Comment la propagation du coronavirus va révéler des relations cachées…

 

 

Eh bien, tout simplement via les enquêtes épidémiologiques de rigueur dans la lutte contre l’épidémie…

On notera à cet égard que si les origines respectives des premiers cas apparus en Bretagne, à Brest et à Rennes fin février 2020, furent d’emblée connues, en revanche celle du foyer qui s’est déclaré dans le Morbihan le 1er mars 2020 et est actuellement le plus important de la région reste un mystère, son patient zéro n’ayant toujours pas été identifié.

Curieusement, il se développe dans la région maritime d’origine de la famille Le Pen, zone endémique de complices du pédophile Pascal Edouard Cyprien Luraghi.

Avec 24 cas déclarés, l’Hérault est pour l’heure bien moins touché.

Et le Lot est presque épargné.

 

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-en-bretagne-une-cellule-detective-pour-freiner-l-epidemie-6768055

Coronavirus en Bretagne. Une cellule détective pour freiner l’épidémie

 

Une équipe bretonne d’épidémiologistes cherche et identifie celles et ceux ayant eu un contact avec les personnes positives au coronavirus, Covid-19. Un travail d’enquête pour ralentir l’épidémie.

 

Alain Le Tertre, responsable régional de Santé publique France, et les docteures Aurélie Pétureau et Mathilde Pivette, recherchent les contacts des personnes positives au coronavirus.
Alain Le Tertre, responsable régional de Santé publique France, et les docteures Aurélie Pétureau et Mathilde Pivette, recherchent les contacts des personnes positives au coronavirus. | MARC OLLIVIER/OUEST-FRANCE
 
Ouest-France Recueilli par Jessica DESBOIS. Modifié le 06/03/2020 à 11h04 Publié le 06/03/2020 à 10h50

 

Alors que des cas de coronavirus Covid-19 ont été identifiés dans toutes les régions de France métropolitaine, une cellule d’investigation piste les personnes susceptibles d’être contaminées en Bretagne. Entretien avec Alain Le Tertre, responsable régional Santé publique France.

Quel est votre rôle ?

Notre équipe est composée de cinq personnes : quatre médecins et une infirmière. Nous travaillons dans des bureaux de l’Agence régionale de santé (ARS) à Rennes (Ille-et-Vilaine). Notre rôle est double : à partir des cas avérés de personnes contaminées par le coronavirus, nous retraçons leur parcours dans les jours précédant l’apparition des symptômes afin d’identifier les contacts et l’intensité des contacts avec d’autres personnes. À partir de cette intensité, nous essayons de casser la chaîne de transmission en recommandant aux personnes impliquées de limiter les échanges, de rester chez elles, de porter un masque…

>> LIRE AUSSI : DIRECT. Coronavirus : bientôt 100 000 cas dans le monde, 423 en France, l’épidémie « inexorable »

Comment se passent vos investigations ?

Une fois que la personne est confirmée positive au dépistage, nous l’avons au téléphone. Nous lui posons des questions via un questionnaire. Par exemple, nous lui demandons comment elle a pu être contaminée, ses symptômes, etc. Nous établissons ensuite une liste de contacts possibles, qui peut aller de deux à une soixantaine de personnes… Nous cherchons ensuite à connaître l’intensité de leurs contacts et nous l’évaluons sur trois niveaux : faible, modérée ou élevée. Seules les personnes à risque élevé sont prévenues et appelées. Elles aussi doivent répondre à un questionnaire et en fonction de leurs réponses, nous les prévenons de leur prise en charge médicale.

Quels sont les critères pour définir les niveaux ?

Ils sont déterminés par la notion de temps et de proximité avec la personne malade. Il y a une différence entre un repas de famille et une remise de colis par le facteur, par exemple. Pour définir les contacts, nous remontons jusqu’à la veille des premiers symptômes.

Combien de cas élevés ont été jusqu’à présent comptabilisés ?

Nous avons évalué une centaine de cas élevés, principalement dans les clusters du Morbihan (le département qui a le plus grand nombre de cas de coronavirus en Bretagne, à savoir 23 le jeudi 5 mars à 17 h). Par contre, nous n’avons pas trouvé le patient zéro dans le Morbihan.

Dans quel état d’esprit sont-ils quand vous les contactez ?

Quand nous les appelons et, parfois, quand nous leur annonçons leur contact avec une personne malade, ils ne paniquent pas. Ils sont conscients de leur situation.

 

https://www.ville-quiberon.fr/actualites/officiel/coronavirus-un-premier-foyer-identifie-dans-le-departement-du-morbihan

Coronavirus un premier foyer identifié dans le département du Morbihan

Comment la propagation du coronavirus va révéler des relations cachées... dans AC ! Brest

 

L’apparition de cas groupés (cluster) de 9 personnes testées positivement a été confirmée dans le Morbihan dimanche 1er mars à 22h, avec deux cas à Auray, quatre cas à Crac’h et deux cas à Carnac. D’autres personnes ont fait l’objet de prélèvements actuellement en cours d’analyse.

Le préfet du Morbihan a aussitôt fait le point de situation avec le Directeur de l’Agence Régionale de Santé Bretagne, le rectorat de Bretagne et la Directrice académique des services de l’éducation nationale du Morbihan.

Les mesures immédiatement applicables au seul département du Morbihan afin de limiter les risques de propagation du virus sont les suivantes :

1/ Interdiction par arrêté préfectoral de tout rassemblement collectif sur l’ensemble du département du 1er mars au 14 mars.

2/ Fermeture par arrêté préfectoral de l’ensemble des établissements scolaires, des crèches et de l’accueil périscolaire des communes d’Auray, Crac’h et Carnac du 1er mars au 14 mars.

3/ Diffusion aux maires de consignes pour la population de limitation des déplacements dans les communes d’Auray, Crac’h et Carnac

Les investigations sanitaires pour évaluer les personnes ayant été en contact avec les malades se poursuivent par ailleurs.

Des points d’information réguliers seront diffusés pour faire état de l’évolution de la situation et des mesures prises.

Pour plus d’informations

Pour connaître l’ensemble des informations et recommandations concernant le nouveau coronavirus COVID-19 : www.gouvernement.fr/info-coronavirus
Pour toutes questions non médicales, une plateforme téléphonique nationale est également accessible gratuitement au 0 800 130 000 24h sur 24, 7 jours sur 7.

 

88002215_2672904169596733_1030655661274300416_n dans Corruption

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/morbihan/covid-19-cas-confirmes-morbihan-ecoles-fermees-1793731.html

Coronavirus en Bretagne : l’Agence Régionale de Santé confirme 19 cas, la préfecture prend des mesures de restrictions

 

Recteur, préfet du Morbihan et directeur de l'Agence régionale de Santé lors de la conférence de presse sur les cas de coronavirus en Bretagne / © France Télévisions - E. Colin

Recteur, préfet du Morbihan et directeur de l’Agence régionale de Santé lors de la conférence de presse sur les cas de coronavirus en Bretagne / © France Télévisions – E. Colin

 

Ce lundi matin, l’ARS annonce 19 cas de contaminations au coronavirus en Bretagne. La préfecture du Morbihan a décidé de fermer certains établissements scolaires dans le secteur d’Auray, Carnac et Crac’h. L’origine de la contamination n’est pas encore connue.

Par Corentin Bélard Publié le 02/03/2020 à 08:12 Mis à jour le 02/03/2020 à 18:48

Ce dimanche 1er mars, 19 cas de personnes infectées par le coronavirus ont été recensés en Bretagne dont 13 dans le Morbihan. Les 13 personnes contaminées sont hospitalisées à l’hôpital de Vannes. Les services de l’État ont donc réagi pour confiner le foyer de contamination qui se trouve centré dans la région d’Auray.Parmi les personnes malades :

À Vannes, la préfecture du Morbihan s’est réunie ce lundi avec le rectorat et l’Agence Régionale de Santé. Lors d’une conférence de presse donnée en fin de matinée, les services de l’État ont fait le point sur la situation.

La conférence de presse en intégralité ci-dessous.

Les informations et les mesures annoncées lors de ce point presse

Emmanuel Ethis, recteur de l’Académie de Rennes, explique que 10 écoles et 7 établissements secondaires sont fermés jusqu’au 14 mars dans un premier temps, soit 5.700 élèves concernés. 
Tous les voyages scolaires à destination des trois communes concernées sont supprimés ainsi que tous les voyages partant de cette zone également reportés. Le CNED met en place des mesures pour suivre les cours à distance afin « d’assurer jusqu’au 14 mars une continuité pédagogique en lien avec les enseignants. »

Le recteur a précisé que l’IUT de Vannes restait ouvert mais que les étudiants originaires des trois communes concernées (Crac’h, Auray et Carnac) devaient s’abstenir de venir en cours.

Dans le Morbihan, le patient zéro n’est pas connu. Le directeur de l’ARS parle de contamination « autochtone » et non pas suite à des retours de séjours dans des zones infectées.
Il déclare également que le nombre de malades est un chiffre en constante évolution. Pour lui, il reste difficile de préciser où sont hospitalisés tous les malades.

Par ailleurs, les grandes surfaces ne sont pas encore concernées par les mesures de restrictions.
Enfin, le préfet du Morbihan assure que l’épidémie ne menace pas pour l’instant la tenue des élections municipales mais les réunions publiques sont suspendues. Un arrêté a été pris pour interdire tous les rassemblements.

Il a aussi tenu à rappeler que toutes les manifestations sportives, mêmes extérieures, étaient annulées jusqu’à nouvel ordre. Tout comme la fermeture des cinémas. 
 

Des consignes à respecter

Sur les réseaux sociaux, la préfecture rappelle les consignes à respecter pour limiter l’épidémie.

Par ailleurs, il est conseillé d’adopter certaines habitudes pour limiter les risques :

  • Se laver les mains très régulièrement.
  • Tousser ou éternuer dans son coude.
  • Saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades
  • Utiliser des mouchoirs à usage unique.
  • Porter un masque quand on est malade.

Écoles fermées

Les écoles du secteur resteront donc fermées du 1er au 14 mars. La consigne s’applique également pour les crèches et l’accueil périscolaire des communes d’Auray, Crac’h et Carnac. L’académie de Rennes relaye la décision de la préfecture.

À Auray, le lycée Bertrand Du Guesclin a annoncé que les élèves en internat arrivés dimanche soir regagneront leur domicile ce lundi.

Un voyage scolaire en Haute-Savoie annulé

Parmi les établissements scolaires concernés par le confinement, le collège des Korrigans à Carnac est en première ligne. Ce lundi matin, aucun élève n’a eu cours. « On suit les déclarations et décisions du ministère et des autorités à la lettre« , explique sa direction.

Tous les sixièmes du collège devaient partir en voyage. « Ce samedi 7 mars, ils devaient se rendre en Haute-Savoie, le voyage est reporté bien évidemment. Nous restons en contact avec la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) pour connaître la suite des événements. »

Rassemblements collectifs interdits

La préfecture interdit également les rassemblements collectifs sur la même période dans tout le département. Les maires morbihannais se sont vus demandés d’inviter la population à limiter les déplacements dans les communes sus-nommées.

La préfecture assure enfin que « les investigations sanitaires pour évaluer les personnes ayant été en contact avec les malades se poursuivent par ailleurs. »

Pour toute information sur le coronavirus, un numéro vert : le 0 800 130 000. Vous trouverez les informations également ici.

 

https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/coronavirus-de-nouvelles-clusters-dans-le-morbihan-huit-nouveaux-cas-bretagne-1583810347

CARTE – Coronavirus : huit nouveaux cas en Bretagne, la préfecture étend les zones de restrictions

 

Mardi 10 mars 2020 à 5:13 -
Par , France Bleu Breizh Izel, France Bleu Armorique
Morbihan, France

Huit personnes de plus ont été infectées par le Coronavirus dans le Morbihan. La préfecture étend ses zones de « clusters » et de cordons sanitaires. Et les enfants des « cordons sanitaires » ne peuvent pas aller à l’école à l’extérieur du cordon.

 

Coronavirus (illustration)

Coronavirus (illustration) © Radio France – Clémence Fulleda

 

Huit personnes de plus ont été testées positives au coronavirus en ce lundi 9 mars dans le Morbihan : trois de plus dans le foyer épidémique d’Auray, une de plus dans le foyer épidémique de Saint-Pierre-Quiberon, deux à Pluvigner, et une de plus à Plouharnel ainsi qu’un malade à Plumergat. Le nombre de personnes testées positives est désormais de 55 dans ce département breton. La semaine dernière, un homme de 92 ans a succombé à la maladie.

