Jean-Luc Mélenchon estime illégale la perquisition du siège de la France insoumise

Je continue mes petites comparaisons.

Voilà donc un vieux complice de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest qui se retrouve sur la sellette avec tout son entourage politique le plus proche, mais surtout lui-même et sa communicante préférée avec qui il aurait une relation intime de longue date, un peu comme le sont continuellement depuis 2005 à l’initiative de la même Josette Brenterch les dirigeants de l’association AC ! Brest pour cette année-là, et particulièrement son président Joël Roma et sa secrétaire (moi-même, non pas salariée d’une minuscule association qui n’a jamais eu les moyens d’employer qui ou quoi que ce soit, mais membre du Bureau de cette association, régulièrement élue lors de son Assemblée Générale de février 2005), également montrés du doigt par la même personne, et ce dès le printemps 2005, comme entretenant une relation intime qui elle, vraiment, n’a jamais existé (Joël Roma, titulaire d’un CAP de carreleur, n’a rien d’un intellectuel tandis que je suis ingénieur informaticien; de plus, même s’il n’obéissait pas à tous les oukazes de sa chef de parti Josette Brenterch, il a quand même toujours fait preuve à mon égard d’une extraordinaire duplicité… nous n’avions donc rien en commun et ne nous sommes jamais retrouvés que dans notre activité associative commune en 2004 et 2005).

Sauf que Josette Brenterch n’est pas la justice et ne nous a, non plus, jamais dénoncés pour aucun fait délictueux susceptible de se rapporter à notre activité associative de cette époque, et pour cause, il n’y en a jamais eu aucun, c’est elle qui, toujours trésorière de l’association alors qu’elle n’en était plus un membre actif, n’était « pas nette sur les sous »… d’où son acharnement préventif sur les autres membres qu’elle accusait mensongèrement de n’importe quoi et s’est vite mise à menacer de mort… avant de les « pourrir » dans tous ses réseaux, puis sur la toile avec ses complices « déconnologues » à compter des années 2008 à 2010, et particulièrement de l’été 2010.

Je rappelle brièvement le fond de nos contentieux : d’une part, Josette Brenterch, chef incontesté de la section brestoise de la LCR dont elle a toujours fait partie depuis les années 1970, et qui participait depuis des lustres à quantité d’exactions graves contre mes proches et moi-même, notamment les opérations de harcèlement moral dont j’étais victime depuis les années 1990, ce que j’ignorais lorsque j’ai fait sa connaissance en 2004, exigeait mon exclusion de l’association depuis l’automne 2004 en raison de mes prises de parole sur le sujet du harcèlement moral en entreprise lors d’un débat public d’octobre 2004, au motif que soi-disant je n’aurais été qu’une folle (débat auquel elle n’avait elle-même pas assisté et n’avait non plus nullement préparé avec les membres actifs de l’association, dont elle ne faisait plus partie), et d’autre part, la même Josette Brenterch s’opposait comme elle l’avait toujours fait depuis la création d’AC ! Brest en 1994 à toute activité de cette association en faveur des chômeurs, précaires et exclus, une direction que nous avions prise depuis son départ – récent  – et dont j’étais le principal auteur.

A cela s’ajoutait le problème de la trésorerie de l’association avec laquelle elle faisait ce qu’elle voulait en nous refusant toute information, tout droit de regard et tout accès. Probablement nos sous étaient-ils utilisés pour ses activités politiques, dont, en 2005, la campagne pour le « non » au traité européen. Et pour les activités de l’association, nous étions de notre poche…

Ironie de l’histoire : il n’est pas impossible que Jean-Luc Mélenchon, pourtant soutien inconditionnel de sa bande de « déconnologues » formée en 2008-2009 essentiellement pour me « pourrir » sur la toile, subisse actuellement la vindicte de cette folle tout comme son ancien dévoué Joël Roma à compter de l’automne 2004 pour l’avoir très fortement contrariée à mon sujet, comme je l’ai expliqué dans cet article d’hier :

http://petitcoucou.unblog.fr/2018/10/21/pourquoi-jean-luc-melenchon-est-il-lache-par-mediapart/

Un rapide coup d’oeil au mur Facebook de Jean-Luc Mélenchon suffit à se rendre compte que les soutiens qu’il affiche ne viennent pas de ses amis du NPA, par ailleurs l’un des rares partis politiques à n’avoir pas encore subi de perquisition ni fait l’objet de soupçons d’escroqueries ou autres – et pourtant… je vous garantis qu’il y aurait de quoi…

Et sur le site du NPA, concernant Jean-Luc Mélenchon, hors un bref article de mardi 16 octobre 2018 intitulé « Perquisitions : le deux poids deux mesures sauce Macron », on trouve surtout un très très long papier du dimanche 9 septembre 2018 disant grosso modo à quel point il est devenu puant, ce qui est parfaitement concordant avec mes supputations d’hier : Josette Brenterch s’est fâchée tout rouge début septembre.

Que pouvons-nous encore constater ?

Eh bien, les arguments avancés jusqu’à présent par Jean-Luc Mélenchon et son équipe pour leur défense ressemblent quand même beaucoup aux miens contre Josette Brenterch et ses complices Pascal Luraghi et autres, ou du moins à ce que le public en connaît : j’ai fait annuler toutes leurs plaintes et procédures à mon encontre et ai bien débuté ma « plaidoirie » du 8 novembre 2016 à Paris (j’ose à peine utiliser ce mot tant ce que j’ai fait ce jour-là était en dessous de tout, j’étais vraiment très mal et ai d’ailleurs été hospitalisée en urgence après mon retour à Brest) en indiquant à la juge que tout ce qu’elle venait d’entendre de la part de l’adverse et que j’avais moi-même patiemment écouté durant au moins une heure était entièrement faux.

Mais je l’ai fait avec d’excellents moyens pour justifier mes dires et obtenir des résultats.

Or, il ne semble pas que ce soit le cas de Jean-Luc Mélenchon…

 

https://www.francetvinfo.fr/politique/melenchon/jean-luc-melenchon-demande-l-annulation-de-la-perquisition-du-siege-de-la-france-insoumise-et-la-restitution-des-biens-saisis-illegalement_2994109.html

VIDEO. Jean-Luc Mélenchon demande « l’annulation de la perquisition » du siège de La France insoumise

 

« Tout ce qui a été pris ici l’a été illégalement », a martelé le chef de file de La France insoumise.

 

Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a demandé, vendredi 19 octobre, « l’annulation de la perquisition » au siège de son parti et la « restitution de tout ce qui a été prélevé à ce moment-là ». « Tout ce qui a été pris ici l’a été illégalement et doit nous être restitué », a-t-il martelé. « Du matériel a été emmené du siège de La France insoumise, nous ne savons pas lequel », a-t-il déploré.

Le député des Bouches-du-Rhône a de nouveau accusé le gouvernement d’être à la manœuve, précisant que la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, avait forcément été prévenue de perquisitions d’une telle ampleur.

Jeudi, le procureur de Paris, François Molins, avait assuré à France Culture que « ce qui a été fait ces derniers jours l’a été dans le cadre de l’Etat de droit en respectant la loi »« La justice est tout à fait indépendante, je n’ai jamais été aussi indépendant que depuis que je suis procureur de Paris », avait-il ajouté.

 

https://www.liberation.fr/checknews/2018/10/19/perquisition-a-la-france-insoumise-les-policiers-auraient-ils-du-faire-signer-un-pv_1685928

Perquisition à la France insoumise: les policiers auraient-ils dû faire signer un PV?

 

Par Pauline Moullot 19 octobre 2018 à 16:37
Jean-Luc Mélenchon à Liverpool, le 24 septembre. Photo Paul Ellis. AFP

Des sources proches du dossier assurent que les Insoumis ont refusé de signer le procès-verbal de la perquisition. Le représentant de LFI le conteste.

 

Question posée par Paul le 16/10/2018

Bonjour,

Vous avez été nombreux à nous poser des questions sur la nécessité de montrer et faire signer un PV après la perquisition houleuse qui a eu lieu au siège de la France Insoumise (LFI) mardi matin. Perquisition interrompue avant la fin. Depuis trois jours, l’absence de PV signé est en effet largement invoquée par les Insoumis comme un possible motif de nullité de la procédure puisqu’elle aurait empêché d’acter d’éventuelles saisies. Lors de sa conférence de presse de vendredi après midi, sans évoquer explicitement les PV, Jean-Luc Mélenchon a ainsi affirmé que des choses avaient été emportées «illégalement» et a demandé l’annulation de la perquisition.

Le PV est obligatoire lors d’une perquisition, et doit raconter tout ce qui s’y passe. L’heure d’arrivée des enquêteurs, l’heure de début de la perquisition, de la fin, le nom des témoins s’il y en a, et les objets et documents saisis sous scellés. Si le leader des Insoumis affirme que des documents ont été saisis, nous n’en avons pour l’heure pas eu officiellement confirmation.

Ce qui est avéré, c’est que le PV n’a effectivement pas été signé après la perquisition interrompue. Les versions divergent toutefois sur la raison.

Le PV a-t-il été montré et proposé à la signature à Bompard?

L’article 57 du code de procédure pénale dispose que le PV doit être signé par les officiers de police judiciaire (OPJ), par la personne chez qui la perquisition a lieu ou à défaut par deux témoins choisis par l’OPJ. «Le procès-verbal de ces opérations, […] est signé par les personnes visées au présent article ; au cas de refus, il en est fait mention au procès-verbal».

Les versions divergent sur ce point : de source proche du dossier, le PV a été réalisé et il y est noté que les insoumis ont refusé de le signer. Ce que conteste formellement Bompard, le président de LFI et donc son représentant légal, qui assure qu’on ne lui a jamais proposé de signer.

Contacté par CheckNews, Manuel Bompard raconte : «A partir du moment où on a été bloqués dans la salle de réunion, il n’y avait plus personne avec les policiers. Ils sont repartis avec des mallettes, qu’ils avaient aussi en arrivant donc on ne sait pas s’ils ont saisi quelque chose, et quoi. On ne m’a jamais présenté de PV».

Les vidéos et bande-son ne permettent pas de se faire une idée claire. Dans un Facebook live filmé par le député Jean-Hugues Rattenon, on entend les Insoumis reprocher aux policiers de repartir sans leur faire signer de PV. La scène semble très confuse au moment où les enquêteurs quittent le siège de LFI. Rappelons que l’arrivée de Jean-Luc Mélenchon et des Insoumis a tendu la situation à tel point que la perquisition a été interrompue.

- «Mélenchon: Vous entrez, vous prenez des tas de choses, vous ne dites pas quoi, vous repartez et on ne sait pas ce que vous avez fait.

- Insoumis: on veut voir le PV!

- Policier: Non, vous ne voulez pas le signer.

- Insoumis (en chœur): Pour le signer, il faut le voir.

- Corbière: Donc il n’y a pas de PV!

- Policier: y a pas de PV, de toute façon il n’est pas fini. »

L’absence de PV signé entraîne-t-elle la nullité de la procédure?

«Même si la loi impose que la rédaction du PV se fasse sur-le-champ, la jurisprudence considère que le non-respect de cette condition d’immédiateté n’est pas une cause de nullité», explique à CheckNews l’avocat pénaliste Emmanuel Daoud.

