement haineuse à mon égard, la dénommée Josette Brenterch, dont je n’aurai jamais entendu ni vu le nom nulle part avant de la rencontrer pour la toute première fois en 2004 dans l’association AC ! Brest.

Comme m’en informera deux ans et demi plus tard avec moult détails probants l’un de ses sbires à cette époque, le dénommé Joël Roma, cette femme et ses amis ou complices de la LCR de Brest détenaient à mon sujet un dossier très étoffé, constitué de nombreux documents confidentiels tous obtenus de manière frauduleuse au fil des ans alors qu’ils surveillaient illégalement mon père pour ses activités publiques depuis le début des années 1970, et avaient aussi bien repéré ses enfants, lesquels présentaient tous à peu près le même profil remarquable.

Le mien tout seul était en effet déjà assez rare, mais en l’occurrence, c’est bien toute la fratrie qui s’avérait à peu près du même niveau, ce qui est rarissime et fut d’autant plus remarqué dans le « microcosme » brestois que nos parents y étaient déjà assez connus.

Ainsi, par exemple, en 2004 et 2005, une autre personne de l’entourage de Josette Brenterch prévenait-elle comme cette femme des tiers que j’étais alors amenée à rencontrer dans le cadre de mes nouvelles activités qu’il leur fallait se méfier de moi, car j’aurais eu un QI d’au moins 250 ! Il s’agissait d’une infirmière de l’hôpital psychiatrique de Bohars syndiquée à la CGT et qui militait aussi à l’extrême-gauche. Je présume qu’on lui aura plutôt parler d’un QI d’au moins 150, ce qui est en effet tout à fait vraisemblable, tous ces gens n’ayant manifestement pas oublié que des tests effectués par le psycholoque scolaire alors que j’étais en classe de 3ème avaient révélé, sans grande surprise, que j’avais un QI très élevé, celui d’une « surdouée » comme on disait à l’époque, que ce psychologue s’attachera d’ailleurs à observer par la suite, mais sans malveillance aucune, j’étais tout simplement son « cas ».

Je suis donc une hypersensible, une hyperempathique dont la générosité et la gentillesse ont également toujours été remarquées partout où je suis passée, notamment dans l’association AC ! Brest, où je me suis dévouée pour d’autres durant deux ans sans jamais rien demander ni attendre en échange alors que je n’étais moi-même plus en très bon état et avais aussi besoin d’une aide que je n’ai jamais obtenue de personne, bien au contraire : ceux qui auraient pu me l’apporter, par exemple le dénommé Joël Roma en me parlant le plus tôt et le plus complètement possible de l’énorme « dossier » sur la base duquel ses chefs de la LCR organisaient des réunions internes pour ordonner et préparer les harcèlements de leurs militants à mon encontre, ont en effet toujours fait le choix d’obéir à ces criminels et donc, de participer à toutes ces violences dont j’étais encore victime, dans la continuité de toutes celles que je subissais depuis les années 1990 pour avoir refusé de mettre mes compétences d’ingénieur d’études en informatique au service du crime organisé.

Mon père avant moi était déjà bien connu à Brest pour sa générosité et sa droiture, totalement intolérables pour bien des malfrats.

Pour la perverse narcissique Josette Brenterch, grande prêtresse du NPA de Brest, dont le seul « don » et l’unique passion consistent depuis toujours à prendre des vies, notamment avec ses amis terroristes de l’extrême-gauche depuis la fin des années 1970, tous les éléments saillants de nos personnalités et de nos réussites avaient en outre toujours été autant de motifs de jalousie, de haine à notre encontre. Avec le temps, ceux-ci sont aussi devenus pour elle synonymes des plus grandes difficultés pour parvenir à ses fins nous concernant, tant nos ressources mentales restaient importantes malgré tout ce que nous subissions, constituant de véritables défis pour les « killers » dont elle fait partie, les faisant régulièrement enrager, décuplant toujours plus toutes leurs haines à notre encontre.

Il en va de même que pour nos capacités hors normes pour toutes les personnes qui nous connaissent pour ce que nous sommes ou nous ont appréciés dans le passé, toujours nombreuses et constituant pour Josette Brenterch et ses complices autant de témoins gênants de nos vraies vies.

Aussi, d’échec en échec, elle est devenue toujours plus folle, s’attaquant à toujours plus de ces personnes qui pour la plupart ne doivent même pas la connaître, comme moi jusqu’en 2004, et qu’elle accuse toujours de manière totalement délirante d’être responsables de ses échecs me concernant pour l’avoir à un moment ou à un autre contrariée ou contredite à mon sujet, qui pour avoir rendu des avis m’étant très favorables, qui pour m’avoir employée dans des conditions normales, ou pour tout autre avis ou acte contraire à toutes ses prétentions mensongères, tous ses désirs et oukazes assassins à mon encontre.

Dans sa négation volontaire de tout ce que nous sommes, et qu’elle connaît pourtant très bien depuis le début, dans les années 1970, elle ne peut davantage tolérer l’existence de ces personnes que les nôtres et les fait donc toutes rechercher pour les éliminer.

En fait, ayant toujours été exemplaire pour tous, mon « cas » l’est aussi devenu pour cette folle en raison de toutes les difficultés qu’elle a pu rencontrer depuis qu’elle s’est en quelque sorte « accrochée » à ma personne avec la ferme intention de la détruire.

Coûte que coûte, elle se doit de « prouver » avec moi que les surdoués, les matheux, les ingénieurs, sont en fait tous des débiles mentaux fous à lier, des « cas lourds psychiatriques », les femmes ingénieurs étant de surcroît des prostituées, et les plus hauts gradés de l’Armée qui les emploient effectivement comme ingénieurs sur des projets classés Secret Défense eux aussi tous des imbéciles et des dépravés extrêmement dangereux, n’importe lequel des psychopathes sans éducation ni grande intelligence qu’elle utilise pour me harceler et m’agresser valant toujours bien mieux que nous tous.