La préfecture étend les zones de restrictions.

  • Foyers de contamination (cluster) : trois communes de plus, soit Landévant, Pluvigner, la Trinité-sur-Mer
  • Cordon sanitaire : Nostang, Languidic, Baud, Camors, La Chapelle-Neuve et Brandivy rejoignent cette zone qui jouxte les « clusters »

Dans ces deux zones :

  • Les établissements scolaires et d’accueil collectif de mineurs (crèches, écoles, collèges, lycées…) sont fermés jusqu’au 14 mars
  • Les rassemblements dans les lieux de culte sont interdits, sauf cérémonies de mariage, décès… avec un public « limité à son strict minimum »
  • « Les rassemblements publics ne doivent pas dépasser la moitié de la capacité de l’ERP (Établissement recevant du public) »
  • « Les déplacements et rassemblements doivent être limités à ceux permettant de satisfaire aux besoins indispensables de la vie sociale et économique »
  • « Aucun rassemblement de plus de 1000 personnes n’est autorisé sur l’ensemble du département »
  • La préfecture du Morbihan informe de la totalité des mesures sur son site internet

Au total, 71 cas de contamination au coronavirus ont été recensés en Bretagne, 55 dans le Morbihan, 11 en Ille-et-Vilaine et 5 dans le Finistère.

Du nouveau dans le « cordon sanitaire » : les élèves ne peuvent se rendre dans les établissement à l’extérieur

« La position des services de l’Etat a évolué ce matin suite à des consignes de l’Education nationale », explique ce matin la préfecture du Morbihan. « Ainsi, _les élèves résidant dans le « cordon sanitaire » et scolarisés dans des établissements scolaires hors « cordon sanitaire » ne peuvent se rendre dans leur établissement_« . Il s’agit de Quiberon, Plouharnel, Locmariaquer, Pluneret, Ploemel, Erdeven, Locoal-Mendon, Plumergat, Landaul, Nostang, Languidic, Baud, Camors, La Chapelle-Neuve et Brandivy.

 

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-deux-nouveaux-cas-dans-le-finistere-6774361

Coronavirus. Deux nouveaux cas dans le Finistère

 

L’Agence régionale de santé et les services de l’État annoncent deux nouveaux cas de coronavirus en Finistère, ce qui fait un total de 7 patients détectés.

Le CHRU la Cavale-Blanche de Brest.
Le CHRU la Cavale-Blanche de Brest. | BÉATRICE LE GRAND/ OUEST-FRANCE
 
Ouest-France Publié le 10/03/2020 à 18h44

 

L’Agence régionale de santé (ARS) et les services de l’État en Bretagne annoncent deux nouveaux cas de coronavirus en Finistère, ce mardi 10 mars 2020. Au total, ce sont 7 patients qui ont été pris en charge pour cette maladie, dans le département, depuis le début de l’épidémie.

En Bretagne, c’est le Morbihan qui reste le plus touché avec 63 cas (8 de plus que la veille). L’Ille-et-Vilaine compte 11 personnes malades, un chiffre stable. Sur les 81 cas au total que compte la région, les services ont mené à bout 63 enquêtes : elles visaient à identifier les personnes susceptibles d’avoir été en contact avec les malades, qui auraient pu eux aussi être porteurs de la maladie.

Des analyses biologiques à Quimper

Par ailleurs, le centre hospitalier de Quimper est habilité, à partir de ce mercredi 11 mars 2020, à effectuer des analyses biologiques de patients suspectés de porter le virus, « ce qui permettra d’augmenter les capacités régionales de 90 examens par jour en plus de celles effectuées par les CHU de Rennes et Brest », précise l’ARS.

Cette dernière a également publié des recommandations spécifiques pour les professionnels de santé et du transport de malade (consultables sur www.bretagne.ars-sante.fr).

De nombreux événements ont été annulés. Les rassemblements de plus de 1 000 personnes sont désormais interdits. Les élections municipales vont pouvoir avoir lieu, mais des consignes particulières vont être diffusées pour éviter la propagation du virus.

 

https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/coronavirus-en-occitanie-3-premiers-cas-en-tarn-et-garonne-un-autre-dans-le-lot-1583487332

Coronavirus en Occitanie : trois premiers cas en Tarn-et-Garonne, un autre dans le Lot

 

Vendredi 6 mars 2020 à 10:35 -

Par , France Bleu Occitanie

Après le cas confirmé de Coronavirus en Haute-Garonne jeudi soir, l’ARS nous informe ce vendredi que trois premiers cas ont été détectés dans le Tarn-et-Garonne.
 
Illustration.
Illustration. © Maxppp – BELPRESS/MAXPPP

 

L’Agence Régionale de Santé Occitanie informe ce vendredi que quatre cas nouveaux cas de Coronavirus ont été détectés. Trois dans le Tarn-et-Garonne, un dans le Lot.

Trois personnes d’une même famille en Tarn-et-Garonne

« Trois personnes d’une même famille, domiciliées au nord-ouest du département, ont été testées de façon positive au coronavirus Covid-19. Il s’agit d’un homme de 52 ans et d’un couple âgé de 83 et 78 ans. A ce stade, leur état clinique ne présente pas de signe de gravité », explique l’ARS.

Un premier cas confirmé dans le Lot

Dans le Lot, c’est une femme de 60 ans qui est prise en charge au Centre hospitalier de Cahors, après confirmation d’un cas de coronavirus. Son état clinique ne présente pas de signe de gravité. Elle aurait séjourné récemment en Egypte avec son époux.

En Occitanie, on compte ce vendredi 20 cas de Coronavirus.

 

https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/coronavirus-le-chu-de-montpellier-s-attend-a-une-augmentation-de-son-activite-dans-les-prochains-1583828135

VIDÉO – Coronavirus : le CHU de Montpellier s’attend à une hausse de son activité dans les prochains jours

 

Mardi 10 mars 2020 à 9:17 -

Par , France Bleu Hérault

Montpellier, France

24 cas de coronavirus sont recensés à ce jour dans l’Hérault. Une dizaine de personnes sont actuellement hospitalisées au CHU de Montpellier qui s’attend dans les jours qui viennent à une nette augmentation de son activité. Son Directeur Général, Thomas Le Ludec, était notre invité ce mardi matin.

CHU Arnaud de Villeneuve à Montpellier
CHU Arnaud de Villeneuve à Montpellier © Maxppp – Maxppp

 

Face à l’augmentation du nombre de cas de coronavirus en France, mais aussi dans l’Hérault, le Directeur Général du CHU de Montpellier, Thomas le Ludec, était l’invité de France Bleu Hérault ce mardi matin. Il fait le point sur le nombre de personnes actuellement prises en charge à l’hôpital, et les mesures qui ont déjà été prises.

24 personnes contaminées dans l’Hérault

 » Il y a une dizaine de personnes hospitalisées au CHU, leur état de santé est satisfaisant nous avons depuis hier soir une seule personne en réanimation qui venait d’un autre établissement. »

« La prise en charge hospitalière n’est plus systématique car aujourd’hui 80 % des personnes contaminées présentent une forme non grave et doivent avoir le réflexe de se tourner vers leur médecin traitant ou le 15. Pour les 20 % plus graves, il faut aller à l’hôpital. Il faut éviter le maximum de contacts. »

Le 15 prêt à faire face à une augmentation du nombre de cas

« Le 15 est très sollicité, mais nous avons adapté le dispositif en augmentant les effectifs et en créant une cellule dédiée. Lorsque vous appelez le 15 vous devez déjà taper 1 pour le coronavirus et le 2 pour autre chose pour un premier filtrage.   Ensuite vous êtes reçu par un assistant médical et si besoin un médecin qui va d’abord vous écouter pour vous orienter au mieux, et éventuellement vous orienter vers une consultation de dépistage ambulatoire qui est organisée à l’hôpital Saint Eloi. »

« Pour ce que ce dépistage soit fiable, il faut que la personne qui appelle prépare bien son appel, décrive bien ses symptômes et qu’elle puisse dire si elle a séjourné dans un pays à risque ou si elle a été en contact étroit avec une personne qui revient d’un pays à risque. C’est à ce moment-là qu’il y a un filtrage et lorsqu’il y a de la toux et de la fièvre, il faut prendre la température deux fois par jour et s’il y a le moindre problème, il faut rappeler. »

« Aujourd’hui la majorité des français ont un médecin traitant qui traite toutes les viroses non graves. S’il y a des symptômes plus inquiétants il faut appeler le 15. »

Une cellule de crise quotidienne

« Si on passe en stade 3 de l’épidémie, nous sommes prêts. Nous sommes en cellule de crise tous les jours et nous adaptons nos moyens tous les jours. Il faut encore renforcer le 15 parce que les sollicitations continuent d’augmenter. « 

« Il faut réorganiser le CHU profondément et nous préparons ce plan en ce moment, et nous communiquerons le cas échéant dès que le plan Blanc sera déclenché. »

Le personnel protégé à l’hôpital

« Les personnels sont protégés en cas de contact avec les patients, les secteurs les plus exposés ont les moyens et les protections individuelles. Et nous avons des mesures d’hygiènes irréprochables et nous pourrons encore étanchéifier l’hôpital dans les prochains jours pour éviter toute contamination du personnel. »

 

Qui se moque de Denis Robert ?

C’est encore la Gauche de Boue, il n’y a pas le moindre doute à ce sujet.

Je reviendrai plus tard sur les motivations de la folledingue Josette Brenterch du NPA de Brest, qui n’ont jamais varié depuis que je la connais.

Je me contente ici, après mes deux précédents articles sur la question, de préciser que l’on retrouve l’auteur des sites « Mes Propres Recherches » dans l’équipe de « communication numérique » du collectif Nuit Debout.

Il n’est pas difficile à trouver, sa signature est toujours la même – à moins qu’il n’y ait quelque part usurpation d’identité, mais je ne pense pas.

Avant que ne commence son grand délire anti-Denis Robert, il avait signé cet article qui fut publié dans la Gazette Debout le 8 juin 2016 :

https://gazettedebout.fr/2016/06/08/ne-pas-publier-dans-la-poubelle-de-la-boite-mail-de-nuitdebout-fr/

Il y a trois ans, donc début 2017, il indiquait ici être toujours actif à Nuit Debout et faire partie d’un « groupe international de mouvements grassroots » :

https://social.apreslanu.it/@LukeRony

Yo tout le monde. Je viens sur ce mamot avec un but sous jacent : Je fais partie d’un groupe international de mouvements grassroots, et les outils pour communiquer et de convergences semblent limités. A se demander si mamot pourra répondre à un certain nombre de problemes. Je suis actif sur la com numérique de Nuit Debout. Y a t il des raisons de s’unir plus fortement entre personnes du numérique indé et libre ? (Question ouverte)

 

On rappelle qui sont les Nuit Debout (qui nuisent dans toutes les positions, assis devant un ordi aussi bien que debout dans la rue ou couchés devant les mafias, les patrons voyous et tous leurs associés fonctionnaires corrompus) :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nuit_debout

Nuit debout

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Nuit debout
Description de cette image, également commentée ci-après
Assemblée générale de la Nuit debout à Paris, place de la République, le 10 avril 2016.
Informations
Date Printemps 2016
Localisation Drapeau de la France France (principalement)
Caractéristiques
Organisateurs Collectif pour la Convergence des Luttes (initialement)
Puis rapidement en autogestion
Revendications Réformes concernant la démocratie, le travail et l’économie (retrait de la « loi Travail », altermondialisme, anti-capitalisme, etc.)
Types de manifestations Occupations de places publiques
Actions Débats publics, manifestations, blocages, sit-inetc.

modifier Consultez la documentation du modèle

Nuit debout est un ensemble de manifestations sur des places publiques, principalement en France, ayant commencé le 31 mars 2016 à la suite d’une manifestation contre la loi Travail.

Ce mouvement social est pluriel et cherche à construire une « convergence des luttes ». Sa revendication initiale, le refus de la loi Travail, s’élargit à une contestation plus globale des institutions politiques et du système économique.

Sans leader ni porte-parole, Nuit debout est organisé en commissions et les prises de décisions se font par consensus lors d’assemblées générales, suivant les principes de la démocratie directe.

Le mouvement s’étend sur une centaine de villes, certaines organisant des assemblées quotidiennes. L’affluence aux assemblées baisse à partir de fin mai 20161.

