Policiers tués à Magnanville : un nouveau suspect en examen

Les indices s’accumulent contre ce nouveau suspect, et encore une fois s’éloigne la thèse de l’agresseur isolé… mais l’on savait déjà que cet attentat de juin 2016 avait probablement été ordonné par le dijhadiste français Rachid Kassim, ancien animateur social de la ville de Roanne, dans la Loire.

Ce dernier, qui aurait été tué le 8 février 2017 en Irak près de Mossoul, était également soupçonné d’être le donneur d’ordre de l’attaque du 26 juillet 2016 à Saint-Etienne-du-Rouvray et de la tentative d’attentat aux bonbonnes de gaz de Notre-Dame-de-Paris de début septembre 2016.

Synthétisons toutes les informations à notre disposition :

- les victimes de Magnanville, dont l’une au moins était originaire de Pézenas dans l’Hérault, fréquentaient régulièrement dans ce département les mêmes lieux que l’escroc et cybercriminel Jean-Marc Donnadieu de Béziers, mais pas forcément du même côté de la barrière…

- les complices brestoises de ce dernier, dont Julie Le Goïc, étaient manifestement bien au courant de la préparation de l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray, dont je répète que selon moi il aurait dû se produire, non pas le 26 juillet, mais le 24 juillet, date fétiche du malade mental au clavier – son « arme » -, qui de surcroît correspond à un dimanche, comme pour les autres tentatives d’attentat ayant visé des lieux de culte (Villejuif le 19 avril 2015, Notre-Dame-de-Paris le 4 septembre 2016);

- comme l’a publié le même malade à plusieurs reprises en fin d’année 2016, et en détail le 2 avril 2017, cet été-là, il est « monté à Paris » dans l’espoir d’obtenir des décisions de justice délirantes à l’encontre de ses victimes habituelles; il y croyait ferme; et comme d’habitude en ce cas (voir par exemple son attaque de la plateforme de blogs OverBlog le 13 juillet 2011 alors qu’avec ses complices il peaufinait plusieurs tentatives d’escroqueries au jugement contre son propriétaire), ses victimes auraient dû essuyer une ou plusieurs attaques préalables annonciatrices de sa victoire finale; or, l’une d’elles fréquente régulièrement la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, et c’est bien au Tribunal de Grande Instance de Paris, sur l’île de la Cité, que cette année-là il avait prévu de les frapper de manière radicale et définitive – d’où découlent bien entendu tous les projets d’attentats avortés ou déjoués de cette fin d’année 2016 à Paris;

- le crédo terroriste de Rachid Kassim, rapporté dans l’un des articles collés ci-dessous, était exactement le même que celui régulièrement exprimé par le malade mental au clavier depuis l’été 2008.

Une question mérite dès lors d’être posée : de qui ce djihadiste français fut-il donc la marionnette ?

 

 

http://www.laprovence.com/article/france-monde/4821018/policiers-tues-a-magnanville-pourquoi-les-enqueteurs-croient-tenir-un-deuxieme-homme.html

Policiers tués à Magnanville: pourquoi les enquêteurs croient tenir un « deuxième homme »

 

Samedi 03/02/2018 à 14H37
France - Monde - Policiers tués à Magnanville: pourquoi les enquêteurs croient tenir un deuxième homme - 1

Un officier de police tient le 20 juin 2016 à Pézénas dans l’Hérault une photographie de Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing, victimes d’un assassinat jihadiste à Magnanville, le 13 juin 2016 Photo – AFP/Archives – SYLVAIN THOMAS

 

France - Monde - Policiers tués à Magnanville: pourquoi les enquêteurs croient tenir un deuxième homme - 2

Une capture d’écran d’une vidéo publiée par l’agence Amaq, affiliée au groupe jihadiste Etat islamique, montre Larossi Aballa, tueur d’un couple de policiers à Magnanville, le 13 juin 2016 Photo – AMAQ NEWS AGENCY/AFP/Archives – HO

 

Par Benjamin LEGENDRE et Nathalie ALONSO

Paris (AFP) – Son ADN sur les lieux, un rôle de « mentor religieux » et désormais le récit troublant du fils des victimes : soupçonné d’avoir participé au double assassinat jihadiste de policiers à Magnanville en 2016, Mohamed Aberouz nie toute implication malgré les indices qui s’accumulent.

Sa mise en examen le 11 décembre pour « complicité d’assassinats terroristes » a bouleversé ce dossier, jusqu’ici présenté comme celui d’un attentat solitaire : le 13 juin 2016, Larossi Abballa, 25 ans, assassinait au nom du groupe Etat islamique (EI) un policier et sa compagne dans leur pavillon des Yvelines, sous les yeux de leur fils de 3 ans et demi.

Deux suspects radicalisés avaient rapidement été mis en examen : Charaf Din Aberouz, 32 ans – grand frère de Mohamed – et un autre homme, tous deux condamnés en 2013 aux côtés d’Abballa dans une filière afghano-pakistanaise de recrutement au jihad. Mais les enquêteurs ne retenaient pas leur complicité directe dans l’attaque, conduisant les juges à lever leur détention provisoire.

En revanche, le cadet des frères Aberouz est devenu à leurs yeux un « mentor religieux » de Larossi Abballa et « co-auteur et inspirateur » de l’attaque, selon une synthèse de la Sous-direction antiterroriste (Sdat) dont l’AFP a eu connaissance.

Entendu en avril en garde à vue, Mohamed Aberouz, 24 ans, était ressorti libre, faute de preuves. Mais à la fin de l’été, les policiers ont fait un rapprochement entre son profil génétique et l’ADN retrouvé « sur le repose-poignet droit de l’ordinateur » du couple de policiers.

Le soir du crime, Abballa s’était servi de cet ordinateur pour diffuser sa revendication, en direct, sur les réseaux sociaux.

L’appareil avait été allumé à 19H13, une dizaine de minutes après l’heure probable où Jessica Schneider, 36 ans, avait été égorgée. Une heure plus tard, à 20H20, son compagnon Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, commissaire adjoint aux Mureaux, était assassiné à son tour à coups de couteau devant chez lui.

Retranché dans la maison avec le bambin, l’assassin avait été abattu vers minuit dans l’assaut du Raid. Mais aucune trace d’un deuxième homme. Aurait-il pu s’échapper?

- L’enfant, seul témoin -

Mohamed Aberouz « est catégorique sur le fait qu’il n’était pas présent et qu’il a encore moins participé à un attentat d’une rare atrocité qu’il condamne fermement », répondent à l’AFP ses avocats. « La preuve ADN n’est pas infaillible », estiment Mes Vincent Brengarth et Bruno Vinay, qui comptent demander une nouvelle expertise.

Selon les enquêteurs, Mohamed Aberouz a assuré que ce jour-là « il n’avait quitté son domicile que pour se rendre à la mosquée aux heures de prière », en plein Ramadan.

Entre 17H57 et 20H46, son téléphone borne près de son domicile des Mureaux, à 20 km de Magnanville, mais les enquêteurs ne relèvent aucun signe d’activité d’un utilisateur jusqu’à 20H02 et font l’hypothèse qu’il a pu laisser chez lui l’appareil, souvent mis à disposition de sa fratrie.

Les policiers, citant des écoutes et la documentation jihadiste retrouvée chez les deux amis d’enfance, estiment avoir établi qu’ils « adhéraient aux thèses de l’EI ». Par ailleurs, ils ont relevé plusieurs similitudes entre la revendication vidéo d’Abballa et un texte découvert au domicile des Aberouz.

Les deux amis ont eu successivement la même promise : Sarah Hervouët, mise en examen pour une tentative d’attentat aux bonbonnes de gaz en 2016 à Paris, où Mohamed Aberouz est poursuivi pour « non-dénonciation ».

Si le jeune homme a fini par reconnaître sa grande proximité avec Abballa, ce dernier « avait dissimulé sa radicalisation à son entourage et n’a prêté allégeance à l’EI que très peu de temps avant les faits », selon les avocats.

Autre élément troublant, révélé par Le Parisien: au cours de jeux devant une psychologue, l’enfant a, depuis début 2017, plusieurs fois mis en scène deux figurines de « méchants ». Mais si l’un finissait toujours tué, le garçonnet ne faisait pas mourir l’autre, car selon lui « les gentils ne pouvaient ni l’interpeller ni le tuer », rapporte la spécialiste.

C’est « le rôle de l’autorité judiciaire que de prendre le maximum de précautions avec le témoignage de mineurs », insistent les avocats de la défense, « surtout lorsqu’ils ont vécu l’horreur, et bien sûr d’éviter toute orientation, même pas nécessairement volontaire, des questions ».

 

Egalement à lire ou à relire :

 

http://petitcoucou.unblog.fr/2016/06/18/policiers-tues-a-magnanville-deux-proches-du-terroriste-deferes-devant-la-justice/

 

 

http://www.lejdd.fr/International/Le-djihadiste-francais-Rachid-Kassim-probablement-tue-en-Irak-846413

Le djihadiste français Rachid Kassim « probablement » tué en Irak

 

Soupçonné d’être l’instigateur de plusieurs attentats en France et de recruter de jeunes djihadistes, le Français Rachid Kassim a été visé par une frappe dans le nord de l’Irak. Plusieurs sources indiquent à l’AFP qu’il serait probablement mort.

C’est un ancien employé de la ville de Roanne (Loire) devenu l’une des principales figures françaises de Daech. Rachid Kassim a été visé au cours de « ces dernières 72 heures » par une frappe de la coalition dans le nord de l’Irak, près de Mossoul, ont annoncé vendredi les Etats-Unis. D’après des informations du groupe TF1, l’information a été transmise par la CIA aux services secrets français, qui cherchent à la vérifier.

LIRE AUSSI : « Rachid Kassim ne m’a pas paru être un donneur d’ordre important au sein de l’Etat islamique »

Impliqué dans les attentats contre le prêtre et les policiers

Des sources des deux côtés de l’Atlantique - un responsable militaire américain et un haut responsable de la lutte anti-terroriste en France - ont toutefois indiqué à l’AFP qu’il était « probablement » mort.  »Nous n’avons pas de confirmation absolue, mais une probable certitude », a déclaré cette seconde source.

Rachid Kassim est soupçonné d’être le donneur d’ordre de plusieurs attentats ou projets d’attaques terroristes en France, notamment celui contre un prêtre de l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray en juillet 2016 et contre un couple de policiers à Magnanville, le mois précédent. Dans une vidéo de Daech mise en ligne le 20 juillet et mettant en scène l’exécution d’un prisonnier, il félicite également, à visage découvert, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, l’auteur de l’attentat de Nice. Son rôle exact au sein de l’organisation terroriste faisait encore débat.

Une quinzaine d’individus en contact avec lui arrêtée depuis cet été

Rachid Kassim, Français d’origine algérienne âgé d’une trentaine d’années, était en contact avec de jeunes personnes, souvent mineures, via la messagerie cryptée Telegram. A distance, ils tentaient de les convaincre de passer à l’acte sur le sol français. Son nom est ainsi revenu dans le projet d’attentat déjoué aux bonbonnes de gaz à Paris.

Depuis cet été, une quinzaine individus avec qui il était en relation ont été interpellées et inculpées. Au cours d’une enquête au long cours diffusée la semaine dernière, des journalistes de l’émission télévisée française Envoyé Spécial se faisaient notamment passer pour des jeunes filles radicalisées et avaient réussi à contacter Rachid Kassim.  »Au niveau des actions que tu voudrais faire, il y en a deux », leur a-t-il lancé dans un message audio : « Soit tu essaies de venir ici, soit tu fais un truc de ouf là-bas, si tu vois ce que je veux dire. »

Sa chaîne de discussions sur Telegram était notamment suivie par plus de 300 abonnés. Lui était dans la zone irako-syrienne depuis 2012, qu’il avait rejointe avec femme et enfants.

Arnaud Focraud (avec AFP) – leJDD.fr

vendredi 10 février 2017

Terrorisme l’information selon laquelle Rachid Kassim serait mort tend à se confirmer (vidéo)

 

Selon Jean-Charles Brisard, du Centre d’analyse du terrorisme, des messages appelant à prier pour le jihadiste français de l’État islamique laisse penser qu’il a bien été abattu.

 

Rachid Kassim aurait trouvé la mort mercredi 8 février 2017, près de Mossoul en Irak au cours d’une frappe de la coalition. Si le ministère américain de la Défense n’a pas encore confirmé sa mort, le Pentagone a révélé que le jihadistes français, a été bien été visé lors d’un bombardement contre le groupe État islamique.

Le président du Centre d’analyse du terrorisme, interrogé ce samedi matin par France Info a expliqué que, sur l’application Telegram, « ces dernières 36 heures, plusieurs messages appellent à prier pour Rachid Kassim et sa famille. Ce qui est sans doute le signe de sa mort, qui devrait être confirmée. » Pour Jean-Charles Brisard , si elle est avérée, la mort de l’un des terroristes français les plus recherchés du monde est un « coup dur pour l’État islamique ». Daech perdant ainsi un recruteur très actif sur le territoire français. Le roannais est considéré comme l’inspirateur de plusieurs attentats en France, dont ceux perpétrés à Magnanville et à St Etienne du Rouvray durant l’été 2016.

Achraf Ben Brahim, auteur du livre « L’emprise, enquête au coeur de la djihadosphère », indiquait en décembre dernier au Figaro avoir conversé avec celui qui lançait d’incessants appels au meurtre sur Télégram. « Rachid Kassim ne se considère pas comme un mentor. Il dit encourager les « vocations», «inciter les croyants comme cela est prescrit par l’islam». Il affirme ainsi avoir « sublimé» Larossi Aballa, le meurtrier des policiers. » Selon l’auteur, les Français qui ont rejoint Kassim en Irak ne viennent pas ou peu des banlieues. « Il y a beaucoup de commerçants, d’ingénieurs et même un pharmacien », précisait-il.

Pour Jean-Charles Brisard, la mort du jihadiste déstabiliserait l’organisation terroriste « Surtout sur la capacité de Daech à perpétrer des attentats sur le territoire, dans la mesure où l’on désorganise la chaîne opérationnelle des recruteurs et instigateurs. (…) Je rappelle juste que Rachid Kassim est l’un des recruteurs français les plus actifs pour le groupe État islamique. C’est lui qui est en contact direct avec les individus radicalisés. »

 

http://www.vsd.fr/actualite/terrorisme-qui-est-rachid-kassim-le-djihadiste-qui-menace-la-france-16595

Publié le lundi 12 septembre 2016 à 15:31  par Marine GIRARD

Terro­risme Qui est Rachid Kassim, le djiha­diste qui menace la France ?

 

Terro­risme Qui est Rachid Kassim, le djiha­diste qui menace la France ?

 

Son nom revient dans plusieurs affaires terro­ristes. Et pour cause, ce Français parti faire le djihad en zone irako-syrienne est un des piliers de la propa­gande de Daech.

 

Rachid Kassim alias Ibn Qassim, un Français de 29 ans origi­naire de Roanne est bien connu des services anti­ter­ro­ristes qui l’ont dans le colli­ma­teur, selon Le Pari­sien. Son nom appa­raît ainsi dans quatre récentes affaires de terro­risme récentes : l’assas­si­nat du couple de poli­ciers à Magnan­ville, l’assas­si­nat du père Jacques Hammel à Saint-Etienne-du-Rouvray, l’atten­tat déjoué aux bonbonnes de gaz à Paris et l’arres­ta­tion d’un mineur qui proje­tait de commettre des atten­tats dans le 12e arron­dis­se­ment de la capi­tale.

Rachid Kassim semble égale­ment avoir encou­ragé la jeune majeure écrouée, le 10 août, à Cler­mont-Ferrand pour avoir posté sur les réseaux sociaux des messages inquié­tants lais­sant craindre un possible passage à l’acte.

À LIRE AUSSI >> Terro­risme Un atten­tat à la voiture piégée immi­nent en France ?

En 2009, l’homme origi­naire de Roanne, dans la Loire, est anima­teur social. Rappeur amateur, il enre­gistre un album dont l’un des titres s’inti­tule « Terro­riste » : « Je suis un terro­riste », répète-t-il à plusieurs reprises dans la chan­son. La situa­tion bascule en 2011, au retour d’un voyage du jeune homme en Algé­rie. Il se radi­ca­lise et les fidèles de la mosquée qu’il fréquen­tait jusque là, s’inquiètent. En 2012, il rejoint la Syrie avec sa femme et ses trois enfants, en passant par l’Egypte, rapporte Le Dauphiné Libéré.

Instiller  »la peur chez les mécréants »

« Il recher­chait à enrô­ler les jeunes en évoquant la ques­tion du para­dis et en parlant du djihad », se rappelle le respon­sable de ce lieu de culte, fréquenté par de très nombreux étudiants, inter­rogé par France Info. Dans L’Express, un autre se souvient avoir tenté de le remettre dans le droit chemin : « A l’époque, des frères se sont mobi­li­sés dès qu’ils ont senti une dérive dans ses paroles. Ils l’ont emmené à des sémi­naires. Il a prétendu qu’il était repenti et avait compris ses erreurs ».

Aujourd’hui, il est connu par sa chaîne Télé­gram, qui regroupe 200 à 300 abon­nés et sur laquelle il publie quoti­dien­ne­ment des messages et des info­gra­phies prosé­lytes d’une extrême violence. Il appelle égale­ment « les musul­mans » à attaquer en France avec une insis­tance morbide.