Elle a déjà fait assassiner de très nombreuses personnes pour cette passion dévorante que j’ai commencé à susciter chez elle très jeune sans même la connaître. Elle va continuer. Elle est folle.

Le Brestois Herwann Asseh accusé de viols : enquêtes sur l’enquête…

Il faut bien dire qu’une mise en examen pour viol à Brest, ce n’est vraiment pas un fait banal…

Du coup, tout le monde s’interroge : quel vent mauvais souffle donc sur Brest en ce moment ?

Ou bien encore : la juge Céline Verdier aurait-elle pris un gros coup de soleil cet été ?

 

https://www.letelegramme.fr/bretagne/viols-et-agressions-sexuelles-enquete-sur-la-chute-d-herwann-asseh-choregraphe-star-de-brest-08-10-2021-12843330.php

Publié le 08 octobre 2021 à 20h30

Viols et agressions sexuelles : enquête sur la chute d’Herwann Asseh, chorégraphe star de Brest

 

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Enquête sur la mise en examen, en août, pour viols et agressions sexuelles, du chorégraphe brestois Herwann Asseh.

 

Herwann Asseh a été mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur mineur le 6 août 2021.
Herwann Asseh a été mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur mineur le 6 août 2021. (Photo Alain Monot)

 

C’était le 10 avril 2021. Ce jour-là, Herwann Asseh modifie sa photo de profil Facebook. Il la remplace par un court texte, énigmatique. On y lit notamment : « Parfois, même en essayant de faire au mieux, nous sommes le méchant de l’histoire d’une personne ». Ses fans, davantage habitués aux photos de visages radieux et de corps en apesanteur, sont circonspects.

Ambassadeur de Brest

Herwann Asseh, 46 ans, c’était jusque-là l’itinéraire d’un enfant gâté par la danse. En 20 ans, l’ex-champion du monde de Street Dance a fondé sa compagnie, baptisée « Moral Soul », et est devenu l’ambassadeur de sa ville d’adoption, Brest. Il est de ceux que l’émission Métropolis, sur Arte, choisit, en novembre 2019, pour être l’une des figures de proue de son reportage sur la cité du Ponant. On l’y voit danser sur la terrasse du bureau du maire, dominant la rue de Siam, et vanter « Brest, bourrée d’histoires, bourrée de rencontres ».

« On était toutes fans de lui »

L’étape-clé de son ascension remonte à 1999, lorsque Jacques Blanc, directeur du Quartz, le propulse artiste associé de la Scène nationale brestoise. Depuis, nul besoin d’hologrammes : Herwann Asseh est omniprésent, de tous les stages, de tous les happenings dans les MPT, les écoles, les Ehpads… « On était toutes fans de lui », résume une admiratrice. Ses spectacles, conçus avec son alter ego féminin, sont très courus. Lui qui a commencé en dansant dans la rue obtient, en octobre 2015, une nouvelle reconnaissance des pouvoirs publics en installant sa compagnie dans le bel écrin de l’ancienne gare du Relecq-Kerhuon (29), rebaptisée « Fabrique des arts en mouvement ».

L’annonce de la paternité

Rien ne résiste à son charme, à son allant. Herwann Asseh a-t-il fini par s’en persuader ? La « success story » prend un tour plus sombre en décembre 2020. Un soir, à l’issue d’un cours, il réunit ses élèves danseurs dans les vestiaires et leur annonce qu’il est papa. Une adolescente sort précipitamment en sanglots. Une autre la rejoint, veut la consoler. En pleurs, la jeune fille lui explique qu’elle pensait être sa petite amie. Voilà qu’elle découvre qu’il a une compagne, et des enfants ! La confidente est interloquée : elle aussi vit une liaison avec le chorégraphe !

 

Courrier au procureur le 2 mai

Cet épisode sonne le glas d’un cloisonnement savamment entretenu par Herwann Asseh. Les jeunes femmes vont se confier les unes aux autres. Huit d’entre elles vont découvrir qu’elles ont été ses amantes et, selon elles, de manière forcée. Elles se tournent vers Sandrine Perirhin, élue en charge de la politique jeunesse. Cette dernière les oriente vers le planning familial de Brest, qui leur offrira un accompagnement sans failles.

C’est le maire du Relecq-Kerhuon qui, indirectement, leur fait franchir le pas du dépôt de plainte : en avril, Laurent Péron a connaissance d’informations jugées troublantes. « Fin avril, j’avais des éléments qui me laissaient penser qu’on n’était pas sur des rumeurs », dit-il. Il a en tête l’article 40 du code de procédure pénale : « Tout officier public qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République ». Son courrier part le 2 mai.

Pilote de drone

Pendant tout ce printemps 2021, la suspension des subventions à Moral Soul, puis la démission de son conseil d’administration, ont alimenté les discussions. Et puis, après 20 ans à la tête de Moral Soul, Herwann Asseh a pris la tangente et annoncé la naissance d’une nouvelle compagnie, nommée « Fenikkusu » (« phénix » en japonais). Ce virage est mis sur le compte du chambardement lié à la crise sanitaire. En fait, Herwann Asseh ne va pas tarder à entamer une formation pour devenir pilote de drone.

« Il avait un regard un peu particulier sur les grandes adolescentes »

Le 6 août 2021, il est mis en examen pour viols et agressions sexuelles commis sur mineur par personne ayant autorité, viols et agressions sexuelles par personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction, et corruption de mineur. Les faits couvrent une période allant de 2009 à 2021. L’instruction est confiée à la magistrate Céline Verdier. Herwann Asseh est laissé libre, sous contrôle judiciaire. À Brest, c’est le coup de tonnerre. Beaucoup tombent des nues. Pas tous. « La danse, dans le Finistère, c’est un petit milieu. Tout le monde se connaît de près ou de loin. Et quand même, il avait un regard un peu particulier sur les grandes adolescentes et on ne s’est pas toujours senti à l’aise », témoigne un danseur. « Quand on l’interrogeait sur cette proximité avec des jeunes filles, il nous parlait de fusion artistique », dit une autre.