Déroulement

Contexte

Le 17 mars 2016, entre 69 000 et 150 000 personnes manifestent en France pour protester contre la loi Travail, à l’appel d’organisations de jeunesse2. La contestation prend de l’ampleur le 31 mars 2016 lorsque, soutenues par des syndicats de salariés, les manifestations rassemblent entre 390 000 et 1,2 million de personnes3. Cette contestation ne se limite pas au projet de loi, les manifestants se disant surtout « déçus par la gauche »4.

Les conséquences sécuritaires des attentats du 13 novembre 2015 font alors pleinement partie du contexte politique en France5,6.

Origine

220px-Fran%C3%A7ois_Ruffin_r%C3%A9pondant_%C3%A0_un_journaliste_%C3%A0_Longueau dans Calomnie
François Ruffin en juin 2017.

Le mouvement tire son origine d’une rencontre publique organisée à la bourse du travail de Paris le 23 février 2016, notamment par François Ruffin7, rédacteur en chef du journal de critique sociale Fakir et réalisateur du film alors en salles Merci Patron !, motivée par la « lutte contre l’oligarchie »7. Cette rencontre, baptisée « Leur faire peur » et motivée par les réactions du public au film Merci Patron !, a pour but de faire « converger des luttes dispersées, qu’il s’agisse de celle contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, de celle des ouvriers de Goodyear, de celle des profs contre la réforme des collèges, etc. »8.

Après la manifestation du 31 mars, le mouvement occupe la place de la République7.

Le « collectif de pilotage », une quinzaine de personnes, réunit Johanna Silva du journal Fakir, Loïc Canitrot, intermittent de la compagnie Jolie Môme, Leïla Chaibi du Collectif Jeudi noir et adhérente du Parti de gauche (PG), une syndicaliste d’Air France également au PG, un membre de l’association Les Engraineurs, ou encore un étudiant à Sciences Po, l’économiste atterré Thomas Coutrot et Nicolas Galepides de Sud-PTT7,9,10.

Le collectif refuse d’établir une plateforme revendicative mais dénonce « des réformes de plus en plus rétrogrades », un « déni démocratique » et lance un appel pour construire un « projet politique ambitieux, progressiste et émancipateur »7. Une cagnotte lancée sur Internet récolte 3 000 euros7. L’association Droit au logement offre son aide, notamment juridique et pratique, l’organisation altermondialiste Attac et l’union syndicale Solidaires se joignent également au collectif7.

C’est l’économiste Frédéric Lordon qui est sollicité par le collectif d’initiative pour ouvrir cette première nuit parisienne du 31 mars. Il y prononce un discours, notamment sur la convergence des luttes11,12, qui se conclut ainsi : « Apportons-leur la catastrophe13. » Lors de ses différentes prises de parole, Frédéric Lordon expose ses idées, telle celle d’un mouvement « destituant », idée développée notamment dans un article publié dans Le Monde diplomatique de mars 2016, intitulé « Pour la république sociale »14,15.

Ainsi naît le mouvement, présenté comme citoyen et pacifique. Mais le collectif se reconnaît rapidement « dépassé » par le succès et l’ampleur de la mobilisation et passe la main à un mouvement horizontal et qui n’a pas de représentant7.

Occupations

220px-Nuit_Debout_-_Paris_-_41_mars_02 dans Corruption
Paris, place de la République, 10 avril 2016.
220px-Nuit_Debout_-_Paris_-_42_Mars_01 dans Crime
Paris, place de la République, 11 avril 2016.

Des structures s’organisent progressivement à Paris pour tenir la place de la République le plus longtemps possible : accueil, infirmerie, cantine, nettoyage12, campement16.

Des rencontres s’opèrent entre les participants de profils divers (étudiants, ouvriers, précaires, chômeurs, universitaires, migrants)12,17.

Différentes formations politiques se joignent au mouvement, mais la récupération politique semble discrète18,19. Olivier Besancenot, ancien porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste , et Julien Bayou, porte-parole de Europe Écologie Les Verts, viennent régulièrement participer à Paris, mais en leur nom propre, pas au nom de leurs partis politiques20.

Le mouvement se répand dès le 5 avril dans plusieurs villes de France21, puis continue à croître. Toutefois, il peine dans un premier temps à s’étendre en banlieue22. Les premiers jours, quelques habitants de Seine-Saint-Denis participent au rassemblement de Paris23 avant que des Nuits debout ne soient organisées à Montreuil24, Saint-Denis, Saint-Ouen et Marne-la-Vallée25.

Le 8 avril, le mouvement s’exporte en France d’outre-mer à Saint-Denis (La Réunion)26. À cette date, en comptant les mouvements réguliers, mais aussi les initiatives irrégulières liées au mouvement, le journal Ouest-France relève plus de cinquante villes concernées16.

Lors de la seconde semaine d’occupation à Paris se posent les questions de la structuration du mouvement ainsi que de la précision de ses objectifs. Le 12 avril, lors d’un débat public, l’anthropologue David Graeber et l’économiste Frédéric Lordon s’interrogent sur les relations entre démocratie horizontale et nécessité d’organiser des « débats stratégiques » pour éviter que le mouvement ne tombe dans une « dynamique nombriliste et régressive ». Frédéric Lordon précise que « les porte-parole ne [lui] posent aucun problème s’ils sont élus, mandatés, contrôlés et révocables »27,28,29.

Mobilisation contre la « loi Travail »

Initialement formé dans un contexte de mobilisation contre la loi Travail, le mouvement aborde des sujets nombreux. François Ruffin et Frédéric Lordon demandent, le soir du 9 avril, que le retrait du projet de loi redevienne un objectif clair du mouvement30. Frédéric Lordon explique que Nuit debout « a besoin d’objectifs et de victoires intermédiaires30. »

Le 20 avril, une assemblée est convoquée par le journal Fakir et le collectif Convergence des luttes, à l’origine de Nuit debout, pour tenter de définir « l’étape d’après ». Un rapprochement avec les syndicats opposés à la Loi Travail est proposée pour les manifestations du 1er mai « un moment d’unité, de combativité et de fraternité. Il s’agit là d’un geste symbolique, voire historique. Seule cette jonction est en mesure, aujourd’hui, de faire peur à l’oligarchie, et de faire reculer le pouvoir ». Aucun consensus ne se dégage sur cette proposition31,32,33. Finalement, une motion est approuvée par les assemblées des 22 et 23 avril appelant ces syndicats à participer à des débats communs les 28 avril et 1er mai pour « faire le point sur [leurs] accords et désaccords »34.

Le 28 avril à Paris, une première jonction est réalisée avec les syndicats. Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, ainsi que des membres de l’Union syndicale Solidaires et de la CNT, prennent la parole lors de l’assemblée populaire. Des appels à la grève reconductible sont lancés, sans plus de précisions35,36,37.

Le même jour à Dijon, peu avant 9h du matin, une vingtaine de manifestants de Nuit debout Dijon investissent le Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté38 afin de protester contre le projet de loi El Khomri. Ils demandent à prendre la parole38. La présidente de région, Marie-Guite Dufay, refuse et suspend la séance une vingtaine de minutes39, le temps que la police fasse évacuer calmement38 les manifestants, malgré des tensions entre les conseillers régionaux FN et les militants de Nuit debout39.

Le matin du 3 mai 2016, jour de l’ouverture des débats sur le projet de loi El Khomri à l’Assemblée Nationale, une centaine de participants de Nuit debout bloquent le pont de la Concorde par un sit-in40 – le pont étant situé en face de l’Assemblée. Un peu plus tard dans la matinée, les manifestants libèrent le pont afin de laisser passer la circulation, et se rapprochent des grilles de l’Assemblée nationale40. Ils sont rapidement délogés de là par des CRS40.

La majorité parlementaire nécessaire pour faire voter la Loi Travail n’étant pas assurée41, le Premier Ministre Manuel Valls décide, le 10 mai 2016, de la faire passer en utilisant l’article 49-3 de la Constitution. Dans l’après-midi, plusieurs centaines de manifestants, dont ceux de Nuit debout, viennent occuper le pont de la Concorde, face à l’Assemblée nationale42. Dans plusieurs villes — notamment Lyon, Toulouse, Montpellier, Grenoble43 et Nantes — des manifestations spontanées se mettent en place42. Dans d’autres villes, comme à Chalon-sur-Saône44, où les rassemblements de Nuit debout ne sont pas forcément quotidiens, des « Nuits debout exceptionnelles »44 se prévoient pour le soir même. À Paris et Toulouse se produisent des heurts entre les manifestants et la police42.

Le mouvement parisien envoie un communiqué qui déclare : « Ce déni de démocratie après un mouvement social qui a regroupé des centaines de milliers de personnes dans la rue, dans les entreprises, les universités, les lycées et sur les places de France est une insulte au peuple de ce pays » [...] Cette loi « serait un recul sans précédent des droits des travailleuses et des travailleurs en France, un retour au XIXe siècle » [...] les militants répondront « par tous les moyens légitimes en proportion au mépris affiché », et appellent à la mobilisation « contre cette dernière attaque contre nos droits sociaux et notre démocratie »43,45.

Fin mai 2016, des opposants à la Loi Travail bloquent les huit raffineries de pétrole de France métropolitaine et plusieurs dépôts de carburant. Les membres de Nuit debout Lorient y participent activement, en tenant la barricade du port de pêche de Lorient46 – troisième barricade du dispositif de blocage du dépôt de carburant de Lorient. De plus, ils assurent un petit service médical contre les blessures qui peuvent survenir au cours des manifestations, notamment celles liées au gaz lacrymogène46.

Manifestations ponctuelles

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Manifestations spontanées

Dans la nuit du samedi 9 avril, plusieurs centaines de participants ont décidé de « prendre l’apéro chez Valls » et sont partis en manifestation spontanée vers le domicile parisien du chef du gouvernement47,48.

Le 14 avril, à la suite d’une émission de télévision à laquelle participait François Hollande retransmise place de la République, 300 manifestants tentent de converger vers l’Élysée et sont détournés par les forces de l’ordre49.

Occupation d’enseignes commerciales

Le 20 avril 2016, des manifestants occupent une agence de la BNP Paribas à Toulouse, puis continuent leur manifestation théâtre de la Cité TNT après avoir été évacués par la police50.

Le 23 avril 2016, une quarantaine de manifestants du mouvement grenoblois investissent un hypermarché Carrefour, afin d’y faire un pique-nique en se servant dans les rayons. Avec diplomatie, le directeur donne la possibilité aux manifestants d’intervenir au micro du magasin afin de clore la manifestation dans le calme51.

Le 3 mai 2016 en soirée, 400 manifestants de Nuit debout de Toulouse occupent le McDonald’s pour protester contre l’évasion fiscale et la précarité des employés de la chaîne52,53.

Le 11 mai, une cinquantaine de participants à Nuit debout Montélimar organisent une distribution de jus de fruit devant une usine de l’entreprise d’emballage Autajon afin de protester contre le PDG, Gérard Autajon, impliqué dans le scandale des Panama Papers et soupçonné d’avoir dissimulé plus de 20 millions d’euros au fisc54.

Soutien à d’autres mouvements

Le 25 avril, l’assemblée générale de Paris est délocalisée devant le Théâtre de l’Odéon occupé, depuis la veille, par des intermittents du spectacle55,56.

Fin-avril, les participants à Nuit debout Montpellier aident les habitants du quartier populaire des Cévennes en établissant une zone à défendre dans le parc de la Colline de Las Rébès, empêchant la mairie de le raser et de construire de nouveaux logements sociaux57.

Début septembre, le mouvement relaie l’action de Blockupy et tente de manifester devant le ministère du travail, puis l’assemblée nationale. Sans autorisation de manifester, il est dispersé par la police58.

Irruptions en conseil municipal

Le vendredi 29 avril, le Conseil municipal de Clermont-Ferrand est envahi par une vingtaine de militants, qui protestent contre l’interdiction d’ériger des constructions en dur sur la place de Jaude. Après trois heures d’occupation et d’interruptions au mégaphone, le maire Olivier Bianchi doit annuler le conseil municipal59,60.

Le 9 mai, une quinzaine de manifestants de Nuit debout Poitiers investissent l’Hôtel de ville de Poitiers pendant une séance du conseil municipal6162. Une fois la délibération prévue à l’ordre du jour adoptée, le député-maire Alain Claeys accepte de donner la parole aux manifestants6162. Le groupe a débattu dans le calme62 sur différents sujetsnote 1,61.