L’avocat invoque par ailleurs un autre argument : «la perquisition ayant été autorisée sans l’assentiment de la France insoumise, on peut considérer que sa présence (ou celle des témoins) et donc sa signature n’étaient pas nécessaires non plus.»

Nous l’avons expliqué dans une réponse précédente: dans le cadre d’une perquisition réalisée en enquête préliminaire, si l’enquête est relative à un crime ou délit passible de cinq ans ou plus d’emprisonnement (ce qui semble être le cas), les enquêteurs peuvent se passer de l’accord de la personne mise en cause à condition que le juge des libertés et de la détention (JDL) donne alors son accord. Selon L’Obs, cet accord a été donné les 11 et 12 octobre. Cette mesure est prévue par l’article 76 du code de procédure pénale, qui s’applique aux perquisitions lors des enquêtes préliminaires. Cet article ne précise pas si et par qui le PV doit être signé.

En clair, selon Maître Daoud, si l’accord n’est pas nécessaire, il n’est pas besoin non plus de soumettre ce PV à la signature du perquisitionné ou à celle d’un témoin.  «On peut penser que le législateur a considéré que le fait que la mesure soit autorisée et contrôlée par le JLD suffisait à garantir la bonne exécution de la perquisition», explique Emmanuel Daoud. On s’affranchit alors de l’article 57. Cette interprétation est d’ailleurs validée par un autre juriste contacté par CheckNews, Mikaël Benillouche, maître de conférences en droit pénal à l’université de Picardie.

«Néanmoins, dans la mesure où ni la loi ni la jurisprudence n’ont jusqu’ici apporté de réponse nette à cette question, si un grief était démontré du fait de l’absence de la personne, on peut envisager que cela puisse fonder une demande tendant à la nullité de la perquisition litigieuse», relève maître Daoud.

Qu’ils demandent un supplément d’information sur ce point lors de l’enquête préliminaire, ou qu’ils fassent une demande de nullité en correctionnelle ou lors d’une information judiciaire le cas échéant, les insoumis auront donc quoi qu’il arrive l’occasion de contester cette perquisition s’ils le jugent nécessaire.

Cordialement

Pauline Moullot

 

http://www.europe1.fr/politique/la-procureure-generale-de-paris-repond-a-jean-luc-melenchon-ces-perquisitions-ont-ete-diligentees-en-pleine-legalite-3783194

La procureure générale de Paris répond à Jean-Luc Mélenchon : « Ces perquisitions ont été diligentées en pleine légalité »

 

09h25, le 20 octobre 2018, modifié à 14h09, le 20 octobre 2018
 

Catherine Champrenault, la procureure générale de Paris a dénoncé samedi, au micro de Patrick Cohen sur Europe 1, l’attitude de Jean-Luc Mélenchon pendant une perquisition menée dans les locaux de La France insoumise.

 

INTERVIEW

 

Lui s’estime victime d’un coup politique. Jean-Luc Mélenchon a très vivement réagi aux perquisitions menées chez lui et dans les locaux de la France insoumise, mardi. Devant des caméras, le candidat malheureux à la présidentielle a même tenté d’entrer de force dans son QG, alors que des policiers, en pleine intervention, lui barraient la route. « De notre point de vue, il s’agit d’une affaire politique, clairement », a notamment dénoncé sur Europe 1 la députée FI de Paris, Danièle Obono.Catherine Champrenault, procureure générale de Paris, ne l’entend pas de cette oreille et dénonce « un coup de force » de la part du leader de La France insoumise. « Ces perquisitions ont été diligentées en pleine légalité », a- t-elle assuré samedi, au micro de Patrick Cohen dans C’est arrivé cette semaine sur Europe 1. Deux enquêtes préliminaires sont à l’origine de ces opérations, l’une sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon, l’autre sur des emplois fictifs présumés au Parlement européen.

Les procédures qui ont visé Jean-Luc Mélenchon et ses proches s’inscrivent-elle dans un cadre légal ?

« Mardi dernier, il y a eu une perquisition qui a défrayé la chronique et à propos de laquelle on a dit beaucoup de contre-vérités ou d’outrances. Premièrement, ces perquisitions ont été diligentées en pleine légalité. Deuxièmement, je veux apporter mon soutien public aux magistrats et aux policiers qui ont subi un coup de force et des violences verbales et physiques. [...] Les enregistrements effectués lors de cette perquisition [au siège parisien de La France insoumise, ndlr], que le responsable du parti en question a souhaité permettre alors qu’en principe ils sont interdits lors de perquisitions, témoignent qu’il y a eu un véritable coup de force et que l’on a essayé d’entraver l’action de la justice.

Pourquoi ces perquisitions ?

Ces deux enquêtes ne sont pas des enquêtes d’office, de la part du parquet et de la police, mais des enquêtes qui viennent après soit des dénonciations, soit un signalement de la Commission des comptes de campagne. À partir du moment où ces deux sources révèlent des suspicions d’infraction, il appartient au procureur de la République de les rechercher, et donc de se donner les moyens d’accéder à la vérité.

Est-ce à bon droit que les forces de l’ordre ont empêché Jean-Luc Mélenchon d’assister aux perquisitions au sein de son parti ?

Quand on fait une perquisition […], il faut que le chef de maison, c’est-à-dire l’occupant, soit présent. En l’espèce, c’était le responsable des locaux du parti. Il a accepté de se prêter à la perquisition, et tout s’est très bien passé jusqu’à l’arrivée du chef du parti. [...] Si monsieur Mélenchon était arrivé tout seul et calmement, il n’y aurait eu aucun problème pour qu’il accède aux locaux de son parti, bien évidement. Mais si vous regardez attentivement les images, monsieur Mélenchon a rameuté ses militants et des députés de son parti, et a voulu rentrer en force. […] Eu égard à cette pression physique sur la porte, on n’a pas laissé passer monsieur Mélenchon parce que l’on ne pouvait pas laisser passer le groupe.

Entendu sur Europe 1
C’est la première fois qu’un responsable politique fait entrave à une opération de police judiciaire.

Le dispositif policier était-il disproportionné ?

Je ne pense pas qu’il y avait une centaine de policiers [comme l’ont affirmé plusieurs membres de la France insoumise, ndlr] mais plusieurs dizaines de policiers. C’est tout à fait normal, puisqu’il y avait une quinzaine de perquisitions. […] Il y a des perquisitions dans toutes sortes d’affaires : santé publique, homicide involontaire, criminalité organisée, mais aussi dans des affaires d’urbanisme ou qui ne défrayent pas la chronique. C’est le quotidien.

[…]

À ce que je sache, quand il y avait des perquisitions de ce type dans un autre parti, Jean-Luc Mélenchon réclamait que la justice puisse faire son travail en toute indépendance. Ces dernières années, sur l’échiquier politique, il n’y a pas de mouvement, de sensibilité politique, de parti qui n’ait pas été inquiété. Il faut bien reconnaître que c’est la première fois qu’un responsable politique fait entrave à une opération de police judiciaire, et donc fait entrave à la manifestation de la vérité.

La justice a-t-elle répondu à un ordre politique, comme l’affirme Jean-Luc Mélenchon ?

Un juge a donné son autorisation pour ces perquisitions, un juge des libertés et de la détention, et il a apprécié si ces perquisitions étaient pertinentes, justifiées, proportionnées par rapport au but recherché. Il faut arrêter de dire que le magistrat du parquet n’est pas indépendant. C’est un magistrat qui est impartial, qui recherche si les infractions sont constituées, qui va enquêter à charge et à décharge, qui n’a pas d’idées préconçues et qui n’est cautionné par aucune influence extérieure. Par contre, ce qui est important, c’est que nous, justice, nous puissions faire notre travail. Quand on se réclame de la démocratie et de la République, on se réclame forcément de la séparation des pouvoirs, et forcément de l’exercice indépendant de la justice.

>> Retrouvez ici l’intégralité de l’interview de Catherine Champrenault, procureure générale de Paris

Le pouvoir politique était-il informé à l’avance de ces opérations ?

Bien entendu que non ! Je le dis avec la plus extrême fermeté et solennité. La stratégie d’une enquête doit absolument rester secrète et elle est conservée par le procureur de la République avec les enquêteurs, qui souhaitent bénéficier d’un sentiment de surprise pour obtenir les renseignements dont ils ont besoin.

N’est-il pas d’usage de faire remonter à la connaissance de la chancellerie les dossiers sensibles ?

Nous ne faisons pas remonter les stratégies d’enquête. Pas avant que ce soit arrivé. Nous faisons remonter quand les faits se sont passés, et qu’ils sont le plus souvent déjà commentés par la presse. Il est normal que le ministre de la Justice puisse accéder à une vérité judiciaire. Mais, encore une fois, le ministère n’a pas à être informé avant les opérations. »

 

https://www.lemonde.fr/la-france-insoumise/article/2018/10/20/la-procureure-generale-de-paris-denonce-un-coup-de-force-du-camp-melenchon-lors-des-perquisitions-au-siege-de-la-france-insoumise_5372325_5126047.html

Perquisitions au siège de La France insoumise : bras de fer entre la procureure générale de Paris et le camp Mélenchon

 

« Si M. Mélenchon était arrivé tout seul et calmement, il n’y aurait eu aucun problème pour qu’il accède aux locaux de son parti », a affirmé Catherine Champrenault.

Le Monde.fr avec AFP | 20.10.2018 à 11h34 • Mis à jour le 20.10.2018 à 17h18

Jean-Luc Mélenchon le 18 octobre à Nanterre, à la sortie d’une audition à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions.

 

C’est une prise de parole rare, qui marque la singularité de la situation. La procureure générale de la cour d’appel de Paris, Catherine Champrenault, a dénoncé samedi 20 octobre le « coup de force » contre les magistrats et les policiers mené par Jean-Luc Mélenchon et ses militants lors des perquisitions effectuées mardi au domicile du leader de La France insoumise et au siège du parti.

 

« J’apporte mon soutien aux magistrats et policiers », a expliqué la magistrate sur Europe 1, dénonçant une tentative « d’entrave à l’action de la justice ». « Je crois savoir qu’un policier a porté plainte, magistrats et policiers ont été choqués. Personne n’est au-dessus des lois », a-t-elle ajouté.

Lire aussi :   Jean-Luc Mélenchon, au risque de ses colères

« Pression physique sur la porte »

Dans une scène filmée par des journalistes, Jean-Luc Mélenchon avait notamment appelé ses proches à « enfoncer la porte » pour entrer dans les locaux de son mouvement où une perquisition était en cours. Il a ensuite bousculé un représentant du parquet ainsi qu’un policier qui s’interposait.

« Si M. Mélenchon était arrivé tout seul et calmement, il n’y aurait eu aucun problème pour qu’il accède aux locaux de son parti », a affirmé Catherine Champrenault. Mais, accompagnés de militants et de députés LFI, il « a voulu rentrer en force », et « c’est parce qu’on ne pouvait pas filtrer eu égard à cette pression physique sur la porte, qu’effectivement on n’a pas laissé passer M. Mélenchon car on ne pouvait pas laisser passer le groupe », a-t-elle expliqué.