 

« Tu es magnifique quand tu danses »

Les adolescentes, elles, racontent toutes, peu ou prou, la même histoire. Herwann Asseh les a repérées lors d’un cours ou un stage découverte de la danse. Ils ont échangé leurs numéros de téléphone. « Unique », « exceptionnelle », « Tu es magnifique quand tu danses »… Il ne tarit pas d’éloges sur chacune. Les SMS, longs et flatteurs, pleuvent. « Il parle de coup de foudre artistique et personnel. Ce sont des mots qui résonnent très fort chez des adolescentes ! », témoigne Me Emilie Bruézière, avocate des plaignantes, spécialisée dans les dossiers de victimes d’agressions sexuelles.

Danse et sexualité

Herwann Asseh leur aurait promis une carrière internationale dans la danse. Le Graal ! Mais, condition sine qua non, elles ne devaient pas en parler aux autres, qui ne comprendraient pas. Ce sera leur secret à eux. Ensuite, les textos prennent un autre tour. Herwann Asseh, adepte de la danse contact, aurait un credo : sans avoir connu la sexualité, on ne peut pas être vraiment à l’aise dans son corps. Particulièrement dans la danse, où l’un n’irait pas sans l’autre. Un couple de danseurs ne doit faire qu’un et se connaître intimement. D’après nos sources, sept des adolescentes sont mineures au moment des faits. La plupart ont connu des petits copains mais pas encore eu de relations sexuelles.

« Pressées d’être entendues par la justice »

Alors, étaient-elles consentantes comme l’aurait prétendu le chorégraphe à un élu ? Contacté, Me Fabrice Quantin, avocat d’Herwann Asseh, réitère qu’il « réserve sa position ainsi que ses éléments de défense au magistrat instructeur ». Les plaignantes, elles, racontent des faits d’agression sexuelle et de viol, commis par leur professeur de danse, dans sa voiture, dans des résidences lors de déplacements, sur des plages, au sein de la Fabrique des Arts en mouvement, au Relecq-Kerhuon…

Deux d’entre elles tomberont enceintes. L’une vivra une fausse couche, seule, désorientée. La seconde prendra une pilule abortive mais connaîtra des complications qui lui vaudront d’être hospitalisée. « Aujourd’hui, elles ont peur qu’on leur reproche de faire tomber quelqu’un de son piédestal, peur d’être traitées de menteuses. Elles sont pressées d’être entendues par la justice. Pour elles, ce sera important », explique Me Bruézière.

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/l-avocat-d-herwann-asseh-rappelle-la-presomption-d-innocence-aux-elus-brestois-07-09-2021-12820683.php

Publié le 07 septembre 2021 à 07h54

L‘avocat d’Herwann Asseh rappelle la présomption d’innocence aux élus brestois

 

Lecture : 2 minutes.

 

L’avocat d’Herwann Asseh regrette « la déclaration hâtive » des élus de Brest et Brest Métropole. Dans un communiqué adressé vendredi dernier à la presse, ces derniers avaient « condamné avec la plus grande fermeté les faits reprochés à Herwann Asseh ».

 

Le 6 août dernier, Herwann Asseh a été mis en examen suite à la plainte de neuf femmes mineures au moment des faits.
Le 6 août dernier, Herwann Asseh a été mis en examen suite à la plainte de neuf femmes mineures au moment des faits. (BST – F111A)

 

En fin de semaine dernière, le maire de Brest, François Cuillandre, et l’ensemble des élus de Brest et Brest métropole ont indiqué dans un communiqué qu’ils « condamnaient avec la plus grande fermeté les faits reprochés à Herwann Asseh ». Cette déclaration a fait réagir l’avocat du chorégraphe mis en examen le 6 août dernier pour viols et agressions sexuelles commis sur mineur par personne ayant autorité, viols et agressions sexuelles par personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction, mais aussi corruption de mineur.

 

« Déclaration hâtive »

« Une telle déclaration, qui tient pour acquis que ce dernier serait coupable des faits pour lesquels il est mis en examen, apparaît faire fi de la présomption d’innocence qui bénéficie à Herwann Asseh », tient donc à rappeler Fabrice Quantin, avocat au barreau de Brest. Lequel « regrette cette déclaration hâtive, alors même qu’une instruction est en cours, et réserve sa position ainsi que ses éléments de défense au magistrat instructeur ». « Monsieur Herwann Asseh souhaite que la Justice pénale puisse investiguer sereinement pour permettre la manifestation de la vérité », conclut maître Quantin.

 

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/face-aux-violences-sexuelles-le-quartz-de-brest-appelle-a-la-mobilisation-de-l-ensemble-du-secteur-culturel-04-09-2021-12818989.php

Publié le 04 septembre 2021 à 09h08

Face aux violences sexuelles, le Quartz de Brest appelle à la mobilisation de l’ensemble du secteur culturel

 

Lecture : 1 minute.

 

Après les élus brestois, c’est au tour du Quartz, la scène nationale brestoise, de réagir à la mise en examen du chorégraphe Herwann Asseh pour viols sur mineures.

 

Le Quartz salue l’action du Planning familial auprès des victimes de violences sexuelles.
Le Quartz salue l’action du Planning familial auprès des victimes de violences sexuelles. (Photo d’archives Le Télégramme)

 

En cette rentrée, l’équipe du Quartz réagit à son tour à la mise en examen du chorégraphe et danseur brestois Herwann Asseh le 6 août, des chefs de viols et d’agressions sexuelles commis sur mineur par personne ayant autorité, viols et agressions sexuelles par personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction, mais aussi corruption de mineur.

 

Dans un communiqué, l’équipe de la scène nationale de Brest, qui a contribué à l’ascension du chorégraphe, « affirme son soutien aux victimes de violences sexuelles et salue l’action du Planning familial. Elle est une oreille attentive pour toutes celles et tous ceux qui souhaiteraient faire part d’une situation de violence, quelle qu’elle soit. Plus que jamais, la mobilisation du secteur culturel est absolument nécessaire ».