École des Beaux-Arts à Paris

Plusieurs manifestants parisiens ont occupé l’École des beaux arts le jeudi 12 mai 2016, en rappel symbolique d’une même occupation en mai 6863. Ils espèrent une installation pérenne, mais sont évacués le samedi matin63. Des portes ont alors été fracturées dans le but de retirer le drapeau français du toit64. Des cannettes abandonnées participeront au blocage du système d’évacuation d’eau pluviale en juillet 201765.

Saint-Nicaise à Rouen

À partir du 5 mai, à Rouen, les manifestants de Nuit debout occupent l’église désacralisée Saint-Nicaise66. Jusqu’en 2014 le Secours catholique y distribuait des repas dans ce lieu historiquement destiné à la charité envers les pauvres67. L’église a été fermée pour des raisons de sécurité à cause du délabrement, et la mairie de Rouen veut la vendre67. Les participants de Nuit debout s’y installent pour nettoyer le sol67 et consolider les parties fragiles67 ainsi que les œuvres d’art66. Leur revendication est que les habitants du quartier soient consultés sur l’avenir de l’édifice6768 (vente ou rénovation). Ils demandent également l’expertise d’un conservateur de patrimoine pour savoir s’il serait encore possible de continuer à l’utiliser pour distribuer des œuvres de charité67. Ils en sont expulsés le 6 juin69.

Incidents

Violences et dégâts

Dans les nuits des 14 et 15 avril, des débordements poussent les CRS à disperser des « casseurs », qui occasionnent alors des dégâts, notamment sur des établissements bancaires. Le préfet de police de Paris déplore la présence de « petits groupes violents » et de manifestations non autorisées70.

Ces débordements sont évoqués, le 16 avril, lors de l’assemblée populaire qui approuve largement un projet de communiqué de presse qui précise que « Céder à la violence est contre-productif et fragilise le mouvement. S’attaquer à des biens privés qui n’ont aucune portée symbolique jette un discrédit » tout en dénonçant la responsabilité de ces dérapages sur les « provocations policières incessantes [...] C’est une stratégie délibérée pour décrédibiliser Nuit debout »71.

Le 18 avril, après deux jours sans constater de violence ni de dégradation, la préfecture de police indique dans un communiqué que les organisateurs de Nuit debout « ont pris acte de [ses] demandes et mis en œuvre les dispositions nécessaires » pour éviter de futurs débordements72,73.

Lors de la nuit du vendredi 22 au samedi 23 avril, divers incidents[précision nécessaire] provoquent des dégâts, notamment une voiture en feu74.

Le dimanche 24 avril, une « journée thématique » est organisée place de la République sur le thème de la violence75.

Dans la nuit du 28 au 29 avril, des manifestants, qui voulaient occuper le lieu en construisant « en dur », sont évacués de façon « très musclée » de la place de la République par les forces de police qui utilisent des grenades et des flashballs76,77,78. Plusieurs manifestants sont frappés à coups de poing alors qu’ils n’opposent aucune résistance et sont déjà menottés79,80.

Le 1er mai, à la suite d’incidents lors du défilé, la police demande la dispersion de Nuit debout puis évacue 600 personnes de la place. À la suite de cela, un arrêté de la préfecture de police durcit les conditions de rassemblement81.

Visite d’Alain Finkielkraut

Le 16 avril 2016, l’essayiste Alain Finkielkraut assiste à plusieurs prises de paroles lors de l’assemblée générale de Nuit debout, avant de faire un tour de plusieurs stands de la manifestation82. Puis, s’éloignant de l’assemblée populaire, il est pris à partie par une quinzaine de manifestants83 du Mouvement jeunes communistes de France (MJCF)84,85 qui le huent et l’insultent, ce à quoi il répond par des insultes86,87. Des membres de la commission Accueil et Sérénité de Nuit debout s’interposent entre les protagonistes86,87 et escortent Alain Finkielkraut alors qu’il quitte les lieux, malgré le fait que d’autres manifestants tentent de le convaincre de rester88.

Alain Finkielkraut dénonce avoir « été expulsé d’une place où doivent régner la démocratie et le pluralisme »89, expulsion d’ailleurs revendiquée par le MJCF84, tandis que deux des manifestants qui l’ont escorté affirment ne pas l’avoir contraint à partir87.

Cet événement est largement commenté dans la classe politique française, notamment de la part de la droite qui dénonce ce qu’elle identifie comme « l’intolérance » du mouvement Nuit debout90, ainsi que par de nombreux éditorialistes91 et journalistes qui le qualifient d’« expulsion ». L’association de critique des médias Acrimed qualifie le traitement médiatique de cet incident d’emballement disproportionné et biaisé, basé sur des informations non vérifiées et souvent sur la seule version des faits de l’essayiste92.

Violences contre Nuit debout

Le soir du 22 avril 2016 à Lyon, des membres du groupe d’extrême-droite GUD ont attaqué deux participants à la Nuit debout de Lyon, qui s’étaient isolés à l’écart de la Place Guichard. Les assaillants auraient fui face à l’intervention d’une trentaine d’autres participants à la Nuit debout93.

Le même soir, également Place Guichard, des membres du groupe monarchiste Action française, en état d’ébriété, commencent à endommager les installations de Nuit debout, avant que des policiers ne les arrêtent93.

Le soir du 28 avril à Paris, à 1h10 du matin, des CRS évacuent de force la Place de la République, après avoir essuyé des jets de projectiles9495. Après 1h30 du matin, les CRS décident de disperser les derniers individus présents sur la place. Au vu des oppositions violentes, les CRS décident de charger les derniers manifestants. Les policiers frappent alors plusieurs d’entre-eux au visage, alors qu’ils sont menottés et qu’ils n’opposent plus de résistance9495. Le réalisateur Matthieu Bareyre et son preneur de son, qui ont filmé – puis diffusé – une vidéo des faits, sont également pris à partie physiquement et verbalement par les policiers9495.

Expulsion des veilleurs

Le 8 juin 2016, les Veilleurs tentent d’organiser une veillée place de la République sur le thème du travail avec Joseph Thouvenel (Vice-Président de la CFTC). Ils sont mal accueillis et finissent par être expulsés par les partisans de Nuit debout sous les insultes et les jets de projectiles96. Ils entament alors leur veillée au quai de Valmy, mais sont violemment pris à partie et chassés par des activistes antifa se réclamant de Nuit debout (certains armés de battes de baseball et de barres de fer97,98). Ces mêmes activistes agressent des journalistes qui couvraient l’évènement99. Après s’être regroupés rue de la Fontaine au Roy, ils sont une nouvelle fois agressés par ces activistes qui les chassent de nouveau. Ils terminent leur veillée place du Palais-Bourbon. Plusieurs personnes sont blessées parmi les Veilleurs et il y a quelques dégâts matériels100,101.

Baisse d’affluence

Fin mai, une baisse significative d’affluence aux assemblées est remarquée dans toute la France, certains participants préférant se concentrer sur les manifestations contre la loi travail, ou simplement démotivés en période de partiels et de météo pluvieuse1.

Certaines Nuits debout recherchent des parades à cela. Ainsi, à Lyon, le mouvement ne se contente plus de l’occupation systématique de la Place Guichard la nuit, mais organise aussi des actions et des débats en pleine journée sur d’autres places de la ville102. Ou, en Ariège, la concentration des différentes Nuits debout à Foix relance localement le mouvement103.

Fin juin, l’assemblée générale parisienne ne réunit plus qu’une « poignée de personnes »104. Les participants s’interrogent sur une possible suite de Nuit debout sous une autre forme104,105. La mobilisation contre la loi travail prenant fin, celle contre le projet d’aéroport Notre-Dame-des-Landes est citée comme un nouvel objectif possible105.

Pendant deux mois estivaux le mouvement semble retombé, même si certains participants militent dans différentes ZAD106.

Retour occasionnel

Depuis, il arrive qu’à l’occasion de certains événements, un rassemblement Nuit debout se mette parfois en place.

Fin août et début septembre 2016, différentes villes organisent une « rentrée »107,108. Nuit debout Paris met en place un programme sur cinq jours106,109.

Le 19 février 2017, en réaction à des affaires de corruption (affaire Fillon, manifestations en Roumanie), plusieurs dizaines de villes organisent des rassemblements110,111.

A l’occasion du premier anniversaire du mouvement, des Nuit debout sont organisées sur la Place de la République à Paris, chaque nuit du 31 mars au 3 avril. Elles réunissent une cinquantaine de personnes112. Une Nuit Debout est également organisée à Lyon, Place Guichard, pour le 8 avril113.

Le soir du 26 janvier 2019, à l’occasion de la manifestation nationale « acte 11 » des Gilets jaunes, les Gilets jaunes présents à Paris avaient prévu de réoccuper la Place de la République au cours d’une « Nuit Jaune », basée sur le modèle de Nuit Debout. La Nuit Jaune ne se produit cependant pas, car si des manifestants s’assemblent bien Place de la République vers 17h, la place est évacuée par la police avant 22h, avec du gaz lacrymogène, des grenades de désencerclement et un canon à eau114. Une deuxième Nuit Jaune a lieu le soir du 2 février, pour l’« acte 12 »115. A Paris, elle réunit un faible nombre de personnes, malgré la manifestation qui avait eu lieu à Paris durant l’après-midi115. D’autres Nuits Jaunes sont organisées dans d’autres villes de France, et sont interdites à Rouen et au Havre116.

Analyses et réactions

Comparaisons

Ces occupations de places publiques peuvent évoquer l’Agora grecque117,118. Elles évoquent aussi celles de la Puerta del Sol à Madrid par le Mouvement des Indignés (2011)119, de la place Syntagma à Athènes par la « Génération des 700 euros », les actions du mouvement Occupy aux États-Unis ou encore selon Yves Sintomer des mobilisations telles que celles des parapluies de Hongkong ou des tournesols à Taiwan120.

L’appel à la grève générale et l’implication des jeunes et des étudiants dans le mouvement rappellent Mai 68 à certains121. Cette comparaison est cependant critiquée122, les deux mouvements se déroulant dans des contextes économiques et politiques différents123.

Analyses

L’intérêt du public envers Nuit debout est interprété comme un désaveu envers la classe politique traditionnelle124,125, mais aussi comme un signe de repolitisation91.

L’organisation horizontale du mouvement est parfois perçue comme une force126,127, mais aussi comme un manque de réalisme face à l’ambition des revendications128.

Selon le politologue Thomas Guénolé, l’occupation de la Place de la République par Nuit debout applique d’une part le concept de « zone autonome temporaire » du poète américain Hakim Bey et d’autre part les méthodes de démocratie délibérative129 théorisées par Jürgen Habermas130.

Le politologue Gaël Brustier déclare : « On peut sans doute dire que Nuit debout est le premier mouvement social post-marxiste. »123 Il explique le rejet de Nuit debout par la plupart de la droite et de l’extrême-droite ainsi : « La figure du “bobo” est devenue une figure répulsive au fil des années à droite et à l’extrême droite. La droite et l’extrême droite surfent dessus pour en faire un épouvantail afin d’effrayer et de mobiliser leur électorat. L’anti-intellectualisme diffus en France, est paroxystique dès qu’il s’agit de disqualifier des gens “qui ont le temps de parler et ne doivent pas travailler beaucoup”, rengaine désormais habituelle… »123.

Selon le sociologue Albert Ogien : « Cette forme d’action politique du rassemblement [l'occupation de places publiques] est devenue une forme reconnue, désormais utilisée comme la grève, la manifestation, le sit-in, l’émeute […] C’est une forme moderne d’action politique, hors partis, hors syndicats, sans chef, sans programme, qui dit « on discute entre citoyens de ce qu’il faut faire » […] et cela est tout à fait nouveau en France131,132. »

Le mouvement est décrit par le politologue Philippe Marlière comme « antiautoritaire »133, « d’inspiration libertaire » selon le politologue Yves Sintomer134.

Le réalisateur de cinéma, Romain Goupil, ancien militant trotskiste et ancien responsable du service d’ordre de la Ligue communiste, désormais néo-conservateur, analyse l’horizontalité prêtée au mouvement Nuit debout : « Je veux bien continuer à faire semblant de croire qu’il n’y a pas de “direction du mouvement” mais je sais pertinemment par vieille expérience que c’est faux et manipulatoire. La direction est contre “toute direction” pour mieux conserver la “bonne direction” »135.

Fin avril 2016, le quotidien conservateur Le Figaro désigne le Monde diplomatique comme étant la matrice idéologique du mouvement136.

Dans L’Opinion, journal libéral, Nicolas Beytout, ex-PDG du Groupe Les Échos, dénonce certaines propositions de Nuit debout qu’il qualifie de dangereuses et anti-démocratiques137.