Lire aussi :   Après les perquisitions au siège de LFI, Mélenchon parle d’« une opération de police politique »

Le ministère de la justice pas informé

Alors que le patron de La France insoumise a dénoncé vendredi « une opération de police de type antiterroriste », la magistrate a justifié l’ampleur du dispositif :

« Il y avait plusieurs dizaines de policiers, ce qui est normal car il y avait une quinzaine de perquisitions. »

Catherine Champrenault a également assuré que le ministère de la justice n’avait pas été informé des perquisitions : « Nous ne faisons rien remonter avant que les faits ne se soient passés. » Elle a également justifié que l’enquête en reste à son stade préliminaire, sous l’égide du parquet. L’ouverture d’une information judiciaire, confiée à des juges d’instruction, serait pour l’heure « disproportionnée », selon elle, car « nous n’en sommes pas encore aux indices graves et concordants ».

Lire aussi :   Perquisitions : « La manœuvre de Monsieur Macron est ratée », affirme Mélenchon après son audition

Alors que Jean-Luc Mélenchon demande « l’annulation de cette perquisition et la restitution de tout ce qui a été prélevé », la magistrate a annoncé que les ordinateurs avaient été remis « hier soir [vendredi] » et assuré que « seuls les documents qui intéressent les infractions que l’on recherche » seraient exploités et mis dans la procédure.

 

Attentat avorté de Villejuif du 19 avril 2015 : des liens avec la cellule du 13 novembre

Des liens avec les frères Kouachi avaient déjà été évoqués.

Mais il y a aussi la petite amie brestoise de l’auteur des faits… ainsi que le choix de son avocat de Clermont-Ferrand, qui le lient au NPA et à sa patronne de Brest, la criminelle Josette Brenterch.

Il est par ailleurs troublant de constater l’existence, deux jours plus tôt, d’une discussion relative à l’affaire qui alors m’opposait toujours à cette femme sur le blog d’un avocat ayant publié en 2013 un commentaire sur le jugement prononcé en sa faveur cette année-là, ici :

https://www.legavox.fr/blog/maitre-anthony-bem/responsabilite-hebergeur-site-internet-propos-12519.htm

Manifestement, donc, on en discutait…

 

https://www.ouest-france.fr/attentats-paris/attentat-avorte-de-villejuif-en-2015-des-liens-avec-la-cellule-du-13-novembre-5707944

Attentat avorté de Villejuif en 2015. Des liens avec la cellule du 13 Novembre ?

 

Les deux suspects de l’affaire du laboratoire d’explosifs découverts à Villejuif (Val-de-Marne), projetaient de commettre un attentat
Les deux suspects de l’affaire du laboratoire d’explosifs découverts à Villejuif (Val-de-Marne), projetaient de commettre un attentat | AFP

 

Ouest France avec AFP

Publié le 19/04/2018 à 13h18

L’étudiant algérien, fiché S pour radicalisation islamiste, Sid Ahmed Ghlam, avait tenté de perpétrer un attentat contre une église en proche banlieue parisienne. Ses liens avec la cellule qui a mené les attaques du 13 novembre ne sont pas encore bien définis.

Trois ans après l’attentat avorté de Villejuif, l’enquête a pu préciser la piste d’un commanditaire lié à la cellule de Verviers, matrice des attentats de Paris et de Bruxelles, mais des questions demeurent sur la mission du principal suspect, Sid Ahmed Ghlam.

Ce 19 avril 2015, cet étudiant algérien, alors âgé de 23 ans et fiché S pour radicalisation islamiste, avait lui-même appelé les secours après s’être tiré une balle dans la jambe. Alertés, les policiers avaient découvert, dans sa voiture et sa chambre du XIIIe arrondissement de Paris, quatre kalachnikovs, deux armes de poing et des gilets pare-balles.

Une attaque coordonée avec d’autres ?

L’enquête allait montrer, comme il l’a reconnu ensuite, qu’il avait été téléguidé par le groupe État islamique (EI) pour attaquer ce dimanche-là une église à Villejuif (Val-de-Marne), près de Paris, trois mois après les attentats de Charlie Hebdo, de Montrouge et de l’Hyper Cacher qui ont fait rentrer la France dans l’ère de la menace jihadiste.

Avec cette question en suspens : la cible de Villejuif s’inscrivait-elle dans un vaste plan d’actions en Europe du groupe djihadiste, avant l’attaque d’un Thalys en août 2015 et les raids meurtriers du 13 novembre dans la capitale et à Saint-Denis ?

Ce dimanche-là, un carnage avait été évité, mais au prix d’une vie : Sid Ahmed Ghlam est soupçonné d’avoir tué au matin une professeur de fitness de 32 ans, Aurélie Châtelain, dans sa voiture. Il nie ce meurtre, assurant qu’elle a été tuée accidentellement par un mystérieux complice dont il est le seul à affirmer l’existence. Une thèse jugée peu crédible.

Rapidement à l’époque, les enquêteurs parviennent à décrypter des échanges entre Sid Ahmed Ghlam et deux donneurs d’ordre de l’EI, dissimulés derrière des noms de combattants : Abou Moutana et Amirouche lui donnent pour instruction de trouver « une bonne église avec du monde ».

Des rapprochements permettront d’identifier ces deux vétérans du djihad, visés depuis un an par des mandats d’arrêts mais présumés morts en zone irako-syrienne : le premier serait Abdelnasser Benyoucef, entraîné par Al-Qaïda en Afghanistan et lié au Groupe islamiste des combattants marocains (GICM).

Le second est un de ses proches et une figure du jihad : Samir Nouad est considéré comme l’un des donneurs d’ordre d’Abdelhamid Abaaoud lorsque ce dernier pilotait à distance la cellule franco-belge de Verviers, démantelée en janvier 2015, selon une source proche du dossier.

Il se présente comme un jeune naïf

Les enquêteurs pensent aussi avoir identifié M. Abaaoud, le futur coordinateur des attentats du 13-Novembre, derrière le pseudonyme Abou Omar, apparu dans des conversations avec Sid Ahmed Ghlam. Mais ce dernier réfute toute connexion avec le djihadiste belgo-marocain.

« Je n’avais pas connaissance des autres actions que l’État islamique menait », a affirmé Sid Ahmed Ghlam dans sa dernière audition devant le juge le 28 février.

Selon son récit, Sid Ahmed Ghlam a été missionné par l’EI depuis la Turquie où il s’était rendu en octobre 2014 et février 2015. Devant le juge, il s’est présenté comme un jeune naïf, aveuglé par « l’idéologie » jihadiste et un « repenti » dont le renoncement est allé jusqu’à s’infliger une blessure par balle et aurait évité un possible massacre.

Mais cette version semble fragilisée par une expertise remise le 27 mars aux juges, selon une source proche du dossier. Sans apporter de conclusion formelle sur le caractère volontaire ou accidentel du tir, elle suggère néanmoins que M. Ghlam a pu se blesser lors de « la remise en place de l’arme au niveau de la ceinture ».

« C’est un rapport complexe et ambigu, difficilement exploitable », estime l’avocat du suspect, Me Gilles-Jean Portejoie.

Trois ans après, reste pour les proches d’Aurélie Châtelain le sentiment d’un « sacrifice », selon leur avocat Antoine Casubolo Ferro. Et l’attente d’un procès, encore lointain, « pour que Ghlam apporte l’explication : pourquoi et comment est-elle morte ? »

Dans l’enquête sur le matériel et les armes fournies à M. Ghlam, sept hommes, dont certains liés à la mouvance islamiste radicale, sont mis en examen. L’un d’eux, Farid B., a été réincarcéré en novembre après la découverte d’ADN sur un fusil d’assaut, et un autre, Jonhy M. a été remis en liberté en décembre.

Mamadou N. et Beramdane B. sont les derniers avoir été mis en examen et incarcérés, en janvier, pour des « infractions à la législation sur les armes en relation avec une entreprise terroriste ». Leur ADN a aussi été retrouvé sur des armes de M. Ghlam.

 

http://www.letelegramme.fr/france/attentats-ghlam-connaissait-il-les-freres-kouachi-29-04-2015-10612211.php

Attentats. Ghlam connaissait-il les frères Kouachi ?

 

Publié le 29 avril 2015 à 09h04
 

(Photo DR)

(Photo DR)

 

Sid Ahmed Ghlam connaissait-il les frères Kouachi ? Selon « Le Canard Enchaîné », c’est l’une des hypothèses étudiées par la police. Les enquêteurs travailleraient sur de possibles liens entre l’étudiant soupçonné d’avoir projeté des attentats contre des églises à Villejuifet Chérif et Saïd Kouachi, auteurs de l’attaque contre Charlie Hebdo. Ils ont, notamment, établi que Sid Ahmed Ghlam fréquentait la filière des « Buttes-Chaumont » qui a proposé « des départs pour l’Irak et dont certains membres sont aujourd’hui en Syrie ». Une filière par laquelle sont passés… Chérif et Saïd Kouachi. Sollicité par nos confrères de Reuters, le parquet de Paris n’a pas souhaité commenter cette information.

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/attentats-dejoues-la-derive-dune-brestoise-ex-compagne-de-ghlam-3356044

Attentats déjoués. La radicalisation d’une Brestoise ex amie de Ghlam

 

Modifié le 25/04/2015 à 20:15 | Publié le 25/04/2015 à 08:02

  • Le domicile de Saint-Dizier où a été arrêtée l'ex-compagne de Sid Ahmed Ghlam.
    Le domicile de Saint-Dizier où a été arrêtée l’ex-compagne de Sid Ahmed Ghlam. | Photo: AFP

Mickaël LOUÉDEC

Son ancien compagnon est soupçonné d’avoir préparé des attentats contre des églises en région parisienne. La garde à vue de la jeune femme a pris fin vendredi.

Enquête

Sa famille est particulièrement touchée par les événements. « Était-elle manipulée ? En tout cas, en notre présence, c’était quelqu’un de tout à fait normal. Elle disait même qu’elle était prête à enlever son voile pour trouver du travail ».

Morgane (*) a 25 ans. Cette Brestoise d’origine, mère de deux enfants, est installée près de Saint-Dizier, en Haute-Marne. Mercredi, elle est interpellée et passe près de deux jours en garde à vue avant d’être relâchée. Elle a été la compagne, il y a quelques semaines, de Sid Ahmed Ghlam, qui avait planifié l’attaque d’églises catholiques dans la région parisienne.

Convertie à 22 ans

Un membre de sa famille avoue être tombé des nues quand il a appris la nouvelle, mercredi soir. « Au début de sa relation, elle m’avait dit être avec quelqu’un de très bien, de très posé ». Le glissement de la jeune femme vers l’islam radical ne date pourtant pas d’hier.

C’est à Brest que tout commence. Élevée dans une famille catholique, elle a effectué sa scolarité dans les collèges et lycées de la ville. Elle est aussi titulaire d’un BEP dans la restauration, obtenu à Vannes, et a une expérience de vendeuse à Quimper. À Brest, elle se convertit brusquement à l’Islam, sur les conseils d’une amie. Sa famille pointe de mauvaises fréquentations dans une période de faiblesse. Elle est âgée de 22 ans. Elle est « perdue ». Rapidement, elle se radicalise et vient à porter le niqab. Elle est alors mariée à un Brestois dans le quartier de Pontanézen. L’homme a déjà été condamné à plusieurs reprises.

Sous influence ?

L’année dernière, elle s’en sépare, change de vie et part vivre à Saint-Dizier pour « raisons personnelles ». Elle noue alors une relation sentimentale avec un autre homme, dont le frère se fait arrêter en 2014 en Belgique, alors qu’il est en possession d’un véritable arsenal militaire.