Ce vendredi, les élus de la ville de Brest et de Brest métropole avaient également affirmé leur détermination « à lutter contre de tels actes et leurs auteurs, aux côtés des partenaires, associatifs et services de l’État concernés ». La collectivité envisage de se porter partie civile dans cette affaire.

 
https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/la-ville-de-brest-envisage-de-se-porter-partie-civile-dans-l-affaire-herwann-asseh-03-09-2021-12818660.php

Publié le 03 septembre 2021 à 15h28

La Ville de Brest envisage de se porter partie civile dans l’affaire Herwann Asseh

 

Lecture : 2 minutes.

 

Après la mise en examen du chorégraphe Herwann Asseh pour viols sur mineur, les élus de Brest et de Brest métropole annoncent que la collectivité envisage de se porter partie civile.

 

Depuis sa mise en examen, Herwann Asseh a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de paraître dans le Finistère et d’exercer toute activité impliquant un contact avec des mineurs.
Depuis sa mise en examen, Herwann Asseh a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de paraître dans le Finistère et d’exercer toute activité impliquant un contact avec des mineurs. (Tangi Thierry)

 

La sombre nouvelle est tombée au cœur de l’été, le 6 août dernier : Herwann Asseh, le chorégraphe et professeur de danse brestois à la réputation nationale, a été mis en examen des chefs de viols et agressions sexuelles commis sur mineur par personne ayant autorité, viols et agressions sexuelles par personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction, mais aussi corruption de mineur. À l’origine de cette affaire, les plaintes de neuf jeunes femmes, toutes mineures au moment des faits, qui ont confirmé devant les enquêteurs des faits d’agressions sexuelles ou de viols. Ces faits s’étaleraient de 2008 à fin 2020.

 

Soutien aux victimes

« Les faits reprochés à Herwann Asseh, qui ont conduit après enquête à sa mise en examen, ont profondément surpris et choqué de nombreux Brestois et Brestoises, parmi lesquels de très nombreux acteurs et actrices culturels de Brest et du Finistère », indiquent dans un communiqué François Cuillandre et les élus de la Ville et de Brest métropole.

Tous disent « partager cette émotion et condamner avec la plus grande fermeté les faits qui sont reprochés à Herwann Asseh ». Ils souhaitent donc « manifester tout leur soutien aux jeunes filles victimes qui ont eu le courage de dénoncer les faits » et ils affirment leur détermination, « aux côtés des partenaires, associatifs et services de l’État concernés, à lutter contre de tels actes et leurs auteurs ».

Herwann Asseh sous contrôle judiciaire

Le communiqué précise que les avocats conseils de la collectivité examinent la possibilité de se porter partie civile aux côtés des victimes dans cette affaire. À la suite de la mise en examen du chorégraphe, un juge d’instruction a été saisi et dirige la poursuite de l’enquête. Herwann Asseh a été placé sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention, avec interdiction de paraître dans le Finistère et d’exercer toute activité impliquant un contact avec des mineurs.

 

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/enquete-mis-en-examen-a-brest-le-choregraphe-herwann-asseh-paradoxe-ambulant-b552f0f0-1171-11ec-aae0-4d1212b14fe9

ENQUÊTE. Mis en examen à Brest, le chorégraphe Herwann Asseh, paradoxe ambulant

 

Le danseur et chorégraphe Herwann Asseh, 46 ans, directeur artistique de la Cie Moral Soul. | ARCHIVES ALAIN MONOT
Ouest-France Frédérique GUIZIOU. Publié le 11/09/2021 à 07h33

 

« Ce n’est pas possible. Je ne connais pas cette personne que vous décrivez. Ce ne peut pas être Herwann Asseh… » Cette sidération devant la mise en examen du chorégraphe, le vendredi 6 août 2021, à Brest (Finistère), pour corruption de mineurs, agressions sexuelles et viols, revient sans cesse.

Une sidération partagée par ceux et celles auditionnés pendant l’instruction. Choqués par les contradictions que révèle l’enquête sur une personnalité contrastée, un paradoxe ambulant.

Charisme hors cadres

« On ne peut nier son charisme, son aura, son pouvoir d’attraction hors normes », confirme un artiste connu. « Après les spectacles, Herwann Asseh était entouré d’une cour d’admirateurs. Les fans se bousculaient… » Un agent de sécurité se souvient : « Au final d’une représentation, on a dû faire évacuer la salle, le public ne voulait pas le lâcher. »

Aurait-il abusé de cette aura ? « Herwann Asseh a toujours évolué hors cadres, analyse une chargée de production. Mais ça ne l’a jamais empêché de réussir ses projets. Il était capable d’accomplir, seul, des travaux d’envergure dans un équipement prêté par la collectivité, sans demander d’autorisation. Et ça passait… »

Sidération, encore, parmi ceux qui ont croisé ce chorégraphe très actif en milieu carcéral : « Je n’aurais pas eu le même chemin de vie si je n’avais pas croisé Herwann Asseh ; je me suis reconstruit grâce à lui, à la capoeira et au hip-hop, raconte cet ex-détenu. Il m’a, littéralement, fait sortir de l’ombre. »

Idem pour ces jeunes athlètes révélés via le parkour, ce sport qui chorégraphie la mobilité et la course en milieu urbain : « J’étais un jeune de quartier mal barré, déclare ce « traceur ». Il m’a aidé à trouver ma voie, à me tenir droit. »

2 000 messages passés au crible

Très physique, Herwann Asseh montait des spectacles performants, en évoquant le dépassement de soi : « Je n’ai jamais vu un geste déplacé de sa part, jamais senti de dérapage, jure une interprète qui a, aussi, joué le rôle du « regard extérieur » pendant les répétitions. J’ai, parfois, senti des tensions dans la compagnie. Mais c’est normal qu’il y ait des frictions entre le chorégraphe et les interprètes. »

Comme l’immense majorité des mis en examen au XXIe siècle, son téléphone — 2 000 messages passés au crible ! — est devenu son pire ennemi. Difficile d’oublier avoir envoyé un message comme : « J’ai adoré cet après-midi passé ensemble. Il faudra le refaire. Mais surtout, n’en parle pas aux autres, elles seraient jalouses. »

Je me souviens voir débarquer, de nulle part, cette jeune fille persuadée d’intégrer la compagnie alors que son inexpérience était évidente.