À LIRE AUSSI >> Terro­risme Tele­gram l’appli­ca­tion préfé­rée des djiha­distes (Vidéo)

Dans une vidéo de propa­gande de Daech datée du 20 juillet, il appa­raît face caméra et reven­dique l’atten­tat, avant d’égor­ger un prison­nier. Rachid Kassim préco­nise par ailleurs de « des attaques au camion » ou encore d’utili­ser « des armes en plas­tique ou de fausses cein­tures explo­sives » pour les candi­dats au djihad ayant peu de moyens. L’objec­tif est, dit-il, d’instil­ler « la peur chez les mécréants ».

Crédit photo : AFP

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tentative_d%27attentat_de_la_cath%C3%A9drale_Notre-Dame_de_Paris

Tentative d’attentat de la cathédrale Notre-Dame de Paris

Tentative d’attentat de la cathédrale Notre-Dame de Paris

Localisation Paris, France
Cible Cathédrale Notre-Dame de Paris
Coordonnées 48° 51′ 08″ nord, 2° 20′ 55″ est
Date 4 septembre 2016
Armes Voiture piégée
Morts 0
Blessés 0
Auteurs Ornella Gilligmann et Inès Madani
Organisations Drapeau de l'État islamique État islamique
Mouvance Terrorisme islamiste

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)

Tentative d'attentat de la cathédrale Notre-Dame de Paris
modifier Consultez la documentation du modèle

La tentative d’attentat de la cathédrale Notre-Dame de Paris est un projet d’attentat terroriste non abouti en septembre 2016, ayant pour cible les abords de la cathédrale Notre-Dame de Paris, au moyen d’une voiture piégée par un commando de femmes djihadistes1,2,3,4.

Sommaire

Déroulement des faits

Préparations

Entre le 2 et le 28 août 20165, Ornella Gilligmann, 29 ans, mère de trois enfants, originaire du Loiret et fichée S pour radicalisme islamiste échange 4037 messages avec son amant virtuel rencontré sur Periscope, un certain Abou Omar qui n’est qu’Inès Madani6 une jeune fille de 19 ans, fichée S comme radicalisée. Fin août 2016, Abou Omar ordonne à Ornella Gilligmann d’aller en région parisienne pour rencontrer une « sœur », Oum Seyfullah alias Inès Madani.

Ornella Gilligmann loue un 4×47 pour déposer les bonbonnes de gaz à 50 qu’Inès Madani a acheté avec son argent de poche dans des supérettes dans le 93 et à Sarcelles (Val-d’Oise). Inès Madani subtilise la voiture de son père Patrick Madani, une Peugeot 607 grise, intérieur cuir8. Bien qu’elle n’ait pas le permis de conduire, elle sait manœuvrer la voiture car c’est une boite automatique9. Les deux femmes chargent les bonbonnes de gaz dans la Peugeot 607 dans le garage de leur complice Amel Sakaou.

La nuit du 3 au 4 septembre 2016, Inès Madani et Ornella Gilligmann roulent à bord la Peugeot 607 dans Paris et font d’abord une halte près de la tour Eiffel10. Mais, face à l’impossibilité de s’approcher de l’édifice en voiture, elles continuent de rouler jusqu’à trouver le lieu pour commettre leur méfait.

Tentative d’attentat

Le dimanche 4 septembre 2016, à 3 h 33 du matin, Ornella Gilligmann (29 ans) et Inès Madani (19 ans) abandonnent la Peugeot 607 contenant six bonbonnes de gaz et trois bouteilles de gazole, à l’angle des rues de la Bûcherie et du Petit-Pont, dans le 5e arrondissement de Paris, près de Notre-Dame de Paris et essayent de la faire exploser en déclenchant un départ de feu à l’aide d’une cigarette et d’un textile imbibé d’hydrocarbure11,12,13,14. Cette tentative d’attentat à la voiture piégée échoue car la cigarette s’éteint après le départ des terroristes. Mais les deux djihadistes seraient revenues pour essayer de faire exploser le véhicule mais « elles ont finalement quitté les lieux avant d’avoir pu recommencer parce qu’elles ont cru apercevoir des policiers en civil s’approcher de leur voiture »9.

Un employé d’un bar signale à la police la présence d’une bouteille de gaz sur un siège du véhicule, warnings allumés et sans plaque d’immatriculation. Les policiers pensent tout de suite à une attaque terroriste et se lancent à la poursuites des djihadistes15.

Dernier projet d’attentat

Ornella Gilligmann et Inès Madani étaient résolues de commettre un attentat kamikaze à la gare de Lyon16, mais leur plan change et se rabattent pour une gare de l’Essonne, à cause de la traque policière qui avait engagé une « véritable course contre la montre »17. Un message d’alerte a été diffusé au policiers sur les risques d’un attentat dans les gares parisiennes et d’Essonne.

D’après BFM TV, le RER D aurait été bouclé jeudi 8 septembre 2016 à cause d’une menace imminente d’attentat18.

Enquête

Arrestations

L’enquête s’oriente tout de suite vers la fille du propriétaire de la Peugeot 607, Inès Madani, 19 ans, fichée S pour avoir voulu se rendre en Syrie.

Ornella Gilligmann, dont l’empreinte a été retrouvée sur la Peugeot 607, et son compagnon sont arrêtés le 6 septembre par le GIGN17, près d’Orange, en voulant quitter la France13.

Le 7 septembre 2016, Sarah Hervouët quitte le Var pour prendre le train à Saint-Raphaël pour aller à Paris rejoindre Amel Sakaou et Inès Madani19.

Grâce à des interceptions téléphoniques et des géolocalisations, les enquêteurs trouvent Inès Madani le 8 septembre à Boussy-Saint-Antoine en compagnie d’Amel Sakaou (39 ans) et de Sarah Hervouët (23 ans), au cours d’une opération anti-terroriste où cette dernière blesse un agent à l’aide d’un couteau de cuisine et est blessée par balle en retour12. Inès Madani tentent aussi de poignarder un policier20, mais elle est neutralisée par un tir à la jambe.

Toutes les quatre étaient fichées S14 avant les faits. Leur audition révèle des projets d’attentats dirigés depuis la Syrie12 (peut-être par Rachid Kassim), visant entre autres à venger la mort du chef djihadiste syrien Abou Mohammed al-Adnani, quelques jours plus tôt. Sarah Hervouët est de plus l’ancienne « promise » des terroristes français Larossi Aballa et Adel Kermiche12,14.

Le commando des trois femmes aurait envisagé de s’attaquer à la gare de Lyon à Paris et à celle de Boussy Saint-Antoine avec un projet « d’attentat kamikaze » ainsi qu’à des policiers21.

Mohamed Lamine Aberouz (23 ans) est arrêté le 8 septembre 201617 et incarcéré de septembre 2016 à janvier 2017, soupconné d’être un complice de sa « fiancée virtuelle » Sarah Hervouët dans les tentatives d’attentat de septembre 2016, mais sans preuve établie. Sa détention provisoire étant venue à expiration au bout de quatre mois, il est remis en liberté en janvier 2017 au terme d’une procédure rocambolesque22.

Le 7 mars 2017, Molly B, une Belge radicalisée de 24 ans originaire de Mons a été arrêté pour complicité23.

Réseau

Inès Madani était en contact avec Rachid Kassim via l’application Telegram24.

Inès Madani a été vue en compagnie25 de la filière djihadiste dite « de Jumet »26 avec qui elle était en relation avec l’application Telegram sous le pseudonyme Suleyman27.

Mohamed Aberouz est le frère de Charaf-Din Aberouz, suspecté de complicité dans le double meurtre du 13 juin 2016 à Magnanville22.

Sarah Hervouët était la « promise » de Larossi Abballa, auteur du double meurtre du 13 juin 2016 à Magnanville, puis d’Adel Kermiche, un des auteurs de l’attentat de l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray20. Elle est placée en garde à vue le 4 avril 2017 dans l’affaire de l’assassinat du couple de policiers à Magnanville en juin 201628.

Inès Madani, Ornella Gilligman et Amel Sakaou étaient en contact avec Hayat Boumeddiene, la compagne de Amedy Coulibaly, l’auteur de la prise d’otages du magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes18.

Mode opératoire

Dans un rapport de l’office de police Europol, le groupe État islamique pourrait recourir aux attentats à la voiture piégée pour atteindre ses cibles sur le continent européen. Selon le Laboratoire central de la préfecture de police (LCCP) l’explosion d’une seule bouteille de gaz provoquent « la ruine totale du véhicule et de sa carrosserie. Des débris, comme des morceaux de l’enveloppe de la bouteille, pourront être projetés à plus de 100 m. » Sans compter les effets thermiques de la « boule de feu » potentiellement ressentis au-delà des 50m »8.

Autres suspects

  • Samia C, 23 ans est la cinquième suspecte. Elle était en contact sur les réseaux sociaux avec un djihadiste de retour de Syrie, Abou Junayd, qui n’était en fait que Inès Madani. La SDAT évoque une jeune fille « influençable » et « attirée par les vidéos macabres de décapitations »29. Samia C a été de nombreuses fois en contact, avec Inès Madani, entre le 4 septembre et 8 septembre30 pour l’aider à trouver une planque29. Samia C est arrêtée le 13 décembre 2016 à Mantes-la-Jolie et le parquet de Paris a requis sa mise en examen et son placement en détention provisoire.

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Notre Dame Cathedral bombing attempt » (voir la liste des auteurs).

  1. (en) Lori Hinnant, « Gas Containers Found Near Notre Dame », U.S. News & World Report,‎ 7 septembre 2016 (lire en ligne [archive])
  2. (en) Henry Samuel, « Gas tanks and Arabic documents found in unmarked car by Paris’ Notre Dame cathedral spark terror fears », Daily Telegraph,‎ 8 septembre 2016 (lire en ligne [archive])
  3. (en) Thomas Adamson, AP, « Prosecutor: Failed Paris car bomb plotted by IS-guided women », Washington Post,‎ 9 septembre 2016 (lire en ligne [archive])
  4. « Ines Madani, la djihadiste qui se faisait passer pour un homme », Le Monde.fr,‎ 7 novembre 2016 (lire en ligne [archive])
  5. http://www.lejdd.fr/Societe/Terrorisme-Ines-Madani-se-serait-fait-passer-pour-un-homme-pour-seduire-sa-complice-822745 [archive]
  6. https://www.20minutes.fr/societe/1956359-20161107-attentat-dejoue-paris-djihadiste-ines-madani-fait-passer-homme-seduire-complice [archive]
  7. http://www.leparisien.fr/faits-divers/une-mere-de-famille-devenue-terroriste-12-09-2016-6113033.php [archive]
  8. a et b http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-spectre-des-attentats-a-la-voiture-piegee-en-europe-04-12-2016-6410355.php [archive]
  9. a et b http://www.leparisien.fr/faits-divers/du-baby-sitting-pour-financer-l-attentat-11-10-2016-6192305.php [archive]
  10. http://www.lejdd.fr/Societe/Les-coulisses-de-la-traque-des-quatre-femmes-qui-voulaient-attaquer-Paris-808573 [archive]
  11. « Terrorisme. Une voiture pleine de bonbonnes de gaz découverte à Paris » [archive] (consulté le 7 septembre 2016)
  12. a, b, c et d « Ce qu’a dit François Molins de l’attentat déjoué à Paris et des arrestations en Essonne » [archive] (consulté le 9 septembre 2016)
  13. a et b « Bonbonnes de gaz à Paris: les coulisses de la traque du commando féminin » [archive] (consulté le 9 septembre 2016)
  14. a, b et c « L’attentat « déjoué » à Paris était « téléguidé » depuis la Syrie » [archive] (consulté le 9 septembre 2016)
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  26. « Molenbeek: la fille de l’échevin El Khannouss inculpée dans le dossier de la filière djihadiste de Jumet » [archive], sur RTBF Info, 30 avril 2017 (consulté le 1er mai 2017)
  27. http://www.lalibre.be/actu/belgique/sept-bons-petits-soldats-de-l-etat-islamique-juges-a-charleroi-59272872cd700225430a3603 [archive]
  28. https://actu.fr/normandie/lisieux_14366/assassinat-du-couple-de-policiers-a-magnanville-la-lexovienne-sarah-hervouet-en-garde-a-vue_2326626.html [archive]
  29. a et b http://www.lexpress.fr/actualite/societe/attentat-rate-aux-bonbonnes-de-gaz-samia-c-l-influencable-5e-femme-du-commando_1874972.html [archive]
  30. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/12/16/97001-20161216FILWWW00233-tentative-d-attentat-a-notre-dame-de-paris-une-nouvelle-suscpecte.php [archive]

Voir aussi

Articles connexes

 

https://www.lci.fr/faits-divers/info-tf1-lci-tentative-d-attentat-a-la-voiture-piegee-une-nouvelle-suspecte-2017723.html

Tentative d’attentat près de Notre-Dame de Paris : une nouvelle suspecte mise en examen et écrouée

 

Attentat manqué aux bonbonnes de gaz à Paris

 

ARRESTATION – Elle est le 5e visage féminin du commando. Une nouvelle suspecte a été interpellée mardi dans l’enquête sur la tentative d’attentat à la voiture aux bonbonnes de gaz en septembre près de la cathédrale Notre-Dame de Paris et sur des tentatives d’assassinat de policiers de la DGSI. Elle a été mise en examen et écrouée vendredi soir.

16 déc. 2016 23:00Georges BRENIER

 

Une cinquième persone a été interpellée dans l’enquête sur la tentative d’attentat à la voiture aux bonbonnes de gaz en septembre dernier près de la cathédrale Notre-Dame de Paris et sur des tentatives d’assassinat de policiers de la DGSI à Boussy-Saint-Antoine (Essonne). Il s’agit d’une jeune Française âgée de 23 ans. Elle a été arrêtée mardi 13 décembre 2016 à l’aube à Mantes-la-Jolie (Yvelines) par la section anti-terroriste de la Brigade criminelle du 36, quai des Orfèvres et par la Sous-direction anti-terroriste (SDAT) de la police judiciaire. La jeune femme a été mise en examen pour association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste et écrouée vendredi soir.

Elle est soupçonnée d’avoir été en contact téléphonique assidu avec l’une des principales protagonistes du dossier, Inès Madani, une islamiste radicale de 19 ans. De très nombreux appels ont en effet été répertoriées entre les deux femmes entre la découverte de la Peugeot 506 remplie de 5 bonbonnes de gaz dans le Vème arrondissement de Paris dimanche 4 septembre, et l’arrestation mouvementée du commando féminin en banlieue parisienne cinq jours plus tard par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Forte attirance pour la propagande de Daech

Cette suspecte est inconnue des services de renseignement français. Mais l’étude de son téléphone portable et de son ordinateur saisis en perquisition à son domicile démontrent toutefois une forte attirance pour la propagande de Daesh.

Depuis le début de sa garde-à-vue, elle jure aux enquêteurs être étrangère au projet terroriste des 4 femmes, aujourd’hui encore incarcérées. Elle, tout comme le reste de l’équipe, avait été télé-guidée depuis la zone irako-syrienne par le djihadiste français Rachid Kassim via la messagerie cryptée Telegram afin de commettre des attentats dans l’hexagone.

Après 3 jours de garde-à-vue, elle doit être présentée d’ici ce vendredi soir à un juge d’instruction anti-terroriste en vue de sa mise en examen

Georges BRENIER

Mis à jour : 16/12/2016Créé : 16/12/2016

 

http://www.7sur7.be/7s7/fr/32684/Menaces-terroristes-en-Belgique/article/detail/3101784/2017/03/10/Cette-jeune-Belge-tatouee-est-suspectee-de-complicite-de-terrorisme.dhtml

Cette jeune Belge tatouée est suspectée de complicité de terrorisme

 

Par: rédaction

10/03/17 – 15h56

 

Policiers tués à Magnanville : un nouveau suspect en examen dans AC ! Brest media_xll_9581147

© Reuters.

 

Molly B., âgée de 24 ans et originaire de Wevelgem, a été arrêtée mardi soir dans le cadre d’une enquête pour terrorisme par le procureur fédéral. Elle est suspectée d’être complice pour une tentative d’attaque terroriste à Paris.

Montoise d’origine, la jeune femme est « suspectée d’avoir apporté son aide à des personnes qui avaient l’intention de commettre un attentat en Europe ».Elle est soupçonnée d’avoir aidé Amel Sakaou, Sarah Hervouet et Ines Madani. Ce trio de femmes aurait tenté en septembre dernier de faire exploser une voiture avec des bouteilles de gaz près de Notre-Dame de Paris.

Originaire de Mons, elle a vécu au cours des dernières années dans la Flandre occidentale et à Wevelgem. Elle serait maintenant partie vivre en Flandre orientale.

Molly B. aurait été radicalisée il y a quelques années. Elle aurait également versé de l’argent à une cellule djihadiste. A son domicile, la police n’a cependant pas trouvé d’armes ou d’explosifs.

Sur son profil Facebook, Molly B. ne donne en tout cas pas l’image d’une membre de l’Etat islamique. Sur ses inonmbrables selfies, la jeune femme n’est pas voilée et elle affiche même ses tatouages et piercings. Elle est aussi très engagée dans la cause syrienne et la défense des réfugiés.

Lire aussi

 

L’attaque terroriste du 24 novembre 2017 en Egypte a été revendiquée le 19 novembre 2017 en France

En effet, le malade mental au clavier – son « arme » – a notamment publié ce jour-là :

 

Là j’ai une sacrée histoire à raconter. Une saga carrément. Du vécu de l’intérieur. Mais c’est encore trop tôt pour le faire alors je meuble comme je peux en attendant le dénouement de cette histoire pas croyable. Qui en épatera plus d’un, j’en suis certain…

 

Chacun pourra le constater : il était sûr de son fait, exactement comme le 24 décembre 2014, lorsqu’il avait rouvert son blog après plusieurs mois de fermeture et de complot tous azimuts, depuis mai 2014. Il était alors tout à fait sûr de ce qui allait se passer le 7 janvier 2015 à Paris, après que trois attaques annonciatrices se soient bien produites les 20, 21 et 22 décembre 2014.