Sid Ahmed Ghlam devient son compagnon un peu plus tard. Selon nos informations, il s’agit alors d’une liaison de nature sentimentale, autocentrée sur lui. Est-elle alors soumise à l’influence totale de son compagnon ? Toujours est-il qu’elle se radicalise encore davantage, vit recluse dans une zone pavillonnaire et devient indésirable à la mosquée. Elle est aussi verbalisée à de multiples reprises pour port du niqab.

Elle continue néanmoins d’effectuer des aller-retour entre la Haute-Marne et la Bretagne. Une partie de sa famille est dans le Finistère, une autre dans le Morbihan. En février dernier, dans une grande surface de Gouesnou, près de Brest, elle se présente entièrement voilée. Ce qui ne manque pas de créer un nouvel incident et une intervention de la gendarmerie.

Une nouvelle étape dans un parcours chaotique. « Elle devait venir nous voir dans un petit mois », déplore sa famille.

(*) Prénom d’emprunt.

 

https://www.lejdd.fr/Societe/Terrorisme-la-double-vie-de-Sid-Ahmed-Ghlam-un-etudiant-modele-729704

La double vie de Sid Ahmed Ghlam, un étudiant modèle

 

04h11 , le 26 avril 2015, modifié à 16h52 , le 20 juin 2017

Paru dans leJDDPORTRAIT – Soutien de famille, prof d’arabe à la mosquée, musulman moderne… Dans le quartier du Vert-Bois, à Saint-Dizier, Sid Ahmed Ghlam a laissé à ses proches l’image d’un jeune homme irréprochable.

La double vie de Sid Ahmed Ghlam, un étudiant modèle
Sid Ahmed Ghlam est décrit comme un étudiant modèle et un soutien pour sa famille. (Photo iTélé)

 

Les cicatrices laissées par le coup de bélier matinal luisent au soleil sur la porte grise. Derrière, la mère de Sid Ahmed Ghlam zappe entre iTélé et BFM, à la recherche de bribes susceptibles d’éclairer le destin de son fils. Assise sur un banc devant la petite maison HLM à Saint-Dizier, Karima*, sa sœur âgée de 21 ans, surveille vendredi les trois petits qui foncent en trottinette dans la rue. « Il faut bien les protéger de tout ça, de toutes les horreurs qu’ils disent à la télé. Déjà, nous, on n’y comprend rien, alors eux… »

Son grand frère, né fin août 1991, était le « soutien de la famille », « l’espoir de ses parents »; le voilà terroriste présumé, accusé d’un projet d’attentat contre au moins une église et de l‘assassinat d’Aurélie Châtelain, à Villejuif (Val-de-Marne). Alors que les enquêteurs assurent disposer d’éléments accablants, Karima s’accroche à l’idée d’un « complot » : « Il a sans doute été manipulé par des gens de l’extérieur, qui l’ont peut-être menacé. »

« Ça n’a pas de sens, c’est le soutien moral de la maison »

On ne connaît toujours qu’un visage de l’autre, fût-il le frère le plus chéri, mais Karima appuie ses doutes sur un drame traversé ensemble et qui les a soudés : la mort de leur aîné sur une plage algérienne, à l’été 2011. « Ça n’a pas de sens : on se reposait tous sur lui, c’est le soutien moral de la maison, il n’aurait jamais pu nous faire ça. » À la suite du décès, raconte une cousine, « les parents se sont effondrés ».

Ancien commerçant aujourd’hui invalide, le père vit une partie de l’année dans son pays natal. La mère, au foyer, doit parfois se reposer sur Karima, sa fille aînée. « Elle traverse des moments dépressifs depuis la tragédie. Savoir que mon frère allait devenir ingénieur, ça lui donnait de l’espoir. »

« Il a un beau visage avenant… En plus, il connaît la grammaire »

Dans le quartier populaire du Vert-Bois, où la famille originaire de Tiaret, en Algérie, arrive en 2001, Sid Ahmed Ghlam est le modèle de l’étudiant discret et souriant en jean et baskets, qui rentre un week-end sur deux avec son linge sale et repart les gamelles pleines de bons petits plats. « Il écoute de la musique, il va courir, il est normal », décrit sa cousine. « Il est généreux même s’il ne roule pas sur l’or, toujours là en cas de problème », complète son meilleur copain et voisin. « Il se débrouillait très bien même s’il n’avait pas beaucoup d’argent. Il était toujours à 10 euros près à la fin du mois », dit sa sœur.

Le responsable de la pimpante mosquée El-Fath, la plus grande de cette ville de 25.000 habitants, a fait la connaissance du meurtrier présumé à la rentrée scolaire 2013. Venu inscrire ses cadets au cours d’arabe, Sid Ahmed Ghlam s’est vu bombardé prof bénévole le samedi. « On manque de bonnes volontés pour le soutien scolaire et la langue. Lui m’a fait bonne impression, il a un beau visage avenant, tient des propos intelligents. En plus, il connaît la grammaire. Moi qui n’écris pas très bien l’arabe, j’ai même assisté à ses leçons. » L’étudiant en électronique viendra donner un coup de main d’octobre 2013 à février 2014 avant de disparaître. « Cela arrive souvent avec les jeunes bénévoles. Ils partent, ils reviennent. J’ai continué à le croiser dans le quartier à l’occasion. »

Un mystérieux voyage en Turquie

Fervent pratiquant du dialogue avec les athées et les croyants des autres religions, le responsable de la mosquée n’a repéré aucun signe de radicalisation chez son ancien bénévole. Ce militant associatif qui se donne pour mission de participer à la construction d’un islam républicain et de lutter contre le radicalisme soupire : « Je n’y crois pas, je suis sous le choc. » Tout comme Karima, la sœur de Sid Ahmed Ghlam : « Il ne s’est même pas laissé pousser la barbe! Pour moi, mon frère est un jeune musulman moderne qui fait ses cinq prières par jour, rien de plus! »

À la télé, ses proches ont pourtant découvert que l’Algérien de 23 ans qu’ils croyaient à la veille de boucler son master avait interrompu ses études sans les prévenir et fait un mystérieux voyage en Turquie. Au cœur de cette autre vie en catimini, une convertie placée en garde à vue et relâchée vendredi faute de charges. Seule femme de Saint-Dizier à porter le voile intégral, cette mère de deux garçonnets vit séparée du père de ses fils, en marge. Sa « burqa noire » fait peur aux enfants, aux parents d’élèves et aux enseignants, qui s’en sont plaints à la mairie et au commissariat. À la mosquée, sa tenue a été jugée provocatrice. La silhouette sombre a cessé de fréquenter les cours d’arabe et la prière. Même si l’enquête a établi que cette Brestoise de 25 ans était une intime de Sid Ahmed Ghlam, Karima répète, comme pour s’en convaincre, que son frère est « célibataire », que les liens étaient rompus. « Elle est tombée amoureuse de lui mais il n’a pas souhaité donner suite à la relation. S’il était avec elle, je l’aurais su. »

* Le prénom a été modifié à sa demande

Source: JDD papier

Effigies de Macron et d’autres pendues et brûlées : on attend toujours des condamnations !

En effet, il n’en est toujours pas question dans les articles du jour relayant cette information (voir ci-dessous).

Concernant l’autre cas que j’évoquais hier, celui d’un de mes proches, je précise qu’il remonte au début des années 2000, c’est-à-dire bien avant que je n’aie commencé à m’exprimer sur la question du harcèlement moral en entreprise hors de mon entourage le plus proche et de l’enceinte de tribunaux, d’abord au sein de l’association AC ! Brest et dans le cadre de mes activités pour cette association en 2004 et 2005, au grand dam de sa trésorière, la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest qu’auparavant aucun de nous ne connaissait d’aucune manière, puis anonymement sur le site Rue89 à compter de début septembre 2008.

Le mannequin représentant la personne visée, qui tout comme celui d’Emmanuel Macron il y a deux jours à Nantes avait subi un simulacre de procès et condamnation suivi de sa pendaison et d’un grand feu de joie l’ayant brûlé avec tous ses accessoires, présentait comme particularité notable celle d’être muni d’un exemplaire du Code Pénal.

Cette fête populaire avait été organisée par des amis postiers de Josette Brenterch qui, à la suite d’une plainte que j’avais déposée contre eux pour violation, détournement et vol de correspondances, s’étaient déjà amusés à « perdre » toutes les copies corrigées d’un examen de la faculté de droit rendues par courrier postal par leur correcteur, afin de bien signifier au public que le droit ne passerait pas par eux.

En effet, ils surveillaient toutes mes correspondances pour le compte de mes anciens employeurs voyous et harceleurs, avec lesquels j’étais toujours en procès, et s’abstenaient régulièrement de me distribuer les convocations qui m’étaient envoyées, y compris par recommandé, soit dans le cadre des procédures en cours, soit dans celui de mes recherches d’emploi.

Or, ils sont depuis passés aux attentats sanglants, avec exactement les mêmes motifs.

 

https://www.nouvelobs.com/politique/20180409.OBS4829/appel-au-meurtre-des-elus-lrem-indignes-par-la-pendaison-d-une-effigie-de-macron.html

« Appel au meurtre » : des élus LREM indignés par la pendaison d’une effigie de Macron

 

"Appel au meurtre" : des élus LREM indignés par la pendaison d'une effigie de Macron
Un mannequin à l’effigie d’Emmanuel Macron a été pendu samedi 7 avril lors d’une manifestation à Nantes. (LOIC VENANCE / AFP)

 

François de Rugy appelle les responsables politiques et syndicaux ayant pris part à la manifestation nantaise à condamner la mise en scène.

 

Par L’Obs

Publié le 09 avril 2018 à 10h56

La scène s’est déroulée ce samedi 7 avril à Nantes, lors d’une manifestation qui a rassemblé près de 2.000 personnes contre la réforme de la SNCF et la politique du gouvernement. On y voit un mannequin représentant Emmanuel Macron pendu à une potence, frappé puis brûlé au sol par des manifestants – certains cagoulés, d’autres à visage découvert.

Dans un reportage diffusé sur la chaîne locale Télé Nantes, Jean-Brunacci, porte-parole du syndicat Solidaires, poursuit la métaphore moyenâgeuse : « Nous sommes solidaires des jeunes qui ont pris l’initiative de faire brûler cette effigie. Nous pensons effectivement qu’il est plus que jamais nécessaire non seulement de le faire vaciller de son piédestal et y compris de lui faire rendre gorge. »

Une scène et des mots qui ont choqué plusieurs élus de la République en Marche. « Il y a le militantisme et la violence. Certains ont choisi la 2e option, transformant la revendication syndicale en appel au meurtre… », s’est ainsi indignée Anne-Laurence Petel , députée LREM dans les Bouches-du-Rhône.

Dimanche sur LCI, François De Rugy a lui aussi dénoncé la mise en scène de la pendaison et regretté que les « forces de gauche » ne la condamnent pas. « C’est un scandale ! Imaginez s’il y avait une manifestation organisée par des comités d’usagers de la SNCF en colère contre les grèves et qui mettraient Philippe Martinez étranglé avec une corde au cou, l’ensemble des forces de gauche demanderaient unanimement une condamnation. Elles sont où, les condamnations contre ces appels à la violence ? »

Le président de l’Assemblée nationale a donc appelé les responsables ayant participé à la manifestation à condamner la mise en scène de la pendaison : « Il faut une condamnation, au minimum, claire, nette et précise de la part des responsables politiques et syndicaux qui participent et appellent à ces manifestations », a-t-il plaidé.