— L’administratrice d’un théâtre

Elles se sont parlé, elles en ont parlé. « Polyamoureux, non exclusif, surtout pas polygame », ironise, amère, une ex-amie. Qui remarque que les jeunes femmes qui ont porté plainte contre le chorégraphe « sont présentes sur les images prises en octobre 2020, pour les 20 ans de Moral Soul ».

Des plaignantes qui, selon le communiqué du Planning familial, « souhaitent, en outre, pointer du doigt la glamourisation des relations abusives, notamment commises par des personnes influentes ».

« Je me souviens voir débarquer, de nulle part, cette jeune fille persuadée d’intégrer la compagnie alors que son inexpérience était évidente, confie l’administratrice d’un théâtre. Étrange ? Ou typique ? Si le chorégraphe, ce tout-puissant, l’imposait, qui pour le contredire ? »

« Fusion artistique »

Certaines relations, forcément, posent questions. « Vous êtes ensemble à la ville comme à la scène ? » Aux interrogations, fréquentes, sur la nature de la complicité qui pouvait lier sa danseuse vedette et le chorégraphe, le duo répondait, invariablement : « Nous vivons une fusion artistique. » Une contradiction, encore, que vient réveiller un autre SMS d’Herwann Asseh : « Pour bien danser, écrit-il à une danseuse, il faut être libéré sexuellement. »

De là à analyser sa trilogie, consacrée aux rapports femmes-hommes, à la sombre lumière des accusations portées ? Du-All met en scène un coup de foudre ; Manibus est centré sur les différences et les stéréotypes. Et F(h)ommes, axé sur le couple sous toutes ses formes…

Je n’ai jamais éprouvé de sensation de détournement, de posture subversive

— Une danseuse.

« Des amalgames absolument ridicules ! réagit une danseuse. Si ses spectacles se cristallisaient sur le corps des femmes, c’était une danse inscrite dans notre époque, avec un discours féministe, un ton militant. Je n’ai jamais éprouvé de sensation de détournement, de posture subversive. »

Par la voix de son avocat, le chorégraphe a récemment rappelé aux élus de Brest Métropole « qui tiennent pour acquis qu’il serait coupable », la présomption d’innocence : « Herwann Asseh réserve sa position ainsi que ses éléments de défense au magistrat instructeur, souligne maître Quantin. Il souhaite que la justice pénale puisse investiguer sereinement pour permettre la manifestation de la vérité. »

Troublant. « Ce n’est pas seulement une affaire de justice, observe un avocat. En plein #metoo, c’est, aussi, une affaire en vibration avec nos enjeux de société. »

Moral Soul : de la « standing ovation » à la débâcle

« De la “standing ovation” à la débâcle, des embrassades en public avec les élus à l’opprobre officielle, observe un élu désormais à la retraite, le crash de Moral Soul est vertigineux. »

Environ 1 500 personnes, de tous horizons, participaient, par an, aux actions culturelles de Moral Soul, qui conçoit « la danse comme vecteur de lien social ». En 20 ans, Moral Soul a fait travailler 200 personnes, des danseurs aux professionnels des costumes en passant par les administratifs. En parallèle à sa carrière artistique, Herwann Asseh est intervenu pendant plus de quinze ans dans tous types de structures, maisons d’arrêt, Maisons pour tous, centres spécialisés, maisons de retraite, écoles, collèges, lycées, instituts.

« Je suis à la fois extrêmement en colère et triste »

« C’est terrible, je suis à la fois extrêmement en colère et triste, confie une ancienne de Moral Soul. On dirait que cette affaire entache toutes les belles choses accomplies, toutes les super collaborations. Famille, proches, associés… C’est tellement dur. Les dommages collatéraux sont énormes. Avoir Moral Soul sur son CV, c’est désormais la garantie d’être examiné avec suspicion. »

La compagnie Moral Soul existe encore. Elle n’est pas dissoute. En février 2021, son conseil d’administration, avant de démissionner, s’est acquitté de ses devoirs : gérer les ruptures de contrat de la vingtaine de salariés, annuler tous les spectacles programmés, payer les taxes et factures…

Focalisé sur le parkour

Avant sa mise en examen, Herwann Asseh a cru pouvoir rebondir, « renaître de ses cendres ». Accompagné de quelques proches collaborateurs, il a lancé des plans pour une nouvelle compagnie, baptisée « Fenikkusu », « Phoenix » en japonais. Il se serait ainsi focalisé exclusivement sur le parkour, cet art du déplacement en milieu urbain qu’il a contribué à populariser à Brest. Un nom en référence, aussi, aux « Yamakasi », héros d’un film consacré aux fondateurs de la discipline acrobatique.

Cette entreprise a immédiatement ravivé l’affaire. Le Planning familial, qui accompagne les plaignantes, a communiqué sur la démarche des jeunes femmes. Pour préciser que « leur décision d’entreprendre une démarche juridique était notamment motivée par le souhait d’empêcher le chorégraphe de continuer à encadrer des jeunes femmes mineures ».

Un nouveau conseil d’administration a donc pris, en urgence, la relève à Moral Soul. Pas pour de nouveaux projets, mais pour assumer les impératifs, comme payer l’Urssaf, gérer les subventions déjà versées par le conseil départemental du Finistère et le conseil régional de Bretagne, régler la location de boxes pour entreposer le matériel de la compagnie…

Il reste environ 40 000 € sur le compte. Dans ses statuts, une clause stipule que, si Moral Soul est dissoute, cette somme devra aller à une ou d’autres compagnies de danse, choisies après discussion avec les instances publiques.

Le parcours chronologique d’Herwann Asseh

1975. Naissance à Libreville, capitale du Gabon, d’une mère bretonne et d’un père gabonais, qui, opposant au régime d’Omar Bongo, passera dix ans en prison au Gabon.