Il avait alors tout calculé pour obtenir au cours du premier trimestre 2015 une confirmation en appel de la condamnation prononcée à Brest le 11 juin 2013 contre deux de ses cibles de longue date, mais le calendrier judiciaire n’ayant finalement pas tenu ses promesses, il avait dû recommencer pour l’automne 2015, en pure perte, puisque cette condamnation ne sera jamais confirmée, mais annulée.

Le terroriste recommençait à comploter à la suite de cet échec, en 2016.

Comme il l’indique lui-même, il n’a toujours pas obtenu ce qu’il veut et annonce régulièrement depuis juin 2010 et s’estime donc dans l’obligation de poursuivre toutes ses attaques terroristes, jusqu’au jour où il pourra enfin passer aux choses sérieuses.

Quelques centaines de victimes par-ci ou par-là, ce n’est rien, ce n’est pas une guerre. Il veut une guerre. Josette Brenterch du NPA de Brest veut une vraie guerre.

C’est pourquoi les deux complices sont fermement décidés à publier le brûlot qui leur permettra de déclencher la Troisième Guerre Mondiale.

Mais il est pour eux encore trop tôt pour le faire sans que cette publication ne provoque plutôt leur mise à l’ombre illico presto.

En clair : il leur reste encore quelques assassinats à perpétrer.

Rappelons au passage que son clavier n’est pas la seule arme du malade mental en chef, il en utilise bien d’autres, notamment sa voiture, comme il l’indiquait lui-même dès le 30 août 2009 sur le site Le Post :

 

Cyp’ le 30/08/2009 à 12:12

@ les RG :

Je préfère écrabouiller les folles furieuses qui se jettent sous les roues de ma bagnoles alors que je roule pépère sur la départementale, plutôt qu’aller me frotter aux CRS ou planter ma caisse dans un platane pour éviter ces cinglées.

D’ailleurs, vous faites plaisir aux CRS, quand vous manifestez : c’est grâce à vous qu’ils peuvent écouter Sardou et payer les traites de leur pavillon Phénix ultra-moche.

Sans vous, ils n’existeraient pas et le monde serait plus sympathique.

Vroum !

 

 

http://www.huffingtonpost.fr/2017/11/25/egypte-apres-lattentat-dans-le-sinai-larmee-frappe-plusieurs-foyers-terroristes_a_23287784/

Égypte: après l’attentat dans le Sinaï, l’armée frappe « plusieurs foyers terroristes »

 

Le gouvernement égyptien a rapidement répliqué contre les auteurs désignés de l’attaque qui a fait 235 morts.

 

25/11/2017 09:15 CET | Actualisé il y a 59 minutes
  • Le HuffPost avec AFP
L'attaque terroriste du 24 novembre 2017 en Egypte a été revendiquée le 19 novembre 2017 en France dans AC ! Brest

AFP/Getty Images
La mosquée al-Rawda de Bir al-Abed après l’attaque, le 24 novembre.

 

INTERNATIONAL – C’est l’attaque la plus sanglante de l’histoire récente de l’Égypte. 235 personnes ont été tuées et 109 blessées vendredi 24 novembre dans un attentat au moment de la prière dans la mosquée al-Rawda de Bir al-Abed, à 40km de la capitale de la province du Nord-Sinaï.

L’attaque n’a pas été revendiquée, même si tout pointe vers une opération jihadiste. Le président Abdel Fattah al-Sissi a promis de répondre avec « une force brutale » à cet attentat. « Les forces armées et la police vengeront nos martyrs », a-t-il assuré.

Et alors que le pays entamait samedi trois jours de deuil national, l’armée avait déjà lancé en réplique de premières frappes contre ses auteurs désignés. Elle a annoncé dès la soirée de vendredi avoir procédé à des frappes aériennes dans la région, où les forces de sécurité combattent la branche égyptienne du groupe jihadiste État islamique (EI).

L’armée de l’air « a détruit plusieurs véhicules utilisés dans l’attaque » et « ciblé plusieurs foyers terroristes contenant des armes et des munitions », annonçait dans la nuit le porte-parole de l’armée, Tamer el-Refaï.

« Ils étaient entre 10 et 20″

La mosquée al-Rawda est notamment fréquentée par des adeptes du soufisme, un courant mystique de l’islam honni par l’EI.

L’an dernier, les jihadistes avaient capturé et décapité un vieux chef soufi, l’accusant de pratiquer la magie, interdite par l’islam. Plusieurs adeptes du soufisme ont également été kidnappés puis libérés après s’être « repentis ».

LIRE AUSSI: Qui sont les musulmans soufis, visés dans l’attaque?

Depuis 2013 et la destitution par l’armée du président islamiste élu Mohamed Morsi, un groupe jihadiste qui est devenu la branche égyptienne de l’EI attaque régulièrement les forces de sécurité égyptiennes dans la péninsule du Sinaï, qui borde Israël et la bande de Gaza palestinienne. Des centaines de policiers et soldats, ainsi que des civils, ont été tués dans ces attaques.

Vendredi, des témoins ont déclaré que les assaillants avaient encerclé la mosquée avec des véhicules tout-terrain et qu’ils avaient ensuite posé une bombe à l’extérieur du bâtiment. Après qu’elle ait explosé, les hommes armés ont tiré sur les fidèles paniqués qui tentaient de fuir et mis le feu aux véhicules de ces derniers afin de bloquer les routes menant à la mosquée.

Les hommes armés « sont entrés dans la mosquée, ils étaient entre 10 et 20 et ont tué plus de personnes qu’ils n’en ont blessées », a raconté à l’AFP Magdy Rizk, blessé dans l’attaque.

Les Coptes, l’autre cible

La précédente attaque la plus meurtrière en Égypte remonte à octobre 2015, lorsqu’un attentat à la bombe revendiqué par la branche égyptienne de l’EI avait coûté la vie aux 224 occupants d’un avion russe après son décollage de Charm el-Cheikh, station balnéaire du Sinaï.

En février, les chrétiens d’Al-Arich ont fui en masse leur région après une série d’attaques. Depuis un an, une centaine de chrétiens, essentiellement des Coptes, ont été tués dans des attentats contre des églises ou des attaques ciblées dans le Sinaï et à travers le pays.

En plus de l’insurrection jihadiste de l’EI dans le Sinaï, l’Égypte est menacée par des jihadistes alignés sur Al-Qaïda opérant à partir de la Libye, à la frontière occidentale du pays.

 

Lire aussi :

Qui sont les musulmans soufis, frappés par l’attaque d’une mosquée en Égypte?

Qu’est-ce qui bloque la vente de Rafale à l’Égypte?

Qui se mouille pour parler des droits de l’Homme au Président égyptien?

 

 

http://www.medias-presse.info/quelques-etrangetes-a-propos-de-lattentat-du-marche-de-noel-de-nantes/21243/

Quelques étrangetés à propos de l’attentat du marché de Noël de Nantes

 

dans Islam / Société — par — 23 décembre 2014

Procureur de Nantes

Concernant l’attentat du marché de Noël de Nantes, dont nous vous avons parlé hier, Brigitte Lamy, le procureur de la République de Nantes, a donné ce mardi après-midi une conférence de presse au cours de laquelle elle a confirmé le décès d’une des victimes, un jeune homme de 25 ans qui a succombé à un traumatisme crânien. Le meurtrier, selon elle, célibataire, est âgé de 37 ans et aurait eu des petits antécédents sans gravité avec la justice, il y a quelques années. Ces derniers temps il aurait manifesté un comportement étrange. Elle a insisté sur ces faits lors de son communiqué de presse, mais elle les a minimisés au cours de sa conférence de presse.

En dehors du jeune-homme qui est mort aujourd’hui, il reste encore sept personnes à l’hôpital, dont une plus particulièrement atteinte, bien que ses jours ne soient pas en danger.

Le procureur a précisé qu’une enquête pour assassinat et tentative d’assassinat était ouverte. Elle n’a pas voulu dévoiler l’identité du meurtrier, pourtant majeur. Et la presse reste étrangement muette aussi, alors que le lieu de résidence de cet individu a été indiqué.

Les témoignages à propos de la revendication: « allah akbar »

D’après l’article de Ouest-France cité hier:
« Un fourgon blanc aurait foncé sur la foule. Selon des témoins et un policier, il aurait crié « Allah Akbar ».

A la question d’un journaliste qui lui demandait ce qu’il en était des témoignages selon lesquels le terroriste aurait crié: « allah akbar! », elle n’a pas répondu directement à la question, elle a seulement dit à deux reprises que le meurtrier était resté enfermé dans son véhicule fenêtres closes, laissant supposer qu’il aurait été difficile d’entendre quoi que ce soit.

Pourquoi ce préjugé ? Même dans un véhicule complètement fermé, on entend de l’extérieur très bien quelqu’un qui crie de l’intérieur. Il aurait crié « allah akbar! » avant de se poignarder. Étrange façon d’évincer la question! Les témoignages du policier et des autres témoins de ce cri musulman vont-ils être mis à l’étouffoir ?

Enfin, selon elle, ce terroriste n’avait pas d’antécédents psychologiques notoires.

A la façon dont elle a évincé certaines questions, il est clair qu’elle ne voulait pas tout dire. Reste à savoir pourquoi.

Manuel Valls en visite à Nantes a annoncé que les patrouilles militaires allaient être renforcées sur l’ensemble du territoire, ce qui semble bien confirmer que la piste des attentats islamistes est prise au sérieux, en dépit des tentatives d’édulcoration.

«Cette succession de drames que nous venons de connaître nous préoccupe tous», a-t-il affirmé,  «Sur chaque drame, la justice doit avancer pour faire toute la lumière. Elle le fera de manière implacable». Manuel Valls appelle au « sang-froid » et au « discernement ».

Si les Français n’avaient pas sans cesse le sentiment d’être méprisés au profit de communautés nouvellement installées sur leur sol, si le gouvernement employait le langage de la vérité au lieu de faire des incantations, cela serait réellement de nature à rassurer les Français. Les Français n’ont pas peur, ils ne veulent que la vérité. Depuis l’étrange explosion de l’usine AZF à Toulouse, dont on ne saura sans doute jamais le fin mot de l’histoire, avec, rappelons-nous, une déclaration du procureur dans les heures immédiates qui ont suivi, prétendant que ce n’était pas un attentat islamiste, les Français ont appris à se méfier… Dans ces  dernières affaires d’attentats dont on ne veut pas prononcer le nom, ils ne peuvent avoir, une fois encore, que l’impression qu’on veut leur faire prendre des vessies pour des lanternes. La confiance ça ne s’improvise pas, ça se mérite.

Alerte de Londres aux voyageurs britanniques désireux de se rendre en France:

Conseil gouv Britanique

Traduction:

Les autorités françaises traitent une attaque le 20 Décembre à Tours comme un attentat terroriste. Il y a eu d’autres attentats à Dijon le 21 Décembre et le 22 Décembre à Nantes. Les autorités françaises ne considèrent pas que ceux-ci soient liés au terrorisme. Plus de 20 personnes ont été blessées.

Il y a une menace élevée de terrorisme. Les attaques pourraient être aveugles. En raison de menaces permanentes contre la France par les groupes islamistes, et en raison de la récente intervention militaire française contre l’État Islamique, le gouvernement français a mis en garde le public afin qu’il soit particulièrement vigilant et a renforcé ses propres mesures de sécurité de l’intérieur et de l’extérieur. Parmi les précédents attentats attribués à l’action d’ extrémistes islamistes, il y a les tirs visant trois soldats et quatre civils à Toulouse, et une attaque au couteau d’un soldat près de Paris. Voir  terrorism.

Il y a un grand nombre de migrants illégaux dans et autour de Calais, qui peuvent chercher une opportunité d’entrer illégalement au Royaume-Uni. Bien que les patrouilles de police locales aient été renforcées, vous devriez garder les portes de vos véhicules fermées lorsque vous roulez lentement et sécuriser votre véhicule quand il est laissé sans surveillance.

Environ 17 millions de ressortissants britanniques visitent la France chaque année. La plupart des visites sont sans problèmes.

Tels sont les conseils du site gouvernemental de Grande-Bretagne. Comme on le voit,  ce pays prend très au sérieux les attentats terroristes perpétrés en France ces trois derniers jours et n’oublient pas les nombreux précédents.

Emilie Defresne

 

 

https://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20141222.OBS8477/terrorisme-coup-de-folie-accident-quand-la-voiture-devient-une-arme.html

Terrorisme, coup de folie, accident : quand la voiture devient une arme

 

Terrorisme, coup de folie, accident : quand la voiture devient une arme

Un policier le 21 décembre à Dijon, là où le conducteur a crié « Allahu Akbar » avant de foncer sur une foule et de blesser 11 personnes. (ARNAUD FINISTRE / AFP)

 

Acte de folie, accident causé par un chauffard ivre ou attaque à la voiture bélier : les promeneurs sont les premières victimes.

 

Par L’Obs

Publié le 23 décembre 2014 à 07h07

Dimanche 21 décembre : une voiture percute volontairement des passants à Dijon, 13 blessés. Lundi 22 décembre : une camionnette percute volontairement des promeneurs sur le marché de Noël de Nantes, 6 blessés. L’histoire semble se répéter. Dans le premier cas, des témoins disent avoir entendu un « Allah Akbar ». Dans les deux cas, la piste terroriste est pourtant écartée.

Après l’attaque de Dijon, la procureur de la République a affirmé que l’attaque n’était pas « un acte terroriste » mais le fait d’ »un déséquilibré suivi en hôpital psychiatrique ». Après celle Nantes, même topo :  »On ne peut parler d’acte de terrorisme » a  déclaré dans la soirée la procureure de la République, Brigitte Lamy, évoquant « un cas isolé ».

Mais ces agressions ne sont pas non plus, stricto sensu, des attaques à la « voiture bélier », terme généralement utilisé dans les cas de cambriolage ou de braquage. Difficile donc pour les experts et la police de s’exprimer sur des événements qui relèvent tantôt du banal accident, tantôt d’un acte de folie, et parfois, très exceptionnellement, d’une attaque terroriste.

# Acte terroriste

L’hypothèse d’un acte terroriste surgit à chaque fois qu’une voiture percute des passants. Mais cela ne s’est encore jamais vérifié en France. Est-ce l’influence des derniers événements à Jérusalem et en Cisjordanie, où des voitures ont été envoyées par des Palestiniens sur la foule à des fins terroristes ?  »N’importe quel individu peut décider de prendre sa bagnole et de foncer sur des piétons. C’est une forme d’attentat privilégiée quand on appartient à aucune organisation », expliquait Denis Charbit, professeur de Sciences politiques à l’Université Ouverte d’Israël, à « l’Obs ».

Selon les témoignages recueillis par la police, l’homme qui a foncé sur la foule à Dijon, vêtu d’une djellaba, « a crié ‘Allah Akbar’ et a dit avoir agi pour « les enfants de Palestine ». Tout comme le chauffeur qui a visé le marché de Noël de Nantes lundi. Pourtant, rien ne confirme cette hypothèse.

# L’acte de folie

« Il ne s’agit absolument pas d’un acte terroriste », a martelé la procureur de Dijon. L’homme de 40 ans, qui a une « pathologie psychiatrique ancienne et lourde » pour laquelle il a fait « 157 passages en unité psychiatrique », est en garde à vue dans les locaux de la police et le parquet a ouvert une information judiciaire pour « tentative d’assassinat » et requis son placement en détention. Celui qui a foncé sur la foule à Nantes pourrait également être « un cas isolé » . Il est actuellement soigné au CHU de Nantes après s’être poignardé à plusieurs reprises.

Ces drames rappellent plutôt celui du 14 juillet 1998. Le soir du Mondial, deux chauffards ont semé la panique sur les Champs-Elysées, à Paris. Une institutrice, elle aussi suivie pour ses troubles psychologiques, a été prise de panique au volant de sa voiture. La conductrice a alors foncé dans la foule des fêtards. Bilan : un mort et plusieurs blessés.

# La perte de contrôle

Le même soir, un chauffard alcoolisé a blessé 10 personnes sur les Champs-Elysée, à l’angle de l’avenue George-V. L’avocat londonien de 33 ans qui conduisait le bolide avait 0.96 grammes d’alcool dans le sang. Pas de mort mais plusieurs blessés. Parmi lesquels, quatre commissaires stagiaires qui devaient participer au défilé le lendemain, et des touristes américains, racontait alors « Le Parisien ».

Plus récemment, le 13 décembre dernier, vers 11 heures du matin, un conducteur qui « roulait à très vive allure », raconte « l’Est Républicain », dans la Grande rue à Besançon a perdu le contrôle de son véhicule. Il a percuté deux passants, dont un est très gravement blessé, avant de finir sa course contre un mur. Le chauffard, qui était en état d’ivresse au moment de l’accident, a été placé en garde-à-vue.

# L’attaque à la voiture bélier

Projetée contre la façade d’un établissement, la voiture bélier est généralement utilisée pour commettre un cambriolage ou un braquageLes vitrines sont souvent visées.

Il arrive cependant que le motif d’un tel acte reste flou. C’est le cas des attaques perpétrées contre quatre bâtiments publics en Corbeil-Essonnes. Au court des trois derniers mois : une médiathèque et une école dans la nuit du 5 au 6 octobre, une autre école deux semaines plus tard, et l’école Théodore-Steeg dans la nuit du 15 au 16 décembre, en ont été la cible.