L'Obs

L’Obs

 

http://www.sudouest.fr/2018/04/09/un-mannequin-a-l-effigie-de-macron-pendu-et-brule-c-est-un-appel-au-meurtre-4357287-10407.php

Un mannequin à l’effigie de Macron pendu et brûlé : « C’est un appel au meurtre »

 

Publié le 09/04/2018 à 11h35 par SudOuest.fr.

 

Un mannequin à l’effigie de Macron pendu et brûlé :
Le mannequin à l’effigie de Macron pendu et brûlé le 7 avril à Nantes

LOIC VENANCE AFP

 

De nombreux élus LREM ont dénoncé une mise en scène « ignoble » incitant à la violence.

 

Lors d’un rassemblement à Nantes samedi 7 avril, durant lequel près de 2 000 personnes protestaient contre les réformes de la SNCF et de l’université, des manifestants ont pendu, frappé et brûlé un mannequin représentant Macron, rapporte Le Huffington Post.

Une photo du chef de l’État avait été épinglée sur la tête du mannequin de chiffon, habillé pour l’occasion d’une chemise blanche et d’un costume, et des manifestants avaient érigé une potence en pleine rue pour sa « pendaison ».

À lire aussi : Réforme de la SNCF : ce que veut faire le gouvernement 

Cette mise en scène d’un goût douteux a été soutenue par le porte-parole du syndicat Solidaires :  »Nous sommes solidaires des jeunes qui ont pris l’initiative de brûler cette effigie. Il est plus que jamais nécessaire non seulement de le faire vaciller sur son piédestal mais de lui faire rendre gorge« .

« Purement scandaleux et inacceptable »

La violence de cette mise à mort symbolique a beaucoup choqué les élus LREM, et même certains des adversaires politiques du président de la République. Valérie Sauviat-Duvert, référente LREM de Loire-Atlantique, a dénoncé un acte « scandaleux » :

« L’appel au meurtre par pendaison du président de la République Emmanuel Macron, cet après-midi dans les rues de Nantes, dans le cadre de manifestations, est purement scandaleux et inacceptable » Valérie Sauviat-Duvert, élue LREM

La députée Anne-Laurence Petel, membre du bureau exécutif de LREM, a également regretté la dérive d’une « revendication syndicale en appel au meurtre », tandis que Pascal Gannat, un élu FN, juge la mise en scène « ignoble et dégradante ».

Interrogé sur cet incident dans le Grand Jury sur LCI/RTL/Le Figaro, le président de l’Assemblée nationale François de Rugy a pointé du doigt une « dérive violente que certains instrumentalisent ».

« C’est un scandale ! Imaginez s’il y avait une manifestation organisée par des comités d’usagers de la SNCF en colère contre les grèves et qui mettraient Philippe Martinez (secrétaire générale de la CGT, ndlr) étranglé avec une corde au cou, l’ensemble des forces de gauche demanderaient une condamnation. Elles sont où, les condamnations contre ces appels à la violence ? » François de Rugy

 

A Nantes, un mannequin à l’effigie d’Emmanuel Macron pendu et brûlé

Extra !

Je ne me réjouis pas des faits en soi, mais des réactions qu’ils suscitent et des comparaisons qu’ils m’autorisent à formuler.

En effet, des amis de la criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest ont déjà pendu et brûlé de même une effigie d’un de mes proches pour fêter dans la joie et la bonne heure l’assassinat de son fils.

Ce dernier avait pour tort, à leurs yeux, d’être ingénieur.

Or, dans ce cas précis, les magistrat brestois ont tous applaudi, le juge Raymond André en tête.

 

http://www.bfmtv.com/politique/nantes-pendu-et-brule-un-mannequin-a-l-effigie-d-emmanuel-macron-choque-la-majorite-1414611.html

Nantes: pendu et brûlé, un mannequin à l’effigie d’Emmanuel Macron choque la majorité

 

08/04/2018 à 15h31
Un mannequin à l'effigie d'Emmanuel Macron a été pendu et brûlé lors d'une manifestation à Nantes le 7 avril

Un mannequin à l’effigie d’Emmanuel Macron a été pendu et brûlé lors d’une manifestation à Nantes le 7 avril – LOIC VENANCE / AFP
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Le parti de la majorité a dénoncé ce dimanche la mise en scène de la pendaison du chef de l’État lors d’une manifestation à Nantes, samedi. Certains allant jusqu’à parler d’ »appel au meurtre ».

 

SNCF, loi d’accès à l’université… Ils étaient près de 2000 personnes à avoir participé à une manifestation contre les réformes du gouvernement samedi à Nantes. Un rassemblement au cours duquel des individus cagoulés ont pendu, frappé et brûlé un mannequin à l’effigie d’Emmanuel Macron.

 

Jean Brunacci, porte-parole du syndicat Solidaires a lui-même approuvé cette mise en scène:

« Nous sommes solidaires des jeunes qui ont pris l’initiative de brûler cette effigie. Il est plus que jamais nécessaire non seulement de la faire vaciller sur son piédestal et y compris de lui faire rendre gorge », a-t-il déclaré.

« Appel au meurtre »

Les réactions politiques ne se sont pas fait attendre ce dimanche matin. Invité du Grand Jury sur LCI/RTL/Le Figaro, le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy a crié au  « scandale »:

« Imaginez s’il y avait une manifestation organisée par des comités d’usagers de la SNCF en colère contre les grèves et qui mettraient Philippe Martinez étranglé avec une corde au cou, l’ensemble des forces de gauche demanderaient unanimement une condamnation. Elles sont où, les condamnations contre ces appels à la violence? […] Il faut une condamnation, au minimum, claire, nette et précise de la part des responsables politiques et syndicaux qui participent et appellent à ces manifestations », a lâché François de Rugy.

Sur Twitter, la députée et porte-parole du groupe LaREM à l’Assemblée nationale, Aurore Bergé, s’en est pris aux manifestants et à leur « troisième tour social ». De son côté, la référente LaREM de Loire-Atlantique, Valérie Sauviat-Duvert a évoqué des « façons moyenâgeuses » et un « appel au meurtre par pendaison du président de la République Emmanuel Macron […] purement scandaleux et inacceptable ».

Membre du bureau exécutif de LaREM, Anne-Laurence Petel a également dénoncé un « appel au meurtre » et regretté le choix de la « violence » plutôt que celui du « militantisme ».

P.L
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  • NDDL: manifestation anti-expulsions tendue à Nantes avant la fin de la trêve hivernale

  • François Ruffin propose une « grande manifestation nationale commune le 5 mai »

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/04/08/97001-20180408FILWWW00063-nantes-le-mannequin-de-macron-pendu-et-brule-choque-les-elus-lrem.php

Nantes: le mannequin de Macron pendu et brûlé choque les élus LaREM

 

  • Par  Le Figaro.fr
  • Mis à jour le 08/04/2018 à 14:45
  • Publié le 08/04/2018 à 13:37

A Nantes samedi, environ 2000 personnes ont manifesté contre les réformes du gouvernement concernant l’accès à l’université et la SNCF. Lors de cette mobilisation,des manifestants dont le visage était parfois masqué ou cagoulé, ont pendu, frappé puis brûlé un mannequin à l’éffigie d’Emmanuel Macron, rapporte le Huffington post.

 

A Nantes, un mannequin à l'effigie d'Emmanuel Macron pendu et brûlé dans AC ! Brest 20180408PHOWWW00050

 

Les élus de la République en Marche et certains adversaires politiques se sont révoltés. Certains dénonçant un « appel au meutre » comme Valérie Sauviat-Duvert, référente LaREM de Loire-Atlantique, d’autres considérant qu’il s’agissait d’une « mise en scène ignoble et dégradante ».

Interrogé sur cette « mise en scène », le président de l’Assemblée nationale François de Rugy a fait part de son indignation aujourd’hui au Grand Jury sur LCI / RTL / Le Figaro : « C’est un scandale ! Imaginez s’il y avait une manifestation organisée par des comités d’usagers de la SNCF en colère contre les grèves et qui mettraient Philippe Martinez étranglé avec une corde au cou, l’ensemble des forces de gauche demanderaient unanimement une condamnation. Elles sont où, les condamnations contre ces appels à la violence ? (…) Il faut une condamnation, au minimum, claire, nette et précise de la part des responsables politiques et syndicaux qui participent et appellent à ces manifestations. »

Le Figaro.fr

 

Policiers tués à Magnanville : un nouveau suspect en examen

Les indices s’accumulent contre ce nouveau suspect, et encore une fois s’éloigne la thèse de l’agresseur isolé… mais l’on savait déjà que cet attentat de juin 2016 avait probablement été ordonné par le dijhadiste français Rachid Kassim, ancien animateur social de la ville de Roanne, dans la Loire.

Ce dernier, qui aurait été tué le 8 février 2017 en Irak près de Mossoul, était également soupçonné d’être le donneur d’ordre de l’attaque du 26 juillet 2016 à Saint-Etienne-du-Rouvray et de la tentative d’attentat aux bonbonnes de gaz de Notre-Dame-de-Paris de début septembre 2016.

Synthétisons toutes les informations à notre disposition :

- les victimes de Magnanville, dont l’une au moins était originaire de Pézenas dans l’Hérault, fréquentaient régulièrement dans ce département les mêmes lieux que l’escroc et cybercriminel Jean-Marc Donnadieu de Béziers, mais pas forcément du même côté de la barrière…

- les complices brestoises de ce dernier, dont Julie Le Goïc, étaient manifestement bien au courant de la préparation de l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray, dont je répète que selon moi il aurait dû se produire, non pas le 26 juillet, mais le 24 juillet, date fétiche du malade mental au clavier – son « arme » -, qui de surcroît correspond à un dimanche, comme pour les autres tentatives d’attentat ayant visé des lieux de culte (Villejuif le 19 avril 2015, Notre-Dame-de-Paris le 4 septembre 2016);

- comme l’a publié le même malade à plusieurs reprises en fin d’année 2016, et en détail le 2 avril 2017, cet été-là, il est « monté à Paris » dans l’espoir d’obtenir des décisions de justice délirantes à l’encontre de ses victimes habituelles; il y croyait ferme; et comme d’habitude en ce cas (voir par exemple son attaque de la plateforme de blogs OverBlog le 13 juillet 2011 alors qu’avec ses complices il peaufinait plusieurs tentatives d’escroqueries au jugement contre son propriétaire), ses victimes auraient dû essuyer une ou plusieurs attaques préalables annonciatrices de sa victoire finale; or, l’une d’elles fréquente régulièrement la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, et c’est bien au Tribunal de Grande Instance de Paris, sur l’île de la Cité, que cette année-là il avait prévu de les frapper de manière radicale et définitive – d’où découlent bien entendu tous les projets d’attentats avortés ou déjoués de cette fin d’année 2016 à Paris;

- le crédo terroriste de Rachid Kassim, rapporté dans l’un des articles collés ci-dessous, était exactement le même que celui régulièrement exprimé par le malade mental au clavier depuis l’été 2008.

Une question mérite dès lors d’être posée : de qui ce djihadiste français fut-il donc la marionnette ?