1982. Arrive, à 7 ans, en France, avec sa mère, son frère et ses deux sœurs. La famille s’installe à Ploudalmézeau. Commence l’athlétisme à l’Institut national du sport puis en équipe de France.

1994. S’initie à la capoeira et au hip-hop à Paris.

1999. Sacré champion du monde de « street dance » à Mexico. Crée sa compagnie Moral Soul qui assure cours et créations de danse contemporaine et hip-hop.

1999-2011. Artiste associé puis en résidence au Quartz, la Scène nationale de Brest.

2000. Premières pièces Maman regarde puis Les Émigrants.

2012. Pour les fêtes maritimes Tonnerres de Brest 2012, monte Avoir 20 ans dans un port européen, avec 30 jeunes danseurs de cinq villes jumelles, Brest, Kiel, Plymouth, Cadix et Constanta. Et fait danser la population brestoise sur la Danse du tram, place de la Liberté, samedi 23 juin 2012, pour l’inauguration de la première ligne du transport en commun de Brest Métropole.

2015. Installation au Relecq-Kerhuon de la compagnie Moral Soul à La Gare, « Fabrique des arts en mouvement ».

2020. En octobre, événements anniversaires des 20 ans de Moral Soul.

2021. Neuf femmes portent plainte contre le chorégraphe de 46 ans. En août, mis en examen pour corruption de mineures, agressions sexuelles et viols, entre 2008 et décembre 2020. Placé sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention, avec interdiction de paraître dans le Finistère et d’exercer toute activité impliquant un contact avec des mineurs.

 

Affaire Takieddine : des journalistes mis en examen pour subornation de témoin

 

Dès décembre dernier, un des journalistes de Médiapart informe François de Labarre de l’ouverture de l’information judiciaire pour subordination de témoins ayant débouché sur sa garde à vue.
Aux enquêteurs il déclare :
«… Madame la juge, comprenez mes réticences à parler si tout ce que je dis finit chez Mediapart…»

 

Ouarf ! Pareil pour moi… Tout ce que je peux dire aux juges bretons finit immanquablement chez leur Dieu vivant le malade mental et pédophile notoire Pascal Edouard Cyprien Luraghi, et ils en réclament toujours plus, n’ayant semble-t-il toujours pas identifié l’intégralité des témoins de ma vraie vie… Vous savez, tous ces hommes très intelligents que tout au long de mon existence j’aurais soi-disant manipulés contre cette bonne et brave Josette Brenterch du NPA de Brest qui n’a toujours pas fini de s’en venger et cherche encore à en faire assassiner…

Du coup, je manifeste quelques réticences qui déplaisent très fortement…

 

https://www.francetvinfo.fr/politique/affaire/financement-de-la-campagne-de-sarkozy/soupcons-de-financement-libyen-mimi-marchand-et-un-journaliste-de-paris-match-en-garde-a-vue-pour-subornation-de-temoin_4649445.html

Soupçons de financement libyen : « Mimi » Marchand et un journaliste de « Paris Match » en garde à vue pour « subornation de témoin »

 

A l’origine de ces gardes à vue, un entretien accordé en novembre dernier par Ziad Takieddine au journaliste de « Paris Match » dans lequel il dédouanait Nicolas Sarkozy des soupçons de financement libyen pesant sur sa campagne de 2007.

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Affaire Takieddine : des journalistes mis en examen pour subornation de témoin dans AC ! Brest francetv-info-36b69ec8
France Télévisions
Publié le 03/06/2021 18:05 Mis à jour le 03/06/2021 18:24
Temps de lecture : 1 min.
La patronne de l'agence Bestimage, Michèle Marchand, alors conseillère du candidat à la présidentielle Emmanuel Macron, le 22 avril 2017 au Touquet (Pas-de-Calais). (ERIC FEFERBERG / AFP)
La patronne de l’agence Bestimage, Michèle Marchand, alors conseillère du candidat à la présidentielle Emmanuel Macron, le 22 avril 2017 au Touquet (Pas-de-Calais). (ERIC FEFERBERG / AFP)

 

Michèle « Mimi » Marchand, la patronne de l’agence photo Bestimage, a été placée jeudi 3 juin en garde à vue pour « subornation de témoin » dans l’affaire des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, a appris France Télévisions de source proche du dossier, confirmant une information de Mediapart.

Un journaliste de Paris Match a également été placé en garde à vue pour « subornation de témoin » et  »association de malfaiteurs », et son appartement a été perquisitionné dans le cadre de la même affaire, a annoncé l’hebdomadaire qui l’emploie. Ces gardes à vue sont menées à Nanterre, à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

« Ils ont déformé mes propos »

A l’origine de ces gardes à vue, un entretien accordé en novembre dernier par l’homme d’affaires Ziad Takieddine au journaliste de Paris Match, qui s’était rendu au Liban avec un photographe de Bestimage, selon les sources de France Télévisions.

Dans cet entretien, qui avait également fait l’objet d’une diffusion vidéo sur BFMTV, Ziad Takieddine avait retiré ses accusations contre Nicolas Sarkozy, ce dont l’ancien chef de l’Etat et ses soutiens s’étaient immédiatement félicités. Mais, deux mois plus tard, interrogé le 14 avril à Beyrouth par les juges d’instruction Aude Buresi et Marc Sommerer chargés du tentaculaire dossier libyen, Ziad Takieddine avait déclaré qu’il ne « confirm[ait] pas les propos » de l’entretien à Paris Match, « qui ont été mal tournés par le journaliste ».  »‘Paris Match’ appartient à un ami de Sarkozy, ils ont déformé mes propos », avait-il soutenu, dans cet interrogatoire dévoilé par l’AFP.

Sollicité, le parquet national financier a répondu ne pouvoir « communiquer aucune information à ce stade ». L’avocate de Mimi Marchand, Caroline Toby, n’a pas non plus souhaité commenter l’information.