Barbara Krief

L'Obs

L’Obs

 

Des singularités de la « justice » brestoise

Depuis le début des années 2000, les magistrats brestois manifestent objectivement une haine assez exceptionnelle, véritablement CRIMINELLE, à l’égard de toute ma famille.

Ils lui reprochent par dessus tout d’être composée d’honnêtes ingénieurs d’origine bretonne.

Les ingénieurs sont certes globalement haïs dans tous les tribunaux français, mais particulièrement celui de Brest, et curieusement, encore bien plus lorsqu’ils sont d’origine bretonne : leur « faute » d’être ingénieurs, déjà totalement insupportable pour les Français et autres individus méprisant les Bretons, rend les magistrats brestois carrément hystériques, comme s’ils avaient pour mission de veiller à ce que le Breton soit toujours soumis ou inférieur en tout au Français et à ses amis étrangers.

L’intégrité sans faille qui nous caractérise ne plaide pas non plus en notre faveur auprès de ces fonctionnaires dont nous ne sommes pas les seuls à nous plaindre, loin de là.

A vrai dire, ils paraissent prendre beaucoup de plaisir à casser la population locale.

Pour mieux appréhender les singularités de cette « justice » brestoise, quelques rappels historiques s’imposent.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9n%C3%A9chauss%C3%A9es_de_la_Bretagne

Sénéchaussées de la Bretagne

Les sénéchaussées de la Bretagne sont les sénéchaussées qui ont été créées à partir des institutions ducales de la province pour couvrir l’intégralité de son territoire comme juridictions royales de base. Environ quarante à leur création en 1551 par l’édit de création des présidiaux, elles sont vingt-six à la fin de l’Ancien Régime. Bien que leurs médiocres conditions d’exercice en limitent la portée, elles se distinguent notamment par une compétence étendue par rapport aux autres sénéchaussées du royaume.

Sommaire

Historiographie

Si la plupart des sénéchaussées bretonnes ont vécu près de 250 ans, les archives qui ont été transmises aux Archives départementales sont loin d’embrasser toute cette durée : elles se limitent au XVIIIe siècle avec dans quelques cas, une antériorité au XVIIe. Ceci explique en partie la méconnaissance de ces sénéchaussées encore en 2007 et avertit de la nécessité d’une critique des travaux qui nécessairement sont privés d’une base homogène. Le très conséquent fonds du parlement de Bretagne, du même âge que les sénéchaussées, peut parfois constituer un recours.

Formation et nature des sénéchaussées

Avant 1535 : les sénéchaux ducaux

Les sénéchaussées – toutes créées sur la même base en 1551 – ont imposé leur homogénéité de nature légale à un ensemble complexe de juridictions qui avaient pris chacune une physionomie propre au long des siècles, dans leur géographie, leur organisation, leurs relations et subordinations. Cette homogénéité s’est traduite par la perte d’attributions non judiciaires, notamment de nature fiscale, mais aussi militaire. Par un processus semblable, si ces juridictions avaient à leur tête un « sénéchal », celui-ci avait un statut et des prérogatives différents de ceux qui tout en ayant un titre de même nom, seront exclusivement des juges à partir de 1551, quitte à cumuler des charges. Le sénéchal du premier genre n’était pas l’officier supérieure d’une sénéchaussée, mais d’un bailliage au nom variable, souvent d’une « châtellenie », etc. « Le terme de sénéchaussée n’était pas inconnu en Bretagne, mais il restait d’usage peu courant et ne saurait être employé sans définition préalable de la réalité qu’il recouvrait. »1.

Les listes de sénéchaux dressées par Marcel Planiol permettent une récapitulation des juridictions assez importantes et stables pour avoir été pourvues d’un sénéchal depuis le Moyen Âge, à commencer par le duché dans son ensemble avec les sénéchaux de Bretagne, au nombre de huit uniquement pour la période 1177-12412.

Il n’y avait donc pas de « bailli » à la tête des bailliages, ce terme désignant en Bretagne le second juge, auquel il est d’ailleurs préféré en pays gallo le mot alloué.

Des textes généraux à la réalité provinciale

Une vingtaine de sénéchaussées n’eurent d’existence qu’entre leurs créations en 1551 et l’édit d’union des juridictions royales de 1565 (édit de Châteaubriant en vertu des lettres patentes données à Troyes le 19 mars 1564) supprimant 25 sièges. Même celui-ci ne fut que partiellement appliqué : les sénéchaussées d’Antrain, Bazouges, Chateaulin, Concarneau, Dol, Hédé, Jugon, Lanmeur, Saint-Aubin-du-Cormier et Saint-Pol-de-Léon se maintinrent jusqu’à la Révolution, sauf celle de Lanmeur réunie à celle de Morlaix en 17553.

Les sénéchaussées d’Antrain et de Bazouges devraient du point de vue de leur compétence être considérées comme des barres royales3.

Hors des sénéchaussées présidiales mieux dotées en personnel, un examen des différentes sénéchaussées a montré que le nombre de magistrats est au mieux de quatre, pendant que les textes parlent d’un minimum d’une dizaine de conseillers. De plus, autre différence, le sénéchal n’agit pas par l’intermédiaire d’un lieutenant général et autre alloué, il est effectivement présent au siège et partage les dossiers avec les autres magistrats. Selon J. Trévédy, il y aurait une différence notable entre le sénéchal en Bretagne et dans le reste du royaume.

Engagement du domaine royal

Bien que théoriquement inaliènable, le domaine royal a subi pour des raisons financières une aliénation de fait, en principe temporaire et ne mettant pas en cause l’autorité du roi sur la terre. Ainsi, en Bretagne, la régie d’une grande partie du domaine a été concédée par engagement au duc de Penthièvre (en 1698, 1716, 1757), le reste à d’autres seigneurs ou en 1759 aux États de Bretagne. Ceci n’a pas été sans conséquence sur l’activité de chaque juridiction royale, l’exercice matériel de la justice (greffes, prisons, etc) étant compris dans le patrimoine concerné par cet engagement.

Attributions juridictionnelles

Ordinairement, sur la totalité de leur ressort, les sénéchaussées sont essentiellement vouées au jugement des causes d’appel. En Bretagne, l’absence presque complète de prévôtés4 telles que définies par l’édit Crémieux de 1536 a induit une extension de la compétence de base : une compétence administrative (police) et la connaissance des affaires civiles en première instance s’ajoutent aux causes en appel. Les sénéchaussées auraient du seulement juger les appels émanant des prévôtés, outre celles émanant des justices seigneuriales ; en l’absence de prévôté, elles doivent connaitre les affaires en première instance ainsi que tout ce qui relève de la juridiction volontaire. Cette activité de justice ordinaire (à l’opposé des rares cas royaux) est ainsi l’activité dominante de toute sénéchaussée non présidiale.

Ainsi, dans cette province, la sénéchaussée est le premier degré dans la hiérarchie des juridictions royales, leurs appels étant portés selon les cas, devant la sénéchaussée présidiale ou devant le parlement de Bretagne. Les prévôtés ayant été supprimées en principe dans tout le royaume en avril 1749, la singularité bretonne s’atténue ultérieurement.

Comme les autres sénéchaussées françaises, les sénéchaussées de Bretagne ont la connaissance exclusive des cas royaux, ceux qui touchent particulièrement le roi, son autorité, les finances, l’ordre public, etc.

Compétence administrative

Cet ordre de compétence suit en Bretagne ce qui s’est pratiqué ailleurs. Ainsi, les registres paroissiaux étaient visés chaque année par le sénéchal, et selon la période, un des deux exemplaires était conservé dans les archives du greffe.

Compétence réglementaire

À l’instar des parlements précisant les ordonnances royales par leurs arrêts de règlement d’intérêt général mais de portée locale, les sénéchaussées rendent des sentences réglementaires. Jouant le même rôle qu’au sein du parlement concernant les arrêts de règlement, le procureur du roi est à l’initiative de la plupart de ces arrêts, donnant ses conclusions pour les autres requises essentiellement par des communautés (villes, confréries, etc.). La sénéchaussée est encadrée dans ce domaine comme dans les autres par le parlement.

Numériquement, cette production est modeste par rapport à celle du parlement : Séverine Debordes cite le chiffre de 1200 arrêts de règlement en comparaison des 360 ordonnances qu’elle a dénombrées pour la même période (1700 à 1789) pour les seize juridictions ayant conservé leur pouvoir de police5. Sur le même ensemble, la police des denrées (vivres) représente selon la même étude, 30,3 % des sentences réglementaires ; trois autres objets en suscitent une dizaine de pourcent (salubrité 19 %, sûreté publique 15 %, voirie 11 %) ; les domaines restants se situant tous autour de 5 % (incendies, religion, justice, pauvres, mœurs, …)6.

Dans 36 % des cas, les sentences ne donnent pas l’origine juridique de leur contenu, sinon il s’agit d’abord d’anciennes ordonnances (25 %), d’arrêts de règlement (16 %), d’édits (3 %), les cas restant étant plus complexes, la coutume de Bretagne n’étant prise en compte qu’en dessous de 0,6 %7.

Pour une plus grande efficacité, les sentences pouvaient être homologuées par le parlement, parfois plusieurs années après ; elles prenaient alors valeur d’arrêt de règlement applicable au-delà de la circonscription d’origine.

Compétence de police

L’édit d’octobre 1699 devait ôter à toutes les juridictions royales les matières de police par la création d’officiers indépendants (lieutenant général de police). La mise en œuvre de cet édit a connu un destin particulier dans chaque juridiction : plus ou moins rapidement, l’inefficacité de ce dispositif a entraîné le rachat de ces charges, soit par la ville-siège soit par la juridiction (ou plutôt par leurs magistrats). Les variations d’activité de cet officier ont nécessairement influé sur l’activité de chaque sénéchaussée…

Compétences judiciaires

L’étendue des compétences d’une sénéchaussée est étroitement dépendant du statut de la terre concernée, d’une maison l’autre, en commençant par la position de la terre par rapport au domaine royal et ses variétés. Connaissant la diversité des conditions (droit de la propriété, justice basse, moyenne ou haute, etc), ceci confère a priori à l’assise territoriale de toute sénéchaussée une grande hétérogénéité.

On distingue sommairement du point de vue de l’assise territoriale :

  • un ressort large, comme partie du Royaume et régi par les prérogatives de la Couronne ; c’est la circonscription judiciaire, l’emprise maximale du pouvoir de la juridiction, elle-même contenant le ressort restreint et ses nuances ;
  • un ressort restreint, celui des terres dont le roi est le seigneur, avec des vassaux ou non.

Le ressort large

Dans le ressort large, la compétence est la plus restreinte. C’est la compétence spécifique des sénéchaussées : cas royaux et causes d’appel, sauf exceptions concernant de grands seigneurs. Ainsi les appels des procès jugés dans les seigneuries des Rohan, la principauté de Lamballe, la sénéchaussée de Guingamp, sont portés devant le parlement de Bretagne.

Autre exception, les affaires concernant les mineurs (tutelle, curatelle, …) sont jugées en appel au parlement afin d’éviter un degré de juridiction (omissio medio).

Le ressort restreint

L’étendue du ressort restreint est infime par rapport à celui du ressort large. De plus, la connaissance par les juges du territoire sous ce statut est habituellement très médiocre, ce qui facilite les empiètements commis par les agents des justices seigneuriales et les contestations qui peuvent en résulter. Pourtant, surtout en raison du traitement assez lucratif des affaires civiles et de leur nombre, surtout sur le proche fief, le ressort restreint contribue nettement à la valeur des charges de magistrature.

Dans le ressort restreint, la sénéchaussée est le premier degré de juridiction au-dessus de tout justiciable et elle a logiquement une compétence équivalente à celle des seigneurs hauts justiciers, c’est-à-dire maximale.

Le ressort restreint est lui-même loin d’être homogène et on y distingue le domaine royal sous-inféodé (au Moyen Âge) et le proche fief du roi (et donc de la sénéchaussée), celui-ci étant ce qui reste finalement directement comme entière propriété du roi et soumis à sa seule autorité.

  • Sur le domaine sous-inféodé, les compétences dépendent du degré du droit de justice de la seigneurie directement mouvante du roi :
    • haute justice : compétence minimale comme sur le reste du ressort large, à laquelle s’ajoute les droits de tout seigneur, selon la coutume : ; réception des aveux, foi et hommage ; convocation des seigneurs hauts justiciers aux plaids généraux ; saisie féodale.
    • moyenne justice : au criminel, les délits susceptibles d’une amende supérieure à trois livres.
    • basse justice  : compétences liées à la moyenne justice (succession des bâtards ; confection d’inventaire ; création de notaire ; règlement sur les mesures, la police et taxe des denrées ; connaissance des délits n’emportant que des peines pécuniaires) et à la haute justice (crimes emportant des peines capitales et corporelles ; droit d’épaves ; confiscations de biens).
    • seigneurie sans justice : rare, compétences associées à la haute justice3.

Dans tous les cas, Poullain du Parc rappelle que la sénéchaussée est l’instance compétente les affaires personnelles du seigneur, étrangères à la féodalité.

  • Sur le proche fief : toutes les compétences tant contentieuses que non-contentieuses de l’ordre de la haute justice. « Ces compétences civiles composent, quantitativement,la majeure partie de l’activité judiciaire des sièges royaux »3.

Les sénéchaussées simples et présidiales

La Bretagne était divisée au XIIIe siècle en huit baillies dont, deux cents ans plus tard, on retrouve une correspondance avec les ressorts des présidiaux selon l’édit de leur création8 : Nantes, Léon, Penthièvre, Ploërmel, Quimper, Rennes, Tréguier, Vannes. Ces baillies avaient elles-mêmes des limites comparables à celles des comtés aux Xe et XIe siècle.

Présidial de Quimper

Cette circonscription correspond à la baillie de Cornouaille et à celle de Léon, exceptée la sénéchaussée de Quimperlé qui fut rattachée au présidial de Ploërmel8.

  • Sénéchaussée de Gourin : réunie à la sénéchaussée de Quimper, provisoirement et avec des aléas selon J. Trévédy ; proche fief composé de parties de Gourin, Langonnet, Le Fouet, Quiscriff, Lanencjean!, Leuchan ; 1 prisonnier civil et 2 prisonniers criminels annuellement ;
  • Juridictions de brève durée  :
    • Sénéchaussée de Beuzec-cap-Caval ; – de Beuzec Cap-sizun ; d’après l’édit de 1565 ; réunies à la sénéchaussée de Quimper en 1565.
    • Sénéchaussée de Duault ; – du Huelgoat ; – de Landeleau : selon l’édit de 1551 ; réunies à la sénéchaussée de Carhaix en 1565.
    • Sénéchaussées de Conq - ; de Fouesnant ; – de Rosporden, selon l’édit de 1551, mais qui n’en ferait qu’une selon J. Trévédy comme exprimant « la seigneurie ducale dont le siège était à Concarneau », en tout cas réunie(s) à la sénéchaussée de Quimper en 1565 ; fusion avortée puisque vingt ans plus tard, le présidial demande la réunion. Voir Sénéchaussée de Concarneau.
    • Sénéchaussée de Saint-Pol-de-Léon : créée par l’édit de 1565, sans effet.
    • Sénéchaussée de Saint-Renan : selon l’édit de 1551 ; réunie à la sénéchaussée de Lesneven en 15658 ; réunie à la sénéchaussée de Brest par lettres patentes de juillet 1681. Voir Sénéchaussée de Brest et Saint-Renan.

Présidial de Nantes

Cette circonscription correspond à la seule baillie de Nantes au XIIIe siècle8.

  • Sénéchaussée royale de Nantes et présidial :

La sénéchaussée royale de Nantes étendait son ressort sur tout le comté nantais, excepté :

  • la sénéchaussée de Guérande ;
  • les sièges royaux de Touffou, Loyaux, Le Gâvre qui disparaîtront en octobre 1565 ;
  • la baronnie de Châteaubriant (relevant de la sénéchaussée de Rennes) ;
  • les justices seigneuriales ressortissant nuement du parlement de Bretagne : les régaires de l’évêché, érigé en novembre 1581.
    La sénéchaussée fut pratiquement absorbée par le présidial, sous le nom de Cour de Nantes, que les chefs de l’une ou l’aure de ces juridictions présidaient alternativement11.
  • Juridictions de brève durée : sénéchaussée de Loyaux (paroisse de Fresnay) ; – de Touffou (paroisse du Bignon) ; – du Gavre : selon l’édit de 1551 ; unies au présidial de Nantes par l’édit de 1565.

Présidial de Rennes

Cette circonscription correspond aux baillies de Penthièvre, de Rennes et de Tréguier au XIIIe siècle exceptée la sénéchaussée de Lanmeur attribuée au présidial de Quimper8.