Pour l’historien Jean-Louis Margolin, « c’est l’uniformité idéologique de Nuit Debout qui l’a empêché d’apporter une innovation durable »138.

Pour Brice Couturier, ce rassemblement de quelques milliers de personnes a été essentiellement un battage médiatique. Il compare la « surexposition médiatique » de ce mouvement « avec l’affligeante pauvreté des propositions qui en émanaient »139.

Eugénie Bastié dans le Figaro estime qu’il est « difficile de mesurer la fécondité d’un mouvement qui revendiquait pour principes une absence de centralisation et de leadership »105.

Frédéric Lordon estime début septembre que le « feu n’a pas (ou pas encore) pris », mais que l’attention du public sur le mouvement pourrait indiquer que certaines idées ont infusé140.

Réactions politiques

Anne Hidalgo, maire de Paris ne veut pas laisser « privatiser » la place de la République mais tolère cette occupation en se réjouissant de la « vitalité » de la jeunesse parisienne141. Elle regrette néanmoins les débordements qui pourraient désavouer l’aspect non-violent de la manifestation142.

Diverses personnalités politiques, notamment chez Les Républicains et les élus municipaux socialistes, soulignent les risques encourus, alors que l’état d’urgence est en vigueur, et dénoncent les violences et dégradations liées au mouvement143,6.

L’extrême gauche soutient très activement le mouvement144, tandis que le Front national demande la « dissolution » de Nuit debout145.

Le 16 avril 2016, Nuit debout reçoit le soutien et la visite de Yánis Varoufákis, ancien ministre des Finances de Grèce146,147.

Le 22 avril, Serge Bambara, figure de la deuxième révolution burkinabé, vient à Paris donner son soutien à Nuit debout en France et en Belgique148. Il tient un discours devant l’Assemblée générale, dans lequel il ne cesse de dresser des parallèles entre ce mouvement et la révolution à laquelle il a participé148.

Le 26 avril, lors d’un discours à Nice, Nicolas Sarkozy déclare que « les gens de Nuit debout n’ont rien dans le cerveau »149,150. Un mois plus tard, il déclare sur TF1, « La place de la République est occupée on se demande pourquoi. »151 Le 28 avril, l’ancien premier ministre François Fillon déclare : « Ça suffit, ce qui s’installe dans notre pays ça s’appelle la chienlit »152.

Le 28 avril ont lieu des manifestations violentes en France contre la Loi El Khomri153,154,155. À la suite de cela, le député Éric Ciotti demande « l’interdiction des manifestations, l’interdiction de Nuit debout »153. Le 29 avril, il lance une pétition pour interdire le mouvement156. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve réagit : « Ceux qui essaient d’instrumentaliser ce contexte à des fins politiques en proposant qu’on interdise tout sont à la fois ignorants du droit et ignorants de ce qu’est l’état d’urgence et ignorants de ce qu’est la République et des principes de liberté qui la guident. »20

Selon Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’état aux relations avec le Parlement, l’extrême gauche manipule le mouvement157.

Le député centriste Jean Lassalle et l’ancienne ministre de droite Nathalie Kosciusko-Morizet, candidats à la présidentielle de 2017, soutiennent le mouvement158,159.

Le vice-président de la CFTC Joseph Thouvenel, suite aux violences contre le mouvement des Veilleurs, dénonce le fait que les militants de Nuit debout « fassent régner la terreur en toute impunité dans la capitale » et condamne des pratiques qui, selon lui, « relèvent d’un véritable fascisme rouge »99.

Couverture médiatique

Selon Ugo Morel, « Le refus d’une représentation incarnée du mouvement Nuit debout est le reflet d’une compréhension du fonctionnement médiatique. »160.

À la suite de l’« incident Finkielkraut », Laurent Joffrin signe un éditorial dans le journal Libération où il écrit notamment : « Mais, outre qu’il [Alain Finkielkraut] n’a pas demandé à parler ce soir-là, le mouvement Nuit debout n’a-t-il pas bénéficié d’une bienveillance médiatique qui va bien au-delà de son importance numérique ? Dans une majorité de médias — à commencer par Libération qui s’est efforcé encore ce week-end de rendre compte au long des débats tenus dans ces assemblées —, le mouvement a été présenté à juste titre, comme un signe positif de repolitisation civique91

Le 20 avril, à la Bourse du travail, Frédéric Lordon répond aux réactions suscitées dans la presse par cet incident161, notamment nommément à Laurent Joffrin et à Najat Vallaud-Belkacem162, et « prévient les médias choqués par l’altercation avec Alain Finkielkraut  : « Nous n’apportons pas la paix. » »163 ».

Pour Frédéric Lordon, l’attention des média a été, d’abord, bonne de la part de journalistes « représentants typiques de cette jeunesse qu’ils venaient interroger », puis il estime que le ton s’est renversé car le système cherche à éluder la question du capitalisme du débat public140.

Organisation et activités

Organisation interne

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Vote à main levée de l’assemblée générale.

Même si quelques figures se distinguent164, les participants ne veulent pas de leader12. Ils tiennent des assemblées générales où toutes les décisions sont votées selon le principe de la démocratie directe165,166. Une gestuelle se met en place pour permettre à l’assemblée de réagir aux prises de paroles (agiter les mains en l’air pour approuver, bras croisés en l’air pour s’opposer et proposer autre chose…). Certaines assemblées générales du mouvement sont traduites simultanément en langue des signes167.

Les participants s’organisent en groupes appelés « commissions » pour aborder des sujets précis (commissions thématiques : économie, féminismeetc.), et pour permettre le bon fonctionnement de la manifestation (commissions structurelles : accueil, infirmerie, etc.)168,169.

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Plateau de tournage de TV Debout.

Nuit debout se méfie des médias traditionnels, et communique grâce à ses propres moyens170. Dès la quatrième nuit de mobilisation, les manifestants de la place de la République à Paris ont trouvé un relais important sur Periscope, l’application de partage en direct de vidéos. Au plus fort de l’audience, 80 000 personnes ont suivi les événements171. Une « Radio debout » et une « TVDebout » sont ensuite mises en place170,172.

Décentralisé, le mouvement organise et recense ses initiatives locales sur les réseaux sociaux et sur un wiki dédié169. Des commissions numériques permettent la présence du mouvement sur internet172.

Activités

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Atelier d’écriture de constitution.
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Un potager est créé après avoir ôté des dalles.

Différentes motions sont soumises aux participants lors des assemblées générales sur la place de la République à Paris.

  • 1er avril 2016 : se fournir autrement qu’au supermarché. Faire contribuer les AMAP et les producteurs locaux (adopté) ; faire de la place de la République une base d’accueil des réfugiés et mal-logés (adopté) ; faire un système de vote au son (refusé).
  • 2 avril : les propositions sont adoptées à 80 % de pour (adopté), organiser une assemblée générale tous les jours sur la place de la République à 18 heures (adopté).
  • 5 avril : occupation de la place également la nuit (adopté), déclaration en faveur de la régularisation de tous les sans papiers et condamnation des violences policières (adopté)173, ajout de la langue des signes dans la constitution (adopté), déménager l’assemblée générale en banlieue une fois par semaine (pas de consensus), diffusion d’un communiqué de presse écrit par la commission « communication international » (adopté).
  • 6 avril : après la tentative d’infiltration de militants d’extrême droite le 3 avril, l’assemblée générale examine la question : « Devons-nous interdire la place [de la République] à certaines personnes ? » Après un vote négatif, le débat est repris et se termine sur une absence de consensus.
  • 15 avril : discussion autour de l’avenir du mouvement en tant que parti politique (pas de consensus) ; opposition radicale à la déchéance de nationalité pour les « tueurs » et les délinquants fiscaux.
  • 25 avril : la commission écologie/climat de Nuit debout (Paris) diffuse un « manifeste pour une démocratie écologique » qui propose des « orientations pour la construction d’un destin commun »174.

En parallèle des débats et des assemblées générales, diverses activités de sensibilisation ou de loisir sont organisés (concerts, projections, ateliers, bals). Différentes initiatives sont récurrentes : « la cantine » préparant des repas, ou « Biblio debout » encourageant la circulation gratuite et libre de livres106,175.

Folklore

La première Nuit debout a eu lieu le 31 mars et les jours suivants sont comptés en restant en mars : « 32 mars », « 33 mars », etc.176,141

Certains étudiants à l’université Paris VIII, affichent leur soutien à Nuit debout en portant un rectangle rouge, symbolisant à la fois le Code du travail français et le carré rouge qui fut le symbole du mouvement québécois contre la précarisation des conditions d’étude en 2012177.

Une partie des participants de Nuit debout se réclame régulièrement de l’héritage de la Commune de Paris178.

Revendications

Motivations communes

De manière générale, le mouvement a des revendications anticapitalistes, au sens large du terme179.

Pour Cyril Castelliti dans Libération, « en s’inscrivant comme une alternative au système libéral, le mouvement veut expérimenter une démocratie directe et participative »180.

Pour Annick Cojean dans Le Monde, l’engagement se situe à très long terme et se donne pour objectif de réinventer la démocratie12.

Mouvement hétérogène

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Place de la République à Paris le 31 mars 2016.

On assiste à une convergence des luttes de groupes ayant différents objectifs. En effet, après des incidents et quelques affrontements entre des manifestants et des CRS sur des barricades dressées dans le Quartier latin, la nuit du 5 avril 2016, François Ruffin, comme d’autres intervenants, insiste sur la nécessité d’ouvrir le mouvement à toutes les classes sociales et aux personnes non engagées politiquement, à décentraliser la Nuit debout en banlieue, afin d’éviter une radicalisation par l’entre-soi173.

Divers sujets sont débattus, sans être nécessairement une revendication représentative de tous les participants. Par exemple :

La vocation affichée par Nuit debout est de donner à chaque personne l’occasion de s’exprimer, indépendamment de son opinion186, durant son tour de parole. Seuls les propos racistes, sexistes, homophobes ou violents envers les personnes, ne sont pas acceptés lors des rassemblements186. Un traitement différent est appliqué pour les propos violents envers des institutions ou des phénomènes économiques. Ainsi des propos violents « contre la mondialisation ou contre les banques » sont tolérés186. Dans les faits, cette vocation de parole libre est parfois confrontée à des réactions hostiles, de la part de certains individus refusant d’attendre le tour de parole186, ou d’autres marqués à gauche qui insultent des personnalités dont elles estiment que les opinions sont malvenues88,186.

Motivations locales

En raison de sa répartition sur le territoire français et de sa volonté d’être plus proche des citoyens et du terrain, plusieurs implantations du mouvement comportent des revendications locales.

Certaines obtiennent un certain soutien national, en étant défendues à l’assemblée générale de Paris. Notamment la lutte pour la zone à défendre contre le projet de construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes187188, ou la lutte contre la fermeture de l’usine Goodyear d’Amiens et la condamnation de syndicalistes de cette usine pour avoir retenu quelques heures leur patron188.

Lors de l’assemblée parisienne du 11 avril, des habitantes et habitants de la zone à défendre contre le projet de construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes prennent la parole pour partager quelques questions189.

D’autres revendications restent à l’échelle purement locale. On trouvera par exemple, à Dijon, des opposants au bétonnage des terres maraîchères du quartier des Lentillères190, à Poitiers en soutien à une famille roumaine191 ou, à Montpellier, des opposants à la déforestation de l’espace vert de la colline de Las Rébes dans le quartier des Cévennes192.

Refus d’alliance avec certains groupes

Nuit debout se revendique comme en dehors du système politique en place, ainsi aucune alliance claire n’est nouée avec les partis politiques, ni avec les syndicats[réf. souhaitée].

Bien que le mouvement se dise ouvert à tous, « la lutte contre toutes formes de discrimination telles que le sexisme, le racisme et l’homophobie » est une motivation omniprésente193, cela amène Nuit debout à refuser le rapprochement avec certains autres groupes, même ceux opposés à la Loi El Khomri.

Début avril, une tentative de noyautage de l’assemblée générale de Nuit debout Paris par le groupuscule Égalité et Réconciliation échoue19.

Début juin, Nuit debout Paris rejette la proposition de rapprochement des Veilleurs (mouvement proche de la Manif pour tous), jugeant la position de ces-derniers sur le mariage homosexuel discriminatoire193. Plusieurs parallèles sont pourtant faits entre Nuit Debout et le mouvement des Veilleurs, en particulier par le politologue Gaël Brustier194. Axel Rokvam, fondateur des Veilleurs, affirme qu’il existe des différences fondamentales de forme et de fond entre les deux mouvements195 mais reconnaît une « intuition commune que des ordres injustes sont en place » et une volonté d’y répondre par une forme de résistance196.