 

https://actu.orange.fr/france/financement-libyen-mimi-marchand-figure-de-la-presse-people-mise-en-examen-CNT000001ByXUv/photos/la-journaliste-mimi-marchand-en-avril-2017-au-touquet-6e1d7a586a525009ae1680a00271afcd.html

Financement libyen: Mimi Marchand, figure de la presse people, mise en examen

 

La journaliste Mimi Marchand en avril 2017 au Touquet
La journaliste Mimi Marchand en avril 2017 au Touquet
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© AFP, Eric Feferberg

AFP, publié le samedi 05 juin 2021 à 17h45

Mimi Marchand, célèbre figure de la presse people, a été mise en examen samedi pour « subornation de témoin » sur l’intermédiaire sulfureux Ziad Takieddine, dans un nouveau volet de l’affaire du financement libyen présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Au terme de deux jours de garde à vue, la patronne de l’agence de paparazzi BestImage, Michèle Marchand, a été présentée samedi à un juge d’instruction parisien, qui l’a également mise en examen pour « association de malfaiteurs en vue de commettre une escroquerie en bande organisée » et placée sous contrôle judiciaire, a indiqué à l’AFP son avocate, Me Caroline Toby.

« Elle conteste fermement les faits reprochés », a souligné cette dernière.

Surnommée « Mimi », cette figure haute en couleurs de la presse people, devenue proche du couple Macron, avait été placée en garde à vue jeudi à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff), dans une enquête ouverte à la suite d’un entretien accordé en novembre dernier par Ziad Takieddine à un journaliste de l’hebdomadaire Paris Match, qui s’était rendu au Liban avec un photographe de BestImage.

Dans cette interview, Ziad Takieddine avait retiré ses déclarations contre Nicolas Sarkozy, alors qu’il l’accusait depuis des années d’avoir touché de l’argent pour sa campagne présidentielle de 2007 de la part du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

L’intermédiaire franco-libanais, en fuite au Liban depuis sa condamnation en juin 2020 à cinq ans de prison ferme dans le volet financier de l’affaire Karachi, avait aussi parlé brièvement à BFMTV depuis Beyrouth.

« La vérité éclate », avait immédiatement triomphé l’ancien chef de l’Etat.

Ces déclarations avaient amené le procureur national financier Jean-François Bohnert à souligner que les mises en examen de Nicolas Sarkozy dans cette enquête ne s’appuyaient pas seulement sur les déclarations de M. Takieddine.

- Mouvements de fonds suspects -

Deux mois plus tard, interrogé le 14 janvier à Beyrouth par les juges d’instruction Aude Buresi et Marc Sommerer, chargés du dossier libyen, l’intermédiaire, connu pour sa versatilité, avait déclaré qu’il ne confirmait « pas les propos » de l’entretien, prétendant qu’ils avaient été « déformés » par Paris Match, qui « appartient à un ami de Sarkozy ».

L’hebdomadaire est la propriété du groupe Lagardère, dont Nicolas Sarkozy est membre du conseil de surveillance.

M. Takieddine était donc revenu à sa première version, selon laquelle la campagne présidentielle 2007 de M. Sarkozy avait reçu l’apport de fonds libyens. Tout en insistant sur le fait que lui n’y était pour rien.

L’entretien à Paris Match avait été publié peu après son incarcération au Liban dans le cadre d’une procédure judiciaire engagée contre lui. Le quotidien Libération avait évoqué en mars des mouvements de fonds suspects, évoquant de possibles tractations en marge de l’interview.

Mimi Marchand « a agi en qualité de journaliste qui a eu l’exclusivité de cette interview de M. Takieddine », a déclaré samedi Me Caroline Toby. « Elle n’a fait qu’organiser les photos et l’interview, dans le périmètre de son métier », a-t-elle expliqué.

Cinq autres personnes avaient également été placées en garde à vue jeudi dans cette information judiciaire ouverte le 7 mai, après près d’un mois d’enquête préliminaire, a indiqué samedi le parquet national financier dans un communiqué.

Le journaliste de Paris Match, François de Labarre, avait été libéré dans la soirée, sans poursuite à ce stade.

Les quatre autres ont aussi été mises en examen samedi, selon le PNF.

Parmi elles, le publicitaire Arnaud de la Villesbrunne, ancien directeur de l’agence Publicis. « Mon client a à peine compris les termes de sa mise en examen tant il se sent étranger à tout cela, et il s’en expliquera plus tard devant les juges », a déclaré à l’AFP son avocat, Me Eric Morain.

L’homme d’affaires Pierre Reynaud et Noël Dubus, un homme déjà condamné pour escroquerie, figurent aussi parmi les personnes poursuivies.

Selon Le Parisien, Noël Dubus, qui s’est rendu à deux reprises à Beyrouth pour y rencontrer M. Takieddine avant sa rétractation, aurait bénéficié de versements suspects, via M. Villesbrunne, qui était un des prestataires de la campagne présidentielle de M. Sarkozy.

Selon le quotidien Libération, l’homme d’affaire Pierre Reynaud aurait, quant à lui, avancé à M. Dubus des fonds à remettre à M. Takieddine.

 

https://www.parismatch.com/Actu/Societe/Affaire-Takieddine-la-justice-attaque-Paris-Match-1741810

Affaire Takieddine: la justice attaque Paris Match

Paris Match | Publié le 10/06/2021 à 06h45

Notre collaborateur devant l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), à Nanterre, où il a été conduit le 3 juin.
Notre collaborateur devant l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), à Nanterre, où il a été conduit le 3 juin. Pascal Rostain

 

Mettre un journaliste en garde à vue pour avoir accès à son ordinateur, à son mobile et à ses notes, est-ce la nouvelle procédure du Parquet national financier ?