  • Sénéchaussée présidiale de Rennes : « La plus grande partie des documents des XVIe et XVIIe siècles a été détruite par l’incendie de Rennes en 1720. »13. Dans ce qui a été conservée, la distinction entre les archives du présidial et celles de la sénéchaussée n’est pas nette.
  • Sénéchaussée de Dinan : 90 justices seigneuriales ; petit proche fief ; 1 prisonnier civil et 4 prisonniers criminels annuellement ;
  • Sénéchaussée de Fougères : 35 justices seigneuriales ; proche fief très vaste ; 40 prisonniers civils et 15 à 20 prisonniers criminels annuellement ; 45 paroisses en 1789 ; 15 mètres linéaires d’archives [3B 16-395]13.
  • Sénéchaussée de Hédé : réunion à la sénéchaussée de Rennes par l’édit de 1565 non effective ; 11 grandes justices seigneuriales ; grand proche fief ; 30 prisonniers civils ou criminels « en huit ans avant que les prisons ne tombent » ; 22 paroisses en 1789 ; 13 mètres linéaires d’archives [3B 396-862]13.
  • Sénéchaussée de Jugon : réunie à la sénéchaussée de Dinan en 1565, puis rétablie ; 34 justices seigneuriales ; aucun prisonnier civil et 1 prisonnier criminel en dix ans ;
  • Sénéchaussée de Lanmeur : créée par l’édit de 1551 ; réunie à la sénéchaussée de Morlaix (présidial de Quimper) en 1565, mais en fait seulement en 1755.
  • Sénéchaussée de Lannion : proche fief considérable ; fonds homogène de 1605 à 1790 ; 5 prisonniers civils annuellement et 40 prisonniers criminels « depuis les dix dernières années » ;
  • Sénéchaussée de Saint-Aubin-du-Cormier : réunion à la sénéchaussée de Rennes par l’édit de 1565 non effective ; 3 justices seigneuriales ; proche fief dont la majeure partie est couvertes de landes et forêts ; 6 prisonniers civils en dix ans et aucun prisonnier criminel annuellement ; 16 paroisses en 1789 ; 4,5 mètres linéaires d’archives [3B 863-1095]13.
  • Sénéchaussée de Saint-Brieuc : selon l’édit de création de 1551, mais la ville ne devint siège que dans les années 1580, non sans péripéties8 ; 26 justices seigneuriales ; « proche fief peu étendu à cause de la juridiction des régaires » ; 2 prisonniers civils et 20 prisonniers criminels annuellement.
  • Sénéchaussée d’Antrain : réunion à la sénéchaussée de Fougères par l’édit de 1565 non effective ; 13 justices seigneuriales ; proche fief très petit ; 12 à 15 prisonniers civils et 7 à 8 prisonniers criminels annuellement ; 7 paroisses en 1789 avec un lieutenant, un greffier et le procureur du roi, très peu d’archives subsistantes (« malmenées par les événements révolutionnaires »)13.
  • Sénéchaussée de Bazouges : réunion à la sénéchaussée de Fougères par l’édit de 1565 non effective ; 2 ou 3 prisonniers civils annuellement et 6 ou 7 prisonniers criminels en dix ans ; 11 à 13 justices seigneuriales ; proche fief très petit ; 17 paroisses en 1789, même situation que la juridiction d’Antrain.
  • Juridictions de brève durée :
    • Sénéchaussée du pays Goëllo (siège à St-Brieuc à partir de 1565) ;
    • Sénéchaussée de Cesson (près Saint-Brieuc) : selon l’édit de 1551 ; seulement une partie de la paroisse… ; réunie à la sénéchaussée de Goëllo en 1565.
    • Sénéchaussée de Dol : créée selon l’édit de 1565, sans suite…
    • Sénéchaussée de Saint-Malo : créée par l’édit de 1565 ; uniquement la ville et la trève Saint-Servan, moins tout ce qui relève des régaires8. N’aurait jamais réellement existé.

Présidial de Vannes

Cette circonscription correspond à la baillie de Ploërmel du XIIIe siècle et à celle de Vannes excepté le secteur de Redon ainsi que pour la baillie de Ploërmel, les cantons de Montauban et Montfort qui sont attribués au présidial de Rennes8.

  • Sénéchaussée présidiale de Vannes :
  • Sénéchaussée d’Auray : connaît les appels de la juridiction royale de Belle-Île après la cession de l’île au roi en 1719 ; les prisonniers sont envoyés à Vannes ; trois justices seigneuriales, proche fief consistant la paroisse de Saint Gildas et Saint Goustan, paroisse de Quiberon, Erdeven, Betz, Plouharnel, petite partie des paroisses de Baden, Pluneret, Plumergat, Brech, Lardaulle!, Landevient!, Locoual Mendon, Plumer, Crach et Locmariaquer.
  • Sénéchaussée d’Hennebont : 13 justices seigneuriales ; proche fief dans douze paroisses ; 4 prisonniers civils et 12 prisonniers criminels (« du fait des mendiants ») annuellement ;
  • Sénéchaussée de Sarzeau ou de Rhuys : deux justices seigneuriales ; petit proche fief ; 24 prisonniers civils et 11 prisonniers criminels en dix ans ;
  • Juridictions de brève durée :
    • Sénéchaussée de Muzillac : selon l’édit de 1551 ; unie au présidial de Vannes par l’édit de 1565.
    • Sénéchaussée de Ploërmel : présidial selon l’édit de 1551 avec Theix (Thaiz) et Quimperlé comme sénéchaussées simples, réuni à celui de Vannes en août 1552. Il se composait de deux cents paroisses, relevant de quatre évêchés, selon J. Trévédy ; 45 justices seigneuriales ;
    • Sénéchaussée de Rhuys : trois paroisses ; unie au présidial de Vannes par l’édit de 1565, puis rétablie… (Cf. Sarzeau)

Voir aussi

Sources

  • J. Trévédy, Organisation judiciaire de la Bretagne avant 1790, dans « Revue historique de droit », t. XVII, 1893.
  • Séverine Debordes-Lissillour, Les sénéchaussées royales de Bretagne, Presses universitaires de Rennes, 2006.
  • Guide des Archives départementales d’Ille-et-Vilaine, tome I, 1994, p. 137-144.
  • René Giffard, Étude sur les présidiaux bretons, 1661-1791, Paris, 1904.

Bibliographie

  • Raymond Delaporte, La Sénéchaussée de Châteauneuf-du-Faou, Le Huelgoat et Landeleau et les juridictions seigneuriales du ressort, Paris, 1905, 240 p.

Notes et références

  • Sauf mention explicite, les données chiffrées concernent le XVIIIe siècle.
  1. J. Kerhervé, L’état breton au XIVe et XVe siècles, 1987
  2. Marcel Planiol, Histoire des institutions de la Bretagne, T. III, p. 431.
  3. a, b, c et d Séverine Debordes-Lissillour, Les sénéchaussées royales de Bretagne, Presses universitaires de Rennes, 2006.
  4. Prévôté de Nantes, de Rennes, et prévôté de Lannion durant une dizaine d’années
  5. Les sénéchaussées royales de Bretagne, p. 284.
  6. Les sénéchaussées royales de Bretagne, p. 277.
  7. Les sénéchaussées royales de Bretagne, p. 289.
  8. a, b, c, d, e, f, g, h et i J. Trévédy, Organisation judiciaire de la Bretagne avant 1790, 1893.
  9. Jacques Charpy, Guide des archives du Finistère
  10. a, b, c, d, e, f, g, h et i Guide des archives du Finistère, Quimper, 1973. (Les juridictions y sont dénommées Cour royale et non sénéchaussée).
  11. Guide des archives de la Loire-Atlantique, Tome I, Nantes, 1962. (p. 42)
  12. * Guide des archives de la Loire-Atlantique, Tome I, Nantes, 1962
  13. a, b, c, d et e Guide des Archives départementales d’Ille-et-Vilaine, tome I, 1994, p. 137-144.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Renan

Saint-Renan

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Saint-Renan
Deux des plus vieilles bâtisses du centre-ville de Saint-Renan, en 2010.
Deux des plus vieilles bâtisses du centre-ville de Saint-Renan, en 2010.
Blason de Saint-Renan
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Saint-Renan (chef-lieu)
Intercommunalité Pays d’Iroise
Maire
Mandat
Gilles Mounier
2014-2020
Code postal 29290
Code commune 29260
Démographie
Gentilé Renanais
Population
municipale
8 026 hab. (2014)
Densité 603 hab./km2
Population
aire urbaine
43 267 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 54″ nord, 4° 37′ 14″ ouest
Altitude Min. 27 m – Max. 95 m
Superficie 13,31 km2
Localisation

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Saint-Renan
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Saint-Renan [sɛ̃ʁnɑ̃] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France, située à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Brest.

Sommaire

Géographie

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Communes limitrophes

Communes limitrophes de Saint-Renan
Plouarzel Lanrivoaré Milizac
Plouarzel Saint-Renan Guilers
Ploumoguer Plouzané Plouzané

Toponymie

Attestée sous le nom Santus Ronanus Lutosus (Saint-Renan de la Boue) au XIIIe siècle. Cette distinction « de la boue » est liée à la morphologie ancienne du territoire composée de prairies marécageuses, actuellement le lac de Ty-Colo.

Le nom breton de la commune est Lokournan.

Saint-Renan tient son nom d’un ermite irlandais, saint Ronan venu évangéliser la région au Ve siècle, qui aurait d’abord vécu à Saint-Renan avant d’aller s’installer à Locronan.

Histoire

Moyen Âge

Alors que Brest n’est encore qu’un petit village, la ville de Saint-Renan va se développer tout au long du Moyen Âge.

En 1276, le duc de Bretagne y établit une cour de justice sous la dénomination de barre ducale de Saint-Renan et Brest1.

Du XVe au XVIIIe siècle

Après le rattachement de la Bretagne à la France, Saint-Renan devient un chef-lieu de sénéchaussée, dont l’administration civile et militaire, qui est assurée par un sénéchal, s’étend sur 37 paroisses environnantes.

En 1681, Louis XIV transfère la cour de justice à Brest, ce qui entraîne une régression économique de la ville.

L’hôpital Saint-Yves de Saint-Renan est ainsi décrit à l’époque de Louis XIV : C’est « une maisonnette couverte d’ardoises consistant en une cuisine où il y a un lit pour une servante (…), n’en peut mettre davantage, deux armoires, une table, un coffre et à l’étage une petite chambre avec six couchettes pour les femmes et les filles, un galetas au-dessus pour le bois. Au pied oriental de ladite maison : une chapelle dédiée à saint Yves et au-dessus une chambre séparée en deux parties, lesquelles sont remplies de six couchettes pour les hommes »2.

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Saint-Renan de fournir 3 hommes et de payer 19 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »3.

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Saint-Renan en 1778 :

« Saint-Renan ; gros bourg, dans un fond ; à 12 lieues un quart de Saint-Pol-de-Léon, son évêché ; à 50 lieues de Rennes et à 3 lieues de Brest, sa subdélégation et son ressort? Cette paroisse relève du Roi et compte 1 000 communiants 4; la cure est présentée par l’Évêque. Trois grandes routes aboutissent au bourg. Le territoire est abondant en grains et fourrages : les chevaux qu’on y élève sont forts et vigoureux. (…)5 »

Dans la suite de ce même texte Jean-Baptiste Ogée fait des confusions entre Saint-Renan et Locronan, plaçant notamment à tort la forêt de Névet à Saint-Renan alors qu’elle se trouve près de Locronan.

Le XIXe siècle

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d’Ogée décrivent ainsi Saint-Renan en 1845 :

« Saint-Renan : petite ville, commune formée de l’ancienne paroisse du même nom, aujourd’hui cure de 2e classe, chef-lieu de perception, résidence d’une brigade de gendarmerie, bureau d’enregistrement, bureau de poste. (…) Selon M. de Fréminville, il y avait à Saint-Renan une église du XIIIe siècle, dont le portail subsistait encore en 1832. L’église paroissiale est moderne. Il y a une chapelle dans le bas de la ville, à l’hospice. (…) Saint-Renan et Locronan ont une complète analogie de nom (…) [Saint-Renan] est nommée dans le Léonnais « Loc-Ronan-ar-Fancq » pour la distinguer de l’autre localité. (…) La ville forme à elle seule la commune, et ne compte pas plus de trois ou quatre exploitations rurales. Il y a foire le deuxième samedi de janvier et le premier de mai, les troisièmes mercredi de juin, juillet, septembre et novembre. Marché le samedi. Géologie : constitution granitique. On parle le breton.6 »

Le XXe siècle

Les querelles liées à la laïcité

La congrégation des Filles de la Croix avait implanté une école pour filles à Saint-Renan7. En 1903, l’établissement de Saint-Renan comptait 155 élèves dont 13 chambrières, 4 demi-pensionnaires et 6 pensionnaires8 lors de sa fermeture en vertu de la loi sur les congrégations.

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de Saint-Renan porte les noms de 73 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Parmi eux, trois (Henry Bouvet de La Maisonneuve9, François Lannuzel10, Eugène Le Gall11) ont été décorés de la Croix de guerre et de la Médaille militaire ; Henri Le Chuiton12 a reçu la Croix de guerre. Outre François Lannuzel et Henri Le Chuiton, six autres marins (Jean L’Hostis, Joseph Martin, Jean Mével, Ernest Mingam, Joseph Ropars, Yves Trent) sont disparus en mer ; un autre marin (Francis Chuiton) est décédé à Patras (Grèce) à bord du Bambara. Un soldat (Jean Pochard) a été tué à l’ennemi à Zocchi (Italie), les autres sont décédés sur le sol français13.

Louis Marie Dujardin (né le 17 mai 1885 à Saint-Renan, décédé le 21 avril 1969 à Saint-Renan), médecin et photographe, a laissé 457 clichés pris pendant la Première Guerre mondiale illustrant la vie quotidienne des soldats à l’arrière du front. Ces photographies se trouvent désormais aux Archives départementales du Finistère14.

La Seconde Guerre mondiale

Le monument aux morts de Saint-Renan porte les noms de 44 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale13.

L’après-Seconde-Guerre-mondiale

Sept soldats (Marcel Calvez, Joseph Cleach, Jean Cloarec, Jean Le Borgne, Goulven Perrot et deux autres) originaires de Saint-Renan sont morts pendant la Guerre d’Indochine et trois (Daniel Gourvennec, Michel Le Hir, Jean Lorvan) pendant la Guerre d’Algérie13.

La modification des limites communales en 1955

Par décret du 25 mai 195515, des portions de territoire dépendant des communes de Plouzané, Plouarzel et Milizac sont rattachées à la commune de Saint-Renan :
« Art 1er : Les villages16 de :
1° Quillimerrien, Trévisquin-Bian, Trévisquin-Bras, Kérastang, Kernévézic, Kérarguen, le Poteau, Mespaul, Kéravel et Pontavennec, dépendant actuellement de la commune de Plouzané (canton de Saint-Renan, arrondissement de Brest, département du Finistère) ;
2° Penhoat, Kéradraon, Kergozan, Douric, Kéravel, Kerborzoc, Manoir-de-Kerborzoc, Lanven, Bout-du-Pont et Kerzu-Vian, dépendant actuellement de la commune de Milizac (canton de Plabennec, mêmes arrondissement et département) ;
3° Pont-du-Château, dépendant actuellement de la commune de Plouarzel (canton de Saint-Renan, mêmes arrondissement et département),
tels qu’ils sont représentés par les lignes continues roses, jaunes et vertes sur le plan annexé au présent décret, sont rattachés à la commune de Saint-Renan (canton de Saint-Renan, mêmes arrondissement et département). »

L’exploitation de l’étain entre 1960 et 1975

Entre 1960 et 1975, grâce à la découverte d’importants gisements de minerai dans les marais qui bordent la rivière l’Ildut, Saint-Renan devint la capitale européenne de l’étain. Les gisements alluvionnaires de cassitérite, un minerai stannifère, furent exploités par la COMIREN (Compagnie des Mines de Saint-Renan) à l’aide d’une drague suceuse à désagrégation placée sur un ponton flottant (plus de 5 200 tonnes de concentrés à 74 % d’étain ont été produits)17.

Article détaillé : Compagnie minière de Saint-Renan.

Les trous creusés pour l’exploitation de l’étain seront ensuite remplis par l’eau de la rivière, créant six lacs, dénommés, d’amont en aval : lac de Pontavennec, lac de Ty Colo, lac de la Comiren (du nom de la Compagnie minière de Saint-Renan), lac de Tréoualen ou de la Laverie, lac de Poulinoc et lac de Lannéon18.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Article connexe : Élections municipales de 2014 dans le Finistère.
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Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2014 Bernard Foricher DVD
mars 2014 en cours Gilles Mounier DVD Ingénieur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

Évolution démographique

D’après le recensement Insee de 2007, Saint-Renan compte 7 292 habitants (soit une augmentation de 7 % par rapport à 1999). La commune occupe le 1 314e rang au niveau national, alors qu’elle était au 1 344e en 1999, et le 19e au niveau départemental sur 283 communes.

L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Saint-Renan depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 2007 avec 7 292 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
886 908 841 1 043 1 074 1 094 1 027 1 010 1 282
           Évolution de la population  [modifier], suite (1)
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 246 1 241 1 277 1 307 1 497 1 569 1 758 1 806 1 815
           Évolution de la population  [modifier], suite (2)
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 954 2 087 2 218 2 172 2 158 2 099 2 188 2 860 2 682
           Évolution de la population  [modifier], suite (3)
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
3 077 3 488 4 550 5 542 6 576 6 818 7 341 7 815 8 026
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu’en 199919 puis Insee à partir de 200620.)

Histogramme de l’évolution démographique

Des singularités de la

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d’un âge supérieur à 60 ans (20,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). À l’instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d’âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,5 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 21,2 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 17,5 %) ;
  • 52,2 % de femmes (0 à 14 ans = 19,8 %, 15 à 29 ans = 17,6 %, 30 à 44 ans = 20,5 %, 45 à 59 ans = 19,2 %, plus de 60 ans = 22,9 %).
Pyramide des âges à Saint-Renan en 2007 en pourcentage21
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3
90  ans ou +
1,2
4,8
75 à 89 ans
8,4
12,4
60 à 74 ans
13,3
21,0
45 à 59 ans
19,2
21,2
30 à 44 ans
20,5
18,9
15 à 29 ans
17,6
21,5
0 à 14 ans
19,8
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage22
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3
90  ans ou +
1,2
6,7
75 à 89 ans
11,6
13,6
60 à 74 ans
15,3
21,4
45 à 59 ans
20,2
20,8
30 à 44 ans
18,9
18,4
15 à 29 ans
16,1
18,7
0 à 14 ans
16,7

Langue bretonne

À la rentrée 2016, 175 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan et dans les filières bilingues catholiques (soit 13,9 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)23.