 

 

http://www.laprovence.com/article/france-monde/4821018/policiers-tues-a-magnanville-pourquoi-les-enqueteurs-croient-tenir-un-deuxieme-homme.html

Policiers tués à Magnanville: pourquoi les enquêteurs croient tenir un « deuxième homme »

 

Samedi 03/02/2018 à 14H37
France - Monde - Policiers tués à Magnanville: pourquoi les enquêteurs croient tenir un deuxième homme - 1

Un officier de police tient le 20 juin 2016 à Pézénas dans l’Hérault une photographie de Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing, victimes d’un assassinat jihadiste à Magnanville, le 13 juin 2016 Photo – AFP/Archives – SYLVAIN THOMAS

 

France - Monde - Policiers tués à Magnanville: pourquoi les enquêteurs croient tenir un deuxième homme - 2

Une capture d’écran d’une vidéo publiée par l’agence Amaq, affiliée au groupe jihadiste Etat islamique, montre Larossi Aballa, tueur d’un couple de policiers à Magnanville, le 13 juin 2016 Photo – AMAQ NEWS AGENCY/AFP/Archives – HO

 

Par Benjamin LEGENDRE et Nathalie ALONSO

Paris (AFP) – Son ADN sur les lieux, un rôle de « mentor religieux » et désormais le récit troublant du fils des victimes : soupçonné d’avoir participé au double assassinat jihadiste de policiers à Magnanville en 2016, Mohamed Aberouz nie toute implication malgré les indices qui s’accumulent.

Sa mise en examen le 11 décembre pour « complicité d’assassinats terroristes » a bouleversé ce dossier, jusqu’ici présenté comme celui d’un attentat solitaire : le 13 juin 2016, Larossi Abballa, 25 ans, assassinait au nom du groupe Etat islamique (EI) un policier et sa compagne dans leur pavillon des Yvelines, sous les yeux de leur fils de 3 ans et demi.

Deux suspects radicalisés avaient rapidement été mis en examen : Charaf Din Aberouz, 32 ans – grand frère de Mohamed – et un autre homme, tous deux condamnés en 2013 aux côtés d’Abballa dans une filière afghano-pakistanaise de recrutement au jihad. Mais les enquêteurs ne retenaient pas leur complicité directe dans l’attaque, conduisant les juges à lever leur détention provisoire.

En revanche, le cadet des frères Aberouz est devenu à leurs yeux un « mentor religieux » de Larossi Abballa et « co-auteur et inspirateur » de l’attaque, selon une synthèse de la Sous-direction antiterroriste (Sdat) dont l’AFP a eu connaissance.

Entendu en avril en garde à vue, Mohamed Aberouz, 24 ans, était ressorti libre, faute de preuves. Mais à la fin de l’été, les policiers ont fait un rapprochement entre son profil génétique et l’ADN retrouvé « sur le repose-poignet droit de l’ordinateur » du couple de policiers.

Le soir du crime, Abballa s’était servi de cet ordinateur pour diffuser sa revendication, en direct, sur les réseaux sociaux.

L’appareil avait été allumé à 19H13, une dizaine de minutes après l’heure probable où Jessica Schneider, 36 ans, avait été égorgée. Une heure plus tard, à 20H20, son compagnon Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, commissaire adjoint aux Mureaux, était assassiné à son tour à coups de couteau devant chez lui.

Retranché dans la maison avec le bambin, l’assassin avait été abattu vers minuit dans l’assaut du Raid. Mais aucune trace d’un deuxième homme. Aurait-il pu s’échapper?

- L’enfant, seul témoin -

Mohamed Aberouz « est catégorique sur le fait qu’il n’était pas présent et qu’il a encore moins participé à un attentat d’une rare atrocité qu’il condamne fermement », répondent à l’AFP ses avocats. « La preuve ADN n’est pas infaillible », estiment Mes Vincent Brengarth et Bruno Vinay, qui comptent demander une nouvelle expertise.

Selon les enquêteurs, Mohamed Aberouz a assuré que ce jour-là « il n’avait quitté son domicile que pour se rendre à la mosquée aux heures de prière », en plein Ramadan.

Entre 17H57 et 20H46, son téléphone borne près de son domicile des Mureaux, à 20 km de Magnanville, mais les enquêteurs ne relèvent aucun signe d’activité d’un utilisateur jusqu’à 20H02 et font l’hypothèse qu’il a pu laisser chez lui l’appareil, souvent mis à disposition de sa fratrie.

Les policiers, citant des écoutes et la documentation jihadiste retrouvée chez les deux amis d’enfance, estiment avoir établi qu’ils « adhéraient aux thèses de l’EI ». Par ailleurs, ils ont relevé plusieurs similitudes entre la revendication vidéo d’Abballa et un texte découvert au domicile des Aberouz.

Les deux amis ont eu successivement la même promise : Sarah Hervouët, mise en examen pour une tentative d’attentat aux bonbonnes de gaz en 2016 à Paris, où Mohamed Aberouz est poursuivi pour « non-dénonciation ».

Si le jeune homme a fini par reconnaître sa grande proximité avec Abballa, ce dernier « avait dissimulé sa radicalisation à son entourage et n’a prêté allégeance à l’EI que très peu de temps avant les faits », selon les avocats.

Autre élément troublant, révélé par Le Parisien: au cours de jeux devant une psychologue, l’enfant a, depuis début 2017, plusieurs fois mis en scène deux figurines de « méchants ». Mais si l’un finissait toujours tué, le garçonnet ne faisait pas mourir l’autre, car selon lui « les gentils ne pouvaient ni l’interpeller ni le tuer », rapporte la spécialiste.

C’est « le rôle de l’autorité judiciaire que de prendre le maximum de précautions avec le témoignage de mineurs », insistent les avocats de la défense, « surtout lorsqu’ils ont vécu l’horreur, et bien sûr d’éviter toute orientation, même pas nécessairement volontaire, des questions ».

 

Egalement à lire ou à relire :

 

http://petitcoucou.unblog.fr/2016/06/18/policiers-tues-a-magnanville-deux-proches-du-terroriste-deferes-devant-la-justice/

 

 

http://www.lejdd.fr/International/Le-djihadiste-francais-Rachid-Kassim-probablement-tue-en-Irak-846413

Le djihadiste français Rachid Kassim « probablement » tué en Irak

 

Soupçonné d’être l’instigateur de plusieurs attentats en France et de recruter de jeunes djihadistes, le Français Rachid Kassim a été visé par une frappe dans le nord de l’Irak. Plusieurs sources indiquent à l’AFP qu’il serait probablement mort.

C’est un ancien employé de la ville de Roanne (Loire) devenu l’une des principales figures françaises de Daech. Rachid Kassim a été visé au cours de « ces dernières 72 heures » par une frappe de la coalition dans le nord de l’Irak, près de Mossoul, ont annoncé vendredi les Etats-Unis. D’après des informations du groupe TF1, l’information a été transmise par la CIA aux services secrets français, qui cherchent à la vérifier.

LIRE AUSSI : « Rachid Kassim ne m’a pas paru être un donneur d’ordre important au sein de l’Etat islamique »

Impliqué dans les attentats contre le prêtre et les policiers

Des sources des deux côtés de l’Atlantique - un responsable militaire américain et un haut responsable de la lutte anti-terroriste en France - ont toutefois indiqué à l’AFP qu’il était « probablement » mort.  »Nous n’avons pas de confirmation absolue, mais une probable certitude », a déclaré cette seconde source.

Rachid Kassim est soupçonné d’être le donneur d’ordre de plusieurs attentats ou projets d’attaques terroristes en France, notamment celui contre un prêtre de l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray en juillet 2016 et contre un couple de policiers à Magnanville, le mois précédent. Dans une vidéo de Daech mise en ligne le 20 juillet et mettant en scène l’exécution d’un prisonnier, il félicite également, à visage découvert, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, l’auteur de l’attentat de Nice. Son rôle exact au sein de l’organisation terroriste faisait encore débat.

Une quinzaine d’individus en contact avec lui arrêtée depuis cet été

Rachid Kassim, Français d’origine algérienne âgé d’une trentaine d’années, était en contact avec de jeunes personnes, souvent mineures, via la messagerie cryptée Telegram. A distance, ils tentaient de les convaincre de passer à l’acte sur le sol français. Son nom est ainsi revenu dans le projet d’attentat déjoué aux bonbonnes de gaz à Paris.

Depuis cet été, une quinzaine individus avec qui il était en relation ont été interpellées et inculpées. Au cours d’une enquête au long cours diffusée la semaine dernière, des journalistes de l’émission télévisée française Envoyé Spécial se faisaient notamment passer pour des jeunes filles radicalisées et avaient réussi à contacter Rachid Kassim.  »Au niveau des actions que tu voudrais faire, il y en a deux », leur a-t-il lancé dans un message audio : « Soit tu essaies de venir ici, soit tu fais un truc de ouf là-bas, si tu vois ce que je veux dire. »

Sa chaîne de discussions sur Telegram était notamment suivie par plus de 300 abonnés. Lui était dans la zone irako-syrienne depuis 2012, qu’il avait rejointe avec femme et enfants.

Arnaud Focraud (avec AFP) – leJDD.fr

vendredi 10 février 2017

Terrorisme l’information selon laquelle Rachid Kassim serait mort tend à se confirmer (vidéo)

 

Selon Jean-Charles Brisard, du Centre d’analyse du terrorisme, des messages appelant à prier pour le jihadiste français de l’État islamique laisse penser qu’il a bien été abattu.

 

Rachid Kassim aurait trouvé la mort mercredi 8 février 2017, près de Mossoul en Irak au cours d’une frappe de la coalition. Si le ministère américain de la Défense n’a pas encore confirmé sa mort, le Pentagone a révélé que le jihadistes français, a été bien été visé lors d’un bombardement contre le groupe État islamique.

Le président du Centre d’analyse du terrorisme, interrogé ce samedi matin par France Info a expliqué que, sur l’application Telegram, « ces dernières 36 heures, plusieurs messages appellent à prier pour Rachid Kassim et sa famille. Ce qui est sans doute le signe de sa mort, qui devrait être confirmée. » Pour Jean-Charles Brisard , si elle est avérée, la mort de l’un des terroristes français les plus recherchés du monde est un « coup dur pour l’État islamique ». Daech perdant ainsi un recruteur très actif sur le territoire français. Le roannais est considéré comme l’inspirateur de plusieurs attentats en France, dont ceux perpétrés à Magnanville et à St Etienne du Rouvray durant l’été 2016.

Achraf Ben Brahim, auteur du livre « L’emprise, enquête au coeur de la djihadosphère », indiquait en décembre dernier au Figaro avoir conversé avec celui qui lançait d’incessants appels au meurtre sur Télégram. « Rachid Kassim ne se considère pas comme un mentor. Il dit encourager les « vocations», «inciter les croyants comme cela est prescrit par l’islam». Il affirme ainsi avoir « sublimé» Larossi Aballa, le meurtrier des policiers. » Selon l’auteur, les Français qui ont rejoint Kassim en Irak ne viennent pas ou peu des banlieues. « Il y a beaucoup de commerçants, d’ingénieurs et même un pharmacien », précisait-il.