Ampleur du mouvement

Le 14 avril 2016, plus de 80 villes françaises , 8 villes espagnoles, 9 villes belges, 1 ville allemande (Berlin), 1 ville néerlandaise (Amsterdam), 1 ville portugaise (Lisbonne), et 1 ville taïwanaise (Taichung) sont concernées197.

En France

220px-Nuit_Debout_Nice_du_46_mars_2016 dans Perversité
Assemblée générale à Nice le 15 avril 2016.

Le mouvement est représenté dans toute la France, notamment à partir du 5 avril21. Soixante villes sont concernées le samedi 9 avril198.

Les assemblées sont quotidiennes à Paris, et rassemblent des milliers de participants chaque soir début avril199. Elles regroupent quotidiennement des centaines de personnes à Lyon200.

En tout, 140 villes en France ont organisé des rassemblements Nuit Debout201.

[afficher]

Liste des mouvements « Nuit debout » en métropole
  • 240px-Nuit_debout_Grenoble_20160410_7080 dans Politique

    À Grenoble.

  • 269px-Nuit_Debout_-_La_Rochelle_-_46_mars_-_06 dans Rue89

    À La Rochelle.

  • 240px-AG_Nuit_Debout_Lille dans Sceptiques du Québec

    À Lille.

  • 240px-Assembl%C3%A9e_G%C3%A9n%C3%A9rale_3_-_Nuit_Debout_Lyon dans Troll

    À Lyon.

  • 270px-Atelier_lors_de_la_Nuit_Debout_%C3%A0_Montpellier_%28_40_mars_%29 dans Ufoscepticisme

    À Montpellier.

France d’outre-mer

Le mouvement est également représenté en France d’outre-mer :

En Belgique

Hors de France, c’est en Belgique que le mouvement a pris le plus d’ampleur380 ; notamment à Bruxelles à partir du 7 avril (place des Barricades puis mont des Arts)381,382.

Les premières Nuit debout se tiennent le 9 avril 2016 à Liège23,383, le 12 avril à Namur384, le 16 avril à Charleroi385 et Mons386,387, le 17 avril à Tournai388, le 21 avril à Louvain-la-Neuve389.

En Région flamande, la première Nuit debout se tient le 14 avril 2016, à Gand390,391.

Autres pays

220px-Nuit_Debout_-_Madrid_01
Nuit debout à Madrid.

Le mouvement apparaît en Allemagne à Berlin où une soixantaine de personnes se sont réunies392,393 et à partir du 17 avril à Leipzig, manifestation qui a réuni une cinquantaine de personnes394,395.

Le 9 avril, le mouvement s’exporte au Portugal, dans sa capitale Lisbonne396. Et en Espagne, symboliquement, il atteint Madrid396, point de départ du Mouvement des Indignés en 2011, puis Valence, Saragosse, Tarragone, Murcie, Barcelone315.

Le 14 avril 2016, Nuit debout se tient pour la première fois aux Pays-Bas, à Amsterdam où quelques personnes se sont réunies397,398 et le 15 avril 2016 à Luxembourg399.

Le 22 avril 2016, Nuit debout s’exporte vers l’autre côté de l’Atlantique, au Québec, à Montréal où environ 200 personnes se sont rassemblées400.

Le 11 juin, des jeunes Congolais essayent d’importer Nuit debout à Kinshasa, mais l’événement ne réunit que quelques dizaines de personnes et est dispersé par la police. 5 manifestants sont arrêtés, et tous relâchés dans la soirée ou le lendemain401.

Global Debout

220px-Nuit_Debout_-_Place_Commune%2C_2016.05.14_%282%29
Global Debout à Paris
170px-Asamblea_general_de_Nuit_Debout_Salamanca
Assemblée générale à Salamanque en Espagne, dans le cadre de Global Debout.

Les 7 et 8 mai 2016, Nuit debout en France appelle, par un texte traduit en huit languesnote 2 à internationaliser le mouvement le 15 mai (« 76 mars ») en occupant des places partout dans le monde402. Cette date a l’avantage d’être fériée dans plusieurs pays (Dimanche de Pentecôte), et correspond symboliquement au cinquième anniversaire du Mouvement des Indignés403.

Cet appel est suivi en Espagne, avec des rassemblements de plusieurs milliers de personnes à Madrid404,405,406 et environ 1 200 à Barcelone407.

Au total, des manifestations sont organisées dans 300 villes en France403, et 130 autres villes réparties dans 28 pays403,404, mais en dehors de Madrid, Paris et Barcelone, les rassemblements restent de taille modeste, voire très modeste406.

Quelques chiffres :

Littérature

Dans Chants d’utopie, premier cycle de Brice Bonfanti, le chant XVIII du livre 1 est consacré à Laylâ (la nuit, en arabe), une Nuit Debout rêvée, mêlant l’hégéliano-marxisme à l’alchimie, d’inspiration aussi zapatiste, sous le titre : Nous sommes ce que nous ne sommes pas encore409.

Notes et références

Notes

  • La loi Travail, les migrants, la démocratie, le renseignement et les caméras de vidéo-protection.

Références

  1. Brice Bonfanti, Chants d’utopie, premier cycle, Paris, Sens & Tonka, 19 avril 2017, 188 p. (ISBN 978-2357291034)

Annexes

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Articles connexes

Bibliographie

Filmographie

Lien externe

 

Municipales à Brest : des commandes mystérieuses

Après les très mystérieux projets d’attentats révélés à la suite de l’interpellation du 20 janvier 2020, à Brest on s’interroge maintenant sur un sondage dont les commanditaires ne se font pas davantage connaître…

Je rappelle ici que jusqu’à présent les attentats islamistes avaient toujours épargné la Bretagne comme toutes les manifestations de l’extrême-gauche pour une raison très simple : leurs commanditaires sont toujours la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest et ses amis, dont un grand nombre de magistrats locaux, notamment ceux de l’instruction et du parquet, qui tous s’avèrent pleinement complices de toutes ses exactions, qu’elles soient de nature terroriste ou non.

Il y a donc lieu de s’interroger sur les récents projets d’attentats apparus à Brest : résultent-ils d’une faille quelconque dans le groupe terroriste constitué autour des trois têtes Josette Brenterch du groupe NPA/LFI/RN de Brest, Pascal Edouard Cyprien Luraghi de Puy-l’Evêque et Jean-Marc Donnadieu de Béziers, des Brestois tendant à s’en désolidariser ayant alors été visés ? leurs commanditaires avaient-ils prévu de les laisser se développer jusqu’à leur terme, ou bien ont-ils toujours tout contrôlé avec l’intention de dénoncer leurs hommes de main assez tôt pour qu’il n’y ait en fait jamais eu aucun risque d’attentat réel, comptant alors que de simples projets avortés pouvaient produire l’effet qu’ils recherchaient ?

En tous les cas, j’ai désormais suffisamment de preuves en main pour écarter définitivement l’hypothèse de commanditaires différents des précédents, qui pourquoi pas auraient cherché à créer une grosse surprise parmi ces salopards : ce sont bien toujours les mêmes, avec, également, toujours les mêmes objectifs crapuleux affichés dès le départ par les petits morveux Luraghi, Donnadieu et comparses qui s’obstinent dans leur volonté de renverser l’Etat pour leur profit personnel.

Il convient cependant de s’interroger comme je viens de le faire sur ces projets d’attentats nouveaux, créant à l’évidence une rupture avec les précédents.

En fait, il me semble que cette fois-ci ils aient voulu faire d’une pierre au moins trois coups.

Interroger à ce sujet le malade mental extrêmement dangereux Jean-Marc Donnadieu, qui comme d’habitude y est associé, et s’est remis au billard il y a quelques mois.

Voilà en effet ce qu’il annonçait sur Facebook en date du 19 janvier 2020 :

 

Mauvais présage, Game of Trhones nous a trompé!
Le lion gagne!

Peu importe le type d’animal que vous êtes, les amitiés se développent tout de même. Ces deux amis en sont la preuve vivante : au zoo de Saint-Pétersbourg, un lynx boréal est devenu ami avec une chatte. Le félin était sans abri et a trouvé de la nourriture où vivait le lynx. Non seulement …
 dans Attentats
À propos de ce site web
Peu importe le type d’animal que vous êtes, les amitiés se développent tout de même. Ces deux amis en sont la preuve vivante : au zoo de Saint-Pétersbourg, un lynx boréal est devenu ami avec une chatte. Le félin était sans abri et a trouvé de la nourriture où vivait le lynx. Non seulement …

 

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/municipales-a-brest-qui-a-commande-un-sondage-31-01-2020-12492563.php

Publié le 31 janvier 2020 à 19h30

Municipales à Brest : qui a commandé un sondage ?

 

Municipales à Brest : qui a commandé un sondage ?

(Archives Emmanuel Schmitt)

 

Un sondage sur les municipales de Brest vient d’être emmagasiné. Mais qui en est le commanditaire ? Mystère.

 

Un sondage sur les intentions de vote aux municipales de Brest a été réalisé cette semaine. Réalisé par téléphone par l’institut Opinion Ways, il teste les différents candidats officiellement déclarés. Cette jeune femme de 25 ans qui demeure dans le quartier de Saint-Marc a fait partie des personnes interrogées, mardi dernier.

« On m’a demandé pour qui j’avais voté à la dernière présidentielle, si j’avais voté aux dernières municipales, si j’allais voter en mars prochain », témoigne-t-elle. Puis, les questions en entonnoir se font plus précises sur les différents candidats, et différents scénarios sont proposés dans l’optique du second tour, allant jusqu’à des quadrangulaires. Ce que confirment aussi deux autres personnes qui ont fait partie du panel.

« Avec le résultat on saurait sur qui taper » !

Les candidats eux-mêmes ont rapidement eu vent de l’affaire. Et la fébrilité est partout ! Alors qu’une incertitude inédite plane sur l’issue du scrutin de mars prochain à Brest, forcément, chacun vient aux nouvelles. « Ce n’est pas vous, le Télégramme, les commanditaires ? », interroge, un brin fébrile, l’un des représentants d’une liste qui nourrit de sérieuses chances d’atteindre le second tour. Ben non, ce n’est pas nous. Mais il insiste : « Vous comprenez, si on avait le résultat, on saurait sur qui taper avant le premier tour » !

On comprend bien, mais on a eu beau sonder les listes en présence, le donneur d’ordre reste mystérieux. Interrogé, Marc Coatanéa, le leader des Marcheurs « n’en sait pas plus ». Les Verts, peut-être ? « On n’aurait pas les moyens de le financer », pose Ronan Pichon. Reste le PS, non ? « On ne dit pas que l’on n’en fera pas, mais pour le moment, on ne l’a pas fait », assure Yohann Nédélec, le directeur de campagne de la liste conduite par François Cuillandre. Quant à l’ancien leader de la droite brestoise Laurent Prunier, qui s’était amusé il y a quelques mois en commandant un premier sondage avec quelques amis, il le jure : « Cette fois, ce n’est pas moi » !

 

https://www.letelegramme.fr/dossiers/coup-de-filet-antiterroriste-a-brest/coup-de-filet-antiterroriste-plusieurs-cibles-potentielles-a-brest-26-01-2020-12487293.php

Publié le 26 janvier 2020 à 18h50

Coup de filet antiterroriste : plusieurs cibles potentielles à Brest

 

Le port militaire de Brest aurait été l’une des cibles envisagées par les sept hommes interpellés.

Le port militaire de Brest aurait été l’une des cibles envisagées par les sept hommes interpellés. (Photo d’archives Jean-Noël Potin)

 

À Brest, plusieurs cibles potentielles d’attentats auraient été évoquées, lors d’échanges téléphoniques effectués par les sept hommes interpellés dans le coup de filet antiterroriste.

 

Le port militaire, un carnaval, les Capucins… Dans la cité du Ponant, plusieurs cibles auraient été envisagées par les sept hommes interpellés lundi à Brest, Guissény (29) et Loc-Eguiner-Ploudiry (29). Âgés de 16 à 38 ans, ils ont été mis en examen et placés en détention provisoire, samedi.