Tourisme

Les maisons anciennes du XVe et XVIe siècles, situées sur la place du vieux marché, offrent des attraits historiques et architecturaux à la ville.

Son marché du samedi est l’occasion de déguster les produits locaux, comme la tomme aux algues de Molène.

Les plans d’eau de la commune représentent un potentiel non négligeable mais sont à ce jour faiblement exploités pour le tourisme et les loisirs. Néanmoins, en mai 2011, un téléski nautique a été installé sur le lac de Ty-Colo, à l’entrée est de la ville24.

Par la construction de nombreux lotissements, la ville a doublé sa population en quarante ans. Elle est aujourd’hui une commune « péri-urbaine » de Brest. Cette petite ville rurale et commerçante est devenue en quelques décennies une commune pavillonnaire. Par sa situation géographique (à 20 minutes du centre ville de Brest, et à 1/4 d’heure des plages) ainsi que ses équipements publics (scolaires, sportifs et administratifs) et commerciaux, elle attire de nombreux actifs travaillant sur Brest.

Monuments

  • 90px-Monument_aux_Morts_-_St_Renan-29 dans Corruption

    Monument aux morts de 1914-1918.

  •  dans Crime

    Église Notre-Dame-de-Liesse.

Événements

  • Tous les deux ans s’y déroule une grande fête médiévale. Le centre historique de Saint-Renan se pare alors de magnifiques oriflammes et autres écussons afin d’accueillir la grande fête médiévale et ses 30 000 spectateurs. Jusqu’en 2007, cette grande fête avait lieu tous les ans. La 14e édition « Les métiers » a eu lieu les 18 et 19 juillet 201525.
  • Le marché de la ville est un des plus réputés du Finistère. Il se déroule tous les samedis à partir de 8 h du matin.
  • Les vendredis durant la période estivale se déroulent des concerts gratuits sur la place du Vieux Marché organisés par l’association Les Vendredis branchés.

Personnalités liées à la commune

Notes et références

  1. Jean Kerhervé, Anne-Françoise Pérès, Bernard Tanguy, Les biens de la Couronne dans la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan, d’après le rentier de 1544, Institut culturel de Bretagne, 1984.
  2. Louis Dujardin, « Un petit hôpital de Basse-Bretagne du XVIIe siècle à nos jours. L’hôpital de Monsieur Saint-Yves à Saint-Renan », SAF, 1938
  3. > »Ordonnance… portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne », 1759, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f8.image.r=Plovan [archive]
  4. Personnes en âge de communier
  5. Jean-Baptiste Ogée, « Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne », 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist04og [archive]
  6. A. Marteville et P. Varin, « Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne », tome II, 1845, consultable https://books.google.fr/books?id=9o8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiz0veKyf3TAhXEvRQKHd4yC60Q6AEIJjAA#v=onepage&q&f=false [archive]
  7. Cette congrégation possédait deux autres établissements dans le Finistère à Quimper et à Lambézellec
  8. Bulletin des Congrégations, 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5756350v/f10.image.r=Lamb%C3%A9zellec.langFR [archive]
  9. Henry Bouvet de La Maisonneuve, né le 15 janvier 1886 à Saint-Renan, sergent au 219e régiment d’infanterie, tué à l’ennemi le 7 septembre 1914 dans le bois de Montrolles à Saint-Soupplets (Seine-et-Marne)
  10. François Lannuzel, né le 7 février 1892 à Saint-Renan, quartier-maître canonnier, mort lors du naufrage du cuirassé Suffren torpillé par le sous-marin allemand U-52 le 26 novembre 1916 au large de Lisbonne
  11. Eugène Le Gall, né le 22 février 1897 à Saint-Renan, soldat au 94e régiment d’infanterie, tué à l’ennemi le 16 août 1917 à Guignicourt (Aisne)
  12. Henri Le Chuiton, né le 7 février 1891 à Saint-Renan, médecin, mort en mer le 23 janvier 1918 lors du naufrage de l’aviso Drôme qui heurta une mine allemande dans le port de Marseille
  13. a, b et c Memorialgenweb.org [archive] – Saint-Renan : monument aux morts
  14. Audrey Civran, Louis Marie Dulardin, médecin photographe, revue « ArMen n° 198, janvier-février 2014 et http://www.archives-finistere.fr/le-finist%C3%A8re-dans-la-guerre-1914-1918-fonds-dujardin [archive]
  15. Journal officiel du 2 juin 1955, page 5603 [archive]
  16. Le terme village en Finistère est utilisé en lieu et place de celui de hameau. La commune (ou paroisse) comprend son bourg et ses villages.
  17. Louis Chauris, « Minéraux de Bretagne », Les éditions du Piat, 2014, [ISBN 978-2-917198-22-3]
  18. Le lac de Pontavennec est à cheval sur les communes de Saint-Renan et de Guilers ; celui de Poulinoc à cheval sur les communes de Saint-Renan et de Plouarzel et celui de Lannéon à cheval sur les communes de Plouarzel et de Lanrivoaré.
  19. Des villages de Cassini aux communes d’aujourd’hui [archive] sur le site de l’École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee – Populations légales de la commune pour les années 2006 [archive]2007 [archive] 2008 [archive] 2009 [archive] 2010 [archive] 2011 [archive]2012 [archive]2013 [archive]2014 [archive] .
  21. « Évolution et structure de la population à Saint-Renan en 2007 » [archive], sur le site de l’Insee [archive] (consulté le 22 novembre 2010)
  22. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 » [archive], sur le site de l’Insee [archive] (consulté le 22 novembre 2010)
  23. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm [archive]
  24. « Un téleski nautique sur le lac de Ty Colo à Saint-Renan » [archive], Ouest France, 24 mars 2011 (consulté le 24 mars 2011)
  25. « Les Médiévales » [archive]

Voir aussi

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

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v · m

Communauté de communes du Pays d’Iroise

Plus de 7 000 habitants Saint-Renan
Plus de 3 500 habitants Locmaria-Plouzané · Ploudalmézeau · Plougonvelin · Milizac-Guipronvel
Moins de 3 500 habitants Brélès · Le Conquet · Île-Molène · Lampaul-Plouarzel · Lampaul-Ploudalmézeau · Landunvez · Lanildut · Lanrivoaré · Plouarzel · Ploumoguer · Plourin · Porspoder · Trébabu · Tréouergat

 

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/saint-renan-ca-vaut-le-detour-17-07-2015-10708247.php

Saint-Renan. Ça vaut le détour !

 

Publié le 17 juillet 2015
La place du Vieux-Marché est la plus typique de la commune, avec ses anciennes...
La place du Vieux-Marché est la plus typique de la commune, avec ses anciennes maisons à colombages.

 

Petite cité de caractère, Saint-Renan s’est forgé une solide réputation grâce à son marché, l’un des plus importants du Finistère, et à ses lacs, très courus des Brestois qui peuvent même y trouver un téléski nautique. Entourée par les villes de Guilers, Milizac, Lanrivoaré et Plouzané, elle a conservé quelques vestiges de l’époque médiévale.

 

Selon la légende, un ermite irlandais du nom de Ronan, venu évangéliser la région, accosta sur les rivages bretons pour y fonder une ville. Saint-Renan-des-Marais, qui doit son nom aux prés marécageux qui l’entourent alors, est né au Ve siècle et a continué à se développer tout au long du Moyen Âge. Ses marais feront de la ville, bien des siècles plus tard, la capitale européenne de l’étain, bouleversant du même coup le paysage. Des gisements exploités jusqu’à la dernière pierre, il ne reste plus que des lacs, dont celui de Ty Colo. Situées à proximité immédiate du centre-ville, ses rives sont désormais des lieux de balade pour ses habitants. Les plus aventureux peuvent même tester le téléski nautique, une attraction à sensations fortes où les initiés enchaînent les figures de wake-board sur les modules flottants. Les Renanais sont plus de 7.700 à habiter et profiter de la position de leur ville, à 20 minutes de Brest.

Un marché de caractère !

Trésors de la mer, saucisses fumées aux algues de Molène, kig-ha-farz, far et autres lichouseries sont à marchander et déguster sur l’imposant marché de Saint-Renan, l’un des plus importants du département depuis fort longtemps. L’été, les rues du bourg peuvent dépasser les 300 exposants, en toute légalité… Ce qui n’a pas toujours été le cas ! Un peu d’histoire : Saint-Renan disposait auparavant d’une cour de justice, établie en 1321 par le duc de Bretagne. Cette barre ducale, qui devient par la suite siège de la justice royale, fut transférée en 1681 à Brest, sur l’ordre de Louis XIV. Ce décret concernait aussi les foires et marchés, qui n’étaient donc plus légitimes dans la ville, au grand dam des commerçants et des villageois des alentours. Pendant huit ans, soutenus par le seigneur du Curru, les marchands, malgré les procès et les interdictions, continueront à vendre leurs produits dans le bourg, assumant la fronde avec fierté. Finalement, les marchés seront rétablis en 1689. Rendez-vous le samedi matin, tout au long de l’année, pour profiter des produits à l’étal.

Le long du parcours

La place du Vieux-Marché est emblématique de cette petite cité de caractère qui conserve quelques maisons anciennes, datant pour certaines des XVe et XVIe siècles, ornées de grotesques bariolés de couleurs, ces figures caricaturales sculptées en frise. Les promeneurs peuvent se balader dans la ville et suivre le parcours ponctué de plaques de lave émaillées frappées du blason de la ville (voir ci-contre). Placées à des points stratégiques, elles expliquent la vie d’autrefois, du lavoir de la Place-aux-Chevaux, le plus grand encore existant, ou à celui du Pont-de-Bois. On peut imaginer le quotidien des Renanaises d’antan ou s’extasier des truculents noms de rue. La rue Casse-la-Foi en est un exemple, à l’origine rue « Torefheiz », l’adaptation du breton au français a vu se glisser une petite erreur d’interprétation… Elle aurait dû s’appeler, de sa traduction littérale, « Versant de la foi », en raison de sa proximité avec la chapelle Notre-Dame-de-Liesse et de la forte inclinaison de la voie.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Plouzan%C3%A9

Plouzané

20px-Confusion_colour.svg dans Folie Ne pas confondre avec la commune limitrophe de Locmaria-Plouzané.
Plouzané
Phare du Petit Minou.
Phare du Petit Minou.
Blason de Plouzané
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Brest-3
Intercommunalité Brest métropole
Maire
Mandat
Bernard Rioual
2014-2020
Code postal 29280
Code commune 29212
Démographie
Gentilé Plouzanéens
Population
municipale
12 263 hab. (2014en augmentation de 4.59 % par rapport à 2009)
Densité 370 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 22′ 55″ nord, 4° 37′ 17″ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 102 m
Superficie 33,14 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France

City locator 14.svg
Plouzané
Liens
Site web ville-plouzane.fr [archive]
modifier Consultez la documentation du modèle

Plouzané [pluzane] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Sommaire

Géographie

Localisation

La commune est située en limite de l’agglomération de Brest, à l’ouest. Elle constitue la rive nord du goulet de Brest.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Plouzané
Ploumoguer Saint-Renan Guilers
Locmaria-Plouzané Plouzané Brest
Mer d’Iroise Goulet de Brest Rade de Brest

Géologie, relief et hydrographie

La superficie de la commune est de 3 314 hectares ; son altitude varie entre 0 et 102 mètres1.

L’intérieur appartient à l’ensemble physique appelé Plateau du Léon, entaillé de profondes et parfois larges vallées. Celle de l’Aber-Ildut, démesurément élargie, est particulièrement remarquable. Autrefois, avant que le Goulet ne se soit creusé, l’Aulne et l’Élorn se déversaient vers le nord-ouest à travers la basse vallée de la Penfeld (en sens inverse du courant actuel) et la vallée de l’Aber-Ildut. C’était il y a 35 millions d’années.

Urbanisme

Morphologie urbaine

La façade maritime, d’une longueur de 9 km environ, est située sur la rade de Brest et plus précisément sur le Goulet qui relie cette rade à l’océan Atlantique. Succession de pointes (du Diable, du Minou) et d’anses plus ou moins abritées (Dellec, plage du Minou), la côte a été préservée, en grande partie, d’une urbanisation sauvage grâce à l’intérêt stratégique qu’elle représentait pour la Marine nationale. La plupart des terrains situés en bordure de mer sont propriétés de l’État.

Logement

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 4 550, alors qu’il était de 4 066 en 1999I 1.

Parmi ces logements, 95,4 % étaient des résidences principales, 0,9 % des résidences secondaires et 3,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 83,7 % d’entre eux des maisons individuelles et pour 15,2 % des appartementsI 2.

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 78,1 %, comme en 1999 (78,0 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 8,3 % contre 8,1 % en 1999I 3.

Projets d’aménagements

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Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ploesanaevers 13302, Ploesannay en 1407, Ploesane en 1440, Ploesané en 1481, Ploesanne, Guysane en 1544 et Guic-Sané en 16363.

Le nom en breton de la commune est Plouzane, il provient du mot breton plou signifiant paroisse et de saint Sané3.

Histoire

Héraldique

Blasonnement : De gueules à la tour d’or, ouverte au champ, ployée, accompagnée d’un microscope à dextre et d’un épi de blé à senestre ; au chef d’argent crénelé de quatre merlons meublés de trois mouchetures d’hermine de sable.

Époque moderne

Du XVe siècle et au XVIIIe siècle, la paroisse de Plouzané était, avec sa trève de Locmaria, l’une des plus riches en noblesse rurale de l’évêché de Léon. Pas moins de 41 manoirs ont existé sur le territoire de la commune.

Au XVIe siècle, Plouzané faisait partie de la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan4.

Le hameau de Quillimerrien, bien que situé tout près du bourg de Saint-Renan, faisait partie de la commune de Plouzané jusqu’en 1955 (cf. plus bas). Il passe pour avoir été autrefois un village de cacous ou lépreux. Le village ne ressemblait à aucun autre aux alentours. Il est resté très tard « d’apparence moyenâgeuse avec ses cabanes couvertes de chaume, sa rue pavée de galets, sa croix de pierre et sa fontaine lavoir dans laquelle jamais femme des alentours n’eut oser tremper son linge »5. Les cacous exerçaient la profession de cordiers.

C’est vers 1630 que Richelieu fonde, à l’abri de la rade de Brest, un arsenal et un important port militaire. Le goulet qui sépare la rade de la mer d’Iroise doit donc être défendu. C’est Vauban qui se chargera de définir les lignes de défense. Quatre forts ont été construits sur le territoire de la commune puis modernisé et adapté à l’évolution des techniques militaires : Diable (aujourd’hui disparu), Dellec (1747), Mengant (ou Léon – 1687) et Minou (1697). En 1763, une garnison de 250 hommes occupaient le fort du Mengant, servant 42 canons.

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Plouzanné [Plouzané] de fournir 59 hommes et de payer 387 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »6.

La Révolution française

Sous la Révolution, la paroisse de Plouzané et sa trève de Locmaria résistèrent à la Constitution civile du clergé. En 1792, la messe était toujours célébrée par des prêtres insermentés, sous la protection de 40 ou 50 hommes armés. Le 14 avril, le district de Brest dut envoyer un détachement de 600 soldats pour venir à bout de la population récalcitrante.

Le XIXe siècle

En 1896, un document indique que les sœurs de l’Immaculée Conception de Saint-Méen assistaient et soignaient gratuitement les malades de Plouzané à domicile7.

Plouzané a cédé des hameaux et terres environnantes à Saint-Renan, à deux autres reprises : en novembre 1850 et en juillet 19708.

Le XXe siècle

La Belle Époque

Le 9 janvier 1903, Le Merdy, curé de Plouzané, fait partie des 31 prêtres du diocèse de Quimper dont les traitements9 sont retenus par décision du gouvernement Combes « tant qu’ils ne feront pas emploi de la langue française dans leurs instructions et l’enseignement du catéchisme » car ils utilisaient le breton10.

En 1904, un décret du gouvernement Combes, pris en vertu de la loi sur les congrégations, entraîne la fermeture de l’école congréganiste tenue par les Frères des écoles chrétiennes à Plouzané11.

La Première Guerre mondiale

L’Entre-deux-guerres

Entre juillet 1903 et octobre 1932, la vie des habitants de hameau de La Trinité était réglée sur les heures de passage (fixes) du tramway électrique qui reliait Brest au Conquet.

La Seconde Guerre mondiale

Plouzané a été libérée des Allemands par les Américains le 13 septembre 1944 après plus de 15 jours de rudes combats. Le bilan est lourd pour la commune.

L’après-Seconde-Guerre-mondiale

Rurale à l’origine, Plouzané a connu un développement exponentiel seulement à partir de 1960. En 1962, la population de Plouzané s’élevait à seulement 2 066 habitants alors qu’elle comptait 100 habitants de plus avant la Seconde Guerre mondiale. Il faut dire qu’entre-temps (décret du 25 mai 195512), elle a perdu un peu de sa superficie – et de ses habitants – au bénéfice de Saint-Renan.

C’est en effet à cette époque que s’implantèrent à proximité un établissement industriel (Thomson-CSF, devenu depuis Thales) et un centre de recherches (Cnexo, aujourd’hui devenu Ifremer). C’est également de la fin des années que datent les premiers lotissements construits à la Trinité, dans les quartiers de Keramazé et du Gonio, qui permettent l’implantation à Plouzané de nouvelles familles issues de milieux ouvriers, et en particulier de l’Arsenal.