Pour Jean-Charles Brisard, la mort du jihadiste déstabiliserait l’organisation terroriste « Surtout sur la capacité de Daech à perpétrer des attentats sur le territoire, dans la mesure où l’on désorganise la chaîne opérationnelle des recruteurs et instigateurs. (…) Je rappelle juste que Rachid Kassim est l’un des recruteurs français les plus actifs pour le groupe État islamique. C’est lui qui est en contact direct avec les individus radicalisés. »

 

http://www.vsd.fr/actualite/terrorisme-qui-est-rachid-kassim-le-djihadiste-qui-menace-la-france-16595

Publié le lundi 12 septembre 2016 à 15:31  par Marine GIRARD

Terro­risme Qui est Rachid Kassim, le djiha­diste qui menace la France ?

 

Terro­risme Qui est Rachid Kassim, le djiha­diste qui menace la France ?

 

Son nom revient dans plusieurs affaires terro­ristes. Et pour cause, ce Français parti faire le djihad en zone irako-syrienne est un des piliers de la propa­gande de Daech.

 

Rachid Kassim alias Ibn Qassim, un Français de 29 ans origi­naire de Roanne est bien connu des services anti­ter­ro­ristes qui l’ont dans le colli­ma­teur, selon Le Pari­sien. Son nom appa­raît ainsi dans quatre récentes affaires de terro­risme récentes : l’assas­si­nat du couple de poli­ciers à Magnan­ville, l’assas­si­nat du père Jacques Hammel à Saint-Etienne-du-Rouvray, l’atten­tat déjoué aux bonbonnes de gaz à Paris et l’arres­ta­tion d’un mineur qui proje­tait de commettre des atten­tats dans le 12e arron­dis­se­ment de la capi­tale.

Rachid Kassim semble égale­ment avoir encou­ragé la jeune majeure écrouée, le 10 août, à Cler­mont-Ferrand pour avoir posté sur les réseaux sociaux des messages inquié­tants lais­sant craindre un possible passage à l’acte.

À LIRE AUSSI >> Terro­risme Un atten­tat à la voiture piégée immi­nent en France ?

En 2009, l’homme origi­naire de Roanne, dans la Loire, est anima­teur social. Rappeur amateur, il enre­gistre un album dont l’un des titres s’inti­tule « Terro­riste » : « Je suis un terro­riste », répète-t-il à plusieurs reprises dans la chan­son. La situa­tion bascule en 2011, au retour d’un voyage du jeune homme en Algé­rie. Il se radi­ca­lise et les fidèles de la mosquée qu’il fréquen­tait jusque là, s’inquiètent. En 2012, il rejoint la Syrie avec sa femme et ses trois enfants, en passant par l’Egypte, rapporte Le Dauphiné Libéré.

Instiller  »la peur chez les mécréants »

« Il recher­chait à enrô­ler les jeunes en évoquant la ques­tion du para­dis et en parlant du djihad », se rappelle le respon­sable de ce lieu de culte, fréquenté par de très nombreux étudiants, inter­rogé par France Info. Dans L’Express, un autre se souvient avoir tenté de le remettre dans le droit chemin : « A l’époque, des frères se sont mobi­li­sés dès qu’ils ont senti une dérive dans ses paroles. Ils l’ont emmené à des sémi­naires. Il a prétendu qu’il était repenti et avait compris ses erreurs ».

Aujourd’hui, il est connu par sa chaîne Télé­gram, qui regroupe 200 à 300 abon­nés et sur laquelle il publie quoti­dien­ne­ment des messages et des info­gra­phies prosé­lytes d’une extrême violence. Il appelle égale­ment « les musul­mans » à attaquer en France avec une insis­tance morbide.

À LIRE AUSSI >> Terro­risme Tele­gram l’appli­ca­tion préfé­rée des djiha­distes (Vidéo)

Dans une vidéo de propa­gande de Daech datée du 20 juillet, il appa­raît face caméra et reven­dique l’atten­tat, avant d’égor­ger un prison­nier. Rachid Kassim préco­nise par ailleurs de « des attaques au camion » ou encore d’utili­ser « des armes en plas­tique ou de fausses cein­tures explo­sives » pour les candi­dats au djihad ayant peu de moyens. L’objec­tif est, dit-il, d’instil­ler « la peur chez les mécréants ».

Crédit photo : AFP

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tentative_d%27attentat_de_la_cath%C3%A9drale_Notre-Dame_de_Paris

Tentative d’attentat de la cathédrale Notre-Dame de Paris

Tentative d’attentat de la cathédrale Notre-Dame de Paris

Localisation Paris, France
Cible Cathédrale Notre-Dame de Paris
Coordonnées 48° 51′ 08″ nord, 2° 20′ 55″ est
Date 4 septembre 2016
Armes Voiture piégée
Morts 0
Blessés 0
Auteurs Ornella Gilligmann et Inès Madani
Organisations Drapeau de l'État islamique État islamique
Mouvance Terrorisme islamiste

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)

Tentative d'attentat de la cathédrale Notre-Dame de Paris
modifier Consultez la documentation du modèle

La tentative d’attentat de la cathédrale Notre-Dame de Paris est un projet d’attentat terroriste non abouti en septembre 2016, ayant pour cible les abords de la cathédrale Notre-Dame de Paris, au moyen d’une voiture piégée par un commando de femmes djihadistes1,2,3,4.

Sommaire

Déroulement des faits

Préparations

Entre le 2 et le 28 août 20165, Ornella Gilligmann, 29 ans, mère de trois enfants, originaire du Loiret et fichée S pour radicalisme islamiste échange 4037 messages avec son amant virtuel rencontré sur Periscope, un certain Abou Omar qui n’est qu’Inès Madani6 une jeune fille de 19 ans, fichée S comme radicalisée. Fin août 2016, Abou Omar ordonne à Ornella Gilligmann d’aller en région parisienne pour rencontrer une « sœur », Oum Seyfullah alias Inès Madani.

Ornella Gilligmann loue un 4×47 pour déposer les bonbonnes de gaz à 50 qu’Inès Madani a acheté avec son argent de poche dans des supérettes dans le 93 et à Sarcelles (Val-d’Oise). Inès Madani subtilise la voiture de son père Patrick Madani, une Peugeot 607 grise, intérieur cuir8. Bien qu’elle n’ait pas le permis de conduire, elle sait manœuvrer la voiture car c’est une boite automatique9. Les deux femmes chargent les bonbonnes de gaz dans la Peugeot 607 dans le garage de leur complice Amel Sakaou.

La nuit du 3 au 4 septembre 2016, Inès Madani et Ornella Gilligmann roulent à bord la Peugeot 607 dans Paris et font d’abord une halte près de la tour Eiffel10. Mais, face à l’impossibilité de s’approcher de l’édifice en voiture, elles continuent de rouler jusqu’à trouver le lieu pour commettre leur méfait.

Tentative d’attentat

Le dimanche 4 septembre 2016, à 3 h 33 du matin, Ornella Gilligmann (29 ans) et Inès Madani (19 ans) abandonnent la Peugeot 607 contenant six bonbonnes de gaz et trois bouteilles de gazole, à l’angle des rues de la Bûcherie et du Petit-Pont, dans le 5e arrondissement de Paris, près de Notre-Dame de Paris et essayent de la faire exploser en déclenchant un départ de feu à l’aide d’une cigarette et d’un textile imbibé d’hydrocarbure11,12,13,14. Cette tentative d’attentat à la voiture piégée échoue car la cigarette s’éteint après le départ des terroristes. Mais les deux djihadistes seraient revenues pour essayer de faire exploser le véhicule mais « elles ont finalement quitté les lieux avant d’avoir pu recommencer parce qu’elles ont cru apercevoir des policiers en civil s’approcher de leur voiture »9.

Un employé d’un bar signale à la police la présence d’une bouteille de gaz sur un siège du véhicule, warnings allumés et sans plaque d’immatriculation. Les policiers pensent tout de suite à une attaque terroriste et se lancent à la poursuites des djihadistes15.

Dernier projet d’attentat

Ornella Gilligmann et Inès Madani étaient résolues de commettre un attentat kamikaze à la gare de Lyon16, mais leur plan change et se rabattent pour une gare de l’Essonne, à cause de la traque policière qui avait engagé une « véritable course contre la montre »17. Un message d’alerte a été diffusé au policiers sur les risques d’un attentat dans les gares parisiennes et d’Essonne.

D’après BFM TV, le RER D aurait été bouclé jeudi 8 septembre 2016 à cause d’une menace imminente d’attentat18.

Enquête

Arrestations

L’enquête s’oriente tout de suite vers la fille du propriétaire de la Peugeot 607, Inès Madani, 19 ans, fichée S pour avoir voulu se rendre en Syrie.

Ornella Gilligmann, dont l’empreinte a été retrouvée sur la Peugeot 607, et son compagnon sont arrêtés le 6 septembre par le GIGN17, près d’Orange, en voulant quitter la France13.

Le 7 septembre 2016, Sarah Hervouët quitte le Var pour prendre le train à Saint-Raphaël pour aller à Paris rejoindre Amel Sakaou et Inès Madani19.

Grâce à des interceptions téléphoniques et des géolocalisations, les enquêteurs trouvent Inès Madani le 8 septembre à Boussy-Saint-Antoine en compagnie d’Amel Sakaou (39 ans) et de Sarah Hervouët (23 ans), au cours d’une opération anti-terroriste où cette dernière blesse un agent à l’aide d’un couteau de cuisine et est blessée par balle en retour12. Inès Madani tentent aussi de poignarder un policier20, mais elle est neutralisée par un tir à la jambe.

Toutes les quatre étaient fichées S14 avant les faits. Leur audition révèle des projets d’attentats dirigés depuis la Syrie12 (peut-être par Rachid Kassim), visant entre autres à venger la mort du chef djihadiste syrien Abou Mohammed al-Adnani, quelques jours plus tôt. Sarah Hervouët est de plus l’ancienne « promise » des terroristes français Larossi Aballa et Adel Kermiche12,14.

Le commando des trois femmes aurait envisagé de s’attaquer à la gare de Lyon à Paris et à celle de Boussy Saint-Antoine avec un projet « d’attentat kamikaze » ainsi qu’à des policiers21.

Mohamed Lamine Aberouz (23 ans) est arrêté le 8 septembre 201617 et incarcéré de septembre 2016 à janvier 2017, soupconné d’être un complice de sa « fiancée virtuelle » Sarah Hervouët dans les tentatives d’attentat de septembre 2016, mais sans preuve établie. Sa détention provisoire étant venue à expiration au bout de quatre mois, il est remis en liberté en janvier 2017 au terme d’une procédure rocambolesque22.

Le 7 mars 2017, Molly B, une Belge radicalisée de 24 ans originaire de Mons a été arrêté pour complicité23.

Réseau

Inès Madani était en contact avec Rachid Kassim via l’application Telegram24.

Inès Madani a été vue en compagnie25 de la filière djihadiste dite « de Jumet »26 avec qui elle était en relation avec l’application Telegram sous le pseudonyme Suleyman27.

Mohamed Aberouz est le frère de Charaf-Din Aberouz, suspecté de complicité dans le double meurtre du 13 juin 2016 à Magnanville22.

Sarah Hervouët était la « promise » de Larossi Abballa, auteur du double meurtre du 13 juin 2016 à Magnanville, puis d’Adel Kermiche, un des auteurs de l’attentat de l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray20. Elle est placée en garde à vue le 4 avril 2017 dans l’affaire de l’assassinat du couple de policiers à Magnanville en juin 201628.

Inès Madani, Ornella Gilligman et Amel Sakaou étaient en contact avec Hayat Boumeddiene, la compagne de Amedy Coulibaly, l’auteur de la prise d’otages du magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes18.