Soupçonné de « subornation de témoin » dans l’affaire du possible financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy, François de Labarre a été interpellé à son domicile dans le but, à demi avoué par les enquêteurs et les juges, de récolter des informations protégées sur ses sources et son activité. Relâché sans condition après quelques heures d’un interrogatoire décousu, François est sorti libre à 22 heures. Il raconte…

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Extraits :
«… J’ai deux options : soit mon appartement est retourné, soit je leur remets Smartphone et ordinateur avec les codes …»
«… Tous les messages contenant les mots « Beyrouth », « Liban », « Nicolas Sarkozy », « notaire », « sommation » sont passés au crible …»
Dès décembre dernier, un des journalistes de Médiapart informe François de Labarre de l’ouverture de l’information judiciaire pour subordination de témoins ayant débouché sur sa garde à vue.
Aux enquêteurs il déclare :
«… Madame la juge, comprenez mes réticences à parler si tout ce que je dis finit chez Mediapart…»
Lire aussi :Exclusif : l’insaisissable Ziad Takieddine

Retrouvez l’intégralité du récit de notre journaliste dans le numéro 3762 de Paris Match, en vente jeudi.

 

https://www.parismatch.com/Actu/Societe/Affaire-Takieddine-notre-colere-nos-reponses-1741717

Affaire Takieddine: notre colère, nos réponses

Paris Match | Publié le 09/06/2021 à 12h40 |Mis à jour le 09/06/2021 à 14h08

Hervé Gattegno
Photo d'illustration
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L’éditorial d’Hervé Gattegno, directeur général de la rédaction de Paris Match.

Quel crime avons-nous bien pu commettre pour être traités de la sorte ? La semaine dernière, un journaliste de notre rédaction, François de Labarre, a vu surgir chez lui à l’aube une escouade de policiers sous la conduite de deux juges – on voudrait en rire : l’un d’eux portait un gilet pare-balles. Ils ont fouillé son appartement devant son fi ls de 8 ans, l’ont emmené, placé en garde à vue jusqu’au soir, assailli de questions. Il est ressorti libre, c’était bien le moins ; mais voilà notre journal flétri par le soupçon. L’enquête est ouverte pour « subornation de témoin » et « association de malfaiteurs en vue de commettre une escroquerie en bande organisée », excusez du peu. Et les investigations, nous prévient-on, ne font que commencer. Paris Match n’est l’objet d’aucune poursuite « à ce stade », indiquent certains confrères empressés. Diable. Le motif, le voici : une interview publiée en novembre 2020 qui a fait bondir le très susceptible Parquet national financier. L’homme d’affaires Ziad Takieddine, que notre reportage débusquait à Beyrouth (où il a fui sans encombre pour échapper à la prison), y rétractait l’accusation la plus lourde portée contre Nicolas Sarkozy dans l’abracadabrantesque affaire dite du « financement libyen » : après s’être longtemps présenté comme le porteur de valises, Takieddine affirmait n’avoir rien porté du tout – il l’a d’ailleurs répété le même jour dans une vidéo diffusée par BFMTV, puis confi rmé et même plus dans un document tamponné devant notaire un mois plus tard.

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On comprend que les juges aient vu rouge : contrairement à nous, voilà des années qu’ils se fondent sur les propos dudit intermédiaire, expert en virements et en revirements, s’égarant derrière lui dans un dédale d’assertions contradictoires, mais sélectionnant entre ses ellipses, ses fluctuations et ses invraisemblances celles qui leur conviennent le mieux. Autrement circonspect, notre article du 12 novembre prenait ce énième virage avec des pincettes ignifugées (le texte est accessible sur notre site, vérifiez par vous-mêmes). « Fuyant comme un agent double, changeant comme un caméléon, Takieddine a retrouvé sa liberté mais pas son crédit », écrivions-nous. Drôle de subornation de (faux) témoin : l’aurions-nous circonvenu pour mieux mettre sa parole en doute ? Dans les pages qui suivent, François de Labarre raconte cette étrange journée où il a passé des heures dans une cage pour avoir fait son métier. Il le fait sans pathos et même avec humour – à Match, nous avons l’expérience des reportages périlleux. De fait, tout cela serait risible si, dans leur zèle, nos fi ns limiers ne foulaient d’un même pied le bon sens et les principes. Le bon sens : parler de « subornation », c’est décréter que Takieddine dit vrai quand il accuse Sarkozy et ment quand il l’innocente ; c’est donc postuler que ce dernier a reçu de l’argent – mais voilà neuf ans que les juges eux-mêmes échouent à le prouver ! Les principes : si la loi protège nos enquêtes et nos sources, ce n’est pas pour couvrir les turpitudes des journalistes mais pour garantir le droit des citoyens à être informés. En démocratie, on n’enquête pas avec les moyens de l’État sur les journaux qui déplaisent, on n’arrête pas les journalistes dont les écrits dérangent ; la police ne fouille pas leurs ordinateurs ni ne surveille leurs téléphones. Disons-le ici avec force : Paris Match n’a commis aucun délit, soudoyé ni manipulé personne, participé à aucune manœuvre contraire à l’éthique.

Si d’autres que nous ont fauté, que la justice l’établisse – nous ne confondons pas, nous, les soupçons avec des preuves. En attendant, le scénario de cette enquête aux frontières de la déraison se dessine : notre scoop libanais aurait été de nature à « tromper les magistrats » – on le lit en toutes lettres dans la procédure. Ainsi, ces juges nous prêtent un grand pouvoir pour mieux abuser du leur. Il y a près d’un siècle, Albert Londres, qui donna au reportage ses lettres de noblesse, écrivait ceci : « Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle n’est pas de précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie. » On le mesure aujourd’hui : les plaies de l’époque, ce sont les jugements expéditifs bafouant la présomption d’innocence, les piloris numériques dont tout le monde s’accommode, une certaine presse d’investigation transformée en presse d’inquisition, des mensonges répétés mille fois pour supplanter les vérités, les errements d’une justice déboussolée, tantôt désinvolte et tantôt tyrannique ; toutes calamités qu’une information honnête et sans entrave contribue à réduire. À sa juste place et de toutes ses forces – celles que nous donne chaque semaine votre confiance –, Paris Match mène le combat pour un journalisme indépendant et de qualité, quitte à se faire des ennemis. Nous ne nous laisserons pas intimider ni salir sans réagir. À la volonté de déformer, nous opposerons encore, toujours, la liberté d’informer

 

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