Le tournant des années 1970 et l’émergence de Castel-Nevez

La croissance rapide de ce pôle excentré de la commune (le Bourg, avec la mairie, la Poste et l’église se trouve à environ 4 km) amenant à Plouzané une population aux aspirations en rupture avec celles du vieux Plouzané rural et tourné vers Saint-Renan, ne se fait pas sans remous.

Deux décisions vont alors profondément transformer la commune. D’une part, en 1974, Plouzané fonde, avec Brest et six autres communes périphériques, la Communauté urbaine de Brest qui fait figure de précurseur en matière d’intercommunalité. Dès lors, Plouzané se tourne résolument vers Brest. La Communauté urbaine ayant, dès sa création, bénéficié de larges compétences transférées par les communes en matière d’urbanisme et d’aménagement, la commune offrant de vastes espaces aménageables, se construit à grande vitesse. D’un point de vue institutionnel, c’est également dans les années 1970 que Plouzané quitte le canton de Saint-Renan pour constituer, avec les quartiers de l’ouest brestois, le canton de Brest-Plouzané.

Seconde grande décision: face à une commune écartelée entre les deux pôles du Bourg et de la Trinité et devant les besoins nouveaux de logements et d’infrastructures, il est décidé en 1975, de créer à mi-chemin entre ces deux pôles, un nouveau quartier central, Castel-Nevez où s’installe dès 1976 une nouvelle mairie qui accueille également la Poste et la gendarmerie et dans la foulée une école, un gymnase et le premier collège public de la commune.

De l’autre côté de la route qui relie le bourg à la Trinité est créée la zone d’activité de Mescouézel qui accueille artisans et professionnels du bâtiment principalement et le complexe sportif de Trémaïdic.

Plus tard, Castel-Nevez accueille également un centre commercial et, au cours des années 1980, lorsque parallèlement à la population municipale, les services administratifs de la commune montent en puissance, la Poste et la gendarmerie quittent leurs locaux de la mairie et se voient construire à quelques dizaines de mètres, une nouvelle Poste et une gendarmerie permettant le logement de la brigade. À la même époque, le quartier est également doté d’un centre culturel réunissant sous un même toit la bibliothèque, l’école de musique et une salle de spectacle.

Au fil des années, l’urbanisation se poursuit autour de l’axe qui irrigue les différents pôles de la commune. Le bourg et Castel-Nevez se rejoignent au début des années 2000 avec l’urbanisation du secteur de Kerbleust. Le secteur agricole entre la Trinité et Castel-Nevez quant à lui doit faire l’objet d’une opération d’aménagement sous forme d’une ZAC dite ZAC de Kerarmerrien.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Article connexe : Élections municipales de 2014 dans le Finistère.
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Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1801 1830 Paul Louzaouen
1830 1865 Jean François Malaboux
1865 1888 Yves Marie Lareur
1889 1925 Jean François Lareur
1925 mars 1935 Joseph Lareur
mars 1935 mars 1971 Paul Lareur
mars 1971 mars 1977 Jacques Du Buit
mars 1977 mars 1989 Jo Melennec PS
mars 1989 mars 2001 Yvette Duval PS
mars 2001 mars 2008 Yves Pagès UDFMoDem Cardiologue
mars 2008 en cours Bernard Rioual PS Retraité

Intercommunalité

Depuis 1974, la commune est membre de la Communauté Urbaine de Brest, devenue Brest Métropole, le 1er janvier 201513.

Jumelages

Au 5 mars 2015, Plouzané est jumelée avec14 :

Ces jumelages sont gérés par l’association « Office Pour les échanges à Plouzané » (OPEP)15.

Démographie

Évolution démographique

L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du 1er janvier 2009, les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d’un recensement qui repose désormais sur une collecte d’information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d’une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d’une enquête par sondage auprès d’un échantillon d’adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans16,Note 1.

En 2014, la commune comptait 12 263 habitants, en augmentation de 4,59 % par rapport à 2009 (Finistère : 1,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 050 2 325 2 242 2 175 2 209 2 341 2 353 2 370 2 312
           Évolution de la population  [modifier], suite (1)
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 977 2 264 2 240 2 229 2 293 2 255 2 326 2 299 2 267
           Évolution de la population  [modifier], suite (2)
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 424 2 401 2 399 2 132 2 206 2 104 2 166 2 075 2 172
           Évolution de la population  [modifier], suite (3)
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
2 026 3 002 5 167 8 845 11 400 12 045 11 742 11 928 12 263
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu’en 199917 puis Insee à partir de 200618.)

Histogramme de l’évolution démographique

ceb3eb9af8d028aef2333d88f6ab9198 dans LCR - NPA

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d’un âge supérieur à 60 ans (17,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,7 % contre 48,4 % au niveau national et 48,4 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d’âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,8 %, 15 à 29 ans = 24,2 %, 30 à 44 ans = 17,5 %, 45 à 59 ans = 20,7 %, plus de 60 ans = 15,7 %) ;
  • 48,3 % de femmes (0 à 14 ans = 18,9 %, 15 à 29 ans = 18,3 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 21,8 %, plus de 60 ans = 20 %).
Pyramide des âges à Plouzané en 2007 en pourcentage19
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1
90  ans ou +
0,6
3,3
75 à 89 ans
4,8
12,3
60 à 74 ans
14,6
20,7
45 à 59 ans
21,8
17,5
30 à 44 ans
21,1
24,2
15 à 29 ans
18,3
21,8
0 à 14 ans
18,9
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage20
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3
90  ans ou +
1,2
6,7
75 à 89 ans
11,6
13,6
60 à 74 ans
15,3
21,4
45 à 59 ans
20,2
20,8
30 à 44 ans
18,9
18,4
15 à 29 ans
16,1
18,7
0 à 14 ans
16,7

Enseignement

Plouzané compte environ 1 500 écoliers entre écoles maternelles et primaires. Environ un millier d’entre eux est scolarisé dans les quatre groupes scolaires publics de la commune (école du Bourg, école de Kroas-Saliou, école de Coat-Edern, école Anita-Conti – anciennement école de la Trinité), les autres étant scolarisées dans les deux écoles privées (Sainte-Anne, au Bourg et Saint-Thérèse à la Trinité).

À la rentrée 2016, 104 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 6,6 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)21.

La commune compte également trois collèges : les collèges publics Victoire-Daubié (Kroas-Saliou) et de Kerallan et le collège privé Saint-Michel au Bourg.

Il n’y a pas de lycée à Plouzané, les élèves de l’enseignement public en filière générale étant scolarisés au lycée Amiral-Ronarc’h de Brest. En revanche Plouzané, grâce à la présence du technopole Brest-Iroise accueille plusieurs établissements d’enseignement supérieur : IMT Atlantique (anciennement Télécom Bretagne), l’ENIB, l’ESIAB et l’IUEM.

Économie

C’est sur le territoire de la commune qu’est installé le technopôle Brest Iroise.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

De nombreux édifices anciens parsèment la commune. En plus de l’église actuelle qui date de 1779, deux chapelles anciennes se trouvent sur la commune : celle de La Trinité, qui a donné son nom à l’agglomération qui l’entoure et celle de Bodonou, dans la campagne au nord de la commune. La chapelle de Kerangoff, plus récente date du début du vingtième siècle.

Pas moins de 41 manoirs ont existé sur la commune. À ce jour, il n’en reste que six : Poncelin, Halégot (autrefois Le Halgouët), Coadénez, Kerlambars, Le Nevent et celui plus récent, de Kerangoff.

220px-Monument_aux_morts_-_Plouzan%C3%A9-29 dans Luraghi

Monument aux morts de 1914-1918.

Quatre forts ont, autrefois, été construits sur le littoral. Il s’agit des forts de la Pointe du Diable (aujourd’hui disparu), du Dellec, du Mengant et du Minou.

Parmi les fontaines de la commune, deux sont particulièrement remarquables : celle du Cloître, dite aussi de saint Sané et celle de La Trinité.

Il existe aussi une quinzaine de croix remarquables sur le territoire communal. Parmi elles, celles de Bodonnou, Kerandantec, Coadénez, Poncelin

Le monument aux morts de 1914-1918 se situe près de l’église.

La commune possède également sur son territoire un vélodrome, rue Jacques Anquetil. Construit en 1988, à l’initiative de 15 communes 22, il accueille régulièrement des compétitions23.

Langue bretonne

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 15 décembre 2008. Le 12 mars 2009 a été remis à la commune le label Ya d’ar brezhoneg de niveau 1 et le 22 mars 2013 le label de niveau 2.

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Notes

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l’ensemble des communes.

Références

Insee

  1. LOG T1M – Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 – Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 – Résidences principales selon le statut d’occupation.

Autres sources

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l’Institut national de l’information géographique et forestière, [lire en ligne [archive]].
  2. Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Paris, Editions Jean-paul Gisserot, coll. « Universels Gisserot » (no 22), 2000, 126 p. (ISBN 978-2-877-47482-5, OCLC 44926369, lire en ligne [archive]), p. 97
  3. a et b http://www.infobretagne.com/plouzane.htm [archive]
  4. Jean Kerhervé, Anne-Françoise Perès, Bernard Tanguy, Les biens de la Couronne dans la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan, d’après le rentier de 1544, Institut culturel de Bretagne, 1984.
  5. d’après Louis Le Guennec, 1907
  6. > »Ordonnance… portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne », 1759, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f8.image.r=Plovan [archive]
  7. La France charitable et prévoyante : tableaux des œuvres et institutions des départements, numéro 1, 1896, Gallica [archive]
  8. Par la loi du 28 novembre 1850, et elle a été diminuée d’un quartier rattaché à Saint-Renan par arrêté préfectoral du 29 juillet 1970 Archives du Finistère [archive]
  9. En vertu du Concordat, les prêtres étaient alors payés par l’État
  10. Journal La Croix no 6064 du 18 et 19 janvier 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2199243/f1.image.r=Pouldreuzic.langFR [archive]
  11. Journal Le Radical no 194 du 12 juillet 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7623019f/f3.image.r=Plouguerneau.langFR [archive]
  12. Journal du 2 juin 1955, page 5603 [archive]
  13. http://www.lagazettedescommunes.com/274559/creation-des-metropoles-de-nantes-toulouse-et-brest/ [archive]
  14. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures » [archive], sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 5 mars 2015).
  15. Les jumelages de Plouzané [archive].
  16. L’organisation du recensement [archive], sur le site de l’Insee
  17. Des villages de Cassini aux communes d’aujourd’hui [archive] sur le site de l’École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee – Populations légales de la commune pour les années 2006 [archive]2007 [archive] 2008 [archive] 2009 [archive] 2010 [archive] 2011 [archive]2012 [archive]2013 [archive]2014 [archive] .
  19. « Évolution et structure de la population à Plouzané en 2007 » [archive], sur le site de l’Insee [archive] (consulté le 22 novembre 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 » [archive], sur le site de l’Insee [archive] (consulté le 22 novembre 2010)
  21. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm [archive]
  22. http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/cyclisme-quel-avenir-pour-le-velodrome-de-plouzane-20-02-2009-257837.php [archive]
  23. Voir par exemple http://www.cotebrest.fr/2015/09/04/le-velodrome-accueille-la-coupe-de-bretagne-de-cyclisme-sur-piste/ [archive]

Voir aussi

Bibliographie

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Articles connexes

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

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v · m

Brest Métropole

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ex%C3%A9cution_de_26_administrateurs_du_Finist%C3%A8re_sous_la_Terreur

Exécution de 26 administrateurs du Finistère sous la Terreur

image illustrant le Finistère image illustrant la Révolution française

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Lors de la montée en puissance de la Montagne dans le gouvernement révolutionnaire, les administrateurs du conseil général du Finistère crurent pouvoir s’insurger contre la Terreur naissante. Vingt-six d’entre eux, à la suite d’un procès mené principalement à charge, furent condamnés à la peine capitale par un tribunal révolutionnaire et guillotinés à Brest le 22 mai 1794 (3 prairial an II).

Sommaire

La question du choix du chef-lieu du département

L’établissement du chef-lieu du département fut un enjeu considérable durant la Révolution1. Trois villes furent en compétition : Quimper, Landerneau et Carhaix.

« La faiblesse de cette dernière ville l’écarte sans retour ; aucune des deux autres n’est centrale, mais le plus grand nombre d’administrés, le voisinage de Brest, la surveillance qui doit toujours être active sur ce premier dépôt des forces navales du royaume ont déterminé le comité en faveur de Landerneau2 ».

La cause quimpéroise était singulièrement compromise, mais les esprits des députés de l’Assemblée constituante furent retournés par l’intervention de l’abbé Denis Bérardier.

Élu député suppléant du clergé de Paris aux États généraux de 1789, Bérardier fut appelé à siéger à la Constituante en 1790 et se servit de cette position pour défendre les intérêts de sa ville natale, dans laquelle il avait de la famille et, en tout cas un frère.

Sa plaidoirie évoquait la pauvreté cornouaillaise : « La côte de Quimper est aussi pauvre que celle de Landerneau est opulente ; vous ne pouvez donner toutes les faveurs à une même ville et, si Quimper perdait le chef-lieu, vous prononceriez sa ruine totale ». Faisant le siège des députés les plus influents, il réussit à faire triompher la cause quimpéroise « contre toute probabilité ».

La décision fut rendue en ces termes : « l’Assemblée nationale a décrété que le chef-lieu du département du Finistère resterait définitivement fixé à Quimper2 ».

La rébellion contre la Convention nationale

Mais Quimper, en se ralliant à l’insurrection fédéraliste girondine, allait provoquer sa destitution administrative temporaire donnant l’avantage à Landerneau qui était dans la mouvance immédiate de Brest, port militaire directement contrôlé par la capitale et, donc, plus en phase avec les pulsions montagnardes.

En effet, le 6 janvier 1793, certains administrateurs dénoncent à la Convention nationale « les factieux qui dominent la ville de Paris3 ».

Lorsque les Girondins furent expulsés de la Convention le 2 juin 1793, à l’instigation des Montagnards et sous la menace des canons de la Garde nationale, les administrateurs du Finistère firent lever une force de six cents hommes devant se rendre à Paris pour rétablir une république plus modérée.

Les fédérés furent battus le 13 juillet 1793 à Pacy-sur-Eure. La Convention victorieuse décréta la mise en accusation et l’arrestation des administrateurs du Finistère. Ils furent remplacés par une commission administrative de neuf membres siégeant à Landerneau3. Les trente administrateurs furent inculpés pour « avoir conspiré contre la République ».

Le procès et l’exécution

Le tribunal révolutionnaire de Brest avait été établi à « l’instar de celui de Paris, pour juger tous les citoyens accusés de délits contre la liberté du peuple, la sûreté du gouvernement républicain, l’unité et l’indivisibilité de la république, de tout vol, de dilapidation tendant à opérer son dépérissement, en un mot de tout crime contre l’intérêt national’ »4. Il ne laissait peu de temps et possibilité de défense aux accusés.

Il était composé de :

  • Pierre-Louis Ragmey, ancien avocat à Lons-le-Saulnier, nommé le 6 septembre 1793, juge au tribunal révolutionnaire de Paris, puis président du tribunal révolutionnaire de Brest établi à l’instar de celui de Paris5 ;
  • l’accusateur public Joseph Donzé-Verteuil, un ancien jésuite, né à Belfort, ancien substitut au tribunal révolutionnaire de Paris auprès de Fouquier-Tinville ;
  • le substitut Bonnet, ex-procureur au Châtelet et ancien secrétaire de Fouquier-Tinville ;
  • le greffier Cabon arrivant du tribunal révolutionnaire de Paris ;
  • l’huissier Le Lièvre arrivant du tribunal révolutionnaire de Paris.

Parmi les douze jurés :

  • Trois officiers du vaisseau l’America ;
  • Trois membres du bataillon des Montagnards de Paris dont le caporal Combar, âgé de 21 ans ;
  • Deux membres du Comité révolutionnaire de Brest.

La défense des accusés étaient assurée par :

  • les avocats Le Hir et Riou-Kersalaun

Le procès

Le 3 prairial an II (22 mai 1794), en représailles de cette fronde girondine, vingt-six administrateurs du département du Finistère étaient guillotinés à Brest, place du Château à l’époque rebaptisée : « Place du triomphe du Peuple ». Les quatre autres, absents du département au moment du procès, eurent la vie sauve3.

L’accusateur public Donzé-Verteuil tenta de justifier ces exécutions : il écrivit le 6 prairial an II, au Journal de Paris, n° 520, une lettre où on lit qu’« Avant-hier, vingt-six administrateurs du Finistère ont porté leurs têtes sur l’échafaud. Ces Messieurs voulaient donner la ci-devant Bretagne aux Anglais. »1

L’exécution

À mesure que les condamnés sortaient du tribunal, le bourreau Ance6, arrivé de Rochefort, leur faisait couper les cheveux, leur liait les mains derrière le dos et les entassait dans les charrettes. Le cortège se dirigea vers la place du château où devait avoir lieu l’exécution.