Selon les informations du Monde et d’Europe 1, les sept hommes auraient récemment évoqué plusieurs cibles à l’occasion d’échanges téléphoniques interceptés par les enquêteurs. Parmi elles : le port militaire de la ville de Brest ou encore les rassemblements brestois prévus dans le cadre du Nouvel an chinois, qui a débuté samedi aux Capucins. Une source proche de l’enquête confirme au Télégramme que le port militaire, les Capucins et un carnaval pouvaient être visés. Cette source nous indique toutefois qu’aucun projet d’attentat n’était « arrêté ». En effet, aucune arme et aucun explosif n’ont été retrouvés en perquisition.
À lire sur le sujetAntiterrorisme : les sept interpellés en détention

Le maire de Brest s’interroge

Joint ce dimanche, le maire de Brest, François Cuillandre, s’interroge sur la teneur de ces informations. « S’agit-il de simples rumeurs ou du non-respect du secret de l’instruction ? », se demande-t-il. « En tant que maire, poursuit-il, je n’ai eu aucune information de qui que ce soit. S’il s’agit de simples rumeurs, cela jette un trouble dans l’opinion publique. Et si ce sont de vraies informations, cela me pose des questions sur le non-respect du secret de l’instruction, surtout pour des faits aussi graves ».

La municipalité brestoise compte-t-elle renforcer la sécurité en ville ? « Les mesures de sécurité sont toujours prises mais pas contre les menaces terroristes, répond le maire. Et si celles-ci existent, il faut que les services de l’État me tiennent au courant ».

Appel à la plus grande vigilance dans les Côtes-d’Armor

Les interpellations brestoises de ces derniers jours résonnent sur tout le territoire breton. En conclusion de l’assemblée générale de l’Association costarmoricaine des maires de France (AMF 22) – à laquelle participait une centaine de maires des Côtes-d’Armor -, Thierry Mosimann, le tout nouveau préfet des Côtes-d’Armor, a appelé les maires du département à la plus grande vigilance : « L’exemple brestois montre que la menace peut venir d’éléments radicalisés demeurant dans de petites communes. Le rôle des maires et leur connaissance fine de leurs administrés se révèlent ainsi essentiels en termes de sécurité du territoire », a-t-il insisté, rappelant, au passage, que le plan Vigipirate est placé au niveau « Sécurité renforcé – Risque attentat ».

 

Audit de mes blogs Petitcoucou, Justinpetitcoucou et Satanistique par Semalt

Je n’avais jamais fait ce test avant ce jour.

J’aurais dû.

Cela m’aurait certainement permis de découvrir beaucoup plus tôt que je ne suis pas l’unique propriétaire de ces blogs, avec leurs hébergeurs respectifs.

Pour le premier, il y a donc au moins une personne utilisant une page Facebook anonyme et inaccessible au public, celle-ci :

https://www.facebook.com/385455914853012

Pour les deux autres, il y a le propriétaire de cette page Facebook, Jacques Fornès, très vieux complice de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest, dans le Sud-Finistère :

https://www.facebook.com/jacques.fornes

Et pour les trois, il y aussi la propriétaire de ce compte Twitter, qui est une très vieille complice du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi :

https://twitter.com/Ouenja

Elle fut également très longtemps propriétaire du site http//www.ouenja.fr qu’elle a dû supprimer assez récemment, puisqu’apparemment il n’existe plus alors qu’il était toujours accessible au public au printemps 2019, quand je suis allée y vérifier qu’il s’agissait bien d’un des premiers sites où le malade mental allait calomnier ceux qu’il haïssait, dont sa propre soeur, notamment dans les années 2004 à 2006.

Il est cité dans cet article du Télégramme qui lui est consacré :

 

https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20080104&article=2263933&type=ar

Publié le 04 janvier 2008 à 00h00

Les enfants sont des artistes

 

Christine Jaouen, alias « Ouenja », plasticienne et artiste peintre, anime un atelier d’arts plastiques pour les enfants de 6 à 14 ans, chaque samedi, au Malamok.

 

Christine Jaouen, alias « Ouenja », plasticienne et artiste peintre, anime un atelier d’arts plastiques pour les enfants de 6 à 14 ans, chaque samedi, au Malamok. De 10 h à 12 h 30, les artistes en herbe se frottent à l’art via les peintres, leur histoire et les courants qu’ils ont impulsés. La jeune femme y cerne les envies des enfants. Elle les guide sans les contraindre dans leurs travaux qu’ils effectuent en toute liberté créatrice. Le résultat est étonnant tant en sculpture qu’en peinture. La jeune équipe envisage d’ailleurs une exposition de ses travaux à la fin de l’année. Quelques places sont encore disponibles. Contact auprès du CLC au 02.98.58.22.65 ou auprès de Christine Jaouen via son site http//www.ouenja.fr.

 

Cet autre article du Télégramme lui étant également consacré indique bien qu’elle était déjà présente sur le web en 2004 :

 

https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20040608&article=8145943&type=ar

Publié le 08 juin 2004 à 00h00

Expo : « In-Ca ternet » d’Ouenja

 

C’est une expo bien particulière et originale qui se tient actuellement à la salle Jules-Ferry et ce, jusqu’à jeudi. Christine Jaouën, « Ouenja » de son nom d’artiste plonéouriste depuis 10 ans, offre au public sa toute nouvelle expo « In- Ca ternet », messages venus du ciel.

 

Une vingtaine de toiles sont exposées, des toiles qui mêlent sans complexe, au gré des coups de pinceaux, figures incas, symboles informatiques et schémas de circuits électriques. Peintre de longue date, maquettiste, web désigner depuis peu, Ouenja a eu l’idée de cette expo qui étonnera plus d’un. Lien entre histoire et modernité, symboles d’hier et d’aujourd’hui, Ouenja a monté cette expo tout en restant fidèle à son style : de la couleur, des formes géométriques et des personnages empruntés aux idoles primitives de différentes tribus pré-colombienne. Et, au milieu de ces toiles, l’artiste a aussi intégré une «cyber-exposition». Cette expo virtuelle permet de mieux appréhender son univers et le travail préparatoire : recherches historiques, croquis et détails de l’oeuvre sont là pour mieux éclairer le public.«In-Ca ternet», jusqu’à jeudi, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h, entrée libre.

 

Voilà donc encore une « artiste » qui a bien du « coeur », en tous les cas assez pour être sérieusement impliquée dans l’assassinat de Patricia Bouchon le 14 février 2011, une « sans coeur » manifeste, par contre, hein, puisqu’apparemment il aura fallu la tuer parce qu’elle s’apprêtait à balancer toute la bande de cybercriminels dits « déconnologues » du malade mental extrêmement dangereux Pascal Edouard Cyprien Luraghi à moins d’un mois de la première audience du TGI de Béziers dont l’escroc Jean-Marc Donnadieu aurait dû sortir gagnant contre mon ancien hébergeur de blog OverBlog.

Notons encore qu’elle est localisée dans le Sud-Finistère, comme son complice du Front national, et oriente elle aussi une part de ses activités vers les enfants, comme les autres pédophiles de la bande.

 

P.S.: Je confonds peut-être le site et le blog du même nom, le second étant aussi dit « blog de Catherine », qui en 2006 supportait DSK comme Cyprien Luraghi (voir ici : http://petitcoucou.unblog.fr/2016/04/03/cyprien-luraghi-a-de-fideles-amis-tres-riches-et-tres-genereux/).

Le blog de Catherine ou Ouenja, qui a également été supprimé, était donc celui-ci :

http://ouenja.blogspirit.com

On en retrouve toujours sur le net de multiples traces laissant à penser que Catherine et Christine « Ouenja » sont bien une seule et même personne.

 

 
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Féminicides en hausse en 2019, les plaintes des futures victimes toujours vaines

Même quand elles y mettent de la bonne volonté, ce qui reste un phénomène encore beaucoup trop rare, les forces de l’ordre et autorités judiciaires ne parviennent toujours pas à appréhender le degré de dangerosité de ces hommes haïsseurs de femmes.

C’est ainsi que s’est produit le quarante-deuxième féminicide de l’année 2019 en France.

Je rappelle à cette occasion que dans ce pays il existe aussi des femmes qui ne survivent qu’en restant constamment barricadées chez elles pour éviter les agressions violentes ou tentatives d’assassinat de leurs harceleurs.

C’est mon cas, et c’est un cauchemar de tous les instants, de nuit comme de jour.

Une fois n’est pas coutume, je vais vous raconter le cauchemar qui m’a réveillée ce matin – parce que quand je parviens à dormir la nuit, je suis toujours réveillée par un cauchemar, c’est automatique.

Est donc revenu me hanter cette nuit un de mes deux harceleurs des années 1990 qui voulaient m’épouser. Non pas parce qu’ils auraient pu m’apprécier ou être amoureux de moi, ni comme aboutissement d’une liaison que nous aurions eue, puisqu’il n’y en avait pas, mais parce qu’ils voulaient à tout prix mettre la main sur mon héritage supposé, une fortune d’au moins dix millions de francs dont le complice proxénète de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest qui à l’époque organisait tous les harcèlements dont j’étais victime leur garantissait l’existence. Adhérant à 100% à tous les délires et inventions calomnieuses de cet individu à mon encontre, ils me haïssaient tous les deux au moins autant que lui et ont projeté l’un après l’autre, toujours à son instigation, de m’épouser pour s’approprier toute cette fortune qui en réalité n’a jamais existé et dont ils estimaient intolérable qu’elle puisse se trouver entre les mains d’une femme et non entre les leurs, car eux auraient su quoi en faire, n’est-ce pas, ils ne manquaient pas d’idées pour faire fructifier tout cet argent… Leur plan à l’un comme à l’autre était de se débarrasser de moi très rapidement après le mariage ou la signature des documents qui leur auraient assuré tout le bénéfice de mon héritage pour pouvoir alors vivre exactement comme ils l’avaient toujours voulu, bien évidemment sans moi, ma personne ne les ayant jamais intéressés, ni l’un ni l’autre, ce qui était d’ailleurs réciproque, ils me faisaient horreur.

Cette nuit, il avait réussi à m’enlever pour me contraindre à signer l’acte de mariage, m’avait ensuite relâchée et ne donnait plus signe de vie depuis. Etant sans aucune nouvelle depuis quelques jours, je n’en étais pas forcément mécontente, car moins j’ai de relations avec ce genre d’individus et mieux je me porte. Cependant, la détente ou l’apaisement qui en résultait tendait à s’estomper pour laisser de nouveau la place à l’angoisse, sachant qu’avec l’acte de mariage j’avais en fait signé mon arrêt de mort et devais désormais m’attendre à tout instant à l’attaque fatale. Sur ce, je rencontre des gens censés pouvoir m’aider de part leurs fonctions, mais qui ne comprennent vraiment rien à ce que je leur raconte, et restent me regarder l’air totalement incrédules, faisant encore augmenter mon angoisse… jusqu’à me réveiller…

Voilà, en fait, de ces assassins ou de ceux qui les laissent faire, je ne sais lesquels me font le plus cauchemarder et j’ai tendance à dire que ce sont les seconds, car ce sont bien eux qui m’ont toujours le plus angoissée.

 

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/04/10/dalila-51-ans-tuee-par-son-mari-malgre-l-intervention-des-gendarmes_5448211_3224.html

Dalila, 51 ans, tuée par son mari dans le Var malgré l’intervention des gendarmes

 

Ce drame est le quarante-deuxième féminicide depuis le début de l’année 2019. Le mari doit être présenté mercredi à un juge d’instruction.

Par Luc Leroux et Lorraine de Foucher Publié aujourd’hui à 09h48, mis à jour à 11h25

Temps de Lecture 3 min.

 

Dalila allait avoir 51 ans. D’une première union, elle avait eu trois enfants, deux grands âgés de 27 et 20 ans et une fille de 13 ans. Elle a été tuée, samedi soir 6 avril, alors que les gendarmes venaient de quitter le domicile conjugal, à Vidauban (Var), à une vingtaine de kilomètres de Draguignan. Soupçonné d’être l’auteur de ce meurtre, son mari, 51 ans, un infirmier libéral exerçant à Cogolin, a été placé en garde à vue lundi. Il devait être présenté mercredi à un juge d’instruction en vue de sa mise en examen pour assassinat.

Cette mort aurait-elle pu être évitée ? Appelés samedi en fin de journée, des gendarmes de la brigade territoriale des Arcs se sont rendus au domicile du couple où le mari menaçait son épouse avec un couteau. A leur arrivée, les militaires ont trouvé cette femme chez un voisin, où elle s’était réfugiée. Son mari avait quitté les lieux.

Restés sur place une heure, les gendarmes ont invité Dalila à se mettre en sécurité chez des proches. « Je regroupe mes affaires et je m’en vais », leur assure-t-elle alors, tandis que les gendarmes remontent dans leur véhicule. A 21 heures, ils la rappellent pour prendre des nouvelles, le mari est revenu : « Il est là, il a une arme », dit-elle. Dix minutes plus tard, les militaires constatent son décès, tuée par arme à feu au volant de son véhicule devant le domicile familial.