Mode opératoire

Dans un rapport de l’office de police Europol, le groupe État islamique pourrait recourir aux attentats à la voiture piégée pour atteindre ses cibles sur le continent européen. Selon le Laboratoire central de la préfecture de police (LCCP) l’explosion d’une seule bouteille de gaz provoquent « la ruine totale du véhicule et de sa carrosserie. Des débris, comme des morceaux de l’enveloppe de la bouteille, pourront être projetés à plus de 100 m. » Sans compter les effets thermiques de la « boule de feu » potentiellement ressentis au-delà des 50m »8.

Autres suspects

  • Samia C, 23 ans est la cinquième suspecte. Elle était en contact sur les réseaux sociaux avec un djihadiste de retour de Syrie, Abou Junayd, qui n’était en fait que Inès Madani. La SDAT évoque une jeune fille « influençable » et « attirée par les vidéos macabres de décapitations »29. Samia C a été de nombreuses fois en contact, avec Inès Madani, entre le 4 septembre et 8 septembre30 pour l’aider à trouver une planque29. Samia C est arrêtée le 13 décembre 2016 à Mantes-la-Jolie et le parquet de Paris a requis sa mise en examen et son placement en détention provisoire.

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Notre Dame Cathedral bombing attempt » (voir la liste des auteurs).

  1. (en) Lori Hinnant, « Gas Containers Found Near Notre Dame », U.S. News & World Report,‎ 7 septembre 2016 (lire en ligne [archive])
  2. (en) Henry Samuel, « Gas tanks and Arabic documents found in unmarked car by Paris’ Notre Dame cathedral spark terror fears », Daily Telegraph,‎ 8 septembre 2016 (lire en ligne [archive])
  3. (en) Thomas Adamson, AP, « Prosecutor: Failed Paris car bomb plotted by IS-guided women », Washington Post,‎ 9 septembre 2016 (lire en ligne [archive])
  4. « Ines Madani, la djihadiste qui se faisait passer pour un homme », Le Monde.fr,‎ 7 novembre 2016 (lire en ligne [archive])
  5. http://www.lejdd.fr/Societe/Terrorisme-Ines-Madani-se-serait-fait-passer-pour-un-homme-pour-seduire-sa-complice-822745 [archive]
  6. https://www.20minutes.fr/societe/1956359-20161107-attentat-dejoue-paris-djihadiste-ines-madani-fait-passer-homme-seduire-complice [archive]
  7. http://www.leparisien.fr/faits-divers/une-mere-de-famille-devenue-terroriste-12-09-2016-6113033.php [archive]
  8. a et b http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-spectre-des-attentats-a-la-voiture-piegee-en-europe-04-12-2016-6410355.php [archive]
  9. a et b http://www.leparisien.fr/faits-divers/du-baby-sitting-pour-financer-l-attentat-11-10-2016-6192305.php [archive]
  10. http://www.lejdd.fr/Societe/Les-coulisses-de-la-traque-des-quatre-femmes-qui-voulaient-attaquer-Paris-808573 [archive]
  11. « Terrorisme. Une voiture pleine de bonbonnes de gaz découverte à Paris » [archive] (consulté le 7 septembre 2016)
  12. a, b, c et d « Ce qu’a dit François Molins de l’attentat déjoué à Paris et des arrestations en Essonne » [archive] (consulté le 9 septembre 2016)
  13. a et b « Bonbonnes de gaz à Paris: les coulisses de la traque du commando féminin » [archive] (consulté le 9 septembre 2016)
  14. a, b et c « L’attentat « déjoué » à Paris était « téléguidé » depuis la Syrie » [archive] (consulté le 9 septembre 2016)
  15. http://www.rtl.be/info/monde/france/ornella-29-ans-mere-de-trois-enfants-premiere-inculpee-dans-l-attentat-dejoue-ppres-de-paris-849930.aspx [archive]
  16. http://www.lematin.ch/monde/gare-lyon-visee-attentat/story/29955858 [archive]
  17. a, b et c http://www.leparisien.fr/faits-divers/voiture-aux-bonbonnes-la-suspecte-blessee-avait-prete-allegeance-a-daech-09-09-2016-6106763.php [archive]
  18. a et b http://www.huffingtonpost.fr/2016/09/09/boussy-saint-antoine-essonne-interpellation-femmes-radicalisees_n_11925184.html [archive]
  19. http://www.nicematin.com/faits-divers/il-ny-a-aucune-poursuite-judiciaire-pour-un-projet-dattentat-en-paca-concernant-la-djihadiste-sarah-hervouet-84673 [archive]
  20. a et b http://www.lejdd.fr/Societe/Ines-Ornella-Sarah-Amel-qui-sont-les-femmes-qui-voulaient-attaquer-Paris-808318 [archive]
  21. « Le scénario macabre projeté par le commando de femmes radicalisées » [archive], sur Le Huffington Post (consulté le 11 septembre 2016)
  22. a et b Soren Seelow, « Terrorisme : les tribulations carcérales du détenu Aberouz » [archive], lemonde.fr, 18 janvier 2017 (consulté le 19 janvier 2017)
  23. http://www.7sur7.be/7s7/fr/32684/Menaces-terroristes-en-Belgique/article/detail/3101784/2017/03/10/Cette-jeune-Belge-tatouee-est-suspectee-de-complicite-de-terrorisme.dhtml [archive]
  24. http://www.sudouest.fr/2016/09/11/qui-est-rachid-kassim-l-homme-dans-l-ombre-des-attentats-en-france-2496212-6093.php [archive]
  25. http://www.rtl.be/info/belgique/faits-divers/les-inculpes-de-la-filiere-terroriste-de-jumet-ont-rencontre-ines-madani-qui-a-tente-de-faire-sauter-une-voiture-a-paris-922792.aspx [archive]
  26. « Molenbeek: la fille de l’échevin El Khannouss inculpée dans le dossier de la filière djihadiste de Jumet » [archive], sur RTBF Info, 30 avril 2017 (consulté le 1er mai 2017)
  27. http://www.lalibre.be/actu/belgique/sept-bons-petits-soldats-de-l-etat-islamique-juges-a-charleroi-59272872cd700225430a3603 [archive]
  28. https://actu.fr/normandie/lisieux_14366/assassinat-du-couple-de-policiers-a-magnanville-la-lexovienne-sarah-hervouet-en-garde-a-vue_2326626.html [archive]
  29. a et b http://www.lexpress.fr/actualite/societe/attentat-rate-aux-bonbonnes-de-gaz-samia-c-l-influencable-5e-femme-du-commando_1874972.html [archive]
  30. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/12/16/97001-20161216FILWWW00233-tentative-d-attentat-a-notre-dame-de-paris-une-nouvelle-suscpecte.php [archive]

Voir aussi

Articles connexes

 

https://www.lci.fr/faits-divers/info-tf1-lci-tentative-d-attentat-a-la-voiture-piegee-une-nouvelle-suspecte-2017723.html

Tentative d’attentat près de Notre-Dame de Paris : une nouvelle suspecte mise en examen et écrouée

 

Attentat manqué aux bonbonnes de gaz à Paris

 

ARRESTATION – Elle est le 5e visage féminin du commando. Une nouvelle suspecte a été interpellée mardi dans l’enquête sur la tentative d’attentat à la voiture aux bonbonnes de gaz en septembre près de la cathédrale Notre-Dame de Paris et sur des tentatives d’assassinat de policiers de la DGSI. Elle a été mise en examen et écrouée vendredi soir.

16 déc. 2016 23:00Georges BRENIER

 

Une cinquième persone a été interpellée dans l’enquête sur la tentative d’attentat à la voiture aux bonbonnes de gaz en septembre dernier près de la cathédrale Notre-Dame de Paris et sur des tentatives d’assassinat de policiers de la DGSI à Boussy-Saint-Antoine (Essonne). Il s’agit d’une jeune Française âgée de 23 ans. Elle a été arrêtée mardi 13 décembre 2016 à l’aube à Mantes-la-Jolie (Yvelines) par la section anti-terroriste de la Brigade criminelle du 36, quai des Orfèvres et par la Sous-direction anti-terroriste (SDAT) de la police judiciaire. La jeune femme a été mise en examen pour association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste et écrouée vendredi soir.

Elle est soupçonnée d’avoir été en contact téléphonique assidu avec l’une des principales protagonistes du dossier, Inès Madani, une islamiste radicale de 19 ans. De très nombreux appels ont en effet été répertoriées entre les deux femmes entre la découverte de la Peugeot 506 remplie de 5 bonbonnes de gaz dans le Vème arrondissement de Paris dimanche 4 septembre, et l’arrestation mouvementée du commando féminin en banlieue parisienne cinq jours plus tard par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Forte attirance pour la propagande de Daech

Cette suspecte est inconnue des services de renseignement français. Mais l’étude de son téléphone portable et de son ordinateur saisis en perquisition à son domicile démontrent toutefois une forte attirance pour la propagande de Daesh.

Depuis le début de sa garde-à-vue, elle jure aux enquêteurs être étrangère au projet terroriste des 4 femmes, aujourd’hui encore incarcérées. Elle, tout comme le reste de l’équipe, avait été télé-guidée depuis la zone irako-syrienne par le djihadiste français Rachid Kassim via la messagerie cryptée Telegram afin de commettre des attentats dans l’hexagone.

Après 3 jours de garde-à-vue, elle doit être présentée d’ici ce vendredi soir à un juge d’instruction anti-terroriste en vue de sa mise en examen

Georges BRENIER

Mis à jour : 16/12/2016Créé : 16/12/2016

 

http://www.7sur7.be/7s7/fr/32684/Menaces-terroristes-en-Belgique/article/detail/3101784/2017/03/10/Cette-jeune-Belge-tatouee-est-suspectee-de-complicite-de-terrorisme.dhtml

Cette jeune Belge tatouée est suspectée de complicité de terrorisme

 

Par: rédaction

10/03/17 – 15h56

 

Policiers tués à Magnanville : un nouveau suspect en examen dans AC ! Brest media_xll_9581147

© Reuters.

 

Molly B., âgée de 24 ans et originaire de Wevelgem, a été arrêtée mardi soir dans le cadre d’une enquête pour terrorisme par le procureur fédéral. Elle est suspectée d’être complice pour une tentative d’attaque terroriste à Paris.

Montoise d’origine, la jeune femme est « suspectée d’avoir apporté son aide à des personnes qui avaient l’intention de commettre un attentat en Europe ».Elle est soupçonnée d’avoir aidé Amel Sakaou, Sarah Hervouet et Ines Madani. Ce trio de femmes aurait tenté en septembre dernier de faire exploser une voiture avec des bouteilles de gaz près de Notre-Dame de Paris.

Originaire de Mons, elle a vécu au cours des dernières années dans la Flandre occidentale et à Wevelgem. Elle serait maintenant partie vivre en Flandre orientale.

Molly B. aurait été radicalisée il y a quelques années. Elle aurait également versé de l’argent à une cellule djihadiste. A son domicile, la police n’a cependant pas trouvé d’armes ou d’explosifs.

Sur son profil Facebook, Molly B. ne donne en tout cas pas l’image d’une membre de l’Etat islamique. Sur ses inonmbrables selfies, la jeune femme n’est pas voilée et elle affiche même ses tatouages et piercings. Elle est aussi très engagée dans la cause syrienne et la défense des réfugiés.

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