La liste des guillotinés est la suivante7,8 :

  • François Louis de Kergariou du Cosquer, ancien maréchal de camp et chevalier de Saint-Louis, né le 13 juin 1725 à Plounévez-Moëdec, arrondissement de Lannion. Il avait présidé l’administration départementale depuis les élections de 1790. Il fut le premier guillotiné9 ;
  • Yves-Joseph Le Denmat de Kervern, avocat au Parlement de Bretagne, maire de Morlaix en 1790, né en 1751 à Callac, demeurant à Morlaix, âgé de quarante-trois ans ;
  • Olivier-Jean Morvan, avocat et poète, né le 15 mai 1754 à Pont-Croix ;
  • Louis Derrien, cultivateur, illettré, premier maire de Saint-Thurien ;
  • Louis-Joseph-Marie Le Prédour, ancien notaire royal, ancien avocat au Parlement, juge au tribunal de Châteaulin, député suppléant de la Convention, né à Pleyben le 2 juillet 1758 ;
  • Mathieu Michel Marie Brichet, homme de loi et ex-procureur général syndic du département du Finistère, âgé de trente-six ans, né à Landerneau, demeurant à Quimper ;
  • Jacques Rémy Aymez, négociant, ex-secrétaire général de l’administration départementale, né à Brest, le 14 juin 1764, demeurant à Quimper ;
  • Louis Guillier du Marnay, négociant, officier municipal de Douarnenez, membre du Directoire du Finistère de 1790 à 1793 ;
  • Pierre Marie de Bergevin, homme de loi, né à Brest le 2 janvier 1750, demeurant à Lanildut, conseiller du roi, son procureur au siège de Brest10, membre de l’Heureuse Rencontre, une loge maçonnique11 ;
  • Joseph Marie Dubois, juge au tribunal12 ;
  • Thomas Bernard Doucin, avocat né en 175513 ;
  • Yves Postic, cultivateur, illettré, né le 19 juin 1754 à Keriquel, Scaër, âgé de trente-neuf ans ;
  • Antoine Cuny, ancien capitaine d’artillerie, négociant, âgé de quarante-cinq ans, né à Bordeaux, demeurant à Quimperlé ;
  • Guillaume Le Roux, marchand de toile, âgé de vingt-sept ans, né à Pleyber-Christ, domicilié à Landivisiau ;
  • Yves Daniel Kersaux, âgé de quarante-cinq ans, né et demeurant à Penmarch ;
  • Guillaume Herpeu, avocat, juge au tribunal du district de Pont-Croix, né et demeurant dans cette ville, âgé de quarante-six ans ;
  • Jean Louis Mérienne, sous-chef des vivres de la Marine à Brest, né à Fougères (Ille-et-Vilaine), demeurant à Brest (Recouvrance), âgé de trente-neuf ans ;
  • Charles François Malmanche, né à Verteuil, dans l’ancien Angoumois, âgé de quarante-six ans, chirurgien, ancien maire de Brest (1790-1791), demeurant à Lambézellec, membre de l’Heureuse Rencontre, une loge maçonnique11 ;
  • Charles François Banéat, marchand et cultivateur, né à Carhaix, y demeurant, âgé de quarante-trois ans ;
  • Jean Marie Le Pennec, homme de loi, né et domicilié à Carhaix, âgé de cinquante ans ;
  • Julien Le Thoux, juge au tribunal du district de Quimper, y demeurant, né à Nouillac, district de Pontivy, âgé de soixante-douze ans ;
  • François Marie Déniel, ancien maire de Lannilis9, marchand et cultivateur, né à Landerneau, demeurant à Lannilis, âgé de trente-six ans ;
  • Julien Moulin, militaire réformé ;
  • Yves Le Gac, homme de loi ;
  • Louis Piclet, homme de loi, juge à Pont-Croix, y demeurant, né à Locronan-du-Bois, âgé de soixante-quatre ans ;
  • Louis-Alexandre Expilly de La Poipe, Évêque constitutionnel de Quimper, né le 24 février 1742 à Brest, fut le dernier supplicié9 et donna l’absolution à chacun avant leur exécution.

On a prétendu que le guillotineur Ance arrangea ces vingt-six têtes en couronne14. Ce qui est certain c’est que l’exécution eut lieu entre six heures et sept heures du soir, et que les actes de décès avaient déjà été rédigés à cinq heures.

Mémoire

Un mausolée en granite de l’Aber-Ildut dans le cimetière Saint-Martin de Brest fut érigé en 1865 à la mémoire ces hommes15.

Bibliographie

Notes et références

  1. a et b Chapitre IX – « Suite de la mission de André Jeanbon Saint André et de Pierre-Louis Prieur (de la Marne) Mise en jugement des 26 administrateurs du Finistère Leur exécution » – Histoire de la Révolution en Bretagne, de Armand René du Châtellier – Tome III – (ISBN 2859680039)
  2. a et b http://passeport.cg29.fr/article/articleview/542/1/250/ [archive]
  3. a, b et c Christian Bolzer, « Les administrations locales issues de la Révolution », Le Lien du Centre Généalogique du Finistère, no 112,‎ décembre 2009, p. 11 (ISSN 0755-9607)
  4. Le Cabinet Historique, Tome Quinzième par Louis Paris
  5. Émile Campardon, Marie-Antoinette à la conciergerie, du 1er août au 16 octobre 1793.
  6. le nom du Domingois Hentz, guillotineur de Rochefort sous la Terreur, apparaît orthographié Ance et Anse à deux lignes de distance dans une citation du Moniteur du 14 novembre 1793
  7. http://www.infobretagne.com/brest.htm [archive]
  8. Bulletin de la Société académique de Brest [archive], Tome 1er, 1858-1860, Imprimerie Anner, Brest, 1861
  9. a, b et c http://www.animation-lannilis.org/index.php?page=francois-marie-deniel [archive]
  10. in Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790
  11. a et b Histoire de la franc-maçonnerie en France Lettre liminaire de Me Richard Dupuy
  12. Les représentants du peuple en mission et la justice révolutionnaire par Henri Alexandre Wallon
  13. Bulletin de la Société archéologique du Finistère
  14. Histoire de la ville et du port de Brest pendant la Terreur par Prosper Jean Levot
  15. Géographie pittoresque et monumentale de la France. Gravée et imprimée par Gillot

 

Les meetings d’Emmanuel Macron ne font plus recette

 

 

Il semblerait que le beau parleur Emmanuel Macron n’ait finalement pas plus d’intelligence politique que l’ancien président d’AC ! Brest pour les années 2004 et 2005, Joël Roma, qui depuis sa plus tendre enfance a toujours été étiqueté et unanimement considéré comme un débile léger, ce qui en faisait pour les dirigeants de son parti politique, la LCR, le représentant idéal de cette association lorsqu’ils l’ont porté à sa présidence, sa trésorière Josette Brenterch disant avoir décidé de s’en retirer pour ne plus se consacrer qu’à ses activités politiques au sein du micro parti Brest à gauche autrement (BAGA), aujourd’hui depuis longtemps disparu faute de militants, comme d’autres structures créées par les mêmes politiciens locaux.

Joël Roma, qui restait ainsi le seul militant de la LCR à faire partie des membres actifs de cette association ayant pour objet la lutte contre le chômage, la précarité et les exclusions, avait évidemment pour mission d’y être tout à la fois les yeux, les oreilles et la courroie de transmission des ordres ou directives qu’il continuait à recevoir de ses anciens représentants de la LCR, notamment Josette Brenterch, toujours trésorière de cette association dont elle ne participait plus aux activités.

Mais à s’y confronter continuellement à des chômeurs, précaires et exclus motivés par l’action collective, il avait fini par les suivre et en épouser les causes, désobéissant toujours plus à ses chefs de la LCR sans toutefois trahir ceux-ci jusqu’à révéler à ses nouveaux camarades de lutte toutes les saloperies commises à leur encontre par les premiers. Il savait pourtant très bien qu’en ce qui me concerne j’étais précisément à la recherche d’informations et d’éléments de preuves quant à toutes ces infractions pénales dont j’étais victime depuis plusieurs années sans très bien savoir à quelle organisation criminelle j’avais affaire.

Croyant ainsi ménager la chèvre et le chou et pouvoir tirer son épingle du jeu, trahissant en fait les uns comme les autres, Joël n’aura finalement réussi qu’à se mettre tout le monde à dos.

 
 http://www.bfmtv.com/politique/polemiques-chaises-vides-a-toulon-macron-en-plein-essoufflement-1105896.html

Polémiques, chaises vides à Toulon: Macron traverse un trou d’air

19/02/2017 à 09h36
  • Newsletter Elysée 2017
Emmanuel Macron a tenu samedi un meeting devant 1.200 personnes.

Emmanuel Macron a tenu samedi un meeting devant 1.200 personnes. – Boris Horvat – AFP

 

Emmanuel Macron était en meeting samedi à Toulon, dans le Var. Le candidat d’En Marche! devait faire oublier ses déclarations polémiques des derniers jours alors que le mouvement en faveur de sa candidature connaît ses premières faiblesses.

 

« Je vous ai compris. » Samedi, à Toulon, c’est un Emmanuel Macron qui se voulait compréhensif qui s’est présenté devant ses partisans réunis en meeting. Le candidat d’En Marche! a clos ainsi une semaine tumultueuse après ses déclarations polémiques sur la colonisation française qualifiée de « crime contre l’humanité ». Puis sur les partisans de la Manif pour tous qui auraient été « humiliés » selon lui.

« On doit le regarder en face ce passé colonial, et oui c’est un passé dans lequel il y a des crimes contre l’humain », a réitéré Emmanuel Macron. S’il ne s’excuse pas, le candidat à la présidentielle s’est dit « désolé » d’avoir blessé des personnes.

« Je le dis aujourd’hui, à chacun et chacune dans vos conditions, dans vos histoires, dans vos traumatismes, parce que je veux être président, je vous ai compris et je vous aime », a-t-il conclu paraphrasant le Général de Gaulle.

800 chaises vides

Lors de ce meeting, Emmanuel Macron s’est voulu surtout dans l’attaque. A Nicolas Sarkozy et François Fillon, il leur reproche d’avoir supprimé la police de proximité, lui qui veut créer une police de sécurité quotidienne. Le candidat LR est également taxé de courir derrière les voix du FN. Il s’en prend ensuite à Benoît Hamon, sans le nommer, en critiquant la position de certains dirigeants politiques qui toléreraient que certaines femmes soient empêchées d’aller sur une terrasse de café.

Le Front national n’est pas exempt de critiques. Emmanuel Macron a accusé le parti frontiste d’avoir perturbé le déroulé de son meeting avec un rassemblement -non déclaré en préfecture- d’environ 150 personnes, drapeaux français à la main, à l’entrée du Zénith de Toulon. Il a déploré que le parti à la flamme a « empêché des centaines » de partisans de pénétrer dans la salle devant un parterre de 1.200 personnes alors que les organisateurs en attendaient 2.000.

Baisse dans les sondages

L’explication pourrait se trouver ailleurs. « On a donné à la droite une toute petite bulle d’air, l’erreur politique est là », reconnait un macroniste dans Le Parisien. Dans un sondage publié vendredi PrésiTrack d’OpinionWay pour Les Echos, Orpi et Radio classique, le candidat recueille 20% d’intentions de vote. En une semaine, Emmanuel Macron a perdu deux points. Plus préoccupant pour le fondateur d’ »En marche! », cette baisse de forme se traduit dans tous les segments de l’électorat.

A droite, on se réjouit de cette situation alors que François Fillon est empêtré dans les affaires d’emplois présumés fictifs de son épouse. « Macron commence à faire des c… Fillon a touché son point bas et Macron son point haut, donc on est plutôt bien partis », se réjouit un filloniste auprès du quotidien alors que le parquet financier a déclaré cette semaine poursuivre l’enquête. « On n’arrive pas à savoir si c’est une forme d’enterrement de l’affaire ou au contraire le début et que ce sera suivi de poursuites et de nouveaux épisodes », analysait Ruth Elkrief, l’éditorialiste de BFMTV. Cette mauvaise passe fait désormais craindre dans le camp Macron à une candidature de François Bayrou qui viendrait reprendre des voix à son candidat.

Justine Chevalier
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http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Politique/Politique/L-ambiance-du-meeting-de-Macron-a-Lyon-fabriquee-de-toutes-pieces

L’ambiance du meeting de Macron à Lyon fabriquée de toutes pièces ?

 


Par Justin Boche
Les meetings d'Emmanuel Macron ne font plus recette dans AC ! Brest bvideo
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Publié le 15/02/2017  à 11:08
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Réactions des militants soigneusement contrôlées, scénographie millimétrée, production d’images orchestrée par les équipes d’Emmanuel Macron. Et si l’ambiance du meeting lyonnais du candidat favori de Gérard Collomb n’était que pur produit de la communication du candidat En Marche ?

 

Meeting d’Emmanuel Macron au palais des sports de Gerland – Lyon, le 4 février 2017 © Tim Douet

© Tim Douet
Meeting d’Emmanuel Macron à Lyon le 4 février 2017.

 

C’est la thèse d’une vidéo amateur publiée sur YouTube par Christophe Geoffroy, un Français originaire de la périphérie de Soissons. Une vidéo dans laquelle on voit la manière dont les équipes d’Emmanuel Macron, la team Ambiance, ont mis en scène l’arrivée et le discours de leur candidat pour créer une sensation de ferveur dans le palais des Sports de Gerland. Compte à rebours, plans serrés sur une foule composée exclusivement de militants en délire, placée derrière le candidat… Rien n’est laissé au hasard.

Des réactions orchestrées par la “team” Ambiance

Message sur Telegram de l’équipe (la “team”) chargée de l’ambiance au meeting d’Emmanuel Macron à Lyon, le 4 février 2017 © DR

Message de la “team” Ambiance de Macron sur Telegram.

Dans cette foule, les helpers, les fans du candidat, sont mis en avant, téléguidés par cette team Ambiance via l’application Telegram. « Vous êtes au Top », « Gardez les Macron Président au bon moment », « Pour la prochaine vague. Tentez un « ça va marcher », l’objectif est que cette phrase s’inscrive à l’écran », « On se réveille, prenez l’initiative, menez la salle »… Durant tout le meeting, les équipes du candidat orchestrent ce que doivent être les réactions du public.

Pour obtenir toutes ces informations, Christophe Geoffroy s’est inscrit dans cette team Ambiance, via le site Internet du candidat. « J’avais déjà suivi dans son intégralité le meeting de Lille, car j’avais envie d’en savoir plus sur le personnage et son programme. Je suis resté sur ma faim en ce qui concerne les propositions, et une absurdité m’a laissé perplexe : la vacuité du discours et l’enthousiasme du public ne pouvaient pas avoir de rapport direct. À moins d’être complètement manipulé par le culte de la personnalité, je considérais qu’il n’était pas possible d’être surexcité par des phrases aussi creuses », explique-t-il à Lyon Capitale.

“S’ils n’avaient pas été là, la salle aurait été prodigieusement calme”

Selon Christophe Geoffroy, il y a tout de même eu « des réactions spontanées du « vrai » public dans le meeting, mais elles sont sans aucune mesure avec celle des « fans ». Si ces derniers n’avaient pas été là, la salle aurait été prodigieusement calme, comparée à ce que l’on nous fait voir à l’image. La spontanéité du « vrai » public est également à pondérer puisqu’il est influencé sur place par la mise en scène orchestrée par la team Ambiance. Avec le mimétisme dont les humains font preuve dans un contexte de groupe, je ne sais pas si l’on peut encore parler de spontanéité ».

Soutien de Jean-Luc Mélenchon sur Twitter, Christophe Geoffroy réfute tout lien entre sa vidéo et son engagement : « Je soutiens effectivement Jean-Luc Mélenchon (…) Mais il n’y a à ce sujet aucune mention, aucun lien, aucune image le favorisant. Cette vidéo a été réalisée pour proposer un regard différent sur les meetings de Macron et sur le soi-disant engouement propagé par certains journalistes. J’ai fait en sorte de produire la vidéo de manière objective, et j’ai mis à disposition tous les documents utilisés. Ainsi, tout le monde peut librement les vérifier et analyser le meeting comme je l’ai fait », se justifie-t-il. Des documents libres d’accès où l’on peut consulter les captures des messages envoyés par la team Ambiance sur Telegram.

“Une perte de temps” pour Bruno Bonnell

Du côté d’En Marche, Bruno Bonnell, référent du mouvement dans le Rhône, a parlé d’« une perte de temps » : « Toutes les réunions publiques que je connais, stade de foot, réunion politique ou concert de rock, il y a de l’animation prévue. On ne peut pas tenir une ambiance fake pendant 2h30 et pour 16 000 personnes dont certaines qui viennent de très loin. Il faut raison garder. Une centaine de personnes ne peuvent pas en manipuler 16 000 autres. Ce n’est pas très crédible. »

« Notre mouvement est basé sur la bienveillance. Donc les vidéos malveillantes, qui essayent de montrer ci ou ça, ne m’intéressent pas et je n’ai pas de commentaire à faire dessus parce que c’est stérile. Je préfère parler des banlieues et débattre du programme« , conclut Bruno Bonnell.

Mon Chinois de Thaïlande devenu allemand de nouveau très excité

 

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C’est la faute à Rue89, il est en manque :

 

Le 08/12/2016 à 17:41, Rue89 a écrit :

Chers riverains,
Nous vous avions écrit il y a quelques semaines pour vous l’annoncer : Rue89 change de plateforme. Tout le monde est à pied d’oeuvre pour serrer les derniers boulons mais sur certaines parties du site, les travaux vont se poursuivre pendant plusieurs jours. Principale conséquence pour vous : vous ne pourrez pas poster de commentaire avant la semaine prochaine (sauf, évidemment, sur les réseaux sociaux). Et, comme vous le savez, un nouveau mot de passe vous sera attribué : surveillez votre boîte mail.

Merci pour votre patience.

L’équipe de Rue89

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Mon Chinois de Thaïlande devenu allemand de nouveau très excité dans Crime

 

 

 

La solution pourrait être ceci :

 

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/13/Zwangsjacke_Leinen01_2002-01-09.jpg

 

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