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Violences psychologiques

« Les premiers éléments de l’enquête permettent de dire qu’il est retourné chercher une arme de poing après être venu, une première fois, menacer son épouse », indique au Monde Patrice Camberou, procureur de la République de Draguignan. Le magistrat a ouvert une enquête pour assassinat car « cet élément signe la préméditation ».

Le couple vivait ensemble depuis février 2017 et s’était marié en septembre de la même année. Les gendarmes étaient déjà intervenus dans le passé pour « des différends de voisinage » et des violences conjugales. Fin mars, le mari s’étant montré une nouvelle fois brutal, il avait été placé en garde à vue et déféré devant le parquet de Draguignan. Il devait être jugé le 12 août par le tribunal correctionnel.

Même si, ce jour-là, Dalila n’avait subi que des blessures légères, les violences exercées étaient importantes sur le plan psychologique, selon le procureur. Dans l’attente du procès, l’homme ne pouvait plus entrer en contact avec son épouse. Mais son contrôle judiciaire lui permettait de se rendre au domicile familial pour des raisons professionnelles : accès au matériel, à son ordinateur…

Samedi soir, l’homme avait pris soin de se débarrasser de son téléphone pour éviter toute géolocalisation et en avait acquis un nouveau. Il a finalement été interpellé lundi soir. A Vidauban, un gendarme rentrant chez lui l’a aperçu au volant de son véhicule. Dans sa fuite, il a foncé sur un véhicule de gendarmerie, blessant légèrement un militaire. Cette course-poursuite devrait lui valoir, en outre, une mise en examen pour violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique.

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Points de bascule

Le juge d’instruction aura à vérifier quand l’arme, un pistolet automatique de calibre 9 mm, a été acquise. Mais l’instruction portera pour une grande part sur la personnalité de cet homme déjà condamné en 2014 à huit mois de prison avec sursis pour des violences exercées sur une précédente compagne.

La mort de Dalila pose aussi la question de la prise en charge, par les forces de police ou de gendarmerie, des femmes menacées. En effet, ces moments de tension extrême, où elles sont appelées, sont des points de bascule où les victimes doivent être protégées jusqu’à leur mise à l’abri. Pourquoi Dalila n’a-t-elle pas été accompagnée par les gendarmes pour se rendre dans sa famille, alors que son mari était introuvable et armé ?

Selon le comptage officieux du groupe Facebook « Féminicides par compagnons ou ex » réalisé par des militantes féministes à l’aide de faits répertoriés dans la presse locale, le meurtre de Dalila serait déjà le quarante-deuxième de 2019.

A titre de comparaison, trente-deux homicides conjugaux avaient été commis à la même période de l’année 2018. On savait jusque-là qu’une femme mourait tous les trois jours sous les coups de son conjoint. C’est désormais tous les deux jours.

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Luc Leroux (Marseille, correspondant) et Lorraine de Foucher

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/09/en-france-le-nombre-des-feminicides-ne-flechit-pas_5433647_3224.html

En France, le nombre des féminicides ne fléchit pas

 

Infographie. Alors que deux marches blanches sont organisées en Corse ce week-end en hommage à une jeune femme tuée par son ex-conjoint, nous publions les principaux chiffres sur les féminicides en France et en Europe.

Par Solène Cordier, Mathilde Costil et Romain Imbach Publié le 09 mars 2019 à 07h29

 

Deux marches blanches sont organisées en Corse, samedi 9 et dimanche 10 mars, en hommage à Julie Douib. Elle avait 35 ans et deux enfants. Elle a été abattue à son domicile de l’Ile-Rousse (Haute-Corse), le 3 mars, par son ex-conjoint, contre lequel elle avait porté plainte à diverses reprises pour violences conjugales. C’est la trentième femme depuis le début de l’année à être tuée dans de telleses circonstances, selon la page Facebook Féminicides par compagnons ou ex, qui relève scrupuleusement ces cas depuis 2016.A la même époque l’an dernier, 18 féminicides conjugaux étaient listés. Même s’il est difficile, sur une période aussi courte, de tirer des conclusions sur ce que signifie une telle hausse, les associations qui accompagnent les victimes de violences conjugales se disent vigilantes. Et toutes rappellent que pour éviter ces meurtres, il faut une meilleure coordination des services de santé, de police et de justice afin d’améliorer la prise en compte du danger. « Si on veut qu’il y ait moins de femmes tuées, il faut mieux les protéger », résume simplement Ernestine Ronai, présidente de l’Observatoire des violences envers les femmes en Seine-Saint-Denis, pionnier dans la lutte contre les violences conjugales.
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LE MONDE
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Solène Cordier , Mathilde Costil et Romain Imbach

 

https://www.liberation.fr/france/2019/03/08/feminicides-des-meurtres-dans-toute-la-france-et-majoritairement-a-domicile_1712410

Féminicides : des meurtres dans toute la France et majoritairement à domicile

 

Par Virginie Ballet — 8 mars 2019 à 10:42
Féminicides : des meurtres dans toute la France et majoritairement à domicile Julien Guillot

Depuis plus de deux ans, «Libération» recense les féminicides survenus en France. L’analyse de ces données révèle notamment que ces meurtres conjugaux sont très majoritairement commis au domicile de la victime, au moment d’une séparation.

  • Féminicides : des meurtres dans toute la France et majoritairement à domicile

Depuis le 1er janvier, elles sont au moins 21. Vingt-et-une femmes à avoir été tuées par leur conjoint, mari ou ex en l’espace de 67 jours à peine, selon le décompte effectué par Libération. Chaque mois, depuis janvier 2017, sont recensées les victimes de meurtres conjugaux, sur la base des articles parus dans la presse nationale et régionale. Cette litanie funèbre est incomplète : la banalisation des féminicides, trop souvent relégués à la rubrique faits divers ou transformés injustement en «drames de la séparation» et autres «crimes passionnels», entrave sans doute la pleine compréhension des mécanismes sociétaux à l’œuvre (1). Mais ce décompte permet au moins de rendre hommage aux 239 victimes répertoriées depuis le 1er janvier 2017. De redonner leurs prénoms, leur profession, leur lieu de vie. Et en creux, d’essayer d’appréhender ce qui, peut-être, les lie.

Quels liens entre Monica, employée dans un centre d’appels de 29 ans, tuée à coups de couteau par son conjoint le samedi 5 janvier après une soirée à jouer aux cartes dans leur appartement toulousain, alors que leur fille de 6 ans dormait dans sa chambre, et Pascale, 56 ans, abattue par Robert, dans leur petite maison des Yvelines ? L’analyse des données recueillies depuis janvier 2017 permet d’abord de constater que dans l’immense majorité des cas (76,6%), les victimes sont tuées chez elles ou au domicile du couple.

Infographie : les féminicides selon le domicile

Même s’il n’est pas possible de déterminer quel schéma malsain peut conduire à tuer sa conjointe, des similitudes apparaissent entre toutes ces histoires, la principale d’entre elles étant qu’elles peuvent survenir n’importe où, du petit village de campagne réputé tranquille à la métropole, en passant par l’outre-mer. Le féminicide est une affaire nationale, politique, et non un simple faits divers isolé.

Infographie : localisation des féminicides

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Dans près de la moitié des cas (44,5%) les auteurs tuent leur compagne au moment d’une séparation. Ces constatations rejoignent celles du ministère de l’Intérieur : dans sa dernière étude sur les morts violentes au sein du couple (travaux publiés chaque année depuis 2005), il relève ainsi que les auteurs «commettent ce crime à domicile, sans préméditation, à égalité quasi parfaite avec une arme à feu ou avec une arme blanche. Leur principale motivation demeure la dispute, suivie de près par le refus de la séparation». A titre d’exemple, c’est exactement ce qui s’est produit le 16 janvier à Mareuil-sur-Ourq (Oise), quand le conjoint de Séverine, 46 ans, a semble-t-il pris conscience qu’elle allait «lui échapper», qu’elle ne souhaitait plus qu’il la possède et voulait se défaire de son emprise en le quittant. Il ne l’a pas supporté et l’a étranglée avec le foulard qu’elle avait autour du cou – elle venait récupérer quelques effets personnels – avant de se donner la mort.

Infographie : les féminicides selon le statut du couple

Quant au mode opératoire, l’analyse des données en notre possession met elle aussi en évidence la prévalence d’une utilisation d’armes à feu (dans 22,5% des cas) et d’armes blanches (dans 38,6% des cas). Viennent ensuite l’étouffement et la strangulation (16,1% des cas), et les coups (11%). Dans 35,7% des cas, l’auteur des faits se donne la mort. Ou du moins il tente de le faire, dans 7,6% des cas.

Infographie : les féminicides par mode opératoire

Comment, dès lors, supporter d’entendre encore que l’on a affaire à «un couple qui connaissait manifestement des difficultés», comme l’a notamment déclaré le procureur de la République de Senlis (Oise) à propos de Séverine et de son conjoint meurtrier ? Selon la famille de la quadragénaire, mère de cinq enfants, la victime avait déposé plusieurs plaintes pour violences conjugales. En vain.

(1) Ainsi l’association Nous Toutes en a de son côté comptabilisé 30 depuis le début de l’année.

Virginie Ballet

http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/109-feminicides-en-2017-deja-30-en-2019-vers-une-annee-noire

109 féminicides en 2017, déjà 30 en 2019: vers une année noire?

 

Publié le :

Jeudi 14 Mars 2019 – 10:29

Mise à jour :

Jeudi 14 Mars 2019 – 11:14

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Déjà 30 femmes ont été tuées suite à des violences entre le 1er janvier et le 3 mars, un constat très alarmant.

© Philippe LOPEZ / AFP/Archives

La rédaction de France-Soir

Julie Douib a été tuée par son ex-conjoint le 3 mars dernier sur L’île Rousse en Corse, devenant ainsi la 30e victime de féminicide en France depuis le 1er janvier. Alors que 109 femmes sont décédées suite à des violences en 2017, l’année 2019 pourrait être bien pire.

Les chiffres font froid dans le dos. Déjà 30 femmes sont mortes suite à des violences entre le 1er janvier et le 3 mars dernier. La dernière affaire, très médiatisée, était le meurtre de Julie Douib.

Cette mère de famille de 34 ans a été tuée par son ex-conjoint sur L’île Rousse en Corse. Le suspect lui a tiré dessus à deux reprises. Elle avait porté plainte plusieurs fois contre cet ex-mari violent au cours des six derniers mois.

Elle est donc devenue la 30e victime de féminicide en 2019. Un constat très alarmant. Car le nombre de tels crimes en 2017 s’élevait à 130, en 2019 si les meurtres continuent à ce rythme (une mort tous les deux jours), le nombre de victimes pourrait s’élever à 176.

A voir aussi: Marches blanches pour Julie, 30e victime de féminicide en 2019 en France

Cela représenterait une augmentation de 35% alors que les chiffres de 2018 n’ont pas encore été dévoilés par le gouvernement.

Il pourrait cependant y avoir une explication à cette large augmentation de meurtres, comme l’a expliqué une administratrice du groupe Facebook « Féminicides par compagnon ou ex« , qui recense bénévolement les meurtres de femmes.

« Plus les femmes revendiquent leurs droits et leur liberté et plus les hommes sont violents. Tous ces messages qui disent aux femmes de partir, de porter plainte mais rien pour les protéger ensuite. Les juges aux affaires familiales qui laissent des droits de visite aux hommes violents ce qui met les mères encore plus en danger. Avec de moins en moins de places en foyer d’hébergement, l’aide sociale à l’enfance qui ne fonctionne pas, les femmes sont livrées à elles-mêmes avec leurs enfants », a-t-elle expliqué au Figaro le 6 mars dernier.

Si la parole se libère donc, certaines femmes ne sont pas toujours bien protégées. « Scandalisée » par le meurtre de Julie Douib, Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, reconnaissait elle-même que tout n’était pas fait pour protéger ces femmes.

« On passe notre temps à dire aux femmes qu’elles doivent parler, qu’elles doivent déposer des plaintes. Et on déploie des moyens pour cela. (…) Collectivement il y a une responsabilité importante et c’est intolérable, injustifiable, et ne comptez pas sur moi pour justifier cela. Qu’une femme qui va déposer des plaintes, qui va déposer des mains courantes ne soit pas d’avantage protégée ».

 

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